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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 01:35

 

 

 

CRPS-logo.JPG

 

COMMUNIQUE

 

NDOUTINGAÏ MENACE TIANGAYE 

 

Le 2 février 2012, le quotidien centrafricain « Le Peuple » publiait dans ses colonnes, un compte rendu partiel de l’intervention du Ministre d’Etat aux finances et au budget, Mr Sylvain  N’Doutingaï. Lors de ce point de presse tenu le 31 janvier 2012, Mr Sylvain N’Doutingaï s’en est pris vertement à la presse banguissoise dans son ensemble d’une part, et d’autre part, à un homme politique et avocat, Maitre

 Nicolas Tiangaye président du parti CRPS et Porte parole du FARE2011. A travers son

 intervention, Mr N’Doutingaï  a proféré des menaces à l’endroit de Me Nicolas

 Tiangaye hypothéquant ainsi  sa sécurité, sa vie et celle de sa famille  «…vos avocats sont des politiciens, Maitre Tiangaye. On se retrouvera. Mais on verra un à un »

Cet acharnement est dû au fait qu’aux dernières législatives, il a eu l’outrecuidance d’affronter dans le 4è arrondissement de Bangui le président François Bozize dont il a dénoncé la main mise sur les résultats. Il est aussi l’avocat du président du parti NAP/APRD et vice président du DDR,  Mr Jean-Jacques Démafouth accusé à tort et emprisonné actuellement, et de Mr Ferdinand Samba, directeur du quotidien

« DEMOCRATE » condamné dans un procès intenté contre lui par  demi-Dieu, Mr

N’Doutingaï.

Cette déclaration illustre la rapide descente aux enfers que le pays a amorcée

depuis 2003 avec l’arrivée au pouvoir des pseudos libérateurs. N’Doutingaï, couvert  par son oncle de président, continue de naviguer dans l’ignorance des principes

fondamentaux régissant un Etat de droit.

Face à cette situation la fédération de la CRPS-France

-         Dénonce  toute menace de quelque nature que ce soit et d’où qu’elle provienne ;

-         Attire l’attention de tous les centrafricains et celle de la communauté

 internationale du danger encouru par Mr Tiangaye pour sa vie ;

-         Met en garde N’Doutingaï et Bozize sur la tentative d’élimination physique de Tiangaye et les rend responsables de tout ce qui pourrait lui arriver ;

-         Rappelle à Mr N’Doutingaï que la RCA doit être un pays de justice, de liberté, de paix et non de « pensée unique » comme il le croit.

 

Fait à Paris le 9 février 2012                Le bureau fédéral CRPS-France                                                                                                                                                                                                                           

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 01:30

 

 

 

Livre Poussou sur Wade

 

Abdoulaye Wade, ou le crépuscule des « historiques » 

 

Francis Laloupo

Journaliste,

Professeur de Géopolitique à I.P.J (Institut Pratique de Journalisme) de Paris.

 

Au moment où paraît le texte d’Adrien Poussou, le Sénégal est confronté à l’une des plus inquiétantes crises politiques de son histoire d’après les indépendances. Sous le regard de l’opinion nationale et internationale, le président Abdoulaye Wade, qui aurait dû épargner cette crise à son pays, écrit l’ultime chapitre d’un règne perverti. L’opposant politique de naguère, celui qui avait fondé son combat politique sur les vertus de la démocratie et le credo du service de la nation aura, une fois porté au sommet de l’Etat, surpris tous ceux qui l’avaient accompagné, soutenu et promu durant l’étape antérieure à son élection en 2000. Au bout de ce parcours, à l’heure des bilans, un mot, un seul s’affiche, tel le sceau du testament : mystification et forfaiture. L’ouvrage d’Adrien Poussou, composé en deux temps et deux mouvements, reflète bien le double mensonge qui désormais restera la marque d’un homme qui avait signé avec son peuple le pacte de l’alternance démocratique, et qui conclut sa carrière en choisissant de livrer bataille contre ce même peuple qui l’a élu.

 

Evaporés, les engagements et les professions de foi d’autrefois. Le président Wade, après deux mandats et un bilan des plus controversés, cet homme, si prompt à professer les règles de bonne conduite à ses homologues confrontés à la tourmente de la contestation, reproduit, aux confins de la caricature, en son propre pays, la ténébreuse dramaturgie des autocraties inamovibles. Comme Adrien Poussou, nombreux sont ceux qui auront connu deux vies d’Abdoulaye Wade. Au bout de ces deux vies, cette amère et persistante interrogation qui taraude tous les « déçus du wadisme » : comment celui qui a voulu écrire, avec la jeunesse, une page nouvelle, constructive et porteuse de tous les progrès dans cette Afrique en mutation, s’est-il révélé aux yeux du monde comme un héritier-reproducteur des dérives qu’il pourfendait jadis ? Comment comprendre que « l’opposant historique et panafricaniste », ainsi qu’il se désignait lui-même, se réduise à cette banale incarnation du pouvoir personnel, de la gestion privative de l’espace national, pathologiquement convaincu que sa destinée se confond à celle de la collectivité qui lui a accordé un bail temporaire dont il a méthodiquement détourné les clauses essentielles ? Les énigmes politiques sont soumises au verdict du temps...

 

Par-delà l’actualité, l’énigme Wade confirme, un peu plus encore la fin d’une grande illusion. Celle qui a amené une génération à investir certains hommes du rôle historique de réaliser les nécessaires révolutions politiques culturelles permettant de produire une salvatrice rupture avec les systèmes qui ont confisqué la destinée des pays au lendemain des indépendances... Des années durant, nous avons accompagné ces hommes dressés contre les systèmes liberticides et prédateurs. Ils furent les récipiendaires et les garants de nos espérances, les vecteurs de nos révolutions à venir, projetées vers l’inconnu. Avec eux, nous sous sommes heurté à toutes les résistances des pouvoirs criminogènes... Avec eux nous avons marché, longtemps, vers cette aube nouvelle, vers un ordre nouveau porteur de tous les changements rêvés, de liberté, de mieux-être partagé, de mieux-vivre ensemble... Les années se sont écoulées, longues et interminables... Lorsqu’advinrent les petits matins du changement, le long parcours de ceux nous avons accompagnés, désormais désignés « opposants historiques » fut récompensé. Parvenus au pouvoir par la voie des urnes, nos opposants historiques se sont révélés pires que ceux qu’ils avaient combattus. Peu imprégnés de culture démocratique, pétris de projets de revanche et de vanité, mentalement colonisés par leurs adversaires de naguère, frustrés de maintes occasions de jouissance des attributs du pouvoir, nos historiques ne souffrent ni la contestation ni le débat. Chargés de réaliser la promesse du changement, ils se sont transmués en propriétaire du pouvoir, rompus aux plus triviales manœuvres politiciennes et mentales pour ne jamais céder leur fauteuil présidentiel aux aspirants n’appartenant pas à leurs clans ou à leurs cercles familiaux. Devenus les maîtres du monde, ils n’hésitent pas à s’en référer à la volonté divine pour affirmer leur bon droit et justifier l’éternité de leur pouvoir...

 

Le syndrome de « l’opposant historique » constitue, pour l’Afrique, l’un des référentiels politiques et sociologiques de l’ère postcoloniale. A l’heure du bilan, il nous faut, lucidement, avec une exigence égale, et sans jamais renier nos espérances passées, dénoncer les mensonges et la captation par ces hommes à des fins privatives du résultat des luttes des combattants anonymes de la liberté...  Il faut dénoncer, encore et encore, l’insupportable détournement de ce qui fut construit, mentalement d’abord, puis à l’épreuve du réel, par toutes les générations qui n’ont jamais pactisé avec les renoncements. Au-delà du crépuscule des « historiques », une nouvelle conscience citoyenne émerge, vigilante et éclairée, productrice d’une intelligence politique collective. Sans plus s’en remettre aux hommes et autres « historiques » providentiels, ces millions de citoyens inventent, ici et maintenant, de nouvelles formes de vie.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 01:07

 

 

 

 Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com

 http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Bangui, 08 Février 2012

Bangui : L’UE analyse la possibilité d’appuyer le programme DDR

 

Guy-Samzun.jpg

 

Une mission de l’Union Européenne venue de Bruxelles séjourne actuellement à Bangui pour étudier les possibilités d’appuyer le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), a rapporté radio Néhémie.

Selon l’Ambassadeur de l’UE en Centrafrique Guy Samsun, cette mission vient « évaluer la situation politique, sécuritaire et économique d’une manière générale, mais sous un angle qui vise à vérifier et voir sous quelles conditions l’Union Européenne pourrait apporter un soutien au pays dans le cadre du DDR ».

« Le Président de la République a lancé le processus DDR depuis le mois de juin 2010, mais faute d’argent, le processus est maintenant arrêté. Il convient de voir les moyens et les conditions qui permettront à l’Union Européenne d’apporter un soutien à ce programme», a souligné Guy Samsun.

 

Les données collectées au cours de cette mission seront analysées par l’Union Européenne avant de formuler des propositions devant permettre d’appuyer le programme DDR en République Centrafricaine.

Cette délégation composée de Guze Katarina et d’Olivier Blake a échangé sur le même sujet hier par le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation José Binoua.

 

NDLR : L’Union Européenne doit bien être consciente que si elle doit apporter son soutien au programme du DDR qui, faute d’argent, s’est arrêté, il ne saurait plus être question de faire encore aveuglément confiance à Bozizé, l’affaire de sa gestion opaque que lui et Ndoutingaï ont faite des huit milliards de la CEMAC du même DDR est encore vivace dans l’esprit de tout le monde. Il doit être formellement mis à l’écart. Chat échaudé craint l’eau froide. C’est la seule condition pour que le DDR puisse avancer dans sa concrétisation.

 

Obo : Une victime de la LRA à la recherche d’une assistance humanitaire

Thierry Bakonté, un jeune homme de 23 ans, un des rescapés de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), résidant à Mboki, de passage à Obo a lancé un appel à l’endroit du gouvernement et des structures humanitaires pour lui venir en aide, afin de lui permettre d’enlever des balles qu’il a dans le corps, a rapporté ce matin radio Zéréda.

«Je suis venu à Obo pour tenter ma dernière chance auprès du gouvernement, des forces armées et des ONG présentes dans la localité pour m’aider à extraire cette balle qui est restée dans mon corps depuis bientôt trois ans », a témoigné Thierry Bakonté à radio Zéréda.

« La douleur est vraiment intense et j’ai estimé que rester à Mboki, c’est mourir à petit feu, car cette balle n’a pu être extraite après plusieurs tentatives d’intervention chirurgicale», a-t-il expliqué.

Selon les informations données par radio Zéréda, ce dernier a reçu une balle dans le thorax en 2010 lors d’une attaque de la LRA sur un véhicule de transport en commun, où il était à bord. Cette attaque avait fait 55 morts et 07 blessés, tandis que le véhicule attaqué a été brûlé dans le Haut-Mbomou.

 

 

Bangui : Une marche pour la consolidation de la paix demain

 

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L’organisation des femmes centrafricaines (OFCA) organise demain jeudi 09 février 2012 à Bangui, « une marche de consolidation de la paix », a rapporté radio Néhémie ce matin.

« Cette marche est organisée pour soutenir les efforts qui ont été faits pour neutraliser le rebelle Tchadien Baba-Laddé et ses éléments. Nous voulons également à travers cette marche dire non à l’invasion, non aux exactions de Baba-Laddé et de Joseph Kony », a expliqué la présidente de l’OFCA, Marguerite Kofio.

« Ces groupes rebellions étrangers n’ont pas le droit de rester chez nous ; ils doivent soit rentrer chez eux, soit être capturés et traduits devant la justice parce que trop c’est trop », a-t-elle déclaré avant de demander aux groupes armés nationaux ayant signé les accords de paix de respecter leur engagement en vue de consolider la paix dans le pays.

Margueritte Kofio a rappelé que la présence des groupes armés sur le sol centrafricain fait que les Centrafricains sont pris en otage et ne pouvant circuler librement dans le pays à cause de « ces bandits-de-grand-chemin ».

La marche de jeudi va regrouper les associations des femmes mais aussi les autres structures de la société civile.

 

 

 

NDLR : C'est un peu trop facile. On a jamais entendu l'OFCA et sa présidente élever la moindre protestation ni exiger auparavant que Baba Laddé puisse plier bagage de la RCA. Plus grave, même lorsque les hommes de Baba Laddé ont  enlevé et pris en otage douze femmes vers Batangafo on n'a pas non plus entendu le timbre de la voix de cette présidente de l'OFCA. Cela enlève toute crédibilité à ces cris de vierge effarouchée après la tempête.  

 

 

 

Bimbo : L’application des textes réglementaires pose problème dans les lycées

« Une sorte de vague de violence secoue les établissements secondaires à Bangui, les élèves ne veulent plus obéir aux règlements intérieurs », a fait observer la ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Annie Gisèle Nam au cours d’un entretien accordé au RJDH ce mercredi.

Au bout d’une semaine, environ trois établissements secondaires ont enregistré des violences et d’opposition vis-à-vis du corps enseignant ou des chefs d’établissement. Le dernier établissement est le lycée de Bimbo où 490 élèves soit 10% de l’effectif total ayant obtenus une moyenne inférieure à 4/20 ont été exclus le lundi dernier pour insuffisance

scolaire, en respect du règlement intérieur. Mais cette situation a provoqué un soulèvement au sein de l’établissement.

« Il ne pouvait pas citer les noms des élèves exclus en public, d’habitude nous sommes individuellement convoqué auprès du censeur qui nous fait connaitre nos insuffisances, pas en public », a fait observer un élève exclu.

Pour Annie Gisèle Nam, la publication au mat du drapeau de la liste des exclus est une bonne chose, car il est observé à un moment donné dans les établissements que des élèves renvoyés pour insuffisance de travail ont été retrouvés en classe. « La publication officielle permet aux élèves eux-mêmes d’identifier les exclus et aux enseignants de chasser les récalcitrants », a-t-elle précisé.

Par ailleurs « si le proviseur du lycée de Bimbo est arrivé jusque-là, c’est parce que le système de communication intérieure ne fonctionne pas bien, parce que les responsables scolaires, le chef d’établissement qui n’arrive pas à contrôler l’application des décisions disciplinaires auprès des surveillants et ces derniers devant les enseignants qui admettent les élèves exclus au cours », a estimé Annie Gisèle Nam.

La ministre de l’enseignement Annie Gisèle Nam a promis d’encourager les chefs d’établissement à faire respecter les textes, « seule voix pour parvenir aux réformes du système éducatif en cours d’exécution dans le pays ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 01:04

 

 

 

Boz au sport

Radio Ndéké Luka Mercredi, 08 Février 2012 14:33

Les admis au concours d’intégration dans la fonction publique centrafricaine ont pris d’assaut ce 8 février 2012, les locaux de ce ministère à Bangui. Ils ont exigé du gouvernement centrafricain leur intégration sans conditions.

Au nombre de 11 sur un total de 500, ces candidats se sont dits abandonnés à leur triste sort. Pour se faire entendre, ils ont donné des coups de sifflet afin d’attirer l’attention du public.

D’après les reporters de Radio Ndeke Luka qui ont rapporté les faits, les services de ce ministère ont été momentanément perturbés. Mais tout est ensuite rentré dans l’ordre.

« Nous réclamons simplement au ministre de la fonction publique d’apposer sa signature sur l’arrêté nous permettant de commencer le travail. Les choses ont vraiment trainé. Pourtant, bon nombre d’entre nous sont déjà opérationnels », a déclaré Isidore Enos Ndilbé un des manifestants.

Quant à Noël Ramadan ministre de tutelle, « le gouvernement reste attentif à la revendication de ces candidats. Pour lui, la discussion avec ces mécontents a été concluante. Leur prise en compte se ferait le moment venu ».

Toutefois, a-t-il regretté, « les finances font défaut. Car, les intégrer implique leur prise en charge mensuelle. Sinon, nous allons retomber dans un cercle vicieux. Aussi, nous tenons à respecter nos engagements vis-à-vis de nos partenaires sur un certain nombre de sujets ».

Il faut souligner que l’intégration des vagues précédentes de ces candidats n’a pas été faite avec aisance. Certains d’entre eux avaient dénoncé une intégration par complaisance, sinon sur une base politique ou ethnique.

Depuis 2008, le gouvernement n’a pas encore procédé à un recrutement similaire. Pourtant, un nombre important d’étudiants en fin de formation toute discipline confondue, attendent toujours avec impatience leur intégration.

Par ailleurs, l’inspection de travail de la ville de Bambari (centre-est) a jugé illégale la grève entamée le 6 février dernier par le personnel subalterne de la mairie de cette localité. L’inspection a indiqué que ce personnel n’a pas observé les règles liées à l’organisation d’une grève, notamment le non dépôt d’un préavis de grève.

De son côté, la préfète de Bambari a précisé qu’un comité de gestion de cette crise sera mis en place pour une période de 3 mois. Une proposition rejetée en bloc par ce personnel qui entend maintenir la pression.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:35

 

 

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:26

 

 

 

demafouth

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 07 Février 2012 14:08

L’Etat-major de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) vient de démentir le gouvernement centrafricain sur l’accusation portée contre elle, au sujet d’une éventuelle complicité liée à la venue en Centrafrique du rebelle tchadien Baba Ladé. Une venue qui serait parrainée par le chef de file de l’APRD Jean-Jacques Demafouth en 2007.

Dans un communiqué de presse signé du Porte-parole de l’APRD et diffusé ce 7 février 2012 sur les ondes de Radio Ndeke Luka, le Colonel Henri Abdel-Nour Tchebo Wafio, l’APRD estime qu’il s’agit d’ « une simple allégation et de la volonté manifeste du régime de Bangui de nuire à leur leader Jean-Jacques Demafouth ».

L’APRD ajoute que c’est en avril 2008 que le mouvement a désigné Demafouth pour leur permettre d’avoir un représentant au Dialogue Politique Inclusif tenu à Bangui.

« Bien avant cela, nous n’avons aucun contact avec ce dernier. A notre connaissance, Demafouth ne connaît pas non plus Baba Ladé et ne l’a jamais rencontré », indique le communiqué.

Le même communiqué rappelle que  19 éléments de l’APRD ont été pris en otage en 2011 par les hommes de Baba Ladé. Ils ont été  libérés grâce au Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de Kaga Bandoro (nord). Sur ce, l’APRD relève qu’il est le tout premier mouvement rebelle à combattre le Front Populaire pour le Redressement de Baba Ladé sur l’ensemble du territoire centrafricain.

Le porte-parole de l’APRD conclut dans ce même communiqué que son mouvement n’a jamais formé les éléments de Baba Ladé.

Ce communiqué intervient au moment où Jean-Jacques Demafouth, arrêté le 6 janvier dernier avec les députés entrant et sortant de Birao II, croupit encore dans les locaux de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI). Il a été accusé pour « atteinte à la sureté intérieure de l’Etat » par le régime de Bangui.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 04:24

 

 

 

Boz au sport

 

La RCA vers un nouveau programme avec le FMI

Radio Ndéké Luka Mardi, 07 Février 2012 14:06

Le gouvernement centrafricain entend « Assainir les finances publiques à tous les niveaux et poursuivre des échanges avec le Fonds Monétaire International (FMI) en vue de conclure un nouveau programme de coopération monétaire ».

Ces objectifs ont été dévoilés le lundi 6 février 2012, lors d’une conférence débat radiotélévisée animée par le ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement Firmin Féïndiro.

Le membre du gouvernement a tout de même reconnu qu’il n’est pas superflu de préciser qu’en l’absence d’un programme avec le FMI, la République Centrafricaine connait un réel risque de désengagement des partenaires techniques et financiers, qui se traduirait par la suspension des appuis budgétaires pour la réalisation des projets de développement et la mise en veilleuse des projets financiers sur appuis extérieurs. Le retard dans la mise en œuvre du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP II) et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (PMD) en est un exemple.

Il a poursuivi que dans l’optique d’une relance économique en vue d’assurer une croissance durable et une bonne gestion des finances publiques, « le gouvernement a pris des mesures énergétiques sur plusieurs axes à savoir : La finalisation du DSRP II comme cadre global d’intervention du gouvernement, l’adoption d’un plan opérationnel 2012 du programme de réformes globales des finances publiques ».

D’après Firmin Féïndiro, d’autres mesures seront consacrées à « l’organisation des Etats Généraux des finances publiques, la réglementation et la régulation des dépenses budgétaires 2010 et 2011, la mise sur pied du comité de suivi et de la gestion budgétaire, la mise en place d’un compte unique du Trésor à travers les instructions présidentielles de 2011. La mise en place du comité spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics, la redynamisation du Trésor Public et les autres règles de comptabilités publiques ».

Ces  mesures sont intervenues après le denier conseil du Fond Monétaire International tenu à Washington dans l’optique de veiller à la transparence des recettes de l’état, notamment la  bonne gestion qui encourage les bailleurs d’appuyer financièrement le pays.

Il faut dire que des voix s’élèvent déjà après la suspension en janvier dernier par le président centrafricain François Bozizé, des Conseils d’Administration des entreprises et offices publics. Certains agents de ces sociétés d’Etat rencontrés sous couvert d’anonymat ont dénoncé la lenteur accusée désormais dans la gestion des affaires courantes. Car, ont-ils indiqué, il faut attendre toute décision de décaissement des fonds au sortir de la réunion de trésorerie présidée tous les jeudis par François Bozizé.

 

NDLR : Si Bozizé, Findiro et Ndoutingaï croient que le gouvernement centrafricain conclura bientôt un programme avec le FMI grâce aux prétendues mesures d’assainissement des finances publiques qu’ils Bozizé viennent de prendre à savoir, la domiciliation de toutes les recettes de l’Etat sur le compte du trésor à la BEAC et la création du Conseil spécial de redressement des finances publiques ainsi que la tenue des état-généraux des finances publiques, il est fortement à craindre que ce ne soit que de la fuite en avant et que leur déception risque d’être grande.

Le FMI est habitué à leur discours mielleux mais creux et sans lendemain et ne se fera pas prendre dans leur piège. Tant que le FMI ne verra pas clair dans la chaîne de leurs dépenses et qu’il continueront à ne se moquer de la loi des finances, à lui cacher çà et là l’argent qu’ils prennent par-ci par-là comme les 29,5 millions de dollars $ empruntés secrètement en Inde et dont on ne sait ce qui en a été fait ainsi que le bonus de 8 millions de dollars $ versés par AURAFRIQUE, ils attendrons encore un peu avant toute  conclusion de quelque programme  que ce soit avec cette institution.

Par ailleurs, selon des informations dignes de foi, Bozizé et Ndoutingaï chercheraient parallèlement à obtenir la somme de 100 millions de dollars $ afin de pouvoir assurer le  versement régulier des salaires des fonctionnaires à terme échu sur au moins une année, de façon à s’affranchir de l’encombrante tutelle et des conditionnalités du FMI. Pour eux, les Centrafricains sont si dociles et bêtes que s’ils ne connaissent pas d’arriérés dans le paiement des salaires, ils n’auraient rien à craindre d’eux et pourraient rester au pouvoir autant qu’ils le voudraient. C’est la principale motivation des récents  déplacements fin 2011de Bozizé au Qatar, au Nigéria et en Guinée Equatoriale mais il a fait chou blanc. On prête à leur clan l’intention de reprendre langue avec le président vénézuélien Hugo Chavez chez qui Ndoutingaï pourrait bientôt se rendre.

Les choses sont de surcroît d’autant plus compliquées pour eux que Ndoutingaï ne peut pas mettre pied à Washington où se trouve le siège du FMI. Dans la vie, il faut faire beaucoup attention et ne pas prendre des vessies pour des lanternes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 03:41

 

 

 

 

Ferdinand-Samba-Le-Democrate.jpg

 

 

entête FARE 2011

DECLARATION RELATIVE A LA CONDAMNATION DE FERDINAND SAMBA, DIRECTEUR DE PUBLICATION DE  « L E DEMOCRATE »

En date du  26 Janvier 2012, le Tribunal de Grande Instance de Bangui siégeant en matière correctionnelle a condamné Monsieur Ferdinand SAMBA, Directeur de publication du quotidien « Le Démocrate » à dix mois d’emprisonnement ferme, à un million de francs d’amende, à dix millions de francs de dommage-intérêts et à la fermeture immédiate de son journal pour une durée d’un an suite à une plainte en diffamation intentée contre lui par le Lt-Colonel Sylvain NDOUTINGAÏ,  Ministre d’Etat aux Finances et au Budget pour des articles de presse jugés offensants.

Cette décision de justice tirée par les cheveux et  rendue en dépit de l’Ordonnance N° 05.002 du 22 Février 2005 relative à la liberté de la communication en République Centrafricaine, traduit s’il en était encore besoin, les « ressorts profonds » sur lequel fonctionne le régime en place dans notre pays. Ce texte qui a supprimé les peines privatives de liberté en matière de diffamation ne prévoit aucune disposition relative à la fermeture d’un organe de presse.

L’opposition démocratique réunie au sein du FARE -2011 a toujours dénoncé la vision autocratique de la vie politique nationale par le pouvoir qui, en réalité, s’est inscrit dans une démarche de retour à un monolithisme politique de fait.

Les violations répétées de cette loi par le pouvoir en place démontrent à suffisance que  dans sa stratégie globale de caporalisation et d’affaiblissement de tous les contre-pouvoirs, celui-ci poursuit sa politique de  musellement de la presse privée indépendante qui reste le seul espace de liberté et de débat dans ce pays, après l’exclusion de  l’opposition des institutions de la nation suite au hold-up électoral de janvier 2011.

La liste de ces violations est longue et les méthodes utilisées pour « museler » la presse privée indépendante et « bâillonner » tout un peuple sont très éloquentes :

-          L’arrestation et la condamnation hier et avant-hier  des journalistes Maka Gbossokoto, Michel Alkaly Ngadi, Cyrus Emmanuel Sandy et Faustin BAMBOU, qui continue aujourd’hui avec ceux de Ferdinand SAMBA et de Patrick AGOUNDOU.

-          L’instrumentalisation quotidienne des médias publics, et plus particulièrement de la « Radio Centrafrique » rebaptisée par la population « La Radio des Mille Collines » en allusion au concours d’injures publiques quotidiennement organisé en langue sango par cette radio d’Etat contre tous ceux et toutes celles qui, centrafricains ou étrangers, ont le malheur de ne pas penser comme François BOZIZE.

-           Le Haut Conseil de la Communication censée réguler le secteur de la communication et promouvoir son développement tout en sauvegardant la pluralité des opinions a démonté à plusieurs reprises son impuissance face aux pratiques décriées plus haut. D’ailleurs la publication d’un article par l’un de ses membres à la gloire du KNK  dans un  journal proche du pouvoir en dit long sur l’indépendance supposée de cette institution.

-          Le Ministre de la Communication, lui-même impuissant devant cette situation de monolithisme et de terrorisme de l’information publique, perpétuant et appliquant le mot d’ordre du pouvoir d’interdiction de l’accès des partis politiques de l’opposition aux médias d’Etat.

   L’opposition étant désormais délibérément et de manière planifiée exclue des institutions, l’Assemblée prétendument nationale étant devenue aphone y compris en période de confrontation armée dans le pays, la justice mise au pas après avoir été vidée de ses magistrats indésirables, nous sommes arrivés donc à la « démocratie » du silence absolu et de la pensée unique.

Devant cette situation, le FARE-2011, dans sa lutte pour l’instauration d’une vraie démocratie en République centrafricaine :

-          Condamne sans réserve l’emprisonnement de Monsieur Ferdinand SAMBA,  et la fermeture illégale de son journal en violation flagrante de l’ordonnance  N° 05.002.

-          Exige  sa libération immédiate,

-          Interpelle la justice centrafricaine pour qu’elle continue, malgré les pressions politiques notoires, à s’opposer au retour de la loi de la jungle, et à imposer la force du droit au droit de la force,

-          Appelle le Haut Conseil de la Communication au respect scrupuleux de sa mission institutionnelle, de préserver sa neutralité et d’œuvrer avec courage pour préserver la liberté de la presse en RCA ;

-          Demande au Ministre en charge de la Communication de faire appliquer les textes relatifs à l’accès des partis politiques aux médias d’Etat, car la voix et l’image de la RCA  qu’il souhaite « mettre sur satellite » ne doivent pas uniquement être ceux d’une personne ou d’un groupe de personnes.

 

                                               Fait à Bangui, le 03 Février 2012

                                               Pour le FARE-2011

Le Porte Parole

 

 

Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 03:37

 

 

 

RCA carte-2

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

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Bangui, 07 Février 2012

Bangui : 36,9% de taux de prévalence de l’excision en RCA

Le taux de prévalence nationale d’excision en Centrafrique est passé de 43% en 1995 à 36,9% en 2012, a indiqué hier la présidente du Comité interafricain contre les mutilations génitales féminines et les pratiques traditionnelles néfastes (CIAF/Centrafrique), Margueritte Ramadan à Bangui.

C’était à l’occasion d’une causerie éducative organisée à Bangui à l’intention des communautés musulmanes et peulh à Bangui, dans le cadre de la journée de lutte contre l’excision célébrée cette année sur le thème « De Malabo à New-York, supportons la résolution de l’Assemblée de Nations Unies interdisant les MGF dans le monde ».

Selon Margueritte Ramadan, avec 36,9%, la République Centrafricaine a le taux de prévalence d’excision le plus élevé de la sous-région d’Afrique Centrale.

Elle a expliqué que malgré ce semblant de baisse du taux de prévalence, l’excision est encore et toujours pratiquée dans le pays, notamment dans la Ouaka où le taux est de 91%. Raison pour laquelle de multiples actions ont été entreprises ces dernières années dans cette préfecture, en vue d’améliorer la situation.

La présidente de CIAF Centrafrique s’est par ailleurs félicitée de l’engagement de certaines exciseuses de Bambari qui ont accepté d’abandonner la pratique en se convertissant dans les activités génératrices de revenus avec l’appui de l’Association des Femmes juristes de Centrafrique (AFJC) et de l’ONG Mercy Corps. « Nous pensons que ce taux de 91% va baisser avec les dernières enquêtes mixtes en cours de finalisation », a-t-elle espéré.

Elle a souligné la difficulté à accéder aux préfectures de la Nana-Gribizi et de la Vakaga où cette pratique est aussi présente, pour des sensibilisations.

Pour elle, comme cette pratique d’excision est ancrée dans la tradition, seuls les leaders d’opinion et les acteurs sociaux constituent les principales ressources qui pourront permettre d’inverser la tendance en s’impliquant dans les activités de communication pour un changement de comportement.

« Si nous avons fait cette journée de réflexion avec ces jeunes musulmanes et peulh, c’est parce que dans leur milieu, pour être mariée, une fille doit être excisée. Et donc une sensibilisation à leur endroit peut avoir de l’impact », a fait observer Margueritte Ramadan.

 

La journée de lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) et les pratiques traditionnelles néfastes a été institutionnalisée par l’Union Afrique le 6 février 2003 à Addis-Abeba. 28 pays du continent sont membre de CIAF.

 

Berberati : Les opérateurs économiques appelés à payer l’impôt global unique

Un accord de principe a été signé lundi 06 février entre les opérateurs économiques et les autorités des régies financières de la région n°2 sur les nouvelles modalités de payement de l’impôt global unique, à l’occasion de la rentrée fiscale 2012 à Berberati, a rapporté radio Zoukpana.

« L’impôt global unique remplace l’impôt libératoire selon les nouvelles données de la loi des finances 2012 avec les nouvelles dispositions que le gouvernement a prises pour assainir les finances publiques », a expliqué Guy-Rémy Nganatoua, directeur régional des impôts de la préfecture de la Mambéré-Kadéï aux opérateurs économiques de la région.

Guy-Rémy Nganatoua a présenté à l’assistance les nouvelles données de la loi des finances et les dispositions prises par le gouvernement pour que les opérateurs économiques soient en règle avec l’Etat. « Tout le monde a l’obligation de payer sa carte fiscale et de s’acquitter à temps pour ne pas s’exposer aux sanctions », a-t-il prévenu.

Pour Rémy Fédangamon, préfet de la Mambéré-Kadéi, a exhorté les opérateurs économiques de sa préfecture à s’acquitter de leurs devoirs en vue de contribuer au développement du pays.

« Les droits à la santé, à la route, à l’éducation sont des préoccupations fondamentales pour un développement intégral. Pour que ces droits soient effectifs, il est nécessaire pour les contribuables de payer leurs impôts», a-t-il souligné.

Les opérateurs économiques se sont mobilisés pour signer cet accord de principe avec les autorités des régies financières sur la modalité de payement de l’impôt global unique. Selon cet accord tous les opérateurs économiques de la Mambéré-Kadéi doivent s’acquitter d’ici la fin du mois de mars prochain.

 

Bria : Une radio communautaire en cours d’installation

Une radio communautaire d’une couverture d’environ 75 km est en cours d’installation à Bria avec l’appui de l’Unesco, a rapporté notre correspondant.

« Il est important qu’une Radio communautaire soit présente dans cette zone meurtrie par les conflits armés, elle sera un outil incontournable et indispensable pour consolider la paix et restaurer la confiance entre les communautés », a déclaré Mahamat Alabo.

Il a sollicité l’implication de la population, des acteurs sociaux et les ONG nationales et internationales humanitaires présentes dans la zones (la Croix Rouge locale, Vitalité plus, l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) JRS et IMC) pour la réussite de ce projet.

En procédant à la remise du matériel d’installation de cette radio à la communauté de Bria samedi dernier, le chef d’antenne de l’Unesco en Centrafrique, Mahamat Alabo a fait remarquer que l’installation de cette radio nécessite une collaboration tripartite entre l’Etat centrafricain, l’Unesco et la population locale.

Pour l’instant le gouvernement a affecté le bâtiment qui doit abriter la radio. De son côté l’Unesco a apporté le matériel. « Pour vous la communauté, vous devriez contribuer à la réhabilitation du bâtiment », a expliqué le chef d’antenne de l’Unesco.

Un comité de gestion provisoire a été mis en place et 20 personnes ont été recrutées comme journalistes et 7 autres comme techniciens, a précisé notre correspondant.

 

 

Bouar : Bientôt la campagne de vaccination contre la polio

Les préparatifs de la campagne de vaccination contre la poliomyélite au profit des enfants de 0 à 59 mois, a démarré hier 06 février 2012 à Bouar avec une réunion des chefs de groupe, des chefs de quartier et les autorités locales, a rapporté radio Maïgaro.

« Il est important que les enfants de 0 à 59 mois profitent de cette vaccination parce que la poliomyélite continue de compromettre le développement physique des enfants dans notre pays », a lancé le chef de section et de supervision de la campagne, Pierre Maléguia.

Le préfet de la Nana-Mambéré, Jean-Sosthène Dengbé a demandé aux autorités locales de prendre leurs responsabilités et travailler en collaboration avec l’équipe de la vaccination afin de faciliter la réussite de la campagne.

Il a aussi lancé un appel aux parents en leur demandant de laisser vacciner leurs enfants, afin d’éradiquer le poliovirus sauvage qui continue de menacer l’intégrité physique des enfants. Signalons que cette campagne débutera le vendredi prochain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 17:06

 

 

 

 

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Affaire UraMin : quand Balkany jouait les intermédiaires en Afrique

Matthieu Pelloli le 07.02.2012, 08h08

Patrick Balkany, député-maire (UMP) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), a servi d’intermédiaire, en 2008, lors de l’achat par Areva des mines d’uranium africaines d’UraMin. Il nous livre sa version des faits.

De Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), les mines d’uranium de Bakouma, en Centrafrique, peuvent sembler bien lointaines. C’est pourtant Patrick Balkany, député-maire (UMP) de la ville, qui a contribué à remettre sur les rails une affaire mal engagée. Une source proche de François Bozizé, le président centrafricain, affirme au « Parisien » - « Aujourd’hui en France » l’avoir vu sur place.

Le scandale de l’achat, par Arevaen 2007, de la société Uramin n’en finit pas de révéler les rebondissements de son incroyable scénario.

Après le fiasco financier (près de 2 Mds € partis en fumée), les revers industriels en Namibie (gisement à faible teneur), il apparaît que le groupe nucléaire a failli ne jamais obtenir la licence d’exploitation de son site de Bakouma, le gouvernement contestant le transfert des droits. Après plusieurs mois de tractations infructueuses entre Areva et les autorités, le dialogue est rompu. C’est à ce moment, en avril 2008, qu’intervient Patrick Balkany, qui remet les deux parties à la table des négociations. Le Foccart de Levallois — un surnom qu’il récuse — connaît bien le continent et personnellement plusieurs chefs d’Etat. Il a découvert l’Afrique au tournant des années 1990, dans le sillage de Charles Pasqua. Aujourd’hui, il n’y jouerait plus aucun rôle. « Patrick Balkany n’existe pas dans notre organigramme, insiste-t-on au Quai d’Orsay. La Françafrique, c’est terminé! »

Il y multiplie les escapades

Il reste que, « depuis 2007, l’ex-Pasqua boy sillonne l’Afrique avec pour tout viatique son statut, volontiers brandi, d’intime de Nicolas. Ce qui vaut bien davantage que le maroquin de ministre ou la dignité d’ambassadeur », insiste Vincent Hugeux, auteur de « l’Afrique en face »*. Le député-maire de Levallois multiplie les escapades, joue les touristes au Katanga chez son « ami » Georges Forrest, les intermédiaires pour Areva en Centrafrique chez son « ami » le président François Bozizé. Lequel l’invite, en 2010, pour lui remettre la médaille de commandeur dans l’ordre du Mérite. « Je suis un ami de l’Afrique », commente sobrement l’intéressé. Jean-François Probst, consultant international, reste sceptique : « Balkany est un money maker, il ne travaille pas uniquement pour la gloire de la France. »

(*) « L’Afrique en face. Dix clichés à l’épreuve des faits ». Editions Armand Colin, 2010, 192 p., 16 €.

Le Parisien

 

Centrafrique: Balkany intermédiaire pour Areva?

Par Europe1.fr

Patrick Balkany serait intervenu en Centrafrique pour relancer le dialogue entre Areva et les autorités du pays au sujet de l'exploitation des mines d'uranium de Bakouma, indique mardi Le Parisien. Le député UMP de Levallois-Perret a été vu en avril 2008 dans le pays, affirme une source proche du président centrafricain François Bozizé.

Ces révélations interviennent alors que "le scandale de l’achat, par Areva en 2007, de la société Uramin n’en finit pas de révéler les rebondissements de son incroyable scénario", relève le quotidien. Au Quai d'Orsay, on insiste sur le fait que Patrick Balkany ne joue aujourd'hui plus aucun rôle en Afrique.

 

« En Centrafrique, les gens d’Areva sont arrivés en pays conquis » PATRICK BALKANY député-maire de Levallois-Perret

Le Parisien 07.02.2012, 08h07

Le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) s’explique sur son rôle en Afrique.

Etiez-vous à Bangui, au printemps 2008, dans le cadre de négociations entre Areva et le gouvernementcentrafricain ?


PATRICK BALKANY. Oui. J’effectuais mon travail de parlementaire, membre de la commission des Affaires étrangères, c’est-à-dire l’entretien de relations amicales avec d’autres pays, et notamment ceux d’Afrique où les grandes sociétés nationales ont des intérêts.

Parce que le problème, c’est que François Bozizé ne voulait pas recevoir les gens d’Areva! J’ai dû passer une journée là-bas, je ne suis même pas sûr d’y avoir passé la nuit.

Pourquoi ce blocage entre Areva et l’Etat centrafricain ?

Areva avait seulement oublié une chose en rachetant UraMin! La licence d’exploitation de Bakouma, qui stipulait qu’en cas de cession l’autorisation du ministère des Mines centrafricain était obligatoire. Les gens d’Areva sont arrivés en pays conquis et les autorités centrafricaines ont été très vexées. La France se retrouvait avec une exploitation dont elle risquait de se faire dessaisir pour non-respect du contrat. Tout ce que j’ai fait, c’est faire en sorte que les deux parties puissent se rencontrer et parler.

Un proche du président Bozizé affirme pourtant vous avoir rencontré lors de ces négociations ?

Sans doute m’a-t-il rencontré lors du déjeuner avec le président. Quand on vous reçoit là-bas, on ne vous accueille pas entre deux portes. Donc Bozizé réunit son cabinet, ses ministres, et on fait un repas amical.

François Bozizé vous a forcément parlé d’Areva. Qu’avez-vous dit ?

Je lui ai dit qu’il n’avait aucun intérêt à être en conflit avec une société nationale française. Bozizé sait qu’il a besoin de notre pays et je crois que je suis dans mon rôle quand je lui dis ça.

Au final, le gouvernement centrafricain obtient 30,5 M€ et 12% des bénéfices de la future production de Bakouma…

Tant mieux pour la Centrafrique et pour la France! Mais je n’ai eu aucun rôle, je ne suis ni cadre chez Areva ni mandaté par le gouvernement pour m’occuper d’Areva.

Est-ce vrai que George Forrest, un homme d’affaires belge, a servi de facilitateur lors des négociations ?

Oui, j’étais avec lui à Bangui. Areva, qui avait besoin d’aide, l’avait trouvé car les mines, c’est son métier. Forrest m’a demandé de l’accompagner parce que je connais très bien Bozizé. Forrest est effectivement intervenu officiellement dans les négociations, comme « facilitateur ». Moi, je le répète, je suis resté totalement extérieur à tout ça…

Avez-vous joué le rôle d’émissaire officieux du président en Afrique ?

Jamais! Il y a à l’Elysée des diplomates du Quai d’Orsay chargés des relations officielles de la France. Il m’arrive de me déplacer en Afrique, mais ce sont des visites de courtoisie, pas de la diplomatie parallèle.

 

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