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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 01:54

 

 

 

 

lra-et-les-enft-soldat-copie-1.jpg

http://www.slateafrique.com11/07/2012

L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) —groupe ougandais armé connu pour ses actes barbares envers la population civile— a de nouveau frappé.

Entre le 21 et le 25 juin 2012, ces rebelles ont tué au moins deux civils et en ont enlevé quatorze autres autour de la ville de Bakouma, dans l'est de la République centrafricaine.

Cette attaque survient deux mois après le massacre de treize civils dans la même région, révèle Human Rights Watch, dans un article publié sur le site Internet de l'ONG, le 9 juillet 2012.

Le problème est que des employés de la CAWA (African Wildlife Adventure), une réserve de chasse avoisinante, avaient été accusés d'avoir participé à ces meurtres. Ils sont actuellement toujours en détention.

Une arrestation injuste d'après l'ONGde défense des droits de l'Homme, puisque ce sont vraisemblablement les membres de la LRA les responsables de ces deux massacres:

«Les attaques de la LRA contre des civils, en juin, donnent clairement à penser que la LRA, et non les employés de la CAWA emprisonnés, est responsable des atrocités similaires perpétrées en mars. Le gouvernement doit de toute urgence renforcer la protection des civils dans la région de Bakouma et réexaminer les chefs d’accusation qui pèsent contre les employés de la réserve de chasse.»

Human Rights Watch avait adressé, le 28 mai 2012, une lettre officielle au ministre de la Justice centrafricain pour demander la libération des employés de la réserve de chasse, afin d'éviter une «erreur judiciaire» et «traduire en justice ceux qui ont réellement perpétré ces meurtres».

L’article de Human Rights Watch rapporte en outre de nombreux témoignages de Centrafricains ayant été victimes des attaques de la LRA. En voici un qui montre à quel point les membres de l'organisation sont dangereux, et dépourvus de scrupules:

«A Lengo, à 10 kilomètres de Bakouma, des combattants de la LRA ont tué un pêcheur près de la rivière le 23 juin. Le même jour, ils ont frappé un charpentier âgé avec une baïonnette avant de le décapiter. Alertée par des coups de feu, sa femme est sortie en courant de la maison et a trouvé le corps de son mari. Alors qu’elle pleurait à côté du corps, les combattants de la LRA sont revenus, ils ont battu la vieille femme et l’ont forcée à les conduire jusqu’à sa maison où ils ont pillé tous les biens. Les combattants l’ont ensuite obligée, ainsi que trois hommes de Lengo, à transporter les biens volés dans la forêt. Elle a, plus tard, réussi à s’échapper.»

La LRA est un mouvement rebelle créé en 1988 à la suite de l'arrivée au pouvoir de Yoweri Museveni en Ouganda. Si, à ses débuts, le groupe étaient composé de soldats déchus de l'armée ougandaise qui disaient combattre pour le bien de la population, le discours aujourd'hui est tout autre. Ledio Cakaj avait ainsi affirmé dans un rapport publié en novembre 2010 par l'ONG Enough:

«La LRA est le groupe rebelle responsable du plus long des conflits armés actuels en Afrique.»

Lu sur Human Rights Watch

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 01:46

 

 

 

 

 

l-abbe-Dongombe.JPG

 

«Quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit par se lever»[1]

L’Eglise catholique de Centrafrique vient de traverser une période sombre de son histoire. Un virus émanant de son sein a été cause de son malheur. Des écrits anonymes visant à ternir l’image des uns et des autres, des lettres ouvertes et tapageuses, des articles de presse et beaucoup d’autres facteurs ont contribué à assombrir l’image de cette Eglise qui n’a plus de place dans certains milieux. Beaucoup de fidèles sont désemparés et déconcertés. Mais «quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit par se lever».

Ce fut le 14 mai 2012 que la nouvelle surprise a été annoncée dans un communiqué du Saint-Siège et reprise peu après par la radio Notre-Dame de Bangui. Sa Sainteté le pape Benoît XVI vient de nommer quatre nouveaux évêques pour l’Eglise locale de Centrafrique. Il s’agit de:

-          Mgr Dieudonné Nzapalainga, spiritain centrafricain, qui était jusqu’alors administrateur apostolique de Bangui, est nommé archevêque métropolitain de la capitale, Bangui;

-          Mgr Denis Kofi Agbenyadzi, ghanéen, de la Société des Missions Africaines, qui était jusqu’alors supérieur régional des Pères de la Société, est nommé évêque de Berbérati;

-          Mgr Désiré Nongo-Aziagbia, centrafricain, de la Société des Missions Africaines, qui était jusqu’alors supérieur des Pères de la Société d’Haguenau à Strasbourg, est nommé évêque du diocèse de Bossangoa;

-          Mgr Cyr-Nestor Yapaupa, prêtre diocésain centrafricain, qui était jusqu’alors vicaire général d’Alindao, est nommé évêque coadjuteur du diocèse d’Alindao.

En Centrafrique et dans la diaspora, la nouvelle a été diversement accueillie. Pour les uns, c’est l’indifférence. Les évènements douloureux, vécus durant la période de la crise, ont laissé des traces tellement profondes qu’il faut du temps pour tourner la page. Qu’il faille, peut être, organiser au préalable une assise ou mieux un synode national de l’Eglise catholique en Centrafrique où prendraient part tous les membres ecclésiaux, à savoir évêques, clercs, religieux et religieuses, laïcs. Cette plateforme donnerait lieu à une analyse et une relecture de la crise qui perdure, l’évaluer en dégageant les côtés négatifs et les côtés positifs, puis formuler ensemble des recommandations pour l’avenir de l’Eglise en Centrafrique. Cette étape nécessaire pourrait déboucher sur la célébration de la réconciliation sincère et vraie, condition sine qua non pour une paix durable. Après quoi, l’Eglise reprendrait son chemin de foi sur la base de relation nouvelle entre ses divers membres. Pour d’autres, c’est une attitude de réserve. Ils préfèrent pour l’instant être sur la touche et observer le changement avant de prendre position plus tard, au moment venu. Un adage populaire le dit à point nommé: «Quand on n’a pas encore fini de traverser la rivière, on ne dit pas que le crocodile a le nez bossu». Pour d’autres encore, la joie est au comble. C’est l’occasion de proclamer comme la Vierge Marie: «Mon âme exalte le seigneur et mon cœur exulte de joie en Dieu mon sauveur…»[2]. Le Seigneur s’est penché sur L’Eglise de Centrafrique pour la relever. Après ces moments d’angoisse et de désespoir, un jour nouveau se lève. Il convient d’implorer la grâce de Dieu sur ces nominations, Lui demander de combler des grâces nécessaires les évêques, les prêtres, le peuple chrétien afin de bâtir, ensemble, la main dans la main, une Eglise-Famille de Dieu en Centrafrique, avec toute la vitalité et tout le dynamisme propre aux Eglises d’Afrique. 

Toutefois, quelle que soit la prise de position de chacun, une réalité s’impose: l’Eglise de Centrafrique est en train de tourner une page de son histoire. Elle prend le large et tous ses membres, filles et fils de Centrafrique, missionnaires expatriés, tous sont embarqués dans le bateau. La question de fond revient à se demander: Comment allons-nous vivre ce moment crucial, ce tournant? Avons-nous pris le temps nécessaire pour évaluer le parcours suivi jusque-là? Avons-nous pris la peine de relire notre passé, les évènements qui ont préparé et façonné notre présent assez douloureux?

Les nouveaux évêques seront ordonnés le 22 juillet en la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Bangui. C’est dans cette Eglise que 74 années plus tôt, eurent lieu, le même jour, l’intronisation de Mgr Marcel Grandin, vicaire apostolique de l’Oubangui-Chari et l’ordination presbytérale du premier prêtre oubanguien, l’abbé Barthélémy Boganda. Loin de se contenter des manifestations à caractère festif, quoique nécessaires, l’Eglise de Jésus-Christ en Centrafrique a grand intérêt à vivre cet évènement dans la foi et surtout dans une prise de conscience de sa mission. Le pape Benoît XVI, dans son allocution avant la prière de l’Angelus du 20 novembre 2005, rappelle que la mission centrale de l’Eglise hier, aujourd’hui et toujours, est «annoncer le Christ et lui rendre témoignage afin que l’homme, tout homme, puisse réaliser pleinement sa vocation»[3].

Je ne saurai terminer ces quelques lignes sans évoquer le propos, combien prophétique, du premier prêtre oubanguien, l’abbé Barthélémy Boganda, lors du toast après son ordination presbytérale. On a l’impression que ce discours s’adresse à nous aujourd’hui et se conjugue parfaitement avec le contexte actuel:

Notre optimisme chrétien doit prendre le dessus et nous faire entrevoir l’avenir de l’Oubangui sous un jour serein et plein d’espoir. Un jour prochain, car il me semble entendre l’heure de Dieu sonner pour ce pays. Alors ce ne sera plus seulement un prêtre et quelques séminaristes mais deux clergés indigènes constitués qui (…) se donneront la main pour conduire leurs frères au Christ (…); tels sont les vœux que mon cœur de jeune prêtre africain forme aujourd’hui pour tout ce Pays qui m’est si cher[4].

Puisse la Vierge Marie, Mère de l’Eglise, aider les fidèles de Centrafrique à accueillir le Christ comme Seigneur de leur vie pour coopérer fidèlement à l’avènement de son règne d’amour, de justice et de paix.

Abbé Célestin DOYARI DONGOMBE



[1] Proverbe ivoirien

[2] Lc 1, 36

[3] Benoît XVI, «Allocution avant la prière de l’Angelus» in Zénit.org du 20 novembre 2005.

[4] J.-D. Pénel, Barthélémy Boganda. Ecrits et discours: 1946-1951: la lutte décisive, L’Harmattan, Paris 1986, 83-84.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:21

 

 

 

 

logo cpjp

 

 

Déclaration de la Haute Autorité de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) en Centrafrique No.0001/CPJP/RCA/10/07/2012

 

Bamingui Bangoran le 10 juillet 2012 Le Conseil Suprême  de la CPJP en Centrafrique déclare solennellement que cette organisation salutaire pour le pays œuvre pour l’instauration d’une paix définitive en RCA, condition sine qua none à la réalisation des projets de développement durable tant voulus et au bénéfice de tous.

 

Le Conseil Suprême  de la CPJP en Centrafrique accueille avec respect et satisfaction la volonté exprimée par non seulement les Représentations des différents organismes et organisations aussi bien nationaux qu’internationaux mais aussi par les gouvernements dont la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies pour la Centrafrique, celle du Président de la Commission de l’Union africaine (UA), les représentants de l’union européenne (UE), de la France et des États-Unis et le Ministre Délégué à la Présidence de la République centrafricaine chargé du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réinsertion des ex-combattants et de la Jeunesse Pionnière Nationale lors d’une rencontre dans les locaux du Bureau intégré des Nations Unies pour la Centrafrique (BINUCA) à Bangui, malheureusement avec un certain énergumène nommé Abdoulaye Hissène qui s’est improvisé, sans honte ni vergogne, Président  de la CPJP en Centrafrique.

 

Les services à la solde de Bozizé ont pu recruter cet Abdoulaye Hissène, qui n’a jamais fait  partie de nos rangs, justement pour fuir le Dialogue national réellement inclusif qui aboutira à la conclusion de l’Accord global de paix de Libreville. Cet individu usurpateur n’a pas le droit d’utiliser le nom de la CPJP pour ses intérêts personnels et monétaires. 

 

Le Conseil Suprême de la CPJP trouve malheureux qu’un événement d’une telle importance soit entaché par un intrus de cet acabit. Elle veut réitérer ici sa détermination pour mettre fin à l’insécurité des populations et celle de leurs propriétés qui  prévalent et que certainement le pouvoir en place corrompu de Bozizé, véritable ennemi de la paix, entretient depuis si longtemps dans notre pays.

 

 Le Conseil Suprême de la CPJP Centrafrique suggère à tous ceux qui veulent l’instauration d’une paix durable en Centrafrique à faire preuve de professionnalisme dans l’exercice de leurs fonctions, notamment les journalistes comme le corps diplomatique pour lesquels leurs déontologies professionnelles respectives exigent la vérification et la revérification de l’information et des sources en vue de fournir une information juste et véritable. Cela nous éviterait des incidents malheureux pour le pays comme celui où Abdoulaye Hissène est présenté comme Président de la CPJP dont il ne connait ni les tenants ni les aboutissants.

 

Le Conseil Suprême de la CPJP rappelle à la population centrafricaine et à la communauté internationale que toute son action vise à assurer la sécurité permanente au pays, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale et la paix définitive afin de permettre au peuple centrafricain de travailler pour l’édification des institutions structurantes en vue d’amorcer des projets de développement durable au pays. Notre peuple a si longtemps souffert de la médiocrité du régime machiavélique de Bozizé. Il est temps pour nous tous Centrafricains de revenir aux idées et idéaux de notre Père fondateur de la nation, le Très Regretté Honorable Barthélémy BOGANDA, et les mettre en pratique pour sauver la nation et sortir de la misère dans laquelle le régime médiocre de Bozizé nous maintient.

 

Que Bozizé le veuille ou pas, la CPJP va imposer la paix partout sur notre territoire national.

 

À bon entendeur, salut.

 

                                                              Fait à Bamingui Bangoran le 11 juillet 2012

                                                                 

 

 

                                                                                 signature CPJP

 

 

                                               Général Noureddine Adam

               

 

 

 Président du Conseil Suprême CPJP

 

 

Émail : zokoyzosozola@yahoo.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 04:16

 

 

 

 

le rebelle Ndoutingaï

     Ndoutingaï (en lunettes) pendant la rébellion de Bozizé de 2001-2003

 

 

 

 Findiro

                      Firmin Findiro qui devrait être le PM de Ndoutingaï

 

Incroyable mais vrai ! On a quelque mal à croire à tout ce qui arrive ces derniers temps aux deux « demi-dieu » de Bangui qui ont fait longtemps la pluie et le beau temps autour de Bozizé au point d’être surnommés par les Centrafricains « demi-dieu », tant ils tenaient quasiment sur presque tous les fils du pays, un pouvoir de vie et de mort.

Il est en effet difficile de ne pas avaler son chapeau en apprenant certaines informations dont ont fait état certains journaux de Bangui de ce 10 juillet 2012. Qu’on en juge même seulement aux titres et aux Unes de ces quotidiens : Le DEMOCRATE n° 2737 du 9 juillet 2012 : « Firmin Findiro est rentré à Bangui sur la pointe des pieds juste après l’interpellation de son directeur de cabinet, sa secrétaire particulière et son planton sur instructions de Bozizé ».

Dans le quotidien l’HIRONDELLE n° 2851 du 9 juillet 2012 on peut lire ceci : « Les enfants Ndoutingaï brièvement inquiétés samedi dernier à l’aéroport Bangui-M’Poko »

Visiblement l’affaire Ndoutingaï ne fait que commencer car elle est en réalité extrêmement grave tant ce personnage avait noyauté quasiment tout le pays autour de Bozizé sans que celui-ci n’en sache quelque chose et cela, des années durant où il faisait aveuglément confiance à son parent qu’il a placé dès son arrivée au pouvoir le 15 mars 2003 au plus que stratégique et juteux ministère des mines et de l’énergie. Bozizé a fait prince Ndoutingaï.

Selon certaines indiscrétions émanant de leurs proches, c’est ce dernier qui aurait procédé à l’ouverture des comptes bancaires de Bozizé dans le monde entier. C’est même ce que certains utilisent aujourd’hui comme argument pour écarter toute éventualité que Bozizé puisse poursuivre sa logique et l’escalade répressive jusqu’à faire arrêter Ndoutingaï et le jeter en taule malgré son intention découverte par Bozizé de le renverser.

Toujours selon nos sources, quelque chose semble être vraiment cassé entre les deux hommes. Certains témoins qui se trouvaient au pot d’adieu de l’ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon à la résidence de France à Bangui, en prenant congé de l’assistance ce jour, Bozizé avait refusé ostensiblement de saluer Ndoutingaï  alors qu’il avait dit au revoir aux six autres membres du gouvernement présents.

De retour au palais, Bozizé aurait remis lui-même en main propre à son chauffeur, le décret de limogeage de Ndoutingaï avec comme consigne : « Pour diffusion immédiate ». C’est ainsi que le chauffeur a dû chercher après dans les quartiers le DG de Radio Centrafrique David Gbanga pour lui remettre le fameux décret, ce qui a retardé quelque peu le moment de lecture à l’antenne du document qui a occasionné le séisme qu’on a enregistré après.

 D’après les investigations de la rédaction de Centrafrique-Presse, quelque temps après son limogeage, Ndoutingaï n’a pas cessé de demander à être reçu par Bozizé mais en vain. Il aurait même fini par faire un chantage au suicide si Bozizé refusait de le recevoir. Informé de son chantage, Bozizé aurait simplement répondu qu’il était militaire comme lui et qu’il avait tous les moyens à sa disposition pour ce faire. On a aussi su ensuite que lors du séjour du 5 au 6 mai à Bangui du président Idriss Déby Itno, Ndoutingaï aurait également tenté de pénétrer au camp de Roux où a résidé le président tchadien mais informé, Bozizé aurait opposé un non possumus.

Depuis, c’est à travers certains indices que les Centrafricains se rendent compte que quelque chose de grave s’est bien passé entre Bozizé, Ndoutingaï, Findiro et consorts. Plusieurs ministres pro-Ndoutingaï du gouvernement qui se reconnaissent comme tels ruminent actuellement en silence beaucoup de questions et se soucient énormément pour savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Certains envisagent même d'aller tout raconter à Bozizé pour se disculper et conserver leur poste. Pour cela ils harcèlent mais en vain son service de protocole. Bozizé se fait invisible. On le surprend même ces derniers temps en tenue combat et confie volontiers à ses proches qu'il est militaire et qu'il attend fermement ceux qu'ils veulent le renverser.

Il se raconte à Bangui que lors d’un conseil de cabinet, Findiro aurait été littéralement obligé de fuir le conseil en attendant que Faustin Touadéra n’arrive. Il avait été copieusement conspué et moqué par certains de ses collègues du gouvernement dont surtout le milliardaire de Boy-Rabe.  Il  n’en menait plus large, lui qui était d’ordinaire si arrogant. C’est dire combien le vent semble avoir tourné à présent pour Findiro et Ndoutingaï.

La Rédaction

 

Centrafrique: Des enfants Ndoutingaï temporairement empêchés de quitter Bangui

 

Ndoutingai-et-ses-trois-enfants.JPG

                          Ndoutingaï et ses trois enfants

 

 

jdbangui, 10/07/2012 20h02

Trois enfants de l’ancien ministre d’Etat aux Finances et au Budget, Sylvain Ndoutingaï ont été temporairement empêchés le samedi, 8 juillet 2012 de quitter l’aéroport international Bangui M’Poko pour se rendre à Yaoundé au Cameroun. On ignore les raisons qui ont conduit les autorités militaires de l’Aéroport international Bangui M’Poko à prendre une telle décision. A titre de rappel, l’ancien ministre d’Etat aux Finances et au Budget a été limogé du gouvernement le 1er juin dernier. Il lui serait reproché officieusement, une tentative d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:39

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

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Bangui : Human Rights Watch lie la LRA aux attaques contre AREVA et CAWA

Bangui, 10 juillet 2012 (RJDH) – Human Rights Watch accuse l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) d’être à l’origine de l’attaque, le dimanche 24 juin, du site de la société française d’uranium AREVA et du massacre, en mars, de mineurs artisanaux près d’une réserve de chasse de la société CAWA, dans la région de Bakouma (Sud-est).

Convaincue de la piste LRA dans l’affaire CAWA, Human Rights Watch a adressé une lettre aux autorités judiciaires centrafricaines, rendue publique le 9 juillet, leur demandant d’éviter une erreur judicaire et d’assouplir la peine des présumés accusé.

Dans un rapport publié également le lundi 9 juillet, qui accompagne la lettre ouverte aux autorités, l’organisation internationale précise que les attaques du groupe rebelle se sont intensifiées en République centrafricaine depuis le début de l’année.

Le rapport est basé sur la conclusion des recherches de plusieurs experts et chercheurs de l’organisation, faites sur le terrain. Selon Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior pour la division Afrique, citée dans le rapport, « l’intensification des attaques de la LRA montre que le groupe rebelle n’est pas affaibli et qu’il constitue toujours une menace sérieuse pour les civils ».

Selon Human Rights Watch, cette recrudescence des attaques de la LRA serait l’explication la plus plausible à l’arrestation d’Erik Mararv, patron de la société de safaris CAWA, et de 13 de ses employés.

L’organisation internationale affirme aussi dans sa publication qu’Erik Mararv a été libéré en juin dernier. Mais joint par le RJDH, Jacques Aïmoussa, porte-parole de la société CAWA, a affirmé que la libération de Mararv, pour des raisons de santé, comme le mentionne Human Rights Watch, n’a été que temporaire.

« Erik Mararv a été libéré juste pour 15 jours. Le médecin avait notifié que son état de santé ne permettait pas d’être traité en prison. Le délai une fois  terminé, il a été reconduit à la prison de Ngaragba, à Bangui, où il continue à  être détenu », a mentionné Jacques Aïmoussa.

Human Right Watch soutient qu’« il est urgent de remédier à ce manque de protection et d’appréhender les dirigeants de la LRA sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour mettre un terme aux abus de la LRA. »

Human Rights Watch invite les autorités centrafricaines à protéger urgemment les populations civiles touchées dans les zones où la LRA est active.

 

Bangui : Bientôt la réinsertion des éléments de l’APRD

rebelles-rca

 

Bangui, 10 juillet 2012 (RJDH) – Les éléments de l’ex-groupe rebelle de l’Armée populaire pour la restauration de la paix et la démocratie (APRD), qui ont été désarmés et démobilisés le 16 mai, seront réinsérés la semaine prochaine dans leur localité respective.

« Le programme de réinsertion consiste à apporter une aide matérielle et de la formation aux démobilisés qui désirent s’orienter vers l’agriculture, l’élevage, les petits métiers et le commerce », peut-on lire dans un communiqué de presse de la Coordination nationale de réintégration  des démobilisés diffusé le 10 juillet.

Ce programme vise la région nord-ouest de la Centrafrique, notamment les sous-préfectures de Paoua, Bocaranga, Ngaoundaye, Nangha Boguila et Markounda.

Le communiqué précise que les démobilisés vont recevoir chacun du matériel pour les travaux agricoles et de l’argent pour d’autres activités génératrices de revenus.

Dans la sous-préfecture de Paoua, les démobilisés qui ont choisi l’agriculture seront encadrés  par l’Agence centrafricaine de développement  agricole (ACDA). Et ceux qui ont choisi le commerce et les petits métiers seront encadrés  par l’ONG JRS (jesuite refugees services), poursuit le communiqué.

A cet effet le ministre du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion, Xavier Sylvestre Yangongo, invite les autorités administratives locales et les représentants de la société civile à apporter leur soutien afin de contribuer à la réussite de ce programme de réinsertion.

Quelque 5000 éléments de l’APRD ont été démobilisés avant la dissolution de ce groupe rebelle dirigé par Jean Jacques Démafouth.

Bangui : Flambée de prix du manioc, les vendeurs s’expliquent

 

manioc au soleil

 

Bangui, 10 juillet 2012 (RJDH) – Le prix du manioc a sensiblement augmenté sur les marchés de Bangui. Les commerçants interrogés, le mardi 10 juillet, au marché Combattant témoignent des difficultés à s’approvisionner en cette denrée et des autres obstacles rencontrés en cours de route et à l’intérieur du pays.

« Le prix de manioc a effectivement augmenté. Ce n’est pas de notre faute car sur le marché intérieur, le prix est en hausse. Le manioc est même rare sur le marché », a expliqué Adoum Aroun, une vendeuse.

La cuvette coûte 3500 FCFA, poursuit la même source. « On se bat pour en avoir, mais la distance joue aussi sur le prix. Souvent je vais acheter le manioc à Paoua, à environ 700 kilomètres de Bangui. A cela il faut ajouter les difficultés rencontrées sur les barrières», a-t-elle ajouté.

« Pour le moment, le prix de carburant est en hausse. On paie actuellement le transport d’un sac à 5500 FCFA, alors qu’auparavant, un sac se payait 2500 FCFA », a fait savoir Marcel Nouradine, un vendeur. Et celui-ci d’ajouter que « si le prix de carburant reste en hausse, ça sera difficile de faire diminuer le prix du manioc ».

En dehors de l’augmentation du prix du carburant, il souligne également la question de l’insécurité dans les villages, qui, selon lui, a fait que la population a peur d’aller plus loin pour cultiver. Il donne l’exemple de la sous-préfecture de Mobaye où il se rend régulièrement pour acheter le manioc.

« En plus, la cuvette se vend à deux milles francs, dit-il. Si on ajoute les frais de chargement et le paiement des barrières, une fois arrivés à Bangui, la dépense pour un sac de farine nous revient à 17 000 FCFA ».

« J’ai débuté le commerce en l’an 2000. On remplissait un sac à 4000 FCFA. Cependant, il faut aujourd’hui 14 000 FCFA pour remplir le même sac. Car une cuvette se vend à 2000 FCFA », a indiqué un commerçant qui a requis l’anonymat.

NDLR : Si les vendeurs de manioc sont obligés de répercuter ce qu'ils sont obligés de payer aux forces de sécurité et autres racketteurs de la bozizie sur les barrières illégales, on comprend que le manioc puisse coûter cher.

 

 

Sam-Ouandja : Vague de décès d’enfants liés au paludisme

Sam-Ouandja, 10 juillet 2012 (RJDH) – Romaric Démovo, major de l’hôpital de Sam-Ouandja (Nord-est), a indiqué que 26 enfants dont l’âge varie de 1 à 8 ans sont morts de paludisme grave sur  un total de 278 enfants consultés. En plus, sur 106 adultes consultés et déclarés atteints de paludisme, 12 personnes sont mortes au cours du mois de juin.

« L’hôpital ne dispose pas de médicaments. Les personnes malades sont traitées avec les médicaments vendus sur le marché, ce qui n’est pas conseillé sur le plan médical », a précisé le major de l’hôpital de Sam-Ouandja, le mardi 10 juillet.

L’hôpital de Sam-Oaundja, poursuit Romaric Démovo, est appuyé par l’ONG IMC (International Medical Corps). Mais depuis six mois, cette organisation n’intervient plus. « Nous lançons un appel aux autres structures humanitaires et au gouvernement pour nous venir en aide en nous fournissant des médicaments », a conclu le médecin.

Le chef de mission de l’IMC, le Dr Christian Mulamba joint par le RJDH  Bangui, a dit avoir été au courant de la situation. Il a signalé qu’à cause des problèmes financiers, sa structure a suspendu son appui à l’hôpital de Sam-Ouandja.

Kabo : Tentative de réconciliation entre les éleveurs et agriculteurs

Kabo, 10 juillet 2012 (RJDH) – Une réunion en vue de chercher des solutions aux altercations qui opposent souvent les éleveurs et les agriculteurs s’est tenue le lundi 9 juillet, à Kabo (nord).

« Cette réunion a permis aux agriculteurs et éleveurs de se parler. C’est une manière pour nous de les réconcilier, et surtout de travailler la main dans la main pour le développement de l’économie du pays », a déclaré Marc Déléro, conseiller économique et social de la préfecture de l’Ouham.

Un comité constitué des membres des deux parties a été mis en place pour le suivi de tout ce qui a été dit au cours de cette réunion. « Les membres de ce bureau auront dans les prochains jours une formation sur le respect des droits de l’homme », a fait savoir Marc Déléro.

Il est à préciser que les éleveurs peulhs et les autochtones de la préfecture de l’Ouham vivent chaque année des moments de tension liée à la destruction des champs des villageois par le bétail des éleveurs d’une part, et à la chasse illicite des bœufs par la population d’autre part.

Kaga-Bandoro : Un bandit armé arrêté

Kabo, 10 juillet 2012 (RJDH) – Un homme, appartenant à une bande armée non identifiée qui serait à l’origine de plusieurs attaques, a été appréhendé le dimanche 8 juillet, en possession d’une arme de marque Kalachnikov, au  village de Linguiri, situé à 40 kilomètres de la sous-préfecture de Mbrés (centre nord).

Le sous-préfet de Mbrés, Pierre Ousmane, a affirmé que « ces hommes sont proches de la ville de Kaga-Bandoro et seraient à l’origine de l’insécurité dans notre ville. Ils empêchent la population d’aller au champ ».

« Des démarches administratives sont en train d’être faites pour informer les autorités du pays de l’insécurité que vit la population de Kaga-Bandoro », a ajouté Pierre Ousmane.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:37

 

 

 

 

 

 

rebelles-rca.jpg

BANGUI 10 juil 2012 (Xinhua) - Les ex-combattants du groupe politico-militaire de l'Armée populaire pour la restauration de la paix et la démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth, présent dans le nord-ouest de la République centrafricaine, vont aborder la phase de leur réinsertion à partir de la semaine prochaine, selon un communiqué de presse publié mardi par la Coordination nationale de réintégration des démobilisés.

« Ce programme de réinsertion consiste à donner du matériel agricole et une formation aux démobilisés qui veulent pratiquer l'agriculture, l'élevage, et les activités génératrices de revenus », indiqué le communiqué de la Coordination nationale, qui regroupe le gouvernement centrafricain et la communauté internationale, notamment le Bureau des Nations Unies en Centrafrique.

D'après le communiqué, les ex-combattants de l'APRD ayant opté pour l'agriculture, bénéficieront d'un encadrement dans ce domaine, de la part de l'Agence centrafricaine de développement agricole (ACDA) à Paoua. Ceux qui ont choisi le commerce et les petits métiers, et ceux qui désirent pratiquer le petit élevage seront également encadrés par des structures compétentes.

Les zones ciblées par ce programme sont entre autre les villes et les villages de Paoua, Bocaranga, Ngaoundaye, Nangha Boguila et Markounda. Les ex-combattants de l'APRD vont recevoir, en dehors des outils agricoles, un appui financier et des vivres.

Créée au lendemain des élections présidentielles et législatives de 2005, l'APRD est le premier groupe armé centrafricain à parachever le processus avec la démobilisation de ses quelques 5000 hommes suivi de la dissolution du groupe le 17 mai dernier.

Quatre autres groupes armés concernés par Le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) attendent leur tour, notamment dans le Nord-est du pays.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:34

 

 

 

 

 

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ParRFImardi 10 juillet 2012

10/07/2012 par Marie-Pierre Olphand

La rébellion ougandaise de la LRA est à l'origine des attaques de ces derniers mois en République Centrafricaine, assure l'organisation Human Rights Watch.

Les pratiques sont toujours les mêmes : des brutalités extrêmement sauvages, des coups portés à la tête, des personnes décapitées...

La rébellion ougandaise de la LRA est pointée du doigt par Human Rights Watch (HRW) dans deux attaques menées ces derniers mois en Centrafrique.

En mars dernier d'abord, treize mineurs avaient été tués dans une concession de chasse du sud-est du pays. Et fin juin, non loin de là, à Bakouma, le site du géant Areva a lui aussi fait l'objet d'une attaque. On s'interrogeait jusqu'à présent sur l'identité des auteurs de cette dernière attaque. Mais HRW est catégorique : il s'agit de la LRA.

« Dès le mois d'avril, Human Rights Watch a eu des suspicions sur le fait que l'attaque de la concession de chasse ait pu être commise par la LRA, explique Jean-Marie Fardeau, directeur du bureau parisien de HRW. Nous avons maintenant la quasi certitude que ce crime horrible a été perpétré par un groupe de la LRA. Peut-être le même groupe que celui qui a commis les crimes fin juin puisque c'est un groupe d'environ 30 à 50 personnes de la LRA qui sévirait dans cette région. »

Après l'attaque de mars, les autorités avaient rapidement arrêté le propriétaire suédois de la concession de chasse, un pilote britannique et onze employés centrafricains. Le gérant suédois a depuis été libéré pour raison de santé, mais les douze autres sont toujours en prison. « C'est pourquoi, précise Jean-Marie Fardeau, nous appelons les autorités centrafricaines non seulement à revoir les charges qui pèsent contre les personnes arrêtées, mais également à concentrer davantage de troupes dans cette région pour protéger les civils. »

Source : http://www.rfi.fr/afrique/20120710-rebellion-ougandaise-pointee-doigt-deux-attaques-recentes-centrafrique

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:26

 

 

 

 

 

Communiqué N°0011/FSR /BE/2012

 

Une légion étrangère extra institutionnelle est sur le point d’être mise en place.

L’appel du pied lancé par certains chefs d’Etat Africains a requinqué Deby et l’a inspiré à monter une légion qui n’a rien à voir avec son armée. Celle-ci sera constituée exclusivement des jeunes désœuvrés, malmenés par le chômage et qui n’ont d’autre choix que de s’exiler vers les pays limitrophes nantis à la recherche du travail. Ils vont en général vers la Libye. La frontière avec ce pays a été fermée et tous ces jeunes bloqués à la frontière ont été manie militari transportés sur Faya Largeau. Une fois sur place, un camp militaire a été érigé. Des tantes ont été dressées et l’entrainement militaire a commencé.

Ces jeunes, selon des informations digne de fois serviront de chair à canon dans le désert du Mali moyennant la manne qui sera mise en place par la communauté internationale afin de permettre la reconquête du nord Mali d’une part et d’autre part, de donner à Deby un nouveau visage de fréquentable et donc renouer avec les nouvelles autorités de la France.

Le Front pour le Salut de la République (FSR) tient à mettre en garde Deby contre toute aventure de ce genre. Les tchadiens ont suffisamment souffert de sa mégalomanie. S’il entend être présent à l’appel de ses collègues Chefs d’Etat Ouest africains, il n’a qu’utilisé son armée qu’il peine à maitriser et qui s’est subitement transformée en un casse-tête chinois pour son maitre. Les jeunes tchadiens ne doivent sous aucun prétexte servir de chair à canon. Le FSR appelle à une mobilisation générale des tchadiens pour dire non à cette manœuvre sordide de Deby. Par ailleurs, il tient à prendre à témoin la communauté internationale du mépris que Deby a pour le peuple tchadien. Le FSR souhaite que celle-ci et de façon singulière les organisations internationales de défense de droits de l’Homme ainsi que les organisations non gouvernementales(ONG) de bien vouloir tout mettre en œuvre pour barrer la route à ce plan macabre.

                                                             Fait à Paris le 12 juillet 2012

Pour le Front pour le Salut de la République(FSR)

Le commissaire à la communication

Porte-parole.

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Abakar Assileck Halata.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 03:16

 

 

 

 

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ISRAELVALLEY UNE SOCIÉTÉ ISRAÉLIENNE FAIT UNE PERCÉE SUR LE "MARCHÉ DU CARBONE" EN AFRIQUE: Carbon Essence va protéger les forêts tropicales en République centrafricaine.

http://www.israelvalley.com1 juin 2012

Par Jacques Bendelac, à Jérusalem

À l’approche de la Journée mondiale de l’Environnement qui se déroulera le 5 juin, des experts israéliens font une remarquable percée sur le marché de la protection de la forêt. La société Carbon Essence, fondée et gérée par des Israéliens, va participer au sauvetage de la forêt tropicale en République centrafricaine. La concession, qui lui a été accordée pour une durée de 25 ans, devrait lui permettre de gagner jusqu’à 80 millions d’euros par an. Le principe mis en œuvre par ce projet est simple: les forêts africaines absorbent une partie du surplus de carbone largué dans l’atmosphère par les activités humaines; la lutte contre la déforestation paraît donc un moyen efficace de réduire l’impact des activités humaines sur le climat planétaire. C’est sur ce marché que la société Carbone Essence a été créée en 2009 par Itzhak Tidhar, un ancien officier de Tsahal qui a longtemps dirigé le département des Soldats prisonniers et disparus, en association avec Terence Julius.

Une “Bourse du carbone”

 

Enregistrée à Londres, la société Carbon Essence se spécialise dans la protection des forêts et la réduction de la déforestation. Le projet qui démarre en République centrafricaine (RCA) prévoit que les industries polluantes situées à proximité de forêts tropicales verseront une taxe pour chaque tonne de carbone (CO2) rejetée dans l’atmosphère. Les fonds réunis permettront à la société Carbone Essence de mettre en œuvre un nouveau mécanisme visant à freiner la déforestation.

Dans le cadre de ce système, les industries énergivores comme la production d’électricité, la sidérurgie ou l’industrie du ciment, devront acheter des quotas d’émissions de carbone sur le “marché du carbone” qui sera mis en place par les pays d’Afrique concernés. Une industrie qui aura contribué au développement forestier se verra octroyer un “crédit” qui lui permettra d’émettre du CO2. Ce crédit sera échangé comme une action en Bourse: cette action pourra être rachetée par les banques et les maisons d’investissement qui les revendront aux industries polluantes qui financeront ainsi le reboisement.

Un marché prometteur

 

La société israélienne Carbone Essence va donc participer à la lutte contre le changement climatique en Afrique selon un modèle qui existe en Europe depuis 2002, The EU Emissions Trading System (ETS): les industries énergivores reçoivent gratuitement un certain nombre de quotas d’émission, mais si elles en veulent davantage, elles doivent les acheter sur le marché du carbone; elles peuvent également compenser leurs émissions en investissant dans des dispositifs de réduction du CO2 dans les pays en développement.

Le marché du gaz carbonique est en plein essor dans le monde, et en Afrique en particulier. Selon des études scientifiques, les forêts africaines stockeraient chaque année 1,2 milliard de tonnes de CO2 par hectare, ce qui conduit au chiffre de 4,8 milliards de tonnes pour les forêts d’Afrique et d’Amérique. La valeur financière de ces 4,8 milliards de tonnes est estimée à environ 15 milliards d’euros. L’entreprise israélienne dirigée par Itzhak Tidhar ne vise donc qu’une modeste part de ce marché gigantesque.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

 

 

Carbon Essence (UK) Ltd.

 

UK Headquarters

 

17 Piries Place

 

Horsham, West Sussex

 

England 

 

Email:  info@carbonessence.co.uk

 

 

 

République Centrafricaine : une transaction carbone estimée à un milliard d’euros

http://www.agenceecofin.com

(Agence Ecofin) - «Notre motivation est d'aider à sauver les forêts du monde, et de générer de l'argent» telle est la déclaration de Terry Julius, directeur de l’entreprise israélienne Carbon Essence à l’issue de la signature d’un important contrat avec le gouvernement Centrafricain.

Il a de quoi se réjouir car son entreprise table sur des revenus de près d’un milliard d’euros issus de la commercialisation de 12 millions de crédits carbone par an à une institution financière américaine.

Pour une durée de 20 ans, la société Carbon Essence a obtenu des droits sur la conservation d’une zone boisée en RCA dont la superficie est équivalente à celle de la Belgique.

En luttant ainsi contre la déforestation, l’entreprise va rendre des crédits carbone à un tarif qui oscille entre 6 et 10 euros la tonne.

Ce jackpot est l’une des plus importantes transactions carbone réalisées en Afrique centrale.

 

 

NDLR : Comme à son habitude, ce dossier a dû être traité et conclu de façon totalement opaque par Bozizé. Selon nos informations, l’affaire n’a jamais été portée en conseil de ministre et de surcroît on annonce qu’elle a été conclue avec le gouvernement centrafricain au moment où les deux ministres de l’environnement et des eaux et forêts à savoir François Naouyéma et Emmanuel Bizot ainsi que le pseudo premier ministre Faustin Archange Touadéra étaient tous les trois au récent sommet des Nations Unies sur l’environnement de Rio +20 au Brésil.  Combien Bozizé et ses "amis" habituels bien connus qui jouent sans doute les go between dans l'ombre, ont empoché en dessous de table et bonus ? Allez-y savoir !

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 01:39

 

 

 

 

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PARIS AFP / 09 juillet 2012 23h16 - Le président intérimaire du Mali, Dioncounda Traoré, est à présent en bonne forme et déterminé à assumer ses fonctions, a déclaré lundi soir à l'AFP le ministre ivoirien Ally Coulibaly, après l'avoir rencontré à Paris dans le cadre d'une médiation ouest-africaine dans la crise malienne.

Avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, nous avons eu près de deux heures d'entretien avec le président Traoré, à son hôtel parisien, a indiqué le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Ally Coulibaly, dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

Il s'est bien remis de l'agression dont il a été victime (en mai), nous l'avons trouvé en bonne forme et nous avons bon espoir qu'il pourra retourner à Bamako dès que possible. Aucune date n'est avancée pour son retour mais il a bon moral et est déterminé à assumer ses fonctions, a assuré M. Coulibaly.

M. Traoré, attaqué et grièvement blessé le 21 mai dans ses bureaux près de Bamako par une foule de manifestants hostiles, a été soigné depuis à Paris.

Les deux émissaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) venus le rencontrer étaient porteurs d'une correspondance du médiateur sur la crise malienne, le président burkinabè Blaise Compaoré, pour transmettre les recommandations du mini-sommet de samedi à Ouagadougou.

Six chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest avaient sommé samedi le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra de former d'ici fin juillet un gouvernement d'union nationale, faute de quoi son gouvernement ne serait plus reconnu et le Mali serait suspendu des instances régionales.

Ils avaient aussi exhorté le président Traoré à demander sans délai à la Cédéao et l'ONU l'envoi d'une force africaine au Mali.

C'est le président Traoré qui incarne la légitimité en vertu de la Constitution, a fait valoir M. Coulibaly. Nous lui avons fait comprendre la nécessité de mettre en place ce gouvernement d'union mais aussi de signer la requête demandant le déploiement d'une force de la Cédéao, a dit l'émissaire.

Le problème du Sud - le fonctionnement des institutions de transition - est inséparable de celui du Nord: on ne peut pas lancer une reconquête du Nord sans avoir mis en place un gouvernement d'union nationale qui fonctionne, qui a la crédibilité nécessaire, la confiance des Africains et de la communauté internationale, a insisté M. Coulibaly.

Le président Traoré est très reconnaissant aux chefs d'Etat de la Cédéao d'accompagner le Mali dans la recherche d'une solution. Il pense que tous les Maliens doivent se rassembler dans l'intérêt supérieur du pays, il a même utilisé le terme de +sursaut+, a-t-il rapporté.

Au Mali, les autorités de transition avaient été mises en place en avril, moins d'un mois après un coup d'Etat qui avait renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes armés, principalement islamistes.

Les putschistes ont remis le pouvoir après un accord signé le 6 avril avec la Cédéao, qui prévoyait la formation d'un gouvernement de large union. Dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, les ex-putschistes restent influents à Bamako.


(©)

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