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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 02:44

 

 

 

 

 

Jean-Pirre-Bemba.jpg

 

Radio Okapi 4 mai, 2012 à 12:54

J’ai été traitée comme une bête de somme. Je ne suis plus considérée comme un être humain à cause de ces viols. Je ne peux plus vivre comme toutes les autres filles de mon âge. Avant ces événements, j’étais une femme digne, je pouvais avoir une famille digne, mais j’ai perdu ma dignité. C’est pourquoi j’ai demandé à témoigner publiquement ». 

C’est en ces termes qu’une victime de viols s’exprimait mardi à La Haye dans le procès de Jean-Pierre Bemba, l’ancien vice-président de la RDC que la Cour pénale internationale juge pour les crimes commis par ses hommes de la rébellion du MLC en Centrafrique en 2002 et 2003.

Dans un procès où la majorité des dépositions sont entendues à huis clos, la victime numéro 6 a été écoutée publiquement, refusant qu’on altère son image et sa voix.

Bien vêtue, la jeune dame qui témoigne dit avoir perdu sa dignité humaine après avoir été violée par les soldats du Mouvement de libération du Congo (M LC) à deux reprises au début de l’année 2003.

La première fois, c’est un officier qui lui a sauvé la vie, affirme-t-elle. Après l’avoir violée, les soldats du MLC ont voulu l’abattre, mais l’officier les en a dissuadés, prétextant qu’ils avaient besoin d’elle pour les aider à piller les maisons à Bangui.

Plus tard, elle a de nouveau été piégée par « des hommes qui venaient de la République démocratique du Congo (RDC) et parlaient lingala comme les soldats de Jean-Pierre Bemba ».

« L’un des soldats s’est servi de son couteau pour enlever mes sous-vêtements et ils ont abusé de moi. Cela se faisait à tour de rôle et à volonté. Ils étaient au total 12 », indique la victime.

Le procès Jean-Pierre Bemba est à l’étape de l’audition de cinq représentants des victimes. Deux des victimes feront leurs dépositions  sous serment, et trois autres pourront se faire représenter.

Après ces témoignages, la défense présentera à son tour ses témoins. Les avocats de Jean-Pierre Bemba ont suggéré de commencer cet exercice au début du mois d’août.

Ils ont annoncé qu’il leur faudrait deux ans pour présenter leurs témoins.

Jean-Pierre Bemba est incarcéré à la Haye depuis 2008.  Il est poursuivi par la CPI pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre qu’auraient commis ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Son procès a débuté depuis novembre 2010.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 19:04

 

 

 

 

Ferdinand Samba Le Démocrate

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 04 Mai 2012 08:14

Ferdinand Samba Directeur de publication du journal « Le Démocrate » vient de recouvrir sa liberté ce 3 mai 2012, après 4 mois d’incarcération à la prison de Ngaragba. Il a été libéré par un décret présidentiel signé par François Bozizé. Ferdinand Samba a été poursuivi pour diffamation par Sylvain Ndoutingaï, ministre d’Etat aux finances.

Une libération intervenue après que les professionnels des médias du pays aient boycotté ce jeudi la célébration de la 21ème édition de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. Ils ont ainsi exigé la mise liberté totale de leur confrère.

Toutefois selon l’article 2 de ce décret, la libération de Ferdinand Samba ne l’épargne du payement des amendes  et dommages et intérêts contenues dans sa condamnation.

L’UJCA a accueilli avec satisfaction la décision du Chef de l’Etat François Bozizé d’avoir usé de son droit régalien pour la libération de Ferdinand Samba en cette journée internationale de la Liberté de la Presse, a indiqué Maka Gbossokota, Président de l’Union des Journalistes de Centrafrique.

Pour lui, au nom des journalistes membres de l’UJCA, le conseil Exécutif remercie sincèrement le président de la République Centrafricaine pour ce courage politique.

A titre de rappel, le directeur de publication du quotidien « Le Démocrate » a été condamné à 10 mois de prison ferme, un million de francs CFA d’amende à payer à l’Etat centrafricain, dix millions de dommages et intérêts à payer à la partie civile (le ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï) et la fermeture du journal pendant un an.

L’arrestation de Ferdinand Samba avait suscité plusieurs réactions notamment l’organisation des journées sans journaux par le Groupement des Editeurs de la presse privée (GEPPIC). A cela s’ajoute des condamnations qui émanaient de tous bords : ONG de la Défense des droits de l’Homme de Centrafrique, Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA) sans omettre les Reporters Sans Frontières (RSF).

Quant à Patrick Agoundou, directeur de publication du quotidien «  La Plume », poursuivi pour les mêmes accusations et considéré en fuite, il a été jugé par contumace et condamné à un an de prison ferme. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui.

En 2011, Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, respectivement Directeur de publication des journaux « Les collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » ont été poursuivis pour « incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat » et ont été jugés puis relâchés. Ils avaient écrit un article incriminant le ministre délégué à la Défense Francis Bozizé. Le détournement des fonds alloués au payement des pensions des militaires débloqué par l’union Européenne  a été en toile de fonds.

 

 

République centrafricaine : Le journaliste Ferdinand Samba libéré,  Reporters sans frontières salue le geste du président Bozizé

 

PARIS, France, 4 mai 2012/African Press Organization (APO)/ -- A l'occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai 2012, le président de la République centrafricaine, François Bozizé, a gracié le directeur d'un quotidien local Le Démocrate, incarcéré depuis plus de trois mois. L'Union des journalistes de Centrafrique avait décidé de boycotter cette journée symbolique, en signe de protestation contre la détention de Ferdinand Samba.

 

"Nous saluons le geste de François Bozizé, qui a su entendre l'appel de la profession. Après trois mois d'emprisonnement dans des conditions difficiles, Ferdinand Samba peut enfin goûter à nouveau à la liberté, retrouver ses proches, et reprendre l'exercice de son métier. Il ne faut toutefois pas oublier que si les autorités avaient respecté la loi de 2005, dépénalisant les délits de presse, le journaliste n'aurait jamais dû être incarcéré," a déclaré Reporters sans frontières, qui appelle à des sanctions proportionnées en la matière.

 

"Nous demandons au président de la République centrafricaine de prolonger son geste, en levant également la sanction contre le quotidien Le Démocrate, interdit de parution pour une durée d'un an. Dans un contexte économique difficile pour la presse, cette suspension risque fort d'asphyxier le journal et de le contraindre à fermer, privant ainsi la population d'un titre de presse".

 

Ferdinand Samba avait été condamné, le 26 janvier 2012, à dix mois d'emprisonnement pour "diffamation", et à payer une amende d'un million de Francs CFA (1 500 euros).

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 18:59

 

 

 

 

safari en RCA

RFI vendredi 04 mai 2012

En RCA, la justice enquête sur l'assassinat de 13 chercheurs d'or fin mars dans la zone de Bakouma dans l'est du pays. Soupçonné, un Suédois, propriétaire d'un safari dans la zone, est maintenu en détention depuis un mois et demi. Une enquête complexe, très loin d'être résolue.

Le 22 mars dernier, Eric Mararv découvre dans la zone de safari qu'il gère, treize cadavres. Ce sont treize jeunes mineurs, assassinés à coup de bâton, les mains ligotées dans le dos. 

Le 25, ce Suédois qui tient cette exploitation avec sa femme dans le village de Ngou Nguinza, décide de se rendre à Bangui pour rencontrer les autorités. Mais depuis six semaines, il est maintenu en détention dans les locaux de la SRI, la section de recherche et d'investigation. 

Sa femme, Emilie, inquiète, attend toujours des explications : « On ne sait pas s'il y a une accusation, je comprends que c'est une investigation difficile, avec treize morts. Mais on aurait espéré être des témoins, pas des accusés », explique-t-elle à RFI.

Le droit centrafricain stipule qu'une garde à vue peut durer 72 heures et être reconduite une fois. Pour le ministre de la justice, Firmin Feindiro, la prolongation du maintien en détention est justifiée par la gravité des faits : «L'enquête a besoin d'être faite avec le plus grand sérieux. La durée de la garde à vue a été dépassée, je ne pense pas que c'est dans le souci de faire du mal à ces personnes, mais beaucoup plus pour voir si ces personnes soupçonnées sont responsables ou pas ». 

Cette affaire fait en tout cas beaucoup de bruit à Bangui. Eric Mararv employait 250 personnes dans son safari et payait d'importantes taxes à l'Etat centrafricain. Une source diplomatique juge le dossier extrêmement sensible.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 18:54

 

 

 

 

 

KADHAZY

 

TUNIS AFP / 04 mai 2012 17h08- Le principal avocat tunisien de l'ex-Premier ministre libyen incarcéré en Tunisie a affirmé à son tour vendredi à l'AFP que son client lui avait dit que le régime Kadhafi avait financé la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, une allégation démentie par son avocat français Marcel Ceccaldi.

Al-Mahmoudi m'a dit plusieurs fois que le régime de Kadhafi avait bien financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, a déclaré Mabrouk Kourchid, reprenant l'essentiel des propos tenus la veille par un autre avocat tunisien, Bechir Essid.

Me Kourchid, qui a assisté l'ex-dignitaire libyen auprès de la justice tunisienne, n'a pas avancé de montant, contrairement à Me Essid qui avait mentionné une enveloppe de 50 millions d'euros pour le financement de la campagne présidentielle 2007.

L'ex-Premier ministre libyen est convaincu que sa détention prolongée en Tunisie était effectuée à la demande de la France et visait à taire la question du financement, a-t-il poursuivi.

D'autres avocats tunisiens ont indiqué que l'affaire de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime libyen avait été évoquée devant une cour d'appel tunisienne le 25 octobre 2011.

La question a été posée devant un juge à l'ex-Premier ministre libyen et sa réponse affirmative figure dans un procès-verbal judiciaire, a assuré à l'AFP l'avocat qui avait posé la question, Slim Ben Othman.

Al-Mahmoudi avait alors indiqué qu'une enveloppe de 50 millions d'euros a été remise par lui-même aux mains d'envoyés de Sarkozy à Genève, a déclaré Me Ben Othman.

Une mallette contenant de l'argent en espèces avait été remise à Genève par al-Mahmoudi accompagné d'autres ex-dirigeants libyens, a poursuivi Me Ben Othman, rapportant des propos tenus par son client devant une cour présidée par le magistrat Ezzedine Bouzrara.

Des documents attestant de l'opération ont été copiés et déposés dans plusieurs capitales européennes, a ajouté l'avocat affirmant que son client craignait une liquidation physique.

Citant son client, l'avocat Mabrouk Kourchid a indiqué que le régime de Kadhafi n'avait pas financé que la présidentielle française, deux autres pays de l'Europe de l'est et de l'ouest ont profité de ses largesses, a-t-il affirmé, sans plus de précision.

J'étais présent lorsque la question du financement a été posée, a indiqué à l'AFP un avocat du comité de défense, Me Mahdi Bouaoucha, assurant que les propos de al-Mahmoudi avaient été consignés dans un procès-verbal.

Les trois avocats tunisiens ont assuré ne pas connaître l'avocat français Marcel Ceccaldi qui avait formellement démenti jeudi les affirmations de ses confrères tunisiens. En ma qualité d'avocat d'al-Baghdadi al-Mahmoudi, et sur instruction de ce dernier, je démens formellement les allégations de Bechir Essid, a déclaré à l'AFP l'avocat français Marcel Ceccaldi, qui dit défendre l'ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi.

Dans un état de santé critique, M. al-Mahmoudi avait été hospitalisé pour hémorragie interne, avait indiqué jeudi Me Kourchid.


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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 03:10

 

 

03 mai 2012 | Par Fabrice Arfi et Karl Laske Mediapart

 

 

 

 Baghdadi-Mahmoudi2.jpg

« Je confirme qu’il existe bien un document signé par Moussa Koussa et qu’un financement a bien été reçu par M. Sarkozy. » L’homme qui parle est celui qui a validé en 2006 le principe d’un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye. Baghdadi Ali al-Mahmoudi était le secrétaire général du Comité populaire général, soit le chef du gouvernement libyen, dont les « instructions » sont mentionnées en toutes lettres dans la note du 10 décembre 2006 révélée par Mediapart

Aujourd’hui détenu en Tunisie, M. Baghdadi a confirmé, mercredi 2 mai au soir, à Mediapart, par l’intermédiaire de l’un de ses avocats, Me Béchir Essid, tant l’existence de la note signée par Moussa Koussa, ancien chef des services secrets libyens, que le montant de 50 millions d’euros débloqués en 2007 par le régime Kadhafi pour l’actuel chef de l’État français.

Depuis la révélation, samedi 28 avril, de ce document explosif, l’Élysée a fait feu de tout bois contre Mediapart. Dénonçant une « infamie » et un « montage », le président de la République a déposé plainte pour « faux et usage de faux », « recel de ces délits » et « publication de fausses nouvelles »lundi et obtenu, dans l’heure qui a suivi, l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris. De son côté, Mediapart a déposé à son encontre, mercredi, plainte pour « dénonciation calomnieuse »

Dès dimanche, l’Elysée s’est efforcé d’éteindre l’incendie auprès des acteurs de l’ancien régime sur lesquels il a gardé prise. Bachir Saleh, le destinataire de la note, présent à Paris bien que recherché par Interpol, et Moussa Koussa, son signataire, réfugié au Qatar, ont démenti sous couvert de leurs avocats l’existence d’un tel document, évoquant, pour le premier, des « réserves » sur son authenticité et, pour le second, des « histoires falsifiées ».

Quant au chef du Conseil national de transition (CNT), Mustapha Abdeljalil, qui doit son poste à la France, il a assuré n’avoir « retrouvé aucune référence à cette lettre dans les archives libyennes ». Mais le directeur administratif du CNT a immédiatement mis en doute ces affirmations.

Le témoignage qu’apporte aujourd’hui l’ancien premier ministre libyen, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, à Mediapart, à travers son avocat, pulvérise les contre-feux présidentiels français. « Nous avons participé à la réussite de M. Sarkozy et au financement de sa campagne présidentielle de 2007 », a fait savoir l’ancien chef de gouvernement par la voix de Me Béchir Essid, qui a rencontré son client en prison pendant plusieurs heures mercredi 2 mai.

« Le montant de 50 millions d’euros est juste »

« Ce financement par M. Kadhafi et la Libye est attesté par un document officiel signé par Moussa Koussa à travers la valise de financement africain », a confirmé M. Baghdadi. Le Libyan African Portfolio (LAP), fonds libyen des investissements africains, présidé par Bachir Saleh, était effectivement le destinataire de l’ordre de paiement pour la campagne de M. Sarkozy dans le document du 10 décembre 2006. Le LAP était considéré comme l’une des caisses noires du régime.

« Le montant de 50 millions d’euros est juste », d’après les déclarations de M. Baghdadi à son avocat, Me Béchir Essid. Ce dernier précise à Mediapart : « Il m’a parlé du financement, du document et du montant ; et le financement a bien été fait de Kadhafi vers Sarkozy. »

Actuellement incarcéré à Tunis, dans l’attente d’une éventuelle extradition vers la Libye, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, qui fut premier ministre de 2006 jusqu’à la chute du régime Kadhafi, ne cache pas son incompréhension devant l’engagement de Nicolas Sarkozy dans la guerre, déclenchée au printemps 2011. « Il ne comprend pas la rancune de M. Sarkozy et son acharnement à être l’un des principaux artisans de l’attaque du pays qui l’a financé, soutenu et aidé pour sa campagne à hauteur de 50 millions d’euros », insiste l’avocat. « M. Sarkozy a été l’un des plus haineux contre M. Kadhafi et son régime », ajoute-t-il encore.

L’avocat, ancien bâtonnier de Tunis qui fut emprisonné sous les régimes de Bourguiba et Ben Ali, a fait savoir à Mediapart qu’il envisageait de tenir, jeudi 3 mai, en fin de matinée à son cabinet, une conférence de presse afin de préciser encore les déclarations explosives de son client.

Arrivé au mois d’août dernier en Tunisie, où il a trouvé refuge pendant la chute de Tripoli, l’ancien chef du gouvernement libyen a été arrêté et condamné pour « entrée illégale » dans le pays, le 22 septembre, avant d’être finalement relaxé par la cour d’appel de Tozeur. Il reste cependant placé sous écrou extraditionnel à la demande de la Libye.

L’association Amnesty International a estimé que le retour en Libye de M. Baghdadi l’exposerait « à de réels risques de graves violations des droits de l’homme, notamment la torture, une exécution extrajudiciaire et un procès injuste ». Des ONG tunisiennes ont également appelé à « ne pas remettre Baghdadi aux autorités libyennes vu l’instabilité de la situation sécuritaire dans le pays ».

Avec Caroline Donati et Rachida El-Azzouzi

 

NDLR : Ce M. Baghdadi Ali al-Mahmoudi est ce dernier Premier Ministre du colonel Kadhafi qui se trouve actuellement en prison en Tunisie et au profit duquel Bozizé a accordé un asile politique en Centrafrique qui demeure à ce jour sans effet concret pour l'intéressé.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 02:29

 

 

 

 

Bozizé fait du sport

Bangui, 1er mai (ACAP) - Le Président de la République François Bozizé, accompagné de son épouse Monique Bozizé, a attiré l’attention des sapeurs-pompiers au sujet des accidents qui causent du mal au parc automobile de leur service, à l’occasion de la remise de deux véhicules incendie au Bataillon des Sapeurs-Pompiers (BSP), mardi 1er mai 2012, à Bangui.

Ces deux engins, dont l’un est d’une capacité de 2.500 litres, ont pour but de permettre aux sapeurs-pompiers d’intervenir efficacement en cas d’incendie partout dans la capitale centrafricaine et ses environs.

Aux dires du Ministre de l’Administration du Territoire, Josué Binoua, les derniers équipements dont ont bénéficié les sapeurs-pompiers remontent à plus de 22 ans, sans qu’il y ait eu de renouvellement au sein du parc automobile. Aussi, le Ministre a déploré l’inconsistance de l’encadrement du personnel, gagné par la motivation.

Josué Binoua a également estimé que présentement, la saison sèche étant ce qu’elle est, avec ses corollaires d’incendie, l’acquisition de ces équipements, sur le budget de l’Etat, est opportune pour les sapeurs-pompiers, afin de leur permettre de sauver de nombreuses vies humaines.

Le Président de la République a déploré qu’antérieurement, des sapeurs-pompiers aient participé à l’immobilisation de leurs engins par la vente des pièces détachées des véhicules légèrement en pannes et de la vente du carburant. Une instruction ferme a été donnée au commandant du Bataillon des Sapeurs Pompier, Japi Ngoko, de veiller à la bonne utilisation des équipements.

Il est à noter que la gestion des sapeurs-pompiers a légèrement prêtée à confusion en ce sens qu’ils dépendent administrativement du Ministère de l’Administration du Territoire tandis que la gestion de leur carrière incombe au Ministère de la Défense nationale.

 

NDLR : Un président ne se déplace pas pour le don de deux véhicules fussent-ils pour les sapeurs-pompiers. Par ailleurs Bozizé est très mal placé pour déplorer "qu’antérieurement, des sapeurs-pompiers aient participé à l’immobilisation de leurs engins par la vente des pièces détachées des véhicules légèrement en pannes et de la vente du carburant".

Lorsqu’il fut chef d’Etat-major des FACA, faut-il rappeler que n’est-ce pas  lui-même en personne qui réformait à tour de bras les véhicules de l’armée pour les revendre aux commerçants musulmans du KM 5 et siphonnait à sa guise les carburants des FACA pour les dépoter dans sa station essence du PK 4 qui est toujours sa propriété à ce jour ?

Feint-t-il aujourd'hui d’oublier que c’est ce juteux trafic ainsi que  le fruit de la revente par lui des équipements laissés par les EFAO à Bouar  qui lui ont permis de réunir de quoi recruter des mercenaires tchadiens pour monter sa rébellion qui a plongé le pays dans les abysses ? Les Centrafricains connaissent maintenant mieux Bozizé et ne pourront plus se laisser duper par son discours démagogique et ses faux-semblants.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 01:33

 

 

 

 

Ferdinand Samba Le Démocrate

Le prétexte de la célébration de la journée mondiale de la presse et les menaces de son boycott par l’Union des Journalistes Centrafricains si Ferdinand SAMBA directeur de publication du quotidien LE DEMOCRATE n’était pas libéré, ont contraint BOZIZE à accorder la grâce à ce journaliste pourtant arbitrairement condamné depuis le 26 janvier à 10 mois de prison ferme et de fortes amendes financières pour « diffamation, injures par voie de presse et incitation à la haine » pour lequel malgré les campagnes de protestation, la pétition lancée par Centrafrique-Presse appelant à sa libération et ayant recueilli plusieurs centaines de signataires du monde entier et les interventions de toutes sortes et provenances en sa faveur n’ont pas fait bouger le dictateur.

Le sort de Ferdinand SAMBA rappelle à bien des égards celui naguère de son confrère Moussa  KAKA du Niger qui fut aussi victime de l’arbitraire et la dictature d’un potentat comme Mamadou TANDJA qui le laissa végéter longtemps en geôles avant de l’en sortir mais ce même TANDJA a payé quelque temps plus tard son attitude. Visiblement c’est le même chemin de son frère d'armes Mamadou TANDJA qu’a choisi BOZIZE. L’histoire nous situera tôt ou tard.

Rédaction C.A.P

Centrafrique /journée de la liberté de la presse : Bozizé gracie un journaliste emprisonné

BANGUI AFP / 03 mai 2012 21h13- Le président centrafricain François Bozizé a gracié le directeur d'un quotidien local, incarcéré depuis janvier, jeudi à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, boycottée par l'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) pour protester contre cet emprisonnement.

Une remise totale de peine est accordée au condamné Ferdinand Samba, directeur de publication du quotidien Le Démocrate, condamné à 10 mois de prison en janvier pour diffamation, a annoncé la radio nationale, qui cite un décret présidentiel.

Cette mesure ne s'applique pas aux amendes, frais de justices et dommages et intérêts, précise le texte.

Dans la matinée, le président de l'UJCA, Maka Gbossokotto, avait annoncé le boycott de la journée mondiale de la presse pour protester contre le maintien en prison de Ferdinand Samba.

Nous estimons que c'est malsain et indécent d'organiser la journée mondiale de la liberté de la presse, d'y inviter les autorités dont le chef de l'Etat, alors que notre confrère Ferdinand Samba est en prison et vit dans des conditions difficiles, a expliqué l'UJCA.

L'UJCA et le ministère de l'Information organisaient traditionnellement chaque année des manifestations pour la journée mondiale de la liberté de la presse. Un programme pour la journée 2012 avait été arrêté, et devait se conclure par la visite du couple présidentiel à la Maison des journalistes et de la presse. Aucune manifestation n'a finalement eu lieu.

Ferdinand Samba avait été condamné le 26 janvier à 10 mois de prison ferme pour diffamation, injures par voie de presse et incitation à la haine, à la suite de la publication d'une série d'articles visant le ministre des Finances, Sylvain N'doutingaï, neveu du président Bozizé. Le quotidien, dont le tirage était entre 500 et 1000 exemplaires par jour, a été interdit de parution pour une durée d'un an.

M. Samba avait en outre été condamné à une amende d'un million FCFA (1.500 euros), et également un million FCFA de dommages et intérêts à la partie civile. L'UJCA a demandé à rencontrer le ministre d'Etat Sylvain N'Doutingaï qui a opposé une fin de non-recevoir. Nous avons vu le ministre de la Communication avec qui nous avons discuté (...). Mais rien n'a été fait, avait déploré le président du syndicat.

Depuis la prise du pouvoir par le général François Bozizé le 15 mars 2003, celui-ci recevait toujours au palais présidentiel lors d'un dîner à l'occasion du 3 mai, les journalistes des médias publics et privés nationaux et les responsables des associations professionnelles des médias locaux.


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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 01:19

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine_

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com

 http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com 

 

Bangui, 03 Mai 2012

 Ban-Ki-moon.JPG

 

Bangui : L’ONU appelle à la mobilisation en faveur de la liberté de la presse

Les Nations Unies ont lancé jeudi un appel aux nations du monde pour lutter en faveur de la liberté de la presse dans un message conjoint signé du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies Ban Ki-Moon et de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

«Nous engageons les Etats, les médias professionnels et les organisations non gouvernementale, partout dans le monde, à unir leurs efforts à ceux du système des Nations unies, afin de promouvoir la liberté d’expression », indiquent-ils dans le message.

Pour ces deux personnalités, la liberté de la presse est « un pilier des droits individuels, un des fondements de toutes sociétés saines, ainsi qu’un facteur de transformation sociale ». Le message évoque la force transformatrice des médias, rappelant le rôle joué par les médias pendant le printemps arabe.

Pour l’ONU, l’implication de la liberté des médias dans la liberté d’opinion, le droit de chercher et de recevoir des informations sans considération de frontières est une ‘’liberté essentielle pour une société saine et dynamique’’.

Il faut souligner que la Journée mondiale de la liberté de la presse a été célébrée cette année autour du thème ‘’De nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer la société’’. En République Centrafricaine aucune manifestation officielle n’a eu lieu.

L’union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) a décidé d’en faire un non-événement à cause du directeur de publication du quotidien Le Démocrate, Ferdinand Samba détenu depuis le mois de décembre.

 

Obo : L’état des routes est un obstacle dans la lutte contre la LRA

L’état de dégradation avancée des routes dans la préfecture du Haut-Mbomou constitue un obstacle dans la recherche du chef de l’armée de résistance du seigneur (LRA) Joseph Kony et ses éléments, a confié ce matin le capitaine Grec, commandant des forces américaines basées à Obo, à l’extrême Est de la Centrafrique, pour appuyer les soldats ougandais et centrafricains dans la lutte.

Dans un entretien avec radio Zéréda, l’officier américain a cité notamment l’axe qui relie la ville de Bambouti à la frontière avec le Soudan qui sert de couloir de ravitaillement. Il a fait remarquer que des conteneurs et des véhicules sont arrivés à Bambouti, mais à cause de l’état de la route, tous ces équipements ne peuvent pas être acheminés à Obo.

« Cette situation peut jouer sur nos activités parce qu’elle ne favorise pas les opérations », a-t-il déploré. Pour lui, il est indispensable qu’un financement soit le plus rapidement possible pour réhabiliter les routes afin de facilité la mission des différentes forces impliquées dans la traque de Joseph Kony.

Il faut rappeler que dans le cadre de la lutte contre la LRA, des conseillers militaires américains ont été déployés dans l’Est de République centrafricaine où se trouve déjà un détachement de l’armée ougandaise afin d’appuyer les soldats centrafricains et ougandais dans la lutte.

 

Berberati : Une tornade fait un mort et des sans-abri

Un garçon âgé de 10 ans a été tué par la foudre sous une pluie diluvienne accompagnée de vent violent qui s’est abattue sur la ville de Berberati dans la nuit du 1er au 02 mai, a rapporté ce matin radio Zoukpana.

La victime est un élève en classe de CM1 à l’école préfectorale de Berberati. Dans la sous-préfecture d’Amadagaza située à environ 70 Km, cette même pluie a détruit 41 habitations dont un bâtiment administratif.

« 242 familles sont actuellement sans abri mais il n y’a aucune perte en vie humaine», a déclaré le sous-préfet d’Amadagaza, Dominique Youngaïna, avant de lancer un appel aux personnes de bonne volonté pour venir en aide aux sinistrés.

 

Berberati : Rupture de produits antituberculeux

 Au total 84 malades de tuberculose tuberculose en phase 1 de traitement à l’hôpitalrégional universitaire de Berberati connaissent une rupture de produits depuis le 24 avril 2012, a rapporté ce matin radio Zoukpana.

Le major de la médecine, Juliette Bobo, chargée de la prise en charge des malades a affirmé qu’elle était obligée d’orienter les malades vers les officines et les pharmacies de se procurer les médicaments.

« Cette rupture est un danger pour la santé des patients car le traitement, selon le nouveau protocole, se fait sans interruption pour éviter les rechutes graves », a souligné Juliette Bobo.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 01:07

 

 

 

 

jean pierre bemba

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 03 Mai 2012 14:02

Une victime de viols dite VI a tenu à déposer publiquement au procès de Jean-Pierre Bemba devant la Cour Pénale Internationale (CPI) repris mardi 2 mai 2012. Une quasi-exception, dans ce procès où la majorité des dépositions ont été entendues à huis clos. VI a voulu déposer sans « qu’on altère [son] image et [sa] voix».

Les Juges de la CPI ont ainsi commencé l’audition de 5 témoins, appelés par les représentants des victimes. Deux des victimes déposeront sous serment, et trois autres pourront simplement faire « valoir leurs vues » devant la chambre de première instance.

Vêtue avec élégance, VI, victime de viols, explique que « dans ma communauté, je ne suis pas considérée comme un être humain. J’ai été traitée comme une bête de somme. Je ne peux pas vivre comme toutes les autres filles de mon âge. Avant ces événements, j’étais une femme digne, je pouvais avoir une famille digne, mais j’ai perdu ma dignité. C’est pourquoi j’ai demandé à témoigner publiquement ».

Au début de l’année 2003, VI a été violée à deux reprises. La 1èrefois, c’est un officier qui lui a sauvé la vie. « Ils ont voulu m’abattre, mais il les a dissuadés. Il leur a dit qu’il avait besoin de moi pour pouvoir piller les maisons. » Plus tard, VI est de nouveau piégée par des miliciens, des hommes qui venaient du Congo et parlaient lingala, affirme-t-elle, comme les soldats du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) de l’accusé, Jean-Pierre Bemba. « L’un des soldats s’est servi de son couteau pour enlever mes sous-vêtements et ils ont abusé de moi, raconte-t-elle. Cela se faisait à tour de rôle et à volonté ».

12 soldats, armés de fusils,  tiennent la jeune femme au sol. « L’un était sur mon bras, d’autres étaient sur mes pieds et ils ont commencé à coucher avec moi. Par la suite, ils m’ont retournée et ils ont couché avec moi, à l’anus, au vagin et même à travers la bouche. C’est suite à cela que j’ai commencé à vomir, pour finalement perdre connaissance ». Depuis ce jour, VI affirme être « stigmatisée ».

L’audition des victimes se poursuit à La Haye. Après ces témoignages, ce sera au tour de la défense de présenter ses témoins. Les avocats de Jean-Pierre Bemba ont suggéré de commencer début août et annoncé qu’il leur faudrait deux ans.

Le procès de Jean-Pierre Bemba, poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003, a débuté le 22 novembre 2010.

 

 

Procès Bemba : les victimes témoignent devant la CPI de leur calvaire

 

Par RFI jeudi 03 mai 2012

 

Le procès de Jean-Pierre Bemba à La Haye est entré cette semaine dans une nouvelle phase devant la Cour pénale internationale. Ce sont des victimes qui viennent maintenant à la barre raconter leur calvaire dans ce procès. Pour mémoire, l'ex-vice-président congolais est jugé depuis un an et demi parce que les hommes de sa milice sont accusés d'avoir commis meurtres, viols et pillages en 2002-2003 en Centrafrique, quand ils sont allés prêter main forte à l'armée centrafricaine de l'ancien président Patassé.

 

« J'ai été traitée comme un animal, et je ne peux plus vivre normalement. J'étais une femme avec de la dignité, et je l'ai perdue ». C'est une Centrafricaine de 28 ans qui parle, un visage fin, une écharpe gris bleu.

 

Depuis hier, elle témoigne dans le procès de Jean-Pierre Bemba pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. En sango, sa langue maternelle, elle raconte qu'en 2003, le jour où les troupes congolaises de Jean-Pierre Bemba ont envahi sa ville de Mongoumba, au sud de Bangui, elle a été violée à deux reprises par des hommes du MLC, au point d'en perdre connaissance.

 

Depuis, elle se dit stigmatisée, on l'appelle la femme des rebelles congolais, et parfois, les gens crachent sur moi, dit-elle.

 

Peter Haynes, avocat de la défense, a commencé aujourd'hui le contre interrogatoire. Jean-Pierre Bemba écoute de son côté, derrière son avocat.

 

Une autre victime doit prendre la parole après demain. Elles sont deux à avoir été autorisées par les juges à venir s'exprimer à la barre. Deux des quelque 2500 victimes représentées au procès par leurs propres avocats.

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 00:50

 

 

 

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PARIS 3 mai (Reuters) - Le duel télévisé entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, présenté comme la dernière chance pour le président sortant de refaire son retard sur le candidat socialiste, n'a pas fait bouger le rapport de forces dans les sondages d'opinion.

Le dirigeant centriste François Bayrou a en outre infligé un camouflet à Nicolas Sarkozy en annonçant jeudi soir qu'il voterait pour François Hollande au second tour dimanche.

Trois enquêtes réalisées après cette confrontation souvent âpre entre les deux finalistes et publiées jeudi donnent à penser que les jeux sont faits trois jours avant l'échéance.

François Hollande a été jugé plus convaincant que Nicolas Sarkozy lors du débat par 45% des sondés, 41% étant d'un avis inverse, dans un sondage LH2 pour Yahoo publié.

Le sondage conclut à "un impact quasiment nul sur les intentions de vote" et le candidat socialiste est donné vainqueur dimanche avec 53% des voix, contre 47% à Nicolas Sarkozy. Le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match donne le même écart, inchangé par rapport à mercredi soir.

Seul un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI est de nature à réconforter quelque peu le président sortant : François Hollande y obtient 52,5% des intentions de vote, soit une baisse d'un point et demi par rapport au 24 avril.

Ces enquêtes confortent l'avis des politologues selon lesquels ce genre de débat ne modifie qu'à la marge l'opinion des Français et qu'en outre la joute de mercredi soir s'est soldée au mieux par un match nul.

LE CAMOUFLET DE BAYROU

Selon Dominique Reynié, "il n'y avait pas dans le débat un François Hollande en grande difficulté et, comme il est le favori, le débat a plutôt consolidé sa position".

Christian Delporte, spécialiste de l'histoire des médias, déclare quant à lui le socialiste vainqueur "aux points".

"Dans un débat d'entre-deux-tours, il n'y a jamais un grand vainqueur et un grand vaincu. Quand on gagne, on gagne aux points, on gagne sur une impression, c'est un choc de personnalités", a-t-il déclaré à Reuters, ajoutant que la "révélation" Hollande avait jeté "le trouble" à l'UMP.

Nicolas Sarkozy, qui a conclu le débat mercredi en lançant un appel aux électeurs qui ont voté au premier tour pour la candidate du Front national Marine Le Pen (17,9%), le centriste François Bayrou (9,1%) et les indécis, n'a guère été conforté par les déclarations des éliminés du premier tour.

Mais il a été déçu par François Bayrou.

"Je ne veux pas voter blanc, cela serait de l'indécision et dans ces circonstances, l'indécision est impossible. Reste le vote pour François Hollande, c'est le choix que je fais", a déclaré le président du Mouvement Démocrate lors d'une déclaration à son siège de campagne, à Paris.

Le dirigeant centriste a précisé qu'il laissait libres ses électeurs de voter pour le candidat socialiste ou le président sortant Nicolas Sarkozy dimanche prochain.

Il s'est livré à une charge virulente contre Nicolas Sarkozy, lui reprochant la "violence" de sa stratégie d'entre-deux-tours et sa "course-poursuite" à l'extrême droite.

LE PEN PRÉPARE LES LÉGISLATIVES

François Bayrou avait déclaré qu'il prendrait ses "responsabilités". En 2007, il avait refusé de se prononcer entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal et avait voté blanc.

Marine Le Pen, qui a annoncé mardi dernier qu'elle voterait blanc, est déjà en pleine préparation des législatives de juin qui, prédit-elle, verront l'implosion de l'UMP à son profit après la défaite de Nicolas Sarkozy due, selon elle, à son refus de nouer des alliances avec le Front national.

"Il remerciera ses amis de l'UMP qui l'auront empêché d'avoir le moindre espoir de gagner", a-t-elle dit à Reuters.

Les deux finalistes ont quant à eux jeté leurs dernières forces dans la bataille lors de grands meetings en province.

Nicolas Sarkozy a choisi Toulon, l'une des quatre villes de France à avoir été gérées par le Front national, où il a appelé à battre la gauche qui, selon lui, mènerait le pays à la ruine en raison des dépenses inconsidérées prévues par son programme.

François Hollande était lui sur des terres socialistes, à Toulouse, où il a galvanisé une foule de plus de 25.000 personnes sur la place du Capitole.

"De nouveau, la gauche est là, prête à diriger le pays", a-t-il dit en mettant en garde contre la tentation de la démobilisation qui naîtrait des bons sondages en sa faveur. "Rien n'est fait, rien n'est acquis, rien n'est conquis."

Yves Clarisse, avec service France

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