Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 00:03

 

 

 

 

pub Action Contre la Faim

 

couverture de Directmatin du 17 nov

 

          Eh oui, c'est bien un petit centrafricain !!!

 

 

La campagne publicitaire de l’ONG Action contre la Faim (ACF) actuellement dans le métro parisien et aujourd'hui à la couverture du journal gratuit Direct-Matin, prend pour support la photo d’un enfant centrafricain en état de sous-nutrition aiguë, un garçon squelettique avec un regard vide et hagard. Le message d’ACF est le suivant :

 

Aujourd’hui, près d’un milliard de personnes souffrent encore de la faim dans le monde. Les causes de ce fléau sont multiples : catastrophes naturelles, conflits, épidémies ou pauvreté. Cependant la faim n’est pas une fatalité ! ACF a mis au point des méthodes efficaces de prévention et de traitement de la sous-nutrition aiguë avec des protocoles testés sur le terrain et des produits nutritionnels approuvés. Grâce à elles, chaque jour, les équipes d'ACF sauvent des vies comme celle de cet enfant en République Centrafricaine".


On le voit, la RCA de Bozizé est montrée du doigt et est devenue la risée du monde entier tant elle a engrangé tous les tristes records de la planète tout en occupant les tout derniers rangs du classement dans tous les domaines tels, celui de Doing Business pour le climat des affaires (182ème sur 183 pays, juste devant le Tchad), celui du PNUD pour l’Indice de Développement Humain (IDH) 181ème place sur 183 pays, Transparency International, le VIH/SIDA (6,3 % de la population en 2009 pour 4,5 millions d’habitants), la mortalité infantile (99,38/1000 6ème rang mondial !), pour ne citer que ceux-ci.

 

Depuis plus de huit ans que ce Bozizé prétend diriger la RCA, les choses ne font qu’aller de mal en pire mais il se croit toujours indispensable pour l’évolution du pays et fait tout pour s’accrocher au pouvoir. On vient encore de découvrir avec effarement ces derniers jours qu’en novembre 2010, il a secrètement signé un contrat avec des truands israélien et canadien pour l’acquisition de douze hélicoptères de guerre russes Ka 50 mais s’est fait en réalité, rouler dans la farine en ayant laissé au passage 1,5 millions de dollars US pris au trésor national comme d’habitude.

 

Après avoir dilapidé à tue-tête les multiples subventions budgétaires et diverses aides de la communauté internationale qui a été plus généreuse et accommodante avec son régime qu’avec ceux qui l’ont précédé, Bozizé doit maintenant faire face à une réalité financière internationale autrement plus âpre et qui ne permet plus à cette même communauté internationale et autres partenaires au développement de penser à lui avec la même générosité comme par le passé. Ces derniers temps, l’unique message que les ministres du gouvernement ne cessent de crier est que les caisses de l’Etat sont vides.

 

Cette vacuité des caisses n’a pas d’autres explications que la mauvaise gestion des finances publiques dont Bozizé est le seul responsable puisqu’il s’est auto-bombardé grand ordonnateur des dépenses et l’incessant pompage des maigres ressources du trésor national que le même Bozizé, son propre entourage et son fils Francis, passent le plus clair de leur temps à faire sous les prétextes les plus fantaisistes.

 

On voit aujourd’hui apparaître au grand jour les conséquences de la gestion des finances publiques par le grand et super gestionnaire François Bozizé. Lors des débats au cours du DPI, tout le monde le mettait en garde contre cet état de chose et avait attiré son attention sur le danger qu’il y avait à ce que le président de la République soit ainsi en première ligne lui-même dans la gestion des finances publiques. Tous ceux qui avaient ainsi osé tirer la sonnette étaient hélas perçus et critiqués comme des anti-bozizistes primaires et des haineux. On sait maintenant de quel côté se trouve la vérité.

 

Ce n’est pas véhiculer la haine que de pointer et relever cette situation catastrophique dans laquelle la gestion ou plus exactement la mal gouvernance de Bozizé et sa clique a plongé le pays.

 

Rédaction C.A.P

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 23:55

 

 

UNHCR-Bekoninga.jpg

 

BANGUI Jeudi 17 novembre 2011 | 20:10 (Xinhua) - Les personnes déplacées internes dans la région de Ndélé (Nord-est) de la Centrafrique vivent dans « un dénuement extrême », selon une étude conjointe du Haut- commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et du Conseil danois pour les réfugiés, réalisée entre le mois de mai et septembre 2011 dans cette partie du pays.


Les résultats de cette étude ont été présentés mardi par le porte-parole du HCR, Adrej Mahei au Palais des Nations à Genève. Cette étude faite sur un échantillon de 300 familles sur une population de 17 000 personnes révèle qu'en dehors de cette situation de dénouement des déplacés internes, il y a un taux élevé de mariages précoces d'enfants ou d'adolescentes et l'utilisation répandue du travail des enfants.

 

« Une famille sur cinq a fait état de la perte d'au moins un proche durant le premier semestre 2011 du fait de l'insécurité, du manque de services de santé ou de la pénurie alimentaire. Parmi les enfants âgés de six à 15 ans, 32,5% d'entre eux sont utilisés pour travailler », explique le rapport. De même 30% de jeunes filles âgées de 12 à 17 ans, ont été « vendues pour des mariages » par les parents à cause des difficultés.

 

Selon le document reçu au bureau du HCR à Bangui, des familles déplacées ont déclaré lors de l'enquête avoir marié leurs adolescentes à des membres des communautés d'accueil et qu'elles ont envoyés leurs enfants pour cultiver et pêcher dans ces communautés en échange de logement, d'argent ou de nourriture.

 

D'après l'étude, les déplacées de la région de Ndélé n'ont reçu aucune aide humanitaire avant le mois de juin 2011 à cause de l'insécurité. C'est après la signature d'un cessez-le-feu entre le groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) avec le gouvernement central que les civils ayant réussi à rejoindre la ville de Ndélé, ont pu bénéficier d'une assistance humanitaire.

 

Cette étude a été initiée pour améliorer le niveau d'informations concernant les personnes déplacées dans la région de Ndélé pour permettre aux humanitaires de mieux planifier et cibler leur interventions auprès des personnes vulnérables, tant en faveur des déplacés que des familles d'accueil. Le bureau du HCR de Centrafrique fait assiste et protège environ 176 000 déplacés internes et quelque 20 000 réfugiés originaires de la région du Darfour au Soudan et de la République démocratique du Congo.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 23:36

 

FARE 2011 entête

 

 

Déclaration du FARE – 2011 Relative à la problématique de la révision constitutionnelle. 

 

          Le FARE -2011, réunit ce jour 27 Octobre 2011, a procédé à  l’analyse de la situation politique de la République Centrafricaine au regard des informations pertinentes en sa possession.

 

Premièrement : Au sortir de la conférence des Préfets tenue à Bangui, courant Juillet 2011, ceux-ci sont repartis dans leur localité avec des instructions fermes en vue de sensibiliser et de susciter des  lettres de soutien relatives à la révision constitutionnelle concernant les articles 34 et 108 de la loi fondamentale.

 

a)L’Article 34  stipule : «  la vacance de la Présidence de la République n’est ouverte que par le décès, la démission, la destitution, la condamnation du Président ou par son empêchement définitif d’exercer ses fonctions conformément aux devoirs de sa charge.

 

         Tout cas d’empêchement définitif  ou de maladie, qui place le Président de la République dans l’impossibilité absolue d’exercer ses fonctions, doit être constaté par un Comité Spécial présidé par le Président de la Cour Constitutionnelle et comprenant le Président de l’Assemblée Nationale et le  Premier  Ministre, Chef du Gouvernement. Le Comité Spécial, saisi par le Gouvernement, statue à la majorité absolue de ses membres par décision prise après avis distincts et motivés de trois médecins, désignés par le Conseil de l’Ordre des Médecins, Chirurgiens-dentistes et Pharmaciens et comprenant obligatoirement le médecin personnel du Président de la République.

        En cas de condamnation, la décision qui la prononce est transmise par le Président de la Juridiction concernée au Président de la Cour Constitutionnelle qui en informe le Président de l’Assemblée Nationale par lettre et la Nation par message.

 

         En cas de démission, le Président de la République notifie celle-ci par lettre au Président de la Cour Constitutionnelle et en informe la Nation par message.

 

       Le scrutin pour l’élection, du nouveau Président doit intervenir quarante –cinq (45) jours au moins et quatre –vingt dix (90) jours au plus après l’ouverture ou la constatation de la vacance. La personnalité exerçant les fonctions de Président de la République à titre provisoire ne peut être candidat à cette élection.

 

       En cas de démission, de destitution, d’empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président de l’Assemblée Nationale.

 

       Dans l’hypothèse où celui-ci serait lui –même dans l’un des cas ci-dessus, la suppléance est assurée par l’un des vices Présidents de l’Assemblée Nationale dans l’ordre de préséance.

 

      Le suppléant est tenu d’organiser, dans les quarante – cinq (45) jours francs au moins et quatre –vingt dix (90) jours  francs au plus, l’élection du nouveau Président de la République».

 

      Pendant la durée de la suppléance, les dispositions des articles 22 à 33 ci-dessus, ne sont pas applicables.

 

b) L’Article 108 stipule : « Sont expressément exclus de la révision :

              - la forme républicaine et laïque de l’Etat ;

              - le nombre et la durée des mandats Présidentiels ;

              - les conditions d’éligibilité ;

              - les incompatibilités aux fonctions de chef de l’Etat ;

              - les droits fondamentaux du citoyen. »

Les instructions en question concernent en majorité les jeunes et les femmes.

 

Deuxièmement : A la rentrée de la session budgétaire du parlement monocolore et familial du 1er Octobre 2011, le Président de l’Assemblée Nationale, 1er Vice Président de KNK, parti au pouvoir, devant le laxisme du Ministre d’Etat aux Finances et au Budget, incapable de présenter le projet de loi des Finances 2012 conforme aux dispositions de la loi fondamentale qui lui fait obligation de déposer ledit projet de budget sur la table de l’Assemblée Nationale au plutard le 15 Octobre de chaque année.

 

A ce propos, le Président de l’Assemblée Nationale a fait la déclaration suivante : «  En effet, comme j’ai eu à le rappeler à l’occasion de la rentrée parlementaire du 1er Octobre 2008, ce délai est, me semble t-il, d’ordre public, c'est-à-dire sans possibilité de  transiger. Cependant, il est permis de se demander s’il convient de garder dans la loi fondamentale une disposition aussi contraignante qui n’a été  rarement appliquée dans toute sa rigueur.


        Ne faudra t-il y apporter quelques assouplissements qui auraient pour mérite d’éviter aux pouvoirs publics d’être régulièrement en porte – à – faux avec l’une de ses importantes dispositions.


        La lettre du Ministre d’Etat que j’ai évoquée tout à l’heure pourrait servir de modèle à ces dispositions, qui paraît souhaitable voire inévitable. Une autre piste de solution aurait consisté à rallonger pour l’étaler sur tout le mois d’octobre ».

 

         Le FARE -2011, en organe politique averti, ne se trompe pas en affirmant qu’il s’agit bel et bien de l’intention affichée du régime KNK de procéder à la révision des articles 34 et 108 de la Constitution du 27 Décembre 2004 en vue de faire sauter le verrou constitutionnel relatif au nombre et à la durée du mandat du Président de la République.

 

Troisièmement : Concernant le mandat du Président de l’Assemblée Nationale, le FARE -2011 se félicite de l’apport substantiel de la presse privée notamment le quotidien le Confident dans sa parution n° 2828 du 20 Octobre 2011 qui a fait état d’une révision constitutionnelle non seulement pour faire sauter les différents verrous constitutionnels mais également de favoriser le retour à l’Assemblée Nationale des caciques du KNK « élus » mais qui  préfèrent conserver des postes à la mangeoire de l’exécutif.

 

         Ce retour permettra de garantir la dynastie familiale car, de la discussion au sein de KNK, il ressort  que le mandat du Président de l’Assemblée Nationale garanti pourtant pour la durée de la législature sera ramené à un (1) an comme tous les autres membres du bureau de l’Assemblée Nationale.  Ainsi donc, les jeux seraient faits, un membre du sérail familial assurera l’intérim du Président de la République en cas de vacance de la Présidence de la République.

 

      Le FARE -2011 à travers la présente déclaration prend à témoins l’opinion publique nationale et internationale notamment l’ONU, l’UE, l’UA, les organisations internationales des droits de l’homme, la France, les USA, l’Organisation des Ambassadeurs Africains accrédités en République Centrafricaine sur les velléités du Général Bozizé à instaurer une dynastie en République Centrafricaine.

 

        Il s’agira d’installer aux commandes de la République Centrafricaine son fils Francis Bozizé ou Sylvain Doutigaï, son neveu.

 

       Le FARE -2011, se battra quant à lui pour le respect et la sauvegarde de la Constitution de la République.

 

                                         Fait à Bangui, le 17 Novembre 2011                           

 

 

signature Koyambounou

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 23:27

 

 

 

FARE 2011 entête

 

 

Déclaration du FARE -2011 Relative aux Festivités du 1er Décembre 2011


 

           Les Partis Politiques de l’Opposition Démocratique membres du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011), réunis ce jour 14 Novembre 2011, ont inscrit à l’ordre du jour de leur délibération, la question de leur participation ou non au défilé du 1er Décembre 2011, fête nationale marquant la proclamation de la République Centrafricaine par feu Barthelemy BOGANDA, Premier Président Fondateur de la République Centrafricaine.

 

           De l’analyse approfondie de la situation politique du pays depuis les élections groupées du 23

        Janvier 2011, il ressort ce qui suit :

1-Tout en reconnaissant l’importance historique et politique de l’évènement du 1er Décembre,  

    les Partis Politiques, membres  du FARE -2011 font observer à l’opinion publique nationale  

    et internationale que :

 

            2. –Les autorités issues des élections groupées du 23 Janvier 2011, caractérisées par des fraudes

                  massives et généralisées dénoncées en son temps par l’ensemble des organisations

                  internationales spécialisées, en matière électorale, et le FARE-2011 n’ont ni légitimité, ni   

                  légalité, pour organiser les Festivités du 1er Décembre ;

 

3.-Le 04 Février 2011, le FARE -2011 avait dénoncé, preuves à l’appui, cette  mascarade   

      électorale et clairement annoncé son intention de ne pas reconnaître les autorités qui

      seraient issues de cette mascarade ;

 

4.-La configuration actuelle des institutions de la République Centrafricaine est

    dangereusement basculée du champ démocratique à un monopartisme de fait. Ce qui signifie

    l’anéantissement des acquis démocratiques engrangés depuis plus de 30 ans ;

 

5.-Le climat politique actuel étant caractérisé par l’interdiction des réunions, meetings et

     rentrées politiques des Partis Politiques de l’Opposition, le FARE -2011 rejette avec force,

     l’invitation à  défiler le 1er Décembre 2011 devant les autorités illégitimes issues des

     élections groupées du 23 Janvier 2011 ;

 

6.-Le 1er Décembre 2011, étant une fête Nationale devant être célébrée dans l’allégresse,

     malheureusement, la grave situation économique et sociale de notre pays, caractérisée par

     l’insécurité généralisée, la résurgence du cholera, par la malnutrition et autres maladies

     endémiques, la flambée généralisée des prix et la baisse des pouvoirs d’achat des  

     populations, le délabrement des infrastructures etc.…..interdisent, par décence, toute

     manifestation de joie.

 

       Par conséquent, le FARE -2011 ne participera ni au défilé, ni aux festivités du 1er Décembre 2011 organisées par une caste insouciante et insensible aux souffrances de la majorité de la population Centrafricaine.

 

       Le 1er Décembre 2011, étant une fête nationale, le FARE – 2011 invite les militantes, les militants et sympathisants des Partis Politiques le composant, à rester chez eux et à méditer sur le sort peu enviable de notre pays.

                                                                                                        Fait à Bangui, le 15 Novembre 2011

                  Pour le FARE -2011

 

 

signature-Koyambounou.JPG

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 20:11

 

 

Le-general-Bigeard-lors-d-une-ceremonie-officielle-en-2006.jpg

 

AFP Mis à jour le 17/11/2011 à 18:34 | publié le 17/11/2011 à 18:32


Les cendres du général Marcel Bigeard, décédé en juin 2010, vont être transférées à l'Hôtel des Invalides à Paris, où reposent les gloires de l'armée française.

 

Décédé le 18 juin 2010 à l'âge de 94 ans, Marcel Bigeard avait souhaité que ses cendres soient dispersées au-dessus de Dien Biên Phù, le camp retranché des troupes françaises au Vietnam, pour "rejoindre ses camarades tombés au combat" en mai 1954.

 

Après le refus, considéré comme définitif, des autorités vietnamiennes, Gérard Longuet, avait adressé une lettre à la fille du général, Marie-France, pour lui proposer que les cendres de son père soit transférées aux Invalides. Celle-ci a finalement donné son accord à ce transfert, pour lequel aucune date n'a encore été fixée, a-t-on précisé au ministère de la Défense.

 

 

NDLR : Le général BIGEARD avait été exilé à Bouar (Centrafrique) dans les années soixante. Beaucoup de Centrafricains qui l’y ont connu se souviennent encore sans doute de lui.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 19:43

 

 

transport-de-viande-a-Bangui-copie-1.JPG

 

                                transport de viande de boeuf par pousse-pousse à Bangui 

 

 

 

A lire à la rubrique "Economie" sur www.centrafrique-presse.info un article de la rédaction sur la filière viande en Centrafrique

 

 

Pour accéder au site de Centrafrique-Presse.com, faire :

 

 

 

www.http://centrafrique-presse.over-blog.com

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 19:18

 

 

 

Joseph-Kony.jpg


Rapport Afrique N°182 17 nov. 2011 International Crisis Group


SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS


L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) est toujours une menace mortelle pour les populations civiles dans trois Etats d’Afrique centrale. Après la rupture en 2008 du cessez-le-feu et des négociations pour le règlement pacifique de cette insurrection vieille d’une génération, l’armée ougandaise a lancé un premier assaut qui s’est soldé par un échec. Depuis trois ans, des opérations en demi-teinte ont échoué à empêcher ce groupe armé, numériquement insignifiant mais atrocement efficace, de tuer plus de 2 400 civils, d’enlever plus de 3 400 individus et de contraindre environ 440 000 personnes à la fuite.

 

En 2010, le président ougandais Yoweri Museveni a retiré environ la moitié de ses forces mobilisées afin de poursuivre des objectifs politiquement plus rentables. La méfiance congolaise entrave les opérations en cours, tandis qu’une initiative de l’Union africaine (UA) avance au ralenti. Pour vaincre la LRA, une action militaire vigoureuse et une diplomatie volontariste sont nécessaires. L’Ouganda doit tirer parti du nouvel, et peut-être bref, engagement américain en reprenant l’offensive militaire ; Washington doit inciter les dirigeants des pays de la région à coopérer et surtout, l’UA doit assumer ses responsabilités de garante de la sécurité continentale. Dès qu’elle le fera, l’Ouganda et les Etats-Unis devront placer leurs efforts dans le cadre de son initiative.

 

La tentative de l’armée ougandaise en décembre 2008 d’écraser la LRA en détruisant ses camps dans le Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) a très mal tourné. Son dirigeant, Joseph Kony, s’est échappé et a organisé des représailles pendant les mois suivants qui ont fait des centaines de morts parmi les civils. L’opération Lightning Thunder, soutenue par les Etats-Unis, est devenue une campagne d’usure, l’armée ougandaise pourchassant de petits groupes de combattants dispersés et très mobiles dans la dense forêt. Cette offensive l’a menée au Sud-Soudan et en République centrafricaine (RCA) et elle a enregistré quelques succès. Mais l’opération s'est essoufflée au milieu de l’année 2010, permettant à la LRA de continuer à piller des villages, à enlever des centaines de personnes et à enrôler de nouvelles recrues dans la zone des trois frontières. Comme le Conseil de sécurité des Nations unies l’a déclaré le 14 novembre, cette situation doit impérativement cesser.

 

Les raisons de l’échec de l’opération militaire sont politiques. Museveni a revu à la baisse l’opération originale pour poursuivre d’autres objectifs censés accroitre son capital politique national et international. Depuis que la LRA ne constitue plus une menace pour l’Ouganda, la pression des membres de l’opposition ou des dirigeants de communautés pour exiger sa neutralisation a cessé. Les efforts des forces pourchassant les combattants de la LRA en RDC ont été entravés par le refus de l’armée congolaise de coopérer et d’accorder l’accès aux zones affectées par la guérilla. L’Ouganda a envahi la RDC à la fin des années 1990, pillé ses ressources naturelles et suscité la méfiance durable du président Joseph Kabila.

Alors que les élections prévues fin 2011 se rapprochent, l’armée congolaise a demandé le retrait des militaires ougandais et, en attendant la décision officielle, leur a interdit de quitter leur campement. La plupart des commandants supérieurs et combattants de la LRA sont en RCA mais pourraient à tout moment revenir en RDC et trouver un refuge sûr du fait de la liberté de mouvement réduite de l’armée ougandaise. Le président de la RCA, François Bozizé ne fait pas confiance à cette dernière, jalouse son soutien américain et lui a ordonné de se retirer des zones diamantifères. Il pourrait entraver davantage l’opération en cours s’il estime que son armée ne reçoit pas suffisamment de contreparties pour sa collaboration.

 

Il n’y a pas de perspective réaliste d’une fin négociée du problème de la LRA, étant donné l’échec des négociations de Juba et de l’absence d’intérêt de Museveni et de Kony à relancer le dialogue après plus de trois années de combats. Au lieu de cela, l’UA sous la pression de certains Etats membres et des Etats-Unis, a annoncé fin 2010 qu’elle avait l’intention d’autoriser une mission énergique contre la LRA et de coordonner les efforts régionaux. Toutefois, elle s’est heurtée à l’incapacité de concilier les différences avec et entre les principaux Etats membres et les donateurs.

 

L’Ouganda et les trois pays directement concernés espéraient que cette initiative entrainerait un financement occidental supplémentaire pour leurs armées, mais sont peu intéressés par une supervision politique de l’UA ou des programmes civils. Les Etats-Unis souhaitent que l’Union européenne (UE), principal donateur de l’UA, partage son fardeau. Cependant, l’UE préfère que l’UA endosse un rôle politique et n’est pas disposée à financer les armées africaines engagées. L’Ouganda est réticente à concéder une part de sa liberté militaire et politique à l’UA.

 

Frustrés par le manque d’efficacité de l’opération Lightning Thunder, les Etats-Unis ont annoncé le 14 octobre 2011 le déploiement d’une centaine de militaires pour assister l’armée ougandaise -- la majorité à Kampala, le reste pour conseiller sur le terrain. Cette action participe d’une intensification de leur engagement politique et militaire contre la LRA. Ils ont également proposé de former plus de combattants congolais et ont fourni de l’équipement à l’armée centrafricaine afin d’obtenir un assentiment politique pour cette nouvelle opération. Les quelques conseillers sur le terrain devraient accroitre les performances de l’armée ougandaise. Toutefois, à un an des élections, l’administration Obama reste prudente quand il s’agit de déclencher une autre intervention militaire à l’étranger. Ce déploiement, cela a été clairement dit, sera de court terme.

 

L’armée ougandaise, même avec l’aide de conseillers américains, est un instrument imparfait pour vaincre la LRA. Les gouvernements comme les populations de la région s’en méfient en raison de ses abus passés et de son incapacité à protéger les civils. La présence militaire de Kampala hors de ses frontières alors que la LRA ne menace plus directement ses intérêts fait planer le doute sur sa volonté de vraiment achever le travail. Pourtant, l’armée ougandaise est indispensable car personne d’autre n’est prêt à envoyer des troupes de combat compétentes pour faire le travail. Le soutien américain, à la fois militaire et politique, est important mais sans doute temporaire. Les financements de l’UA et les programmes civils sont utiles mais ne peuvent à eux seuls arrêter la violence de la LRA.

 

L’Ouganda, avec les conseils et le soutien des Etats-Unis, devrait sans perdre de temps lancer une nouvelle attaque contre la LRA, si possible alors que la plupart de ses commandants et combattants sont encore en Centrafrique et avant qu’ils ne retournent en RDC, dans un environnement opérationnel plus restrictif pour l’armée ougandaise. Dans le cadre de leur mission de conseil, les Etats-Unis doivent veiller à ce que cette dernière fasse de la protection des civils et de l’accès humanitaire ses priorités et accepte d’être tenue responsable pour ses actions.

 

Dans le même temps, si ce nouvel activisme est payant sur le terrain, l’UA doit accélérer la mise en œuvre de son initiative. L’ajouter à l’équation est essentiel pour obtenir l’engagement politique des pays concernés en conférant une légitimité continentale à cette lutte. Les éléments centraux de l’initiative de l’UA doivent être la nomination d’un envoyé spécial pour faciliter les relations entre Kinshasa et Kampala et l’autorisation d’une mission multinationale et multidimensionnelle –  ce que l’UA appelle la Force d’intervention régionale (FIR). Elle impliquera seulement les troupes des pays actuellement engagés contre la LRA, principalement les Ougandais, mais elle devrait reposer sur un cadre opérationnel et légal unique pour l’armée ougandaise et celles des autres pays et créer des structures militaires de coordination. Une fois que la FIR sera en place, tous les efforts anti-LRA devraient être placés officiellement sous son égide.

 

Les planificateurs de l’UA doivent travailler étroitement avec les Etats-Unis pour s’assurer que, dès le début, l’initiative de l’UA privilégie les mêmes principes que ceux que Washington doit promouvoir auprès de l’armée ougandaise. Les bailleurs de fonds, notamment l’UE, doivent financer le volet complémentaire civil, en particulier le programme de défection pour les combattants de la LRA. Seule une telle approche multidimensionnelle est susceptible d’apporter la paix dans la région des trois frontières et de commencer à soigner les blessures physiques et sociales que le long cauchemar de la LRA a infligées aux populations.

 

RECOMMANDATIONS


Pour susciter et maintenir la volonté politique

 

À l’Union africaine :


1.  Nommer d’urgence un envoyé spécial avec un mandat suffisant pour coordonner les efforts africains et internationaux contre la LRA, notamment pour convaincre :

 

a) le président Museveni d’engager davantage de troupes et d’équipements dans l’opération militaire en accroissant les efforts de protection des civils et la responsabilité des forces ougandaises engagées ;

b) les présidents Kabila (RDC), Bozizé (RCA) et Kiir (Sud-Soudan) d’autoriser l’accès de l’armée ougandaise à toutes les zones d’activité de la LRA pour une période de six mois, décision qui sera revue après cinq mois, et d’ordonner à leurs armées de protéger les civils ;

 

2.  Mettre en place de façon urgente le bureau de l’envoyé spécial avec le personnel, le matériel et les ressources suffisantes pour fonctionner pendant au moins un an.

Au gouvernement ougandais :


3.  Démontrer un engagement total dans la lutte contre la LRA en acceptant l’initiative multidimensionnelle de l’UA, notamment la nomination d’un envoyé spécial doté d’un mandat fort ; en engageant plus de troupes et d’équipements dans l’opération militaire tout en rendant l’armée plus responsable et en accroissant les efforts de protection des civils.

 

Aux gouvernements du Congo, de la RCA et du Sud-Soudan :


4.  Démontrer un engagement total dans la lutte contre la LRA en acceptant l’initiative multidimensionnelle de l’UA, notamment la nomination d’un envoyé spécial doté d’un mandat fort ; en autorisant l’accès de l’armée ougandaise dans toutes les zones touchées par la LRA et en s’assurant que les forces armées nationales accroissent leurs efforts de protection des civils.

 

Au gouvernement des Etats-Unis :


5.  Soutenir pleinement le lancement de l’initiative multidimensionnelle de l’UA, notamment à travers la nomination d’un envoyé spécial doté d’un mandat fort.

 

6.  Faire pression sur l’Ouganda, la RDC, la RCA et le Sud-Soudan pour qu’ils s’engagent pleinement dans l’initiative multidimensionnelle de l’UA, notamment en acceptant un envoyé spécial doté d’un mandat fort.

 

7.  Etre prêt, avec d’autres donateurs, à diminuer l’assistance militaire et l’aide au développement si les quatre présidents ne démontrent pas un engagement suffisant.

 

8.  Nommer un envoyé spécial pour la région des Grands Lacs mandaté pour œuvrer avec l’envoyé spécial de l’UA à renforcer l’engagement politique dans la lutte contre la LRA.

 

À l’Union européenne :


9.  Aider financièrement l’UA à mettre en place le bureau de l’envoyé spécial avec des ressources suffisantes pour coordonner la lutte contre la LRA pendant au moins un an et établir la Force d’intervention régionale (FIR).

Pour lancer une offensive militaire urgente en protégeant les civils

 

Aux gouvernements de l’Ouganda et des Etats-Unis :


10.  Intensifier rapidement les opérations militaires contre la LRA en privilégiant :

 

a) une protection accrue des civils ;

 

b) un renforcement des relations civilo-militaires, incluant notamment des échanges entre les autorités étatiques et les dirigeants locaux tels que les chefs religieux et coutumiers et, en Centrafrique et au Sud-Soudan, une collaboration active avec les groupes d’autodéfense ;

 

c) une meilleure gestion et coordination de l’information, notamment en mettant en place des centres d’opération et de renseignements communs entre les armées nationales en RCA et au Sud-Soudan ; et

 

d) des mesures de responsabilisation strictes, notamment un code de conduite, des règles d’engagement et des enquêtes sur les violations présumées des droits humains et l’exploitation illégale des ressources naturelles.

À l’Union africaine :


11.  Finaliser le cadre opérationnel et juridique de l’approche multidimensionnelle de la Force d’intervention régionale (FIR) comprenant les priorités définies dans la recommandation 10 ci-dessus ainsi que les procédures standardisées déjà utilisées par l’armée ougandaise pour le transfert rapide des femmes et des enfants rescapés de la LRA aux organismes de protection internationale.

Pour intensifier le volet civil complémentaire

À la Mission de stabilisation des Nations unies au Congo (MONUSCO), la Mission de l’ONU au Sud-Soudan (UNMISS) et au Bureau de consolidation de l’ONU en RCA (BINUCA) :


12.  Coordonner un vaste programme régional de désarmement, démobilisation, rapatriement, réinstallation et réintégration (DDRRR), notamment :

 

a) élargir la campagne de communication visant à persuader les combattants de la LRA de se rendre afin qu’elle couvre l’ensemble de la région des trois frontières et la poursuivre jusqu’à ce que tous les groupes résiduels de la LRA ne constituent plus une menace pour les populations civiles ; et

 

b) coordonner les efforts des ONG internationales et nationales ainsi que les groupes religieux en RDC, en RCA et au Sud-Soudan pour ramener les anciens membres de la LRA chez eux en toute sécurité et les réintégrer dans la vie civile, notamment à travers la création d’emplois et des soins psychosociaux.

Au gouvernement des Etats-Unis, à l’Union européenne, aux Nations unies et aux autres donateurs :


13.  Soutenir le programme de DDRRR régional et la réparation et l’amélioration des communications et des infrastructures de transport dans les régions touchées par la LRA.

Pour planifier à l’avance

À l’Union africaine et aux partenaires internationaux :


14.  Elaborer une stratégie de sortie claire qui prévoit que la FIR dure un an, avec la possibilité au bout de huit mois d’examiner si une prolongation de six mois est nécessaire.

 

15.  Prévoir de maintenir et soutenir la FIR et le programme de DDRRR, même après la capture ou la mort de Kony et de ses principaux commandants, jusqu’à ce que les groupes résiduels de la LRA ne constituent plus une menace pour les civils.

 

16.  Demander aux pays participant à la FIR de transférer à la Cour pénale internationale (CPI) les dirigeants de la LRA contre lesquels elle a émis des mandats d’arrêt (Kony, Odhiambo et Ongwen) s’ils sont capturés vivants et remettre les autres commandants non visés par de tels mandats aux autorités de leur pays pour qu’ils soient jugés ou soumis à d’autres mécanismes de responsabilité.

 

Nairobi/Bruxelles, 17 novembre 2011

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 18:31

 

 

 

 

soldats-US.jpg


Radio Ndéké Jeudi, 17 Novembre 2011 15:38

 

Les populations d’Obo (Extrême sud-est) ont vu et y croient désormais. Mercredi ce 16 novembre 2011, des éléments des forces spéciales américaines ont débarqué dans la ville, venant de Kampala, la capitale ougandaise. Il s’agit d’une mission de repérage. Elle a duré quelques heures.

 

Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville explique que l’objet de cette mission est de « faire l’expertise du terrain, et prendre contact avec les autorités de la région, afin de mener la lutte contre la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), conduite par Joseph Kony. »

 

Le nombre de soldats américains qui compose ce groupe d’éclaireurs n’est pas indiqué, pour des raisons de sécurité. On sait seulement qu’ils sont commandés par officier prénommé Grégory.

Lors d’une séance de travail tenue peu après leur arrivée, les émissaires américains ont demandé aux autorités locales et  la population une pleine coopération pour « fournir des informations, sur les mouvements de la LRA dans la région ». Autre information qui a filtré de la rencontre, l’interdiction désormais faite aux éleveurs peulhs de procéder à des regroupements dans la forêt pour faire paître leurs troupeaux.

 

A la fin de cette réunion, les éléments de l’US Army ont repris l’avion à destination de Kampala. Ils ont promis de revenir le 19 décembre pour s’installer définitivement pour installer leurs quartiers.

Il faut rappeler qu’en annonçant il y a quelques semaines l’envoi de l’armée américaine dans les régions où sévit la LRA, le Président américain Barak Obama a indiqué que ces soldats ne combattront pas directement les rebelles. « Ils fourniront des renseignements, des conseils et une aide aux armées partenaires ».

 

Le 9 novembre dernier, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont reçu un don en équipements militaires, offert par l’Ambassade des Etats Unis en Centrafrique. Ce don d’un coût d’environ 190 millions de francs CFA (environ 290000 euros) est composé de 1.000 uniformes, des vestes, des pantalons, des bottes, des sacs à dos et des gamelles.

 

Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réuni lundi 14 novembre pour évoquer cette question. Devant le conseil, Charles Armel Doubane, ambassadeur de la RCA auprès des Nations Unies a rappelé que la LRA est un « un terrorisme transnational où des hommes, lourdement armés, débarquent, pillent, brûlent, violent, tuent, et enrôlent de force hommes, pour en faire des porteurs du butin et plus tard soldats, femmes qui serviront d’esclaves sexuelles, et enfants pour en faire de soldats ».

 

 

 

NDLR : « Autre information qui a filtré de la rencontre, l’interdiction désormais faite aux éleveurs peulhs de procéder à des regroupements dans la forêt pour faire paître leurs troupeaux ». Voilà un problème auquel il va falloir qu’une soit rapidement trouvée parce que ces éleveurs peuhls, il faut bien qu’ils trouvent pâturage pour leur troupeaux mais connaissant la grande capacité des autorités du pays à anticiper les choses, ce problème attendra jusqu’à ce que des drames ou des situations tragiques surviennent lorsque l’US Army commencera concrètement la traque de Joseph KONY.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 18:16

 

 

 

Ban Ki moon


Radio Ndéké Luka Jeudi, 17 Novembre 2011 15:39

 

La « Configuration République centrafricaine (RCA) » de la Commission de consolidation de la paix (CCP) a adoptéjeudi 17 novembre 2011 les conclusions et recommandations du deuxième examen semestriel du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix dans le pays.

 

Ces conclusions et recommandations exhortent le Gouvernement centrafricain à achever le programme DDR (désarmement, démobilisation et réintégration), à établir un organe permanent chargé d’organiser les futures élections, à améliorer la bonne gouvernance et à se doter d’une stratégie nationale à long terme de réforme de la sécurité. Face à ces « devoirs », le représentant centrafricain n’a pas caché son agacement: « nous comprenons que le partenaire a suffisamment fait, a déjà rempli sa part et que le facteur bloquant ou le maillon faible serait le Gouvernement n’est-ce pas? »

 

Le document, un « nouveau bébé » selon les mots du Président de la « Configuration RCA », M. Jan Grauls, est le résultat de deux processus de revue conduits en parallèle à New York et à Bangui. Il indique qu’en République centrafricaine, le processus de consolidation de la paix évolue bien, malgré des retards et des difficultés. Les élections ont eu lieu, une commission nationale des droits de l’homme est en cours de mise en place et la vérification des listes d’ex-combattants a été effectuée dans le nord-ouest.

 

Le pays a atteint le point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), en juin 2009, et un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté de la deuxième génération (DSRP) a été présenté aux partenaires internationaux. Enfin, le plan décennal de réforme du secteur de la justice est bien entamé.

Par contre, la réforme du secteur de la sécurité est quasiment au point mort depuis octobre 2009, et la mise en œuvre des recommandations issues du dialogue politique sans exclusive n’avance guère.

 

Si la situation en matière de sécurité est stable, « à l’exception de quelques zones minoritaires », comme l’a indiqué depuis Bangui, en vidéoconférence, la Représentante spéciale du Secrétaire général en RCA, Mme Margaret Vogt, l’incapacité manifestée par le Gouvernement en matière de réintégration des anciens combattants risque de saper les progrès réalisés jusqu’à présent.

« Il est urgent d’accélérer ce processus », a-t-elle insisté, ajoutant que le retour des combattants vers leur pays d’origine était un élément essentiel du processus de pacification.

 

La Représentante spéciale a également indiqué que l’initiative prise par les États-Unis de déployer des conseillers militaires dans le sud du pays pour lutter contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) avait été très bien accueillie. Elle a cependant signalé que la situation des droits de l’homme demeurait préoccupante, faisant notamment état d’exécutions extrajudiciaires contre de la population civile.

 

Dans sa présentation, Mme Vogt a passé en revue les efforts déployés pour réintégrer les enfants soldats et libérer des prisonniers de droit commun.

 

Le représentant de la République centrafricaine, M. Charles Armel Doubane, a rappelé l’engagement de son pays à respecter, dans la limite « de ses capacités, de ses possibilités et de ses moyens », ce qui a été décidé en partenariat avec la communauté internationale.

 

Il a dénoncé « l’injonction » faite à son gouvernement de mettre en œuvre le contenu de la déclaration de politique générale, adoptée le 17 mai 2011 par l’Assemblée nationale. « Point n’est besoin de dire que cette déclaration est la ligne directrice à suivre pour le développement holistique de la République centrafricaine fixée par le Président de la République », a-t-il souligné.

 

Le représentant a stigmatisé un document où « c’est le gouvernement qui doit… alors que pour le partenaire, tout se conjugue au futur avec des termes collaborera, concernera, s’attachera, etc.  Nous comprenons que le partenaire a suffisamment fait, a déjà rempli sa part et que le facteur bloquant ou le maillon faible serait le Gouvernement n’est-ce pas », s’est-il agacé.

 

La Sous-Secrétaire générale à l’appui à la consolidation de la paix, Mme Judy Cheng-Hopkins, a reconnu que les ressources financières ne suffisaient pas à couvrir tous les besoins identifiés pour la République centrafricaine, demandant aux États Membres d’accorder l’attention nécessaire aux progrès effectués et à soutenir le Gouvernement.

Plusieurs autres délégations ont pris la parole, notamment la représentante de la France, qui a réclamé une évaluation précise du coût des efforts de réintégration, une réintégration que son homologue des États-Unis a jugée urgente.

 

« Nous avons entendu des promesses, et le temps est venu de passer à l’action », a lancé le représentant de l’Union européenne, pour qui l’amélioration de la gouvernance est le meilleur gage pour mobiliser les bailleurs de fonds; la représentante du Royaume-Uni pointant, en outre, du doigt l’absence d’une stratégie cohérente qui identifie les domaines prioritaires pour la communauté internationale.

 

« Ceux qui savent d’où vient la RCA peuvent mesurer les progrès qui ont déjà été accomplis », a souligné son homologue de l’Union africaine. Celui du Nigéria s’est inquiété des infiltrations d’éléments étrangers dans le pays.

 

 

NDLR : L’ONU ne fait que répéter les même rengaines alors qu’elle sait très bien que le seul obstacle à une réelle mise en œuvre de tous ces programmes n’est pas autre que celui qui se trouve à la tête du pays et qui a été accompagné par la même ONU et sa représentante d’alors en RCA, la dame ZEWDE SAHLE WORK. Pour cela, l’ONU boira le calice jusqu’à la lie en Centrafrique.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 17:54

 

 

 

 

Des mort-nés en série à Bozoum


Radio Ndéké Luka Jeudi, 17 Novembre 2011 15:36


Une quinzaine de mort-nés ont été enregistrés au cours des trois derniers mois à Bozoum, selon les données trimestrielles du service de la maternité de l’hôpital préfectoral de la région. Cette situation inquiète les autorités sanitaires. Ce fort taux de mortalité infantile est dû d’abord au désintéressement des femmes enceintes aux consultations prénatales, et ensuite à la non prise en charge de ces femmes enceintes.

 

Selon Kevin Wilibona, infirmier accoucheur à l’hôpital de Bozoum, « le désintéressement de certaines femmes à la consultation prénatale et la non prise en charge des femmes enceintes constituent les principales de la mortalité néonatale dans cette ville ».


Mais il faut cependant dénoncer le manque crucial d’équipements adéquats à l’accouchement dans cet hôpital. Ce qui pousse certaines femmes à accoucher à domicile. D’autres attendent le dernier moment pour se présenter à la maternité. « Toutes ces situations aggravent les risques liées à l’avortement », a affirmé Kevin Wilibona.

 

Cette maternité qui dessert également les villages environnants de Bozoum, est confrontée également à un problème de personnel qualifié. Un seul infirmier y est en poste et fait tourner le service, assisté par 3 matrones.

Autre difficulté, la maternité ne dispose pas de kit d’urgence devant permettre de pratiquer une césarienne.

 

 

 

NDLR : Voilà des problèmes réels du quotidien de la vie des Centrafricain en province vis à vis desquels on ne peut que déplorer l'indifférence et l'incapacité des autorités du pays dont la principale préoccupation est de pomper dans les caisses du trésor.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation