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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 01:07

 

 

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 ScienceDaily (18 Juin 2010) - Plus de cinq tonnes de viande de brousse illégale en contrebande dans les bagages personnels de voyageurs passe chaque semaine par l'un des aéroports les plus fréquentés d'Europe, révèle une nouvelle étude publiée dans les Lettres de conservation.


Travaillant aux côtés de fonctionnaires des douanes français de Roissy-Charles de Gaulle, les chercheurs de la Zoological Society of London (ZSL), le Royal Veterinary College (RVC) et l'Ecole Nationale Vétérinaire et le Musée d'Histoire Naturelle de Toulouse ont identifié des espèces de viande de brousse dans onze valises confisquées, y compris des espèces de primates, des crocodiles et des pangolins.


Cette étude quantifie pour la première fois le commerce illégal de viande de brousse par le biais d'un aéroport européen.


134 passagers ont été fouillés à partir de 29 vols pendant une période de 17 jours. La plus grosse prise a été la confiscation de 51 kg de viande de brousse transportés par un seul passager sans autre bagage.


«Nos résultats estiment que près de 270 tonnes de viande de brousse illégale potentiellement contaminés passe sans contrôle par un seul aéroport européen et par an, ce qui pose un risque potentiel énorme pour la santé publique», explique l'auteur principal Dr Anne-Lise Chaber, de ZSL et la TVR.


La République centrafricaine, le Cameroun et la République démocratique du Congo ont été identifiés comme les principales sources de la viande de brousse. Les chercheurs ont mené des entretiens avec trois négociants à Paris qui révèlent ainsi que dans le commerce de rue, les commerçants prennent les commandes à l'avance et organisent la livraison de la marchandise au client.


Co-auteur Dr Marcus Rowcliffe du ZSL dit: «Nos résultats montrent qu'il s'agit d'une organisation commerciale lucrative à travers l'approvisionnement d’un marché de luxe, un singe de 4 kg coûtant environ 100 € en France, comparativement à seulement 5 € en Cameroun."


Il ajoute: «l’importation de la viande de brousse est relativement facile de fonctionnaires douaniers n’ont pas d’incitations financières afin de découvrir les importations illégales de viande, par rapport aux bonus qui leurs sont attribués pour les saisies de drogue et la contrefaçon. Aussi, les peines sont très faibles pour les personnes arrêtées en possession illégale de viande."


 39 pour cent de la viande de brousse confisquée a été identifiée comme étant inscrite en vertu de la Convention sur le commerce des espèces menacées (CITES), en soulignant le caractère non durable du commerce et son impact potentiel sur les espèces préoccupantes.

 Outre les problèmes de conservation de la faune, le commerce illégal de ces grandes quantités de viande de brousse soulève de sérieuses questions sur l'importation d'agents pathogènes en l'Europe.


"Les méthodes de surveillance doivent être plus vigoureuses et de dissuasion plus sévères si nous voulons avoir une chance de mettre un terme à ce commerce illégal," dit le co-auteur Dr Andrew Cunningham, de la ZSL.

 

Il s'agit de la première étude systématique du volume et de la nature de ce commerce international. Les chercheurs souhaitent maintenant entreprendre une étude à plus grande échelle avec une plus grande couverture géographique afin de déterminer le volume global du commerce de la viande de brousse illégale en Europe.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 00:29

 

 

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Bangui (Xinhua) samedi 19 juin 2010 - L’ordre des avocats de Centrafrique a dénoncé les "arrestations arbitraires et violations répétées des cabinets et domiciles d’avocats" des présumés coupables de l’incendie d’un super marché survenu dans la nuit du 9 au 10 juin à Bangui.

Ces arrestations violent "les dispositions du code de procédure pénale et du principe universel et constitutionnel de la présomption d’innocence", a déclaré le bâtonnier Alexis Bakis vendredi lors d’conférence de presse à Bangui, capitale de la Centrafrique.

 

Selon lui, ces actes sont de nature à discréditer la justice centrafricaine et demande au président de la République, garant de la Constitution, que soit ordonnée "la libération immédiate et sans condition des personnes arrêtées".

 

L’ordre des avocats demande également "la garantie de liberté et de sécurité pour tous les avocats".

 

En outre, les avocats recommandent la mise en place d’une commission mixte indépendante et internationale pour déterminer les circonstances de l’incendie du super marché Rayan.

 

Dans la nuit du 9 au 10 juin, le super marché, situé au centre- ville, tenu par un commerçant de nationalité libanaise, a pris feu. Le 11 juin, le président François Bozizé a demandé, dans un discours, à la justice et aux forces de défense et de sécurité de traquer et de "charcuter" les auteurs de cet acte. Le même jour, la maison et le cabinet de bâtonnier maître Symphorien Balémbi sont perquisitionnés et tout son personnel emporté.

 

Les avocats ont entamé une grève, organisé des manifestations de protestation et remis un mémorandum au président Bozizé via le ministre de la Justice, dénonçant l’ingérence de l’exécutif dans les affaire du judiciaire et la violation du code de procédure pénale.

 

Le ministre de la Justice Garde des sceaux, Laurent Ngonbaba, a fait remarquer que, le président de la République est le Premier magistrat et pouvait intervenir dans certaines situations extrêmes.

 

NDLR : Le ministre de la justice défend ici l'indéfendable. De quelle situation extrême parle-t-il ? Un président de la République a-t-il le droit de faire une descente au parquet d'un tribunal ordonner des arrestations de citoyens, de surcroît d'un Bâtonnier de l'Ordre des avocats ? Voilà les termes réel du problème qui se pose s'agissant du comportement d'une si grande gravité du hors la loi Bozizé.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 23:44

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 19 Juin 2010 13:21

« Nous prenons acte de la nouvelle date des élections fixée par la Commission Electorale Indépendante. Seulement, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est prêt à aller à ces élections, si toutes les conditions préalables sont réunies ».

C’est ce qu’a déclaré vendredi Martin Ziguélé, président du MLPC, interrogé par Radio Ndeke Luka, au sujet de la nouvelle convocation du corps électoral en Centrafrique.

D’après le président du MLPC, l’exécution totale du programme de Désarmement Démobilisation et Réinsertion des combattants rebelles, la pacification du pays, la réglementation des comités locaux fictifs de la CEI, sont quelques points de blocage du processus électoral.

Il ajoute qu’il est urgent que le président de la République Centrafricaine François Bozizé prenne un décret pour rectifier la loi du découpage électoral déjà violée.

Le premier tour des élections présidentielles et législatives, reporté par 2 fois, est fixé au 24 octobre 2010. Une date qui commence déjà a suscité des réactions au sein de la classe politique centrafricaine, comme les précédentes.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 22:48

 

 

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Martin Ziguélé dans ce discours, demande à Bozizé de cesser avec ses discours guerriers et ses rodomontades et lui rappelle aussi de se souvenir des termes de son serment.(C.A.P)

 

 

 

DISCOURS D’OUVERTURE DE LA SESSION EXTRAORDANIRE DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL DU MLPC 

 

 BANGUI  19 JUIN 2010

 

Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales accréditées en République Centrafricaine,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis Politiques,

Distingués Invités,

Camarades Conseilles Politiques Nationaux,

Camarades membres du Bureau Politique

Militantes et militants,

Chers Sympathisants.

 

 

Avant de commencer, je vous invite à observer une minute de silence à la mémoire de nos nombreux camarades qui nous ont quitté – dont le camarade Victor BOUCHER, ancien Ministre et candidat désigné de notre Parti aux législatives à Mbaïki 1-  depuis la dernière session de notre  Conseil Politique National, tenue en cette même salle le 12 juin 2009

Merci.

 

Au nom du Bureau Politique et en mon nom propre, je  voudrais tout d’abord adresser mes souhaits de bienvenue et mes remerciements à tous nos invités qui ont bien voulu faire le déplacement pour être ici présents ce matin.

 

Mes remerciements vont plus particulièrement à nos frères et sœurs des partis réunis au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation, et au sein du Collectif des Forces du Changement. Ils sont nos compagnons de lutte d’hier, d’aujourd’hui et de  demain, et le MLPC voudrait par ma voix, très solennellement, réaffirmer notre totale disponibilité pour renforcer notre unité d’action, pour le plus grand bénéfice de notre démocratie et de notre peuple.

 

J’adresse  naturellement mes salutations militantes à tous nos camarades  venus de nos seize fédérations reparties sur tout le territoire national. Camarades venus de Djéma, Obo, Zemio, Rafai, Birao, Ndélé, Ouadda-Djallé, Ouadda, Sam-Ouandja, Kaga-Bandoro, Sido, Kabo, Batangafo, Bossangoa, Bouca, Markounda, Paoua, Bocaranga, Koui, Baboua, Carnot, Berbérati, Nola, Mongoumba, Mbaïki, et j’en passe, je vous salue et vous félicite d’avoir bravé  les intempéries, les menaces, « les formalités » aux multiples barrières routières, la fatigue et l’insécurité, pour répondre présents à l’appel de votre Parti. Le Bureau Politique, à travers ma voix, est sensible à votre engagement jamais démenti pour notre Parti.

 

Camarades,

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

 

Les présentes assises de notre Conseil Politique National sont essentiellement consacrées à deux points :

 

- le report de notre quatrième congrès statutaire, normalement prévu en ce mois de juin 2010, à l’année prochaine

 

- l’investiture de nos  camarades déjà désignés par leurs structures locales aux élections législatives à venir.

 

S’agissant du premier point, vous aurez à vous prononcer sur le principe même du report de la date de notre 4ème Congrès à l’année prochaine, et au plus tard au 21 juin 2011, afin de respecter les textes du Parti.

 

 Il s’agira pour nous, Camarades, de prendre cette décision afin de permettre aux organes dirigeants du Parti de se consacrer entièrement et exclusivement à la préparation des élections à venir. Je sais d’avance que sur cette question, votre décision comme toujours, ira dans le sens des intérêts de notre Parti.

 

Le deuxième point concerne l’investiture de nos candidats aux législatives, et dont les dossiers sont parvenus au Secrétariat Général du Parti en suivant la voie hiérarchique. Ils vous seront soumis à votre examen pour votre décision finale et pour votre investiture, conformément aux textes du Parti.

 

 Camarades, nous sommes des êtres humains, et nous pouvons nous tromper. S’il existe des contestations sur certaines candidatures, le Bureau Politique s’engage à les traiter conformément à la décision suprême du Congrès de juin 2007. Nous devons tous demeurer sereins, dignes et responsables, et au sortir de ces assises, nous connaîtrons nos candidats régulièrement désignés dans toutes les circonscriptions électorales de notre pays, sans exception.

 

Camarades, je vous avais déclaré lors de mon discours de clôture du Conseil Politique National du mois de février 2009, je l’ai répété lors de mon discours du 12 juin 2009, et je le répète pour la troisième fois aujourd’hui, la prochaine législature sera celle des députés politiquement responsables et conscients, tout en étant techniquement compétents.

 

Plus que jamais Camarades, nos  futurs députés doivent être de vrais combattants de la démocratie centrafricaine, fidèles à la ligne politique tracée par le Parti et mise en application par le Bureau Politique. Un député n’est pas un salarié qui se préoccupe d’abord de ses indemnités, et si nécessaire contre les positions du Parti. Il est  d’abord un militant convaincu du MLPC, élu du peuple certes mais au nom du Parti. Nous nous battrons pour que le  MLPC fasse mieux qu’en 2005 sur le plan des législatives, mais nos candidats doivent nécessairement  comprendre qu’une fois élus, et pour garder  la confiance de leurs camarades et de leurs structures, ils doivent agir et réagir en adéquation avec le Parti, conformément à leurs engagements militants. Il sera par conséquent proposé à nos candidats investis des formalités en ce sens.

 

Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales accréditées en République Centrafricaine,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis Politiques,

Distingués Invités,

Camarades Conseilles Politiques Nationaux,

Camarades membres du Bureau Politique

Militantes et militants,

Chers Sympathisants,

 

Conforment à nos  dispositions règlementaires, je voudrais procéder à une rapide analyse de la  situation politique, sécuritaire économique et sociale de notre pays depuis le dernier Conseil Politique National.

 

1 Sur le plan politique

 

  Devant la situation politique que vit notre pays depuis nos dernières assises de juin 2009,  me revient en mémoire un épisode de l’histoire de la Rome Antique, il y a de cela deux mille ans. En effet, un général  romain, Catilina,avait pris le pouvoir par les armes dans cette cité démocratique et avait promis à son peuple qui l’avait acclamé à tout rompre, du pain et des jeux. Mais après quelques années  à peine d’exercice de pouvoir par l’empereur Catilina, le peuple romain n’avait plus droit qu’à des larmes, à du sang et à la famine.

 

Alors  Cicéron, un avocat romain courageux, s’exclama devant Catilina en plein Sénat en ces termes et en latin « Quousque tandem abutere Catilina, patienta nostra ? » ce qui veut dire en bon français « Jusques à quand abuseras-tu, Catilina, de notre patience ? »

 

Oui, Camarades, je me pose tous les jours cette question, jusques à quand ce pouvoir continuera à user et à abuser de la patience des centrafricains. Heureusement, il n’y a pas de question sans réponse, et la réponse nous vient de Nelson Mandela.

 

En effet, lorsque Mandela est sorti du bagne de Robben Island après 27 ans  de prison, et que l’Afrique du Sud se préparait aux premières élections multipartistes, il a dit à ses compatriotes noirs qui ne voyaient pas de salut à leur situation, et je cite : « vous avez entre vos mains une arme redoutable, c’est votre carte d’électeur et votre bulletin de vote ».

 

Camarades, l’arme absolue du peule contre toute dictature active ou rampante, ce sont les élections. C’est pour cette raison que depuis la fin du Dialogue Politique Inclusif, notre action a toujours eu pour principal objectif d’avoir des élections crédibles, dans la paix et la sécurité.

 

 Je vous épargne des péripéties et des détails de cette longue lutte, aux côtés de nos frères du Collectif des Forces du Changement, pour faire avorter les hold-ups électoraux programmés par des apprentis-sorciers de la manipulation électorale.

 

C’est l’échec retentissant de leurs deux tentatives avortées de manipulation du processus électoral et de passage en force et en vitesse les 25 avril et 16 mai 2010, qui  fait perdre sa sérénité au pouvoir  aujourd’hui.  Le pouvoir a mobilisé depuis lors des aboyeurs qui abreuvent quotidiennement les médias supposés nationaux d’injures tantôt contre l’opposition considérée comme l’ennemi de la nation et la cinquième colonne de l’impérialisme étranger, tantôt contre la communauté internationale. Mais vous aurez noté que cette même communauté internationale, vilipendée avec une ardeur guerrière, est dans le même temps sollicitée avec empressement  pour « donner l’argent » nécessaire au financement des élections. Nous qui sommes Africains, nous savons que quand on insulte quelqu’un, on ne lui demande rien par la suite…..

 

Mais enfin…. L’essentiel pour nous est de continuer à nous préparer pour aller à des élections crédibles, dans un pays apaisé et sécurisé, et non  pas de nous laisser distraire par des rodomontades de matamore Vous savez comme moi qu’on ne répond jamais aux coups de pied de l’âne.

 

C’est pour cela que le MLPC, solidaire du CFC, réaffirme qu’elle prépare les élections de 2010 depuis le 12 juin 2005. Le MLPC prend acte du chronogramme publié et rappelle comme hier, que les préalables suivants doivent être achevées avant cette date :

 

-  La finalisation du Désarmement et de la Démobilisation des ex-rebelles avant le déclenchement des opérations de recensement électoral, condition sine qua non du retour de la paix et de la sécurité dans l’ensemble du pays, aussi bien pour les opérations électorales que pour les électeurs et les acteurs du processus.

 

Que le pouvoir arrête de nous parler d’argent, car les 8 milliards de francs CFA que le CEMAC et la BEAC ont débloqué au profit de notre pays depuis le premier semestre 2009 et qu’on nous a assuré qu’ils ont été logés dans un compte à la BEAC doivent servir à cette fin ;

 

- La prise en charge des problèmes sécuritaires créés par la LRA dans le Haut-Mbomou, le Mbomou et la Haute-Kotto afin que nos compatriotes de cette partie de notre pays puissent accomplir leur devoir civique dans la paix et la sécurité ;

 

- l’annulation du décret portant modification du découpage électoral et la signature d’un décret redécoupant les circonscriptions électorales conformément aux prescriptions du code électoral ;

 

- la recomposition de certains comités locaux et d’ambassade de la Commission Electorale Indépendante, conformément au Code électoral et en tenant compte des recommandations du rapport du comité de suivi du Dialogue Politique Iinclusif ;

 

Nous devons reconnaissance et remerciement à toutes les bonnes volontés qui, de près ou de loin, ont œuvré pour que le recensement électoral soit retenu en lieu et place de cette hasardeuse opération de révision des listes, que la population a largement boycottée.

 

Enfin et c’est très important de le souligner, les élections ce n’est pas la guerre. Les élections ne doivent pas être l’occasion pour le pouvoir et ses thuriféraires de décrédibiliser notre pays par des attitudes et des comportements staliniens et anti-démocratiques. Cette frilosité vindicative et ses troubles de comportement social et politique trahissent un manque de sérénité qui relève de la psychanalyse. J’appelle très solennellement et très respectueusement le Président de la République à se souvenir de son serment du 11 juin 2005. Je l’appelle à se souvenir qu’il a juré d’être le Président de tous les centrafricains sans exception jusqu’à la fin de son mandat. Par conséquent, il leur doit protection et surtout il doit les respecter, s’il veut être respecté en retour. Lorsque lui-même et ses porte-flambeaux passent le plus clair de leur temps à insulter, invectiver, menacer, intimider, embastiller et brimer une catégorie bien précise de ses propres concitoyens, vers qui ceux-là doivent ils se tourner ? Vers qui doivent-ils aller pour se faire reconnaître leurs droits ?

 

On nous a parlé en 2005 de code de bonne conduite. La bonne conduite n’est –elle pas et ne doit elle pas être un état d’esprit dans une République ? Et l’exemple ne doit –il pas venir d’en haut ?

J’espère que cet appel solennel sera entendu, pour que nul ne dise demain, je ne savais pas.

 

 

2- Sur le plan économique

 

Comme en juin 2009, je ne vois pas ce que je dois vous apprendre sur l’économie de notre pays, vous qui en majorité venez de l’intérieur de notre pays  et qui en vivez quotidiennement les réalités.

 

-Que dois-je apprendre aux artisans miniers, aux collecteurs de diamant et d’or, ainsi qu’aux aux bureaux d’achat ? Cela fait que trois ans maintenant que cette filière s’est effondrée dans les régions productrices et que la famine y sévit. Carnot, Berberati, Nola, Gadzi, Boda, ces villes symboles du diamant centrafricain, sont devenus des villes fantômes. Qui aurait pu s’imaginer il ya à peine trois ans qu’il fallait faire à l’appel à l’aide internationale pour sauver des enfants de Carnot et de Berbérati ? Vous savez tous que cette situation est directement née de fausses bonnes décisions. Le MLPC prend ici et aujourd’hui l’engagement solennel que si le peuple lui fait confiance lors des scrutins à venir, il reviendra sur ces décisions scélérates.

 

- Que dois-je apprendre aux transporteurs routiers, victimes de multiples barrières qui jonchent nos routes et empêchent la fluidité de la circulation des personnes et des biens ? Surtout lorsque nous savons que ces barrières où il faut systématiquement se plier à des « formalités » sonnantes et trébuchantes,  viennent encore d’être renforcées? Tous les transporteurs ont fui le pays ou ont mis sur cale leurs véhicules en attendant des jours meilleurs. Nous les aiderons le moment venu à reprendre leurs activités d’avant, dans un environnement civilisé ;

 

- Que dois-je apprendre aux commerçants, grands et petits, aux opérateurs économiques, aux investisseurs, soumis aux rackets, aux intimidations et à l’insécurité ? Nous créerons le moment venu à tous ceux qui ont déjà investi dans ce pays ou qui souhaitent y venir ou encore revenir un cadre approprié pour leur prospérité et celle du pays ;

 

- Que dois-je apprendre aux cotonculteurs, au caféiculteurs et aux tabaculteurs qu’on abreuve de promesses sans lendemain? Cela fait sept ans que ce pouvoir est en place, et ils n’ont pas réussi à réhabiliter une seule usine d’égrenage de coton, et encore moins à créer une vraie société cotonnière. Après sept ans de pouvoir, le pays ne produit toujours pas plus de 5000 tonnes de coton, alors que nous en produisions 30 000 tonnes en moyenne annuelle sous le régime MLPC. La filière café est, dans les faits, abandonnée : dans quel pays au monde le gouvernement fixe le prix du café à 160 francs CFA le kilo et les acheteurs proposent impunément 60 francs CFA ou rien aux planteurs ?

 

Que deviennent les promesses du pouvoir de relance de la tabaculture faite aux paysans de Gamboula et Abba ?

 

- Où sont les 100 kms de route bitumée par an ? Vous vous souvenez comme moi que lors de la campagne électorale 2005 on nous promettait 100 kms de route bitumée par an. Vous les avez vues ?

 

- Où est la cité lumière KNK sur l’Ile Bongossoua, appelée aussi Ile des Singes avec ses 320 milliards CFA d’investissements par les princes du golfe ?

 

- Que dois-je apprendre aux salariés et aux retraités ? Maintenant, on leur dit que le principe de la continuité de l’Etat n’est plus valable, et qu’ils doivent voter MLPC s’ils veulent voir leurs arriérés de salaires d’avant 2003 apurés. Alors je les invite à respecter scrupuleusement cette consigne du Père de la Nation et à voter massivement pour le MLPC.

 

Camarades militantes et militants

 

Ces derniers temps, vous l’avez observé, les libertés individuelles et collectives telles que la liberté d’aller et de venir pour tous les citoyens, la présomption d’innocence qui est un principe universel de droit, ainsi que la séparation des pouvoirs consacrés par notre constitution, sont gravement menacés par celui-là même qui a solennellement prêté serment de les respecter. A titre personnel, le 8 mai dernier, j’ai été arbitrairement empêché de sortir du pays. Peu de temps après ce sera l’ancien Ministre d’Etat Cyriaque Gonda, allié pourtant du pouvoir. Depuis jeudi dernier, c’est Nicolas TIANGAYE, ancien Président du Conseil National de Transition dont le passeport a été confisqué et déposé chez le procureur. Aux dernières nouvelles, il lui est demandé  de produire le texte de loi qui l’autorise à détenir un passeport diplomatique. J’espère que la même question est posée à ces nombreux étrangers qui détiennent à ce jour le passeport diplomatique centrafricain de par le monde.

 

Depuis quelques jours, entre deux cérémonies de distribution de viande de bœufs à ces compatriotes dont on espère qu’ils s’en souviendront lors des scrutins à venir, c’est maintenant les avocats qui sont traités de terroristes, après que les magistrats aient été traités tout simplement de brigands. Tout cela a commencé, vous vous en souvenez, par les hauts magistrats de la Cour constitutionnelle qui avaient eu droit à une escouade armée pour leur interdire pendant plusieurs mois l’accès à leurs bureaux, parce qu’ils avaient pris une décision de justice qui a déplu au prince.

 

Le MLPC réaffirme, par ma voix, sa ferme condamnation de toutes ces dérives autoritaires qui nous ramènent à des souvenirs que nous croyions à jamais oubliés. Le MLPC, né en 1979 pour lutter contre cette  dictature que beaucoup de princes d’aujourd’hui avaient servilement servi, et s’en accommodaient sans états d’âme, appelle le peuple à rester vigilants pour faire le bon choix le moment venu, car  la démocratie est d’abord un état d’esprit et la liberté ne se divise pas.

 

C’est sur ces mots que je déclare ouverts les travaux de la session extraordinaire de notre Conseil Politique National, de juin 2010

 

Je vous remercie. 

  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 00:39

 

 

avocats centrafricains

 

 

La descente de Bozizé au parquet du tribunal de grande instance de Bangui jeudi dernier pour ordonner l''arrestation du Bâtonnier de l'Ordre des avocats et Jean Daniel Dengou gérant d'ADMN et vice président du Conseil Economique et Social a entraîné une vive réaction des avocats du barreau de centrafrique qui ont manifesté, fait un sit-in suivi d'une grève des audiences. Ils viennent d'adresser au hors la loi Bozizé qui se prend pour un président de la République, le mémorandum que nous publions ci-dessous dans lequel ils enfoncent le clou en mettant clairement les points sur les i et dénoncent le comportement totalement illégal et inqualifiable de ce prétendu président de la République qui confond République avec jungle. Et dire que le porte parole du gouvernement s'est permis dans son communiqué de le "féliciter" pour son "pragmatisme" et sa "sagacité"! Dans quel pays se croient-ils ? On attend avec une grande impatience la réaction de Bozizé à la mise au point d'une grande clarté que les hommes de lois viennent de lui adresser.

 

La Rédaction C.A.P

 

 

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MEMORANDUM DES AVOCATS AU BARREAU DE CENTRAFRIQUE

 

A LA TRES HAUTE ATTENTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CHEF DE L’ETAT

 

Très préoccupé par les récents évènements, l’Ordre des Avocats au Barreau  de Centrafrique a l’insigne honneur d’adresser le présent Mémorandum à Son Excellence Monsieur le Président de la République Centrafricaine Chef de l'Etat, afin de rappeler les circonstances de l'affaire BANGUI 2000, que certains tiennent absolument, sans raison fondée, à rattacher à l'incendie du Supermarché RAYAN que nous déplorons tous, et souligner à sa haute attention les très graves violations de la Constitution et du Code de procédure pénale centrafricain entachant les poursuites actuellement engagées contre plus d’une vingtaine de compatriotes, inquiétés ou privés injustement de leur liberté et illégalement transférés à la prison de Bossembélé.

En effet, suite à l’incendie qui s’est déclaré au Supermarché RAYAN dans la nuit du mercredi 09 juin 2010 et qui a complètement détruit cette importante unité économique, l’Ordre des Avocats a appris avec stupéfaction que Monsieur le Président de la Répub1ique, Chef de l’Etat, s'est personnellement rendu au Parquet de la République le jeudi 10 juin 2010 dans la matinée, alors que l'incendie n'était même pas encore maîtrisé, que l’enquête sur les circonstances de l’incendie n’avait pas encore été ouverte, qu'aucune plainte n'avait été déposée ni une procédure judiciaire engagée pour lui intimer l'ordre d'arrêter sans délai Maître BALEMBY Symphorien, Bâtonnier de l'Ordre des Avocats et Monsieur Jean­Daniel DENGOU, Administrateur de la Société ADMN System, Premier Vice - Président du Conseil Economique et Social, désignés « auteurs » du sinistre et leurs « complices ».

Cette accusation trouve son fondement uniquement dans le fait que des procédures ont opposé devant les juridictions centrafricaines la société SODIPHAC et Monsieur René KOFFI BONDOMBOSSOU,  clients de Maître Symphorien BALEMBY, à Monsieur EL AKHRASS ALI, propriétaire du Supermarché RAYAN, concernant la propriété de l’immeuble BANGUI 2000.  

L’Ordre des Avocats a relevé de multiples  irrégularités, de l’examen de quelques pièces de la procédure de saisie immobilière portant sur l’immeuble BANGUI 2000 (pièces 1 à 5).

Il y a lieu de rappeler que suite à l'avènement du 15 mars 2003, des poursuites ont été engagées en Justice contre l'ex - Président Ange Félix PATASSE et ses collaborateurs, pour crimes de sang et crimes économiques.

Dans le cadre de cette procédure, l’immeuble BANGUI 2000 a été placé sous main de Justice par ordonnance du Doyen des Juges d’instruction au Tribunal de Grande Instance de Bangui rendue en date du 26 décembre 2003.

En exécution de cette ordonnance, l’immeuble BANGUI 2000 était .sous la garde de Monsieur le Procureur de la République, lequel avait même ouvert un compte séquestre aux fins d'y loger tous les loyers échus et à échoir dudit immeuble.

Cette ordonnance du Doyen des juges d'instruction n'a pas été à ce jour rétractée ni infirmée, et le pénal tenant le civil en l’état, on ne peut comprendre que l'immeuble BANGUI 2000 ait pu être soustrait des mains du Procureur de la République pour être vendu en justice

Par ailleurs, la procédure de saisie immobilière ayant conduit à l'adjudication se révèle elle - même entachée de multiples vices tant de forme que de fond.

Il est important de préciser que le 19 mai 2010, l’Ordre des Avocats était désagréablement surpris de l'expulsion intempestive et délibérée de Monsieur le Bâtonnier de l’immeuble BANGUI 2000 où sont logés son cabinet et le siège provisoire du Conseil de l’Ordre sous la conduite du Parquet de Bangui, et sur instructions du Parquet Général près la Cour d’Appel, sous prétexte de mettre en exécution d’une décision de Justice.

Ce climat délétère avait conduit naturellement l'Ordre des Avocats à décider du boycott des audiences pendant deux semaines, suivi de la tenue d’une Assemblée générale le 02 juin 2010, à l'issue de laquelle il était décidé de suspendre le débrayage et de prendre les dispositions pour l’enlèvement des effets du Bâtonnier restés dans les couloirs de l’immeuble BANGUI 2000, Il était également décidé d'engager les pourparlers avec la Chancellerie sur le respect dû au Barreau de Centrafrique, une institution légalement établie.

Par la suite, le Bâtonnier, a quitté les lieux et a installé son cabinet dans un autre immeuble au centre -ville.

Quant à la procédure entre les parties elle !leste pendante devant les Juridictions. L’Inspection des Services Judiciaires est en outre saisie de l'affaire.

C'est dans ce contexte que le 10 juin 2010 à la suite de l'incendie qui s’est déclaré au Supermarché RAYAN, Votre Excellence après s'être rendu sur les lieux du sinistre, a fait une descente inopinée au Palais de Justice de Bangui, pour donner des instructions au Procureur de la République afin de procéder à l’arrestation de tous suspects, notamment de Monsieur le Bâtonnier de l'Ordre des Avocats, en se fondant sur le contentieux immobilier ci-dessus évoqué.

De tout cet exposé, 1’Ordre des Avocats :

-          Relève et déplore le dysfonctionnement de la Justice, qui est à l’origine de multiples violations de la loi, plus précisément celle sur la Profession d’Avocat garantissant l’inviolabilité des cabinets et domiciles des Avocats ;

-          dénonce l’influence de la plus haute Autorité du Pays sur la procédure, qui devait être préalablement ouverte avant toute arrestation, violant ainsi le principe constitutionnel de la présomption d'innocence;

-          fait observer que le transfert des personnes arrêtées à Bossembélé est contraire à la loi ; de surcroît, un tel transfert vise de manière inélégante, à faire échec aux dispositions du nouveau Code de Procédure pénale, prévoyant que les personnes privées de leur liberté doivent, dès leur placement en garde à vue, se faire assister d’un Avocat ;

En  conséquence, l'Ordre des Avocats demande très respectueusement à Votre Excellence que soient ordonnées :

A) - La libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées, entre temps détenues à la SRI et à la DSPJ, transférées depuis, le 12 février 2010 à la prison de Bossembélé, et leur retour à Bangui;

B) - La cessation des menaces d'arrestation du Bâtonnier Symphorien BALEMBY, ne reposant sur aucun élément de fait sérieux;

C) - La garantie de sécurité et de liberté pour tous les Avocats;

D) - La garantie de sécurité juridique pour tous les Centrafricains ;

E) - La mise en place d’une Commission mixte indépendante et internationale pour déterminer les circonstances de l’incendie du Super marché RAYAN.

Et, ce sera Justice ...

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, l'expression de la très haute et respectueuse considération des Avocats de Centrafrique.

 

Fait à Bangui, le 15 juin 20l0

Pour l’Ordre des Avocats du Barreau de Centrafrique

Maître POCK-POMBA

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 18:13

 

 

avocats centrafricains

 

Kabongo, Ai Bangui 18 Juin 2010 Africa Info (Douala)

 

Ai-Rca — Selon un communiqué gouvernemental parvenu au desk central de l'Agence Ai, le Ministre de l'Agriculture, assurant l'intérim du Ministre de la Communication et porte parole du gouvernement a fait une mise au point sur la décision du barreau centrafricain de boycotter les audiences et sur le non respect des règles de sécurité et de la sûreté aéroportuaires.

Suite à un incendie survenu le 9 juin dernier et qui a ravagé le super Marché Rayan, les voix des hommes en noir se sont fait entendre sur les médias national et étranger pour reprocher une certaine immixtion de l'exécutif dans le «judiciaire».

Selon ce communiqué, ils fustigent le gouvernement sur de prétendues tracasseries que subiraient certains leaders de partis politiques d'opposition lors de leur départ et arrivée à l'aéroport Bangui M'poko.

Pour le porte-parole du gouvernement, l'incendie du super marché Rayan n'est autre qu'un crime pour le peuple centrafricain, un acte de barbarie ; un acte de terrorisme comparable à ce qui s'est passé le 11 septembre 2001 à New York. «Par cet acte le pays est attaqué de l'intérieur et le président garant de l'unité nationale, de la paix et de l'intégrité national ; est celui là qui doit ordonner des arrestations aux fins d'une enquête et c'est ce qu'il a fait.

Le gouvernement se félicite du pragmatisme et de la sagacité du chef de l'Etat dans la recherche de la vérité en vue d'attraper où qu'ils se trouvent ces terroristes et leurs complices» a indiqué ce communiqué.

S'agissant des tracasseries à l'aéroport, certaines personnalités politiques centrafricaines à l'aller comme au retour de leur voyage confient leur passeport diplomatique à des intrus pour des formalités et des contrôles de police. D'autres montent dans l'avion sans passer par le contrôle de la police. D'autres enfin rentrent directement à la maison dès leur débarquement sans se faire contrôler et récupèrent leur passeport chez eux par les soins de leur petit camarade. Pourtant selon la règle, «Il est fait interdiction à tout voyageur titulaire d'un passeport ou d'un laissez-passer de confier son document d'identification et de voyage à un intrus pour effectuer les formalités de police en lieu et place du voyageur au départ comme à l'arrivée». Du coup, il apparaît qu'il y a deux poids deux mesures dans l'application de cette disposition selon que l'on est proche du pouvoir ou dans l'opposition. Les avocats exigent par conséquent, une stricte application de la réglementation en vigueur.

A ce sujet, des personnes viennent d'être placées en garde-à-vue pour être auditionnées suite à l'enquête ouverte par le parquet de Bangui juste après l'incendie du Super Marché Rayan. Cette enquête suit encore son cours.

 

NDLR : Le gouvernement centrafricain et son porte parole se couvrent de ridicule chaque fois qu'il est obligé de défendre les actes indéfendables du pouvoir dictatorial de Bozizé. Ils prennent les vessies pour des lanternes. Quand le hors la loi de Bozizé qui se prend pour un président de la République se rend au parquet du tribunal de grande instance pour ordonner l'arrestation de citoyens dont le bâtonnier des avocats, comment peut sans rire prendre une telle confusion des genres et un tel affront pour de la sagacité et du pragmatisme. C'est une évidente provocation et de l'imposture d'une extrême gravité. De même, comparer l'incendie du supermaché d'un Libanais connu pour être un des plus grands corrupteurs des dignitaires actuels du pouvoir de Bangui, à commencer par Bozizé tout en étant un des financiers du KNK, aux attentats du 11 septembre à New York est totalement indécent et déplacé. C'est manquer du respect pour la mémoire de presque 3000 morts des deux tours jumelles. Il n'y a pas de mots assez forts pour condamner un tel outrage et une aussi insupportable indécence.  

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:59

 

 

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Pour Bigeard la torture en Algérie était un « mal nécessaire»

Publié le 18/06/2010 à 13:48 AFP

Ancien deuxième classe devenu général, secrétaire d'Etat et député, Marcel Bigeard, mort à 94 ans vendredi, jour anniversaire de l'appel de de Gaulle, était l'une des figures les plus populaires de l'armée française.

"La disparition de ce très grand soldat résonne avec une force particulière au moment où la France célèbre l'appel du 18 juin", a déclaré le président Nicolas Sarkozy à propos de ce "chef charismatique, admiré de ses hommes", qui "incarnait la figure héroïque du combattant".

Sorti du rang, ce parachutiste avait gagné ses galons au feu, à la manière d'un maréchal d'Empire, dont il avait le franc-parler et la verdeur de langage, justifiant la torture en Algérie comme un "mal nécessaire".

Héros de la Résistance, puis des guerres coloniales, son nom reste attaché à la bataille de Dien Bien Phu qui sonna le glas de la présence française en Indochine.

Commandant du 6ème bataillon de parachutistes coloniaux, le lieutenant-colonel Bigeard avait été parachuté deux fois sur Dien Bien Phu, encerclé par le Viet-Minh, où il avait résisté jusqu'à la chute du camp retranché, le 7 mai 1954.

Fils d'un aiguilleur des chemins de fer né à Toul (Meurthe-et-Moselle), il est employé de banque quand il est rappelé comme caporal-chef en 1939 sur la ligne Maginot.

Il s'engage dans les corps francs durant la "Drôle de guerre". Blessé, cité, il est fait prisonnier en juin 1940. A sa seconde tentative, il s'évade de son stalag et rejoint l'infanterie coloniale au Sénégal.

Parachuté dans l'Ariège en juillet 1944, il en coiffe les maquis et libère Foix, puis participe à tous les combats pour la Libération.

Prisonnier six mois du Viet-Minh après Dien Bien Phu, dans de dures conditions, il rentre en France en 1955.

Lors du conflit algérien, deux fois grièvement blessé, "Bruno" - son indicatif radio sur le terrain -, commande le 3ème régiment de parachutistes coloniaux.

Sous les ordres du général Massu, il participe à la bataille d'Alger en 1957, à un "travail de flics", comme il l'écrit, où "nos méthodes s'avèrent aussi efficaces en ville que dans le bled". Le recours à la torture est dénoncé par les opposants à la "sale guerre".

Commandant d'un centre d'entraînement à la guerre subversive à Philippeville, il ne sera pas mêlé aux événements d'Alger. Muté en France, il revient à Saïda et, pour s'être montré compréhensif à l'égard des "insurgés " des barricades en janvier 1960, il est rappelé en métropole.

En juillet 1960, alors Lieutenant-colonel Bigeard a été nommé Commandant du 6ème Régiment de la République Centrafricaine à Bouar, ou il va séjourner jusqu'au le mois de janvier 1963. Peu avant sont départ il a été décoré commandeur de l'Ordre du Mérite Centrafricain de mains du Président Dacko.

Promu général de corps d'armée en décembre 1973, il commande la 4ème région militaire de Bordeaux lorsque Valéry Giscard d'Estaing le nomme, en janvier 1975, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense.

Mais il démissionne six mois plus tard, après des propos virulents sur le malaise de l'armée et l'insuffisance de son budget.

Député de Meurthe-et-Moselle (1978-1988), Bigeard préside la commission de la Défense de l'Assemblée (1978-1981).

Adversaire résolu des socialistes - "s'ils sont la rose, je suis leur épine" - Bigeard se qualifiait fin des années 80 de "vieux con glorieux".

Il laisse une quinzaine d'ouvrages, dont "Pour une parcelle de gloire", "Ma guerre d'Algérie".

Cet homme de fidélité avait souhaité la dispersion de ses cendres sur Dien Bien Phu afin de "rejoindre ses camarades tombés au combat".

Au cours de l'été 1994, le vieux baroudeur était revenu pour la première fois sur le site de la terrible bataille. La voix brisée par l'émotion, il avait murmuré: "A bientôt".

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:37

 

 

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Le département d’Etat américain suit attentivement la situation politique en Centrafrique. En voici la preuve.

Le 10 juin, Richard R. Verma, Assistant Secretary of Legislative Affairs au département d’Etat américain, a répondu par une longue missive sur la situation en République centrafricaine, à la congressiste démocrate du Nevada, Shelley Berkley. Cette dernière avait adressé le 3 mai une lettre à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, lui demandant de se pencher sur le dossier de la Centrafrique, « un Etat failli où se pratiquent des détentions arbitraires, des actes de torture et des assassinats extra-judiciaires » (LC n°589).

Après s’être félicité du travail de l’ambassade américaine à Bangui pour que l’élection présidentielle soit reportée afin d’être crédible, Richard Verma, ancien avocat-associé au cabinet Steptoe &Jonhson, a souligné le rôle du programme du NDI (National Democratic Institute) auprès de la commission électorale indépendante et du Mercy Corps dans la société civile centrafricaine. Pour Washington, « si le processus électoral n’est pas crédible, c’est la situation dans toute la région qui pourrait en être affectée ». Comprenez : au Soudan compliqué…

Enfin, il faut savoir qu’un autre sénateur démocrate, Richard Shelby (Alabama), est en relation directe avec le pétrolier américain Jack J. Grynberg. Le patron du groupe RSM Production Corp. est toujours en arbitrage avec l’Etat centrafricain devant le CIRDI (Centre International de règlement des différends relatifs à l’investissement) pour le contrôle du bloc pétrolier A (55 000 km2), qui lui avait été attribué en 1999 sous le régime de Ange Félix Patassé. Ce périmètre serait le prolongement des gisements exploités par la compagnie ExxonMobil au Tchad. Grynberg considère qu’il n’a jamais pu effectuer les travaux d’exploration prévus compte tenu de la situation d’insécurité qui règne au nord du pays. A suivre…

Source : LC n° 590 du 17 juin 2010

 

NDLR : La congressiste démocrate du Nevada, Mme Shelley Berkley doit être plus atterrée si elle apprenait que depuis sa missive à Mme Hillary Clinton, Bozizé a fait pire que ce pour lequel elle a écrit à la Secrétaire d’Etat américaine. Il s’est rendu il y a quelques jours au parquet du tribunal de grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation du bâtonnier de l’ordre des avocats centrafricains, lequel est obligé actuellement de se cacher dans la ville, déclenchant l’indignation et la condamnation générales des organisations de défense des droits de l’homme et des avocats du barreau centrafricain ainsi que de la FIDH.

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:27

 

 

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Jeune Afrique 17/06/2010 à 10h:02 Par Tshitenge Lubabu M. K

Marquée par le passage de son fondateur - et éphémère président -, Barthélemy Boganda, référence de tous ses successeurs, la République centrafricaine dresse un bilan douloureux de ses cinquante années de souveraineté. Parmi les plus pauvres au monde, traumatisé par une série de coups d'État à  répétition et sous la férule de pouvoirs liberticides, le pays a cependant amorcé une réconciliation nationale avec les groupes rebelles en 2008 pour mettre fin à  la guerre civile. Saura-t-il capitaliser ces acquis pour entrer dans une ère de stabilité et de démocratie ? Le report de l'élection présidentielle et la persistance des mouvements de rébellion, qui terrorisent la population, montrent que le chemin est encore long.

« Barthélemy Boganda.» Tous les Centrafricains scandaient son nom depuis que cet ancien abbé était entré en politique en 1950. Symbole de la lutte anticoloniale, il représentait l'espoir des temps nouveaux, la colonisation ayant été particulièrement dure en Oubangui-Chari. Fondateur du Mouvement de l'évolution sociale de l'Afrique noire (Mesan), président du gouvernement de la République centrafricaine proclamée le 1er décembre 1958 dans le cadre de l'autonomie interne, il meurt dans un accident d'avion le 29 mars 1959. Les Centrafricains y voient la main des services secrets français.

Son neveu David Dacko profite de ce lien familial et du soutien des Français de Bangui pour évincer le Premier ministre Abel Goumba, dauphin naturel, et prendre la présidence du gouvernement. En mai 1960, le Mesan éclate : les dissidents créent le Mouvement d'évolution démocratique de l'Afrique centrale (Medac), que dirige Goumba. Le 13 août 1960, jour de la proclamation de l'indépendance, Dacko, 32 ans, à la tête du Mesan depuis juillet, est le premier président de la République centrafricaine.

Pendant cinq ans, il tente en vain de se faire accepter comme le fils spirituel de Boganda. Pour l'opinion, il n'est qu'un béni-oui-oui au service des Français. Dacko est tenté par le pouvoir personnel. En novembre 1960, il demande les pleins pouvoirs à l'Assemblée nationale. Et fait voter des lois liberticides qui rappellent les heures sombres de l'époque coloniale, celles du zèle de l'administration et des brimades des agents des compagnies concessionnaires. Il dissout le Medac et fait arrêter Goumba. Deux ans plus tard, le Mesan devient le seul parti autorisé. Toutes ces actions nuisent à l'image de Dacko, de plus en plus impopulaire. Même son bilan économique, plutôt positif, ne suffit pas. Seul candidat à la présidentielle de janvier 1964, il est renversé le 31décembre 1965 par le colonel Jean-Bedel Bokassa, chef de l'armée.

Gestion théâtrale du pouvoir

De l'ethnie ngbaka, à laquelle appartenait aussi Boganda, Bokassa se présente comme un héritier spirituel de ce dernier. Mais aussi comme l'homme à  poigne dont le pays a besoin, le véritable chef qui va mettre fin au désordre de l'ère Dacko. Les Centrafricains acceptent l'offre, Bokassa correspondant bien à l'image du vrai chef dans l'imaginaire collectif.

Ses quatorze années de règne seront un long cauchemar. Gestion théâtrale et baroque du pouvoir; violence spectaculaire pour marquer les esprits; « patrimonialisation » et clientélisme à outrance, en particulier au profit de son ethnie, telles sont les principales caractéristiques de la méthode Bokassa. Il veut disposer de toutes les ressources du pays, afin de demeurer le seul ordonnateur, l'unique bienfaiteur, le papa des Centrafricains. Abandonnant l'arrière-pays à son triste sort, il se concentre sur Bangui et son palais de Berengo, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, où il construit quelques infrastructures. Le contrôle du pays passe par un vaste réseau d'informateurs, issus de tous les milieux, dont les femmes du Mesan et les vendeuses du marché central de Bangui. Tous se surveillent et se dénoncent mutuellement. Dans sa violence spectaculaire, le maréchal, puis le président à vie, et enfin l'empereur élimine l'un après l'autre ses adversaires, participe aux interrogatoires et aux séances de torture. Ceux qui travaillent avec lui encaissent des humiliations permanentes.

Avec la France, les rapports varient selon les saisons et les circonstances. Surtout avec son « parent » Valéry Giscard d'Estaing, à qui il a offert des diamants. Pour faire chanter Paris, Bokassa, comme plus tard certains de ses successeurs, dont André Kolingba, se jette dans les bras de Mouammar Kaddafi, l'ennemi juré des Français. Il se convertit même à l'islam. Pour ne pas perdre le Tchad, l'enjeu principal, la France est obligée de se montrer plus conciliante envers la Centrafrique, qui sert à la fois de tampon et de base arrière. Paris va jusqu'à financer le couronnement de Bokassa en 1977.

Mais de janvier à avril 1979, Bangui est le théâtre de manifestations d'élèves et d'étudiants réprimées dans le sang. Les adversaires de Bokassa l'accusent d'avoir participé personnellement aux tueries. Amnesty International s'en mêle. Une commission d'enquête arrive à Bangui. Le complot commence lorsque Dacko, devenu conseiller de l'empereur depuis sa sortie de prison, ainsi que le Premier ministre Henri Madou sollicitent l'aide de la France pour prendre le pouvoir. L'Elysée est d'accord. Dacko, en mission à Paris, passe par N'Djamena, où l'attend l'équipe de l'opération Barracuda, destinée à le remettre au pouvoir. Le 20 septembre, profitant d'un voyage de Bokassa en Libye, les Français débarquent à Bangui avec Dacko, qui reprend le pouvoir sans coup férir.

Réconciliation

Comme en 1960, David Dacko, entouré de conseillers français, essaie de réinstaurer le parti unique pour un pouvoir personnel. Il ravive ainsi des tensions auprès d'hommes politiques qui, faute d'idéologie, jouent la carte ethnique. Contraint et forcé, il finit par accepter le multipartisme. Le 15 mars 1981, il remporte l'élection présidentielle au premier tour. Mais les manifestations violentes qui secouent Bangui six jours plus tard compliquent sa tâche.

Le 1er septembre, le général André Kolingba le renverse. Pendant une décennie de pouvoir personnel (sans la violence de Bokassa), il pratique aussi le clientélisme, le favoritisme envers les siens. S'il privilégie la construction d'infrastructures dans sa région d'origine en délaissant celles datant du temps de Bokassa à Berengo et dans la Lobaye, il n'oublie pas pour autant les autres provinces. D'autre part, il poursuit la remise en état du réseau routier, ce qui profite à la production agricole, en particulier à celle du coton. En combattant la contrebande du diamant, Kolingba contribue à l'augmentation des recettes douanières du pays. Il instaure même un impôt de solidarité nationale et organise, en novembre 1986, le procès de Bokassa, revenu au pays en octobre. L'ex-empereur sera condamné à mort puis gracié. Le général Kolingba revient au multipartisme au début des années 1990. En 1993, battu à l'élection présidentielle par Ange-Félix Patassé, ancien Premier ministre de Bokassa, il accepte le verdict des urnes. Mais Patassé, bien que réélu en 1999, n'arrive pas à diriger le pays d'une façon apaisée. Les tentatives de putsch se succèdent : celle de Kolingba en 2001, puis celle du général François Bozizé, un ancien allié de Patassé, l'année suivante.

Patassé est sauvé par les forces libyennes et les hommes du Congolais Jean-Pierre Bemba. Le pays entre dans un cycle de mutineries et de rébellions. Finalement, en 2003, Bozizé, soutenu par N'Djamena et Kinshasa, atteint son but et chasse Patassé du pouvoir. Il sera élu président en 2005. Mais le pays peine toujours à trouver ses marques, malgré le dialogue national, fin 2008, qui a scellé, en principe, la réconciliation.

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:24

 

 

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Une exposition à « l’Espace Faubourg »-appartement privé - 70 Rue du Fbg St-Honoré, 75008 PARIS – 2e étage à Paris, montre au travers de deux peintres Centrafricains et d’un autre Camerounais, trois phases d’évolution de la peinture contemporaine en Afrique centrale : une évolution de la figuration narrative justifiant le rôle social de l’artiste (Wambeti…) vers un imaginaire surréaliste en propre, exprimant ses propres fantasmes ; Mais aussi le géométrisme de Fadiwa, (jeune Centrafricaine vivant à Paris depuis peu ) qui s’est libérée de toute « autorisation » ou « justification » pour mettre sur sa toile une débauche de couleurs et de formes significatives de ses seuls désirs.

Ken’s artiste peintre vivant au Cameroun, exprime quant à lui, cette période où Pascal Kenfack, après les indépendances, artiste et universitaire revenu au pays dans les années 80, a « transposé » une méthode d’enseignement artistique identitaire. Ken’s qui a été son élève, a transcendé cette démarche très rigoureuse en utilisant l’imagerie des tissages de perles traditionnels de l’Ouest Cameroun ( pointillisme)  pour jouer en toute liberté avec les couleurs rejoignant par là cette même modernité qui font le charme des œuvres exposées …

 

FADIWA

 

Fadiwa a 25 ans et c’est l’une des rares Centrafricaines à s’adonner à la peinture.

De son vrai nom Fadimatou Bello Mamadou, épouse Wattel, elle est née, en 1984, dans une famille Peule, à Berberati (République centrafricaine). Elle y a vécu toute sa jeunesse au milieu de ses nombreux frères et soeurs, dans une ambiance pieuse et traditionnelle en y suivant l’école coranique. En 2004, elle fréquente l’Alliance française de Bangui où elle se lie d’amitié avec des artistes locaux.

Elle y découvre en particulier la peinture de Dieudonné Wambeti, et c’est le coup de coeur. Elle se met à peindre et fait la connaissance, à la même époque de son futur mari qui l’encourage et l’initie à la peinture occidentale. Elle prend quelques cours avec Wambéti puis continue seule ses recherches.

Dans un premier temps Fadiwa peint surtout des figuresmasques très colorés. Puis son travail évolue vers des figures oniriques teintées de surréalisme. Sorciers, marabouts, esprits et êtres hybrides y croisent leurs formes abstraites aux couleurs vives. Fadiwa vit depuis 2006 en région parisienne.

 

Aujourd’hui mère, elle se dit « fière de compter parmi les rares artistes-femmes en RCA ».

« J’aimerais, ajoute-t-elle, que l’art tienne une place plus importante dans notre société et l’éducation de nos enfants »

 

Expositions :

 

• La Belle époque, Paris 12e - 2008

• Festival Les Afrikales, Médiathèque d’Alençon - 2009

• MJC Saint-Pierre, Maison de quartier rive droite à Auxerre - 2010

• Salle polyvalente École Pasteur à Tonnerre - 2010

 

 

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