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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 01:43

 

 

A C cemac

 


(Mwinda 09/06/2010)



Toujours pas de poursuites en vue après le gros scandale des détournements révélés au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

 Les chefs d’Etat d’Afrique centrale réunis à Brazzaville les 6 et 7 juin ont préféré passer, comme d'habitude, leur temps à s'occuper de leurs sujets préférés, ceux qui n’aboutissent pas depuis des années, mais qu'ils considèrent pourtant comme l'urgence : l’intégration sous-régionale (une coquille presque vide car, par exemple, le commerce intra-régional ne dépasserait pas 5% du commerce extérieur des pays membres), la mise en circulation d’un passeport commun (il y a une quasi absence d'infrastructures de communications, ce qui freine la mobilité des biens et des personnes dans la région) et d'un vieux serpent de mer à savoir le projet de création d'une compagnie aérienne régionale, « Air ça marche pas », pardon Air Cemac.

L’impunité donc semble avoir été assurée aux responsables des détournements qu’une enquête interne à la banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) avait pourtant révélés. Plus de 16 milliards de FCFA (25 millions d’euros évaporés au bas mot) engloutis dans des poches privées. Bien entendu il ne fallait surtout pas attendre que ce soit à Brazzaville, au royaume de l’impunité que l'abcès allait être crevé (1). Les suspects peuvent dormir tranquilles : les voleurs et les corrompus à la tête de nos Etats ne poursuivront jamais ceux qui les imitent, de la même façon que les hyènes ne mangent pas les chacals. Pour noyer l'omerta (loi du silence dans les cercles mafieux) ambiante, et s'agissant de la seule institution à peu près visible de la CEMAC M. Sassou, en grand monétariste reconnu dans tous les cénacles financiers de la planète ne s'est pourtant pas gêné pour pérorer : « La monnaie est la base de l'économie. Rien de ce qui la touche ne peut être livré à l'aléatoire et au laxisme » a-t-il professé, ajoutant sans rire : « Aujourd'hui nous devons aller plus loin dans notre volonté partagée d'assainir le climat général au sein de la BEAC pour que notre effort collectif ne soit pas compromis ».

De fait, comme il fallait bien que MM. Sassou, Biya, Déby, Obiang Nguema et les autres (Bozizé, Ali Bongo) s’occupent un peu ils ont quand même dressé le constat des dysfonctionnements au sein de l'organisation. Une grande découverte. Le remède prescrit : le partage des postes à la BEAC entre pays membres, selon une rotation qu’on croyait réglée en janvier dernier à Bangui lors du 10è sommet, avec la mise en cause du « consensus de Fort Lamy ».

On le voit donc bien : rien de nouveau sous le soleil de la CEMAC lors du dernier sommet de Brazzaville, à part la présence remarquée de Chantal Biya, robe rouge et crinière au vent (2).

Disons-le tout net : les chefs d’Etat de l’Afrique centrale, des hommes encroûtés au pouvoir depuis des décennies sont les plus sûrs garants de la balkanisation et de la stagnation de l’Afrique centrale. Depuis des années, à l'inverse de leurs homologues de la CEDEAO, ils font du surplace et on peut être sûr qu'avec eux rien ne changera, la sous-région volant d’échec en échec. D’ailleurs les populations concernées - la CEMAC ne change absolument rien à leur vie quotidienne - sont depuis longtemps indifférentes à ce machin dont elles ignorent du reste jusqu'à l'existence. Et ce n'est pas le parlement communautaire mis en place en avril dernier à l'insu de tous qui rendra l'institution plus visible et plus efficace !

Langangui

(1) Selon notre confrère camerounais Quotidienmutation.info c'est " Denis Sassou Nguesso qui semble fermement opposé à toute idée de poursuites judiciaires qui s’assimilerait selon ses proches, à une chasse aux sorcières ". Ce sont les Congolais qui en seront les premiers surpris...

(2) « On va venir ! On va venir ! » aurait lancé cette dernière au couple présidentiel congolais par le passé en réponse au « Monsieur qui ne va jamais chez les gens, vous êtes satisfait » sorti de la bouche de Sassou parlant de Biya. Promesse tenue donc. C'est Antou qui doit être heureuse.

© Copyright Mwinda

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 23:37

 

 

CEMAC logo

 

 

COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET MONETAIRE DE L'AFRIQUE CENTRALE

 

 

SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D'ETAT

Brazzaville, 7 juin 2010

 

COMMUNIQUE FINAL

 

La Conférence des Chefs d'Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) s'est réunie, en session extraordinaire, le 07 juin 2010 à Brazzaville (République du Congo), sous la présidence de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N'GUESSO, Président de la République du Congo, Président en Exercice.

Etaient présents:

·         Pour la République du Cameroun, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République;

·          Pour la République Centrafricaine, Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République;

·         Pour la République Gabonaise, Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République;

·          Pour la République de Guinée Equatoriale, Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République;

·          Pour la République du Tchad, Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République.

Monsieur Antoine NTSIMI, Président de ta Commission de la CEMAC, rapportait les affaires inscrites à l'ordre du jour.

Ont aussi pris part aux travaux de cette session, les membres du Conseil des Ministres de la CEMAC, les Commissaires de la CEMAC, ainsi que les premiers responsables des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la Communauté.

Cette Conférence extraordinaire, qui constitue un prolongement de la 10ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat, tenue les 16 et 17 janvier 2010 à Bangui, République Centrafricaine, a été précédée d'une session extraordinaire du Conseil des Ministres, tenue le 3 juin 2010 à Brazzaville.

La cérémonie d'ouverture officielle de la Conférence a été marquée par le mot de bienvenue du Député-Maire de la ville de Brazzaville, l'allocution du Président de la Commission de la CEMAC et le discours d'ouverture de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N'GUESSO, Président en Exercice de la Conférence des Chefs d'Etat.

Dans son discours, le Président en exercice de la CEMAC a rappelé que la mise en œuvre des mesures adoptées par la 10ème Conférence ordinaire des Chefs d'Etat permettra de renforcer le processus d'intégration de la CEMAC.

Il s'est particulièrement appesanti sur deux points dits « névralgiques» pour le bon fonctionnement de l'institution CEMAC. Le premier point est relatif «aux modalités d'application du principe de rotation des Etats membres par ordre alphabétique». Le second consiste à rechercher des solutions optimales en vue de restaurer la crédibilité 4 de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale, «poumon et souffle vital de la communauté ».

Le Président en exercice de la CEMAC s'est, enfin, félicité de la mise en place du Parlement, gage du renforcement de la solidarité entre les peuples des Etats membres de la Communauté et qui donnera une nouvelle impulsion au processus d'intégration par une large participation des populations à l'idéal communautaire.

Passant à l'examen des points inscrits à son ordre du jour, la Conférence a suivi avec un intérêt tout particulier, la présentation du 5ème rapport d'étape du Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC faite par Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale, Président Dédié au Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC.

Ce 5ème rapport s'articule en deux points:

·         l'état d'exécution des décisions de la 10ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat de la CEMAC, tenue les 16 et 17 janvier 2010 à Bangui, et ;

·         les actions en préparation en vue de la mise en œuvre desdites décisions et l'Agenda à venir du Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC.

Au sujet de l'exécution des décisions de la 10ème Conférence des Chefs d'Etat de la (EMAC, le rapport s'est appesanti sur l'impératif pour certains Etats de tenir leur engagement en apurant les arriérés qu'ils 5 doivent au titre de contribution au budget de la Réforme afin de permettre la finalisation des actions conçues dans le cadre du programme, l'émission et la délivrance du passeport CEMAC, les audits de la BEAC, l'application du principe de la rotation, par ordre alphabétique des Etats membres, de tous les postes de responsabilité au niveau de l'ensemble des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la CEMAC, La mise en œuvre du Programme Economique Régional et ta réalisation de l'étude de faisabilité de La création du « Fonds Emergence CEMAC ».

S'agissant des actions envisagées et de t'Agenda à venir du Programme des Réformes, le rapport a, notamment, mis l'accent sur la nécessité pour les Etats, qui ne t'ont pas encore fait, de ratifier tes textes organiques de la Communauté et de transmettre à la Commission de la CEMAC la liste de leurs candidats à la Cour des Comptes afin de permettre l'installation des deux Cours Communautaires avant la fin de l'année 2010.

La Conférence a rendu un vibrant hommage à Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de ta République de Guinée Equatoriale, pour son engagement pour la cause de l'intégration en zone CEMAC ainsi que pour les importants sacrifices consentis au profit de la Communauté, notamment en mettant à la disposition du Parlement Communautaire un imposant siège flambant neuf qui fait aujourd'hui la fierté de la sous-région.

Elle s'est réjouie de l'exhaustivité et de la profondeur du rapport présenté ainsi que des progrès significatifs réalisés au titre des réformes institutionnelles de ta CEMAC. Elle a félicité Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale, Président Dédié auxdites réformes, pour la qualité du travail accompli.

La Conférence, après avoir exhorté les Etats membres redevables d'arriérés au titre du budget des réformes à les apurer dans les meilleurs délais, a adopté, dans son intégralité, Le Sème rapport d'étape du Président Dédié et décidé de confier la conduite du restant des actions de la réforme au Président en exercice de la CEMAC, en rapport avec le Président de ta Commission.

La Conférence a pris connaissance de l'évolution des dossiers relatifs au renforcement de la participation de la BEAC au capital de la BDEAC, à la Compagnie de transport aérien Air CEMAC, au Programme Economique Régional de la CEMAC, au rapprochement des deux bourses coexistant dans la sous-région, à l'audit annuel des institutions de la Communauté ainsi qu'au Passeport (EMAC biométrique, et en a pris acte.

Elle a cependant instruit la Commission de la CEMAC:

·         de poursuive les négociations avec le partenaire stratégique en vue de ta mise en place effective de la Compagnie Air (EMAC, dans les meilleurs délais;

·         de tout mettre en œuvre pour que l'audit annuel des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la CEMAC soit réalisé dans un délai raisonnable;

·          de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que le passeport CEMAC biométrique, après une concertation à tenir sans délai entre les différents opérateurs des Etats membres, soit produit et mis en circulation.

Examinant la situation de la BEAC après la nomination du Gouverneur en janvier 2010, la Conférence a constaté la persistance du dysfonctionnement au sein de l'Institut d'émission. Pour y remédier et sauvegarder le bon fonctionnement de la Banque, elle a décidé des mesures individuelles, à la BEAC, ci-après:

Monsieur TAHIR HAMID NGUILI, Vice-Gouverneur;

Monsieur Daniel NGASSIKI, Secrétaire Général;

Monsieur Jean Michel MONA YONG NKOUMOU, Directeur Général du Contrôle Général;

Monsieur Yvon- Bertrand SONGUET, Directeur Général de l'exploitation ;

Monsieur Joachim LEMA OKILI, Directeur Général des Etudes et Relations Internationales.

La Conférence a, en outre, décidé de dépêcher une mission de haut niveau de la Communauté auprès du Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI), en vue d'assainir les relations entre cette Institution et ta CEMAC.

Examinant les propositions faites par le Conseil des Ministres et la Présidence Dédiée du Programme des Réformes de la CEMAC sur les modalités d'application du principe de la rotation aux postes de responsabilité, par ordre alphabétique des Etats membres et qui met fin au consensus de Fort Lamy, la Conférence a, après débats, arrêté les principes suivants:

·         La rotation est intégrale. Tout Etat membre, y compris celui abritant le siège d'une institution communautaire, peut pourvoir au poste de premier dirigeant de cette institution;

·         L'uniformisation des durées des mandats à 5 (cinq) ans à l'exception de ceux de la BEAC ;

·          Les mandats en cours vont jusqu'à leurs termes.

Poursuivant ses travaux, la Conférence a décidé de la création d'Agences d'exécution de la CEMAC chargées d'assurer notamment la gestion en service déconcentré de certaines missions dévolues à la Commission de la CEMAC, en vertu de son Traité.

Abordant les questions politiques, la Conférence a suivi une communication du Président de la République Centrafricaine, Son Excellence Monsieur François BOZIZE  YANGOUVONDA qui a fait le point de la situation dans son pays, notamment le report des élections présidentielles et législatives. Il a, en outre, informé la Conférence, des mesures prises par la Cour Constitutionnelle en vue du maintien des Institutions Républicaines jusqu'aux prochaines élections.

La Conférence a, par ailleurs, exprimé sa solidarité envers La République du Congo face à la situation qui prévaut dans le Département de la LIKOUALA.

Au terme de leurs travaux, les Chefs d'Etat ont exprimé leurs remerciements à leur ami et frère, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N'GUESSO, Président de la République du Congo, au Gouvernement et au Peuple Congolais, pour l'accueil chaleureux et fraternel, ainsi que pour l'hospitalité généreuse qui leur ont été réservés tout le long de leur séjour à Brazzaville. /-

 

Fait à Brazzaville, le 7 juin 2010

 

Pour la Conférence des Chefs d'Etat,

Denis SASSOU-N'GUESSO

 

 

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 14:31

 

 

MRH

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°05 DE LA CANDIDATE INDEPENDANTE

MARIE REINE HASSEN

 

********************************

 

Jeudi 20 mai 2010, tôt le matin, une dizaine de militaires sont entrés dans ma résidence à Bangui, une fois de plus, en forçant le portail métallique. Ils ont brandi un avis de réquisition de la Présidence de la République qui stipulait que mon groupe électrogène devait être saisi, et ont joint le geste à la parole.

 Je rappelle au peuple centrafricain et à la Communauté Internationale que :

 1°) je suis une candidate déclarée à la prochaine élection présidentielle. Cette position fait de moi une adversaire politique de François BOZIZE et non son ennemie.

 2°) Rien, absolument rien ne justifie la traque et les tracasseries dont je fais l’objet de la part du pouvoir de Bangui.

 3°) S’il devait m’arriver quelque chose, la communauté nationale et internationale saura désormais qui en est le commanditaire.

 Par ailleurs, je saisis cette occasion pour préciser que je ne dois rien à l’Etat centrafricain et que j’ai été une femme intègre dans ma vie aussi bien professionnelle que personnelle en RCA. Aucun privilège ne m’a été accordé dans l’exercice de mes fonctions officielles. Pour vivre décemment j’ai dû recourir à mes propres économies.

 Par contre, malgré mes réclamations, l’Etat me doit encore :  

-      Mes émoluments de Chef de Mission Diplomatique à Dakar;

-      Les frais de fonctionnement de l’Ambassade de la RCA au Sénégal que j’ai dû avancer;

-      Les  frais de rapatriement, pour moi et ma famille, de Dakar à Bangui  lorsque j’ai été appelée au Gouvernement;

-      Mes frais d’installation à Bangui ;

-      Les arriérés de salaire (salaire resté gelé autour de 750.00 FCFA pendant trois ans)

 Par conséquent, je demande au Président François BOZIZE, en sa qualité d’ordonnateur et comptable des fonds publics et président du comité de trésorerie, de me faire payer ce qui m’est dû, et de me restituer ce groupe électrogène de 20 KVA qui est ma propriété et non celle de la Présidence de la République.

 J’aurai besoin de rentrer dans mon pays pour battre campagne et aussi sans doute pour mettre à l’abri mes casseroles et mes petites culottes, puisqu’on menace aussi de les réquisitionner. Pour ce faire, je sollicite la protection de la FOMAC durant les séjours que j’aurai à effectuer dans mon pays car j’ai de bonnes raisons de craindre pour ma sécurité et celle de mes proches.

Fait à Paris le 09 Juin 2010

 

Marie-Reine HASSEN

 

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 00:44

 

 

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La situation qui prévaut à Ndélé et ses environs qui oppose les éléments de la rébellion de la CPJP à ceux des Faca et de la garde présidentielle de Bozizé est explosive mais les autorités de Bangui font là-dessus un black out total. C’est contraint et forcées qu’elles publient de temps à autre des communiqués triomphalistes mais ces derniers temps où de nombreuses dépouilles de soldats ont été ramenées dans la capitale pour être rendues à leurs familles, l’opinion a fini par comprendre qu’il y a bien eu des combats en province. Dans ce cas, le silence de l’état major des Faca ou du pseudo colonel Francis Bozizé, peut aussi traduire la raclée subie par les Faca là-haut vers Ndélé.

Selon des informations parvenues à la rédaction, des combats ont eu lieu ce mardi de 11h 30 (heure locale) jusqu’à 14h 30, trois heures d’horloge sans qu’on en connaisse le bilan de part et d’autre. Une source proche de la CPJP fait état juste d’un combat test. Par ailleurs, des voyageurs arrivés mardi soir à Bangui venant de Bambari, affirment avoir croisé en route deux convois militaires, l’un venant de Ndélé et l’autre s’y rendant. Celui allant vers Ndélé était composé entre autres de deux véhicules à avant blindé (VAB) selon les militaires. Tout cela est à mettre en relation avec la récente livraison d’armes de guerre à Bozizé par le président tchadien Idriss Déby. Visiblement Bozizé a plutôt la tête dans les armes et poursuit une logique de guerre et n’a nullement l’attention portée sur la préparation des élections.  

Dans la capitale Bangui, une certaine tension est nettement visible ces dernières heures où on constate également un renforcement du dispositif militaire dans la ville. Certains observateurs avancent comme explication que cette effervescence serait à rapprocher de la panique du pouvoir en place qui redoute un coup de force à l’approche du vendredi 11 juin prochain, date à laquelle expire le mandat constitutionnel du président Bozizé qui de ce fait perdra sa légitimité.

Depuis quelques jours en effet, Bozizé et sa clique ont déjà commencé à s’agiter. Bozizé a recruté des mercenaires sud africains qui sont déjà à Bangui, certains auraient même été déployés sur le front à Ndélé. Il est justement question que le pouvoir fomente délibérément des troubles dans le pays au moment de l’expiration du mandat de Bozizé  pour en rejeter la responsabilité sur les leaders de l’opposition dont certains sont clairement dans la ligne de mire de Bozizé afin d'en prendre prétexte pour les réprimer. C'est pour cela que Bozizé ne cesse de s’en prendre violemment à eux à longueur de ses déclarations publiques et officielles.

De minables tracts appelant à un meeting au stade Bonga-Bonga pour exiger la démission du président Bozizé, du président de l’Assemblée nationale Célestin Gaombalet et du gouvernement entre autre, signés au sigle CFC qui pourrait faire croire qu’ils émaneraient effectivement du Collectif des Forces du Changement, ont mystérieusement fait leur apparition à Bangui. De la part du pouvoir en place,  ce genre de procédé est déloyal et ridicule car les responsables des formations politiques de l’opposition qui composent le Collectif des Forces du Changement ont toujours signé en leurs noms tous les documents qu’ils publient. Ils n’ont donc pas besoin de tracts pour exprimer leurs positions.       

 

Prétendu tract CFC [1] 

CFC

Appel, appel à une mobilisation générale de la population Banguissoise

pour le 10 juin 2010 à 14heures 30 mn au stade Bonga-Bonga.

Ordre du jour :

-          Démission du Chef d’Etat

-          Démission du président de l’assemblée nationale

-          Démission du gouvernement

-          Démission du Président de la CEI

-          Actions de grandes envergures à envisager à partir du 11 juin 2010

-          Seule la lutte libère

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 23:35

 

 

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LIBREVILLE, 8 juin (Infosplusgabon) - Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a félicité lundi soir à Brazzaville son homologue de la Centrafrique, François Bozizé, pour avoir accepté de reporter l’élection présidentielle comme souhaité par son opposition et la communauté internationale.

Initialement prévues le 25 avril, ces élections ont d’abord été reportées au 16 mai avant d’être renvoyées à une date non déterminée.

"Nous devons plutôt féliciter le président Bozizé qui a accepté la volonté de l’opposition et de la communauté internationale de reporter les élections", a- t-il déclaré au cours de la conférence de presse marquant la fin du sommet extraordinaire des pays membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

"Il faut d’abord réaliser que le président Bozizé a toujours voulu organiser les élections (présidentielle et législatives) avant la fin de son mandat. A plusieurs reprises, il l’a exprimé", a déclaré le dirigeant congolais.

Le chef de l’Etat congolais est également président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui regroupe six pays dont la RCA.

Arrivé au pouvoir en mars 2003 après un coup d’Etat contre Ange Félix Patassé, M. Bozizé a été élu en 2005 pour un mandat de cinq ans qui a pris fin le 11 mai dernier.

La Cour constitutionnelle centrafricaine a décidé le 25 mai dernier de prolonger le mandat du président et de l’Assemblée nationale.

© Copyright Infosplusgabon

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 15:56

 

 

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BRAZZAVILLE - AFP / 07 juin 2010 21h26 - Des dysfonctionnements "persistent au sein de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale)" ont souligné les chefs d'Etat lors sommet extraordinaire des six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), qui s'est ouvert lundi à Brazzaville.

"Après la nomination du nouveau gouverneur, la conférence (des chefs d'Etat) a constaté la persistance des dysfonctionnements au sein de l'institution d'émission (BEAC)", indique un communiqué sanctionnant les travaux de la session extraordinaire des présidents.

"Pour y remédier et sauvegarder le bon fonctionnement la conférence a décidé de prendre des mesures individuelles", notamment avec de nouvelles nominations, ajoute le texte.

Le Congolais Daniel Ngassiki a par exemple été désigné secrétaire général de la BEAC. En janvier lors de la conférence de Bangui, les chefs d'Etat avaient déjà nommé un nouveau directeur en la personne de l'Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama.

Lors de l'ouverture du sommet le président congolais Denis Sassou Nguesso avait estimé que "la BEAC, considérée comme poumon et souffle économique monétaire, a connu des soubresauts, des tribulations qui l'ont fragilisée et discréditée".

"Aujourd'hui nous devons aller plus loin dans notre volonté partagée d'assainir le climat général au sein de la BEAC pour que notre effort collectif ne soit pas compromis", a-t-il lancé.

Selon un rapport publié fin octobre, 25 millions d'euros normalement dédiés au fonctionnement d'une succursale de la BEAC à Paris ont été détournés par des employés entre 2004 et 2009.

Le sommet qui réunit outre M. Sassou Nguesso, les présidents camerounais Paul Biya, centrafricain François Bozizé, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, gabonais Ali Bongo Ondimba et tchadien Idriss Déby Itno, a également décidé "de l'uniformisation de la durée des mandats à cinq ans (à la tête des institutions) à l'exception de la BEAC", selon le même communiqué.

Les chefs d'Etat ont aussi abordé le thème de Air Cemac: "Le processus de sa création évolue, notamment avec le contact pris avec le partenaire stratégique South African Airways (SAA)", a expliqué le président de la Commission de la Cemac, Antoine Nsimi, précisant que Brazzaville en serait le siège.

Quant au passeport Cemac dont les pays étudient la mise en place, M. Sassou Nguesso a estimé: "Il faut prendre des mesures de sauvegarde, il ne faudrait pas que les criminels profitent de ce passeport",

Lors de son discours d'ouverture, M. Sassou Nguesso a aussi salué la mise en place en avril à Malabo du parlement communautaire qui, a, entre autres, vocations de "promouvoir l'intégration et le dialogue entre les peuples, la démocratie participative, l'Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux en Afrique centrale".

"Des efforts réitérés et persévérants sont à la mesure de notre volonté affirmée de construire en Afrique centrale une communauté forte, viable et solidaire", a-t-il estimé

  

 

 

Les petites avancées du sommet extraordinaire de la CEMAC

Par Idriss Linge - 08/06/2010 journalducameroum.com

Les dirigeants des six pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (CEMAC) se sont séparés avec des maigres résolutions

 La BEAC au cœur des débats

La lecture de communiqué final laisse entrevoir que les dirigeants de la sous-région Afrique centrale ont plus discuté des sujets de désaccords que des sujets d’entente. Des dysfonctionnements persistent au sein de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) ont souligné les chefs d'Etat lors sommet qui s'est ouvert lundi à Brazzaville en République du Congo. Un constat qui a conduit au renforcement de l’équipe dirigeante de l’institution monétaire sous-régionale. Ces nouvelles nominations visent à renforcer le fonctionnement de la banque qui a connu des soubresauts ces dernières années. Le Congolais Daniel Ngassiki a par exemple été désigné secrétaire général de la BEAC. En janvier lors de la conférence de Bangui, les chefs d'Etat avaient déjà nommé un nouveau Directeur en la personne de l'Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama. Concernant toujours la BEAC, les chefs d’Etats ont décidé du principe de la rotation pour tous les Etats, y compris celui abritant le siège de l’institution.

Plusieurs autres résolutions

Le sommet a également décidé de l'uniformisation de la durée des mandats à cinq ans (à la tête des institutions) à l'exception de la BEAC, selon le communiqué final. La conférence a instruit le président de la commission de poursuivre les négociations avec le partenaire stratégique la société South Africa Airways (SAA) en vue de la mise en place effective de la compagnie Air CEMAC. Les experts affirment que la fin des négociations n’est pas pour demain. Le point de divergence concerne l’accord des avantages fiscaux au partenaire sud-africain. Il a aussi été arrêté qu’il soit effectué un audit annuel des institutions de la CEMAC dans un délai raisonnable.

 Quant au passeport CEMAC dont les pays étudient la mise en place, M. Sassou Nguesso a estimé: Il faut prendre des mesures de sauvegarde, il ne faudrait pas que les criminels profitent de ce passeport. Etrangement, le passeport qui sera communautaire pourrait avoir des couleurs différentes selon les pays. La conférence a abordé les dossiers liés à l’augmentation de la participation de la BEAC au capital de la BDEAC en vue de permettre à celle-ci de mieux jouer son rôle d’institution de financement du développement de la CEMAC et au programme économique régional (PER). Elle a demandé aux Etats membres redevables d’arriérés au titre du budget des réformes de les apurer dans les meilleurs délais. La question de la fusion des places financières de la sous-région a elle aussi été furtivement abordée.

Satisfaction exprimée des participants

Les participants à la conférence ont pourtant exprimé leurs satisfactions sur les avancées connues dans la sous-région. Lors de son discours d'ouverture, M. Sassou Nguesso a aussi salué la mise en place en avril à Malabo du parlement communautaire qui, a, entre autres, vocations de promouvoir l'intégration et le dialogue entre les peuples, la démocratie participative, l'Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux en Afrique centrale. Le succès de la conférence extraordinaire de Brazzaville nous conforte dans l’idée que la marche vers l’intégration de notre sous-région est irréversible (…). Nous venons ici à Brazzaville de faire un pas supplémentaire, de poser un nouveau jalon sur la voie de la solidarité et de l’union. Le temps de l’action pour une CEMAC forte et dynamique est arrivé, le temps de l’action pour faire de l’Afrique centrale région émergente à l’horizon 2025 est arrivé. Maintenons ce cap, c’est le moyen le plus sûr de faire entrer notre sous-région dans la dynamique de l’intégration socioéconomique du continent, a déclaré le Président Denis Sassou Nguesso à la clôture du sommet, en ajoutant que des efforts réitérés et persévérants sont à la mesure de notre volonté affirmée de construire en Afrique centrale une communauté forte, viable et solidaire.

 Les observateurs dénoncent le peu d’avancée

De nombreux observateurs de l’économie et du droit de l’intégration ne partagent pas cette assurance. Une position qui se vérifie dans la réalité du processus d’intégration en Afrique centrale. En l’espace de quelques jours, c’était la troisième fois que les dirigeants de la CEMAC se retrouvaient ensemble, la quatrième en une année. Indispensable à l’intégration sous-régionale, la libre circulation des personnes et des biens constitue la principale difficulté de la CEMAC. Dans son acte constitutif en 1994, cette institution avait fait de cet objectif une de ses missions essentielles, gage selon elle d’un développement harmonieux des Etats membres. 16 ans plus tard, les frontières entre pays restent fermées et les citoyens doivent s’acquitter des frais de visa pour se rendre d’un pays à un autre. La mise en place d’un passeport unique (passeport CEMAC) piétine, les propositions ayant été renvoyées pour plus tard. Au contraire de l’Afrique de l’ouest, les dirigeants en Afrique centrale semblent plus préoccupés par la préservation de leurs pouvoirs souverains. Notre indépendance ne peut souffrir d’ambiguïté du fait de notre union avec nos frères de la sous-région, afin de relever les défis économiques et sociaux qui s’imposent à nos populations, a déclaré Paul Biya le président camerounais lors du huitième sommet de la CEMAC qui s’est tenu l’année dernière à Yaoundé. Sur le plan de l’intégration, l’Afrique centrale est de loin la dernière sur le continent.

 

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 02:31

 

 

 

 

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Nous publions ci-dessous la copie d'une hallucinante lettre écrite sous forme de compte rendu fait par un officier de police en fonction à l'Office Central de Répression du banditisme (OCRB) adressée à son Directeur. On a franchement beaucoup de mal à imaginer un seul instant que des propos aussi orduriers et d'un tel niveau de bassesse pourraient sortir de la bouche d'un ministre, de surcroît quelqu'un qui se dit  général de division. Jules Bernard OUANDE, ministre de la Sécurité Publique de Bozizé, est une grande honte pour la République centrafricaine. L'appartenance même à un gouvernement d'un pareil individu est le signe que la RCA a dépassé avec la gouvernance Bozizé, les limites de l'acceptable ce qui pose la question de l'intégrité mentale d'un tel personnage. Que pense Bozizé lui-même des frasques et autres facéties de son condisciple et promotionnaire de l'ESFOA avec qui ils ont occupé les deux derniers rangs à la sortie de l'école ? Ses pitreries ne cessent de défrayer la chronique de la presse banguissoise sans la moindre réaction de son complice Bozizé. Que continue de faire ce bonhomme dans le gouvernement de la République et d'un pays ! Celui-là même qui avait annoncé au mois de mars dernier avoir déjoué un coup d'Etat d'un certain AFP, coup d'Etat dont on ne sait toujours des suites jusqu'à présent. Personne n'a fait l'objet d'arrestation en relation avec ce prétendu putsch et les affaires de la République bozizéenne continuent comme si de rien n'était. Jusqu'à quand continuera-t-on à laisser ce personnage bouffon, grotesque et ballot souiller impunément l'honneur de la République ? Quel seuil de grossièreté et de nullité doit-il préalablement atteindre ? 

 

 

Rédaction C.A.P 

 

    

 

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Le Commandant de Police                                                 Bangui, le 4 juin 2010  

 

Christophe NAMGANA

 

En Service a la DOCRB

 

 

 

 

 

                                                                                                          A

 

                                                                                  Monsieur le Directeur de L'OCRB

 

                                                                                              Bangui

 

 

 

Objet: Compte Rendu circonstancié

 

 

 

Mon Directeur,

 

 Honneur de vous rendre compte de ce qui suit :

 

Le jeudi 4 juin 2010 à 7h 58, j’étais téléphoniquement convoqué par le Ministre de la Sécurité, de l’Immigration et de l’Ordre Public, en la personne de son Excellence Jules Bernard OUANDE, en présence de son Directeur de Cabinet, du Directeur Général de la Police  M. BISSATOULOU, du Directeur de l'Emi-Immigration, M. Yves GBEYORO, du capitaine MANGOBASSE de l’OCRB, du  contrôleur financier, Etienne ZOMA et d’autres personnalités comme un Commandant français.  

 

Il m’a reçu en ces termes : “Regardez-moi ce voyou, qui se dit commandant Je vais te montrer. Tu as raconté des choses en mon nom. Tu as osé parler à mon indicateur; celui qui touche à mon indicateur me trouvera dans son compte.

 

Je te promets toi le chien là, je vais te radier, je vais t’exécuter par tous les moyens. Mes éléments vont t’abattre par tous les moyens.

 

Dans mon véhicule, je dispose d'un arsenal plus que la police. Mes éléments vont être à tes trousses, même dans ta chambre entrain de baiser ta femme. Sors de mon bureau bande de voyou »

 

Je lui ai répondu : « A vos ordres ».

 

 

 

Ampliations:

 

·         Président de la République

 

·         Président de l’Assemblée Nationale

 

·         Premier Ministre

 

·         Médiateur de la République

 

·         Ministre de la Sécurité Publique

 

·         BINUCA

 

·         Ambassade des USA

 

·         Ambassade de France

 

·         Représentant de l’Union Européenne

 

·         LCDH

 

·         OCDH

 

·         Ma famille

 

 

 

Le Commandant de Police

 

Christophe NAMGANA

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 01:13

 

 

cour const RCA

 

 

La décision de Bozizé de reporter les élections du 16 mai 2010 avait été en réalité un grossier montage dont il avait imaginé le casting plusieurs jours auparavant. En effet, avant de présider la réunion du 29 avril dernier à l’issue de laquelle il a décidé du report de l’élection du 16 mai, Bozizé avait déjà adressé dès le 23 avril un courrier à la Cour constitutionnelle pour recueillir son avis sur la situation de vide juridique qui se profilait à l’horizon à l’expiration de son mandat. Ce courrier a été enregistré au greffe de la Cour le samedi 24 avril, jour non ouvrable.

Or dès le lundi 26 avril, la Cour avait déjà donné un avis favorable à la requête de Bozizé.  De l’avis de tous les juristes et autres techniciens du droit consultés par la rédaction, le président de la Cour aurait dû désigner un ou deux de ses membres comme rapporteur d’une commission qu’il aurait dû également constituer pour étudier la question sur laquelle Bozizé réclamait l’avis de la Cour. La question se pose donc avec juste raison de savoir à quel moment la Cour constitutionnelle a pu se réunir afin d’arrêter l’ « avis favorable » qui a été répondu à Bozizé.

A quel moment le ou les rapporteurs ont fait des recherches pour faire leur rapport; à quel moment le rapport a été distribué aux conseillers pour l'étudier; et à quel moment la Cour s'est réunie en formation plénière pour émettre un avis ? Alors que le projet de loi a été enregistré le samedi 24, jour non ouvrable, peut-on dès le lundi donner un avis sur une question de cette importance d'autant que même en cas d'urgence, la Cour disposait huit (8) jours pour se prononcer ?

C’est donc déjà muni de  l’ « avis favorable » de la Cour Constitutionnelle que Bozizé a convoqué la réunion du jeudi 29 avril avec la classe politique et le corps diplomatique. Autre curiosité c’est le changement radical de position de la CEI qui jusque là, continuait de laisser croire que les élections auraient bien lieu le 16 mai. Or dès que Bozizé a ouvert la séance de la réunion du 29 avril, il a d’abord donné la parole au rapporteur général de la CEI qui a lu un rapport concluant à l’impossibilité technique de tenir les élections du 16 mai.

En réalité, cette nouvelle position de la CEI était destinée à permettre à Bozizé de décider du report des élections et de déclencher son idée saugrenue de faire proroger son mandat au delà du 11 juin par voie parlementaire, s’étant déjà assuré de l’ « avis favorable » de la Cour Constitutionnelle dans les conditions rappelées plus haut.

S’agit de la Cour constitutionnelle, il y a lieu de rappeler que Bozizé a toujours voulu l’instrumentaliser. Le souvenir de l’affaire qui l’a opposé à Total est encore bien présent dans les mémoires. Où est le courage et l’indépendance de décision dont avaient preuve certains membres de la Cour constitutionnelle qui n’avaient pas hésité en août 2007 à mettre en minorité et défié leur président Marcel Malonga qui se comporte davantage comme garant des intérêts de Bozizé et de son clan qu’un véritable président de Cour constitutionnelle digne de ce nom.  

 Tout montre que la Cour Constitutionnelle a été instrumentalisée pour les besoins de la cause. Les incohérences contenues dans l'avis de la Cour sont bien la preuve qu'elle a manqué pour le moins d'indépendance et de professionnalisme. 

Sous la présidence de Marcel Malonga, parent de Bozizé, cette Cour n'en est pas à sa première forfaiture. Faut-il rappeler l’élimination arbitraire des candidats aux présidentielles de 2005 ; la consécration du hold-up électoral au profit des candidats du pouvoir aux législatives de 2005 et dont le cas le plus flagrant est celui du 4ème arrondissement de Bangui où la victoire de Me Nicolas Tiangaye a été purement et simplement attribuée au truand Edouard Ngaissona, la perte de sièges au parlement des Ministres considérés comme des opposants : Karim Meckassoua, Jean-Paul Ngoupandé et Charles Massi. Bref, c'est une Cour constitutionnelle aux ordres qui n'honore pas la RCA. Elle ne peut nullement se comparer à d'autres Cours  constitutionnelles comme celles du Bénin, du Niger dissoute par Mamadou Tandja ou des Comores.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 21:45

 

 

Joseph Kony et un de ses adjoints

 

 

 

Solange et Bonané, deux fillettes d’environ 12 ans chacune vont retrouver leurs proches cette semaine, l’une à Faradje et l’autre à Dungu, en Province Orientale. Il y a près deux ans, elles avaient été kidnappées par des rebelles ougandais de la LRA avant d’être ensuite emmenées jusqu’en terre centrafricaine, après une longue marche à travers la forêt. Le Comité international de la Croix-Rouge les a récupérées et leur a facilité la réintégration familiale. A l’époque, Solange et Bonane n’avaient qu’environ 10 ans d’âge.

 

C’est à partir de la Centrafrique qu’elles ont réussi à échapper à la surveillance de leurs ravisseurs, chacune de son côté. Elles ont témoigné à Radio Okapi.

 

Solange:

“Je m’appelle Solange. J’habitais à Faradje. le 25 décembre 2008, les rebelles de la LRA m’ont enlevée et m’ont emmenée dans la forêt. Nous avions marché dans la forêt jusqu’en Centrafrique, où j’ai réussi à m’enfuir. le CICR m’a récupérée pour me ramener au Congo, et bientôt dans ma famille. Je le remercie vivement pour ce geste.”

 

Bonané :

“Moi j’habitais le village Kilewa. Les rebelles sont sortis de la forêt et m’ont attrapée le 17 septembre 2008 et m’ont emmenée dans la forêt. Nous avons marché jusqu’en Centrafrique. Nous sommes arrivés dans un village, je me suis enfui, les soldats m’ont récupérée pour m’emmener à Bangui, de là le CICR m’a récupérée pour me ramener au Congo.”

Source : radiookapi.net 7 juin 2010

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 21:36

 

 

Boz serment

 

 

Kabongo 6 Juin 2010 Africa Info (Douala)

Ai-Rca — La jeunesse du parti KNK « Kwa Na Kwa » du Président Fondateur François Bozize et celle de Bimbo était en conclave le 5 juin à Bangui, a appris l'agence Ai.

Selon l'un des organisateurs, cette réunion qui a regroupé les présidents de la jeunesse KNK des huit arrondissements a été initiée par le président de la jeunesse KNK du 4ème arrondissement Don de Dieu Bruce Ngaya. Elle avait pour objectif de mettre en place des stratégies et un certain nombre d'actions pour préparer l'après 11 juin.

Selon cette même source, il était aussi question de mûrir la réflexion par rapport aux rumeurs qui circulent ces derniers jours dans la capitale, des rumeurs annonçant une marche ou une manifestation organisée par l'opposition pour exiger un gouvernement de transition.

«Nous sommes ici aujourd'hui pour réfléchir sur certaines questions d'actualité, parce que dans six jours, le mandat du chef de l'Etat va prendre fin» a souligné l'initiateur de cette rencontre Don de Dieu Bruce Ngaya pour qui, « la loi constitutionnelle votée et promulguée a donné le pouvoir au chef de l'Etat de rester en fonction pour faire organiser de nouvelles élections ».

Conscient du fait que la classe politique qui n'est pas d'accord avec cette nouvelle loi veut absolument qu'on mette en place un gouvernement de transition regroupant l'opposition démocratique et la majorité présidentielle afin de préparer les futures élections, Ngaya a déclaré : «C'est ce que nous récusons au niveau de la jeunesse».

« Pourquoi ces gens-là veulent semer des troubles, en exigeant du président de la république qu'il démissionne après le 11 juin ? » s'est-il interrogé.

En ce qui concerne les actions à mener et les stratégies à mettre en place, le Président de la jeunesse du 4ème arrondissement a fait savoir qu'il a demandé aux huit présidents de la jeunesse KNK de Bangui et les 4 autres de la Ville Bimbo d'être vigilants parce que, selon lui, «il y a certaines personnes malintentionnées qui incitent et intoxiquent les jeunes à descendre dans la rue après le 11 juin pour demander la démission du président de la république».

Il convient de préciser que, le président de la république François Bozize a été investi dans ses fonctions le 11 juin 2005 pour un mandat de cinq ans. Cela va s'en dire que son mandat prend fin le 11 juin 2010

 

NDLR : Il doit être clair surtout pour le KNK que c’est le suffrage universel du peuple centrafricain qui confère la légitimité à un individu qui veut être président de la République. Sans suffrage universel, point de légitimité. Sans légitimité, point de président de République. Le 11 juin 2010, le mandat qui conférait jusque là la légitimité à Bozizé prend fin. Il n’a pas été capable d’organiser des élections dans les délais requis par la Constitution pour que le peuple désigne son successeur alors qu’il avait eu cinq années pour le faire. Donc en attendant que le peuple soit appelé aux urnes dans des conditions satisfaisantes et transparentes pour choisir le nouveau président de la République centrafricaine, Bozizé n’est plus légitime et ne peut se fonder sur la prétendue loi constitutionnelle votée par des députés qui n’avaient pas le droit de retoucher la Constitution. Il ne faut pas leurrer les Centrafricains ni l’opinion internationale. La Cour constitutionnelle n’a aucun pouvoir pour autoriser Bozizé à poursuivre son mandat. Cela ne saurait souffrir d’ambiguïté. Si Bozizé veut s’imposer au pouvoir, c’est donc un coup d’Etat constitutionnel et c’est lui qui prend ainsi la responsabilité d’occasionner le désordre et des troubles dans le pays. L’opposition lui a proposé d’accepter de signer avec elle un accord politique qui aurait eu l’avantage de ne pas toucher à la Constitution en vertu de l’article 108.

 

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