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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 01:09

 

 

 

 

 

Par Rédaction The Associated Press

 

CARNOT, République centrafricaine 24 février 2014 | 13:03 – Des miliciens chrétiens auraient massacré au moins 70 musulmans dans le sud-ouest de la République centrafricaine.

 

Des témoins affirment que certaines victimes ont été abattues après avoir contraintes de s’allonger sur le sol.

 

Les miliciens auraient massacré des musulmans du village de Guen plus tôt ce mois-ci, selon le prêtre catholique Rigobert Dolongo, qui a aidé à enterrer les victimes.

 

Au moins 27 personnes ont été tuées lors du premier jour de violences et 43 le lendemain, a-t-il ajouté.

 

Environ 800 personnes ont trouvé refuge dans une église catholique de Carnot, à une centaine de kilomètres des lieux de la tuerie.

 

Des centaines de musulmans se terrent toujours à Guen, où ils se cachent dans l’église catholique locale ou dans la résidence de leur imam. Ces musulmans ont demandé aux soldats africains déployés pour maintenir la paix en République centrafricaine de venir les secourir. Le village serait contrôlé par des miliciens lourdement armés.

 

Les violences entre chrétiens et musulmans ont fait au moins 1000 morts seulement dans la capitale, Bangui, au cours des trois derniers mois.

 

Le pays a plongé dans la violence quand des rebelles musulmans se sont emparés du pouvoir l’an dernier, seulement pour y renoncer quelques mois plus tard. Des milices chrétiennes ont depuis entrepris de se venger des exactions dont les chrétiens auraient été victimes sous la gouverne des musulmans.

 

Des milliers de musulmans tentent maintenant de fuir la République centrafricaine à destination des pays voisins.

 

Centrafrique: 70 musulmans massacrés

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 01:06

 

 

 

 

 

http://www.afrique7.com/   février 24, 2014

 

Les informations publiées par Amnesty International dans son rapport du 12 février 2014 ont suscité la réaction d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi). Cette organisation terroriste a menacé la France pour son intervention en République centrafricaine.


Dans un communiqué daté du 16 février courant, Aqmi dénonçait un nouvel épisode, après le Mali, dans la série de croisades haineuses contre l’Islam. L’organisation accuse la France d’être impliquée dans ces croisades en raison de l’intervention de ses forces sur le terrain.

 

Les représentants d’Aqmi accusent Paris de ne pas suffisamment protéger les populations de confession musulmane qui sont en proie aux violences et aux massacres des anti-Balaka en Centrafrique. Cette accusation tire son fondement du rapport d’Amnesty International qui faisait état d’un nettoyage des musulmans dans le pays. Selon ce rapport, l’exode qui résulte des attaques des milices « atteint des proportions historiques » et ceux qui fuient les violences « s’exposent à de nouvelles agressions ».

 

L’ONG condamne également les forces armées françaises chargées de la protection des civils, de ne pas accomplir comme il se doit leurs tâches parce qu’elles ne comblent pas le vide sécuritaire suscité par le départ des ex-Seleka.


Hier, le Commandant de la force armée française en Centrafrique a démenti les données d’Amnesty International en affirmant sur Europe1 qu’ « il n’y a pas de nettoyage ethnique ». Les populations fuient certes les combats, mais ne sont pas chassées de force. Il a rassuré que ces civils déplacés, regagneront leurs domiciles une fois la sécurité rétablie.

 

Quoi qu’il en soit, la division entre chrétiens et musulmans n’améliore rien la situation en Centrafrique. Au contraire elle attise les tensions et les exactions réciproques. « Vos crimes ne resteront pas impunis, la guerre entre nous et vous se poursuit », telle est la menace adressée par Aqmi aux dirigeants français.

Centrafrique : La France accusée par Amnesty International

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 13:13

 

 

 

 


BANGUI AFP / 24 février 2014 12h42 - Deux soldats tchadiens de la force africaine (Misca) en Centrafrique ont été tués et deux autres blessés depuis dimanche soir à Bangui, lors d'affrontements avec des miliciens anti-balaka, a appris l'AFP auprès d'un haut gradé de la Misca lundi. 


Selon cette source, deux militaires ont été tués et un autre blessé dimanche par des grenades, au cours d'affrontements dans le quartier Combattant, où un autre soldat tchadien a été grièvement blessé lundi au cours de nouveaux accrochages.

Selon le général Martin Tumenta, chef des opérations militaires de la Misca, les victimes ont été attaquées alors qu'elles se déplaçaient à pied dans le quartier, où elles n'avaient pourtant pas le droit de se rendre. 


C'est dans ce même quartier que trois civils musulmans ont été tués samedi par une foule en colère qui avait stoppé leur véhicule avant de les exécuter. 


Nous avons un problème, il y a des armes, des munitions, des grenades qui circulent dans le camp de déplacés (situé non loin du quartier Combattant, et dans lequel vivent plus de 100.000 chrétiens, ndlr). La priorité, c'est de nettoyer ce camp le plus vite possible, a commenté le général. 


Le cycle infernal des tueries interreligieuses en Centrafrique a été déclenché par des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.


En réaction, des milices d'autodéfense majoritairement chrétiennes, les anti-balaka, se sont formées. Très rapidement, elles ont attaqué des civils musulmans, à Bangui notamment, entraînant un exode depuis décembre de dizaines de milliers d'entre eux. Lynchages et pillages se poursuivent, sans que les soldats français de l'opération Sangaris et africains de la Misca ne parviennent à les faire cesser.

Ces crimes ont conduit la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza à annoncer une guerre contre les anti-balaka.



(©) 

Centrafrique: deux soldats tchadiens tués à Bangui dimanche

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 12:58

 

 

 

 

 

http://www.rtl.fr/   Par La rédaction de RTL.fr | Publié le 24/02/2014 à 09h06 | L'invité de RTL

 

 

INVITÉE RTL - La présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale assure que les députés Verts voteront l'autorisation de prolonger l'intervention française en Centrafrique.

 

Les députés écologistes "voteront oui" à la prolongation de l'opération "Sangaris" en Centrafrique, assure Barbara Pompili au micro de RTL, lundi 24 février. L'Assemblée nationale doit se prononcer par un vote le 25 février sur la prolongation au-delà de début avril de l'opération, qui a pour mission de rétablir la sécurité en Centrafrique, plongée dans le chaos et des violences inter-communautaires. 

 


"On ne peut pas laisser la Centrafrique dans cette situation", estime la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, précisant qu'il fallait tout de même "poser des questions". "Qu'est-ce qu'on va faire là-bas exactement ? Est-ce qu'on peut tenir avec aussi peu d'hommes engagés ? Quel rôle va jouer l'ONU ? Quel rôle va jouer l'Europe ?", demande la députée écologiste. Autant de questions qui seront posées au gouvernement avant le vote.

Centrafrique : EELV votera la prolongation de l'intervention française, assure Barbara Pompili

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 03:48

 

 

 

 

 

AFRICAN UNION

 UNION AFRICAINE

 UNIÃO AFRICANA

 

MISSION INTERNATIONALE DE SOUTIEN A LA CENTRAFRIQUE SOUS CONDUITE AFRICAINE (MISCA)

 

Tél : + 236 70 96 84 84 //21 61 54 95 //21 61 54 96 Fax : + 236 21 61 54 91

3129 Avenue B. Boganda – Bakongo, BP 902 Bangui – République Centrafricaine

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

LA MISSION INTERNATIONALE DE SOUTIEN A LA CENTRAFRIQUE SOUS CONDUITE AFRICAINE CONDAMNE L'ASSASSINAT DE CIVILS INNOCENTS A BANGUI

 

 

Bangui, le 23 février 2014: La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) condamne le meurtre de sang froid de trois civils innocents, perpétré hier dans le 4ème arrondissement de Bangui, dans une zone appelée «Combattant».

 

Selon les témoignages qui ont été recueillis, six personnes ont pris un taxi du centre de la ville de Bangui pour faire des courses. Alors qu’elles se dirigeaient vers leur destination initiale, le chauffeur de taxi, qui semble être complice de cet assassinat, est allé dans une direction différente et a appelé d'autres individus qui sont venus attaquer les passagers à bord du taxi. L'attaque a causé la mort de trois des passagers.

 

Deux autres passagers ont pu fuir la zone, cependant qu’un autre a été grièvement blessé et a été traité par des éléments de l'opération Sangaris, arrivés plus tard sur les lieux de l'incident.

 

Il est apparu que tous les passagers étaient musulmans, et que le conducteur de la voiture, utilisé par des groupes inconnus, s’est présenté comme un chauffeur de taxi pour aider à commettre ce crime.

 

La MISCA voudrait souligner que l'impunité ne sera pas tolérée et que ceux qui utilisent la religion pour inciter à la violence et causer du tort à des civils innocents seront traités avec la fermeté requise. La MISCA invite la population à continuer de travailler en étroite collaboration avec les responsables communautaires, ainsi qu’avec les forces de la MISCA et de Sangaris, et ce en fournissant toute information pouvant conduire à l'arrestation des personnes impliquées dans l'attaque criminelle d'hier et en signalant tous actes ou incidents qui peuvent conduire à des pertes de vies humaines. La MISCA voudrait assurer la population qu’à ce moment critique, marqué par une amélioration progressive de la sécurité et la reprise d’une vie quotidienne normale, des efforts continueront à être déployés pour renforcer les mesures déjà en place pour protéger les civils. Les patrouilles régulières à travers la ville seront renforcées par des opérations de sécurité robustes telle que celle qui a été menée dans la zone de Boy-Rabe, à Bangui, il y a une semaine, pour neutraliser les éléments engagés dans des actes de violence.

 

La MISCA et les autres partenaires concernés continueront à travailler avec le Gouvernement, afin que ceux qui s’emploient à terroriser la population soient soumis à la rigueur de la loi pour les actes commis. 

LA MISSION INTERNATIONALE DE SOUTIEN A LA CENTRAFRIQUE SOUS CONDUITE AFRICAINE CONDAMNE L'ASSASSINAT DE CIVILS INNOCENTS A BANGUI

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 02:55

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 

 

Selon nos informations, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est fait un peu tirer l'oreille pour accepter la présence de gendarmes mobiles dans l'opération Sangaris.

 

Par JEAN GUISNEL

 

À la une du Point.fr

 

On en sait un peu plus sur les conditions dans lesquelles des gendarmes mobiles vont se rendre en République centrafricaine pour épauler les militaires de l'opération Sangaris, dans des opérations de maintien de l'ordre et d'appui à la reconstruction du pays. Cette décision a été prise par le président de la République en Conseil de défense restreint le 14 février dernier, à la demande de l'état-major des armées et du ministère de la Défense. Cet envoi était demandé depuis quelques mois par l'état-major, appuyé par des voix concordantes au sein de la gendarmerie. 

 

Le général Bertrand Cavallier nous avait expliqué fin décembre le point de vue des partisans de ce déploiement, qui ne recueillait pas un assentiment général, ni à la direction générale de la gendarmerie, ni au ministère de l'Intérieur. Toujours selon nos informations, les avis seraient même très loin d'être unanimes à la direction de la gendarmerie, certains hauts gradés estimant que ces militaires dépendant aujourd'hui du ministère de l'Intérieur ne sont, notamment, pas en nombre suffisant pour se déployer dans des opérations extérieures. Lesquelles ne seraient par ailleurs pas du tout prioritaires, et ce faisant au détriment des missions sur le sol national. Une source informée nous a confié que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls était de ce dernier avis, peu favorable à ce déploiement. D'aucuns prétendent même que "si cette décision judicieuse a pu être prise, c'est que Manuel Valls n'était pas présent au Conseil de défense !"

 

Précurseur

 

Comme c'est l'usage, une mission "précurseur" a été conduite à Bangui par le lieutenant-colonel Hervé Massiot, commandant le groupement IV/3 de gendarmerie mobile d'Orléans, comptant sept escadrons. Ses états de service pourraient désigner ce spécialiste du maintien de l'ordre pour prendre par la suite la tête de la mission des gendarmes, puisqu'il fut précédemment chef d'état-major au groupement blindé de gendarmerie mobile de Versailles/Satory, chef du groupe d'unités de maintien de l'ordre à Mitrovica (Kosovo) dans le cadre de la mission Eulex, chef de la prévôté de la mission Licorne en Côte d'Ivoire et, au début des années 2000, cadre du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie de St Astier (Dordogne). 

 

Le gouvernement a annoncé que quatre-vingt-dix gendarmes seront déployés au sein de Sangaris. Il s'agira de soixante-dix gendarmes mobiles (gendarmerie "jaune") répartis en trois pelotons et de vingt gendarmes départementaux (gendarmerie "blanche"). Aux premiers, il reviendra de contribuer au maintien de l'ordre, mais aussi d'aider à la formation et à l'entraînement de leurs homologues africains. Pour les seconds, il s'agira d'épauler la gendarmerie centrafricaine dans les enquêtes de police judiciaire, contribuant ainsi à la restauration de l'État de droit. 

 

Force européenne

 

Dans un premier temps, les gendarmes français - qui disposent d'un officier supérieur au sein de la force africaine MISCA - seront déployés au sein de Sangaris, avant d'intégrer la mission européenne EUFOR RCA, qui se prépare actuellement et que commandera le général français Philippe Pontiès. À ce stade, des gendarmes portugais, espagnols et polonais (plus une poignée de gendarmes roumains) sont attendus dans le cadre d'une mission de la force de gendarmerie européenne (FGE, aussi appelée EUROGENDFOR, dont l'état-major est à Vicenza, Italie), qui sera intégrée à EUFOR. Ces gendarmes européens devraient être in fine environ cent-quarante, y compris les Français. 

Les dessous de l'envoi des gendarmes français en Centrafrique

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 02:53

 

 

 

 

http://www.levif.be/  dimanche 23 février 2014 à 15h20

 

(Belga) Les exactions et combats interreligieux en Centrafrique ont "radicalement diminué" depuis l'intervention de l'armée française en décembre, affirme dimanche dans le Journal du Dimanche le commandant de l'opération militaire, le général Francisco Soriano.

 

A deux jours du débat suivi d'un vote au Parlement français sur la prolongation de "l'opération Sangaris" en Centrafrique, le général Soriano "considère cette demande pour que l'opération soit prolongée comme un signe de notre efficacité sur le terrain".

 

"Il y a beaucoup à faire ici, il faut tout reconstruire, à commencer par les forces de sécurité et de défense", relève-t-il. Le haut gradé évoque le travail de désarmement mené par les forces françaises, qui ont saisi "près de 1.000 armes à feu, dont des armes lourdes, et plus de 4.000 armes blanches". "Lorsque la force Sangaris s'est déployée, le 5 décembre, la Centrafrique - et tout particulièrement Bangui - était le théâtre d'affrontements importants et d'une violence inouïe", rappelle le commandant de la force française. "Aujourd'hui, si tout n'a pas cessé, les exactions et les combats ont radicalement diminué", assure-t-il.

 

"Nous sommes passés sur notre zone d'action d'une soixantaine d'événements (tentatives de lynchage ou de meurtre, agressions) par jour à deux ou trois fois moins". Ces propos optimistes contrastent avec ceux du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui avait réclamé jeudi devant le Conseil de sécurité des renforts militaires internationaux en Centrafrique. L'Assemblée nationale et le Sénat français débattent mardi de la prolongation de l'intervention militaire française en Centrafrique.

 

La discussion s'annonce animée en raison des difficultés sur le terrain mais devrait se solder par un vote favorable dans les deux chambres. La consultation du Parlement est prévue par la Constitution française pour les opérations extérieures qui se prolongent au-delà de quatre mois. (Belga)

Centrafrique: - Les violences ont radicalement diminué en 3 mois, dit le Commandant de la force française

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 02:51

 

 

 

 

http://www.rfi.fr/    dimanche 23 février 2014  Christophe Boisbouvier

 

« Cette mission consiste à conduire une opération de transition en République centrafricaine, pour contribuer sur la zone de Bangui, à l'établissement d'un environnement sécurisé. »

 

L’Union européenne a donné, fin janvier, son feu vert à une intervention militaire en République centrafricaine. Baptisée Eufor-RCA, cette mission est en train de se constituer depuis la semaine dernière pour un déploiement espéré au mois de mars 2014. L'intervention, d'une durée prévue d'environ six mois, consiste à sécuriser le secteur de Bangui et ses populations, notamment l'aéroport M'Poko et les grands axes de la ville ; l'objectif final étant ensuite de passer le relais à la Misca. La mission Eufor-RCA sera pilotée depuis la base de Larissa en Grèce où sera donc basé l’état-major et où se trouve actuellement l’invité de RFI, le général Philippe Pontiès, de l'EMF3. Il a déjà participé à des opérations comme l’opération Trident au Kosovo ; il a été également porte-parole adjoint au ministère de la Défense.

 

RFI : Une nouvelle intervention en Centrafrique pour « le niveau de haine et de violence » qui dépasse ce qu’on pouvait imaginer, pour reprendre Jean-Yves Le Drian. Très clairement, les effectifs sur place ne suffisent pas ?

 

Général Philippe Pontiès : Je pense que les propos du ministre français de la Défense reflètent bien la réalité du terrain. La sécurité quotidienne des citoyens centrafricains est une vraie préoccupation. J’ajoute que la situation humanitaire, étant ce qu’elle est, il y a vraiment besoin d’avoir un engagement de la communauté internationale assez conséquent.

 

Sangaris et la Misca sont déjà bien occupées, à chacun sa mission, quelle sera la vôtre avec l’Eufor-RCA ?

 

Cette mission consiste à conduire une opération de transition en République centrafricaine pour contribuer, sur la zone de Bangui, à l’établissement d’un environnement sécurisé avec quatre à six mois, après la pleine capacité opérationnelle de cette force, de nouveau un transfert d’autorité à la Misca qui est la force de l’Union africaine en République centrafricaine. Il s’agit d’abord de contribuer à la protection de populations qui sont menacées, ensuite d’établir des conditions qui sont propres à soutenir un peu la reprise économique et permettre le retour des populations déplacées.

 

Vous comptez vous déployer d’ici combien de temps à peu près ?

 

Nous sommes actuellement dans un processus de planification qui arrive à son terme, donc le plan d’opération sera soumis dans le courant de la semaine prochaine au Comité politique et de sécurité de l’Union européenne. En tout cas, je recommanderai, pour ma part, le lancement de l’opération au début du mois de mars. Ce qui veut dire que quelques jours après, les premiers éléments de la force seront déployés en République centrafricaine. Nous devrions atteindre une capacité opérationnelle intermédiaire à partir de la fin du mois de mars et une pleine capacité opérationnelle à la fin du mois d’avril.

 

Il y a un million de déplacés en Centrafrique. Une triste illustration de ce drame humain, c’est ce camp qui se trouve près de l’aéroport de M'Poko : à peu près 100 000 personnes s’entassent à l’intérieur. Ce sera sur votre secteur d’activité une préoccupation majeure, on l’imagine facilement. Est-ce que vous savez aujourd’hui quelle est la situation à l’intérieur de ce camp de déplacés ?

 

Objectivement, nous avons là des populations qui ont quitté leur maison depuis déjà fort longtemps, qui vivent dans des conditions extrêmement précaires. Ce sont des gens qui, dans la journée, vaquent à leurs occupations en dehors du camp. Mais la situation sécuritaire étant ce qu’elle est, la nuit ils ne restent pas chez eux, ils réintègrent le camp de déplacés pour avoir un minimum de sécurité. Notre mission consistera à assurer la sécurité à l’extérieur du camp et à faire en sorte que ce camp reste, malgré les conditions précaires qui prévalent, un havre de paix, notamment la nuit. Par ailleurs, les conditions de nuit sur place sont extrêmement précaires. A titre d’exemple, vous avez à peu près une latrine pour 1 200 personnes, ça vous donne une idée des conditions sanitaires dans lesquelles vivent ces personnes déplacées. Dans quelques semaines, la saison des pluies va débuter. La zone sur laquelle est déployée le camp est une zone très marécageuse, donc la saison des pluies arrivant, on a des risques de maladies qui s’accroissent d’autant. C'est-à-dire que toutes les conditions sont réunies pour faire de ce camp de déplacés une catastrophe sanitaire majeure, si rien ne se passe d’ici là.

 

Et vous disposerez de combien d’hommes pour mener toutes ces missions ?

 

Nous nous acheminons vers une force que nous espérons à hauteur de 1 000 hommes à peu près, 1 000 hommes déployés sur Bangui.

 

Est-ce que l’on sait aujourd’hui précisément quels seront les pays contributeurs de l’Eufor-RCA ?

 

Je laisse le soin aux Etats contributeurs de communiquer eux-mêmes sur les propositions qu’ils nous ont faites. Ce que je peux vous dire c’est que ces pays sont nombreux, qu’il y a une véritable mobilisation des Etats membres derrière la constitution de cette force et que cette force-là sera bien représentative de ce qu’est la communauté européenne.

 

Votre contribution en Centrafrique ne pourra pas excéder les six mois, est-ce ce n’est pas un petit peu serré, ça, comme délai ?

 

Non, six mois cela permet d’obtenir des effets significatifs sur le terrain. Le déploiement d’une force de 1 000 hommes sur Bangui permettra de façon assez visible et de façon assez immédiate de réaliser un niveau de sécurité tout à fait acceptable pour ces populations-là. Ça permettra également aux acteurs humanitaires de mettre en œuvre un certain nombre de projets que la situation sécuritaire ne leur permet pas de mettre en œuvre. Nous allons travailler d’ailleurs en étroite coordination avec les services de la Commission européenne, notamment dans la partie humanitaire et dans la partie développement économique, pour mettre en œuvre dans les zones que nous parviendrons à sécuriser un certain nombre de projets. L’idée est d’en faire des secteurs pilotes qui pourront ultérieurement faire tache d’huile sur les secteurs adjacents. Paradoxalement, vous l’avez souligné, c’est une mission qui pourrait être considérée comme courte, mais qui a vocation à créer les conditions d’action à beaucoup plus long terme.

Interview du Général Philippe Pontiès, chef de l'Eufor-RCA sur RFI

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 02:45

 

 

23/02/2014 à 21h06 -- Mis à jour le 23/02/2014 à 21h20

 

Un soldat a trouvé la mort en Centrafrique...

 

Un communiqué de la Défense a annoncé ce dimanche soir la mort «accidentelle» d’un soldat français en Centrafrique.

 

Il s'agit d'un soldat français de 26 ans engagé dans l'opération Sangaris en Centrafrique. Il a été mortellement blessé dimanche dans un accident de la circulation lors d' «une mission de reconnaissance des axes routiers» dans l'ouest du pays, a annoncé la Défense. Le caporal Damien Dolet appartenait au régiment d'infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers (Vienne), qu'il avait rejoint en 2011, précise le communiqué. Il avait servi pendant trois mois dans l'opération Serval au Mali et participait en Centrafrique à sa seconde opération extérieure, a-t-on ajouté de même source.

 

Un hommage lui sera rendu prochainement

 

Dimanche en début d'après-midi, le caporal était en mission avec deux autres soldats français autour de la commune de Bouar et «manœuvrait à bord d'un véhicule blindé léger» quand celui-ci a eu un accident. «Malgré les soins immédiatement prodigués par ses camarades puis par un médecin de l'équipe sanitaire, le caporal Damien Dolet est rapidement décédé des suites de ses blessures. Blessés dans l'accident, les deux camarades du caporal sont ce (dimanche) soir hors de danger», ajoute-t-on de même source.

 

Damien Dolet avait servi pendant trois mois dans l'opération Serval au Mali et participait en Centrafrique à sa seconde opération extérieure, est-il souligné. «Il aura servi la France durant quatre ans et quatre mois». Cité dans le communiqué, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian annonce qu'un hommage lui sera rendu «prochainement» et présente «ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches». Deux mille militaires français interviennent en République centrafricaine en soutien des forces africaines, mandatés par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 5 décembre 2013.

 

 Avec AFP

 

Sangaris : décès d’un militaire français

 

23/02/2014 20:51

 

Le 23 février 2014, dans la région de Bouar, 400 km à l’ouest de Bangui, dans le cadre de l’opération Sangaris, un véhicule blindé léger, avec à son bord 3 militaires, a été victime d’un accident de la circulation alors qu’il progressait avec deux autres véhicules sur une piste en latérite. 

 

Les 3 soldats ont été blessés dont un grièvement. Malgré les soins prodigués par ses camarades puis par le médecin de l’équipe sanitaire arrivée peu après, ce dernier est décédé de ses blessures. Il s’agit d’un caporal du régiment d’infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers. Les 2 autres blessés ont quant à eux été évacués par hélicoptère sur Bangui où ils ont été pris en charge. Leur pronostic vital n’est pas engagé.

 

La mission à laquelle participait cet équipage visait à sécuriser la région de Bouar, et notamment en conduisant des patrouilles pour reconnaître les axes routiers autour de la ville, c'est-à-dire contrôler la libre circulation, faire appliquer les mesures de confiance et y faire cesser toute exaction éventuelle.

 

Il s’agit du 3èmemilitaire mort en Centrafrique depuis le début de l’opération Sangaris.

 

Actuellement, 2000 militaires sont déployés dans cette opération conformément à la décision du Président de la République de renforcer la force Sangaris.

 

Sources : EMA   Droits : Ministère de la Défense 

 

 

Né le 13 juin 1987 au Mans (72), le caporal Damien DOLET aura servi la France durant 4 ans et 4 mois.

 

A 21 ans, il souscrit, pour cinq ans, un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre au CIRAT (centre d’information et de recrutement de l’armée de Terre) du Mans. Le 6 octobre 2009, il rejoint le 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa) au Mans (72) et y débute alors sa formation initiale durant laquelle il fait preuve d’un fort potentiel. Le 1er mai 2010, il est élevé à la distinction de 1re classe et sert alors en tant que combattant tireur sur minimi.

Le 24 octobre 2011, il rejoint le Régiment d’infanterie chars de marine basé à Poitiers dans la Vienne. Engagé discipliné et volontaire, il y occupe la fonction de cavalier porté pilote.

S’appuyant sur une forte motivation et un goût prononcé pour le métier des armes, il participe, d’août à septembre 2012, à la formation générale élémentaire (FGE) où il obtient d’excellents résultats et se révèle un jeune gradé d’encadrement de grande valeur.

Du 3 février au 13 mai 2013, il est désigné avec son peloton pour participer à l’opération SERVAL au Mali en qualité de cavalier blindé tireur spécialiste. Effectuant des patrouilles et des investigations au Nord du Mali avec son équipage, il fait montre d’une réelle capacité de réaction en maîtrisant parfaitement son armement embarqué et en désignant clairement les objectifs, permettant ainsi à ses camarades d’évoluer sereinement.

A l’issue de sa mission, il ne cesse de se perfectionner et d’accroître ses connaissances. Soldat solide et déterminé, expérimenté et aguerri, il obtient le 4 février 2013 son certificat technique élémentaire (CTE) « cavalier blindé tireur» dans le domaine blindé. Le 1er avril 2013, il est nommé au grade de caporal.

Le caporal DOLET était engagé avec son peloton, dans le cadre de l’opération SANGARIS depuis le 8 février 2014. Le 23 février, en début d’après-midi, son véhicule blindé léger (VBL) a été victime d’un accident de la circulation à environ cinq kilomètres à l’Est de la ville de Bouar, dans l’Ouest du pays. Trois soldats ont été blessés, dont le caporal DOLET grièvement. Malgré les soins immédiatement prodigués par ses camarades puis par un médecin de l’équipe sanitaire, ce dernier est rapidement décédé des suites de ses blessures.

Il s’agit du troisième militaire français mort en Centrafrique depuis le début de l’opération SANGARIS.

Le caporal DOLET était titulaire de la médaille de bronze de la défense nationale. Il était célibataire, sans enfant.

Agé de 26 ans, il est mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

 

 

 

(convoi Sangaris)

Centrafrique: Mort accidentelle d'un soldat français

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 02:43

 

 

 

 

Centrafrique: tension dans une prison où sont détenus des anti-balakas

 

 

 

par  23-02-2014 à 23:10

 

 

Des tirs ont été entendus ce dimanche 23 février à la prison de Ngaragba, dans le sud-est de Bangui, en République centrafricaine. Y sont détenues une centaine de personnes, essentiellement des anti-balakas. Selon des habitants du quartier, témoins de la scène, il s'agissait de tirs de sommation des hommes de la Misca en réponse à un début de mutinerie.

 

La prison de Ngaragba a rouvert ses portes il y a un peu plus d’une semaine. Derrière ses hauts murs peints aux couleurs du drapeau centrafricain, sont détenues une centaine de personnes, quelques chefs anti-balakas et, dans une autre partie de la prison, beaucoup de prisonniers de droit commun arrêtés pour pillage ou vol et en attente de jugement.

 

De source judiciaire, ce sont ces prisonniers de droit commun qui ont allumé la mèche. Ils étaient dans la grande cour et quand il a été question de regagner leur quartier, ils ont refusé, explique cette source. Quelques détonations claquent, des tirs de sommation des soldats de la Misca venus en nombre contrer cette mutinerie. En réponse, les prisonniers se mettent à chanter en chœur l’hymne national. Les tirs se font plus nourris. Au bout d’une vingtaine de minutes, tout rentre dans l’ordre.

 

A l’extérieur de la prison, les habitants massés le long de la rue observent l’agitation avec inquiétude. « Il faut les maîtriser, on n’a pas besoin qu’ils sortent. Ils ont mis le désordre dans le pays », s'emporte Boris, un habitant du quartier. « Les gens ne veulent pas les voir ici, dehors », ajoute un notable. La ministre de la Justice, Isabelle Gaudeuille, et le procureur Ghislain Grésenguet se sont rendus sur les lieux. Aucun mort n’est à déplorer.

 

 

 

La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine déjoue une tentative d’évasion à la prison de Bangui

 

 

Bangui, le 23 février 2014: La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) a déjoué, ce jour, une tentative d’évasion à la prison de Bangui. Avec la complicité du chef de cette prison, des dirigeants du groupe anti-balaka, arrêtés par la MISCA lors d’une opération conduite, le 15 février 2014, dans le quartier Boye Rabe de Bangui, ont tenté de s’évader. Leur tentative d’évasion a été déjouée grâce à la vigilance du contingent rwandais de la MISCA.

 

Le Commandant de la Force de la MISCA, le Général de brigade Tumenta Chomu Martin, et le Commandant de la composante police de la Mission, le Colonel Patrice Otsaga Bengone, ont été chargés d’entreprendre une démarche urgente auprès des autorités centrafricaines compétentes pour diligenter une enquête exhaustive sur cette tentative d’évasion et auditionner le responsable de la prison, afin que les mesures nécessaires soient immédiatement prises.

 

La MISCA est déterminée à poursuivre la mise en œuvre de son mandat en appui aux autorités centrafricaines. A cet égard, les opérations de neutralisation des groupes armés et criminels qui perturbent l’ordre public et attentent à la vie de civils innocents seront poursuivies et intensifiées. 

 

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

 

M. Eloi Yao, Fonctionnaire principal chargé de l’information /Porte-parole de la MISCA

Cellulaire: +236 7007 4128

Skype: eloi.yao1

 

 

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(maison d'arrêt de Ngaragba)

La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine déjoue une tentative d’évasion à la prison de Bangui

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