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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 01:47

 

 

 

 

 

L'agence américaine de renseignement NSA a la capacité technique d'enregistrer l'ensemble des appels téléphoniques passés d'un pays. Elle peut décrypter ces conversations un mois après qu'elles ont eu lieu, selon des nouvelles révélations d'Edward Snowden, dont se fait l'écho le "Washington Post" mardi.

 

Le "Washington Post", qui s'appuie sur des documents transmis par l'ancien employé de la NSA réfugié en Russie, explique que ce programme, surnommé MYSTIC, a été lancé en 2009 et a atteint ses pleines capacités en 2011 contre un pays cible.

 

Le quotidien précise qu'à la demande des autorités américaines, il n'a pas révélé un certain nombre de détails permettant d'identifier le pays où ce système était actuellement utilisé ou les pays qui auraient pu être visés.

 

L'un des outils du programme, qui fonctionne comme une machine à remonter le temps, permet de "récupérer des enregistrements qui ne paraissaient pas dignes d'intérêt au moment de l'appel original", expliquent des documents officiels cités par le journal.

 

Programme le plus puissant

 

Le projet initial du programme prévoyait l'enregistrement de "toutes les conversations" à travers un pays et leur stockage durant un mois, précisent les documents.

 

S'il s'avérait exact, ce programme serait le plus puissant de toute l'agence car il permettrait à la NSA de mettre sur écoute le réseau téléphonique entier d'un pays.



(ats / 18.03.2014 21h22) 

 

 

(Edward Snowden)

La NSA peut enregistrer tous les appels téléphoniques d'un pays

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 23:21

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-03-18 19:11:32

 

Les Fauves du Bas Oubangui, la sélection nationale centrafricaine, sont en rade à Douala (Cameroun) étaient en escale de retour du Gabon où ils ont pris part à la 8ème édition de la Coupe de football de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) qui s’est disputée du 9 au 21 décembre prochain.

 

''Il y a encore des Fauves de bas oubangui qui sont en souffrance à Douala, de leur retour de la dernière coupe CEMAC de Libreville'', a déploré, lundi à Bangui, le ministre centrafricain de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture.

 

Léopold Narcisse Bara qui rentrait de Franceville au Gabon où il avait représenté son pays à la conférence des ministres des sports de la CEMAC tenue le 14 mars dernier, a invité le gouvernement centrafricain à ''tout mettre en œuvre pour que ces joueurs reviennent rapidement se mettre au vert en vue des prochaines échéances sportives régionales''.

 

La guerre civile qui a ravagé la République centrafricaine n'a pas beaucoup pesé sur le moral des Fauves du Bas Oubangui, la sélection nationale centrafricaine.

 

Arrivée à l'improviste au Gabon pour la Coupe de la CEMAC, la RCA a volé de victoire en victoire, et a disputé et perdu sur le score de deux buts à zéro la finale de la 8-eme édition de la Coupe CEMAC contre le Gabon, pays organisateur.

 

La Coupe de la CEMAC, ex coupe de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC), se joue depuis 1984. 

 

Elle a toutefois connu une trêve de 13 ans, de 1990 à 2003, puis une interruption en 2011 et 2012.

 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=510814#sthash.12FPgSSV.dpuf

Centrafrique : Les Fauves du bas Oubangui toujours en rade à Douala

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 23:17

 

 

 

 

 

 

APA-Dakar (Sénégal) 2014-03-18 15:29:28

 

L'Experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum, a appelé lundi à une action plus robuste de la communauté internationale pour venir en aide aux populations civiles victimes des violences des groupes armées qui écument le pays.


Dans un communiqué parvenu mardi à APA, elle a indiqué que « la population centrafricaine est la seule et unique victime des violences commises par des groupes armés, milices armés et des bandits. L'impunité semble s'établir comme la règle et la lutte contre l'impunité l'exception en RCA où la plupart des infrastructures du système judiciaire sont détruites. Le pays a un manque criard d'infrastructures judiciaires et de magistrats tant à Bangui qu'à l'intérieur pour juger les affaires et contribuer ainsi à la lutte contre l'impunité ». 

 

Elle a par conséquent lancé un appel pour demander à la communauté internationale de « mettre tout en œuvre pour le déploiement d'une mission de paix capable de ramener et d'assurer la paix sur toute l'étendue du territoire national ». 


Sa mission de dix jours qu'elle vient de terminer en Centrafrique, au cours de laquelle elle a rencontré le chef de l'Etat de la transition, Cathérine Samba Panza, lui a « permis de s'imprégner des réalités politiques, sécuritaires, sociales et culturelles qui ont pu exposer et continuent d'exposer les populations à la violence, à des violations de leurs droits fondamentaux et aux déplacements forcés ».

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=510791#sthash.phCvAJ1I.dpuf

L'Experte indépendante de l'ONU sur les droits de l'homme en RCA appelle à aider les populations civiles

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 16:34

 

 

 

 

 

http://www.lemag.ma/ 

 

MAP - Lemag - publié le Mardi 18 Mars 2014 à 10:26 modifié le Mardi 18 Mars 2014 - 10:27

 

Genève - L'adoption d'un point d'urgence sur la crise centrafricaine, proposé par la délégation marocaine à la 130e Assemblée de l'Union interparlementaire (UIP), "est une victoire de la diplomatie parlementaire", a souligné mardi à Genève le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah.

 

C’est la première fois que l'UIP vote à la majorité en faveur de la demande d'inscription d'un point d'urgence présentée par un pays arabe et africain, a déclaré à la MAP M. Biadillah qui prend part aux travaux de l'assemblée à la tête d'une importante délégation parlementaire.

 

 Selon le président de la deuxième Chambre du parlement, "ce sont d'habitude les propositions soumises par des pays d'Europe ou d'Amérique qui sont retenues". 

La proposition marocaine, intitulée "contribuer au rétablissement de la paix et de la sécurité et à la consolidation de la démocratie en Centrafrique: L'apport de l'UIP", vise à mobiliser l'union et les institutions parlementaires à travers le monde en faveur des efforts visant à mettre fin au nettoyage ethnique et confessionnelle croisé que subit la population centrafricaine. 


Présentée au préalable dimanche dernier aux groupes arabe, africain et islamique, cette proposition a obtenu leur large soutien et a été même applaudie par le groupe islamique. "Il faut signaler que certains pays d'Amérique Latine ont voté aussi en notre faveur", a-t-il ajouté. 


En présentant cette proposition lors des réunions de concertation des groupes arabe, africain et islamique, Biadillah a déploré les crimes odieux perpétrés en Centrafrique par des groupes armés, y compris des assassinats, des enlèvements, des actes de torture et la destruction d'écoles, d'hôpitaux, d'habitations et des lieux de culte. 


Ces actes barbares ont poussé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers vers les pays voisins (Tchad, Soudan du Sud, République démocratique du Congo, Cameroun et le Congo). "Le seul point commun entre ces populations est l'Islam", a-t-il précisé. 


Cette situation laisse craindre une nouvelle catastrophe humanitaire dans le continent africain, a-t-il mis en garde, estimant que l'UIP est appelée à adhérer aux efforts de l'ONU et des autres organisations régionales en vue de mettre fin à l'opération d'épuration ethnico-confessionnelle croisée dont la Centrafrique est le théâtre.

Lu pour vous : Genève : Le Maroc réussit une première à l'UIP

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 16:07

 

 

 

 

 

 

(APA 18/03/14)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Le ministre centrafricain de la Défense, le général Thomas Théophile Tchimangoua, a lancé mardi un appel demandant à toute la population centrafricaine notamment les habitants des quartiers 3è, 4è, 5è et 8è arrondissement de Bangui de « déposer les armes sans condition et d’attendre le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

 

« Il est demandé à toute personne détentrice d'arme de guerre et qui les utilise contre d'autres personnes pour tuer, voire massacrer, de déposer les armes sans condition », a déclaré le général Tchimangoua.

 

Cette réaction fait suite à l'assassinat, lundi, au Km5, dans le 3è arrondissement de Bangui par des hommes armés, du caporal-chef du 3ème Bataillon d'infanterie territorial (BIT3) Ardoum Dewa.

 

« C'est avec beaucoup d'amertume et de peine que nous constatons tous les jours que des personnes sont tuées et des biens détruits » a-t-il déploré, menaçant « de traiter à partir de ce jour, tous les réfractaires à ce message comme un objectif militaire ».

 

Le général Tchimangoua a par ailleurs tendu la main aux forces étrangères pour une collaboration en vue de ramener définitivement la paix en Centrafrique.

 

Quelque 1 600 militaires français de l'opération Sangaris et 5 400 soldats africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) travaillent ensemble à un retour définitif de la paix en Centrafrique.

Le ministre centrafricain de la Défense lance un appel au désarmement

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 15:48

 

 

 

 

 

 

(Dw-World 18/03/14)

 

La Centrafrique devra encore attendre l'envoi de la mission d'intervention militaire des 28. Réunis lundi à Bruxelles, les diplomates européens n'ont pas pu retenir une date d'envoi de la mission promise depuis un mois. Parmi les principales raisons de ce report, il y a la difficulté à rassembler les mille hommes qui devraient composer la mission d'intervention de l'Union européenne en Centrafrique. On parle ensuite de problèmes logistiques qui empêcheraient la mise en forme de ce projet annoncé depuis le 14 février par la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Et c'est d'autant curieux que l'effectif de mille hommes n'était pas envisagé au départ. Il n'était question que de cinq cents hommes. Et c'est en mesurant l'ampleur du chaos dans lequel sont plongés les Centrafricains, que Mme Ashton avait annoncé le double de l'offre précédente c'est-à-dire mille soldats pour la fin de ce mois de mars, déclenchant de nombreux espoirs.

 

Revers pour l'Union européenne

 

A ce jour, personne ne sait quand débutera cette mission européenne en Centrafrique. Il s'agit d'un revers selon Annette Weber, experte de l'Afrique auprès de la fondation allemande pour la science et la politique :

 

«La mission européenne devrait servir de transition vers l'installation d'une force de l'ONU. Cela veut dire, d'une part que cette future mission de l'ONU manque d'appui et d'autre part, que le report de la force européenne implique que la mission de l'ONU ne viendra pas du tout. Je pense aussi que c'est un revers pour l'Union européenne elle-même qui montre son incapacité à faire ce qu'elle annonce. C'est non seulement un revers mais aussi une déception du point de vue des attentes des Européens quant á leur aptitude à réagir à des urgences de maintien de la paix.»

 

Lors de leur réunion à Bruxelles ce lundi, les diplomates européens se sont limités à souligner que l'opération en question devrait démarrer rapidement.


Le gouvernement de la Chancelière allemande Angela Merkel exclut l'envoi de troupes de combat en Centrafrique

 

Priorité à la crise ukrainienne ?

 

Les Etats européens n'étaient pas très enthousiastes pour intervenir en Centrafrique et la France avait déjà exprimé son impatience. Certains diplomates n'ont pas caché la crainte que l'intervention en Ukraine retarde le dossier centrafricain. Plusieurs pays européens qui sont engagés dans des crises ne souhaitent pas retirer leurs troupes dans l'immédiat. Pour ce qui est de l'Allemagne, elle avait prévu l'envoi d'une douzaine de soldats formateurs et d'un Airbus qui servirait au transport de blessés. Berlin exclut cependant l'envoi de troupes de combat.

 

En Centrafrique, actuellement deux mille soldats français et six mille soldats africains essaient sans grand succès de faire cesser les violences.

 

http://www.dw.de/lunion-europ%C3%A9enne-retarde-lenvoi-de-so...

L'Union européenne retarde l'envoi de soldats en RCA

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 15:46

 

 

 

 

 

(Le JDD 18/03/14)

 

La vie reprend à Bangui. Les habitants sont de nouveau nombreux à circuler et commercer aux bords des routes de la capitale centrafricaine. Le couvre-feu vient d'être allégé : il est passé de 20h à 23h, et reste en vigueur jusqu'à 5h du matin. "Il y a quelques semaines, pas grand monde ne se risquait dehors", indique un membre de l'ambassade de France. L'intervention en décembre des forces françaises, en appui des troupes africaines de la Misca, a au moins permis de rétablir un semblant d'ordre. Mais les actes de représailles se poursuivent, en particulier contre les musulmans qui n'ont pas fui la ville. "Il y a des ghettos. Dans le 3e arrondissement, un musulman ne peut pas faire trois carrés de maisons sans risquer de se faire tuer", s'alarme Jacques Seurt, conseiller à l’Organisation internationale pour les migrations.

 

Ces "ghettos" sont autant d'enclaves qui se sont formées dans la capitale, cernées par les anti-balaka, ces groupes chrétiens armés qui continuent de menacer. "Dans ces enclaves, on voit les gens mourir devant nous, on compte les morts", explique Nicolas Fuchs, responsable de la mission d’Action contre la Faim en République centrafricaine. "La principale enclave se situe à la mosquée de Bégoa (au nord de la ville, Ndlr), qui est certainement l'une des situations les plus tragiques qu'on puisse connaître sur le plan humanitaire. Mais on retrouve cette situation ailleurs dans le pays. Aujourd'hui, les musulmans de l'ouest du pays sont en danger."

 

Plus de la moitié de la population a besoin d'assistance

 

Certaines ONG n'hésitent d'ailleurs pas à parler "d'épuration". La communauté musulmane ne représente plus que 2% de la population centrafricaine, contre 15% il y a encore quelques mois. Les autres ont fui à l'étranger. Malgré des estimations difficiles à réaliser, il y aurait près de 300.000 réfugiés, dont 130.000 au Cameroun à l'ouest. Ceux qui se sont déplacés à l'intérieur du pays sont encore plus nombreux, entre 650.000 et 800.000, dont 232.000 habitants rien qu'à Bangui. Selon l'ONU, plus de la moitié de la population - 2,5 millions de personnes sur 4,6 - a "besoin d'assistance". La présidente de transition, Catherine Samba Panza, a elle-même évoqué une "catastrophe humanitaire" dans son pays. "Il y a effectivement une situation de catastrophe, avec un léger mieux à certains endroits dont Bangui", résume l'ambassadeur de France, Charles Malinas. "Cette amélioration est évidemment très relative, des centaines milliers de personnes n'accédant pas à la nourriture et aux soins."

 

La prise en charge des blessés et malades pose elle-même problème. A l'hôpital communautaire de Bangui, principal établissement de la ville, les difficultés se constatent tous les jours, malgré l'appui de la Croix rouge. "S'il fallait tenir compte des normes internationales, cet hôpital devrait être fermé", explique son directeur, Pierre-Alfred Issa Mapouka, qui parle d'un "problème de réhabilitation et de rééquipement". L'Union européenne tente de répondre à cette urgence : la commissaire chargée de l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a annoncé lundi l'envoi de 100 tonnes supplémentaires de médicaments et d'équipements.
 

"La présence militaire est totalement insuffisante"

 

L'insécurité alimentaire représente un autre danger. En déplacement vendredi en Centrafrique pour rencontrer les autorités de transition, le ministre français chargé du Développement, Pascal Canfin, parle d'"une course contre la montre" : "Si nous ratons dans les prochaines semaines, avec le début de la saison des pluies, la distribution des semences et de l’aide alimentaire, nous aurons un véritable risque de famine dans trois à six mois." Carlos Veloso, coordinateur du Programme alimentaire mondial pour la Centrafrique, ne parle pas encore de "famine" mais de "sévère manque alimentaire". "Il y a 30 à 40% de denrées alimentaires en moins par rapport à l'an dernier", explique-t-il, alors que son organisation veut porter secours à 1,25 million de personnes qui risque de souffrir de la faim.

 

Mais ce défi ne pourra être relevé si la sécurité est rétablie sur les axes du pays. Or, pour l'heure, la situation reste précaire en dépit des 2.000 français et 6.000 hommes de la Misca déployés. De nombreuses zones restent hors de contrôle, en particulier à l'Est du pays. Les ex-Séléka musulmans, issus de la rébellion qui avait renversé le régime il y a un an, s'y renforceraient même.

 

"La présence militaire est totalement insuffisante et pas préparée à faire face à des questions de sécurité civile", assure Nicolas Fuchs, qui évoque une "forte hausse de la criminalité" en raison de l'impunité qui règne dans le pays. A Bangui, "cela fait plus d'un an qu'il n'y a pas eu d'audience pénale", expliquait ainsi vendredi Bruno Hyacinthe Gbiegba, vice-président du réseau des droits de l'Homme. Or, " il faut que justice soit faite pour qu'il y ait réconciliation de la société", fait-il remarquer. Quand bien même, le processus s'annonce long. "Pour réconcilier chrétiens et musulmans, il faudra sans doute une génération", pronostique-t-on à l'ambassade de France.

 

Arnaud Focraud, à Bangui - leJDD.fr

 

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/La-Centrafrique-fa...

Lu pour vous : La Centrafrique face à la catastrophe humanitaire

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 15:43

 

 

 

 

 

 

(Le Point 18/03/14)

 

La troisième conférence de génération de forces de l'opération Eufor/RCA s'est tenue jeudi 13 mars à Bruxelles. Elle s'est terminée par un aveu d'échec, au moins provisoire. Le général français Philippe Pontiès, qui commande cette mission décidée le 20 janvier par l'Union européenne, n'a pu que constater l'évidence : elle ne peut toujours pas démarrer, alors que les premières troupes devaient être déployées sur le terrain à la fin du mois de février. Un diplomate européen cité par l'AFP confirme : "Il manque encore des moyens logistiques indispensables." Le diable est dans les détails : pour constituer la force, il ne "manque" qu'une dizaine de camions, quatre équipes médicales avec leurs quatre ambulances, ainsi que des moyens du génie et de transport aérien ! En réalité, c'est la volonté politique qui fait défaut. Ahurissant aveu de faiblesse d'une Europe à 28 États, comptant des centaines de milliers de soldats, incapable de déployer dix camions ! Pendant ce temps, la France demeure le seul pays européen déployant des troupes en Centrafrique, dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Soldats sans munition

 

Cette dernière compte désormais officiellement 2 000 hommes, mais il faut y ajouter des troupes non comptabilisées, dont au bas mot plusieurs dizaines d'hommes du COS (Commandement des opérations spéciales). La force africaine Misca devrait atteindre les 6 000 hommes dans quelques semaines, mais manque de troupes entraînées, de matériels adaptés et de beaucoup d'autres choses. Concrètement, seuls deux pays ont confirmé jeudi leur accord pour l'envoi de troupes et aucun n'appartient à l'Union européenne ! Il s'agit de la Géorgie, pour 150 hommes, et de la Moldavie, pour un nombre indéterminé. Une source militaire à Paris lève les bras au ciel : "Seule l'Europe centrale et orientale est prête à bouger. Pour le reste, c'est démentiel : un pays veut bien envoyer des soldats, mais pas d'officiers. Un autre une poignée d'hommes, mais sans arme. On a aussi le modèle des hommes et des armes, oui, mais sans munition, ou encore d'accord, mais pour trente jours, pas un de plus !"

 

Fiasco politique

 

Vendredi, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius ont exprimé une forme d'exaspération sous la forme inhabituelle d'un communiqué commun de sept lignes stigmatisant l'incurie européenne sur le thème "le compte n'y est pas". Le ton est on ne peut plus ferme : "Si un effort supplémentaire n'est pas réalisé très rapidement, il ne sera pas possible de lancer, comme prévu, cette opération indispensable la semaine prochaine. L'Union européenne doit assumer ses responsabilités en matière de sécurité internationale. La France appelle vigoureusement ses partenaires à s'en donner les moyens."

 

À Bruxelles, on se dit que la réunion des ministres des Affaires étrangères prévue le 17 mars pourrait débloquer la situation, tout en n'y croyant qu'à moitié. En réalité, seules l'Ukraine et la situation en Crimée seront regardées à la loupe. À Paris, ce diplomate admet que "pour les Européens, la Centrafrique, c'est la France. Aucune raison de s'en mêler". Une source dans la capitale belge se désole : "Personne ne peut prendre le risque de faire capoter cette initiative, mais le processus actuel ne doit pas continuer indéfiniment. À un moment il faut agir !" Pour l'heure, les militaires européens ne peuvent comptabiliser que "de petites choses au compte-goutte, ici et là". En clair : l'Eufor/RCA est très mal partie...

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/l-europe-...

Lu pour vous : L'Europe abandonne la Centrafrique

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:45

 

 

 

 

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) - Plus de 140 000 réfugiés centrafricains recensés par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dont 78 000 à l’Est du Cameroun, indique un communiqué commun CEEAC - UNOCA.

 

Des chiffres effarants et qui ne cessent d’augmenter au gré de la dégradation de la situation en République Centrafricaine. Cette situation non seulement inquiète les autorités de la CEEAC et de l’UNOCA, mais elle les préoccupe au plus haut degré. C’est donc pour se concerter et échanger sur les différentes voies de recherche des solutions que s’inscrit la rencontre de ce jour entre le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique Centrale(UNOCA), son Excellence ABOU MOUSSA et le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, l’Ambassadeur AHMAD ALLAM-MI.

 

Le diplomate onusien qui est rentré de Yaoundé au Cameroun où il a effectué une mission de travail dans le cadre de l’évaluation de l’impact de la crise centrafricaine sur les pays limitrophes, a édifié son interlocuteur sur la gravité de la situation des réfugiés et l’implication des organisations humanitaires.

 

Cette visite initiée par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) a connu aussi la participation des Représentants d’autres institutions onusiennes comme les Représentants du Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA) basé à Bangui, du Bureau régional des Nations Unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) dont le siège est à Dakar, du Centre des Nations Unies pour la démocratie et les droits de l’homme en Afrique centrale (CNUDHD-AC) basé à Yaoundé, du Système des Nations Unies au Cameroun et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

 

Durant ce séjour, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique Centrale et l’ensemble de la délégation ont eu des consultations et les différentes séances de travail avec les autorités camerounaises, les membres du corps diplomatique et les Représentants du système des Nations Unies. Une descente sur le terrain a permis d’échanger des informations sur les effets collatéraux de la crise centrafricaine à l’Est du Cameroun, y compris sur la situation des réfugiés.

 

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique Centrale(UNOCA) et le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) ont félicité le gouvernement camerounais pour ses efforts et pour sa politique en faveur des réfugiés. Ils ont réitéré leur entière disponibilité à œuvrer en faveur de la recherche des solutions pérennes à la crise centrafricaine.

La situation des réfugiés centrafricains inquiète et préoccupe l’UNOCA et la CEEAC

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:38

 

 

 

 

 

 

(AFP 17/03/14)

 

BANGUI, 17 mars 2014 (AFP) - Un "important arsenal" de guerre a été découvert à Bangui par des soldats tchadiens de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), a-t-on appris auprès de la Misca lundi.

 

Cet arsenal a été découvert au cours d'une opération menée sous les ordres du Général Martin Tumenta Chomu, commandant de la Misca, dans la nuit de jeudi à vendredi dans la zone de l'aéroport international de Bangui, selon cette source sous couvert d'anonymat.

 

"Il s'agit d'un important arsenal pouvant tenir le siège d'une bonne partie de Bangui qui a été découvert grâce à la contribution de la population. L'opération de récupération de ces armes a débuté vers 19h et a mis plusieurs heures. Ca a été un succès", a déclaré cette source.

 

La saisie comprenait notamment plus de 10.000 munitions de calibre 12,7 mm, deux armes anti-aériennes, trois roquettes RPG 7, 6 obus de mortier, une cinquantaine de fusils d'assaut, près de 200 chargeurs et une vingtaine de mines anti-personnel.

 

"On ignore tout de l'origine de cet arsenal", a précisé la même source.

 

la Centrafrique a basculé dans le chaos en mars 2013, avec le renversement du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka.

 

Des mois d'exactions perpétrées en toute impunité par ces combattants contre la population majoritairement chrétienne ont abouti à la formation de milices d'auto-défense anti-balaka, déclenchant un cycle de violences interconfessionnelle.

 

Depuis le début de leur intervention militaire au mois de décembre, les forces internationales française Sangaris et africaine Misca tentent de désarmer Séléka et anti-balaka, avec un succès encore très mitigé.

Centrafrique: saisie d'un important arsenal de guerre à Bangui

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