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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 04:04

 

 

 

 

Bangui la coquette

 

Bangui, 25 mars (C.A.P) – Selon des informations concordantes, d’assez graves incidents se seraient produits dans des circonstances confuses et auraient opposé ce dimanche des habitants du quartier Combattants sur la route de l’aéroport Bangui-Mpoko au cours desquels un soldat de la Micopax de nationalité congolaise aurait trouvé la mort et autre sérieusement blessé. Une femme centrafricaine serait également décédée par balle.

Dans la soirée, des habitants  des quartiers proches du quartier Combattant interrogés par C.A.P au téléphone ont affirmé avoir entendu de nombreux coups de feu provenant de cet endroit sans savoir exactement de quoi il s’agissait, ajoutant que la plupart des gens étaient terrés chez eux. (à suivre)  

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 23:42

 

 

 

logo OIF

Radio Ndéké Luka Dimanche, 25 Mars 2012 12:50

La situation au Mali continue de susciter des réactions sur le plan international. Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a fermement condamné samedi 24 mars 2012, le coup d’Etat du 21 mars dernier au Mali. Il a demandé un retour à l’ordre constitutionnel.

Dans un communiqué de presse rendu public, le numéro 1 de l’OIF a indiqué que « Cette rupture brutale de l’ordre légal et l’éviction par la force des autorités maliennes élues démocratiquement sont totalement inacceptables ».

Il a ajouté que, « Tous les pays voisins du Mali et les partenaires internationaux doivent se mobiliser et œuvrer de concert pour aider le Mali à retrouver la paix, la stabilité et à rétablir une vie démocratique dans le respect de l’intégrité territoriale ».

Le Secrétaire général de la Francophonie a appelé « à un dialogue politique immédiat, rassemblant tous les acteurs politiques maliens, pour cesser les combats sur l’ensemble du territoire et rétablir la paix, définir les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel et préparer dans des délais acceptables des élections libres, fiables, transparentes et inclusives ».

Il a en outre rappelé les dispositions de la Déclaration de Bamako adoptée en novembre 2000 et a confirmé qu’il saisira le Conseil Permanent de la Francophonie, qui se réunira le 30 mars à Paris, pour statuer sur la situation au Mali.

Il faut dire que la situation au Mali préoccupe aussi la communauté centrafricaine vivant non seulement dans ce pays, mais aussi en RCA. L’actuel président Amani Toumani Touré dont le siège reste menacé a été l’un des principaux acteurs d’un retour de paix en République Centrafricaine lors des troubles militaro-politiques de 1996. ATT, familièrement appelé par les centrafricains a su gérer avec tact des crises à l’époque de son défunt homologue Ange-Félix Patassé. Ce dernier a été acculé par des mutineries et même d’un putsch manqué en 2001.

 

Mali: 14 détenus en grève de la faim

 

AFP Publié le 25/03/2012 à 22:29

 

Quatorze personnalités du régime déchu du président malien Amadou Toumani Touré, renversé jeudi, ont entamé aujourd'hui une grève de la faim pour protester contre leur détention "arbitraire" par la junte.

 

Arrêtés et détenus au camp de Kati, QG du nouveau pouvoir situé près de Bamako,"les 14 ont entamé une grève de la faim. C'est une détention arbitraire et nous voulons savoir ce qu'ils ont fait", a indiqué à l'AFP un parent d'un détenu.

 

Dans un bref message, ces ex-responsables affirmaient: "nous sommes 14 dans une chambre de 12 mètres carrés, couchés à trois sur un matelas d'une place. Nos droits élémentaires sont violés".

 

Parmi les détenus figurent le Premier ministre en poste jusqu'à jeudi, Mme Mariam Kaidama Sidibé, son ministre des Affaires étrangères Soumeylou Boubèye Maïga et l'ancien chef du gouvernement Modibo Sidibé.

 

L'ONU et plusieurs pays, ainsi que des organisations locales de défense des droits de l'Homme, ont réclamé leur libération.

 

Le sort de l'ex-président Touré demeure inconnu. Il "va très bien, il est en sécurité", s'est borné à dire vendredi le capitaine Sanogo, refusant de préciser où se trouve "ATT", ni s'il est aux mains des putschistes.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 23:27

 

 

 

logo cemac

http://www.integrationafrica.org

Le camerounais Antoine NTSIMI, président de la Commission, interdit de séjour à Bangui, capitale - siège de la Cemac. L’avion qui le ramenait d’une mission à l’étranger a été refoulé à l'aéroport à Bangui.

« L’opinion publique nationale et internationale est informée que l’avion transportant à son bord monsieur Antoine NTSIMI, président de la Commission de la Cémac, de retour d’une mission de travail, a été refoulé à l'aéroport à Bangui, après atterrissage de son avion, un vol régulier de Kényan Airways, qui l'a d'ailleurs ramené au Cameroun. Le président congolais Denis SASSOU NGUESSO, président en exercice de la Cemac, a été informé de cet incident qui met à mal l’intégration dans la sous-région ». Voilà la substance du communiqué de presse du ministre camerounais des Relations extérieures, Pierre MOUKOKO MBONJO, parvenu à notre rédaction le 22 mars 2012.

Cet incident est le dernier épisode d’un feuilleton à rebondissement dans les relations exécrables entre le président François BOZIZE et le président de la Commission de la Cemac, le camerounais Antoine NTSIMI. Les deux hommes ne s’apprécient guère depuis un bon moment. A l’origine de la discorde : des querelles et des egos surdimensionnés de part et d’autre. Selon des sources centrafricaines de première main, Antoine NTSIMI s’illustre par des comportements méprisants à l’égard du président François Bozizé. Ce mépris est mêlé à la condescendance chaque fois que Antoine NTSIMI est face à un centrafricain.  A Bangui, le président de la Commission de la Cémac est accusé de se mêler des affaires intérieures de son pays d’accueil. On l’accuse par exemple de critiquer régulièrement la capacité du président Bozizé à maintenir la sécurité et l’intégrité du territoire centrafricain.

Réponse du berger à la bergère

La réaction des autorités centrafricaines est allée crescendo. Bangui a commencé par stigmatiser le management d’Antoine NTSIMI. « Si l’intégration est au poids mort dans la zone Cémac, relève-t-on dans la capitale centrafricaine, c’est à cause d’Antoine NTSIMI, de ses méthodes de travail, de son caractère irrespectueux vis-à-vis des chefs d’Etats de la sous-région... » Dans un second temps, la presse centrafricaine (informée par une source jusque-là non identifiée) annonce le limogeage d’Antoine NTSIMI de la présidence de la Commission. Des noms sont avancés pour lui succéder. Il n’en sera rien. Plusieurs mois après, la même presse parle du recul de l’intégration en Afrique centrale. On s’en doute, le bouc émissaire est tout trouvé en la personne du président de la Commission Cémac. Celui-ci s’est toujours enfermé dans un mur de silence face aux différentes manœuvres relevées plus haut. Discrétion ou mépris ?

L’incident du 22 février 2012 est la goutte d’eau qui déborde le vase d’une relation difficile entre le patron de la Cémac et les autorités centrafricaines. La Cémac a désormais son patron en « exil ». L’institution est par conséquent bloquée. Et seul un sommet des chefs d’Etat devrait trouver une solution à la crise. En attendant, le président en exercice de la Cémac joue aux sapeurs pompiers

Jean Pierre OMBOLO

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 23:24

 

 

 

drapeau françafricain

 

ANALYSE

 

(25/03/1012) Pour les candidats à l’Elysée, il est toujours important de courtiser les chefs d’Etat africains à la veille de l’élection présidentielle française. Ces derniers mois, la multiplication des visites diplomatiques et d’ « affaires » impliquant le clan Sarkozy nous ramène au cœur d’une « Françafrique » que beaucoup déclarent morte et enterrée, mais qui reste truffée d’émissaires occultes, de mallettes et de barbouzes

Gilles Labarthe / DATAS

- Que vont chercher, aujourd’hui encore, les hommes d’État français en Afrique ? Une stature diplomatique, ou des moyens sonnants et trébuchants de campagne électorale ?

- Des Africains ont aidé, continuent à aider des candidats français ou des formations politiques. Mais il faut surtout relever qu’un président de la République française ou quelqu’un qui aspire à le devenir doit connaître l’Afrique et y jouir d’un certain rayonnement. C’est devenu une donnée politique, c’est entré dans les mœurs. Enfin, des électeurs français, dont les suffrages ne sont pas négligeables, vivent en Afrique.

 Les décennies passent, et cette réponse de Jacques Foccart, homme des « réseaux » français en Afrique et ancien secrétaire général de l’Élysée du temps de Charles de Gaulle, reste toujours d’actualité. Depuis cinquante ans, c’est la même histoire : dès l’approche de l’élection présidentielle, le ballet des visites diplomatiques entre candidats à l’Elysée et potentats africains s’intensifie, jusqu'à ressembler à une farce de boulevard digne du Père Ubu.

De quoi s’agit-il, pour les politiciens français ? Officiellement, d’afficher leur présence à l’étranger, de serrer les mains des nombreux électeurs nationaux ou bi-nationaux, de reprendre contact avec les formations politiques amies. En coulisses, le programme comporte un autre agenda : rassurer les industriels et investisseurs français sur la poursuite de leurs bonnes affaires au sud du Sahara, renforcer les moyens financiers de campagne électorale en glanant quelques « enveloppes » au passage, et s’attirer la sympathie des dirigeants africains des pays « qui comptent » pour la France. Bref, de donner ses gages à la « Françafrique », en se rapprochant par exemple du Gabon de la très influente famille Bongo, ou du Congo-Brazzaville de l’autocrate et franc-maçon Denis Sassou Nguesso.

Rappelons-le en quelques mots : le néologisme de « Françafrique » a d’abord utilisé par l’ancien président ivoirien Houphouët-Boigny dans les années 1960, pour évoquer les liens privilégiés entre la France et ses anciennes colonies. Il a ensuite été popularisé depuis une quinzaine d’années dans un sens péjoratif et par jeu de mots (« France-à-fric ») pour dénoncer le caractère néo-colonial, occulte et affairiste des relations franco-africaines.

A Paris, l’association Survie milite depuis une vingtaine d’années pour « l’assainissement de la politique africaine de la France ». Elle n’a pas manqué de relever les dernières actualités : il y a quelques semaines, l’ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius était en séjour à Libreville, où il a été reçu le 14 février « par le dictateur gabonais Ali Bongo, fils du despote Omar Bongo, imposé au pouvoir en 2009 par le biais d’un coup d’État électoral ». A cette occasion, Laurent Fabius a déclaré que les relations entre la France et le Gabon étaient « excellentes » et souhaité « qu’elles se développent dans le futur ».

Ces déclarations ont fait sursauter les défenseurs des droits humains, largement bafoués dans le petit Etat pétrolier du golfe de Guinée. Elles semblent d’autant plus malvenues de la part d’une figure importante de la gauche française, qu’elles interviennent juste quelques jours après une réaction du député européen Kader Arif, du premier cercle entourant le candidat à la présidentielle François Hollande. Kader Arif avait raillé la « visite privée » de Sassou Nguesso au président Sarkozy, le 8 février à l’Elysée. Les candidats de l’opposition n’avaient pas manqué l’occasion de fustiger un chef de l'Etat français qui « continue de faire honneur aux dictateurs », comme le déplorait aussi l’écologiste Eva Joly. « Il est grand temps d'en finir avec cette Françafrique », avait renchéri le Parti communiste français…

Fin janvier 2012, c’était au tour du président ivoirien Alassane Ouattara - remis en selle entre autres grâce à l’intervention de l’armée française à Abidjan en mars 2011, pour écarter son rival Laurent Gbagbo, qui s’accrochait au pouvoir - d’être reçu à l’Elysée, avec grande parade et tous les honneurs. Le quotidien de droite Le Figaro a chanté cette rencontre hautement symbolique : « Il semble loin le temps où la France et la Côte d'Ivoire apparaissaient comme deux nations brouillées. La visite d'État, entamée mercredi à Paris par le président ivoirien, Alassane Ouattara, se veut le symbole de retrouvailles nouées dans le sang lors du dénouement de la crise ivoirienne. Elle est une nouvelle étape dans la lune de miel voulue par les deux chefs d'État liés par une vieille amitié. ADO, comme les Ivoiriens surnomment leur président, et Nicolas Sarkozy se connaissent depuis plus de vingt ans, présentés par le truchement de Martin Bouygues. Les deux hommes ne se quitteront plus ».

Aujourd’hui, les associations militantes ou les politiciens de l’opposition ne sont plus les seuls à le constater : dans les faits, la « rupture » promise par Sarkozy n’a pas eu lieu. Des spécialistes des relations franco-africaines, tels que Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS, perçoivent aussi une « régression de la politique africaine de la France à des relations clientélistes avec les capitales subsahariennes, relations dont l’asymétrie n’est pas toujours celle à laquelle on pense spontanément. L’Elysée soutient sans ambages les régimes en place, et même les sauve si nécessaire comme on l’a vu au Tchad (grâce à une intervention militaire française en février 2008, Ndla), il appuie les successions dynastiques (ou leur préparation) comme au Togo, au Gabon, au Burkina Faso, au Sénégal ».

 Précisément, c’est un ancien ambassadeur français en poste au Sénégal (de 2007 à 2010, avant que le président Abdoulaye Wade demande et obtienne son départ) qui sort de sa réserve : pour Jean-Christophe Rufin, membre de l'Académie française et ancien vice-président de Médecins sans frontières, « Sarkozy n'a jamais rompu avec la Françafrique ». Dans une tribune libre toute fraîche, publiée le 6 mars 2012 , il dresse un bilan : « L'interventionnisme français en Afrique a rarement été aussi fort que pendant ces cinq dernières années. Sauvetage militaire d'Idriss Déby Itno au Tchad, soutien au général putschiste Mohamed Ould Abdelaziz en Mauritanie, coup de pouce électoral à Ali Bongo Ondimba au Gabon, intervention armée en Côte d'Ivoire, appui à la transition guinéenne, interventions armées au Niger contre Al-Qaïda, sans parler de l'intervention en Libye, le quinquennat écoulé a été marqué par un activisme français tous azimuts, secret ou à visage découvert, sur le continent africain. Quel que soit le jugement que l'on porte sur ces interventions, force est de reconnaître qu'elles n'ont en rien le caractère « normal » qu'elles pourraient avoir dans le reste du monde. Elles sont largement fondées sur des relations personnelles, anciennes ou nouvelles. La politique africaine de la France doit peu au Quai d'Orsay et beaucoup encore aux réseaux de toutes natures ».

Jean-Christophe Rufin s’interroge aussi sur la bienveillance de l’Elysée envers un président sénégalais sortant, et passablement décrié en son pays : Abdoulaye Wade - 85 ans, au pouvoir depuis 12 ans. Mis en difficulté, Wade doit affronter son ex-Premier ministre, Macky Sall, pour un second tour d’élection présidentielle qui s’annonce très serré, dimanche 25 mars 2012.

 « Le Sénégal est emblématique de la relation franco-africaine sous Sarkozy. Le président Wade ne se permettrait pas une épreuve de force avec son peuple s'il ne se savait pas soutenu par la France. Quand Juppé (le ministre des Affaires étrangères, Ndla) le critique, il ne se prive pas de lui rappeler avec arrogance que les décisions ne se prennent pas à son niveau. Ainsi la France, qui se prétend dans le monde championne des droits de l'homme, est le dernier pays à faire preuve au Sénégal d'une complaisance coupable pour un régime qui, au fil des années, a vidé la démocratie sénégalaise de son contenu - tout en préservant ses formes - et créé les conditions d'une autocratie héréditaire ».

Héréditaire, en effet : par l’entremise de certains « conseillers » dont l’avocat Robert Bourgi, lui-même « héritier autoproclamé » de Jacques Foccart, Abdoulaye Wade n’a cessé de promouvoir auprès des autorités françaises son fils Karim, pour assurer un jour sa succession à la tête de l’Etat. Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, on ne compte plus leurs rencontres discrètes à l’Elysée. Les Sénégalais ont jusqu’ici échappé de peu à un scénario identique à ce qui a déjà prévalu en février 2005 au Togo (Faure Gnassingbé mis au pouvoir par les militaires dès la mort de son père, le général Eyadéma, après 38 ans de règne) et au Gabon (Ali Bongo, lui aussi « élu » président à l’issue d’élections contestées, organisées après la mort d’Omar Bongo en juin 2009). Coïncidence, tous ces fils prodigues se fréquentent et se connaissent depuis belle lurette. Ils sont aussi connus des services français pour leur comportement de « flambeurs » invétérés, propriétaires d’hôtels particuliers dans les belles avenues de Paris et d’innombrables voitures de luxe.

Au trio Karim Wade – Faure Gnassingbé – Ali Bongo, il convient d’ajouter un quatrième larron, lui aussi grand amateur de paillettes, champagne et nuits parisiennes : « Teodorin » Obiang Nguema, fils préféré du dictateur de Guinée équatoriale, ce petit Etat qualifié « d’émirat pétrolier » dont les richesses sont dilapidées par le clan au pouvoir, au mépris complet de la population. Teodorin est en première ligne en France dans l’enquête portant sur les « biens mal acquis » de trois chefs d'État africains – Denis Sassou Nguesso, Teodoro Obiang Nguema et feu Omar Bongo.

Cette enquête, actuellement menée par les juges Roger Le Loire et René Grouman, malgré les freins actionnés depuis l’Elysée, a été ouverte à la suite d’une plainte déposée en 2008 par Transparency International France pour soupçons de recel et blanchiment de fonds publics détournés. A la demande des deux juges d'instruction, une perquisition a encore eu lieu le 14 février 2012 par les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière - OCRGDF dans la résidence privée du « playboy » Teodorin, avenue Foch à Paris - une somptueuse propriété de 2185 m2 s'étendant sur six étages et des dizaines de pièces. Le 28 septembre 2011, la police nationale avait déjà saisi 11 voitures de luxe appartenant à Nguema fils : deux Bugatti Veyrons, une Maserati MC12, une Porsche Carrera GT, une Ferrari Enzo et une Ferrari 599 GTO, une Aston Martin V8 V600 LM, une Rolls-Royce Phantom, un Drophead Coupé, une Bentley Azure et une Bentley Brooklands Coupé. Valeur : entre 200 000 et 2 millions d'euros l'unité.

La Françafrique est-elle morte ? Voici la Françafrique bling-bling des « fils à papa ». Et la question se pose : pourquoi les locataires successifs de l’Elysée ne parvient-ils pas à en finir avec les régimes de faveur accordés aux potentats africains - jeunes ou vieux -, avec les pratiques de la diplomatie parallèle, avec les réseaux affairistes et occultes découlant de la « période Foccart » - ou ce qu’il en reste ?

Le financement des partis politiques français, à coup de mallettes bourrées d’argent et via des intermédiaires sulfureux, est un élément d’explication. Ces histoires de mallettes sont revenues sur le devant de la scène après la sortie il y a quelques mois d’un livre du journaliste d’investigation Pierre Péan, enquêtant sur un acteur relativement nouveau et méconnu de ces « réseaux » protégés par l’Elysée : Alexandre Djouhri, « formé » dans les années 1990 par des fidèles de Charles Pasqua. La parution de l’ouvrage en septembre 2011 a suscité une cascade de réactions. « L’émissaire » Robert Bourgi, bien entendu visé, s’est fendu de « révélations » ramenant cette pratique des mallettes à l’ère Chirac-Villepin. Puis, Mike Jocktane, ex-conseiller personnel d’Omar Bongo et directeur adjoint de son cabinet, a précisé les choses : le convoyage de mallettes depuis le Gabon et d’autres pays « amis » n’aurait pas cessé avec l’arrivée de Sarkozy à la Présidence, en mai 2007. Il aurait bel et bien continué...

Toujours en septembre 2011, un autre « intermédiaire » également « employé » par l'Elysée, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, a été mis en examen pour « complicité et recel d'abus de biens sociaux » dans le cadre du volet financier de « l'affaire Karachi » (soupçons de financement occulte de la campagne balladurienne pour l'élection présidentielle de 1995, impliquant des proches de Sarkozy, dont son ami et ancien conseiller Thierry Gaubert). Le 5 mars 2011, des douaniers avaient déjà interpellé Takieddine à l'aéroport de Paris - Le Bourget : il revenait de Libye avec 1,5 million d'euros en espèces dans ses valises.

Ces « éléments » peuvent sembler épars. Pour qui se donne la peine de les rassembler, ils tracent pourtant une ligne, qui renvoie à une constante de la vie politique française ; à un « système », qui a progressivement été dévoilé lorsqu’a éclaté, dès 1993, « l’affaire Elf » , le plus grand scandale politico-financier jamais mis à jour en France : financement politique de partis français par le jeu de commissions et rétro-commissions sur les recettes du pétrole gabonais ou de contrats mirobolants conclus à l’étranger en faveur d’entreprises tricolores. Ce « système » fait partie intégrante des modes de fonctionnement cachés de la Ve République. Et dans ce système, l’Afrique tient encore une place considérable.

Peut-être les dirigeants africains sont-ils même plus imposants qu’auparavant : depuis le début des années 1990, ils ont appris à pratiquer le chantage au pétrole gabonais ou congolais, à l’uranium nigérien ou centrafricain... ou au financement de campagne électorale. Les membres de la famille Bongo, comme d’autres dirigeants africains, ont désormais assez d’influence sur l’Elysée pour imposer leurs propres interlocuteurs .

Quels atouts ces dirigeants africains tiennent-ils dans leur manche ? Il y a d’abord le « côté cour » : au niveau de la scène internationale, la France perdrait son rang de « moyenne puissance » sans le ralliement des Etats composant son « pré carré » en Afrique – Etats qui lui apportent des voix dans l’enceinte des Nations unies. Sur le plan de sa politique dite d’autosuffisance énergétique, la France ne serait rien - ou presque - sans l’uranium du Niger, qui fournit environ 80 % du combustible nécessaire aux centrales nucléaires de l’Hexagone. Ajoutez à cela les intérêts de multinationales, comme Total ou GDF-Suez, dans le pétrole et le gaz africains ; dans les minerais stratégiques (composants essentiels pour l’aéronautique, les télécommunications, l’armement…) ; dans les matières premières (les « denrées coloniales »…) ; le transport… ou encore, au chapitre de la défense, la garantie d’une présence militaire française au sud de le Méditerranée.

Ce sont de tels enjeux, d’ordre stratégique, qui ont amené le général de Gaulle et ses proches conseillers à imposer dès son retour au pouvoir en 1958, un usage : celui du « domaine réservé », inscrit en marge de la Constitution de la Ve République. En clair : le président de la République française dirige depuis l’Elysée les dossiers africains, les affaires étrangères, la défense, sur lesquels il a la haute main.

 Voilà qui nous amène au « côté jardin » : depuis 1958, il est aussi d’usage que la gestion des « affaires franco-africaines » depuis l’Elysée passe par des « circuits courts » et officieux, décrits par Foccart dans ses Mémoires. Tant que la France ne changera pas de Constitution, en optant pour une VIe République, des pans entiers de cette politique africaine échapperont aux instances démocratiques, Parlement et ministre des Affaires étrangères compris.

 Que sont les « circuits courts » ? Des relations personnelles entre le président français, ses plus proches conseillers ou émissaires, et les dirigeants africains. Des relations fondées sur l’amitié, le « sens de la famille » et de l’intérêt commun. Foccart aimait à rappeler que cette pratique s’était imposée sur la demande des potentats africains eux-mêmes. Déjà à la fin des années 1970, « L’empereur » de la République centrafricaine, Bokassa 1er, s’adressait directement à son « ami » Valéry Giscard d’Estaing, et savait l’obliger - voire, le punir - par des cadeaux compromettants. On se souvient de « l’affaire des diamants », qui lui a en partie coûté sa réélection en 1981.

Aujourd’hui encore, Paris veille jalousement sur la République centrafricaine, archétype de la Françafrique. Ce pays oublié des médias renferme depuis les années 1940 de magnifiques réserves, outre le gisement d’uranium de Bakouma : des diamants, de l’or, le « trésor de guerre » de la mouvance gaulliste, bien à l’abri dans le sous-sol. C’est un ancien légionnaire français, actif dans les services de renseignement de Bozizé et impliqué dans le trafic d’armes, qui le confirme : le pays est « sous contrôle », survolé nuit et jour par l’aviation française ; les ambassadeurs européens en poste à Bangui rapportent régulièrement leurs informations à l’ambassadeur de France ; et, moyennant une bonne couverture, rien de plus facile que d’exfiltrer des diamants ou de l’or du pays, en leur faisant passer la frontière par valise diplomatique, tandis que la population est livrée à la misère. Bangui a beaucoup intéressé un autre « émissaire » de Sarkozy, qui s’est poussé du col et depuis 2007, cherche à jouer le « Monsieur Afrique » officieux de l’Elysée : Patrick Balkany, un ami d’adolescence.

Quel est le candidat à la présidence française qui, en 2007, avait le mieux compris à la fois l’importance du « pré carré » africain pour la politique étrangère, économique et énergétique de l’Hexagone, et la pratique des « circuits courts » ? Nicolas Sarkozy, qui fréquentait le doyen des chefs d’Etat africains Omar Bongo depuis les années 1980, alors qu’il n’avait encore aucune fonction au gouvernement et n’était que maire de Neuilly.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 23:21

 

 

 

 

Macky

 

 

Slate.fr

 

Le coup de téléphone tant attendu. Abdoulaye Wade a reconnu sa défaite et a appelé Macky Sall pour le féliciter. Macky Sall, 51 ans, est le nouveau président de la République. Le Sénégal vient de réaliser sa seconde alternance générationnelle.

 

Selon les premiers résultats publiés non officiels, Macky Sall est donné favori. Le candidat de Benno Bok Yakaar (Unissons-nous pour l'espoir) passe largement devant Abdoulaye Wade, président sortant. Macky Sall obtiendrait 69,16% des suffrages contre 30,84% pour Wade, selon Dakar actu. Cris de joie, coups de klaxons: partout à travers le pays, on note des scènes de joie.

 

Le baobab est tombé

 

Les Sénégalais sont sortis en masse dans les rues pour festoyer à l'annonce des premiers résultats du scrutin. Les militants de Macky Sall ont pris d'assaut le quartier général sis au quartier de Liberté VI pour crier victoire aussi. Idem au Plateau, situé dans le centre ville à quelques jets de pierre du palais présidentiel.

 

Les résultats continuent de tomber. Et la tendance se confirme de plus en plus. Macky Sall a même réussi à détrôner Wade dans les zones où il avait pourtant gagné au premier tour. Partout, le candidat de l'opposition a obtenu des scores plus que favorables. Et tout porte à croire, qu'il dépassera la barre des 70 % pour ce second tour.

 

Une sortie peu honorable pour un opposant historique

 

Sur les réseaux sociaux, les internautes laissent exploser leur joie. «Le baobab est tombé », «Je suis fier de mon peuple», «Bravo le Sénégal», sont entre autres messages postés.

 

Après 26 ans passés dans l'opposition, 12 années à la tête de la magistrature suprême, Abdoulaye Wade quitte le pouvoir à 86 ans. Entre ombre et lumière, son règne a été autant marqué par un développement sur le plan des infrastructures que par des scandales financiers. Déterminé à briguer un troisième mandat contre l'avis de tous, Abdoulaye Wade a été bouté hors du pouvoir par une forte coalition de partis et citoyens. Une sortie peu honorable pour cet opposant historique.

 

Ancien faucon de Wade

 

Il est rare, même très rare de voir son visage s’éclairer d'un simple sourire. Macky Sall n’est pas du genre à rire ou à s’enthousiasmer. Il est du genre introverti avec une mine toujours sévère. Ce qui lui a valu d’être surnommé par la presse locale Niangal Sall (sévère en wolof).

 

Homme politique sénégalais né le 11 décembre 1961 dans la région de Fatick, localité située au centre du pays, Macky Sall est un ingénieur et géophysicien de formation. Issu d’une famille très modeste de quatre enfants, de père ouvrier dans la fonction publique et d’une mère vendeuse de cacahuètes, Macky Sall passe une enfance tranquille dans la campagne entre la région de Fatick et le Fouta. Le baccalauréat en poche, il s’envole pour l’université de Dakar où il fait la rencontre de Landing Savané, leader d’And jëf, dont il intègre le mouvement. Quelques temps après, il se sépare de ce dernier, et rejoint le camp libéral. En 1983, débute son compagnonnage avec Wade. Malgré toutes les péripéties que rencontrent le PDS, avec l’emprisonnement de l’opposant Wade et le départ de certains des leurs, Macky Sall reste aux côtés de son mentor, jusqu’en 2000, qui porte Abdoulaye Wade à la magistrature suprême du pays.

 

La montée en puissance

 

Après avoir pris une part active à la victoire des libéraux, Wade ne lui confie, pas pour autant, de portefeuille ministériel. De décembre 2000 à juillet 2001, il est nommé directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). Ensuite, il devient conseiller spécial du président de la République chargé de l’Energie et des Mines, d’avril 2000 à mai 2001. Avant d’être bombardé ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique. Ensuite de novembre 2002 à août 2003, il détient en sus de son portefeuille ministériel celui de ministre d’Etat. D'août 2003 à avril 2004, il est affecté au poste de ministre d'État, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement dont Idrissa Seck est le Premier ministre. Et, parallèlement, il est nommé vice-président du comité directeur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) en avril 2004.

 

C'est en avril 2004 qu'il obtient la consécration. Il est nommé Premier ministre, poste qu’il occupera jusqu’en juin 2007. Cette année-là, il devient président de l’Assemblée nationale. C’est de là que commence ces bisbilles avec son pygmalion.

 

Le 16 novembre 2007, le comité directeur du PDS décide de supprimer le poste de numéro deux du parti et de réduire le mandat du président de l’Assemblée nationale, de 5 à un an. Une sanction qui en vérité n’est destinée qu’à faire payer «la lourde faute politique», selon les termes utilisés par les libéraux, de Macky, coupable d’avoir convoqué, Karim Wade, fils du président, pour l’auditionner dans le cadre des travaux de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci). Acculé et bousculé par ses «frères», il démissionne du parti et de son poste le 9 novembre 2008. Et crée son propre parti, Alliance pour la République (Apr/Yakaar). Il commence dès lors à régler ses comptes avec le clan Wade.

 

C’est du Macky(llage)

 

Pour beaucoup d’observateurs, l’humiliation de Macky Sall au sein du Parti démocratique n’est en fait que la résultante de ses basses œuvres au sein de la formation. «Macky Sall n’est pas un ange», témoigne d’emblée un journaliste sous couvert de l’anonymat. Alors directeur de campagne de Wade à l’élection présidentielle de 2007, Macky Sall arrive dans son bureau de vote sans présenter de pièce d’identité et défie l’autorité du président en place pour accomplir son acte citoyen, en lui lançant un simple «je suis le Premier ministre». 

 

Un geste, qui selon ce journaliste, n’est rien d’autre qu’un acte de despote. Pour celui-ci, il ne faudrait pas oublier non plus, que le probable futur président du Sénégal a joué un rôle majeur dans l’emprisonnement  d’Idrissa Seck —ancien Premier ministre de 2002 à 2004 et candidat à la présidentielle—, pendant huit mois, dans le cadre de  l’affaire des chantiers de Thiès. En retour, Idrissa Seck l’a ouvertement accusé de détournement de deniers publics qui s’élèvent à 7 milliards de francs CFA, soit plus de dix millions d'euros. La prouesse de l'actuel challenger de Wade, c'est d'avoir réussi à faire oublier ses années de compagnonnage avec celui qu'il n'hésitait pas à comparer à Napoléon.

 

Tout cela est aujourd'hui de l'histoire ancienne. Depuis sa disgrâce, il est resté cohérent dans son engagement à lutter contre le pouvoir du président, Abdoulaye Wade. Pour beaucoup de Sénégalais, il apparaît comme l'homme qui a subi une injustice après avoir tenté de freiner la dévolution monarchique du pouvoir.

 

Même son attitude controversée au sein du M23 (Rassemblement de l'opposition), Macky Sall n'ayant pas brillé par une dénonciation appuyée de la candidature de Wade, a porté ses fruits. Et tout porte à croire que ce sera bien lui qui sera le futur locataire du palais de l'avenue Léopold sédar Senghor.

 

Lala Ndiaye

 

 

Sénégal / présidentielle : Wade reconnaît sa défaite, félicite Sall

 

DAKAR AFP / 26 mars 2012 00h03- Le président sénégalais sortant Abdoulaye Wade a reconnu dimanche soir sa défaite à la présidentielle et félicité son rival et ex-Premier ministre Macky Sall, a annoncé la télévision publique sénégalaise (RTS).

Le président Wade a appelé dimanche à 21h30 (locales et GMT) son rival Macky Sall (...) pour le féliciter après les premières tendances qui le donnent vainqueur du second tour de la présidentielle, selon la RTS reprise par l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

Cette information a été confirmée par Moussa Diop, un proche conseiller de Macky Sall qui a déclaré: La victoire est officielle, Wade a reconnu sa défaite.

Les premiers résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi ou mercredi, mais les chiffres bureau par bureau égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18H00 (locales et GMT) par les médias sénégalais, dont l'agence de presse publique APS, donnaient M. Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d'entre eux.

Avant même l'annonce de victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche soir devant le siège de campagne à Dakar de Macky Sall.

Aux cris de Macky président, Cette fois ça y est! ou On a gagné, ces partisans dansaient au son d'une musique rythmée poussée à fond par une puissante sonorisation.

Des scènes de liesse similaires avaient lieu dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au coeur de la ville, Place de l'Indépendance, proche du palais présidentiel.


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Liesse devant le siège de campagne de Macky Sall

DAKAR AFP / 25 mars 2012 23h49 - Des milliers de personnes étaient rassemblées dimanche soir devant le siège de campagne à Dakar de l'ex-Premier ministre Macky Sall, convaincues de sa victoire à la présidentielle face au chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade, a constaté un journaliste de l'AFP.

M. Wade a reconnu sa défaite et félicité Macky Sall, a annoncé la télévision publique.

Des scènes de liesse similaires avaient lieu dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au coeur de la ville, Place de l'Indépendance, proche du palais présidentiel.

Par contraste, l'atmosphère était nettement moins festive au siège du Parti démocratique sénégalais (PDS) du président Wade, où une centaine de personnes étaient rassemblées et où des responsables du parti estimaient qu'il était beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions, a constaté l'AFP.

Les premiers résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi ou mercredi, mais les chiffres bureau par bureau égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18H00 (locales et GMT) par les médias sénégalais, dont l'agence de presse publique APS, donnaient Macky Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d'entre eux.

Le président Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 2000, a été largement battu dans son propre bureau de vote à Dakar, selon l'APS.

Hormis l'action d'hommes armés qui ont perturbé le vote dans quelques bureaux en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste depuis trente ans, aucun incident grave n'a été signalé dimanche lors du second tour de la présidentielle.


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Wade battu dans son bureau de vote

 

AFP Publié le 25/03/2012 à 22:13

 

Le président sénégalais Abdoulaye Wade, candidat à sa réélection face à l'opposant et ex-Premier ministre Macky Sall, a été largement battu dans son propre bureau de vote à Dakar, a annoncé ce soir l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

 

"Le candidat Macky Sall a gagné le bureau du centre Fadilou Mbacké de Dakar, avec 417 voix contre 120 pour Abdoulaye Wade, provoquant des manifestations de joie des militants de l'opposition", rapporte l'APS.

 

Le président Wade et ses proches ont voté en fin de matinée dans ce bureau de vote du quartier "point E", où ils votent habituellement à chaque consultation électorale.

 

Lors du premier tour de la présidentielle le 26 février, il avait été copieusement hué et sifflé par les électeurs présents.

 

Toujours selon l'APS, "Macky Sall est sorti en tête" du bureau de vote à Fatick (centre) où il a voté ce matin, "totalisant 457 voix contre 58 pour M. Wade".

 

Selon les premiers résultats, égrenés en début de soirée par les correspondants de l'APS, des radios privées et des sites sénégalais d'information en ligne, Macky Sall arrivait en tête dans la plupart des bureaux de vote.

 

Dès la nuit tombée, quelques partisans du candidat de l'opposition manifestaient déjà leur joie à grands coups de klaxon dans le centre-ville de la capitale.

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 01:26
 
 
 
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(Freddy Monsa Iyaka Duku Le Potentiel 23/03/2012)

Dans une résolution prise à Alger, l’Union africaine avait décidé de ne plus tolérer la prise de pouvoir par les armes. Cette résolution n’a pas empêché un coup d’Etat à Madagascar, en Guinée de Lansana Conté et de Dadis Camara, à la Libye de Kadhafi, pour ne citer que ces pays. Maintenant, c’est le tour du Mali avec la défénestration d’Amadou Toumani Touré. Comme pour dire que l’Afrique des «généraux, des colonels, des capitaines» a la peau dure. Pourquoi ?
Coup d’Etat au Mali. Le président Amadou Toumani Touré, ATT, militaire de carrière au grade général et qui avait renversé Moussa Traoré, un autre général, mais élu démocratiquement, a été déposé. Un comité de redressement de la République a été mis en place pour gérer le pays en attendant l’organisation de nouvelles élections. Les raisons de ce putsch sont «l’incompétence et l’inefficacité» du gouvernement à gérer la «rébellion du Nord».

Motif valable, soutiennent plusieurs observateurs devant ce laxisme du pouvoir ATT de combattre la rébellion en puissance dans le Nord du Mali. Aujourd’hui, ce pays du Sahel est aux bords de l’éclatement, entre le Nord et le Sud. Raison plausible pour justifier ce coup d’Etat, à en croire les premières informations recueillies à chaud. L’armée s’est sentie humiliée devant la montée en puissance de la rébellion touareg et vient de condamner le pouvoir ATT pour son laxisme, son immobilisme. Un changement de régime est en train de s’opérer et le pays s’est arrêté avec la suspension de la Constitution. Les élections prévues pour le mois d’avril sont remises en cause. La transition démocratique n’aura pas lieu jusqu’à l’organisation de prochaines élections. Il va sans dire que le programme de développement du Mali est également à l’arrêt.
Ni bons ni mauvais coups d’Etat
Autant qu’il n’y a pas de bons ni de mauvais dictateurs, autant qu’il faut s’empresser de relever qu’il n’y a pas non plus «de bons ni de mauvais coups d’Etat». Un coup d’Etat reste un coup d’Etat. Il s’agit d’une prise de pouvoir par la force, loin de toute approche démocratique. Bien plus, il s’agit d’un «coup d’Etat militaire». Donc, l’armée est impliquée, elle est concernée.
Le fait mérite que l’on s’y attarde un peu et que l’on tire des leçons essentielles qui s’imposent. En fait, l’Afrique est confrontée justement à ce problème de disposer d’«armées nationales et républicaines», en tant que socles des institutions de la République. L’Armée en Afrique, se résume souvent en «gardes prétoriennes» au parfum du clanisme, du régionalisme, du tribalisme. Une unité soi-disant d’élite qui bénéficie des largesses du régime incarné par le président en exercice, pendant que le reste de ce corps est laissé pour compte. Des frustrations apparaissent rapidement et sont à la base de ces humiliations que connaissent la plupart des temps des «armées régulières» «démotivées» face à des «rébellions armées». Le cas du Mali constitue une belle illustration.
Bien avant ce pays, d’autres régimes en Afrique qui se sont toujours appuyés sur des «gardes prétoriennes», une armée dans l’armée, ont connu le même sort.
Et pourtant, la restructuration de l’armée a toujours préoccupé au premier point ces différents régimes et leurs ténors. Mais à chaque fois, les réformes proposées sont soit mal appliquées, soit inachevées. Elles ne tiennent pas souvent compte des réalités nationales afin de mieux saisir leur mission, des priorités de la défense nationale, de l’intégrité du territoire et de la sauvegarde des attributs de l’indépendance. Des réformes sur mesure sont prises pour la conservation du pouvoir. Bien plus, les recrutements ne reposent sur aucun critère de l’excellence, mais de la tribu, de la région ou du clan. Et à la moindre secousse, ces armées s’évanouissent dans la nature, quelle que soit «l’image forte» qu’elles présentent en temps des parades. Qui l’eût cru que cette armée libyenne de Kadhafi, s’effondrerait comme un château de cartes face à ces novices qui n’ont appris à manier les armes que dans la rue ? Et pourtant, c’est la triste réalité. Aujourd’hui, l’armée malienne a subi une humiliation face aux rebelles touaregs. Humiliation qui a conduit à ce coup d’Etat militaire.
 Au cœur du problème
Ce énième coup d’Etat du Mali incite à une réflexion profonde dans cette perspective de bien conduire le processus de démocratisation et de développement en Afrique. En effet, depuis les indépendances africaines, l’armée a toujours été au cœur du problème. Dans l’Afrique des généraux, des colonels et des capitaines, l’armée a été chaque fois présentée comme un «corps organisé», susceptible de «sauver» le pays face à des politiciens indisciplinés et gloutons.

Mais à la longue, l’armée est devenue un instrument d’oppression, de conservation de pouvoir et de blocage des processus de démocratisation et de développement. Ainsi naquit «l’Esprit d’Alger» pour s’opposer à toute prise de pouvoir par la force, en Afrique.
 Il revient donc aux Africains de quitter ces vieux sentiers pour considérer l’armée, la police, les services de sécurité comme des «socles» des institutions républicaines, au service de la Nation. D’où la nécessité de gouverner autrement, de procéder à la mise en place, à la mise en œuvre des réformes courageuses pour disposer d’«armées véritablement nationales». Des armées comme une «fierté nationale» du fait d’en avoir et d’y appartenir, à l’exemple des «équipes nationales de football». Quelle belle image, celle projetée par la finale de la coupe d’Afrique des Nations 2012 qui s’est déroulée simultanément au Gabon et en Guinée Equatoriale. Une image de fierté nationale, d’une union nationale et d’une Afrique unie. C’est tout dire.
Par Freddy Monsa Iyaka Duku
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Coup d’Etat au Mali : Qu’attendent les FAA pour restaurer le régime constitutionnel

(Aminata 23/03/2012)



Ce jeudi très tôt, des militaires maliens en colère contre le régime ont annoncé la prise du pouvoir, la suspension de la constitution, la dissolution des institutions et un couvre-feu.
Le porte-parole des mutins, le lieutenant Amadou Konaré a précisé qu’ils contrôlent la présidence de la République.
Une situation qui semble se confirmer avec le silence radio des autorités légales de Bamako qui ont perdu le contrôle de l’ORTM depuis la veille.
Face à ce changement brutal de régime, la CEDEAO a fermement condamné mais l’Union africaine et ses forces africaines et attente sont muettes. Ces institutions qui doivent non seulement se prononcer sur la situation qui prévaut au Mali, ont le devoir d’agir dans le respect des textes signés par les pays membres pour concrétiser leur engagement contre tout changement inconstitutionnel en Afrique.
Le patron des FAA, l’ancien président de la transition, le Général de corps d’armée Sékouba Konaté actuellement à Addis Abeba est attendu sur la question. Et ne rien dire ou ne rien faire, fait craindre déjà face à certaines situations d’incertitudes au Sénégal qui doit aller aux élections cette semaine et en Guinée Bissau qui s’apprête pour le second tour.
Aminata.com
© Copyright Aminata
 
Les putschistes, à Bamako, ont reçu plusieurs délégations au cours des dernières 24 heures. Le représentant du secrétaire général des nations unies, said Djinnit, les représentants de la Cédéao et de l'Union africaine.
On remarque que les points de discussions portent surtout sur le "rétablissement des institutions" (les putschistes ont tout suspendu, à commencer par la constitution). Mais personne ne semble se pencher avec beaucoup d'attention sur le président Amadou Toumani Touré.
N'est-ce pas étrange, décidément ?
il est clair que ce coup d'état avait été préparé, de nombreuses sources en attestent, mais pour l'instant, ce qui a été mis en place ressemble à une situation échappant à tout contrôle. Samedi, Bamako a été plus calme, on signale moins de pillages, moins de soldats dans les rues. Mais cela ne résous en rien le problème de fond : ceux qui ont déclenché le coup d'état avaient-ils conscience qu'ils jetteraient le Mali dans une situation aussi dangereuse ?
Un ami, Malik Dechambenoit, fin connaisseur de la politique africaine pour avoir oeuvré dans plusieurs processus de paix et faire désormais du conseil à travers le contient, m'envoie cette réflexion d'une simplicité impitoyable : "Il est quand même triste que l'un des seuls présidents dans cette région qui a publiquement déclaré son intention de quitter le pouvoir et de ne pas manipuler la constitution pour un énième mandat soit renversé par des militaires à un mois des élections". Et il aurait pu ajouter : à un mois d'élections où il ne comptait pas être candidat. 
 
Quelques compléments qui me semblent importants pour être plus juste par rapport à ces putschistes :
 
- les élections étaient prévues dans un mois, certes, et ATT ne s’y serait pas présenté… sauf que la moitié du pays est en guerre ! les élections n’auraient pas pu s’y tenir. Les médias occidentaux évoquent parfois ce fait, mais sans s’y attarder, alors que c’est fondamental pour apprécier la situation. Le gouvernement gardait son mot d’ordre « les élections auront lieu » alors qu’on ne peut évidemment pas les organiser sur tout le territoire à cause de la rébellion. Donc on allait de toute façon vers l’inconnu…
 
- ATT semble presque irréprochable dans la description que vous en esquissez… il est vrai qu’il reste admirable pour son respect de la forme démocratique, depuis le coup d’état qu’il a mené, jusqu’à ses deux mandats. Mais à l’intérieur de cette démocratie exemplaire vue de l’extérieur, il a laissé prospéré non seulement les groupes d’AQMI puis les rebelles du MNLA, mais aussi et surtout un système de corruption généralisée qui ordonne la société entre ceux qui sont proches du pouvoir et donc de l’argent (politiques y compris les maires, généraux, douaniers, responsables de l’administration, etc.) et ceux qui en sont loin. Les injustices sont quotidiennes et dégoûtent les maliens de tout espoir politique. Tout s’achète en matière de pièces administratives, et même de bulletin de notes ! L’impunité des puissants est quasiment sans faille (déclaration connue d’ATT : « je ne mettrai pas de père de famille en prison » à propos des détournement d’argent au sein du gouvernement ! quand le goût du consensus devient un obstacle à tout progrès…) S’il y a 100 partis politiques au Mali, c’est parce que peu font confiance aux partis en place (et que faire de la politique est un des meilleurs moyens d’être riche au Mali !). Et un seul parti d’opposition, les autres ayant été phagocyté dans le grand système « ATT » ! Son goût du consensus, là encore, a empêché des vrais débats politiques. Ajoutons comme énorme reproche que l’on peut faire à ATT, l’abandon de l’éducation. L’université enchaîne les années blanches depuis plusieurs années, sacrifiant des générations entières de maliens alors que la moitié de la population a moins de 18 ans. Que peut espérer un pays lorsque son système éducatif marche de moins en moins bien, au lieu d’aller de mieux en mieux ? Quelle autonomie espérer sans cadres ou même techniciens formés sur place ?
 
- Bien sûr tout les autres gouvernements, et tous ceux proches du pouvoir au Mali (et les candidats à l’élection…) condamnent le coup d’état et crient à la démocratie perdue. Mais les maliens eux n’y voit pas que du mal. Au Mali, personne n’aime les coups d’état. Mais un changement n’est pas malvenu. Bien sûr, il n’est pas sûr que ce putsch permette d’améliorer la situation… ça reste une opportunité – encore faudrait-il que plutôt que de condamner de manière bornée le coup d’état (oui c’est pas bien, on sait !), les responsables de la société civile aident à avancer et travaillent avec les militaires qui souhaitent eux-même la création d’un comité national ! quant aux pays étrangers, qu’ils attendent un peu, le Mali va bien, il faut lui laisser le temps de se ressaisir…
 
Pour conclure : les votes démocratiques c’est bien, mais ça ne garantit pas un système juste où toute la population puisse espérer des lendemains meilleurs ! ne soyez pas étonné du ras-le-bol de ces militaires, qui est partagé par beaucoup de maliens très désabusé vis-à-vis d’ATT, le général du consensus qui a héroïquement offert un fonctionnement démocratique à son pays, mais qui a ensuite oublié de donner un contenu à cette démocratie, à force de se concilier tous les puissants…
 
Rédigé par : Moussa | le 24 mars 2012 à 22:55
 
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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 00:54

 

 

 

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Le Monde.fr | 23.03.2012 à 14h21

Par Paul Benkimoun

L'exposition à certaines substances chimiques courantes contribue à l'augmentation de l'obésité et du diabète dans le monde. C'est la conclusion d'un rapport du CHEM Trust (Fondation Surveillance des produits chimiques, de la santé et de l'environnement) britannique, rendu public mardi 20 mars.

Miquel Porta (Institut de recherche Hospital del Mar, Barcelone) et Duk-Hee Lee (Université nationale Kyungpook, Daegu, Corée du Sud) ont passé en revue plus de 240 publications scientifiques. "Nos travaux, comme ceux de l'Institut national des sciences de la santé environnementale, aux Etats-Unis,ou du Réseau environnement santé [RES], en France,aboutissent aux mêmes conclusions. Il existe un grand nombre de preuves scientifiques, chez l'animal et dans des études épidémiologiques, d'un lien entre l'exposition aux produits chimiques et l'obésité et, de manière encore plus marquée, le diabète", explique Miquel Porta.

Pour ce spécialiste de santé publique, "ce n'est plus une question de principe de précaution, invitant à la prudence pour le cas où. Il faut prendre en compte la convergence de preuves incontestables de la contribution de ces expositions à ces maladies multifactorielles".

LES SUBSTANCES CHIMIQUES EN CAUSE

Différentes substances chimiques ont ainsi été identifiées comme favorisant le diabète et la prise de poids, en particulier les polluants organiques persistants (POP) comme les dioxines, les PCB et certains pesticides organochlorés.

"Depuis les travaux des années 1990 sur les vétérans de la guerre du Vietnam, on sait que les vieilles dioxines sont diabétogènes. De même pour l'arsenic. La découverte est plus récente dans le cas du bisphénol A, l'un des produits chimiques produits en plus grande quantité dans le monde", indique Miquel Porta.

L'effet diabétogène passerait par une augmentation de la résistance des tissus à l'insuline et un dysfonctionnement des cellules du pancréas produisant cette hormone qui fait baisser le taux de glucose dans le sang.

Le rapport évaluant le lien entre environnement chimique, obésité et diabète publié, mercredi 14 mars, par le Réseau environnement santé allait dans le même sens. "Dans l'approche de l'obésité et du diabète, il est indispensable de prendre en compte la pollution chimique et de ne pas se limiterà l'alimentation et la sédentarité. Cela permettrait de comprendre comment exposer le moins possible à cette pollutionchimique les personnes obèses ou diabétiques", affirme André Cicolella, président du RES.

MESURES DE PRÉVENTION

Le RES préconise que la Haute autorité de santé crée un département "Santé environnement" et appelle à prendre des mesures de prévention.

Ce n'est pas tout à fait le chemin qui est suivi. Le plan Ecophyto, adopté dans la foulée du Grenelle de l'environnement, prévoit de réduire de moitié l'usage des pesticides d'ici à 2018. Pourtant, "entre 2008 et 2010, l'usage des pesticides en France a augmenté de 2,6 % pour les traitements foliaires et de 7 % pour les traitements de semences", s'inquiète l'association France Nature Environnement.

Paul Benkimoun

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 00:51

 

 

 

Kony

 

NEW YORK (© 2012 AFP) - Le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) Joseph Kony se trouverait en République centrafricaine à la tête de quelques centaines d'hommes, a indiqué vendredi le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale Abou Moussa.

"Nous avons des informations selon lesquelles il pourrait être en République centrafricaine", a déclaré M. Moussa. "Les chiffres cités (pour les effectifs de la LRA) vont de 200 à 700", a-t-il ajouté dans une vidéo-conférence avec des journalistes depuis Entebbe (Ouganda).

Evoquant "l'attention sans précédent" qu'a suscitée une récente vidéo d'une ONG américaine appelant à l'arrestation de Kony, il a souligné que "le plus important est que, si petite soit-elle en nombre, la LRA reste un danger pour la région et continue ses attaques".

Intervenant lors de la même conférence de presse, l'envoyé spécial de l'Union africaine pour la lutte contre la LRA Francisco Madeira a souligné l'importance de la coopération entre les quatre pays affectés (RDCongo, Ouganda, Soudan du Sud, Centrafrique). "L'idée qu'il devrait y avoir une coopération transfrontalière pour poursuivre les forces de la LRA a été acceptée par tous", a-t-il indiqué, mettant l'accent sur l'importance du renseignement.

MM. Moussa et Madeira se trouvent à Entebbe (Ouganda) pour participer à une réunion sur la lutte contre la LRA qui doit élaborer une "stratégie régionale", selon M. Moussa.

Kony, un ex-enfant de choeur semi-analphabète, a pris en 1988 la tête de la LRA dont l'objectif était de remplacer le gouvernement à Kampala par un régime fondé sur les Dix commandements.

Il est inculpé de viol, mutilations, meurtres et recrutement d'enfants par la Cour pénale internationale (CPI) et plusieurs armées de la région sont à sa poursuite depuis 2008, pour l'heure sans succès.

La vidéo intitulée "Kony 2012" réalisée par l'ONG américaine Invisible Children, a été vue par plus de 80 millions de personnes à travers le monde depuis sa mise en ligne début mars.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 00:39

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 24 Mars 2012

Bangui : Joseph Kony serait en RCA à la tête d’environ 700 hommes

 

Abou Moussa UNOCA

 

 

D’après les informations, le chef de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), Joseph Kony, se trouverait sur le territoire centrafricain à la tête d’un effectif allant de 200 à 700 hommes, a annoncé hier Abou Moussa, représentant spécial des Nations Unies pour l'Afrique centrale, dans une vidéo-conférence à Entebbe en Ouganda, selon une dépêché de l’Agence France Presse (AFP).

En séjour actuellement à Entebbe pour une réunion destinée à élaborer une stratégie régionale de lutte contre la LRA, Abou Moussa a relevé que malgré cet effectif apparemment insignifiant, « la LRA reste un danger pour la région ».

L'envoyé spécial de l'Union africaine pour la lutte contre la LRA, Francisco Madeira, a pour sa part souligné dans son intervention l'importance de la coopération entre les pays qui connaissent les atrocités de la LRA, à savoir la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Sud-Soudan. En plus de cette coopération transfrontalière, il a mis l'accent sur l'importance des renseignements.

D’après les informations, 5000 soldats des pays concernés devraient être formés et basés au Sud-Soudan à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC) pour poursuivre la lutte contre la LRA. La mission de cette troupe consistera à arrêter Joseph Kony, le neutraliser.

Début janvier 2012, des conseillers militaires américains ont été dépêchés dans la Sous-région pour appuyer les forces armées des quatre pays affectés, par des encadrements, la communication et les renseignements en vue de renforcer la lutte.

Ces derniers jours, la région de Rafaï, au sud de la République centrafricaine, connait fréquemment les attaques de la LRA. Des hommes et des femmes qu’ils trouvent sur le chemin sont obligés à porter leur bagage à une certaine distance dans la forêt avant d’être libérés.

Depuis 1988 Joseph Kony dirige le mouvement terroriste de la LRA contre le régime de Kampala. A cause de ses multiples exactions, il est inculpé de viol, mutilations, meurtres et recrutement d'enfants soldats par la Cour pénale internationale (CPI).

 

Bangui : L’ONU et l’UA déterminées à neutraliser la LRA en 2012

Kony fri

 

 

« Nous sommes optimistes, et notre détermination est grande pour que 2012 connaisse des résultats significatifs dans le traitement du dossier LRA », a déclaré le représentant spécial des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Abou Moussa dans un communiqué de presse publié par le bureau régional de l’ONU pour l'Afrique centrale (UNOCA) depuis Libreville au Gabon.

« C'est une priorité pour l'Union africaine et les Nations Unies », a-t-il rappelé avant d’entamer une mission conjointe ONU-UA qui consiste à visiter à partir du dimanche 25 mars, les différents pays affectés par la LRA de Joseph Kony.

La mission sera constituée du représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale, Abou Moussa, et de l'Envoyé spécial de l'UA pour la question de la LRA, Francisco Madeira et visitera le quartier général de la Force régionale d'intervention de lutte contre la LRA situé à Yambio, au sud-ouest du Soudan du Sud.

Elle ira aussi à Nzara, à 16 kilomètres de Yambio où se trouve l'Etat-major de secteur des troupes soudanaises engagées dans la Force régionale d'intervention. Ce déplacement permettra aux deux personnalités d’exprimer « la solidarité de l'Union africaine et des Nations Unies aux victimes des attaques de la LRA dans cette région, notamment les personnes déplacées », indique le communiqué.

Ce samedi 24 mars, Abou Moussa et Francisco Madeira vont assister à Juba, capitale sud-soudanaise, à la cérémonie officielle de lancement de l'Initiative de coopération régionale contre la LRA.

Il convient de rappeler que cette mission s’inscrit dans le cadre des activités conjointes ONU/UA pour mettre fin aux atrocités de la LRA en Centrafrique, en Ouganda, au Sud-Soudan et en RD Congo.

 

Bangui : La gendarmerie continue de veiller au redressement de la SONATU

 

bus SONATU

 

La priorité de l’équipe de coordination des activités de la Société nationale de transport urbain (SONATU), est de ‘’conserver en l’état’’ les 43 bus en circulation, a confié samedi le Directeur Général de la gendarmerie, le Colonel Pierre Chrysostome Sambia, au cours d’un entretien avec le RJDH.

« La nouvelle équipe essaie de préserver tous les véhicules qui sont en état de fonctionnement et d’assurer leur maintenance par un suivi quotidien (samedi et dimanche)», a-t-il annoncé faisant remarquer que certains bus immobilisés nécessitent une importante somme d’argent pour leur réparation, mais « d’autres ont des pannes de batterie, de tambour de frein, de radiateur, des jeux de garnitures de freins et d’autres petites pannes réparables ».

 S’agissant des dispositions prises sur la situation du personnel qui accuse un retard de salaire de 3 mois, le Colonel Sambia a précisé que des efforts sont en cours pour résoudre ce problème. « J’ai privilégié le retard de salaire, et je demanderai des conduites à tenir aux autorités qui m’ont désigné », a-t-expliqué.

Par ailleurs, compte tenu de la situation critique de la caisse de la Société et le nombre réduit de véhicules en circulation, il propose, dans les prochains jours, de revoir l’effectif du personnel, notamment celui des chauffeurs et des hôtesses, en attendant la fin de la crise.

« D’ici le 1er avril 2012, je serai amené à demander aux chauffeurs et aux hôtesses qui sont en surnombre de rester chez eux en attendent qu’une administration soit mise en place et reprenne ceux qui mériteraient d’être retenus et ceux qui doivent être remerciés », a annoncé le Colonel Sambia.

Il a par ailleurs conseillé aux usagers d’exiger les tickets de versement avant de descendre du bus afin d’éviter les cas de tickets parallèles.

Le Colonel Sambia s’est par ailleurs réservé de se prononcer sur la situation des personnalités interpellées dans l’affaire SONATU. « Nous devons laisser la justice faire son travail, je ne suis pas habileté à dénoncer quelque chose, du moment où une enquête est en vue sous la direction du Procureur de la République », a-t-il relevé.

Rappelons que le Directeur général de la gendarmerie, le Colonel Pierre Chrysostome Sambia a été désigné par le Conseil spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics, pour assurer la coordination des activités de la SONUTA à cause de la crise qu’elle traverse depuis quelques semaines.

 

NDLR : Gérer une société de bus de transport urbain n’est pas la vocation d’une gendarmerie nationale. En décidant de confier la gestion même momentanée de la SONATU à la gendarmerie, Bozizé apporte la preuve qu’il est bel et bien un élève de Bokassa qui avait naguère désigné des militaires pour diriger la CNTR après la faillite des bus de SOTRECA, deux entreprises dont les Centrafricains se souviennent encore. Confier aux gendarmes ou aux militaires la gestion des entreprises n’est pas nécessairement un gage d’efficacité. Au sein même de la gendarmerie, il y a aussi des brebis galeuses qui cassent des véhicules et commettent des malversations.

 

Bouar : Les communautés invitées à une gestion rationnelle de l’eau

La population de Bouar a été sensibilisée hier sur la nécessité d’une gestion rationnelle des points d’eau dans la ville, a rapporté ce radio Maïgaro.

Initiée par le ministère de l’énergie et de l’hydraulique en partenariat avec l’Unicef et la Fao, cette rencontre vise à conscientiser les communautés sur l’impact d’une bonne gestion de l’eau sur la vie quotidienne de l’homme.

« Le but de cette rencontre est de sensibiliser les groupements agricoles à la bonne gestion des points d’eau et l’importance de l’eau dans les cultures vivrières, en particulier la culture maraichère», a souligné Constant Nganowa, directeur régional de l’hydraulique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 03:36

 

 

 

 

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Mali : il faut exiger la restauration des institutions, selon Soumaïla Cissé

DAKAR AFP / 24 mars 2012 02h10 - Les Maliens doivent exiger la restauration des institutions dans leur pays, après le coup d'Etat de militaires qui est un acte réactionnaire, a affirmé vendredi Soumaïla Cissé, leader politique et ex-président de l'organisation régionale ouest-africaine Uémoa.

Le putsch contre le régime du président Amadou Toumani Touré, annoncé jeudi par une junte composée essentiellement d'hommes du rang, est l'acte réactionnaire le plus bas de l'histoire politique du Mali au cours des 20 dernières années, affirme M. Cissé, chef de l'Union pour la République et la démocratie (URD), dans une déclaration transmise à l'AFP à Dakar.

Au nom du Mali, je nous invite à nous tenir debout et à exiger la restauration des institutions et le respect des règles républicaines, ajoute l'homme politique, candidat à l'élection présidentielle initialement programmée le 29 avril et annulée par le putsch.

L'ex-président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) réclame le respect du processus électoral tel qu'il était prévu dans son pays de plus de 15 millions d'habitants.

Notre calendrier républicain prévoit des élections présidentielles le 29 avril et des élections législatives le 1er juillet 2012. Pourquoi donc vouloir se substituer aux choix que les Maliennes et Maliens exerceront, en toute légalité, dans 35 jours ?, demande-t-il.

L'heure est (...) suffisamment grave pour que tous les Maliens et Maliennes se lèvent pour exiger la restauration des institutions légales et la tenue, à date échue, d'élections libres et transparentes pouvant conduire à des alternances démocratiques, insiste-t-il.

Jeudi, une junte composée essentiellement d'hommes du rang, a annoncé avoir déposé le président Touré, dissous toutes les institutions du pays et suspendu la Constitution, après une mutinerie marquée par des combats avec des soldats loyalistes près du palais présidentiel à Koulouba (proche de Bamako).

Dans sa déclaration, Soumaïla Cissé indique avoir échappé à une arrestation, dans la nuit de mercredi à jeudi, par des hommes en tenue militaire qu'il n'a pas clairement identifiés, laissant toutefois entendre qu'il s'agirait de soldats mutinés.

Venus, sans succès, m'arrêter, (ils) ont détruit tout ce qui pouvait l'être chez moi à Bamako, affirme-t-il, sans autres précisions.

Sur son compte d'un site de réseau social, il donne plus de détails.

Aux environs de 02H30 (locales et GMT), une dizaine d'hommes en armes ont attaqué, vandalisé et pillé mon domicile. Des jeunes de l'URD venus à notre secours ont essuyé des tirs d'armes automatiques et des menaces ont été proférées à l'aide de pistolets et de fusils, explique-t-il.

J'ai pu quitter les lieux à temps et je suis à l'abri ainsi que l'ensemble de ma famille, ajoute-t-il.

Dans une déclaration commune diffusée vendredi, l'URD et neuf autres partis politiques maliens ont condamné le putsch qui constitue un recul grave pour la démocratie au Mali, et exigé le retour à une vie constitutionnelle normale.

Dans des textes distincts, l'ex-Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta et l'ex-ministre des Affaires étrangères Tiébilé Dramé, tous deux chefs de partis, avaient aussi dénoncé le coup d'Etat.


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COUP D’ETAT AU MALI : le grand gâchis

(Le Pays 23/03/2012)

Amadou Toumani Touré (ATT), surnommé le « soldat de la démocratie », aura donc eu une fin de mandat prématurée, bien triste et de manière…inattendue. Les jeunes soldats du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR), au pouvoir à Bamako, l’ont déposé après une cascade de désertions et de mutineries.

 Ils ont voulu exprimer ainsi leur ras-le-bol face à une gestion catastrophique du pays et de l’armée aux prises avec la rébellion touarègue au Nord. Mais fallait-il vraiment en arriver là ? ATT l’aurait cherché aux dires de certains. Selon les premières déclarations des auteurs du coup d’Etat, la situation du Mali était devenue catastrophique. Leur porte-parole a tenu à souligner que le mandat de l’ex-président malien était marqué du sceau de « l’incompétence ». Les hommes du rang dénoncent un certain « laxisme » et des « humiliations » de toutes sortes. Mais pourquoi, après les premiers succès et l’occupation du palais, les mutins n’ont-ils pas entrepris de négocier avec le chef de l’Etat alors en fin de mandat ?

En tout cas, il n y a pas eu véritablement de lutte pour le pouvoir. Aussi, peut-on se demander si ce coup d’Etat en valait vraiment la peine. D’aucuns reprochent à ATT sa gestion des rapports avec la rébellion touarègue. Certains de ses compatriotes l’accusent d’avoir à plusieurs reprises discuté puis signé la paix avec des récidivistes. « Trop mou », souligne-t-on. Le voisin mauritanien agacé, le critiquait aussi pour sa complaisance face à une bande armée de centaines d’hommes, que lui, se permettait de pourchasser jusqu’en territoire malien. Paierait-il alors pour son trop grand pacifisme ?

En tout cas, si l’éviction d’ATT se confirme définitivement, plutôt que de s’en réjouir, la rébellion touarègue gagnerait à faire preuve de plus de réalisme et de souplesse dans les revendications. Car, à Bamako, les choses deviennent complexes. Il est vrai que contrairement aux « us et coutumes » en la matière, cette fois, on a renversé un chef d’Etat en fin de mandat, et apparemment décidé à céder son fauteuil. Mais y avait-il doute à voir ATT respecter la parole donnée, et partir comme envisagé ? Visiblement, nous sommes en face d’un coup d’Etat atypique. Peut-être s’agirait-il d’un acte de bravoure pour des gens déterminés à en finir avec les rebelles ?

Ou encore l’entrée en scène d’assoiffés du pouvoir ayant pris les devants sur d’autres groupes tout aussi ambitieux ? A moins qu’il ne s’agisse de règlements de comptes par personnes interposées, en vue de ternir une fin de mandat qui honorait un chef d’Etat, militaire de surcroît, mais hors du commun ? Reste à savoir si les hommes nouvellement installés au pouvoir à Bamako, sont suffisamment stratèges, et bien entourés pour tenir les rênes du pays, l’organiser comme il faut, et mater la rébellion du Nord ? Dans le cas contraire, le Mali pourrait s’enfoncer dans la crise, et basculer dans un cycle de vengeance-revanche à n’en plus finir.

Car, si dans sa quête de soutien, la junte ne bénéficie pas de l’aval de l’ensemble de la classe politique malienne et de la compréhension de l’extérieur, elle se heurtera inévitablement à des poches de résistance de toutes natures et de toutes provenances. Curieuse coïncidence : l’exploit des jeunes mutins est intervenu presqu’à la date anniversaire du renversement du Général Moussa Traoré par son propre aide de camp, ATT. C’était le 26 mars 1991, suite à des émeutes à Bamako, après 23 ans de dictature. En déposant ATT, cet homme de parole qui s’était affiché pacifiste, les hommes du rang ont pris le risque de ramener leur pays en arrière. En effet, nombre d’Africains ont toujours espéré voir l’ère des coups d’Etat révolue sur le continent. Dommage donc pour le Mali qui a toujours été cité en exemple en matière d’expérience démocratique.

Le scénario du putsch était pourtant prévisible, en raison même de la particularité des événements survenus récemment dans la capitale malienne : manifestations respectives des épouses, puis des enfants de militaires. La répression qui s’en est suivie, ne pouvait qu’irriter des soldats déjà révoltés par le manque de moyens, la précarité de leurs conditions d’existence et le train de vie outrancier de leurs supérieurs hiérarchiques. Cette situation n’est ni nouvelle, ni propre au Mali. Les sempiternelles revendications de soldats mutins, montrent jusqu’à quel point le malaise règne et persiste dans la plupart des armées africaines.

 Les hiérarchies militaires qui gouvernent le continent, semblent à ce point si préoccupées par les problèmes politico-bureaucratiques qui gangrènent l’appareil d’Etat, qu’elles en oublient parfois que leur pouvoir, le plus souvent « à vie », repose sur la troupe. Celle-ci, après les avoir aidées à escalader les marches du palais, se retrouvent dans la majeure partie des cas, au bas de l’escalier. Il s’agit pourtant des mêmes hommes du rang par qui tout passe, et qui constituent les yeux, les oreilles, le nez et…la poitrine du pouvoir ! Mais pendant qu’ils en sont toujours aux gamelles laissées par l’armée coloniale ou offertes par la coopération, certains de leurs « patrons » se lancent en affaires, s’enrichissent à vue d’œil, et mènent la belle vie !

Oubliant d’où ils viennent, on en trouve aujourd’hui bien plus soucieux de leur pérennité au pouvoir, de leur « honorabilité », et de l’épaisseur de leurs comptes en banque. Quid des conditions de vie de l’homme du rang et du citoyen lambda ? Les attaches sont devenues si rares qu’il vaut mieux ne même plus y songer ! Pourtant, le contexte change. Et la conquête des libertés avec. De sorte que même en « démocratie surveillée », le jeune soldat, comme le citoyen lambda, apprend quotidiennement à décrypter les messages relatifs aux questions de droits humains élémentaires. Son esprit critique se développant, il acquiert de jour en jour des attitudes et des comportements totalement différents de ceux d’hier.

Petit à petit donc, le fossé se creuse entre la troupe et ceux qui croient encore la gouverner. Las de réclamer vainement le retour des militaires à la caserne, les civils assistent donc impuissants, à la détérioration du climat social au sein de la grande muette. Tenus en respect par ceux sur lesquels ils n’ont aucun pouvoir réel de contrôle, des éléments de l’élite politique civile, préfèrent s’acoquiner avec l’élite de l’armée qui gouverne le pays à sa guise. Voilà pourquoi cet éternel recommencement sur ce continent où, désormais, plus aucun pays ne doit se croire à l’abri.

Aucun régime, ne doit donc se croire éternel au pouvoir. Mais, encore une fois, les hommes sont ce qu’ils sont. Et le ver se trouvant généralement dans le fruit, les surprises sont vite arrivées. Les condamnations qui accompagnent les coups d’Etat n’y pourront rien : seul un dialogue franc entre la classe politique, la société civile, l’armée à travers toutes ses composantes sociales, la mise en œuvre de recommandations consensuelles et une bonne gouvernance ayant pour socle la justice sociale, pourraient aider l’Afrique à sortir des sentiers battus.

Encore une fois, il faut se parler, se tolérer et se respecter. Car, demain, il sera trop tard comme à Bamako où la rébellion du Nord Mali aura finalement vaincu le général avec l’appui de ses propres hommes ! Un gâchis énorme au plan de la démocratie.


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