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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 17:25

 

 

rebelles-LRA-090710.jpg

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 09 Juillet 2010 13:44

 

Radio Ndeke Luka a reçu ce 09 juillet 2010, François Bouma, chef du village Mada-Bazouma situé à 100km de Bangassou (Est de la RCA) attaqué par les éléments rebelles ougandais de la LRA de Joseph Koni. Il explique le déroulement de l’attaque :

« Ce qui s’est passé le 4 juillet j’étais présent. C’était vers 13 heures que les éléments de la LRA sont entrés dans mon village.

L’alerte a été donnée par une femme. Ils ont tiré automatiquement sur cette femme et l’ont tué. Puis, ils ont commencé à tirer à bout portant sur la population.

3 personnes sont mortes sur place et dix autres grièvement blessées. Tout le village a pris fuite pour se refugier dans la forêt. De là, les rebelles ont cassé nos portes et pillé tout le village.

Personnes ne pouvait réagir. Nous manquons la paix. Je demande au gouvernement de nous aider. Nos vieillards et nos enfants sont tous morts. Qu’allons faire ? S’il vous plaît, aider nous ! ».

L’attaque de la LRA dans ce village le dimanche 4 juillet 2010 avait fait 5 morts, 7 personnes déportées des maisons incendiées et des biens pillés.

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 13:37

 

 

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BANGUI, République Centrafricaine, 9 juillet 2010/African Press Organization (APO)/ — Walter Kaelin, Représentant des Nations Unies sur les droits de l’homme des personnes déplacées dans leur propre pays, effectuera une visite de suivi à la République centrafricaine du 9 au 17 juillet 2010.

M. Kälin, qui s’est déjà rendu en République centrafricaine en 2007 et 2009, revisitera le pays pour poursuivre le dialogue entamé avec les autorités pour une meilleure protection des droits des personnes déplacées, notamment au moyen d’une loi pour leur protection.

M. Kaelin envisage de visiter les zones touchées par le déplacement au Nord du pays pour évaluer la situation actuelle, avant d’avoir des réunions avec les autorités, les représentants des Nations Unies, la société civile et les bailleurs de fonds à Bangui. Il participera également dans un atelier sur la législation pour protéger les déplacés qui est organisé par les Nations unies conjointement avec le gouvernement et d’autres parties prenantes.

 

Walter Kaelin, professeur de droit à l’Université de Berne (Suisse), occupe le poste de Représentant du Secrétaire général sur les droits de l’homme des personnes déplacées dans leur propre pays depuis 2004.

 

 

SOURCE : United Nations – Office of the UN High Commissioner for Human Rights (OHCHR)

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 13:34

passeport

 

 


Paris, (AFP) 09.07.2010, 13h07 Les refus des pays de l'espace de Schengen de délivrer un visa de court séjour seront motivés à partir du 5 mars 2011, a annoncé vendredi le ministère de l'Immigration.

"A compter du 5 mars 2011, tous les refus de visa de court séjour seront motivés en vertu d'une obligation introduite par le Code communautaire des visas", a précisé le ministre dans un document transmis à l'AFP.

Le ministère répondait à une enquête de la Cimade sur les "pratiques consulaires en matière de délivrance des visas" menée dans six pays (Algérie, Mali, Maroc, Sénégal, Turquie, Ukraine).

L'ONG d'aide aux migrants a dressé un constat "accablant" de cette situation, dénonçant "le flou complet des documents à produire, l'argent qu'il faut verser et qui n'est pas remboursé même si la demande est refusée, les délais d'instruction extrêmement variables, les refus oraux sans explications ni motivations, les informations erronées sur les voies de recours".
Selon le ministère, le Code d'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) liste déjà la catégorie des demandeurs pour lesquels un refus doit être motivé. Il s'agit, précise-t-il, de membres de famille de Français, de personnes venant dans le cadre du regroupement familial et des enfants adoptés.

Le CESEDA définit aussi, selon le ministère, la liste des documents à fournir à l'appui d'une demande de visa. C'est, souligne-t-il, une liste "publique et uniforme" qui "découle du code frontière Schengen".

 Le code communautaire des visas (CCV) adopté le 13 juillet 2009 par l'UE fixe par ailleurs à 15 jours le délai maximal d'instruction des dossiers, "sauf pour les dossiers posant problème" alors que "les dossiers simples peuvent être traités dans la journée.

Le CCV fixe aussi les frais d'instruction des dossiers : 60 euros pour un visa de court séjour auxquels peuvent s'ajouter 30 euros au maximum si la prestation est externalisée.
Selon le ministère, le fichier VIS (visa information system) de l'UE est "strictement encadré par la loi et "ne concernera que les visas de court séjour".

La Cimade s'est alarmée de la mise en place de ce fichier qui, selon elle, va stocker les données biométriques de 100 millions de demandeurs de visa. Un chiffre contesté par le ministère qui parle de 60 millions.

S'agissant spécifiquement de la France, le ministère assure que le pays compte avec 197 postes délivrant des visas "le plus important réseau de postes consulaires et diplomatiques de l'espace Schengen" qui lui permet d'assurer aux demandeurs "un service de proximité que ne peuvent proposer les autres Etats-membres".

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 01:35

 

 

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LEMONDE.FR avec AFP | 08.07.10 | 20h55  •  Mis à jour le 08.07.10 | 20h55

L'an dernier, une étude menée en Thaïlande avait donné des espoirs quant à un éventuel vaccin. Ces espoirs ont été douchés quelques semaines plus tard.

Selon une étude américaine publiée jeudi 8 juillet dans la revue Science, la recherche sur le vaccin pourrait avoir  franchi un pas important. Les chercheurs disent avoir identifié deux anticorps – appelés VRCO1 et VRCO2 – capables de bloquer, in vitro, la majorité des souches connues du virus. Grâce à de complexes manipulations, ces deux anticorps ont "neutralisé plus de 90 % des souches de HIV-1 en circulation", écrivent les auteurs dans le compte-rendu de leurs travaux. Les chercheurs ont également expliqué le mécanisme biologique par lequel ces anticorps bloquent le virus.

"La découverte de ces anticorps aux pouvoirs étendus de neutralisation du VIH et l'analyse qui explique comment ils opèrent représentent des avancées exaltantes qui vont accélérer nos efforts pour découvrir un vaccin capable de protéger de façon étendue contre le virus responsable du sida", se félicite le docteur Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (Niaid).

UNE NOUVELLE APPROCHE POUR D'AUTRES MALADIES INFECTIEUSES

"De plus, la technique à laquelle l'équipe de recherche a recouru pour trouver ces anticorps représente une nouvelle approche qui pourrait être appliquée à la conception et au développement d'un vaccin contre de nombreuses autres maladies infectieuses", ajoute-t-il dans un communiqué. Ces virologues ont découvert ces deux anticorps produits naturellement par l'organisme dans le sang d'un séropositif.

Ils ont pu isoler ces antigènes avec un nouveau véhicule moléculaire, en fait une des protéines formant le VIH que les chercheurs ont modifiée, qui se fixe sur des cellules spécifiques. Celles-ci produisent alors des anticorps neutralisant le VIH. Cette protéine a été programmée pour qu'elle réagisse exclusivement aux anticorps spécifiques à l'endroit où le virus s'attache aux cellules de l'organisme humain qu'il infecte.

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 01:27

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

Parce que persuadé au début de les gagner les doigts dans le nez et après avoir pendant longtemps été pressé de les tenir, au point même de claquer plusieurs milliards de CFA en secret avec la complicité du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé pour acheter clandestinement au Cameroun, Kenya et au Togo, des urnes et des cartes d’électeurs et autres ordinateurs et panoplie pour fraude électorale, Bozizé a été contraint contre son gré contre son gré et pour d’évidentes raisons techniques objectives, de reporter à deux reprises les élections. Il en a rejeté à tort la responsabilité non seulement sur l’opposition, ce qui est de bonne guerre, mais aussi et surtout sur la communauté internationale à travers le comité de pilotage de ces élections qu’il a aussi accusé par ailleurs d’être complice de ladite opposition.

Maintenant, il ne veut plus que les élections en Centrafrique aient lieu ni fin 2010 ni début 2011. Il reprend même aussi paradoxalement que cela puisse être, l’argument principal de l’opposition qui a toujours conditionné jusqu’ici la tenue des élections au désarmement des rébellions et la sécurisation de l’ensemble du territoire national. Pour lui, à partir du moment où son mandat arrivé à expiration le 11 juin dernier a été prorogé grâce à la loi anticonstitutionnelle du 10 mai dernier que les députés ont votée pour une durée indéterminée, il n’a plus intérêt à se hâter pour tenir les élections.

C’est ainsi que face aux informations faisant état d’un nouveau chronogramme de la CEI qui projette de tenir le premier tour de la présidentielle et des législatives le 28 novembre 2010, et surtout à la suite des appels du Secrétaire Général des Nations Unies Ban-Ki moon et du Conseil de Sécurité qui pressent les autorités de Bangui d’accélérer la préparation des élections, Bozizé a réuni la semaine dernière au palais de la Renaissance, son clan du KNK et ses proches pour leur dire en substance qu’il ne signera aucun décret pour convoquer le corps électoral.

Il estime avoir déjà beaucoup financé la CEI sur les fonds propres de l’Etat et que tant que la communauté internationale ne mettrait pas la main au portefeuille pour le financement du nouveau gap du budget de la CEI, il n’y aurait pas d’élections, plongeant ainsi le fonctionnement de la CEI dans une situation de crise financière grave et d’asphyxie. Il considère que tenir des élections aujourd’hui en Centrafrique raccourcirait inutilement le mandat à blanc que l’Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle viennent de lui délivrer sans limite quelconque. Il faut être bête pour cracher ou compromettre une telle aubaine.

Tel est désormais le raisonnement de Bozizé qui est convaincu qu’il pourrait ainsi demeurer au pouvoir autant qu’il voudrait. Tous ceux qui, lors du débat sur le projet de loi anticonstitutionnelle, avaient plaidé et voté pour son coup d’Etat constitutionnel doivent à présent s’en mordre les doigts. C’est le cas de certains avocats du barreau qui ont soutenu la prorogation de son mandat et qui sont à présent obligés de l’affronter pour les menaces d’arrestation et de mort qu’il fait peser actuellement sur leur Bâtonnier, Me Symphorien Balemby. Pour dîner avec le diable, il faut se munir d’une longue cuillère dit-on. Les avocats du barreau de Centrafrique l’apprennent actuellement à leurs dépens. Il ne faut jamais caresser un dictateur, surtout devenu sanguinaire comme Bozizé, dans le sens du poil.

Il ne doit pourtant pas être dupe du fait qu’il n’a réellement plus de légitimité depuis le 11 juin 2010 en dépit du coup d’Etat constitutionnel qu’il a réussi à faire. La communauté internationale est extrêmement préoccupée par cette nouvelle donne et ne devrait pas demeurer les bras croisés. L’Union Européenne a déjà fait clairement savoir aux autorités de Bangui que si Bozizé ne signait pas le décret convoquant le corps électoral rapidement, certains crédits déjà disponibles pour financer d’importants programmes de développement ne seraient pas décaissés. Et toujours selon nos informations, les autorités françaises mettraient à profit le bref séjour à Paris de Bozizé pour les cérémonies du 14 juillet prochain pour lui tirer les oreilles sur la nécessité du respect du calendrier électoral dans son pays. C’est le seul aspect utile de la venue à Paris du hors la loi et sanguinaire de Bangui.

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 00:10

 

 

drapeau françafricain

 

 

Par Théophile Kouamouo*

Faut-il célébrer le Cinquantenaire de l’indépendance ou pas ? Autour de cette question, s’organise en Côte d’Ivoire une polémique rageuse. Les contradicteurs brodent entre autres autour des dépenses qu’occasionneraient des cérémonies festives à une période de crise aiguë,

de la nécessité de marquer d’une pierre blanche l’année du Jubilé, des éventuelles récupérations politiques d’un moment dont le caractère historique n’échappe à personne…

Au final, on pourrait en oublier l’enjeu mémoriel. Se rappeler, évaluer le chemin parcouru, interroger les échecs. Peut-être faudrait-il au passage que nous changions notre regard sur l’Histoire, que nous aimons à mobiliser pour régler des comptes toujours très contemporains.

Alors que nous avons tout intérêt à la regarder froidement et à nous éclairer de sa lumière crue.

Dix-sept pays africains fêtent leur demi-siècle cette année. Parmi eux, treize anciens pays colonisés ou placés sous tutelle française. De manière générale, on peut résumer leur parcours en quelques étapes. L’enthousiasme délirant des indépendances « cha cha », le temps de la déstabilisation et/ou des tentatives de déstabilisation des « pères de la Nation », les années de croissance et des « pères bâtisseurs », les années de crise et de surendettement, la période des ajustements structurels violents, des revendications démocratiques et des déstabilisations armées… Quand on fait la balance, les turpitudes et les échecs pèsent souvent plus lourd que les succès et les progrès. A qui la faute ?

Pour répondre à cette question, il faut regarder en détail le « butin » qui remplissait la calebasse des indépendances. Tout bien considéré, il était si léger que l’on peut se demander, sans verser dans la provocation inutile, si la décolonisation n’est pas arrivée trop tôt. Les pays à qui l’indépendance était octroyée en 1960 n’avaient pour la plupart aucun pouvoir de négociation (les Anglo-Saxons parlent de « bargaining power »). Il s’agissait de micro-Etats, à la population faible et faiblement alphabétisée, aux structures de production rudimentaires dépendant de manière absolue des conglomérats coloniaux. De plus, le contexte international caractérisé par la guerre froide ne laissait guère le choix aux « pères de la Nation ». Ils étaient sommés de choisir entre deux marionnettistes : l’Occident (souvent représenté par l’ancien maître, utilisé par le bloc capitaliste comme contremaître) et l’Empire rouge. L’un et l’autre jouaient aux échecs sur des pays dont on disait qu’ils étaient redevenus maîtres de leur destin.

Après la chute du rideau de fer, alors que les « Blancs qui avaient gagné » finançaient la remise à niveau de l’économie des « Blancs qui avaient perdu », les pays africains étaient sommés de se « débrouiller » pour réparer les excès commis par les chefs locaux et leurs anciens marionnettistes, très souvent au nom de la lutte contre le communisme : éléphants blancs, endettement non soutenable, etc… C’est aussi en Afrique que toutes les armes légères fabriquées durant la guerre froide étaient réexpédiées et mises au service de guerres de prédation habilement camouflées sous des oripeaux de querelles tribales inexpugnables.

Commémorer les indépendances ne va pas sans déterminer le sens qu’elles revêtaient pour les différentes parties prenantes. Avec le recul, on se rend compte que la « libération » qui a été proclamée il y a cinquante ans ne signifiait rien pour les anciens maîtres. Elle n’a été, tout au plus, qu’une modalité de gestion du changement de rapport de force intervenu après la Deuxième guerre mondiale avec l’affaiblissement de nations coloniales européennes épuisées par leurs rivalités et la montée en puissance d’acteurs comme les Etats-Unis et l’Union soviétique.

Le dire n’est pas dédouaner les Africains de leurs responsabilités. Certes, la calebasse des indépendances était presque vide. Mais ont-ils eu le souci de la remplir ? Il aurait fallu pour cela qu’ils aient la conscience claire de l’enjeu, qu’ils donnent du contenu à ce qui n’en avait pas. Qu’ils prennent au sérieux des concepts lancés de manière opportuniste par les anciens dominateurs. Malheureusement, ils ont raté le coche.

Quel regard les Africains ont-ils porté il y a cinquante ans sur l’accession de leurs Etats à l’indépendance ? Quelle représentation avons-nous des concepts d’Etat, de nation et de souveraineté ? Les réponses à ces questions éclairent forcément le bilan du Jubilé, cette année, de dix-sept pays africains (dont 13 anciennes colonies françaises).

Devenus indépendants quasiment au même moment, les pays « amis et frères » d’Afrique, faibles numériquement et économiquement, n’avaient pas le choix s’ils voulaient exercer de manière large la souveraineté à laquelle ils accédaient. Ils devaient s’unir dans les domaines très délicats de la défense, de la monnaie, des politiques agricoles et industrielles. Sans doute ont-ils une circonstance atténuante : les anciens maîtres, jamais vraiment partis, ne l’auraient pas toléré. Mais l’excès de zèle que certains d’entre eux ont mis à la réfutation active du respect du principe de souveraineté des Etats des autres est injustifiable, même rétrospectivement. Il a alimenté une « guerre civile permanente », créé une culture de la suspicion et du nationalisme étroit qui continue d’entraver les initiatives d’intégration régionale non « parrainées » par les pays riches ou les ex-puissances coloniales.

A l’intérieur de chacun de nos pays, l’idée de Nation, d’abord imposée au moyen du parti unique, a failli exploser presque partout dès le retour au multipartisme il y a vingt ans. A cet égard, le génocide au Rwanda est apparu comme un moment paroxystique. Apprentis-sorciers de la « démocratie tribale », de nombreux hommes politiques ont travaillé à saper les fondements du « pacte social », histoire de se créer des « tribus captives », bonnes à leur servir de « bétail électoral » ou de « chair à canon » dans le cadre de conflits et rébellions dont les multinationales occidentales ont été – sont – les principales bénéficiaires. La compétition politique a aggravé le clientélisme. Dans plusieurs pays qui fêtent cette année leur Cinquantenaire, les droits des citoyens sont assujettis soit directement à leur tribu, selon sa proximité avec celle du chef, soit à leur capacité à tisser des liens dans l’entrelacs des réseaux qui ont privatisé l’Etat à leur profit. La manière dont on entre, sous nos cieux, dans l’administration, la police, la justice ou certaines grandes écoles, est un symptôme inquiétant.

Si l’Etat ne songe même plus à être impartial, alors la rébellion se justifie. Les révoltes de populations vivant au-dessus de richesses énormes, mais totalement oubliées dans le partage des rentes pétrolière ou minière, sur le modèle du « delta du Niger », sont un signe de plus de l’échec patent de l’Etat africain postcolonial, mauvais négociateur, piètre redistributeur.

Sans administration, pas d’Etat véritable. Mais à quoi ressemblent les administrations qui fêtent leur demi-siècle au même moment que les Nations africaines ? Le débat va s’animer parce que l’enjeu est politique. Mais dans ce domaine, depuis les indépendances, une fonction publique dénuée de tout sens du bien public a désorganisé en profondeur ce que le colon avait laissé. Une fonction publique à ce point gangrenée par la corruption, y compris à ses niveaux les plus élevés, qu’elle perd toute vigilance sur les enjeux centraux qui déterminent l’avenir.

Les différentes mafias publiques et privées règnent en l’absence de moralité publique.

Trop occupée à jouir financièrement de sa capacité à tordre le cou à la loi, pas assez consciente des contraintes et servitudes de l’Etat moderne, la bourgeoisie administrative née avec la décolonisation a cru avec naïveté que l’indépendance signifiait venir s’asseoir à la place du « Blanc », et « manger » comme lui. Plus que lui. Y compris en sciant la branche sur laquelle elle était assise. Sans révolution mentale radicale, le premier siècle africain pourrait être autrement plus morose que le demi-siècle que nous commémorons. Ce qui serait un incommensurable gâchis. Parce que, aujourd’hui plus que jamais, le continent a des armes pour compter et peser sur le cours de sa destinée, voire de l’Histoire des hommes.

Une fois éteints les lampions de la grande fête du cinquantenaire, qui s’étalera sur toute l’année 2010, une question se posera avec acuité : à quoi ressembleront les cinquante prochaines années ?

Une chose est sûre : cela fait très longtemps que l’Afrique n’a pas été dans une position stratégique aussi favorable. Prise en otage pendant la guerre froide, puis délaissée par un Ouest trop pressé de venir au secours de l’Est, elle a repris de la «valeur» notamment avec le réveil de la Chine et sa ruée sur les matières premières du continent.

L’Afrique est redevenue intéressante, et les livres « autorisés » écrits sur elle en témoignent.

En 2003, le journaliste Stephen Smith, à l’époque plus célèbre spécialiste de l’Afrique dans la presse française, publiait un livre devenu célèbre, NégrologiePourquoi l’Afrique meurt, auréolé du prix France Télévisions du meilleur essai. Il décrivait le continent comme un « Ubuland, sans frontières, terre de massacres et de famines, mouroir de tous les espoirs.

L’Afrique agonise, quoi qu’en disent, une fois l’an, au creux de l’actualité, les optimistes forcenés des dossiers spéciaux sur l’Afrique qui bouge », assénait-il.

En mars 2010, Le Temps de l’Afrique, un livre rédigé par Jean-Michel Severino, ancien directeur général de l’Agence française de développement (AFD), défend une thèse radicalement différente.

Dans son résumé, on peut lire : « Le XXIe siècle sera celui de l’Afrique. On la croyait vide, rurale, animiste, pauvre, oubliée du monde. Or, cinquante ans après les indépendances, la voici pleine à craquer, urbaine, monothéiste. Si la misère et la violence y sévissent encore, la croissance économique y a repris ; les classes moyennes s’y développent à grande vitesse.

Elle est désormais au centre de nouveaux grands enjeux mondiaux. Bref, elle était «mal partie ; la voilà de retour – à grande vitesse. »

Ne nous y trompons pas. La belle promesse de prospérité qui s’offre à l’Afrique ne sera qu’une occasion gâchée de plus si son élite se contente d’accumuler les nouvelles rentes minières et agricoles, de s’endetter et de consommer de manière frénétique. Nous devons croire, au-delà des pétitions de principe énoncées trop souvent de manière mécanique, qu’une belle histoire collective peut s’écrire après ce que l’historien Achille Mbembe a appelé « le temps du malheur ». Sans la foi qui soulève les montagnes, comment trouver l’énergie nécessaire pour relever les défis colossaux de la formation là où, cinquante années après l’indépendance, ceux qui sont allés à l’école «des Blancs» sont trois fois plus nombreux à grossir le nombre des chômeurs – dans le cas spécifique de la Côte d’Ivoire – que les analphabètes ? Comment prendre le risque d’ouvrir radicalement des systèmes fermés au profit de l’oligarchie, comment innover, étonner ?

« Les ennemis de l’Afrique, ce sont les Africains », chantait, il y a plus de dix ans, Alpha Blondy. Avait-il raison ? Difficile de trancher de manière radicale, mais il est clair que, dans notre manière de vivre, nos renoncements, notre cynisme ordinaire, nous montrons que nous sommes habités par un afro-pessimisme justifiant toutes les dérives par le principe du « sauve-qui-peut ».

Si nous voulons fêter un beau centenaire, c’est contre ce syndrome caché mais puissant de la démission, voire de l’autodestruction, que nous devons nous battre. Un syndrome très finement diagnostiqué par Célestin Monga, intellectuel de haut niveau et décrit avec talent dans son livre Un Bantou à Washington, où il évoque dans un passage le Cameroun de sa jeunesse, qui reste le même aujourd’hui. « Autour de moi, les familles étaient souvent déshumanisées par l'intériorisation de la conscience de la misère matérielle, ou hantées jusqu'à l'obsession par le syndrome du dénuement. Fort logiquement, la fin justifiait les moyens. (...) Rechignant à faire l'inventaire du nationalisme et de ses obsessions idéologiques, beaucoup de chercheurs restaient prisonniers d'une dichotomie stérile : soit ils concentraient leurs efforts à hurler leur dépit superficiel aux anciens colons français notamment, soit ils ambitionnaient simplement de séduire et de mimer l'action de leurs anciens oppresseurs. (...) Le Cameroun m'apparaissait comme le miroir brisé de mes ambitions naïves, comme le résumé d'une Afrique paralysée par un face-à-face tragique : d'un côté, l'hédonisme et le cynisme de la petite élite ayant réussi à tirer son épingle du jeu ;de l'autre, l'autopessimisme et le nihilisme des personnes pauvres. (...) Les deux camps étaient cependant d'accord sur quelques urgences : la libération des désirs et la course effrénée aux plaisirs immédiats, à l'enrichissement facile et à la prédation. »

 

Il faut changer de paradigme.

Le nouveau courrier d’Abidjan, éditions des 26, 27 et 28 mai 2010

 

*Théophile Kouamouo, directeur des rédactions.

 

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 23:47

 

 

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Kabongo, Africa Info (Douala)

 

Ai-Rca Ai Bangui 8 Juillet 2010— La visite de travail de la délégation vietnamienne, arrivée le 30 juin dernier pour le suivi-évaluation des accords de mémorandum d'entente entre les deux gouvernements, a pris fin le 7 juillet.

Après plus d'une semaine en Centrafrique, la délégation vietnamienne forte de 4 personnes et conduite par le haut cadre du Ministère de la Coopération, To Viet Chau, a mis à profit son séjour centrafricain, pour visiter les zones de savane et de forêt, échanger avec les membres du gouvernement, visiter des structure de décorticage et d'usinage de café, de l'élevage, de conditionnement et du contrôle des produits agricoles.

Le clou de leur séjour a été l'audience que le président de la République, François Bozize, leur a accordée ce jour même au Palais de la Renaissance, en présence son conseiller diplomatique en matière de la francophonie, Joseph Kitki Kouamba .

Selon une source bien informée proche de la présidence, le président avec ses hôtes ont fait le tour d'horizon des questions liées au développement économique à travers la relance agricole, les secteurs du commerce et des mines.

Selon cette même source, la délégation lui a fait au président, le compte rendu de son séjour en Centrafrique. Compte rendu que le chef de l'Etat a trouvé positif «en dépit du temps très court passé sur le sol centrafricain».

«Au nom de la délégation, nous sommes très reconnaissants de l'hospitalité du peuple centrafricain et de son président de la République. Par cette audience, nous avons été très honorés, malgré l'emploi du temps chargé du chef de l'Etat», a déclaré To Viet Chau

«Il nous a montré son grand intérêt et sa bonne volonté de coopérer avec le Vietnam», a-t-il ajouté.

Selon lui, «le chef de l'Etat a un caractère de leadership qui mérite vraiment à être encouragé. Et pour ce faire, la délégation se propose d'investir dans le domaine de l'agropastoral et de l'agro industriel».

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 23:36

 

 

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Africa Info (Douala)

Ai-Rca Ai-Bangui 8 Juillet 2010«Je lance un appel pressant à tous nos compatriotes, où qu'ils vivent, à l'extérieur de notre pays, à s'inscrire massivement sur les listes électorales, afin de pouvoir voter». Cette déclaration est de Martin Ziguéle, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc), dans un communiqué de presse parvenu au desk central de l'Agence Ai.

Il rappelle que, «à la mi-juin, la Commission Electorale Indépendante a fait état d'un chronogramme fixant les dates des prochaines élections présidentielles et législatives pour la fin du mois d'octobre 2010. Ces dates sont naturellement susceptibles d'être modifiées, à la lumière des observations formulées par différentes parties prenantes, afin notamment de finaliser le DDR, et d'assurer la sécurité sur l'ensemble du territoire».

«Il est également prévu un recensement intégral de la population, avec délivrance immédiate de cartes d'électeurs manuelles, en lieu et place de l'opération de révision. Avec cette nouvelle donne, les candidats de l'opposition démocratique vont se présenter au suffrage des Centrafricains», poursuit M Ziguele.

Et le communiqué de conclure « Dans cette optique, et compte tenu de nombreuses demandes de nos compatriotes vivant à l'étranger, la Fédération Europe-Amériques-Asie-Moyen Orient-Océanie a pris des dispositions pour informer, celles et ceux qui le désirent, des différentes étapes de l'évolution du processus électoral dans notre pays, ainsi que dans vos pays de résidence».

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 23:26

 

 

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 Radio Ndéké Luka Jeudi, 08 Juillet 2010 13:58

Les policiers favorisent la délivrance de pièces administratives aux étrangers et n’assument pas leur rôle.

Ces propos sont tenus le 7 juillet 2010 par le Chef d’Etat Centrafricain François Bozizé, lors de l’inauguration du bâtiment de confection du passeport biométrique en République Centrafricaine.

Selon François BOZIZE, ces derniers ne jouent pas  leur rôle malgré toutes les conditions de travail  réunies : statuts, département ministériel, équipements de travail, rajeunissement de la police, construction de nouveaux commissariats.

Pour l’homme de la rue qui donne raison au chef d’Etat dans ses propos, les policiers centrafricains représentent des éléments essentiels pour la fraude et la corruption

 

NDLR : Lorsqu’à la tête du pays il y a de gros prédateurs comme Bozizé et Ouandé, il ne faut pas s’attendre à ce que les petits agents de l’Etat soient exemplaires. Remplacer les policiers par ses propres fils n’est pas non plus la solution. Or c’est que vient de faire Bozizé en plaçant son rejeton Socrate à la tête de la structure chargée de délivrer les passeports de la CEMAC. Il  se comporte de plus en plus comme un hors la loi.

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 16:14

 

 

passeport

 

 


(La Croix 08/07/2010)

Un rapport rédigé par la Cimade pointe la lenteur et l’opacité des procédures de délivrance de visas pour la France, en particulier dans les pays africains

Ils racontent les attentes qui s’éternisent, le flou des documents à fournir, le coût des formalités qui augmentent et les refus sans explication… Pour les deux millions de personnes étrangères qui font chaque année une demande de visa français, le premier contact avec l’administration relève bien souvent du parcours du combattant.

« Un univers kafkaïen », n’hésite pas à dire la Cimade, qui présente pour la première fois un rapport sur la délivrance des précieux sésames dans les consulats et ambassades français.
Un système mal connu et évalué

Alors que la gestion des visas devient un outil de plus en plus important dans la politique de contrôle de l’immigration, le système demeure très mal connu et évalué. Pourtant, sur le terrain, le mécontentement monte, comme le prouve le nombre de recours devant le Conseil d’état, passé de 170 en 2003 à 900 en 2008.

Et dans les deux tiers des cas, cette saisine aboutit. « Nous avons senti depuis quelques années cette préoccupation monter dans notre pays, explique Jérôme Martinez, le tout nouveau secrétaire général de la Cimade. Beaucoup de Français éprouvent les pires difficultés à faire venir un mari ou une femme et nombre d’étrangers doivent renoncer à revoir un proche parce que les consulats exercent des contrôles de plus en plus contraignants. »

La situation des visas est certes très contrastée selon les zones géographiques. Dans tous les pays où il existe un « risque migratoire », c’est-à-dire principalement au Maghreb et en Afrique subsaharienne, le constat est « accablant » soulignent les auteurs du rapport, qui ont effectué six missions sur le terrain. Au Sénégal, au Mali, en Algérie, au Maroc, mais aussi en Turquie et en Ukraine.

Entre opacité et lenteur des procédures

La première critique concerne l’opacité et la lenteur des procédures. Concernant les pièces à fournir, « les consulats établissent eux-mêmes les listes sans aucun encadrement législatif », relève le rapport. Par exemple, l’ambassade du Mali exige des justificatifs relatifs aux ressources ou au logement d’un conjoint vivant en France. De plus, alors que le délai moyen d’obtention du document est de 12 jours, certains candidats au départ doivent attendre des mois sans que l’administration n’encoure la moindre sanction.

Dans de nombreux pays, les autorités sous-traitent à des opérateurs privés une partie de l’instruction. En Côte d’Ivoire, il faut par exemple se rendre dans une banque et payer 5 000 francs CFA (7,65 €) une carte à gratter qui donne un code personnel d’appel. « Il faut ensuite dépenser des fortunes à patienter et se perdre sur un serveur vocal », témoigne un Ivoirien dans le rapport.

 « Les demandeurs peuvent n’avoir jamais affaire à un agent du consulat », souligne le document. Autre élément de critique, le coût des formalités qui ne cesse d’augmenter. 60 € pour un visa court séjour et 99 € pour un visa long séjour. Or, souligne la Cimade, les sommes ne sont pas remboursées en cas de refus.

Des frais excessifs pour les demandeurs

« Les frais versés par les demandeurs seraient bien supérieurs au coût réel de l’instruction des dossiers », souligne le rapport qui estime qu’en 2007, l’activité des visas a rapporté 29 millions d’euros à la France. « Il est bien entendu qu’il n’existe pas de droit au visa, commente Jérôme Martinez. Tous les États conservent légitimement la possibilité de refuser la délivrance d’un titre. Mais ce qui est inacceptable, c’est l’absence de règles, de transparence. La question des visas est un véritable trou noir dans notre droit. C’est d’autant plus choquant que les ambassades ont acquis ces dernières années des prérogatives de plus en plus importantes dans la politique de contrôle de l’immigration. »

Depuis plusieurs années, les autorités françaises ont pourtant pris plusieurs initiatives pour améliorer le dispositif, y compris avec les pays où le risque migratoire est élevé. Elles développent par exemple les visas de circulation, qui permettent à un citoyen étranger de faire plusieurs courts séjours en France pendant une durée de cinq ans, sans avoir à renouveler à chaque fois les démarches. Ces visas de circulation ont presque doublé en dix ans (350 000 délivrés en 2008) selon les statistiques du gouvernement.

La France a aussi passé plusieurs accords de gestion concertée des flux migratoires avec des états africains. En échange de leur engagement à mieux contrôler leurs frontières, leurs ressortissants bénéficient d’une réduction des frais de visa. Le ministre de l’immigration Éric Besson a également simplifié, depuis septembre, la situation des titulaires d’un visa long séjour qui n’ont plus besoin de refaire des démarches une fois arrivés en France pour obtenir un titre de séjour.

Les consulats, ces forteresses

En dépit de ces réformes, la délivrance des visas demeure un sujet de colère dans les pays africains où les consulats français sont devenus des « forteresses », estime Jérôme Martinez. Le ressentiment à l’égard de la France est d’autant plus fort que le trafic des documents est fréquent. En 2007, le rapport du sénateur UMP Adrien Gouteyron, l’un des très rares travaux sur le sujet, estimait que les « cas avérés de corruption sont fréquents » autour de la délivrance des visas. « Rares sont les consulats épargnés », insistait le sénateur.

Le rapport de la Cimade conclut cette enquête par une série de 13 propositions pour améliorer la politique de délivrance des visas. Il suggère notamment de fixer des « critères limitatifs sur lesquels peut se fonder un refus » de l’administration française.

 
Bernard GORCE

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