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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:32

 

 

 

CENTRAFRIQUE ONZE 020612

Dakar (Sénégal) 2012-07-04 13:39:52 APA La Centrafrique a récolté les dividendes de ses bonnes performances actuelles en gagnant 20 places au classement FIFA (Fédération internationale de football) de juillet publié ce mercredi.

Bourreau de l’Egypte (3-2, 1-1) qu’elle a privée de CAN 2013, la Centrafrique a frappé un grand coup. Le bénéfice immédiat qu’elle en tire est les 20 places gagnées dans le classement, ce qui lui permet de pointer à la 73e place mondiale, la 16e au niveau continental.

La Namibie (117e, +17), le Malawi (93e, +14), la RD Congo (114e, +13), l’Ethiopie (119e, +11) et le Mozambique (107e, +10) ont réalisé des bonds, grâce à leurs bonnes entames dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 disputées dans la première quinzaine de juin.

Dans l’ensemble, le classement au niveau continental n’a pas trop évolué. Il est toujours dominé par la Côte d’Ivoire (16e) et le Ghana (33e,-8). L’Egypte a gagné une place, passant de la 8e à la 7e place, permutant avec la Tunisie.

Le Nigeria (58e, +2) a réintégré le Top 10 au détriment de la Sierra Leone (65e,-6), qui chute.

Au plan mondial, l’Espagne, fraîchement sacrée championne d’Europe, accentue sa domination sur le classement mondial FIFA de juillet, marqué par l’absence du Brésil du Top 10 mondial.

Le prochain classement sera publié le 8 août prochain.

Voici le Top 10 africain de juillet :

-1ère (16e mondial) : Côte d’Ivoire

-2e (33e) : Ghana (-8)

-3e (35e) : Algérie (-3)

-4e (39e) : Libye (+3)

-5e (40e) : Mali (+3)

-6e (41e) : Zambie (+2)

-7e (42e) : Egypte (+6)

-8e (43e) : Tunisie (+3)

-9e (49e) : Gabon (+4)

-10e (58e) : Nigeria (+2)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:24

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : Début prochain du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion dans le nord-est

Mme Margret Vogt

 

Bangui, 04 juillet 2012 (RJDH) – Les activités du processus Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) vont commencer très bientôt dans le nord-est de la République centrafricaine, ainsi que les campagnes de sensibilisation pour le lancement du processus de réinsertion, a annoncé la Représentante spéciale  du Secrétaire général des Nations Unies, Margaret Vogt, lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 4 juillet à Bangui.

« Lors de la présentation du rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation en République centrafricaine et sur les  activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix (BINUCA à New York), de nombreuses promesses d’assistance ont été faites en vue de la finalisation du processus DDR », a fait savoir Margaret Vogt.

La Représentante spéciale  de Ban Ki-moon a annoncé un engagement financier du gouvernement australien, dont la somme s’élève à 200 000 dollars américains, soit plus de 90 millions de FCFA, dans le cadre du programme DDR.

« Ce n’est pas l’Australie seule qui a promis aider la Centrafrique, l’Union Européenne et la Banque Mondiale vont bientôt annoncer leur soutien financier en faveur de la Centrafrique pour la reprise des activités du DDR », poursuit-elle.

Abordant la question de la menace d’une reprise des armes par le groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et le progrès (CPJP), Margaret Vogt a indiqué qu’Abdoulaye Isseine, leader de ce groupe, serait présentement à Bangui pour discuter avec le président de la République et le gouvernement centrafricain sur l’accord global de paix de Libreville, conclu en 2008.

« La relance de la rébellion n’est pas quelque chose qui peut être gérée facilement sur la table des négociations. C’est un crime contre la loi internationale. La communauté internationale a reconnu la patience de ce groupe armé, mais ne peut pas encourager la reprise des armes », a-t-elle insisté.

Nola : Pénurie d’eau au centre hospitalier

Nola, 04 juillet 2012 (RJDH) – Le centre hospitalier de la sous-préfecture de Nola (sud) connaît une pénurie d’eau potable depuis quelque temps. Le personnel des services du bloc opératoire et de maternité a de la peine à nettoyer les équipements et manque de médicaments contre la trypanosomiase (maladie du sommeil).

« Nos services ne fonctionnent pas bien à cause du manque d’eau à l’hôpital. Le robinet ne coule plus et il y a des années que la situation dure. Et le seul point d’eau qui ravitaille le centre hospitalier est en mauvais état. C’est un handicap pour les malades et le personnel », a déploré Emmanuel Tenguéré, chef de centre de l’hôpital préfectoral de la ville de Nola.

Le personnel soignant lance un appel aux autorités locales et à la direction de la société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de la sous-préfecture de Nola pour réparer ces points d’eau jugés indispensables pour le centre de santé.

En plus de la pénurie d’eau, le centre de santé a des difficultés à s’approvisionner en médicaments pour soigner la trypanosomiase.

« Nous avons répondu au rendez-vous fixé par le centre hospitalier pour le mois de juillet. Arrivés au centre, aucun produit  n’était disponible. Seules les personnes dont le cas est grave ont reçu des médicaments. Mais il manque aussi de sérum », a déploré un patient sous le couvert de l’anonymat.

Emmanuel Tenguéré a pour sa part indiqué que « le stock n’est pas disponible pour plusieurs patients parce que les commandes ne sont pas encore arrivées. Nous disposons d’une petite quantité pour les cas graves ».

Les responsables du centre lancent un appel au gouvernement et aux ONG nationales et internationales œuvrant dans ce domaine afin de répondre aux besoins de la population de la sous-préfecture de Nola.

Ndélé : L’insécurité règne dans la ville

Ndélé, 04 juillet 2012 (RJDH) – Des présumés coupeurs de route ont subtilisé, le  lundi 2 juillet,  une somme  de 120 000 FCFA à deux jeunes  chauffeurs de taxis-moto qui se rendaient vers Krakouma, un village situé à 96 kilomètres de la ville de Ndélé (nord-est).

Mahamat Dam et Abakar Aroun,  les deux victimes, soutiennent que « ces hommes seraient des braconniers soudanais et qu’ils se déplaçaient à l’aide d’ânes et de chevaux ».

Obo : Partager les informations et communiquer, un moyen de la lutte contre la LRA

Kony

 

Obo, 04 juillet 2012 (RJDH) – Le Centre des opérations et des fusions combinées d’Obo a distribué ce matin, pendant la réunion d’information avec les  notables de l’endroit, des cartes de visite comportant les coordonnées du centre pour l’alerter des faits et gestes de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Au cours de cette réunion, il a été annoncé à la population que le major Accelam  Cézar, capturé en mai dernier sur le territoire centrafricain, et d’autres anciens officiers de la LRA ont publiés un message de sensibilisation livré en anglais, en français, en tioli et en zandé (dialectes parlés dans la localité).

Le message vise à encourager ceux qui sont encore dans les rangs de cette rébellion et ceux qui sont en captivité à sortir. Ces voix seront diffusées à Radio Zéréda d’Obo.

Sollicités pour se prononcer sur le  malentendu qui prévaut entre la population et les éleveurs peuls, le sergent Brian du Centre des opérations et des fusions combinées d’Obo, a précisé que la mission des conseillers militaires américains est de former des hommes capables de traquer  la  LRA, et non pas de trancher les litiges inter- communautés ou interethniques.

 

Boali : La population se mobilise pour mettre fin à l’insalubrité dans le village

Boali, 04 juillet 2012 (RJDH) – Le manque de médicaments au centre de santé, les difficultés que rencontre le personnel soignant et l’insalubrité grandissante dans le village de Mandjo, situé à 100 kilomètres de Bangui, ont été au centre d’une réunion qui a regroupé l’équipe médicale et la population, le samedi 30 juin.

L’objectif de cette réunion était de permettre aux habitants du village de mettre en place des structures de base pour les soins de santé, notamment le comité villageois qui va s’occuper de la propreté du centre de santé primaire et le comité de gestion.

« L’insalubrité règne dans ce village. Il n’y a pas d’eau potable et de nombreux cas de paludisme ont été enregistrés », a souligné Mathieu Sana, responsable du service d’hygiène au centre de santé de Boali.

Autre point évoqué au cours de cette réunion, le manque d’infrastructures scolaires et de latrines dans le village.

« Nous avons trop de difficultés sur le plan sanitaire. Il n’y a pas d’école dans notre village. Chaque fois, le chef du village nous demande de creuser des latrines et de nettoyer nos concessions. Certaines personnes ne le font pas. La majorité des gens ici n’ont pas de latrine, ce qui pose problème », a indiqué   Roger Bakila,  habitant du village de Mandjo.

Créé depuis 1999, le centre de santé du village Mandjo, qui est dépourvu  de personnel soignant qualifié et d’équipements, ne fonctionne pas.

Mbaïki : Bilan des activités médicales dans la Lobaye

Mkaïki, 04 juillet 2012 (RJDH) – Au total, 14 personnes sur 1000 consultées par une mission de la santé publique affirment souffrir de la maladie du sommeil, a expliqué le chef de la mission, le docteur Badinga, le mardi 3 juillet, au terme d’un entretien avec le préfet de la Lobaye (sud), Abakar Picko.

La mission initiée par le ministère de la Santé publique a passé trois jours dans la commune de Baléko en vue de procéder au dépistage de la population et la protéger contre la maladie de sommeil. Lors de cette rencontre avec le préfet, le docteur Badingaa affirmé qu’il existe un réel problème de santé lié à cette maladie dans la population.

«  Les autorités politiques de Mbaïki et le département de la Santé doivent collaborer pour apporter une aide à cette population. Car il y a un  risque de propagation de cette maladie dans la zone », a précisé le chef de mission.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:20

 

  

Bamako.jpg 

 

Bamako (Mali) 2012-07-04 15:23:15 APA Des centaines de personnes ont, à l’initiative du Collectif des ressortissants du Nord (COREN), observé mercredi un sit-in à Bamako pour réclamer l’envoi de troupes dans le nord du Mali avec le soutien de la communauté internationale.

''L’Armée au front !’’, ont scandé les manifestants réunis d’abord à la Place de l’indépendance, en plein cœur de la capitale malienne, avant de se diriger vers la primature où ils comptaient délivrer à la mi-journée un message à l’intention du gouvernement.

Trois régions du nord du Mali sont depuis fin mars sous l’emprise de mouvements irrédentistes touaregs, de djihadistes et de groupes criminels qui s’y adonnent à toutes sortes d’exactions sur les populations locales.

''Nous n’avons rien fait pour mériter ça, nous n’avons jamais fait de mal à qui que ce soit’’, a confié à la presse Assarid Ag Imbarcawane, l’un des députés ayant rejoint la manifestation.

''Dans nos régions, il n’y a pas de Blancs et il n’y a pas de Noirs. On n’a jamais persécuté un Touareg’’ au Mali, a ajouté le député, lui-même un Touareg élu du parti Adema à Gao, plus grande ville du nord du Mali.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:17

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Juillet 2012 09:46

Une petite société qui recrute et envoie des jeunes filles et femmes en mission nocturne dans la rue de Bangui, vient d’être démasquée ce 3 juillet avec le témoignage d’une jeune femme qui a été employée dans cette entreprise.

Le voile est levé sur cette société grâce aux efforts fournis par la police centrafricaine qui a fait le pied de grue pour mettre la main sur le patron des prostituées qui sillonnent nuitamment l’Avenue des Martyrs.

Selon les enquêteurs, Basta est le nom de celui qui se passe pour le Président Directeur Générale (PDG) des filles qu’il mobilise dans la rue pour se faire fortune. Le Directeur Générale de la Police souligne que Basta se sert de ses employées pour s’offrir quelques garanties « la contribution de ces filles ont permis à Basta d’avoir son permis de conduire, il est actuellement chauffeur ».

Une jeune femme prostituée qui travaille pour  le compte de Basta révèle à Radio Ndeke Luka que son patron est bien celui qui déclare  ne pas l’être «Il nous fait sortir à 8 heures du soir, nous lui versions régulièrement de l’argent. A chacune de nous, il donne une poudre que nous devrions verser dans le verre des hommes que nous rencontrions pour les fatiguer afin que Basta leur ramassent tout ce qu’ils ont dans les poches. Hier, nous avions administré la poudre à un chauffeur de taxis, ce qui a permis à Basta de déposséder ce dernier de toutes ses recettes. Il nous a même couché ma copine et moi ».

Cette vielle entreprise du monde se trouve non seulement sur l’Avenue des Martyrs mais dans les différents coins et recoins de Bangui et des villes de provinces centrafricaines. Selon la Police, au marché du Km5, se trouve une autre entreprise mais pour l’instant, personne ne sait à qui elle appartient. Parfois, ce sont les filles elles-mêmes qui s’adonnent à la prostitution comme leur gagne-pain. Quoi qu’il en soit, elles doivent toujours bosser avec des gorilles comme basta pour leur protection. L’entreprise de Basta est tombée, les forces de l’ordre promettent de démasquer bien d’autres encore.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 19:47

 

 

 

logo AREVA

 

4 juillet 2012  Eva Lacoste

Depuis la fermeture de la dernière mine d’uranium en France durant l’année 2001, l’Afrique reste aujourd’hui indispensable au fonctionnement de son parc électronucléaire. Avec le soutien de l’État, jusqu’à présent actionnaire majoritaire, le groupe Areva y poursuit une activité lucrative dans un climat d’omerta et d’ingérences politiques. Au mépris de l’environnement et des populations qui en paient le prix fort. 

Présent dans une centaine de pays, Areva dispose de la maîtrise de l’ensemble de la chaîne du nucléaire : exploitation de l’uranium, enrichissement et retraitement, ingénierie, fabrication de réacteurs et de systèmes de contrôle, maintenance. Ce « fleuron de l’industrie française » naissait le 3 septembre 2001, de la fusion de deux acteurs majeurs du secteur de l’énergie nucléaire : la Cogema (Compagnie générale des matières nucléaires) à laquelle le Commissariat à l’énergie atomique transférait en 1976 ses activités d’exploitation minière et d’enrichissement de l’uranium ; le second, Framatome, spécialisé depuis 1958 dans la fabrication de chaudières pour centrales nucléaires. Tout est en place pour la poursuite de l’exploitation de l’uranium, avec le soutien de l’Etat français et l’appui des réseaux de la Françafrique aux méthodes bien huilées. 

Mais l’histoire d’Areva ne commence pas en 2001, et se présente bien davantage comme le prolongement du développement du nucléaire en France et de l’institution chargée de le promouvoir : le Commissariat à l’énergie atomique, impulsé en 1945 par Charles De Gaulle, dans le but de susciter la recherche et d’obtenir la maîtrise de l’arme nucléaire. Les matières premières, l’uranium en particulier, deviennent une priorité pour la France qui se tourne vers l’Afrique. Mais comme on le verra par la suite, le nucléaire civil, destiné à la production d’électricité, est à l’origine d’autres dangers dont les populations des pays producteurs feront les frais.

Le premier gisement d’uranium important a été découvert à Mounana au Gabon en 1956, alors colonie française de l’Afrique équatoriale. L’exploitation démarre en 1961 et se poursuivra pendant près de quarante ans, parfois sous la menace des armes, comme ce fut le cas lors du déclenchement de l’une des premières grèves des mineurs en 1965 après un accident mortel. Au total, plus de 26 000 tonnes du précieux métal ont été extraites, non sans laisser des traces. 

La population cohabite toujours avec les effets radioactifs de l’uranium, par inhalation de l’air, absorption d’eau et d’aliments, et dans de nombreux logements construits avec des remblais provenant de l’ancienne mine. Deux millions de tonnes de déchets radioactifs ont été déversés dans les cours d’eau et quatre millions dans les carrières abandonnées exploitées par la COMUF (Compagnie des mines d’uranium de Franceville), filiale gabonaise de la COGEMA, « ancêtre » d’Areva. 

Ancien directeur diocésain de Caritas, l’abbé Bruno Ondo nous a apporté son témoignage : « Treize ans après la fermeture du site de Mounana, les riverains et les anciens mineurs en subissent toujours les conséquences. Les zones radioactives se trouvent à l’intérieur du champ d’activité des populations, là où les habitants viennent tremper le manioc, où elles vont pêcher, à proximité des habitations. Le prix véritable de l’uranium est celui payé par les populations. » La COMUF avait mandaté le laboratoire français Algade, une ex-filiale de la COGEMA, pour l’assister dans la surveillance radiologique à Mounana sous le contrôle du CNPPRI (Centre national de prévention et de protection contre les rayonnements ionisants). Mais il s’avère que le scénario de la COMUF, présenté depuis 2008, est en retrait de la réalité, ne prend pas en compte toutes les expositions et ne se présente pas en adéquation avec celui du CNPPRI. « Le manque d’informations concernant la situation radiologique est inacceptable », poursuit Bruno Ondo. « Depuis dix ans, cette surveillance est menée par la COMUF et le CNPPRI, mais ni les autorités locales ni les populations, premières concernées, n’ont vu le résultat de ce suivi. Ce qui fait lever des soupçons légitimes sur des déclarations qui se veulent rassurantes. » Où l’on retrouve une tradition d’omerta et de mépris des populations qui est une constante d’Areva.

Le véritable prix de l'uranium est celui payé par les populations

Au Niger, l’exploitation d’Arlit était lancée en 1966. Situé entre le Sahara et le Sahel, dans la région d’Agadez, capitale du peuple touareg, le site a permis d’extraire à ce jour plus de 100 000 tonnes d’uranium. En 2008, le chiffre d’affaires d’Areva était de 13,2 milliards d’euros, cinq fois le PIB du Niger. Mais pour l’ancienne colonie française, c’est une véritable catastrophe environnementale, sanitaire et sociale. Accumulation des déchets, pollution des sols, de l’air et de l’eau... Areva affirme qu’elle « met en œuvre tous les moyens disponibles pour limiter l’exposition au risque » (Areva : Nos dix engagements) et se prévaut d’un rapport de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRNS), organisme dont le manque d’indépendance à l’égard de l’exécutif français a été plusieurs fois épinglé. L’accès aux soins est assuré par Areva, dont les médecins ne détectent pas, étrangement, des pathologies liées aux radiations. C’est aussi l’épuisement des nappes aquifères, puisqu’Areva pompe, en plein désert, la nappe du Tarat. Depuis 1966, 270 milliards de litres d’eau ont été utilisés à Arlit et Akokan, l’autre ville minière, et des millions de litres d’eau continuent à être utilisés quotidiennement.

Cinquième producteur d’uranium, le Niger fait partie des pays les plus pauvres du monde et l’espérance de vie y dépasse à peine 50 ans. Le bénéfice annuel d’Areva tourne autour de 770 millions de dollars, tandis que le budget du Niger est de 320 millions de dollars.

Areva représente une présence industrielle dans quarante-trois pays et un réseau commercial dans une centaine de pays. Mais dans une logique insatiable de profits, la société rachetait à prix d’or (2,5 milliards de dollars), en 2007, la société canadienne UraMin, qui lui ouvrait des nouveaux gisements en Afrique. UraMin, rebaptisée Areva Resources Southern Africa, est immatriculée à l’ombre du paradis fiscal et judiciaire des îles Vierges britanniques, classé parmi les plus opaques et les plus nocifs. Etonnant pour un groupe qui se déclare au-dessus de tout soupçon. Curieusement, le titre d’UraMin avait vu sa valeur multipliée par quatre durant les six mois ayant précédé l’offre d’Areva... D’où les soupçons qui ont coûté en juin 2011 son poste à Anne Lauvergeon, PDG du groupe depuis 2001. Pour la petite histoire, c’est elle qui a choisi le nom d’Areva, inspirée par l’abbaye d’Arevalo en Espagne. On peut dire qu’elle aura caché jusqu’au bout son côté mystique. Les promesses de l’achat d’UraMin sont pour l’instant au point mort. Fin 2011, arguant des difficultés du marché après l’accident de Fukushima, Areva décidait le gel de ses projets miniers en Centrafrique, en Namibie et même à Imouraren au Niger, particulièrement prometteur, provoquant la colère des chefs d’Etat,... pour renforcer ses positions au Kazakhstan, en Jordanie, au Maroc ou en Mongolie. 

En 2007, Nicolas Sarkozy se rendait à Tripoli, officiellement pour « resserrer les liens entre les deux pays ». Outre des accords militaires tenus secrets, la France promettait à Kadhafi la fourniture par Areva d’un réacteur nucléaire, officiellement pour dessaler l’eau de mer. Mais comme le déclarait Jacques Attali (« Economie et apocalypse, trafic et prolifération nucléaire », Fayard, 1995) : « Il n’y a pas de distinction valable possible entre les matières nucléaires militaires et civiles (...) Le caractère dual de presque toutes les technologies permet de vendre des savoir-faire ou des technologies en feignant de croire aux intentions pacifiques du client. » La vente de centrales se poursuit... 

« Le nombre d’Etats nucléaires pourrait être d’une vingtaine dans trente ans », annonçait un rapport de la Délégation aux affaires stratégiques remis le 20 avril 2011 au ministère de la Défense. La multiplication des risques nucléaires, comme la déstabilisation et l’enfoncement dans la dette des pays africains, devraient rassembler largement face à la stratégie d’Areva, entreprise constituée à plus de 80% de capitaux publics.

L'indépendance énergétique, à quel prix?

Au moment où était commémoré en 2011, à grands renforts de discours humanistes, le cinquantenaire des indépendances africaines, perdurait un système hérité de la domination coloniale : soutien militaire, diplomatique et financier apporté aux dictatures et régimes autoritaires qui, en retour, favorisent un accès privilégié aux ressources naturelles. Le tout assaisonné de violence, affairisme et corruption. 

Le groupe Areva symbolise à lui seul le poids des réseaux de la Françafrique qui ont toujours su saborder les dynamiques démocratiques africaines. Ses mines nigériennes représentent toujours un tiers de sa production d’uranium, tandis que le pays est enfoncé dans la dette. Une lampe sur trois est éclairée en France grâce à l’uranium nigérien, mais la plupart des Nigériens n’ont pas l’électricité. Elle n’est pas produite localement, mais importée du Nigéria pour une minorité. 

Le mythe de l’indépendance énergétique française a un prix. Et ce prix est celui payé par les populations, spoliées de leurs terres, atteintes dans leur santé, leur environnement, leur espoir dans un devenir meilleur. L’eau elle-même, indispensable à la vie, est polluée, et la surexploitation de la nappe phréatique a contribué à la désertification de la zone d’Arlit au Niger en pays touareg. 

L’enlèvement de cinq Français fin 2010, sur le site même, n’est sans doute pas étranger à la frustration des populations locales et au partage des bénéfices liés à l’exploitation de l’uranium. Force est de constater que le débat de fond est évité et Areva pas égratignée le moins du monde. Contrats dont certaines clauses sont tenues secrètes, négation des risques sur le long terme, une constante des industries extractives... qui évoque irrésistiblement l’exploitation des gaz et huiles de schistes qu’on entend nous imposer. Le marché n’a pas de frontières, il serait bon de nous en souvenir.- Golias

Les mines d'uranium tuent

Pour chaque tonne de minerai d’uranium utilisable, il faut jusqu’à 2000 tonnes de déblai radioactif rejeté dans l’environnement. Le radon, gaz radioactif libéré lors de l’extraction, touche la santé des mineurs et des habitants autour des sites.

En Allemagne, l’exploitation des mines de la Wismut constitue un exemple typique. En raison de la forte contamination radioactive, on a enregistré des taux de cancers particulièrement élevés. Pas moins de 7000 cas de cancer du poumon ont été attestés et on estime à plus de 20 000 les victimes reconnues de l’extraction de l’uranium.

En Afrique, il est difficile d’établir des estimations en raison du manque de statistiques et du climat d’omerta entretenu. Mais les conséquences sanitaires sont catastrophiques. Alors qu’Areva prétend avoir mené des opérations de décontamination sur le site d’Arlit au Niger, des échantillons, prélevés et analysés par la Commission de recherche indépendante sur la radioactivité (Criirad) ont révélé des chiffres deux mille fois supérieurs à la normale. Sans cesse repoussée depuis 2009, la gigantesque mine à ciel ouvert d’Imouraren reproduirait les mêmes conditions d’exploitation qu’à Arlit, mais en pire, compte tenu de son étendue. Areva montre des velléités de retour au Gabon où les conséquences de l’exploitation des mines de Manouna ont laissé des traces dont souffre encore aujourd’hui la population.

En Centrafrique, le projet d’exploitation de la mine de Bakouma, censé être relancé après l’achat d’UraMin en 2007, est gelé. Tout comme celui de Namibie, qui avait déjà alimenté la France en aluminium lorsque le pays était colonisé par l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid... en parfaite contradiction avec les résolutions de l’ONU et la condamnation de la Cour internationale de justice, des transactions commerciales qui impliqueraient une reconnaissance de cette occupation. Le cynisme et le contournement des lois et règles de sécurité ne sont pas franchement une nouveauté.

Sur le site de Trekkopje en Namibie, la teneur en uranium est très faible et ce sont des centaines de millions de roches qu’il faudrait traiter chimiquement, et plus la concentration en minerai est faible plus la pollution est importante. Si l’exploitation de l’une des plus grandes mines à ciel ouvert se concrétisait, ce serait l’annonce d’un nouveau désastre sanitaire et environnemental. 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 00:46

 

 

 

 

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Tout en donnant l’impression qu’il veut dialoguer avec l’opposition comme l’y contraignent certains de ses pairs de la sous-région et la communauté internationale à travers les habituels et incontournables partenaires au développement, Bozizé n’a en réalité qu’une chose dans la tête : comment retrouver un peu d’air dans la difficile situation qu’il traverse actuellement, notamment avec l’affaire Ndoutingaï et surtout comment et avec qui refaire un nouveau gouvernement.

L’expérience lui a prouvé qu’avec les Centrafricains, en particulier ceux de l’opposition qui ne cessent de le critiquer, la seule façon pour lui de trouver un peu de répit tout en jouant la montre est de remanier le gouvernement et d’y faire entrer quelques débauchés de l’opposition. Les exemples d’André Nalké Dorogo, Jean Michel Mandaba et Pascal Koyaméné et autre François Naouyéma sont là pour attester de la véracité de cette assertion.

Après l’annonce qu’il a faite le 15 mai dernier à la classe politique au palais présidentiel de sa disponibilité à dialoguer avec ceux qui veulent le faire avec lui, il a passé la fin du mois mai et les deux premières semaines de juin dernier à s’entretenir avec un certain nombre de délégation de partis politiques tant de la majorité dite présidentielle appelés encore péjorativement à Bangui les « chercher à manger », que de l’opposition. Ensuite, Bozizé a dépêché le secrétaire général par intérim du KNK, Louis Oguéré Ngaikoumon à N’djaména pour en faire le compte-rendu au président Idriss Déby Itno, celui-là même qui a poussé pour la tenue du dialogue inter-centrafricain.

Mais en attendant d’y voir clair et qu’un nouveau gouvernement puisse être formé, un individu à qui certaines informations qui circulent à Bangui font état de ce que Bozizé l’aurait assuré de son entrée prochaine au gouvernement, piaffe tellement d’impatience et multiplie les maladresses à tel point que l’actuel titulaire encore en fonction au ministère concerné promis ne décolère pas, à juste raison.

Il s’agit du ministère de l’équipement dont l’actuel patron est Jean Prosper Wodobodé et celui qui ronge ses freins n’est autre que le tristement célèbre Jean Barkès Ngombé-Ketté, ancien président de la délégation spéciale de la ville de Bangui dont l’OIF et l’AIMF ont obtenu la tête suite à sa gestion opaque et ses malversations à la mairie de Bangui. Selon des informations dignes de foi recoupées et de sources ayant toutes requis l’anonymat, Bozizé aurait récemment interpelé et demandé des comptes au ministre de l’équipement Jean Prosper Wodobodé lors du dernier conseil des ministres au sujet des nombreux ponts et ouvrages d’art cassés non réhabilités à ce jour, tant dans la capitale que dans l’arrière-pays.

Or en même temps qu’il se fait interpeler en conseil de ministres, le ministre de l’équipement apprend auprès de ses collaborateurs que Jean Barkès Ngombé-Ketté aurait envoyé des émissaires au ministère de l’équipement pour lui rapporter des documents et des dossiers justement relatifs aux ponts cassés dans le pays, d’où la colère légitime et justifiée de Wodobodé.

Rien ne peut justifier cette impatience dont fait montre Ngombé-Ketté. Même si Bozizé lui a promis son entrée dans le prochain gouvernement, qu’il se calme et attende que la liste de ce gouvernement soit d’abord rendue publique.

 Cette affaire en dit long sur la réalité des relations entre Bozizé et le fameux Jean Barkès Ngombé-Ketté dont les Centrafricains ne comprennent pas que malgré sa mauvaise gestion et les délits avérés de conflit d’intérêts à la mairie de Bangui, il ne soit jamais inquiété jusqu’à présent au point que Bozizé puisse maintenant envisager qu’il fasse son entrée dans le futur gouvernement. Si le président Abdou Diouf, Secrétaire Génral de l'OIF n'avait pas tapé du poing sur la table, Ngombé-Ketté serait toujours à la tête de la mairie de Bangui. C’est proprement scandaleux. Avec Bozizé l’impunité a de beaux jours devant elle.

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 22:09

 

 

 

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APA-Libreville (Gabon) APA 2012-07-03 12:11:52 -Le président gabonais Ali Bongo Ondimba quitte Libreville mercredi pour Paris pour une visite officielle de 48 heures (4-5 juillet) en France au cours de laquelle il aura notamment un entretien en tête-à-tête avec son homologue français François Hollande et plusieurs personnalités politique française de premier plan, a-t-appris de source officielle.

Selon un communiqué de la présidence gabonaise, cette visite de travail, la première en France du chef de l'Etat gabonais depuis l’élection du socialiste François Hollande à la présidence de la République, dimanche 6 mai dernier, sera consacrée à raffermir les relations historiques qui existent entre le Gabon et la France, poser les jalons d’une coopération renforcée, renforcer les relations bilatérales et promouvoir les opportunités d’investissement au Gabon.

La première rencontre entre les présidents gabonais et français intervient au moment où le Gabon s’est engagé sur la voie de la diversification de son économie et de la consolidation de ses partenariats stratégiques, notamment avec la France, relève le communiqué.

Le 24 février 2010, les deux pays ont adopté un nouveau plan d’actions pour la mise en œuvre d’un partenariat stratégique (2010-2014) qui prend en compte tous les aspects de leur coopération bilatérale sur les plans politique, économique, scientifique et culturel, ainsi que sur la formation professionnelle.

Premier fournisseur du Gabon, la France a exporté en 2011 pour un montant de 566,8 millions d’euros en biens d’équipements professionnels, en produits industriels et agroalimentaires.

Quelque 150 entreprises françaises sont présentes au Gabon qui détient d’importantes parts dans le capital des sociétés françaises de premier plan évoluant en Afrique dans des secteurs stratégiques tels que Rougier (bois) et ERAMET (manganèse), grâce à la politique économique mise en œuvre par le président Ali Bongo Ondimba.

Dénommée Gabon Emergent, la stratégie repose sur un programme ambitieux de réformes visant à diversifier l’économie et à faire des secteurs industriels et tertiaires des secteurs ultra-compétitifs tout en préservant les formidables richesses environnementales du pays.

Cette politique s’accompagne d’une ouverture économique tous azimuts du pays, mise en relief par les visites d’Etat effectuées par le président Ali Bongo Ondimba, notamment en Corée du Sud et en Suisse (octobre 2010), à Singapour (novembre 2010), en Italie (mai 2011), aux Etats-Unis d’Amérique (juin 2011), en Australie (mars 2012).

NDLR : Les intérêts économiques et financiers de la France au Gabon sont d’un niveau tel que le nouveau président français n’a pas d’autres choix que de recevoir le fils héritier d’Omar Bongo Ondimba malgré son élection contestée.

 

150 entreprises françaises ont fait au Gabon un chiffre d'affaires de 2300 milliards de FCFA en 2011

     

APA-Libreville (Gabon) APA 2012-07-03 12:11:52 - La France, où le président gabonais Ali Bongo Ondimba entame mercredi une visite de travail de 48 heures, est présente dans la quasi-totalité des secteurs de l’économie gabonaise, totalisant à elle seule environ 75% des investissements étrangers dans le pays.

Les quelque 150 entreprises françaises installées au Gabon, qui opèrent surtout dans le secteur bâtiment et des travaux publics (BTP), ont réalisé, en 2011, un chiffre d'affaires de 2300 milliards de FCFA, confirmant ainsi la position stratégique et privilégiée de la France, première partenaire du Gabon qui, pour sa part, est son 74-ème partenaire commercial dans le monde et son 9-ème en Afrique au sud du Sahara.

Toutes les entreprises françaises réunies ont offert plus de 1.200 emplois aux Gabonais et investi plus de 650 milliards de FCFA au titre notamment des impôts et taxes, indique-t-on de source diplomatique gabonaise.

''Ces chiffres vous permettent de mesurer l'engagement de nos entreprises, filiales de grands groupes français, pour accompagner le projet de société souhaité par le chef de l'Etat gabonais, afin de faire du Gabon un pays émergent et envisager ensemble l'avenir en confiance'', a déclaré le président actif de l'Assemblée d'hommes d'affaires français du Gabon ((AHAFG), Didier Lespinas, à l’issue d’un récent entretien avec le Premier ministre gabonais Raymond Ndong Sima.

A son tour, le chef du gouvernement gabonais avait demandé aux hommes d’affaires français de proposer autre chose que ce qu’ils font pour le moment, en diversifiant davantage leurs activités.

''Nous voulons que les hommes d'affaires français continuent à travailler en développant chez nous ce qu'ils font déjà ailleurs'', a déclaré le Premier ministre gabonais.

Les ¾ des exportations françaises vers le Gabon concernent des biens d’équipement et des biens de consommation, alors que plus de 90% des importations du Gabon en direction de la France portent sur les matières premières (pétrole, bois manganèse).

La France est fortement impliquée dans des projets de développement des infrastructures et de protection de l’environnement, les prêts d’ajustement structurel, l’assistance technique et les aides budgétaires directes.

L’Agence française de développement (AFD) a investi en moyenne plus de 40 millions d’euros dans des projets aussi divers que stratégique de l’économie gabonaise tels que les infrastructures aéroportuaires, portuaires, routières, électriques, téléphoniques, la formation professionnelle, la forêt ou l’environnement.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 21:51

 

 

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Brazzaville (Congo) 2012-07-03 15:47:15 (APA) - Brazzaville abritera une conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) dans la première quinzaine de ce mois de juillet, a appris APA mardi auprès de la cellule de communication de la présidence congolaise.

L’annoncé été faite par Antoine Ntsimi, secrétaire général de la CEMAC au sortir d’une audience avec Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo et également président en exercice de cette institution sous régionale, indique la même source.


Au cours des réunions des experts et du conseil des ministres qui va précéder le sommet, il sera abordé des grands dossiers comme le Programme économique régional « qui est vraiment le livre de chevet de la communauté avec comme vision de réduire la pauvreté, l’éradiquer, et avoir un plan concret par rapport aux potentialités de la sous-région », a fait savoir le Secrétaire général de la CEMAC.


« Tout le monde sait que notre sous-sol est riche en matières premières », a encore dit M. Ntsimi en parlant des potentialités économiques des pays de la zone CEMAC.


« Il faut que l’on trouve la bonne formule pour la transformation et la création de la valeur ajoutée, la création d’emplois et le Programme économique régional est réellement au sein de cette préoccupation qui permettra de donner les emplois aux jeunes », a encore dit le secrétaire général de la CEMAC.


La CEMAC aura aussi à débattre, à Brazzaville, des dossiers tels que la libre circulation du passeport biométrique, mis en service par l’organisation, au niveau de tous les Etats, en conformité avec l’OACI (Organisation internationale de l’aviation civile).


«Le passeport biométrique sécurisé se mettra progressivement en place et cohabitera avec les anciens passeports pour qu’il n’y ait pas coupure, il faudra que le citoyen de la sous région continue à pouvoir circuler librement ».


Il a indiqué que cette « libre circulation facilitera la création d’un marché commun car on ne peut pas parler de la libre circulation des biens et des capitaux sans que les gens puissent circuler librement ».

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 21:39

 

 

 

 

 

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Yasser Arafat aurait été empoisonné au polonium, une substance radioactive, selon les conclusions d'analyses effectuées dans un laboratoire lausannois pour Al-Jazira. Mais pour confirmer cette thèse, il faudrait exhumer les restes du dirigeant palestinien décédé en 2004.

Ces analyses ont porté sur des échantillons biologiques prélevés dans les effets personnels du dirigeant palestinien, remis à la veuve du défunt, Souha, par l'hôpital militaire de Percy, au sud de Paris, où M. Arafat est mort.

Niveau "significatif"

"La conclusion, c'est que nous avons trouvé (un niveau) significatif de polonium dans ces échantillons", a déclaré François Bochud, directeur de l'Institut de radiophysique du CHUV dans un documentaire diffusé mardi par Al-Jazira et réalisée après neuf mois d'enquête, selon la chaîne qatariote.

Les échantillons sont constitués de cheveux, brosses à dents, traces d'urine relevées sur des sous-vêtements, et une tâche de sang sur un bonnet médical. "Nous avons trouvé qu'il y avait une concentration de polonium plus élevée que prévu", a encore dit M. Bochud.

Yasser Arafat, tombé malade dans son quartier général à Ramallah, en Cisjordanie, assiégé par l'armée israélienne, est décédé le 11 novembre 2004 à Percy. Sa mort est restée une énigme, les quelque 50 médecins qui se sont relayés à son chevet n'ayant pas précisé la raison exacte de la détérioration rapide de son état. Des Palestiniens ont accusé Israël de l'avoir empoisonné.

Exhumer le corps d'Arafat

Patrice Mangin, directeur du Centre universitaire de médecine légale de Lausanne, s'est dit prudent. "Il serait bien sûr obligatoire d'aller plus loin et de faire une enquête plus approfondie si cela est possible".

Souha Arafat, la veuve de l'ex-président palestinien, a indiqué qu'elle allait demander à l'Autorité palestinienne d'exhumer le corps du défunt, qui se trouve à Ramallah, en Cisjordanie, pour faire toute la lumière sur sa mort.


(ats / 03.07.2012 22h30)

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 21:10

 

 

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

Radio Ndéké Luka Lundi, 02 Juillet 2012 17:37

Les forces de l’ordre viennent de mettre la main ce 02 juillet sur un homme, d’une quarantaine d’années, qui utilise illégalement le matériel exclusivement réservé à l’armée centrafricaine pour des raisons que l’on ignore encore.

Jean de Dieu Deganaye s’est fait prendre ce lundi matin alors qu’il prenait de la bière traditionnelle dans le 6ème arrondissement de Bangui. Habillé en uniforme militaire avec le galon d’adjudant-chef, l’usurpateur buvait tranquillement sa bière lorsque les forces de l’ordre lui ont mis la main dessus, rapporte l’officier qui a diligenté l’arrestation et qui a requis l’anonymat.

Les traqueurs de Jean de Dieu ont révélé que le dernier se servait de l’uniforme militaire pour influencer les civils et leur prendre de force tout ce qui l’intéresse. Ils ont aussi évoqué que Jean de Dieu Deganaye serait impliqué dans de nombreux braquages dans le 6ème arrondissement de Bangui. Le commandant et les 4 éléments qui ont capturé le faux militaire ont reçu pour instruction de le présenter aux médias afin que le peuple centrafricain sache qu’il existe des civils qui se font passer pour des porteurs de tenus.

Selon les hommes qui ont accompagné le suspect, ce sont ces faux militaires qui sont le plus responsable des vols, viols et braquages à mains armées dans les différents quartiers de la capitale centrafricaine.

Interrogé sur la provenance de la tenue et des galons qu’il porte sur lui, Jean de Dieu révèle que « c’est un ami de l’ancien Régiment Opérationnelle pour la Défense du Territoire (RDOT), actuel Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT) qui me l’avait donné pour me servir de tenue de cultivateur.». Quant aux macarons et le galon d’adjudant-chef qu’il porte, Jean de Dieu déclare que ces objets proviennent de lui-même « je les ai fabriqués de mes propres mains. Je les vends même dans les camps militaires et je fabrique aussi les médailles des chefs de quartiers des 8 arrondissements de Bangui, ils me connaissent  tous ».

Pourtant, en République Centrafricaine, il est strictement interdit aux personnes civiles de porter ou d’utiliser ce qui est destiné aux forces de l’ordre et de sécurité. C’est ce que reconnaît Jean de Dieu : «  je sais qu’il est interdit de porter la tenue militaire, c’est là ma seule faute. Pour les braquages, je n’ai jamais braqué ni volé ».

Pour quelle raison monsieur Deganaye porte-t-il une tenue militaire ? Pourquoi son ami militaire qui connait bien la portée de cette interdiction lui aurait fait don de cette tenue militaire ?

Depuis cet après-midi, Jean de Dieu a été conduit au Commissariat Central de Police  afin de répondre de ses actes. Les autorités entendent ouvrir une enquête car selon elles, Jean de Dieu ferait partie d’un réseau de malfaiteurs.

Pour rappel, en 2011, un mécanicien s’était également fait passer pour un lieutenant de la garde présidentielle mais a été très vite démasqué par la police. Les cas sont multiples en République Centrafricaine, malheureusement pour ces malintentionnés, les vrais porteurs de tenue finissent toujours par les démasquer.

 

NDLR : L’exemple venant toujours d’en haut, il n’y a rien d’étonnant à ce genre d’usurpation et d’imposture. Dès lors où dans une armée, les galons s’octroient sans des critères rigoureux liés au mérite et selon les règles de l’art, plus personne n’est à l’abri des truanderies. Comment Bozizé peut-il justifier par exemple le grade de colonel qu’il a donné à son fils Francis qui est très fier et content de s’en réclamer  On prête même à son père l'intention de faire de lui générl ?

 

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