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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 01:25

 

 

 

 

 

Publié le 15/02/2014 à 06h00 , modifié le 15/02/2014 à 08h57 par Yves Harté

 

http://www.sudouest.fr/ 

 

Désolant. C'est le sentiment qui silencieusement prévaut dans l'état-major français quand on y parle de la Centrafrique. Désolant parce que les 1 600 soldats envoyés là-bas, que 400 devraient renforcer, sont dans une situation intenable. Il aurait fallu un miracle à l'ancienne pour que la seule arrivée de troupes françaises ramène le calme dans tout le pays, début décembre, quand fut décidée l'opération Sangaris. Le miracle n'a pas eu lieu. La vieille Afrique n'est plus. Or ce mince renfort aujourd'hui ne changera rien à la situation. Chacun sait qu'il faudrait 1 000 soldats par grande ville - 30 000 militaires, en somme - pour pouvoir prétendre stopper ce qui se change tout à la fois en guerre interconfessionnelle, en purification ethnique et en raids criminels.

http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gif

Mais comment la France aurait-elle pu contourner ce piège centrafricain, tendu dès le départ ? Ne pas intervenir aurait renoué avec le pire cauchemar qui hante les nuits de l'armée française, celui du Rwanda, et les quelques forces présentes n'auraient pu qu'assister sans intervenir à un massacre à grande échelle. Or, si cette tragédie a été évitée sur le moment, rien ne prouve qu'elle ne rôde pas, prête à se déchaîner sitôt qu'une armée régulière aura tourné le dos. C'est donc là l'échec de l'opération Sangaris. Et c'est surtout cette terrible solitude française, livrée à ce qu'il faut bien appeler un égoïsme européen, pour ne pas dire un cynisme absolu, qui contraint notre armée à se livrer à un maintien de l'ordre quand sa fonction première est de combattre sur le terrain.

 

Comment la France aurait-elle pu contourner ce piège centrafricain, tendu dès le départ ?  


C'est ainsi qu'il faut entendre l'appel à l'ONU, que la France conjure de trouver coûte que coûte des renforts suffisants. À défaut de quoi, la haine déferlera en masse, et ses démons que l'on prétendait exorciser n'auront été que repoussés. Tous les jours, des corps ballonnés, putréfiés sont retrouvés. Des flots de réfugiés musulmans quittent le pays vers le Tchad ou le Cameroun. Le Nord est gonflé du flot de ces convois qui ne charrient plus que les souvenirs d'une vie laissée plus bas, et chaque heure qui passe aggrave le risque d'une partition du pays. Deux nations, deux confessions campées de part et d'autre d'une terre autrefois unie, voilà le pire des scénarios au cœur névralgique de l'Afrique. Ce serait alors comme une sombre implosion qui menacerait tout un continent.

Lu pour vous : L'édito : "Centrafrique, mission impossible"
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:39

 

 

 

 

Bangui, le 15 février 2014: La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) réaffirme encore une fois que la partie centrafricaine du corridor qui relie la République centrafricaine (RCA) au port de Douala, au Cameroun, est totalement sécurisée. Elle souligne que cette voie peut être empruntée par les différentes agences humanitaires apportant une assistance aux populations affectées par la crise que connaît la RCA, ainsi que par les opérateurs commerciaux et autres.

 

Depuis le 18 janvier 2014, la MISCA a mis en place un dispositif pour escorter les véhicules qui utilisent cette voie, et ce suivant les modalités suivantes: les lundi, mercredi et vendredi, de la localité de Beloko, à la frontière avec le Cameroun, à Bangui; et les mardi, jeudi et samedi, de Bangui à la frontière camerounaise, pour raccompagner les véhicules ayant déchargé leurs cargaisons. Avec l'accord des autorités camerounaises, que la MISCA voudrait remercier très sincèrement pour leur soutien et coopération, des éléments de la Mission se déploient dans la localité de Garoua Boulaï, dernière étape avant de franchir la frontière avec la RCA, pour y regrouper les véhicules à escorter et rassurer ceux des chauffeurs qui, sur la foi des informations très parcellaires à leur disposition, évaluent mal la situation sur le corridor. 

 

À ce jour, la MISCA a escorté, le long de cette voie, quatre convois comprenant un total de quatre-cents seize (416) camions, dont quatre-vingt-dix (90) appartenant au Programme alimentaire mondial (PAM) et quarante (40) transportant des matériels pour l’opération française Sangaris, sans que la moindre difficulté n'ait été rencontrée. D’autres camions arrivés récemment à la frontière entre le Cameroun et la RCA seront escortés par une unité de la MISCA, le 17 février 2014. 

 

Ayant appris, par voie de presse, que le PAM a lancé, depuis le 12 février 2014, un pont aérien pour acheminer des vivres aux populations touchées par la crise en RCA au motif que la voie routière serait par trop aléatoire, la MISCA voudrait assurer les agences humanitaires que la composante militaire de la Mission est disposée à escorter et à protéger tous les convois humanitaires vers la RCA, ainsi qu'elle l'a déjà fait à la grande satisfaction des différents acteurs concernés. La MISCA est désireuse d'aider les agences humanitaires à éviter, autant que faire se peut, le recours à des ponts aériens coûteux à un moment où les ressources limitées disponibles devraient être utilisées aussi judicieusement que possible pour alléger les souffrances des populations centrafricaines éprouvées par la crise. À cet égard, la MISCA note avec une profonde préoccupation qu'en dépit de tous les efforts déployés, le financement effectif de l'action humanitaire reste encore très largement en deçà des besoins. Aussi, la Mission, tout en saluant l'appui généreux fourni par plusieurs partenaires internationaux, en appelle à une solidarité internationale beaucoup plus agissante à l'endroit du peuple centrafricain, à travers le décaissement rapide des fonds promis et la mobilisation de nouvelles ressources. 

 

La MISCA saisit cette occasion pour renouveler sa profonde appréciation du travail remarquable qu'accomplissent le PAM et d'autres agences humanitaires dans des conditions particulièrement difficiles. Elle loue le dévouement de leurs personnels et leur engagement au service des populations civiles centrafricaines. 

 

En portant une attention particulière à la sécurisation du corridor qui relie la RCA à la frontière avec le Cameroun, conformément au mandat donné par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) et le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2127(2013) et à son concept d'opération, la MISCA vise, outre la facilitation de l'acheminement de l'assistance humanitaire en RCA, la réalisation d’un autre objectif tout aussi essentiel pour la stabilisation de la RCA et son relèvement économique: garantir la fluidité des échanges commerciaux, ainsi que la maîtrise par l'État centrafricain de ses sources de revenu pour lui permettre de financer les activités liées à l'exercice de ses fonctions régaliennes. À ce sujet, la MISCA a initié des consultations avec le Gouvernement centrafricain pour étudier la possibilité du paiement, à Douala même, dans le cadre d'un guichet unique, des droits de douane et taxes connexes à acquitter sur les marchandises et autres biens destinés à la RCA. La mise en œuvre effective de cette mesure renforcera aussi la transparence dans la gestion des revenus de l'État. Il convient de rappeler que les ex-Seleka et autres éléments armés avaient érigé de nombreux barrages sur la partie centrafricaine du corridor, prélevant, en toute illégalité, des taxes sur les usagers et commettant toutes sortes d'exactions contre les civils empruntant cette voie vitale pour l'économie de la RCA. 

 

La MISCA souligne qu'une réponse humanitaire plus vigoureuse et un soutien socio-économique adéquat et diligent, notamment à travers la mise à disposition des ressources requises pour le paiement des arriérés de salaire dus aux personnels de la fonction publique et des pensions des retraités, contribueront grandement à la consolidation des avancées enregistrées par la MISCA et l'opération française Sangaris dans la stabilisation de la situation sécuritaire et, partant, à l'aboutissement du processus de transition en cours.

 

http://www.peaceau.org/fr/article/la-misca-reitere-son-engagement-a-continuer-a-securiser-les-convois-humanitaires-et-autres-sur-le-corridor-reliant-la-rac-a-la-frontiere-avec-le-cameroun#sthash.lrDp4Mzn.dpuf

 

 

 

 

La MISCA appréhende des dirigeants du groupe des anti-balaka à Bangui

 

La Mission poursuit également ses opérations d'escorte de convois sur le corridor reliant la République centrafricaine au Cameroun

 

Bangui, le 15 février 2014: La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et des éléments de l’opération Sangaris ont effectué, ce jour, une action conjointe de désarmement de groupes criminels dans le quartier de Boy Rabe, situé dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Cette opération a été effectuée à la demande des autorités judiciaires centrafricaines.  

     

Les éléments de la composante police de la MISCA, y compris des officiers de police judiciaire, ont débuté les opérations de fouille, de désarmement et d’interpellation à 06:00 heure locale, cependant que des unités militaires des deux Forces avaient bouclé le quartier.

 

Quatre (4) dirigeants du groupe dit des anti-balaka, dont les noms figurent sur une liste transmise par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Bangui au Représentant spécial de la Présidente de la Commission et chef de la MISCA, le Général Jean-Marie Michel Mokoko, ont été appréhendés. D'autres personnes détenant illégalement des armes et des munitions de guerre ont également été appréhendées au cours de cette opération, qui a pris fin à 09:30. Les individus interpellés seront mis à la disposition de la justice centrafricaine.

 

Au cours de cette opération de désarmement, les éléments de la MISCA et de Sangaris ont saisi plusieurs armes de guerre, ainsi qu’une grande quantité de munitions, d’artifices et autres équipements militaires de diverse nature.

 

Il convient par ailleurs de relever que la MISCA a conduit, ce jour, une mission d’escorte sur le corridor Bangui-Beloko, à la frontière avec le Cameroun. Cette mission, qui était la 5ème du genre depuis le 23 janvier 2014, a permis d'assurer la protection d’environ 150 véhicules, y compris des camions de transport de marchandise retournant au Cameroun après avoir déchargé leurs cargaisons. 

 

La MISCA réitère sa ferme détermination à exécuter son mandat en toute impartialité et à mettre fin aux agissements des éléments de tous les groupes armés illégaux qui terrorisent les populations civiles. Ainsi, les opérations comme celle menée aujourd’hui dans le quartier de Boy Rabe seront poursuivies et intensifiées non seulement à Bangui, mais aussi sur le reste du territoire centrafricain. Il s'agit, ce faisant, d'aider les autorités centrafricaines à rétablir l’ordre public et l’autorité de l’État sur  l'ensemble du territoire de la RCA. 

 

Pour plus d'information, prière de contacter

Eloi Yao, Fonctionnaire principal chargé de la communication et de l'information publique/Porte parole 

MISCA, République centrafricaine

Tél: (+236) 70074128

La MISCA réitère son engagement à continuer à sécuriser les convois humanitaires et autres sur le corridor reliant la RCA à la frontière avec le Cameroun
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:36

 

 

 

AFRICAN UNION 
 
 
UNION AFRICAINE 
 
UNIÃO AFRICANA 

MISSION INTERNATIONALE DE SOUTIEN A LA CENTRAFRIQUE SOUS CONDUITE AFRICAINE (MISCA) 

 

Tél : + 236 70 96 84 84 //21 61 54 95 //21 61 54 96 Fax : + 236 21 61 54 91 
3129 Avenue B. Boganda – Bakongo, BP 902 Bangui – République Centrafricaine 
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
 
 
 
Bangui, le 15 février 2014: Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) en République centrafricaine (RCA) et chef de la Mission 
internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le Général 
Jean-Marie Michel Mokoko, condamne fermement l’attaque perpétrée hier, à Bangui, 
contre des civils. Des individus non identifiés ont lancé une grenade sur une foule dans le 
quartier du PK 12. La grenade a instantanément tué une personne et blessé trois autres. 

 

Les forces du contingent rwandais de la MISCA qui couvrent la zone sont intervenues 
rapidement après avoir été contactées. Elles ont pu ramener le calme, et ont évacué les 
trois blessés à l’hôpital. 
 
Le Représentant spécial souligne à nouveau la détermination de la MISCA à neutraliser tous les éléments criminels qui terrorisent la population civile et tentent de remettre en 
cause les acquis enregistrés, notamment à Bangui, dans le processus de sécurisation et de stabilisation lancé par la MISCA avec l'appui de l'opération française Sangaris. Les efforts engagés dans ce cadre seront intensifiés. Le Représentant spécial exhorte la population à continuer à soutenir l'action des forces internationales pour faciliter la mise en œuvre de leurs mandats et la restauration durable de la sécurité.

LA MISCA CONDAMNE L’ATTAQUE PERPÉTRÉE HIER CONTRE DES CIVILS À BANGUI
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:22

 

 

 

 

 

par RFI 15-02-2014 à 20:31

 

Une grosse opération de désarmement et de police a été menée ce samedi 15 février 2014 à Bangui, dans un fief des anti-balaka, ces milices accusées depuis plusieurs semaines de s'en prendre à des civils musulmans. Cette opération conjointe entre les forces africaines et françaises a mobilisé 250 militaires et policiers. Selon la Misca, huit personnes ont été arrêtées, dont quatre lieutenants de Patrice Edouard Ngaissona, l'un des coordonnateurs des anti-balaka. Ce dernier est « en fuite », explique la force africaine.

 

L'opération conjointe Misca-Sangaris a été lancée ce samedi matin, vers 4h, dans le quartier de Boy-Rab, un fief des milices anti-balaka. Elle s'est terminée vers 9h. Ce serait la plus importante opération de ce type lancée depuis le début de l'intervention française, en décembre dernier.

 

Elle a été menée par 250 militaires et policiers. Plusieurs maisons ont été fouillées, et quelques armes automatiques, des AK-47, ont été saisies. Tout comme des grenades, des armes blanches et de nombreuses munitions. Les militaires avaient ordre de désarmer et d'arrêter certaines personnalités.

 

Patrice Edouard Ngaisonna confirme

 

Le procureur de la République a confirmé à RFI avoir fourni à la Misca la liste d'une vingtaine d'hommes recherchés par la justice. Parmi les hommes visés, il y avait manifestement Patrice Edouard Ngaissona, l'un des coordonnateurs des anti-balaka. Un homme considéré par les observateurs comme l'un des durs de la mouvance.

 

Joint par RFI, ce dernier confirme que sa maison a été encerclée dans la matinée et qu'on a cherché à l'arrêter. Patrice Edouard Ngaisonna ajoute que les soldats ont détruit son salon, et ont finalement arrêté quatre de ses éléments, lui-même ayant réussi à prendre la fuite.

La force africaine s'exprime

 

Joint par RFI, le général Mokoko, qui dirige la force africaine en Centrafrique, explique que Sangaris a assuré le bouclage de la zone, tandis que l'unité de police constituée de la Misca s'est chargée d'assurer les fouilles et d'appréhender, forte de son mandat, « toutes les personnes dont la liste nous avait été au préalable communiquée ».

 

Huit personnes ont été arrêtées, assure-t-il, « dont quatre principaux lieutenants de M. Ngaissona, que nous considérons comme étant un fugitif puisque nous avons un mandat d'arrêt ». « M. Ngaissona, il vaut mieux pour lui qu'il se présente volontairement devant les autorités de (Centrafrique, NDLR.). Nous avons l'ordre de le rechercher. »

 

A la question de savoir s'il était le principal objectif de l'opération, le général Mokoko répond : « En tout cas, il est l'un des chefs. Nous avons toute une liste des chefs, on les connait bien. C'est une liste qui a été dressée aussi bien par les services de renseignement de la Misca que par les nouvelles autorités centrafricaines, qui connaissent qui est qui. »

Centrafrique: vaste opération Sangaris-Misca à Bangui
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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 22:06

 

 

 

DECLARATION

 

Depuis  un certain temps, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) épris de paix, de justice et de liberté, constate avec tristesse  et consternation, les exactions meurtrières perpétrées par  les miliciens Anti Balaka  et  les éléments de l’ex- Séléka qui prennent une ampleur  sans précédent en République Centrafricaine.

 

En effet, le Dimanche 9 Février  2014  aux environs de 16 heures, le Conseiller  National de Transition, l’honorable  Jean  Emmanuel  NDJARAHOUA  a été abattu  par  un escadron   de la mort constitué des éléments   identifiés  qui opèrent impunément  de jour  et de nuit.

 

Cet assassinat  crapuleux  qui vient, une fois de plus, s’ajouter à tant  d’autres, interpelle  la conscience  nationale et soulève  les préoccupations suivantes :

 

1-Aujourd’hui, il ne fait  plus de doute que ce sont  les miliciens  au service du Général  François Bozizé  qui  sont à l’origine  de cette  escalade  de violences  meurtrières qui endeuillent  quotidiennement et régulièrement  les familles Centrafricaines ;

2-Outre  ces crimes odieux, ces miliciens  identifiés, continuent  de se livrer  à des actes de pillages, vols et destructions de magasins et maisons d’habitation des populations  sous le fallacieux  prétexte d’affrontements inter  communautaires ;

3-De sources concordantes, certains miliciens soutenus financièrement et matériellement   par le  Général François Bozizé nostalgiques  du passé, œuvrent inlassablement  pour  la déstabilisation de la Transition  en cours  et le retour  de ce dernier  au pouvoir ;

4-Les  méthodes  de déstabilisation  utilisées sont d’une autre époque :  ( les assassinats programmés, la désinformation  et la manipulation  de conscience organisée sur  les sites Internet et autres supports de Communication).

 

Plus que jamais, la paix n’a pas de prix, la communauté nationale et Internationale  doivent se mobiliser  pour  mettre  hors d’état de nuire ces ennemis de la paix, de la Démocratie, du progrès et de la concorde  nationale de surcroit, démanteler  ces  organisations de malfaiteurs et leur réserver une suite judiciaire.

 

De plus, les nouvelles  autorités de la Transition, garantes de l’Unité et de la paix  ont l’obligation  de déployer  des  moyens conséquents  aux fins  de mettre  un terme  à ce cycle  d’exactions multiples.

 

Fort de ce qui précède, le Bureau Politique  du MLPC, résolument  engagé aux côtés des populations Centrafricaines :

 

  • Condamne  sans réserves les multiples assassinats de paisibles citoyens et les actes de pillages, vols et destructions des magasins et maisons d’habitation des populations de Bangui et des provinces ;
  • Présente sa compassion et ses condoléances aux familles éprouvées ;
  • Soutient  sans faille les efforts de la Communauté Internationale et plus particulièrement, la nouvelle orientation à donner  aux opérations des forces SANGARIS  et la MISCA ;
  • Encourage vivement  la transformation de la MISCA  en une mission de maintien de la paix (Casques bleues des Nations Unies) ;
  • Demande avec insistance au Gouvernement  de la Transition, l’ouverture d’une enquête judiciaire en vue d’identifier et de traduire  en Justice  les auteurs, Co-auteurs et complices  des crimes  commis sur  les paisibles citoyens ;
  • Exhorte  les nouvelles autorités de la Transition à équiper puis à déployer les Forces loyales de Défense et de Sécurité afin de mettre hors d’état de nuire ces miliciens hostiles à la paix et à la stabilité de la RCA ;
  • Invite tous les démocrates et les leaders d’opinion à faire un front commun afin de  barrer la route  à la division et  la partition de notre pays ;
  • Appelle ses militantes, militants, sympathisants  à resserrer  les rangs et à  se mobiliser  pour faire échec au plan machiavélique et criminel des nostalgiques  du passé.

 

                                        Fait à Bangui, le  14 Février 2014

Le MLPC condamne les assassinats, crimes et pillages par des miliciens bozizistes bien identifiés
Le MLPC condamne les assassinats, crimes et pillages par des miliciens bozizistes bien identifiés
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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:37

 

 

 

 

Par Le Nouvel Observateur avec AFP  Publié le 15-02-2014 à 14h17Mis à jour à 15h59

 

Selon Jean-Yves Le Drian, "le niveau de haine et de violence est plus important que celui qu'on imaginait".

 

Jean-Yves Le Drian a estimé samedi 15 février que l'opération militaire française pour stabiliser la Centrafrique serait plus longue que prévu, au lendemain de l'annonce de l'envoi de 400 soldats français supplémentaires dans ce pays.

 

Je crois que ça sera plus long que prévu, parce que le niveau de haine et de violence est plus important que celui qu'on imaginait", a déclaré le ministre de la Défense sur France Inter.

 

Une opération militaire "ne se décrète pas comme du papier à musique, il faut s'adapter, se rendre compte des situations et répondre au besoin de sécurité en fonction des événements", a-t-il expliqué. Lors du lancement de l'intervention française, début décembre, le président François Hollande avait évoqué une opération "rapide".

 

Mais Paris a décidé vendredi, à la demande notamment du secrétaire général des Nations unies Ban Ki Moon, d'envoyer 400 soldats supplémentaires en RCA, ce qui portera à 2.000 les effectifs français dans le pays.

 

A partir du moment où on s'oriente vers une opération de maintien de la paix au niveau des Nations unies, je pense que cet accroissement de notre présence était indispensable", a souligné le ministre.

 

"Au début d'une opération militaire, on ne peut pas dire à l'avance à quel moment elle finira", a-t-il fait valoir : "Les opérations militaires sont toujours difficiles, s'adaptent en fonction des circonstances, mais nous sommes tout à fait déterminés à ce que la Centrafrique garde son intégrité et que progressivement la sérénité revienne, pour permettre à tous les Centrafricains de vivre ensemble."

 

"Une sécurité de proximité"

 

Jean-Yves Le Drian a souligné qu'il avait constaté lors de sa visite mercredi à Bangui qu'"il fallait renforcer certains points" :

 

"Il est tout à fait nécessaire de garantir notre présence, c'est la raison pour laquelle le président de la République a décidé de renforcer les forces françaises de Sangaris pour lutter contre toutes les formes d'insécurité, à Bangui et dans l'ensemble de la République centrafricaine", a-t-il expliqué. Selon le ministre, "il fallait renforcer, mais aussi faire en sorte que la sécurité quotidienne soit assurée".

 

"Beaucoup d'exactions" continuent d'être perpétrées en RCA, a-t-il souligné, en raison notamment des rivalités entre les miliciens de l'ex-Seleka, musulmans, et les anti-balaka, majoritairement chrétiens. "L'important aujourd'hui c'est la sécurité de proximité [...] C'est pourquoi la présence de gendarmes est indispensable, pour que progressivement l'Etat centrafricain ait les outils de sa propre sécurité intérieure, avec aussi la nécessité de renforcer la chaîne judiciaire", a-t-il poursuivi.

 

On est à un passage entre une force d'intervention militaire et la nécessité d'une sécurité de proximité qui va venir et à laquelle les forces françaises apporteront leur soutien et leur capacité de formation", a-t-il conclu.

 

Opération de désarmement

 

Ces déclarations interviennent alors que les forces internationales ont mené samedi à Bangui une vaste opération de désarmement des anti-balaka, des miliciens majoritairement chrétiens accusés de crimes atroces contre la minorité musulmane et auxquels la présidente intérimaire a déclaré "la guerre".

 

Les responsables militaires de l'opération française Sangaris et ceux de la force de l'Union africaine (Misca), qui tentent de mettre fin à la crise dans ce pays livré aux pillages et aux massacres inter-religieux depuis bientôt trois mois, avaient durci le ton ces derniers jours, prévenant qu'ils feraient usage de la force.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Seleka, à dominante musulmane, contraint à la démission le 10 janvier. Face aux rebelles de la Seleka se sont peu à peu constituées des milices locales d'autodéfense, issues des régions rurales à dominante chrétienne : les anti-balaka, littéralement "anti-machette", qui ont à leur tour semé la terreur dans Bangui et en province.

 

Après le départ du président Djotodia, et le désarmement et le cantonnement des éléments de la Seleka menés par les soldats de Sangaris, les anti-balaka s'en sont pris systématiquement aux civils musulmans, multipliant lynchages et pillages, conduisant ONG et ONU à dénoncer un nettoyage ethnique.

 

Ratissage dans le quartier Boy Rabe

 

L'opération de ratissage menée samedi, la plus importante depuis le début de Sangaris en décembre, a débuté peu avant 6h sur un large périmètre du quartier Boy Rabe, fief banguissois des milices anti-balaka.

 

Elle a permis "l'interpellation d'une dizaine d'individus", selon le procureur de la République Ghislain Grésenguet, ainsi que la saisie d'armes diverses - armes automatiques, fusils de chasse, grenades - et de nombreuses munitions. 

 

Toutefois, l'un de ses "objectifs" - l'arrestation de Patrice Edouard Ngaissona, qui se présente comme le "coordonnateur politique" des anti-balaka -, n'a pas été atteint. 

 

"Ils n'ont pas réussi à me prendre, j'étais sorti. Il faut qu'on me dise pourquoi on me cherche", a affirmé Edouard Ngaissona, joint par téléphone.

 

Le "gros poisson" manqué

 

Quinze minutes après l'encerclement de sa maison par les forces africaines, des explosions de grenades et des tirs ont été entendus. Selon une source militaire, "face à l'agression des occupants de la maison, des éléments de la Misca ont tiré en l'air".

 

Le procureur a regretté qu'Edouard Ngaissona ait pu échapper à une interpellation. "C'était le gros poisson qu'il fallait prendre", a-t-il dit.

 

Parmi les personnes interpellées figure le lieutenant Hervé Ganazoui, "en charge des opérations à l''état-major' anti-balaka", a déclaré Emotion Brice Namsi, qui se présente comme un porte-parole des miliciens.

 

L'opération s'est achevée aux alentours de 10h. Les véhicules des Sangaris et de l'Union africaine sont repartis sous les huées des habitants qui scandaient notamment: "Cassez-vous ou on va s'occuper de vous !".

CENTRAFRIQUE. "Ça sera plus long que prévu" (Le Drian)
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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:35

 

 

 

 

Par : LIANG Chen  French.china.org.cn | Mis à jour le 15-02-2014

 

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exhorté vendredi la communauté internationale à appuyer de toute urgence la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), à l'occasion d'une réunion du Conseil de sécurité sur la coopération entre les Nations Unies et l'Union européenne.

 

"Les nuages noirs des atrocités de grande ampleur et du nettoyage ethnique planent au-dessus de la République centrafricaine", a dit M. Ban dans un discours lors de cette réunion. "Je suis très préoccupé par le cycle de vengeance et de représailles", a-t-il ajouté, citant des attaques contre des Musulmans dans les villes de Bouali, Boyali et Bossemble, où les Casques bleus n'ont pas été en mesure de se déployer.

 

"Nous devons respecter les promesses faites autour de cette table à agir rapidement et fermement face à cette effusion de sang. Nous ne pouvons pas prétendre nous soucier des crimes de masse et ensuite nous dérober quand il s'agit de réellement les empêcher", a-t-il poursuivi.

 

Dans une déclaration à la presse publiée jeudi, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) s'est déclaré "horrifié" par la violence subie par les enfants en République centrafricaine, où au moins 133 enfants ont été tués ou mutilés au cours des deux derniers mois.

 

"Les enfants sont de plus en plus ciblés en raison de leur religion ou de leur communauté", a indiqué le Directeur régional de l'UNICEF pour l'Afrique centrale et de l'Ouest, Manuel Fontaine.

 

De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré vendredi que la grande majorité des hôpitaux et les cliniques à travers le pays avaient été pillés et endommagés et que la plupart des employés avaient abandonné leurs postes.

 

La secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, se rendra en République centrafricaine la semaine prochaine.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : Ban Ki-moon appelle à soutenir la MISCA
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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:32

 

 

 

 

 

Par : LIANG Chen  French.china.org.cn | Mis à jour le 15-02-2014

 

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré prendre des mesures pour combler les lacunes dans les services de santé en République centrafricaine (RCA) où "les hôpitaux et les cliniques ont été dévastés" par la guerre qui déchire le pays, a déclaré un porte-parole de l'ONU vendredi.

 

"La grande majorité (du pays) a été largement pillée et endommagée, et la plupart des travailleurs de la santé ont quitté leur poste, laissant d'énormes lacunes dans la prestation des soins", a déclaré le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky, lors d'un point de presse quotidien.

 

"L'Organisation mondiale de la Santé a assuré prendre des mesures clés avec ses partenaires, notamment en étendant les services de santé aux personnes déplacées dans les camps, en vaccinant des enfants, et en distribuant des médicaments", a-t-il énuméré. "L'organisation met également en place un système avec des partenaires pour détecter les apparitions d'épidémies et travaille pour traiter les lacunes importantes dans les services de la santé".

 

Parallèlement, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a fait état de 37 enfants tués et 96 enfants mutilés dans les deux derniers mois en Centrafrique.

 

Tourmentée par des décennies d'instabilité et de combats, la Centrafrique a connu une recrudescence de violence en décembre 2012, lorsque les rebelles de la Séléka ont lancé une série d'attaques qui ont culminé en mars dernier, lorsque le président d'alors François Bozizé a été contraint de s'enfuir suite à la capture de la capitale.

 

Un gouvernement de transition, dirigé par le Premier ministre Nicolas Tiangaye, a été chargé de rétablir l'ordre et d'ouvrir la voie à des élections démocratiques.

 

Cependant, les affrontements armés dans la partie nord-est du pays se multiplient depuis août et la Centrafrique est confrontée à une situation humanitaire désastreuse qui affecte quelque 4,6 millions de personnes. Le 10 janvier, le président par intérim d'alors Michel Djotodia et le Premier ministre Tiangaye a ont démissionné.

 

Par la suite, un gouvernement intérimaire a été créé fin janvier afin de sortir le pays de la crise et d'organiser des élections générales d'ici février 2015.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : l'OMS prend des mesures pour combler les lacunes dans les services de santé
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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:18

 

 

 

 

avec AFP  le 15 février 2014 à 11h42 , mis à jour le 15 février 2014 à 11h46.

 

Une délégation d'une dizaine de députés, conduite par Elisabeth Guigou, se rendra lundi à Bangui, où elle s'entretiendra avec les responsables de l'opération Sangaris et les autorités de transition centrafricaines.

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Une dizaine de députés français va se rendre lundi à Bangui. Les parlementaires, emmenés par Elisabeth Guigou, doivent notamment rencontrer la présidente Catherine Samba-Panza, et les principales autorités centrafricaines. Ils auront plusieurs entretiens avec les commandants de la force française en RCA et des forces militaires centrafricaines et internationales, indique-t-on de même source. Des échanges avec des parlementaires centrafricains, des responsables  religieux, des ONG, des membres du Programme alimentaire mondial (PAM) et des représentants de la communauté française sont également au programme.

 

La délégation sera composée de membres des commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale. Avec, outre Mme Guigou (PS), les députés Jean-Paul Bacquet et Gwendal Rouillard (SRC), Philippe Meunier, Alain Marsaud et Pierre Lellouche (UMP), Gérard Charasse et Jacques Moignard (RRDP) et Philippe Folliot (UDI).


 400 militaires suplémentaires

 

La France a décidé vendredi d'accroître son contingent en République centrafricaine de 400 soldats, ce qui portera "temporairement à 2000" hommes ses effectifs dans le pays, a annoncé l'Elysée à l'issue d'un conseil de défense restreint autour de François Hollande vendredi.

 

Paris a lancé en décembre l'opération Sangaris pour aider les 5.000 hommes de l'Union africaine à mettre fin aux affrontements entre les ex-miliciens de la Séléka et les "anti-balakas" chrétiens mais les violences persistent dans le pays. Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait exhorté mercredi Paris à renforcer sa présence en Centrafrique, l'implication de la communauté internationale n'étant selon lui pas encore à la hauteur de la gravité de la situation.

 

Répondant aux demandes de François Hollande, l'UE envisage désormais de déployer un millier d'hommes. Jusqu'à présent, le chiffre le plus couramment cité pour cette opération militaire européenne était de 500 hommes. "Nous avons plus de 500 hommes", a déclaré Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, vendredi à la presse après s'être exprimé devant le Conseil de sécurité de l'ONU, ajoutant que l'UE "envisageait le double de ce chiffre". Cette force cherchera à obtenir des résultats rapides en créant une zone de sécurité à Bangui, avait déclaré jeudi son chef, le général français Philippe Pontiès. 

Centrafrique : une délégation de députés français lundi à Bangui
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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:11

 

 

 

 

Publié le 15.02.2014, 13h53 | Mise à jour : 16h04

 

Les jours passent et les décisions évoluent. En janvier, Jean-Yves Le Drian excluait un renforcement des troupes françaises en Centrafrique et estimait que la France ne risquait pas l'enlisement.

 

Samedi, au lendemain de l'annonce de l'envoi par la France de 400 soldats supplémentaires qui s'ajouteront aux 1 600 hommes de la force Sangaris, le ministre de la Défense a reconnu que l'opération militaire serait plus longue que prévu. Une décision peu surprenante, puisque Jean-Yves Le Drian avait déjà jugé «vraisemblable» la prolongation du bail de l'armée française en Centrafrique, il y a semaine.

«Le niveau de haine et de violence est plus important que celui qu'on imaginait», a déclaré Jean-Yves Le Drian sur France Inter. Une opération militaire «ne se décrète pas comme du papier à musique. Il faut s'adapter, se rendre compte des situations et répondre au besoin de sécurité en fonction des événements», a-t-il justifié.


Lors du lancement de l'intervention française, début décembre, le président François Hollande avait évoqué une opération «rapide». Paris a décidé vendredi, à la demande notamment du secrétaire général des Nations unies Ban Ki Moon, d'envoyer 400 soldats supplémentaires en RCA, ce qui portera à 2000 les effectifs français dans le pays.


«A partir du moment où on s'oriente vers une opération de maintien de la paix au niveau des Nations unies, je pense que cet accroissement de notre présence était indispensable», a souligné le ministre de la Défense.

Centrafrique : «Ce sera plus long que prévu», prévient Le Drian
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