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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:24

 

 

 

 

 

francois-hollande-8-mai-2012.jpg

 

RFI mardi 08 mai 2012

Un peu plus d'un million des Francais établis hors de l'Hexagone ont voté lors du second tour du scrutin présidentiel, dimanche 6 mai 2012. Selon les chiffres publiés sur le site du ministère des Affaires étrangères, les Français de l'étranger ont majoritairement voté pour Nicolas Sarkozy avec 53,6% des suffrages contre 46,95% pour François Hollande. Dans les grandes villes africaines, les Français étaient plus partagés.

Les grandes villes africaines totalisent un peu plus de 21% du corps électoral des Français de l'étranger. Et d'Abidjan à Johannesburg en passant par Niamey, Nouakchott, Libreville ou encore Kinshasa, c'est le président sortant qui arrive en tête. Dans la capitale économique ivoirienne, Nicolas Sarkozy domine son adversaire avec plus de 65% des voix. En Afrique du Sud, son score dépasse même les 68% des suffrages exprimés.

Enfin à Libreville au Gabon, Nicolas Sarkozy est largement devant François Hollande tout comme à Djibouti où le président sortant totalise un peu plus de 60% des voix contre un peu plus de 38% pour François Hollande.

L'Algérie plébiscite Hollande

François Hollande qui a toutefois séduit ailleurs en Afrique. C'est le cas en Algérie où il est littéralement plébiscité avec plus de 87% des suffrages tout comme au Mali avec pas moins 77% des voix. C'est à peu près dans les mêmes proportions qu'il devance le président sortant chez les Français du Burkina Faso. Enfin au Sénégal au Cameroun à Madagascar ou encore en Centrafrique les Français ont, à l'image de leurs compatriotes de la métropole, tourné la page Nicolas Sakozy avec une nette victoire de François Hollande.

Dernier enseignement du vote des Français de l'étranger, une très faible mobilisation avec un taux d'abstention estimé à plus de 57%.

 

Mahamadou Issoufou, président du Niger

 

Par Christophe Boisbouvier RFI  mardi 08 mai 2012

 

« L’Afrique a besoin de consolider sa transition démocratique. Nous avons malheureusement des mouvements de recul au point de vue démocratique et j’espère que le président Hollande peut accompagner, comme beaucoup d’autres partenaires au monde, le processus démocratique en Afrique ».

La victoire d'un socialiste français vue par un socialiste africain. Est-ce que tout va être rose désormais entre la France et le Niger ? Pas si simple !

Au lendemain de l'élection en France de François Hollande, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, réagit au micro de Christophe Boisbouvier.

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:17

 

 

 

 

 

Donald-Kaberuka.jpg

                                            Donald Kaberuka

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Mai 2012 13:25

La Banque Africaine de Développement (BAD) se rapproche davantage de la République Centrafricaine. Elle vient de rendre opérationnel ce 8 mai 2012, un bureau National de liaison dans ce pays pour une coopération renforcée. La cérémonie a été présidée par le Général Antoine Gambi ministre des Affaires Etrangères en présence de Donald Kaberuka président du groupe de la BAD et des partenaires du développement en RCA.

Selon André Nzapa Ayeke, Administrateur auprès de la BAD, « l’installation de ce bureau est un plus pour la RCA. La présence physique d’une institution à travers ses experts dans un pays est un facteur déterminant pour une coopération. Le pays aura le privilège à l’information ».

Pour Fidèle Gouandjika, ministre du développement Rural, « le bureau servira de liaison avec le Gouvernement. C’est une aubaine pour le pays qui a beaucoup travaillé avec cette institution financière africaine. D’ailleurs, plusieurs projets sont en cours notamment ceux de l’amélioration des infrastructures rurales pour la réduction de la pauvreté ».

Depuis 1972, année du début de ses interventions en RCA, le Groupe la Banque Africaine pour le Développement a financé 37 opérations totalisant un volume d’engagements nets de plus de 142 milliards de FCFA, sous forme de prêts et de dons.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:14

 

 

 

 

 

Ntsimi 2012

07/05/2012 à 15h:32 Par François Soudan

Mis en cause pour sa gestion de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, le président de la Commission, Antoine Ntsimi Menye, dénonce une conjuration contre sa personne. Hélas pour lui, de nombreux éléments ne plaident pas en sa faveur.

Antoine Ntsimi Menye n'a jamais été particulièrement réputé pour sa modestie. Aussi bien le site que son étrange « comité de soutien » vient de créer pour riposter à la « médiocre tentative de déstabilisation » dont il se dit victime (en réalité, l'enquête publiée début avril par J.A. sur sa gestion) et pour soutenir sa candidature à sa propre succession à la tête de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), s'intitule en toute humilité lhommeindispensable.com. On peut ainsi lire sur ce portail, le troisième du genre entièrement consacré à louer les vertus hors normes du patron de la Cemac (avec antoinentsimi.com et cemac2012.com), qu'« un certain nombre d'ennemis intérieurs au Cameroun, mais aussi de détracteurs historiques centrafricains et plus largement d'ennemis de la Cemac » tenteraient « un coup de force » pour le bouter hors d'une institution qu'il préside avec une rigueur exemplaire. Ce « groupement odieux » (sic) aurait donc fait publier des « pièces comptables imaginaires » dans « un petit journal » - évidemment rémunéré pour la tâche - dans le but d'intoxiquer l'opinion. Mais que l'on se rassure : face aux « gazouillis d'une certaine presse partisane », l'homme indispensable « affiche le plus simple mépris » et plus que jamais « concentre toute son énergie à son travail ».

Affolement

Serein, Antoine Ntsimi ? Rien n'est moins sûr. Outre que la théorie du complot exposée ci-dessus dénote une évidente fébrilité, pour ne pas dire un certain affolement, le président de la Commission et ex-ministre camerounais des Finances, karatéka émérite, semble surtout soucieux de multiplier les contre-feux.

Cascade de prélèvements en espèces, Conseil des ministres fictif...

Aux chefs d'État des pays membres de la Cemac, il explique ainsi que tout le mal vient de l'un d'entre eux, le Centrafricain François Bozizé, à qui, en gestionnaire sourcilleux des deniers communautaires, il aurait refusé un important prêt et qui, depuis, aurait juré sa perte, au point de le faire refouler de Bangui le 21 mars dernier. Avec les journalistes camerounais, tout au moins ceux d'entre eux qui se montrent sensibles à sa bienveillance1, il joue de la corde nationaliste : pays leader de la zone Cemac, le Cameroun ne saurait céder le fauteuil de président de la Commission qu'il détient sans discontinuer depuis quarante-sept ans et surtout pas au profit d'un ressortissant du pays le plus pauvre de la région. Quant à Jeune Afrique, enfin, ce « petit journal » qui semble lui causer tout de même beaucoup de soucis et lui prendre beaucoup de son temps, Antoine Ntsimi parle de « financements obscurs » versés pour le dénigrer. L'objectif de cette ligne de défense hasardeuse est assez élémentaire : le débat doit porter sur tout sauf sur l'essentiel, à savoir la gestion de cette institution communautaire, laquelle n'a encore jamais été auditée. Des multiples dysfonctionnements révélés par J.A. (cascade de prélèvements en espèces, location d'avions à des tarifs exorbitants, « caisses d'avances » non justifiées, acte additionnel faisant référence à un Conseil des ministres qui ne s'est jamais tenu, etc.), aucun n'est démenti, pas même commenté - et pour cause : tout est hélas exact. Seule une facture de l'hôtel Méridien Étoile de Paris concernant une réception à laquelle aurait participé, le 14 février 2012, le directeur général de l'Agence française de développement, Dov Zerah, fait l'objet d'une mise au point. On le comprend : non seulement Dov Zerah a démenti sa présence à cette réception, mais il a décidé de porter plainte et a commis pour cela l'un des ténors du barreau parisien, Pierre Haïk.

Sur le site Cemac 2012, on peut donc lire depuis une dizaine de jours qu'Antoine Ntsimi « dément catégoriquement l'authenticité » de cette facture, dont ni lui ni ses services « n'ont eu connaissance ». Antoine Ntsimi, il faut le reconnaître, a raison sur un point : il s'agit là vraisemblablement d'une fausse facture. Reste à savoir qui l'a établie et surtout pourquoi Roger Faustin Ndzana, homme de confiance et bras droit de Ntsimi depuis l'époque où ce dernier était ministre des Finances (et actuel représentant adjoint de la Cemac à Yaoundé), l'a fait régulariser avec l'aval explicite du président de la Commission. J.A. s'est en effet procuré la fiche de dépenses engagées, le mandat de paiement et l'avis de crédit correspondant au centime près à cette fameuse facture du Méridien (13 079 783 F CFA, soit 19 940 euros), lesquels ont été visés le même jour, 29 février 2012, par le contrôleur financier de la Cemac, l'Équato-Guinéen Pablo Alogo, autre proche du président de la Commission.

Vertige

Si l'on en croit ces trois documents, la facture en question est intervenue comme justificatif dans le cadre de la régularisation partielle d'une caisse d'avance retirée (en liquide comme toujours) par M. Ndzana le 9 février. Le motif figure en toutes lettres : « réception ». Est-il besoin de commenter ?

Les fausses factures de l'hôtel Méridien? Une goutte d'eau dans un marécage d'opacité.

Significative, l'affaire du Méridien n'en est pas moins anecdotique au regard de ce qui apparaît comme un marécage d'opacité inexplorée. J.A. a ainsi en main une décision remontant à mars 2011, visée et tamponnée par le même Pablo Alogo, contrôleur financier de la Cemac, aux termes de laquelle Antoine Ntsimi s'accorde à lui-même une « avance de solde au titre du régime indemnitaire de cessation d'activité » - en d'autres termes, un parachute doré - d'un montant de 400 100 000 F CFA (610 687 euros). Somme déductible du milliard de F CFA de son solde de tout compte, détaillé dans un acte additionnel en date du 25 février 2011. Rien d'anormal à cela, même si les chiffres donnent un peu le vertige, si ce n'est que chercher à percevoir ses indemnités de départ tout en s'employant à rester en poste pose un évident problème de cohérence juridique et morale. C'est ce qui s'appelle vouloir le beurre et l'argent du beurre2... Antoine Ntsimi a-t-il encaissé cet argent ? À tout le moins, la question devrait lui être posée, tout comme il serait intéressant de connaître les détails des marchés qu'il a conclus au nom de la Cemac, de gré à gré, avec diverses sociétés privées. Le groupe camerounais Ketch, par exemple : 530 millions de F CFA pour de menus travaux d'urgence au siège de la Cemac avant le sommet de Bangui en janvier 2010, ou encore le cabinet sénégalais Performances Management Consulting, pour un montant beaucoup plus important, dans le cadre de diverses consultations sur les réformes de la communauté et le recrutement de personnels par internet - la plupart des recrutés ayant été in fine refoulés de la Cemac à leur arrivée à Bangui, pour procédures non conformes.

Billetterie

Autre étrangeté, le protocole d'accord conclu début 2008 entre Antoine Ntsimi lui-même et une agence de Douala, Camship Voyages, dont le responsable n'est autre que le maire de Douala 1er, Jean-Jacques Lengue Malapa. Depuis, cette agence dont le compte à la Citibank de Douala est le même que celui de la Camship Investment Corporation, société de financement du groupe mixte Camship que dirige l'homme d'affaires René Mbayen, bénéficie d'une quasi-exclusivité sur les voyages du staff de la Cemac, à commencer par ceux du président de la Commission lui-même. Et cela rapporte : 58 millions de F CFA en billetterie, rien que pour les cinq premières semaines de 2012, si l'on en croit les factures que s'est procurées J.A., dont 50 millions concernent les voyages du seul Antoine Ntsimi et de son épouse.

Ntsimi a-t-il touché des indemnités de départ? Si oui, comment peut-il prétendre rester?

Il faudrait éplucher cinq années de comptabilité, de retraits multiples en espèces et de « système Ntsimi », mais qui le fera ? « Au siège, à Bangui, tout le monde a peur de lui, et ses affidés verrouillent la machine », confie un cadre de la Commission. Ordonnateur suprême des crédits de la Cemac, Ntsimi a placé un proche, le Camerounais Léopold Woguia, au poste de directeur administratif et financier. Sa belle-soeur, Jeanne Eda Boula, dirige le service des achats, et sa nièce, Malaika Ndoumbe Ngollo, ainsi que le fidèle Ndzana veillent sur le bureau de la Cemac à Yaoundé, véritable plaque tournante des multiples remboursements et avances dont bénéficie la présidence de la Commission.

Gardes du corps

Il existe certes en théorie des organes de contrôle de la Cemac (cour des comptes, cour de justice, Parlement), ainsi qu'un comité inter-États de douze membres - nommés pour trois ans, mais dont la plupart siègent depuis plus de dix ans - chargé de l'examen des dossiers soumis aux chefs d'État. Mais l'influence, voire le contrôle qu'exerce Antoine Ntsimi sur l'ensemble de cet appareil est efficace. Sur les nombreux cadres de la Cemac rencontrés au cours de notre enquête, aucun n'a ainsi accepté d'être nommément cité.

Il faudrait éplucher cinq années de comptabilité, mais qui le fera?

Mercredi 25 avril, Antoine Ntsimi est finalement revenu à Bangui, un mois après en avoir été éconduit. Entouré, comme d'habitude, de ses gardes du corps - d'anciens gendarmes camerounais recrutés comme « experts chargés de la sécurité » -, le président de la Commission s'est fait plutôt discret. « Il a même serré les mains de ses employés, ce qui ne lui arrivait plus depuis longtemps », murmure un témoin. Le président Bozizé, qui ne souhaitait plus le revoir chez lui, s'est finalement laissé convaincre par ses pairs - en particulier le président en exercice de la Cemac, Denis Sassou Nguesso. Il faut bien en effet qu'Antoine Ntsimi regagne le siège de la Commission si l'on veut que le prochain sommet des chefs d'État, prévu pour dans une poignée de semaines à Brazzaville, puisse être préparé. À titre additionnel, les six patrons de la région ont fait savoir à Antoine Ntsimi qu'il allait être entendu sur son propre bilan à la tête de l'institution - sans que l'on sache encore très bien s'il aura ou non valeur de testament. Quoi qu'il en soit, ce bilan n'aura guère d'intérêt et assez peu de valeur s'il n'est pas vérifié et complété par un audit indépendant, c'est-à-dire non régional, sur la gestion de toutes les instances de la Cemac. Ce qui a été fait pour la Banque des États de l'Afrique centrale (Beac) se doit de l'être pour la Cemac. Nul ne doit plus pouvoir s'affranchir des règles de la bonne gouvernance, fût-il un homme « indispensable ».

1. A contrario, on relèvera le travail professionnel du journaliste Beaugas-Orain Djoyum, du quotidien Le Jour, qui a enquêté auprès de la Beac pour vérifier - avant de valider - l'authenticité des documents comptables publiés par J.A.

2. Signalons à titre de repère qu'Antoine Ntsimi, dès son arrivée à la tête de la Cemac, en 2007, a exigé et obtenu que son salaire soit multiplié par deux et aligné sur celui du gouverneur de la Beac. Ses émoluments nets, indemnités comprises, sont aujourd'hui de 21,7 millions de F CFA (33 000 euros) par mois, auxquels il convient d'ajouter le logement de fonction, les véhicules, personnels, agents de sécurité, frais divers, etc., intégralement pris en charge par la Cemac.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:10

 

 

 

Hollande-Sarko.jpg

 

L'élection présidentielle vient à peine de donner son verdict et de pourvoir la FRANCE d'un nouveau chef de l'État. Après une campagne âpre, dont la fin n'a pas manqué de donner à l'un et à l'autre des deux candidats finalistes de la course au fauteuil présidentiel l'occasion de faire feu de tout bois pour convaincre le peuple Français de la nécessité de faire le bon choix, ces deux protagonistes n'ont pas manqué de se livrer une bataille sans merci pour mettre à nu les faiblesses de l'adversaire. En témoigne, entre autres joutes verbales, l'unique débat télévisé qui a vu les deux hommes faire étalage de leurs compétences dans la maîtrise des sujets d'ordre économique,  sécuritaire, social ou international. En dépit des contradictions et parfois du ton péremptoire qu'on pouvait relever de part et d'autre, le débat s'est déroulé avec une dignité dont seuls peuvent faire preuve les grands hommes.

 

La cérémonie du 8 MAI, fête de l'armistice de la deuxième guerre mondiale, est venue couronner cette qualité propre aux grands hommes, celle de vite oublier pour ne tenir compte que de l'essentiel, l'intérêt primordial de la NATION.

 

Ainsi, en invitant son adversaire d'hier à célébrer au même titre que lui la cérémonie du 8 MAI, le Président NICOLAS SARKOZY a fait preuve, à cette occasion, d'une magnanimité et d'une hauteur d'esprit qu'on ne retrouve que chez les grands hommes. Il faut aussi reconnaître que FRANCOIS HOLLANDE, le nouveau chef de l'état, qui n'a pas encore pris ses fonctions, aurait bien pu décliner, avec beaucoup d'habileté, l'invitation de participer côte à côte à la cérémonie, en compagnie de celui qui, quelques heures plus tôt, fut son plus farouche adversaire. Le geste est lui aussi digne d'éloges.

 

Cette capacité à dépasser les sentiments personnels enrobés dans un égoïsme assassin des intérêts de l'État et des populations qu'on est censé protéger et faire évoluer, a été perçue dernièrement au SENEGAL, avec la reconnaissance rapide de sa défaite par le Président sortant ABDOULAYE WADE, et la mise en place d'une coalition permettant à MACKY SALL de gagner l'élection présidentielle dans son pays. Tout le monde salue encore cette alternance pacifique.

 

L'image de NICOLAS SARKOZY et FRANCOIS HOLLANDE déposant ensemble la gerbe de fleurs à la mémoire du soldat inconnu, a surpris et même fait couler plus d'une larme à beaucoup d'africains qui l'ont vue et plus particulièrement à beaucoup de centrafricains qui ont eu l'occasion de la percevoir.

 

Que l'adversaire d'hier devienne très vite le frère, le compagnon de l'heure parce que l'intérêt majeur de la NATION le commande, est une leçon qui doit s'incruster dans la réflexion des dirigeants centrafricains « responsables », et des hommes politiques de ce pays, pour être la boussole de leurs actions et de leur comportement.  Ces hommes doivent grandir dans leur tête et dans leur cœur, pour mieux appréhender les problèmes qui se posent à leur nation, afin de se hisser à la hauteur des différents enjeux. La mesquinerie et la médiocrité n'ont jamais rien produit de louable, pas plus que l'esprit de division et de clan ne peut avoir le dessus sur la solidarité de la communauté tout entière.

 

Seules les actions désintéressées ont porté leurs auteurs au firmament de la célébrité et de la mémoire de leurs congénères.

 

Les hommes politiques de CENTRAFRIQUE n'ont qu'à regarder avec un œil plus critique les images de la cérémonie du8 MAI 2012 à PARIS, pour les confronter avec les images des centrafricains et des centrafricaines du sud-est du pays, déplacés de leurs villages par esprit de survie pour chercher à trouver refuge dans la nature, sans la moindre garantie de survie. Ils n'ont qu'à confronter ces images pour comprendre l'urgence d'un changement de comportement qui ne sera pas seulement vital pour le peuple, mais un changement de comportement qui leur évitera aussi de ressentir tous les remords qu'ils ne ressentent volontairement pas aujourd'hui,  et qui demain, pourraient les envahir et les accabler.

 

C'est dire que si l'on souhaite un mieux-être pour les centrafricains, ce qui est loin d'être le cas actuellement, il faut se prémunir d'un esprit démocratique, un esprit d'ouverture, qui demande le dépassement de soi,  l'amour  et la compréhension de l'autre et des autres.

 

Le changement de Président en FRANCE ne peut pas être le lit sur lequel les centrafricains doivent se coucher pour attendre un changement en CENTRAFRIQUE. Ce lit, ils doivent le fabriquer eux-mêmes, à travers une bonne prise de conscience des problèmes actuels, une bonne analyse des solutions et un changement évident et urgent de leur comportement. La tâche peut s'annoncer difficile, mais elle est à portée de main, pourvu qu'on le veuille.

 

La FRANCE est grande parce qu'elle est gouvernée par de grands hommes. La REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE sera grande quand elle sera gouvernée par des hommes aussi « grands ».

 

Zo na kodro ti lo.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:03

 

 

 

 

Saulet-Clotaire.JPG

 

Nous voulons assumer ici notre centrafricanité en criant : GLOIRE A DIEU ! Ce faisant, nous n’avons aucune propension pour un quelconque prosélytisme religieux dans la mesure où nous condamnons sans équivoque et par principe, tout intégrisme religieux, tout  intégrisme politico-religieux et tout intégrisme humanitaro-politico-religieux. Bien que cette dernière forme de courant obscurantiste, apparue en Centrafrique en juillet 2001, ait failli noyauter la société centrafricaine en raison de la démission de l’Etat face à ses devoirs naturels de satisfaction des besoins vitaux des larges masses populaires et, nonobstant l’appartenance depuis quelques années, par erreur, d’un parti politique centrafricain à l’Internationale socialiste qui, par essence défend des valeurs de gauche dont la tolérance, le dialogue, la rigueur, la probité morale et intellectuelle ou la conquête du pouvoir par la voie démocratique, laquelle Internationale socialiste ne peut devenir un purgatoire pour les bourreaux du peuple centrafricain, ni un paillasson sur lequel ces mêmes bourreaux vont essuyer leurs bottes ensanglantées depuis les représailles des évènements des 28 mai 2001et 25 octobre 2002 et qui, aujourd’hui, se la coule douce en France sous un parapluie de mensonges politiques et historiques qu’il faut méthodiquement et patriotiquement démonter, nous voulons vous inviter à méditer avec sérénité, la victoire de François HOLLANDE…

 

Mes cher-e-s Compatriotes,

 

Pour notre part, nous ne sommes pas sans savoir qu’en politique et durant des campagnes électorales, des discours sont généralement tenus pour convaincre des électeurs ou pour stimuler des partisans, des promesses solennelles sont faites, le plus souvent sans lendemain, pour séduire, comme le fameux « nguinza ayèkè ga pan! » de 1992-1993 dont nous avons fait l’amère expérience…

Nous Centrafricain-e-s, devons nous départir de tout infantilisme politique, tant dans nos analyses que dans nos actes. Car, il n’appartient pas aux autres de trouver des solutions à nos problèmes ou au problème que nous représentons par notre passé politique…

 

Par contre, nous devons faire montre de maturité politique et non faire étalage de cet infantilisme politique dont la manifestation concrète a été cette annonce surréaliste que nous avons lue sur une ‘’TV sur Internet’’ d’un parti politique qui, au lieu de populariser les luttes que le peuple centrafricain mène quotidiennement pour sa survie (insécurité à Bria, les tongo tongo de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony qui écument l’Est du pays, les ponts qui n’existent plus dans la capitale centrafricaine, les graves dysfonctionnements des systèmes éducatif et sanitaire etc), ou bien faire des contre - propositions concrètes pour redresser le pays dans tous les domaines et prendre ainsi à témoin l’opinion nationale et internationale de l’obscurantisme supposé ou réel du Pouvoir établi à Bangui, ce parti politique a poussé à l’extrême ce qu’un compatriote a appelé depuis le début des années 2000, la « bêtise politique centrafricaine » pour annoncer l’inauguration de ce média par la retransmission en direct au profit des internautes Centrafricain-e-s qui, pour la plupart, sont en Europe et en Amérique et qui, comme nous, avons suivi plutôt à la télé, l’intégralité de cet exercice démocratique qui a opposé les deux finalistes des élections présidentielles françaises. Alors que le camarade François HOLLANDE que nous nous devons d’appeler maintenant « Monsieur le Président de la République », le Parti socialiste et l’Internationale socialiste ne pourraient qu’attendre de ce parti qu’il prouve ce dont il est capable de faire pour la défense des valeurs de gauche en République Centrafricaine, les responsables de ce parti se sont mis à plat ventre, comme au temps béni des colonies, alors que l’on ne leur a même pas demandé de le faire et que cette façon de faire est aux antipodes de la nouvelle pratique qu’entend mettre en place le 7ème Président de la Vè République !  

 

Au lieu de nous réjouir béatement en croyant tout aussi béatement que, par une baguette magique, ce parti politique centrafricain qui, répétons-le, par inadvertance politique, a réussi à être admis au sein de l’Internationale socialiste alors que sa place ne peut être que dans la poubelle de notre histoire, va être porté au pouvoir en République centrafricaine en 2016, pour prendre ainsi la place de ceux qui nous font encore descendre dans les bas fonds de la régression en Centrafrique et ce, encore par notre faute et à cause de la Transition Consensuelle 2003-2005 non balisée, nous ferons mieux de nous imprégner de ce que Mme Edwige AVICE, ancien ministre français de la Coopération sous François MITTERRAND, avait dit : ‘’ La considération que l’on accorde à un pays passe d’abord par la conviction partagée qu’il est capable d’inventer ses réponses et qu’il ne les attend pas seulement de l’extérieur, quitte à souhaiter une aide pour les appliquer’’.    

 

Puisque nous pensons que nous-mêmes, pris individuellement, avons aussi notre propre part de responsabilité - aussi minime soit-elle -, dans la DECHEANCE MORALE, SPIRITUELLE, INTELLECTUELLE, POLITIQUE, amorcée paradoxalement et véritablement depuis le 22 octobre 1993 en République centrafricaine, nous osons, sans faire du prosélytisme religieux et nous le répétons pour mieux nous faire comprendre,- tout en rappelant notre fort attachement à une ‘’ laïcité centrafricaine’’ et Jean JAURES, Aristide BRIAND en ont défini pour la France -  nous osons donc vous inviter, comme nous eûmes l’habitude de le faire à l’époque de KOLINGBA où la journée du 30 juin de chaque année fut consacrée aux jeûnes et aux prières, vous inviter à méditer ce passage :

 

« Si Mon peuple sur qui est invoqué Mon nom s’humilie, prie et recherche Ma face, s’il revient de ses mauvaises voies, Moi, Je l’écouterai des cieux, Je lui pardonnerai son péché et Je guérirai son pays ». ( Second Livre des Chroniques 7/14)

 

Nous terminons, en raison de la forte religiosité des Centrafricain-e-s, et nous ne deviendrons jamais pour autant un Etat théocratique, en vous suggérant - et ce n’est pas un crime de « lèse - laïcité » pour certains anti-cléricaux invétérés - à méditer les 63 versets du chapitre 16 du livre d’Ezéchiel.

 

Que Dieu bénisse le Centrafrique !

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 03:12

 

 

 

 

deplacees-de-Zoukoutouniala-Ndele.JPG

KAGA BANDORO Mardi 8 mai 2012 | 03:31 (Xinhua) - Avec l'assistance des organisations humanitaires, des milliers de déplacés internes dans le nord de la République centrafricaine, théâtre des affrontements entre l'armée gouvernementale et la rébellion pendant plusieurs années, se battent contre le plus grand dénuement.

A Nana-Outa, localité située à 38 km au nord de la ville de Kaga Bandoro, le long de l'axe qui traverse la préfecture de Nana- Grébizi, plus d'une centaine de huttes en paille improvisent une habitation temporaire pour les déplacés.

Y vivent environs 180 ménages, soit plus de 700 personnes, qui ont fui les violents affrontements du 23 janvier dernier suite à l'offensive lancée par les forces armées centrafricaines et tchadiennes contre les rebelles du Front Populaire pour le Redressement (FPR) de Baba Ladé.

"J'avais seulement quelques machettes et houes (comme outil de production), et quand ça (les combats) commençait, nous avons fris fuite vers la brousse. Nous n'avons pu rien sortir de la maison, sauf cette marmite", déplore Hélène Vitikoa, une veuve visiblement souffrant d'une malnutrition chronologique, dont un fils de 8 ans a été tué pendant les combats.

Comme d'autres victimes groupées dans ce camp, Hélène et ses cinq enfants s'abritent actuellement sous une hutte qui n'a pas l'air de pouvoir résister à l'imminente saison pluvieuse. Dedans, une étagère en bois usé, une bassine, deux nattes et quelques habits récemment fournis par des organisations humanitaires, constituent la totalité des biens du ménage.

La nourriture, les soins, l'école, tous font souci, et l'eau potable s'impose en top. Faute de choix, les enfants boivent de l'eau de la rivière et beaucoup d'entre eux sont atteints de diarrhée, reconnaît Alphonse Mandago, chef des déplacés dans ce camp.

Toutefois, le camp présente une vie similaire au village sur l'autre rive de l'axe. La décortication des arachides, l'épuration des niams - plante locale mangeable - occupent quelques femmes et enfants alors la plupart des gens travaillent dans les champs.

"Nous allons rester ici. A Ondava, d'où on vient, le village a été dévasté à deux reprises, en 2007 et puis en 2008. Cette fois, le bombardement et les combats ont détruit toutes les maisons. C'est un très mauvais souvenir et nous n'avons pas le courage d'y retourner", affirme le triste chef du camp.

Pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui y a déployé quatre sous-délégations pour s'occuper de la majorité des 17 préfectures de ce pays enclavé et un des plus pauvre du monde, le sort des déplacés dans les différents camps dépendent de plusieurs facteurs.

A part de Nana-Outa, le camp le plus proche de Kaga Bandoro, d'autres déplacés se trouvent à Ouandago chez les familles d'accueil, et à Farazala (60 km de Kaga Bandoro) où les habitants de quatre villages se sont installés dans un camp, selon Céline Doutrelugne, délégué du CICR au bureau de Kaga Bandoro.

D'après les chiffres de l'ONU, 22.000 personnes ont été déplacées au moment des combats en janvier et actuellement 4.000 réfugies vivent dans des sites improvisés.

Le CICR, les Médecins Sans Frontières, l'Unicef et d'autres organisations humanitaires présentes dans ce pays ont apporté les viviers aux personnes déplacées dans le premier temps.

En seconde phase, les humanitaires ont distribué des semences avant le début de la saison pluvieuse. "Nous distribuons les semences pour cultiver, et des vivres de protection, c'est-à-dire des nourritures pour que les gens qui n'ont vraiment rien ne mangent pas les semences", précise Céline Doutrelugne.

En ce qui concerne les déplacés au camp Nana-Outa, "pour reconstruite leurs maisons, faire les briques, il faut que ce soit la saison sèche. Donc on sait pour les prochains quatre cinq mois, ils vont rester ici", explique le représentant du CICR à Kaga Bandoro.

Dans le village de Fazarala, les déplacés montrent plus de volonté de rentrer, mais il faut voir au mois par mois pour voir comment ça évolue, ajoute-elle.

Selon les informations, des soldats centrafricains continuent de traquer les quelques rares éléments de Baba-Laddé éparpillés dans ces régions, ce qu’ fait craindre de nouveaux affrontements ou d'éventuelles représailles de la part des rebelles.

"Nous le CICR, on n'est pas là pour leur diriger dans un sens ou l'autre, c'est vraiment à eux de décider par rapport à leur sentiment de sécurité. Quel que soit le choix qu'ils feront, nous allons essayer de les assister", promet Céline Doutrelugne.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:28

 

 

 

 

Deby-a-Bangui.JPG

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Mai 2012 13:38

« Il est temps que le gouvernement centrafricain ouvre un dialogue honnête, sincère et fraternel avec son opposition pour une avancée de la démocratie ». C’est ce qu’a déclaré le 6 mai 2012, le président Idriss Déby Itno du Tchad. Il l’a dit à la fin d’une visite d’amitié de 48 heures en terre centrafricaine.

A l’occasion  de son séjour à Bangui, le Chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno s’est entretenu avec les représentants des organisations internationales accrédités en Centrafrique, y compris les représentants des partis politiques de l’opposition.

Selon Idriss Déby Itno, « le dialogue est la source de  construction de toutes les sociétés humaines, c’est pourquoi  les autorités de Bangui doivent ouvrir un dialogue franc avec  l’opposition politique. Aucun objectif de développement ne peut être atteint sans ce concept. L’expérience tchadienne en matière de résolution de conflits par la violence à démonter ses limites. Un tel exemple mérite d’être transposée en République Centrafricaine afin d’asseoir une cohésion sociale ».

L’entretien entre Idriss Déby Itno et son homologue François Bozizé a porté essentiellement sur les questions de sécurité dans la sous-région, la libre circulation des biens et des personnes, la transhumance et le commerce de bétails.

Au nombre de ces sujets se sont greffés l’intensification des échanges commerciaux, et notamment les perspectives d’approvisionnement du marché centrafricain en produits pétroliers, sans oublier l’intersection par fibre optique des réseaux de télécommunication entre les 2 pays.

Il est à signaler que la RCA et le Tchad partage il y a belle lurette un lien historique de vie commune : plusieurs communautés de ses 2 pays sont dissimulés de part et autre. A titre d’exemple, l’activité commerciale de la RCA est tenue en majorité par la colonie tchadienne.

Outre ces liens, les 2 pays se protège mutuellement leurs frontières. Pour preuve, en janvier dernier les troupes tchadiennes et centrafricaines avaient traqué les rebelles du général tchadien Baba Ladé. Des opérations menées dans les localités de Ouandago et Gondava (nord).

Au plan politique par exemple, c’est le Tchad qui a été en 2003, la base arrière de l’actuel président centrafricain François Bozizé, alors qu’il menait un coup d’Etat contre le régime du défunt président Ange-Félix Patassé. Le numéro 1 tchadien a été accompagné dans sa mission de Pierre Buyoya, médiateur dans la crise centrafricaine, émissaire de lOrganisation Internationale de la Francophonie (OIF) auprès du président François Bozizé.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:25

 

 

 

Carte-Centrafrique-Tchad.gif

 

Chine Nouvelle

N’djaména  08-05-2012 01:27(Xinhua) - Le Tchadva exporter des hydrocarbures vers la République centrafricaine (RCA), selon un accord signé lundi à N'Djamena, capitale tchadienne, par le directeur général de la Société des hydrocarbures du Tchad(SHT), Mahamat Kasser Younous, et le Directeur général de Stabilisation et de régulation des prix des pétroliers de la Centrafrique.

Selon Léopold Mboli, ministre centrafricain de l'Energie et de l'hydraulique, les deux pays envisagent la signature d'autres accords commerciaux dans les mois à venir.

"Ces négociations sont suivies avec beaucoup d'attention par les plus hautes autorités de nos pays", a-t-il déclaré.

"Les relations entre nos deux pays et nos deux peuples sont un exemple d'intégration et de solidarité africaine", a affirmé M. Brahim Hiléou, ministre tchadien de l'Energie et du pétrole.

Le président Déby Itno a effectué une visite de travail et d'amitié en République centrafricaine samedi et dimanche. Dans un communiqué conjoint, les deux pays ont réaffirmé leur engagement à fructifier davantage leurs relations de coopération bilatérale dans de nombreux domaines, notamment sécuritaire, économique et technique.

Particulièrement, le gouvernement centrafricain a exprimé sa volonté d'importer les hydrocarbures du Tchadet de rendre formel le commerce du bétail qui provient également de son grand voisin du Nord.

En juin 2011, le Tchad est entré dans le cercle des pays producteurs de pétrole avec la mise en service de la raffinerie de Djarmaya, à 80 km au nord de la capitale, exploitée par l'Etat tchadien et la compagnie chinoise CNPCI (respectivement à hauteur de 40% et 60%).

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:22

 

 

 

 

 

Fibreoptic

En Afrique, l’accès à l’infrastructure a été le principal objectif d’APC. Actuellement, l’Afrique doit payer la bande passante la plus chère du monde et l’argent donné en devises fortes pour ce service quitte le continent. L’Afrique de l’Est n’ayant pas de connexions internationale par fibre, elle paie encore davantage que les pays d’Afrique de l’Ouest connectés au câble monopolistique SAT3/WASC.

Le site FibreforAfrica.net présente une information de base sur la bande passante internationale en Afrique, sur ses coûts et sur son accès contrôlé par un monopole. Il porte plus particulièrement sur les projets de câbles en Afrique de l’Est et la fin du monopole de SAT-3.

SAT-3/WASC – recherche

L’audit post-mise en œuvre de SAT-3/WASC: Études de cas par pays, est un vaste projet de recherche qui documentera l’effet que le câble sous-marin SAT-3/WASC submarine câble a eu sur les communications sur le continent africain, ainsi que les occasions manquées et les raisons qui l’expliquent. Le principal objectif de la recherche est d’établir et de documenter les enseignements positifs et négatifs que l’on peut retirer du développement, de la mise en œuvre et de la gestion du câble. Le projet a été lancé en 2006.

La recherche d’APC sur SAT-3 (en anglais et portuguais), porte sur le cycle de vie du câble jusqu’à présent et analyse:

1. Ce qui s’est passé et pourquoi? Une perspective internationale sur la construction du câble.
2. Ce qui se passe et comment? Les perspectives nationales sur l’effet que SAT-3 a eu sur l’environnement des TIC en Angola, au Cameroun, au Sénégal et au Ghana.
3. Que peut-on faire? Les enseignements à tirer, les facteurs négatifs à éviter, les points positifs à absorber.

Les résultats de la recherche sont utiles à deux égards. Premièrement, ils donnent aux campagnes actuelles et futures sur l’infrastructure les moyens de mieux expliquer les problèmes qui ont surgi à la suite de l’adoption de certaines décisions concernant le SAT-3/WASC. Les arguments montrant du doigt les inconvénients d’une prise de décision à huis clos sont appuyés par la présentation de faits et d’exemples réels.

Deuxièmement, là où des initiatives positives ont été prises malgré les conditions dans lesquelles le SAT-3/WASC a été mis en œuvre, les résultats de l’étude peuvent être utiles aux partenaires des campagnes et aux opérateurs si des orientations semblables sont adoptées au sujet de projets d’infrastructure actuels et futurs.

Système de câble sous-marin d’Afrique de l’Est (EASSy)

Le prix de la bande passante en Afrique est un obstacle important au développement de la région. Il y coûte plus cher de faire des affaires: par exemple, les nouveaux centres d’appel ont plus de difficulté à soutenir la concurrence internationale. Et sur le plan du développement social, il existe de nombreux secteurs où un accès international bon marché donnerait aux habitants, professionnels, étudiants et décideurs de l’Afrique de l’Est l’accès au savoir et à l’expertise et leur donnerait la possibilité de participer aux débats régionaux et mondiaux

En réponse à cette problématique, le consortium du Système de câble sous-marin de l’Afrique de l’Est (EASSy) a été créé en 2003 pour construire un circuit de fibre qui relierait les pays côtiers ou près de la côte de l’Afrique. Mais sa gouvernance et les modalités de l’accès à la nouvelle capacité n’ont pas été fixées. La question était de savoir s’il allait suivre la voie des pratiques monopolistique de ses prédécesseurs, le câble sous-marin SAT 3/WASC/SAFE de la côte ouest de l’Afrique, ou offrir un régime d’accès ouvert pour renforcer la concurrence, abaisser les prix et tenir compte des besoins de développement.

En collaboration avec des partenaires, APC a co-organisé des consultations et des ateliers avec des groupes clés, notamment les régulateurs, qui ont eu pour effet indirect de créer une tendance à la baisse des prix de SAT-3 et l’ouverture d’EASSy, alors que le consortium tentait de prévenir une intervention réglementaire pour faire baisser les prix. Consultez APCNouvelles et FibreForAfrica.net pour vous tenir au courant.

 

VOIR LE PPT en PJ

 

COMPARAISON PRIX : Satellite et fibre optique : Bons amis ou pires ennemis ?

http://www.balancingact-africa.com/node/15379

Avant SAT3, la plupart des pays africains étaient desservis par des satellites. Avec la mise en service de SAT3 en mai 2002, la situation devait évoluer sur les marchés de la connectivité en Afrique et le renforcement de la concurrence qu'’elle devait entraîner aurait du faire baisser les prix. Russell Southwood analyse ce qui s'’est réellement passé et ce qui pourrait changer à l'’avenir.

Avant SAT3, la plupart des pays africains étaient desservis par des satellites. Avec la mise en service de SAT3 en mai 2002, la situation devait évoluer sur les marchés de la connectivité en Afrique et le renforcement de la concurrence qu'’elle devait entraîner aurait du faire baisser les prix. Russell Southwood analyse ce qui s'’est réellement passé et ce qui pourrait changer à l'’avenir.

Le câble SAT3 relie Lisbonne à l'’Afrique du Sud en passant par la côte ouest africaine. SAT3/WASC/SAFE (si l'’on inclut tous ses points d'’atterrissement) a été financé et construit par un consortium de 36 entreprises comprenant les sociétés de télécommunications suivantes, installées dans les pays africains reliés : Angola Telecom, Camtel, Côte D'’Ivoire Telecom, NITEL, OPT Bénin, OPT Gabon, SONATEL, Telecom Namibia et Telkom South Africa. L'’Afrique de l'’est n'’est pas couverte par le réseau de fibres optiques et il existe peu de connexions par fibres internes sur le continent, à l'’exception des grandes villes.

Le câble SAT3 relie Lisbonne à l'’Afrique du Sud en passant par la côte ouest africaine. SAT3/WASC/SAFE (si l'’on inclut tous ses points d'’atterrissement) a été financé et construit par un consortium de 36 entreprises comprenant les sociétés de télécommunications suivantes, installées dans les pays africains reliés : Angola Telecom, Camtel, Côte D'’Ivoire Telecom, NITEL, OPT Bénin, OPT Gabon, SONATEL, Telecom Namibia et Telkom South Africa. L'’Afrique de l'’est n'’est pas couverte par le réseau de fibres optiques et il existe peu de connexions par fibres internes sur le continent, à l'’exception des grandes villes.

Telkom South Africa est l'’administrateur du consortium et les principales décisions sont prises lors des réunions du consortium : par exemple, la récente décision de doubler la capacité pour la faire passer de 20 à 40 Gbits/s. La capacité maximale sera de 120 Gbits/s.

Telkom South Africa est l'’administrateur du consortium et les principales décisions sont prises lors des réunions du consortium : par exemple, la récente décision de doubler la capacité pour la faire passer de 20 à 40 Gbits/s. La capacité maximale sera de 120 Gbits/s.

L'’accès à la capacité de transmission par fibres optiques peut être obtenu de deux manières : soit directement via l'’opérateur national (par exemple SONATEL pour le Sénégal) chargé de la vente entre son pays et Lisbonne, soit par l'’intermédiaire d'’une capacité "« pool" » non utilisée. Les opérateurs peuvent choisir de ne pas passer par la société de télécommunication établie grâce à un droit d'’usage irrévocable (IRU, Indefeasible Right of Use) octroyé par Telkom South Africa, l'’administrateur du réseau câblé. Toutefois, les membres établis du consortium disposent d'’un droit de refus préalable sur cette capacité. Par ailleurs, ils ne peuvent pas appliquer un prix supérieur à celui du pool.

L'’accès à la capacité de transmission par fibres optiques peut être obtenu de deux manières : soit directement via l'’opérateur national (par exemple SONATEL pour le Sénégal) chargé de la vente entre son pays et Lisbonne, soit par l'’intermédiaire d'’une capacité "« pool" » non utilisée. Les opérateurs peuvent choisir de ne pas passer par la société de télécommunication établie grâce à un droit d'’usage irrévocable (IRU, Indefeasible Right of Use) octroyé par Telkom South Africa, l'’administrateur du réseau câblé. Toutefois, les membres établis du consortium disposent d'’un droit de refus préalable sur cette capacité. Par ailleurs, ils ne peuvent pas appliquer un prix supérieur à celui du pool.

En ce qui concerne leur propre capacité, les opérateurs ont le monopole pendant toute la durée de vie de la fibre. Cette situation ne poserait pas de problème s'’il existait une concurrence avec d'’autres opérateurs de fibre optique, mais elle les place en réalité dans une position quasiment inexpugnable pour des raisons que nous expliquerons plus tard.

En ce qui concerne leur propre capacité, les opérateurs ont le monopole pendant toute la durée de vie de la fibre. Cette situation ne poserait pas de problème s'’il existait une concurrence avec d'’autres opérateurs de fibre optique, mais elle les place en réalité dans une position quasiment inexpugnable pour des raisons que nous expliquerons plus tard.

L'’introduction progressive des seconds opérateurs nationaux soulève des problèmes de concurrence. En tant que nouveaux venus ils devront obtenir leur capacité en invoquant la clause IRU, la quantité et le prix étant fixés par l'’administrateur, Telkom South Africa, l'’une des sociétés de télécommunication établies les plus puissantes du continent. Pour être concurrentiels au niveau international, les seconds opérateurs nationaux tels que Nigeria'’s Globacom devront bénéficier de prix compétitifs sur les services de fibre optique.

L'’introduction progressive des seconds opérateurs nationaux soulève des problèmes de concurrence. En tant que nouveaux venus ils devront obtenir leur capacité en invoquant la clause IRU, la quantité et le prix étant fixés par l'’administrateur, Telkom South Africa, l'’une des sociétés de télécommunication établies les plus puissantes du continent. Pour être concurrentiels au niveau international, les seconds opérateurs nationaux tels que Nigeria'’s Globacom devront bénéficier de prix compétitifs sur les services de fibre optique.

Bien que nous ne disposions, à l'’heure actuelle, d'’aucune vue d'’ensemble du marché de la connectivité par fibre et par satellite en provenance et à destination de l'’Afrique, les meilleures estimations empiriques indiquent que la fibre représente 10 à 15 % du marché global, le reste étant occupé par le satellite. Les sociétés de télécommunication établies ont mis du temps à réagir dans certains pays et certaines ont pris la décision marketing de ne pas vendre la capacité en gros, craignant par exemple que les fournisseurs d'’accès Internet proposent des services VOIP (voix sur IP).

Bien que nous ne disposions, à l'’heure actuelle, d'’aucune vue d'’ensemble du marché de la connectivité par fibre et par satellite en provenance et à destination de l'’Afrique, les meilleures estimations empiriques indiquent que la fibre représente 10 à 15 % du marché global, le reste étant occupé par le satellite. Les sociétés de télécommunication établies ont mis du temps à réagir dans certains pays et certaines ont pris la décision marketing de ne pas vendre la capacité en gros, craignant par exemple que les fournisseurs d'’accès Internet proposent des services VOIP (voix sur IP).

La répartition de la capacité réelle entre la fibre et le satellite avoisine plus probablement 40/60 %, mais pour le moment, les opérateurs satellite ne s'’inquiètent pas pour leurs marchés et ce pour trois raisons.

La répartition de la capacité réelle entre la fibre et le satellite avoisine plus probablement 40/60 %, mais pour le moment, les opérateurs satellite ne s'’inquiètent pas pour leurs marchés et ce pour trois raisons.

- D'’abord, pour se connecter à SAT3, il faut une connexion par fibres et à l'’heure actuelle, il est difficile d'’obtenir ce type de connexion même dans les villes. Les dirigeants de NITEL promettent de fournir ces connexions mais cela prendra du temps. Les opérateurs satellite restent sceptiques, ce qui peut se comprendre. Peter McBride de Panamsat nous a déclaré : "« Au Nigeria par exemple, Victoria Island peut être une réussite, mais la mise en place des services câblés à l'"échelle nationale prendra 5 à 10 ans. "« 

- D'’abord, pour se connecter à SAT3, il faut une connexion par fibres et à l'’heure actuelle, il est difficile d'’obtenir ce type de connexion même dans les villes. Les dirigeants de NITEL promettent de fournir ces connexions mais cela prendra du temps. Les opérateurs satellite restent sceptiques, ce qui peut se comprendre. Peter McBride de Panamsat nous a déclaré : "« Au Nigeria par exemple, Victoria Island peut être une réussite, mais la mise en place des services câblés à l'"échelle nationale prendra 5 à 10 ans. "« 

- Ensuite, les opérateurs de connexions par fibre et par satellite prévoient une croissance du marché.

- Ensuite, les opérateurs de connexions par fibre et par satellite prévoient une croissance du marché.

Le consensus sur la croissance du marché est presque unanime. Comme nous l'’a affirmé le représentant d'’un opérateur international de premier plan : "« Nos ventes de capacité sur le câble SAT3 augmenteront de 50 % par an au minimum. Le goulet d'"étranglement se situera au niveau de l'"accès aux connexions sur fibre optique dans chaque pays." » Dan Goldberg de New Skies indique une croissance mondiale de 6 à 11 % et estime que ces chiffres seront les mêmes sur le continent. On a constaté une demande importante entre les Etats-Unis et l'’Afrique et le Moyen-Orient, ainsi qu'’entre l'’Afrique de l'’Ouest et le Moyen-Orient et l'’Asie. En bout de chaîne, un fournisseur de solutions tel que Q-Kon a connu une croissance annuelle de 100 %.

Le consensus sur la croissance du marché est presque unanime. Comme nous l'’a affirmé le représentant d'’un opérateur international de premier plan : "« Nos ventes de capacité sur le câble SAT3 augmenteront de 50 % par an au minimum. Le goulet d'"étranglement se situera au niveau de l'"accès aux connexions sur fibre optique dans chaque pays." » Dan Goldberg de New Skies indique une croissance mondiale de 6 à 11 % et estime que ces chiffres seront les mêmes sur le continent. On a constaté une demande importante entre les Etats-Unis et l'’Afrique et le Moyen-Orient, ainsi qu'’entre l'’Afrique de l'’Ouest et le Moyen-Orient et l'’Asie. En bout de chaîne, un fournisseur de solutions tel que Q-Kon a connu une croissance annuelle de 100 %.

- Enfin, l'’Afrique est un continent dont la population vit en majorité dans les zones rurales, qui seront desservies par satellite dans un avenir proche.

- Enfin, l'’Afrique est un continent dont la population vit en majorité dans les zones rurales, qui seront desservies par satellite dans un avenir proche.

Même dans les scénaris d'’avenir les plus pessimistes pour les opérateurs satellite, tout indique que le satellite reste un créneau niche en Europe et en Amérique du Nord. Comme l'’a déclaré Rodney Benn de Panamsat : "« Toutes les sociétés européennes dotées de réseaux de fibres denses ont également des réseaux satellite. Elles ne vont pas disparaître. Leurs tarifs mensuels sont plus chers, mais ce qui est intéressant avec le satellite, c'"est que vous avez un contrôle direct." ».

Même dans les scénaris d'’avenir les plus pessimistes pour les opérateurs satellite, tout indique que le satellite reste un créneau niche en Europe et en Amérique du Nord. Comme l'’a déclaré Rodney Benn de Panamsat : "« Toutes les sociétés européennes dotées de réseaux de fibres denses ont également des réseaux satellite. Elles ne vont pas disparaître. Leurs tarifs mensuels sont plus chers, mais ce qui est intéressant avec le satellite, c'"est que vous avez un contrôle direct." ».

Il est presque impossible de comparer directement les tarifs mais l'’impact de la fibre optique sur le satellite devrait se clarifier, et le mieux que l'’on puisse dire c'’est qu'’elle gagne un peu de terrain. Même si certaines sociétés de télécommunications établies ont adopté une politique de prix plus équitable, d'’autres par contre se contentent de maintenir leurs tarifs légèrement en dessous des tarifs du satellite. Heureusement pour l'’utilisateur, la concurrence sur le marché du satellite semble entraîner une baisse générale des tarifs.

Il est presque impossible de comparer directement les tarifs mais l'’impact de la fibre optique sur le satellite devrait se clarifier, et le mieux que l'’on puisse dire c'’est qu'’elle gagne un peu de terrain. Même si certaines sociétés de télécommunications établies ont adopté une politique de prix plus équitable, d'’autres par contre se contentent de maintenir leurs tarifs légèrement en dessous des tarifs du satellite. Heureusement pour l'’utilisateur, la concurrence sur le marché du satellite semble entraîner une baisse générale des tarifs.

Le coût d'’un E1 via SAT3 est basé sur la distance mais si vous prenez un pays comme le Nigeria ou le Ghana, un demi-circuit coûte environ 6000 USD. Or, ce même demi-circuit vers l'’Afrique du Sud coûte 12 000 USD. Mais l'’écart de prix significatif se situe sur l'’autre moitié du circuit. En Afrique de l'’Ouest, les opérateurs nationaux appliquent plus ou moins le même prix pour leur demi-circuit. Mais Telkom South Africa facture un prix 4 à 5 fois plus élevé pour son demi-circuit. Pourquoi ? Parce qu'’elle n'’a pas de concurrents et a donc les mains libres. Est-ce que cette situation changera dans un avenir proche ? Non, à moins que les prix du satellite baissent ou qu'’un autre réseau de fibres optiques vers l'’Europe soit mis en place.

Le coût d'’un E1 via SAT3 est basé sur la distance mais si vous prenez un pays comme le Nigeria ou le Ghana, un demi-circuit coûte environ 6000 USD. Or, ce même demi-circuit vers l'’Afrique du Sud coûte 12 000 USD. Mais l'’écart de prix significatif se situe sur l'’autre moitié du circuit. En Afrique de l'’Ouest, les opérateurs nationaux appliquent plus ou moins le même prix pour leur demi-circuit. Mais Telkom South Africa facture un prix 4 à 5 fois plus élevé pour son demi-circuit. Pourquoi ? Parce qu'’elle n'’a pas de concurrents et a donc les mains libres. Est-ce que cette situation changera dans un avenir proche ? Non, à moins que les prix du satellite baissent ou qu'’un autre réseau de fibres optiques vers l'’Europe soit mis en place.

En revanche, le coût du câble après Lisbonne fait l'’objet d'’une concurrence acharnée et, comme le fait remarquer Nicky Popoola de Cable and Wireless : "« Les tarifs des opérateurs étrangers sont très proches. Nous sommes en concurrence avec un très grand nombre d'"opérateurs." »

En revanche, le coût du câble après Lisbonne fait l'’objet d'’une concurrence acharnée et, comme le fait remarquer Nicky Popoola de Cable and Wireless : "« Les tarifs des opérateurs étrangers sont très proches. Nous sommes en concurrence avec un très grand nombre d'"opérateurs." »

Quatre opérateurs satellite principaux couvrent le continent : Inmarsat, Intelsat, New Skies et Panamsat. La détermination des tarifs du satellite est toujours compliquée. Il faut prendre en compte des facteurs tels que la puissance de transmission et le niveau de support. Toutefois, si vous vous basez sur ce qu'’on pourrait décrire comme une largeur de bande "« brute" », les prix baissent à tel point que plusieurs opérateurs estiment que leur activité devient de moins en moins rentable. A première vue, on pourrait penser que cette estimation est normale venant des opérateurs, mais peut-être ont-ils raison.

Quatre opérateurs satellite principaux couvrent le continent : Inmarsat, Intelsat, New Skies et Panamsat. La détermination des tarifs du satellite est toujours compliquée. Il faut prendre en compte des facteurs tels que la puissance de transmission et le niveau de support. Toutefois, si vous vous basez sur ce qu'’on pourrait décrire comme une largeur de bande "« brute" », les prix baissent à tel point que plusieurs opérateurs estiment que leur activité devient de moins en moins rentable. A première vue, on pourrait penser que cette estimation est normale venant des opérateurs, mais peut-être ont-ils raison.

Selon un opérateur qui décrit la situation en Afrique de l'’Ouest, les prix sont passés de 5000 USD/Mbits/s à 3000 ou 3500 USD/Mbits/s : "« Nous avons atteint un point où nous ne pouvons pas physiquement vendre moins cher si nous voulons respecter notre seuil de rentabilité." » Un autre opérateur indique que les prix sont descendus jusqu'’à 2000  USD : "« Nous ne pouvons pas descendre beaucoup plus bas. Nous avons déjà revu à la baisse notre structure de coûts." » Par ailleurs, les prix varient beaucoup sur le continent. Les responsables de Telkom Kenya nous ont indiqué qu'’ils payaient 6000 USD/Mbits/s et qu'’ils vendaient à perte. L’Afrique de l’Est n'’a pas accès au câble à fibres optiques sous-marin. Certains opérateurs affirment qu'’ils se retrouvent en concurrence avec des sociétés offrant jusqu'’à 1000 USD/Mbits/s.

Selon un opérateur qui décrit la situation en Afrique de l'’Ouest, les prix sont passés de 5000 USD/Mbits/s à 3000 ou 3500 USD/Mbits/s : "« Nous avons atteint un point où nous ne pouvons pas physiquement vendre moins cher si nous voulons respecter notre seuil de rentabilité." » Un autre opérateur indique que les prix sont descendus jusqu'’à 2000  USD : "« Nous ne pouvons pas descendre beaucoup plus bas. Nous avons déjà revu à la baisse notre structure de coûts." » Par ailleurs, les prix varient beaucoup sur le continent. Les responsables de Telkom Kenya nous ont indiqué qu'’ils payaient 6000 USD/Mbits/s et qu'’ils vendaient à perte. L’Afrique de l’Est n'’a pas accès au câble à fibres optiques sous-marin. Certains opérateurs affirment qu'’ils se retrouvent en concurrence avec des sociétés offrant jusqu'’à 1000 USD/Mbits/s.

Et comme Dan Goldberg de New Skies nous l'’a déclaré : "« A un certain niveau, vous atteignez un point en dessous duquel vous ne pouvez pas fonctionner. Si nous atteignons ce point, nous disparaîtrons de ce marché. Nous sommes assez rigoureux sur les marges. Mais nous n'"avons pas encore atteint ce point en Afrique." » Le coût et la disponibilité du satellite sont également affectés par les problèmes liés à la réglementation. En particulier, l'’Afrique du Sud n'’a pas accordé de licence à VSAT. En outre, le prix d'’achat des licences VSAT reste ridiculement élevé dans certains pays.

Et comme Dan Goldberg de New Skies nous l'’a déclaré : "« A un certain niveau, vous atteignez un point en dessous duquel vous ne pouvez pas fonctionner. Si nous atteignons ce point, nous disparaîtrons de ce marché. Nous sommes assez rigoureux sur les marges. Mais nous n'"avons pas encore atteint ce point en Afrique." » Le coût et la disponibilité du satellite sont également affectés par les problèmes liés à la réglementation. En particulier, l'’Afrique du Sud n'’a pas accordé de licence à VSAT. En outre, le prix d'’achat des licences VSAT reste ridiculement élevé dans certains pays.

Selon les déclarations d'’un opérateur satellite : "« En Afrique, la première question est toujours le prix. Tous ceux qui utilisent le satellite sont très sensibles aux prix, mais c'"est une vision très limitée. Vous n'"obtenez que ce pour quoi vous avez payé." »

Selon les déclarations d'’un opérateur satellite : "« En Afrique, la première question est toujours le prix. Tous ceux qui utilisent le satellite sont très sensibles aux prix, mais c'"est une vision très limitée. Vous n'"obtenez que ce pour quoi vous avez payé." »

Certains parviennent à facturer plus que le prix de la largeur de bande "« brute" » en offrant un encadrement des services et en installant des réseaux inter-état. Par exemple, Dawie De Wet de Q-Kon se considère comme "« le fournisseur de solutions d'"infrastructure IP" ». Les autres opérateurs de ce marché sont : IP-Planet, Gillat, Afsat et le nouveau venu IP Direct (voir Actualités Internet ci-dessous).

Certains parviennent à facturer plus que le prix de la largeur de bande "« brute" » en offrant un encadrement des services et en installant des réseaux inter-état. Par exemple, Dawie De Wet de Q-Kon se considère comme "« le fournisseur de solutions d'"infrastructure IP" ». Les autres opérateurs de ce marché sont : IP-Planet, Gillat, Afsat et le nouveau venu IP Direct (voir Actualités Internet ci-dessous).

Désormais, les revendeurs offrent à la fois des connexions satellite et fibres optiques à leurs clients en se basant sur les prix et sur l'’adéquation. Le satellite et la fibre optique coexisteront sans problème sur un marché en pleine croissance, mais la fibre optique doit encore montrer son potentiel en termes d'’impact concurrentiel sur le marché.

Désormais, les revendeurs offrent à la fois des connexions satellite et fibres optiques à leurs clients en se basant sur les prix et sur l'’adéquation. Le satellite et la fibre optique coexisteront sans problème sur un marché en pleine croissance, mais la fibre optique doit encore montrer son potentiel en termes d'’impact concurrentiel sur le marché.

 

Jean-Pierre MARA

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:19

 

 

 

Martin-Ziguele.JPG

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Mai 2012 13:40

L’accession à la magistrature suprême de François Hollande ce 6 mai 2012, n’a pas laissé  indifférent la classe politique centrafricaine ainsi que sa Société civile. Des réactions ne se sont pas fait attendre. Pour preuve, Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricaine (MLPC), interrogé ce 7 mai a déclaré que son parti en tant  que membre  de l’International socialiste salue à juste titre l’élection de François Hollande.

Martin Ziguélé, Président du MLPC a reconnu « avoir soutenu le Parti Socialiste Français dans le cadre de l’Unité Socialiste Mondiale dont son entité en fait partie depuis 2008 ».

Il a  indiqué que « François Hollande est élu par les Français d’abord pour défendre les intérêts de la France. Le MLPC ne peut rien attendre du nouveau président Français, en ce qui concerne la démocratisation de la RCA. Car, l’avenir de la RCA dépend uniquement de ses fils.  Nous ne pouvons pas être dans un train dont nous serions des wagons. Nous devons être acteurs de notre propre histoire. On ne peut pas construire la démocratie dans notre pays par substitution ou par proclamation ».

Toutefois a-t-il affirmé, « je suis au courant de tous les commentaires qui alimentent la vie politique centrafricaine au sujet de ma présence en France lors de cette présidentielle ».

Pour Fulgence Zéneth, Coordonnateur de l’Observatoire National des Elections (ONE), « la présidentielle dans son ensemble mérite d’être saluée. La leçon qu’il faut en tirer, c’est que  bien que le président sortant Nicolas Sarkozy ait organisé ce scrutin, mais ne l’a pas forcement remporté. De tel exemple est rare en Afrique ».

Il s’agit d’un exemple « à copier pour l’enracinement de la démocratie en Afrique et singulièrement en Centrafrique. Le fait que le perdant ait aussitôt appelé son challenger pour le féliciter est une leçon de démocratie pour la classe politique centrafricaine ».

Du côté du gouvernement, des réflexions sont en cours pour sortir un communiqué officiel.

François Hollande a obtenu 51,67 % des voix contre 48,33 face au Président sortant Nicolas Sarkozy.

 

Victoire de François Hollande : vers la fin de la Françafrique ?

Par Ursula Soares RFI lundi 07 mai 2012

François Hollande, élu président de la République française, cela changera-t-il quelque chose pour l’Afrique ? Après les promesses de Nicolas Sarkozy en 2007, peut-on croire à la fin de la « Françafrique » annoncée par François Hollande ? Le tout nouveau président socialiste a promis, durant sa campagne, d’engager « une rupture » avec « les vielles pratiques de la Françafrique » suscitant ainsi l’espoir dans le continent.

En finir avec la « Françafrique », c’est mettre fin au système de réseaux d’influences et d’accords secrets ayant longtemps caractérisé les relations entre Paris et ses ex-colonies. Le principe de la Françafrique était simple. Par un soutien politique et militaire, Paris accordait une assurance vie aux régimes africains. En échange, ces derniers signaient des accords préférentiels avec la France concernant leurs richesses minières (pétrole, uranium, etc). Certains Etats offraient même des « mallettes » pleines de fonds occultes pour financer notamment des campagnes électorales en France.

Une politique africaine en trois phases

François Hollande a défini sa politique africaine en trois phases. Pendant la campagne électorale, il a d’abord tenu à souligner qu’il « ne tiendrait pas de discours comme celui, profondément blessant, sur l’homme africain, qu’a tenus Nicolas Sarkoky ». Une référence au discours de Dakar, en juillet 2007, lors duquel le président sortant, battu dimanche, avait prétendu que « l’homme africain n’était pas assez entré dans l’Histoire ». Une déclaration qui avait immédiatement provoqué une levée de boucliers sur tout le continent africain.
 
Le vainqueur de la présidentielle française, tout juste élu, s’est dit également prêt à « terminer avec les rapports de domination, d’influence et d’affairisme », une référence aux fameux réseaux de politiciens et d’hommes d’affaires à travers lesquels la France maintenait son influence en Afrique depuis les années De Gaulle (1958-1969).  François Hollande veut être un « président normal » (c’est sa phrase fétiche) qui compte déléguer les tâches régaliennes à ses ministres. Cependant, une question clé demeure : va-t-il supprimer la cellule africaine de l’Elysée ? S’il le faisait, ce serait une vraie rupture avec les partis de droite mais aussi avec son maître à penser, François Mitterrand.

Enfin, il compte aussi défendre l’idée que « la démocratie vaut partout dans le monde, et notamment en Afrique ». Nicolas Sarkozy avait déjà haussé le ton contre certains présidents qui voulaient s’accrocher au pouvoir. Ainsi, Laurent Gbagbo l’année dernière ou encore Abdoulaye Wade cette année. Mais beaucoup de démocrates africains lui ont reproché d’avoir mené une politique à géométrie variable : vigilance pour l’Afrique de l’Ouest et mansuétude pour l’Afrique centrale où les intérêts pétroliers sont importants.

C’est donc sur des pays comme les deux Congo, le Gabon, le Cameroun ou le Tchad que la politique du nouveau président sera observée à la loupe. Il aura, en tout cas, bientôt une décision lourde de symbole à prendre : ira-t-il saluer le président Joseph Kabila, lors du sommet de la Francophonie, prévu en octobre prochain en République démocratique du Congo (RDC) où une présidentielle très largement contestée a eu lieu fin 2011 ? François Hollande hésite et ses conseillers ne sont pas tous d’accord entre eux.

 

 

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