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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 23:47

 

 

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Mardi, 13 Juillet 2010 15:00

Ai-Gabon - Il avait été cité dans le scandale financier de la BEAC. L’ancien directeur de la comptabilité et du contrôle budgétaire (1978-2007), Maurice Moutsinga a été incarcéré hier à la prison centrale de Libreville.

Son nom apparaissait parmi les têtes d’affiche de ce scandale financier, avec à la poche trouée plus de 16 milliards de francs CFA, à la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC), dévoilé après un audit interne.

Le rapport du comité d’audit avait pointé une double responsabilité, professionnelle et personnelle chez les gabonais

Cette interpellation s’est faite au terme d’une brève audition menée par le doyen des juges, Jean Bedel Moussodou.

Achille Moutsinga, Ai Libreville

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 23:40

 

 

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Secours catholique Caritas 13/07/2010

Un programme d’aide au développement des enfants défavorisés en Centrafrique, cofinancé par l’Union européenne et le Secours Catholique, s’est achevé en mars 2010. Conçu pour être géré par les membres des communautés dans lesquelles il s’inscrit, il devrait se pérenniser.

Un jour de printemps 2006 à la Cité Saint-Pierre à Lourdes, le délégué de Puy-en-Velay rencontre le directeur de l’action internationale du Secours Catholique. Le directeur annonce au délégué qu’il recherche un directeur de programme pour conduire un ambitieux projet en République Centrafricaine. Le délégué dit au directeur que ça l’intéresse.

C’est ainsi que Christophe Vénien quitte la Haute-Loire pour débarquer en novembre 2006 à Bangui.

Promouvoir ces jeunes en difficulté

Le programme consiste à tirer les enfants de ce pays très pauvre et gangréné par le sida, de les aider à grandir en bonne santé et le mieux éduqué possible. Axé sur la réinsertion sociale, économique et familiale, le projet vise à promouvoir ces jeunes en difficulté en leur donnant les moyens de trouver du travail et de gagner leur vie.

La somme engagée par l’Union européenne et le Secours Catholique s’élève à 2 123 000 euros et le temps pour réaliser ce programme, initialement prévu sur deux ans, prendra trois ans et trois mois.

Plusieurs volontaires associatifs

La zone d’opération est circonscrite dans sa première phase à trois préfectures et se concentrera dans sa seconde phase sur la préfecture de la Ouaka et la ville de Bria, au centre sud du pays. Deux salariés, diligentés par le Secours Catholique, y sont assistés par plusieurs volontaires associatifs venus de France et d’une vingtaine de salariés locaux.

Le développement global de l’enfant passe par la santé et l’éducation pour mieux s’insérer et se développer. Les structures nécessaires à ce développement devaient, dans l’esprit des financeurs, être appelées à durer et à se renouveler.

Trente écoles villageoises

Dans un premier temps, il s’agissait de créer ou de réactiver les structures locales destinées aux enfants de ces régions désolées. Au provisoire, ont été préférées des constructions pérennes, en dur : trente écoles villageoises, huit postes de santé, trois centres d’accueil, trois centres culturels, un centre de formation professionnelle. Pour gérer et administrer ces structures, plusieurs centaines de personnes ont suivi les formations correspondant à leurs missions.

Une quinzaine de puits

Dans un second temps, il fallait rendre accessible aux enfants en difficulté les services de base que sont l’eau, la santé et l’éducation. Treize mille élèves et enseignants d’une soixantaine d’écoles ont reçu des kits scolaires et plusieurs milliers de livres à la rentrée 2007/2008. Plusieurs dizaines de maîtres-parents (parents d’élèves dont le niveau scolaire est supérieur à la moyenne) ont suivi des formations pour mieux enseigner. Les frais de scolarité de plus de deux mille élèves ont été pris en charge par le programme lors des trois dernières rentrées des classes. Question hygiène et santé, là encore plusieurs dizaines d’agents de santé communautaire officiant dans une quinzaine de postes de santé des régions concernées ont suivi des sessions de mise à niveau. Enfin, l’accès à l’eau potable si nécessaire à un développement normal imposait la construction ou la réhabilitation d’une quinzaine de puits dans la zone géographique concernée. L’ouverture de ces puits s’est accompagnée d’une sensibilisation d’agents hygiénistes à la bonne gestion de l’eau.

« Boîtes de la mémoire »

La troisième phase du programme s’est focalisée sur la sensibilisation et la formation aux droits et aux devoirs des enfants, à l’accès de familles d’accueil d’orphelins aux activités génératrices de revenus : formation d’éducateurs et formation à la méthode des « Boîtes de la mémoire » (thérapie pour orphelins du sida).

La quatrième et dernière partie du programme a mis en exergue le côté culturel nécessaire au développement de l’enfant. Plusieurs centres de formation ont reçu des équipements et des fournitures nécessaires aux différentes formations dispensées. Quant aux centres de lecture, bibliothèques et centres culturels pour les jeunes, le programme les a dotés en matériel audiovisuel pédagogique, en DVD et en livres éducatifs.

Mayotte

Christophe Vénien a quitté la République Centrafricaine à la fin du printemps pour rejoindre, en août, l’île de Mayotte où il sera le premier délégué du Secours Catholique

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 20:43

 

 

avocats centrafricains

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Juillet 2010 14:20

Les avocats centrafricains continuent de boycotter le lundi 12 juillet 2010, les audiences publiques au Tribunal de Grande Instance de Bangui.

Ils maintiennent ainsi leur mouvement de grève enclenché il y a un mois à la suite de l’incendie du Super marché Rayan.

Selon Me Rigo-Beyah PARSE interrogé par Radio Ndeke Luka, leurs revendications ne sont pas prises en compte par les autorités politiques et administratives centrafricaines.

Il déplore le fait que les avocats centrafricains n’exercent pas librement, et évoque le cas du Bâtonnier de l’ordre des avocats, dont la maison a été perquisitionnée par des éléments de la Gendarmerie.

Me PARSE conclut que les avocats intensifieront leurs actions pour obtenir gain de cause.

Il y a quelques jours, la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme avait introduite une requête auprès du Parquet pour demander la libération de trois des personnes arrêtées et incarcérées à la prison de Bossembélé.

Selon la Ligue, ces personnes seraient innocentes dans cette affaire de l’incendie du Super marché Rayan et elles sont jusqu’à ce jour, toujours  maintenues en geôle.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 16:22

 

 

centrafrique

 

 


BANGUI (AFP) - 13.07.2010 13:47 - Six militaires centrafricains, dont un officier, ont été tués lors d'une embuscade dans la nuit du 8 au 9 juillet près de Bossangoa, dans le nord de la Centrafrique, a-t-on appris mardi à Bangui auprès du Haut commandement de l'armée centrafricaine.

Six militaires centrafricains, dont un officier, ont été tués lors d'une embuscade dans la nuit du 8 au 9 juillet près de Bossangoa, dans le nord de la Centrafrique, a-t-on appris mardi à Bangui auprès du Haut commandement de l'armée centrafricaine.

"Ces hommes relevant de la Garde présidentielle avaient pour mission de sécuriser l'axe" entre Bossangoa et Bouca, vers l'est, "à la suite des informations faisant état de la présence d'hommes armés circulant dans la région", a expliqué un responsable de ce Haut commandement ayant requis l'anonymat.

 Le lieutenant dirigeant la mission et ses hommes "sont tombés dans cette embuscade qui leur a coûté la vie. Des renforts ont immédiatement été envoyés dans le secteur pour mener des opérations de ratissage", a ajouté le responsable militaire.

"Pour le moment, rien ne permet de déterminer la nature de ces hommes armés. Cela pourrait être des bandits armés qui écument les régions Nord et troublent la sécurité des populations", a indiqué la source.

La région Nord-Ouest, et particulièrement celle entre Bouca et la frontière tchadienne, est souvent considérée comme une zone de non-droit en raison de la faiblesse de la présence des forces de l'ordre centrafricaines. Elle est le théâtre d'attaques fréquentes de coupeurs de routes et autre bandits armés.

© 2010 AFP

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 13:32

 

 

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Le président de la république de Centrafrique le général François Bozizé est arrivé le 12 juillet 2010 dans l'après midi à Paris en France par avion privé ou il a été accueilli par son excellence, l'ambassadeur du Centrafrique en France, Jean Willybiro et de plus membres de l'ambassade.

Selon certaines sources proches de la présidence du Centrafrique quatre ministres sont également présents. En raison des tensions très importantes qui règnent actuellement à  Bangui, le tout puissant ministre des mines Sylvain Doutingai est resté "pour garder le palais présidentiel" tout comme le ministre des sports, Aurélien Symplice Nzingas réputé pour être un "homme de main" et connu en France pour se rendre souvent à Torcy en Seine et Marne.

La garde présidentielle est tombée dans un "traquenard" le 11 juillet ou l'on dénombre plusieurs victimes et morts.

La présidente du KNK à Paris, parti du chef de l'état a donné il y a déjà plusieurs jours sa démission. Dans l'entourage rapproché du président, notamment certains ministres, évoquent même "une fin de règne" !!

Il y a moins de deux semaines deux personnalités centrafricaines ont du quitter "à la vitesse de la lumière" la France en raison de comportements inacceptables.

Le mandat du président Bozizé devait prendre fin à la mi juin 2010. En mai 2010, le parlement a adopté une loi prolongeant son mandat ainsi que celui des parlementaires et aucune date pour les élections présidentielles et législatives n'avait été fixée !

Un beau coup d'état qui ne dit pas son nom !

Isabelle Chanel (Centrafrique Le Défi)

 

NDLR : Selon des informations crédibles de sources proches de la Direction générale du Trésor public de Bangui, Bozizé aurait quitté le pays avec une bagatelle de 900 millions de F CFA soit environ 1.372.041.155 d'euros décaissés par le trésor national. Pour un séjour d'à peine deux jours à Paris, on ne peut que se poser des questions.

Côté sécurité, certaines informations non encore officielles font état d'une seconde embuscade dans laquelle seraient tombés plusieurs éléments de la garde présidentielle aux environs de Batangafo dans la préfecture de l'Ouham entrainant la mort de plusieurs d'entre eux. Certaines dépouilles de soldats seraient même déjà arrivées à la morgue de certains hôpitaux de la capitale.

Par ailleurs, toujours selon nos sources d'information, après plus d'une année passée à Lisbonne au Portugal sur le dos du trésor centrafricain, l'épave du Hercules C 130 achetée aux USA par Bozizé qui y était envoyée pour réparation, devrait effectuer son premier vol d'essai au courant de cette semaine. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 13:08

 

 

 

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Ai-Rca Mardi, 13 Juillet 2010 10:05 - Des opérations de vérification des listes des ex-rebelles seront lancées ce jour à Paoua, dans l'Ouham Pendé. Ceci, dans le cadre de la troisième phase du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

 

 Il s’agit de l’armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth, du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine représenté par André Ringui le Gaillard et de l'Union des Forces Républicaines (UFR) de Florian N’djadder représenté par Maxime Mbainani.

 

Selon une source proche de la sous préfecture de Paoua, c'est demain, au cours d'une importante cérémonie qui va rassembler toutes les parties prenantes dans le processus du DDR, que l’opération de vérifications des listes des ex-combattants pilotée par les observateurs militaires de la CEEAC (Milobs) sera lancée. La source a précisé que, cela se fera selon les statuts des combattants et les critères définis par le comité de pilotage du DDR.

 

« Cette cérémonie va se dérouler en présence de la représentante spéciale du secrétaire général de l'organisation des Nations Unies, chef du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (Binuca) Sahle Work Zewdé, le ministre délégué à la résidence en charge du DDR le Général Raymond Paul Ndougou et le conseiller politique du président de la république Dieudonné Stanislas Mbangot et les représentants des rebelles.

Selon une autre source proche de la mission précurseur conduite par le Colonel Jules Kogbia, au cours de la réunion préparatoire qui s'est tenue le 11 juillet dernier à la Mairie de Paoua, les représentants de l'APRD au sein du comité de pilotage local du DDR étaient absents. « Cette absence a inquiété les autres parties » a-t-elle déclaré, ajoutant que cela était certainement dû au manque d'information ou au manque des moyens de déplacement.

A l’en croire, la campagne d'information et de sensibilisation des ex-rebelles concernait l'Ouham Pendé, une partie de l'Ouham, la Nana Gribizi, la Vakaga et une partie de la Haute Kotto.

Il convient de rappeler que, c'est le 13 août 2009 que le chef de l'Etat François Bozize a, lors de la célébration de la fête nationale à Paoua, officiellement lancé les opérations de la troisième phase du DDR.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 13:04

 

 

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Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé lundi que le Comité interministériel français de l'aide alimentaire a procédé à l'affectation d'une seconde tranche de 12 millions d'euros, après une première tranche de 18 millions d'euros en février 2010. Selon un communiqué du ministère français des AE, l'aide alimentaire française est mise en oeuvre au bénéfice direct des populations en situation de grande vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle. Elle dotée d'une enveloppement de 35 millions d'euros pour 2010.

L'aide alimentaire française se concentre sur les pays de la bande sahélienne (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), en Afrique centrale (Burundi, Centrafrique et République Démocratique du Congo), dans l'Est et la Corne de l'Afrique (Ethiopie, Kenya, Somalie, Soudan), à Madagascar, au Zimbabwe, En Haïti, en Ouzbékistan et au Kirghizistan, dans les territoires palestiniens et en Afghanistan, selon le communiqué.

Le ministère a précisé que cette aide permet de répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels les plus urgents, tout en contribuant à la réhabilitation des conditions de substance des populations concernées. Cette aide alimentaire est mise en oeuvre par des organisations multilatérales (PAM, CICR, UNRWA, UNICEF et FAO), des organisations non gouvernementales et des canaux bilatéraux, ajoute le communiqué.

Source: xinhua 13.07.2010 16h30

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 13:01

 

 

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Mardi, 13 Juillet 2010 08:14

Ai-Cameroun - De sources concordantes, le journaliste Pius Njawé, patron du groupe Presse Free Media Group (Le Messager) est décédé dans la nuit du 12 juillet aux Etats- Unis suite à un accident de circulation.

Il était plus exactement 14h 55 en Virginie, (23 h au Cameroun). Selon un journaliste du quotidien "Le Messager" joint au téléphone par l’agence Ai, Pius Njawe se trouvait sur l'autoroute Ruismond à cheaspeake en Virginie. Alors que le véhicule conduit par un membre de sa famille aux Usa était en panne, un camion roulant à vive allure est venu les percuter laissant sur les carreaux un mort dont Pius Njawé et le chauffeur dans un état critique. Il suit depuis lors des soins intensifs.

La première réaction d’une organisation professionnelle a été celle du Syndicat des Journalistes Employés du Cameroun (SJEC). "C’est une perte énorme pour la famille de la presse en Afrique en général et au Cameroun en particulier. Pius Njawe, fervent militant des droits de l’homme et de la liberté de la presse laisse un vide qu’il sera difficile à combler", a réagi à chaud Norbert Tchana Nganté, président du SJEC. Il faut rappeler en passant que son épouse Jane Njawe, est décédée, il y a quelques années, toujours des suites d’un accident de circulation. Destins croisés?

Ai Douala

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 01:21

 

 

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Arrivée de François Bozizé à Paris

Le président de la république de Centrafrique le général François Bozizé est arrivé ce 12 juillet 2010 dans l'après midi à Paris en France par avion privé ou il a été accueilli par son excellence, l'ambassadeur du Centrafrique en France, Jean Willybiro.

Selon certaines sources proches de la présidence du Centrafrique quatre ministres sont également présents. En raison des tensions importantes qui règnent à Bangui, le puissant ministre des mines Sylvain Doutingai est resté "pour garder le palais présidentiel" tout comme le ministre des sports, Aurélien Symplice Nzingas réputé pour être un "homme de main". La garde présidentielle serait tombée dans un "traquenard" hier ou l'on dénombre plusieurs victimes et morts.

La présidente du KNK à Paris, parti du chef de l'état a donné il y a déjà plusieurs jours sa démission. Dans l'entourage du président, certains évoquent même "une fin de règne" !!

Source : Isabelle Chanel (Centrafrique Le Défi)

 

NDLR : Selon nos informations, le sanguinaire hors la loi a effectivement débarqué sur l’aéroport du Bourget aux environs de 18 h heure de Paris. Aucune personnalité française ne se déplace généralement lorsque Bozizé arrive à Paris. C’est au mieux l’ambassadeur de France à Bangui qui l’accueille si ce n’est celui de Centrafrique à Paris comme c’est le cas cette fois-ci encore. C’est dire combien les autorités françaises ont envie de le voir dans leur pays, surtout actuellement où Bozizé n’a en réalité plus aucune légitimité.    

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 01:02

 

 

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La Croix 12/07/2010 16:01

La présence de compagnies de treize pays d’Afrique francophone, à l’occasion du défilé du 14-Juillet à Paris, ne fait pas l’unanimité.

 

 

Ils sont presque tous venus, les détachements militaires africains qui représentent les pays de l’ancien empire colonial français et doivent ouvrir, demain à Paris, le défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées. Ils ont été invités par Nicolas Sarkozy à célébrer ainsi le cinquantième anniversaire de l’accession de chacune de leur nation à l’indépendance (1).

Lancée en début d’année par l’Élysée, l’invitation a été acceptée par la grande majorité des chefs d’État concernés, dont plusieurs seront dans la tribune présidentielle en dépit des critiques formulées par certains de leurs opposants et des associations de défense des droits de l’homme.

Sur les 14 États africains sollicités, 13 défileront demain. À savoir, selon l’ordre alphabétique qui sera scrupuleusement respecté : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Au total, près d’un demi-millier de soldats – chaque pays en ayant dépêché 38 soit l’équivalent d’une compagnie – qui marcheront sous leur drapeau national. Le seul pays à ne pas défiler est la Côte d’Ivoire qui, en délicatesse depuis quelque temps avec la France, a seulement envoyé son ministre de la défense.

Devoir de mémoire

Le président de la République, dans son message d’invitation, avait souligné que c’était « le lien né de la contribution des troupes africaines à la défense et à la libération de la France » qui serait ainsi célébré. Pour preuve de ce devoir de mémoire, des anciens « tirailleurs » africains ayant participé à la Seconde Guerre mondiale ont aussi été conviés – deux par pays – à assister à la fête nationale française.

« Nous ressentons une grande fierté », assurent unanimement les chefs de ces détachements africains, qui sont arrivés la semaine dernière pour une répétition générale au camp de Satory, près de Versailles (Yvelines). En tête du défilé demain, la compagnie des « Amazones » du Bénin, intégralement féminines, devrait faire sensation. « La participation des femmes aux missions militaires est chez nous une tradition héritée du royaume d’Abomey », commente la colonelle Aminata Quenum.

À l’instar de ses collègues masculins, cette officière béninoise voit dans la participation de son unité au défilé du 14-Juillet non seulement « un hommage » aux sacrifices pour la France des anciens combattants de la « force noire », mais aussi « une reconnaissance » des armées africaines actuelles.

Des armées « en voie de professionnalisation »

« Il y a d’un côté le 14-Juillet, fête de la liberté, de la fraternité et de l’égalité et d’un autre un défilé où il va y avoir des troupes dirigées par des criminels », s’insurge de son côté l’association Sortir du colonialisme, qui a appelé à une manifestation de protestation aujourd’hui à Paris. L’Élysée a fait savoir que « tous les contrôles ont été effectués pour éviter que défilent des personnes qui font l’objet de poursuites » et a rappelé que le défilé du 14-Juillet est devenu « un moment privilégié d’ouverture sur le monde ».

De fait, au cours des dernières années, ont été invitées les armées de l’Inde (2009), de l’ONU (2008), de l’Union européenne (2007), du Brésil (2005), la première initiative en la matière remontant à 1994 avec la participation de soldats allemands dans le cadre d’une unité de l’Eurocorps.

Selon les officiers et diplomates français, les armées africaines sont en réalité « en voie de professionnalisation », grâce notamment à une coopération militaire en matière de formation. Et, dans les zones de tension en Afrique, les forces multinationales d’interposition intègrent désormais souvent des détachements africains.

Ainsi défilera à la tête de l’unité sénégalaise le commandant Souleymane Kandé, parachutiste de 39 ans qui s’est perfectionné lors de stages en France et compte à son actif des opérations de maintien de la paix en Centrafrique, Guinée-Bissau, Congo et Côte d’Ivoire. Un exemple parmi d’autres.


Antoine FOUCHET

 

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