Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 00:36

 

 

 

 

 Marafa-Yaya.JPG

 

Yaoundé (Cameroun) 2012-07-16 21:52:38 (APA)- L’ancien secrétaire général à la présidence de la République et ex-ministre camerounais de l’Administration territoriale, Marafa Hamidou Yaya, a été accueilli en héros par une foule en liesse lundi en fin de matinée au palais de justice de Yaoundé-centre administratif, la capitale du pays, au premier jour de son procès pour détournement de fonds publics, a constaté APA sur place.

Costume sombre et lunettes, un sourire malicieux aux lèvres, l’homme, sous les verrous depuis le 16 avril dernier, est descendu du véhicule pénitentiaire encerclé par des éléments de la gendarmerie lourdement armés.

La foule, venue nombreuse au tribunal de grande instance, brandit des pancartes de fortune et l’acclame aux cris de : «Vive le président Marafa ! Vive Marafa !»

La salle d’audience est pleine comme un œuf lorsqu’il y est introduit en compagnie de son coaccusé et ancien directeur général de la compagnie nationale de transports Cameroon Airlines (CAMAIR), Yves Michel Fotso.

Après avoir fourni la liste de leurs témoins au juge, l’audience sera levée par le magistrat à la grande déception de l’assistance, qui attendait visiblement le «déballage» promis par l’ex-proche collaborateur du président Paul Biya.

Dehors, la même foule de sympathisants l’acclame de nouveau aux cris de : «Nous voulons la 5è lettre, parle, président !»

Les partisans de Marafa Hamidou Yaya faisaient ainsi allusion à la série de lettres ouvertes inaugurée par le dignitaire banni du régime du fond de sa cellule, qui s’est arrêtée depuis un mois et dans lesquelles le prisonnier égratignait à la fois le chef de l’Etat et d’autres hauts responsables de la République.

M. Marafa, mais également une dizaine d’autres acteurs de premier plan, sont poursuivis pour des faits de coaction et de complicité de détournement de fonds publics dans le cadre de l’acquisition d’un aéronef pour les déplacements du chef de l’Etat, qui a englouti des milliards de FCFA du pays mais s’est avérée comme une opération foireuse.

La prochaine audience est annoncée pour le 24 juillet prochain.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 00:25

 

 

 

 

 

meles_zenawi.jpg

 

ADDIS ABEBA AFP / 16 juillet 2012 16h58- Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, 57 ans, a été absent d'un sommet de l'Union africaine organisé dimanche et lundi dans son pays, qui héberge le siège de l'UA, pour la première fois et sans que les autorités éthiopiennes n'en donnent de raison.

Le porte-parole du gouvernement éthiopien était injoignable toute la journée de lundi. L'épouse de M. Meles, Azeb Mesfin, a éludé une question de l'AFP sur l'absence de son mari, alors qu'elle participait à une réunion des Premières dames africaines sur la lutte contre le sida, en marge du sommet de l'UA.

Interrogé par l'AFP sur des informations selon lesquelles M. Meles était hospitalisé en Belgique, l'ambassade d'Ethiopie dans ce pays a affirmé que cette information était fausse et qu'elle émanait d'un groupe d'intérêt qui passe son temps à disséminer des histoires erronées de ce genre.

Un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères a indiqué à l'AFP qu'il ne revenait pas à l'Etat belge de communiquer sur l'état de santé de M. Meles. Le ministère n'a pas été notifié officiellement de sa présence en Belgique et s'il s'y trouve, c'est à titre purement privé, a ajouté le porte-parole.

Celui qui dirige l'Ethiopie depuis 21 ans a participé au dernier sommet du G20 à Los Cabos, au Mexique, les 18 et 19 juin, mais il ne s'est pas déplacé ensuite devant le Parlement éthiopien pour le vote récent du budget, contrairement à la tradition.

Il n'a pas davantage rencontré le nouveau président égyptien Mohamed Morsi, premier chef d'Etat égyptien à se rendre à Addis-Abeba pour un sommet africain depuis que Hosni Moubarak y avait réchappé à une tentative d'assassinat en juin 1995, et ce alors que l'Ethiopie et l'Egypte doivent résoudre un conflit crucial sur le partage des eaux du Nil.

A l'ouverture du sommet dimanche, le président en exercice de l'UA, le chef d'Etat béninois Thomas Boni Yayi, avait salué notre frère et notre ami Meles Zenawi, dont l'absence inhabituelle ne peut manquer d'être relevée, car nous savons que M. Meles est plein de dynamisme et d'esprit d'initiative à nos réunions.

Il s'agit de la première absence de ce genre lors pour M. Meles, pour lequel il n'a jamais été fait état publiquement à ce jour d'ennuis de santé.


(©)

 

 

NDLR : C'est après avoir pris part à la résidence de France à Bangui aux festivités du 14 juillet le samedi dernier que Bozizé a dû quitter Bangui dans la nuit pour Addis-Abeba où il a pu assister au sommet des chefs d'Etat de l'Union Africaine. Est-ce avant son départ ou après avoir regagné Bangui qu'il a signé les décrets de limogeage de Firmin Findiro, du DG de la police et de la mise à la retraite de Joël Sinfei Moidamsé ? Toutes les activités de Bozizé se déroulent dans la plus grande opacité ainsi que ses nombreuses absences de la capitale pour aller soit à Bayanga, à Bézambé ou pour se consacrer  à sa secte, se passent dans le plus grand secret. .

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 23:44

 

 

 

 

 

 Bozizé ailleurs

 

Ndoutingaï S

 

 

Findiro

 

« Je vous informe que je ne me rendrais pas au sommet des Nations Unies sur l’Environnement à Rio au Brésil. C’est le Premier Ministre qui ira me représenter. Moi aussi je suis militaire et j’attends fermement ceux qui veulent tenter un coup de force contre moi… »

C’est en substance en ces termes que Bozizé a parlé à ses ministres au début de la séance du conseil de ministres qu’il a réuni peu avant le départ de la délégation centrafricaine pour assister au sommet de Rio+20 et en pleine crise ouverte par l’affaire Sylvain Ndoutingaï, son tout-puissant ex-bras droit et véritable demi-dieu dont il a dû se séparer le 1er juin dernier.

Ces propos sont d’autant plus curieux et insolites que jusqu’à présent, aucune explication n’a été officiellement fournie à l’appui du limogeage de l’ex-ministre d’Etat aux finances et au budget, également ex-ministre des mines, réputé aussi pour être le grand argentier de Bozizé. Aucune accusation n’a pourtant été proférée officiellement contre Ndoutingaï pour que Bozizé vienne parler de cette façon en conseil de ministres mais on savait que le général président n’en dormait plus la es nuits. A telle enseigne que d’après nos informations, lors du discours du nouvel ambassadeur de France pendant la cérémonie de présentation des lettres de créance du diplomate français en juin dernier, Bozizé piquait littéralement du nez et un agent du protocole a même dû le réveiller à plusieurs reprises.  

Sollicité lors d’un conseil de ministres par le ministre de la communication Alfred Poloko pour des éclaircissements sur cette affaire et des éléments de langage à fournir, Bozizé qui voulait donner la parole à Ndoutingaï pour qu’il s’explique a été supplié et dissuadé par le ministre d’Etat Jean Willybiro Sako d’ouvrir un débat en conseil sur le sujet.   

L’opinion publique et les Centrafricains se perdent en conjecture et les versions les plus diverses et variées circulent avec insistance sur le comment de la tentative de coup d’Etat que Sylvain Ndoutingaï et son intellectuel Firmin Findiro et plusieurs de leurs complices et hommes de main avaient voulu faire fin mai dernier pour s’emparer du pouvoir, on parle du jour où devaient se dérouler les funérailles en grand pompe du défunt Samuel Tozoui, DG de l’ENERCA.  

Jusqu’ici, tout se passe dans la plus grande opacité. Pas grand-chose ne filtre officiellement. C’est au compte-goutte que certaines informations transpirent de certaines personnes membres des cercles concentriques très proches de Bozizé. C’est ainsi que selon nos informations, peu après son limogeage, Ndoutingaï a souhaité sans succès rencontrer Bozizé pour des explications entre quatre yeux comme on dit. Devant le refus de Bozizé, il aurait fini par envoyer un sms de chantage au suicide qui a été transmis à Bozizé qui aurait réagi en disant qu’il était soldat et qu’il sait comment faire pour se suicider.

Une seule certitude : au regard des relations de complicité très étroites entre Ndoutingaï et Findiro, (il se raconte que le PM du gouvernement de Ndoutingaï aurait été Firmin Findiro) on ne peut qu’en déduire que si le premier a fini par avoir des ennuis avec Bozizé, il ne pouvait pas ne pas en être de même pour le second. C’est ainsi que ce qui devrait arriver arriva. Ndoutingaï limogé, il fallait s’attendre également à ce que Findiro le soit tôt ou tard.  C’est fait ce 16 juillet après que depuis le retour de France de ce dernier, on ait assisté aux arrestations de ses proches collaborateurs du ministère de la justice (planton, secrétaire particulière, Directeur de cabinet notamment).

Ndoutingaï également, a vu ses deux chauffeurs arrêtés. Il y a quelques jours, ses trois enfants qui allaient embarquer sur un vol pour Ouagadougou où il possède une villa cossue ont été brièvement inquiétés à l’aéroport Bangui M’poko avant d’être autorisés à prendre finalement leur vol après la tonitruante intervention de leur maman.

Bozizé a donc tenté dans un premier temps de déminer le terrain avant de faire le vide autour de Ndoutingaï et Findiro. Le voilà qui est maintenant passé à la phase de mettre au frais les deux « demi-dieu » en question. On peut aisément imaginer la prochaine mise aux arrêts de Findiro et son transfèrement à « Guantanamo » pour y rejoindre son complice Ndoutingaï.

Quelle ironie du sort que de voir le zélé et outrecuidant Firmin Findiro, celui-là même qui n’a pas hésité en tant que procureur de la République en service commandé de Bozizé à l’époque, pondre un invraisemblable et scandaleux communiqué de presse pour affirmer sans scrupule qu’avant dix ans on n’aurait pas le droit de prétendre que Charles Massi aurait disparu ni de s’interroger sur sa mort éventuelle, subir les affres de la répression du même Bozizé qu’il servait naguère et il n’y a pas encore si longtemps.

Est-ce ce même Firmin Findiro qui faisait la pluie et le beau temps en confisquant et détruisant le passeport diplomatique de Me Nicolas Tiangaye sous le fallacieux prétexte qu’il n’aurait pas le droit d’en posséder un, qui est à présent dans le collimateur de Bozizé ?  Est-ce ce même Findiro qui avait accusé le président du MLPC Martin Ziguélé dont le parti voulait faire sa rentrée politique qu’il voulait en réalité faire un coup d’Etat qui se retrouve dans de si beaux draps ?  Est-ce ce Findiro qui a foutu à la retraite toute une charrette de magistrats avec suppression de pension pour certains ? Est-ce ce même Findiro qui a sanctionné certains magistrats accusés de ne pas lui obéir et promu d’autres à sa solde ? Qui pouvait penser que Findiro pouvait être empêché un jour de prendre son vol de l’aéroport Bangui-M’poko ? Finalement cela lui est arrivé. C’est bien la preuve qu’il n’est qu’un mortel.

Selon nos informations, avant de prendre dernièrement son vol de l’aéroport CDG de Roissy pour regagner Bangui, Findiro a eu une idée de génie : appeler le rejeton de Bozizé qui commande la SRI, Aimé Vincent Bozizé alias Papy,  pour lui demander conseil pour savoir s’il doit rentrer ou pas à Bangui. Il a fini par rentrer mais a dû assister aux arrestations en série de ses proches collaborateurs une fois au pays. Deux jours après son retour, il a réuni les magistrats pour gémir et se lamenter sur ses ennuis de santé qui ne seraient pas pris en compte par Bozizé et ce qui lui arrive en général qu’il n’arrive pas à comprendre.

L’arrestation et le transfèrement de Ndoutingaï à la prison spéciale de Bossembélé le dimanche 15 juillet au même jour où Bozizé quittait le pays pour le sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba ainsi que le limogeage de Findiro de ce lundi 16 juillet interviennent durant un mois où le calendrier diplomatique de Bozizé va le contraindre à quitter le territoire national à deux reprises pour Addis-Abeba et le week-end prochain pour Brazzaville où se tiendra le sommet de la CEMAC.

Ayant conscience (voir l’exemple du président Patassé) que se déplacer à l’étranger pour un chef d’Etat qui fait l’objet de menaces de coup d’Etat est très risqué, Bozizé a dû décider de mettre la principale source de danger contre son pouvoir qui est Ndoutingaï au frais avant de se rendre en Ethiopie et ensuite  au Congo. Le commandant Martin Ouanti, frère aîné de Ndoutingaï qui est en vacance  en France depuis un mois devrait en principe rentrer cette semaine à Bangui afin de regagner sa nouvelle affectation à Bouar où il a été muté après le limogeage de son frère cadet. Avec la nouvelle tournure que prennent les choses, va-t-il encore rentrer au bercail ? On ne devrait pas trop tarder à le savoir. Wait and see...

Toutes ces affaires consacrent et achèvent définitivement la décrépitude d’un régime Bozizé à bout de souffle et qui bat de l’aile. Très peu de Centrafricains pleureront sur le sort de Ndoutingaï et Findiro quoique Bozizé voudrait leur faire subir, tant ils sont honnis. Que cela serve de leçons à tous les Centrafricains qui servent Bozizé avec zèle. Dans ce pays, personne ne peut s’enorgueillir d’avoir été plus généreux que Patassé avec Bozizé. Or malgré tout le bien que Patassé lui a fait, Bozizé a fini par renverser Patassé et prendre sa place. Même malade, il a empêché Patassé d’aller se soigner qui a fini par trouver la mort à l’étranger. Ensuite, il s’est encore moqué de son cadavre. Si Bozizé a été capable de faire tout ce mal à Patassé, il peut être sans pitié avec tous les autres Centrafricains. Que personne ne s’y trompe…A bon entendeur, salut !

La Rédaction de C.A.P

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 22:07

 

 

 

 

urgent

 

Ndoutingaï S

 

Bangui 16 juil (C.A.P) – Selon des informations dignes de foi et recoupées parvenues à la rédaction de Centrafrique-Presse, le 1er « demi-dieu » de la bozizie, Sylvain Ndoutingaï qui a été limogé le 1er juin dernier, aurait été mis aux arrêts et transféré le dimanche 15 juillet à la prison spéciale de Bozizé surnommée « Guantanamo » de Bossembélé.

C’est pour Bozizé la seule façon de le soustraire de justice afin de lui faire payer son intention de faire un coup d’Etat contre lui. De ce point de vue, on voit que Bozizé a été à la bonne école de son maître Bokassa. Limogé aussi à son tour du gouvernement ce soir, le second « demi-dieu » Firmin Findiro ne tardera sans doute pas aussi à prendre le chemin du fameux « Guantanamo » centrafricain pour rejoindre son complice Ndoutingaï. (nous y reviendrons)

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 20:31

 

 

 

 

urgent.jpg 

 

Findiro

                                 le second demi-dieu Firmin Findiro

 

Bangui, 16 juillet 2012 (C.A.P) – Aux termes de décrets publiés ce soir lundi 16 juillet sur les antennes de Radio Centrafrique, Bozizé vient de limoger brutalement le second demi-dieu de son régime avec Sylvain Ndoutingaï, le ministre de la justice, Garde des Sceaux et chargé de la moralisation, sieur Firmin Findiro.

Un autre décret a également relevé de ses fonctions de Directeur général de la police un certain Henri Wanzin Linguissara.

Le tristement célèbre fichiste de la présidence,Joël Sinféi Moidamsé, général de police et chef de cabinet particulier de Bozizé dont le nom est revenu à plusieurs reprises dans les sorties anarchiques et répétées de plusieurs centaines de millions de F CFA du trésor est également envoyé à la retraite aux termes du troisième décret.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 18:46

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)    

 

Birao : Le maire de Birao appelle la population à lutter contre la crise alimentaire

  carte-de-la-vakaga

 

Birao, le 16 juillet 2012 (RJDH) – Au cours d’un entretien avec notre envoyé spécial, le samedi 14 juillet, le maire de Birao, Mahamat Kazimire Tandja, a  lancé un appel à la population de la préfecture de la Vakaga (nord-est) pour que reprennent les travaux  agricoles afin de lutter contre la crise alimentaire.

« Nous ne pouvons pas attendre chaque jour les humanitaires pour nous donner à manger », a précisé Mahamat Kazimire Tandja, maire de la ville.

Selon lui, la préfecture de la Vakaga est très riche en produits  agricoles.  « Nous souffrons à cause des éleveurs qui se déplacent avec leurs bœufs pendant la saison sèche. Il y a aussi l’insécurité qui empêche la population  d’aller au-delà de 50 kilomètres pour cultiver ».

« Nous devrons lutter contre la crise alimentaire.  La sécurité commence à revenir dans la région.  Nous allons prendre des mesures pour lutter contre les éleveurs qui se  déplacent pendant la saison sèche », a-t-il conclu.

 

Bangui : Vers l’implication du public dans le traitement de l’information

 logo-internews-centrafrique.png

Bangui, le 16 juillet 2012 (RJDH) Dix journalistes venus de Bangui et de l’intérieur du pays prennent part à un atelier de formation sur le « journalisme participatif : principes et techniques », ce lundi 16 juillet,  à l’hôtel AZIMUT, à Bangui

Organisé par l’ONG Internews, en collaboration avec le Réseau des journalistes pour les Droits de l’Homme, cet atelier de formation devrait permettre aux participants de valider une méthode originale de travail qui s’appuie sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, en impliquant la population dans le traitement de l’information.

« C’est une nouvelle manière pour les  médias de travailler en collaboration  avec la population. C’est aussi une façon de lui demander de faire une partie du travail que font les journalistes », a précisé Arnold Wafula, directeur du projet.

A la fin de cette formation, poursuit-il,  chaque participant sera capable d’appliquer le « crowdsourcing », qui signifie journalisme participatif, dans ses activités quotidiennes.

 

Bangui : Une pétition pour l’annulation des élections à l’université de Bangui

  Georgette Florence Koyt Debale

 

Bangui, le 16 juillets 2012 (RJDH) Une pétition est en circulation à l’Université de Bangui, demandant l’annulation des élections de l’Association nationale des étudiants centrafricains qui ont eu lieu, le samedi 14 juillet.

« Nous, membres de la coalition N°3, avons rédigé cette pétition pour faire voir que ce bureau  est imposé aux étudiants. Il n’est pas crédible », a déclaré un membre de la coalition.

Pour le président du comité d’organisation des élections, les étudiants en lice sont libres de déposer leur recours au bureau du comité dans un délai de 48 heures.

« Un délai de 48 heures est accordé aux étudiants qui ont remarqué des irrégularités ou autres manquements pendant le processus », a dit le président du comité.

Deux jours avant ces élections, des actes de violences et de vandalisme ont été observés.

«Nous déplorons les actes de barbarie qui se sont produits vendredi dernier sur le  campus universitaire. Les étudiants se sont bagarrés. Il y a eu des jets de pierres, des pillages de certaines chambres et d’autres dégâts qui pénalisent aujourd’hui certains étudiants. Le débat devrait être intellectuel, et non physique ou violent», a déploré le président du Réseau des droits de l’homme de l’Université de Bangui, Eric Térekané.

Les élections se sont déroulées dans un climat de haute surveillance de la police et de la gendarmerie nationale suite à la levée de la franchise universitaire décidée par madame le recteur, Georgette Florence Déballé Koyt

 

Bangui : Les victimes des mutineries de 1996-1997 se mobilisent

 

Bangui, le 16 juillet 2012 (RJDH) – L’association des victimes des mutineries de 1996 à 1997, des huit arrondissements de Bangui et Bimbo,  a tenu,  le samedi  14 juillet,  au Lycée de Bimbo (centre-sud),  une réunion de restitution avec les victimes.

Selon  le président de cette association, Théodore Mokotémapa, le but  de cette rencontre «  est de faire la restitution des démarches menées auprès des autorités politiques. C’est aussi l’occasion de  recenser à nouveau les victimes et de rechercher, en collaboration avec le gouvernement, les moyens en vue  d’indemniser les victimes ».

Théodore Mokotémapa a expliqué que dans  la   démarche des membres du comité, il ressort que  le gouvernement a fait le nécessaire pour faciliter la tâche à notre association. Malheureusement, dit-il, ceux qui étaient désignés pour suivre les dossiers n’ont pas fait leur travail.

«  Le gouvernement attend le rapport de notre activité afin de nous aider à chercher une aide auprès des bailleurs », a conclu Théodore Mokotémapa.

Les mutineries de 1996-1997 sont survenues à l’époque pour protester contre le non-paiement des salaires de militaires au  cours du mandat du défunt Président Ange Félix Patassé.

 

Bambari : 150 enfants en situation difficile

 les-enfants-et-la-crise-alimentaire-photo-jeune-afrique

 

Bambari, le 16 juillet 2012 (RJDH) – Près de 150  enfants  vulnérables du village de  Gbokolobo,  à  60 kilomètres de la sous-préfecture de Bambari (centre-est), ont des problèmes d’alimentation, de santé et d’éducation.

« Ces enfants traversent une période difficile. En tout, il s’agit de 144 enfants enregistrés qui  vivent sans une  prise en charge alimentaire, sanitaire et éducative. Ils errent dans la nature, sans aucune famille d’accueil »,  a déploré Apollinaire Gonikara,  président de la délégation spéciale de la commune de Ngougbia.

Selon lui, « la prise en charge de ces enfants coûte des sous, voilà pourquoi les chefs de ménage de la localité craignent de les accueillir. Il n’y a aucune structure œuvrant dans ce domaine présente dans la commune »,  a ajouté la même source.

«Nous sommes au courant de la situation de ces enfants, mais il n’y a pas de documents qui nous autorisent à venir en aide à ces enfants.  Il est souhaitable que les autorités locales nous  écrivent pour leur prise en charge »,  a souligné Augustin Gréomo,  responsable des affaires sociales à la sous-préfecture de Bambari.

 

Berberati : Des barrières illégales démantelées

 car map

 

Berberati, le 16 juillet 2012 (RJDH) – Une dizaine de barrières illégales ont été démantelées, du mercredi  4  au mardi 10 juillet, par une mission conjointe des forces de l’ordre sur l’axe Bangui – Berberati (ouest), en passant par la préfecture de la Sangha-Mbaéré.

L’équipe est composée d’éléments de la gendarmerie nationale et des Forces armées centrafricaines. Désormais, il n’y aura que six barrières érigées d’une manière légale qui vont continuer à exercer les contrôles routiers sur cet axe d’une longueur de 600 kilomètres.

D’après un membre de l’équipe, cette mission s’inscrit dans le cadre de la promotion de la libre circulation des personnes et des biens.

 

Birao : Le paludisme fait une nouvelle jeune victime

 carte ndele

 

Birao, le 16 juillets 2012 (RJDH) – Le paludisme a fait une nouvelle jeune victime, le samedi 14 juillet, au centre de santé de la ville de Birao (nord-est).

« Mon enfant a trois ans et demi. Il faisait de la fièvre. Nous l’avons emmené au centre de santé. Malgré des soins, il a succombé. Je n’arrive pas à comprendre ce qui est arrivé à mon fils », a déploré Constant Fékamba, père de la victime.

Ce décès tend à confirmer les estimations de plusieurs personnes interrogées selon qui, un à deux enfants meurent chaque jour de paludisme dans cette sous-préfecture.

Mahamat Kazimir Tandja, maire de la ville de Birao, et les responsables de l’International Medical corps, se sont fixé pour objectif de lutter contre le paludisme dans la préfecture de la Vakaga.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 18:22

 

 

 

 

 

Pascal-Canfin.jpg

                                                 Pascal Canfin

16 juillet 2012 | Par Lénaïg Bredoux et Thomas Cantaloube

 

C'est un des nouveaux visages du gouvernement, qui a été choisi pour incarner une rupture, celle d'avec la Françafrique du vieux ministère de la coopération. À 37 ans, l'écologiste Pascal Canfin est bien loin de ces réseaux. Ancien journaliste à Alternatives économiques, ancien député européen spécialiste de la régulation financière, il œuvre désormais comme ministre délégué au développement. Avec une mission : mener, au-delà du symbole, un changement de politique à l'égard des pays du Sud. En 1981, François Mitterrand avait échoué : en 2012, la récente visite d'Ali Bongo à Paris constitue une première mise à l'épreuve. Entretien.

Vous êtes ministre depuis deux mois. Le changement de l’intitulé de votre ministère, de la coopération au développement, fait partie des symboles de la présidence Hollande. Comment cette rupture s’est-elle concrètement incarnée ?

Elle s’incarne en effet dans le nom du ministère, mais aussi dans mon profil et dans la dissolution de la cellule Afrique de l’Élysée, qui a été intégrée dans la cellule diplomatique. Quand François Hollande a reçu un certain nombre de chefs d’État africains, il leur a parlé sans tabou. Tous les sujets sont évoqués dans le cadre des relations bilatérales normales. Nous avons normalisé les relations entre la France et l’ensemble des Etats concernés, en Afrique et ailleurs. Et je m’occupe du développement en Afrique et ailleurs.

C’est une nouvelle étape qui correspond aux aspirations de tout le monde, à celles des Français, à celles des populations concernées et à celles des chefs d’État. On me compare souvent avec le changement opéré en 1981 par François Mitterrand, avec la nomination de Jean-Pierre Cot (resté à peine quelques mois). Mais le monde a changé depuis 1981. En Afrique, on n’est plus du tout dans une situation où les anciennes puissances coloniales ont leur champ réservé. La Chine, l’Inde, la Turquie, l’Afrique du Sud y sont actives. On va en Afrique anglophone, les Anglais vont en Afrique francophone. La France s’adapte, enfin, à cette nouvelle donne.

À l’inverse, quelle est la réaction des chefs d’État africains qui voient disparaître ce qui était pour eux un canal d’accès bien pratique au gouvernement français ou au chef de l'Etat?

Ils n’étaient qu’une poignée à le faire ! On ne peut pas résumer l’Afrique à quelques chefs d’État qui avaient leurs habitudes et ceux-là ont réagi en prenant acte du fait qu’ils devaient désormais s’adresser à la filière normale du Quai d’Orsay et de la cellule diplomatique de l’Élysée. Cela n’empêche pas qu’il y ait toujours une réunion hebdomadaire sur l’Afrique à l’Élysée à laquelle je participe parce que c’est une zone où la France est active, où elle a des intérêts et où il y a des crises, comme au Mali. Ce suivi est nécessaire, mais les procédures sont désormais normalisées.

On a pourtant vu défiler à Paris certains chefs d’États africains qui incarnent la vieille « coopération ». François Hollande devait-il recevoir Ali Bongo,sans recevoir les représentants de l’opposition ou de la société civile gabonaise ?

Les ONG gabonaises ont dit de cette visite, et je trouve cela assez positif, qu’elle était l’occasion de dire en face à Ali Bongo un certain nombre de choses. Le président de la République a saisi cette opportunité pour parler des droits de l’Homme, des élections et de la démocratie. La question est de savoir quel mode de relation est efficace avec des pays qui n’ont pas d’organisation démocratique. Parce que là, on parle de l’Afrique, mais on pourrait aussi parler de la Chine par exemple. Si on est dans le boycott, on n’a aucun levier et cela ne correspond pas à la réalité du monde. Si on est dans la surenchère et la polémique permanentes, on n’a aucun moyen de pression. Doit-on plutôt utiliser la relation bilatérale pour dire en privé ce qu’il faut dire ? Je pense que c’est la bonne ligne.

Vous avez vu les présidents sénégalais, Macky Sall, et guinéen, Alpha Condé. Vous aviez pourtant dit que vous ne verriez pas chefs d’État…

Mais de quoi ai-je parlé avec Macky Sall et Alpha Condé ? De sujets de développement. Quand je les ai rencontrés, il y avait aussi leur ministre des finances pour évoquer, par exemple, l’annulation des dettes, les projets que la France peut soutenir… C’est de ma responsabilité.

Mais vous n’avez pas vu Ali Bongo et votre cabinet a reçu des représentants d’ONG gabonaises… Pourquoi ?

Il n’a pas demandé à me voir et je ne l’ai pas non plus sollicité, parce qu’il y a effectivement un problème spécifique avec le Gabon. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas avoir de discussions. Par exemple, nous en avons d’assez poussées sur la protection de la forêt. Au nom des droits de l’Homme qui ne sont pas respectés dans ce pays, doit-on renoncer à travailler sur les questions forestières ? Je pense qu’il faut avoir, en privé, un discours ferme sur les droits de l’Homme et, par ailleurs, travailler ensemble sur certains dossiers. Je pousse aussi pour que les entreprises françaises agissent de manière transparente et qu’elles soient encadrées. C’est tout l’objet du texte discuté actuellement au niveau européen pour imposer la transparence aux grandes entreprises. Quand Aung San Suu Kyi est venue à Paris, elle a délivré deux messages principaux : “Venez investir pour conforter la transition démocratique, mais faites-le dans un cadre totalement transparent pour éviter les dérives”.

Pour éviter ce qui a pu se passer avec le groupe Total, accusé par plusieurs ONG d’exécutions, de travail forcé et de soutien à la junte militaire ?

Pour éviter les dérives. C’est une bataille extrêmement importante qui est en cours, celle de la transparence du cadre d’intervention des entreprises européennes. Elles n’y sont d’ailleurs pas toutes opposées : car la transparence protège celles qui ne veulent pas recourir à des pratiques opaques. Cela donne aussi une assurance pour tous les pays africains qui ne sont plus dans cette logique de mauvaise gouvernance et de corruption.

Le texte est actuellement en discussion à Bruxelles, mais c’est une directive qui ne sera pas opérationnelle avant un an et demi, deux ans…

Le texte est sorti il y a six mois. Il est actuellement en négociation au Parlement européen, et la négociation finale avec les États aura lieu à partir de la rentrée de septembre.

Mais peut-on imaginer d’ici là une loi française ?

Ce ne serait pas plus rapide que d’attendre la directive européenne ! Il faut au contraire se battre pour que celle-ci soit la plus ambitieuse possible. La position française est extrêmement claire : nous voulons un texte qui s’applique au maximum de secteurs économiques possibles, idéalement à l’ensemble des secteurs.

Cette directive permettra-t-elle de voir si une entreprise installée dans un pays verse des pots-de-vin ? Les flux financiers sont pourtant très complexes, avec les paradis fiscaux, les sociétés-écran...

Cette directive est un point d’appui. Je ne dis pas que, demain, en claquant les doigts, la corruption et les paradis fiscaux vont disparaître. Par ailleurs, cette discussion sur la transparence montre bien que la politique du développement ne se réduit pas à l’aide publique au développement. Pour moi, il s’agit aussi de regarder l’ensemble des flux financiers entre le Nord et le Sud. Ceux qui sortent de manière opaque voire illicite, dans le cadre de l’optimisation fiscale et des paradis fiscaux, représentent 10 fois le montant de l’aide publique au développement des pays de l’OCDE ! Si on n’élargit pas le champ du développement à ces questions qui n’étaient pas suivies par le ministère de la coopération, on passe à côté d’un enjeu essentiel.

Le récent rapport de la Cour des comptes sur la politique de développement montre que la France a de plus en plus souvent recours à des prêts – et de moins en moins à des dons, ce qui contribue à alourdir la dette des pays du Sud. Allez-vous renverser cette évolution ?

La part de l’aide qui passe par les ONG va doubler, c’est un engagement du président de la République et il sera tenu. Il s’est aussi engagé à revenir au niveau des dons de 2007. On le fera. Faut-il aller encore plus loin et modifier plus profondément la répartition entre les prêts et les dons ? Le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît. Faire des prêts non concessionnels [des prêts sous conditions – ndlr] pour une centrale à gaz au Kazakhstan a un intérêt relativement limité pour une politique publique de développement. Mais il faut inventer, et on y travaille, des mixages entre les prêts et les dons.

Prenons l’exemple des infrastructures énergétiques : une de mes priorité absolues est de trouver les modalités pour soutenir massivement le développement des énergies renouvelables, comme le solaire en Afrique. Cela ne peut pas se faire uniquement par des dons car cela coûterait extrêmement cher au budget de l’État. Mais il ne peut s’agir non plus uniquement de prêts, car ces infrastructures ne peuvent pas encore être viables économiquement sans subventions.

Mais on a vu l’Agence française de développement (AFD) prendre des participations dans des sociétés détenues par les proches de dictateurs. Comment l’empêcher ?

Jusqu’à présent, l’Agence française de développement avait une tutelle de l’État assez éloignée. C’est d’ailleurs ce que dit le dernier rapport de la Cour des comptes. Ma responsabilité en tant que ministre du développement est d’exercer cette tutelle, c’est-à-dire avoir un regard politique et obtenir une transparence sur tous les projets. Ce n’est pas une logique de reprise en main mais d’exercice légitime de la tutelle sur un opérateur de l’État, dont la mission sociale est d’exercer la politique publique de développement. L’AFD n’est pas une banque privée autonome. Son directeur général est d’ailleurs satisfait de voir l’État parler de nouveau d’une seule voix dans ce domaine.

Faut-il changer l’actuel directeur général de l’AFD, Dov Zerah ? Au-delà de sa personne, il incarne une certaine pratique de la Françafrique avec laquelle vous voulez rompre.

Je ne me prononce pas sur sa personne. Sa politique, c’est celle de l’agence et de la tutelle. L’essentiel, c’est que l’on puisse travailler ensemble. Ce qui me poserait problème, ce n’est pas ce qu’il a fait dans le passé, mais ce qu’éventuellement il ne ferait pas dans le futur.

Quelles sont les priorités en matière de développement que vous souhaitez instaurer ?

La France est un des premiers bailleurs au monde dans le domaine de la santé, avec un budget d’un milliard d’euros par an. Il faut en faire une évaluation, notamment dans la lutte contre le sida, voir si la priorité aujourd’hui ce doit être les brevets, la distribution, ou bien l’aide à la création de systèmes de santé dans les pays concernés. Il ne s’agit pas de faire moins mais d’évaluer ce qui est le plus pertinent.

Viennent ensuite les enjeux de développement durable : l’aide publique au développement doit s’intégrer totalement dans la recherche d’un nouveau mode de développement dans le monde. Aujourd’hui 1,3 milliard d’humains vivent dans la pauvreté absolue et nous devons pouvoir vivre sur une planète aux ressources limitées à 9 milliards d’ici 2050. Pour l’instant, nous manquons d’une feuille de route mondiale, comme l’a montré l’échec du sommet de Rio. En même temps, pour la première fois, et c’est sans doute le principal acquis de ce sommet, on a créé des Objectifs du développement durable qui doivent aboutir d’ici 2015. Il faut maintenant les faire vivre pour que, dans trois ans, la communauté internationale se fixe pour la première fois des objectifs chiffrés, en matière d’énergie ou d’eau par exemple. Je compte bien apporter ma pierre à cet édifice.

Est-ce qu’il y a des priorités de développement géographiques, notamment autour de la Méditerranée ?

Dans les prochains mois, nous devrons trancher la question de l’élargissement du nombre de pays dans lequel l’AFD peut intervenir. À ce stade, je n’ai pas de religion sur le sujet. Je constate que, dans un contexte limité budgétairement, nous n’avons pas intérêt à diluer nos interventions. Mais j’entends aussi ceux qui disent que la France doit être universelle et intervenir partout.

Pour l’instant, là où la France a un vrai impact, c’est le sud de la Méditerranée et l’Afrique. Cela ne veut pas dire que l’on va s’interdire d’aller dans certains États – je pense à la Birmanie – qui connaissent une évolution à accompagner. Il faut être capable d’être flexible pour accompagner les nouvelles donnes politiques.

François Hollande a dit à plusieurs reprises qu’il voulait affecter la taxe sur les transactions financières au développement. Dans quelle proportion ?

Il est impossible de répondre précisément à cette question aujourd’hui, car cela dépend d’une négociation européenne. La France est sans doute l’État en Europe qui pousse le plus pour qu’une partie de la taxe sur les transactions financières reste affectée au développement, alors que d’autres pays n’y voient qu’une ressource pour leur propre compte. Quel sera le compromis final : 10 %, 15 %, 30 % ? Je n’en sais rien.

10 %, 15 %, 30 % : cela reste faible par rapport à l’ambition de départ.

Dans l’absolu, je suis d’accord avec vous. Sauf qu’aujourd’hui, pour que cette taxe voie le jour, il faut une coalition politique. Il faut agréger à cette coalition des gens qui pensent que cette taxe peut être utile pour diminuer leur déficit, ou contribuer au budget européen. C’est la réalité du monde ! Soit on dit : On ne fera une taxe sur les transactions financières que si elle est affectée à 100 % au développement”, et il ne se passera rien. Soit nous faisons cette taxe avec trois objectifs : le budget européen, les budgets nationaux, et le développement. La répartition entre les trois émergera de la négociation.

Au sein de gouvernement français, notamment du côté de Bercy, il semble que l’on veuille affecter cette taxe à la résorption des déficits. Quel est l’état des débats au gouvernement ?

La priorité de Bercy est de réduire les déficits, mais ce n’est pas Bercy qui fait toute la politique du gouvernement français. Il faut attendre la fin de la discussion budgétaire. Je suis assez optimiste.

La procédure qui a été choisie pour mettre en place cette taxe sur les transactions financières est celle de la coopération renforcée. Or, elle est très longue. Il est difficile d’imaginer que cela aboutisse d’ici 2013.

Pas forcément. Il y a quand même eu une directive de la Commission européenne, basée sur des études de faisabilité et d’impact. Tout le travail technique a déjà été fait. La question est de savoir s’il y aura la volonté politique d’aller vite de la part des neuf pays (au minimum) qui choisiront la coopération renforcée.  On peut penser que oui.

Pour caricaturer un peu, avec le retrait des soldats français d’Afghanistan, vous allez récupérer le bébé de l’implication française dans ce pays. Laurent Fabius a annoncé une aide de 230 millions d’euros sur cinq ans pour l’Afghanistan. C’est moins que ce que désiraient les Américains, mais c’est plus que ce que des conseillers de François Hollande souhaitaient durant la campagne.

Le retrait militaire d’Afghanistan ne signifie pas un désengagement politique. Cela passe donc par un renforcement de la coopération civile. C’est un renforcement non négligeable par rapport aux chiffres actuels de la coopération française en Afghanistan. Nous sommes en dessous d’autres États et il y avait une pression pour que l’on augmente notre participation, mais nous avons des contraintes budgétaires.

Cependant, si nous sommes disposés à participer à l’effort de la communauté internationale, nous avons des conditions pour que cette aide soit efficace. La première condition, c’est la sécurité. On ne peut pas dire : c’est trop dangereux pour nos militaires, mais ce n’est pas dangereux pour des enseignants, des magistrats, des archéologues, des infirmiers, etc. Une partie des opérations civiles est aujourd’hui sécurisée par l’armée française. Le jour où l’armée française n’est plus là, qui sécurise ces opérations civiles ? L’armée afghane ? D’autres ? Voilà la discussion que nous avons. Nous sommes en train de regarder précisément quels sont les projets qui peuvent continuer sans sécurisation de l’armée française.

La deuxième condition, c’est la capacité d’évaluer à quoi sert cette aide. Dans le passé, nous avons eu des mauvaises surprises. Envoyer de l’argent sur un territoire sans être capable d’évaluer à quoi il sert pose un problème de légitimité. Nous sommes donc en train de regarder quels sont les projets et les secteurs qui répondent aux deux conditions.

Est-ce que cela signifie que ce chiffre de 40 millions d’euros par an pourrait finalement s’avérer bien moindre ?

Nous sommes prêts à mettre ce montant, mais on ne le mettra pas n’importe comment et n’importe où. Aujourd’hui, personne ne le sait, mais l’Union européenne et les États européens sont le premier bailleur de coopération civile de l’Afghanistan, devant les États-Unis, avec 1,2 milliard d’euros par an. L’aide publique au développement représente 90 % du PIB de l’Afghanistan. C’est déjà massif. Il s’agit donc d’utiliser cet argent au mieux et de s’assurer qu’il ne se perd pas dans des tuyaux qui n’ont pas été prévus pour cela. Cela me semble plus important que de dire : “On va mettre 10 ou 20 millions additionnels chacun.

Nous faisons le pari du renforcement de l’État afghan et de ses institutions. C’est pour cela que l’on peut imaginer davantage de coopération : l’hôpital français de Kaboul qui a mis en place des services de télémédecine particulièrement innovants, mais aussi la formation de juges, de douaniers, d’enseignants. Là, on construit du capital humain dans un cadre institutionnel. C’est extrêmement important pour la consolidation de l’état de droit.

Votre parti, Europe Écologie-Les Verts, fait partie de ceux qui ont défendu l’annulation de la dette de certains pays, notamment la Tunisie et l’Égypte. C’est un sujet que vous n’avez pas évoqué depuis que vous êtes ministre. Est-ce que la France milite pour l’annulation de la dette de ces pays ?

Il n’y a pas de position officielle qui consiste à aller plus loin que les engagements déjà pris dans le passé. En revanche, il y a un engagement très clair pris à l’égard des biens mal acquis, qui sont une petite partie, mais très symbolique, de cette question. Il n’y aura plus d’intervention particulière dans les procédures judiciaires, ce qui est un changement important avec les pratiques antérieures.

Vous étiez pourtant favorable à l’annulation de certaines dettes. Vous avez même signé des textes dans ce sens…

Oui, mais il y a une position interministérielle. Cela pose la question de notre rôle en tant qu’écologistes dans ce gouvernement. Nous faisons avancer des dossiers qui n’avanceraient pas, ou avanceraient moins, si nous n’étions pas là. Nous apportons une vision, mais nous ne sommes pas majoritaires dans ce gouvernement. C’est la réalité de la démocratie française. Le moment venu, nous ferons le bilan de savoir si nous avons plus réussi à pousser nos idées que ce que nous avons dû céder sur un certain nombre d’arbitrages.

C’est trop tôt pour faire un bilan de la participation des écologistes au gouvernement ?

Bien sûr ! Et il ne faut pas oublier toutes les décisions déjà prises par ce gouvernement, qui vont exactement dans le sens que nous, écologistes, souhaitons : augmentation de l’allocation rentrée scolaire, fin de la double peine pour ceux qui ont commencé à travailler jeune et qui ne pouvaient plus prendre leur retraite à 60 ans, blocage des loyers, mis en œuvre par Cécile Duflot, suppression du Cruiser insecticide, responsable de la disparition progressive des abeilles, etc. Et dans le collectif budgétaire, je retrouve une grande partie de notre projet fiscal : augmentation de l’impôt sur la fortune, modification des règles sur les prix de transferts pour éviter les abus dûs à l’optimisation fiscale des multinationales…

Pourtant, lors du remaniement, la seule décision majeure concernait le ministre de l’écologie, qui a changé d’affectation suite à des problèmes sur des permis de forages au large de la Guyane.

Ce que nous voulions obtenir concernant les forages, c’était la réforme du Code minier, une réforme indispensable pour modifier les conditions d’attribution des permis et d’exploitation des ressources. On va l’avoir. Cette histoire a été perçue comme une défaite de l’écologie, mais on a gagné la réforme du Code minier !

Laurent Fabius a parlé de sa volonté de promouvoir la diplomatie économique. De quoi s’agit-il ?

Nous avons un problème de déficit commercial. Il n’est donc pas illégitime que la diplomatie française travaille à le réduire. La mauvaise façon de le faire serait, en ce qui concerne le champ dont j’ai la responsabilité, de lier les aides publiques au développement à l’obtention de marchés pour les entreprises françaises. Mais si l’on peut développer notre aide dans des secteurs où il existe un savoir-faire français, comme l’assainissement ou les services urbains, avec des entreprises comme Alstom, qui construit des tramways, Veolia, ou Poma, qui construit des cabines de téléphériques à Rio ou en Colombie pour désenclaver les favellas, c’est une bonne chose. Ces réalisations sont utiles pour les gens, et il se trouve que ce sont des entreprises françaises qui les fabriquent. On ne lie pas les deux, mais il peut y avoir une cohérence sur laquelle je ne m’interdis pas de travailler.

Vous vous voyez partir en déplacement dans un pays étranger avec le PDG de Veolia ou d’Alstom ?

Si le service rendu correspond aux objectifs politiques que je défends, pourquoi pas ? Mais il ne faut pas se focaliser seulement sur les grandes entreprises, il faut aussi considérer les petites. J’ai demandé à ce qu’on me fasse remonter toutes les PME qui ne sont pas forcément connues par la diplomatie française, et qui sont capables d’offrir un service en phase avec les grandes orientations politiques que je défends en matière de villes durables, de développement agricole écologique, d’énergies renouvelables, etc. À partir du moment où la technologie et le savoir faire humain n’existent pas dans le pays où l’on intervient, il n’est pas honteux que cela soit une entreprise française qui s’en charge.

Vous savez bien que le vrai problème ce sont les conditions d’intervention de certaines entreprises françaises, le manque de transparence, etc. Par exemple, Alstom est impliquée dans plusieurs procédures judiciaires en Suisse par rapport à ses activités en Afrique.

C’est pour cela que l’on revient à la question de transparence. Si vous vous placez dans une perspective d’une offre économique favorable à un développement plus écologique, que vous ajoutez la transparence, et que vous n’impliquez pas seulement les grandes entreprises mais aussi les PME, cela fait un bloc cohérent en terme de valeur ajoutée pour les gens aidés et pour l’économie française. L’énergie, il faut bien la produire ! Si, localement, personne ne maîtrise le savoir-faire, ou si l’on peut avoir des accords de transferts de technologie, c’est une bonne chose que cela soit fait par des entreprises françaises. Par contre, il ne faut pas se retrouver dans la situation inverse où l’on bloquerait des projets parce que l’on n’aurait pas le savoir-faire, par exemple en matière d’énergies renouvelables.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 17:58

 

 

 

 

 

Fomac forces

R

adio Ndéké Luka Lundi, 16 Juillet 2012 11:56

3 morts, c’est le bilan global de l’incident qui a eu lieu ce 15 juillet à Bangui, entre les éléments de la Gendarmerie centrafricaine et ceux de la Police Constituée de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC).

Deux éléments de la Gendarmerie Nationale qui assuraient la sécurité des Bus de la SONATU ont été assassinés dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 juillet 2012 à leur poste au "Stade 20 places" à Bangui. Les gendarmes ont été abattus sommairement par des éléments de la Police Constituée en acte de vengeance.

Selon les témoignages recueillis aussitôt par Radio Ndeke Luka ce 16 juillet auprès de la gendarmerie nationale, « tout est parti d’une altercation opposant dans un premier temps deux frères d’armes de la Police constituée dans un bar au marché Km5 de Bangui. L’intervention des éléments de la Gendarmerie en patrouille dans le secteur pour les calmer, a dégénéré  et il y  a eu  des échanges de tirs entre les deux corps. Un policier de la FOMAC  a été tué. »

Pris de colère, les autres éléments de la FOMAC à bord de leur pick-up, ont ramassé le corps, et l’ont transféré à la morgue de l’hôpital communautaire avant que deux d’entre eux ne reviennent en trombe vers le complexe sportif Barthélémy Boganda pour la vengeance, relatent d’autres sources.

Après s’être informés de la présence des éléments de la Gendarmerie en poste à la Direction de la SONATU, ces policiers de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale, se sont orientés vers les 2 gendarmes en service. Sans crier gare, ils ont ouvert le feu sur eux avant de battre en retraite.

Un élément de la FOX Sécurité de garde au stade ce 15 juillet, qui  a failli être du nombre de victimes raconte : « ils m’ont d’abord ordonné de m’allonger sur le sol et je l’ai fait sans hésitation. C’est à ce moment-là qu’un autre policier s’est rendu compte que je ne suis pas un gendarme. Ils m’ont lâché pour aller tuer les gendarmes ».

Informée, Radio Ndeke Luka s’est rendue à la morgue de l’Hôpital Communautaire de Bangui où le reporter a constaté la présence du corps du policer de la FOMAC, tandis que les dépouilles des 2 gendarmes se trouvent à la morgue de l’Hôpital Général de Bangui.

Les autorités administratives et militaires de la gendarmerie et de la FOMAC ne se sont pas encore officiellement prononcées sur cet incident. Toutefois, des inquiétudes se font sentir au sein de la population banguissoise.

Rappelons qu’au mois de mars 2011, un officier de la FOMAC avait été grièvement agressé par des malfrats au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui. Impulsifs, d’autres éléments de la FOMAC ont improvisé une descente musclée dans ledit quartier. Les actions menées en représailles par les éléments de la FOMAC ont entrainé  la mort d’une femme et fait de nombreux blessés graves.

Or, « le comportement de certains militaires de la FOMAC n’est pas de nature à honorer le travail noble qu’ils sont venus faire en Centrafrique » a dénoncé le premier président de l’Observatoire Centrafricain des droits de l’Homme (OCDH), Mathias Barthélémy Morouba, le 26 juillet 2011.

 

NDLR : Des histoires de flics et gendarmes centrafricains dans un bistrot qui dégénèrent avec des éléments de la FOMAC et qui entraînent autant de morts. Manifestement la présence des éléments de la FOMAC est de moins en moins indispensable à Bangui. Il est temps que les différents contingents regagnent leur pays comme le demandent d’ailleurs depuis longtemps les autorités de ces pays.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 13:38

 

 

 

 

 

Mara-Jean-Pierre.jpg

 

Conférence-Débat

Avec les Centrafricains de France, d’Europe et des amis du Centrafrique au  CASA Poblano 15 Rue Lavoisier 93100 Montreuil

Thème: Situation politique, sociale et économique en R.C.A : que faire  pour sortir de l’impasse ?

3ème Intervention : Importance des infrastructures de base dans le décollage de la RCA par  Dipl. –Ing. Jean-Pierre Mara, Ingénieur en réseau Télécom, ancien candidat de la CRPS à la Députation 

(Note : mon intervention sera par Power Point de 10 diapos qui seront commentées en fonction du temps. Ce document est la version détaillée)

1/Introduction 

Je voudrais d’abord vous remercier pour votre participation à cette première démarche dont le seul but est de rassembler les Centrafricains autour d’initiative pour le développement de la culture de débat contradictoire.  Aussi je remercie le FARE 2011 France de servir de cadre pour une telle initiative. Je profite  aussi de l’occasion pour exprimer ma gratitude aux Présidents GAMBA du RDC, ZIGUELE du MLPC et TIANGAYE de la C.R.P.S pour leur courage dans la lutte contre l’arbitraire, contre la politique d’exclusion pratiquée par le pouvoir en place envers les partis politiques autres que le KNK et ses alliés (Ils sont 32 ? ) . Cette alliance est composée d’un certain nombre de compatriotes qui soutiennent cette politique d’exclusion simplement pour des raisons égoïstes.  Nous voulons dire à ces compatriotes qu’ils ont, dans la course aux miettes que le  pouvoir leur concède, fragilisé la RCA et hypothéqué l’avenir de notre pays.

Je vous remercie donc pour votre présence et espère que cette Conférence-Débat sera  suivie d’autres débats, organisées par le FARE-2011 France ou par d’autres compatriotes.

2/ La RCA en Chiffres 

Les données statistiques sur la République Centrafricaine disponibles sur http://www.statistiques-mondiales.com/centrafrique.htm comportent beaucoup d’indicateurs rouges. Vous avez tous lu comme moi, je l’espère, le Compte rendu de mission en République Centrafricaine  du 4 au 11 avril 2012 rendu public en Mai. Ce compte rendu publié par Jean-Bernard Veron (STR/CCC) – Gilles Chausse (DOE/AFR) - Romain André (DOE/DAT/ARC) – Mathias Caro (DOE/AFR) pour l’AFD  en Mai 2012 dit en substance ceci :

« Le pays compte officiellement 4,5 millions d'habitants (répartis inégalement sur un territoire dont la surface est équivalente à celle de la France et du Benelux) et affiche un taux de croissance démographique de 1,9%. L’Indice de développement humain du PNUD place la RCA au 179ème rang sur 187 pays, avec 62,8% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté    avec 1,25 USD  soit 1 €  ou encore 655 F CFA par jour. Elle (la population) a une espérance de vie à la naissance parmi les plus faibles d’Afrique subsaharienne (48,4 ans contre une moyenne de 51 ans). « 

Plus loin encore dans le texte, il est écrit, je cite « En 2011, faute de moyens, l’AFD a refusé de financer la réfection d’un pont qui venait de s’effondrer à Bangui. Un tel projet aurait pourtant été relativement simple à mettre en œuvre, (un seul appel d’offre, proximité physique par rapport à l’agence locale, ce qui en aurait facilité le suivi) et aurait bénéficié d’une forte visibilité. »

OUI la RCA  a une superficie de 622 984 km² avec une population totale d’environ 4,5 millions d’habitants  2 167 917 d’hommes  et 2 222 091  de femmes. Cette population est répartie comme suit :

1.     Bangui  687100 habitants

2.    Berberati 66900 habitants

3.    Carnot 58200 habitants

4.    Bouar 57700 habitants

5.    Bambari 52300 habitants

6.     Kaga-bandoro 50600 habitants

7.    Bossangoa  42700 habitants

8.    Bria     41900 habitants

9.    Bimbo 41500 habitants

10.  Nola  41200 habitants

11.  Bozoum 32400  habitants

12.  Mbaiki            28500  habitants

Et quelque part on trouve les villes comme MALA avec 15.000, Ndele avec 6.000 ect..

 

D’un point de Vue militaire, toute cette population est supposée être protégée par des Forcées Armées Centrafricaines (FACA)  de 3.000 personnes incluant Garde Républicaine, Armée de Terre, Forces Navales et Armée de l'Air),  Garde de Sécurité Présidentielle, Gendarmerie, Police Nationale et la garde municipale.

La disponibilité  en hommes dans la tranche d'âges 15-49 ans avait été estimé à 845 182 (estimation des années. 2002). De ce nombre, les statistiques donnent un effectif d’hommes aptes au service militaire  dans la même tranche d’âge  de l’ordre de 442 220 hommes.

La réalité est que de ces 450.000 hommes estimés aptes au service militaire, seul 3000 sont engagés dans l’armée dont 2000 dans des fonctions civiles au service de l’armée et seul 1000 Soldats dans des fonctions réellement militaires. De ces 1000 soldats, 700 sont basés à Bangui la capitale, que 300 gendarmes et policiers couvrent le reste du territoire. Nous avons là une des raisons de la vulnérabilité et de l’insécurité qui règnent dans le pays.

En m’écoutant  reprendre ces statistiques, et donner le nombre de militaires et soldats, vous vous demandez sûrement quelle est la relation entre les ’Infrastructures de base, le nombre de soldats  et la pauvreté ?

Chers compatriotes, il y a une relation économique, politique et sociale très forte. Rappelons que le calcul de l'IDH est basé sur  trois dimensions de base: la santé, l'éducation et le revenu. Le dernier rapport sur le développement humain a été publié en version imprimée et en ligne le 2 novembre 2011.

On ne peut pas développer un pays sans Infrastructures, sans la sécurité et sans la santé. Et il est de la responsabilité des Hommes politiques de réunir ces conditions

3/ Les Infrastructures de Base 

La situation épineuse que je voudrais essayer de mettre en exergue dans mon intervention doit permettre de sensibiliser les Centrafricains à être vigilent sur les orientations politiques de notre pays en la matière.

Mon  message se veut simple : une population ne peut jouir d’une bonne santé  si les conditions hygiéniques sont réunies. La première, c'est d’avoir la possibilité de se laver régulièrement les mains et boire de l’eau propre. Ce n’est pas le cas dans nos écoles que ce soit à Bangui ou en province.

Ensuite, il faut de l’énergie pour produire (revenu) et des dispositifs pour éduquer et former sa ressource humaine. Il faut des moyens pour se communiquer.

La République Centrafricaine peut favoriser l’essor d’une économie qui lui permette d’être à la hauteur des promesses de lutte contre la pauvreté et le sous-développement que par l’existence d’une bonne infrastructure de base.

Notre pays ne peut entrer en concurrence avec d’autres pays que grâce à d'énormes investissements dans les infrastructures de base qui sont l’électricité, l’eau potable, les routes, les ponts, les bâtiments publics qui abritent les écoles et les hôpitaux, les infrastructures de transports de l’information et des télécommunications, la radio et la télévision et les structures de traitement informatique. Suite à ce minutieux constat de l’état des infrastructures de base en République Centrafricaine, on observe:

  • Les routes, les ponts et les bâtiments publics sont des constructions datant de l’époque coloniale, exception faite de certains bâtiments publics construits avec l’aide bilatérale. Dans la capitale, l’état des routes n’est pas différent de celui des provinces.

 

  • Nécessité de la production et la distribution d’eau potable.  La plupart des écoles ou  des hôpitaux ne disposent pas d’installation de distribution d’eau potable. Les administrations des grandes villes de provinces ne disposent pas d’eau au sein des établissements

 

  • La seule centrale hydroélectrique construite à la veille des indépendances ne permet pas de satisfaire à la demande en énergie électrique de la seule capitale de la RCA.

 

·         Le téléphone fixe, le fax et le transport des données numériques sont obsolètes. L’opérateur historique des télécommunications qui est de fait l’unique exploitant qui détient le monopole de l’infrastructure boucle locale n’est pas en mesure de garantir le service universel minimum. 

L’Etat des lieux des infrastructures de base en République Centrafricaine ajouterais à ces quatre exemples, une panoplie qui renvoi le Centrafricain plutôt au passé c'est-à-dire à l’antériorité de l’Homme plutôt que de projeter la jeunesse centrafricaine dans l’avenir.

4/Infrastructures de transport routier, fluvial et aérien

Construire et entretenir les ponts,  les routes, les autoroutes, les rues, les avenues, mais aussi aérodrome, les plate forme industrielles, etc les parkings est un métier historique. Si elles restent un moyen essentiel permettant de faciliter les déplacements, de créer des liens et de favoriser les échanges, les routes et voiries constituent le cœur voir le pilier du fonctionnement économique d’un pays. Ces infrastructures ne sont donc pas construites pour faire plaisir au peuple. Leur construction est une stratégie économique majeure.

Une question très simple à vous tous : Le pont de Lianes, vous le connaissez n’est ce pas ?  Je me demande pourquoi sa construction n’a pas évolué ? Pourquoi nos ancêtres savaient construire ces ponts et nous ne l’avons pas fait évoluer ? Pourquoi sommes-nous incapables de construire des ponts et des routes mais aimons les belles voitures ? Nous aimons rester consommateurs sans devenir inventeurs Pour nos dirigeants politiques achètent les belles voitures sans vouloir acheter des belles routes avec des ponts à la hauteur de la classe de 4x4 des dignitaires ?

L'enclavement du pays et l'insuffisance en infrastructures de transports sont autant de facteurs qui limitent les échanges, occasionnent des surcoûts qui pèsent sur la compétitivité de l'économie et rendent la RCA tributaire de ses pays voisins. La RCA dispose d'un réseau routier de 24 000 km dont 5 000 km de routes régionales et 4 000 km de routes nationales. Le réseau bitumé s'étend sur 500 km. Une seule voie terrestre, la "transcamerounaise", relie Bangui à Douala au terme de 1 500 km, dont seulement 320 KM sont bitumés. Mais à l’état des routes s’ajoutent des entraves à la libre circulation des biens et des personnes d’ordre humain, ceci en dépit des textes de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) et des traités qui lient les deux états. Seul l’Etat doit repenser les travaux d’infrastructures routières:

Les grands axes nationaux qui sont entièrement du ressort de l’Etat datent des années de la colonisation. Il n’y a pas eu de nouvelle tracée, pas de programme d’’amélioration, du bitumage et de la réfection des ponts existants sur ces Routes   depuis des années. Les Préfectures et les Collectivités n’ont aucun pouvoir de décision pour l’entretien des  routes secondaires.   Les pistes rurales et les routes régionales ainsi que les ponts sont dans un état de délabrement très avancé

La bonne gouvernance et la parité dans le travail des contre-pouvoirs est le seul instrument susceptible de permettre la relance d’une vraie politique d’Urbanisation et de la modernisation des routes, des rues et avenues du pays, des Villes ou des communes.

5/Production et distribution d’Eau potable 

Je ne vous apprends rien en affirmant que le développement de l'homme se fait dans l'eau. Avant sa naissance, l'homme passe par une période aquatique : il passe 9 mois dans le ventre de sa mère baignant dans le liquide amniotique ! Durant ses premiers d'existence, l'embryon est composé à plus de 90% d'eau. Après la naissance, le corps humain est composé de 70% d’eau, indispensable à l'existence, au développement et sa Vie. De sa conception à la réalisation de ses activités comme l'industrie ou l'agriculture, l'homme a besoin de l'eau. Elle est une ressource si vitale qu'elle semble banale, mais sans elle, l'homme disparaitrait. L'eau est une ressource indispensable à l'existence de l'homme !

C’est dire que notre premier reflexe d’humain devra être de nous approprier l’eau.

Qu’est ce qu’on remarque en RCA ? Ces dernières années, le Gouvernement a reçu un don de lAssociation Internationale pour le Développement (IDA) dun montant équivalent à US$ 18 millions pour financer le Projet dUrgence de Réhabilitation dInfrastructure et de Services Urbains (PURISU) qui a servit a la réhabilitation de 11 km des réseaux dadduction deau potable  dans Bangui ainsi qu’à la réalisation de forages fonctionnant sur énergie solaire dans dix (10) quartiers situés dans les banlieues de Bangui où le réseau actuel de la SODECA natteint pas les populations ;

Le projet a aussi servi à la réhabilitation des ouvrages de drainage (principaux collecteurs primaires et secondaires)  et à la consolidation des ouvrages de franchissement, à l’aménagement de la décharge finale destinée à lenfouissement sanitaire des déchets solides ;

Mais la question préoccupante est que une fois le projet terminé, la SODECA n’a pas pu capitaliser sur cet effort pour étendre le système de production ainsi que de moderniser le réseau de distribution.

La situation actuelle  est telle que l’eau potable assaini n’est disponible que pour une minorité de la population de la capitale Bangui ou la population continue de tirer l’eau des puits de  moins de 8 à 10 mètres de profondeurs  parfois au même niveau que les trous servant de Toilette dans certains quartiers de la capitale ou des collecte des déchets ménagers.

La SODECA n’a pas de dispositifs de mis en bouteille d’eau potable.  L’eau potable reste donc une denrée rare en République Centrafricaine, un pays qui bénéficie d’une réserve renouvelable en eau estimée à 74,5 milliards de mètres cubes par an, pour une population de 4.5 millions d’habitants, n’assure pas un approvisionnement en eau potable à tous les Centrafricains.  Juste, à peine 18 % de sa population a accès à des dispositif de distribution d’eau propre. Quant à l’assainissement, seuls 13 % des ménages disposent d’installations sanitaires hygiéniques et acceptables.

Les préfectures ayant bénéficié des forages financés par les partenaires au développement, à savoir entre 80 à 140 points d’eau répartis sont l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Nana Grébizi, la Kémo, la Ouaka et l’Ombella-Mpoko. Les ménages qui n’ont pas accès à l’eau potable, en milieu rural comme en milieu urbain, s’approvisionnent auprès des puits d’eau traditionnels pour leurs besoins (lessive, toilette corporelle, boisson) ou des kiosques de bornes fontaines.

Le programme de construction de systèmes de production et de distribution d’eau potable devra être une priorité dans toute démarche pour garantir la sécurité sanitaire et alimentaire.

Rendre obligatoire la présence d’infrastructures de distribution d’eau potable alimentées par forage dans les écoles, les collèges, les lycées, les dispensaires, les centres de santé, les marches, les hôpitaux et les bâtiments publics.

 Après 9 mois passés dans le liquide amniotique, notre première préoccupation ne devra t-elle pas être l’appropriation et la conservation d’infrastructures  de production d’eau potable ?

Si nous aimons tant notre peuple, ne devrions nous pas utiliser les sommes colossales détournées par des actes de prédations d’Etat dans la mise à la disposition de notre jeune génération c'est-à-dire dans les écoles ? Faire de sorte que chaque enfant ai  accès à l’eau  au sein de l’Ecole, cette eau tant précieuse pour notre vie ?

Je voudrais mettre cette Conférence-Débat à profit pour remercier les activités et réalisations de l'ONG ACTED au sujet des infrastructures de base. ACTED aide la SODECA  à étendre ses branchements dans quatre arrondissements de la ville de Bangui En effet, le projet  ACTED prévoit  2000 branchements sociaux et 1800 branchements inactifs de la société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA). Ce projet financé par la Banque Mondiale va concerner les 3ème, 5ème, 6ème et 8ème arrondissements de la ville. Ce projet est financé par la Banque Mondiale en partenariat avec le gouvernement centrafricain, dans le but d’étendre les branchements en vue de lutter contre les maladies hydriques et d’autres maladies associées à la consommation d’eau non potable », Selon la SODECA « le projet des 2000 branchements sociaux et 1800 branchements inactifs est au profit des ménages démunis qui n’ont pas la possibilité de payer le branchement normal. C’est un projet pilote soumis à des conditions d’admissibilité.  Pour être branché, il verser des frais de 26 600 F CFA, être propriétaire d’une maison située à 20 mètres d’un branchement d’eau et fournir les pièces afférentes. Au moins, un pas un fait et la SODECA devra capitaliser sur ce projet pour étendre le réseau.

La bonne gouvernance de la SODECA devra permettre  de capitaliser sur le projet ACTED pour continuer l’extension du réseau, instituer un programme d’incitation à la création d’entreprise privées dans le domaine de la mis en bouteille d’eau d’origine thermal ou minérale ainsi que de structures de production et de distribution d’eau potable en bouteille par les collectivités locales et les communes rurales. Dans le long terme, mettre place des structures de distributions d’eau potable dans les hôpitaux et les écoles partout en RCA

6/Production, transport et distribution de l’énergie hydraulique 

La situation actuelle des usines hydroélectriques de Boali 1 et Boali 2, installées respectivement en 1954 et 1976 est alarmante.  Ces installations livraient 5 MW en 1975 pour une population banguissoise d’environ 250.000 habitants. Aujourd’hui,  la capitale compte 600.000 habitants et il n’y a pas d’usines. Cette population doit se partager les 5 MW transportée de BOALI à Bangui par un réseau vétuste.

La ligne de transport de courant électrique de Baoli à Bangui construite en 1952 a vu une extension par l’installation d’une deuxième ligne en 1976.  Mais l’usure de ces lignes de transport cause des pertes par effet Joule avec un fort antécédent de dégradation sur le bilan de la production, du transport et de la distribution de l’énergie électrique diminuant du coût le transit nominal de 15 MW à  5 MW. Cette baisse se traduit par l’impossibilité pour  l’ENERCA d’honorer les engagements de satisfaction de la clientèle tant institutionnelle que privée.  D’où les fréquents délestages.

La question qui se pose est celle savoir ce que l’ENERCA ( Energie Centrafricaine) société d’Etat avec le monopole de la production et de distribution de l’énergie fait des recettes. Les ménages disposant d’un réfrigérateur, une radio récepteur, un téléviseur et quatre ampoules, ne peuvent être satisfaits en consommation d’énergie. En plus l’ENERCA facture le travail (W) qui est égale a la puissance  multipliée par  le temps d'utilisation  (Watt=Puissance X Temps) indépendamment du temps de fourniture du courant électrique, délestage oblige.  L’ ENERCA préfère utiliser une unité différente de celle du système international et parle en Watt*heure . La société utilise même  des offres de forfaits, c'est-à-dire sans compteurs, pour ne pas avoir à se justifier.

Les conséquences du manque d’électricité sont immédiates et s’expriment en thermes de fragilité. En effet, la capitale  Bangui a besoin de 25 MW mégawatts pour couvrir ses besoins énergétiques, or la société ENERCA ne peut que livrer 5 MW. Ainsi, restaurants,  artisans, industries, usines, épiceries, bureaux ne peuvent fonctionner correctement  faute d’électricité, dont le manque représente un véritable obstacle à la performance économique car il décourage les investisseurs potentiels.

Les investisseurs étrangers toujours désireux de rentabiliser leurs affaires, ne pourront jamais investir sur un petit marché où ils ne sont pas assurés d’avoir un retour sur investissement vu le faible pouvoir d’achat des habitants.

Il faut donc d’urgence installer de nouvelles turbines  sur tous les sites de BOALI, et renouveler les lignes de transport vers les grandes agglomérations, modifier le mode de construction de bâtiment public et doter ceux-ci de dispositif alternatifs, solaires par exemple de production d’électricité pour l’alimentation de bâtiments.

 

7/Infrastructures de Communication et de Télécommunication 

Le secteur des télécommunications se développe à un rythme deux fois plus élevé que l'économie mondiale. Le commerce des télécommunications est important pour deux raisons principales. Premièrement, parce que l'industrie des télécommunications constitue un secteur d'activité à part entière, dont la taille ne cesse de croître. En termes de capitalisation boursière, le secteur des télécommunications se classe au troisième rang mondial, derrière les soins de santé et la banque, tandis que les équipements de bureau et de télécommunication ont constitué le secteur d'exportation de marchandises dont la croissance a été la plus rapide en 1995.

Deuxièmement, parce que les télécommunications jouent un rôle important pour d'autres industries. L'information, de même que l'équipement nécessaire pour y accéder, la traiter et la diffuser sous forme électronique, est devenue une ressource stratégique aussi importante que la terre, le travail et le capital.

Ainsi, les télécommunications jouent un double rôle, en tant que produit et service faisant l'objet d'échanges, et en tant qu'agent favorisant les échanges commerciaux d'autres produits et services.

Chez nous en RCA, l’opérateur historique des télécommunications qui est de fait le seul  exploitant de l’infrastructure filaire en position de monopole  est une société d’Etat qui emploi 332 employés, toutes catégories confondues. 

La SOCATEL estime la créance de l’Etat à 4.554.422.983 FCFA alors que le Ces chiffres sont en déphasage complet avec le rôle prépondérant des infrastructures de Télécommunication quand bien même opérant exclusivement un réseau filaire non diversifié ce qui le met en position fragile par rapport aux opérateurs de téléphonie mobile. Mais la modernisation des infrastructures de Télécommunication ainsi que la formulation d’une nouvelle législation en matière de définition et d’adaptions au mode de fonctionnement de la société est un nouveau défit.

OUI, malgré la présence de 4 opérateurs de téléphonie cellulaire sur un marché de moins de 1 million de consommateurs de téléphonie cellulaire, il y a des potentialités de croissance économique inexplorées. Le Téléphone fixe peut servir de support à des offres de services à forte rentabilité

Le rôle des Télécommunications dans le processus de démocratisation et de développement des comportements du citoyen devra être renforcé.  La rénovation et la mise aux normes des structures de Télécommunication notamment les dispositifs de téléphonie fixe, de la téléphonie mobile, le transport de l’information sur équipement filaire ou par ondes hertziennes est capital.

La rénovation et la mise en place de nouveaux supports de transport de l’information notamment cuivre ou fibre optique, ainsi que la mise en place de mécanisme de formation aux fonctions de production et de distribution de l’information est une priorité.  La création de structures spécialisées chargées d’élaborer les programme de construction des Systems de traitement de l’information et des données numériques notamment la saisie et le stockage des informations numériques communément connu sous le la dénomination INFORMATIQUE et TRAITEMENT DES DONNEES,

La modernisation des infrastructures de transport et de la distribution des données numériques communément appelé INTERNET pour dynamiser le développement des administrations, des entreprises et de l'artisanat.

Avant 2002, le débit des communications par liaison RTC filaire ou satellitaire était de 56k et était facturé  20.000 CFA par Kbit par second transporté. Une connexion haut débit sur un support fibre optique a un débit 40 fois supérieur et coûte 100 fois moins cher.  Depuis 2002, une fibre optique a été posée autour de l'Afrique et permet aux pays proches de la mer qui y sont connectés et à certains pays plus à l’intérieur qui s’y sont reliés en posant une fibre optique qui traverse les pays côtiers), de ne pas avoir à utiliser le satellite pour leur transit international.  L’interconnexion par la fibre optique au réseau mondial des télécommunications internationale est la meilleure solution car offrant rapidité et qualité.

Pour ce qui concerne la Communication, la politique ne peut ignorer le grand intérêt que présentent les médias,  c'est-à-dire la Radio, la télévision, la presse écrite et  l'Internet. La radio est aujourd’hui le seul moyen d'informer rapidement et largement la plupart de la population des faits "importants" et des évènements, du pays et du monde entier.

En RCA, la radio est confisquée par le pouvoir pour insulter les membres de l’opposition, le programme de la radio ne laisse aucune place au débat contradictoire, à l’épanouissement de la culture et donc au développement mental de la jeunesse. La confiscation des média d’Etat doit être considérer comme crime contre l’humanité. Un pouvoir qui ne donne pas de l’eau potable, qui ne donne pas à manger et qui ne donne pas l’information à sa population est aujourd’hui condamnable au même titre que ces pouvoir génocidaire

La Télévision Centrafricaine n’émet pas au delà de la Capitale ; son contenu est pauvre à tel enseigne que les rares détenteurs d’appareils Téléviseurs préfèrent regarder des chaines étrangères.  Ce manque de service à la culture est la résultante directe du manque d’infrastructures de transport de l’information.

8/Conclusion 

Ce n’est que par la construction, la maintenance et la modernisation des infrastructures de base que les organismes et institutions chargées de leur exploitation pourront contribuer efficacement à sécuriser les ressources financières afin de permettre à l’état de subvenir à ses engagements de souveraineté. L’existence de bonnes infrastructures de base permet à un état de parier à tout dysfonctionnement affectant le territoire ou particulièrement les zones de production.

La désaffection des infrastructures est un baromètre économique précisément lorsqu’elle atteint des limites insupportables en termes de surcharge ponctuelle. Une telle situation peut paralyser l'ensemble des systèmes de fonctionnement de l’Etat. Sans mesures politiques efficaces, les troubles techniques comme les insalubrités d’eau, les coupures de courant électriques, les écroulements de ponts, le tassement des routes ou encore les pertes de données peuvent engendrer des conséquences directes et potentiellement très lourdes pour la population, et pour l'économie.

Il ne peut y avoir création de richesse quand il est difficile de circuler dans le pays par manque de routes, de ponts, d’aéroports ou aérodromes, bus, avions, bateaux voir trains. Toute difficulté de communication par manque de réseau de télécommunication fiable impact immédiatement le marché intérieur. La disponibilité en permanence du courant électrique, la qualité d’eau sont autant de facteurs qui permettent de juger si un pays sans infrastructures peut fonctionner correctement et produire assez pour son besoin interne. Sans ces infrastructures, il est difficile de former les hommes et les femmes qu’il faut pour porter une production capable de satisfaire l’amélioration de la vie de t Rien que les 48 milliards de FCFA soit environ 76 millions d’Euro mentionnés dans l'extrait du tableau des dépenses payées à charge de trésorerie de janvier 2010 pour l'exercice 2010 seul montre  certains tableaux d’opérations effectuées au Trésor en particulier restés non justifiés. Sans la prédation, cette somme aurait pu servir au financement d'une partie des infrastructures de base.

Pierre MOSCOVICI, du temps ou il était Président du Syndicat Mixte de l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle (SMAU) avait dit dans un texte intitulé "Le haut débit dans l’Aire urbaine" que la virtualité du numérique reste dépendante d’une réalité : des infrastructures adaptées  et indispensables comme support des échanges toujours croissants de données. Et si la technologie DSL sur l’antique réseau téléphonique est encore d’actualité, l’avenir est bien dans la fibre optique.

Centrafricaines, Centrafricains ; Dans un contexte de concurrences mondiale forte, la qualité des infrastructures de base tel que Eau, Electricité, Route, Pont et particulièrement Réseaux de télécommunications est devenue un critère fondamental, du choix d’implantation des entreprises. Face à la montée en puissance de l’économie numérique et à la nécessité impérieuse de défendre l’attractivité, nous n’avons pas le droit de minimiser l’apport des Infrastructures dans le processus du décollage ou du redécollage économique de notre cher pays la République Centrafricaine.

Merci pour Votre attention,  Jean-Pierre MARA

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 13:19

 

 

 

 

 

Baba-Ladde1

 

16 Juillet 2012 - 11:26 (AFP) - Le chef de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le rassemblement (FPR), le "général" Abdel Kader Baba Laddé, a quitté le territoire de la Centrafrique où il s'était installé, a déclaré lundi le ministre centrafricain de la Défense Jean-Francis Bozizé.

"Baba Laddé n'est plus sur le territoire centrafricain, et ce qui nous reste à faire c'est de pouvoir neutraliser les quelques poches de résistance de son mouvement qui sont signalées ça et là", a déclaré M. Bozizé sur la radio nationale, radio Centrafrique.

"S'il veut rentrer dans son pays, la médiation tchadienne reste ouverte pour lui permettre de négocier ce retour", a-t-il ajouté.

Les bases de la rébellion tchadienne du FPR ont été attaquées le 23 janvier dans la région de Kaga Bandoro (nord) conjointement par les armées tchadienne et centrafricaine, et le général Baba Laddé avait pris la fuite "probablement vers le Soudan", selon une source militaire centrafricaine.

Aucun bilan précis des affrontements n'a été rendu public. Toutefois selon des informations non confirmées, les dégâts humains et matériels seraient importants du côté du FPR dont les éléments seraient en débandade. Il y aurait eu quatre morts dans les rangs des Forces armées centrafricaines.

Pourchassé par l'armée tchadienne, le "général" Baba Laddé et ses hommes avaient débarqué en Centrafrique avec armes et bagages dans la région de Kaga Bandoro en 2008.

La présence des hommes du FPR a été signalée à plusieurs endroits du nord et du centre du pays, où ils se livraient à des actes de racket et pillage auprès des populations Peuls, les dépossédant de leurs troupeaux de boeufs et d'importantes sommes d'argent.


©

 

 

 

NDLR : Le pseudo colonel Jean Francis Bozizé avait précédemment arrêté Baba Laddé à Bangui et l'avait livré aux autorités tchadiennes en 2009 mais ce dernier a réussi à revenir tranquillement s'installer de nouveau sur le territoire centrafricain. A l'heure actuelle, rien ne prouve qu'il ne puisse pas revenir sur le sol centrafricain connaissant l'incapacité et le peu de volonté des pseudos autorités de Bangui à assurer la défense de l'intégrité du territoire national et à protéger les Centrafricains.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers