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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 12:42

 

 

 

 

 

 

soldatsrca.jpg

 


http://www.slateafrique.com 20/09/2012

 

Un programme de démobilisation des groupes rebelles est en cours en République centrafricaine. Mais le pouvoir doit, de son côté, faire preuve d'une meilleure volonté pour mettre un terme à plusieurs années d'instabilité.

 

Le «dernier groupe rebelle de République centrafricaine désarme», titraient de nombreux journaux, en date des 25 et 26 août 2012.

 

La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) venait en effet de signer un accord avec le pouvoir de Bangui, la capitale du pays, afin de rejoindre le processus Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) (concernant les ex-combattants du pays) et de se transformer en parti politique.

 

Au même moment, Baba Ladé (chef rebelle tchadien, général autoproclamé) annonçait le retour de son Front populaire pour le redressement (FPR) en Centrafrique pour négocier avec les autorités de Bangui (et de N’Djamena), et se rendait effectivement à la Force multinationale de l’Afrique Centrale (Fomac) quelques jours plus tard.

 

L’abandon des armes par les deux principaux groupes rebelles à avoir déstabilisé le pays au cours des derniers mois ouvre une fenêtre d’opportunité importante pour la stabilisation du pays.

 

Mais l’accalmie ainsi créée ne doit pas se transformer en une illusion sécuritaire qui conforterait le régime dans son inaction sur le plan des réformes.

 

Certes, il s'agit d'une bonne nouvelle pour les populations civiles vivant sous la menace du CPJP depuis sa création en 2008. Mais le désarmement du groupe rebelle, fut-il le dernier actif à ce jour, ne permettra néanmoins pas de pacifier définitivement la République Centrafricaine.

 

Sans une stratégie globale de réformes exhaustives adressant les causes profondes de l'insécurité, le processus de DDR en lui-même ne saurait constituer à lui seul un processus de paix efficace sur le long terme, comme nous le rappelle les cas de la République démocratique du Congo ou du delta du Niger.

 

La République Centrafricaine avait pourtant adopté un tel programme de réformes en profondeur de ses institutions à la suite de l'accord désigné sous le vocable Dialogue politique inclusif, de décembre 2008.

 

La pression internationale s'est cependant évanouie au lendemain de la signature de l'accord, permettant au président  

François Bozizé de renier un certain nombre de ses engagements, notamment ceux liés à la reconfiguration de la Commission électorale indépendante (CEI).

 

Des accords de paix, mais le feu couve encore

 

A la suite de sa réélection en 2011, ponctuée de fraudes et de nombreuses irrégularités, Bozizé abandonna purement et simplement toute réforme prévue par l'accord.

 

Le gouvernement adopta plutôt une stratégie de négociations bilatérales avec les principaux groupes rebelles.

L'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, principale rébellion centrafricaine auto-dissoute en mai 2012) acceptèrent tour à tour de joindre le processus DDR, relancé depuis peu sous l’égide du Bureau des Nations unies pour l'Afrique centrale (UNOCA) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) après des années de blocages.

 

Mais le désarmement des principaux groupes rebelles connus jusqu’ici ne saurait suffire à assurer la stabilité et la sécurisation du pays.

 

D’une part le banditisme continue de sévir jusqu’aux portes de Bangui et les attaques contre les populations civiles sont nombreuses —certaines étant même attribuées à d’anciens groupes rebelles pourtant enrôlés dans le DDR.

Sans compter les activités de la LRA dans l’est qui, malgré quelques succès obtenus par les forces armées ougandaises (UPDF), semblent se faire un nid juste à l’ouest de la zone d’opération militaire autorisée par Bangui.

 

Le départ annoncé de la Micopax (Mission de stabilisation de la paix en Centrafrique, constituée de soldats de dix pays de la sous-région d'Afrique centrale) ne fait qu'accentuer la nécessité de s'attaquer rapidement aux racines de l'instabilité.

 

Mais surtout, bien que le désarmement, la démobilisation et la réintégration des éléments armés demeurent des éléments centraux de tout processus de paix en République centrafricaine, le DDR sans processus de paix risque de renforcer plusieurs risques politiques majeurs en voie de devenir systémiques en Centrafrique.

 

En finir avec l'impunité

 

En effet, les accords bilatéraux signés successivement avec les différents groupes rebelles, dans le cadre d'un système politique complètement fermé, érigent la rébellion armée et la violence contre les civils comme principal, voire unique, canal de revendication politique.

 

Les exactions contre la population civile deviennent non seulement un moyen d'enrichissement et d’accès aux ressources, mais un vecteur de positionnement politique.

 

L’entente cédant le contrôle sécuritaire des préfectures de Vakaga et de la Haute-Kotto dans le nord-est —et de facto de leurs ressources— à l’UFDR ne fait qu’accentuer le phénomène.

 

L'amnistie générale offerte à l'ensemble des rebelles dans le cadre des ententes bilatérales, y compris pour les atrocités commises contre des civils, renforce le sentiment d'impunité.

De ce fait, le risque et le coût de la rébellion s'en trouve grandement diminué, renforçant les conditions d'émergence de futurs mouvements rebelles.

 

Aussi longtemps que les causes structurelles ayant favorisé l'émergence des rébellions ne seront pas attaquées de front, la République centrafricaine sera condamnée à voir se perpétuer les cycles de rébellion et d'insécurité, suivant dans sa triste voie sa voisine la RDC.

 

Les réformes nécessaires et incontournables

 

La construction d'une paix durable passe donc nécessairement par une série de réformes majeures des institutions centrafricaines:

 

Une démocratisation du système politique, notamment la mise sur pied d'une commission électorale impartiale et indépendante et la tenue d'élections libre

 

Une gouvernance économique plus équitable et transparente, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources naturelles

 

La mise en place effective de la Stratégie de réduction de la pauvreté incluse dans l'accord sur le Dialogue politique inclusif, notamment dans l’optique de mettre fin à la marginalisation des régions périphériques

 

Le développement du contrôle étatique, et notamment du monopole de l’usage de la force, sur l'ensemble du territoire

Une meilleure gouvernance politique, notamment par l'attribution des postes décisionnels sur la base de la compétence plutôt que sur l'ethnicité, les liens familiaux ou la fidélité au chef de l'Etat

 

Une réforme en profondeur de l'armée, un des rares vecteurs de promotion sociale pour la jeunesse déshéritée centrafricaine, dont le phénomène d'ethnicisation est notoirement connu

Le développement d'un Etat de droit et d’une justice digne de ce nom.

 

La mise en œuvre de l'accord issu du Dialogue politique inclusif constitue sans aucun doute le meilleur moyen pour y parvenir, jouissant d'une forte légitimité et adressant la majorité de ces questions.

 

Compter uniquement sur la bonne foi du président Bozizé serait cependant naïf. Celui-ci s'étant en revanche montré sensible aux pressions de la communauté internationale par le passé, celle-ci devrait conditionner son aide à l'application de l'accord et veiller à maintenir la pression sur le régime. Sans quoi le «dernier groupe rebelle» risque fort de ne pas être le dernier.

 

Jean-Simon Rioux (chercheur en résolutions des conflits, spécialiste de l'Afrique centrale)

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 00:48

 

 

 

 

 

Eugene-Ngaikoisset.JPG

 

 

 

Bangui 19 sept (CAP) – Suite à une opération coup de poing des services fiscaux sur les taxis dans la ville de Bangui, plusieurs taxis du tristement capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua » ont été arraisonnés et conduits à la Section Recherche et Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale.

 

Informé, le célèbre capitaine débarque le mardi dernier dans les locaux de  la SRI en tirant en l’air plusieurs coups de feu qui ont ainsi fait fuir les gendarmes présents sur les lieux, ce qui a permis à Ngaikoisset de récupérer tout simplement ses taxis en toute tranquillité avant de s’en aller.

 

Il y a quelques mois déjà, le « boucher de Paoua » avait procédé au même manège pour récupérer également plusieurs de ses bidons d’huile que de jeunes Tchadiens revendaient pour son compte à des prix exorbitants ne respectant nullement les dispositions de l’arrêté de la ministre du commerce Mme Maryline Roosalem.


Les bidons d’huile avaient été confisqués par des contrôleurs de prix du ministère du commerce que Ngaikoisset n’avait pas hésité à menacer de tuer. On est en pleine jungle avec ce régime de Bozizé et ses tueurs… Un tueur comme Ngaikoisset qui possède des taxis, fait des affaires en revendant des bidons d’huile… On aura tout vu avec ce pouvoir….

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 00:25

 

 

 

 

basketball-fauves.jpg

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 19 Septembre 2012 15:01

 

6 Fauves du basketball centrafricain de la diaspora française sont arrivés  ce 19 septembre 2012 à Bangui, ceci dans le cadre des préparatifs du Tournoi de la Zone IV prévu du 30 au 11 septembre 2012.


Il s’agit de : Ludovic-Alban Moundji (ailier), Hervé Ngoko (pivot), Joseph Kalambani, (meneur), tous évoluant à la Nationale III. A cette liste s’ajoutent  les 2 meneurs de la Nationale II : Martial Gotagni et Fabrice Mokotemapa. Riba M’Baïkoua, un des meneurs en Pro A a bouclé la marche.


Sont attendus vendredi prochain à Bangui, le pivot Maixant Mombelet et l’ailier Max Kouguéré tous de la France. Les grands absents de cette campagne de taille sont les Fauves de la diaspora américaine.

 

On notera également l’absence de plusieurs autres talentueux tels que Michael Mokongo, Jimmy Djimrambaye, Destin Damachoua, Guy Kodjio, Lionel Bomayako, Junior Péhoua, Regis Koundja, William Kossangué, Yanick Zachée, et Maxime Zanveni. Les raisons de ce disfonctionnement dans la tanière des Fauves ne sont pas encore rendues publiques par la Fédération Centrafricaine du Basketball.

 

Au plan local, les Fauves de Bas-Oubangui s’entrainent 2 fois par jour : de 6 heures (7HTU) 30 minutes à 8 heures (9HTU) et  de 17heures (18HTU) à 19 heures (20HTU) au Centre National de Basketball Martin N’Goko.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 00:06

 

 

 

 

Bozizé Y

 

 

NDLR : Tout cela n’est que de la poudre aux yeux. Le pouvoir de Bozizé est congénitalement corrompu jusqu’à la moelle. Ce n’est pas en cherchant à prendre modèle sur des pays qui, contrairement à ce qu’aime dire Bozizé, sont eux-mêmes en butte à ce fléau que le problème sera résolu en Centrafrique. Ce n’est parce que les gouroux de la secte de Bozizé sont des Béninois que ce pays doit servir de modèle. Que Bozizé commence par laisser la justice faire librement son travail sans entraves.

 

Pourquoi certains dignitaires de son régime comme le milliardaire de Boy-Rabe et autre Thierry Maléyombo qui sont mis en examen sont toujours en liberté et continuent de narguer les Centrafricains.

 

Pourquoi leur procès n’a toujours pas lieu ?

 

Pourquoi cherche-t-on à copier le Bénin alors que des personnes comme Jean Barkès Ngombé-Ketté, Guillaume Lapo pour ne citer que ces deux, pourtant convaincus de conflits d’intérêts et de détournement de deniers publics demeurent impunis ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 23:59

 

 

 

 

hôtel 300 chambres Bangui

 

 

Afrik.com  mercredi 19 septembre 2012 / par Fred Krock


Le président de la République, François Bozizé Yangouvonda a coupé le ruban symbolique de l’hôtel Ledger Plaza Bangui, le 15 septembre 2012. L’inauguration a eu lieu en présence des hauts représentants de la Lybie en Centrafrique et des autorités centrafricaines dont le ministre du Développement du tourisme, Mme Sylvie Annick Mazoungou.


(De notre correspondant)

 

Tous les qualificatifs désignant le prestige ont été à ce rendez-vous du tourisme. « Un bijou » pour le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, M. Nazaire Yalanga ; « un joyau » pour le Directeur général de l’hôtel, M. Steven Hameeuw ; « un hôtel haut standing » pour le ministre du tourisme, Mme Sylvie Annick Mazoungou. Il s’agit en fait du premier hôtel en son genre, car étant d’un standing digne d’un « hôtel 5 étoiles » selon une mission de contrôle international qui a validé 800 points conformes aux normes internationales. C’est un hôtel de 160 chambres dont le coût est évalué à 30 millions d’euros.

 

Ces dernières années, la République centrafricaine cherche des voies et moyens pour son développement en dépit d’un environnement socio-économique et sécuritaire précaire. L’une des voies identifiée à cet effet est le développement du tourisme qui devrait vendre l’image de la RCA à l’extérieur et drainer des investisseurs.

 

Evidemment sur ce label, plusieurs actions planifiées dans le Plan directeur du développement du tourisme sont menées pour redynamiser le secteur. Entre autres, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles du département et des élèves de l’école d’hôtellerie et du tourisme de la CEMAC de NGaoundéré au Cameroun ; la création d’un environnement favorable au développement du secteur privé et des investissements dans le secteur touristique ; et la valorisation des sites touristiques notamment à travers la promotion d’un tourisme de proximité autour de Bangui.

 

Le secteur touristique centrafricain, un secteur en plein essor


A ce jour, le nombre de chambres des établissements hôteliers est passé de 241 en 2005 à 547 en 2011, soit une augmentation de 126,79 % ; de 78 en 2005 à 714 en 2011 dans la para hôtellerie à Bangui et à l’intérieur du pays. Le taux d’occupation annuel moyen des établissements hôtelier de Bangui est passé de 41% en 2005 à 62,40% en 2010, soit une augmentation de 24,4 points. L’augmentation du nombre de touristes internationaux passant de 19 001 en 2005 à 108 148 en 2010, soit une croissance de 469,17%.

 

Selon le ministre libyen des Affaires étrangères, son pays qui vient à peine d’accéder à la gestion démocratique de la chose publique, continuera à appuyer d’autres initiatives du genre en République centrafricaine comme dans les autres pays coopérant avec la Libye.

 

Quant à Mme Sylvie Annick Mazoungou, l’inauguration de l’hôtel Ledeger Plaza Bangui est venue « consolider les efforts consentis par son département pour l’émergence d’un secteur touristique fort ». Elle a ajouté que d’ici peu, le vétuste hôtel Oubangui (Sofitel Hôtel) qui faisait l’honneur du pays sera réhabilité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 03:22

 

 

 

FACA drapeau

 


 

 

Bangui le 18 sept (CAP) - Décidément, le centre de formation militaire de Bouar tend à exterminer les jeunes recrues des forces armées centrafricaines (FACA) en formation depuis plus d’un mois. En effet, de source militaire on apprend qu’il ne se passe pas une seule semaine sans qu’un cadavre d’un jeune soit ramené à Bangui. Selon cette source, les formateurs congolais en auraient même marre des « futurs » militaires d’une nation comme la nôtre qui ignore tout du français et l’on ne pourra parler d’admis de test.

 

Le week-end dernier, les corps de deux autres jeunes ont été ramenés dans des circonstances non élucidées à l’hôpital communautaire de Bangui. L’un était mort depuis Bouar et l’autre souffre de l’appendicite et c’est sur la table de l’opération au bloc dudit centre hospitalier qu’il est décédé. Celui-là se trouvait être le beau-frère de Francis Bozizé, celui-là qui se charge de l’électricité du cabinet de Bozizé fils au camp Béal.

 

Ainsi, selon une autre source, il n’aurait passé ni test ni visite médicale mais son nom figurait sur la liste des « admis ». Or, le pauvre souffre d’une appendicite aigüe et a été dispensé des épreuves sportives ainsi que des dures corvées. C’est alors qu’il aurait reçu un coup de pied au bas ventre, ce qui a causé son décès.

Malheureusement, pour l’autre recru décédé depuis Bouar, son corps a été déposé a même le sol devant la morgue par les militaires qui l’ont amené à bord d’un pick-up armé.


Pis encore, aucun parent n’a le droit de demander des comptes au ministère de la défense sur les causes du décès de leur protégé dans ce camp de formation, mouroir pour ces jeunes. Toujours selon nos sources, d’autres corps sont parfois envoyés vers Bossangoa pour les protéger de Francis et Carnot pour ceux de la 2ème dame Bafatoro. Francis Bozizé doit des explications sur le sens de cette formation et l’hémorragie qu’elle ne cesse d’entraîner semaine après semaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 03:03

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : Insécurité généralisée dans le nord de la RCA

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010.jpg

 

 

Bangui, 18 septembre 2012 (RJDH) – L’attaque des villes de Damara (75 kilomètres) et de Sibut (195), de la ville de Bangui, par des dissidents de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), le samedi 15 septembre dernier, est en quelque sorte le couronnement de l’insécurité, avec des multiples attaques et mouvements des hommes armés non identifiés dans le nord.


Depuis plus de trois mois, le nord de la République centrafricaine est le théâtre du mouvement des hommes armés non identifiés. Le 15 juin dernier, plus d’une centaine d’hommes armés ont sillonné les villes de Kabo, Sabo, Maïtikoulou et Markounda.


Le village de Tolé, situé sur l’axe Bozoum-Bocaranga, a été attaqué par ce même groupe le 22 juillet. Plusieurs sources attribuaient cette attaque au Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, un proche de l’ancien président Ange Félix Patassé, avec des dissidents de la CPJP et d’autres du Front populaire pour le redressement (FPR) du rebelle tchadien Baba-Laddé.


« Nous avons constaté que des jeunes de la localité de Bozoum s’intéressaient à ce groupe  armé et se font enrôler. Ce sont des candidats malheureux au dernier concours de recrutement au sein de l’armée nationale », a témoigné un habitant de Bozoum qui a requis l’anonymat.


« Nous sommes très marginalisés, qu’il s’agisse de l’éducation ou d’intégration dans la vie active. Les droits de la jeunesse sont bafoués par le régime en place, c’est pourquoi pour sortir de la misère, nous sommes obligés de rejoindre ce groupe armé qui nous tend la main », a expliqué un jeune désœuvré de Bozoum.


Plusieurs personnes habitant le nord du pays et qui ont requis l’anonymat estiment que ce groupe armé serait une initiative des proches de l’ancien président Ange Félix Patassé. Leur présence a été signalée également dans les villages de Koundé, Dougouzou et Alim, situés à environ 200 kilomètres de la ville de Bouar (ouest).


Des éleveurs peulhs ont souvent été victime de rançonnage de ces hommes, selon une source proche de municipalité de Bouar. Cette information est confirmée par une source proche de la gendarmerie de Paoua.

De juillet à août, tout proche de Bangui, dans la région de Bossembélé et Boali, à 90 kilomètres de la capitale (sud-ouest), des hommes armés ont aussi attaqué des villages, pillé des greniers et des boutiques.


Le samedi 15 septembre dernier, les villes de Damara et Sibut ont été attaquées. Ces attaques ont été revendiquées par un groupe d’hommes, se disant de la ‘’CPJP fondamentale’’, soit des dissidents de la CPJP qui affirment ne pas se reconnaître dans l’Accord de paix global de Libreville, signé en août dernier à Bangui, par le leader de ce mouvement, Abdoulaye Issène.

 

 

 

Zacko : Un jeune homme agressé par les forces de défense

 

Zacko, 18 septembre 2012 (RJDH) – Un jeune homme a été agressé par des éléments des Forces armées centrafricaine (FACA), basées à   Zacko (sud-est), le samedi 15 septembre. La population se plaint de cette situation.


« Tout a commencé dans la nuit du vendredi au samedi entre un élément de FACA et un jeune homme  prénommé  Thibaut. Celui-ci était soupçonné d’avoir fait la cour à une femme qui serait amante du soldat. Dans une dispute qui les a opposées, le militaire a voulu faire usage de son arme, mais le jeune homme  a pu le neutraliser. Il a récupéré l’arme qu’il a remis au chef du quartier », a expliqué Thomas Waïma, témoin de l’événement.


Selon la même source, le lendemain  de cette agression, une dizaine  de militaires ont surgi dans la ville et ont  brutalisé tous les jeunes qu’ils rencontraient sur leur passage.


Gildas Fagobé, une des victimes de cette exaction,  affirme qu’il se trouvait dans la boutique de son frère aîné quand les éléments des FACA se sont acharnés sur lui pour le frapper sans motif. «  Ils m’ont blessé à la nuque et au front, et ils ont bastonné également  d’autres jeunes qui font le transfert de crédit téléphonique », a-t-il expliqué.


« Nous sommes mécontents de voir les exactions perpétuelles des militaires sur la population civile de  Zacko. La population ne se sent plus en sécurité, c’est pourquoi nous demandons au gouvernement de relever le contingent pour que la  paix revienne »,  a déclaré l’adjoint au maire de la ville, Adrame Fuzane.

 

 


Bangui : Un malentendu soldé par une bagarre entre enseignant et étudiant à l’Université de Bangui

 

Bangui, 18 septembre 2012 (RJDH) – Une dispute s’est soldée par un échange des coups de poings ce mardi 18 septembre 2012, entre le vice doyen de la faculté des lettres et sciences humaines (FLSH), Dr Jean Kokidé et le président de l’Association des étudiants de la même faculté (ASEL). Les étudiants s’opposent à la décision prise par l’administration fixant l’accès en master par un test de niveau.


« Cette décision est contraire aux règlements de la faculté. C’est une manière pour les responsables de la faculté de rançonner les étudiants,  parce que selon les  textes tout étudiant admis en licence doit passer en année de master. Il est hors de question que les étudiants versent une somme de 11 000 FCFA  qui représente les frais de dossiers, afin de passer le teste », a fait savoir Francis Mongombé, président de l’ASEL.


Interrogé par le RJDH, Dr Jean Kokidé a rejeté l’accusation porté par le représentant des étudiants concernant le rançonnage.


« La décision d’organiser le teste d’entrée en master a été prise lors d’un conseill de la faculté afin de faire le choix des étudiants qui seront à mesure de défendre les diplômes obtenus d’une part, et  de crédibiliser les diplômes délivrés par l’Université de Bangui sur le plan  international, d’autre part », a-t-il précisé.


Le vice doyen de FLSH a annoncé des sanctions disciplinaires selon le règlement intérieur  contre  tout étudiant qui s’opposera à cette décision. De son côté, le président de l’ASEL a fait savoir qu’une assemblée générale des étudiants sera tenue le mercredi, pour discuter également du sujet.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 02:46

 

 

 

 

Ziguélé. s'adresse aux militants du quartier Yas-copie-1

 


Radio Ndéké Luka Mardi, 18 Septembre 2012 14:07

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) vient d’interpeller ce 18 septembre 2012, l’Assemblée Nationale centrafricaine sur les récentes attaques des villes de Sibut et Damara (nord de Bangui). L’interpellation des députés centrafricains par le MLPC fait suite à la réaction lundi de l’Opposition sur ces attaques dont le bilan officiel n’est pas encore connue.

 

Dans une interview accordée ce mardi à Radio Ndeke Luka, Martin Ziguélé, président du MLPC a indiqué qu’ « il est temps que la législature et la médiature et certaines personnes de bonne volonté agissent face à ces attaques perpétrées contre la personne physique du peuple centrafricain ».

 

« L’Assemblée Nationale dispose des moyens légaux pour s’enquérir de la véracité ou non des prétentions qui sont à la base de ces attaques. Au cas contraire, le gouvernement devrait doter ses Forces de moyens de travail adéquats pour déloger ces rebelles qui prennent la population en otage », a précisé Martin Ziguélé.

 

Réagissant à son tour, Mahamat Isseine Abdoulaye, président de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a martelé que « ces attaques ont été le fruit d’une rébellion tchadienne en gestation et non une branche de la CPJP. Il s’agit d’ailleurs des voleurs qui sont incapables de marcher sur Bangui comme ils entendent le faire. La CPJP reste attachée à la signature, en août dernier, de l’accord paix Globale de Libreville avec le gouvernement ».

 

Toutefois, la CPJP est prête à « apporter son appui en matériels et hommes au gouvernement pour bouter ces forces de mal qui battent en retraite au lieu de progresser ».

Aux dernières nouvelles, ces malfrats se sont retranchés dans les zones de Bouca Batangafo et Kabo (nord). Jusque-là  leur effectif  n’est toujours pas connu.

 

 

 

 

 

Centrafrique : l’ombre de Charles Massi


Meyya Furaha / 18/09/2012 11:26

 

Une annonce faite par le responsable de la Convention des patriotes pour la justice, fait état de 4 militaires tués lors des récents affrontements au nord de Bangui. Les rebelles du CPSK ont signé un accord avec le CPJP et agissent conjointement depuis trois semaines. Le dernier communiqué publié parle d’une opération en 4 étapes sous le commandement des Généraux Nouredine Adam et Dhaffane Mohamed Moussa respectivement de la CPJP et du CPSK. Les attaques menées ont eu lieu à Sibut, Damara, Grimari et Dekoa.


Les assaillants ont vandalisé des bâtiments administratifs, pillé la gendarmerie locale et envahi la prison en libérant les détenus. L’action a été baptisé Charles Massi, en hommage au fondateur de la CPJP. La CPSK-CPJP menace d’entreprendre d’autres actions dans le même sens si Bangui ne réponds pas favorablement à ses attentes.


La principale revendication de la nouvelle coalition reste le départ de l’actuel président, François Bozizé. Les autorités centrafricaines appellent la population à plus de vigilance et assure sa ferme volonté pour la pacification du pays ainsi que la sécurité des citoyens. Bangui affirme que l’armée nationale a mis la CPJP en déroute à Dékoa, les rebelles seraient en direction de Bouca et Batangafo Aussi le ministère de la défense s’indigne de ces exactions étant donné que le CPJP avait ratifié, le moi dernier, l’accord global portant sur le processus de paix.

La faction actuellement en activité a déclaré avoir lancé les dernières opérations pour attester de l’existence du mouvement et affirme ne pas reconnaitre les accords de Libreville. Ils considèrent que ces accords n’engagent qu’Abdoulaye Hissène et le chef de l’Etat.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 02:41

 

 

 

 

Bangui centre

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 18 Septembre 2012 14:03

 

Les braqueurs refont surface ces derniers temps dans la ville de Bangui et ses environs. Ils opèrent  de jour comme de nuit au grand dam de la Police nationale qui semble être totalement indifférente. Plusieurs personnes sont déjà victimes des assassinats et cambriolages. Ce constat a été fait ce 18 septembre 2012, par un reporter de Radio Ndeke Luka qui a sillonné certains quartiers durement touchés.


Il suffit de jeter un regard rétrospectif de 2 mois pour se rendre compte de ce phénomène social jadis maîtrisé par la Police à travers l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB).


Le tableau chronologique de ces tristes cas de vol se présente comme suit : fin août dernier, un chauffeur de taxi moto a été froidement abattu par balle dans la localité de Bimbo (sud) et sa moto emportée par ses bourreaux. Les malfrats ont été pourtant retrouvés avec leur butin et arrêtés par la population.

 

Toujours dans la commune de Bimbo précisément au quartier Balapa II, un homme de 26 ans, a été tué par un groupe de bandits de grand chemin, alors qu’il tentait de s’opposer au pillage d’une boutique installée dans la concession familiale. Les malfrats ont réussi à s’enfuir.

 

La criminalité et le vol à mains armées se sont intensités pour la période de ce mois de septembre. Pour la seule semaine du 10 au 16, trois cas de braquages ont été enregistrés dans cette localité. Conséquences, une personne tuée, des biens emportés et des cas de blessés signalés.

 

Un autre cas de braquage a été aussi signalé au quartier Golf à la sortie nord de Bangui. Une fille d’une vingtaine d’années a été assassinée, son téléphone et une importante somme d’argent ont été emportés par les malfrats.

 

L’avant dernier cas a été celui du week-end dernier dans le 8eme arrondissement de Bangui où un cambrioleur a arraché une moto entre les mains d’un autre chauffeur de taxi moto.

 

Dans la localité de Sakaï  I dans la même semaine, toujours dans la commune de Bimbo, un militaire a tenté de braquer un conducteur de taxi moto, mais grâce à l’intervention de la population, son forfait a échoué.

 

Au marché de Mamadou Mbaïki communément appelé KM5, les hors la loi se sont installés progressivement dans chaque périmètre du marché dictant leur loi aux usagers. Des marchandises, des téléphones portables des particuliers des entêtes de taxi et autres objets de valeurs font l’objet de vol de la part des bandits.

 

La liste de ces braquages est longue. Toutefois, les banguissois ne savent plus à quel saint se vouer. Certains ont dénoncé la libération des prisonniers de la maison carcérale de Ngaragba le 2 août dernier par des candidats malheureux au concours d’entrée dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

D’autres ne passent pas par 4 chemins pour fustiger la Police qui ne fait pas correctement son travail. Dans un passé récent, une brigade mobile a été mise en place et avait freiné le phénomène. Une brigade qui ne fonctionne plus suite au limogeage du Directeur Général de la Police d’alors.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 02:23

 

 

 

entête MLPC 2012

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 


 

Le samedi 15 septembre 2012, l’opinion nationale et internationale ont été informées par la presse privée que les villes de Damara, Sibut, Dékoa et Grimari  ont été attaquées l’une après l’autre par des éléments  armées non identifiés.

 

Le lendemain dimanche 16 septembre 2012, veille de la rentrée scolaire, ces attaques dénommées « Opération Charles MASSI » ont été toutes revendiquées par les mêmes canaux par un porte-parole se réclamant de la Convention Patriotique pour la Justice et le Progrès (CPJP)-Fondamentale et imputant au Général François BOZIZE la responsabilité de l’assassinat de son leader (M. Charles MASSI) et de sa promesse non tenue de verser 15 millions Fcfa à chaque libérateur qui l’aura accompagné militairement pour l’installer au pouvoir. Ce qui fut fait le 15 mars 2003.

 

Depuis cette date, le Peuple Centrafricain est devenu l’otage du Général François BOZIZE et des mouvements rebelles dont il a inauguré le phénomène en Centrafrique (2001-2003) et avec lesquels il a signé des pactes.

 

Le Peuple Centrafricain qui ignore tout des tenants et aboutissants de ces promesses faites et de ces pactes signés sur son dos n’a que trop souffert de la pauvreté, de l’insécurité, du vol, des viols, des crimes, des assassinats et des brutalités de tout genre auxquels ces contrats et phénomènes l’exposent depuis 2011.

 

Le MLPC, parti social-démocrate qui a pris fait et cause pour les populations laborieuses aux côtés desquelles il se bat pour leur libération et leur bien-être tient le Général François BOZIZE, son fils Francis et leurs complices pour responsables de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans le pays ; il ya des limites a tout que le peuple ne saurait endurer perpétuellement.

 

Tout en les exhortant par la même occasion à tout mettre en œuvre, en vertu des pouvoirs d’Etat qui sont les leurs, à restaurer la paix et la sécurité, condition pour le développement de la Centrafrique et l’amélioration des conditions de vie de son peuple.

Le MLPC  interpelle :

 

-          l’Assemblée Nationale à se saisir en urgence de la situation compte tenu de son importance ;

-          le Gouvernement à s’exprimer officiellement sur la question et à donner le bilan des opérations.

 

                                                                                  Fait à Bangui, le 18 septembre 2012

 

signature JGE Koyambounou

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