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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 18:48

 

 

 

 

grumiers

http://www.zonebourse.com01/06/2012 | 12:05

(Commodesk) La République du Congo et la Centrafrique sont les deux premiers états à avoir signé, le 30 mai, la Convention de l'Association Technique Internationale des Bois Tropicaux (ATIBT). Cette dernière a pour objectif de gérer de façon durable et responsable les forêts tropicales et les produits qui en sont issus.

L'ATIBT est une association ayant pour objectif de régir le commerce international des bois tropicaux. Elle rassemble des exploitants, des fournisseurs, des importateurs et des organismes de recherche. Par cette convention, l'ATIBT vise à contrôler l'origine du bois, promouvoir la transformation locale et développer un marché de produits légaux et certifiés.

Les prochains pays signataires devraient être le Cameroun, le Gabon et la Côte d'Ivoire. Dès lors, l'ensemble des pays du Bassin du Congo, sur lesquels s'étendent 180 millions d'hectares de forêts, auront ratifié la convention.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 02:33

 

 

 

 

 

 Nguerekata.JPG 

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata                    Baltimore, le 30 mai 2012
États Unis
d’Amérique

 

A Son Excellence,
Monseigneur Dieudonné Nzapalainga
Archevêque de Bangui

archeveque-Dieudonne-Nzapalainga.jpg

 

Objet : Message de félicitations.

 

Monseigneur,

 

Sa Sainteté le pape Benoit XVI vient de vous choisir pour conduire les Chrétiens de Bangui au cours des prochaines années.

A cet effet, je vous adresse mes félicitations les plus chaleureuses, et à travers moi, celles de tous ceux qui œuvrent à mes côtés pour l’avènement d’un véritable changement dans notre pays.

Votre nomination récompense un engagement inlassable au service du peuple de Dieu. Elle couronne également une période exceptionnelle, dont le souffle et l’élévation ont prouvé au monde entier la vitalité de l’Église Centrafricaine, malgré la tourmente et le doute.

Je sais toute la part que vous avez prise, fidèle aux valeurs du Christ chaste, pauvre et obéissant qui font depuis toujours l’identité même de l’Église, dans cet heureux dénouement. Désormais, au cœur de l’Église du Centrafrique, la réconciliation, l’amour et la fraternité entre les Chrétiens sont une réalité,  une réussite historique qui aura valeur d’exemple pour l’ensemble de la société Centrafricaine. 

Ce message de Sa Sainteté Benoit XVI résonne bien au-delà de nos frontières. Au moment où nous devons faire face tous ensemble à d’immenses défis, votre désignation soulève chez nous et au-delà, un immense espoir. Celui d’une République Centrafricaine ouverte, solidaire et forte qui montrera à nouveau la voie en Afrique Centrale. Un pays dans lequel il fera bon vivre, où des millions d’enfants, de femmes et d’hommes refuseront de mourir d’ignorance,  de faim et de soif, parce que la parole du Christ ne sera plus jamais trahie.  

Tout en vous formulant mes vœux de réussite pour cette exaltante mission,  je vous prie d’agréer, Excellence Monseigneur NZapalainga, l’expression de ma très haute considération.

 

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 02:26

 

 

 

 

Boz ballon

 

Bangui 31 mai (C.A.P) - Faut-il en rire ou en pleurer ? Selon des informations sûres émanant d’une source ayant requis un strict anonymat, le conseil des ministres du gouvernement centrafricain de ce jeudi 31 mai 2012 a failli traiter de l’affaire de la tentative du coup d’Etat attribuée à Sylvain Ndoutingaï mais un ministre, en l’occurrence celui de l’enseignement supérieur, Jean Willybiro-Sako, a tout fait foirer.

En effet, Alfred Poloko Tainga en tant que ministre de la Communication, aurait clairement demandé que la lumière soit faite pour sa gouverne car il serait très souvent questionné ces derniers temps par plusieurs médias étrangers sur une affaire de tentative de coup d’Etat en Centrafrique réelle ou imaginaire attribuée au ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï sans que lui, soit à même d’apporter la moindre réponse à ses interlocuteurs.

Devant ce problème posé, Bozizé aurait immédiatement donné la parole à Sylvain Ndoutingaï  pour qu’il réponde à la question posée par le ministre Alfred Poloko mais à peine Ndoutingaï avait-il commencé à parler que le ministre Willybiro-Sako, en bon flic, se serait carrément levé pour supplier Bozizé de ne point autoriser que la question soulevée par le ministre Poloko soit abordée au conseil de ministres car d’après lui, il « y aurait des représentants de Prosper N’douba dans la salle et que tout ce qui serait dit se retrouverait dans les colonnes de Centrafrique-Presse. » (sic)

C’est ainsi que l’affaire de la tentative de coup d’Etat de Ndoutingaï ou de la révolution de palais réelle ou supposée de ce dernier gardera encore son mystère, pour combien de temps, et que la rédaction de Centrafrique-Presse ne puisse pas s’offrir le plaisir de la relater à ses fidèles lecteurs.

La rédaction de Centrafrique-Presse qui aurait bien aimé connaître les noms des ministres que leur collègue de l’enseignement supérieur soupçonne et accuse d’être des « représentants » de C.A.P. Elle s’étonne surtout que le ministre Jean Willybiro-Sako puisse lancer des accusations aussi graves à son endroit sans apporter le moindre début de commencement de preuve. Elle remercie néanmoins le ministre de l’enseignement supérieur de la publicité gratuite qu’il lui fait à cette occasion.

Si le conseil de ministres n’est pas le lieu pour délibérer des questions importantes concernant la vie de la nation centrafricaine, où le gouvernement pourrait-il et devrait-il en traiter ?  S’il est vrai et établi que Centrafrique-Presse a réussi à infiltrer des taupes au sein du gouvernement, Bozizé et son premier ministre doivent prendre leurs responsabilités et les débusquer ou dissoudre purement et simplement ce gouvernement qui est une vraie passoire car comment imaginer le gouvernement de tout un pays aussi impuissant et tétanisé devant la rédaction d’un journal.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 01:20

 

 

 

 

bria3

 

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 31 Mai 2012 15:27

 

Les attaques à mains armées perpétrées par les coupeurs de route sur les commerçants sur l’axe Amdofock-Soudan/Birao (extrême-nord) deviennent monnaie courante ces derniers temps. Un groupe d’opérateurs économiques en provenance d’Amdafock-Soudan a été victime aux environs de 14 heures du 29 mai 2012, d’une attaque de la part de ces bandits de grand chemin. Une attaque commis au village Kafragada 20 kilomètres de la ville de Birao.

 

Le bilan du forfait fait état de 2 personnes grièvement blessées et des biens matériels dont plusieurs marchandises ont été emportées. Dépourvues de tout, les victimes ont été abandonnées à leur triste sort.

 

« Alertée, la force tripartite basée à Birao a effectué un déplacement sur les lieux. Les militaires ont seulement ramené les victimes surtout blessées. Car, les malfrats ont simplement disparu avec leur butin », a expliqué ce 31 mai 2012, le correspondant de Radio Ndeke Luka.

 

Face à cette situation, les habitants de la ville de Birao et ses périphéries s’interrogent toujours sur la présence de la force tripartite Tchad, Soudan République Centrafrique. Car, malgré sa cette présence des attaques du genre se multiplient.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 01:06

 

 

 

 

logo MDREC

 

 

SOLUTIONS DE SORTIE DE CRISE EN CENTRAFRIQUE

 

 

Coup d’œil dans le rétroviseur : Le Centrafrique champion toutes catégories de la médiocrité démontre une fois de plus aux yeux du monde qu’il reste égale à lui-même : le pays de l’immaturité, l’insouciance, l’incompétence et  de l’éternel recommencement.

 

Toutes les fins de règne en RCA se ressemblent. Le pays est asphyxié, rien ne marche et les règnes des despotes se terminent dans le chaos, car le mécontentement généralisé vient toujours à bout des dictateurs.       

 

Le Centrafrique l’un des premiers pays francophones à  accéder à la souveraineté internationale, le 13 août 1960 est devenu la terre de prédilection des chefs d’Etat-major putschistes et d’aventuriers politiques :

-          29 mars 1959, mort tragique du Père de l’indépendance B. BOGANDA  dans un accident d’avion.

 

-          30 avril 1959, le Président David DACKO par népotisme ouvre le ban des coups d’Etat par le putsch pygmée pour empêcher le Président intérimaire Abel GOUMBA de succéder à Feu B. BOGANDA.

 

-          01 janvier 1966, le Colonel Jean Bedel BOKASSA, Chef d’Etat-major des forces armées centrafricaines renverse dans le sang, le président David DACKO devenu impopulaire.

-          20 septembre 1979, le Président David DACKO prend sa revanche grâce à l’opération Barracuda conçue et exécutée depuis Paris par le Président Giscard D’ESTAING pour éjecter l’empereur BOKASSA 1er  en visite chez KADHAFI en Libye. Un pillage monstrueux a détruit l’économie.

 

-          01 septembre 1981, après des troubles politiques à caractère insurrectionnel suite à son élection truquée et contestée, le Président David DACKO empêché par l’opposition (MLPC) de gouverner remet le pouvoir à son Chef d’Etat-major, le Général André KOLINGBA.

-          03 mars 1982, le Général BOZIZE, Ministre de la communication ayant échoué lamentablement dans sa tentative de renverser le Général KOLINGBA crée la première rébellion en terre centrafricaine.

 

-          19 septembre 1993, suite à des élections libres et transparentes, le Président Ange Félix PATASSE est élu à la magistrature suprême de l’Etat au second tour face au Président du FPP Abel GOUMBA.

 

-          16 avril, 16 mai et 27 septembre 1996, la RCA est secouée par une série de mutineries des proches du Général André KOLINGBA : 80% de l’armée est constituée de Yakoma, alors qu’ils ne représentent que 2 % de la population. Cette ‘ethnisation’ à outrance de l’armée et le népotisme érigés en système de gouvernement seront inversés successivement par Ange Félix PATASSE aux profits des Gbaya, Kaba, Dagba, Mbum, Mandja et maintenant des Gbayas de l’Ouham seuls avec BOZIZE.

-           

-          Le putsch manqué de KOLINGBA, le 28 mai 2001 et la rébellion de BOZIZE le 03 novembre 2001 ont permis le 15 mars 2003 à Idris DEBY de venir à bout du régime de PATASSE élu démocratiquement en 1993 et réélu en 1999 suite à des élections contestées pour mettre à sa place  son ex Chef d’Etat-major rebelle, le Général François BOZIZE alors qu’il se trouvait au Niger.

-           

Aujourd’hui, le régime sanguinaire et despotique du Général président François BOZIZE, ministre de la défense, gourou, trésorier payeur général et gérant des sociétés d’Etat n’échappant pas à la règle se trouve dans une situation inextricable d’insécurité généralisée, de faillite de l’Etat, de déficit alimentaire et blocage politique. La suspension des aides bilatérales et multilatérales à la RCA augure au peuple, un avenir sombre. 

 

Pour sauver la RCA et la remettre sur les rails, il faut des mesures radicales. Cette césarienne politique permettra à notre pays d’éviter sa somalitisation et à BOZIZE de finir son mandat sans courir le risque de se faire renverser comme PATASSE, Mamadou TANJA, Dadis CAMARA, TOUMANI TOURE etc. La révolution de palais manquée de sylvain NDOUNTINGAYE vient de sonner le glas du règne de BOZIZE. 

 

Comme l’hirondelle ne fait pas le printemps : des élections truquées, achetées et gagnées à coups de menaces, corruption, mobilisation des finances, du personnel et des moyens de l’Etat par le dictateur BOZIZE ne font pas la démocratie. La France, les USA, l’ONU, l’UA et l’UE doivent comprendre que le régime de BOZIZE issu du putsch du 15 mars 2003 puis légitimé par deux élections frauduleuses en 2005 et 2011 reste illégitime et antidémocratique car un tronc d’arbre dans une rivière ne se transformera jamais en crocodile.

   

Soit BOZIZE démissionne ou il accepte la cohabitation si non, il fera courir au pays le risque d’un coup d’Etat ou d’une guerre civile généralisée. La caution des amis de la RCA au régime BOZIZE doit cesser.     

 

Mesures d’Urgence pour Sauver le Centrafrique (MUSC)

 

 

1 – Constitution : INTOUCHABLE                                                                                                                  1 

 

 

 

2 – Président : INTOUCHABLE

 

3 – Assemblée Nationale : DISSOLUTION

 

4 – Gouvernement : DISSOLUTION

 

5 – Cour Constitutionnelle : DISSOLUTION

 

6 – Conseil Economique et Social : DISSOLUTION

7 - Haut Conseil de Communication : DISSOLUTION

 

MISE EN PLACE

 

a)      Assemblée Nationale de transition : 50 MEMBRES (BOZIZE 15, OPPOSITION 15 SOCIETE CIVILE 15, SYNDICATS 5),

 

b)      Gouvernement de compétences dirigé par l’opposition (durée fin mandat BOZIZE) : 19 MEMBRES (BOZIZIE 5, OPPOSITION 5, SYNDICATS 1, COMPETENCES NATIONALES – DIASPORA 8 + PREMIER MINISTRE ISSU DE L’OPPOSITION),

 

c)      Cour Constitutionnelle de Transition (8 membres avec le Président) : BOZIZE 3, OPPOSITION 3, Syndicat 1 et SOCIETE CIVILE 1. Sa mission prend fin à la prestation de serment du nouveau Président de la République élu.

 

d)      Conseil Economique et Social de transition : BOZIZE 10, OPPOSITION 10, SOCIETE CIVILE 3, SYNDICAT 2 (Bangui 8, Provinces 16 + Président = 25)

 

e)      Haut Conseil de Communication de Transition : Huit (8) membres.

 

f)       Commission Vérité, Justice et Réconciliation : BOZIZE 3, OPPOSITION 3, SOCIETE CIVILE 1 ET SYNDICATS 1 (8 membres avec le Président).

 

g)       

 

ELECTIONS

 

 

NOUVEAU CODE ELECTORAL : 2012

 

 

LISTE ELECTORALE BIOMETRIQUE :2012 / 2013

 

 

ELECTIONS LEGISLATIVES - CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL : Octobre 2013

 

 

ELECTIONS MUNICIPALES : Octobre 2014

 

 

ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET SENATORIALE : Février 2016

 

 

DISSOLUTION DE FACTO DE TOUTES LES INSTITUTIONS DE LA TRANSITION :

 

 Fin de la transition avec la prestation de serment du nouveau Président de la République élu.

 

 

COUR CONSTITUTIONNELLE : Désignation des membres décembre 2016.

 

 

HAUT CONSEIL DE COMMUNICATION : Désignation des membres décembre 2016. 

 

 

Tout schéma de sortie de crise consistant à mettre de la poudre aux yeux des Centrafricains et de la communauté internationale en débauchant les cadres des partis politiques de l’opposition pour former un gouvernement d’union national ne fera qu’enfoncer le pays au fond du gouffre et exposera le Général président, ministre de la défense, gourou de la secte christianisme céleste, député, trésorier payeur général François BOZIZE aux affres d’un soulèvement populaire ou d’aventures putschistes comme au Niger, Guinée, Mali etc. Mieux vaut pour BOZIZE, l’humiliation d’une cohabitation avec l’opposition que les affres d’un soulèvement populaire ou d’un putsch que le MDREC condamnera.

 

Après bientôt 10 ans de pouvoir dictatorial et sanglant caractérisé par la destruction généralisée de tout le tissu économique par les Tchadiens, la prédation, l’incompétence, le pillage des finances de l’Etat, le népotisme, la gabegie et le tribalisme : BOZIZE doit tirer sa révérence en démissionnant s’il refuse le schéma de sortie de crise proposé par le MDREC. BOZIZE, Kaméla a fa kumé.

 

Les partis politiques de l’opposition qui s’aliéneront avec BOZIZE pour constituer un gouvernement d’union nationale assumeront les conséquences avec lui devant la communauté nationale et internationale. 

 

Les 3/4 de la RCA sont occupés par la LRA et BABA LADDE. Les Centrafricains ne peuvent plus aller et venir librement. Ils tirent le diable par la queue et ne mangent plus à leur faim. Ils meurent dans les hôpitaux comme des mouches. La gestion des recettes des hôpitaux par BOZIZE va jusqu’à priver de réactifs les laboratoires. La faim chasse le loup de la forêt. Les Centrafricains viendront tôt ou tard à bout de la dictature de BOZIZE, s’il ne change pas d’épaule son fusil de tirailleur.

 

 

Fait à Bangui, le 31 mai 2012

 

Le Président du MDREC

 

 

J Bendounga

 

                                                                Démocrate Joseph BENDOUNGA                                                            

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 00:55

 

 

 

 

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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine_

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

Bangui, le jeudi 31 Mai 2012

Bangui : Conflit d’intérêt entre la population de Bakouma et safari CAWA

La population de Bakouma, d’après les informations recueillies par le RJDH, en veut à la société CAWA parce que celle-ci n’emploierait, pour la plupart, que des responsables de campements originaires d’autres régions du pays.

L’entreprise de safari, au coeur d’une saga judiciaire entourant la mort de 13 personnes retrouvées dans sa concession, n’emploierait dans les faits que des dirigeants provenant des préfectures de Mambéré Kadei et de la Bamingui-Bangoran, et aussi de la ville de Bangui.

Par ailleurs, les 28 archers recrutés par la compagnie sont des Peulhs, a fait remarquer une source proche des employés de la société interrogée par le RJDH ce jeudi. « Mararv, père, était en République centrafricaine dans le secteur du tourisme et vu son attachement à ce pays, il a travaillé dans un projet de forage dans l’ouest, précisément à Gamboula », a expliqué Jules Nakoé, résidant à Berberati, au sujet du père de Erik Mararv, propriétaire de la société CAWA.

D’après la même source, le père du patron de CAWA a créé une société appelée « Sangha forage », qui fournissait de l’eau potable à la population de la localité. Il pratiquait également la chasse aux éléphants et a embauché beaucoup de personnel pour son garage automobile.

Depuis quelque temps, le fils Mararv s’est lancé dans l’offre de safaris vers Bakouma où il vivait jusqu’à son arrestation en mars.

« Une partie du personnel à l’emploi du père a été reprise par son fils Erik pour travailler à Bakouma au sein de la société CAWA. Le père Mararv ne revient que pendant la saison des pluies lorsque les activités de chasse sont suspendues », a conclu Jules Nakoé.

Selon Jacques Aimoussa, chef de campement et porte-parole de la société CAWA, « le non respect de contrats de service et de rendement sont les causes de la non responsabilisation des natifs de Bakouma au sein de la société ».

Dans un autre ordre d’idée, Timothy Fisher, Haut-commissariat de Grande-Bretagne, basé à Yaoundé et de passage à Bangui, estime que seule la justice centrafricaine pourra faire la lumière sur les problèmes de la société CAWA, a-t-il expliqué lors d’un entretien avec le RJDH.

Le haut responsable britannique précise que sa visite en Centrafrique consiste à constater les conditions de détention de David Simpson, le sujet anglais présentement détenu à la maison d’arrêt de Ngaragba en lien avec l’affaire CAWA.

« Je suis ici dans le but de discuter avec le Britannique arrêté, et non pour prendre la place de la justice », a-t-il expliqué.

Rappelons qu’en mars 2012, treize corps ont été retrouvés aux abords de l’entreprise CAWA à Bakouma. Le propriétaire de l’entreprise et une douzaine de ses employés sont détenus à Bangui relativement à cette affaire.

 

 

Bangui : La vie à la prison de Ngaragba

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a visité, le mercredi 30 mai, la prison centrale de Ngaragba, située dans le 7ème Arrondissement de Bangui, dans le but de vérifier les conditions de détention des prisonniers arrêtés en marge de l’affaire CAWA.

La maison d’arrêt de Ngaragba. Un monde à part. Une muraille à l’intérieur de laquelle croupissent pêle-mêle des êtres cultivés, des analphabètes et même des brigands. Au niveau du portail, à l’entrée de la clôture, des cris et des supplications de prisonniers qui ont faim et soif et qui demandent de l’assistance accueillent les visiteurs.

Dans la prison, les captifs ont été répartis par quartier et par catégorie socioprofessionnelle. Les cellules sont plus ou moins propres, pour les uns, et très salles pour les autres. La vie quotidienne des prisonniers se résume autour de jeux de dames et de cartes. Une chaleur accablante rend l’atmosphère et l’échange difficiles entre les parents et les détenus, sous l’œil vigilant des gardiens de prison.

L’heure de la visite est fixée à 14 heures. Les parents des prisonniers sont installés sur des bancs dans le hall de la salle d’accueil de la maison d’arrêt. A la demande de chacun d’eux, un service d’orientation a pour mission de rechercher les intéressés et de les mettre en contact avec leurs parents.

Les échanges entre parents et les personnes incarcérées sont brefs et chronométrés. Certains se plaignent de leur éloignement avec leurs parents ; d’autres n’ont pas reçu la visite des leurs qui se trouvent dans l’arrière-pays.

À la maison d’arrêt de Ngaragba, détenus, gardiens et visiteurs vivent chacun à leurs manières dans un monde à part.

 

Mboki : Deux hommes blessés dans incident au camp des réfugiés

Deux hommes ont été blessés par balles dans le camp des réfugiés, dans la nuit du 30 au 31 mai, à Mboki, a rapporté ce matin le correspondant du RJDH sur place.

Selon les informations rapportées, ces victimes sont de nationalité congolaise et sont basées dans un camp des réfugiés. La première victime, âgée de 27 ans, a reçu une balle au niveau de la cuisse. L’autre blessé, âgé de 15 ans, a été atteint au bras droit. Les deux blessés ont fait savoir qu’ils étaient en visite chez un parent lorsqu’ils ont été surpris par des coups de feu provenant de fusils de chasse.

Ils ont été transférés au Centre de santé du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR). Le responsable du centre, Joseph Ndoulikété, a fait savoir que leurs blessures étaient sans gravité.

Toutefois, les deux blessés seront conduits à l’hôpital de Zémio. Là, on extraira les projectiles de leurs corps.

Selon les enquêtes rendues publiques par la gendarmerie de Mboki, le présumé agresseur aurait été à la poursuite de sa femme en fuite. L’individu s’est rendu au détachement des Forces armées centrafricaines dans la localité avant d’être conduit à la gendarmerie. Il est d’origine soudanaise et est détenu à la gendarmerie pour investigations.

 

Ndélé : Début de la vaccination contre la rougeole

La campagne de vaccination de masse des enfants et des jeunes de 6 mois à 15 ans contre la rougeole a démarré ce matin à Ndélé (Nord-est), sur l’axe Miamani, a annoncé ce matin MSF.

La campagne se déroulera du 31 mai au 8 juin 2012 dans toute la sous-préfecture de la Bamingui-Bangoran. Elle est assurée par MSF Espagne, présent à Ndélé depuis quelques années

Cette campagne de vaccination est une réponse aux multiple cas de rougeole constatés dans les villages Ndagbali, Salé et Abderkarim, à la périphérie de Ndélé. Certains des malades sont souvent transférés à l’hôpital préfectoral de Ndélé pour y recevoir des soins.

Les informations rapportées par le correspondant du RJDH sur place révèlent que plus d’une trentaine de personnes atteintes de rougeole ont été enregistrées au centre de santé de Ndélé.

Certains malades viennent des localités situées à plus de 120 km de Ndélé.

 

Kaga-bandoro : Des ex-rebelles demandent de l’aide pour retourner dans leurs villages

Une quarantaine d’éléments de l’ex-groupe rebelle de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), qui ont déposé les armes le 16 mai 2012, ont des difficultés à regagner leurs villages d’origine et sollicitent l’appui du gouvernement et des Nations Unies, rapporte le correspondant du RJDH sur place.

Selon le correspondant, parmi ces ex-combattants, 10 sont originaires de la préfecture de l’Ouham-Péndé, 16 sont venus du village Kambokossa et 27 sont de Batangafo. Ils vivent actuellement sous le toit de leurs beaux-parents.

Cette préoccupation, poursuit le correspondant, a été rapportée ce matin par Georges Ndanou Samba, l’un de ces hommes qui est originaire de Kaga-Bandoro et qui agissait comme commissaire de ce groupe armé à l’époque.

D’après le même homme, ces ex-combattants, en plus des difficultés de transport, attendent avec impatience la phase de la réinsertion. Il faut indiquer que depuis la clôture du programme de désarmement, réinsertion et démobilisation à Kaga-Bandoro, aucun cas d’incident entre les ex-rebelles et la population n’a été signalé.

Rappelons que l’APRD a été dissoute par son président, Jean Jacques Démafouth, le 16 mai dernier lors du désarmement du groupe dans la préfecture de Nana-Gribizi.

 

 

Berberati : Un accident de circulation fait 5 morts et 6 blessés

Cinq personnes sont mortes et six autres blessées à la suite d’un accident de circulation, le mardi 28 mai, sur l’axe Gamboula, à 30 kilomètres de la ville de Berberati (Ouest), a rapporté Radio-Zoukpana.

« C’est l’excès de vitesse qui est à l’origine de cet accident », a déploré une des victimes.

Les personnes blessées ont été transférées à l’hôpital de Berberati pour recevoir des soins. Le médecin chef a mentionné que plusieurs cas d’accidents de circulation ont été enregistrés ces derniers temps au service de traumatologie.

 

 

Nola : La population invitée à protéger l’environnement

Les responsables du programme régional de l’environnement en Afrique (REDD+) se sont rendus, le lundi 28 mai, dans la Sous-préfecture de Nola, pour échanger avec les associations de la localité en vue de trouver une stratégie dans le processus de la réduction de la dégradation et de la déforestation, a rapporté Radio Kuli-Ndunga.

Selon l’annonce faite par le préfet de la Sangha Mbaéré, Morales Ngaya, la mission du programme REDD+ à Nola est de contribuer à la réduction de la dégradation et de la déforestation dans la préfecture et d’échanger avec les associations oeuvrant dans le même sens.

 

Cette mission s’inscrit dans la cadre du phénomène du réchauffement climatique. La stratégie de la République centrafricaine en matière d’arrêt des émissions des gaz à effets de serre est liée à la déforestation et à la dégradation.

 

 

Boali : Un don pour le centre de santé

Le Fonds des Nations Unies pour la population a doté, samedi dernier, le Centre de santé de Boali de matériels médicaux et de lots de médicaments, rapporte Radio ICDI.

Selon notre correspondant, ce don vient après le plaidoyer du chef du centre de santé auprès de cette institution à qui il a adressé une correspondance pour expliquer les problèmes auxquels son service est confronté.

« Nous avons adressé une correspondance à la direction de la santé pour expliquer nos problèmes, et compte tenu de l’importance de la question, la direction a souhaité soutenir notre demande », a expliqué le docteur Eloi Narcisse Bofoungou, médecin chef à l’hôpital de Boali.

Selon le président du comité de gestion, il y a obligation de gérer ces médicaments pour aider la population. « Une partie de ces médicaments sera destinée à nos pharmacies et une autre, pour aider les personnes démunies hospitalisées», a-t-il précisé

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 00:06

 

 

 

 

aeroport-Bangui-Mpoko.jpg

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 31 Mai 2012 14:51

Les centrafricains qui espéraient un aéroport digne de leur capitale devront encore attendre. Le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de l’aviation civile et du transport aérien, Théodore Jousso, a annoncé devant les députés que les travaux de mise à niveau et de modernisation des infrastructures de l’aéroport Bangui-Mpoko, pourraient démarrer au début de l’année 2016.

Cette déclaration a été faite le mardi 29 mai 2012, à Bangui, lors de l’adoption par les députés, du projet de loi portant création de la Société de développement des infrastructures aéroportuaires de Centrafrique (SODIAC) et qui devrait réaliser les travaux.

Selon l’agence centrafricaine de presse (ACAP) qui rend compte des explications du ministre délégué face au parlement, la SODIAC a contracté un prêt de 40 milliards Fcfa (soit environ 61 millions d’euros) dont 34 milliards Fcfa, auprès d’Exim Bank de la République populaire de Chine, soit environ 85% du financement. Il a précisé que le reste des fonds est à rechercher par la société auprès de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC).

Le membre du gouvernement centrafricain a souligné que ce projet consiste à réaliser des travaux devant permettre d’améliorer les conditions de vols et les infrastructures de l’aéroport Bangui-Mpoko. Il s’agit notamment de la piste d’atterrissage, des salles d’embarquement, des boutiques et des bars.

Il a fait savoir que tous ces travaux pourront faciliter et accroître la fréquentation de l’aéroport Bangui M’Poko d’une part, répondre aux normes de sécurité d’autre part, car le projet procédera à la clôture de l’aéroport. De même, pour renforcer la sécurité, les dispositions seront prises afin d’opérer des fouilles systématiques à l’entrée et à la sortie de l’aéroport, afin de permettre aux usagers ou aux passagers d’accéder librement et sans difficultés aux structures commerciales.

L’ACAP précise que la SODIAC est une société d’Etat qui a pour objectifs entre autres de gérer les recettes collectées par l’Association internationale des transports aériens (IATA), afin d’assurer le développement des infrastructures aéroportuaires. Cette société est également chargée de mobiliser des ressources extérieures devant contribuer à réaliser de grands projets d’infrastructures aéroportuaires en vue de permettre à l’aéroport Bangui M’Poko de répondre aux normes internationales.

L’aéroport Bangui-M’Poko a été construit en 1967 et a connu des aménagements sur la piste d’atterrissage en 1987. Depuis cette date, les infrastructures sont restées en l’état et subissent les dégradations inhérentes à l’usure du temps : détérioration accélérée des chaussées aéronautiques, faute de l’entretien programmé tous les 15 ans, problème d’étanchéité de la toiture du bâtiment principal de l’aéroport… etc). Ces infrastructures ne répondent plus, loin s’en faut, aux besoins d’exploitation d’un aéroport international moderne.

 

Centrafrique: Bientôt le démarrage des travaux de mise à niveau et de modernisation des infrastructures de l’aéroport Bangui-Mpoko

Bangui, 30 mai (ACAP)- Le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de l’aviation civile et du transport aérien, Théodore Jousso, a annoncé que les travaux de mise à niveau et de modernisation des infrastructures de l’aéroport Bangui-Mpoko, pourraient démarrer au début de l’année 2016.

Cette déclaration a été faite le mardi 29 mai 2012, à Bangui, lors de l’adoption par les députés, du projet de loi portant création de la Société de développement des infrastructures aéroportuaires de Centrafrique (SODIAC) qui devrait réaliser les travaux. 

 Le ministre délégué, Théodore Jousso, a fait savoir que  la SODIAC a contracté un prêt de 40 milliards Fcfa dont 34 milliards Fcfa, auprès d’Exim Bank de la République populaire de Chine, soit environ 85% du financement. Il a précisé que  le reste des fonds est à rechercher par la société auprès de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC).

Selon les explications du ministre délégué, « il faut compter d’ici trois ans, lorsque le gouvernement va signer la convention avec les différentes institutions bancaires, pour que la réalisation des travaux débute fin 2015 début ».

Le membre du gouvernement a souligné que ce projet consiste à réaliser des travaux devant permettre d’améliorer les conditions de vols et les infrastructures de l’aéroport Bangui-Mpoko. Il s’agit notamment  de la piste d’atterrissage, les salles d’embarquement, les boutiques et les bars.

Il a fait savoir que tous ces travaux pourront  faciliter et accroître la fréquentation de l’aéroport Bangui M’Poko d’une part, répondre aux normes de sécurité d’autre part, car le projet procédera à la  clôture de l’aéroport.  De même, pour renforcer la sécurité, les dispositions seront prises afin  d’opérer des fouilles systématiques à l’entrée et à la sortie de l’aéroport, afin de permettre aux usagers ou aux passagers d’accéder librement et sans difficultés aux structures commerciales.

 Précisons que la SODIAC est une société d’Etat qui a pour objectifs entre autres de gérer les recettes collectées par l’Association internationale des transports aériens (IATA), afin d’assurer le développement des infrastructures aéroportuaires. Cette société est également chargée de  mobiliser des ressources extérieures devant contribuer à réaliser de grands projets d’infrastructures aéroportuaires en vue de permettre à l’aéroport Bangui M’Poko de répondre aux normes internationales.

 Construit en 1967, l’aéroport Bangui-M’Poko a connu des aménagements sur la piste d’atterrissage en 1987.

Depuis cette date, les infrastructures sont restées en l’état et subissent les dégradations inhérentes à l’usure du temps (détérioration accélérée des chaussées aéronautiques, faute de l’entretien programmé tous les quinze (15) ans ; problème d’étanchéité de la toiture du bâtiment principal de l’aéroport; etc). Ces infrastructures ne répondent plus aux besoins d’exploitation d’un aéroport international moderne.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 02:24

 

 

 

Bozize-ailleurs.JPG

Il est vraiment affligeant de constater que pour certains compatriotes, dès qu’il est question de dialogue inter-centrafricain, ils voient directement « formation de gouvernement » et ne comprennent pas que d’autres, tirant leçons des roublardises passées de Bozizé, veuillent déblayer le terrain pour la tenue d’un vrai dialogue tout en ne le laissant plus seul maître du jeu afin qu’il ne s’assoie encore sur les résolutions adoptées par consensus. Se hâter pour former un gouvernement sans feuille de route et sans mission précise va conduire encore immanquablement à l’échec.  

Qu’ont apporté et qu’apportent concrètement à la construction du pays et à la résolution de ses difficultés, les gouvernements  successifs de Bozizé depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003 ? RIEN ! Quand on sait que ces gouvernements sont composés presqu’uniquement de personnalités plus ou moins opportunistes, égoïstes et sans grande conviction, débauchées ici et là et dont les ambitions personnelles et les points de vue entrent rapidement en contradiction avec les intérêts de Bozizé, le pays ne peut y trouver son compte.

Depuis son arrivée au pouvoir et ce jusqu’à ce jour, Bozizé n’a toujours nommé comme premier ministre, que des personnalités lisses, ineffables, sans saveur, dont le profil et l’objectif recherché par celui qui les nomme, est qu’ils soient tout simplement des béni oui oui et qu’ils ne puissent jamais le contredire. Le cas de Faustin Archange Touadéra est le plus caricatural de ces nominations de premier ministre. Pour avoir été reconduit à deux reprises sans que rien d’objectif et de sérieux ne puisse le justifier, il est celui qui a avalé le plus de couleuvres sans jamais rien dire. Les Centrafricains connaissent à peine le timbre de sa voix mais c’est ce que Bozizé veut. Malheureusement, le pays s’enfonce chaque jour davantage et cela ne doit pas continuer ainsi indéfiniment.

Il faut résolument changer maintenant de politique en abandonnant celle qui a lamentablement échoué jusqu’ici. On doit clairement changer de fusil d’épaule en contraignant Bozizé à ne plus être seul maître du jeu dans le pays en se retranchant derrière la défense d’une constitution qu’il n’a eu de cesse de violer dans plusieurs de ses dispositions. Le fait qu’il donne l’illusion de vouloir dialoguer avec l’opposition tout en cherchant déjà à débaucher certaines figures de cette même opposition est bien la preuve que le dialogue à la Bozizé est aux antipodes de celui que souhaitent et veulent  les Centrafricains comme seule solution pacifique de sortie de crise.

Le fait que le président d’un pays voisin, en l’occurrence Idriss Déby Itno dont on connaît le degré d’implication dans les problèmes centrafricains et l’OIF soient à l’initiative, ne peut qu’être profitable au pays, à l’opposition et cette opportunité doit être saisie au bond. Cela dit, il ne peut pas non plus donner un chèque à blanc à Bozizé dont le souci est de gagner du temps en faisant tourner les choses en rond. Ayant gravement échoué dans la gestion des affaires du pays qu’il a conduit  dans l’impasse, il doit maintenant arrêter d’invoquer à tout bout de champ le respect de la constitution en se retrancher derrière elle. En 2008, à quelques jours de l’ouverture du DPI, il avait déclaré : « après les bavardages, on verra ». Pour lui, tout dialogue est un « bavardage » inutile que cherche toujours à imposer l’opposition, composée d’intellectuels pour qui il a le plus grand mépris. On a vu ce que cela a donné c’est-à-dire RIEN !

Si nouveau dialogue il y a encore, Bozizé doit comprendre qu’il n’est pas légitime parce qu’il émane d’élections bâclées aux résultats frauduleux et contestés qui ont entraîné un long blocage du pays. Dès lors, il doit faire profil bas en renonçant à son projet déplacé de modification de la constitution et permettre que les fils de Centrafrique parlent vraiment de l’avenir de leur pays en tout sérénité afin d’arrêter des solutions consensuelles qu’il doit ensuite mettre en œuvre. Il ne sert à rien de se précipiter, vouloir faire de la fuite en avant ni de chercher dès maintenant à former un gouvernement comme il s’en est formé de multiples fois auparavant sans impact réel sur la catastrophique situation du pays et des Centrafricains.

 La Rédaction

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 21:55

 

 

 

 

-OIF

Organisation Internationale de la Francophonie

 

A Kinshasa, on prépare le sommet de la Francophonie prévu en octobre 2012. C’est la première fois qu’un événement international d’une telle ampleur aura lieu en RDC. Une quarantaine de chefs d’Etat est attendue dans la capitale. Mais les dernières élections ont soulevé de multiples et sévères critiques. A tel point que beaucoup se demandent si certains ne vont pas bouder l’événement, en l’occurrence on parle beaucoup de François Hollande. Mais mardi 29 mai, l’ambassadeur de France en RDC a démenti une quelconque volonté de boycott.

RFI Avec notre correspondant à Kinshasa, mercredi 30 mai 2012

Viendra ? Viendra pas ? La rumeur d’une hésitation de François Hollande à participer au sommet de Kinshasa parcourt la capitale de la RDC depuis plusieurs semaines.

Hier soir, l’ambassadeur de France a fait une mise au point, dans un débat en public à l’Institut français de la Gombe. Pour Luc Hallade, rien n’a été décidé à ce stade. Mais selon lui, on penche plutôt pour une participation : « Il n’y a pas de mise en cause à ce stade, de quelque participation que ce soit. J’ai simplement consulté son cabinet, qui m’a répondu que la ligne était la même que celle que je défends, c'est-à-dire de soutenir effectivement une participation au plus haut niveau, de notre Etat, comme des autres Etats j’espère. »

De son côté, le président du comité de l’organisation du sommet, l’historien congolais Isidore Ndaywel, ne croit pas à un boycott. Il faut venir, selon lui, même pour critiquer : « Je n’ai aucune inquiétude sur la participation des pays du nord, spécialement de la France, parce que je crois qu’il est important que les amis du Congo viennent ici massivement soutenir les efforts en cours, conseiller délicatement, faire remarquer ceci et cela… C’est ça qui fait qu’il y a une avancée. »

Les inquiétudes sur le sommet sont plus matérielles que politiques. Les Kinois se demandent si la route de l’aéroport, complètement défoncée en ce moment, sera prête dans quatre mois et s’il y aura assez de chambres d’hôtel pour les 3 000 délégués attendus.

 

 

NDLR : Joseph Kabila n'a aucun mérite dans la tenue de cette réunion à Kinshasa  prévue de longue date avant la gigantesque et honteuse mascarade électorale de la RDC. Elle ne saurait être comprise comme destinée à légitimer le pouvoir du principal bénéficiaire du hold-up électoral de ce pays qui, comme Bozizé en Centrafrique, continue à être diplomatiquement bien isolé par la communauté internationale. Même si François Hollande se rend à ce sommet de Kinshasa, ce ne sera pas pour dresser des lauriers à un mal élu qui a organisé une gigantesque parodie d'élection pour conserver un pouvoir qu'il a hérité dans les conditions que l'on sait.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 21:50

 

 

 

 

Centrafrique-Bengassou 0

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com

 http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com 

 

Bangui, le lundi 30 Mai 2012

Ndélé : MSF annonce une vaccination contre l’épidémie de rougeole

Les enfants âgés de 6 mois à 15 ans de la sous-préfecture de Ndélé, seront vaccinés contre la rougeole, du 31 mai au 8 juin 2012, a annoncé ce matin l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

Cette campagne de vaccination menée par la MSF Espagne, en réponde à l’épidémie de rougeole signalée dans cette région ces derniers jours.

Les informations rapportées par le correspondant du RJDH sur-place, révèlent que d’une trentaine de personnes atteintes de rougeole ont été transférées au centre de santé de Ndélé. Ces malades viennent des villages Ndagbali, Tirie et Niamolo, à 120 km de Ndélé, et sont se trouvent actuellement à l’hôpital de Ndélé pour recevoir des soins.

« Cette épidémie a duré un mois, le nombre de personnes décédées varie de cinq à sept personnes par semaine dans les villages périphériques », a témoigné l’auxiliaire du centre de santé du village Ndagbali, Salé Abderkarim, qui a aidé à transporter certains malades à l’hôpital préfectoral de Ndélé.

 

Bangui : Le Sous-préfet de Bakouma confirme l’existence de l’or et du diamant dans la zone

Le sous-préfet de la ville de Bakouma soutient que l’or et le diamant existaient dans la sous-préfecture avant l’arrivée de la société Safari Sawa, dont le propriétaire est accusé d’assassinat de 13 personnes.

D’après lui, la population de la ville de Bakouma ne vit que des activités minières depuis des années. Le sous-préfet de Bakouma, joint au téléphone par le RJDH ce mercredi, réagissait ainsi à l’argument de la société Cawa selon qui l’exploitation de l’or et du diamant n’existait pas dans le camp avant l’installation de cette société.

Selon le porte-parole de cette société, Jacques Aïmoussa, l’or a été découvert en 2006 après l’installation de l’entreprise. « Donc, avant notre installation, soutient cette source, il n’y avait pas de gens qui exploitaient déjà de l’or ».

La population de la ville a démarré l’exploitation de l’or dans le chantier « Ngou-nguinza » en 1996, a confié au téléphone Faustin Kandoulou, assistant chirurgical à l’hôpital de Bakouma.

« Dans cette affaire, j’ai perdu mon garçon, âgé de 26 ans, qui lui s’est rendu deux fois de suite sur ce chantier en vue de chercher de l’or », a-t-il ajouté. Il a précisé que son fils est rentré du chantier de Ngou-nguinza, peu de temps avant sa mort, en possession de huit grammes d’or qui lui ont rapporté environ 150 000 FCFA.

« Nous accusons le responsable de la société Cawa car dans le même mois où le drame s’est produit, les surveillants de son camp ont enfermé trois jeunes, surpris dans la zone, dans le conteneur de la société, au moment où la population était en train de rechercher les victimes », a ajouté l’homme.

« Les rumeurs circulent que les jeunes, dont les corps a été retrouvés, le 22 mars 2012, dans le camp de cette société, seraient morts à l’aide de produits toxiques, mais je ne saurais le confirmer », a précisé le sous-préfet.

Rappelons qu’en mars 2012, treize corps ont été retrouvés aux abords de l’entreprise de safaris Cawa, à Bakouma. Le propriétaire de l’entreprise et une dizaine de ses employés sont détenus depuis à Bangui relativement à cette affaire.

Le consul de Suède avec résidence à Kinshasa et celui d’Angleterre résidant au Cameroun sont actuellement à Bangui pour suivre cette affaire. Ce matin ils ont rendu visite aux prévenus à la mais d’arrêt de Ngaragba.

 

Bambari : Quatre personnes agressées par des hommes armés non identifiés

Quatre personnes ont été agressées et volées par des hommes armés non identifiés, le mardi 29 mai, à Marago, une localité située à 45 km de la ville de Bambari, rapporte Radio Linga.

« Nous vivons dans la panique à cause de ces hommes armés non identifiés. Hier (lundi), ils ont fait irruption et ont agressé quatre personnes sur leur passage et emporté une somme de 175 000 francs et des produits de première nécessité », a déploré une des victimes.

La population du village Marago lance un appel au ministère de la Défense pour que celui-ci renforce la sécurité dans la Préfecture de la Ouaka.

 

Bangui : L’ONU satisfaite de l’évolution du programme DDR

Le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) s’est félicité de la réussite du programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des ex-combattants, qui s’est déroulé dans les préfectures de la Nana Gribizi et de l’Ouham du 17 au 18 mai dernier.

En sa qualité de la présidente du comité de pilotage du DDR, qui a signé le communiqué de presse, Marguerite Vogt, affirme avoir « pris acte » de la dissolution de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth.

« Cet acte a été apprécié par la communauté internationale », souligne la représentante spéciale du secrétaire des Nations Unies en Centrafrique.

Elle s’est également réjouie de l’implication des autres groupes armés opérant dans le Nord et le Nord-est du pays, à savoir l’Union des forces du rassemblement et le Front démocratique du peuple centrafricain.

Le comité de pilotage du DDR a réaffirmé son engagement à appuyer la République centrafricaine dans la suite du processus afin de garantir le retour d’une paix durable dans le pays.

Mboki : Efforts de médiation entre musulmans et forces de l’ordre

Le maire de Mboki, Marie Claire Diada, a prévu une réunion, le jeudi 31 mai 2012, afin de trouver une solution aux litiges qui existent entre les forces de l’ordre et la communauté musulmane de l’endroit, rapporte le correspondant du RJDH sur place.

Madame le maire, Marie Claire Diada, mentionne que cette réunion a pour objectif de trouver une solution définitive afin que la sécurité revienne dans la localité. Aussi, poursuit Marie Claire Diada, la tenue de cette rencontre vise-t-elle à éviter d’éventuels conflits entre la communauté musulmane et les forces de l’ordre.

« Que cette réunion puisse rétablir l’ordre pour éviter les tirs en l’air dans la ville. Et que ce problème se résolve par une médiation, et non par les armes », a souhaité Marie Claire Diada.

Interviewés par le correspondant, des notables de la place ont souhaité le remplacement immédiat du détachement des Forces armées centrafricaines qui sont basés actuellement dans la ville.

Il faut souligner que cette réunion va regrouper les représentants de la communauté musulmane, les notables, les autorités de la mairie et les forces de défense et de sécurité. Elle sera présidée par le commandant de la région militaire de Bangassou.

Rappelons que le 25 mai, il y a eu altercation entre les forces de l’ordre et la communauté musulmane.

 

Mbaïki : La congrégation catholique lutte contre la violence basée sur le genre

La congrégation catholique du diocèse de Mbaïki a organisé une rencontre ce jour 30 mai avec 60 leaders chrétiens et 40 laïcs pour discuter de la question de la violence basée sur le genre dans la ville, a rapporté ce matin Radio Songo.

Le but est d’échanger sur les problèmes liés à la justice populaire, la violence basée sur le genre (VBG), qui sont fréquents dans la Préfecture de la Lobaye. La commission épiscopale justice et paix de Mbaïki a profité de cette occasion pour présenter le bilan 2011-2012, de la justice populaire et la VBG qui s’élève à 20 cas enregistrés.

D’après les informations, cette rencontre qui a démarré le 30, prendra fin le 31 mai 2012 à Mbaïki. La finalité est de discuter et trouver des possibilités pour freiner l’évolution de la justice populaire et la violence basée sur le genre qui sévissent dans la préfecture de la Lobaye.

L’évêque du diocèse de Mbaïki, Perin Guérino, initiateur de cette assise, a relevé aux participants l’importance qu’ils doivent transmettre fidèlement tout ce qui a été dit lors de cette rencontre à leurs localités respectives.

 

Bangassou : Des associations sensibilisées à leurs droits et devoirs

Une douzaine d’associations participent, depuis ce mercredi 30 mai, à un atelier de sensibilisation à la prise en charge et aux notions de droits et de devoirs, signale le correspondant du RJDH sur place.

Initié par l’ONG Mery corps, cet atelier vise à renforcer la capacité de 120 personnes issues de différentes associations qui oeuvrent dans ces domaines d’intervention.

Durant trois jours, les participants vont acquérir des connaissances sur les différentes thématiques, entre autres « l’association et le droit, le rôle des associations dans leur localité et comment faire le rapport des activités », a indiqué le responsable de Mercy Corps, Denis Akinos.

 

Bouar : Une Camerounaise rapatriée chez elle pour sa sécurité

Une femme de 17 ans, mère d’un enfant, a été rapatriée le 29 mai au Cameroun par le centre d’écoute des femmes juristes pour assurer sa sécurité.

D’après les faits rapportés, cette jeune mère, de nationalité camerounaise, vit avec son mari à Bouar, dans l’ouest du pays. Ce dernier l’aurait maltraitée en lui faisant subir des actes répétés de violence.

« C’est en collaboration avec la police camerounaise, à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine, et grâce à un sous-financement de l’Union Européenne, que nous avons procédé à l’évacuation de cette mère », a indiqué l’agent psycho-social de l’antenne du Centre d’écoute des femmes juristes de Bouar, Sonia Koalet.

Celle-ci a mentionné que la femme a été ramenée chez elle pour la protéger des agressions et sévices corporels dont l’auteur serait son mari.

L’initiative du centre d’écoute a été félicitée par la victime, qui se dit heureuse d’avoir retrouvé la paix et la sécurité.

 

Boali : Campagne antiparasites en milieu scolaire

Les chefs des secteurs scolaires ont été sensibilisés, la semaine dernière, à la technique de déparasitage en milieu scolaire, rapporte Radio ICDI.

Organisée par le ministère de la Santé publique et financée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « cette formation vise à outiller les chefs des secteurs scolaires relativement à la technique de distribution des antiparasitaires aux élèves », a indiqué le docteur Bernard Bouwa.

« Nous sommes en campagne de déparasitage dans les milieux scolaires. Il est donc question de former les chefs des secteurs scolaires pour superviser cette campagne. Ainsi, nous avons profité de cette occasion pour ravitailler les secteurs scolaires en albéndazole 400 mg », a-t-il expliqué.

Les résultats de l’analyse, précise le docteur, montrent que les vers intestinaux retrouvés sont l’ascaris, l’ankylostome et le trichocéphale. Ces parasites sont plus dangereux pour la santé de l’enfant. En plus, cela peut jouer sur la fréquentation des enfants scolarisés en cas de contraction de parasites

Il faut rappeler que cette campagne s’effectue chaque année dans les établissements du fondamental 1 de la préfecture de l’Ombella M’poko.

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