Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:10

 

 

Eric Massi Séléka

 


LIBREVILLE AFP / 31 décembre 2012 12h00 - La coalition rebelle centrafricaine du Séléka, désormais aux portes de Bangui, a menacé à nouveau lundi de rentrer dans la capitale, accusant le pouvoir d'exactions sur les populations civiles et les proches de la rébellion.


Nous en appelons aux forces africaines de maintien de la paix pour qu'elles interviennent immédiatement dans la capitale pour faire cesser les exactions et assassinats de prisonniers, ou qu'elles ne nous empêchent pas de le faire, a déclaré dans un entretien téléphonique à l'AFP le porte-parole du Séléka Eric Massi.


Il faisait référence aux forces des Etats d'Afrique de l'Ouest présentes en Centrafrique pour jouer un role stabilisateur dans ce pays en proie à des troubles récurrents.


Le Séléka accuse notamment le pouvoir de préparer une offensive pour attaquer nos positions à revers à partir de Batangafo, ville du nord prise par le Séléka dès le début de son offensive, il y a trois semaines.


Il ne fait plus aucun doute que la sincérité des promesses de François Bozizé faites à Yayi Boni n'est pas réelle, a-t-il ajouté.


Dimanche, le président de l'Union Africaine Thomas Boni Yayi s'est rendu à Bangui pour un entretien avec François Bozizé, à l'issue duquel le président centrafricain a promis des négociations sans délai à Libreville et la formation d'un gouvernement d'union nationale.


Déployée à Damara, dernier point stratégique à 75 km de Bangui, la Force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC) a annoncé vendredi le renforcement de son effectif d'interposition.


(©) 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:04

 

 

 

Binoua 2

 


BANGUI AFP / 31 décembre 2012 10h13- Le ministre centrafricain de l'Administration territoriale a mis en garde lundi contre le risque d'une révolution de palais à Bangui si la pression internationale s'exerçait uniquement sur le président François Bozizé dans la crise qui l'oppose aux rebelles du Séléka.



Le président a fait des concessions, il a donné tous les gages mais il ne faut pas que la pression soit unilatérale. Les rebelles pillent, tuent et exigent, a affirmé à l’AFP Josué Binoua.

 

La pression unilatérale créé une +raidification+ des gens du régime. Leurs postes vont être par terre, cela peut entraîner une révolution de palais, a-t-il prévenu.

 

Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Ici, le bébé c'est l'ordre constitutionnel, a ajouté le ministre, soulignant que le président Bozizé en était le représentant.

 

Dimanche, le président centrafricain a offert de former un gouvernement d'union nationale et promis de ne pas se représenter en 2016, date de la fin de son mandat, alors que les rebelles de l'Alliance Séléka sont parvenus à 160 km de Bangui et menacent la capitale.

 

Ces promesses ont été accueillies avec prudence par les rebelles désormais maîtres de la majorité du pays après une offensive éclair de trois semaines. Ils ont dit vouloir s'assurer de leur mise en oeuvre, tout en promettant de la retenue sur le terrain.

 

La coalition rebelle a pris les armes le 10 décembre dans le nord de la Centrafrique, réclamant notamment le respect d'accords de paix signés entre 2007 et 2011 avec Bangui.

 

La France, ex puissance coloniale, a refusé d'intervenir pour soutenir le régime malgré un appel à l'aide du président Bozizé. Elle a positionné près de 600 soldats à Bangui pour assurer la sécurité de ses ressortissants en Centrafrique.



(©) 

 

NDLR : Les promesses de Bozizé sont uniquement destinées à séduire la communauté internationale car en Centrafrique même personne ne peut croire à sa pseudo main tendue qu’il simule pour se donner un peu d’air, acculé qu’il est en ce moment où il n’est seulement maître que de la capitale et encore. Bozizé est prisonnier de sa propre logique. Il est tombé dans son propre piège qui consiste à n’avoir de considération que pour les rébellions molles et le langage des armes. Aujourd’hui qu’il est en face de vrais rebelles, il ne s’est plus à quels saints se vouer et en appelle à la France tout en faisant caillasser son ambassade à Bangui et déchirer son drapeau, montrant ainsi qu’il est un piètre politicien et indigne d’être dirigeant d’un pays ami séculaire de la France.


Il prétend tendre la main à la rébellion tout en feignant d’ignorer et mépriser l’opposition politique démocratique qui est pourtant incontournable. S’il a tant de mépris pour les partis politiques de l’opposition, pourquoi chaque fois qu’il veut former un gouvernement, il cherche toujours à débaucher des gens dans les directions de ces partis ?

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 11:54

 

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 

 

RFI  lundi 31 décembre 2012

 

Avec notre envoyée spéciale à Bangui

 

La pression aura été trop forte pour le président centrafricain à la tête d’un pays désormais contrôlé en majorité par les rebelles de la Seleka. Trois semaines d’offensives, la visite du président de l’Union africaine et voilà François Bozizé contraint d’accepter un dialogue sans conditions. Il appelle désormais à la fin des combats.

 

Le président Bozizé a vraiment sorti tous ses atouts, toutes ses cartes dimanche. Il est prêt à aller à Libreville « à n’importe quel moment », a-t-il précisé. Il est prêt aussi à un dialogue inclusif, y compris avec les membres de la Seleka qu’il a invités à la table des négociations, pour pouvoir arriver à confectionner un gouvernement d’union nationale. Il a également insisté sur le fait qu’il ne se représenterait pas à l’issue de son deuxième mandat en 2016, conformément à la Constitution centrafricaine.

 

Pourquoi le président Bozizé est-il acculé par l’arrivée des rebelles ? En trois semaines, ces derniers ont avancé jusqu’à Sibut, une ville située à 160 km de la capitale. Et si ces rebelles sont rentrés dans les zones que l’armée loyaliste avait évacuées, autrement dit pratiquement sans combats, il n’empêche que le rapport de force sur le terrain n’apparaît pas en faveur du président. Pas plus tard qu’hier, les rebelles de la Seleka menaçaient de rentrer sur Bangui si leurs revendications n’étaient pas exaucées.

 

Prudence et inquiétude

 

Chez les Centrafricains, prédomine tout à la fois un sentiment de soulagement, prudence, inquiétude. L’opposition démocratique, pour ne citer qu’elle, salue la volonté d’apaisement du président tout en précisant qu’il fallait maintenant que les actes suivent et que les questions de fond sur le plan sécuritaire, économique soient abordées. Beaucoup estiment que le président a fait des promesses le dos au mur et attendent de voir se concrétiser ces promesses.

 

A Bangui cependant, c’est l’inquiétude qui prime, même si la journée d’hier a ranimé un peu l’espoir d’une sortie de crise politique.

 

Enfin, le président centrafricain a aussi demandé à rencontrer son homologue français. François Hollande n’a pas répondu. François Bozizé appelle à la fin des hostilités et réclame la sécurité pour les ressortissants étrangers. L’armée française accentue son déploiement en renforçant ses rangs.

 

 

NDLR : C’est Bozizé et ses sbires qui sont la source d’insécurité pour les ressortissants étrangers. 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 11:16

 

 

des-manifestants-devant-lambassade-de-france-c3a0-bangui

 

 

Par LEXPRESS.fr le 31/12/2012 à 08:19

 

Le régime du président centrafricain François Bozizé souffle depuis le début de la crise le chaud et le froid sur le sentiment anti-français d'une population partagée sur l'ancienne puissance coloniale. 

 

afp.com/Georges Gobet

 

Le caillassage de l'ambassade de France à Bangui le 26 décembre symbolise la brusque montée du sentiment anti-français en Centrafrique. Sentiment sur lequel le régime, acculé par la rébellion, souffle le chaud et le froid. La population reste partagée sur l'ancienne puissance coloniale... que le président François Bozizé sollicite dans la crise à laquelle il fait face depuis quelques semaines.

 

Certes, de nombreux Centrafricains et des membres de forces de l'ordre ou de l'administration ont une attitude ouvertement hostile, voire menaçante contre les "Blancs". Ils ne comprennent pas la non-intervention de la France voire la jugent responsable de la situation. Mais beaucoup de Centrafricains restent toutefois francophiles comme Ulrich Maglos, éleveur, qui estime: "Tout le monde est content de la France mais on voudrait qu'elle intervienne pour nous protéger". 


Des braises savamment entretenues

 

Depuis le début de la crise, François Bozizé tente d'obtenir une intervention française pour stopper l'alliance rebelle Séleka, qui menace Bangui et son pouvoir après avoir pris plusieurs villes au nord de la capitale. S'étant vu opposer une fin de non-recevoir sans appel de la part de François Hollande et du gouvernement français, il a soufflé sur des braises savamment entretenues ces dernières années. Le régime a souvent reproché à la France de l'empêcher d'exploiter son sous-sol, notamment depuis la suspension de l'exploitation de la mine d'uranium de Bakouma en 2011, estime un journaliste centrafricain. 


Les gens ont été instrumentalisés par le pouvoir qui ne comprend pas que la France n'intervienne pas comme par le passé 


Les jets de pierre sur l'ambassade sont survenus 15 jours après le début de l'offensive rebelle Séléka dans le nord, deux jours après la prise de Bambari, considérée comme une place forte. "Avant, il n'y avait pas ce sentiment. Les gens ont été instrumentalisés par le pouvoir qui ne comprend pas que la France n'intervienne pas comme par le passé", estime un ressortissant français proche du dossier. 


"Il n'y a pas de sentiment anti-français", s'énerve le principal opposant centrafricain Martin Ziguélé. "Nous n'avons aucun intérêt ni à court ou long terme à développer un sentiment anti français, américain ou occidental". "Il y a une manipulation. On dit: 'La France veut prendre, l'or, les diamants, l'uranium' et ça marche", analyse un autre opposant sous couvert de l'anonymat. 


Un ton plus apaisant depuis dimanche


Depuis, le président Bozizé a fait machine arrière, s'excusant auprès de Paris et demandant dimanche à rencontrer François Hollande. Des hauts fonctionnaires multiplient aussi les propos apaisants à l'égard de la France. 


Le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua, qui a la double nationalité centrafricaine et française, s'insurge des accusations de manipulation. "Le président s'est étonné de la passivité de la France mais de là à dire que c'est le gouvernement qui pousse... (...) Le sentiment anti-francais est récurrent dans tous les pays colonisés. Dès que ça va mal, on se tourne vers le papa ou la maman qui s'appelle France". "C'est instinctif: la France, c'est l'ennemie, l'amie, c'est la maman le papa", pense-t-il, 34 ans après le renversement avec l'aide de la France de 'l'empereur' Jean-Bedel Bokassa, qui appelait le général de Gaulle 'papa'. 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 00:51

 

 

 

Bozizé Yangou

 

 

De Patrick FORT


BANGUI 30 déc 2012 (AFP) — Le président centrafricain François Bozizé a promis dimanche un gouvernement d'union nationale et assuré qu'il ne se représenterait pas, acculé par les rebelles qui ont menacé pour la première fois d'entrer dans Bangui.


Ces promesses ont été accueillies avec prudence par les rebelles du Séléka, désormais maîtres de la majorité du pays après une offensive éclair de trois semaines. Ils ont dit vouloir s'assurer de leur "mise en oeuvre", tout en promettant pour l'instant de la retenue sur le terrain.


Le président Bozizé "est prêt à se rendre à Libreville ce jour même" si ses pairs le lui demandent, et accepte un dialogue avec la rébellion "qui doit conduire à un gouvernement d'union nationale", a annoncé le président de l'Union africaine (UA) Thomas Boni Yayi après un entretien avec le chef de l'Etat centrafricain, arrivé au pouvoir par les armes en 2003.


Ces pourparlers, qui doivent se tenir sous l'égide des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) à Libreville, devront porter sur l'application des différents accords de paix conclus entre 2007 et 2011 avec les rébellions, comme le Séléka le souhaitait.


M. Boni Yayi a ajouté avoir en outre reçu du président Bozizé l'assurance qu'"il ne sera pas candidat" à sa propre succession en 2016 et qu'il respectera "les dispositions constitutionnelles".


L'opposition centrafricaine avait vivement critiqué le président Bozizé ces derniers mois, l'accusant de vouloir modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat.


Interrogé sur France 24, le porte-parole du Séléka Eric Massi a déclaré "prendre acte" de ces engagements.

"Un entretien doit avoir lieu avec le président de l'Union africaine afin d'étudier en détail les propositions du président Bozizé et de valider ensemble un plan de sortie de crise", a-t-il souligné. "L'Afrique doit être grandie par une sortie de crise pacifique".


"Nous attendons de voir la mise en oeuvre des promesses de François Bozizé. Si le président Bozizé applique concrètement les engagements pris auprès du président Boni Yayi, il n'y a pas de raison que la tension ne retombe pas et que nous ne trouvions pas une solution pacifique", a-t-il insisté.


La tension était montée d'un cran quelques heures auparavant, lorsque M. Massi avait évoqué une entrée des rebelles dans Bangui, qu'il avait exclue jusque-là, et demandé le départ du président Bozizé.


"Bozizé a l'intention de livrer bataille à Bangui et si la population l'exige, nous prendrons des dispositions", avait-il dit. "Le président Bozizé doit reconnaître sa défaite militaire sur le terrain (...) et en tirer les conclusions", avait-il souligné après la prise de la ville de Sibut samedi, qui a mené la rébellion à 160 km de la capitale.


Face à cette progression des rebelles, la France, ex-puissance coloniale, a dépêché à Bangui 80 hommes supplémentaires et deux hélicoptères Puma, portant ses effectifs à 580 soldats. Ce dispositif doit permettre une évacuation des Français et autres Européens si besoin, selon le ministère de la Défense.


Après sa rencontre avec M. Boni Yayi, le président Bozizé - qui avait en vain appelé la France à la rescousse le 27 décembre - a demandé dimanche à rencontrer le président français François Hollande, pour "débattre des questions profondes qui intéressent la République Centrafricaine". Paris n'a pas réagi.


Après Sibut, le dernier obstacle sur la route de Bangui est la localité de Damara - où sont regroupées les Forces armées centrafricaines ainsi qu'un contingent "d'interposition" de l'armée tchadienne- située à 75 km de la capitale.


Cette progression a créé un climat d'angoisse à Bangui, où un couvre-feu a été instauré et plusieurs habitants disaient redouter des agressions et des pillages.


"Les gens ne craignent pas tant les rebelles que les petits voyous qui sont toujours prêts à profiter de la moindre situation pour piller les gens", a indiqué à l'AFP André Freddy Lemonnier, restaurateur français installé à Bangui depuis 35 ans.


Un expert militaire estimait cependant dimanche, sous couvert d'anonymat, "peu probables des combats à Bangui".


"On est dans une phase plus politique. C'est un jeu de rôles avant les discussions avec un président qui s'accroche au pouvoir", a-t-il estimé.


La Centrafrique, pays enclavé de cinq millions d'habitants, parmi les plus pauvres de la planète, était engagée depuis 2007 dans un processus de paix après des années d'instabilité, de multiples rébellions et mutineries militaires qui ont ravagé son tissu économique et l'ont empêchée de tirer profit de ses ressources naturelles.

 

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés

 

 

 

NDLR : A souligner que déjà tôt ce matin avant même l'arrivée de Yayi Boni à Bangui, Bozizé a ordonné le déclenchement d'une chasse aux sorcières contre les ressortissants Rounga et Goula ethnies accusées d'être derrière les mouvements de rébellion membres de l'allainace SELEKA dans les quartiers du 8ème et 5ème arrondissements de la capitale.

 

La section recherche et investigation de la gendarmerie (SRI) de triste renommée, la police politique du régime, est remplie de femmes arrêtées avec leurs maris, souvent toute une famille au complet. Bozizé prétend tendre la main à la rébellion d'une part et de l'autre, fait abattre la répression.

 

La rafle géante contre les ressortissants de la Vakaga, la Haute Kotto et le Bamingui-Bangoran est inadmissible et doit être fermement condamnée et dénoncée. Hier Bozizé opposait les Rounga aux Goula qui s'entretuaient et aujourd'hui il s'en prend aux ressortissants de ces deux ethnies. L'opinion internationale doit savoir que Bozizé sème le décor d'un génocide puisqu'il distribue matchettes et kalachnikov et appelle à la haine tribale et à la xénophobie.  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 00:16

 

 

 

 

Eric Massi Séléka

 

http://afrikarabia.blogspirit.com  30 décembre 2012

 

Désormais aux portes de Bangui, plus rien ne semble pouvoir arrêter les rebelles du Séléka. Le président centrafricain, François Bozizé, abat ses dernières cartes en proposant la nomination d'un gouvernement d'union nationale… ce que refusent la rébellion. Selon le Séléka, la chute de Bangui serait une question d'heures.

 

La rébellion centrafricaine du Séléka estime dimanche soir pouvoir faire tomber Bangui "à tout moment" et "au plus tard mardi". Certains éléments de la coalition du Séléka se trouveraient "à moins de 10 km" de la capitale centrafricaine, selon un porte-parole contacté ce dimanche par Afrikarabia. L'étau se resserre donc autour du président François Bozizé, qui vient de faire plusieurs gestes envers la rébellion : il propose des négociations sans délai, de former un gouvernement d'union nationale et promet de ne pas se représenter en 2016. "Trop tard" répondent les rebelles, pour qui, François Bozizé "avait cette possibilité depuis 2007". Dans un dernier sursaut, François Bozizé demande une rencontre avec François Hollande, celui-là même qu'il accusait il y a encore quelques jours de vouloir le renverser. Le président français a appelé, dimanche soir, toutes les parties au calme, sans faire mention de la demande de rencontre.



En position de force, la rébellion rejette en bloc toutes les propositions de négociations de François Bozizé et demande à l'Union africaine (UA) de "faire comprendre" au président centrafricain "qu'il doit accepter de partir". "François Bozizé n'est plus légitime, ni crédible pour dialoguer", nous explique un porte-parole de la coalition. "Nous ne voyons aucune objection à la formation d'un gouvernement d'union nationale… mais sans Bozizé ! On pourra peut-être lui proposer l'amnistie, mais c'est tout !". Au sein du mouvement rebelle, la page Bozizé semble déjà tournée. "On croit même savoir", me confie un membre du Séléka, "que François Bozizé se réfugiera au Bénin si les choses tournent mal". "C'est aussi pour cela que le président béninois Yayi Boni était ce dimanche à Bangui", conclut mon interlocuteur. Selon Eric Massi, un porte-parole du Séléka à Paris, la rébellion contrôlerait 85% du territoire.


Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

 

NDLR : De source sûre, on apprend que 500 combattants zaïrois ont travresé le fleuve Oubangui ce soir pour voler au secours de Bozizé. Une partie est constituée de mercenaires recrutés par Bozizé et une autre est composée d'éléments de Joseph Kabila. Il est donc clair que malgré les pseudos démentis de Lambert Mendé, la présence à nouveau de Banyamulengués sur le sol centrafricain est une réalité indiscutable désormais.

 

Selon certaines informations, c'est le président Sassou Nguesso qui aurait refusé la contribution de soldats ougandais à qui Bozizé avait également fait appel pour lui venir en aide afin de reconquérir les villes dont SELEKA assure présentement le contrôle.

 

On le voit, pendant que Bozizé endort les gens avec sa prétendue main tendue et son acceptation d'un dialogue sans conditions, il se réorganise en douce pour lancer des contre-attaques. C'est inadmissible et personne ne peut plus se faire avoir avec les roublardises de ce Bozizé. A la demande de Denis Sassou Nguesso, il se rend demain lundi 31 décembre à Brazzaville pour une visite éclair.  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 00:13

 

 

 

palais-Elysee.JPG

 

 

PRÉSIDENCE

DE LA RÉPUBLIQUE

______

Service de presse

Paris, le 30 décembre 2012

 

 

COMMUNIQUE

 

 

 

Le Président de la République suit avec la plus grande attention les derniers développements en République Centrafricaine, notamment après la rencontre entre Monsieur François BOZIZE, Président de la République Centrafricaine et Monsieur Boni YAYI, Président de la République du Bénin, Président de l'Union Africaine.

 

Il salue les efforts en cours du Président de l'Union Africaine et de la CEEAC pour trouver une issue négociée à la crise. Le Président appelle toutes les parties à cesser les hostilités et à dialoguer.

 

La France rappelle également que toutes les mesures pour garantir la sécurité des communautés françaises et étrangères doivent être prises par les autorités en place.

 

 

 

Le service de presse PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE 01 42 92 84 12 / 87 29 www.elysee.fr

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 19:28

 

 

 

Martin-Ziguele-10.JPG

 

BANGUI, 30 déc 2012 (AFP) - Le principal opposant centrafricain, l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, estime qu'il "n'y a pas de solution militaire" à la crise de son pays dont la capitale Bangui est menacée par les rebelles, tout en accusant le président François Bozizé d'être responsable de l'émergence de cette rébellion.


"Il n'y a pas de solution militaire. Aucune armée au monde ne peut amener les gens à se tolérer. Il n'y a que le dialogue", a-t-il déclaré à l'AFP.


"Il faut que les Centrafricains décident de se parler, d'avancer ensemble. On ne peut pas mettre un soldat de la paix derrière chaque Centrafricain", a-t-il poursuivi, confirmant que l'opposition participerait aux négociations de Libreville si elles ont lieu.


"Si la guerre était une solution à ce pays, on serait au paradis", a-t-il souligné, évoquant les années de rébellions et de putschs qui ont miné la vie de ce pays de cinq millions d'habitants parmi les plus pauvres de la planète.


"Les crises récurrentes, le problème de la sécurité, de l'économie ont une cause unique: la gouvernance", a-t-il ajouté, accusant le président Bozizé, qui avait renversé en 2003 le défunt président Ange-Félix Patassé, d'être à l'origine de l'émergence des rebelles.


"Il faut que les forces politiques soient représentées à l'Assemblée nationale. 2011 a marqué le refus d'aller plus loin dans la démocratie. C'était une mascarade", a-t-il dit.

 
En 2011, M. Bozizé avait remporté une victoire écrasante à la présidentielle et l'opposition avait boycotté le deuxième tour des législatives.


"Il y a une assemblée sans opposition dans un pays où il n'y a que des problèmes. C'était clair qu'on s'acheminait vers une crise. On nous interdit de manifester. Quand vous fermez les portes à l'expression des différences, ce sont les extrêmes qui s'expriment", a ajouté M. Ziguélé.

"Nous sommes pour la négociation mais contre la prise de pouvoir par les armes", a-t-il souligné.


    M. Ziguélé a rappelé qu'il était le Premier ministre de Patassé lorsque Bozizé avait pris le pouvoir par la force: "J'ai déja vécu cette situation en 2003. Le dernier carré autour du président joue le suicide", a-t-il commenté.


Il s'est toutefois refusé à toute prévision: "Je ne sais pas ce qui va se passer et c'est ça qui est grave. La réalité sur le terrain évolue très rapidement. Ce serait de la divination! Ce que j'espère, c'est que les affrontements cessent et que les Centrafricains se parlent".

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Interview
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 18:24

 

 

 

 

 

Bangui ville

 


Le Figaro.fr avec agences 30/12/2012 à 17:00 

 

 

Le ministère de la Défense a indiqué aujourd'hui que 180 militaires français supplémentaires étaient arrivés à Bangui en Centrafrique. Ces hommes sont dépêchés depuis le Gabon.

Il s'agit "d'avoir sur place un dispositif permettant de faire face à toute évolution de la situation et le cas échéant d'assurer la sécurité des nos ressortissants", a déclaré à l'AFP le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des Armées.


Hier déjà, il avait été annoncé que 150 militaires étaient venus renforcer la présence française sur place.  Désormais, 580 soldats français sont présents à Bangui.


Sur le terrain, la ville a été placée hier soir sous couvre-feu. Les rebelles du Séléka pourraient entrer dans la capitale dès "ce soir ou demain matin".


Toutefois, le président centrafricain François Bozizé s'est déclaré  prêt à former un gouvernement de coalition avec les rebelles et a accepté le principe de pourparlers de paix au Gabon sans conditions préalables. Le chef de l'Etat a ajouté qu'il ne briguerait pas en 2016 un nouveau mandat à la tête de la RCA.  Il a tenu ces propos devant la presse à l'issue d'un entretien à Bangui avec son homologue béninois, Thomas Yayi Boni, par ailleurs président en exercice de l'Union africaine.

 

 

NDLR : Bozizé ne peut plus berner personne. Ce n’est pas un homme qui tient parole. La seule solution aujourd’hui, il doit partir ! 


La soeur cadette de Bozizé Joséphine Kéléfio se trouve depuis plusieurs jours déjà à Cotonou. Une fille de Bozizé qui est arrivée à Brazzaville avec sa petite fille et ont été logées au Ledger  au lieu d'une villa comme elle l'espérait. Elle appelle son père à Bangui qui lui demande de mettre le cap dur Cotonou car "on aime pas les Bozizé à Brazzaville" selon Bozizé. 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 18:14

 

 

 

 

 

 

 

bozizebangui


BANGUI (AFP) - 30.12.2012 15:34 - Par Patrick FORT

 

Bangui, où un couvre-feu a été instauré de 19H à 5H, vit désormais dans la peur, surtout à la tombée de la nuit, avec des rues désertes et silencieuses où évoluent des hommes armés de machettes et de flèches, alors que les rebelles se rapprochent de la capitale.

 

Avec la prise de la ville symbolique de Sibut, à 160 km au nord par l'alliance Séléka qui veut renverser le président François Bozizé, la situation s'est brusquement tendue dans la capitale de près d'un million d'habitants dont la majorité vit dans la pauvreté, sous un océan de toits de tôles au bord de routes de terre poussiéreuses en cette saison sèche.

 

Si la journée, Bangui "la coquette" comme elle est surnommée, paraît calme, la nuit elle se transfigure.

 

Samedi soir, à l'annonce du couvre-feu, magasins, restaurants et bars ont fermé en toute hâte tandis que toute circulation de voiture cessait. "Le couvre-feu m'a presque empêchée de dormir tellement c'était silencieux", a déclaré une habitante, évoquant "un calme angoissant".

 

A ce silence s'ajoute l'obscurité dans une ville faiblement électrifiée et où les coupures de courant durent plusieurs heures de la nuit.

 

Dans le centre-ville, la nuit, les bruits des groupes électrogènes couvrent les conversations des dizaines de gardiens équipés de machettes, embauchés pour éviter les pillages. Parfois, l'un d'eux racle son couteau sur le trottoir, créant un bruit inquiétant, même si ces gardes improvisés et impassibles, prenant le thé, n'ont aucune attitude agressive.

 

"L'insécurité est partout"

 

La situation est différente dans les quartiers périphériques où, à l'appel du pouvoir, des groupes "d'autodéfense" formés de jeunes ont mis en place des barrages pour contrôler les routes et, officiellement, éviter les infiltrations de rebelles.

 

"On a distribué des paquets de machettes à des désoeuvrés. Ils contrôlent tout le monde et demandent de l'argent pour le café. Parfois, ils prennent tout l'argent", affirme un habitant d'un quartier nord, sous le couvert de l'anonymat.

 

Ces quartiers, fiefs du président Bozizé, sont situés sur la route du nord qui mène vers l'insaisissable ligne de front qui ne cesse de reculer avec la retraite continuelle des Forces armées centrafricaines, sous-équipées, démotivées et mal payées.

 

"J'ai très peur. Je suis musulman. J'hésite à sortir", affirme cet habitant. Les groupes "d'autodéfense" "ne font pas la différence entre les rebelles musulmans et les musulmans tout court. C'est du n'importe quoi", dit-il.

 

La situation est similaire à Kassai, un quartier de la périphérie est. "Ils m'ont contrôlé alors qu'ils me connaissent. On est inquiet. Ils sont armés de machettes et de Kokora" (flèches en sango, langue nationale), rapporte un chauffeur de taxi.

 

"Les jeunes ont cru bon de prendre des initiatives qu'ils appellent de la +vigilance+. Si la personne paraît suspecte, ils la remettent à la police", a expliqué à l'AFP le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua, précisant que le président Bozizé a donné des instructions pour que tout racket ou agression soit "sanctionné".

 

Néanmoins, des témoignages concordants parlent d'arrestations abusives et de disparitions. Selon un proche du pouvoir, "il y a une opération +Hibou+ des forces de l'ordre qui arrêtent de nombreux musulmans".

 

Le principal opposant, l'ancien Premier ministre Martin Ziguelé, a "dénoncé" dimanche ces pratiques et la "recherche de boucs émissaires". "On n'a pas besoin de forces supplétives ou d'organisations spéciales pour assurer la sécurité en lieu et place de la police ou la gendarmerie", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le porte-parole de la coalition Séléka, Eric Massi, qui n'a pas exclu d'attaquer la capitale, s'est dit "inquiet de la situation sécuritaire à Bangui" pour les familles et proches du Séléka "qui sont harcelés, intimidés et même enlevés".

 

L'éventualité d'une attaque rebelle fait trembler de nombreux habitants. "J'ai peur. Si les rebelles viennent, comment on va faire pour manger?", affirme Marie une vendeuse ambulante, enceinte, qui réside dans l'est de la ville.

 

Gabin, un habitant des quartiers nord, soutient le régime et l'instauration du couvre-feu: "L'insécurité est partout. Les rebelles sont à 160 km. Le gouvernement a raison. Le couvre-feu va permettre de contrôler les intrus".

 

Une des peurs du régime est en effet l'infiltration d'éléments de la rébellion. "Pour prendre d'autres villes, ils arrivent par groupes de trois, quatre discrètement, et après ils sont dans la place", affirme une source au ministère de l'Intérieur.

 

"On prie Dieu. Dieu est le seul à pouvoir nous sauver", affirmait un serveur dimanche alors que Bangui s'apprêtait à vivre sa deuxième nuit sous couvre-feu et sous la menace rebelle.

 

© 2012 AFP

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers