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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 00:38

 

 

 

 

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La rencontre de Martin ZIGUELE avec la communauté des Centrafricains de Montpellier a eu lieu le samedi 24 mars 2012

 

 

 

 

1- SITUATION POLITIQUE

 

L’histoire politique de notre pays est jalonnée de coups d’Etat militaires, dont le dernier fut celui de François Bozizé le 15 Mars 2003. Cette instabilité a été un handicap pour le développement de notre  pays en dépit de ses nombreuses richesses potentielles.

         Conscients de cette histoire difficile, les partis politiques de  l’Opposition Démocratique dont le MLPC, avions tout  mis en œuvre pour préserver la stabilité politique et sociale, dans une sous-région troublée depuis plus d’une décennie.

 C’est ainsi que pour éviter une crise institutionnelle résultant de l’expiration du mandat du Président de la République et de celui des Députés le 11 Juin 2011, du fait de l’état d’impréparation des élections,  nous avons proposé  en toute responsabilité de prolonger le mandat du Président de la République, jusqu’aux élections groupées de 2011 sur la base d’un Accord Politique permettant une préparation consensuelle et apaisée des élections.

Notre proposition a été rejetée avec mépris par le Général François Bozizé qui, en lieu et place de cette solution  politique, a préféré instrumentaliser les institutions (Cour Constitutionnelle et Assemblée Nationale) afin de  modifier les dispositions relatives à la durée du mandat du Président de la République et celui des Députés, alors que celles-ci sont non modifiables selon les termes de cette même Constitution.

    S’étant ainsi affranchi, à la faveur de cette manipulation constitutionnelle, de toute obligation de respect de tous ses engagements antérieurs, le général François Bozizé s’emploiera à déstructurer et à caporaliser la Commission Electorale indépendante, pour s’assurer de la victoire avant même les scrutins. La traduction concrète de cette volonté délibérée du pouvoir à été la mauvaise organisation,  à dessein, de  ces élections du 23 janvier 2001 qui se sont déroulées dans un désordre « organisé » afin de faciliter des fraudes massives au profit de François Bozizé.

         Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nous avons  véritablement assisté à un simulacre d’élections.  Il ne nous restait plus d’autre choix que de demander le  27 Janvier 2011 le départ de nos représentants de la Coordination Nationale de la Commission Electorale Indépendante (CEI), et ne pas reconnaître les résultats de ces simulacres d’élections. Il faut souligner qu’en dehors de l’opposition démocratique,  différentes rapports des experts de l’Union Européenne (UE), de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), de l’Electoral Institute of South Africa (EISA) et de l’Observatoire National des Elections (ONE,  ont entretemps conclu que ces élections ont été émaillées de  dysfonctionnements tels qu’ils leur  ôtent tout caractère régulier et rendent leurs résultats  « sujets à caution ».

 Déterminés à demeurer dans le cadre de la loi, nous avons  introduit des requêtes motivées en annulation, auprès de la Cour Constitutionnelle. Les décisions rendues par cette juridiction nous ont apporté la preuve supplémentaire que seule la volonté de François Bozizé était la base du droit dans notre pays.

C’est donc devant la fermeture hermétique de toutes les voies de recours, que nous avons décidé de nous retirer définitivement du processus électoral, et de créer  le 4 Mars 2011 le FARE -2011dont les objectifs sont la défense de la Constitution de la République Centrafricaine et la préservation de ses acquis démocratiques ; l’annulation et la reprise des élections groupées du 23 Janvier 2011 dans le strict respect de la Constitution, du Code Electoral et des Recommandations du Dialogue Politique Inclusif ; la dissolution de la Commission Electorale Indépendante et sa recomposition ; et enfin la sensibilisation  et la mobilisation de l’ensemble des populations centrafricaines en vue d’atteindre ces objectifs.

 

Pourquoi ces  objectifs ?

 

·        La défense de la Constitution de notre pays et la préservation de  nos acquis démocratiques

 

      Devant les menaces répétées et persistantes de retour à l’autocratie et à l’autoritarisme, nous avons décidé d’inscrire en priorité notre lutte  dans la sensibilisation et la mobilisation de l’opinion nationale et de la Communauté Internationale, pour que notre peuple, comme partout ailleurs aujourd’hui, puisse choisir librement ses dirigeants et représentants.

 La démarche hégémonique et  brutale de François Bozizé pour gagner «  à tout prix» les élections présidentielle et législatives de janvier 2011 avec une majorité absolue à l’Assemblée Nationale est motivée par sa volonté non dissimulée de modifier la Constitution, afin de lever la limitation actuelle à deux du nombre de mandats présidentiels et de se donner ainsi la possibilité de se représenter à un troisième mandat présidentiel, puis enfin au-delà de cet horizon, d’assurer sa succession dynastique au pouvoir.

Coutumier des violations impunies de la Constitution, du Code Electoral et des lois et Règlements de la République, et se considérant au-dessus des  décisions de justice tel que l’Arrêt rendu en septembre 2010 par le Conseil d’Etat sur le découpage électoral suite à sa saisine par l’Opposition Démocratique, François Bozizé a démontré à plusieurs reprises son allergie à toute forme de contre-pouvoirs, et il semble vivre l’architecture constitutionnelle, institutionnelle et législative de notre pays comme un corset dont il doit se défaire.

 

·        L’’annulation et la reprise des élections groupées du 23 Janvier 2011

 

    Outre la prétendue réélection de François Bozizé à plus de 66% au premier tour,  la farce électorale de janvier 2011 a accouché d’un fait inédit dans notre pays. En  effet, pour la première fois depuis notre retour au multipartisme en octobre 2003, l’ensemble de l’opposition démocratique est exclue de l’Assemblée Nationale. Ce  lieu universel du débat démocratique, qui dans notre pays a toujours été représentative des forces politiques nationales depuis 2003, est désormais transformée en une chambre d’enregistrements composée ainsi qu’il suit :

-          Nombre total de sièges : 105

-          Nombre de sièges occupés par le KNK, Parti au pouvoir : 79

-          Nombre de sièges occupés par les alliés du KNK : 10

-          Nombre de sièges occupés par les indépendants : 10

-          Nombre de sièges occupés par les non inscrits : 05

 

Cela se passe de commentaires, surtout que bon nombre de ces prétendus « députés » sont membres de la famille même de François Bozizé. Ainsi, dans cette institution banalisée et ramenée au niveau d’un Parti Unique, les débats contradictoires sont inexistants.

 Comment la fonction constitutionnelle de contrôle de l’action de l’exécutif pourra t’elle s’exercer par une telle assemblée dite nationale ?

Comment peut-on prétendre améliorer la gouvernance et lutter contre la pauvreté dans un pays où les institutions de contre-pouvoirs sont vidées de leur contenu et de leur substance ?

Où doivent s’exprimer les partis politiques ? N’avons-nous pas le droit  d’être représentées à l’Assemblée nationale pour y parler de notre pays et de notre peuple ? Où devons nous exercer notre action politique et exercer notre droit de contrôle de l’exécutif?

C’est devant ce déni éhonté de représentation, que nous exigeons l’annulation des élections présidentielle et législatives du 23 Janvier 2011 et leur reprise conformément aux dispositions de la Constitution, du Code Electoral, des lois et Règlements de la République, ainsi que des recommandations pertinentes du Dialogue Politique Inclusif.    

 

 

·        La  mise en place d’un dispositif électoral neutre et indépendant des partis en compétition :

 

         Après avoir atteint ses objectifs premiers, François Bozizé a procédé à la dissolution de la Commission Electorale Indépendante par décret présidentiel, sans autre forme de procès.

Puis, toujours constant dans sa démarche, il a commencé à dérouler depuis quelque mois la deuxième étape de sa stratégie, qui n’a qu’un seul objectif : exclure les partis politiques de la structure qui devra gérer les prochaines échéances électorales et, en confier de fait la totalité de la gestion au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.  Dans cette nouvelle structure de gestion des élections, le Ministre de l’Administration du Territoire s’est attribué l’essentiel des compétences organisationnelles des élections, reléguant ainsi les Partis Politiques (toutes tendances confondue) au rang passif d’observateurs.

Fidèle à ses habitudes , François Bozizé, après avoir fait financer une mission d’études par les bailleurs de fonds qui souhaitaient un dispositif consensuel, les a pris de vitesse pour mettre en place  son propre projet de loi mettant en place cette nouvelle organisation, pire à tous points de vue que la précédente, et l’a fait transmettre derechef, à l’assemblée nationale qui siège à compter de ce 1er mars 2012.

Ce projet de loi rejeté par toute la classe politique et la société civile centrafricaines, et qui confie la gestion des élections au Ministère de l’Administration du Territoire c’est à dire aux seuls militants du KNK  nommés par le Général Bozizé dans ce département, consacre définitivement l’option antidémocratique et dictatorial d’un pouvoir aux abois.

            Ce projet de loi qui a supprimé le deuxième tour pour l’élection des députés, porte les germes d’une grave crise politique dont le régime a mal mesuré les conséquences.

Dans l’histoire politique de la RCA, il n’a jamais été organisé une élection à un seul tour. Le Rassemblement Démocratique Centrafricain, à l’époque parti unique, avait organisé un scrutin législatif à 2 tours.

 

Le principe majoritaire étant le fondement de la démocratie, l’élection des députés avec un suffrage minoritaire est la plus grave atteinte à la gouvernance démocratique.

Ce projet de loi inique et scélérat est le test avant-coureur d’une modification de la Constitution afin de faire sauter le verrou constitutionnel de la limitation du mandat présidentiel.

Il avait pourtant prévenu : pendant tout le processus électoral qu’il régulait à coup de réunions publiques incantatoires, il disait tout haut que tous les problèmes liés aux élections découlaient de la présence des partis politiques à la Commission Electorale Indépendante, et de ce qu’il considérait comme la mise à l’écart du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

 Désormais, nous serons le seul pays au monde à légiférer en matière électorale à contre-courant du mouvement de l’histoire. L’ultime étape de cette démarche, ne l’oublions pas, est la modification prochaine de la Constitution.

        

·        La sensibilisation et la mobilisation  des populations centrafricaines en vue d’atteindre ces objectifs

 

La problématique fondamentale aujourd’hui en République centrafricaine est  l’existence même de la démocratie pluraliste. L’exercice de la vie démocratique devient chaque jour, au gré de François Bozizé, de plus en plus squelettique, dans un contexte  de négation délibérée des principes universels admis de toute société humaine.

         Dans toute démocratie, les partis politiques concourent à l’animation de la vie politique et à l’expression du suffrage populaire, base incontestable de toute légitimité. La série des violations impunies et répétées par le pouvoir de François Bozizé de la Constitution, des lois et règlements de la République, les graves atteintes quotidiennes des libertés individuelles et collectives, l’exclusion de l’opposition des institutions et du cadre politique formel, sont autant d’actes graves pour la paix et la sécurité dans notre pays, et expliquent grandement nos contreperformances économiques et sociales.

              

2- SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE

 

Un an de confiscation du suffrage populaire, un an d’échec pour le pouvoir au quintuple plan politique, sécuritaire, économique, social et culturel. Le Général Bozizé a dressé lui- même un bilan calamiteux de son propre régime.

Déjà Président du Comité de trésorerie qui décide des dépenses quotidiennes de toute la République en lieu et place du Directeur général du trésor qui est comptable public,  il a dissous en janvier dernier les conseils d’administration de toutes les entreprises et offices publics, pour instaurer un Conseil Spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics dont il est naturellement le Président.

Donc au total, le général BOZIZE est tout à la fois Président de la République, Ministre de la défense, Ministre des Mines, Ministre de l’Aviation Civile, Président du Comité de trésorerie de l’Etat, et enfin, Président Directeur général de toutes les entreprises et offices publics.

La vie des centrafricains aujourd’hui se résume à ces points : pas d’eau, pas d’électricité, circulation des biens et des personnes cahoteuse sur l’étendue du pays, pénurie de la viande de bœuf, flambée des prix des matières premières, malnutrition infantile dans plusieurs régions, etc.

L’espérance de vie du centrafricain est passé de 54 ans à 46 ans, reculant d’une année tous les six mois. La corruption a plombé notre pays, pour la troisième année consécutive, au dernier rang du classement « Doing Business » de la Banque Mondiale.

           

          Les dictatures prospèrent à cause du silence des démocrates, c’est pour cette raison que nous ne devons pas nous taire.

C’est pourquoi, le MLPC  lance un appel à tous les centrafricains sans distinction à s’opposer par des moyens démocratiques aux dérives autocratiques en cours dans notre pays du fait régime illégitime du Général Bozizé qui, se trouvant dans l’incapacité de sortir le pays de la crise dans laquelle il l’a plongé, pratique une politique de fuite en avant..

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 00:17

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

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L’eau potable, une denrée rare à Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Mars 2012 14:31

L’eau potable devient de plus en plus une denrée rare dans certains quartiers de la ville de Bangui. Les populations parcourent des dizaines de kilomètres à la recherche de ce précieux liquide indispensable à la vie humaine. Le constat a été fait le 26 mars 2012, par les reporters de Radio Ndeke Luka.

De Gobongo à Boy-rabe, en passant par la cité Jean XXIII jusqu’au PK 11 et bien d’autres secteurs, la crise d’eau potable se fait sentir. Plusieurs bornes fontaines sont fermées.

Des enfants, pousse-pousse en mains, accompagnés de leurs mères avec des cuvettes sur la tête, parcourent tous les quartiers à la recherche de cette denrée.  Parfois, ils se réveillent à trois heures du matin afin de trouver un peu d’eau. Mais ces efforts sont souvent vains. Dans certains quartiers, c’est même une veillée qui est organisée autour des fontaines avec tous les risques, ceci en vue de ramener l’eau à la maison.

« Nous ne savons quoi faire pour nos procurer de l’eau potable. Pourtant, la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) nous envoie régulièrement des factures que nous payons, même si l’eau n’a pas été consommée », ont clamé certains consommateurs interrogés par Radio Ndeke Luka.

Mais cette pénurie ne demeure pas sans explication. Pierre-Alfred Lébaramo, directeur technique de la SODECA justifie cette situation par le fait que « la rivière Oubangui a complètement tari. Cet étiage sévère ne permet plus à cette unique société de distribution de collecter l’eau dans sa pompe. Pour lui, les difficultés ne viennent pas des installations techniques ».

Toutefois, pour pallier cette situation, la SODECA a engagé des piroguiers pour faire le dragage des zones de captage en vue d’avoir de l’eau pour ses consommateurs.

Cette pénurie d’eau dans plusieurs quartiers de Bangui intervient moins d’une semaine, après que le pays ait célébré la journée mondiale de l’eau. Le constat fait à cette occasion était que c’est presque l’ensemble du pays qui est touché par ce problème d’approvisionnement en eau potable malgré un réseau hydrographique dense.

 

Un officier de la FOMAC grièvement blessé et une femme tuée, calme précaire à Combattant

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Mars 2012 14:40

Un calme précaire est revenu dans la matinée de 26 mars 2012, au quartier Combattant situé dans 8ème arrondissement de la ville de Bangui. Une accalmie intervenue suite à l’agression dans l’après-midi du dimanche, d’un officier des Forces Multinationales d’Intervention en Afrique Centrale (FOMAC) par des bandits riverains au Camp M’poko, où sont basés les militaires.

Dans les faits ont expliqué des témoins à Radio Ndeke Luka, « l’officier en question de nationalité congolaise de Brazzaville, a été poignardé par 2 malfrats. Ces derniers ont tenté de déposséder leur victime de ses biens. La victime suit encore ce lundi des soins intensifs au dispensaire de ce camp».

« Cette situation a occasionné une réaction systématique de ses frères d’armes qui ont improvisé une descente musclée  dans le quartier suspecté d’abriter les malfrats. Ils ont procédé à des fouilles dans plusieurs ménages, pour rechercher les auteurs de ce crime crapuleux », ont indiqué d’autres témoins.

« Les actions menées en représailles par les éléments de la FOMAC, ont entrainé  la mort d’une femme et de nombreux cas de blessés graves. Du coup, une vive tension s’est déclenchée entre les parties en conflit », ont remarqué certaines sources.

Par peur de représailles, plusieurs autres personnes ont du quitter  le secteur, pour trouver refuge dans d’autres quartiers. La Police et la Gendarmerie ont multiplié des actions pour rétablir l’ordre dans ce quartier.

Il faut dire que les relations entre les éléments de la FOMAC et une partie de la population riveraine sont toujours conflictuelles. Ces militaires en mission d’appui à un retour définitive de la paix en République Centrafricaine ont toujours fait l’objet de vol.

A titre de rappel, en avril 2011, un lieutenant du contingent congolais a été poignardé par des malfrats. Il a été évacué à Libreville au Gabon. Au mois de mai de la même année 2 militaires du contingent tchadien  ont été victimes d’une agression. L’un d’autres eux était décédé.

Le 11 mars 2012, un autre militaire toujours de nationalité congolaise a été dépossédé de son téléphone portable et d’une somme de 20 000 francs CFA (environ 30 euros). Dimanche 18 mars de cette même année, 2 éléments du contingent gabonais ont été pris en otage par la bande de ces mêmes bandits. Une importante rançon leur a été versée par les frères d’armes  des otages avant toute libération.

Il y a juste une semaine au PK 12, un militaire du Bataillon d’Intervention Territorial (BIT) a tiré à bout portant sur un élément de la garde présidentielle. Le décès de ce militaire avait provoqué des vives tensions avant la gendarmerie n’ait calmé la situation.

 

Plus de 20 personnes atteintes de la rage à Bozoum

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Mars 2012 14:38

Difficile de se promener ces derniers temps dans la ville de Bozoum sans risque d’être mordu par un chien enragé. Plus de 20 personnes sont déjà atteintes de cette maladie. Elles manquent de vaccin contre la rage. La situation perdure depuis  2 semaines.

L’information est confirmée ce mardi 27 mars 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka. Pour l’instant, les professionnels de santé de la localité peinent à dire avec exactitude le nombre exact des personnes infectées.

Selon le correspondant, « le centre de santé de Bozoum vient de commander des vaccins depuis Bangui, des vaccins destinés à immuniser les chiens et les personnes infectées contre la maladie ».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 00:10

 

 

 

 

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Par Georges Njamkepo, Consultant en poste à Bangui - 27/03/2012

«Je suis un témoin permanent de ce qui s’est passé à Bangui et aussi Camerounais que je suis, je ne peux accepter de soutenir l’insoutenable… »

Depuis quelques jours, nous assistons entre Brazzaville, Yaoundé et Bangui, à un balai diplomatique pour lever l’hypothèque crée par l’incident qui est intervenu à l’aéroport international Bangui M’Poko le mercredi 21 mars 2012, où Monsieur Antoine NTSIMI, ci-devant Président de la Commission de la CEMAC, a été déclaré indésirable. Il a du reprendre son vol avec Ethiopian Airlines vers Addis-Abeba, perturbé par la scène qu’il venait de vivre. En effet, prié fermement de remonter dans l’avion par le protocole d’Etat centrafricain et pressé par le commissaire de l’aéroport de Bangui qui tenait entre ses mains une paire de menottes, dont il n’aurait pas hésité à faire usage, c’est la queue entre les jambes que Monsieur Antoine NTSIMI s’est vu obligé de remonter dans l’avion pour continuer, contraint et forcé, un voyage qu’il n’avait pas prévu d’effectuer jusqu’à Addis-Abeba. Contrairement a ce qui est dit dans les colonnes des journaux camerounais, il n’y a pas d’incident diplomatique entre Yaoundé et Bangui, il en faudrait un peu plus pour cela, parce que le Cameroun est représenté actuellement à Bangui par un Chargé d’affaires, un homme de grande qualité qui attire à lui le respect de ceux qui sont en contact avec la représentation diplomatique du Cameroun, aucune raison de créer un incident.

 Le problème est ailleurs et il importe de rétablir la vérité car je suis un témoin permanent de ce qui s’est passé à Bangui et aussi camerounais que je suis, je ne peux accepter de soutenir l’insoutenable, de conforter l’incurie et d’accompagner les errements d’un individu qui dès les premiers jours de son magistère à Bangui en 2008, s’est permis d’insulter copieusement, consciencieusement et avec une fréquence de métronome, le Président Bozizé, Chef d’un Etat frère, Chef d’un Etat tout simplement, président de la République de Centrafrique. Parce que je suis un voyageur impénitent qui pour des raisons professionnelles est toujours entre deux avions, je suis profondément touché et choqué par cet incident, j’en ai honte parce que je ne reconnais pas dans les gestes de ce monsieur, la légendaire hospitalité, la grande fraternité du peuple camerounais vis-à-vis des autres peuples du monde… Je ne reconnais pas en ce monsieur, la main tendue que nous les Camerounais savons pouvoir donner aux autres, quelque soient les circonstances… je ne comprends pas et je refuse de comprendre que dans la posture de leader économique de la sous-région, nous ne puissions pas transformer cette position en leader politique et leader d’opinion pour offrir aux autres l’exemplarité de ce qu’est la gestion de la puissance et de la force…

Nous avons eu (j’ai personnellement eu) l’occasion de prévenir à plusieurs reprises, certaines autorités camerounaises, dont l’ancien ambassadeur du Cameroun, feu Joseph FOFE (de regrettée mémoire), sur l’inconduite et le comportement déviant et barbare de ce monsieur qui se permettait systématiquement d’interpeller les centrafricains par des noms d’oiseau et de singe, livrant ainsi au peuple hôte, le niveau de sauvagerie et de barbarie qui habite les bantous, malgré la posture que leur impose le statut de diplomate dont ils sont les bénéficiaires. Aucune tenue, pas sortable pour un sou, la brutalité, la férocité, la bestialité chevillée au corps…

 

Ntsimi Chicago Boy

 

 

Oui, les Camerounais de Bangui et d’ailleurs (Brazzaville, Yaoundé, Libreville…) et les autres étaient tous informés des frasques verbales de «Chicago Boy», mais personne ne disait rien, personne comme toujours au Cameroun n’a cru devoir faire un rappel à l’ordre, et cet incident vient nous rappeler la réalité des vilainies qui ont souvent été dites par ce monsieur… En rappel, il nous est dit que Monsieur Antoine NTSIMI est diplomate, que pour lever son immunité diplomatique, il est nécessaire, aux termes des textes de la CEMAC et de la convention de Vienne, que les Chefs d’Etats membres de l’organisation se réunissent pour sanctionner le fautif. Combien de temps alors, le Président centrafricain devait-il soutenir et supporter, continuer et accepter, gober et digérer les insultes d’un individu qui dit-on, détient les prérogatives, les avantages et les privilèges d’un chef d’état sans en avoir les obligations et les devoirs et sans Etat à diriger. Qui est ce monsieur qui se permet de mettre à bas l’image de son propre pays, par un comportement aussi déplacé?

Représentant de son pays et de l’institution, tel est l’homme qui a pour mission de défendre les intérêts de la sous-région et qui nous prouve si de besoin, que la CEMAC est tout simplement un repaire de fonctionnaires incompétents, fruits de la politique des chaises musicales, des individus avachis dans une tour nauséabonde, qui errent dans leurs bureaux sans raison et dont on refuse la présence dans leurs pays, qu’on s’en va cacher à Bangui comme le cousin qui nous fait honte... et qui pour exister, croient qu’il faut créer la sensation à travers de la violence verbale et de la grossièreté de bas étage… Sinon, comment comprendre qu’un individu de cet acabit ait pu passer à travers les mailles du filet et se vautrer dans le fauteuil présidentiel de la commission de la CEMAC, insultant en même temps le peuple centrafricain qui lui donne l’hospitalité, les peuples de la CEMAC qui paient les factures de ses dépenses somptuaires qui n’ont aucune résonnance face aux réels besoins et soucis de la sous-région, le peuple camerounais dont il est issu et enfin et pas des moindres, le Président de la République du Cameroun qui a pris le soin de le désigner pour représenter son pays.

Connu d’une façon notoire par toute la diplomatie en poste à Bangui, reconnu comme un individu de mauvaise éducation, de qualité humaine approximative, de fréquentation exécrable, Monsieur Antoine TSIMI s’est illustré durant tout son séjour en RCA, par des actes répréhensibles par la morale et la diplomatie, insultant à tout va, menaçant à travers un comportement de tyran de banlieue, violant les principes élémentaires de la politesse, de la courtoisie, du savoir-vivre, hypothéquant ainsi l’existence, que dis-je, l’essentiel et l’essence de cette ensemble sous régional. Il aurait fallu être présent pour y assister, scandaleux, honteux, dégradant, croyant donner le soufflet aux Centrafricains, le peuple camerounais a encore été insulté et vilipendé comme souvent à l’étranger, par l’un des siens.

Quand ce n’est pas un escroc à la petite semaine, c’est un diplomate à la recherche de sensations qui se permet de trainer le peuple camerounais dans la boue… et à Bangui, aucun Camerounais ne se permet plus de prononcer le nom de ce monsieur en public, tellement ils en ont la honte,… Malgré sa position de Chef de mission diplomatique, je milite pour qu’un châtiment exemplaire soit appliqué à cet individu, le fouet par exemple, ce monsieur doit être sanctionné avec la dernière énergie, d’abord par son pays et ceux qui le dirigent, ensuite par la CEMAC et tous les peuples frères de la sous-région, il doit être banni… Parce qu’il a manqué de respect à tous ceux à qui il était censé apporter service, il a manqué de retenue devant les contingences immédiates de la vie, il lui a manqué le discernement qui s’impose à tout diplomate en poste, un devoir de réserve qui fait la différence, il a fait preuve de faiblesse et d’impotence, ce qui est interdit à un fonctionnaire de son niveau, il a finalement atteint avec une escalade précipitée, son seuil d’incompétence.

J’ai dit!

 

NDLR : Ce monsieur fait couler de la salive et perdre du temps aux gens pour rien. Son mandat a pris fin depuis le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC de janvier 2010 mais malheureusement son successeur n’a pas été désigné par ces derniers. Alors qu’à l’issue de ce sommet de Bangui, le principe des postes tournants a été décidé, la question de savoir à quel pays revient de proposer un candidat pour le Secrétariat Exécutif ne se pose pas puisqu’il est admis que c’est la RCA qui doit proposer un candidat. Toutes ses indemnités de départ et autres salaires et solde de tout compte ont été déjà versés à Ntsimi mais avec son ego surdimensionné, le « Chicago boy » ou « M. 30% » comme on l’appelle au Cameroun, fait des manœuvres pour qu’on parle indéfiniment de lui car avec ses frasques, il n’est pas sûr que Paul Biya lui propose quelque chose à son retour définitif à Yaoundé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 11:14
 
 
 
Ntsimi et Boz
 
 
Affaire Antoine NTSIMI: Le Cameroun a mal à ses voisins
© BORIS BERTOLT | Mutations YAOUNDE - 26 MARS 2012
Les ressortissants camerounais sont régulièrement victimes d’expulsions, d’agressions et parfois de mort dans leurs pays d’accueil en Afrique Centrale.
Antoine Ntsimi, président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) se souviendra certainement pour le reste de sa carrière professionnelle de ce mercredi 21 mars 2012, date à laquelle il a été violenté et refoulé de l'aéroport de Bangui en République centrafricaine.
L'ancien ministre des Finances du Cameroun s'apprêtait à regagner ses bureaux dans la capitale centrafricaine, qui abrite le siège de la commission de la Cemac. Cet incident diplomatique est certainement le point le plus culminant des rapports conflictuels qui existent depuis plusieurs mois entre le président de la République centrafricaine, François Bozizé et le président de la Commission de la Cemac. L'ancien général d'armée accuse le diplomate camerounais de bloquer le fonctionnement de l'institution.
Loin d'être un incident diplomatique isolé, les violences perpétrées contre Antoine Ntsimi doivent être rangées dans le registre des frustrations quotidiennes dont sont victimes les Camerounais dans les autres pays de la sous-région, mais aussi et souvent en territoire Camerounais par les ressortissants étrangers. Pour ce dernier cas, l'évènement le plus récent est celui survenu le 24 novembre 2010 où des militaires centrafricains ont attaqué un poste de gendarmerie et brûlé le drapeau du Camerounais à la frontière.
Des coups de feu avaient été entendus dans la ville frontalière de Garoua Boulaï. Il aura fallu l'intervention du Bir, situé à Mombal (30 kilomètres de la ville), pour mettre fin à la panique causée par les militaires centrafricains dans cette localité. Sur cet incident, les autorités centrafricaines n'avaient pas trouvé utile de présenter des excuses aux populations camerounaises.

Mais il n'y a pas que la République centrafricaine qui pose des problèmes. La Guinée Equatoriale fait figure de tête de proue en termes de violences quotidiennes contre les Camerounais.

A titre d'exemple, Martine Angèle Ze Ngongang, jeune Camerounaise de 25 ans, a perdu la vie en octobre dernier en Guinée Equatoriale, tuée par des soldats de l'armée locale à ?, lors d'un contrôle de routine à quelques 100 kilomètres du Cameroun. Dans le même temps, Balbine Esther Ebela, a été grièvement blessée, amputée de la jambe gauche et opérée de la jambe droite.
En 2008, les deux pays ont frôlé la crise diplomatique lorsqu'un pêcheur Camerounais a été tué par des forces équato-guinéennes au large de Campo, localité situé au Sud du Cameroun à la frontière avec la Guinée équatoriale. Ce pays avait par la suite unilatéralement fermé la frontière. En guise de protestation, le gouvernement du Cameroun avait décidé de rappeler son ambassadeur à Malabo. Les relations entre les deux pays se normaliseront par la suite. Mais n'empêche qu'aucune semaine ne passe sans que des Camerounais soient expulsés de ce pays «frère et ami».
Violences

Pourtant, à tous les sommets, les chefs d'Etat de la sous-région ne manquent pas de magnifier l'amitié qui les lient et leur volonté de construire l'intégration sous-régionale. L'ambassadeur du Gabon au Cameroun, Pierre Madoungou, célèbre à toute occasion à lui offerte, «le caractère privilégié et particulier des relations existantes si heureusement entre les deux pays». Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes:
En Janvier 2010, 31 Camerounais ont été expulsés du Gabon; le 26 février 2010, 64; le 07 mars 2010, 15. En juin 2011, une dizaine de Camerounais sont expulsés du Gabon. On leur reproche le pillage des réserves d'or. Sur ce coup, le gouvernement gabonais avait été obligé de s'expliquer auprès des autorités de Yaoundé. Ali Bongo avait à cet effet envoyé un émissaire auprès de Paul Biya.
Avec le voisin tchadien, les relations sont également loin d'être sereines. Régulièrement, des incursions de coupeurs de route de ce pays, qui agissent en complicité avec des Camerounais, sèment le désarroi parmi les populations dans les régions septentrionales. Tout récemment, des ressortissants du Tchad ont semé le trouble dans la ville de Ngaoundéré, blessant des policiers camerounais.
Le seul pays avec lequel le Cameroun à moins de mal à partir dans ses relations frontalières et de voisinage, c'est le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso. Au-delà de quelques rares cas de violences principalement liés au banditisme transfrontalier, il n'y a pas grand chose à signaler. C'est peut-être pour cela que sur l'affaire Antoine Ntsimi, Paul Biya s'est remis à Denis Sassou Nguesso «aux fins de règlement de la situation ainsi créee, dans le souci de préserver la dynamique de l'intégration régionale cher à nos pays et à nos peuples».



CEMAC: L’option controversée du Cameroun
Les autorités camerounaises consultent et négocient, même quand le camp adverse franchit le Rubicond.
Face aux expulsions et violences faites aux Camerounais par des ressortissants des pays voisins en zone Cemac, le pouvoir de Yaoundé alterne fermeté et mollesse, au goût de certains observateurs. Le rappel de l'ambassadeur du Cameroun à Malabo suite à la mort d'un pêcheur et la fermeture de sa frontière par la Guinée Equatoriale, apparait comme une exception. Il n'est donc pas surprenant, pensent certains analystes qu'après avoir personnellement instruit le ministre des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo, de recevoir Antoine Louis Ntsimi pour s'enquérir de la situation, Paul Biya laisse Dénis Sassou Nguesso régler cette nouvelle crise.
De fait, pour réguler la coopération bilatérale, il existe entre le Cameroun et ses voisins de l'Afrique centrale des commissions-mixtes. Ces commissions sont des cadres légaux et administratifs d'évaluation du niveau de coopération entre les deux pays. La dernière s'est tenue les 21 et 22 mars derniers à Libreville entre le Cameroun et le Gabon. Après celle de 1997. Avec le Tchad, une commission mixte a eu lieu en décembre 2010 à Yaoundé, 12 ans après celle de NDjamena. La dernière commission mixte entre le Cameroun et la République centrafricaine s'est tenue en septembre 2010, mais avait pour priorité la construction de la voie ferrée Ngaoundéré-Bangui.
La 4e commission mixte ad hoc entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale concernant les affaires consulaires et celles de la sécurité frontalière s'est déroulée pour sa part les 6 et 7 mars. De ces rencontres, aucune décision forte en matière de gestion de l'immigration ou des flux frontaliers n'est enregistrée. Des thématiques rattachées à la politique intérieure de chaque Etat. Dès lors, pas étonnant que les expulsions se fassent régulièrement sans concertation.

Paul Biya semble avoir une prédilection pour la négociation, même lorsque les occurrences exigent plus. Ainsi, à chaque fois qu'un cas d'expulsion ou de violences se pose, le chef de l'Etat reçoit en audience l'émissaire du pays voisin concerné. Ce fût le cas avec Jean-François Kidongou, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de l'Immigration et de la Décentralisation, lors de l'expulsion de centaines d'africains dont des Camerounais en mars 2010, ou encore Juan Antonio Bibang Nchuchuma, secrétaire d'Etat équato-guinéen à la sécurité nationale et l'ambassadeur de Guinée Equatoriale au Cameroun, M. Pedro Ela Nguema Buna après la mort de Martine Angèle Ze Ngongang et l'agression de
Esther Balbine.

Fait rare, les gouvernements camerounais et équato-guinéens ont décidé des indemnisations de 8.25 et 7 millions de francs Cfa en qualité «d'indemnisations symboliques» pour des victimes d'expulsions lors de la dernière commission mixte. Ils ont parlé officiellement, précisant que les «bourreaux» ont été radiés de l'armée et condamnés à des peines de six mois d'emprisonnement. Hospitalisée à Malabo, Balbine Esther a reçu 3 millions Fcfa du gouvernement équato-guinéenne, et 5.75 millions du gouvernement camerounais, dont 5 pour les soins médicaux, 750.000 Fcfa pour son escorte et 500.000 Fcfa en plus pour le poste consulaire du Cameroun à Bata.
 
 
CEMAC: Trois fonctionnaires camerounais séquestrés à l'aéroport de Bangui - Ils voulaient se rendre au Cameroun
 
 
 
YAOUNDE - 26 MARS 2012

 
©GEORGES ALAIN BOYOMO | Mutations
 
 
 
Les nuages s'amoncellent en peu plus dans le ciel des relations entre Yaoundé et Bangui. Après le refoulement ? d'humiliation du président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, Antoine Ntsimi, mercredi dernier à l'aéroport international de Bangui MPoko, trois fonctionnaires camerounais en service au sein de cette instance de la Cemac, qui voulaient emprunter un vol de la compagnie Ethiopian airlines samedi dernier à destination du Cameroun, en vue de se rendre au Tchad voisin, ont été retenus à l'aéroport de Bangui au moment où ils effectuaient les formalités de police.

Le commissaire de cet aéroport, qui a posé cet acte à l'encontre des trois fonctionnaires de la Cemac, a dit agir sur instruction du procureur de la République de la capitale centrafricaine. En plus d'être interpellés, les trois ressortissants camerounais ont subi une «fouille systématique et humiliante», au terme de laquelle leurs passeports (passeports diplomatiques et passeport Cemac) ont été retirés, d'après nos sources.
 
Alerté, le chargé d'affaires du Cameroun à Bangui, le ministre plénipotentiaire Nzoyoum volera au secours de ses compatriotes. Nos sources indiquent que pendant près de 3h, le commissaire de l'aéroport n'a pas daigné l'écouter. Finalement, après des négociations serrées, en fin d'après-midi, vers 18h, le chargé d'affaires obtiendra que les trois Camerounais puissent être libérés «provisoirement» et qu'ils regagnent leurs domiciles à Bangui afin de se présenter ce lundi matin devant le procureur de la République. Ils pourraient être accusés de «faux et usage de faux».
 
Au cours de son séjour samedi à l'aéroport, le chargé d'affaires apprendra en effet que les trois Camerounais ont été interceptés parce qu'ils étaient porteurs d'ordres de mission signés par une personnalité qui n'a plus qualité à signer de tels documents, en l'occurrence Antoine Louis Ntsimi, dont le mandat de cinq ans à la tête de la Commission de la Cemac a déjà expiré, selon les autorités centrafricaines.
 
Mais le Camerounais est candidat à sa propre succession et espère mettre en déroute l'un de ses deux challengers centrafricains pressentis, Élie Doté (65 ans), ancien Premier ministre de François Bozizé (2005-2008), et surtout Enoch Dérant-Lakoué (67 ans), ex-directeur national pour la Centrafrique de la Banque des États de l'Afrique centrale (Beac) et proche du président congolais, Sassou Nguesso. C'est d'ailleurs à Brazzaville que doit se tenir le prochain sommet des chefs d'État de la Cemac, probablement au mois de mai prochain. Le Cameroun, à travers le ministre des Relations extérieures, qui a interpellé le président en exercice de la Cemac, Dénis Sassou Nguesso vendredi après «l'humiliation» subie par Antoine Ntsimi n'attendra certainement pas ce mois-là pour être rétabli dans son honneur et sa dignité.
 
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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 11:08

 

 

 

Olivier Gabirault au DPI

                    

Indépendamment de l’article de Monsieur Jean Pierre OMBOLO intitulé «CRISE DIPLOMATIQUE : LE PRESIDENT DE LA CEMAC EN EXIL FORCE » paru dans Centrafrique-presse du 26 mars 2012, beaucoup de personnes se posent des questions sur le refus du gouvernement centrafricain, notifié dans l’avion à l’aéroport de BANGUI à Monsieur Antoine NTSIMI, Président de la Commission de la CEMAC, empêché d’en descendre à son retour de mission au siège de l’institution. Certains se demandent si cela est une forme de déclaration de « persona non grata ».                                                                                                     

Sans entrer dans le fond du litige vraisemblablement à l’origine de cette situation que les Chefs d’Etat de la CEMAC pourraient certainement trancher, il me parait néanmoins nécessaire de rappeler les moyens qui auraient pu être utilisés (s’ils ne l’ont vraiment  pas été), pour régler sans remous diplomatiques ce qui est reproché à Monsieur NTSIMI,  à savoir « immixtion manifeste dans les affaires intérieures centrafricaines ». En effet, Monsieur Antoine TSIMI, à la fois représentant permanent du Cameroun au sein de la CEMAC et Président de la Commission de cette institution a manqué très clairement d’égards à la République Centrafricaine et à son Président dans des échanges de presse, en dépit des devoirs de réserve que doit observer un diplomate, de surcroit vis-à-vis de l’Etat du siège ainsi que de ses autorités.

                                                                                                           

Cette infraction manifeste à la loi pénale centrafricaine par une personne qui bénéficie de privilèges et immunités, de surcroit de juridiction, aurait du être traitée :                                                                         

                                                                                                                                                                        2° Soit au niveau des Chefs d’Etats membres de la CEMAC (solution politique) ;

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        3° Soit tout simplement par l’application de la convention de Vienne du 14 mars 1975, sur les relations entre les Etats et les organisations internationales.                                                             

Ces divers moyens auraient eu  l’avantage d’éviter des remous diplomatiques inutiles entre le Cameroun et la République Centrafricaine deux pays entretenant des liens séculaires de fraternité. Pour ne parler que de la convention de Vienne de 1975,                                                                                                                                         qui réglemente les rapports entre les Etats et les organisations internationales, convention à laquelle le Cameroun a adhéré le 23 mars 1984 (sans réserves) et  Monsieur Antoine NTSIMI étant accusé « d’immixtion dans les affaires intérieures centrafricaines », l’art 77 de cette convention dispose : «  En cas d’infraction grave et manifeste à la législation pénale de l’Etat hôte par une personne bénéficiant de l’immunité de juridiction, l’Etat d’envoi, à moins qu’il ne renonce à cette immunité, rappelle la personne en cause, met fin aux fonctions qu’elle exerce à la mission, à la délégation ou à la délégation d’observation, ou en assure le départ, selon le cas. L’Etat d’envoi fait de même en cas d’immixtion grave et manifeste dans les affaires intérieures de l’Etat hôte ».

                                                                                                                         

Tout d’abord il n’existe pas dans le cadre des organisations internationales (diplomatie multilatérale), de procédure de déclaration de «  persona non grata » comme dans la diplomatie classique(bilatérale). En effet, bien que les activités d’un représentant d’une mission permanente s’exercent au sein d’une organisation internationale ayant son siège sur le territoire d’un Etat donné, celui-ci n’est pas accrédité auprès de cet Etat mais envoyé auprès  de l’organisation. L’ absence de la procédure de « déclaration de persona non grata » par l’Etat du siège dune organisation internationale, dans le cas d’espèce la République Centrafricaine qui abrite la CEMAC,  est la base de l’obligation pour l’Etat d’envoi, c'est-à-dire le Cameroun,  de rappeler son représentant dans les circonstances prévues à l’alinéa 2, c'est-à-dire «  en cas d’infraction grave et manifeste à la législation pénale ou d’immixtion grave et manifeste dans les affaires intérieures de l’Etat hôte ».                                                                                                                     

En clair, du fait  que la convention de Vienne de 1975 ne permet pas à la République Centrafricaine de déclarer Monsieur Antoine NTSIMI « persona non grata », le Cameroun, Etat d’envoi de l’intéressé auprès de la CEMAC, institution située sur le territoire  centrafricain a, conformément aux termes de l’alinéa 2 de l’art 77 de cette convention, au moins deux possibilités pour s’acquitter de ses obligations, à savoir :

                                                                                                                                                                        1° Mettre fin aux fonctions de Monsieur Antoine NTSIMI ;  

                                                                         

2° Assurer son départ de l’Etat hôte, c'est-à-dire de la République centrafricaine ;                            Il convient de préciser qu’il s’agit là de la procédure normale, c'est-à-dire au cas où il n’y aurait pas de divergence d’appréciation du litige ou de qualification des faits entre les deux Etats.  En cas de divergence, des consultations sont prévues conformément aux articles 84 et 85, à l’issue desquelles, ou bien l’Etat hôte peut être convaincu que la personne en cause doit être rappelée, ou bien l’Etat hôte peut être convaincu que l’acte n’était pas de nature à exiger son rappel.

                                                                                                                                                                                                                                                                                          Au cas où il n’y aurait pas de solution au différend à la suite des consultations visées à l’art 84 dans un délai d’un mois à compter de la date où elles ont été entreprises, et  conformément à l’art 85 de la convention de Vienne de 1975, chacune des parties peut le soumettre à une commission de conciliation ou par tout autre accord bilatéral ou multilatéral en vigueur entre les parties. (Il en existe certainement entre le Cameroun et la République Centrafricaine). Bref toutes ces procédures et étapes auraient eu l’avantage de protéger les intérêts de l’Etat hôte et de l’Etat d’envoi. Elles  peuvent certes ne pas  être satisfaisantes et efficaces, du fait que l’obligation  de l’Etat d’envoi de rappeler son représentant dépend de son bon vouloir et de la qualification qu’il donne à l’infraction.

                                                                                                                                                                       Du fait de l’absence de la procédure de déclaration de « persona non grata » et pour éviter une impasse, la convention prévoit également le cas où le bien fondé d’une demande de rappel formulée par l’Etat hôte peut être contesté par l’Etat d’envoi.                                           

Dans ce cas, et seulement dans ce cas, la clause prévue au paragraphe 4 de cette même disposition s’applique. Elle stipule : «  Aucune disposition du présent article ne saurait être interprétée comme interdisant à l’Etat hôte de prendre les mesures qui sont nécessaires à sa propre protection. Dans ce cas, l’Etat hôte, sans préjudice des articles 84 et 85, consulte de manière appropriée l’Etat d’envoi en vue d’éviter que ces mesures ne portent atteinte au fonctionnement normal de la mission ».                                                                                                                                         

Bien que la nature de ces mesures ne soit pas définie, la faculté ainsi reconnue à l’Etat hôte n’est pas sans intérêt car les différentes procédures prévues par cette convention sont certes dans l’intérêt des deux Etats, s’ils les appliquent, mais dans le cas contraire, on voit mal un Etat souverain rester les bras croisés face à un cas d’atteinte grave à son honneur, à sa dignité par un diplomate ou fonctionnaire international du fait de sa protection par une immunité de juridiction.

 

Paris le 26 mars 2012

E.O.GABIRAULT

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 01:27

 

 

 

RCA carte-2

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 Bangui, 26 Mars 2012

 

Bangui : Manque de produits de première intervention à la pédiatrie

Depuis environ trois mois, le complexe pédiatrique de Bangui, l’unique centre de référence de prise en charge des enfants, traverse des moments difficiles : pas de coton, ni compresse, ni alcool pour des interventions primaires ou d’urgence.

« J’ai reçu une ordonnance médicale avec une liste de produits pharmaceutique, dont l’alcool et coton, c’est du jamais vu », a témoigné Joceline Sambogo, une femme au chevet de son enfant admis au complexe pédiatrique.

« Je n’ai jamais acheté de l’alcool et du coton à la pédiatrie, mais on me demande d’en acheter. Avec tout cela, comment je peux faire, je ne suis qu’une pauvre femme démunie ; si je dois acheter toutes ces petites choses, comment vais-je faire pour sauver la vie de mon enfant ? », a déploré une autre femme qui a requis l’anonymat, elle aussi, rencontrée dans un pavillon du complexe pédiatrique de Bangui.

Selon Fidèle Kombo-Woro, chef de service du matériel et des travaux au sein de cette structure sanitaire, le complexe pédiatrique éprouve d’énormes problèmes et ce ne sont pas seulement les petits matériels. « Mêmes les produits réactifs pour des analyses au laboratoire et autres manquent aussi».

Il a fait remarquer que cette situation est intervenue après l’instauration du principe de ‘’l’unicité des caisses de l’Etat’, selon lequel, toutes les menues recettes sont versées au trésor public. « On peut faire le versement au trésor, mais il n’est pas facile de faire retourner l’argent ici pour faire face aux dépenses courantes », a-t-il relevé.

« Pour le moment ça ne va pas, nous nous battons pour sauver la vie des enfants qui viennent » a-t-il ajouté.

 

Boali : le COGES facilite l’accès aux soins à la population

Droits aux soins médicaux idéaux, droit à l’information sanitaire et à la participation communautaire, sont les sujets d’échange entre les le comité de gestion (COGES) de l’hôpital de Boali, les autorités sanitaires et la population, a rapporté radio ICDI.

Cette série de rencontres intervient après la décision du COGES de réduire les prix de consultations et des médicaments, vendus à la pharmacie communautaire, en vue de permettre à la population démunie de bénéficier des soins.

Par exemple, les frais pour une intervention chirurgicale d’hernie qui était de 15 000 Fcfa est ramené à 5 000 Fcfa, les femmes enceintes ayant besoin de consultations prénatales payeront désormais 150 Fcfa au lieu de 500 Fcfa auparavant ; la plaquette d’amoxicilline se vend désormais à 500 Fcfa au lieu de 700 Fcfa et celle de paracétamol à 50 Fcfa au lieu de 100 Fcfa.

D’après le comité de gestion de l’hôpital, cette révision des prix est une réponse au constat de faible taux de fréquentation de l’hôpital de Boali depuis un certain temps. Interrogée sur les raisons de ce désintérêt pour l’hôpital, la population a évoqué le « le mauvais comportement des du personnel soignant, la cherté des médicaments et l’extrême pauvreté.

Pour le Dr Eloi Nicaise Mboufoungou, médecin chef du centre de santé de Boali, la campagne qui passe de quartier en quartier a pour but de rassurer la population de la réforme engagée au sein de l’hôpital.

« Nous sommes en train d’essayer de faire un rapprochement avec la population pour lui montrer la nécessité d’une prise en charge sanitaire avec un accent sur les soins de santé primaire», a confié Dr Eloi Nicaise Mboufoungou.

 

Boali : Les épouses de pécheurs victimes de violence perpétuelle

Une dizaine de plaintes liées aux sévices corporelles, au divorce ou au cas d’abandon de foyer, déposées par les épouses de pêcheurs, sont enregistrées chaque semaine au service des affaires sociales de Boali, a annoncé le responsable dudit service, Judexe Téngaya, à radio ICDI.

Ces cas sont le plus souvent enregistrés chez les épouses des pêcheurs qui subissent au quotidien des violences de tous genres. « Au lieu d’utiliser l’argent qu’ils gagnent à travers la pêche pour entretenir leur foyer, les hommes préfèrent s’enivrer et reviennent violenter leur femme pour des raisons banales», a relevé Judexe Téngaya.

« Il est difficile de parler du respect des droits de la femme et du code de la famille à Boali. Les femmes de la ville en général et les épouses des pêcheurs en particulier vivent des cas de violence physique et morale de la part de leur mari », a fait remarquer à radio ICDI le chef de service des affaires sociales.

En dépit des multiples campagnes de sensibilisation des ONG nationales et internationales sur le respect des droits de la femme, celles-ci restent victimes de toutes les formes de violence dans certaines régions du pays.

 

Berberati : le personnel de la Mairie en grève de 3 jours

Les portes de la Mairie de Berberati ont été barricadées ce lundi matin par le personnel qui entre en grève d’une durée de trois jours, a rapporté radio Zoukpana.

La présidente de la délégation spéciale de la ville la Berberati et ses plus proches collaborateurs n’ont pas eu accès aux locaux de la Mairie ce lundi. Le personnel qui avait lancé un préavis de grève les jours précédents, pour demander le versement de 15 mois de retard de salaire sur 32 dus, a finalement arrêté le travail, jugeant les dernières négociations avec les autorités infructueuses.

« Je ne parlerai pas de grève, c’est juste une partie du personnel mécontente des réformes engagées à la Mairie qui a manifesté ; et nous trouvons cette manifestation illégale », a fait remarquer le 1er vice-président de la délégation spéciale de la ville Berberati, Albert Eustache Nakombo, joint par téléphone par le RJDH ce matin.

D’après lui, avec le préavis de grève déposé la semaine passée, la municipalité avait promis de donner satisfaction au personnel le mardi 27 mars. « Nous sommes surpris de cette attitude parce que nos collègues du Trésor sont à pied d’oeuvre pour voir ce qu’il faut faire pour satisfaire le personnel », a-t-il indiqué.

A la question de savoir si la Mairie devait effectivement 32 mois au personnel, Albert Eustache Nakombo a relevé qu’il ne s’agit pas de 32 mois. « Lorsque que nous avons pris nos fonctions il y ‘a deux ans, nous avions hérité de 23 mois de retard de salaire. Cela m’étonnerais qu’il y ait 32 mois d’arriéré de salaire », a-t-il dit, sans toutefois préciser le nombre de mois que la Mairie doit au personnel.

D’après radio Zoukpana, la masse salariale mensuelle de la Mairie de Berberati varierait entre 2,5 et 3 millions Fcfa. Les recettes sont basées sur les contributions des sociétés de téléphonie mobile (4 ), les sociétés minières et celles que exploitent les forêts.

 

Bangui : Le chômage technique est autorisé par la loi (Inspection de travail)

D’après l’inspecteur régional du travail, Jean-de-Dieu Yongondounga, une entreprise peut mettre en chômage technique une partie de son personnel, en cas de difficultés financières.

Dans un entretien visant à donner des éclaircissements juridiques sur la situation d’une partie des chauffeurs et des hôtesses de la Société nationale de transport urbain (SONATU) qui devrait être mise en chômage technique dans les prochains jours, Jean-de-Dieu Yongondounga a souligné qu’une entreprise publique ou privée a cette possibilité.

« Le comité de redressement d’une société peut valablement mettre en chômage technique un employé », a-t-il précisé, citant les dispositions de l’article 136 du Code du travail centrafricain et la durée est de 3 mois renouvelable une seule fois, si la situation ne s’améliore pas.

Jean-de-Dieu Yongondounga a souligné que les causes d’une mise en chômage technique sont souvent des difficultés économiques et financières, des ruptures de stocks, des pannes qui causent une baisse substantielle des activités au sein de l’entreprise (comme dans le cas de la SONATU). Toutefois, l’employeur doit solliciter une autorisation auprès de l’inspection de travail avant d’appliquer cette mesure.

Par ailleurs, « lorsque l’entreprise n’a pas reçu l’accord de l’inspection, la direction peut annuler la mise en chômage du personnel de l’entreprise », a-t-il relevé.

Il faut rappeler que dans un entretien avec le RJDH samedi dernier, le Directeur général de gendarmerie, le Colonel Pierre-Chrysostome Sambia, en charge de la coordination des activités de la SONATU avait annoncé que d’ici le 1er avril, quelques chauffeurs et hôtesses seraient mis en chômage technique, à cause de la crise que traverse la Société, en attendant la mise en place d’une nouvelle administration de la SONATU.

 

Bangui : l’ONG Triangle rejette l’idée de problème d’eau potable à Sam-Ouandjia

Le chef de mission de l’ONG Triangle, Jérôme Socie, a rejeté samedi dans une lettre au RJDH, l’information selon laquelle il y’ aurait des problèmes d’eau à Sam-Ouandja, comme publiée dans la dépêche jeudi 22 mars 2012.

D’après Triangle, seulement « deux puits et un forage dysfonctionnent sur ses 18 réalisations » et non le contraire comme annoncé dans la dépêche du 22 mars, qui rapportait les propos du Maire de Sam-Ouandjia.

Recontacté cet après-midi par le RJDH, le Maire de Sam-Ouandjia, Boniface Adjo, a réitéré que seulement 2 forages, notamment celui du quartier Zaïre et celui de l’école centre mixte fonctionnent.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 01:08

 

 

 

 

 

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« …Nous saurons méditer vos leçons ! « dixit Abdou Diouf, ancien président du Sénégal.

Ils ont voulu le faire et ils l’ont fait d’une manière claire et sans ambages. Bravo Macky Sall ! Bravo au M23 ! Bravo pour le Sénégal ! Bravo pour l’Afrique !

Ils, ce sont bien entendu les treize candidats membres du Mouvement des forces vives du 23 juin (M23) qui ont su avec humilité et audace enterré leurs haches de guerre pour ne retenir que l’essentiel, à savoir le départ du président Abdoulaye WADE. L’homme par lequel la seconde alternance générationnelle de l’histoire du pays n’a pas failli avoir lieu. Les veines et présomptueuses tentatives de ce nonagénaire gâteux pour réformer la constitution afin de rester au pouvoir, mieux encore pour le céder par la suite à son rejeton de fils ont fini par mobiliser toute l’opposition contre lui. Les Sénégalais lui ont répondu de la manière la plus intelligente qui soit c'est-à-dire par les urnes qu’ils n’étaient pas des nigauds et autres simplets d’esprit mais qu’ils étaient éduqués et doués de raison. Sitôt, ce sont près de 70% des suffrages qui se sont exprimés pour Macky Sall contre environ 30% pour  le président sortant.

Malgré le coup de téléphone du perdant pour féliciter le vainqueur, Abdoulaye Wade restera à jamais pour les sénégalais, les africains et le monde entier celui qui a voulu forcer le destin en essayant de faire un coup d’état constitutionnel. C’est un message fort que les sénégalais ont envoyé à travers le résultat de ces élections à tous les apprentis prestidigitateurs qui s’amusent dorénavant à retoucher à la constitution de leur pays respectif.

C’est aussi et également un véritable camouflet pour le fondateur du Sopi « le changement en wolof ». Celui-ci sort finalement d’une manière éhontée par la petite porte au bout d’une quarantaine d’années de vie politique. La thèse de la participation à cette élection défendue par les candidats  Niasse, Tanor, Idy et Macky ont prévalue en fin de compte à celle du boycott prônée par les neufs autres membres du M23.

Désormais à côté du Botswana, du Ghana, de l’Afrique du sud, on peut parler de l’école sénégalaise en matière de démocratie et d’alternance politique. Seul, le Mali jusque là exemplaire a été hélas rattrapé récemment par le démon des coups d’état.

Un cas d’école à méditer par toute l’opposition démocratique centrafricaine.

Les faits sont têtus et l’actualité toute brûlante avec l’élection de Macky Sall au Sénégal nous en donne une fois de plus la preuve indiscutable. Ensemble nous sommes forts et séparément nous sommes faibles. Les dictateurs ne sont forts que parce que nous sommes divisés. Une vérité que nos leaders politiques n’ont pas encore intégrée dans leurs stratégies. Nous l’avions dit de toutes nos forces avant et pendant le dialogue politique inclusif de 2008. Nous avions poussé et encourager nos différents leaders à ne parler que d’une seule et même voie afin de faire reculer le régime. Malheureusement chaque leader de l’opposition démocratique même les candidats les plus insignifiants en termes de notoriété croyaient  que leur heure était arrivée. Ils ont préféré phagocyter le processus pouvant apporter un changement réel dans notre pays. Ces leaders ont négocié nuitamment à la grande surprise du régime pourtant en mauvaise posture soit un poste de premier ministre soit un maroquin. Nous l’avions réitéré en vain par la suite à la veille de la dernière élection présidentielle. Ils  sont allés malgré tout  en ordre dispersé pour finalement échouer gaillardement. Ensuite, ils ont  revendiqué le tout dans une sorte de Front pour l’Annulation des Elections assez discutable qui pourrait avoir un sens au lendemain des élections mais qui n’a plus sa raison d’être aujourd’hui en rapport au double langage véhiculé. A qui la faute ?

Désormais avec ce qui vient de se passer au Sénégal, l’opposition démocratique centrafricaine  peut-elle encore dire qu’elle ne savait pas qu’il fallait faire front commun pour combattre le régime kleptocratique de Bangui afin de sauver le Centrafrique du chaos ?

 

Franck SARAGBA

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 00:09

 

 

 

 

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D’après des sources diplomatiques centrafricaines, le chef de l'Etat centrafricain a joint son homologue camerounais après l’expulsion violente, de Bangui, du Camerounais Antoine Ntsimi, président de la commission économique de l’Afrique centrale (Cémac).Le président centrafricain, l’ex-chef de guerre, François Bozizé, a eu le courage de ses actes. Après avoir ordonné personnellement le refoulement du président de la commission de la Cémac dès son arrivée dans la capitale centrafricaine le 21 mars 2012 par de hauts gradés de l’armée, est entré aussitôt en contact avec Yaoundé (d’après des responsables des services de la communication de la présidence de la République centrafricaine ayant requis l’anonymat) pour « expliquer au président de la République camerounaise, son cher ainé Paul Biya, les raisons de cette attitude inélégante, voire anti-diplomatique ». D’après nos sources, le président centrafricain qui aurait eu de vive voix, au téléphone, son homologue camerounais, aurait expliqué cette attitude par « l’arrogance impétueuse » du président de la Commission qui commençait à remettre son autorité en question. Le président centrafricain aurait également, d’après les mêmes sources, fait savoir qu’en dehors des raisons purement personnelles, il lui a été donné de remarquer de concert avec deux autres chefs d’Etat de la sous-région que les dossiers piétinent depuis plus de quatre mois que son mandat est échu. Et que le patron exécutif de la Cémac est plus porté sur les commodités que lui confèrent sa fonction que sur les «vrais dossiers de la Cemac».

Pour le moment, aucune source diplomatique camerounaise n’a confirmé ni infirmé l’information. Mais les sources centrafricaines autorisées indiquent que Paul Biya qui a condamné cet acte de barbarie a indiqué à son homologue qu’il emploierait des voies de recours que prévoient les statuts de la Cemac, en donnant à cet évènement, une tonalité multilatérale avant d’en faire éventuellement une affaire bilatérale. C'est-à-dire par exemple, procéder au rappel du chargé d’affaire de l’ambassade du Cameroun à Bangui ou encore à la convocation de l’ambassadeur de Centrafrique à Yaoundé. Ceci a pris corps avec la saisine du président en exercice de la Cemac, le Congolais Denis Sassou N’Guesso et un communiqué du gouvernement camerounais dénonçant l’expulsion d’Antoine Ntsimi, signé du ministre des Relations extérieures Pierre Moukoko Mbonjo, jeudi dernier, 22 mars 2012.

Condescendance

Sous cape, les autorités centrafricaines se plaignent de l’extrême insolence d’Antoine Ntsimi qui se faisait passer « pour le président des présidents de la Cémac ». La presse locale rapporte que plusieurs fois en public, Antoine Tsimi a posé des actes de zèle vis-à-vis du chef d’Etat centrafricain. Même la presse dite officielle, plus encline à la réserve s’est montrée quelques fois outrée par la « condescendance d’Antoine Tsimi » qui, malgré plusieurs demandes de François Bozizé, n’a jamais voulu notamment convoqué les conférences des ministres de la Cémac, préparatoires à la désignation d’un nouveau président de la commission de cette institution sous-régionale. Dans tous les cas, face au cas Ntsimi qui était devenu une question d’orgueil national dans les cercles de pouvoir, le président Bozizé a choisi, d’opposer la violence au silence de Yaoundé. Quitte à violer les accords de Fort-Lamy (Ndjamena) qui créaient l’Union douanière des Etats de l’Afrique centrale (Udeac), ancêtre de la Cémac. Ces accords stipulent notamment que Bangui héberge le siège de l’organisation sous-régionale et que le poste de son patron exécutif revienne au Cameroun qui y désigne un ressortissant de son choix.

N’empêche ! Très remonté contre Ntsimi, François Bozizé menait déjà une campagne depuis plusieurs mois pour obtenir son limogeage. « La Cémac fait du surplace depuis deux ans, a jugé Bozizé le 15 février sur la chaîne Voxafrica. Nous accusons le président de la Commission de ne pas respecter les textes, de faire traîner les choses. » Et d'enfoncer le clou : « Il faut qu'un sommet des chefs d'État ait lieu pour prendre enfin de grandes décisions. La Cemac doit fonctionner comme les autres institutions sous-régionales d'Afrique. On tourne en rond. Je dois le dénoncer ». De fait, depuis les deux sommets de 2010, en janvier à Bangui et en juin à Brazzaville, les dirigeants des six pays de la Cemac ne se sont plus réunis, laissant en panne plusieurs grands chantiers : le rapprochement des Bourses de Libreville et de Douala, le passeport biométrique, le lancement de la compagnie sous-régionale Air Cemac.

Encore fallait-il qu'un consensus se dessine au plus haut niveau - le Camerounais Paul Biya s'opposait alors en toute logique au départ de Ntsimi - et qu'un sommet se tienne enfin... Car, initialement prévu en janvier 2012, il a été repoussé à mars, Coupe d'Afrique des nations de janvier février au Gabon et en Guinée équatoriale l’empêchait. Puis, il a été à nouveau remis, à fin avril prochain. Mais en raison du départ du président camerounais vers la Suisse, il a été ajourné, d’après nos sources. Paul Biya et son compatriote Antoine Ntsimi seraient à l’origine de ce nouveau report.

Rodrigue N. TONGUE

Focal. Au coeur de l’incident diplomatique

Antoine Ntsimi se rendait à Bangui mercredi 21 mars 2012 à bord d’un vol commercial d’Ethiopian Airlines assurant la ligne Douala-Bangui-Addis-Abeba. Ce, après un séjour de quelques jours au Cameroun.

Il ne foulera pas le sol centrafricain. A fortiori, il sera contraint de continuer son voyage jusqu’à Addis-Abeba. Et pour cause, la descente du vol lui a été interdite d’abord par le commissaire de l'aéroport international Bangui-Mpoko puis par de hauts gradés de l’armée centrafricaine qui, d’après quelques passagers, l’ont littéralement brutalisé en le tenant brutalement par le collet [cravater, comme trivialement décrit, ndlr] et l’enjoignant « de ne jamais revenir à Bangui sauf ordre contraire ».

La scène odieuse se déroulait en présence du Premier ministre centrafricain et d’autres officiels de ce pays présents dans le même avion. Il y a trois mois déjà, cette guéguerre a été transportée sur le terrain médiatique. C’est un article de presse taxé d’injurieux à l’égard du président centrafricain, publié sur le site Afrik.com qui aurait mis le feu aux poudres et suscitait de vives réactions au sein de la classe politique et sociale centrafricaine, poussant à la rédaction de plusieurs déclarations d’officiels centrafricains et même des sorties médiatiques de Bozizé himself.

Jusqu’à ce qu’après une visite dite de courtoisie à son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, François Bozizé a décidé de placer Antoine Ntsimi persona non grata en territoire centrafricain où se trouve le siège de la Commission de la Cémac. Déjà, dimanche 19 mars 2012, le chef de l’Etat gabonais, Ali Ben Bongo, invité sur Rfi, a rappelé la nécessité que dorénavant les institutions de la Cémac (la commission, la banque centrale, le parlement etc.) soient gérées en rotation entre les Etats membres. Il dénonçait également l’attitude du Camerounais Antoine Ntsimi.

Dans le camp camerounais, on a saisi le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso ; est qualité, président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), en vue de servir de médiateur de cet incident consécutif au refoulement par la République centrafricaine du président de la Commission de cette institution, Antoine Ntsimi. Dans un bref communiqué lu sur les ondes de la radio publique camerounaise (Crtv), le 22 mars le ministre des Relations extérieures (Minrext) et publié dans Cameroon-tribune le lendemain, Pierre Moukoko Mbonjo, indique que M. Sassou a été prié de «régler cet incident diplomatique».

© Source : Le Messager

 

 

 

 

ANTOINE NTSIMI: Chicago Boy fait jaser à Bangui

 

 

 

YAOUNDE - 26 MARS 2012

 


© BORIS BERTOLT | Mutations

 

 

 

La gestion de la commission de la Cemac par ce technocrate suscite la polémique.

 

 

Depuis le lancement de la Cemac le 16 mars 1997 à Ndjamena, jamais un haut fonctionnaire ne s'était fait refouler par un Etat membre. Pourtant c'est ce qui est arrivé à Antoine Ntsimi, président de la commission de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (Cemac), mercredi dernier à l'aéroport de Bangui-Mpoko, où il lui a été interdit de fouler le sol centrafricain, sur instruction de son président, François Bozizé.

 

Dans l'interview accordée à Vox Africa le 15 février, le général d'armées devenu président souligne : «La Cemac fait du surplace depuis deux ans. Nous accusons le président de la Commission de ne pas respecter les textes, de faire traîner les choses.» Et d'enfoncer le clou : «Il faut qu’un sommet des chefs d'État ait lieu pour prendre enfin de grandes décisions. La Certiac doit fonctionner comme les autres institutions sous-régionales d'Afrique. On tourne en rond. Je dois le dénoncer». A Antoine Ntsimi de répondre à Jeune Afrique «Je ne commente pas les propos de chefs d'Etat».

 

Au-delà du fonctionnement de la Cemac, Bozizé reproche également à Antoine Ntsimi son «arrogance et ses airs de chef d'Etats». Ainsi, il se déplace essentiellement à Bangui en cortège dans de grosses voitures. Selon des sources crédibles, le président de la Commission de la Cemac aurait la fâcheuse habitude de ne pas honorer les invitations de François Bozizé, de refuser de porter les messages de ce dernier à son homologue camerounais, Paul Biya et de se faire servir du "M. le Président" à hue et à dia, infligeant des complexes aux autorités centrafricaines. Ses affaires juteuses sous le couvert de la Cemac irriteraient aussi le président Bozizé.

Un diplomate camerounais confie qu'en juin 2010, au sommet de la Cemac à Brazzaville, une scène se produit entre Paul Biya et Antoine Ntsimi. «Lorsqu'il s'avance pour saluer le président de la République, Paul Biya lui tend la main et lance en souriant: Comment vous allez monsieur le septième chef d'Etat de la Cemac ?», à Antoine Ntsimi de répondre en béti et à voix basse: «A massa ba dug wa, ba dug wa» (chef on te ment, on te ment).

Antoine Ntsimi, affectueusement appelé «Chicago boy», qui selon nos sources passait peu de temps à Bangui dans le cadre de ses fonctions, est l’ainé d'une famille de dix enfants, d'une mère enseignante et d'un père fonctionnaire. Il est né le 31 Mars 1955. Il fait ses études secondaires au petit séminaire Saint Paul de Mbalmayo où il obtient le Bepc (Brevet d'études du premier cycle), au moyen séminaire Sainte Thérèse de Mvolyé et au Collège Vogt où il obtient le Baccalauréat C. Une bourse d'étude Usaid lui permet de poursuivre ses études supérieures aux Etats Unis. Ses camarades du collège Vogt disent de lui qu'il est «un homme vantard et brutal».

 

De 1990 à 1995, Antoine Ntsimi occupe les fonctions gouvernementales de vice-ministre et de ministre des Finances du Cameroun. Ce ministère lui octroie un portefeuille qui englobe à cette époque l'économie, le budget, le commerce et la planification. C'est à cette période qu'il fera bitumer la route de son village Nkomdamba, dans la Lékié. C'est sous son magistère au Minfi que la pratique des 30% va prospérer et que le Cameroun avalera la pilule de la dévaluation du Fcfa en 1994.

 

C'est depuis le 14 mai 2007 qu'Antoine Ntsimi est élu à la tête de la commission de la Cemac. Des élections doivent avoir lieu en mai prochain. N'en déplaise à Bozizé, il est déjà candidat à sa propre succession. Sur son site, il se présente comme «technocrate exemplaire» qui «a de grandes ambitions pour l'économie africaine et l'émergence de l'Afrique Centrale». Cependant, il aura en face de lui deux anciens premiers ministres centrafricains : Élie Doté (65 ans) et, surtout, Enoch Dérant-Lakoué (67 ans), l'actuel président du Parti Social Démocrate (Psd). Issu comme François Bozizé de la région de Bossangoa, on le dit proche de Denis Sassou Nguesso, le chef de l'État congolais, qui assure actuellement la présidence de la Cemac, et à qui Paul Biya s'en est remis pour gérer l'incident de Bangui.

 

 

   

Cameroun: Ce pays qu'on ne respecte plus !

YAOUNDE - 26 MARS 2012


© XAVIER MESSÈ | Mutations

Ainsi donc, Antoine Ntsimi, ressortissant camerounais, exerçant les fonctions de président de la Commission de la Cemac, installé à Bangui en République Centrafricaine, pays qui héberge le siège sous-régional de cette organisation, a été interdit de descendre de l'avion qui le ramenait à son lieu de service. En d'autres termes, ce haut fonctionnaire qui gérait dans le cadre de l'intégration sous-régionale, six Etats dont le Cameroun, a été chassé de son pays d'accueil comme un vulgaire voyou.

Les autorités de Bangui ne se sont pas encombrées des usages diplomatiques pour prier Antoine Ntsimi de ne plus se rendre à Bangui au terme de son séjour au Cameroun. Elles lui ont brutalement signifié de son siège dans l'avion, qu'il était indésirable et qu'il ne lui restait plus qu'à rentrer dans son pays. Cette expulsion inhabituelle fera date dans l'histoire universelle de la diplomatie.

Depuis que cette affaire a été rendue publique, elle est débattue dans beaucoup de cercles politiques et diplomatiques. Le weekend dernier, elle a été au menu de tous les débats sur les chaines des radios et des télévisions. Elle a passionné les différents observateurs, certains condamnant énergiquement le président centrafricain François Bozizé qui a ordonné personnellement l'expulsion du diplomate camerounais ; d'autres observateurs «comprennent» l'action du président centrafricain, en justifiant sa colère par des attitudes qu'ils qualifient «d'extravagantes, d'insubordination» de la part de l'ancien ministre camerounais des finances.

Quelle que soit la position qu'on adopte dans cette humiliante affaire, on doit prendre en compte un certain nombre de faits qui sont indiscutables. Le premier de ces faits est que, avant Antoine Ntsimi, d'autres Camerounais avaient dirigé la défunte Udéac sans encombre, cet ancêtre de la Cemac; ce sont encore des Camerounais qui dirigent la Commission de l'actuelle Cemac, le dernier avant Ntsimi ayant été Jean Nkueté dont la discrétion, l'humilité et l'efficacité sont des caractéristiques qu'on salue à Bangui, même après le départ de ce dernier. Dans l'entourage de François Bozizé, on évoque toujours avec un zeste de nostalgie, le départ de Jean Nkueté dont les méthodes de travail et de coexistence avec les autorités locales, sont aux antipodes de celles d'Antoine Ntsimi.

Le deuxième fait marquant est le peu d'intérêt que les autorités camerounaises actuelles font des regroupements régionaux et continentaux. Ces mêmes autorités ne donnent pas du tout le sentiment d'accorder une quelconque attention à leurs ressortissants, même quand ceux-ci assument des fonctions importantes hors du triangle national. De nombreux honnêtes Camerounais sont régulièrement humiliés et spoliés à l'étranger, sans que le gouvernement de Yaoundé ne lève le petit doit. Résultat, les Camerounais ne sont ni protégés par leur gouvernement, ni respectés à l'étranger.

Qu'elle est lointaine, cette époque où notre compatriote, Nzo Ekangaki, alors secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine en 1978, une fois empêtré dans un scandale dit de la Lonhro, toute l'Afrique se sentit trahie par un de ses fils qui avait pourtant la mission de gérer les intérêts politiques et économiques du continent. La diplomatie camerounaise de l'époque s'était mise en mouvement avec panache. Nzo Ekangki fut écarté des affaires, mais cette diplomatie réussit à replacer aussitôt sans transition, William Aurélien Etéki Mboumoua à la tête de l'Oua, sans la moindre secousse. Peut-on imaginer un pareil scénario aujourd'hui ?

Très proche de nous, à Ndjamena en décembre 2000, alors qu'ils prennent part à un sommet, les dirigeants de la Cemac, les chefs d'Etat, décident de la création d'une bourse des valeurs pour la sous-région. Paul Biya était absent à cette concertation. Son premier ministre de l'époque, Peter Mafany Musonge qui le représentait, fut éconduit du huis clos des chefs d'Etat qui lui rappelèrent sèchement qu'il n'est que «représentant, et non chef...» Pour digérer cette gifle, dans la précipitation, le 18 décembre de la même année, soit seulement trois jours après le sommet de NDjamena, Yaoundé annonça à grand renfort de publicité, l'ouverture de «sa» «Bourse des valeurs mobilières (BCVM) dédiée aux transactions sur les valeurs mobilières privées et les titres publics» à Douala.

L'affaire de la Lonhro avec Nzo Ekangaki et la manière dont elle fut résolue avec l'arrivée d'Etéki Mboumoua à la tête de l'Oua, signifie que le Cameroun était un pays respecté avec une diplomatie existante. L'affaire d'Antoine Ntsimi et celle de la Bourse des valeurs de la Cemac établie à Libreville au détriment de Douala, signifient que le Cameroun n'est plus respecté, et en passant, que son président n'est pas craint.

En définitive, lorsqu'un pays est respecté, ses dirigeants et ses citoyens le sont également. Le cas contraire, ses ressortissants subissent le traitement infligé à Antoine Ntsimi à Bangui, car tout le monde est conscient qu'en face, il n'y aura pas du répondant.

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 23:46

 

 

 

 

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                   Vianney  ATIM KOKONDJI

 

PARCOURS DE L’IMPETRANT

 

Avril 2012: Docteur en Mécanique aux Arts et Métiers ParisTech (ENSAM)

Aout 2008: Ingénieur en Thermique-Energétique à Polytech’Nantes

Aout 2008: Master 2 en Sciences Mécaniques Appliquées à l’Université de Nantes

Aout 2004: DUT en Génie Thermique et Energie à l’IUT de Pau et des Pays de l’Adour

Aout 2001: Baccalauréat série C à LAENS (Lycée d’Application de l’Ecole Normale Supérieure)

A PROPOS DU DOCTORAT

Le sujet de thèse de doctorat s’intitule “Stockage thermique innovant pour la réduction des émissions et de la consommation lors du démarrage à froid de moteur à combustion interne”. Il s’agit d’une thèse CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche) réalisée chez la constructeur automobile Renault sur la période de février 2009 à janvier 2012 avec un accompagnement académique du laboratoire DynFluid (Dynamique des Fluides) des Arts et Métiers ParisTech.

La soutenance a eu lieu avec succès aux Arts et Métiers ParisTech le 22 mars 2012 à 15h00.

 

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Le sujet de la thèse est complètement d’actualité en ce sens qu’il existe désormais au sein de la communauté scientifique un consensus assez large quant à l’incidence des activités humaines sur l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère cause des bouleversements climatiques observés ces dernières années. Des études ont montré que le secteur des transports au niveau mondial représente le deuxième secteur émetteur de CO2, principal gaz à effet de serre. Une analyse plus fine montre que le transport routier représente l’essentiel du CO2 du secteur des transports (85% en France). L’optimisme n’est vraiment pas de mise en ce qui concerne l’inflexion de cette tendance. Et ce pour plusieurs raisons. Citons l’augmentation continue du parc automobile mondial quelque peu freinée dans les pays développés mais tirée par une demande forte des pays émergents. Par ailleurs, le type d’usage des véhicules en occident est à majorité urbain sur de courte distance. Le moteur thermique fonctionne dans des conditions non optimisées : la consommation et les missions de polluants sont plus importantes.

Dans ce contexte a émergé une prise de conscience au niveau international traduite entre autres par le protocole de Kyoto. S’agissant du secteur des transports, les constructeurs automobiles sont associés à la démarche de manière plus ou moins contraignante. Ces derniers ont consentis des efforts réels en Recherche et Développement de technologies de réduction de la consommation et des émissions dans une approche de gestion thermique globale dite « Thermomanagement ». Le stockage thermique, sujet de la thèse, s’inscrit pleinement dans cette démarche et constitue une solution technique à la problématique posée par le démarrage à froid caractérisé par une surconsommation et des émissions supérieures à la situation de moteur chaud.

Les travaux de thèse ont porté sur le développement d’un procédé de valorisation de l’énergie thermique continue dans le liquide de refroidissement, l’idée étant d’utiliser une source de chaleur « gratuite » pour accélérer la montée en température du moteur de sorte à atteindre plus rapidement les conditions optimales de fonctionnement correspondant au minima de consommation et des émissions polluantes.

La mise en œuvre du procédé de stockage thermique innovant a nécessité tout un travail en amont de proposition architecturale, de conception et de dimensionnement du dispositif avec la prise en compte des contraintes spécifiques à l’environnement automobile. Des essais utilisant différentes techniques expérimentales ont permis de caractériser les stratégies de réalisation du procédé avec l’objectif de converger vers les stratégies les plus pertinentes.

Des verrous scientifiques et techniques ont fait l’objet d’étude approfondie de sorte à apporter des éléments de réponses aux interrogations liées à la problématique. En la matière, une des ruptures induites par le procédé étudié se situe au niveau de la présence d’un écoulement diphasique dans le moteur, notamment au démarrage. Les considérations de tenue mécanique et de fiabilité de la motorisation supposent de réaliser un dégazage rapide du circuit de refroidissement. La modélisation de l’écoulement diphasique présent en sortie moteur a débouché sur la conception et la validation d’une solution technique adaptée.

Les périmètres métiers concernés par le sujet de thèse sont la conception de système thermique, la thermique de moteur à combustion interne, la modélisation des écoulements diphasiques ainsi que la problématique de séparation de phase gaz-liquide.  Les travaux ont donné lieu à des communications et à trois propositions de brevet d’invention.

Aussi, je vous invite à visiter le site de l’association CERD « Centrafrique Energies Renouvelables et Développement » www.ongcerd.com. Nous avons besoin de votre aide pour mener à bien un certain nombre de projets. Nous travaillons cette année sur la réalisation d’un centre pilote multifonctionnel de production d’électricité à partir de biogaz issu des déchets de l’agriculture et de l’élevage. Le centre servira de site de formation avant le déploiement de la technologie dans l’arrière pays centrafricain dans le cadre de développement d’activité économique. Nous avons besoin de 30000 euros pour la phase « construction ». Si vous êtes 30000 à donner 1 euro, non seulement vous ferrez des heureux mais surtout vous donnerez la chance à nos compatriotes de Centrafrique d’essayer de s’en sortir par eux-mêmes et c’est finalement cela le plus important. D’avance, merci.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 23:33

 

 

 

 Djanayang Godfroy

 

C’est un philosophe français du 17e siècle René Descartes qui a dit que «  le bon sens est la chose la mieux partagée au monde ». Aujourd’hui, il me semble que cette citation n’est plus pertinente. C’est la folie qui est désormais la chose la mieux vendue à travers l’armada médiatique de la planète pour le triomphe des causes irrationnelles.

Si non qui peut mesurer la dose de bon sens dans l’idée qu’il faut faire la guerre, susciter et soutenir des rébellions pour imposer la démocratie. Tuer le peuple pour qu’advienne le pouvoir du peuple ou le pouvoir du peuple par les armes, cela n’a pas de sens. Celui qui a acquis son pouvoir par les biceps a-t-il des comptes à rendre à un peuple. Surtout quand celui-ci, oblige le conquérant, d’appels à la révolution, à recourir aux armes.

Le peuple lui-même sait qu’il ne peut rien attendre de celui qui s’est passé de lui. Voilà où le bât blesse, quant on les entend parler de démocratie la Kalachnikov au point. Pourquoi ne pas carrément assumer sans complexe le choix de faire une croisade contre la démocratie et les libertés dans les pays africains. Ce ne sera pas nouveau. C’est la guerre des intérêts bassement matériels et déshumanisants qui a présidé le commerce triangulaire et la colonisation. C’est vil et nauséeux de dénier aux africains un minimum de sens critique, au point de leur faire croire que celui qui s’impose par les armes est plus démocrate que celui qui est venu au pouvoir suite à un soulèvement populaire.

On pouvait espérer que l’arrêt de la guerre froide conduise à un nouvel ordre mondial, mettant fin aux conflits armés entre nations. Or les guerres dans lesquelles sont engagés nos pays n’ont pas cessé au cours des dernières décennies, elles ont seulement changé de justification : leur but déclaré est de sauver des vies, de combattre la barbarie, d’imposer le respect des droits humains cependant leur seul but est de détruire davantage la république, le peuple du continent de l’Afrique subsaharienne n’est pas son premier coup d’Etat il existe toute une panoplie de la liste  qui caractérise malheureusement l’identité de la politique africaine sans aucune doute des  jurisprudences constantes sont établies sur les cas suivants : Joseph KABILA, Idriss DEBY, EL BECHIR, Denis SASSOU, François BOZIZE ,KAGAME pour ne citer que ceux là en guise  d’exemple qui sont les véritables «  fructus » du coup de force.

 Il apparait clairement que c’est  plus de vingt ans aujourd’hui  que le Mali qui est un pays Africain situé en Afrique de l’ouest  a pu acquérir la culture de la démocratie permettant désormais au peuple d’être le libre arbitre du fonctionnement des institutions régaliennes. Certainement si les règles de la démocratie empêchent dans ce siècle contemporain les criminels de la république de prendre le pouvoir par la violence des armes, sans doute que les ennemis de la nation ne peuvent recourir aux armes pour mettre terme  à la volonté souveraine du peuple.

 Le mouvement de la junte auteur du coup d’Etat de jeudi 22 mars 2012 au Mali réclame d’avoir reproché au régime du président sortant AMADOU TOUMANI TOURE d’être un régime véritablement incompétent dans la lutte contre le mouvement Touareg et la montée en puissant des groupes islamistes au niveau de la région et de la sous région. Après avoir expertisé de façon profonde des tels motifs permettant de mettre à genou le peuple Malien à la veille de la fin du mandat constitutionnel du président TOUMANI TOURE, mon expertise révèle que  les raisons de ce coup de force n’est pas fondée juridiquement. Car de manière générale  la question de menace contre l’intégrité territoriale n’est pas seulement propre à un régime, il est aussi du devoir des citoyen, et des différents mouvements légaux d’aider et de participer de façon plus directe quant il s’agit de menace terroriste ou des mouvements rebelles qui sont d’origines étrangères et s’inscrivent dans la logique de la déstabilisation des valeurs républicaines. Par voie de conséquence la junte pouvait venir en aide au régime du président sortant afin de combattre les ennemis de la nation.  

En revanche, la situation géopolitique semble être très mouvementée. A l’issue de ce coup de force, l’Union africaine condamne l’acte avec la dernière énergie  ainsi  que plusieurs organisations internationales et même des Etats-Unis ne cessent de faire des condamnations. Mais il est aussi important de s’interroger si seulement les différentes condamnations suffiront pour le retour à l’ordre constitutionnel au Mali de manière plus urgente.  Traditionnellement, on constate souvent après certains coups d’Etats, les condamnations pleuvent mais quelques temps après elles se transforment en une reconnaissance de la légitimité des pouvoirs publics putschistes, du coup, on tombe dans « la philosophie de la politique politicienne ».

Si la résolution 940 du 31 juillet 1994 du conseil de sécurité en Haïti autorisant le recours à la force ayant pour seul but le retour à l’ordre constitutionnel en Haïti, et  l’entrée en guerre de la France  en Côte d’ivoire via la résolution 1975 se fondant sur le Chapitre VII de la charte des Nations Unies, la résolution 1973 qui a permis à la fore de coalition de mettre  terme au régime du dictateur Kadhafi , certainement que  la politique internationale ne s’arrêtera pas que sur les résolutions antérieures.  Par principe d’égalité des Etats, le Mali qui est aussi membre du système des Nations Unies a droit  à une résolution du conseil de sécurité lui permettant de rétablir l’ordre constitutionnel de son Etat. Sauf si la politique du clientélisme international s’impose dans le cas d’espèce malien.

 « Dans ce siècle, la démocratie des armes n’a plus sa place seul le peuple reste le véritable arbitre de la société. A Dieu, la démocratie des armes ».

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert Analyste en gestion des crises politico-militaires.

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