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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:19

 

 

Aristide-Ganabo.jpg

 

                Jules Ebanda et Aristide Ganabo

 

 

18 juin 2010 06h00 | Par THOMAS SAINTOURENS Sud-Ouest

L'association Mamboko na Mamboko amène la fête au parc Cazalet, avant de partir en Centrafrique pour un projet solidaire.

Aristide Ganabo, président de l'association Mamboko na Mamboko, garde un œil inquiet sur les prévisions météorologiques. « L'année dernière, pour la première édition de la journée Pessac solidaires, un peu plus de 200 personnes s'étaient déplacées malgré la pluie. Samedi, on espère qu'elles seront au moins 500 », dit l'organisateur.

La fête, visant à rassembler les habitants autour d'un moment de solidarité, est dotée cette année d'un riche programme. Pour les chineurs, la journée commencera dès 8 heures. Un vide-greniers, auquel participeront 150 exposants, sera installé au petit matin.

 « On va dormir sur place », s'amuse Jules Ebanda, qui pourra employer sa solide carcasse à la mise en place des stands. Les associations culturelles et sportives de la commune seront représentées, dès 11 heures : karaté, boxe ou encore football sont au programme. Le soir, trois menus africains seront proposés par les généreuses mamans de l'association Fasidd.

Scène locale et DJ renommés

Outre la tête d'affiche 100 % R'n'B, le chanteur Singuila, de nombreux espoirs locaux fouleront la scène déployée pour l'occasion. Seront aussi de la partie DJ Kitoko et DJ Polio, fameux pour être les fournisseurs officiels de coupé-décalé des bringues du footbaleur Samuel Eto'o.

Plus sérieux, un débat sur l'engagement des jeunes ponctuera ces démonstrations. Sûr que les huit membres de Mamboko na Mamboko en partance pour Bangui auront de quoi dire. La journée est en effet l'occasion de récolter des fonds pour ce voyage solidaire, du 8 au 29 août, qui a pour objectif de faciliter les débuts professionnels de couturières locales. Fasidd et le Rotary collectent des machines à coudre. Ensuite, après une formation, quelques couturières centrafricaines bénéficieront d'un système de microcrédit pour monter leur boutique. Le tout avec les conseils de l'antenne locale de l'association pessacaise.

Samedi 19 avril au parc Cazalet.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 01:07

 

 

sida malade

 

 

(1ère  et  2ème partie)

 

Par Claire Hédon RFI jeudi 17 juin 2010

De récentes affaires de corruption ont été mises à jour en République Centrafricaine dans l’utilisation de l’aide internationale pour la lutte contre le VIH-sida. Comment se passent aujourd’hui l’accès aux traitements et la prise en charge des malades ? Qu’est-ce qui est fait dans le domaine de la prévention ?

Reportage de Carine Frenk.

Ecouter l'émission sur le scandale des antirétroviraux en Centrafrique :
 
L'émission est en 2 parties (50 minutes en tout !), téléchargeables  sur le site de RFI aux liens suivants :

http://www.rfi.fr/emission/20100617-1-lutte-contre-le-sida-republique-centrafricaine
 
http://www.rfi.fr/emission/20100617-2-lutte-contre-le-sida-republique-centrafricaine

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 22:39

 

 

Bozizé en Chine   Joseph-Kony.jpg

 

 

Dans une de nos récentes parutions, nous faisions état des véritables raisons qui pourraient expliquer la présence à Téhéran (Iran) du ministre centrafricain des affaires étrangères le général Antoine Gambi parti prendre part en avril dernier à la contre-réunion sur le nucléaire à l'invitation du très controversé président iranien Mahamoud Ahmadinejad.

 

Bozizé, afin de s'en mettre toujours plein les poche, se livre en effet à de grandes manoeuvres avec les perspectives d'exploitation des mines d'uranium de Bakouma qui se situent au sud est de la RCA et qu'il a pourtant déjà octroyées au géant du nucléaire français AREVA. On lui prête l'intention de chasser AREVA de cette région où sévit précisément les hordes de bandits de la LRA du chef rebelle Joseph Kony qu'il aurait même reçu à Bangui par l'entremise de son fils Francis et son ministre des mines, le très corrompu Sylvain Ndoutingai. Plusieurs faits en effet  prouvent qu'il existe bel et bien  un axe secret Bangui-Caracas-Téhéran pour la fourniture de l'uranium de Bakouma.   

 

Avec son communiqué ci-dessous, le FODEM, parti de Charles Massi met le pied dans le plat en dénonçant sans détours, la connivence de Bozizé avec le bandit Joseph Kony dont les éléments sement la mort et la désolation dans le sud est de la RCA depuis des années. On se demande à quel jeu joue réellement ce Bozizé  qui a, il faut le rappeler en passant, sous-traité la sécurité du sud est de son pays à l'armée ougandaise !

 

La rédaction de C.A.P  

 

 

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Le FODEM dénonce l’association d’intérêts entre le Président François BOZIZE et le responsable de l’Armée de la résistance du Seigneur (LRA), Joseph KONY

 

Le Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) dénonce l'association d'intérêts entre le Président François BOZIZE et le responsable de l'Armée de la résistance du Seigneur (LRA), Joseph KONY, lequel, selon des sources de l'entourage immédiat du Président François BOZIZE et des informations circulant dans la presse, est chargé de perpétuer l'insécurité dans le Sud Est de la Centrafrique pour permettre aux assoiffés financiers de BANGUI de vendre l'Uranium de Bakouma à l'IRAN.

Le FODEM tient à alerter tous les Centrafricains et les partenaires de notre pays, sur le fait que le Président BOZIZE n'hésite plus à engager notre Pays dans une direction dangereuse qui constitue une menace pour la sécurité et la paix, tant pour le monde que pour l'Afrique Centrale et particulièrement pour la Centrafrique.

Considérant que la Commission Electorale Indépendante (CEI) vient de proposer le 24 octobre 2010 comme date du premier tour des élections Présidentielle et Législatives, sans d'ailleurs penser au second tour et que, selon la CEI, toutes les contraintes organisationnelles, sécuritaires et budgétaires seront levées avant cette date, c'est-à-dire dans quatre (4) mois, le FODEM s'interroge sur la soudaine capacité organisationnelle et financière de la CEI à organiser les élections dans ce délai.

 

L'existence de l'axe BANGUI-CARACAS-TEHERAN devrait permettre aux Autorités de Bangui de vendre de l'Uranium à l'IRAN et ainsi obtenir la manne financière qui les pousse à organiser aussi vite ces élections afin de garantir leurs engagements commerciaux, et ceci en total mépris de toutes les raisons qui ont justifié le report des mêmes élections.

Le FODEM met en garde les Autorités Centrafricaines contre la tentation d'entraîner la Centrafrique, une Nation Pacifique, dans des relations avec des Pays dont on ne connaît pas

exactement les intentions en matière du nucléaire, dans le seul but de satisfaire leurs appétits financiers.

Le FODEM demande au Président François BOZIZE d'éclairer l'opinion nationale et internationale sur la présence du Ministre des Affaires Etrangères, le Général Antoine GAMBI au sommet organisé à TEHERAN le 16 Avril 2010. Ce contre sommet au sommet organisé à WASHINGTON par le Président Américain Barack OBAMA ne peut laisser indifférent, tant les enjeux nucléaires dépassent le cadre de simples relations bilatérales entre la CENTRAFRIQUE et l'IRAN.

Notre Pays a d'importants gisements uranifères et nous ne pouvons pas jouer à la démagogie sur la question du nucléaire en prenant l'option du trafic avec des Pays qui ont besoin de la matière fissile et dont les véritables intentions nous échappent complètement.

La ratification du Traité d'Interdiction Complète des Essais nucléaires (TICE) de l'Organisation des Nations Unies par notre Pays le 26 Mai 2010 ne doit pas être un leurre qui masquerait les véritables intentions du Président de la République, le Général François BOZIZE.

Par ailleurs, le FODEM condamne avec force la transformation de la Centrafrique en un terrain de chasse où tous les citoyens sont désormais considérés comme des gibiers à traquer et à enfermer dans des cages à BOSSEMBELE au mieux, ou à éliminer au pire par la

volonté des tout-puissants. Les récentes affaires des passeports confisqués (Martin ZIGUELE, Président du MLPC, Cyriaque GONDA, ancien Ministre d'Etat, Nicolas TIANGAYE, Président du CRPS) et des citoyens recherchés (Symphorien BALEMBY, Avocat et Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Centrafrique, Jean Daniel DENGOU, Vice-président du Conseil économique et social) sur la seule décision du Chef de l'Etat en personne, selon les informations connues, et dont les membres des familles se retrouvent incarcérés au mépris des règles élémentaires du droit et de la procédure judiciaire Centrafricaine nous obligent à dénoncer le retour des pratiques anciennes pour lesquelles le Peuple a déjà beaucoup souffert. Le Chef suprême des Armées veut se transformer en Chef suprême de la Justice. Le FODEM condamne tous ces actes qui sont illégaux et qui méprisent tous les Centrafricains.

Le FODEM rappelle au Chef de l'Etat, Chef de l'Exécutif, son obligation de respecter le principe de la séparation des pouvoirs qui doit faire de notre Pays un havre de Paix où tous les citoyens peuvent vivre ensemble et en harmonie selon la Loi.

Le FODEM rappelle que la récente modification de la constitution n'autorise le Président de la République à conserver ses prérogatives que pour faire organiser les élections et non pour engager le Pays au travers de grandes décisions pour lesquelles il n'a plus de Légitimité depuis le 11 Juin 2010. Dans ces conditions, il est encore plus insupportable de le voir se substituer au pouvoir judiciaire pour satisfaire ses intérêts personnels (affaire du supermarché RAYAN) au mépris du principe de la séparation des pouvoirs dans toute Démocratie. Le Président de la République prend ainsi le risque d'être poursuivi devant la haute cour de justice pour trahison, selon notre Loi fondamentale. Le FODEM rappelle au Président de la République, Chef de l'Etat qu'être le Garant de la Constitution, d'est être le premier à la respecter.

Fait à PARIS, le 17 juin 2010

Saturnin NDOMBY

Président du FODEM

 

 http://www.fodem.org www.fodem.org contact@fodem.org contact@fodem.org Tél : 06 09 12 95 50 – 06 62 36 21 11

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 21:08

 

 

En ouvrant le séminaire de formation destiné aux candidats de son parti aux prochaines élections, le président candidat du MLPC Martin Ziguélé a profité de l'occasion pour remettre à sa place sans le nommer, le président candidat François Bozizé et son parti le KNK qui, après avoir affamé les Centrafricains par sa mauvaise gouvernance du pays, s'amuse à distribuer ces derniers jours avec une scandaleuse démagogie, trois carcasses de boeufs par arrondissement de la capitale, comme si cela pouvait remplacer la cruelle absence totale de politique agricole  durant les sept années que Bozizé a passées à la tête du pays et combler les graves carences et dramatiques conséquences occasionnées aux populations dans l'ensemble du pays. Martin Ziguélé a naturellement relevé pour les condamner les incessantes déclarations belliqueuses de Bozizé annonçant sa volonté de dépecer ses opposants ainsi que les incessantes tracasseries qui leur sont faites pour les intimider en entravant de façon délibérée leur liberté d'aller et venir, autant de violations de la Constitution dont Bozizé prétend pourtant être le meilleur garant et sur lesquelles le candidat du MLPC a mis le doigt avec insistance. Martin Ziguélé a également saisi l'opportunité qui lui a été offerte pour dénoncer les incessantes et grossières ingérences de Bozizé  dans les situations relevant du pouvoir judiciaire comme on l'a encore constaté récemment dans l'ordre donné par sans scrupule par Bozizé qu'on arrête le bâtonnier de l'ordre des avocats et un autre citoyen dont il est le seul à avoir perçu la culpabilité dans un banal incendie. 

 

La Rédaction de C.A.P  

 

 

 

 

 

 

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MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Membre de l’Internationale Socialiste

 

 DISCOURS D’OUVERTURE DU SEMINAIRE DE FORMATION DES CANDIDATS DU MLPC AUX ELECTIONS LEGISLATIVES ET PRESIDENTIELLES DE 2010, EN COLLABORATION AVEC LA FONDATION JEAN JAURES DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE

 

 

Camarades membres du Conseil Politique National,

Camarades membres du Bureau Politique,

Camarades membres du Conseil des Sages,

Camarades membres de la  Commission de Contrôle et d’Arbitrage,

 Monsieur Didier CHOUAT, et cher ami, ancien député PS des Côtes d’Armor,

Honorables membres du groupe parlementaire MLPC,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

 Au nom du Bureau politique de notre Parti, et en mon nom propre, je voudrais tout d’abord m’acquitter d’un devoir, celui de souhaiter la bienvenue à Bangui à tous les séminaristes venus de tous les coins et recoins de notre pays. Depuis Obo, Zemio, Rafai, Ouadda-Djallé, Birao, Ouadda, Sam-Ouandja, Ndélé, Kabo, Batangafo, Markounda, Nanga-Boguila, Nola, et j’en passe, vous êtes venus très nombreux, bravant les intempéries, les menaces et les tracasseries de tous ordres, la fatigue et l’insécurité, pour prendre activement part à ce séminaire. Le Bureau Politique, à travers ma voix, est sensible à votre engagement jamais démenti pour notre Parti.

Vous êtes la preuve vivante et concrète qu’au MLPC, nous ne militons pas par pur appât du gain, mais bien parce que nous croyons réellement en ces valeurs que nous défendons tous comme un seul homme depuis 1979. Au MLPC, nous ne sommes pas un parti de l’administration, créée pour la circonstance et par les circonstances. Nous ne sommes pas un parti qui, comme nos rivières en période de crue, se gonfle d’eaux charriant diverses particules, et qui dès la saison sèche revenue, se réduit aux acquêts. 

Mes remerciements s’adressent également et particulièrement à notre Camarade et ami Didier CHOUAT, ancien député du Parti Socialiste français des Côtes d’Armor, cette terre de Bretagne tournée vers l’extérieur et vers l’autre. Si la Fondation Jean-Jaurès a choisi Didier CHOUAT pour venir partager avec nous deux journées de formation sur la conduite d’une campagne électorale, elle n’a pas fait ce choix par hasard. En effet, Didier a mené 14 campagnes électorales de terrain au sein du Parti Socialiste français, et a déjà eu à partager cette longue et fructueuse expérience avec d’autres partis frères africains membres, comme le MLPC, de cette grande union démocratique et progressiste qu’est l’Internationale Socialiste.

Cette session de formation dont nous ouvrons aujourd’hui les travaux, et qui succède à la première animée par notre ami Gérard Fuchs, lui aussi ancien député PS, s’inscrit dans la droite ligne des recommandations de notre IIIème congrès de juin 2007. Comme vous le savez, à l’issue de ces assises, les congressistes ont décidé de placer la modernisation du Parti et de ses méthodes d’action et de travail comme une de ses trois priorités,  aux côtés de notre nécessaire restructuration et de notre ouverture aux forces vives de notre pays.

Il n’y a de richesse que d’hommes, vous le savez tous, et la pérennité de notre Parti dans l’espace politique centrafricain ne sera garantie que par la qualité de ses cadres, à divers niveaux, acquise grâce à une politique soutenue de renforcement de leurs capacités.

C’est pourquoi, Camarades séminaristes, après avoir désigné et investi nos Camarades aux élections  législatives, l’Ecole du Parti, en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès a souhaité doter nos futurs députés des connaissances indispensables à la gestion d’une campagne électorale locale efficiente. Mais le futur député MLPC est également cadre du Parti et les cadres non candidats sont également impliqués dans la campagne électorale.

C’est pour cette raison que nous avons associé à cette formation l’ensemble de nos cadres dirigeants, qu’ils soient candidats ou pas, de toutes les seize préfectures de notre pays sans exception aucune, afin que cette formation bénéficie aussi bien aux candidats d’aujourd’hui qu’à   ceux de demain, et sur la base géographique la plus large possible. Vous le savez comme moi, la roue tourne pour tout le monde, et parmi nous ici, nous avons nos députés de demain mais aussi ceux d’après-demain.

En plus de la formation strictement électorale disais-je, vous aurez également droit à des communications sur le renforcement de votre leadership personnel pour la gestion efficiente et locale de notre Parti en votre qualité de leader.

Pour être efficace, il faut maîtriser le savoir, le savoir-faire et le faire-savoir en matière politique, managerielle et électorale. Dotés de ces outils à la fin de cette formation, vous retournerez rapidement dans vos structures pour continuer à travailler efficacement, comme des fourmis, afin de renforcer notre maillage du territoire national par des actions de proximité bien ciblées, pour garantir la victoire au premier tour de notre Parti.

Vous travaillerez camarades, sans fanfaronnade et avec le respect dû à toutes les composantes de notre peuple, car le peuple est mûr et nous observe. Le peuple sait dans quel camp se trouvent ses oppresseurs sur tous les plans : notre peuple observe ceux-là même qui lui parlent de respect de la constitution, une bible dans une main et un revolver dans une autre, et qui marchent tous les jours sur les libertés les plus élémentaires, comme celles d’aller et de venir,  qui foulent au pied la présomption d’innocence et le principe de séparation des pouvoirs, et qui en réalité mènent une guerre qui ne dit pas son nom contre tout ce qui, en démocratie, équilibre les pouvoirs, et plus particulièrement contre l’institution judiciaire dans toutes ses composantes.

 Le peuple observe et connaît ses affameurs, ceux qui ont détruit les infrastructures agro-pastorales et  routières, plongeant tout notre peuple dans une économie de traite. Et comme si la tragi-comédie ne suffisait pas, à Bangui et uniquement à Bangui, le pouvoir jette à ce peuple qu’on a préalablement affamé par l’absence de toute politique crédible de développement, trois bœufs par arrondissement, mais durant un seul jour sur les 365 que compte l’année et au bout des cinq années qu’a compté un mandat présidentiel. Trois bœufs  pour 100 000 habitants par arrondissement de Bangui, comme le souligne un quotidien national. La manne de Moïse, c’était sur tout le peuple d’Israël. Mais c’est vrai que depuis 2003, la RCA s’est réduit à Bangui.

 Le peuple sait, voit et attend, nous attend…. Aux gesticulations et aux logorrhées pseudo-guerrières des uns, relayées par les agitations anti-démocratiques et anarcho- populistes de leurs moines-soldats rémunérés aux lance-pierre , et qui sont essentiellement destinées à nous distraire de notre objectif qui est la conquête du pouvoir par les urnes, nous devons opposer la sérénité du bon père de famille, et ne consacrer toute notre énergie qu’à la préparation rationnelle, méticuleuse et soutenue , sur le terrain,  des élections à venir et de notre victoire certaine. Le reste est simplement un écran de fumée, comme savent le faire nos paysans pour chasser les abeilles et récupérer leur miel.

Camarades séminaristes,

Je vous invite donc à être assidus, et participatifs. Dans l’humilité qui grandit, et débarrassés des fausses certitudes, profitez au maximum de la somme d’expériences pratiques de notre animateur principal, Didier, et des autres intervenants.

N’hésitez pas à poser vos questions, même en sango, car  notre objectif  est le renforcement de vos capacités.

C’est sur ces mots d’espoir, que je déclare ouverts les travaux de deuxième session de formation à l’attention de nos futurs députés et des cadres du Parti.

 

 TOUS UNIS NOUS VAINCRONS !      

Je vous remercie.

 

                                                                               Martin ZIGUELE

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 19:32

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

 

BANGUI - AFP / 17 juin 2010 18h10 -  La principale coalition de l'opposition centrafricaine a "pris acte" jeudi de la nouvelle date des élections, le 24 octobre, proposée par la Commission électorale indépendante (CEI) mais "insiste" "sur la conclusion d'un accord politique" avec le gouvernement.

La majorité présidentielle s'est, elle, affirmée "prête à aller aux élections" législatives et présidentielle.

"Nous disons à l'UFVN (Union des forces vives de la nation), que nous prenons acte de cette nouvelle date, mais rien ne sert de courir, il faut partir à point", a affirmé à l'AFP Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'UFVN.

"Il y'a d'abord la question de l'après 11 juin (fin du mandat du président François Bozizé) qu'il faut discuter, harmoniser, parce que l'opposition insiste encore sur la conclusion d'un accord politique et la gestion de la chose publique pendant cette période par les entités ayant pris part au Dialogue politique inclusif", forum ayant rassemblé autorités, opposition, rebelles et société civile, a poursuivi Me Pouzère.

"Si la CEI est obligée de fixer une nouvelle date des élections, c'est qu'elle donne finalement raison à l'opposition qui voyait depuis fort longtemps qu'on est en train d'amuser la galerie. Cette fois-ci au moins nous espérons que le délai sera tenu", a conclu Me Pouzère.

Le porte-parole du gouvernement Fidèle Gouandjika a affirmé à l'AFP: "Les Centrafricains veulent aller aux élections, ils attendent cela de pied de ferme. Donc, il faut faire en sorte que toutes les chances soient mises du côté du processus électoral pour qu'il ne traîne pas en longueur. Nous sommes prêts à la majorité présidentielle pour aller à ces élections".

"Le chef de l'Etat l'a dit et répété, la nouvelle date des élections devra tenir compte des conditions sécuritaires et de l'avancée du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-rebelles qui doit atteindre la phase du désarmement", a-t-il poursuivi.

"Le gouvernement souhaite seulement que certaines conditions soient remplies pour que nous allions tous à des élections apaisées, libres et démocratiques", a-t-il conclu.

La date du 24 octobre a été proposée "à l'unanimité" de la trentaine de membres de la Commission réunis en plénière et, doit être "entérinée par décret présidentiel", a précisé mercredi le porte-parole de la CEI Rigobert Vondo

Ceux-ci sont "convaincus que jusqu'à la date du 24 octobre, les contraintes organisationnelles, sécuritaires ou budgétaires auront été circonscrites, et que les élections pourront être organisées à la satisfaction de tout le monde", a affirmé M. Vondo.

Le chef de l'Etat, François Bozizé, peut accepter ou rejeter la proposition.

Les élections, qui devaient initialement se tenir le 25 avril, ont été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die.

Le report était réclamé notamment par l'opposition et recommandé par le comité des bailleurs du processus électoral (ONU, Union européenne, France, Etats-Unis). A la suite du deuxième renvoi, une loi constitutionnelle prorogeant le mandat du président Bozizé - qui a expiré le 11 juin - et celui des députés a été promulguée.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 19:27

 

 

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Kabongo, Ai Bangui 17 Juin 2010 Africa Info (Douala)

Ai-Rca — «On nous a volé notre passé et notre présent, notre avenir nous appartient». C'est autour de ce thème que l'administrateur principal chargé de la protection au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) Tane Mahamane Bamba, a animé le 15 juin à Bangui une conférence de presse sur la situation des réfugiés et personnes déplacées en Centrafrique.

«Nous devons aider les réfugiés à oublier le passé, à supporter le moment présent et à les aider à préparer l'avenir», a dit d'entrée de jeu l'administrateur pour qui, ce n'est pas de gaieté de coeur que certaines personnes sont devenues des réfugiés.

Selon M Tane, « la célébration partout dans le monde de la journée mondiale des réfugiés vise à attirer l'attention de toutes les communautés nationales et internationales sur la situation de ces personnes qui sont en détresse et ont besoin de notre assistance».

En prélude à cette journée, l'Unhcr a organisé des campagnes de sensibilisation dans les différents arrondissements de Bangui et partout où il y a un bureau de Uhcr. Pour ce faire, des sensibilisations ont été faites dans les écoles fondamentales telles que les Ecoles Lakouanga et Koudoukou, respectivement dans le deuxième et le troisième arrondissement.

«Il y a des événements qui sont organisés au tour de cette journée, tels que le concert, la conférence et les jeux concours» a-t-il dit.

Et d'ajouter qu'un match de football va opposer l'équipe des réfugiés urbains à celle de Bimbo, ainsi que la projection d'un film retraçant la vie du HCR dans le monde à la Télévision Centrafricaine. Et des manifestations seront aussi organisées sur le site des refugiés à Mongoumba dans la Lobaye.

L'UNHCR estime le nombre des réfugiés en Centrafrique à 30.000 et à 192.000 pour ce qui déplacées internes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:44

 

 

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Kabongo, Ai Bangui  17 Juin 2010 Africa Info (Douala)

Ai-Rca — La représentante spéciale du Secrétaire Général de l'Organisation des Nations unies, chef du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (Binuca) Sahle Work Zewde a présidé ce jour, à Bangui l'ouverture du séminaire atelier sur l'administration électorale en Centrafrique.

C'était en présence du président de la Commission électorale indépendante de la république démocratique du Congo l'Abbé Apollinaire Malu Malu et de celui de la cour constitutionnelle centrafricaine Marcel Malonga

Ce séminaire atelier de 48 heures, a regroupé les membres du bureau de la coordination nationale de la commission électorale indépendante (Cei), les conseillers à la Cour Constitutionnelle, et les experts représentant les partenaires, vise à améliorer et à renforcer les capacités des participants ainsi que le partage des expériences sur le processus électoral.

Pendant deux jours, les participants seront édifiés entre autres sur les conditions d'organisation des élections libres, démocratiques, transparentes, inclusives, et apaisées, les défis et exigences de la logistique électorale, l'éducation civique et la sensibilisation des électeurs, la problématique de la confection et la gestion de la liste électorale, le vote, le dépouillement, la compilation des résultats, les recours , les contentieux et l'annonce des résultats.

Pour le président du bureau de la coordination nationale de la commission électorale indépendante le Révérend pasteur Joseph Binguimale, «l'activité de ce jour est d'autant plus importante qu'elle survient au moment où la CEI remet le train en marche pour la suite du processus électoral».

«Un tel atelier qui se penchera nécessairement sur l'administration électorale en RCA est plus que nécessaire pour une évaluation lucide et clairvoyante du chemin déjà parcouru mais également pour une meilleure projection des activités à mener dans le future pour la réalisation et la réussite des élections libres crédibles et transparentes en Centrafrique» a souligné M Binguimale

«Le débat que vous êtes sur le point de mener tout au long des deux prochaines journées avec des intervenants de grande qualité sur le thème aussi pertinent de l'administration électorale tombe à point nommé car, il constitue un point décisif de redémarrage des opérations électorales » a déclaré Mme Work à l'ouverture des travaux.

Pour elle, les élections sont importantes mais ne constituent pas une fin en soi et ne n'est qu'une étape dans un long processus démocratique et la quête d'une paix et une stabilité durable.

«Je reste convaincue que la RCA saura relever ce défi dans un climat de sérénité, et dans l'unité, dans l'intérêt primordial de la nation» a confié Sahle Work Zewdé

Par ailleurs, la CEI a adopté le 16 juin au cours de sa plénière un nouveau chronogramme pour les prochaines élections annoncées pour les 24 octobre et 19 décembre 2010. Le budget a aussi été révisé

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:33

 

 

Boziz--en-treillis.JPG

 

 

 

 Bozizé met les godasses dans les plats


(Le Pays 17/06/2010)


Le président centrafricain François Bozizé avait-il vraiment besoin de se rendre au palais de justice de Bangui comme il l’a fait le 10 juin dernier pour intimer l’ordre d’arrêter sans délai les auteurs de l’incendie d’un supermarché intervenu la veille ? Pour n’avoir pas mis la manière, il a provoqué une grève des avocats de son pays dont le bâtonnier de l’Ordre, Me Symphorien Balemby, est activement recherché dans le cadre de cette affaire.

Outre la grève, Bozizé a aussi suscité la controverse sur le peu de cas qu’il fait de la séparation des pouvoirs même s’il est le premier magistrat du pays, le garant de l’indépendance de la justice, de l’immunité des avocats et, pour tout dire, de la présomption d’innocence . Au regard de ces agissements que l’on ne voit finalement qu’en république bananière – l’humoriste Mamane parlerait de république très très démocratique du Gondwana – il n’est pas certain que le bâtonnier qui a échappé à l’arrestation, sorte de la clandestinité dans laquelle il est entré depuis lors, mais de laquelle on veut le faire sans doute émerger avec l’arrestation du personnel de son cabinet et de celui du Conseil de l’Ordre opérée par la gendarmerie au cours de sa descente sur les lieux. En tout cas, le bâtonnier et tous ceux que le "juge procureur" François Bozizé a dans sa ligne de mire, sont prévenus qu’ils sont déjà condamnés par avance.

Au pays de Bozizé, la justice c’est Bozizé à l’image de feu Lansana Conté qui avait déclaré qu’en Guinée la justice c’est lui, après s’être rendu personnellement en prison pour libérer son ami et homme d’affaires Mamadou Sylla. Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser Bozizé pour qu’il se mettre en colère au point de planter ses godasses dans le plat de la justice en débarquant au palais pour exiger l’arrestation des auteurs de l’incendie du supermarché dont il a désigné des coupables ? Certes, il se dit que le supermarché en question appartiendrait à un de ses proches, Libanais de son état. Mais cela l’autorise-t-il vraiment à outrepasser ses droits et prérogatives régaliens. A moins qu’il n’en soit le vrai propriétaire ou qu’il en ait des actions. Si jamais c’est le cas, le chef de l’Etat aura usé de sa position pour défendre ses intérêts particuliers. Ce qui ne serait pas à son honneur parce qu’il a été élu par les Centrafricains pour défendre leurs intérêts et non les siens propres. On aurait un peu compris l’attitude du n°1 centrafricain – mais sans la tolérer – s’il s’était agi d’une menace contre son pouvoir.

Le rebelle Charles Massi n’a-t-il pas simplement été liquidé pour avoir voulu renverser Bozizé par les armes ? Mais dans le cas de l’incendie du supermarché, on n’est pas dans une telle situation, sous réserve que Bozizé considère le bâtonnier comme un opposant ou proche d’un opposant et suffisamment dangereux au point de l’amener à tout mettre en œuvre pour le casser à tout prix. Auquel cas le chef de l’Etat userait vraiment de moyens disproportionnés.

Les opposants attitrés ou ceux taxés comme tels s’en tirent finalement à bon compte par rapport à la méthode utilisée contre le bâtonnier de l’Ordre. Certains d’entre eux comme l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé ou le défenseur des droits humains, Me Nicolas Tangaye, sont soit interdits de sortir du territoire national sans explication, soit se font confisquer leur passeport, de retour de voyage. Dans l’ensemble, la météo semble mauvaise pour les opposants et tous ceux que Bozizé ne veut pas voir, même en peinture.


Séni DABO

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:03

 

 

Tiangaye

 

 

 

Les actes du régime à bout de souffle et hors la loi que ne cesse de poser ces temps derniers Bozizé et sa clique, sont la preuve qu'on a vraiment à faire à un pouvoir en désarroi profond et désespéré. L'affaire du passeport de Me Tiangaye qui a bel et bien été arbitrairement confisqué en dépit des ridicules dénégations et mensonges du porte parole du gouvernement, ajoutée à la descente jeudi dernier de Bozizé en personne au parquet du tribunal de grande instance de Bangui pour y ordonner l'arrestation du bâtonnier Me Symphorien Balemby et celle du gérant d'ADMN Jean Daniel Dengou qu'il accuse sans la moindre preuve d'être responsable de l'incendie du supermarché RAYAN, sont suffisamment éloquentes pour disqualifier définitivement sieur Bozizé de quelques prétentions à diriger un pays.

 

Les Centrafricains ont en effet depuis le 11 juin dernier, à faire à un véritable hors la loi qui s'impose illégalement par la force des armes à la tête de leur pays et entend y rester ad vitam aeternam. Ils doivent se préparer à un bras de fer avec lui pour s'en débarrasser définitivement car il est devenu pour eux une vraie calamité, un cancer qu'il faut absolument éradiquer d'une façon ou d'une autre. Aux dernières nouvelles, le procureur de Bozizé Firmin Feindiro, au lieu de lui restituer tout simplement son passeport à Me Tiangaye, se permet de lui demander en qualité de qui possède-t-il un passeport diplomatique.

 

On serait tenté de lui rétorquer en vertu de quoi Bozizé a-t-il octroyé des passeports diplomatiques à un des truands comme le Rwandais Fabien Singaye, le marabout sénégalais Bacar Diagne ou un escroc comme Saifee Durbar qui croupit aujourd'hui à la prison de la Santé à Paris. En vertu de quoi des délinquants du KNK comme Bienvenu Guinon qui a agressé violemment le journaliste et compatriote Adrien Poussou lors de la pseudo réunion de Bozizé et sa clique du méridien Porte Maillot après le sommet Afrique-France de Nice ? MeTiangaye, ne serait ce que par son ancienne fonction de président du CNT, peut légitimement détenir un passeport diplomatique. Le régime de Bozizé est vraiment dépassé et au bout du rouleau.  

 

 

La Rédaction de C.A.P

 

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C.R.P.S .                                                                            REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

   UNITE - DIGNITE - TRAVAIL

 

   ******

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A LA CONFISCATION DU PASSEPORT DE

MAITRE NICOLAS TIANGAYE

 

Le mercredi 9 juin 2010, Maître Nicolas TIANGAYE, Président du Directoire Politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), après un séjour en France où il a eu à rencontrer les compatriotes dans le cadre d'une campagne de sensibilisation du Collectif des Forces du Changement (CFC), avait pris le vol AFRIQUIYAH de Paris à destination de Bangui.

Arrivé à Bangui le jeudi à minuit, il a été conduit par Mme LAGUERRE du Protocole d'Etat vers le salon d'honneur pour les formalités usuelles. C'est elle qui a pris le passeport diplomatique de Maître Nicolas TIANGAYE et les talons de bagages pour lesdites formalités. C'est à 1 heure du matin qu'elle reviendra informer Maître TIANGAYE que les policiers étant rentrés chez eux, celui-ci n'avait qu'à revenir vers 9 heures pour récupérer son passeport et les bagages. Ce qui fut fait, les policiers ayant remis les bagages contre décharge sans le passeport qui selon eux serait dans le bureau du Commissaire de l'aéroport absent.

Lorsque Maître TIANGAYE était revenu le samedi matin rencontrer le Commissaire de l'aéroport, ce dernier lui dira que c'est le Directeur de l'Immigration qui a confisqué son passeport.

Contrairement aux allégations mensongères de Monsieur Fidèle NGOUANDJIKA porte parole du gouvernement sur les ondes des radios nationales et étrangères, Maître TIANGAYE n'a pas d'agent de protocole et n'a pas quitté l'aéroport dans la précipitation, puisque son chauffeur l'ayant vainement attendu était  entré croyant qu'il n'a pas pris ce vol. Maître TIANGAYE était le dernier passager à quitter l'aéroport à bord d'un taxi pour rentrer chez lui.

Monsieur NGOUANDJIKA avait affirmé aussi que Maître TIANGAYE pouvait retirer son passeport au Parquet de Bangui.

Le jeudi 17 juin 2010, le Parquet de Bangui a refusé de restituer le passeport t Maître André- Olivier MANGUEREKA l'Avocat de Maître TIANGAYE.

De ce qui précède, il résulte que :

·          Le passeport de Maître Nicolas TIANGAYE est définitivement confisqué pour des 3isons politiques.

 

·         Maître TIANGAYE est victime d'actes arbitraires décidés par les autorités.

 

·         Maître TIANGAYE est illégalement assigné à résidence.

En conséquence, le Directoire Politique de la CRPS :

- Condamne la mesure attentatoire de confiscation du passeport de Maître TIANGAYE par le pouvoir.

- Dénonce la violation de la liberté d'aller et venir contenue dans la Constitution.

- Exige la restitution sans délai à Maître Nicolas TIANGAYE de son passeport.

- En appelle à tous les démocrates et patriotes de barrer la route à la dérive dictatoriale qui est en train de s'instaurer actuellement en République Centrafricaine.

Fait à Bangui, le 17 juin 2010.

Pour le Directoire Politique,

Le Secrétaire National aux Relations Extérieures

Francis Albert OUAKANGA

 

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 17:06

 

 

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17/06/2010 à 07h:25 Par François Soudan

 

Depuis la fin de mai, dans la plus grande discrétion, le Fonds monétaire international a suspendu ses décaissements aux États membres de la Cemac. Motif: des dysfonctionnements dans la gouvernance de la Banque centrale.

Qui paie commande. L’adage, aussi vieux que la monnaie fiduciaire, pourrait figurer en tête du communiqué final de la réunion extraordinaire des six chefs des États membres de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), qui s’est tenue le 6 juin à Brazzaville.

L’opinion n’en a rien su, mais c’est en vertu de cet aphorisme que le président du pays le plus riche de la région, l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema, appuyé en cela de façon décisive par son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, hôte du sommet et patron en exercice de la Cemac, est parvenu à sauver la tête de son compatriote Lucas Abaga Nchama, nommé il y a à peine six mois au poste stratégique de gouverneur de la Beac, la Banque centrale commune aux six États de la région (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad). Si rien d’autre qu’une petite phrase pudique sur la persistance de « dysfonctionnements au sein de l’institut d’émission » n’a transpiré du long huis clos, le nouveau gouverneur, lui, a bien senti passer le vent du boulet.

Au cours de la réunion préparatoire du sommet des chefs, cinq ministres des Finances sur six avaient en effet évoqué sa démission comme seule voie de sortie à la crise feutrée, mais lourde de conséquences, qui oppose une Beac encore fragilisée par le scandale, en 2009, du Bureau extérieur de Paris, au monstre froid de Washington qu’est le Fonds monétaire international (FMI).

L’information est encore confidentielle, mais elle explique à elle seule la fronde de Brazzaville et l’atmosphère tendue des débats du sommet. Le FMI a décidé, à la fin de mai, de suspendre tous ses décaissements en faveur des pays membres de la Cemac. Cette sentence figure quasi telle quelle dans une longue lettre datée du 28 mai 2010, signée d’Antoinette Sayeh, la directrice du département Afrique du Fonds, envoyée aux six ministres des Finances de la région – et dont J.A. a obtenu copie (voir ci-dessus). Motif: le non-respect par la Beac du plan de « retour à la crédibilité » conclu à la fin de décembre 2009 avec le FMI.

L’ancienne ministre des Finances du Liberia y relève notamment l’absence de documents justificatifs « pour des opérations totalisant près de 5 milliards d’euros », le déficit de contrôle par le siège de la Beac des « opérations de change engagées par les directions nationales » et « le risque d’un nouveau problème majeur en matière de sauvegarde ». Conclusion: « Étant donné les montants en jeu, les services du FMI ne peuvent recommander au conseil d’administration d’approuver de nouveaux décaissements à travers la Beac. […] Il est nécessaire et urgent de redoubler d’efforts afin que la Beac soit un dépositaire sûr et crédible des réserves des pays membres de la Cemac. »

Rapports exécrables

Premières victimes collatérales de ce bras de fer: le Congo et la Centrafrique, dont les revues par le FMI (sortes d’examens de passage débouchant sur de nouveaux versements), initialement prévues pour la fin de mai, ont été reportées sine die. Ce qui est plutôt ennuyeux pour les autorités de Brazzaville, qui devaient voir confirmés les progrès accomplis dans l’exécution de leur programme, avec annulation de dettes à la clé, et carrément inquiétant pour celles de Bangui, qui, à l’approche de l’élection présidentielle, comptaient sur un décaissement immédiat de plus de 10 milliards de F CFA (15,2 millions d’euros). Le Gabon, le Tchad et le Cameroun, sous programme FMI à des degrés divers, sont également concernés. Seule la Guinée équatoriale, qui n’entretient pas de relations avec le Fonds, est épargnée. Principal contributeur aux caisses de la Beac, ce pays est aussi celui… du gouverneur Abaga Nchama.

Un gouverneur « maison » (il est issu du centre de formation de la Beac) que ses collègues accusent d’être directement à l’origine de ce grave blocage. À les en croire, ses relations seraient tendues avec la directrice Afrique du Fonds et mauvaises avec le cabinet d’audit camerounais CAC, chargé de l’inspection de tous les transferts de la Beac.

À Brazzaville, Lucas Abaga Nchama s’est défendu, en dénonçant notamment la mauvaise volonté à son égard de certains hauts responsables de la gouvernance de la Banque, dont il a d’ailleurs obtenu le départ. Il est vrai que ses rapports personnels avec eux étaient exécrables, ainsi qu’en témoigne un échange de lettres, dont J.A. s’est procuré copie, entre le contrôleur général Théodore Dabanga (ancien ministre des Finances de la Centrafrique) et le gouverneur, en date des 17 et 25 mai dernier.

À Dabanga, qui l’interrogeait, en termes secs, sur son propre rôle au sein de la Beac, Abaga Nchama répondait, après avoir relevé le caractère selon lui « injurieux » de cette missive: « Vous voudrez bien à l’avenir éviter ce type de correspondance que je juge parfaitement déplacée. » Ambiance…

En attendant que la Banque centrale retrouve enfin sa sérénité – et sa crédibilité –, les chefs d’État réunis à Brazzaville ont décidé d’envoyer à Washington le président de la Commission de la Cemac (laquelle a en quelque sorte mis sous sa tutelle la gouvernance de la Beac), le Camerounais Antoine Ntsimi, pour renouer les fils avec le FMI. Et négocier avec l’intraitable Antoinette Sayeh, laquelle se dit, dans sa lettre du 28 mai, « consciente des problèmes ainsi créés » et « déterminée à [les] aider, ainsi que la direction de la Beac, à résoudre ces problèmes ». Reste que le Fonds n’a pas d’états d’âme, et qu’il ne reste au Congo et à la Centrafrique, qui ont consenti pour cela de lourds efforts – notamment le relèvement drastique des prix du carburant – qu’à pleurer sur leurs droits de tirage perdus. En guise de compensation et devant l’insistance de ses pairs (particulièrement Déby et Biya), Denis Sassou Nguesso a récupéré le pilotage du dossier stratégique des réformes de la Banque centrale, géré depuis 2006 par son homologue équato-guinéen. Un joli lot de consolation, en somme.

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INTERNATIONAL MONETARY FUND

WASHINGTON DC. 20431

 

Le 28 mai 2010

 

Monsieur Albert Besse

Président du Comité Ministériel

CEMAC

Bangui, République centrafricaine

 

Monsieur le Président,

Comme vous en avez sans aucun doute été averti, la Direction du FMI a décidé de reporter l’examen par le Conseil d’Administration des revues pour la République centrafricaine et la République du Congo qui devaient avoir lieu cette semaine. Je vous écris pour vous expliquer la raison de cette décision.

Comme vous le savez, et comme M. Plant l’a réaffirmé dans sa lettre datée du 21 mai 2010, la Direction du FMI avait approuvé antérieurement la conclusion des revues pour les pays membres de la CEMAC jusqu’à fin mai 2010 conformément à notre politique existante concernant les problèmes en matière de sauvegarde à la BEAC (voir ma lettre en date du 11 novembre 2009 à M. Essimi Menye, Président du Comité Ministériel de la CEMAC). Cependant, conformément à cette approche,  l’accord de la Direction pouvait être réexaminé si de nouvelles informations importantes relatives aux problèmes en matière de sauvegarde venaient à être révélées. Malheureusement, force est de constater que tel est bien le cas.

En fin de semaine dernière, les services du FMI au siège ont reçu un exemplaire du rapport préliminaire sur l’audit spécial des pratiques comptables et budgétaires de la BEAC. Si nous n’avons pas encore eu le temps d’examiner en détail ce long rapport, il y a, d’après les conclusions préliminaires de l’audit, de sérieuses raisons de craindre l’apparition d’un nouveau risque en matière en matière de sauvegarde. En effet, selon le projet de rapport, le siège de la BEAC ne contrôle pas les opérations de change engagées par les directions nationales. En outre, pour des opérations totalisant près de 5 milliards d’euros, les auditeurs n’ont pu trouver des documents justificatifs.

Cette observation est préliminaire et nécessite une enquête plus approfondie. Hier, nous avons reçu une lettre du Gouverneur Abaga Nchama qui fournit deux précisions, mais d’autres questions doivent encore être éclaircies. Au minimum, le rapport d’audit préliminaire laisse entrevoir le risque d’un nouveau en matière de sauvegarde, et, étant donné les montants en jeu, les services du FMI ne peuvent recommander au Conseil d’Administration d’approuver de nouveau décaissements à travers la BEAC jusqu’à ce que cette question soit éclaircie. C’est pourquoi nous avons dû reporter l’examen par le Conseil d’administration des revues pour la République centrafricaine et la République du Congo.

Nous sommes conscients des problèmes ainsi créés, et nous nous employons à trouver un moyen de procéder à ces revues. De manière plus fondamentale, cependant, les conclusions préliminaires de cet audit soulignent de nouveau qu’il est nécessaire, et urgent, de redoubler d’efforts afin que la BEAC soit un dépositaire sûr et crédible des réserves des pays membres de la CEMAC.

Je tiens à vous assurer que nous restons déterminés à vous aider, ainsi que la Direction de la BEAC, à résoudre ces problèmes.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

 

Antoinette M. Sayeh

Directrice

Département Afrique

 

Cc :         S.E. M. Gata Ngoulou

Ministre des Finances et du Budget du Tchad

 

S.E. M. Gilbert Ondongo

Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public de la République du Congo

 

S.E. M. Melchor Essono Edjo

Ministre des Finances et du Budget de Guinée Equatoriale

 

S.E. M. Magloire Ngambia

Ministre de l’Economie, du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme du Gabon

 

S.E. M. Essimi Menye

Ministre des Finances du Cameroun

 

M. Lucas Abaga Nchama, Gouverneur de la BEAC

M. Laurent Rutayisire, Administrateur pour les pays de la CEMAC, FMI

 

 

 

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