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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 01:19

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

Cameroon Tribune Rousseau-Joël Foute 21 Juin 2010

 

Le regard des électeurs centrafricains est maintenant tourné vers le président François Bozizé. En effet, il lui revient d'accepter par décret ou de rejeter la proposition faite par la Commission électorale indépendante (CEI) qui a préconisé mercredi dernier la tenue des élections présidentielles et législatives le 24 octobre prochain. Car d'après le Code électoral, c'est au président que revient la décision d'entériner cette proposition ou de la rejeter.

En attendant la décision présidentielle, une bonne nouvelle transparaît dans un environnement où les acteurs politiques ont l'art d'étaler leurs divergences. C'est que la date proposée a été arrêtée « à l'unanimité » des trente membres de la CEI, à en croire son porte-parole Rigobert Vondo.

On se souvient que les scrutins présidentiels et législatifs prévus, cette année, en RCA ont déjà été reportés deux fois. Les élections devaient initialement se tenir le 25 avril. Mais, alors que la CEI assurait qu'il lui était « techniquement impossible de tenir les délais fixés », elles avaient été reportées dans un premier temps au 16 mai. Ce report était réclamé par l'opposition, et recommandé par l'ONU, l'Union européenne, la France et les États-Unis, notamment. Un deuxième report avait alors été décidé, cette fois sine die.

L'opposition centrafricaine demandait de reporter le scrutin parce que, selon elle, il fallait se donner du temps pour réviser les listes électorales, jugées peu fiables, en plus d'un climat sécuritaire peu rassurant. À la suite de ce deuxième renvoi, et pour éviter un « vide juridique », une loi constitutionnelle prorogeant le mandat du président Bozizé- qui a expiré le 11 juin 2010- et celui des députés, a été promulguée.

Dans une déclaration à la nation, le 11 juin justement, François Bozizé, comme pour justifier le report, a estimé que la nouvelle date des élections devrait « tenir compte de l'évolution des conditions sécuritaires » et des avancées du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion des anciens rebelles (DDR), actuellement en cours, et qui doit atteindre la phase du désarmement. Lancé en 2009 pour trois ans selon les autorités, le DDR doit permettre de démobiliser plus de 8 100 combattants recensés dans cinq mouvements signataires d'accords de paix avec Bangui, d'après des acteurs du processus. Est-ce à dire que toutes les conditions seront réunies à la date proposée du 24 octobre ? Répondant à cette question, le porte-parole de la CEI déclare que « les commissaires sont convaincus que, jusqu'à cette date, les contraintes organisationnelles, sécuritaires ou budgétaires auront été circonscrites, et que les élections pourront être organisées à la satisfaction de tout le monde ».

D'ici-là, le scrutin promet de chaudes empoignades au regard de la personnalité des candidats déclarés : le président sortant, François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'État en 2003, puis élu en 2005, est candidat pour un nouveau mandat. Outre M. Bozizé, plusieurs de ses opposants ont déclaré qu'ils se mettront en lice pour la présidentielle. Parmi eux, figurent l'ex-président Ange-Félix Patassé, l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé et le chef de la plus importante ex-rébellion centrafricaine (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, APRD), Jean-Jacques Demafouth, par ailleurs, ex-ministre de la Défense. Il y aura match.

 

 

NDLR : Depuis le 11 juin, Bozizé a perdu sa légitimité de président de la République. Le coup d’Etat constitutionnel qu’il a effectué peu avant en faisant « proroger » son mandat par une loi anticonstitutionnelle à l’Assemblée nationale lui permet certes de continuer à s’imposer à la tête du pays par la force des armes mais il est véritablement devenu un hors la loi. Il l’est d’autant plus qu’il se comporte comme si la RCA est une jungle dans laquelle c’est la loi du plus fort qui prévaut. Il fait une descente au parquet du tribunal de grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation entre autre du bâtonnier du barreau de Centrafrique. Depuis, un bras de fer est engagé entre lui et les avocats car il demeure complètement fermé et sourd à leurs légitimes revendications. Ce n’est pas normal que Bozizé puisse décider seul de la date des élections car il n’a plus de légitimité et refuse de gérer la transition et le vide constitutionnel actuel avec l’opposition. On voit qu’il n’est plus tellement pressé que se tiennent les élections, fort de la loi anti-constitutionnelle qu’on a votée en sa faveur et qui proroge son mandat pour une durée indéterminée.

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 15:03

 

 

Bozize171108275-copie-1.jpg

 

 

C’est avec stupéfaction qu’on a appris il y a une dizaine de jours que le désormais hors la loi François Bozizé s’est rendu au parquet du tribunal de grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation du Bâtonnier Me Symphorien Balemby et le vice président du Conseil Economique et Social Jean Daniel Dengou qu’il accuse d’être à l’origine de l’incendie du supermarché Rayan. Malgré le tollé général que continue de soulever cette scandaleuse, inadmissible et grossière descente au parquet de celui qui se prend pour président de la République, Bozizé poursuit dans le registre du pire et du scandale, ce qui frise même la provocation.

C’est ainsi qu’on apprend encore avec effarement qu’il s’est rendu lui-même lundi de la semaine dernière à sa prison spéciale de Bossembélé pour ordonner à nouveau que ses prisonniers personnels que sont les collaborateurs, parents et proches de Me Balemby et Jean Daniel Dengou qui y ont été arbitrairement arrêtés et transférés, soient battus et torturés. La destruction dans l’incendie du supermarché Rayan du matériel électoral destiné à permettre sa fraude électorale - notamment le stock de cartes d’électeurs vierges commandées à la sauvette dans un pays d’Afrique de l’ouest – expliquerait le courroux de Bozizé.

D’après plusieurs témoignages concordants, l’incendie du supermarché aurait pris naissance au premier étage de l’immeuble probablement à la suite d’un court circuit dans les appartements et bureaux du commerçant libanais Ali Akhrass, avant de gagner et ravager le rez de chaussée où se trouve le supermarché Rayan. Malgré sa fortune, ce Ali Akhrass est bien connu des services de l’ENERCA pour pratiques de branchements frauduleux  répétées sur ses installations afin de voler du courant électrique.

Pourquoi, en dépit des dénonciations, protestations, sit-in, mises en garde, demandes pressantes des avocats du Conseil de l’Ordre et de l’ensemble du barreau de Centrafrique, Bozizé demeure sourd à la proposition de mise en place d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur cet incendie. Il est déjà allé tellement loin dans la bêtise et son inacceptable volonté de se rendre justice à lui-même qu’il doit juger tout retour en arrière difficile.

Les Centrafricains ont été habitués durant les sept années de Bozizé passées à la tête du pays à  ses grotesques et intolérables ingérences dans des affaires judiciaires qui ne relevaient nullement de son rayon. On se souvient de l’affaire du « libérateur » Yango Kapita et le sergent Sanzé dont il a commandité le lynchage. La scandaleuse affaire du pasteur Thomas Touangaye de l’église baptiste de Kina où il a ordonné à sa garde présidentielle d’aller incendier les maisons de ceux qui étaient accusés d’avoir mis le feu à la maison de ce pasteur. On apprendra par la suite que c’était parce que non seulement ce pasteur est Gbaya comme Bozizé mais surtout parce que c’était chez lui qu’il avait trouvé refuge lorsqu’il était recherché par le régime Patassé  en octobre et novembre 2001.

Tout cela montre bien que tous les actes que pose Bozizé depuis son arrivée accidentelle au pouvoir ne font que porter gravement atteinte à l’unité nationale et à la paix civile. Bozizé est en effet un accident de la douloureuse histoire de la République centrafricaine. Plus vite il quittera, mieux cela vaudra pour les Centrafricains. Il est leur plus grand commun diviseur et fossoyeur du pays par ses diverses menées tribalistes. A présent, tous les voyants de la RCA sont au rouge. BOZIZE DOIT PARTIR !!!    

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 00:12

 

 

Boziz--putschiste.jpg

 

 

Selon notre confrère du site www.lindependant-cf.com, l’assassin entre autre du général François Bédaya Ndjadder et plus récemment du commissaire Hervy Trépassé sur ordre de Francis Bozizé, le tristement célèbre capitaine Anatole Ngaya serait arrivé il y a quelques jours sur le territoire français. Il a été reconnu et formellement identifié lors d’une fête de Centrafricains de la ville de Nantes le week-end dernier.

Il y a moins d’un mois encore, lors de la réunion des « tontons macoutes » du régime de Bangui, Bozizé a interpellé le capitaine Anatole Ngaya en lui disant: " Toi, Ngaya, les gens disent que c'est toi qui a tué Ndjadder. Il faut que tu saches que ce sont les parents de Ndjadder qui cherchent à revenir au pouvoir. S'ils reviennent au pouvoir tu es foutu. Alors fais tout pour maîtriser et surveiller le quartier Sara, c’est ta zone de surveillance désormais".   

Officiellement, ce criminel et bras armé de Bozizé qui commande le Commando d’intervention rapide (CIR), les tueurs de Bozizé, serait venu en France pour des ennuis de santé mais curieusement, c’est dans une fête centrafricaine à Nantes qu’on le retrouve. Il ne doit donc pas être bien malade. La maladie n’est probablement qu’un prétexte ou une simple couverture pour masquer une autre mission criminelle visant à assassiner des opposants politiques résidant sur le sol français que Bozizé n’a pas sous la main au pays pour dépecer comme il le déclare. Les voilà bien démasqués !  

C.A.P

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Nez à nez avec un sbire de Bozizé-le-dépeceur à Nantes

 

source : L’Indépendant 20 juin 2010

J’étais donc à Nantes après un séjour parisien. Invité par ma campagne à une soirée marquant la fête des pères qui est célébrée en France ce dimanche 20 juin. J’y vais d’abord pour faire plaisir à la campagne mais surtout pour être, journaliste dans l’âme, à l’affût de bévues des militants KNK, jamais avares de frasques et d’excentricités.

Donc, direction la salle festive du quartier Malakoff à Nantes. Sur place, la fête bat son plein même si l’ambiance semble glauque avec moins de fêtards. A la place de la musique, on n’entend beaucoup parler, j’allais dire, hurler. J’entre, je m’installe et là, surprise du chef : j’aperçois à un jet de pierre, l’un des sbires de Bozizé-le-dépeceur le plus en vue actuellement, Anatole Ngaya, non moins Commandant de l’escadron de la mort du régime. Lequel est baptisé, Bataillon d’intervention rapide Eclaire.

Le nom de ce dernier est cité dans plusieurs affaires d’assassinats et de liquidations politiques, notamment les meurtres du général N’Djadder et plus récemment du commissaire de police Trépassé, froidement abattu devant son domicile du quartier dit des Castors à Bangui, semble-t-il sur les instructions du fils Bozizé, Jean-Francis, ministre délégué à la Défense de son père. A ce jour, on ne sait pas davantage sur le pseudo enquête soi-disant diligentée par le parquet de Bangui pour faire la lumière sur ce meurtre sauvage.

Anatole Ngaya, habillé en tee-shirt (maillot ?) pour Basketteurs de couleur rouge et noir, installé juste devant le comptoir comme pour avoir une vue synoptique de la salle de telle sorte que rien ne lui échappe aussi bien de l’ambiance que des fêtards, obligés d’une manière ou d’une autre en pareille circonstance, de passer par la caisse afin de s’offrir de quoi se mettre sous la gorge. C’est raté pour la discrétion !

Il me scrutera de ma place jusqu’au comptoir où je m’en vais m’acheter une canette de jus d’orange. S’engagea alors un drôle d’échange de regard. Il me jette un regard inquisiteur. Je fais semblant de ne pas le voir. Il continuera pendant près d’une heure avant de se retirer sur la pointe de pieds.

Renseignement pris, sieur Anatole Ngaya serait arrivé à Nantes depuis une dizaine de jours « officiellement » pour des raisons de santé.

Vous me direz et alors ? Tout cela ne mange pas un bout de pain des libanais de Bangui. Soit. Mais je vous rétorquerais ceci : ne trouvez-vous pas assez déroutante la coïncidence entre la présence de ce nervi de Bozizé-le-dépeceur dans une ville où habite l’un de ceux qui sont désignés comme ceux qui le vilipendent le plus ? Surtout qu’avec Bozizé la contradiction n’est ni idéologique ni théorique mais physique et que l’assassinat des adversaires ou ceux qui sont considérés comme tels est érigé en mode de règlement des différends politiques !

Ceux qui me connaissent savent que je suis loin d’être un paranoïaque, mais on aurait tort de négliger cela. Et la morale de l’histoire alors, me dirait quelqu’un : désormais, ils savent (Bozizé-le-dépeceur et compagnie) que je sais et l’opinion publique avec moi, qu’ils sont à Nantes. Serait-ce à mes trousses ?

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:23

 

 

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Kabongo 20 Juin 2010 Info (Douala)

Le président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) Martin Ziguélé a présidé le 17 juin à Bangui, l'ouverture des travaux du séminaire de formation des candidats de son parti aux élections législatives et la présidentielle de 2010.

C'était en présence de Didier CHOUAT de l'internationale socialiste, ancien député du Parti Socialiste français des Côtes d'Armor, venu de France.

Organisée par le MLPC en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, selon des sources proches des organisateurs, cette formation de renforcement de capacité de 48 heures, axée sur la conduite d'une campagne électorale, s'adressait à l'ensemble des cadres dirigeants, et aux futurs candidats du parti venus de toutes les 16 préfectures de la république centrafricaine.

«Cette session de formation qui succède à la première animée par notre ami Gérard Fuchs, lui aussi ancien député PS, s'inscrit en droite ligne des recommandations de notre 3ème congrès de juin 2007. Comme vous le savez, à l'issue de ces assises, les congressistes ont décidé de placer la modernisation du Parti et ses méthodes d'action et de travail comme une de ses trois priorités, aux côtés de notre nécessaire restructuration et de notre ouverture aux forces vives de notre pays», a déclaré Martin Ziguélé.

Pour lui, « il n'y a de richesse que d'hommes, vous le savez tous, et la pérennité de notre Parti dans l'espace politique centrafricain ne sera garantie que par la qualité de ses cadres, à divers niveaux, acquise grâce à une politique soutenue de renforcement de leurs capacités ».

« Après avoir désigné et investi nos camarades aux élections législatives, l'Ecole du Parti, en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès a souhaité doter nos futurs députés des connaissances indispensables à la gestion d'une campagne électorale locale efficiente. Mais le futur député MLPC est également cadre du Parti et les cadres non candidats sont également impliqués dans la campagne électorale » a expliqué le président qui avait déjà envisagé les avantages que procurerait de cette formation.

«Pour être efficace, il faut maîtriser le savoir, le faire- savoir en matière politique, managerielle et électorale. Dotés de ces outils à la fin de cette formation, vous retournerez rapidement dans vos structures pour continuer à travailler efficacement, comme des fourmis, afin de renforcer notre maillage du territoire national par des actions de proximité bien ciblées, pour garantir la victoire au premier tour de notre Parti», a-t-il conclu

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:15

 

 

avocats centrafricains

 

 

BARREAU DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

DECLARATION LIMINAIRE A LA CONFERENCE DE PRESSE DE L’ORDRE DES AVOCATS

Bangui, Centre Jean XXIII - 18 juin 2010-

Pour l'ordre des avocats, Maitre Pocks Pomba

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, tout d’abord, au nom de l’ordre des avocats, vous souhaiter la bienvenue, et vous remercier de votre présence à cette conférence de presse, que le barreau de Centrafrique a tenu à organiser, ce jour vendredi 18 juin 2010, pour situer l’opinion publique, nationale et internationale, sur les motivations profondes du mouvement de protestation des avocats, déclenché depuis le 20 mai 2010, interrompu le 4 juin 2010, puis repris le jeudi 10 juin 2010, suite aux événements liés à l’incendie survenu au supermarché Rayan, dans la nuit du 9 au 10 juin 2010.

Comme vous le savez, le 19 mai dernier, le bâtonnier de l’ordre des avocats au barreau de Centrafrique, Maître Symphorien Balemby a été expulsé de l’immeuble BANGUI 2000 qui abritait son cabinet et le siège provisoire du conseil de l’ordre, dans des conditions irrégulières et vexatoires.

Cet acte constitue une violation du principe de l’inviolabilité des cabinets et domiciles des avocats, garanti par la loi sur la profession et le Code de Procédure pénale. En réaction à cette violation, les avocats ont élevé de vives protestations, en suspendant leur participation aux audiences des cours et tribunaux, tout en demandant à la chancellerie de garantir le respect du principe sus-énoncé.

Mais, suite à la décision de confirmation de l’ordonnance d’expulsion rendue par la cour d’appel de Bangui en date du 25 mai 2010 et tenant compte de ce que des procédures en nullité de l’expulsion étaient en cours devant les juridictions, l’assemblée générale extraordinaire des avocats, tenue le 2 juin 2010, a décidé de la suspension du boycott des audiences et de la libération des lieux dits

B.P. : 2985, Bangui - république de Centrafrique

Mail : barreaurca 2007@yahoo.fr

BANGUI 2000 par le bâtonnier.

Ce qui fut fait le mercredi 9 juin 2010. A la stupéfaction générale, un incendie va se déclarer dans la nuit du 9 au 10 juin 2010 au supermarché Rayan, dont le propriétaire, Monsieur El Akharas Ali  est en procès devant les juridictions nationales avec la SODIPHAC et Monsieur Koffi Bodombossou, défendus par le bâtonnier Symphorien Balemby, au sujet de la propriété de l’immeuble BANGUI 2000, voisin. Il importe de rappeler que c’est suite à une action en justice de Monsieur El  Akhras Ali, que le bâtonnier Balemby a été expulsé de l’immeuble BANGUI 2000, où il était locataire. Contre toute attente, le bâtonnier Balemby et d’autres occupants de l’immeuble BANGUI 2000 vont être indexés par le chef de l’état comme "auteurs", "coauteurs" et "complices" du sinistre; cela, sans enquête préalable.

Il s’en est suivi une descente musclée de la gendarmerie à son nouveau cabinet, après les instructions du président de la république, chef de l’état, qui s’est rendu personnellement au parquet de Bangui et une reconnaissance préalable des lieux par le premier substitut du procureur de la république.

Les éléments de la gendarmerie, après avoir investi le cabinet du bâtonnier et soustrait sa photo, ont arrêté et conduit à la SRI son personnel, dont son épouse, lesquels seront déportés plus tard à Bossembélé. A l’heure actuelle, le Bâtonnier Balemby est activement recherché et les propos tenus, depuis lors, par le chef de l’état, notamment à l’occasion de la célébration de la fin de son premier quinquennat, demandant aux agents des différentes forces de sécurité et de défense de tout mettre en œuvre pour retrouver les présumés "auteurs" et les "charcuter" - En Sangö, ‘’A DO RO KO ALA"-, laissent sérieusement craindre pour la vie du bâtonnier.

C’est dans ce contexte que les avocats ont décidé de la reprise du mouvement qu’ils avaient suspendu le 2 juin 2010, cette fois en menant diverses actions, parmi lesquelles :

·         L’organisation de trois jours de siting au palais de justice de Bangui ;

·         La rencontre avec le médiateur de la république;

·         La publication d’une déclaration relative aux menaces sur la liberté et la sécurité des avocats ;

·         La remise d’un mémorandum au président de la république, chef de l’état, par l’intermédiaire du ministre de la justice, garde des sceaux;

·         La non-participation aux audiences, etc.

La présente conférence de presse s’inscrit dans le cadre de ces actions, et la recherche d’une solution conforme à la loi, garante de la paix, de la sécurité et de la stabilité. En substance, l’ordre des avocats au barreau de Centrafrique, tout en déplorant le sinistre survenu au supermarché Rayan, dénonce :

Les arrestations arbitraires et la déportation à Bossembélé de paisibles citoyens, en violation des dispositions du code de procédure pénale et du principe universel et constitutionnel de la présomption d’innocence;

La violation répétée des cabinets et domiciles des avocats. Estimant que de tels actes arbitraires sont constitutifs d’insécurité juridique et de nature à discréditer la Justice et les institutions nationales;

Considérant qu’il y a lieu d’y mettre rapidement un terme, l’ordre des avocats a demandé aux hautes autorités de l’état et notamment au président de la république, chef de l’état, garant de la Constitution, que soient ordonnées :

·         La libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées, détenues, pour certain, à la SRI et, pour d’autres, dans les locaux de la police, transférées depuis le 12 juin 2010 à la prison de Bossembélé, et leur retour à Bangui;

·         La cessation des menaces d’arrestation du bâtonnier Symphorien Balemby et de Jean-Daniel Dengou, ne reposant sur aucun élément de fait sérieux ;

·         La garantie de sécurité et de liberté pour tous les avocats;

·         La garantie de sécurité juridique pour tous les centrafricains;

·         La mise en place d’une commission mixte indépendante et internationale pour déterminer les circonstances de l’incendie du supermarché Rayan.

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:02

 

 

Pomodimo-Paulin.jpg

 

 

Ai-Rca - Lundi, 21 Juin 2010 17:53 - Le Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement Désiré Nzanga Kolingba a présidé ce jour dans la salle de conférence de l’Ecole Nationale de l’Administration et de la Magistrature (ENAM) à Bangui l’ouverture des travaux d’un atelier sur le thème : «Le rôle du conseil national de la médiation et les modes alternatifs de règlement des conflits». C’était en présence du Le président du conseil national de la médiation (CNM), Mgr Paulin Pomodimo.

Cette conférence, organisée par le projet d’appui  à la conciliation nationale et à la prévention des conflits en République Centrafricaine  et  financé par l’Union Européenne, a pour but de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des membres du conseil de la médiation

Les conseillers  ont été  édifiés entre autres sur : la nouvelle approche de résolution des conflits et litiges, le conseil national de la médiation et ses activités, le déroulement de la médiation et le rôle des acteurs et comment développer la médiation et les MARC dans le contexte de la République Centrafricaine.

Pour le médiateur de la république, la médiation est une technique basée sur une méthode qui s’adapte à la nature des problèmes dans lesquels elle intervient.

« Cette rencontre,  nous l’avions souhaitée ainsi  car une institution comme la nôtre chargée  à la fois d’une médiation administrative classique et des questions relevant du domaine politique touchant notamment à la prévention , à la gestion et à la résolution des conflit dans notre pays ne peut  exercer efficacement son rôle sans veiller à la qualité des relations qui la lient aux autres institutions tant au niveau des services de la justice , de l’administration que des citoyens eux-mêmes » a fait savoir Mgr Paulin Pomodimo avant de revenir sur la place qu’occupe par la formation les membres du conseil national de médiation dans ce projet piloté par l’ONG italienne COOPI.

Pour le Ministre Zanga Kolingba, « le thème de cette conférence a retenu l’attention de la haute autorité du pays qui  a de tout temps privilégier le dialogue pour la consolidation de la paix et de la démocratie en République Centrafricaine ».

«Cette conférence qui vise le renforcement des capacités des conseillers leur permettra d’acquérir des connaissances techniques. Ce qui leur ouvrira la voie à une approche nouvelle de la résolution des conflits et de règlement des litiges »  a précisé le membre du gouvernement.

Les intervenants sont venus de l’institut de formation en médiation et négociation de l’église  catholique de Paris en France, a  appris l’agence Ai.

Kabongo, Ai Bangui

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 21:31

 

 

sida malade

 

 

 

Kabongo 21 Juin 2010 Africa Info (Douala)

 

Le Directeur général de la santé publique le Dr Louis Namboua, représentant personnel du ministre de la santé, a procédé le 19 juin à Bouar, chef lieu de la Nana-Mambéré à l'inauguration d'un centre de santé communautaire construit par l'Eglise Catholique et baptisé «Saint Michel».

Selon une source bien introduite à la préfecture, la construction du centre de santé communautaire vient assurer la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH /Sida dans la localité.

Les responsables ecclésiastiques du centre ont sollicité, selon la même source, le soutien des autorités et une collaboration fraternelle pour qu'ensemble, ils puissent lutter contre le VIH/Sida.

Pour Dr Louis Namboua, «l'histoire du sida nous montre que cette maladie n'a jusqu'à ce jour épargné personne».

«Donc il est temps que tout le monde se serre les coudes pour avancer ensemble contre ce fléau» a fait savoir le représentant du ministre de la santé joint au téléphone par l'agence Ai.

Selon lui, la construction de ce centre est un motif de soulagement pour le gouvernement dans sa lutte contre le sida en république centrafricaine.

«Nous aimerions voir ce centre de santé communautaire donner le résultat de ses analyses fiables afin d'aider la préfecture sanitaire de la Nana-Mambéré à produire des statistiques réelles» a souhaité Dr Namboua.

De source médicales, l'ouverture du centre de santé «Saint Michel» vient compléter la liste des formations sanitaires de l'Eglise Catholique du diocèse de Bouar qui prennent en charge les malades du Sida dans la Nana Mambéré.

 

Bouar, les personnes vivant avec le VIH mieux assistées

Radio Ndéké Luka Dimanche, 20 Juin 2010 12:48

Un centre de santé communautaire a été inauguré le 19 juin 2010 à Bouar (Nord ouest de la RCA). C’est une réalisation des prêtres qui tiennent la paroisse de la ville et qui sont membres de la Congrégation du Sacré Cœur de Jésus. Le centre sera au service de tous les malades et personnes vivant avec le VIH de la ville.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar, les principales activités de ce centre sont d’assister les personnes vivant avec le VIH/Sida et de traiter les infections sexuellement transmissibles.

L’investissement total pour construire et équiper le centre est estimé à 1.000.000.000 de FCA (environ 1.600.000 Euro).

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 15:58

 

 

Albert-Besse.jpg

 

                                  Albert Besse

 

Par lemessager | Lundi 21 juin 2010 | Le Messager

Le véto de certains présidents (on parle notamment de Paul Biya du Cameroun et Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazza, sans oublier Teodoro Obiang Nguéma de Guinée équatoriale) qui se sont opposés au limogeage du staff actuel à la tête de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) ne semble avoir rien réglé. Au contraire, la question de la gouvernance au sein de cette institution préoccupe toujours au plus haut point. Et pas seulement les institutions de Breton Woods, notamment le Fonds monétaire international (FMI) qui a décidé récemment de suspendre ses décaissements en faveur des Etats membres à travers cette banque centrale pour entre autres, « absence de justificatifs pour des opérations totalisant près de 5 milliards d’euros (quelque 3 275 milliards Fcfa !) » selon Jeune Afrique.

Une somme plus de 204 fois supérieure aux 16 milliards Fcfa distraits au bureau extérieur de Paris en novembre dernier et qui a valu sa place à l’ancien gouverneur et son remplacement par l’Equato-guinéen Abaga Nchama. Aujourd’hui, des voix s’élèvent en effet de plus en plus pour contester la position blamâble des dirigeants des six Etats de la zone, qui refusent de sanctionner les responsables. Réunis à Brazzaville les 6 et 7 juin 2010, la conférence des chefs d’Etats constate pourtant que les détournements persistent au sein de l’institution, en dépit du limogeage en janvier dernier à Bangui de l’ancien gouverneur gabonais Philibert Andzembé.

Pire, les soupçons sont aujourd’hui focalisés directement sur les deux personnalités les plus importantes de l’institution, le président du Conseil d’administration et président du Comité ministériel de la CEMAC et non moins ministre des Finances et du budget de la Centrafrique, Albert Besse, et Lucas Abaga Nchama, le gouverneur. Des révélations à ce sujet évoquent entre autres, le projet de construction du nouveau siège de la direction nationale de la BEAC à Bangui. Un projet que semble porter l’actuel ministre des Finances et du budget de la République centrafricaine ainsi que le prouve du reste la correspondance n° 45909/Mfb/Dir-Cab/Cmeco du 20 mai 2010 adressée au directeur national de la BEAC centrafricaine. « Honneur vous transmettre à toutes fins utiles, trois (03) dossiers pour la construction de la clôture du nouveau siège de la direction nationale de la BEAC. Votre diligence habituelle m’obligerait », écrit Albert Besse. Monsieur Kelefio, ne se fera pas prier pour effectuer cette « diligence » au gouverneur de la BEAC en dépit des règles de bonne gouvernance. Une certaine opinion y voit la preuve d’une collusion au sommet de la BEAC.

« Juteuses commissions »

« Comment expliquer qu’un ministre des Finances, président du Conseil d’administration de la BEAC, se transforme au grand jour en architecte-conseil pour faire des devis colossaux approchant le milliard Fcfa à de toutes petites PME dont la structure financière est méconnue des autorités centrafricaines ? », s’interroge, soupçonneux, un observateur averti. Selon lui, la situation actuelle procéderait d’un deal ayant entouré la prise du pouvoir par la Guinée équatoriale au sein de la banque centrale. Selon les statuts, le vice gouverneur Roger Andely aurait dû normalement assurer l’intérim en novembre 2009 jusqu’à la désignation du nouveau gouverneur par la conférence des chefs d’Etat. Une option validée par certains dirigeants de la CEMAC contre la promesse de « juteuses commissions » dans le cadre de la « construction du siège de la BEAC Guinée-équatoriale » dont le montant, selon notre source, s’élève à 50 milliards Fcfa ?

Selon toute vraisemblance, ces différentes manœuvres seraient également à la base de la colère du FMI. « Cette colère est certes salutaire, mais les influences politiques diverses des forêts africaines ne risquent-elles pas de la contenir ? », s’inquiète notre observateur qui plaide pour des « initiatives appropriées pour sauver la coopération monétaire qui ploie sous le joug de cette pègre ». Le conseil d’administration annoncé pour le 24 juin prochain est attendu sur cet important chantier…

ESSOMBA Franck 

 

NDLR : Les techniques de prédation financières bien rodées des plus hautes autorités de Bangui mêlées à leur cupidité sont bien connues et atteignent maintenant la BEAC. Ces autorités n'en finissent pas de faire la honte des Centrafricains et du pays bien au-delà des frontières nationales. Une seule solution BOZIZE DOIT PARTIR !!!

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 04:34

 

 

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Voici les brèves nouvelles de la galaxie bozizéenne issues de la réunion hebdomadaire des « tontons macoutes » :

 

L’affaire de l’incendie du supermarché Rayan a constitué le plat de résistance. En fait, tous les employés de Rayan qui a brûlé étaient des indicateurs des services de renseignements de Bozizé qui ont été recrutés comme employés dans cette entreprise par le commerçant libanais Ali Akhrass. C'est ainsi que le jour de l'incendie, Bozizé a battu le rappel de tous les agents de renseignements pour transférer les premiers suspects arrêtés dès la nuit du dimanche à Bossembélé. Le lundi 14 juin, Bozizé s'est lui-même rendu à Bossembélé et a demandé personnellement au capitaine Vianney Semdiro de battre et de torturer les détenus qu'il a traités de terroristes. Semndiro depuis ce jour fait battre et torturer quotidiennement les détenus,  et reverse dans un sachet les repas apportés par les familles des détenus  pour les leur remettre.

 

Bozizé a fait arrêter deux agents de renseignements travaillant sous couverture au supermarché Rayan. Il s’agit d’un certain Timothée Nganadémo et Max Sinfei. Mais ce dernier, fils de son père, sera libéré mais pas Nganadémo. Les parents de ce dernier ont protesté et exigé auprès de Joel Moidamsé Sinfei qui n’est autre que le chef de cabinet particulier de Bozizé, la libération de leur fils comme le sien, mais sans succès...

 

Si Bozizé était furax et a demandé le transfert des suspects ainsi que de certains parents et collaborateurs du Bâtonnier Balemby et Jean Daniel Dengou à Bossembélé, c'est parce que toutes les cartes d'électeurs frauduleusement imprimées au Bénin, au Cameroun et à Bangui et secrètement entreposées à Rayan, sont également parties en fumée dans l’incendie du supermaché.

 

S’agissant des élections, Bozizé est hanté par la perspective d’un deuxième tour qu'il veut absolument éviter et toute sa stratégie est basée sur comment empêcher un tel schéma. Parmi les solutions envisagées, il est question :

 

-          D’affiner la stratégie de création de troubles le jour du scrutin dans les zones favorables à l'opposition pour invalider le maximum possible de bureaux de vote;

 

-          De faire récupérer grâce aux maires et chefs de village les cartes des électeurs recensés mais décédés avant le scrutin pour les redistribuer à des militants sûrs. Pour cela des effaceurs d'encre et des cachets sont également commandés.

 

-          D’étendre la méthode Parfait Mbay utilisée dans la Lobaye à tout le pays: les préfets, sous-préfets, maires et chefs de village doivent prendre toutes les dispositions pour que leurs zones de juridiction votent majoritairement KNK sous peine de destitution.

 

-          Par ailleurs, Joel Sinféi, appuyé par Claude Richard Ngouandjia, lui ont dit que les résultats des législatives risquent de ne pas être bons pour le KNK. Bozizé leur a donc demandé de penser à l'option d'achat des candidats bien placés de l'opposition, tout en empêchant l'arrivée des personnalités comme Nicolas Tiangaye candidat dans le quatrième à Bangui et Ange Félix Patassé candidat à Berbérati (pour rappel Kamach et Blaise Nakombo doivent être mis à contribution contre Patassé à Berbérati). Des éléments de la garde présidentielle en civil et en tenue, tous armés, ont déjà été envoyés à Berbérati où ils doivent stationner jusqu'à la fin des élections.

 

  - des missions déguisées en coupeurs de routes doivent attaquer les convois des opposants allant en pré-campagne en province

 

-  des GP envisageaient d'agresser physiquement Henri Pouzère mais Bozizé a refusé à cause de la réprobation que soulèverait un tel acte.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 04:28

 

 

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Le Mahatma Gandhi  avait coutume de répondre à ses compatriotes qui s’impatientaient sur les résultats de sa méthode dite de la non-violence, devant la violence et les fourberies du colonisateur  britannique, impassible : « si un temps on peut croire que les méchants vont l’emporter, car avec la violence et le mensonge ils prennent rapidement l’avantage, il faut savoir qu’à la fin ce sont quand même les bons qui gagnent ».

 

Aujourd’hui,  que demandent les centrafricains partout sur notre territoire et à l’extérieur du pays?

 

-           que le pouvoir rétablisse la paix et la sécurité dans toutes ces préfectures qui échappent à l’autorité effective de l’Etat, soit du fait de rébellions non centrafricaines  (c’est le cas du Haut-Mbomou, du Mbomou et de la Haute-Kotto)  ou de rébellions centrafricaines (c’est le cas de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé, du Bamingui-Bangoran, de la Vakaga et de la Nana-Gribizi). Les moyens débloqués à cette fin depuis le premier semestre 2009 par nos pays frères de la CEMAC et la BEAC doivent être  utilisés à cette seule fin.

 

-          qu’un recensement électoral s’effectue sur toute l’étendue du territoire national selon les règles de l’art, pour déterminer de manière aussi exhaustive que possible le corps électoral,

 

-          enfin que notre pays soit  géré de manière consensuelle, sur la base d’un accord politique, jusqu’aux élections, comme cela s’est déjà fait en 1993.

 

Voilà ce qu’attendent réellement les Centrafricains, et que défend l’opposition démocratique.

 

La réponse du pouvoir à cette demande populaire et légitime se résume en une stratégie à la petite semaine fondée sur un triptyque bien connu : des gesticulations de matamore couplées à une logorrhée pseudo-guerrière, la désignation de l’opposition, complice bien sûr de la communauté internationale, comme la cause de tous les malheurs de la nation, et naturellement un retour à peine déguisé à la pensée unique et aux pratiques autoritaires.

 

Nous comprenons la déception du pouvoir et de ses artificiers qui, ayant programmé des tentatives de passage en force les 25 avril et 16 mai 2010, ont été obligés de les déprogrammer. Cela fait mal de devoir changer de plans, je les comprends.

 

Cependant, comme disait Socrate il ya plus de deux mille ans « connais-toi toi-même » : ils devraient donc  rechercher la cause de leurs échecs dans leurs propres rangs, dans leurs propres incapacités fonctionnelles, au lieu de se battre contre des moulins à vent, comme Don Quichotte et de se décrédibiliser tous les jours dans un spectacle.

 

Nous ne céderons ni aux provocations, ni aux chantages, encore moins aux brimades et autres humiliations. Les seules marches que nous organiserons seront celles de nos méninges dans le cadre de  la réflexion sur le devenir de notre pays.

 

« Asinus asinum fricat » disait la sagesse latine. Non,  nous ne répondrons pas aux coups de pied de l’âne. Nous ne nous laisserons pas  distraire, notre objectif unique est l’alternance par les urnes.

 

Nous, membre de l’opposition démocratique, ne souhaitons pas perdre notre temps en de vains spectacles et souhaitons relever le niveau du débat  centrafricain à celui de la question pertinente de la gestion consensuelle de l’Etat après le 11 juin 2010, pour des raisons essentiellement pratiques :

 

-          préparer des élections crédibles et incontestables, comme facteur de stabilisation de notre pays, qui ne l’oublions pas, est un pays post-conflit ;

 

-           œuvrer collectivement au retour de la sécurité sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

Soyez donc rassurés, cher compatriotes, Centrafricaines, Centrafricains , amis et sympathisants de notre beau pays, que nous ne ménageons pas nos efforts et notre temps pour que ces objectifs soient atteints, afin que la RCA redevienne ce pays où il faisait bon vivre et investir, le bijoux de l’Afrique Centrale.

 

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