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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 03:58

 

 

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Qu’on le veuille ou non, la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la Côte d’Ivoire consacre l’échec retentissant de ce qu’on a coutume d’appeler la Communauté internationale avec son inefficacité et toute l’hypocrisie qui caractérise son système et son mode de gestion des questions africaines en particulier. Avant même d’en arriver à la Côte d’Ivoire, une élection présidentielle s’est aussi déroulée dans un pays voisin à la Côte d’Ivoire qui s’appelle le Burkina-Faso dont le président sortant a été réélu avec un score quasi stalinien dès le premier tour et tout un tas de monstruosités électorale dénoncées par l’opposition de ce pays qui n’a cessé de crier au scandale mais sans que la fameuse communauté internationale n’ait pipé le moindre mot.

Mieux, ce chef d’Etat est celui là-même qui sous-traite pour la même communauté internationale la médiation et la facilitation des crises récurrentes de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest alors même que la situation dans son propre pays est loin d’être un modèle de démocratie irréprochable, la mascarade électorale qui vient de s’y dérouler le prouve amplement. Le président de ce pays qui au pouvoir depuis deux décennies se prépare au vu et au su de toute la communauté internationale à faire modifier la constitution de son pays afin de briguer indéfiniment le fauteuil présidentiel et mourir au pouvoir. Plusieurs illustres chefs d’Etat africains l’ont précédé dans ce manège consistant à manipuler la constitution afin de demeurer éternellement au pouvoir, sans risquer le moins du monde quoi que ce soit de la part de toutes ces institutions internationales qui crient aujourd’hui au scandale et accusent Laurent Gbagbo de tous les maux et noms d’oiseaux.

Le Président Laurent Gbagbo a toujours refusé d'aller aux élections dans la mesure où le pays est divisé en deux, position qui lui a valu d’être critiqué et taxé de celui qui a peur d’aller aux élections. La situation actuelle de la Côte d’Ivoire montre qu’il avait mille fois raison. Tant qu’un pays coupé en deux n’est pas réunifié, il ne sert à rien de faire de la fuite en avant pour aller précipitamment aux élections. Il est vrai que cette communauté internationale, ONU et UE en tête, a énormément investi dans les élections en Côte d’ivoire pour accepter sans broncher l’échec sur lequel le second tour a débouché. Mais c’est cette même communauté internationale qui a contraint Gbagbo à partager le pouvoir avec les soi-disant Force Nouvelles. C’est lui qui a nommé Premier Ministre ce même Guillaume Soro qui aujourd’hui a choisi de remettre sa démission non pas à Gbagbo qui l’a nommé mais à Ouattara pour qui il roulait depuis sans trop en donner l’air. A présent, son masque est tombé. Il a amplement tiré profit de l’économie de guerre que leur rébellion avec Ouattara a instaurée dans la partie Nord de la Côte d’Ivoire coupée en deux avec la bénédiction et le soutien de la communauté internationale.

Sous prétexte que les Africains s’entredéchirent à cause des considérations ethnique et tribales, on a arbitrairement et injustement imposé aux actuels Premier Ministre du Kenya et du Zimbabwe qui avaient pourtant gagné les élections présidentielles dans leur pays respectifs de partager le pouvoir, tout cela à cause de l’incapacité de la communauté internationale de régler convenablement les conflits et les crises en Afrique.

En Côte d’Ivoire, il allait pourtant de soi que du moment où aucune pression suffisante n’a été exercée sur les prétendues Forces Nouvelles pour les désarmer, il était évident que le scrutin décisif du second tour n’allait pas bien se dérouler dans la partie du pays sous occupation de la rébellion armée. Gbagbo et son camp l’avaient si bien perçu qu’ils s’en étaient plaints dès la fermeture des bureaux de vote mais avaient déjà formulé et apprêté leur recours en annulation auprès de la Cour constitutionnelle.

L’empressement avec lequel l’ONU, l’UE, la France, les USA et tous les partisans de Ouattara insistaient pour la publication des résultats par la CEI trahissait clairement le camp qu’il avaient choisi, accréditant ainsi, qu’ils le veuillent ou non, la thèse de leur complot contre Gbagbo en entérinant les graves anomalies et irrégularités intervenues, bref, la mascarade électorale  dans les bureaux de vote du Nord où avaient régné l’intimidation et les fraudes de toutes sortes au profit du candidat Ouattara derrière lequel s’étaient rangées toutes les Forces Nouvelles et les populations du Nord. Pour toutes les missions d’observation des élections de la communauté internationale dépêchées dans les pays africains où se déroulent des élections, il y a une formule tarte à la crème bien connue : « les irrégularités constatées ici et là ne sont pas de nature à entacher la crédibilité des élections ».

L’ONU qui habituellement se contente d’observer seulement les élections, a cru cette fois-ci devoir pour la Côte d’Ivoire, s’octroyer une attribution supplémentaire, celle de délivrer une « certification » des résultats du scrutin. Son représentant a cru devoir le faire en vertu de quelle disposition pour les résultats du premier tour ainsi que pour le second avec les conséquences que l’on sait à savoir ne pas être suivi par la Cour constitutionnelle.

En Centrafrique, on se prépare frileusement à se rendre aussi aux urnes dans un contexte où le pays est divisé en mille morceaux contrôlés par plusieurs rébellions armées aussi bien nationales qu’étrangères. Plus de la moitié des seize préfectures que compte le pays est sous occupation politico-militaire mais la communauté internationale est incapable d’imposer à Bozizé l’absolue nécessité de la réunification préalable du pays avant d’aller aux urnes. Quand une rébellion attaque et s’empare d’une ville comme celle de la CPJP vient de faire il y a une dizaine de jours, les Faca et la garde présidentielle sont mis en débandade et Bozizé est obligé de solliciter un appui extérieur comme il vient de le faire en demandant carrément une intervention militaire à Idriss Déby du Tchad qui a dû envoyer un corps expéditionnaire lourdement armé rétablir la situation à Birao.  

Qui peut aujourd’hui présager de ce qui se passera concrètement lors du scrutin dans les régions sous occupation rebelle ? Ce n’est pas au lendemain du vote qu’il faut en parler, c’est maintenant. Dans les zones et les localités occupées par des rebelles qui ne veulent pas déposer les armes, le recensement électoral ne s’est déjà pas bien déroulé. Tant qu’ils n’auront pas perçu les fonds du DDR dont une bonne partie a pourtant été remise par la CEMAC (huit milliards de F CFA) à Bozizé qui s’en sert comme si c’était à lui et personne ne lui dit rien.  Cette indifférence affichée de la communauté internationale à l’égard de Bozizé ressemble à de la complicité. L’ONU, l’UA, l’UE, l’OIF, l’ambassade de France à Bangui, pourtant représentés dans le comité de pilotage des élections en Centrafrique, contemplent et laissent   Bozizé piétiner le code électoral et remettre en cause impunément le chronogramme électoral pourtant laborieusement et consensuellement adopté sans s’émouvoir le moins du monde. Le dernier rapport du Secrétaire Général Ban-Ki moon sur la RCA est un chef-d’œuvre de cette hypocrisie qui doit cesser. C’est un encouragement adressé à Bozizé pour qu’il continue dans la voie qu’il a choisie, celle des violations de la loi, de la dictature sanguinaire. Il ne risque rien et n’encourt aucune sanction quelconque. C’est tout simplement scandaleux.

Aujourd’hui, dans la totale indifférence, Bozizé joue le neveu de Rameau. Il est tout à la fois. Chef d’Etat sortant et candidat et celui qui décide de tout. Il est le véritable président de la CEI, président du Conseil d’Etat, de la Cour constitutionnelle, il fixe le délai de dépôt des dossiers de candidatures, il choisit le découpage électoral des circonscriptions aux législatives comme bon lui semble et les représentants de toutes ces institutions de la communauté internationale ne lui disent rien. Demain, lorsque Bozizé s’autoproclamera vainqueur des élections, ces messieurs et dames trouveront tout cela normal et diront amen puisque les observateurs qu’ils auront dépêchés diront que « les irrégularités enregistrées ici et là ne sont pas de nature à entacher la crédibilité de ces élections » et le tour est joué. Cette hypocrisie de la communauté internationale doit cesser. Tous les exemples des pays où l’ONU intervient massivement à l’heure actuelle pour soi-disant maintenir la paix sont un fiasco. MONUC RDCongo (17.000 casques bleus), MINUSTAH Haïti (12 600 hommes depuis le séisme) MONUCI Côte d’Ivoire (presque 10.000 hommes). Dans ces pays, on demande presque tous les jours leur départ. Ce n’est pas par le pur des hasards.   

La Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 01:39

ethiopian-airlines

 

 

Source : www.air-journal.fr 5 décembre 2010 par Joël Ricci

La compagnie éthiopienne lance deux nouvelles routes depuis sa base d’Addis-Abeba. Le 2 décembre vers Maputo au Mozambique et le lendemain vers Bangui en Centrafrique. Ethiopian reliera Addis-Abeba, la capitale d’Ethiopie située à 2 400 mètres d’altitude, à Maputo trois fois par semaine, les mardi, jeudi et dimanche.

Le départ d’Addis-Abeba aura lieu à 9 h 15 pour une arrivé à 13 h 35. Au départ de Maputo, le vol partira à 14 h 25 pour une arrivée à 20 h 50.

L’autre route reliera Addis-Abeba à Bangui quatre fois par semaine, les lundi, mercredi, vendredi et dimanche. Ils partiront depuis la capitale éthiopienne à 9 h 15 pour une arrivée à 10 h 45. Au départ de Bangui, le vol décollera à 15 h 10 pour arriver à 20 h 45.

Avec l’ajout des services de vol vers Maputo et Bangui, Ethiopian dessert 39 villes en Afrique et un total de 60 destinations internationales couvrant les quatre continents.

Sa flotte est quasi uniquement composée de Boeing aujourd’hui. Elle vient de recevoir son premier 777 et en attend quatre autres d’ici juillet 2011 avant que n’arrivent dix Boeing 787 Dreamliner, initialement prévu fin 2012.

Mais les dernières avaries lors de tests sur un 787 vont probablement  décaler les plans de livraison de Boeing à une date ultérieure.

Ethiopian a aussi 12 Airbus A350 en commande, le premier exemplaire livrable en 2017.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 17:08

 

 

sidaction

 

Centrafrique : Le Sida ne passera pas !!!

Ai-Rca- Samedi, 04 Décembre 2010 12:25 Le pays célèbre ce jour  la journée mondiale Sida autour du thème : « accès universel et droits humains » avec son slogan « Stop Sida, tenons nos promesse ».

Dans son discours prononcé à la veille  de cette journée, le Ministre de la Santé publique, André Nalké Dorogo, a souligné que,  pour conduire ce combat, le président de la république a accepté de présider personnellement le comité national de lutte contre le Sida (CNLS),  instance de décision.

« Cet engagement porte ses fruits puisque le dernier rapport de l’Onu Sida du mois de novembre 2010 révèle que dans les 56 pays dont la République Centrafricaine, le nombre de nouvelles infections  a reculé de près de 20% en dix ans, les décès liés  au Sida ont diminué de près de 20% sur les cinq dernières années et les personnes vivant avec le virus voient leur nombre se stabiliser », a-t-il dit.

Selon M Dorogo, ceci est sans doute un signal encourageant qui exige des Centrafricains plus d’actions audacieuses et des choix intelligents afin de briser la trajectoire de l’épidémie.

Cette journée, à l’en croire, constitue une occasion privilégiée pour mobiliser la population centrafricaine en faveur du dépistage volontaire et d’une meilleure protection individuelle, de proposer des services de soins, de traitement et de soutien de qualité pour les personnes infectées et affectées par le VIH.

Pour le Membre du gouvernement,  « le thème de cette année, est une interpellation non seulement à l’endroit des autorités politico sanitaires, des leaders d’opinion et des communautés mais aussi chacun de nous, là où il se trouve et quel que soit son domaine d’activité,  à promouvoir l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge psychosociale et aux droits des personnes infectées et/ou affectées par le VIH/Sida en République Centrafricaine »

« Je vous exhorte à vous engager résolument dans la lutte contre ce fléau qui ne concerne pas que les autres. Pour ma part, le gouvernement en prenant ses responsabilités par deux fois cette année pour mettre à disposition des ARV montre assurément la voie et compte sur l’engagement et la solidarité pour infléchir  sensiblement la courbe de l’infection à VIH » a-t-il conclu.

Il convient de préciser que, la journée mondiale de lutte contre le Sida est célébrée en Centrafrique le 4 décembre de chaque année dans le souci de distinguer les manifestations liées à la commémoration de la date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine, qu’est le  1er décembre.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : La phraséologie volontariste en apparence des autorités centrafricaines contraste singulièrement avec la triste réalité sur le terrain faite de corruption, de malversation et de mauvaise gestion au CNLS ayant pour dramatiques conséquences des ruptures de stocks d’ARV à répétition, d’examens de CD 4 qui ne sont plus financés ainsi que de carence de préservatifs dans certaines villes du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 23:00

 

 

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AFRICAN UNION UNION AFRICAINE1

UNIÃO AFRICANA

Addis Ababa, Ethiopia, P.O. Box: 3243 Tel.: (251-11) 5513 822 Fax: (251-11)

5519 321

 

Email: situationroom@africa-union.org, oau-ews@ethionet.et

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Addis Abéba, le 4 décembre 2010 - La Commission de l’Union africaine (UA) a été informée de la présence de M. Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre du

Togo et chef de la Mission d’observation électorale dépêchée par l’UA à l’occasion du deuxième tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, à la cérémonie de prestation de serment de M. Laurent Gbagbo, qui a eu lieu aujourd’hui, 4 décembre 2010.

La Commission voudrait préciser que M. Koffigoh ne représentait pas l’Union africaine, qui n’est en rien engagée par cet acte individuel. La position de l’Union africaine est telle que déterminée par les communiqués publiés par son Conseil de paix et de sécurité et par le Président de la Commission.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 22:51

 

 

 

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Le 03/12/2010 - La plainte contre X déposée en août dernier, en France, par les avocats François Gibault et Jean-Charles Tchikaya afin de faire la lumière sur la disparition, il y a tout juste un an, de l'opposant centrafricain Charles Massi, a été jugée recevable suite aux premières investigations de la police judiciaire française. Saisi dans un premier temps, le parquet de Paris a transféré le dossier, le 23 novembre, au procureur de la République de Versailles, déclaré compétent territorialement.

 

Les autorités judiciaires françaises sont donc habilitées à instruire cette plainte pour "torture, traitements inhumains et meurtre" dans le cadre de laquelle des proches du président François Bozizé, voire le chef de l'Etat lui-même, pourraient être entendus. Ancien ministre de Bozizé passé du côté de l'opposition, Charles Massi a disparu en décembre 2009 après avoir été arrêté au Tchad puis remis au régime en place à Bangui. Il serait décédé dans la prison de Bossembélé des suites des traitements infligés par des membres de la Garde présidentielle (GP) centrafricaine.

 

Pour appuyer leur démarche, les deux avocats, défenseurs de la famille Massi représentée par le beau-fils de l'opposant disparu, Eric Neris-Massi, se fondent sur des éléments de preuve "accablants" émanant d'autorités ministérielles centrafricaines et de militaires proches de Francis Bozizé, fils du chef de l'Etat et actuel ministre délégué à la présidence chargé de la défense. A suivre…

 

Copyright 2010 - La Lettre du Continent - tous droits réservés

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 20:19

 

 

afrique

 

 

NDLR : La situation dans laquelle se retrouve la Côte d'Ivoire qui a quelques similitudes avec celle de la RCA inspire certains de nos lesteurs qui prennent leur plume pour exprimer leurs sentiments tout en souhaitant conserver l'anonymat. Nous publions ci-dessous une réaction d'un d'entre eux et sommes également disposés à nourrir le débat ainsi ouvert par d'autres points de vue. A vos plumes !

 

 

 

Il faut analyser en profondeur la situation exceptionnelle que vit la Côte d'Ivoire depuis 10 ans ? Que s'est réellement passé sur le terrain lors des élections en Côte d'Ivoire ?

Laurent Gbagbo. Voilà un homme qui a gagné démocratiquement les élections en 2000 mais qui n'a jamais profité de sa victoire pour prouver ce dont il est capable pour son pays, la Côte d'Ivoire qu'il aime tant. L'audace et le courage de cet homme remontent à la nuit des temps, aux années 70, plusieurs années avant la conférence de la Baule. Il avait déjà osé défier le vieux Houphouet Boigny sous le parti unique. C'était du jamais vu. Quand le Vieux a organisé les premières élections démocratiques en octobre 1990, Gbagbo était le seul qui a osé se présenter contre lui. Le parcours de Gbagbo jusqu'aujourd'hui est sans faute, ni grossièreté. L'homme a toujours su habilement déjouer tous les pièges que ses adversaires, ivoiriens ou non, lui ont toujours tendus.

Venons-en aux élections de 2010. Le Président Gbagbo a toujours refusé d'aller aux élections dans la mesure où le pays est divisé en deux. Notons ici, que la fameuse communauté internationale fait du deux poids, deux mesures. Quand les rebelles ont pris les armes pour attaquer le pouvoir légitime de Laurent Gbagbo, personne ne les a condamnés. Ni la France, ni les États-Unis, ni les Nations Unies, personne n'a rien dit. Au contraire, on a demandé à Laurent Gbagbo de partager le pouvoir avec les rebelles. Ailleurs, au Tchad par exemple, les rebelles tchadiens sont chassés et pourchassés par l'aviation française aussi bien de Chirac que de Sarkozy afin de permettre à Idriss Déby de régner en maître absolu au Tchad jusqu'à sa mort. C'est ici qu'il y a deux poids et deux mesures. En Côte d'Ivoire, on demande au président Gbagbo de partager le pouvoir avec les rebelles, mais au Tchad, c'est l'armée française qui chasse les rebelles.

En Côte d'Ivoire donc, malgré un partage du pouvoir avec les rebelles, avec cet étudiant sans diplôme Guillaume Soro comme Premier Ministre, le pays est resté divisé en deux, avec un nord contrôlé par les Forces Nouvelles, les rebelles donc, et un sud contrôlé par les forces loyalistes. Alors que c’est Gbagbo qui l’a nommé Premier Ministre, c’est à Ouattara qu’il remet sa démission. Toutes les preuves sont là pour démontrer que la rébellion de 2002 a un seul patron qui s'appelle Alassane Dramane Ouattara. Dans ces conditions, on ne peut organiser des élections libres et transparentes. Au deuxième tour, au nord, il n'y a pas eu de vote digne de ce nom : intimidation des votants potentiellement favorables à Gbagbo, bourrage des urnes, des hommes en armes devant les bureaux de vote pour forcer tout le monde à voter Ouattara...

Anomalie dans l'annonce des résultats

Alors que la CENI n'avait encore rien dit, le monde entier était en possession des résultats du deuxième tour, chiffres et pourcentage à l'appui, au moins 72 heures avant la proclamation par la CENI des mêmes résultats. Que s'est-il passé ? Du jamais vu dans aucun processus électoral dans le monde. Et puis, pourquoi le président de la CENI a choisi d'aller annoncer les résultats au QG d'Alassane Ouattara ? Il s'agit visiblement d'un complot international ourdi contre Laurent Gbagbo. L'homme n'est pas né de la dernière pluie. Il a vu et contrôlé pire situation. Décision logique de la Cour Constitutionnelle, il faut invalider les résultats de tous les bureaux de vote du nord, sous contrôle rebelle. Et si on invalide le vote des nordistes, le Mossi n'a plus rien. Il perd les élections. Le sieur Ouattara, sûr de lui, n'avait introduit aucun recours, ce qui fait dire qu'il admet implicitement que tout s'est très bien déroulé dans le reste du pays.  

L'empressement avec lequel la France et les Etats-Unis réclamaient la publication illico presto des résultats du second tour était suspect de prime abord. Ils ne l'ont jamais fait pour d'autres pays. Le représentant des Nations Unies en Côte d'Ivoire, s'appuyant sur les déclarations des observateurs internationaux, affirme que les élections se sont globalement bien déroulées dans l'ensemble du territoire national. A-t-on déjà vu dans un pays d'Afrique, des observateurs internationaux remettre en cause des irrégularités qui sont de nature à entacher la sincérité d'un scrutin ? Jamais. Et puis, aux Etats-Unis en 2000, quel est le pays dans le monde, qui a interpellé les Américains dans leur imbroglio post-électoral ? Au Togo, au Tchad, au Burkina... tout se passe toujours bien, en toute transparence, selon ces fameux observateurs internationaux, même si les peuples manifestent ouvertement leur soif du changement. Au Togo, en 2005, les populations ont beau pleuré toutes leurs glandes lacrymales mais la fameuse communauté internationale était restée de marbre.

Le criminel Faure Gnassingbé, comme son père dictateur, a lâché ses chiens-soldats dans la rue. Il y a eu au moins 500 morts. Ni la France, ni les Etats-Unis, ni les Nations Unies, n'ont pipé mot. Plusieurs chefs d’Etat africains dont Lansana Conté, Omar Bongo, Idriss Déby, Paul Biya, Blaise Compaoré, Abdelaziz Bouteflika, pour ne citer que ceux-là, ont modifié la Constitution pour être président à vie. Les démocrates de ces pays ont beau pleuré toutes leurs larmes, personne ne les a écoutés. Enfin de compte, Laurent Gbagbo est-il plus illégitime que Faure Gnassingbé ou Idriss Déby, Blaise Compaoré ou Bouteflika ? La réponse est non. La seule différence est que Gbagbo n'est pas le candidat des Occidentaux, alors, on veut le pousser vers la sortie pour remettre la Côte d'Ivoire dans l'orbite de la France à travers le Mossi Alassane Dramane Ouattara.

A malin, malin et demi. Le rusé Gbagbo les a piégés. S'il s'agissait d'un match de foot, 5 à 0 pour Gbagbo. LA COTE D'IVOIRE AUX IVOIRIENS ! BRAVO ET LONGUE VIE A LAURENT GBAGBO !

 

Un fidèle lecteur africain de C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 18:57

 

 

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          Dispensaire de Malimaka

 

 

 Radio Ndéké Luka Samedi, 04 Décembre 2010 15:22

 

Quatre centres de santé urbains de Bangui seront très bientôt réhabilités et équipés grâce à l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD). Il s’agit des centres de santé des Castors, de Malimaka, de Boy rabe et de Bedè dans le 8e arrondissement de Bangui. Le démarrage des travaux a été marqué le 2 décembre 2010 par une cérémonie présidée par le Ministre du Plan Sylvain MALIKO.  Le coût total de ces travaux s’élève à  6 millions d’Euros soit près de 4 milliards de FCFA.

 

Le projet de réhabilitation et d’équipement de ces quatre centres de santé urbains s’inscrit dans le cadre du projet PRSS, (Projet de Réhabilitation des Services de Santé).

Selon André NALKE DOROGO, ministre centrafricain de la santé publique, ce projet de réhabilitation et de construction  trouve son fondement dans une convention signée avec l’Agence Française de Développement. Quant à Hugues Marion, chef de mission de l’AFD en Centrafrique, il a précisé que ce concours de l’AFD a pour objectif de contribuer à l’amélioration des conditions de santé des populations les plus vulnérables de la ville de Bangui.

Marie Thérèse MAGA BOYMANDJIA, première conseillère de la Mairie du 8ème arrondissement s’est dite très satisfaite de la mise en œuvre de ce projet. La population du 8ème arrondissement présente au lancement des travaux n’a pas manqué aussi d’exprimer sa satisfaction pour ces travaux.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 18:54

 

 

Ban Ki moon

 

 

3 décembre 2010 – A deux mois des élections en République Centrafricaine (RCA), le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, encourage les autorités centrafricaines et les partis politiques à « continuer d'agir de manière responsable » et à terminer « la réintégration des anciens combattants », la situation sécuritaire étant toujours précaire, notamment au nord et à l'est du pays.

« Les élections présidentielle et législatives constituent un jalon essentiel de la nouvelle ère de consolidation de la paix qui s'ouvre en République centrafricaine. J'encourage vivement la Commission électorale indépendante à poursuivre ses efforts pour tenir le calendrier établi d'un commun accord par toutes les parties concernées et régler rapidement et dans la transparence les derniers problèmes techniques et logistiques », déclare Ban Ki-moon dans un rapport sur la situation du pays publié vendredi.

Il appelle aussi « les parties prenantes nationales à continuer d'agir de manière responsable et de bonne foi au nom de l'intérêt suprême du pays » et exhorte « le gouvernement à parachever l'élaboration d'une stratégie globale et inclusive de réintégration des anciens combattants ».

Depuis que le mandat présidentiel a expiré le 11 juin 2010 comme prévu par la Constitution, le Président centrafricain, François Bozizé, gouverne le pays en vertu de l'amendement constitutionnel voté par l'Assemblée le 10 mai dernier, qui a prorogé le mandat du Président et de l'Assemblée nationale jusqu'à la tenue d'élections. Le 30 juillet, le Président Bozizé a pris un décret présidentiel qui fixe au 23 janvier 2011 la date du premier tour des élections présidentielle et législatives.

En août dernier, le Président Bozizé avait expliqué ce long report par la nécessité impérieuse de bien préparer les élections et de surmonter les problèmes logistiques liés à la saison des pluies, pendant laquelle de nombreuses régions du pays deviennent inaccessibles par la route.

Dans son rapport, le chef de l'ONU souligne la nécessité pour les candidats en lice de pouvoir circuler librement sur tout le territoire national pour les besoins de leur campagne électorale. « Je demande également aux partenaires régionaux et internationaux de maintenir leur appui politique et financier pour faire en sorte que des élections transparentes, crédibles, sans exclusives et pacifiques se déroulent le 23 janvier 2011 comme prévu. », rappelle-t-il.

Le début des préparatifs des élections s'est accompagné d'une atténuation de certaines tensions sociales à Bangui. Les travailleurs du secteur des télécommunications se sont vu verser leurs arriérés de salaires et les mouvements de grève du secteur de l'enseignement, qui coïncident généralement avec le début de l'année scolaire, en septembre, ont également été évités, rapporte le Secrétaire général.

L'inscription des électeurs a commencé « lentement ». L'Observatoire national des élections et l'Institut démocratique national ont constaté un faible degré de participation des partis politiques et des dirigeants de la société civile locale, y compris les dirigeants des communautés et les chefs traditionnels.

Les conditions de sécurité demeurent précaires dans certaines zones. Alors que la situation est restée relativement calme autour de Bangui et dans le sud-ouest du pays, des violences ont éclaté dans le nord et dans l'est « en raison du manque de moyens des forces de sécurité nationales et de la présence de mouvements rebelles qui ne participent pas au processus de paix, de groupes criminels, notamment de bandits et de contrebandiers lourdement armés », estime Ban Ki-moon. « Au cours de la période considérée, aucune attaque n'a été signalée dans le nord-ouest du pays. Toutefois, la profusion d'armes légères et de petit calibre menace la sécurité du pays dans son ensemble », ajoute-t-il.

Les groupes d'autodéfense qui se sont constitués au niveau des communautés locales ainsi que les mouvements rebelles, en particulier l'Union des forces démocratiques et républicaines (UFDR) et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), assurent dans les faits une protection contre les bandes armées criminelles et les éléments étrangers dans de vastes zones du pays, où les Forces armées centrafricaines (FACA) mal équipées ne sont pas déployées ou n'ont qu'une présence limitée. La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) ne participe toujours pas au processus de paix de Libreville, et il n'existe toujours aucune information sur son chef, Charles Massi, qui a disparu en décembre 2009.

« Il faut absolument que tous les groupes armés continuent de participer au processus de désarmement, démobilisation et réintégration, et notamment le Front démocratique du peuple centrafricain FDPC et le Mouvement des Libérateurs Centrafricains de la Justice (MLCJ), en dépit de leur effectif relativement modeste. On doit également s'efforcer d'associer à ce processus les groupes armés qui ne l'ont pas encore rejoint et de désarmer les groupes d'autodéfense et les milices ethniques », explique le chef de l'ONU.

« Sans un personnel de sécurité suffisamment entraîné et équipé pour s'attaquer à la menace des groupes armés qui circulent librement dans le pays et à travers ses frontières poreuses, la situation d'instabilité et d'insécurité relatives persistera. J'engage vivement les partenaires bilatéraux à répondre favorablement aux appels lancés par le gouvernement et à aider les FACA afin de leur permettre de mieux garantir la sécurité, notamment dans la région instable du nord-est », appelle Ban Ki-moon.

Il souligne également la nécessité de mettre « fin à la culture de l'impunité qui reste un trait primordial des violations des droits de l'homme commises en République centrafricaine ainsi que pour lutter contre la corruption, qui constitue l'un des principaux obstacles au développement socioéconomique du pays ».

Conformément à la Résolution 1923 du Conseil de Sécurité adoptée en mai dernier 2010, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a transféré le 15 novembre dernier le contrôle des camps Bahai, Guéréda et Iriba aux autorités tchadiennes et prévoit d'achever son retrait définitif le 31 décembre 2010.

 

Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=23866&Cr=centrafricaine&Cr1

 

 

Centrafrique: Vers la prolongation du mandat des Nations unies

(Pana) 04 décembre 2010 - Ban Ki-moon recommande la prolongation du mandat des Nations unies en RCA - Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a recommandé au Conseil de sécurité de prolonger d’un an le mandat du Bureau des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) dont le mandat va expirer le 31 décembre.

Dans un rapport publié vendredi à New York, au siège de l’ONU, il a souligné que cette prolongation va permettre au BINUCA de poursuivre son travail de facilitation du processus de stabilisation du pays.

«L’année prochaine, le BINUCA va continuer à exécuter son mandat dans un cadre intégré et en étroite collaboration avec les autorités nationales et les partenaires de la République centrafricaine (RCA) avec un accent particulier sur le processus de réconciliation, y compris par le biais de l’achèvement du processus électoral», a souligné M. Ban.

«Le BINUCA aide également les autorités nationales à mettre en oeuvre le  désarmement, la démobilisation et le programme de réinsertion», a-t-il ajouté.

Il a indiqué que le BINUCA apporte son soutien pour l’instauration de l’autorité de l’Etat à travers le pays, à la réforme du secteur de la sécurité et la promotion de l’Etat de droit et pour le respect des droits de l’homme.

Le secrétaire général de l’ONU a estimé que beaucoup reste à faire pour accroître la capacité de l’armée nationale centrafricaine.

«En l’absence d’un personnel suffisamment formé et équipé pour barrer la route aux groupes armés qui agissent sans être inquiétés et profitant des frontières perméables,  le pays va continuer à vivre dans l’instabilité et l’insécurité», a-t-il dit dans son rapport.

M. Ban exhorte les partenaires bilatéraux à répondre positivement à l’appel lancé par le gouvernement de la RCA pour une assistance en faveur de son armée nationale.

Il a également fait part de ses inquiétudes quant à la disparition de leaders politiques en RCA et a renouvelé son appel aux autorités pour clarifier les circonstances des incidents relatifs à la disparition et à garantir la sécurité des leaders politiques et des chefs militaires qui ont rejoint le processus de paix.

Il a aussi lancé un appel contre «la culture de l’impunité» dans le pays, qui est un aspect important dans les violations des droits de l’homme.

Le secrétaire général a souligné la nécessité de la lutte contre la corruption qui constitue un des obstacles majeurs au développement socio-économique du pays.

«Je suis satisfait du progrès réalisé dans la fusion en cours entre le BINUCA et l’équipe locale des Nations unies», a déclaré M. Ban.

«L’harmonisation stratégique des Opérations des Nations unies dans chacun des domaines humanitaire, de développement et politique permet de renforcer les activités de chaque agence et une meilleure prestation de services dans nos efforts communs de consolidation de la paix en République centrafricaine», a-t-il ajouté.

Le Bureau de consolidation de la paix en RCA (BONUCA), mis sur pied en 2000, est devenu depuis le 1er janvier 2010 le BINUCA.


 

 

NDLR : Quelle crédibilité dispose encore l'ONU avec ce qui se passe en Côte d'Ivoire ? Partout où elle intervient c'est le chaos. Les exemples de Haiti, la RDC et maintenant la Côte d'Ivoire parlent d'eux-mêmes. C'est attristant. En RCA, Bozizé contrôle totalement le processus électoral et aussi la Cour constitutionnelle, autantd'atouts pour valider son hold-up électoral en cours de préparation. C'est Bozizé qui fixe le calendrier des élections, décide du délai de clôture des dossiers de candidatures et du découpage électoral en foulant impunément aux pieds le code électoral, le tout, sans la moindre réaction de l'ONU ni de l'UE et de la France. Bien au contraire cette dernière dépêche même son nouveau ministre de la coopération pour aller encourager Bozizé à aller de l'avant dans ses turpitudes et ses violations de la loi, dans un pays dont plus de la moitié du territoire est occupée par diverses rébellions. Aller aux urnes dans un pays dont une grande partie du territoire est contrôlée par des rebelles qui refusent de déposer les armes est la pire des situations. Puisse au moins le triste exemple ivoirien nous servir de leçon ! 

 

Selon nos informations, le Hercules C 130 "d'Air Bézambé" serait parti pour Lomé pour prendre livraison des urnes togolaises que le vrai faux pasteur et nullissime Binguimalé était allé mendier dernièrement auprès du président Faure Gnassingbé. Après les urnes, où trouveront-ils les isoloirs, les bulletins de vote et autres matériels électoraux si toutes les mendicités financières de Bozizé pour la tenue des élections continuent de faire chou blanc ? Nous apprenons en effet que dépêché à la BEAC à Yaoundé après avoir adressé une lettre pour solliciter 5 milliards de F CFA afin de financer les élections, le ministre des finances de Bozizé, Albert Besse, a essuyé une fin de non recevoir, l'Etat centrafricain étant de toute façon déjà très endetté vis à vis de la BEAC.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 18:10

 

 

Binguimale2 0

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 03 Décembre 2010 14:00

Après la publication de la liste des candidats à la présidentielle de 2011 par la cour constitutionnelle, la commission électorale indépendante (CEI) se fixe désormais  comme objectif la confection des bulletins de vote et le déploiement des matériels lourds  des élections sur le terrain. Mais d’ores et déjà certains commissaires de la CEI disent qu’ils ne sont pas très motivés actuellement pour faire le travail.

Selon Joseph Binguimalé, président de la CEI, pour ne pas accuser un retard sur son calendrier, la CEI a mis en place un comité tripartite composé des membres de la CEI, du PNUD et des Forces armées centrafricaines dans le but de  déployer ces matériels sur le terrain.

Certains observateurs continuent de s’interroger si les élections vont se tenir à la date prévue. Le nœud du problème est le financement des élections par les bailleurs de fonds à travers le PNUD, principal gestionnaire du processus électoral encours en Centrafrique.

Le financement tombe à petites gouttes, et la CEI n’arrive pas toujours à payer tous les agents recenseurs comme ceux du village de Landia Mboko qui réclamaient  le 2 décembre dernier le versement de leur  reliquat d’indemnités qui s’élèvent à plus de 1 650 000 frs cfa. Ayant accusé 9 mois d’arriérés de salaire, d’après nos informations, certains membres de la CEI sont menacés d’expulsion dans les maisons de location par leurs propriétaires. Tous ces facteurs amènent certains centrafricains à s’interroger sur l’effectivité de la tenue de ces élections à date échue.

 

NDLR : Visiblement toutes les conditions d’un nouveau report des élections du 23 janvier sont réunies mais personne ne veut prendre la responsabilité d’en parler en premier craignant d’être taxé d’avoir peur d’aller aux urnes comme Bozizé aime à le dire. En attendant, le vrai faux pasteur et nullissime président de la CEI dont plus personne ne veut, prend des initiatives, va rencontrer des chefs d’Etat comme récemment à Lomé, brasse du vent comme à son habitude. Il veut maintenant associer les Faca aux opérations électorales pour suppléer au refus des comités locaux de la CEI qui n’ont toujours pas perçu leurs indemnités. A-t-il déjà eu l’accord de son nouveau patron Willibyro-Sacko ? Après un récent entretien avec Bozizé, le Délégué de l’UE à Bangui avait curieusement déclaré que l’UE apporterait son appui financier « le moment venu ». Et dire que le nouveau ministre français de la coopération demandait à Bangui où il se trouvait avant-hier qu’il fallait aller sans tarder aux élections puisque les conditions seraient déjà réunies selon lui. Sait-t-il que d’autres conditions essentielles ne sont toujours réunies ?  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 17:44

 

 

 

sida malade

 

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 03 Décembre 2010 14:03

 

La République Centrafricaine célèbre à partir du 03 jusqu’au 04 décembre 2010 en différé la journée mondiale de lutte contre le sida. Le Ministère de la santé publique et de la population, a opté pour ce décalage en raison de la coïncidence de la date du 1er décembre, avec la commémoration de la proclamation de la République centrafricaine couplée cette année avec la fête de l’indépendance du pays.

« Droits et obligations des personnes vivant avec le VIH/Sida », est le thème retenue pour l’année 2010. Selon un rapport publié en novembre 2010 par l’ONUSIDA, « en 26 ans de vie, le sida a considérable réduit l’économie mondiale. Elle à fait environ 30 millions  de victimes et 10 millions de malades restent dans l’attente d’un traitement ».

En République Centrafricaine,  des efforts de la part du gouvernement et des partenaires ont contribué à baisser la courbe des infections au VIH, pendant ces cinq dernières années. Du fait que certains malades sont sous traitement antirétroviraux, a déclaré à Radio Ndeke Luka, André Nalké Dorogo, Ministre de la santé. Il demande aux centrafricains de s’impliquer davantage dans la lutte contre cette maladie.

Le président du réseau des personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVS), Luc Vindo, a indiqué que la prise des antirétroviraux réduit le décès des PVVIH. Le droit des personnes vivant avec le VIH, existe en République Centrafricaine, mais elles continuent de souffrir a-t-il ajouté. « Il faut insérer dans le budget de l’état un fond alloué pour l’achat des médicaments antirétroviraux », suggère-t-il, car « présentement le stock n’est pas suffisant pour les malades du sida », a-t-il conclu

Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida dans le monde, c’est l’engagement que prend l’ONUDSIDA en cette journée  mondiale de lutte contre cette pandémie du siècle. Propos tenus en Centrafrique par le directeur exécutif du programme Michel SIDIBE, toujours à l’occasion des activités relatives à cette journée.

 

NDLR : En RCA qui occupe le 10ème rand mondial du taux de prévalence et détient le record sous régional, la lutte contre le VIH SIDA a beaucoup souffert de la prédation et des malversations de la coordinatrice du CNLS Hyacinthe Wodobodé qui vient enfin d’être limogée mais qui a eu largement le temps de commettre suffisamment de dégâts. Les nombreuses ruptures d’ARV dues à sa mauvaise gestion de cette dame qui a longtemps bénéficié d’une protection au plus haut niveau des autorités centrafricaines, ont été préjudiciables au fonctionnement de cet important service et occasionné  beaucoup de décès parmi les malades.   

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