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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:26

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/   Mercredi 26 Mars 2014 - 19:28

 

Le souverain pontife a rencontré au Vatican les leaders catholiques, protestants et musulmans de Centrafrique et leur a promis son soutien

 

« Restez unis, aux côtés de votre peuple ». C’est la recommandation que le pape François a prodiguée mercredi aux membres de la Plateforme des religions pour la paix en Centrafrique, actuellement en tournée mondiale pour solliciter l’aide de la communauté internationale. Le pape les a rencontrés en deux temps : d’abord au cours de l’audience générale de mercredi, place Saint-Pierre, au cours de laquelle il les a salués avec effusion malgré la présence de milliers d’autres fidèles venus du monde entier. Ensuite, il les a reçus tous les trois lors d'une audience particulièrement émouvante.

 

Il faut savoir que Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque catholique de Bangui, le pasteur Nicolas Grékoyamé-Gbangou de l’Église évangélique et l’Imam de Bangui, Oumar Kobiné, ont entamé une tournée mondiale pour la paix dans leur pays. Depuis un an et le coup d’État contre le général François Bozizé, la venue au pouvoir des milices musulmanes Séléka a accentué les clivages. Les conflits tournent visiblement aujourd’hui à l’affrontement sur des bases ethniques et religieuses dans un pays qui avait toujours vécu dans la quiétude de toutes ses composantes, chrétiennes et musulmanes.

 

Les trois personnalités, de trois religions différentes, entendent souligner que la paix entre tous est possible. Et le chef de l’Église catholique les encourage visiblement dans cette voie. « Restez aux côtés de votre peuple ; œuvrez pour la fin des divisions », leur a dit le pape François. En signe spectaculaire de soutien, le chef de l’Église catholique a promis de mettre la République centrafricaine au centre de ses entretiens avec le président américain Barak Obama, en visite au Vatican ce jeudi. Le Vatican s’alarme de voir la crise au cœur de l’Afrique prendre pratiquement les religions en otage, les miliciens anti-balaka continuant d’affirmer qu’ils assurent la défense des chrétiens contre les exactions des Séléka.

 

Les responsables des communautés chrétiennes, protestants et catholiques, ont pourtant multiplié les appels au calme ces derniers mois. L’Église catholique a même publié une déclaration dans laquelle elle affirme qu’aucun catholique ne saurait se prévaloir de son appartenance religieuse pour justifier son ralliement aux anti-balaka ni justifier leurs agissements. Mais le feu semble avoir pris. Malgré la présence de la force africaine sur place, la Misca, et celle de l’opération française Sangaris, Bangui se réveille chaque matin en comptant les morts dans chaque camp.

 

La délégation des religieux est allée plaider la cause de la paix aux Nations unies, où elle a demandé au secrétaire général Ban Ki-moon de mobiliser encore plus de Casques bleus pour la République centrafricaine. Au Vatican, les religieux ont aussi rencontré le Premier ministre du pape, le cardinal Pietro Parolin, qui leur a exprimé les encouragements de la diplomatie vaticane pour leur démarche. Bouteille à la mer ou coup d’épée dans l’eau ? La situation en Centrafrique semble chaque jour échapper au schéma classique d’une simple crise dictée par la pauvreté.

 

Lucien Mpama

Le pape soutient les religieux centrafricains dans leur quête de paix
Le pape soutient les religieux centrafricains dans leur quête de paix
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Centrafrique-Presse.com
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:24

 

 

 

 


BANGUI AFP / 26 mars 2014 20h56 - L'attaque de soldats des forces internationales en Centrafrique par des groupes armés est un acte très grave, a estimé mercredi le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Babacar Gaye, après les violences de ces derniers jours.


Des soldats des forces internationales, (la force africaine) Misca et (française) Sangaris, dont je salue ici l'action inlassable, ont fait l'objet d'attaque de la part de groupes armés. Ce qui est très grave pour des soldats mandatés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a déclaré M. Gaye lors d'une conférence de presse à Bangui.


La capitale centrafricaine a connu une nouvelle flambée de violences qui a fait près de 20 morts depuis ce week-end, au cours desquelles les soldats de la Misca ont essuyé des tirs de la part de miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka et ont riposté.

Nous assistons à une détérioration grave de la situation sécuritaire et de la situation sociale dans ce pays, a-t-il ajouté.


Les domiciles des autorités de la transition ont été attaqués et détruits, sans motif acceptable, parfois avec l'aide des populations voisines (...) Des communautés entières sont assiégées et n'ont d'autres possibilités que de chercher à se défendre. Des personnels du système des Nations unies ont vu leurs véhicules fouillés et ceux d'entre eux, sur des bases confessionnelles, menacés de mort, a énuméré le représentant de l'ONU. 


Je demande (de se ressaisir) aux anti-balaka et à tous ceux qui agissent sous le couvert de ce nom (...) pour faire beaucoup d'exactions, a insisté M. Gaye.


Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.


Ce pays va vers un naufrage dont il risque de ne pas se remettre si un sursaut national n'intervient pas. Il faut que la spirale de la violence s'arrête, a-t-il averti.

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis un an et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.


(©) 

 

 

L'émissaire de l'ONU en Centrafrique appelle à mettre fin à la spirale de la violence

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 27-03-2014

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en République centrafricaine, Babacar Gaye, a appelé mercredi tous les Centrafricains à mettre fin à la spirale de la violence dans leur pays.

 

Gaye a lancé cet appel lors d'une conférence de presse à Bangui, la capitale de la Centrafrique, a indiqué le porte-parole de l'ONU Farhan Haq lors de son point presse à New York.

 

Selon Haq, Gaye a demandé aux groupes armés de se tenir prêts à répondre à l'appel aux négociations des autorités de transition. L'émissaire de l'ONU a demandé à ces autorités de prendre des mesures pour commencer un dialogue politique visant à s'attaquer aux racines à l'origine de l'instabilité en République centrafricaine. L'émissaire de l'ONU a également indiqué que la situation en matière sociale et de sécurité se détériorait, des maisons d'officiels étant même attaquées.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a recommandé début mars de déployer 12 000 soldats de maintien de la paix en Centrafrique, suite aux appels répétés des dirigeants du pays pour une aide afin d'éviter "un désastre humanitaire."

 

Dans un rapport aux membres du Conseil de sécurité, Ban a recommandé de déployer plus de personnels de maintien de la paix afin d'aider au retour de l'ordre en République centrafricaine. Le rapport propose d'envoyer 10 000 soldats et 1 820 policiers. La mission première du déploiement de l'ONU serait "la protection des civils", dans un premier temps, selon le rapport de Ban.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

(le général Babacar Gaye

Centrafrique: l'attaque des forces internationales par des groupes armés est très grave
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 18:11

 

 

 

 

 

(Dw-World ) 26/03/14

 

Les milices chrétiennes sont désormais considérées comme des groupes terroristes par l’Union Africaine. Cette annonce survient quelques jours après la mort d’un soldat congolais de la Misca, la force africaine en RCA. Les milices anti-balaka composées majoritairement de chrétiens sont régulièrement accusées d'attaquer les musulmans. Alors que les organisations de défense des droits de l'homme saluent cette mesure, à Bangui on déplore que les ex-séleka ne soient pas aussi pointés du doigt.

 

Tout en reconnaissant les exactions commises par cette milice, une partie de la société civile centrafricaine parle de deux poids deux mesures. La Ligue centrafricaine des droits de l'homme souhaite ainsi que les crimes commis par les ex-Séléka ne soit pas perdus de vue. Joseph bindoumi, président de la LCDH : « Le parlement centrafricain a bien reconnu que c'est la coalition Séléka qui est venue instaurer le désordre en RCA. Séléka continue d'être très mauvais pour le pays. Mais nous avons comme l'impression que les partenaires qui sont venus nous aider à sortir de cette guerre choisissent plutôt de désigner une partie comme étant l'ennemi. Cette mesure est très partiale. »

 

Mettre fin aux exactions

 

Ce n'est pas le même son de cloche du côté d'Amnesty international, qui estime qu'il était temps d'agir pour mettre fin aux graves violations des droits de l'homme dans ce pays. Violations imputées ouvertement aux anti-balaka selon Christian Mukosa, chercheur associé à Amnesty International :

 

« Depuis le mois de janvier, les anti-balaka commettent de graves violations des droits humains dans beaucoup de parties de la RCA, y compris à Bangui. Une grande partie de la capitale est d'ailleurs contrôlée par les miliciens anti-balaka. La déclaration de l'Union africaine survient après que les anti-balaka ont commencé à s'attaquer aux forces africaines, ce qui est inacceptable. »

 

Dans un contexte marqué par un regain de violence, les miliciens anti-balaka savent désormais à quoi s'en tenir : ils sont désormais considérés comme des « ennemis » par la Misca.

 

http://www.dw.de/les-anti-balakas-dans-le-collimateur-de-lua...

Les anti-balakas dans le collimateur de l'UA
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 16:10

 

 

 

 

 

Bien que le pays reste confronté aux risques de l’insécurité, les fossoyeurs de la République trouvent toutes prétextes pour affiner leur plan machiavélique de contrôles pour l’appropriation de la richesse de la République. Ces fossoyeurs ne semblent pas prendre conscience des risques de la partition de notre terre patrie. Au contraire, ces derniers contribuent par leur acte à la destruction de l’unité Nationale, un héritage légué suite au  combat acharné du père fondateur.

 

Pourtant le quotidien centrafricain met en évidence la faillite de l’Etat  centrafricain qui, depuis 20 ans, non seulement sur le plan de la sécurité, mais aussi sur le plan de la gouvernance, plonge chaque fois qu’un changement politique se produit. Le peuple est pris en otage par les dirigeants successifs, qui utilisent les moyens de l’Etat comme leurs  biens personnels.

 

Si nous n’intégrons pas cette évidence maintenant, la RCA disparaitra !

 

Il faut déjà dire que les disfonctionnements  sont les résultats dans les pratiques politiciennes.

 

L’Administration n’est pas structuré et opérationnelle. Or c’est le cadre principal ou devraient évolués tous fils et toutes filles du pays qui ont été formés pour contribuer au  développement économique de notre Pays. Détournée de son objectif primaire, elle est devenue un outil de clientélistes et des copinages. À chaque fois qu’un changement se produit sur la tête de l’Etat, nous constatons les mêmes effets inverses. L’outil de pilotage de la gouvernance de l’Etat est rempli des courtisans, courtisanes issues de copinages, confréries, appartenance ethnique et j’en passe. Cette pratique aberrante est contre productive.

 

L’absence des pratiques du principe de solidarité publique et de l’égalité des chances, est l’une des causes du déclin de notre Pays. Cette pratique a, au fil des ans, produit  ce spécimen qu’on  qualifie de rebelles, ou des anti-balaka. Elle  a  entrainé dans son développement une sorte de révolte dans l’esprit des jeunes qui, en passe de rentrer dans la vie active, se voient laisser pour compte. Ces jeunes s’installent alors dans une logique de rancœurs  et de frustrations indescriptibles.

 

Un Etat quasiment absence, qu’on qualifie d’Etat fantôme.

 

Les supposés dirigeants ou gouvernants manquent réellement de visions d’Etat. Ils manquent simplement de la volonté politique, de conscience citoyenne,  sans engagement d’une vraie politique de construction pour leur Pays. L’échec n’étant pas un vocabulaire dans la logique des intéressés, ces derniers interprètent leur passage dans la vie politique comme étant une réussite, sinon une volonté de blocage de leur adversaires, ceci sans une  démarche de remise en cause, du« un mea-culpa » ; difficile de la part de ces derniers d’affirmer « j’ai échoué, nous avons échoués », un processus naturel d’acceptation. Pourtant une telle attitude pourrait de susciter le cycle d’évolution et de progrès tout simplement.

Au contraire, le supposé dirigeant va se créer et recréer des situations pour exister, afin de recommencer parce que c’est le Pouvoir qui prime, rien que le Pouvoir ! Et l’objectif final reste  « Sauvegarder son intérêt égoïste ». 

 

Faut-il restaurer l’autorité de  l’Etat, et comment ?

 

Les Centrafricains(es), ont les yeux rivés, avec un grand espoir pour la réussite de cette nouvelle Transition.

 

Le diagnostique est fait et le constat est unanime depuis longtemps ; Nous manquons cruellement d’infrastructures modernes et une bonne organisation d’Etat, des ressources compétentes intègres, de la conscience civique, de l’intérêt patriotique. Pourtant tous ces hommes et femmes qui ont eu l’occasion d’aller aux affaires, comme on le dit de manière péjorative, n’y ont rien changé !

                                                                                                               

Oseront-ils un jour parler de leur bilan ou de leur passage aux affaires d’une réalisation concrète ?

 

Nous avons tout vu en Centrafrique, des ministres éphémères de quelques semaines, encore plus arrogants que ceux de quelques mois, sans aucune réalisation concrète mais toujours prêts à prêcher le faux pour cacher leur échec ! Ils sont prêts à donner des informations faussement orchestrés pour encore exister. Très peu des hommes politiques Centrafricains peuvent se permettre d’affirmer «  j’ai contribué au développement économique de mon Pays ». Presque tous ont échoué. Et on peut juger ces passages de manquement à une conscience politique, civique, ou simplement manquement au sens d’intérêt patriotique.

 

Alors pour ne pas verser dans l’amalgame comme dirait l’autre, la situation de notre Pays est à un point  inqualifiable ! À un point mort à cause de ces manquements.

 

Comment faire pour les réveillés sur l’essentielle ?

 

Et avoir cette conscience, se mettre à l’évidence de la gravité de la chose. Nous ne pouvons pas nous aimé tous, ni d’être amis avec tout le monde. Mais nous avons un intérêt commun notre chère République, qui a besoin d’être construite par les fils et filles de ce Pays, chacun à son niveau, ces moyens…etc. Une chose est certaine ; il nous faut notre Pays pour y vivre ensemble, ou retourner se ressourcer quand c’est nécessaire.

 

La mission première de cette Transition et ses objectifs !

 

La mobilisation pour la réconciliation, au vu de l’assainissement des désordres orchestrés jusqu’aujourd’hui sur le plan de la sécurité, la Restructuration de la Défense Nationale, une tâche difficile mais dont les efforts qui se déploient sont salutaires. N’empêche que la faillite de l’Etat est si profonde qu’une attente très élevée de peuple Centrafricain est perceptible. Ce peuple a été mis dans l’espoir à l’annonce d’un Gouvernement des Technocrates. Or le chef du gouvernement de Transition et équipe, il faut leur rappeler, ne pas se contenter des déclarations vides et théoriques. Dixit le lancement d’un « Plan marshale » sans dévoiler au peuple Centrafricain, ce que ce plan marshale veut dire ni comment se déclinera t-il.

 

Il y a lieu de se demander quels seront les différentes phases ? Et quelles en sont les priorités ?

 

Sans rappeler que nous sommes dans une Gouvernance Technocratique, les caractéristiques récurrentes d’une gouvernance de ce type méritent d’être dévoilées aux représentants de la Nation et à la communauté internationale présente à nos chevets. Une explication sur la méthodologie, avec la technicité d’un plan de travail, une communication claire, rigoureuse et rationnelle est attendue depuis deux mois. Sur le plan organisationnel, il est difficile de comprendre les priorités, les différents points d’avancement nécessaire pour gagner la Confiance des peuples et des Partenaires.

 

 Il est important de voir chaque avancement sur le plan de sécurité, suivies des actes posés sur le plan administratif, la remise en Etat de l’autorité de l’Etat Centrale.  C’est un tel avancement qui peut permettre aux agents de l’Etat d’exercer les missions régaliennes, c'est-à-dire effectivité des entités ministérielles, des directions administratives, des Mairies d’arrondissements, des Communes.  La remise en Etat de l’Autorité de l’Etat peut faciliter la re-citoyennisation et permettre les  recensements pour les ré-établissements de l’Etat-civil, un point de départ de la vie économique sur l’étendu de notre territoire.

 

Cette transition devrait aussi organiser une autre mission parallèle, en collaboration avec des ONG’s  auprès des populations fugitives ou refugiés. Chaque zone de crise devrait avoir pour mission d’établir une identification civique citoyenne afin de constituer une base de données d’indentification des populations pour une meilleure évaluation des impacts occasionnés par cette crise.

 

C’est ainsi qu’on peut espérer cette fin, de cette Transition conditionnera tous ces préalables, si une remise de l’ordre constitutionnelle via l’organisation d’une élection en 2015 remettra les pendules à l’heure ! Je dis, et je redis cette équipe de la Transition n’est pas là pour faire de la politique au sens propre. Et par ailleurs, il ne devrait pas y avoir de l’opposition politique non plus. Tout le monde doit retrousser les manches pour aider, et soutenir la nouvelle transition tout en restant vigilant. Il faut se référer, dans toutes les situations d’une transition dans le monde. La priorité c’est le rétablissement, restauration d’une situation en faillite.

 

Il faut rester pragmatique, et ne pas mettre des grands projets de construction d’infrastructures dans les attributions de cette Transition. On ne peut pas élaborer des grands projets sans réparer les vétustes d’ébriétés, causés par les fossoyeurs de la République. Nous ne pouvons prétendre à une construction que sur une plateforme précise. Or, cela ne peut pas être le cas  dans l’Etat actuel de la République Centrafrique, ou il manque une Administration digne de ce nom pour mieux piloté les programmes.

 

Le défi de cette Transition, notre défi, votre défi  votre excellence le chef du gouvernement de la Transition, reste la restauration de l’autorité de l’Etat. Je pense beaucoup des Centrafricains ne se satisferont pas à des déclarations théoriques « Plan marshale », sans aucune orientation claire sur le contenu de ce fameux plan marshale.

 

Votre excellence, Monsieur le chef du gouvernement de la Transition, je pense le peuple centrafricain est en attente de résultats plus palpables entre autre le paiement des salaires, le rétablissement d’un fonctionnement normal de l’Etat sur toute l’étendue du territoire…etc. Nous ne nous contenterons pas des effets d’annonce. Nous ne voulons plus rester dans l’incertitude sur le destiné de notre cher pays.

La faillite de l’Etat Centrafricain se poserait-elle que sur le plan sécuritaire ? par Roger Aubin Komoto
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 15:50

 

 

 

 

(AFP 26/03/14)

 

CITÉ DU VATICAN, 26 mars 2014 (AFP) - Le pape François a encouragé mercredi trois dignitaires catholique, protestant et musulman de Centrafrique à rester "unis, près du peuple, en poursuivant leur oeuvre contre toute division", dans un geste fort de soutien aux partisans de la paix civile.

 

Accueillis à Rome par la communauté italienne de Sant'Egidio, spécialisée dans la médiation de conflits, l'archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, le révérend Nicolas Guerekoyame-Gbangou et l'imam Oumar Kobine Layama, ont rencontré le souverain pontife au terme de l'audience générale, place Saint-Pierre.

 

Selon Radio Vatican, le pape les a encouragés à rester "unis, près du peuple, en poursuivant leur oeuvre contre toute division". Il les a assurés qu'il parlerait du conflit lors de sa rencontre de jeudi avec le président américain Barack Obama.

 

L'archevêque, l'imam et le chef de la communauté protestante avaient confié lundi à l'AFP qu'ils avaient plaidé ensemble, lors d'un séjour aux Etats-Unis et à l'ONU, auprès du secrétaire général Ban Ki-Moon pour le déploiement rapide d'une force de l'ONU.

 

Avec courage et persévérance, les trois hommes interviennent ensemble en faveur de la concorde religieuse depuis le début des massacres. Ils soulignent que le conflit n'est pas "religieux" mais attisé par des intérêts politiques. Ils affirment "être la voix des sans-voix", terrorisés par les milices des deux camps.

 

Centrafrique  le pape encourage les trois chefs religieux
Centrafrique  le pape encourage les trois chefs religieux
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:26

 

 

 

(AFP 26/03/14)

 

GENÈVE, 26 mars 2014 (AFP) - La situation des droits de l'Homme en Centrafrique se détériore malgré les efforts déployés par les nouvelles autorités et la communauté internationale, a averti mercredi l'experte de l'ONU de ce pays, Marie-Thérèse Keita Bocoum.

 

"La faiblesse de l'Etat est importante partout", il est "pratiquement impossible de lutter actuellement contre l'impunité" en raison de l'insécurité qui prévaut dans le pays, a déclaré Mme Bocoum devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

 

L'experte ivoirienne, nommée le 20 janvier lors d'une session extraordinaire du Conseil, s'est rendue en Centrafrique du 4 au 14 mars. Elle s'exprimait mercredi devant le Conseil pour la première fois depuis son retour, et doit présenter un rapport plus complet en juin.

 

Dans ses premières conclusions publiées mercredi, Mme Bocoum note que "les violations et abus des plus atroces et horribles continuent de se produire sans aucune forme de justice".

 

"La situation des droits de l'Homme ne cesse de se détériorer depuis le début de la crise malgré tous les efforts déployés par les nouvelles autorités et la communauté internationale", a-t-elle écrit.

 

Selon Mme Bocoum, "ces violations sont perpétrées par les Séléka et les anti-balaka et aussi les éléments de l'armée de résistance du Seigneur (LRA, guérilla ougandaise opérant en RCA)".

 

"Le diagnostic de la situation montre une continuation des violations graves et atroces des droits de l'Homme même si elles ont diminué par rapport aux mois de décembre et janvier derniers", écrit-elle, citant "les abus y compris les tueries et le déplacement forcé des communautés, plus souvent musulmanes, de leurs localités d'origine."

 

Face à cette situation, Mme Bocoum juge nécessaire de déployer au plus vite "une mission de paix capable de ramener et d'assurer la paix sur toute l'étendue du territoire national".

 

Elle recommande par ailleurs à l'Etat centrafricain de restaurer son autorité et de soumettre les auteurs des violations des droits de l'Homme "à la justice nationale et/ou internationale".

 

De son côté, le représentant centrafricain auprès de l'ONU à Genève, Léopold Ismael Samba, a déclaré qu'"il faut un plan Marshall si on veut sauver la République Centrafricaine du chaos où elle se trouve", et a indiqué qu'il fallait plus de "moyens pour faire régner la justice".

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane.

 

Les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, en majorité musulmans, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants.

 

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, a entamé mercredi une visite de trois jours à Bangui et dans le nord-est du pays. Il entend "se rendre compte par lui-même de la situation qui prévaut dans le pays, où le CICR renforce sa présence".

 

 

Centrafrique: les abus se poursuivent dans l'impunité (experte ONU)
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:08

 

 

 

 

 

(Jeune Afrique 26/03/14)

 

Le président français, François Hollande, et plusieurs de ses homologues d'Afrique centrale se réuniront à Bruxelles pour un mini-sommet sur la Centrafrique en marge du sommet UE-Afrique (2 et 3 avril). La chef de l'État de la transition, Catherine Samba-Panza, a également été conviée.

 

Comme ce fut le cas à Paris en décembre, un mini-sommet consacré à la situation en Centrafrique sera organisé en marge du sommet Union européenne-Afrique (Bruxelles, 2 et 3 avril).

 

Cette rencontre de haut-niveau devrait avoir lieu mercredi 2 avril à la mi-journée. La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, qui a été conviée au sommet UE-Afrique, sera présente. Le chef de l'État français, François Hollande, et ses homologues sud-africain (Jacob Zuma), tchadien (Idriss Déby Into), congolais (Denis Sassou Nguesso) seront également conviés, tout comme le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Azziz, en sa qualité de président de l'Union africaine.

 

Ban ki-Moon (secrétaire général de l'ONU), Herman Van Rompuy (président du Conseil Européen) et Jean Manuel Barroso font également parti des participants.

 

Avant de se rendre à Bruxelles, Catherine Samba-Panza fera un crochet par Paris le 1 avril où elle rencontrera François Hollande.

 

Ce mini-sommet intervient alors que l'Union européenne peine à rassembler le millier d'hommes devant participer à l'opération Eufor-RCA. "Le lancement reste subordonné à la mise en place d'une structure logistique d'une centaine de soldats couvrant des fonctions à la fois de soutien médical, de transport, de manutention et d'aide au déploiement", a récemment expliqué son commandant, le général français Philippe Pontiès.

 

Par Vincent DUHEM

 

Union européenne: un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 2 avril à Bruxelles
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:04

 

 

 

 

 

(AFP 26/03/14)

 

La force africaine en Centrafrique (Misca) a ouvertement déclaré la guerre mercredi aux miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka après la nouvelle flambée de violences qui a fait près de 20 morts ces derniers jours à Bangui.

 

"Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence", a annoncé mercredi le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, dans un entretien à la radio privée centrafricaine Radio Ndeke Luka, après les violences de ces derniers jours à Bangui au cours desquelles les soldats africains ont essuyé des tirs de la part d'anti-balaka et riposté.

 

Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté au PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur.

 

Lundi, un soldat congolais de la Misca - qui compte 6.000 hommes - a été tué dans une embuscade à Boali (90 km au nord de Bangui), a indiqué de son côté l'Union africaine (UA) qui en a attribué la responsabilité aux anti-balaka.

 

"Ils se permettent de tirer sur des gens qui sont venus ici pour essayer de mettre un terme à cette crise au bénéfice du peuple centrafricain dont ils font partie", a accusé le général Mokoko, ajoutant: "nous les tenons pour responsables des attaques ciblées qui ont visé nos éléments ces derniers jours".

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, des tirs sporadiques ont été entendus dans des secteurs de Bangui où sont installés des anti-balaka, qui ont par ailleurs érigé des barricades sur certaines artères de la ville, perturbant la circulation.

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane.

 

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

 

Ces violences ont provoqué un exode des musulmans de régions entières du pays. Pour ceux qui restent, la situation est "insupportable", a dénoncé vendredi Peter Bouckaert, directeur Urgences de l'ONG Human Rights Watch.

 

- "Raidissement des anti-balaka" -

 

Depuis début décembre et le déclenchement de l'opération française Sangaris (2.000 hommes), la Misca a été considérablement renforcée en effectifs et en matériels (blindés notamment).

 

Les forces internationales se sont d'abord attaquées à la neutralisation (désarmement, cantonnement) des combattants Séléka dans Bangui, suscitant au passage des critiques sur une supposée mansuétude - que les militaires ont toujours niée - à l'égard des agissements des anti-balaka.

 

Depuis plusieurs semaines, les forces internationales et les autorités centrafricaines, dont la présidente de transition Catherine Samba Panza - qui a succédé au chef des Séléka Michel Djotodia contraint à la démission en janvier - multiplient toutefois les avertissements à l'égard des anti-balaka, déjà qualifiés d'"ennemis de la paix".

 

Le 20 mars, l'état-major de l'armée française avait indiqué "avoir noté une forme de raidissement des anti-balaka, qui traduit sans doute l'impact qu'ont la force Sangaris et la Misca sur les zones où ils sont implantés (...) Ils se revendiquent anti-balaka, mais nous n'avons pas affaire à une structure organisée".

 

Interrogé mercredi par des journalistes sur les accusations du général Mokoko, un des "coordonnateurs" autoproclamés des anti-balaka, Emotion Brice Namsio, a affirmé que des soldats de la Misca avaient tiré sur la population.

 

"Des éléments de la Misca se sont déployés samedi et dimanche au quartier Foûh et se sont mis à tirer sur la paisible population et on veut à chaque fois faire endosser la responsabilité aux anti-balaka. Non, trop c'est trop", a assuré ce chef anti-balaka.

 

"Les anti-balaka ne riposteront à aucun tir, ni à aucune attaque. Ils ne sont pas des ennemis de la paix, mais c'est la Misca qui est l'ennemi du peuple centrafricain", a-t-il menacé à son tour.

Centrafrique: la force africaine déclare la guerre aux anti-balaka
Centrafrique: la force africaine déclare la guerre aux anti-balaka
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:53

 

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr/   le 26/03/2014 à 07:52

 

Ils avaient quitté Montauban en décembre. Ils sont de retour au quartier Doumerc. Deux sections et un groupe d'appui du 17e RGP ont passé trois mois en Centrafrique.

 

Les sapeurs parachutistes du 17e RGP viennent de regagner le quartier Doumerc après avoir passé trois mois en République centrafricaine qu'ils avaient ralliée à la mi décembre 2013. Ce détachement était composé de deux sections génie combat, d'éléments opérationnels de déminage et dépollution (EOD), et d'un groupe appui. Tous reviennent avec le sentiment d'avoir participé au rétablissement d'une sécurité minimale en ayant travaillé main dans la main avec la mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine (MISCA).

 

Infanterie et génie de combat

 

Cette coopération, les sapeurs parachutistes montalbanais l'ont vécue au quotidien lors de patrouilles mixtes dans les rues de Bangui et en province. Intégrées aux groupements tactiques interarmes, les sections du génie ont effectué un travail d'infanterie mais aussi de génie combat. Ils ont ainsi réalisé un large panel de missions, allant de la reprise de contrôle de zone et d'axes et passant par de la reconnaissance d'itinéraires, de la fouille de personnes et de bâtiments et de la destruction de munitions. Ils se sont notamment déployés à l'ouest jusqu'au poste frontalier avec le Cameroun pour contrôler et rouvrir un axe routier logistique indispensable à l'approvisionnement de Bangui.

 

Dépollution et sécurisation

 

Le groupe hautement qualifié, spécialisé dans le déminage et la dépollution (EOD) a pour sa part réalisé plus de 56 sorties et 35 interventions sur tous types d'engins explosifs. Seuls EOD sur le théâtre, les 4 sapeurs parachutistes du «17» ont travaillé au profit de l'ensemble de la MISCA.Le groupe appui a quant à lui participé au renfort de la sécurité sur l'aéroport de Bangui, tout en restant à disposition des sections de combat pour des missions spécifiques de rétablissement d'axes et de création de check point.

 

Pour les uns, la mission se compte en nombre de kilomètres parcourus. Pour les autres, elle se chiffre en tonnes de munitions détruites. Pour l'ensemble du détachement, la mission aura été particulièrement exigeante et intense.

 

La Dépêche du Midi

Montauban. Ils ont passé trois mois en Centrafrique pour sécuriser et dépolluer
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:48

 

 

 

 

 

 

GENEVE Suisse, 26 mars 2014 (© APO) - Arrivé ce matin en République centrafricaine alors que les violences perdurent, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, entame une visite de trois jours.

 

Il entend ainsi se rendre compte par lui-même de la situation qui prévaut dans le pays, où le CICR renforce sa présence. Depuis des mois, le conflit armé et des violences intercommunautaires sans précédent ont engendré une situation humanitaire catastrophique. D’innombrables familles sont endeuillées ou n’ont pas de nouvelles de leurs proches partis se réfugier dans les pays voisins ou dans différentes régions du pays pour échapper aux violences. Les personnes ainsi déplacées manquent de tout, tandis que celles qui sont déjà retournées chez elles ont tout perdu.

 

Une conférence de presse clôturant la visite du président du CICR en République centrafricaine aura lieu le vendredi 28 mars à 8h30 à l’hôtel Ledger Plaza, avenue de l’Indépendance de la République centrafricaine à Bangui. Un communiqué de presse sera également envoyé.

 

Des photos et des vidéos seront également à la disposition des médias.

 

Tout au long de la semaine, des photos et des déclarations seront publiées sur les comptes Twitter et Facebook du CICR, ainsi que sur son site Internet.

 

Au cours des trois prochains jours, le président du CICR se rendra auprès de personnes directement touchées par la violence ou subissant les conséquences du conflit. À Bangui, M. Maurer s’entretiendra également avec des représentants des autorités nationales, de l’armée française, de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), ainsi que des Nations Unies. Il rencontrera également des dirigeants et des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine – principal partenaire du CICR dans le pays –, grâce à laquelle des milliers de blessés ont pu être secourus et des centaines de dépouilles inhumées.

 

Le CICR mène en République centrafricaine l’une de ses plus importantes opérations dans le monde, avec près de 400 collaborateurs qui s’emploient à soigner les personnes blessées, visiter les détenus, distribuer des vivres et d’autres articles de première nécessité, rétablir l’approvisionnement en eau et aider les membres des familles dispersées par le conflit à rétablir le contact. Avec ses partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-rouge, le CICR vient également en aide aux personnes qui ont fui la violence pour se réfugier au Tchad, en République du Congo, au Cameroun et en République démocratique du Congo.

 

SOURCE - International Committee of the Red Cross (ICRC)

République centrafricaine : Le président du CICR en visite à Bangui et dans le nord-est du pays
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