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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 23:10

 

 

 

 

 

Fauves du Bas-Oubangui

 

 

Décidément la République Centrafricaine est un pays à part. Un pays à part à cause des nouveautés excentriques qu'on peut relever dans toutes les performances dans ce pays. C'est le pays où l'on a vu des généraux et des maréchaux ( même s'il n'y en a eu qu'un) naître au sein d'une armée d'un petit millier d'hommes, le pays qui a vu le chef s'ériger en Président à vie même si cela pouvait heurter la sensibilité de beaucoup, le pays qui va devenir un Empire en dépit de la honte que beaucoup pouvaient éprouver face à cette humiliation nationale. Le pays habitué à accepter toutes les bêtises qui ne seraient pas admissibles ailleurs. Le pays où des ânes deviennent ministres, « responsables » sans savoir quels postes ils occupent, quelles fonctions ils doivent exercer. Bref ! Ne chargeons pas trop la barque.

 

Être responsable c'est être capable de mener une action quelconque et d'en assumer les résultats. C'est être capable de tracer le chemin et de prévoir.

 

Une grosse rumeur a fait descendre de joie la population Banguissoise, d'apprendre que le résultat du match au Burkina a été invalidé en faveur de la RCA. L'amour du pays et la joie de la qualification ont poussé les centrafricains à la liesse. Que leur reprocher ? Rien du tout. Les Fauves se sont battus à Ouagadougou et ont eu leur qualification à l'issue du temps réglementaire et même à l'issue du temps de prolongation correspondant réellement au temps des arrêts de jeu et des changements de joueurs. A cause d'un arbitrage à l'africaine, que les dirigeants n'ont pas incorporé dans leur vision globale des choses, les FAUVES ont été éliminés.

 

Le Burkina a eu son pénalty à domicile, ce que la RCA n'a pas su exploiter chez elle pour avoir une différence de buts bien plus large. A qui la faute ? Les joueurs étaient-ils préparés à creuser l'écart à domicile pour avoir une bonne marge de sécurité au retour ? Les dirigeants ont-ils travaillé dans ce sens, à travers la stratégie de victoire à assurer coûte que coûte ?

 

Bref ! Les joueurs ont fait ce qu'il fallait au vu de tous leurs efforts. Ils n'ont pas seulement manqué d'expérience, il leur a manqué l'appui franc et lourd des dirigeants qui aurait pu faire basculer les résultats dès le match aller. S'ils étaient avisés, ils sauraient de quoi il est question ici. L'Olympique de Marseille a gagné une fois la coupe d'Europe à cause de la clairvoyance de ses dirigeants qui avaient compris quelle stratégie il fallait adopter pour arriver à bout des adversaires lors d'une compétition d'une telle envergure.

 

Une autre chose dans ce pays où l'on oublie facilement, où l'on ne sait jamais récompenser les talents, où l'on ne sait jamais contenter le peuple quand il le mérite, est qu'il semblerait que le retour de certains des Fauves au pays s'est effectué dans le silence le plus absolu, sans les encouragements du public. Et que dire de tous ces frères et sœurs en Afrique de l'ouest, qui ont fait le déplacement pour encourager les FAUVES à Ouagadougou ? C'est encore en CENTRAFRIQUE qu'on peut constater avec quelle légèreté on traite les choses importantes, qu'on peut assister à  une telle négligence voire une telle indifférence, et d'ailleurs, n'est-ce pas dans ce pays qu'on connaît l'expression  « sans cas ti kororo » ?

 

Voilà comment on récompense ses fils, ses ambassadeurs !

 

Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas eu leur qualification que les FAUVES méritent un tel mépris. C'est encore à cause de l'irresponsabilité d'une bande de gens qui ne sont pas à leur place qu'on peut enregistrer de tels agissements. Il ne suffit pas de faire participer le pays aux manifestations sportives africaines pour croire qu'on a accompli sa tâche, et qu'on peut croiser ensuite les bras. Avec d'autres dirigeants, c'est certain que les FAUVES auraient eu leur qualification « sans bavure », comme on le disait à l'époque du rayonnement du basket centrafricain sur tout le continent.

 

Les FAUVES sont une équipe qui mérite d'aller beaucoup plus loin que le chemin qu'ils ont parcouru.

 

De grâce, chers dirigeants, aidez-les. Aidez-les en les confiant à des mains beaucoup plus sûres, beaucoup plus responsables. Aidez-les en mettant à leur disposition les moyens qui leur assureraient la victoire, les victoires. Cela y va de la renommée du pays, cela y va de la renommée des FAUVES, et cela y va obligatoirement de la renommée de ceux qui les auront accompagnés dans leurs différentes campagnes.

 

La colère qui nous anime est légitime. Que les « coupeurs de gorge » de CENTRAFRIQUE apprennent qu'on ne s'améliore qu'en acceptant la critique, qui permet de corriger les erreurs.

 

LES FAUVES MERCI ! RIEN NE DOIT VOUS DETOUNER DE VOTRE DETERMINATION, POUR QUE CENTRAFRIQUE NA NDOUZOU !

 

Kodro oko, Zo oko.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:55

 

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:48

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Kabo : Des hommes armés enlèvent 5 jeunes et sévissent dans la région

 

 

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Kabo, 18 octobre 2012 (RJDH) -Cinq jeunes hommes du village de Dazara, situé à 34 kilomètres de la ville de Batangafo (Nord)  ont été enlevés, le 14 octobre, par une bande armée non identifiée. Selon des sources anonymes, ces hommes armés sont basés au  village de Baltézé, localité située à une vingtaine de kilomètres de la ville. La bande est pointée du doigt dans plusieurs cas d’exactions commises dans les villages périphériques.


Selon un parent de l’une des personnes enlevées,  ces hommes armés portaient de béret vert (NDLR : Béret souvent porté par la garde présidentielle centrafricaine). Ces derniers auraient affirmé, toujours selon la même source, qu’ils appartiendraient au groupe armé qui a attaqué la ville de Damara et de Sibut, le 15 septembre dernier.


Dans le même village, six  conducteurs de taxi-moto ont été interceptés et dépouillés, le dimanche 14 octobre par  des hommes  armés.  Ceux-ci ont été dépouillés d’une  somme de 300.000 FCFA.


Des  pécheurs qui ont servis de pisteurs à ces malfrats, ont témoigné, le dimanche 14 octobre, avoir reconnu 19 éléments appartenant à l’ex-rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain d’Abdoulaye Miskine parmi ces hommes. « Nous les avons orienté vers les pistes qui mènent à Kabo », ont-t-ils signifié.


Selon d’autres témoignages, Michel Nagobé, directeur du collège d’enseignement de Kabo affecté à Bossangoa (nord), a été également attaqué visiblement par la même bande, le vendredi 12 octobre, alors qu’il se rendait pour prendre son nouveau poste. Celui-ci s’est vu soutirer une somme de 30 000 FCFA.

Une situation qui a poussé les éléments des forces armées centrafricaines basées dans la ville de Batangafo à intensifier des patrouilles depuis le mardi 16 octobre, dans toute la région.

 


 

Bambari : L’hôpital manque d’énergie

 

Bambari, 18 octobre 2012 (RJDH) -Les opérations chirurgicales sont perturbées depuis trois mois à l’hôpital régional universitaire de Bambari (centre), à cause de manque de l’électricité, a déploré le médecin chef docteur Chamberlain Joseph Bama ce jeudi 18 octobre lors d’un entretien avec Radio Linga.


« Cela fait trois mois que les deux groupes électrogènes qui alimentent l’hôpital sont tombés en panne. Nous travaillons la nuit avec les lampes torches et les lampes tempêtes avec tous les risques,  nous recevons par jour  trois à quatre cas des malades qui nécessitent  une intervention  chirurgicale»,  a déclaré le docteur  Bama.


Il précise que dans la nuit du mercredi à jeudi, deux enfants qui devraient subir une intervention chirurgicale ont failli trouver la mort parce qu’il y avait pas d’électricité pour pouvoir passer à l’opération.

Le docteur Bama lance un appel au gouvernement et aux structures humanitaires qui œuvrent dans le domaine de la santé de venir en aide à cet hôpital, car « c’est le seul hôpital qui accueille les malades de toutes les localités de Bambari et de ses environs », dit-il.

 


 

Boali : Des établissements scolaires dépourvus d’infrastructures et d’enseignants qualifiés

 

 

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Boali, 18 octobre 2012 (RJDH) -Après un mois de la rentrée scolaire le secteur Lambi-Pama situé à 130 kilomètres de la ville de Boali (sud-ouest), manque d’infrastructures scolaires et d’enseignants qualifiés. Le constat a été fait par Pierre Poutou, président de l’union professionnelle des groupements agro-pastoraux lors d’une tournée dans cette localité.


Selon Pierre Poutou, dans les villages de Bobissa, Yewele, Bongba, Borofio et de Bio, les enfants apprennent les leçons sous des petits hangars construits par les parents d’élèves et d’autres sont assis à même-le-sol. Par contre les villages de Lambi-centre et de Mandjo, disposent d’une seule école qui regroupe tous les enfants des deux villages. « Les cours sont dispensés par des maitres-parents parce qu’il n y a aucun enseignant qualifié », a-t-il déclaré.


La même source affirme que cette situation a poussé plusieurs enfants en âge de scolarisation à abandonner les études pour s’orienter vers les travaux champêtres pour les uns et la pêche pour les autres. Conséquences, plusieurs jeunes garçons et filles  sont analphabètes et de nombreux cas de mariage précoce sont enregistrés.

 


 

Bangui : Vers la reprise du mouvement de grève des élèves médecins ?

 

 

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Bangui, 18 octobre 2012 (RJDH) – Les élèves médecins entendent entamer un second mouvement de grève de cinq jours d’ici le samedi prochain. Ce mouvement, s’il se ferait, sera le deuxième, après le premier qui a duré  trois jours, qui a pris fin, le mercredi 17 octobre. Les grévistes revendiquent le versement de leur frais de stage et une meilleure condition de travail.


Les élèves médecins affirment ne pas trouver gain de cause à l’issu de ce premier mouvement de grève. Le gouvernement ne s’est pas encore prononcé. C’est pourquoi, « si la base l’accepte, nous risquerons de reconduire notre mouvement le samedi pour une durée de cinq jour après une assemblée générale », a fait savoir un leader des grévistes qui a requis l’anonymat.


Pendant le premier mouvement de grève, les médecins titulaires se sont plaints et se disent dépassés par l’affluence des malades. Les élèves médecins réclament du gouvernement centrafricain le paiement de plusieurs mois d’indemnités de stage, et une bonne condition de travail.


« Non seulement les indemnités de stage ne sont pas raisonnables, certains parents de malades nous accusent trop de les rançonner. Il faut que cela cesse », a martelé un des étudiants grévistes.

 


 

Zémio : Le personnel soignant initié au soin de santé infantile

 

Zémio, 18 octobre 2012 (RJDH) – Vingt-deux membres du personnel soignant  de l’hôpital préfectoral de la ville de Zémio (sud-est), ont été initiés, du 4 au 14 octobre, sur les techniques de diagnostic et d’administration des soins aux enfants.


« Ces participants sont encadrés dans le but de la prise en charge intégrée des maladies infantiles. Ils doivent savoir comment accueillir les femmes en période de travail et le nouveau-né », a expliqué le chef de la préfecture sanitaire du Haut-Mbomou.


Selon lui, savoir diagnostiquer les maladies des enfants et leur mère est un premier point et leur administrer les médicaments est encore une autre  situation.


C’est le Centre de support de la santé internationale, une ONG tchadienne qui œuvre dans le cadre des soins de santé primaire et infantile, qui est l’initiateur de cette assise.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:40

 

 

 

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http://www.zonebourse.com  18/10/2012 23:00

 

Trois hommes ont été arrêtés en République centrafricaine pour complot présumé visant à renverser le président François Bozizé, a annoncé jeudi le procureur en chef.


Ces arrestations remontent au 9 octobre. Parmi les suspects interpellés figure un ancien officier de l'armée tchadienne.


Les autorités centrafricaines font régulièrement état de projets de putsch contre François Bozizé, au pouvoir depuis 2003.

 

(Richard Valdmanis, Bertrand Boucey pour le service français de Reuters)

 

 


NDLR : Il s’agit de l’affaire pour laquelle Le Centrafricain Mackpayen a également été arrêté. Espérons qu'il ne s'agit pas encore de ces genres de coup d'Etat imaginaire dont le pouvoir bozizéen  a suffisamment habitué l'opinion comme le drôle de putsch que le général d'opérette Jules Bernard Ouandé a prétendu avoir déjoué et qui devrait se dérouler sur toute une semaine et qu'il avait imputé sans la moindre preuve tangible à feu le président Ange-Félix Patassé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:33

 

 

 

 

urgent

 

 

Dauphin

 

Le Dauphin


 

Bangui, 18 oct (CAP) - D’après des informations crédibles d’une source ayant requis l’anonymat, l’hélicoptère de Bozizé, un Dauphin, qui aurait quitté la ville de Bayanga cet après-midi a dû se poser en urgence dix minutes seulement après pour des raisons de mauvaises conditions météorologiques aux environs de la ville de Nola, chef-lieu de la préfecture de Sangha-Mbaéré. Bozizé aurait été récupéré et c’est sans doute par la route qu’il doit regagner la capitale.


La localité de Bayanga dans le sud-ouest de la RCA située en pleine forêt est devenue ces derniers temps l’endroit de prédilection du général président centrafricain pour passer ses moments de repos et de méditation. Il y possèderait une résidence avec piste d’atterrissage d’hélicoptère. Chaque fois qu’on le cherche vainement dans la capitale, c’est qu’il est Bayanga.


Le 22 décembre 2009, revenant de Bossangoa, l’hélico Ecureuil de Bozizé avec aux commandes les capitaines Jérôme Ngaindiro et David Ngaitoua, avait connu une avarie moteur et a dû faire un atterrissage d’urgence dans une clairière en pleine brousse aux environs de Ndjoh. C’est après plusieurs heures de recherches que les naufragés avaient été retrouvés et récupérés pour être ramenés à Bangui par la route.

 

Aujourd’hui, trois années après cet incident, un des deux pilotes, le capitaine copilote Ngaitoua croupit dans les geôles de la SRI depuis le 15 mai 2012 et Jérôme Ngaindiro se trouve en France où il a demandé l’asile auprès de l’OFPRA. Bozizé les accuse d’avoir voulu attenter à sa vie lors de cet incident de 2009 et d’être aussi complice de Ndoutingaï.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 02:39

 

 

 

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Selon des informations dignes de foi, le Premier ministre Faustin Touadéra devrait être interpellé par les députés KNK de l’assemblée nationale le 22 octobre prochain. Ce serait une première car depuis qu’il est au perchoir, l’ineffable Célestin Leroy Gaombalet n’a jamais voulu que les députés puissent interpeller les chefs de gouvernement centrafricain. Il s’est toujours refusé à soumettre ce déplaisant exercice a Elie Doté et jusqu’ici à son successeur Faustin Touadéra mais cette fois-ci, devant la vacuité du gouvernement actuel et surtout l’inexistence de son chef Touadéra, la pression des députés KNK est si forte que Gaombalet est obligé de céder. Cette fois-ci, les diverses digues dressées par Touadéra pour se protéger et continuer à demeurer à la primature vont-elles résister ?


Toujours d’après nos sources, une motion de censure serait même déjà rédigée par les députés KNK qui n’attendraient que le jour J pour la soumettre à adoption et renverser le gouvernement Touadéra. Un casting qui ressemble à s’y méprendre à celui qui avait abouti à la démission du Premier Ministre Jean Luc Mandaba chef du premier gouvernement du régime MLPC naguère dont les agissements critiquables de certains ministres avaient été énormément décriés et conduit certains députés de sa propre majorité MLPC à brandir la menace de la motion de censure. Au lieu d’essuyer l’humiliation d’un dépôt de motion de censure, le Pr Mandaba a préféré, sur les conseils avisés du président Ange-Félix Patassé, prendre les devants en offrant sa démission à ce dernier qui l’a évidemment acceptée.


Après une exceptionnelle longévité à la tête du gouvernement que rien ne justifie pourtant (il a été nommé et reconduit à deux reprises), il est plus que temps que Touadéra aille s’occuper de ses chères mathématiques et de son immense ferme de Damara et de son cheptel caprin et bovin. Son incapacité à diriger un gouvernement s’est exprimée dès sa première prise de fonction mais il a en revanche compris très vite que le poste était réellement juteux. Fonds spéciaux, action gouvernementale hebdomadaire, caisses d’avance en cas de mission etc…lui ont permis d’amasser rapidement une grosse fortune et de beaucoup investir dans l’immobilier, l’agriculture et l’élevage.


Durant ses quatre années à la primature, la seule impression qu’il a laissée aux Centrafricains est celle de quelqu’un qui est mis là là juste pour inaugurer les chrysanthèmes et faire le figurant. Il ne s’est jamais attaqué à la résolution des nombreux problèmes qui préoccupent au quotidien ses compatriotes. Complètement écrasé par les différents demi-dieux qu’il avait au sein de son gouvernement (Ndoutingaï et Findiro qui l’ignoraient totalement et faisaient ce qu’ils voulaient), il était réduit à sa plus simple expression. Un véritable ectoplasme.


Il n’a jamais été capable de recadrer certains ministres dont les écarts et les dérapages ne cessent de défrayer la chronique. On ne l’a jamais entendu se prononcer sur les différents soubresauts judiciaires et valses limogeages de certains de ses ministres. Il ne sait toujours rien, n’est jamais au courant de quoi que ce soit. A se demander à quoi sert-il réellement à la tête du gouvernement de la République si ce n’est se remplir les poches tout simplement ! Dans ces conditions, les députés KNK rendraient un grand service au pays en renvoyant purement et simplement celui que certains à Bangui osent appeler "le nullissime" Faustin Touadéra à ses chères mathématiques.


La Rédaction CAP

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 00:23

 

 

 

 

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Tout se passe en Centrafrique aujourd’hui comme si on était dans une jungle où les droits humains ne sont qu’un vain mot. Le 12 août dernier a été enlevé l’un des bras droits du demi-dieu Sylvain Ndoutingaï en la personne de Serge Venant Magna, entre-temps directeur de secrétariat commun du ministère des finances. Ce dernier a été donné pour mort et jusque-là personne n’a de ses nouvelles alors que certains avancent qu’il se trouverait à la prison spéciale de Bossembélé sans donner de preuves.


Mais selon une source digne de foi, tout est parti des antécédents avec le président du Conseil national de la jeunesse Christian Guenebem dont la mère est la sœur de Bozizé. En ce temps-là, Ndoutingaï régnait en maître aux côtés de Bozizé et dictait même ses lois. Voulant plaire davantage aux yeux de son oncle, Ndoutingaï a acheté des consciences surtout dans les organisations juvéniles dans son élan vertigineux.


Après avoir récupéré les responsables de l’Association nationale des étudiants de Centrafrique, Ndoutingaï a tendu sa tentacule au sein du Conseil national de la jeunesse où plusieurs membres du bureau de cette institution ont mordu à l’hameçon avec à leur tête Serge Magna. Ainsi, dans sa lutte avec le rejeton de Bozizé qui est ministre délégué à la défense nationale que Ndoutingaï veut écarter, ce dernier a commencé par ses proches dont Christian Guenebem. Celui-ci sera complètement éteint de toutes activités, remplacé par Magna. C’est là la naissance de leur combat.


Après le limogeage du gouvernement de son mentor, Magna savait pertinemment que sa galère allait commencer. Guenebem l’aurait même appelé à plusieurs reprises au téléphone, le narguant comme quoi son navire a chaviré et que c’est l’heure pour lui de prouver qu’il est fort (sic.). Somme toute, l’enlèvement de Magna est avant tout un règlement de compte qu’on doit placer sur le compte de Guenebem et de Francis Bozizé que les rumeurs de Bangui accusent d’avoir attenté à la vie de Magna.


En ce moment, même ses mentors Findiro et Ndoutingaï, ne sont plus en mesure de voler à son secours et Guenebem en a profité pour laver les affronts que ce dernier lui a causés durant ses heures de gloire aux côtés du « Tout puissant » Ndoutingaï. Sortira-t-il vivant ? Guenebem et Francis vont-ils devoir l’éliminer une fois pour toute si ce n’est déjà fait ? C’est la question que les Centrafricain ne cessent de se poser. D’ores et déjà, le grand-frère du disparu avait fait une déclaration, pointant directement du doigt Christian Guenebem. Mais pour se protéger, ce dernier lui aussi, a demandé publiquement  « que Magna soit libéré ». Mais par qui si c’est lui qui est derrière ?


Rédaction CAP

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 00:04

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Obo: La population s’inquiète de la résurgence de l’insécurité

 

 

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Obo, 17 octobre 2012 (RJDH) – La population s’inquiète  de l’insécurité qui ressurgit dans la ville d’Obo (sud-est) et les villages périphériques. Ce sentiment de peur a été exprimé, le mardi 16 octobre, par  le député suppléant, Marie Angéline Anirafouyo, lors d’une réunion de concertation qu’elle a organisée, avec les forces ougandaises, les conseillers américains et les Forces armées centrafricaines.


Cette rencontre fait suite à la dernière attaque des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony à environ sept kilomètres de la ville, ayant causé la mort d’un garçon âgé de 15 ans et l’enlèvement de son père.


François Foumbolite, un des chefs de groupe présent à cette assise a vivement critiqué au nom de sa population le retard pris par les forces tripartites présentes dans la localité, pour mettre la main sur Joseph Kony et ses hommes, afin de les traduire en justice. « Nous sommes  prêts à abandonner nos localités  pour trouver refuge au Soudan, là où nous espérons être en sécurité ».


Un officier américain, basé à Obo, se dit  touché par le témoignage et regrette la décision de la population de quitter le pays pour un autre à cause de l’insécurité. Toutefois il relève qu’en cas d’attaque des éléments de la LRA dans une localité,  les  informations tardent  toujours à vite arriver  aux forces de défense pour des dispositions nécessaires.

 


 

Boali : Difficile accès aux soins de santé à Lambi-Pama

 

Boali, 17 octobre 2012 (RJDH) – La population du secteur Lambi-Pama situé dans la sous-préfecture de Boali (sud-ouest) a des difficultés d’accès aux soins. Les deux postes  de santé que possède cette localité ne dispose ni de personnel ni de médicament.


Pour se rendre au centre de santé la population parcourt plus de 40 kilomètres  pour atteindre Boali-Poste, afin de se faire soigner.


Jean Claude  Ngomasse, un habitant de la localité affirme que  les  femmes enceintes  qui sont en terme pour l’accouchement  sont amenées  à Lambi avant d’être transférées à Boali. « Elles sont souvent transportées sur des brancards archaïques, sur une distance de 60 kilomètres.


Il ajoute qu’en saison pluvieuse la situation est plus grave, car les pistes rurales sont impraticables. Le secteur de Lambi-Pama  compte au total 25 villages.

 


 

Bambari : Difficiles conditions d’étude dans les établissements scolaires

 

 

ecole en RCA

 

 

Bambari, 17 octobre 2012 (RJDH) – Les conditions d’études sont de plus en plus difficiles dans les établissements scolaires de Bambari (centre) depuis le début de la rentrée scolaire. Le lycée mixte de la ville manque des table-bancs, la plupart des élèves s’asseyent à même-le- sol pour suivre les enseignements, a fait observer, Narcisse Dimti, le proviseur du lycée mixte de Bambari.


« L’environnement dans lequel les élèves étudient n’est pas  digne pour une si grande préfecture. Neuf élèves sont assis par table-banc. De la 6ème en terminal, les conditions de travail sont difficiles, par manque des accessoires. Le lycée compte 344 table-bancs pour 3114 élèves », a fait savoir Narcisse Dimti.


Selon lui, plusieurs cas de maladies liés aux parasites, ont été enregistrés, parce que les enfants sont assis à même-le- sol. « Nos élèves ont souffert l’année précédente, à cause de plusieurs cas de  parasitose  enregistrés. Ceci est dû à la poussière qu’ils  ont aspiré  tous les jours », a-t-il déploré.


Le proviseur du lycée mixte dans ses explications a également  souligné le cas de manque des documents permettant les recherches des élèves de la classe de la troisième et de la terminale, qui préparent les examens du brevet des collèges et de baccalauréat.


« La bibliothèque de l’établissement est dépourvue des livres de recherche. Pour ces faits, nous lançons un SOS auprès du gouvernement et des  organisations internationales et nationales qui œuvrent dans le domaine de l’éducation de nous porter secours», a  ajouté le proviseur.

 


 

Bambari : Un jeune homme agressé par un élément des FACA

 

Bambari, 17 octobre 2012 (RJDH) – Un jeune homme âgé de 22 ans a été agressé, le lundi 15 octobre à Bambari (centre),  par un élément des Forces armées centrafricaines. Le jeune homme s’est vu également  soutiré une somme de 20 000 FCFA.


« Alors que je revenais du marché central après la vente de mes produits agricoles, l’homme en tenue  m’a fait appel et m’a demandé de l’argent. Lorsque je lui ai répondu par la négation, il m’a tabassé avant d’arracher une somme de 20 000 FCFA sur moi », a témoigné la victime.


Selon le jeune homme l’incident s’est produit près de la gendarmerie territoriale de la ville de Bambari, mais  « personne n’était venue me secourir et pourtant j’ai crié à l’aide », a-t-il ajouté.


La victime a fait savoir que par manque de moyen financier elle n’a pas pu déposer une plainte, toute fois le président du tribunal de la localité a été mis au courant.

 


 

Obo : Invisible Children octroie du matériel pour amplifier la lutte contre la LRA

 

Obo, 17 octobre 2012 (RJDH) – L’Organisation non gouvernemental ’’Invisible Children’’ à fait un don du matériel de communication, le mardi 16 octobre, aux forces de tripartites basées à Obo (sud-est) dans le cadre de la traque à Joseph Kony et ses hommes.


Le lot du matériel offert est composé d’une imprimante multifonction, d’un ordinateur portable, d’un appareil photo numérique et beaucoup d’autres accessoires.


Selon  Cheun Poole, représentant de cette ONG, ces matériels vont  permettre  de développer une bonne stratégie de sensibilisation contre la LRA dans la région. Par illustration, il a précisé que l’appareil photo numérique servira à filmer les captifs qui réussiront à s’échapper.


Les images peuvent être multipliées et larguer dans les campements des éléments de la LRA, afin de motiver les autres captifs à sortir.


L’ONG, Invisible Children, est une structure internationale qui œuvre dans le domaine de la sensibilisation et de la communication pour la traque à Kony.

 


 

Mbaïki : Calme précaire après une violente manifestation

 

Mbaïki, 17 octobre 2012 (RJDH) – Le calme tente de revenir dans la commune de Ngotto, (sud), en début de cette semaine, après la descente d’une mission dirigée par la préfète intérimaire de la Lobaye, Edith Yolande Ohouko Délambo, suite à la manifestation d’une partie de la population qui réclame la lumière sur la disparition d’un conducteur de taxi-moto.


D’après les informations, les parents de la victime ont barricadé la route, le samedi et dimanche dernier, empêchant la circulation dans cette localité. Ils ont par la même occasion saccagée les locaux de la gendarmerie de Boda.


S’agissant des circonstances de la disparition du conducteur de taxi-moto, certaines sources ont affirmé apercevoir la victime la veille de sa disparition en compagnie d’un chasseur, celui-ci lui a sollicité de le conduire à neuf kilomètres au  village de Mbangali.


« Arrivé dans le village le chasseur a tiré sur le conducteur et a pris fuite en complicité de deux personnes qui ont été arrêtées et maintenues à la gendarmerie de Boda », a témoigné un habitant sous couvert de l’anonymat.


Le corps de la victime n’est pas encore retrouvé. Les enquêtes ouvertes par la gendarmerie se poursuivent pour retrouver le présumé coupable et le corps du jeune homme tué.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 00:00

 

 

 

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NEW YORK (Nations unies) - Le président de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU de mieux assurer le suivi des enquêtes de la Cour et d'en assumer une partie des frais.


Le Conseil n'a pour l'instant saisi la CPI que dans les cas du Darfour et de la Libye, a rappelé le président, le juge sud-coréen Sang-Hyun Song.


Mais dans ces deux cas, il est évident que le suivi de ces saisines a été parfois problématique, a-t-il ajouté.


Il faisait implicitement référence au refus de certains pays d'appliquer le mandat d'arrêt de la CPI contre le président soudanais Omar el-Béchir et au manque de pressions internationales sur le nouveau gouvernement libyen pour que la CPI puisse juger d'anciens dignitaires du régime Kadhafi.


Pour que la Cour puisse faire son travail, il faut qu'elle puisse compter sur la pleine coopération de tous les Etats membres de l'ONU, y compris pour traquer et arrêter les suspects, a estimé le juge. A l'avenir, a-t-il ajouté, il serait très utile que le Conseil de sécurité rappelle cette obligation de coopération totale aux pays membres de l'ONU. Cette obligation s'applique y compris aux pays qui n'ont pas signé le statut de Rome créant la CPI, a rappelé le président de la Cour.


Il a aussi estimé difficile à justifier que la Cour doive supporter tous les frais d'une enquête et d'un procès dont elle a été saisie par le Conseil.


Quand le Conseil exerce ses prérogatives (de saisine), il est important qu'il prenne dûment en compte la manière dont la CPI aura à s'acquitter de son mandat et la coopération dont elle aura besoin pour le faire de manière efficace, a averti Sang-Hyun Song.


Il s'exprimait devant le Conseil à l'occasion d'un débat sur la promotion de l'Etat de droit, et notamment sur le rôle de la CPI.


Les deux cas de saisine de la Cour par le Conseil remontent à mars 2005 pour le Darfour et février 2011 pour la Libye. Bien que l'ONU soupçonne le régime syrien de crimes de guerre dans sa lutte contre l'opposition armée, le Conseil est bloqué par la Russie et la Chine, qui protègent leur allié syrien de toute pression.


Washington, Moscou et Pékin font partie des membres permanents du Conseil, ayant droit de veto, mais n'ont pas adhéré aux statuts de la CPI.


Lors du débat, les représentants français et britannique, Gérard Araud et Philip Parham, ont déploré que la Cour ne se soit pas saisi des exactions commises en Syrie. L'incapacité du Conseil à démontrer son unité contre les crimes de masse est une incitation à la poursuite de la violence par les autorités syriennes, a déclaré l'ambassadeur français.


L'ambassadrice américaine Susan Rice a estimé que justice n'avait pas été faite au Darfour puisque Omar el-Béchir n'a pas été livré à la CPI malgré son inculpation.


Elle a aussi jugé essentiel que la Libye coopère avec la CPI. Le gouvernement libyen, a-t-elle dit, doit s'assurer que la détention et les poursuites engagées en Libye (..) respectent ses obligations internationales.


(©AFP / 17 octobre 2012 22h08)

 


 

Congo RDC Un témoignage poignant/ CPI : Bemba déchargé !


http://www.camer.be

 

Les Chefs du MLC disposaient de leur propre fréquence, pour communiquer avec les autres forces. Ils n’avaient donc pas accès aux autres fréquences de l’armée centrafricaine’’, a déclaré un ancien sergent de l’armée centrafricaine, le lundi 15 octobre dernier, devant les juges de la Cour Pénale Internationale dans le procès Jean-Pierre Bemba Gombo. Cinquième témoin appelé par la partie défenderesse, la déposition faite par cet ancien sergent corrobore une dénégation par rapport à une quelconque culpabilité du président du MLC.


Ayant lui-même pris part aux combats qui ont opposé les troupes de François Bozize, alors rebelle, à l’armée centrafricaine d’Ange-Félix Patassé entre 2002 et 2003, cet ancien sergent centrafricain a vécu personnellement les grands moments de cette guerre fratricide. Débuté à La Haye en novembre 2010, le procès du président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), le Sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, aurait été d’une complexité manichéiste. Et, pour cause, l’homme auprès de qui l’ex- président Centrafricain Ange Félix Patassé avait fait recours, pour sauver le strapontin de son pouvoir, menacé par une rébellion interne, continue à croupir, quatre ans après, dans les geôles de la CPI, sans espoir de recouvrer ne serait-ce que la liberté provisoire. L’affaire avait été suspendue le 21 septembre 2012, à la suite de la disparition de deux témoins de la défense.


Appelé à la barre à la reprise du procès, ayant choisi de faire sa déposition sous le couvert d’un pseudonyme, l’ancien soldat centrafricain s’est plus appesanti sur les communications radios au moment des faits, affirmant que les officiers militaires du MLC disposaient de leur propre fréquence, pour communiquer et qu’il y avait une disjonction par rapport aux autres fréquences tenues par l’armée centrafricaine. A en croire cet ancien sergent, les officiers du MLC portaient des bérets verts et un uniforme vert, qui n’était autre que la tenue de l’armée centrafricaine. Ce, avant de préciser que les soldats de l’armée centrafricaine, quant à eux, étaient vêtus des uniformes identiques à ceux des militaires français.


Deux ans passés à vide, cette déposition vient de renforcer la position de Jean-Pierre Bemba qui continue à clamer son innocence, affirmant que ses troupes avaient été placées sous l’autorité de l’armée centrafricaine et qu’inexorablement, les exactions, crimes de guerre ou crimes contre l’humanité ne peuvent aucunement lui être imputés. Et, par conséquent, il ne peut être tenu pour responsable de tous ces crimes commis par les troupes centrafricaines. Lesquelles agissaient sur ordre du défunt Président Ange-Félix Patassé, menacé par la rébellion de François Bozize, l’actuel l’homme fort de la République centrafricaine, note bon nombre d’observateurs.


De manière spartiate, il convient de rappeler que le président du Mouvement de Libération du Congo, le Sénateur Jean-Pierre Bemba, alors chef rebelle, avait envoyé ses troupes en Centrafrique, pour prêter mains fortes à l’armée de l’ancien président Ange Félix Patassé. Ces militaires ont été accusés de viols, des meurtres et des pillages. Tenu pénalement pour responsable en tant que Chef hiérarchique numéro un des troupes du Mlc dépêchées en son temps à Bangui, Jean-Pierre Bemba est, jusqu’à ce jour, incarcéré à la CPI, plus précisément sous le contrôle de son geôlier de Scheveningen, à la Haye, aux Pays-Bas.


© Source : La Prospérité

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 23:55

 

 

 

Le député Ouandé terrorise et gifle un ouvrier en plein centre-ville

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 17 Octobre 2012 13:26

 

Un ouvrier  de l’Immeuble Cattin, immeuble situé au centre-ville de Bangui a été terrorisé et agressé le 16 octobre 2012 par le député du 8ème arrondissement,  le Général Jules-Bernard Ouandé.

 

S’agirait-il d’un abus d’autorité ? Difficile de répondre à cette interrogation. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Général député a reproché au jeune d’avoir détruit une partie du trottoir en y implantant des poteaux.

 

Grande a été la surprise des curieux et passants devant cet immeuble en réfection, d’assister à ce spectacle digne d’un film commando tourné en pleine capitale banguissoise.

 

Selon la victime interrogée par Radio Ndeke Luka, nous sommes 2 sur le chantier et voulons creuser des trous pour y implanter des poteaux devant nous servir à faire une clôture avant de démarrer les travaux. Subitement, l’ancien ministre de la sécurité publique débarque et nous interroge : pourquoi ces nids de poule sur le trottoir ?

 

Sans attendre notre réponse, il soulève sa chemise avec sa main droite pour nous montrer un pistolet automatique et se sert de l’autre main pour agresser l’un d’entre nous. Le député nous intime l’ordre de lui indiquer là où se trouve notre patron et nous promet de nous faire embarquer immédiatement par les éléments des forces de l’ordre, a-t-il poursuivi. Quelques minutes plus tard, il ouvre une de ses cabines pour nous montrer cette fois-ci une autre arme de marque Kalachnikov, a ajouté la victime.

 

Joint au téléphone pour sa version des faits, Jules Bernard Ouandé a indiqué que son intervention a été juste pour empêcher ces travailleurs de creuser des trous sur la voie publique. « Je ne peux pas laisser quelqu’un détruire mon pays » a-t-il martelé.

 

En février dernier, le Général député avait heurté un garçon de 7 ans avec sa voiture sur l’avenue Koudoukou. Une situation qui avait provoqué un soulèvement populaire.


D’après les témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka, « le  député du 8ème arrondissement a heurté l’enfant au moment où celui-ci a voulu traverser la route avec sa grande sœur. Or, le Général député était dans un état d’ébriété avancée ». Ce dernier avait indiqué qu’il était bien lucide et avait demandé par la même occasion pardon à la famille de la victime.

 


 

Un journaliste arrêté en pleine prise de vue à Bangui


Radio Ndéké Luka Mercredi, 17 Octobre 2012 13:29

 

Encore un cas d’arrestation enregistré dans la famille des professionnels de la communication en République Centrafricaine. Le dernier exemple en date est celui de Jean-Fernand Koéna, journaliste au quotidien Centrafrique Matin. Il a été arrêté en pleine prise d’images par la Police ce 17 octobre et détenu dans les locaux du Commissariat du 1er arrondissement de la ville de Bangui.


Le motif de cette arrestation, décidée par le Directeur Général de la Police, serait lié à une dispute entre 1 taximan et 2 éléments de la Police municipale. Une dispute qui a  occasionné un attroupement.


Selon des sources parvenues à Radio Ndeke Luka, le Directeur Général de la Police n’a pas cautionné le fait que ce professionnel des médias ait pris des photos lors de cet évènement. La radio n’a pas encore rassemblé toutes les informations au sujet de cette affaire.


L’arrestation de ce journaliste intervient 5 mois après celle de Guy Dingoté Kossani, attaché de presse au Ministère du Développement du Tourisme. Il a été arrêté par sa propre ministre Annick Mazoungou à cause de la disparition d’une caméra ayant servi à la couverture du lancement de la campagne économique par la ministre à Birao (nord).  Selon un article du quotidien « L’hirondelle », paru à cet effet, ce professionnel des médias a travaillé dans des conditions difficiles à Birao : manque de fongibles recommandés.


La mise sous les verrous de Guy Dingoté Kossani avait eu lieu 13 jours après que le Parquet de Bangui ait libéré Ferdinand Samba, Directeur de publication du journal « Le Démocrate ». Il a été condamné pour diffamation dans une affaire qui l’opposait au Ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï, neveu du Chef d’Etat François Bozizé.

 

A titre de rappel, le directeur de publication du quotidien « Le Démocrate » a été condamné à 10 mois de prison ferme, un million de francs CFA d’amende à payer à l’Etat centrafricain, dix millions de dommages et intérêts à payer à la partie civile (le ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï) et la fermeture du journal pendant un an.

 

En 2011, Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, respectivement Directeur de publication des journaux « Les collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » ont été poursuivis pour « incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat » et ont été jugés puis relâchés. Ils avaient écrit un article incriminant le ministre délégué à la Défense Francis Bozizé. Le détournement des fonds alloués au payement des pensions des militaires débloqué par l’union Européenne  a été en toile de fonds.

 

 

 

Dépouillée et violée, elle se présente à Radio Ndeke Luka

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 17 Octobre 2012 13:28

 

La Conférence de Rédaction de Radio Ndeke Luka de ce 17 octobre 2012 a été perturbée par la nouvelle d’un présumé cas de viol sur une fille d’environ 25 ans au KM5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui. La victime et son bourreau, appréhendé par un groupe de jeunes autodéfenses, se sont présentés dans les locaux de cette station.

 

Elève en classe de terminale, la fille a été tout d’abord dépossédée de son téléphone portable et d’une somme de 3500 francs CFA  avant d’être violée par son bourreau qui, selon les témoignages, n’est pas à son premier forfait.


Selon la victime, elle « a connu son bourreau il y’a 3 jours. Ce dernier lui a promis de la mettre en contact avec un américain qui séjourne à Bangui et qui souhaite être en sa compagnie. Comme par hasard, elle a rencontré son présumé violeur aux environs de 22 heures (21HTU) sur le pont Jackson, alors qu’elle rentrait d’une veillée mortuaire. Celui-ci réitère sa promesse, et conduit sa victime derrière l’école Kangala, prétextant que l’américain en question réside juste à proximité de ladite école. Une fois dans l’obscurité, la promesse s’est transformée en une série de vol et de viol ».

 

Interrogé à son tour, le présumé auteur du viol a reconnu les faits. Pour lui, « il s’agit du 2ème forfait de ce genre ». Il reconnaît avoir, non seulement menacé la fille, mais qu’il l’à violée et dépouillée.

D’après l’un des éléments d’autodéfense, « c’est depuis 2 semaines que la traque contre ce présumé braqueur et violeur a été lancée. Il sera remis à la Justice afin de démanteler si possible son réseau ».

 

Les habitants du 3ème arrondissement de Bangui et ses environs connaissent ces derniers temps un regain de violences sans précédent : braquage, viol et vol. Pourtant, suite à la mise en place d’une patrouille mixte initiée par la Police, la population circulait librement. Aujourd’hui, cette unité de sécurité ne fonctionne plus faute de moyens.

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