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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 03:43

 

 

Boziz--et-Ndoutinga-.jpg

 

 

Le ministre d’Etat aux Mines à l’Energie et à l’hydraulique Sylvain Ndountingai fait le bilan de son département.

Bangui, le 27déc (ACAP)-Le ministre d’Etat aux Mines à l’Energie et à l’hydraulique Sylvain Ndoutingai, a annoncé que le sous-sol centrafricain regorge 470 indices minéraux repartis sur toute l’étendue du territoire national parmi lesquels le diamant et l’or sont exploités aujourd’hui de façon informelle et sous exploités. Cette déclaration est faite lundi 27 décembre 2010, à l’occasion du bilan quinquennat du président François Bozize, en prélude des élections de janvier 2010

« L’exploitation industrielle de l’or a commencé avec les sociétés Eurafrique et Axmines au niveau de la sous-préfecture de Bambari » a déclaré, Sylvain Ndoutingaï.

 

« Les mesures entreprises dans ce secteur, ont fait rentrer des devises conséquentes dans le Trésor Public entre autres les quatre (4) bureaux d’achat de diamant en règle, versent 22 milliards de franc CFA par an à l’Etat. Au niveau de l’énergie, un contrat a été signé avec le gouvernement chinois et les études de faisabilité sont en train d’être faites pour que d’ici 2011, afin d’éradiquer le problème de délestage», a ajouté le ministre Ndoutingai.

Il a également indiqué que « Le problème d’exploitation de la cimenterie, se situe au niveau de la capacité énergétique actuelle, qui ne permet pas de faire fonctionner l’usine comme il se doit.
Il a réitéré que le code minier du 29 avril 2010, reconnait le droit au centrafricain de disposer de leur sous-sol et les accords de 1960 ont été révisés et adoptés par le parlement centrafricain.
Enfin, les résolutions 1803 du système des Nations Unies, ont déclaré les minerais des sous-sols aux Etats ».

Le ministre Ndoutingai a conclu que « le procès entre l’Etat centrafricain et la société américaine Grynberg, a donné le droit au peuple centrafricain de disposer de son pétrole »

 

NDLR : Les mines et métaux précieux dont regorge le sous-sol de la RCA ne sauraient constituer le bilan de Ndoutingai qu'il faut réellement dresser à part. L'incapacité de ce prédateur et figure emblématique de la corruption et de l'échec du pouvoir de Bozizé consacre définitivement le naufrage de ce régime. S'il y a bien un ministre de Bozizé dont le bilan est particulièrement catastrophique c'est ce Ndoutingai devenu milliardaire au grand jour et du jour au lendemain. Ministre indéboulonnable depuis leur putsch du 15 mars 2003, la décence aurait voulu qu'il la boucle. Son bilan à la tête de ce département des mines et de l'énergie est tristement éloquent. Rackets de toutes sortes et répétés des collecteurs et bureaux d'achat de diamant, crises énergétique et d'eau potable sans précédent dans l'histoire du pays, il est devenu un grand propriétaire immobilier au Burkina Faso et ses comptes bancaires sont garnis dans les paradis fiscaux avec les fruits de diverses prédations. Il est ainsi devenu le grand argentier et homme de confiance par excellence de son maître Bozizé au point de disposer à présent de ses propres milices et de prétendre aussi à la succession de ce dernier dont la santé est des plus précaires. Désigné Directeur de campagne de Bozizé, ils doivent s'attendre à être sanctionnés dans les urnes tous les deux par les Centrafricains sur leur calamiteux bilan.

Comment peut-on procéder à la pose de la première pierre de la construction d'une cimenterie et constater aussitôt après que "la capacité énergétique actuelle du pays ne suffit pas à en assurer l'exploitation" ! C'est d'une imbécilité déconcertante !   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 03:35

 

 

2009_06_10_bongo_chirac.jpg

 

 

LEMONDE.FR avec AFP | 29.12.10 | 20h08  •  Mis à jour le 29.12.10 | 20h30

Selon des notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks et visibles mercredi 29 décembre sur le site du quotidien espagnol El Pais, près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) à son profit par le défunt président gabonais Omar Bongo. Une partie de ces fonds aurait aussi profité à des partis politiques français.

Cette information a été donnée quatre jours après la mort de M. Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun, précise le journal. Selon la même source, "les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français". L'argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à Chirac mais aussi Sarkozy".

"DES MALVERSATIONS ENCORE PLUS LARGES"

Selon le câble datant de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philibert Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société générale.

Après que ce placement non autorisé eut été rendu public, un audit de la BEAC a été mené et "a révélé des malversations encore plus larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels gabonais", a indiqué le fonctionnaire à l'origine de cette information. "L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon", a-t-il dit.

ENQUÊTE EN COURS

Le clan au pouvoir au Gabon, "dont le défunt président Omar Bongo et son fils Ali, ministre de la défense et candidat à la présidence (élu depuis à la tête du pays), a bénéficié du détournement de fonds", indique le document.

"Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds", se contente de conclure le câble, signé de l'ambassadrice américaine au Cameroun à l'époque, Janet Garvey. Une enquête est en cours en France sur le patrimoine dans l'Hexagone de trois présidents africains et de leurs proches, dont Omar Bongo, à la suite d'une plainte de Transparency International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 02:50

 

 

Gbagbo et ADO

 

Par Pierre Sané Ancien Secrétaire Général d'Amnesty lnternational et ancien Sous-Directeur Général de I'UNESCO

 

Ce devait être des élections qui allaient permettre de mettre fin à la crise, de tourner enfin la page du legs de Félix Houphouèt-Boigny et d'engager la Côte d'Ivoire sur le chemin de la paix et du développement.

Cela aura été en tous les cas les élections africaines les plus longuement et méticuleusement préparées qui ont impliqué depuis les Accords de Marcoussis en janvier 2003 (1) un nombre impressionnant d'acteurs : le pouvoir, la rébellion armée, les partis politiques ivoiriens, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine, la France, l'Union européenne, la Francophonie, les Nations Unies sans oublier les médiateurs successifs (le Togolais Gnassingbé Eyadema, le Sud-africain Thabo Mbeki et le Burkinabè Blaise Compaoré...). Du jamais vu en Afrique !

Le processus électoral avait fait l'objet d'un consensus laborieux entre toutes les parties prenantes même si à chaque étape il y avait eu des dérapages. Des audiences foraines au recensement de la population, de la constitution du fichier électoral à la délivrance de cartes d'identité nationale, de la constitution puis reconstitution de la Commission électorale indépendante à la distribution des cartes d'électeurs, l'ensemble du processus élaboré et mis en oeuvre par le pouvoir, l'opposition et les rebelles sous la supervision sourcilleuse de la communauté internationale était censé délivrer un résultat incontesté. Un code de bonne conduite avait même été élaboré par les partis politiques au-delà de la loi électorale et de la Constitution pour s'assurer du respect des règles par tous les acteurs de la compétition électorale... Cerise sur le gâteau, il était fait appel aux Nations Unies pour certifier l'ensemble du processus... Du jamais vu en Afrique I

Ainsi après le premier tour tous s'accordaient pour valider la sincérité du scrutin et les deux candidats s'engageaient à respecter le verdict des urnes au second tour. Mais voilà qu'à l'arrivée on se retrouve avec deux vainqueurs. Un échec et une impasse qui risquent de plonger le pays dans une guerre civile plus dévastatrice encore que celle qu'il a connue de 2002 à 2005. Et au bout du compte, quel que soit le vainqueur, ce dernier risque de gouverner pendant longtemps contre une moitié du pays. Que s'est-il passé ? Pourquoi en est-on arrivé là et comment en sortir ? Au-delà des jugements à l'emporte-pièce, des prises de position partiales, instructions péremptoires et menaces, il est important de dégager un post mortem objectif afin de servir de leçon pour la Côte d'Ivoire et pour l'Afrique.

Observateur impartial et objectif de la scène politique ivoirienne et conscient que même si on se réclame du panafricanisme, on ne saurait s'adjuger le droit de donner des instructions aux dirigeants ivoiriens surtout dans une Afrique où les conflits internes sont complexes et où la manipulation des processus électoraux est plus la règle qu'autre chose. De ce qui devait être des élections «parfaites» jusqu'au blocage actuel j'ai identifié quatre anomalies/erreurs qui ont à mon avis entrainé des dysfonctionnements menant à l'échec programmé du processus. Cet échec est bien sûr à mettre au passif de tous les acteurs impliqués qu'ils soient nationaux ou internationaux.

La première anomalie a trait au non-respect des accords signés qui prévoyaient notamment un cadre et un échéancier pour l'organisation et la tenue pacifiques des élections présidentielles. Ces modalités ont été stipulées dans le 4' Accord complémentaire à l'Accord politique de Ouagadougou (2) qui dresse un canevas pour les opérations de démobilisation, de désarmement et de stockage des armes, précise les conditions de restauration de l'appareil d'Etat et de son administration dans le pays tout en prévoyant la sortie de la crise.

Ainsi l'Accord complémentaire, dans son article 3, stipule «[...] afin de favoriser l'organisation des élections dans de bonnes conditions, les deux Parties ont convenu de relancer, sans délai et sous la conduite du CCI le centre de commandement intégré] et la supervision des Forces impartiales, le désarmement, le stockage des armes des deux Forces ex belligérantes, ainsi que la démobilisation des ex-combattants des Forces nouvelles. En tout état de cause, ces opérations devront être achevées au plus tard deux mois avant la date fixée pour l'élection présidentielle. »

L'Accord complémentaire prévoit également le regroupement et le cantonnement des forces rebelles, le démantèlement des milices, le paiement de primes de démobilisation le tout « devant être achevé au plus tard deux mois avant les élections présidentielles. » En outre l'article 8 du même Accord complémentaire reconnaît « que la non réunification du pays et les lenteurs accusées dans la normalisation institutionnelle et politique constituent de sérieux obstacles à l'organisation d'élections justes, transparentes et démocratiques. »

Il apparaît que les clauses ci-dessus, absolument essentielles à la tenue d'élections ouvertes, n'ont pas été respectées, les rebelles refusant de désarmer et rendant aléatoire le redéploiement de l'administration et la récupération par l'Etat de ses recettes fiscales et douanières. Or l'expérience récente (Irak, Afghanistan) a montré qu'il était illusoire de prétendre tenir des élections libres et transparentes dans des zones contrôlées par des rebelles en armes.

Pourquoi la communauté internationale n'a-t-elle pas exigé des rebelles qu'ils se conforment à l'Accord politique de Ouagadougou et ses quatre Accords complémentaires qu'ils ont eux-mêmes signés ?

Pourquoi le Conseil de sécurité des Nations Unies n'a-t-il pas donné instruction aux rebelles de désarmer tel que prévu dans l'Accord de Ouagadougou que le Conseil a entériné ? Pourquoi le Facilitateur parrain du processus de Ouagadougou Blaise Compaoré n'a-t-il pas exercé les pressions nécessaires pour faire respecter cette clause essentielle ? Et enfin pourquoi les rebelles et leur chef politique, le Premier Ministre Guillaume Soro, ont-ils refusé de désarmer alors qu'ils étaient signataires de l'Accord ?

Ce manquement primordial au processus électoral élaboré laborieusement ouvrait fatalement la possibilité de violences et d'intimidations dans des zones contrôlées de fait par des groupes d'opposition armés dans le Centre, dans le Nord et dans l'Ouest du pays. Le fait que ces violences aient pu entacher la régularité du scrutin a été apprécié différemment par le Conseil constitutionnel et par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d'Ivoire créant ainsi une nouvelle crise.

La deuxième anomalie à mon avis tient à la composition et au mode de fonctionnement de la Commission électorale indépendante (CEI). Prêtant serment au palais présidentiel le 25 février 2010 devant le Conseil Constitutionnel et en présence du représentant du Facilitateur et du représentant des Nations Unies, ses membres s'étaient « engagés à remplir leur mission dans le respect de la Constitution et en toute impartialité ».

Or cette Commission est composée de 31 membres dont 11 représentant les corps constitués et 20 venant des partis politiques et groupes rebelles. Fait probablement unique en Afrique sur les 20  représentants des partis politiques et groupes rebelles dans la Commission, l'opposition compte 18 représentants et le parti au pouvoir 2 ! A supposer même que les représentants des corps constitués (11) soient tous proches du pouvoir, cela ne ferait jamais que 13 en face de 18. En quelque sorte la Commission « indépendante » est bel et bien contrôlée par l'opposition ! D'ailleurs son Président est un membre éminent de la coalition de l'opposition et ancien ministre PDCI dans le gouvernement Gbagbo.

Fait curieux, tous ces membres ont été nommés par décret présidentiel ! Et parmi les 18 membres de l'opposition, on en retrouve 6 qui représentent 3 groupes rebelles (MPCI, MPIGO et MJP) ayant depuis longtemps fusionné dans les Forces nouvelles, et 8 issus de 4 partis politiques d'opposition (PIT, UDPCI, MFA et UDCY) dont le score combiné au 1er' tour de la présidentielle s'est élevé à 3,5 % des voix exprimées, les 4 autres représentant le RDR et le PDC|...Du jamais vu en Afrique... ou ailleurs !

Et pourtant la loi électorale promulguée en 2001 ne prévoyait que « deux représentants de chaque parti ou groupement politique ayant au moins un Député à l'Assemblée Nationale ou ayant remporté au moins une élection municipale » (3).

C'est qu'entre-temps il y a eu une tentative de coup d'Etat, une rébellion armée, l'envoi par la France et les Nations Unies de forces d'interposition et le début du ballet politico diplomatique menant de Marcoussis à Ouagadougou en passant par Accra et Pretoria. C'est à Marcoussis qu'une telle composition de la Commission a été concoctée au mépris de la Constitution ivoirienne adoptée deux ans plus tôt par une large majorité des Ivoiriens et au mépris des règles d'équité les plus élémentaires.

 En plus de cette composition pour le moins insolite (et sans doute pour en atténuer un peu les conséquences) on y ajoute une modalité de prise de décision qui va nécessairement mener au blocage : le consensus. Ce blocage a découlé du différend concernant le sort à réserver aux résultats de plusieurs départements dans le Nord du pays, de l'opportunité de prononcer des résultats provisoires compte tenu du manque de consensus et du dessaisissement de la Commission électorale par le Conseil constitutionnel. C’est suite à ce dessaisissement que le Président de la CEI, membre de l'opposition, a procédé dans la précipitation et la plus grande confusion à une déclaration de résultats provisoires non consolidés et encore moins validés par l'ensemble des commissaires centraux de la CEI et, fait inédit, depuis le QG de campagne du candidat de l'opposition, en d'autres termes de son candidat I

 Auparavant une image avait fait le tour du monde, celle de papiers arrachés et déchirés des mains du porte-parole de la CEI, membre de l'opposition. L'auteur de cet acte, commissaire central de la CEI et représentant le ministre de l'Intérieur, a déclaré à la presse pour justifier son acte : « Le mode opératoire que nous avons adopté de façon consensuelle est qu'avant que les résultats ne soient rendus publics, ils ont besoin d'être consolidés en Commission centrale. Ce dont il s'agit, c'est que M. Bamba Yacouba a agi en violation flagrante du mode opératoire unanimement admis par la CEI. »

Il est donc avéré que la Commission électorale n'a pas respecté son serment d'impartialité et de respect de la Constitution. Mais pouvait-il en être autrement au vu de sa composition, de son mode opératoire et des enjeux ? Peut-on être à la fois juge et partie ? Pourquoi devrait-on estimer que les résultats collectés et promulgués par le seul Président de la Commission (la Commission n'ayant pas statué à ce jour) reflètent fidèlement le souhait de la majorité des électeurs ? Et surtout pourquoi avoir imposé une telle composition de la Commission électorale ?

En tout état de cause l'ordonnance de 2008 portant ajustement au code électoral pour les élections de sortie de crise indique que la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du conseil constitutionnel, la proclamation des résultats provisoires par la CEI ne constituant qu’une étape dans le processus électoral' Et c'est là que survient à mon avis la troisième erreur. Elle est due à la précipitation du conseil constitutionnel. Il ne s'agit pas ici de remettre en cause sa légitimité ou la légalité de son action' comme partout ailleurs sa composition et ses attributions sont fixées par la constitution. Et comme partout ailleurs son Président est nommé par le chef de l'exécutif. L’argument selon lequel son Président serait un proche du Président de la République n'est donc pas recevable. C’est la même chose partout comme partout ailleurs le conseil constitutionnel de côte d'Ivoire est juge de la constitutionnalité des lois. Il « contrôle la régularité des opérations de référendum et de l'élection des représentants du peuple » (4)' Il « statue sur l'éligibilité des candidats aux élections présidentielle et législative, les contestations relatives à l'élection du Président de la République et des députés. Le conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs des élections présidentielles » (5). C’est fort de ce mandat que le conseil constitutionnel a procédé à l'annulation du scrutin dans 7 départements (sur les 8 contestés) sur la base de l'examen des 5 requêtes introduites par le candidat Laurent Gbagbo au sujet d'irrégularités ayant trait « à l'absence de ses représentants et délégués dans les bureaux de vote ; au bourrage d'urnes ; au transport des procès-verbaux par des personnes non autorisées; à l’empêchement de vote des électeurs ; à l’absence d’isoloirs; et à la majoration des suffrages exprimés » sur la base des éléments de preuve soumis en appui des requêtes, le conseil constitutionnel a procédé à l'annulation du scrutin des départements incriminés et procédé au redressement des résultats aboutissant à la proclamation de Laurent Gbagbo comme vainqueur.

Toutefois, puisque comme partout ailleurs la décision du conseil constitutionnel est finale et sans recours et compte tenu des circonstances exceptionnelles pourquoi le conseil n’a-t-il pas pris le temps d’enquêter plus à fond sur les requêtes déposées par le candidat Laurent Gbagbo et peut-être même solliciter du candidat Alassane Ouattara un dépôt de requêtes quitte à faire une exception sur le non-respect des délais ? De même pourquoi n'a-t-il pas ordonné la reprise des élections dans les départements incriminés en sollicitant par le biais du Gouvernement les forces armées et les forces des Nations unies pour assurer la sécurité dans les bureaux de vote de ces 7 départements? Ou tout simplement procédé à l’annulation et la reprise du scrutin après 45 jours comme prévu dans l’ordonnance ?

Toujours est-il que cela demeure une décision de la justice suprême du pays qu’il ne nous appartient pas ici de remettre en cause tout comme cela s'est passé dans nombre d’autres élections africaines et même ailleurs (par exemple lors du face-à-face George W. Bush-Al Gore aux Etats-Unis). Je peux comprendre que la rapidité choisie avait pour but de contrer l'action du président de la commission électorale mais cela a inévitablement créé une suspicion de partialité.

La dernière précipitation et anomalie ont été bien sûr la certification des résultats par le Représentant des Nations unies' Lors d'une conférence de presse tenue à Abidjan le 12 novembre 2010, le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la côte d'Ivoire, Choi Voung-Jin, avait certifié les résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle tenue le 31 octobre 201Q six jours après leur proclamation par le conseil constitutionnel s'appuyant sur les cinq critères cadres de la certification (paix, inclusivité, accès aux médias d'Etat, liste électorale définitive et résultats), le chef de l'ONUCI avait estimé que le premier tour de l'élection présidentielle avait eu lieu dans « un environnement globalement pacifique et sécurisé, malgré des incidents isolés, notamment des actes d'intimidation et d'obstruction à la liberté de mouvement dans certaines régions. »

Pour la première fois de son histoire I'ONU se voyait conférer un tel rôle. A la suite des Accords de Pretoria de 2005(6), le Conseil de sécurité dans sa résolution n"1765 (7) avait confié au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies le mandat de certification exercé à titre exclusif et personnel. La résolution précise que « le Certificateur doit sauvegarder les résultats légitimes avec engagement, honneur et détermination. Il veillera à ce que les résultats soient respectés ; que le vainqueur soit celui qui a gagné les élections ; que les résultats ne fassent l'objet ni de contestations non démocratiques, ni de compromissions. »

Reposant sur le respect des critères cadres ci-dessus la certification confiée au Représentant spécial du Secrétaire général comprend donc les différentes étapes du processus électoral, la sauvegarde des «résultats légitimes» et la prévention de «contestations non démocratiques ». La question essentielle à laquelle il convient donc de répondre est bien celle de la signification du terme « résultats légitimes ».

S'agit-il des résultats provisoires ? Ou des résultats définitifs ? Des résultats proclamés par la Commission électorale indépendante ou de ceux proclamés par le Conseil constitutionnel ?

Est légitime ce qui est conforme à la loi, Et dans ce cas d'espèce la légitimité des résultats découle comme dans toute démocratie de l'organe qui confère la légitimation à savoir le Conseil constitutionnel. Pourquoi le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies n'a-t-il pas travaillé sur les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel et décidé ou non de les certifier comme cela a été le cas lors du premier tour. En cas de désaccord persistant, pourquoi n'aurait-il pas procédé à la vérification détaillée des critères d'annulation mis en avant par le Conseil constitutionnel et évalué leur force de justification et même demandé, compte tenu des circonstances exceptionnelles, que Alassane Ouattara puisse soumettre des « contestations démocratiques » et ensuite transmettre un rapport au Conseil de sécurité ?

Il n'y a pas d'élections « parfaites », ni en Afrique ni ailleurs. Et personne ne peut en outre prétendre aujourd'hui savoir pour sûr qui a gagné les élections présidentielles et surtout si les requêtes déposées étaient valables ou non. Voilà pourquoi un organe judiciaire est celui à qui la loi confère l'autorité en dernier ressort de trancher et de décider du résultat final du scrutin. En Afrique, il y a eu au cours de ces dix dernières années maintes contestations de résultats d'élections. Seules les décisions prises par les organes judiciaires suprêmes ont conféré la victoire à l'un des candidats. Cela aurait donc dû être le cas également en Côte d'Ivoire, à moins de récuser la légitimité de son Conseil constitutionnel ce qui serait contraire à l'ensemble des résolutions du Conseil de sécurité sur la Côte d'Ivoire qui commencent toutes par : « Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Côte d'Ivoire, et rappelant l'importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale ». La supervision exercée par les Nations Unies ne suspend en aucune manière la Constitution ivoirienne.

La précipitation du Certificateur à déclarer un vainqueur a certainement contribué à l'impasse actuelle contrairement à ce qui s'est passé en Guinée où les différents organes ont pris le temps nécessaire ce qui a permis d'apaiser les tensions.

Tous ces dysfonctionnements ont précipité la Côte d'Ivoire au bord de la guerre civile et l'urgence aujourd'hui est d'abord de la prévenir.

Comment en sortir ?

Depuis l'arrivée au pouvoir du FPI en 2000 force est de constater que ce parti n'a jamais pu gouverner sereinement la Côte d'Ivoire. Victime d'un coup d'Etat avorté suivi d'une rébellion armée qui a abouti à une partition de fait depuis 2002, le régime s'est vu imposer par la communauté internationale un partage du pouvoir qui a amené ses opposants et même les rebelles à exercer une partie du pouvoir y compris le contrôle de la Commission électorale et donc du processus électoral.

Au lieu de sanctionner les rebelles et leurs soutiens on leur a offert des strapontins ministériels en imposant des Premiers ministres successifs jusqu'à installer le chef des rebelles au poste de Premier ministre (censé être neutre pendant les élections présidentielles à venir). Ce qu'ils n'ont pas réussi à obtenir par les armes la communauté internationale le leur a offert sur un plateau d'argent sans pour autant obtenir en contrepartie le désarmement et la réunification du pays !

Il est donc compréhensible que la moitié du pays qui a soutenu le Président Laurent Gbagbo ait une légitime attitude de ras-le-bol et de défiance vis-à-vis de cette même communauté internationale qui s'est empressée de reconnaître des résultats provisoires faisant fi du processus démocratique et des règles constitutionnelles du pays. Par ailleurs l'autre moitié du pays estime que seule l'implication de la communauté internationale est en mesure de protéger l'intégrité du scrutin. Ce faisant, les instructions et injonctions ne feront que cristalliser la déchirure qui continue à frapper le pays. Quand à une intervention armée, quel que soit le prétexte utilisé, elle aurait des conséquences incalculables pour toute la région. Et même si in fine Alassane Ouattara ou Laurent Gbagbo venaient à exercer le pouvoir, ils le feraient contre la moitié du pays et sur un pays dévasté.

Ce qui s'impose donc c'est manifestement le dialogue politique, mais cette fois-ci un dialogue politique direct sans intermédiaires ni accompagnateurs. Qu'on laisse enfin les Ivoiriens régler leurs problèmes !

Aujourd'hui il leur appartient à eux seuls de décider des voies de sortie de crise et surtout de la gestion future des ressources du pays et notamment des réserves substantielles de pétrole qui alimentent bien des convoitises comme partout ailleurs en Afrique.(8)

En attendant l'issue de la crise une attention particulière doit être impérativement accordée à la prévention de la violence des deux côtés et à s'assurer que toute allégation de violation de droits humains fasse l'objet d'enquêtes judiciaires nationales impartiales et de sanctions rapides et appropriées. En effet il serait naïf de penser dans une situation pareille que les violences signalées ne viennent que d'un camp.

Il n'y a pas en l'espèce d'un côté les « bons » et de l'autre les « méchants ». Il y a une lutte pour le pouvoir en Afrique aujourd'hui qui, au-delà des clivages nationaux ethniques et religieux apparents, oppose surtout deux projets de société qui pour faire simple voient s'affronter des dirigeants tenants d’un libéralisme mondialisé à d'autres qui adhèrent à un panafricanisme souverain et socialisant.

 

Au moment où l'on commémore les 50 ans d'indépendance, tous les Africains doivent garder les yeux ouverts sur les véritables enjeux de ce qui se passe actuellement en Côte d'Ivoire. La naïveté, passé 50 ans, est impardonnable !

 

Notes

(1) Accord de Marcoussis (France) de 2003.

(2) Accord de Ouagadougou (Burkina Faso) de 2007.

(3) Article 5 de la loi n" 2001-634 du 9 octobre 2001 portant composition, organisation, attributions et fonctionnement de la Commission électorale indépendante.

(4) Article 32 de la Constitution de la République de Côte d'Ivoire.

(5) Article 94 de la Constitution de la République de Côte d'lvoire.

(6) Accords de Pretoria (Afrique du Sud) de 2005.

l7l Résolution n" 1765 adoptée par le Conseil de sécurité te 16 juillet 2007.

(8) « C'est une zone prometteuse dont les objectifs géologiques s'apparentent aux découvertes importantes réalisées sur les permis voisins au Ghana », confie Marc Blaizot, directeur géosciences de la branche exploration et production de Total. Dans l'état actuel des connaissances, les réserves pourraient atteindre jusqu'à 1,5 milliard de barils. » in Jeune Afrique.com, 23 octobre 2010.

  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 01:11

 

 

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De gauche à droite : Elois Anguimaté, Olivier Gabirault, Max Raymond Siopathis, Emile Gros Raymond Nakombo(debout), Marie Reine Hassen et Clément Boute-Mbamba

 

« FAISONS L’HISTOIRE ENSEMBLE »

Discours d’Emile Gros Raymond NAKOMBO à la diaspora Centrafricaine de France, Paris 27 décembre 2010.

 

Chers frères et sœurs de la diaspora et amis de la République Centrafricaine,

Qu’il me soit permis en cette fin d’année, de formuler à votre endroit mes vœux les meilleurs pour 2011. Que cette nouvelle année vous apporte la paix, la santé et la prospérité.

L’occasion m’est donnée aujourd’hui de partager ces quelques moments avec vous afin d’échanger et réfléchir au devenir de notre pays en dépit de ce temps glacial qu’il fait chez vous auquel je n’étais plus habitué.

Vous savez  ce que vous représentez pour notre pays. Les grands moments que nous allons vivre à travers les élections à venir ne peuvent se faire sans vous rencontrer, sans recueillir vos avis et suggestions sur le projet de société que nous allons proposer à nos concitoyens.

Ainsi donc, le temps et l’espace ne peuvent constituer un handicap pour vous rendre visite car vos avis nous sont essentiels dans notre démarche.

En ces périodes électorales organisées ci et là à travers le continent avec des fortunes diverses, les centrafricains de l’étranger incarnés surtout par la diaspora de France constituent un axe important de notre politique tant nous comptons sur leur appui multiforme à la nouvelle stratégie que nous entendons mettre en place pour amorcer un véritable décollage de notre pays une fois obtenu le suffrage du peuple.

Les élections législatives et surtout présidentielles sont des grands moments de la vie d’une nation. Dans un système normal, le peuple à travers le suffrage qu’il exprime choisit ses dirigeants pour un nouveau quinquennat au vu des programmes qui lui sont présentés.

Malheureusement dans nos systèmes, on fait souvent fi de la volonté du peuple, la tentation étant surtout de se maintenir au pouvoir par tous les moyens en dépit de la volonté contraire du peuple exprimée à travers les urnes.

Les incidents qui découlent des périodes post électorales résultent généralement des situations où la population ne se reconnait pas dans les résultats proclamés, où elle a l’impression qu’il y a eu manifestement un détournement de ses voix.

Depuis l’instauration du multipartisme, notre pays a eu un parcours que vous connaissez tous, ponctué par des mutineries et rébellions armées, ce qui tranche singulièrement avec notre passé d’un Etat jadis havre de paix.

 La décadence économique et sociale du pays est telle que nous ne pointons qu’à la queue de peloton des pays du monde entier à travers les diverses statistiques que publient les institutions internationales, en dépit des potentialités avérées dont il regorge dans tous les domaines.

La gestion opaque des ressources du pays caractérisée par l’exclusion, le népotisme, le clanisme n’est pas étranger à ces situations que nous déplorons tous.

Notre pays qui dans les premières décennies qui ont suivi l’indépendance était cité en modèle de paix en Afrique est tombé paradoxalement dans la torpeur avec l’avènement de la démocratie.

Elle n’est pas mauvaise en soit, mais c’est plutôt l’usage qu’en font nos dirigeants une fois le suffrage du peuple obtenu qui est à l’origine des frustrations, sources des travers que nous connaissons aujourd’hui.

J’espère par ma contribution et avec votre soutien bien sûr, insuffler un nouvel état d’esprit dans le jeu démocratique dans notre pays à travers les propositions que je vais faire au peuple lors de ma campagne.

En sollicitant le suffrage du peuple, chacun présentera son projet de société avec si possible son bilan pour ceux dont les partis ont eu la charge de l’Etat à des moments divers dans notre pays.

Pour aller à l’essentiel objet de notre rencontre de ce jour, je ne peux m’empêcher d’évoquer de manière succincte les situations politiques économiques et sociales de notre pays.

Au niveau de la situation politique comme je le disais c’est le mauvais usage qu’ont fait nos dirigeants de la démocratie qui sont sources de nombreux problèmes que connait le pays.

Ainsi par exemple quand un parti arrive au pouvoir, la volonté effrénée du régime de placer ses proches à tous les rouages de l’Etat, l’exclusion érigée en système de gouvernement créent des frustrations qui amènent certains à recourir à des moyens que nous déplorons tous pour essayer d’arriver au pouvoir à leur tour.

Ce qui se passe généralement chez nous, c’est qu’on pense que la gestion d’un pays est un moyen rapide d’enrichissement personnel, d’ascension sociale pour sa famille, son ethnie et même sa région, au détriment du reste de la nation, donc de l’intérêt collectif. C’est ainsi que le peu de moyens que dispose le pays se trouve réuni entre les mains d’un petit groupe d’individus qui décide de son sort pour en faire une chasse gardée, ce qui est bien évidemment source de frustrations, donc de crises à répétition.

Pour remédier à cette situation, j’élargirais mon gouvernement, l’administration de l’Etat à toutes les compétences d’où qu’elles viennent et ce, au-delà de mon parti. Voilà la raison d’être du projet et de la plate-forme SEWA OKO. Cette vision politique d’ouverture et de réconciliation majeure que je porte à ces élections, je l’ai ouvert à toutes les forces de notre pays. C’est la raison pour laquelle vous voyez ce soir parmi leurs Excellences :

Madame Marie Reine HASSEN ;

Elois ANGUIMATE ;

Olivier GABIRAULT.

D’autres nous rejoindront bientôt et cette plate-forme politique autour du projet SEWA OKO deviendra le creuset de toutes les forces positives de Centrafrique pour redresser, reconstruire et construire notre pays.

SEWA OKO,

· C’est l'édification d'un Centrafrique qui œuvre non seulement pour le présent mais aussi et surtout pour l’avenir ;

· C’est l’émergence d’un pays de potentialités exploitées, de richesses partagées, de progrès quotidiens, de démocratie et de justice réelle ;

· C'est une République Centrafricaine qui s’impose par l'éthique et la justice, sans passe-droit et sans sauf-conduit, mais dans le respect de l’honneur de tous les citoyens dans un État de droit qui n'en cultive pas que les apparences et qui ne fait pas de la fatalité, de la médiocrité et de l’injustice une normalité ;

· C’est un pays dans lequel nos enfants ne tomberont pas malades faute d’accès à l’eau potable et dans lequel nous pourrons leur offrir un avenir décent ;

· C’est un pays où nos femmes, nos mères, nos sœurs et nos filles ne mourront plus sur la table d’accouchement.

Je suis triste de voir mon pays dans son état actuel alors que partout ailleurs, à commencer par nos voisins immédiats, les grands projets foisonnent. On rencontre de grands chantiers partout, alors que chez nous le pouvoir ne brille que par les poses de premières pierres des projets sans lendemain aucun, alors qu'on devrait être plutôt à des inaugurations des édifices ou la présentation des réalisations promises lors de la précédente campagne en 2005.

Avec l'effacement des dettes de notre pays et l'aide massive qu'aucun régime n’a eue auparavant, lorsque le pouvoir en place se contente non seulement de payer des salaires à termes échus, mais d’en faire un instrument de propagande, cela constitue une insulte pour les centrafricains, s’agissant après tout de leurs droits.

La fonction publique envahie par la médiocrité, saturée et ne recrutant que sur la base d’affinités ethniques, régionales, politiques, seul le secteur privé peut créer la richesse et participer à la croissance de notre pays. Malheureusement, aucune incitation dans ce domaine ne pointe à l’horizon.

Avec les bonus récoltés çà et là auprès des sociétés minières et diverses autres taxes issues des différentes activités (forestières, minières, télécommunication, etc...) l'économie aurait dû tourner à plein régime et le plein emploi devrait être garanti pour un pays comme le nôtre, à faible population.

SEWA OKO s’engage donc à corriger cette erreur de l’histoire au travers des quinze défis qu’il s’assigne pour les cinq prochaines années et qui sont :

Le défi de la paix, de la sécurité et de l’instauration effective de l’autorité de l’Etat;

• Le défi de l'unité nationale ;

• Le défi de l'autosuffisance alimentaire et du développement rural ;

• Le défi de l'accès aux soins et aux infrastructures de santé garanties pour tous ;

• Le défi de l’accès à l’eau potable et de l’électrification ;

• Le défi de la préservation de l’environnement et de la salubrité ;

• Le défi de l'éducation, de la formation et de l’emploi;

• Le défi de la réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Démocratie locale ;

• Le défi des nouvelles technologies de l’information et de la communication ;

• Le défi de la bonne gouvernance et de l'État de droit ;

• Le défi de la relance et de la modernisation de notre économie ;

• Le défi de la promotion du secteur privé et du progrès social ;

• Le défi de l’industrialisation ;

• Le défi du désenclavement interne et externe ;

• Le défi de l'intégration régionale et de la diplomatie.

J'ai suivi avec intérêt le réveil de la diaspora à travers les initiatives de son récent forum. Malheureusement faute de volonté politique de nos gouvernants, aucune suite n'a été donnée à ce qui constitue aujourd'hui la nouvelle politique des institutions internationales et des Etats à organiser leur diaspora.

Je fais mienne les recommandations de ce forum en prenant l'engagement devant vous aujourd'hui d'instaurer une politique dynamique et agissante avec notre diaspora à l'instar de ce qui se passe ailleurs.

En retournant au pays pour ceux qui veulent prendre leur retraite auprès des leurs ou aider leur pays de par les connaissances et expériences acquises à l'Etranger, nous devons créer des cadres propices à l'émergence des diverses idées soit dans l'administration soit dans les sociétés privées à créer.

La confiscation du pouvoir par un clan, une tribu, un régime sont souvent source de frustration pour ceux qui n'y sont pas associés et accouche forcement des dictatures.

On ne peut dire que le RDC dont j'ai l'honneur aujourd'hui de porter les couleurs pour les élections présidentielles a été un parti parfait lorsqu’il était au pouvoir. Nous avons aussi eu notre lot d’incompréhensions dans la gestion du pays. Et pour toutes nos incompréhensions, pour toutes nos erreurs, pour toutes nos fautes et nos travers dans la gestion du pouvoir de l’état, je demande PARDON aux Centrafricains et au pays. PARDON.

Mais comparativement aux autres régimes, lorsqu’on observe la vie nationale depuis lors, c'est vraiment le jour et la nuit au regard du bilan de nos successeurs quant à leurs méthodes de gestion de l'Etat.

Quand notre parti a perdu les élections, nous n'avons pas utilisé des stratagèmes en tout domaine pour confisquer le pouvoir. Nous avons respecté la volonté de changement exprimé par le peuple.

 Vous suivez tous ce qui se passe dans notre pays aujourd'hui en ce qui concerne l'organisation des élections. Je ne reviens pas sur la conférence de presse donnée récemment par mon parti et ce que dénonce depuis toujours la classe politique sur les préparatifs des élections.

Comme vous pouvez le constater, il y a une volonté manifeste du régime de se maintenir au pouvoir et ce, par la fraude. La preuve en est que tous les tracasseries et dysfonctionnements des structures sont créés à dessein pour une élection non transparente et crédible. La liste est longue, je ne peux la citer entièrement.

En voici quelques exemples :

-absence de liste électorale fiable ;

-nombre de bureaux de vote et emplacements non connus ;

-fichier électoral non informatisé ;

-interventions répétées du Chef de l'Etat dans le fonctionnement de la CEI avec le summum qui a été la séquestration des membres de la commission la semaine dernière ;

-Refus de publication d'audit de la gestion de la CEI ;

-Modification du calendrier électoral par le Président de la CEI sur injonction du Chef de l'Etat en violation du code électoral etc.

Au regard de ce qui se procède, il est évident qu’il n’y a aucune garantie de transparence dans une telle élection.

Le RDC y va afin d’empêcher le chaos dans le pays comme le souhaite le pouvoir à travers sa volonté de faire un passage en force actuellement en préparation. Mais nous ne servirons jamais de faire-valoir.

Je ne désespère pas pour autant car le dernier mot revient au peuple. Grâce à vous, grâce à la mobilisation actuelle qui se crée autour du projet SEWA OKO et de ma candidature, la volonté de changement transgressera les mauvaises manœuvres.

Vous êtes une composante essentielle de l’avenir de notre pays, vous faites partie de la solution ; je ne pouvais pas vous ignorer dans ce qui se fait au pays. Je ne peux vous tenir des promesses sans lendemain. Je compte sur vous, voilà pourquoi je suis parmi vous.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 00:35

 

 

vote d'une Africaine

 

 

APA-Cotonou (Bénin)- 28-12-2010 - Le gouvernement béninois a prévu un budget de 16 milliards de francs CFA pour l’organisation des élections législatives et présidentielles de mars 2011, a appris mardi APA, de source parlementaire.

Ce montant de 16 milliards de francs CFA pour l’organisation des scrutins législatifs et présidentiels de mars 2011, à raison de 8 milliards pour chaque élection, est inscrit dans les grandes lignes du projet de budget général de l’Etat, exercice 2011, en étude au parlement

En mars prochain, les Béninois seront aux Urnes pour élire, non seulement leur cinquième président depuis l’avènement du Renouveau démocratique de février 1990, mais aussi renouvelés la sixième fois la chambre des députés.

 

NDLR : Les élections sont un acte de souveraineté par excellence pour un pays. Leur financement doit en effet être imputable au budget national. En Centrafrique, l’incapacité et l’incompétence crasse de Bozizé et ses gouvernements depuis 2005 à préparer et tenir des élections dignes de ce nom sont bien la preuve que celui-là même qui se prend pour un général d’armée et qui est aux commandes de ce pays qui s’appelle la République centrafricaine devrait se retirer et aller faire autre chose que de diriger un pays. Bozizé qui a cru aller jusqu’au Bénin pour importer en Centrafrique la secte du Christianisme céleste aurait dû s’inspirer de cet exemple de financement souverain des élections au lieu de prendre son bâton de mendiant international.

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 00:22

 

 

Tandja

 

 

APA-Niamey (Niger) 28-12-2010 - Plusieurs dossiers financiers dans lesquels l’ex-président nigérien, Mamadou Tandja, est cité ont été finalisés et transmis aux autorités judiciaires, a annoncé mardi l’Inspection général d’Etat.

La presse locale publie régulièrement des dossiers portant sur de grosses sommes indument dépensées avec « l’accord » de l’ancien Chef de l’Etat, détenu depuis le 18 février dernier dans une villa présidentielle à Niamey.

« S’’agissant des personnalités politiques de premier plan, et afin de mettre fin aux spéculations des uns et des autres, j’aimerais passer en revue la situation des dossiers qui pourrait les concerner (…). Pour M. Mamadou Tandja, plusieurs dossiers dans lesquels il est cité ont été finalisés et transmis aux autorités compétentes » a déclaré Gabriel Djibril Martin, l’Inspecteur d’Etat en Chef, lors d’un point de presse.

Il n’a cependant fourni aucun détail sur les montants inclus dans ces « dossiers », affirmant qu’une inspection se déroule dans divers pans de l’Administration publique, sur la gestion de ces dix dernières années.

Plusieurs analystes s’accordent à dire que l’ancien Chef de l’Etat, renversé par coup d’Etat en février dernier, risque d’être poursuivi par la justice nigérienne en raison de nombreuses « irrégularités » constatées dans la gestion des sociétés et organismes nationaux, révélées par les audits diligentés par la junte militaire au pouvoir.

Dans sa parution de cette semaine, l’hebdomadaire privée Opinions consacre un dossier dans lequel il explique les raisons pour lesquelles Mamadou Tandja encourt une inculpation » après la levée de son immunité par la Cour d’Etat.

Le journal fait écho, à l’instar d’Actualités, d’un « détournement » à la Centrale d’approvisionnement en matériels agricoles, où d’importantes quantités d’engrais gracieusement offertes par le Nigeria, auraient été revendues au Niger par un homme d’affaires proche de l’ex-président pour un montant qui se situe entre « 6 à 8 milliards FCFA ».

D’autres journaux révèlent également que l’ancien président avait été mis en cause dans les dépenses irrégulières de 4 milliards FCFA effectuées sur un compte de la Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP), dont l’ancien patron croupit en prison.

Plusieurs proches de Tandja, dont l’ancien patron du Trésor national, le directeur de la compagnie nationale d’électricité, l’ex-ministre des Mines, sont écroués depuis des semaines suite à des enquêtes menées sur leur gestion, souligne-t-on.

Selon le porte-parole du gouvernement, Laouali Dan Dah, la suppression de l’immunité de l’ancien président se justifie par « divers contrôles dans les sociétés et organismes qui ont prouvé des irrégularités que les responsables de ces sociétés lui ont imputées directement ou indirectement ».

Cette décision, a-t-il expliqué, permettra au procureur de la République d’engager une « action publique » contre l’ex-chef de l’Etat dont la Cour de justice de la CEDEAO a réclamé la libération.

Détenu depuis sa destitution dans une villa de la présidence nigérienne où il est autorisé à voir certains membres de sa famille et lire la presse, M. Tandja avait demandé à la junte militaire de renoncer à sa décision de le traduire devant la justice, démentant également toute saisine de la Cour de justice de la CEDEAO sur sa détention, selon deux lettres qu’il avait adressées au général Djibo Salou, le président intérimaire du Niger.

Agé de 72 ans, l’ancien chef de l’Etat nigérien affirme souffrir de diabète et avait déjà sollicité une permission pour aller se soigner en Tunisie, lors d’une rencontre avec des défenseurs des droits de l’Homme, en juin dernier.

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 00:06

 

 

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Ai-Gabon- Dimanche, 26 Décembre 2010 16:01 - ’Nous n’avons jamais reconnu ces faux résultats’’. Ainsi s’exprimait le 22 décembre au  cours d’une conférence de presse,   Raphaël Bandega-Lendoye, un cadre de l’Union Nationale (UN, opposition).

Le débat sur la véracité des résultats de l’élection présidentielle du 30 août 2009 s’envenime au Gabon. D’un côté les membres de l’Union Nationale, parti dont l’ancien candidat à la présidentielle, André Mba Obame est secrétaire exécutif et de l’autre le Parti Démocratique gabonais dont est issu Ali Bongo Ondimba, déclaré vainqueur lors de cette élection.

Pour Raphaël Bandega-Lendoye, les résultats proclamé par le ministre de l’intérieur, après constat d’un huissier de justice, ne découlaient pas de la Commission Electorale Nationale et Permanente. Cette position s’est consolidée avec la publication tout dernièrement d’un document diffusé par France 2.

Sur ce, il a laissé découvrir que l’enquête menée par France 2 est indépendante et crédible, parce qu’elle avait été commanditée par des institutions publiques françaises, notamment l’Assemblée nationale, le Sénat et le conseil régional d’Ile-de-France.

Pour le cadre de l’UN, en inscrivant le débat sur le départ du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, « nous voulons changer la manière de faire la politique au Gabon, car nous voulons éviter d’être la risée des autres peuples qui nous voient comme le pays des paradoxes’’.

Achille Moutsinga, Ai Libreville

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 23:55

 

 

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La CEI locale de Nola bloquée pour cause d’impayés

Mardi, 28 Décembre 2010 13:49

Les commissaires de la Commission Electorale Indépendante (CEI) de Nola (ouest de Centrafrique refusent de reprendre leurs activités, et exigent depuis le lundi 28 décembre 2010, le versement des arriérés de leurs indemnités qui s’élèvent à 1 900 000 f CFA (environ 2,897 euros).

La décision a été prise au sortir d’une réunion avec le préfet de la région, qui entend ainsi relancer les activités au point mort, après les opérations du recensement électoral il y a un mois.

Au cours des échanges, ces commissaires ont dénoncé le fait que « le poste de trésorier de la CEI locale soit tenu par le préfet, qui, selon eux, est juge et partie ». Ils demandent aussi une révision de la liste des membres de cette institution dans leur localité.

Par ailleurs, d’après le correspondant de Radio Ndeke Luka, le matériel électoral lourd est déjà arrivé à Nola. Signalons que la liste des électeurs n’est toujours pas rendue publique.

 

Accalmie précaire à Bria

Mardi, 28 Décembre 2010 13:50

Les jeunes de la ville de Bria (est du pays) ont saccagé le week-end dernier le pont qui relie le quartier Bornou au marché central, et s’engagent à affronter les éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

Ces actions, qualifiées d’une vengeance, font suite au décès d’un des leurs après qu’il ait reçu une balle perdue tirée par un élément de l’UFDR.

Armés de gourdins, couteaux, et armes de fabrication artisanale, ces jeunes déclarent « qu’il s’agit d’un crime crapuleux commis par leurs bourreaux, qui ne sont, précisent-t-ils, pas à leur premier forfait »

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka, « les forces de défense et de sécurité se sont interposées entre les 2 parties par le dialogue pour une accalmie  précaire » conclut-t-il.

L’UFDR, ex rébellion de Damane Zakaria, a détaché ses éléments à Bria, après un accord de paix signé en 2006, avec le gouvernement centrafricain. Ces éléments opèrent avec les forces régulières pour une paix dans la localité et ne sont d’ailleurs pas encore désarmés.

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 23:46

 

 

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Vincent Lovergine  anesthésiste sans frontière

Nord Eclair mardi 28 décembre 2010 à 06h00 - LOUISE TESSE  correspondante locale

 

Le temps d'un mois, Vincent Lovergine est venu en appui aux équipes locales de l'hôpital de Paoua, en République Centrafricaine.

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Il y a quelques mois, Vincent Lovergine s'envolait avec Médecins sans Frontières. Cet infirmier anesthésiste lillois a pris la direction de la République centrafricaine.

Entre l'hôpital lillois et celui de Paoua, le dépaysement est à l'image de la distance qui sépare la capitale des Flandres à la région d'Ouham-Pendé, au Nord-Est de la République Centrafricaine. Important. À la fin de l'été dernier, Vincent Lovergine a parcouru les kilomètres avec sa blouse d'infirmier anesthésiste, en mission humanitaire pour Médecins sans Frontières.


« 12 h 30, ma première patiente dort »

À peine atterri à Bangui, Vincent quitte la capitale à bord d'un petit avion, direction Paoua. « Je suis arrivé à 12h. A 12h30, ma première patiente dormait ! », se souvient l'infirmier. Pendant un mois, il anesthésiera 109 patients, présentant essentiellement des plaies accidentelles, des abcès et des morsures de serpent. « La République centrafricaine manque cruellement d'infirmiers anesthésistes. Le personnel chirurgical du bloc se constitue de chirurgiens expatriés, de quatre infirmiers locaux et d'un infirmier anesthésiste expatrié ». Chirurgie, pédiatrie, maternité ou nutrition : chaque unité a en revanche un référent centrafricain et les consultations des adultes en journées sont prises en charge par le personnel local.

« Le personnel de la capitale est attiré par le salaire proposé par MSF », remarque Marielle Boyer-Besseyre, médecin bénévole à l'antenne lilloise de l'association. Au bloc, les conditions sont parfois difficiles. « On apprend à s'adapter, à travailler sous un toit de tôle à une température de plus de 28°C quand la clim' est en panne, à être ambidextre pour assurer la respiration du patient de la main droite et remplir les fiches d'anesthésie de la main gauche », raconte Vincent.

À son arrivée, il découvre un contexte politique difficile. Le pays a connu une succession de coups d'état et nombreux sont les habitants qui ont quitté les champs pour se réfugier dans la brousse, laissant leur principal moyen de ressources derrière eux. Le personnel de l'hôpital de Paoua a fui lors des affrontements de 2005. L'année suivante, MSF investissait les locaux pour palier à l'absence de personnel local. « MSF est devenu indispensable, en apportant plus de 90% des ressources », note Vincent.

MSF, une ONG d'urgence

Aujourd'hui, le but est de réinvestir le Ministère de la Santé centrafricain. « MSF est une ONG d'urgence », explique Marielle Boyer-Besseyre. « Nous ne nous implantons pas dans une zone où le système de santé est défaillant mais dans un contexte de crise. Initialement, il s'agissait d'une crise en Centrafrique. Du fait de la stabilisation, on pense à partir. Mais comment être sûr que l'hôpital ne sera pas délaissé ? » « Il est toujours très difficile de se désengager », reprend Vincent. Dans la région, l'hôpital est une véritable nécessité.

Au carrefour du Tchad, du Cameroun et de la capitale centrafricaine, la zone de Paoua est très passante. L'hôpital est devenu une référence de Centrafrique.

« Fondée en 1971, MSF a pour vocation d'apporter son secours aux populations en détresse, victimes de catastrophes naturelles, de conflits, d'épidémies, de malnutrition, de soins psychiques ou encore de maladies chroniques », rappelle Myriam Destombes, responsable de l'antenne lilloise. « Plus de 90% des recettes de l'association vient des dons privés, nous ne subissons donc pas de pressions gouvernementales » . Quant à Vincent, il patiente à Lille avant de reprendre l'avion avec la casquette MSF vers de nouvelles contrées.

Source :
http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2010/12/28/vincent-lovergine-anesthesiste-sans-fron.shtml

 

 

NDLR : Contrairement aux affirmations des responsables de MSF de Paoua, la situation de la RCA en général et de Paoua en particulier, n'est pas stabilisée et demeure volatile. L'hôpital de cette ville qui avait été déjà plusieurs fois vandalisé par les mercenaires et hordes tchadiennes introduites dans le pays par Bozizé est toujours une proie facile des rébellions qui rôdent toujours dans la région. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 23:25

 

Sa famille de Baboua et de Bouar 1 où il était candidat, son parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), ses camarades, amis et connaissances, ont la profonde douleur d’annoncer la mort de Timothée AGUENE survenue en fin d’après-midi de ce mardi 28 décembre 2010 à l’hôpital communautaire de Bangui des suites d’une longue maladie.

Timothée AGUENE fut en 1999 ministre des Transports et de l’Aviation civile dans le gouvernement d’Anicet Georges DOLOGUELE sous le régime PATASSE

La rédaction de Centrafrique-Presse adresse à sa famille et ses proches, ses condoléances les plus attristées.

 

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