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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 19:18

 

 


boz Francis


Bangui, 28 Nov. (ACAP) - Les parlementaires centrafricains ont été unanimes pour que le gouvernement, dans le cadre de la loi de programmation militaire qui prend fin en 2013, consacre davantage de ressources à l’armée pour lui permettre d’accomplir sa mission visant la défense du territoire national, à l’occasion de l’interpellation du Ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense nationale, des Anciens combattants, des Victimes de guerre et de la Restructuration de l'armée, Jean-Francis Bozizé, vendredi 25 novembre 2011, à Bangui.


Cette interpellation a porté sur l’insécurité généralisée dont les origines sont à la fois internes et externes. Cette insécurité se mesure par les incursions des coupeurs de routes, les hostilités des groupes rebelles dans la partie nord de la République Centrafricaine et les forfaits des groupes rebelles provenant de l’extérieur, allusion faite à la présence sur le territoire national du chef rebelle tchadien Baba Ladé et ses troupes, ainsi que les tentacules des rebelles de l’Armée de Libération du Seigneur (LRA) de Joseph Koni, lesquelles sont très brutaux vis-à-vis des populations.


 Jean-Francis Bozizé a expliqué que « la présence de Baba Ladé et des rebelles de la LRA sur le territoire centrafricain n’a pas sa raison d’être puisqu’ils n’ont pas une revendication politique bien établie vis à vis du gouvernement centrafricain ».


Concernant le Chef rebelle tchadien Baba Ladé, le Ministre de la Défense nationale a fait savoir qu’il s’est implanté sur le territoire centrafricain avec la bénédiction des rebelles centrafricains de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) depuis 2007. Ce qui lui a permis de s’implanter dans la Préfecture de Kaga Bandoro.


 Profitant de cette présence, les hommes de Baba Ladé se disséminent sur le territoire centrafricain, notamment dans les préfectures de la Ouaka au centre et dans l’Ouham à l’ouest du pays. Ils dépouillent les éleveurs de leurs troupeaux de bétails et procèdent même à une sorte d’administration des régions occupées.

Le membre du gouvernement s’est également référé aux différents pourparlers avec le Médiateur de la République Paulin Pomodimo visant à encourager Baba Ladé et ses hommes à retourner au Tchad de manière pacifique. Toutefois a poursuivi le Ministre, la solution militaire peut être envisagé après tous les recours.


Au sujet des rebelles de la LRA, très actifs dans les Préfectures du haut Mbomou, du Mbomou et de la Haute Kotto, Jean-Francis Bozizé est d’avis que leur présence a été signalée depuis 2008. Ces rebelles, a-t-il dit, sont également présents en RD. Congo, au Sud-Soudan et en Ouganda. Raison pour laquelle, une solution concertée est envisagé, surtout avec le concours du gouvernement américain, pour mettre un terme aux exactions de ces rebelles.
 
S’agissant des groupes rebelles centrafricains, le Ministre de la Défense Nationale a fait allusion aux différents accords de paix signés avec les différents groupes et surtout le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) inscrit en bonne place dans la réforme du secteur de la sécurité.


Jean-Francis Bozizé s’est enfin appesanti sur les réformes concrètes dans le domaine militaire. Ces réformes concernent les départs à la retraite, le recrutement des jeunes, leur formation, la dotation de l’armée en logistique, en moyens roulants et aéroportés, etc. dans la limite des ressources disponibles.


Les députés ont été unanimes pour dénoncer les tracasseries policières sur les barrières illégales, le dernier mode de recrutement dans l’armée supposé être national, les sous-effectifs des militaires détachés, l’absence de la discipline militaire, le défaut de moyens de communication dans les brigades et les garnisons en provinces, etc.

 


 

NDLR : C’est étonnant que Francis Bozizé qui n’a jamais daigné se présenter devant l’assemblée nationale croît maintenant devoir sacrifier à cet usage. Ces soi-disant députés prétendument élus suite à des élections frauduleuses n’ont aucune légitimité. Francis Bozizé, son père, Guillaume Lapo et Sinféi Moidamsé ont passé leur temps à siphonner les caisses du trésor avec de gros montants soutirés en espèces sous prétexte de la sécurité. De quelle sécurité s’agissait-il ? A quoi a servi tout cet argent si on doit encore plaider aujourd’hui pour une hausse du budget de la défense ? S’il existe un budget, pourquoi tous ces importants retraits hors budget du trésor ? Avec quel argent Bozizé voulait acheter en novembre 2010 une douzaine d’hélicoptères de guerre russes ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:50

 

 

 

entete-FARE-2011.JPG

 

 

 

DECLARATION A L’OCCASION DE LA REUNION DU COMITE DE CONCERTATION SUR LA REVISION DU CODE ELECTORAL DU 28 AU 30 NOVEMBRE 2011 A BANGUI

 

Suite aux  élections groupées du 23 janvier 2011, unanimement considérées comme frauduleuses par l’ensemble de la population centrafricaine, ainsi que par les acteurs et les partenaires du processus électoral,  des Partis  Politiques de l’opposition démocratique et le candidat indépendant feu Ange Félix PATASSE, réunis au sein du « Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 » (FARE 2011) avaient pris la décision historique et responsable de rejeter en bloc les résultats aussi bien de la présidentielle que des législatives pour fraudes massives.

 

Aujourd’hui  plus que jamais, le FARE-2011  maintient son exigence non négociable d’annulation et de reprise des élections groupées de janvier 2011, et réaffirme sa non-reconnaissance des institutions issues de cette mascarade électorale. Notre présence ici ce jour et notre participation à cette réunion de concertation ne constituent ni une caution ni une quelconque reconnaissance du régime en place, qui pour nous est aussi illégitime qu’illégal.

 

Nous considérons cette concertation comme une simple réunion technique devant mettre en place des instruments électoraux consensuels et impartiaux devant  désormais régir le processus électoral dont nous exigeons la reprise immédiate.

 

Le FARE 2011 rappelle qu’à l’issue du Dialogue Politique Inclusif de 2008, un comité ad hoc composé de toutes les forces politiques du pays, avait adopté un projet de code électoral consensuel. Malheureusement, ce projet de code électoral consensuel a été unilatéralement modifié d’abord par le gouvernement, ensuite par l’Assemblée Nationale, et enfin par la Présidence de la République avant promulgation.   

  

Tirant les leçons de cette triste expérience, le FARE 2011 demande au Ministre actuel de l’Administration du Territoire, de répondre à nos préalables suivants et ses réponses, naturellement,  conditionneront la présence du  FARE-2011 dans ce comité de concertation.


Ø    Quelles garanties avons-nous que le gouvernement, l’Assemblée nationale et la Présidence de la République ne remettront pas en cause cette fois-ci ce travail collectif et consensuel ?


         Il nous faut des garanties politiques  afin que nous ne commencions pas  cette réunion technique sous la lumière des projecteurs et dans une fausse ambiance de bonne volonté, alors que les résultats de travaux sont susceptibles d’être remis en cause en aval, comme nous l’avons déjà vécu en 2009 et 2010.

 

Ø     Le FARE 2011 relève en outre que la composition du Comité de Concertation est contestable pour les raisons suivantes :


 -  Une répartition inéquitable des quotas. Ainsi le FARE 2011, la seule     coalition de l’opposition démocratique avec ses 05 Partis Politiques       n’a que 03 représentants alors que le Parti au pouvoir KNK  tout    seul a 02 représentants.


       -   L’exclusion de nombreux Partis Politiques aussi bien du pouvoir         que de l’opposition dont la contribution aux débats politiques est irremplaçable.

 

Des réponses précises qu’apportera le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, dépendra  la décision du FARE-2011 de continuer ou pas de siéger dans ce Comité.

 

Du reste, le FARE-2011, composé des Partis Politiques responsables, marque sa disponibilité entière pour engager, avec les autres centrafricains, un débat franc, courageux, et sincère dans l’optique de l’amélioration de la qualité des institutions républicaines d’où découlera l’amélioration du cadre de vie du peuple centrafricain.

 

Enfin,  le FARE-2011, remercie le peuple centrafricain pour son attention particulière et le soutien qu’il lui a toujours apporté dans cette lutte pour le respect du suffrage populaire.


Le FARE-2011 remercie également la communauté internationale pour sa disponibilité pour tous les problèmes de paix, de démocratie et de développement en république centrafricaine. Qu’elle trouve ici, l’expression de notre  sincère gratitude.

 

Je vous remercie

 

Le Coordonnateur


Me Nicolas  TIANGAYE

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 03:12

 

 

 

boz-Francis.jpg

 

 


Radio Ndéké Luka Dimanche, 27 Novembre 2011 12:34

 

L'évolution du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), la présence du rebelle tchadien, le général Baba-Laddé retranché avec ses hommes dans la Nord-ouest, les exactions de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony dans le Sud-est, ont fait l'objet de l'interpellation du ministre délégué à la défense, Jean Francis Bozizé, par l'Assemblée nationale vendredi 26 novembre 2011à Bangui.

 

"Le gouvernement est au courant des exactions des hommes de Baba-Ladé. Nous allons relancer les négociations entamées pour que lui et ses hommes retournent au Tchad. Mais si le dialogue n'aboutit pas, nous allons prendre nos responsabilités", a répondu Jean Francis Bozizé au sujet de la présence dans le nord-ouest du rebelle tchadien Baba-Laddé, retranché avec ses éléments dans cette région depuis 2009 qui rançonnent les éleveurs peulhs. Cette question a préoccupé notamment les élus de la région affectée.

 

Pour ce qui est de la rébellion ougandaise de LRA qui sévit dans le sud-est, Jean Francis Bozizé, a annoncé le renforcement de l'effectif des hommes du détachement du Haut-Mbomou et s'est félicité de la présence annoncé d'une troupe américaine pour appuyer les forces armées ougandaises et centrafricaines dans la lutte.

 

L'intervention de Jean Francs Bozizé a été centrée sur les difficultés financières du gouvernement qui ne permettent pas de doter l'armée de matériels et d'équipements pour faire son travail de protection de la population civile. "La situation est difficile avec des conditions financières compliquées, mais nous allons mobiliser nos efforts pour lutter contre le banditisme transfrontalier", a-t-il dit.

 

Jean Francis Bozizé a rassuré les députés : le gouvernement va mettre en œuvre dans un délai raisonnable le programme de DDR au profit des groupes armés de la CPJP et l'UFDR pour faciliter la consolidation de la paix dans le Nord-est du pays.

 

 

 

NDLR : De quel dialogue avec BABA  LADE parle encore ce rejeton de Bozizé alors que ce chef de guerre n’arrête pas de les tourner en bourrique ? Pomodimo s’était pourtant essayé au dialogue avec ce monsieur. Pourquoi a-t-il baissé les bras ?


Après avoir pompé sans cesse le trésor, Francis Bozizé ose parler aujourd'hui de "situation difficile avec des conditions financières compliquées". cela pr^te à sourire. Eh bien dansez maintenant !....

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 02:40

 

 

 

francois-bozize-photo-non-datee

 

Comme on peut le lire dans les articles ci-dessous au sujet des otages français enlevés et détenus par AQMI, le nom de BOZIZE, lui qui aime et est toujours fasciné par les personnages sulfureux et autres mercenaires et anciens baroudeurs de l'armée française, style Bob DENARD, amateurs des aventures colonialistes et autres coups d'Etat dans les républiques bananières, apparaît à propos de ses relations avec un des français qui vient d'être blessé au Mali dans les histoires d'AQMI. Sacré BOZIZE !

 

Rédaction C.A.P

 

 

 

 

Otages français Niger : Rivalités entre négociateurs

 

Paris Match mercredi 9 novembre 2011

 

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Otages-francais-Niger-Rivalites-entre-negociateurs-351515/

 

 

Le 21 octobre dernier, 400 jours après leur enlèvement, les familles des quatre otages français au Niger sont sorties de leur silence en décidant de publier ces portraits de Daniel Larribe, Marc Féret, Pierre Legrand et Thierry Dol, libres. Alors que les pourparlers semblent au point mort, Paris Match a voulu faire le point sur la situation de nos compatriotes captifs du désert. Notre reporter Patrick Forestier a découvert une situation compliquée avec des réseaux de négociation en concurrence. Au risque de compliquer grandement la libération des Français.

 

Tout commence en septembre 2010 à Arlit, le lendemain du rapt des sept employés des deux grands groupes français, Areva et Satom (filiale du groupe Vinci) par le commando de l’émir Abou Zeid, membre d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Chez Areva, c’est la stupeur. A l’Elysée et au Quai d’Orsay, la colère. Chacun accuse l’autre de négligences. Alors que les avions de reconnaissance français cherchent les 4 x 4 des ravisseurs, un homme, à Paris, est averti de leur passage dans le massif de l’Adrar des Iforas, le repaire du groupe d’Abou Zeid au Mali. Ce Français, que nous appellerons « le directeur », est un des dirigeants d’Air France. Depuis les années 80, il connaît tous les arcanes de l’Afrique, surtout celle de l’Ouest. A l’époque, il était un proche de Thomas Sankara, le jeune leader tiers-mondiste qui transforma la Haute-Volta en Burkina Faso, le « Pays des hommes intègres ».

 

Au ­Comité catholique contre la faim, dans la compagnie aérienne Point Afrique ou auprès d’Edgard Pisani, conseiller de Mitterrand, il a connu de nombreux Africains qui aujourd’hui occupent des postes clés. A son arrivée à la direction d’Air France, Jean-Cyril Spinetta fait appel à cet homme discret, au carnet d’adresses bien rempli, pour régler les problèmes de sa compagnie en Afrique. Dès la prise d’otages, grâce à ses amis touareg maliens, le directeur « sait tout ». Il en informe son patron qui est aussi le président du conseil de surveillance d’Areva. Jean-Cyril Spinetta avertit Anne Lauvergeon, la dirigeante du groupe, et Claude Guéant. Le secrétaire général de l’Elysée encourage le spécialiste Afrique d’Air France à continuer à travailler à la libération des otages.

 

A Bamako, le directeur est reçu par le président du Mali, « ATT », Amadou Toumani Touré, qu’il côtoie depuis ­longtemps. Sur le terrain, le directeur peut s’appuyer sur les anciens chefs de la rébellion touareg de 1990 et de 2006. Ils sont ­rentrés dans le rang mais restent très proches du mouvement Tamasheq dans la région de Kidal, la principale cité de la zone contrôlée par l’Aqmi. A Bamako, « ATT » suit les négociations en amont. Tout comme Blaise Campaoré. Le président du ­Burkina utilise son homme de confiance mauritanien, Moustapha Chafi. C’est lui qui a déjà négocié la libération d’otages canadiens et espagnols détenus par un autre émir de l’Aqmi, Mokhtar Belmokhtar, un trafiquant du désert devenu islamiste. Chafi a effectué une dizaine de séjours dans le repaire de Belmokhtar. Le directeur d’Air France le rencontre pour l’entretenir d’Al-Qaïda. Et Jean-Cyril Spinetta est reçu par les présidents du Mali et du Burkina. Les intermédiaires touareg sont formels. Abou Zeid estime que la prise de deux otages africains est contre-productive pour l’image du mouvement sur le continent noir, et il ne sait pas quoi faire de Françoise Larribe. Dans son esprit, une femme ne compte pas. Ces trois-là étant « gratuits », seul Daniel, l’époux de Mme Larribe, a un prix. Il n’est pas encore dissocié du premier groupe sur le point d’être libéré.

 

Un autre Français est entré dans la ­négociation avec « de gros moyens »

 

Le « tarif » coïncide avec les souhaits d’« ATT », qui insiste pour qu’on ne sorte pas de la « jurisprudence Chafi » : deux Espagnols pour 2,5 millions d’euros chacun. Le président malien est prêt à ­ apporter un appui logistique en fournissant véhicules tout­terrain, guides et chauffeurs, mais laisse aux Français le soin de régler leurs affaires par l’intermédiaire des Touareg qui, évidemment, lui rendent compte. Pour les quatre, la négociation paraît bouclée, jusqu’à ce que l’émissaire français sente comme une gêne chez ses interlocuteurs touareg. Un député du Nord, en particulier, très bien introduit, lui confie qu’un autre Français, se présentant comme un « ingénieur », est entré dans la ­négociation avec « de gros moyens » et, selon lui, la bénédiction de Paris. C’est « ATT » lui-même qui annonce au ­directeur que « l’ingénieur » est en fait un agent des services français. « Dans ce cas-là, on se retire. Ce genre de travail n’est pas notre métier. Laissons faire les professionnels de la République », annonce Spinetta à son collaborateur. A Bamako, le directeur fait dire à « l’ingénieur » qu’il est prêt à le rencontrer pour lui communiquer des informations. Sans succès. Il comprend qu’il doit s’arrêter. Commence alors une série de mésaventures dans la vie de l’agent d’Air France.

 

Fin 2010, il est bizarrement interrogé à Paris à propos de paquets de drogue découverts dans un avion en provenance de Bamako. Un interrogatoire qui semble organisé pour l’impressionner. A Bamako, le véritable pedigree de « l’ingénieur » est rapidement connu. En octobre, « La lettre du continent », un bulletin très bien informé sur les réseaux africains, mentionnera l’existence de « l’ingénieur » sous le titre : « Les discrets émissaires auprès d’Aqmi. » Grâce à une société locale, « l’ingénieur » protège les chantiers de travaux publics de Satom, une filiale du groupe Vinci. Ancien élève de l’école d’officiers de Coëtquidan, il a servi la DGSE. Il aurait été envoyé en mission pendant la rébellion karen, en Birmanie, puis au Kosovo. Lieutenant-colonel sous l’uniforme de l’armée tchadienne, il fait preuve de courage à N’Djamena. Il est officiellement chargé de l’encadrement des hommes de la sécurité présidentielle. En fait, il conseille le président Idriss Déby, avec qui il noue des liens de confiance. Début février 2008, l’officier français est aux côtés du président tchadien dans le palais ­encerclé par les rebelles.

 

A l’Elysée, Nicolas Sarkozy se marie avec Carla Bruni, mais il suit la situation heure par heure. Il aurait même pris le temps de lui parler au téléphone alors qu’il est dans la nasse avec d’autres militaires du 1er RPima. Mais son exfiltration se passe mal. Et ses relations avec l’attaché de ­Défense et l’ambassadeur de France vont ­devenir exécrables. Pire : son nom est cité par l’opposition dans la disparition d’un intellectuel qui aurait été en contact avec la rébellion, et il ­apparaît encore en mars 2010 dans un rapport d’audition de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Depuis, il a, du moins officiellement, quitté la DGSE. L’officier s’est­reconverti dans le privé. On le voit en Côte d’Ivoire et en ­ République centrafricaine auprès du président Bozizé, mais surtout au Sahel, sa terre de prédilection.

 

Le montant de la rançon pour trois otages dépasse largement ce qui avait été prévu

 

C’est lui qui aurait proposé aux autorités françaises un plan d’action pour libérer les otages. La proposition, en tout cas, semble avoir été acceptée. Est-ce que Paris, après avoir mené deux opérations commandos contre Al-Qaïda au Mali, ne veut pas apparaître dans une négociation de remise de rançon réglée par deux grands groupes industriels français ? Ou bien s’est-on souvenu en haut lieu du courage de l’officier à N’Djamena ? Fort d’un soutien plus ou moins avéré, « l’ingénieur » arbore désormais plusieurs casquettes. Au Niger, il offre à Areva, avec plusieurs associés, de sécuriser grâce à des supplétifs touareg le site d’Imouraren, la future plus grande mine d’uranium d’Afrique… déjà gardée par l’armée nigérienne et une société française.

 

D’un autre côté, il poursuit ses négociations au Mali, sous l’œil très attentif d’« ATT ». En janvier dernier, le président malien apprend que les sommes proposées à l’Aqmi sont cinq fois plus élevées que celles qu’il a autorisées. Pire : il découvre que son directeur des services de renseignement, Mamy Coulibaly, est partie prenante. Convoqué, celui-ci confirme à son président que le montant de la rançon dépasse pour trois otages largement ce qui avait été prévu pour quatre. L’émissaire d’Air France et les Maliens doutent que tout cet argent soit arrivé jusqu’au fin fond du désert. Une partie est larguée par avion, le reste, acheminé par voie terrestre. Les deux otages africains et Mme Larribe sont libérés le 24 février. Peu après, des médiateurs maliens annoncent que l’Aqmi ­demande 90 millions d’euros pour libérer les quatre derniers otages. Une somme extravagante ! Personne ne peut affirmer ce qui reviendra réellement aux preneurs d’otages.

 

Pour le directeur d’Air France, les ennuis continuent. Il vit sous protection après s’être aperçu qu’il était suivi et photographié dans tous ses déplacements. Au cours de l’été, il porte plainte contre X au tribunal de Bobigny. Juste avant, il a raconté son histoire à son interlocuteur habituel, un diplomate à la cellule Afrique de la présidence de la République. Suite à cet entretien, il est appelé par un général de la DGSE au siège du boulevard Mortier. « Comment se fait-il que vous n’ayez jamais pris contact avec nous ? » lui demande l’officier. « Comment se fait-il que vous ne soyez pas au courant de ce qu’il m’arrive ? » rétorque le civil. Dans la conversation, il comprend qu’on le soupçonne de mettre des bâtons dans les roues à « l’ingénieur » dans le but d’obtenir une part de la rançon ! Afin d’apaiser le différend, l’officier organise un déjeuner dans un restaurant de la place de la République. L’ambiance est glaciale. « Est-ce vrai que vous êtes prêt à attenter à la sécurité de ce monsieur ? » demande le général. « Si c’était le cas, il ne serait pas là pour en parler », répond sèchement « l’ingénieur ».

Le sort des otages risque d’être lié à la situation au ­Sahel, qui ne fait que se compliquer depuis la chute de ­Kadhafi

 

L’officier donne l’impression d’être impuissant devant des protagonistes qui, ­ visiblement, bénéficient d’appuis importants. « Je connais Abou Zeid. On se comprend parce qu’on parle le même langage. Aussi Air France et Areva ont intérêt à travailler avec moi », lâche « l’ingénieur » avant de partir. Comme rien ne bouge au tribunal de Bobigny, le directeur se constitue partie civile en septembre. Depuis, ses ennuis ont recommencé, sans qu’il sache s’ils sont fortuits ou délibérés. Le 3 octobre, vers 21 heures, un véhicule le percute de plein fouet alors qu’il ­rentre de Roissy au volant de sa Nissan. Le conducteur est un Guinéen qui parle à peine français, sa compagne, une auxiliaire de police qui l’assiste opportunément pour le constat. Quelques jours plus tard un incendie ravage sa maison de ­ campagne dans le Sud-Ouest. Puis c’est le bouchon de la ­ vidange du liquide de refroidissement de sa vieille voiture qui, dévissé, entraîne l’arrêt du moteur.

 

Depuis quatorze mois, des familles espèrent la libération des otages. Mais leur sort risque d’être lié à la situation au ­Sahel, qui ne fait que se compliquer depuis la chute de ­Kadhafi. L’Aqmi n’est pas seule à avoir récupéré des armes. Des milliers de combattants touareg sont rentrés de Libye ­ suréquipés. A tel point que l’armée malienne renforce ses garnisons au Sahara par crainte d’une nouvelle rébellion. Ainsi, pour Niamey, la priorité n’est plus seulement l’Aqmi. Le Niger et le Burkina espèrent entamer des négociations avec les groupes islamistes. Le 29 juillet dernier, un haut responsable touareg d’Areva est envoyé en mission par le nouveau gouvernement nigérien chez l’émir Belmokhtar, responsable du rapt, en janvier dernier, de deux jeunes Français à ­ Niamey, tués au cours d’une opération française.

 

Après avoir effectué trois voyages dans l’Adrar des Iforas pour rencontrer les groupes de l’Aqmi qui détiennent les otages, l’émissaire touareg se rend, cette fois, à 70 kilomètres de Tombouctou, où il a trouvé l’émir assis tranquillement au pied d’un arbre, entouré d’une vingtaine de combattants. Quand l’émissaire annonce que « le Niger et le Burkina Faso souhaiteraient que l’Aqmi n’utilise plus leurs ­territoires pour commettre des enlèvements d’Occidentaux », Belmokhtar répond que la discussion est possible. Une fois les trois autres chefs de l’Aqmi informés, il proposera une date pour rencontrer une délégation d’officiels. Mais où le propos de l’émir devient plus délicat, c’est quand il informe l’émissaire nigérien « des démarches effectuées par un Français [il cite le nom de “l’ingénieur”] qui est dans le circuit des négociations pour la libération des otages ». L’émissaire note : « Ce Français a créé une société de sécurité au Mali, il propose aux gens d’Aqmi de travailler avec lui ! Il propose aussi d’être leur intermédiaire pour leur trouver de l’argent… »

 

Patrick Forestier

 

 

Mali : Un bien étrange négociateur dans la libération des otages français

 

http://www.rfi.fr/afrique/20111124-mystere-autour-interception-ancien-colonel-francais-negociateur-liberation-otages  2011-11-24 08:43

 

 

Un Français, négociateur dans la libération des otages enlevés en septembre 2010 par Aqmi dans le nord du Niger, a été blessé ce mercredi 23 novembre 2011, dans le nord du Mali. Selon les informations recueillies par RFI, cet homme aurait été légèrement blessé à l'épaule par des hommes armés dans la région de Gao. Il était accompagné d'un élu régional malien.

 

Le Français blessé ce mercredi 23 novembre 2011 dans le nord du Mali n'est pas un inconnu en Afrique. Colonel de l'armée française, âgé de la soixantaine, il a été durant les années 2000, conseiller militaire du président tchadien Idriss Deby.

 

En 2009, son nom est cité dans la disparition de l'opposant Ibni Mahamat Saleh. Selon des proches, il est alors prié de quitter le service de renseignement (Direction générale de la sécurité extérieure) de la France.

 

Il se reconvertit dans le privé mais continue à intervenir comme conseiller militaire, auprès de chefs d'Etat, notamment en Centrafrique. L'homme, un baroudeur, connaît bien le Sahel et ses hommes.

 

En décembre 2010, le groupe Vinci le recrute pour négocier la libération des otages enlevés trois mois plus tôt à Arlit au Niger. Selon nos informations il est très bien introduit chez les touaregs. Avec leur aide il a réussi à négocier auprès d'Abou Zeid en février dernier la libération de l'épouse d'un des otages français et des otages togolais et malgache. Mais l'homme ne fait pas l'unanimité.

 

Selon des témoignages recueillis, ses méthodes de négociation, suscitent la méfiance, tant chez ses partenaires touaregs que du côté de certains ravisseurs : la rançon farfelue de 90 millions d'euros demandée par Aqmi (Al-Qaïda au Magreb islamique) serait l'une de ses inventions.

 

Dans un récent article de l'hebdomadaire français Paris Match, il est présenté comme un émissaire trouble et ripou. Le colonel reconverti se dirigeait une nouvelle fois vers les ravisseurs des Français ce mercredi. Afin de brouiller les pistes, il est entré dans le pays par le désert malien. Son véhicule évitait les barrages officiels.

 

C'est en voulant le contraindre à s'arrêter qu'un groupe d'hommes armés a tiré sur la voiture. L'homme a été blessé légèrement à l'épaule et il a été rapatrié par avion sanitaire en France, le jour même. Le véhicule transportait-il d'importantes sommes d'argent ? La réponse viendra peut-être un jour.

 

Les quatre otages, Daniel Larribe, Thierry Dole, Marc Feret et Pierre Legrand, salariés des groupes Areva et Sagéo-Satom -filiale BPT pour l'Afrique du groupe Vinci- ont été enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, au Niger. Ils attendent toujours leur libération.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 02:04

 

 

 

  fric-en-CFA.jpg

 

Pour les mois d’août et septembre 2010, le niveau et les montants du pompage du trésor par la bozizie ont beaucoup baissé. Sans doute cela est en relation avec le niveau des caisses qui ont commencé à prendre un sérieux coup. Les noms de Guillaume LAPO et son homme de main Joseph BANGO, dont nous avons parlé les fois précédentes apparaissent encore et toujours néanmoins pour le versement illégal de leurs prétendues indemnités pour « Travail Extra Légal », en fait des soi-disant heures supplémentaires auxquelles ils seraient les seuls dans la fonction publique centrafricaine à en bénéficier.

On s’interroge aussi cependant sur  le montant de 30 millions de F CFA versée pour la mission du PM à Bamako pour le cinquantenaire du Mali. Une telle mission de BOZIZE en RDC a coûté 50 millions de F CFA. Pourquoi tout cela ?

 

Rédaction C.A.P  

 

 

 

 

 

MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET                                                                        REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

*************                                                                                                                          UNITE - DIGNITE - TRAVAIL

DIRECTION GENERALE DU TRESOR                                                                                                               **********

ET DELA COMPTABILITE PUBLIQUE

            *************

DIRECTION DE LA CENTRALISATION COMPTABLE

            *************

SERVICE DE LA CENTRALISATION COMPTABLE                                                                             Bangui le 14/09/2011

            *************

BUREAU DE REGULARISATION DES DEPENSES

            ************* 

N°_ /MFB/DIR-CAB/DGTCP/DCC/SCC/BRD, 11

 

TABLEAU DES DEPENSES PAYEES A CHARGE DE TRESORERIE

(EXERCICE AOÛT/SEPT 2010)

 

N° OP

LIBELLE

MONTANTS

BENEFICIAIRES

7508

Climatisation des bureaux

2 500 000 CFA

BANGO Joseph

7510

Achat fournitures de  bureau DGT

2 000 000 CFA

BANGO Joseph

7543

Indemnités des membres du comité de pilotage

10 880 000 CFA

BALLO JAUBERT

8076

Mission sécurité de Birao

4 144 000 CFA

NICAISE

8093

Dépenses obligatoires de l’hôpital Communautaire

3 500 000 CFA

NDOUMANDJI Irène

8117

Soutien aux sinistrés de Bossangoa et Nanga Boguila

5 000 000 CFA

ZAWA Ambroise

8193

Alimentation FACA/Garde Présidentielle

37 000 000 CFA

MOIDAMSE SINEFEI Joêl

8194

Actions gouvernementale et présidentielle

12 000 000 CFA

BIREAU RAMEAU

8201

Dépenses obligatoires Hôpital Communautaire

3 500 000 CFA

NDOUMANDJI Irène

8212

Fonds mis à la disposition du CNTS

2 000 000 CFA

MBATIMA José

8222

Fonds mis à la disposition du DGT

3 000 000 CFA

LAPO Guillaume

8230

Indemnités Travail Extra Légal (TEL)

2 952 000 CFA

BAKAMAKO Gabin

8264

Fonds mis à la disposition de l’équipe Nle de foot-ball

150 000 000 CFA

GOUMBA Anthyme

8273

Règlement mission de contrôle

2 629 000 CFA

GBOGOUDA Henri


 

8292

Dépenses obligatoires Hôpital Amitié

3 000 000 CFA

NDOUMANDJI Irène

11508

Indemnités Travail Extra Légal (TEL)

1 390 000 CFA

LAPO Guillaume

11557

Frais de change à la Banque centrale

3 115 000 CFA

BOMAYAKO Gilbert

11564

Achats d’ordinateurs

5 000 000 CFA

LAPO Guillaume

11583

Mission Primature Cinquantenaire du Mali

30 235 800 CFA

DALLIN KPANA

11774

Installation Scanners

56 154 000 CFA

OUANFIO Jean Félix

11786

Actions gouvernementale et présidentielle

37 000 000 CFA

MOIDAMSE SINEFEI Joêl

11792

Dépenses obligatoires Hôpital Amitié

3 000 000 CFA

NGATOUA Parfait

11797

Fonds mis à la disposition du CNTS

2 000 000 CFA

REPAGO Chantal

 

S/ TOTAL AOÛT ET SEPTEMBRE 2010

376 909 800 CFA

 

 

 

(Sources : Ministère des Finances et du Budget)

 

 

RECAPITULATIF DES REGLEMENTS PAR OP POUR LE MOIS D’AÔUT ET SEPTEMBRE 2010

 

1

MONTANT DES OP REGLES AU PROFIT DE LA BOZIZIE, LE KNK ET LES GBAYAS BOY’S

376 909 800 CFA 

2

MONTANT TOTAL DES DEPENSES DE L’ETAT EFFECTUEES PAR OP

 395 675 800 CFA

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 01:41

 

 

assemblee nationale

 

A en juger aux termes de la lettre en date du 23 novembre 2011 qu’il vient d’adresser à son patron le ministre des affaires étrangères, le général Antoine GAMBI, dont C.A.P a pu se procurer copie, l’ambassadeur extraordinaire, Plénipotentiaire et Représentant permanent de Centrafrique auprès de la Confédération Suisse, Léopold Ismael SAMBA tire la sonnette d’alarme sur la situation qu’il traverse en ce moment.

 

En effet, depuis le mois de juin,  ce dernier n’a pas reçu le moindre crédit pour son fonctionnement courant. Résultat : l’électricité, le téléphone et son fax sont coupés. Sa voiture de commandement est en panne. Plus grave aussi, il a déjà accumulé plusieurs impayés de loyers de sa résidence, bref, une vraie galère…Avec ce régime actuel de Bangui, il faut être un ambassadeur vraiment très proche du cercle clanique de BOZIZE pour être à l’abri de difficultés financières. Seuls ceux en poste à Pékin, Washington et Paris doivent toucher du bois.

 

« Afin d’éviter le déshonneur auprès de nos partenaires » ose écrire Léopold Ismael SAMBA à sa hiérarchie mais feint-il d’ignorer que les autorités de Bangui qui n’en finissent pas de crier ces derniers temps à la vacuité des caisses de l’Etat, n’en sont plus à un déshonneur près tout en continuant à s’accrocher désespérément au pouvoir en dépit de leur évidente faillite. Après avoir contribué au pillage des caisses du trésor, le général Guillaume LAPO, en guise de prime au vol, vient  d’être promu Chef d’Etat-Major de l’armée.

 

Comme DG du Trésor, LAPO faisait sans aucun scrupule réparer les toilettes de son bureau à 10 millions de F CFA et se faisait acheter un véhicule de fonction à 149 millions de F CFA. Quant à BOZIZE, on sait maintenant qu’il avait nommé le même LAPO DG du Trésor pour mieux puiser dans les caisses. Joël SINFEI MOIDAMSE était chargé d’aller chaque semaine décharger les centaines de millions en espèces. Les preuves de ce pillage au plus haut niveau de l’Etat en bande organisée sont désormais disponibles et publiques. Centrafrique-Presse révèle les montants pompés en 2010 depuis maintenant sept semaines.

 

Quand dans un pays, la famine sévit, une vaste partie du territoire est occupée par des rébellions étrangères, les ponts et ouvrages d'art de la capitale s'effondrent les uns après les autres, tout cela, dans l'indifférence totale des autorités au pouvoir, ont-elles le temps de penser au sort, sans doute peu enviable d'un ambassadeur en Suisse, fût-il Leopold Ismael SAMBA ? Voilà hélas, les réalités de l'Etat fantôme centrafricain de François BOZIZE à l'heure actuelle....!

 

La Rédaction C.A.P

 

 

Lettre-Samba-Leopold-a-Gambi.JPGLettre-Samba-Leopold-a-Gambi-2-.JPG

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 01:27

 

 

Job Isima portrait

 

 Dans un pays normal, peut-on solliciter l’avis du président de la République pour ce genre de problème ? En Centrafrique, non seulement cela est possible mais en plus, le président de la République en question, puisqu’il s’appelle François BOZIZE, prend volontiers part à la bouffonnerie et donne son avis comme on le lui demande. C’est ce qui fait l’objet du soit-transmis dont une copie est parevnue à la rédaction que nous publions ci-dessous. Son directeur de cabinet l'a adressé au ministre des affaires étrangères qui aurait dû résoudre ce problème au sein de son département.


C’est un secret de polichinelle qu’à Bangui, pour masquer leur incompétence à prendre des décisions sur les dossiers de leur département, certains ministres de BOZIZE sollicitent systématiquement l’avis de BOZIZE et pour cela, on les appelle « ministres CAT » pour « conduite à tenir ». Finalement on se demande à quoi servent-ils mais quand on voit l’état dans lequel se trouve actuellement le pays, on a l’explication.

 

Rédaction C.A.P

 

 

soit-transmis-de-Gbezera-a-Gambi.JPG

 

 

avis-Bozize-veuve-Isima-entete-.JPGavis-Bozize-veuve-Isima.JPGavis-Bozize-veuve-Isima-2.JPG

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 01:08

 

 


FACA


Bangui Vendredi, 25 Novembre 2011 12:08 (AFP) - Le général de brigade Guillaume Lapo, ancien ministre et ex-directeur du Trésor public, a été nommé chef d'état-major général de l'armée centrafricaine en remplacement du général André Mazi, mort le 16 octobre de maladie à Libreville, selon un décret présidentiel vendredi.

 

Porte-parole de l'armée centrafricaine puis directeur général du Trésor public centrafricain, le général Guillaume Lapo avait été relevé de ses fonctions en octobre par décret du président François Bozizé sans qu'aucun motif n'ait été précisé.


Formé à l'Ecole spéciale de formation des officiers d'active (ESFOA) Jean-Bédel Bokassa à Bouar (ouest), dans les années 70, le général Lapo a notamment été ministre de la Communication de 1981 à 1986 dans le Comité militaire de redressement national (CMRN) du général André Kolingba (président de 1981 à 1993 et décédé en 2010).

 

Un autre décret présidentiel nomme les colonels Ludovic Ngaïfé, Thierry Lengbé et Jean-Pierre Doléwaya, sous-chefs d'état-major des FACA, chargés respectivement des opérations, des renseignements et de la logistique.

 

Minée par l'insécurité, la Centrafrique s'est lancée en 2008 dans un processus de paix intégrant l'opposition et les rébellions, mais selon un rapport l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International paru en octobre, "le gouvernement s'est invariablement montré incapable ou peu disposé à agir pour protéger ses citoyens".


Selon Amnesty International, au moins 14 groupes armés sévissent toujours en Centrafrique dont la LRA, réputée pour être une des guérillas les plus brutales au monde.


© Agence France-Presse

 

 

 

NDLR : L'armée centrafricaine ressemble de plus en plus à une armée mexicaine. Elle est truffée de généraux et colonels pantouflards et affairistes dont certains sont mêmes inaptes et totalement  déconnectés de l'armée depuis longtemps mais continuent d'être grassement rétribués par l'Etat à ne rien foutre. Pour se mettre à l'abri d'éventuels coups d'Etat, BOZIZE n'arrête pas de les cadeauter en galons, bagnoles et fric et sont de fait à ses petits soins. Ils ne se sentent en rien concernés par les questions d'intégrité territoriale du pays ni des activités criminelles de Joseph KONY et BABA LADE. Comment expliquer autrement cette promotion faite au général LAPO qui non seulement est au coeur de crimes de détournement de deniers publics mais aussi coupable de délit de conflit d'intérêts flagrant !

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 18:42

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

Saragba F


Jamais, célébration de la proclamation de la République Centrafricaine n’a suscité autant de passions. D’un côté et comme c’est souvent le cas, les groupuscules proches du pouvoir voient en ce 1er décembre une occasion inespérée de faire la fête au frais de la princesse. Et pendant ce temps, cet anniversaire provoque un aussi grand désintérêt de la majorité des Centrafricains qui, eux,  ont du mal à assurer le minimum vital, souffrant  le martyr, victime des exactions au quotidien de la garde présidentielle, des rebelles et autres bandes armées sur l’ensemble du territoire national.

 

Les oppositions ainsi créées par ce débat qui n’a vraiment pas lieu d’être pourraient accentuer les nombreuses scissions déjà profondes qui existent  au sein de la population Centrafricaine. Dire que le régime du général Bozizé est haï par la majorité des Centrafricains est un doux euphémisme, tant tous les indicateurs sont au rouge. Ce régime aux abois n’attend qu’une brindille d’étincelle pour amorcer sa chute. Inéluctable !  Un régime qui cherche par tous les moyens à gagner du temps. Car ses responsables savent qu’il faut coûte que coûte offrir du jeu et des fêtes à la population afin de les endormir. Si la réussite de la célébration de cette cinquante troisième anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine est une nécessité pour le régime en place afin de permettre à celui-ci de distraire pendants un laps de temps nos compatriotes dans le seul but de leur faire oublier les vrais problèmes de fonds et la faillite du pays, elle offre une occasion à l’opposition démocratique de mettre ce régime en difficulté en démontrant à nos concitoyens ainsi qu’à la communauté internationale sa véritable capacité à mobiliser les Centrafricains le moment opportun pour sauver ce qui peut encore l’être.

 

Une célébration qui prend désormais une tournure politicienne.

 

L’appel au boycott des festivités des partis politiques de l’opposition démocratique qui sont réunis au sein du Front pour l’annulation et la reprise des Elections de 2011, suivi en cela par la déclaration de l’Union syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC) donne désormais une dimension politique pour ne pas dire politicienne à juste raison. Le cocktail syndicats et partis politiques de l’opposition démocratique est prometteur à condition que ces deux entités tiennent bon jusqu’au bout et qu’elles ne soient pas tentées au dernier moment par un autre objectif. Toutefois, un élément déterminant et non négligeable qui risquerait d’enrailler la stratégie mise en place par ceux-ci demeure le paiement des salaires au dernier moment par le régime pour essayer de dissuader les salariés de ne pas suivre l’appel au boycott.   

 

Le régime en place par son chef dit-on malade est devenu aphone et invisible ces derniers temps, malgré les multiples occasions qui se sont présentées à lui pour intervenir et renouer avec le peuple centrafricain, à défaut d’avoir un brun de considération à l’égard de l’opposition démocratique. Au lieu de cela, le régime affiche pour la énième fois un mépris total envers la population qui l’aurait élu avec plus de 66% du suffrage exprimé. Or, avec un tel score, la légitimité du régime ne devrait pas souffrir d’une quelconque hésitation. N’importe quel régime aurait profité de cette notoriété pour régler les problèmes de fonds qui minent notre pays. Au bénéfice d’un « pseudo légitimité » dont le régime se targue depuis les dernières élections générales, le temps est venu pour le KNK et son chef de sortir de leur tanière. Le général Bozizé et ses hommes doivent aller à la rencontre de nos compatriotes pour leur expliqué pourquoi l’insécurité totale règne sur l’ensemble du territoire. Au lieu de s’enfermer  dans un mutisme regrettable qui se trouve être une voix sans issue et confirme leur incapacité à faire face aux problèmes qui se posent au pays. Face à ce silence lourd et inquiétant, nombreux sont les Centrafricains qui veulent savoir ce qui se passe. Y’a-t-il encore un président de la République en Centrafrique ? Y’a-t-il encore un gouvernement de la République en Centrafrique ?

 

 La dimension folklorique de l’événement a fini par supplanter le sacre de la symbolique.

 

Au-delà des quiproquos et autres équivoques retenus, de l’état de faillite du pays par un régime illégitime et incompétent, se pose à nous irrémédiablement le problème de la perpétuation  et de la pertinence du folklore qui entoure année après année chaque célébration. Doit-on maintenir le côté ostentatoire, futile et couteux des festivités pour un pays pauvre et endetté comme le nôtre ? Combien coûte le défilé du 1er décembre ?   

 

A force de mettre trop l’accent sur le côté festif, décoratif, infantile, jouissif, folklorique  de la célébration que l’on oublierait presque le sérieux, le caractère sacré de l’avènement. Au lieu de perpétuer ad vitam aeternam ces pratiques néfastes et couteuses qui infantilisent les Centrafricains, l’accent ne doit-il pas être mis surtout sur le côté symbolique, patriotique et pédagogique dans les écoles, auprès des jeunes... A quoi sert d’inviter à chaque fois ces nombreuses chefs d’États et leurs délégations qui n’apportent rien de concret dont il faut assurer la sécurité et les différents frais de séjour ?  A quoi servent ses uniformes neuves que l’on impose l’achat tous les ans aux familles, aux élèves, aux étudiants, aux travailleurs juste le temps de faire un défilé et faire bon ne figure afin de camoufler la dure réalité ? A quoi sert de mettre du vernis et de saupoudrer le paysage pour une journée ? D’implanter des panneaux publicitaires qui coûtent chers ?...Et enfin, à quoi sert et quel sens donné à un défilé dont la récupération politique et les retombées politiciennes reviendront nécessairement à un régime illégitime, incompétent et ingrat ?

 

 

Franck SARAGBA

 


 

 

LE MOUVEMENT DE L'UNION DES FORCES RÉPUBLICAINES

                                                         APPEL AU PEUPLE

Nous, Mouvement  de l’Union  des Forces Républicaine (UFR-Centrafrique) allié à  l’Opposition Centrafricaine  et au Collectif des Forces pour le Changement (CFC) nous adressons solennellement à notre Peuple  et à L’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (USTC) la décision de boycotte   du défilé de la  fête 1er Décembre 2011 (fête nationale de la République Centrafricaine).


 Cette décision de boycotte fait suite à une réunion élargie des membres du bureau politique de l’UFR – Centrafrique,  cette décision se justifie par le coût assez élevé de la vie en Centrafrique avec la flambée des prix des produits de première nécessité sur le marché centrafricain, le déblocage des indices salariales et les graves violations de droits humains sur la population mais aussi et surtout la prise en otage du Président François BOZIZE par le Clan du Président Idriss DEBY et la sécurité rapprocher mise à sa disposition non pas pour le Protéger mais pour lu donner des ordres à exécuter sans discute ni murmure....Mais dans quel République sommes nous. La RCA est elle devenue une province ou sous Préfecture du Tchad contrôler directement par Idriss DEBY INTO???


Il s'agit là d’un combat important que nous entendons poursuivre avec toute la détermination qu'exige la situation contre  l’irresponsabilité du pouvoir de François BOZIZE et de son Gouvernement, à protéger le consommateur  en générale et les fonctionnaires  centrafricain en particulier.


 Ces dérives du pouvoir,  vise à la fuite des responsabilités de l’état,  l'impunité des auteurs des actes de  violences contre la population victime des viols commis par des hommes de la LRA de Joseph KONI  et les violations des droits humains sur certains dirigeants de l'opposition.


Nous constatons à ce stade que les faits visent à l'instrumentalisation de la Justice et au recours abusif de  la force comme méthode d’intimidation sur les dirigeants et   militants des Partis de l'Opposition.
Cette situation n'entraîne pas seulement la liquidation des libertés démocratiques et des droits des citoyens qui, sur ce plan, sont tous aujourd'hui en sursis. Elle témoigne de la volonté manifeste de François BOZIZE d'empêcher la dénonciation de la politique de son régime dont les conséquences catastrophiques ont atteint un seuil inégalé !


En attestent les faits suivants:


-    L’appauvrissement et l’installation de la famine dans le monde rural ;
-    La mise en détresse de L’ENERCA, de nos industries, sous le coup des privatisations affairistes et des ingérences dans leur gestion ;


-    Les graves préjudices portés à notre industrie touristique ;


-    La dégradation de l'environnement des Affaires, aggravée par les scandales qui ont éclaté dans la magistrature, ce qui éloigne encore toute perspective d'un flux d'investissements importants vers notre pays.
-    La déception des jeunes trahis dans l'espoir qu'ils avaient placé  auprès du gouvernement et faisant face à de sombres perspectives d'emploi.


-    La frustration générale des populations résultant des délestages, intempestifs de L’ENERCA  qui découle de sa gestion gabégique des ressources nationales qui, seule, explique le déploiement actuel par le KNK de moyens qui ne peuvent provenir que du détournement des ressources publiques et de l'enrichissement artificiel de principaux dirigeants du régime et de ses clients.
Enfin la démarche de François BOZIZE et de son Pouvoir consiste à tenter d'imposer à l'opposition et aux citoyens sa DICTATURE.

Seule une mobilisation populaire, puissante et soutenue peut imposer à François BOZIZE et son Gouvernement un rapport de forces susceptible de l'amener à réfléchir à deux fois sur la voie de l'aventure et de l’arbitraire dans laquelle il s'est engagé.

C'est cette mobilisation, dans laquelle elle s'est engagée depuis longtemps, que l’URF-Centrafrique entend porter à un niveau qualitativement supérieur :  

    La baisse des denrées alimentaires et  produits de premières nécessités,

     Le déblocage effectif des indices de salaires

    la fin du harcèlement contre les militants, des dirigeants, et Chefs des Partis de l'Opposition, ainsi que les leaders d'opinion parmi lesquels les responsables et les professionnelles de la Presse ;

    le rétablissement de la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes dans la zone sous contrôle de Joseph KONI et ses hommes? LRA..

De tout ce qui précède le bureau politique de L’UFR-Centrafrique face à la souffrance du peuple centrafricain opprimé, abusé et désabusé ne peut pas rester insensible à ces multiples cri de détresse lance un appel solennelle et pathétique au Peuple Centrafricain en général et en particulier  aux Forces Vives de la Nation, aux parties politiques, mouvements de l’opposition et à L’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (USTC) et leurs demandes vivement d’observer la décision de boycotte   du défilé de la  fête 1er Décembre 2011 (fête nationale de la République Centrafricaine) en guise de protestation.


Dakar, le 26 Novembre 2011

Le SG-UFR Centrafrique


BEFIO Bernard

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 01:37

 

 

 

Tshisékédi en campagne


KINSHASA AFP / 27 novembre 2011 00h09 - La police congolaise est intervenue violemment tard samedi soir contre le convoi du dirigeant d'opposition Etienne Tshisekedi, le candidat à la présidentielle de l'UDPS, dont le secrétaire général a été embarqué sans ménagement par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport de Kinshasa.

Alors qu'il voulait quitter dans l'après-midi l'aéroport international Ndjili pour aller tenir un meeting interdit à Kinshasa, M. Tshisekedi avait été bloqué vers 16H00 GMT par un barrage de police de 4 pick-up et un camion blindé et grillagé en travers de la bretelle de sortie vers la capitale.

Vers 23H30 (22H30 GMT), alors que des discussions avaient été engagées entre la police et des représentants de la mission de l'ONU au Congo (Minusco) et que le barrage routier semblait en train d'être levé, des policiers ont voulu faire partir de force la vingtaine de voitures du convoi de M. Tshisekedi, en poussant les gens à coups de matraques à l'intérieur de leurs véhicules.


Le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Jacquemin Shabani a été embarqué sans ménagement, tandis que sept ou huit policiers tentaient d'extirper de force le chauffeur du 4x4 d'Etienne Tshisekedi, assis imperturbable à l'arrière.

Selon le journaliste de l'AFP, une dizaine de personnes ont été embarquées par la police.

Le convoi s'est finalement ébranlé vers 23H50 locales en direction de la capitale. L'avenue, habituellement encore animée un samedi soir normal, était totalement déserte et dans le noir.

Peu de temps auparavant, Etienne Tshisekedi avait accusé la Minusco d'être complice du pouvoir.

Je suis agressé par la police (du président) Kabila, la police ne veut pas que je rentre chez moi. La Minusco (mission de l'ONU en RD Congo) propose comme solution que je sois escorté et juge légal ce que (Joseph) Kabila fait, avait-il déclaré à quelques journalistes en refusant d'être escorté comme un prisonnier.

Dans l'après-midi, le chef de la police congolaise, le général Charles Bisengimana, s'était rendu en personne sur les lieux, sécurisé par environ 300 hommes.


Les élections présidentielle et législatives sont prévues lundi, alors que la campagne électorale s'est officiellement achevée ce samedi à minuit (23H00 GMT).


(©)

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