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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:16

 

 

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Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 


Bangui : L’ONU demande au gouvernement de respecter les droits fondamentaux


Bangui, 22 Décembre 2011

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a prié « instamment » le gouvernement centrafricain à garantir le respect de la liberté d’expression et de réunion, y compris pour les partis d’opposition, ainsi que de l’état de droit, « lesquels sont indispensables à la démocratie ».


« C’est au Gouvernement centrafricain qu’il incombe au premier chef d’améliorer la sécurité et de protéger ses civils, dans le plein respect de l’état de droit, des droits de l’homme et du droit international humanitaire », a fait remarquer le Conseil.


L’ONU souhaite que le gouvernement « poursuive ses consultations avec l’opposition de manière consensuelle et sans exclusive, notamment sur la réforme électorale ». De même l’opposition et le pouvoir sont appelés à ouvrir un dialogue constructif pour créer un environnement propice à l’égalité des chances à la veille du prochain cycle électoral.


Le Conseil de sécurité a exprimé son inquiétude « du manque d’autorité de l’État qui a laissé s’installer un grave vide sécuritaire dans nombre de régions de la République centrafricaine ». Il a exprimé sa préoccupation sur la précarité de la sécurité et la présence des groupes armés nationaux ou étrangers, notamment l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony et le Front populaire pour le redressement (FPR) de Baba-Laddé.

 

La coopération des groupes armés a également été recommandée pour la réussite du programme de désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants (DDR). Par ailleurs, l’ONU a salué les efforts du gouvernement dans la lutte contre la LRA et se sont réjouis de l’initiative de coopération régionale lancée par l’Union africaine pour éliminer cette rébellion.


Le Conseil a enfin demandé au gouvernement, à la Commission de consolidation de la paix et ses partenaires nationaux et internationaux d’ « honorer leurs engagements découlant du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix ».


Il convient de signaler que le mandat du Bureau intégré des Nations Unies (BINUCA) a été prorogé jusqu’au 31 janvier 2013, ce mercredi par le Conseil de sécurité à New York. Selon les termes de la résolution 2031 adoptée à l’unanimité, le conseil de sécurité affirme avoir pris note du « rôle important joué par le BINUCA à l’appui des efforts de médiation du Gouvernement centrafricain et du Médiateur national ».  

 

D’après la résolution le conseil estime « qu’il importe de mettre en place un bureau pleinement intégré qui coordonne efficacement les stratégies et programmes des organismes, fonds et programmes des Nations Unies en République centrafricaine ».

 

 

Bangui : Il faut poursuivre les auteurs de violation des droits de l’homme (ONU)


Le gouvernement est appelé à enquêter sur les informations faisant état de violations des droits de l’homme dans le pays, de veiller à voir traduire en justice les auteurs présumés de ces violations, et de prendre toutes mesures nécessaires pour prévenir de nouvelles violations, a souligné mercredi le conseil de sécurité à New York.


Le conseil s’est inquiété de la persistance de la violence sexuelle et sexiste et engage le BINUCA à continuer d’oeuvrer aux côtés du gouvernement centrafricain et des autres parties concernées, y compris la Représentante spéciale du Secrétaire général, à y mettre un terme;


Les Nations Unies exhortent le gouvernement centrafricain à continuer de renforcer la protection des enfants, en appliquant la législation en la matière et à l’occasion d’opérations militaires.


Dans la résolution 2031, l’ONU condamne « les violations du droit international humanitaire et du droit des droits de l’homme, notamment l’enrôlement et l’emploi d’enfants, les meurtres, les mutilations, les viols et autres violences sexuelles et les enlèvements perpétrés par des groupes armés, en particulier l’Armée de résistance du seigneur qui menacent la population ainsi que la paix et la stabilité en République centrafricaine et dans la sous-région ».


Dans son nouveau mandat, le conseil de sécurité demande au BINUCA de lui fournir un rapport sur les violations des droits de l’homme commises par des groupes armés, notamment celles qui sont perpétrées contre des enfants ou des femmes.


L’ONU encourage également une coalition des pays de la sous-région pour assurer la sécurité. « Il est nécessaire que le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine appliquent l’accord tripartite signé le 23 mai 2011 à Khartoum afin de renforcer la sécurité dans leurs zones frontalières communes en organisant des patrouilles conjointes », a souhaité le Conseil de sécurité.


Pour les Nations Unies il est important que le Tchad, la République centrafricaine et le Cameroun poursuivent l’initiative tripartite signée en décembre 2005, afin de renforcer la sécurité à leurs frontières respectives.


Par la même occasion, le Conseil « se déclare vivement préoccupé par les recrutements massifs et les achats d’armes par le FPR (de Baba Laddé), qui menacent la paix et la sécurité en République centrafricaine et dans la région et violent les engagements pris par son chef, Baba Laddé et les médiateurs nationaux du Tchad et de la République centrafricaine le 13 juin 2011, tout en condamnant les violations des droits de l’homme commises par ce groupe ».


 

. Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:54

 

 

 

 

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Bozizé KNK


 Par  Jacques Marie Bourget   Bakchich jeudi, 22/12/2011 - 14:00


Des "privés" suisses ont espionné l'ex patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, pour comprendre les tenants et aboutissants de l'étrange balade du géant du nucléaire sur les bords de l'Oubangui. Bien inutile, il suffisait d'attendre l'enquête de Bakchich. 

 

En matière d’écoutes téléphoniques Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva qui vient de porter plainte pour avoir souffert  d’espionnage, ne doit pas être dépaysée.  A l’Elysée la charmante, et très instruite, dame a été, sous la flamboyante ère Mitterrand, la « plume » de Tonton. Qui lui-même, faut-il le rappeler, a été un maître dans l’art de dresser l’oreille à la porte des autres. Le Canard Enchainé le révèle, le 19 décembre, la blonde Anne se plaint de « complicité et recel de violation du secret professionnel », « complicité et recel de divulgation de données portant atteinte à la vie privée » et « complicité et recel d’abus de confiance » ! Du lourd.

 

Uramin, minier des îles


 Mais, à l’époque où elle était encore l’impératrice du nucléaire tricolore, qui pouvait avoir envie d’espionner cette ancienne élève de Normale Sup ? En réalité ils étaient nombreux à souhaiter capter la voix grave de la belle blonde et celle, plus aigüe, de son mari Olivier Fric… Ce souhait, de regarder par le trou du téléphone, fut même brûlant à l’été 2007 quand Areva, contre 2,5 milliards de dollars a lancé une « OPA amicale » pour racheter  Uramin, une société minière théoriquement canadienne, mais surtout basée dans des paradis fiscaux.

 

La question roulant sur les lèvres brûlantes était la suivante « comment est-il possible de dépenser cette énorme masse d’argent pour acquérir une société qui, au maximum, n’est valorisée qu’à 200 ou 300 millions de dollars ? Pis, qui sur le terrain minier de la Centrafrique où elle est implantée, ne possède pas toutes les licences pour  exploiter le gisement d’uranium de Bakouma ?» Des mal élevés  (et parfois même mâles élevés) se demandaient même si une âme damnée n’avait pas envoyé Anne Lauvergeon dans le mur, dans un dossier du genre « avions renifleurs ». Ces langues fourchues avaient d’ailleurs raison d’évoquer ces avions là puisque y faire référence c’est évoquer Giscard ce qui, derechef, nous renvoie en Centrafrique ! 

 

 Pourtant, Anne et ses experts tenaient bon : l’avenir est au tout nucléaire sur toute la planète, même Kadhafi et les Emirats vont plonger dans les kilowatts atomiques. Pour le bien du futur approvisionnement en uranium, le prix n’avait pas de prix. Payons donc 2,5 milliards puis buvons un coup. 


Bozizé se sent cocufié


Vus de Bangui ces rêves en plutonium dorés ont une autre allure. Aujourd’hui, ayant le sentiment d’avoir été cocufié par Anne et ses amis, l’excellent général Bozizé, chef de l’Etat crie « aux voleurs » par la voix inextinguible de son avocat Jacques Vergès. Plus grave le général, lui-même auto proclamé président par un coup d’état qui a viré le très corrompu Patassé,  sent le tapis du pouvoir glisser sous ses pieds. Son scénario, vous allez le constater, n’est absolument pas crédible : pour sauver les intérêts d’Aréva en Centrafrique, la France de Nicolas Sarkozy serait bien capable de lancer contre lui une forme de putsch, de le virer pour mettre à sa place un vrai ami comme Josué Binoua, le ministre de l’Administration qui vient, ça tombe à pic, de faire un long séjour en France… C’est dire si à Bangui l’atome, même sans EPR, électrise.

 

Revenons à l’Histoire, la source de toutes les vérités.  C’est en 1959 que le gisement de M’Patou, près de Bakouma est mis à jour. En 1969, l’Etat Centrafricain et la Compagnie Française des Minerais d’Uranium (CFMU), fondent une société commune, URBA. En 1973 c’est la compagnie Société Aluminium Suisse qui reprend la pioche après de premiers essais peu concluants. Cette fois le duo helvéto-centrafricain accouche d’une firme baptisée URCA. En 1978, tout le monde est prêt à piocher si un financement se fait jour…  Mais le rêve s’écroule avec le cours mondial de l’uranium.

 

 Centrafrique l'eldorado nucléaire


 Quinze ans plus tard l’eldorado nucléaire refait surface. Le 26 février 2006 est signée à Bangui une convention de plus, cette fois entre l’Etat et Uramin CAR Limited une société de droit des Iles Vierges britanniques. L’Article 2.1.1 prévoit la constitution d’une société de droit centrafricain (une de plus) qui « aura pour objet de détenir le permis d’exploitation et de conduire les opérations minières ». Il est bien précisé que c’est cette nouvelle boîte à outils qui fera la demande de permis d’exploitation et que ce dernier aura une validité de 25 ans. Tout roule enfin.  

 

Sauf qu’un os de yassa poulet se glisse dans l’aventure. Les fourbes d’Uramin CAR Limited, par un subterfuge qui reste à mettre à jour (corruption d’un fonctionnaire ? Inimaginable !), Uramin donc, obtient le permis de piocher en son nom propre et non en celui de la société fraternelle qui doit naître de l’accouplement entre Centrafrique et Iles Vierges. Le décret 06/149 du 2 mai 2006 est bien attribué à la seule Uramin. A croire que le général Bozizé est bien distrait ? 

 

En août 2007 survient l’extase, l’OPA d’Areva sur Uramin. Tant pis pour Anne et ses experts si le permis d’exploiter est pour le moins fragile si Bozizé décide d’acter en justice… Pour les besoins de la cause, Uramin CAR Limited devient, sous l’onction d’Areva, la société Uramin Centrafrique SA. Un avenant vient, ouf, régler le malentendu portant sur le permis d’exploiter. Le 1er aout 2008, sous la charge du roi de Levallois, et chargé des affaires africaines de Sarkozy, Patrick Balkany, Bozizé  accepte de donner à Areva les droits initialement accordés à Uramin. Toutefois, mais on s’en serait douté, l’article 3.2 du nouvel accord prescrit que « le transfert du titre d’Uramin à Areva se fera dans les conditions prévues par les textes en vigueur en République Centrafricaine »… Un Etat bien connu pour sa fermeté en matière de droit. 

 

Droit et passe droit

 

Parfait puisque le 26 février 2010 une réunion, autour des responsables centrafricains, d’Enrico Barbaglia vice-président  d’Areva et de Daniel Wouters vice-président « Ressources Afrique du Sud » et vice-président « Business Development » chez Areva toujours, une réunion donc qui met tout le monde d’accord pour entériner la convention minière du 28 février 2006, celle, je le rappelle aux étourdis, signée entre Bangui et Uramin. Une boîte qui n’en fait qu’à sa tête.  

 

Alors que ces courageux mineurs devaient tout bonnement transférer leur permis d’exploiter « obtenu par la ruse » à Areva Ressources Centrafrique, voilà que par le truchement de maître Doraz Serefessenet, notaire à Bangui, Uramin ne « transfère » pas le sacrosaint permis, mais en fait « cession ». Ce qui, si on sait lire, veut dire qu’Areva devrait pour cela ouvrir sa bourse ? Non. Chez Uramin on est avant tout mineurs et pas hommes d’argent. Officiellement le permis a été gratuit. Sauf que la convention prévoit que « la cession est exonérée de tout droit d’enregistrement et de timbre et ne donne pas lieu à une imposition des plus values ».  Voilà qui n’est pas courtois pour le si exsangue Trésor de Centrafrique. Des juristes locaux, qui voient tout en noir, écrivent alors «Fort de cette cession rocambolesque, un enregistrement à titre gratuit a été effectué par le service de la Conservation foncière le 31 aout 2010, en fraude aux droits de l’Etat ». Décidemment, Bozizé ne tient pas ses fonctionnaires !

 

 Où l'on retrouve la bande à Balkany

 

Et voilà un général qui se croyait assis sur un tas d’or et qui n’est plus qu’un roi nu. Si l’exploitation du site de Bakouma est possible, elle sera coûteuse même si le minerai a une très riche concentration en uranium. Et patatras, Fukushima est passé par là et le nucléaire ne vaut plus un clou. C’est trop bête.

 

Pour la Centrafrique, restent les larmes, elle en a l’habitude et vit même l’arme au pied. Mais, en cocu qui fait un sursaut, le général-président Bozizé n’entend pas se laisser faire. Ses avocats ont demandé à rencontrer ceux d’Areva.  Le duel aura-t-il lieu sur le pré de Bakouma ? 

 

Si un autre acteur de cette coûteuse et ténébreuse affaire, homme de premier plan dans la panoplie de la Françafrique, est aujourd’hui dans l’embarras, c’est bien  Georges A. Forrest. Néo-zélando-belgo et potentat de la République du Congo… Un ennemi des militants altermondialistes qui accusent cet empereur de tous les minerais de « sucer le sang des africains ». Forrest grand ami de Balkany, a contresigné l’accord entre la Centrafrique, Areva et Uramin, en tant que « facilitateur » (je n’invente rien). Ah, un « facilitateur » c’est bien utile quand on signe des contrats. Ce n’est pas Balladur qui viendra dire le contraire.

 

Résultat de ce sketch : les malfaisants qui ont écouté illégalement Anne Lauvergeon se sont certainement bien amusés de voir, en direct, Areva creuser son trou. Ce qui est pourtant bien normal pour des mineurs.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 14:39

 

 

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Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

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Bangui, 21 Décembre 2011

 

Obo : Présence signalée de congolais fuyant la crise postélectorale


En 80 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) fuyant les la crise postélectorale dans leur pays, sont arrivés mardi au village Ligoua à 25 Km d’Obo sur l’axe Bambouti, a appris RJDH.

 

L’information a été confirmée par radio Zéréda qui a ajouté que les délégués des réfugiés congolais du site d’Obo seraient déjà sur le terrain pour constater les faits et de vérifier s’il s’agit effectivement de Congolais. (A suivre).

 

 Obo : Les victimes de la LRA sollicitent une assistance pour leur réinsertion


 Les 234 victimes des exactions des éléments de la LRA dans le Haut-Mbomou, ont besoin d’une assistance pour leur réinsertion, a déclaré ce matin le secrétaire général de l’association des victimes de la LRA, Emmanuel Gaba, joint par téléphone ce matin par la RJDH.

 

« L’association demande une aide aux partenaires nationaux et internationaux en vue d’une bonne réintégration des victimes de la LRA dans la société », a-t-il souligné.

Interrogé sur la situation sur le sort du jeune garçon de 12 ans qui a pu s’échapper des rangs des hommes de Kony la semaine dernière à Mboki, Emmanuel Gaba a fait remarquer que comme toutes les victimes, il est question de lui apporter une assistance psychosociale.

 

« Souvent lorsque la victime est un mineur, nous lui apportons un appui pour qu’elle reprenne le chemin de l’école ; s’il s’agit d’un adulte nous l’appuyons pour sa réintégration dans la société et la vie active », a précisé Emmanuel Gaba.

 

Selon lui, toutes les victimes qui sortent doivent bénéficier d’une prise en charge sanitaire et orienter vers un centre psychosocial. « Une fois dans le centre on leur pose une série de questions pour leur permettre de se défouler et oublier tout ce qu’ils ont subi et vécu pendant leur séjour dans la brousse », a expliqué le secrétaire général de l’association des victimes de la LRA.

 

Il a par ailleurs déploré l’insuffisance de médicaments au centre de santé d’Obo pour une prise en charge appropriée de la population en général et des victimes en particulier.

 

Créée le 6 mars 2008 à Obo, l’association des victimes de la LRA compte à ce jour 234 personnes. Pour l’instant le seul partenaire de cette association est l’ONG italienne Coopi.

 

Berberati : Pas d’eau potable dans la ville


Selon un reportage de radio Zoukpana, l’accès à l’eau potable est difficile depuis plus de trois mois dans la ville de Berberati.


Cette situation est due aux difficultés de l’agence de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de Berberati de satisfaire les besoins de la population en cette saison sèche.

 

« Les machines de distribution d’eau sont toutes en panne. Pour cela nous avons pris des dispositions pour approvisionner la population par zone, selon un planning que nous avons établi, en attendant la réponse de la direction centrale », a expliqué le chef d’agence de la SODECA de Berberati, Aubin Moutin.

 

Devant cette difficulté, les femmes et les enfants doivent se réveiller à 3 heures du matin pour espérer avoir la moindre goutte d’eau. Le premier vice-président de la délégation spéciale de la ville de Berberati Albert Nakombo a pour sa part appelé la population au calme, « les machines ont leurs caprices », a-t-il souligné pour calmer la population qui commence à s’interroger sur son sort en ce début de saison sèche.

 

Signalons que la ville de Berberati compte environ 100 000 habitants.


 

Berberati : Vers une amélioration de la prise en charge médicale des femmes et des enfants


L’hôpital préfectoral de Berberati a reçu mardi un don de médicament de la part de l’UNICEF, a rapporté ce mercredi radio Zoukpana.

 

Membendazol, Fansidar, seringues, gants, les coartem, sont les médicaments qui constituent l’essentiel de ce don qui se situe dans le cadre de la stratégie africaine pour la survie et le développement de l’enfant.

 

Dans son intervention, le médecin Chef de l’hôpital régional universitaire de Berberati, Docteur Michel Yangakola a fait savoir qu’il s’agit de la première phase du projet et qu’une deuxième dotation interviendrait en Janvier 2012.

 

Les principaux bénéficiaires du projet sont les femmes enceintes et les enfants. Ces produits leur seront distribués gratuitement dans tous les centres de santé de la sous-préfecture de Berberati.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 14:33

 

        

 

Cher (e)s Compatriotes,

 

Cher(e)s  Ami(e)s du Centrafrique,

 

A l’occasion des fêtes de fin d’année et au seuil de la nouvelle année 2012, l’honneur nous échoit de venir par la présente, vous présenter nos vœux les plus sincères pour une année meilleure.


Il vous souviendra qu’au lendemain des élections du 23 janvier 2011, les militants politiques, associatifs ainsi que les personnalités politiques et indépendantes en France se sont levés pour mettre en place le Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD). La naissance de cette Plate-forme, à la lumière des conclusions de la réunion fondatrice du 20 mars 2011,  a suscité beaucoup d’espoirs. Car elle a traduit la volonté de tous ceux et de toutes celles qui ont voulu, d’une part, tirer toutes les leçons des échecs des groupements politiques qui ont vu le jour en République Centrafricaine depuis 1992 et, d’autre part, garantir un avenir meilleur à notre pays.

 

Œuvre humaine, le Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD), n’a pas été, de ce fait, à l’abri de certaines erreurs de croissance et n’entend pas dévier des nobles objectifs qui sont l'essence même de son existence depuis sa naissance le 9 avril 2011. A cet effet, un travail méthodique de re fondation a été initié et une nouvelle équipe va être mise en place dès le début de cette année 2012.

 

S’il est de coutume que le passage à une nouvelle année soit une occasion de joie dans les familles, nous ne pouvons pas oublier toutes ces peines endurées par nos frères et sœurs, en raison de la gestion calamiteuse du pays, au point où la sécurité, la liberté d’aller et venir et la satisfaction des besoins élémentaires sont devenues des objectifs très lointains, voire inaccessibles pour la majorité de nos concitoyens. Nous ne devons pas non plus oublier cette grave crise humanitaire que subissent aujourd’hui en silence et dans l’indifférence des pouvoirs publics, nos populations, avec des taux de mortalité près de quatre fois supérieures au seuil d’urgence.

 

Aujourd’hui, la nouvelle donne politique dans notre pays commande que soit proposée au peuple centrafricain, une approche crédible de résolutions des problèmes auxquels il estconfronté, susceptible d’induire une alternance politique apaisée par le respect de la Constitution, foulée au pied par l’actuel régime.

 

Fort de tout ce qui précède, nous réitérons ici notre engagement et réaffirmons notre détermination pour :

- initier une approche crédible de résolutions des problèmes auxquels le peuple centrafricain  est confronté, susceptible d’induire une alternance politique apaisée par le respect de la Constitution, foulée au pied par l’actuel régime.


-agir auprès des autorités politiques, diplomatiques internationales et des opinions publiques afin de continuer à faire pression sur le régime de Bangui, pour créer les conditions d'une meilleure défense des libertés et de la démocratie,

-faire des propositions concrètes pour aider la République Centrafricaine à sortir des crises multiformes dans lesquelles elle est plongée depuis plusieurs années.

 

JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE !

 

Fait à Paris, le 22 décembre 2011

Le Comité de re fondation du C.A.D

 

Clotaire SAULET

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 14:25

 

 

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KINSHASA AFP / 22 décembre 2011 01h46 - Au moins 24 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d'autres ont été arrêtées arbitrairement par les forces de sécurité en République démocratique du Congo depuis la réélection contestée de Joseph Kabila le 9 décembre, a affirmé jeudi l'ONG Human Rights Watch.


Au moins 24 personnes ont été tuées par les forces de sécurité entre les 9 et 14 décembre, dont 20 à Kinshasa, deux au Nord-Kivu (est) et deux au Kasaï Occidental (centre), écrit l'ONG de défense des droits de l'Homme dans un communiqué.


Depuis l'annonce le 9 décembre par la Commission électorale (Céni) des résultats provisoires de la présidentielle du 28 novembre donnant la victoire au président sortant Joseph Kabila, les forces de sécurité ont tiré sur des petites foules, apparemment pour empêcher la tenue de manifestations contre le résultat de l'élection, déclare dans le communiqué Anneke Van Woudenberg, enquêtrice pour l'Afrique à Human rights watch.

Ces manoeuvres sanglantes contribuent à fragiliser le processus électoral et donnent l'impression que le gouvernement ne reculera devant rien pour rester au pouvoir, a-t-elle ajouté.

L'ONG, qui dit avoir interrogé 86 victimes, membres de familles et d'autres témoins, dénonce particulièrement la police et la Garde républicaine --chargée de la sécurité de la présidence--.

La victoire de M. Kabila a été confirmée le 16 décembre par la Cour suprême de justice (CSJ), avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à l'opposant Etienne Tshisekedi, arrivé second. Ce dernier s'est autoproclamé président élu après avoir rejeté les résultats, entachés de multiples irrégularités dénoncées des observateurs nationaux et internationaux, et plusieurs pays.

Human Rights Watch a reçu des dizaines de signalements d'autres meurtres et d'attaques par les forces de sécurité qu'elle cherche à vérifier et poursuit ses enquêtes, indique le texte.

L'ONG évoque aussi un incident dans lequel des jeunes de Kinshasa ont lapidé un prêtre qui a par la suite succombé à ses blessures.


Il semblerait que la police et d'autres forces de sécurité masquent l'étendue des meurtres en enlevant rapidement les corps, écrit HRW.


Plusieurs sources ont informé HRW que le gouvernement avait donné pour instruction aux hôpitaux et aux morgues de ne pas fournir d'informations concernant le nombre de morts, ni de détails sur les individus blessés par balles aux membres de leurs familles, aux groupes de défense des droits humains ou au personnel des Nations unies, entre autres, ajoute le texte.

Les forces de sécurité ont par ailleurs bloqué par la force des tentatives des groupes d'opposition d'organiser des manifestations pacifiques contre les irrégularités de l'élection présidentielle, couplée aux législatives.

Ils ont arrêté un certain nombre des organisateurs sur des accusations fallacieuses de menace à la sécurité nationale, indique le communiqué.


Human Rights Watch avait déjà mis en cause la Garde républicaine dans la plupart des 18 morts civils qu'elle a recensés en fin de campagne et pendant le scrutin.


L'organisation appelle le gouvernement congolais à arrêter immédiatemment les attaques et les arrestations arbitraires. Les Nations unies et les partenaires internationaux de la RD Congo devraient exiger de toute urgence que le gouvernement reprenne le contrôle de ses forces de sécurité, estime l'ONG.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 02:34

 

 

Sylvain-Ndoutingai


Paris 21 déc. (C.A.P) - « NDOUTINGAÏ il est qui ? NDOUTINGAÏ il est qui ? Cette révolution, je l’ai préparée depuis trente ans ! » L’auteur de ces propos n’est autre que Jean Roger OUEFIO, grand frère du président centrafricain et pseudo député dans l’actuel parlement très familial de François BOZIZE. C’est au terminal 2F de l’aéroport CDG à Roissy ce mercredi matin 21 décembre devant quelques compatriotes témoins médusés, au moment d’embarquer sur le vol régulier hebdomadaire d’Air France pour regagner Bangui que l’auteur tenait ces propos dont la rédaction de CAP s’est fait l’écho.

 

Selon les témoins qui assistaient à la scène et dont certains connaissaient bien le personnage tout en  ignorant totalement les raisons de son discours hystérique à l’encontre du tout puissant ministre d’Etat aux finances et homme de confiance de BOZIZE depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003, Jean Roger OUEFIO est un habitué de ces coups de sang tendant à récuser les liens de Sylvain NDOUTINGAÏ avec eux autres de la famille originelle BOZIZE YANGOUVONDA.

 

Selon nos informations, depuis l’arrivée de son cadet BOZIZE au pouvoir, Jean Roger OUEFIO aurait toujours rêvé d’entrer au gouvernement mais son cadet de président n’a jamais adhéré à ce souhait. Il s’est toujours contenté de lui confier des postes certes au sein de la présidence mais à la périphérie de son pouvoir immédiat. Relégué dans son coin et contraint de faire son business du diamant et ses petites affaires dans les limites de la légalité, Jean Roger OUEFIO n’en finit pas de ruminer sa frustration qui déborde de temps en temps.

 

Ces derniers temps, cela a pris une tournure plus accentuée avec les âpres rivalités et sourdes querelles qui ont vu le jour dans la guerre fratricide de succession ouverte entre le fils Francis BOZIZE et Sylvain NDOUTINGAÏ. Jean Roger OUEFIO a pris lui ouvertement partie pour son neveu Francis et contre l’ex-ministre des mines et actuel ministre d’Etat aux finances et au budget qui apparaît comme la bête noire et l’homme à abattre du clan Francis.

 

 J.R OUEFIO est par ailleurs un chaud partisan de faire sauter le verrou constitutionnel du nombre de mandat du président de la République ainsi que de l’élection annuelle du président de l’assemblée nationale. Il a de ce point de vue déjà commencé à abriter des réunions à son domicile banguissois pour préparer les plans et documents à cet effet.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 00:55

 

 

 

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Chers frères et sœurs,


A l’occasion des fêtes de fin d’année, je vous présente mes vœux de santé, de réussite dans tous les domaines de la vie et surtout de grande prise de conscience pour notre nation.                                                                                              

 

Nous vivons un moment spécial de l’histoire de notre pays, un moment où la population meurt de manière inquiétante soit de maladie par manque de soins faute d’argent, d’infrastructures sanitaires, soit de balles des rebelles venus de l’Etranger ou centrafricains et  des soldats inciviques de notre propre armée, tuant quelquefois pour leur propre plaisir, forts de leur impunité, soit paradoxalement de faim.


 Nous avons contribué volontairement ou involontairement à la construction d’un pouvoir arbitraire dont  la gestion a entraîné aujourd’hui des conséquences catastrophiques sur la vie de la nation.

                                                                                                                                                                                                                                            Notre pays manque aujourd’hui de tout, est dernier dans tous les domaines, connu à l’extérieur uniquement par des faits ou images rocambolesques, épouvantables, dignes d’une société en déphasage total avec le monde moderne.


Nous avons totalement manqué de civisme, c'est-à-dire du sentiment d’appartenir à une même nation, ce qui confère non seulement des droits, mais bien évidemment des devoirs à l’égard de celle-ci et sommes très clairement collectivement responsables de sa destruction depuis le sommet de l’Etat jusqu’à  la rue. 

 

Un jeune compatriote musicien qu’il convient de féliciter ici, nous a interpelés à juste raison l ya quelques années seulement dans sa chanson intitulée « A QUI LA FAUTE ?», qui est un véritable réquisitoire à l’égard de notre société. Mais plongés dans la mangeoire, nous n’avons pas daigné relever un tout petit peu la tête pour voir que même notre capitale, la principale ville du pays, esten mauvais état avec une structure périmée, des voies défoncées,  des caniveaux et trottoirs sales, des problèmes cumulatifs, quantitatifs, qualitatifs de logement, d’assainissement, d’entretien, de réhabilitation de la voirie existante, de revêtement de principales voies structurantes, de réfections de ponts,  d’ouverture de voies nouvelles dans les zones d’extension future de la ville, de desserte de quartiers existants (enclavés), d’équipements collectifs, d’adduction d’eau potable, d’électricité, d’enlèvement d’ordures, d’inhumations etc.

 

Pire, BANGUI que les diplomates accrédités en Centrafrique avaient du mal à quitter à la fin de leur mission, est classée aujourd’hui  parmi les villes les plus infréquentables dans le monde, à cause notamment de l’insécurité et du manque de confort.    

 

  Les quelques symptômes ci-dessus tirés d’une liste longue et pénible sont certes attristants, mais ne doivent pas nous amener à désespérer comme certains compatriotes qui regrettent d’être nés centrafricains. 

                                                 

Prenons au contraire conscience de notre retard et de la nécessité de reconstruire notre très riche et très beau pays, afin de mieux rebondir dans ce sens.


Ne pleurnichons pas en permanence avec les yeux tournés vers la communauté internationale pour les conséquences de nos propres fautes car plus nous serons irresponsables dans la gestion du pays, plus elle détournera son regard de notre sort.

                                                                                                                                                                                                                                      Nous avons les atouts nécessaires pour renverser le statut de pays pauvre en pays prospère, digne et respecté sur la scène internationale, grâce à nos immenses ressources non encore entièrement identifiées, notre langue nationale commune, nos valeurs morales, intellectuelles, nos cadres, notre force de production.


Ceci n’est bien évidemment réalisable que grâce à une pensée nouvelle, une prise de conscience nationale et une volonté commune pour une même cause. 

 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine !

 

Paris le 21 décembre 2011


Olivier GABIRAULT 

 

Personnalité politique indépendante.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 22:09

 

 

Clément Bouté Mbamba

 

 

Monsieur Le Premier Ministre : Démissionnez !


Lettre au Premier Ministre Centrafricain


 « A ce sujet, je voudrais rappeler les propos tenus par son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, lors de son investiture le 15 mars 2011, je cite : « le gouvernement qui m’accompagnera dans ce mandat s’attèlera donc avec abnégation à traduire dans les faits les piliers du projet de société sur la base duquel j’ai été élu. Il s’agira de poursuivre la relance de l’économie nationale, la transparence dans la gestion de la chose publique, de combattre la pauvreté, la corruption, de lutter contre le chômage, de promouvoir et protéger les Droits fondamentaux de l’Homme, de donner à la République Centrafricaine l’image d’un pays où il fait mieux vivre. »


 Faustin Archange TOUADERA, Premier Ministre, 3ème discours de Politique Générale, Bangui 17 Mai 2011.


Monsieur le Premier Ministre,


Quatre années. Oui, le 22 janvier 2012 cela fera quatre ans que vous êtes à la primature, établissant de fait le record de longévité post-empire à cette fonction pour ce qui nous concerne et une marque à inscrire dans les annales de l’histoire politique de l’Afrique. Ces mille quatre cents soixante jours sont largement suffisant pour une analyse à la fois rétrospective et prospective.


Le 13 décembre 2011, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) publiait un rapport dans lequel il était écrit : « Par exemple, en juillet dernier, à Carnot, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans était trois fois plus élevée que la mortalité des enfants du même âge dans le camp de réfugié de Dadaab au Kenya, où vivent dans des conditions extrêmes les populations qui ont fui la Somalie. A Carnot, cette crise est restée silencieuse. »


En interpellant votre Ministre de la Défense le 29 novembre de cette année, j’écrivais : « Aujourd’hui nous sommes proches du moment où le processus de notre [somalisation]  atteindra son paroxysme. »  Je dois vous l’avouer, Monsieur le Premier Ministre ma vision n’était pas à court terme mais à échéance intermédiaire, je m’étais donc trompé. Ce rapport de MSF me dément et confirme que nous sommes déjà en somalisation avancée puisque les conditions d’existence des populations centrafricaines dans certaines régions sont pires que celles des camps de réfugiés Somaliens. Placé devant cette succession de tragédies, il devient impérieux d’en identifier la cause, l’isoler et l’éradiquer.


Vos griots, ces vuvuzelas de la pensée unique, véritables cache-sexe de votre échec politique s’empresseront d’entonner la mélodie essoufflée du Knkisme avec comme refrain que d’énormes progrès ont été réalisés, que les salaires sont régulièrement payés, et qu’avec vous, la RCA n’a jamais été aussi dynamique qu’elle ne l’est aujourd’hui. Mais je compte sur vous, l’Enseignant, pour leur opposer la vertu de la pédagogie du concret car vous semblez vous réjouir de cette misère voulue et entretenue des masses centrafricaines et cela est à la fois dangereux et criminel.


De janvier 2008 à janvier 2012 : une tragédie permanente


Trois discours de politique générale, ils sont peu nombreux en Afrique et en RCA, les hommes et les femmes qui ont eu l’honneur d’en faire autant. Prenons les principaux axes.


Le 26 mars 2008 : 1er discours de Politique Générale


« Dans les circonstances actuelles, les objectifs prioritaires de mon Gouvernement tournent autour de quatre(4) axes que sont :

-le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix ;
-le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des Droits de l'Homme ;
-la stabilisation macroéconomique ;
-la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux. »


Le 14 mars 2009 : 2ème discours de Politique Générale

 

« A cet égard, les préoccupations majeures de mon Gouvernement, à court terme, c'est-à-dire d’ici les élections générales de 2010, seront axées sur les points suivants :

Premièrement, le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix ;

Deuxièmement, le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des Droits de l’Homme ;

Troisièmement, la stabilisation macroéconomique ;

Quatrièmement, la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux ;

Cinquièmement, la promotion du dialogue politique et social, ainsi que l’application des recommandations du DPI en vue du déroulement correct et transparent du processus électoral. »

 

17  ai 2011 : 3ème discours de Politique Générale


« Cette déclaration de politique générale est par ailleurs, structurée autour des axes stratégiques du DSPR II (2011-2015). Concrètement, les objectifs prioritaires de mon gouvernement autour de trois (3) axes :

          1. Consolidation de la Paix, Gouvernance et Etat de Droit ;

          2. Relance Economique ;

          3. Capital Humain et services Sociaux essentiels. »


Sur la base de ces engagements, peut-on affirmer si oui ou non vous avez réussi ? Notons en passant qu’en l’espace de trois discours, vos priorités à quelques variables (sémantiques) près ont toujours été les mêmes ce qui traduit un échec ou des résultats insuffisants. Analysons-les.


·        sécurité et la consolidation de la paix,


·        bonne gouvernance et la promotion des Droits de l'Homme,


·        reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux, 

·        la promotion du dialogue politique et social, ainsi que l’application des recommandations du DPI en vue du déroulement correct et transparent du processus électoral,


·        Relance Economique. 

A l’heure où vous vous apprêtez à souffler sur votre 4ème bougie à la primature, aucun doute n’est autorisé : vous avez échoué.


En effet, à l'heure de cet an 4:


- notre espérance de vie est la deuxième plus faible au monde ;


- Bangui est classée 218ème ville sur 220 au monde selon le classement Mercier 2011;

- La RCA est le pire pays au monde selon le dernier classement Forbes ;


- des milliers de nos compatriotes errent çà et là au gré des intempéries dans la brousse, dans des camps de réfugiés au Tchad, au Soudan, au Cameroun et en République Démocratique du Congo à cause de l'insécurité généralisée;


- quasiment toutes les régions de notre pays à l’exception de la « République de Bangui » échappent à votre contrôle donc à votre autorité et sont livrées à des hors la loi;


- des millions de Centrafricains souffrent de la faim, ont des problèmes d'accès à l'eau potable, à l'électricité, à des soins de qualité;


- des ponts s’effondrent, la brousse recouvre les pistes, les cours d’eau s’assèchent, la déforestation s’accélère et la désertification est déjà une réalité en territoire centrafricain ;


- des centaines de milliers de jeunes Centrafricains étudient dans des conditions effroyables et des dizaines de milliers d'autres sortent du système scolaire sans réel espoir d'embauche tandis que des milliers d'autres souffrent, abandonnés par la république c’est-à-dire votre gouvernement ;


- des millions de Centrafricains souffrent du chômage, du sous-emploi et de la pauvreté ; 

- des centaines de milliers de ménages centrafricains vivent dans des conditions difficiles d'habitat, d'alimentation et d'environnement;


- des milliers de Centrafricains  qui souffrent de paludisme, du SIDA et d’autres pathologies ne peuvent être pris en charge cliniquement ;


- l'État centrafricain est privatisé au seul bénéfice d’un clan qui prospère à l’ombre de la violation des libertés les plus élémentaires des citoyens;


- les organes institutionnels de notre pays ne représentent plus que des caricatures de ce qu'ils auraient dû être à commencer par votre gouvernement. Certaines légendes urbaines affirment que vous-même, vous êtes une caricature de Premier Ministre,


- notre pays est devenu une firme privée où le pouvoir de l'État est un prétexte entre les mains de certains pour exercer, à leur guise, la brutalité, l’impunité, la prévarication constituant le fil conducteur de l'énergie qui déstructure notre histoire et vous, vous êtes l’un des managers de cette firme;


- vous avez institutionnalisé le désordre, encouragé et fait la promotion de l’illégal ;


- au nom des intérêts de votre parti, vous avez réussi à semer le chaos, la désolation et à mettre notre pays en 1ère classe dans le train de sa Somalisation.

 

Monsieur Le Premier Ministre,


Vos quatre bougies, ce sont quatre années de tragédies économique, sociale, culturelle, sanitaire, scolaire, agricole, industrielle et identitaire. Vous avez échoué et la tragédie est devenue permanente.

 

De la Colombianisation à la Somalisation

 

Monsieur Le Premier Ministre,

 

Lorsque je débarquai de ma Roumanie natale à Bangui pour la 1ère  fois en cette fin d’année 1981,  mon premier choc fut thermique. J’arrivais de Brasov, une ville où il faisait froid pour Bangui ; une ville en début de saison sèche. Après un court temps d’adaptation, j’adoptai la ville d’où mes parents sont partis et j’ai aimé la terre de mon père, de mon grand-père et de mes aïeux.

 

Pour les gens de ma génération, les enfants de l’Empire et de la République Restaurée ; le Centrafrique de cette époque était beau. Ce n’était pas le meilleur pays d’Afrique ni du monde. Il y avait des entorses à certains droits et certains équilibres n’étaient pas respectés. Mais nous vivions innocemment avec joie et par-dessus tout, nous avions un pays à l’intérieur duquel quasiment aucune entrave à la mobilité citoyenne n’était visible. Du nord au sud, de l’Est à l’Ouest, du Centre et de l’Extérieur ; chaque fille et fils de ce pays avait la possibilité d’aller et venir sans craindre de faire une rencontre désagréable qui pouvait lui coûter la vie.


Ce Centrafrique-là, celui de mon enfance et de mon adolescence, il n’existe plus. En parler aujourd’hui à ceux des générations qui sont venus une décennie après la mienne, c’est leur raconter une légende, un conte car le niveau atteint par la déchéance de notre pays est si profond qu’ils ont le sentiment que rien n’a existé de bon ou moins bon avant eux.

 

Le 23 mai 2008 (1), j’interpellais la classe politique centrafricaine en général et vous en particulier car étant le manœuvrier en chef de l’organisation du dialogue politique Inclusif en ces termes : « Les problèmes auxquels sont confrontés les masses centrafricaines ne trouveront pas un début de solutionnement lors de ce forum, car il ne sera pas la tabernacle pour la naissance du messie, il ne sera pas créateur d'emplois manufacturiers et il ne permettra pas de faire face aux crises du SIDA, de l'Education, de l'Environnement (santé, énergie, habitat...), de l'Economie, de l'Agriculture,... L’expression politique depuis la fin de la transition consensuelle est encadrée par la constitution. Tous ceux qui pensent que le régime en place agit mal n’ont qu’à s’aligner sur cette constitution pour utiliser tous les moyens légaux afin de stopper la descente aux enfers de notre pays : démission du gouvernement, dissolution de l'assemblée nationale, motion de censure au pire, démission du président de la République avec dans la foulée, nouvelles élections présidentielles... »

 

Monsieur Le Premier Ministre, vous n’avez pas saisi la justesse de cette opinion et organisé le DPI et avant cela, signé l’accord de paix global de Libreville.


Par ces deux actes politiques, vous avez « Colombianisé » la République Centrafricaine, c’est-à-dire reconnaître à des groupes de hors la loi, le droit d’exister. Trois années plus tard, vous n’avez pas le courage de reconnaître que le DPI fut du temps perdu et comme les FARC de la Colombie et le Cartel de Medellin avec Pablo Escobar, les groupes rebelles sont aujourd’hui maîtres de grandes portions de notre territoire. Vous êtes celui qui a laissé faire.

Comme si votre démission devant les rebelles ne suffisait pas, vous avez ouvert nos frontières à des sauvages comme Baba Laddé et Joseph Kony qui aujourd’hui font la loi, leurs lois dont vous venez de subir une application. Depuis la chute du général Siad Barré en 1991, l’Etat n’existe plus en Somalie. Depuis la démission de votre gouvernement l’état n’existe plus en Centrafrique. Vous préférez discuter avec des hors la loi comme Baba Laddé et brutaliser vos contradicteurs politiques. Vous préférez regarder les brigands transformer Bria en rivière de sang et mettre la pression sur les journalistes de la presse privée.

 

Vous préférez les vitrines des rues parisiennes, les voyages en 1ère classe et les missions permanentes que de vous rendre à Obo, Zemio, Bambouti, dans les camps des déplacés internes et ceux réfugiés dans les pays limitrophes. Vous préférez organiser des garden-parties de mauvais goût que de mobiliser les finances publiques pour nos sportifs et nos opérateurs culturels. Vous préférez les grosses et belles voitures, les groupes électrogènes, les griffes parisiennes et vous remettez le sort des ponts, des routes, des écoles, de la production électrique et de l’eau potable entre les mains de la providence pour les moins raisonnés d’entre vous et celle de la communauté pour ceux qui veulent afficher de la spiritualité.


Pour masquer votre échec, vous avez ouvert notre pays à toutes les armées de la sous-région et à celles d’Afrique du Sud, de l’Ouganda et des USA.

 

Monsieur le Premier Ministre,


Vous qui êtes Mathématicien, vous savez que l’histoire de cette science est marquée par des pratiquants qui ont produit pour le présent et l’avenir des théorèmes qui constituent ses fondements. Comme Politicien, que voulez-vous que l’histoire retienne de vous ? J’imagine les encyclopédies des temps à venir : Faustin Archange Touadera, l’homme qui sortit la RCA de la salle de soins intensifs pour l’emmener à la morgue.


De l’échec au père noël :


Il y a quelques jours, j’apprenais comme tous les Centrafricains la rapine dont vous fûtes victime aux portes de Bangui. Ce déplorable incident est sans aucun doute la preuve majeure de votre échec. En cette fin d’année, la providence ne pouvait pas trouver meilleur clin d’œil que celui-ci. En effet, vous n’étiez pas sur place et vous n’avez pas eu les armes des hommes de Baba Laddé braquées sur vous avec la menace de payer les 500.000Fcfa ou de leur céder quelques têtes de bœufs, ce stress, cette pression, cette panique ; vous ne l’avez pas vécu. Non, vous étiez au frais dans cette ville sans lumière et parfois sans eau courante qu’est devenue Bangui. Ils sont venu, se sont servi et sont réparti. C’est dire qu’avec vous, le n’importe comment fait cause commune avec le n’importe quoi.


Monsieur le Premier Ministre, soyons sérieux un instant.

 

Francis Laloupo disait en avril 2003 que le pire qui pouvait arriver à notre pays était que François Bozizé Yangouvonda se prenne pour un vrai chef d’état. Je le paraphrase en disant que le pire qui puisse encore nous arriver est que vous continuez à piétiner la misère centrafricaine en vous considérant comme un Premier Ministre ou comme le canal du redressement. Au regard de ces quatre années, vous n’êtes pas cet homme-là.


En effet, votre politique de saut de puces ne permettra pas de voir le bout du tunnel. Table ronde par ci, DSRP par-là, accord de partenariat à droite, intermédiaire blacklisté ou peu crédible à gauche…tous les ingrédients nécessaires pour retarder le redressement de la RCA, étape obligatoire pour remettre d’aplomb notre pays et l’inscrire durablement dans le 21ème siècle. Vous en êtes conscient, vous l’homme des chiffres car la RCA n’atteindra jamais les objectifs du Millénaire pour le Développement et vous en êtes partiellement responsable.


Cette irritation qui vous gagne au fur et à mesure que vous me lisez, c’est la voix de votre conscience, écoutez-la !


Monsieur le Premier Ministre, avec vous notre pays est devenu un cas d’école à multiple prisme : un échec politique, administratif, économique, générationnel…dont le baromètre est cette Somalisation qui prend de l’envergure.


D’ici quelques jours ce sera noël. Ceux qui croient au père noël guetteront les signes des présents que ce dernier leur apportera. L’occasion vous est fournie de panser symboliquement les plaies des Centrafricains en démissionnant : Vous ne nous manquerez pas mais vous serez notre père noël 2011 dans ce Centrafrique du KNK où les conditions de vie deviennent au fil du temps pire que celles des camps des réfugiés Somaliens.


Conclusion


Monsieur le Premier Ministre,

 

Lors de la cérémonie de sanctification de son génocide electoral, François Bozize Yangouvonda avait juré que la récréation était terminée. Vous qui êtes Enseignant, vous savez mieux que quiconque comment  est la cour à la fin de la récréation. Aidez votre pays, votre Président et votre parti à vivre la fin de sa recréation : DEMISSIONNEZ !


Vous êtes entré dans l’histoire politique de la RCA par la petite porte, celle des combines et des messes nocturnes. Vous en sortirez aussi par une petite, celle de la honte et de l’infamie éternelle. C’est ce que l’encyclopédie de l’Homo Politicus Centrafricanus  retiendra de vous.


Pour éviter cela, aidez votre Président en prouvant que Bangui peut encore diriger ce pays et que la noblesse de la politique ne s’est pas perdue dans les méandres de la rivière KNK : DEMISSIONNEZ !


La rédemption est un principe religieux difficilement applicable à la politique. Vous avez eu votre chance mais vous avez choisi de prendre votre place en 1ère classe dans le train qui vous conduit avec certains de vos contemporains dans les poubelles de l’histoire politique de la RCA.


Il y a dans la vie deux sortes de destin disait Ahmadou Kourouma. Ceux qui ouvrent  les pistes dans la grande brousse de la vie et ceux qui suivent ces pistes ouvertes. Comme Premier Ministre, vous n’avez eu aucun de ces deux destins mais vous en avez créé un 3ème : celui de ceux qui ont eu la chance d’exister.


Nous ne vous regretterons pas mais nous regretterons le temps perdu et les sacrifices inutilement consenti : DEMISSIONNEZ !(2)

 

Clément DE BOUTET-MBAMBA

 

Post-Scriptum : Bonnes fêtes de fin d’année


2011 s’en va et 2012 arrive. Cette année, le monde a connu d’énormes bouleversements dont les ondes se sont reparties sur toutes les latitudes. L’Afrique n’a pas été épargnée et notre pays la République Centrafricaine fut aussi secoué. Nonobstant la panne d’avenir qui y sévit depuis plus d’une décennie maintenant et l’état de grande pauvreté, nos populations tiennent à la vie et entretiennent la flamme de l’espérance que les jours prochains seront meilleurs que ceux d’aujourd’hui et d’hier.


C’est pourquoi je formule d’abord les vœux que lors du bilan de 2012, nous ayons un Centrafrique pacifié et en marche vers le progrès avec plus de justice et d’excellence dans un pays où les libertés matérielles et immatérielles deviendront sacrées. Un Pays où tous ceux de ma génération et des générations périphériques, qui l’ambitionnent, pourront en toute liberté prendre part à l’animation de la cité, de leur cité en agissant afin d’être clairs sur les actions et les réalités aux fins d’imaginer un avenir pour le Centrafrique et les Centrafricains afin de juguler les crises sociale ,politique, intellectuelle, économique et culturelle que nous vivons.


Ensuite que 2012 soit l’année pendant laquelle nous mettrons la maîtrise de la nature et de l’espace au profit du Centrafricain pour améliorer ses conditions d’existence, de travail et d’instruction.

Enfin que l’année 2012 soit celle durant laquelle nous ferons la guerre et mettrons un terme aux hors la loi qui ont pris le contrôle de plus de 80% de notre territoire national.

Bonnes fêtes de fin d’année.

 

N B : La démission du 1er Ministre ne signifiera pas la fin de la descente aux enfers de la RCA. Mais elle est une étape cruciale sur le chemin du redressement.

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 17:36

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 21 Décembre 2011 13:28

 

Les habitants des préfectures dépourvues d’infrastructures sociales de base verront bientôt leur peine assouplie. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) vient de mettre à la disposition du gouvernement centrafricain un programme d’appui au développement local. A cet effet, une centaine de cadres, experts nationaux et internationaux de la zone francophone participent ce 21 décembre 2011, à un atelier au palais de la Communauté Monétaire et Economique en Afrique Centrale (CEMAC) à Bangui.

 

L’objectif de ce programme est de mettre à la disposition des communautés de base des outils nécessaires pouvant assurer le développement de leurs localités. Aussi, faire en sorte que ledit programme intègre les axes prioritaires des documents stratégiques de lutte contre la pauvreté (DSRP) et renforcer la politique de décentralisation en République Centrafricaine.

 

Selon Georges Pétrokoni Zézé, Haut-commissaire à la Décentralisation en Centrafrique, « par ce programme les habitants des localités concernées se verront davantage rapprocher de ces services, mais de qualité : Ecoles, routes, ponts, hôpitaux ».


Il faut dire que ce programme viendra appuyer surtout les régions les plus affectées par des conflits armés.

 

 

 

NDLR : Le départ de la mairie de Bangui de Jean Barkès NGOMBE-KETTE a permis de débloquer la situation d'impasse dans laquelle la mauvaise gestion et les agissements de ce dernier avait plongé les relations entre la RCA et l'OIF. A présent les choses reprennent mais il n'en reste pas moins que si d'éventuels malfrats viennent encore marcher sur les pas de NGOMBE-KETTE, l'OIF retirera ses billes à nouveau et ce sera tant pis pour la RCA.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 17:34

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 21 Décembre 2011 13:22

 

Le marché de Boali (95 kilomètres de Bangui est envahi depuis plus d’une semaine par de la viande boucanée vendue à vil prix. Ces morceaux de viande ne sont pas examinés par les services vétérinaires de la localité et leur provenance demeure méconnue. S’agit-il d’un cadeau empoisonné à quelques jours de la fête de noël ? Difficile pour le moment de répondre à cette interrogation.

 

Cette abondance de viande boucanée attire même certaines commerçantes de Bangui et qui ont d’ailleurs effectué le déplacement de Boali, afin de profiter de ces marchandises bon prix.

 

D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka qui  rapporte les faits, « l’évènement se serait produit au campement Batouri, situé à plus de 100 kilomètres de Boali où une maladie encore méconnue tue en moyenne 2 bœufs par jour ».


Un témoin interrogé, a-t-il raconté,   a précisé qu’il a assisté « au charcutage par un éleveur d’une douzaine de bœufs, sans compter ceux qui gisaient en pleine brousse. Toutefois, un représentant des éleveurs peulhs de Boali a même confirmé la perte d'une bête enregistrée par ses membres ».

 

Alerté à ce sujet, les responsables du service vétérinaire de Boali  indiquent qu’ils ont effectué « une mission sur le terrain pour constater et chercher à identifier la cause de cette maladie qui décime les bœufs dans cette localité. Seulement, à leur arrivée sur les lieux indiqués, ils n’ont trouvé aucun éleveur».

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