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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 02:30

 

 

 

 

 

/ 25 février 2014

 

Des soldats tchadiens de la force africaine de maintien de la paix en République centrafricaine ont abattu lundi trois civils dans un quartier majoritairement chrétien de la capitale, Bangui, ont affirmé des riverains.


Deux militaires tchadiens ont par ailleurs été abattus et un troisième a été blessé dans un autre accrochage, a déclaré Elio Yao, porte-parole de la Misca, la force africaine de maintien de la paix.


Les affrontements religieux entre chrétiens et musulmans ont fait des milliers de morts depuis près d’un an et se poursuivent en dépit de la présence de 6.000 hommes de la Misca et de 2.000 soldats français.


Le week-end dernier, Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé la France de représailles pour son intervention et son laisser-faire présumé devant les crimes commis contre les musulmans.


Les soldats du Tchad, un pays musulman, font l’objet d’accusations récurrentes de la part de la population chrétienne, qui les accuse de venir en aide aux miliciens – majoritairement musulmans – de la Séléka.


Les esprits se sont échauffés ces derniers jours, à la suite d’accrochages entre les forces tchadiennes d’une part et des habitants et des miliciens du quartier chrétien Combattant d’autre part.


« Je condamne les troupes tchadiennes. Ils ont dit qu’ils venaient ici pour rétablir la paix mais ce sont eux qui nous tuent », selon Macnel Ndotowe, un riverain. Un porte-parole de la Croix-Rouge a fait savoir que son personnel avait bien retrouvé des corps dans le quartier, mais ne pouvait donner plus de précisions sur les circonstances de leur mort.


« ÇA PRENDRA DU TEMPS »


Selon des travailleurs humanitaires, la situation s’est pourtant améliorée ces dernières semaines, en particulier depuis le départ vers le nord d’une grande partie de la population musulmane du pays qui a fui les attaques menées par des chrétiens.
 

Le commandant de la force française Sangaris en Centrafrique, le général Francisco Soriano, a tenu lundi matin un discours allant dans le même sens lors d’une interview donnée à Europe 1.

« Il faut comprendre que remettre la Centrafrique sur les rails, ça prendra du temps, après il ne faut pas minimiser tous les progrès qui ont déjà été accomplis », a-t-il dit.

 

Le nombre d’exactions et d’affrontements a radicalement baissé depuis le début de l’opération Sangaris le 5 décembre et la transition politique dans le pays est « une réalité » et la vie économique reprend, a-t-il souligné.

 

L’armée française a toutefois enregistré dimanche sa troisième perte depuis le début de l’opération en décembre, celle d’un soldat mortellement blessé dans un accident de la circulation.

Et elle doit désormais faire face à la menace d’Aqmi, même si aucune présence de djihadiste n’a pour l’instant été rapportée dans le pays.

 

« Sachez que vos crimes ne resteront pas impunis et la guerre entre vous et nous va se poursuivre », a écrit le groupe affilié à Al Qaïda dans un communiqué.


AQMI a également appelé les musulmans de Centrafrique à entamer un djihad anti-français et les musulmans du reste du continent à frapper les intérêts français.

 


(Serge Leger Kokpakpa avec Marine Pennetier à Paris, Simon Carraud pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Des soldats tchadiens tuent trois civils en Centrafrique-témoins
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 02:21

 

 

 

 

par Agence de Presse Africaine - apanews.net   lundi 24 février 2014  

 

Interrompu depuis décembre 2012 à cause de l’insécurité qui sévit en Centrafrique, le championnat national de football des 1ère et 2ème divisions de la Ligue de Bangui va démarrer très ‘’bientôt’’, a déclaré lundi à APA, Célestin Yanendji, Vice-président de la fédération centrafricaine de football.

 

« Quand vous tombez il ne faut pas rester coucher et au niveau du football nous avons décidé de nous lever et de contribuer à notre manière à ramener la paix en Centrafrique » a déclaré Célestin Yanendji.

 

A en croire M Yanendji, la reprise du championnat de football imposera la paix en Centrafrique.

 

« Nous devons le faire pour que le peuple puisse se réjouir, oublier cet épisode sanglant de l’histoire de notre pays », a –t-il ajouté.

 

« La reprise des activités sera planifiée à l’issue de la réunion prochaine du comité exécutif prévue au courant du mois de mars prochain » a-t-il fait savoir.

 

« Une descente sur le terrain dans nos provinces s’avère nécessaire pour relancer des activités dans ces localités » a renchéri le vice-président de la fédération centrafricaine de football.

 

La suspension du championnat de football avait été décidée pour permettre à la sélection nationale de préparer le tournoi de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) », a souligné M Yanendji.

 

« Aujourd’hui les Centrafricains ne font rien pour ramener la paix. Ce sont les pays étrangers qui ont décidé de nous aider en tout cas de nous imposer la paix. Mais, nous qu’est-ce que nous faisons ? » s’est –il interrogé.

 

L’entraîneur du club Réal Comboni Sébastien Ngato, ancien sélectionneur de l’équipe nationale centrafricaine, se réjouit de la reprise annoncée du championnat des 1ère et 2ème divisions de la Ligue de Bangui.

 

Il se dit convaincu que cette reprise va donner du baume au cœur des amoureux du ballon rond et surtout aux joueurs de reprendre leurs activités après ces moments difficiles.

 

Pour lui, la République Centrafricaine doit également déjà envisager les préparatifs pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2015 dont la phase finale aura lieu au Maroc.

 

« Les Centrafricains ont éliminé le Maroc à deux reprises en 2012 et 2013 » a-t-il rappelé.

Centrafrique : Vers la reprise du championnat national de football
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 01:55

 

 

 

 

 

 

24/02/2014 à 14:57 Par Caroline Chauvet  http://www.jeuneafrique.com/ 

 

Premier ouvrage du genre, un dictionnaire trilingue français-lingala-sango est publié par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Un outil précieux qui vise à développer l'apprentissage des langues nationales dans des pays ou plusieurs langues coexistent. Entretien avec Ngalasso Mwatha Musanji, coordinateur du projet.

 

Huit années et des dizaines de spécialistes à Bordeaux, Brazzaville, Kinshasa et Bangui ont été nécessaires à l’élaboration d'un dictionnaire trilingue français-lingala-sango publié par l’OIF, qui comprend 15 000 mots. Premier du genre à associer ces trois langues et à le faire de façon si détaillée avec 15 000 entrés, cet ouvrage propose également des éléments de grammaire et de conjugaison.

 

Présenté dans le cadre de la journée internationale de la langue maternelle organisée par l’Unesco et l’OIF, ce glossaire s’inscrit dans le cadre du programme ELAN-Afrique, qui vise à promouvoir les langues nationales en Afrique subsaharienne. Deux autres dictionnaires devraient voir le jour à la fin de l’année : l’un en français-mandé-pular, l'autre en français-kiswahili-haoussa.

 

Coordinateur du projet, le professeur de sociolinguistique et de linguistique africaine à l’université de Bordeaux Montaigne, ancien directeur du Centre d’études linguistiques et littéraires francophones et africaines (Celfa), et chercheur à l’université de Johannesburg, Ngalasso Mwatha Musanji répond à Jeune Afrique.

 

Jeune Afrique : Pourquoi avoir conçu un tel dictionnaire ?

 

Ngalasso Mwatha Musanji : Les États africains voulant intégrer les langues nationales, comme le sango ou le lingala, dans le processus éducatif sont de plus en plus nombreux. L’idée est donc de développer une "pédagogie convergente" [l'apprentissage de plusieurs langues dans des contextes multilingues, NDLR]. Nous avons pu constater que les élèves africains ont des difficultés avec le français, qui est la langue dans laquelle se fait l’enseignement mais qui n’est pas toujours celle qu’ils parlent à la maison. Cette situation peut créer des blocages.

 

Les langues nationales doivent coexister avec le français, sans pour autant le remplacer. Au début des indépendances, la tentation a été forte d’évacuer les langues colonisatrices. Or, le français appartient désormais à notre histoire, à notre identité, à notre relation avec le monde.

 

À qui s’adresse ce dictionnaire ?

 

Bien sûr, il s’adresse à un public scolaire, mais pas seulement. Nous avons imaginé un dictionnaire assez vaste pour qu’il puisse être utilisé dans la vie courante, mais aussi pour servir à des chercheurs, ou encore à des touristes ou des journalistes. La plupart des dictionnaires de traduction entre le français et l’une de ces deux langues comporte 3 000 ou 4 000 mots. Avec 15 000 entrées, ce dictionnaire peut servir à des approches scientifiques.

 

Pourquoi avoir associé le lingala et le sango ?

 

Il est vrai que le lingala et le sango sont assez différents : le lingala est une langue bantoue, le sango une langue soudanaise. Il existe plus de 2 000 langues en Afrique. Nous avons donc privilégié, pour l’Afrique centrale, ces deux langues majeures et transfrontalières, donc partagées par de nombreux citoyens dans plusieurs pays.

 

Certes, le sango, pratiqué en Centrafrique et au nord de la RDC, possède une extension moindre que le lingala. Mais cette langue est la seule, en Afrique francophone, à laquelle est octroyée, en Centrafrique, le statut constitutionnel de "langue officielle" en parallèle du français.

________

Propos recueillis par Caroline Chauvet

 

 

 

(Ngalasso Mwatha Musanji)

Lu pour vous : Livres | L'OIF publie un dictionnaire pour promouvoir le lingala et le sango
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 01:39

 

 

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le   Par JEAN GUISNEL

 

Décidée à déployer en RCA de 500 à 1 100 soldats européens, l'UE attend que les États s'engagent. Une nouvelle conférence se tient mardi à Bruxelles.

 

Alors que deux soldats tchadiens de la mission militaire africaine Misca ont été tués ce lundi à Bangui dans un quartier à majorité chrétienne, le prochain déploiement de 90 gendarmes français en République centrafricaine se précise, mais pas encore son intégration dans le futur dispositif militaire européen qui viendra compléter les contingents déployés au sein de Sangaris et de la Misca. Logiquement, cette composante française pourrait représenter tout ou partie de la contribution de Paris à la nouvelle force Eufor-RCA, qui se met en place sous l'égide de l'état-major de l'Union européenne

 

À ce stade, les évaluations des diverses participations évoquées (PologneLettonie, Portugal, Espagne, Roumanie, Estonie, Suède, Luxembourg, Belgique - liste non limitative), pour un total compris en 500 et 1 000 hommes, demeurent subordonnées à plusieurs éléments. Tout d'abord, les autorités politiques doivent confirmer leurs propositions, le plus souvent soumises à l'accord de leur Parlement. Pour atteindre les 1 100 hommes espérés par l'Union européenne, il faudra aussi que de nouveaux contributeurs apparaissent.

 

Génération de forces

 

Cela devrait se faire lors de la deuxième conférence de Génération de forces, qui doit se tenir le mardi 25 février à Bruxelles, avec deux jours d'avance sur le calendrier initialement prévu. L'Union européenne souhaite que le déploiement commencer à se réaliser dès le mois de mars, mais il est encore trop tôt pour savoir si ce calendrier sera tenu. Le problème viendrait notamment de la nature des forces proposées par les États européens : les propositions de contributions portent actuellement sur des unités de combat d'infanterie "classiques", réunies sans trop de difficultés apparentes. Ce qui n'est pas le cas pour des moyens tout aussi indispensables, mais plus spécialisés, s'agissant notamment d'unités de renseignement, de logistique, de commandement et de contrôle. Les armées disposant de telles capacités opérationnelles ne sont pas légion : le Royaume-Uni et l'Allemagne en font partie, qui ont déjà fait part de leur refus de s'engager en Centrafrique. Les Français aussi, mais leurs moyens sont déjà mobilisés, pour l'essentiel.

 

Deux généraux français pour l'Eufor

 

Selon l'architecture générale de l'Eufor-RCA présentée le 13 février à Bruxelles, le commandement de la mission sera assuré par le général français Philippe Pontiès depuis un état-major situé non loin de la base aérienne grecque de Larissa, près de la mer Égée. Le général Pontiès commande actuellement l'EMF3 (état-major de force n° 3), de Marseille. 

 

La curiosité de ce positionnement géographique n'est qu'apparente : la Grèce a dédié cet équipement à des opérations de l'Union européenne, tout comme l'Allemagne l'a fait avec l'état-major de Potsdam. La France a procédé de même avec l'état-major du Mont-Valérien, d'où avait notamment été dirigée l'opération Eufor-Tchad/RCA en 2008 et 2009. 

 

L'état-major de Larissa comptera 120 officiers européens, tandis qu'un second quartier général sera installé sur le sol centrafricain. Bien que cette nomination ne soit pas encore confirmée officiellement, tout indique que cet état-major "africain" sera commandé par un général français actuellement affecté à l'état-major de force de Besançon, Thierry Lion, comme l'indiquait notre confrère Nicolas Gros-Verheyde sur son blog Bruxelles 2, le 13 février.

Centrafrique : l'Union européenne tarde à préciser les moyens de la Mission Eufor-RCA
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 01:20

 

 

 

 

 

PARIS 24/02/2014 à 10:02 (Reuters) - Le commandant de la force française Sangaris en Centrafrique, le général Francisco Soriano, a démenti lundi tout enlisement sur le terrain à la veille d'un vote au parlement sur une prolongation de la mission des forces françaises dans le pays.

 

Présentée lors de son lancement début décembre comme une "opération coup de poing", l'intervention des forces françaises aux côtés des forces africaines pourrait finalement durer jusqu'aux prochaines élections prévues en février 2015, à la demande de la présidente de transition Catherine Samba Panza.

 

Certains analystes ont pointé ces dernières semaines un manque d'analyse politique du gouvernement français qui a reconnu avoir sous-estimé certains aspects du conflit centrafricain, notamment le niveau du ressentiment entre communautés.

 

"Je pense qu'il n'y a pas d'enlisement", a déclaré le général Francisco Soriano sur Europe 1. "Il faut bien mesurer qu'on ne peut pas résoudre en deux mois d'opération 20 années de crise que connaît ce pays, avec un Etat qui n'a pas répondu aux aspirations de ses concitoyens et où tout est à reconstruire".

 

"Il faut comprendre que remettre la Centrafrique sur les rails, ça prendra du temps, après il ne faut pas minimiser tous les progrès qui ont déjà été accomplis", a-t-il ajouté.

 

Le nombre d'exactions et d'affrontements a radicalement baissé depuis le début de l'opération Sangaris le 5 décembre dernier et la transition politique dans le pays est "une réalité" et la vie économique reprend, a-t-il souligné.

 

PROLONGATION

 

Près de trois mois après l'intervention des forces françaises aux côtés des forces africaines en RCA pour rétablir la sécurité dans un pays plongé en plein chaos, Paris a décidé le 14 février dernier d'envoyer 400 soldats supplémentaires.

 

Ce renfort portera à 2.000 le nombre de Français déployés aux côtés des quelque 6.000 soldats de la force africaine Misca et des 1.000 soldats de la force européenne attendus.

 

"Certains (des soldats français) sont déjà arrivés du Tchad, d'autres également arriverons de Djibouti, ce renforcement est déjà effectif", a dit le général Soriano.

 

Le parlement français doit se prononcer mardi sur une prolongation au delà de quatre mois de l'opération Sangaris.

 

Prié de dire s'il pensait que cette prolongation était utile, le commandant de la force Sangaris a répondu: "Oui très clairement".

 

"Les progrès effectués ici en Centrafrique sont réels, maintenant il y a beaucoup à faire dans ce pays, la crise est d'une très grande complexité", a-t-il dit.

 

La présence des militaires français, l'arrivée de soldats de l'Union européenne comme celle des soldats de maintien de la paix permettra "d'accélérer encore le travail qui a été fait, de s'appuyer sur les progrès qui ont été réalisés", a-t-il ajouté.

 

 

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

 

Le chef de Sangaris dément tout enlisement en Centrafrique
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 01:15

 

 

 

 

 

 

Bangui 24 février 2014 19:08  (AFP) -Deux soldats tchadiens de la force d'intervention africaine (Misca) ont été tués à Bangui, dans un quartier de majorité chrétienne où trois civils musulmans avaient déjà été exécutés la veille, signe de l'extrême tension inter-communautaire qui continue de régner dans la capitale centrafricaine.

 

Le général Francisco Soriano, commandant de l'opération française en Centrafrique, a récusé lundi les termes de "nettoyage ethnique" utilisés par des ONG pour qualifier les violences dont sont victimes les populations musulmanes dans ce pays.

 

Selon un officier de la Misca, deux militaires tchadiens ont été tués et un autre blessé dimanche par des grenades, au cours d'affrontements dans le quartier "Combattant", où un autre soldat tchadien a été grièvement blessé lundi au cours de nouveaux accrochages.

 

D'après le général Martin Tumenta, chef des opérations militaires de la Misca, les victimes ont été attaquées alors qu'elles se déplaçaient à pied dans le quartier, où elles n'avaient pourtant pas le droit de se rendre.

 

C'est dans ce même quartier que trois civils musulmans ont été tués samedi par une foule en colère qui avait stoppé leur véhicule avant de les exécuter.

 

Selon ces témoins, la foule massée sur la route qui mène à l'aéroport criait des slogans hostiles aux musulmans au moment des faits, un type de scène devenue monnaie courante à Bangui.

 

"Nous avons un problème, il y a des armes, des munitions, des grenades qui circulent dans le camp de déplacés (situé non loin du quartier Combattant, et dans lequel vivent plus de 100.000 chrétiens, ndlr).La priorité, c'est de nettoyer ce camp le plus vite possible", a commenté le général Tumenta.

 

- "Il n'y a pas de nettoyage ethnique" -

 

"Certaines populations, notamment la population musulmane, subissent une forte pression de certaines milices armées", a concédé lundi le général Soriano, tout en réaffirmant qu'il "n'y a pas de nettoyage ethnique" en Centrafrique.

 

Certaines populations musulmanes centrafricaines "ont peur, certaines se sont déplacées dans la Centrafrique, d'autres en revanche sont restées, protégées par d'autres communautés" estime le général. Selon lui, "la sécurité ramènera ces populations chez elles".

 

Amnesty international avait mis en garde mi-février contre le "nettoyage ethnique" de civils musulmans qui se déroule selon cette organisation dans l'ouest de la Centrafrique et que les forces internationales ne "parviennent pas à empêcher".

 

Le cycle infernal des tueries interreligieuses a été déclenché par des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.

 

En réaction, des milices d'autodéfense majoritairement chrétiennes, les anti-balaka, se sont formées. Très rapidement, elles ont attaqué des civils musulmans, à Bangui notamment, entraînant un exode depuis décembre de dizaines de milliers d'entre eux. Lynchages et pillages se poursuivent, sans que les soldats français de l'opération Sangaris et africains de la Misca ne parviennent à les faire cesser.

 

Ces crimes ont conduit la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza à annoncer une "guerre" contre les anti-balaka.

 

Dimanche, le général Soriano a toutefois défendu l'opération française, affirmant que les violences avaient "radicalement diminué" depuis le lancement de l'opération Sangaris en décembre.

 

Ces propos optimistes contrastent avec ceux du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui avait réclamé jeudi devant le Conseil de sécurité des renforts militaires internationaux en Centrafrique. "Il nous en faut davantage, et vite", avait-il lancé, appelant à "agir maintenant pour éviter une nouvelle aggravation de la situation" et évoquant "atrocités" et "déplacements massifs de populations"

 

Le Parlement français doit se prononcer mardi sur la prolongation au-delà de quatre mois de l'opération française en Centrafrique, où le nombre des soldats français doit être porté de 1.600 à 2.000.Ils opèrent officiellement en soutien de la Misca, la force africaine de soutien à la Centrafrique, qui compte 6.000 hommes.

Centrafrique : deux soldats tchadiens tués à Bangui, tension toujours extrême
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 01:12

 

 

 

 

 

http://www.lcp.fr/    Le 24 février 2014 à 14h39, par Jessica Taieb

 

La présence des troupes françaises pourrait se poursuivre jusqu’en 2015. Cette possibilité fera l’objet d’un vote à l’Assemblée mardi 25 février.

 

En vertu de l’article 35 de la Constitution sur les interventions à l’étranger, les députés voteront la poursuite ou non de l’opération militaire en Centrafrique mardi 25 février. Au début du mois de février, le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian évoquait le prolongement de la présence des forces françaises dans le pays comme "vraisemblable".

 

C’est notamment le souhait de la présidente de transition de République Centrafricaine et maire de Bangui : dans un entretien à l’AFP du 21 février, Catherine Samba Panza a demandé à la France de ne pas "abandonner la République centrafricaine". "J’ose espérer que les décisions qui vont être prises très prochainement à l’Assemblée nationale vont aller dans le sens des attentes de la population."" a-t-elle poursuivi.

 

L’opération Sangaris a été lancée le 5 décembre 2013 en Centrafrique afin de rétablir la sécurité dans le pays, ravagé par de violents affrontements interconfessionnels. La France disposait alors d’un mandat international de l’ONU pour six mois.

 

Émission spéciale :

 

Mardi, dès 14h, LCP vous fait vivre cette journée. Émission spéciale de 14h à 15h présentée par Brigitte Boucher. De 15h à 16h vivez la séance de questions au gouvernement. Après la séance, la séance continue présentée par Thomas Soulié, suivie d’une émission spéciale Centrafrique :

Invités :

Philippe Folliot, député UDI du Tarn, Secrétaire de la Commission de la Défense.

Serge Michailof, chercheur à l’IRIS (institut de relations internationales et stratégiques).

Jean-Pierre Bat, Historien. Spécialiste des relations franco-africaines.

 

Le débat est à suivre sur LCP et lcp.fr

Dès 19h30, "ça vous regarde - l’info" et "ça vous regarde - le débat" consacrés à la Centrafrique.

 

 

 

La France doit-elle poursuivre sa mission en Centrafrique?

 

Ce mardi a lieu dans l’hémicycle une déclaration du gouvernement suivie d'un débat avec vote sur l'autorisation de la prolongation de l'intervention des forces françaises en Centrafrique. Cela intervient une semaine après qu’une délégation d'une dizaine de députés se soit rendue à Bangui, afin de s’entretenir avec les responsables de l'opération Sangaris et les autorités de transition centrafricaines.

 

A l'issue d'un conseil de défense restreint autour de François Hollande le 14 février dernier, le Président a proposé d’accroître le contingent de quatre cent soldats supplémentaires, ce qui porterait à deux mille hommes nos effectifs dans le pays. Sur le terrain, les opérations de désarmement des milices se poursuivent, mais la situation est très tendue et des habitants tentent de fuir. La population semble avoir basculé dans une logique de tuerie par prévention ou par vengeance, et les confrontations se multiplient entre chrétiens et musulmans, sédentaires et nomades ou même à l’intérieur de la communauté animiste majoritaire. En outre, ce week-end, un soldat français de 26 ans engagé dans l'opération Sangaris, a été mortellement blessé dans un accident de la circulation.

 

La France est-elle en train de s’enliser en Centrafrique? Sommes-nous dans une situation "pré-génocidaire" qui pourrait s’apparenter aux pires heures de l’histoire du Rwanda? Comment mettre un terme à l’escalade de la violence? Autour d’Arnaud Ardoin, les invités du débat de ça vous regarde en parlent ce soir. 

 

Invités :


Patricia Adam, députée PS du Finistère et présidente de la commission de la Défense 


Alain Marsaud, député UMP des Français de l’étranger

  

Seidik Abba, rédacteur en chef de Jeune Afrique 

 

Jean-Dominique Merchet, journaliste à l’Opinion, spécialiste des questions militaires

CENTRAFRIQUE : LES DÉPUTÉS SE PRONONCENT DEMAIN SUR LA PROLONGATION DE LA PRÉSENCE DES TROUPES FRANÇAISES
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 01:09

 

 

 

 

 

Par Rédaction The Associated Press

 

CARNOT, République centrafricaine 24 février 2014 | 13:03 – Des miliciens chrétiens auraient massacré au moins 70 musulmans dans le sud-ouest de la République centrafricaine.

 

Des témoins affirment que certaines victimes ont été abattues après avoir contraintes de s’allonger sur le sol.

 

Les miliciens auraient massacré des musulmans du village de Guen plus tôt ce mois-ci, selon le prêtre catholique Rigobert Dolongo, qui a aidé à enterrer les victimes.

 

Au moins 27 personnes ont été tuées lors du premier jour de violences et 43 le lendemain, a-t-il ajouté.

 

Environ 800 personnes ont trouvé refuge dans une église catholique de Carnot, à une centaine de kilomètres des lieux de la tuerie.

 

Des centaines de musulmans se terrent toujours à Guen, où ils se cachent dans l’église catholique locale ou dans la résidence de leur imam. Ces musulmans ont demandé aux soldats africains déployés pour maintenir la paix en République centrafricaine de venir les secourir. Le village serait contrôlé par des miliciens lourdement armés.

 

Les violences entre chrétiens et musulmans ont fait au moins 1000 morts seulement dans la capitale, Bangui, au cours des trois derniers mois.

 

Le pays a plongé dans la violence quand des rebelles musulmans se sont emparés du pouvoir l’an dernier, seulement pour y renoncer quelques mois plus tard. Des milices chrétiennes ont depuis entrepris de se venger des exactions dont les chrétiens auraient été victimes sous la gouverne des musulmans.

 

Des milliers de musulmans tentent maintenant de fuir la République centrafricaine à destination des pays voisins.

 

Centrafrique: 70 musulmans massacrés
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 01:06

 

 

 

 

 

http://www.afrique7.com/   février 24, 2014

 

Les informations publiées par Amnesty International dans son rapport du 12 février 2014 ont suscité la réaction d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi). Cette organisation terroriste a menacé la France pour son intervention en République centrafricaine.


Dans un communiqué daté du 16 février courant, Aqmi dénonçait un nouvel épisode, après le Mali, dans la série de croisades haineuses contre l’Islam. L’organisation accuse la France d’être impliquée dans ces croisades en raison de l’intervention de ses forces sur le terrain.

 

Les représentants d’Aqmi accusent Paris de ne pas suffisamment protéger les populations de confession musulmane qui sont en proie aux violences et aux massacres des anti-Balaka en Centrafrique. Cette accusation tire son fondement du rapport d’Amnesty International qui faisait état d’un nettoyage des musulmans dans le pays. Selon ce rapport, l’exode qui résulte des attaques des milices « atteint des proportions historiques » et ceux qui fuient les violences « s’exposent à de nouvelles agressions ».

 

L’ONG condamne également les forces armées françaises chargées de la protection des civils, de ne pas accomplir comme il se doit leurs tâches parce qu’elles ne comblent pas le vide sécuritaire suscité par le départ des ex-Seleka.


Hier, le Commandant de la force armée française en Centrafrique a démenti les données d’Amnesty International en affirmant sur Europe1 qu’ « il n’y a pas de nettoyage ethnique ». Les populations fuient certes les combats, mais ne sont pas chassées de force. Il a rassuré que ces civils déplacés, regagneront leurs domiciles une fois la sécurité rétablie.

 

Quoi qu’il en soit, la division entre chrétiens et musulmans n’améliore rien la situation en Centrafrique. Au contraire elle attise les tensions et les exactions réciproques. « Vos crimes ne resteront pas impunis, la guerre entre nous et vous se poursuit », telle est la menace adressée par Aqmi aux dirigeants français.

Centrafrique : La France accusée par Amnesty International
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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 13:13

 

 

 

 


BANGUI AFP / 24 février 2014 12h42 - Deux soldats tchadiens de la force africaine (Misca) en Centrafrique ont été tués et deux autres blessés depuis dimanche soir à Bangui, lors d'affrontements avec des miliciens anti-balaka, a appris l'AFP auprès d'un haut gradé de la Misca lundi. 


Selon cette source, deux militaires ont été tués et un autre blessé dimanche par des grenades, au cours d'affrontements dans le quartier Combattant, où un autre soldat tchadien a été grièvement blessé lundi au cours de nouveaux accrochages.

Selon le général Martin Tumenta, chef des opérations militaires de la Misca, les victimes ont été attaquées alors qu'elles se déplaçaient à pied dans le quartier, où elles n'avaient pourtant pas le droit de se rendre. 


C'est dans ce même quartier que trois civils musulmans ont été tués samedi par une foule en colère qui avait stoppé leur véhicule avant de les exécuter. 


Nous avons un problème, il y a des armes, des munitions, des grenades qui circulent dans le camp de déplacés (situé non loin du quartier Combattant, et dans lequel vivent plus de 100.000 chrétiens, ndlr). La priorité, c'est de nettoyer ce camp le plus vite possible, a commenté le général. 


Le cycle infernal des tueries interreligieuses en Centrafrique a été déclenché par des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.


En réaction, des milices d'autodéfense majoritairement chrétiennes, les anti-balaka, se sont formées. Très rapidement, elles ont attaqué des civils musulmans, à Bangui notamment, entraînant un exode depuis décembre de dizaines de milliers d'entre eux. Lynchages et pillages se poursuivent, sans que les soldats français de l'opération Sangaris et africains de la Misca ne parviennent à les faire cesser.

Ces crimes ont conduit la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza à annoncer une guerre contre les anti-balaka.



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Centrafrique: deux soldats tchadiens tués à Bangui dimanche
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