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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 04:05

 

 

 

Ndoutingai-copie-1.jpg

 

 

Ndoutingai-dixit.JPG

Ndoutingaï dixit  (cf journal Le Peuple n° 3517 du 2 février 2012 page 4)

 

Voilà les termes dans lesquels s’est exprimé le ministre d’Etat aux finances et au budget lors de son point de presse du mardi 31 janvier 2012 à  l’endroit des journalistes de la presse privée de Bangui. Ces propos proférés par le ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï à l’égard de Me Nicolas Tiangaye sont d’une extrême gravité et comme tels, ne sauraient être tolérés. Me Nicolas Tiangaye est un avocat qui a le droit d’exercer librement son métier qui lui permet de vivre dans un pays où le régime a mis tous les Centrafricains à genoux et les affame.

Ces propos assortis de menaces à peine voilées sont d’autant plus inadmissibles qu’ils sont sortis de la bouche de quelqu’un qui s’est retrouvé là où il est aujourd’hui par un tragique  accident de l’histoire de notre pays tandis que Me Tiangaye lui, exerce la profession pour laquelle il a brillamment réussi les études et la formation y afférentes. Il est donc l’homme qui est à la place qu’il faut qu’il a choisie d’occuper.

Si à un moment donné Me Tiangaye a eu des ambitions de nature politique pour son pays et a décidé de créer un parti politique pour leur réalisation, en quoi cela peut-il constituer un crime à lui imputer ! Pourquoi Tiangaye ne peut-il pas avoir le droit d’être homme politique dans son pays tout en y exerçant son métier d’avocat sans avoir à rendre des comptes à Ndoutingaï ?

On connaît l’aversion de Bozizé pour les intellectuels et tout ce qui relève de l’intellect (il a officiellement déclaré qu’il n’a jamais mis pieds ainsi que ses enfants dans une université), mais cela n’est pas une raison suffisante pour que dès lors, tous les intellectuels centrafricains renoncent à l’usage de la raison en usant de leurs méninges. En réalité, devant leur échec dans la gestion des affaires du pays, Bozizé et Ndoutingaï sont des adeptes de l’obscurantisme. Il n’y a que par l’opium de sa secte de l’église du christianisme que Bozizé compte tromper et endormir les Centrafricains pour qu’ils tolèrent et oublient son calamiteux bilan. Ce n’est pas par hasard que Ndoutingaï lui aussi commence à faire comme lui en construisant une église dans Bangui.

Il est vraiment dommage et néfaste pour la jeunesse centrafricaine que des individus comme Bozizé et Ndoutingaï qui ont pris le pouvoir en levant une calamiteuse rébellion qui a profondément détruit le pays, puissent non seulement parvenir au pouvoir mais continuer à exercer ce pouvoir autant d’année avec le catastrophique bilan que l’on sait. Quel mauvais exemple ne sont-t- ils pas pour cette jeunesse à qui ils ont ainsi pu inoculer non pas le goût de l’effort et du mérite mais plutôt celui des intrigues, du chantage et des braquages avec armes de guerre, de la prébende et de la prédation.  

Me Tiangaye doit être fier d’avoir fait son métier d’avocat à l’époque en ayant défendu naguère ce même François Bozizé qui fait de lui aujourd’hui son ennemi juré, contre un épouvantable régime qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs en le ramenant de Cotonou à Bangui dans une cage comme un fauve après l’avoir kidnappé au Bénin pour le jeter en prison.

Quel est le bilan de Ndoutingaï depuis son entrée dans le gouvernement putschiste de Bozizé en mars 2003 jusqu’à ce jour sinon que d’être devenu milliardaire et d’être à la tête d’un patrimoine immobilier non seulement en Centrafrique mais aussi au Burkina-Faso notamment. Alors qu’il a été plusieurs années durant à la tête du ministère des mines, de l’Energie et de l’hydraulique, les Centrafricains souffrent actuellement du manque indescriptible et insupportable de fourniture de courant et d’eau potable sur quasiment toute l’étendue du territoire. Les secteurs du courant électrique et de l’eau ont été laissés à l’abandon au profit de ceux du diamant, de l’uranium et du pétrole, plus intéressants pour les dessous de table et autres commissions afin d’entretenir les multiples maîtresses et faire pousser les villas et acquérir les véhicules 4x4.

Si Ndoutingaï et son frère ennemi Francis Bozizé ont pris l’habitude de soudoyer certains journalistes et responsables de journaux de Bangui pour les manipuler à leur profit dans leur guerre fratricide pour la succession de Bozizé, ils doivent prendre garde de ne pas y mêler tout le monde. Seuls ceux quelques crève-la-faim peuvent accepter de vendre leur âme et leurs convictions afin de se mettre à leur service pour quelques billets de F CFA et des prébendes.

Ndoutingaï est connu pour être un partisan et commanditaire des règlements de comptes physiques de ses cibles. Si par malheur il devait advenir à Me Tiangaye, dont le domicile avait déjà fait l’objet de vandalisme il y a quelques années lors d’une expédition barbare punitive des prétendus « libérateurs », on saura à quoi s’en tenir car on connaît déjà le commanditaire du crime dont la chronique est annoncée…   

 Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 01:03

 

 

 

 

 

Ferdinand Samba

 

Pour signer cliquez sur ce lien :

 

http://www.gopetition.com/petitions/liberez-ferdinand-samba.html

Voilà une semaine déjà que Centrafrique-Presse a lancé une pétition pour exiger que Ferdinand Samba journaliste et Directeur de Publication du quotidien banguissois Le DEMOCRATE puisse retrouver la liberté. Il a en effet été arbitrairement et lourdement condamné le 26 janvier dernier par le tribunal correctionnel de Bangui à 10 mois d’emprisonnement ferme et à verser la somme de 10 millions FCFA de dommages et intérêts à M. Sylvain Ndoutingaï, ci-devant ministre d’Etat chargé des finances et du budget qui a engagé les poursuites judiciaires contre lui pour « diffamation, injures et d’incitation à la haine ». Curieux verdicts dans un pays dont les dirigeants prétendent avoir dépénalisé les délits de presse.

En outre le tribunal a ordonné la fermeture du journal pour une année pleine.

Juste avant Ferdinand Samba, en juin  dernier, Faustin Bambou et Cyrus Emmanuel Sandy, également journalistes et directeurs de publication de deux autres titres de la presse banguissoise, avaient également été poursuivis par le ministre délégué à la défense et fils de son père, Francis Bozizé et condamnés par le même tribunal de grande instance de Bangui pour quasiment les mêmes accusations.

Face à cet acharnement et ces tentatives de museler les journalistes et la presse privée en Centrafrique, la seule réaction de leur corporation à travers le GEPPIC est d’observer une « journée sans journaux » ce qui est louable. Seulement, depuis lors, plus rien !

Centrafrique-Presse a pris l’initiative de recueillir en ligne les signatures de tous les démocrates et ceux qui tiennent à l’indépendance et la liberté d’expression et de presse en Centrafrique  afin de prouver aux liberticides du régime actuel de Bangui qu’ils doivent cesser avec leur volonté dictatoriale de détruire ces libertés en mettant fin à la traque des journalistes qui ne font pourtant que leur métier et qui ne doivent pas servir de pushing-ball entre Sylvain Ndoutingaï et Jean-Francis Bozizé dans leurs querelles fratricides pour prendre la succession de François Bozizé.

Malheureusement, nous sommes désolés de constater que les journalistes centrafricains et autres responsables de journaux de Bangui qui auraient dû être les premiers à signer la pétition ne se bousculent pas au portillon pour la signer alors que nous avons déjà recueillis des signatures de presque tous les pays du monde ainsi que des non Centrafricains démocrates de différents pays amis de la liberté de la presse en RCA.

Démocrates, journalistes et responsables de journaux centrafricains, qu’attendez-vous pour signer la pétition ?   Que craignez-vous ? SOYONS NOMBREUX A SIGNER !

Il suffit de cliquer sur le lien suivant :

 http://www.gopetition.com/petitions/liberez-ferdinand-samba.html

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:17

 

 

 

 

Baghdadi-Mahmoudi2.jpg

                                    

                                           Baghdadi Mahmoudi

 

 

Béchir Essid : « La Tunisie ne pourra plus extrader Baghdadi Mahmoudi »

 Source : chawki.rouissi www.tunisienumerique.com5 février, 2012 à 15:13

Béchir Essid, avocat de Baghdadi Mahmoudi, ancien premier ministre libyen a annoncé vendredi, 3 février 2012, que son client vient d’obtenir le statut de réfugié politique par François Bozizé Yangouvonda, Président de la République Centrafricaine.

Ainsi, les autorités tunisiennes, officiellement informées du nouveau statut de Baghdadi Mahmoudi, ne pourront plus l’extrader vers la Libye.

Le président de la République Centrafricaine avait exprimé son intention d’affréter l’avion présidentiel pour ramener Baghdadi Mahmoudi en République Centrafricaine.

 

NDLR : Bozizé se cherche des problèmes. Après avoir tant joui et profité des largesses et de l’argent de Moammar Khadhafi, il fallait bien que l’actuel potentat centrafricain puisse manifester un minimum de reconnaissance aux ex-dignitaires du feu guide libyen. Cela dit, comment Bozizé va-t-il assurer la protection de cet illustre réfugié libyen à Bangui, lui dont la propre sécurité relève déjà 24 h sur 24 de militaires tchadiens mis à sa disposition par son parrain Idriss Déby. Cela porte à croire que c’est vraisemblablement le président tchadien dont on connaît au demeurant les liens naguère avec Kadhafi, qui aurait imposé à Bozizé d’offrir l’asile à  Baghdadi Mahmoudi.

Faut-il pour le reste rappeler à Bozizé, qui est déjà un gibier potentiel de la Cour Pénale Internationale, que celle-ci avait lancé un appel à tous les responsables de pays africains de ne point accueillir les ex-kadhafistes sur leur sol.

Enfin à notre connaissance, Yangouvonda ne dispose d’aucun avion présidentiel hormis la vielle épave du Hercules C 130 appelée « Air Bezambé » par les Centrafricains et qui se trouverait encore actuellement au Portugal pour d’interminables réparations.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:08

 

 

 

Fini Kode logo

 

 

CAMPAGNE D’ADHESION 2012

Enfin! Une nouvelle offre politique, un cadre inédit pour la réflexion et pour l'action.

Des institutions fortes et des acteurs nouveaux.

Pour  une mobilisation nationale en faveur d’une nouvelle République Centrafricaine.

Mesdames, messieurs.

Le Conseil Exécutif du Mouvement citoyen Fini Kodé  a  l’honneur de porter à la connaissance du public que la campagne d’adhésion au Mouvement pour l’année 2012 est ouverte.

 

Le moment est venu pour toutes celles et ceux, simples novices, jeunes ou personnes expérimentées, anciens membres des partis politiques qui veulent désormais s’engager autrement.

 

Le Mouvement citoyen Fini Kodé offre la possibilité à tout un chacun de prendre des responsabilités en son sein  afin de servir d’une manière utile notre pays dans un cadre inédit et novateur pour qu’ici et maintenant nous puissions poser ensemble le socle d’une nouvelle République Centrafricaine. 

 

Pour rappel, l’adhésion au Mouvement citoyen Fini Kodé est ouverte à tous les Centrafricains sans distinction de sexe, d’origine ethnique ni de confession religieuse, à tous ceux  qui sont déçus du système et du fonctionnement des différents régimes qui se sont succédé et des partis politiques traditionnels depuis une cinquantaine d’années dans notre pays.

 

Ensemble pour la rupture et le changement !

 

Pour le Conseil Exécutif

  

 

Franck Saragba

 

 

    Fini Kode logo      

BULLETIN D’ADHESION

 

o Je demande mon adhésion au Mouvement Citoyen Fini Kodé pour l’année 2012.

o Je m’engage à payer la somme de vingt « 20 « euros (résidents Europe, Amérique, Asie)

o Je m’engage à payer la somme de deux mille « 2000 « FCFA (résidents Afrique)

o Je m’engage à payer  par prélèvement mensuel sur mon compte de……… (Joindre RIB)

o Je désire payer à l’année. Joindre chèque ou mandat de ……. euros (……….. FCFA)

o Je fais un virement bancaire d’un montant de : ..............................................................

 

Nom : .................................................. Prénom : …………………………………………..

Adresse : …………………………………………………………………….……………….

 

Code Postal : ……..……  Ville : …………………............Tél  : …………..............…..…............

 

Email : .........................................  

o Je désire m’investir dans une des commissions o Je ne désire pas m’investir dans les commissions.

 

o Education o Politique o Relations internationales  o Défense o Economie et Finances o Communication o Ressources énergétiqueso Développemento Environnemento Culture et sports o Santé publiqueo Affaires socialeso Autres (précisez)….………………

 

Veuillez envoyer votre chèque  ou mandat à l’adresse suivante :

 

Mouvement Citoyen Fini kodé

 

Adresse : FRANCE : 113, rue saint pierre 13005 Marseille

 

                 BANGUI : Prosper Yaka-  Tél : 75503632 /  75345737  / 70503632 

                                                            E-mail : yaka_prosper@yahoo.fr

                

Coordonnées bancaires :

 

CCM Marseille Gambetta, 47 allée Léon Gambetta 13001 Marseille.

 

Banque

Guichet

N° du Compte

Clé

Domiciliation

 

10278

08971

 

00020506301

 

88

 

 

CCM MARSEILLE GAMBETTA

IBAN  FR7610278089710002050630188

 

              Date                                                                                                       Signature

                                                                           

Fini Kode logo

BULLETIN DE SOUTIEN

o  Je soutiens  les actions du Mouvement Citoyen Fini kodé.

 

 o Je fais un don d’un montant de….... (Chèque à l’ordre du Mouvement Citoyen Fini kodé.)

 

o Je fais un virement bancaire d’un montant de : ..................

 

o Je m’engage à faire un prélèvement mensuel sur mon compte de………(Joindre RIB).

 

Nom : ..................,............................. …..Prénom:…….. ………………………………........……

 

Adresse postale : ………………………………………………………………….……………………

 

Code Postal : ………… Ville : …………..……......…Email ....................................................

 

 

Merci de faire parvenir le bulletin complété à l’adresse suivante :

 

Mouvement Citoyen Fini kodé

 

Adresse : FRANCE : 113, rue saint pierre 13005 Marseille

 

                 BANGUI : Prosper Yaka-  Tél : 75503632 /  70503632  

                                                             E-mail : yaka_prosper@yahoo.fr

 

                

Coordonnées bancaires : CCM Marseille Gambetta, 47 allée Léon Gambetta 13001 Marseille.

 

Banque

Guichet

N° du Compte

Clé

Domiciliation

 

10278

08971

 

00020506301

 

88

 

 

CCM MARSEILLE GAMBETTA

IBAN  FR7610278089710002050630188

 

 

              Date                                                                                         Signature

                                                                           

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 18:57

 

 

 

 

Polisse-Bebe-copie-1.JPG

 

 

 

En écoutant dernièrement les divers témoignages concordants de Monseigneur Albert VANBUEL et d’autres concitoyens concernant l’intervention militaire conjointe tchado-centrafricaine menée contre les troupes rebelles du FPR (Front Populaire pour le Redressement) dirigé par le sulfureux Baba LADE implantés tous illégalement dans la localité de Kaga-Bandoro, je n’ai pu m’empêcher de m’interroger sur la nécessité de cette opération, non pas qu’il ne fallait pas que les autorités centrafricaines agissent pour défendre l’intégrité du territoire national outrageusement violé par cette rébellion d’origine étrangère (notamment tchadienne) depuis maintenant plusieurs mois, mais sur l’opportunité de mener la dite opération avec l’appui de l’armée tchadienne.

En effet, nul n’est sans savoir que l’armée tchadienne est connue pour sa brutalité, sa violence aveugle, son indiscipline caractérisée et surtout son manque de culture dans le cadre du respect des conventions internationales en matière de guerre. Elle s’était déjà illustrée plusieurs fois de façon très négative dans la plupart des conflits politico-militaires qui ont marqué l’histoire politique de la République centrafricaine, sans que chacun garde d’elle de souvenirs très agréables. En guise d’exemple, tout Centrafricain ayant vécu dans notre pays les soubresauts politiques de 1997 qui provoquèrent (à la demande du feu Président Ange Félix PATASSE) l’intervention de ladite armée, se souvient encore aujourd’hui du fameux cri de furie « djibâ chargeur » signifiant littéralement, dans la compréhension sangophonique, « vider le chargeur », et qui consista alors à tirer sur tout ce qui bouge. De cette intervention, notre pays eut dénombré de milliers de victimes abattues froidement et sans discernement par cette cohorte de « killers » qui eurent manifestement la gâchette facile et semblèrent visiblement perdre toute humanité.

C’est en effet ce comportement belliqueux extrêmement virulent qui se reproduit depuis peu dans notre pays à travers la répression sanglante tout azimut exercée par cette soi-disant armée tchadienne sur les habitants de Kaga-Bandoro, au prétexte de traquer les rebelles tchadiens pourtant tous déguisés en civil, et qui a déjà occasionné (selon de nombreux témoins) des centaines de milliers de victimes civiles innocentes.

A vrai dire, s’il n’y a aucune contestation possible pour une armée, telle l’armée centrafricaine, de jouer le rôle qui lui est dévolu, celui de la défense du territoire national, il est cependant pathétique de savoir que, parce qu’elle n’a pas les moyens de sa mission et surtout de son autonomie, elle peut insidieusement faire l’objet d’une aliénation par des autorités sans scrupules qui n’ont qu’une seule préoccupation : la mettre à contribution sous de prétextes fallacieux pour défendre la dictature  voire la « démocrature » dans un pays voisin.  C’est exactement ce que fait le gouvernement centrafricain qui, au motif de combattre la rébellion tchadienne, contribue en réalité à défendre le régime impopulaire et antidémocratique du Président tchadien Idriss DEBY ITNO qui use ostensiblement de son influence sur le pouvoir de Bangui pour se débarrasser de la menace qui pèse sur son régime à travers ce mouvement armé du FPR.

En principe, une opération militaire (même conjointe) contre les forces non conventionnelles sur le sol d’un Etat souverain devrait être menée en toute souveraineté et en toute indépendance par l’Armée nationale  avec l’appui possible d’une ou plusieurs force(s) régulière(s) étrangère(s), et non l’inverse, sous peine de faire passer cet Etat pour un protectorat. Car la souveraineté, telle que définie par Louis Le FUR, est « la capacité de l’Etat de n’être obligé ou déterminé que par sa propre volonté (…) conformément au but collectif qu’il est appelé à réaliser». Autrement dit, l’Etat souverain n’agit que par sa propre détermination, en fonction de ses propres intérêts dans les domaines qui caractérisent son autodétermination et qui sont ceux de la diplomatie, la justice, la sécurité intérieure, la défense nationale.

Or, à la lumière des différents témoignages de ce qui se passe encore aujourd’hui à Kaga-Bandoro, c’est l’Armée tchadienne qui dispose du commandement des opérations (en dictant sa volonté), et qui les mène en totale violation des conventions internationales en matières de guerre, pillant, tuant, volant et violant les populations civiles innocentes abandonnées à elles-mêmes, sans aucune possibilité de se défendre contre ces « fous de kalachnikovs » réputés pour leurs multiples bavures à l’aveuglette. Pour tout centrafricain patriote, il est inadmissible que des tchadiens (rebelles et armée régulière) viennent se livrer une guerre totale sur notre sol avec les conséquences dramatiques que cette aventure belliqueuse peut avoir sur nos concitoyens.

Cette guerre tchado-tchadienne sur le sol centrafricain, qui a déjà subi autant de dégâts humains et matériels, est la conséquence logique soit de la naïveté des autorités centrafricaines qui n’ont certainement pas mesuré les retombées de ce déchainement de violence sur les habitants de la localité, soit du cynisme qui les caractérise, et qui semble les amener à s’en foutre éperdument de la perte en vies humaines et en matériels d’une partie de leur peuple.

Pourtant, deux possibilités s’offraient aux autorités centrafricaines, pour peu qu’elles fassent preuve de perspicacité et de sagesse :

L’Armée centrafricaine dispose des moyens de sa mission et, dans ce cas, mène l’offensive toute seule pour mettre hors d’état de nuire les rebelles tchadiens implantés illégalement par effraction sur notre sol ;

L’Armée ne dispose pas des moyens de sa mission (ce qui est probablement le cas aujourd’hui), alors dans ce cas, le gouvernement centrafricain active les leviers de la diplomatie pour convaincre les partenaires internationaux (hormis le Tchad qui est, d’une manière ou d’une autre, impliqué dans ce conflit) à agir en appui des opérations éventuelles à mener pour libérer les territoires sous contrôle. Ce qui malheureusement n’a pas été fait.

Cela dit, vu la confusion qui règne sur le terrain et qui soumet nos concitoyens de Kaga-Bandoro à des exactions effroyables, j’invite les autorités de Bangui à prendre des mesures qui suivent pour arrêter le massacre :

Demander l’arrêt des combats et le retrait immédiat de l’Armée tchadienne de cette zone sinistrée;

Déployer les éléments des FACA (Forces Armées Centrafricaines) dans les secteurs touchés par les combats pour protéger et rassurer les populations civiles en proie à la maltraitance et à la fureur de l’armée hyper vindicative du Tchad;

Mettre un terme aux arrestations arbitraires et aux exécutions sommaires, à l’exemple du ressortissant peul abattu froidement en plein centre de la capitale Bangui sur la base d’un simple soupçon;

Sécuriser les frontières avec le Tchad et le Soudan pour prévenir d’autres incursions sauvages sur le territoire national ; car les frontières avec nos voisins sont  devenues une véritable passoire où tout le monde y passe comme dans un moulin, sans absolument aucun contrôle (à l’exemple non seulement des éléments du FPR, mais également ceux de LRA du sanguinaire Joseph KONY tous confortablement installés en Centrafrique);

Doter l’Armée centrafricaine des moyens nécessaires (matériels et humains) pour œuvrer efficacement en faveur de la défense de l’intégrité du territoire ;

Arrêter la tribalisation et la politisation de l’Armée nationale par une vraie réforme de structure susceptible de rendre les FACA plus professionnelles, plus capables de répondre dorénavant aux agressions de toutes sortes, diverses et variées provenant du Tchad (rébellion ou pas) ou d’autres pays voisins ;

Relancer le programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) mis à mal par l’arrestation de Jean-Jacques DEMAFOUTH ;

Dialoguer avec l’opposition politique et la société civile pour trouver des solutions pérennes à la pacification du pays suite aux frustrations générées par le holdup électoral des élections du 23/01/2011.

Par ailleurs, je condamne, de la manière la plus forte, aussi bien la violation de l’intégrité territoriale de la république centrafricaine par les groupes rebelles étrangers que l’interventionnisme effréné et incessant du gouvernement tchadien qui se complait de sa relation plus ou moins paternaliste avec les autorités centrafricaines en décidant de tout, en agissant partout, en faisant tout ce qu’il veut dans notre pays, sans qu’il lui soit opposé un refus catégorique.

J’exhorte donc le Président François BOZIZE à faire preuve d’un minimum de caractère et d’autorité (au nom du peuple centrafricain qu’il représente) vis-à-vis de son homologue tchadien Idriss DEBY ITNO qui s’autorise plus fréquemment à prendre notre pays pour une « sous-préfecture » du Tchad où il peut renverser ou installer au pouvoir qui il veut, quand il veut, y déployer ses troupes en toute liberté et les retirer quand bon lui semble. Cette politique diplomatique à relent « impérialiste » du gouvernement tchadien envers un Etat souverain voisin est tout simplement inadmissible et peut être considérée à l’échelle nationale comme un manque de respect cinglant voire une offense à l’égard du peuple centrafricain tout entier. Quoiqu’il ait joué un rôle crucial dans l’accession au pouvoir du régime actuel du Général François BOZIZE, cela ne lui donne pas le droit d’étendre une certaine hégémonie sur notre chère patrie la république centrafricaine.

Paris, le 05/02/2012

Médard POLISSE BEBE

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 03:33
 
 
Boz au sport
Les Afriques 04-02-2012
Le général François Bozizé, président de la république centrafricain (RCA), a fait, mercredi 11 janvier, une sortie retentissante, sur les ondes de la radio nationale de son pays pour lutter contre le laxisme et la gabegie. Il a alors décidé de dissoudre les conseils d'administration (CA) de 9 sociétés d'Etat, 8 offices publics, 8 agences et 4 fonds. Principale raison évoquée par le chef de l’Etat, ils ont échoué dans leurs missions respectives.
Un décret présidentiel scelle le destin de ces structures, qui sont placées sous la surveillance directe du chef de l’état, à travers un Conseil spécial de surveillance et de redressement (Cssreop). Désormais, les pouvoirs et conseils d'administration de ces entités seront exercés par le Cssreop, assure le président qui prône l’orthodoxie de l’administration financière. Pour ce pays riche en matières premières, et seulement peuplé de 5 millions d’âmes, c’est peut-être un tournant qui est en train d’être entamé.
 
 
NDLR : Voici ce qu'en disait récemment Martin ZIGUELE dans son interview au quotidien L'HIRONDELLE :
 
« Le Président de la République, en  violation de l'article 23 de la Constitution qui dit qu'il ne doit assumer aucune autre fonction que la sienne ,est président du comité de trésorerie, c'est-à-dire comptable public.
 
C’est ainsi qu’en violation du Traité de l’ OHADA, le Président de la République a décidé de la dissolution de l'ensemble des conseils d'administration des sociétés publiques et parapubliques, et de la création de ce fameux conseil spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics dont il est le Président. Cela veut dire en réalité que le seul M. François Bozizé est Président de la République, unique comptable public des ressources financières de l'Etat au niveau du Trésor Public, et en tant que Président du conseil de surveillance des entreprises et offices publics, il est aussi LE DIRIGEANT de l'ensemble des entreprises publiques et semi-publiques de l'Etat centrafricain. C'est-à-dire qu'en dehors des entreprises privées, il est le seul et premier responsable de l'ensemble de l’ensemble de la circulation fiduciaire dans ce pays, puisqu’il est le seul ordonnateur des dépenses publiques et semi-publiques.
 
Même Bokassa n'a pas fait cela.. Et nous n'accepterons pas cela. Nous allons initier des actions judiciaires pour dire qu'il y a violation d'un traité, étant donné qu'un traité dans la hiérarchie des normes est supérieur aux lois nationales. C'est un acte illégal. Et nous ne devons pas accepter l'illégalité car même sur le plan de l’éthique républicaine, un Président de la République en exercice ne saurait accepter d’être, même à titre temporaire, dirigeant de fait d’entreprises du secteur marchand. »
 
L'Article 23 de la Constitution dit ceci :
 
« La fonction de président de la République est incompatible avec l'exercice de toute autre fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute activité lucrative, sous peine de destitution ».
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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:54

 

 

 

Ferdinand Samba

 

 

SIGNEZ EN LIGNELA PETITION POUR EXIGER LA LIBERATION DE FERDINAND SAMBA

cliquez sur le lien suivant :

 

http://www.gopetition.com/petitions/liberez-ferdinand-samba.html

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:46

 

 

 

M23-Priere-dakar-3-fevrier-2012.jpg

 

 

DAKAR AFP / 04 février 2012 15h34- Huit opposants sénégalais, candidats à la présidentielle du 26 février, se sont engagés samedi à rester unis et à mener des actions communes lors de la campagne électorale pour obtenir le retrait de la candidature du président sortant Abdoulaye Wade.

Nous prenons l'engagement de rester unis et de mener solidairement des activités communes de mobilisation et de lutte jusqu'au retrait de la candidature de Wade, écrivent-ils dans une déclaration présentée samedi à la presse.

La déclaration est signée des quatres principaux candidats de l'opposition: Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Macky Sall et Idrissa Seck, ainsi que de Cheikh Bamba Dieye, Cheikh Tidiane Gadio, Ibrahima Fall.

Youssou Ndour, dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel, est également signataire.

Tous sont membres du Mouvement du 23 juin (M23), une plate-forme qui regroupe partis d'opposition et représentants de la société civile et est à la pointe de la contestation contre la candidature du président sortant, qu'il estime être un coup d'Etat constitutionnel.

Nous appelons le peuple sénégalais à rester déterminé, mobilisé et à se joindre massivement à toutes les initiatives et actions pour imposer le retrait de la candidature de Wade, poursuit la déclaration.

A 24 heures de l'ouverture de la campagne (dimanche), et Wade n'ayant pas reculé, il est donc clair que notre objectif premier et immédiat est d'arrêter (...) cette candidature, ont précisé ces huit candidats en préambule.

Nous ne boycottons ni la campagne, ni le scrutin, ont-ils souligné: mais un scrutin présidentiel ne peut pas se tenir et ne se tiendra pas avec la candidature insconstitutionnelle de Wade.

Nous prenons part à la campagne électorale officielle afin de poursuivre et d'amplifier la lutte, avec toutes les forces de la nation regroupées au sein du M23, pour le retrait de la candidature de Wade, tout en évitant le piège du boycott, ont-ils précisé.

Toutes les actions d'organisation, de manifestation populaire, de communication et de lutte politique active seront menées par tous les candidats, ont ajouté ces mêmes candidats.

Ils ne précisent cependant pas les modalités de ces actions, s'il s'agissait notamment de meetings électoraux en commun ou encore d'une candidature unique au premier tour du scrutin face à Wade.

Il faut d'abord arrêter la candidature d'Abdoulaye Wade, c'est la seule exigence du moment, ont-ils simplement de nouveau martelé.

Ils ont par ailleurs lancé un ultime appel à Abdoulaye Wade pour qu'il retire sa candidature afin de sauvegarder la paix et la stabilité, et épargner à la nation une crise aux conséquences désastreuses.

Elu en 2000 puis réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, se présente pour un troisième mandat de sept ans avec, face à lui, 13 candidats de l'opposition en ordre dispersé.

L'opposition estime que M. Wade a épuisé ses deux mandats légaux et donc que sa nouvelle candidature est un coup d'Etat constitutionnel. Le camp Wade récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter.


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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 13:28

 

 

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Par Sonia Rolley RFI samedi 04 février 2012

« Ce qui est différent, c'est le fait qu'il (Baba Laddé) a été capable d'avoir un discours politique qui ne s'est pas enfermé dans les frontières de la Centrafrique, et dans les revendications localistes. Il a développé un argumentaire sur la marginalisation des pasteurs peuls bororos. »

Les armées centrafricains et tchadiennes ont lancé ces derniers jours, une offensive dans le nord de la Centrafrique contre les positions d'un rebelle tchadien Baba Laddé, implanté en territoire centrafricain...

Baba Laddé qui se dit prêt à se défendre... parle de véritable déclaration de guerre de François Bozizé et a appelé les groupes rebelles centrafricains à se joindre à lui pour faire tomber le régime centrafricain.

Pour en parler, Sonia Rolley reçoit Roland Marchal, chercheur au CNRS.

Il revient de Centrafrique où il a étudié l'impact des groupes armés dans le nord...

 

RFI : Rolland Marchal bonjour, vous êtes chercheur au CNRS, vous revenez de Centrafrique où vous avez étudié la géopolitique des groupes armés dans le Nord. On va reparlez de Baba Laddé, donc c’est un rebelle tchadien qui sévit en Centrafrique, quelle est l’importance de son mouvement, le FPR ?

RM : Evidemment lui il a une trajectoire qui finalement est par certains aspects assez commune. C’est-à-dire qu’il a été en rébellion plus ou moins, ouverte, effective contre le régime d’Idriss Déby, et s’est retrouvé au Darfour avec des groupes d’opposition armée. On lui a demandé puisque, c’est un ancien gendarme de venir aider à former des combattants de l’APRD et ne s’entendant pas très bien avec ce mouvement armé,  il a créé le sien propre. Ce qui est différent de mon point de vue c’est qu’ il a été capable d’avoir un discours politique, il ne sait pas enfermé dans les frontières de la Centrafrique, et également à un discours politique qui ne s’est pas non plus enfermé dans des revendications localistes, Lui il a développé un argumentaire sur la marginalisation des pasteurs  peuhl ou Mbororos et son mouvement s’est construit et s’est développé et s’est financé avec des soutiens financiers qui venaient non seulement des pratiques d’extorsion qu’il a eues sur des marchands de bétail dans la zone qu’il contrôlait ; donc ça rapporte pas mal d’argent mais également des financement de grands marchands de bestiaux peuhls au Nigéria, en Guinée, au Cameroun, au Tchad et sans doute ailleurs. Jusqu’à très récemment et largement provoqué par l’attaque tchadienne et centrafricaine Baba laddé  n’avait jamais eu aucune prétention d’aucune sorte sur le pouvoir à Bangui. Bangui ne l’intéressait pas.

RFI : Justement selon certaines informations Baba Laddé aurait bénéficié de certains appuis au sein du régime de François Bozizé, est-ce que pour vous il y a eu des complicités parce que cela faisait un an que finalement le groupe de Baba Laddé ne faisait que grossir ?

RM : Je crois qu’il faudra se rendre compte et là il y a  l’ambiguïté historique c’est-à-dire qu’à la fois les premiers grands troupeaux qui ont été protégés par Baba Laddé ont été des troupeaux d’officiers supérieurs de l’armée tchadienne donc ce n’est pas le moindre de l’ironie historique de voir que celui qu’on décrit comme un opposant en fait protège les biens d’officiers du régime. Et également Baba Laddé a été peut-être plus subtilement par le régime à Bangui dans la mesure où il s’opposait, il était confronté aux autres mouvements armés qui eux avaient des prétentions  ou ont des prétentions plus politiques sur le pouvoir à Bangui ou sur les réformes que ce pouvoir doit faire. Effectivement il y a plusieurs cas où des combattants de Baba Laddé ont été dans le passé, pas aujourd’hui libérés après avoir été faits prisonniers ou même profité quelque fois des moyens de l’Etat.

RFI : Pourquoi a-t-il été attaqué maintenant ?

RM : Initialement je pense qu’Idriss Déby ne s’est jamais senti très menacé par lui. Ce qui est impressionnant chez Baba Laddé outre cette singularité du répertoire politique c’est le fait que c’est un mouvement qui a grandi extrêmement rapidement et qui, à l’inverse d’autres groupes, a été capable de se structurer et dans cette ambivalence vis à vis de Bangui, a réussi à générer des ressources, à acheter des quantités d’armes impressionnantes aux Soudanais, je parle des Darfouriens et pas de l’état soudanais évidemment, et donc finalement de commencer à avoir un écho qui le rendait dangereux à N’djaména, pas dangereux pour la prise de pouvoir évidemment mais dangereux dans le sens où ce type de mouvement pouvait avoir un écho dans des zones du Tchad qui sont aussi des zones pétrolifères et créer une insécurité qui desservirait  des intérêts économiques du gouvernement tchadien. L’attaque conjuguée des forces tchadiennes et centrafricaines essentiellement pour ce que je sais des forces tchadiennes, aujourd’hui, semble réduire ce mouvement à la portion congrue. Il faut être très prudent sur ce qui est en train de se passer parce que l’expérience montre que face à des forces supérieures, ce type de mouvement peut s’auto-dissoudre ou se cacher dans la brousse et ré-émerger dans deux ou trois mois.

RFI : Et suite à cette offensive Baba Laddé a parlé d’une déclaration de guerre de Bangui contre lui. Il appelle tous les ex-rebelles centrafricains à le rejoindre pour renverser le président Bozizé, est-ce que François  Bozizé a des raisons de s’inquiéter ?

RM : N’importe quel président centrafricain aujourd’hui a des raisons de s’inquiéter mais plus à cause  de la situation économique générale qu’un appel de Baba Laddé  Pourquoi parce que Baba laddé est quand même un peu ovni. Il n’a pas de vraie racine à Bangui et donc l’idée qu’il puisse jouer un rôle sur le basculement du pouvoir, ça ne pourrait être que très militaire. Et de ce point de vue-là il a été quelqu’un qui s’est construit  un peu dans l’opposition à tous les autres groupes armés. Je doute fort aujourd’hui qu’il est menacé, que les autres mouvements puissent vont se précipiter pour l’aider      

RFI : Un mot des interpellations dans les autres ex-mouvements rebelles donc il y a l’ancien ministre de la défense et ex-chef des ex-rebelles de l’APRD, Jean Jacques Demafouth,  il y a aussi des responsables de l’UFDR, pourquoi ont-ils été interpellés et quelles conséquences cela risque d’avoir ou ça a déjà sur le  processus de désarmement et de démobilisation ?

RM : Tous les observateurs ont été surpris à Bangui de ces arrestations d’autant plus qu’au moment où le régime dénonçait une tentative de coup d’Etat, aucune force n’a été mise en alerte à Bangui, ce qui montrait bien que tout ça était, si le gouvernement disait vrai, vraiment à l’état de pré-discussion mais absolument pas à l’état de fait. Quelque chose qui est assez inquiétant dans ce qui se passe, on arrête des dirigeants de l’opposition mais n’ont jamais été inculpés ; on a arrêté un député mais sans lever le moins du monde son immunité parlementaire ; aucune preuve valide n’a été fournie à l’opinion publique centrafricaine et à la communauté internationale pour justifier des arrestations qui de fait, mettent un terme au processus DDR et peut-être à une pacification qui n’avait pas totalement réussi il faut bien le dire mais laissé un espoir à la population centrafricaine.

(Retranscription de la rédaction de C.A.P)  

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 02:25

 

 

 

Ferdinand Samba

 

 

SIGNEZ EN LIGNE LA PETITION POUR EXIGER LA LIBERATION DE FERDINAND SAMBA

http://www.gopetition.com/petitions/liberez-ferdinand-samba.html

 

Depuis le week-end dernier, Centrafrique-Presse a pris l’initiative de faire signer en ligne une pétition pour exiger la libération de Ferdinand Samba journaliste et Directeur de Publication du quotidien « LE DEMOCRATE », arbitrairement condamné à 10 mois d’emprisonnement ferme et 11 millions de F CFA d’amendes à verser à celui-là même qui l’a poursuivi pour « diffamation » en l’occurrence, le demi-dieu de Bangui et l’argentier de Bozizé, son ministre d’Etat aux finances et au budget, Sylvain Ndoutingaï. 

Par cette pétition, le groupe Centrafrique-Presse entendait dénoncer et condamner les nombreuses et régulières atteintes à la liberté d’expression et de la presse en République centrafricaine et la traque des journalistes, particulièrement ceux du privé indépendant, par le régime dictatorial de Bozizé, Findiro et Ndoutingaï.

Malheureusement force est de constater que parmi les premiers signataires déjà enregistrés en quelques jours, peu de journalistes et responsables de la presse indépendante et privée centrafricaine en font partie. Que craignent-ils eux dont les noms figurent déjà sur la black liste des ennemis de la liberté et de la démocratie actuellement au pouvoir en Centrafrique ?

De même, on n’y voit pas encore les noms de certains compatriotes qui aiment qu’on les prenne pour des démocrates avec une grande fibre patriotique et toujours prompts à formuler souvent des critiques véhémentes contre l’opposition.  

Plus nous serons nombreux à signer, plus fort sera le message qui sera ainsi délivré à Bozizé et sa clique pour qu’ils comprennent qu’ils ne doivent pas jouer ainsi avec les libertés en Centrafrique et surtout celle de la presse dont ils prétendent avoir dépénalisé les délits.

Que tout le monde se dépêche de signer en ligne la pétition pour la liberté de Ferdinand Samba. Pour signer, il suffit de cliquer sur le lien suivant et de remplir le formulaire dédié :

http://www.gopetition.com/petitions/liberez-ferdinand-samba.html

 

Rédaction CENTRAFRIQU-PRESSE

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