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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 15:45

 

 

Justin-Wilite.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 07 Janvier 2011 13:55

Plus que 5 candidats à la présidentielle de janvier  2011 en République Centrafricaine. Justin Innocent Wilité est écarté de la course. La Cour Constitutionnelle vient d’invalider sa candidature à la présidentielle du 23 janvier. La décision est rendue ce 07 janvier 2011 en audience publique au Tribunal de Grande Instance de Bangui.

Le motif évoqué par la Cour est que le chèque de 5 millions de FCFA (environ 8 mille euros) émis par Justin Innocent Wilité, au titre de la caution exigée par l’Article 159 du Code Electoral s’est révélé non certifié et sans provision.

La Cour Constitutionnelle, seule juge d’éligibilité à la présidence de la République s’est saisie de l’affaire à la demande de la Commission électorale indépendante.

Toutefois, l’intéressé dispose d’un délai de 15 jours pour introduire un recours en rectification au cas où il jugera que la décision de la Cour est entachée d’une erreur matérielle.

La campagne électorale démarre le 10 janvier 2011 et d’après le tirage au sort du passage des candidats sur les antennes de la radio et télévision centrafricaines, c’est Innocent Justin Wilité, qui devait être  le premier à ouvrir le bal lors du démarrage de la campagne électorale qui durera 12 jours. Chaque candidat aura 30 minutes d’intervention.

 

 

La Cour Constitutionnelle invalide la candidature de Wilité Justin Innocent

 

Bangui, 7 jan (ACAP) Le Conseiller à la Cour Constitutionnelle, Albert Kouda a invalidé la candidature de Monsieur Wilité Justin Innocent à l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, pour l’émission d’un chèque sans provision de 5 millions pouvant servir de caution à sa candidature, vendredi 7 janvier 2011, à Bangui.

La Cour Constitutionnelle a expliqué que l’émission d’un chèque sans provision, est une infraction prévue et punie par l’article 176 du nouveau Code pénal, d’un emprisonnement d’un an à cinq (5) ans et une amende de 100.002 à 2 millions de francs CFA.

Selon la Cour Constitutionnelle, les investigations menées auprès de la Commercial Bank of Central Africa (CBCA), ont permis de mettre en évidence que le compte de l’entreprise de Monsieur Wilité Justin Innocent fonctionne à position débitrice du 1er janvier au 31 décembre 2010.

 Constatant que le dossier du candidat Wilité Justin Innocent, à la présidentielle du 23 janvier 2011, ne répondait aux critères de sélection selon les dispositions de l’article 157 du Code Electoral, la Commission Electorale Indépendante (CEI) avait transmis à la Haute juridiction, le dossier du candidat Wilité Justin Innocent, à la présidentielle du 23 janvier 2011, pour compétence.

 

 

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CONGRES CENTRAFRICAIN POUR LA              

RENAISSANCE REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

 

 

CONSEIL POLITIQUE EXECUTIF

 


TEL : 70.90.73 /72.54.98.21

LE CONSEIL PARITAIRE

N0013/CCR/CPE/CP.

Bangui le 31 décembre 2010


A
Mme la Représente du Secrétaire Général des Nations Unies Bangui

 

Objet : Note d’information relative au processus électoral

 

Mme la Représentante ;


Le Congrès Centrafricain pour la Renaissance à l’honneur de porter à votre connaissance les faits suivants : Mme la Représentante, nous ne contestons pas le processus électoral en cours et sommes disposés à aller aux élections du 23 janvier 2011.

Toutefois, nous tenons à vous informer que le 20 octobre 2010, nous avons un transfert provenant de nos sponsors politiques d’un montant de 15.500.000.00 dollars soit 7 milliards et demi de francs destinés à couvrir notre campagne.

 

Depuis le 20 octobre jusqu’à ce jour, la CBCA ne nous autorise pas d’effectuer les opérations sur notre compte qui est inscrit dans ses livres. Ce qui ne nous permet pas d’exercer nos activités sur le territoire national.

Cependant, la procédure d’authentification d’un transfert bancaire via la Banque Centrale est de 72 heures. Le bureau national de la documentation rattaché à la présidence de la République a mené des investigations relatives à ce transfert qui a même promis de soumettre à l’autorité suprême la demande pour une main levée.

Selon la direction générale de la Commercial Bank Centrafrique (CBCA), elle aurait reçu des instructions du régime en place de bloquer ce compte afin de nous empêcher de battre campagne.

 

C’est pourquoi nous sollicitons vos bons offices d’intervenir selon vos attributions de la Coordination du processus électoral auprès du régime afin qu’une main-levée soit ordonnée dans les meilleurs délais.

Tel est, Mme la Représentante, l’objectif de cette note.

Ci-joint copies documents de transfert.

Veuillez agréer, Mme la Représentante, l’expression de notre haute considération.

Le Président

Justin Innocent Wilité

 

Source : http://www.leconfident.net

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 15:42

 

 

vote d'une Africaine

 

 

Centrafrique : transparence es-tu là ?

(VOA News 07/01/2011)

Les préparatifs de la présidentielle centrafricaine du 23 janvier donne matière à controverse. Les conditions d'un scrutin transparent ne sont pas encore réunies, disent les opposants

Quatre candidats à la future présidentielle du 23 janvier en Centrafrique dont l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, et l’ex ministre de la défense Jean-Jacques Démafouth, ont menacé de boycotter l'élection. Affirmant que le processus électoral manque de transparence. Ils réclament d’ailleurs toujours la destitution du président de la CEI, organe qu’ils disent être à la botte du gouvernement.

Ces candidats dénoncent également l'impossibilité de circuler sur le territoire et la présence des mouvements de rébellions dans l’Est et le Nord, notamment les ougandais de l'armée de résistance du seigneur (LRA) et la rébellion centrafricaine de la Convention patriotique pour la justice et la paix (CPJP).

Les deux autres candidats signataires sont Emile Gros Raymond Nakombo du Rassemblement démocratique centrafricain, et Justin Innocent Wilité, candidat indépendant.

Le leader de l’Armée populaire pour la restauration pour la restauration de la démocratie, Jean-Jacques Démafouth a confié à la Voix de l’Amérique que les quatre signataires ont rencontré mercredi la représentante spéciale du secrétaire générale des Nations-Unies à Bangui, à laquelle ils ont présentés leurs revendications. Ils relèvent notamment l’absence de cartes électorales à ce stade du processus, le fait que les listes n’ont pas encore été affichées. Ils reprochent également au président de la Commission électorale de prendre des décisions autocratiques.

Par VOA, French Service

© Copyright VOA News

 

La transparence en question en Centrafrique

Source : surlefeu.fr 7 janvier 2011

Quatre candidats à la future présidentielle du 23 janvier en Centrafrique dont l’ex-Premier ministre Martin Ziguélé, et l’ex ministre de la défense Jean-Jacques Démafouth, ont menacé de boycotter l’élection. Affirmant que le processus électoral manque de transparence. Ils réclament d’ailleurs toujours la destitution du président de la CEI, organe qu’ils disent être à la botte du gouvernement.

Ces candidats dénoncent également l’impossibilité de circuler sur le territoire et la présence des mouvements de rébellions dans l’Est et le Nord, notamment les ougandais de l’armée de résistance du seigneur (LRA) et la rébellion centrafricaine de la Convention patriotique pour la justice et la paix (CPJP).

Absence de cartes électorales

Les deux autres candidats signataires sont Emile Gros Raymond Nakombo du Rassemblement démocratique centrafricain, et Justin Innocent Wilité, candidat indépendant.

Le leader de l’Armée populaire pour la restauration pour la restauration de la démocratie, Jean-Jacques Démafouth a confié que les quatre signataires ont rencontré mercredi la représentante spéciale du secrétaire générale des Nations-Unies à Bangui, à laquelle ils ont présentés leurs revendications. Ils relèvent notamment l’absence de cartes électorales à ce stade du processus, le fait que les listes n’ont pas encore été affichées. Ils reprochent également au président de la Commission électorale de prendre des décisions autocratiques.

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 04:22

 

 

PhotoPatasse-copie-1.png   Emile Gros Raymond Nakombo-copie-1

 

Demafouth photo   Zig Mart

 

 

Ce Mémorandum des quatre candidats centrafricains à la présidentielle de leur pays sonne comme une sérieuse mise en garde adressée aux différents responsables de l’ONU au moment même où l’institution internationale éprouve toutes les difficultés à se dépatouiller du bourbier ivoirien. Comme la Côte d’Ivoire, la communauté internationale impose aux Centrafricains d’aller aux urnes alors même que huit préfectures sur seize sont occupées par des rébellions qu’elle n’arrive pas à  désarmer. Comme en Côte d’Ivoire, personne ne peut garantir un scrutin libre et transparent dans les zones contrôlées par les rebelles. La crédibilité donc des élections - qu’aussi bien Bozizé visiblement pressé de réussir son hold-up électoral que la communauté internationale qui a également de vite se débarrasser de la situation en Centrafrique -  du 23 janvier 2011 dont la préparation est manifestement bâclée mais qu’on veut coûte que coûte tenir sera sujette à caution. Les lendemains de ces élections, si on n’y prend garde, risquent de défrayer aussi la chronique peut-être pas autant qu’à Abidjan mais suffisamment pour constituer un sujet de préoccupation supplémentaire pour la même communauté internationale. Elle aura au moins été prévenue et ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas.

C.A.P

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MEMORANDUM DES QUATRE CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE DE 2011

Haut Destinataire : Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies

 

Objet : irrégularités dans l’organisation des élections présidentielles et législatives de 2011 en République centrafricaine

 

Monsieur le Secrétaire général,

La situation des élections présidentielles et législatives de 2011 en République centrafricaine soulève de réelles inquiétudes que nous, candidats à ces élections, précisément à la présidentielle de 2011, avons l’honneur de vous soumettre par le présent Mémorandum.

En effet, nous estimons que le processus électoral en Cours en Centrafrique tel qu’actuellement géré, porte en lui-même tous les germes de troubles futurs dont il faut d’ores et déjà en situer les responsabilités. Tirant les leçons qui s’imposent de l’exemple ivoirien, nous estimons en effet qu’il est plus conséquent de prendre les mesures courageuses nécessaires pour crédibiliser un processus électoral chaotique avant les scrutins, plutôt que d’en gérer les conséquences par la suite.

Monsieur le Secrétaire général,

Depuis la mise en place de la Commission Electorale Indépendante (CEI) en octobre 2009, tout ce qui se fait dans cette institution est conçu et orienté, de manière délibérée, en violation du Code Electoral et de l’Accord du 10 août 2010. Cette démarche délibérée a pour seul but de donner au Président François BOZIZE la direction effective du processus électoral, afin de garantir avant le scrutin sa réélection frauduleuse et celle de ses députés.

Le Président de la Commission Electorale Indépendante, Monsieur Joseph BINGUIMALET, publiquement qualifié par le Président BOZIZE lui-même « d'incompétent et de glouton » refuse de convoquer les sessions plénières de la CEI et préfère prendre tout seul toutes les décisions relatives au fonctionnement de cette institution censée fonctionner sur le principe du consensus.

De même, la gestion unipersonnelle et opaque des fonds de la CEI par le Président BINGUIMALET, le non-paiement aux agents locaux de la CEI de leurs indemnités qui a entraîné de ce fait la confiscation par ces derniers dans certaines localités des listes d’électeurs, ainsi que la non diffusion du rapport d’audit administratif et financier de la CEI, sont autant de situations qui concourent dès à présent à la réalisation d’un hold-up électoral en faveur du Président François BOZIZE dont il reçoit directement ses ordres.

Le processus électoral centrafricain tel qu’il se déroule aujourd’hui n’est ni transparent, ni légal ni équitable et nous en voulons pour preuves les éléments irréfutables suivants :

 

L’absence d’indépendance de la Commission Electorale Indépendante

Le minimum que l’on est en droit d’attendre d’une Commission réellement indépendante est qu’elle soit en mesure de planifier ses activités et de réunir en toute liberté les moyens pouvant lui permettre de les mettre en œuvre.

Or, est établi et de manière officielle et régulière, que seul le Président François BOZIZE décide des orientations et des activités de la CEI.

 Pour preuve, en ce qui concerne le dépôt des candidatures aux élections législatives et présidentielle, le Président de la CEI, M. Joseph BINGUIMALE, sur injonction publique de BOZIZE, fut obligé d’en écourter la période prévue consensuellement par l’Accord du 10 août 2010 entre toutes les parties prenantes au processus électoral en présence des représentants de la communauté internationale et qui devrait courir du 08 novembre au 08 décembre 2010. Ce fait du prince a eu pour conséquence l’exclusion de fait des candidats de l’opposition démocratique qui ne pouvaient se permettre de s’associer à une violation grossière de cet accord et de la loi. Suite à des fortes pressions nationales et internationales, c’est encore le Président BOZIZE qui donnera publiquement l’ordre à la CEI de recvoir pour 24 heures les candidatures rejetées quelques jours plus tôt par la CEI.

Pour démontrer que la CEI ne reçoit ses ordres que de BOZIZE seul, le Président BINGUIMALE refuse délibérément de convoquer les réuinions plénières de cette institutions, au nom de laquelle il prend systématiquement tout seul toutes les initiatives. Les représentants des partis politiques et de la société civile sont généralement surpris d’apprendre à la radio, comme tout le monde, les décisions de la CEI, dont ils sont pourtant membres. Mais en réalité, c’est une stratégie mise en place pour permettre au Président BOZIZE d’être la seule voix qui se fasse entendre à la CEI.

La violation systématique du Code électoral

A ce jour, il est difficile de savoir sur quelle base juridique les élections sont préparées dans notre pays. Toutes les exigences du Code électoral en matière de délais et de fonctionnement sont systématiquement et impunément violées. Lorsque des clarifications ou des remises en conformité du processus par rapport à la loi sont exigées par les parties intéressées, c’est le Président de la République lui-même qui monte au créneau, convoque dans son palais l’ensemble des partenaires, pour fustiger tous cuex qui osent « critiquer » les orientations qu’il a dictées.

Ces mises en scène ont pour principal objectif de briser l’ardeur et la vigilance des partenaires au développement qui appuient financièrement le processus électoral en dehors du Code électoral. Si la communauté internationale accepte l’inacceptable pour se « débarrasser » au plus vite des élections en RCA, BOZIZE aura magistralement réussi son hold-up électoral bien avant les élections.

Aujourd’hui, la liste électorale a été « accouchée » ce 24 décembre 2010 aux forceps après le siège militaire de la CEI ordonné par BOZIZE lui-même. En décrétant unilatéralement et illégalement le refus de l’informatisation des listes électorales, le Président BOZIZE qui exerce directement une pression insupportable sur la CEI, a exigé que les listes soient traitées manuellement. Tout le monde a compris que cela devrait lui permettre ainsi qu’à son parti le KNK dont les responsables de l’administration sont les principauux animateurs, de reverser dans cette liste les noms d’électeurs supposés favorables au KNK recensés dans les cahiers d’écoliers depuis juin 2009 et dénoncés sans suite en leur temps, afin de faire voter plusieurs fois leurs militants, toutes les possibilités de contrôles informatiques pouvant systématiquement éliminer les doublons étant écartées.

Ensuite, deux types de cartes d’électeurs circulent dans le pays. Dans un premier temps, devant notre surprise de voir des cartes d’électeurs délivrées aux personnées recensées, il nous a été assuré qu’elles sont considérées, compte tenu de l’urgence comme de simples recépissés. Mais aujourd’hui, il nous est demandé de considérer ces cartes « recépissés » comme des cartes définitives. Comment contrôler et annihiler les fraudes patentes sur les cartes en deux modèles distincts ? Nous apprenons maintenant de manière officieuse que les électeurs ne disposant pas de cartes mais inscrits peuvent voter avec tous types de preuves d’identité. Comment empêcher les votes multiples sans s’être donné les moyens techniques d’empêcher les multiples inscriptions ?

Quel est le nombre des bureaux de vote, et quelle est leur localisation spatiale dans tout le pays ? L’article 62 du Code électoral précise que leur liste doit être publiée dans un délai de 60 jours avant le début de la campagne électorale, qu’en est-il ?

Comment sont désignés le Présidents et les deux assesseurs des bureaux de vote ? Il est aujourd’hui de notoriété publique que le Président de la CEI a envoyé le 16 décembre 2010 à l’intérieur du pays une mission uniquement composée de commissaires de la majorité présidentielle et cette mission partisane a sélectionné avec les structures locales du parti KNK au pouvoir les Présidents et membres de bureaux de vote locaux, en violation de l’article 63 du Code électoral et à l’insu de nos représentants dans les comités locaux et à la coordination nationale de la CEI. En tout état de cause, un arrêté du ministre en charge de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation devrait nommer les Présidents et assesseurs des bureaux de vote 45 jours avant le début de la campagne électorale.

L’impossibilité de circuler sur le territoire

Il existe une autre réalité que les expatriés ne voient peut-être pas nécessairement. C’est celle des barrières routières qui sont une véritable calamité pour les populations et pour les partis politiques opposés au régime du Président François BOZIZE.

En effet, lorsque les véhicules des Nations Unies ou des ONGs internationales se rendent à l’intérieur du territoire centrafricain, ils ne rencontrent aucune difficulté relative aux contrôles multiples et aux rackets systématiques. Ce sont là des consignes données pour soigner l’image du pouvoir et dissimuler la vérité sur les tracasseries routières qui sont d’ailleurs à inscrire sur la liste des causes de l’extrême pauvreté des populations rurales centrafricaines.

En plus de servir comme check-point de racket sur les routes, les barrières tenues par les soldats servent à filtrer les hommes politiques dont les déplacements à l’intérieur du pays deviennent de fait des risques pour leur propre vie. C’est ce qui est arrivé à Martin ZIGUELE qui, rien que pour se rendre dans l’Ouest du pays en tournée auprès de ses militants, a dû affronter toute l’administration du territoire.

Dans ces conditions, comment peut-on oser parler de campagnes électorales, lorsque seuls les hommes du pouvoir ont le droit de circuler, tandis que les leaders de l’opposition sont systématiquement empêchés de se déplacer ? Comment dès lors parler de démocratie ?

Les mouvements de rébellion

Le programme Désarmement-Démobilisation-Réinsertion a été mis en place dans le but de pacifier l’ensemble du territoire national, afin de favoriser la tenue d’élections libres et transparentes. Or à ce jour, les rebelles centrafricains règnent comme par le passé sur huit préfectures du pays, pendant que ceux de la LRA venus d’Ouganda continuent en toute liberté de semer la terreur au Centre-Est et à l’Est du pays.

Dans ces conditions, comment les partis politiques peuvent librement se rendre dans les zones occupées et battre correctement campagne ? A moins de vouloir exclure une partie de la population du processus électoral, les élections, pour être valables doivent être organisées sur l’ensemble du territoire national.

Les forces de défense et de sécurité

Les forces de défense et de sécurité se composent de l’Armée, de la gendarmerie et de la police. Ces trois corps, lors des élections de 2005, ont servi à terroriser les électeurs aussi bien dans la capitale que dans les provinces. En plusieurs endroits, les éléments de la Garde présidentielle ont obligé des présidents de bureaux de vote à remplir les urnes avec des stocks de bulletins dont la provenance était connue d’eux seuls.

Aujourd’hui, ces mêmes porteurs de tenue qui s’enrichissent grâce au régime de BOZIZE qui les laisse dépouiller les populations sur les barrières routières, seront toujours prêts à reproduire les mêmes actes pour protéger le système qui couvre leurs exactions contre les populations dont la pauvreté a atteint des dimensions rares.

Recommandations

Nous, Ange Félix PATASSE, Emile Gros Raymond NAKOMBO, Jean Jacques DEMAFOUTH et Martin ZIGUELE, candidats à l’élection présidentielle de 2011, considérons que pour qu’il y ait des élections libres et transparentes, il est absolument urgent que les mesures ci-après soient prises.

Premièrement, pour l’indépendance de la CEI

-          Que la Commission Electorale Indépendante soit présidée par une personnalité neutre, désignée par la CEMAC, la CEEAC, l’OIF et l’Union Africaine. Cette solution a permis à la Guinée d’avoir des élections réellement libres et transparentes.

-          Que le chronogramme des opérations électorales soit repris sous la direction de la personnalité neutre, nouveau président de la CEI avec la participation de tous les acteurs du processus électoral.

Deuxièmement, pour la sécurité des élections

-          Que la sécurité de l’ensemble du territoire centrafricain soit assurée par des forces neutres (les Nations Unies par exemple) durant tout le processus électoral ou bien que les forces de défense et de sécurité de la RCA travaillent de concert avec des éléments des Nations Unies, ce qui pourrait au moins réduire les actes d’intimidation des électeurs, dont des militaires centrafricains se sont rendus coupables en 2005.

-          Que toutes les barrières routières illégales soient supprimées afin de permettre à tous les partis politiques de circuler en toute liberté sur l’ensemble du territoire national.

-          Que les élections soient reportées de manière consensuelle, prenant en compte toutes les considérations précitées.

Troisièmement, pour la transparence des opérations de vote

-          Qu’il soit prévu le déploiement des observateurs des Nations Unies dans le maximum possible de bureaux de vote afin d’éviter la fraude.

-          Que le transport des urnes soit assuré par les Nations Unies afin d’éviter leur substitution en cours de route.

Nous, Ange Félix PATASSE, Emile Gros Raymond NAKOMBO, Jean Jacques DEMAFOUTH et Martin ZIGUELE, candidats à l’élection présidentielle de 2011, réaffirmons que seule la prise en compte des mesures correctives proposées ci-dessus, peuvent concourir véritablement à l’organisation d’élections libres et transparentes. Dans le cas contraire, nous déciderons de notre retrait du processus électoral, car ce processus serait soustrait de toutes conditions légales devant en assurer la transparence.  

Par conséquent, nous rendrons immédiatement responsables de la souffrance des Centrafricains, tous ceux qui cautionneraient des élections truquées, qui n’exprimeraient que la seule volonté de François BOZIZE et qui ouvriraient la porte à plus de souffrances, de pauvreté, de morts et de troubles.

Tel est, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, l’objet du présent mémorandum que nous avons l’honneur de vous soumettre, dans l’espoir que les problèmes qui y ont été soulevés retiendront votre attention, et que des solutions appropriées seront trouvées afin de sauver le processus électoral en cours.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur Secrétaire Général, l’expression de nos sincères et respectueuses considérations.

Fait à Bangui

Les candidats :

Ange Félix PATASSE

 Emile Gros Raymond NAKOMBO

Jean Jacques DEMAFOUTH  

Martin ZIGUELE

 

Ampliations

-          Union Africaine

-          Union Européenne

-          OIF

-          CEEAC

-          CEMAC

-          Ambassades

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 03:53

 

 

Zig-Mart.JPG

 

 

Interview de Martin ZIGUELE dans le quotidien Le Confident n° 2479 du mardi 4 janvier 2011

Le Confident : A l’approche des élections du 23 janvier 2011, vous étiez absent du pays pour un temps assez long, alors que vous devriez être sur le terrain pour mettre vos militants en ordre de bataille. Où étiez-vous allé et à quoi a servi ce séjour à l’étranger ?

Martin ZIGUELE : Je vous remercie. Avant d’aller en France, j’étais d’abord à Brazzaville, dans le pays frère du Congo à la demande du Président Denis Sassou Nguesso. Suite aux nombreux problèmes qui avaient surgi autour de ma candidature et le problème aujourd’hui de l’informatisation des listes électorales, du découpage électoral, du départ du président de la CEI et plus globalement de la démarche consensuelle pour arriver à des élections équitables et transparentes, j’ai saisi un certain nombre de personnalités étrangères dont le Président Denis Sassou Nguesso en sa qualité de Président en exercice de la CEMAC. Suite à ma saisine, j’ai été invité à venir exposer les préoccupations qui étaient les miennes et qui étaient contenues dans mon courrier. C’est pour cela que je m’étais déplacé à Brazzaville. Par courtoisie pour le Président Denis Sassou Nguesso, je n’ai pas voulu faire état de cette question publiquement car quand un Chef d’Etat vous reçoit, vous ne sortez pas pour dire par le menu de quoi il s’agit. Mais je voudrais dire pour lever toute équivoque que le sujet central c’était d’inviter ce grand président d’un pays frère et ami, qui a connu le pouvoir à 36 ans, qui a connu le parti unique, le multipartisme, qui a perdu le pouvoir, qui a supporté et vécu une guerre civile, qui est revenu au pouvoir et qui a reconstruit son pays, lui qui connaît l’ombre et la lumière, de faire profiter notre pays de son expérience, pour ne pas que les extrêmes s’expriment dans notre pays. Il faut quelqu’un qui fasse en sorte que les Centrafricains puissent porter sereinement de ce processus électoral qui à mon avis est vital quant à l’avenir de la République centrafricaine.

Après Brazzaville ?

MZ : Après Brazzaville, je me suis rendu en France principalement pour des raisons de préparation des élections, puisque j’ai écrit un livre qui s’intitule : « MLPC, le parti de l’alternance en Centrafrique ». Dans ce document, j’ai repris le programme politique que je propose aux Centrafricains, parce qu’on reproche aux hommes politiques centrafricains de ne pas écrire. Et donc, j’ai écrit pour présenter le projet que j’ai pour le peuple centrafricain.

C’est un projet de société ?

MZ : C’est un projet de société assez exhaustif et détaillé. Pour dire qu’est-ce que je vois et pourquoi je sollicite le suffrage de mes compatriotes, parce qu’il faut expliquer pourquoi on veut être candidat aux élections présidentielles. Et puis une fois si le peuple vous accorde sa confiance, qu’est-ce que vous devez faire dans les cinq années à venir. Il me semble que nous devons par respect et par honnêteté pour notre peuple, de matérialiser ces promesses quitte à être jugé après par rapport aux promesses qui ont été faites. Donc je suis resté en France pendant trois semaines parce que tout simplement, la première version était autobiographique.

Nous l’avons passé au pilon. J’ai repris en moins de trois semaines à écrire un livre programme assez entier avec trois parties, ma biographie, ma profession de foi et le programme politique que je propose aux Centrafricains. C’est pour cela que je suis rentré à Bangui après trois semaines d’absence.

M. le Président, la première version qui était passée au pilon était-elle trop empreinte de narcissisme ?

MZ : Non, je pense qu’à chaque contexte une solution. Aujourd’hui, nous sommes en situation comme dirait Jean-Paul Sartre. Nous avons un pays qui se débat dans des problèmes depuis cinquante ans. Nous avons des acteurs politiques  qui font des propositions de sortie de crise au peuple centrafricain. Mais ces professions de foi ne sont pas matérialisées par écrit et de manière permanente. Il m’a semblé et il a semblé à mes camarades du parti que c’est plus important après une brève présentation de dire pourquoi je veux être candidat, donc ma profession de foi et surtout qu’est-ce que nous comptons faire si nous arrivons au pouvoir. L’ensemble de mes camarades du parti et des amis qui ont lu le document, m’ont dit que la priorité c’est le programme et non la présentation de l’individu, ce n’est pas un livre autobiographique.

Nous sommes en période électorale mais depuis votre retour, vous vous êtes enfermé dans un silence ?

MZ : Non, je n’ai pas gardé le silence et je ne sais pas pourquoi les compatriotes pensent que j’ai gardé un silence. Il m’a semblé qu’on me reprochait plutôt de trop parler et j’ai cru devoir en cette période pré-électorale, après toutes les batailles que nous avons menées sur le problème de candidature et d’autres, il m’a semblé normal que je laisse les compatriotes souffler parce que je vais revenir bientôt pour la campagne. Et donc, j’ai cru devoir m’atteler à la préparation intellectuelle de la campagne (parce que ça se prépare) et puis préparer les contacts politiques, pré-campagne avec mes députés, les notabilités locales etc…Tout cela m’a pris énormément du temps et comme malheureusement je ne pouvais pas suivre deux lièvre à la fois, je ne pouvais parler et travailler en même temps.

Deux ans aujourd’hui après le Dialogue Politique Inclusif, nous avons l’impression que dans la classe politique, on piétine ?

MZ : On ee piétine pas. C’est la mauvaise volonté du gouvernement qui fait que les promesses du dialogue politique se sont transformées en leurre. Le Dialogue Politique Inclusif a fait deux recommandations principales. La poursuite de la recherche de la paix par l’élargissement du champ de l’accord de Libreville du 21 juin 2008 aux mouvements de rébellion. L’inclusion de l’ensemble des mouvements de rébellion dans le processus du DDR pour qu’il y ait la paix dans le pays. Aujourd’hui, nous en sommes où ? Nous en sommes au point de départ. Deuxièmement, mettre en place un gouvernement de consensus pour organiser consensuellement les élections. Notre décision de nous retirer du processus est la sanction de l’échec de ce processus consensuel. Donc le DPI n’aura servi à rien.

 

Extrait d’interview de Martin ZIGUELE dans le quotidien l’AGORA n° 513 du 5 janvier 2011

 

L’AGORA : Monsieur Martin Ziguélé, si vous êtes élu Président de la République centrafricaine, dites-nous parmi les cinq noms de personnalités politiques que nous allons citer, celui qui vous inspire le plus et pourrait être pour vous un modèle à suivre : Nicéphore Soglo, Laurent Gbagbo, Toumani Touré, Denis Sassou Nguesso ou Nelson Mandela ?

MZ : Je voudrais d’abord vous remercier pour cette question et je m’en vais vous dire que l’agitation que j’observe dans le camp du pouvoir signifie que je suis en position de gagner les élections. Si non le Président de la République lui-même candidat, ne serait pas devenu le président de la CEI. Ce qui se passe signifie qu’il y a la panique dans le camp du pouvoir. Pour moi c’est un indicateur qui veut dire que je gagnerai les élections. Ensuite, il faudra que le suffrage des Centrafricains soit bien exprimé et soit respecté. Donc j’ai confiance quant à l’issue des élections.  

S’agissant des personnalités que vous citez, elles sont toutes comme des diamants qui ont plusieurs facettes qui brillent. Elles ont chacunes quelque chose de positif qu’elles ont mis à la disposition de leur pays et de l’Afrique. Alors très humblement je ne peux pas vous dire que je préfère tel ou tel rien que par respect pour elles. Ce sont des hommes qui se battent chaque jour dans des situations difficiles pour faire avancer leur pays.

Ce qui est plus important pour moi qui suis Centrafricain, dont le pays aujourd’hui est carrément au fond du trou et méconnaissable, aussi bien sur le plan sécuritaire qu’économique, de la cohésion sociale que sur le plan de la santé, ce qui m’importe pour moi Centrafricain aspirant à une fonction suprême dans mon pays, c’est de retenir humblement les leçons que peuvent m’inspirer les pratiques politiques de ces personnalités et de tenter de les adapter ou les transformer au profit  de mon peuple. J’ai du respect pour chacun d’eux et souhaite que la RCA n’ait pas l’occasion de regretter de n’avoir pas élu pour la diriger un Chef d’Etat qui ne partage pas ces préoccupations.

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:52

 

 

Binguis

 

 

Ai- Rca - Jeudi, 06 Janvier 2011 15:18  La Mairie de Bangui va organiser le 8 janvier prochain une marche regroupant les 6 candidats aux élections présidentielles de janvier 2011.

"Marchons ensemble pour une campagne électorale responsable, apaisée et fair-play". C'est le thème qui a été choisi à l’occasion de cet événement.

Selon l'un des organisateurs et cadre de la Municipalité de Bangui, cette marche qui aura lieu ce jour-là est exceptionnelle parce qu'elle verra la participation des 6 candidats à  l’élection présidentielle de Janvier 2011.

"Les 6 candidats marchent ensemble pour une campagne électorale  apaisée dans une fraternité et dans un esprit de fair-paly", a expliqué à l’agence Ai le conseiller en communication du maire  de Bangui Aimé Moidamsé.

Selon  Moidamsé, « comme ce sont des Centrafricains qui iront voter, la Mairie de Bangui à juger utile d’amener les candidats à marcher d'abord ensemble les uns aux côtés des autres et ensuite marcher aussi aux côtés de leurs électeurs».

A l'en croire, cette marche est en quelque sorte une remise en condition physique de ces 6 candidats qui vont à partir du 10 janvier parcourir le pays pour présenter leurs programmes de société dans un esprit apaisé et défoulé.

"Donc il n'y aura  pas de bataille, ni des injures. C'est cela que le Maire Jean Barkès Ngombe-Kette recherche à travers l'organisation de cet événement ",  a indiqué Moidamsé

Il convient de préciser que, cette marche est la 6ème du genre déjà organisée par la Mairie de Bangui en début de chaque année.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Ce type d’initiative est d’abord destiné à plaire à Bozizé et ne sert qu’à amuser la galerie. Tant que les élections n’auront pas été bien préparées, on va droit vers une mascarade et des élections dont les résultats seront immédiatement contestés si c’est Bozizé qui s’autoproclame gagnant. Que les candidats marchent et paradent ensemble n’y changera strictement rien.

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:42

 

 

Pomodimo Paulin

 

 

 

Ai-Rca - Jeudi, 06 Janvier 2011 15:57 - Le Président centrafricain François Bozize a reçu le 4 janvier au palais de la renaissance le Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo.

Selon une source proche de  la Présidence, le tête-à-tête entre les deux personnalités  était axé sur le code de bonne conduite qui doit régir le comportement des présidentiables pour  les élections groupées du 23 janvier 2011.

"En pareille période pré-électorale, le Médiateur a le devoir de rencontrer tous les acteurs principaux. Et je crois c'est dans ce cadre-là que j'ai été reçu par le chef de l'Etat sortant François Bozize", a confié Mgr Paulin Pomodimo au sortir de l'audience.

"Nous avons au niveau de la Médiation confectionné un code de bonne conduite que nous allons proposer à toutes les entités qui prendront part à ces élections",  a-t-il déclaré,  annonçant que  la signature de ce document aura lieu le 7 janvier.

"C'est un document qui devra nous guider dans la manière de nous comporter pendant ces échéances électorales" a-t-il expliqué .

Quant aux rumeurs qui circulent faisant état d'un éventuel report des élections, le médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo a fait savoir que  les élections auront lieu à la date prévue c'est -à-dire le 23 janvier prochain.

"Je dois  rencontrer les autres entités  pour comprendre le sens de leur démarche", a-t-il dit.

Il a, par ailleurs exhorté le peuple centrafricain à préserver  la paix retrouvée depuis le 15 mars 2003 car, selon lui, le pays a trop souffert et n’a plus  besoin de la guerre.

" Au niveau de la médiation nous sommes pour que tout se passe dans un climat  apaisé. Notre pays a tant souffert des différentes crises. Nous n'avons pas envie d'en rouvrir d'autres», a conclu le médiateur.

Kabongo, Ai Bangui

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:33

 

 

Binguimale2 0

 

Rigobert Vondo

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 06 Janvier 2011 14:10

A 17 jours de la tenue des élections groupées en République Centrafricaine, l’hypothèse d’un éventuel nouveau report plane encore dans certains esprits. Pendant que la CEI (Commission électorale indépendante) et les Pouvoirs publics confirment l’évidence du scrutin pour la date du 23 janvier 2011, les candidats de l’opposition se penchent vers un report. Dans un mémorandum signé de 4 candidats à la présidentielle, ceux-ci estiment qu’ils ne sont pas prêts à « s’engager dans des élections dont le processus est totalement mené en dehors de la Loi ».

Les 4 candidats qui ont signé ce Mémorandum sont Emile Gros Raymond Nakombo du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain), Jean-Jacques Démafouth de la NAP (Nouvelle alliance pour le progrès), Martin Ziguélé du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) et, Justin Innocent Wilité, candidat Indépendant.

La déclaration est publiée à l’intention de « l’ensemble des partenaires du processus électoral en cours en République Centrafricaine » avec en tête le Gouvernement centrafricain. Les signataires expriment « leur consternation devant la manière à laquelle les opérations du processus se déroulent ».

Selon les candidats, l’actuel processus électoral « n’est ni transparent, ni légal, ni équitable ». Martin Ziguélé du MLPC interrogé par Radio Ndeke Luka en veut pour preuve le fait que « les listes électorales provisoires ne sont pas encore affichées ». Selon lui, en 2005 il y avait 1.400.000 électeurs et en 2010, 1.800.000 personnes ont été recensées, soit un taux d’accroissement de 40%. Cette croissance pour le candidat du MLPC doit être interprétée.

Mais du côté du Gouvernement, il n’y a aucune raison qui puisse nécessiter un nouveau report des élections du 23 janvier. Le Ministre Fidèle Ngouandjika, Porte-parole du Gouvernement, a déclaré à Radio Ndeke Luka que l’opposition n’est pas prête pour les élections, « c’est pourquoi elle trouve toujours des prétextes » a-t-il dit.

Par ailleurs, au sujet de l’affichage des listes d’électeurs, le Président de la CEI Joseph Binguimalé certifie que cela se fera 48 heures avant la tenue du scrutin, car « nous sommes dans la logique d’une élection manuelle » a indiqué le président de la CEI.

En dépit de ces assurances, l’opposition reste tout de même sceptique. Martin Ziguélé a déclaré que, « si les exigences formulées dans leur mémorandum ne sont pas prises en compte, chacun prendra la décision qui s’impose ».

Les points attaqués par les 4 candidats dans ce mémorandum sont l’absence d’indépendance de la CEI, la violation systématique du code électoral, l’impossibilité de circuler sur le territoire et la présence des mouvements de rébellion à l’intérieur du pays.

 

Ambiance électorale mitigée en province

Radio Ndéké Luka Jeudi, 06 Janvier 2011 14:11

A quelques jours du démarrage de la campagne électorale en Centrafrique, l’ambiance varie d’une ville à une autre. Alors que de faibles mobilisations sont observées dans certaines zones, aucune manifestation ne se dessine dans d’autres.

A Bouar dans la Nana Mambéré (Nord-ouest) les partisans du parti Alliance pour le Développement et le progrès (Parti de l’opposition) se disent prêts à battre campagne pour les législatives mais déplorent cependant quelques irrégularités comme le non-respect du code électoral, le non déploiement des bulletins spécimens des candidats et l’absence de l’affichage des listes électorales.

« Nous sommes prêts sans condition à battre compagne tant pour la présidentielle que pour les législatives » a indiqué avec optimiste un responsable du parti au pouvoir KNK. Même son de cloche pour les militants du MLPC. Un responsable de ce parti de l’opposition affirme que le MLPC est victorieux pour ces élections.

Dans la ville, les maisons qui serviront des quartiers généraux pour les partis sont en train d’être réfectionnées.

A Mobaye dans le sud-est, « rien de sérieux ne semble être approché »  a indiqué le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville. Seulement deux partis politiques ont juste procédé à des sorties officielles. Les agents recenseurs et agents de la CEI attendent toujours le versement de leur reliquat et soutiennent que c’est une condition avant toute reprise des activités liées à la préparation des élections, ont-ils dit au correspondant de la radio.

Dans la ville d’Obo à l’extrême sud-est, la population s’interroge encore si les élections se dérouleront dans cette partie de la RCA. « Aucun candidat ni pour la présidentielle ni pour les législatives n’a encore mis pieds dans la ville » a fait savoir le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette ville. Cette même ambiance prévaut dans la ville de Ndélé au nord-est.

La campagne électorale démarre le 10 janvier, le 1er tour du scrutin étant prévu pour le 23 janvier. Seulement 4 candidats sur les 6 partants pour la présidentielle ont demandé le report de cette date.

 

NDLR : C’est bien la confirmation que les préparatifs de ces élections ont été bâclées et qu’on va droit vers une mascarade électorale en dépit des dénégations et allégations fantaisistes de Binguimalé, Vondo et Ngouandjika.

 

Les spécimens des bulletins de vote bientôt présentés

Jeudi, 06 Janvier 2011 14:08

La Commission Electorale Indépendante se propose de remettre les exemplaires des bulletins de vote aux candidats des présidentielles et législatives du 23 Janvier 2011 après la séance plénière qu’elle organise ce 06 janvier 2011. La révélation a été faite à Radio Ndeke Luka par Rigobert Vondo, porte-parole de la CEI (Commission électorale indépendante).

Les exemplaires remis permettront aux compétiteurs de présenter  aux électeurs leur logo avant et pendant la campagne électorale.

Ces bulletins de vote qui sont arrivés dans la capitale centrafricaine, il y a plus de 48 heures « ont été bien ficelés par les techniciens de la maison d’édition pour chaque région et les 8 arrondissements de Bangui » a déclaré Rigobert Vondo.

Il s’est aussi prononcé sur les frais de dossier du candidat Justin Innocent Wilité à la présidentielle. A ce jour, ce candidat n’a pas encore versé au trésor public le montant des frais de dossier. Rigobert Vondo pense que « la balle est dans le camp de la  cour constitutionnelle pour compétence ». Aussi, il a confirmé que la campagne électorale démarre le lundi 10 janvier 2011.

Le 07 janvier, les coordonnateurs de la CEI, se rendront dans l’arrière-pays pour former dans un premier temps les commissaires de leur région et surveiller le processus électoral.  « Ils y resteront jusqu’à la fin de la tenue des élections avant de revenir à Bangui » a déclaré le porte-parole de la CEI.

La tenue de ces élections groupées (Présidentielle et législatives) en République Centrafricaine le 23 janvier 2011, divise  les opinions. 4 candidats à la présidentielle sur 6  ont opté  pour un nouveau report des élections groupées. La Commission Electorale Indépendante ne partage pas cet avis. « Toutes les conditions sont réunies pour la tenue de ces élections », a conclu Rigobert Vondo Rapporteur général et porte-parole de la CEI.

 

NDLR : Si toutes les conditions étaient si bien réunies comme le prétend ce Vondo pour la tenue des élections, quatre candidats à la présidentielle n’auraient pas publié une déclaration pour menacer de se retirer du processus.

 

Les tranches d’antenne des candidats tirées au sort

Jeudi, 06 Janvier 2011 14:00

Le Haut conseil de la communication (HCC) vient de procéder ce jeudi 6 janvier 2011, au tirage au sort du passage des candidats sur les antennes de la radio et télévision centrafricaines, en présence des représentants de 4 candidats sur 6.

Au cours de l’exercice, Justin Wilité candidat indépendant, est le premier à ouvrir le bal le 10 janvier, lors du démarrage de la campagne électorale qui durera 12 jours. Chaque candidat aura 30 minutes d’intervention.

Justin Wilité est suivi de François Bozizé du parti travailliste Kwa Na Kwa encore au pouvoir, de Jean Jacques Démafouth indépendant, d'Ange Félix Patassé indépendant, d'Emile Gros Nakombo du Rassemblement Démocratique Centrafricain et de Martin Ziguélé, du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain.

Le HCC se propose de rencontrer vendredi tous les responsables des médias du pays, pour une les informer sur cette répartition de tranche d’antennes. Aussi, cette instance de régulation de la communication insistera, selon nos informations sur la vulgarisation du code de bonne conduite déjà disponible.

 

NDLR : Le candidat Wilité est tiré au sort comme étant le premier à ouvrir le bal des interventions des candidats mais si sa candidature est entre temps invalidée, on n’en sera pas à une bouffonnerie près.

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 11:41

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

 

AFP 06/01/2011 | Mise à jour : 11:05

Quatre candidats au scrutin présidentiel du 23 janvier en Centrafrique dont l'ex-premier ministre Martin Ziguélé, ont menacé de boycotter l'élection si des "mesures" ne sont pas prises pour en assurer la transparence.

"Le processus électoral tel qu'il se déroule aujourd'hui n'est ni transparent, ni légal, ni équitable", estiment-ils dans un mémorandum, dénonçant "l'absence d'indépendance de la Commission électorale indépendante (CEI), la violation systématique du code électoral, l'impossibilité de circuler sur le territoire et la présence des mouvements de rébellions à l'intérieur du pays".

L'Est et le Nord sont en proie à des attaques de la rébellion ougandaise de l'armée de résistance du seigneur (LRA) et de la rébellion centrafricaine de la Convention patriotique pour la justice et la paix (CPJP). "Nous candidats (...) réaffirmons que seule la prise en compte des mesures correctives (...) peuvent concourir véritablement à l'organisation d'élections libres et transparentes. Dans le cas contraire, nous déciderons de notre retrait du processus électoral", affirment les quatre candidats.

Les signataires sont Martin Ziguélé, premier ministre de 2001 à 2003, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, opposition), Jean-Jacques Démafouth, ex-ministre de la Défense et chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), ex-rébellion qui a signé les accords de paix, l'économiste Emile Gros Raymond Nakombo du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), le parti du président décédé André Kolingba, et Justin Innocent Wilité, un candidat indépendant.

"Depuis la mise en place de la CEI en octobre 2009, tout ce qui se fait dans cette institution est conçu et orienté de manière délibérée en violation du code électoral (...) Cette démarche délibérée a pour seul but de donner au président François Bozizé, la direction effective du processus électoral, afin de garantir avant le scrutin sa réélection frauduleuse", accusent encore les candidats. François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, puis élu en 2005, fait partie des six candidats au scrutin présidentiel, ainsi que l'ex-président Ange-Félix Patassé (1993-2003).

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 01:54

 

 

cfa.jpg

 

 

NDLR : L’UE a octroyé au gouvernement centrafricain une aide budgétaire de 12 milliards de F CFA mais le régime de Bozizé a prétendu n’en avoir reçu que onze et en a profité pour planifier le paiement de certaines entreprises dont les patrons sont visiblement soit des membres du comité des sages du KNK, soit des financiers du régime qui, de toute façon, ristourneront cela d’une façon ou d’une autre à Bozizé et au KNK.

Nous publions ci-dessous un tableau par lequel le DG du Trésor public de Bangui a programmé le paiement des créances de certains débiteurs auxquels l’Etat centrafricain doit de l’argent.

On notera au passage que l’ordre de priorité de ces paiements privilégie tout particulièrement un certain nombre d’opérateurs économiques de la place tels que le truand Patrice Edouard Ngaissona, Bezang-sé, et autre patron de GACOA, dont les affinités et la proximité avec le pouvoir en place sont bien établies. Il est aussi curieux de relever que la Société Biblique figure en tête dans la liste des débiteurs de l’Etat centrafricain.

On remarque aussi avec effarement que le poste dit « Sécurité » engloutit à lui seul près de deux milliards cinq cent millions (2,5 milliards) de F CFA. Il est évident que c’est une ligne fourre-tout qui couvre élégamment toutes les prédations de Bozizé et son fils Francis qui en disposent à leur guise sous divers prétextes.

De même, la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) du 16 octobre 2010 prévue à Birao dans la Vakaga, sauf erreur de notre part n’a pas eu lieu mais il est quand même question dans le tableau d’une somme de un (1) milliard de F CFA  entre autre pour la réfection de l’axe routier Bangui Birao.

C.A.P

 

 

 ________________________________________________________________________________

 

 

 

 

MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET                    REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

DIRECTION DU CABINET                                                                    Unité-Dignité-Travail

DIRECTION GENERALE DU TRESOR                                     

ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

 

DIRECTION DE LA CENTRALISATION

COMPTABLE

SERVICE DE LA CAISSE PRINCIPALE

ET DES MOUVEMENTS DE FONDS

                                                                                                                             Bangui le,

 

N°_____/MFB/DIRCAB/DGTCP/DCC/SCPMF

 

ACCORD DU MINISTRE

 

LE DIRECTEUR GENERAL DU TRESOR

ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

 

A

 

Monsieur le Directeur National de la BEAC

 

BANGUI

 

 

Monsieur le Directeur National,

 

Par le débit de notre compte n° 311101.03001 ouvert dans vos livres, nous vous demandons de bien vouloir virer au profit des institutions ci-dessous en règlement de leur créance.

 

Il s’agit de :

 

-          Société Biblique Compte n°………………. ; montant de F CFA 69.000.000

-          Renault SCAR   Compte n°………………… ; montant de F CFA 68.067.528

-          GACOA SIV Compte n°……………………. ; montant de F CFA 200.000.000

-          GROUPE KAMACH Compte n°……………. ; montant de F CFA 100.000.000

-          Etablissement NGAISSONA Compte n°………. ; montant de F CFA 100.000.000

-          Général Service BEZANG-SE Compte n°………. ; montant de F CFA 50.000.000

-          Polygone Centrafrique Compte n° ……………… ; montant de F CFA 50.000.000

-          Autres Fournisseurs (Voir Liste) Compte………… ; montant de F CFA 211.969.513

-          Arabie Saoudite Compte n°……………………… ; montant de F CFA 67.031.504

-          Libye Compte n°………………………………… ; montant de F CFA 50.000.000

-          BEI Compte n°…………………………………… ; montant de F CFA 48.201.057

-          Privés Suisses Compte n°…………………………; montant de F CFA 31.417.501

-          IDA Compte n°…………………………………. ;montant de F CFA 27.566.285

-          Assistance Publique Hôpitaux de Paris Compte n°…..montant de F CFA 55.310.260

-          Télécommunications Ambassade RCA France Compte n°…montant de F CFA 10.000.000

-          Club de Paris Compte n°………………………… ; montant de F CFA 65.596

-          FIDA Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 70.000.000

-          AREVA Compte n°………………………………. : montant de F CFA 125.000.000

-          BDEAC Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 46.677.000

-          GERBER Compte n°…………………………….. ; montant de F CFA 30.000.000

-          Pôle Dette Compte n°……………………………. ; montant de F CFA 36.4000.000

-          CEMAC Compte n° …………………………….. ; montant de F CFA 100.000.000

-          CEEAC Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 50.000.000

-          COMIFAC Compte n°……………………………. ; montant de F CFA 25.000.000

-          COSUMAF Compte n°……………………………. ; montant de F CFA 30.000.000

-          CEN-SAD Compte n° ……………………………… ; montant de F CFA 16.207.476

-          OMC Compte n° ……………………………………. ; montant de F CFA 13.409.461

-          OMD Compte n°………………………………………. montant de F CFA 43.000.000

-          CIMA Compte n°…………………………………… ; montant de F CFA 25.000.000

-          AFRISAT Compte n°……………………………….. ; montant de F CFA 40.000.000

-          OHADA Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 30.000.000

-          UA Compte n° ………………………………………. ; montant de F CFA 22.500.000

-          CAF Compte n°……………………………………….; montant de F CFA 8.000.000

-          Participation capital BSCIC Compte n° …………… ; montant de F CFA 150.000.000

-          Participation capital BDEAC Compte n°…………… ; montant de F CFA 150.000.000

-          N’djaména Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 10.000.000

-          Kinshasa Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 15.000.000

-          USA Compte n°……………………………………… ; montant de F CFA 15.000.000

-          Yaoundé Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 10.000.000

-          Caire Compte n°……………………………………… ; montant de F CFA 15.000.000

-          Brazzaville Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 10.000.000

-          Consulat Douala Compte n°………………………….. ; montant de F CFA 5.000.000

-          Consulat Garoua Compte n°………………………… ; montant de F CFA 20.000.000

-          Journée Mondiale Alimentation (Route Birao) Compte n° montant de F CFA 1.000.000.000

-          Route Carnot-Gadzi-Boda Compte n°……………… ; montant de F CFA 100.000.000

-          Coton Compte n° ………………………………… ; montant de F CFA 200.000.000

-          Elevage Compte n° ……………………………….. ; montant de F CFA 50.000.000

-          Informatisation Ministère Finances Compte n° 371244152-97; montant de F CFA 150.000.000

-          Sécurité Compte n°………………………… ; montant de F CFA 2.405.000.000

-          BEAC Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 50.000.000

-          SODECA Compte n°…………………………… ; montant de F CFA 250.000.000

-          ENERCA Compte n°……………………………. ; montant de F CFA 200.000.000

-          SOCATEL Compte n°…………………………… ; montant de F CFA 200.000.000

-          ECOBANK Compte……………………………… ; montant de F CFA 250.000.000

-          CBCA Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 500.000.000

-          BPMC Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 200.000.000

-          Pensions Compte n°37101584301-22 domicilié à BPMC montant de F CFA 636.000597.196

 

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur National, l’assurance de notre considération distinguée

 

 

Boniface YOMBO                                                   Gl Guillaume LAPO

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:52

 

 

Fini-Kode-2011.jpg

 

A quelques jours pour ne pas dire, à quelques heures d’un simulacre d’une élection présidentielle finalement sans enjeu, la Centrafrique au regard des appréciations d’éléments objectifs qui doivent garantir une élection libre, juste et transparente semble définitivement être abandonnée par la communauté internationale et livrée entre les mains d’un régime autoritaire, incompétent d’une part et d’autre part, celles d’une opposition démocratique veule, apathique pour ne pas dire collaborationniste.

Malgré les multiples piétinements des règles fondamentales qui garantiraient l’organisation d’une élection juste et transparente dont tout le monde s’accorde à reconnaitre le caractère flagrant et les conséquences néfastes ultérieures sur le pays, y compris les vrais patriotes au sein même du parti au pouvoir. Les patriotes avertis savent que ces manquements et autres manœuvres politiciennes de dernières minutes ne manqueront pas d’influer négativement plus tard sur la légitimité du vainqueur de ces élections quel qu’il soit. Le peuple centrafricain étant méprisé du fait que l’application du principe de vote universel qui donne le droit à tous les centrafricains en âge de voter de le faire comme le stipule la constitution n’est pas effective. L’insécurité qui règne sur une bonne partie du territoire national empêche ceux-ci de le faire. Quel est alors la véritable légitimité du futur vainqueur de ces élections ?

Malgré des éléments objectifs qui font de cette élection une élection biaisée dont les résultats semblent déjà êtres connus malgré d’innombrables et grossières irrégularités, voilà qu’une déclaration pondue tardivement à la va vite signée par  les quatre candidats de l’opposition vient inopportunément dans le seul but de distraire nos compatriotes. Pourquoi une telle déclaration à seulement quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale ?

Au lieu de menacer seulement de retirer leur candidature, pourquoi ces candidats ne suspendent-ils pas ici et maintenant leur participation ? Pourquoi ont-ils attendus depuis le début pour se manifester au dernier moment alors que Fini kodé et d’autres patriotes ont relevé ces dysfonctionnements ? Pourquoi autant de complaisance vis-à-vis d’un régime honni par la majorité des centrafricains parce qu’il cultive la médiocrité, l’incompétence, l’impunité et la division de notre peuple en art de gouvernement. ? 

Des questions encore des questions que ces candidats dites de l’opposition démocratique doivent fournir le moment venu au peuple centrafricain meurtri par le régime du général Bozizé.

La veule et apathique opposition démocratique cherche à distraire le peuple Centrafricain pour se compromettre plus-tard dans un gouvernement d’union.

La déclaration commune des quatre candidats aux élections présidentielles pour dénoncer : La violation systématique du code électoral, L’impossibilité de circuler sur le territoire, Les mouvements de rébellions ne constituent pas aux yeux de nos compatriotes des faits nouveaux pour être dénoncer aussi tardivement et aussi mollement.

Le tort de cette opposition démocratique est de se soumettre entièrement à un pouvoir certes autoritaire et brutal mais néanmoins décrier de toute part, par conséquent fragile. Cette opposition là n’a pas su se donner les moyens pour mener une véritable lutte politique depuis le début pour sortir la Centrafrique de l’impasse. Elle se compromet jour après jour pour quelques intérêts égoïstes alors que les centrafricains aspirent à un véritable changement. La vraie alternative ne peut que se faire avec une véritable  équipe déterminée avec  des idées fortes et novatrices, or l’opposition démocratique, par son comportement irresponsable ne propose pas une véritable alternative crédible pour le pays.

Le peuple  centrafricain en a marre et a compris les manigances de cette opposition dite démocratique. Par leur faute, la Centrafrique est devenue finalement un pays où les gouvernants ne gouvernent pas, parce qu’il n’y a pas d’opposition crédible qui joue son rôle de contre pouvoir pour  imposer le respect  et les partis politiques de l’opposition ne s’opposent plus, parce qu’ils sont animés par la compromission. Tandis que notre pays fait du sur place, les autres avancent au grand pas. Pour toutes ces raisons, le vainqueur de cette élection doit gouverner avec son équipe et rien qu’avec ses hommes  pour éviter des manœuvres politiciennes et autres alliances contre nature.

Le vainqueur de ces élections  doit gouverner avec son équipe

Les centrafricains sont fatigués des gouvernements d’union où des « tê-ka mon tê gué »  en ont fait leur fond de commerce. Nos compatriotes sont fatigués de toutes ses manœuvres politiciennes qui tuent à petit feu notre beau pays, Nous sommes fatigués des contestations des résultats électoraux. Les partis politiques de l’opposition et leur candidat respectif  doivent s’assurer bien avant du bon déroulement des élections avant d’engager leur candidature. Les centrafricains  veulent désormais une certaine lisibilité. Raison pour laquelle, les partis politiques de l’opposition, les candidats qui ont accepté de participer malgré le manque de garantie pour une élection libre, juste et transparente ne doivent aucunement contester ultérieurement les résultats qui seront proclamés. Si seulement ils étaient sincères et conscients de la misère dans laquelle se vautre notre population, ils auraient pu le faire bien avant les échéances. Il est hors de question que le vainqueur procède à une sorte de gouvernement d’union. Il doit gouverner avec son équipe jusqu’à la prochaine élection présidentielle. En tout cas c’est ce que pense de plus en plus les centrafricains.

Franck SARAGBA

Fini kodé

La troisième voie

 

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