Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:12

 

 

 

 

 

 

Je voudrais remercier le Président François HOLLANDE pour son implication à la crise dans notre pays et rendre un hommage aux deux caporaux français Antoine et Nicolas, ils sont rentrés dans l’histoire de République Centrafricaine.

Le Président François HOLLANDE est non seulement un homme d’Etat  mais également un homme de conviction, visionnaire, stratégique qui connait la position géopolitique de son pays : comme disaient certains de mes amis, on ne regrette pas d’avoir de voter pour lui. 

 

Les pseudos hommes politiques français, monsieur Bruno LEMAIRE et monsieur MALMBOUTI, qui disent que la France n’est pas le gendarme du monde et n’a pas vocation à défendre la Centrafrique, ne connaissent pas les relations géopolitiques et surtout économiques qui existent entre la France et la Centrafrique ; ils leur suffisent de demander aux hommes d’affaires et  hommes politiques français qui sont encore en vie.

 

Je remercie Monsieur Jean-Louis BORLOO et Jean-François COPPE pour leurs appuis, soutiens et influences pour nous aider dans ces moments difficiles.

 

L’ennemi s’est dévoilé les traitres de la République, on connait le fond du problème sans être un magistrat chevronné.

 

L’histoire est biblique : la femme qui avait volée le bébé d’une autre et qui s’est fait piégée toute seule quand le juge, Moïse, lui avait posé la question fatale : diviser le bébé à deux et elle avait répondu « OUI ».

 

Une question nous est posée : « Vouliez-vous diviser le pays de B.BOGANDA à deux pourquoi pas à trois pour les Soudanais ? » Mr SABONE est un Tchadien, il s’est fait piéger tout seul, Dieu l’a confondu.

 

Les  hommes politiques Centrafricains assoiffés du pouvoir ont donné la Nationalité  Centrafricaine aux étrangers, les passeports et les armes sont distribués aux étrangers qui viennent aujourd'hui tuer les Centrafricains , ils garderont dans leur conscience toute leur vie, on ne pas peut devenir Président de la République comme on le veut ?

 

La Centrafrique est devenue aujourd’hui le paillasson sur lequel tous les étrangers et différents groupes rebelles Tchadiens, Soudanais, …viennent s’essuyer.

 

C’est mal connaître la jeunesse Centrafricaine, nous ne vous laisserons jamais vous installez dans notre pays : je prends pour responsable tout les anciens régimes, ils nous ont trahis.

 

Je persiste et signe, tous les anciens hommes et femmes politiques doivent partir  ; laisser la place aux jeunes générations : c’est le problème du contrat viager !

 

Ils ont échoué, la preuve est qu’un soit disant ancien Ministre de la République veut diviser notre pays : la Centrafrique est UNE et indivisible !           

 

Nous vivons en harmonie avec les musulmans et on connait les musulmans Centrafricains avec qui ont a étudié : les étrangers possédant des armes doivent rentrer chez eux.

 

Jeunesse Centrafricaine, on sait ce qui nous reste à faire : mobilisons nous, l’ennemi est connu.

Je ne vous dis pas bonne fête mais bon courage !

 

Le  25 Décembre 2013

 

Saint Cyr  NGOUYOMBO

Technicien d’exploitation en Transport de Marchandise

COUP  DE  GUEULE  D’UN  CENTRAFRICAIN
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 23:45

 

 

 

 

 

 

 

RFI   mercredi 25 décembre 2013 à 03:47

 

En Centrafrique, les sept membres de la toute nouvelle Autorité nationale des élections ont prêté serment ce mardi 24 décembre. L'ANE est chargée de la préparation de l'organisation des élections présidentielle et législatives, ainsi que du référendum constitutionnel à venir. Ses membres se réuniront rapidement pour commencer leur évaluation de la situation, du fichier électoral et proposer un calendrier au gouvernement de transition. Il y a quelques semaines, le président français François Hollande avait émis le souhait de voir des élections se tenir en Centrafrique avant la fin 2014, et non pas en 2015 comme le prévoit la transition. Le président de l’ANE, Dieudonné Comboyaya, juge les délais tenables.

 

Dieudonné Comboyaya   Président de l'Autorité nationale des élections

 

 « Techniquement, c’est fort possible [de tenir des élections avant la fin de l’année 2014]. Si les conditions ne sont pas réunies, nous ne pourrons pas le faire dans les délais, mais il faut qu’elles le soient. Les conditions sécuritaires, les conditions matérielles, les conditions humaines, les conditions financières... Nous comptons sur l’appui de tous nos partenaires internationaux »

Centrafrique : des élections possibles avant fin 2014
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 23:01

 

 

 

 

 

 

AFP 25 DÉCEMBRE 2013 À 08:58

 

Le président centrafricain Michel Djotodia a lancé mardi un nouvel appel à la paix, dans une capitale Bangui toujours en effervescence, qui se préparait à passer un réveillon de Noël sous couvre-feu et dans la psychose de nouvelles violences.

 

«Aimez-vous les uns les autres! On retrouve ça dans la Bible et le Coran», a longuement plaidé au cours d’une conférence de presse le président Djotodia, entouré du Premier ministre Nicolas Tiangaye et des chefs des communautés catholique, protestante et musulmane.

 

M. Djotodia, arrivé au pouvoir en mars 2013 à la tête de la rébellion de la Séléka (coalition à dominante musulmane venue du nord du pays), a accusé le président déchu François «Bozizé (en exil) et ses complices» d’être derrière les «massacres» interreligieux qui ensanglantent le pays et ont fait près d’un millier de morts en trois semaines.

 

Il a sévèrement désavoué les propos de son conseiller Abakar Sabone, qui avait évoqué dimanche une sécession prochaine entre le nord et le sud, provoquant un coup de tonnerre politique. Ces déclarations sont une initiative personnelle et «méritent une sanction sévère (...). La Centrafrique est une et indivisible!», a martelé le président de transition, censé quitter le pouvoir avant l’organisation d’élections début 2015.

 

M. Djotodia a par ailleurs annoncé l’interdiction de «toute marche illégale» dans la capitale où se multiplient ces derniers jours «manifestations désordonnées et non-autorisées qui attisent la haine».

 

Le matin même, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblés au PK5, un quartier mixte à dominante musulmane, régulièrement le théâtre d’affrontements entre milices chrétiennes d’autodéfense «anti-balaka» (anti-machette, en langue sango) d’un côté, et civils musulmans et éléments de l’ex-Séléka de l’autre.

 

Après une incursion d’anti-balaka pendant la nuit, les habitants entendaient marcher «pour la paix», et dénoncer «la «partialité» selon eux des 1.600 soldats français de l’opération Sangaris, déployés depuis le 5 décembre en RCA en soutien à une force africaine (Misca) pour tenter de rétablir la sécurité.

 

«Les Français ont pris le parti de ceux qui nous attaquent», affirmait l’un des manifestants, Jibril Assil. «Le pays est attaqué par les anti-balaka, la première action de la France a été de caserner les Séléka, au bénéfice des assaillants anti-balaka qui sont maintenant en train de conquérir la capitale», dénonçait un autre protestaire.

 

C’est le troisième rassemblement du genre depuis dimanche: la minorité musulmane reproche aux Français de les laisser sans défense face à la vindicte populaire des habitants de Bangui, très majoritairement chrétiens, soumis pendant des mois aux exactions de la Séléka et qui ont aujourd’hui soif de vengeance.

 

«Soyons des artisans de paix»

 

Face à ces accusations, les militaires français n’ont de cesse de réaffirmer leur «impartialité». S’exprimant mardi au côté de M. Djotodia, le Premier ministre a défendu leur action: «Il n’est pas dans la vocation de Sangaris de désarmer uniquement les ex-Séléka et de laisser les anti-balaka».

 

«La polarisation sur les troupes tchadiennes est un faux problème», a également assuré M. Tiangaye, qui s’est refusé à critiquer le contingent tchadien de la Misca, mis en cause de façon répétée ces derniers jours.

 

Le chef du contingent burundais a révélé que ses hommes avaient été lundi la cible d’une attaque de soldats tchadiens, avec tirs d’armes automatiques et jets de grenades, au moment où les Burundais étaient en train de désarmer des éléments Séléka.

 

Les Tchadiens, dont trois ont été blessés, ont été repoussés «sans aucun problème» par les militaires burundais qui n’ont «aucune responsabilité dans ces incidents». «Nous n’avons aucun contentieux avec aucune partie de la population centrafricaine, nous», a souligné le lieutenant-colonel Pontien Hakizimana.

 

N’Djamena n’a pas encore réagi officiellement. Mais l’incident est peu ordinaire: des soldats de la paix qui se tirent dessus entre eux. Il pose une nouvelle fois la question de l’attitude du contingent tchadien (850 hommes sur les 3.700 au total de la Misca), vu par de nombreux Banguissois comme «complice» des ex-Séléka.

 

Lundi matin, une patrouille tchadienne avait brièvement ouvert le feu --sous l’oeil des journalistes-- sur des manifestants anti-Séléka devant l’aéroport, faisant un mort.

 

Traditionnellement très influent en Centrafrique, le Tchad du président Idriss Déby Itno est le premier partenaire de la France dans ses efforts pour rétablir la paix dans le pays. La défiance croissante des Centrafricains envers le contingent tchadien complique encore un peu plus la tâche des militaires français.

 

Partout dans la capitale, les tensions intercommunautaires restent très vives et la situation extrêmement précaire. Les patrouilles des soldats français et des troupes africaines ne suffisent pas pour étouffer les haines et éteindre les nombreux incidents qui éclatent quotidiennement au coeur des quartiers.

 

Selon des témoins, les violences du jour fait cinq morts, dont trois dans l’attaque d’un véhicule à Gobongo par des anti-balakas qui interdisent la circulation vers la sortie nord de la ville.

 

Médecins sans Frontières (MSF) a indiqué avoir pris en charge près de 200 blessés pour ces quatre derniers jours à Bangui qui a «renoué avec la violence» après un court répit la semaine dernière.

 

Mardi, un accident, apparemment un véhicule d’ex-Séléka qui s’est retourné en fin de matinée au PK5 après avoir été caillassé, a provoqué la panique et fait fuir des centaines d’habitants du voisinage, selon des témoins.

 

La messe du réveillon de Noël à la cathédrale, qui s’est déroulée dans l’après-midi pour cause de couvre-feu, a attiré de nombreux fidèles qui ont écouté avec ferveur l’émouvant sermon de l’archevêque Dieudonné Nzapalainga: «soyons des artisans de justice et nous serons des artisans de paix».

Centrafrique: Djotodia appelle à la paix, Bangui toujours en ébullition
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 22:45

 

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 25 décembre 2013 à 06:21

 

Invité mardi 24 décembre sur RFI, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a adressé un message de paix aux Centrafricains. Il est également revenu sur l'action de médiation que les dignitaires religieux du pays - musulmans, catholiques et protestants - mènent ensemble depuis des mois pour prêcher la réconciliation et essayer de sortir la Centrafrique du cycle de haine qui la déchire.

 

« Responsables des protestants, responsables des musulmans, et moi-même, nous sommes ensemble », a insisté Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’archevêque de Bangui. « Pour Noël, le président de la Communauté islamique vit ici, à l’archevêché. Et nous partageons la même table. Nous continuons à partager les soucis de nos frères et nos sœurs », a-t-il insisté.

 

Et, face à « ceux qui ont orienté, donné une connotation religieuse » à la crise, « nous sommes là pour dire : "Non" », a-t-il martelé.

 

 « Pour en sortir, il va falloir que nous disions, et nous ne cessons de le dire aux uns et aux autres : "Laissez votre cœur se désarmer". Ce n’est pas en étant prisonnier de notre haine, de notre désir de vengeance que l’on va trouver les solutions. »

 

« Nous devons vivre ensemble dans ce pays »

 

Un appel à la réconciliation auquel Mgr Dieudonné Nzapalainga ajoute un appel pressant à la fin de l’impunité. « L’impunité, certes, dans le passé, il y en a eu. Mais il faut maintenant que celui qui arrive soit le prince de la Justice. Cette justice, il faudrait que les hommes puissent l’incarner, pour apaiser, aussi. Et notre message est de dire que, chrétiens et musulmans, nous avons un seul destin. Un seul dieu qui nous a créés, et nous devons vivre ensemble dans ce pays, sans s’entredéchirer ou donner, encore, la mort à nos frères et nos sœurs. »

 

Un message de paix lancé également par Ahmat Deliris, vice-président de la communauté islamique centrafricaine : « Je dis à mes frères centrafricains, chrétiens, musulmans, animistes : notre pays a beaucoup souffert. On a perdu des hommes, des femmes. Ils ne vont plus revenir. Laissons tout ça là. Vraiment, il faut que l’on s’entende. Pardon, pardon, pardon. Les gens ont confondu tout. C’est le 25. Je prie. Dans le monde, c’est un jour de prière. Mettons-nous autour de la table, laissons tout ça là. C’est ça la famille. On est ensemble. »

Le message de paix des responsables religieux de Centrafrique
Le message de paix des responsables religieux de Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 22:22

 

 

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 25 décembre 2013 à 21:50

 

Beaucoup de violences à nouveau, ce mercredi 25 décembre, à Bangui. Des tirs ont été entendus dans différents quartiers de la capitale centrafricaine, à intervalles réguliers. Les affrontements se seraient intensifiés dans la journée. Des « anti-balaka » s’en seraient pris à des ex-éléments de la Seleka.

 

Des tirs ont été signalés, depuis le matin, dans plusieurs quartiers comme le PK5, le PK12, Ben-Zvi mais surtout Gobongo, dans le nord de la ville. Des habitants accusent les « anti-balaka » d'avoir mis en place des barrages et lancé une offensive.

 

Selon une source contactée par RFI, des ex-Seleka seraient alors intervenus en représailles. Le porte-parole de la présidence dit, lui, que les ex-Seleka sont tous cantonnés et que c’était la Misca - la force africaine - qui affrontait les « anti-balaka. » En tout cas, s'en seraient suivies plusieurs heures de combats violents, comme l'explique un habitant de Bangui joint par RFI.

 

« Ce sont les anti-balaka qui ont commencé à déranger les gens, confie-t-il. Là, vraiment, on est dépassés. Depuis ce matin, c’est sans arrêt ; en ce moment même, ça continue de tirer. On ne sait pas ce qui se passe. Je suis chez moi, caché, avec toute la famille », a témoigné cet habitant de Bangui.

 

Les tirs se sont ensuite déplacés progressivement du nord vers le sud de la capitale, faisant fuir plusieurs centaines d'habitants vers le centre-ville. Les combats se seraient rapprochés de l'aéroport, où des milliers de Centrafricains ont trouvé refuge depuis le début de la crise. Ces combats se seraient ensuite calmés aux alentours de 16 heures.

 

Les militaires français parlent d'un « pic de violence », ce mercredi 25 décembre, après « un regain de tension constaté depuis jeudi et qui persiste de façon très nette » explique le colonel Jaron, porte-parole de l'état-major français.

 

Vu le niveau de violence et la proximité des combats, l'ONG Médecins Sans Frontières a d'ailleurs décidé d'évacuer, temporairement, ses employés travaillant à l'hôpital communautaire où l'organisation humanitaire délivrait des secours d'urgence.

 

Guy Simplice Kodégué   Porte-parole de la présidence centrafricaine

 

« Cette comptabilité macabre doit s’arrêter et cesser immédiatement parce que cela n’honore pas du tout notre pays, la Centrafrique qui est une terre d’asile et d’hospitalité ».

Centrafrique : nouvelle journée de violences à Bangui
Centrafrique : nouvelle journée de violences à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 22:10

 

 

 

 

 

 

http://sahel-intelligence.com   25 décembre 2013 par Frédéric Powelton

 

Le lieutenant-colonel Ndong Toutoune, porte-parole de la Misca, (Mission de l’Union africaine en Centrafrique), vient d’annoncer mercredi, le redéploiement de l’ensemble du contingent tchadien, fort de 850 hommes, dans le nord du pays.

 

L’objectif de ce redéploiement, dont les modalités ou encore la localisation exacte n’ont pas été précisées, se rapporte à la sécurisation. Mais cette décision survient après une augmentation, ces derniers jours, d’un sentiment de méfiance d’une bonne partie de la population de Bangui face au comportement des soldats tchadiens. Ceux-ci sont perçus par cette partie de la population comme des « complices » des anciens rebelles Séléka, la coalition des groupes armés majoritairement musulmans venus du Nord du pays qui ont pris le pouvoir en mars dernier.

 

Les soldats tchadiens ont été mis en cause dans plusieurs incidents récents à Bangui au point que ce sentiment de méfiance est devenu ressentiment. Lundi, et devant des journalistes, une patrouille tchadienne avait ouvert le feu sur quelques milliers de manifestants rassemblés devant l’aéroport qui exigeaient, entre autres, leur  départ. L’incident a fait un mort. Le même jour, selon leur chef, des hommes du contingent burundais auraient été la cible d’une attaque de soldats tchadiens. Les soldats tchadiens, dont trois ont été blessés, auraient été repoussés « sans aucun problème », selon le chef du contingent burundais affirmant que ses hommes n’ont eu aucune responsabilité dans ces incidents.

 

Ces exactions ont fini d’attiser l’opposition de plusieurs habitants de Bangui contre les soldats tchadiens qui, depuis mars déjà, avaient été accusés de passivité dans les évènements qui ont permis le renversement par les combattants de la Séléka de François Bozizé, président élu et de confession chrétienne, au profit du musulman  Michel Djotodia.

Centrafrique : Redéploiement du contingent tchadien de la Misca
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:56

 

 

 

 

 

 

Midilibre.fr

 

24/12/2013, 19 h 39 | Mis à jour le 24/12/2013, 19 h 51

 

C'était la messe de minuit, qui cette année avait lieu à 15 heures, couvre-feu oblige, et la cathédrale était pleine à craquer.

 

De la cathédrale de briques rouges de Bangui, une clameur s'élève : des chants joyeux, des rires, des applaudissements enthousiastes qui envahissent tout le quartier, prenant tout à coup le pas sur le claquement des balles auquel les Banguissois sont habituellement résignés. Dieudonné Nzapalainga, le célèbre archevêque de Bangui, entame un long prêche, qui tient plus du discours politique que du discours religieux. En ces temps difficiles, il est impossible de ne pas évoquer les exactions, massacres, viols et lynchages qui font le quotidien des Centrafricains.

 

 "La paix, on va l'avoir!"

 

Tantôt en français, tantôt en Sango, la langue nationale, il harangue la foule qui répond par des applaudissements appuyés: il parle de paix et de réconciliation: "Il faut libérer la parole, crier d'une seule voix plus jamais ça!. Il n'y a pas de paix sans justice (...) soyons des artisans de justice et nous serons des artisans de paix", assène-t-il aux fidèles. Devant la cathédrale, la réalité se rappelle à eux: assis dans la poussière, arme au poing, des soldats sont là pour sécuriser l'office. "La paix, on va l'avoir!" "Je travaille, mais je prie aussi", explique l'une des sentinelles, tout en écoutant la voix de l'archevêque qui grésille dans les haut-parleurs de la cathédrale. "On dit que la Centrafrique est oubliée de Dieu, mais Dieu n'oublie personne, ici comme ailleurs... la paix, on va l'avoir", veut-il croire, la main serrée sur la crosse de sa kalachnikov, alors que les massacres ont fait près d'un millier de morts en trois semaines à Bangui.

 

Chaque jour apporte son lot d'affrontements et d'atrocités

 

En cette fin d'après midi, un soleil rougeoyant se couche doucement sur la ville, donnant aux rues, à la cathédrale et au ciel la même teinte irisée. "Vous auriez dû voir les autres années, avant les évènements! La cour (de la cathédrale) était pleine à craquer! Là les gens ont peur", explique "Baracuda", un jeune scout en uniforme. Dans cet univers de joie, presque surréaliste au milieu de cet océan de violences qu'est devenue Bangui, les fidèles semblent s'abandonner après le prêche de Mgr Nzapalainga, les mines inquiètes du quotidien se décrispent dans la musique. En Centrafrique, chaque jour apporte son lot d'affrontements et d'atrocités, souvent qualifiés un peu rapidement "d'interreligieux": "Regardez nous, regardez nous bien. Les Chrétiens, c'est nous", chuchote un fidèle. "Nous sommes une religion de paix, pas de guerre. Les anti-balakas (milices d'auto défense chrétiennes, ndlr), ce ne sont pas des chrétiens, ce n'est pas nous", dit-il, avant de se remettre à chanter, alors qu'une dizaine de petites filles vêtues de blanc s'enfoncent dans l'allée centrale en dansant.

 

Une spirale infernale des amalgames communautaires

 

La veille, des anti-balakas ivres de violence, disant lutter contre l'ex-rébellion Séléka (à dominante musulmane et qui a pris le pouvoir en mars), ont lynché deux infortunés musulmans au quartier PK5, leur découpant les membres à coups de machettes... Illustration de la folie qui s'est emparée de quelques-uns dans la ville, ivres de vengeances et pris dans la spirale infernale des amalgames communautaires et des représailles. Quelques coups de feu résonnent dans le lointain. Un militaire confie à un civil qu'un nouvel affrontement a lieu dans un quartier éloigné. Ce soir, c'est Noël pourtant. Alors chacun s'empressera de rentrer en famille avant le couvre-feu, en espérant que les balles ne viendront pas éteindre trop vite la flamme d'espoir et de paix allumée en cette messe de réveillon par Mgr Nzapalainga. 

Bangui : à la messe de Noël, "Il faut crier d'une seule voix, plus jamais ça!"
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:41

 

 

 

 

 

 

http://www.medias24.com   Mercredi 25 décembre 2013 15h 50

 

La cérémonie de remise du drapeau au contingent des Forces armées royales, qui sera déployé en Centrafrique suite à la décision royale et en réponse à l'appel de l'Onu, a été organisée, ce mercredi, au siège de l'Etat-Major de la Zone sud.
 

Selon un communiqué de l'Etat-Major Général des FAR, cette cérémonie de remise du drapeau au contingent des FAR, symbolisant la réception de sa mission, a été présidée par le général de corps d'armée, inspecteur général des FAR et commandant la zone Sud, qui a remis le drapeau de l'unité au colonel-Major désigné commandant du contingent.


A cette occasion le Roi Mohammed VI a adressé à l'ensemble des membres de la formation investie de cette mission onusienne, un message dont lecture a été donnée lors de cette cérémonie qui a été clôturée par un défilé du contingent des FAR.

Ont assisté à cette cérémonie des officiers généraux et supérieurs de la Gendarmerie royale et de l'Etat-major général des FAR.

 

(Avec MAP)

 

 

Des troupes marocaines en République Centrafricaine

 

h24info.ma / Publié le 25/12/2013 | 16h00 | H24info

 

Les militaires marocains vont rejoindre ceux d'autres pays africains, comme le Tchad et le Cameroun, pour participer au retour au calme dans en Centrafrique, en proie à des affrontements inter-religieux.

 

Le Maroc s’apprête à envoyer ses militaires en Centrafrique, en réponse à l’appel des Nations Unies. La cérémonie de remise du drapeau au contingent des Forces armées royales s’est déroulée ce mercredi 25 décembre, au siège de l’Etat-Major de la zone sud. Elle a été présidée par le Général Abdelaziz Bennani.

 
Cette cérémonie symbolise la réception officielle de la mission. Elle concrétise l’annonce de la participation du Maroc aux efforts de la MISCA (Mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine), qui a entamé son action depuis le 19 décembre dernier. 

 

Cette mission a été autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 5 décembre dernier, après une demande soumise par la France qui a déployé des troupes en Centrafrique. La MISCA regroupe plusieurs pays africains. Le Tchad, le Cameroun et le Gabon sont les premiers à s’être rendus en Centrafrique. La MISCA devrait compter à terme 3.600 hommes pour une durée de 12 mois. Elle pourrait se transformer en mission de maintien de la paix si les conditions sur le terrain le permettent, note la résolution 2127 du Conseil de sécurité.

 
En trois semaines, près d’un millier de centrafricains ont péri dans des affrontements inter-religieux. 

RCA - Maroc : Cérémonie de départ du contingent des FAR en Centrafrique
RCA - Maroc : Cérémonie de départ du contingent des FAR en Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:29

 

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 25 décembre 2013 à 14:54

 

En ce jour de Noël, Monseigneur Antoine Koné, évêque d'Odiénné, dans le nord-ouest de la Côte d'Ivoire, interpelle les religieux qui servent des intérêts politiques en relayant des discours dangereux au lieu de travailler à la paix. Ces discours, qui jouent sur la fibre tribale, communautaire, il les entend aussi ailleurs, en Centrafrique.

 

RFI : Le mois dernier, vous avez épinglé dans une homélie les religieux qui se laissent emporter par les politiciens qui battent le tambour macabre du tribalisme. Pourquoi ce coup de colère ?

 

Monseigneur Antoine Koné : Parce que je me rends compte que les choses n’avancent pas. Nous continuons à nous comporter comme avant la crise. Les religieux doivent être comme des guetteurs, pour dire au peuple qu’il faut faire attention, pour ne pas revenir à nouveau à ces discours qui ont fait tant de mal à la Côte d’Ivoire. Je vois qu’ils ne font pas leur travail comme il se doit.

 

Vous avez l’impression que certains sont otages de discours politiques ethnicistes ?

 

Très exactement. Je le sens. Parce que si les religieux avaient voulu, nous serions déjà parvenus à la réconciliation. Je me rends compte que nous en sommes à nous adonner à la superstition, faisant croire que ce qui nous est arrivé est une fatalité, alors qu’il s’agit de reconnaître que nous avons fait une sortie de route terrible et que nous avons à nous convertir pour que nous ayons un autre regard sur le frère, sur la sœur.

 

Vous avez déclaré dans cette homélie prononcée en novembre : « Il n’y a, ni Yacouba, ni Malinké, ni Sénoufo ». Ce sont des termes que vous entendez dans la bouche des religieux ?

 

Oui ! Vous voyez que le religieux, quand il ne fait pas attention, pense dire la parole de Dieu, mais il ne sait pas qu’il bat le tambour de telle ou telle chapelle politique. Les témoins de la haine tribale sont toujours en train de rôder autour. Il faudrait que les religieux soient mis en garde, pour ne pas se faire prendre dans le piège de ces discours xénophobes.

Qu’est-ce qui fait que ces discours reviennent ? Et qu’est-ce qui fait que l’on n’arrive pas à aller au-delà, aujourd’hui, en Côte d’Ivoire ?

 

Parce que les gens n’arrivent pas, je pense, à panser leurs plaies. En 1999, je l’avais déjà dit. Dans chaque pays, il y a un Rwanda et un Burundi cachés. Je pense que les jeunes n’ont pas saisi le message. Et voilà que nous en sommes arrivés là.

 

Est-ce que les hommes politiques sont effectivement les premiers responsables de ces dérives ?

 

Oui, la tentation de se servir et de servir ses frères nous guette tous. Personne n’est à l’abri de cela. Si, en son temps, Laurent Gbagbo a été gagné par cet ethnicisme-là, ça ne voudrait pas dire que les autres ne puissent pas, aujourd’hui, se trouver piégés. C’est pourquoi nous devons dire : "Attention. Ne recommençons pas !"

 

En Guinée, pas loin de la ville d’Odienné, où vous vous trouvez, les dernières législatives ont montré qu’il y avait eu un vote largement communautaire. Comment expliquer que l’ethnie, le groupe social, devienne de plus en plus l’unique référent ?

 

Il me semble que nous ne sommes pas encore parvenus à l’Etat-Nation. Nous sommes encore autour de nos tribus, de nos familles culturelles... Il y a un repli identitaire qui vient trop vite dans nos comportements, dans nos réflexes. Je pense qu’il faudrait sortir un carton rouge à l’égard de chaque politicien qui voudrait effectivement jouer avec l’élément religieux. Le cas de la Centrafrique, vous voyez où nous en sommes..

.

Justement, pour parler de la Centrafrique… Quel regard portez-vous sur la situation dans ce pays où les musulmans crient à la discrimination, où une vraie défiance s’est installée entre des communautés qui, jusque-là, vivaient ensemble ?

 

Mais je vois là l'influence du politicien. Sinon, on ne peut pas comprendre que des gens aient vécu ensemble comme des frères et des sœurs et que, brusquement, ces personnes commencent à se regarder en chiens-de-faïence.

 

L’argument religieux sert d’autres intérêts ?

 

Je pense qu’il y a tous les intérêts en jeu, des intérêts inavoués. Et donc, on amène le peuple à s’autodétruire. Et, pendant ce temps, on profite effectivement de cette situation de trouble dans laquelle on met le peuple.

 

Les représentants des communautés chrétiennes, musulmanes et protestantes ont pourtant multiplié les appels au calme. Mais on a l’impression que leur parole n’a plus de prise sur les populations...

 

Je pense que la réconciliation ne se décrète pas. C’est au niveau comportemental que cela se joue. Le plus souvent, chez nous, on s’adonne trop aux discours. Mais le discours est loin de la réalité que vit le peuple.

 

L’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga a dit : « Je crains que mon autorité morale ne soit plus suffisante pour faire tenir la digue, car les gens ne sont plus prêts à pardonner. » Comprenez-vous cet état d'esprit ?

 

Je comprends. Je l’avais déjà dit dans une homélie : nous avons beaucoup baptisé sur notre terre, mais nous n’avons pas eu beaucoup de chrétiens. Parce qu’une chose est d’avoir les églises remplies ou d’avoir les mosquées pleines, une autre chose est d’être des vrais musulmans ou des vrais chrétiens !

 

Je pense que ce que nous vivons actuellement doit nous interpeller et nous amener à revoir notre manière de catéchiser nos peuples. Il va falloir passer à une nouvelle évangélisation. Une nouvelle manière de voir l’islam, car il semble que nos discours sont des discours inadaptés. Nous devons le savoir.

 

Lu pour vous : Monseigneur Koné sur RFI: «Il y a un repli identitaire» en Côte d'Ivoire
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:23

 

 

 

 

 

 

http://www.lesinrocks.com  par Juan Branco

 

le 25 décembre 2013 à 17h35

 

A Bozoum, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, la situation s’était apaisée depuis deux mois. Mais après un retrait prématuré de l’armée française, la mort a fait son retour. Récit de notre reporter.

 

[Depuis Bouar (nord-ouest) et Bangui] Hier, veille de Noël, au moins dix personnes sont mortes à Bozoum, au nord-ouest de la Centrafrique. Dix personnes lointaines, invisibles, sans nom, dont la disparition aurait pu être considérée comme une petite vaguelette dans un océan de violence, une fatalité comme une autre. Dix morts au cœur du néant qui ne devaient pas faire événement – que l’on n’aurait même pas du voir. Dix morts pourtant que nous avons vues – et qui ne doivent rien à la fatalité. Une semaine avant ces morts, le général Francisco Soriano, responsable des forces françaises déployées en Centrafrique, avait décidé de faire de Bouzoum un symbole. Les autorités religieuses y avaient obtenu par leurs médiations successives une paix précaire. Il n’y avait plus de violences depuis la fin octobre, malgré la présence d’un important contingent d’anti-balaka et de membres de la Seleka. La France a décidé de le faire savoir. Dix personnes l’ont payé de leur vie.

 

Explications.

 

Le 20 décembre, dans le cadre d’une conférence de presse, le Général Soriano annonce fièrement qu’il fera de la réussite de Bozoum un modèle et un exemple à suivre, notamment à Bossangoa – préfecture du nord marquée par des violences quotidiennes malgré la présence des forces françaises. Une grande opération de communication pour vanter cette réussite est lancée avec mobilisation d’un escadron et d’importants moyens logistiques. Les forces en présence, les autorités locales et les populations sont soulagés par une initiative qui leur permettra de mettre en œuvre le plan de désarmement négocié depuis plusieurs mois et maintenu en attente depuis. Le Général en personne fait le déplacement depuis Bangui en hélicoptère, accompagné de journalistes qui ne partent plus dans le Nord qu’avec les forces françaises. Ceux-ci relayeront largement la success-story avant de repartir dans la journée. Mais, malgré les suppliques des religieux présents sur place, loin d’installer une force permanente, les Français plient eux aussi bagage après à peine quatre jours. Les anti-balaka, qui avaient commencé à désarmer, et les membres de la Seleka, qui avaient accepté un cantonnement volontaire sous condition de la venue d’une force exogène neutre, sont sidérés. Le 21 décembre le Père Aurelio, missionnaire vivant à Bozoum, écrit dans son journal :

 

“Les militaires français partent ! Ils devraient être remplacés par les camerounais, mais quand ? Ce matin, il y a déjà les Seleka qui recommencent à faire leurs gaffes : je dois descendre en ville parce qu’ils ont arrêté un jeune, et je le fais libérer. Ça va durer jusqu’à quand ?”

Il n’a plus écrit depuis.

 

Trois jours pour ruiner des mois d’efforts

 

Après deux mois d’accalmie, trois petits jours après l’opération de communication de l’armée française auront suffi pour ruiner les mois d’efforts des populations locales. Trois jours pour que la confiance soit rompue et la mort fasse son retour dans la ville de Bozoum. Les anti-balaka, armés de fusils de chasse, gris-gris, et machettes, ne croyant plus aux promesses des religieux, attaquent les membres de la Seleka présents dans la ville. Bien moins nombreux, bien mieux armés, ces derniers se lancent dans de violentes représailles qui durent encore.

 

A l’heure où nous écrivons ces lignes, des tirs se font encore entendre dans la ville vide tandis que les corps jonchent les rues adjacentes à la place du village. Trois cent maisons ont été incendiées aux alentours. Les populations chrétiennes ont passé la nuit de Noël réfugiées dans l’église, les populations musulmanes sur la route, protégées par un contingent tchadien. Un convoi de l’ONU arrivé le jour même pour relancer les opérations humanitaires a été évacué dans la foulée sous les tirs. A Bangui, on leur avait assuré que les gilets pare-balles ne seraient pas nécessaires. Mais les rondes des hélicoptères français ne dissuadent plus personne – et la présence discontinue de ses troupes déstabilise plus qu’elle ne sécurise. Déjà, le long de la route vers Bouar, capitale de la province, des villages vides et des maisons brûlées avaient fait leur apparition. Sur l’axe “le plus sécurisé” du pays selon le général Soriano, le seul qui relie Bangui au Nord du pays et au Cameroun, les barrages se comptent par dizaines.

 

Une foule armée de kalachnikovs, de machettes et d’arcs

 

La dégradation de la situation est visible sur l’ensemble de cet axe. Ce même soir de Noël, au retour de la région, à l’entrée de Bangui, deux véhicules de l’Unicef dans lesquels nous nous trouvions ont été attaqués. Suite aux rumeurs annonçant une offensive anti-balaka dans la capitale, près d’une demi-douzaine de barrages avaient été installés par les habitants musulmans des faubourgs de la capitale, bloquant la seule entrée de la ville.

 

A la vue des 4×4 blancs, une foule armée de kalachnikovs, de machettes et d’arcs a entouré les véhicules, les forçant à faire marche arrière, tandis que des détonations se faisaient entendre des deux côtés de la route. Malgré leurs tentatives, les blindés de l’ONU ne réussiront pas à sortir de Bangui pour venir nous escorter, tout comme les forces françaises, qui refuseront d’intervenir au sol de peur de “provoquer un massacre”. Alors qu’un héliportage est envisagé, c’est seulement à la nuit tombée qu’un convoi camerounais de la Misca revenant de Bossangoa – dans le cadre d’une opération d’exfiltration de la préfète – réussira à nous évacuer, négociant longuement notre passage à chaque barrage auprès de miliciens armés et visiblement nerveux.

 

A l’entrée de la capitale du pays, au soir de Noël, il aura fallu trois heures et une grande dose de chance pour permettre à deux employés de l’Unicef et à un journaliste d’entrer dans la ville. Trois heures pendant lesquelles l’armée française n’aura pas trouvé les moyens de dégager sans dommages la seule entrée de Bangui pour laisser passer un convoi rempli de médicaments. Trois heures pendant lesquelles des civils auront pris pour cible un convoi de l’Unicef et menacé de tuer ses occupants, dont deux Centrafricains. Le lendemain, sur le bord de cette même route, des morceaux de corps de musulmans découpés à la machette seront visibles toute la matinée.

 

A partir de demain, les troupes tchadiennes de maintien de la paix de la Misca – qui ont tiré sur leurs acolytes burundais la veille – seront redéployées de Bangui vers le nord du pays – où elles pourront tuer et piller en toute impunité. Peut-être un contingent sera-t-il déployé à Bozoum. Là où le niveau d’urgence humanitaire vient d’être fixé par l’ONU au même niveau qu’en Haïti au lendemain du tremblement de terre. La messe de Noël n’y a pas été dite et les téléphones ne répondent plus. Faute d’autorisation de ramassage de la part de la Seleka, dix corps au moins jonchent toujours les rues.

 

Lu pour vous : Centrafrique : l’erreur française à Bozoum
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com