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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:22

 

 

 

Bozizé ailleurs


« Placé dans les mêmes conditions, les faits produiront toujours les mêmes effets ». Nos propensions au comportement de l’éternel adolescent politique ne manqueront pas de produire les mêmes effets désastreux sur la vie quotidienne du peuple si nous n’en prenons pas garde. Ainsi nous ne devrons pas perdre de vue que les recettes d’hier, qui ont prouvé leur limite, ne sont pas forcément adéquates pour nous sortir de la crise multiforme que connait actuellement le pays.

Quelques compatriotes, victimes de sévère amnésie politique, s’évertuent à nous convaincre de l’urgente nécessité de la tenue d’un dialogue politique, pensé et proposé par le Président BOZIZE, comme l’unique alternative à l’impasse politique actuelle alors que certains d’entre eux, du fait de la mascarade électorale de 2011, persistent dans une certaine logique politicienne à qualifier le quinquennat de Monsieur BOZIZE d’illégitime et d’illégal soulevant ainsi la pertinente question de droit qui fera, certainement, jurisprudence en Centrafrique si nous les suivons, tête baissée, dans cette ivresse politique.

Cette question de droit élémentaire consiste à savoir si les actes posés actuellement par Monsieur BOZIZE, Président convaincu, selon l’opposition radicale, de l’illégitimité et de l’illégalité sont-ils légitimes ? En d’autres termes, est ce que l’opposition radicale qui, à l’issue des élections frauduleuses de 2011, ne reconnait pas la légitimité et la légalité du quinquennat de Monsieur BOZIZE a-t-elle déjà vidé le contentieux fort relatif à cette illégitimité et à cette illégalité avant d’entamer le processus de dialogue avec ce dernier ?

Si ce contentieux n’est pas encore vidé, tout acte que posera le président frappé d’illégitimité c’est-à-dire celui dont l’élection ne remplit pas les conditions requises par la loi, qui n’est pas conforme au bon droit, qui est contraire à l’équité sur le plan moral, matériel et intellectuel, ne produira aucun effet juridique reconnu par le droit positif car, tous ses actes sont manifestement, entachés d’illégitimité indélébile.

Qu’en est-il d’un Président illégal ? Un président illégal est celui qui s’inscrit, logiquement, dans la dynamique d’un Président dépourvu de toutes balises juridiques se rendant ainsi éligible aux qualificatifs de Président frauduleux, de Président douteux, de président illicite, de Président interdit ou de Président prohibé.

En définitif un Président illégitime et illégal est, en toute logique, « infréquentable ».

Ceci étant, vouloir dialoguer avec un Président que l’on qualifie soi-même d’illégitime et d’illégal apparait, de toute évidence, contraire au bon sens, criminel à l’égard du droit positif et insultant à l’égard de l’intelligentsia et de tous les juristes centrafricains. C’est une question de mathématique politique. Ce n’est pas, la sommité juridique centrafricaine, maitre ZARAMBAULT-ASSINGAMBI qui me contredira !

A QUAND L’ANNULATION ET LA REPRISE DES ELECTION DE 2011 ?

Si l’opposition radicale respectait sa propre logique, elle devrait s’abstenir de sauter pieds et mains liés dans ce traquenard de dialogue politique qu’elle confond avec un fora qui nécessite la mobilisation, au préalable, de divers moyens matériels, humains et financiers, précédés d’une saine volonté politique de part et d’autre des protagonistes.

D’aucuns s’ergotent à présenter le dialogue politique comme la seule et unique alternative offerte par Monsieur BOZIZE à l’opposition politique permettant à cette dernière de sortir de sa longue agonie léthargique consécutive à la tentative de plastiquassions orchestrée par les pyromanes de KNK à la place dite Marabena lors de son unique tentative de rentrée politique en public.

Depuis ce jour, l’opposition radicale avance à reculant, évitant visiblement avec la peur au ventre, de faire parler d’elle négativement selon les critères retenus par le KNK, de croiser le regard très menaçant de la junte KNK,  préférant plutôt les communiqués et autres conférences de presse qui n’ont aucun impact réel sur le quinquennat de Monsieur BOZIZE. Et pourtant au sortir des élections de 2011, l’opposition radicale a retenu comme leitmotiv l’Annulation et la Reprise desdites élections, d’où la création, le 14 mars 2011 du Front pour l’Annulation et la Reprise de Elections de 2011, en abrégé FARE-2011 qui se contente seulement, aujourd’hui, de comptabiliser ses années d’existence comme si leur but premier était d’exister de cette manière jusqu’aux élections de 2016. 

LE PRINCIPE JURIDIQUE DE  ‘’NON BIS IN IDEM’’ EST A L’EPREUVE

Dans tout système démocratique, le dialogue politique est permanent comme en témoignent les multiples rencontres entre le pouvoir de Bangui et ses partenaires extérieurs, sans forcément faire l’objet d’un tapage à travers un fora à per diem débouchant, si nécessaire, sur la mise en place d’un gouvernement anti-démocratique dit de large consensus, d’union nationale ou de grande compromission. Ce principe est inscrit en bonne place dans la convention de Cotonou en son article 8.

 Depuis lors, les acteurs politiques centrafricains devraient faire du dialogue politique leur cheval de bataille en perpétuant cette tradition par l’entremise de rencontres, à la demande des uns et/ou des autres, entre le pouvoir légitime et légal et l’opposition radicale, entre l’opposition radicale et la société civile, entre la société civile et le pouvoir légitime et légal, entre la majorité et l’opposition radicale, entre l’opposition radicale et l’opposition collaboratrice, entre l’opposition radicale et l’opposition citoyenne (en gestation), entre l’opposition citoyenne et la majorité, entre la majorité et la société civile, entre l’opposition citoyenne et le pouvoir légitime et légal, entre l’opposition collaboratrice et l’opposition citoyenne bref, entre les différents acteurs de l’arène politique sans forcément transiter par l’organisation d’un grand fora dans la mesure où les grands problèmes du pays ont déjà fait, à maintes reprises, l’objet de diagnostics sérieux à travers les différents foras dont les conclusions souffrent de la non application tels que le dialogue politique de 2003, le dialogue politique inclusif (DPI) de 2008 et le forum de la diaspora de 2010 en passant par les différents états généraux organisés dans les différents ministères en Centrafrique .

DE L’INCOMPREHENSION  A LA STUPEFACTION

L’opposition politique centrafricaine, par son comportement ambigu à l’égard du pouvoir de Bangui, inspire de l’incompréhension à tout observateur sérieux débarqué dans ce pays car, d’une part l’opposition regroupée au sein de l’entité FARE-2011 déclare que le quinquennat de Monsieur BOZIZE est illégitime et illégal donc Monsieur BOZIZE lui-même est un Président illégitime et illégal, refuse depuis 2011 de prendre part à toutes les festivités officielles à l’instar du défilé commémoratif du 1er Décembre tout en siégeant avec les ministres nommés par Monsieur BOZIZE dans le cadre de la commission de révision du code électoral permettant ainsi à Monsieur BOZIZE de disposer d’un code électoral légitime et légal, fruit d’un consensus national et, d’organiser les élections de 2016 sans l’opposition si jamais celle-ci venait à boycotter ces élections pour une raison donnée.

D’autre part, l’opposition collaboratrice regroupée au sein de l’entité «Sauvons la Centrafrique », a reconnu Monsieur BOZIZE depuis 2011 comme le Président légitime et légal, a participé activement au défilé du 1er Décembre 2011 ; le 12 Novembre 2012, « comme de braves revenants », elle déclare que le pays va mal, qu’il faille organiser un dialogue politique pour le sauver. Elle a donc boycotté le défilé du 1er Décembre 2012 juste pour solliciter le dialogue et non dans le but de soulager la souffrance du peuple centrafricain.  De l’avis de beaucoup de Centrafricains, le pays va mal depuis les élections de 2011, au moment où les acteurs de « Sauvons la Centrafrique » collaboraient gracieusement au mépris de la souffrance du peuple. 

 L’incompréhension que suscite ce mélange hétéroclite rend stupéfait, non seulement tous les observateurs de la vie politique centrafricaine mais, concourt en général à renforcer le sentiment de l’indifférence de la part du peuple qui s’estime trahi, abusé et désabusé par les Hommes politiques qui lui donnent le sentiment de ne se préoccuper que de la recherche de leurs intérêts personnels en utilisant, si besoin est, la souffrance du peuple pour atteindre leurs objectifs à l’exemple de cette déclaration : « BOZIZE et ses ministres vivent bien, ceux qui souffrent c’est nous de l’opposition! ». La parole est l’abondance du cœur dixit la bible !

A la lumière de ce qui est explicité ci haut, demander au Président BOZIZE, dont la légitimité prête à caution, d’organiser un fora est l’expression d’une fuite en avant de l’opposition qui, à défaut de pouvoir occuper de manière efficiente l’espace politique nationale, se saisit de cette bouée de sauvetage à elle jetée par le même BOZIZE dont elle a affublé le quinquennat de qualificatif d’illégitime et d’illégal pour se donner une fausse conscience d’exister.

Paris le 4 Décembre 2012

Léopold Bara

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:17

 

 

 

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BANGUI AFP / 05 décembre 2012 12h47 - Une épidémie de rougeole a causé la mort de cinq enfants dans la région de Ngaoundaye en Centrafrique, frontalière du Cameroun et du Tchad, nécessitant l'intervention de l'Organisation mondiale de la Santé et de l'Unicef, a-t-on appris auprès du ministère de la Santé mercredi.

Une épidémie de rougeole (...) sévit en ce moment à Ngaoundaye. Plus précisément, il a été dénombré ces derniers temps 122 cas à Yémé dans la région de Ngaoundaye (ouest), essentiellement parmi les enfants, dont malheureusement cinq sont décédés, a déclaré un responsable de la communication du ministère centrafricain de la Santé, Modeste Hoza.

Avec le concours de nos partenaires que sont l'UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance) et l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), des activités sont menées pour vacciner la population cible et venir en aide aux structures sanitaires de la région, a-t-il dit, sans préciser si l'épidémie était circonscrite.

La région de Ngaoundaye avait été secouée par les évènements militaro-politiques de 2005 à 2009, les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) faisant fuir la population dans les régions voisines, au Cameroun ou au Tchad.


(©) 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:14

 

 

 

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4 décembre 2012 par Survie

Après quelques hésitations, le dictateur tchadien Idriss Déby sera reçu à l’Elysée par François Hollande mercredi. Cette rencontre plusieurs fois reportée, aura lieu sur fond de négociation sur une intervention militaire au Mali appuyée par la France, qui souhaite mobiliser les troupes claniques de l’armée tchadienne.

L’accueil annoncé à l’Elysée du dictateur tchadien Idriss Déby le 5 décembre conclut un vrai-faux suspense qui a duré plusieurs semaines. Les reports de ce rendez-vous sont probablement le signe de houleuses tractations dans lesquelles les questions liées aux violations des droits humains au Tchad n’auront au final pas pesé lourd face à la volonté de la France d’obtenir le soutien de N’djamena dans le dossier malien. En effet, pour des raisons géostratégiques décidées en dehors de la volonté souveraine du Mali, la France fait depuis plusieurs mois pression sur le président tchadien pour obtenir la participation de ses troupes et de ses moyens militaires dans l’ « opération africaine » qu’elle promeut. Une participation évidemment compromise si Hollande n’accepte pas de donner un minimum de caution diplomatique à Déby en le recevant à l’Elysée.

Le cas tchadien illustre cette incapacité de l’exécutif français à définir une ligne diplomatique claire et assumée concernant ses relations avec les dictateurs africains. A quoi bon en effet tenir un discours sur les droits humains sur les terres d’un dictateur à Kinshasa en octobre et se pincer le nez face à lui, si c’était pour rencontrer discrètement dans la même journée les despotes congolais et camerounais Denis Sassou Nguesso et Paul Biya ou si c’est pour recevoir à l’Elysée le dictateur tchadien Idriss Déby quelques semaines plus tard ? Rappelons qu’Idriss Déby, souhaitant faire jouer au maximum son potentiel de négociation, avait pris soin de décliner l’invitation à Kinshasa, sans doute d’en l’attente d’être « mieux traité » à Paris. C’était prendre peu de risques. Les visites ministérielles au Tchad en juillet dernier de Laurent Fabius et Pascal Canfin avaient en effet laissé envisager, sur fond de crise au Mali, une continuité dans la politique française de soutien « pragmatique » au dictateur, le chef de la diplomatie française y faisant étalage des « relations d’amitié qui demeurent » .

En fait d’amitié, c’est l’armée tchadienne qui est soutenue sans discontinuer par le dispositif militaire français Epervier, lancé en 1986 par le gouvernement Fabius – ce dispositif est constitué d’un millier d’hommes, d’une force d’aviation et de renseignement sophistiqué, renforcé ces dernières semaines. L’armée tchadienne, en phase avec la volonté farouche d’Idriss Deby de se maintenir au pouvoir, est une des plus puissantes de la région. Habituée à des opérations dans des zones désertiques, elle compterait « 30.000 hommes équipés d’armes modernes et de moyens aériens » [1] . Dans un pays classé parmi les plus pauvres de la planète, l’armée pléthorique de ce pouvoir couvé par les bons soins de la France aurait davantage de quoi inquiéter que de réjouir quiconque.

En effet, Idriss Déby est responsable d’une partie des massacres et atrocités commises sous le régime d’Hissène Habré, dont il fut le chef d’État-major, avant de le renverser en 1990 avec l’appui de la France. A la tête de l’État, il n’hésita pas à ordonner de nouveaux massacres et des exactions insoutenables [2] , et s’est maintenu au pouvoir par les armes, toujours soutenu par la France. Un soutien tricolore multiforme : économique, via les largesses en aide publique ; diplomatique, par la validation d’élections truquées (quand la France n’a pas elle-même contribué à organiser la fraude comme lors de la présidentielle de 2001) ; militaire enfin, l’armée française repoussant les rébellions de 2006 ou 2008 et continuant à fournir en armes un régime qui a renoncé à investir dans les secteurs sociaux de base et n’hésite pas, comme le dénonce Amnesty International, à recruter des enfants soldats.

Aujourd’hui, alors que les Tchadiens réclament la démocratie, la fin de la répression contre les opposants, victimes d’arrestations arbitraires, la vérité dans les multiples affaires criminelles impliquant le régime tchadien (dont la disparition de l’opposant Ibni Oumar Mahamet Saleh en février 2008), et surtout des politiques publiques au service des populations, la France accepte de redonner une caution d’honorabilité à Idriss Déby. Avec pour seul espoir que les soldats tchadiens, supposés spécialistes du Sahel (du moins quand la France les appuie), sinistrement réputés pour leur clanisme, leurs exactions et leurs multiples retournement d’alliances dans les différents conflits internes, ne constituent un soutien utile sur le terrain malien.

Naïvement ou à dessein, le Président de la république française s’engouffre dans une realpolitik promue avec son Ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius et opte délibérément, sous des prétextes fallacieux, pour une politique criminelle de réhabilitation d’un des pires despotes du continent. Un manque de lucidité particulièrement étonnant tant les exactions du régime Déby sont connues et documentées, y compris par des conseillers du président de la République, telle l’ancienne députée Marie-Hélène Aubert [3] qui de par ses travaux passés est bien informée de la nature du régime d’Idriss Déby .

Une diplomatie française qui s’évertue à voir Idriss Déby comme une solution plutôt que comme un problème n’est décidément pas prête à rompre avec la Françafrique.

Contact Presse : danyel.dubreuil@survie.org 01.44.61.03.25

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 06:15

 

 

 

Hydro Formule Zongo

 

dépôt carburant Dejean Perrière à Zongo

 

Inauguration dépôt carburant à Zongo

 

Bangui 4 déc (CAP) – Depuis 15h 30 heure locale, un incendie d’origine encore inconnue s’est déclaré dans la localité de Zongo située sur l’autre rive de l’Oubangui en face de Bangui, sur les cuves de stockage de carburant de la société Hydro-Formule appartenant aux hommes d’affaires José Perrière et Patrick Dejean et inaugurée seulement le 1er octobre dernier.

Toute l’après-midi de ce mardi jusqu’en début de soirée encore, les banguissois ont assisté depuis les rivages du fleuve Oubangui au désolant spectacle des cuves de carburant être la proie des flammes d’un incendie que sans doute, le manque de moyens appropriés des sapeurs- pompiers pour venir à bout de ce genre de sinistre, mettra du temps à être circonscrit.   

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 05:58

 

 

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France - Tchad : Idriss Déby Itno à Paris pour trois jours de visite officielle

 

Mardi 4 décembre 2012

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, arrive à Paris mardi 4 décembre. Il sera reçu le lendemain par son homologue François Hollande à l’Élysée. Au programme de cette rencontre présidentielle : la crise malienne et la polémique sur l’affaire Ibni, du nom de l'opposant tchadien enlevé et disparu depuis février 2008.

La visite officielle du président tchadien Idriss Déby Itno, organisée du 4 au 7 décembre à Paris, intervient dans un contexte diplomatique troublé. Initialement prévu début octobre, ce déplacement présidentiel a été repoussé de plusieurs semaines en raison de différends franco-tchadiens autour de l’ « affaire Ibni ».

Le 3 février 2008, l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh était enlevé à son domicile de N’Djamena par des militaires tchadiens. Depuis, plus aucune trace de lui. Au Tchad, une partie de l’opposition avait immédiatement dénoncé un règlement de compte politique. Quatre ans plus tard, malgré la mise sur pied d’une commission d’enquête et la publication d’un rapport officiel en septembre 2008, la procédure judiciaire sur cette troublante disparition est toujours au point mort. Un comité de suivi de l'enquête, rejoint par des experts internationaux depuis fin 2010, n'a guère plus progressé.

Pour le président François Hollande, qui a fait du respect des droits de l’homme la pierre angulaire de sa politique africaine, l’enfouissement de cette affaire est difficilement acceptable. Pendant plusieurs semaines, la France a donc demandé des efforts au Tchad avant de concrétiser la visite officielle du président Déby. À Paris, une source diplomatique promet d’ores et déjà que le dialogue sera « direct » entre les deux chefs d’État. François Hollande devrait notamment demander à son homologue tchadien la relance du comité de suivi international.

Appui sous condition ?

Lors de leur entretien, prévu mercredi 5 décembre à 15 heures à l’Élysée, les deux présidents évoqueront également la crise malienne. Depuis plusieurs mois, Idriss Déby Itno est ambigu sur la participation de l’armée tchadienne à une éventuelle intervention militaire au Nord-Mali. Tantôt favorable, tantôt défavorable, il peut être tenté de conditionner sa décision au comportement français sur le dossier Ibni.

À Paris, la même source diplomatique assure que les deux dossiers – le Nord-Mali et Ibni – sont « déconnectés », bref qu’il n’y aura aucun marchandage. De leur côté, les dirigeants de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) envisagent aussi de se passer des services tchadiens, estimant que la force constituée de 5 000 soldats maliens et 3 300 soldats de la Cedeao est suffisante pour la reconquête du Nord.

Le président Déby profitera sûrement de son rendez-vous à l'Élysée pour remettre sur la table les revendications financières des familles tchadiennes dans l'affaire de l'Arche de Zoé. Hier s'est ouvert le procès de l'association à Paris, cinq ans après la rocambolesque tentative d'exfiltration de 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour. Depuis le transfert des principaux accusés en France, le gouvernement tchadien réclame toujours le paiement de dommages et intérêts à hauteur de 6,3 millions d'euros. À l'époque, le Quai d'Orsay avait rapellé que cette dette devait être payée par les membres de l'association et non par l'État français.

Outre son entretien avec François Hollande, Idriss Déby aura une audience avec le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dont la date et l’heure restent encore à déterminer. D’après une source diplomatique tchadienne,  un entretien avec le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius devrait également figurer au programme. Jeudi 6 décembre, le président Déby participera à un déjeuner d’affaires avec les acteurs économiques au Medef. Le lendemain, il recevra des responsables de la diaspora tchadienne à son hôtel avant de reprendre l’avion vers N’Djamena.

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Benjamin Roger (@benja_roger)

 

 

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 05:44

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 04 Décembre 2012 14:23

 

«  Comment assurer de meilleures conditions de détention dans les prisons de la République Centrafricaine » ?  Une trentaine de participants venue des 9 diocèses de Centrafrique ont tenté ce 4 décembre 2012 de répondre à cette interrogation à Bangui. Il s’agit d’une série de conférences débats organisées par la Commission Episcopale Justice et Paix de Centrafrique sur les droits des prisonniers.

Durant 3 jours, les participants à ces assises vont se pencher sur plusieurs aspects de la détention et de la vie carcérale. Il s’agit notamment des Droits des prisonniers, le milieu carcéral et les conditions de détention en Centrafrique et les droits et devoirs des prisonniers.

« L’objectif de la rencontre est de promouvoir un état de droit en République Centrafricaine. Un Etat de droit ne doit pas seulement s’arrêter aux portes des prisons », a indiqué Monseigneur Albert Vanbuel, Evêque de Kaga Bandoro (nord), et président de la Commission Episcopale.

Selon lui,  « il y a des problèmes dans les prisons centrafricaines, car les détenus vivent dans des conditions misérables. Il faut reconnaitre que ces derniers ont aussi leurs doits et doivent être traités comme des humains et non le contraire ».

« A titre d’exemple, certains prisonniers sont restés à ce jour sans procès. Les autorités compétentes doivent assumer leur responsabilité pour corriger les faiblesses constatées auprès de prisonnier. Ici on traite les prisonniers comme des bêtes », a-t-il mentionné.

Cette conférence vient compléter d’autres actions menées en faveur des prisonniers par les ONG des Droits de l’Homme en République Centrafricaine dont l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT).

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 05:38

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : ENVIRON 1200 ENFANTS SÉROPOSITIFS PRIS EN CHARGE PAR LE COMPLEXE PÉDIATRIQUE

 

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Bangui, 04 décembre (RJDH)–Sur 4000 enfants malades du sida, environ 1200 sont pris en charge au complexe pédiatrique de Bangui, a fait savoir le directeur de cette structure, le docteur  Jean Chrysostome Gody, dans un  entretien avec le RJDH, la semaine passée. « On attendait à peu près 4000 enfants à prendre en charge, basé sur les projections programmatiques, on devait faire des projections sur la base de  la transmission mère-enfant du VIH qui est autour de 20% », a indiqué le Dr Gody.

D’après lui, même si ce taux est à encore de type préventif, il s’est nettement amélioré et l’on peut s’attendre à une transmission autour de 10% et très bientôt à autour de 5%. Mais une projection étaient faite sur les naissances attendues et la proportion des femmes  atteintes du VIH/sida, les chiffres seraient plus élevés, soit environ 10 000 enfants attendus pour être traité.

Il a expliqué qu’au niveau du complexe pédiatrique de Bangui qui est la seule structure du pays qui assure le traitement des enfants malades du VIH/sida, au total 1200 enfants sont suivis par le centre, dont 650 environ sont sous traitement antirétroviral (ARV), les 460 autres sont perdus de vu.

« Mais c’est une histoire  liée à l’irrégularité d’approvisionnement due aux moments difficiles connus autour de 2010, avec le gel de fonds de nos partenaires, et cela avait beaucoup affecté notre programme ; parce que les enfants ne venaient plus et nous cherchons à les récupérer actuellement », a fait savoir Dr Gody.

Il a par ailleurs annoncé des initiatives visant à ouvrir d’autres centres de prise en charge pédiatrique du VIH à l’intérieur du pays. Parce qu’ici cette activité est confiné au complexe pédiatrique de Bangui.

« La décentralisation n’a pas encore commencé réellement. Nous en sommes en train de faire la cartographie des formations sanitaires susceptibles de prendre en charge des enfants. La semaine passée j’étais à Boali pour cela», a-t-il dit. Dans ce centre, l’on peut compter difficilement dix enfants pris en charge et une trentaine à Bégoua.  « C’est pour dire que très peu d’enfants sont prise en charge à la périphérie de Bangui », a-t-il expliqué.

Les partenaires qui appuient cette lutte sont entre autres l’Unicef qui a appuie la  restructuration de l’hôpital, apporte une assistance technique au complexe pédiatrique dans l’élaboration du plan stratégique et programmatique, etc. Il y a également le Fonds mondial qui s’occupe des médicaments. L’ONG ESTHER (Ensemble pour une solidarité thérapeutique en réseau) apporte aussi de l’aide notamment en matière d’équipements.

En dehors des aspects médicaux, le Dr Gody, estime que l’un des défis majeurs à relever au niveau de sa structure est de faire en sorte que les ressources humaines soient disponibles et compétente. « Pour le transfert des connaissances, nous avons suffisamment d’expérience pour la prise en charge du VIH. Pour preuve, dans le réseau des pédiatres dont nous faisons partie, nous sommes très bien placés au niveau international. Quand l’OMS sort les normes et les recommandations, des directives ; nous les adaptons aux réalités africaines », a-t-il précisé.

Le directeur du complexe pédiatrique de Bangui estime que l’Etat centrafricain doit honorer ses engagements visant à renforcer son apport financier au système de santé, recommandé à Abuja en 2006 obligeant les Etat africains à contribuer à hauteur de 15% du budget national.

 

NDÉLÉ : LA RÉCUPÉRATION DE L’UFDR PAR UN ANCIEN REBELLE INQUIÈTE LA POPULATION

 

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Ndélé, 04 décembre (RJDH)–C’est dans la peur que la population de la ville Ndélé (Nord-est) a célébré la  fête de la proclamation de la République centrafricaine, le 1er décembre dernier. Cette peur est liée à la présence des hommes de Michel Mbororo, ex-cofondateur du groupe armé de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement  (UFDR), qui a repris la tête du mouvement.

 Selon la population jointe depuis Ndélé, Michel Mbororo et ses hommes ont fait incursion dans la ville, le 26 novembre passé. Des personnes surprises sur la place du marché  ont été obligées de partir en débandade, croyant à une attaque d’hommes. Une situation qui a obligé les enseignants de l’école préfectorale de la ville de Ndélé à libérer les élèves et de suspendre les activités pédagogiques.

C’est depuis les affrontements de 2007 avec l’armée centrafricaine que Michel Mbororo, à la tête d’une dizaine d’homme ont trouvé refuge  au Tchad puis au Soudan. Des sources bien informées affirment que l’homme est de retour en octobre à la tête de plusieurs centaines d’éléments dont des Centrafricains, des Tchadiens et des Soudanais.

Après son retour, Michel Mbororo ne partagerait pas la collaboration du leader de l’UFDR,   Zakaria Damane,  qui a adhéré au processus de paix et a signé avec le gouvernement l’Accord  global  de paix de Libreville et le cessez-le-feu avec l’autre rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

Il revendique également la présidence de l’UFDR. Certaines personnes affirment que Michel Mbororo et ses  éléments commencent déjà à occuper certaines bases de l’UFDR où se trouvent encore des éléments en instance du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) dans les villes de Sam-Ouaddja et de Ndélé.

D’après les informations, le programme DDR en faveur des combattants de l’UDFR et de la CPJP devrait démarrer dans les prochains.

 

BIRAO : DES PRODUITS AGRICOLES RAVAGÉS PAR LE FEU DE BROUSSE

 

Birao, 04 décembre (RJDH)–Des étendues de champs  appartenant à une dizaine de personnes ont été ravagées par le feu de brousse, le dimanche 2 novembre à Birao (nord-est). Deux greniers et une maison ont été également détruits. Les victimes appellent à l’aide.

D’après les témoignages recueillis par la Radio Yata, l’incident s’est produit au moment où les propriétaires des parcelles étaient à l’église. « Le feu provenait de la parcelle défrichée par un cultivateur voisin. Celui-ci préparait le sol pour les prochaines semences », a expliqué une des  victimes, Didier Roukoumoundjou.

Les propriétaires des champs détruits et la population craignent de retomber dans des problèmes alimentaires. « Nous avions l’espoir d’échapper à la crise alimentaire des derniers mois ; mais avec cette catastrophe, nous avons peur de revivre les mêmes situations », a-t-il ajouté.

La plupart des champs et des greniers brûlés contenaient du mil, qui est l’aliment de base dans cette partie du pays et d’autres produits vivriers. Les victimes de cet incendie lancent un SOS au gouvernement, aux Nations-Unies et aux ONG pour qu’une intervention.

Au mois d’octobre dernier, certains agriculteurs de la ville de Birao s’étaient  plaints du fait que tous les produits agricoles ont été détruits par des inondations, liées à  des pluies à répétition, qui se sont abattues sur la ville pendant les mois d’août et de septembre. Les produits sont entre autres le sorgho, le haricot et le sésame.

 

BANGUI : LA COMMUNAUTÉ INITIÉE AU RESPECT DES DROITS HUMAINS

 

Bangui, 04 décembre (RJDH)–Les membres des neufs diocèses de la République centrafricaine ont été invités à s’impliquer dans le respect des droits humains. C’était au cours d’une rencontre qui s’est déroulée du 4 au 6 décembre à Bangui, la Commission Épiscopale Justice et Paix (CEJP).

 Au cours de cette rencontre, l’accent été mis sur les droits des prisonniers, qui doivent, malgré leur statut, jouir de leurs droits en tant qu’être humain.

 « L’état de droit ne doit pas s’arrêter aux portes des prisons. Les personnes qui s’y trouvent sont aussi des humains et ont besoin que leurs droits soient respectés, comme tous les autres citoyens», a déclaré Mgr Albert Vanbuel, président de la CEJP.

D’après lui, il y a des dérapages importants dans les prisons en Centrafrique. Les prisonniers ne sont pas traités selon les normes juridiques. C’est pourquoi cette initiative a été prise pour combattre cette injustice.

« Notre travail, c’est de dénoncer ces mauvaises pratiques et de chercher à corriger l’injustice qui sévit dans la plupart des préfectures de la Centrafrique, même à Bangui. Nous luttons pour un changement, afin que les prisonniers soient respectés et qu’ils bénéficient de leurs droits, même s’ils ne sont pas totalement libres », a mentionné Albert Vanbuel.

Cette formation a reçu l’appui de l’USAID, une ONG américaine qui œuvre dans la promotion et du respect des droits de l’homme.

 

KABO : LES ACTIVITÉS REPRENNENT APRÈS UN MOMENT D’INSÉCURITÉ

 

Kabo, 04 décembre (RJDH)–Les activités ont repris dans la ville de Kabo (nord), après un affrontement qui a opposé les éléments des Forces armées centrafricaines(FACA) à un groupe d’hommes armés, la semaine dernière.  Cette information a été confirmée par le maire de la localité,Abdel Atis Mahamat,  joint par le RJDH, ce mardi 4 novembre.

« Le calme est revenu dans la ville de Kabo. La population a repris ses activités quotidiennes. Les élèves du collège d’enseignement général et des écoles primaires ont repris le chemin de l’école. Les activités économiques ont aussi commencé et les services de l’hôpital qui avaient cessé de fonctionner sont déjà opérationnels », a-t-il expliqué.

Le maire a par ailleurs précisé qu’une partie des personnes qui ont fui la ville, pendant cet évènement,  est déjà de retour. Mais d’autres sont encore dans la brousse. « Avec le temps, tout rentrera dans l’ordre », a témoigné  Abdel Atis Mahamat qui a signalé une présence renforcée des FACA dans la localité.

La semaine passée, un affrontement  avait opposé les éléments des FACA à une bande armée à 25 kilomètres de la ville de Kabo. Le bilan faisait état de neuf morts du côté des forces régulières et deux véhicules incendiés par les rebelles.

 

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 05:21

 

 

 

course pirogue 1er décembre 2012

 

 

A tous ceux qui sont morts pour la patrie centrafricaine, nos prières vous accompagnent et paix à vos âmes.

 

A tous ceux qui sont morts pour la commémoration du 1er Décembre 2012, en sacrifice pour un pouvoir égoïste sinon imprégné de pratiques rebouteuses, magiques, néfastes et machiavéliques censées les maintenir  le plus longtemps possible au pouvoir et aux commandes du CENTRAFRIQUE.

 

Nous pensons à ces bourgeons de jeunes filles employées comme majorettes chargées d'aller faire la joie du prince à BOUAR, alors qu'il y a de nombreuses jeunes filles  sur place qui auraient bien pu être formées pour jouer le même, ces jeunes bourgeons que la mort a cueillis de plein fouet sur des routes sur lesquelles le roi de CENTRAFRIQUE ferme les yeux pour ne pas voir la dangerosité qu'elles représentent compte tenu de l'état de délabrement avancé qui les caractérisent, paix à leurs âmes, nos prières les accompagnent.

 

Nous pensons à ces naufragés de l'oubangui qui, en voulant se réjouir et faire plaisir à leurs compatriotes lors de cette journée qui normalement doit être une journée de liesse populaire, une journée de plein bonheur pour tous, cette journée du 1er Décembre si chère à tous les CENTRAFRICAINS, nous pensons donc à ces naufragés de ce 1er Décembre 2012, dont les noms viennent rallonger la liste de tous ceux-là qui ont perdu leur vie pour le bien-être de ce pays, ces victimes qui, aujourd'hui, ont sacrifié leur souffle pour permettre à un pouvoir moribond et irresponsable de se donner l'air de s'occuper de ce « pauvre » pays et de son « pauvre » peuple, en laissant croire à tous qu'ils célébraient la fête nationale alors qu'ils n'étaient que des outils de propagande et des offrandes sacrificielles aux mannes occultes.

 

CENTRAFRICAINS, CHERS PARENTS, LA COUPE EST PLEINE.

 

Nous perdons nos filles, nos sœurs, nos frères, nos mères dans un pays qui se dit souverain.

 

Nous perdons nos filles, nos sœurs, nos frères et nos mères sur des routes qui ne sont que des coupe-gorge, et pourtant nous avons un « gouvernement » chargé d'assurer notre sécurité dans nos déplacements à l'intérieur de ce pays qui est le nôtre.

 

Nous perdons nos filles, nos sœurs, nos frères et nos mères à cause de quelques bandes armées qui nous empêchent de vivre dans la quiétude, et pourtant nous avons une armée censée nous protéger, quelque soit l'endroit où nous nous trouvons sur le territoire national.

 

CENTRAFRICAINS, CHERS PARENTS, LA COUPE EST PLEINE.

 

Un 1er Décembre 2012, pendant que certains de nos frères et sœurs meurent ce même jour pour le pays, non pas de maladie mais des causes d'une gouvernance calamiteuse d'arrivistes et d'opportunistes  regroupés sous la forme d'un clan, le roi de la jungle fait tomber sur ses acolytes une pluie  d'élévations militaires et de grades en tous genres.

 

Des petites bandes armées mettent le peuple CENTRAFRICAIN à genoux, voilà que l'armée centrafricaine, parce  que le roi doit s'assurer la totale obédience de ses chefs militaires, se retrouve avec une cohorte de généraux, des gradés d'un des derniers échelons militaires, qui ne manqueraient pas de prendre leurs jambes à leur cou dès le sifflement de la première balle ennemie.

 

HONTE A EUX, HONTE A CES GENERAUX DE PAILLE !

 

Eux que la honte a quittés depuis. Ont-ils encore le sens de l'honneur ? Accepter de se faire épingler des étoiles sur la poitrine quand le peuple se fait égorger dans les champs, sur les routes alors qu'ils savent qu'ils n'ont même pas la mitrailleuse dont les crépitements pourraient faire fuir plus d'un, alors qu'ils savent très bien qu'ils n'ont pas l'étoffe du chef militaire qui conduirait ses troupes à la victoire en cas d 'affrontement ! Comment accepter de porter les galons d'un des chefs d'une armée qui n'est que l'ombre d'un rassemblement d'hommes sans pouvoir de nuisance ?

 

Même les éléments de la garde territoriale que PAPA BOGANDA avait combattue à l'époque, étaient beaucoup plus efficaces et plus redoutables que le simulacre d'organisation militaire que nous avons aujourd'hui.

 

Et le ridicule de tout ça, c'est que dans la même famille, le CENTRAFRIQUE se retrouve avec deux généraux. Allez savoir.

 

Allez savoir et cherchez à savoir combien de pays au monde ( mises à part les républiques bananières ) disposent d'un tel effectif de généraux dans une seule et même famille.

 

CENTRAFRICAINS, CHERS PARENTS, LA COUPE EST PLEINE.

 

Le roi de BANGUI se moque du CENTRAFRIQUE, il se moque des CENTRAFRICAINS tout comme il se moque de notre armée car s'il y avait encore des militaires valables dans cette armée, ils ne toléreraient pas une telle dérive.  Nous ne parlerons pas de la représentation nationale, qui n'est constituée que d'une bande d'affamés ne songeant qu'à remplir leur ventre et qui font fi de toute la misère autour d'eux, alors qu'ils auraient dû se préoccuper d'une telle anomalie,                        qui n'est pas loin d'une mégalomie qui ne veut pas dire son vrai nom.

 

DEUX GENERAUX DANS LA MEME FAMILLE, IL NE RESTE PLUS QU'A  AVOIR LE

PRESIDENT ET L'UN DE SES FILS COMME PREMIER MINISTRE.

 

Attendons de voir  ce que nous réservera la révision constitutionnelle si nous laissons faire les choses. Ce à quoi nous ne pouvons pas croire.

 

YETI VOUNDOU

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 15:57

 

 

 

vaccination contre la polio

 

 (Radio Ndeke Luka 04/12/2012)

 La vie des enfants non immunisés de Centrafrique est menacée avec la persistance du virus de la poliomyélite dans le pays. Malgré deux récentes compagnes de vaccination sur presque l’étendue du territoire, des enfants en sont encore victimes. Des cas sont en effet signalés dans les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Péndé, la Nana Mambéré, la Mambéré Kadéï, et la Lobaye. L’information vient d’être confirmée par le ministère centrafricain de la santé publique. Selon les autorités sanitaires, des mesures d’éradication sont déjà prises pour bouter cette pandémie hors de la RCA.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, Dr Modeste Hoza Directeur de communication en matière de santé au ministère centrafricain de la santé, a affirmé que la poliomyélite est à nouveau signalée dans certaines villes de provinces. Quelques cas ont été dépistés dans 5 grandes villes centrafricaines. Les analyses faites en laboratoire par l’Institut Pasteur à Bangui ont mis en évidence l’existence du virus. Un garçon de 17 mois paralysé par la poliomyélite est depuis quelques jours hospitalisé à l’hôpital de Bégoua dans l’Ombella M’Poko (centre-sud) pour des soins curatifs. 

Or, « d’autres cas restent encore à confirmer dans les villes actuellement touchées » a indiqué Dr Hoza. Pour ce faire, la population doit être informée et mise à contribution pour signaler tous les cas de paralysie semblable à celle de la poliomyélite. 

Le ministère centrafricain de la Santé publique a affirmé avoir déjà pris des dispositions pour lutter contre la présence du virus sur l’ensemble du pays. Il a évoqué la présence sur le terrain d’une équipe d’experts nationaux et étrangers notamment du Centre Américain de contrôle des maladies, de l’UNICEF et de l’OMS. Certaines ONG se sont également mobilisées pour contrer la progression du virus dans les villes encore non affectées. 

Pourtant le Gouvernement centrafricain avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé en novembre 2012 une compagne de vaccination contre la poliomyélite dans de nombreuses villes de la RCA. Une campagne qui semble n’avoir pas grand effet sur le virus qui refait surface après quelques semaines. De nombreux enfants cachés par leurs parents n’avaient pas pu être immunisés contre le virus. Ceux-ci sont certainement vulnérables.

Il convient de rappeler qu’ailleurs, cette maladie est presque oubliée tandis qu’en RCA elle est encore d’actualité.

© Copyright Radio Ndeke Luka

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 14:05

 

 

 

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Mon odyssée en Centrafrique, en juillet 2012, à l’occasion de l’ordination épiscopale des quatre nouveaux évêques du pays, m’a véritablement permis de saisir in situ l’ampleur de l’agonis du peuple centrafricain. Devant un tel chaos, l’interpellation de l’Eternel dans la Genèse face au crime fratricide de Caïn trouve ici toute sa résonnance et m’amène à hurler d’exaspération : « Caïn où est ton frère Abel ? »  Abel, c’est le peuple centrafricain qui se meurt inexorablement écrasé par ses sinistres bourreaux dans un abject dessein  habilement planifié depuis les événements de 2003 de sinistre mémoire.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

La terrible question de l’Eternel à Caïn m’a hanté et m’a taraudé durant tout mon séjour banguissois, les yeux embués de larmes, la pensée et l’âme en berne, la joie de vivre et l’espérance envolée.

Bangui une ville fantomatique ; Bangui la coquette est devenu Bangui la roquette ; une triste cité sans foi ni loi, privée de lumière et d’eau courante, bardée de ruines et de ponts coupés.

De fait, le pays s’éteint sous la férule implacable de multiples groupes armés qui le pillent, le rançonnent sous le regard impuissant et complice de ses soi-disant dirigeants. Bangui a subi une dégringolade d’un demi-siècle depuis l’apothéose de 1960, la mémorable année de son indépendance.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

C’est au Magistrat suprême, le Chef de l’Etat, que s’adresse d’emblée cette question à laquelle il s’est toujours dérobé arguant de son « immunité si impériale d’être élu démocratiquement » et de ne pas être « le gardien de son frère », donc des centrafricains.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

Et les magistrats et les autres hauts dirigeants de dénier leurs responsabilités. Que dire ?

Ils ne sont que des exécutants passifs voués à l’élaboration et à l’application stricte des lois et décrets au bon vouloir de la Très Haute Autorité.

 « Caïn où est ton frère Abel ? »

L’opposition et la société civile doivent être vigilantes et engagées en se gardant de se faire phagocyter par un pouvoir démagogue et vorace ; elles doivent donc œuvrer pour une alternance responsable, évitant ainsi de s’engluer dans cette vertigineuse descente aux enfers du pays.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

Les responsables religieux de toutes les confessions ne sont guère épargnés par cette interpellation divine, eux qui, tout en montrant des mains, prient et bénissent Caïn tous les jours que Dieu fat.

« Caïn où est ton frère Abel ? »

Que dire des parents ? Leur mutisme, leur   dérobade face aux désespérés de leurs enfants qui sont assassinés comme Abel !                                                                                                                                                                 

« Caïn où est ton frère Abel ? »

A chacun de nous tous, à toute la diaspora centrafricaine mesurons nos responsabilités et demandons-nous ce que nous pouvons faire pour soutenir et aider notre pays en dérive. Prenons garde à l’œil d’Abel implacablement fixé sur chacun de nous. Personne ne peut se défausser. En chacun de nous, Caïn peut se loger prêt à tuer sans remords son frère Abel, en reniant par exemple notre, en déniant nos responsabilités dans les facilités, les complicités, les compromissions, l’indifférence, la soumission, la peur…

Soyons des êtres libres, responsables, résolument debout pour le développement et la prospérité de notre pays et le triomphe de la démocratie.

Faute de nationalisme, de militantisme, d’abnégation, d’altruisme et de solidarité, la Centrafrique poursuivra inévitablement sa descente aux enfers avec la troublante question divine adressée à nous tous « Caïn où est ton frère Abel ? »


 NGARO Socrate

Homme de la rue

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