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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 18:35

 

 

 

 

 

 

 

EXCLUSIF C.A.P !

 

Alors que la question d’un véritable dialogue inter-centrafricain se pose de nouveau avec acuité et que la plupart des Centrafricains y fondent un grand espoir comme meilleure solution pour une sortie de la crise multiforme que connait actuellement la République Centrafricaine tout porte à croire que pour Bozizé il suffit de débaucher quelques figures marquantes de l’opposition démocratique pour les faire entrer dans un gouvernement dont l’essentiel de la configuration  demeurera la même et le tour sera joué.

Sous le coup des fortes pressions internationales auxquelles il est soumis et notamment depuis le récent séjour à  Bangui du président tchadien accompagné de l’émissaire de l’OIF, l’ex-président burundais Pierre Buyoya, il a été obligé de donner des gages d’ouverture et l’impression de tendre la main à l’opposition démocratique et de parler malgré lui de dialogue alors que depuis son hold-up électoral de janvier 2011, il n’a fait que tenir l’opposition, en particulier leurs différents leaders, dans le plus grand mépris, multipliant et alternant injures et menaces de toutes sortes à leur encontre.

Mais en même temps qu’il donne l’illusion de vouloir dialoguer avec l’opposition, il charge discrètement ses proches collaborateurs tels que Mahamat Tahir, Maurice Métho et le député KNK de Mbaiki Mamadou Gari, pour ne citer que ceux-là d’approcher certains membres de l’opposition en vue pour les convaincre d’entrer dans le prochain gouvernement. C’est un procédé tellement malhonnête et qui est aux antipodes d’un vrai dialogue inter-centrafricain tel que l’attendent les Centrafricains.

C’est une inadmissible fuite en avant comme Bozizé nous en a toujours habitués mais qui ne peut résoudre aucun des immenses problèmes auxquels doit faire face le pays. Le dialogue n’est pas nécessairement synonyme de gouvernement et surtout pas d’un gouvernement pour lequel certains membres n’ont même pas été consultés mais constitué juste pour faire un pied de nez aux partis de l’opposition. Une telle méthode est contraire à l’esprit de consensus et de transparence qui doivent prévaloir et caractériser un véritable et sincère dialogue.

Quel est l’intérêt et pourquoi Bozizé a cru devoir ouvrir depuis la semaine dernière des entretiens avec les partis politiques si cela n’est que juste pure façade et qu’une liste de gouvernement est déjà apprêtée pour être rendue publique à l’issue de ces consultations. Le dialogue a pour intérêt de mettre toutes les sources de blocage qui empêchent le pays d’avancer sur la table afin de leur trouver des solutions consensuelles. Ce dialogue attendu doit en outre, résoudre la question du refus systématique de Bozizé d’appliquer ce qui est adopté consensuellement comme solution. Faute de cela, ce n’est pas la peine de tenir un dialogue car ce sera un dialogue inutile de plus et une vraie perte de temps supplémentaire.

Aujourd’hui, les Centrafricains ne peuvent et ne veulent plus se plier encore à une diversion de plus de la part de Bozizé lequel est en proie à d‘inextricables contradictions au sein de son propre clan avec la crise ouverte par l’affaire Ndoutingaï  et consorts aux multiples ramifications. Dans le projet du futur gouvernement tel qu’envisagé par Bozizé dont la composition est parvenue à la rédaction de Centrafrique-Presse par une source proche de la présidence ayant requis un strict anonymat, on peut constater que certains leaders de l’opposition y font leur entrée mais on ne sait pas si c’est avec leur consentement. La rédaction a jugé utile de publier cette liste pour l’édification des Centrafricains. Elle est entièrement disposée à publier tout démenti qui pourrait provenir, soit des personnes dont les noms figurent dans ce projet de gouvernement et qui n’auraient pas été consultées ni donné leur accord, ou de Bozizé lui-même dans le cas où il n’aurait pas envisagé de former un tel gouvernement.

La Rédaction



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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 16:14

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 05 Juin 2012 14:25

Bonne nouvelle pour les usagers de taxis et bus de la ville de Bangui et des véhicules desservant les provinces. La tarification des transports urbains viennent d’être maintenus ce 5 juin 2012. La décision a été prise le lundi à l’issue d’une houleuse discussion entre le gouvernement et les responsables des conducteurs des taxis et bus. La concertation fait suite au réajustement des prix des hydrocarbures à 40 francs CFA depuis le 1er juin 2012.

Selon Parfait Anicet Mbaye, ministre d’Etat chargé du développement des Transports, « augmenter ces tarifs, c’est engendrer une nouvelle crise dans une crise. Il s’agit d’un plaidoyer fait à l’endroit des partenaires sociaux. Augmenter ces tarifs c’est aussi faire voler en éclat les effets du pays dans le cadre de la recherche de la maitrise du coût de transports ».

Pour Jean-Brice Pordiane, Secrétaire Général du syndicat des conducteurs de taxis et bus, il est revient au gouvernement de réduire le nombre de contrôle de routine effectué par les forces de l’ordre et surseoir également à l’examen des capacités pour le mois de janvier.

Il demande par ailleurs aux usagers de ces moyens de transports de faire preuve de civisme afin de respecter les tarifs indiqués : 160 francs CFA pour les taxis et 135 pour les bus.

En janvier dernier, un réajustement des prix de ces produits pétroliers avait fortement perturbé les transports urbains. Des journées sans taxis et bus ont été observés à cet effet.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 16:01

 

 

 

 

Collectif Touche pas à ma Constitution

 

 

A

Son Excellence   Monsieur François YANGOUVONDA BOZIZE,

Président de la République Centrafricaine

Palais de la Renaissance

Bangui (Centrafrique)

 

Monsieur le Président de la République,

Nous citoyens centrafricains résidant au Sénégal, réunis au sein du collectif « Touche pas à ma Constitution », qui a pour objectif de sensibiliser les compatriotes, tant de la diaspora comme ceux qui vivent sur le territoire national sur le respect de la constitution, ainsi que la manière dont les institutions de l’Etat sont gérées ; éveiller la conscience nationale sur la situation alarmante que vivent les populations en ce moment ; et enfin, veiller à ce qu’un Etat de droit  soit rétabli  dans le strict respect des  principes des droits de l’homme, comme de la démocratie. C’est avec un grand regret, que nous venons à travers  cette présente lettre, attirer votre attention sur ce projet de révision du code électoral, que vous envisagez en ce moment où  la  Centrafrique entière vit une crise sans précédent, dont l’une des raisons est la mauvaise organisation des dernières élections couplées.

Nous vous  invitons, à méditer sur  les expériences des différents pays qui se sont engagés dans  cette  aventure, sur l’échec cuisant de  certains  auteurs  de  ce tripatouillage,  ainsi que  la  violence  que  cette  initiative  a  engendrée.  Cette initiative, est grosse de périls pour vous et pour  tous  les Centrafricains,  et au prix de quel marchandage, du moment où vous êtes dans votre dernier mandat qui prend fin légalement à l’an 2016.

Ce projet de  loi, très éloigné des préoccupations de vos  concitoyens,  qui n’aspirent qu’à la paix, au bien-être  et la sécurité. A l’exemple des peuples Sénégalais, qui ont choisi la voix de la démocratie au travers des élections paisibles et transparentes, qui au sortir des récentes élections a fait une leçon de démocratie au monde entier,  le peuple centrafricain aussi s’attend  légitimement,  à  ce  que  le gouvernement  s’occupe  essentiellement  de  la  résolution des questions relatives à tout bon processus électoral.

Alors rester indifférent à ce sujet d’actualité, c’est compromettre d’une manière ou d’une autre  à l’avenir de notre jeunesse, du moment ou jusqu’alors vous ne montrez pas encore les motivations de cette révision du code électoral.

Nous  sommes aussi surpris, de l’intérêt que vous portez à l’article 194 dudit code. Une procédure, doit obéir à certaines considérations, notamment une large concertation avec toutes les entités nécessaires et une minutieuse préparation. Toute violation, à ce processus démocratique constitue un suicide collectif du peuple. Le Code électoral, est loin d’être un simple document  juridique, et son élaboration ne saurait se réduire à un quelconque travail d’experts, enfermés dans une tour d’ivoire, coupés des réalités.  Elle risque, de nous placer dans le cercle peu reluisant des pays qui se livrent  à un mode autoritaire d’élaboration des lois, où le pouvoir constituant doit favoriser  un seul homme.

Monsieur le Président, les récents événements du printemps arabe, qui ont secoué le monde entier démontrent combien le peuple reste souverain dans la gestion de l’Etat.

De  la Tunisie au Sénégal en passant par l’Egypte, la Lybie, le Yémen et la Syrie ou le peuple a triomphé sur tous les calculs politiciens de ces Chefs D’Etat, qui ont voulu user des institutions de l’Etat pour confisquer le pouvoir. Notre prière, est que Dieu vous inspire de la sagesse des Présidents comme : Nelson MANDELA, Amadou Toumani TOURE, Abdou DIOUF, Jerry RAWLINGS et tant d’autres encore….

 Nous terminons, cette lettre en pensant que vous avez compris le pourquoi de notre opposition à la tenue d’une révision du code électoral et en espérant que nous vous avons convaincu de la nécessité d’y renoncer, pour le Centrafrique vous n’en sortirez que plus grand.

Veuillez croire, Monsieur le président de la République, en la sincérité de nos sentiments républicains démocratiques et patriotiques.

                                                                          

                                                                                        Fait à Dakar, le 5/06/2012

                                                                                             Pour le Collectif

                                                                                       Le Coordonnateur Adjoint

                                                                                         Kenny ZOUNGARANI

Ampliation

-          Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale

-          Monsieur le Premier Ministre

-          BINUCA

-           Les Ambassades

-          La presse écrite

-          Les Partis Politique  

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:25

 

 

 

 

entête FARE 2011

 

 

                                                                                                         Bangui, le 11 Mai 2012

 

                                                                                                        A

  Son Excellence, Monsieur François HOLLANDE

                                                                        Président de la République Française

                                                        Paris-  France

Objet : Lettre de félicitations

 

Monsieur le Président de la République,

 

       Le Dimanche 06 Mai 2012, le peuple français, à travers un vote démocratique, vous a accordé sa confiance, en portant son choix sur votre personne afin de présider à ses destinées, pour un mandat de 5 ans.

 

      Le FARE- 2011 a l’honneur de vous adresser à travers la présente, ses vives félicitations à l’occasion de votre brillante élection à la magistrature suprême de l’Etat.

 

       Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections du 23 Janvier 2011 (FARE- 2011), coalition de Partis Politiques de  l’Opposition Démocratique, née à la suite des élections frauduleuses et calamiteuses du 23 Janvier 2011 en République Centrafricaine, se compose des Partis Politiques ci- après :

 

-          L’Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD) ;

-          La Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) ;

-          Le Mouvement de Libération Démocratique (MLD) ;

-          Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Membre de l’Internationale Socialiste ;

-          Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC).

 

      Le FARE- 2011 ne s’était pas trompé en vous adressant en date du 17 Février 2012, une lettre d’information sur la situation politique post- électorale de la République Centrafricaine. Il se réjouit de votre prise de position très claire à l’égard des régimes dictatoriaux d’Afrique, dont les Présidents se complaisent à modifier les constitutions ou à organiser des fraudes massives en vue de se maintenir au pouvoir contre la volonté de leur peuple.

 

         Le FARE- 2011 approuve cette déclaration politique et espère sa traduction concrète dans les actes futurs que votre Excellence aura à poser en direction de l’Afrique en général et de la République Centrafricaine en particulier.

 

 Le FARE -2011 vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de sa très haute considération.

 

                                                           Pour le FARE

 

 

                                                      Le Coordonnateur

 

                                               Maître Nicolas TIANGAYE

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 03:28

 

 

 

 

 

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L'ancien président américain Bill Clinton a prêté main forte lundi à Barack Obama dans la campagne électorale en cours. Il est venu à New York pour lever des fonds en faveur de sa réélection auprès des financiers de Wall Street et des artistes de Broadway.

Bill Clinton, qui reste très populaire aux Etats-Unis, avait toutefois mis le sortant dans l'embarras la semaine dernière, en regrettant que son équipe de campagne s'en prenne au passé d'homme d'affaires de son adversaire républicain Mitt Romney.

Mais l'incident semblait clos lundi soir, lorsque les deux hommes ont donné le coup d'envoi d'une soirée qui a débuté avec un dîner à 40'000 dollars (environ 38'000 francs suisses) le plat.

La soirée s'est poursuivie par un gala à l'hôtel Waldorf Astoria, et devait s'achever par un concert baptisé "Barack on Broadway" en présence d'une pléiade de stars. L'événement devait permettre de lever 3,5 millions de dollars (environ 3,4 millions de francs).

Barack Obama "doit remporter cette élection sans aucune ambiguïté", a lancé Bill Clinton lors du dîner organisé par le milliardaire Marc Larsy. "L'alternative serait, à mon sens, calamiteuse pour notre pays et pour le monde", a-t-il ajouté, se tenant aux côtés de l'intéressé dans le luxueux appartement du financier.

Tensions

Les relations entre Bill Clinton et Barack Obama a été marquée par quelques tensions depuis que l'ancien sénateur de l'Illinois a battu Hillary Clinton, devenue depuis secrétaire d'Etat, lors de la primaire démocrate de 2008, mais reste que l'ancien président jouit toujours d'une profonde estime dans les rangs de son parti.

Pour l'état-major de campagne de Barack Obama, son soutien pourrait être très bénéfique dans la levée de fonds et pourrait faire basculer les indécis en cautionnant le programme économique du sortant.


(ats / 05.06.2012 04h18)

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 03:18

 

 

 

armes sasies

 

L’éclatement des contradictions entre Bozizé et Ndoutingaï a fait apparaître au grand jour que ce dernier stockait par devers lui à son domicile un lot d’armes et de munitions de guerre qui a été récupéré par la garde présidentielle de Bozizé, lequel a brutalement pris conscience de l’impérieuse nécessité de déposséder d’urgence Ndoutingaï de cet arsenal de guerre. Pour quelle raison le domicile d'un ministre de la République doit-t-il abriter un dépôt d'armes de guerre et de munitions ?

En réalité, Ndoutingaï n’est pas le seul ministre ni dignitaires du régime Bozizé a abriter à son domicile un arsenal de guerre. Bozizé on le sait, avait distribué des armes de guerre à un certain nombre de dignitaires de son pouvoir, notamment ses aides de camp comme Landry Touaboy, quelques-uns de ses parents anciens « libérateurs » qui étaient partis avec lui lors de sa fuite de Bangui en novembre 2001 pour le Tchad ou l’ont rejoint dans sa rébellion comme ses enfants soldats, Sylvain Ndoutingaï et son frère aîné Martin Ouanti lui aussi écarté de la protection rapprochée de Bozizé, Roger Godongaï qui commandait entre temps sa protection rapprochée et qui avec l’affaire Ndoutingaï vient d’en être limogé, Vianney Semndiro qui remplace Godongaï comme chef de la protection rapprochée, pour ne citer que ceux-là ou encore ses enfants Francis, Aimé Vincent alias Papy, Rodrigue, qui eux sont des soldats.

A cette liste, il faut aussi ajouter d’autres noms comme celui de Parfait Anicet Mbay, actuellement ministre d’Etat chargé des transports, qui fut le porte-parole de cette tristement célèbre rébellion dont l’anniversaire de la prise du pouvoir le 15 mars 2003 est commémoré rituellement et sans complexe ni scrupule tous les ans depuis que cette clique est arrivée au pouvoir.

Outre l’important arsenal de guerre dont dispose Bozizé, acheté ici et à (Chine, Afrique du Sud, Ukraine, Tchéquie et autres) et disséminé dans certains endroits comme Bossembélé, Bézambé, Bérengo, Sibut etc … cette distribution ciblée d’armes et munitions de guerre par Bozizé à certains piliers de la rébellion de Bozizé et de la prétendue libération du 15 mars 2003, était un dispositif destiné à parer à tout coup de force qui pourrait surprendre Bozizé, de façon à éventuellement le remettre en selle si jamais les assaillants parvenaient à le destituer du pouvoir par un coup d’Etat par exemple.

Avec l’affaire Ndoutingaï, assiste-t-on finalement aux limites voire à l’échec de cette stratégie anti-putsch et d’éventuelle contre-attaque de Bozizé ? Va-t-il pousser sa volonté de neutralisation du félon Ndoutingaï  jusqu’à désarmer également tous ceux, comme Parfait Anicet Mbay, à qui il avait distribué une certaine dotation d’armes et munitions de guerre et qui dorment dessus par devers eux à leur domicile, car on ne sait jamais ?

Bozizé doit comprendre maintenant avec cette crise Ndoutingaï que ce sont bien plutôt les armes qu’il a distribuées lui-même à ses anciens compagnons de rébellion qui constituent un vrai danger pour lui et non celles qui se trouvent ici et là dans certains domiciles particuliers de Bangui et qui servent apparemment davantage à commettre des braquages dans les quartiers qu’autre chose. Cela souligne aussi l’inutilité des multiples contrôles nocturnes et fouilles des coffres de voitures sur les axes routiers de la capitale par la garde présidentielle qui empoisonnent plus la vie aux citoyens que d’être efficaces.

La Rédaction

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 01:32
 
 
 
 
 
 
Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)
OBO : Cri de détresse des victimes de la LRA face à l’inaction internationale
 
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Obo, le 04 juin 2012 (RJDH) – Les victimes de la LRA du Haut Mbomou se disent découragées de partager leurs souffrances et leurs malheurs avec les organismes internationaux et les médias qui viennent de partout discuter avec elles, sans  toutefois leur venir en aide.
 
L’envoyé spécial du RJDH à Obo a rencontré le président de l’association des victimes de la LRA (dont nous tairons le nom pour des raisons de sécurité personnelle). Celui-ci en avait  long à dire sur la frustration des victimes.
 
« Si les victimes de la LRA ne veulent plus  partager leurs problèmes, explique-t-il, c’est parce qu’elles ont récemment reçu la visite de plus de 300 personnes qui sont venues à Obo discuter avec elles. Ces victimes ont fait savoir leurs besoins, elles se sont exprimées ouvertement en espérant avoir une suite favorable à leurs témoignages, mais jusque-là, il n’y a pas eu de suite, même pas un appel  téléphonique.  Voilà ce qui les démotive», explique le porte-parole des victimes.
 
Un homme de 75 ans, victime des troupes de Joseph Kony, le chef de la LRA, a décidé de repartir dans son village d’origine situé à huit kilomètre de la ville. Il se dit désespéré d’attendre les fausses promesses d’aide.
 
L’Association des victimes de la LRA, par la voix de son président, formule le souhait de pouvoir obtenir un local, si d’autres  partenaires sont disponibles et intéressés. « Ce local pourrait servir de centre de réinsertion parce que nous n’en avons pas », a-t-il soutenu.
 
Autre piste d’aide possible : les victimes, pour s’en sortir, ont initié l’élevage de porcs. Mais, faute d’appui par une structure, il ne leur a pas été possible de construire la clôture de la ferme.  La conséquence de ce manque d’appui ? Les porcs se promènent partout dans la ville.
 
Le représentant des victimes y va d’une suggestion. « Nous souhaitons avoir des petites stations radio dans chaque ville affectée par la LRA. Cela permettrait au bureau de l’Association des victimes de toute la préfecture de Haut Mbomou d’échanger des informations, d’identifier les personnes qui sortent de leur captivité et de sensibiliser les autres personnes encore captives ».
 
C’est ce que fait Radio Zéreda,  deux fois par semaine, afin d’encourager ceux qui sont restés en captivité à sortir comme les autres. Parce que, dit le leader de l’association, « ici,  si  tu sors, on ne te tue pas ». L’inverse n’est pas toujours vrai. Heureusement, grâce à certains efforts de sensibilisation, beaucoup de personnes parviennent à s’en sortir.
 
L’Association des victimes de la LRA a été mise en place le 12 juin 2008, au moment où ont commencé les premières sorties des victimes de la LRA en captivité.  L’association compte de nos jours 230 adhérents de la ville d’Obo, 150 adhérents à Mboki, 200 à Zémio et 150  à Djéma, pour un total de 730  membres. Toutes des personnes victimes de la LRA.
 
Le numéro un de l’association précise qu’une structure humanitaire de la place appuie l’organisme d’entraide dans certains programmes impliquant un petit nombre de personnes. Mais il y aurait au moins un bon nombre des victimes abandonnées à elles-mêmes.
 
« Je lance un appel au gouvernement, aux structures humanitaire et aux organisations internationales pour venir en aide aux victimes le plus tôt possible », plaide le président de l’Association des victimes de la LRA, un appel à l’aide qui, espère-t-il cette fois, ne restera pas lettre morte.
 
 
 
BIRAO : Une crise alimentaire qui pourrait s’aggraver
 
Birao, le 04 Juin 2012 (RJDH) – La population de la préfecture de Vakaga (nord-est) souffre d’insécurité alimentaire depuis quelques temps, a rapporté ce matin notre correspondant.
 
 Après plusieurs années des troubles politico-militaires qui ont secoué cette ville, la population est présentement confrontée à une grave crise alimentaire et n’a pas de quoi à manger. Dans cette ville, la nourriture se fait de plus en plus rare car la population à nourrir a sensiblement augmenté après le retour au calme.
 
Les victimes de ces conflits ont perdu tous leurs biens (abris, stocks alimentaires et semences…). Cette situation touche principalement les villes de Sikékédé, Mélé, Tiringoulou et Gordil.
 
Selon le rapport de l’International Medical Corps (IMC), dans ces villages où l’agriculture est la principale source de revenu des ménages, le calendrier agricole a été déstabilisé par les conflits, les semences ont été  pillées et  même consommées par la population.
 
« Les besoins alimentaires déjà difficilement couverts pourraient s’aggraver  avec l’arrivée prochaine de la période de soudure (transition) si aucun apport en aliments, semences et outils agricoles n’est fait », a indiqué le rapport.
 
De nombreux cas de malnutrition ont été signalés depuis le début du mois de février dans la même région. L’infirmier du village Sikékédé rapporte avoir dépisté 18 cas de malnutrition aiguë chez les enfants de 6 mois à 5 ans au poste de santé, dont 11 cas sont des formes sévères.
 
A Gordil, il y a eu 33 cas de malnutrition en janvier 2012, dont 7 étaient des formes sévères.
 
La plupart des ménages ne disposent que d’un repas à base de farine de mil par jour. Il y a également un besoin en eau, en hygiène et en assainissement. Les points d’eau sont disponibles, mais n’ont pas été entretenus depuis leur construction. L’accès à l’eau est difficile et la population consomme plus l’eau des cours d’eau que celle des points d’eau aménagés.
 
D’après les informations de notre correspondant, la population n’a pas encore repris les activités agricoles. A cela s’ajoute le problème d’argent pour acheter les outils agricoles et les semences. Jusqu’ici, la population de la ville de Vakaga n’a reçu aucune aide de la part des autorités locales et des ONG. Seule la Croix- Rouge locale a donné quelques semences à une partie de la population. Pour l’instant,  cette aide est insuffisante aux yeux de la population.
 
Une mission conduite par OCHA et composée de certaines structures humanitaires se mobilise pour se rendre en urgence à Birao.
 
 
 
Bouar : Deux ponts s’effondrent en raison des pluies
 
Bouar, le 04 juin (RJDH) – Deux ponts qui relient la ville de Bouar aux quartiers, à la sortie Est, sont affaissés depuis le début de la saison des pluies, constate Radio Maigaro.
 
 Il s’agit des ponts qui relient les quartiers Stock, Gogo et Haoussa au centre- ville. Cette difficulté rend le passage inaccessible  à la population pendant  et après la  pluie. Ces ponts sont submergés.
 
Selon Radio Maigaro, pour se rendre au centre-ville, la population est obligée de contourner les ponts, à cause de cette inondation, avant d’arriver à destination.
 
Les transferts d’urgence à l’hôpital accusent du retard. Ces délais, dans certains cas de maladie qui nécessitent une intervention d’urgence, peuvent entraîner la mort. Il faut alors contourner  au moins 8 km pour arriver à l’hôpital qui se trouve dans le secteur du centre-ville.
 
Signalons que la direction des Travaux publics, saisie de la situation, a promis d’entrer en contact avec Radio Maigaro pour faire connaître les mesures qu’entendent prendre les responsables. 
 
Le pont du quartier Gogo a été réparé en 2000 par l’Église catholique. Mais ce pont s’est de nouveau affaissé cette année à cause des inondations.
 
 
 
Obo : Difficile de s’approvisionner en vivres
 
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Obo, le 04 juin (RJDH) - La population d’Obo a des difficultés  à s’approvisionner en vivres depuis le 30 mai 2012, constate Radio Zérèda.
 
D’après cette source, la viande de bœuf et les  produits agricoles sont devenus rares sur  le marché de la ville.
 
Huit cultivateurs sur dix interrogés par Radio Zérèda ont  témoigné leur  sentiment de peur d’aller au-delà de 25 kilomètre de la ville à cause de l’insécurité.
 
« Nous ne pouvons plus repartir de nos anciens champs pour cultiver le manioc qui est notre aliment de base parce que les éléments de la LRA appelés communément « tongo-tongo » continuent de commettre des exactions », a indiqué une cultivatrice qui requiert l’anonymat.
 
Selon les enquêtes menées auprès des éleveurs peulhs rencontrés, certains ont fait savoir qu’ils ne veulent plus vivre à Obo. Ils ont évoqué comme raison l’abus d’autorité des responsables de la ville qui leur demandent des pièces d’identité. Certains ont préféré aller au Soudan, d’autres au Congo démocratique.
 
Cette information a été confirmée par le maire d’Obo,  Joseph Kpiognessirani. Il a fait savoir que les tracasseries policières aux barrières routières qui seraient à l’origine du mécontentement des peulhs.
 
 
 
Bambari : 4 jeunes arrêtés pour justice populaire sur un éleveur
 
Bambari, le 04 juin (RJDH) - Quatre jeunes soupçonnés de s’être livrés à des actes de justice populaire sur un éleveur au village Yassigaza, sur l’axe Kouango, à 57 km de Bambari, ont été arrêtés le 4 juin par la gendarmerie territoriale, a rapporté Radio Linga.
 
 « Je suis désolé de cette arrestation parce que les jeunes en question se sont organisés en groupe d’auto-défense pour la sécurité de la population. Les éleveurs en cause ont commis des exactions sur la population sans l’intervention des forces de l’ordre », a déploré Jean-Bertrand Gboudoulou, chef du village Yassigaza.
 
Le commandant de la brigade de la gendarmerie de Bambari s’est fait avare de commentaires. « Nous n’avons pas d’explications à donner parce que les enquêtes sont en cours ».
 
Précisons que la population du village Yassigaza s’est aussi ruée sur les éleveurs pour se faire justice.
 
 
 
Mboki : Une réunion pour rapprocher la population et les forces de l’ordre
 
Mboki, le 04 juin (RJDH) – Une réunion sur la crise persistante entre la population et les forces de l’ordre, s’est tenue, le dimanche 03 juin, à Mboki, entre les autorités militaires, les instances politiques et les responsables des différentes communautés religieuses.
 
Cette rencontre vise à trouver une solution aux différents litiges qui existent entre la communauté et les forces de l’ordre.
 
« La restauration de l’autorité de l’Etat, le respect de l’ordre par les différentes communautés de la localité, la recherche des auteurs des actes de vandalisme et de criminalité et la franche collaboration sont des priorités qui ont été identifiées lors de cette réunion », a indiqué le sous-préfet intérimaire à la  sortie de cette réunion.
 
Marie Claire Diada, maire de la ville de Mboki, a pour sa part déploré le non-respect des autorités par la population locale ainsi que l’attitude de « règlement de compte »  qui est devenue monnaie courante. Que la population se plaigne à la justice au lieu de faire la justice populaire », a-t-elle souhaité.
 
Les responsables des peulhs de la ville de Mboki ont fait savoir, pour leur part, qu’ils regrettaient le comportement et les actes commis par certains membres de leur communauté. Ils ont dit souhaiter que les forces de l’ordre évitent les représailles contre la population en général. Toutefois, ont-ils ajouté, ces forces peuvent mener des enquêtes pour déceler les vrais coupables et leur infliger la sanction prévue par la loi.
 
Les responsables des forces de l’ordre ont réitéré leur engagement  de tout mettre en œuvre afin d’assurer la sécurité de la population.
 
Rappelons que le 25 mai 2012, un élément des Forces armées centrafricaines a été blessé au marché central de Mboki par un groupe de personnes issues de la communauté musulmane.
 
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 01:29
 
 
 
carte Afrique
 
  
Communiqué de presse  
(samedi 09 juin)
 
Le comité d'initiative, formé de partis et d'organisations de l'opposition de pays de la sous-région, organise un colloque sous le thème général : « l'impasse des transitions démocratiques en Afrique, le cas de l'Afrique centrale ».
Il aura lieu samedi 09 juin, de 12h à 18h, à Montreuil, en région parisienne.
Les débats seront introduits par des contributions de : .
- M. Martin Ziguélé, ancien premier ministre centrafricain, président du MLPC et candidat aux élections présidentielles ;
- M. Bruno Ben Moubamba, membre de l'UPG et candidat à l'élection présidentielle gabonaise de 2009;
- M. Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad et ancien chef de mouvement;
- M. Samuel Titti, membre de la direction de l'UPC (Cameroun),
- Hena Diogène Senny, secrétaire générale de la LPC-Umoja (Congo Brazzaville);
- M. Mohamed Kadamy, dirigeant du FRUD (Djibouti); et
- M. Albert Bourgi, professeur de droit public.
L’ Afrique centrale souffre d’un retard frappant par rapport aux autres sous-régions. Tant sur le plan de l'intégration économique que celui de la transition démocratique.
Malgré des « accidents de parcours » parfois assez graves, la tendance générale sur le Continent est l'enracinement du principe de l'alternance démocratique au pouvoir, à travers des élections pluralistes entachées d’irrégularités mineures.
Par contre au Cameroun, au Tchad, en RCA, au Gabon, au Congo-Brazza, en Guinée équatoriale et en RDC, cette perspective paraît totalement bouchée par des pouvoirs monolithiques.
En sus (ou à cause ?) de cette similitude politique, ces pays partagent une même appartenance au champ de la France-afrique, dans ses dimensions affairistes, maçonniques, sécuritaires et militaires, et regorgent de richesses naturelles.
Quelles sont les racines de ce blocage politique ?
Quel est l'impact des bouleversements géopolitiques en cours ?
Quelles sont les perspectives, les outils et les programmes d'action pour un déblocage du processus politique en Afrique centrale? Quel rôle pour la société civile ?
Qu'attendre des partenaires régionaux et internationaux, en particulier du gouvernement issu des élections présidentielles en France ?
C'est à cette réflexion les organisations membres du comité d'initiative invitent les participants à ce colloque.
(voir renseignements pratiques sur : http://www.cncd-tchad.com)
Fait à Paris le 05 juin 2012
Le comité d’initiative
 
 
COLLOQUE SUR L'AFRIQUE CENTRALE :
 
 
 
Samedi 09 Juin à Montreuil
 
 
 
Le Comité d'initiative composé des organisations suivantes :
 
 
 
UPC (Union des Populations du Cameroun), MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain),
 
 
 
UPG (Union du Peuple Gabonais),
 
 
 
FRUD (Front pour la Restauration de l' Unité et de la Démocratie Djibouti) et
 
 
 
CNDC (Conseil National pour le Changement et la Démocratie -Tchad),
 
 
 
vous invite à participer massivement à un colloque sur l'Afrique centrale, sous le thème général :
 
 
 
L'IMPASSE DES TRANSITIONS DÉMOCRATIQUES EN AFRIQUE: LE CAS DE L'AFRIQUE CENTRALE.
 
 
 
Réservation obligatoire par mail à :
 
 
 
colloqueafriquecentrale@gmail.com
 
 
 
Date : Samedi 09 juin 2012
 
 
 
Heure : 12h00 à 18h. Un buffet-déjeuner est prévu 12h00 à 13h00
 
 
 
Participation aux frais: 7 euros par personne
 
Début des travaux : 13h
 
LIEU : RESTAURANT CASA POBLANO—15 RUE LAVOISIER-A MONTREUIL
 
METRO : ROBESPIERRE, LIGNE 9°
 
 
 
INTERVENANTS ET PARTICIPANTS
 
Martin ZIGUÉLÉ, ex Premier ministre de Centrafrique, candidat aux présidentielles de 2005 et 2011, dirigeant du MLPC ;
 
Bruno Ben MOUAMBA, candidat à l'élection présidentielle gabonaise de 2009, membre de la direction de l'UPG
 
Acheikh IBN OUMAR, ex Ministre des Affaires Etrangères du Tchad, ex-dirigeant de mouvement politico-militaire, Coordinateur-adjoint du CNCD.
 
Henda Diogène SENNY, Secrétaire général de LPC-Umoja (Ligue Panafricaine
 
Congo-Brazza).
 
Albert BOURGI : professeur de Droit public
 
Mohamed KADAMY, dirigeant du FRUD (Djibouti)
 
 
 
MODÉRATEURS :
 
1-Annette LAOKOLE, Coordinatrice du CNCD (Tchad)
 
2- Augusta EPANYA, membre de la direction de l'UPC (Cameroun)
 
 
 
COLLOQUE SUR L'AFRIQUE CENTRALE : Samedi 09 Juin, à Montreuil,
 
 
 
DÉROULEMENT
 
I)- 12h-13h : Buffet-déjeuner et mot de bienvenue au nom du Comité d’initiative
 
II)- 13h15 à 14h45 : Exposés
 
1) Introduction générale
 
2) Tentatives de construction de l’État-Nation : Les particularités de l'itinéraire sociohistorique de ces territoires ex-coloniaux, devenus États
 
indépendants, explique-t-il l'impasse de la transition démocratique ?
 
3) La dimension économique : Les pays d'Afrique centrale ont en commun la dépendance de l'économie vis à vis des ressources pétrolières et minières exploitées par des multinationales françaises, européennes et nord-américaines, dont le monopole est en train d'être remis en cause par les pays émergents; en quoi cette dimension économique explique-t-elle le blocage politique ?
 
4) La dimension politique : Les méthodes utilisées par le pouvoir pour s'éterniser, les complicités internes et externes, le rôle des forces progressistes, des partis politique, de la société civile et des élites
 
III)-14h45-15h: Déclarations sur les situations nationales (Djibouti, Mali,
 
etc…)
 
IV)-15h à 17h30 : Débat général, Questions /Réponses
 
V)-17h30 à 18h30 : Conclusion : Recommandations et Appels
 
Présentation :
 
L’Afrique centrale souffre d’un retard frappant par rapport aux autres sous-régions. Tant sur le plan de l'intégration économique que celui de la transition démocratique. Malgré des « accidents
 
de parcours » parfois assez graves, la tendance générale sur le Continent est l'enracinement du principe de l'alternance démocratique au pouvoir, à travers des élections pluralistes entachées d’irrégularités mineures ; par contre au Cameroun, au Tchad, en RCA, au Gabon, au Congo- Brazza, en Guinée équatoriale et en RDC, cette perspective paraît totalement bouchée par des pouvoirs monolithiques.
 
En sus (ou à cause ?) de cette similitude politique, ces pays partagent une même appartenance au champ de la France-Afrique, dans ses dimensions affairistes, maçonniques, sécuritaires et militaires (bases françaises, interventions), et regorgent de richesses naturelles.
 
Cette situation nous interpelle en tant que citoyens d'abord, et en tant que mouvements, associatifs ou politiques engagés aux côtés des peuples pour un avenir meilleur dans le respect des droits humains et pour la justice sociale.
 
-Vernis démocratique ?
 
-Gage accordé aux « bailleurs » de fonds ?
 
-Exercice de diversion ?
 
Quelles sont les racines de ce blocage politique ?
 
Quel est l'impact des bouleversements en cours : (importance croissante des pays émergents, activisme des groupes ultra-violents à connotation religieuse, printemps arabes et intervention militaires) ?
 
Quelles sont dans ces conditions, les perspectives, les outils et les programmes d'action pour un déblocage du processus politique en Afrique centrale? Quel rôle pour la société civile ?
 
Qu'attendre des partenaires régionaux et internationaux, en particulier du gouvernement issu des élections présidentielles en France.
 
C'est à cette réflexion que les organisations susmentionnées vous convient, dans le cadre d'un colloque, qui se tiendra le samedi 09 juin 2012.
 
COLLOQUE SUR L'AFRIQUE CENTRALE : Samedi 09 Juin, à Montreuil
 
Les organisations du Comité d'initiative :
 
UPC (Union des Populations du Cameroun) : Organisation historique du mouvement nationaliste camerounais. Fondée le 10 avril 1948. A l'avant-garde du mouvement anti-colonial, l'UPC eut à subir la première intervention militaire française, et ses martyrs historiques appartiennent au panthéon de la mémoire populaire africaine : Ruben Um Nyobé, Roland-Félix Moumié, Abel Kingué, Ernest Ouandié, Ossendé Afana, Michel Ndoh. Après plus de quatre décennies de maquis et de mobilisation clandestine, l'UPC fut officiellement légalisée en 1991.
 
MLPC : (Mouvement pour la libération du peuple centrafricain) . Membre observateur de l'Internationale socialiste. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a été créé en 1979 pour lutter contre l’injustice et la dictature par un groupe d’étudiants et d’enseignants. Son premier président fut le défunt chef d'Etat Ange-Félix Patassé.
 
Erigé en parti politique il a gagné les élections présidentielle et législative de 1993 après plusieurs années de lutte pacifique pour l’instauration de la démocratie en (RCA). Il est actuellement dirigé par S.E. Martin Ziguélé, ex- premier ministre et candidat à l'élection présidentielle.
 
UPG : (Union du Peuple du Gabonais) Formation politique pionnière du mouvement démocratique gabonais, créée le 14 juillet 1989, par le regretté Pierre Mamboundou (décédé le 15 octobre 2011), alors que la Constitution gabonaise consacrait encore le monopartisme et le parti État. L’UPG a été le premier Parti politique au Gabon, à se soumettre à la procédure de légalisation. Sa date de création coïncide avec la célébration du bicentenaire de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, une façon pour ses fondateurs de déclamer leur liberté de penser autrement, et d’apporter une alternative pour le Gabon.
 
FRUD : (Front pour la restauration de l’unité et la démocratie -Djibouti) . Créé en août 1991. Il rassemble des militants issus du Front de libération de Djibouti
 
(FDLD) qui regroupait depuis1979 : l'Union nationale pour l’indépendance (UNI) et le Mouvement populaire de libération (MPL). Après la signature d'un accord de paix entre le gouvernement et le « FRUD-armé » en avril 2001, qui devient le "FRUD-national", la lutte se poursuit, sous la direction de Mohamed Kadamy. CNCD (Conseil National pour le Changement et la Démocratie-Tchad ) : Mis sur pied à l’issue de la Conférence de l’opposition plurielle tchadienne (Paris mars 2011), le CNCD est une plate-forme regroupant des cadres issus des diverses sensibilités (partis légalisés, mouvements armés, associations de la société civile, personnalités indépendantes). Son but principal, est de permettre une synergie des forces acquises au changement démocratique véritable, en vue de l’émergence d’un vaste mouvement populaire, national et pacifique.
 
La Coordination du CNCD : 1) Annette Laokolé, Coordinatrice, 2) Acheikh Ibn- Oumar (1er Coordinateur-adjoint), 3) Pierre Behassem (2ème Coordinateur-adjoint)
 
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 01:26

 

 

 

 

 

 

Fabius-et-ses-ministres-delegues.jpg

Vendredi, 01 Juin 2012 09:57

Pascal Canfin, nouveau ministre délégué au Développement du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, héritier des anciens ministères de la Coopération. « Les peuples africains ont aussi droit à la démocratie », déclarait celui qui était encore député européen d'« Europe-Ecologie (Les Verts) ». Interview et analyse, ci-dessous, de Thomas Legrand.

CE MATIN, VOUS ÉVOQUEZ UNE PROBABLE PETITE RÉVOLUTION QUI EST EN TRAIN DE PASSER INAPERÇUE ...

Oui, une petite révolution (pas encore certaine mais toujours possible) dans le monde du développement et de la coopération. On ne s’y est pas trop attardé mais le ministre délégué, en charge de la question est un écologiste : Pascal Canfin. Jusque-là député européen, Pascal Canfin fut aussi le conseiller économique d’Eva Joly pendant la campagne. Bref, le jeune ministre n’a rien à voir avec le monde du développement et de la diplomatie. C’est un spécialiste des questions financières qui s’est intéressé de près à la lutte contre les paradis fiscaux. Il est notamment à l’origine de l’organisation « Finance Watch » qui prétend dénoncer les dérives du monde de la finance. Autant dire que si François Hollande (qui a clamé pendant sa campagne être l’ennemi du monde de la finance) a placé Pascal Canfin à ce poste pour qu’il y fasse ce qu’il sait faire… Il faudra lui fournir une protection policière solide et surtout une protection politique à toutes épreuves. On sait qu’une partie non négligeable de « l’aide au développement », qu’elle soit bilatérale, qu’elle passe par l’« agence Française du développement », qu’elle soit sous forme de prêt ou de don- est détournée, se perd dans les méandres de la corruption, au travers d’intermédiaires douteux et peu fiables. Une bonne part de cette aide s’évapore en optimisation fiscale et finit dans des banques d’îles du Pacifique.

CE QUI REND LA POLÉMIQUE SUR LE CHIFFRAGE DE L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT ASSEZ DÉRISOIRE ...

Oui, parce que le but politique toujours affiché, c’est d’atteindre 0,7% du « PIB ». On en est loin et les contraintes financières ne permettront pas d’augmentations. Du coup ça parait évident de s’intéresser à ce qui est vraiment fait avec le peu d’argent consacré au développement et de lutter contre la corruption. Seulement lutter contre la corruption en Afrique, c’est aussi lutter contre les corrupteurs. D’autres ministres de la coopération ou du développement (assez peu en réalité) s’y sont attaqués. On se souvient de Jean-Pierre Cot nommé en1981 et poussé à la démission en 1982 ; on se souvient, plus récemment, de Jean-Marie Bockel dont Omar Bongo avait demandé et obtenu de Nicolas Sarkozy le départ du ministère pour simplement avoir fait semblant de vouloir défier la « Françafrique ». A chaque fois, la « cellule Afrique » de l’« Elysée » court-circuite le ministre. Pour l’instant il n’y a pas de « cellule Afrique » auprès de François Hollande et la volonté de clarifier « l’aide au développement » semble sincère. Il faudra surveiller ça de près et sur la durée. Des organisations comme « Sherpa », le « CCFD » ou « Transparence Internationale », mais aussi la presse y veilleront. Le fait que Pascal Canfin ne soit pas du même parti politique que celui du Président est aussi un élément rassurant. Il y a quelques tests à venir. Est-ce que le parquet (donc l’exécutif) va continuer à enfreindre les actions en justice des associations qui luttent pour la restitution des biens mal acquis entassés en France par les familles de potentats africains ? Est-ce que le ministre Canfin pourra réactiver les processus de restitutions aux pays d’origine d’avoirs illicites, processus en sommeil depuis 2005 ? En fait la question est simple : Pascal Canfin va-t-il durer ? Ce serait une petite révolution… Une révolution pas spécialement spectaculaire mais sacrément salutaire.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 01:23

 

 

 

 

Yves_Michel_Fotso.jpg

 

Camer.be Lundi 04 Juin 2012 18:21:13

Lâché par son propre père, honni par ses amis d’hier, le fils du milliardaire vient de se tirer une balle dans la tête. Avec l’aide active de ses avocats.

Michel Fotso est déjà en prison. Officiellement, il est prévenu pour détournements avérés de fonds publics avec l’affaire de l’avion de Paul Biya. Pour ce détail seulement, il avait une chance d’être élargi. Son père, le milliardaire Victor Fotso, ami personnel de Paul Biya, a largement de quoi payer. Mais on le sait déjà depuis au moins dix ans, que Michel Fotso, né avec une cuillère en or dans la bouche, était candidat pour la perpète en prison. Avec ou sans l’affaire du Boeing de Paul Biya, Michel Fotso aurait fini en prison. Heureusement, les lois camerounaises n’ont pas prévu des peines à 150 ans d’emprisonnement ferme comme aux Etats-Unis.

Il affiche un visage angélique de beau garçon, de golden boy d’un genre particulier, le mec sympathique et généreux avec les potes. Mais derrière cette façade se cache un personnage diabolique. Ses victimes n’ont pas trouvé d’autres mots, et ses avocats reprennent la partition, il serait la Bernard Madoff born in Cameroon.

Or, Michel Fotso est pire que Madoff. Il ressemble plus à un certain Fernando Sancho de nos westerns classiques : idiot et stupide, vilain grand chic et méchant faux genre. Félix Mamalepot, l’ex-gouverneur gabonais de la Beac à Yaoundé et président ex officio de la Cobac, s’est fendu d’une belle colère contre le golden boy qui rusait à ne pas respecter les échéances, et à ne pas tenir les promesses faites pour la recapitalisation de la CBC : «Tu n’as pas honte de voler l’argent de ton propre père ?» Yves Michel Fotso n’a pas fait que voler l’argent de son propre père, il a aussi eu le culot de l’insulter. Y compris son intelligence de brave paysan milliardaire.

Ce que les Camerounais en sont à comprendre aujourd’hui, un Gabonais l’avait compris avant. Et puis, c’est triste. Pour les millions de Camerounais qui ont cru en Michel Fotso. L’imbécile, avec sa cuillère en or, a trouvé le moyen de tomber dans une latrine du village, la tête devant, dans un acrobatique plongeon. Et dans son acrobatie, mille personnes au moins plongeront avec lui.

Si Michel Fotso n’avait pas existé, Marafa Hamidou Yaya serait probablement encore en liberté. Paul Biya en serait à chercher longtemps et ailleurs de bonnes raisons pour le mettre en prison. Si Michel Fotso n’était pas arrivé à la Camair avec la bénédiction active de Marafa, le scandale Albatros n’aurait jamais eu lieu. Le Cameroun y a gagné une bonne vingtaine de braves citoyens qui seraient plus utiles dehors qu’à Kondengui : deux secrétaires généraux de la Présidence de la République, un Premier ministre, un ambassadeur aux Etats-Unis… c’est simplement violent.

Michel Fotso n’aura pas fait tomber que des têtes couronnées de la République. Après l’Albatros, il a organisé une autre grosse brouette de prisonniers, qui n’ont rien à voir avec les affaires de l’Etat ou les détournements de fonds publics. Sur la liste de sa banque, de gros clients un peu indélicats qui vont être poursuivis et finir en prison. Il y a Sylvie Nganso qui est aux abois.

Elle est accusée d’avoir pris pas moins que trois milliards de la banque de son cousin. Elle a trouvé le moyen d’une bonne plainte comme stratégie de défense. Mais dans sa plainte, à bien la lire et analyser les éléments de preuve, elle ment un peu. Elle va y passer. Surtout qu’il faudra qu’elle explique comment elle a pu financer ses gros investissements immobiliers connus sous le nom de la SCI Sunset à Bonanjo ou à Makepe. Qui mange gros chie gros.

Célestin Tawamba est lui aussi sur la liste. Lui au moins, il a la chance d’être un capitaine d’industrie. Patron de Pasta et Panzani, actionnaire principal de Cinpharm, il peut payer. Lui au moins aura été un peu plus intelligent que Michel Fotso. Mais, selon des sources fiables, il ne serait en liberté que parce qu’il a payé une caution.

On ne s’attardera pas plus loin sur les autres victimes de la folie des grandeurs de la plèbe du fils du milliardaire.

Juimo Monthe a des soucis à se faire. Pour une mise de 5 % au capital de la Banque, 350 millions, il s’est pris 10 milliards et demi. Le grand Hazim est lui aussi inquiet. Le Libanais a voulu brancher Michel Fotso dans l’agroalimentaire, Michel Fotso a voulu le doubler sur une histoire de 12 milliards sur le dos de Mayor. Djadjo, un des directeurs stratégiques de sa banque est en fuite. En fuite aussi, le gentil Claude Tchuidjang, en exil sur le prétexte d’une évacuation médicale.

En exil volontaire aussi, une certaine Madame Sandjong, la sœur de l’autre. Seront bientôt en fuite des notaires, dont les noms figurent sur la liste de la Cobac. On y retrouve le nom d’une Enganalim. Elle doit 750 millions. Les notaires peuvent finir en prison, les avocats aussi. Jackson Gnié Kamga est sur les rangs. Pour 250 millions.

A propos d’exil médical, Sandjong ou Tchuidjang ne sont pas les seuls. Il y en a un autre, Garga Yaya, l’Aladji qui s’est fait une vie avec des abattoirs. Il a voulu dealer avec Michel Fotso, il s’est gagné une ardoise de 4 milliards. Quand la banque lui a notifié ses états de dettes, il a fait un infarctus. On l’a évacué. Il ne reviendra jamais au Cameroun. Yves Michel Fotso est passé par là.

Doubler tout le monde, c’est la science que Michel Fotso aura été apprendre aux universités de New-York avec ses trois MBA déclarés mais jamais authentifiés. Lorsque nous avons écrit que Michel Fotso n’était qu’un très grand con, toute la tribu des surdoués nous est rentrée de dedans. Procès en tribalisme ou en jalousie. Ils devront se lever aujourd’hui, la poitrine bombée, pour défendre la cause d’un pourri.

Une balle dans la tête avec l’aide des avocats

Là-dessus, des avocats à la grosse semaine radinent avec forts effets de manches, ils viennent défendre l’indéfendable. On sait tous que Michel nous a tous déçus, qu’il est impayable. Tous les grands maîtres savent que la cause est perdue, ils viennent juste pointer les dernières billes du fils de Fotso Victor. Même Lorsque Michel Fotso est au fond du trou, ils ont calculé d’où viendra l’argent. Et tout bêtement, ils balancent dans les journaux les avoirs de Michel Fotso, actifs immobiliers et autres. Patrimoine immobilier, on nous dit.

Un golden boy passe-trappes comme Michel Fotso ne met pas tout son argent dans des actifs physiques et donc visibles. Il le met dans des combinaisons compliquées dans le genre actions croisées. Il a usé de l’astuce pour déposséder son père des entreprises de la famille. SCI Lydie, pour 660 millions, FGH Tchad, un milliard, FGH-RCA, un milliard, le Babemba pour 800 millions, des villas et des appartements à Singapour, à Paris ou à Sao-Tome. Les avocats idiots qui tiennent à se faire du beurre sur le dos d’un corbillard aident Fotso à se tirer une balle dans la tête.

Michel Fotsoaime à jouer à être mort. Il a eu l’idée d’un bal mortel en mondovision, avec trois chaînes de télé pour énerver tout le monde. Le coup d’après, il a commis Shanda Tonme, le grand «juristeconsulte» qui a précipité sa mise au gnouf pour une bravade inutile.

Si Fotso n’est pas né voleur, et s’il n’a jamais été qu’un voleur, que ses avocats de la saison nous disent donc comment et quand il a acquis tout ce patrimoine qu’on nous déclare dans les journaux. Et que les avocats, s’ils ne sont pas idiots, prennent la peine de nous communiquer les dates. Il est certain que Fotso a acquis son patrimoine en volant l’argent de son père, en volant l’argent de la Camair, l’argent des épargnants de la CBC, en volant l’argent de Bozizé en Centrafrique, en trichant avec Polycarpe Abah Abah, en frappant les gars au Gabon.

Et en espérant qu’il ferait le coup à Obiang Nguema Mbasogo de Guinée équatoriale qu’il avait fait condamner, à lui payer 50 milliards. Mais Obiang est un putschiste, on ne lui raconte pas l’alphabet de la feymania. Fotso n’aura donc jamais les 50 milliards décidés par la cour d’arbitrage de l’Ohada à Abidjan. On sait que tous les «magistrats» de la cour d’Abidjan avaient été arrosés par Michel Fotso. On en oublie l’histoire drolatique de Air Leasing, qui confirme que Michel Fotso est un voleur né. Quel gâchis.

La meilleure ligne de défense de Michel Fotso eût été qu’il dise qu’il n’a rien du tout. On ne peut pas défendre un voleur qui plaide lui-même coupable. Michel est un voleur, et c’est triste, c’est vilain pour le Cameroun. C’est vrai, même la République l’aura aidé à voler. Que ses avocats nous disent où sont passés les 34 milliards de l’épave du 747-Combi qui a crashé quand Yves Michel Fotso était à la tête de la Camair. Même Paul Biya doit savoir où est passé l’argent. Histoires d’Ali Baba ou de « Mitterrand et les 40 voleurs » de Jean Montaldo. Mais on ne sait toujours pas au Cameroun qui est Ali Baba et qui serait Mitterrand.

© Aurore Plus : Michel Moussala

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