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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:51

 

 

 

 

Michel Djotodia Am Nondroko

 

 

20minutes.fr 26 03 2013

 

Michel Djotodia est le nouveau président, autoproclamé, de la Centrafrique. Cet homme âgé d’une soixantaine d’années –sa date de naissance est inconnue– était l’un des leaders de la Sekela, la coalition des mouvements de rébellion créée en 2012 et qui vient de renverser l’ex-président Bozizé.  Dans le gouvernement d’union nationale mis sur pied à la fin de l’année 2012, Michel Djotodia avait été désigné premier vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale.


Homme politique «présenté comme un intellectuel polyglotte» selon le Figaro, il a passé quatorze ans en URSS pour se former. A son retour, il entame une carrière dans l’administration centrafricaine, passant du ministère du Plan au ministère des Affaires étrangères. Il devient ensuite diplomate lorsqu’il est nommé consul de la République centrafricaine à Nyala, au Sud-Soudan. Probablement une étape essentielle de sa carrière, car c’est là qu’il aurait noué des liens avec des responsables du Tchadiens, alors que le Tchad est, avec la France, le pays le plus influent en RCA, souligne Le Figaro.

 

En exil au Bénin

 

C’est en tout cas après ce passage au Soudan que Michel Djotodia entre dans la rébellion. En 2005, il devient l’un des leaders de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UDFR). «C’est avec l’assistance [des rebelles tchadiens, ndlr] qu’il est devenu un des leaders de l’UDFR», a expliqué sur RFI Louisa Lombard, anthropologue spécialiste de la RCA. Djotodia vit alors en exil au Bénin, en Afrique de l’Ouest, mais il y est arrêté en novembre 2007 à la demande de Bozizé. Après quelques mois en prison, il  est libéré en février 2008. Entre-temps, l’UDFR s’est trouvé un autre leader, Damane Zakaria, qui signe les accords de paix avec le président centrafricain.


Michel Djotodia  rentre finalement en Centrafrique en 2011 et s’impose comme l’un des principaux leaders du mouvement Sekela, une agrégation de plusieurs mouvements de rébellion qui ont le même objectif: renverser Bozizé. Là encore, rapporte Libération, le Tchad d’Idriss Déby aurait favorisé cette coalition. D’ailleurs, ajoute le quotidien, des conseillers tchadiens proches d’Idriss Déby encadrent déjà Michel Djotodia.


Lundi, pour l'une de ses premières interventions, Michel Djotodia a déclaré: «Je ne sais pas combien de temps je vais rester au pouvoir. Dans trois ans, comme prévu par l'accord de Libreville, nous organiserons des élections libres et transparentes». Il n’exclut pas d’ailleurs de s’y présenter pour tenter de gagner son premier scrutin, alors qu’il a échoué lors de deux législatives. Il a en tout cas suspendu ce mardi la Constitution centrafricaine.


 M.P.

 

 

 

Portrait de Michel Djotodia (RFI)

 

C'est fin 2006 que le public découvre Michel Djotodia lorsque son mouvement rebelle, l'UFDR, a attaqué Birao, dans l’extrême nord-est du pays. Lui-même a dû s'exiler au Bénin et est arrêté en vertu d'un mandat international lancé par la Centrafrique. Il est mis en prison et ne sera libéré qu'en février 2008. Il disparaît alors des médias mais ses contacts avec les différentes tendances de la rébellion se poursuivent. Il revient sous le feu de l'actualité, en décembre dernier, avec les premières attaques lancées par la Seleka, une coalition qui permet, à plusieurs groupes rebelles, de se retrouver.

 

Cet ancien étudiant en ex-URSS a été fonctionnaire. Il a tenté par deux fois, d'être élu député de sa préfecture, la Vakaga, sans succès. « Ca l'a énervé et ça l'a encouragé à passer à la lutte armée », raconte un ex-cadre de la rébellion. « C'est un homme qui a des ambitions politiques », précise un de ceux qui ont travaillé avec lui.

 

Michel Djotodia a été consul de la Centrafrique au Darfour, à Nyala. Cet épisode a été décisif pour la suite de son parcours. Des rebelles tchadiens et soudanais circulent dans la zone, ce qui autorise de nombreux contacts. Djotodia parle plusieurs langues, notamment le russe et l'arabe. Son statut d'intellectuel l'a aidé à devenir la figure de proue de la Seleka : certains rebelles l'appelaient déjà, ces derniers mois, « le président Michel ».

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