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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 14:42

 

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Lundi 31 mai de 18h10 à 19h (heure de Paris) sur AFRICA N°1

Le Grand débat est une émission lancée dans le cadre du cinquantenaire des indépendances. Le thème est "Qu'a fait la République centrafricaine de son indépendance ?". Après un rapide bilan de ces cinquante dernières années, il sera surtout évoqué la situation actuelle et les pistes pour sortir de l'impasse.

Avec M. Prosper N’douba, ancien Porte parole à la Présidence centrafricaine, Directeur de Publication de Centrafrique-Presse  M. Saturnin Ndombi du Fodem France et par téléphone, depuis Bangui Martin Ziguélé ancien Premier Ministre et Président du MLPC et candidat à l'élection présidentielle.

L'émission est présentée par Francis Laloupo.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 14:32

 

 

Mitterrand-Bongo-La-Baule.jpg

 

 

 

 1990 : l'utopie de la démocratie dans les ex-colonies

 

En 1990, à la Baule, François Mitterrand lie démocratie et développement devant les chefs d'Etats africains. Mais pour les anciennes colonies françaises, la partie est loin d'être gagnée.

 

"Il nous faut parler de démocratie", lance le président français François Mitterrand lors du 16e sommet France-Afrique de la Baule, en juin 1990. A cette date, le sujet n'est pourtant pas nouveau. La bataille pour l'indépendance était déjà justifiée par l'absence de démocratie. En 1960, lorsque quatorze colonies s'affranchissent du joug de la France , une nouvelle ère d'espoir semble s'ouvrir. Très vite pourtant, l'enthousiasme retombe.

 

Le parti unique, prôné par les nouveaux chefs d'Etats africains, devient la norme. Le système évitant, selon eux, les luttes ethniques et tribales.

Les révisions constitutionnelles sont en outre l'occasion, pour les chefs d'Etats, de renforcer leur pouvoir personnel.

Au Sénégal, le président Léopold Sedar Senghor fait emprisonner son Premier ministre pour tentative de coup d'Etat. Par référendum, la Constitution est modifiée en 1963. Le régime présidentiel est instauré et le poste de Premier ministre supprimé.

En Côte d'Ivoire, Félix Houphouët fait rédiger une nouvelle Constitution qui établit un exécutif puissant. Les députés sont désignés directement par lui.

En Centrafrique, Jean-Bedel Bokassa va même jusqu'à s'autoproclamer "empereur". Philippe Hugon, directeur de recherche à l'Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), voit dans la toute puissance de ces chefs d'Etats "une réinterprétation du pouvoir africain qui appartient à une seule personne, un ancien, qui le garde jusqu'à sa disparition". 

 

Prime à la démocratisation

 

A la fin des années 80, la situation économique et sociale de bon nombre d'Etats africains est dégradée.

 Ce qui conduit François Mitterrand à lier, dans son discours de 1990, démocratie et développement. La France, par la voix de son président, annonce que "l'aide sera plus tiède envers ceux qui se comporteraient de façon autoritaire, et plus enthousiaste envers ceux qui franchiront, avec courage, ce pas vers la démocratisation".

 

François Mitterrand se fait le chantre du multipartisme. "C'est le chemin de la liberté sur lequel vous avancerez en même temps que vous avancerez sur le chemin du développement. On pourrait d'ailleurs inverser la formule : c'est en prenant la route du développement que vous serez engagés sur la route de la démocratie", déclare-t-il.

 

Les anciennes colonies semblent alors s'engager pour une meilleure gouvernance.

Un scrutin libre se tient au Mali. En République centrafricaine, les premières élections multipartites se déroulent en 1993 et Ange-Félix Patassé est élu président de la République, mettant fin au long règne d'André Kolingba. La même année, un régime parlementaire est instauré à Madagascar.

 

Les différents partis politiques se réunissent lors de conférences nationales au Bénin, au Congo-Brazzaville et au Niger. Pourtant, la multiplicité des partis politiques ne fait pas tout. "Le multipartisme n'est pas forcément un mieux démocratique quand il est basé sur des corporatismes", souligne Philippe Hugon.

 

 Entre crises et guerre civile

 

Après ce bref sursaut démocratique, les Etats s'enfoncent dans l'instabilité et la violence. Le Congo-Brazzaville tente bien de renouer avec le multipartisme, et une nouvelle Constitution est adoptée après un soulèvement en 1990. Mais trois guerres civiles successives ravagent le pays (1993,1997 et 1998-1999). Au départ, les partisans du président Pascal Lissouba et ceux du maire de la capitale, Bernard Kolela, s'affrontent. Ensuite, les deux groupes s'allient contre les partisans de l'ancien président Denis Sassou-Nguesso. Celui-ci gagne la guerre civile. Son adversaire, le président démocratiquement élu, Pascal Lissouba, fuit le pays.

 

En 1999, la Côte d'Ivoire entre elle aussi en crise. Le 24 décembre, le général Gueï arrive au pouvoir après un coup d'Etat. Une révolte armée s'en suit en septembre 2002. Des soldats du Burkina Faso tentent de s'emparer des villes d'Abidjan, Bouaké et Korhogo.

 

Les rebelles, qui se baptisent "Forces Nouvelles", occupent peu à peu le nord. Le pays est coupé en deux zones distinctes : le sud est tenu par les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire et le nord est dirigé par les Forces Armées des Forces Nouvelles.

 En Mauritanie, le président Sidi Cheikh Abdallahi est arrêté après le coup d'État militaire du 6 août 2008, mené par le général Abdel Aziz.

 

A Madagascar, en 2009, Andry Rajoelina, maire de la capitale Antananarivo confisque le pouvoir à Marc Ravalomanana. Le pays est secoué par de violentes émeutes et manifestations.

Selon Philippe Hugon, "ces conflits s'expliquent par la non-légitimité du pouvoir en place, qui ne redistribue pas les rentes". "Les guerres civiles éclatent quand des groupes n'ont pas accès au foncier", souligne-t-il.

 

Le nombre de mandats en question

 

La remise en cause de la limitation du nombre de mandats est fréquente.

 

Au Cameroun, la Constitution de 1996 stipule que le président ne peut cumuler que deux mandats. Mais l’Assemblée nationale supprime toute limitation du nombre de mandats en 2008, permettant ainsi au président Paul Biya de se représenter en 2011.

 

Au Gabon, la Constitution est changée en 2003, laissant le champ libre au président Omar Bongo, qui a pu être réélu en 2005.

 

 Au Niger, la Constitution de 1999 limite le nombre de mandats présidentiels à deux quinquennats consécutifs et ne peut "faire l'objet d'aucune révision". Après un référendum le 4 août 2009, le président Mamadou Tandja acquiert la possibilité de prolonger son deuxième mandat de trois ans, puis de se représenter autant de fois qu’il le souhaite.

 

Au Tchad, la Constitution de 1996 est modifiée en 2005 pour supprimer la limitation du nombre de mandats. Idriss Deby se représente donc pour la troisième fois en 2006, et est réélu.

 

Au Togo, la limitation des mandats est supprimée en 2002, pour permettre à Gnassingbé Eyadama d’accomplir un troisième mandat.

 

 Transmission familiale du pouvoir

 

 

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Autre frein à la démocratie : la transmission familiale du pouvoir.

 

Après le décès en 2005 du président togolais Gnassingbé Eyadema, l’armée installe son fils Faure Gnassingbé au pouvoir. En 2009, Omar Bongo décède, après avoir dirigé pendant 42 ans le Gabon. Ali Bongo, son fils, lui succède après l'élection présidentielle du 30 août 2009. Une élection contestée.

 

Des instances tentent pourtant de réaffirmer les principes démocratiques. Les quinze pays appartenant à la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont adopté un protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance. La CEDEAO a suspendu le Niger en octobre 2009 pour punir le président Tandja, qui a maintenu des élections législatives boycottées par l'opposition. De même, l’Organisation internationale de la Francophonie a suspendu la Mauritanie, après le coup d’État du général Abdelaziz.

 

 Ces décisions restent toutefois minoritaires.

 

"Système représentatif, élections libres, multipartisme" : le "schéma tout prêt" que proposait François Mitterrand aux Africains n'a décidément pas fait école.

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 05:17

 

 

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Voici les informations qui ont filtré de celle du vendredi 28 mai, les désormais réunions régulières des vendredis à Sassara ou à Boali entre Bozizé et ses « tontons  macoutes » :

 

Il en ressort en effet que Bozizé est très remonté contre le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé à qui il reproche d'avoir signé la décision de mise en place d’un Centre national de traitement (CNT). Rattachée à la CEI, cette structure devrait prendre en charge l'informatisation des listes électorales, des cartes d’électeurs, etc, comme cela a été le cas en 2005 mais avec la différence que les logiciels viendront du PNUD et que les experts internationaux y seront étroitement associés. Le financement également viendra du Fonds de Consolidation de la Paix des  Nations Unies.

 

Informé par une fiche de Jean Bruno Vickos DG de l’ONI qui a immédiatement perçu le risque de perte de leur capacité de manipulation des résultats électoraux comme en 2005, Bozizé a évidemment perçu à son tour le danger que pourrait représenter pour lui cette structure et a refusé net le principe même de sa mise en place. Il convoque dare-dare le vrai faux pasteur pour l'engueuler, allant même jusqu’à l'accuser d" avoir vendu "  les élections. Par la suite et malgré son insistance pour le voir, Bozizé a refusé de recevoir Joseph Binguimalé.

 

Il a même promis au cours de la réunion de Sassara que dès son retour de Nice, il va  virer Binguimalé de la présidence de la CEI et changer aussi les représentants de la majorité qui y siègent, ceux-là mêmes qui ont approuvé la mise en place de cette cellule informatique en question. (Ndlr : Il est évident que s'il se confirme que Bozizé ne veut pas de cette cellule, il ouvrira de fait une grave crise qui bloquera encore pour longtemps la CEI. Il démontrera ipso facto la matérialité de ses intentions de frauder les élections qui seront ainsi avérées).

 

Les quatre jeunes informateurs qui avaient il y a quelques semaines appelé de Boali Ouéfio et Gonda pour les informer de la présence de Bozizé en personne à la réunion et qui s'étaient fait prendre par le contrôle de leurs portables, ont été transférés hier samedi 29 mai à 20 heures à la tristement célèbre prison spéciale de Bossembélé appelée « Guantanamo » par les Centrafricains.

 

Bozizé a redit à ses agents que tout doit être mis en oeuvre pour empêcher que le MLPC ne parvienne au pouvoir car il se dit convaincu qu'en cas de victoire du MLPC, ses responsables se vengeront contre lui et ses proches. Il a répété que pour lui, Ziguélé ou Patassé, c'est pareil: ils sont tous MLPC et ils chercheront à se venger contre lui et ses proches, donc il ne faut pas leur laisser le moindre espace.

 

Il a dit qu'il est convaincu, après l'enlèvement ce jeudi 27 mai de trente habitants de Sam-Ouandja par la LRA, qu'il y a un accord secret entre la LRA et l'UFDR de Zakaria Dahmane pour se partager les mines de diamant dans cette zone.  Il a chargé le tristement célèbre capitaine Eugène Ngaïkoisset alias « le boucher de Paoua », d'effectuer une mission dans la zone pour "récupérer" Zakaria Dahmane. Il devrait pour ce faire se déguiser en voyageur musulman et se rendre sur les lieux en compagnie d'un connaisseur du coin. Si cela est impossible, qu'il l'élimine physiquement. Eugène Ngaïkoisset prépare donc activement cette mission actuellement.

 

C'est suite au refus des soldats plus expérimentés du Régiment Mixte d’Intervention (RMI) et du RDOT qui ont refusé de monter sur Ndélé au motif que depuis le 15 mars 2003, à chaque date anniversaire de son putsch le 15 mars, Bozizé ne fait que donner des grades à titre exceptionnel à ses soldats ex « libérateurs » alors que les FACA n'ont droit à rien. C'est ainsi que Bozizé a décidé d'envoyer des jeunes GP inexpérimentés, presque des enfants soldats qui se sont fait littéralement tailler en pièces là-bas.

 

Bozizé  a demandé à Yves Gbeyoro, ex-Dga de l'Office Central de Répression du Banditisme (OCRB)  et de la Police, et actuel DG de l'émi-immigration, de faire reprendre du service aux 206 auxiliaires de police qui avaient été dégagés de l'*OCRB.

 

Aristide Reboas ex directeur du Bureau National de la Documentation (BND), service de renseignement de Bozizé entre temps impliqué dans des démêlés judiciaires car poursuivi en justice par le Procureur Feindiro et remis en liberté après un procès bizarre, a repris du service et s'est vu confier la surveillance du secteur PK 12 sortie Nord de la capitale où habite Bozizé et son clan.  Il reçoit ses agents de renseignement dans les locaux de l'ex-ORSTOM.

 

Les instructeurs sud-africains sont revenus en force, après leur départ en décembre dernier. Ils forment la GP à Bouar où ils se sont installés. D'autres sont à Bangui et Ndélé.

 

Firmin Feindiro le Procureur de la République est pratiquement 24h /24 avec Bozizé, et c'est lui qui est chargé de moucharder dans le milieu de la justice contre ses collègues et aussi des relations avec la Cour constitutionnelle dans le cadre de  la loi anticonstitutionnelle de prorogation de mandat qui vient d'être votée par l’Assemblée nationale.

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 03:01

 

 

drapeau françafricain

 

 

Sommet Afrique-France: 38 dirigeants africains se réunissent à Nice pour un «sommet du renouveau»

 

Par RFI lundi 31 mai 2010

France, devrait réunir 38 dirigeants africains, dont le président sud-africain Jacob Zuma, qui aura un déjeuner en tête-à-tête avec le président français Nicolas Sarkozy. Invité notable aussi : le président algérien Abdelaziz Bouteflika, ce qui selon les observateurs pourrait marquer un dégel des relations entre Alger et Paris. Par contre, on sait depuis longtemps que le président ivoirien Laurent Gbagbo ne viendra pas. Cette rencontre est annoncée comme celle du « renouveau ».et sera axée sur l'économie, avec une série de rendez-vous entre entreprises françaises et africaines.


Avec notre envoyé spécial à Nice,
Jean-Karim Fall

Sur la promenade des anglais, les touristes côtoient des dizaines de policiers en tenue ou en civil. Des panneaux électroniques indiquent aux Niçois que la circulation sera perturbée. Dans les palaces, le ballet des limousines est incessant. Les délégations commencent à arriver. 33 chefs d’Etat et cinq Premiers ministres sont attendus.

Pendant 24 heures, entre lundi midi et mardi midi, les participants vont plancher, lors de trois réunions à huis clos, sur les sujets suivants :

- La place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, en clair le rôle et la place de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

- Le renforcement de la paix et de la sécurité sur le continent. On évoquera, lors de ce huis clos, les questions relatives aux menaces transnationales, le trafic de drogue, le terrorisme dans la bande sahélo saharienne, et la piraterie.

- Climat et développement. Dans la foulée de Copenhague, les Français et les Africains souhaitent préparer ensemble le prochain sommet à Cancun, au Mexique.

Un mini-sommet sur les grands lacs était initialement prévu. Il n’aura pas lieu en raison de l’absence du président Kabila. « C’est embêtant », affirme-t-on côté Français.

Abdelaziz Bouteflika est attendu. C’est un évènement car les relations entre Paris et Alger ne sont pas au beau fixe actuellement.

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Le 25ème sommet Afrique-France s’ouvrira demain à Nice paix, sécurité, climat et développement au cœur des discussions

(La Tribune d'Algérie 29/05/2010)

C’est demain que s’ouvrira à Nice le 25e sommet Afrique-France, en présence d’une quarantaine de chefs d’Etat, dont Abdelaziz Bouteflika, le premier président algérien à avoir participé, en 2001, à Yaoundé (Cameroun), à cet important rendez-vous entre l’ancienne puissance coloniale et le continent noir. Prévu initialement en février dernier à Charm El Cheikh, en Egypte, ce sommet a été reporté et transféré à Nice en accord avec le pays hôte, Paris ayant refusé la présence, souhaitée par Le Caire, du président soudanais Omar El Béchir, sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

 Accusé de graves atteintes aux droits de l’Homme dans son pays, le président zimbabwéen Robert Mugabe ne sera pas aussi présent à cette rencontre. Son homologue ivoirien, Laurent Gbagbo, a désigné Laurent Dona Fologo, président du Conseil économique et social, pour le représenter, estimant que la situation politique qui prévaut dans son pays ne lui permet pas de quitter le territoire national.

La réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, la participation active de l’Afrique aux travaux du G8 et du G20, la lutte contre le terrorisme transnational, le changement climatique et la pauvreté, ainsi que le développement économique et la sécurité alimentaire sont autant de questions que le sommet de Nice aura à aborder pendant deux jours. Pour la première fois, le sommet Afrique-France verra la participation de 150 entreprises africaines et 80 des plus importantes entreprises françaises, en plus des représentants de plusieurs syndicats des deux côtés.

Les ministres chargés du secteur de l’économie devront discuter des moyens à engager pour faciliter aux petites et moyennes entreprises (PME) africaines un meilleur accès aux financements qui les aideront à se développer, afin de leur permettre d’améliorer leur rendement et avoir la place espérée sur le marché mondial. Le volet de la formation professionnelle au sein des PME africaines ne peut donc être ignoré par les participants au sommet de Nice qui doit déboucher sur des propositions concrètes. Concurrencée par les Etats-Unis, l’Australie et surtout la Chine, la France, qui a beaucoup perdu de son influence en Afrique, devra désormais se conformer à la logique du gagnant-gagnant. A la veille du sommet de Nice, la France a décidé de revaloriser les pensions des anciens combattants issus de ses anciennes colonies africaines, qu’ils aient ou non la nationalité française. Le gouvernement français avait annoncé fin 2006 que les 84 000 anciens combattants de 23 nationalités verraient le montant de leurs pensions, gelé après l’indépendance des ex-colonies, aligné sur celles de leurs frères d’armes français.

A noter que 52 Etats africains ont été invités à participer au sommet, ainsi que les représentants de l’Union européenne, de l’Organisation internationale de la francophonie, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, de la Commission de l’Union africaine et de la Banque mondiale.

 
Par Lyes Menacer

© Copyright La Tribune d'Algérie

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 02:20

 

 

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L’Observateur Paalga 30 Mai 2010

Scissiparité de l'UFC à l'horizon

C'est pratiquement un tsunami politique qui a secoué le Togo ce 27 mai 2010 lorsque Gilchrist Olympio, le leader historique de l'opposition, a décidé via 7 de ses collaborateurs de participer au gouvernement de "cohabitation" du président Faure Gnassingbé, le fils de "son ennemi de 40 ans".

L'événement aurait eu moins de relief si l'entrée dans ce gouvernement n'avait concerné que de seconds couteaux de l'Union des Forces du changement (UFC). Mais son fondateur en personne avec 7 de ses affidés regroupés au sein des Amis de Gilchrist Olympio (AGO), c'est un peu fort de café !

Gilchrist Olympio n'est pas n'importe qui au Togo, puisque bien qu'il soit le fils du premier président du pays, il ne s'en est pas contenté et s'est forgé un prénom, jusqu'à incarner, à lui tout seul, l'icône de l'opposition au Togo. Lorsqu'il vint au monde le 26 décembre 1936, Gilchrist avait déjà un avenir tout tracé : brillantes études au Hamilton College à New York, doctorat à l'université d'Oxford à Londres ; une carrière tout aussi réussie : économiste au secrétariat général des Nations unies à New York, premier Africain francophone au FMI et, enfin, chef de multiples entreprises industrielles.

Mais c'est véritablement dans la politique que l'intéressé excella : en 1967, il créa à l'étranger le Mouvement togolais pour la démocratie (MTD), qui s'opposa au régime de Gnassingbé Eyadéma. Rentré au pays le 7 juillet 1991, après un quart de siècle d'exil, il porta sur les fonts baptismaux l'UFC en février 1992. Suivront, après, une série de déconvenues électorales :

1993 : écarté de la présidentielle pour cause de certificat médical non conforme, signé par des médecins français au lieu de togolais ;

1998 : interdiction de faire campagne au Nord, présidentielle qu'il remporta, du reste, mais qui fut interrompue par Eyadéma, qui se proclama vainqueur ;

2005 : empêchement de nouveau pour cause de non- résidence, mais "Gil" réussit à présenter son compagnon d'études Bob Akitani ;

2010 : impossibilité d'aller à la course à la présidentielle pour cause de maladie.

Pourquoi alors, après tant de combats qui se poursuivent d'ailleurs après la présidentielle du 4 mars 2010, le "miraculé de Sondou" a-t-il décidé ce 27 mai de rejoindre avec armes et bagages le régime du RPT ? Plusieurs lectures sont tirées de ce sabordage qui ne dit pas son nom : 1) Participe-t-il à ce gouvernement pour des raisons financières ? C'est une raison trop sommaire, même si ses activités industrielles ne sont pas actuellement au top, il ne sera pas le premier à manger la vache enragée en cas de coup dur.

Déçu de ses militants qui l'ont caillassé le 17 avril 2010, lors d'un meeting de contestation des résultats de la présidentielle ? L'argument ne vole pas haut.

A-t-il toujours l'adoubement de Jean-Pierre Fabre au travers de la gorge ? Cet argument est le plus brandi, car le pygmalion du SG de l'UFC a visiblement mal digéré le choix de Fabre comme candidat à la présidentielle sans son feu vert à lui, à tout le moins son feu orange.

Il y a enfin une autre raison : au soir de sa carrière politique, "Gil" veut aussi exercer un tant soit peu la réalité du pouvoir, qu'un écart abyssal sépare souvent de l'opposition de tous les jours. Ce qui est légitime aussi, car combien sont-ils, ceux qui vouent Gilchrist aux gémonies, qui sont capables de son endurance, de ses sacrifices ?

On entend certains couiner qu'il a "trahi", mais la politique n'est-elle pas aussi l'art du compromis, même si quelquefois, entre ce consensus et la compromission, la ligne de démarcation n'est pas très nette ? Des raisons qui ne constituent pas une excuse absolutoire pour ce vétéran de la politique togolaise qui a tardé à passer la main à la génération montante.

Jean-Pierre Fabre a toujours été aux côtés de son mentor mais, n'eût été le mal de dos de ce dernier, le "Obama" togolais n'aurait pas été choisi comme le champion du FRAC. A tarder trop à s'éclipser avant que les choses ne l'éclipsent, "le fondateur de l'UFC" a fait du tort à son parti et le schisme qui en a résulté augure, au mieux, un avenir de plus en plus hypothétique pour l'UFC ; au pire, sa disparition. Car on voit mal comment une UFC bicéphale pourrait survivre longtemps dans un Togo où le vote est une question de donne personnelle.

A présent, c'est véritablement le chef de l'Etat Faure Gnassingbé qui boit du petit lait. Il engrange une victoire, car c'est sa politique de la main tendue qui commence à prendre corps. Certes, ceux qui se sont embarqués dans cette aventure avec le RPT peuvent, un jour, le payer cash. Me Yawovi Agboyibo est bien avisé pour le savoir. Mais c'est cela aussi, la politique.

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 17:04

 

 

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dimanche 30 mai 2010

Le président de l’Assemblée nationale de la République centrafricaine, Célestin Leroy Gaombalet, a invité samedi la Commission électorale indépendante (CEI) à "proposer un chronogramme aussi précis que possible pour permettre au peuple centrafricain de se faire une idée de la durée de la prolongation du mandat du Président de la République et des députés".

"Je voudrais lancer le même appel aux différents responsables du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex- combattants (DDR)", a-t-il déclaré à l’occasion de la clôture de la première session ordinaire 2010 de l’Assemblée nationale à Bangui.

Pour ce dernier, "il faut en effet éviter de donner consistance à la rumeur selon laquelle le Président François Bozizé aurait renvoyé les élections aux calendes grecs pour s’éterniser au pouvoir", dit-il.

Le président de l’Assemblée nationale a indiqué que le sujet phare de la session est sans conteste le projet de loi constitutionnelle qui autorise François Bozizé, dont le mandat arrive à terme le 11 juin prochain, à rester en poste jusqu’aux prochaines élections.

Pour lui, à partir du moment cette loi a été adoptée par l’Assemblée nationale et validé par la Cour Constitutionnelle, les polémiques n’ont plus aucune raison d’être. "Il nous faut désormais nous atteler à la préparation des consultations électorales afin qu’elles aient lieu dans un meilleur délai", a-t-il ajouté.

A la demande de la CEI qui souligne le manque de financement et l’insécurité à cause des mouvements rebelles à l’intérieur du pays, les élections présidentielles et législatives ont été reportées sine die après avoir été convoquées pour le 23 avril puis le 16 mai 2010.

Par l’Agence de Presse Xinhua

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 03:03

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C’est littéralement la peur au ventre et avec beaucoup d’appréhension que Bozizé va débarquer à Nice pour participer au 25ème sommet France-Afrique. Une information lui serait parvenue selon laquelle des opposants centrafricains prépareraient une manifestation contre sa venue en France. Cela a suffi pour que Bozizé et ses stratèges politiques décident de faire monter à Nice pour précéder leur patron, plusieurs « ouvriers  et ouvrières » du KNK, on dirait des termites, pour tenter de contenir et donner la réplique à ces opposants décidés à perturber le bref séjour sur le territoire français du dictateur sanguinaire.

« Une mission gouvernementale est depuis plus de quarante huit heures en France pour préparer l'arrivée du Président François Bozize et sa suite. Les Ministres sont en train de ficeler les dossiers, prendre des contacts etc » a annoncé pour le confirmer, la Radio d’Etat sur son site internet. Quels dossiers et contacts avec qui ? 

C’est ainsi que ces messieurs et dames du KNK ont pris d’assaut le vol d’Air France qui a quitté Bangui jeudi matin dernier pour Paris, le même vol que Bozizé a fait empêcher son ancien ministre d’Etat Cyriaque Gonda de prendre lui, pour des raisons familiales et personnelles. La délégation choc du KNK est composée notamment de Simplice Aurélien Zingas (qui a tenu à préciser lors de la réunion de travail avec la structure France du KNK qu’il était là en tant qu’ « ouvrier » et non ministre des sports), Mme Annette Pacco née Ngaibona, le président de l’association Bozizé doit rester (BDR) Claude Ngouandjia, Fidèle Gouandjika, Lévy Yakité, Henri Pascal Bolanga, le conseiller en communication gabonais de Bozizé, l’homme d’affaire très particulier de Bozizé Mahamat Tahir pour ne citer que ceux-là.

Dès leur descente d’avion à Paris, cette fine équipe a préparé des banderoles et des pools de médias toute la journée du vendredi, lendemain de son arrivée et après une séance de travail samedi, devrait descendre à Nice où s’ouvrira dès lundi le sommet. Une somme d’argent de 1300 euros a été distribuée pour chaque ville de France où existe une section du KNK afin de permettre à quelques rigolos de se rendre à Nice faire le guignol au nom du KNK et tenter de rassurer quelque peu Bozizé.  Prévoyants, ces pitres du KNK n’ont pas jugé nécessaires de faire descendre à Nice la section de Paris du KNK, on ne sait jamais, pour éventuellement contrer certains opposants qui s’aviseraient de manifester aussi contre sieur Bozizé. Si ce n’est pas de la paranoïa, cela y ressemble.

On doit relever que depuis le 15 mars 2003 qu’il trône au pouvoir, c’est la première fois que Bozizé doit affronter en France un climat franchement hostile de la part de ses compatriotes. Généralement lors de ses brefs passages à paris, souvent en transit, il arrivait à faire réunir dans son hôtel, quelques militants à sa cause ou des Centrafricains en mal d’argent ou de poste à Bangui, pour leur raconter des balivernes et leur remettait à la fin une petite enveloppe avec laquelle ceux-ci pouvaient s’offrir des beuveries.

Cette fois-ci, les temps et la donne ont visiblement changé. L’impopularité et le phénomène de rejet auxquels Bozizé fait face au pays ont également débordé pour atteindre le territoire français où beaucoup de Centrafricains ayant fui son régime se trouvent en exil. Malgré la débauche de moyens et d’argent qu’arbore son parti le KNK, le socle de l’opposition à son pouvoir demeure solide en France, particulièrement à Paris et l’Ile de France. D’où les multiples précautions qu’il a choisi de prendre avant de poser pieds à Nice. Plus peureux que Bozizé, tu meurs… !

Selon nos informations, il arriverait sur la côte d’azur par vol spécial et se dépêcherait de regagner Bangui aussitôt le sommet terminé. On n’est jamais trop prudent, surtout par ces temps où la rébellion de la CPJP ne cesse de multiplier les embuscades contre les Faca avec les nombreux cadavres de soldats tués vers Ndélé qu’on n’arrête pas de ramener à Bangui ces jours-ci. Bozizé doit être conscient qu'il ne sera plus tranquille. partout, il sera traqué même par sa propre conscience. Tant que la lumière ne sera pas faite sur les conditions de la disparition de Charles Massi, il aura des comptes à rendre. Il doit comprendre que sa volonté de dépecer les opposants ne passera pas en pure perte.

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 00:54

 

 

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A l’occasion de la journée du 30 mai dédiée à la fête des mères dans le monde entier, mes pensées vont naturellement vers toutes les mères et tout particulièrement à celles de Centrafrique dont je suis conscient de l’importance qui est la leur et du poids social qu’elles représentent dans notre pays, en dépit des souffrances qu’elles endurent.

Aussi c’est avec un grand plaisir que je voudrais adresser au nom de mon parti le MLPC et au mien propre à chacune d’elles, mon chaleureux souhait de joyeuse fête des mères 2010.

 

Martin ZIGUELE

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 22:42

 

 

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Des vers pour te célébrer, maman

Maman

Je ne m’habitue pas à ton départ

Si tant est que tu sois vraiment partie.

Pour combien de temps es-tu partie ?

Pourquoi ne donnes-tu pas signe de vie ?

 

Même les morts se manifestent aux leurs.

C’est ce que ces derniers racontent.

Je veux pouvoir, moi aussi, raconter,

Raconter que tu t’es manifestée à moi.

 

Donne-moi des raisons d’espérer,

Espérer que tu reviendras bientôt.

Tu me manques beaucoup.

Il ne se passe pas un jour,

Un seul jour sans que je ne parle de toi.

 

Je ne parle pas autant de papa que de toi.

Et dire que lui aussi est parti.

Je ne me souviens pas des circonstances de son départ.

Je ne me souviens pas non plus de sa destination.

 

Peu m’importe pour combien de temps il est parti.

Il est parti très souvent de la maison.

De son absence, je me suis fait une raison.

Ce n’est pas ton cas, maman.

 

L’idée est de qui ?

De papa ou de toi ?

De toi, cela m’étonne beaucoup.

A quand la fin de cette vacance ?

 

Dis, maman…

Dis-moi que je rêve.

Dis-moi que cette longue lune de miel avec papa va bientôt prendre fin.

Je vis dans l’espoir de te revoir bientôt.

 

De tout mon cœur, maman, je t’aime.

 

Grandir

 

Grandir !

L’expression est de toi, maman,

Grandir !

Tu m’as encouragé à grandir.

Voilà qui est désormais fait

Fait évidemment à contrecœur.

 

Je ne voulais pas grandir

Car grandir pour moi, maman, c’est te quitter.

Quitter ton corps auquel je demeure attaché,

Ce corps à la peau ridée,

Rugueuse comme celle d’un lézard

Mais à la douceur d’un duvet

Contre lequel tu m’attachais

Et qui me tenait bien au chaud.

 

Grandir, c’est arrêter, maman,

Arrêter de me faire bercer,

Bercer par ta voix,

Cette voix à la fois rassurante et susurrante

Dans le creux des oreilles me chantait des berceuses.

 

Grandir, maman,

C’est ne plus téter.

Téter tes seins,

Ces seins, source de vie, dans lesquels je mordillais

Comme dans un chewing gum

Et t’écoutais gémir de douleur

Une douleur que tu étouffais

Histoire de me faire croire

Croire, maman, que tu n’en souffrais pas.

 

Maman, merveilleuse maman !

Tu me manques.

 

 

Elois ANGUIMATE.

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 22:07

 

 

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LE COLLECTIF DES FORCES DE CHANGEMENT

Section de France

 

INVITATION

 

Le collectif de France organise une rencontre avec des Centrafricains et les amis de Centrafrique sur la situation des élections et la modification de la Constitution.

 

Le débat sera animé principalement par maître

Nicolas TIANGAYE Porte-parole du Collectif des Forces de Changement venu de Bangui

 

Cette rencontre aura lieu le samedi 5 juin  2010 de 15 heures à 20 heures à l’hôtel le chateaubriand

418, Avenue Division Le clerc 92290 Châtenay- Malabry

 

 Hôtel le Chateaubriand www.hotel-chateaubriand.com Situé sur la N 186 traversant Châtenay-Malabry

418, Avenue Division Leclerc 92290 Châtenay Malabry 01 46 29 98 20 Depuis Paris en voiture :

 

Porte d'Orléans -N20(D920) - Croix de Berny - Châtenay-Malabry par la N186(D986)

 

Pont de Sèvres N 118 - direction Clamart / direction Orly / Sortie Châtenay-Malabry Plessis-Robinson et prendre la N186(D986)

 

En transports en communs:

 

Ligne 194 -Pte d'Orléans – direction Lycée de Châtenay-Malabry (terminus derrière l’hôtel) RER B2 Station Robinson ou

 

Ligne 379 - RER B Station Croix de Berny devant la Cité U d’Antony et descendre devant l’hôtel. Ligne 179 – De Pont de Sèvres direction Robinson RER - descendre devant le QUICK de Châtenay-Malabry (Hôtel à 100M)

 

Ligne 179 - De Gare RER B2 Robinson direction Pont de Sèvres - descendre devant le QUICK de Châtenay-Malabry (Hôtel à 100M)

 

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