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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 16:19

 

 

Jean-Pierre-Vidon.jpg

 

 

Allocution de S. Exc. M. Jean-Pierre VIDON,

 Ambassadeur, Haut Représentant de la République française auprès de la République centrafricaine

Mercredi 14 juillet 2010

Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et messieurs les Membres du Gouvernement,

Mesdames et messieurs les Ambassadeurs, Chefs de mission diplomatique,

Représentants des organisations internationales et Consuls,

Monsieur le Président de la Délégation spéciale de la Ville de Bangui,

Distingués invités,

Mes chers compatriotes,

Aujourd’hui, 14 juillet 2010, c’est avant tout à Paris, et non pas à Bangui, que la relation franco-centrafricaine est célébrée.

C’est à Paris, en effet, qu’avec onze autres chefs d’Etat africains, se trouve S. Exc. le Président de la République centrafricaine à l’invitation de son homologue français. Comme vous le savez, le cinquantenaire des indépendances africaines a justifié cette rencontre dans la capitale française à l’occasion de notre fête nationale, en hommage aux pays qui ont accédé à la souveraineté en 1960.

Ce temps fort a donné lieu, dès hier, à un déjeuner de travail offert à l’Elysée par le Président Sarkozy. L’objectif était d’échanger sur les dimensions spécifiques et sur les perspectives de la relation entre la France et les pays invités, et d’aborder un ensemble de sujets d’intérêt commun qu’ils soient politiques, économiques, sociaux, culturels, relatifs aussi à la coopération en matière de sécurité.

A cette occasion, le Président de la République a déclaré, je cite, "Il est des dettes qui ne s’éteignent jamais, jamais. C’est le cas de celle que la France a contractée envers vos pays, où commença à briller voici soixante-dix ans la flamme de la France Libre et dont les fils ont versé leur sang pour libérer la France". fin de citation.

Quelques instants plus tôt, il avait annoncé une mesure qui répondra à une très forte attente. Je cite "C’est pour témoigner de notre reconnaissance indéfectible envers les anciens combattants que nous souhaitons les voir bénéficier, désormais, des mêmes prestations de retraite que leurs frères d’armes français. C’est une décision que nous avons prise, Monsieur le Premier ministre, ce matin, en Conseil des ministres. Egalité parfaite." fin de citation.

Cette mesure prendra effet au 1er janvier 2011. Les pensionnés concernés devront se manifester auprès de l’ambassade pour que soit effectué l’alignement de leur pension. Tout sera fait pour que ces formalités soient accomplies dans les meilleures conditions; je m’y engage personnellement. Ce matin, le défilé du 14 juillet a vu la participation, aux côtés des militaires français, de 13 détachements africains. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire, les Forces armées centrafricaines ont été conviées à descendre les Champs-Elysées de l’Arc-de-Triomphe à la Place de la Concorde, illustrant ainsi cette tradition qui nous est chère, celle des frères d’armes.

Des anciens combattants des différents pays représentés ont été invités à en être les témoins; parmi eux, bien sûr, des Centrafricains. Cette manifestation exceptionnelle justifiait que puisse en bénéficier le public banguissois ; c’est pourquoi, une retransmission en direct a été assurée par l’Alliance Française que je remercie vivement pour son concours, la présentation en différé étant maintenant d’actualité à la résidence comme certains d’entre vous ont déjà pu le constater. Au-delà de l’événement majeur de cette célébration à Paris, ce cinquantenaire des indépendances a une ambition d’une plus grande ampleur.

Avec cette commémoration, la France entend témoigner de sa volonté de construire un partenariat rénové, fondé sur des liens historiques et humains privilégiés, et sur un engagement commun en faveur du développement sur ce continent. Dans cet esprit, il y a plus d’un an, le Président de la République française a confié à l’ancien ministre Jacques Toubon le soin de coordonner les différentes réformes, initiatives et manifestations destinées à marquer, en 2010, le renouveau des relations entre la France et l’Afrique.

Trois objectifs ont été poursuivis, l’achèvement de la réforme des principaux instruments de notre relation tant sur le plan économique que politique, déjà amorcé par la renégociation des accords de défense; la célébration de notre histoire commune, en particulier la contribution de l’Afrique à la libération de la France et la marche vers les indépendances; et la valorisation de la dimension humaine commune à travers la place de l’Afrique en France et le rôle des Français d’origine africaine dans la République.

Ces fils directeurs constituent des éléments importants pour l’orientation des actions déployées par l’ambassade. Notre désir est aussi que les autorités centrafricaines en partagent le bien-fondé. La voie a été montrée très clairement, s’agissant des instruments de notre relation, avec l’aboutissement, le 8 avril dernier, de deux négociations importantes : celle de l’accord de partenariat de défense et celle du document cadre de partenariat.

L’un et l’autre ont été, en effet, signés, ce jour-là, à Bangui, par S. Exc. le ministre centrafricain des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Francophonie et par le secrétaire d’Etat français chargé de la Coopération et de la Francophonie. L’accord de partenariat de défense, lorsqu’il aura été ratifié, de part et d’autre, prendra le relais de l’accord sur la défense de 1960. Il répond pleinement à la volonté exprimée par la Président Sarkozy au Cap en février 2008, celle, je cite, « d’adapter les accords existants aux réalités du temps présent et… de nouer un nouveau partenariat en matière de sécurité » fin de citation.

S’inscrivant pleinement dans l’architecture africaine de paix et de sécurité, il comporte notamment un volet important dédié à la formation. Le document cadre de partenariat définit, pour sa part, pour la période 2010-2013, les priorités de la coopération franco-centrafricaine : deux secteurs dits de concentration, le développement des infrastructures (transports, électricité, voirie et drainage) et l’appui à la reconstruction du système éducatif national ; deux secteurs hors concentration, santé et lutte contre le SIDA d’une part, protection de l’environnement et de la biodiversité d’autre part, l’accent étant mis sur l’aménagement de la forêt; trois secteurs transversaux enfin (gouvernance, promotion de la diversité culturelle et appui à l’enseignement supérieur, coopération de proximité en direction de la société civile avec une priorité pour la lutte contre la pauvreté). Il était naturel que cette volonté d’une relation rénovée entre la France et l’Afrique ait profondément marqué le sommet Afrique-France qui s’est déroulé, à Nice, les 31 mai et 1er juin et auquel a participé S. Exc. le Président de la République centrafricaine, chef de l’Etat.

Renouvelé dans sa conception, le sommet l’a été dans sa composante politique avec le choix d’aborder les grands thèmes du moment et leurs enjeux mondiaux: la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, comment contribuer ensemble à la paix et à la sécurité, climat et développement, enfin. Ces thèmes que l’on savait difficiles ont donné lieu à des discussions franches qui ont permis d’aller au-delà de propos convenus et de poser la question essentielle de savoir ce que l’Afrique et la France pouvaient faire ensemble dans le monde globalisé du XXIème siècle. Tout aussi novatrice a été l’idée d’une composante économique avec un triple objectif : valoriser l’entreprise privée comme acteur clef du développement, rappeler aux Etats africains les conditions de l’essor du secteur privé (notamment en matière d’environnement des affaires) et enfin valoriser les bonnes pratiques. A cet effet, cinq ateliers ont réuni une centaine de ministres ainsi que les représentants de quelque 300 entreprises africaines et françaises et des personnalités qualifiées appartenant notamment aux institutions financières internationales et aux grandes centrales syndicales.

La République centrafricaine a participé, en particulier, à l’atelier sur l’environnement juridique des affaires, avec la présence de S. Exc. la ministre du commerce et de l’industrie, et d’un chef d’entreprise. La nécessité a été soulignée, lors de cet atelier, de promouvoir un droit des affaires stable et prévisible afin de créer un climat de confiance indispensable au développement économique. De même a été évoquée l’importance des cours d’arbitrage et de la stricte application de leurs sentences ainsi que l’importance de disposer d’un cadre juridique harmonisé.

Parmi les avancées significatives, il convient de mentionner l’annonce, par la présidente du MEDEF, de la création d’une structure commune associant les patronats africains et français. Il est à noter aussi que les entreprises françaises ont adopté une charte reprenant leurs engagements dans les domaines de la création de richesses et d’emplois, de la formation professionnelle et de la responsabilité sociale et environnementale.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont reconnu, dans le communiqué final, qu’il s’agissait là d’un des exemples de bonnes pratiques de gouvernance d’entreprise. Ainsi nos entreprises réaffirment-elles leur engagement de respecter un ensemble de règles de jeu qui, au demeurant, devrait l’être par l’ensemble des opérateurs économiques. Je ne doute pas que les grands groupes français présents en Centrafrique adhèrent pleinement à cette charte, sachant que leur attente est précisément de voir leurs concurrents, quelle que soit leur nationalité, respecter les mêmes règles du jeu.

Un développement économique harmonieux est à ce prix. Faisant mention de nos grands groupes, je saisis ce moment pour saluer l’une de leurs actions, une action qui, certes, ne relève en rien de cette charte, celle d’apporter un soutien financier essentiel à la réception qui nous réunit. A un moment où les budgets publics sont particulièrement contraints, ce partenariat public-privé mérite d’être chaleureusement salué.

Second volet de l’initiative du cinquantenaire, la célébration de notre histoire commune justifie des événements spécifiques venant soutenir l’action essentielle et continue qui revient notamment, en RCA comme dans mon pays, aux enseignants mais que cultive aussi cette ambassade en rappelant régulièrement l’engagement courageux des fils de l’Oubangui Chari dans les grands conflits du XXème siècle lorsque la France a fait appel à eux.

Réalisée par le ministère français de la Défense, l’exposition pédagogique sur la "Force noire" s’inscrit parfaitement dans ce contexte. Elle sera présentée à Bangui fin octobre-début novembre; autour de cette exposition, des manifestations spécifiques pourront être organisées grâce à la venue de ceux qui l’on conçue. La place de l’Afrique en France, le rôle des Français d’origine africaine dans la République, troisième et dernier volet, est un thème que j’avais abordé, souvenez-vous en, en concluant mon propos de l’an dernier et en appelant celles et ceux qui ont en partage la nationalité de nos deux pays à jouer un rôle majeur dans la relation entre les deux nations.

J’ajouterai, aujourd’hui, que nous devons compter sur celles et ceux, parmi eux, qui résident en France, qui exercent des responsabilités significatives, en particulier, comme élus locaux, et qui sont particulièrement bien placés pour donner de l’impulsion à la coopération décentralisée. Plusieurs d’entre eux sont présents parmi nous aujourd’hui. Je tiens à les saluer et à les féliciter pour leur engagement.

Encore timide jusqu’à présent si on la compare avec les actions déployées ailleurs dans les pays d’Afrique francophone, cette coopération décentralisée commence maintenant à prendre de l’élan comme en témoigne, notamment, le partenariat qui se noue entre Bangui et Chécy dans le Loiret. Dans cet esprit, l’ambassade a pris l’initiative de réunir à Bangui, du 25 au 27 septembre prochain, les premières assises de la coopération décentralisée. Qu’il me soit permis aussi de faire mention, parmi les initiatives individuelles, de celle de Georges Mouillac, né d’un père français, militaire au camp Kassaï à l’époque coloniale, et d’une mère centrafricaine, fille du chef Kadamé.

En hommage à cette dernière il a créé l’ONG "Pauline Femme centrafricaine" avec l’objectif, aujourd’hui réalisé, de créer, à Ouango, dans le quartier Gbangouma-Mala, une maison de la femme, projet auquel la coopération française apporte tout son soutien. Puissent de tels gestes se multiplier. Ainsi est décliné, de manière très construite, mais parfois aussi, comme M. Jourdain faisait de la prose, cet ensemble d’objectifs mis en avant à la faveur de ce cinquantenaire.

Au moment du lancement de sa mission, Jacques Toubon avait insisté sur le fait que cette célébration devait reposer autant sur les propositions des pays que sur celles de la France. Ce message mérite toujours d’être entendu alors que vient de commencer la seconde moitié du millésime 2010. Puisse ce second semestre être mis à profit pour que nous agissions de concert afin de donner tout le relief voulu à ce moment marquant de la relation entre la RCA et la France pour que vive la coopération franco-centrafricaine.

Je vous remercie

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 16:07

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 17 Juillet 2010 13:38

 

L’inquiétude commence à dominer la population de la préfecture de la Haute Kotto et particulièrement celle des zones diamantifères depuis une semaine, a fait savoir ce 17 juillet 2010, le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville.

 

« Cette inquiétude fait suite à de nombreuses menaces d’attaque de la ville par les éléments rebelle de LRA de Joseph Koni. A eux, s’ajoutent les coupeurs de route qui s’apparenteraient aux éleveurs peuhls transfrontaliers qui commettent des actes de banditisme », affirme t-il.

En outre, « il y a des hommes armés non identifié qui sévissent dans les chantiers de diamants et autres zones minières et qui mènent des attaques ciblées contre les collecteurs de diamants et artisans miniers », ajoute t-il.

La préfecture de la Haute Kotto avec le chef lieu Bria (Centre-est) est une ville à intérêt économique très important de la République centrafricaine.

Les partenaires humanitaires et le gouvernement centrafricain militent pour la création d’une loi de protection des personnes déplacées

Radio Ndéké Luka  Samedi, 17 Juillet 2010 13:45

Le vote d’une Loi portant protection des Personnes Déplacées Internes est d’une urgence capitale pour soulager les souffrances des quelques 200.000 personnes déplacées de la République Centrafricaine. Tel est le principal vœu formulé le 16 juillet 2010 par les Partenaires humanitaires, le Gouvernement, les Parlementaires, la Société Civile ainsi que les Représentants de ces personnes en situation de vie difficile.

Cette Loi, une fois votée, instituerait le cadre juridique nécessaire à la protection et à la promotion des droits des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays.

Cette préoccupation a été arrêtée à l’occasion de l’Atelier de deux jours organisé par le HCR sur la Protection et le droit des personnes déplacées en République Centrafricaine.

Au cours d’une Conférence de presse animée au terme de sa mission en République Centrafricaine, le Professeur Walter KAELIN, Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies pour les Droits Humains des Personnes Déplacées Internes, explique que c’est une action concertée du Gouvernement centrafricain et de la Communauté internationale qui permettrait aux personnes déplacées de reconstruire leur vie.

Pour Me Bruno Hyacinte GBIEGBA, l’un des Intervenants, les droits à la protection, au logement, à la santé sont entre autres les éléments clés devant figurer dans la Loi nationale, sur la protection des personnes déplacées en RCA.

La mission de l’Ambassadeur Walter KAELIN qui est le 3e du genre en RCA, l’a conduit dans les zones où sont concentrées les personnes déplacées, notamment les régions du Nord, du Nord-ouest, du Nord-Est, du Nord-Centre, où il s’est imprégné de leur situation.

La République Centrafricaine a récemment signé, en Ouganda, la Convention de l’Union Africaine pour la Protection des Personnes déplacées et travaille maintenant à sa ratification.

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 22:31

 

 

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(Libération 16/07/2010)

Les bijoux offerts à Paola, la reine de Belgique, lors de sa visite à Kinshasa, fin juin, pour le cinquantenaire de l'indépendance de l'ancien Congo belge, ont provoqué un coup de gueule aussi inhabituel qu'inattendu, de la part des autorités de République démocratique du Congo (RDC). Le gouvernement congolais a fait savoir, dans un point de presse donné mercredi, qu'il en avait «ras-le-bol» que le pays soit décrit en Belgique comme «une république bananière».

Tout est parti des révélations, faites mardi par le quotidien belge La dernière heure, sur l'existence du cadeau: un collier, un bracelet et des boucles d'oreilles en diamants. Le palais royal belge a reconnu l'existence de cette cascade de pierres précieuses, affirmant qu'elle avait été «incorporée au patrimoine national», même si la famille royale peut en disposer à tout moment. Ensuite, l'ambassade de RDC à Bruxelles a déclaré que Joseph Kabila, le président de RDC, n'avait pas fait ce cadeau, se contentant d'offrir la même montre «du cinquantenaire» à tous les chefs d'État venus pour l'occasion. Les commentateurs de Belgique se perdant en conjectures sur l'origine du cadeau —peut-être douteuse, au pays des diamants de la guerre— et son caractère obscène, alors que les fonctionnaires congolais ne sont pas payés, l'exécutif congolais a réagi.

Lambert Mende, ministre de la Communication et des médias a fait un point presse virulent, mercredi, estimant «inadmissible» la manière dont «la classe politique belge prend les problèmes du Congo pour ses affaires intérieures». Il s'en est pris à l'ancien Premier ministre Yves Leterme, qui a critiqué l'argent dépensé par la RDC pour la célébration du cinquantenaire, évoquant la «misère» des Congolais —un anniversaire auquel il s'est pourtant rendu. «Comme si plus aucune misère n'existait dans son propre pays avant qu'Yves Leterme n'embarque dans un vol spécial Bruxelles-Kinshasa et retour, dont le coût est tout sauf bon marché», a commenté Mende.

Le ministre a donné cette précision importante : c'est Olive Kabila, la première dame, qui a offert les diamants à la reine Paola, à titre «privé». Le fait que ces diamants fassent jaser relève pour le gouvernement congolais «d'une campagne pour discréditer les institutions du Congo». «Il faut démontrer que c'est une république bananière, ou rien ne se passe selon les normes, où l'on passe le temps à gaver les visiteurs de cadeaux, de diamants du sang, de diamants trafiqués», a martelé Mende. Les cadeaux offerts par la Première dame, «ambassadrice de la promotion des produits congolais, s'inscrivent dans le cadre de la préservation de nos intérêts nationaux, dont la définition n'appartient à personne d'autre qu'à nous-mêmes».

 Dans le texte complet de la déclaration de Lambert Mende, on peut aussi lire que le «Congo bashing, médisance malveillante sur la RDC, a tellement influencé les mentalités dans l’ancienne métropole qu’on en vient à s’y scandaliser de ce que les Congolais aient aussi le nez au milieu du visage comme tout autre être humain». Pas question, pour autant, de nouvelle crise diplomatique entre la RDC et la Belgique, dont les relations sont tendues depuis deux décennies. En avril 2009, Karel De Gucht, alors ministre belge des Affaires étrangères, avait fait des remarques sur les niveaux de corruption atteints par l'ex-Zaïre. Kinshasa avait rappelé son ambassadeur à Bruxelles et fermé son consulat à Anvers. «Il n'y a pas de crise entre la RDC et la Belgique, il y a une mise en garde, une manifestation d'un ras-le-bol, a déclaré Mende. Nous voulons d'autres types de relations. Les relations de colonisateur à colonisé, c'est terminé! Nous sommes partenaires, nous voulons être traités avec le respect que l'on doit à un partenaire».

Par Sabine Cessou  © Copyright Libération

 

NDLR : On se souviendra aussi que lors d’une de ses visites en Centrafrique, le ministre des affaires étrangères belge Karel de Gucht avait poliment refusé la décoration que le dictateur sanguinaire de Bangui, François Bozizé voulait lui remettre. C’est une fois de retour à Bruxelles qu’il a expliqué à la télévision qu’il ne voulait pas accepter une médaille des mains souillées de sang d’un dictateur comme Bozizé.

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 21:18

 

 

walterkaelin

 

 

BANGUI 16 juil 2010 (AFP) – Le "trop" grand nombre de "déplacements de populations" empêche une "véritable paix" en Centrafrique, a estimé vendredi le représentant du secrétaire général de l'ONU pour les droits des personnes déplacées Walter Kälin, qui termine une visite de six jours dans le pays.

Une "véritable paix n'est" pas "possible avec les déplacements continus des populations, et les "solutions durables" consisteraient à "permettre l'accès de l'aide humanitaire" dans "certaines parties du pays en ce moment", a estimé M. Kälin.

"Les solutions durables", selon lui, consisteraient à "favoriser l'intégration durable des personnes déplacées", "trouver des réponses aux défis humanitaires, aux défis des droits humains, aux victimes des violations de ces droits.

"C'est trouver des solutions durables par la réinsertion des personnes déplacées, notamment un cadre de développement économique durable", a-t-il poursuivi.

"J'ai noté un état de précarité de ces personnes encore confrontées à des difficultés dans leur vie quotidienne. Cet état de précarité dans lequel se trouvent les personnes déplacées internes en République centrafricaine, mérite que le gouvernement et ses partenaires envisagent des mesures pouvant améliorer la situation", a souligné le représentant suisse de l'ONU.

M. Kälin s'est rendu lundi à Paoua au nord où 58.000 déplacés sont recensés sur différents sites. Jeudi et vendredi, il a pris part à Bangui à un séminaire sur la protection des personnes déplacées et le droit national, organisé par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Les conclusions de ce séminaire seront traduites en loi à la fin de l'année, pour doter la RCA d'un cadre juridique approprié sur la protection des personnes déplacées", a assuré Aminata Guèye, représentante du HCR à Bangui.

M. Kälin a également eu des entretiens avec les autorités du pays dont le Premier ministre, Faustin-Archange Touadéra, qui l'a reçu mardi dernier.

Fin 2009, la Centrafrique, dont la population avoisine les 4 millions d'habitants, comptait plus de 162.000 déplacés internes, selon le rapport de juin du secrétaire général de l'ONU sur la Centrafrique ainsi que l'Observatoire des situations de déplacement interne (Internal Displacement Monitoring Centre, IDMC).

"Le nombre de déplacés (...) a augmenté en 2009 en raison d'une résurgence de la violence et de nouveaux blocages dans le processus de paix" en Centrafrique, explique l'observatoire, citant notamment des attaques de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), active depuis février 2008 dans l'est du pays.

De plus, 137.000 Centrafricains sont réfugiés au Tchad et au Cameroun voisins. La Centrafrique accueille aussi environ 31.000 réfugiés venus du Soudan et de la République démocratique du Congo (RDC), d'après le rapport de Ban Ki-moon.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

Centrafrique : il faut protéger les déplacés pour consolider la paix, selon un expert

 

New York 16 juillet 2010 – Le respect des Droits humains des 200.000 personnes encore déplacées et les solutions durables à leur déplacement font partie intégrale du processus de consolidation de la paix en République centrafricaine, a déclaré le Représentant du Secrétaire général sur les droits de l'homme des personnes déplacées, Walter Kaelin, à l'issue d'une visite d'une semaine dans le pays.

« Les efforts pour construire une paix durable seront affaiblis tant que des communautés entières restent déplacées et dans le désespoir. Le retour et la réintégration des personnes déplacées internes, victimes de violations de leurs droits, sont des facteurs primordiaux à une paix durable », a dit M. Kaelin. Il a également souligné l'importance du désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des combattants pour achever des solutions durables pour les personnes déplacées.

Plus tôt dans la semaine, Walter Kaelin s'est rendu dans des zones touchées par le déplacement dans le nord du pays. « La situation humanitaire s'est stabilisée en comparaison à l'année 2007, quand j'ai visité la zone pour la première fois. Il y a eu un nombre important de retour qui nécessitent d'être soutenus. Toutefois, ceux et celles qui restent déplacés font toujours face à une crise humanitaire et leurs enfants n'ont pas d'accès à l'éducation depuis des années. Beaucoup de personnes déplacées sont exposés à l'insécurité due à la criminalité », a-t-il souligné.

Le Représentant est particulièrement préoccupé par la situation autour de Ndélé (préfecture de Bamingui-Bangoran), où les forces de sécurité gouvernementales et un mouvement politico-militaire, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), se sont affrontés. « Beaucoup de gens ont dû fuir dans la brousse où ils restent sans aucune assistance humanitaire. Ils souffrent d'un manque de nourriture, d'eau potable et de l'absence totale de services de santé. J'ai également reçu des rapports crédibles sur des actes de violence grave commis contre des populations civiles.» Il a appelé toutes les parties au conflit à respecter scrupuleusement le droit international humanitaire et les droits de l'homme.

Walter Kaelin a également exprimer son inquiétude face à la situation dans le sud-est du pays (les préfectures du Mbomou et Haut Mbomou): « Plusieurs milliers des personnes ont été déplacées, parce que l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) a commis d'atroces attaques contre la population civile." Il a appelé le gouvernement de la République centrafricaine à renforcer la présence des forces de sécurité dans la région.

Le Représentant est aussi inquiet par le fait que l'accès humanitaire reste limité dans plusieurs régions du pays pour des raisons de sécurité. En même temps, il a fait référence aux discussions encourageantes concernant la levée des restrictions militaires sur l'accès humanitaire aux zones situées autour de Ndélé et ses environs.

Pendant sa visite, M. Kaelin a eu l'occasion de participer à un atelier, dans lequel le gouvernement centrafricain et d'autres parties prenantes ont élaboré la vision d'une législation sur les déplacements internes. « Avec une loi sur les déplacements internes, la République centrafricaine serait un exemple pour toute la région des Grands Lacs et elle établirait le cadre juridique et institutionnel nécessaire pour s'attaquer aux graves défis sur le terrain et assumer ses responsabilités de protéger et aider les personnes déplacées », a-t-il estimé.

 

Centrafrique : La protection des personnes déplacées au centre d’un atelier

Ai-Rca Vendredi, 16 Juillet 2010 19:21 - La Ministre déléguée aux affaires étrangères Ambroisine Kpongbo a présidé le 15 juillet à Bangui, l’ouverture des travaux de l’atelier sur la protection des personnes déplacées et le droit national.

Etaient présents le Ministre de la Justice Laurent Ngon Baba, le Haut commissaire centrafricain aux droits de l’hommes Abakar Nyakanda, des responsables du système des Nations Unies Mme Sahle Work Zewdé du Binuca, le représentant du secrétaire général de l’Onu pour les droits humains et des personnes déplacées internes Prof Walter Kaelin, Aminata Gueye de Haut Commissariat des Réfugiés, des ambassadeurs de l’Union Européenne Guy Samzun et de l’Union africaine, Hawa Ahmed Youssouf.

Organisé par le gouvernement centrafricain , en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et le bureau du représentant du secrétaire général des Nations Unies en charge des droits humains des personnes déplacées et avec l’appui technique et financier de l’Observatoire des situations des personnes déplacées internes du conseil norvégien pour les réfugiés et de Brooking’s Institute, de l’Université de Berne, cet atelier a pour but la création d’un cadre afin de mettre en conformité le droit et les politiques nationales avec les principes directeurs relatifs au déplacement internes.

Pendant deux jours, les participants venus des préfectures de la République Centrafricaine, des différents départements ministériels, des agences du systèmes des Nations Unies, des responsables des organisations non gouvernementales et de la société civile ainsi que des parlementaires ont été édifiés entre autres sur le cadre normatif régional pour la protection des personnes déplacées : le pacte des grands lacs et la convention de Kampala, la protection des personnes déplacées dans le droit et les politiques nationales, la protection des personnes déplacées dans le droit national de la République centrafricaine, l’aspect clé du processus législatif en République Centrafricaine pour le développement d’un cadre normatif pour la protection des personnes déplacées et le calendrier pour le développement d’un cadre juridique pour la protection des personnes déplacées.

Pour Aminata Gueye, l’organisation de cet atelier est un progrès que la RCA est entrain de réaliser vers une prise de conscience pour une meilleure protection des personnes déplacées internes. C’est dans ce contexte que le HCR s’est donné, selon elle, comme priorité d’accompagner le gouvernement qui a prévu un cadre juridique pour une protection des personnes déplacées internes parmi les premières priorités de l’Etat.

A en croire Mme Gueye, cette prise de conscience du gouvernement en vue de trouver des solutions durables aux déplacements répétés de la population et de leur apporter une assistance s’est déjà matérialisé par l’institution d’un organe de coordination, le Comité National Permanent de Concertation et de Gestion de la Protection des Personnes Déplacées Internes.

«Vous ne pouvez imaginez alors la satisfaction du HCR pour l’organisation de cet atelier qui vient à point nommé, car je le souhaite vivement, va nous conduire à la prochaine étape tellement cruciale de développement d’un outil juridique et de politique pour combler les lacunes», a-t-elle déclaré.

Et de conclure: «le HCR et ses partenaires osent espérer qu’à la fin de l’année 2010, les conclusions de cet atelier se transforment en lois et politiques nationales et que chaque instance de l’Etat sera au fait de ses responsabilités».

La Ministre Kpongbo est, quant à elle, revenue sur le choix du thème de cet atelier qui, selon, est particulièrement constant d’actualités dans les régions des grands lacs et particulièrement en République centrafricaine.

Selon elle, cette rencontre fait suite aux différents engagements pris par les chefs d’Etat et des gouvernements, d’abord à Dar-el-Salam en Tanzanie en 2004 et ensuite à Nairobi au Kenya en 2006. Et ce, au regard des conflits endémiques et l’insécurité persistante.

«C’est ce cadre juridico-politique qui nous autorise aujourd’hui à nous retrouver pour traduire dans la législation nationale un des protocoles découlant du pacte, notamment l’article 12 relatif à la protection et à l’assistance aux personnes déplacées », a-t-elle dit, ajoutant que : «Au sortir de cet atelier, nous saurons mettre en place un cadre juridique de prévention des déplacements internes , de protection et d’assistance aux personnes déplacées en Centrafrique et la mise en place d’un cadre juridique en vue combattre le déplacement et prendre en charge ces considérations».

«Il a été question pour le gouvernement à travers cette structure de marquer sa présence auprès des personnes déplacées», a expliqué Abakar Nyakanda.

«Ce comité mis en place en Juin 2009 regroupe les départements clés qui traitent des questions des personnes notamment les ministères des affaires sociales, de la défense nationale, de la communication, de l’agriculture et de l’élevage, de l’administration du territoire, de la sécurité publique et le réseau des ONGs des droits de l’homme et l’association légalisée des personnes déplacées», a-t-il conclu. L’atelier a pris fin ce jour.

Kabongo, Ai Bangui

 

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 15:53

 

 

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La surdité et l'autisme du hors la loi Bozizé et son procureur Feindiro dans l'affaire de l'incendie du supermarché RAYAN ont révélé au grand jour le côté de république bananière de la RCA de Bozizé et le long chemin qui la sépare encore d'un véritable Etat de droit. Dans quel Etat de droit en effet, un président de la République peut-il faire une descente au parquet d'un tribunal pour ordonner l'arrestation de citoyens dans une banale affaire de droit commun ! A présent d'inadmissibles menaces de mort continuent de peser sur le Bâtonnier BALEMBY dont l'épouse est toujours en détention avec plusieurs autres personnes arbitrairement arrêtées sur ordre de Bozizé dans le cadre de l'affaire de l'incendie du supermarché RAYAN, depuis près de deux mois déjà à la prison spéciale et personnelle de Bozizé à Bossembélé. Le caractère totalement dictatorial et médiéval du pouvoir du hors la loi et illégitime Bozizé ne peut que susciter l'indignation et la réprobation du monde entier. Nous publions donc ci-dessous la lettre par laquelle le Bâtonnier français Mario STASI interpelle le garde des Sceaux centrafricain dont on sait bien par ailleurs qu'il ne peut rien face au dépeceur Bozizé.

 

Rédaction C.A.P

 

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CIB

CONFERENCE INTERNATIONALE DES BARREAUX DE TRADITION JURIDIQUE COMMUNE

Réponse à adresser au Cabinet de Mr le Bâtonnier Mario STASI

 2, Avenue Hoche - 75008 - PARIS-

Tél : (33) 01.40.53.10.10. -fax. (33) 01.40.53.10.20.

 

A Monsieur Laurent NGON BABA

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

BANGUI

 

Par fax. 00.236.61.15.79./31.98/05.58

 

PARIS, le 2 juillet 2010

 

Aff. : BALEMBY

MS/MCJ

 

Monsieur le Ministre de la Justice,

 

Les Barreaux membres de la CONFERENCE INTERNATIONALE DES BARREAUX DE TRADITION JURIDIQUE COMMUNE dont le Barreau de CENTRAFRIQUE ont été informés de la situation imposée à Maître Symphorien BALEMBY, Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de CENTRAFRIQUE, lequel fait l'objet, à notre connaissance, de menaces publiques d'arrestation.

Nous sommes assurés que vous veillerez au strict respect des règles de l'Etat de droit pour que soit assurée son intégrité physique et morale ainsi que celle de Madame Albertine BALEMBY, de Monsieur Bienvenu NGANRO et de Monsieur Prosper GBANGBA, membres du Cabinet de Maître Symphorien BALEMBY, et qu'en tout état de cause les uns et les autres bénéficieront de toutes les dispositions du Code Pénal et du Code de Procédure Pénale et auront droit, si besoin est, à un procès équitable.

Les engagements pris par la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE au regard des règles internationales et du respect de l'Etat de droit ne manqueront pas d'assurer cette protection.

En vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien je vous prie de croire, Monsieur le Ministre de la Justice, à l’assurance de ma considération très distinguée.

             

Bâtonnier Mario STASI

Secrétaire Général de la CIB

 

(site intemet : www.cib-avocats.org )

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 02:03

 

 

Troupes-RCA

 

 Enquête

Si le monde entier et particulièrement les Centrafricains ont admiré le magnifique défilé de leurs compatriotes militaires sur l’avenue des Champs Elysées le 14 juillet, la réalité du séjour des 38 soldats centrafricains ainsi que le sort des deux anciens combattants qui les ont accompagnés, tous venus de Bangui via N’Djaména, sont peu reluisants.

En effet c’est peu dire que d’affirmer que le climat est franchement au mécontentement général chez les éléments du contingent centrafricain au camp de Satory où presque toutes les délégations de soldats africains venus pour le défilé du 14 juillet, ont été casernées. A en croire ceux venus de Bangui, ils auraient préalablement passé deux jours à Ndjaména avant de prendre l’avion pour Paris où ils sont arrivés depuis le 7 juillet. Placés sous le commandement du colonel Tchimangoua, ils étaient seulement informés à Bangui qu’ils partaient pour une mission de onze jours. C’est une fois à Ndjaména qu’on leur a remis à chacun en tout et pour tout une enveloppe contenant 100 euros soit 65.599 F CFA.

Cette situation a suscité un fort mécontentement chez ces représentants des Faca qui sont d’autant plus furieux qu’ils ont appris auprès de leurs frères d’armes du Tchad, du Cameroun et du Gabon également présents au camp militaire de Satory près de Versailles,  qu’ils auraient eux, perçu plus de 2000 euros chacun voire plus de 3 à 4000 euros pour les Gabonais. Dès lors, les Centrafricains font vraiment figure de parents pauvres et se perdent en conjecture pour tenter d’expliquer les raisons du triste sort qui leur est fait. A rappeler que Bozizé est venu à Paris avec 900 millions de F CFA pris au trésor. Excusez du peu !

D’aucuns n’hésitent pas à accuser le ministre délégué à la défense qui n’est autre que Francis Bozizé d’avoir détourné une bonne partie des fonds octroyés par la France pour leur payer leurs primes globales d’alimentation (PGA) et leurs frais de mission pour les onze jours qu’ils étaient censés effectuer à Paris. Ils devraient reprendre l’avion samedi  17 juillet matin, à 9 h heure de Paris pour regagner Bangui, sans doute encore via N’djaména comme ils étaient venus avec le moral dans les chaussettes. Certains d'entre eux ont affirmé à CAP qu'ils allaient repartir sans s'être acheté le moindre souvenir de Paris.  

Toujours selon l’enquête de Centrafrique-Presse, les éléments du contingent centrafricain de Satory se sont aussi plaints de n’avoir même pas reçu durant leur séjour, la visite de l’ambassadeur de leur pays à Paris ou d’un officiel centrafricain quelconque. Après leur brillant défilé, ils s’attendaient à recevoir les salutations et félicitations du hors la loi Bozizé mais celui-ci n'a même pas fait cas d'eux, ce qui les a beaucoup affligés. C’est totalement dépités et déprimés qu’ils s’apprêtent à regagner Bangui pour reprendre leur train train habituel.

Rédaction C.A.P

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 02:00

 

 

Maléyombo et sa bande

 

Ngouandjika

 

 

En marge de la participation de la République centrafricaine aux cérémonies du 14 juillet, Paris est devenu le théâtre des confrontations entre différentes fractions du KNK qui n’ont pas hésité à transporter jusqu’en France leurs contradictions nées pourtant sur le territoire centrafricain. C’est ainsi que selon des informations d’une source KNK ayant requis l’anonymat, Bozizé a refusé de prendre part le jeudi 15 juillet dans la matinée à une réunion convoquée au pied levé par Fidèle Gouandjika et Thierry Maléyombo dans une salle de l’hôtel Méridien Porte Maillot, alors que ces derniers avaient fait venir de toutes les grandes villes de France plusieurs dizaines de compatriotes pour rencontrer Bozizé.

Bozizé ayant refusé de venir à la réunion en question, les deux organisateurs se sont retrouvés le bec dans l’eau et ont également essuyé le refus de la direction du Méridien Porte Maillot  d’annuler la réservation de la salle qu’elle a considérée comme consommée. C’est l’Agence pour la Régulation des Télécoms en RCA (ART) devenue la véritable vache à lait de Thierry Maléyombo qui va devoir payer les facéties et pantalonnades de ces bouffons. Vous avez dit mal gouvernance ?

Toujours selon notre source, Fidèle Gouandjika et Maléyombo appartiennent au groupe dit de Carnot qui au sein du KNK, est constitué de fieffés partisans du malheureux candidat député sortant de Carnot 1, Ibrahim Aoudou Pacco, publiquement désavoué par Bozizé au profit de sa propre maîtresse Renée Madeleine Bafatoro qu’il a investie contre le gré du groupe de Carnot, comme candidate du KNK pour les législatives de Carnot 1.

Fidèle Gouandjika et Thierry Maléyombo à peine revenu d’Afrique du Sud, ont sauté dans l’avion depuis jeudi dernier pour Paris où ils ils sont descendus au Méridien Porte Maillot. Leur espoir : pouvoir faire leur mea-culpa à Bozizé pour l’avoir dernièrement offensé à Carnot. D’où le zèle et les initiatives brouillonnes de ces deux guignols pour faire allégeance au dépeceur. Avec Annette Aoudou Pacco née Ngaibona, ils ont loué la BMW décapotable que conduisait le délinquant Bienvenu Guinon avec laquelle ils ont tenté de jouer aux espions lors de la manifestation du Collectif des Forces du Changement France du 10 juillet place du Palais Bourbon à Paris.

Par ailleurs, pour corser la note, la responsable pour la France chargée de l’organisation des femmes du KNK, Sylvie Mazoungou, n’a pas trouvé mieux à faire que de rendre son tablier à force de s’embrouiller avec Annette Aoudou Pacco. Cette dernière ne voulait même plus la prendre au téléphone. Il y a donc de l’ambiance au KNK.

Rédaction C.A.P 

 

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Lu pour vous dans Centrafrique Le Défi du 15 juillet 2010

 

La honte des ministres Fidèle GOUANDJIKA et de Thierry MALEYOMBO

 Le 14 juillet 2010, comme le veut la tradition, le défilé débute sur les Champs Elysées, à 10 h avec l'arrivée du  président de la république française à l'Arc de Triomphe pour descendre la célèbre avenue et arrivée à 10 h 25 place de la Concorde.

Afin que tout soit bien orchestré, les invités officiels ayant accès aux tribunes avec gradins munis d'un carton d'invitation, doivent être arrivés avant 8h45. L'avenue ainsi que les artères annexes étant fermées à l'ensemble de la circulation même piétonne !

En milieu de matinée deux "grands dadets" traversent le pont Alexandre III dans le 8e arrondissement de Paris afin de rejoindre les Champs Elysées. 

L'un vêtu de couleur orange n'est autre que le ministre Fidèle Gouandjika, porte parole du chef de l'état François Bozizé, l'autre avec une casquette, n'est autre que Thierry Maleymbo, ministre des postes et des télécommunications.

Devant les barricades, ces "deux grands dadets'" déclarent aux forces de l'ordre. "Nous sommes ministres de Centrafrique et nous devons regagner la tribune officielle VIP! ". Les forces de l'ordre rétorquent  aussitôt " Si vous êtes ministres Messieurs, vous devriez apparaitre sur la liste des invités officiels ! Chaque ambassade a droit à 5 places. Alors rebroussez chemin car vos noms sont inscrits nulle part".

Ces "deux grands dadets" ont vivement protesté en criant " Nous sommes ministres !! on ne nous traite pas de la sorte" 

Constatant le comportement inacceptable de ces deux personnes les forces de l'ordre ont fait appel à une autre équipe afin de les expulser de ce secteur géographique. La sécurité devant être assurée. 

Les deux ministres debout sous une pluie battante ont regardé le défilé ou ils étaient entourés du commun des mortels.

Pour avoir eu un entretien la veille avec le ministre Fidèle Gouandjika à son hôtel en présence d'un témoin ce dernier me disait "Madame, en 5 ans nous avons redressé l'économie du Centrafrique, et nous n'avons aucune dette. La France ne peut pas en dire autant ! "en ajoutant " Le Centrafrique est le pays qui est doté des meilleurs services de renseignement de toute l'Afrique".

Pauvre président François Bozizé ! Vous êtes assuré de perdre le pouvoir très rapidement, grâce à une partie de votre entourage qui n'a aucune vision ni stratégie. 

Isabelle Chanel

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 01:56

 

 

SAMEDI 17 JUILLET 2010

 

10H00 – FUNERARIUM au 199, rue de Cagny à Saint Acheul

11H00 – MESSE, Eglise Sainte Thérèse à Amiens-Nord (avenue de la Paix)

      13H00 – Pot de remerciement offert par la famille

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 01:53

 

 

Sarko-Bozize

 

Comme nous l’annoncions dans une de nos dernières parutions, la seule utilité de la présence du hors la loi Bozizé à Paris à l’occasion des cérémonies du 14 juillet est qu’elle allait permettre aux autorités françaises de faire passer directement des messages à celui dont la légitimité en tant que président de la République centrafricaine a déjà pris fin le 11 juin dernier mais continue d’en exercer illégalement les fonctions en vertu d’une loi anticonstitutionnelle qu’il avait réussi à faire voter par l’Assemblée nationale en mai dernier pour proroger son mandat pour une durée indéterminée.

C’est ainsi que d’après nos informations, le Secrétaire Général de l’Elysée, Claude Guéant se serait entretenu avec le dépeceur Bozizé à son hôtel de la place de la Madeleine dans la matinée de ce jeudi 15 juillet. Rien n’a officiellement filtré de cet entretien entre les deux hommes mais on devine aisément qu’il a dû inévitablement porter sur la situation politique en Centrafrique caractérisée désormais par le blocage du processus électoral dû au refus de Bozizé que les élections se tiennent avant longtemps.

On sait par ailleurs que Claude Guéant s’était entretenu il y a quelques semaines avec le guide libyen le colonel Khadafi sur la situation de trois pays africains dont la RCA et le Soudan notamment. Tous les observateurs politiques s’accordent pour dire que la stabilité de la République centrafricaine est essentielle pour celle de la sous-région de l’Afrique centrale. Or avec Bozizé, la RCA ne connaît que de l’instabilité avec plusieurs rébellions tant intérieures qu’étrangères comme la LRA de Joseph Kony, qui sèment la mort et la désolation sur son territoire.

Le pouvoir de Bangui contrôlant à l’heure un peu moins de la moitié seulement du territoire centrafricain. Les propres éléments de la garde présidentielle de Bozizé tombent de plus en plus comme des mouches dans des embuscades à répétition tendues par des « hommes armés non identifiés » selon la formule officielle consacrée.  

Toujours selon nos informations, l’usurpateur Bozizé aurait aussi mis à profit son bref séjour parisien pour faire avancer le dossier d’acquisition d’un hélicoptère qui semble lui tenir à cœur ainsi que celui d’achat d’un appartement à Paris ou d’un pavillon en région parisienne.

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 01:39

 

 

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BANGUI jeudi 15 juil 2010 (AFP) - L'embuscade qui a coûté la vie à six militaires centrafricains le 8 juillet dans le nord du pays est l'oeuvre de "braconniers puissamment armés", a affirmé jeudi à l'AFP une source de l'Etat-major des forces armées centrafricaines (FACA), écartant une attaque rebelle.

"C'est un groupe de braconniers puissamment armés qui a causé ces pertes en vies humaines à l'armée. Nous sommes en mesure de dire qu'il ne s'agit en rien d'une attaque d'un groupe politico militaire"", a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat.

Selon cette source, les six hommes de la "mission ont cru qu'il s'agissait d'un groupe de quelques coupeurs de route qui tendaient un guet-apens aux usagers de la route (...). Mais c'était en réalité une horde de braconniers en mouvement vers l'est en quête des troupeaux d'éléphants".

"C'est un rapport de force inégal qui a entraîné la mort de nos hommes au cours de cette embuscade. Aussitôt informé, l'état-major a pris des dispositions et a dépêché trois sections, (un peu plus de 90 hommes) pour des opérations de ratissage dans le secteur", a poursuivi cette source.

Six militaires centrafricains, dont un officier, ont été tués lors d'une embuscade dans la nuit du 8 au 9 juillet près de Bossangoa, dans le nord de la Centrafrique. Ces hommes relevant de la Garde présidentielle avaient pour mission de sécuriser l'axe entre Bossangoa et Bouca, vers l'est, "à la suite des informations faisant état de la présence d'hommes armés circulant dans la région", selon un responsable du Haut commandement mardi.

La région Nord-Ouest, et particulièrement celle entre Bouca et la frontière tchadienne, est souvent considérée comme une zone de non-droit en raison de la faiblesse de la présence des forces de l'ordre centrafricaines. Elle est le théâtre d'attaques fréquentes de coupeurs de routes et autre bandits armés.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

NDLR : Selon nos informations, c'est plutôt aux environs de Bossembélé que les éléments de la garde présidentielle qui étaient quatre dans un véhicule dont le lieutenant Zanguilo qui a également été tué, seraient tombés nez à nez avec plus de 150 hommes lourdement armés. On peut difficilement croire que de simples braconniers puissent être si lourdement armés et surtout, qu'ils viennent chercher à tirer des éléphants dans les environs de Bossembélé c'est à dire quasiment aux portes de Bangui la capitale. L'état major des Faca et le ministère de la défense ont toujours caché la réalité de ce qui se passe sur le théâtre des opérations. Malheureusement, les dépouilles de soldats qu'ils sont généralement obligés de remettre souvent aux familles en disent long sur ce qui se passe réellement.  

 

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