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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 12:30

 

 

 

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com   19/12/2013 à 11:12 Par Vincent Duhem, envoyé spécial

 

La Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) prend officiellement le relais de la Force d’Afrique centrale (la Fomac). Le transfert d'autorité entre la Communauté économique des États d'Afrique centrale (Ceeac) et l'Union africaine (UA) a lieu ce jeudi, à Bangui.

 

L'accouchement a été long, mais le passage de témoin entre la Fomac et la Misca a bien lieu, jeudi 19 décembre, à Bangui. Pour l'occasion, une cérémonie présidée par le secrétaire général de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (Ceeac), Ahmat All-Amy, et la représentante de l'Union africaine en RCA, Awa Amehd Yousouf, devait être organisée dans la matinée au camp Mpoko. L'ensemble des états-majors de la Ceeac et le l'UA doivent y assister.

 

Les effectifs de la Misca, qui sera appuyée par les soldats français de l'opération Sangaris, sont aujourd'hui de plus de 4 500 hommes. L'ambition de l'Union africaine est d'atteindre les 6 000 soldats en février. L'équipe dirigeante est exclusivement composée de personnalités issues des pays de la sous-région. Le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko en sera le chef. Il assurera le rôle de représentant spécial de l'UA en RCA. Chef d'état-major des armées congolaises à la fin des années 1980, conseiller spécial auprès du chef de l'État Denis Sassou Nguesso, Mokoko est un bon connaisseur des opérations de paix.

 

Intenses négociations

 

Le général camerounais Martin Tumenta Chomu, diplômé de l'école militaire interarmées (Emia), assure quant à lui le commandement militaire. Natif du nord-ouest anglophone, il a été l'un des acteurs de la libération, en avril, de la famille française Moulin-Fournier, enlevée sur une route de l'extrême-nord du Cameroun par un groupe se revendiquant de Boko Haram. Enfin, pour diriger la composante police de la Misca, un Gabonais a été nommé : le colonel Patrice Ostangue Bengone.

 

Décidée en août, le transfert d'autorité entre les deux forces a été plusieurs fois retardé. La faute aux intenses négociations sur les postes principaux et la composition des effectifs de la nouvelle mission. Selon les textes de l'UA, le chef de la Misca n'aurait pas dû être un ressortissant de la Ceeac. Mais, frustrés de perdre le contrôle d'une entité qu'ils ont financé pendant plusieurs années, les chefs d’État d'Afrique centrale ont protesté avant d'obtenir gain de cause.

 

En tant que médiateur de la crise et principal financier de la Centrafrique, Sassou Nguesso a une voix prépondérante au sein de la région.

 

Restait à choisir entre les pays de la sous-région. Le Tchad s'est immédiatement positionné, mais s'est vite vu adresser une fin de non-recevoir. Pendant un temps, l'ancien président burundais Pierre Buyoya a tenu la corde. Représentant de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel, il avait l'avantage de bien connaître le pays. L'accord de l'intéressé n'a pas suffi à convaincre le président Sassou Nguesso, qui, en tant que médiateur de la crise (il est en outre pratiquement le seul à maintenir sous perfusion ce qui reste de l'administration centrafricaine et à financer le renforcement des troupes sur place), a voix prépondérante sur le sujet au sein de la région. D'où le choix du général Mokoko.

 

Les effectifs, question épineuse

 

La question des effectifs fut également épineuse. Au départ, l'UA voulait élargir les contingents aux pays de l'ensemble du continent, mais elle a finalement revu sa copie devant le manque d’intérêt que suscitait la crise centrafricaine. Les chefs d’État de la Ceeac ont accepté de renforcer leurs troupes sur place, une manière pour eux de garder le contrôle malgré le transfert d'autorité.

 

La surprise est venue du Burundi qui, pour sa première participation à une opération de maintien de la paix de la paix, a décidé d'envoyer près de 850 soldats. Leur présence a été rendu possible par l'aide logistique des États-Unis qui ont assuré le transport du contingent, mais aussi du lobbying du médiateur de la crise Denis Sassou Nguesso qui s'est déplacé deux fois à Bujumbura pour convaincre le président Pierre Nkurunziza.

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Vincent Duhem, envoyé spécial à Bangui

Lu pour vous : Centrafrique : la Misca prend officiellement le relais de la Fomac

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 12:11

 

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr  Elisa Perrigueur | Publié le 18.12.2013, 16h18

 

7 000 Sélékas désarmés à Bangui et une situation «apaisée», selon le chef du dispositif militaire français, le général Francisco Soriano. Les observateurs notent une réelle baisse des tensions en Centrafrique, depuis le début de l'opération Sangaris, le 5 décembre dernier.

 

Ce vendredi, François Hollande se rend à Bruxelles où il évoquera le rôle des pays européens dans cette mission délicate au sein de ce pays africain en plein chaos. Peter Bouckaert, l'un des dirigeants de Human Rights Watch (HRW), vient de passer une dizaine de jours à Bossangoa, ville de 36 000 habitants et épicentre des violences entre Séléka et anti-balaka, au nord -ouest du pays. Ce dernier reste prudent, notamment sur la situation.

 

Comment a évolué la situation en Centrafrique ces derniers jours ?

 
PETER BOUCKAERT.
Lorsque les soldats français sont arrivés à Bossangoa (Ndlr : nord-ouest du pays, le 9 décembre dernier), ils ont immédiatement embarqué et désarmé les Séléka puis les ont consignés dans les casernes. Ces derniers n'ont pas le droit de sortir sans l'autorisation de l'armée française. Les Séléka ont semé la terreur pendant longtemps dans cette partie nord ouest du pays, assurément la plus dangereuse. Mais les forces françaises et l'action des ONG sur place ont aujourd'hui effrayé les Séléka. A HRW, nous sommes allés à leur rencontre dans les villages alentours, nous leur avons fait comprendre que s'ils continuaient d'agir ainsi, ils pourraient être envoyés devant la Cour internationale des droits de l'Homme. Mais la situation reste très instable.


Quel est le plus gros défi des forces françaises aujourd'hui ?

 
P. B.- Le problème, c'est que l'armée française, si elle s'était bien préparée au désarmement des Séléka, n'avait pas anticipé les attaques des anti-balaka, très nombreuses. Ils s'attaquent à l'ensemble communauté musulmane et sont violents. Avec les anti-balakas, les militaires français doivent faire face à une entité sans structure commune et donc très difficilement identifiable. On les trouve partout : ce sont des villageois, des enfants, des femmes, on en trouve dans les églises... Il y a beaucoup d'enfants de bas âge armés, des militaires

 

du gouvernement précédent(Ndlr: sous François Bozié Yangouvonda, actuellement réfugié au Cameroun) ont rejoint les rangs des anti-balakas et sont lourdement armés avec des kalachnikov...


Aujourd'hui, l'armée française possède 1 600 hommes sur place, qui s'ajoutent aux 3 200 hommes de la force africaine Misca. Est-ce assez pour combler les opérations ? 


P.B.- C'est une très bonne chose que la France soit intervenue car il s'agissait d'une situation d'extrême urgence. Mais il est nécessaire d'envoyer des renforts. La France est face à un énorme défi et a besoin des forces européennes pour y faire face.

 

Anti-balaka contre Séléka


Les Séléka, qui signifie Alliance, sont majoritairement musulmans et se sont constitués en 2012 en vue de renverser le président en place, François Boizizé. Depuis plusieurs mois, ils sèment la terreur auprès des chrétiens de Centrafrique, environ 80% de la population. En réaction, des villageois du pays se sont improvisés en milice de défense, les anti-balaka, «anti-machettes». Ces derniers, qui n'ont cessé de croître avec l'intensification du conflit, sont également à l'origine de nombreuses exactions. 

Lu pour vous : Centrafrique : «La France avait sous-estimé les anti-balaka», selon un humanitaire

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 11:59

 

 

 

 

 

RFI  jeudi 19 décembre 2013 à 09:14

 

La Centrafrique sera ces jeudi 19 et vendredi 20 décembre à l’ordre du jour du sommet de l’Union européenne à Bruxelles. Les autorités françaises attendent un engagement franc et massif de leurs partenaires. Le président français, François Hollande, interviendra d’ailleurs demain, lors de cette rencontre des Vingt-Huit. La Belgique précise qu’elle est prête à participer militairement à la sécurisation de l’aéroport de Bangui, la capitale centrafricaine, mais uniquement dans un « cadre européen », a annoncé mercredi le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

 

Officiellement, la France est en Centrafrique en appui de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), et à Paris, les responsables gouvernementaux et militaires n’ont de cesse de célébrer le travail des militaires africains sur place. Mais il n’empêche que le gouvernement français ne masque pas son désir d’être soutenu par des partenaires européens, et pas seulement symboliquement ou moralement.

 

Depuis le début de la semaine, à Paris on dit espérer des renforts européens au sol. Plusieurs pays ont même été évoqués comme la Belgique dont les responsables se sont abstenus de confirmer. A Berlin et à Londres, il est même précisé que cela n’est pas envisagé à ce stade. Le Conseil européen de Bruxelles sera donc l’occasion d’en rediscuter. « La situation humanitaire reste dramatique depuis les événements d’il y a dix jours, […]puisque l’on est à plus de 200 000 déplacés uniquement sur la ville de Bangui et on vient de découvrir 40 000 autres déplacés à l’extérieur, qui étaient complètement isolés, témoigne Patrick Lambrecht, responsable Afrique centrale de l’Office d’aide humanitaire de l’Union Européenne (Echo).L’aide humanitaire qui est apportée reste encore minime du fait surtout de l’insécurité persistante dans la capitale et à l’intérieur du pays. Il est très difficile d’accéder aujourd’hui aux populations. »

 

« En termes de réponses, poursuit Patrick Lambrecht, l’Union européenne est bien sûr toujours le premier bailleur, avec aujourd’hui près de 40 millions d’euros d’engagés sur la crise centrafricaine, et chose unique, qui n’a pas été faite depuis vingt ans, il y a eu la mise en place d’un système d’aides direct : on va acheminer, dès la semaine prochaine, des abris, des tentes, pour 100 000 personnes sur la ville de Bangui, afin d’améliorer les conditions de vie des populations. »

 

Au menu également des discussions, à Bruxelles, la création d’un fonds commun de financement des opérations extérieures, souhaitée par le gouvernement français. Là aussi, les partenaires de la France sont prudents. A Paris, on ne table d’ailleurs pas sur un début de concrétisation avant le milieu de 2014, ce qui montre qu’il faut sans doute encore en parler longuement.

Centrafrique: la France en quête de soutiens concrets au sommet européen de Bruxelles

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 11:45

 

 

 

 

 

 RFI  jeudi 19 décembre 2013 à 05:43

 

Dans le contexte de catastrophe humanitaire et sécuritaire que connait la Centrafrique, le spectre d'une crise ouverte qui menaçait au sommet de l'Etat semble s'éloigner. Le week-end dernier, le président de la transition, Michel Djotodia, a limogé de manière unilatérale trois ministres et le directeur du Trésor, sans avoir consulté le Premier ministre Nicolas Tiangaye, comme le prévoit pourtant la charte de la transition. Ces deux derniers jours, les deux têtes de l'exécutif, ainsi que le président du Conseil national de la transition, se sont réunis pour aplanir leurs différends et sont parvenus à un accord.

 

La réunion a duré à peine plus d'une heure. En présence des représentants du comité de suivi et de l'Union africaine notamment, Michel Djotodia a donc discuté avec le Premier ministre Nicolas Tiangaye et le président du Conseil national de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet. « L'esprit de dialogue, l'esprit de consensus a prévalu face à ce que la situation commande », racontait hier à RFI le Premier ministre Tiangaye.

 

Les deux têtes de l'exécutif, dont les relations sont notoirement difficiles, sont parvenues à un accord politique. Concrètement, cela signifie qu'avant la fin du mois, il sera procédé à un « réaménagement technique » - comprendre un remaniement partiel du gouvernement - en tenant compte de l'équilibre des forces politiques.

 

Le président du CNT se dit « très satisfait, parce que quand nous voyons ce qui se passe aujourd'hui dans le pays, l'insécurité, la crise humanitaire, et si l'on ajoute cela une crise politique, on se dirige vers le chaos total ».

 

Comme lui, chacun semble heureux de pouvoir désamorcer la crise politique qui se profilait, et refermer rapidement la parenthèse née de ce quadruple limogeage le week-end dernier.


« On se sert les coudes face à cette crise humanitaire majeure », nous expliquait hier soir Nicolas Tiangaye.

 

 

 

 

Info RFI: rencontre au sommet des dirigeants de la transition en Centrafrique

 

RFI  mercredi 18 décembre 2013 à 23:42

 

En Centrafrique, la décision du président de transition Michel Djotodia de limoger trois ministres et le directeur du Trésor crée la polémique, alors que le pays est en pleine crise humanitaire et que les violences se poursuivent. Les diplomates du comité de suivi des accords de Libreville ont en tout cas décidé de s’impliquer pour que la crise ne prenne pas d’ampleur. Ils ont facilité ce mardi 17 décembre une première rencontre entre les trois dirigeants de la transition.

 

Les décrets annonçant le limogeage des différents responsables ont été signés par le président seul, alors que selon les textes de la transition, ces décrets auraient dû être contresignés par le Premier ministre, ce qui n'a pas été le cas, provoquant un début de crise politique.

 

Après avoir été reçu lundi par le président de la transition, Michel Djotodia, le comité de suivi des accords de Libreville a rencontré séparément ce mardi le Premier ministre Nicolas Tiangaye et le président de l’Assemblée de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet.

 

Les trois hommes se sont ensuite réunis dans l’après-midi au palais de la renaissance, le palais présidentiel, accompagnés par les diplomates. Suite à cette première rencontre, une autre est prévue ce mercredi, en comité plus restreint. Cette deuxième réunion devrait réunir les trois têtes de la transition, le représentant du médiateur congolais et la représentante de l’Union africaine.

 

L'objectif de ces rencontres est de trouver une solution à la crise institutionnelle qui s’est ouverte après la décision du président de limoger trois ministres et le directeur du trésor, en contournant le contreseing du Premier ministre. Lors de sa première rencontre avec le comité de suivi, Michel Djotodia avait refusé, selon nos sources, de revenir sur le limogeage des trois ministres, mais il s’était dit prêt à s’asseoir à la même table que les deux autres responsables de la transition pour en parler.

 

Certains craignent que l’engagement d’un bras de fer juridique avec le Premier ministre devant la Cour constitutionnelle ne fragilise un peu plus la transition. « Cela élargirait un peu plus le fossé entre les deux hommes », estime un acteur politique centrafricain.

« Ces décrets doivent être retirés »

 

L’affaire provoque en tout cas de nombreux commentaires dans la classe politique. Pour Oto Fleury, le porte-parole du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), l’un des principaux partis du pays, « ces décrets doivent être retirés dans la mesure où ils sont en violation des textes de la transition ».

 

Même point de vue au Mouvement de libération du peuple centrafricain (MPLC) : pour son porte-parole, Luc Guéla, « Le pays est déjà en crise, il ne faut pas que le président Djotodia crée d’autres problèmes. Il faut, précise ce porte-parole, qu’il respecte la Constitution sur laquelle il a lui-même prêté serment. »

La Centrafrique échappe à une crise politique (RFI)

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 11:31

 

 

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 19 décembre 2013 10h48 - L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Samantha Power, est arrivée jeudi à Bangui pour une visite surprise afin d'exhorter les dirigeants centrafricains à mettre un terme aux violences dans le pays, a annoncé à l'AFP une source diplomatique.


Mme Power est la plus importante responsable américaine à se rendre en Centrafrique, livrée à l'anarchie depuis des mois et où les violences inter-religieuses ont fait près d'un millier de morts ces deux dernières semaines.


Ce voyage a des accents personnels pour la diplomate américaine: née Irlandaise en septembre 1970, elle fut longtemps journaliste et chercheuse, spécialiste de la question du génocide dans les conflits au 20e siècle, notamment en ex-Yougoslavie et au Rwanda.


Les populations en République centrafricaine sont en très grand danger et nous avons tous la responsabilité de les éloigner de l'abîme, a déclaré mercredi la diplomate américaine, devenue ambassadrice à l'ONU à l'été 2013.


Elle s'exprimait lors d'une conférence téléphonique, organisée pour la presse à Washington, depuis Abuja où elle faisait une étape pour des entretiens avec le président nigérian Goodluck Jonathan.


Elle est accompagnée de la plus haute diplomate au département d'Etat pour l'Afrique, la secrétaire d'Etat adjointe Linda Thomas-Greenfield.


Les deux femmes doivent rencontrer le président centrafricain de transition et ex-chef rebelle de la Séléka Michel Djotodia ainsi que de hauts dignitaires musulmans et chrétiens.

L'administration américaine s'alarme depuis des semaines d'une situation pré-génocidaire en RCA et du caractère de plus en plus confessionnel des violences atroces perpétrées contre les civils.


Tous les acteurs en RCA qui ont de l'influence doivent l'utiliser pour tenter d'apaiser les craintes et de rétablir le calme, a plaidé Mme Power.


Elle doit aussi pousser le pouvoir à Bangui à soutenir la force de l'Union africaine mandatée par l'ONU (Misca) et épaulée par la France.


Washington avait annoncé mardi disposer de quelques militaires à Bangui chargés de coordonner le transport aérien de 850 soldats burundais en Centrafrique, une opération qui devrait être achevée cette semaine. Ces troupes sont acheminées par deux avions C-17 du Pentagone.


Les Etats-Unis ont également promis 100 millions de dollars d'aide militaire à la Misca.

Mme Power réfléchit depuis des années à la manière dont les démocraties peuvent répondre aux crimes de génocide. Elle a remporté en 2002 le prix Pulitzer pour son essai A Problem from Hell: America and The Age of Genocide, accusant la diplomatie américaine d'avoir essuyé une série d'échecs, notamment lors du génocide rwandais en 1994.


Le monde a été le témoin de grandes atrocités et chaque situation est unique. Comparer (la RCA) à d'autres crises, à des crises passées, est inexact, a toutefois expliqué Mme Power.


Mais il vaut la peine de noter que la Somalie nous a appris ce qui peut se passer dans un Etat en échec et que le Rwanda nous a montré ce qui peut arriver dans un Etat profondément divisé, a argumenté la diplomate.


Les dernières violences inter-religieuses ont fait près d'un millier de morts depuis début décembre en Centrafrique, où les tueries continuent, selon Amnesty international.

La plupart des victimes ont été tués dans les représailles de l'ex-rébellion Séléka à Bangui, mais également dans les atrocités des milices d'autodéfense villageoises en province, plus particulièrement dans la région de Bossangoa (nord-ouest), selon Amnesty.

Il faut évidemment agir de manière urgente pour sauver des vies, a encore exhorté Mme Power, répétant que les Etats-Unis étaient reconnaissants envers les Français et les courageux soldats africains qui risquent leurs vies pour aider à protéger des civils.



(©) 

 

Visite surprise en Centrafrique de l'ambassadrice américaine à l'ONU

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 02:17

 

 

 

 

 

 

Jeudi 19 Décembre 2013 modifié le Jeudi 19 Décembre 2013 - 00:27

 

Le Gabon, pays organisateur, et la République de Centrafrique animeront la finale de la huitième édition de la Coupe de la Communauté des Etats monétaires de l'Afrique centrale (CEMAC) de football, à l'issue de demi-finales disputées mercredi.

 

 

Les Panthères du Gabon ont obtenu leur billet en s'imposant à Franceville (centre) face au Congo, tenant du titre, par 1 but à 0, œuvre de leur capitaine Daniel Cousin à la 105è minute de jeu (0-0 en temps réglementaire), alors que les Centrafricains ont pris le meilleur aux tirs au but (4-3) sur le Cameroun dans la seconde demi-finale à Bitam (nord). 


Le Gabon et la Centrafrique vont en découdre en finale le 21 décembre à Franceville. Les deux formations s'étaient déjà affrontées au 1er tour (groupe A) et les Panthères l'avaient emporté sur le score net de 3-0. 


Le match pour la troisième place entre le Congo et le Cameroun est prévu au même stade juste avant la finale. 


La Coupe de la CEMAC, ex coupe de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC), se joue depuis 1984, mais elle a connu une trêve de 13 ans, de 1990 à 2003, puis une interruption en 2011 et 2012.

 

Atlasinfo

 

Coupe de la CEMAC: Gabon-Centrafrique en finale

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 02:06

 

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 19-12-2013

 

La porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, a évoqué mercredi la participation de possibles renforts belges et polonais à l'opération militaire française et africaine en cours en République centrafricaine (RCA).

 

"Ce que je peux vous dire, c'est que la volonté de nos partenaires, en particulier la Belgique et la Pologne, est bel et bien d'apporter des renforts (en RCA)", a-t-elle indiqué à la presse, à l'issue du Conseil des ministres, tout en précisant que "des annonces précises" seraient faites à l'occasion du Conseil européen, qui doit réunir les chefs d'Etat et de gouvernement européens jeudi et vendredi à Bruxelles.

 

"Des échanges ont eu lieu, notamment avec les autorités belges et les autorités polonaises", a également déclaré Mme Vallaud-Belkacem, qui a insisté sur "l'appui très important de l'Union européenne sur le plan humanitaire" en RCA, mentionnant une somme de 40 millions d'euros d'ores et déjà mobilisée par Bruxelles.

 

Par ailleurs, la France devrait défendre, durant ce Conseil européen, l'idée d'un fonds européen permanent visant à financer les interventions militaires d'urgence menées dans des pays en crise, comme c'est le cas actuellement en Centrafrique.

 

La porte-parole a souligné que le président français François Hollande devrait notamment aborder cette question avec la chancelière Angela Merkel, qui entame un 3e mandat de quatre ans à la tête de l'exécutif allemand.

 

L'armée française a déployé 1.600 soldats en RCA, dans le cadre de l'opération Sangaris, lancée le 5 décembre dernier avec l'aval de l'ONU, afin d'appuyer la force africaine, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), qui compte à ce jour environ 3.600 hommes. Fin

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la porte-parole du gouvernement français évoque des renforts belges et polonais

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 01:28

 

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 19 décembre 2013 00h23 - Les violences entre musulmans et chrétiens ont déjà fait près d'un millier de morts ces deux dernières semaines en Centrafrique, et ces atrocités s'intensifient, s'alarment jeudi les organisations de défense des droits de l'homme Amnesty international et Human Rights Watch.


Au matin de leur offensive du 5 décembre dans plusieurs quartiers de Bangui, les milices villageoises chrétiennes anti-balaka (anti-machettes) infiltrées dans certains quartiers de la capitale ont fait du porte-à-porte et tué jusqu'à environ 60 hommes musulmans, a expliqué Amnesty dans un communiqué.


Les forces de l'ex-Séléka ont mené des représailles à grande échelle contre les chrétiens, tuant près de 1.000 hommes en deux jours et pillant systématiquement les maisons des civils, selon Amnesty, qui précise qu'un petit nombre de femmes et d'enfants ont également été tués.


Nos recherches sur le terrain ces deux dernières semaines ne laissent aucune place au doute: des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité sont commises par les deux parties en conflit, estime Christian Mukosa, expert d'Amnesty, à l'issue d'une enquête menée sur place depuis le 5 décembre par trois enquêteurs de cette organisation.


Ces crimes incluent des exécutions extra-judiciaires, des mutilations, des destructions volontaires d'édifices religieux, comme des mosquées, et le déplacement forcé en grands nombres, a énuméré M. Mukosa.


Le dernier bilan de ces violences faisait état de 600 morts, dont 450 à Bangui, selon l'ONU.

Malgré la présence des troupes françaises et africaines censées protéger les populations, des civils continuent d'être tués quotidiennement, avec au moins 90 personnes tuées depuis le 8 décembre, certaines exécutées par balles, d'autres lynchées par la foule en colère ou tuées à coups de machettes, ajoute Amnesty.

Ces atrocités sectaires s'intensifient, s'est alarmé de son côté Human Rights Watch (HRW), dans un nouveau rapport publié ce jeudi qui parle de plusieurs centaines de morts et évoque plus particulièrement la situation à Bossangoa, l'un des épicentres des violences dans le nord-ouest de la RCA.


Les enquêteurs d'HRW y ont observé depuis septembre 2013 une poussée de violence de la part des milices anti-balaka, qui ont tué plusieurs centaines de musulmans, incendié leurs habitations et volé leur bétail, entrainant les représailles de la Séléka et de nombreux crimes contre les chrétiens.


Ces atrocités créent un cycle de meurtres et de représailles qui menace de dégénérer en une spirale de violence impossible à maîtriser, s'inquiète Peter Bouckaert, l'auteur du rapport.


Bien que les anti-balaka se définissent comme des forces d'auto-défense (...), leurs actes et leurs paroles sont souvent violemment anti-musulmans, et se traduisent par des attaques d'une brutalité choquante, relève le rapport.


HRW cite l'exemple d'une bergère nomade musulmane, forcée de regarder son fils de trois ans, deux garçons âgés de 10 et 14 ans et un adulte membre de sa famille, se faire égorger (...). Ou comment un homme qui avait réussi à fuir les anti-balaka a assisté depuis sa cachette à la mise à mort au couteau de ses deux femmes, ses 10 enfants et un petit-enfant, et d'autres musulmans.


A la suite de ces attaques, les forces ex-Séléka se sont repliées sur Bossangoa, où elles se sont livrées à des représailles sur les résidents chrétiens, apparemment perpétrées avec l'aval de leurs commandants de haut rang, accuse Human Rights Watch.


Le commandant-adjoint à Bossangoa, le colonel Saleh Zabadi, a ainsi ordonné la noyade de sept fermiers accusés à tort d'être des miliciens anti-balaka, qui ont été ligotés et jetés à la rivière.


Tous ces meurtres récents ne représentent qu'une fraction des graves exactions commises contre les civils depuis la prise du pouvoir par la Séléka en mars dernier.

De graves violations des droits humains continuent d'être commises dans le nord du pays ainsi qu'à Bangui, toujours selon HRW. Et le risque de nouvelles violences généralisées est extrêmement élevé.


Les pays qui se préoccupent de la situation devraient immédiatement renforcer la force africaine (Misca) et soutenir les efforts de la France pour protéger les civils, conclut HRW.



(©) 

Centrafrique: un millier de morts dans les violences, les atrocités s'intensifient
Centrafrique: un millier de morts dans les violences, les atrocités s'intensifient

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 01:18

 

 

 

 

 

 

Par Le Figaro.fr avec AFP   Mis à jour le 18/12/2013 à 15:28

 

Plus de 7000 membres de l'ex-rébellion centrafricaine Séléka(au pouvoir) ont été désarmés ces dix derniers jours à Bangui et sont désormais consignés dans leurs casernes, a indiqué aujourd'hui un haut-responsable de la force africaine dans le pays.

"Il y a de moins en moins de Séléka dehors, le gros des troupes est en cantonnement. En ce moment, un peu plus de 7000 hommes ont été désarmés et sont déjà cantonnés" dans les différentes casernes de la capitale, a affirmé ce responsable militaire au sein de la Misca, qui s'exprimait sous d'anonymat. "On tend à revenir vers une situation normale" à Bangui, où les violences inter-religieuses ont fait plus de 600 morts depuis le 5 décembre, a-t-il observé. "De temps en temps il y a encore des coups de feu dans certains quartiers, mais ça se calme par rapport aux pillages et aux exactions du début du mois. Nous restons vigilants parce que ça peut toujours redémarrer", a-t-il souligné.


La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, une coalition hétéroclite de groupes armés musulmans venus du nord du pays. Après des mois d'exactions en tous genres des Séléka sur les populations chrétiennes, les violences inter-religieuses se sont déchaînées le 5 décembre et les jours suivants, à la faveur d'une attaque de milices chrétiennes sur Bangui, et des représailles sanglantes de la Séléka qui ont suivi. Ces événements ont précipité l'intervention militaire de la France, avec 1600 soldats qui tentent depuis lors de désarmer les belligérants et opèrent en soutien à la Misca.

Centrafrique: plus de 7000 Séléka désarmés

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 01:13

 

 

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 

 

Selon le général Francisco Soriano, à la tête des 1 600 soldats de l'opération française Sangaris, "la situation s'est bien apaisée".

 

La "tension est fortement retombée" en Centrafrique, après les violences de ces deux dernières semaines, a estimé mercredi le chef du dispositif militaire français dans ce pays, le général Francisco Soriano. "C'est plutôt calme à Bangui depuis vendredi 13 (décembre) à midi. La situation s'est bien apaisée. Est-elle durable ? Je ne sais pas", a poursuivi le général, de passage dans la localité de Bossangoa, l'un des épicentres des violences entre chrétiens et musulmans dans le nord-ouest du pays.

 

"Nous sommes très prudents. Il y a encore des attitudes et des propos violents", a souligné l'officier supérieur, à la tête des 1 600 soldats de l'opération française Sangaris, déployés pour l'essentiel à Bangui, et une petite partie dans la région de Bossangoa. Dans la capitale Bangui, "nous continuons les opérations de désarmement, de contrôle, mais en veillant à ne pas perturber la vie qui reprend", a-t-il expliqué.

 

Intervention militaire de la France précipitée

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis la prise du pouvoir, en mars 2013, par la Seleka, une coalition hétéroclite de groupes armés musulmans venus du nord du pays. Après des mois d'exactions en tous genres des Seleka sur les populations chrétiennes, les violences interreligieuses se sont déchaînées le 5 décembre et les jours suivants, à la faveur d'une attaque de milices chrétiennes sur Bangui, et des représailles sanglantes de la Seleka qui ont suivi.

 

Ces événements ont précipité l'intervention militaire de la France, qui tente depuis lors de désarmer les belligérants et opère en soutien à une force africaine (Misca). À la date de mercredi, plus de 7 000 combattants de l'ex-Seleka avaient été désarmés au total à Bangui et sont désormais consignés dans leurs casernes, selon un responsable de la Misca. "Hier (mardi) et ce matin, nous avons été dans les cantonnements de Bangui, Béal et Kassaï (deux camps militaires de la capitale) pour nous assurer du caractère effectif du cantonnement. On a pu rentrer, on a pu recenser", a commenté à ce propos le général Soriano.

Centrafrique : la tension est "fortement retombée", selon l'armée française

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