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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:41

 

 

 

soldats-de-Bozize.jpg

 

Libération 1 janvier 2013 à 08:37


La rébellion centrafricaine a affirmé lundi vouloir prendre la ville de Damara, dernier verrou à 75 km au nord de Bangui, et réclamé à nouveau le départ du président François Bozizé, malgré les appels au dialogue de Paris.

«Bozizé doit partir, c’est clair, on réclame son départ, qu’il quitte le pouvoir», a affirmé à l’AFP le porte-parole de la coalition rebelle du Séléka, Eric Massi.


Selon lui, «une colonne de huit véhicules a quitté Damara pour attaquer» les positions des rebelles à Sibut, ville située sur la même route à 160 km au nord de Bangui, que le Séléka a prise samedi. «On va neutraliser cette colonne comme on le fait toujours, et (nous) allons sécuriser (prendre) Damara», a affirmé Eric Massi.


Damara se trouve à 85 km au sud de Sibut. Les forces des Etats d’Afrique centrale présentes pour jouer un rôle stabilisateur y ont établi un dernier verrou sur la route de la capitale.


La rébellion a accru sa pression en dépit des appels au dialogue lancés lundi par la France, ancienne puissance coloniale, des Etats-Unis et des promesses de partage du pouvoir faites la veille par le président Bozizé.


Entretien avec François Hollande


Le président François Hollande s’est entretenu par téléphone avec François Bozizé, appelant à «l’ouverture d’un dialogue entre les autorités centrafricaines et toutes les parties en présence, notamment la rébellion», a annoncé l’Elysée.


Quelques heures plus tôt, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait lancé un appel similaire, soulignant que «la priorité est plus que jamais au dialogue et à l’arrêt des hostilités».


Se disant «très inquiets» de la «détérioration de la sécurité en Centrafrique», les Eats-Unis ont eux appelé «les rebelles à cesser toutes les hostilités et tout mouvement vers la capitale».


Dimanche, le président Bozizé s'était dit prêt à un dialogue sans délai à Libreville, au Gabon, proposant même la formation d’un gouvernement d’union nationale auquel pourraient participer les rebelles.


Mais ces derniers ont affirmé ne pas croire à ces promesses et menacé à nouveau dès lundi matin de marcher sur Bangui. Eric Massi avait brandi pour la première fois cette menace dimanche.


Sans répondre directement à l’offre de négociations du président Bozizé, le porte-parole du Séléka a accusé lundi le gouvernement de poursuivre ses «exactions» contre les sympathisants des rebelles à Bangui et de préparer une contre-offensive dans le nord pour justifier sa ligne dure.


«Nous en appelons aux forces africaines de maintien de la paix pour qu’elles interviennent immédiatement dans la capitale pour faire cesser les exactions et assassinats de prisonniers, ou qu’elles ne nous empêchent pas de le faire», a déclaré Eric Massi à l’AFP.


«Il ne fait plus aucun doute que la sincérité des promesses de François Bozizé (...) n’est pas réelle», a-t-il affirmé tout en disant souhaiter l’intervention du président Hollande pour organiser un entretien téléphonique entre lui-même et M. Bozizé.

 

Renforts militaires


La France a envoyé des renforts à Bangui et dispose de près de 600 hommes à l’aéroport pour une éventuelle évacuation des Européens. Paris a souligné à plusieurs reprises ne pas vouloir intervenir pour sauver le régime.


Ce refus a suscité une certaine hostilité à Bangui où l’ambassade de France a été attaquée la semaine dernière par des manifestants.


Le Congo a annoncé avoir envoyé 120 militaires à Bangui, qui agiront dans le cadre du mandat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) dont la force est actuellement déployée à Damara, en appui de l’armée centrafricaine.


Alors que les rebelles, qui ont repris les armes le 10 décembre, contrôlent désormais la plus grande partie du pays, dont les grandes villes diamantifères et aurifères, la marge de manoeuvre de François Bozizé, à la tête depuis 2003 de ce pays de 5 millions d’habitants, paraissait très réduite.


A Bangui, de nombreux Centrafricains étaient massés lundi devant les banques pour la paie de fin de mois, se disant inquiets pour l’avenir et soucieux de la flambée des prix.


«On va essayer d’acheter un peu plus de manioc pour pouvoir rester à la maison si les rebelles arrivent». Quant au réveillon, «on n’a pas la forme habituelle», a dit à l’AFP Sylvain Derouanda, gardien d’une entreprise de sécurité.


L’opposition centrafricaine s’est quant à elle déclarée sceptique sur les concessions du président Bozizé. «Il fait des promesses et ne les tient pas», a déclaré à l’AFP le principal oppossant, l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, plaidant pour un dialogue politique.


(AFP)

 

Source : http://www.liberation.fr/monde/2013/01/01/en-centrafrique-la-rebellion-avance-vers-la-capitale_871005

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:33

 

 

 

carte RCA zone en crise

 

 

L’achèvement de l’année 2012 a projeté est-ce par hasard, la République centrafricaine au-devant de l’actualité mondiale. Pour reprendre un néologisme, le pays de Boganda a fait et continue de faire le « buzz ». Sur presque toutes les chaînes de télévision, la une des grands journaux dans le monde, Bozizé disputait l’actu avec Bashar el Assad de Syrie. Même le dernier jour de 2012, François Hollande, le président de la République française qui a pourtant beaucoup de chats à fouetter, a dû trouver un petit moment pour passer un coup de fil au dictateur sanguinaire afin de rappeler ses obligations à un ersatz de président de la d’une république bananière qu’il a vertement rabroué quelques jours plus tôt lorsque celui-ci avait osé solliciter l’aide de la France pour sauver son pouvoir qu’une rébellion armée menace de renverser.

 

Alors que les autorités de Paris étaient fières d’annoncer le total retrait d’Afghanistan des troupes combattantes françaises conformément à la promesse électorale de François Hollande, elles ont dû à leur corps défendant, ordonner en catastrophe le renforcement du nombre de soldats et du dispositif logistique pouvant permettre une éventuelle évacuation et en vue de la protection de leurs ressortissants et des étrangers de RCA. C’est ainsi que l’opinion internationale découvre avec effarement qu’il existe une nullité à la tête de la République centrafricaine.

 

Ce faisant, les nouveaux responsables français étaient confrontés et à devoir gérer la première grave crise qui éclate dans une de leurs anciennes colonies d’Afrique au sud du Sahara, le Centrafrique, alors que le Mali semblait pourtant être le premier théâtre à constituer le baptême de feu d’un engagement des troupes françaises que François Hollande aurait eu à décider. Il faut dire en qu’en choisissant de faire caillasser l’immeuble abritant la chancellerie de la France à Bangui par ses partisans passablement excités la veille par son discours de haine et xénophobe, Bozizé ne pouvait que contraindre les autorités françaises à s’occuper malgré elles du cas du psychopathe qu’il est devenu.

 

Il ne pouvait en être autrement car l’opinion internationale a encore vivaces dans l’esprit, les images traumatisantes de l’attaque terroriste du consulat des USA de Benghazi où a trouvé la mort l’ambassadeur de ce pays en Libye. Cette triste tragédie a coûté à Mme Susan Rice la succession de Mme Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat, les républicains n’ayant pas pardonné à Mme Rice les premières explications qu’elle avait avancées sur cet événement.

 

Aujourd’hui, malgré elle, la France est obligée de déployer hors de son territoire alors que la tendance est plutôt au rappel en métropole des troupes qui sont à l’extérieur, 600 soldats à cause de l’évolution imprévisible de la situation politico-militaire en République centrafricaine où un chef d’état, roublard, impopulaire et incompétent, comme l’a qualifié Mme Elisabeth Guigou,  sollicite l’aide de la France tout en faisant déchirer son drapeau et briser les vitres de son ambassade.

 

Malgré eux aussi, les contingents de La Micopax dont certains pays d’Afrique centrale avaient déjà annoncé le retrait de la RCA pour 2013 et d’autres même repartis au bercail, se voient encore dans l’obligation de revenir sur le sol centrafricain à cause de la brusque montée de la fièvre à Bangui et Damara. C’est cela aussi le côté « pays à part » de la République centrafricaine. Maintenant, les nouveaux dirigeants français doivent à leur corps défendant de gérer les néfastes conséquences des choix françafricains opérés par les anciens dirigeants de la France d’alors avec leurs obligés sous-régionaux de naguère qui ont cru devoir porter à la tête de la RCA un médiocre individu comme François Bozizé.

 

La rédaction  

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:30

 

 

 

Néris Massi Eric

 

 

01 janvier 2013


En moins de 20 jours, une rébellion inconnue il y a encore quelques semaines, contrôle 85% de la Centrafrique et menace de renverser le président François Bozizé. Dans un entretien exclusif à Afrikarabia, un responsable du mouvement a accepté de lever le voile sur une partie des dessous de la coalition Séléka : le "réel" président du mouvement, leurs soutiens politiques, leur financement, mais aussi les premières mesures qu'ils prendront une fois au pouvoir.

 

 

Depuis le 10 décembre 2012, une coalition de plusieurs mouvements rebelles (UFDR, CPJP, FDPC, CPSK et A2R) mène une offensive éclair sur la capitale centrafricaine. Objectif : faire tomber le régime du président François Bozizé. Face à une armée régulière qui fuit les combats et une force d'interposition tchadienne passive, la rébellion du Séléka se retrouve en mesure de prendre le pouvoir à Bangui. De ces rebelles, venus de plusieurs formations hétéroclites, on connait peu de chose. Un membre important de la coalition a accepté de nous dévoiler quelques secrets du mouvement. Il n'a pas souhaité divulguer son identité.



- Afrikarabia : A quand remonte l'idée de la coalition du Séléka ?



- La coalition de tous ces mouvements rebelles date de moins de 4 mois. Tout a commencé à partir de fin octobre 2012. Nous étions conscients que pour renverser le président Bozizé, il fallait passer par le Tchad et d'autres pays de la sous-région. Nous avons constaté que les relations s'étaient fortement dégradées entre la Centrafrique (RCA) et le Tchad. Nous avons réussi à convaincre de notre démarche certains proches du président Idriss Déby, que nous avons rencontré à Paris… des officiels de hauts rangs et des membres de son cabinet. Ils nous ont expliqué qu'ils étaient déçus de l'attitude et de l'incompétence du président François Bozizé. Plusieurs accords avaient d'ailleurs été signés entre le Tchad et la RCA et les choses traînaient.

- Afrikarabia : Quel était votre projet ?



- En 2003, c'est nous (certains membres de la rébellion, ndlr), qui avons aidé Bozizé à prendre le pouvoir. Malheureusement, Bozizé est devenu fou avec le pouvoir. Il n'était donc plus un interlocuteur valable pour les intérêts de la Centrafrique mais aussi du Tchad. Nous voulions quelqu'un de responsable pour prendre la tête du pays. Pour réussir notre objectif, nous étions convaincus qu'il fallait une coordination entre tous ces chefs rebelles. Au début cela a été difficile à mettre en place. 



- Afrikarabia : Qui dirige ce mouvement ?



- Nous avons une stratégie au niveau de notre président. Pour l'instant, nous ne voulons pas que son nom soit connu. Nous n'avons pas voulu qu'il s'affiche tout de suite comme le porte-parole ou le coordinateur du mouvement. C'est donc pour cela que nous avons choisi, en accord avec le commandement militaire sur place, Eric Massi comme porte-parole de la coalition. Notre président sera connu une fois que le pouvoir sera tombé à Bangui. Je peux juste vous dire qu'il est très réservé et c'est un sage. La discipline, le respect des droits de l'homme et des populations civiles dans les rangs de nos militaires sont, par exemple, une stratégie mise en place par lui. Nous devons éviter toutes les erreurs commises par les autres mouvements rebelles en Afrique.



- Afrikarabia : Avez-vous le soutien d'autres pays ? On parle duTchad évidemment, mais aussi du Congo Brazzaville et du Soudan ?



- Nous avons le soutien politique de proches d'Idriss Déby, mais cela ne veut pas dire qu'on a le soutien personnel du président Déby. Concernant Sassou Nguesso, cela fait longtemps qu'il ne s'entendait plus avec Bozizé. Il a joué un rôle important, notamment pour demander au président Déby de ne pas intervenir militairement contre la rébellion. Quant au Soudan, c'est très clair, il n'y a aucun élément soudanais dans notre mouvement. D'ailleurs vous savez très bien que les relations ne sont pas bonnes entre le Tchad et le Soudan, ce serait donc contradictoire.

- Afrikarabia : Comment êtes-vous financé ?



- Le financement repose uniquement sur des petites cotisations entre nous.

La rébellion vit très difficilement. Les hommes font des sacrifices énormes. C'est le patriotisme qui anime nos soldats. Nous avons des problèmes pour acheter des crédits de télécommunication. On se cotise ici en Europe pour envoyer des crédits téléphoniques sur place par exemple...



- Afrikarabia : …il y a pourtant des uniformes neufs, des armes… cela ne peut pas être financé par de simples cotisations ?



- Croyez-moi, nous avons commencé cette rébellion sans aucun moyen. Le matériel et la logistique viennent uniquement de ce que nous avons récupéré aux forces armées centrafricaines (FACA). Nous n'avons pas un centimes et aucun soutien extérieur. Si nous avions de réels moyens financiers, François Bozizé serait tombé depuis longtemps. 

- Afrikarabia : Quelles seront les premières mesures que vous prendrez si vous arrivez au pouvoir ?


- Si le régime de François Bozizé tombe, je peux vous annoncer que allons organiser une période de transition de 2 ans. Et ce délai ne sera pas dépassé. A la suite de cette transition, les responsables de la rébellion devront signer un amendement et s'engager à ne pas se représenter. Avant d'organiser les élections présidentielles, les élections municipales devront être organisées. Sur le plan politique, nous allons suspendre l'actuelle constitution, mais aussi le parlement, dans lequel règne en maître le clan Bozizé. Une Assemblée constituante sera nommée. Elle devra être représentative de toutes les forces vives de la RCA. Puis, nous allons mettre en place une commission des droits de l'homme, une commission de lutte contre la corruption, une commission des biens mal acquis et une commission vérité et réconciliation. François Bozizé a déchiré ce pays. Il est actuellement en train de monter des Centrafricains contre d'autres Centrafricains. Pour terminer, nous souhaitons également garantir la sécurité de tous nos voisins. 



Propos recueillis par Christophe RIGAUD - Afrikarabia

 

Source : http://afrikarabia.blogspirit.com/apps/m/archive/2013/01/01/centrafrique-rca-l-agenda-secret-de-la-rebellion.html

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:20

 

 

 

Bozizé Yangou

 

 

par Paul-Marin Ngoupana


BANGUI 01-01-2013 à 12h31 (Reuters) - Le président centrafricain, François Bozizé, a appelé mardi les rebelles de la Séléka à déposer les armes et à le laisser mener son mandat de chef de l'Etat jusqu'à son terme en 2016.


Les insurgés, installés à 75 km de la capitale Bangui, accusent Bozizé d'être revenu sur un des accords de paix de 2007 qui prévoyait une indemnisation financière et un emploi pour les anciens combattants ayant accepté de déposer les armes.


"Je répète que je ne serai pas candidat lors de l'élection de 2016, donc laissez-moi terminer mon mandat. Il ne me reste que trois ans", a plaidé Bozizé lors de son message de voeux pour le nouvel An diffusé à la radio en Sango, la langue vernaculaire.


Le chef de l'Etat a profité de cette allocution pour critiquer l'armée régulière qui a enregistré une série de revers militaires depuis l'offensive des rebelles de la Séléka il y a trois semaines. Il a en revanche salué le rôle de l'armée tchadienne venue à son secours.


"L'armée n'a pas joué son rôle. Sans l'armée tchadienne, nous ne serions plus ici pour nous exprimer", a-t-il déclaré.


Le président tchadien Idriss Déby, dont le pays est membre de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), a mis en garde les rebelles lundi de ne pas poursuivre leur progression au-delà de Damara, ville tenue par les forces gouvernementales à 75 km de Bangui.


Les dirigeants des pays de la région ont décidé d'envoyer 360 soldats supplémentaires pour soutenir l'armée centrafricaine et venant s'ajouter aux 500 militaires, principalement tchadiens, déjà déployés.


Les rebelles de la Séléka hésitent désormais sur la stratégie à adopter : entamer des négociations avec le chef de l'Etat ou poursuivre leur marche en avant et renverser le président arrivé pouvoir à la faveur d'une insurrection en 2003.


DIVISIONS


François Bozizé s'est dit prêt dimanche à former un gouvernement de coalition avec les rebelles et a accepté le principe de pourparlers de paix au Gabon sans conditions préalables.


"Actuellement, il y a des divisions au sein du Séléka sur ce point", a déclaré Nelson Ndjadder, un responsable basé en France du CPSK, un des trois principaux mouvements qui constituent le Séléka.

"Certains veulent continuer le combat, mais le CPSK est prêt à déposer ses armes et à discuter", a-t-il ajouté.


Un autre porte-parole du Séléka, Eric Massi, a déclaré dans la journée avoir rejeté la proposition de François Bozizé. Mais, a précisé Nelson Ndjadder, "il (Massi) ne parle pas en notre nom à tous."

Le Séléka regroupe trois anciens groupes de rebelles : le CPJP, l'UFDR et le CPSK.

A Washington, on se dit "profondément inquiets de la détérioration de la situation en matière de sécurité", selon la porte-parole du département d'État.


"Nous appelons la coalition rebelle à cesser les hostilités et sa progression vers la capitale (...) Nous exhortons le gouvernement centrafricain à s'assurer que ses forces de sécurité respectent les droits de l'homme", a déclaré Victoria Nuland.


La République centrafricaine figure parmi les nombreux pays de la région où sont déployées des forces américaines en soutien aux autorités locales dans leur combat contre l'Armée de résistance du seigneur (LRA), groupe rebelle qui a fait des milliers de morts dans quatre pays.


La CEEAC compte par ailleurs 5.000 soldats dans le pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète malgré d'importants gisements d'uranium, d'or et de diamants.


La France, qui n'a pas répondu favorablement à la demande du président François Bozizé d'une aide militaire, a cependant renforcé sa présence à Bangui: quelque 600 soldats s'y trouvent afin d'assurer la sécurité de 1.200 ressortissants français.

 

Danielle Rouquié, Agathe Machecourt et Pierre Sérisier pour le service français

 

 

NDLR : C'est pathétique de voir ce monsieur chercher encore à s'accrocher au pouvoir après dix ans d'errement et d'un bilan aussi désastreux à la tête du pays. Pourquoi Bozizé cherche-t-il à demeurer au pouvoir jusqu'en 2016 alors que tout le monde exige actuellement son départ purement et simplement ? Il y a quelque chose qui ressemble au mongolisme chez ce monsieur !

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:17

 

 

 

 

 

soldats-congolais-a-Bangui.jpg

 

BANGUI (AFP) - 01.01.2013 13:09 - Par Patrick FORT à Bangui et Xavier BOURGOIS à Libreville

 

Les pays d'Afrique centrale, déterminés à empêcher à tout prix la chute de Bangui, ont commencé à envoyer des renforts pour protéger la capitale centrafricaine menacée par les rebelles du Séléka qui contrôlent une large partie du pays et réclament le départ du président François Bozizé.


Ces renforts devraient porter à 760 hommes d'ici la fin de la semaine les effectifs en Centrafrique de la Force multinationale d'Afrique centrale, selon une source au sein de la FOMAC.


Cette force régionale, déployée en 2008 pour aider à la stabilisation d'un pays en proie à des mutineries et rébellions chroniques, avait entamé un processus de retrait lors du lancement de l'offensive rebelle le 10 décembre.


Une partie d'un total de 120 Gabonais est arrivée mardi matin à Bangui, le gros des troupes étant attendu dans la journée. Un autre contingent de 120 soldats du Congo-Brazzaville était arrivé lundi et 120 Camerounais sont attendus d'ici la fin de la semaine, selon la même source. Ces troupes fraîches doivent s'ajouter à 400 soldats tchadiens déjà déployés à Damara, ultime verrou avant Bangui, à 75 km au sud, au terme de trois semaines d'offensive rebelle.


Damara "constitue une ligne rouge à ne franchir par aucune des deux parties", a averti lundi soir le dirigeant tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et allié traditionnel du président Bozizé.


Dans son message du Nouvel An, le président centrafricain a remercié l'armée tchadienne sans qui, a-t-il dit, "Bangui serait aujourd'hui envahie". Face à l'avancée des rebelles et poussé par une médiation africaine, M. Bozizé avait fait des concessions dimanche en se disant prêt à des pourparlers en vue de former un gouvernement d'union avec une participation du Séléka.


"Je suis prêt pour ce dialogue, j'attends que les chefs d'Etat (de la CEEAC) fixent la date pour que nous puissions y aller de concert avec la Séléka pour trouver des pistes de sortie de la crise", a-t-il répété mardi.


Le porte-parole des rebelles, Eric Massi, a déclaré mardi "ne rien avoir contre" les forces africaines qui se massent sur la route de Bangui mais a demandé qu'elles interviennent contre les arrestations de sympathisants du Séléka dont il accuse le pouvoir depuis plusieurs jours. Il a également de nouveau rejeté les offres de dialogue du président Bozizé. "Le dialogue on sait qu'il ne le veut pas", a rétorqué M. Massi à l'AFP.


ll a cependant reconnu que la contre-attaque dont il avait accusé la veille les troupes régulières ne s'était pas matérialisée. Il avait menacé d'une attaque sur Damara en représailles. "Ils ont pris position autour de nos positions mais il n'y a pas eu d'attaque" sur Sibut, la position des rebelles la plus proche de Bangui, à 160 km au nord de la capitale, a-t-il dit à l'AFP.


Mardi, l'archevêque de Bangui s'est joint aux appels de la communauté internationale en faveur de pourparlers et a évoqué l'espoir d'un règlement pacifique.

"J'ai commencé à entendre des messages d'espoir du président (François) Bozizé et des rebelles", a dit à l'AFP Mgr Dieudonné Nzapalainga, ajoutant que des voix s'élevaient des deux camps en faveur du dialogue.


A Bangui, pour le Nouvel An, journée traditionnellement réservée aux prières, des milliers de fidèles se sont rendus dans des églises catholiques ou protestantes dans un pays dont 85% de la population est chrétienne.


"On est venu pour prier le bon Dieu de nous avoir garder pendant les troubles qui se passent dans notre pays. Nous prions pour la paix. Dieu n'a pas abandonné les Centrafricains", a dit l'un d'eux, Yves Enza Betilamba, musicien.


La communauté internationale s'inquiète cependant de la rapide dégradation de la situation dans ce petit pays de 5 millions d'habitants déjà parmi les plus pauvres du monde.


Washington a appelé les rebelles à "cesser les hostilités et tout mouvement vers la capitale".


Paris, qui dispose de près de 600 soldats sur place pour protéger et éventuellement évacuer ses ressortissants dans cette ancienne colonie, a appelé au dialogue, mais refuse de soutenir le régime.


Cette position a alimenté un sentiment anti-français à Bangui où le président du Cocora (Coalition Citoyenne Opposés aux Rebelles Armés), Levy Yakité, a accusé mardi à la radio nationale les medias français et internationaux d'avoir "contribuée à l'aggravation de la situation et d'avoir incité à la haine".

 

© 2013 AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:00

 

 

Urgent

 

Un policier tué par des musulmans en colère parce que des forces de l’ordre ont tué un des  leurs. Les musulmans de km5 sont révoltés. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 14:36

 

 

 

 

Bozyangou

 


Par Frédéric Couteau RFI LUNDI 31 DÉCEMBRE 2012

 

Le président centrafricain a dû lâcher du lest hier devant Boni Yayi, le chef de l’Etat béninois qui assure la présidence de l’Union africaine. C’est ce que relève le quotidien béninois La Nouvelle Tribune : « le président Bozizé a fait des propositions, écrit-il, de nature à décrisper la tension politique dans le pays : participation aux pourparlers de Libreville sans conditions préalables, formation d’un gouvernement d’union nationale, réaffirmation de sa volonté de ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2016. Cependant, note La Nouvelle Tribune, il est à craindre que ces concessions arrivent un peu trop tard. D’autant que les rebelles, confortés par la prise sans combat du dernier verrou de Sibut avant celui de Damara, montent les enchères et mettent maintenant dans la balance du dialogue, le départ du président Bozizé du pouvoir. »

 

Pour L’Observateur au Burkina Faso, « l’heure semble donc être au dialogue entre les hommes d’Eric Massi, en position de force, et un régime Bozizé aux abois. On imagine dès lors que c’est avec un soulagement teinté d’espoir que l’ancien homme fort de Bangui a accueilli hier son homologue béninois, parti jouer au négociateur. Mais encore faudra-t-il, tempère le quotidien burkinabè, que face à lui les rebelles soient encore disposés à transiger alors que, sur le terrain, le rapport de force est clairement en leur faveur ; cela, d’autant que dimanche, pour la première fois depuis leur dernière victoire, les croquants du moment n’excluaient pas la prise pure et simple de la capitale. » Toutefois, relève encore L’Observateur, « ce serait compter sans la détermination affichée des Etats d’Afrique centrale, dont la force de pacification régionale en Centrafrique est en alerte maximale à Damara, transformée en véritable ligne de démarcation. »


 
D’ailleurs, à ce propos, L’Observateur, quotidien de RDC cette fois, justifie et approuve la présence de soldats congolais au sein de la Fomac, la Force multinationale d’Afrique centrale :« la présence à Bangui des troupes congolaises relève d’un devoir élémentaire de solidarité, affirme le journal. Nous battre en Centrafrique n’est rien d’autre que nous battre pour les nôtres qui vivent là-bas, et qui sont très nombreux, et aussi pour nos intérêts qui tardent à être développés de manière pérenne. Il est temps en effet, estime L’Observateur, que disparaisse de l’Afrique cette culture fondée sur le recours au bazooka dès l’instant où l’on a échoué sur le plan de la palabre. »


 
Peut-il sauver sa tête ?


 
Pour autant, on voit mal les troupes internationales présentes en Centrafrique empêcher une éventuelle offensive des rebelles sur Bangui… C’est ce que constate Le Pays au Burkina : « la France qui a renforcé numériquement sa force présente en Centrafrique entend circonscrire son intervention à la seule protection de ses ressortissants et de ses intérêts. C’est du moins ce qu’elle dit. La force de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, qui est en réalité le véritable obstacle, jusque-là, à la descente sur Bangui des rebelles, se contente aussi de s’interposer entre les forces ennemies. » Bref, relève le quotidien burkinabé, « aucune force étrangère n’est prête à intervenir pour repousser ou neutraliser les insurgés. »


 
Alors, « Bozizé peut-il sauver sa tête ? », s’interroge Le Pays. Le Pays qui note que le président centrafricain a décidé, entre autres, hier, de ne pas se présenter à la présidentielle, à la fin de son mandat en 2016. « La rébellion se contentera-t-elle de cette proposition ? Pas si sûr », estime le journal. Et Le Pays de conclure : « la meilleure solution dans le cas de la RCA serait à coup sûr d’envisager la mise en place d’un pouvoir de transition qui ne serait conduit ni par Bozizé, ni par les rebelles. »


 
Un recul de l’Etat de droit ?


 
Il faut en effet « briser le cercle vicieux d’un Etat mal gouverné », renchérit le site d’information Fasozine. « Gâté par dame nature qui a doté son sol de forêts et son sous-sol de ressources minières très convoitées, ce pays n’a jamais eu la chance de tirer profit de ces richesses qui apparaissent plutôt comme la source de ses malheurs. Depuis le règne ubuesque de l’empereur Jean Bedel Bokassa en passant par ceux de David Dako, André Kolingba et encore Ange-Félix Patassé, la Centrafrique, rappelle Fasozine, n’a pas réussi à prendre le train de la démocratie ou tout au moins d’une gestion saine, paisible et génératrice de développement pour tous. Loin d’être une panacée, l’avancée de la rébellion Seleka constitue un recul de l’Etat de droit que le général François Bozizé était censé instaurer dans ce pays. Les futurs nouveaux maîtres annoncés de Bangui feront-ils mieux ? », s’interroge le site d’information burkinabé.« Rien n’est moins sûr, répond-il. Il s’agit d’un coup d’arrêt qu’on peut se consoler de qualifier peut-être de moindre mal ou de mal nécessaire. Ou plus franchement de cercle vicieux. »


 
Enfin, si la France a envoyé des renforts sur place, c’est uniquement pour mieux protéger ses ressortissants. C’est ce qu’affirme Paris.

 
Pas si sûr, estime Le Figaro pour qui les autorités françaises redouteraient « un affrontement dans la capitale centrafricaine. “Il serait alors difficile d’assister à un bain de sang sans tenter de calmer les choses”, explique un bon connaisseur du dossier. Paris se défend d’avoir de telles intentions mais le soupçon persiste », estime donc Le Figaro qui rappelle que « la France, ancienne puissance coloniale, fut longtemps la force qui faisait et défaisait les régimes à sa guise, et la Centrafrique, une sorte de caricature de la Françafrique. »

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 05:46

 

 

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En République centrafricaine, l’heure est à l’inquiétude. La rébellion centrafricaine a de nouveau réclamé, le 31 décembre, le départ du président François Bozizé. Par ailleurs, la coalition de la rébellion de la Seleka a affirmé vouloir prendre la ville de Damara, à 75 km au nord de Bangui, malgré les appels au dialogue de Paris et malgré la mise en garde du président tchadien.


Idriss Déby, président en exercice de la communauté économique des états de l’Afrique centrale (Ceeac) a rappelé, lundi, dans un communiqué, que la Ceeac est décidée à empêcher, à tout prix, toute action militaire au-delà de Damara.

 

C’est dans ce contexte d’inquiétude et d’insécurité que le président Bozizé devait prononcer ses vœux pour l’année 2013.

 

A Bangui, entretemps, les habitants de la capitale centrafricaine passaient, quant à eux, un réveillon très particulier. L’ambiance y est toujours très tendue – 600 militaires français y sont maintenant déployés – et les habitants sont restés confinés chez eux, notamment à cause du couvre-feu, en souhaitant, pour 2013, que « leur pays soit en paix ».

 

 

NDLR : Pour une fois, Bozizé ne pouvait plus comme il a toujours eu l'idée saugrenue de le décider, d'ordonner aux Centrafricains de prier et de jeûner ce 31 décembre 2012 pour leur pays. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 03:56

 

 

 

le rebelle Ndoutingaï

 en lunettes, Ndoutingaï pendant la rébellion de 2002 - 2003


Bangui, 1er janvier 2013 (CAP) – Selon des informations émanant de sa famille actuellement très inquiète, le commandant Martin OUANTIE de la garde républicaine, frère aîné de Sylvain NDOUTINGAÏ dont les rapports avec Bozizé sont devenus clairs obscurs, a choisi de quitter le pays en traversant le fleuve Oubangui et se trouverait actuellement entre les mains du HCR de la ville de Zongo en RDCongo en face de Bangui.


Toujours selon nos sources, les autorités de Bangui auraient demandé à celles de la ville de Zongo d’extrader le fuyard mais se trouvant dans les locaux de HCR, on n’ose imaginer que cette institution puisse contribuer à satisfaire le souhait du clan Bozizé dont on peut aisément imaginer les intentions criminelles.


Sachant que beaucoup d’incertitudes pèsent actuellement sur la longévité au pouvoir de François Bozizé, on peut aisément comprendre que les rats de la bozizie puissent songer à quitter au plus vite le navire en perdition. Dans le proche entourage de Bozizé, sa sœur cadette la député de Bossangoa, Mme Joséphine Kéléfio se trouverait déjà depuis plusieurs semaines à Cotonou, par les temps qui courent au pays, c’est plus prudent. Une fille de Bozizé dont on ignore le prénom et sa petite fille viennent également d’arriver à Cotonou via Brazzaville où elle s’agace de n’avoir pas été bien reçue.


D’après certaines informations, la maîtresse favorite de Bozizé, Mlle Renée Madeleine Sambo Bafatoro avec qui Bozizé avait projeté de voler très prochainement en justes noces, aurait atterri au Cameroun. Bozizé lui avait pourtant acheté un pavillon comme pied à terre à Joué les Tours où Firmin Findiro et son épouse ont aussi acquis un appartement et s’y trouvent actuellement après leur fuite de Bangui.


Il y a quelques jours à peine, Socrate Bozizé avait quitté son domicile de la cité UAP pour se réfugier au Ledger Plazza de Bangui mais avec la montée de la tension dans Bangui, il a rejoint son président de père au palais de la Renaissance. L’heure est trop grave pour s’éloigner de papa et le moment n’est plus aux séances surréalistes croisières sur l’Oubangui et autres festivités désordonnées et bamboula débridée avec la bande de courtisans et des nanas. 

 

Quant à Ndoutingaï, il serait donné pour se trouver à Ouagadougou. 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 02:31

 

 

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WASHINGTON
AFP / 01 janvier 2013 02h20 - Les Etats-Unis se sont dits lundi très inquiets de la détérioration de la sécurité en Centrafrique et appelé les rebelles à cesser leur avancée vers Bangui, la capitale.


Nous appelons les rebelles à cesser toutes les hostilités et tout mouvement vers la capitale. Nous appelons également les rebelles à s'assurer de la sécurité de la population civile, a déclaré dans un communiqué, la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland.


Washington appelle également le gouvernement à faire respecter les droits de l'Homme dans la région, ajoutant que les Etats-Unis se souciaient de centaines de disparitions et d'arrestations de personnes issues d'ethnies proches de la rébellion du Séléka.


En quelques semaines, la coalition rebelle du Séléka a pris le contrôle d'une large partie de la Centrafrique, en progressant à une vitesse fulgurante. Désormais aux portes de Bangui, ce mouvement composite réclame le départ du président François Bozizé.


La rébellion a accru sa pression en dépit des appels au dialogue lancés lundi par la France, ancienne puissance coloniale, et des promesses de partage du pouvoir faites la veille par le président Bozizé.


La porte-parole de la diplomatie a également encouragé toutes les parties en présence en Centrafrique de participer au dialogue convoqué par la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale.



(©) 

 

 

NDLR : Les USA qui ont pourtant les moyens de rester à Bangui tout en protégeant comme il faut leur ambassade ont choisi de prendre la poudre d’escampette à la première occasion. C’est un peu trop facile de s’inquiéter du sort des pauvres civils centrafricains tout en les regardant depuis Washington sans rien faire. C’est très dommage pour cette superpuissance qui vient de manifester son sens aigu de l’égoïsme de grande nation et son abandon pur et simple du peuple centrafricain face à un fou sanguinaire comme Bozizé. 

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