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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 17:44

 

 

 

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AFP 18/12/2012 à 15:11


Des groupes rebelles de Centrafrique ont pris et pillé mardi la ville minière de Bria (centre) et menacent désormais le régime de François Bozizé, alors que le pays connaissait une relative accalmie depuis les accords de paix signés depuis 2007.


Après des attaques sur Ndélé (nord) la semaine dernière, les rebelles de la coalition Séléka ont attaqué à l'aube et pris Bria, ville de 30.000 habitants dans la principale zone diamantifère du centre du pays, et une base des Force armées centrafricaines (FACA).


Coalition de plusieurs factions (CPSK-CPJP-UFDR), le Séléka ("alliance") menace de renverser le gouvernement du président François Bozizé, en exigeant "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011.


Ces accords prévoyaient notamment le désarmement et la réinsertion des combattants, mais un de ses membres a récemment souligné que "rien n'a été fait pour (les) sortir de la misère".


D'après le Haut-Commandement militaire, les rebelles "se livrent à des pillages de magasins et sont suivis par certains habitants qui profitent des pillages" à Bria.


Le Séléka a parcouru quelque 300 km depuis Ndélé vers le sud-est pour rallier Bria. S'il reste toutefois encore à distance de la capitale Bangui, située à plus de 400 km, il fait planer la menace de déstabilisation du pays, la fragilité des FACA n'étant plus à démontrer.


Selon des sources militaires concordantes, l'armée régulière "a opéré un repli" et "la plupart des éléments des FACA ont été aperçus fuyant en direction de Bambari" (centre sud), place forte de l'armée, mardi après l'attaque.


Cette débandade survient une semaine après les attaques de Ndélé qui ont aussi vu les FACA se replier avec un bilan de 14 morts et d'une quarantaine de disparus dont on ne sait s'ils sont prisonniers, en fuite ou en train d'essayer de regagner une base.


La Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) issue de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac) disposait à Bria d'une base qu'elle a rétrocédée aux FACA en juin et juillet. Les FACA ont été incapables de la tenir.


"Bozizé ne gouverne que sur Bangui et le sud", estimait récemment un diplomate occidental.


La coalition Séléka a été créée en août par une aile dissidente de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), auteur de plusieurs attaques au nord de Bangui depuis septembre, et la Convention patriotique pour le salut wa kodro (CPSK) du "général" Dhaffane Mohamed Moussa.


La faction dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) à l'origine des violents combats qui ont lieu à Ndelé depuis le 10 décembre, vient d'y adhérer.


Pour l'universitaire, Isidore Mbamo, "il faut voir dans les attaques rebelles de ces jours-ci des velléités de révolte d'une bonne partie de la population, même si cela ne se dit pas encore de façon unanime. C'est en réalité une insurrection qui prend forme progressivement et qui est loin de s'arrêter".


M. Mbamo estime que "ces velléités sont traduites (en actes) par ceux qui en ont la capacité: ceux qui utilisent les armes bien sûr, du fait de la violence utilisée en face dans le système de gouvernement contre les citoyens, la classe politique, la société tout court".


"Et il est à craindre qu'on ne revienne à la case de départ, comme en 2003 puisque les jeunes désoeuvrés, démunis, ou les ex-combattants en attente de réinsertion, peuvent être tentés, conclut-il, de se joindre à cette sorte d'insurrection susceptible de faire tomber le régime en place".

 


Centrafrique: les rebelles entrent dans la ville minière de Bria


Par RFI mardi 18 décembre 2012

 

En Centrafrique, les rebelles sont entrés ce mardi matin 18 décembre dans la ville minière de Bria, dans le centre du pays. Ces rebelles, qui sont regroupés dans une coalition nommée « Séléka », ont progressé ces huit derniers jours vers des localités du nord-est au centre du pays. Et à Bria, des témoins signalent le pillage de certains commerces.

 

Les combats ont eu lieu tôt dans la matinée de ce 18 décembre. Selon différentes sources, les rebelles ont attaqué Bria à l'arme lourde. Les Forces armées centrafricaines (FACA) ont ouvert le feu sur les combattants qui essayaient d'entrer dans la ville, puis ont abandonné la base de Bria. Une source militaire a indiqué à l'Agence France-Presse que les éléments des FACA en fuite ont pris la direction de Bambari, une autre grande ville du centre qui dispose d'un détachement militaire plus important.


Des sources militaires disent que les rebelles se sont livrés à des pillages de magasins à Bria, et qu'ils ont été suivis de certains habitants qui tentent de profiter des pillages. Un officier de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), l'un des mouvements rebelles membres de la coalition « Séléka » dément et affirme que les pillages ont été le fait de bandits présents dans la ville. De nombreux habitants sont en tout cas restés terrés chez eux en raison de l'incertitude.


En huit jours les rebelles sont entrés dans plusieurs localités du nord, nord-est puis du centre du pays : Ndélé, Sam Ouandja, Ouadda, Bamingui puis Bria. Selon une source proche du Haut Commandement militaire, les différents combats qui ont eu lieu ont fait au moins 14 morts et des disparus côté gouvernemental.


La coalition « Séléka » menace de renverser le pouvoir du président Bozizé si différents accords de paix signés entre 2007 et 2011 ne sont pas appliqués.

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 11:40

 

 

 

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BANGUI / 18 décembre 2012 11h23 - La ville minière de Bria dans le centre de la Centrafrique est en train d'être pillée par des rebelles, déjà responsables d'attaques sur Ndélé (nord) la semaine dernière, a affirmé mardi à l'AFP une source du Haut commandement militaire.

Les rebelles de la coalition Séléka (CPSK-CPJP-UFDR) sont entrés dans la ville et se livrent à des pillages de magasins et sont suivis par certains habitants qui profitent des pillages, a affirmé cette source.


Les FACA (Force armées centrafricaines) ont ouvert le feu sur les rebelles qui tentaient d'entrer et ont ensuite été obligées d'opérer un repli, a confirmé cette source . Une autre source militaire avait reconnu plus tôt que la base des FACA était tombée aux mains des assaillants.

Coalition de plusieurs factions rebelles (CPSK-CPJP-UFDR), le Seleka a menacé de renverser le gouvernement du président François Bozizé, en exigeant le respect de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011. Ces accords prévoyaient notamment un Désarmement-Démobilisation-Réinsertion des combattants, mais un de ses membres a récemment souligné que rien n'a été fait pour (les) sortir de la misère.


Le Seleka a parcouru quelque 300 km depuis Ndélé vers le sud-est pour rallier Bria, ville de 30.000 habitants, dans la principale zone diamantifère du centre du pays. Il reste toutefois encore à distance de Bangui, située à plus de 400 km.


La plupart des éléments des FACA ont été aperçus fuyant en direction de Bambari (autre grande ville du centre) qui dispose d'un détachement militaire plus important, avait poursuivi la source militaire.


D'après elle, il est encore difficile de donner un bilan: la population est restée terrée chez elle et les habitants des zones périphériques se sont mis à fuir la ville pour les villages environnants ou en brousse.


La coalition, le Séléka (alliance) a été créée en août par une aile dissidente de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), auteur de plusieurs attaques au nord de Bangui depuis septembre, et la Convention patriotique pour le salut wa kodro (CPSK) du Général Dhaffane Mohamed Moussa.


La faction dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) à l'origine des violents combats qui ont lieu à Ndelé depuis le 10 décembre, vient d'adhérer au Séléka

La Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) issue de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac) disposait à Bria d'une base qu'elle a rétrocédée aux FACA en juin et juillet .



(©AFP) 

 

 

NDLR : Si tous les soldats FACA ont évacué leur base de Bria, comment cette source du haut commandement militaire qui est confortablement installée à Bangui  sait-t-il que la ville est en train d’être pillée par la rébellion ? 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 11:15

 

 

 

 

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Les attaques dans le nord-est de la République centrafricaine revendiquées par une alliance de groupes armés

 

RFI mardi 18 décembre 2012

 

Une nouvelle alliance politico-militaire voit le jour en Centrafrique. Elle regroupe trois branches dissidentes des rébellions actives dans le nord et le nord-est du pays, qui ont revendiqué la prise de la ville de Bamingui, samedi, alors que des combats se poursuivent ce mardi 18 décembre à Bria. Les rebelles entendent, par leurs actions, obtenir du gouvernement le respect des accords de paix signés depuis plus de 5 ans. Ils demandent également la tenue d’un dialogue franc.

 

C’est depuis cinq heures, heure locale, ce mardi 18 décembre, que les rebelles ont attaqué la ville, à l’aide d’armes lourdes. Des habitants joints par RFI ce matin ont confirmé la prise de la base militaire de Bria. L’armée et les ex-rebelles de la CPJP, qui sécurisaient la ville, ont dû évacuer le camp.

 

Face à la confusion, les habitants de Bria sont restés terrés chez eux, on ne sait pas encore par où ont attaqué les rebelles. On sait seulement que c’est depuis une semaine que les rebelles ont entamé la conquête des villes du nord-est de la Centrafrique. Ainsi, en huit jours, les villes de N’Délé, Sam Ouandja, Ouadda et Bamingui, sont tour à tour tombées entre les mains des rebelles.

 

On sait-on de ce mouvement qu'il s'agit d'une alliance des rebelles, qui regroupe les dissidents de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement et la Convention des patriotes du salut du Kodro.

 

Pour faciliter une sortie de crise, les rebelles proposent dix points au pouvoir de Bangui. Ces points concernent, entre autres, le respect de multiples accords de paix entre le gouvernement et les rebelles, ainsi que la lumière sur la disparition de plusieurs membres de l’opposition.

 

Ici, à Bangui, du côté de la population, c’est la peur. Déjà, certaines personnes commencent à compter sur la prochaine cible des rebelles. Si tel est le cas, ce sera alors le tour de la ville de Bambari. Et on ne sait pas encore si l’alliance des rebelles envisage la capitale Bangui.

 

 

Centrafrique : la ville minière de Bria


BANGUI AFP / 18 décembre 2012 10h57- La ville minière de Bria, dans le centre de la Centrafrique, a été prise mardi matin par une coalition de trois mouvements rebelles, déjà auteur d'attaques sur Ndélé (nord) la semaine dernière, a indiqué à l'AFP une source militaire qui a requis l'anonymat.

 

Selon cette source, la base FACA (Forces armées centrafricaines) est tombée aux mains des assaillants après une résistance.



Coalition de plusieurs factions rebelles, le Seleka qui menace de renverser le gouvernement du président François Bozizé, revendique le respect des différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, et qui prévoyaient notamment un Désarmement-Démobilisation-Réinsertion des combattants. Un de ses membres a récemment souligné que rien n'a été fait pour (les) sortir de la misère.



Le Seleka a parcouru quelque 300 km depuis Ndélé vers le sud-est pour rallier Bria, ville de 30.000 habitants, dans la principale zone diamantifère du centre du pays. Il reste toutefois encore à distance de Bangui, située à plus de 400 km.



Vers 4h ce matin, de fortes détonations ont commencé à se faire entendre au niveau de la base du détachement des FACA à Bria. D'abord espacées puis de plus en plus rapprochées. Les éléments des FACA ont tenté de résister, mais, très vite, beaucoup ont opéré un repli.



Quelques temps après, les tirs sont devenus sporadiques et de faible intensité. Au lever du jour, on pouvait apercevoir dans la ville des hommes munis de lance-roquettes, et d'autres armes de guerre se déplaçant en groupes, a encore affirmé la source.



La plupart des éléments des FACA ont été aperçus fuyant en direction de Bambari (autre principale ville du centre) qui dispose d'un détachement militaire plus important, a poursuivi la source.



Il est encore difficile de donner un bilan, a précisé cette source, précisant que la population est restée terrée chez elle et que les habitants des zones périphériques se sont mis à fuir la ville pour les villages environnants ou en brousse.



La coalition, le Séléka (alliance) a été créée en août par une aile dissidente de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), auteur de plusieurs attaques au nord de Bangui depuis septembre, et la Convention patriotique pour le salut wa kodro (CPSK) du Général Dhaffane Mohamed Moussa.



La faction dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) à l'origine des violents combats qui ont lieu à Ndelé depuis le 10 décembre, vient d'adhérer au Séléka



La Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) issue de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac) disposait à Bria d'une base qu'elle a rétrocédée aux FACA en juin et juillet.




(©) 

 

 

NDLR : Selon des informations concordantes, à la demande de Bozizé, une trentaine de véhicules Toyota équipés d’armes lourdes de l’armée tchadienne amassés depuis hier à la frontière à Sido, auraient pénétré sur le territoire centrafricain ce matin sur ordre de Déby avec dit-on pour objectif de « libérer » les villes de Ndélé et de Mbrés passées sous contrôle des forces rebelles coalisées le week-end dernier. Pourquoi et en vertu de quel mandat le président tchadien Idriss Déby se permet-il d’envoyer ses troupes intervenir sur le territoire centrafricain alors que Bozizé fait face à des contradictions centrafricano-centrafricaines dont il est lui-même à l’origine. Une intervention des troupes de Déby en Centrafrique est de nature à enflammer davantage la situation du pays transformé en véritable poudrière par Bozizé qui y a laissé s’épanouir de nombreuse rébellions et troupes étrangères.

Cette volonté hégémonique d’Idriss Déby de jouer au gendarme dans la sous-région et dans toute l’Afrique doit être fermement condamnée et stoppée. Bozizé est la cause du mal centrafricain. Seul son départ du pouvoir ramènera la paix dans ce pays. Que les troupes tchadiennes regagnent leur pays !      

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 10:45

 

 

 

Bozizé seul

 

 

BBC Afrique  18 décembre, 2012 - 02:19 GMT

 

La ville de Bamingui, sous le contrôle des rebelles, est située à environ 600 kilomètres au nord de Bangui, la capitale.


Ils ont par ailleurs annoncé la constitution d'une coalition pour combattre le régime de Bangui. Ils ont officialisé leur alliance politico-militaire dans un communiqué.

 

Leur objectif, disent-ils, est de contraindre le président François Bozizé à respecter un accord de paix signé il y a cinq ans.

 

La nouvelle coalition est composée de trois groupes rebelles. Il s'agit de la CPSK (Convention Patriotique pour le Salut wa Kodro), de la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix) et de l'UFDR (Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement).

 

L'UFDR et la CPJP ont signé l'accord de 2008 à Libreville, ce qui n'était pas le cas pour la CPJP. L'accord était censé mettre un terme à la rébellion en Centrafrique et prévoyait la démobilisation, le désarmement et la réinsertion des combattants.

 

Cette nouvelle coalition menace de renverser François Bozizé si celui-ci ne met pas en applications les accords de paix.

 

Par ailleurs, le chef d'état-major de l'armée centrafricaine, joint par BBC Afrique, dément la disparition d'une trentaine de ses soldats à la suite d'une embuscade des rebelles.

 

Selon le Général Guillaume Lappo, tous les militaires centrafricains dont on n'était sans nouvelle après la prise de Ndélé ont regagné leurs bases.

 

 

Trois rébellions menacent de renverser François Bozizé à propos d'accords de paix

 

BANGUI, 17 déc 2012 (AFP) - Une coalition de trois rébellions centrafricaines a menacé lundi de renverser le régime du président François Bozizé si les accords de paix signés avec le gouvernement il y a cinq ans ne sont pas respectés.

 

Dans un communiqué signé de leurs chefs et dont une copie a été adressé à l'AFP, les dissidents des deux mouvements CPJP et UFDR et le CPSK reproupés sous le sigle de "Séléka" (Alliance), se disent cependant prêts "à encourager le retour de la paix dans leurs zones d'influence, si le gouvernement consent à débattre des questions ici soulevées".

 

Pour sortir de la crise, les signataires exigent notamment "le respect de l'accord" de paix signé en 2007 entre le gouvernement et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), et "la mise en oeuvre concertée des recommandations et conclusions du Dialogue politique inclusif" de 2008, qui devait mettre fin aux conflits en Centrafrique.

 

"Dans le cas contraire (...) le Séléka se fera le devoir de tout mettre en oeuvre, contre la morale démocratique, pour changer, tôt ou tard, ce régime de prédation nationale qui ne fait rien pour ramener la justice et la paix dans le foyer centrafricain", déclarent-ils.

 

Michel Djotodia, qui dirige l'aile dissidente de l'UFDR, le "général" Nouredine Adam de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), et le "général" Dhaffane Mohamed Moussa de la Convention patriotique pour le salut wa kodro (CPSK) sont les signataires de ce communiqué daté du 12 décembre et qui revendique une série d'attaques à Ndélé, Damara et Sibut dans le centre et le nord du pays depuis septembre.

 

Ils dénoncent également "l'exclusion et le mépris, le clientélisme et le tribalisme" du chef de l'Etat et de sa famille, ainsi que "la spoliation des biens des centrafricains par les autorités gouvernementales qui sont pourtant censées les protéger".

 

Le "Séléka" a été créé en août par des factions dissidentes qui remettent en cause les accords de paix signés par l'UDFR (2007) et la CPJP (2012), dernière grande rébellion active en Centrafrique.

 

L'accord global de paix, conclu en 2008 à Libreville par la plupart mouvements de rebelles (à l'exception de la CPJP), prévoyait la démobilisation, le désarmement et la réinsertion des combattants.

 

Menacé par de nombreux groupes armés, le pouvoir du président centrafricain François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, avait entrepris de 2007 à 2011 de leur faire signer des accords ouvrant la voie à une normalisation politique pour la première fois depuis des décennies. 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 04:29

 

 

 

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Bangui, 18 déc (CAP) – Il y a comme de l’eau dans le gaz dans les relations entre le général d’armée François Bozizé et son ami général lui aussi, Guillaume Lapo, qu’il a cru devoir nommer chef d’état- major des Faca après l’avoir laissé pillé pendant longtemps sans vergogne, les caisses du trésor public.


Selon des informations dignes de foi, le chef d’état-major des Forces armées centrafricaines, le général Guillaume Lapo aurait été purement et simplement éconduit, Bozizé ayant carrément refusé de le recevoir alors qu’il s’était rendu dimanche soir dernier aux environs de 18 heures au palais de la Renaissance dans l’espoir de s’entretenir avec son ami de président, sans doute au sujet de l’avancée des forces rebelles et de la situation critique des renforts Faca envoyés vers Ndélé mais qui n’y sont jamais parvenus.


Toujours selon nos sources, Bozizé aurait fait dire à Guillaume Lapo que lui-même et son fils Francis n’arrivent pas à fermer les yeux depuis quelques jours à cause de la situation militaire dans le nord du pays et qu’il ne comprenait pas le laxisme qui prévaudrait à l’état-major des Faca. La colère de Bozizé serait liée à l’affaire de la disparition de la poudrière du camp Beal d’environ une cinquantaine de caissettes de munitions qui auraient été revendues à la rébellion, dossier à propos duquel des arrestations parmi certains militaires continuent d’avoir lieu pour les nécessités de l’enquête. Bozizé aurait ajouté qu'il n'écouterait plus Guillaume Lapo mais dorénavant le général Jean-Pierre Dolewaye.


Il y a quelques jours, un jeune sous-lieutenant du nom Bini, responsable de la poudrière du camp Beal, avait été arrêté et interrogé longuement à la SRI puis tranquillement relâché. La semaine dernière également, Bozizé a radié de l’armée le colonel Tatamba de la Manufacture Militaire centrafricaine (MAMICA) pour faute de 4ème degré, autrement dit, pour vol. Sans doute au sujet de ces affaires, Bozizé semble en imputer la responsabilité à son chef d’état-major à qui il doit reprocher de ne pas bien tenir son équipe.


Dès lors, d’aucuns à Bangui se perdent en conjecture et ne donnent plus très chère de la tête de Guillaume Lapo au commandement des Faca mais, alors que le régime se trouve actuellement dans l’œil du cyclone, Bozizé peut-il se permettre de limoger le chef d’état-major de son armée quand bien même celle-ci ne fait qu’enregistrer ces derniers temps, la débandade quasi générale de ses éléments et d’humiliantes défaites voire de nombreux morts dans ses rangs, face aux forces rebelles qui elles, continuent de conquérir les villes, semaine après semaine.

 

Avec cette situation politico-militaire délétère, comment expliquer la fuite en avant de Bozizé qui, au lieu de chercher à résoudre la question urgente de son pouvoir qui est sérieusement menacé présentement par les forces rebelles coalisées, choisit plutôt curieusement de régler le problème juridique et constitutionnel de sa candidature à la présidentielle de 2016. C’est vraiment à y perdre son latin.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 01:55

 

 

 

Alors que la moitié du pays est tombée entre les mains des rebelles en deux semaines, le ministre d’Etat Parfait Anicet Mbaye, l’ancien porte-parole de la rébellion de Bozizé  qui n’a jamais été au front, devenu aujourd'hui général de brigade sans avoir commandé ne serait-ce qu’une petite section de combat de la gendarmerie, son prétendu corps, général qui devrait être sur le terrain afin de faire preuve de la valeur de son grade, n'a pas trouvé mieux que d'organiser une grande ballade en bateau sur l'Oubangui ce week-end. Un vrai truc de fous. On reconnaît sur les photos presque tout le gratin de la Bozizie. Cette ballade beuverie est vraiment la preuve du mépris souverain qu'ont ces personnes pour le peuple centrafricain affamé par la mauvaise gouvernance de Bozizé. On le voit, les préoccupations de la bozizie sont aux antipodes et à mille lieux de celles du commun des mortels centrafricains. 


La rédaction 


 

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Anicet Parfait Mbaye ici au centre

 

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barges ayant servi à la ballade sur l'Oubangui

 

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ripaille à bord.

 

La croisière s'amuse

 

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Elie Doté 

 

 

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Zingas ici avec Gina Sanzé


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Eliane Koba 

 

 

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Max Gazouléma de Canon Stars

 

 

 

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Socrate Bozizé ici avec Zingas (avec casquette) 

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Gina Sanzé, Zingas et Elie Doté

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Parfait Mbaye et compagnie


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ici les griots de la bozizie (Séverin Vélé Faimindi en casquette), en 3è position Zama Javan Papa et Christian Guénébem à droite

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Parfait Mbaye avec la fine équipe de griots de la bozizie

 

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le député KNK Salomon Kotro ici à table sur la croisière  

 

 

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Bomayako 

 

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Steve Tangoa de la primature ici en polo vert

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 01:06

 

 

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Lundi, 17 Décembre 2012 14:16  PAR JEUNE AFRIQUE


Le fonds Central Africa SME (CASF), géré par le néerlandais XSML, a réalisé un investissement de 250 000 dollars dans Bamara Transports DJ, une société centrafricaine de transport routier de marchandises.


Deux semaines après son investissement dans Café Gbako, la société d’impact investment basée à Amsterdam XSML, a encore effectué une opération en Centrafrique à travers le fonds Central Africa SME (CASF). Elle a investi 250 000 dollars pour développer Bamara Transports DJ, une nouvelle société de transport de marchandises qui opérera sur le tronçon Bangui - Douala. L'apport en capital de CASF permettra l'achat de deux tracteurs, de deux semi-remorques ainsi que la construction de deux réservoirs de 800 litres de carburant. Une dizaine d'emplois devraient être créés.


Pays enclavé, la Centrafrique dépend des pays voisins en matière d'importation de marchandises dont l'essentiel provient du Cameroun par la route. La Centrafrique disposant d'un faible tissu industriel, le corridor Douala - Bangui est vital pour le pays. Cependant, plus des trois quarts des transporteurs viennent du Cameroun. Une situation qui pourrait changer alors que les gouvernements camerounais et centrafricain ont signé une convention conférant aux transporteurs de Centrafrique le droit de gérer jusqu'à 60% du fret entre les deux pays.



Alternative de transport


Djazouli Mahadjir, directeur général de Bamara et homme d'affaires centrafricain actif dans la distribution, affirme que son objectif consiste à « offrir des services de transports de marchandises à prix abordables et sur des délais courts, ce qui est rendu possible avec le bitumage de la route Douala – Bangui ». Il entend proposer une « alternative de transport fiable et à coût raisonnable aux petits commerçants de Centrafrique qui souhaiteraient importer des biens pour leurs marchés locaux ».


Pour Jarl Heijstee, directeur associé chez XSML, « le coût élevé des transports de marchandises constitue un goulot d'étranglement pour le développement de la Centrafrique. Après 20 ans de détérioration des camions, le secteur du transport de marchandises demeure caractérisé par un service peu fiable et qui manque de qualité. À travers notre investissement, nous comptons stimuler le secteur centrafricain de transport de marchandises en démontrant que l'on peut offrir des solutions de transports fiables à des prix compétitifs ».


Doté de 25 millions de dollars, CASF investit exclusivement dans les PME en RD Congo et en Centrafrique. Il réalise ainsi son neuvième investissement (le troisième en Centrafrique). Les investisseurs du fonds sont la Société financière internationale, filiale de la Banque Mondiale, la banque de développement néerlandaise FMO et la fondation Lundin.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 00:55

 

 

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Franck Biya

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 2012-12-17 13:05:26 - L’association One Cameroon Movement (OCM) vient de déposer une requête auprès de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) de France, accusant le premier fils du président camerounais, Franck Emmanuel Biya, de posséder ‘’illégalement sur le territoire français une partie de la fortune de l’Etat camerounais’’.


Cette organisation de la diaspora demande ainsi l'ouverture de recherches sur de supposés biens mal acquis de l'intéressé en Hexagone, et plus particulièrement à Monaco, sous des prête-noms.

 

Pour OCM, différentes enquêtes effectuées ainsi que des informations recueillies par différents observateurs, ces dernières années, ont pu établir ‘'la preuve, ou en tous les cas la très grande probabilité, de la détention sur le territoire français plusieurs biens immobiliers parfois d'une très grande valeur par Franck Emmanuel Biya, et en tous les cas par certains membres de la famille Biya''.

 

Outre les détournements de la fortune publique camerounaise, insiste-t-elle, Franck Emmanuel Biya possèderait à Monaco un Bugatti Veyron, une Maserati MC12, une Ferrari Enzo, des véhicules coûtant presque 2 millions d'euros l'unité et qui ont pu être acquis au moyen de détournements de fonds commis au préjudice de l'Etat camerounais.

 

OCM suggère la perquisition de la ‘'Villa Isis'', sise à l'avenue Douine à Roque Brune Cap-Martin dont Franck Biya est le légitime propriétaire.

 

''Officiellement, la villa est au nom de +l'Immobilière du Sud Azur+, une société au capital de 1000 euros sise promenade des Anglais à Nice, dont le gérant n'est autre qu'un certain Emmanuel Biya... le second prénom de Franck.''

 

C'est la 2è fois en quelques semaines, note-t-on, que l'aîné du chef de l'Etat camerounais est ainsi officiellement cité dans une affaire de distraction d'enrichissement illicite.

 

En novembre dernier, l'Alliance pour la défense du bien public, une association non légalisée, avait accusé le même homme d'avoir, dans une opération de titrisation de la dette intérieure de l'Etat vis-à-vis des entreprises publiques Cameroon Telecommunications (CAMTEL) et la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), ‘'encaissé sur la base d'une spéculation financière féérique opérée sur des bons du Trésor obtenus auprès du ministère de l'Economie et des Finances et baptisés Obligations du Trésor à coupon zéro (OTZ), près de 100 milliards FCFA''.

 

S'engouffrant dans la brèche, le Front social démocratique (SDF), premier parti de l'opposition parlementaire du pays, a demandé l'ouverture d'une enquête sur ces prétendues malversations financières.

 

Au sein du pouvoir de Yaoundé, l'on voit derrière toutes ces dénonciations la main d'anciens dignitaires du régime en délicatesse avec la justice de leur pays dans le cadre de l'opération en cours d'assainissement des mœurs publiques.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 23:09

 

 

 

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Bangui, 17 déc (CAP) – Face à l’incapacité des Faca devant l’avancée des forces rebelles coalisées qui se sont emparé assez facilement des villes de la Vakaga, de la Haute Kotto et du Bamingui-Bangora, Bozizé et son fils se seraient adressés hier au téléphone au président tchadien Idriss Déby pour solliciter l’interventions de son armée afin de stopper l’évolution des forces rebelles.


C’est ainsi qu’on apprend que le président tchadien a ordonné un mouvement d’une vingtaine de chars et plusieurs dizaines de véhicules 4x4 surmontés de  mitrailleuses lourdes qui se sont amassés à la frontière centrafricano-tchadienne de Sido cet après-midi et aux dernières nouvelles, seraient même déjà en train de faire route vers le chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi, Kaga-Bandoro.


Selon nos informations, Bozizé aurait réussi à convaincre Déby à l’idée que l’ambition des rebelles serait de le renverser puis de s’attaquer au patron de N’djaména. Si en janvier 2012, l’armée tchadienne est venue aider les Faca à détruire les deux bases du chef rebelle tchadien Baba Laddé de Gondava et Ouandago, l’armée tchadienne n’a plus rien à voir avec ce qui se passe actuellement sur le territoire centrafricain car il s’agit d’un problème centrafricano-centrafricain. De quelle instance Idriss Déby a-t-il reçu mandat d’une intervention militaire sur le territoire centrafricain ?  C’est totalement inacceptable !


L’armée tchadienne n’a rien à faire en Centrafrique. Idriss Déby a déjà fort à faire pour éteindre l’incendie qui couve dans son propre pays sur les fronts social et syndical pour ne pas avoir à s’immiscer de manière aussi grossière dans les problèmes centrafricains.  Pourquoi a-t-il rappelé il y a deux mois à peine l’escadron de ses soldats qui assuraient la protection de son vassal Bozizé depuis 2003 si c'est pour envoyer maintenant des chars ? 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 20:34

 

 

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BANGUI AFP / 17 décembre 2012 19h34 - L'armée centrafricaine est sans nouvelles de quarante soldats après une embuscade tendue par des rebelles dimanche près de Ndélé (nord), a indiqué lundi un responsable militaire à l'AFP.


Des membres des forces armées centrafricaines (FACA) sont tombés dans une embuscade tendue par les rebelles de l'UFDR. Deux de nos hommes ont été blessés et ont été ramenés à Kaga Bandoro (au sud de Ndélé, ville importante du Nord), tandis que plus de quarante éléments sont portés disparus. Présentement nous n'avons aucune nouvelle d'eux, a précisé ce responsable, sous couvert de l'anonymat.


Lundi après-midi, les rebelles ont annoncé qu'ils contrôlaient Bamingui, une localité voisine de Ndélé située à 15 km du lieu de l'embuscade. Ils avaient indiqué qu'ils avançaient vers l'importante ville minière de Bria, théâtre de violents combats en septembre 2011, d'après le Colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de l'aile dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).


Devant l'incertitude et l'indécision du gouvernement, nos hommes sont entrés dans la ville de Bamingui après avoir mis en déroute les forces armées centrafricaines (...) Nos hommes sont en progression vers Bria qui est le prochain objectif, a déclaré à l'AFP le Colonel Narkoyo.

 

L'UFDR fait désormais partie d'une coalition de trois rébellions dissidentes, baptisée Séléka CPSK-CPJP-UFDR, qui menace de renverser le régime du président François Bozizé si les accords de paix signés avec le gouvernement il y a cinq ans ne sont pas respectés, dans un communiqué transmis lundi à l'AFP.


La coalition, le Séléka (alliance) a été créée en août par une aile dissidente de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), auteur de plusieurs attaques au nord de Bangui depuis septembre, et la Convention patriotique pour le salut wa kodro (CPSK) du Général Dhaffane Mohamed Moussa, alors que la faction dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), à l'origine des violents combats qui ont lieu à Ndelé depuis le 10 décembre, vient d'y adhérer.


Le Seleka exige le respect de l'accord de paix signé en 2007 entre le gouvernement et l'UFDR, et la mise en oeuvre concertée des recommandations et conclusions du Dialogue politique inclusif de 2008, qui avait rassemblé pouvoir, opposition, rébellions et société civiles dans un grand forum destiné à pacifier le pays.


Les accords de paix prévoyaient notamment un processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) des anciens combattants alors que le +colonel+ Djouma Narkoyo, un des chefs dissidents de l'UFDR, a souligné le 11 décembre: Rien n'a été fait pour pour nous sortir de la misère.


Menacé par de nombreux groupes armés, le président centrafricain François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, avait entrepris de 2007 à 2011 de leur faire signer des accords ouvrant la voie à une normalisation politique pour la première fois depuis des décennies. Toutefois, depuis quelques mois, le pays fait face à la multiplication d'attaques que les forces armées centrafricaines semblent incapables d'enrayer.


(©) 

 

 

 

BANGUI, 17 DEC (REUTERS) - Quarante (40) soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) tombés dans une embuscade rebelle dans le Nord du pays sont tous portés disparus et une section d'autres militaires a été faite prisonnière dans le Nord-Est du pays alors que l'attaque des villes de Ndélé et de Sam-Ouandja le 10 décembre dernier semble évoluer vers Bangui la capitale.


" Nos forces parties en renfort pour la libération de la ville de Ndélé sont tombées hier nuit dans une embuscade rebelle à 15 km de la ville de Bamingui et 40 de nos éléments sont jusqu'à présent portés disparus " a déclaré cet après-midi à Reuters un capitaine de l'armée centrafricaine qui a requis l'anonymat.


" Deux de nos véhicules chargés d'armes, des munitions et de carburants pour le ravitaillement de nos hommes ont été récupérés par les rebelles " a précisé le capitaine.

Il faut préciser que la ville de Bamingui, deuxième ville de la préfecture du Bamingui-Bangoran dont le chef-lieu est Ndélé est située à 120 km sur l'axe Bangui et l'aile dissidente de l'UFDR sous le contrôle de Michel AM NON DROKO NDJOTODIA qui a attaqué les villes de  Ndélé et de Sam-Ouandja le 10 décembre, a été rejointe par la nouvelle rébellion dénommée CPSK de Moussa DAFFANE et l'aile dissidente de la CPJP sous le contrôle de Nouredine ADAM,  formant ainsi une coalition sous l'appellation de "SELEKA" (union dans l'entente en langue nationale sango) progresse actuellement vers Bangui la capitale.
 Hier, cette coalition a pris le contrôle de Bamingui après la ville de Ndélé d'où l'embuscade d'hier nuit.


Le conseiller politique et porte-parole de la CPJP Zakaria ISSENE que nous avons contacté cet après midi (15h) confirme cette avancée des rebelles:

 " Les forces rebelles de la coalition SELEKA sont à 15km de la ville des MBRES qui tombera à coup sur ce soir ou cette nuit sous leur contrôle "


MBRES est la deuxième ville de la préfecture de la Nana-Gribizi située à 423 km de Bangui. Le préfet de cette préfecture avec résidence à Kaga-Bandoro le chef-lieu Mr Augustin YANGANA YAOTE que nous avons joint par téléphone cet après-midi affirme: 
 " La panique a gagné la ville avec cette avancée inattendue des rebelles. Je viens de faire évacuer toute ma famille sur Bangui "

 
Dans la partie Nord-est du pays, une autre section de l'armée gouvernementale a été faite prisonnière hier près de la ville de Sam-Ouandja depuis le 10 décembre sous contrôle de l'UFDR. La ville de Ouadda deuxième ville de la préfecture de la Haute Kotto est également passée sous contrôle de l'UFDR qui cherche actuellement à mettre le cap sur Bria le chef-lieu à en croire le porte-parole de la CPJP Zakaria ISSENE.


Comme on le voit, les rebelles avancent sur deux fronts en direction de Bangui la capitale:
Le front Nord-est tenu par l'UFDR partant de Sam-Ouandja en passant par Ouadda pour se diriger actuellement vers Bria à 600 km de la capitale, et le front Nord partant de Ndélé en passant par Bamingui, Mbrés actuellement en direction de Kaga-Bandoro à 333 km de Bangui.

 Joint hier par Reuters, le chef de l'aile dissidente de l'UFDR Michel AM NON DROKO DJOTODIA déclare:

 " Nous allons obliger BOZIZE à négocier avec nous. C'est un monsieur de mauvaise foi car sur 12 recommandations issues de notre signature d'accord de paix, une seule a été exécutée depuis 2008 "


 Les revendications des rebelles sont beaucoup plus focalisées sur le non-respect des accords de paix signés en 2007 et 2008 entre l'UFDR alors sous la houlette de Zakaria DAMANE et le gouvernement. Ils ajoutent à cela que toute la lumière soit également faite sur la disparition du chef rebelle de la CPJP Charles MASSI.


UNE DERNIERE NOUVELLE QUE VIENT DE NOUS FAIRE PARVENIR LE PORTE PAROLE DE LA CPJP MAIS QUI N'EST PAS ENCORE CONFIRMEE, LES REBELLES SERAIENT A 80 KM DE KAGA-BANDORO

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation