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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 00:20

 

 

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(Le Pays 21/07/2010)


Les armes tonnent à nouveau en République centrafricaine, ce pays qui a très rarement connu la stabilité. Cette fois, le crépitement des armes a lieu à Birao, importante ville du Nord du pays. Le 19 juillet dernier, des affrontements y ont opposé les Forces armées centrafricaines (FACA) et les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Au moment où nous tracions ces lignes, le calme était revenu avec le contrôle de la ville qui est à nouveau assuré par l’armée régulière qui y dispose d’une base. L’heure était plutôt à la guerre des communiqués sur le bilan des affrontements : deux à trois morts selon les FACA, un peu plus selon la rébellion dont l’objectif affiché est de marcher à terme sur la capitale, Bangui, située plus au sud.

Les armes se sont tues sans que l’on ne soit rassuré sur la possibilité d’autres affrontements dans les prochains jours. Les rebelles qui disent agir ainsi pour venger leur chef, Charles Massi, ancien ministre de la Défense de François Bozizé torturé à mort en fin 2009, selon eux, par le régime de Bangui, font à nouveau parler d’eux à un moment où tout le monde est suspendu à la nouvelle date de l’élection présidentielle et des législatives qui devaient initialement être organisées en mai dernier. Il y a une grosse hypothèque sur ces élections qui risquent fort de ne pas pouvoir bien se dérouler dans un contexte trouble limité pour le moment à la plus grande ville du nord qui abrite également la MINURCAT (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad) et des antennes d’ONG s’occupant des réfugiés du Darfour. Les consultations, risquent d’être renvoyées à plus tard, le temps de faire face à cette énième rébellion qui ambitionne de marcher sur Bangui pour déloger Bozizé du pouvoir où il est lui-même arrivé en mars 2003 à la suite d’un coup d’Etat contre Ange Félix Patassé.

Le coup de feu des rebelles a été aussi fait à moins d’un mois du 13 août, date anniversaire de l’indépendance de ce qui s’appelait dans les années 60 l’Oubangui-Chari. L’année 2010 coïncidant avec le cinquantenaire des indépendances d’une dizaine de pays africains dont la Centrafrique, cet anniversaire tombe vraiment mal. Si un accord n’est pas trouvé d’ici là entre les protagonistes, le cinquantenaire ne sera pas célébré dans l’entente cordiale.

Ce sera une occasion ratée pour les fils et filles de ce pays de se pencher ensemble sur le chemin parcouru pour mieux envisager l’avenir. Avec ce déferlement de violence à l’approche de cette date historique, le pays n’aura finalement pas rompu avec les troubles et l’instabilité qui ont jalonné son parcours depuis son indépendance. Du premier Président, David Dacko à François Bozizé en passant par Jean Bedel Bokassa, André Kolingba et Ange Félix Patassé, la dévolution du pouvoir s’est beaucoup plus faite par la force et les armes. C’est du « ôte-toi que je m’y mette » qui a toujours prévalu malgré les élections organisées, pour que le peuple puisse se donner librement les dirigeants de son choix.

Malheureusement, les coups d’Etat ont souvent remis en cause ces choix et installé au pouvoir des dirigeants qui verrouillent l’alternance à telle enseigne que la force se présente comme l’unique moyen pour les faire partir. Cinquante ans après l’indépendance, cela doit changer. Il urge que le pays guérisse de l’instabilité chronique dans laquelle il est enfoncé.

Séni DABO

© Copyright Le Pays

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 02:39

 

 

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Pierre BUYOYA de nouveau à Bangui

Devant l’attitude de Bozizé qui, fort de son mandat prorogé de manière anticonstitutionnelle à durée indéterminée, n’est plus pressé d’aller aux urnes, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) vient à nouveau de dépêcher l’ancien président burundais Pierre BUYOYA à Bangui. Celui-ci est arrivé dans la capitale centrafricaine ce mardi 20 juillet avec pour mission de convaincre le hors la loi Bozizé à revenir à la raison en organisant les élections en Centrafrique avant la fin de l’année 2010.

 

Bozizé tient vraiment à voir Idriss Déby

N’ayant pu rencontrer dernièrement son parrain Idriss Déby à Paris en marge des cérémonies du 14 juillet dans les conditions aussi humiliantes comme nous l’avons rapporté dans une de nos récentes parutions, Bozizé veut mettre à nouveau l’occasion du prochain sommet de la CEN-SAD à N’djaména pour tenter à nouveau de s’entretenir avec le président tchadien. Les récents événements de Birao doivent sans doute lui servir de prétexte pour l’abordage de l’homme fort de N’djaména.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 02:16

 

 

Troupes-RCA

 

Paris 20 juillet (C.A.P) - Selon des informations crédibles qui sont parvenues à Centrafrique-Presse, deux éléments des Faca qui ont pris part au magnifique défilé du 14 juillet à Paris ont décidé de ne pas regagner le bercail et ont fondu dans la nature à Paris. Casernés dans le camp militaire de Satory près de Versailles au même titre que tous les autres contingents africains venus pour ce défilé, les militaires centrafricains se sont beaucoup plaints de n’avoir touché que 100 euros en tout et pour tout pour les 11 jours de mission qu’ils ont eu à effectuer tandis que leurs frères d’armes du Cameroun, du Tchad et du Gabon avaient perçu jusqu’à 3 à 4000 euros pour ce déplacement.

Toujours d’après nos investigations, le gouvernement français s’était contenté d’assurer le transport, le logement et la nourriture des militaires africains invités mais aucune sorte de per diem ne leur a été versé par la France. En clair, les frais de mission que les éléments des autres délégations ont reçus ont été octroyés par leur propre pays. Les malheureux soldats centrafricains doivent donc se tourner vers leurs autorités hiérarchiques de Bangui qui s’appellent Francis Bozizé et son père pour revendiquer leurs frais de mission.  

C’est sans doute ce mauvais traitement ajouté aux graves injustices et la politique tribaliste de Bozizé et son clan vis-à-vis des militaires centrafricains en général qui doivent expliquer le refus de retourner au pays des deux éléments qui ont choisi de devenir de nouveaux « sans papiers » en France.  

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 01:46

 

 

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(Mutations 20/07/2010)

Le rapport 2009 des commissaires aux comptes révèle également un déficit total de près de 30 milliards de Fcfa sur le résultat de la banque.

Les cabinets Kpmg et Ernest & Young ont rendu public leur rapport le 11 juin 2010. Ils avaient été commis pour auditer les comptes de la Beac pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2009.

Selon ce rapport, les comptes de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) font ressortir un bilan total de 7301 milliards Fcfa pour la période auditée, et un déficit de 29,6 milliards Fcfa. Avec, comme les années antérieures, le Bureau extérieur de Paris (Bep), aux premières loges du hit parade des points de présomption de détournement.
«Dans notre rapport au 31 décembre 2008, nous avions déjà émis la réserve selon laquelle, les comptes bancaires du Bureau extérieur de Paris comporteraient des irrégularités pour cause d’analyse inadéquate des transactions de trésorerie», indique le rapport. Avant de poursuivre: «Les investigations menées au cours de l’exercice 2009 (…) ont confirmé ces présomptions de fraudes pour un montant de 16549 millions Fcfa [16,6 milliards de Fcfa]».

Les cas d’irrégularité financières concernent principalement les suspens bancaires du compte Bnp Paribas de la Beac à Paris, dont l’analyse laisse entrevoir une charge nette de 249 millions de Fcfa «non comptabilisée», selon le rapport, et que l’institution financière sous régionale a dû combler à travers deux dotations : une de 181 millions Fcfa en 2008, et une autre de 68 millions Fcfa en 2009.

Les commissaires aux comptes ajoutent que les vérifications et rapprochements bancaires qui ont permis de mettre à nu ces irrégularités financières ne couvrent qu’une partie des suspens du compte audité pour l’année 2009. Selon eux, l’examen des autres s’avère nécessaire, d’autant qu’ils concernent essentiellement «les chèques frauduleux et les écritures comptables sans pièces justificatives».

Le rapport met également en cause les décaissements de la Beac en faveur des trésoreries nationales de quatre pays de la sous région. Le Cameroun, le Tchad, le Gabon et la Guinée Equatoriale auraient, selon le rapport, bénéficié de «trop perçus» évalués à 6,2 milliards de Fcfa avec un supplément de 1,2 milliards de Fcfa représentant les pénalités sur le retrait anticipé en août 2009 des dépôts d’un des quatre pays, que le rapport ne désigne pas nommément. Toujours dans ce chapitre des sources présumées de malversations financières à la Beac, le rapport indexe la provision pour les évacuations sanitaires.

Si les commissaires aux comptes reconnaissent que la banque a changé la méthode d’estimation et de comptabilisation de ladite provision, ils indiquent cependant qu’ «elle n’a pas procédé à un inventaire exhaustif des cas de prise en charge sanitaire à la clôture de l’exercice». Résultat des courses, un forfait de 200 millions de Fcfa de charge à payer par la Beac au titre de l’exercice 2009.

Les pratiques supposées irrégulières par le rapport des cabinets Kpmg et Ernest & Young qui avaient déjà audité les comptes de la Beac pour l’année 2008, s’étend aussi à la nature des placements effectués par la Beac au cours des deux dernières années. «Le Dati (Dépôt à terme indexé, dépôt fait auprès de la Société générale de Paris, ndlr) a été signalé dans notre rapport à la fin 2008. Suite à la demande de sortie anticipée par la banque, le remboursement intervenu le 30 décembre 2008 avait permis de constater une perte de 16399 millions (16 milliards Fcfa!)». Le tableau n’est donc pas reluisant, même si dans le même rapport, les cabinets auditeurs certifient que «les comptes annuels de la Beac au 31 décembre 2009, sont réguliers et sincères».

Serge D. Bontsebe (Stagiaire)


Contrôle: des barrières trop perméables

Les procédures de régulation des activités financières de la Beac sont de plus en plus ignorées ou contournées.

Les acteurs de la Justice diraient qu’il y a récidive en la matière. Car au fil des ans, le Bureau extérieur de Paris (Bep) de la Beac, pour ne prendre que ce cas, s’est retrouvé au cœur de nombreux scandales financiers, ou au moins l’objet de gros soupçons de malversations et fraudes en tout genre. Le rapport d’audit des comptes de l’institution financière sous régionale pour l’année 2009 vient de rajouter une couche à ces présomptions.

Mettant une fois de plus en lumière la facilité avec laquelle les responsables de ce Bureau, ont souvent contourné les procédures normales prévues par la réglementation en cours à la Beac en matières de transactions financières, et notamment pour ce qui concerne le fonctionnement du Bep Les cabinets Kpmg et Ernest & Young, auteurs de ce rapport, indiquent par exemple qu’au 31 décembre 2008, la Beac disposait d’une provision d’un montant de 15,7 milliards de Fcfa dans son compte logé à la Société générale. En 2009, la Beac décide, à travers son Bep, de reprendre cette provision et de constater une perte d’un égal montant. Or, ajoutent les auditeurs, «le traitement comptable de cette perte devrait préalablement être soumis à l’organe délibérant de la Banque», en raison notamment de «l’importance de cette décision (la reprise de l’approvisionnement, ndlr) et conformément à la recommandation No3 de la conférence des Chefs d’Etat de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, ndlr) du 17 janvier 2010».


Comptabilité générale

Au plan de la comptabilité générale et des comptabilités auxiliaires, le rapport d’audit du 11 juin 2010 révèle que «divers écarts ont été relevés au cours de (leurs) travaux entre les modules de comptabilité auxiliaires(…) et celui de la comptabilité générale». En clair, les instruments de mesure varient en fonction des comptables qui travaillent pourtant pour la même institution. Le rapport poursuit, dans le même esprit, que «ces écarts illustrent des faiblesses quant au suivi des rapprochements entre les différentes comptabilités auxiliaires et la comptabilité générale» Plus encore, «cette situation est aggravée par le défaut d’analyse des comptes qui servent de liens entre la comptabilité générale et les autres modules ou interfaces qui, dans un environnement stabilisé, devraient s’apurer en fin de période. Il s’agit particulièrement des comptes de lettrage».

Outre ces entorses aux procédures comptables, les commissaires aux comptes indexent aussi les procédures de contrôles internes de la Beac. «Le plan comptable annoté et le manuel de l’organisation et des procédures comptables soumis au conseil d’administration de juillet 2009 à Douala n’ont toujours pas été approuvés conformément à l’article 67 des statuts de la Banque», écrivent-ils. Avant d’ajouter que «le renforcement du dispositif de contrôle et de la bonne gouvernance prévu dans le plan d’action arrêté par le conseil d’administration n’est pas totalement mis en œuvre». La Beac, qui définit et conduit la politique monétaire de la Cemac, serait donc doté de barrières inefficaces en matière de contrôle de gestion.

S.D.B. (St)

© Copyright Mutations

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 01:33

 

 

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CONAKRY AFP / 20 juillet 2010 22h47- La Cour suprême de Guinée a confirmé mardi que l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et l'opposant historique Alpha Condé disputeraient le second tour de la présidentielle, après avoir réuni respectivement 43,69% et 18,25% des voix le 27 juin selon les résultats définitifs.

"Le candidat Cellou Dalein Diallo, présenté par le parti politique UFDG, et le candidat Alpha Condé, présenté par le parti politique RPG, disputeront le second tour de l'élection présidentielle", a déclaré le président de la Cour suprême, Mamadou Sylla, entouré de hauts magistrats.

Il s'exprimait dans la salle d'audience de la Cour suprême où de très nombreux journalistes avaient pris place.

Vingt-quatre candidats - tous civils - briguaient la présidence de ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest marqué par un demi-siècle de dictatures.

Le 27 juin, les Guinéens avaient vécu une journée historique: ils participaient à la première élection libre depuis l'indépendance du pays en 1958. Mais la plupart des partis avaient ensuite dénoncé des irrégularités ou des fraudes massives.

La Cour suprême a déclaré que l'ancien Premier ministre Sidya Touré avait recueilli 13,62% des voix, selon les résultats définitifs. M. Touré avait contesté les résultats provisoires en assurant qu'il y avait eu "bourrage d'urnes" pour faire en sorte qu'Alpha Condé obtienne la deuxième place.

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 01:31

 

 

afrique

 

 

Tribune d’Alger 20-07-2010

 

Par Ali Boukhlef


En Centrafrique, des combats opposent, depuis hier, les militaires à des troupes rebelles dans une des plus importantes villes du Nord. Au même moment, des dizaines de personnes sont tuées dans des combats au centre de Mogadiscio, en Somalie.

Quelques jours auparavant, des rapports d’organisations humanitaires faisaient état de graves risques de famine dans plusieurs pays du Sahel africain. Cette menace concerne des pays comme la Centrafrique et la Somalie, auxquels il faut ajouter le Niger, la Mauritanie et même un des pays les plus prospères d’Afrique centrale, le Nigeria. Ce pays connaît également des luttes pour le pouvoir.

Il faut convenir que la situation est tragi-comique. Puisque, en plus des retards de développement qu’ils connaissent, ces pays enregistrent des luttes intestines pour le pouvoir dévastatrices.

Est-il en effet étrange de constater que les deux phénomènes, à savoir pauvreté et lutte contre le pouvoir, riment ensemble ? Pas totalement. Puisque, si on regarde de près, ce sont les pays les plus pauvres et n’ayant pas de richesses qui connaissent l’instabilité politique.

Même dans les Etats qui ont connu une relative stabilité de par le passé et pour une raison ou une autre, le problème de la distribution des richesses pose un sérieux problème. Il en ainsi de la Côte d’Ivoire. Ce beau pays de l’Afrique de l’Ouest avait connu, durant trois décennies, des moments de stabilité inégalables. On parlait même de la «Perle de l’Afrique». Mais la disparition de l’ancien chef d’Etat, Félix Houphouët-Boigny -considéré comme le père de l’indépendance- et la baisse des cours du cacao, principale source de devises du pays, ont fini par déclencher plusieurs guerres civiles. Les problèmes ne sont
toujours pas résolus, malgré un relatif retour au calme.

L’exemple est encore plus frappant pour le Nigeria, un pays très riche, notamment en hydrocarbures, qui connaît d’énormes problèmes d’instabilité politique. Les raisons de ces soulèvements sont essentiellement liées à la distribution des richesses. Sans oublier, bien entendu, les innombrables luttes confessionnelles qui ont parfois d’autres explications.
Dans d’autres pays, comme la Centrafrique ou le Tchad voisin, où les richesses font défaut, les luttes pour le pouvoir sont là. Il n’y a même pas de rente à se partager. C’est à se demander comment les peuples de ces pays et la communauté internationale laissent les choses se faire sans se réveiller. Car, il est anormal que des groupes armés, ainsi que des Etats, dépensent autant d’argent pour acheter des armes, alors que des populations entières meurent de faim. C’est la seule et véritable question qui doit être posée.
Le reste n’est que littérature. 

A. B.

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 01:18

 

centrafrique

 

 

 

BANGUI AFP / 20 juillet 2010 18h13 - Les combats ayant opposé lundi l'armée et des rebelles à Birao, principale ville du nord de la Centrafrique, ont causé la mort de 13 personnes, dont un militaire et dix insurgés, selon un nouveau bilan communiqué mardi après-midi à l'AFP par un responsable de l'armée.

Un premier bilan provisoire fourni dans la matinée par la même source mentionnait trois morts: un militaire, un assaillant et un membre des groupes d'autodéfense ayant apporté leur appui à l'armée.

Après des patrouilles dans les zones des combats, qui se sont déroulés de la périphérie de Birao et "se sont poursuivis jusqu'à 35 km de la ville", l'armée a décompté 13 morts dont certains ont déjà été inhumés mardi après-midi, a affirmé le responsable militaire joint sur place.

"En tout dix corps ont été recensés du côté des assaillants (...). Un de nos hommes a été mortellement atteint lors de ces combats et on déplore deux tués parmi les éléments d'autodéfense qui apportent un appui aux forces de défense et de sécurité", a-t-il expliqué.

"Les assaillants ont attaqué Birao à deux reprises. D'abord tôt dans les premières heures de la matinée (de lundi), ensuite une heure après ces combats. Les combats particulièrement violents se sont poursuivis" hors de la ville, a-t-il précisé.

Dans un communiqué diffusé mardi en début d'après-midi par la radio d'Etat, le ministère centrafricain chargé de la Défense nationale a confirmé la mort d'un militaire "en mission commandée à Birao le 19 juillet 2010", sans évoquer clairement les combats.

Jusqu'en milieu d'après-midi, l'AFP n'avait pu joindre aucun responsable de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), qui a revendiqué l'attaque.

L'assaut avait été attribué lundi par un responsable du Haut commandement de l'armée à Bangui à des dissidents du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ, ex-rébellion), signataire d'un accord de paix avec le gouvernement centrafricain et engagé dans le processus de paix en cours dans le pays.

Les assaillants "étaient des dissidents du MLCJ, auxquels se sont ajoutés des hommes de la CPJP mis en déroute à Ndélé (fief de la CPJP, plus au nord) lors des récents affrontements", a soutenu mardi le responsable militaire contacté à Birao.

(©)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 15:56

 

 

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                        Abakar Sabone

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 20 Juillet 2010 13:51

 

« L’attaque de Birao ce lundi 19 juillet a été organisée et pilonnée depuis Bangui. Cela fait suite à une discorde entre Abakar SABONE, Président du mouvement et le Colonel Adam RAKIS, limogé du mouvement et du processus DDR ». Ces propos sont tenus ce 20 juillet 2010 sur Radio Ndeke Luka, par Tidiane ABATOR, Colonel, Chef d’Etat Major du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ)

 

Selon lui, ce sont des éléments étrangers du MLCJ conduits  par Adam RAKIS, basés au village Bashama (20 km de Birao) et les éléments de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) chassés de Ndélé qui sont à l’origine de ce forfait.

A l’origine, pour le MLJC, le non paiement des primes globales alimentaires (PGA) aux éléments étrangers du MLJC et l’affaire Sabone -  Rakish. Côté CPJP, des éclaircissements sur la disparition de Charles Massi et la relance du processus de paix, a fait savoir Tidiane Abator.

Cette attaque a été repoussée par une union des FACA (Forces armées centrafricaines), la police, la gendarmerie, les éléments des Eaux et Forêts, du MLCJ et des auto-défenses.

Le dernier bilan fait état d’un mort coté des FACA et 10, coté assaillants et plusieurs matériels de guerre saisie. La population de la ville de Birao (extrême nord de la RCA) lance un SOS au gouvernement pour l’augmentation des effectifs des forces de l’ordre dans cette région en proie depuis 2005 aux différentes attaques des groupes armées.

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 15:47

 

 

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Sébastien de Montessus

Fait suffisamment rare pour être relevé, Areva communique sur ses activités au Niger. Sébastien de Montessus, directeur de la Business Unit Mines, accueillera le 22 juillet les journalistes au siège du groupe rue Lafayette à Paris, à l'occasion d'un petit-déjeuner, pour parler de l'avancement des projets du groupe au Niger (développement de la mine d'Imouraren, programme humanitaire…). Les journalistes vont ainsi pouvoir poser des questions sur les autres activités d'Areva en Afrique, notamment en Centrafrique.

 

© Copyright Indigo Publications.

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 15:44

 

 

GP Boz

 

BANGUI (AFP) - 20.07.2010 09:38 L'attaque de Birao, principale ville du nord de la Centrafrique, lundi par des rebelles a fait au moins trois morts selon un premier bilan donné mardi à l'AFP par un responsable militaire centrafricain à Birao.

La Centrafrique est aussi dans l'attente des élections, initialement programmées pour fin avril et repoussées à deux reprises notamment pour permettre d'améliorer la situation sécuritaire. La commission électorale a proposé d'organiser le vote le 24 octobre, date non encore validée par le président François Bozizé, candidat à sa réélection.

L'attaque de Birao, principale ville du nord de la Centrafrique, lundi par des rebelles a fait au moins trois morts selon un premier bilan donné mardi à l'AFP par un responsable militaire centrafricain à Birao.

"Nous avons enregistré une perte dans nos rangs à l'issue des combats d'hier. On a dénombré également un mort du côté des assaillants, ainsi qu'un mort parmi les jeunes des groupes d'autodéfense", a-t-il déclaré sous couvert de l'anonymat.

"Devant les fréquentes attaques des groupes armés contre la ville, les jeunes se sont constitués en groupe d'autodéfense. Ils sont armés par la population pour la défendre, et pour appuyer les forces de défense et de sécurité dans de pareils cas", a-t-il dit.

"Il faut noter que lors des combats qui se sont déroulés en dehors de la ville au moment où les Faca (forces armées centrafricaines) poursuivaient les assaillants, il a dû y avoir d'autres victimes parmi ces derniers", a-t-il ajouté.

Le militaire a précisé qu'il y avait "quelques blessés civils, probablement par balles perdues (...) mais le bilan en ce qui concerne les blessés n'est pas exhaustif".

Birao a été attaquée tôt lundi matin par des rebelles qui seraient des dissidents du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), d'après l'armée et un groupe rebelle. Un chef rebelle d'un autre groupe, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), avait affirmé avoir pris la ville.

L'armée centrafricaine a assuré lundi après-midi avoir chassé les rebelles et repris le contrôle de la ville.

Outre les Faca, Birao accueille environ 300 hommes de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat) ainsi que plusieurs représentations d'ONG d'aide aux milliers de déplacés et réfugiés de la région, frontalière du Darfour (ouest du Soudan).

 

© 2010 AFP

 

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