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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 01:35

 

 

Calixthe_Beyala.jpg

 

 

 

L'écrivaine française d'origine camerounaise Calixthe Beyala a annoncé jeudi, à l'Afp, avoir déposé sa candidature au poste de secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif).

«Je me présente en tant que candidate au poste de secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie», pour, notamment, «redorer le blason» de la francophonie, a affirmé Calixthe Beyala jointe depuis Yaoundé.

Dans une interview accordée, il y a trois mois, au mensuel en ligne, 100 pour100culture.com, elle annonçait, déjà, les couleurs: «J'ai déposé ma candidature et j'attends la réponse du président Nicolas Sarkozy. J'espère qu'il va l'entériner». Elle l'a réitéré, hier, à l'Afp.

Le nouveau secrétaire général de l'Oif sera élu lors du 13e Sommet de l'organisation prévu du 22 au 24 octobre à Montreux en Suisse. Le poste est occupé depuis huit ans (deux mandats) par l'ancien président sénégalais Abdou Diouf, âgé de 74 ans. Celui-ci, récemment, déclarait sur les antennes de France 2: «Beaucoup de voix se sont élevées pour demander que je sois candidat à ma propre succession. J'ai été très sensible à ces manifestations de confiance». Laissant entrevoir sa volonté de briguer un troisième mandat.

Née au Cameroun en 1961, Calixthe Beyala est l'auteur de plusieurs oeuvres dont «Maman a un amant», (Grand prix littéraire de l'Afrique Noire, 1993), «Les Honneurs perdus» (Grand prix de l'Académie Française, 1996) et «La Petite Fille du réverbère» (Grand prix de l'Unicef, 1998).

Le comité de soutien de Beyala, rapporte l'Afp, estime que M. Diouf «doit se retirer dignement», soutenant que l'Oif "ronronne", au terme de ses huit années passées à la tête de l'organisation et qu'il faille lui insuffler une dynamique et une orientation nouvelles.

 

 

Vie et œuvres de Calixthe Beyala, candidate au secrétariat général de l’OIF

Ai-Cameroun Jeudi, 15 Juillet 2010 16:11 - La Camerounaise, Calixthe Beyala, romancière à la notoriété établie, pense que l’heure est venue pour elle de prendre les rênes de la Francophonie, de donner de nouvelles bases à une Francophonie basée sur la fondation des cultures d’Afrique.

Originaire de l’ethnie Béti, dans le centre du Cameroun, Calixthe Beyala, est issue d’une famille démunie. Venue au monde en 1961, dans la ville de Douala, capitale économique du Cameroun, dans une famille de douze enfants, dont elle est la sixième. Elle a été élevée par sa sœur qui est de 4 ans son aînée, laquelle s’est chargée de sa scolarisation dans le ghetto populaire du quartier New-Bell de Douala.

Elle fait ses études primaires, à l'école principale du camp Mboppi à Douala. Les études secondaires se feront au lycée Polyvalent de Bonabéri après un bref passage au Lycée des Rapides à Bangui. Alors qu’elle n’a que 17 ans, elle s’envole pour la France, où elle convole en justes noces, et reprend aussi tôt ses études, passe le baccalauréat et s’inscrit à la faculté. Passionnée de mathématiques au lycée, c’est vers la gestion et la littérature surtout, qu’elle se tourne désormais et contracte le virus de l’écriture.

Son premier roman «C’est le soleil qui m’a brûlée» paru chez Paris, Stock, alors qu’elle na que 23 ans marque le début d’une longue série produite par cette écrivaine créatrice. Une bonne vingtaine de titres dont plusieurs sont primés. Maman a un amant, Paris, Albin Michel 1993, grand Prix Littérature de l’Afrique noire; Asséze l'Africaine, Paris, Albin Michel, 1994, Prix François-Mauriac de l’Académie française ; les Honneurs Perdus Paris, Albin Michel, 1996, deux prix : le Prix de l’Académie Française et le Prix des Tropiques ; La Petite Fille du réverbère, Paris, Albin Michel, 1998, Prix de l’Unicef, pour ne citer que ceux-là

Calixthe Beyala, la fille partie de son Cameroun natal à l’âge de 17 ans, est en outre une combattante de la première heure sur plusieurs fronts. La lutte qu’elle mène au quotidien, c’est celle pour l’égalité des droits entre les races, le respect des minorités visibles, la juste représentation des noirs dans le paysage audiovisuel français Ce qui fait d’elle la fondatrice de plusieurs mouvements de revendication tels que l’association Collectif Egalité, créée, en décembre 1998, La lutte contre le Sida est un de ses combats et elle siège en tant que membre dans la «Coordination française pour la Décennie» pour l’introduction de la culture de la paix et de non violence dans l’enseignement.

Cette activité débordante lui vaut quelques fois les inimitiés d’un monde caporalisé par le politique et rivé à son prisme déformant d’une culture de domination et non de fraternisation. Calixthe Beyala sans réfuter du revers de la main le travail Abdou Diouf à la tête de la Francophonie, estime que le moment est venu, pour qu’une femme, exclusivement de culture, de préférence une écrivaine, préside aux destinées de l’Oif. Elle n’attend plus que le soutien des chefs d’Etats africains qui verront bien dans son élection, un signe de leur propre renouveau.

Sophie Dikobé, Ai Douala

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 01:32

 

 

carte centrafrique new200

 

 

La situation des personnes déplacées une préoccupation du HCR et la RCA

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Juillet 2010 12:56

 

Un Atelier de quarante huit heures, portant sur la protection des personnes déplacées et le droit national en République Centrafricaine a démarré ses travaux le 15 juillet 2010 à l’Hôtel Azimut à Bangui.

L’action consiste à l’élaboration d’un outil juridique et de politique nationale, visant à combler les insuffisances en matière de prévention et de protection des droits de ces personnes en situation difficile.

Selon le Haut Commissariat des Réfugiés, la République Centrafricaine compte aujourd’hui, environ 200.000 personnes déplacées internes qui vivent dans des situations très précaires.

La situation est d’autant plus catastrophique dans certaines régions telle que la Nana-Gribizi où depuis presque six mois, les Humanitaires ne peuvent accéder à ces déplacées internes,  à cause de l’instabilité persistante dans la région.

 

Lutte contre la malnutrition des enfants à Nola

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Juillet 2010 13:03

Médecin Sans frontière (MSF) entend résoudre au maximum la malnutrition infantile dans la région de Nola. Une équipe du MSF est en mission à cet effet depuis le lundi 12 juillet 2010 à Nola.

L’objectif de cette mission est de mener une campagne de dépistage des enfants et de recenser les nouveaux cas d’enfants malnutris dans la ville en collaboration avec les autorités sanitaires.

Selon MSF, cette campagne s’inscrit dans le cadre de la prise en charge des enfants malnutris s’inscrivant dans ses programmes d’action. Signalons que l’hôpital préfectoral de Nola a déjà enregistré 45 cas des enfants malnutris dont une vingtaine sont pris en charge par le MSF.

 

Centrafrique : Les populations peaufinent des stratégies pour contrer la LRA à l’Est

Ai-Rca Jeudi 15 Juillet 2010 11:46 - L’insécurité entretenue par les rebelles de la Lord Resistent Army (LRA) de Joseph Kony à l’Est de la République Centrafricaine, et plus précisément dans le Mbomou a été au centre d’une rencontre qui a eu lieu le 13 juillet à Bangui.

Rencontre présidée par le sous préfet Stanislas Yama avec toutes les couches sociales.

Selon un participant joint au téléphone par l’Agence Ai, il était question lors de ces assises d’échanger sur les stratégies et moyens de riposte à titre préventif contre toute éventuelle invasion ou attaques de la ville de Bangassou par les rebelles de la LRA. «Ce faisant, a-t-il ajouté, la réunion a permis à la population de mettre en place des postes d’auto-défense par quartiers, d’une cellule de mobilisation des moyens de ressource, d’une cellule de communication et d’une cellule de coordination pilotée par le sous préfet».

«La sécurité n’est plus l’affaire des porteurs de tenue seuls, mais de toute la population. Il est temps que chacun prenne sa sécurité en main en appoint aux opérations militaires», a déclaré M Yama, exhortant la population, surtout la jeunesse et les femmes à doubler de vigilance et de dénoncer les rebelles et leurs complices.

Le clou de cette réunion a été le témoignage d’un ancien otage des rebelles de la LRA qui a éclairé la lanterne des participants sur leur mode d’opération grâce à leurs agents de renseignement, a-t-on appris.

Kabongo, Ai Bangui

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 14:27

 

 

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   Mme Zewde Sahle Work

 

 

BANGUI - AFP / 15 juillet 2010 12h57 - La vérification des listes des ex-combattants des différentes rébellions à démobiliser dans le cadre du DDR (Désarmement- démobilisation-réinsertion) a débuté mardi à Paoua (nord), a affirmé jeudi à l'AFP Jean-Jacques Demafouth, vice-président du Comité de pilotage du DDR.

Cette "seconde phase du programme DDR est lancée par le gouvernement et ses partenaires à Paoua", a déclaré M. Demafouth, également président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).

"Au cours de cette phase, chaque ex-combattant recensé par ses responsables, devra se présenter devant les observateurs militaires pour confirmer son appartenance au mouvement politico-militaire dont il relève", a précisé M. Demafouth.

La première phase du programme DDR en septembre et octobre 2009 a permis de sensibiliser et d'informer les membres des groupes politico militaires sur le processus, et la nécessité pour ceux-ci de se faire inscrire sur les listes tenues par leurs responsables. En tout le DDR doit durer trois ans selon les autorités.

Selon un observateur militaire de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX), "au moins 8.515 ex combattants ont été identifiés lors de la précédente phase".

M. Demafouth a expliqué que lors de cette nouvelle phase: "Les ex-combattants auront à répondre à quelques questions sur leur identité, de façon à permettre aux observateurs de vérifier si les listes établies correspondent effectivement aux effectifs des mouvements politico militaires".

"C'est une étape importante puisqu'elle se déroule sous la supervision des observateurs militaires de la CEEAC (Communauté économique des États d'Afrique centrale). Elle permettra à terme d'arrêter définitivement les listes des combattants des groupes politico militaires pour la suite du processus, et notamment le désarmement", a poursuivi M. Demafouth

"De cette phase dépendent les autres parce que toutes les données, concernant le matériel détenu par les ex combattants, l'orientation que ceux-ci comptent donner à leur avenir, seront fournies aux observateurs en vue de la suite du processus", a précisé M. Demafouth.

Le lancement de ces opérations a eu lieu en présence de Sahle-Work Zewde, représentante spéciale du secrétaire-général de l'ONU et chef du Binuca (Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine), a-t-on appris de source onusienne.

Outre M. Demafouth représentant l'APRD, Florian Ndjadder de l'Union des forces républicaines (UFR), Abdoulaye Miskine du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), étaient également présents à la cérémonie.

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 02:11

 

 

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 Nicolas Sarkozy serre la main de Bozizé tout en regardant ailleurs

 

 

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 Sur ces photos, on ne voit Bozizé nulle part

 

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 Défilé des militaires centrafricains sur les Champs Elysées

 

 

La présence à Paris du hors la loi centrafricain François Bozizé est passée presque totalement inaperçue, tant l’intéressé n’a point d’envergure et surtout plus de légitimité. Même l’absence du controversé malgache Andry Rajoelina de Madagascar ou celle de l’ivoirien Laurent Gbagbo ont été beaucoup plus remarquée que la présence de Bozizé.

Alors que certains chefs d’Etat comme le Congolais Denis Sassou Nguesso et le Tchadien Idriss Déby ont été logés par le gouvernement français au prestigieux hôtel Bristol, ou comme Ali Bongo au Georges V, le dépeceur centrafricain a été relégué à l’hôtel Hyatt de la place de la Madeleine. Cela en dit long sur le niveau de considération qu’on lui accorde à Paris alors qu’il est bien compris qu’il était officiellement invité par le président français. L’attitude de celui-ci sur la photo ci-dessus en dit aussi long sur la qualité de ses relations avec le hors la loi dont il était bien obligé de serrer la main malgré lui sur le perron de l’Elysée (voir photo).

A la place de la Concorde, Bozizé a été placé à l’extrémité droite de la tribune présidentielle, quasiment hors du champ des caméras de France Télévision le faisant quasiment passer à la trappe des images du direct. Contrairement aux autres présidents africains invités, il est arrivé trop tôt et personne dans la tribune ne s’est intéressé ni fait attention à lui. Erreur de protocole manifeste.

Ses deux lèches-cul de ministres que sont Fidèle Gouandjika et Thierry Maléyombo qui, pour également des raisons de protocole n’ont pas été admis à prendre place à la tribune officielle à la suite de Bozizé, se sont retrouvés derrière les barrières métalliques pour faire le zouave et le pitre parmi les badauds venus assister au défilé et étroitement encadrés par les gendarmes et forces de l’ordre. Ils ont été surpris par des compatriotes en train de téléphoner comme à leur habitude, à Radio Centrafrique pour jouer aux journalistes et envoyés spéciaux en reportage place de la Concorde et se livrer à l’antenne de la radio nationale au cirage de pompe de leur vedette le dépeceur.

Ils s’en prenaient aux sites internet qui ne cessent selon eux, de tirer à boulets rouges sur leur sanguinaire et hors la loi Bozizé, tout en laissant entendre que ces critiques détruiraient l’image de la RCA. Ils feignent d’ignorer qu’en faisant ainsi les guignols et en mettant autant de zèle à soutenir le dictateur sanguinaire Bozizé alors même qu’ils sont des ministres de la République centrafricaine, ils rabaissaient davantage l’image de marque de leur pays. Au sommet Afrique-France à Nice, Fidèle Gouandjika et Simplice Zingas s’étaient déjà illustrés aussi tristement.

La participation de la RCA aurait due se limiter à celle des soldats de la garde républicaine au défilé des troupes africaines sur l’avenue des Champs Elysées. Celle de l’illégitime Bozizé et sa bande de rigolos de ministres était totalement superflue.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 00:50

 

 

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Ai-Rca Mercredi, 14 Juillet 2010 16:58 - «C'est remplie d'espoir que j'ai l'honneur de déclarer officiellement lancé le processus de vérification des listes dans toute la zone Nord-Ouest de la République Centrafricaine ».Cette déclaration a été faite le 13 juillet à Paoua.

C'est dans l'Ouham Pendé, par la représentante du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, chef du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (Binuca) et Présidente du comité de pilotage du Désarmement Démobilisation e Réinsertion (DDR) Sahle Work Zewdé lors de la cérémonie de lancement des opérations de vérification des listes des ex-combattants.

C'était en présence du Ministre en charge du DDR Raymond Paul Ndougou et du conseiller politique du Président de la République Stanislas Mbangot ainsi que des responsables des ex-rebelles.

Dans son discours de bienvenue, la présidente de la délégation spéciale de la ville de Paoua Agnès Mbaikoua, s’est félicitée des efforts du gouvernement pour le rétablissement de la paix en Centrafrique et le DDR dans la sous préfecture de Paoua.

«Oui pour le DDR. Oui pour la paix. Oui pour la liberté de circulation» a-t-elle déclaré, ajoutant que les crises militaro politiques ont fait que Paoua perde son appellation «Paoua ambiance».

«J’espère que, avec cette opération, Paoua va retrouver désormais son appellation, pour être appelé Paoua la pacifique» a souhaité Mme Mbaikoua.

Pour elle, «la population de Paoua attend beaucoup de cette opération. Parce que, un pays sans la paix est un pays mort économiquement».

Pour le président du comité local du DDR de Paoua, le sous préfet Thierry Bema,

«l’avènement de la rébellion est la résultante des difficultés liées au contexte économique et social qu'a connu notre pays ».

«En ce qui concerne la sous préfecture de Paoua, la rébellion a pratiquement déstabilisé le tissu économique de la région favorisant par voie de conséquence la résistance des opérateurs économiques et même les éleveurs peulh à fuir la localité » a-t-il déploré.

« Chers ex combattants, la tâche qui vous attend est donc immense et a besoin d'un grand sérieux de votre part. J'invite donc chacun de vous à donner le meilleur de lui-même car tous les regards de la communauté nationale et internationale sont désormais tournés vers vous » a conclu M Béma

Le porte parole de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), le colonel Thierry Wanfio s'est dit très heureux de constater que le programme adopté à Libreville, au Gabon depuis janvier 2009 devient effectif ce jour. Pour lui, depuis la nuit des temps, avec les différentes signatures des accords de cessez-le-feu entre le gouvernement et l'APRD en mai 2008 et la signature des accords de paix globale en juin 2008, l'APRD n'a jamais renié une de ses signatures.

« Nous sommes résolument tournés vers la paix et nous l'avons exprimé à plusieurs reprises. Aujourd'hui vous êtes à Paoua pour nous inviter à nous soumettre à la procédure de vérification des listes de nos combattants, étape essentielle pour la phase du désarmement, je vous réponds M le ministre Oui. » a déclaré M Wafio.

Il a par ailleurs déploré le fait que, parmi toutes les rebellions qui ont accepté de signer les différents accords, seule l’APRD n’a reçu aucune poste de responsabilité alors que certaines rebellions se sont vues données des postes de ministre, de chargé de mission, de sous préfet etc.

Le ministre en charge du DDR a clairement déclaré que « la position du gouvernement ne dépendra que de la volonté de l’homme que vous êtes à tourner la page sombre de l’histoire de notre ».

«Le gouvernement en prend acte de la décision que vient de prendre l’APRD à travers son chef et son président. Comme vous venez dire que vous répondez présent à la vérification des listes, vous répondrez présent au désarmement, le gouvernement sera prêt à vous accompagner dans ce que vous nous proposerez» a souligné le général Ndougou.

A en croire le Ministre, les opérations du DDR menées depuis lors jusqu’aujourd’hui, représentent les deux «DD» (Désarmement Démobilisation) et il ne reste que le «R» (Réinsertion) et cette étape va durer dans le temps.

«Si tout le monde veut la paix, cela sous entend que chacun de nous tous a compris le processus du DDR. Parce qu’on est fatigué de voir des personnes mourir dans la brousse, on est fatigué de voir des mamans abandonnées leurs maisons. Puis que nous avons tous compris, arrêtons et faisons la paix» a conclu le membre du gouvernement, visiblement heureux.

Pour Mme Sahle, cette journée mémorable est un signal fort. «Cela témoigne de votre volonté, de notre volonté à tous de faire progresser ensemble le processus du DDR pour un retour définitif à la paix dans votre région et dans celle des régions affectées par les conflits», a-t-elle dit, indiquant que : « l’objet de notre rencontre de ce jour est un événement de taille, car aujourd’hui dans toute Ouham Pendé, le DDR termine avec succès sa phase technique préparatoire et s’apprête à entrer dans l’essentiel des opérations».

Selon Mme Zewde, le DDR est un processus dont chaque étape doit être mené à bien de manière participative et avec l’adhésion de bénéficiaires et de toutes les parties prenantes tant nationale qu’internationale.

En tant présidente du comité de pilotage du DDR, elle a enfin exhorté les membres des comités locaux à s’approprier de la même manière le processus du DDR et les tâches qui lui sont confiées au niveau local et ceci pour un travail de proximité efficace et constructif en vue de relever le défi.

Il convient de signaler que, après Paoua dans l'Ouham Pendé, les opérations de vérifications des listes des ex-rebelles vont se poursuivre dans la Vakaga pour l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Zakaria Damane et le MLPJ d'Abakar Sabone.

Kabongo, Ai Bangui

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 00:47

 

 

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KINSHASA, 13 juillet (Xinhua) -- Les délégations de la République démocratique du Congo (RDC), de la République centrafricaine (RCA), de l'Ouganda et du Sud-Soudan se réunissent en congrès depuis lundi à Dungu, à environ 780 km de la ville de Kisangani, chef-lieu de la province Orientale en RDC, en vue d'évaluer les effets néfastes de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) sur leurs territoires et les moyens sécuritaires communs d'y mettre fin, selon des sources proches du congrès.

La journée de lundi a été consacrée à l'audition des rapports de chaque délégation sur la situation sécuritaire générale dans les régions concernées et les actions de la LRA dans chacune de ces régions.

Il ressort de ces rapports qu'en Ouganda, la LRA ne constitue plus un problème dans le pays où ces rebelles ont été chassés et mis hors d'état de nuire.

En effet, traqués par l'armée ougandaise, les rebelles de ce mouvement armé ont pratiquement quitté le sol ougandais pour se réfugier dans les pays voisins notamment en RDC, RCA et au Sud-Soudan où ces milices de la LRA tuent et pillent dans plusieurs villages, créant ainsi une insécurité généralisée qui empêche les populations rurales de vaquer à des activités champêtres, selon les mêmes sources.

Au Sud-Soudan notamment, ces rebelles sont encore actifs, à en croire le délégué de cette région aux travaux de Dungu. Il a précisé que la population sud-soudanaise est victime des actions d'une coalition de la LRA et des militaires de Khartoum.

En Centrafrique, la situation n'est pas meilleure. Sa délégation a fait part des cas d'attaques et des morts enregistrés au quotidien du fait de la présence sur ce territoire des rebelles de la LRA. Des Centrafricains ont fui leurs villages pour se réfugier en RDC.

Les délégués de la RDC ont indiqué qu'à ce jour, les éléments de la LRA sont éparpillés dans les districts du Haut-Uélé et du Bas-Uélé, où ces combattants opèrent actuellement en petits groupes qui font des incursions sporadiques. Plusieurs villages de cette partie de la Province Orientale vivent ainsi dans l'insécurité et plusieurs axes routiers ne sont plus fréquentés à cause de leur présence.

Cette stratégie d'opérer en petits groupes de quatre ou cinq personnes a été optée par les éléments de la LRA après les opérations conjointes menées par les armées ougandaise et congolaise contre cette rébellion en 2009. Ce qui a provoqué la fuite de quelques uns d'entre eux vers la RCA et d'autres vers le Sud-Soudan.

Mardi, les participants se sont penchés sur la situation socio-économique dans les Etats concernés par le phénomène LRA depuis 2008 et l'examen d'une stratégie commune.

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 00:45

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Juillet 2010 14:16

« Le procès Jean Pierre BEMBA GOMBO aura bel et bien lieu ». Cette assurance est donnée ce lundi 13 juillet 2010, par la Cour Pénale Internationale, aux centrafricains et aux victimes des atrocités commises par les troupes du Mouvement de Libération du Congo de Jean Pierre BEMBA GOMBO.

La CPI réagit ainsi à l’annonce du report pour la 4ème fois du procès de Jean Pierre BEMBA. Lequel report a mécontenté les victimes centrafricaines qui ont pensé que ce procès n’aura plus lieu et que seul Dieu jugera BEMBA.

Selon Fabienne CHASSAGNEUX, Coordinatrice, chargée de sensibilisation du bureau de la Cour Pénale Internationale à Bangui, interrogée par Radio Ndeke Luka, quelques soit les conditions, Jean Pierre BEMBA sera jugé de ses actes.

Signalons que Bemba est poursuivi pour crimes de génocide perpétrés par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003.

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 00:39

 

 

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APA - Bangui 14-07-2010 (Centrafrique) L’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) souhaite que le gouvernement camerounais adopte une loi dépénalisant les délits de presse dans ce pays et qui pourrait porter le nom du journaliste camerounais Pius Njawe, directeur de publication du ‘’Messager’’, décédé lundi aux Etats unis, des suites d’un accident de la circulation.

Dans un communiqué publié ce mercredi à Bangui, l’UJCA souligne que l’adoption d’une loi dépénalisant les délits de presse au Cameroun permettra notamment ‘’d’immortaliser la mémoire de cette illustre figure de la presse camerounaise et de rendre hommage à son combat pour la liberté d’expression’’.

« Par son courage, sa clairvoyance et sa témérité, il a forcé l’admiration et le soutien du peuple camerounais, des démocrates, des défenseurs des droits de l’homme et des professionnels des médias de par le monde », a noté le communiqué.

 « Journaliste à la plume d’or et fondateur du quotidien indépendant « Le Messager », Pius Njawe est et demeurera un modèle pour les journalistes africains », a fait remarquer le communiqué.

 

 

 

Pius N Njawé :  le destin cruel d’un itinéraire exceptionnel

Par Frédéric.Boungou | Mercredi 14 juillet 2010 | Le Messager

 

Alors qu’il avait la possibilité de faire un voyage d’agrément en Afrique du Sud pour vivre la finale de la coupe du monde -une première sur le continent noir- tous frais payés, Pius N. Njawé a préféré plutôt aller participer au forum de la Cameroon diaspora for change (CAMDIAC) sur les stratégies à mettre en œuvre pour contribuer à une alternance démocratique à la tête du pays en 2011, lors de la prochaine élection présidentielle. Une fois de plus, une fois de trop ( ?), Pius N. Njawé a relégué au second plan, son plaisir personnel au profit de l’intérêt collectif. C’est là, dans cet autre champ de bataille qu’il est tombé, pratiquement les armes à la main. Il était comme ça, Pius. Toujours prompt à voler au secours des causes qu’il croyait justes, même au péril de sa vie. C’est que, toute son existence a été une vie de combats menés sur plusieurs fronts à la fois (voir articles…)

Le premier combat de sa vie, Pius N. Njawé le mène contre la nature. Né le 4 mars 1957 à Babouantou dans le département du Haut-Nkam, région de l’Ouest, il doit faire face très tôt à l’adversité. Forcé à un « exil intérieur » suite aux troubles sociopolitiques liés à l’indépendance, son père délaisse l’éducation du jeune Njawé appelé désormais à compter que sur lui-même. En 1968, Pius N. Njawé obtient son Certificat d’études. Inscrit la même année en sixième, il est contraint d’abandonner l’école quatre ans plus tard, faute de soutien financier pour chercher sa voie dans la vie active. Il atterrit en 1972 comme « garçon de courses » au journal Semences africaines dont l’écrivain camerounais, René Philombe, qui deviendra plus tard son « père spirituel », est le co-directeur.

Lorsque Sémences africaines disparaît des kiosques en 1974, Pius Njawé devient vendeur à la criée à Yaoundé. Plus tard, de passage à Douala, un ami le met en contact avec les promoteurs d’un nouvel hebdomadaire : La Gazette. Recruté à titre bénévole comme « localier », le jeune apprenti-journaliste se fait très vite la main à force de volonté et d’abnégation et devient célèbre par la qualité de ses reportages. C’est en qualité de chef des informations intérieures qu’il décide de quitter, en 1979 La Gazette pour aller créer Le Messager. Self-made man, Pius N. Njawé s’est donc formé sur le tas. Aidé dans sa quête de l’excellence au métier de journaliste par de nombreux stages et voyages d’études au Canada, en France, aux Etats-Unis, en Allemagne, etc., il est devenu, au Cameroun, et au-delà, plus qu’une icône, un véritable symbole.

Le deuxième combat du jeune promoteur de 22 ans (!) sera d’une part, de triompher de la censure et des saisies administratives et plus globalement de conquérir de nouveaux espaces de liberté d’expression et de la presse, d’autre part, de positionner Le Messager comme une référence en matière de presse privée indépendante au Cameroun. D’où le ton libre que le journal adopte fiérement. L’ambition ne fait pas plaisir à l’establishment qui n’hésite pas à recourir à l’intimidation, aux interpellations, arrestations, détentions… Pas influencé pour un sou, le jeune téméraire se permet même de traduire l’Etat du Cameroun devant la Cour suprême en 1985. Comme on pouvait s’y attendre, le demandeur est débouté. Mais qu’importe, le message est passé : rien ne sera plus jamais comme avant. L’étau se resserre. 1991, Njawé est condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis pendant trois ans et à 300 000 Fcfa chacun. Suite à une lettre ouverte au chef de l’Etat intitulée « La démocratie truquée » parue dans Le Messager n° 209 du 27 décembre 1990, les deux sont accusés d’ « outrage au président de la République, outrage aux membres de l’Assemblée nationale, outrage aux cours et tribunaux ». Ce procès aura le mérite d’ouvrir le débat sur la liberté de la presse. Il constituera même le détonateur de revendications populaires qui continuent de secouer, aujourd’hui encore, le Cameroun. Les arrestations se multiplient.

« Nous avons semé une graine », dira le concerné à la faveur de la célébration en novembre dernier, des trente ans de Le Messager, le plus vieux journal privé indépendant du Cameroun. Une longévité exceptionnelle qui fait l’admiration ici et au-delà. Jean Baptiste Sipa, vieux compagnon de l’illustre disparu, la larme à l’œil, est inconsolable. « Me demander de réagir en pareille circonstance, c’est me dire de commenter une tragédie qui me plonge dans une tristesse infinie », répond-il à la question de savoir quels souvenirs il garde de Pius N. Njawé. « Le décès subit de Njawé sur la cinquantaine et encore à l’étranger est un vrai gâchis pour l’entreprise Le Messager et pour le Cameroun à qui, j’ai la conviction, il n’avait pas encore, à cet âge là, donné l’essentiel de ce qu’il devait à sa patrie bien aimée, explique le chroniqueur, membre du conseil éditorial de Le Messager. Pius N. Njawé, déjà frappé par un malheur similaire en 2002 à travers sa première épouse, laisse une nombreuse progéniture dont beaucoup sont mineurs ».

Néanmoins, Jean Baptiste Sipa consent à lâcher quelques bribes sur son ami. « Pius N. Njawé était un homme ambitieux pour lui-même et pour son pays. Il était courageux à la limite de la témérité et il était entier. Tout cela faisait de lui un homme d’action contesté par les puissances de l’ordre établi et aimé des plus faibles qui le considéraient comme un bouclier. Ce sont ces caractéristiques qui ont, bon gré pour certains, mal gré pour d’autres, fait de lui une figure emblématique pour la presse camerounaise et la liberté de la presse », analyse-t-il.

Ironie du destin, Pius N. Njawé a été tué… dans un accident de la circulation. Un fléau qu’il tentait, sous les auspices de la Fondation Jane and Justice qu’il a créée en mémoire de sa première épouse elle aussi décédée en 2002 à la suite d’un accident de la circulation, de juguler en promouvant la sécurité routière. Son décès brutal fait ainsi ressortir toute l’importance de ce qui aura été, ces dernières années, l’un de ses combats acharnés. « Le décès tragique de Pius N. Njawé crée des ondes frémissantes dans le pays et va faire pleurer beaucoup de personnes au Cameroun, en Afrique et dans le monde. Mais, pleurer Pius, c’est faire qu’il ne soit pas mort […] La meilleure manière de pleurer un homme comme celui là n’est pas de verser des larmes même si cela console de la douleur, mais de faire tout ce qu’on peut pour qu’il continue de vivre à travers la pérennité de ses œuvres. C’est, ce que, pour ma part, je m’engage à faire afin de rester fidèle à moi-même ».

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 20:47

 

 

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 mercredi 14 juillet 2010 Par RFI

 

L’information n’a été rendue publique que quatre jours plus tard. Des militaires centrafricains ont été tués dans la nuit il y a une semaine près de Bossangoa, lors d'une embuscade. Selon un responsable militaire centrafricain, des renforts ont été immédiatement envoyés dans le secteur pour mener des opérations de ratissage. Les perspectives d’une élection présidentielle, initialement prévue cette année, s’éloignent de plus en plus, pour cause d’insécurité.

Les accords de paix signés en 2008 et en 2009 ne sont toujours pas appliqués. Des mouvements politico-militaires restent actifs dans le Nord de la République centrafricaine.

Les autorités confirment la mort de cinq militaires, dont un officier, la semaine dernière dans la nuit du 8 au 9 juillet. Il s'agirait de soldats issus de la Garde présidentielle. Ils sont tombés dans une embuscade entre Bossangoa et Bouca, à environ 300 km au nord de Bangui. Selon une source gouvernementale, l’embuscade a été tendue par des braconniers ou des coupeurs de route. L'unité militaire avait été envoyée pour sécuriser l'axe Bossangoa-Bouca.

Du côté de l’opposition politico-militaire, même si l’embuscade tendue aux militaires de l’armée régulière centrafricaine n’a pas encore été revendiquée, on penche plutôt pour une action coup de poing d’un groupe armé.

Ce qui est sûr, l'insécurité née peu de temps après l'élection de François Bozizé en 2005 règne toujours dans le Nord de la Centrafrique. Et comme au moins deux mouvements conditionnent le dépôt de leurs armes à l’ouverture de discussions sérieuses avec le pouvoir, l’organisation d’une élection présidentielle avant la fin de l’année reste incertaine.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 23:48

 

 

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Paris, 13/07/2010 (Pana) - Le Coordonnateur des Forces républicaines nouvelles (FRN, ex-rébellion), Christophe Gazam Betty, a présenté mardi à Paris un plan de sortie de la crise politique en Centrafrique qui prévoit la création d'une nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la refonte du fichier électoral.

«L'opposition traditionnelle n'a pas été vigilante. Elle s'est même laissée prendre au piège du président François Bozizé. Il n'y a donc qu'une force comme les FRN pour trouver aujourd'hui une porte de sortie à la crise centrafricaine», a-t-il affirmé au cours d'une conférence de presse.

Le plan de sortie de crise prévoit également la mise en place d'une «Autorité de transition» qui conduira le dialogue pour la recomposition de la CENI, de la sécurisation des prochains scrutins et de la révision du fichier électoral.

«Nous avons rapidement besoin d'une CENI consensuelle et indépendante. Il faut remettre à plat l'actuel code électoral. Pour nous, ces éléments-clé de sortie de crise ne peuvent être laissés entre les mains du président Bozizé», a déclaré M. Betty.

Il a regretté que les points à l'origine de la crise politique centrafricaine n'aient pas été abordés lors des assises du Dialogue politique inclusif (DPI), organisées en décembre 2009 à Bangui, la capitale du pays.

«Nous n'avons pas été surpris par la récente crise politique. En dépit de notre insistance, les questions de fond n'avaient pas été examinées lors du DPI. Les partis de l'opposition s'étaient fait berner par le pouvoir et on avait choisi de se focaliser sur les questions de grade et de poste. Voilà où nous en sommes aujourd'hui», a déploré l'ancien chef rebelle.

Latente depuis plusieurs mois, la crise politique centrafricaine a atteint un nouveau cran avec la décision du président François Bozizé de faire prolonger son mandat à la tête du pays.

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