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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:06

 

 

Maléyombo et sa bande

 

Maléyombo dans sa BMW

 

 

Les suites de la mission dépêchée en France par le pouvoir du général BOZIZE pour empêcher la manifestation pacifique de l'opposition politique du 10 Juillet commenté par le CFC section France.

Comme il est de coutume dans toutes les dictatures du monde, celle de la République Centrafricaine, a cru bon de chercher à interdire la manifestation pacifique de l’opposition centrafricaine organisée par le CFC France ce 10 Juillet 2010, soit un mois jour pour jour après l’expiration du mandat légal (donné par le peuple) au président Bozizé en 2005, mandat expiré le 11 juin 2010.

Après avoir demandé en vain à la préfecture de police de Paris d'interdire la manifestation comme l'aurait souhaité son patron Bozizé, Thierry Maléyombo, mandaté par le pouvoir de Bangui, s’était entouré de plusieurs membres du parti KNK dont les membres du Conseil pays.

Mais ce séjour en France aurait été une occasion pour le parti Communiste Centrafricain KNK de se faire donner une leçon de démocratie et de liberté humaine.

En effet, suite à sa demande d'interdiction de la manifestation, la préfecture de police avait informé ce ministre que l'Etat français n'est pas une république bananière ou une dictature ou l'opposition n'a pas le droit de manifester. Il lui a été conseillé de ne pas essayer de perturber l'évènement sous quelque prétexte que ce soit.

Malgré ce conseil, Maléyombo qui devait coûte que coûte réussir sa mission, a cru devoir se pointer Rue de l'Université. Positionnés dans une BMW cabriolet décapotable immatriculée AN014ZM(75), louée ou payée avec l'argent du contribuable centrafricain à une centaine de mètres environ du lieu de rassemblement des manifestants, Maléyombo et sa clique du KNK  tentaient de savoir ce que faisaient les manifestants. Alors que les autres accompagnateurs arrivaient à pied, l'un deux avait commencé à filmer les manifestants quand il fut apostrophé par la police qui encadrait la manifestation comme il se doit dans un pays de droits. Quand l'interpellation du policier se faisant menaçante, le photographe déguerpit aussi vite qu'il était venu, et la voiture du ministre conduite par l’homme de main du KNK France, le fameux Bienvenu Guinon avec à bord le ministre Maleyombo démarra en trombe pour passer ostensiblement devant les manifestants en levant la pouce de la main droite comme dans leur habitude au KNK.

Il faut signaler que peu de temps après, un agent de la police les a suivis, et les a interpellés un peu plus loin, les a entendus verbalement et leur a signifié de repartir comme ils étaient venus et laisser les manifestants tranquille autrement c’est avec la police qu’ils allaient avoir à faire. La police leur a donné cinq (5) minutes de déguerpir des lieux.

Ce que nous pouvons retenir de cette scène c’est le comportement des ministres qui représentent notre pays dans leurs missions à l’étranger. Ce n’est pas la première fois qu’ils s’affichent de manière aussi négative comme nous l’avions constaté pendant la manifestation d’hier. Il y avait déjà eu un précédent lors d’une rencontre du Collectif des Centrafricains en France (CCF) avec la Fédération MLPC à l’hôtel Campanile à la Porte de Clichy où les mêmes ministres de BOZIZE se sont vus interdire de prendre part à la rencontre. Nous espérons que la leçon d’hier leur servira pour que désormais ils n’oseront plus subir ce genre d’humiliation.

Les occupants de la voiture avaient été appréhendés place Chaban Delmas (derrière l'assemblée national) et conduits au poste de police jouxtant le palais Bourbon pour des interrogatoires. Un ministre centrafricain qui se comporte comme un vulgaire voyou et conduit  au poste de police, c'est tout simplement atterrant.

 

NOTE de Rappel :

 

MALEYOMBO est le neveu de GRELOMBE, assassiné dans des conditions non élucidées. Il est difficile de comprendre comment cette personne qui avait vécu à Montpellier en France, lutté contre PATASSE (voir son répondeur automatique de 2003 : A bas Patassé, A bas la dictature, A bas Bozize et l’armée de Patassé)

S’il se rappelle du cadre de son combat au sein de l’association des victimes de la dictature de Patassé pour le compte de son oncle maternel GRELOMBE, Maléyombo ne peut pas  ignorer que la France n’est pas un pays de dictature comme ce que lui, ZINGAS et NGOUANDJIKA conseillent à leur maître à manger BOZIZE. Seulement pour des gens de la nature de ces derniers, l’histoire est incapable de servir de référence.

 

Collectif des Forces du Changement en Centrafrique

Section France

Le Bureau

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 02:34

 

 

manif CFC France 8

 

 

Maleyombo-et-sa-bande.JPG

 

le farfelu ministre zélé Thierry Maléyombo et sa clique d'espions du KNK à bord

de la voiture immatriculée AN 014 ZM (75) venue provoquer les manifestants

 

 Maleyombo-dans-sa-BMW.JPG 

 

 

manif CFC France 2

 

 

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE

(SECTION DE FRANCE)

DECLARATION

La République centrafricaine connait depuis le coup d'Etat de François Bozizé en 2003, soutenu par le gouvernement français, un recul important des acquis de la démocratie centrafricaine obtenue en 1992 par la lutte du peuple Centrafricain :

_ Des interdictions systématiques de toutes les manifestations pacifiques des partis politiques de l'opposition:

_ Des disparitions des dirigeants politiques de l'opposition comme a mentionné le dernier rapport des Nations-Unies sur Sa République Centrafricaine;

_ Des interdictions d'aller et venir aux leaders des partis politiques de l'opposition;

_ Des arrestations arbitraires et menaces de mort de certains citoyens, les cas de maître Symphorien BALEMBY, Bâtonnier au barreau de Centrafrique et Jean-Daniel DENGOU, Vice-Président du Conseil économique et social et entrepreneur dont les têtes sont mises à prix par le Président Bozizé et qui devraient être pris vivants ou morts (dépecés),

Il s'est maintenu au pouvoir à la fin de son mandat le 10 juin 2010 en opérant un coup d'Etat constitutionnel orchestré par la modification de l'article 24 de la constitution, alors que celui-ci est exclu du champ de la révision de la constitution selon l'article 108 de la même constitution, avec son maintien illimité au pouvoir.

Le pays est caractérisé par la généralisation des mouvements politico-militaires et les rebellions armées (LRA) et le pouvoir tarde à appliquer le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR), La LRA (rebelles ougandais) occupe tout l'est du pays, tue et déporte les paisibles centrafricains sans que le pouvoir réagisse.

Face à la dictature du Président Bozizé, le Collectif des forces du changement exige:

_ Un accord politique avec toutes les entités qui ont pris part au dialogue politique inclusif (DPI) et la mise en place d'un gouvernement de Mission dont l'objectif sera de créer les conditions de la réalisation des élections générales crédibles et incontestables;

_ L'arrêt des assassinats politiques et l'ouverture d'une enquête internationale sur les exécutions extrajudiciaires ;

- L'arrêt des menaces de mort et d'arrestation de Maître Symphorien BALEMBY et de Jean Daniel DENGOU et la libération des personnes incarcérées arbitrairement.

Par ailleurs le CFC :

- Appelle le gouvernement à arrêter les massacres perpétrés par des rebelles ougandais;

- Demande au Gouvernement français qui va recevoir François BOZIZE le 14 juillet d'exiger de celui-ci l'instauration des valeurs démocratiques et l'organisation des élections libres et transparentes.

Fait à Paris, le 10 Juillet 2010

Pour le Le Collectif

Le Bureau

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 22:56

 

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Paris 10 juillet 2010 (C.A.P) – La manifestation organisée sous forme de sit-in à l’appel de la section France du Collectif des Forces du Changement contre la dictature sanguinaire de François Bozizé a eu lieu ce samedi 10 juillet en plein cœur de Paris de 14 h à 18 h et a été un franc succès quelques jours avant l’arrivée du dictateur sanguinaire de Bangui pour prendre part aux festivités du 14 juillet.

Dès 14 h heure de Paris, les responsables du CFC et les manifestants qui s’étaient donné rendez-vous place du Palais Bourbon devant l’Assemblée nationale française se sont retrouvés et ont déployé tout autour de la place plusieurs banderoles (voir photos) avec des slogans clairement hostiles au hors la loi de Bangui dénonçant pêle-mêle les assassinats et disparitions des hommes politiques et le coup d’Etat constitutionnel de Bozizé.

Le dispositif policier chargé de l’encadrement de cette manifestation était suffisamment imposant et a ainsi permis aux forces de l’ordre de faire détaler la bande de provocateurs du KNK conduite par un ministre de la République centrafricaine, en l’occurrence le zélé et farfelu ministre des Télécommunications, Thierry Maléyombo.

Il faut dire que la veille déjà, le KNK a tenté vainement de faire interdire cette manifestation par la préfecture de police de Paris auprès de qui les organisateurs avaient dûment sollicité et obtenu l’autorisation. Toute la différence entre une république bananière à la Bozizé et KNK et un pays de droit comme la France se situe précisément à ce niveau.

En Centrafrique, seuls Bozizé et son KNK peuvent faire des marches et des manifestations. Ils croient qu’ils pourraient aisément obtenir des autorités françaises qu’elles puissent empêcher la tenue de la manifestation du Collectif des Forces du Changement (CFC) contre leur vedette Bozizé. Cela a été peine perdue.

A 18 h comme prévu, les manifestants ont tranquillement replié les banderoles, chanté la Renaissance, l’hymne de la RCA et quitté la place du Palais Bourbon. Certains fonctionnaires de police présents sur les lieux n’ont pas hésité à faire part aux manifestants de leur satisfaction que cette manifestation se soit bien déroulée. Bozizé doit comprendre qu’il ne pourra plus jamais venir en France sans que cela ne suscite des réactions d’hostilité de ses compatriotes et des militants des partis de l’opposition qui soient à la hauteur de la dictature sanguinaire qu’il abat sur le peuple centrafricain et du fait de son illégitimité.  

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 15:51

 

 

Pomodimo Paulin-copie-1

 

 

Kabongo 10 Juillet 2010 Africa Info (Douala)

 

Ai-Rca — En présence du Ministre délégué aux finances Hassan Abdallah Kadre, une délégation des orphelins et veuves des soldats centrafricains tombés armes à la main lors des derniers conflits militaro politiques a été reçue le 9 juillet à Bangui par le Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo pour une concertation sociale.

La délégation était conduite par la veuve Judith Zekelendji,

Selon une source proche du conseil national de la médiation, cette rencontre, la deuxième du genre, avait pour objectif de débattre des questions liées au paiement aux ayants droits des arriérés des indemnités et salaires.

«Nous avons demandé à la délégation de produire une liste fiable de concert avec le ministère de la défense qui va la transmettre au ministère des finances pour voir comment est- ce que nous pouvons faire une programmation progressive », a confié M Abdallah au sortir de la rencontre.

A l'en croire, parce qu'il existe de fausses listes produites qui ont gonflé le montant, il serait judicieux que les nouvelles soient authentifiées par le Ministère de la défense pour un traitement transparent, en tenant compte des bases de données déjà disponibles afin de supprimer les irrégularités et avoir un montant fiable.

«Nous souhaitons que le ministère de la défense puisse valider ces listes là et reconnaître qu'effectivement, ce sont des orphelins et veuves des victimes de la guerre qui en bénéficieront. Cela nous permettra d'arrêter des montants et je suis sûr et certain que quelques chose sera faite» a-t-il expliqué.

«Nous somme venus voir le médiateur par rapport aux arriérés de nos époux, soldats tombés sur le champ de bataille» a déclaré la veuve Judith Zekelendji, poursuivant que la plupart des ayants droits sont dans des maisons de location.

«Nous supplions le gouvernement de nous payer ces arriérés qui vont certainement nous permettre de mener des activités génératrices de revenues pour enfin subvenir aux besoins de nos enfants et de nous-mêmes », a-t-elle ajouté.

A en croire la veuve Zekelendji, c'est depuis mars 2008 que ce collectif a entrepris des démarches mais n'a jamais été reçu. «Dieu merci, la rencontre avec le médiateur nous a permis de voir pour la première fois un membre du gouvernement», s'est-elle réjouie.

Selon elle, le collectif ne se retrouve pas dans la liste et le montant rendus publics par le médiateur.

«Nous avons compris enfin que ce retard est du à l'effectif et le montant gonflés par des personnes de mauvaise foi», a-t-elle souligné, écoeurée.

«Nous allons remettre au médiateur la liste déjà prête» a conclu la veuve Zekelendji.

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 15:42

 

 

LRA-soldats

 

 

Kinshasa, 10/07/2010 / Politique

Les rebelles Ougandais de la Lra ont repris de plus belle leurs exactions ; cette fois en terre centrafricaine où ils ont intensifié leur terreur poussant ainsi certains autochtones du pays à se réfugier en Rdc plus précisément dans la Province Orientale.

C’est le tour des ci­toyens de la Ré­publique centra­fricaine de subir les exac­tions des rebelles ougan­dais de l’Armée de résis­tance du Seigneur (Lra). Ils sont ainsi plusieurs centai­nes à quitter leurs terres traditionnelles pour cher­cher refuge sur le sol con­golais. Pour le moment, plus de six cents Centra­fricains sont arrivés au ter­ritoire de Bondo, dans le district du Bas-Uélé, en Province Orientale. Selon des témoignages des réfu­giés plusieurs centaines d’autres errent encore dans la forêt et la savane, en route vers un centre d’accueil sur le sol de la Rdc.

Déjà, pour ceux qui sont arrivés au poste d’Etat de Baye - 70 kilomètres de Bondo-centre - l’aide hu­manitaire s’organise pro­gressivement. Pour cette œuvre, la Caritas et le Hcr sont au devant de la scène avec la construction des tentes et la distribution des denrées alimentaires. On espère l‘intervention plus appropriée du Programme alimentaire mondial (Pam) dans les prochains jours. Tandis que l’administrateur du territoire de Bondo sou­ligne l’élan de compassion des populations autochto­nes vis-à-vis des réfugiés.

L’intensification des exactions de la Lra en Cen­trafrique témoigne ainsi de la pression subie par les rebelles ougandais de la part des soldats congolais engagés sur ce front. Ja­dis une force organisée avec des bases solides, les hommes de Joseph Kony sont aujourd’hui réduits à de simples bandes de gangsters distribuant la mort parmi les civils en guise de vengeance. Dans un élan de véritable déses­poir, ils n’ont plus le con­trôle de leur vie, moins encore de leurs actions.

Ce faisant, ils sont de­venus plus dangereux encore comme en témoignent les nombreux massacres commis sur le sol congolais et qui viennent de dé­terminer l’administration des Etats-Unis à s’engager dans la guerre contre ces rebelles. Et le temps presse au moment où ces rebel­les élargissent le champ de bataille en prenant pied à la fois au nord de la Rdc, au sud du Soudan et en Centrafrique.

Une stratégie à ne point prendre à la légère d’autant que les Lra tendent la perche à des grou­pes de bandits locaux pour allumer le feu partout où ils passent. Ils se sont re­trouvés dans les rangs des rebelles sudistes au Sou­dan et parmi des miliciens ou groupes armés très ac­tifs à une certaine époque, en Rdc. Les disputes poli­ticiennes et éthniques peu­vent leur ménager les mê­mes chances en terre cen­trafricaine. Avec pour conséquence de compliquer l’équation dans la sous-région.

D’où toute l’importance de se joindre aux efforts de la Rdc dont la détermina­tion à mettre un terme aux aventures des rebellions diverses n’est plus à dé­montrer. A preuve, de son propre chef, le pouvoir con­golais vient de lancer ses troupes, depuis le 25 juin, à l’assaut des rebelles ougandais de Adf/Nalu. Toutes les sources indé­pendantes reconnaissent le succès de cette opération baptisée « Opération Ruwenzori » et qui vise la pacification du territoire de Beni. Pour une jeune ar­mée, l’exploit vaut la chan­delle.


James Momba/La République

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 15:40

 

 

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Observateur Paalga  Adama Ouédraogo Damiss 6 Juillet 2010

 

Une centaine de Nigériens, qui étaient détenus en Libye, ont été rapatriés à Niamey le 05 juillet 2010. Un autre contingent de 200 citoyens nigériens était attendu.

Ces immigrés, naguère détenus dans les geôles, ont pu regagner le bercail grâce à des négociations entreprises par leur gouvernement avec Tripoli, lesquelles avaient valu le déplacement personnel du chef de la junte, le général Djibo Salou, pour rencontrer son homologue Mouammar Khadafi.

Ces vols charters de ressortissants de pays voisins de la Libye et de la sous-région ouest-africaine sont devenus un non-événement dans la mesure où le régime libyen est coutumier du fait. En effet, il ne se passe pas des mois sans qu'on apprenne que des Nigérians, des Soudanais, des Ghanéens, des Maliens et des Burkinabè ont été convoyés, sous bonne escorte, vers leur pays d'origine.

Cette chasse aux ressortissants étrangers n'est pas près de s'arrêter en si bon chemin vu que, par crainte d'accueillir de nombreux clandestins sur son sol, l'Italie de Silvio Berlusconi a signé avec le guide Mouammar Khadafi un accord pour les en empêcher. Et au nom de cette convention, des patrouilles italiennes interviennent dans les eaux territoriales libyennes, et Tripoli a durci le contrôle à l'intérieur de ses frontières (ses terres constituant une zone de transit vers l'Italie) en vue d'extirper tous ceux qui sont en situation irrégulière.

Chaque Etat a ses règles qu'il convient de respecter. Et au nom de ce principe, la Libye est dans son bon droit de reconduire hors de ses frontières les étrangers qui ne remplissent pas les conditions pour y séjourner.

Qu'à cela ne tienne. Certains immigrés, accusés à tort ou à raison de délits ou de crimes et condamnés à mort ou jetés dans l'enfer des prisons, sont parfois victimes de traitements inhumains. Et c'est là que le bât blesse. Pourtant, Mouammar Khadafi défend depuis des années la thèse des Etats-Unis d'Afrique avec un gouvernement continental. Et aucune tribune n'est de trop pour faire son plaidoyer envers ses pairs sur la nécessité d'aller vers un bloc unitaire faisant de tous les Africains les citoyens d'un même pays.

A l'évidence, il reste encore du chemin à faire avant que les discours des salons feutrés ou des salles de conférences climatisées deviennent une réalité sur le terrain.

Le plus ahurissant, c'est que ces expulsions et surtout les traitements dégradants infligés aux immigrés sont accueillis par un silence incompréhensible des dirigeants des pays concernés. En tout cas, en dehors des organisations non gouvernementales qui dénoncent les conditions de détention des expulsés parqués dans des camps comme du bétail, les gouvernements restent officiellement aphones face à ces pratiques, gênés sans doute aux entournures parce que nombre de chefs d'Etat bénéficient de la générosité et des largesses du maître de Tripoli.

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 00:36

 

 

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Le roi des Belges Albert II et la reine Paola

 

 

L'affaire des diamants de la reine met la Belgique dans l'embarras

LEMONDE.FR Avec AFP | 09.07.10 | 18h00  •  Mis à jour le 09.07.10 | 18h36


La Belgique et la République démocratique du Congo ont tenté vendredi 9 juillet de désamorcer un début de polémique sur des diamants offerts à la reine Paola lors de son séjour récent à Kinshasa pour le 50e anniversaire de l'indépendance de l'ancienne colonie belge.

Mais les versions différentes sinon contradictoires données par Bruxelles et Kinshasa sur la réalité et l'origine de ces bijoux montrent assez l'embarras des deux pays dans cette affaire dont se délecte la presse belge.

Le quotidien La Dernière Heure a révélé cette semaine l'existence d'un cadeau présidentiel congolais à la reine des Belges, évoquant une "magnifique parure en diamants et pierres précieuses, offerte le dernier soir du voyage". "Un présent de choix et certainement de grand prix", a insisté le journal populaire francophone.

LES JOYAUX SERONT DONNÉS À L'ÉTAT

Le palais a confirmé qu'un collier, un bracelet et des boucles d'oreille avaient été donnés à la reine mais a fait savoir que les joyaux, tout en restant à la disposition de la famille royale, seraient donnés à l'Etat belge.

Sur ce, l'ambassade de la RDC à Bruxelles a jugé opportun de démentir vendredi que le président congolais Joseph Kabila ait offert des bijoux à la reine Paola.

Ce que "le chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, a effectivement offert au couple royal belge, comme à l'ensemble des invités de marque", c'est "une montre à l'effigie du logo du cinquantenaire", a affirmé la représentation congolaise dans un communiqué.

DES BIJOUX OFFERTS PAR LA FEMME DE KABILA

"Par conséquent, toute autre information, concernant un éventuel autre cadeau, offert par le chef de l'Etat congolais au couple royal belge, est nulle et non avenue", a-t-elle affirmé, expliquant qu'elle avait tenu à cette "rectification" à la suite d'"informations erronées parues dans la presse belge".

De son côté, le conseiller de presse des souverains belge, Pierre-Emmanuel De Bauw, a observé que cela ne constituait pas un démenti de ce qu'avait annoncé le palais mais précisait seulement l'origine du cadeau.

"Personne ne remet en cause l'existence de bijoux offerts à la reine par l'épouse du président Kabila", a-t-il déclaré. D'un point de vue protocolaire, il vaut mieux que ce soit la femme d'un chef de l'Etat qui offre un cadeau aussi personnel à l'épouse d'un autre chef d'Etat.

COUPER COURT AUX COMMENTAIRES SUR LA RICHESSE DE LA FAMILLE ROYALE

Mais l'objet de ces mises au point est visiblement de couper court à des commentaires désagréables des médias du royaume, toujours prompts à critiquer les signes extérieurs de richesse de la famille régnante. C'est le cas particulièrement en Flandre (nord), où soufflent des vents hostiles au trône belge, comme l'a confirmé la victoire des indépendantistes aux législatives du 13 juin.

Pour les souverains belges, en ces temps de crise économique, sociale et communautaire en Belgique, se voir offrir des diamants d'Afrique à la sulfureuse réputation par un régime parfois critiqué pour sa corruption et à la tête d'un pays très pauvre n'était donc pas forcément un cadeau.

 

09/07/2010 à 15h34 (AFP)

La Belgique et la République démocratique du Congo ont tenté vendredi de désamorcer un début de polémique sur des diamants offerts à la reine Paola lors de son séjour récent à Kinshasa pour le 50e anniversaire de l'indépendance de l'ancienne colonie belge.

Mais les versions différentes sinon contradictoires données par Bruxelles et Kinshasa sur la réalité et l'origine de ces bijoux montrent assez l'embarras des deux pays dans cette affaire dont se délecte la presse belge.

Le quotidien La Dernière Heure a révélé cette semaine l'existence d'un cadeau présidentiel congolais à la reine des Belges, évoquant une «magnifique parure en diamants et pierres précieuses, offerte le dernier soir du voyage». «Un présent de choix et certainement de grand prix», a insisté le journal populaire francophone.

Le palais a confirmé qu'un collier, un bracelet et des boucles d'oreille avaient été donnés à la reine mais fait savoir que les joyaux, tout en restant à la disposition de la famille royale, seraient donnés à l'Etat belge. Sur ce, l'ambassade de la RDC à Bruxelles a jugé opportun de démentir vendredi que le président congolais Joseph Kabila ait offert des bijoux à la reine Paola.

Ce que «le chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, a effectivement offert au couple royal belge, comme à l'ensemble des invités de marque», c'est «une montre à l'effigie du logo du Cinquantenaire», a affirmé la représentation congolaise dans un communiqué.

Cadeau empoisonné

«Par conséquent, toute autre information, concernant un éventuel autre cadeau, offert par le chef de l'Etat congolais au couple royal belge, est nulle et non avenue», a-t-elle affirmé, expliquant qu'elle avait tenu à cette «rectification» à la suite d'«informations erronées parues dans la presse belge».

Interrogé par l'AFP, le conseiller de presse des souverains belge, Pierre-Emmanuel De Bauw, a observé que cela ne constituait pas un démenti de ce qu'avait annoncé le palais mais précisait seulement l'origine du cadeau.

«Personne ne remet en cause l'existence de bijoux offerts à la reine par l'épouse du président Kabila», a-t-il déclaré. D'un point de vue protocolaire, il vaut mieux que ce soit la femme d'un chef de l'Etat qui offre un cadeau aussi personnel à l'épouse d'un autre chef d'Etat.

Mais l'objet de ces mises au point est visiblement de couper court à des commentaires désagréables des médias du royaume, toujours prompts à critiquer les signes extérieurs de richesse de la famille régnante. C'est le cas particulièrement en Flandre (nord), où soufflent des vents hostiles au trône belge, comme l'a confirmé la victoire des indépendantistes aux législatives du 13 juin.

Pour les souverains belges, en ces temps de crise économique, sociale et communautaire en Belgique, se voir offrir des diamants d'Afrique à la sulfureuse réputation par un régime parfois critiqué pour sa corruption et à la tête d'un pays très pauvre n'était donc pas forcément un cadeau.

 (Source AFP)

 

NDLR : A rapprocher de la célèbre affaire des diamants de Valéry Giscard d'Estaing offerts par Bokassa et qui a suscité un scandale tel en France qu'elle a coûté la réélection de l'ex président français. L'affaire des diamants de Giscard semble faire désormais jurisprudence en matière de cadeaux officiels au niveau international entre personnalités et dans les relations d'Etat à Etat.  

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 21:27

 

 

ampoule--lectrique-copie-1.jpg

 

 

Vendredi, 09 Juillet 2010 11:45

Ai-Rca - L’atelier de partage et d’échange avec les partenaires du Plan de Travail Annuel (PTA ) Energie sur les Outils, méthodes et techniques pour la cartographie des villages à électrifier et Recherche et Mobilisation des ressources additionnelles pour la mise en œuvre a démarré le 8 juillet à Bangui. C’était en présence du directeur de cabinet du Ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, Obed Namsio.

Organisé par ce Ministère et appuyé par le Pnud Centrafrique, cet atelier qui s’inscrit dans le cadre du projet d’électrification rurale et qui va durer deux jours, a pour but de renforcer les capacités des principaux acteurs et bénéficiaires en vue de consolider les acquis et établir une cartographie de villages à électrifier, avec des critères et priorité pouvant guider les choix définitifs en vue de rechercher et mobiliser les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs escomptés.

Pendant deux jours, les participants seront entretenus entre autres sur les outils, les techniques, les procédures et les méthodes, de la bonne pratique sur la base du GAR, analyse et besoin en vue de la recherche et la mobilisation des ressources ainsi que l’approche et la mobilisation de ces ressources.

Le représentant du représentant résident du Pnud en Centrafrique Maxime Mbrenga Takama a, dans son discours de circonstance, retracé le chemin parcouru ensemble depuis 5 ans et qui a permis la mise en place des réformes en matière d’électrification rurale. «Nous avons trouvé inacceptable que 50 ans après les indépendances, aucun village centrafricain ne soit électrifié» a-t-il déploré.

«Aujourd’hui, c’est une phase transitoire. Parce que, après avoir mis tous les outils en place à savoir : la politique d’orientation, les instruments de régulation et de financement, il est important maintenant d’aller vers du concret» a précisé Takama.

Le concret, selon lui, est de doter les paysans des sources énergétiques propres et durables, à travers la compilation d’une liste de villages pilotes.

«Pour en arriver là, il faudrait échanger sur la façon de faire, sur la manière d’accompagner les paysans et adopter des principes de recevabilité, des principes d’obligations de résultats, etc.», a-t-il dit.

«Comme le gouvernement l’a adopté dans son plan d’orientation, le principe de l’électrification rurale d’au moins 10 villages par an doit devenir une réalité» a souhaité Takama.

«Pendant deux jours, chers participants, vous allez cogiter ensemble avec froideur et réalisme sur les solutions durables à proposer au gouvernement afin de lui permettre de résoudre l’épineux problème de l’électricité et plus particulièrement de l’électrification rurale que connait notre pays», a pour sa part, exhorté Obed Namsio à l’ouverture des travaux.

A l’en croire, des actions antérieures ont été menées avec l’appui du Pnud en 2008 et 2009, actions qui ont permis d’asseoir le cadre institutionnel, juridique et financier pour l’électrification rurale. « Il reste maintenant à identifier et accompagner les villages qui pourraient être les futurs bénéficiaires à s’approprier le processus», a-t-il poursuivi, ajoutant que, cet atelier est un lieu d’échange sur les bonnes pratiques en matière d’électrification rurale et des mises en place des plateformes multifonctionnelles en vue d’améliorer les approches adoptées en République Centrafricaine.

«Il vise à faciliter la diffusion des outils, méthodes et techniques pour rendre efficient et efficace la mise en œuvre de la politique d’électrification rurale et de l’utilisation de l’énergie renouvelable en RCA» a conclu Namsio.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 21:08

 

 

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Le demi-dieu de Bozizé le procureur Firmin Feindiro

 

 

 

 

 

Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme

(LCDH)

 

                                                                                 A

Monsieur le Procureur de la République

Près le Tribunal de Grande Instance de Bangui

 

 

Objet: affaire MP c/

Madame Balemby née Kalayen  Albertine

Mr. Gbanga Prosper

Mr. Ngaro Bienvenu

Et tous autres

 

Monsieur le Procureur,

Nous avons l'honneur de venir il nou­veau auprès de votre Parquet rechercher des informations précises au sujet des personnes qui ont saisi notre Organisation pour clamer leur innocence et manifesté des craintes légitimes pour leur sécurité.

Il s’agit de:

- Madame Balemby née Kalayen  Albertine, Secrétaire Comptable en service au Cabinet d'Avocat Balemby

- Monsieur Gbanga Prosper, Planton du Conseil de l'Ordre des Avocats centrafricains,

- Monsieur Ngaro Bienvenu,  Planton au Cabinet d'Avocat de Maître Balemby

Ils étaient arrêtés, le 10 juin 2010, dans le cadre de la procédure déclenchée le même jour consécutive à l'incendie du Super marché Rayan survenu dans la nuit au 9 au 10 juin 2010 à Bangui.

Le vendredi 25 juin 2010, le Président de la LCDH vous a saisi au téléphone pour vous informer officiellement que son Association était saisie par les parents des personnes ci-dessus citées et que 15 jours après leur arrestation, l'Organisation souhaitait avoir des informations sur leur degré de responsabilité sur les faits qui leur étalent reprochés

Vous avez répondu que l’enquête avançait bien ; que beaucoup de personnes mises en cause dans le cadre de cette enquête ont déjà été libérées ; que vous alliez dépêcher le samedi 26 juin 2010 au matin, une équipe de vos enquêteurs pour une série de confrontations entre les personnes restées à Bossembélé et que vous souhaitiez que le Président de la LCDH vous contacte, le mardi 29 ou le mercredi 30 juin 2010 pour être définitivement fixé.

Vous avez signalé qu’à cette date vous alliez rendre public le résultat de vos investigations sur l’incendie du Super Marché Rayan.

Le Président de la Ligue vous a félicité de la conduite de ce dossier et vous a remercié de votre franche collaboration.

Le Président de la LCDH a cependant regretté que les personnes mises en cause aient été déportées à Bossembélé ce qui risquait de compliquer l’enquête.

Vous avez répondu que cette situation ne pourra pas durer longtemps, l’entretien s’est terminé sur votre volonté commune de collaborer dans la gestion de cette procédure.

Le 28 juin 2010, vos supérieurs que le Président de la LCDH a rencontrés  ont été informés de cette bonne collaboration.

Le 30 Juin 201,0 vous avez rendu public  un Communiqué de Presse  qui n’a fait aucune allusion à la situation des personnes pour lesquelles la LCDH vous a saisi. La LCDH suggère que 26 jours après leur arrestation, si le parquet n’a pas réuni des indices graves et concordants de nature à motiver leur inculpation comme auteurs co-auteurs ou complices de l’incendie du supermarché Rayan. Ils doivent être libérés purement et simplement. (Article 40 de la Loi n° 10.002 du 06 juin 2010 portant Code de procédure pénale centrafricain).

En cette matière la LCDH pense que votre démarche devrait  permettre de répondre aux questions suivantes.

Première série de questions:

A) S’agit-il d’un accident ?

Qui a pu être provoqué par : un court circuit, la vétusté des installations d’une usine, les mauvaises conditions de stockage des produits inflammables, la défaillance humaine…etc …

Qui est l’auteur de cet accident ?

B) Seconde série de questions:

S’agit-il d’un crime ? C'est-à-dire l’œuvre d’un pyromane ;

Sabotage des installations d’une usine ;

Attentat perpétré par un ou plusieurs criminels ;

Qui sont les auteurs, co-auteurs ou complices ?

Quel est le mobil du crime ?

Quel est le degré de participation des personnes que nous suivons à la réalisation du crime ?

Si votre communiqué de presse avait suivi cette démarche la LCDH ne devait pas être obligée de vous écrire la présente lettre.  Votre communiqué de presse a été plus politique que professionnel.

Vous avez même trouvé à la LCDH qui est une association reconnue par l’Etat, qui est le porte flambeau de la défense des droits de l’Homme, « le crime d’appel public à la haine  et au soulèvement populaire donc, atteinte à la sureté intérieure de l'Etat », article 292 de la Loi n° 10.001 du 6 Janvier 2010 portant CODE PÉNAL CENTRAFRICAIN).

Non! Monsieur le Procureur.

Nous  attendons votre réponse sur la responsabilité pénale des personnes que la LCDH suit. S'ils sont coupables, il faut les Inculper les placer sous mandat de dépôt dans un centre de détention à Bangui.

S'ils ne sont pas coupables,  il faut les libérer.  Nous vous prions de recevoir l'expression de notre haute considération.

Fait à Bangui, le 6 juillet 2010

Le Président

Joseph Bindoumi

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 21:01

 

 

Bevarrah LALA

 

 

 

Pauvre République Centrafricaine! Le ciel n'est pas avec elle! Les autres Nations qui ont accédé à l'Indépendance à la même période qu’elle, fêtent aujourd'hui leur cinquante (50) ans d'anniversaire avec faste et allégresse; mais pour la Centrafrique, c'est avec des larmes aux yeux et on fait semblant de bien paraître dans ce concert des Nations en liesse comme un Etat Organisé et Capable.

 

Les Cinquante ans de la République Centrafricaine ont été émaillés  de troubles Socio-politiques et militaires engendrés par la mal gouvernance, telle que celle de BOZIZE actuellement.

 

Dès l'aube de l'instauration de la démocratie en Afrique, les Centrafricains avaient choisi librement leur Président de la République, Ange Félix PATASSE, pour assurer la destinée de la nation. A peine amorcé un deuxième mandat électoral, un complot ourdi contre le Président Ange Félix PATASSE le renverse, le 15 Mars 2003 et met un frein à la marche de la démocratie. Depuis lors la démocratie centrafricaine est confisquée, bloquée.

 

BOZIZE prend alors le pouvoir d'une manière despotique et sanguinaire; lui qui disait auparavant qu'il ne pourrait jamais assurer une telle charge dont j'ai évoqué dans mon livre (Centrafrique, Mon Combat Politique, Page 89, Chapitre4: BOZIZE, le Changement dans la continuité et la Médiocrité), je cite: « le conflit opposant le Président Ange Félix PATASSE au Président IDRISS DEBY du Tchad avait offert une grande opportunité au général François BOZIZE de s'emparer du pouvoir en Centrafrique; Connaissant ses limites , il ne croyait pas devenir Président de la République un jour; et il le clamait tout haut ». Rappelons-nous de sa première candidature aux élections présidentielles où il a récolté 1,5% de voix sur  les suffrages exprimés. Il avait déclaré qu'il ne cherchait pas le pouvoir mais plutôt pour figurer ostensiblement parmi les candidats pour emmerder le Président KOLINGBA, son geôlier du Camp  de ROUX.

 

Même quand il était Chef d'Etat Major des Forces  Armées Centrafricaines, il nous (qui le connaissons) arrivait de lui faire des blagues en disant: général, ça ne va plus en Centrafrique, le pouvoir est par terre! Il faut faire un Coup d'Etat!  Il en était furieux et nous répondait: il ne faut pas dire des choses comme ça devant moi!  Je n'aime pas entendre ça! Vous me voyer diriger un pays? Mais non!!! C'est trop difficile! Moi, je suis militaire, avec votre démocratie vous allez dire  n'importe quoi sur moi! Non, je ne peux pas; parlons d'autres choses s'il vous plait!

 

Mais le même Bozize, quand le président DEBY voulait en finir avec le Président PATASSE le 15 Mars 2003, a accepté de prendre le Pouvoir en Centrafrique sans préparation ni facultés requises. Même aujourd'hui au pouvoir, il ne se sent toujours pas dans le moule d'un chef d'Etat » Fin de citation.

 

Qu'attendez-vous de BOZIZE ? La Concorde Nationale et aller aux élections? Je ne pense pas! Car sa présence au pouvoir attise et gangrène la crise en Centrafrique. Il est comme une  pièce défectueuse dans une machine, qu'il faut absolument remplacer pour la faire marcher. La machine politique Centrafricaine en a besoin pour redémarrer.

 

La toute dernière nouvelle date (  ) des élections est encore un leurre du pouvoir pour tromper les contribuables (communauté internationale) de la CEI afin de détourner des Fonds. Tenez ! Si la date des élections était fixée après l'achèvement du DDR (Désarmement Démobilisation et Réinsertion), je dirais qu'elle est sérieuse, mais pour ce cas d'espèce, non ! Le rapport de l'ancien Premier Ministre Henri MAÏDOU est formel.

En outre, les Humanitaires qui sont sur le terrain en Centrafrique, ne cessent de nous alerter sur la situation dégradée à l'intérieur du pays ddu fait des affrontements de l'armée régulière (FACA)avec des bandes armées et la population civile. Le haut commissariat aux réfugiés cite dans son dernier rapport: « au cours des cinq dernières années, l'insécurité dans le nord et ouest de la RCA a fait fuir plus de 12.000  de leurs villages brûlés; alors que plus de 10.000 autres sont réfugiés dans les pays frontaliers. »

 

A côté de ce théâtre d’opérations militaires malsaines, s'ajoutent celles de la rébellion ougandaise LRA en RCA à la solde de notre cher Président François BOZIZÉ  pour ses affaires de mines de Bakouma.

 

Le pays se meurt ! BOZIZÉ est une potiche, il manque de poigne; avec ses libérateurs, il n'arrivera pas à stabiliser le pays pour retrouver la paix et l'unité nationale. Au contraire, il va toujours continuer à l'enfoncer dans la panade. Du moment où la communauté internationale se préoccupe actuellement d'accompagner le processus électoral de la République centrafricaine, notre BOZIZÉ, Président de la République se préoccupe plutôt d'entreposer ses armes au pays par ci, par là; poudrières pour faire la guerre et non les élections au sens démocratique du terme. Avec cet arsenal de guerre, BOZIZÉ croit avoir la suprématie sur les opposants et ne les respecte pas. Il se moque d'eux ! C'est pourquoi, l'opposition centrafricaine prêche dans le désert même avec sa politique de main tendue à BOZIZÉ en vue de travailler ensemble, consensuellement le processus électoral.

 

Face à cette attitude désinvolte et tyrannique de BOZIZÉ, l'un des chefs de partis politiques, épris par la justice et la paix, en la personne de Charles MASSI, s'est insurgé et a organisé une  résistance armée. Je dis bien une « résistance armée » et non rébellion, car nous savons ce que c'est qu'une rébellion au pays. Elle tue, pille, viole, rackette, sabote et;( le cas de BOZIZÉ est une preuve irréfutable) tandis que, une résistance armée est responsable. Elle mène une lutte de sauvegarde et de survie à l'oppression ou dictature des tyrans. Ainsi, le 26 novembre 2009, la CPJP (convention des patriotes pour la justice et la paix) avait pris la ville de NDELE et avait fait montre de sa qualité de CPJP, c'est-à-dire, une organisation nationale de résistance contre la dictature de BOZIZÉ.

 

Cependant, l'armée nationale, sous les ordres de BOZIZÉ, tuait, brûlait des villages et faisait fuir la population dans la brousse, forêt pour aller se réfugier dans les pays voisins. C'est ainsi que dans l'un des rapports de Victor DA SILVA ANGELO, chef de la mission de maintien de la paix en République centrafricaine et Tchad (MINURCAT) a déploré en ces termes « j'ai été très touché par les gens qui ont fui vers les forêts parce qu'ils avaient peur pour leur sécurité. Les conditions sont déplorables avec l'absence d'abri, d'eau, de services médicaux, peu de nourriture et les parents sont inquiets parce que les enfants ont faim et sont malades. »

 

Notre armée ne doit plus se prêter à se jeu de s'entre-tuer entre compatriotes centrafricains pour défendre, François BOZIZÉ, le despote, tyran qui nous enfonce tous dans la merde !!! Mais, il est important de noter que, s'il dirigeait bien notre pays, pourquoi on l'apprécierait pas nous tous? C'est que, ça ne va pas! Il est temps que notre armée prenne conscience pour collaborer ou plutôt rejoindre les rangs des combattants de la CPJP afin d'accélérer le processus du réel changement attendu qui conduirait à préparer les élections dans la transparence et la quiétude.

 

Dans l'histoire de la République centrafricaine, nous avions connu un premier cas de bravoure sous la houlette de KARINOU dans les années 30, comme celui de Charles MASSI aujourd'hui. L'administration coloniale avait instituée le travail forcé et le portage; face à cet assujettissement, KARINOU avait organisé un mouvement général de résistance aux gardes champêtres, appelés communément « TROWAIL. » La résistance populaire, utilisant comme armes de combat, les houes traditionnelles appelées « KONGO-WARA », a pris le nom de la «  guerre de Kongowara»

 

Le XXIème  siècle aujourd'hui en Afrique, c'est l'ère de la démocratie, mais en République centrafricaine, c'est encore la dictature/démocratie de façade qui bat son plein. C'est pourquoi Charles MASSI a pris le maquis pour organiser la résistance armée et qu'il a malheureusement trouvé la mort. BOZIZÉ l'a  tué mais son âme est vivante. Comme on dit: « l’âme ne meurt jamais ! » C'est elle qui va renverser BOZIZÉ un jour à l'autre.

 

                                                                                          Dr Bévarrah Lala

 

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