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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 00:38

 

 

 

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Libreville (Gabon) 2012-09-25 18:42:21 (APA) Des experts de huit pays de l'Afrique centrale (le Gabon, le Burundi, la Centrafrique, la République démocratique du Congo, le Congo Brazzaville, la Guinée Equatoriale, le Cameroun et le Tchad), ont entamé mardi à Libreville, une réflexion sur la gestion et le contrôle fiscal des entreprises du secteur des ressources naturelles.

Sous la supervision d’AFRITAC centre et la Direction générale des impôts (DGI) du Gabon, ces experts tenteront d’apporter une lisibilité des recettes tirées des ressources naturelles dont regorgent ces pays membres de la région. 

Cette session a pour objectif de mettre en place une base de données fiable et intervient après celle de Kinshasa (RDC), où avait été créé un groupe de travail sur l’amélioration significative de la mobilisation des recettes fiscales des ressources naturelles.

Il s’agit en fait, pour ces différents experts d’échanger entre eux des expériences de leurs pays respectifs en matière de fiscalité appliquée dans le secteur des ressources naturelles.

Selon le président du groupe de travail de cet atelier et chef de la délégation de la RDC, Joachim Mayenda Makola, il se passe une sorte de confrontation entre l’Etat et l’investisseur dans le domaine des ressources naturelles.

’’Certains analystes estiment que l’investisseur tire un peu plus de son côté et ne laisse presque rien à l’Etat. C’est pourquoi, nous pensons qu’il doit avoir un outil d’analyse suffisamment objectif pour permettre de faire la part des choses, de voir quelle est la part que tire l’Etat dans ce domaine et quelle est celle que tire l’investisseur de l’exploitation de ces ressources’’, a-t-il expliqué.

Pour lui, les pays de l’Afrique centrale comptent beaucoup sur les recettes provenant des ressources naturelles (mines, pétrole et les produits de la forêt).

De ce fait, a-t-il estimé, « il est bon que nous puissions constituer une matrice qui nous permet d’avoir des données à chaque pays de manière à les comparer et éventuellement procéder à des ajustements pour rendre un peu plus lisible la contribution de ce secteur dans le développement de nos pays ».

Prévu pour s’achever jeudi prochain, cet atelier est la suite d’un séminaire qui s’est tenu en mars dernier à Kinshasa (RDC).

L’AFRITAC qui pilote cette série de rencontre, est un organe du Fonds monétaire international (FMI).

 Elle contribue au renforcement des capacités industrielles, techniques et humaines des pays et des institutions régionales en collaboration avec les autres partenaires au développement.

Cet outil mis en place par le FMI, aide les gouvernements des pays membres de l’AFRITAC à mieux réaliser leurs objectifs en matière de politique économique et financière.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:51

 

 

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NEW YORK (Nations Unies) AFP / 25 septembre 2012 21h40- Le président français François Hollande a estimé mardi que chercher à libérer les otages français retenus au Mali ne signifiait pas renoncer à restaurer l'intégrité territoriale de ce pays, dont le nord est occupé par des islamistes.

La nécessité de libérer nos otages ne doit pas passer par un renoncement à assurer l'intégrité du Mali, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'ONU, alors que six otages français sont retenus, certains depuis plus de deux ans, au Sahel.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé la semaine dernière de tuer les otages français en cas d'intervention dans le nord du Mali.

Les otages hélas sont retenus depuis plus de deux ans, avant même qu'il y ait eu l'occupation par des forces terroristes du nord-Mali, a fait valoir M. Hollande. Nous assurons nos obligations internationales de lutte contre le terrorisme, a-t-il souligné.

Un peu plus tôt dans son allocution devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président français avait dénoncé avec force la situation au nord du Mali, insupportable, inadmissible, inacceptable. Et il avait réaffirmé la disponibilité de Paris à soutenir les initiatives que prendront les Africains.

Le Mali a officiellement saisi le secrétaire général de l'ONU d'une demande d'intervention militaire internationale pour reconquérir le nord du pays.

Paris ne souhaite pas intervenir directement mais a promis à plusieurs reprises son soutien logistique à une éventuelle force ouest-africaine.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé la semaine dernière de tuer les otages français en cas d'intervention dans le nord du Mali.


(©) 

 

 

 

Mali : le COS est bien présent au Sahel... contrairement à ce que dit Laurent Fabius

Il s'agit de l'opération Sabre

par Jean-Dominique Merchet le Mardi 25 Septembre 2012 à 08:47

L'affaire du Mali est au centre des préoccupations de la diplomatie française, comme l'expliquera aujourd'hui le président de la République devant l'Assemblée générale des Nations Unies. A la veille de cette session annuelle - et ce n'est pas un hasard de calendrier - on apprenait que le gouvernement malien se prononçait en faveur d'une intervention militaire internationale pour l'aider à reprendre la contrôle de la partie nord du pays, aujourd'hui livrée à plusieurs groupes islamistes radicaux (Aqmi, Mujao, Ansar Dine).

Quel rôle la France va-t-elle jouer dans son ancienne colonie ? Celui de "facilitateur" selon le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius qui exclut que la France soit "en première ligne". "On n'ira qu'en soutien" ajoute de son côté le ministre de la Défense Jean-yves Le Drian. Au plan militaire, l'affaire pourrait prendre, au mieux, plusieurs semaines, voire quelques mois... Il s'agit de faire intervenir une force armée africaine, issue des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), avant le soutien de quelques grands cousins... dont la France.

D'une manière très étrange, Laurent Fabius a démenti hier la présence de forces spéciales françaises dans la région. C'est absurde, car cette présence, discrète, est publique ! N'a-t-on pas vu les hommes du COS intervenir depuis Ouagadougou, en janvier 2011, pour tenter de libérer deux Français enlevés à Niamey ?

La présence du COS dans la région du Sahel porte le nom d'opération Sabre. Elle se fait avec l'accord explicite des autorités de ces pays. La capitale du Burkina (Ouagadougou) est le centre de cette opération. Pour la petite histoire, l'ambassadeur de France dans ce pays est le général Emmanuel Beth, frère du général Frédéric Beth, ancien patron du COS et actuel numéro deux de la DGSE. Et pour la plus petite histoire encore, l'ambassadeur s'est récemment cassé le pied en sautant en parachute avec les forces spéciales françaises... Le commandement des opérations spéciales - avec ses avions et hélicoptères - est également présent en Mauritanie, et de manière plus faible, au Niger et sans doute au Mali.

Quel rôle pour l'armée française ? De la formation et du soutien. Si une force d'intervention africaine voit le jour, il faudra l'entrainer et, en partie, l'équiper. Puis la soutenir, en la transportant et en la renseignant. Des moyens de renseignements sont - ou seront prochainement- déployés dans la région, notamment des avions de patrouille maritime Atlantique 2 à Niamey (Niger). D'autres moyens aériens sont à l'étude. Récemment la presse algérienne a fait état de la présence de militaires français dans le sud de la Libye : il s'agit d'une équipe de l'armée de l'air et du génie de l'air, chargée d'une mission d'évaluation de la dépollution des pistes d'aviation bombardées durant Harmattan...

La France joue une partie délicate, car les islamistes radicaux détiennent six otages français et ils menacent de les exécuter en cas d'intervention française. Autre épine dans le pied : l'Algérie, le grand voisin des Etats de la région, qui ne regarde pas la France avec des yeux de Chimène et qui pourrait lui réserver quelques coups tordus. Dans le même temps, la communauté internationale comprend bien qu'il n'est pas acceptable qu'une zone hors contrôle, comme l'Afghanistan des talibans ou la Somalie d'aujourd'hui, s'installe durablement au coeur de l'Afrique...

Y-a-t-il d'autres opérations françaises en cours ? C'est probable, mais celles-ci relèvent de la DGSE et sont donc clandestines. Rien à voir avec celles du COS, qui sont, elles, des opérations militaires discrètes, revendiquées par les autorités politiques, même si elles ne les commentent pas. C'est toute la différence, de nature, entre le COS et la DGSE

Source: http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:35

 

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA


DOSSIER SPECIAL : LE DDR RÉUSSIRAIT-IL SANS L’IMPLICATION DES NATIONS-UNIES ? 

 

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Bangui, 25 sept (RJDH) –Frappée par des conflits fratricides depuis plus d’une décennie, la République centrafricaine ne saurait retrouver la stabilité et la sécurité sans la réussite du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion  (DDR) des combattants des ex-groupes rebelles. Dans ce processus, le Bureau intégré des Nations Unies  en Centrafrique (BINUCA) joue un rôle important.

« Le BINUCA a joué un rôle important pendant la crise et au moment des négociations. J’ose croire qu’il nous accompagnera jusqu’à la réintégration de notre dernier élément dans sa communauté ». Ainsi parlait Abdoulaye Issène,  le 27 août, le chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), au sortir de la signature de  l’Accord global de paix de Libreville (2008) à Bangui.

Ce document qui fédère les accords séparés liant le gouvernement aux différents groupes armés, marque l’adhésion de la CPJP au processus de paix et au programme DDR. C’est une étape importante du processus de paix dans laquelle le BINUCA joue un rôle clé parce que c’est la Représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Margaret Vogt, qui en préside le comité de pilotage.

Mais bien avant l’adhésion de ce dernier groupe armé, l’apport de l’ONU a permis de désarmer et de démobiliser environ 5 000 ex-combattants du principal groupe armé du pays, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et de l’Union des forces de la résistance (UFR). Les 17 et 18 mai 2012, la dissolution de l’APRD et de l’UFR basées dans le Nord-ouest et le Centre-ouest est proclamée par leur leader respectif, Jean Jacques Démafouth et Florian Ndjadder.

La population civile soulagée

« Avec la dissolution de l’APRD, nous sommes plus en sécurité, les gens ne se promènent plus avec des armes dans la ville comme avant », affirment plusieurs habitants de Kaga-Bandoro (Nord-ouest), où régnaient en maître ce désormais ex-groupe armé. Dans cette partie du pays, les exactions de cette rébellion avaient provoqué des dizaines de milliers de déplacés, compromettant l’éducation des enfants et créant l’insécurité alimentaire, entre autres.

Toutefois, le processus semble être mal apprécié par certains éléments  de l’APRD qui estiment que la phase de réintégration devrait suivre immédiatement la démobilisation. George Samba Tami, ex-commissaire de ce groupe armé « la somme de  119 300 FCFA (monnaie utilisée en Centrafrique soit environ 200 dollars) qui nous a été donnée pour nous installer ne nous permet pas de répondre à nos multiples besoins après sept années de rébellion ». Pour lui, l’appui en formation en matériel promis par le comité de pilotage du DDR devrait intervenir le plus rapidement possible pour parachever le programme.

Le rôle du BINUCA

« Le mérite du BINUCA est d’avoir réussi, avec le gouvernement, à organiser le 5 avril 2012, la rencontre des ‘’amis de la République centrafricaine’’ à New York », estime le lieutenant-colonel Junior de Fabribeckers, chef de l’unité des institutions de sécurité au BINUCA, expert Réforme du secteur de la sécurité, dans un entretien, le 10 septembre à Bangui. Pour lui, ce rendez-vous a permis de ‘’débloquer’’ beaucoup de choses. Non seulement il a donné l’occasion aux autorités centrafricaines de réitérer leur engagement en faveur du DDR, mais aussi de faire le point sur la situation politique du pays.

Au cours de cette rencontre, des partenaires ont annoncé un appui au DDR en Centrafrique. Il s’agit de l’Union européenne, de la Banque mondiale, de l’Australie, du Luxembourg, du BINUCA et du Programme alimentaire mondiale (PAM). D’après le lieutenant-colonel Junior de Fabribeckers, certains de ces partenaires ont déjà versé leur contribution. Cela va servir au démarrage du programme dans le Nord-est, en faveur des groupes rebelles tels que l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) qui attendent ce programme depuis quatre années,  ainsi que la CPJP qui vient d’adhérer au processus ; soit plus de 5 000 combattants à démobiliser.

Pour ces opérations, le BINUCA apporte son expertise. En dehors de la présidence du groupe technique de travail du DDR, il s’occupe des contacts avec les parties prenantes et l’analyse du contexte politique et sécuritaire. Le bureau encourage également les autres agences du système des Nations Unies à intervenir en faveur du DDR. C’est le cas du PAM qui s’est engagé à fournir de la nourriture aux ex-combattants du Nord-ouest et du Centre-ouest pour une durée de six mois, en attendant la phase de réintégration. De même, l’Unicef a négocié et obtenu la libération d’une quarantaine d’enfants soldats qui étaient dans les rangs de la CPJP. Mais l’Etat centrafricain doit aussi prendre ses responsabilités, afin de motiver les bailleurs de fonds à appuyer le programme.

Les responsabilités du gouvernement centrafricain

D’après le lieutenant-colonel De Fabribeckers, au-delà de l’implication du BINUCA, il est nécessaire « qu’il y ait une vision nationale claire sur le DDR ». Cela signifie selon lui que les  autorités politiques devraient être pragmatiques dans leurs engagements, en mettant les moyens qu’il faut, aussi petits soient-ils, dans la mise en œuvre du DDR. « Le gouvernement doit mettre des moyens financiers réels dans le DDR et non des moyens fantômes », souligne-t-il, évoquant certaines promesses financières de l’Etat centrafricain qui n’ont jamais été réalisées. Du côté du gouvernement l’on affirme tout de même avoir décaissé 404 000 dollars américains pour la reprise du désarmement et de la démobilisation dans le centre-nord, en mai 2011.

Le défi du gouvernement centrafricain est d’arriver à convaincre les bailleurs de fonds à financer le programme, car, comme l’on a coutume de le dire, la République centrafricaine ne fait pas partie des priorités de la communauté internationale. Pour attirer le regard des bailleurs sur la RCA, le lieutenant-colonel De Fabribeckers  estime que l’Etat centrafricain devrait faire preuve de bonne gouvernance, de lutte franche contre la corruption, de respect des droits de l’homme et de la liberté de la presse.

Si le programme était totalement financé (20 millions de dollars américains), le DDR profiterait à environ 10 000 personnes, faciliterait le retour à une paix durable, à la stabilité et à la sécurité, et permettrait de mettre fin au calvaire de la population civile qui est souvent la première victime des conflits.

Jérémie Soupou

 

OBO : DEUX ÉLÉMENTS DE LA LRA APPRÉHENDÉS PAR DES MILITAIRES

 

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Obo, 25 septembre 2012 (RJDH) – Deux éléments de la rébellion de  l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, ont été attrapés, les 13 et 14 septembre, par une patrouille de l’armée ougandaise  dans la région d’Obo (sud-est). L’information a été livrée par le colonel ougandais Milton Katarinyébwa au cours de la réunion hebdomadaire de la sécurité, ce lundi.

« Il s’agit d’un sergent nommé Odokonyro, appréhendé alors qu’il voulait se rendre dans le village de Kamango, à  55 kilomètres  de la ville d’Obo  sur l’axe  de Mboki. L’autre est le caporal Olanya, surpris aux environs du village karmadar », a expliqué l’officier ougandais.

Il est ressorti au cours de la réunion de sécurité que des éléments de la LRA continuent à commettre des exactions sur la population civile dans le sud-est de la République centrafricaine. Il a été signalé à cet effet que deux hommes qui voyageaient à moto, en  provenance de la ville de Bangassou ont  été attaqués et pillés, le 23 septembre, à sept kilomètres de village de Démbia.

Le colonel Milton a fait savoir que deux panneaux de contact seront installés dans les prochains jours par des conseillers militaires américains, afin de faciliter la rapidité dans les échanges d’informations sur les mouvements et les positions des éléments de la LRA. Ces panneaux seront installés à Obo et à Mboki.

 

 

KABO : UN HOMME BLESSÉ PAR BALLE PAR DES HOMMES ARMÉS NON IDENTIFIÉS

 

Kabo, 25 septembre 2012 (RJDH) – Un homme âgé  d’une cinquantaine, a été blessé par balle, dans la nuit de lundi à mardi 25 septembre, par des hommes non identifiés, au village de Békondjo, à 125 kilomètres  de la ville de Kabo (nord), axe Tchad-Centrafrique.

«J’avais quitté le village de Békondjo pour me rendre à Kabo.  Quand ils m’ont aperçu, ils ont commencé à me tirer dessus.  J’ai reçu une balle dans la  jambe gauche, mais j’ai réussi à m’enfuir dans la brousse. Ces hommes possèdent des armes de guerre et s’expriment en arabe », a témoigné  la victime.

Jean-Michel Dimanche, chef du village le plus proche de là où l’incident s’est produit, a fait savoir que les parents de la victime l’ont transféré au Tchad pour des soins.

Par ailleurs, le maire de la ville de Kabo, Abdel Latif, qui a été mis au courant de l’incident,  a alerté le détachement des forces armées centrafricaines. Des militaires se sont rendus sur les lieux pour constater les faits.

Toutefois le trafic sur le tronçon Tchad-Centrafrique est perturbé à cause de la présence de ces des hommes armés non identifiés.

 

KABO : PRÈS DE 4000 PERSONNES DÉPLACÉES TRANSFÉRÉES SUR UN NOUVEAU SITE

 

Kabo, 25 septembre 2012 (RJDH) –  Près de 4000 personnes déplacées, habitant le site B, aux villages de  Bengué 1 et Békondjo  à  300 mètres de la ville  Kabo (nord),  ont été transférés sur un nouveau site, le samedi 23 septembre dernier, parce que le lieu où elles habitaient était menacé par  l’inondation. C’est une initiative de la municipalité de Kabo.

« Par mesure de sécurité,  nous avons transféré ces sinistrés  sur un autre site », a expliqué  le maire de la ville de Kabo Abdel Latif, qui s’est rendu sur le lieu. Toutefois, il se dit aussi inquiet de l’intensité de la pluie qui continue à s’abattre sur la ville et qui risquerait d’atteindre encore le nouveau site.

Dans ses explications, le maire a fait savoir  que  des latrines ont été dégradées  et des points d’eau souillées par les eaux de pluie, ce qui n’était pas bien pour la santé des déplacés.

Par ailleurs, Abdel  Latif a déploré  la non-assistance aux victimes d’inondation dans sa commune. « Depuis qu’il y a eu inondation dans la ville de Kabo, les sinistrés du site A qui sont au nombre de 389  et ceux du site B au nombre de 3969, n’ont reçu aucune aide de la part du gouvernement, ni des partenaires au développement », a-t-il regretté.

Du vendredi 23 au samedi 24 septembre, une pluie diluvienne s’est abattue sur la ville de Kabo et les villages environnants. Ces précipitations ont occasionné l’inondation du site B des déplacés. Il s’agit des personnes qui avaient fui leurs villages à cause de l’insécurité créée par des hommes du groupe armé du Front démocratique du peuple centrafricain  et des éléments du chef rebelle tchadien Baba-Laddé.

 

MBAÏKI : UN JEUNE AGRESSÉ PAR DEUX GENDARMES

 

Mbaïki, 25 septembre 2012 (RJDH) – Un jeune homme âgé de 26 ans vit dans un état d’inconscience depuis le 23 septembre, à l’hôpital de Mbaïki, après avoir été battu  par deux agents de la gendarmerie en poste auprès de la Société centrafricaine du déroulage (SCAD),  à 25 kilomètres de la ville de Mbaïki (sud). 

« Le jeune homme a eu une discussion avec l’épouse d’un des deux  gendarmes. C’est pourquoi les deux hommes l’ont battu jusqu’à ce qu’il perde la conscient »,a témoigné Gérardine Abakar, habitant à la SCAD.

La prise en charge de la victime est assurée par le sous-bureau du Conseil danois pour les réfugiés (DRC) à Mbaïki. Les parents du jeune homme envisagent de porter plainte contre les deux gendarmes.

 

BOALI/BERBERATI : REPRISE DIFFICILE DES ACTIVITÉS SCOLAIRES

 

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Bangui, 25 septembre 2012 (RJDH) – Après dix jours de la rentrée officielle des classes, les enseignements tardent à reprendre  dans plusieurs circonscriptions scolaires du pays, dont Boali et Berberati. Les salles de classe sont vides et les concessions des établissements  demeurent envahies par des  herbes.

D’après un reportage de Radio ICDI de Boali, (sud-ouest), les portes des  écoles primaires  ont été ouvertes, mais il n’y a encore ni élèves ni enseignants. Les  parents viennent  rarement inscrire de nouveaux élèves.  C’est le même constat pour le collège de Boali.

La plupart des élèves sont encore retenus par leurs parents dans des colonies de pêche ou de chasse. Les parents ont eux-mêmes fixés la date de la rentrée scolaire au 1er octobre prochain, soit deux semaines après la rentrée officielle.

« Des annonces ont été faites pour que les parents viennent nettoyer la cour des écoles, mais le lundi, aucun parent ne s’est présenté », a déploré André Goutain, président de l’Association des parents d’élèves (APE) de Boali.

C’est la même situation dans la ville de Berberati où depuis la rentrée scolaire, le 17 septembre, aucune activité pédagogique n’a commencé. L’on note l’absence des enseignants et des élèves. Les concessions scolaires ne sont aussi pas nettoyées.

Elie Nalimon, vice-président de l’APE  de Berberati, a condamné la non-mobilisation des parents d’élèves et de certains enseignants pour  la rentrée scolaire 2012-2013.

Certains parents interrogés par Radio Zoukpana disent ne pas s’intéresser au nettoyage des concessions, à cause des malentendus qui existent, chaque année, entre les chefs d’établissement et le bureau de l’APE, dans la gestion des ressources financières générées par l’inscription de nouveaux élèves ou les redevances scolaires.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:24

 

 

 

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Afrik.com mardi 25 septembre 2012 / de notre correspondant  Fred Krock

Le président de la République de Centrafrique, François Bozizé a ouvert les travaux de la validation du document stratégique national de lutte contre la corruption, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. C’était le 19 septembre 2012 en présence des hautes autorités du pays dont le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, le président de l’Assemblée nationale Célestin Leroy Gaombalet, les membres du gouvernement et le président du comité national de contre la corruption, M. Fidèle Ogbami.

Le comité national de lutte contre la corruption est une émanation de la volonté du gouvernent centrafricain dans le cadre de l’assainissement des finances publiques. Institué par le décret 08.133 du 31 mars 2008, il a pour mission d’élaborer et mettre en œuvre la stratégie de lutte contre la corruption et d’assurer sa distribution auprès des acteurs publics et privés ; Coordonner, superviser et aider à la formulation des différentes actions relatives à la lutte contre la corruption. Ceci dans le but d’engager résolument la République centrafricaine sur la voie de la transparence et de la bonne gouvernance.

La RCA doit en effet, dans une certaine mesure, son sous-développement à ce phénomène de corruption. La quasi-totalité des secteurs de la vie socio-économique et politique est engluée dans la pratique : la douane, la justice, l’éducation, la santé sont les plus affectés, ayant des graves conséquences sur l’économie nationale.

Les assises du 19 au 20 septembre sont consacrées à la validation du document de stratégie de lutte contre la corruption. Les travaux se sont déroulés dans trois groupes thématiques, à savoir le projet de mise en place d’une nouvelle structure nationale de lutte contre la corruption ; mise à jour du corpus législatif adapté aux normes internationales ; comment promouvoir la bonne gouvernance dans les institutions et rendre efficace la prestation des services ; renforcement de la qualité et de la capacité des ressources humaines dans les services publics ; et enfin, développement de la prévention de la corruption dans le secteur privé.

Le document validé par les 14 membres du comité représentant toutes les forces vives de la nation dont les acteurs publics, privés, et ceux de la société civile, a été réalisé avec l’appui des partenaires au développement, notamment l’Union européenne, le Programme des Nations unies pour le développement, l’ambassade de France, la BDEAC.

Ces travaux n’ont pas accouché d’une souris étant donné qu’onze recommandations ont été formulées. Il s’agit de : la mise en place d’une institution indépendante de lutte contre la corruption dénommée Haute Autorité Nationale de Lutte Contre la Corruption (HANLCC), placée sous l’autorité directe du président de la République, chef de l’Etat ; l’adoption par l’Assemblée nationale lors de sa prochaine session d’une loi d’habilitation permettant au président de la République, chef de l’Etat de procéder à la création de la HANLCC par voie d’ordonnance ; la dotation de la nouvelle Haute Autorité à composition tripartite regroupant les personnes issues de l’administration publique, secteur privé et de la société civile, d’un personnel intègre et compétent jouissant d’une bonne moralité des ressources financières, naturelles et logistiques garantissant son indépendance ; la création d’une ligne budgétaire au titre de l’année 2013 pour assurer le démarrage des activités de la HANLCC ;

la prise d’un décret fixant le statut particulier et la grille salariale du personnel de la Haute Autorité de Lutte Contre la Corruption ;

l’amélioration et la mise en conformité des textes nationaux aux normes internationales en matière de lutte contre la corruption ;

la formation et le renforcement des capacités des agents de poursuite et de répression de la corruption ;

la mise en place de points focaux par secteurs et par régions afin d’accompagner les entreprises et les organisations de la société civile dans l’élaboration de leurs systèmes de contrôle interne ;

l’élaboration de codes de déontologie et de charte par secteurs d’activités ou d’entreprises et des organisations de la société civile ; l’élaboration d’un plan de communication dans le secteur cadre de la prévention auprès des entreprises et des organisations de la société civile ;

 la mise en place d’action de communication spécifique pour la prévention de la cybercriminalité.

 

 

NDLR : Compte tenu de la triste réalité que tous les Centrafricains connaissent de la corruption du régime prédateur de Bozizé à savoir que c’est bien autour de Bozizé lui-même, sa famille et son parti que se trouvent les plus grands corrompus de ce pays, toutes ces gesticulations ne sont que brassage de vent destiné à amuser la galerie et à tromper la communauté internationale même si celle-ci n’est pas dupe de ce qui se passe en République centrafricaine à présent.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:42

 

 

 

 

A l'heure où l'état des rues, avenues et ponts dans Bangui préoccupe au plus haut point la population, tout ce que le gouvernement, à travers le ministère des transports trouve de plus urgent à faire c'est de tracer les passages piétons - voir photo – marqués à la peinture à huile blanche sur ces avenues. Encore une opération tape à l'oeil qui va certainement permettre à ceux qui prétendent s'engager désormais à lutter contre la corruption en mettant en place un Haut Conseil de la Lutte contre Corruption (HCLC), à s'en mettre plein les poches! On trouve toujours une astuce pour contourner la réglementation.

 

Rédaction CAP

 

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:31

 

 

 

 

 

 

Renée Madeleine Sambo Bafatoro

 

 

 

 

L’enquête de la rédaction de Centrafrique-Presse sur « l’ivresse du pouvoir de Renée Madeleine Sambo Bafatoro, la favorite de Bozizé » a déclenché chez celle-ci une véritable crise d’hystérie. Ne tenant plus en place dans son pavillon de la ville de Tours en France que Bozizé lui a offert, elle a pris son téléphone pour faire littéralement la chasse à tous ses cousins et cousines, les enfants de Wanigombet Bafatoro, frère cadet de son défunt père, tant ceux qui sont à Bangui que ceux vivant en France, les couvrant de menaces, d’insultes en les traitant de tous les noms d’oiseaux.  


Même son oncle paternel Wanigombet Bafatoro qui a beaucoup fait pour les enfants de son frère aîné Sambo Bafatoro, après la mort de ce dernier, n’est pas épargné. Elle a ciblé en particulier certaines de ses cousines filles de Wanigombet comme étant les sources d’informations sur elle rapportées par CAP dans son enquête. Elle devrait se poser quelques questions néanmoins. Se croyant toute puissante, elle a fait délibérément du mal à certains parents de sa famille qu’elle a fait arrêter et foutre à la porte de leur travail.

 

Si la favorite de Bozizé se met dans tous ces états, c’est que l’article de CAP qui résulta d’une enquête approfondie, a mis le doigt sur la réalité des frasques et agissements de la prétendue de Carnot qui, se sachant non seulement députée mais ayant également la réputation d’être la maîtresse de Bozizé, devrait faire quelque peu attention aux actes qu’elle pose. Or bien au contraire, elle est à l’origine des nombreuses discordes avec ses propres cousins et cousines et sème à longueur de temps la zizanie dans la famille tout en rejetant ses parents côté paternel.

 

La rédaction de Centrafrique-Presse n’a fait que faire son travail, celui d’informer les Centrafricains sur ce qui se passe dans le pays et surtout, les conséquences de la mauvaise gouvernance du régime de Bozizé. Les frasques et agissements de Renée Madeleine Sambo Bafatoro contribuent aussi à cette mauvaise gouvernance de Bozizé. Cela doit être dit. Il est vain de déclencher la chasse aux sorcières dans la famille du pauvre Wanigombet Bafatoro qui est abandonné à son triste sort.

 

Rédaction CAP

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 01:43

 

 

 

 

 

 

 

 

RCA carte-2

 

 

 

Par Cindy Shiner, Interview  http://fr.allafrica.com


Seattle 18 Septembre 2012 Le problème de l'assainissement en République Centrafricaine préoccupe beaucoup les autorités de ce pays. Son ministre de l'énergie et de l'hydraulique, Leopold Mboli Fatran lie cet état de fait au déficit de financement dont est confronté ce secteur. Interrogé sur le sujet, en marge de la foire, baptisée «Reinvent the toilet», une rencontre organisée à Seattle par la fondation  Bill & Melinda Gates,  M. Leopold Mboli Fatran qui a souligné l'ampleur des problèmes d'assainissement dans son pays préconise la promotion des techniques consistant à utiliser les matières fécales comme engrais ou sources énergétiques. 

 

M. le ministre, pourriez-vous nous parler du problème d'assainissement en République Centrafricaine et des programmes de santé associées à ce sous-secteur ?


Je peux vous dire que c'est un secteur qui n'a pas beaucoup de financements. Lorsqu'on regarde de manière générale d'une année à une autre, l'assainissement est le secteur le plus oublié. C'est pour dire qu'en ce moment le problème de l'assainissement est assez crucial et le gouvernement s'attèle à trouver des fonds pour ce secteur. En termes de chiffres, ce secteur représente pratiquement 0 à 0,01% de l'ensemble du financement du secteur de l'hydraulique dont j'ai la charge.


Est-ce que vous pouvez nous faire l'état des lieux concernant la situation sanitaire dans les villes centrafricaines?

 

Il y a beaucoup de problèmes dans le secteur sanitaire notamment celui lié à l'hygiène en milieu scolaire dans les villes frappées par la promiscuité. C'est pour dire que le problème est assez important surtout je le répète en milieu scolaire où les enfants sont obligés parfois d'aller derrière les cases pour pouvoir se soulager. Avec les pluies diluviennes dans ce pays, ces excréments finissent dans les eaux et ça entraine des problèmes de santé publique très importants.

 

Est-ce que ce problème empêche les enfants ou étudiants d'aller à l'école ? 

 

Les enfants vont à l'école mais il faudrait qu'ils y aillent dans de bonnes conditions  et en bonne santé. C'est vrai que cela a un surcoût, un poids certain parce ce que ce problème sanitaire impacte beaucoup sur l'assiduité des élèves à l'école. Quand un enfant n'est pas en bonne santé, il ne peut pas avoir un cursus normal à l'école. Ce qui est un problème très préoccupant.

 

Qu'est-ce que vous allez emmener en République Centrafricaine de ce que vous avez appris ici ?

 

Je suis vraiment content de ma participation et j'ai beaucoup appris ici. Les inventions que j'ai découvertes ici vont bouleverser la donne dans les pays en voie de développement surtout avec l'utilisation des matières fécales pour les réintroduire dans le secteur du développement. J'ai, par exemple, vu qu'on pouvait réutiliser les urines pour en faire de l'engrais et aussi l'utiliser dans le domaine de l'environnement. Ce qui est vraiment important. J'encourage et je félicite sincèrement la fondation Bill & Melinda Gates  et je voudrais leur dire que nous les pays africains, attendons beaucoup de cette fondation.

 

M. Abdoulaye de la fondation en Côte d'Ivoire nous a parlé d'un programme d'assainissement à Dakar avec l'implication d'entrepreneurs. En quelque sorte, une manière de privatiser le problème. Est-ce que vous pensez que cette option peut marcher en République Centrafricaine?

 

Il faut relever que nous n'avons peut-être pas les mêmes problèmes mais, à mon avis, c'est une vision qui répond à un certain nombre de préoccupations, aujourd'hui en Afrique. Non seulement ça permet de créer des emplois mais aussi d'assurer de la propreté pour la santé de la population. Je partage cette vision du Sénégal.

 

Est-ce que vous auriez quelque chose à ajouter sur ce sujet ?

 

Je pense qu'on a fait le tour de la question mais je voudrais surtout encore une fois encourager la fondation à continuer sur cette lancée de la recherche. Je pense que c'est par cette voie que les pays africains parviendront à régler les problèmes sanitaires et surtout à épargner des vies. Nos enfants souffrent de problèmes de santé surtout dus à la mauvaise qualité de l'hygiène, aux problèmes sanitaires, aux problèmes d'assainissement. J'encourage la fondation à toujours œuvrer à côté des pays africains. Ce que nous avons vu aujourd'hui ne doit pas rester simplement dans le domaine de la recherche mais il faut que ça soit mis en œuvre pour régler les problèmes sanitaires en Afrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 00:13

 

 

 

 

AREVA

 

 

Areva va livrer 30.000 tonnes d'uranium à EDF sur 21 ans


PARIS AFP / 24 septembre 2012 18h15 - Le groupe nucléaire public Areva va fournir plus de 30.000 tonnes d'uranium naturel à l'opérateur historique EDF entre 2014 et 2035, ont annoncé lundi les deux géants français, sans donner de détails financiers.

 

Les deux contrats de fourniture de combustible nucléaire confortent Areva comme partenaire de référence du premier électricien nucléaire mondial et assurant à EDF une visibilité à très long terme sur son approvisionnement en uranium naturel, soulignent les deux groupes dans un communiqué commun.

 

Cet accord étend les modalités d'un accord déjà annoncé en février 2012, qui portait sur 20.000 tonnes d'uranium sur la période 2014-2030.

 

L'Elysée avait ordonné en février 2011 aux deux groupes, qui entretenaient à l'époque des relations orageuses, de trouver un accord sur l'approvisionnement en uranium d'EDF.

 

EDF comme Areva ont mis en avant lundi une cohésion retrouvée, après les tensions qui avaient défrayé la chronique entre le PDG de l'électricien Henri Proglio et Anne Lauvergeon, qui a quitté la tête d'Areva l'an dernier.

 

Ces accords sont la mise en application du partenariat stratégique conclu avec Areva en début d'année. Ils représentent une contribution essentielle à la sécurité d'approvisionnement du Groupe EDF et témoignent de la cohésion de la filière française, a salué Henri Proglio, cité dans le communiqué.

 

Pour Luc Oursel, qui a succédé à Mme Lauvergeon, ces contrats confirment la confiance que place EDF, notre premier client et partenaire, dans notre offre de solutions compétitives et de long terme lui permettant de sécuriser ses approvisionnements.

 

Areva fournit à l'heure actuelle près de 40% des besoins annuels d'EDF en uranium naturel.

AREVA  EDF


(©)

 

 

 

NDLR : « Areva ne reprendra ses activités sur le site de Bakouma que lorsque les cours mondiaux de l’uranium regrimperont ». Tel est en gros le message que deux représentants du géant du nucléaire français sont allés délivrer à Bozizé la semaine dernière à Bangui. D’ici la fin de l’année 2012, environ cent cinquante employés centrafricains d’Areva seront sans doute licenciés selon le plan social qui sera mis en oeuvre.

 

Ainsi prend fin l’affaire des mines d’uranium de Bakouma qui pour les Centrafricains est une véritable arlésienne car elle remonte à la période Bokassa et s’apparente à un mauvais film qui a permis à Bozizé et Ndoutingaï de s’enrichir énormément avec les commissions et autres bonus versés d’abord par Uramin à qui ils avaient accordé tout au début les permis de recherche puis par Areva qui a racheté Uramin.

 

La suspension de façon durable des activités d’Areva à Bakouma, même si cela est synonyme de chômage pour plus d’une centaine d’employés centrafricains, n’est pas plus mal d’un point de vue de la préservation de l’environnement de la ville de Bakouma car jusqu’ici, aucune sérieuse étude n’a été menée sur le danger d’exposition des habitants de cette localité à l’irradiation du minerai d’uranium.

 

On se souvient qu’il y a quelques mois, le régime de Bozizé avait fait arrêter à Bambari un citoyen belge dépêché par une Ong environnementale et qui se rendait sur le site de Bakouma pour effectuer des recherches, malgré les autorisations qu’il avait préalablement obtenues des autorités compétentes de Bangui.  

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 23:32

 

 

 

 

Air-France.jpg

 

 


Libreville 20 Septembre 2012— Le service communication d'Air France à Libreville a annoncé mardi dans un communiqué de presse la nomination de Georges Ben Harroche en qualité de nouveau directeur régional Afrique centrale en remplacement d’Eric Chatard.

 

Dans ce communiqué, Pierre Descazeaux, Directeur Afrique et Moyen Orient d'Air France, précise que « la croissance se concrétise en Afrique centrale en 3 ou 4 ans par le passage de 4 à 5 vols hebdomadaires sur le Gabon, de 7 à 10 sur le Cameroun, de 6 à 9 sur le Congo ».

 

Le communiqué ajoute qu' « Air France opère aujourd'hui 39 vols par semaine entre Paris et l'Afrique Centrale (presque 6 par jour) : Un vol par jour sur Douala, Malabo, 5 vols hebdomadaires vers Libreville et Pointe Noire, 4 sur Kinshasa et Brazzaville, 3 sur Yaoundé et N'Djamena, 1 sur Bangui.

 

 

 

NDLR : Même en Afrique centrale, la RCA de Bozizé est au dernier rang de la desserte d’Air France.  Comment peut-on attirer des investisseurs dans ces conditions ?

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 20:41

 

 

 

 

 

betail à abattre



 

Radio Ndéké Luka Lundi, 24 Septembre 2012 14:14

 

Un jeune éleveur centrafricain vient d’être assassiné dans un village  situé à quelques kilomètres de la ville de Bambari (centre). L’incident s’est produit dans la semaine du 9 septembre mais le corps de la victime n’a été retrouvé que dans la semaine du 17 septembre. Les criminels ont emporté la moto de la victime et la somme de 300 000 FCFA (environ 457 euro) qu’il avait par devers lui. Cet assassinat augmente le nombre de cas dans la région.

 

D’après les explications du grand frère de la victime relayées par le correspondant de Radio Ndeke Luka, c’est en se rendant à la mosquée le 14 septembre dernier que son  cadet  a été suivi puis tué par des braqueurs armés. Inquiets, les parents de la victime et plus de 300 éleveurs de la région se sont lancés à sa recherche. C’est au bout de quelques jours de recherches qu’ils l’ont retrouvé mort dans la brousse. Les assassins ont emporté  plus de 300 000 FCFA (environ 457 euro) ainsi que la moto de la victime.

 

La dépouille d’Ousmane Aliou, en putréfaction, a été inhumée aussitôt sur ordre du gendarme qui mène l'enquête.

 

Selon ce gendarme, le jeune éleveur a été pris dans un guet-apens. Il a également ajouté qu’il s’agirait d’un complot organisé par un chef de village situé sur l’axe Chingbolo non loin de la ville de Bambari. Il a indiqué aussi que l'enquête suit son cours pour identifier les auteurs de cet acte criminel.

 

En outre, le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bambari signale que ce meurtre risque de faire ressurgir les traditionnels malentendus existants entre les éleveurs et agriculteurs de la région.

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