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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 05:50

 

 

 

 

    DEBY-BOZIZE-04-08-2011-02-15-49.png

 

 

Après avoir ignoré pendant longtemps l’opposition politique à son régime à la suite de son hold-up électoral de janvier 2011, Bozizé veut sans doute tenter à présent de reprendre langue avec elle suite aux nombreuses et fortes pressions qu’il n’a cessé de subir mais le naturel, lorsqu’on le chasse revient toujours au galop. Un communiqué radio signé de David Gbanga, DG de Radio Centrafrique et lu à l’antenne de cette nationale par un journaliste ce lundi 14 mai, a invité tout le corps diplomatique accrédité à Bangui, les partis politiques de l’opposition, la société civile etc…à prendre part à une réunion avec le président Bozizé ce mardi 15 mai 2012 à compter de 10 h 30 (heure de Bangui).

Parallèlement à ce communiqué radio, le protocole d’Etat s’est également employé ce lundi 14 mai à contacter par téléphone certains leaders de partis politiques de l’opposition dont entre autres Joseph Bendounga du MDREC, pour les inviter à participer à partir de 10 h 30 ce mardi 15 mai à une réunion présidée par le président François Bozizé dans la salle de cinéma de la présidence de la République.

Sans préjuger de ce que compte dire Bozizé lors de cette rencontre, on ne peut s’empêcher de deviner que cette initiative bozizéenne doit sans doute avoir un lien ou être « l’effet Idriss Déby », conséquence de la récente visite à Bangui du président tchadien car on voit mal Bozizé, si imbu de sa personne et convaincu d’être sur le droit chemin, prendre une telle initiative de convoquer une rencontre avec son opposition politique en présence du corps diplomatique.

Le souvenir de ce genre de rencontre remonte à la période pré-électorale de l’année 2010, du temps où Bozizé avec son complice et homme de main, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé préparaient leur hold-up électoral. On se souviendra de comment lors d’une ces réunions au palais de la Renaissance, Bozizé avait ordonné à sa garde d’expulser de la salle Joseph Bendounga et de le passer à tabac. On a ainsi retrouvé quelques minutes après le président du MDREC tout ensanglanté, malmené avec brutalité dans la cour du palais et obligé d’aller subir des soins dans une clinique médicale du centre-ville.  

Ce scandale n’a donné lieu à aucune protestation des participants à la rencontre avec Bozizé. C’est le lendemain que les leaders de l’opposition s’étaient rendus en groupe au domicile de la victime pour le visiter. Les ambassadeurs et autres diplomates présents lors de la décision de Bozizé d’expulser de la salle Bendounga n’ont point élevé la moindre protestation ni sur le moment ni même après avoir été informés que le président du MDREC avait été sauvagement tabassé et blessé par les éléments de la garde présidentielle.

D’après nos informations émanant d’une source proche de l’opposition, une délégation de celle-ci dirigée par le président Louis Pierre Gamba du RDC devrait se rendre au palais ce mardi non pas tellement pour participer à la rencontre que pour signifier à Bozizé que désormais, les leaders de l’opposition exigent d’être informés au moins 48 heures avant ce genre de rencontre avec lui et surtout de prendre connaissance d’un ordre du jour précis et en outre de connaître préalablement la qualité des personnes ou entités invitées à participer à la rencontre.

Bozizé doit en effet cesser avec son mépris des leaders de l’opposition qu’il a l’habitude d’insulter à longueur de discours publics. Il doit d’autant plus rompre avec ses méthodes de démagogie consistant à faire semblant de dialoguer avec l’opposition politique, pratique visiblement destinées à faire illusion à l’étranger qu’il est actuellement dans l’impasse et dos au mur. Il a conduit le pays dans le fossé avec cette politique de l’autruche et de roublardise. Il a volé les élections et s’entête à demeurer au pouvoir sans une vraie légitimité. Il a tout fait pour que l’opposition ne soit point représentée à l’assemblée nationale. On voit les conséquences de cette fâcheuse situation qui lui est reprochée partout dans le monde où son régime est montré du doigt et condamné y compris par ses anciens soutiens. Il fait la honte partout où on apprend que l’assemblée nationale de la RCA est actuellement monocolore et non démocratique. Elle est essentiellement composée par ses enfants, ses femmes, ses frères et soeurs, neveux et nièces, bref sa famille et les gens de son parti.

En outre, il cherche à faire procéder par cette chambre parlementaire à la modification de la constitution afin de briguer indéfiniment le fauteuil président alors qu’il est en plein exercice de son ultime mandat. Ce projet de modification constitutionnelle est franchement diabolique et porteur de lourdes menaces sur la paix dans le pays.  A la faveur d’un toilettage du code électoral, il veut faire sauter le verrou constitutionnel sur le nombre de mandat du président de la République. C’est inadmissible !

 Rédaction C.A.P   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 04:39

 

 

 

 

Eric-Mararv.jpg

 

Bangui 14 mai 15h44 (AFP) - Le patron suédois d'une société de safari en Centrafrique, et dix de ses employés, détenus dans le cadre d'une enquête sur la découverte de 13 corps dans un chantier minier du nord-est du pays fin mars, ont été inculpés de meurtre, a appris l'AFP lundi auprès de la gendarmerie locale.

Ils "ont été inculpés de meurtre et placés jeudi sous mandat de dépôt à la prison centrale de N'garagba à Bangui où ils se trouvent en ce moment", a déclaré à l'AFP une source à la gendarmerie.

Ils ont été interpellés à Bakouma et à Bangassou et transférés au courant du mois d'avril à Bangui (...) après la découverte de 13 corps d'artisans miniers au chantier de Ngungunza le 29 mars 2012", avait confié une source de la gendarmerie en avril.

D'après des photos remises à la gendarmerie dans le cadre de l'enquête, les corps des 13 artisans miniers ont été retrouvés (dans la zone du permis de chasse de Cawa) ligotés les mains dans le dos, et ils portent des traces de coups de bâton et de poignard, avait ajouté une autre source de la gendarmerie ayant requis l'anonymat.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 04:27

 

 

 

081010paoua

 

 

 

 

 Voici un courriel adressé par le Membre du Conseil Danois pour les Réfugiés ( CDR ) dans l'Ouham-Pendé et spécialiste du volet micro-finance  à un compatriote qui a décidé de le rendre public pour les bonnes volontés qui peuvent être intéressées. Il cherche des associations centrafricaines, des compatriotes de bonne volonté pour un partenariat profitable aux habitants de cette région. Interessés, voir avec M. David Koulayom à l'adresse suivante : david.koulayom@ac-reims.fr  

 

Rédaction C.A.P

 

Bonjour M. David, avez-vous reçu mon dernier mail ?

 

Comme je vous disais par téléphone, nous sommes en train de voir la possibilité de rédiger un projet de relance socio-économique dans la zone de l'Ouham Pendé (Paoua, Bozoum, Bocaranga, Koui, Ndim et Ngaoundaye) dans le cadre d'un possible financement de la BAD (la Banque Africaine de Développement). Ce projet pourrait être axé sur les volets suivant: 

 

1. la formation des femmes et des paysans au sein de centre de formation agricoles et féminin que DRC vient de mettre en place dans les 06 localités indiquées ;

 

2. l'accès aux micro-crédits à travers la mise en place par DRC d'un fond de garantie et d'une ligne de crédit travers deux institutions de micro-finance locale : i) 04 caisses d'épargne mises en place avec l'appui de Caritas d'abord à Bozoum et ensuite dans les autres localités indiquées et ii) une petite banque dénommée SOFIA CREDIT ;

 

3. la promotion des Activités génératrices de revenus / micro-entreprises promues par les femmes et les paysans ;

 

4. les sources d'énergie en milieu rural ;

 

Selon les indications de la BAD ce projet doit etre aussi tres attentif aux aspects liés aux transferts d'argent et d'expérience des centrafricains/es qui vivent en France vers la RCA dans le souci de  créer des opportunités de développement local dans l'Ouham-Pendé.

 

Il est donc souhaitable de développer des synergies avec  des ONG/associations/entreprises promues par des centrafricains/es qui sont en France et qui serait intéressées à être partenaires de DRC dans le cadre de ce projets.

 

Pour cela je demanderais votre appui, si vous êtes intéressés, à m'indiquer des ONG/associations/entreprises de centrafricains en France qui pourrait s'investir dans cette initiative avec DRC.

 

On ne demande pas nécessairement des fonds mais plutôt des idées de partenariats, des synergies et échanges au profit des communautés locales dans la zone cible de ce projet pour améliorer leurs conditions de vie.

 

Des idées "d'intervention" des ONG/associations/entreprises de centrafricains/es qui sont en France dans ce projet pourrait être :

 

1. la contribution à ces fonds de garantie et lignes de crédit qui seront gérées avec des principes de qualité et transparence par DRC en partenariat avec les institutions de micro-finance indiqués ci-dessous;

 

2. La valorisation de certains produits locaux comme le miel/karité qui pourra être produits en RCA et exporté en France;

 

3. L'installation de panneaux solaires dans les centres de formations pour apporter une source d'énergie en milieu rural;

 

4. La mise à disposition de formateurs (des experts centrafricains qui vivent en France) sur des thèmes spécifiques d'agriculture, entreprises, banques etc...à valoriser comme un transfert de connaissances;

 

5. Développer une "destination plus productive" des éventuels transferts d'argent que les centrafricains en France font en faveurs de leurs parents qui vivent dans l'Ouham-Pendé afin de les appuyer à réaliser des microprojets ou AGR productives.....

 

Voilà juste quelques idées de possible coopération...

 

Le délai pour déposer le projet est le 31/5 donc le temps est un peu serré....

 

Si vous avez donc quelques adresses n'hésite pas de me contacter ! 

 

Merci bcp d'avance et bonne journée à vous

 

David Stefanini

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 04:12

 

 

 

 

 

OUGANDA-LRA-ACHELLAM

 

NEW YORK (Nations Unies), 14 mai (Xinhua) — La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Radikha Coomaraswamy, a salué lundi la capture par les forces armées ougandaises de Caesar Acellam Otto, l’un des dirigeants de l’Armée de résistance du Seigneur ( LRA) en République Centrafricaine samedi dernier.

M. Acellam est l’un des dirigeants du groupe rebelle de Joseph Kony qui est responsable des pires atrocités commises contre des enfants dans la région de l’Afrique centrale.

« Je me réjouis de la capture de l’un des pires auteurs de violations des droits des enfants et j’espère que les autorités ougandaises ne lui octroieront aucune amnistie, mais qu’ils le traduiront en justice », a déclaré Mme Coomaraswamy dans un communiqué de presse.

« L’arrestation et les poursuites contre M. Acellam enverraient un message fort aux dirigeants de la LRA leur signalant qu’ils seront tenus pour responsables de leurs actions », a souligné la représentante spéciale. La loi d’amnistie en vigueur en Ouganda accorde une amnistie générale aux membres de la LRA, y compris pour les crimes contre l’humanité et les violations graves des droits de l’homme.

M. Acellam a été capturé en compagnie de son épouse, de son enfant et d’une fille de 12 ans dont le rôle n’est pas clair. La famille est actuellement détenue au Soudan du Sud alors que la fille de 12 ans est en République Centrafricaine. Les enfants qui séparés de la LRA ne doivent pas faire l’objet de poursuites à cause de leur âge et parce qu’ils ont été associés de force au groupe rebelle.

La LRA est un groupe armé composé de 200 à 500 combattants dont la violence est notoire et qui opère en République Centrafricaine, en République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan du Sud. La direction de la LRA séquestre systématiquement des enfants, les forcent à commettre des atrocités, utilise les filles comme esclaves sexuelles et tue ou mutile les enfants qui n’obéissent pas aux ordres.

 

NDLR : L’importance des moyens déployés ne doit pas seulement servir à capturer les lieutenants mais surtout le chef illuminé Joseph KONY lui-même afin de mettre un terme définitif à cette calamité venue d’Ouganda qu’est la LRA.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 16:15

 

 

 

  Madeine-YABUZI.JPG

 

 

Me Jean Chrysostome SANDO WANG YOU, Avocat à la Cour, a la profonde douleur d’informer les parents, amis et connaissance du décès le samedi 12 mai 2012 à 11 h à Bangui des suites de maladie, de sa chère maman, Mme SANDO née Madeleine YABUZI dans sa quatre-vingt cinquième année.  

La rédaction de Centrafrique-Presse présente à Me SANDO, sa famille et tous les proches de la disparue, ses condoléances les plus émues.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:38

 

 

 

 

Hollande F


13 mai 2012  Juliette Abandokwe


Aux éternels pessimistes, qui, munis de la science infuse ont déjà condamné François Hollande, et à ceux qui par principe seront d'accord avec eux, nous devrions rappeler ici que le Président de la France n'est pas l'unique garant de la Françafrique. 

Quelle que soit sa volonté, il fait face en arrivant au pouvoir, à un système lourdement ancré dans les habitudes de la France, et surtout depuis plus de 50 ans. Ceux qui naïvement pensent que Hollande va tout changer du jour au lendemain, oublient le pouvoir d'autres acteurs, comme notamment l'empire industriel français, autant commercial que militaire. 

Ensuite, la victimisation systématique dans laquelle se vautrent bon nombre d'Africains, leur fait perdre la faculté de se remettre en question, d'utiliser l'intelligence avec laquelle ils sont nés avant d'être formaté bon gré malgré. La France n'est pas la seule responsable. Ni ses sous-préfets abuseurs locaux. Nous sommes tous responsables de notre destin, du destin de la terre que nous ne traitons pas toujours très bien. 

Nous ne pouvons pas éternellement accuser les autres de nos malheurs. S'il est vrai que notre passé ne nous avantage guère, notre futur est devant nous, autant que le futur de la France et des autres. Tant que la soumission que nous subissons reste dans nos esprits synonyme de paix, nos ennemis auront toujours l'outrecuidance de s'autoproclamer "Le choix du peuple" avant même que le peuple ait exprimé son avis par le vote. 

Prenons-nous donc en main, regardons autour de nous, et faisons le constat amer de nos tentatives de sortie de crise. La jalousie et l'appât du gain immoral, les luttes de pouvoir et de leadership, le refus d'écouter les autres et d'accepter les avis divergeant, la soif d'auto-glorification, et le besoin de s'imposer par l'abus, sont autant d'éléments qui n'avantageront pas un fonctionnement constructif et positif, car surtout ils nous font systématiquement perdre de vue le Bien de la Nation, le Bien public. 

Les autres nous ont imposé leur marque au fer rouge, c'est vrai. Mais nous pouvons sortir de là, regarder en avant, au lieu de toujours pleurer sur le passé. Même s'ils ne se ressemblent pas, les échecs se suivent, absence de stratégie viable oblige.

 François Hollande a été élu par les Français, pour la France. Ne lui laissons pas croire que nous ne savons pas ce que nous voulons. C'est à nous de faire preuve d'un comportement mature et réfléchi, qui force le respect et qui, au fur du temps, mènera à un partenariat de gagnant-gagnant. 

Pour le moment, nous sommes divisés, incapables de nous organiser autour d'un objectif consensuel, exagérément naïfs devant les diversions à gogo, et incapable de faire de projets réalistes et concrets, tant nous sommes facile à tromper. Cette faiblesse n'est qu'une simple brèche pour ceux qui n'ont pas de temps à perdre... 

Quand serons-nous capables de leur montrer que nous aussi n'avons vraiment plus de temps à perdre.......


http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-francafrique-quelles-responsabilites-105110360.html

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:24

 

 

 

 

  logo-du-RDC.JPG

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 12 Mai 2012 14:25

 

Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) vient de s’opposer au projet de révision du code électoral. Un projet de loi qui se trouve déjà sur la table de l’Assemblée Nationale. Il demande au Premier Ministre Faustin Archange Touadéra de le retirer purement et simplement.

Cette position a été affichée clairement le 4 mai dernier dans une correspondance adressée aux autorités du pays.

Selon Me Fleury Blaise Otto, Secrétaire Général adjoint et Porte-Parole du RDC interrogé par Radio Ndeke Luka, « toutes les conditions ne sont encore pas réunies pour l’envoi d’un tel projet de loi au Palais du Peuple. Par une telle décision, le gouvernement envisage pour son peuple un « suicide collectif ». Certes nous avions accepté de tout remettre à plat et de désigner quel organe se chargera de conduire les élections dans notre pays. Malheureusement, nos attentes n’ont pas été prises en compte et sommes surpris d’une telle décision ».

Par ailleurs, l’Union pour la Renaissance et le Développement (URD), 31emeparti politique en Centrafrique a fêté vendredi son 2èmeanniversaire au centre Jean XXIII à Bangui. Cette formation politique se propose de drainer plus de jeunes afin de conquérir le pouvoir d’ici 2016.

Auguste Boukanga, président de l’URD a fait au cours de cette célébration l’étalage de la situation politique et socioéconomique de la RCA. Il a en effet présenté un tableau sombre de la situation sécuritaire et économique dans le pays ainsi que la mal gouvernance du pouvoir en place.

Pour illustration, l’URD a indiqué que le salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat n’ont augmenté depuis plus de 2 décennies. Mais les prix des denrées alimentaires et autres produits de 1ère nécessité ne cessent de grimper au su et au vu des autorités du pays.

 

NDLR : Officiellement, il n’y a pas de projet de modification constitutionnelle mais officieusement tout le monde sait à Bangui qu’un tel projet existe bel et bien et que c’est le président de l’assemblée nationale monocolore, l’ineffable Célestin Leroy Gaombalet alias Gaou la fumée qui le garde par devers lui. Bozizé , son clan et tous ses courtisans doivent savoir que les modifications constitutionnelles pour conserver à vie le pouvoir ne sont plus dans l’air du temps. S’ils s’entêtent à le faire, ils trouveront sur leur chemin le peuple centrafricain et tous les démocrates du monde entier en face d’eux.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:16

 

 

 

 

Démafouth candidat

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 14 Mai 2012 08:02

Le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants rebelles en République Centrafricaine entre désormais dans sa phase opérationnelle. 1 017 rebelles de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) ont été désarmés et démobilisés le 12 mai 2012. Ce chiffre n’a pas été validé par l’APRD qui a plutôt avancé un nombre de 1 431.

Les opérations se sont déroulées au centre d’appui pour la promotion rurale situé à 18 kilomètres de Zando, sur l’axe Ouandago dans la préfecture de Nana-Gribizi (nord). Les ex-combattants de cette faction rebelle sont venus des localités de Marazè, Kaka-déré, Ngoukia et Ouandago (nord).

Les forces Armées Centrafricaines (FACA), celles de la Mission de consolidation de la Paix en Afrique Centrale (MICOPAX) et une société de sécurité dite Powers ont été étroitement associées aux opérations.

Ces opérations ont consisté à l’identification informatisée, la récupération des armes, la collecte des données, l’enregistrement avec émission des cartes de démobilisés, l’enregistrement des bandes magnétiques et du code puis le profilage.

Une fois cette étape franchie, les concernés ont reçu des kits offerts par le gouvernement centrafricain et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), selon les profils choisis. Les rebelles sont aussi soumis à des visites médicales afin de déceler toutes inaptitudes avant l’orientation professionnelle.

A propos de l’orientation professionnelle, les combattants ont le choix entre la vie militaire ou civile. Des filières telles que l’élevage, l’agriculture, l’insertion dans la Jeunesse Pionnière Nationale,  la mécanique, le retour sur les bancs de l’école, la menuiserie voire la maçonnerie ont été mises à la disposition des rebelles.

A titre d’exemple, pour ce 1er jour des opérations,  19 combattants désarmés et démobilisés sur 20 ont opté pour la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN), selon les responsables militaires de l’APRD.

Chacun des démobilisés a également perçu une somme de 100 000 francs CFA (environ 153 euros) de la part du gouvernement. A cette somme s’ajoute un montant de 19 300 francs CFA (environ 29 euros)  et 50 000 (76 euros) octroyé par le PNUD, des frais répartis selon les grades, pour le transport.

Interrogés par Radio Ndeke Luka, certains démobilisés ont exprimé leur joie au sujet de ces opérations qu’ils considèrent de « très indispensables pour un retour définitif de la paix dans ces régions durement affectées par des crises militaro-politiques ».

Toutefois, la population s’interroge déjà sur quelques disfonctionnements intervenus dans ces opérations. Pour preuve, les armes automatiques détenues par les hauts gradés et leurs proches n’ont pas été rendues.

Le processus du DDR a repris suite à un temps de latence dû au manque de financement. Le gouvernement avait de ce fait entamé de nouvelles discussions avec les bailleurs de fonds à cet effet. Pour illustration la récente réunion tenue à New York a été essentiellement axée sur ce sujet.

Il faut dire que les opérations ont vu la participation des partenaires au développement, le ministère délégué en charge du DDR et Jean-Jacques Demafouth, chef de file de l’APRD.

Le 1erVice-président du comité de Pilotage du DDR reprend ainsi sa place après qu’il ait été arrêté en janvier dernier et libéré provisoirement. Il a été accusé avec les députés entrant et sortant de Birao II pour atteinte à la sureté de l’Etat.

Signalons que l’APRD, une des factions rebelles signataires d’un accord de paix, compte plus de combattants que les autres factions. Dans la phase précédente, au mois 4000 soldats ont été désarmés. 3 000 autres seraient encore sur la liste d’attente.

 

 

Centrafrique  Mille ex-combattants rebelles désarmés et démobilisés

14 Mai 2012 - 17:57

Environ mille ex-combattants de l'armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), la principale ex-rébellion de Centrafrique ont rendu leurs armes et ont été démobilisés dans la Nana Gribizi (nord) ce week-end, a annoncé la radio nationale lundi.
"En tout 1.017 ex-combattants de l'APRD ont été désarmés et démobilisés" à Kaga Bandoro dans le cadre du programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) des accords de paix de 2008, a annoncé la radio nationale.


Les combattants, qui ont perçu entre 180 et 230 euros d'indemnités liées "aux grades ou comme frais de transport" ont remis leurs armes aux observateurs de la mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX) et à sa composante militaire la force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC).


Jean-Jacques Demafouth, président de l'APRD et vice-président du Comité de pilotage du désarmement, arrêté en janvier sous l'accusation d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et qui jouit d'une liberté provisoire depuis le mois d'avril, a participé aux opérations.


Ancien ministre de la défense et deux fois candidat à la présidentielle, Demafouth avait accepté de prendre en 2008 la tête de l'APRD au cours du processus de paix qui a conduit à la signature d'un accord entre la plupart de mouvements rebelles et le pouvoir à Libreville.


Lancé le 25 juin 2011 par le président François Bozizé, le DDR avait été interrompu en décembre 2011 faute de moyens. Il a repris grâce aux bailleurs de fonds occidentaux principalement.


Selon une source du ministère du Désarmement, au moins 4.000 ex-combattants ont été désarmés lors de la précédente phase, et il en reste 3.000 dans le nord-est et 7.000 dans l'ensemble du pays, miné par des problèmes de rébellion.



© AFP

 

 

   

Centrafrique : démarrage du désarmement


(BBC Afrique 08/05/2012)

 Le désarmement des ex rebelles est relancé en République Centrafricaine, après plusieurs mois de blocage.

La reprise du processus est annoncée par un communiqué signé du ministre en charge du programme du DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion).

Trois structures ex-rebelles basées au centre et au nord du pays sont concernées.

Cette relance du désarmement annoncée par les autorités de Bangui, concerne l'armée populaire pour la restauration de la démocratie APRD de Jean Jacques Demafouth, l'union des forces républicaines de Florian Jadder et le front démocratique du peuple Centrafricain, F D P, dirigé lui par un autre chef de guerre Abdoulaye Miskine.

Ces trois fronts avaient signé avec le gouvernement de Bangui des accords de paix entre 2007 et 2008.

Rappelons que le FDC avait dénoncé ces accords en février dernier, accusant le gouvernent de lenteur dans la mise en application des clauses signées par les belligérants…

Selon des sources proches du dossier, une demande a été faite aux chefs de ces unités de regrouper leurs éléments sur des sites préalablement choisis.

8 mai, 2012 - 02:53 GMT

© Copyright BBC Afrique

 

 

 

NDLR : C'est le meilleur démenti au demi-dieu Firmin Findiro qui avait prétendu après l'arrestation de Jean Jacques Demafouth, président de l'APRD et 1er vice président du comité de pilotage que cela n'aurait aucun effet sur le déroulement programme DDR.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:02

 

 

 

 

Marylin Mouliom Roosalem

 

                         Maryline Roosalem dans le collimateur

 

 

Hausse des prix, le gouvernement tape du poing sur la table

Radio Ndéké Luka Dimanche, 13 Mai 2012 13:29

La hausse des prix des produits alimentaires et de première nécessité continue de préoccuper le gouvernent centrafricain. Le  Premier Ministre  Faustin Archange Touadéra a convoqué le 11 mai 2012, tous les opérateurs économiques du pays pour faire la lumière sur ce sujet brulant.

Cette réunion élargie au département du commerce fait suite à l’interpellation mercredi dernier de trois membres du gouvernement des secteurs concernés par les élus de la Nation.

Le but de cette rencontre avec les opérateurs économiques a été d’échanger sur la flambée des prix sur les marchés. Une opportunité de chercher les voies en moyens pour remédier à cette crise qui touche sensiblement les fils et filles du pays.

Selon Gilles Grézéngué, président du patronat de Centrafrique, « au moment où la flambée des prix s’est opérée, le gouvernement n’a pas songé regrouper les acteurs du secteur concerné pour une solution durable. Même la décision prise récemment sur le blocage des prix ne rencontre pas l’agrément de tous les opérateurs économiques. Il est judicieux que le gouvernement renégocie avec nous pour retrouver le juste prix des produits dans le pays ».

Pour lui, plusieurs facteurs concourent à la hausse de ces prix notamment les tracasseries routières, la non-transparence dans les actions à mener, le manque de dialogue voire l’insécurité.

Quant au Premier Ministre, « nous sommes dans un partenariat où tout le monde devrait se prononcer sur le sujet qui nous divise. Nos experts vont se prononcer aussi sur les préoccupations évoquées. Ce qui est sûre nos experts sont à pied d’œuvre pour identifier les points de blocage afin d’y remédier ».

Ce qu’il faut dire de cette situation est que depuis la prise de décision sur le blocage de ces prix, rien ne semble être respecté par les opérateurs économiques. Les plaintes fusent de partout. Le savon qui se vendait à 125 francs CFA, grimpe à 200 francs. Un coût qui écarte les consommateurs à s’approvisionner en ces produits de 1ère nécessité.

Au nombre des plaintes, on note à ce jour la rareté du poisson de mer appelé « chinchard ». Le sucre, le riz et le savon figurèrent entre autres sur la liste des produits très prisés dans le pays. Seulement, il est difficile de s’en procurer en ce moment.

 

NDLR : Avec ce problème de hausse des prix de produits de première nécessité, le régime de Bozizé se retrouve brutalement confronté à son incompétence et aux effets dévastateurs de la corruption qui le mine depuis des lustres. C’est un secret de polichinelle que c’est Bozizé, ses épouses et ses enfants ainsi que quelques dignitaires bien connus du pouvoir et quelques commerçants libanais de la place qui organisent la pénurie de certains produits de première nécessité afin de s’en mettre plein les poches. Faustin Touadéra et son ministre du commerce Maryline Roosalem le savent bien et feignent de l’ignorer avec les prétendus arrêtés d’encadrement des prix que personne ne veut respecter. En attendant, ce sont malheureusement les pauvres Centrafricains qui trinquent et n’ont que leurs yeux pour pleurer. La bozizie n’en a rien à foutre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 14:59

 

 

 

deputes-centros.jpg

 


Bangui 14/05/2012 (Agence Centrafrique Presse) - Les députés centrafricains ont adopté par 53 voix pour, 1 contre et 0 abstention le projet de loi portant création d’une Agence de Gestion Durable des Ressources Forestières (AGDRF), projet initié et défendu par le Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, Emmanuel Bizot, vendredi 11 mai 2012, à Bangui.

 L’Agence de Gestion Durable des Ressources Forestières sera une structure gouvernementale dont l’ambition est de prendre le relais du Projet d’Appui à la Réalisation des Plans d’Aménagement Forestiers, lancé en 1999 et longtemps accompagné par l’Agence Française de Développement (AFD).

Avec les PARPAF première phase et deuxième phase, presque tout le couvert forestier du sud-ouest de la République Centrafricaine est mis sous aménagement. L’exploitation forestière est réglementée, de façon à privilégier la régénérescence des forêts et à prendre en compte les intérêts socioéconomiques et culturels des populations vivant dans et autour des massifs forestiers mis sous exploitation, sous peine de pénalités.

Dans les faits, le PARPAF est arrivé à terme le 31 décembre 2011. Cependant, le Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche entend pérenniser les acquis du projet, qui sont dominés par les compétences acquises par les cadres nationaux dans des domaines aussi variés comme par exemple le système national de traçabilité, l’appui technique en environnement dans les Permis d’Exploitation et d’Aménagement (PEA), l’appui technique socioéconomique dans les PEA, etc.

L’Agence de Gestion Durable des Ressources Forestières sera placée sous la tutelle du Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, avec le mandat de poursuivre la mise en œuvre des plans d’aménagements des concessions d’exploitations forestières en développant des outils du suivi des indicateurs.

De l’avis du Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, Emmanuel Bizot, l’agence sera en partie financée par les taxes forestières affectées au Compte d’Affectation Spécial et de Développement Forestier (CAS-DF).

 Dans le cadre du Programme de Développement de la Région du Sud-Ouest de la République Centrafricaine (PDRSO), Emmanuel Bizot a également annoncé que l’AFD, la GTZ et l’Union Européenne pourraient, une fois de plus, apporter leur appui à l’agence.



Alain-Patrick MAMADOU / ACAP

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