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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 14:17

 

 

Njawé

 

 

Blaise-Pascal Dassié Le Messager

Cris, bousculades, pleurs. L'arrivée, en provenance de Washington aux Etats-Unis, hier mardi 3 août 2010, de la dépouille du défunt directeur de publication et fondateur du journal Le Messager, au fret de l'aéoroport international de Douala, était un moment d'une grande intensité émotive. Famille, collaborateurs, confrères, amis et sympathisants, chacun, dans cette foule immense voulait vivre de visu, l'événement à la fois attendu et redouté. La marée humaine qui s'y donnée rendez-vous pour accueillir le corps du président de Free Media Group décédé le 12 juillet 2010 des suites d'un accident de la circulation au pays de Barack Obama, témoignait de la dimension de l'illustre disparu.

 

Vêtus pour la plupart de noir, hommes, femmes et enfants tenaient particulièrement à «être des témoins du retour de Pius Njawe». Dans une foule compacte qui portait le deuil, on pouvait apercevoir ses collègues directeurs de publication, des confrères, des ex-collaborateurs, Alex ou ses anciens compagnons tel Abodel Karimou «venus accueillir la dépouille d'un camarade».

 

A côté de ce beau monde, des dizaines d'illustres inconnus parmi les amis et connaissances et fidèles lecteurs du Messager semblaient tout aussi inconsolables. Comme le personnel du Messager, tous se sentaient un peu orphelins de ce départ subit. Les yeux en larmes et la mine triste, les collaborateurs de Pius N. Njawe qui s'accrochaient désespérément à un éventuel cauchemar pour refuser de regarder les choses en face ont finalement dû se rendre à l'évidence en acceptant l'implacable vérité : Pius Njawe est bel et bien mort.

 

Longue marche vers l'éternité

 

A 18 h 35' lorsque le vol Swiss international transportant dans sa soute, le corps sans vie de Pius N. Njawe se pose sur le tarmac de l'aéroport international de Douala, c'est l'hystérie collective : pleurs et lamentations fusent de partout. Sur les visages, la douleur est totale. « Le combattant vient d'atterrir » lance un membre de la corporation. Dans ce champ de lamentations, la chorale de la mission du Plein évangile « les chérubins de gloire » de l'assemblée de la Cité des palmiers à Douala, chante des cantiques d'adoration.

Presque débordées, les forces de l'ordre tentent de faire faire face à la marée humaine, chacun voulant absolument s'approcher du coffret dans lequel le cercueil transportant la dépouille du directeur de publication du Messager a été placé. Et se convaincre de l'effectivité du décès du pionnier de la liberté de la presse au Cameroun. Après quelques formalités d'usage, le cortège funèbre s'est finalement ébranlé vers l'hôpital Général de Douala où est prévue, jeudi 5 août à 10 h la levée de corps. La longue marche vers l'éternité vient de commencer pour Miaffeu Kwenkam III.

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 01:38

 

 

Ziguele-pt.JPG

 

 

Suite à la date des élections présidentielle et législatives fixées à la hussarde et unilatéralement par Bozizé, le président du MLPC et son candidat à la présidentielle, Martin Ziguélé, exprime sa réaction sur Radio France Internationale au micro de Carine Frenk. Il déplore le fait que Bozizé ait fait les choses à l’envers car il a fixé tout seul la date du scrutin pendant que les différentes parties prenantes étaient encore en train de se concerter avec la commission électorale pour proposer un calendrier consensuel, créant ainsi artificiellement une controverse comme à son habitude.

  Rédaction C.A.P

 

RFI AFRIQUE : éditions de 20 h 30 et 00 h 30, heure de Paris du mardi 3 août 2010

 

Sonia Rolley RFI : Le principal parti d’opposition centrafricain le MLPC accepte le nouveau calendrier électoral mais reproche tout de même au président François Bozizé d’avoir décidé unilatéralement la date des élections. Ecoutez l’ancien Premier Ministre Martin Ziguélé le candidat du MLPC à cette élection présidentielle.

Martin Ziguélé : La procédure a été inversée et c’est cela que nous reprochons au pouvoir mais sinon nous prenons acte de la date et nous pensons qu’à partir du moment où nous avons un repère, les craintes que nous avions sont résolues, il faut absolument que le processus se fasse de manière consensuelle jusqu’aux élections.

Carine Frenk RFI : Plus question de boycotter cette élection ?

Martin Ziguélé : Le MLPC n’a jamais évoqué de boycott des élections. Nous avions dit que nous ferons acte de candidature aussi bien aux législatives qu’aux présidentielles dès que nous aurions l’assurance que le processus est crédible. Nous demandons 1°) : un recensement électoral intégral. 2°) Si la volonté de la majorité est d’informatiser les listes électorales, il faut qu’elles le soient suite à un appel d’offre ouvert. 3°) Il faut que sur le processus de la sécurité, nous avancions suffisamment pour que et les candidats et les électeurs puissent se déplacer et aller aux urnes sur toute l’étendue du territoire national. Nous voulons des élections à la fois crédibles, à la fois nationales et à la fois sécurisées.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 00:44

 

 

Obama-avec-les-jeunes-Africains.jpg

 

WASHINGTON (AFP) - 03.08.2010 21:21 - Barack Obama a exhorté mardi les jeunes Africains à enraciner les principes démocratiques dans leurs pays, et à ne pas suivre les pas de la génération des indépendances qui s'est selon lui accrochée au pouvoir, à l'exemple du Zimbabwéen Robert Mugabe qu'il a durement critiqué.

Pour célébrer le 50e anniversaire de l'accession à l'indépendance de 17 pays d'Afrique sub-saharienne, les autorités américaines, plutôt que de réunir des chefs d'Etat ou de gouvernement, avaient convié 115 jeunes à la Maison Blanche pour discuter avec M. Obama de "leur vision de l'Afrique pour les 50 ans à venir".

 

Recevant à la Maison Blanche plus d'une centaine de jeunes Africains pour un forum à l'occasion du demi-siècle des indépendances africaines de 1960, M. Obama a exprimé l'espoir que "certains d'entre vous deviendront un jour dirigeants de vos pays".

 

"Si vous y réfléchissez, dans les années 1960, lorsque vos grands-parents, arrière-grands-parents se battaient pour l'indépendance, les premiers dirigeants disaient tous qu'ils étaient pour la démocratie", a rappelé le président lors d'une séance de questions-réponses avec ces jeunes.

 

"Et ce qui s'est produit, c'est que lorsque vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous vous dites +j'ai été un si bon dirigeant que pour le bien du peuple, je dois rester en place+".

 

"Et c'est comme cela que l'on commence à changer les lois, à intimider et à emprisonner des opposants. Et bientôt, des jeunes gens comme vous, pleins d'avenir et de promesses, sont devenus ce qu'ils avaient combattu", a regretté M. Obama, en citant en exemple la démocratie américaine, "dans laquelle les institutions sont plus importantes qu'un individu".

 

"Et cela ne veut pas dire que nous sommes parfaits, nous avons aussi beaucoup de problèmes", a reconnu le président, tout en estimant que "vos pays doivent aussi prendre confiance dans le processus démocratique".

 

Pour célébrer le 50e anniversaire de l'accession à l'indépendance de 17 pays d'Afrique sub-saharienne, les autorités américaines, plutôt que de réunir des chefs d'Etat ou de gouvernement, avaient convié 115 jeunes à la Maison Blanche pour discuter avec M. Obama de "leur vision de l'Afrique pour les 50 ans à venir".

 

Et à l'occasion d'une question posée par un ressortissant du Zimbabwe, M. Obama s'en est pris au président Robert Mugabe, 86 ans dont 30 au pouvoir.

"J'ai le coeur brisé quand je vois ce qui se passe au Zimbabwe. Mugabe est un exemple de dirigeant qui est arrivé (au pouvoir) en tant que combattant de la liberté, et je vais être très brutal: il ne sert pas bien son peuple, c'est mon opinion", a-t-il indiqué.

 

En écho au discours qu'il avait prononcé lors de sa jusqu'ici seule visite en Afrique noire en tant que président, en juillet 2009 au Ghana, M. Obama, né aux Etats-Unis de père kényan, a répété que "la bonne gouvernance est au coeur du développement".

 

Réaffirmant que "le destin de l'Afrique sera déterminé par les Africains", il s'est néanmoins engagé à "faire en sorte que vos voix soient entendues pour que vous puissiez saisir ces opportunités".

La rencontre de mardi s'effectuait au premier jour d'une conférence de trois jours à Washington réunissant ces jeunes Africains "dirigeants de la société civile et du secteur privé", et organisée par le département d'Etat.

Avant M. Obama, la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton avait elle aussi exhorté ces jeunes à confier plus de pouvoir aux citoyens.

 

"Nous sommes à la recherche de dirigeants qui savent que le fait de donner plus de pouvoir aux citoyens est dans l'intérêt de tous", a dit Mme Clinton

 

Dans le monde actuel, "un pouvoir basé sur un rapport hiérarchique allant du sommet à la base n'est plus tenable", a-t-elle poursuivi.

 

© 2010 AFP

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 00:26

 

 

Dadis-et-Toumba.jpg

 

 

03-08-2010 - Le chef de la junte militaire guinéenne, Dadis Camara a démenti l’information selon laquelle il aurait déménagé à Bamako, la capitale malienne, depuis plus de trois semaines dans une interview accordée au quotidien privé guinéen, La République.

Dans sa dernière parution, ce journal barre à sa Une en gros caractères : Interview de Dadis : "C’est archi- faux, je ne suis pas à Bamako ", avec sa photo où on peut le voir assis, le menton posé sur ses mains croisées et le regard tourné ailleurs.

A la question de savoir s’il réside toujours à Bamako, comme annoncé par la presse, Dadis Camara répond que c’est "archi- faux" et "ce n’est pas réel "

"Je suis à Ouagadougou à l’heure où je vous parle.... ce genre de rumeur est de nature défavorable. C’est comme si je ne suis pas bien entretenu à Ouagadougou. Cependant, je suis bien entretenu" a-t-il indiqué.

Questionné sur son intention de venir s’installer un jour ou l’autre au Mali, il déclara : "Rien ne m’a été dit encore officiellement. Pour le moment, je suis à Ouagadougou".

Parlant de son éventuel retour en Guinée, Dadis Camara a dit que son plus grand souci est la tenue des élections libres, transparentes et crédibles.

"En ce moment, je suis fier de rentrer en Guinée, mais tant que le pays n’est pas sur une bonne voie, (...), je ne serais pas du tout à l’aise. Parce que c’est rentrer dans une situation que je ne souhaite pas" s’est-il défendu.

Parlant du second tour de la présidentielle guinéenne, Dadis Camara précise que les Guinéens devraient garder la sérénité, avant de préciser que ce n’est pas son devoir de donner une consigne de vote :

"J’apprécie les deux leaders, leurs programmes et pour le reste, c’est la population qui peut se déterminer" a-t-il signifié.

Moussa Dadis Camara est arrivé au pouvoir en décembre 2008, suite à un coup d’Etat.

Il réprimera une manifestation pacifique de l’opposition radicale hostile à sa candidature, le 28 septembre 2009 à Conakry.

Mais il sera victime d’une tentative d’assassinat physique. Le lendemain, il sera évacué au Maroc pour y subir des soins intensifs.

Suite à l’amélioration de son état sanitaire, il sera encore transféré au Burkina Faso, en janvier dernier.

A Ouagadougou, un accord de sortie de crise en Guinée avait été signé le 15 Janvier 2010, prévoyant entre autres le maintien en convalescence de Dadis au Burkina Faso et le passage du pouvoir à son intérim, Sékouba Konaté.

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 00:21

 

 

frederik-bishop-cook.jpg

 

Ai- Rca- Mardi, 03 Août 2010 19:29  «J’étais faire mes adieux au  ministre parce que, je suis arrivé en fin de séjour en  République Centrafricaine. Je lui ai également fait  part de mes observations sur la  situation dans l'Est. Je viens d’y effectuer ma  4ème visite accompagné d’une délégation de  militaires américains. Il s’agissait  pour moi de toucher du doigt les exactions de la Lord Resistent Army (LRA) de Joseph Kony  et surtout  la situation humanitaire des personnes déplacées et des civils ».

Cette déclaration a été faite ce jour  par l'ambassadeur des Etats-Unis à Bangui Frederick Bishop Cook au sortir de l'audience avec le ministre des affaires étrangères, le Général Antoine Gambi.

L’entrevue, selon lui, a été  très riche en enseignements.

Il a déclaré que  la RCA est l'un des pays le plus riche du monde, car il y a de la pluie en abondance. De plus, le pays dispose d’un espace vert et vaste pour l'agriculture et le sol regorge des ressources minières. « J’ai été beaucoup impressionné par la beauté et la richesse de ce pays », a-t-il dit,  déplorant toutefois le fait que les centrafricains soient divisés.

« Je suis déçu par le manque d'unité, d'organisation sociale et politique entre les centrafricains, malgré la devise du pays qui est : « Unité Dignité Travail » », a souligné le diplomate, rappelant que «  c'est l'unité qui favorise  le travail et c'est le travail qui fait naître la dignité».

Il a tenu à exhorter les centrafricains à s'engager dans le  processus politique de réconciliation et non de la division afin de permettre à tout le monde d’aller aux élections et mettre en place un gouvernement qui représente toute la population.

« On a eu depuis 50 ans beaucoup de conflits dans ce pays. C'est le moment de  la paix et du rassemblement. Les Etats Unis  souhaitent  que les centrafricains retrouvent le chemin  de la paix et de la prospérité», a conclu Frederick Cook qui aura passé trois bonnes année en Rca.

Kabongo, Ai Bangui

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 00:16

 

 

bossangoa.gif

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 03 Août 2010 13:48

 

Après une semaine de pluies sans arrêt dans la préfecture de l’Ouham au nord-ouest, plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés.

A Bossangoa, chef lieu de la préfecture, environ 90 maisons sont écroulées et 482 personnes sans abri.

Selon un rapport du maire de la commune de Nanga Boguila, 144 heures de pluies ont été enregistrées, faisant 50 maisons détruites et 205 sinistrés.

Selon Thomas Orongaï, président de la croix rouge préfectorale de Bossangoa, la probabilité d’écroulement d’autres maisons serait possible.

Il a ajouté que la croix rouge ne dispose pas de moyens pour voler au secours de ces personnes sinistrées. Il lance à cet effet un sos au gouvernement et aux ONG humanitaires, car dit-il, le risque de maladies est possible après cet évènement.

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 23:29

 

 

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Par Gilles Olakounlé Yabi | InfoSud | 03/08/2010 | 07H31

(De Cotonou) Parfois considéré comme un modèle de démocratie sur le continent africain, le Bénin voit son Président éclaboussé par un vaste scandale financier. Mais alors que le pays fête ses cinquante ans d'indépendance de la France, cette affaire révèle surtout une grave crise morale et politique.

Ce énième scandale financier et politique qui agite le Bénin est, il est vrai, particulièrement énorme. Qualifiée de « Madoff béninois », du nom du super escroc américain Bernard Madoff, l'affaire met en scène une institution de placement d'argent, Investment Consultancy & Computering services (ICC), qui a collecté auprès des populations béninoises l'équivalent de plus de 150 millions d'euros avant de se révéler comme ce qu'elle a toujours été : une vaste escroquerie fonctionnant sur le vieux principe de la fraude pyramidale.

Bienveillance de l'Etat envers les fraudeurs

L'affaire n'aurait pas pris la tournure d'une crise nationale sans précédent si elle ne concernait pas une proportion inquiétante de citoyens et n'impliquait pas des sommes vertigineuses au regard de la petite économie béninoise. Et si les responsables de l'entreprise frauduleuse n'avaient pas bénéficié de la bienveillance des principales personnalités de l'Etat et du pouvoir en place.

Le Président Boni Yayi, économiste élu brillamment avec près de 75% des voix au second tour de l'élection présidentielle en 2006, se retrouve en mauvaise posture à huit mois de la remise en jeu de son mandat.

Une cinquantaine de députés sur les 83 que compte le Parlement demandent que le Président soit mis en accusation dans l'affaire des placements d'argent illégaux. Il a déjà dû limoger le procureur de la République de la capitale économique, Cotonou, et son ministre de l'Intérieur, tous deux détenus pour complicité présumée avec les auteurs de la fraude.

Des intérêts promis de 200%

Entre les histoires dramatiques des Béninois qui ont mis toutes leurs économies et des fonds empruntés dans les caisses de l'institution de placement qui leur promettait des intérêts de l'ordre de 200% et les accusations de complicité et répliques salées échangées quotidiennement entre les leaders de l'opposition et ceux du camp présidentiel, point de place pour une analyse dépassionnée du bilan des cinquante dernières années.

En réalité, le scandale financier qui frappe toutes les couches de la société béninoise offre une occasion rare à la nation de se regarder en face et de constater, enfin, que le quatrième temps de son histoire est celui du culte de l'argent facile et de la mort des idées, après l'époque des illusions de l'indépendance, l'ère de la ferveur révolutionnaire, puis celle de l'excitation démocratique et des libertés retrouvées.

Au Bénin, une insidieuse et profonde crise des valeurs collectives assombrit l'avenir pourtant plein de promesses d'une population jeune, bouillonnante et capable d'ingéniosité. La crise est aussi celle d'un système politique marqué aussi bien par sa capacité à produire des alternances démocratiques pacifiques que par sa corruption et son inaptitude à insuffler une véritable dynamique économique partagée.

Le « Quartier latin de l'Afrique »

Terre de royaumes puissants et de résistance héroïque à l'entreprise coloniale française, le Dahomey -qui sera renommé Bénin en 1975-, s'est longtemps enorgueilli de son étiquette de « Quartier latin de l'Afrique », bon élève de l'école coloniale élitiste française. Champion africain des coups d'Etat sans effusion de sang dans les années 60, le pays est encore réputé aujourd'hui dans la région pour la qualité de ses intellectuels.

Ceci, alors que le pays n'a pourtant jamais été un champion du développement économique, social, culturel ou même sportif. De quoi se poser des questions dérangeantes à l'heure du cinquantenaire, et notamment celle, sans doute, de l'absence d'un lien automatique entre démocratie d'une part et bonne gouvernance et décollage économique de l'autre

Pendant cinquante ans, les Dahoméens puis les Béninois ont su échapper au pire : la guerre civile, les violences politiques et intercommunautaires et la famine. Les Béninois nourrissent plus d'ambitions au moment d'entamer un nouveau cinquantenaire.

 

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 23:04

 

 

Pierre-Buyoya.jpg

 

 

Lu pour vous dans L'Indépendant : L’émissaire de la Francophonie Pierre Buyoya infréquentable chez Bozizé


C’est le quotidien privé Le Confident qui a révélé l’information. Selon le confrère banguissois, François Bozizé aurait refusé de recevoir l’ancien président burundais Pierre Buyoya qui était arrivé le 20 juillet à Bangui, prétextant un emploi du temps chargé.

D’après Le Confident, l’émissaire de l’Organisation internationale de la Francophonie que l’on ne présente plus à Bangui, avait dû écourter son séjour pour rentrer en France.


L’ancien putschiste burundais qui s’est reconverti en monsieur bon office de la Francophonie s’était rendu à Bangui fin juillet pour faire le point sur l’avancement du processus électoral. Il s’est entretenu avec la Coordination de la Commission électorale indépendante (CEI) ainsi que l’ensemble des entités partie prenantes au processus électoral sauf François Bozizé, qui lui aurait gardé dent à cause de ses prises de position sur la question électorale.


Lors d’un précédent séjour dans la capitale centrafricaine au mois de mai dernier, le général-major Pierre Buyoya avait émis des réserves sur l’impréparation des élections législatives et présidentielle et avait préconisé un report.


Depuis, François Bozizé qui ne cesse de se répandre dans la presse nationale et internationale qu’on (la communauté internationale) l’a « forcé à violer la constitution » en reportant les élections, considère cette prise de position comme une ingérence dans les affaires centrafricaines. C’est pour cette raison qu’il aurait soigneusement évité de rencontrer son ancien frère d’Armes burundais.


Pourtant, le 14 juillet dernier, après le défilé des troupes africaines sur les Champs Élysées, François Bozizé avait été reçu par le secrétaire général de la Francophonie, l’ancien président sénégalais Abdou Diouf. La question des élections a certainement été évoquée. On suppose que c’est lors du tête-à-tête entre les deux hommes que la mission de Pierre Buyoya a été décidée. Donc, Bozizé ne pouvait pas ne pas être au courant de cette visite.

 

 

Source : http://www.lindependant-cf.com Lundi 2 Août 2010

 

 

 

NDLR : Comme Mme Sahle Work Zewde du BINUCA ainsi que les ambassadeurs de France, des USA et de l'UE en Centrafrique, l'ex-président burundais Pierre Buyoya fait partie de tous ceux qui, d'après Bozizé, ont eu le tort de l'avoir "forcé" comme il l'a dit dans son interview à Jeune Afrique, à reporter les élections qui auraient chaotiques si elles avaient eu lieu le 16 mai, qu'il s'apprêtait à tenir pour réaliser son hold-up.

 

Pierre Buyoya paie sans doute le courage qu'il a eu lors de son avant dernier séjour à Bangui, d'avoir sans doute insisté auprès de Bozizé sur la nécessité de reporter effectivement les élections du 16 mai afin de mieux les préparer de façon consensuelle pour éviter toute crise post-électorale inutile. Dès lors, il ne pouvait que s'attirer les foudres et la haine de Bozizé comme celle qu'il voue à Mme Zewde et les diplomates représentant la communauté internationale en RCA qu'il accuse sans cesse de soutenir l'opposition. Le lundi 2 août, Bozizé a dû s'entretenir avec Mme Zewde du BINUCA puis l'ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon allés sans doute attirer son attention sur la nécessité que la classe politique dans son ensemble aille aux urnes de façon vraiment consensuelle. 

 

En prenant tout seul dans son coin un décret convoquant le corps électoral pour le 23 janvier 2011 alors même que le chronogramme consensuel était en train d'être discuté à la CEI, l'illégitime hors la loi Bozizé ne pouvait qu'attirer sur lui les observations et remarques des diplomates représentant les pays amis qui sont partie prenante au processus électoral en Centrafrique.   

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 19:28

 

 

Saragba F

 

De report d’élections en report d’élections, la république centrafricaine continue toujours sa dangereuse progression dans une sorte de rengaine monotone.

Voilà que depuis le 11 juin 2010, la Centrafrique pieds et mains liés, est offerte comme un jouet aux seuls caprices d’un président illégitime et incompétent dont le mandat a été prorogé d’une manière illégale afin de préserver la paix, rien que la paix croyait-on. Hélas ! Si le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument pour ne pas paraphraser le philosophe et historien Emerich Acton. En prorogeant sans condition le mandat du général-président malgré le verrouillage de la constitution, les parlementaires et les membres du conseil constitutionnel ont donné un blanc seing à celui-ci. Le résultat ne s’est pas fait attendre et se traduit aussitôt par les mêmes maux dont souffraient déjà le régime « légal ».

A présent, les mêmes rênes du pouvoir sont convoitées par une classe politique de l’opposition démocratique qui se caractérise par un attentisme affligeant, un minimaliste déroutant et réagit si toutefois elle réagit d’une manière atone. Une classe politique de l’opposition démocratique dont certains leaders par leur discours semblent déjà être de connivence avec le régime en place. A se douter de la sincérité de leur engagement. Finalement, la Centrafrique n’est-elle pas victime de l’apathie politique du régime et de certains leaders de l’opposition  qui essaient de jouer solo ? Autrement dit, ce manque de créativité politique n’est-il pas dû à une inculture politique manifeste ? Ne dévoile t-il pas  au grand jour une absence de véritables projets politiques positifs et globaux pour la Centrafrique?

Alors que la majorité de nos compatriotes, toute classe politique confondue  y compris certains membres du parti au pouvoir , la communauté internationale avec l’union européenne en tête s’attendaient à un accord politique global qui résulterait d’un consensus afin de donner une aura de légitimité et de légalité au processus électoral, le général président a cru bon, dicté en cela par ses vieux démons de la mal gouvernance de prendre un décret unilatéral et inattendu. Une fois de plus, le général président a fait preuve d’un autoritarisme méprisant à l’endroit de toute l’opposition démocratique, du peuple centrafricain tout entier qui n’aspire qu’à vivre en paix et de nos partenaires internationaux fatigués par nos incohérences à un moment qui ne s’y prêtait pas. Au moment où nos compatriotes commençaient à croire en une solution apaisée, résultante d’un consensus qui viendrait sceller définitivement un accord politique salvateur, d’autant plus que  l’union européenne est prête à débourser gracieusement entre 6 et 9 000 000 d’euros. A quoi joue donc le général-président ? Aurait-il peur d’une élection juste et transparente ?  Veut-il réellement organiser ses élections ?

Par ailleurs, la réaction tantôt timorée ou confuse d’une opposition démocratique face à ce qui est convenu désormais d’appeler une provocation de la part du général-président  interpelle notre conscience de citoyens. Que vaut finalement cette opposition démocratique ? A-t-elle vraiment la volonté et les capacités de s’ériger en une force alternative au régime irresponsable et provocateur du général-président ?

En l’état actuel des choses, nombreux sont nos compatriotes qui pensent de plus en plus que ni le régime en place, ni l’opposition démocratique n’incarne les attentes du peuple centrafricain.

 

Franck SARAGBA

« De l’esprit Fini Kodé »

 

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 18:27

 

 

Carte-Centrafrique-Generale-

 

Ai- Bangui Rca-2 août 2010 -  L’Ecole Nationale de la Police, sise PK 10 Route de Damara, a servi de cadre ce jour au lancement des activités du stage en « déontologie et éthique professionnelle » à destination de 15 fonctionnaires de la police nationale Centrafricaine.

Cette session de formation, qui va durer  12 jours, est organisée par la Security Institutions Units  du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (Binuca) en partenariat avec le Ministère de la sécurité nationale et de l’ordre public.

Le but de ce stage est de  rendre plus performantes les actions de la Police en vue d’améliorer ses relations avec la population qui passe par l’instauration  d’un climat de confiance.

Ce stage vise également, selon un encadreur,   à mettre fin aux  incompréhensions, aux  heurts et aux confrontations afin de mieux rentabiliser les actions des services de la police et de défense.

« Je voudrais vous exhorter à suivre avec beaucoup d’assiduité et beaucoup d’intérêt les enseignements. Ce  stage est  d’autant plus important qu’aujourd’hui, les hommes de loi sont sur la sellette » a déclaré Moussa Samogo du Binuca, ajoutant que  le moindre comportement des policiers est interprété et extrapolé et cela rejailli sur l’image de toute la corporation.

« Rien ne sert comme on dit chez-nous de quitter le tam-tam et aller battre son ventre ailleurs. Il ne s’agit pas de venir suivre le stage. Vous êtes des échantillons représentatifs de la Police Nationale, des formateurs relais. Posez toutes les questions possibles pour votre édification » a conclu M Samogo.

« Quant on parle de l’Etat de droit,  son corolaire est la police. Car, c’est elle qui veille sur les applications des lois et les règlements » a fait savoir le Commissaire divisionnaire, Célestin Loutomou, directeur de l’Ecole Nationale de la Police, joint au téléphone par l’Agence A.i

Pour lui, si la police connait son métier et qu’elle le fait dans le respect des règles de l’art, la population sera satisfaite.

«  C’est pourquoi,  nous avons parmi les participants les 8 commissaires d’arrondissement de Bangui. Ceux-ci vont organiser dans leur lieu de travail une séance de restitution en vue de la vulgarisation des connaissances acquises ici » a-t-il expliqué.

Selon les organisateurs, les 15 participants à cet atelier  seront encadrés par trois instructeurs formés  par le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Abdoul Diouf.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : La police centrafricaine a beau faire, le hors la loi Bozizé n’a nullement confiance aux policiers centrafricains dont il ordonne semaine après semaine qu’ils soient chassés des différents services de l’Etat car il les soupçonne et accuse de refiler des informations à l’opposition

 

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