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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 13:59

 

 

Voici quelques vues du merdier dans un centre de la Commission Electorale Nationale Indépendante au Shaba. Comment peut-il sortir d'un tel merdier des résultats crédibles ! Cela se passe vraiment de commentaires.

 

 

merdier-electoral-au-Katanga-RDC.JPG

 

merdier-dans-un-centre-electoral-RDC.JPG

 

 

merdier-electoral-RDC-10-.JPG

 

 

merdier-electoral-RDC.JPG

 

 

merdier-electoral-RDC-6.JPG

 

merdier-dans-un-centre-de-la-CENI-RDC.-5JPG.JPG

 

 

merdier-electoral-en-RDC-7.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 13:40

 

 

Barack Obama

 


BANGUI 19/12/2011(AFP) — Un contingent des forces spéciales américaines venu de Kampala, en Ouganda, s'est installé dans l'est de la Centrafrique en soutien aux forces des pays d'Afrique centrale luttant contre l'armée de résistance du seigneur (LRA), une guérilla particulièrement brutale, a déclaré lundi un responsable militaire centrafricain.


"Le déploiement de ce contingent dont l'effectif n'est pas connu s'est fait en toute discrétion à bord d'avions militaires ougandais. Les militaires américains une fois arrivés ont installé une base à Obo (près de la frontière avec le Soudan et la RD Congo) où ils vont coopérer avec les militaires centrafricains et ougandais se trouvant dans la région", a-t-il ajouté.


Mi-novembre, six militaires des forces spéciales américaines avaient eu une rencontre avec les autorités locales pour faire une expertise du terrain et voir comment coordonner les opérations.


"Ils ont aussi demandé aux autorités de dire à la population de coopérer en fournissant des informations sur la LRA et son chef Joseph Kony", avait affirmé une source militaire à Obo.


Dans une lettre au Congrès en octobre, le président américain Barack Obama avait indiqué avoir autorisé le déploiement d'une centaine d'hommes équipés pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région à traquer le chef de la rébellion.


Le mois suivant, les Etats-Unis avaient annoncé un don de 400.000 dollars de matériel militaire à l'armée centrafricaine.


Fin 2010, M. Obama avait publié à la demande du Congrès un plan d'action contre la rébellion, visant à désarmer la LRA et traduire ses chefs en justice, à protéger les civils et à fournir davantage d'aide humanitaire aux personnes touchées.


La LRA, réputée être une des guérillas les plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.


D'après Amnesty international, au moins 14 groupes armés continueraient de sévir en Centrafrique.

 

 

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

NDLR : Faut-il maintenant que la France envoie également un petit corps expéditionnaire pour capturer Baba LADDE et ses hommes puisque BOZIZE et son gouvernement et son Etat-major sont incapables de donner l'assaut sur leur sanctuaire pourtant bien connu et les chasser du territoire centrafricain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 06:45

 

 

 

fric en CFA

 

 

Nous sommes arrivés à l'heure de bilan de ce que la bozizie a pompé dans les caisses de l'Etat sur la seule année 2010. BOZIZE ne peut  pas dire qu'il n'était pas au courant puisque ce sont ses proches collaborateurs comme son chef de cabinet particulier, le général de police Joël SINFEI MOIDAMSE, son fils Francis et certains de ses ministres bien connus, dont ceux qui se vantent d’être des milliardaires, qui passaient outre les procédures pour aller régulièrement sortir l'argent du Trésor avec la complicité de ceux-là mêmes qu'il a installés aux manettes à savoir son ami et complice le général d’opérette Guillaume LAPO et son 2ème fondé Boniface YOMBO et bien d’autres hommes de main, etc..

 

C’est pour cela qu’on est encore plus sidéré d’apprendre dernièrement que le chef de l'Etat, par le biais d’un communiqué présidentiel, a pris des mesures visant à sécuriser les recettes de l'Etat. De quoi parle-t-on ? C'est évidemment de la simple poudre aux yeux car tant que la bozizie ne renoncera pas à sa volonté de prédation des moyens de l’Etat et à vivre à son crochet, tant que les auteurs de détournement de deniers publics qui sont pourtant bien identifiés ne seront pas poursuivis devant la justice et bénéficieront au contraire de la protection de BOZIZE lui-même, il n’y aura jamais d’assainissement des finances publiques qui tienne et personne ne pourrait croire à ses déclarations et volonté de combattre la corruption et les malversations dans ce pays.

 

Le PM Elie DOTE a mis en place à l’époque cette procédure sur laquelle BOZIZE revient aujourd’hui. Afin de passer outre et pomper le trésor, il a viré Elie DOTE pour mettre à sa place Faustin TOUADERA qui on le sait, est totalement écarté s’agissant des décisions en matière financière. La preuve en est que le comité de Trésorerie ne sert à rien dans la mesure où tous les dossiers qui sont présentés tous les jeudis ont l'aval de BOZIZE lui-même.

 

C'est lui qui annote les dossiers à régler en fonction de leur importance à ses yeux. Au sortir de chaque comité de trésorerie, la liste des fournisseurs à payer est remise au ministre qui la transmet au DGT Guillaume LAPO. Ce dernier choisi de payer les fournisseurs qu'il veut moyennant 10% de frais de commission au point que les noms de certains fournisseurs reviennent quasiment toutes les semaines sur la liste à payer sans que BOZIZE ne s’en rende compte. Si ce n'est pas le comité de trésorerie qui donne la liste des dépenses, c'est Guillaume LAPO qui usait et abusait des OP dont on se rend compte de l'ampleur du détournement aujourd'hui.

 

C'est donc vraiment ahurissant d'entendre BOZIZE dire aujourd'hui que les recettes de l'Etat doivent être logées à la banque centrale sur le compte du trésor. Cette logique est d’autant plus incompréhensible dans la mesure où l'un des principes du budget qui est l'unicité des caisses de l'Etat n'est pas respecté. La banque centrale ne peut assurer ce type de service car les banques de la place,  pour maximiser leurs profits ou faire de la spéculation, voudraient que les recettes de l'Etat soient toujours virées dans leurs livres. Est-ce sur les conseils du cabinet de consulting du Béninois Abdoulaye BIO-TCHANE qu’il a coûteusement recruté, que ce genre de mesures sont édictées ? La question se pose.


Il n’est point besoin d’aller si loin pour chercher de l’expertise. Des Centrafricains suffisamment compétents en la matière et honnêtes existent pourtant ! La vraie question réside seule dans le manque de volonté politique du régime de BOZIZE d’assainir réellement les finances publiques en mettant fin à l'impunité qui gangrène les régies financières et encourage les auteurs de malversations et de détournements de deniers publics ainsi que les nombreux conflits d'intérêts.


 Une chose est sûre. Toutes les directions des régies financières n'ont pas de fichiers fiables pour répertorier les contribuables susceptibles d'être fiscalisés. La preuve en est l'organisation régulière des opérations coups de poing Cobra qui coûtent trop chères en terme de mobilisation des forces de de l’ordre qu'il faut rémunérer. Ces opérations n'ont jamais vraiment prouvé leur efficacité. A l'issue de chaque opération, ces directeurs se retrouvent dans certaines gargotes de la place pour compter les sous, puis ils se répartissent entre eux une bonne partie avant d'aller remettre peut être le 1/3 seulement au Trésor sans ordre de recettes, sans un document officiel. Tout cela est un secret de polichinelle à Bangui.


Une bonne partie de ces sommes sont versées sur un compte ouvert dans une banque de la place avec la seule signature de ce directeur. Celui-ci est devenu si riche au point d'ouvrir une agence de Transit douanier. Très mal vu par les gbayas du clan au pouvoir, ce dernier a quitté ses fonctions sans être inquiété. D’aucuns disent qu’il  remettrait directement de l'argent à BOZIZE lorsque celui-ci lui passait un coup de fil. Il en va ainsi de la bozizie mais en attendant, conséquence de cette mauvaise gestion chronique, aujourd’hui le pouvoir n’arrête pas de crier que les caisses de l’Etat sont vides. Comment pouvait-il en être autrement !


Rédaction C.A.P

 

 

 

 

MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET                                                                                   REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

*************                                                                                                                               UNITE - DIGNITE - TRAVAIL

DIRECTION GENERALE DU TRESOR                                                                                                            **********

ET DELA COMPTABILITE PUBLIQUE

            *************

DIRECTION DE LA CENTRALISATION COMPTABLE

            *************

SERVICE DE LA CENTRALISATION COMPTABLE                                                                         Bangui le 14/09/2011

            *************

BUREAU DE REGULARISATION DES DEPENSES

            *************

N°_ /MFB/DIR-CAB/DGTCP/DCC/SCC/BRD, 11

 

ETAT RECAPITULATIF DES DEPENSES PAYEES SUR OP

A CHARGE DE TRESORERIE

EXERCICE 2010

 

 

DEPENSES AU PROFIT DE L’ETAT

DEPENSES AU PROFIT DE BOZIZE ET DE SON CLAN

JANVIER

1  523  773  704   CFA 

558  263  202   CFA 

FEVRIER

2  784  207  955   CFA 

1  421  007  600   CFA 

MARS

2  624  250  028   CFA 

2  328  742  154   CFA 

AVRIL

2  688  917  244   CFA 

1  976  649  059   CFA 

MAI

2  004  563  842   CFA 

1  768  608  000   CFA 

JUIN/JUILLET

1  409  484  798   CFA 

1  109  991  335   CFA 

AOUT/SEPTEMBRE

395  675  800   CFA 

376  909  800   CFA 

OCTOBRE/NOVEMBRE

629  027  210   CFA

537  940  756   CFA

DECEMBRE

616  501  973   CFA

484  314  250  CFA

TOTAL

14  777  402  548   CFA    

9  562  426  156   CFA

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 06:24

 

 

 

josue-binoua.jpg

 

 

RCA : Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation en visite de travail en France


Le séjour officiel de travail d’une semaine en France que le ministre Josué BINOUA vient de débuter en France tranche avec ceux auxquels les ministres centrafricains nous ont généralement habitués et cela doit être souligné, car il y a fort longtemps qu’un ministre centrafricain n’a reçu l’invitation de son homologue français et effectué une visite officielle de travail en France.

 

Jamais un membre du gouvernement centrafricain n’a eu droit à Paris à autant de considération et à un accueil qui ferait pâlir de jalousie certains de ses collègues, voire le Premier Ministre de l’actuel gouvernement, dont les rares séjours parisiens se déroulent souvent dans la plus grande confidentialité et le plus grand anonymat.  


A en juger par le contenu du programme de la visite en cours de Josué BINOUA dont Centrafrique-Presse a pu se procurer copie, de par la qualité de ses interlocuteurs et des institutions qui l'accueillent, on est bien obligé de faire ce constat et d’affirmer, même si cette visite ne débouche pas sur des résultats mirobolants, que cela honore le ministre Josué BINOUA dont visiblement la pratique et l’action au sein du gouvernement TOUADERA 3 depuis qu’il y a fait son entrée, contrastent singulièrement avec celles de ses prédécesseurs, c’est le moins qu’on puisse dire.

 

Son souci et son initiative de doter le pays d’une structure pérenne pour l’organisation d’élections crédibles en Centrafrique qui a amené l’UE à lui financer ainsi qu’à ses proches collaborateurs une tournée de plus d’un mois dans plusieurs pays africains et au Canada afin d’étudier leurs expériences et s’en inspirer au besoin, même si certains aspects peuvent paraître discutables, méritent d’être salués.

 

Face aux critiques souvent stériles et stupides de BOZIZE et son clan tendant à diaboliser notamment Centrafrique-Presse, d’œuvrer uniquement pour ternir l’image de la RCA, nous disons clairement que lorsqu’il y a du positif et des faits qui rompent avec la médiocratie ambiante des autorités de Bangui, nous nous faisons aussi l’obligation de le signaler. Le seul problème est que les actions positives du gouvernement centrafricain sont extrêmement rares pour ne pas dire inexistantes. Chaque fois qu’on parle d’elles, c’est en termes de prédation, de détournement de deniers publics et de malversation.

 

Nous osons espérer que la chronique du succès annoncé de la visite de travail du ministre Josué BINOUA en France, au lieu de lui valoir des encouragements, ne lui attire plutôt des ennuis, connaissant parfaitement le climat de paranoïa dans la bozizie. On ne sera pas étonné d’apprendre par la suite que des fiches ont été envoyées à BOZIZE par toujours les mêmes vendeurs de mensonges, l’accusant d’être l’homme des Français et celui que la France préparerait pour prendre la succession de l’autre. La médiocratie à Bangui a la peau dure. 

 

Rédaction C.A.P

 


 

PROGRAMME DE M. JOSUE BINOUA, MINISTRECENTRAFRICAIN  DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION ET DE

M. BERNARD KPONGABA, DIRECTEUR DECABINET


 (DU 15 AU 21 DECEMBRE 2011)


 

Départ de Bangui :   Vol  Bangui/Paris (CDG) : AF 781 : (6h30 / 14h30)

Arrivée à Roissy CDG 2  vers 14H30

Accueil au pied de l’avion et transfert au salon d’honneur puis transfert à l’Hôtel 5* - en pension complète.


Jour 2 : Vendredi 16 décembre 2011 : PARIS

 

Matin    Ministère de l'Intérieur, 11, Rue des Saussaies 75 008 Paris

 

09H20  Accueil par Mme Martine AYME

 Installation au Salon des Préfets

Rencontreavec M. Jacques RENARD, Directeur chargé de la coopération internationale à la Direction générale des collectivités locales : Thème Déconcentration/Décentralisation.

11H30 Rencontre avec M. Yves LEBRETON, Directeur-adjoint dela modernisation et de l’administration territoriale ou avec M Frédéric POTTIER, chef du Bureau des élections. Thème : Code électoral et organisation des élections

13 H00  Déjeuner avec Mme Anne AZAM-PRADEILLES Directrice de la coopération internationale au Secrétariat général du MIOMCTI, M. Jacques RENARD et Mme Martine AYME au Restaurant Le LAMARTINE, sur invitation de Mme AZAM-PRADEILLES.

Après midi : Ministère de l’Intérieur, 11 Rue  des Saussaies 750008 Paris


15 h30  Rencontre avec M. Gilles CLAVREUL, Sous-Directeur du corps préfectoral et des administrateurs civils  Thèmes : recrutement, gestion, formation des hauts fonctionnaires du MIOMCTI

17H00  Rencontre avec M. Sébastien JALLET, Chef du Bureau de l’organisation et des missions de l’administration territoriale de la Sous-Direction de l’Administration territoriale, spécialiste de la REATE (réforme de l'administration territoriale de l'Etat).Thème : orga nisation et fonctionnement des préfectures et sous-préfectures

Dîner à Hôtel


Jour 3 : Samedi 17 décembre 2011 : PARIS

 

Matin : Visite du Château de Versailles

 

9h30  Départ de l’hôtel du Louvre pour la visite du Château de Versailles  - Visite Organisée par EGIDE avec un Guide-conférencier agréé (3 personnes possibles)

 

 Déjeuner  à l’Hôtel

Après-midi : libre.

Dîner à Hôtel


Jour 4 : Dimanche 18 décembre 2011 : PARIS

 

Véhicule avec chauffeur à disposition.

  Déjeuner  à l’Hôtel

 Dîner à Hôtel

Jour 5 : Lundi 19 décembre : PARIS / LILLE / PARIS

 

Matin : Visite à Lille

Transfert à la Gare du Nord.

 

8 H16 : Départ pour Lille en TGV  N° 7015   - Arrivée à Lille Flandres à 9h18

A l’arrivée, accueil par un représentant de la Préfecture 

Rendez-vous avec une personnalité du Conseil régional et le Maire de Tourcoing

 

11H00 : rendez-vous au Conseil régional avec Madjouline SBAI  (Vice-Présidente en charge de la coopération internationale)

 

12 H30 : Déjeuner (organisation : EGIDE) – Repas officiel de 8 personnes  incluant les deux invités et un représentant de la ville de Tourcoing, 2 de la Préfecture, 2 du Conseil Régional, au Restaurant La PAIX, Place Rihour à Lille.

 

Après-midi : Visite à Tourcoing

 

Transfert à la mairie de Tourcoing

Rendez-vous avec le maire (à préciser)

Transfert à la gare de Tourcoing

Retour – Lille / Paris :

 

17h14 : Départ de Tourcoing en TGV  N° 44076 – 17h33 : Arrivée à Lille Flandres

17H41 : Départ de Lille Flandres TGV N° 7074   - 18h44 : Arrivée Paris Nord

 Accueil Gare du Nord puis Transfert à l’Hôtel

 

Dîner à Hôtel

Jour 6 : Mardi 20 décembre 2011 : PARIS

 

Matin : Ministère de l’Intérieur (DGSCGC)  , 87,95, Quai du Docteur Dervaux Asnières

 

09H30 ou 10H00Accueil à la Direction Générale de la sécurité civile et de la gestion des crises par le Colonel Philippe NARDIN, Chef des Relations internationales au Cabinet du Directeur Général


Visite à la DGSCGC organisée par MM. Eric SUZANNEet Philippe RIO, en lien avec M. Bruno ULLIAC (MAEE – Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense du MAEE). 

 

12h : Déjeuner prévu par le Ministère de l’intérieur. (à confirmer)

 

Après-midi : Ministère des Affaires étrangères et européennes, 27, rue de la Convention  75015 Paris

 

14H30 - Délégué à l'action extérieure des collectivités locales : M. Jean Michel DESPAX (Délégué)

 

16H00 - Mission de la gouvernance démocratique : Mme Pauline Carmona (Chef de mission) et Direction de l'Afrique et de l'océan indien : M. Stéphane LE BRECH

 

17h30 : Transfert au Quai d’Orsay / 20 Avenue de Ségur pour un entretien avec le général Bruno BOLLEE

 

18h00 : Entretien avec M. Stéphane GOMPERTZ Directeur Afrique et Océan Indien au Quai d’Orsay

 

 

Dîner à Hôtel


Jour 7 : Mercredi 21 décembre 2011 

 

Retour à Bangui


Départ de l’Hôtel et transfert à Roissy

Départ : Vol Air France Paris / Bangui  N°780 à 11h00 de Roissy CDG – Terminal 2F

 

 

 

 

NDLR : Pour d’évidentes raisons de sécurité, nous avons délibérément retiré du programme le nom de l’Hôtel où est descendu le ministre BINOUA.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 06:20

 

 

 

 

Baba Laddé

 

 

 

Voici le témoignage d’un compatriote qui a récemment séjourné brièvement dans la région de Bambari et qui en est reparti complètement halluciné. Il a contacté la rédaction tout en souhaitant un strict anonymat, pour exprimer son inquiétude, ses interrogations et ses craintes quant à ce qu’il a observé dans la région ainsi que différents témoignages qu’il a recueillis au sujet des agissements des hommes de Baba LADDE.


Rédaction C.A.P


 

De son pseudo grade de général, le chef rebelle peuhl tchadien BABA LADE terrorise le paisible paysan centrafricain, qu’il soit de l’Est du Nord ou du Sud, les pauvres peuhls sont soumis à des tortures, rackets, viols au vu et au su de tout le monde. Les faits ici relatés édifieront plus d’un Centrafricains qui a le sens du patriotisme ou du nationalisme.


En cinquante ans d’indépendance l’armée centrafricaine n’a jamais vécu d’aussi importante et grave humiliation. On se pose la question de savoir s’il y a effectivement une armée et à quoi sert-elle si ce n’est pour les galons qui ne cessent d’être octroyés aux militaires proches du régime.


Depuis le mois d’octobre les troupes de BABA LADE, divisées en plusieurs sections, ravagent la OUAKA où ils ont commencé par prendre un établissement scolaire situé à 20 km de Bambari sur l’axe Kouango, dans la commune de Pladamaouaka, comme quartier général, laissant ainsi les écoliers sans local pour étudier.


Munis d’ordre de mission, ils sillonnent la région à la poursuite des troupeaux peuhls qui sont en transhumance. Dans chaque localité, ils se présentent à la gendarmerie munis de leur ordre de mission pour signaler leur présence. Tous les troupeaux en transhumance sont inspectés et taxés. La taxe est de 200 000 F par tête de bétail retenu. Si le cheptel dépasse 100 bœufs, le berger doit payer 3 taureaux ou 4, ce qui équivaut à 800 000 F. Si le propriétaire ne dispose pas de la somme d’argent nécessaire, les  3 ou 4  bœufs sont réquisitionnés pour constituer le parc des rebelles.


Dans une localité pas loin de Kouango, les rebelles disposent de 300 têtes de bétails qu’ils entendent vendre avant de quitter la localité. Envoyée en mission de reconnaissance, une section des FACA a été désarmée par les rebelles qui étaient plus de deux cents. Après discussion, les FACA ont reçu instruction de quitter la zone avec un petit cadeau de 500 000 F et aussi un bœuf.


Quelques jours après les FACA ont,  lors d’une patrouille tardive dans un campement à 8 km de leur base, arrêté trois rebelles qui avaient à leur disposition des armes et 10 millions de francs CFA, fruit des « impôts » payés par les peuhls des campements voisins. Cette somme va être partagée par la dizaine de FACA qui effectuait la mission.

 

Livrés à la gendarmerie de la localité, les rebelles attendaient une décision sur leur sort. Interrogé sur la conduite à tenir, l’état-major des FACA a intimé l’ordre que soient libérés les trois rebelles. Qui peut comprendre cette réaction de l’Etat-Major ? Quel est le but recherché ? Les militaires désavoués et désabusés disent que malgré leurs maigres moyens, ils peuvent bien cependant chasser ces bandits mais ces derniers sont protégés. Lors d’un de leur patrouille, le chef de la mission a rencontré le fils de BABA LADE, (colonel de sa rébellion) qui lui a dit que s’il voulait contester ces dires, il peut lui passer le téléphone satellitaire Thuraya pour discuter avec le Chef de l’Etat. Est-ce une manœuvre d’intimidation ou la réalité ? Que chacun se pose la question.


Les couloirs de transhumance empruntés par les peuhls sont connus des forces armées. Ce sont ces mêmes couloirs qu’empruntent les hommes du FPR de BABA LADE pour traquer les peuhls. A quoi sert leur butin de guerre actuellement ?

 

Le but de cette manœuvre n’est elle pas d’affaiblir l’armée afin d’éviter toute insurrection interne,  de la

déstabiliser pour mieux la contrôler ?

 

Du fait de la mise à la retraite de vaillants officiers FACA, le nombre d’officiers compétents est désormais infime pour faire face à toute attaque. BABA LADE a droit à tous les honneurs militaires quand il passe dans la ville de KAGA BANDORO sous forte escorte. Il a été doté d’un véhicule NISSAN Patrol et de deux TOYOTA BG 75.

 

On l’a vu à l’hôpital de Kouango venir faire des examens médicaux, le médecin du centre hospitalier voulait lui prescrire une ordonnance. Il a refusé en rétorquant que son médecin traitant viendrait de Bangui lui administrer des soins ; qu’il n’avait besoin que des résultats des examens ! Le week-end dernier, au passage du couloir de transhumance entre Possel et Damara, les rebelles de BABA LADE ont pénétré dans la ferme du premier ministre TOUADERA pour se servir de 19 bœufs, et à la même occasion, 3 bœufs dans une ferme voisine.

 

BABALADE recrute à tour de bras, regroupe des peuhls nomades, des anciens coupeurs de route, des anciens rebelles d’autres factions en inactivité. BABA LADE doit disposer maintenant de plus de 1500 hommes avec tenues, bérets rouges et armes lourdes automatiques et tous les moyens de télécommunication ultra modernes.

 

Sa troupe est super équipée et protégée, il n’est un secret pour personne, même pas la communauté internationale qui suit de près avec une inquiétude, l’insécurité grandissante orchestrée en partie par qui l’ont sait.

 

Que DIEU sauve le Pays !

 

 


NDLR : Selon nos informations de sources concordantes et crédibles, le peuhl Baba LADDE roulerait pour l’actuel ministre délégué à l’élevage du gouvernement de BOZIZE Youssoufa YERIMA MANDJO qui est également d’origine peuhl comme Baba LADDE. C’est pourquoi, tout aujourd’hui en Centrafrique, tourne autour d’affaires de bétail, de transfert de marché à bétail, de la filière viande et de boucherie. Toujours selon nos sources, la ville de Bangui est quasiment encerclée depuis quelque temps déjà par les hommes de Baba LADDE que des témoins auraient aperçus dans les environs de Landjia et Mboko empruntant une piste menant vers Damara.


Certains dignitaires du pouvoir, ces derniers temps à Bangui, ne dormiraient plus sur leurs deux oreilles et vivraient la peur au ventre dans la crainte d’une attaque nocturne. A telle enseigne que lors de l’incendie de la résidence de Mme Monique BOZIZE de Sassara dans la nuit du 10 novembre dernier, les crépitements et détonations des munitions qui y étaient stockées avaient été interprétées par certains comme le début de l’attaque attendue, ce qui aurait conduit quelques dignitaires très haut placés résidant au PK 13 et 15 route de Boali, détail amusant et très significatif, à envoyer leurs familles se mettre à l’abri dans certains quartiers populaires au KM 5.

 

Une chose est sûre. Baba LADDE et ses troupes agissent au grand jour et semblent bénéficier de la complicité voire de certains appuis et soutiens bien et haut placés à Bangui. On en veut pour preuve l’arraisonnement il y a quelques jours à la sortie de Kaga-Bandoro par les gendarmes d’un camion bourré de plusieurs tonnes de produits alimentaires du Programme Alimentaire Mondial (PAM) en provenance de Bangui et se rendant à la base de Baba LADDE. Des éléments de ce dernier étaient même juchés sur le véhicule. Alertées, les autorités de Bangui auraient ordonné le renvoi sur la capitale mais Baba LADDE serait intervenu pour exiger que le camion soit autorisé à poursuivre son chemin ! Cherchez l’erreur !

 

De tout cela, toujours d’après nos informations d’une source proche de l’Etat-major des FACA, un homme n’en est pas dupe et aurait alerté les autorités centrafricaines depuis belle lurette mais pense ne pas être écouté. Il s’agit du colonel tchadien Mila Tanga ALLAFI, attaché militaire à l’ambassade du Tchad à Bangui. Il est honni par Baba LADDE qui lui en veut à mort car c’était lui qui avait procédé à son arrestation dans le bureau du ministre délégué à la défense Francis BOZIZE au camp Béal pour être ensuite livré à N’djaména en octobre 2009.

 

Autre signe qui traduit l’embarras et les louvoiements de BOZIZE à donner l’assaut sur la rébellion Baba LADDE, c’est la récente présence à Bangui du général sénégalais Lamine CISSE, ancien représentant spécial du SG des Nations Unies et ex-patron du BONUCA à Bangui, appelé en sans doute en consultation par BOZIZE pour recueillir ses conseils sur le cas Baba LADDE. On ignore ce que cet expert a préconisé à BOZIZE mais le départ de Baba LADDE du territoire centrafricain n’est probablement pas pour demain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 06:06

 

 

 

JP Mara

 

 

J’interpelle la CEI,  particulièrement  Mr Rigobert VONDO et Rodrigue Joseph MAYTE sur le motif de leur séjour prolongé en France après la mascarade d’élection dont ils ont été spécialistes en Janvier 2011 en République Centrafrique

 

 

1/RAPPEL :

 

La Commission Electorale Indépendante (CEI) comprenait trente et un membres dont le Président était Joseph BINGUIMALE,  aidé par  Rigobert VONDO et Rodrigue Joseph MAYTE. Mais on sont-ils passés ces trois ?

Doté d’un budget 2 milliards de Francs CFA, la CEI avait pour une démarche stratégique de cafouillage, notamment trainer longtemps « les élections ne doivent techniquement se tenir dans le délai » le temps d’organiser la fraude. Ainsi  les dates furent d’abord fixées arbitrairement au 16 mai 2010. On se rappellera de quelques déclarations du porte-parole de la CEI Rigobert Vondo. Dans la même logique, Bozizé limogea les ministres Cyriaque Gonda chargé du DDR et Elie Ouéfio ministre de l'Administration du Territoire, qui avait en charge la préparation des élections, en collaboration avec la CEI et annula les deux décrets des 2 et 25 mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales. L'opposition exprima son scepticisme, soutenue par la communauté internationale, les bailleurs de fonds,  les Nations unies ainsi que l'opposition en raison de la situation sécuritaire et du retard pris dans la préparation des élections. Mais tout cela s’avéra peine perdue car il ne fallait pas entraver la marche de la tricherie. Le Mercredi 20 octobre 2010  Bozizé convoqua sans en fixer l’ordre du jour toutes les forces vives de la nation centrafricaine, la commission électorale, le corps diplomatique, les bailleurs internationaux et les partis d’opposition au Palais de la Renaissance pour une grande messe. N’ayant pas apprécié l’interpellation en pleine séance par l’opposant Bedounga, Bozizé donna l’ordre à sa sécurité rapprochée de faire sortir ce dernier de la salle. Il traita sa garde par la suite de tous les noms pour n’avoir pas simplement abattu « l’emmerdeur » Joseph Bendounga.

 

Tout était orchestré par Bozizé pour rejeter sur la communauté internationale (surtout M. Samzun  et Mme Zewde Sahle Work) la responsabilité des ses échecs si d’aventure il perdait les élections. Mais c’est surtout lors de cette rencontre que Bozié annonça les mesures arrêtées par VONDO, MAYTE et NGOUANDJIKA : Le vote sera manuel donc pas informatisé et basé sur le découpage électoral de 2005. La Communauté Internationale n’a pas osé remettre en cause cette décision, sachant que Bozizé était déterminé et qu’ils ne pouvaient plus le contrarié. Pendant tout ce temps, Bozizé évita soigneusement de parler du rapport de l’audit qui a été effectué sur la scabreuse gestion de la CEI.

 

2/LE TRAVAIL DE TERRAIN

 

Pendant qu’Elie WEFIO se débattait avec les Préfets, Sous préfets, Les Chefs de Brigades, les Maires et Chefs de Villages pour verrouiller le déroulement la réussite des élections dans les provinces, des déclaration pleuvaient à Bangui.  Rigobert Vondo déclara par exemple que « le problème de report, nous faisons tout à la CEI, pour qu’on en parle plus,  ce mot là n’existe pas pour la Commission Electorale Indépendante ».

 

3/ELECTIONS :

 

Nous sommes le 23 janvier : 1,8 million d’électeurs centrafricains (pour 4,8 millions d’habitants) sont appelés aux urnes pour choisir un président parmi cinq candidats et élire 105 députés.

Un homme râblé, au costume beige constellé de taches, entre dans un bureau de vote. Il n’a pas de carte d’électeur, et tend à l’assesseur - toujours unique - un petit bout de papier. En lettres manuscrites au stylo bille, son identité est déclinée sur le document intitulé « récépissé ». Il porte le numéro 139. Le président du bureau le considère comme valable. Mais le registre comporte deux numéros 139. L’électeur pourra néanmoins voter, puisque son nom figure face à l’un des deux 139.

Les listes manuscrites censées permettre aux électeurs de trouver le numéro de leur bureau de vote ne sont pas affichées. D’après la CEI, le scrutin devait prendre fin à 16 h 00. Mais à 16 h 40, une foule bruyante remplit encore la cour. On joue des coudes et on crie pour se faire une place dans la file d’attente. « Les listes ne sont pas affichées, vous trouvez ça normal Madame  »,

 

C’était le résultat travail des Rigobert VONDO, Rodrigue MAYTE, Elie WEFIO et tant d’autres à la CEI.

 

4/DEPOUILLEMENT A LA BOUGIE

 

Dans un centre sans électricité il est 18h et il fait déjà sombre. Dans ce pays sans électricité, les électeurs attendaient car il y avait encore beaucoup d’urnes à dépouiller.

Joseph Rodrigue MAYTE, président de la sous commission dépouillement « les opérations du dépouillement ont pris un retard à cause de ces préalables de l’opposition ».

 

Résultat des Présidentielles : « Le président Bozizé a été plébiscité par le peuple centrafricain pour un bon travail bâti depuis 7 ans, date du sursaut patriotique », s’était félicité Fidèle Gouandjika, porte-parole du gouvernement et ministre du Développement rural, ajoutant encore ceci : « C’est la victoire du peuple centrafricain, la victoire de la démocratie ». Démocratie vous avez dit ? Démocratie à la Roumaine ou à la Soviétique alors avec un parti unique.

 

A l'annonce des résultats des législatives qui se déroulaient en même temps, n'a fait qu'ajouter de l'huile sur le feu : le KNK (Kwa Na Kwa, soit « le travail rien que le travail » en langue sangö), parti présidentiel, est gagnant à 90%. Cela aussi, c’était le résultat du travail de MAYTE et VONDO.

 

Pourtant, la mission d'observation de l'Organisation internationale de la francophonie, déployée dans les bureaux de vote, avait relevé « toutes sortes de difficultés et de dysfonctionnements », selon son responsable, l'ancien président du Burundi Pierre Buyoya.

 

« Dictature familiale »

 

L’opposition politique réunie dans le Collectif des Forces pour le Changement déposa alors  un recours en annulation devant le Conseil mais n’obtint pas gain de cause. Elle se contentera d’exiger l’annulation et la reprise des élections en créant un front dont le slogan est symbolique FARE 2011.  Cette décision va provoquer l’ire de Bozizé qui a pris cela comme un crime de lèse-majesté.

 

 

5/PRESQQUE UN AN MOIS APRES, INTERPELLATION DE VONDO ET MAYTE

 

Le discours de Bozizé à l’occasion du 1er décembre 2011 est un aveu d’impuissance devant le manque de politique concrète dans la résolutions des problèmes socio-économiques de  notre pays, surtout en ce qui concerne la question sécuritaire en rapport avec Baba Laddé, Joseph Kony et l’échec du DDR.

 

Depuis ces élections, on peut se poser plusieurs questions dont :

 

A-Ou êtes-vous passés Mr VONDO et Mr MAYTE ? Officiellement, Vous êtes en France pour des raisons de santé. Mais peut-on vous rendre visite si vous êtes malades ? Nous sommes ici dans  le pays ou les dirigeants ne truquent pas les élections et ou les citoyens se soucient de l’Etat de leur concitoyens.

 

B-Pourquoi Rigobert Vondo le Président du PUP qui aurait tellement voulu être nommé le Porte Parole du KNK se tait ? Votre silence vaut t-il son pesant d’Or ?

 

C-Monsieur VONDO, Monsieur MAYTE, pouvez-vous nous sortir le Procès Verbal des Elections législatives de quelques circonscriptions par exemple ceux de ma circonscription MALA  ou du 4eme arrondissement de Bangui ?

 

D-Par ailleurs, que dit le KNK sur les rumeurs de dévaluation du CFA ? Puisqu’il n’y a plus d’opposition à l’Assemblée Nationale, n’est-on pas en droit d’attendre une politique économique qui permette de résoudre tout le problème de paiement de salaires, de pauvreté, d’infrastructure, etc en RCA, Théoriquement aucun Centrafricain de devrait plus mourir de faim puisque les Ministres Centrafricains sont des milliardaires ?

 

Je suis surpris du silence du KNK du Centre A Fric concernant les rumeurs selon lesquelles » Le Franc CFA sera dévalué le 1er janvier 2012.

 

Jean-Pierre MARA


Ancien Candidat à la Députation de Janvier 2011

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 05:50

 

 

 

Chers Amis, Sympathisants, Bienfaiteurs, Donateurs, Partenaires,

 

Tout au long de l'année 2011, vous nous avez aidés, à travers des articles, des dons pécuniers, des dons de livres et d'habits, du matériel informatique ou autre. Au nom du Conseil d'Administration, je vous en remercie.
Un tout petit bilan de votre aide en 2011 :  60 kg de spiruline récoltées, et 120 enfants ont été suivis nutritionnellement - Les habits ont été envoyés pour les enfants suivis par l'ONG Coeurs Charitables et Les Coeurs Vaillants, toutes 2 situées à Bangui. Nous avons démarré,  l'extension de la ferme de Spiruline à Bangui. Ainsi, 4 bassins seront opérationnels pour les Fêtes de Noël 2011. La production de la Spiruline permettra de prendre en charge, en 2012, environ 240 enfants pour des traitements de 6 semaines. Vous pourrez nous retrouver prochainement sur un site Internet qui donnera des nouvelles régulièrement des projets mis en place par l'association.

En cette période de préparation des Fêtes, Veuillez trouver ci-joint notre bulletin de l'association et le tryptique sur le projet Spiruline et le besoin en financement pour 2012. Je vous en souhaite une bonne lecture. N'hésitez pas à diffuser ces informations, et surtout à nous renouveler votre confiance pour nous aider dans les différents projets que porte l'association en 2012 : Santé - Education - Nutrition ... Votre aide nous est précieuse pour multipliez les initiatives et les projets et vos dons pécuniers sont déductibles des impôts.
Chacune de vos aides compte pour ce pays qui est le plus pauvre au monde, au classement IDH (Indice de Développement Humain), et dont l'environnement reste instable.  60% de la population vivent sous le seuil de pauvreté. Les 2 repas quotidiens sont un lointain souvenir pour la grande majorité des habitants de Bangui et des grandes villes de Centrafrique. Les mères préparent actuellement un repas à base de feuilles, rarement accompagné de viande. Les enfants se contentent souvent de grignoter de l'arachide.
Le développement reste donc un défi ... Enfants de la Rue, Orphelins du VIH, Les maladies, l'éducation, traitement de l'eau ... Le Choléra a fait son apparition ...Les groupes armés sont très présents, et le Nord du pays est complètement déstabilisé. L'insécurité règne toujours et la proximité avec le Tchad, le Soudan, la région des Grands Lacs de l'ex-Zaïre et le Darfour n'arrange rien. Toutes les initiatives contribuent à apporter du réconfort dans cette région où les dernières pluies diluviennes ont causé de gros dégâts.

Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à la Centrafrique.
Avec l'ensemble du Conseil d'Administration, nous vous souhaitons d'excellentes Fêtes de Noël et une Joyeuse Année 2012.

Bien Associativement

Pascal RONZON
Président Centrafrique Actions

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 14:51

 

 

Josué Binoua

 

La Voix du Nord  vendredi 16.12.2011, 19:18

 

 Métropole lilloise 

 

Profitant de sa venue en France, Josué Binoua, ministre centrafricain de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, a sollicité la Ville de Tourcoing pour donner une suite concrète à la venue d'Alain Famby, chargé de mission auprès du maire de Bangui, le 28 octobre dernier.


Cette visite portait sur la mise en place d'une coopération entre les deux villes, autour du projet de création d'un jardin d'enfants de Miskine à Bangui, avec l'association tourquennoise « Passe-moi le Relais ».


Josué Binoua sera à Tourcoing ce lundi 19 décembre, pour une réunion de travail. Il sera reçu par Michel-François Delannoy, le maire.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 04:29

 

 

 

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Le Monde magazine du 16 déc 2011

 

Analyse – Ben Ali, Moubarak ou Kadhafi. Le récent " printemps arabe " a rappelé au monde combien les dictateurs, outre leur cruauté, se distinguent par leur mauvais goût. Un théâtre de la démesure, qui couvre vêtements, bâtiments... et qui vise à les démarquer de leur peuple.

 

Par Bastien Bonnefous


L'image a fait le tour du monde. Celle d'un rebelle libyen brandissant un pistolet plaqué or. Des gravures New Age, tendance Scarface, " La clé pour la vie " ou " Cette arme permet que le soleil ne s'absente jamais "... enjolivent le calibre 9 mm Parabellum à la crosse en bois précieux (un modèle unique, d'une valeur estimée à 4 000 euros). L'arme est celle de Mouammar Kadhafi. Le tyran de Tripoli ne s'en séparait jamais. Ben Ali, Moubarak, Kadhafi... " Printemps arabe " aidant, cette année incroyable a vu chuter les dictateurs parmi les plus mégalomanes. Et les images véhiculées par Internet et la télé ont révélé l'envers intime de leur décor. Une vie faite de palaces, de coffres-forts remplis de biens, spoliés au peuple au fil des ans. A qui le tour désormais ? Que découvrira-t-on demain du quotidien doré d'un Bachar Al-Assad ?

 

Paranoïaques, sanguinaires, les dictateurs ont toujours bricolé leurs propres démesures avec une idéologie extrême. Cette volonté farouche d'apparaître différent du commun des mortels s'exprime de mille façons : culte de la personnalité, et même - époque bling-bling oblige - proximité avec les " people ", ces nouveaux demi-dieux médiatiques, apparat, architecture. Le " printemps arabe " a mis en lumière toutes ces " danseuses " tragiques, révélant un mauvais goût esthétique et un dessein politique ignoble et pathétique. Pour un pistolet en or, combien d'opposants torturés ?

 

LE DÉCOR.

 

Chaque dictateur renferme en lui l'âme d'un architecte raté. Tous se sont engagés dans des chantiers pharaoniques, incarnation de leurs désirs d'inscrire leur nom dans la durée et de modeler un monde unique, par sa démesure. Hitler a rêvé sa ville ultime, " Germania ", capitale qui devait se dresser sur les ruines de Berlin et réunir les emblèmes architecturaux d'autres nations, comme le Panthéon de Rome ou l'Arc de triomphe parisien- en plus colossal bien sûr. Faute de temps, " Germania " resta dans les cartons. Le " génie des Carpates " voulut, lui, construire sa " maison du peuple " à Bucarest, l'un des plus grands bâtiments au monde - 270 mètres de long sur 240 de large. Le chantier a nécessité la destruction de quelque 7 000 maisons et l'épuisement de 20 000 ouvriers. Pour autant, Nicolae Ceausescu ne verra pas son achèvement en 1989.

 

Si ces anciens tyrans affichaient aux yeux du monde leurs rêves de grandeur, certains de leurs homologues contemporains préfèrent, au contraire, cacher leurs penchants " grand luxe ". Difficile en effet de prétendre être un révolutionnaire proche de son peuple opprimé quand on vit soi-même dans l'opulence. Mouammar Kadhafi le répétait en boucle : il était un Bédouin et habitait comme tel, sous une tente. Pourtant, après sa mort, les Libyens ont découvert que le Guide avait un jardin secret... Dans le centre de Tripoli, une de ses résidences ressemblait à un palais des Mille et Une Nuits, version kitsch. Cernée par les cascades, les bosquets et par un étang artificiel, la demeure regorgeait de statues d'inspiration gréco-romaine et de mobilier au goût incertain, comme ce canapé en or en forme de sirène à l'effigie d'Aïcha, une des filles du colonel. Les lits étaient " king size ", les coussins en plumes d'autruche, les bars en marbre de Carrare, les jacuzzis et les piscines surdimensionnés et le tout démultiplié. Même les niches des chiens du maître étaient équipées d'air conditionné... Surtout, à six mètres sous terre, était dissimulé un abri anti-atomique, labyrinthe high-tech, avec clinique et bloc opératoire, et des dizaines de pièces isolées par des sas pour loger tout son clan familial. En Irak, Saddam Hussein, lui aussi, possédait plus de cent palais disséminés à travers le pays et construits sur le modèle des résidences des Emirats arabes unis. Bunkers et salles de torture avoisinaient des fresques au symbolisme érotique et aux couleurs criardes. Peter York, auteur du livre Dictator's Homes (Atlantic Books, 2005), a listé quelques-unes des règles de base de la maison du tyran. " Tout y est sauvagement, fantastiquement surdimensionné. (...) Ils aiment le style ancien parce que ça fait sérieux, mais ils n'aiment pas les antiquités réelles parce que ce n'est pas moderne ", explique le journaliste britannique.

 

LES COSTUMES.

 

Si l'habit ne fait pas le moine, il fait souvent le dictateur. Le dirigeant égyptien Hosni Moubarak déchu, son narcissisme a aussitôt tombé la veste. Une vidéo tirée d'un reportage télévisé a révélé que les rayures d'un de ses costumes étaient, en réalité, de longues lignes verticales répétant les lettres " HOSNYMOUBARAK ". So chic ! Le costume, griffé à son nom, serait un modèle du tailleur américain Tom James Company. Prix de la " sape " : entre 13 000 dollars (près de 10 000 euros) et 25 000 dollars pièce... Des flamboyantes galabiehs - ces longues robes traditionnelles du vestiaire masculin arabe - de Mouammar Kadhafi aux chemisettes ternes de Kim Jong-il, le tyran a toujours aimé se fabriquer une silhouette unique et signifiante. Pour se construire une identité et entretenir sa légende. L'ancien dictateur libyen représente une source inépuisable pour les historiens de la mode, avec son style tape-à-l'oeil qui emprunte autant au traditionalisme saharien qu'aux paillettes du show-business. Mouammar Kadhafi ou la synthèse entre le Bédouin et Michael Jackson... Pour Mariette Julien, professeure à l'Ecole supérieure de mode de Montréal et co-auteure d'Ethique de la mode féminine (PUF, 2010), sa personnalité " ressort dans ses habits, qu'il choisit comme un costume de théâtre, dans un style et des tissus très flamboyants. Cette ostentation vise à le démarquer de son propre peuple, mais aussi à imposer son pouvoir ". A l'inverse, d'autres hommes de fer, comme l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad ou le Nord-Coréen Kim Jong-il, choisissent d'être minimalistes à l'excès, pour mieux convaincre de leur (fausse) proximité avec leurs peuples respectifs. Depuis le début de son règne en 1994, Kim Jong-il est toujours apparu dans des vêtements stricts - excepté ses lunettes noires hors norme - " qui le rapprochent, selon Mariette Julien, des modestes travailleurs nord-coréens ". Un des basiques de la garde-robe dictatoriale reste néanmoins le vêtement militaire. Staline, Hitler, Mao, Saddam Hussein ou Augusto Pinochet l'ont adopté toujours avec le même objectif : justifier leur pouvoir total par leur autorité affichée. A la tête de Cuba pendant cinq décennies, Fidel Castro n'a jamais quitté sa vareuse et sa casquette kaki (et sa barbe). Un uniforme que le Lider Maximo a troqué sur le tard, affaibli par la maladie, contre un survêtement Adidas.

 

LA MISE EN SCÈNE.

 

Egocentrique, mégalomaniaque, le tyran, pour asseoir son pouvoir, doit nourrir son propre culte. Rien de mieux alors que de se parer de pouvoirs surhumains. La propagande nord-coréenne a choisi de faire de Kim Jong-il un être aux facultés magiques. Ses ennemis, notamment américains, n'ont, par exemple, jamais eu de prise sur lui car un " brouillard " le protège des regards hostiles... Un " brouillard " que Kim Jong-il commande quand bon lui semble, bien sûr. Toujours, selon la légende nationale, pluie et vent cessent lorsque ce " génie militaire " déploie une carte. " Il ne faut jamais montrer d'éventuelles faiblesses privées. Le tyran est un homme fort en toutes circonstances, au-dessus du lot commun. Par exemple, Mussolini avait des problèmes de vue, pourtant vous ne trouverez jamais une seule image de lui avec les lunettes qu'il portait en privé ", explique Christian Delporte, historien et auteur d'Une histoire de la séduction en politique (Flammarion).

 

Noursoultan Nazarbaïev règne, lui, d'une main de fer sur le Kazakhstan depuis 1990 et la chute de l'empire soviétique. Main dont l'empreinte figure sur les billets de banque du pays, et, surtout, au sommet de la plus haute tour d'Astana, la capitale futuriste construite au milieu de la steppe. Moulée dans l'or, la " menotte " dictatoriale se doit d'être touchée par les jeunes mariés de la ville lorsqu'ils prononcent leurs voeux. Une version moderne et revisitée des rois thaumaturges : Nazarbaïev te touche, Nazarbaïev te guérit.

 

LE SACRE.

 

L'affaire date déjà de presque quatre décennies mais le sacre impérial de Jean Bédel Bokassa, le 4 décembre 1977, a fourni à l'histoire moderne un exemple de l'art du grotesque. L'ancien militaire, parvenu au sommet de la Centrafrique à la faveur d'un coup d'Etat en 1965, avait volontairement choisi le jour de son couronnement à cent soixante-treize années de distance de celui d'un autre empereur, Napoléon Ier. Sauf que la cérémonie n'avait pas eu lieu à Notre-Dame de Paris mais dans le palais des sports de Bangui, reconverti en temple du mauvais goût. Plus de 5 000 invités avaient été conviés pour admirer Bokassa Ier et une de ses 14 épouses s'autocouronner d'or et de diamants, financés, en partie, par le " cher cousin " d'alors, le voisin libyen Kadhafi. A la tête d'un pays misérable de 2 millions d'habitants, le président à vie et empereur mégalo et sanguinaire - en 1972, Jean Bédel Bokassa coupait les oreilles de tous les voleurs... - avait vu les choses en extralarge. Dix mille pièces d'orfèvrerie, 5 200 uniformes d'apparat pour l'armée, 600 smokings pour les hauts fonctionnaires, plus de 30 000 bouteilles de champagne et autant de bourgognes... Sans oublier le costume impérial de cet ami de la France, copie conforme de celui du Napoléon de David. Le séant impérial avait pris place sur le trône démesuré de Jean Bédel le petit, surmonté d'un immense aigle d'or piqué de diamants centrafricains. Puis, l'empereur de pacotille avait remonté les rues de Bangui dans un carrosse de bronze et d'or tiré par des chevaux normands peints en gris. Un faste chiffré, à l'époque, quelque 100 millions de francs français. Une bagatelle pour celui qui pillait sans vergogne son peuple afin d'enrichir, notamment, sa collection de voitures de luxe et de châteaux en France.

 

LES "BOUFFONS".

 

Chez les tyrans, la mode aussi est aux " people ". Ramzan Kadyrov, le jeune (35 ans), le richissime (merci le pétrole et le gaz !) et autocrate président de la République de Tchétchénie l'a bien compris. Pour son anniversaire, le 5 octobre, décrété jour de fête nationale à Grozny, le dirigeant avait convié une brochette de stars : la chanteuse Shakira, les acteurs Kevin Costner et Jean-Claude Van Damme, les actrices Eva Mendes et Hilary Swank, et même la violoniste asiatique Vanessa Mae. Toutes ces célébrités étaient " invitées " pour souffler les bougies avec Kadyrov et inaugurer Grozny City, le nouveau quartier d'affaires. Cette " mégalopole " doit être la perle du " Ramzynistan " et le symbole du renouveau tchétchène, bâtie sur les ruines encore fumantes des deux guerres contre la Russie. Pour l'instant, " Grozny City " creuse surtout l'écart entre la majeure partie de la population, qui vit au rythme des assassinats et sous le joug d'une corruption galopante, et ce site de 280 000 m2 au sol, où poussent gratte-ciel et nouveau palais présidentiel. Aucune des vedettes conviées n'a semblé gênée de participer à ces bacchanales. Mais elles sont restées discrètes sur le cachet qu'elles auraient perçu - des montants à cinq ou six zéros. Pour Christian Delporte, " comme le dictateur vit sous l'oeil des médias mondiaux, il ne s'assume plus en tant que tel et veut donner au monde et à son propre peuple une bonne image de lui ". Rien de tel, alors, que quelques étoiles pour s'acheter une respectabilité. " Le tyran est persuadé que le prestige et la popularité de ces noms vont rejaillir sur lui ", explique l'historien.

 

En la matière, Kadyrov est un récidiviste. En mai, c'étaient les anciennes gloires du football Maradona, Figo, Barthez, Papin et Baresi qui sont venues inaugurer en grande pompe le nouveau stade de Grozny, baptisé du nom de son père, Akhmad Kadyrov, ancien président tué dans un attentat en 2004. Alain Boghossian, adjoint du sélectionneur des Bleus de Laurent Blanc, a participé au match de gala, perdu 5 à 2 face à l'équipe locale. Canal+ a même filmé l'ancien champion du monde 1998, au moment où il recevait des mains du chef de la police locale une montre sertie de diamants... Ramzan Kadyrov ne recule devant rien, voit grand, et rêve que Grozny devienne l'une des villes hôtes de la Coupe du monde 2018, organisée par la Russie. Sa grande ambition ? Faire du Terek Grozny, le club de la capitale tchétchène, un grand du football européen. Au début de l'année, il a débauché, pour l'entraîner, l'ancienne star Ruud Gullit. Mais la " Tulipe noire ", surnom du joueur néerlandais, a été licenciée au bout de six mois par l'autocrate qui lui reprochait de préférer bars et boîtes de nuit aux terrains de jeux.

 

A 45 ans, le milliardaire Souleymane Kerimov, 118e fortune mondiale grâce à ses activités dans le pétrole, l'immobilier et la potasse, est à la tête de la République russe du Daguestan. Fêtard, l'homme est connu pour ses excès. Son but suprême ? Faire de son club le FK Anzhi Makhachkala, le nouveau Barça. Pour réussir, une seule loi : celle du chéquier. En quelques mois, Kerimov s'est offert la star brésilienne Roberto Carlos et l'ancien attaquant vedette du Barça et de l'Inter Milan, le Camerounais Samuel Eto'o. Montant annuel du salaire de ce dernier ? Vingt millions d'euros, le record de l'histoire du football. Le dirigeant a aussi voulu débaucher José Mourinho, l'entraîneur vedette du Real Madrid, en lui proposant de tripler ses gains. En vain, pour l'instant. Idem pour la star portugaise Cristiano Ronaldo, également approchée, et qui, déjà, prévient : " Ne soyez pas surpris si je viens jouer un jour en Russie ". Mise à part peut-être sa conscience, Roberto Carlos, lui, n'a pas perdu au change. En plus d'un salaire confortable, le Brésilien vit à Moscou et ne se rend dans la capitale daguestanaise que pour les matchs. En avril, le président du Daguestan lui a organisé un anniversaire somptuaire. Montant de la facture ? 3 millions de dollars (2,3 millions d'euros). Avec en prime : une Bugatti Veyron, bolide estimé à 1 million de dollars. Au moins avec des Kadyrov ou des Kerimov, on n'aura pas besoin d'attendre leur chute pour découvrir l'ampleur de leur mégalomanie.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 04:02

 

 

Bozizé avec l'émir du Qatar QNA EmirCentAfr191921112011


Bangui, 16 Décembre 2011 - 19:41(AFP) - La présidence centrafricaine a annoncé vendredi des mesures afin de "sécuriser les recettes de l'Etat et améliorer la maîtrise des dépenses publiques", à partir du 1er janvier prochain.


"Afin de sécuriser les recettes de l'Etat et d'améliorer la maîtrise des dépenses publiques (...) toutes les recettes publiques sont centralisées sur le compte unique du Trésor public domicilié à la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC)" à compter du 1er janvier 2012, selon un communiqué du président François Bozizé lu à la radio nationale.


Selon le communiqué, "les recettes de ces entités, sont directement versées par les contribuables sur les comptes « spécial recettes Trésor » domicilié dans les banques commerciales".

"Il est fait obligation aux banques commerciales de procéder au transfert quotidien de la totalité des encaissements sur le compte unique du Trésor à la banque centrale", exige encore le président.


"L'inobservation des présentes instructions exposera ses auteurs à des sanctions disciplinaires de dernière rigueur", précise le document.


Le président Bozizé avait annoncé au mois de septembre devant l'Assemblée nationale vouloir prendre "toutes les mesures" pour mettre "hors d'état de nuire" les auteurs de malversations financières.

La Centrafrique est classée 154e -sur 182 pays- dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l'organisation Transparency international.

 
© AFP

 

 

 

 

NDLR : En décidant ces prétendues mesures de sécurisation des recettes de l’Etat, Bozizé veut donner l’impression à l’opinion et aux bailleurs de fonds qu’il n’est pour rien dans la vacuité actuelle des caisses de l’Etat centrafricain alors que tout le monde sait que c’est bien lui qui est à l’origine des difficultés financières que connaît le pays. Un seul cas.

 

Qui, si ce n’est lui-même, a nommé DG du Trésor, son ami et complice, le général Guillaume LAPO qui s’est illustré par le pillage à grande échelle du trésor ? Malgré cela, il vient de le nommer encore après Chef d’Etat-Major de l’armée nationale. Bozizé se moque vraiment des Centrafricains.

 

Son pouvoir n’arrête pas de secréter des milliardaires qu’il protège et à qui il assure lui-même l’impunité totale et il vient parler de sécuriser les recettes de l’Etat alors que depuis plusieurs années, il s’est autoproclamé seul ordonnateur et gestionnaire des finances publiques.

 

C’est clair, lorsque Bozizé parle de vouloir assainir les finances du pays, cela prête désormais à sourire car les auteurs de détournement de deniers qu’il a toujours déclaré vouloir combattre sont toujours là et circulent librement dans le pays sans être inquiétés le moins du monde.  

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