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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 05:27

 

 

 

 

Yangouvonda-et-Bafatoro-en-amoureux.JPG

Bozizé et sa maîtresse favorite Mlle Renée Madeleine Sambo Bafatoro en plein bonheur

 


15 mars 2003 – 15 mars 2013, voilà dix ans que François Bozizé surnommé par Nicolas Sarkozy,  l’ « autiste de Bangui », a renversé par coup d’état le défunt président Ange-Félix Patassé pour s’emparer du pouvoir.  Il avait prétendu au début que c’était juste pour mettre de l’ordre dans le pays qui était mal géré par le président agronome et puis l’appétit venant en mangeant, Bozizé Yangouvonda s’est incrusté au pouvoir jusqu’aujourd’hui.


Entre temps, il a organisé deux mascarades électorales en 2005 puis en 2011 qu’il a prétendu avoir gagnées et se prépare à briguer un troisième mandat après 2016 lorsque la rébellion de Séléka est venue faire vaciller son pouvoir en décembre dernier, le contraignant actuellement à une cohabitation politique dont on ne sait pas encore très bien sur quoi cela débouchera.


A la faveur de l’avancée fulgurante de Séléka en décembre vers la capitale Bangui, et surtout le caillassage des ambassades de France, des USA et du Tchad que Bozizé a commandité à ses partisans, la République centrafricaine et particulièrement le régime du général président, a fait la une de l’actualité dans la presse internationale un mois durant, avant que l’intervention de l’armée française au nord Mali ne vienne les détrôner.


Pour une fois, c’est sans détours et sans retenue diplomatique que les autorités françaises ont  eu à qualifier le général président. A peine a-t-il osé solliciter à François Hollande l’aide de l’armée française pour stopper les rebelles de Séléka que le président français lui répondra que le temps de ce genre d’aide était désormais « terminé ».


Laurent Fabius a décroché son téléphone pour mettre en garde Bozizé sur la sécurité des ressortissants français vivant dans son pays. Mme Elisabeth Guigou n’a pas hésité à qualifier Bozizé de président « incompétent ». Le bouquet final sera enfin le coup de fil de François Hollande en personne au même Bozizé le 31 décembre 2012 sans doute pas pour lui souhaiter la bonne année 2013.  


Tout cela pour dire qu’après être devenu une véritable calamité pour ses propres compatriotes qui en en ont vu et continuent encore d’en voir de toutes les couleurs avec lui, les dirigeants socialistes français se sont fait une exacte idée de l’individu dont les Centrafricains endurent la gestion à la tête du pays depuis le 15 mars 2003. Lors d’un des anniversaires de son putsch à Mbaiki, il avait osé déclarer qu’étant arrivé au pouvoir par la force des armes, il ne concevait pas d’en partir autrement. En clair, tout ceux qui aspirent à accéder au pouvoir, devraient faire comme lui. 


Dès lors, pourquoi s’étonne-t-il de l’apparition de la rébellion de Séléka qui n’a pas fait mystère de son intention de le renverser du pouvoir ? C’est peu que de d’affirmer que François Bozizé Yangouvonda est le mal absolu pour son pays et ses compatriotes. Son départ du pouvoir est la seule solution pour que ce pays appelé République centrafricaine puisse avoir la moindre chance de décoller. Tant qu’il sera à la tête du pays, aucune élection transparente, démocratique et crédible ne peut se dérouler dans le pays. Il a réduit à néant les Centrafricains surtout ceux de la classe politique dont la plupart sont obligés de manger dans le creux de sa main.


En dix ans de gestion du pays, Bozizé a mis la RCA sens dessus dessous ; la RCA est à feu et à sang. Il n’y a plus d’état, plus d’armée, plus assez à manger, plus de pays quasiment. La misère et la pauvreté sont le lot quotidien des fils du pays. Le territoire est mis en coupe réglée et dépecé par des bandes armées étrangères, ougandaises, soudanaises, tchadiennes, sud-africaines et j’en passe et des meilleurs. Que fait encore un tel individu à la tête du pays ?


Son pouvoir est réduit à juste quelques km carrés de la capitale et se limite autour de ses enfants, ses maîtresses et ses parents. Avec un tel bilan, son départ du pouvoir est une impérieuse nécessité pour tous les patriotes centrafricains qui doivent se faire violence et faire preuve d’imagination et de sacrifice pour se débarrasser au plus vite de ce mal absolu qui ne doit plus demeurer à la tête de leur pays jusqu’en 2016. La RCA ne s’en relèverait pas… ! Arrêtons les frais au plus tôt… !

 

La Rédaction 

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 02:28

 

 

 

ruban sida

 

 


WASHINGTON AFP / 14 mars 2013 22h16 - Une petite fille américaine et 14 adultes en France sont parvenus à contrôler l'infection du sida malgré l'arrêt des médicaments: des virologues français publient de nouveaux détails sur ces guérisons apparentes prometteuses, résultat d'une thérapie précoce. 


Des patients contaminés en France par le virus du sida (VIH) et mis rapidement sous antirétroviraux (dix semaines après l'infection) continuent sept ans et demi après avoir cessé de prendre ces médicaments de contenir naturellement leur infection.


Ces chercheurs français avaient révélé les résultats de cette étude dite de Visconti en juillet dernier à Washington à la conférence internationale sur le sida.


Ils publient jeudi dans la revue américaine PloS Pathogens, davantage de détails sur ces guérisons. Certains de ces patients, expliquent-ils, ont vu diminuer le nombre de cellules infectées circulant dans leur sang ces quatre dernières année malgré l'absence d'antirétroviraux

Ces cellules contaminées dormantes relancent l'infection chez la plupart des personnes séropositives quelques semaines après l'arrêt des antirétroviraux.


Début mars, des virologues américains avaient annoncé la guérison apparente d'une petite fille contaminée à la naissance avec le VIH transmis par sa mère séropositive non traitée. Il s'agit du premier enfant connu capable de contrôler son infection sans traitement.


Comme pour les patients du groupe de Visconti, le virus n'a pas été totalement éradiqué mais sa présence est tellement faible que le système immunitaire de l'organisme peut le contrôler sans thérapie anti-virale.


La jeune enfant avait reçu des antirétroviraux moins de 30 heures après sa naissance, soit beaucoup plus tôt que ce qui est normalement fait pour les nouveaux-nés à haut risque d'être contaminés.

Elle a été traitée jusqu'à 18 mois, âge à partir duquel les médecins ont perdu sa trace pendant dix mois et durant lesquels elle n'a eu aucun traitement.


Aucun des tests sanguins effectués ensuite n'a détecté la présence du VIH. Seules des traces du virus ont été détectées par des analyses génétiques mais pas suffisantes pour sa réplication.

Dans le cas des patients de Visconti, ils ont arrêté les antirétroviraux après trois ans. La présence virale reste indécelable.


Le traitement précoce a probablement contenu les réservoirs viraux, et préservé les réponses immunitaires, combinaison qui a certainement pu favoriser le contrôle de l'infection après l'arrêt du traitement, explique le Pr Christine Rouzioux, de l'hôpital Necker à Paris qui a coordonné la recherche.


Comme dans le cas de l'enfant, la mise sous traitement antirétroviral très tôt n'a pas permis de savoir si les patients de Visconti n'auraient pas contrôlé spontanément leur infection.

Moins d'un pourcent de la population dit de contrôleurs naturels peut contenir le VIH sans jamais prendre d'antirétroviraux.


Mais dans le cas des 14 patients français, la plupart n'avaient pas le profil génétique ni le même type de réponses immunitaires observées chez ces contrôleurs, affirment ces chercheurs.

Selon le Dr Laurent Hocqueloux, de l'hôpital Orléans-La Source en France, un des membres de la recherche sur le groupe Visconti, on estime à environ 10% la prévalence des personnes similaires à celles de la cohorte de Visconti dans la population chez qui on a pas observé de caractéristiques génétiques particulières.


Ces cas offrent un espoir de découvrir de nouveaux mécanismes permettant de contrôler l'infection, a-t-il dit à l'AFP dans un entretien téléphonique.


Pour tenter de faire avancer cette recherche, l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) va coordonner dans les prochain mois un groupe plus étendu de patients similaires à ceux de Visconti au niveau européen.


La seule guérison complète officielle du sida reconnue au monde est celle de l'Américain Timothy Brown, dit le patient de Berlin.


Il a été déclaré guéri après une greffe de moelle osseuse d'un donneur présentant une mutation génétique rare empêchant le virus de pénétrer dans les cellules. Cette greffe visait à traiter une leucémie.


(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 02:11

 

 

 

Steve Yambété

 


Bangui, 14 mars 2013 CAP) - Décidément il se passe des choses très louches que les centrafricains auront de la peine à oublier sous le régime de Bozize. Le très spécial chargé de mission au ministère gbayatisé de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture, Stève Yambété qui s’est d’ailleurs autoproclamé vice-ministre, n’a cessé de s’enrichir sur le dos d’une jeunesse aveuglée et manipulée qu’il continue de duper.

 

Selon des sources proches du trésor public, le très sulfureux chargé de mission Steve Yambété qui a désormais une mainmise sur le Conseil national de la jeunesse en l’absence de Christian Guénébem, a bénéficié d’un ordre de Bozizé l’autorisant à encaisser une coquette somme de 100 millions de F CFA au trésor public pour les festivités du 15 mars, date anniversaire du coup d’état de ce dernier.

 

Selon notre source, celui qui s’est fait nommer président du comité d’organisation des festivités marquant le 15 mars, a donc justifié la demande de cet argent pour l’organisation d’une conférence avec la jeunesse qu’il doit d’ailleurs soudoyer. Mais notre source nous précise que l’ordre du paiement des 100 millions de F CFA est ni vu ni connu du ministre des finances qui n’est autre que le chef du gouvernement d’union nationale.

 

A cette bande de truands, Bozizé est capable de lâcher facilement des centaines de millions sachant que c’est pour sa cause. Et pourtant, 60 enseignants de l’université réclament le paiement de leurs frais de vacations, le personnel d’appui au Complexe pédiatrique de Bangui est toujours en grève pour le paiement de ses 4 mois d’arriérés de salaires, les fonctionnaires retraités et veuves ont manifesté pour demander le paiement de leurs arriérés de pensions, d’autres retraités réclament le paiement de leur DVA. Mais Bozizé lui, s’en fiche pas mal.

 

Pour la commémoration du 18 janvier dernier, il avait déjà remis plus de 43 millions de F CFA à son neveu Christian Guenebem qui s’est enfui avec en France jusqu’à ce jour, laissant seulement après lui 8 millions de F CFA que Steve Yambété est venu retrouver et a bouffé tranquillement. Maintenant, ces profito-situationnistes utilisent la jeunesse pour endormir Bozizé et lui soutirer le maximum d’argent qui ne servira d’ailleurs pas à la cause pour laquelle l’argent a été demandé. Et cette jeunesse continue toujours de faire confiance à des gens de la trempe de Steve Yambété et Jean Félix Riva

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:38

 

 

 

Michel-Djotodia-Am-Nondroko.JPG

 

 

Bangui, 14 mars 2013 (CAP) - Le Vice-Premier Ministre, ministre de la défense Michel DJOTODIA AM NONDROKO vient de rentrer à Bangui  aux environs de 16 h (heure de Bangui) en provenance de Libreville où il avait été évacué et admis à l’hôpital d’instruction des armées pour des soins que son état nécessitait. On avait craint qu'il n'ait été empoisonné dans la nourriture ou la boisson.


A sa descente d’avion, il paraissait en forme, détendu et serein mais n’a pas souhaité faire de déclaration à la presse. 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:33

 

 

 

Demafouth-JJ.jpg

 


Bangui, 14 mars 2013 (CAP) - De sources proches de la présidence tchadienne, Jean Jacques Démafouth, leader l'ancienne rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a été déclaré persona non grata par les autorités de ce pays et sommé de quitter le territoire tchadien.

 

Jean-Jacques Demafouth est arrivé à Goré au Tchad sur une moto mercredi matin en provenance de Paoua où il avait débarqué la veille à bord d’un aéronef de l’organisme chargé de la coordination humanitaire des Nations Unies (OCHA). Il a déclaré aux autorités tchadiennes après avoir échappé à une arrestation suite à des accusations de soutien à la rébellion de la Séléka, dont des éléments sont encore en guerre contre Bangui.

 

Il a aussitôt "demandé protection" aux autorités tchadiennes ce qui a dû beaucoup les embarrasser car elles assurent actuellement la présidence en exercice de la CEEAC laquelle au demeurant, gère la crise politico-militaire centrafricaine en ce moment. 

 

Une source dans l’entourage du ministre de la sécurité publique Josué Binoua sollicitée par Centrafrique-Presse et ayant requis l’anonymat, a qualifié les prétextes avancés par Jean-Jacques Demafouth pour justifier sa fuite et sa demande de protection faite aux autorités tchadiennes, de pures « allégations fantaisistes ».

 

Toujours d’après notre source, au départ de l’aéroport Bangui Mpoko, Demafouth aurait refusé de remplir les formalités de police préalables à son embarquement. Informé par le commissaire de l’aéroport de l’aéroport, le ministre Binoua aurait personnellement téléphoné à Jean-Jacques Demafouth avec lequel ils se seraient expliqués sur le motif de son déplacement et il aurait finalement embarqué sur le vol avec l’autorisation du ministre puisqu’il aurait argué que c’était dans le cadre du DDR qu’il se rendait à Paoua.

 

Pour quelqu’un qu’on voudrait arrêter, le ministre de la sécurité ne pouvait pas lui souhaiter bon vol. Aux dernières nouvelles, le Tchad lui aurait offert, soit de regagner Paoua en Centrafrique où la MICOPAX le prendrait en charge, soit de se rendre dans un autre pays de son choix mais il ne saurait être le bienvenu au Tchad. A Bangui, c'est la stupéfaction et l'incompréhension totale qui prévalent dans les milieux du BINUCA et de la MICOPAX.  

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:32

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

Afrikarabia  jeudi, 14 mars 2013

 

La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une des composantes de la rébellion Séléka, a relancé l'offensive militaire en s'emparant de trois villes à l'Est du pays. Son leader, Nourradine Adam, conteste fortement les accords de paix de Libreville dont il demande "la réévaluation". Des attaques qui relancent le débat sur la fragilité des accords de Libreville.

 

Coup de pression sur les accords de Libreville. Une des factions de la rébellion Séléka a repris le chemin des armes en faisant tomber trois nouvelles localités à l'Est de la Centrafrique : Gambo, Bangassou et Rafaï. L'armée régulière (FACA) n'a opposé aucune résistance et l'attaque de Bangassou de lundi aurait fait quatre morts dans les rangs des forces armées centrafricaines. Comment en est-on arrivé là ?



Factions rivales



La reprise des attaques armées par une des composantes de la Séléka lève le voile sur les profondes divisions qui règne au sein de la rébellion. Coalition "mosaïque" de 5 mouvements rebelles, la Séléka est désormais scindée en deux factions rivales bien distinctes. On trouve d'abord le camp de Michel Djtodja, le chef de la délégation rebelle à Libreville et signataire des accords de paix. Ministre au sein du gouvernement de transition de l'opposant Nicolas Tiangaye, Djotodja a été fortement critiqué par une partie de la coalition. Principal reproche : avoir signé trop vite et sans garantie avec le président François Bozizé. A la tête de la fronde : les militaires du mouvement. Les commandants de la Séléka n'ont pas accepté certains termes de l'accord et se montrent de plus en plus impatients sur son application. Mais c'est surtout le sentiment d'avoir échoué si près du but qui domine chez les militaires. Les troupes de la Séléka se trouvaient à seulement 75 km de la capitale Bangui lorsque les parrains régionaux, tchadiens et congolais, ont sifflé la fin de la récréation, en convoquant rebelles et gouvernement à la table des négociations. Pour bon nombre de rebelles, la chute du président François Bozizé était proche et Libreville a tout gâché. En moins de 4 jours (un record de rapidité pour des accords de paix), rebelles, opposants politiques et gouvernement centrafricains se sont mis d'accord sur un texte… sauvant ainsi la tête de François Bozizé, qui reste ainsi président jusqu'en 2016.



La rébellion se rebelle



Parmi les déçus de Libreville, on retrouve Nourradine Adam, de la  Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Ce membre fondateur de la Séléka exige "une réévaluation de l'accord". Dans un communiqué, publié début mars, Nourradine Adam dresse la liste des points de l'accord qui restent encore en suspend : "intégration et reconnaissance des grades au sein des FACA, libération de tous les prisonniers politiques, départ des troupes étrangères autres que celles de la CEEAC ou tenue d'un forum social...". Pour expliquer les retards pris dans l'application des accords de Libreville, la CPJP accuse François Bozizé, de chercher à gagner du temps et de n'avoir jamais eu la volonté de respecter ses engagements. "Trop c'est trop" pour ces rebelles dissidents qui ont donc décidé de reprendre les armes. 

Adam à la tête de la contestation



Pour le ministre centrafricain de la communication, Christophe Ghazam Betty, un proche de Michel Djotodja, qui défend bec et ongles l'accord de Libreville,  "c'est un comportement de brigands". Selon lui, "ce n'est pas à cause de petites minorités qui s'excitent que le processus de normalisation de la République centrafricaine va s'arrêter. S'ils ne veulent pas arrêter, on va les contraindre à arrêter". Mais la contestation gronde dans les rangs de la Séléka. Nourradine Adam l'a bien compris et souhaite capitaliser le mécontentement autour de lui. Pour relancer la Séléka sur un mode plus "offensif", Nourradine Adam peut compter sur les anciens officiers FACA du mouvement A2R, un groupe de militaires qui s'est constitué seulement quelques semaines avant la création de la Séléka en décembre 2012. Le patron du CPJP, peut aussi s'appuyer sur  "des éléments tchadiens". Au cours de l'attaque de Sido, "90 tchadiens" auraient appuyé les troupes du CPJP. On sait Nourradine Adam proche du Tchad et de certains hauts responsables du régime d'Idriss Déby.


Les accords de Libreville sont-ils menacés ?

Ils sont en tout cas extrêmement fragiles. Les combats peuvent reprendre à tous moments. Les dernières attaques du CPJP en sont la preuve. La Séléka tient toujours sept villes-clés en Centrafrique, comme Sibut, Bambari ou Bria et occupe une grande partie du territoire (plus de 70% selon les experts). L'armée régulière apparaît toujours aussi faible face aux rebelles : les troupes de Nourradine Adam se sont visiblement emparées de Bangassou sans grande résistance. Et le "parrain" tchadien, sans qui rien ne se décide dans la région, a visiblement laissé faire, comme un coup de semonce au président Bozizé qui semblait vouloir s'affranchir ces derniers temps de sa "protection". Les prochaines semaines seront décisives. François Bozizé accèdera-t-il aux revendications des rebelles ? Nourradine Adam continuera-t-il son avancée militaire vers Bangui ? Idriss Déby lâchera-t-il Bozizé ? Des questions pour le moment sans réponse.



Christophe RIGAUD - Afrikarabia

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:29

 

 

 

 

Mboli-Goumba porte-parole

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 14 Mars 2013 12:32

 

 

Le gouvernement centrafricain par le biais de son porte-parole Crépin Mboli Goumba est sorti de sa réserve ce 13 mars 2013, pour condamner la conquête des villes de Bangassou et Gambo (est). Il s’agit de la nouvelle conquête opérée par les rebelles de la coalition Séléka, malgré les clauses de l’accord de paix signé en janvier dernier à Libreville au Gabon.

 

C’est au cours d’une conférence de presse tenue à Bangui que le membre du gouvernement a ainsi réagi.

 

Selon le ministre Mboli Goumba interrogé par Radio Ndeke Luka, « il y’a eu des combats, mais les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont du battre en retraite pour céder les villes aux rebelles. La population de ces localités a été livrée aux pires exactions des hors la loi. A ce jour rien ne justifie ces attaques. Car, toutes les parties avaient déclaré devant le monde entier à Libreville de faire une paix durable. Surprise a été de constater ces agissements qui ne font que fragiliser le processus de la concorde nationale en cours ».

 

« D’ailleurs la communauté internationale estime un scepticisme d’un réel pas du pays vers la paix. Pour preuve, le cantonnement des rebelles qui est un signal fort dans ce processus a été un échec », a ajouté le ministre.

 

Pour lui, « ces assaillants ne sont autres que les dissidents de la Séléka. Nous exhortons de ce fait la branche légale de cette faction rebelle de revenir à la raison, nous asseoir et discuter de fond en comble les problèmes de notre pays ».

 

Dans le même ordre d’idée de ce dialogue franc avec ces partenaires qui se mettent à ce jour en marge de l’accord de Libreville, le porte-parole du gouvernement a confirmé la présence à Bangui de Nourredine Adam. Ce dernier avait réclamé les récentes attaques lancées contre la ville de Sido (nord) par ses éléments de la Convention de patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) Fondamentale. Une incursion qui avait contraint la population civile et militaire à fuir vers le Tchad voisin.

 

Le porte-parole du Gouvernement en a profité pour aborder d’autres sujets liés à la bonne marche du pays dont les mécontentements de certains partenaires sociaux.  Ainsi, le ministre Crépin Mboli Goumba est revenu sur la colère des enseignants vacataires et celle des agents contractuels du complexe Pédiatrique de Bangui. Des sujets qui ont défrayé la chronique ces derniers temps à Bangui.

 

D’après lui, le gouvernement conduit par maitre Nicolas Tiangaye s’emploie à régler de manière méthodique,  les problèmes sociaux auxquels est confrontée la République Centrafricaine.

 

A titre d’illustration,  le gouvernement vient de décaisser  815 millions de francs CFA. Des fonds pour résorber une partie des frais de vacation des enseignants du secondaire et de ceux de l’université de Bangui.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:18

 

 

 

BANGUI LE PNCN DEMANDE UNE SOLUTION RÉPRESSIVE CONTRE ‘’LES ÉLÉMENTS INCONTRÔLÉS’’ DE LA SÉLÉKA

 

Gonda.jpg


Bangui, 14 mars 2013 (RJDH) – Le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) demande une répression contre les éléments dits « incontrôlés » de la coalition rebelles de la Séléka, qui ont repris les hostilités en conquérant des nouvelles villes de l’intérieur de la Centrafrique. Lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce matin à Bangui, le président du PNCN et membre de la majorité présidentielle, Cyriaque Gonda, a demandé aux autorités gouvernementales de prendre leur responsabilité pour assurer la protection des populations menacées par les rebelles, en utilisant tous les moyens, en n’excluant pas la force.

 

« La population centrafricaine est prise en ce moment en otage. Ce qui se passe en ce moment dans nos provinces, n’est pas différent de ce qui s’est passé au Mali ou bien au Nigéria avec la secte Boko Haram. Les églises ont été détruites, les personnes amputées, des enfants enrôlés », a constaté l’adjoint au chef de la délégation de la majorité présidentielle, lors des négociations de Libreville.

 

Pour Cyriaque Gonda, « nous n’allons pas toujours continuer à nous limiter seulement à des condamnations, alors que les rebelles pillent, tuent, volent et violent. Il faut poser des actes. Le gouvernement a plusieurs pistes à explorer pour mettre fin à la souffrance de nos populations ».

 

« Le leader de la Séléka avaient conditionné le retour de la paix en Centrafrique avec leur entrée dans le gouvernement. Il est temps que chacun puisse respecter ses engagements vis-à-vis du peuple centrafricain et de la communauté internationale », a-t-il ajouté.

Pour cela, « la Séléka qui avait juré d’assurer la protection des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national, un fois que le ministère de la défense lui sera conféré, doit prendre ses responsabilité », a dit l’ancien ministre d’Etat à la communication.

 

C’est ainsi que Cyriaque Gonda demande au Premier ministre et au ministre de la défense qui est également leader de la Séléka de « prendre des mesures mêmes coercitives, contre ces hommes, si effectivement ce sont des éléments qu’ils qualifient d’incontrôlés ».

 

« Ces deux personnalités sont des éléments clés de la crise actuelle dans le pays. Ils bénéficient d’un certain nombre de prérogatives. Ils doivent prendre cette mesure, avec le président de la République, pour mettre fin aux agissements de ces malfrats », a-t-il martelé.

 

En ce qui concerne la capacité de l’armée nationale à résister face aux rebelles, Cyriaque Gonda mentionne que « nous avons des accords militaires avec certains pays amis. Nous pouvons les demander de l’aide, soit avec des hommes, des équipements ou bien de renseignements, pour stopper ces gens qui n’ont d’autres ambitions que de mettre à plat le pays ».


Le président du PNCN dit écrire toutes ces propositions dans un document, pour adresser au ministre de la défense, au Premier ministre et au Président de la République, afin qu’une solution d’urgence soit trouvée.

 

 

 

BANGUI : DES CENTRAFRICAINS RÉAGISSENT SUR L’INEXISTENCE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

 

cour-constitutionnelle-RCA.JPG

 

 

Bangui, 14 mars 2013 (RJDH) La Cour Constitutionnelle de la Centrafrique n’existe pas depuis trois mois. Le décret de la nomination de celle-ci a été rapporté un jour après les accords de Libreville. Les Centrafricains qui s’inquiètent, s’expriment également sur cette question. Le RJDH a recueilli quelques propos.


« Le chef de l’Etat veut contrôler tout, à lui seul », disent les uns, « ils se sont entendus à Libreville pour venir partager même les institutions nationales et maintenant comme ils ne savent comment faire avec des postes très techniques, ils tournent en rond », racontent les autres. D’autres par contre, pensent que c’est une manière très subtile des politiciens de la Centrafrique, d’allonger les échéances des élections législatives prévues dans les textes de Libreville.


Le décret rapportant la nomination de la Cour Constitutionnelle avait soulevé l’expiration du mandat de ladite Cour. On aurait pu penser et croire que les dispositions ont été prises pour un changement des membres de cette Cour, mais trois mois plus tard, cette question est restée lettre morte. « Légalement, ce n’est pas possible qu’un Etat moderne demeure plus d’un trimestre sans une Cour Constitutionnelle. Notre pays est vraiment un Etat d’exception. Le bon sens ou même le principe voudrait à ce que les membres sortant fassent la passation de service aux nouveaux venus mais là, je ne comprends plus rien. C’est véritablement un pilotage à vue », a dit Grâce-à-Dieu Sathe, étudiant en année de maîtrise en Sciences Juridiques.


« Le Chef de l’Etat qui est le premier garant de la Constitution viole celle-ci par cet acte qu’il a pris. Dans une période sensible comme celle que nous traversons, il est inconcevable que l’Etat fonctionne sans une Cour Constitutionnelle dont les membres représentent les gardiens de la Constitutions et les textes fondamentaux de la République. Qui, à l’heure actuelle vérifierait la conformité des arrêtés, décrets, lois ou traités internationaux à la Constitution ? », s’est interrogé Michel Laguerre, enseignant à la Faculté des Sciences politiques et juridiques de Bangui.


Il critique par ailleurs le fait que, de toutes les institutions républicaines de la Centrafrique, seules l’Assemblée Générale et la Présidence de la République qui restent sans soutien technique des autres institutions comme la Cour Constitutionnelle et le Conseil National de la  Médiation. Pour lui, les textes de la République ne peuvent pas être statués devant les juridictions de droit commun.


« La RCA brille par ce qu’on appelle l’éloquence juridique, toujours prête à mettre en place des textes et des institutions pour satisfaire les exigences juridiques, mais elle est aussi prête à les fouler au pied. Nous sommes en train de traverser une période de trouble, la Cour Constitutionnelle qui veille au bon respect de la Constitution n’existe plus et ce vide donne l’occasion aux uns et aux autres de faire ce que bon leur semble. Pour décrypter le comportement des uns et aux autres derrière tout cela, on se rend compte que c’est fait à dessein pour ne pas être rappelé à l’ordre quand on viole les textes fondamentaux », a décrié Sélézilo Apollinaire, docteur d’Etat et chef de projet chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche à la CEMAC.


Il poursuit en disant qu’ « au sortir de Libreville, pour beaucoup d’observateurs de la société, certains termes des accords de Libreville ou encore les arrangements politiques de Libreville constituent une violation flagrante de la Constitution. Et comme on a blanchi cette violation par l’étiquetage d’accords politiques, on met de côté la Cour Constitutionnelle pour que d’autres violations viennent se greffer à ce principe d’arrangement politique. C’est autant de calculs politiciens qui ne disent pas leur nom ».


« Si aujourd’hui on n’a pas une Cour Constitutionnelle en place qui doit huiler sa machine avant les élections législatives, je pense que cela va poser problème. Ce qui veut dire tacitement que dans l’esprit des politiciens, les élections ne seront pas pour demain. Je crois aux institutions et aux hommes politique de mon pays, comme on est en train d’en parler, j’ose espérer que d’ici peu tout va entrer dans l’ordre », a-t-il fait observer.

 

 

 

MBOKI /ZÉMIO : LE CALME SEMBLE REVENIR APRÈS DES RUMEURS D’ATTAQUES DE LA SÉLÉKA

 

 

RCA sud Est

 

 

Bangui, 14 mars 2013 (RJDH) – Un calme semble revenir depuis mercredi 13 mars dans les villes de Mboki et de Zémio (Sud-est), après les rumeurs d’attaque des éléments de la Séléka. Les habitants affirment avoir  retrouvé la quiétude après avoir été informés que les rebelles auraient renoncé à la progression vers leur destination.


D’après les témoignages recueillis par le correspondant du RJDH dans la ville de Mboki, les dissidents de Séléka n’ont pas  attaqué la ville de Rafaï. Ceux-ci n’ont pas pu traverser la rivière Chinko qui sépare la commune d’Agoumar de cette localité, car le bac qui sert à traverser la cours d’eau a été emporté par les éléments des Forces armées centrafricaines qui se sont replié sur Rafaï.


S’agissant de la connexion téléphonique qui est interrompue, la source a précisé que la ville de Rafaï est coupée depuis le 14 Janvier, à cause d’un problème technique.


A Zémio, un habitant de la ville a témoigné que les habitants sont calmes après avoir été informés que  les rebelles  de la Séléka n’ont pas occupé Rafaï.  Il a par ailleurs  confirmé la présence du  religieux qui était intercepté par les assaillants lors de la tentative d’attaque de la ville de Rafaï.


Pour des raisons de sécurité, les ONG humanitaires présentes dans le sud-est du pays ont ramené leur personnel à Obo.


 L’avancée des rebelles de la coalition Séléka dans la  région sud-est de la Centrafrique a mis  la population des villes de Zémio et Mboki dans une situation d’ambigüité. Ces habitants déjà affaiblies par les exactions des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, disent ne plus vouloir aller dans la brousse à cause de cette rébellion ougandaise.

 

 

 

BOALI : ACAMS REDYNAMISE SES ACTIVITÉS DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA

 

Boali, 14 mars 2013 (RJDH) – Une vingtaine de relais communautaires prennent part du 13 au 15 mars à un atelier de redynamisation des nouvelles techniques de sensibilisation pour la lutte contre le VIH/Sida à Boali (sud-ouest).  Ce moment d’échange est organisé par l’Agence centrafricaine de marketing social (ACAMS).


« Dans les traditionnels exercices des relais communautaires qui consiste à sensibiliser la population en distribuer des préservatifs masculins et féminins, il y a des failles qui ont été relevées », a mentionné le coordonnateur de l’ACAMS, Thomas Rabé.


« Nous avons constaté des lacunes au niveau des agents qui ont été formés par l’agence. La sensibilisation n’avait pas atteint son objectif, les groupes cibles qui sont les jeunes dont la tranche d’âge varie entre 15 à 20 ans, n’étaient pas touchés », a expliqué Thomas Rabé.


Selon lui, les jeunes des localités ciblées doivent toujours être informés, conscientisés sur le danger des infections sexuellement transmissibles (IST). L’objectif visé par l’ACAMS est de réduire  le taux de la prévalence du Sida, la discrimination et la stigmatisation des victimes du sida.


A cet effet les relais communautaires ont un rôle important à jouer dans la lutte contre les grossesses non désirées, en organisant des campagnes de sensibilisation. « Les méthodes des ports corrects des préservatifs, l’abstinence et la fidélité doivent faire l’objet des informations de la communauté », a complété le coordonnateur de l’ACAMS.


Les agents communautaires sont venus des différentes préfectures entre autres, l’Ouham-Péndé, l’Ouham, la Lobaye et l’Ombella-M’poko, situées respectivement dans le nord, le sud et le sud-ouest de la Centrafrique.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 00:43

 

 

 

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La Centrafrique est économiquement broyée. Elle est sévèrement, politiquement malade. Elle est socialement épuisée et tourmentée par les crises qu’elle continue d’endurer. Il n’y a pas un réel Pouvoir d’Etat – personne ne sait qui détient le Pouvoir d’Etat dans ce pays – parce que presque la totalité du territoire est contrôlée par les rebelles. Le soi-disant Pouvoir d’Etat que Bozizé – le dictateur de Bangui – exerce est celui de piller, ce, avec son entourage proche – la corruption, l’affairisme, le népotisme, le copinage, l’avidité – les ressources de la Centrafrique. Faut-il le souligner avec précision que le Gouvernement d’Union Nationale   établi par les Accords de Libreville est impotent. Bozizé n’a aucun respect pour le Gouvernement – notamment, il méprise ceux des membres qui appartiennent à l’Opposition Démocratique – parce qu’il est convaincu que sa protection est bien assurée par les mercenaires Sud-Africains.

 

Mais quel paradoxe !! Son rayon du Pouvoir d’Etat est limité dans la capitale Bangui. Les citoyens n’ont plus de confiance en ce régime de Bozizé. La Centrafrique  est dans la confusion. La Représentante des Nations Unies en Centrafrique, reconnaît cette situation  préoccupante. La Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale expérimente ces diaboliques crises. Les Etats-Unis d’Amérique par l’intermédiaire du Département d’Etat ont beaucoup plus d’éléments qui constituent la racine de ces crises.

 

La France, au travers le Quai d’Orsay et l’Elysée qualifie les politiques et élites centrafricains de versatiles et d’immature pour s’engager sérieusement avec eux – c’est un problème d’intérêts mutuels – dans un processus de développement soutenu et durable.  Ainsi, ces crises ont non seulement éprouvé les citoyens, mais aussi elles les ont  épuisés. Et les citoyens se demandent comment sortir de ces crises ? Comment faut-il mettre un terme à cette longue souffrance ? Comment faut-il changer la méthode de pratiquer la politique ? Comment faut-il écarter Bozizé du Pouvoir d’Etat ? Les Démocrates ne doivent pas attendre les solutions à ces crises de la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale.

 

Les solutions doivent venir des d’eux-mêmes. En d’autres termes, il appartient aux Démocrates centrafricains de faire réfléchir la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale. Une logique d’affirmer qu’il n’appartient pas à la Cemac de réfléchir pour la Centrafrique. Comme les rebelles contrôlent presque les deux tiers du pays ; Bangui est sous la supervision des milices et des mercenaires de Bozizé. Ce que les Démocrates doivent faire pour écarter Bozizé du Pouvoir d’Etat et son entourage proche, c’est d’appliquer la doctrine du ‘‘Soft Power’’(le concept est inventé par  le Professeur Joseph Nye). Les Démocrates doivent inviter les fonctionnaires et les salariés du secteur privé à observer des grèves. Ils doivent convaincre – par la persuasion et des preuves – les Organisations Internationales et les Organisations Non-Gouvernementales sur l’état de ruine de la Centrafrique dans le but d’influencer Bozizé et son entourage. La Presse Privée Démocratique en Centrafrique doit exposer comment Bozizé et son entourage considèrent les biens de l’Etat comme leur propriété privée.

 

Le Premier Ministre Tiangaye doit écrire des articles chaque deux semaines dans un journal pour informer les citoyens et l’opinion internationale sur l’état de sa coopération et de son travail avec Bozizé. Il doit sensibiliser la Communauté Internationale sur l’état des Droits de l’Homme en Centrafrique. Il doit dire la vérité sur l’état du Pouvoir d’Etat en Centrafrique en évoquant à tout moment la nécessité de changement. En disant, par exemple aux partenaires de développement que : « Pour l’intérêt de la Centrafrique, Bozizé et son entourage ne peuvent pas continuer à présider à ses destinées jusqu’en 2016 ».

 

‘‘Soft Power’’est la doctrine appropriée pour l’instant qui peut aider les Démocrates à faire culbuter Bozizé en évitant la confrontation avec ses milices, ses mercenaires et ses forces spéciales. Le ‘‘Soft Power’’ va attirer l’attention de la Communauté Internationale sur la crise de la Centrafrique. Les Démocrates et Tiangaye ont l’obligation de convaincre leurs partenaires internationaux sur la crise du pays et la nécessité d’y remédier. ‘‘Soft Power’’ implique de la part des Démocrates et Tiangaye une capacité d’éclairer l’opinion internationale et nationale sur l’enfer dans lequel Bozizé a plongé le pays. Le ‘‘Soft Power’’ impose aux Démocrates et Tiangaye d’être objectifs afin d’être crédibles devant leurs partenaires et de fédérer les adhésions pour la cause de la Centrafrique.

 

Comme, il n’y a pas aujourd’hui de Forces Armées Nationales en Centrafrique ; comme la Centrafrique est criblée des troupes rebelles ; comme Bozizé est le dictateur de Bangui ; comme la Centrafrique s’enfonce dans la dérive : Tiangaye et les Démocrates doivent compter sur la doctrine du ‘‘Soft Power’’  pour écarter Bozizé du Pouvoir d’Etat. Cette doctrine doit être mise en pratique à l’instant même. Le changement est dans cette doctrine du ‘‘Soft Power’’.

 

Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg).

 

 

Central African Republic is sternly sick politically, economically crushed and socially tormented from crises it continues to endure. There is no real Power of State – no one knows who detains the Power of State in this country – because all the country is controlled by rebel troops. The so-called Power of State Bozize – the Dictator of Bangui – exercises is completely to loot, with its near entourage – corruption, affairism, cronyism, nepotism, greediness – the wealth of Central African Republic. The Government of National Unity newly established by the Libreville Agreement is powerless. Bozize has no respect to this Government – specifically he despises those members who come from Democratic Opposition – because he is convinced that its protection is well secured by South African mercenaries. But its range of Power of State is limited in Bangui. Citizens lose all confidence in Bozize regime.

 

The country is now in confusion. The Representative of the United Nations in Central Africa Republic, Ms Margaret Vogt knows this pervasive situation. CEMAC – Monetary and Economic Community in Central Africa – experiments these fiendish crises. United States of America through the Department of State has more elements which constitute the root of these permanent crises. France, through, Quai d’Orsay and Elysée has found policy makers and elites in Central African Republic versatile and not enough mature to engage seriously with them – it is a matter of mutual interests – in the process of  sustainable development. By the way, with these crises, citizens are tired. They wonder how to get out of this trouble? How to end this long-suffering? How to change the way of doing politics? How to depose Bozize from the Power of State? Democrats in Central African Republic now, could not expect on CEMAC to solve their crises.

 

They are convinced that solutions should come from themselves. As the country is controlled by rebel troops; Bangui is supervised by Bozize militia and its mercenaries. What the Democrats could do to quash Bozizé and its entourage from the Power of State is to use the doctrine of “Soft power” (the word is invented by Professor Joseph Nye). They must invite civil servants and employees of private sector to go on strike. They should convince – by persuasion and evidences – many International Organizations and Non-Government Organizations on the ruinous state of Central African Republic in order to influence Bozize and its entourage. Private Democratic Press in Central African Republic must expose how Bozize considers the public goods as its private property.

 

Prime Minister Tiangaye should write each two weeks in newspaper to inform citizens and International opinion on its state of co-operation and work with Bozize. He must talk about Human Rights to sensitize International Community on Bozize. He has to tell truth on the state of Power of State in Central African Republic by evoking change. Saying for example that:“For the sake of Central African Republic, Bozize and its entourage could not continue to lead this country until 2016’’.


“Soft Power” will help Democrats to topple Bozize by avoiding confrontation with its forces. “Soft Power” will attract attention of International Community on the case of Central African Republic. Democrats and Tiangaye have a duty to convince its international partners on the crisis of the country and the need to remove it.

 

“Soft Power” supposes capacity from Democrats and Tiangaye to highlight opinion on the hell in which Bozize has plunged the country in it. “Soft Power” imposes on them to be true in order to be credible on the eyes of their partners. As there is no to-day a National Army in Central African Republic; as the country is swarmed by rebel troops; as Bozize is a dictator of Bangui; as the State goes in leeway: Tiangaye and Democrats have to rely on “Soft of Power”  to remove Bozize on the Power of State. They must put this doctrine in practice now. Change resides in it.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 00:26

 

 

 

 

éléments-de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-fc3a9vrie

 

Jeuneafrique.com  13/03/2013 à 19h:47 Par Vincent Duhem

 


 
Mardi 12 mars, des éléments dissidents de la coalition Séléka ont poursuivi leur avancée et se sont emparés de la ville de Rafaï dans le sud-est de la Centrafrique. La veille, ils avaient pris Bangassou.

 

Après Bangassou lundi, des éléments de la Séléka ont pris le contrôle de la ville de Rafaï (entre Bangassou et Zémio)  dans le sud-est de la République centrafricaine (RCA). « Ils sont entrés en tirant de nombreux coups de feu en l'air sans rencontrer de résistance (…) et se sont dirigés aussitôt vers Zémio [à quelque 160 km à l'est] », a déclaré à l’AFP une source militaire.

 

Cette source a précisé que les forces de sécurité n'étaient plus présentes à Rafaï quand les rebelles y sont entrés et que toutes les communications avec la ville étaient désormais coupées. « Aucune présence militaire n'est effective depuis un certain temps à Rafaï (...) Les habitants se protègent des éléments de la rébellion ougandaise de l'armée de résistance du Seigneur [LRA, présente dans le secteur, NDLR] au moyen des fusils de chasse ou de fabrication locale », ajoute-t-on.

 

Lundi matin, une colonne de sept véhicules conduits par des éléments incontrôlés de la Séléka avait attaqué les villes de Gambo et Bangassou (chef-lieu de la préfecture du Mbomou). Rudes, les combats ont duré plusieurs heures et causé la mort de quatre soldats des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Éléments non identifiés

 

Ces nouvelles attaques, attribuées à des éléments rebelles incontrôlés mais non identifiés pour le moment, interviennent en l’absence du leader de la Séléka, Michel DjotodiaSouffrant selon son entourage de « problèmes neurologiques », le vice-Premier ministre et ministre de la Défense a quitté Bangui sous perfusion, le 1er mars pour Libreville. Il se trouve toujours au Gabon et devrait subir de nouveaux tests médicaux lundi prochain.

 

Mardi dans la soirée, le général Nourredim Adam, un des chefs de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), est arrivé dans la capitale centrafricaine. Après avoir revendiqué l’attaque de la localité de Sidot (à la frontière avec le Tchad) le 29 février, il serait depuis rentré dans le rang. Selon une source diplomatique, il aurait été chargé par général Dhaffane Mohamed-Moussa, président de la CPSK (faction rebelle) et ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, d’organiser la reprise en main de la rébellion.

 

Troupe sud-africaines

 

Cette restructuration est pour le moment compromise « par le mécontentement de la base qui se sent flouée », estime une source diplomatique en poste à Bangui. Après la signature des accords de Libreville, le 11 janvier, les chefs de la Séléka avaient convaincu les réfractaires que la mise en œuvre du compromis serait garantie par la communauté internationale.

 

Or les dissidents considèrent que le président François Bozizé ne respecte pas sa parole, notamment en ce qui concerne la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines. Et notre source diplomatique d'annoncer : « Il faut s’attendre à d’autres attaques de ce genre. »

 

Par Vincent Duhem

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