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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 10:38

 

 

 

 

 

02/08/14 (PANA)

 

L'Union africaine a annoncé jeudi que la milice anti-Balaka de la République centrafricaine (RCA), qui était devenue plus violente après l'accession au pouvoir du président Michel Djotodja, avait déclaré sa dissolution immédiate.

 

Selon l'UA, les responsables anti-Balaka ont également entamé le désarmement volontaire de la milice avec la démobilisation initiale de 200 insurgés, qui ont quitté le quartier PK11 de la capitale, Bangui, à bord de camions pour aller retrouver leurs familles.

 

Cette décision des anti-Balaka a été prise alors que le gouvernement intérimaire de la présidente Catherine Samba-Panza a lancé une campagne nationale de mobilisation pour la paix dans un pays secoué par des luttes intestines depuis l'année dernière.

 

Les leaders des anti-Balaka, Brice Emotion Namsio, Sébastien Wenezoui et le capitaine Gilbert Kamezou-lai, qui opéraient surtout clandestinement jusqu'à maintenant, ont annoncé la dissolution du groupe jeudi et rencontré les combattants de rue du groupe.

 

Les rebelles ont demandé à leurs partisans de respecter la minorité musulmane et de lui permettre de se déplacer librement à travers le pays.

 

Selon l'UA, les responsables de la milice ont également demandé pardon à la population centrafricaine pour les atrocités commises par le groupe dans le pays.

 

Ces derniers évènements font suite à la signature à Brazzaville d'un accord de paix le 23 juillet, qui a fixé une nouvelle feuille de route pour la paix dans le pays.

 

La présidente Samba-Panza a demandé aux rebelles d'abandonner leurs exigences d'une partition du pays, en insistant sur le fait que le pays était indivisible et devait rester uni.

 

Elle a soutenu que l'Accord de paix de Brazzaville était un tournant décisif pour la paix dans le pays.

 

Les rebelles devraient se joindre aux négociations à Bangui pour mettre en branle une stratégie de réconciliation nationale et permettre à ce que le gouvernement intérimaire appelle à des 'consultations élargies'.

 

Cependant, les analystes insistent sur le fait que la crise en RCA est loin d'être résolue, malgré les déclaration des groupes de miliciens impliqués dans les négociations de l'Accord de Brazzaville.

 

Les diverses factions contrôlent des parties du pays et il y a eu d'intenses combats après la signature de l'Accord de Brazzaville.

 

Le commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Smail Chergui, a déclaré que ceux qui se livraient à des attaques unilatérales étaient des individus membres de groupes de miliciens et a insisté sur le fait que l'accord était un 'bon départ', même si les rebelles étaient encore divisés.

 

Auparavant, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayeke, avait demandé la levée de l'embargo militaire sur le pays pour permettre au gouvernement d'armer ses forces de sécurité et d'assurer la sécurité en prévision des élections de 2015.

 

L'UA n'est pas très enthousiaste concernant cette proposition car estimant que le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a imposé cet embargo, ne le lèvera que s'il trouve que certaines conditions sont réunies.

 

La RCA est en crise depuis mars 2013, date à laquelle les rebelles ont pris d'assaut la capitale, Bangui et déposé le président François Bozizé.

 

Après la prise du pouvoir par les rebelles Séléka, ils ont contribué à l'effondrement d'un Etat fragile par une série d'actions, la pire étant les attaques contre les Chrétiens dans la région du Nord-ouest de M. Bozizé et contre ses partisans.

 

La milice chrétienne des anti-Balaka s'est alors mobilisée et a commencé à attaquer les musulmans. Les civils s'attaquaient également les uns les autres, ce qui a débouché sur l'anarchie.

 

Un gouvernement de transition nommé en 2014 n'a pas été en mesure de contrôler cette crise intérieure.

 

 

 

NDLR : A l'évidence, toutes ces gesticulations des leaders anti-balakas ne doivent pas être étrangères aux rumeurs faisant état de l'éventualité de l'entrée de quelques uns des leurs au CNT, au gouvernement, à la primature et à la présidence de la République, perspective dont pourtant personne ne veut à Bangui. Début juillet dernier, un rapport d'étape d'experts des Nations Unies au Conseil de sécurité avait pourtant clairement exigé le départ des FACA et de la gendarmerie nationale des militaires et gendarmes qui se renvendiquent ouvertement anti-balakas ou Séléka. Il est très surprenant que certains capitaines, commandants, caporaux et autres lieutenants ou généraux des FACA continuent encore de proclamer leur appartenance à la milice anti-balaka sans que cela n'émeuve personne à Bangui. Il est de notoriété publique qu'un capitaine des FACA et non moins directeur de cabinet du ministre de la défense, Charles Ngrémangou, homme de main de Francis Bozizé, est officiellement chef anti-balaka sans que cela ne dérange grand monde. Ces confusions de genre doivent donc cesser. 

 

Centrafrique: les anti-Balaka déclarent la fin de la rébellion
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 10:31

 

 

 

 

 

02/08/14 (APA)

 

Le parlement de transition a démarré vendredi une session extraordinaire d’une semaine pendant laquelle il restituera les conclusions du Forum de Brazzaville, notamment l’accord de cessation des hostilités.

 

Les participants discuteront aussi de l’évolution de la mise en œuvre de la feuille de route de transition et de l’élargissement du CNT, à la lumière de la charte constitutionnelle de transition.

 

En ouvrant la session, le président du Conseil National de Transition (CNT), M. Alexandre Ferdinand Nguendet, a souligné l’importance de la rencontre demandant aux députés de faire preuve de « patriotisme et de sérieux » pour atteindre les objectifs visés.

 

M. Nguendet a indiqué qu’après le Forum de Brazzaville, il faut privilégier le consensus pour ramener la paix.

 

En ce qui concerne la demande d’élargissement du CNT, il a fait remarquer qu’« il s’agit d’une question de pure logique et de mesures d’apaisement à prendre en vue du retour de la paix et la réconciliation après le forum de Brazzaville. Le bureau national du CNT est en discussion avec la Commission lois, intérieur et affaires administratives sur les moyens de retoucher l’article 50 de la charte de transition pour rendre possible cet élargissement » a-t-il dit.

 

S’adressant aux conseillers nationaux qui ont pris part au forum de Brazzaville, le président du parlement de transition les a exhortés à rendre compte des conclusions de cette rencontre afin que tous les conseillers nationaux soient « à partir de ce jour des porte-drapeaux d’une force de paix et de réconciliation dans tous les quartiers, villages et provinces (….) pour qu’enfin le peuple centrafricain se réconcilie avec lui-même ».

 

Quant à l’évaluation de la feuille de route du gouvernement par le CNT, M. Nguendet a relevé que la charte de transition stipule en son article 72 : « à la fin de chaque semestre, le Gouvernement de Transition présente un rapport sur l’exécution partielle de la Feuille de Route de la Transition au Conseil National de Transition qui peut en débattre ».

 

M. Nguendet a déclaré à ce propos que le CNT s’est interrogé sur les actions menées par le gouvernement pour assurer la sécurité, relancer les activités agricoles, le retour de la RCA dans le processus de Kimberley, la réorganisation des régies financières, la redynamisation du système de santé et la relance des activités de l’éducation. Il s’agit aussi d’apporter une réponse à la situation des personnes déplacées internes.

 

Le CNT est réuni depuis vendredi  en session extraordinaire pour faire la restitution de Brazzaville et procéder à la modification de l'article 50 de la charte qui permettra l'arrivée des Antibalakas et peut être de nouveaux conseillers au CNT?
 

Se contenteront-ils au seul article 50 ou procèderont-ils à la modification du 106 pour que les acteurs de la transition soient autorisés à se présenter aux prochaines élections ? Wait and see…. ! 



Décret N°14.253, du 31 juillet 2014, portant convocation du Conseil National de Transition (CNT) en session extraordinaire du 1er au 07 août 2014.

 

L’ordre du jour de cette session porte exclusivement sur la restitution des conclusions du forum de Brazzaville, sur l’évolution de la mise en œuvre de la feuille de la transition et sur l’élargissement du Conseil National de Transition. (Radio nationale/TVCA).

 

 

 

Le Président du Conseil National de Transition (CNT), Ferdinand Alexandre Nguendet estime que l’accord de cessation des hostilités soit le dernier accord de négociation

 

Bangui, 31 Juil (ACAP) – Le Président du Conseil National de Transition (CNT), Ferdinand Alexandre Nguendet a estimé que l’accord de cessation des hostilités et des violences conclu à Brazzaville est le dernier accord de négociation, lors de la restitution du forum de Brazzaville, mercredi 30 juillet 2014 à Bangui.

 

Le but de cette conférence de presse est d’attirer l’attention des belligérants signataires de l’accord de cessez-le feu  en vue de respecter leurs engagements pour un retour définitif de la sécurité et de la paix en Centrafrique.

   
Aux dires du Président Alexandre Ferdinand Nguendet, les forces internationales présentes  en Centrafrique et les forces de défense doivent apporter des réponses appropriées à l’endroit des forces négatives qui veulent prendre en otage le peuple centrafricain et  les a invité de mettre en application la Résolution 21/27 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. 

  
Faisant allusion à la question de la partition du pays et de la démission de la Présidente de transition,  le Président du CNT a déclaré que : ‘’nous ne sommes pas là pour encourager l’instabilité au niveau des institutions de la transition. Le point de la démission du chef de l’Etat de la transition n’est pas à l’ordre du jour du forum de Brazzaville’’. 
  
Enfin, le Président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet a exhorté les groupes armés à faire taire leurs querelles et velléités tendant à nuire à la bonne application dudit Accord. 


Il convient de rappeler que le but du Forum était d’obtenir de ceux qui détiennent encore les armes et qui entretiennent l’insécurité et la violence « une cessation des hostilités », c'est-à-dire un arrêt de la violence et le dépôt des armes en leur possession. 

 

Le parlement centrafricain de transition en session extraordinaire pour restituer le Forum de Brazzaville
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 10:23

 

 

 

 

COALITION SELEKA

 

Communiqué de presse N°003 2014 08 02,

relatif à la nomination d’un nouveau Premier Ministre en RCA

 

Des rumeurs persistantes circulent, depuis hier, à Bangui et ailleurs, selon lesquelles la haute hiérarchie de la Coalition Séléka aurait apporté son soutien ou donné mandat pour la nomination d’un Premier ministre du prochain gouvernement de la République centrafricaine.

 

La Coalition Séléka informe l’opinion publique nationale et internationale, notamment les représentations diplomatiques, qu’elle n’est en rien concerné par ces rumeurs et ne soutiendrait aucun candidat au poste de premier ministre qui ne soit pas issu de ses rangs, ni dans l’opacité, fut-il de confession musulmane. Elle reste attachée à l’application de l’Accord de N’Djaména.

Bambari, le 02 Aout 2014

 

Le Porte-Parole

 

Habylah AWAL

Communiqué de presse N°003 2014 08 02 de Séléka
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:17

 

 

 

 

 

 

(Jeune Afrique)

 

Plus de 500 000 personnes ont été déplacées en raison de la crise centrafricaine, selon Médecins sans frontières (MSF). Dans un rapport alarmant, l'ONG dénonce le désastre humanitaire que subissent les réfugiés musulmans, avant et pendant leur exode dans les pays voisins.

 

Ils ont été plusieurs milliers de civils à fuir les exactions à Bangui. Certains ont emprunté les convois mis à disposition par l'armée tchadienne. D'autres ont pris la route, pendant des mois, pour rejoindre la frontière camerounaise, tchadienne ou, plus rarement, congolaise. Pour tous, l'exil a été une déchirure psychologique et le trajet, un parcours semé d'embûches.

 

Dans un rapport alarmant, publié le 16 juillet et intitulé "La valise et le cercueil", l'ONG Médecins sans frontières (MSF) a dénoncé une situation humanitaire "catastrophique" pour les réfugiés musulmans centrafricains qui ont fui au Tchad, au Cameroun ou en République démocratique du Congo (RDC).

 

Entre le 26 mars et le 8 avril 2014, les membres du centre épidémiologique de l'ONG ont mené une enquête de mortalité rétrospective à Sido, au sud du Tchad, auprès de familles qui ont fui le pays voisin, en proie aux violences. Assimilées aux ex-Séléka, les populations musulmanes n'ont pas eu d'autre choix que de prendre la fuite, après l'attaque de Bangui par les milices anti-Balaka en décembre, pour éviter d'être la cible des violences.

 

Un tiers des réfugiés ont perdu un membre de leur famille

 

Le rapport de l'organisation dénonce la sous-estimation de la violence. Depuis le début de la crise centrafricaine, aucun rapport n'avait fait état du taux de mortalité lié aux départs des populations. "Nous souhaitions documenter l'exode, explique Mégo Terzian, le président de MSF. Les rapports actuels minimisent les persécutions."

 

Près de 3 500 familles, soit plus de 32 000 personnes, ont raconté leur expérience au personnel de MSF. Au total, près de 2 600 personnes sont mortes entre novembre et avril 2014, la plupart d'entre elles avant leur départ vers le Tchad ou pendant leur exode. Un tiers des réfugiés ont perdu au moins un membre de leur famille. La majorité des décès constatés sont dus à l'extrême violence qui a touché avant tout les hommes, mais n'a pas épargné femmes et enfants.

 

Dans les convois chaotiques, la promiscuité des passagers a entraîné la mort par étouffement de plusieurs nouveau-nés, quand les réfugiés n'étaient pas victimes d'embuscades sur le trajet. Ceux qui ont choisi de s'y rendre à pieds ont dû se cacher dans la brousse pour éviter les attaques et les pillages, et se nourrir de racines.

 

L'espoir de retrouver un proche

 

Le Cameroun accueille actuellement plus de 100 000 réfugiés centrafricains qui s'entassent dans les camps et sont dans un état de santé déplorable. Près d'un enfant sur deux souffre de malnutrition. Après avoir marché pendant plusieurs mois, les Centrafricains sont physiquement épuisés mais ils sont nombreux à errer de camp en camp pour tenter de retrouver des membres de leur famille, ce qui ne facilite pas le suivi de certains enfants malnutris. Aujourd'hui, une centaine de réfugiés passent la frontière camerounaise chaque jour.

 

En sécurité dans les camps, les Centrafricains réfugiés au Tchad doivent, de leur côté, faire face à un nouvel obstacle. Le 10 mai, le gouvernement tchadien a décidé de fermer ses frontières pour des raisons sécuritaires. "Cette mesure a obligé les Centrafricains déjà à bout de forces à marcher davantage, à prendre des risques pour aller se réfugier au Tchad", explique Jessie Gaffric, coordinatrice de projet de MSF.

 

Une situation d'urgence

 

Autre problème : les convois empruntés étaient mis à disposition dans le cadre d'une opération d'évacuation des ressortissants tchadiens en Centrafrique, lancée en décembre 2013. Les Centrafricains qui ont fui Bangui et voyagé dans ces convois sont donc désormais considérés comme des citoyens tchadiens de retour dans leur pays, et non comme des réfugiés.

 

Lundi 14 juillet, la commission de l'Union européenne a annoncé le lancement d'un fonds fiduciaire pour stabiliser la Centrafrique. Ce fonds, baptisé Békou, qui signifie "espoir" en langue sango, devrait "permettre aux pays voisins de surmonter les conséquences de la crise". Au Cameroun, au Tchad et en RDC, les organisations humanitaires, elles, espèrent une gestion sur le long terme, pour faire face à la situation d'urgence.

 

Emeline Wuilbercq


 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140730150025/t...

 

Centrafrique : le calvaire des réfugiés musulmans au Tchad, au Cameroun et en RDC
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:06

 

 

 

 

 

La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU :

 

Le Secrétaire général salue l’annonce d’un nouveau Gouvernement en République centrafricaine. Il félicite le Chef d’État de la transition, Mme Catherine Samba-Panza, et le Premier Ministre, M. André Nzapayeké, pour leurs efforts visant à relancer la transition. La formation de ce Gouvernement est une nouvelle occasion de faire avancer le processus politique. Le Secrétaire général renouvelle la disponibilité des Nations Unies à soutenir les autorités transitoires dans leurs efforts pour assurer la sécurité et du bien-être du peuple centrafricain.

 

Le Secrétaire général demeure vivement préoccupé par les violences sectaires en cours dans le pays ainsi que par la crise humanitaire qui touche plus de la moitié de la population. Il appelle à des efforts nationaux et internationaux résolus pour mettre fin à la violence et surmonter la crise.

 

Le Secrétaire général réitère l’importance de garantir le succès de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) qui joue un rôle déterminant pour assurer la sécurité sur le terrain. Il appelle encore une fois tous ceux en position de le faire à apporter une contribution financière et en nature à la MISCA et à annoncer leur contribution durant la conférence des donateurs pour la MISCA qui aura lieu le 1er février à Addis-Abeba, en Éthiopie.

 

Le Secrétaire général se félicite de l’adoption opportune par le Conseil de sécurité aujourd’hui d’une nouvelle résolution sur la République centrafricaine qui renforce le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans le pays, le BINUCA, inclut des sanctions envers les individus impliqués dans des violations des droits de l’homme et de l’embargo sur les armes et autorise le déploiement de troupes de l’Union européenne. L’engagement soutenu du Conseil restera essentiel aux efforts des Nations Unies pour rétablir la paix et la stabilité dans le pays.

 

ONU : BAN SALUE L’ANNONCE D’UN NOUVEAU GOUVERNEMENT EN CENTRAFRIQUE
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:01

 

 

 

 

 

http://www.dw.de/

 

23 juillet, Brazzaville : les protagonistes de la crise centrafricaine signent un accord de cessez-le-feu. Une première après huit mois de violences intercommunautaires. Pour autant, l'avenir de la RCA reste sombre.

 

Salué par les Nations unies, l'accord de Brazzaville reste très en-deçà des objectifs annoncés. Il a été signé par les deux principaux belligérants : la Seleka, à dominante musulmane, et les milices Anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens. Des représentants politiques, religieux ou civils centrafricains ainsi que des parrains étrangers comme le président congolais, Denis Sassou Nguesso, y ont également apposé leur signature.

 

Arraché in extremis, l'accord de Brazzaville suscite beaucoup de doutes sur ses chances à succès. Les groupes armés qui font régner la terreur depuis des mois ont-ils vraiment la volonté de faire taire les armes ? La mission française Sangaris et les forces africaines regroupées au sein de la Misca ont-elles les moyens de faire respecter ce cessez-le-feu ? Et en attendant, comment survit la population ?

La RCA en proie aux doutes
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:45

 

 

 

 

 

01/08/14 (Cameroon-Tribune)

 

Nicolas Nzoyoum a été désigné par un décret du président de la République la semaine dernière.

 

Il était jusque-là chargé d’affaires par intérim à l’ambassade du Cameroun à Bangui. Depuis la semaine dernière, Nicolas Nzoyoum est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun en République centrafricaine. Un décret du président de la République signé le 25 juillet dernier l’a confirmé à ce poste. Ministre plénipotentiaire, il est né à Mbanga dans le Moungo le 26 mars 1953. Diplômé de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) depuis 1979.

 

Nicolas Nzoyoum qui a exercé au sein de nombreuses missions diplomatiques du Cameroun à l’étranger, notamment en Algérie et en Ethiopie, a également occupé de nombreuses fonctions dans les services centraux du ministère des Relations extérieures à Yaoundé. Il a été sous-directeur, inspecteur des services, inspecteur général avant de rejoindre la mission diplomatique camerounaise dans la capitale centrafricaine. On l’a particulièrement vu à l’œuvre à l’occasion du pont aérien décidé par le chef de l’Etat à la fin de l’année dernière pour rapatrier les Camerounais pris dans l’engrenage de la crise centrafricaine. Il est commandeur de l’ordre national de la valeur.

Un nouvel ambassadeur du Cameroun nommé en RCA
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:41

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 01/08/14 - Les travaux de la session ordinaire du Conseil municipal de la ville de Bangui, démarrés le 28 juillet, ont pris fin vendredi 1er juillet sur l’adoption d’un compte administratif de 5, 88 milliards de FCFA.

 

Ainsi, le Conseil municipal, réuni sous la présidence de la Maire de Bangui, a examiné et adopté le compte administratif du maire pour l'exercice 2013-2014 qui s'équilibre en recettes à exactement 5 888 709 135 FCFA, en dépenses à 5 661 571 550 FCFA avec un excédent global de 247 137 605 FCFA et le compte de gestion du receveur payeur principal municipal.

 

Au cours de cette session de cinq jours des grandes décisions engageant la vie de la municipalité de Bangui ont été prises : la proposition du limogeage du receveur municipal, Emmanuel Toby, le changement de l'inscription sur l'enseigne lumineuse ‘'Bangui la coquette'' par ‘'Bangui ville de paix'' implantée sur la colline de Bas-Oubangui et l'augmentation des indemnités des vice-présidents et des présidents des conseils d'administration des 8 arrondissements de la capitale, des conseillers municipaux ainsi que des contrôleurs financiers.

 

''Le compte de gestion du receveur municipal de l'exercice 2013 n'ayant pas été présenté et soumis au conseil pour faire le rapprochement avec celui du maire, le conseil a autorisé la maire à saisir les autorités compétentes de solliciter son remplacement au motif de manquement grave à ses obligations professionnelles'', a expliqué un conseiller municipal.

 

Toujours au sujet de remplacement du receveur payeur, l'un des responsables du service des marchés et des foires a expliqué qu'il s'agit d'‘'un problème de gestion. Il n'a pas pu donner les éléments nécessaires pour convaincre le conseil. Il y a une négligence dans sa gestion et c'est ce que le conseil a pu relever''.

 

‘'J'apprécie à sa juste valeur la pertinence des débats parfois vifs et houleux qui ont permis d'arriver à un certain nombre de délibérations'', s'est, pour sa part, réjouie la maire de la ville de Bangui, Mme Yacinthe Wodobode.

Le budget de la mairie de Bangui arrêté à 5,88 milliards de FCFA
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:32

 

 

 

 

 

01/08/14 (AFP)

 

Au moins 22 personnes ont été tuées en Centrafrique lors de violents affrontements mercredi et jeudi entre miliciens anti-balaka et ex-rebelles Séléka à Batangafo (300 km au nord de Bangui), a-t-on appris vendredi auprès de la force africaine (Misca).

 

"Des éléments se réclamant des anti-balaka sont entrés dans la ville mercredi et ont commencé à tirer en direction des bases des ex-Séléka entraînant la riposte de ces derniers. On déplore au moins 22 morts, surtout parmi les civils. On compte aussi quelques anti-balaka et ex-Séléka", a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de la Misca, qui a également fait état de "plusieurs dizaines de blessés".

 

Vendredi matin, "un calme relatif" régnait dans cette localité du centre du pays, a poursuivi la même source, précisant que "devant la violence de ces affrontements, les habitants ont fui en masse pour se réfugier à l'hôpital sous-préfectoral, à la base de la Misca, au domicile du Maire ainsi qu'à la mairie et à la paroisse".

 

"On ne sait pas ce qui a amené les anti-balaka à provoquer ces affrontements", a déploré de son côté un habitant de Batangafo, Paul Ngaïmbé, joint au téléphone depuis Bangui.

 

Les villes de Batangafo, Bouca, Bossangoa, Markounda et Kabo se trouvent dans la préfecture de l'Ouham dont est originaire le président déchu François Bozizé, renversé en mars 2013 par la coalition rebelle à dominante musulmane dirigée par Michel Djotodia.

 

Dans les mois qui suivirent, les combattants Séléka devaient multiplier les exactions contre les populations majoritairement chrétiennes de la région, entraînant la création de milices d'auto-défense anti-balaka.

 

Les affrontements entre combattants des deux groupes ont plongé la Centrafrique dans une spirale infernale de violences inter-communautaires qui ont fait des milliers de morts, des centaines de milliers de déplacés et contraint les civils musulmans à fuir des régions entières du pays.

 

Après l'intervention française Sangaris en décembre 2013 pour appuyer la force africaine, M. Djotodia a été contraint à la démission. Depuis les autorités de transition tentent de pacifier le pays, avec le soutien de la communauté internationale.

 

Sous forte pression internationale, des représentants des anti-balaka et de l'ex-Séléka ont signé le 23 juillet un accord de cessation des hostilités, dont la mise en oeuvre suscite beaucoup de scepticisme à Bangui.

 

 

Premières violations du cessez-le-feu

 

01/08/14 (Radio Ndeke Luka)

 

A peine une semaine après la signature de l'accord de cessez-le feu de Brazzaville, des Antibalaka et des ex-Séléka se sont affrontés mardi à Batangafo dans le nord de la Centrafrique. Jusqu'à jeudi, il était difficile de donner un bilan exact des dégâts tant matériel qu’humain. Certaines sources parlent d’une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Un chiffre surement revu à la hausse.

 

Premier à monter au créneau, l'état-major de l'ex-coalition Séléka a accusé les Antibalaka d'avoir déjà violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu. « L'accord a été violé juste après sa signature. Le 23 juillet, à Dékoa et à Boda, des musulmans ont été attaqués par des Antibalaka. Du 29 au 30 juillet, ils ont encore attaqué notre base de Batangafo », a indiqué à RNL, le porte-parole des ex-Séléka, Ahmat Nedjad Ibrahim.

 

Il a appelé l'Union africaine (UA), la Communauté d'Afrique Centrale et, en particulier, le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, à « prendre les toutes mesures possibles » pour faire respecter l'accord de Brazzaville.

 

Ces accusations ont été cependant balayées du revers de la main par les responsables de la milice Antibalaka « C'est faux. Avant de nous rendre à Brazzaville, nous avons demandé aux Antibalaka de cesser d'agresser les Séléka. Après la signature, nous n'avons pas à faire quoi que ce soit », a réagi Brice Emotion Namsio, porte-parole des Antibalaka.

 

Par ailleurs, le mouvement ''Révolution Justice'' (RJ) affirme que certains de ses membres ont été attaqués par un groupe armé mercredi à Paoua, dans l’Ouham-Péndé (nord-ouest) alors qu'ils rentraient de Bossembélé, dans l’Ombella-Mpoko. Selon RJ, l’agression a fait un mort et quatre blessés. « Des hommes en armes ont intercepté notre véhicule. Les 160 passagers ont été systématiquement fouillés et dépouillés de tout bien. Nous avons été lynchés et l'un d'entre nous a été fusillé dans sa fuite », a témoigné l'un des hommes de la ''RJ''.

 

Mardi dernier, le mouvement ''Révolution Justice'' a annoncé qu'il mettait fin à la marche pacifique qu'il effectuait en direction de Bangui, depuis début juillet.

 

Le chef du mouvement, le « commandant » Armel Sayo, a expliqué que sa décision visait à donner une chance à la paix.

 

La marche avait été présentée comme une façon de dénoncer pacifiquement l'insécurité dans le nord de la Centrafrique. Après la décision du commandant Armel Sayo, les éléments qui participaient à la marche se sont regroupés à Bossémbélé avant de regagner leurs localités.

Centrafrique: 22 tués dans des affrontements entre groupes armés (force africaine)
Centrafrique: 22 tués dans des affrontements entre groupes armés (force africaine)
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:27

 

 

 

 

 

par Pierre Pinto  RFI  01-08-2014 à 15:41

 

En avril dernier, l’ONU a autorisé l’envoi de 12 000 casques bleus en RCA. Dans Appels sur l’actualité, un auditeur de Bangui demande quel sera le rôle de la Minusca - la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Au vu des atermoiements lors du récent Forum de réconciliation nationale, fin juillet, à Brazzaville, et de la dégradation continuelle de la situation sur le terrain, cette mission pourra-t-elle vraiment changer la donne - là où les autres missions militaires ont échoué ?

 

Comment se présente la prochaine mission des Casques bleus en RCA ?


A terme, cette force doit  théoriquement compter 12 000 hommes. On parle de la date du 15 septembre pour son installation, mais tous n'arriveront pas en même temps. Certains sont d'ailleurs déjà là... Ce sont les soldats de la Misca, qui à ce moment là passeront sous casques bleus : 6 000 hommes auxquels il faut ajouter des Marocains, des Bangladeshis et des Pakistanais, qui eux ont promis environ 2 500 soldats.  De leurs cotés, le Rwanda - qui contribue déjà à la Misca - et le Sénégal ont promis 1 800 policiers...  Il manque encore du monde mais dans les chancelleries, on se dit confiant d'arriver rapidement au nombre de 12 000. D'autant que la France envisage de retirer ses hommes une fois que l'Opération onusienne de maintien de la paix sera en pleine capacité opérationnelle. Idem d'ailleurs pour l’Eufor, la force européenne.

 

Quelle sera leur rôle exactement ?


C'est d'abord d'être partout ! En tout cas, de se déployer sur la plus grande partie du territoire possible, pour poursuivre les missions engagées par Sangaris et la Misca, mais donc avec d'avantage d'effectifs et davantage de logistique et de moyens. Parce que quand on parle de 12 000 casques bleus, il s’agit du volet militaire. Mais une Opération de maintien de la paix comprend aussi des centaines de travailleurs humanitaires qui, eux aussi, vont se déployer un peu partout dans le pays pour travailler. C’est  le gros point sur lequel on insiste à New York : il faut que ces casques bleus soient mobiles. Personne n'a envie de voir comme cela arrive dans certaines opérations de ce genre, des casques bleus qui restent dans leur caserne. Plusieurs diplomates insistent sur le fait que ces hommes devront patrouiller, être visibles. Cela fait partie de leur mission de sécurisation. Mais pour être mobile et pour pouvoir se déployer rapidement, surtout pendant la saison des pluies, il faut des hélicoptères... C'est un peu là que pêchent toutes les OMP. Le patron des casques bleus, Hervé Ladsous, a encore lancé un appel aux pays contributeurs pour qu'ils fournissent des hélicoptères. Pour le reste, les casques bleus devront assurer la sécurité de sites, de populations, appuyer le désarmement, soutenir les autorités de transition.

 

Cette mission peut-elle vraiment changer la situation sur le terrain ?


En tout cas, si personne ne le croyait, cette mission n'aurait jamais vu le jour... On reproche à Sangaris et à la Misca une forme d'impuissance due à leur trop faible effectif. Moins de 8 000 hommes pour couvrir un territoire grand comme la France et la Belgique réunies, c'est peu ! Avec la mission onusienne, on devrait donc atteindre les 12 000 casques bleus, ce qui leur permettra de se déployer davantage. Et puis, on verra si la France retirera tous ses militaires ou si elle n'en laissera pas une partie, comme c'était le cas avant l'opération Sangaris. Même chose pour l'Eufor. Le mandat de l'Eufor ne sera-t-il pas reconduit un certain temps ?  En tout cas, plus d'hommes et plus de logistique : 12 000 casques bleus et une importante machine humanitaire. Cela donne des raisons d’espérer une amélioration. D'autant que parmi les vastes missions de cette Opération de maintien de la paix, il y a la restauration de l'Etat et la préparation des élections de l'an prochain. Quant à  la solution au conflit elle-même, elle n'arrivera pas avec les casques bleus.

 

Bientôt la Minusca en RCA: plus d'hommes et de logistique
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