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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:24

 

 

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Ai-Rca Jeudi, 05 Août 2010 19:23   - Le chef de la délégation de l’Union Européenne en Centrafrique Guy Samzun a été reçu en audience le 3 août au Palais de la Renaissance par le Président de la République, le Général François Bozize.

 

Selon une source bien introduite, l’entretien entre les deux personnalités était plus axé sur le processus électoral, le consensus politique, le chronogramme électoral, le Démobilisation Désarmement Réinsertion (DDR) et enfin le pôle de développement.

«On a passé en revue les différents dossiers encore d’actualité et surtout les élections », a confié le diplomate européen. Et de poursuivre : «j’ai confirmé au président Bozize, la volonté et la disponibilité de l’Union Européenne à financer le processus électoral en Centrafrique ».

A l’en croire, la seule condition est le consensus politique global autour de la date et du chronogramme qui doit s’exécuter de manière satisfaisante et sur la base d’un accord politique.

«En plus de ces questions d’actualités nous avons avec le chef de l’Etat fait le tour d’horizon des questions liées au programme du DDR et du pôle de développement, de la présence de la LRA et de la Minurcat», a expliqué Guy Samzun.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 23:48

 

 

Bozize KNK

 

Le 15 mars 2003 est une date qui restera longtemps dans les annales de La République Centrafricaine car ce jour là, la  boîte de pandore a été ouverte. Un général affairiste, incompétent, cupide et tribaliste, s’empare du pays à la faveur d’un coup d’état. Peu de temps après, il a multiplié les dérives: monopole du pouvoir pour son seul profit et celui de son clan ; éradication progressive de tout contrepouvoir ainsi que le pillage organisé et systématique des richesses nationales.

Comment peut-on simplement imaginer qu’un seul individu, aussi puissant soit-il, puisse mettre tout un pays et son peuple à genoux pendant de si longues années? Est-ce une fiction ou un cauchemar ou est-ce vraiment une réalité? 

Chacun de nous devrait aussi se demander pourquoi le général-président cumule t-il tant de postes et décide de tout ? Ses multiples responsabilités lui laissent-elles suffisamment le temps de se consacrer à la gouvernance de notre cher et beau pays ? Pourquoi transgresse-t-il à volonté les lois et la Constitution ?  Présentement, il est:

1. Le Chef  Suprême des Armées et son fils Francis, le Ministre Délégué auprès de son père, chargé de la Défense et des Anciens Combattants, en violation flagrante de la Constitution. Comme si cela ne suffisait pas, il fait ex nihilo de son fils un Colonel des FACA. Père et fils contrôlent désormais l’ensemble des forces armées. Ils ont poussé la prouesse jusqu’à à mettre toute une armée nationale à leur propre service. Que deviennent alors le pays et le peuple dans tout cela ? Que fait-on de la sécurité des biens et des personnes ; et du reste du territoire national aux mains des rebelles étrangers et centrafricains ? 

Les centrafricains meurent de faim. Le pays devient un paradis pour les  rebelles, et  il bascule sérieusement dans une misère et une violence sans fin. BOZIZE ignore complètement les appels à la réconciliation car il n’a pas besoin de l’arrière pays. Il lui suffit de confisquer l’aide extérieure reçue au nom de tous les Centrafricains ou de tendre la main de mendiant pour disposer de fonds suffisants pour s’acheter des armes et les consciences afin de se maintenir au pouvoir. Pendant que le clan du général s’affaire à dépouiller les Centrafricains de leurs richesses, les rebelles de la LRA venue d’Ouganda écument en toute quiétude notre pays. Si notre général aime son peuple et exprime le souci de le protéger comme il le dit si souvent, il devrait se rendre sur place pour, ne serait-ce que compatir avec les habitants de ces localités martyrisées. Ou même faire mieux : aller au front et repousser l’ennemi comme le fait souvent son courageux homologue tchadien. On finit par se demander à quoi sert-il d’être prétendument général d’armée, chef suprême des forces armées centrafricaines ?

 

 La stratégie père-fils est simple, protéger leurs arrières et assurer la pérennité de la famille BOZIZE. Ils doivent pour cela:

 

1. surveiller les éventuels éléments récalcitrants de l’armée.

2. contrôler le stock d’armes de nos forces armées pour s’en servir à leur profit, en cas de besoin.

3. intimider les rivaux politiques car les brillants ténébreux, géniteur et rejeton, peuvent mater les opposants pour d’obscures raisons et faire porter la responsabilité des bavures à l’armée régulière. Pour BOZIZE, le problème de sécurité est une affaire de famille : Francis BOZIZE à la défense, Franklin BOZIZE à l’aéroport comme responsable de la sécurité, Papy BOZIZE responsable de la police politique, la section de recherche et d’investigation (SRI), Giscard BOZIZE responsable de la sécurité à la présidence, celui qui filtre les visites ; Socrate BOZIZE Président du Conseil d’Administration (PCA) du centre d’émission des passeports biométriques.

Réussiront-ils vraiment à intimider les Centrafricains qui sont, plus que jamais, décidés à aller aux urnes ? L’avenir nous le dira !

On murmure déjà en haut lieu que les démarches sont en cours pour envoyer le rejeton à l’école de guerre en France. L’homme prépare tranquillement sa dynastie. Pauvre Centrafrique !

2°). Le Président BOZIZE est également Président du Conseil Supérieur de la magistrature. Il fait nommer uniquement des individus de son ethnie aux postes importants de la Cour Constitutionnelle, de la Cour d’Appel et de quasiment toutes les juridictions de l’appareil judiciaire. Inutile de parler du Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de Bangui, son homme de mains, conseiller juridique et véritable demi-Dieu, plus connu  comme affairiste qu’homme de loi. En un temps record, BOZIZE a réussi à vider cette honorable institution qu’est la magistrature  de notre pays de toute sa substance. Il a placé ses hommes partout et par reconnaissance, tout ce beau monde ne rend compte qu’à lui. Il s’est arrogé le pouvoir de modifier  la constitution sur mesure, de se servir de son Procureur de la République pour causer toutes sortes de tracasseries administratives aux citoyens centrafricains. Nous avons affaire à une véritable mafia.

Il n’existe plus en Centrafrique qu’une parodie de justice. Les atteintes au droit de l’homme sont particulièrement graves et régulières.  Les partis politiques de l’opposition  sont interdits d’accès aux médias d’Etat et sont privés de subventions en violation flagrante de la loi. Interdiction est faite aux opposants politiques de se réunir ou de quitter le pays. La confiscation des passeports par le Procureur de la République sur ordre de son supérieur le Président du Conseil Supérieur de la magistrature est devenue monnaie  courante. Le Président de la République endosse sa casquette  du Président du Conseil Supérieur de la magistrature et ordonne les arrestations et fait déporter systématiquement ses prisonniers à la prison spéciale de Bossembélé dite Guantanamo, sans procès. L’affaire de l’immeuble Bangui  2000 dont il est le vrai acquéreur, est un exemple éloquent des véritables objectifs que poursuit BOZIZE. Il ordonne l’arrestation du bâtonnier de l’ordre des Avocats et du 1er Vice président du Conseil Economique et Social et de leur famille. Heureusement que le second concerné a réussi à prendre le large pour gagner la France où il a demandé l’asile politique. Sa famille ainsi que celle du Bâtonnier continuent de faire toujours les frais de l’arbitraire et de la dictature de BOZIZE qui s’est ainsi lancé dans une partie de bras de fer avec les membres du barreau centrafricain dont on ne connaît pas encore qui en sortira vainqueur. 

Notre pays est devenu un pays voyou et son Président un vrai chef de bande. Il n’y a plus de séparation de pouvoir entre l’exécutif et le judiciaire.  Du jamais vu !

3. BOZIZE est aussi Président du comité de trésorerie. On dit de lui que son quotient intellectuel est inferieur à la moyenne et qu’il est dernier de sa promotion à l’Ecole Spéciale de Formation des officiers d’Active de Bouar, une académie militaire créée par l’ancien empereur Jean Bedel BOKASSA. Mais il est quand même capable de mettre en place un réseau d’hommes de main de confiance pour pomper les ressources publiques. L’homme ne connait rien des lois des finances. On souffle même qu’il est  nul en mathématiques et en comptabilité, de sorte qu’il ne sait pas combien d’argent a été détourné en cours de route. Ce qui l’intéresse vraiment se sont les sommes d’argent qui atterrissent frauduleusement dans ses comptes bien garnis à l’étranger. Comme il a pris l’habitude de le répéter à ses invités, « il ne veut plus arpenter le métro parisien les poches vides, (ndlr : situation qu’il a vécue avant son coup d’Etat) il veut être définitivement à l’abri du besoin pour le restant de ses jours ».

Soyons sérieux.  En tant que Président de la République et président du comité de trésorerie, BOZIZE se substitue au Ministre des Finances et au DG du Trésor à la fois, en violation de la Constitution. Il est Ordonnateur Principal et Comptable public. Il dirige donc les opérations financières et comptables résultant de l’exécution du budget ou des états de prévision de recettes  et de dépenses de l’Etat. 

Or les fonctions d’Ordonnateur et celles de Comptable public sont incompatibles. C’est ce que disent entre autres les textes qui régissent les finances du pays :

-Le Ministre des Finances est Ordonnateur principal de l’Etat à raison de l’exercice de ses attributions, ses responsabilités que prévoit la Constitution. Le comptable public est nommé par le Ministre des Finances ou avec son agrément.

-Les agents comptables sont soumis aux vérifications de l’inspection générale des finances et, éventuellement, des corps de contrôle compétents (Inspection Générale d’Etat, Cour des Comptes).

- Seuls  les comptables publics sont habilités à manier les fonds du Trésor. Les fonds de l’Etat doivent être déposés soit au Trésor, soit à la Banque Centrale (BEAC) ou dans les banques primaires.

- Toutes les dépenses de l’Etat doivent être prévues dans le budget et être conformes aux lois et règlements. Les conditions dans lesquelles certaines dépenses peuvent être payées sans avoir été prévues au budget ou aux actes modificatifs de celui-ci sont déjà fixées par la Loi et ne devraient pas être rappelées par une instruction présidentielle.

 La réalité est toute autre et les Institutions de Bretton Woods devraient être au courant des faits suivants :

Le pillage systématique des ressources publiques

Au diable la compatibilité et la constitution! N’est ce pas le même BOZIZE qui commande la cour constitutionnelle de la RCA et qui fait et défait les lois à volonté ?  

Son objectif étant, grâce au réseau d’hommes de main qu’il a mis en place aux ministères clés : des finances, des mines et des eaux et forêts etc…, de contrôler et d’organiser le pillage systématique des ressources de l’Etat.

Il s’arrange avec ses complices pour traficoter les chiffres afin de mettre la poudre aux yeux de la communauté internationale surtout les institutions de Bretton Woods. Il s’appuie également sur des instructions présidentielles confectionnées par lui-même pour ses interventions. Mais ce n’est qu’un rideau de fumée. Le système est mis en place pour vendre l’illusion qu’il y a une meilleure transparence budgétaire, un respect de l’orthodoxie financière, l’amélioration du recouvrement des recettes fiscales et douanières et enfin, la rationalisation de la chaîne des dépenses. Mais grattez un peu en profondeur et vous verrez les raisons pour lesquelles ce système a été justement mis en place : l’enrichissement personnel de lui-même et de son clan.

2. La violation fréquente de l’orthodoxie financière

Or :

- Seuls  les comptables publics sont habilités à manier les fonds du Trésor. Les fonds de l’Etat doivent être déposés soit au Trésor, soit à la Banque Centrale (BEAC) ou dans les banques primaires. La réalité est toute autre et nous ne savons pas si les Institutions de Bretton Woods sont au courant comme nous le démontre les cas suivants :

- Courant 2007, au temps fort de la grève des vacataires de l’Université de Bangui, le ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur de l’époque, avait plaidé lors du Conseil des ministres le paiement desdites vacations. Le Président de la République lui répond de voir cela avec le Ministre des Mines Sylvain NDOUTIGAI. De retour au bureau, le protocole lui annonce l’arrivée de son collègue qui est aussitôt introduit. Ses aides de camp déposent une mallette contenant 200 millions de FCFA. Ne voulant pas disposer des fonds sans décharge, le ministre de l’éducation a fait venir son contrôleur financier pour compter les sous avant d’en prendre possession. C’est dans ces conditions que les vacations ont été payées à l’époque. D’où proviennent ces fonds ? Pourquoi détient-t-il des fonds publics par devers lui ?

- L’Etat centrafricain a cédé à titre onéreux à la BEAC, la parcelle à côté de l’Assemblée Nationale  pour la construction du nouveau siège de la Direction Nationale. Le fruit de la transaction d’une valeur de 1,2 milliard FCFA en pièces sonnantes et trébuchantes, a pris une destination inconnue. Allez y savoir !

- La RCA a reçu 8 milliards de FCFA de la CEMAC en vue de l’aider à la réalisation des opérations de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR). Cette aide est supportée à raison d’un milliard de FCFA par Etat membre à titre de dons et de 3 milliards de FCFA par la BEAC à titre d’avance. A ce jour, le dernier pays réticent au départ, en l’occurrence le TCHAD,  a déjà versé sa part. La totalité des 8 milliards a donc été versée à la RCA. Une information circulait courant Avril 2009 qu’une partie de cette somme allait servir à rembourser  les emprunts que BOZIZE et NDOUTIGAI auraient contractés pour organiser les funérailles de la mère à BOZIZE et à construire un mausolée pour celle-ci. Il n’est pas surprenant que BOZIZE ne parle aujourd’hui, que de 5 milliards dont 1,5 milliard auraient déjà été utilisés pour le DDR et qu’il ne reste que 3,5 milliards sur le compte du Trésor à la BEAC.

- Toutes les dépenses de l’Etat doivent être prévues dans le budget et être conformes aux lois et règlements. Les conditions dans lesquelles certaines dépenses peuvent être payées sans avoir été prévues au budget ou aux actes modificatifs de celui-ci sont déjà fixées par la Loi des finances et ne devraient pas être rappelés par une instruction présidentielle.

La violation fréquente de l’orthodoxie financière est surtout le fait de BOZIZE lui-même. Tels que le financement des missions spéciales de son parti KNK afin de couper l’herbe sous les pieds de l’opposition, les fonds publics pour financer les structures disparates de soutien au régime genre l’association politique BOZIZE Doit Rester (BDR), Groupe des Jeunes Patriote Centrafricains etc…). En voici la preuve:

- Sur ordre de BOZIZE, la somme de 1 milliard a été décaissée en deux fois par le Général Guillaume LAPO, actuel Directeur général du Trésor et homme de confiance de BOZIZE au profit de son Chef de cabinet particulier Joel SINFEI MOIDAMSE, Francis BOZIZE (250 millions de FCFA), BDR (125 millions de FCFA), le siège de KNK (125 millions de FCFA).

- la mission de la délégation KNK lors du déplacement du Chef de l’Etat à Nice a été financée par l’Etat Centrafricain à hauteur de 23 millions de FCFA. Pourquoi ? Sur quelle ligne budgétaire la mission a-t-elle émargée ?

- une autre affaire que les Centrafricains n’arrivent pas à y voir clair et pour laquelle BOZIZE a roulé dans la farine ses partenaires financiers extérieurs est celle de l’avion Hercule C 130. De source anonyme a la présidence de la République et proche du dossier, l’acquisition de cette épave a saigné le Trésor public et a failli ruiner le système bancaire centrafricain qui a été constamment sollicité pour des avances et prêts pendant toute la période de 2004 à 2008. Il s’agirait d’un montant de plus de 10 milliards de FCFA  qui a été englouti dans l’acquisition de cette épave. Une véritable aubaine pour BOZIZE, son parent Emmanuel TOUABOY, naguère  ambassadeur à Washington, a été promu ambassadeur en Chine, une fois l’opération d’acquisition de l’avion accomplie. L’appareil n’ayant jamais servi a besoin d’être réparé. La bagatelle de 1,5 milliards de FCFA sortira encore du Trésor pour envoyer l’épave au Portugal pour d’indispensables réparations.. La somme de 500 millions de FCFA a été décaissée du Trésor public au moment de la signature du contrat, BOZIZE s’engageant à solder le reste par des versements mensuels de 250 millions de FCFA. Une petite dizaine de soldats centrafricains de l’escadrille séjourneront aux frais de la princesse plus d’un an à Lisbonne aux côtés de l’appareil et s’apprêtent actuellement à le ramener à Bangui. Quel beau gâchis. BOZIZE avait exigé des Portugais lors de la signature du contrat de réparation que l’appareil lui soit ramené en septembre 2009. Quelle utilisation sera faite de cet appareil. Sera-t-il au service du KNK ou de la RCA ? Comme si tout cela ne suffisait, BOZIZE est encore en train d’acquérir un hélicoptère. Le financement serait déjà presque bouclé.

- Le FMI a octroyé fin novembre 2009 26 milliards de francs CFA à la RCA. Près de la moitié de cette somme a été détournée et affectée à l’achat de moyens logistiques pour sa campagne électorale;

- Le paiement de la dette intérieure avec l’appui de l’Union Européenne au seul profit de l’établissement de son parent et complice, le truand Patrick Edouard NGAISSONA et de quelques autres entreprises agréés KNK en décembre 2009 et Février 2010. Sur une enveloppe de 1,5 milliard de FCFA le seul établissement NGAISSONA a perçu près de 700 millions de FCFA et la différence a été répartie entre les sociétés BESANGSE du 2ème Fondé de pouvoir, OUARASSIO, BEFIO BOIS de Serge OUAFIO et BAMELEC. Que deviennent donc le reste des entreprises centrafricaines ?

-BOZIZE vient de contracter un prêt, je dis bien un prêt de plusieurs milliards de FCFA auprès du KOWEIT/ARABIE SAOUDITE en vue de financer sa campagne. C’est son ministre des finances qui a été dépêché chez les koweitiens pour signer la convention dudit prêt. Fidèle à sa tradition de hors la loi, cette convention ne passera pas devant l’Assemblée Nationale comme la loi le prévoit et donc restera dans le secret des dieux. Par ailleurs, pour se soustraire des engagements qui lient le pays avec les institutions financières internationales ayant participé à l’opération de désendettement de la RCA, il a demandé que cet emprunt soit décaissé en nature. C’est ainsi que le KOWEIT a procédé à l’achat de 20 000 tonnes de riz thaïlandais au Pakistan et qui ont été livré au port de DOUALA. Il a mis en place un comité de gestion présidé par le député Ibrahim AOUDOU PACO, puis remplacé par Mme Bernadette SAYO, ministre des affaires sociales. Faisait également dudit comité, Yvon SONGUET, ancien chargé de mission aux Finances et promu récemment  Directeur Général de l’exploitation aux services centraux de la BEAC. Ce dernier était chargé d’écouler le riz (15 000 tonnes) et de verser les fruits de la vente directement à BOZIZE.

Il y a de quoi devenir fou furieux quand on se penche sur les caisses d’avance que perçoivent nos ministres et même notre père de la nation quand ils se rendent à l’étranger et qui ne sont jamais reversés en cas de reliquat ou justifiés. Ces montants élevés sont octroyés en plus des frais de mission.

BOZIZE accorde à un ministre qui voyage des caisses d’avance en fonction de ses affinités avec ce dernier. Par exemple, pour le porte parole du gouvernement Fidèle NGOUANDJIKA, Thierry MALEYOMBO, Albert BESSE et Sylvain NDOUTINGAI, il n’y a  pas de limite. En plus des fonds décaissés par le Trésor public, ils puisent souvent dans les caisses des recettes affectées (taxe phyto sanitaire) où les sociétés sous leur tutelle ministérielle comme Centrapalm, l’Agence de Régulation des Télécoms…). Ils peuvent atteindre cinquante millions de francs CFA chacun pour les déplacements souvent de villégiature qu’ils en Europe et entre 20 à  35 millions de FCFA dans les pays africains. Les autres ministres obtiennent moins (10 à 15 millions  de FCFA). Mais on se souvient que Sylvain MALIKO et Albert BESSE ont décaissé récemment 30 millions de francs CFA de caisse d’avance pour les assemblées annuelles de la BAD à TUNIS en 2009, pour un séjour pourtant entièrement pris en charge par ladite institution. De Tunis, ces deux ministres ont demandé qu’on leur fasse encore parvenir une rallonge de cinq millions de F CFA.

Quand à BOZIZE, l’ordonnateur des dépenses, pour ses voyages dans un pays africain, il fait décaisser du Trésor la somme de 150 à 300 millions de francs CFA en fonction du nombre de jours. Pour un voyage en Europe, les décaissements oscillent entre 500 à 900 millions de FCFA comme dernièrement où il est venu à Paris pour le 14 juillet  où il a été entièrement pris en charge avec sa suite par le gouvernement français. Un autre exemple : lors de l’ouverture officielle du mondial de la coupe du monde de football en Afrique du Sud, BOZIZE a été invité et entièrement pris en charge par la FIFA mais il s’est néanmoins octroyé une caisse d’avance d’un montant de 200 millions de FCFA pour se rendre à Johannesburg.

- On se souvient encore de l’affaire des bonus du secteur minier que lui et son neveu NDOUTINGAI, ont encaissé et logé dans des comptes à l’étranger. L’audit demandé par le FMI,  comme à l’accoutumée, n’a servi à rien car des faux chiffres ont été produits. Rien que le bonus versé par la société URAMIN était d’environ 20 millions de dollars US dont le Trésor n’a pas vu la couleur. Seule une infime partie des bonus reçu et autres sociétés minières a transité par un compte ouvert à la CBCA intitulé « Suivi du processus de Kimberley (SPK) et placé sous la seule gestion de NDOUTINGAI. C’est de ce compte que NDOUTINGAI a puisé les 200 millions pour payer les frais de vacation susmentionnés.

Comment est-ce possible ? On trouve après, le moyen de se plaindre que le pays n’a pas d’argent !

Dans le fond il est aisé de comprendre pourquoi BOZIZE cumule tous les postes dans ce pays. Il exerce un contrôle absolu sur le gouvernement, sur la justice et sur les finances. S’il n’y a que 24 heures par jour, on se demande bien comment il réussi à gérer son temps entre son travail de Président et père de la nation, sa famille et ses multiples maîtresses. Comment est-ce possible qu’un homme qui passe son temps à gérer de petits problèmes quotidiens uniquement dans l’intérêt de sa famille puisse avoir une vision, ne serait-ce qu’à très court terme, pour son peuple et son pays. Car un Président doit prioriser les intérêts nationaux avant toute autre considération.

Autour de BOZIZE on peut apercevoir quelques hauts cadres centrafricains qui ont été enseignants, cadres des Nations-Unies, etc… qui semblent avoir un bagage intellectuel suffisant pour aider leur boss. Arrivent-ils à lui parler ? On entend souffler qu’il inspire une peur bleue à tous ses collaborateurs. L’individu déteste tout ce qui est intellect. L’homme est souvent terre à terre car incapable d’argumenter. Est-ce pour cette raison que personne n’ose lui dire la vérité ?

Par ailleurs son parti le KNK (Kwa Na Kwa) ne signifie pas forcement Parti du Travail comme certains le disent. Parce que, le mot Kwa en langue nationale sango peut signifier trois choses différentes selon la façon de le prononcer.  Kwa peut signifier poil (kwa ti tèrè, kwa ti li). Kwa peut signifier travail (kwa ti nguinza) et Kwa peut signifier la mort (kwa ti kondo). Il semble que c’est le vrai sens de KNK (kwa na kwa) est « la mort, rien que la mort » s’il le faut pour conserver à tout prix le pouvoir.

Selon le général LAWTON Collins « Quelle que soit l’immensité de son talent, un homme ne peut jamais gagner la confiance de ses associés ou employés s’il est dépourvu de toute honnêteté et de tout courage moral ».

Le peuple sait ce  qui est bon pour lui, et fait  toujours le bon choix.

BOZIZE DOIT PARTIR  !!!

 

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 17:56

 

 

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         Antoine Gambi et Mme Zewde

 

 

Ai-Rca - Jeudi, 05 Août 2010 13:30  - La représentante spéciale du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, chef du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (Binuca) Sahle Work Zewde s’est entretenue le 3 août avec le ministre des affaires étrangères, le général Antoine Gambi.

Selon une source proche de ce département ministériel, le chef de la diplomatie centrafricaine et son hôte ont d’une part évoqué l’après Minurcat, surtout le retrait total des troupes du Tchad et de la Centrafrique et d’autre part, le processus électoral dont la date est déjà connue.

 

«Nous avons beaucoup plus échangé sur la prochaine réunion du conseil de sécurité sur la Minurcat et la présence fortement souhaitée du Ministre à cette réunion » a confié Mme Zewde. Et de poursuivre : «la Minurcat va se retirer à la fin de l’année et il faudrait que l’on songe à la période post Minurcat»

 

Le chef du Binuca souhaiterait que les échanges au niveau de New York lors de cette réunion du Conseil de sécurité se fassent de façon fructueuse afin que le gouvernement centrafricain s’engage à nouveau. Ce qui semble être un acquis, selon elle.

 

«Nous souhaiterions que les débats au niveau de New York portent des fruits qui permettront à la République centrafricaine de faire face à ce défi au moment du retrait de la Minurcat» a souligné la représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu, estimant que son retrait pouvait créer sans doute un vide qu’il faudra combler

 

«Nous avons également abordé les préparatifs des échéances électorales futures. Maintenant que nous avons une date, il faudra dérouler un chronogramme clair et puis redoubler des efforts pour que ces élections aient lieu dans un climat plus apaisé», a-t-elle conclu.

 

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 17:53

 

 

Bad Guys

 

Jeune Afrique 05/08/2010 à 12h:17 Par François Soudan

 

La revue "Foreign Policy" épingle des chefs d’État africains, tout se mélange et rien n’est vérifié.

Prestigieuse revue fondée il y a quarante ans par Samuel Huntington, Foreign Policy nous avait habitués à mieux. Annoncé en couverture de la dernière livraison de ce bimensuel américain, « le Comité pour détruire le monde » (rien que cela) fait voisiner Kim Jong-il et sa bombe avec… François Bozizé, le président de la Centrafrique! Selon quelle logique? Celle des « États faillis », concept fourre-tout à la mode dans les universités US, qui donne lieu à un inévitable classement – une vraie manie – en tête duquel se trouve… la Somalie.

FP, qui affirme avoir consulté « 90000 sources disponibles » (!) pour en arriver là, nous donne sous le titre « How bad are they? » une idée des critères retenus pour repérer ces États sauvages – en majorité africains: l’espérance de vie, le taux de mortalité infantile, le produit national brut par tête, mais aussi le nombre d’abonnés aux réseaux de téléphonie mobile, celui des utilisateurs d’internet et bien évidemment le nombre d’enfants par femme. Plus une femme est fertile, moins la société à laquelle elle appartient est civilisée. Manque juste à cette panoplie la densité des franchises McDonald’s et la consommation des cannettes de Coca-Cola! Mais il y a pire. Cette longue « cover story » illustrée de photos chocs, à laquelle Mo Ibrahim et Paul Wolfowitz apportent leur caution, est ponctuée d’articles condescendants et expéditifs dans lesquels les chefs mafieux du « Comité pour détruire le monde » sont exécutés en quelques phrases méprisantes, le plus souvent fausses, sans aucun argument à l’appui.

Moubarak? « autocrate sénile »; Déby Itno? « tyran paranoïaque »; Zenawi? « pire que Mengistu »; El-Béchir? « responsable de la mort de millions [sic] de Soudanais » et lui-même ex-propriétaire d’esclaves; Compaoré? « dictateur en carton-pâte sans vision ni agenda »; Biya? « brigand affable », Kagamé? « pratique l’apartheid ethnique »; Bozizé? « dernier de sa classe à l’école d’officiers »; etc. Tout se mélange, rien n’est vérifié, encore moins expliqué. Seule compte la petite phrase qui tue et qui conforte le lecteur dans ses fantasmes de rois nègres et de Républiques bananières. Inquiétant.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 23:44

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Août 2010 12:37

Plus de 10% d’enfants malnutris de Bouar (ouest de Centrafrique) âgés de 0 à 59 mois seront bientôt prise en charge sur le plan sanitaire par l’ONG internationale Merlin.

 

15 chefs de centres des formations sanitaires de la localité poursuivent ce mercredi 4 août 2010, une formation pour cette cause.

 

Selon Norbert Yando, responsable de l’ONG Merlin, interrogé par Radio Ndeke Luka, c’est une réponse apportée suite une enquête (réalisée en septembre 2009) sur la malnutrition que connaissent ces enfants dans la région.

 

La formation prend fin le vendredi 6 août 2010.

 

NDLR : Aucune région de la RCA n’est épargnée par le fléau de la malnutrition et de la famine qui sont à l’état d’endémie. C’est le résultat de sept années de gestion des affaires du pays par Bozizé et sa clique de pitres au pouvoir, politique et gestion faites de racket des diamantaires, des éleveurs de bétail, des agriculteurs, d’un manque total de politique agricole et de prédation de toutes sortes.heureusement qu'il y a quelques ONG pour soulager certaines familles mais la présence des ONG ne saurait se substituer à l'incompétence, aux graves manquements et aux responsabilités régaliennes d'un Etat . 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:42

 

 

Nous publions ci-dessous une intéressante, froide et très positive réflexion que nous a fait parvenir l’auteur qui la soumet à tous les fils de ce pays baptisé par celui-là même qui l’a proclamé le 1er décembre 1958, République centrafricaine. L’indescriptible état de délabrement avancé qu’il connaît aujourd’hui, cinquante ans après la proclamation de son indépendance le 13 août 1960, doit pousser tous les Centrafricains à se poser des questions sur l’héritage que son Fondateur, Barthélemy Boganda leur a légué. Ils ne doivent pas être si fiers d’eux que cela, au regard des tristes données socio-économiques et des paramètres sanitaires dont la RCA détient aujourd’hui les pires records.

 

L’auteur lance un appel pour un véritable sursaut patriotique, bien différent de celui qui a porté un certain François Bozizé au pouvoir avec les terribles résultats qu’on a enregistrés après sept années d’une mauvaise gouvernance qui se passe de commentaires et qui devrait en principe dissuader toute prétention de l’intéressé à vouloir se succéder encore à lui-même comme il compte le faire. Le rêve dont il est question ici est comparable à celui de Boganda et qui a sans doute été à l’origine de ses fameux cinq verbes qu’il aimait tant conjuguer et qui étaient toute sa philosophie et son ambition politiques pour la République centrafricaine qu’il a portée sur les fonts baptismaux à savoir : nourrir, soigner, éduquer, loger, vêtir.

 

C’est triste à dire mais le bilan de cinquante ans d’indépendance est un véritable échec pour la République centrafricaine. A qui la faute ? Quelles en sont les raisons ? Que devons-nous faire ? C’est à tout cela que Jean-Baptiste Koba nous demande d’exercer notre sagacité. D'aucuns verraient dans ce texte un avant goût pour la création d'un énième parti politique sur l'échiquier national ou  en l'auteur quelqu'un qui voudrait se lancer en politique aux prochaines élections. Peu importe car il faut bien savoir poser les bonnes questions avant de chercher à y apporter les réponses idoines. C'est en cela que cet article mérite de retenir l'attention de tous les Centrafricains et leurs amis de par le monde.   

 

Prosper N'DOUBA 

 

Directeur de Publication de C.A.P         

 

 

 

Boganda lisant un discours à Brazzaville

 

Barthelémy Boganda proclamant la République centrafricaine

 

 

Pour une révolution de nos valeurs

 

En ce 50ème anniversaire de l’accession à notre indépendance, il est important de nous rappeler que le 29 Mars 1959, Barthélemy Boganda nous laissait pour héritage la République Centrafricaine.

 

En brandissant l’étendard de l’émancipation de l’Afrique, Barthélemy Boganda a profondément marqué de son empreinte l’histoire de notre pays et de notre continent.

Barthélemy Boganda a su montrer à la fois un dévouement total à la cause de son peuple, et une inflexible détermination. Il a su défendre notre honneur et notre liberté. Il incarne, par la force de ses convictions, un modèle pour chacun d’entre nous. Il demeure à jamais  notre plus grand héros.

 

Barthélemy Boganda avait un rêve. Le rêve d’une nation unie,  animée des valeurs de dignité, de travail et de respect de chacun. C’est ce rêve qui a nourri les espoirs de nos grands-parents, de nos mères et de nos pères. Comme tous les Centrafricains de leur génération, ils  envisageaient l’avenir avec confiance et croyaient d’une foi inébranlable au progrès. C’est ce rêve qui a également inspiré les grandes figures de notre histoire. Des hommes et des femmes, au dévouement exemplaire, qui ont su honorer avec passion notre pays. C’est ce rêve qui continue de vibrer en chacun de nous. Et c’est encore ce rêve qui inspire les jeunes générations lorsque, dans les cours de nos écoles, des filles et des garçons entonnent notre chant national, La Renaissance.

 

Forts de cet héritage, nous pouvions prétendre à un avenir radieux. Nous pouvions croire en la promesse de Boganda. La promesse de l’unité nationale, la promesse du développement, la promesse de la démocratie.

 

Mais qu’avons-nous fait de cet héritage ?

 

50 ans RCA 2010

 

Aujourd’hui, plus que jamais, le rêve et les promesses de Barthélemy Boganda sont menacés. L’enthousiasme qui a salué la naissance de notre pays s’est progressivement mué en la plus amère des désillusions. La République Centrafricaine nous apparaît désormais comme une idée morte, un rêve contrarié par des décennies d’échecs et de violences. Aujourd’hui, notre pays s’interroge et doute au plus profond de lui-même face à l’impuissance de l’Etat, une insécurité persistante, une pauvreté généralisée, une aggravation de la situation économique et l’incapacité de notre classe politique à proposer de vraies solutions. Aujourd’hui, nous vivons la crise politique la plus grave de notre histoire. L’incurie de nos dirigeants et le tribalisme politique ont plongé notre pays dans un cycle permanent de rébellion et d’instabilité. Aujourd’hui, notre pays présente tous les signes d’un découragement profond. Ce découragement constitue une vraie menace pour chacun d’entre nous, pour notre pays et notre démocratie.

 

Ce découragement, nous le voyons chaque jour à travers nos compatriotes qui, toujours plus nombreux, recherchent désespérément un réconfort spirituel dans nos églises, mosquées et temples. Nous le voyons chaque jour à travers nos enfants qui ont cessé de croire aux vertus de l’école. Nous le voyons chaque jour dans nos familles, au sein desquelles la solidarité n’est plus qu’un vain mot. Nous le voyons chaque jour à travers le désespoir d’une jeunesse désoeuvrée, en proie à la misère et à l’absence d’avenir. Nous le voyons chaque jour face à la corruption morale de notre pays et de notre vie politique. Chacun l’aura compris, notre pays souffre, notre pays n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été. Un pays fatigué de lui-même, fatigué de ses drames, fatigué des querelles de ses fils. Un pays en totale déliquescence.

 

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Que pouvons-nous faire ?

 

Il nous faut dès à présent revenir aux valeurs et aux principes de nos aînés. Des valeurs auxquelles nous n’aurions jamais dû renoncer. Nos valeurs traditionnelles. Les valeurs de la famille. Ces valeurs, ce sont celles de la Liberté, de la responsabilité, de l’épanouissement de la personne humaine, de la sollicitude, de la confiance, de l’honnêteté, de la justice, du travail et de la solidarité. Elles sont à l’image du récit fondateur du Centrafrique. Elles nous seront indispensables pour la reconstruction et la cohésion de notre pays.

 

Il est essentiel et urgent de placer la famille au cœur de nos préoccupations. Au cours de ces dernières années, nous avons observé une amplification des effets de la pauvreté au sein des familles centrafricaines. Le chômage chronique, la misère, ont fait perdre aux chefs de famille la dignité, l’autorité et plus grave encore tout sens des responsabilités et de la discipline. Nos mères, nos épouses, nos filles et nos sœurs sont, bien souvent, les seules à porter le poids du foyer dans des conditions morales inacceptables et révoltantes. Quant à l’avenir de nos enfants, il est tout simplement sacrifié par l’effondrement de l’école publique, la faillite de notre système de santé et notre incapacité à pouvoir les nourrir et les élever. Oui, Il est temps de comprendre que notre pays a besoin d’une révolution des valeurs. Une révolution générale de nos valeurs au profit de ce qui constitue le socle de notre nation.

 

Une véritable révolution de nos valeurs réaffirmera l’indissociable lien entre la famille et la nation. Il n’est de meilleur instrument que la famille pour promouvoir les valeurs du travail, de responsabilité, de discipline, de solidarité et de citoyenneté. Il n’est de meilleur environnement que la famille, tant pour élever nos enfants, que pour protéger les plus faibles et les plus âgés d’entre nous. Il n’est de nation forte sans famille forte.

 

Une véritable révolution de nos valeurs sera cette nouvelle aube du retour de l’Etat. Un Etat à nouveau vertueux et soucieux d’agir dans l’intérêt de tous, dans l’intérêt de notre nation. Un Etat responsable, protecteur, juste, équitable et efficace. Un Etat à l’écoute des Centrafricains et de leurs valeurs essentielles. 

 

Une véritable révolution de nos valeurs sera ce moment salvateur où nous prendrons enfin conscience  que nous constituons tous ensemble une seule communauté, une seule famille, un seul pays. Le combat quotidien de nos compatriotes contre la malnutrition, la famine et l’insécurité sera notre combat. L’avenir d’un nouveau-né à Paoua, M’Baïki ou Obo sera notre avenir. La misère d’un retraité à Bangui sera notre misère. La souffrance des femmes, face à la violence qui leur est faite sera notre souffrance. Le désespoir de nos compatriotes déplacés sera notre désespoir.

 

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Jamais dans l’histoire de l’humanité une nation n’a pu survivre sans être solidement et durablement ancrée dans des valeurs et des principes. Nous ne survivrons qu’à la condition de construire la société centrafricaine autour d’exigences fortes. Des exigences à l’égard de nous-mêmes, mais également à l’égard de nos institutions. En cette veille d’échéances électorales, Le temps est venu, non pas de choisir un homme, un parti, un clan, une quelconque idéologie ou de vains slogans, mais de nous interroger sur le pays que nous voulons construire et la direction dans laquelle nous voulons le  mener.

 

Il n’est pas trop tard. Notre destin est entre nos mains. Notre pays est ce ventre encore fécond d’où peut surgir l’espoir. La République Centrafricaine n’est pas un vain projet. En dépit des difficultés actuelles, le projet centrafricain reste et demeure l’expression  d’une ambitieuse et audacieuse volonté. La volonté de nos aînés, des hommes et de femmes qui avaient le sens de l’histoire, et qui choisirent, il y a 50 ans, d’être maîtres de leur destin.

 

Retrouvons ces valeurs qui firent la noblesse de leur combat et la grandeur de notre nation. À notre tour d’écrire une nouvelle page de notre histoire. Soyons la génération de la reconquête, la reconquête du rêve de Boganda. Notre rêve à tous, le rêve centrafricain.

 

 

Jean-Baptiste Koba

jbkoba@hotmail.com

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:36

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Communiqué du Collectif des Officiers Libres

Appel à la Marche Nationale pour la Restauration de la Démocratie en République Centrafricaine.

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Déclaration du Capitaine Joachim KOKATE, Commandant en Chef du Collectif des Officiers résistants au dictateur, le Général François BOZIZE, à l’attention des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et de la Nation.

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Notre rôle dans l’Armée Nationale est de défendre la population, le territoire et le gouvernement en cas de menace extérieure. Mais actuellement, en République Centrafricaine, le Général François BOZIZE, nous utilise conte la population, à tuer nos propres compatriotes, parents, frères et sœurs pour défendre sa dictature.

Je déclare que : « Cette mission n’est pas la notre et qu’il faut immédiatement mettre un terme à ça ! »

Le Collectif des Officiers Résistants à la dictature du Général François BOZIZE, sous mon commandement, rejoint, ce jour le 04/08/2010, la Coordination de la Marche Nationale pour la Restauration de la Démocratie Centrafricaine de la C.P.J.P. (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix) aux côtés du Docteur Bevarrah LALA.

Je lance également cet appel à nos frères d’armes qui ont accompagné le Général François BOZIZE dans sa rébellion et qu’il a trahi afin qu’ils nous rejoignent. D’ores et déjà, parmi les militaires Forces Armées Centrafricaines (FACA) venus en France le 14 juillet, certains ont déserté pour cause de maltraitance et sont avec nous ! Suivez leur exemple !

Je demande à mes frères d’armes de ne plus soutenir le Dictateur François BOZIZE et d’aller au front à nos côtés, de  soutenir notre marche en prenant leurs responsabilités.

La Patrie ou la Mort, Nous triompherons des Forces du Mal !

Le Porte Parole du Collectif des Officiers Libres.

Le Commandant en Chef.

Fai le mercredi 4 août 2010.

Capitaine Joachim KOKATE.

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:12

 

 

bossangoa

 

  

Le bilan ici brièvement esquissé des cinquantes années "d'indépendance" est plutôt honteux pour ces pays et leurs dirigeants successifs. Celui de la République centrafricaine est franchement chaotique et consacre en réalité à ce jour, une cruelle régression. Malgré ses nombreux atouts et ses immenses richesses naturelles, la RCA est classée parmi les pays pauvres les moins avancés. Son rang (179 sur 182) à l'indice de développement humain du PNUD en dit long sur l'état de délabrement qu'il a atteint depuis cinquante ans de prétendue indépendance. Il est confronté à un vrai défi de génération de ses leaders et dirigeants dont la médiocrité, la propension à la prédation et le manque d'ambition noble et de volonté politique à développer le pays, semblent constituer l'une des explications majeures au triste sort de ce pays qui détient actuellement presque tous les pires records socio-économiques et sanitaires. 

Rédaction C.A.P

 

 

Forum

 

Thierry VIRCOULON Directeur Afrique centrale de l'International Crisis Group (ICG)

Vu du centre de l'Afrique - Tchad, République centrafricaine (RCA) et RD Congo-, le cinquantenaire des indépendances est un anniversaire à l'envers: on en parle davantage à Paris et Bruxelles qu'à N'Djamena, Bangui et Kinshasa. Sans doute parce que, en Europe, il s'agit avant tout de gérer des diasporas turbulentes et une relation bilatérale devenue épineu­se tandis que, dans les capitales africaines, il s'agit d'éviter à tout prix le droit d'inventaire.

Dans deux de ces trois pays, depuis 1960, le PIB par habitant a reculé: en cinquante ans, il a chuté 'de 324 à 93 dollars [72 euros, NDLR] en RD Congo et de 355 à 231 dollars en RCA. Seul le Tchad, grâce à sa récente manne pétrolière, échappe de peu à cet appauvrisse­ment durable en augmentant son PIB de ... 33 dollars (285 dollars aujourd'hui, contre 252 dollars en 1960). Une progression qui doit néanmoins être remise dans son contexte: alors que le pays engrange les pétrodol­lars depuis le début du siècle (plus de 4,3 milliards de dollars entre 2003 et 2008), il reste caractérisé par un taux de pauvreté de 59 %, un taux d'alphabétisation de 26 % et une malnutrition qui touche un tiers des " enfants de moins de 5 ans.

L'économie centrafricaine, dominée par l'informel, l'agriculture de subsistance et la perfu­sion de l'aide européenne, fonctionne sur le mode de la survie. Tout comme la RD Congo, qui occupe le 176 ème rang sur 182 dans le classement de l'indice de développement humain (2009), la RCA a vu la nature reprendre ses droits sur les infrastructures essentiel­les (routes, réseaux d'eau et d'électricité), faute d'entretien et d'investissements. Depuis l'indépendance, le parcours économique de ces pays n'a pourtant pas été linéaire: à une période de croissance dans les an­nées 1960 et 1970 ont succédé le déclin puis l'effon­drement économique pur et simple.

CETTE TRAJECTOIRE POUR DES PAYS RICHES en ressources naturelles démontre que la pauvreté de masse n'est pas l'œuvre du destin, mais le résultat logique de décennies de mauvaise gouvernance. En cinquante ans ont alterné dictatures « kleptocratiques » de lon­gue durée, coups d'État à répétition, déstabilisations croisées et guerres civiles instrumentalisées. En RCA, depuis la proclamation de l'indépendance, le nombre de coups d'État réussis (quatre) est supérieur au nombre d'élections. La RD Congo a connu les premières  élections au suffrage universel de son histoire en 2006. Le Tchad, la RCA et la RD Congo ont tous connu leur « épopée du désordre », plus ou moins longue et meurtrière. Ces turbulences politiques ont déstructuré l'État et généré des zones grises difficiles à résorber.

Dans l'Elst du Tchad et dans celui de la RD Congo se combinent, en un cocktail explosif, trafics en tous genres, conflits socio-économiques et velléités insurrectionnelles. La RCA est davantage un territoire qu'un État et, malgré la présence de contingents des Nations unies, de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et de l'armée ougandaise, la sécurité n'y est toujours pas garantie. L'enracinement de l'insécurité est tel que la mutation officielle des rebelles en bandits (initialement des bandits mués en rebelles) suffit à la communauté internationale pour parler de « stabilisation ».

CONFRONTÉS À UNE OBLIGATION de commémoration, les gouvernants pratiquent, comme à l'accou­tumée, l'évitement. Le gouvernement congolais a résolument opté pour une fête des dirigeants et non pour une fête du peuple, lequel se trouve cantonné au rôle que lui assigne généralement le pouvoir en pleine autocélébration: celui de spectateur admiratif et gardé à distance. Du passé, il n'a guère été question, sauf à Bruxelles, où quelques avocats veulent relancer la recherche des assassins de Lumumba, un demi-siècle plus tard. Du présent, il n'a pas été question non plus. La famille de Floribert Chebeya, dirigeant de la principale ONG congolaise de défense des droits de l'homme, retrouvé mort début juin après avoir été convoqué par le chef de la police, a été priée de se faire oublier. Finalement, à Kinshasa et ailleurs, c'est l'indifférence du peuple pour ces célébrations officielles qui a été le meilleur indicateur du climat politique cinquante ans après l'indépendance.

 

JEUNE AFRIQUE N° 2586 DU 1ER AU 7 AOÛT 2010

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:02

 

 

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La Maison-Blanche Bureau du secrétaire de presse Le 3 août 2010

 

(Début de la transcription)

 

Bon après-midi, tout le monde. Bienvenue à la Maison-Blanche et bienvenue aux États-Unis d’Amérique. Je souhaite la bienvenue aussi à nos amis du Ghana, bien qu’ils nous aient coupé l’herbe sous le pied à la Coupe mondiale de football. (Rires) Où êtes-vous ? Là ? C’est vrai, on a failli gagner. Le Ghana, nous vous donnons rendez-vous en 2014. (Rires)

 

C’est pour moi un insigne privilège de vous accueillir au Forum des jeunes leaders africains. Vous êtes venus de près d’une cinquantaine de pays. Vous reflétez la grandeur de l’histoire et de la diversité qui définit le continent. Vous vous êtes déjà distingués en étant des leaders – dans la société civile, le développement, les milieux d’affaires et les groupes confessionnels ; un avenir extraordinaire vous attend.

 

De fait, vous représentez l’Afrique qui est trop souvent passée sous silence, les progrès impressionnants qu’ont réalisés beaucoup d’Africains et votre potentiel illimité au XXIe siècle.

 

J’ai convoqué ce Forum pour une raison bien simple. Comme je l’ai dit l’année dernière à Accra, je ne vois pas dans l’Afrique un monde à part ; je vois dans l’Afrique une partie fondamentale de notre monde interconnecté. Qu’il s’agisse de créer des emplois dans une économie mondiale, de dispenser un enseignement ou des soins de santé, de combattre les changements climatiques, de s’opposer aux extrémistes violents qui n’ont rien d’autre à offrir que la destruction ou de promouvoir des modèles de démocratie et de développement qui ont fait leurs preuves – pour tout cela, le monde a besoin d’une Afrique forte, autonome et prospère. Le monde a besoin de votre talent et de votre créativité. Nous avons besoin de jeunes Africains qui se lèvent et font changer les choses, non seulement dans leurs propres pays et aussi de par le monde.

 

Les États-Unis veulent être votre partenaire. Je suis heureux que ma secrétaire d’État, Mme Clinton, vous ait déjà parlé et que des leaders de l’ensemble de mon gouvernement qui s’emploient jour après jour à approfondir nos partenariats se soient joints à nous.

Je ne saurais imaginer un moment mieux choisi pour ce rassemblement. Cette année, les peuples de dix-sept nations à travers l’Afrique subsaharienne célèbrent cinquante ans d’indépendance. Quelle que soit la mesure retenue, l’année 1960 fut une année extraordinaire. Du Sénégal au Gabon, de Madagascar au Nigéria, les Africains étaient en liesse dans les rues – ils baissaient les drapeaux étrangers et hissaient le leur. En l’espace de douze mois remarquables, près du tiers du continent a accédé à l’indépendance – un soubresaut d’autodétermination qui finit par déboucher sur la célébration de « l’année de l’Afrique ». Après une longue attente, les Africains étaient libres de tracer leur voie, de forger leur destinée.

 

Certes, l’année 1960 s’est révélée mémorable pour une autre raison. Ici, aux États-Unis, ce fut l’année où un candidat à la présidence eut l’idée de proposer que les jeunes Américains consacrent une année ou deux de leur vie à servir le monde à l’étranger. Le candidat s’appelait John F. Kennedy, et son idée allait donner naissance au Corps de la paix – l’un de nos merveilleux partenariats avec le monde, y compris l’Afrique.

 

Mais bâtir une nation est une noble tâche qui n’en finit pas. Ici, aux États-Unis, plus de deux cents après notre indépendance, nous n’arrêtons pas de parfaire notre union. À travers l’Afrique aujourd’hui, on ne peut nier les difficultés auxquelles tant de gens se heurtent au quotidien – pour nourrir leurs enfants, trouver du travail, survivre un jour de plus. Et trop souvent, c’est la seule image de l’Afrique que voit le monde.

 

Mais aujourd’hui, vous représentez une vision différente – une vision de l’Afrique dynamique. Une Afrique qui met fin aux conflits d’antan, comme au Libéria, où, m’a dit la présidente Sirleaf, les enfants d’aujourd’hui « n’ont pas connu le bout du fusil et n’ont pas eu à prendre la fuite ». Une Afrique qui se modernise et qui crée des débouchés – l’agro-alimentaire en Tanzanie, la prospérité au Botswana, le progrès politique au Ghana et en Guinée. Une Afrique engagée dans une révolution des services mobiles à large bande qui pourrait bien transformer le quotidien des générations à venir.

 

Bref, c’est une Afrique capable de grandes réalisations – comme en témoigne le fait qu’elle a accueilli la plus grande manifestation sportive au monde. Nous félicitons nos amis sud-africains. Et si la finale a été disputée entre deux pays européens, c’est en fait l’Afrique qui a gagné la Coupe du monde, comme on l’a entendu dire.

 

Ainsi donc, une fois encore, l’Afrique vit un moment de promesse extraordinaire. Comme je l’ai dit l’année dernière, quand bien même ils ne revêtent pas l’aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, les défis d’aujourd’hui seront au bout du compte encore plus lourds de sens. Car c’est à vous, jeunes pétris de talent et d’imagination, qu’il va incomber de construire l’Afrique au cours des cinquante prochaines années.

 

L’avenir de l’Afrique appartient aux créateurs d’entreprises, tel le propriétaire d’une petite entreprise de Djibouti qui, naguère marchand de glaces, gère aujourd’hui un cabinet de comptabilité et fournit des conseils à d’autres entrepreneurs. Je veux parler de Miguil Hasan-Farah. Est-ce que Miguil est ici ? Le voilà. Ne soyez pas timide. Allez. (Applaudissements)

 

Tandis que vous vous affairez à créer des emplois et des débouchés, les États-Unis travailleront avec vous, en encourageant les échanges et les investissements dont dépend la croissance. Voilà pourquoi nous sommes fiers d’accueillir cette semaine le forum de l’AGOA afin d’élargir les échanges entre nos pays, et aujourd’hui d’ailleurs, je vais avoir des entretiens avec des ministres du commerce, du commerce extérieur et de l’agriculture venus des quatre coins de l’Afrique subsaharienne. Voilà pourquoi encore notre initiative historique en faveur de la sécurité alimentaire ne se borne pas à l’acheminement de vivres ; elle vise aussi à partager les nouvelles technologies et à accroître la productivité et l’autonomie de l’Afrique.

 

Personne ne devrait avoir à verser un pot-de-vin pour obtenir un emploi ou des services de base de la part d’agents publics. Dès lors, dans le cadre de notre stratégie de développement, nous mettons l’accent sur la transparence, la reddition de comptes et la présence de robustes sociétés civiles – car telles sont les réformes qui peuvent mobiliser un changement doué d’un pouvoir transformateur. L’avenir de l’Afrique appartient aussi à ceux qui s’attèlent à la tâche de concrétiser ce genre de transparence et sont appliqués à la mise en œuvre des mesures contre la corruption.

 

L’avenir de l’Afrique appartient à ceux qui prennent leur santé en main – telle la conseillère en matière de VIH/sida, venue du Malawi, qui aide d’autres séropositifs, comme elle, en partageant son témoignage – je veux parler de Tamara Banda. Où est Tamara ? La voilà. Merci, Tamara. (Applaudissements) Notre initiative en faveur de la santé mondiale dépasse le simple cadre du traitement des maladies : elle vise aussi à renforcer la prévention et les systèmes de santé publique en Afrique. Comprenez-moi bien : nous continuons d’accroître les fonds affectés à la lutte contre le VIH/sida, à un niveau sans précédent, et nous continuerons de faire tout le nécessaire pour sauver des vies et investir dans des avenirs plus sains.

 

L’avenir de l’Afrique appartient aussi aux sociétés qui protègent les droits de tous leurs habitants, en particulier des femmes, telle la journaliste ivoirienne qui se fait la championne des droits des femmes et des filles musulmanes – je veux parler d’Aminata Kane-Kone. Où est Aminata ? La voici. (Applaudissements) À vous et aux habitants de toute l’Afrique, je le dis : sachez que les États-Unis d’Amérique se tiendront à vos côtés dans votre quête de justice, de progrès, des droits de l’homme et de la dignité de tous.

 

Bref, l’avenir de l’Afrique appartient à sa jeunesse, y compris à une femme qui inspire les jeunes du Botswana avec son émission de radio, « The Real Enchilada » -- je veux parler de Tumie Ramsden. Où est Tumie ? Là - « The Real Enchilada ». (Applaudissements)

 

Tandis que vous poursuivez vos rêves – celui de faire des études, de trouver un emploi, de faire entendre votre voix, de mobiliser vos populations – l’Amérique veut appuyer vos aspirations. C’est pour cela que nous voulons donner aux jeunes Africains les moyens d’agir – en appuyant leur éducation et en multipliant les échanges éducatifs, comme celui qui a permis à mon père de venir du Kenya à l’époque où les Kényans rejetaient le colonialisme et tentaient de forger un nouvel avenir. Nous aidons à consolider les réseaux locaux de jeunes gens qui sont convaincus, comme on l’entend dire au Kenya de nos jours, que : « Yes Youth Can ! » « Yes Youth Can ! ». (Rires et applaudissements)

 

Bon, il s’agit d’un forum, c’est pourquoi nous avons consacré une partie du temps pour répondre à quelques questions. Je ne suis pas censé être le seul à parler. Je veux entendre ce que vous avez à dire et connaître vos objectifs et savoir comment nous pouvons être des partenaires capables de vous aider à les atteindre. Nous voulons que ce soit un commencement – le point de départ d’un nouveau partenariat et de nouveaux réseaux qui vont créer des débouchés pour des années à venir.

 

Mais je vais conclure en vous livrant ces quelques réflexions. Vous êtes les héritiers de la génération de l’indépendance que nous célébrons cette année. Grâce à leurs sacrifices, vous êtes nés dans des États africains indépendants. Et tout comme les réalisations d’il y a cinquante ans sont pour vous une source d’inspiration, le travail que vous faites aujourd’hui inspirera les Africains pendant des générations à venir.

 

Bon – je crois, Tumie, que vous aimez envoyer des tweets (Rire) Et Tumie a cité des paroles qui ont motivé un nombre incalculable de gens : « Si tes actions inspirent les autres à rêver davantage, à apprendre davantage, à faire davantage et à se dépasser davantage, alors tu es un leader. »

 

Donc, chacun d’entre vous qui êtes ici aujourd’hui, vous êtes un leader. Vous êtes une source d’inspiration pour les jeunes de votre pays. Vous êtes une source d’inspiration pour nous aux Etats-Unis. L’avenir est ce que vous faites de lui. Alors si vous continuez à rêver, continuez à travailler d’arrache-pied et continuez à apprendre et si vous n’abandonnez jamais, alors je suis confiant que vos pays et le continent tout entier et le monde tout entier en seront meilleurs.

À vous tous, je dis « merci beaucoup ». (Applaudissements)

 

(Fin de la transcription)

 

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 21:58

 

 

URNE EN BOIS

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Août 2010 12:31

 

L’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) s’aligne derrière la société civile pour les élections fixées au 23 Janvier 2011.

Cette réaction ce mercredi 4 août 2010, sur Radio Ndeke Luka, émane de Maka Gbossokoto, président de l’UJCA, suite au dernier décret présidentiel qui indique la nouvelle date des élections en Centrafrique.

Selon Maka Gbossokoto, les hommes politiques devraient arrêter leurs ronrons et aller aux urnes pour permettre aux centrafricains de souffler.

Pour la majorité présidentielle, par la voix de l’ancien ministre d’Etat et président du Parti National pour un Centrafrique Nouveau  Cyriaque Gonda, cette date permettrait au gouvernement de réunir toutes les conditions pour ces consultations populaires.

C’est pour la 3ème fois que la date des élections présidentielles et législatives est fixée en Centrafrique. Ce scrutin a été initialement convoqué pour les 25 avril et 16 mai 2010.

 

NDLR : La perspective de cinq mois qui nous séparent de la nouvelle date du 23 janvier 2011 fixée unilatéralement par Bozizé semble a priori assez lointaine mais en même temps pas assez longue pour laisser du temps aux préparatifs d’élections crédibles. Rien n’indique cependant que la CEI pourrait réaliser en cinq mois ce que les gouvernements successifs  de Bozizé dont l’incompétence est la principale caractéristique, n’ont pas été capables de faire en cinq ans. La date des élections concerne d’abord a priori les partis politiques. En RCA, on affectionne tellement les mélanges de genre que tout le monde veut hélas faire de l’organisation des élections, son affaire propre. Il faut voir dans cette manifestation d’enthousiasme, la seule motivation d’en découdre avec le hors la loi et dépeceur Bozizé dont presque tous les Centrafricains ne veulent plus à la tête de leur pays, sa présence étant synonyme de pauvreté, de misère sans nom, de famine, de désolation et de régression nationale.

 

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