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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 02:40

 

 

 

 

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http://lci.tf1.fr

Des heurts survenus dans la nuit de dimanche à lundi entre soldats tchadiens de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) et des gendarmes centrafricains ont fait un mort côté tchadien et deux côté centrafricain, a appris l'AFP lundi d'une source de  la gendarmerie.

Selon la source, une rixe survenue au sein d'"une unité de police constituée comprenant des éléments tchadiens de la Micopax (...) a attiré l'attention des gendarmes centrafricains en patrouille au quartier populaire du KM5 (de Bangui). Et a entraîné un échange de tirs lors duquel un soldat tchadien a été tué".

 

NDLR : Comme par hasard, l’élément de la Micopax qui a trouvé la mort est Tchadien. Cela n’arrangera pas les affaires de Bozizé qui va devoir fournir quelques explications à Idriss Déby Itno.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 02:30

 

 

 

 

 

 cheick_madibo_diarra-25-avril-2012.jpg

 

BAMAKO AFP / 17 juillet 2012 00h15 - Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra a annoncé lundi soir l'ouverture de concertations nationales dans les jours à venir pour un gouvernement d'union et affirmé que le Mali se prépare à toutes les options pour reconquérir le nord du pays occupé par les islamistes.

 

Dans les jours à venir, un forum d'échange des forces vives sera organisé et un organe consultatif comprenant toutes les forces vives de la nation sera créé en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale, a déclaré M. Diarra à la télévision nationale. Le Mali se prépare à toutes les options, a-t-il ajouté concernant une possible intervention militaire dans le Nord.

 

Sur le recours à la force dans cette région, M. Diarra a déclaré qu'il attendait des propositions de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) après le séjour à Bamako d'une mission technique militaire de l'organisation régionale qui est prête à envoyer quelque 3.000 hommes au Mali.

 

La Cédéao attend pour cela une demande formelle des autorités de Bamako et souhaiterait également disposer d'un mandat de l'Onu qu'elle n'a pas encore obtenu.

 

Le nord du Mali est occupé depuis fin mars par les groupes islamistes armés Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) et Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

 

Les autorités de transition en place à Bamako depuis le retrait en avril de militaires putschistes auteurs d'un coup d'Etat le 22 mars, ont été impuissantes à empêcher la montée en puissance de ces groupes qui ont commencé à appliquer la charia (loi islamique) dans le Nord.

 

La Cédéao a exigé la mise en place d'un gouvernement d'union nationale au Mali d'ici le 31 juillet, capable d'unir toutes les forces du pays pour la reconquête du Nord et pour empêcher les nombreuses exactions commises à Bamako contre des personnalités et des journalistes par des hommes armés considérés comme proches de l'ex-junte militaire au pouvoir qui rest très influente.


(©)

 

 

Cheick Modibo Diarra dévoile sa feuille de route pour une sortie de crise au Mali   

 

 

 

Bamako (Mali) 2012-07-16 22:34:03 - APA-Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra a, un peu moins de trois mois après sa prise de fonction, levé lundi un coin de voile sur sa feuille de route de sortie de crise qu’il s’est, à l’occasion, engagé à présenter aux députés en vue de requérir leur soutien pour une reconquête des trois régions nord du pays sous occupation de groupes rebelles.

 

« J’envisage de convoquer sans tarder une session extraordinaire de l’Assemblée pour présenter aux honorables députés le contenu de la feuille de route et obtenir leur adhésion et leur contribution… », a notamment déclaré le Premier ministre dans un discours-bilan.

Il a précisé que la primeur du contenu du document en avait été réservée au président intérimaire Dioncounda Traoré, qui poursuit des soins en France depuis son agression, le 21 mai à Bamako, par une foule hostile à son maintien comme président de transition.

 

Selon le Premier ministre, le document élaboré par son gouvernement envisage des négociations avec les groupes rebelles tout en prévoyant le recours à l’option militaire afin de débarrasser le pays du « joug des irrédentistes, des terroristes et autres narcotrafiquants ».

Une réorganisation de la chaîne de commandement militaire, l’équipement et la formation des hommes ainsi que la prise de mesures pour la motivation des troupes seraient ainsi en cours dans le pays.

 

M. Diarra a rendu, à cet égard, hommage au colonel touareg loyaliste Hadj Gamou et à ses hommes qu’il a rencontré lors de son séjour à Niamey, au Niger, et remercié les autorités de tous les pays qu’il a visités au cours de ces trois derniers mois pour leurs promesses d’assistance et d’appui.

 

Il s’est aussi engagé à requérir l’envoi d’une force internationale au Mali lorsque la mission technique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) aura fini sa tâche d’évaluation dans le pays.

 

Par ailleurs, M. Diarra a annoncé la mise en place d’un organe consultatif de dialogue entre forces vives et gouvernement et la tenue prochaine d’un forum d’échange sur les grandes préoccupations de la nation.

 

Il a aussi laissé entrevoir la formation prochaine d’un gouvernement d’union nationale en expliquant que ce choix a été aujourd’hui rendu possible par la baisse d’intensité du « feu de la polarisation partisane ».

 

La feuille de route de M. Diarra, en plus des questions institutionnelles et de recouvrement de l’intégrité territoriale, accorderait également une large place aux défis d’ordre humanitaire et de l’administration territoriale, par notamment la restauration de l’autorité de l’Etat.

 

 

Un premier bilan du 19e sommet de l’Union Africaine consacré au Mali et à la RDC

 

RFI mardi 17 juillet 2012

 

Le 19e sommet de l'Union Africaine s'est achevé hier soir à Addis Abeba. Ce sommet au cours duquel il aura été beaucoup question de la crise au Mali et dans l'Est de la RDC a été surtout marqué par l'élection de la sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de la Commission de l'Union Africaine, et par le départ du gabonais Jean Ping.

 

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Jean-Karim Fall

 

Jean Ping, visiblement ému, a tiré sa révérence en citant Shakespeare : « Le monde est un théâtre et tous les hommes et les femmes sont de simples acteurs, ils ont leur entrée et leur sortie ».

 

Nkosazana Dlamini-Zuma, le visage fermé, a réaffirmé de son côté qu’elle servirait loyalement l’Union africaine et non son pays. Ce 19e sommet, au-delà de l’élection du président de la commission, a été dominé par la situation au Mali. Une déclaration solennelle sur ce pays a été adoptée. Le document réaffirme le soutien de l’UA aux efforts de la Cédéao. Il appelle à la constitution rapide d’un gouvernement d’union nationale à Bamako, exige l’arrêt des interférences des militaires de la junte dans le processus politique.

 

Cette déclaration solennelle menace de sanctions les personnalités dont les actions nuisent au processus de transition. Menace de sanctions également contre les terroristes et les groupes criminels qui opèrent dans le nord du pays.

 

Cette déclaration lance également un appel à tous les Etats membres pour qu’ils soutiennent l’action de l’UA et de la Cédéao au Mali. Le Tchad est nommément cité comme pouvant apporter son aide. En coulisses, de nombreux diplomates estiment que le recours aux militaires tchadiens pourrait être déterminant pour la reconquête du nord du Mali.

 

 

Parmi les annonces faites à Addis-Abeba, celle de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs en faveur de la création d'une force internationale chargée de neutraliser les rebelles opérant dans l'est de la RDC. Les chefs d'Etat rwandais et congolais ont donné leur accord de principe. Aucun détail toutefois sur ce à quoi pourrait ressembler cette force. Le projet est complexe, a reconnu Ramtane Lamamra, qui a été réélu hier au poste de Commissaire en charge de la Paix et de la Sécurité.

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 00:36

 

 

 

 

 Marafa-Yaya.JPG

 

Yaoundé (Cameroun) 2012-07-16 21:52:38 (APA)- L’ancien secrétaire général à la présidence de la République et ex-ministre camerounais de l’Administration territoriale, Marafa Hamidou Yaya, a été accueilli en héros par une foule en liesse lundi en fin de matinée au palais de justice de Yaoundé-centre administratif, la capitale du pays, au premier jour de son procès pour détournement de fonds publics, a constaté APA sur place.

Costume sombre et lunettes, un sourire malicieux aux lèvres, l’homme, sous les verrous depuis le 16 avril dernier, est descendu du véhicule pénitentiaire encerclé par des éléments de la gendarmerie lourdement armés.

La foule, venue nombreuse au tribunal de grande instance, brandit des pancartes de fortune et l’acclame aux cris de : «Vive le président Marafa ! Vive Marafa !»

La salle d’audience est pleine comme un œuf lorsqu’il y est introduit en compagnie de son coaccusé et ancien directeur général de la compagnie nationale de transports Cameroon Airlines (CAMAIR), Yves Michel Fotso.

Après avoir fourni la liste de leurs témoins au juge, l’audience sera levée par le magistrat à la grande déception de l’assistance, qui attendait visiblement le «déballage» promis par l’ex-proche collaborateur du président Paul Biya.

Dehors, la même foule de sympathisants l’acclame de nouveau aux cris de : «Nous voulons la 5è lettre, parle, président !»

Les partisans de Marafa Hamidou Yaya faisaient ainsi allusion à la série de lettres ouvertes inaugurée par le dignitaire banni du régime du fond de sa cellule, qui s’est arrêtée depuis un mois et dans lesquelles le prisonnier égratignait à la fois le chef de l’Etat et d’autres hauts responsables de la République.

M. Marafa, mais également une dizaine d’autres acteurs de premier plan, sont poursuivis pour des faits de coaction et de complicité de détournement de fonds publics dans le cadre de l’acquisition d’un aéronef pour les déplacements du chef de l’Etat, qui a englouti des milliards de FCFA du pays mais s’est avérée comme une opération foireuse.

La prochaine audience est annoncée pour le 24 juillet prochain.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 00:25

 

 

 

 

 

meles_zenawi.jpg

 

ADDIS ABEBA AFP / 16 juillet 2012 16h58- Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, 57 ans, a été absent d'un sommet de l'Union africaine organisé dimanche et lundi dans son pays, qui héberge le siège de l'UA, pour la première fois et sans que les autorités éthiopiennes n'en donnent de raison.

Le porte-parole du gouvernement éthiopien était injoignable toute la journée de lundi. L'épouse de M. Meles, Azeb Mesfin, a éludé une question de l'AFP sur l'absence de son mari, alors qu'elle participait à une réunion des Premières dames africaines sur la lutte contre le sida, en marge du sommet de l'UA.

Interrogé par l'AFP sur des informations selon lesquelles M. Meles était hospitalisé en Belgique, l'ambassade d'Ethiopie dans ce pays a affirmé que cette information était fausse et qu'elle émanait d'un groupe d'intérêt qui passe son temps à disséminer des histoires erronées de ce genre.

Un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères a indiqué à l'AFP qu'il ne revenait pas à l'Etat belge de communiquer sur l'état de santé de M. Meles. Le ministère n'a pas été notifié officiellement de sa présence en Belgique et s'il s'y trouve, c'est à titre purement privé, a ajouté le porte-parole.

Celui qui dirige l'Ethiopie depuis 21 ans a participé au dernier sommet du G20 à Los Cabos, au Mexique, les 18 et 19 juin, mais il ne s'est pas déplacé ensuite devant le Parlement éthiopien pour le vote récent du budget, contrairement à la tradition.

Il n'a pas davantage rencontré le nouveau président égyptien Mohamed Morsi, premier chef d'Etat égyptien à se rendre à Addis-Abeba pour un sommet africain depuis que Hosni Moubarak y avait réchappé à une tentative d'assassinat en juin 1995, et ce alors que l'Ethiopie et l'Egypte doivent résoudre un conflit crucial sur le partage des eaux du Nil.

A l'ouverture du sommet dimanche, le président en exercice de l'UA, le chef d'Etat béninois Thomas Boni Yayi, avait salué notre frère et notre ami Meles Zenawi, dont l'absence inhabituelle ne peut manquer d'être relevée, car nous savons que M. Meles est plein de dynamisme et d'esprit d'initiative à nos réunions.

Il s'agit de la première absence de ce genre lors pour M. Meles, pour lequel il n'a jamais été fait état publiquement à ce jour d'ennuis de santé.


(©)

 

 

NDLR : C'est après avoir pris part à la résidence de France à Bangui aux festivités du 14 juillet le samedi dernier que Bozizé a dû quitter Bangui dans la nuit pour Addis-Abeba où il a pu assister au sommet des chefs d'Etat de l'Union Africaine. Est-ce avant son départ ou après avoir regagné Bangui qu'il a signé les décrets de limogeage de Firmin Findiro, du DG de la police et de la mise à la retraite de Joël Sinfei Moidamsé ? Toutes les activités de Bozizé se déroulent dans la plus grande opacité ainsi que ses nombreuses absences de la capitale pour aller soit à Bayanga, à Bézambé ou pour se consacrer  à sa secte, se passent dans le plus grand secret. .

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 23:44

 

 

 

 

 

 Bozizé ailleurs

 

Ndoutingaï S

 

 

Findiro

 

« Je vous informe que je ne me rendrais pas au sommet des Nations Unies sur l’Environnement à Rio au Brésil. C’est le Premier Ministre qui ira me représenter. Moi aussi je suis militaire et j’attends fermement ceux qui veulent tenter un coup de force contre moi… »

C’est en substance en ces termes que Bozizé a parlé à ses ministres au début de la séance du conseil de ministres qu’il a réuni peu avant le départ de la délégation centrafricaine pour assister au sommet de Rio+20 et en pleine crise ouverte par l’affaire Sylvain Ndoutingaï, son tout-puissant ex-bras droit et véritable demi-dieu dont il a dû se séparer le 1er juin dernier.

Ces propos sont d’autant plus curieux et insolites que jusqu’à présent, aucune explication n’a été officiellement fournie à l’appui du limogeage de l’ex-ministre d’Etat aux finances et au budget, également ex-ministre des mines, réputé aussi pour être le grand argentier de Bozizé. Aucune accusation n’a pourtant été proférée officiellement contre Ndoutingaï pour que Bozizé vienne parler de cette façon en conseil de ministres mais on savait que le général président n’en dormait plus la es nuits. A telle enseigne que d’après nos informations, lors du discours du nouvel ambassadeur de France pendant la cérémonie de présentation des lettres de créance du diplomate français en juin dernier, Bozizé piquait littéralement du nez et un agent du protocole a même dû le réveiller à plusieurs reprises.  

Sollicité lors d’un conseil de ministres par le ministre de la communication Alfred Poloko pour des éclaircissements sur cette affaire et des éléments de langage à fournir, Bozizé qui voulait donner la parole à Ndoutingaï pour qu’il s’explique a été supplié et dissuadé par le ministre d’Etat Jean Willybiro Sako d’ouvrir un débat en conseil sur le sujet.   

L’opinion publique et les Centrafricains se perdent en conjecture et les versions les plus diverses et variées circulent avec insistance sur le comment de la tentative de coup d’Etat que Sylvain Ndoutingaï et son intellectuel Firmin Findiro et plusieurs de leurs complices et hommes de main avaient voulu faire fin mai dernier pour s’emparer du pouvoir, on parle du jour où devaient se dérouler les funérailles en grand pompe du défunt Samuel Tozoui, DG de l’ENERCA.  

Jusqu’ici, tout se passe dans la plus grande opacité. Pas grand-chose ne filtre officiellement. C’est au compte-goutte que certaines informations transpirent de certaines personnes membres des cercles concentriques très proches de Bozizé. C’est ainsi que selon nos informations, peu après son limogeage, Ndoutingaï a souhaité sans succès rencontrer Bozizé pour des explications entre quatre yeux comme on dit. Devant le refus de Bozizé, il aurait fini par envoyer un sms de chantage au suicide qui a été transmis à Bozizé qui aurait réagi en disant qu’il était soldat et qu’il sait comment faire pour se suicider.

Une seule certitude : au regard des relations de complicité très étroites entre Ndoutingaï et Findiro, (il se raconte que le PM du gouvernement de Ndoutingaï aurait été Firmin Findiro) on ne peut qu’en déduire que si le premier a fini par avoir des ennuis avec Bozizé, il ne pouvait pas ne pas en être de même pour le second. C’est ainsi que ce qui devrait arriver arriva. Ndoutingaï limogé, il fallait s’attendre également à ce que Findiro le soit tôt ou tard.  C’est fait ce 16 juillet après que depuis le retour de France de ce dernier, on ait assisté aux arrestations de ses proches collaborateurs du ministère de la justice (planton, secrétaire particulière, Directeur de cabinet notamment).

Ndoutingaï également, a vu ses deux chauffeurs arrêtés. Il y a quelques jours, ses trois enfants qui allaient embarquer sur un vol pour Ouagadougou où il possède une villa cossue ont été brièvement inquiétés à l’aéroport Bangui M’poko avant d’être autorisés à prendre finalement leur vol après la tonitruante intervention de leur maman.

Bozizé a donc tenté dans un premier temps de déminer le terrain avant de faire le vide autour de Ndoutingaï et Findiro. Le voilà qui est maintenant passé à la phase de mettre au frais les deux « demi-dieu » en question. On peut aisément imaginer la prochaine mise aux arrêts de Findiro et son transfèrement à « Guantanamo » pour y rejoindre son complice Ndoutingaï.

Quelle ironie du sort que de voir le zélé et outrecuidant Firmin Findiro, celui-là même qui n’a pas hésité en tant que procureur de la République en service commandé de Bozizé à l’époque, pondre un invraisemblable et scandaleux communiqué de presse pour affirmer sans scrupule qu’avant dix ans on n’aurait pas le droit de prétendre que Charles Massi aurait disparu ni de s’interroger sur sa mort éventuelle, subir les affres de la répression du même Bozizé qu’il servait naguère et il n’y a pas encore si longtemps.

Est-ce ce même Firmin Findiro qui faisait la pluie et le beau temps en confisquant et détruisant le passeport diplomatique de Me Nicolas Tiangaye sous le fallacieux prétexte qu’il n’aurait pas le droit d’en posséder un, qui est à présent dans le collimateur de Bozizé ?  Est-ce ce même Findiro qui avait accusé le président du MLPC Martin Ziguélé dont le parti voulait faire sa rentrée politique qu’il voulait en réalité faire un coup d’Etat qui se retrouve dans de si beaux draps ?  Est-ce ce Findiro qui a foutu à la retraite toute une charrette de magistrats avec suppression de pension pour certains ? Est-ce ce même Findiro qui a sanctionné certains magistrats accusés de ne pas lui obéir et promu d’autres à sa solde ? Qui pouvait penser que Findiro pouvait être empêché un jour de prendre son vol de l’aéroport Bangui-M’poko ? Finalement cela lui est arrivé. C’est bien la preuve qu’il n’est qu’un mortel.

Selon nos informations, avant de prendre dernièrement son vol de l’aéroport CDG de Roissy pour regagner Bangui, Findiro a eu une idée de génie : appeler le rejeton de Bozizé qui commande la SRI, Aimé Vincent Bozizé alias Papy,  pour lui demander conseil pour savoir s’il doit rentrer ou pas à Bangui. Il a fini par rentrer mais a dû assister aux arrestations en série de ses proches collaborateurs une fois au pays. Deux jours après son retour, il a réuni les magistrats pour gémir et se lamenter sur ses ennuis de santé qui ne seraient pas pris en compte par Bozizé et ce qui lui arrive en général qu’il n’arrive pas à comprendre.

L’arrestation et le transfèrement de Ndoutingaï à la prison spéciale de Bossembélé le dimanche 15 juillet au même jour où Bozizé quittait le pays pour le sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba ainsi que le limogeage de Findiro de ce lundi 16 juillet interviennent durant un mois où le calendrier diplomatique de Bozizé va le contraindre à quitter le territoire national à deux reprises pour Addis-Abeba et le week-end prochain pour Brazzaville où se tiendra le sommet de la CEMAC.

Ayant conscience (voir l’exemple du président Patassé) que se déplacer à l’étranger pour un chef d’Etat qui fait l’objet de menaces de coup d’Etat est très risqué, Bozizé a dû décider de mettre la principale source de danger contre son pouvoir qui est Ndoutingaï au frais avant de se rendre en Ethiopie et ensuite  au Congo. Le commandant Martin Ouanti, frère aîné de Ndoutingaï qui est en vacance  en France depuis un mois devrait en principe rentrer cette semaine à Bangui afin de regagner sa nouvelle affectation à Bouar où il a été muté après le limogeage de son frère cadet. Avec la nouvelle tournure que prennent les choses, va-t-il encore rentrer au bercail ? On ne devrait pas trop tarder à le savoir. Wait and see...

Toutes ces affaires consacrent et achèvent définitivement la décrépitude d’un régime Bozizé à bout de souffle et qui bat de l’aile. Très peu de Centrafricains pleureront sur le sort de Ndoutingaï et Findiro quoique Bozizé voudrait leur faire subir, tant ils sont honnis. Que cela serve de leçons à tous les Centrafricains qui servent Bozizé avec zèle. Dans ce pays, personne ne peut s’enorgueillir d’avoir été plus généreux que Patassé avec Bozizé. Or malgré tout le bien que Patassé lui a fait, Bozizé a fini par renverser Patassé et prendre sa place. Même malade, il a empêché Patassé d’aller se soigner qui a fini par trouver la mort à l’étranger. Ensuite, il s’est encore moqué de son cadavre. Si Bozizé a été capable de faire tout ce mal à Patassé, il peut être sans pitié avec tous les autres Centrafricains. Que personne ne s’y trompe…A bon entendeur, salut !

La Rédaction de C.A.P

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 22:07

 

 

 

 

urgent

 

Ndoutingaï S

 

Bangui 16 juil (C.A.P) – Selon des informations dignes de foi et recoupées parvenues à la rédaction de Centrafrique-Presse, le 1er « demi-dieu » de la bozizie, Sylvain Ndoutingaï qui a été limogé le 1er juin dernier, aurait été mis aux arrêts et transféré le dimanche 15 juillet à la prison spéciale de Bozizé surnommée « Guantanamo » de Bossembélé.

C’est pour Bozizé la seule façon de le soustraire de justice afin de lui faire payer son intention de faire un coup d’Etat contre lui. De ce point de vue, on voit que Bozizé a été à la bonne école de son maître Bokassa. Limogé aussi à son tour du gouvernement ce soir, le second « demi-dieu » Firmin Findiro ne tardera sans doute pas aussi à prendre le chemin du fameux « Guantanamo » centrafricain pour rejoindre son complice Ndoutingaï. (nous y reviendrons)

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 20:31

 

 

 

 

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Findiro

                                 le second demi-dieu Firmin Findiro

 

Bangui, 16 juillet 2012 (C.A.P) – Aux termes de décrets publiés ce soir lundi 16 juillet sur les antennes de Radio Centrafrique, Bozizé vient de limoger brutalement le second demi-dieu de son régime avec Sylvain Ndoutingaï, le ministre de la justice, Garde des Sceaux et chargé de la moralisation, sieur Firmin Findiro.

Un autre décret a également relevé de ses fonctions de Directeur général de la police un certain Henri Wanzin Linguissara.

Le tristement célèbre fichiste de la présidence,Joël Sinféi Moidamsé, général de police et chef de cabinet particulier de Bozizé dont le nom est revenu à plusieurs reprises dans les sorties anarchiques et répétées de plusieurs centaines de millions de F CFA du trésor est également envoyé à la retraite aux termes du troisième décret.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 18:46

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)    

 

Birao : Le maire de Birao appelle la population à lutter contre la crise alimentaire

  carte-de-la-vakaga

 

Birao, le 16 juillet 2012 (RJDH) – Au cours d’un entretien avec notre envoyé spécial, le samedi 14 juillet, le maire de Birao, Mahamat Kazimire Tandja, a  lancé un appel à la population de la préfecture de la Vakaga (nord-est) pour que reprennent les travaux  agricoles afin de lutter contre la crise alimentaire.

« Nous ne pouvons pas attendre chaque jour les humanitaires pour nous donner à manger », a précisé Mahamat Kazimire Tandja, maire de la ville.

Selon lui, la préfecture de la Vakaga est très riche en produits  agricoles.  « Nous souffrons à cause des éleveurs qui se déplacent avec leurs bœufs pendant la saison sèche. Il y a aussi l’insécurité qui empêche la population  d’aller au-delà de 50 kilomètres pour cultiver ».

« Nous devrons lutter contre la crise alimentaire.  La sécurité commence à revenir dans la région.  Nous allons prendre des mesures pour lutter contre les éleveurs qui se  déplacent pendant la saison sèche », a-t-il conclu.

 

Bangui : Vers l’implication du public dans le traitement de l’information

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Bangui, le 16 juillet 2012 (RJDH) Dix journalistes venus de Bangui et de l’intérieur du pays prennent part à un atelier de formation sur le « journalisme participatif : principes et techniques », ce lundi 16 juillet,  à l’hôtel AZIMUT, à Bangui

Organisé par l’ONG Internews, en collaboration avec le Réseau des journalistes pour les Droits de l’Homme, cet atelier de formation devrait permettre aux participants de valider une méthode originale de travail qui s’appuie sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, en impliquant la population dans le traitement de l’information.

« C’est une nouvelle manière pour les  médias de travailler en collaboration  avec la population. C’est aussi une façon de lui demander de faire une partie du travail que font les journalistes », a précisé Arnold Wafula, directeur du projet.

A la fin de cette formation, poursuit-il,  chaque participant sera capable d’appliquer le « crowdsourcing », qui signifie journalisme participatif, dans ses activités quotidiennes.

 

Bangui : Une pétition pour l’annulation des élections à l’université de Bangui

  Georgette Florence Koyt Debale

 

Bangui, le 16 juillets 2012 (RJDH) Une pétition est en circulation à l’Université de Bangui, demandant l’annulation des élections de l’Association nationale des étudiants centrafricains qui ont eu lieu, le samedi 14 juillet.

« Nous, membres de la coalition N°3, avons rédigé cette pétition pour faire voir que ce bureau  est imposé aux étudiants. Il n’est pas crédible », a déclaré un membre de la coalition.

Pour le président du comité d’organisation des élections, les étudiants en lice sont libres de déposer leur recours au bureau du comité dans un délai de 48 heures.

« Un délai de 48 heures est accordé aux étudiants qui ont remarqué des irrégularités ou autres manquements pendant le processus », a dit le président du comité.

Deux jours avant ces élections, des actes de violences et de vandalisme ont été observés.

«Nous déplorons les actes de barbarie qui se sont produits vendredi dernier sur le  campus universitaire. Les étudiants se sont bagarrés. Il y a eu des jets de pierres, des pillages de certaines chambres et d’autres dégâts qui pénalisent aujourd’hui certains étudiants. Le débat devrait être intellectuel, et non physique ou violent», a déploré le président du Réseau des droits de l’homme de l’Université de Bangui, Eric Térekané.

Les élections se sont déroulées dans un climat de haute surveillance de la police et de la gendarmerie nationale suite à la levée de la franchise universitaire décidée par madame le recteur, Georgette Florence Déballé Koyt

 

Bangui : Les victimes des mutineries de 1996-1997 se mobilisent

 

Bangui, le 16 juillet 2012 (RJDH) – L’association des victimes des mutineries de 1996 à 1997, des huit arrondissements de Bangui et Bimbo,  a tenu,  le samedi  14 juillet,  au Lycée de Bimbo (centre-sud),  une réunion de restitution avec les victimes.

Selon  le président de cette association, Théodore Mokotémapa, le but  de cette rencontre «  est de faire la restitution des démarches menées auprès des autorités politiques. C’est aussi l’occasion de  recenser à nouveau les victimes et de rechercher, en collaboration avec le gouvernement, les moyens en vue  d’indemniser les victimes ».

Théodore Mokotémapa a expliqué que dans  la   démarche des membres du comité, il ressort que  le gouvernement a fait le nécessaire pour faciliter la tâche à notre association. Malheureusement, dit-il, ceux qui étaient désignés pour suivre les dossiers n’ont pas fait leur travail.

«  Le gouvernement attend le rapport de notre activité afin de nous aider à chercher une aide auprès des bailleurs », a conclu Théodore Mokotémapa.

Les mutineries de 1996-1997 sont survenues à l’époque pour protester contre le non-paiement des salaires de militaires au  cours du mandat du défunt Président Ange Félix Patassé.

 

Bambari : 150 enfants en situation difficile

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Bambari, le 16 juillet 2012 (RJDH) – Près de 150  enfants  vulnérables du village de  Gbokolobo,  à  60 kilomètres de la sous-préfecture de Bambari (centre-est), ont des problèmes d’alimentation, de santé et d’éducation.

« Ces enfants traversent une période difficile. En tout, il s’agit de 144 enfants enregistrés qui  vivent sans une  prise en charge alimentaire, sanitaire et éducative. Ils errent dans la nature, sans aucune famille d’accueil »,  a déploré Apollinaire Gonikara,  président de la délégation spéciale de la commune de Ngougbia.

Selon lui, « la prise en charge de ces enfants coûte des sous, voilà pourquoi les chefs de ménage de la localité craignent de les accueillir. Il n’y a aucune structure œuvrant dans ce domaine présente dans la commune »,  a ajouté la même source.

«Nous sommes au courant de la situation de ces enfants, mais il n’y a pas de documents qui nous autorisent à venir en aide à ces enfants.  Il est souhaitable que les autorités locales nous  écrivent pour leur prise en charge »,  a souligné Augustin Gréomo,  responsable des affaires sociales à la sous-préfecture de Bambari.

 

Berberati : Des barrières illégales démantelées

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Berberati, le 16 juillet 2012 (RJDH) – Une dizaine de barrières illégales ont été démantelées, du mercredi  4  au mardi 10 juillet, par une mission conjointe des forces de l’ordre sur l’axe Bangui – Berberati (ouest), en passant par la préfecture de la Sangha-Mbaéré.

L’équipe est composée d’éléments de la gendarmerie nationale et des Forces armées centrafricaines. Désormais, il n’y aura que six barrières érigées d’une manière légale qui vont continuer à exercer les contrôles routiers sur cet axe d’une longueur de 600 kilomètres.

D’après un membre de l’équipe, cette mission s’inscrit dans le cadre de la promotion de la libre circulation des personnes et des biens.

 

Birao : Le paludisme fait une nouvelle jeune victime

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Birao, le 16 juillets 2012 (RJDH) – Le paludisme a fait une nouvelle jeune victime, le samedi 14 juillet, au centre de santé de la ville de Birao (nord-est).

« Mon enfant a trois ans et demi. Il faisait de la fièvre. Nous l’avons emmené au centre de santé. Malgré des soins, il a succombé. Je n’arrive pas à comprendre ce qui est arrivé à mon fils », a déploré Constant Fékamba, père de la victime.

Ce décès tend à confirmer les estimations de plusieurs personnes interrogées selon qui, un à deux enfants meurent chaque jour de paludisme dans cette sous-préfecture.

Mahamat Kazimir Tandja, maire de la ville de Birao, et les responsables de l’International Medical corps, se sont fixé pour objectif de lutter contre le paludisme dans la préfecture de la Vakaga.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 18:22

 

 

 

 

 

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                                                 Pascal Canfin

16 juillet 2012 | Par Lénaïg Bredoux et Thomas Cantaloube

 

C'est un des nouveaux visages du gouvernement, qui a été choisi pour incarner une rupture, celle d'avec la Françafrique du vieux ministère de la coopération. À 37 ans, l'écologiste Pascal Canfin est bien loin de ces réseaux. Ancien journaliste à Alternatives économiques, ancien député européen spécialiste de la régulation financière, il œuvre désormais comme ministre délégué au développement. Avec une mission : mener, au-delà du symbole, un changement de politique à l'égard des pays du Sud. En 1981, François Mitterrand avait échoué : en 2012, la récente visite d'Ali Bongo à Paris constitue une première mise à l'épreuve. Entretien.

Vous êtes ministre depuis deux mois. Le changement de l’intitulé de votre ministère, de la coopération au développement, fait partie des symboles de la présidence Hollande. Comment cette rupture s’est-elle concrètement incarnée ?

Elle s’incarne en effet dans le nom du ministère, mais aussi dans mon profil et dans la dissolution de la cellule Afrique de l’Élysée, qui a été intégrée dans la cellule diplomatique. Quand François Hollande a reçu un certain nombre de chefs d’État africains, il leur a parlé sans tabou. Tous les sujets sont évoqués dans le cadre des relations bilatérales normales. Nous avons normalisé les relations entre la France et l’ensemble des Etats concernés, en Afrique et ailleurs. Et je m’occupe du développement en Afrique et ailleurs.

C’est une nouvelle étape qui correspond aux aspirations de tout le monde, à celles des Français, à celles des populations concernées et à celles des chefs d’État. On me compare souvent avec le changement opéré en 1981 par François Mitterrand, avec la nomination de Jean-Pierre Cot (resté à peine quelques mois). Mais le monde a changé depuis 1981. En Afrique, on n’est plus du tout dans une situation où les anciennes puissances coloniales ont leur champ réservé. La Chine, l’Inde, la Turquie, l’Afrique du Sud y sont actives. On va en Afrique anglophone, les Anglais vont en Afrique francophone. La France s’adapte, enfin, à cette nouvelle donne.

À l’inverse, quelle est la réaction des chefs d’État africains qui voient disparaître ce qui était pour eux un canal d’accès bien pratique au gouvernement français ou au chef de l'Etat?

Ils n’étaient qu’une poignée à le faire ! On ne peut pas résumer l’Afrique à quelques chefs d’État qui avaient leurs habitudes et ceux-là ont réagi en prenant acte du fait qu’ils devaient désormais s’adresser à la filière normale du Quai d’Orsay et de la cellule diplomatique de l’Élysée. Cela n’empêche pas qu’il y ait toujours une réunion hebdomadaire sur l’Afrique à l’Élysée à laquelle je participe parce que c’est une zone où la France est active, où elle a des intérêts et où il y a des crises, comme au Mali. Ce suivi est nécessaire, mais les procédures sont désormais normalisées.

On a pourtant vu défiler à Paris certains chefs d’États africains qui incarnent la vieille « coopération ». François Hollande devait-il recevoir Ali Bongo,sans recevoir les représentants de l’opposition ou de la société civile gabonaise ?

Les ONG gabonaises ont dit de cette visite, et je trouve cela assez positif, qu’elle était l’occasion de dire en face à Ali Bongo un certain nombre de choses. Le président de la République a saisi cette opportunité pour parler des droits de l’Homme, des élections et de la démocratie. La question est de savoir quel mode de relation est efficace avec des pays qui n’ont pas d’organisation démocratique. Parce que là, on parle de l’Afrique, mais on pourrait aussi parler de la Chine par exemple. Si on est dans le boycott, on n’a aucun levier et cela ne correspond pas à la réalité du monde. Si on est dans la surenchère et la polémique permanentes, on n’a aucun moyen de pression. Doit-on plutôt utiliser la relation bilatérale pour dire en privé ce qu’il faut dire ? Je pense que c’est la bonne ligne.

Vous avez vu les présidents sénégalais, Macky Sall, et guinéen, Alpha Condé. Vous aviez pourtant dit que vous ne verriez pas chefs d’État…

Mais de quoi ai-je parlé avec Macky Sall et Alpha Condé ? De sujets de développement. Quand je les ai rencontrés, il y avait aussi leur ministre des finances pour évoquer, par exemple, l’annulation des dettes, les projets que la France peut soutenir… C’est de ma responsabilité.

Mais vous n’avez pas vu Ali Bongo et votre cabinet a reçu des représentants d’ONG gabonaises… Pourquoi ?

Il n’a pas demandé à me voir et je ne l’ai pas non plus sollicité, parce qu’il y a effectivement un problème spécifique avec le Gabon. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas avoir de discussions. Par exemple, nous en avons d’assez poussées sur la protection de la forêt. Au nom des droits de l’Homme qui ne sont pas respectés dans ce pays, doit-on renoncer à travailler sur les questions forestières ? Je pense qu’il faut avoir, en privé, un discours ferme sur les droits de l’Homme et, par ailleurs, travailler ensemble sur certains dossiers. Je pousse aussi pour que les entreprises françaises agissent de manière transparente et qu’elles soient encadrées. C’est tout l’objet du texte discuté actuellement au niveau européen pour imposer la transparence aux grandes entreprises. Quand Aung San Suu Kyi est venue à Paris, elle a délivré deux messages principaux : “Venez investir pour conforter la transition démocratique, mais faites-le dans un cadre totalement transparent pour éviter les dérives”.

Pour éviter ce qui a pu se passer avec le groupe Total, accusé par plusieurs ONG d’exécutions, de travail forcé et de soutien à la junte militaire ?

Pour éviter les dérives. C’est une bataille extrêmement importante qui est en cours, celle de la transparence du cadre d’intervention des entreprises européennes. Elles n’y sont d’ailleurs pas toutes opposées : car la transparence protège celles qui ne veulent pas recourir à des pratiques opaques. Cela donne aussi une assurance pour tous les pays africains qui ne sont plus dans cette logique de mauvaise gouvernance et de corruption.

Le texte est actuellement en discussion à Bruxelles, mais c’est une directive qui ne sera pas opérationnelle avant un an et demi, deux ans…

Le texte est sorti il y a six mois. Il est actuellement en négociation au Parlement européen, et la négociation finale avec les États aura lieu à partir de la rentrée de septembre.

Mais peut-on imaginer d’ici là une loi française ?

Ce ne serait pas plus rapide que d’attendre la directive européenne ! Il faut au contraire se battre pour que celle-ci soit la plus ambitieuse possible. La position française est extrêmement claire : nous voulons un texte qui s’applique au maximum de secteurs économiques possibles, idéalement à l’ensemble des secteurs.

Cette directive permettra-t-elle de voir si une entreprise installée dans un pays verse des pots-de-vin ? Les flux financiers sont pourtant très complexes, avec les paradis fiscaux, les sociétés-écran...

Cette directive est un point d’appui. Je ne dis pas que, demain, en claquant les doigts, la corruption et les paradis fiscaux vont disparaître. Par ailleurs, cette discussion sur la transparence montre bien que la politique du développement ne se réduit pas à l’aide publique au développement. Pour moi, il s’agit aussi de regarder l’ensemble des flux financiers entre le Nord et le Sud. Ceux qui sortent de manière opaque voire illicite, dans le cadre de l’optimisation fiscale et des paradis fiscaux, représentent 10 fois le montant de l’aide publique au développement des pays de l’OCDE ! Si on n’élargit pas le champ du développement à ces questions qui n’étaient pas suivies par le ministère de la coopération, on passe à côté d’un enjeu essentiel.

Le récent rapport de la Cour des comptes sur la politique de développement montre que la France a de plus en plus souvent recours à des prêts – et de moins en moins à des dons, ce qui contribue à alourdir la dette des pays du Sud. Allez-vous renverser cette évolution ?

La part de l’aide qui passe par les ONG va doubler, c’est un engagement du président de la République et il sera tenu. Il s’est aussi engagé à revenir au niveau des dons de 2007. On le fera. Faut-il aller encore plus loin et modifier plus profondément la répartition entre les prêts et les dons ? Le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît. Faire des prêts non concessionnels [des prêts sous conditions – ndlr] pour une centrale à gaz au Kazakhstan a un intérêt relativement limité pour une politique publique de développement. Mais il faut inventer, et on y travaille, des mixages entre les prêts et les dons.

Prenons l’exemple des infrastructures énergétiques : une de mes priorité absolues est de trouver les modalités pour soutenir massivement le développement des énergies renouvelables, comme le solaire en Afrique. Cela ne peut pas se faire uniquement par des dons car cela coûterait extrêmement cher au budget de l’État. Mais il ne peut s’agir non plus uniquement de prêts, car ces infrastructures ne peuvent pas encore être viables économiquement sans subventions.

Mais on a vu l’Agence française de développement (AFD) prendre des participations dans des sociétés détenues par les proches de dictateurs. Comment l’empêcher ?

Jusqu’à présent, l’Agence française de développement avait une tutelle de l’État assez éloignée. C’est d’ailleurs ce que dit le dernier rapport de la Cour des comptes. Ma responsabilité en tant que ministre du développement est d’exercer cette tutelle, c’est-à-dire avoir un regard politique et obtenir une transparence sur tous les projets. Ce n’est pas une logique de reprise en main mais d’exercice légitime de la tutelle sur un opérateur de l’État, dont la mission sociale est d’exercer la politique publique de développement. L’AFD n’est pas une banque privée autonome. Son directeur général est d’ailleurs satisfait de voir l’État parler de nouveau d’une seule voix dans ce domaine.

Faut-il changer l’actuel directeur général de l’AFD, Dov Zerah ? Au-delà de sa personne, il incarne une certaine pratique de la Françafrique avec laquelle vous voulez rompre.

Je ne me prononce pas sur sa personne. Sa politique, c’est celle de l’agence et de la tutelle. L’essentiel, c’est que l’on puisse travailler ensemble. Ce qui me poserait problème, ce n’est pas ce qu’il a fait dans le passé, mais ce qu’éventuellement il ne ferait pas dans le futur.

Quelles sont les priorités en matière de développement que vous souhaitez instaurer ?

La France est un des premiers bailleurs au monde dans le domaine de la santé, avec un budget d’un milliard d’euros par an. Il faut en faire une évaluation, notamment dans la lutte contre le sida, voir si la priorité aujourd’hui ce doit être les brevets, la distribution, ou bien l’aide à la création de systèmes de santé dans les pays concernés. Il ne s’agit pas de faire moins mais d’évaluer ce qui est le plus pertinent.

Viennent ensuite les enjeux de développement durable : l’aide publique au développement doit s’intégrer totalement dans la recherche d’un nouveau mode de développement dans le monde. Aujourd’hui 1,3 milliard d’humains vivent dans la pauvreté absolue et nous devons pouvoir vivre sur une planète aux ressources limitées à 9 milliards d’ici 2050. Pour l’instant, nous manquons d’une feuille de route mondiale, comme l’a montré l’échec du sommet de Rio. En même temps, pour la première fois, et c’est sans doute le principal acquis de ce sommet, on a créé des Objectifs du développement durable qui doivent aboutir d’ici 2015. Il faut maintenant les faire vivre pour que, dans trois ans, la communauté internationale se fixe pour la première fois des objectifs chiffrés, en matière d’énergie ou d’eau par exemple. Je compte bien apporter ma pierre à cet édifice.

Est-ce qu’il y a des priorités de développement géographiques, notamment autour de la Méditerranée ?

Dans les prochains mois, nous devrons trancher la question de l’élargissement du nombre de pays dans lequel l’AFD peut intervenir. À ce stade, je n’ai pas de religion sur le sujet. Je constate que, dans un contexte limité budgétairement, nous n’avons pas intérêt à diluer nos interventions. Mais j’entends aussi ceux qui disent que la France doit être universelle et intervenir partout.

Pour l’instant, là où la France a un vrai impact, c’est le sud de la Méditerranée et l’Afrique. Cela ne veut pas dire que l’on va s’interdire d’aller dans certains États – je pense à la Birmanie – qui connaissent une évolution à accompagner. Il faut être capable d’être flexible pour accompagner les nouvelles donnes politiques.

François Hollande a dit à plusieurs reprises qu’il voulait affecter la taxe sur les transactions financières au développement. Dans quelle proportion ?

Il est impossible de répondre précisément à cette question aujourd’hui, car cela dépend d’une négociation européenne. La France est sans doute l’État en Europe qui pousse le plus pour qu’une partie de la taxe sur les transactions financières reste affectée au développement, alors que d’autres pays n’y voient qu’une ressource pour leur propre compte. Quel sera le compromis final : 10 %, 15 %, 30 % ? Je n’en sais rien.

10 %, 15 %, 30 % : cela reste faible par rapport à l’ambition de départ.

Dans l’absolu, je suis d’accord avec vous. Sauf qu’aujourd’hui, pour que cette taxe voie le jour, il faut une coalition politique. Il faut agréger à cette coalition des gens qui pensent que cette taxe peut être utile pour diminuer leur déficit, ou contribuer au budget européen. C’est la réalité du monde ! Soit on dit : On ne fera une taxe sur les transactions financières que si elle est affectée à 100 % au développement”, et il ne se passera rien. Soit nous faisons cette taxe avec trois objectifs : le budget européen, les budgets nationaux, et le développement. La répartition entre les trois émergera de la négociation.

Au sein de gouvernement français, notamment du côté de Bercy, il semble que l’on veuille affecter cette taxe à la résorption des déficits. Quel est l’état des débats au gouvernement ?

La priorité de Bercy est de réduire les déficits, mais ce n’est pas Bercy qui fait toute la politique du gouvernement français. Il faut attendre la fin de la discussion budgétaire. Je suis assez optimiste.

La procédure qui a été choisie pour mettre en place cette taxe sur les transactions financières est celle de la coopération renforcée. Or, elle est très longue. Il est difficile d’imaginer que cela aboutisse d’ici 2013.

Pas forcément. Il y a quand même eu une directive de la Commission européenne, basée sur des études de faisabilité et d’impact. Tout le travail technique a déjà été fait. La question est de savoir s’il y aura la volonté politique d’aller vite de la part des neuf pays (au minimum) qui choisiront la coopération renforcée.  On peut penser que oui.

Pour caricaturer un peu, avec le retrait des soldats français d’Afghanistan, vous allez récupérer le bébé de l’implication française dans ce pays. Laurent Fabius a annoncé une aide de 230 millions d’euros sur cinq ans pour l’Afghanistan. C’est moins que ce que désiraient les Américains, mais c’est plus que ce que des conseillers de François Hollande souhaitaient durant la campagne.

Le retrait militaire d’Afghanistan ne signifie pas un désengagement politique. Cela passe donc par un renforcement de la coopération civile. C’est un renforcement non négligeable par rapport aux chiffres actuels de la coopération française en Afghanistan. Nous sommes en dessous d’autres États et il y avait une pression pour que l’on augmente notre participation, mais nous avons des contraintes budgétaires.

Cependant, si nous sommes disposés à participer à l’effort de la communauté internationale, nous avons des conditions pour que cette aide soit efficace. La première condition, c’est la sécurité. On ne peut pas dire : c’est trop dangereux pour nos militaires, mais ce n’est pas dangereux pour des enseignants, des magistrats, des archéologues, des infirmiers, etc. Une partie des opérations civiles est aujourd’hui sécurisée par l’armée française. Le jour où l’armée française n’est plus là, qui sécurise ces opérations civiles ? L’armée afghane ? D’autres ? Voilà la discussion que nous avons. Nous sommes en train de regarder précisément quels sont les projets qui peuvent continuer sans sécurisation de l’armée française.

La deuxième condition, c’est la capacité d’évaluer à quoi sert cette aide. Dans le passé, nous avons eu des mauvaises surprises. Envoyer de l’argent sur un territoire sans être capable d’évaluer à quoi il sert pose un problème de légitimité. Nous sommes donc en train de regarder quels sont les projets et les secteurs qui répondent aux deux conditions.

Est-ce que cela signifie que ce chiffre de 40 millions d’euros par an pourrait finalement s’avérer bien moindre ?

Nous sommes prêts à mettre ce montant, mais on ne le mettra pas n’importe comment et n’importe où. Aujourd’hui, personne ne le sait, mais l’Union européenne et les États européens sont le premier bailleur de coopération civile de l’Afghanistan, devant les États-Unis, avec 1,2 milliard d’euros par an. L’aide publique au développement représente 90 % du PIB de l’Afghanistan. C’est déjà massif. Il s’agit donc d’utiliser cet argent au mieux et de s’assurer qu’il ne se perd pas dans des tuyaux qui n’ont pas été prévus pour cela. Cela me semble plus important que de dire : “On va mettre 10 ou 20 millions additionnels chacun.

Nous faisons le pari du renforcement de l’État afghan et de ses institutions. C’est pour cela que l’on peut imaginer davantage de coopération : l’hôpital français de Kaboul qui a mis en place des services de télémédecine particulièrement innovants, mais aussi la formation de juges, de douaniers, d’enseignants. Là, on construit du capital humain dans un cadre institutionnel. C’est extrêmement important pour la consolidation de l’état de droit.

Votre parti, Europe Écologie-Les Verts, fait partie de ceux qui ont défendu l’annulation de la dette de certains pays, notamment la Tunisie et l’Égypte. C’est un sujet que vous n’avez pas évoqué depuis que vous êtes ministre. Est-ce que la France milite pour l’annulation de la dette de ces pays ?

Il n’y a pas de position officielle qui consiste à aller plus loin que les engagements déjà pris dans le passé. En revanche, il y a un engagement très clair pris à l’égard des biens mal acquis, qui sont une petite partie, mais très symbolique, de cette question. Il n’y aura plus d’intervention particulière dans les procédures judiciaires, ce qui est un changement important avec les pratiques antérieures.

Vous étiez pourtant favorable à l’annulation de certaines dettes. Vous avez même signé des textes dans ce sens…

Oui, mais il y a une position interministérielle. Cela pose la question de notre rôle en tant qu’écologistes dans ce gouvernement. Nous faisons avancer des dossiers qui n’avanceraient pas, ou avanceraient moins, si nous n’étions pas là. Nous apportons une vision, mais nous ne sommes pas majoritaires dans ce gouvernement. C’est la réalité de la démocratie française. Le moment venu, nous ferons le bilan de savoir si nous avons plus réussi à pousser nos idées que ce que nous avons dû céder sur un certain nombre d’arbitrages.

C’est trop tôt pour faire un bilan de la participation des écologistes au gouvernement ?

Bien sûr ! Et il ne faut pas oublier toutes les décisions déjà prises par ce gouvernement, qui vont exactement dans le sens que nous, écologistes, souhaitons : augmentation de l’allocation rentrée scolaire, fin de la double peine pour ceux qui ont commencé à travailler jeune et qui ne pouvaient plus prendre leur retraite à 60 ans, blocage des loyers, mis en œuvre par Cécile Duflot, suppression du Cruiser insecticide, responsable de la disparition progressive des abeilles, etc. Et dans le collectif budgétaire, je retrouve une grande partie de notre projet fiscal : augmentation de l’impôt sur la fortune, modification des règles sur les prix de transferts pour éviter les abus dûs à l’optimisation fiscale des multinationales…

Pourtant, lors du remaniement, la seule décision majeure concernait le ministre de l’écologie, qui a changé d’affectation suite à des problèmes sur des permis de forages au large de la Guyane.

Ce que nous voulions obtenir concernant les forages, c’était la réforme du Code minier, une réforme indispensable pour modifier les conditions d’attribution des permis et d’exploitation des ressources. On va l’avoir. Cette histoire a été perçue comme une défaite de l’écologie, mais on a gagné la réforme du Code minier !

Laurent Fabius a parlé de sa volonté de promouvoir la diplomatie économique. De quoi s’agit-il ?

Nous avons un problème de déficit commercial. Il n’est donc pas illégitime que la diplomatie française travaille à le réduire. La mauvaise façon de le faire serait, en ce qui concerne le champ dont j’ai la responsabilité, de lier les aides publiques au développement à l’obtention de marchés pour les entreprises françaises. Mais si l’on peut développer notre aide dans des secteurs où il existe un savoir-faire français, comme l’assainissement ou les services urbains, avec des entreprises comme Alstom, qui construit des tramways, Veolia, ou Poma, qui construit des cabines de téléphériques à Rio ou en Colombie pour désenclaver les favellas, c’est une bonne chose. Ces réalisations sont utiles pour les gens, et il se trouve que ce sont des entreprises françaises qui les fabriquent. On ne lie pas les deux, mais il peut y avoir une cohérence sur laquelle je ne m’interdis pas de travailler.

Vous vous voyez partir en déplacement dans un pays étranger avec le PDG de Veolia ou d’Alstom ?

Si le service rendu correspond aux objectifs politiques que je défends, pourquoi pas ? Mais il ne faut pas se focaliser seulement sur les grandes entreprises, il faut aussi considérer les petites. J’ai demandé à ce qu’on me fasse remonter toutes les PME qui ne sont pas forcément connues par la diplomatie française, et qui sont capables d’offrir un service en phase avec les grandes orientations politiques que je défends en matière de villes durables, de développement agricole écologique, d’énergies renouvelables, etc. À partir du moment où la technologie et le savoir faire humain n’existent pas dans le pays où l’on intervient, il n’est pas honteux que cela soit une entreprise française qui s’en charge.

Vous savez bien que le vrai problème ce sont les conditions d’intervention de certaines entreprises françaises, le manque de transparence, etc. Par exemple, Alstom est impliquée dans plusieurs procédures judiciaires en Suisse par rapport à ses activités en Afrique.

C’est pour cela que l’on revient à la question de transparence. Si vous vous placez dans une perspective d’une offre économique favorable à un développement plus écologique, que vous ajoutez la transparence, et que vous n’impliquez pas seulement les grandes entreprises mais aussi les PME, cela fait un bloc cohérent en terme de valeur ajoutée pour les gens aidés et pour l’économie française. L’énergie, il faut bien la produire ! Si, localement, personne ne maîtrise le savoir-faire, ou si l’on peut avoir des accords de transferts de technologie, c’est une bonne chose que cela soit fait par des entreprises françaises. Par contre, il ne faut pas se retrouver dans la situation inverse où l’on bloquerait des projets parce que l’on n’aurait pas le savoir-faire, par exemple en matière d’énergies renouvelables.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 17:58

 

 

 

 

 

Fomac forces

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adio Ndéké Luka Lundi, 16 Juillet 2012 11:56

3 morts, c’est le bilan global de l’incident qui a eu lieu ce 15 juillet à Bangui, entre les éléments de la Gendarmerie centrafricaine et ceux de la Police Constituée de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC).

Deux éléments de la Gendarmerie Nationale qui assuraient la sécurité des Bus de la SONATU ont été assassinés dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 juillet 2012 à leur poste au "Stade 20 places" à Bangui. Les gendarmes ont été abattus sommairement par des éléments de la Police Constituée en acte de vengeance.

Selon les témoignages recueillis aussitôt par Radio Ndeke Luka ce 16 juillet auprès de la gendarmerie nationale, « tout est parti d’une altercation opposant dans un premier temps deux frères d’armes de la Police constituée dans un bar au marché Km5 de Bangui. L’intervention des éléments de la Gendarmerie en patrouille dans le secteur pour les calmer, a dégénéré  et il y  a eu  des échanges de tirs entre les deux corps. Un policier de la FOMAC  a été tué. »

Pris de colère, les autres éléments de la FOMAC à bord de leur pick-up, ont ramassé le corps, et l’ont transféré à la morgue de l’hôpital communautaire avant que deux d’entre eux ne reviennent en trombe vers le complexe sportif Barthélémy Boganda pour la vengeance, relatent d’autres sources.

Après s’être informés de la présence des éléments de la Gendarmerie en poste à la Direction de la SONATU, ces policiers de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale, se sont orientés vers les 2 gendarmes en service. Sans crier gare, ils ont ouvert le feu sur eux avant de battre en retraite.

Un élément de la FOX Sécurité de garde au stade ce 15 juillet, qui  a failli être du nombre de victimes raconte : « ils m’ont d’abord ordonné de m’allonger sur le sol et je l’ai fait sans hésitation. C’est à ce moment-là qu’un autre policier s’est rendu compte que je ne suis pas un gendarme. Ils m’ont lâché pour aller tuer les gendarmes ».

Informée, Radio Ndeke Luka s’est rendue à la morgue de l’Hôpital Communautaire de Bangui où le reporter a constaté la présence du corps du policer de la FOMAC, tandis que les dépouilles des 2 gendarmes se trouvent à la morgue de l’Hôpital Général de Bangui.

Les autorités administratives et militaires de la gendarmerie et de la FOMAC ne se sont pas encore officiellement prononcées sur cet incident. Toutefois, des inquiétudes se font sentir au sein de la population banguissoise.

Rappelons qu’au mois de mars 2011, un officier de la FOMAC avait été grièvement agressé par des malfrats au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui. Impulsifs, d’autres éléments de la FOMAC ont improvisé une descente musclée dans ledit quartier. Les actions menées en représailles par les éléments de la FOMAC ont entrainé  la mort d’une femme et fait de nombreux blessés graves.

Or, « le comportement de certains militaires de la FOMAC n’est pas de nature à honorer le travail noble qu’ils sont venus faire en Centrafrique » a dénoncé le premier président de l’Observatoire Centrafricain des droits de l’Homme (OCDH), Mathias Barthélémy Morouba, le 26 juillet 2011.

 

NDLR : Des histoires de flics et gendarmes centrafricains dans un bistrot qui dégénèrent avec des éléments de la FOMAC et qui entraînent autant de morts. Manifestement la présence des éléments de la FOMAC est de moins en moins indispensable à Bangui. Il est temps que les différents contingents regagnent leur pays comme le demandent d’ailleurs depuis longtemps les autorités de ces pays.

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