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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:37

 

 

 

 

 

Bangui, 24 mars (ACAP) – Le Président du parlement de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Vincent Mavoungou-Bouyou, à la tête d’une délégation de neuf membres, est arrivé à Bangui pour une visite de travail, lundi 24 mars 2014 à Bangui.

 

L’objectif de cette mission est d’observer la réalité de la crise centrafricaine et d’apporter leur contribution qui ira dans le sens de réactiver un dialogue nécessaire entre les communautés en vue de ramener la paix et la sécurité durable dans le pays. 
  
Le calendrier de la délégation parlementaire prévoit une série de rencontre avec la Présidente de la République, Catherine Samba-Panza, le Président du Conseil National de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet, le Premier Ministre, Chef du gouvernement de transition, André Nzapayéké, la Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Hyacinthe Wodobodé, le Représentant de l’Union Africaine ainsi que le représentant de l’Union Européenne à Bangui. 

  
Outre ces autorités, le Président du Parlement de la CEMAC rencontrera les antagonistes de la crise militaro-politiques à savoir les anti-balakas et les ex-sélékas, ainsi que les leaders des partis politiques et de la société civile. 

 

Le Président de la Commission Intérieur, Loi et Affaires Administratives, le Conseiller Fleury Otto souhaite l’application des termes de la Résolution 21/27 du Conseil de sécurité des Nations-Unies

 

Bangui, 25 mars – Le Président de la Commission Intérieur, Loi et Affaires Administratives, le Conseiller Fleury Otto, a émis le vœu que l’opération Sangaris et la Mission de Soutien en Centrafrique (MISCA) mettent en exécution les dispositions de la Résolution 21/27 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, afin d’éviter toute drame dans notre pays, lors de la rencontre des présidents des Commissions au Conseil National de Transition avec la mission parlementaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale, lundi 24 mars 2014, à Bangui

 

Au regard du vécu quotidien, « nous nous posons la question pertinente sur le rôle réel que joue l’opération Sangaris et la MISCA en Centrafrique ?». Car, on ne cesse de dénombrer les morts à Bangui et à l’intérieur du pays. 

 

  Chose curieuse, a-t-il fait constater, ‘’aujourd’hui, les affrontements qui opposaient hier les groupes armées et les ex-sélékas, semble changés de camp. Désormais, ce sont les anti-balakas et les éléments de la MISCA qui s’affrontent. 

 

 

 

Le Président de la Commission Intérieur, Loi et Affaires Administratives, le Conseiller Fleury Otto souhaite l’application des termes de la Résolution 21/27 du Conseil de sécurité des Nations-Unies

 

Bangui, 25 mars – Le Président de la Commission Intérieur, Loi et Affaires Administratives, le Conseiller Fleury Otto, a émis le vœu que l’opération Sangaris et la Mission de Soutien en Centrafrique (MISCA) mettent en exécution les dispositions de la Résolution 21/27 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, afin d’éviter toute drame dans notre pays, lors de la rencontre des présidents des Commissions au Conseil National de Transition avec la mission parlementaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale, lundi 24 mars 2014, à Bangui

 

Au regard du vécu quotidien, « nous nous posons la question pertinente sur le rôle réel que joue l’opération Sangaris et la MISCA en Centrafrique ?». Car, on ne cesse de dénombrer les morts à Bangui et à l’intérieur du pays. 

 

  Chose curieuse, a-t-il fait constater, ‘’aujourd’hui, les affrontements qui opposaient hier les groupes armées et les ex-sélékas, semble changés de camp. Désormais, ce sont les anti-balakas et les éléments de la MISCA qui s’affrontent. 

Mission parlementaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale à Bangui
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:34

 

 

 

 

 

SENENEWS.com | 25/03/2014 à 13:49

 

SENENEWS.COM - Ils lancent un cri de détresse. Ils, ce sont les Sénégalais de Centrafrique. Ils ne savent plus quel chemin emprunter, parce qu’ils vivent un calvaire total.

 

Ne bénéficiant d’aucun soutien, ils interpellent les autorités sénégalaises pour une meilleure prise en charge, surtout de leur statut de réfugiés de guerre.

 

Pour ces Sénégalais, «leur situation est dramatique».

 

C’est pourquoi, ils invitent le président Sall à se soucier d’eux.

 

«C’est grâce au gouvernement du Sénégal que nous sommes venus mais, il nous a laissé en rade» explique t-il.

 

Selon eux, ils ont des difficultés à se nourrir et à dormir.

Lu pour vous : Venus de Centrafrique: Des Sénégalais lancent un sos!
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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:31

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-03-25 13:34:01

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fait don, mardi à Bangui, de 12 millions de dollars (6 milliards de FCFA) au gouvernement centrafricain, une enveloppe destinée à la mise en œuvre d’un projet d’urgence en réponse à la crise alimentaire et à la relance de l’agriculture en RCA.


L'accord dans ce sens a été signé, au siège de la Banque mondiale à Bangui, par le représentant résident du PAM en Centrafrique, Carlos Voloze, et la ministre d'état en charge du Développement rural, Marie Noelle Koyara.


‘'Avec l'appui de la banque mondiale, le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) va continuer à être un agent dans le développement et aussi dans l'assistance humanitaire'', a dit à cette occasion M Voloze, précisant que ce contrat va renforcer davantage les liens de coopération entre l'institution financière internationale et l'Etat centrafricain.


Pour sa part, la ministre d'Etat, Marie Noelle Koyara, a déclaré : ‘'Le gouvernement sera disponible pour une franche collaboration afin que ce projet puisse être à la hauteur de nos attentes et au bénéfice de nos populations''.


La Banque mondiale a octroyé, en février dernier, un don de 20 millions de dollars (10 milliards de FCFA) à l'Etat centrafricain pour la mise en œuvre du projet d'urgence, en réponse à la crise alimentaire et la relance de l'agriculture en RCA. 

Le projet, comportant deux volets, a été exécuté par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), à hauteur de 4 milliards de FCFA, pour la relance de l'agriculture et le Programme alimentaire mondial (PAM), à hauteur de 6 milliards de FCFA, pour l'acheminement et la distribution des vivres aux personnes affectées par la crise.


Le FAO a déjà démarré l'exécution de la composante du projet le concernant à travers la campagne agricole lancée le mois courant à Mbaiki.

 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511305#sthash.kFnhEsPJ.dpuf

Six milliards de FCFA du PAM pour l'agriculture centrafricaine
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:28

 

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-03-25 15:22:40

 

Le gouvernement centrafricain a annoncé mardi la mise en place d’une stratégie pour réduire le poids du paludisme sur la population, avec notamment l’élaboration de directives claires à l’intention des prestataires afin de guider le traitement et la prise en charge de cette maladie, particulièrement les cas graves.

 

S'exprimant lors du lancement des travaux d'un atelier sur la prise en charge des cas de paludisme grave, le représentant du ministre de la Santé, Antoine Doui Doumgba, a indiqué que cette démarche, qui se réfère aux directives du Plan mondial de lutte contre le paludisme, vise à réduire le taux de mortalité due à cette maladie, pour « éviter des pertes en vies humaines ».

 

Il a indiqué à cette occasion que la hausse du taux de mortalité due au paludisme résulte du non-respect des directives non seulement par les prestataires de soins mais aussi par les usagers des services de santé.

 

« Il me parait urgent de vous rappeler que ces directives sont très importantes et qu'il est de votre devoir de les appliquer et de les faire appliquer », a-t-il conseillé. 


Plus de trente agents de santé, prescripteurs des antipaludiques vont être formés pendant trois jours sur la prise en charge de paludisme grave, la prescription des antipaludiques et les paralysies des membres chez les enfants de moins de cinq ans, de même que les résistances aux molécules.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511318#sthash.T6h4ahdm.dpuf

 

 

La Centrafrique va appliquer une nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 16:42

 

 

 

 

Aux miens, pour les rassurer

 

Il m’arrive jamais ou il arrive rarement que je prenne le temps de répondre aux effroyables attaques de ceux, très nombreux,  – pour le dire dans les termes qu’emploie madame Taubira –, sur les réseaux sociaux, sur Facebook et Twitter, là où la bêtise peut circuler même quant le mazout de la haine et de la vulgarité lui englue les ailes, des doigts bouffis par la lâcheté flasque de l’anonymat tapent, dans la rage de leur insignifiance, des mots qui se veulent méchants, blessants et meurtriers. 

 

Hélas cette fois, la bêtise s’est introduite avec l’élégance d’un mur de béton jusque chez mes parents qui continuent de recevoir des messages de condoléances, des mots réconfortants, forcément, et des gestes d’affection de la part des amis de la famille qui ont cru à tort que j’ai effectivement été assassiné à Bangui, « au centre ville » (sic), par des « patriotes » anti-balaka (re-sic).  

 

Je voudrais ici rassurer tout le monde: je suis bien vivant, auprès de ma petite famille en France, suivant, la mort dans l’âme, le drame que vit toujours le peuple centrafricain. C’est aussi l’occasion de remercier tous ceux, proches ou anonymes, qui se sont inquiétés pour moi. Qu’ils ou elles trouvent dans ces quelques lignes, l’expression de ma gratitude pour leur humanisme généreux. 

 

Quant à ceux qui souhaitent rageusement m’arracher à l’affection des miens pour me renvoyer, par jalousie ou méchanceté à l’Orient Éternel, ils se sont et de leur propre fait interdits à mon univers. Si j’occupe le leur, comme l’a si bien dit Christiane Taubira, c’est leur affaire. Rien à leur dire donc.     

 

Adrien Poussou


Ancien Ministre.  

 

 
"Encore en vie"....! Adrien Poussou dément son assassinat annoncé sur le web
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 23:22

 

 

 

 

 

24/03/2014

 

En mars, l’archevêque de Bangui, le président de la communauté islamique centrafricaine et le chef des protestants centrafricains étaient en France et aux États-Unis pour dresser un état des lieux de leur pays et demander de l’aide.

 

 « C’est une crise militaro-politique », affirme Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, l’archevêque de Bangui et directeur de la Caritas centrafricaine, lors de son passage à Paris. Accompagné de l’imam Oumar Kobine Layama, président de la communauté islamique centrafricaine, et du révérend Nicolas Guérékoyame Gbangou, président de l’Église protestante, l’archevêque avait rendez-vous le mardi 11 mars avec Jean-Marc Ayrault, Premier ministre français, juste après avoir été reçu au Secours Catholique.

 

Le symbole est fort : les trois principaux leaders religieux du pays font bloc pour dénoncer la violence et la tentation de faire porter à l’une ou l’autre confession la responsabilité de la crise. Un conflit débuté après la chute du président Bozizé, il y a un an, et qui a vu le pays se déchirer suite aux attaques de troupes rebelles. Les premières, les Selekas, composées à majorité de musulmans, ont appuyé le coup d’État de Michel Djotodia au début de l’année dernière ; les autres, anti-Balakas, formées essentiellement de chrétiens et menées par d’anciens officiers du régime Bozizé, ont justifié leur action par la nécessité de se défendre face aux premières.

 

Bandits, militaires et politiques

 

L’imam reprend à son tour les propos de l’archevêque : « Cette crise n’est pas religieuse. Elle a été perpétrée par des bandits, des militaires et des politiques. » Auxquels il faut sans doute ajouter des criminels sortis de prison à la faveur de ces changements successifs de régime.

 

Les trois hommes, lors de leur tournée européenne et américaine, ont dressé l’état actuel de leur pays : les musulmans ont fui en masse. Beaucoup se sont réfugiés au Tchad. Si l’imam, sa femme et ses six enfants, résident encore à Bangui, c’est parce que Mgr Dieudonné Nzapalaïnga leur a offert l’hospitalité et qu’ensemble ils vivent à l’archevêché.

 

La situation du pays, décrite par leurs bouches, est inquiétante. Tel est le message urgent qu’ils entendent faire passer, tant auprès du gouvernement français, qu’auprès des sénateurs américains et des représentants des quinze pays siégeant au Conseil de sécurité des Nations unies. L’administration centrafricaine n’existe plus. La justice, l’éducation, l’armée, les services de santé ont disparu. La Présidente de transition et son gouvernement temporaire n’ont pas les moyens d’agir. Les caisses sont totalement vides. Rien pour financer des actions ou des personnels. Du coup, les bandits prolifèrent, enrôlant de jeunes désœuvrés qu’ils incitent à brûler, piller et détruire. « Tous les moyens manquent à l’État » conclut Mgr Dieudonné.

 

Le message de la souffrance d’un peuple

 

Les trois hommes poursuivent en disant que les communautés musulmane et chrétienne ont toujours vécu en bonne intelligence en Centrafrique. « D’ailleurs, à l’est du pays, ajoute Oumar Kobine Layama, les chrétiens et les musulmans vivent aujourd’hui encore dans la paix. Mais, des deux côtés, on a beaucoup tué ! »

 

« Tous les trois, enchaîne Mgr Dieudonné, nous avons agi ensemble, sans attendre, pour la survie de tous. Notre tournée en Occident doit faire passer le message de la souffrance du peuple, nous devons expliquer les racines de la crise, aujourd’hui en France, à Matignon et au Quai d’Orsay, demain en Allemagne et aux parlementaires européens, puis la semaine prochaine aux sénateurs américains et enfin aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies. »

 

Comment les trois hommes conçoivent-ils la reconstruction de leur pays ? L’archevêque juge nécessaire une première étape, préalable à la reconstruction : celle de la justice et de la réconciliation. « Il nous faut parler autour d’une table, dire non à l’impunité, inciter les citoyens des deux bords à prendre leur responsabilité (restituer ce qui a été volé, par exemple), explique Mgr Nzapalaïnga. La réconciliation doit être accompagnée d’actes, car les adultes ont perdu le sens du vivre ensemble. »

 

Vivre ensemble

 

C’est pour ce « vivre ensemble » à nouveau que le pasteur, l’imam et l’archevêque se sont faits ambassadeurs de leur pays auprès de la communauté internationale. Ils demandent que soient ouvertes des écoles de la paix, « des écoles pilotes où étudieraient les enfants des trois religions et où serait cassé l’esprit de division et de haine ». Même chose pour les « centres de santé mixtes » pouvant accueillir tout le monde, « car la guerre a fait de terribles dégâts dans les esprits ».

 

Les trois hommes souhaiteraient que ces écoles et ces centres de santé dépendent directement de la “plateforme des confessions religieuses” qu’ils avaient (de façon prémonitoire ?) créée le 27 septembre 2012, quelques mois à peine avant que le pays ne sombre dans la guerre.

 

Jacques Duffaut


 

Le S.O.S. de Caritas Internationalis

 

Caritas Internationalis (CI) a lancé le 20 mars un vibrant appel au secours pour la Centrafrique. « Des mois de troubles et de violences ont laissé le pays dévasté ! La moitié des civils a besoin d’aide, plus de 600 000 habitants ont fui leurs maisons et cherchent refuge dans des camps ou dans des églises, mosquées… Le taux de malnutrition est alarmant. »

 

Parlant du sort de beaucoup de musulmans pourchassés par des miliciens issus de la partie chrétienne de la population, l’archevêque de Bangui, président de Caritas Centrafrique, est clair : « Leurs vies sont menacées. Il pourrait y avoir un génocide ! »

 

CI appelle à la mobilisation générale. Elle lance un appel au réseau des Caritas nationales pour s’engager dans un programme de 1,2 million d’euros : secours alimentaires, soins de santé, aides scolaires, abris. En outre, la confédération prévoit une aide de 500 000 euros pour soutenir les civils réfugiés au Tchad, le pays du Nord.

 

L’aide de CI comprendra la fourniture de semences, d’outils agricoles, de médicaments aux cliniques et hôpitaux endommagés par le conflit, de l’équipement nécessaire pour reconstruire des maisons, garantissant à 450 familles la possibilité de dormir à l’abri d’ici fin 2014.

 

Autre cri d’alarme de Caritas : « Chaque enfant qui retourne à l’école en Centrafrique est une victoire ! 14 400 orphelins ou enfants aux prises avec la tragédie actuelle recevront du matériel scolaire. Nous aiderons aussi les parents pour que leurs enfants puissent aller à l’école toute l’année. »

 

Lu pour vous : Centrafrique : l’union des religieux pour la paix
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 23:12

 

 

 

 

 

lundi 24 mars 2014 14:12

 Un an, ce 24 mars 2014, la situation sur le plan sécuritaire et humanitaire ne s’est toujours pas améliorée dans le pays. Des milliers de personnes ont été tuées ou encore déplacées. Même si  la coalition rebelle n’est plus au pouvoir, avec la démission de Michel Djotodia le 10 janvier 2014, la République Centrafricaine (RCA) a connu le moment le plus sombre de son histoire.
 
Pour la société civile centrafricaine, le peuple centrafricain a été piégé. Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), « Beaucoup de gens pensaient qu’avec la chute du régime du président François Bozizé, un autre système aurait pu permettre que le peuple veille à la bonne gouvernance dans ce pays, riche en ressources minières ». 

Joseph Bindoumi regrette que : « Malheureusement, un groupe de prédateurs sont venus semer la terreur sur toute l’étendue nationale. Aucune ville, aucun village, aucun groupe, aucune communauté n’a été épargnée par les exactions des éléments de la coalition Séléka ».

La période, allant du 24 mars 2013 au 24 mars 2014, constitue l’ère la plus sombre de toute l’histoire du pays, selon la classe politique centrafricaine. Jamais autant de centrafricains n’ont été tués, massacrés, mutilés, traités de manière inhumaine ou forcés à fuir à l’étranger en un an.

Si la Séléka n’a pu mettre un an au pouvoir, car son chef, Michel Djotodia a été contraint à la démission le 10 janvier 2014, le général Abdel Karim Moussa de l’ancienne coalition rebelle, ne regrette rien. « Je n’ai rien à regretter parce que dans l’armée c’est comme ça. Chacun à son tour chez le coiffeur », a-t-il dit.

Martin Ziguélé, le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a reconnu que le pouvoir de la Séléka constitue une épine venimeuse dans les pieds des centrafricains. Car pour Martin Ziguélé, « La Séléka est une parenthèse douloureuse pour la République Centrafricaine ». 

La coalition Séléka, formée de trois groupes armés : la Convention des Patriotes pour le Salut du Kodro (CPSK) de Moussa Mohamed Daffane, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Noureldine Adame, et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Michel Djotodjia Am Non Droko, avait réussi à déstabiliser François Bozizé, après 10 années de règne.

La coalition avait déclenché les hostilités le 10 décembre 2012 au nord du pays. Elle avait conquis sans aucune résistance, de nombreuses villes au nord, au centre et à l'est de la RCA.

Le dimanche 24 mars 2013, les rebelles de la Séléka se sont donc emparés de Bangui. Et le lendemain, Michel Djotodia Am Nondokro, le leader du groupe s’autoproclame président et fait un discours à la nation dans lequel « il s’engage à conduire désormais la destinée du peuple centrafricain pendant une période de transition consensuelle de 3 ans conformément aux accords politiques de Libreville ».

Il convient de rappeler qu’à la veille de la prise de pouvoir par la coalition Séléka, Radio Ndeke Luka était sous des pressions et menaces publiques et virulentes de la part de certains membres influents de l’ancien régime de François Bozizé. Les 22 et 23 Mars 2013, Radio Ndeke Luka (RNL) passait des moments les plus inquiétants de sa vie.

Le 24 Mars, Séléka arrive au pouvoir ; aucune disposition n’a été prise pour au moins sécuriser certaines institutions du pays dont les structures des médias.

Malheureusement, RNL, radio de paix, de développement et de proximité hier accusée de connivence avec les rebelles de Séléka figure parmi les premières victimes de cette même coalition. 

Pour la première fois dans son histoire, RNL n’a pas émis pendant deux jours, les 24 et 25 Mars 2013. La radio et son personnel ont subi également d’énormes dégâts évalués à environ 30 millions de francs CFA. 

Depuis Décembre 2013, après le déploiement des forces françaises de l’opération Sangaris et des soldats sous mandat de l’Union africaine (MISCA), la situation sécuritaire reste déplorable dans le pays et la crise loin d’avoir une issue.



Source : http://www.radiondekeluka.org/politique/item/19024-un-bilan-sombre-de-pouvoir-de-la-s%C3%A9l%C3%A9ka.html

Un bilan sombre de pouvoir de la Séléka
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 23:02

 

 

 

 

 

 

LE MONDE | 24.03.2014 à 08h28 | Par Charlotte Bozonnet (Service international)

 

C'était en janvier 2013 et ils avaient fière allure : perchés sur des pick-up flambant neufs, quelque 2 000 soldats tchadiens faisaient route vers le nord du Mali pour en découdre avec les groupes djihadistes menaçant Bamako. Un an plus tard, ces images de la puissance militaire ont laissé place à d'autres : celles d'une armée tchadienne contrainte d'escorter vers le Tchad des milliers de musulmans terrorisés, fuyant la Centrafrique.

 

Après son épopée victorieuse au Mali aux côtés de l'armée française, qui avait fait de lui un acteur central de la lutte contre le terrorisme au Sahel, Idriss Déby est à nouveau au coeur d'un conflit majeur du continent africain. En Centrafrique, le Tchad s'est imposé comme l'une des clés militaires et politiques du conflit. Mais, pour son président, arrivé au pouvoir en 1990 avec l'aide de Paris et qui dirige son pays d'une main de fer, la crise centrafricaine prend de plus en plus des allures de piège.

 

Depuis une décennie, M. Déby est un faiseur de rois en Centrafrique (RCA).

 

François Bozizé, président de 2003 à 2013, puis Michel Djotodia, chef de la Séléka, ont été soutenus puis lâchés par le Tchad. Cette fois, l'affaire a mal tourné. Les exactions des rebelles de la Séléka (musulmans), qui ont pris le contrôle de Bangui en mars 2013, ont semé un chaos tel que leur maintien au pouvoir n'a plus été possible. Convoqué à Ndjamena, la capitale du Tchad, le 9 janvier, M. Djotodia s'est fait débarquer, avec le soutien de la France.

 

Loin de se calmer, l'incendie a redoublé, attisé par les violentes représailles des milices chrétiennes anti-balaka, obligeant aujourd'hui M. Déby à faire appel à l'ONU, qui prendra le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Désireux de conserver ses marges de manoeuvre, le Tchad s'était toujours opposé à cette option, mais la dégradation de la situation en RCA ne lui a guère laissé le choix. Mi-février, à la sortie de l'Elysée, M. Déby s'est déclaré favorable à l'envoi de casques bleus.

 

Pis, le conflit empiète sur son territoire. En l'espace de deux mois, 80 000 réfugiés, Centrafricains ou Tchadiens d'origine, ont afflué au Tchad. Une grande partie d'entre eux s'entassent dans des centres de transit à Ndjamena et dans le Sud. Une fois réglée la crise humanitaire provoquée par cet afflux, le Tchad devra, s'ils ne rentrent pas en RCA, intégrer ces réfugiés, dont beaucoup n'ont plus aucune attache sur place, alors qu'il est l'un des pays les plus pauvres du monde.

 

A Ndjamena, la société civile et les opposants au régime pointent la responsabilité de leur pays dans la crise centrafricaine et s'inquiètent de ses répercussions. « En mars 2013, le Tchad aurait pu arrêter les rebelles de la Séléka, mais il n'a rien fait pour les empêcher d'agir, raconte un représentant de la société civile.Aujourd'hui, le pays doit gérer des dizaines de milliers de réfugiés. Cette arrivée de civils ne déstabilisera pas forcément le pays, mais qu'en sera-t-il des milliers d'hommes en armes de la Séléka ? »

 

CYCLE ÉLECTORAL

 

Chassés de Bangui et des villes de l'ouest de la Centrafrique par les anti-balaka, les ex-rebelles de la Séléka se sont repliés dans le nord-est du pays : une zone frontalière du Tchad (et du Soudan), difficile d'accès, qui a, dans le passé, souvent servi de base arrière à des mouvements rebelles, y compris tchadiens. « Ces combattants sont potentiellement à la merci d'un nouvel entrepreneur politique qui leur offrirait de l'argent et des armes pour lancer un nouveau mouvement armé », explique un observateur étranger. « Un homme comme Nourredine Adam n'a pas apprécié d'être écarté, et il sait parfaitement où trouver des financements », avance une source diplomatique.

 

De nombreux observateurs soulignent le risque d'infiltration par des groupes islamistes. La secte nigériane Boko Haram est ainsi bien implantée dans le nord du Cameroun, frontalier de la RCA. Une source de préoccupation sécuritaire supplémentaire pour Idriss Déby, qui doit déjà gérer la menace islamiste ou rebelle à ses frontières avec la Libye, le Nigeria et le Soudan.

 

La principale difficulté immédiate pour M. Déby pourrait venir de son entourage. « Il n'y aura pas de “printemps” tchadien. Par contre, le président risque de devoir rendre des comptes à des gens de son clan pour sa politique en Centrafrique », souligne le chercheur Roland Marchal, en référence aux notables et officiers tchadiens qui faisaient de juteuses affaires à Bangui.

 

Aussi contrariants soient-ils, les revers de M. Déby en Centrafrique n'ont pas remis en question sa toute-puissance politique au Tchad. « Les députés n'ont pas pris une seule fois la parole pour critiquer sa politique en RCA », se désespère un représentant de la société civile. Le régime poursuit, avec succès, sa politique faite de répression et de cooptation à l'égard de l'opposition. Il y a un an, il avait dénoncé une tentative de déstabilisation et arrêté plusieurs députés, sans susciter de critiques internationales.

 

Alors que cette année le Tchad est censé entrer dans un cycle électoral (élections régionales en 2014, législatives en 2015 et présidentielle en 2016), les partisans d'une alternance savent que la communauté internationale en général et la France en particulier risquent d'être réticentes à faire pression sur leur allié régional en faveur de scrutins transparents. Le Tchad occupera une place majeure dans le nouveau dispositif militaire français au Sahel.

 

c.bozonnet@lemonde.fr

 

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/03/24/le-tchad-pris-dans-le-piege-de-la-crise-centrafricaine_4388244_3232.html

 

Lu pour vous : Le Tchad pris dans le « piège » de la crise centrafricaine
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 22:37

 

 

 

 

 

 

afp.com - http://www.journaldafrique.com/ Lundi, 24 Mars 2014

 

Violences sans fin, aides financières et troupes européennes qui tardent à arriver: un an après la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka qui a plongé la Centrafrique dans un chaos sanglant, le pays reste dans l’impasse.

 

Lundi, un important dispositif sécuritaire a été mis en place à Bangui, date anniversaire du renversement du président François Bozizé par la rébellion de Michel Djotodia, et après de nouvelles violences ayant fait au moins 4 morts ce week-end.

 

Dès l’aube, la force de l’Union africaine Misca menait des patrouilles et procédait à des fouilles des véhicules et des personnes, sur les principales avenues reliant le centre au nord-ouest de la ville.

 

Les véhicules de particuliers et de transport en commun étaient systématiquement arrêtés et les soldats de la Misca procédaient à une fouille minutieuse sous les sièges, dans les coffres, parfois des passagers.

 

La Misca compte 6.000 hommes, appuyés depuis début décembre par la force française Sangaris, 2.000 soldats. Les forces internationales sont chargées de rétablir un minimum de stabilité dans un pays où l’Etat n’existe plus et qui traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés ayant fui les violences inter-communautaires.

 

Si les tueries de masse ont cessé depuis le début de l’intervention française le 5 décembre, les explosions de violences restent quotidiennes à Bangui et en province, où de larges portions du territoire restent hors de contrôle de toute forme d’autorité.

 

Même dans la capitale, violences et assassinats restent le lot commun. Ainsi, au moins quatre personnes ont été tuées samedi à Bangui dans des affrontements entre groupes armés, au cours desquels les soldats de Sangaris et de la Misca ont aussi été pris à partie.

 

Un peu partout dans le pays, des exactions sont régulièrement signalées contre les populations. Selon les régions, elles sont le fait des ex-Séléka ou des anti-balaka, miliciens majoritairement chrétiens qui se sont dans un premier temps opposés aux agissements des Séléka essentiellement musulmans, avant de s’en prendre à la population civile musulmane.

 

 L’argent manque

 

Ces violences ont provoqué un exode des populations musulmanes de régions entières du pays. Pour ceux qui restent, la situation est « insupportable », a dénoncé vendredi Peter Bouckaert, directeur Urgences de l’ONG Human Rights Watch.

 

« La situation humanitaire et sécuritaire est très grave, insupportable pour les musulmans qui restent dans le sud-ouest (de la Centrafrique) et à Bangui. Il y a une vingtaine de poches dans le pays avec 15.000 personnes en danger. On doit réfléchir à les évacuer », a-t-il déclaré à la presse.

 

Cherchant un nouveau souffle, Paris compte sur l’envoi d’une force européenne en appui aux forces française et africaine sur place, en attendant une prise de relais par une force de l’ONU, toujours hypothétique.

 

Mais une centaine de soldats européens manquent toujours à l’appel pour lancer l’opération qui devait commencer la semaine dernière, les pays européens ayant surtout les yeux rivés sur la crise ukrainienne.

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon réclame de son côté une décision rapide du Conseil de sécurité au sujet du déploiement de 12.000 Casques bleus dans l’ancienne colonie française.

 

Après un an de dérive, l’urgence est aussi de rétablir l’Etat et de remettre en marche une économie atone, dans ce pays très pauvre au passé troublé par des coups d’Etat, des mutineries et des rébellions. Les fonctionnaires centrafricains ont reçu début mars leur premier salaire depuis six mois, mais l’argent manque.

 

Elue le 23 janvier dernier, la présidente de transition Catherine Samba Panza, endossant le costume de « VRP », multiplie les rencontres avec ses pairs africains et les représentants des institutions internationales afin de récolter l’aide financière nécessaire au redressement du pays.

 

L’Union Européenne (UE) a annoncé mi-mars l’octroi d’une aide de 81 millions d’euros à la Centrafrique consacrée à l’éducation, la santé et la sécurité alimentaire.

 

Mais jusque-là, l’engagement financier des bailleurs internationaux est « extrêmement faible, pas du tout à la hauteur », dans ce très pauvre pays où les violences ont fait près d’un million de déplacés et réfugiés, sur une population de 4,6 millions d’habitants, s’alarmait récemment l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

Centrafrique: après un an de chaos, la Centrafrique dans l’impasse
Centrafrique: après un an de chaos, la Centrafrique dans l’impasse
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 22:22

 

 

 

 

 

http://sahel-intelligence.com/   le 24 mars 2014 par Frédéric Powelton 

 

Le Premier ministre par intérim centrafricain André Nzapayeke a profité de la réunion d’un GCI (Groupe de Contact International) sur la situation en Centrafrique tenue la semaine dernière au Congo-Brazzaville pour présenter la feuille de route de la transition politique, en vue de la préparation de l’élection présidentielle qui doit être organisée dans une année.


L’objectif de la rencontre au Congo-Brazzaville, qui a rassemblé les voisins de la Centrafrique, la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale) et l’Union africaine, se rapportait sur une discussion des progrès politiques et sécuritaires dans une Centrafrique en pleine tourmente. Le pays a nommé une Autorité nationale des élections composée de 7 membres.


Cette équipe a déjà commencé à s’activer avec le lancement d’une tournée à travers le pays, comme première étape de l’élaboration d’un emploi du temps électoral national.Les participants à cette rencontre ont constaté les progrès réalisés dans la stabilisation du pays, principalement la réduction graduelle des violences autour de la capitale Bangui, depuis la rencontre des Chefs d’Etat de la région qui a obligé l’ancien président et ancien dirigeant rebelle Michel Djotodia à quitter le pouvoir.


Toutefois, beaucoup reste encore à faire en Centrafrique qui se prépare à être dans les prochains mois le théâtre du déploiement de troupes des Nations unies. Le pays doit améliorer l’autorité du gouvernement sur l’ensemble de son territoire et adopter des mesures fortes pour dissuader les activités des groupes armés, principalement les milices anti-balaka et les anciens rebelles Séléka. Ce dernier point a fait l’objet d’un vibrant appel de soutien du GCI à la communauté internationale et aux pays qui ont connu une expérience similaire.

 

 

 

(Le commissaire au développement de l'UE Andris Pielbags avec le PM André Nzapayéké)

Centrafrique : Feuille de route pour les prochaines présidentielles
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