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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:48

 

 

asnaRCA

 

Cherchez et trouvez l’erreur !

Les résultats du vote de la loi anticonstitutionnelle qui ont fait apparaître que seuls six députés de l’opposition ont voté contre alors qu’ils sont en tout vingt sept tous partis politiques confondus, continuent de faire des vagues. S’étant aperçus bien après coup de l’ampleur et de  la gravité de la signification désastreuse de leur vote, certains députés dits de l’opposition prennent peur et tentent maladroitement de faire croire qu’ils auraient bel et bien voté contre la loi.

Une seule chose est sûre, il n’y a eu que six députés qui ont réellement voté contre le texte de la loi. Parmi eux, certains avaient même discrètement fait voir à certains de leurs collègues le « non » qu’ils ont écrit en toute lettre sur leur bulletin de vote, écartant ainsi tout doute sur leur cas, ce que d’autres qui aujourd’hui, essaient de semer la confusion et brouiller les pistes de leur trahison tentent de semer.  

Selon les informations qui nous sont parvenues à l’issue du vote et des différents recoupements et investigations faits par nos soins, nous avons publié dans un premier temps la liste de ces députés dits de l’opposition qui ont donné leur voix à Bozizé pour cautionner son coup d’Etat. Peu après, une autre source d’information qui paraissait fondée en apparence nous a  fait revenir sur notre première affirmation, s’agissant du cas du député MLPC de Bamingui, Jean Michel Mandaba et celui du député du RDC de Satéma, René Ngbondo.

Contrairement au rectificatif que nous avons publié pour dire que le député RDC de Satéma se serait abstenu lors de ce vote, ce dernier nous fait savoir sans ambiguïté qu’il ne s’est nullement abstenu mais qu’il a bel et bien voté contre le texte conformément à la ligne de son parti le RDC dont le représentant Emile Gros Nakombo qui a lu une déclaration sans équivoque au nom de leur groupe.

Voilà qui remet à l’ordre du jour le problème du vote du sixième député de l’opposition, celui du député MLPC de Bamingui Jean Michel Mandaba dont la sincérité et la réalité du vote restent posées. A lui d’apporter les preuves de son vote contre pour être innocenté dans cette  lamentable affaire. Sinon il apparaîtra inéluctablement comme le mouton noir du MLPC. Etant Secétaire Général et membre du Bureau Politique de ce parti, Jean Michel Mandaba n'a aucun intérêt non seulement à semer la confusion ni à laisser subsister sur lui quelque doute que ce soit mais plutôt à tirer au clair et au plus vite cette pantlonnade. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:29

 

 

Bangui

 


« Le Comité National de Lutte  Contre le SIDA dispose d’un stock important d’antirétroviraux, après que les bailleurs aient redonné confiance à cette structure ».

Cette déclaration est faite ce lundi 17 mai 2010 sur Radio Ndeke Luka par Hyacinthe Wodobodé, coordonnatrice du CNLS.

Elle réagit ainsi sur les rumeurs parues dans les journaux de la place week-end dernier, faisant état de la rupture de ces produits vitaux pour les personnes infectées par le VIH-SIDA en Centrafrique.

Selon la coordonnatrice, son entité a renoué un accord de partenariat avec le Fond Mondial de Lutte contre la tuberculose, le paludisme et SIDA pour approvisionner tous les dépôts du pays en molécules d’antirétroviraux.

Luc N’Véndo, coordonnateur des personnes vivant avec le vih/sida, interrogé par Radio Ndeke Luka, confirme que ses membres continuent de recevoir leur médicament.

En République Centrafricaine, plus de 15 000 personnes sont sous antirétroviraux. Selon le dernier rapport publié par le gouvernement et ses partenaires, le taux de la séroprévalence en Centrafrique est de 6,2%.

Ce chiffre place le pays au 1er rang en Afrique Centrale et 10ème dans le monde en matière d’infection à VIH.

Source: Ndeke Luka

 

NDLR : Mme Wodobodé ne peut pas démentir le fait que le Fonds Mondial a bel et bien interrompu pendant cinq mois son financement à la République centrafricaine suite aux détournements massifs au CNLS et surtout à sa mauvaise gestion à elle dont il a eu écho dans les rapports des propres missions de contrôle du Fonds Mondial. A la suite de cette interruption, beaucoup de sidéens sont décédés. Ce sont des faits incontestables. Peut-t-elle démentir aussi qu'elle collectionne de rutilantes 4x4 et qu'elle a aussi recruté sa propre fille au CNLS ou qu'elle a accordé à la pelle des marchés de gré à gré à des complices ? De quel démenti ose-t-elle parler ? Elle se moque de ses compatriotes malades qui sont morts du fait de sa cupidité et sa mauvaise gestion criminelle. Au cours de l'émission Santé sur RFI ce lundi 17 mai, le Pr Michel Kazatchkine le Directeur exécutif du Fonds Mondial a affirmé que cette institution surveille de près la RCA en raison des cas de détournements qui l'ont déjà précédemment contraint à suspendre ses décaissements. Il a même ajouté qu'en Mauritanie, quatre coupables de détournement sont déjà en prison. A quand le tour des voleurs de vie centrafricains ?   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:27

 

 

Jean Pierre Bemba Gombo

 

 

 

  Créé le 17-05-2010 à 09h00 | AFRIQUE REDACTION | CPI | RDC | le 17-05-2010 à 09h20 Par  Kric

   Lors de l’audience qui a eu lieu mardi 27 avril à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, l’avocat de la République centrafricaine (RCA), Emile Bizon, a demandé aux juges de cette juridiction internationale «de ne pas renoncer au procès» de l’accusé Jean-Pierre Bemba Gombo. La défense de celui-ci avait plaidé pour le dessaisissement de la CPI au profit des instances judiciaires centrafricaines. Au motif que celles-ci avaient déjà statué sur la question en mettant Bemba hors cause. "Je pense que c’est parce que notre humanité aujourd’hui n’est pas en mesure de supporter l’impunité de tels actes que la CPI a été instituée", a déclaré l’avocat de la RCA.

 L’impunité. Parlons-en un peu. Jean-Pierre Bemba est accusé d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité suite à l’envoi, entre octobre 2002 et mars 2003, des combattants du MLC en Centrafrique. C’était à la demande du chef d’Etat centrafricain d’alors, Ange-Felix Patassé, dont le régime faisait face à un mouvement insurrectionnel dirigé par le général François Bozizé, l’actuel chef de l’Etat. A Bangui, les hommes envoyés par Bemba étaient non seulement placés sous le commandement de l’état-major de l’armée mais surtout portaient les mêmes uniformes que les soldats centrafricains. Il va sans dire que ces combattants recevaient leurs ordres des autorités politiques et militaires de ce pays. Les miliciens du MLC sont accusés d’avoir commis des meurtres, viols et pillages. Ce que l’histoire ne dit pas est que l’appui militaire apporté à Patassé n’a été apprécié que modérément par la France de Jacques Chirac. La Radio France Internationale a été, comme par hasard, le premier média à dénoncer les meurtres, viols et pillages commis dans la capitale centrafricaine par… les «hommes de Bemba».


«La liberté est la règle, la détention, l’exception», dit un principe général de droit. Le 24 mai prochain, Jean-Pierre Bemba Gombo aura accompli un total de 24 mois de détention. Cette longue «garde à vue» sans jugement cache mal l’embarras - d’aucuns parlent d’incompétence - du procureur près la CPI, le Chilien Luis Moreno-Ocampo. Ce magistrat est manifestement instrumentalisé par quelques «groupes d’intérêt» lesquels l’ont incité à précipiter l’embastillement de l’accusé Bemba sans que l’accusation ait pu réunir les preuves irréfutables de ses assertions. Plusieurs audiences de la CPI ont été reportées sous le fallacieux prétexte que le tout-puissant procureur Moreno-Ocampo n’était pas prêt.

Au fil du temps, les poursuites engagées à l’encontre de Bemba sont devenues suspectes. La plainte déposée par l’Etat centrafricain auprès de la CPI épinglait, en effet, plusieurs personnes. Outre Bemba, il y a l’ancien président Ange-Felix Patassé qui y est présenté comme l’accusé principal suivi notamment de son conseiller militaire Abdoulaye Miskine. Pourquoi Bemba est-il le seul à répondre devant les juges de la CPI? Jusqu’à preuve du contraire, Patassé ne doit-il pas être considéré comme l’auteur principal des faits mis à charge du leader du MLC ? Bemba n’est-il pas de ce fait un «complice» pour autant que l’accusation soit en mesure de démontrer qu’en envoyant ses troupes à Bangui il savait qu’il s’associait à une entreprise criminelle ou délictuelle? La CPI pourrait-elle faire triompher la vérité dans ce dossier judiciaire en l’absence de l’homme qui réunit en lui les éléments matériel et moral de l’infraction en cause? Les poursuites engagées contre Bemba sont d’autant plus suspectes que l’accusation reste muette sur les exactions commises tant par la garde présidentielle de Patassé que par les «rebelles tchadiens» conduits par le chef rebelle Bozize.

Les déclarations de l’avocat centrafricain Emile Bizon sont indignes d’un praticien du droit. Comment est-ce que ce juriste pense-t-il combattre l’impunité alors que des délinquants notoires impliqués dans ce même dossier judiciaire circulent librement à Bangui ? Pire, ces délinquants n’ont fait l’objet d’aucun mandat d’arrêt délivré par la CPI. D’éminents juristes et professeurs de droit avouent leur perplexité face l’absence de l’accusé principal Patassé au procès. Il y a quelques mois, la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) a fait couler quelques larmes de crocodile en invitant la CPI à lancer d’autres mandats d’arrêt.

Il est désormais clair que l’accusé Bemba Gombo se trouve seul face à trois coalitions. A savoir : la coalition centrafricaine (le régime Bozizé et la société civile), la coalition kabiliste (le régime Kabila et les anciens transfuges du MLC) et la coalition incarnée par le procureur Moreno-Ocampo derrière laquelle se dissimulent divers groupes d’intérêt nébuleux. L’opinion congolaise attend toujours de connaître les conclusions de l’enquête ouverte à la suite de l’attaque simultanée, l’année dernière, des résidences des ministres Alexis Thambwe Mwamba et José Endundo Bononge, deux anciens cadres du MLC.

Bemba doit batailler dur. Ses avocats doivent faire preuve de créativité et surtout de combativité. A défaut, le président du MLC va servir de bouc émissaire dans une affaire faussement judiciaire qui est en réalité un traquenard politique …

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:24

 

 

joseph_kony_lra.jpg

 

 

 

AFP 17/05/2010 | Mise à jour : 14:04

Deux membres de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont été tués vendredi par les habitants de Guérékindo entre Zémio et M'boki (est, le long de la frontière avec la RD Congo), a-t-on appris aujourd'hui auprès de la Croix-Rouge de M'boki. "Les hommes de la LRA ont lancé l'attaque vers 16 heures, au moment où la plupart des habitants regagnaient le village après les travaux champêtres. Alertés par les fuyards, les hommes se sont munis de sagaies, d'arcs, de flèches, de machettes, ainsi que de fusils de fabrication locale pour organiser la riposte", a indiqué la Croix-Rouge.

"Lors de l'affrontement qui a suivi, deux membres du groupe rebelle ont été tués et d'autres blessés. Le reste a pris la fuite en promettant de revenir se venger", a-t-on ajouté.

Devant les attaques répétées des hommes de la LRA, les autorités locales ont demandé au mois de mars aux populations de se constituer en groupes d'autodéfense pour sécuriser les villages. La Centrafrique a aussi donné son feu vert en juin 2009 pour que l'armée ougandaise poursuive la LRA sur son territoire. Les attaques de la LRA, auteur d'un massacre de 300 civils en République démocratique du Congo (RDC) en décembre, ont fait plus de 200 morts depuis 2008 dans l'est de la Centrafrique, selon une association locale.

La LRA est particulièrement active dans le secteur depuis le mois de février 2010. Lors de la dernière semaine de mars, trois de ses attaques ont fait 26 morts dont onze civils, selon une source militaire centrafricaine.

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 01:47

 

 

sida malade

 

 

 

En Centrafrique, dans le scandale des détournements massifs des ARV au CNLS qui a entraîné la suspension pour un certain du financement du Fonds Mondial pour la lutte contre le VIH/SIDA qui défraie actuellement la chronique dans les médias internationaux et aussi en Centrafrique, la chaîne de responsabilité et donc de culpabilité également remonte en réalité jusqu’à Bozizé lui-même car la lutte contre le VIH/SIDA est, depuis la mise en place du Comité National pour la lutte contre le VIH/SIDA (CNLS), déclarée grande cause nationale chapeautée par le président de la République en personne.

C’est bien après sa mise en place que quelques années plus tard, le CNLS a commencé a bénéficié d’un important appui financier du Fonds Mondial (plusieurs dizaines de millions de dollars US sur cinq ans) qui ne concerne pas seulement le VIH/SIDA mais aussi la lutte contre la tuberculose et le paludisme, deux autres maladie endémiques qui occasionnent en Centrafrique une forte mortalité tant chez les adultes que chez les enfants. C’est en cela que la responsabilité de tous ceux qui, par leurs agissements frauduleux et délictueux ont amené le Fonds Mondial à interrompre momentanément son financement, est particulièrement engagée.

Or, aussi paradoxal que cela puisse l’être, ceux-là mêmes qui par leur cupidité sont à l’origine du dysfonctionnement du système ayant occasionné la rupture des approvisionnements en médicaments pour les malades sidéens, tuberculeux et paludéens, se mettent curieusement à doigter et accuser le Fonds d’avoir été trop long et sévère dans sa suspension de décaissement. Une telle situation est inadmissible. C’est vraiment à se demander s’il y a des dirigeants et des responsables politiques en Centrafrique. D’où la nécessité de tourner le regard vers Bozizé qui se dit président de la République ainsi que son premier ministre et le ministre de la santé de qui dépend directement la coordinatrice du CNLS qui ose déclarer à RFI qu’elle est sortie de l’œil du cyclone. Mme Hyacinthe Wodobodé collectionne les rutilantes 4x4 tout en laissant mourir massivement les malades. C’est tout simplement criminel.

Ce scandale fait honte au pays et nuit gravement à son image de marque au point où en principe, des têtes devraient tomber si on était dans un pays normal. Les investigations menées par les médias et qui ont donné lieu à tous les articles récemment publiés dans la presse ont bien établi la chaîne de responsabilité et même de culpabilité. Certains sont quasiment désignés sur lesquels pèsent de fortes présomptions. Qu’attendent les prétendues autorités centrafricaines pour déclencher une procédure judiciaire ? Est-ce la forte probabilité que les plus hauts responsables du pays, pour utiliser ce doux euphémisme afin de ne pas désigner Bozizé lui-même, y soient impliqués ? Ce n’est pas le premier et seul ni dernier scandale dans lequel on les retrouve.

 Faut-il rappeler l’affaire des huit milliards de F CFA de la CEMAC destinés au financement du programme de désarmement et la démobilisation des rebelles que Bozizé a perçus et se refuse jusqu’à présent à utiliser à ce pour lequel cet argent a été octroyé. C’est pourquoi dans le drame des malades du VIH/SIDA qu’on laisse délibérément mourir sans ARV, il n’y a plus à rechercher les coupables car on les connaît désormais et la seule question qui vaille à présent est que la justice puisse passer parce que donner la mort à son prochain de cette façon est aussi impardonnable.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 00:42

 

 

carte visite Fabien Singaye

 

La seconde; le gros du matériel exhibé par « Bravo» lui est remis par le ministre de la Défense du gouvernement extrémiste mis en place pendant le génocide.

Ainsi lesté, le gendarme s'empresse de filer vers Paris en prenant surtout bien soin de se faire remarquer. « Une nuit, les forces de sécurité de l'aéroport de Bangui ont été mises en alerte parce qu'un mystérieux appareil approchait sans avoir respecté les procédures d'identification. Il s'agissait de l'avion de Barril qui revenait avec la boîte », se souvient un émissaire français, alors en visite en Centrafrique.

LES MERCENAIRES À LA RESCOUSSE

D'entrée de jeu, Barril abat ses cartes. Le gendarme veut accréditer à n'importe quel prix sa thèse. A savoir: la rébellion du FPR est responsable de l'attentat, réalisé avec l'appui de la Belgique. Cette version est strictement conforme à celle des extrémistes du gouvernement intérimaire rwandais ..

Au journal télévisé, «Popaul» se lance donc dans un numéro de haut vol. Après la « boîte noire », il fait apparaître des photos satellite «prises le soir de l'assassinat », qu'il présente comme preuves d'une coordination entre l'attentat et le début de l'offensive de la rébellion. Il raconte avoir eu accès à des enregistrements où l'on entend des voix «d'Européens parlant anglais avec l'accent belge».

Mais «aucune des prétendues "preuves" que Barril a entre les mains ne se matérialise, ni les tubes de lancement, ni les photographies par satellite, ni les enregistrements d'hommes parlant anglais avec un accent belge », relèvera ensuite, dans un livre, Gérard Prunier, du CNRS. Le chercheur s'interroge: «La question demeure: pourquoi Barril a-t-il délibérément fait des déclarations erronées à la télévision?»

Quand nous l'interrogeons sur le sort des supposés lance-missiles, le gendarme nous répond qu'ils ont «disparu à Goma», terre d'asile des dignitaires du génocide.

Tout comme Barril qui, lui aussi, a «disparu» des écrans radars le jour de l'attentat. Pourtant, rapporte le chercheur du CNRS, des mercenaires blancs ont été aperçus sur la colline d'où sont partis les tirs de missiles. «On peut par conséquent présumer que les opérateurs sont vraiment des Blancs », écrit-il.

Gérard Prunier, cité dans le rapport de la mission parlementaire française sur le Rwanda, va plus loin: «On peut supposer que Paul Barril connaît les hommes qui ont abattu l'avion et leurs commanditaires. Ses accusations infondées contre le FPR ne serviraient alors qu'à détourner l'attention d'autres personnes, connues de lui, et capables de recruter des mercenaires blancs expérimentés pour un contrat d'assassinat sur la personne du président Juvénal Habyarimana. »

Le problème pour Barril est que la présence de mercenaires français au Rwanda est confirmée par le témoignage de Georges Ruggiu, un Belge paumé devenu animateur de la radio-télévision des Mille Collines (RTLM), connue comme la «radio de la haine».

Arrêté au Kenya en 1997, ce Belge est le seul non-Rwandais à avoir été condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour complicité de génocide.

Interrogé par les enquêteurs, il affirme avoir rencontré à plusieurs reprises «quatre mercenaires» français, d'abord à Kigali, puis à l'hôtel Méridien de Gisenyi. Ces Français étaient venus, dit-il, soutenir les extrémistes hutus. Quand? «Aux alentours du 20 mai », soit en plein génocide.

L'animateur radio décrit ces mercenaires français : des officiers âgés de 25 à 35 ans, en uniforme, sans identification, bien équipés. Les quatre hommes, précise- t -il, donnaient des ordres aux soldats rwandais et« circulaient par groupes de deux, la plupart du temps avec, soit le général Augustin Bizimungu», le chef d'état-major de l'armée rwandaise, poursuivi pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre par le TPIR,« soit Gratien Kabiligi», le chef des opérations militaires.

Le Belge explique: «Ils partaient avec eux et circulaient dans des véhicules avec forte escorte et camouflés. » Leur boulot: « Organiser des entraînements de militaires au camp Bigogwe. Et pas n'importe quel type d'entraînement, des entraînements de militaires Crap.» Les Crap sont des commandos de recherche et d'action en profondeur chargés d'opérer derrière les lignes ennemies.

Barril est alors dans les parages. Il se promène même en compagnie de Gratien Kabiligi, ce général qui « circulait» avec les mercenaires. Cela, Barril le raconte, dans une interview non diffusée menée par le réalisateur d'un documentaire sur le génocide rwandais, Tuez-les tous.

Le récit de «Bravo », le voici. Il débute en avril. Barril est au Rwanda, le génocide a commencé, la panique est générale.

«La première chose que j'ai faite, on a repris l'ambassade de France. Tout a été abandonné, les documents, les machines étaient cassées [..] et j'ai eu beaucoup de mal à remonter les couleurs parce qu'en partant les militaires français avaient coupé la corde du bas.»

Le supergendarme ne se contente pas de hisser le drapeau français: «J'ai combattu avec les Hutus jusqu'au dernier, et j'ai vécu des choses extraordinaires sur place.»

Le «pro» ne fait pas mystère d'avoir formé des commandos Crap à des actions sur l'arrière de la rébellion: «Je n'ai pas honte de vous dire: la France avait formé soixante-sept commandos de recherche et d'action en profondeur. Sur soixante-sept, il en restait vingt-cinq de vivants. Les vingt-cinq de vivants, c'est la première chose que j'ai faite quand je suis arrivé: "Sortez des rangs, vous venez avec moi" »

Il se dit méritant: «On a retardé certainement d'un mois, de trois semaines, la prise de Kigali. On était les seuls à faire des opérations sur les arrières de Kagamé », le chef de la rébellion.

Barril fait deux séjours à Kigali. Le second se prolonge jusqu'à la chute de la capitale, qu'il assure avoir quittée, le 4 juillet 1994, parmi les derniers. «On était terrés dans les trous. Et j'ai dit:

"Ce coup-ci on est perdus'~ parce qu'on ne pouvait plus décrocher à pied, on était encerclés. Donc, j'ai dit: "On va attendre la nuit et on va tenter." [.J On pouvait même pas se laver, il n'y avait plus d'eau et des cadavres partout, on était obligés de se doucher à la bière. Je ne sais pas si vous savez ce que c'est des obus de mortiers de 120, mais même s'ils tombent à cent mètres, vous décollez de ça du sol.»        .

PARIS, QUI NE S'ÉMEUT DE RIEN

Quand il n'est pas à Kigali, le capitaine est en Europe où il recrute des mercenaires. Il s'y est obligé: le 28 mai 1994, il signe avec le Premier ministre du régime génocidaire aux abois un «contrat d'assistance» de 3 millions de dollars auquel s'ajoutent 130000 dollars, reliquat d'une précédente mission.

Les termes du contrat sont clairs: «Le capitaine Barril s'engage à fournir vingt hommes spécialisés.» Il est chargé «de former et d'encadrer sur le terrain les hommes mis à leur disposition».

Barril devient aussi fournisseur d'armes: il s'engage à livrer deux millions de cartouches, onze mille obus de mortiers, cinq mille grenades M26 et six mille grenades à fusil... Le contrat viole ouvertement l'embargo sur les livraisons d'armes entériné par les Nations unies onze jours plus tôt, le 17 mai 1994.

Ce n'est pas pour gêner Barril. Dans une lettre datée du 17 juin 1994 et adressée à l'ambassade du Rwanda à Paris, le ministre de la Défense du gouvernement extrémiste indique que «Bravo» va recevoir 1,2 million de dollars en supplément, sans doute un premier versement. Le lendemain, un certain Robert Martin, un lieutenant de Barril, vient retirer le chèque à l'ambassade.

Mais la situation des extrémistes, lancés dans l'extermination, est catastrophique. L'armée, les miliciens, une bonne part de la population sont tout occupés à assassiner, jour après jour, heure après heure. Très peu ont le temps ou l'envie de se battre contre la guérilla, qui progresse.

Que peuvent donc faire vingt mercenaires?

Peut-être tuer Paul Kagamé, le chef de la rébellion? La mission est impossible: ce dernier est bien protégé.

L'argent versé à Barril n'est donc pas entièrement dépensé. Et le solde, le capitaine le conserve. Attaché militaire de l'ambassade du Rwanda à Paris, le colonel Sébastien Ntahobari s'en plaindra plus tard amèrement à ... Paul Quilès, président de la mission parlementaire d'information sur le Rwanda.

De son côté, Paris ne s'émeut de rien. Les autorités sont, pourtant, parfaitement au courant. Et depuis longtemps. Une note de synthèse du 2 juin 1994 du service français de renseignement, la DGSE, en témoigne sans ambages: « Il semble que le capitaine Barril, dirigeant de la société Secrets, exerce, en liaison avec la famille Habyarimana, réfugiée à Paris, une activité remarquée en vue de fournir des munitions et de l'armement aux forces gouvernementales. »

En fait, l'ancien supergendarme a pris le relais d'une France officielle qui, techniquement, ne peut plus livrer d'armes à ses «alliés» génocidaires en raison de l'embargo des Nations unies. Une lettre manuscrite du colonel Jacques Rosier, le chef du Commandement des opérations spéciales (COS) déployé pendant l'opération Turquoise, en atteste.

Adressée à son supérieur le général Le Page, le patron du COS, la lettre est datée du 25 juin 1994. Le colonel Rosier, un des officiers les plus décorés de France, y rend compte d'une entrevue qu'il a eue la veille avec les ministres de la Défense et des Affaires étrangères du gouvernement des tueurs. La rencontre, écrit-il, a lieu «dans un endroit discret ». L'officier précise: «Au nord de Cyangugu », soit près de la frontière zaïroise.

« CAPITAINE BARRIL CONTACTÉ », NOTE LE COLONEL ROSIER

Les deux ministres, également chefs de milice, se confient sans retenue: «Vos canons de 105 sont toujours là, mais ils sont muets faute d'obus », disent-ils à l'officier français, qui connaît parfaitement le Rwanda.

Le colonel Rosier y a longuement séjourné en 1992 et organisé de nombreuses livraisons d'armes, officielles celles-ci. Il a noué des liens, il a des «camarades ». A cet officier de confiance, les ministres rwandais peuvent tout dire. Ils demandent une aide «discrète bien sûr ».

Rosier répond par la négative, en raison «du contexte actuel ». Il ne précise pas si le «contexte» est l'embargo international ou le génocide, presque achevé à cette date. Imperturbable, il note: «Ils ont eu l'air dépité de ma réponse et m'ont dit qu'ils comptaient avoir accès à des mercenaires.» Et conclut sur une parenthèse lapidaire: «(capitaine Barril contacté) ».

Ce qui est extraordinaire avec Barril, c'est que, s'il défend corps et âme les responsables des massacres - «Le vrai génocide, c'est un génocide de Hutus, ce n'est pas un génocide de Tutsis », osera-t-il- il ne perd jamais de vue ses intérêts.

Dès avril 1994, au début du génocide donc, il est chargé par le gouvernement extrémiste tout juste mis en place de récupérer le trop-perçu d'avances consenties à un nouveau venu sur le marché des fournitures d'armes. La somme est juteuse: 1647864 dollars.

Trois mois plus tard, le génocide achevé, Barril persiste et signe. Sans vergogne: «Vous n'êtes pas sans ignorer que les sommes dues sont particulièrement importantes pour ce pays qui compte parmi les plus pauvres du monde », écrit-il dans une lettre recommandée du 13 juillet 1994 adressée à un de ses concurrents, Dominique-Yves Lemonnier.

Le 19 août, le tribunal d'Annecy est saisi. Barril est le maître d'œuvre de l'action en justice. Le plaignant n'est autre que le colonel Sébastien Ntahobari, l'attaché militaire de l'ambassade rwandaise à Paris par qui transitaient déjà les paiements à l'ancien gendarme.

C'est ubu au royaume du génocide. Le régime des tueurs, remplacé par un nouveau gouvernement issu de la rébellion, n'existe plus depuis un mois. Les commanditaires de l'action en justice, qui viennent de commettre le «crime des crimes », sont en fuite.

Mais foin de ces détails. Barril n'est pas homme à renoncer. Il sonne l'hallali et dénonce son rival au procureur de la République. Le gendarme raconte la scène à Raphaël Gluscksmann, le réalisateur du documentaire Tuez-les tous: «Le procureur m'a fait entendre par le SRPJ de Paris et, le lendemain, Lemonnier a été arrêté et incarcéré immédiatement.» Pour «trafic d'armes de guerre », le 25 janvier 1995.

Dominique-Yves Lemonnier ne reste pas longtemps en prison. Libéré après l'annulation de la procédure par la cour d'appel, il décède le 11 avril 1997 d'un arrêt cardiaque en sortant d'un restaurant.

Commentaire de Barril: «Bizarrement, comme dans toutes ces affaires, il est mort.  L'attaché militaire de l'ambassade (de France à Kigali, ndlr), qui avait été corrompu, qui travaillait avec Lemonnier, est mort aussi d'un arrêt cardiaque. Il n'y a que moi qui suis resté vivant dans toute cette affaire.»

Difficile d'être plus cynique. Mais il est vrai que l'on meurt beaucoup autour de Barril, et pas seulement de crise cardiaque. Deux ans plus tôt, en 1995, l'un des «camarades» rwandais du gendarme, le lieutenant-colonel Ephrem Rwabalinda, un des dirigeants des services secrets, a été assassiné dans un camp de réfugiés de Goma.

Or, il était un personnage clé. Lié au premier cercle génocidaire, c'est lui qui avait été envoyé à Paris, au beau milieu de la tuerie, rencontrer l'état­major français. Le 10 mai 1994, il avait même été reçu par le général Jean-Pierre Huchon, ancien adjoint à l'état-major particulier de François Mitterrand.

L'HOMME QUI SAVAIT TOUT

Dans une note de synthèse qui évoque les activités cachées des militaires français, le colonel Rwabalinda avait rendu compte de la rencontre: «La mission militaire de coopération prépare les actions à mener en notre faveur. Le téléphone sécurisé permettant au général Bizimungu (le ministre rwandais de la Défense, ndlr) et au général Huchon de converser sans être écoutés par une tierce personne a été acheminé à Kigali.»

Il concluait: «Ces contacts m'ont permis de sonder combien la coopération française est gênée de nous expliquer sa retenue, en matière d'intervention directe, par souci de solidarité avec l'opinion publique européenne et américaine.»              

Rwabalinda savait tout. Au sein des services de renseignements rwandais, le G2, il avait travaillé avec Barril.

Mais quinze jours avant sa mort, le Rwandais s'était décidé à prendre contact avec un officier paracommando belge. Rwabalinda avait envoyé un fax à l'officier, le colonel D., pour négocier l'évacuation de sa famille. En échange, il avait promis de dire tout ce qu'il savait.

Troublé, le colonel D. s'était confié à un proche, le général André De Smet, attaché de défense à l'ambassade de Belgique à Washington. Lors d'un déjeuner, ce dernier avait rapporté à son tour l'affaire à un homologue français, qui se décomposa.

Quand le colonel D. voulut reprendre contact avec Rwabalinda, le Rwandais venait d'être assassiné d'une balle dans la tête et son cadavre avait disparu.

Pas moins troublant, poursuit le colonel belge, fut la déclaration d'un autre officier français, le lieutenant-colonel Maurin, qui expliqua lors d'un briefing la mort de l'officier rwandais par sa «trahison». Le mot en dit long sur les liens entre certains hauts gradés français et les responsables du génocide.

Les militaires français ont-ils ignoré les activités de Barril ? Difficile à croire. Au début du génocide, cent quatre-vingt-dix parachutistes français ont débarqué à Kigali, officiellement pour quelques jours, le temps d'évacuer les étrangers. Mais certains, du Commandement des opérations spéciales (COS), se sont installés sur place.

Le colonel D. est formel: leur centre de liaison était situé au cinquième étage de l'hôtel des Mille Collines. A la mi-mai, ils étaient toujours là.

Commentaire de P., l'ancien patron des services secrets suisses: «Barril, c'est pratique. On peut toujours dire: "Il ne travaille pas pour nous, la preuve c'est qu'il a été chassé de la gendarmerie." Mais un Français qui opérerait en indépendant dans une zone d'influence française se ferait aussitôt remettre à sa place. A moins d'un accord tacite. Il est clair que le DGSE ou la DRM (Direction du renseignement militaire, ndlr) étaient en contact avec lui, ce qu'on ne pourra jamais prouver, bien sûr.»

La France, en tout cas, ne lui en a pas voulu. En juin 1994, soit juste à la fin du génocide, le capitaine Barril est élevé au grade de commandant de réserve.

 (XXI a en sa possession la copie de tous les documents cités) (fin)

AVRIL/MAI/JUIN 2010 - XXI

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 20:18

 

 

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Lorsque François Bozizé a fait son coup d’État le 15 mars 2003, nombreux, y compris l’auteur de ces lignes, étaient ceux qui furent séduits par cet acte de bravoure. Nous étions tous unanimes à saluer son action et à lui jeter des fleurs. Son discours faisait même chavirer le cœur des foules centrafricaines, encore sous le choc des exactions et de l’humiliation des miliciens du chef rebelle congolais, Jean-Pierre Bemba, appelés à la rescousse par le sulfureux Ange Félix Patassé.

Tout en s’engageant à rétablir l’ordre constitutionnel dans un bref délai, ce général putschiste promettait également d’améliorer le mieux-être de ses compatriotes, dont la majorité vivait et vit encore hélas dans une extrême pauvreté.

Force est de constater, mieux de regretter amèrement, qu’au bout de quelques années d’exercice du pouvoir, le Saint-Just s’est révélé incapable et incompétent. Les mieux disposés à son égard, l’auteur de ces mots en première ligne,  ont déchanté et commencé à dire publiquement et ouvertement que l’homme n’avait pas le bagage de sa charge.

Après avoir multiplié les violations systématiques et quotidiennes des droits fondamentaux du peuple centrafricain, après avoir multiplié les crimes de sang et les crimes économiques, après avoir multiplié les maladresses, les outrances, la forfaiture et la haute trahison, comme si son premier coup d’État ne suffisait pas, le voici qui, le lundi 11 mai dernier, commet un autre crime contre la démocratie et la République, en faisant proroger son mandat par des manœuvres les plus éculées et les plus abjectes. Il entend désormais rester au pouvoir ad vitam aeternam.

Grâce à une législature d’incapables, de traitres à la nation et aux ordres, obnubilé par son obscurantisme béat,  François Bozizé a modifié, oh pardon, aboli purement et simplement la Constitution du 27 décembre 2004 pour la remplacer par un système de son cru, comme l’a si brillement démontré, le Bâtonnier Zarambaud Assingambi. Il n y a qu’à entendre les arguties de ses hommes de paille pour constater de la triste réalité du certificat de décès de la République, préservée pourtant jusqu’ici au prix du sang et de longues années de lutte. 

Après l’empire, voici venue l’heure de la monarchie. Comme son maître à pensée Bokassa qui avait défrayé la chronique par ses excentricités et ses frasques, son ancien garde du corps François Bozizé inaugure une nouvelle forme de régime qui ne peut-être de la monarchie encore moins de la dictature, qui sont des systèmes avec des règles et des dogmes ayant pour but premier la gestion de la chose publique. Le nouveau régime de Bozizé  n’a pas de nom. Il devrait plutôt s’appeler la médiocratie, doublée de la kleptocratie. L’association de la médiocrité et de l’avidité, disons comme RFI (Radio France internationale), mortelle.  

La tragi-comédie qui s’est jouée il ya moins d’une semaine sur la terre de nos pères, notre patrie, n’a pu être possible que grâce à la complicité et à l’irresponsabilité d’un seul homme dont on ne parle quasiment jamais et qui se cache courageusement derrière son petit doigt de souris : Célestin Leroy Gaombalet, non moins président de l’Assemblée nationale. L’histoire retiendra que c’est, cet individu déjà au soir de sa vie, ressuscité il y’a quelques années par François Bozizé, qui a porté l’estocade finale à la RÉPUBLIQUE et aux INSTITUTIONS de Centrafrique.

Depuis que cet étrange personnage a accédé à la mangeoire de l’Assemblée nationale et se gave de sa part du gâteau, il a cédé à la tentation de la servilité et du zèle. C’est honteux pour un type qui, en réalité ne devrait plus rien attendre de la vie, si ce n’est son repos éternel. L’homme se targue pourtant d’appartenir à la très noble et respectable société secrète maçonnique.

Comme l’écrivait quelqu’un, derrière chaque apprenti-tyran, François Bozizé en est un,  se cachent des citoyens qui ont fait des études, ont une certaine capacité d’analyse, et même, parfois, du talent, qu’ils déploient au service des pires causes, au nom d’inavouables convictions sonnantes et trébuchantes.

Peut-être faut-il préciser que l’Afrique, dans son infinie générosité, gratifie du substantif « intellectuel » tous ceux qui ont fait des études supérieures, même s’ils n’ont pas un goût prononcé pour les choses de l’esprit. Autant dire que les soi-disant intellectuels qui se retrouvent dans les rouages des pouvoirs autocratiques comme celui de Bozizé, ne sont pas toujours des lumières, ou alors, des lumières qui brillent peu.

Comme quoi, il ne suffit pas de s’affubler du substantif « intellectuel » pour se départir des comportements pernicieux et détestables. Gaombalet,  alias la fumée, porte la responsabilité morale et historique de cette période trouble qui s’ouvre désormais sur notre pays et l’avenir de nos enfants. Il est à la fois co-auteur et homme orchestre des stratagèmes qui ont conduit à cette situation.

Heureusement que l’injustice et l’arbitraire, ont toujours l’existence d’un feu de paille. L’arbitraire et l’injustice sont souvent éphémères. Que Dieu préserve les Centrafricains de cette catastrophe qui s’annonce à leur porte.

Adrien Poussou

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 13:04

 

 

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(RFI) Chronique de Jean-Baptiste Placca

samedi 15 mai 2010

Par leurs détournements massifs, certains des responsables de la lutte contre le sida en Centrafrique mettent en danger de mort des milliers de leurs compatriotes, porteurs du virus HIV/Sida. Chronique d’un massacre programmé.

Lorsque l’on croit avoir épuisé tous les motifs de révolte, il surgit toujours, quelque part sur ce continent, tel un arriviste véreux pour nous démontrer qu’en Afrique, on peut toujours faire pire que le pire.

Une partie des dizaines de millions de dollars octroyés depuis 2009 par le Fonds mondial de lutte contre le sida à la Centrafrique s’est volatilisée. Il n’est point besoin d’aller chercher loin pour s’apercevoir que les doses d’antirétroviraux ainsi disparues ont resurgi, sous forme de belles villas, de rutilants 4x4 ou de comptes en banque bien garnis.

Aujourd’hui, en Afrique, les générations spontanées de nouveaux riches tiennent frénétiquement le haut du pavé. Et leur exploit, dans ce cas précis, pourrait coûter à la Centrafrique jusqu’à 7 000 morts, sur les 15 000 personnes qui bénéficient actuellement du traitement. Le scandale des malversations au Comité national de lutte contre le sida n’en est donc que plus révoltant, et les pouvoirs publics auraient tort de le banaliser, même si chacune des victimes meurt dans son coin, loin de tout.

Il a fallu qu’éclate ce scandale pour que l’on apprenne que la coordinatrice du Comité national en question a reçu ce poste comme un lot de consolation politique, alors que rien, dans son parcours, ne l’y prédestinait vraiment. On fera silence sur les autres révélations, tant elles nous mènent au-delà du comble de l’incurie !

Comment le Fonds mondial de lutte contre le sida, réputé pointilleux dans l’attribution de ses financements, a-t-il pu ainsi se laisser avoir ? Il paraît qu’à l’origine, les fonds transitaient par la représentation en RCA du Programme des Nations unies pour le développement. C’est déjà à la suite de malversations que ce canal aurait été abandonné, au profit d’un Comité national qui n’a pas davantage de scrupules.

Entre l’opacité de la gestion, les centres fictifs de distribution, la vente illicite de médicaments théoriquement gratuits et tant d’autres anomalies, ce ne sont pas les raisons qui ont manqué au Fonds mondial pour suspendre ses décaissements. Hélas !

Pour les malades, ces mois d’interruption du traitement suffisent pour voir le virus muter. Les antirétroviraux distribués jusqu’alors se trouvent, de fait, dépassés. Pour déterminer de nouveaux traitements, il faut procéder à des tests, qui laissent à la plupart des personnes infectées, largement le temps de voir leur état se dégrader, et peut-être de mourir.

Cela équivaut à un massacre ! Et en démocratie, la qualification utilisée par la justice pour le définir tient en un seul mot : assassinat !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 22:42

 

 

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 (MISNA) 12/5/2010   17.59 - Le leader de l'opposition Martin Ziguélé a appelé les acteurs politiques du pays à entreprendre des négociations sous la médiation de Mgr Paulin Pomodimo pour parvenir à un accord politique, suite à l'amendement constitutionnel qui proroge le mandat du président sortant François Bozizé et des députés au-delà de leur expiration le 11 juin prochain.

 

Le report des élections à une date indéterminée a incité l'assemblée nationale à approuver à la majorité un projet de loi du gouvernement modifiant la Constitution et institutionnalisant la possibilité pour le chef d'État et les parlementaires de rester en exercice "lorsque le processus électoral, déclenché dans les délais prévus par la Constitution, n'aboutit pas, pour cause d'évènements imprévisibles et irrésistibles, à la tenue des élections" avant la fin de leurs mandats.

 

Le Forum démocratique pour la Modernité (Fodem) de Charles Massi estime de son côté que pour garantir un processus électoral crédible, M Bozizé, à la fois président sortant et candidat aux élections, ne devrait pas participer à l'administration de la période de transition. Une partie des médias africains observent quant à eux qu'à l'instar de certains de ses homologues africains, M Bozizé pourrait être tenté de rester au pouvoir en reportant indéfiniment la tenue du scrutin.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 22:16

 

 

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Vendredi, 14 Mai 2010 15:31 - 5 morts (côté assaillants) et 2 blessés (côté autochtones). C’est le bilan d’un affrontement le mardi 11 mai 2010 entre Autochtones et Eleveurs peuhls, dans la région de Bossangoa (nord de Centrafrique).

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka, l’attaque a eu lieu au village « Lando », situé à 115 kilomètres de Bossangoa. Il s’agit d’une riposte à l’insurrection de ces éleveurs qui ont tiré sur un habitant dudit village la veille.

Pour docteur Pierre Thierry Issa, major chirurgien à l’hôpital préfectoral de Bossangoa, interrogé par Radio Ndeke Luka, les blessés sont hors du danger.

D’après l’un des blessés, au micro de Radio Ndeke Luka, les forces armées centrafricaines basées à Bouca (nord de Centrafrique) ont été informées avant la riposte. Seulement, poursuit-il ces militaires n’ont donné aucune réponse favorable.

Il a profité de l’occasion pour lancer un appel au gouvernement centrafricain, afin de renforcer la sécurité dans la région, théâtre d’exaction par ces éleveurs.

Une attaque similaire en mars 2010, a fait un dizaine de morts dans cette localité.

Source: Radio Ndeke Luka

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