Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 15:02

 

 

 

Depuis la démission de N’djaména le 10 janvier dernier de Michel Djotodia, celui-là même que la coalition Séléka a porté au pouvoir le 24 mars 2013, ladite coalition était comme sonnée dans un premier temps car visiblement non préparée, elle était très loin d’imaginer qu’une telle situation puisse survenir. Mais passé le temps de la surprise, plusieurs éléments de Séléka dont certains ténors, ont réussi bien avant l’arrivée des troupes Sangaris et même après, à s’exfiltrer de la capitale pour se regrouper dans certaines villes de l’arrière-pays (Kaga-Bandoro, Kabo, Batangafo, Sido, Dékoa, Grimari, Bambari et Bria notamment) et récemment réapparaître de la manière la plus criminelle qui soit à Bémal et surtout Nangha - Boguila.

 

Sur instigation de certains de leurs leaders va-t-en guerre et farouches partisans de la partition de la RCA comme Nourredine Adam, Abakar Sabone, Arda Hakouma, Mahamat Sallé, ces purs et durs de l’ex-Séléka tentent désespérément de formaliser leur funeste et inacceptable projet de fonder coûte que coûte une république du Nord centrafricain. C’est ainsi qu’on a commencé à entendre parler à nouveau de l’irruption des éléments Séléka dans les villes citées ci-dessus et à enregistrer des massacres de paisibles citoyens, des incendies de villages, exactions diverses et autres enlèvements de prélats avec comme conséquence la fuite en brousse des populations des dites localités. Force est donc de constater que ceux-là mêmes qui ont fait vivre aux Centrafricains les pires moments de leur existence (pillages d’anthologie, tueries gratuites, viols, crimes de guerre, humiliations de toutes sortes et exactions diverses) tout en faisant échouer la transition Djotodia - Tiangaye – Nguendet - au lieu de faire profil bas pour se faire éventuellement pardonner par le peuple centrafricain - récidivent et s’entêtent à persister dans l’erreur, ce qui est tout simplement diabolique !

 

Aucune raison ni prétexte, fussent-ils les agissements tout aussi inadmissibles des anti-balaka, ne saurait justifier un tel comportement. A cet égard, il faut déplorer le fait que la salutaire opération de désarmement des éléments ex-Séléka vigoureusement déclenchée dans les premiers moments par la force Sangaris dès son arrivée en décembre 2013, n’ait pas été poursuivie avec la même détermination pour débarrasser le territoire centrafricain de ces engins de mort. On s’est par la suite contenté d’escorter et « cantonner » sur deux sites différents dans la capitale tout en les laissant avec leurs armes, ceux des éléments ex-Séléka restés au camp de Roux et au camp Béal après le départ de Djotodia. Pour des raisons sur lesquelles il y a tout lieu de s’interroger et sans doute de politique intérieure, la France a reculé et renoncé devant la campagne anti-française et les accusations de « partialité » orchestrée et proférées par les dirigeants de l’ex-Séléka.

 

De même, il y a lieu de s’interroger sur la pertinence et la présence de trois ministres Séléka, dont ceux-là mêmes qui portent une grande responsabilité dans le naufrage de la transition Djotodia-Tiangaye-Nguendet, à savoir Herbert Gontran Djono – Ahaba, Arnaud Djoubaye - Abazène et Abdallah Kadre Hassan, dans le gouvernement André Nzapayéké. Mettant en avant leurs liens familiaux avec Michel Djotodia, Djono Ahaba, Arnaud Djoubaye en particulier, passaient le plus clair de leur temps à voyager et à squatter chez Djotodia au camp de Roux avec leur compère et complice Crépin Mboli-Goumba. Au lieu d’être dans leurs cabinets ministériels, ces messieurs ne s’occupaient qu’en créant et attisant des conflits artificiels entre Tiangaye, Djotodia et Nguendet et à mettre systématiquement le bâton dans les roues du PM Nicolas Tiangaye et torpiller son action.

 

Dès lors, la reconduction de ces fossoyeurs de la première partie de la transition dans le gouvernement Catherine Samba-Panza et André Nzapayéké de la seconde transition apparaît comme une prime à la bêtise et quelque chose de totalement contre-productif. Ce sont toutes ces ambiguïtés qui font que l’actuel gouvernement ne peut bénéficier d’un soutien franc et massif. On est encore plus atterré d’apprendre de la bouche des mêmes depuis leur retour de N’djaména que les chefs d’état présents au sommet de la CEEAC auraient promis que la fonction de PM revienne à l’ex-Séléka, en l’occurrence à Djona Ahaba dont le nom aurait même été indiqué à N’djaména !

 

Si l’ex-coalition Séléka s’était distinguée par une bonne gouvernance et avait su vivre en bonne harmonie avec le peuple centrafricain, on ne verrait aucun inconvénient à ce qu’un des siens puisse diriger le gouvernement. Mais après toutes les exactions, tueries et pillages à grande échelle, bref, les affres que l’ex-Séléka a fait subir aux Centrafricains et dont les chefs portent inévitablement la lourde responsabilité, la présence des ministres ex- Séléka dans un quelconque gouvernement est non seulement inconcevable mais insupportable.

 

Cela d’autant plus que ces trois ministres actuellement en poste n’ont visiblement aucune influence - ils sont d’ailleurs très muets sur les exactions que continuent de commettre des éléments ex-Séléka dans certaines villes de provinces - sur l’aile militaire de l’ex-Séléka et ses leaders purs et durs qui tiennent absolument à fonder leur république du Nord et diviser la RCA. Ce n’est pas par hasard qu’on assiste à une réaction automatique de refus et d’hostilité de la population dès qu’on envisage toute délocalisation et l’installation des éléments ex-Séléka dans telle ou telle ville. Cela doit interroger les responsables de cette coalition.

 

Samson Feigodozoui (Bangui)

 

 

Lu pour vous :

 

Centrafrique : Rencontre des généraux de l'ex-rébellion séléka au nord RCA

 

 le 09 mai 2014 © koaci.com – Les généraux de l’ex-rébellion séléka, qui a mené le coup de force de mars 2013 contre le président Bozizé, se sont rencontrés lors d’une importante réunion pour décider de l’avenir politique du mouvement suite à l’annonce du remaniement par la présidente Catherine Samba-Panza, vendredi dans la localité de Birao dans le nord de la Centrafrique.

 

Les principaux généraux de la coalition séléka étaient réunis ce vendredi 09 mai à Ndélé dans le nord de la Centrafrique pour une réunion afin de mettre en place un nouveau bureau national après la démission en janvier dernier de leur ancien chef et ex-président de la transition centrafricaine, Michel Djotodia. Cependant l’actuel président intérimaire de la Séléka, le général Mohamed Daffane et plusieurs proches en route pour Birao ont été arrêtés jeudi à l'aéroport Bangui M'poko par les troupes françaises de la Sangaris.

 

La coalition séléka qui est en déroute depuis la démission de leur chef souhaite restructurer et donner une nouvelle vision politique au mouvement. Une réunion qui intervient au lendemain de l’annonce, mardi d’un remaniement au sein du rgouvernement centrafricain par la présidente de la transition Catherine Samba-Panza.

 

La séléka qui fonde l’espoir d’intégrer ce nouveau gouvernement a toutefois menacé les autorités centrafricaines de "marcher une fois de plus sur Bangui ou de mettre en action la menace de la partition du pays," en cas de leur non-intégration au sein de la nouvelle équipe rgouvernementale.

 

L’ex-rébellion séléka responsable du coup de force de mars 2013 qui a plongé la Centrafrique dans le chaos continue les exactions envers la population particulièrement dans le nord du pays et est régulièrement impliquée dans les attaques notamment contre les miliciens anti-balaka et les forces internationales.

 

Koaci.com

Tribune libre -  Que veulent faire de la RCA certains éléments de l'ex-Séléka ?
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 14:49

 

 

 

 Jeuneafrique.com 09/05/2014 à 15:05

 

Par Benjamin Roger Environ 50 jeunes femmes anglophones auraient été aperçues à Birao, dans le nord de la République centrafricaine, la semaine dernière. Escortées par des hommes armés, elles auraient quitté la ville dans la nuit de dimanche à lundi. Certaines lycéennes nigérianes enlevées par Boko Haram ont-elles transité par le nord de la Centrafrique ?

 

D'après un notable local, qui s'appuie sur plusieurs témoignages d'habitants, une cinquantaine de jeunes femmes anglophones sont arrivées mercredi 30 avril à bord d'un camion à Birao, petite ville de l'extrême-nord de la Centrafrique. Une information qui reste à confirmer. Elles étaient encadrées par des hommes lourdement armés qui parlaient aussi anglais et des membres de l'ex-rébellion de la Séléka.

 

Selon notre source, proche des anti-balaka, le convoi, composé de deux camions et d'un pick-up, avait auparavant été aperçu à Tiroungoulou (environ 170 kilomètres au sud-ouest de Birao) et venait peut-être du Tchad. Une information démentie dans l'après-midi par l'ambassade du Tchad à Paris. Une maison étroitement surveillée "À leur arrivée, certaines étaient apeurées, pleuraient et étaient violemment réprimandés en anglais", précise notre source.

 

Les adolescentes et leurs gardiens auraient ensuite logé plusieurs jours dans une maison de Birao dont les habitants ne pouvaient approcher. Le groupe aurait quitté les lieux dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 mai sans laisser de traces.

 

Les autorités nigérianes, désormais épaulées par des experts de plusieurs pays occidentaux, sont toujours sans nouvelles des plus de 200 lycéennes enlevées par des islamistes armés dans leur établissement de Chibok (nord-est du Nigeria) dans la nuit du 14 avril. Abubakar Shekau, chef de l'organisation terroriste Boko Haram, a revendiqué dans une vidéo la responsabilité de l'enlèvement et a affirmé que les jeunes filles seraient vendues et réduites en esclavage. 

 

Benjamin Roger

Lu pour vous : Nigeria-Centrafrique | Une cinquantaine de lycéennes nigérianes repérées en Centrafrique ?
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 14:13

 

 

 

 http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/2014/05/09/alerte-la-malnutrition-en-centrafrique-21859

 

vendredi 09 mai 2014

 

Après avoir été contraints de fuir les violences, les enfants centrafricains font face à un nouveau danger : la malnutrition. À l'hôpital de Bangui, le plus grand centre médical du pays, trois fois plus d'enfants sont traités pour malnutrition sévère par rapport à l'année dernière à la même époque.

 

C’est un signal d’alerte ! « Ici en Centrafrique, les enfants vont plus mourir de malnutrition et de maladies connexes que par des balles ». Souleymane Diabaté, le représentant de l’UNICEF en République centrafricaine, tient des propos alarmistes, et pour cause. Les professionnels de santé, travaillant sur la nutrition en Centrafrique, estiment que 28 000 enfants souffriront de malnutrition sévère cette année dans le pays, menaçant ainsi la vie de ces enfants.

 

Depuis le début de l’année, l'UNICEF et ses partenaires ont traité plus de 6 800 enfants pour malnutrition aigüe sévère à l'échelle nationale mais le chemin est encore long. Au vu des estimations d’enfants en proie au danger de la malnutrition cette année, il devient de plus en plus important de soutenir les actions de l’UNICEF. Pas plus d’un repas par jour… Les conditions de vie des enfants déplacés dans les camps sont très précaires, et s’alimenter devient un défi quotidien.

 

La plupart des enfants déplacés ne se nourrissent qu’une fois par jour. La sous-alimentation les rend particulièrement vulnérables aux maladies et aux infections telles que le paludisme. En plus de la peur permanente, du traumatisme du conflit, du manque d’eau potable et de soins de santé, s’ajoute donc le danger de la malnutrition. Les 1 000 premiers jours d’un enfant, de sa conception jusqu’aux deux premières années de sa vie, sont décisifs pour son développement cognitif, émotionnel et physique.

 

Toute complication risquerait de compromettre sérieusement sa santé. La malnutrition est bien une menace supplémentaire sur la vie déjà traumatisée de ces enfants. Des civils et des humanitaires attaqués Pour venir en aide aux enfants malnutris, les professionnels de l’UNICEF arpentent les camps de déplacés, auscultent les enfants, et les prennent en charge sur place dans des centres de santé aménagés.

 

Pour les cas les plus sévères, l’UNICEF emmène directement les enfants à l’hôpital de Bangui, la capitale étant dans une instabilité sécuritaire permanente. Jusqu’ici, le travail des humanitaires était déjà compliqué, à cause de l’entrave de l’aide humanitaire dans certains quartiers de Bangui et dans quelques zones rurales de Centrafrique.

 

Mais le 26 avril dernier, la violence a franchi un cap tragique et inacceptable : l’attaque d’un centre médical à Boguila, une ville du nord du pays, a causé la mort de 22 civils dont 3 employés de l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF). Un acte odieux et inqualifiable. L’attaque menée contre le personnel de notre partenaire MSF est une attaque contre tous les travailleurs humanitaires qui, par leur courage et leur détermination jusque dans les situations les plus dangereuses, sauvent des enfants et améliorent leur vie en République centrafricaine et dans le reste du monde.

Alerte à la malnutrition en Centrafrique ! (UNICEF)
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 14:02

 

 

 

 09/05/14 (AFP)

 

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a estimé que le désarmement des groupes armés, incombant aux forces internationales intervenant en Centrafrique, n'avait pas été "correctement fait", en raison du contexte de violences incessantes. "L'insécurité perdure d'abord parce que le désarmement n'a pas été correctement fait. Il était difficile pour les forces internationales, dans ce contexte de violences, d'effectuer un désarmement intensif", a déclaré Mme Samba Panza dans un entretien au quotidien Le Monde.

 

Quelque 5.000 hommes de la force africaine Misca et 2.000 soldats français engagés dans l'opération "Sangaris" interviennent sur mandat de l'Onu pour tenter de rétablir l'ordre et la sécurité dans le pays, plongé depuis plus d'un an dans le chaos et la violence. "Je pense aussi que les groupes armés essaient de se positionner pour pouvoir faire pression demain en vue de négocier", a estimé la présidente de transition. "Cela entraîne un regain d'activités d'ex-Séléka qui manifestent leur volonté de partition du pays", a-t-elle ajouté, alors que l'on assiste à une recrudescence d'attaques meurtrières dans le Nord, imputées aux anciens rebelles Seleka (au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014).

 

Arrivée au pouvoir en janvier 2014, Mme Samba Panza a reconnu que le bilan de ses 100 premiers jours était "mitigé". "Sur le plan sécuritaire, il y a moins de pression à Bangui, mais à l'intérieur du pays la situation est toujours préoccupante", a-t-elle reconnu. "Il faut restaurer l'autorité de l'Etat (...) il faut que l'administration revienne. Ensuite, un processus de réconciliation doit reprendre à la base, il faut que les communautés réapprennent à se fréquenter", a-t-elle déclaré.

 

Les tueries entre chrétiens et musulmans ravagent la Centrafrique depuis plus d'un an. Le pays a sombré dans le chaos lorsque l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris le pouvoir dans un pays composé à 80% de chrétiens, et multiplié les exactions. En réaction, des milices chrétiennes "anti-balaka", hostiles aux Séléka et plus généralement aux musulmans, se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et près d'1,5 million de déplacés. Interrogée sur la possibilité d'organiser comme prévu des élections d'ici à février 2015 dans ce contexte, Mme Samba Panza a répondu: "nous ferons en sorte de tenir ce délai, mais s'il apparaît que la tenue des élections à la date prévue apporte plus de problèmes que de solutions, nous aviserons »

Centrafrique: "le désarmement n'a pas été correctement fait" (Samba Panza)
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 12:45

 

 

 

 Nations unies (Etats-Unis) AFP / 10 mai 2014 00h24 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a décrété vendredi des sanctions contre trois responsables centrafricains: l'ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices anti-balaka Levy Yakété et le numéro deux de l'ex-coalition rebelle Séléka, Nourredine Adam.

 

Ces sanctions ciblées, prévues par la résolution de l'ONU du 28 janvier dernier et proposées par la France et les Etats-Unis, consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager. La décision a été prise par le Comité des sanctions, qui dépend du Conseil de sécurité. Elle avait été retardée pendant plusieurs semaines par la Russie et la Chine, qui réclamaient du temps pour examiner ces dossiers mais qui ont finalement donné leur feu vert, selon des diplomates.

 

La République centrafricaine (RCA) est depuis plus d'un an en proie au chaos et à des violences entre communautés, attisées par des éléments de l'ex-coalition Séléka, majoritairement musulmane, et par des milices en grande partie chrétiennes, dites anti-balaka. Le Comité accuse les trois hommes d'avoir commis ou soutenu des actes qui vont à l'encontre de la paix, de la stabilité et de la sécurité en République centrafricaine.

 

Selon le Comité, M. Bozizé, renversé par la Séléka en mars 2013, fournit un soutien matériel et financier à des miliciens (...) qui cherchent à le ramener au pouvoir, c'est-à-dire des anti-balaka et d'anciens membres de l'armée centrafricaine. Ces forces loyales à M. Bozizé mènent des représailles contre la population musulmane. Proche de Bozizé avant le coup d'Etat, Levy Yakété (ou Yakité) est accusé d'avoir ordonné l'arrestation de personnes liées à la Séléka et d'avoir organisé la distribution de machettes à de jeunes chrétiens au chômage pour attaquer les musulmans.

 

L'un des principaux dirigeants de la Séléka, Nourredine Adam, avait pris après le coup d'Etat la tête des services de renseignement du nouveau régime, se rendant coupable selon l'ONU d'arrestations arbitraires, de tortures et d'exécutions sommaires.

 

Il dirige activement les anciens rebelles et supervise les attaques contre les quartiers chrétiens, selon le Comité qui l'accuse aussi d'avoir participé à un trafic de diamants entre la RCA et le Tchad. Dans une résolution adoptée le 28 janvier, le Conseil de sécurité avait menacé de sanctions les fauteurs de troubles et les responsables d'exactions en RCA, mais en laissant le soin au Comité de les désigner ultérieurement.

 

(©)

 

 

L'ONU sanctionne l'ex-président centrafricain et deux miliciens

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décrété vendredi des sanctions contre l'ex-président centrafricain François Bozizé ainsi que contre deux chefs de milices responsables des violences dans ce pays. Les sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager. Des responsables centrafricains sont placés pour la première fois sur une liste noire depuis que l'ONU a adopté un régime de sanctions contre la République centrafricaine (RCA) en décembre.

 

La décision a été retardée pendant plusieurs semaines par la Russie et la Chine, qui réclamaient du temps pour examiner ces dossiers, mais qui ont finalement donné leur feu vert, selon des diplomates. Outre François Bozizé, le Conseil de sécurité a sanctionné Nourredine Adam, un des chefs de l'alliance majoritairement musulmane Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013, et Lévy Yakété, un proche du président déchu qui dirige les miliciens chrétiens "anti-balaka", coupables de nombreux actes de violence contre la population musulmane.

 

Actes contre la paix L'ONU accuse les trois hommes "d'avoir commis ou soutenu des actes qui vont à l'encontre de la paix, de la stabilité et de la sécurité en République centrafricaine". Selon le comité des sanctions du Conseil de sécurité, M. Bozizé, renversé par la Séléka en mars 2013, "fournit un soutien matériel et financier à des miliciens (...) qui cherchent à le ramener au pouvoir", c'est-à-dire des anti-balaka et d'anciens membres de l'armée centrafricaine.

 

Proche de M. Bozizé avant le coup d'Etat, Levy Yakété (ou Yakité) est accusé d'avoir ordonné l'arrestation de personnes liées à la Séléka et d'avoir organisé la distribution de machettes à de jeunes chrétiens au chômage pour attaquer les musulmans. L'un des principaux dirigeants de la Séléka, Nourredine Adam, avait pris après le coup d'Etat la tête des services de renseignements du nouveau régime. Il s'est rendu coupable, selon l'ONU, d'arrestations arbitraires, de tortures et d'exécutions sommaires. Il "dirige activement" les anciens rebelles et supervise les attaques contre les quartiers chrétiens, aussi selon le comité.

 

(ats / 10.05.2014 08h40)

 

 

ONU sanctionne François Bozizé, accusé de déstabiliser la RCA

 

10-05-2014 à 06:59 RFI par Karim Lebhour, Laurent Correau

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décrété vendredi des sanctions contre trois responsables centrafricains : l'ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices anti-balaka Levy Yakété et le numéro deux de l'ex-rébellion, la Seleka, Nourredine Adam. Ces sanctions ciblées, prévues par la résolution de l'ONU du 28 janvier dernier et proposées par la France et les Etats-Unis, consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager.

 

Depuis son exil béninois, Michel Djotodia doit savourer une petite revanche sur l’histoire. Il dit et répète que son prédécesseur, François Bozizé, est impliqué dans les activités des groupes anti-balaka. Longtemps, personne n’avait voulu le croire, ou le reconnaître publiquement. Lors de ses vœux de nouvel an, Djotodia avait renouvelé les accusations, martelant que l’attaque de Bangui, le 5 décembre par des groupes coordonnés n’était pas le fait de simples miliciens traditionnels : « Il ne fait plus de doute, disait-il alors, que le président déchu François Bozizé et certains membres irréductibles de son clan familial sont les principaux auteurs de cette folie meurtrière ».

 

La communauté internationale était restée réservée. Le ton a changé. Le Conseil de sécurité est désormais convaincu que François Bozizé a bien coordonné cette attaque qui avait fait plus de 700 morts et conduit à « une détérioration rapide de la situation en Centrafrique » selon l’argumentaire du Comité des sanctions de l’ONU obtenu par RFI.

 

« Derrière les appels au retour de l’ordre constitutionnel [autrement dit le sien], ses initiatives ne consolident pas vraiment la paix civile », ajoute-t-on au ministère de la Défense français. Bozizé accusé d'avoir semer le chaos en RCA Catherine Samba-Panza a elle-même mis les points sur les « i » ces derniers jours : « François Bozizé a des hommes sur le terrain et une ambition - certainement - de reprendre le pouvoir », a déclaré la présidente de transition dans une interview accordée à RFI. François Bozizé est accusé d’avoir organisé ses partisans pour semer le chaos en Centrafrique.

 

Le Conseil de sécurité reproche au président déchu de fédérer les milices anti-balaka et de s’appuyer sur d’anciens militaires restés fidèles pour mener des attaques contre la population musulmane. Autre nom sur la liste des sanctions : Levi Yakété Levi Yakété est considéré comme le coordinateur des milices anti-balaka. Il est notamment accusé d’avoir fait distribuer des machettes à des jeunes chrétiens pour faciliter les attaques contre les musulmans.

 

Dans l’autre camp, Nourredine Adam, chef militaire de la Seleka est également sanctionné. L’ancien ministre de la Sécurité du président Michel Djotodia est accusé de torture, d’exécutions sommaires et d’avoir commandité des attaques contre des quartiers chrétiens. L’ONU lui reproche également d’être impliqué dans un trafic de diamants avec le Tchad. Les trois hommes sont désormais frappés d’une interdiction de voyager et d’un gel des avoirs financiers que tous les pays membres de l’ONU sont tenus de respecter. Des suggestions françaises

 

Ces sanctions ont été proposées par la France au mois de janvier. Plusieurs mois ont été nécessaires pour vaincre les réticences du Conseil de sécurité. Les Etats-Unis demandaient des preuves solides, susceptibles d’être validées devant un tribunal. Une fois le feu vert de Washington obtenu, la Russie et la Chine, traditionnellement allergiques aux sanctions onusiennes, ont retardé cette adoption.

 

Au passage, la liste initiale de treize noms a été réduite à ces trois personnes. Frédéric Jung Porte-parole de la mission française à l'ONU 10/05/2014 - par Karim Lebhour « Les éléments contre ces trois personnalités étaient accablants. Cela n’exclut pas que le Conseil de sécurité élargisse ces sanctions à d’autres personnes à l’avenir, explique Frédéric Jung, le porte-parole de la délégation française à l’ONU. C’est aussi un message fort à ceux qui aujourd’hui encore commettent des violences en Centrafrique », poursuit le diplomate.

 

Le démenti de François Bozizé Depuis que les premières accusations ont été lancées contre lui, François Bozizé a démenti de manière constante tout lien avec les anti-balaka. « Tout cela n’est pas vrai », a-t-il indiqué à RFI quand son nom avait commencé à être évoqué sur cette liste de sanctions, avant d’ajouter, parlant de lui-même à la troisième personne : « Bozizé est un président élu au suffrage universel, démocratiquement élu. C’est la bête noire qu’on veut à tout prix écarter des prochaines élections. C’est ça le fond de l’affaire, ça n’est pas autre chose. »

 

Les sanctions de l’ONU ne sont sans doute qu’une première étape dans le drame centrafricain. Les experts de la Cour pénale internationale (CPI) ont commencé à conduire des enquêtes sur place sur d’éventuels crimes de guerre.

 

 

 

L'ONU sanctionne l'ex-président centrafricain et deux miliciens

 

samedi 10 mai 2014 à 4 h 49 HAE (Reuters) Le comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies a imposé vendredi des sanctions à l'ex-président centrafricain François Bozizé, ainsi qu'à deux chefs de milices responsables des violences dans ce pays.

 

C'est la première fois que des responsables centrafricains sont placés sur une liste noire depuis que l'ONU a adopté un régime de sanctions contre la République centrafricaine (RCA) en décembre. Outre François Bozizé, le Conseil de sécurité a sanctionné Nourredine Adam, un des chefs de l'alliance majoritairement musulmane Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013, et Lévy Yakété, un proche du président déchu qui dirige les miliciens chrétiens « anti-balaka », coupables de nombreux actes de violence contre la population musulmane.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté des sanctions contre François Bozizé, a annoncé sur son compte Twitter l'ambassadrice lituanienne à l'ONU, Raimonda Murmokaite, dont le prix préside le comité des sanctions. Les trois hommes se sont vus imposer un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager pour « avoir participé ou soutenu des acte portant atteinte à la paix, la stabilité et la sécurité de la RCA », lit-on dans une lettre du comité des sanctions.

 

La Chine et la Russie ont levé les objections qu'elles avaient exprimées le mois dernier lorsque la France, dont les troupes sont engagées en Centrafrique depuis décembre, et les États-Unis avaient proposé ces sanctions. « Nous avons levé nos objections », avait confirmé à Reuters un diplomate chinois avant l'annonce officielle de la décision du Conseil de sécurité.

Centrafrique: l'ONU sanctionne trois responsables dont l'ex-président Bozizé
Centrafrique: l'ONU sanctionne trois responsables dont l'ex-président Bozizé
Centrafrique: l'ONU sanctionne trois responsables dont l'ex-président Bozizé
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 14:41

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 09/05/14- La Commissaire européenne chargée de l'action humanitaire, Kristalina Georgeva, a annoncé que l’Union Européenne allait augmenter fortement l’enveloppe financière destinée à l’aide humanitaire en Centrafrique, en la faisant passer de six à 51 millions d’euros.

 

''L'aide humanitaire va passer de 6 à 51 millions d'euros, ce qui constitue la plus grande assistance humanitaire octroyée par l'Union Européenne'', a notamment dit Kristalina Georgeva, au sortir d'une audience, mercredi à Bangui, avec la présidente de la transition en Centrafrique.

 

Pour son troisième séjour à Bangui, elle était en visite de travail pour se faire une idée exacte de la situation humanitaire des personnes déplacées internes et des réfugiés dans les pays limitrophes. ''La crise centrafricaine est grave et régionale. C'est pourquoi nous avons décidé d'aider le Tchad et le Cameroun pour les réfugiés qui sont sur leurs sols'', a-t-elle indiqué.

 

Selon Mme Kristalina Georgeva, il y a eu récemment 4000 nouveaux réfugiés portant le total à quatre-vingt mille réfugiés recensés.

L 'aide de l'UE aux réfugiés centrafricains portée à 51 millions d'euros
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 14:20

 

 

 

vendredi 9 mai 2014 par LE PAYS, Burkina Faso

 

L’ombre de l’homme planait sur la RCA depuis le début des massacres dans ce pays. De nombreuses personnes étaient convaincues que c’était bien lui qui, de son exil doré, tirait les ficèles dans le conflit opposant Séléka et Anti-Balaka, dans l’espoir de rendre ce pays ingouvernable, et pouvoir ainsi revenir aux affaires. François Bozizé, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, vient d’être épinglé par la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH).

 

Bozizé avait promis, en partant, de rendre le pays ingouvernable et invivable

 

Cette organisation qui vient, en effet, d’annoncer l’ouverture d’une enquête sur François Bozizé, affirme détenir les preuves de son implication dans ce génocide que l’on qualifie encore, par pudeur, de massacre. Chassé du pouvoir par Michel Djotodia, François Bozizé qui avait imploré en vain la France, de sauver son fauteuil, avait en effet promis, en partant, de rendre le pays ingouvernable et invivable.

 

De son exil donc, François Bozizé continue d’alimenter la haine de ses partisans, contre les éléments de la Séléka, une coalition de combattants dominée par des musulmans en mal d’activités criminelles. Ces bandits de la Séléka n’ont pas mis de temps à s’affranchir de l’autorité de leur mentor qui a avoué, toute honte bue, « ne plus avoir le moindre contrôle sur eux ». Michel Djotodia qui n’avait ni le charisme, ni la trempe d’un homme d’Etat, s’est retiré au Bénin. Bozizé, lui, ne s’est jamais remis de l’humiliation d’avoir été chassé du pouvoir. Il a été maintes fois soupçonné d’être le financier des soi-disant chrétiens, porteurs de gris-gris et qui n’ont pour seul évangile que le discours de la haine des musulmans. Sous leurs coups de machette, des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes ont péri, et des milliers d’autres ont été déplacés pour être placés sous la protection des forces des Nations unies.

 

En attendant que les résultats de l’enquête de la très respectée FIDH établissent, de manière irréfutable, l’implication directe ou indirecte de Bozizé dans les massacres commis par les Anti-Balaka, on peut déjà dire que la sortie de cette ONG fera réfléchir ce dernier. Ce qui pourrait permettre d’obtenir une accalmie sur le terrain. Dès que sera établie l’implication de Bozizé aux côtés des Anti-Balaka, il restera à identifier formellement la main qui arme les Séléka Même si l’accalmie ne signifie pas forcément un pas posé dans le sens de l’arrêt des massacres, elle sera au moins mise à profit par les soldats de « Sangaris » et des Nations unies, pour orienter leurs efforts du côté de Boguila, une localité située à environ 450 km, dans le Nord du pays.

 

On se rappelle qu’il y a environ deux semaines, l’hôpital de cette ville avait été la cible d’un groupe d’hommes armés qui avaient assassiné 22 personnes, dont 3 membres de Médecins sans frontières (MSF). Ces hommes armés, probablement une branche de la Séléka, ont fait une nouvelle descente à Boguila. Lourdement armés, ils ont tenté de s’emparer de la position de l’armée française qui venait d’arriver dans la localité. Face à la puissance de feu des assaillants, les soldats français avaient eu recours à deux avions de chasse venus de Ndjaména, et à des mortiers et missiles antichars.

 

Cette action a, certes, été neutralisée par les soldats français, mais elle relance néanmoins le débat sur l’implication de forces étrangères dans le conflit centrafricain. Elle pose surtout la délicate question du ravitaillement de ces groupes armés. Dans tous les cas, dès que sera établie l’implication de Bozizé aux côtés des Anti-Balaka, il restera à identifier formellement la main qui arme les Séléka. Car, il est évident que l’armement utilisé par ces hommes ne s’obtient pas « sur simple présentation de sa carte d’identité ».

 

Pour l’instant, autant il faut saluer l’efficacité de la force Sangaris, autant il faut déplorer l’inertie honteuse de la classe politique centrafricaine, à commencer par la présidente Catherine Samba-Panza qui, après cent jours d’exercice du pouvoir, est devenue pour le moins atone et aphone. Son incompétence, hélas, est progressivement mise à nue. Toutefois, elle n’aura pas été la seule responsable de l’échec ; celui-ci sera à partager entre elle et tous les chefs d’Etat de la sous-région.

 

Dieudonné MAKIENI — source : Le Pays

Lu pour vous : Centrafrique : Quand un avion fait polémiquer !
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 14:03

 

 

 

09/05/14 (Le Monde)

 

Présidente de transition depuis le 23 janvier, Catherine Samba-Panza est à la tête d'un Etat déliquescent. La violence n'a pas cessé, la partition de la République centrafricaine (RCA) s'installe et la crise humanitaire perdure. L'ancienne maire de Bangui, 59 ans, est chargée de conduire son pays à des élections prévues en février 2015.

 

Quel bilan tirez-vous de vos cent jours au pouvoir ?

 

Les défis étaient nombreux et le bilan est mitigé. Sur le plan sécuritaire, il y a eu beaucoup d'efforts déployés par les troupes de la Misca [force de l’Union africaine] et de « Sangaris » [le contingent français] mais le niveau de sécurité n'est pas celui que nous attendons. Il y a moins de pression à Bangui, mais à l'intérieur du pays, la situation est toujours préoccupante. L'arrivée des troupes européennes devrait permettre le redéploiement des soldats de Sangaris encore présents à Bangui. Sur le plan humanitaire, j'aurais aimé qu'il n'y ait plus de déplacés, que les populations réfugiées commencent à revenir. Sur le plan social, j'aurais aimé que l'école fonctionne davantage. Beaucoup d'efforts ont été faits, pas suffisamment à mon sens.

 

Les hommes armés qui continuent de sévir répondent-ils à des ordres ou agissent-ils en électrons libres ?

 

L'insécurité perdure d'abord parce que le désarmement n'a pas été correctement fait. Il était difficile pour les forces internationales, dans ce contexte de violences, d'effectuer un désarmement intensif. Je pense aussi que les groupes armés essaient de se positionner pour pouvoir faire pression demain en vue de négocier. Cela entraîne un regain d'activités d'ex-Séléka qui manifestent leur volonté de partition du pays. Il y a également d'autres forces qui apparaissent dans le nord du pays et contribuent à cette insécurité.

 

Que répondez-vous à ceux qui disent que vous n'avez pris aucune initiative forte pour lancer un processus de réconciliation ?

 

Cette impression est peut-être due à un déficit de communication. Sur le terrain, des initiatives fortes ont été prises. Nous avons fait beaucoup dans le domaine éducatif. Nous avons réhabilité cinq centres de santé. Les populations perçoivent ce que nous faisons, même si nous reconnaissons que ce n'est pas assez.

 

Comment éviter la partition de fait du territoire centrafricain, avec les chrétiens à l'ouest et les musulmans à l'est ?

 

D'abord, il faut restaurer l'autorité de l'Etat. Les brigades de gendarmerie doivent être rouvertes et les commissariats rééquipés. Il faut que l'administration revienne. Ensuite, un processus de réconciliation doit reprendre à la base, il faut que les communautés réapprennent à se fréquenter. Il faut aussi un dialogue politique avec nos frères à l'est et leur apporter des projets alors qu'ils se sentent complètement abandonnés.

 

En nommant des membres de votre famille et de votre communauté au sein de votre cabinet et du gouvernement, n'avez-vous pas répété les erreurs du passé ?

 

Il s'agit d'un nombre infime de nominations et ces personnes sont compétentes. Ce ne sont pas des figurants. Il n'est pas question de clientélisme. Si je veux des équilibres régionaux, il faut qu'il y ait également des gens de ma région. Vous avez annoncé un remaniement gouvernemental. Allez-vous garder votre premier ministre avec qui les relations sont difficiles ? Que je le veuille ou pas, en vertu de la charte de transition, je ne peux pas enlever le premier ministre. Je travaille en symbiose avec M. Nzapayéké. C'est le technocrate que je voulais à la tête du gouvernement.

 

Pensez-vous qu'il faille revoir l'accord de Libreville afin de vous donner plus de pouvoir ?

 

Je suis là pour encore neuf mois. Revoir cet accord me paraît difficile à envisager. Maintenant, si, pour des raisons d'Etat, de réconciliation ou de dialogue politique, était manifestée la volonté de revoir cet accord, je ne ferai que suivre le courant.

 

Vous semble-t-il possible d'organiser des élections d'ici à février 2015 comme le souhaite Paris ?

 

Je ne sais pas si c'est Paris qui le souhaite, mais c'est l'agenda qui avait été indiqué dans l'accord de Libreville. Ces élections étaient prévues avant que je n'arrive. Je me conforme à cet agenda, mais il appartient à l'Autorité nationale des élections et à la communauté internationale de dire si cette date est tenable. Nous ferons en sorte de tenir ce délai, mais s'il apparaît que la tenue des élections à la date prévue apporte plus de problèmes que de solutions, nous aviserons. La sécurité est assurée par des forces internationales. Les fonctionnaires sont payés par des pays de la région et bientôt par la Banque mondiale.

 

La Centrafrique n'est-elle pas sous tutelle ?

 

Le mot est trop fort. Nous gérons nos ressources propres, nous essayons de les mobiliser. La communauté internationale a décidé d'accompagner un de ses membres en difficulté. C'est un accompagnement et il nous appartient à nous, Centrafricains, de reprendre en main notre destin.

 

De quoi la RCA est-elle malade ?

 

De sa division, du manque de nationalisme, du manque de vision commune pour parvenir à une sortie de crise.

 

Etes-vous favorable à ce que vos prédécesseurs, François Bozizé et Michel Djotodia, répondent devant la Cour pénale internationale des crimes de guerre commis par leurs troupes ?

 

S'il est établi qu'ils ont une responsabilité, il n'y a pas de raison que je m'y oppose. Je suis contre l'impunité. La réconciliation nationale sans la justice n'a pas de sens. Pour le moment, seul M. Bozizé fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la justice centrafricaine, lancé avant que je n'arrive. Des enquêtes sont en cours pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans les exactions commises depuis 2012.

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/05/09/la-ce...

Lu pour vous : Catherine Samba-Panza : « La Centrafrique est malade de sa division et du manque de nationalisme »
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 13:46

Ces derniers temps, la rédaction de Centrafrique-Presse enregistre plusieurs demandes de publication de démentis et autres communiqués de mise au point émanant de certains de ses lecteurs ayant fait l’objet sur Facebook, d’articles malveillants, mensongers ou annonçant leur décès.

La rédaction de Centrafrique-Presse tient à informer ses fidèles lecteurs qu’elle n’est nullement engagée ni concernée par les publications sur Facebook et que par conséquent, elle n’est pas tenue de publier des démentis et autres communiqués de presse portant sur des questions traitées sur ce réseau social. Merci pour votre compréhension

La Rédaction

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 13:25

 

 

(REPORTAGE)

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 09-05-2014

 

Couché sur une natte à l'ombre d'un manguier au centre de transit des réfugiés centrafricains et d'autres nationalités à Garoua-Boulaï, localité de l'Est du Cameroun à la frontière avec la Centrafrique, le vieux Adama Yerima, 77 ans, tente de reprendre ses forces, après une incroyable chevauchée de trois mois de marche à pied en brousse pour fuir les violences dans son pays.

 

Désormais sous la protection du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), à l'origine de la mise en place du centre de transit des réfugiés de Garoua-Boulaï, avec le concours des autorités camerounaises, le vieil homme est un miraculé des exactions des milices anti-Balakas (anti-machettes) qui sèment la terreur en Centrafrique, en guerre contre les ex-rebelles de la Séléka qui avaient porté au pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui leur leader Michel Djotodia.

 

Victime d'un tir d'arme à la cuisse droite lors d'une attaque il y a quatre mois de ces inconditionnels de l'ex-président centrafricain François Bozizé contre la localité de Baoro, son village natal, il avait été transporté vidé de son sang et dans un état d'inconscience à l'hôpital public de cette bourgade de la sous-préfecture de Nana Mambéré (Nord-Ouest) où il avait été soigné, a-t-il rapporté à Xinhua. Cinq personnes avaient été tuées au cours de cette attaque, dont un de ses fils, un frère cadet et trois autres habitants de Baoro. "Je suis ici depuis quatre jours, avec ma femme (40 ans) et notre fils de 24 ans. Les autres membres de la famille sont dispersés, nous n'avons pas de nouvelles d'eux", a-t-il dit en sango, la langue nationale centrafricaine.

 

Depuis Baoro, le trajet, fait de cueillette et parfois de viande de bœufs offerte par des bergers, d'Adama Yerima de confession musulmane l'a conduit à Bouar puis Kentzou et Gbiti dans l'Est du Cameroun avant de se signaler, au terme cette fois-ci d'un voyage en camion grâce à une aide de personnes de bonne volonté de Gbiti, à Garoua-Boulaï pour tenter de retrouver d'autres membres de sa famille qui y étaient annoncés. Accueilli dans un état de fatigue générale, le vieil homme affirme avoir une meilleure santé. Il continue de porter les mêmes vêtements depuis quatre mois. "La Centrafrique pour moi, c'est fini. C'est la première fois de ma vie que je vois un tel déchaînement de violences. Beaucoup de personnes ont été tuées par les anti-Balakas dans mon village", lâche-t-il sur un air d'amertume.

 

Opérationnel depuis le 4 février par les soins du HCR et des autorités camerounaises, le centre de transit des réfugiés centrafricains et d'autres nationalités sert à accueillir pendant un maximum de 48 heures des demandeurs d'asile après une première escale à l'esplanade de la sous-préfecture de Garoua-Boulaï et avant leur transfert vers des sites de relocalisation définitifs.

 

Doté de trois grands hangars communautaires et d'une quinzaine de tentes, il hébergeait dimanche 367 personnes représentant 97 familles et réparties entre 5 nationalités, dont 232 Centrafricains, 52 Tchadiens, 43 Nigérians, 34 Camerounais et 3 Nigériens. "Il y a une baisse de flux d'arrivants par rapport à février et mars où nous avions 4.000 personnes sur le site. Nous recevons en moyenne 1.000 à 1.500 personnes par mois.
A peine 2% de Centrafricains expriment leur intention de rentrer après la normalisation de leur pays. Certains disent qu'ils n'ont plus de racines là-bas", a indiqué à Xinhua Moïse Kramo Konan, chef d'équipe de l'urgence du HCR.

 

Depuis la grande offensive des anti-Balakas le 5 décembre 2013 à Bangui, quelque 81.078 Centrafricains ont franchi le territoire camerounais, dont 79.107 enregistrés par le HCR dans cinq régions : 57.305 dans l'Est, 14.243 dans l'Adamaoua, 2.751 dans le Nord, 1.932 dans le Centre et 2.876 dans le Littoral, selon un recensement du 2 mai communiqué à Xinhua.

 

Selon la représentante-résidente du HCR au Cameroun, Ndèye Ndour, "on a eu un pic entre janvier et maintenant, on a plus de 80.000 Centrafricains qui sont arrivés sur le territoire camerounais, dont 60% dans un état déplorable, parce qu'ils ont fui la Centrafrique. Certains ont marché pendant trois mois avant d'atteindre le Cameroun, en dormant en brousse, en se nourrissant de racines." "On a constaté que 60% de ces réfugiés sont des femmes et des enfants", poursuit la responsable onusienne. Parmi ces réfugiés, quelque 23.000 sont logés dans quatre sites d'accueil dans la région de l'Est dont plus 8.000 au camp de Gado Badzere, non loin de Garoua-Boulaï.

 

Dans le lot, figurent 156 personnes âgées de plus de 60 ans réparties entre 89 hommes et 69 femmes. Arrivée depuis une semaine dans cette ville frontalière, Asta Baïro, 80 ans, affirme avoir été contrainte elle aussi à l'exil après avoir quitté son village de résidence de Yaloké à cause des anti-Balakas qui ont tué trois de ses 10 enfants. Avec elle, la vieille dame, une longue silhouette filiforme, traîne une nièce de 20 ans et mère de deux bambins, puis un neveu de 10 ans.

 

Pour atteindre le Cameroun, il lui a également fallu un parcours de deux semaines de marche à pied en brousse, sans nourriture. "Les vêtements que je porte m'ont été offerts par des habitants de Garoua-Boulaï", a-t-elle confié. Elle s'efforce tout de même de garder la tête haute, le visage illuminé de sourire. Ce qui n'est pas le cas d'Idrissa Oumarou, 45 ans, qui, dans une envolée de colère, maudit les responsables des violences qui déchirent son pays. "Les anti-Balakas, ce n'est pas bon. La Centrafrique, ça va, je reste ici au Cameroun".

 

Source: Agence de presse Xinhua

Crise centrafricaine : Adama Yerima, trois mois de marche à pied à 77 ans pour atteindre le Cameroun
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com