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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 03:30

 

 

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Editorial | | 03.03.12 | 12h57   •  Mis à jour le 03.03.12 | 12h58

Il y a des banalités électorales qu'il faut saluer, en Afrique notamment. Le 26 février, les Sénégalais ont voté dans le calme et la transparence pour le premier tour de l'élection présidentielle. Les résultats ont été immédiatement acceptés par toutes les parties en présence, qui préparent maintenant le duel final. Il faut s'en féliciter.

Le président sortant et candidat, Abdoulaye Wade, a vu là le signe que son pays "reste solidement ancré dans le cercle restreint des démocraties modernes, majeures et apaisées". Prenons-le au mot, car ce ne fut pas toujours grâce à lui. Il y a en effet une certaine ironie à l'entendre dire que ce scrutin a "apporté un démenti à tous les oiseaux de mauvais augure qui s'étaient empressés d'appeler au chevet d'un Sénégal qui serait agonisant". "Le Vieux", comme l'appellent affectueusement les Sénégalais, visait notamment les Etats-Unis, la France (ancienne puissance coloniale) et l'Union européenne, qui s'étaient publiquement inquiétés des conditions du vote. Il ciblait ceux qui avaient joint leurs voix à l'opposition sénégalaise pour contester la légalité de sa candidature à un troisième mandat.

Or il y avait des raisons d'être inquiet. La campagne électorale fut meurtrière : au moins six morts - des manifestants tombés sous les coups, les roues ou les balles des forces de l'ordre. Un bilan choquant au Sénégal. Surtout, on prêtait au président la volonté de se maintenir au pouvoir coûte que coûte. Sa façon de répéter qu'il allait l'emporter au premier tour malgré l'usure du pouvoir qu'il occupe depuis 2000 ; malgré sa défaite aux législatives de 2009 ; malgré son âge avancé ; malgré le vide qu'il a fait autour de lui ; malgré ses tours de passe-passe constitutionnels répétés. Tout cela sentait la magouille électorale à venir. Il n'en fut rien, tant mieux.

Cela prouve surtout que la démocratie sénégalaise et ses contre-pouvoirs ne fonctionnent pas si mal. Elle l'avait déjà démontré en juin 2011. L'opposition politique, la société civile, la presse, les étudiants et les rappeurs s'étaient levés pour bloquer une loi qui aurait permis au président sortant de se faire réélire avec seulement 25 % des voix et d'ouvrir la voie à une transmission héréditaire de la présidence à son fils Karim. Abdoulaye Wade s'était piteusement replié. La mobilisation de ces mêmes forces pour surveiller le bon déroulement du vote (ainsi que le déploiement d'observateurs internationaux) a abouti à un résultat transparent, le 26 février.

Il ne reste plus qu'à espérer un second tour - le 18 ou le 25 mars - aussi paisible. Abdoulaye Wade l'abordera en ballottage défavorable face à Macky Sall (50 ans), un de ses anciens premiers ministres, libéral comme lui. Par le jeu des alliances, M. Sall apparaît le mieux placé pour devenir le quatrième président du Sénégal depuis l'indépendance, en 1960.

En cas d'échec, souhaitons qu'Abdoulaye Wade se rappelle l'hommage qu'il a lui-même prononcé au lendemain du premier tour sur la solidité de la démocratie sénégalaise. Et qu'il respecte le verdict des urnes. En attendant, la vigilance est toujours de mise.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 01:13

 

 

 

 logo FARE 2011

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU PREMIER ANNIVERSAIRE DU FARE 2011 

 

A l’occasion du 1er Anniversaire de la création du Front pour l’Annulation et la Reprise des élections de 2011 (FARE 2011), les Partis Politiques de l’Opposition Démocratique membres de cette coalition informent le peuple centrafricain et la Communauté Internationale que la cérémonie ne pouvant être célébrée le dimanche 4 Mars 2012, jour non ouvrable, est reportée au Samedi 10 Mars 2012.

Le programme de la cérémonie sera communiqué ultérieurement.

 

                                               Pour le FARE 2011

 

 

                                               Le Coordonnateur

 

 

Nic Tiangaye

 

                                               Me Nicolas  TIANGAYE

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 01:07

 

 

 

 

 

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L’Assemblée Nationale invite à plus de reformes

Radio Ndéké Luka Dimanche, 04 Mars 2012 14:53

Le Président de l’Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, a exhorté jeudi 1er mars 2012, le gouvernement centrafricain à maintenir le cap de sa politique et à tout mettre en œuvre pour obtenir de nouveaux accords avec le Fonds Monétaire International (FMI) et poursuivre les réformes dans le pays. Il l’a dit jeudi 1er mars 2012 à l’ouverture de la première session ordinaire du parlement à Bangui.

Il a présenté 6 projets de lois à examiner déposés sur la table de l’Assemblée nationale par le gouvernement. Au cours de cette session, le bureau de l’Assemblée nationale sera renouvelé et les sessions de formation seront organisées à l’intention des députés.

Les autres projets de lois comprennent la ratification de la Convention africaine sur les armes légères, lancée à Kinshasa le 30 avril dernier, la création d’une Agence Autonome de Gestion des Ressources Forestières, dont l’ancêtre est le Projet d’Appui à la Réalisation des Plans d’Aménagement Forestier (PARPAF), le projet de loi de règlement des Finances, la ratification de la convention sur les produits chimiques, la ratification du protocole de la Charte africaine consacrée à la femme, généralement victime de discrimination basée sur le genre, enfin, la révision du Code électorale dont la particularité est l’élection, désormais à un tour, outre l’élection présidentielle, dans les domaines législatif, municipal et régional.

Sur le plan économique et financier, il a été reconnaissant vis-à-vis du gouvernement pour avoir « rémunéré tout seul, sans l’aide des partenaires, les cotonculteurs de 5 préfectures que compte le pays. Célestin Leroy Gaombalet a apprécié à sa juste valeur le satisfecit du Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) suites aux réformes que le gouvernement a initiées ».

Pour finir, le président de l’Assemblée nationale a « rappelé la mission de son vice-président Timoléon Mbaïkoua au Rwanda à propos de la gestion des élections, et l’organisation très prochaine à Bangui, du 5 au 9 mai 2012, d’une session des parlementaires des pays des grands lacs ».

Signalons que la 5ème législature centrafricaine compte 104 députés au lieu de 105. Le siège vide appartient à la circonscription de Bouar I (ouest) dont les élections ont été annulées pour fraudes massives. Face à cette situation, la population et les candidats continuent d’appeler le gouvernement à organiser ces élections.

C’est le parti au pouvoir Kwa Na Kwa du président de la République François Bozizé qui a raflé la majorité des sièges à l’Assemblée nationale lors des dernières élections avec plus 70 députés. Lui-même a été réélu dès le 1ertour en janvier 2011. Une victoire contestée par l’opposition qui avait alors décidé de se retirer du processus et exiger son annulation.

 

 

NDLR : "Le Président de l’Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, a exhorté jeudi 1er mars 2012, le gouvernement centrafricain à maintenir le cap de sa politique et à tout mettre en œuvre pour obtenir de nouveaux accords avec le Fonds Monétaire International (FMI) et poursuivre les réformes dans le pays"dixit Gaombalet. Encore un qui prend ses désirs pour la réalité.

 

 

Un concours d’orthographe à Bangui

Radio Ndéké Luka Dimanche, 04 Mars 2012 14:56

Une grande première dans le système éducatif centrafricain. 155 candidats issus des différents établissements de Bangui et Bimbo ont pris part le 3 mars 2012, à un concours d’orthographe. Le concours a été organisé par le ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

Il s’agit d’un concours de dictée qui a concerné 2 niveaux d’études : Les juniors de la classe de 3ème et séniors de la classe de 1ère. L’exercice s’est déroulé au lycée des Martyrs à Bangui.

L’objectif de cet exercice initié par le département est d’avoir plus de visibilité dans les programmes des cours édictés par le gouvernement et dispensés dans les établissements scolaires.

Selon José Malot, chargé de mission au département de l’éducation primaire et secondaire interrogé par Radio Ndeke Luka, « c’est une innovation sous-régionale d’Afrique Centrale. 2 lauréats seront retenus pour participer à la phase finale le 20 mars 2012 à Ndjamena au Tchad. Une manière de se mesurer aux autres curricula de cette sous-région ».

« Au cours de ce concours, les candidats ont été testés par un seul texte. Seulement les juniors n’ont pas composé le dernier paragraphe réservé aux séniors », a-t-il ajouté.

Il faut dire que l’école centrafricaine connait ces derniers temps un problème criard de baisse de niveau. Plusieurs raisons sont à l’origine de cette situation inquiétante pour l’avenir du pays : Insuffisance d’infrastructures, d’enseignants qualifiés.

Pour preuve, une salle de classe peut contenir plus de 300 élèves pour un enseignant. Certains encadreurs refusent systématiquement d’être envoyés dans les écoles de provinces.

Aussi, certains élèves n’acceptent pas de reprendre leur classe ou préfèrent dans certains cas acheter des notes pour accéder en classe supérieure ou obtenir un examen.

A titre d’exemple, il y a quelques semaines, plusieurs élèves ont été mis à la porte pour avoir obtenu des mauvaises notes au 1er trimestre à Berberati (ouest) et Bimbo (sud de Bangui). Ces derniers, mécontents de cette décision avaient vivement manifesté.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 00:59

 

 

 

 

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Un incendie dans deux magasins de munitions d'un dépôt de la caserne du « régiment blindé » au quartier Mpila, dans l'est de la ville, serait à l'origine de plusieurs explosions successives, qui ont secoué dimanche 04 mars 2012 Brazzaville, ont indiqué à l'AFP des militaires sous couvert d'anonymat. Le bilan des explosions s'élève à environ 200 morts, et de plus de 1.500 blessés, selon des sources hospitalières citées par un responsable de la présidence congolaise.


Cinq explosions très fortes et espacées se sont produites entre 08H00 locales (07H00 GMT) et 10H45, qui ont même secoué et fait des dégats matériels à Kinshasa, la capitale de la RD Congo voisine, séparée de Brazzaville par le fleuve Congo. Un énorme panache de fumée s'est élevé au-dessus de Brazzaville et des détonations plus légères et à intervalles irréguliers ont été perceptibles jusqu'en début d'après-midi.

Des informations contradictoires circulent sur la cause de ces explosions. Certains parlent d'un dépôt de munitions qui aurait pris feu à cause d'un court-circuit . D'autres par contre parlent d'un sabotage d'origine jusqu'ici inconnue. Dans tous les cas les multiples explosions ont fait beaucoup de dégâts tant sur le plan matériel qu'humain.

Plus de 200 personnes ont été tuées et plus de 1.500 personnes sont, grâvement ou faiblement, blessées, de nombreuses maisons détruites dans une série d'explosions dimanche dans un dépôt de munitions à Brazzaville, la capitale du Congo, ont indiqué les autorités congolaises. Des militaires du régiment de blindés figurent parmi les victimes. « Il y a plus de 100 morts et plusieurs centaines de blessés », a déclaré à la télévision nationale le porte-parole du gouvernement, Bienvenu Okiemy, confirmant des chiffres donnés à l'AFP par le ministre de l'Intérieur. Selon l'« agence Chine nouvelle », qui cite des sources officielles chinoises, trois ouvriers chinois ont été tués et de nombreux autres blessés.

Dans l'après-midi, une source diplomatique européenne à Brazzaville interrogé par l'AFP depuis Paris avait donné un bilan d'« au moins 150 morts dans les hôpitaux militaires et environ 1.500 blessés dans un état plus ou moins grave ».


PANIQUE À BRAZZAVILLE

De nombreuses maisons ont été rasées par le souffle de l'explosion, des vitres ont volé en éclats, des toitures ont été éventrées et des portes défoncées, a constaté un journaliste de l'AFP, des logements et bâtiments ont été touchés jusqu'au centre-ville. Le chapelet de déflagrations a provoqué des mouvements de panique, rappelant aux habitants de la ville le temps de la guerre civile il y a une dizaine d'années. Les « forces de sécurité » ont établi un cordon de sécurité autour du quartier dévasté, que les habitants tentaient de fuir. « J'ai vu un homme transporté à l'hôpital avec les intestins à l'air. Il avait été touché par un éclat », a raconté un témoin. « Une église pleine de fidèles s'est effondrée », a dit un autre.

Le quartier ressemble à une zone de guerre, jonchée de débris et parsemée de bâtiments effondrés ou en feu, a constaté un journaliste de Reuters. Des gens ont fuit « avec leurs bagages sur la tête, pieds nus, certains à peine habillés. Il n'y a pas de circulation, pas de bus, pas de taxi », a témoigné en fin de matinée une habitante. « Des habitants sont encore (prisonniers) dans leurs maisons. Ils disent que tout le quartier de Mpila a été détruit », a précisé Betu Bangana. Il y aurait plusieurs centaines de blessés.

La télévision congolaise a diffusé des images de scènes de panique et de blessés affluant dans les hôpitaux, où les médecins sélectionnent les blessés les plus graves pour les opérer immédiatement. Elle diffuse également un appel à la mobilisation du personnel médical.


DU CÔTÉ DE KINSHASA

La panique a également gagné Kinshasa, de l'autre côté du fleuve Congo, large à cet endroit de 700 mètres. Un habitant de la capitale de la République démocratique du Congo a raconté qu'une fenêtre de son domicile avait été soufflée par la puissance des explosions. Le trafic des passagers sur le fleuve entre Kinshasa et Brazzaville a été suspendu jusqu'à lundi, selon une source au port de Kinshasa.


UNE ENQUÊTE SERA DILIGENTÉE

Le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, qui s'est rendu sur les lieux du sinistre, a annoncé une « enquête pour savoir ce qui s'est passé exactement », a-t-il déclaré à la télévision nationale. « Je vais rassembler le gouvernement pour examiner cette situation. Le gouvernement, en pareilles circonstances doit être uni et soutenir les familles affectées. On va aider tout le monde, notamment les blessés. Nous allons demander aux pharmaciens et aux médecins de s'occuper d'eux », a ajouté le président.

Le ministre congolais de la Défense, Charles Zacharie Bowao, a démenti les rumeurs de tentative de coup d'Etat ou de mutinerie, et déclaré à la radio d'Etat que les explosions ont été provoquées par un incendie accidentel, dans le même temps, le porte-parole du gouvernement a appelé les Brazzavillois « à se rendre dans les hôpitaux pour faire des dons de sang ».

LA FRANCE AU SECOURS DES VICTIMES

La France va envoyer une aide d'urgence à Brazzaville au Congo, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé. « J'ai donné instruction au Centre de crise du Quai d'Orsay en liaison avec les autorités congolaises d'envoyer une aide d'urgence qui parviendra rapidement à Brazzaville », a indiqué M. Juppé dans une déclaration.

Le ministre a adressé ses condoléances aux victimes ainsi qu'à leurs familles et à leurs proches. « Dans ces circonstances particulièrement tragiques, je tiens à exprimer, à nouveau, la solidarité de la France aux autorités et au peuple congolais durement atteints par ce drame », a-t-il ajouté.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 16:35

 

 

 

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Au moins 200 morts dans des explosions à Brazzaville

 

Le bilan des explosions dans un dépôt de munitions dimanche à Brazzaville, la capitale du Congo, s'élève à environ 200 morts, selon des sources hospitalières citées par un responsable de la présidence congolaise. Il y aurait des centaines de blessés.

"Selon des sources à l'hôpital central, on parle d'environ 200 morts et de nombreux blessés", a déclaré Betu Bangana, chef du protocole de la présidence. Un peu plus tôt, une source diplomatique européenne à Brazzaville avait indiqué qu'au moins 150 personnes avaient été tuées et plus de 1500 blessées, dans un état plus ou moins grave.

Un correspondant de l'AFP dans la ville a vu les corps de quatre personnes, dont une fillette d'une dizaine d'années, dans une clinique près de la zone touchée, et de nombreux blessés, beaucoup en uniformes, soignés à même les rues.

Incendie

Cinq explosions très fortes et espacées se sont produites à partir de 08h00 locales et jusqu'à 10h45, qui ont même secoué et fait des dégats matériels à Kinshasa, la capitale de la RD Congo voisine, séparée de Brazzaville par le fleuve Congo. Des détonations plus légères et à intervalles irréguliers étaient encore perceptibles vers 13h00.

Un incendie dans deux magasins de munitions d'un dépôt de la caserne blindée Mpila, dans l'est de la ville, serait à l'origine de l'accident, ont indiqué des militaires sous couvert d'anonymat.

Selon un diplomate, l'incident "n'a rien de politique, et le président (Sassou Nguesso) est avec l'état-major pour coordonner les opérations" de secours.


(ats / 04.03.2012 15h41)

 

Explosions à Brazzaville: au moins 150 morts

 

PARIS AFP / 04 mars 2012 14h29 - Au moins 150 personnes ont été tuées et des centaines blessées dans une série d'explosions dimanche dans un dépôt de munitions à Brazzaville, la capitale du Congo, a indiqué à l'AFP une source diplomatique européenne.

 

On compte au moins 150 morts dans les hôpitaux militaires et environ 1.500 blessés dans un état plus ou moins grave, a indiqué cette source jointe par téléphone depuis Paris.

Toujours selon cette source, il y aurait également de nombreux blessés admis dans des hôpitaux civils de la capitale.

 

Un correspondant de l'AFP dans la ville vu voir les corps de quatre personnes, dont une fillette d'une dizaine d'années, dans une clinique près de la zone de l'explosion, et de nombreux blessés, beaucoup en uniformes, soignés à même les rues.

 

Cinq explosions très fortes et espacées ont secoué Brazzaville à partir de 08H00 locales (07H00 GMT) et jusqu'à 10H45.

 

Un incendie dans deux magasins de munitions d'un dépôt de la caserne blindée Mpila, dans l'est de la ville, serait à l'origine de l'accident, ont indiqué à l'AFP des militaires sous couvert d'anonymat.

Le périmètre a été bouclé par sécurité et un hélicoptère survole la zone, a constaté l'AFP.

Selon des témoins l'onde de choc des principales explosions a été très forte, et un chapelet de déflagrations a provoqué des mouvements de panique, rappelant aux habitants de la ville le temps de la guerre civile il y a une dizaine d'années.

 

Les déflagrations ont même été ressenties et fait des dégâts matériels à Kinshasa, la capitale de la RD Congo voisine, séparée de Brazzaville par le fleuve Congo.

 


(©)

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 05:49

 

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

Radio Ndeke Luka Samedi, 03 Mars 2012 14:57

 « S’engager  à poursuivre l’assainissement de l’assiette financière de l’Etat pour contourner la crise financière internationale qui risque d’avoir des répercussions dans les pays de la Communauté Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ». C’est la substance de la première  réunion trimestrielle du Comité Monétaire et Financier National. Une rencontre tenue le 2 mars 2012, à la Banque de l’Etat de l’Afrique Centrale (BEAC) à Bangui.

Selon les analyses faites par les experts nationaux et internationaux des finances, « la crise financière qui persiste encore en Europe, risque d’affecter l’économie des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), si une surveillance n’est pas établie pour y résister ».

Pour Sylvain Ndoutingaï, ministre d’Etat aux Finances et président dudit comité, « le gouvernement s’engage à poursuivre la politique de l’assainissement des Finances publiques, pour permettre à la République Centrafricaine de minimiser le choc de cette crise qui se pointe à l’horizon ».

Selon lui, « la République Centrafricaine a fortement mobilisé ces derniers temps d’importantes ressources financières internes. Pour la première fois, bien que le pays n’ait  pas obtenu de l’appui budgétaire de ses partenaires techniques financiers, il arrive a financer son économie ainsi que ses charges régaliennes. Ces efforts prédisposent la RCA à bénéficier des aides pour élargir sa croissance économique et faire face aux défis de l’heure ».

La Sous-région d’Afrique Centrale se porte financièrement bien pour parer à toutes éventualités liées à la crise monétaire internationale surtout européenne, a conclu le ministre.

Lucas Abaga-Nchama, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale BEAC a également participé à la réunion, avant de reprendre l’avion dans la soirée du vendredi, à destination de Yaoundé au Cameroun.

 

NDLR : « …la République Centrafricaine a fortement mobilisé ces derniers temps d’importantes ressources financières internes. Pour la première fois, bien que le pays n’ait  pas obtenu de l’appui budgétaire de ses partenaires techniques financiers, il arrive a financer son économie ainsi que ses charges régaliennes. Ces efforts prédisposent la RCA à bénéficier des aides pour élargir sa croissance économique et faire face aux défis de l’heure » dixit Ndoutingaï.

Si les importantes ressources financières internes dont parle ici Ndoutingaï sont les ressources des Sociétés d’Etat et Offices publics sur lesquelles il ont fait main-basse et dont Bozizé a dissout les conseils d’administration pour en prendre le contrôle lui-même, on est encore très loin du compte.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 03:42

 

 

 

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Depuis que Bozizé a cédé la sécurité du Sud-Est de la République centrafricaine à Yowéri Museveni et permis à l’armée ougandaise de s’installer sur le territoire centrafricain sous le prétexte de traquer Joseph Kony et sa LRA, il se passe des choses d’une extrême gravité dans cette région du sol national dont les Centrafricains sont totalement ignorants et dont les prétendues autorités de Bangui sans doute au courant, ne veulent pas les en informer.  

La prétendue chasse à Kony et sa LRA sert malheureusement de prétexte à l’armée ougandaise pour piller les richesses naturelles de la RCA à savoir, or, diamant, bois et autres dont regorge aussi l’Est du pays. Plusieurs rapports de diverses institutions existent dont même celui de l’ONU, sur ce pillage éhonté de l’Ouganda donc Bozizé et sa clique ne peuvent pas dire qu’ils ne savaient pas mais ils ne disent rien et laissent faire.

C’est sur ce scandale que met encore le doigt le chercheur Roland Marchal, qu’on ne peut nullement accuser d’anti-bozizisme primaire, dans cette note que la rédaction de C.A.P publie ci-dessous. Si l’attitude de Bozizé n’est pas de la « haute trahison » donc passible de la Haute Cour de Justice de la République, les mots ont-ils encore un sens ! Ce document doit interpeller tous les Centrafricains car il est accablant pour Bozizé qui se prend pourtant pour un général d’armée et président de la République. Il doit aux Centrafricains et au pays quelques explications en attendant sa traduction devant la Haute Cour de Justice.

Rédaction C.A.P

 

Par Emma Mutaizibwa 2 Mars 2012

Analyse

Un nouveau rapport accuse l'UPDF (Uganda Peoples Defense Force)  de pillage massif des ressources, comme le diamant et le bois dans la petite guerre qui ravage la République centrafricaine (RCA) où l'armée poursuit les bandits de l’Armée de la Résistance du Seigneur (LRA).

Le dossier, intitulé «l'Armée de résistance du Seigneur en République centrafricaine» et rédigé par le Social Science Research Council (SSRC) basé à New York en Décembre 2011, allègue que certains soldats ougandais ont exploité un réseau de prostitution, violé et infecté des filles de réfugiés congolais en RCA, avec le virus mortel du VIH.

Le Social Science Research Council (SSRC) est un organisme indépendant, à but non lucratif, organisation internationale fondée en 1923. Il nourrit de nouvelles générations de chercheurs en sciences sociales, favorise la recherche innovante, et mobilise les connaissances nécessaires sur d'importantes questions d'intérêt public. Cependant, le porte-parole de l'armée ougandaise le Col Felix Kulayigye, a qualifié jeudi le rapport comme étant la gouaille habituelle du type d’organisation oeuvrant pour tenter de rendre compte de l'argent des bailleurs de fonds.

"Ce rapport est malheureux. C'est à partir de masques qui tentent de gagner le pain de notre sang et la sueur. L'UPDF est une des forces les plus disciplinés en Afrique et nous sommes pro-personnes. Tout le monde peut consulter notre dossier", a déclaré Kulayigye.

En Novembre 2011, le Groupe basé à Bruxelles, International Crisis a également accusé l'UPDF de piller le bois, l'or et le diamant, non seulement en RCA, mais aussi en République Démocratique du Congo (RDC).

Culture de l'impunité

Le rapport affirme que les représentants du gouvernement à Bangui ont affirmé que l'UPDF a permis une culture de l'impunité, parce que les responsables ont également été impliqués dans des activités illicites en République centrafricaine, y compris l'exploitation forestière illégale, le pillage des ressources minérales et la vente de tout [on peut] penser, apportés à vélos de l'Ouganda et à bord des avions de transport de l'UPDF, des 47 AK et des balles ".

Lorsque la LRA a commencé à faire des incursions en RCA, le Président Museveni commencé à courtiser le soutien de son homologue, le général François Bozizé. Cela a abouti à une visite de Bozizé en Août 2007, finalement scellée par l'accord pour l'UPDF d’entrer dans le pays pour poursuivre Joseph Kony, le chef insaisissable des rebelles. Depuis lors, la traque de Kony et ses rebelles s'en est suivie. Après s'être échappé de la jungle de Garamba pilonnée par des hélicoptères par une opération de combat en Décembre 2008, Kony a trouvé un sanctuaire le pays francophone de la RCA. Kony et ses acolytes ont continué à faire couler le sang et la désolation en RCA, tuant, enlevant et pillant les biens, surtout dans les villes d'Obo et Djema.

Cette effusion de sang interminable a persuadé le gouvernement des États-Unis pour commettre 100 soldats d'élite l'an dernier pour soutenir l'effort anti-LRA. Dans son discours au Congrès le 14 Octobre 2011, le président Obama a déclaré: "j'ai autorisé le déploiement d’un petit nombre de forces américaines en Afrique centrale pour fournir une assistance aux forces régionales qui œuvrent pour extirper Joseph Kony du champ de bataille. Je crois que le déploiement de ces forces armées des États-Unis fait avancer les intérêts américains de sécurité nationale et la politique étrangère et sera une contribution importante aux efforts pour  la lutte contre le LRA en Afrique centrale ».

Parallèles avec la RDC

La plus récente série d'allégations établit des parallèles avec des accusations généralisées, y compris dans un rapport de l'ONU, que les soldats ougandais ont été impliqués dans le pillage des ressources naturelles de la RD Congo lors d'une incursion entre 1997 et 2003. En conséquence, la RDC a poursuivi l'Ouganda à la Cour internationale de Justice, et l'Ouganda a été condamné à payer 10 milliards de dollars en compensation. Selon le dernier rapport, dans les premiers mois de présence de l'UPDF en RCA, les responsables gouvernementaux à Bangui étaient quelque peu indifférents à l'armée ougandaise. Cette position a légèrement changé en Juillet 2010 lorsque le Président Bozizé a demandé à l'UPDF de quitter leur base à Sam Ouandja et de retourner à leur base initiale à Obo.

Le rapport suggère que Bozizé l'a fait parce qu'il craignait que l'UPDF ne pille le diamant.
"Il est difficile de comprendre pourquoi Bozizé a demandé l'UPDF de rester seulement à Obo et Djema, mais la proximité des soldats ougandais avec les mines de diamants de Sam Ouandja aurait pu être un sujet de préoccupation pour le président", dit le rapport. En Décembre 2011, le rapport affirme que l'insatisfaction de l'armée ougandaise a été à peine dissimulée.

Alarme sur le bois

Le ministre du Commerce et résident du Haut Mbomou a été cité comme disant que l'UPDF n'était pas la bienvenue en République centrafricaine où elle est plus intéressée par le pillage des ressources que de courir après de la LRA, selon le rapport. Le rapport ajoute que le ministre a montré l'auteur d'un rapport écrit à la main par un haut fonctionnaire local à Obo, détaillant la «destruction de la forêt d’Obo par les soldats de l’UPDF qui coupent du bois et le transportent dans des camions de l'armée vers le Sud-Soudan et Bambouti".

Selon le ministre, lorsque  les commandants de l'UPDF ont été confrontés au sujet du bois, ils ont dit qu'ils en avaient besoin pour fixer les ponts et les routes. S'il est vrai que les routes en République centrafricaine, que les routes qui permettent à l'UPDF de se déplacer sont en très mauvais état, le ministre a déclaré que: "ce n'est pas le travail de l'UPDF à réparer les routes, et certainement pas les routes du sud du Soudan où passe la plupart du bois ".

Selon le rapport, les allégations de l'exploitation forestière illicite de la part de l'UPDF ne sont pas nouvelles; des revendications similaires ont été faites contre l'armée ougandaise au Sud-Soudan dans le passé. Le rapport affirme que le mécontentement local contre l'UPDF provient principalement du fait que les forces armées ougandaises ont pris trop de temps pour mettre fin à la menace LRA. Au niveau local, indique le rapport, les soldats ougandais sont accusés de mauvais traitements infligés aux femmes.

La prostitution et le viol

Un représentant d'une ONG présente dans le Haut Mbomou a déclaré que les soldats de l'UPDF, en apportant de l’argent dans des régions pauvres, avaient créé «un marché de la prostitution", attisant les conflits dans les communautés locales.

Le rapport prétend qu'un autre employé d'une ONG a déclaré que les soldats de l'UPDF importent de l'alcool à partir de l'Ouganda pour vendre ou le donnent à des jeunes femmes, y compris des jeunes filles mineures. Les allégations d'exploitation sexuelle des enfants par des éléments des UPDF ont été mentionnées par diverses sources. Un représentant d'une organisation des Nations Unies dit qu'il y avait des rapports de plusieurs filles, dont certaines âgées de 12 ans, impliquées dans la prostitution avec des soldats ougandais. Un rapport interne d'une organisation des Nations Unies basé sur les enquêtes du personnel sur le terrain que ce n'est pas "inhabituel de voir des filles et des femmes se faufiler dans la base de l'UPDF dans la nuit, ou de trouver du personnel de l’UPDF en proie à des bagarres pour les filles ou les femmes".

Le rapport cite au moins un cas très grave de violence sexuelle par un soldat ougandais contre une jeune fille de 16 ans. Enlevé à 14 ans par la LRA près de la ville d'Obo, la jeune fille rentra chez lui le début de 2011 et, dans des circonstances obscures, a été violée par un soldat UPDF à la base de l'armée ougandaise à Obo en mai 2011. Selon la jeune fille, qui est tombée enceinte à la suite du viol, l'auteur a finalement regagné l'Ouganda, la laissant "sous la garde» d'un autre soldat qui a continué à abuser d'elle au moins jusqu'à Août 2011, quand elle en a parlé à un employé de l'ONU.

Le rapport souligne que ce cas est similaire à un autre incident signalé en Février 2011 par un travailleur d’une ONG soudanaise. En Septembre 2010, deux soldats ougandais auraient pris une jeune fille congolaise de 15 ans nommée Marie dans une clinique à Nzara, au Sud-Soudan. La jeune fille avait été "sauvée" de la LRA par les soldats ougandais, qui l’aurait violé collectivement et drogué, avant de l'emmener à la clinique "presque morte".

Comme l’a déclaré le porte-parole militaire, l'UPDF a une réputation de s'être relativement bien comportée par rapport à de nombreuses armées dans le monde, mais comme les soldats américains ont démontré en Irak et en Afghanistan, même les armées les plus disciplinées ont des éléments incontrôlés.

Une apathie croissante

Les responsables gouvernementaux de la République centrafricaine ont exprimé ce qui semble être une croyance répandue selon laquelle l'UPDF ne veut pas mettre fin à la menace de la LRA, car cela mettrait fin à l'aide américaine qui lui est accordée pour les opérations de la LRA. À deux niveaux, gouvernemental et local, une déclaration de culpabilité inquiétante semble avoir été formulée, qui soutient que la traque de la LRA est un prétexte pour l'Ouganda de maintenir une force d'invasion en RCA indéfiniment. Ces vues ont été alimentées par les revendications que les anciens combattants de la LRA qui sont rapidement intégrés dans les unités des UPDF une fois capturés, sans la démobilisation et réinsertion appropriées.

En fait, le rapport affirme qu'au moins un tiers de la totalité des groupes de la force de l’UPDF chargée de traquer la LRA est composé d’anciens combattants de la LRA. Il est en outre affirmé que les anciens combattants de la LRA ne reçoivent aucune rémunération pour leurs efforts. Le rapport affirme qu’on fait croire à tort aux combattants que leurs salaires seront versés une fois qu'ils seront de retour en Ouganda.

Kampala - Bangui, relations au beau fixe

Au plus haut niveau, cependant, les relations entre Kampala et Bangui reste cordiales, dit le rapport - une révélation qui semble contradictoire. Le président Bozizé et son fils, Jean-François Bozizé, le ministre de la Défense, n'ont pas critiqué publiquement les Ougandais. Un diplomate a déclaré que, à l'exception de l'épisode en 2010 où le président Bozizé a demandé que l'armée ougandaise quitte la région riche en diamants de Sam Ouandja, à la fois père et fils se sont abstenus de discuter publiquement la présence ougandaise en République centrafricaine.

Le Président Bozizé a bien réagi aux démarches diplomatiques de l'Ouganda, et a visité Kampala régulièrement dans les quatre dernières années, plus récemment en Décembre 2011 quand il a assisté à la réunion de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

Roland Marchal

Chargé de recherche CNRS

Sciences Po Paris

Centre d'Etudes et de Recherches Internationales / CERI

56, rue Jacob

75006 Paris

tél: 33 (0) 158717041

fax: 33 (0) 158717090

http://www.ceri-sciences-po.org

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 03:40

 

 

 

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L’ASSOCIATION D’AMITIE FRANCE-CENTRAFRIQUE EST NEE

Le mardi 21 février 2012 en fin d’après-midi, Le Confident s’est entretenu avec M. Jacques Blache, Président délégué du Conseil d’administration de l’Association nationale France-Centrafrique, deux jours avant qu’il ne prenne l’avion pour Tananarive (Madagascar).

La rencontre s’est déroulée à l’Alliance française de Bangui. M. Jacques Blache est également Sous-préfet et président de l’ONG « Musiques Francophones Plurielles ». Durant son séjour à Bangui, il a rencontré des autorités administratives et politiques du pays. Il était porteur d’une lettre –datée du 7 février 2012- de M. Gérard Charasse au président de la République, S.E.M. François Bozize. M. Gérard Charasse est Député de l’Allier, président du groupe d’amitié France-République Centrafricaine, maire honoraire du Vernet et Conseiller général de Cusset-Sud.

La lettre est libellée comme suit : « Monsieur le Président, J’ai l’honneur et le plaisir de vous annoncer, comme président du groupe d’amitié France-République Centrafricaine de l’Assemblée nationale, la création de l’association nationale France-Centrafrique dont j’ai pris la présidence, entouré d’autres parlementaires et de personnalités du monde économique, social et culturel. A la veille des élections présidentielles en France, la prolongation de la session parlementaire m’a empêché au dernier moment d’aller vous entretenir de vive voix de ce nouvel élan en faveur du développement de la coopération et de l’amitié entre les peuples français et centrafricains. Aussi, j’ai demandé à notre président délégué, M. Jacques Blache, Sous-Préfet, d’être mon interprète auprès de vous pour préparer les futures rencontres entre la France et la Centrafrique et la prochaine visite d’une délégation politique, administrative, économique, sociale et culturelle française en Centrafrique dans les mois à venir. En vous renouvelant toutes mes excuses et en souhaitant avoir le plaisir de vous rencontrer bientôt, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma plus haute considération et de mon dévouement pour le développement de l’amitié franco-centrafricaine »

 
Voici la composition du Conseil d’administration de l’Association nationale France-Centrafrique. (Notons que les Français viennent de tous horizons politiques).

 Présidents d’honneur : M. François Bozize, Président de la République centrafricaine, M. Célestin Gaombalet, Président de l’Assemblée nationale.

Président : M. Gérard Charasse, Député, Président du groupe d’amitié France-République Centrafricaine de l’Assemblée nationale.

 Président délégué: M. Jacques Blache, Sous-Préfet, Président de Musiques Francophones Plurielles (ONG).

 Vice-présidents et membres du Conseil d’administration: MM. -Jean-Serge Bokassa, Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, -Michel Lejeune, Député-maire de Forges Lescaux (UMP), -François Loncle, Député de l’Eure (PS), -Jean-Yves Cousin, Député-maire de Vire (UMP), -Alain Marsaud, Magistrat, Benjamin Michel, Consul de France, -Jean-Claude Lefort, Député honoraire du Val de Marne (PCF), -Loïc Bouvard, Député du Morbihan (Centriste), -Freddy Lemonnier, chef d’entreprise, conseiller des Français de l’étranger, -Egide Gouguia, premier conseiller d’Ambassade chargé d’affaires à Paris, -Mme Sophie Gbadin, conseiller culturel, délégué à l’UNESCO, MM. -Georges Patient, Sénateur-maire de Mana (apparenté PS-Divers/Grande Guyane), -Bernard Saugey, Sénateur de l’Isère (UMP), -André Schneider, Député du Bas-Rhin (UMP), -Chris Combette, Auteur- compositeur-interprète, -Noël Mamère, Député-maire de Begles (Verts)…

L’Association vise à se mettre résolument au service du peuple centrafricain.

Nicolas Ndagiyé

Source : Le Confident

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 03:01

 

 

 

 Source Le Parisien du 2 mars 2012

 

Appartements luxueux, bijoux, yacht, vêtements sur mesure…L’enquête sur les « biens mal acquis a mis au jour les mécanismes de détournements de fonds de trois chefs d’Etat africains. Au coeur du scandale, les présidents de la Guinée équatoriale, du Gabon et du Congo soupçonnés d’avoir pillé leur pays à leur profit.

La justice se rapproche de deux dirigeants africains

ALI BONGO Denguess

 

Obiang  Wade Abd

 

 

Exclusif : Des documents confidentiels montrent que les familles dirigeantes du Gabon et du Congo pourraient être inquiétées par la justice dans le cadre de son enquête sur les « biens mal acquis ».

Le mois dernier, une spectaculaire perquisition dans un hôtel particulier de cinq étages sur l’avenue Foch (XVIè) a mis au jour une véritable caverne d’Ali Baba. L’adresse était considérée comme le « pied à terre » parisien de Teodorin Obiang Nguema, l’un des fils du président de la Guinée équatoriale.

Cette opération historique par la valeur de son « butin » (mise sous scellés de 200 m3 d’objets et de meubles de très grande valeur) montre que l’instruction judiciaire sur les « biens mal acquis » ouverte en décembre 2010 s’accélère.

Ils mènent grand train de vie en France

L’enquête vise les conditions dans lesquelles trois chefs d’Etat africains, Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Ali Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo) auraient acquis, grâce aux deniers publics, un important patrimoine mobilier et immobilier en France. De nouvelles pièces du dossier d’instruction dont notre journal a eu connaissance laissent présager que la justice pourrait prochainement s’intéresser à Ali Bongo, Denis Sassou-Nguesso et et à leur entourage. Comme le clan Obiang, les familles Bongo et Sassou Nguesso ont multiplié les acquisitions immobilières prestigieuses et mènent grand train à Paris et sur la Côte d’Azur.

D’autres chefs d’Etat suspectés de détournement de fonds publics pourraient aussi entrer dans le viseur de la justice française. William Bourdon, l’avocat de Transparency International France, l’ONG anticorruption à l’origine de la procédure judiciaire, nous révèle qu’il envisage d’élargir la plainte à d’autres dirigeants dont celui du Sénégal. Abdoulaye Wade, le président sénégalais, ainsi que son fils Karim, qui posséderait un appartement estimé à plusieurs millions d’euros à l’angle de la rue Emile-Meunier et de la rue des Belles Feuilles à Paris (XVIè), pourraient être inquiétés.

Des documents récupérés lors de la perquisition dans l’hôtel particulier de Teodorin Obiang montrent que ce dernier s’apprêtait à se faire construire un gigantesque yacht dans un chantier naval d’Hambourg pour 280 millions de $.

Matthieu PELLOLI et Sébastien RAMNOUX   Le Parisien vendredi 2 mars 2012

 

« Notre plainte pourrait être élargie au président sénégalais »

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William Bourdon président de l’association Sherpa et avocat de l’ONG Transparency International

La section française de cette ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption des gouvernements est à l’origine de la plainte qui a abouti à l’ouverture d’une enquête sur les « biens mal acquis »  en décembre 2010.

Pourquoi l’affaire des « biens mal acquis »  fait-elle l’objet de votre plainte en France ?

William Bourdon : Beaucoup de dirigeants africains ont fait des acquisitions dans l’Hexagone, en raison des liens historiques qui unissent la France et ces pays depuis la décolonisation. Et surtout parce qu’ils ont toujours eu le sentiment de pouvoir y bénéficier d’une totale impunité.

Dans l’affaire des « biens mal acquis », la justice française a-t-elle été suffisament rapide ?

Le fonctionnement de la justice a été totalement anormal pour deux raisons. D’abord, les acquisitions immobilières et les invraisemblables dépenses des clans Bongo, Sassou Nguesso et Obiang ont déclenché des notes de Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy, sans que cela n’émeuve le parquet pendant des années. Ensuite, après une première plainte déposée en mars 2007, les conclusions de l’enquête préliminaire étaient accablantes. Or cela a abouti à un classement sans suite…une décision purement politique.

 Transparency International vise-t-elle spécifiquement la Guinée équatoriale, le Gabon et le Congo ?

Notre démarche ne consistait pas à cibler tel ou tel pays, nous nous sommes seulement basés sur un rapport du Comité catholique contre la faim qui listait le patrimoine immobilier des trois familles en question. Des biens immobiliers acquis dans une absolue tranquillité juridique, avec de l’argent qui ne peut évidemment pas être le fruit deu labeur de ces chefs d’Etat et de leur famille. Selon nous, cela correspond à l’évaporation des deniers publics.

La plainte pourrait-elle être élargie à d’autres chefs d’Etat africains ?

Nous travaillons sur le patrimoine immobilier d’Abdoulaye Wade, le président du Sénégal, et son fils Karim. Plusieurs éléments liés au climat de corruption du 2è mandat du président Wade font l’objet de vérifications. Elles pourraient déboucher sur une procédure judiciaire en France et à l’étranger. Notre plainte pourrait être élargie au Sénégal et à d’autres pays africains mais aussi à d’autres chefs d’Etat sur d’autres continents.

Les avocats des chefs d’Etat concernés font valoir que la justice française n’est pas compétente pour les juger ?

Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer…Certes, l’infraction initiale a été commise à l’étranger, mais en France, il s’agit de recel de détournement de fonds publics. Il n’y a aucun doute sur la validité de notre action. Ou alors il faut que les avocats en question demandent aux magistrats de la Cour de cassation, qui ont validé la procédure de retourner faire un stage de formation professionnelle en droit international.

Propos recueillis par Matthieu PELLOLI et Sébastien RAMNOUX   

 

Comment Sassou-Nguesso et Bongo se seraient enrichis

 

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Ils sont poursuivis pour s’être servis dans les caisses de l’Etat. Denis Sassou Nguesso, le président de la République du Congo, et Ali Bongo, le président de la République du Gabon, n’auraient pas hésité à puiser dans les comptes d’entreprises de leurs pays respectifs pour éponger des frais personnels aux montants astronomiques. Une note de Tracfin, l’organisme du ministère des Finances français chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent, datée du 20 juin 2011 et que notre journal s’est procurée, révèle les effarantes dépenses de ces chefs d’Etat africains et de leurs proches. Un train de vie et des caprices de milliardaires sans aucune relation avec leurs salaires perçus en tant que présidents de République, ministres ou conseillers.

Le clan Sassou-Nguesso

Des chèques et des virements de la Société congolaise de transports maritimes sur le compte personnel de Wilfrid Nguesso

Plusieurs chèques ont été émis par la Socotram, la Société congolaise de transports maritimes au profit de Wilfrid Nguesso, le neveu du président, sans justificatif des opérations. Le compte de Wilfrid Nguesso à la Société générale a également reçu des virements de la Socotram portant la mention « remb compte courant » pour plusieurs centaines de milliers d’euros de 2009 à 2010. Sur la même période, Wilfrid Nguesso a versé 620 000 euros sur un contrat d’assurance vie au Luxembourg.

276 000 euros de costumes pour Denis Sassou Nguesso

Le 19 avril 2010, le président du Congo s’est offert 91 costumes chez Rapp Tailoring, un tailleur chic du VIIIè arrondissement de Paris, pour un montant de 276 000 euros, la facture a été payée depuis un compte de la SCI Etoile, tenu à la banque du Congo.

Le clan Bongo

158 925 euros d’Armagnac aux frais de Pipeline Gabon et d’Afrijet Business Service

Le 9 mars 2009, Pascaline Bongo, la sœur d’Ali, s’est offert des coffrets d’armagnac pour 158 925 euros auprès du caviste Latapie Pierre, dans les Pyrénées Atlantiques. La société a reçu plusieurs virements du Gabon, notamment de la part de Pipeline Gabon et d’Afrijet Business Service.

Plus de 350 000 euros dépensés chez Armand et la Fnac à des virements de la Trésorerie banque gabonaise de développement

Entre décembre 2008 et octobre 2009, un compte de Christian Bongo, le frère d’Ali, a été crédité de 310 252 euros à travers des virements de la Compagnie équatoriale des bois et de la Trésorerie banque gabonaise de développement. Sur la même période, les enquêteurs de Tracfin ont relevé 357 205 euros de débit de, dont 133 575 euros d’achats personnels auprès de la Fnac, d’Armani Exchange, de Ben Bridge Jewel, d’Expedia et d’hôtels prestigieux en France, en Espagne, aux Etats-Unis et au Japon.

Près d’un million d’euros chez Hermès et Van Cleef réglés avec quatre cartes American Express Centurion

Disponible uniquement sur invitation, la carte Centurion est l’apanage des grosses fortunes de la planète. Ali Bongo et son épouse se voient faciliter l’accès aux meilleurs restaurants, aux parcours de golf les plus courus et aux événements sportifs mondiaux. Entre avril 2010 et avril 2011, les dépenses effectuées par Sylvie Bongo avec ses cartes Centurion se sont élevées à 926 000 euros, dont 144 000 euros chez Hermès et 132 000 euros chez Van Cleef.

344 000 euros de costumes Smalto payés en espèces par Omar Bongo.

Le 30 octobre 2007, Omar Bongo, aujourd’hui mort, avait réglé la note avec 1 420 billets neufs de 200 euros et 600 billets neufs de 100 euros.

Un million d’euros en haute couture et bijoux en moins d’un an pour Flore Bongo

Entre avril 2010 et avril 2011, la sœur d’Ali a dépensé 1 037 500 euros chez des bijoutiers, des grands couturiers, pour des billets d’avion et des hôtels de luxe.

Matthieu PELLOLI et Sébastien RAMNOUX

 hôtel particulier Nguema ave Foch

Des petits trésors dans le triangle d’or et sur la Riviera

Des beaux quartiers de la capitale à la Côte d’Azur, le patrimoine des familles Bongo et Sassou-Nguesso est impressionnant : appartements, hôtels particuliers, parkings et piscines…L’enquête de police réalisée fin 2007 a établi que la famille Bongo possédait 39 biens immobiliers (valeur 21 830 083 euros à l’époque) et 70 comptes bancaires en France, 24 biens immobiliers (8 274 067 euros) et 112 comptes bancaires pour les Sassou-Nguesso.

Depuis, ce patrimoine a évolué, des biens ont été vendus, d’autres achetés comme l’hôtel particulier de la vielle famille corse Pozzo di Borgo (rue de l’Université) acquis 100 millions d’euros en 2010 officiellement par l’Etat gabonais. Ne figurent sur cette carte que les biens les plus spectaculaires, principalement concentrés dans l’Ouest parisien et le fameux Triangle d’or des VIIè, VIIIè et XVIè arrondissements. Mais la province ou la banlieue ne sont pas en reste ; une villa au Vésinet (Yvelines) est souvent occupée par les Sassou-Ngesso, alors que les Bongo fréquentent régulièrement la promenade des Anglais à Nice, où ils possèdent appartements et maisons.   

 

Bien mal acquis

L’expression « biens mal acquis » désigne l’enquête sur le patrimoine mobilier et immobilier acquis en France par les présidents africains Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Ali Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo) et leur entourage par détournement de fonds publics. C’est un rapport du comité catholique contre la faim intitulé  « Biens mal acquis, à qui profite le crime ? » qui a servi de socle à la plainte déposée en décembre 2008 par Transparency International. Ce type de poursuites est assez récent dans l’histoire judiciaire. La première procédure qui concernait l’ex-président philippin Marcos en 1986, a conduit à la restitution par l’Etat suisse de 658 millions $ à l’Etat philippin en 2003. D’autres chefs d’Etat ont suivi : Mobutu pour l’ex-Zaïre, Saddam Hussein en Irak, Duvalier en Haïti.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 02:46

 

 

 

 

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Nomination d'Aimable Mporé directeur général de Telecel groupe Orascom Telecom / VimpelCom comme nouveau directeur général de Telecel Centrafrique

 

En ce début d’année 2012, Aimable Mporé est nommé directeur de Telecel Centrafrique. Après 3 années passées à Telecel Zimbabwe et les 18 précédentes années dans l’industrie des télécommunications, Monsieur Mporé est un fin connaisseur, féru des télécoms. Ses axes de travail sont la prise en compte de l’humain dans le partage et la valorisation des compétences pour développer son entreprise tout en s’intéressant aux autres activités économiques de son pays d’accueil.

Sens du travail efficient, analyse de situation, prise de décision et accompagnement sont les caractéristiques du parcours professionnel d’Aimable Mporé. Il compte poursuivre cette démarche en tant que directeur général de Telecel Centrafrique. Deux grands axes guideront ses fonctions :

• le renforcement de la position de leader de Telecel sur le marché en tant qu’acteur local et international des télécoms.

• la poursuite des investissements pour améliorer la performance du réseau et le service que Telecel offre à ses clients. Un effort particulier sera donné à la formation, selon les indications de la stratégie d’Orascom Telecom/Vimpelcom (groupes dont fait partie Telecel Centrafrique).

Un directeur observateur qui prône l’action et la responsabilité de chacun

Dès ses premières heures de prise de fonction, Aimable Mporé se plonge dans chacun des dossiers de son entreprise. Il saisit ce moment fort des premiers contacts pour repréciser l’efficacité d’un travail collectif et la nécessité pour chacun d’identifier et d’assumer pleinement les responsabilités qui lui incombent. Bien entendu, Aimable Mporé profite également du peu de temps dont il dispose pour le moment, pour découvrir Bangui : une ville boisée, calme avec une population agréable et accueillante, une ville qui offre une facilité de circulation. Aimable Mporé est ravi d’être géographiquement au coeur de l’Afrique.


A propos de telecel

Avec un capital de 9 500 000 000 FCFA, telecel est plus qu’important dans l’économie actuelle Centrafricaine. Telecel a un fort ancrage à Bangui, présent dans 52 autres villes de la RCA et représente 50 % de part de marché de téléphonie mobile en RCA avec près de 500 000 abonnés.

Telecel regroupe un réseau de distribution comprenant plus de 15 distributeurs et de 5 000 revendeurs. Il gère un service clientèle avec 8 agences à l’échelle nationale, un call center et un service corporate pour entreprise. Un acteur incontournable du paysage économique actuel de Centrafrique, au-delà des emplois directs créés, Telecel, à lui seul, assure 50% des revenus des revendeurs. Cette part de marché tient au développement continuel de ses infrastructures au service d’une clientèle diversifiée... Et enfin, Telecel Centrafrique fait désormais partie du groupe Orascom Telecom/Vimpelcom, le géant russe de la téléphonie, présent en Europe, Amérique, Asie et en Afrique : Canada, Italie, Vietnam, Cambodge, Algérie, Burundi, Zimbabwe, République Centrafricaine et bien d’autres pays.

 

NDLR : Espérons que ce nouveau DG, contrairement à son prédécesseur Lionel Coussi, saura davantage faire face et être ferme vis à vis des manoeuvres d'intimidation et mettre surtout fin au juteux business et trafic de coupons de recharge qui ont enrichi scandaleusement certains dignitaires du régime dont les enfants de Bozizé et permis notamment au créateur de l'association Bozizé doit rester (BDR), le ministre de la sécurité publique, Claude Richard Gouandja, d'édifier dans la capitale plusieurs villas en un temps record.

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