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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 02:19

 

 

 

RCA carte-2

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Janvier 2012 13:36

La ville de Yaloké (environ 200 kilomètres de Bangui) a failli être le théâtre des affrontements intercommunautaires dans la nuit du 10 au 11 janvier 2012. Le déguerpissement des commerçants et des conducteurs des taxis motos par un sujet musulman sur leur ancien site en a été la principale cause. Un déguerpissement pour la construction d’une mosquée.

Dans les faits, a raconté mercredi un témoin de l’évènement, Yaloké a failli sombrer dans le chaos : le musulman en question a profité nuitamment pour recruter une main d’œuvre pour le prolongement de la fondation de cette mosquée. Celle-ci a débordé sur le site habituel de ces opérateurs économiques.

Le lendemain, les occupants traditionnels de ce site qui sont les commerçants et conducteurs des taxis motos, se sont soulevés contre le chantier de leur bourreau. Ce dernier a sorti son arme et a tiré 2 coups de feu en l’air pour les disperser.

Le geste a fait déborder le vase et provoqué la colère de la population locale. Armés des machettes, bâtons, couteaux voire armes de fabrication artisanale, les habitants se sont lancés à la recherche du fauteur de trouble déjà en fuite.

Du coup, un autre camp, composé de peulhs favorables au musulman, s’est opposé à l’action des nervis. Des échanges de tirs ont été enregistrés entre les 2 parties.

Alertée, la gendarmerie de Yaloké est vainement intervenue pour calmer les parties en conflits. Il a fallu l’intervention d’un renfort venu de Bossembele (100 kilomètres de cette localité) pour que le calme revienne dans la ville. 4 personnes ont été d’ailleurs arrêtées au cours des hostilités.

Des enquêtes ont été ouvertes pour démasquer les fauteurs de trouble et les traduire en Justice.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 17:53

 

 

 

Bozouisse.jpg

 Marchés Tropicaux et Méditerranéens Mercredi 11 Janvier 2012 18:08, par Benoît THELLIEZ  mise à jour 12 Janvier 2012 10:29

Le chef de l’État centrafricain a procédé le 11 janvier à la dissolution de tous les conseils d’administration des entreprises publiques pour avoir failli à leur mission.

La mesure est radicale. François Bozizé, le président centrafricain a annoncé le 11 janvier à la radio publique que tous les conseils d'administration des entreprises publiques centrafricaines étaient désormais dissous. Il leur reproche d’avoir « échoué » à la tête des sociétés publiques dont, selon lui, « aucune ne produit de bons résultats aujourd’hui ».

Le 10 janvier au soir, le chef de l'État avait présidé la première réunion du Conseil spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics (CSSREOP), dont la création avait été annoncée la veille, et qui se chargera désormais d’administrer toutes les entreprises et offices publics. Pour F. Bozizé, « l'objectif de tout cela, c'est de parvenir à l'orthodoxie de l'administration financière. Le laisser-aller est tel que ça grogne dans le pays », sans compter « les reproches de nos partenaires ».

(Avec AFP)

 

 

NDLR : Le cancer qui ronge les entreprises et offices publics est le scandale des nombreux détournements de deniers publics toujours restés impunis, commis bien souvent par les dignitaires du pouvoir en place ainsi que la mauvaise gouvernance des responsables toujours désignés non pas sur des critères de compétence et d'intégrité morale mais plutôt par tribalisme pur. Les cas de l'ENERCA et de SODECA sont assez éloquents à cet égard. De quelle orthodoxie financière parle Bozizé quand lui-même s'est arrogé de force la présidence du comité de trésorerie pendant des années occasionnant un trou de 70 milliards de F CFA dans les caisses du trésor. Il parle de laisser-aller mais qui en est responsable ? Pourquoi les auteurs de ce laisser-aller et de détournement de deniers publics pourtant bien connus ne sont jamais sanctionnés ni traduits en justice ?     

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 17:41

 

 

Démafouth candidat

 

La NAP réfute les accusations portées contre Demafouth

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Janvier 2012 13:37

L’actualité nationale reste dominée ces derniers temps par des réactions au sujet de l’arrestation du chef de file de l’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth. Ce 11 janvier 2012, c’est le bureau politique de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) qui s’ajoute à la liste. La NAP, parti politique crée par Demafouth, rejette en bloc toutes les accusations portées contre son président.

Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce mercredi, Léon Anatole Doyemet Lombé, membre du bureau politique de cette formation politique déclare que « vu que Demafouth a lui-même rejeté ces accusations relatives à la tentative à la destitution du pouvoir de Bangui, le bureau politique ne peut pas aussi concevoir cela. La NAP exige la libération immédiate de son président».

Pour lui, Jean-Jacques Demafouth a toujours été l’ « un des principaux acteurs dans le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) en Centrafrique. Il a été d’ailleurs le tout premier à accepter la victoire de l’actuel président de la République Centrafricaine François Bozizé dès le 1er tour à la présidentielle du 23 janvier 2011. Nous sommes aussi inquiets si sa liberté est protégée, car, on se demande s’il ne serait pas déporté quelque part ».

L’autre inquiétude du bureau politique de la NAP est « la perquisition, le  week-end dernier, du domicile de Demafouth. Une perquisition qui, selon ce parti, n’a pas répondu aux exigences des lois du pays en la matière et soldée par l’arrestation du trésorier général de ce parti ».

L’autre son de cloche, concernant toujours les réactions, vient du Groupe Parlementaire des députés indépendants de Centrafrique. Il demande la libération pure et simple de Herbert Gontran Djono Ahaba, député de Birao II. Ce dernier, accompagné de son homologue sortant a été aussi arrêté avec Jean-Jacques Demafouth, il y a 5 jours.

Dans un communiqué signé des 10 députés de ce groupe et rendu public ce mercredi par Radio Ndeke Luka, ces élus de la 5ème législature indiquent que l’article 89 alinéa 3 de la Loi portant règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose que, « Hors session, aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté, qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée Nationale ».  Ils mentionnent que « cette arrestation est en violation de la Loi de la République Centrafricaine ».

Il faut dire que l’arrestation de Demafouth a fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opposition politique et armée. Pour preuve l’APRD a menacé de se retirer du processus du DDR en cours, afin d’exiger la libération de son leader.

L’autre réaction a été celle du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Il a pointé un doigt accusateur vers le gouvernement qui voudrait par l’arrestation de Demafouth, distraire la population centrafricaine sur les vrais problèmes notamment,  la présence du tchadien Baba Ladé et de Joseph Koni de la LRA sur son sol.

Même son de cloche du côté de la défense de Demafouth qui a précisé que l’arrestation de son client s’est basée sur des fiches mensongères montées de toute pièce par les ennemis de la paix.

L’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et la Convention des Patriotes pour la Justice et la paix (CPJP) ont rejeté tour à tour un éventuel complot pour la déstabilisation du régime de Bangui.

Signalons que les familles du député de Birao II et son homologue sortant, Mahamath Abrass, ont affirmé avoir perdu tout contact avec ces derniers.

 

Centrafrique: l'ex-rébellion se retire provisoirement du processus de paix

 

BANGUI 12 janv 2012 (AFP)  L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), ex-principale rébellion de Centrafrique, a annoncé jeudi se retirer "provisoirement" du processus de paix en cours dans le pays, après l'arrestation de son chef Jean-Jacques Demafouth la semaine dernière à Bangui.

"Le gouvernement est en train de violer les accords de paix", affirme l'ancienne rébellion qui avait signé des accords de paix en 2008, selon un communiqué signé de son chef d'état-major, le colonel Henri Tchebo Wanfio, qui annonce que l'APRD "se retire provisoirement" du processus de paix "jusqu'à la libération de son président M. Demafouth".

L'APRD souligne que "le président Demafouth s'est beaucoup investi pour que le programme Désarmement Démobilisation Réinsertion (DDR) avance. Si les autorités centrafricaines ne tiennent pas compte de cet investissement personnel et ne se montrent pas reconnaissantes à cet égard, l'APRD juge que cela est inadmissible".

M. Demafouth est en garde à vue depuis vendredi dans les locaux de la SRI (Section recherches et investigations de la gendarmerie) accusé de s'être "engagé dans la voie de la déstabilisation du pays à travers une coalition de la rébellion", selon une source proche du parquet.

Deux fois candidat à la présidentielle, ancien ministre de la Défense, M. Demafouth, avocat de profession, avait accepté de prendre en 2008 la tête de l'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) dans un processus qui a conduit à la signature d'un accord entre la plupart de mouvements rebelles et le pouvoir.

Il est à ce titre vice-président du Comité de pilotage du programme DDR des anciennes rébellions, processus en cours.

"On m'accuse de vouloir prendre la tête d'une fusion de trois autres rébellions: la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) et le MLCJ (Mouvement des libérateurs centrafricains pour la Justice), mais je n'ai rien à voir avec ça", avait déclaré à l'AFP vendredi M. Demafouth joint au téléphone après son arrestation. L'AFP n'a pu le joindre à nouveau depuis samedi.

Copyright © 2012 AFP.

 

NDLR : Jean Jacques Demafouth aurait été déporté ce jour même aux environs de midi à la garnison de Béréngo. Son frère aîné qui avait également été mis aux arrêts en allant lui apporter à manger à la SRI y est toujours en détention. Les deux autres députés de l'UFDR ont été déportés eux à la garnison de Bossembélé.

 

 

Un ex-combattant de l’APRD enlevé par le capitaine Koudémon

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Janvier 2012 13:34

Le capitaine des Forces Armées Centrafricaines (FACA), Olivier Koudémon alias Gbangouma a mis aux arrêts le week-end dernier à Bossangoa (ouest), un jeune ex-combattant de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD). C’est un jeune âgé d’environ 20 ans et ressortissant de la localité de Markounda (nord-ouest).

L’officier des forces régulières reproche au jeune, la non présentation de ses pièces administratives et l’entrée illégale dans la localité de Bossangoa, ville en proie à l’insécurité il y a une demi-décennie. Il a tout de même indiqué que « le présumé coupable a été transféré à la prison de Bossembele (près de 100 kilomètres de Bossangoa) ».

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a confirmé l’information mercredi 11 janvier 2012, les parents de l’ex-combattant ont affirmé que « ce dernier a été enlevé avec sa femme malade sous traitement à Bossangoa, à qui il venait rendre visite. Sa concubine a été relâchée le lendemain ».

Bien que la famille de cet ancien soldat de l’APRD ait envoyée les pièces demandées par le capitaine Koudémon, « la procédure de sa libération tarde encore à venir », a déclaré le correspondant.

L’arrestation de ce jeune démobilisé de l’APRD intervient au moment où le leader de cette faction rebelle Jean-Jacques Demafouth croupit toujours dans les locaux de la Section de Recherches et d’Investigations (SRI). Ce dernier a été arrêté il 7 jours pour, selon le pouvoir de Bangui, tentative de déstabilisation du régime de l’actuel président centrafricain François Bozizé. Une accusation réfutée par Demafouth et 2 autres leaders de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) qui sont les députés entrant et sortant de Birao II.

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 02:04

 

 

 

 

photo-gene.jpg

WASHINGTON AFP / 11 janvier 2012 23h00 - Après vingt ans d'effort, des chercheurs américains ont découvert la première mutation génétique majeure liée à une nette augmentation du risque de cancer héréditaire de la prostate, selon leurs travaux parus mercredi dans le New England Journal of Medicine.

Ce gène mutant rare accroît de dix à vingt fois le risque de cancer de la prostate chez les hommes les plus jeunes dans les familles affectées.

C'est la première variante génétique majeure liée au cancer héréditaire de la prostate que l'on découvre, souligne le Dr Kathleen Cooney, professeur d'urologie à la faculté de médecine de l'Université du Michigan (nord), l'un des principaux auteurs de cette étude parue dans cette revue médicale datée du 12 janvier.

On se doutait depuis longtemps que des cancers de la prostate sont héréditaires dans certaines familles, mais mettre le doigt sur la cause génétique sous-jacente a été difficile, explique le Dr William Isaacs, professeur d'urologie et de cancérologie à la faculté de médecine de Johns Hopkins (Maryland, est), l'autre co-auteur principal de l'étude.

Il note que toutes les recherches précédentes avaient été infructueuses.

Même si elle ne concerne qu'une petite fraction de tous les cas de cancers de la prostate, la découverte de cette variante génétique pourrait apporter un éclairage important sur le mécanisme de développement de cette tumeur chez les autres hommes.

Ainsi, ce gène mutant pourrait aider à identifier les hommes susceptibles de bénéficier d'un dépistage plus précoce ou supplémentaire à l'instar des mutations de gènes BRCA1 et BRCA2 qui accroissent nettement le risque de cancer du sein chez les femmes.

Une tumeur cancéreuse de la prostate devrait être diagnostiquée chez quelque 240.000 Américains en 2012 provoquant 28.000 décès, selon les estimations officielles.

Pour cette quête du gène mutant, les chercheurs ont séquencé l'ADN de plus de 200 gènes dans une région du chromosome humain appelée 17q21-22.

Ils ont commencé à travailler sur des échantillons génétiques provenant de patients atteints d'un cancer prostatique dans 94 familles qui participaient à des études à l'Université du Michigan et de Johns Hopkins.

Chacune de ces familles présentaient de multiples cas de cancer de la prostate parmi leurs proches, comme le père, les fils ou les frères.

Les chercheurs ont découvert que des membres de quatre familles différentes étaient porteurs de la même mutation du gène HOXB13 qui joue un rôle important dans le développement de la prostate au stade foetal et son fonctionnement ensuite dans la vie.

Cette mutation était présente chez les dix-huit hommes de ces quatre familles atteints d'un cancer de la prostate.

Les auteurs de cette découverte ont ensuite recherché la même mutation du gène HOXB13 parmi 5.100 hommes traités pour ce cancer à Johns Hopkins ou à l'université du Maryland.

Cette mutation a été découverte chez 72 hommes, soit 1,4% des patients.

 Il est apparu également que ces mêmes hommes avaient plus de probabilité d'avoir au moins un parent au premier degré --père ou frère-- diagnostiqué d'un cancer de la prostate.

Cette mutation génétique a été découverte chez des hommes de descendance européenne tandis que deux autres variantes de ce gène ont été identifiées dans des familles afro-américaines.


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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 00:01

 

 

 

Anne Lauvergeon

PARIS AFP / 11 janvier 2012 21h54 - L'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon a assigné le groupe nucléaire en référé devant le tribunal de commerce de Paris le 3 février pour qu'il lui verse 1,5 million d'euros d'indemnités de départ, a annoncé à l'AFP son avocat.

Nous avons assigné Areva devant le juge des référés du tribunal de commerce de Paris pour le 3 février. L'objet de cette demande, sous astreinte, est que le président du directoire d'Areva formalise l'accord qui avait été arrêté sur les indemnités de départ, a déclaré Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, évaluant ce montant à 1,5 million d'euros.

Après l'éviction par le gouvernement en juin 2011 de Mme Lauvergeon de la direction Areva, il y a eu un accord irrévocable auquel il manque la formalisation par la signature d'Areva, a poursuivi l'avocat.

En l'état, l'accord n'a pas pu être transmis au ministre de l'Economie et des Finances et Mme Lauvergeon n'est pas en mesure de recevoir ses indemnités, composées de 1 million d'euros d'indemnités de départ et de 500.000 euros au titre d'une clause de non-concurrence, a dit Me Versini-Campinchi.

Après plus de 10 ans à la tête du groupe nucléaire français, le mandat d'Atomic Anne était arrivé à échéance à la fin juin. Sa candidature à un troisième mandat n'avait pas été retenue par le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy. Elle a été remplacée à la présidence du directoire par l'ancien numéro deux du groupe, Luc Oursel.

La semaine dernière, Mme Lauvergeon a été entendue par la police suite à sa plainte visant indirectement Areva pour des écoutes illégales présumées à l'encontre de son mari, Olivier Fric.

Mme Lauvergeon et M. Fric, consultant dans le secteur énergétique, pensent avoir été illégalement écoutés par des enquêteurs privés, en arrière-plan d'un rachat en 2007 par le groupe nucléaire d'une société d'extraction d'uranium, UraMin.

Selon les conclusions du rapport d'enquête visant le couple, révélées par le Canard enchaîné, les recherches préliminaires menées sur M. Fric n'ont pas permis de démontrer qu'il avait pu bénéficier de manière illégitime du rachat d'UraMin par Areva.

Après la plainte de Mme Lauvergeon et de M. Fric, le parquet de Paris avait ouvert le 21 décembre une enquête préliminaire pour complicité et recel de violation de secret professionnel.

AREVA


(©)

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:59

 

 

 

barricades de rue à Bangui

 

 

 

Effet d’annonce ou réalité, l’initiative de la Fédération des Associations de la société civile de Centrafrique (FAC) d’organiser un cycle d’activité du 13 au 27 janvier 2012 semble plutôt prêter à sourire.

La FAC est enfin sortie de sa léthargie pour considérer que la population centrafricaine est en danger d’insécurité généralisée à cause des ponts effondrés, des rues défoncées, du manque d’eau, d’électricité, de viande, de bonne politique de santé, d’éducation et de l’occupation du pays par les rébellions de toute nature et provenance.

Ainsi, cette fédération entend interpeller les responsables des administrations ou sociétés en charge des secteurs incriminés pour qu’ils donnent des explications quant à un tel état de chose. Cette interpellation connaîtra son point d’orgue le 27 janvier par une grande marche pacifique. Ambitieux programme !

N’ayant pas vocation à conquérir le pouvoir et à l’exercer, la société civile centrafricaine réussira-t-elle à mener à leur terme des activités que le pouvoir de Bangui a toujours refusé aux partis politiques de l’opposition ? Rien n’est moins sûr.

En tout état de cause, l’annonce de cette initiative est un gros ballon d’essai que la société civile centrafricaine lance en direction du régime de Bangui dont l’adjectif DICTATORIAL revient sur beaucoup de lèvres pour le qualifier.

Face à son propre sort, ce régime prendra seul la responsabilité d’interdire ces activités et de laisser tomber son masque, laissant découvrir sa vraie nature ou bien de les autoriser et d’entretenir l’illusion qu’il est démocratique. Dans ce second cas, le risque est grand, dans un contexte de mécontentement généralisé où le cocktail n’attend que l’étincelle pour le faire détonner.

En cas de refus, le pouvoir de Bangui aura alors créé les conditions fédératrices de l’opposition démocratique et de la société civile, entités par nature antinomiques mais dont l’unité d’action pourra concourir à la résolution du problème de l’une et de l’autre.

Rédaction C.A.P

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Bangui, 11 Janvier 2012

Obo : Des agents des Eaux et forêts attaqués par des hommes armés non identifiés

Trois agents du service préfectoral des Eaux et forêts ont été attaqués mardi 10 janvier 2012 aux environs de 9 heures par des hommes armés non identifiés à 20 km de Mboki sur l’axe Zemio en allant vers Obo, a rapporté ce matin radio Zéréda.

« Nous étions en tournée préfectorale dans le cantonnement forestier de Zémio à moto pour Obo ; en cours de route, nous avons été attaqués par des bandits inconnus en civil et nous les avons dispersés par des tirs », a témoigné le surveillant pisteur des Eaux et forêts, François Imayinga.

En dehors de la moto qui a été touchée par des balles perdues, aucun cas de blessure grave n’a été signalé. A cause de cet incident, la mission n’a pu continuer, a indiqué radio Zéréda.

 

Mbaïki : Soulèvement des parents d’élèves du village Sabé

Les membres de l’association des parents d’élèves de l’école Sabé, à 17 Km de Mbaïki, ont organisé mardi une marche pacifique pour réclamer l‘affectation d’un enseignant dans leur école, a rapporté radio Songo.

Radio Songo explique que l’unique enseignant qualifié de la localité a été arrêté depuis quelques semaines et se trouve actuellement en détention préventive à Mbaïki pour avoir esquinté un enfant.

Sentant leurs enfants abandonnés, les parents d’élèves ont décidé de parcourir les 17 Km pour faire part de leur préoccupation à l’inspecteur du fondamental 1 de la préfecture de la Lobaye, a conclu radio Songo.

 

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:46

 

 

 

Assemblée nat

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Janvier 2012 13:14

La circonscription électorale de Bouar I (ouest) réclame sa représentation à l’Assemblée Nationale. Cette volonté est exprimée ce 11 janvier 2012, par les habitants de cette localité. Ils réclament ainsi un député dont ils sont toujours privés.

En effet, après les législatives partielles du 4 septembre 2011, 4 candidats de cette circonscription devraient faire à nouveau appel au suffrage de leurs électeurs pour une place dans la 5ème législature.

Malheureusement, ces élections ont du plomb dans l’aile, ce qui fait monter des inquiétudes au sein de la population de Bouar I.

D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a confirmé l’information, la population évoque « la non prise en compte de leurs préoccupations par l’actuelle Assemblée nationale dues à l’absence de leur représentant. Ces habitants lancent un vibrant appel à l’endroit du gouvernement et ses partenaires pour une tenue rapide de ces consultations populaires en leur faveur ».

A titre de rappel, ces élections partielles font suite à l’annulation par la Cour Constitutionnelle des résultats des législatives du 23 janvier 2011 dans cette circonscription. La Cour avait dénoncé des fraudes massives.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:28

 

 

 

 

 demafouth.jpg

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Janvier 2012 13:11

L’actualité nationale reste dominée ces derniers temps par des réactions au sujet de l’arrestation du chef de file de l’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth. Ce 11 janvier 2012, c’est le bureau politique de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) qui s’ajoute à la liste. La NAP, parti politique crée par Demafouth, rejette en bloc toutes les accusations portées contre son président.

Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce mercredi, Léon Anatole Doyemet Lombé, membre du bureau politique de cette formation politique déclare que « vu que Demafouth a lui-même rejeté ces accusations relatives à la tentative à la destitution du pouvoir de Bangui, le bureau politique ne peut pas aussi concevoir cela. La NAP exige la libération immédiate de son président».

Pour lui, Jean-Jacques Demafouth a toujours été l’ « un des principaux acteurs dans le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) en Centrafrique. Il a été d’ailleurs le tout premier à accepter la victoire de l’actuel président de la République Centrafricaine François Bozizé dès le 1er tour à la présidentielle du 23 janvier 2011. Nous sommes aussi inquiets si sa liberté est protégée, car on se demande s’il ne serait pas déporté quelque part ».

L’autre inquiétude du bureau politique de la NAP est « la perquisition, le  week-end dernier, du domicile de Demafouth. Une perquisition qui, selon ce parti, n’a pas répondu aux exigences des lois du pays en la matière et soldée par l’arrestation du trésorier général de ce parti ».

L’autre son de cloche, concernant toujours les réactions, vient du Groupe Parlementaire des députés indépendants de Centrafrique. Il demande la libération pure et simple de Herbert Gontran Djono Ahaba, député de Birao II. Ce dernier, accompagné de son homologue sortant a été aussi arrêté avec Jean-Jacques Demafouth, il y a 5 jours.

Dans un communiqué signé des 10 députés de ce groupe et rendu public ce mercredi par Radio Ndeke Luka, ces élus de la 5ème législature indiquent que l’article 89 alinéa 3 de la Loi portant règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose que, « Hors session, aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté, qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée Nationale ».  Ils mentionnent que « cette arrestation est en violation de la Loi de la République Centrafricaine ».

Il faut dire que l’arrestation de Demafouth a fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opposition politique et armée. Pour preuve l’APRD a menacé de se retirer du processus du DDR en cours, afin d’exiger la libération de son leader.

L’autre réaction a été celle du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Il a pointé un doit accusateur vers le gouvernement qui voudrait par l’arrestation de Demafouth, distraire la population centrafricaine sur les vrais problèmes notamment,  la présence du tchadien Baba Ladé et de Joseph Koni de la LRA sur son sol.

Même son de cloche du côté de la défense de Demafouth qui a précisé que l’arrestation de son client s’est basée sur des fiches mensongères montées de toute pièce par les ennemis de la paix.

L’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et la Convention des Patriotes pour la Justice et la paix (CPJP) ont rejeté tour à tour un éventuel complot pour la déstabilisation du régime de Bangui.

Signalons que les familles du député de Birao II et son homologue sortant, Mahamath Abrass, ont affirmé avoir perdu tout contact avec ces derniers.

 

NDLR : L’arrestation dans les conditions que l’on sait et la détention de Jean Jacques Demafouth apparaissent de plus en plus comme une volonté de vengeance personnelle et de règlement de compte de la part de Bozizé. L’étrange visite effectuée ce week-end par Bozizé en personne sur les lieux de détention de Demafouth (la SRI), en est une édifiante preuve. Le vrai crime de Demafouth est sans doute d’avoir été ministre de la défense de Patassé lorsque Bozizé fut sous ses ordres en tant que chef d’Etat-Major des Faca.

Bozizé en a toujours voulu à Demafouth de n’avoir pas été pour rien dans les missions de contrôle et d’inspection des Faca effectuées naguère tant à Bangui qu’à Bouar - où les EFAO avaient laissé après leur retrait de la RCA beaucoup d’équipements - par le général Sylvestre Yangongo et suivies de rapports et révélations fracassantes qui n’ont pas manqué d’éclabousser le chef d’Etat-Major de l’époque qui n’était autre qu’un certain François Bozizé dont la prédation systématique des biens, équipements divers, PGA des soldats et carburant des Faca, était un secret de polichinelle.

Les circonstances du déroulement du coup d’Etat manqué du 28 mai 2001 contre le président Patassé dans lesquelles, le moins qu’on puisse dire, est que les responsabilités de Bozizé, encore chef d’Etat-Major des Faca étaient si confuses et troubles au point que pendant le procès de Demafouth instruit par le régime de Patassé, les choses n’ont jamais pu être tirées au clair jusqu’à présent en ce qui concerne le rôle de l’un et l’autre dans cette tentative de putsch.

La triste affaire de l’assassinat du lieutenant de gendarmerie Gbodo à Kembé dans laquelle Bozizé a beaucoup de comptes à rendre est également un des dossiers dans lesquels Bozizé en a aussi voulu à  Demafouth.

Il n’en demeure pas moins que quelle que soit la gravité de ce que l’on peut reprocher à Demafouth, les conditions de son arrestation sont si scandaleuses qu’elles discréditent totalement le pouvoir de Bozizé. Le manque de séparation des pouvoirs, exécutif, judiciaire et médiatique avec un ministre de la justice, Firmin Findiro, qui se prend pour un demi-dieu tout en croyant être procureur de la République et journaliste est inadmissible.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:37
 
 
Michel-Lunven.gif
Michel Lunven (ici à droite) dans un avion avec Jacques Foccart
Andre-Kolingba.jpg
 
Par Christophe Boisbouvier RFI mercredi 11 janvier 2012
 
« Je ne nie pas (...) les aspects négatifs et particuliers des relations trop personnelles qu’il y a entre les chefs d’Etat français, depuis Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac et les chefs d’Etats africains… »
 
Version écrite de l'interview, ci-dessous. 
 
Un voyage à l’intérieur de la Françafrique... C’est ce que nous propose Michel Lunven dans son livre Ambassadeur en Françafrique, qui vient de paraître aux éditions Guéna. La DGSE et Robert Bourgi y sont égratignés. Aujourd’hui à la retraite, le diplomate français se confie à Christophe Boisbouvier.
 
RFI : Quand les présidents fraudent pour rester au pouvoir, en général les ambassadeurs ferment les yeux mais vous, c’est le contraire. En 1993 en Centrafrique, vous avez mis la pression sur le président André Kolingba pour qu’il reconnaisse sa défaite. Comment cela s’est-il passé ?
 
Michel Lunven : J’avais considéré cela comme un challenge pour moi. Au départ, tout le monde m’a dit, vous faites ce que vous pouvez mais vous avez peu de chances de réussir. C’est dans mon caractère, j’ai pris ça comme un challenge d’arriver à des élections libres.
 
RFI : Il y a eu un bras de fer entre André Kolingba et vous. Et finalement, pour le faire céder, fin août 1993, vous l’avez menacé de lui retirer sa sécurité.
 
M. L. : Absolument. Le bras de fer était permanent parce que le directeur de cabinet de Kolingba et ses conseillers le poussaient à toujours refuser ce que je lui demandais. Et donc en dernière limite, en accord tout de même avec le quai d’Orsay  (on était en période de cohabitation Mitterrand-Balladur), on a décidé de mettre la pression maximale, c’est-à-dire de lui dire que s’il n’annulait pas ses ordonnances, on lui retirait sa garde rapprochée. Simplement, il y avait un ministère qui était un peu réticent. C’était la Défense, à cause de  la position de la DGSE [Direction générale de la sécurité extérieure ndlr] qui avait toujours soutenu leur agent, le colonel Mansion qui décidait de l’avenir de la RCA auprès du président Kolingba.
 
RFI : On voit au Niger comme en Centrafrique que vous avez souvent maille à partir avec la DGSE, c’est-à-dire les services français, qui mènent une politique parallèle. Dans votre livre, vous racontez un échange avec André Kolingba qui vous dit mais pourquoi voulez-vous me faire tomber alors que vous soutenez Eyadema au Togo ?
 
M. L. : Oui, il m’a dit ça à plusieurs reprises. C’était l’un des arguments de Kolingba et je dois reconnaître qu’il avait une certaine force. Mais je pense que là, peut-être avons-nous perdu l’occasion si on avait eu le même courage parce qu’il y avait les élections à l’époque au Togo, peut-être aurions-nous obtenu que le président Eyadema se retire.
 
RFI : Vous citez Jacques Foccart [conseiller politique français aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974 ndlr] dans votre livre. Il vous dit : « Eyadema a deux qualités. Il est francophile et il assure la stabilité du Togo ». Est-ce que la vraie raison n’est pas tout simplement parce que Sylvanus Olympio était vu comme trop proche des Anglo-Saxons ?
 
M. L. : Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est qu’il y a toujours une unanimité droite-gauche pour soutenir le président Eyadema, ce que, moi, j’ai toujours regretté parce que ce n’était quand même pas l’un des meilleurs exemples de chefs d’Etat africains.
 
RFI : Votre livre fourmille de témoignages, d’anecdotes, sur ces trois pays où vous avez été ambassadeur : la Centrafrique, le Niger, le Gabon. Au Gabon justement, vous doutez sérieusement de la régularité des élections, y compris de la dernière, et de la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle de 2009. Cette complaisance à l’égard des régimes en place, la France ne risque-t-elle pas un jour de la payer ?
 
M. L. : On dit que l’élection d’Ali Bongo n’est pas tout à fait juste. Mais moi, je n’ai pas d’opinion là-dessus. Je constate quand même une chose nouvelle au Gabon, c’est que le président Ali Bongo, qu’il ait été bien ou mal élu je n’en sais rien, a changé totalement. C’est un nouveau personnel politique qui est à ses côtés, ce qui est peut-être positif, même si les dernières élections n’ont pas permis l’entrée de beaucoup de membres de l’opposition à l’Assemblée nationale gabonaise.
 
RFI : Franchement, est-ce que votre expérience en Centrafrique n’est pas une exception dans une histoire où la France a souvent fermé les yeux sur des présidents qui s’accrochaient au pouvoir ?
 
M. L. : Oui, c’est vrai que dans le livre, je ne nie pas non plus les aspects négatifs et en particulier des relations trop personnelles qu’il y a entre les chefs d’Etat français depuis Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et les chefs d’Etat africains.

RFI : Nicolas Sarkozy poursuit-il cette politique ?
 
M. L. : Je ne sais pas. Je n’en suis pas sûr. A mon avis, il ne semble pas qu’il ait des relations très poussées et très personnelles avec les chefs d’Etat africains. Par contre, il a peut-être eu le tort de s’entourer  de conseillers comme Robert Bourgi qui n’était pas à même de lui fournir des bons conseils.
 
RFI : Vous croisiez plusieurs fois Robert Bourgi, notamment quand vous êtes ambassadeur au Gabon. Vous ne l’aimez pas. A l’époque, vous en faites part à Dominique de Villepin. Il vous dit : je suis d’accord. Et après, vous vous apercevez qu’il vous raconte des histoires ?
 
M. L. : Oui, c’est exact (rires). Il était en fait l’un des conseillers occultes du conseiller à l’Elysée de monsieur de Villepin.
 
RFI : Et ces fameuses valises, vous les avez vues ?
 
M. L. : Non, absolument pas. Là, je ne suis pas du tout au courant. Cela me paraît tellement gros que je n’y crois pas.
 
RFI : C’est vrai ? Vous pensez que le témoignage de Robert Bourgi sur ces différentes valises qu’il amène jusqu’au secrétariat de l’Elysée, ça n’a jamais existé ?
 
M. L. : Pour moi, c’est un roman. C’est simplement Bourgi qui était jaloux du livre que Pierre Péan avait fait paraître sur les mallettes. Il voulait que l’on parle de lui et c’est pour cela qu’il a fait ce clash.
 
RFI : Avant d’être ambassadeur, vous avez été coopérant. Vous regrettez l’époque où il y avait plusieurs dizaines de milliers de coopérants français en Afrique. Est-ce que ce n’est pas dans l’évolution naturelle des choses, après cinquante ans d’indépendances ?
 
M. L. : Absolument. Simplement ce que je voulais dire, c’est que si on a eu des relations particulières avec l’Afrique, des relations même amicales, c’est un peu grâce à ces milliers de coopérants répartis dans toute l’Afrique francophone ; parce qu’ils ont fréquenté la société civile. Je crois que cette masse de coopérants a été un peu le ferment de cette relation amicale avec l’Afrique.
 
Ceci étant dit, les choses ont évolué maintenant. Vous savez, l’indépendance, on croit toujours que c’est 1960. Pour moi, les Africains ne se sont vraiment sentis indépendants qu’après la chute du mur de Berlin parce que c’est là qu’il y a eu une prise de conscience. Moi, j’étais au Niger à ce moment-là. Les Africains ont pris conscience que c’était à eux à prendre en mains leur développement. Et je pense que c’est à partir de ce moment-là qu’on se devait d’écouter ce qu’ils voulaient, ce qu’ils disaient, et ne plus intervenir directement comme on le faisait auparavant.
 
 Ambassadeur en Françafrique, aux Editions Guéna, Paris, décembre 2011.
Après avoir été coopérant, chef de la Mission française de coopération au Tchad et au Niger, au ministère et sur le terrain, Michel Lunven a été conseiller auprès de Jacques Foccart puis successivement ambassadeur au Niger, en Centrafrique eu au Gabon.
 
 
NDLR : Indiscutablement, le témoignage de cet important acteur de la diplomatie française jette une lumière crue sur un épisode de l’histoire de la RCA que voudraient réécrire certains, celui de la période agitée de la lutte pour l’instauration de la démocratie dans ce pays où André Kolingba, président sortant, avait perdu les élections en 1993 dès le premier tour de scrutin mais voulait annuler une seconde fois les résultats. Il s’était confronté à un surprenant refus ferme et catégorique de la France. On y voit que contrairement aux allégations de certains de ses partisans selon lesquelles le général André Kolingba serait le « père » de la démocratie en Centrafrique en passant le flambeau de gaîté de coeur à Patassé, on est dans la réalité historique très loin du compte. Ce dernier a plutôt tout fait pour s’accrocher au pouvoir et n’a dû lâcher prise qu’en raison des fortes pressions de la France exercées via l’Ambassadeur Michel Lunven, comme le démontre aisément celui-ci. Voilà la vérité rétablie.
 
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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:31

 

 

 

Mercredi 11 Janvier 2012

CENTRAFRIQUE : BIBLE ET TRAVAIL

 

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Il est de coutume d’entendre dire ou de lire, ici ou là, que la Bible constitue un refuge commode pour quiconque désire déserter son poste de citoyen consciencieux, impliqué de manière conséquente dans le développement actif de son pays et cela, à partir de son savoir ou savoir-faire propre ; qu’elle prônerait, de ce fait, rien d’autre que la fainéantise patentée et le refuge absurde dans une foi aléatoire en un Dieu qu’il convient surtout de ne pas perturber…

 

C’est certainement vrai pour les faux chrétiens, qui se targuent de connaître Dieu, de Lui appartenir et de Le servir, mais dont la conduite quotidienne dément de manière flagrante leur assertion. Il n’en est pas de même pour ceux qui, authentiquement convertis par leur foi en Jésus-Christ, font de la Bible leur seule règle de vie et de conduite car, par rapport au travail actif, voici plutôt ce qu’enseigne la Parole de Vérité et de Vie :

 

I. LE TRAVAIL EST UN COMMANDEMENT IMMUABLE DE DIEU À L’HOMME

 

A) AVANT LA CHUTE

 

« L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder » (Genèse 2 : 15).

 

B) APRÈS LA CHUTE

 

« 19  C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » (Genèse 3 : 19).

 

II. POUR DIEU, LE TRAVAIL CONSTITUE LE BIEN LE PLUS PRÉCIEUX DE L’HOMME

 

« 27  Le paresseux ne fait pas rôtir son gibier ; le bien le plus précieux de l’homme, c’est l’activité. » (Proverbes 12 : 27).

 

C’est la raison pour laquelle la Bible n’hésite aucunement à encourager les fainéants à s’impliquer radicalement dans le travail actif :

 

« 6 Toi qui es paresseux, va donc voir la fourmi, observe son comportement et tu apprendras la sagesse. 7  Elle n’a ni surveillant, ni contremaître, ni chef. 8  Durant l’été, elle prépare sa nourriture, au temps de la moisson, elle amasse ses provisions.

 

9  Et toi, paresseux, combien de temps vas–tu rester couché ? Quand donc sortiras–tu de ton sommeil pour te lever ? 10  « Je vais faire juste un petit somme, dis–tu, juste un peu m’assoupir, rien qu’un peu croiser les mains et rester couché un instant. » 11 Mais pendant ce temps, la pauvreté s’introduit chez toi comme un rôdeur, et la misère comme un pillard. » (Proverbes 6 : 6 – 11)

 

L’apôtre Paul, inspiré par l’Esprit de Dieu, se montre plus exigeant encore à l’égard des fainéants :

 

« 10 En effet, lorsque nous étions chez vous, nous vous avons donné cette recommandation : « Que celui qui refuse de travailler renonce aussi à manger » ! 11  Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée : ils ne travaillent pas et se mêlent des affaires des autres. 12  Nous invitons ces personnes–là à suivre la recommandation suivante : au nom du Seigneur Jésus–Christ, travaillez dans la paix et gagnez vous–mêmes votre pain. » (2 Thessaloniciens 3 : 10 – 12).

 

III. CARACTÉRISTIQUES DU TRAVAIL FONDÉ SUR LES PRESCRIPTIONS BIBLIQUES

 

A) DROITURE MORALE REQUISE

 

Aux commerçants, par exemple, la Bible déclare :

 

« 10  Le SEIGNEUR déteste qu’on triche avec les poids et les mesures. » (Proverbes 20 : 10).

 

Quant aux employeurs injustes, il est bon qu’ils sachent ceci :

 

« 1 Et maintenant, écoutez–moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez–vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous ! 2  Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites. 3  Votre or et votre argent sont corrodés et cette corrosion témoignera contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez entassé des richesses, dans ces jours de la fin. 4  Vous n’avez pas payé leur juste salaire aux ouvriers qui ont moissonné vos champs. Cette injustice crie contre vous et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées célestes. 5  Vous avez vécu ici–bas dans les plaisirs et le luxe, vous vous êtes engraissés comme des animaux pour le jour où vous allez être égorgés. 6  Vous avez condamné, vous avez assassiné des innocents, sans qu’ils vous résistent. » (Jacques 5 : 1 – 6).

 

Notons que la Bible ne condamne pas ici le fait de posséder des richesses, car elles constituent des bénédictions que Dieu accorde gracieusement à qui sait s’impliquer dans le travail productif. Ce qui est condamné plutôt, c’est la jouissance idolâtre et intempestive de ces biens, ainsi que leur usage à des fins d’injustices flagrantes et criminelles, qu’elles soient locales, nationales ou internationales…

 

B) LE PAIN SEUL NE SAUVE PAS…

 

Selon la Bible, le travail nécessaire au pain quotidien ne doit en rien occulter l’autre aspect de la vie humaine qui, lui, concerne la vie éternelle ; la vie après la mort ; l’heure où chacun, après avoir vécu sur la terre des vivants, la quitte pour aller rendre compte, devant le Juge Suprême,  qui est Dieu, de chacun de ses actes posés, en bien et en mal, durant le temps de son pèlerinage ici-bas.

 

C’est en prévision de cette ultime échéance, devant l’Éternel des cieux, le Créateur de toute chose, que Jésus-Christ avait formellement déclaré, dans Sa réfutation du gros mensonge de Satan dans le désert :

 

« L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 : 4)…

 

…Et qui serait devenue la seule règle de vie et de conduiteparmi les hommes si, bien sûr, l’on désire vivre en paix avec son Créateur, dès ici-bas, autant qu’avec son prochain (proche, étranger ou ennemi), avant l’ultime départ en éternité en vue d’y recevoir son dû.

 

IV. BRÈVE CONCLUSION

 

On le voit : nulle part la Bible n’encourage à s’installer dans la paresse et à intercéder du matin au soir et du soir au matin pour pouvoir recevoir du ciel son plat tout cuit de repas quotidien ! Au contraire, elle recommande l’activité de la part de quiconque a reçu de son Créateur des aptitudes, des savoirs et des savoir-faire précis en vue d’assurer, pour sa part et autant que faire se peut, le bien commun de la société à laquelle on appartient.

 

Ne jetons donc pas précocement « le bébé et l’eau du bain », parce que certains déforment sciemment son enseignement, avant d’avoir examiné par nous-mêmes ses affirmations exactes par rapport à tout sujet donné !

 

Pour ce qui concerne le travail, revenez me voir si vous trouvez dans la Bible un seul passage qui recommande la fainéantise…

 

C. MABADA-MABAYE Pasteur

http://www.philadelphie-infos.net  

 

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