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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 23:51

 

 

 

 

 

http://www.metronews.fr  : 02-12-2013 20:01

 

FOCUS - Il a dix jours, Laurent Fabius sonnait l'alarme en affirmant que la Centrafrique "est au bord du génocide". Mais à la veille de l'intervention française, le terme n'est plus utilisé. Le ministre des Affaires étrangères s'est-il emballé ? Décryptage.

 

La Centrafrique "au bord du génocide", en "situation pré-génocidaire". C'est en ces termes que Paris et Washington ont donné l'alerte il y a dix jours sur la Centrafrique, où les massacres se multiplient depuis plusieurs mois. Mais tandis que la France est sur le point d'y intervenir militairement, le terme a disparu des déclarations officielles. D'où cette question : peut-on vraiment parler de génocide ?

 

Le génocide, une définition stricte

 

Le droit international donne une définition très cadrée au mot "génocide". Et ce, depuis la convention des Nations unies sur la prévention et la répression de ce crime contre l'humanité. Adoptée en 1948, elle répondait aux atrocités commises par le régime nazi durant la Seconde guerre mondiale. Dans cette Convention, le génocide s'entend d'un certain nombre d'actes (dont les meurtres) "commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux". Dans cette définition, la notion de groupe est fondamentale, mais aussi celle d'intention. Pour qu'il y ait génocide, il faut sinon une planification, au moins un caractère systématique, une volonté clairement identifiée. 

 

Que se passe-t-il en Centrafrique ?

 

En Centrafrique, les massacres commis visent bien des groupes religieux. Majoritairement musulmans, les hommes de la Séléka s'en prennent en effet aux chrétiens (majoritaires dans le pays à plus de 80%). En réaction, des milices chrétiennes (les "anti-Balaka") se sont organisées, pour à leur tour attaquer les musulmans.

 

"Crimes de guerre" plutôt que génocide

 

Sur le terrain ou via des photos satellites, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a pu constater l'ampleur des atrocités commises en Centrafrique. Pour autant, elle considère inappropriée l'utilisation du terme génocide, lui préférant "crimes de guerre". "Il y a certes un caractère religieux aux violences mais on n'en est pas au génocide, explique pour metronews son directeur France, Jean-Marie Fardeau. Il n'y en effet aucun élément qui montre une planification, un appel – national ou régional – à éliminer un autre groupe sur la base de ses caractéristiques religieuses ou ethniques. Pour atroces qu'ils soient, les crimes restent pour l'heure localisés, et ne sont pas systématiques."

 

Laurent Fabius s'est-il emballé ?

 

Après avoir évoqué un "génocide", le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius préfère aujourd'hui parler de "nombreuses exactions", de "situation humanitaire abominable" et "dramatique". Une volte-face ? Pas forcément, estime Jean-Marie Fardeau, qui y voit une manœuvre délibérée. "Je pense que Paris et Washington ont utilisé le mot 'génocide' quelques heures pour alerter l'opinion, et mobiliser la communauté internationale. Il y avait sans doute une volonté de créer un électrochoc". Et d'insister, au-delà du débat sémantique : "Ce qui se passe en Centrafrique justifie largement une intervention internationale de protection des civils". Car les morts se fichent bien des mots.

Lu pour vous : Centrafrique :  peut-on vraiment parler de génocide ?

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 23:59

 

 

 

 

 

 

par Joe Penney  01/12/2013 | 02:10

 

Le président centrafricain par intérim Michel Djotodia a démenti samedi que son pays se trouve au bord d'un génocide et d'une guerre civile entre communautés religieuses.

 

Le pays, peuplé de 4,6 millions d'habitants, a sombré dans le chaos depuis que Michel Djotodia, à la tête des rebelles de la Séléka, s'est emparé de la capitale Bangui en mars, chassant du pouvoir le président François Bozizé.

 

Bien que Michel Djotodia ait dissous la Séléka, qui est accusée d'atteintes aux droits de l'homme, l'incapacité de son gouvernement à enrayer les violences a conduit certains, au Conseil de sécurité, à réclamer une intervention militaire internationale pour rétablir l'ordre en Centrafrique.

 

La France se prépare à accroître ses effectifs militaires dans son ancienne colonie, qui passeront à au moins 1.000 hommes lorsque l'Onu aura adopté - normalement la semaine prochaine - une résolution sur la Centrafrique dans l'attente du déploiement d'une force de l'Union africaine.

 

Un mini-sommet informel sur la Centrafrique doit se tenir à Paris le 7 décembre, à l'issue du sommet de l'Elysée consacré à la paix et à la sécurité en Afrique, a-t-on appris samedi de source proche de la présidence française. Le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, y prendra part, a-t-on ajouté.

 

"Il y a un risque d'implosion dans tous les domaines qui est absolument massif", a déclaré le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, mardi dernier sur France Culture.

"Jusqu'à présent, cela ne concernait, et c'était déjà trop, que les Centrafricains, et aujourd'hui si le vide et l'implosion s'installent cela va concerner tous les pays de la région c'est-à-dire le Tchad, les Soudans, le Congo, le Cameroun", a-t-il ajouté.

 

De son côté, la commissaire européenne à l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a déclaré que la Centrafrique était menacée d'un double risque: l'effondrement de l'Etat et un possible génocide, en raison de l'augmentation des violences entre la majorité chrétienne de la population et les musulmans, qui soutiennent les hommes de la Séléka.

 

UN DIXIÈME DES HABITANTS DÉPLACÉS

 

S'exprimant dans sa résidence de Camp de Roux, camp militaire de l'époque coloniale sur une hauteur dominant le cours de l'Oubangui, Michel Djotodia a attribué les violences à des règlements de compte entre des éléments fidèles à François Bozizé et une partie des hommes de l'ex-Séléka.

 

"On entend parler certains de guerre inter-religieuse, parfois de génocide. Quel groupe veut exterminer l'autre ? Qui projette d'exterminer l'autre ?" s'est interrogé le dirigeant centrafricain.

 

"Selon moi, rien ne prouve que l'on peut parler de génocide. C'est simplement de la vengeance. Un régime a commis des abus, maintenant il est tombé. Ses victimes se vengent, c'est tout", a-t-il déclaré.

 

"Il n'y a pas de génocide, pas même de guerre inter-religieuse. Tout ça est créé pour manipuler l'opinion de la communauté internationale", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

 

Environ 460.000 personnes, soit un dixième de la population, ont fui les violences de ces derniers mois dans le pays.

 

A Bossangoa, région natale de l'ancien président Bozizé, à 300 km au nord de Bangui, 40.000 chrétiens ont été déplacés par les violences, et plusieurs milliers ont trouvé refuge dans une église.

 

Michel Djotodia ne s'est pas dit inquiet pour eux, déclarant que ceux qui s'étaient rendus dans l'église de Bossangoa l'avaient fait parce qu'ils savaient qu'ils trouveraient là-bas de la nourriture et de l'eau gratuites.

 

"Celui qui veut noyer son chien l'accuse d'avoir la rage, c'est tout. Notre situation n'est pas plus dramatique que dans d'autres pays, mais on la décrit comme telle. C'est injuste", a-t-il déploré.

 

(Eric Faye pour le service français)

Djotodia dément que la Centrafrique soit au bord d'un génocide

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 23:58

 

 

 

 

 

BANGUI Samedi 30 novembre 2013 | 00:03 UTC (Xinhua) - Quatre personnes ont été tuées et une dizaine d'autres blesses dans des affrontements opposant vendredi les ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir à Bangui) et les groups d'autodéfense villageois anti-Balakas (anti-machettes) à Gbago, localité proche de Damara (75 km au nord de la capitale), selon un bilan provisoire communiqué à Xinhua par des sources hospitalières.

 

"C'est tôt ce matin que les combats ont repris entre un groupe de jeunes miliciens dénommés 'anti-Balakas' et les éléments de l'ex-rébellion de la Séléka dans le village Gbago (55 km de Damara, NDLR) faisant  quatre morts du côté de la Séléka et plusieurs blessés", a rapporté Jean Brice Toïkoua, responsable local de la Croix-Rouge centrafricaine ayant participé au transport des corps vers l'hôpital communautaire de Bangui.

 

Damara est une localité décrétée ligne rouge par la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC), une force d'interposition, en décembre 2012 au fort de l'offensive de l'ex- coalition rebelle de la Séléka contre le régime du président déchu François Bozizé, mais finalement franchie par les nouveaux maîtres de Bangui en mars de cette année.

 

Il y a un mois, d'autres affrontements meurtriers avaient opposé les ex-Séléka aux "anti-Balakas" à Mbourouba, à 25 km de Damara, sur la route menant vers Bouca, un des principaux foyers de tension à l'heure actuelle en République centrafricaine (RCA).

 

De l'avis du représentant de la Croix-Rouge centrafricaine à Gbago, les affrontements enregistrés vendredi ont été provoqués par les jeunes "anti-Balakas" qui ont décidé d'attaquer les positions des ex-Séléka en réaction aux exactions de ces derniers sur la population, lesquels ont riposté par une démonstration de force musclée.

 

Un contingent de la FOMAC, qui sera remplacée dans les prochains jours par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) dotée de 3.652 militaires et civils sous mandat de l'Union africaine (UA), a été envoyé pour calmer la situation, d'après des sources sécuritaires à Bangui.

 

La circulation vers Damara a été interrompue par les forces de l'ordre. Une source du  Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) a qualifié la situation de "très tendue et imprévisible".

 

Le climat sécuritaire n'était pas non plus rassurant au cours de cette journée à Bangui où la population vivait dans la panique d'une éventuelle attaque depuis la coupure du réseau téléphonique jeudi soir. Certains habitants de PK 12, un quartier populaire à la périphérie Nord de la capitale ont commencé à déserter leurs maisons. 

4 morts et une dizaine de blessés dans des combats entre les ex-Séléka et la anti-Balakas

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 23:56

 

 

 

 

 

http://securitedefense.nicematin.com  30/11/2013

 

 Le déploiement de l'armée française en Centrafrique se précise.  Ainsi, un détachement composé d’un peu plus de 200 militaires spécialistes des transmissions, du matériel et du service des essences des armées est arrivé à Bangui.

 

Le dispositif militaire français déployé à Bangui s’établit désormais à plus de 600 militaires dont 240 au titre du détachement permanent de l’opération BOALI.

 

L’opération Boali vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX), qui se transformera en Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) le 19 décembre prochain.

 

Source Ministère de la défense

Deux cent militaires projetés à Bangui

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 23:53

 

 

 

 

 

http://www.arcinfo.ch  01.12.2013, 18:23

 

 

Environ 500 militaires congolais ont embarqué dimanche pour renforcer la force africaine déployée à Bangui dans le but de rétablir la paix en Centrafrique.

 

Quelque 500 militaires congolais ont quitté Brazzaville dimanche pour renforcer la force africaine déjà déployée à Bangui et aider à rétablir l'ordre en Centrafrique avec l'appui de la France. Paris s'apprête également à déployer un millier d'hommes sur place.

 

Les militaires ont embarqué peu avant 10H00 dans un Iliouchine orné du drapeau congolais pour rejoindre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) formée de contingents régionaux.

 

''Ces éléments (qui partent à Bangui) composent le bataillon de maintien de la paix de la Misca. Ils seront nos ambassadeurs en RCA aux côtés des autres armées de l'Union africaine et de la France'', a déclaré le général Guy-Blanchard Okoï, chef d'Etat-major des Forces armées congolaises.

 

Feu vert de l'ONU attendu

 

Selon l'Etat-major, la mission de ces 500 militaires est d'une durée minimum de six mois. Ils auront entre autres tâches de pacifier la RCA en proie à l'insécurité depuis le coup d'Etat de l'ex-rébellion Seleka, le 24 mars dernier, et de sécuriser sa population. Le Congo compte déjà 350 militaires et policiers en RCA.

 

La force africaine, commandée par le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, compte 2500 hommes sur un total prévu de 3600 et son action est limitée par des difficultés logistiques et financières.

 

Paris s'apprête aussi à déployer un millier d'hommes pour intervenir en Centrafrique, dès qu'il aura reçu un feu vert de l'ONU attendu cette semaine, en appui aux soldats africains.


 

Source: ATS

Quelque 500 militaires congolais envoyés en Centrafrique

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:26

 

 

 

 

Centrafrique: d'ex-rebelles désertent Bangui

 

30-11-2013 à 10h15 - Mis à jour à 16h25

 

BANGUI (AFP) - L'effet d'annonce de Paris a joué à plein: avant même le début de l'intervention militaire française à Bangui, d'ex-rebelles plient bagages depuis quelques jours et désertent la capitale centrafricaine où ils terrorisaient la population depuis des mois.

 

"De tous les quartiers, les mêmes informations remontent: des Séléka s'en vont, ils quittent Bangui", explique à l'AFP sous couvert d'anonymat un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique. Impossible pour autant de chiffrer ces départs, ajoute cette même source, ils se font surtout de nuit quand la ville est sous couvre-feu.

Même constat d'un responsable d'une organisation humanitaire. Le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu'elle envoyait des renforts en Centrafrique pour épauler la force africaine déployée dans le pays et que ses troupes interviendraient dès le vote, attendu dans les prochains jours, d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

"En quelques jours, toutes les agressions ont cessé", constate ce responsable humanitaire alors que depuis début novembre la ville était livrée à une nouvelle vague de criminalité, oeuvre d'hommes issus des rangs de la coalition rebelle Séléka qui a renversé en mars le régime du président François Bozizé.

 

Effectivement - contrairement à il y a encore quelques semaines - les pick-up bondés d'hommes en uniformes dépareillés ont quasiment disparu des principales artères de la ville.

"Match à domicile"

 

Les paras français chargés de tenir l'aéroport et de préparer une éventuelle évacuation des ressortissants européens dans le cadre de l'opération Boali se font, eux, au contraire, de plus en plus visibles avant l'arrivée des renforts. A bord de leurs blindés, ils multiplient les patrouilles dans une ville bien connue de l'armée française.

 

L'opération Boali est en place depuis 2002. Avant, il y en avait eu d'autres comme Barracuda dans cette ex-colonie française, où pendant des décennies, les gouvernements successifs de Paris ont activement participé à installer et déposer les régimes en place.

Osant une métaphore sportive, un officier africain résume: "pour l'armée française, une opération à Bangui c'est un peu un match à domicile".

 

Si personne à Bangui - tant chez les diplomates que chez les humanitaires - ne semble douter de la capacité des Français à rétablir rapidement un minimum d'ordre et de sécurité dans la capitale et sur les principaux axes routiers menant au Cameroun et au Tchad, certains s'interrogent déjà sur ce qui passera à moyen terme.

 

"Les Séléka quittent Bangui, mais que vont-ils faire en brousse? Qui ira les désarmer dans la forêt?", s'interroge un diplomate.

 

Traditionnellement, depuis l'indépendance du pays, la France s'est essentiellement souciée du pays "utile". Bangui, ses environs, le nord-ouest - là où récemment des affrontements meurtriers ont opposé ex-rebelles musulmans et milices d'auto-défense de paysans chrétiens.

 

Qu'en sera-t-il cette fois-ci, alors que rébellions et groupes armés qui formaient la Séléka ont surgi des confins orientaux du pays, aux frontières du Tchad, du Soudan, du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo ?

 

Une vaste région où toute administration de l'Etat a disparu depuis des années et dont certaines villes ne sont plus accessibles que par avion, routes et pistes ayant été avalées par la forêt.

 

Mais une région qui suscite aussi bien des intérêts. Le groupe nucléaire français Areva a un projet d'ouverture d'une mine d'uranium dans le sud-est de la Centrafrique. Il a suspendu ses opérations en septembre 2012 en raison de l'insécurité chronique de la zone.

 

 

Centrafrique : Imminente résolution de l’ONU donnant mandat à la France

 

 

 

Nos soldats prêts à sauter sur Bangui

 

Des hommes du génie de l’Air préparent déjà l’aéroport de la capitale de Centrafrique à l’arrivée des troupes françaises. Environ 1 000 hommes seront mobilisés sur six mois pour rétablir l’ordre.

 

La résolution 2 121 de l’ONU va être renforcée dès la semaine prochaine pour donner mandat d’intervention à la France et à la force africaine Misca. Aussitôt, nos troupes seront déployées en Centrafrique. Une partie arrivera par les airs. Les soldats qui viendront de Métropole sont attendus par les 400 hommes du contingent français Boali installés à Bangui dans le cadre de leur mission de protection de nos ressortissants sur place.

 

Des bandes de pillards

 

Déjà, des spécialistes du génie de l’Air sont à pied d’œuvre pour sécuriser les pistes d’atterrissage. D’autres troupes pénétreront en République centrafricaine par la route qui relie le Cameroun à Bangui, pour l’instant plus ou moins sécurisée par des forces africaines envoyées par le Gabon, le Congo Brazzaville, le Cameroun et le Tchad. Au total, la France mobilisera environ un millier d’hommes, assure-t-on dans l’entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Ceux-ci ne viendront pas du Mali voisin. Il n’y aura pas de vase communicant entre les deux guerres africaines de la France. Officiellement, ces deux opérations n’ont rien de commun. Au Mali, il fallait affronter des djihadistes bien armés et bien dirigés, prêts à mourir pour leur cause. En Centrafrique, il s’agit de rétablir la sécurité face à des bandes de pillards. Ceux-ci sont issus de la rébellion Séléka, elle-même noyautée par des rebelles soudanais et tchadiens. Vont-ils, pour autant, se disperser au premier coup de feu ?

 

Le temps presse

 

La situation sur place appelle en tout cas une réaction urgente de la communauté internationale. Les humanitaires n’osent même plus aller sur le terrain, si bien que personne ne peut évaluer le nombre de victimes. Les civils déplacés se comptent en centaines de milliers. Les rebelles musulmans attaquent les villages chrétiens, majoritaires en Centrafrique, tandis qu’en réponse des milices de défense se constituent. Voilà pourquoi le secrétaire général de l’ONU a évoqué « une situation prégénocidaire ». Pour la France, il s’agit aussi d’éviter la déstabilisation de toute une région située au cœur de trois zones de conflit : le Sahel et ses djihadistes, les grands lacs et ses rebelles de toutes obédiences, l’Afrique de l’Est et ses zones de non-droit. Livrée à l’anarchie, la Centrafrique pourrait attirer les membres de la secte islamiste Boko Haram, pourchassés au Nigeria, et les troupes rebelles soudanaises et tchadiennes. Quant à la LRA (Lord resistance army) venue du Congo, elle est déjà enkystée dans le Sud-Est.

 

On comprend que le temps presse. Mais, six mois seront-ils suffisants pour passer la main à une force africaine renforcée ?

 

Ludovic BASSAND

 

Source : http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2013/11/30/nos-soldats-prets-a-sauter-sur-bangui

 

 

 

Centrafrique : devant l’imminence de l’intervention française, les rebelles détalent

 

par Jacques N. Godbout le 30/11/2013 à 11:00

 

Après l’annonce mardi de l’envoi par la France d’un millier de soldats en Centrafrique les ex-rebelles détalent et quittent enfin la capitale centrafricaine où ils terrorisaient la population depuis des mois, rapporte l’AFP.

 

 «De tous les quartiers, les mêmes informations remontent: des Séléka s’en vont, ils quittent Bangui», a confié à l’agence de presse sous couvert de l’anonymat un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique.

 

Toujours selon la même source, il est impossible toutefois de chiffrer ces départs qui se font surtout de nuit quand la ville est sous couvre-feu.

 

Même constat d’un responsable d’une organisation humanitaire, rapporte l’agence française. Le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu’elle envoyait des renforts en Centrafrique pour épauler la force africaine déployée dans le pays et que ses troupes interviendraient dès le vote, attendu dans les prochains jours, d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

«En quelques jours, toutes les agressions ont cessé», constate ce responsable humanitaire alors que depuis début novembre la ville était en proie aux exactions des ex rebelles de la Séléka qui a renversé en mars dernier le régime du président François Bozizé.

 

La France est présente dans le cadre de l’opération Boali en RCA depuis 2003. Cette opération, dit la Défense française, vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX), mission qui s’est transformée en Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) depuis le 1er août. Parallèlement, si la situation l’exige, la force est également en mesure d’assurer la protection des ressortissants français.

 

Les militaires français déployé en République Centrafricaine assurent la sécurisation de l’aéroport M’Poko de Bangui, la surveillance des points d’intérêts français et la sécurité des ressortissants français.

 

Au contraire des pick-up bondés d’hommes en uniformes dépareillés qui terrorisaient la capitale et qui ont quasiment disparu des principales artères de la ville, les paras français chargés de tenir l’aéroport et de préparer une éventuelle évacuation des ressortissants européens se font pour leur part de plus en plus visibles avant l’arrivée des renforts et multiplient les patrouilles à bord de leur blindés.

 

Personne ne semble douter de la capacité des Français à rétablir rapidement l’ordre et de sécurité dans la capitale et sur les principaux axes routiers menant au Cameroun et au Tchad, il restera toutefois à voir ce qu’il en sera dans l’ensemble du pays. Mais, «Qui ira  déloger les rebelles de la Séléka dans la forêt?», s’interroge-t-on.

 

Mini-sommet le 7 décembre à Paris

 

Un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 7 décembre à Paris, après un vote à l’ONU sur le sujet et dans la foulée d’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, a annoncé samedi la présidence française, rapporte l’agence France-Presse.

 

Une quarantaine de dirigeants africains se réuniront les 6 et 7 décembre à Paris pour un sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, à l’initiative du président français François Hollande.

 

Le mini-sommet se tiendra dans la foulée et après le vote, prévu en milieu de semaine, d’une résolution de l’ONU autorisant le déploiement d’une force africaine soutenue par la France en Centrafrique.

 

Il réunira, outre M. Hollande, une dizaine de participants parmi lesquels le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, les dirigeants des pays voisins ainsi que le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, a-t-on précisé de même source.

 

L’ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement, le 24 mars, du président François Bozizé par Michel Djotodia, le chef d’une coalition rebelle, la Séléka, aujourd’hui dissoute mais dont les éléments continuent à semer la terreur dans le pays.

 

Source http://www.45enord.ca/2013/11/centrafrique-devant-limminence-de-lintervention-francaise-les-rebelles-detalent/

 

 

Avant l'intervention française. D'ex-rebelles désertent Bangui

 

http://www.ouest-france.fr

 

Les pick-up bondés d'hommes en uniformes dépareillés, présents encore tout récemment, ont quasiment disparu de Bangui.

Avant même le début de l'intervention militaire française à Bangui (Centrafrique), d'ex-rebelles plient bagages depuis quelques jours et désertent la capitale centrafricaine, dont ils terrorisaient la population depuis des mois. 

"De tous les quartiers, les mêmes informations remontent : des Séléka s'en vont, ils quittent Bangui", explique un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique. 

Même constat d'un responsable d'une organisation humanitaire : le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu'elle envoyait des renforts en Centrafrique.

Centrafrique : devant l’imminence de l’intervention française, les rebelles détalent
Centrafrique : devant l’imminence de l’intervention française, les rebelles détalent
Centrafrique : devant l’imminence de l’intervention française, les rebelles détalent

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:23

 

 

 

 

Centrafrique, Etat fantôme depuis 53 ans, cherche protecteur

 

 Vendredi 29 novembre 2013

 

La République centrafricaine n’en finit plus de plonger dans le chaos et dans l’indifférence générale. Enfin presque, la France, ancienne puissance coloniale, va lancer une opération militaire pour ramener l’ordre. Au grand soulagement des pays de la région

 

Et de trois, après les opérations militaires en Libye et au Mali, le gouvernement français a décidé d’envoyer des troupes en République Centrafricaine pour sécuriser «un Etat au bord du génocide», selon les termes de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères. Des propos savamment pesés pour exprimer la volonté de l’ex-puissance coloniale d’agir sans attendre, relate Le Monde.

 

«Si la France se démêle comme un diable […] c’est parce que la psychose du génocide rwandais marque encore l’esprit», analyse l’hebdomadaire tchadien Alwihda . Une opinion partagée par le directeur de l’Iris, interrogé paraffaires-stratégiques.info : «la France est un peu victime de son succès au Mali puisque finalement on lui réclame à nouveau d’agir dans l’urgence.» Un empressement toutefois freiné par la diplomatie onusienne.

 

Huit mois pour échafauder une «action rapide et décisive»

 

En effet, la France a dû convaincre, huit mois durant, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’ils s’accordent sur la nécessité d’une «action rapide et décisive», rappelle Le Monde . Huit mois de palabres pour constater un lourd bilan prévisible: 4,6 millions de personnes affectées par une crise humanitaire sans précédent, dont un million en situation d’insécurité alimentaire, 400 000 déplacés et 68 000 autres réfugiés dans les Etats voisins.

 

Une razzia à l’échelle d’un pays

 

La chronique de ce désastre annoncé débute fin mars 2013: les rebelles de la Séléka (l’alliance en langue sango) prennent Bangui, la capitale, et renverse le président Bozizé, lâché par la France. Depuis, la rébellion s’est disloquée en une multitude de chefs de guerre locaux, régnant sur un quartier, une rue ou un bout de campagne. Cette «coalition de soldats, souvent étrangers, se livre à une gigantesque razzia à l’échelle d’un pays»explique Le Figaro . Viols, massacres, saccages, pillages sont désormais quotidiens.

 

Le président par intérim, Michel Djotodia, est l’ancien chef de la rébellion. Un président fantoche qui ne contrôle que Bangui; ailleurs, la haine et le brigandage règnent en maître. «Les anciens rebelles, musulmans en majorité, n’ont plus de limites», rapporte Le Nouvel Observateur . Une situation qui risque de se finir en guerre religieuse. Les persécutés, eux, n’hésitent pas à s’en prendre à la population musulmane après le départ des ex-rebelles.

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/7a09259e-58e9-11e3-9789-6ad49fff2c4d/Centrafrique_Etat_fant%C3%B4me_depuis_53_ans_recherche_protecteur#.UppfTsTuKSp

 

 

 

Ces hommes qui menacent de plonger la Centrafrique dans la guerre civile

 

Le Point.fr - 27/11/2013 à 11:57  

 

La Seleka, composée aussi bien de rebelles, de combattants que de bandits de grand chemin, sème l'horreur partout dans le pays.

 

La Centrafrique, où l'armée française s'apprête à intervenir pour rétablir l'ordre, vit depuis des mois un cauchemar entretenu par d'ex-rebelles devenus des bandits impitoyables dont les crimes à répétition menacent de faire basculer le pays dans une logique de guerre civile. "On peut parler d'une stratégie criminelle de ces groupes, mais il n'y a pas de coordination entre eux, pas de planification", a expliqué Jean-Marie Fardeau, de l'organisation Human Rights Watch (HRW) après avoir été reçu à Paris avec des représentants d'une quinzaine d'ONG, par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. "Les bandes armées en profitent pour se livrer à des razzias et à des massacres. Des villages sont brûlés, pillés. Les habitants sont tués ou sont en fuite dans la brousse", a rappelé Jean-Marie Fardeau.

 

Leur calvaire a commencé en mars lorsque la coalition rebelle Seleka dirigée par Michel Djotodia a renversé le régime du président François Bozizé. Agglomérat hétéroclite de rébellions, de groupes de combattants venus du Tchad et du Soudan voisins, la Seleka a reçu au fil de son avancée le "renfort" de bandits de grand chemin, les "coupeurs de route", puis de milliers de "ralliés de la dernière heure" lors de son entrée dans Bangui, le 24 mars. L'effondrement des dernières administrations encore opérationnelles dans un pays secoué par des crises à répétition et à l'abandon depuis des années a laissé libre cours au banditisme, entraînant une vague de pillages, de meurtres et de viols. Se revendiquant musulmans malgré leur comportement de soudards bien souvent ivres et "chanvrés", ils ont en quelques mois dressé des populations - dans un pays très majoritairement chrétien - les unes contre les autres, provoquant la création de milices d'autodéfense paysannes qui s'en pris à leur tour à des civils musulmans dans une logique de représailles.

 

Une grenade pour voler une mobylette

 

Du jamais-vu dans un pays où la question religieuse ne s'était jamais posée et où les populations vivaient mélangées dans les mêmes quartiers, les mêmes villages, chacun avec son "boutiquier" musulman. Même s'il existe de longue date des conflits traditionnels entre éleveurs nomades musulmans et paysans sédentaires chrétiens. "La crise n'est pas religieuse, c'est avant tout une crise économique et politique. La dimension religieuse n'est qu'une incidente", insistait dès septembre Mgr Nestor Désire Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa (250 km au nord-ouest de Bangui), épicentre des violences à caractère intercommunautaire.

 

Ces violences ont accentué la crise humanitaire chronique dans laquelle vit la Centrafrique depuis des années, sinon des décennies. Des régions entières sont en proie à "une prévalence incroyable de la malaria, à la malnutrition" et "la santé maternelle y est dramatique", a souligné le responsable de HRW. "Dans les derniers temps, et ce n'est pas dans la tradition centrafricaine (...), ces affrontements ont pris souvent un tour ethnique et religieux, alors que les autorités religieuses, catholiques ou musulmanes, sont au contraire très attachées à un fonctionnement harmonieux", a relevé Laurent Fabius .

 

"Les premières victimes chrétiennes sont des villageois qui n'ont rien demandé, et les victimes musulmanes sont souvent des commerçants ou des nomades qui n'ont rien à voir avec les Seleka", explique de son côté le chercheur français Roland Marchal. Ce caractère de criminalité de droit commun se fait de plus en plus sentir dans la capitale depuis début novembre avec des vols extrêmement violents commis par des hommes isolés : une grenade lancée dans la rue pour voler une mobylette "moto-taxi" ou encore une rafale de kalachnikov pour dépouiller une vendeuse dans la rue.

 

Source : http://www.lepoint.fr/monde/des-bandits-menacent-de-plonger-la-centrafrique-dans-la-guerre-civile-27-11-2013-1762315_24.php

Centrafrique, Etat fantôme depuis 53 ans, cherche protecteur

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:21

 

 

 

 

 

 

29.11.2013 à 15h00( Xinhua )

 

Plus de 5.000 combattants de l'ex-coalition rebelle de la Séléka qui a renversé le régime de François Bozizé le 24 mars à Bangui sont en formation en ce moment en vue de leur incorporation dans l'armée régulière centrafricaine, a annoncé jeudi à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, ex-porte-parole de l'ex-rébellion aujourd'hui patron de la gendarmerie nationale.

Ce processus de démobilisation découle d'une décision prise par le nouveau pouvoir de Bangui et qui prévoit l'intégration d'une partie des ex-rebelles dans les Forces armées centrafricaines (FACA) et la conversion de l'autre partie dans la vie civile.


Les détails de la réparation restent pour le moment inconnus, en raison probablement de la confusion sur les chiffres réels des effectifs de l'ancienne rébellion. Entre 4 et 5.000 à l'origine, ceux-ci avaient considérablement gonflé au moment de la prise du pouvoir, à tel point que les dernières estimations font état de 20 à 25.000 hommes en fin de compte.


De sources officielles de la hiérarchie de l'ex-alliance rebelle, cet accroissement est dû à l'enrôlement volontaire de bandits libérés de prison ou en liberté dans la nature.


Quatre centres d'instruction disséminés sur le territoire centrafricain sont cités comme lieux de formation des quelque 5. 000 ex-rebelles retenus pour être engagés dans l'armée. Un groupe d'environ 3.200 hommes est déclaré dans la localité de Sibut, Bossembélé en accueille plus de 800, Berengo plus de 600, soit le même chiffre que Bangui, de l'avis du colonel Narkoyo.

Débutée il y a trois mois, la formation devra prendre fin "avant le Nouvel An", laisse entendre l'ancien porte-parole militaire de la Séléka qui affirme aujourd'hui oeuvrer avec détermination au rétablissement de la sécurité à Bangui.


"Chaque jour, je suis sur le terrain. Il faut qu'il y ait notre présence permanente dans les rues et les quartiers pour rassurer les populations et ramener la confiance. Depuis deux jours, je n'ai pas reçu de coups de fil pour une intervention. J'ai eu un peu à dormir. Je suis très content", rapporte-t-il.


Cette accalmie déclarée ne permet pour autant pas d'oublier la dégradation du climat sécuritaire en RCA à cause de la persistance des violences et de l'insécurité amplifiées par la poursuite des affrontements meurtriers entre les ex-Séléka et des groupes d'autodéfense dits anti-balaka (anti-machettes), notamment dans le Nord du pays où les populations locales ont décidé de résister aux exactions des ex-rebelles.


Encore que la capitale centrafricaine a été ébranlée elle-même ces derniers temps par une série d'assassinats dont celui de l'ancien directeur général des services judiciaires du ministère de la Justice, Modeste Martineau Bria.


Avec moins de 400 gendarmes opérationnels dans la ville, le colonel Narkoyo déclare une insuffisante criante de personnels des forces de l'ordre et de sécurité pour ramener la sécurité. Le dé ploiement annoncé dès la semaine de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) composée de 3.652 militaires et civils nourrit de profonds espoirs, tout comme le millier de troupes supplémentaires annoncées par la France, en plus de 410 déjà présentes sur place.

Centrafrique : plus de 5.000 ex-rebelles de la Séléka en formation pour leur incorporation dans l'armée

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:18

 

 

 

 

 Centrafrique  un mini-sommet à Paris le 7 décembre

 

Le Point.fr - Publié le 30/11/2013 à 16:53 - Modifié le 30/11/2013 à 18:37

 

Il se tiendra après le vote, prévu en milieu de semaine, d'une résolution de l'ONU autorisant le déploiement d'une force africaine en Centrafrique.

 

Un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 7 décembre à Paris, après un vote à l'ONU sur le sujet et dans la foulée d'un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, a annoncé samedi la présidence française. Une quarantaine de dirigeants africains se réuniront les 6 et 7 décembre à Paris pour un "sommet de l'Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique", à l'initiative du président français François Hollande.

 

Le mini-sommet se tiendra dans la foulée et après le vote, prévu en milieu de semaine, d'une résolution de l'ONU autorisant le déploiement d'une force africaine soutenue par la France en Centrafrique. Il réunira, outre François Hollande, une dizaine de participants parmi lesquels le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, les dirigeants des pays voisins ainsi que le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, a-t-on précisé de même source.

 

Cette réunion se tiendra "à la demande de plusieurs pays" et "permettra un échange sur les moyens à mettre en oeuvre en vue de l'application de la résolution", a-t-on encore ajouté. La résolution de l'ONU doit permettre de renforcer la force africaine en Centrafrique (Misca), qui compte actuellement 2 500 soldats venus du Tchad, du Cameroun, du Congo et du Gabon et dont les effectifs doivent être portés à 3 600 hommes.

 

De son côté, la France envisage de déployer un millier de militaires en appui de cette force africaine, selon le ministère de la Défense. L'ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement, le 24 mars, du président François Bozizé par Michel Djotodia, le chef d'une coalition rebelle, la Séléka, aujourd'hui dissoute, mais dont les éléments continuent à semer la terreur dans le pays.

 

 

Humanitaire. Une aide de l'Angleterre pour la Centrafrique

 

http://www.ouest-france.fr

 

Le Royaume-Uni débloque 10 millions de livres (12 millions d'euros) pour du matériel de soins.

 

Cette aide servira à "fournir de l'eau potable et un soutien logistique à des centaines de milliers de personnes, en réponse à l'aggravation de la crise humanitaire", déclare la ministre britannique chargée du développement international, Justine Greening.

 

"Les fonds doivent permettre à la Croix-Rouge, l'ONU et les agences d'aide internationale d'intensifier leurs programmes alors que les combats en cours et les mauvaises récoltes risquent de causer une crise alimentaire dans les prochains mois", souligne le communiqué du ministère.

 

Mini-sommet

 

L'ONU estime à 1,6 million - soit un tiers de la population - le nombre d'habitants de Centrafrique qui ont besoin de nourriture, de protection, de soins médicaux, d'eau, de sanitaires et d'abris.

 

Paris a annoncé mardi le déploiement prochain d'un millier de soldats pour épauler la force africaine présente dans le pays, A noter qu'un mini-sommet sur la Centrafrique se réunira le 7 décembre à Paris.

Humanitaire. Une aide de l'Angleterre pour la Centrafrique

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:15

 

 

 

 

Centrafrique : La mission française déjà sur le terrain

 

http://www.afrique7.com   Meyya Furaha / 29/11/2013 2:47

 

En attente d’une mission des Nations Unies pour stabiliser la Centrafrique, la France s’apprête à intervenir en soutien des troupes africaines pour mettre fin aux exactions multiples des bandes armées.

 

D’un point de vue opérationnel, il s’agit d’une mission de sécurité qui a pour but de reprendre le contrôle de Bangui, la capitale centrafricaine afin de protéger plusieurs centaines de ressortissants français et de veiller au maintien du laboratoire de l’Institut Pasteur.

 

Par ailleurs, la mission aura pour tâche de sécuriser deux axes principaux : le premier lie Bangui au Cameroun et le second, relie ladite capitale au Tchad.

 

De sources officielles, des ressources humaines et matérielles françaises sont soit déjà sur le terrain soit en train d’être acheminées. Des camions et petits véhicules blindés venus du Cameroun sont en Centrafrique. Du matériel ainsi qu’une trentaine de spécialistes du génie sont venus depuis le Gabon pour préparer l’aéroport de Bangui. Le débarquement de parachutistes français au Cameroun, est imminent.

 

Pour l’heure, bien que le Président François Hollande ne se soit pas encore prononcé sur la date effective du début de la mission des troupes françaises en République centrafricaine, il n’est pas à ignorer que les forces françaises déjà présentes sur les lieux aident au mieux celles de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) à relever les défis sécuritaires auxquels fait face le pays, particulièrement la capitale.

 

Quoi qu’il en soit, en tant qu’ancienne puissance coloniale et surtout en raison de ses divers intérêts en République centrafricaine, la France ne peut ne pas intervenir pour empêcher que le pays sombre dans un chaos qui, depuis la chute du régime Bozizé, s’empare du pays.

 

 

 

Centrafrique : un navire français se tient prêt au Cameroun

 

http://www.africapresse.com

 

Le BPC Dixmude, avec à son bord quelque 350 hommes et une centaine de véhicules, est arrivé jeudi dans le port de Douala à titre “conservatoire”.

 

Un bâtiment de la marine nationale, le BPC Dixmude, avec à son bord quelque 350 hommes et une centaine de véhicules, est arrivé jeudi dans le port de Douala (Cameroun), au moment où la France s’apprête à intervenir en Centrafrique, a indiqué vendredi l’état-major des armées. Venant de Toulon, ce bâtiment de projection et de commandement “est entré hier (jeudi) dans le port de Douala”, a indiqué le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major.

 

“Il y a dans le BPC environ 350 hommes et un peu moins d’une centaine de véhicules. Vous avez des moyens de combat (…) et des moyens de logistique”, a-t-il précisé. “Sans préjuger des décisions qui pourraient être prises, les armées françaises ont entamé le débarquement des hommes et du matériel qui étaient présents sur ce BPC et, en accord avec les autorités du Cameroun, ces hommes vont rester à proximité de Douala”, a indiqué le colonel Jaron.

 

“Cela fait partie des mesures conservatoires que les armées françaises sont en train de prendre, compte tenu de la situation en République centrafricaine”, a expliqué le colonel.

Centrafrique : La mission française déjà sur le terrain
Centrafrique : La mission française déjà sur le terrain

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