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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 01:18

 

 

 

 

 

Bangui 21 janvier 14 (CAP) - Aux environs de 21 h 30 mn heure locale, une grenade a explosé à l’Eglise Saint Jean de Galabadja apprend-on auprès des réfugiés s’y trouvant. Cette église qui abrite également un complexe scolaire et un dispensaire, est transformée depuis décembre dernier en un site de refuge qui abrite environ 4500 familles représentant environs 10.000 personnes hommes, femmes et enfants de tous âges ayant fui les affrontements et leurs domiciles des quartiers avoisinants.

 

Eu égard au grand nombre de réfugiés de ce site, le commandement de la FOMAC puis de la MISCA a déployé une quinzaine de soldats (actuellement des éléments de la République Démocratique du Congo) qui montent la garde 24 h sur 24.

 

D’après nos informations, tout indique que ce sont ces soldats de la MISCA qui auraient été visés par le jet de grenade qui a explosé ce soir et qui a occasionné trois blessés parmi les éléments de la force africaine.

 

Malgré l’élection d’une nouvelle présidente de la transition en Centrafrique à la satisfaction d’une grande majorité des Centrafricains et de la communauté internationale et en dépit du vibrant appel lancé par le nouveau Chef d’Etat, Mme Catherine Samba-Panza à l’endroit de diverses milices pour qu’elles déposent les armes, il est à déplorer que certains jusqu’auboutistes continuent de vouloir poursuivre leur chemin par la violence aveugle.  

Explosion d’une grenade à l’Eglise St Jean de Galabadja dans le 8ème arrondissement
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:52

 

 

 

 

 

Par: rédaction 21/01/14 - 18h19 Source: Belga

 

L'avion de transport C-130 "Hercules" que la Belgique a mis à la disposition de la France pour son opération Sangaris en Centrafrique a effectué mardi sa première mission, un vol aller-retour entre Libreville, la capitale du Gabon, et Bangui, a annoncé une porte-parole militaire.

 

L'appareil a transporté un chargement composé de palettes de matériel, a précisé la porte-parole, Ingrid Baeck, à l'agence BELGA.


Il a été accueilli à son arrivée à l'aéroport de Bangui, la capitale centrafricaine, par le commandant de l'opération Sangaris en République centrafricaine, le général français Francisco Soriano, a-t-elle ajouté.


L'envoi de ce C-130 avait été décidé en décembre dernier par le gouvernement à la suite d'une demande française bilatérale portant spécifiquement sur une capacité de transport aérien.


Cet appareil est mis en oeuvre, au départ de Libreville, par une équipe de quelque 35 militaires pour assurer des liaisons internes au théâtre d'opération africain, à la fois entre Libreville et Bangui et à l'intérieur de la Centrafrique. Il doit transporter du matériel français et africain de la mission de l'Union africaine en Centrafrique (Misca) entre les capitales concernées et Bangui.

 

L'envoi de cet appareil et l'offre faite à la France de quatre vols "stratégiques" de l'Airbus A330 utilisé par le ministère de la Défense sont distincts de l'opération militaires européenne que les ministres des Affaires des 28 ont décidé de lancer lundi.

Premier vol pour le C-130 belge engagé en Centrafrique
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:45

 

 

 

 

 

Posted in RwandaNews

 

Catherine Samba-Panza, le 20 janvier 2014 à Bangui. © AFP/eric Feferberg

 

La nouvelle présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, doit être investie jeudi en présence du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Date à laquelle elle devrait avoir trouvé son futur Premier ministre.

 

L’investiture de la nouvelle présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, aura lieu jeudi 23 janvier après-midi. Selon nos informations, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, fera le déplacement. Il l’a lui-même confirmé lors d’une intervention à l’Assemblée nationale. Initialement prévue mercredi, la cérémonie a été reportée d’une journée pour permettre sa venue.

 

Catherine Samba Panza devrait nommer son Premier ministre « d’ici deux ou trois jours », « mercredi ou jeudi », a-t-elle annoncé, mardi dans un entretien à RFI.

 

Pour s’atteler – une fois qu’elle aura prêté serment devant la Cour constitutionnelle provisoire – à la pacification et au redressement d’un pays dévasté, Catherine Samba Panza veut « un gouvernement de technocrates, avec une forte probité morale ».

 

La nouvelle présidente, chrétienne, juge la question religieuse secondaire pour choisir des hommes et des femmes compétents. « Je n’ai aucune animosité, je cherche des compétences, je veux un gouvernement de technocrates, avec une forte probité morale. Si j’ai un Premier ministre qui répond à ces critères et qui a une religion musulmane, je ne vois pas pourquoi je ne le nommerais pas », a-t-elle expliqué mardi 21 janvier.

 

Sur la durée de la transition, Mme Samba-Panza juge que « le calendrier initialement prévu de février 2015 est tenable ». Mais, selon elle, « toute précipitation pourrait être préjudiciable en raison (des risques) de contestation des résultats » des élections, a-t-elle prévenu, alors que la France souhaite officiellement des élections avant la fin 2014 »

 

Que ce soit par la population ou par la classe politique, l’élection de Catherine Samba Panza a été bien accueilli, tout comme son appel « vibrant » à déposer les armes lancé aux miliciens chrétiens anti-balaka et aux combattants musulmans ex-Séléka.

 

Un représentant de la mouvance anti-balaka, Lévi Yakété, a ainsi tenu à « réitérer l’appel au cessez-le-feu à nos combattants et qui est suivi jusqu’à présent ». « Nous avions un objectif à atteindre qui était le départ » de l’ex-président de transition Michel Djototida, a-t-il ajouté. « Maintenant nous attendons le cantonnement de nos combattants, pour un retour véritable à la paix ».

 

À Bangui, toujours placée sous couvre-feu de 18h00 (17h00 GMT) à 06h00 (05h00 GMT) et sillonnée par les soldats français de l’opération Sangaris et ceux, africains, de la Misca, la nuit a été « particulièrement calme » malgré des actes très isolés de pillages de boutiques par des groupes de jeunes hommes, selon des habitants.

 

Attentisme

 

Mardi, l’attentisme dominait encore. Chacun attendait des actes, d’abord un désarmement et une neutralisation des hommes en armes et des pillards.

 

C’est le cas au camp de déplacés de l’aéroport de la capitale, où s’entassent depuis des semaines environ 100 000 personnes. « Moi, je ne bouge pas », dit une déplacée, Nathalie Kossimou : « je n’ai plus rien, ma maison a été pillée, j’ai peur, et tant que les Séléka ne sont pas désarmés, je reste ici ».

 

Elle a écouté lundi le premier discours de Mme Samba Panza. « Elle a bien parlé, c’est vrai. Mais cette dame, on ne la connaît pas vraiment, on attend de voir ce qu’elle va faire pendant ses premiers mois », ajoute Nathalie Kossimou, résumant le discours ambiant.

Centrafrique : Son Exc. Catherine Samba Panza, nouvelle présidente
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:41

 

 

 

 

par Paul-Marie Ngoupana et Emmanuel Braun

 

BANGUI 21 janvier (Reuters) - La nouvelle présidente provisoire de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a annoncé mardi qu'elle allait ouvrir le dialogue avec les représentants des groupes armés pour tenter de ramener le calme dans le pays, où les violences ont fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés depuis début décembre.

 

Mardi encore, sept personnes ont été tuées dans des affrontements entre miliciens Séléka et anti-balaka dans le nord-ouest du pays, près de la ville de Bang, non loin des frontières du Tchad et du Cameroun, a rapporté un témoin.

 

Un représentant de la Séléka, ancien mouvement rebelle majoritairement musulman, a apporté son soutien à la présidente, élue la veille par le Conseil national de transition (CNT).

 

Dès lundi, les miliciens chrétiens anti-balaka, adversaires de la Séléka, avaient salué avec joie l'élection de Catherine Samba-Panza en remplacement de Michel Djotodia, ancien chef de la Séléka forcé à la démission le 10 janvier à la suite de pressions internationales.

 

"Je veux rencontrer les groupes armés et les écouter", a dit la présidente mardi lors d'une conférence de presse. "Si des gens ont pris les armes, c'est qu'il y a une raison", a-t-elle ajouté.

 

Le général Ousmane Mamadou Ousmane, président de la commission chargée de la réforme militaire, a également apporté son appui à Catherine Samba-Panza. "Notre objectif est clair, c'est de soutenir la présidente pour qu'elle mène à bien sa mission afin que la paix revienne en République centrafricaine", a-t-il dit.

 

La présidente par intérim a profité de sa première conférence de presse pour appeler la communauté internationale à intensifier son aide à la Centrafrique et permettre le redémarrage des services publics. Les fonctionnaires n'ont pas été payés depuis plusieurs semaines.

 

Environ 100.000 civils fuyant les combats ont trouvé refuge dans un camp proche de l'aéroport international de Bangui. Eux aussi ont bien accueilli l'élection à la présidence de Catherine Samba-Panza, maire de la capitale depuis mai 2013, mais craignent toujours des attaques s'ils cherchent à rentrer chez eux.

 

Avec Misha Hussain à Dakar; Guy Kerivel pour le service français

La présidente centrafricaine veut dialoguer avec les miliciens
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:35

 

 

 

 

 

Par , publié le 

 

La maire de la capitale centrafricaine Catherine Samba-Panza est élue présidente par interim, dix jours après la démission de l'ancien président Michel Djotodia. Hollande a salué l'élection de la favorite dans ce scrutin décisif pour l'avenir du pays. 


 

La maire de la capitale centrafricaine Bangui est élue présidente de transition par le Parlement, dix jours après la démission de l'ancien président Michel Djotodia.

 

Le parlement centrafricain devait se prononcer ce lundi pour trouver un successeur à l'ancien chef de la Séléka, qui a été poussé à renoncer à son poste le 10 janvier, lors d'une réunion de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale. Catherine Samba-Panza a été élue à 75 voix au second tour du scrutin, contre 53 voix pour son adversaire Désiré Kolingba, fils d'un ancien chef d'Etat.

 

Les résultats ont suscité une salve d'applaudissement au parlement, avant que l'assemblée n'entonne l'hymne national centrafricain. La femme d'affaires, maire de Bangui, faisait figure de favorite, comme l'expliquait RFI avant sa nomination. Elle avait su se tenir à l'écart des luttes de clan, précise la radio internationale, faisant d'elle une candidate idéale dans ce pays déchiré par les tensions interreligieuses.

 

François Hollande l'a immédiatement félicitée pour son élection, selon un communiqué diffusé par l'Élysée. Le président a souligné qu'il "lui revient désormais de mener à bien la réconciliation et l'apaisement nécessaires en RCA, en vue de la tenue d'élections démocratiques". "La France se tient à ses côtés dans cette tâche difficile", a-t-il assuré à Catherine Samba-Panza.

 

Engagée contre la corruption

 

Dans un discours devant les parlementaires, elle a immédiatement lancé un "appel vibrant" aux miliciens chrétiens et combattants musulmans, leur intimant de déposer les armes. "Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes", a-t-elle dit à l'attention des anti-balaka avant de s'adresser aux ex-Séléka, "déposez vos armes", pour faire "cesser la souffrance des populations." 

 

Catherine Samba-Panza s'est engagée contre la corruption dans un pays où la faiblesse de l'Etat central encourage ces pratiques, raconte La Croix dans un portrait. Après des études de droit en France, elle était revenue dans son pays pour monter une société de courtage en assurance, explique le quotidien chrétien. 

 

Elle a également pris le parti des femmes, déclarant à La Croix s'être "toujours battu pour la participation des femmes à des postes de direction." 

 

Devenue maire en juin 2013

 

Catherine Samba-Panza avait pris les fonctions de maire de Bangui en juin 2013. Elle avait trouvé la capitale "en état de délabrement total, avec des besoins importants en termes d'eau, d'assainissement, de santé, d'éducation."  

 

Elle avait salué l'intervention française en Centrafrique, lors de son déplacement à Tourcoing, dans le Nord, au mois de décembre 2013, estimant que "l'arrivée des troupes françaises a permis à la population d'avoir un regain d'espoir". Elle s'était exprimée dans le cadre d'une journée de solidarité organisée par une quinzaine d'associations de la diaspora centrafricaine. 

 

Avec AFP


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-la-maire-de-bangui-elue-presidente-de-transition_1315739.html#Q7Y162kdpxbfJ7L5.99

Centrafrique: l'élection de la nouvelle présidente de transition saluée par Hollande
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:32

 

 

 

 

 

 

Par Ava Djamshidi | LeParisien.fr 

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, va se rendre jeudi à Bangui pour assister à la prestation de serment de la présidente de la Centrafrique, Catherine Samba Panza, élue lundi par le parlement. Une première dans l'histoire troublée du pays.

 

Juste après son élection, Catherine Samba Panza, 59 ans, s’est posée en rassembleuse, endossant le tailleur de présidente de « tous les Centrafricains », alors que de nombreux habitants sont lancés dans une spirale de tueries interreligieuses depuis mars 2013. « Je lance un appel vibrant à mes enfants antibalakas (NDLR : miliciens chrétiens) qui m’écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes. A mes enfants ex-Séléka (combattants musulmans) qui m’écoutent aussi, déposez vos armes. »

 

Dès lundi, cette mère de trois enfants, titulaire d'un DESS en droit des assurances à l’université d’Assas, à Paris (VIe), s’est attelée à la composition de son gouvernement en préparant une première liste de potentiels ministres. Elle devrait en annoncer la composition jeudi, lors de sa prestation de serment solennelle, qui se déroulera en présence d’officiels.

Fabius jeudi à Bangui pour la prestation de serment de la présidente
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:28

 

 

 

 

 

le 21/01/2014 à 20:12 

 

La question posée ce mardi après-midi en séance au gouvernement du député PS Philippe Baumel, et la réponse du Ministre des Affaires étrangères

 

" Ma question s’adresse à M. le ministre des affaires étrangères. Monsieur le ministre, depuis des mois – de longs mois, malheureusement –, les nouvelles en provenance de la République Centrafricaine étaient tout à fait dramatiques : situation humanitaire catastrophique, insécurité, instabilité politique. Face à l’urgence, la France a pris ses responsabilités, mais l’absence de l’Union européenne a été ici et là vivement critiquée. Depuis vingt-quatre heures, nous avons reçu deux bonnes nouvelles. Hier en Centrafrique, dans un sursaut démocratique, le Conseil national de transition a élu Mme Catherine Samba-Panza présidente de transition. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SRC.) C’est un énorme espoir, tout autant qu’un défi gigantesque pour celle qui était jusqu’alors maire de Bangui. Réconcilier le pays, remettre en marche l’État, assurer la sécurité, mettre fin au conflit interreligieux, favoriser le retour des centaines de milliers de déplacés, engager la transition démocratique : voila la tâche difficile de la nouvelle présidente. Parallèlement, sous votre impulsion et celle du Président de la République, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis hier à Bruxelles, ont approuvé l’envoi de cinq cents soldats européens à Bangui en soutien aux soldats de l’opération Sangaris et à ceux de la force africaine, la MISCA. C’était la deuxième bonne nouvelle. Au-delà, la communauté internationale s’est engagée lundi à débloquer 500 millions de dollars d’aide humanitaire en faveur de ce pays. Pourtant, monsieur le ministre, certaines âmes chagrines dénonçaient ici même, il y a peu, l’isolement de la France en République Centrafricaine et remettaient en cause à demi-mot la légitimité de cette intervention.

 

Pouvez-vous, monsieur le ministre, nous confirmer les termes de l’engagement militaire de l’Union européenne, son calendrier, les modalités de déploiement de ses forces ? De la même manière, sous quel délai et dans quelles conditions seront débloqués les 500 millions de dollars d’aide humanitaire promis par la communauté internationale ? Enfin, dans ce contexte, quel pourrait être le calendrier de la transition démocratique en Centrafrique ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

 

M. le président. La parole est à M. le ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères.

 

"Monsieur le député, il est vrai que le 20 janvier 2014, nous avons appris une triple bonne nouvelle pour la Centrafrique et pour tous ceux qui sont aux côtés des Centrafricains – ils sont nombreux ici présents –, dans un pays qui ne nous avait pas habitués à cela. Tout d’abord, l’élection de Mme Catherine Samba-Panza, qui est une femme remarquable : l’ayant eue au téléphone hier, je lui ai apporté par anticipation votre soutien. Je serai à ses côtés jeudi, lorsqu’elle sera installée. Sa tâche est immense, mais elle doit savoir qu’elle peut compter sur le soutien de la France. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe SRC.)

 

Concernant l’aspect humanitaire, quarante pays représentés hier à Bruxelles ont en effet annoncé des engagements pour l’année 2014 à hauteur de 496 millions de dollars : cette somme, ô combien nécessaire, sera donc engagée cette année pour venir en aide à une population gravement touchée. Enfin, en matière sécuritaire, et c’est peut-être aussi ce point qui a retenu l’attention, nous avons obtenu que l’Union européenne, à l’unanimité, décide le principe d’un soutien militaire aux Centrafricains ainsi qu’à l’action de la France et de l’ONU.

 

Le chiffre de 500 militaires a été évoqué ; cela doit être fait dans les semaines qui viennent, essentiellement à Bangui et singulièrement autour de l’aéroport. On nous avait dit que nous étions seuls. Non, monsieur le député : nous étions les premiers, et c’est à l’honneur de la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC, RRDP et écologiste".

 

CENTRAFRIQUE :  Philippe Baumel interroge Laurent Fabius
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:23

 

 

 

 

 

http://www.24matins.fr/

 

La maire de Bangui, Catherine Samba-Panza, a été élue Présidente de transition par le conseil national de Transition, lundi 20 janvier

 

Catherine Samba-Panza succède ainsi à Michel Djotodia à la présidence de la Centrafrique, pour une transition politique qui devrait s’étaler jusqu’en février 2015. Elle a été élue au 2nd tour par le Conseil National de Transition, alors qu’elle avait face à elle le fils d’un ancien chef de l’Etat, Désiré Kolingba.

 

La nouvelle présidente a immédiatement appelé les deux groupes en présence dans la crise interreligieuse qui secoue la Centrafrique à déposer les armes. « A compter de ce jour, je suis la présidente de tous les Centrafricains sans exclusive », a-t-elle déclaré. De confession chrétienne, celle qui fut co-présidente du Forum de Réconciliation nationale lors de l’arrivée au pouvoir de François Bozizé en 2003 estime que son ouverture d’esprit devrait lui permettre d’être à l’écoute de tous les Centrafricains, qu’ils soient chrétiens ou musulmans.

 

Catherine Samba-Panza : la 1ère femme présidente de Centrafrique

 

L’ancienne maire de Bangui est la première femme  à accéder à la fonction suprême de Centrafrique. « J’ai senti au sein de la population ce désir d’avoir une femme qui puisse apaiser, réconcilier », a-t-elle déclaré dans une interview donnée à RFI.

 

 

Centrafrique: une douzaine de corps découverts au nord de Bangui

 

D. N. avec AFP   Le 21/01/2014 à 20:50

 

Une douzaine de corps de victimes des violences en Centrafrique ont été découverts ces derniers jours au nord de Bangui et ont fait l'objet d'un signalement aux organisations compétentes, a-t-on appris mardi à Paris auprès du ministère de la Défense.

    
Interrogé pour savoir s'il s'agissait d'un nouveau charnier, une source sécuritaire a indiqué que les corps avaient bien été retrouvés au même endroit.

    
La force française en RCA a fourni un renseignement à la force africaine, la Misca, sur la présence des corps, a-t-on souligné de même source, et ce sont les soldats de la Misca qui ont ensuite procédé aux recherches et découvert le charnier. Toujours de source sécuritaire, les corps ont été découverts à la sortie nord de Bangui, près du point PK12.

    
"Un signalement a été fait aux organisations internationales compétentes", a-t-on indiqué dans l'entourage du ministre de la Défense, sans plus de précisions. Le Bureau international des Nations-Unies en Centrafrique (Binuca) a notamment été informé. 
    
La Croix-Rouge centrafricaine ramasse assez régulièrement des corps de victimes des affrontements intercommunautaires lors de ses tournées dans Bangui et dans la périphérie de la ville, où ces macabres découvertes ont toutefois tendance à diminuer.

Centrafrique : la nouvelle Présidente appelle au dépôt des armes
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:17

 

 

 

 

 

lundi 20 janvier 2014  par © Agence France-Presse (AFP) 

 

C’est ensemble qu’ils sillonnent une Centrafrique déchirée pour y prêcher la paix et la réconciliation. C’est donc ensemble que l’archevêque et l’iman de Bangui entament une tournée européenne pour réclamer davantage d’aide internationale.

 

Ils préfèrent le terme de "guerre aux aspects religieux" à celui, plus usité, de "guerre confessionnelle". L’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, et l’imam Omar Kobine Layama, chef de la conférence islamique, ne peuvent se résoudre à l’idée qu’en Centrafrique, où chrétiens et musulmans cohabitent depuis 1870, des croyants puissent tuer au nom de leur religion. "C’est antibiblique et anticoranique", affirmaient-ils au quotidien "Le Monde" daté du 27 décembre 2013.

 

Depuis que leur pays a basculé dans une spirale de violences, les deux hommes prêchent à l’unisson paix et réconciliation. "Nous sommes tous les deux nés dans un climat de tolérance. Nous avons toujours eu pour habitude de célébrer et de respecter les différentes religions. Noël et le ramadan sont des jours fériés", écrivaient fin décembre les deux chefs religieux dans une tribune commune publiée dans "Le Monde" et le "Washington Post".

 

"Une vision alternative au carnage"

 

Symbole du lien indéfectible qui aujourd’hui les unit : depuis le 5 décembre et la sanglante offensive de la milice chrétienne anti-balaka dans la capitale centrafricaine, l’imam réside en l’église Saint-Paul dont l’archevêque a la charge. Et c’est ensemble qu’ils sillonnent les routes du pays pour prôner la non-violence à leurs compatriotes et leur offrir ainsi "une vision alternative au carnage".

 

Lundi 20 janvier, le binôme a entamé une mini-tournée européenne qui doit les mener à Bruxelles, Londres puis en fin de semaine à Paris, où ils rencontreront le président François Hollande ainsi que ses ministres des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Objectif ? Réclamer davantage d’aide humanitaire et militaire des pays européens.

 

"Nous craignons que faute d’une réponse internationale plus importante, notre pays ne soit condamné aux ténèbres", alertaient-ils déjà dans leur tribune à quatre mains. Les tueries quotidiennement rapportées par les ONG leur donnent raison. Si la sécurité semble se stabiliser à Bangui, du fait de la présence des militaires français de l’opération Sangaris et africains de la Misca, le reste du pays, lui, demeure le théâtre de réguliers bains de sang. La Croix-rouge a annoncé la découverte, vendredi, de 50 corps dans le nord-ouest du pays.

 

De son côté, l’organisation Save the Children a indiqué que depuis vendredi dans la même région au moins 23 civils musulmans, dont trois enfants, ont été tués alors qu’ils tentaient de fuir vers le Cameroun. Samedi, des violences ont également été signalées dans d’autres localités du nord et de l’ouest. À Boali, à 90 kilomètres au nord-ouest de Bangui, des centaines de musulmans étaient réfugiés dimanche dans la paroisse Saint-Pierre après des violences ayant fait sept morts depuis vendredi.

 

"Recoudre un pays en lambeaux"

 

"Le message est clair : 1 600 soldats français et 4400 soldats de la force africaine ne suffisent pas pour faire revenir la sécurité en Centrafrique, pays de brousse plus grand que la France, a lancé ce lundi l’imam Omar Kobine Layama sur les ondes de France Info. Il y a urgence à ce que l’Union européenne envoie des renforts importants pour sécuriser plus d’axes et désarmer plus de miliciens."

 

Ce lundi, les Vingt-Huit ont approuvé le lancement d’une opération militaire de l’Union européenne en Centrafrique. Le nombre de soldats devrait s’élever à environ 1 000 pour aider les forces africaine et française à sécuriser Bangui, notamment la zone de l’aéroport. Par ailleurs, l’UE et l’ONU se sont engagées à débloquer près de 500 millions de dollars pour venir en aide au pays.

 

Mais outre l’urgence humanitaire, le risque d’une partition du pays, où les musulmans resteraient cantonnés au nord et à l’ouest, et les chrétiens au sud et à Bangui, demeure un motif d’inquiétude pour les deux religieux.

 

Le président de transition que le Parlement provisoire doit désigner ce lundi aura ainsi la charge de "recoudre un pays en lambeaux". Deux candidats sont en lice pour un second tour : la maire de Bangui, et le fils d’un ancien président. Au final, "le choix ne doit pas se faire en fonction de la confession du président mais en fonction de ses compétences et de sa capacité à fédérer notre peuple en souffrance, plaident-ils sur France Info. L’enjeu est important. Il faut sauver le pays."

Centrafrique : Les inséparables archevêque et imam de Bangui en Europe pour réclamer de l’aide
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:08

 

 

 

 

 

Mardi, 21 janvier 2014 08:41  Publié par  Le Messager

 

Avec le retour, la semaine dernière de l’ex-président centrafricain à Yaoundé, le chef de l’Etat reprend la main dans la rivalité sourde qui l’oppose à son homologue tchadien.

 

Idriss Déby Itno a eu son instant de gloire. On l’a vu à l’œuvre lors du dernier sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac) organisé les 9 et 10 janvier 2013. Le président tchadien qui conduisait ces assises de main de maîtres avait pu obtenir le départ de son filleul Michel Djotodia le chef des mercenaires de la Séléka arrivés au pouvoir en milieu d’année en Centrafrique. Ce départ analysé dans les chancelleries de la sous-région comme le point de départ de la pacification tant espérée en Rca était jusque-là mis à l’actif du président tchadien qui ne cache plus ou cache mal sa volonté de se positionner comme tête de proue parmi ses pairs de la Cemac. Voilà que Paul Biya sort de sa poche la carte Bozizé. L’ex-général qui avait d’abord été en simple transit après sa chute à Bangui avait été installé dans le quartier résidentiel du Golf à Yaoundé avant de disparaître des radars puis… réapparaître en France et même au Kenya. Pourtant le secrétaire général de la présidence de la République camerounaise Ferdinand Ngoh Ngoh affirmait que «le président Bozizé a trouvé refuge au Cameroun en attendant son départ vers un autre pays d’accueil».


Le Messager qui a appris de bonne source que Bozizé qui revient à Yaoundé à la suite d’un Ok donné à sa demande d’asile introduite auprès des autorités camerounaises avant son départ du Cameroun a également pu établir que le tombeur de feu le président Ange Félix Patassé a été accueilli par les éléments de la Garde présidentielle et du contre-espionnage camerounais. La nature et la composition de ce dispositif d’accueil et d’escorte laisse penser que l’hôte qui n’est pas n’importe qui devrait bénéficier des bons soins de la Princesse. Mais pour quelles fins.


Transit

Dans les allées du pouvoir une explication revient. Celle du pied de nez à Idriss Déby voulu par le président Biya. Le président tchadien n’a jamais en effet voulu que l’ancien homme fort de Bangui séjourne tout près de la Rca et n’a pas manqué de le faire savoir à son homologue camerounais qui a accordé une «hospitalité exceptionnelle » à François Bozizé violant même les usages diplomatiques au Cameroun qui veut qu’un acteur de premier plan dans un conflit dans un pays étranger ne puisse jouir que de transit en terre camerounaise.


L’autre déterminant du retour de Bozizé fortement soutenu dans le sérail est la participation des cadres du parti du Nkwa na Nkwa dont Bozizé est le fondateur dans les discussions envisagés pour un retour à la stabilité en Rca après l’élection d’un nouveau président de la transition. En servant de porte avion à Bozizé et ses partisans Yaoundé entendrait ainsi jouer sa partition dans le retour à une situation tout au moins moyennement normale en Rca. Surtout qu’après le départ de Michel Djotodia vers les poubelles de l’histoire François Bozizé redevient « fréquentable ». Ce projet aurait le don d’après nos sources de trouver une solution de fond au conflit centrafricain mais aussi positionnerait Yaoundé comme une des destinations inévitables dans les pourparlers auxquels songent déjà l’ensemble des pays « amis » de la Centrafrique qui œuvrent en ce moment soit par des moyens diplomatiques soit par des voies militaires pour la pacification du pays.


Mais une analyse sérieuse de la situation ne peut éluder les risques encourus par le Cameroun dans cette nouvelle opération. Car jamais une personnalité de premier plan dans un conflit ou un chef d’Etat déchu n’avait retrouvé une terre d’asile au Cameroun. Même le Général Malloum du Tchad ami intime du président Ahidjo n’avait eu droit à ce privilège. Idem pour Hissène Habré Ange Félix Patassé etc. Les différents appels des partisans de Bozizé qui pourraient être diversement interprétés chez les Seléka et leurs sympathisants ou chez les anti-balaka et Cie à travers le prisme de la présence de Bozizé à Yaoundé n’auront-ils pas d’effets sur la sécurité des populations des régions de l’Est et de l’Adamaoua au Cameroun? Les nouveaux plans de Biya ont-ils intégré cette dimension?

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