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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 03:09

 

 

Biya-et-Boziz-.jpg

 

N.a 25 Mai 2010

Interview de François Bozize, président de la République centrafricaine à Cameroon Tribune.

M. le président, au moment où vous quittez notre pays au terme d'un séjour de 72 h, quelle impression en gardez-vous ?

Je quitte le Cameroun avec l'image d'un peuple fier de lui. Il l'a manifesté hier (jeudi 20 mai NDLR) au cours d'un gigantesque défilé, lequel s'est déroulé dans de très belles conditions.

La RCA a acquis son indépendance le 13 août 1960, l'expérience de Yaoundé servira-t-elle d'exemple à l'organisation des manifestations en République centrafricaine ?

On peut effectivement s'en inspirer ; un comité a déjà été mis en place, nous ne manquerons pas d'y injecter quelques idées puisées ici.

Avez-vous saisi cette occasion pour revisiter la coopération entre le Cameroun et la RCA, avec votre homologue Paul Biya ?

Nous l'avons fait, mais légèrement. La coopération entre nos deux pays se porte bien. Voilà pourquoi on ne s'est pas tellement étendu là-dessus.

 

NDLR : Un véritable chef d’œuvre achevé de platitude et de langue de bois

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 02:52

 

 

Albert-Besse.jpg

 

                              Albert Besse

 

Kabongo Africa Info (Douala) 25 Mai 2010

Un séminaire de formation sur le plan comptable, la préparation du budget et la nomenclature budgétaire de l'Etat a démarré ce jour à Bangui en présence du Ministre des Finances et du Budget Albert Besse.

Organisée par le Ministère des Finances et du Budget, cet atelier a reçu l'appui technique et financier de l'«Afritac Centre», un démembrement du fonds Monétaire International (FMI) installé en Afrique Centrale, et qui a pour mission d'apporter une assistance technique dans le domaine de renforcement des capacités en matière budgétaire et comptable.

Il s'inscrit, a appris l'agence Ai, en droite ligne des réformes budgétaires et comptables déjà entreprises, et a pour objectif le renforcement des capacités des acteurs budgétaires et comptables publics qui, bénéficient des connaissances et des aptitudes nécessaires à la préparation et à la présentation du budget de l'Etat.

Pendant quatre jours, plus d'une cinquantaine de participants venus des départements ministériels, des institutions républicaines et du ministère des finances vont se familiariser au nouveau cadre technique de la comptabilité de l'Etat et à la nouvelle organisation comptable ainsi qu'aux nouvelles procédures comptables.

Selon le Ministre des finances, c'est depuis 2005 que le gouvernement s'est lancé dans un vaste chantier de réformes institutionnelles. Plus précisément dans un groupe de réforme budgétaire et comptable appelé le «Grebuc».

Le membre du gouvernement s'est félicité des résultats concluants des travaux du «Grebuc» qui ont permis, selon lui, «de doter le pays d'un nouveau cadre juridique de finance, notamment, la loi organique relative aux lois de finances, le règlement général sur la comptabilité publique, la nouvelle nomenclature budgétaire, le nouveau circuit informatisé de dépenses et le plan comptable de l'Etat».

 «Cette session de formation vient renforcer la capacité des acteurs budgétaires et comptables qui n'ont pas encore suffisamment maîtrisé les enjeux, les caractéristiques et les objectifs d'une bonne nomenclature budgétaire et comptable ainsi que le processus de préparation du budget de l'Etat », a-t-il dit. «Pour remédier donc à cette situation, il est important de donner aux acteurs budgétaires et comptables les moyens nécessaire pour contribuer effectivement au succès de ces réformes et faciliter leur mise en oeuvre», a poursuivi M Besse qui n'a pas hésité un seul instant, d'évoquer les avantages liés à ce séminaire qui «permettra de suivre ce qui se passe aux finances au niveau du budget et ce qui se passe au niveau du trésor en matière de dépense».

«Ces nouvelles connaissances sur la généralité en matière de finances, sur la nomenclature du budget de l'Etat, les classifications budgétaires et les dépenses de lutte contre la pauvreté, nous permettra d'aller des comptes de gestion à la loi de règlement», a déclaré le Ministre des finances qui, à l'ouverture des travaux, a invité les acteurs budgétaires et comptables publics «à être assidus et très participatifs afin de profiter au maximum de cette rare occasion».

 

 

NDLR : Tout cela est bien beau mais tant que Bozizé continuera à présider les comités de trésorerie pour ordonner les dépenses à exécuter de l'Etat, ces ateliers ne serviront à rien car il passe derrière pomper directement dans les caisses du trésor avec la contribution du général Guillaume Lapo qu'il a placé à dessein comme DG du trésor pour bien se servir. Ils ont piqué récemment en toute tranquillité 1 milliard de F CFA du trésor pour financer la propagande du KNK et de l'association Bozizé doit rester (BDR). Il ne faut pas que Albert Besse se moque du monde. Toutes ces malversations et prédations de Bozizé se font avec sa complicité.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 02:30

 

 

cour-constitutionnelle-RCA.jpg

 

Depuis l’adoption et la promulgation de la Loi constitutionnelle autorisant  la Cour Constitutionnelle à proroger le mandat du Chef de l’Etat et celui de l’Assemblée nationale pour une durée indéterminée, le commun du mortel ne comprend pas ce que les hommes politiques comprennent de ce texte. Car pour ce peuple, dans quel pays un chef de l’Etat ou un député ne peut se permettre de se faire élire lui-même.

 

Il est temps et urgent que les hommes du droit et quelques intellectuels volent au secours de nos conseillers de la Cour afin de les étayer et rafraîchir leur mémoire, car inévitablement deux (2) problèmes juridiques majeur leur seront posés, questions juridiques émanant de l’Opposition d’une part : la loi constitutionnelle promulguée est-elle conforme à la Constitution ? Et d’autre part celle émanant du Président de la République afin que son mandat soit prorogé.

DE LA CONSTITUTIONNALITE DE LOI CONSTITUTIONNELLE N°10.005

La Loi tant décriée, il faut le rappeler, porte sur la prorogation des mandats du Chef de l’Etat et des Députés de la Nation. Le problème juridique ainsi posé peut se formuler ainsi : la loi constitutionnelle n° 10.005 est – elle conforme à la constitution dans la mesure où elle consacre la prorogation des mandats du Chef de l’Etat et des Députés de la Nation ? Autrement dit peut-on proroger les mandats des députés et du Chef de l’Etat en révisant la Constitution ?

La réponse à cette question est d’emblée NON. NON et NON.

Article 104 al.2 dispose : Aucune procédure de révision ne peut être engagé ou poursuivie en cas de vacance de la Présidence de la République ou lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.

A la lecture de ce paragraphe, Maître ZARAMBAUD avait fait un brillant article dans le sens de l’intégrité du territoire. Reste la vacance de la Présidence de la république. La Constitution a prévu en son article 34 al.1 quelques cas de vacance en oubliant un à ma connaissance actuelle, un (1) cas, découlant de l’inobservation de l’article 24 al.6 ancien.

Article 34 : La vacance de la Présidence de la République n’est ouverte que par décès, la démission, la destitution, la condamnation du Président ou par son empêchement définitif d’exercer ses fonctions conformément aux devoirs de sa charge. Notre cas d’espèce n’y  figure pas.

Article 24 al.6 ancien : l’élection du nouveau Président a lieu quarante-cinq  (45) jours au moins et quatre-vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du Président en exercice.

 En application de cet article, le nom du Président devrait être connu depuis le 01 mai 2010. Dépassé ce délai, la Présidence de la République est vacante. Une vacance qui ne dit pas son nom et que les constituants de 2004 n’ont pas prévue.

Dans notre cas d’espèce aucune procédure de révision ne devait être engagée car la Présidence est vacante en application de l’article 24 al.6 ancien suscité. Et par conséquent, la loi constitutionnelle ainsi votée et promulguée est nulle et de nul effet.

Article 105 : Sont expressément exclus de la révision :

La forme républicaine et laïque de l’Etat ;

Le nombre et la durée des mandats présidentiels ;

Les conditions d’éligibilité j’en passe.

Cet article défend toute retouche à l’article 24 qui fait justement allusion au nombre et à la durée du mandat du Président de la République. Or, cette loi vienne avec un article dit nouveau se coller là où elle ne doit pas se poser. Elle aurait dû faire l’objet d’un nouvel article 106 ou un alinéa au 105 en commençant par toute fois… par exemple. Tel n’est pas le cas, ladite loi doit être déclarée anticonstitutionnelle.

Quant à l’article 50 nouveau, il doit être purement et simplement qualifié d’inexistant car dans aucune démocratie au sens étymologique du terme, l’Assemblée nationale peut se permettre de proroger son propre mandat.

Au passage, il faut le noter, que notre législature de 2005-2010 a commis un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain en lui usurpant sa souveraineté. Imprescriptible, tôt ou tard, ces députés rendront compte.

DE LA SAISINE DU CHEF DE L’ETAT AUX FINS DE PROROGER SON MANDAT

Ce qui est regrettable, c’est que ces constituants dérivés n’ont donné aucun délai à la Cour Constitutionnelle pour répondre au chef de l’Etat une fois que celui-ci l’a saisi. Mais si d’aventure le Chef de l’Etat le fait, ce qui ne va d’ailleurs par tarder, le problème juridique qui sera posé est celui de savoir si les faits ainsi décrits constituent des événements imprévisibles et irrésistibles?

Je crains que le Chef de l’Etat se prévale de sa propre turpitude en décriant l’invasion du territoire par les éléments de LRA. Car aucun n’événement dit imprévisible et imprescriptible n’a été cité dans les deux (2) articles nouveaux, à l’instar par exemple de l’article 96 al.2 qui cite quelques cas de crime de haute trahison.

Ce qui est rigolo encore, l’article 50 al.2 nouveau renvoi, pour compréhension des évènements imprévisibles et irrésistibles, à l’article 24 al.6 nouveau qui à son tour n’a rien dit ou cité. Il n’y a pas catastrophe naturelle, il faut le signaler, en RCA depuis le démarrage du processus électoral. Tout était prévisible, sauf l’entêtement des autorités en place, la violation délibérée du code électoral, l’enrichissement sans cause des membres de la CEI.

Si l’intime conviction de ces conseillers qui doit définir les événements imprévisible, les constituants auraient dû imposer cette solution au ¾ de voix des conseillers. Tel n’est pas le cas, cette Loi doit être déclarée purement et simplement anticonstitutionnelle.  Mais si elle est déclarée conforme à la constitution, les arguments qui seront invoqués pour la prorogation ne seront pas fondés en droit.

En fin, en application de l’article 24 al 6 nouveau, même si la Loi est conforme, et que les arguments ainsi formulés par le Chef de l’Etat sont vraiment imprévisibles et irrésistibles en droit, la Cour n’autorisera que la prorogation du mandat du Chef de l’Etat avec toutes ces prérogatives. Cette prérogative ne donne pas le pouvoir à ce dernier de proroger le mandat des députés mais plutôt de dissoudre l’Assemblée. Celle-ci doit s’évaporer de plein droit des Institutions du pays le 3 juin.

Je me demande alors  quelle lecture font certains députés de l’opposition du paragraphe :<< le processus reprend à la phase atteinte…>>, ont-t-ils déjà déposé des dossiers de candidature ? Et le pourvoir, du délai qui reste du processus électoral ?

   Si on se tenait à cette loi, le délai qui reste du processus est de trois (3) mois. Un mois pour confectionner les cartes d’électeurs, un mois pour les distribuer (un mois avant les élections) et au moment de la distribution, le Ministre de l’intérieur peut localiser les bureaux de vote (60jrs avant la tenue des élections). Mais si jamais le processus se coince ?

Seul un accord politique par voie de consensus en tant que mécanisme de règlement des conflits comme ils ont eux mêmes reconnu, reste la seule voie de sortie de cette crise.

C’est la vie d’une Nation, ATTENTION, et amusez vous bien. Lorsque le robinet sera fermé, vous serez en vol libre. Un autre général aurait dû abandonner ce même pouvoir en 1992.

 

Un fidèle lecteur de CAP de Bouar (RCA)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 02:08

 

 

MINURCAT

 

 

 

N'DJAMENA - AFP / 26 mai 2010 16h16 - Le ministre tchadien des Affaires Etrangères, Moussa Faki Mahamat, a estimé mercredi que le départ d'ici la fin de l'année de la force de l'ONU au Tchad et en Centrafrique, décidée par le Conseil de sécurité, ne laissera "pas un vide" sécuritaire.

"Le départ de la Minurcat (Mission des Nations unies et Tchad et en République centrafricaine) ne pourra pas laisser un vide puisque la relève est assurée par les DIS (Détachements intégrés de sécurité, policiers et gendarmes tchadiens formés par l'ONU pour veiller sur les camps de réfugiés)", a affirmé M. Faki à des journalistes.

Les DIS se verront doter de nouveau matériel pour leur mission, selon le ministre.

"Nous avons mis en place une force mixte Tchad-Soudan de 3.000 hommes. Cette force est en train de faire le travail sur le terrain. Les relations entre le Tchad et le Soudan sont meilleures", a ajouté M. Faki, en évoquant la normalisation des relations avec son voisin.

Cette force chargée de surveiller la frontière devra notamment empêcher les passages d'un pays à l'autre de brigands.

"La situation à l'Est du pays s'est améliorée", a estimé le ministre.

"Nous allons coopérer parfaitement avec les Nations Unies aussi bien pour la prise en charge des réfugiés que pour faciliter le retour volontaire de ceux-ci, quand les conditions le permettront. Nous allons travailler aussi pour le retour des déplacés tchadiens", a assuré Moussa Faki.

Quant à la demande de départ de la Minurcat, M. Faki a précisé qu'"il n'y a pas de différend fondamental entre le Tchad et les Nations Unies puisque le Tchad est un pays membre de l'ONU".

Dans sa résolution 1923 adoptée à l'unanimité de ses quinze membres, le Conseil de sécurité de l'ONU a organisé le retrait en deux temps de la Minurcat qui devra être partie avant le 31 décembre.

La décision du Conseil de sécurité découle d'un accord conclu le 23 avril à N'Djamena entre le Tchad et la Minurcat, à l'issue de négociations ardues.

Le président tchadien Idriss Déby Itno s'opposait au renouvellement du mandat de la Mission, qu'il considère comme un échec.

Plusieurs agences de l'ONU ont averti que le retrait de la Minurcat pourrait provoquer un vide sécuritaire dans l'est du Tchad où les attaques contre les travailleurs humanitaires sont fréquentes.

(©)

NDLR : Si les autorités tchadiennes semblent si sûres d’elles et donnent des gages que le départ de la MINURCAT ne laissera pas de vide sur le terrain quant à la protection des réfugiés, il y a tout lieu de s’inquiéter de la situation des populations civiles et des réfugiés des préfectures centrafricaines de la Vakaga (Birao), du Bamingui-Bangoran (Ndélé) et de la Haute Kotto (Bria, Sam-Ouandja et autre Ouadda) dont la sécurisation faisait aussi partie du mandat de la MINURCAT.

Les autorités de Bangui sont étrangement muettes comme d’habitude sur ces genres de questions. Les Faca viennent de prendre une dérouillée à Ndélé et Bozizé n’a pas trouvé mieux que de leur faire venir à la rescousse des mercenaires sud africains selon nos informations d’une source à l’état major des Faca souhaitant garder l’anonymat. La seconde mission dévolue à ces mercenaires par Bozizé est de liquider en douce les leaders de l’opposition à Bangui. S’il arrive donc quelque chose à ces leaders ces jours-ci, on connaît désormais le commanditaire et les éventuels auteurs du crime. Après Charles Massi dont il s’était réjoui qu’il soit tombé dans ses mains, Bozizé n’a jamais fait mystère de son intention de dépecer ses opposants.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 00:48

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

BANGUI (AFP) - 26.05.2010 17:11 - La Cour constitutionnelle de Centrafrique a autorisé mardi le président François Bozizé à prolonger son mandat au-delà du 11 juin, date officielle de son expiration, jusqu'aux prochaines élections dont la date n'est pas fixée, a annoncé mercredi la radio nationale.

"La Cour, constatant le risque d'expiration du mandat du président de la République et de l'Assemblée nationale (...) autorise le président de la République à conserver ses prérogatives afin d'organiser les élections. L'Assemblée nationale reste en fonction jusqu'à la fin du processus électoral", a déclaré Marcel Malonga président de la Cour Constitutionnelle.

Cette décision proroge donc aussi le mandat des députés de l'Assemblée nationale qui s'achevait le 3 Juin.

Le président centrafricain avait promulgué le 13 mai une loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés jusqu'aux élections présidentielle et législatives dont la date n'a pas été déterminée.

Le projet de loi avait été adopté par l'Assemblée nationale le 10 mai (95 voix pour, 6 contre, 1 abstention sur un total de 102 députés présents).

Au sein de la Cour constitutionnelle, on a toutefois précisé que le président Bozizé allait devoir saisir la Cour avant la fin prévue des mandats concernés.

Les élections, initialement programmées pour le 25 avril, ont été reportées au 16 mai et de nouveau renvoyées à une date non déterminée.

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, François Bozizé est candidat à sa propre succession.

Fin avril, le Collectif des forces du changement (CFC) regroupant l'opposition et d'anciens mouvements rebelles, qui militait pour un report des élections estimant que les conditions de transparence et d'impartialité n'étaient pas garanties, s'est engagé à ne pas contester la légitimité du président jusqu'aux élections.

 

© 2010 AFP

 

NDLR : Cette déclaration du président de la Cour constitutionnelle est un non événement et un simple coup d'épée dans l'eau. La cour constitutionnelle sous la houlette de ce monsieur a commis une forfaiture et fait la honte au pays dans son ensemble. Ses membres ont même devancé les envies de Bozizé et permis aussi aux députés de proroger leur mandat. Le peuple centrafricain n'a jamais donné mandat à ces députés de proroger leur propre mandat. On aura tout vu. Bozizé a rejeté la proposition que lui a faite l'opposition de négocier et signer un accord politique avec elle pour gérer la période qui débutera après l'expiration de son mandat. Désormais, advienne que pourra. Après le 11 juin, sa légitimité aura pris fin et il sera totalement à découvert puisque la loi votée par les députés en fin de mandat le 10 mai dernier est totalement anticonstitutionnelle.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 00:41

 

 

essai-nucleaire.jpg

 

                                essai nucléaire

 

 

New York (ONU) 26 mai 2010 – La République Centrafricaine (RCA) et Trinité-et-Tobago ont ratifié mercredi le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) de l'ONU élevant le nombre d'Etats l'ayant ratifié à 153.

« En établissant des normes globales contre les tests, le TICE apporte une contribution significative aux efforts développés par la communauté internationale afin de prévenir la prolifération des armes nucléaires et promouvoir le désarmement », déclarait le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon en septembre dernier dans un discours prononcé au siège de l'ONU à New York.

Sur les 182 Etats qui ont signé le Traité, 153 l'ont désormais ratifié. Pour que le TICE puisse entrer en vigueur il faut que les 44 pays qui ont participé à la Conférence du désarmement en 1996 et qui disposaient à ce moment de réacteurs nucléaires le ratifient. A ce jour, seuls 35 de ces pays l'ont ratifié.

La Chine, les Etats-Unis, la Corée du Nord, l'Egypte, l'Inde, l'Indonésie, l'Iran, Israël et Pakistan sont les pays qui n'ont pas encore ratifié et/ou signé le Traité. En marge de la Conférence de suivi du Traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP) qui s'achèvera vendredi au siège des Nations Unies à New York, l'Indonésie avait annoncé le 3 mai dernier son intention de ratifier le TICE.

« Après les bonnes nouvelles de l'Indonésie qui va bientôt ratifier et réduire le nombre d'Etats manquants à l'entrée en vigueur du Traité à huit, ces deux nouvelles ratifications nous rapprochent un peu plus vers l'universalité du Traité », a dit Tibor Toth, Secrétaire exécutif de la Commission préparatoire de l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires.

L'Organisation a pour but principal d'instaurer un système de contrôle mondial des explosions nucléaires. A terme, 337 installations réparties dans le monde entier seront capables de détecter la moindre explosion nucléaire y compris les essais souterrains ou sous-marins.

La Papouasie Nouvelle-Guinée et le Guatemala ont également exprimé leur souhait de ratifier le TICE dans un futur proche.

« Le TICE, qui ne fait aucune distinction entre les Etats dotés d'armes nucléaires ou non, est un instrument clé pour la non-prolifération et le désarmement », a déclaré Tibor Toth. « L'engagement impressionnant pour le TICE peut contribuer à construire une confiance globale et régionale », a-t-il conclu.

 

Source :http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22029&Cr=nucl%E9aire&Cr1=

 

NDLR : Les autorités de Bangui doivent pousser cette logique de dénucléarisation plus loin en cessant également leurs mic-macs comme la participation du général Antoine Gambi à la réunion d'Ahmadinejad sur le nucléaire à Téhéran ainsi que les velléités et tentations qu'on leur prête de fournir de l'uranium, puisque la RCA en regorge à Bakouma, à certains pays qui en cherchent frénétiquement et qui sont bien identifiés.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 22:12

 

 

bozize-stylise

 

 

Centrafrique : Enquête sur François Bozizé et l’Etat Kwa Na Kwa  (1ère partie) dans le Magazine MATALANA (Le Temps de l’Afrique) n° 21 du mois de mai 2010 pages 60-64

 

Petites affaires en famille

Le général François Bozizé a désormais dépassé le cap d’un septennat à la tête de la Centrafrique. Après avoir exercé le pouvoir pendant deux ans comme président autoproclamé, à l’issue du coup d’Etat du 15 mars 2003 qui l’a porté au pouvoir, puis comme président de la République élu, depuis le 11 juin 2005….

Sept années après son arrivée au pouvoir en Centrafrique, les fondamentaux de l'économie nationale sont au rouge (voir notre prochaine enquête : Uranium, diamant et dessous de table à Bangui). La rébellion se réveille dans le nord-ouest, le nord-est et maintenant le sud-est du pays, marqué par la présence des rebelles ougandais de l'Armée de libération du Seigneur (LRA). Dans le sud-ouest du pays, plusieurs villes ont été envahies par de nombreux réfugiés fuyant les combats de Dongo, en république démocratique du Congo.

Arrivé au pouvoir en mars 2003, le général François Bozizé gouverne-t-il différemment d'Ange-Félix Patassé, l'homme qu'il a renversé? Installé au pouvoir au nom d'un « sursaut patriotique », le général a bénéficié d'un état de grâce qui a duré jusqu'aux élections d'avril et mai 2005. Maintenant la plupart de ses anciens compagnons politiques de la première heure ont été mis de côté. Le bilan du régime est peu éclatant.

Régulièrement, le président s'en prend successivement aux douaniers tenus pour responsables de la vacuité des caisses du Trésor public, aux enseignants et infirmiers qui seraient tout le temps en grève, aux militaires et magistrats accusés de libérer systématiquement les complices des rebelles ... Le pasteur François Bozizé décrète aussi chaque fin d'année, une journée de jeûne et prières pour implorer la bénédiction divine sur le pays.

Scrutin sous la menace des armes

Les raisons qui ont motivé son coup d'Etat ont déjà été évoquées dans une interview parue le 16 septembre 2002 dans le quotidien camerounais Mutations. Alors ex-chef d'état-major de l'armée, réfugié au Tchad depuis novembre 2001, le général François Bozizé affirmait qu'il ne s’agissait que de gérer une transition. Sept ans après sa prise du pouvoir, non seulement il ne s'est pas retiré de la scène politique à l'issue de la transition, mais il s'est présenté aux élections présidentielle et législatives d'avril et mai 2005. Avec la convergence « Kwa na Kwa », créée à la hâte pour les besoins de la cause.

Son entêtement à être candidat à l'élection présidentielle avait été vivement dénoncé à·· l'époque par l'Union africaine. Le président de la Commission, Alpha Oumar Kanaré, était même venu à Bangui lui conseiller de ne pas se présenter. Les élections de 2005 furent un modèle du genre. Dans plusieurs bureaux de vote, surtout dans la capitale, les électeurs avaient voté sous la menace des armes des éléments de la garde présidentielle. Certains candidats - comme l'actuel président de l'Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet - avaient transporté eux- mêmes les urnes des bureaux de vote au centre de dépouillement!

S'agissant de François Bozizé, non seulement sa candidature n'aurait pas dû être validée à cause de la publication hors délai de sa démission de l'armée, mais plus encore, le jour du scrutin présidentiel, il aurait été vu distribuant des billets de banque dans le 3e arrondissement de Bangui. Sans oublier les intimidations ayant abouti à l'invraisemblable élection de Patrice Edouard Ngaissona dans le 4e arrondissement, contre Me Nicolas Tiangaye! Plusieurs soldats de la garde présidentielle armés lançaient à qui voulaient les entendre: « Nous gagnerons par tous les moyens y compris par la force. »

En sa qualité de militaire, d'officier général, l'ancien chef d'état-major des Forces armées centrafricaines était le mieux placé pour ramener l'ordre et la sécurité en Centrafrique. Aujourd'hui, Bangui est presque coupée de certaines villes de province, eh dépit des déclarations du chef de l'Etat affirmant avoir restauré la sécurité à plus de 80 % dans le pays. Huit préfectures sur seize que compte la Centrafrique sont sous le contrôle de différents mouvements de rébellion armée.

Si l’origine de l'insécurité remonte déjà à plusieurs années, au temps du régime d'André Kolingba, il s'agissait surtout à l'époque du phénomène des « zaraguinas » ou coupeurs de route. C'est surtout à partir des années 2001 et 2002, après les tentatives de coup d'Etat du général François Bozizé et de la rébellion qui en a suivi, que l'insécurité en Centrafrique a pris 9 d'inquiétantes proportions. En effet, le Général a entraîné avec lui dans sa fuite vers le Tchad, en novembre 2001, un certain nombre de jeunes gens, militaires ou non, nationaux ou étrangers, auquel s'ajoutèrent des mercenaires de tout genre, recrutés pour les besoins du coup d'Etat manqué du 25 octobre 2002, puis celui réussi du 15 mars 2003.

Les engagements pris par François Bozizé pour les rémunérer, une fois le pouvoir conquis, n'ayant pas été honorés, cela lui a valu à plusieurs reprises d'être l'objet de menaces de la part de ceux-ci pour le contraindre à tenir ses promesses. La population de la sortie nord de Bangui, au PK 12, dont les week-ends étaient rythmés par de fréquentes échauffourées s'en souvient encore.

A Bangui, par exemple, les braquages et autres attaques à mains armées, parfois en plein jour, sont légion. Les violations de domiciles, les fouilles illégales, les enlèvements et arrestations arbitraires, les passages à tabac ne se comptent plus. A l'intérieur du pays, l'insécurité est devenue quasi généralisée et si préoccupante qu'elle a déjà engendré une fuite massive de plusieurs dizaines de milliers d'habitants des régions rurales des préfectures de l'Ouham, de l'Ouham­Pendé, de la Nana-Mambéré, de la Nana-Gribizi, de la Kémo, de la Vakaga, du Bamingui-Bangoran, de la Haute-Kotto et de la Mambéré-Kadéi vers les territoires tchadien, soudanais et camerounais. Un quart de la population centrafricaine est aujourd'hui déplacé, vivant en brousse dans des conditions inhumaines, ou en exil dans des camps de réfugiés.

Ces derniers temps, le sud-est du pays, qui semblait jusqu'ici épargné, est devenu la zone de prédilection des rebelles ougandais de la LRA de Joseph Kony. Malgré la présence du Bureau des Nations unies en Centrafrique (Bonuca), dirigé il n'y a pas si longtemps par le général Lamine Cissé, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, le bilan est désastreux en matière de droits de l'homme, Les rapports périodiques du Bonuca à New York n'ont jamais permis au secrétaire général des Nations unies de se faire une exacte idée de la dramatique réalité du pays. il a fallu que ce soit le siège de l'Organisation des Nations unies qui dépêche sur le terrain en mars 2007, le secrétaire· général-adjoint coordonnateur des Affaires humanitaires, Sir John Holmes, pour procéder à une exacte évaluation de la situation.

Est-il besoin de rappeler la responsabilité du général Lamine Cissé dans la mort du sergent Claude Sanzé, l'ex-aide de camp de Me Nicolas 1iangaye, torturé et exécuté en janvier 2006, après avoir été livré par le Bonuca, où il avait cru trouver refuge.

Les auteurs de ces crimes et violences sont généralement bien connus. Ce sont certains des anciens compagnons de la rébellion du général François Bozizé, presque tous reversés dans l’unité chargée de sa sécurité. Certains noms reviennent souvent tels que : Célestin Dogo (décédé), Olivier Koudémon alias Gbangouma, Bienvenu Gbadora, John Sallé et surtout le capitaine Eugène Ngaikoisset, surnommé le « boucher de Paoua», à cause des nombreuses tueries dont il se serait rendu coupable sur ordre venu d'en haut.

Ce dernier ne fut jamais inquiété. Il bénéficie paradoxalement de la confiance et de la protection du Président lui même, qui ne cesse de l'encenser dans ses discours et interviews dans les journaux. Ces derniers temps, Eugène Ngaikoisset aurait l'impression de porter seul le chapeau. Celui des assassinats du capitaine Damchine, du capitaine de gendarmerie à la retraite Koyangao, du lieutenant Patrick Assombélé, du sergent Claude Sanzé, de Me Ignace Bandassa, des soldats Marzane et Mamadou Ngaïssona.

Quant aux assassinats d'élèves devant le lycée Boganda, de Marie-France Yaligaza et de bien d'autres victimes, ils n'ont jamais été élucidés ni les auteurs punis par la justice. Les assassins du commissaire Hervy Trépassé courent toujours. Ceux du commissaire Daniel Sama, qui sont pourtant bien identifiés, se promènent également librement.

Sur l'axe vital Bangui-Douala, au Cameroun, on ne compte pas moins de 60 points de contrôle illégaux, improvisés par la garde présidentielle, dite républicaine, pour « soulager » les opérateurs économiques. Pourtant les auteurs sont bien connus, mais demeurent toujours impunis.

Une fois installé aux commandes de l'Etat, le général François Bozizé a su se constituer une garde républicaine composée pour l'essentiel d'éléments issus de son ethnie, voire de son clan. Sur les routes nationales, les rackets de ses hommes continuent de plus belle. Les centres de détention à caractère ethnique seraient toujours opérationnels. Celui de Bossémbélé dans l'Ombella­Mpoko, par exemple, est qualifié de « Guantanamo ». Il vise surtout les ressortissants de Bozoum, Paoua et Bocaranga, systématiquement soupçonnés et accusés de complicité avec la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD). Plusieurs personnes, essentiellement des jeunes hommes, y ont été arrêtées, passées à tabac, torturées et quelques unes y ont même trouvé la mort.

Lors de son entretien à l'Elysée, à Paris, le 19 novembre 2007, avec le président français Nicolas Sarkozy, celui-ci avait pourtant attiré l'attention du général François Bozizé sur le déficit du régime sur la question. Dans son message à la nation du 31 décembre 2009, en langue nationale sango, contre toute attente, le chef de l'Etat a fait une surprenante sortie en avouant avant l'heure, l'assassinat de l'opposant Charles Massi, dont la famille allait révéler quelques semaines plus tard la disparition suites aux tortures que deux bras armés du pouvoir, le lieutenant Abel Dénamganai et le capitaine Vianney Semndiro, lui ont infligées.

Une autre affaire de ce type a opposé le pasteur Thomas Touangaye de l'église baptiste de Kina à des diacres de cette église qui a entraîné l'incendie de sa maison. Dans un discours radiodiffusé, le chef de l'Etat centrafricain a accusé les diacres d'être responsables de l'incendie tout en évoquant la loi du Talion pour ordonner à ses hommes d'incendier les maisons appartenant aux personnes soupçonnées d'être à l'origine de l'incendie de la maison du pasteur Thomas Touangaye, une autorité spirituelle très contestée dans son église. Le pasteur étant de l'ethnie de François Bozizé. Celui-ci, le 15 mars 2006 à Mbaïki, où il fêtait le troisième anniversaire de son coup d'Etat s'en était violemment pris aux défenseurs des droits de l'homme: «J'ai pris le pouvoir avec les armes, celui qui veut me renverser devrait en faire autant. »

Pour le reste, voilà un président qui a le sens des affaires. Tout le monde a encore à l'esprit l'intérêt manifesté à son endroit par la police de l'air et des frontières allemande, en juin 2004, à Düsseldorf, un an à peine après sa prise de pouvoir. La presse de l'opposition écrivait alors que le Général s'y était rendu pour tenter d'y écouler des diamants. Depuis les diamants centrafricains sont confiés à des intermédiaires qui sillonnent certains pays comme la Chine ou l'Afrique du Sud.

Accusation de corruption

Beaucoup de monde s'intéresse à la forêt centrafricaine. Avec de nombreux permis d'exploitation, celle-ci a été ainsi mise en coupe réglée par des sociétés sud-africaines bien introduites à Bangui. Notamment dans les mines de diamant et celles hautement stratégiques d'uranium de Bakouma. Le feuilleton de l'affaire Uramin-Areva en est une illustration. TI n'y a aucune trace dans les livres du Trésor national de présumés dessous-de-table versés par Uramin, sous le contrôle de François Bozizé et du ministre des Mines, Sylvain Ndoutingaï.

« Une partie a servi à soudoyer les élus de la nation afin qu'ils puissent voter sans broncher le texte de loi portant sur les minerais radioactifs, déclare un député. Le chef de l'Etat et son ministre s'apprêtent également à octroyer l'exploitation du pétrole centrafricain à la république populaire de Chine.

François Bozizé aurait aussi envoyé son ministre des Affaires étrangères, Côme Zoumara, négocier avec la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, mais la mission a fini par "être ébruitée et dénoncée. D'où l'accusation de corruption ouvertement portée par le président Nicolas Sarkozy contre des ministres centrafricains lors de l'audience qu'il avait accordée, le 19 novembre 2007, au général François Bozizé.

Faut-il encore rappeler l'affaire de cette Centrafricaine vivant à· Orléans, dans le Loiret, qui, revenant de Bangui, avait été interpellée par la police à l'aéroport Charles-de-Gaulle, à Roissy, et jugée devant la 13e chambre du Tribunal correctionnel de Bobigny. Elle transportait des enveloppes contenant des photocopies de passeports de hautes personnalités, ainsi que des procurations devant servir à l'ouverture de comptes bancaires en Suisse.

Depuis l'avènement du général François Bozizé à la tête du pays, la nouvelle bourgeoisie présidentielle est devenue propriétaire de biens immobiliers dans certaines capitales africaines. Outre ce qui revient à l'Etat sous forme d'impôt ou taxes sur les produits pétroliers et qui entre normalement dans la structure des prix des hydrocarbures, une personnalité de Bangui percevrait aussi automatiquement et personnellement à son seul profit 24 F CFA sur chaque litre, tous produits pétroliers confondus, vendu sur tout le territoire centrafricain. Sachant que dans la structure des prix actuellement en vigueur en Centrafrique, le litre de pétrole lampant coûte 500 F CFA, celui de super 780 F CFA, celui de Gasoil 680 F CFA et qu'au total environ 6 millions de litres sont écoulés en moyenne par mois dans le pays, cet homme percevrait mensuellement 144 millions de F CFA, soit quelque 2 milliards par an, rien que sur les ventes d'hydrocarbures; Un pactole qui ne prend pas toujours la route du Trésor public, mais irait droit sur un compte personnel ou en espèces sonnantes et trébuchantes.

Il faut rappeler que de nombreuses associations indexent ·la famille présidentielle proche (enfants, sœurs et autres frères) d'exercer des activités économiques importantes, tant à Bangui que dans certaines villes de province, comme Bossangoa et Damara, avec des stations-service qui leur rapportent également de substantiels profits.

La preuve. La situation qui prévaut au sein des Forces armées centrafricaines depuis l'arrivée au pouvoir de François Bozizé et de son fils Jean-Francis, actuellement ministre  délégué à la Défense nationale. Chef d'état­major de cette armée à l'époque de président Ange-Félix Patassé; François Bozizé s'était déjà illustré par son sens des affaires à la lisière de l'armée nationale. Pourtant chargé de la restructuration de l’armée; il 5' était surtout employé à penser à ses vieux jours. A titre de rappel, l'homme possédait une station-service au PK 4, sur l'avenue Boganda, à Bangui, qui revendait une bonne partie du carburant soustrait des réserves de l'armée nationale.

L’homme gérait aussi des véhicules du parc automobile de l'armée relativement en bon état. Certaines des voitures se retrouvaient chez des privés, généralement des commerçants. Ceux-ci, en échange de cash, disposaient de véhicules militaires de transport de troupes pour leur commerce de bois de chauffe. Certains ne prenant même pas la peine de changer la peinture militaire des véhicules!  

Pendant ce temps, François Bozizé connut une période d'impopularité aux yeux de la troupe qui se plaignait de la prime globale l'alimentation et des frais de mission. Après que l'armée française eut quitté la base de Bouar, l'actuel chef de l'Etat n'a-t-il pas eu sous sa responsabilité, un certain nombre de matériels et équipements laissés par les éléments français d'assistance opérationnelle. De cette garnison, furent revendus les câbles électriques ou un kit complet de fabrication de pain, ramené à Bangui. Des rapports établissant clairement la culpabilité de certains officiers et leurs complices dans vol et pillage des biens de l'armée existent, suite aux enquêtes ordonnées par le président Ange-Félix Patassé et effectuées notamment par le général Sylvestre Yangongo alors Inspecteur général des Forces armées centrafricaines. Aujourd'hui, Jean Francis Bozizé aurait du mal à tenir l'armée. Le camp Beal où se trouvent son cabinet et l'état-major, ressemblerait à un vrai bazar. Une jeune femme y vend diverses marchandises et même des uniformes et trousses militaires offerts par des pays amis comme la France, la Chine ou l’Afrique du Sud aux soldats centrafricains étrangers présents à Bangui.

A la tête d'un important cheptel de bovins arrachés de force aux éleveurs peuhls, Jean Francis Bozizé et ses amis contrôleraient le commerce de la viande de bœuf, approvisionnant ainsi plusieurs boucheries et marchés de la ville de Bangui, et contrôlant le circuit de fourniture en viande de différentes unités de l'armée. Comme de vrais commerçants bouba nguéré (illégaux). La boutique du Camp Beal propose également aux soldats, moyennant retenue à la source de leur solde pour le profit des Bozizé, téléphones portables, motocyclettes et autres vêtements de layette.

L’épouse du ministre de la Défense, au départ simple agent de police, a été affectée par son mari dans le corps des douanes et travaille à l'aéroport Bangui Mpoko. Elle possède, par ailleurs, le monopole de la fourniture à l'armée du manioc, d'huile de cuisine, de sel, d'oignons, etc. Des témoins racontent qu'un membre du clan s'est arrogé un marché de 70 millions de F CFA pour la fourniture d'eau minérale aux contingents de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique. Un camion semi-remorque de son parc de véhicules se rendant régulièrement au Cameroun pour ramener des palettes de bouteilles d'eau minérale Tangui, conditionnée non loin de Douala.  L’Union européenne voulait un contrô1e plus accru sur les sommes qu'elle alloue dans le cadre de la réforme du secteur sécurité et des pôles de développement, destinés à la construction de casernes pour les soldats. Faute d'entente; aucune caserne n'a encore vu le jour. Cette situation engendrant un sérieux mécontentement des fonctionnaires travaillant dans les différents services financiers des Forces armées centrafricaines qui vivent ainsi chaque jour sous une forte pression pour apporter des sommes d'argent plus ou moins importantes.

Sans oublier la promotion par décret présidentiel au grade de colonel de Jean Francis Bozizé. Or; on prête encore au chef de l'Etat l'intention de remettre bientôt des étoiles de général à son fils, afin de mieux le prédisposer à prendre éventuellement sa succession à la tête du pays. Pendant ce temps, plusieurs généraux, officiers supérieurs et subalternes ont déjà été mis d'office à la retraite, non sans grincement de dents; C'est la crainte d'une armée des Gbayas. Car selon un groupe d'officiers en rupture, il faut désormais être de l'ethnie du Président, voire de son village, pour prétendre à des nominations dans les hautes fonctions de l'administration centrafricaine.

Plusieurs agents de l'Etat ont été relevés de leurs fonctions ou mis au placard de leur ministère pour le seul fait d'être ressortissant de l'Ouham-Pendé ou d'être accusé de « patassisme. En effet, dans l'écrasante majorité des administrations, ce sont les hommes et les parents du président de Bossangoa- Benzambé qui sont désormais aux principaux postes de commande. Les ministres ne choisissent plus leurs directeurs de cabinet comme sous les régimes précédents, c'est le général Bozizé qui impose aux ministres les personnes choisies par lui-même dans son dan et dans sa famille.

Sous couvert du nom de l'ethnie gbaya, c'est en réalité le clan et la famille de Bossangoa­Benzambé qui gère les richesses du pays. L'appareil judiciaire, les services douaniers, les cabinets ministériels, les différents corps de l'armée sont truffés des parents du Président. Des neveux, oncles et cousins qui n'ont de compte à rendre qu'à lui seul. Gravement désorganisée, l'armée est extrêmement politisée et tribalisée; sa hiérarchie corrompue. La discipline, vertu cardinale de toute force militaire a disparu de son univers. Cette armée n'est pas en mesure d'endiguer ce fléau de l'insécurité et de protéger l'intégrité du territoire national et sa population. François Bozizé est obligé de faire appel à l'armée ougandaise pour tenter d'endiguer le banditisme et les attaques des rebelles de la LRA dans le sud-est du pays.  

De notre envoyé spécial à Bangui, Christian Bouna

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:51

 

 

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LA PRESSE PANAFRICAINE FACE À L’ARGENT : COMMENT LES POTENTATS AFRICAINS ARROSENT  JEUNE AFRIQUE INTELLIGENT ».

Vendredi, 14 Mai 2010 22:32

On savait sans doute que la presse panafricaine de Paris se débrouille pour mériter son rang. Mais les chiffres que publie « Le gri-gri International » révèlent une réalité où le « racket publicitaire » des Etats côtoie une corruption rampante de « Jeune Afrique L’Intelligent », le plus important de ces médias, par les gouvernants africains douteux. Par Alex Gustave AZEBAZE.

L’affaire fait grand bruit dans le petit monde « médiatico-politique » de la « Françafrique ». C’est que dans son édition du 10 mars 2005, l’équivalent africain du « Canard enchaîné », le bien nommé « Le gri-gri International » a révélé les opérations financières, à la lisière de la corruption, de « Jeune Afrique » devenu « l’Intelligent » dans la plupart des pays de l’Afrique francophone.

Si l’achat de leurs consciences par les dirigeants africains n’était jusqu’alors un secret pour personne dans les milieux de la presse panafricaine de Paris, y compris certaines rédactions africaines de grands médias français, aucun journal, aussi téméraire fût-il, n’avait jusqu’ici publié des éléments de preuve, notamment les chiffres. C’est ici tout le mérite de l’enquête du bimensuel satirique panafricain.

« Le gri-gri International » s’est procuré le détail des encaissements africains de « JAI » à la date du 16 janvier 2004. Présentés comme « des contrats de communication », ces documents qui portent sur une quinzaine de pays de la zone d’influence française en Afrique révèlent d’importantes sommes payées par des « potentats africains » au journal du « franco-tunisien »  Béchir Ben Yamed. Quelques exemples suffisent à édifier sur une pratique dont le dénominateur commun est qu’ils paient des articles de presse rédigés en faveur de régimes très souvent connus pour leur mépris pour la bonne gouvernance et la démocratie.

On retrouve ainsi, par ordre croissant, les Comores du putschiste reconverti en homme de l’unité de l’île Azali qui aboulent 250.000 euros;

Le Rwanda d’un Paul Kagamé qui bâtit une démocrature dominée par son ethnie (tutsie) minoritaire dans le pays. Il casque 350.000 euros pour polir son image.

Le Togo de Eyadéma le sergent devenu « sage de l’Afrique » qui a tué il y a quarante ans de ses propres mains le premier président élu de son pays. Il a lâché 380.000 euros pour que son image de garant de la stabilité et de la paix soit (à jamais ?) promue par « JAI ».

La Mauritanie de ce Maouiya Ould Taya qui emprisonne son principal challenger et ex-président à la veille d’une élection présidentielle a casqué quelque 500.00 euros.

La Guinée équatoriale de Obiang Nguema, le potentat rendu mégalo par le pétrole et qui contraint ses principaux opposants à l’exil offre quant à lui 800.000 euros.

L’Algérie de Bouteflika qui s’est fait réélire l’année dernière avec près de 70% de voix donc  « sans bavures » , bien que son ministre en charge des élections ait interdit au principal parti d’opposition de se choisir le candidat de son choix donne 950.000 euros.

Le Maroc de Mohammed IV, « une démocratie monarchiste », qui a été le premier à reconnaître la prise illégale du pouvoir au Togo par le fils du dictateur décédé en plein vol, Eyadéma, lâche quant à lui 994.000.

Le Cameroun du président Paul Biya est le premier à atteindre la barre du million d’euros, avec exactement 1 million. Un « PPTE » qui se démène comme un beau diable pour mériter son rang compte-t-il dans la distribution de petits cadeaux à ses souteneurs internationaux, même quand cela n’empêche pas de masquer la désolante réalité que les bailleurs de fonds et les chancelleries occidentales connaissent jusqu’au bout des ongles et qui nous vaut de temps en temps d'échouer ? Voire.

En tout cas, « Jeune Afrique » ne manque pas de s’offrir, pour contredire, les rapports des Ongs de défense des droits de l’homme. Tel celui de la « FIDH » sur notre pays intitulé la « Torture : une pratique banalisée et impunie ».

DES CHIFFRES QUI DONNENT LE TOURNIS

La palme de la générosité vis-à-vis de « JAI » revient au nouveau doyen de chefs d’Etat de la « Françafrique », Omar Bongo Odimba du Gabon. Il a décaissé la rondelette somme de 2,9 millions d’Euros soit quelque deux milliards de Fcfa. Peut-être paie-t-il pour deux !

Si au siège de l’hebdomadaire de la Rue d’Auteuil à Paris, on présente ces importants « encaissements » africains comme le règlement d’exécution de « contrats de communication » signés en bonne et due forme entre ces pays (clients ?) et « DIFCOM », la régie publicitaire de « JAI », il reste que les spécialistes de la déontologie journalistique ne comprennent pas très bien pourquoi le célèbre hebdomadaire n’indique pas assez clairement chaque fois qu’il écrit ses articles qu’il s’agit de « publi-reportage », et par voie de conséquence payer le prix correspondant au fisc français d’une part. D’autre part ces spécialistes des médias relèvent dans le même temps que ce magazine ouvre des pages, au demeurant réduites, pour la publicité, les publi-informations et les « points de vue ». Des espaces tous payants.

En tout état de cause l’on aura remarqué que dans nombre de cas, le ton de la rédaction de « Jeune Afrique l’Intelligent » change radicalement du jour au lendemain, de préférence après la signature de tels contrats avec différents pays à gouvernance critiquable. C’est par exemple le cas avec le Rwanda dont jusqu’en fin 2003, Paul Kagamé qui n’avait sans doute pas encore compris ce qu’il faut faire pour s’assurer la complaisance de la presse panafricaine, se voyait régulièrement brocardé par l’hebdo de la Rue d’Auteuil. Il a suffi seulement qu’entre temps la présidence de la république du Rwanda « parle bien » comme le révèle la facture (de 350.000 dollars Us) du 31 décembre 2003 envoyée par « DIFCOM », d’ailleurs confirmée un mois plus tard exactement le 22 janvier 2004, par une lettre de François Soudan, le vice-président et Directeur des rédactions de « JAI ». Destinée à son « cher Modeste (Rutabayiru, le très influent conseiller de Paul Kagamé en charge de la presse, ndlr) », cette lettre contient le plan de « reportage » au Rwanda du patron de la rédaction de « JAI ». Depuis lors, Paul Kagamé et son Rwanda sont tout ce qu’il y a de beau, de démocratique et de modèle de pays uni dans une région des Grands lacs africains tourmentée.

MERCENARIAT JOURNALISTIQUE ET RACKET PUBLICITAIRE

Ce serait sans doute la même stratégie qui se déploie depuis l’année dernière au Congo Brazza. Bien que les encaissements directs de Brazzaville n’apparaissent pas sur les documents disponibles, l’on remarque depuis le second semestre 2004 un changement radical de ton de ce « JAI » (et François Soudan) à propos de Sassou, le beau-père de Bongo, jadis critiqué pour sa tendance à recourir à la force pour reprendre le pouvoir perdu par les urnes après la conférence nationale du début 90. Il n’est plus désormais perçu par François Soudan et son journal que comme un homme d’expérience seul capable d’assurer au Congo la stabilité nécessaire au développement. Au point que une affaire comme celle des « disparus du Beach » dont « JAI »  était auparavant régulièrement émue devient dans une édition récente une simple histoire rocambolesque inventée à la limite par les opposants du « bon » général Sassou.

D’autres pays en crise tels le Congo-Kin sont approchés par « JAI ». Avec jusqu’à récemment moins de bonheur. Ce qui leur vaut un traitement pour le moins « journalistique ». En attendant sans doute qu’ils se résolvent à virer une partie de leurs maigres ressources pour assurer « la grandeur » et « le sérieux » de l’hebdo de la Rue d’Auteuil.

D’aucuns soutiennent alors que la méthode du journal de Béchir Ben Yamed qui à une époque fut crédité de développer un actionnariat comprenant nombre de dirigeants d’Etats africains décolonisés, se résume en un chantage au vitriol aux dirigeants africains souvent illégitimes. Qui finit toujours par payer surtout lorsqu’on a des choses à cacher. Une méthode condamnable que ce magazine donneur de leçons d’éthique et de professionnalisme reproche si souvent, pour mieux les discréditer, aux publications locales africaines. L’arroseur arrosé quoi !

 

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:36

 

 

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Affrontement aux environs de NDELE

 

Communiqué de presse N° 015/ CPJP /CS/P/05-10 

 

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), depuis fort longtemps, attendait de voir l’engagement du gouvernement dans le processus de négociation franche et sincère.

 

Au lieu de  cela, les affrontements continus et on déplore les pertes humaines et matérielles importantes.

 

Ainsi, dans la matinée du 24 mai 2010 à 5 heures 45, il y a eu un affrontement violent de cinquante minutes, entre les combattants de la CPJP et les FACA aux environs de NDELE.

 

Suite à cette attaque, les Forces Gouvernementales ont perdu 42 hommes et compte 28 blessés graves qui ont été évacués d’urgence sur Bangui.

 

Fait au Camp de la Liberté, le 24 mai 2010

Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole,

Assan M’bringa Togbo

 

 

NDLR : Si le nombre de tués côté FACA que donne ici la CPJP peut paraître sans doute exagéré, une certitude est qu'on dénombre à l'heure actuelle dans la ville de Bangui, une vingtaine de places mortuaires de soldats Faca tués dont les corps ont été ramenés du front des environs de Ndélé. Plusieurs dizaines soldats blessés à Ndélé reçoivent également des soins à l'heure actuelle dans certains hôpitaux de Bangui. Trois véhicules du détachement Faca auraient aussi été détruits sur place et un autre récupéré par la CPJP qui ne fait pas état dans son communiqué du bilan matériel, selon une source que nous avons eue au téléphone et qui a requis l'anonymat. On peut comprendre la panique actuelle de Bozizé devant un tel bilan qui l'a obligé à dépêché un émissaire auprès de Déby pour mendier des armes et des combattants dit-on.

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:28

 

 

Jean Pierre Bemba Gombo

 

 

 

24 mai 2008- 24 mai 2010

Selon des analystes la fin du procès ne pourra pas intervenir avant 2011.
C'est ce jeudi 24 mai que le leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) Jean-Pierre Bemba Gombo a totalisé deux ans d'arrestation. Une situation qui divise la classe politique congolaise selon que l'on appartient à l'opposition où à la majorité au pouvoir. Les Militants du MLC et d'autres partisans dénoncent la politisation de l'affaire mettant aux prises Jean-Pierre Bemba et Moreno Ocampo. A la Cour pénale internationale (CPI), l'affaire Bemba ne cesse de connaître des rebondissements justifiant ainsi le retard enregistré pour le début du procès proprement dit. Au sein même de sa formation politique le MLC, cette arrestation est à la base d'une forte crise qui a donné lieu à plusieurs départs et surtout à la perte de la province de l'Equateur au profit de l'Alliance de la majorité présidentielle.

Jean-Pierre Bemba Gombo a été arrêté, à Bruxelles le samedi 24 mai, avant d'être transféré le 3 juillet 2008, à la CPI. L'ancien vice-président congolais et chef de l'opposition, Jean-Pierre Bemba, a comparu pour la première en juillet 2008 devant la Cour pénale internationale (CPI) qui l'accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour des atrocités commises par ses troupes en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. La juge avait proposé aux parties la date du 4 novembre pour l'audience de confirmation des charges par le procureur.

Dans la suite des événements, la demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba n'a pas reçu une suite favorable notamment parce qu'aucun des pays contactés par la CPI ne s'était prononcé pour accueillir l'ancien vice-président sur son territoire. Aussi, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo avait immédiatement interjeté appel de la décision de mise en liberté qui fut suspendue par la Chambre d'appel, le 3 septembre.

Le 8 mars dernier, la Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale a décidé de reporter la date d'ouverture du procès dans l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo au lundi 5 juillet 2010. Le 27 avril 2010, date initialement prévue pour l'ouverture du procès, la Chambre tiendra une conférence de mise en état au sujet de l'exception d'irrecevabilité soulevée par la Défense de Bemba.

La Chambre a expliqué que l'examen de la requête de la Défense, ainsi que les observations des autres parties et participants, devrait être soumis à un calendrier raisonnable et réaliste et que leur examen ne pourrait être achevé avant la date initialement prévue pour l'ouverture du procès. Elle a également considéré qu'il est dans l'intérêt de la justice de trancher l'exception d'irrecevabilité avant le début des débats au fond étant donné que la défense argumente que le procès ne devrait pas se tenir devant la Cour.

Selon la CPI, la Défense a soulevé, le 25 février, une exception d'irrecevabilité de l'affaire aux motifs du respect de la complémentarité de l'activité de la Cour et celle des autorités en République Centrafricaine, sur l'absence du niveau de gravité requis, ainsi que sur la base d'un abus de procédure contre M. Bemba.

La Chambre avait accordé au Bureau du Procureur et aux représentants légaux des victimes jusqu'au 29 mars pour soumettre leurs observations. La Chambre a également demandé que soit notifié un résumé de la demande de la Défense aux autorités centrafricaines et congolaises. Celles-ci devaient, si elles le souhaitent, présenter leurs observations au plus tard le 19 avril 2010.


Jeannot Kayuba

 

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