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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 01:39

 

 

 

Albert Besse

 

le ministre des Finances et du Budget, Albert Besse

 

 

Par arrêté n° 773 du 19 septembre 2012, le ministre des Finances et du Budget Albert Besse qui vient de succéder à Sylvain Ndoutingaï vient de procéder à la nomination des receveurs adjoints et chefs de Brigade de Douanes. Un observateur et fidèle lecteur de CAP a bien voulu décortiquer ces nominations pour la rédaction. Le moins qu’on puisse dire est que certaines ne sont pas dénuées de calculs et préoccupations de prédation de la part, soit du ministre des Finances lui-même, soit de certains de ses collègues du gouvernement   comme Parfait Mbay et autres. Certains dignitaires du régime bozizéen ont ainsi fait nommer,  qui, son petit frère, qui son beau-frère, qui son cousin. D’une manière générale, ces nominations n'ont pas dû passer par les fourches caudines de l’association SODEBOSS (acquis à Ndoutingai) car tous les petits gbaya sur cet arrêté sont des proches du ministre Albert Besse ou se réclamant de lui. Ainsi va la bozizie. On a aussi ici une des explications du peu de performance en matière de recettes douanières du pays compte non tenu de la concurrence déloyale du service de douane parallèle de la SODIF du mercenaire Armand Ianarelli et Bozizé.


La Rédaction

 

 

Décryptage

 

1/ Le Chef de la Brigade Commerciale de la gare routière BARC, Charles Borobona est le petit frère au DGA de la police Borobona.


2/ Le Chef de Brigade du Terminal à Conteneur, Anicet Gonofé est un contrôleur (Lieutenant) des Douanes. Par quel miracle est- il bombardé Inspecteur ? Est-ce à cause du fait qu'il est le beau-frère à l'actuel Dircab des Finances Tokofeisse ? En plus ils ont omis exprès son deuxième nom pourtant adjoint au premier et sonnant trop Kaba. En réalité son nom est Anicet MILABET-GONOFE. Aussi la raison de cette nomination au terminal à conteneurs est tout simple, il y a matière à s'enrichir rapidement.


3/Le Chef de Brigade Touristique de l'aéroport Aubin Nguebane Yangazo, est le beau-frère de Célestin Gaombalet Président de l'Assemblée Nationale. Sous-préfet en 2003, il est parachuté à la douane sur ordre de Gaombalet dès que celui-ci est passé Premier ministre. Peu après il est nommé directeur de la sécurité à la primature par le même Gaombalet. A la douane, il choisit lui-même ses postes d'affectations donc le dernier n'est pas étonnant.


4/ Le receveur adjoint de Berberati Edgard Mbay n'est autre que le petit-frère du Ministre Mbay. Imposé par son grand frère en formation en douane à Casablanca avec intégration à la clé en 2004. Berberati est l'une des recettes où coule le lait et le miel donc n'y est pas affecté qui veut.


  5/ Un cas bizarre, celui de la recette de Bang qui est dirigé par un contrôleur principal (Capitaine) tandis que la brigade commerciale est dirigée par un inspecteur (Lieutenant-colonel)


6/ Même situation qu’à Bang. Le chef de bureau de Bria est un contrôleur (Lieutenant) tandis que le Chef de Brigade Mobile de Surveillance est inspecteur. Et comme par hasard, tous deux sont Kaba.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 23:28

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 30 Septembre 2012 13:37

 

Bientôt la fin du calvaire de la population de Ippy (centre-est) exacerbée par la présence des ex-rebelles du général tchadien Baba Ladé. Une première vague de 500 soldats sera extradée à partir du 3 octobre 2012 au Tchad.


Les soldats suivront ainsi leur leader déjà extradé le 5 septembre suite à sa reddition aux autorités de la République Centrafricaine, 3 jours avant. La nouvelle a été annoncée dans un communiqué le 28 septembre 2012 par la Médiature centrafricaine.


Une annonce faite après la signature le 8 septembre dernier d’un accord de paix tripartite  au Tchad entre  Baba Ladé, les autorités tchadiennes et centrafricaines.


Selon le communiqué, « ces ex-rebelles seront convoyés depuis le village Madounguéré près de la sous-préfecture de Ippy, dans la Ouaka. 13 camions ont été déjà réquisitionnés pour cette cause ».

« Des camions réquisitionnés bien sûre par le gouvernement centrafricain, le Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la Paix (BINUCA) et la Mission de Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (MICOPAX) », a indiqué le même communiqué.


A en croire le leader du Front Populaire pour le Redressement (FPR) lors de la signature de l’accord de paix tripartite à N’Djamena, « la tâche ne sera pas facile du fait qu’il y a presque 3000 hommes éparpillés sur le territoire centrafricain. Ces hommes doivent dans un premier temps, être regroupés à la frontière avant leur extradition ».


Toutefois, le ministre centrafricain de la Sécurité publique Claude-Richard Gouandjia a rassuré que « ces 2 Etats voisins et la communauté internationale vont tout mettre en œuvre pour réussir l’opération. Car, les miliciens du FPR continuent de déstabiliser le nord du pays depuis trois ans ».


A titre de rappel, même après l’extradition de leur chef, les ex-rebelles de Baba Ladé avaient poursuivi allégrement leurs exactions sur la population civile. 3 éleveurs ont été kidnappés à Bambari (centre-est) il y a 2 semaines avant d’être relâchés par ces éléments.


Le passage de Baba Ladé et ses soldats sans être inquiété par la Justice centrafricaine avait suscité de vives réactions au sein des ONG de défense des Droits de l’Homme. Certaines ont même déposé plainte contre cette rébellion étrangère qui a suffisamment dépouillé les centrafricains.

 

 

 

Brèves


Altercation : Une personne serait tuée ce soir du 30 septembre au PK 12. Une altercation entre les gendarmes et des éléments de la garde présidentielle serait à l'origine de l'incident.

 

PK 12 : Des coups de feu ont fait fuir les habitants. Une altercation entre forces de l'ordre sur la disparition d'une arme et d'un téléphone portable en cause. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 22:46

 

 

 

Bangui ville

 

 

Elle est excellente la proposition de Me MBOLI-GOUMBA d’obliger les propriétaires des immeubles situés depuis le point zéro jusqu’au monument BOGANDA de relever le niveau de leur immeuble d’au-moins quatre étages.

 

Cependant, ce « plan d’urbanisation » ne répond pas à l’absence du troisième élément, la volonté d’exister et l’aptitude de définir un projet de société. En tout cas, le plan de Maître Crépin  ne vient pas à bout du déficit de projet de société dans notre pays.

 

De mon point de vue,  le nécessaire aménagement urbain du périmètre « centre ville » de Bangui passe par la mise en place d’un mécanisme de résorption de la ruine et de l’insalubrité des immeubles qui s’y trouvent actuellement.

 

Pour cela, le Parlement devrait instituer,  par la loi , une procédure spéciale d’expropriation et de préemption en matière d’aménagement urbain, sur une période donnée, tendant à faciliter d’une part, la suppression des édifices insalubres du centre ville et d’autre part, à organiser un « droit de préemption urbain » sur tout ou partie du périmètre du centre de Bangui dont le titulaire sera  la Mairie de Bangui mais que celle-ci pourra déléguer son droit à une autre personne publique ou à un concessionnaire privé d’opération d’aménagement.

 

Ainsi, on pourra faire  du centre ville de Bangui une zone de droit de préemption et d’aménagement, pour une durée de 20 ans par exemple, à l’intérieur de laquelle le concessionnaire d’opération d’aménagement ( public ou privé ) pourra préempter tous les biens immobiliers qui seront aliénés par leur propriétaire pour en faire des opérations de construction ou d’amélioration des structures foncières du centre ville.

 

On donnera  ainsi l’opportunité à des Centrafricains de se constituer en sociétés d’aménagement ou en sociétés de promotion immobilière pour venir à bout de la vétusté des immeubles du centre ville de Bangui.

 

Roger  ANDJALANDJI, Paris

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 16:08

 

 

 

 

preparation-ARV.jpg

 

 

 

PARIS (AFP) - 30.09.2012 17:05 - Une nouvelle forme mortelle de salmonellose s'est développée en Afrique subsaharienne, favorisée par l'épidémie de sida qui affaiblit le système immunitaire, selon une étude parue dimanche.


Les salmonelloses incluent la fièvre typhoïde, devenue rare dans les pays industrialisés mais qui fait encore 600.000 morts dans les pays en développement, et les salmonelloses non typhiques qui se traduisent principalement par des diarrhées aiguës.


En Afrique subsaharienne, où cohabitent malnutrition, paludisme et sida, est apparue une forme rapidement invasive de la salmonellose non typhique, liée à la contamination de l'eau et des aliments par les selles, qui aboutit au décès de 22 à 45% des personnes infectées.


En séquençant le génome de cette salmonelle, les chercheurs de l'Institut Trust Sanger en Grande-Bretagne ont établi une parenté avec la salmonelle à l'origine de la typhoïde. Ils ont découvert qu'elle avait évolué en deux vagues, l'une apparue il y 52 ans dans le sud-est de l'Afrique et l'autre il y 35 ans dans le bassin du Congo.


"L'épidémie de sida passe pour avoir débuté dans le centre de l'Afrique avant de se développer vers l'est, de manière largement similaire à celle observée pour la deuxième vague de salmonellose invasive", relève le Dr Robert Kingsley, l'un des co-auteurs de l'étude parue dimanche dans Nature Genetics.


En étudiant cette deuxième vague, les chercheurs ont trouvé un gène qui rend la maladie résistante au chloramphenicol, un antibiotique de première ligne contre la salmonellose, alors que ce gène n'était pas présent dans la salmonellose de la première vague.


L'épidémie actuelle aurait, selon les chercheurs, été "exacerbée" par l'augmentation du nombre de personnes immuno-déprimées dans la population.


"C'est la première fois que le séquençage du génome a permis de suivre l'extension d'une épidémie de salmonellose", souligne le Pr Gordon Dougan, un autre co-auteur de l'étude.


© 2012 AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 18:28

 

 

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA) 

 

Kabo : Un jeune homme tué par des hommes armés

 

Kabo, 29 septembre 2012 (RJDH) – Un jeune homme âgé de 22 ans a été tué, le dimanche 23 septembre dernier par des hommes armés, au village de Koïo, à 70 km de la ville de Kabo (Nord) sur l’axe Batangafo.


L’information a été donnée par Francis Altoma, un jeune homme qui était en compagnie de la victime dans une colonie de la pêche. D’après son témoignage, ils étaient dans une partie de pêche lorsqu’ils ont entendu du bruit dans la brousse. Au moment où ils prenaient des précautions pour s’enfuir, ces hommes armés se sont lancés à leur poursuite. C’est ainsi que la victime a été abattue. Par contre il a pu s’échapper.


Le corps du jeune homme a été retrouvé et inhumé sur place, le lendemain, parce qu’il était déjà dans un état de décomposition. Il avait reçu trois balles dans la tête.


Le rescapé de cet incident qui dans sa course a reçu des blessures et des déchirures musculaires, a été transféré, à moto, à l’hôpital de Kabo pour des soins.


Les victimes de cet acte sont des déplacés du village de Béhili qui ont trouvé refuge dans la ville de Kabo.

 


 

Bambari : Des parents réticents à la vaccination des enfants contre la polio

 

Bambari, 29 septembre 2012 (RJDH) – Certains parents refusent de faire vacciner leurs enfants contre la poliomyélite, alors que la campagne s’est ouvertece samedi à Bambari (centre).


D’après les informations fournies par l’équipe de supervision de la campagne, dans la préfecture de la Ouaka, plus de six mille enfants de 0 à 59 mois ont été recensés pour bénéficier de cette vaccination. Mais certains parents n’acceptent pas que leurs enfants soient vaccinés.


« Nous déplorons le comportement de certains parents qui refusent volontairement de faire vacciner leurs enfants, c’est grave pour eux », a déploré Adeline Yassingou, agente de vaccination.


Dans le même ordre d’idée, le préfet de la Ouaka, Lydie Marthe Yangba, condamne le comportement des parents qui négligent cette compagne de vaccination au profit des travaux champêtres. « Je rappelle que la poliomyélite est dangereuse pour les enfants. Elle est la cause de plusieurs handicaps des mineurs. Il  est important que tous les enfants soient vaccinés sans exception», a-t-elle lancé.


Ces parents disent s’opposer à cette vaccination pour ‘’des raisons personnelles’’, d’autres évoquent les effets secondaires qui provoquent la fièvre chez les enfants après la vaccination. Mais d’après le Dr Thomas D’Aquin Koyazéngbé, ces effets sont normaux, mais il suffit de lui donner du paracétamol pour faire chuter la fièvre.


La campagne a démarré hier dans certaines régions du pays et d’autres ce samedi. Elle va durer trois jours.

 


 

Bangui : Des responsables des médias à l’école du management

 

Bangui, 29 septembre 2012 (RJDH) – Améliorer la viabilité et l’indépendance des medias en République centrafricaine, tel est l’objet d’un atelier qui regroupe une vingtaine de responsables de l’audiovisuel et de la presse écrite venus de Bangui et de l’intérieur du pays.


« Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet Medias indépendants pour la consolidation de la démocratie», a déclaré Pascal ChirhaIwirwa, coordonnateur de l’Institut Panos Paris (IPP), qui organise cette activité sur un financement de l’Union Européenne et l’ambassade de France.


Du 28 septembre au 3 octobre, les participants vont apprendre à mieux gérer leurs entreprises de presse avec plus de professionnalisme. Car, a-t-il ajouté, une partie des difficultés des médias centrafricains est liée au ‘’manque de capacité managériale’’ des responsables.


La formation est axée sur les notions de leadership, le management, l’organisation de la conférence de rédaction, la planification des programmes en radio et en presse écrite et la gestion des ressources humaines.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 18:09

 

 

 

Garoua Boulai bienvenue

 

 

 

mercredi 26 septembre 2012  par Agence de Presse Africaine (APAnews) 

 

La situation reste tendue à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique au lendemain d’une attaque attribuée aux rebelles centrafricains sur un poste de gendarmerie en territoire camerounais ayant fait trois morts, dont un gendarme et deux assaillants.

 

Les forces de sécurité camerounaises ont indiqué avoir mis la main sur trois assaillants, dont une exploitation rapide aurait permis de connaître l’identité ainsi que les mobiles de cette attaque qui n’est pas la première du genre.

 

Le gouvernement camerounais qui a déclaré mercredi que le dispositif de sécurité a été renforcé à la frontière, avec notamment, le déploiement d’un contingent du Bataillon d’intervention rapide (BIR), une unité spéciale de l’armée spécialisée dans la lutte contre le grand banditisme et la piraterie maritime.

 

D’après les sources gouvernementales, les assaillants ont attaqué une brigade de gendarmerie au Cameroun « certainement pour se procurer en armes et renforcer leur arsenal de guerre ».

 

Une situation qui a amené les autorités des deux pays, à renforcer les mesures de sécurité pour éviter d’autres attaques au moment même où l’on parle du démantèlement en Centrafrique de la force de maintien de paix de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

Le Cameroun et la Centrafrique ont annoncé, la tenue dans « les meilleurs délais » d’une réunion de sécurité mixte, question de prendre « les mesures appropriées pour que la paix et la stabilité soient préservées de part et d’autre ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 17:08

 

 

 

 

Antoine Gambi

 

 


United Nations (New York) 27Septembre 2012

 

Le Ministre des affaires étrangères de la République centrafricaine, Antoine Gambi, a déclaré mercredi à l'Assemblée générale de l'ONU que la persistance des foyers de tensions et la recrudescence des conflits qui continuent de sévir au Mali, en République démocratique du Congo, au Soudan et au Soudan du Sud, ou encore en Côte d'Ivoire démontrait la nécessité de garantir l'état de droit tant au niveau national qu'au niveau international.

 

« Le Gouvernement centrafricain avait réalisé d'énormes efforts pour soutenir les activités visant à promouvoir l'état de droit, la justice et la transparence dans la gestion des capacités nationales pour faire respecter les droits de l'homme », a assuré M. Gambi.


« Cela s'est, notamment, traduit par une adhésion entière à plusieurs instruments internationaux relatifs à la promotion des droits de l'homme et par l'adoption, en décembre 2004, d'une nouvelle Constitution qui consacre les principes de la bonne gouvernance, le respect des droits de l'homme ou l'élargissement du champ des libertés individuelles et collectives, » a-t-il ajouté.

 

À présent, et afin d'éviter des crises postélectorales, le Gouvernement centrafricain, les partis politiques, le syndicat et la société civile sont en train de réviser le Code électoral afin de corriger les dysfonctionnements qui ont été relevés lors des échéances électorales groupées de janvier 2011, a-t-il précisé.

 

 

 

NDLR : Ces propos du ministre centrafricain sonnent comme un hommage du vice à la vertu. Il a fallu qu’il aille à la tribune des Nations unies pour retrouver un peu de lucidité et reconnaître la nécessité de d’éviter les crises postélectorales en « garantissant l’état de droit » comme moyen de conjurer durablement les conflits en Afrique. Or dans son propre pays, lorsque le capitaine Eugène Ngaikoisset par exemple se comporte comme s’il était dans la jungle, on n’entend pas la voix de ce ministre ni celle de son premier ministre même pas celle de leur patron Bozizé. S’agissant des dernières élections, il reconnaît bien maintenant qu’il y a eu des dysfonctionnements qu’il convient de corriger mais on aurait aimé l’entendre aussi se prononcer sur les intentions qu’on prête à Bozizé de modifier la constitution pour se présenter indéfiniment à l’élection présidentielle car cette volonté de demeurer ad vitam aeternam au pouvoir de l’actuel général est aussi porteuse de tension susceptible de générer de graves troubles dans le pays. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 16:48

 

 

 

 

Crépin Mboli Goumba

 

 

 

A VUE D’HOMME : LES ENSEIGNEMENTS DE CES ELECTIONS

 

Le 13 Mars 2005, je décidais de me soumettre au suffrage d'une partie de mes concitoyens. Candidat à la députation dans le 5e I, je ne me faisais pas d'illusions quant à l'issue de cette joute électorale. Non que j'aurais boudé mon plaisir, si, par extraordinaire, j'étais sorti victorieux dans cet arrondissement le plus peuplé de Bangui.


Mais j'avais dessein de prendre date pour les combats futurs. Plus d'une décennie d'exil m'avait éloigné de la patrie. En politique, l'absence prolongée ne pardonne pas. Le Général de Gaulle, retiré à Colombey pendant plus de onze ans, ne recueillait qu'un pour cent d'intentions favorables des sondes en 1956, sur son éventuel retour aux affaires. Et l'Assemblée lui vota les pleins pouvoirs, il est vrai, sous la menace de l'opération « résurrection ».


Oh, bien-sûr, je ne suis pas le Général de Gaulle, et le peuple Centrafricain n'a pas les mêmes ressorts que le peuple français. Comme il m'aurait suffi que ce peuple qui est mien ressemblant au peuple Ivoirien !


J'aurais pu faire dans la facilité, choisir une localité du mystique orient centrafricain et me faire élire confortablement, à l'instar de ma chère tante qui, n'y vivant même pas, a été élue dès le premier tour.

 
Une carrière politique qui se veut ambitieuse ne doit pas se permettre ces raccourcis, surtout dans ce contexte de repli communautaire.


Avoir fait du porte à porte, à la rencontre de la vraie Centrafrique, aura été pour moi une révélation. J'ai découvert un pays qui m'était étranger. A quelques kilomètres seulement du centre-ville, c'est déjà le Moyen-Âge ! Et comment ne pas se rappeler le visage de cette vieille dame, rencontrée au quartier Bangui Mpoko I, mangeant des feuilles de manioc simplememt pilées, sans huile ni arachides, sans sel parce que j'en ai goûté, manifestement malnutrie ?

 
Cependant, il faut que la nation vive.


Même si les idées auxquelles de plus en plus les Centrafricains croient ne sont pas représentées dans la classe politique, n'ayons pas la vanité de croire que la vie de la nation s'arrêtera pour autant.


En attendant de lutter pied à pied, de s'organiser (et je pense ici à mes chers amis qui sont dans d'autres partis politiques), il faut faire des propositions.
Mais quelles sont ces idées ? En effet, le problème centrafricain n'est ni le tribalisme, ni la gestion peu orthodoxe de l'Etat. Ne confondons pas les effets avec la cause, ce serait de mauvais aloi.


Notre problème, fondamentalement, c'est l'absence d'un projet de société clair, incarné par les détenteurs de la machine d'Etat, qui pourrait éviter les travers du tribalisme et autres « ismes » négatifs. Le pilotage à vue justifie tous ces errements. Nous ne pouvons pas continuer à considérer notre pays comme une hutte qui ne nécessiterait pas préalablement un plan. Le Benin a « Benin perspective 2025 », programme de développement pour un quart de siècle. La Gambie de Yaya Jammeh à « Gambia Vision 2020 », et on voit bien que ce pays décolle.


Pour avoir dit que je considérais le pèlerinage perpétuel de nos politiques comme le signe patent d'un rabaissement supplémentaire, j'ai heurté un consensus. Pourtant, mon opinion sur la question n'a pas changé.


Pour avoir parlé de la faillite de l'Etat, une certaine élite prompte à épouser les vérités officielles, toutes les vérités officielles, a crié au nihilisme.


Que lui dire, sinon, comme Malraux, « qu'après être allé dans les bibliothèques, il faut savoir jeter les livres pour affronter la vie ».


Comme je l'ai dit ailleurs, je ne saurais me résoudre à vivre en citoyen d'un pays inexistant. Je ne puis ôter de ma mémoire l'offense faite à mon peuple, fouetté, et à la vertu des femmes de mon pays, par des banyamulengues, la corruption des opposants pour accepter l'inacceptable.


Il est jusqu' à un candidat à la présidentielle pour s'étonner que, prônant le panafricanisme, je n'ai pas été enchanté par son voyage à Libreville. Quelle méprise !
Mon panafricanisme ne s'accommode pas de l'existence d'un maître et d'un esclave, mais des rapports d'égal à égal dans une convergence ( Ah, que je déteste désormais ce mot !) vers un même but.


Il y a quelques temps déjà, j'ai développé la théorie des trois éléments de la puissance en Afrique. L'élément militaire, l'élément économique et le troisième élément qui repose sur la volonté de leadership des dirigeants d'un pays.


L' élément militaire nous est servi par le Rwanda, jadis pays insignifiant ne se rappelant à la mémoire du monde qu'à grands coups de combats tribaux. Ce pays fait aujourd'hui trembler le grand Congo, grâce à son armée.


L'élément économique nous est servi par le Gabon, pays sous-peuplé, qui utilise sa manne pétrolière pour exister dans le monde et servir de destination privilégiée à nos politiques.


Le troisième élément, la volonté d'exister et l'aptitude au leadership, nous est servi par le Burkina-Faso. Ce troisième élément repose sur l'ambition des dirigeants d'un pays.
N'ayant ni une armée digne de ce nom, ni une économie florissante, le seul élément à notre portée reste le troisième.


Nous devons bâtir une identité qui nous soit propre. Il est vrai que dès la genèse de notre histoire moderne, une double méprise s'est abattue sur nous. Ainsi, nos parents ont appris nos ancêtres les Gaulois. Nous autres, nous avons appris Leuk le Lièvre, Mamadou et Bineta, alors que nous avons Ndaramba le lapin, et que, à tout prendre, Kossi Kpanamna ou Ngura, ça sonne plus centrafricain. Quelle avancée c'eut été pour le panafricanisme si, dans le même temps, on apprenait l'histoire de notre pays en Afrique de l'Ouest.

 
Or donc, il faut que la nation vive.


J'ai rédigé 10 projets de loi que je soumettrai au député élu du 5e arrondissement.


Parmi ces projets, il y a l'obligation faite aux propriétaires d'immeubles à caractère commercial, situés depuis le point zéro jusqu'au monument Boganda, de relever le niveau de leurs immeubles d'au-moins quatre étages, et cela sur cinq ans. Cela s'est fait ailleurs, et nous avons le devoir de transformer le paysage architectural de Bangui, en mettant à contribution ceux qui profitent du pays.


En attendant que demain soit un autre jour.


Pour une certaine façon d'être Centrafricain.

 

Me Crépin Mboli-Goumba

 

 

 

NDLR : « L'obligation faite aux propriétaires d'immeubles à caractère commercial, situés depuis le point zéro jusqu'au monument Boganda, de relever le niveau de leurs immeubles d'au-moins quatre étages, et cela sur cinq ans. ».

 

C’est une excellente proposition qu’avait faite en son temps ce fils du pays et qui mérite à nouveau attention, pour peu que les décideurs du pays - à commencer par ceux qui se prennent pour des députés de l’actuel assemblée nationale - aient réellement le souci du bien de la RCA. Si le plan d’urbanisme de la capitale ne les préoccupe pas, qui d’autres cela doit-il préoccuper ? A la reprise lundi prochain de la session parlementaire, c’est le moment indiqué pour que les députés puissent sérieusement se pencher sur  l’idée et cet intéressant projet d’urbanisme de la capitale de Me Crépin Mboli-Goumba.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 01:20

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Obo/Mboki : Des victimes de la LRA choquées par les images de Kony

 

 

joseph-kony-wanted.jpg

 

 

Bangui, 28 septembre 2012 (RJDH) – Des victimes de la rébellion de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) des villes de d’Obo et Mboki (sud-est), se sont dites ‘’choquées’’ d’apercevoir les  images de Joseph Kony et de ses lieutenants Dominic Ongwen et Okot Odhiambo, affichés par l’armée américaine dans la cadre de la campagne de communication contre la LRA.


« Quand je vois ces images ça me révolte parce qu’elles me rappellent ce que j’ai vécu pendant ma période de captivité. Ce sont ces hommes qui avaient ordonné que je sois drogué puis torturé », a déclaré un homme âgé de 44 ans, ancien captif de la LRA et qui vit actuellement à Obo, et que le RJDH a joint par  téléphone ce vendredi.


A Mboki, c’est presque la même réaction. « Ces images me font penser aux viols perpétrés par la LRA sur nos filles, les massacres et toutes les atrocités que nous avons vécues par la faute de Kony et ses hommes,» a renchéri une autre victime âgé de 58 ans, kidnappée  en 2008 à Maboussa, à 45 kilomètres de la ville Mboki.


Le lundi dernier, les conseillers militaires américains en poste à Obo avaient  lancé la nouvelle stratégie de lutte contre la LRA. Dans cette perspective, la photo de Joseph Kony et de ses lieutenants, Dominic Ongwen et Okot Odhiambo sont affichées sur un panneau géant de deux mètres, suivi de plusieurs numéros de téléphones d’alerte.


Cette stratégie a pour but d’impliquer la population dans la traque à Joseph Kony  en matière d’information et de renseignements. La population est appelée à alerter les contingents ougandais ou centrafricains basés dans la région, si un mouvement de Joseph Kony et ses lieutenants était constaté dans la zone.

 


 

Obo : Une tendance à la propagation des IST et du VIH/sida

 

Obo, 28 septembre 2012 (RJDH) – Environ 15 à 20 cas d’infections sexuellement transmissibles (IST) et de VIH/sida, confondus, sont diagnostiqués chaque semaine à l’hôpital  préfectoral d’Obo (sud-est). L’information a été  livrée par le docteur Romaric Zarambault, dans un entretien avec Radio Zéréda, le 26 septembre.


Les principales maladies sont la syphilis, mais surtout  la gonococcie suivie, du VIH/sida. Ce phénomène est le plus développé chez les filles et les femmes dont l’âge varie entre 16 et 35 ans.


Le Dr Zarambault a expliqué que la multiplication de ces maladies est liée à un ‘’comportement sexuel irresponsable’’, qui tend à se  généraliser chez les jeunes de la région  du Haut-Mbomou en général et de ceux de la ville d’Obo en particulier.


Il a fait savoir que si ce comportement ne changeait pas, les cas de maladie sexuellement transmissibles risquent d’augmenter.


Le docteur Zarambault a conseillé à la population de se rendre au centre de dépistage volontaire du VIH/sida qui est déjà fonctionnel. Cela permettrait aux patients de connaître leur statut sérologique et engager des traitements précoces.


Pour le moment, les personnes victimes de ces maladies auscultées, et nécessitant une prise en charge médicale, sont assistées par l’hôpital préfectoral d’Obo, avec l’appui de l’ONG Merlin.

 


 

Bangassou : L’hôpital manque de personnel et de matériels

 

Bangassou, 28 septembre 2012 (RJDH) – L’hôpital préfectoral de Bangassou (sud-est) est dépourvu de personnel qualifié et de matériels adéquats pour un meilleur traitement des malades, a indiqué le docteur Ulrich Balébanda, chef de centre par intérim joint ce vendredi par le RJDH.


« Le nombre du personnel qualifié est de 14, notamment des infirmiers diplômés d’Etat, des sages-femmes, ce qui est très insuffisant vis-vis des besoins de la population. Pour ce faire nous avons sollicité les services de 46 infirmiers-secouristes formés par la Croix-Rouge locale  pour renforcer l’équipe », a expliqué le docteur Balébanda.


Mais malgré cette initiative qui a permis de renforcer l’effectif du personnel, les problèmes demeurent, car à cause du manque d’expérience et de qualification des agents, la population continue de se plaindre de la qualité des services offerts par l’hôpital de Bangassou.


Au-delà des problèmes de personnel, le matériel manque aussi. « Les trousses du service du bloc opératoire sont vides, les médicaments pour des cas d’urgence n’existent pas. A cela s’ajoute l’irrégularité de l’électricité qui affecte les activités du bloc opératoire », déplore-t-il.


D’après le Dr, tous les services de l’hôpital de Bangassou souffrent et des problèmes de personnel et de matériels. Cette situation a une répercussion sur la santé de la population.

 


 

Bambari : Des bouchers accusés de pratique mystiques entrent en grève

 

 

 

boucherie à Bouboui

 

 

Bambari, 28 septembre 2012 (RJDH) – L’alimentation de la population de la ville de Bambari (centre) est perturbée à cause de la grève qu’observent les bouchers depuis hier. Ils disent protester contre la réaction du  maire de la ville, Marie Francine Baninga, qui les aurait accusé de pratiques occultes dans leurs activités.


D’après les informations, dans une réunion qu’elle a présidée dans les jours précédentes, M. Baninga aurait déclaré en public que les bouchers de Bambari seraient à l’origine de plusieurs cas d’envoûtement et de métamorphose enregistrés dans la ville.


« C’était à l’issue d’une réunion, le lundi dernier que Marie Francine Baninga nous a accusés d’être les auteurs des cas des métamorphoses et des morts subites enregistrés dans la ville », a fait savoir  le président de l’association des bouchers, pour justifier la colère de ses collègues.


Face à cette réaction, Marthe Lydie Yangba, préfet de la Ouaka, a supplié les bouchers à reprendre leurs activités afin de donner à manger à la population de la ville. Car la viande de bœuf l’un des principaux aliments de la région.


Elle a par ailleurs promis d’ouvrir un dialogue entre les manifestants et la municipalité, afin de trouver une solution pacifique à ce malentendu, dès que Mme Baninga qui est actuellement en mission à Bangui sera de retour.

 


 

Bangui : Démarrage de la vaccination contre la polio

 

 

vaccination contre la polio

 

 

Bangui, 28 septembre 2012 (RJDH) – Les parents sont invités à faire vacciner leurs enfants contre la poliomyélite. Cet appel a té lancé par le ministre de la santé, Jean-Michel Mandaba, à la veille de la campagne de vaccination qui a démarré ce vendredi.


Dans son mot à la population, Jean Michel Mandaba a demandé aux parents de mettre à la disposition des agents vaccinateurs, tous les enfants afin qu’ils bénéficient de ce programme. Les autorités locales sont également appelées à s’impliquer dans cette campagne afin de garantir sa réussite.


Cette campagne de vaccination concerne tous les enfants de zéro à cinq ans, et vise à éradiquer la maladie de la poliomyélite qui continue d’affecter la santé physique des enfants en République centrafricaine. Le vaccin sera accompagné de la vitamine A et d’autres composantes de lutte contre les vers   intestinaux.


La vaccination va se dérouler du 28 au 30 septembre sur toute l’étendue du territoire national en partenariat avec l’Unicef.


Selon un rapport publié par le programme élargi de vaccination, quatre cas de poliovirus sauvage ont été enregistrés, au premier trimestre 2012, dans les villes de Batangafo et de Kabo (nord). Ce virus serait importé du Tchad.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 00:31

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

 

Retrait AREVA de Bakouma, la population exige des indemnisations

 

 

Bakouma sur carte google

 

 

(Radio Ndeke Luka Jeudi, 27 Septembre 2012 05:46)

 

 La société française d’exploitation de l’uranium centrafricaine AREVA basée dans la sous -préfecture Bakouma (sud-est) décide de suspendre ses activités dans la région. Les habitants de cette zone se plaignent de ce retrait et réclament d’AREVA, 19 ans d’indemnisation de chômage.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bangassou, c’est avec regret que les habitants de cette localité ont appris la nouvelle du retrait de cette institution. Les uns redoutent de renouer avec le chômage tandis que les autres veulent à ce qu’avant son retrait, la société leur paie toutes les années d’exploitation restantes. Ces années couvrent initialement la période de 2012 à 2033.


Entre autres raisons, la population de Bakouma affirme que, c’est à cause d’AREVA que l’armée de la LRA s’est intéressée à leur zone pour leur faire subir des exactions.

Pour les populations de la région, AREVA n’a rien fait pour développer leur ville de Bakouma et ses environs malgré les 6 années qu’elle a faites dans le Mbomou (sud-est). Les différents projets qui ont été émis par ladite société ne se sont jamais réalisés, reconnait un habitant.

© Copyright Radio Ndeke Luka

 

 

 

L’armée ougandaise donne 2 mois pour capturer Joseph Kony 

 

 

 

Kony chef LRA

 

 

 

(Radio Ndeke Luka Jeudi, 27 Septembre 2012 05:41)

 
Le chef rebelle Joseph Kony de l’armée pour la résistance du seigneur (LRA) sera capturé dans les deux prochains mois. Après sa capture, il sera automatiquement remis à la Cour pénale internationale pour répondre de ses actes. C’est ce qu’a annoncé l’armée ougandaise sur les ondes d’une radio internationale ce 25 septembre 2012.


Le commandant de l’armée ougandaise qui a fait cette déclaration sur une chaine internationale précise que, Joseph Kony, sera automatiquement livré à la Cour pénale internationale après sa capture.

 

Toujours en mouvement, le numéro I de la LRA et le reste de ses hommes se trouveraient actuellement dispersés dans la forêt d’Afrique Centrale. Selon certaines sources, le territoire dans lequel se trouve le chef de la LRA et ses milices est « aussi grand que la France », ce qui pourrait rendre difficile la chasse de ces fugitifs.


Pour en finir avec la LRA, l’Union Africaine avec ses forces coalisées d’environs 5.000 hommes, composées de soldats ougandais, sud-soudanais, et centrafricains, a pris les commandes des opérations depuis ce début septembre.


Ce chef rebelle est depuis 2005 recherché par la plus grande instance judiciaire mondiale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. A en croire cette source militaire ougandaise, les jours de Joseph Kony sont désormais comptés.


Pour rappel, le 24 août, la base militaire de la troisième personne la plus respectée après Joseph Kony, Dominic Ongwen, située dans le Haut-Mbomou en RCA, avait été détruite par l’armée ougandaise.

 

© Copyright Radio Ndeke Luka

 

 

Des éléments de la garde présidentielle kidnappent deux hommes à Bangui

 

 

 

 

GP-Bozize.JPG

 

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Septembre 2012 14:37


Un caporal du Bataillon des Services et de Soutien (BSS) et son frère, commerçant exerçant au PK 12, ont été kidnappés le 24 septembre 2012 par certains éléments de la garde présidentielle. L’enlèvement a eu lieu dans la soirée aux alentours du bar dancing Tangawissi, situé dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui.

Les épouses des deux hommes ont fait des recherches en vain et ont décidé, 4 jours plus tard,  d’annoncer la nouvelle à Radio Ndeke Luka ce vendredi.


Attristées, larmes aux yeux, ces femmes ne savent à quel saint se vouer. « Nous avons parcouru tous les centres de détention de la ville sans retrouver nos époux. Nous ne savons pas exactement ce qu’on leur reproche encore moins, où les trouver », ont-elles raconté.


L’une d’entre elles a expliqué que les « 2 hommes ont été enlevés au bord de la grand route, alors que ces derniers étaient en pleine conversation. Ils ont été passés à tabac avant d’être conduits dans un lieu tenu secret ».


Signalons que les cas d’enlèvement par les hommes en uniformes deviennent ces derniers temps monnaie courante dans la ville de Bangui.

 

 

 

 

Blessé, égorgé mais il est toujours vivant


Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Septembre 2012 14:36

 

Un cultivateur centrafricain a été blessé et égorgé par un groupe d’éleveurs transhumants  dans la commune de Mbrés (centre-nord). Chose inhabituelle, cet homme a survécu malgré ses profondes blessures. L’acte s’est produit il y a de cela un mois. Cet homme est appelé par la population de la région « le ressuscité ». Actuellement, il jouit pleinement de la vie.

 

Selon les faits rapportés par le correspondant de Radio Ndeke Luka ce 27 septembre, le cultivateur  a été surpris  dans son champ par 4 éleveurs qui l’ont accusé d’avoir volé leurs bœufs. Les éleveurs en question étaient armés de coutelas, arc et flèches. Jean Yandegaza leur a juré son innocence, par tous les dieux, qu’il n’est pas la personne qu’ils cherchent.  Convaincus qu’ils ont entre les mains le dérobeur de leur bétail, ces éleveurs ont blessé le cultivateur au bras, à la poitrine et à la tête avant de l’égorger.

 

Pendant 2 jours, la victime gisait dans son sang sous la pluie et le soleil, jusqu’à ce qu’un autre cultivateur l’ait retrouvé. Les habitants du village informés, se sont rendus sur les lieux et ont conduit l’homme à moitié mort au service des urgences de l’Hôpital de Mbrés. Ayant passé deux semaines à l’Hôpital de Mbrés, Jean Yandegaza a été ensuite transféré à Kaga Bandoro.


Le correspondant indique de plus que, pendant les 3 semaines d’hospitalisation, ses repas lui étaient directement mis dans le trou de la gorge. En outre, tout ce qui venait de la bouche sortait aussitôt par la gorge.

 

Après plus d’un mois de souffrance, Jean Yandegaza dit le « miraculé » se tient actuellement sur ses deux jambes, parle et mange.  Stupéfaits, les habitants de Kaga Bandoro ont qualifié ce phénomène de miracle.

 

Il convient de rappeler que les éleveurs et les agriculteurs se sont toujours fait la guerre. Les premiers accusent souvent les seconds de tueurs ou voleurs de leur bétail. Les seconds accusent les premiers de faire détruire leurs champs par leurs troupeaux.

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