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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 02:24

 

 

 


Bangui PK 0


Radio Ndéké Luka mercredi, 30 Novembre 2011 14:39


Bangui en habits de fêtes ! C’est le spectacle qui est donné de voir en cette veille de la commémoration de la proclamation de République centrafricaine, il y a 53 ans. Le centre-ville est propre comme un sou neuf. Sur les principales artères de la capitale centrafricaine, on rencontre encore les ouvriers du service de l’entretien routier qui s’affairent à combler les nids de poule. Dans tous les quartiers, des banderoles et des drapeaux aux couleurs nationales sont déployés et flottent au vent. Les troncs de manguiers ont été badigeonnés. Il en va de même des bâtiments inachevés et inhabités de la ville. Bangui est déjà en fête !


Propreté en ville, propreté dans les quartiers. Fierté de tous, petits et grands, hommes et femmes. Même dans la pauvreté et les difficultés de toutes sortes, le sentiment national demeure encore fort.


Jeudi 1er décembre, ce sera le grand et traditionnel défilé civil et militaire sur l’Avenue des Martyrs. Suivront de nombreuses autres manifestations, telles que la finale nationale de la Coupe de Football, les régates sur le fleuve Oubangui.


Ce mercredi, le chef de l’Etat adressera un message à la Nation entière. Auparavant des centaines de fonctionnaires, cadres et agents de l’Etat centrafricain et du secteur privé, auront été décorés dans les différentes distinctions honorifiques par le Premier Ministre Faustin Archange Touadéra, entouré des membres du gouvernement sur l’Avenue des Martyrs à Bangui.


La fête sera sans doute belle puisque les salaires ont déjà été payés. Une mesure prise par le gouvernement pour permettre aux fonctionnaires de s’y associer pleinement.


Il faut juste rappeler que l’opposition pour sa part, a appelé au boycott des festivités. Elle a invité ses militants à s’abstenir et à rester dans les maisons, parce que les autorités actuelles n’ont aucune légitimité pour organiser la commémorer la proclamation de l’Indépendance.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 15:57

 

 

 

 

 

corps-du-GP-lynche-a-Ouango.jpg

 

corps du soldat de la Garde Présidentielle de Bozizé lynché à Ouango

Bangui par la population excédée par les exactions de cette unité.

 

Les locaux du détachement de la GP à Ouango ont également été incendiés.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 15:43

 

 

 

Bangui-la-coquette.jpg

 

 

 

Les villes où il fait bon vivre en 2011


Comme en 2010, c’est à Vienne que vous devez aller si vous privilégiez la qualité de vie, selon l’étude réalisée par le Cabinet Mercer.


Zurich a elle aussi conservé sa deuxième place au classement des villes où il fait bon vivre, mais Genève chute lourdement en passant de la troisième à la huitième place.

 

D’une année sur l’autre les positions restent cependant relativement stables et l’Allemagne démontre que c’est un pays où il fait bon vivre avec la présence de trois villes dans le top 10 (Munich, Düsseldorf et Francfort), tout comme la Suisse qui conserve également 3 villes parmi les 10 premières (Zurich, Genève et Berne).

On constate donc que 8 villes européennes se trouvent classées parmi les 10 premières où il fait bon vivre dans le monde, dont 6 dans la partie germanique du Vieux Continent, Copenhague entrant dans le Top 10 en repoussant Sydney à la onzième place.

 

Les deux autres villes de ce top 10 sont Auckland (Nouvelle-Zélande) qui conserve pratiquement sa position de l’année antérieure, tout comme Vancouver (Canada).


En regardant un peu plus loin dans le classement, deux autres villes Allemandes se retrouvent parmi les 20 premières, Hambourg (16) et Berlin (17), Amsterdam est en douzième position tandis que Luxembourg prend la 19ème place.

 

Avec Stockhom en 20ème position nous avons donc 13 villes européennes parmi les 20 premières, 3 au Canada (Vancouver, Ottawa et Toronto), 2 en Nouvelle-Zélande (Auckland et Wellington) et 2 en Australie (Sydney et Melbourne).

Encore un peu plus loin dans le classement on retrouve Perth (21), Canberra (26) et Adélaïde (30) pour l’Australie, Bruxelles (22), Nuremberg (24), Dublin (26) et Stuttgart (28) pour l’Europe, Montréal (22) pour le Canada, Singapour (25) et Honolulu (29) étant les deux seules villes classées parmi les 30 premières n’appartenant pas à l’Europe, au Canada, à l’Australie ou à la Nouvelle-Zélande.

 

Si on prend en compte le classement des 30 villes où on vit le mieux il vaut donc mieux vivre en Europe du Nord (en Allemagne notamment), au Canada, en Australie ou en Nouvelle-Zélande.

 

Quant à la France, Paris ne se trouve qu’en trentième position a égalité avec Adélaïde et San Francisco, cette dernière étant la ville des États-Unis continentaux où l’on vit le mieux.

 

On notera cependant une légère amélioration de Paris qui progresse par rapport à 2010 en passant de la 34ème à la 30ème place, Lyon restant stable en passant de la 38ème à la 39ème place.

 

Parmi les villes où il ne fait pas bon vivre selon le Cabinet Mercer Tbilissi (Géorgie) est la plus mal classée des villes européennes et une des moins fréquentables de la planète avec une 215ème position, tandis que Moscou fait guère mieux avec une 199ème place.


En Asie il est guère conseillé de vivre à Dacca, la capitale du Bangladesh qui obtient une 204ème place, toutefois mieux classée que Bichkek au Kirghizistan (206ème), Douchanbé au Tadjikistan (208ème) et Karachi au Pakistan (216ème).


En Afrique, si vous souhaitez bien vire oubliez Tripoli en Libye (204ème), Kinshasa au Congo (217ème), Bangui en République Centrafricaine (218ème), Abidjan en Côte d’Ivoire (219ème), N’Djamena au Tchad (220ème) et Bagdad (221ème).


En Amérique Kingston en Jamaïque (192ème), Bogotá en Colombie (196ème), Port-au-Prince en Haïti (202ème) et Caracas au Venezuela (205ème) restent peu recommandables.

 

Pour l’Amérique Centrale, les Caraïbes et l’Amérique du Sud c’est Pointe-à-Pitre en Guadeloupe qui est la ville où on vit le mieux avec une 63ème place au classement mondial.

 

Classement des 50 villes où il fait bon vivre en 2011


Rang

Ville

Pays

1

Vienne

Autriche

2

Zurich

Suisse

3

Auckland

Nouvelle-Zélande

4

Munich

Allemagne

5

Düsseldorf

Allemagne

5

Vancouver

Canada

7

Francfort

Allemagne

8

Genève

Suisse

9

Berne

Suisse

9

Copenhague

Danemark

11

Sydney

Australie

12

Amsterdam

Pays-Bas

13

Wellington

Nouvelle-Zélande

14

Ottawa

Canada

15

Toronto

Canada

16

Hambourg

Allemagne

17

Berlin

Allemagne

18

Melbourne

Australie

19

Luxembourg

Luxembourg

20

Stockholm

Suède

21

Perth

Australie

22

Bruxelles

Belgique

22

Montréal

Canada

24

Nuremberg

Allemagne

25

Singapour

Singapour

26

Canberra

Australie

26

Dublin

Irlande

28

Stuttgart

Allemagne

29

Honolulu

USA

30

Adélaïde

Australie

30

Paris

France

30

San Francisco

USA

33

Calgary

Canada

33

Oslo

Norvège

35

Helsinki

Finlande

36

Boston

USA

37

Brisbane

Australie

38

Londres

Royaume-Uni

39

Lyon

France

40

Barcelone

Espagne

41

Lisbonne

Portugal

42

Milan

Italie

43

Chicago

USA

43

Madrid

Espagne

43

Washington

USA

46

Tokyo

Japon

47

New York

USA

48

Seattle

USA

49

Kobe

Japon

49

Pittsburgh

USA

49

Yokohama

Japon

 

Pour réaliser ce classement le Cabinet Mercer a pris en compte 39 facteurs répartis en 10 catégories :

  1. Environnement politique et social (stabilité politique, criminalité, application des lois, etc…)
  2. Environnement économique (lois sur les changes, services bancaires, etc..)
  3. Environnement socio-culturel (censure, libertés personnelles, etc…)
  4. Santé et environnement (services médicaux, épidémies, recyclage de l’eau, traitement des déchets, pollution atmosphérique, etc…)
  5. Éducation (écoles, disponibilités des écoles internationales, etc…)
  6. Services publics et transports (électricité, eau, transport public, embouteillages, etc…)
  7. Loisirs (Restaurants, cinémas, théâtres, terrains de sports et de loisirs, etc…)
  8. Consommation (disponibilité quotidienne des aliments, voitures et biens de consommation courants, etc…)
  9. Logement (maisons, appartements, électroménager, services de maintenances, etc…)
  10. Environnement naturel (Climat, nombre de catastrophes naturelles, etc…)

Quant à la sécurité, le Cabinet Mercer place le Luxembourg en première position d’un classement dominé par les européens puisque 7 villes européennes occupent les 7 premières places (Luxembourg, Berne, Helsinki, Zurich, Vienne, Genève et Stockholm), 14 parmi les 20 premières, les autres places étant occupées par des villes canadiennes, néo-zélandaises et Singapour.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 04:10

 

 

 

 

Bangui-PK-0.jpg


par alexandre le Lundi 28 novembre 2011 à 09:50:31 

Visite du maire de Bangui dans la commune d’Abomey-Calavi: Le jumelage entre les deux villes passe du rêve à la réalité


Du 19 au 25 novembre dernier, le maire de la ville capitale de la Républicaine Centrafricaine Bangui à la tête d’une délégation a effectué dans la commune d’Abomey Calavi une visite de travail et d’amitié avec le maire Patrice Hounsou Guèdè. Au cœur des échanges, la mise en œuvre d’une coopération décentralisée entre les deux villes. Démarrée par la grande prière Sainte du Pape Benoît XVI en visite au Bénin dans le cadre de la signature des recommandations post-synodales, cette descente de Nazaire Guenefe Yalanga, maire de Bangui est essentiellement faite de séance de travail avec l’administration communale pour comprendre son fonctionnement, mais aussi d’audiences tous azimuts avec tout le gotha politique béninois, de visites de chantiers dans la Commune d’Abomey-Calavi, et de visites de sites touristiques.

 

Pendant 7 jours, les échanges entre les deux personnalités ont tournés autour de la mise en œuvre effective du jumelage entre les deux communes. Il s’est agi alors de définir les marges de cette coopération décentralisée dont la signature se fera en janvier prochain à la suite d’un voyage du maire Patrice Hounsou Guèdè dans la capitale Centrafricaine. A l’occasion, l’exercice des visites et des audiences sera repris pour permettre à la délégation d’Abomey-Calavi de toucher du doigt les réalités du beau pays qu’est la Centrafrique. Des expériences qui ont manifestement déjà tempérées le passage de Nazaire Guenefe Yalanga à Abomey Calavi.


La délégation "Banguissoise" sous la houlette du maire d’Abomey Calavi, a été reçue en audience respectivement par les Présidents de trois (03) des six (06) Institutions de la République du Bénin, à savoir, le Président du Conseil économique et social (Ces), le Président de l’Assemblée Nationale et celui de la Cour Suprême chargée de l’organisation des élections communales et locales et de la gestion du contentieux postélectoral. Avec ces différents Présidents d’Institutions, les échanges furent cordiaux, ponctués de conseils et d’exhortation pour une réussite de la prochaine mise en œuvre du processus de la décentralisation en Centrafrique.

 

De la fierté du président Mathurin Nago à la satisfaction de Nicolas Adagbè en passant par les conseils de Ousmane Batoka, la délégation du maire Nazaire Guenefe Yalanga est convaincue de l’exemplarité de la décentralisation béninoise. Ce que ne viennent pas démentir les audiences accordées à la délégation par le maire Nicéphore Soglo et Moukaram Badarou. Avec les deux maires, les échanges étaient basés sur des informations générales sur le fonctionnement des municipalités, les exigences, les besoins et défis à relever notamment en termes de transports interurbains, de gestion des déchets solides et ménagers, et d’assainissement des villes.

 

Des défis que le Bénin entend relever d’ailleurs grâce au projet d’intercommunalité qui va permettre par exemple à trois grandes Mairies, d’Abomey-Calavi, Cotonou et Sèmè-Podji de se mettre ensemble pour faire des levées de fonds. La visite de lé délégation "Banguissoise" a pris fin par une séance de travail avec l’administration communale d’Abomey-Calavi et la participation à la grande soirée dinatoire offerte par Patrice Hounsou-Guede à l’occasion de la remise officielle du Trophée de la "Ville verte francophone de l’année 20" décroché par la Commune d’Abomey-Calavi sur 37 villes concurrentes dont Dakar, Abidjan, Lagos etc.

 

Le Trophée a été décerné par l’Association française des "Eco-Maires" qui est en relation de coopération depuis une dizaine d’années avec plus de deux mille (2000) collectivités de par le monde. A la sortie de cette visite d’une semaine ponctuée de visites touristiques, Nazaire Guenefe Yalanga et sa suite reparte fière d’avoir posé les balises d’une réelle coopération décentralisée Sud-Sud entre la commune de Bangui et celle d’Abomey Calavi qui sera effective à la suite du voyage de Patrice Hounsou en Centrafrique dès janvier prochain.


Modeste TOFFOHOSSOU


Journal FRATERNITE  28/11/11

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 23:12

 

 

 

Nic Tiangaye

 

Mardi, 29 Novembre 2011 16:52


Le FARE (Front pour l’Annulation et la reprise des Elections) en Centrafrique 2011, par la voix de son coordonnateur, Maitre Nicolas Tiangaye s’est retiré des travaux de révision du code électoral centrafricain.

L’opposition pose des conditions relatives à sa participation aux travaux de révision de ce code électoral. Dans une déclaration publiée le 28 novembre, les membres du FARE demandent au Ministre de l’Administration du Territoire de les « rassurer que les résultats desdits travaux ne seront pas remis en cause par les institutions de la République ».

 

Ils demandent également que la répartition du quota de participation des partis politiques dans cette réunion soit équitable. Mais la première journée des travaux de réflexion sur la révision du code électorale a connu la participation du FARE 2011.

 

Maitre Nicolas Tiangaye, du FARE 2011, a pourtant déclaré à l’ouverture de cette assise,  que « nous voulons une démarche globale, qui prend en compte l’ensemble des revendications de l’opposition démocratique. Nous considérons cette réunion comme une réunion technique qui ouvrira plus tard la voix à toutes nos revendications ».

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 22:39

 

 

 

urgent

 

 

incident-a-ouango.jpg


Radio Ndéké Luka mardi, 29 Novembre 2011 16:43

 

Deux personnes ont été tuées dont un élément de la garde présidentielle, suite à un incident survenu ce mardi 29 novembre 2011 à Ouango dans le septième arrondissement de la ville de Bangui. L’autre personne tuée est un civil. En milieu de matinée, la tension était vive dans le secteur.

 

A l’origine de cet incident, la bagarre, somme toute banale de deux pousseurs (personnes des pousse-pousse pour transporter des marchandises). Un élément de la garde présidentielle est intervenu pour les séparer. Il s’est servi de sa ceinture et a touché l’un de bagarreur à sa nuque, un coup qui entraînera  la mort quelques instants plus tard après le transfert de la victime dans un hôpital de Bangui.

 

La réaction des témoins a été immédiate. Le soldat a été lynché sur le champ avec des jets de pierres. Une bonne partie de la population de Ouango est sortie dans la rue et mêmes les écoles ont été perturbées. Les locaux abritant les éléments de la garde présidentielle ont été saccagés et incendiés par une foule en colère. Les militaires présents ont été d’abord contraints à la fuite avant de revenir ensuite avec des renforts.

 

Un journaliste de Radio Ndeke Luka qui s’est rendu sur les lieux a pu voir le corps du militaire lynché et emporté sur une civière par des volontaires de l’antenne locale de la Croix Rouge. Les personnes qu’il a pu interroger, dont des témoins directs de l’incident qui a mis le feu aux poudres, font état d’un ras-le-bol des exactions commises par ces éléments de la Garde présidentielles sur les civils au port de Ouango Sao, qui a entraîné la réaction que l’on sait.

A la mi-journée les éléments de la Garde présidentielle patrouillaient encore dans le secteur mais les rues étaient désertes, les habitants se terrant chez eux par peur d’éventuelles représailles des militaires.


 

 

NDLR : Les autorités politiques et militaires du pays étant incapables de mettre au pas ces éléments de la garde présidentielle dont les exactions et autres crimes ne sont plus à prouver, la population n’a pas d’autre choix que de manifester ainsi son ras’l bol et d’en arriver au lynchage pour se rendre justice. Puisse cet incident de Ouango faire réfléchir tout un chacun !

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:10

 

 

BRAECKMAN-TSHISEKEDI.JPG

 

Carnet de Colette BRAECKMAN 28 novembre 2011

 

Le vote sanction

 

D’ici la proclamation officielle des résultats, le 6 décembre prochain, la fièvre électorale ne quittera pas le Congo. Mais dès demain, d’autres jeux vont s’engager : l’analyse des résultats officieux,  les spéculations sur les futures alliances gouvernementales, sur la majorité qui se dégagera à l’Assemblée nationale. Mais dans l’immédiat, quelques leçons se dégagent déjà de ce scrutin.


La première, malgré les critiques, c’est que la Commission nationale indépendante, dans des conditions hors normes, a réussi un pari dont la veille encore tout le monde doutait. La seconde, c’est que, dans le climat de violence et de suspicion qui régnait voici quelques jours, un report, de quelques jours ou de quelques semaines,  aurait été plus dangereux encore que des élections, aussi imparfaites et perfectibles au Congo qu’ailleurs. La troisième, c’est que les Congolais, dans leur très grande majorité, ont fait preuve de civisme et de discipline. Il suffisait de voir les policiers qui surveillaient calmement les centres de vote, la courtoisie des assesseurs, le calme des témoins, figés des heures durant dans leur tâche d’observation pour s’en convaincre, même s’il y eut, ici et là, de la confusion et  des impatiences.

 

La quatrième conclusion, sans préjuger du résultat arithmétique, c’est que les Congolais ont fait usage du plus élémentaire des droits démocratiques : ils ont sanctionné leurs élus. Puni les députés qui se sont votés des indemnités de 6000 dollars par mois en oubliant leurs électeurs. Congédié bien des arrogants qui croyaient qu’il leur suffirait de distribuer quelques T shirts en dernière minute.

 

Ils ont adressé un message sévère à un gouvernement –en principe de centre gauche !- qui a oublié le social et permis à la gangrène de la corruption de s’étendre. Dans de larges couches de la population, le discours de Tshisekedi a fait mouche. Pas seulement parce qu’il a tenu des propos démagogiques, parfois haineux et provocateurs, parfois ethnistes, promettant de renvoyer « le bonhomme » Kabila au Rwanda.

 

Le vieux leader a fait mouche parce que, de manière plus incantatoire que chiffrée, il a promis le changement. L’opposant historique a su catalyser la colère des sans voix, des sans travail, des sans pain, des sans école ; il a bénéficié d’un vote-sanction, dont la sévérité doit faire réfléchir tous ceux qui aspirent à garder ou à prendre le pouvoir.


Colette BRAECKMAN

 

 

Tous les Congolais sont devenus experts ès élections


29 novembre 2011


Se défendant des accusations de fraude et d’irrégularités, le pasteur Ngoy Mulunda, président de le commission électorale indépendante, s’est défendu. Il a fait parler les chiffres : sur 63.865 bureaux de vote, 485 seulement ont connu des problèmes. Autrement dit, 99,2% des bureaux ont fonctionné normalement… L’opinion n’est cependant pas tendre avec la CENI, elle fustige la confusion des listes électorales, l’absence de matériel en certains endroits, l’ouverture tardive de certains bureaux. Cependant force est de constater que, compte tenu des circonstances particulières du pays, ce scrutin représente  de toutes manières un exploit. Du reste, la CENI fait preuve de souplesse : dans certains bureaux de Lubumbashi, où de nouveaux bulletins ont été amenés d’Afrique du Sud après l’incendie volontaire de plusieurs ballots, on votait encore lundi…

 

Partout ailleurs, les Congolais se sont trouvé un nouveau passe-temps : carnet et bic en mains, ils parcourent les bureaux électoraux de leur quartier, notent avec gourmandise les voix recueillies par les candidats à l’élection présidentielle et, accessoirement, relèvent les succès des futurs députés. D’un bout à l’autre du pays, les portables grésillent, les résultats s’échangent d’une province à l’autre.


Puisque les opérations ne sont pas terminées, puisque les résultats officiels ne seront communiqués que le 6 décembre prochain, la CENI s’abstient soigneusement de toute estimation des résultats. Mais dans la rue et dans les état- majors des partis, chacun est devenu expert es élections.  A Kinshasa, nous joignant aux curieux du quartier, nous avons relevé les résultats affichés sur les portes de plusieurs dizaines de bureaux de vote, à Matonge, Barumbu, Bandal, Gombe… Partout le spectacle  était le même : des agents de la CENI  tombant de sommeil, qui balayaient les salles de classe avant de se retirer, des résultats soigneusement affichés, validés par la signature des témoins.. Et partout aussi des résultats qui se  ressemblaient : deux tiers des voix pour Etienne Tshisekedi, un tiers pour Joseph Kabila, une dizaine pour Vital Kamerhe, et rien, absolument rien, pour les autres, sauf, ici et là dans les quartiers bourgeois une voix ou l’autre pour Kengo wa  Dondo.


Au quartier général du PPRD, le parti de Kabila, quelques silhouettes traînent sous les arbres. La fièvre des jours précédents est bien retombée. Les militants semblent fatigués, eux aussi sont accrochés à leur portable sur lequel les chiffres s’alignent. Ils répètent qu’arithmétiquement, le président, le seul qui a fait campagne jusque dans les coins les plus reculés de ce vaste pays, ne peut que l’emporter et que le total des voix jouera en sa  faveur. Il n’empêche que, politiquement, le discours de Tshisekedi a fait mouche, à Kinshasa, dans l’Equateur où il a recueilli les voix de Bemba, dans le Bandundu, dans les deux Kasaï, dans le Bas Congo, dans une partie du Katanga tandis qu’au Nord et Sud Kivu, qui en 2006 avaient voté  massivement pour Kabila, c’est Vital Kamerhe l’enfant du pays, qui l’a emporté.


Colette BRAECKMAN

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 17:43

 

 

Clement-Boute-Mbamba.jpg

 

 

Monsieur Le Ministre : FAITES LA GUERRE !


Lettre au Ministre Centrafricain de la Défense

 

« Le gouvernement est au courant des exactions des hommes de Baba-Ladé. Nous allons relancer les négociations entamées pour que lui et ses hommes retournent au Tchad. Mais si le dialogue n'aboutit pas, nous allons prendre nos responsabilités »

 

 Jean Francis BOZIZE, Ministre délégué à la défense nationale. 

 

Monsieur le Ministre,


Avec votre bénédiction, le 13 juin 2011 le Gouvernement Tchadien et Baba Laddé ont signés à Bangui un accord de paix au terme duquel ce dernier devait déposer les armes et regagner le Tchad. Les optimistes ont applaudi, les pessimistes ont pris rendez-vous. Ce que certains craignaient, est vite arrivé. Non seulement Baba Laddé et ses hommes n’ont pas regagné le Tchad mais ils se sont mis à étendre leurs tentacules de Kaga-Bandoro aux portes de Kouango en passant par la banlieue de Bambari et depuis quelques jours dans l’Ouham-Pende et la Basse-Kotto. Cette tragédie interpelle chaque Centrafricain et vous place devant l’histoire, les hommes et la réalité en face de votre responsabilité : neutraliser et mettre hors d’état de nuire Baba Laddé en reconstituant l’unité de notre territoire.


Un mauvais scénario

 

Malgré quelques insuffisances, l’élection au second tour comme Chef d’Etat de François Bozize Yangouvonda en 2005  n’a pas souffert de légitimité. Sa légalité (1) n’était pas remise en cause. La rébellion qui est née en 2006 n’avait aucune justification sur le plan politique. D’ailleurs lorsqu’on lit les accords de Birao, de Syrte et de Libreville, l’on ne voit nulle part les divergences politiques c’est-à-dire la contradiction fondamentale entre ces groupes rebelles et le pouvoir de Bangui. De ce postulat, j’avais plaidé pour une guerre totale contre ces groupes afin de circoncire le mal à la racine. Cette option ne fut pas retenue et d’une rébellion, le territoire centrafricain est devenu une manufacture à rébellion.

Il y a eu Birao, Syrte puis l’accord de paix global de Libreville en juin 2008 suivi du Dialogue Politique Inclusif.

 

A l’heure du bilan, il apparait clairement que l’option de la palabre n’a pas résolu le problème de la rébellion. Il y a eu des groupes après Libreville 2008 et le DPI. A ceux-ci, se sont ajoutées les scissions au sein des groupes signataires de l’accord de Libreville et l’entrée en Centrafrique de la LRA de Joseph KONY et le FPR de Baba LADDE. Le programme DDR ressemble à une nébuleuse et les récents évènements de Bria me font dire qu’il n’atteindra jamais ses objectifs.

Face à une dramatique réalité où chaque jour nous rapproche du moment où le danger atteindra son paroxysme pour nous mettre sur le chemin du non-retour, faille-t-il continuer à faire usage des solutions qui n’ont permis aucune amélioration de la situation en demeurant dans la séquence des « SI » ou opter pour une solution radicale ?

 

L’école  Angolaise et Ivoirienne

 

Le 22 février 2002, en pleine brousse, l’armée angolaise abattait Jonas Malheiro Savimbi le chef de l’UNITA. Cette mort sonnait le glas de l’UNITA militaire et ouvrait la voie à la pacification de l’Angola.

 

De 1975 à 2002, Jonas Malheiro Savimbi et son armée enrôleront femmes et enfants, mineront quasiment tout l’intérieur du territoire angolais et s’adonneront à un énorme trafic de diamant. Militairement dans l’impasse, l’UNITA signe avec le gouvernement Angolais les accords de Bicesse en 1991. Les élections organisées l’année suivante proclament le MPLA vainqueur. Savimbi rejette les résultats, rompt le processus de paix et reprend le maquis.


Le dialogue ayant échoué, il ne restait qu’une seule solution : la guerre totale. C’est durant celle-ci que Savimbi trouva la mort. Sa rébellion se mue en mouvement politique et une ère apaisée intervient. Aujourd’hui l’Angola est l’un des pays les plus dynamiques d’Afrique et fait partie de ces pays qui viennent au secours de la zone euro qui connait de grandes secousses en ce moment.

 

Le 28 novembre 2010, les Ivoiriens se sont rendus aux urnes pour élire un Chef d’état. Le processus de certification mis en place a validé les chiffres de la Commission électorale donnant Ouattara vainqueur du second tour tandis que le président de la Cour Constitutionnelle donnait une certification inverse. Cette double proclamation a plongé la Côte d’Ivoire dans une crise qu’aucune initiative diplomatique n’est parvenue à résoudre. Et si l’on s’était tenu à cette logique, un an après ce second tour, Alassane Ouattara serait toujours le Président du Golf Hôtel et Laurent Gbagbo le Président de Cocody.

L’option radicale fut choisie. Qu’importe les passions sur le cas ivoirien, celle-ci a eu le mérite de mettre un terme à la crise, de consolider la légitimité des autorités entrant et d’ouvrir le chapitre de la reconstruction.

 

Le Syndrome Jospeh KONY    

 

Fuyant devant l’avancée de l’armée Ougandaise, Joseph Kony et sa horde de sauvages sont entrés en territoire centrafricain après avoir semé la désolation en République Démocratique du Congo. Au lieu de déposer les armes et se constituer réfugiés, ces derniers sèment désolation et terreur chez nous. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’entendis le Chef de l’Etat dire une, deux et trois fois que nous n’avons aucun problème avec la LRA alors que celle-ci viole nos sœurs, nos mères, nos filles et fait de nos frères, leurs esclaves.

Lorsque Baba Laddé s’est à nouveau manifesté en territoire centrafricain après son évasion de Ndjamena, le gouvernement, à défaut de le livrer aux autorités tchadiennes aurait dû lui dicter la feuille de route de son séjour centrafricain. Instruit de la jurisprudence ‘Généraux Bozizé/Miskine’ (2), le gouvernement centrafricain devait initier les démarches pour éloigner Baba Laddé du Tchad c’est-à-dire lui trouver un autre point de chute que le Centrafrique. Et lorsque ce dernier commença à se manifester militairement sur notre territoire, il fallait tout simplement l’atomiser.

Il est vrai que l’on ne fait pas le monde avec les « SI » et les regrets. Cependant il n’est pas fait interdiction  de s’en instruire.

 

Epilogue

 

Lorsqu’une maison est en flamme, on ne fait pas appel à un architecte mais aux pompiers et l’on n’exige pas de l’eau minérale pour éteindre le feu. C’est après l’extinction de l’incendie qu’intervient le processus de reconstruction à la genèse duquel l’expertise de l’architecte est requise. Au-delà de toutes les divergences d’opinion politique, il est un constat sur lequel nous pouvons l’économie de la palabre : le pays va mal. L’admettre n’est point un signe de faiblesse (même s’il constitue un aveu d’échec) mais plutôt de courage. En effet il le faut pour mieux appréhender la complexité de nos problèmes et prendre avec vigueur les mesures adéquates pour les solutionner.

 

L’histoire de la République Centrafricaine de ces trente dernières années est un continuum de régression. Aujourd’hui nous sommes proches du moment où le processus de notre « somalisation »  atteindra son paroxysme.

 

Monsieur le Ministre,

 

Au terme du 3ème tour des législatives, vous avez été élu député mais vous avez fait le choix de rester au gouvernement. On peut supposer que cela traduit votre volonté d’assumer vos responsabilités. Vous avez avec le cas Baba Laddé et Joseph Kony, la possibilité de prendre date.

 

A l’heure du grand bilan. Celui qui s’inscrit dans le marbre de l’histoire que tous les usurpateurs, griots et courtisans ne pourront gommer, il vous sera crédité la bravoure d’avoir restauré l’unité territoriale de notre pays ou l’infamie de l’avoir « Somalisé ». C’est votre défi et celui de personne d’autre.

 

D’ici quelques jours, la République Centrafricaine célèbrera le 53ème anniversaire de sa proclamation. Pour que celle-ci ne soit pas l’une des dernières, Monsieur le Ministre, lancer la mobilisation générale : FAITES LA GUERRE ! Je serai parmi les premiers qui accepteront de prendre les armes pour défendre le territoire, le peuple et l’histoire.


La République Centrafricaine n’est pas un pays en crise ou en post-crise. Nous sommes un pays en GUERRE. En guerre contre les ennemis extérieurs, contre des comploteurs internes. En guerre contre la misère, la famine, le SIDA et le Paludisme, le chômage, la crise de l’énergie, etc. Toutes ces guerres qui sont les défis de notre siècle, de notre génération, de nos générations ne peuvent être menées que si la première d’entre elles est remportée. Il s’agit de la guerre pour la reconstitution de notre unité territoriale.


Aujourd’hui, Baba Laddé et ses hommes rançonnent les populations, pillent les bœufs dans les communes d’élevage, enrôlent de force et s’arrogent le droit de poursuite sur notre territoire. Demain, il oubliera N’djamena et cherchera à prendre Bangui pour s’y installer puisque c’est à sa portée. Avant que cette profanation ne se produise, Monsieur le Ministre :

FAITES LA GUERRE !

Clément DE BOUTET-MBAMBA

 

 

 

 

Post-Scriptum : Ce plaidoyer pour la guerre n’est pas seulement orienté vers Baba Laddé. Il est valable pour la LRA ainsi que les divers groupes de rebellions « endogènes ». La reconstitution de l’unité territoriale passe obligatoirement par une conquête. Celle-ci permettra d’installer des responsables légitimes qui rétabliront l’autorité de l’état.


Je suis donc amusé de constater qu’au lieu de s’attaquer à l’essentiel, l’on nous parle de révision du code electoral et de la constitution. Mais à quoi nous servira cette révision si nous devenons la prochaine Somalie ? Et l’opposition qui devient désespérante s’engouffre dans la brèche en posant des conditions pour participer à la prochaine messe. Est-ce vraiment l’urgence du moment ? Avec la séquence de la CEI et du génocide electoral du 23 janvier 2011, l’opposition n’a-t-elle pas retenu des leçons ?


1 : En parlant de légalité, je veux mettre en avant le fait que personne n’avait contesté  l’issue des élections de 2005. D’ailleurs le premier mouvement de contestation était endogène au pouvoir (l’affaire des libérateurs). Cette légalité mise en avant ne minore pas les nombreuses entorses constatées lors du précèdent mandat de François Bozizé Yangouvonda.


2 : Le 02 octobre 2002, le sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de l’Afrique Centrale réunis à Libreville avait pris la décision d’éloigner François Bozizé Yangouvonda de la RCA et Abdoulaye Miskine du Tchad. Dans le cadre de cet accord, Miskine devait gagner le Togo et Bozizé la France. Il y avait discorde entre les autorités de Bangui et de N’djamena s’accusant réciproquement d’instrumentalisation. Vu que Baba Laddé tarde à rentrer au Tchad, à défaut de lui faire la guerre, il faut penser à la possibilité de l’éloigner du Tchad en lui trouvant un autre point de chute.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 03:25

 

 

meeting du 27 dirigeants hébétés-copie-1

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 28 Novembre 2011 14:12

 

Le gouvernement Centrafricain par le biais du Ministère  de l’Administration du Territoire et de la décentralisation, entend réviser le code électoral centrafricain. A cet effet, un atelier du comité de concertation sur cette révision est ouvert 28 novembre 2011 à Bangui. La Cérémonie d’ouverture  a été présidée par le Premier Ministre Faustin Archange Touadera.

 

Il s’agit là de la toute première rencontre pour  ce  comité de concertation. Les représentants des ministères concernés, des partis politiques, de la société civile, en sont entre autre, les membres du dit comité qui prennent part actuellement à ces travaux.

 

Selon Bachirou Modibo Walidou chargé de mission au Ministère de l’Administration du Territoire et de la décentralisation, « le gouvernement a appris beaucoup de chose sur la manière d’organiser les élections. Dans lacunes sont apparues dans la manière d’organiser la commission électorale indépendante. Dans le code électoral lui-même, on s’est rendu compte qu’il y avait des insuffisances. C’est ainsi que le gouvernement a décidé d’une relecture ».

 

Pour Maitre Nicolas Tiangaye, coordonnateur du Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 en Centrafrique (FARE 2011), cette assise, ouvrira plus tard la voix aux revendications du FARE. « Nous voulons une démarche globale, qui prend en compte l’ensemble des revendications de l’opposition démocratique. Nous considérons cette réunion comme une réunion technique qui ouvrira plus tard la voix à toutes nos revendications » a-t-il dit.

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine avait approuvé en août 2009 le nouveau code électoral centrafricain. La décision avait été prise en dépit des critiques de l'opposition. L'Assemblée nationale avait adopté fin juin 2099 un code électoral révisé suite à une recommandation d'un forum sur la paix. Les députés de l'opposition avaient boycotté le vote, estimant que l'article relatif à la désignation du président de la Commission électorale indépendante (CEI) ne garantit pas son indépendance.

 

Une situation qui avait répercuté très négativement sur l’organisation des dernières élections dans le pays.

 

 

NDLR : Maintenant que Bozizé prétend avoir été « élu » lors de la mascarade du 23 janvier dernier, il permet que toutes les révisions puissent se faire puisqu’il n’y a aucun enjeu à court terme qui le concerne. On doit néanmoins se souvenir qu’avant les dernières élections, il s’était catégoriquement opposé aux amendements apportés au code électoral par le Conseil d’Etat suite à la saisine de l’opposition.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 02:21

 

 

 

Faca-drapeau.jpg

 

Nous publions ci-dessous la courageuse interpellation de Bozizé par un officier des FACA qui se dit républicain et qui a requis l'anonymat pour d'évidentes raisons de sécurité tout en ne voulant pas se taire sur l'écoeurement qui est le sien et celui de nombreux Centrafricains, de voir un truand médiocre et mafieux, "général" Guillaume LAPO, être promu Chef d'Etat-Major des FACA.

 

Rédaction C.A.P

 

 

 

 

Suite au limogeage du Commissaire Général LAPO du Trésor Public et sa nouvelle nomination comme chef d’état-major des armées, j’interpelle le Général BOZIZE 


  En 2006, lors d’une réunion à laquelle étaient conviés les officiers des FACA et de la Gendarmerie, vous déclariez dans votre coup de gueule au sujet de ce même LAPO, je cite : « Les gens comme LAPO dans certains pays, on les enterre vivants ».     

 

Quelques semaines auparavant, vous veniez de le limoger avec fracas de la direction générale de l’intendance de l’armée Nationale, pour les mêmes pratiques, décriées aujourd’hui  pour le Trésor Public: attribution de gré à gré des marchés divers, surtout à ses proches (épouse, coépouse, beaux-parents et lui-même). Les fonds de sécurité dont il était censé en assurer la gestion étaient en réalité gérés et manipulés physiquement par son épouse, qui était devenue de facto, le trésorier spécial de l’intendance. Face au système opaque de la gestion publique caractérisant notre administration, seul le ministre de la défense que vous étiez, pouvait ordonner les dépenses du département.

 

Ainsi donc, souvent, les expressions de besoins soumis à votre décision revenaient revêtues de la « divine » annotation : « Gal LAPO pour nécessaire » ou bien « voir Sinfeï » Ainsi, une fois en possession de ce sésame, on se rapproche de LAPO qui oriente illico vers son épouse pour décaissement ; alors que l’actuel DG de l’intendance, le lieutenant-colonel GOLEYEN, à l’époque Directeur de la Trésorerie  était censé être le responsable en titre des masses. La suite de la procédure LAPO ? Eh bien dame LAPO vous fait signer une décharge et au passage s’intéresse à la destination finale des ressources, ne manquant jamais d’essayer de monnayer la prestation envisagée à son profit. Voilà l’un des circuits financiers ayant existé ou  existant encore. Comment voulez-vous ainsi respecter les principes d'orthodoxie des Finances Publiques ? Comment voulez-vous ainsi atteindre l’efficience ?

 

 Le limogeage de LAPO de la direction générale de l’intendance était ressenti comme un soulagement, la fin d’un système mafieux. Hélas! Ce fut juste une trompe l'œil. Car votre fils Francis a vite fait de reprendre le flambeau. On lui prête en effet la paternité du limogeage de LAPO juste pour drainer à son profit l’enrichissement sans cause de LAPO. La preuve est patente.


  Je n’avais pas, en tant qu’officier digne et fier, accepté cette humiliation faite à un officier supérieur (LAPO était colonel à l’époque), surtout en public, en présence de ses subordonnés. Mais méritait-il mieux ?  Quelques jours après, vous le nommiez directeur de l’ESFOA. C’était pour moi une manière de le mettre au placard, sachant que la cheville ouvrière de l’école était le commandant KOAGOU aujourd’hui malmené. Ce même LAPO a tacitement pris sa revanche lors de la cérémonie de sortie des jeunes officiers de l’ESFOA, lorsqu’il a relaté fidèlement votre cursus, souvent toiletté comme quoi vous aviez suivi l’école de guerre en France. LAPO ne l’a jamais mentionné, ce qui avait suscité le courroux de vos ouailles. Evidemment vous n’aviez jamais été titulaire du diplôme de l’école de guerre. Votre dossier matricule le prouve. Certes vous aviez été envoyé suivre cette formation, mais elle a été interrompue et vous étiez revenu pour entrer au gouvernent CMRN en 1981.

 

Ironie du sort ou culture de médiocrité, LAPO fut nommé DG du TRESOR PUBLIC. Ma surprise fut totale. Aujourd’hui la vérité a certes triomphé, mais pas sans laisser de séquelles. Oui mon général, je savais en coulisses, vous méditiez de confier les Finances, le Trésor, les Douanes, les Impôts à des militaires, misant sur leur capacité à instaurer une rigueur susceptible de mettre fin à la mauvaise gestion des Finances Publiques. Mais c’est sans compter avec l’incapacité, la cupidité et la malhonnêteté intellectuelle, dont font montre ceux sur qui vous jetiez votre dévolu (pour la plupart, de votre génération, suffisamment érodés).

 

 Lorsqu’on envoie les gens en stage, il faut assurer un suivi, s’intéresser à leur scolarité, analyser le résultat obtenu. Le Général LAPO a subi et non vécu sa scolarité l’école de commissariat. Qu’il s’agisse de ses études de Droit à l’université de BANGUI dont il fut viré que du cours supérieur du commissariat de l’armée de terre, LAPO a toujours eu une scolarité chaotique. De Montpellier d’où il tire l’appellation de son entreprise Polygone (référence au centre commercial Polygone de la Place de la Comédie) il en est sorti avec seulement un diplôme fondamental (ce qui est synonyme d’échec). Il avait refusé de suivre concomitamment au cours du commissariat, des cours à l’université contrairement à nombre de ses camarades qui ont vaillamment obtenu, soit leur DESS ou une maitrise. De son cursus en faculté de Droit débuté en 1994 à l’annexe de Kolongo, ils seront nombreux, ses anciens collègues enseignants et anciens étudiants à vous  le conter.

 

Alors à quand la rupture ? Quand décideriez-vous enfin de composer avec les vraies compétences, fussent-elles d’ethnie autre que la vôtre ? D’une génération plus jeune que la vôtre ? Oui me diriez-vous, le 2e Fondé de Pouvoir était un jeune. Oui mais je ne vous apprendrai rien sur comment il a été nommé à ce poste. Alors il ne pouvait faire autrement que se coucher devant le duo BOZIZE LAPO. Aujourd’hui, nous voici au comble. LAPO nommé Chef d’état-major des armées. Quoi de plus qu’un autre étalon de la même espèce que le fameux général Ouandé?

 

Non ! trop c’est trop ! Je comprends aisément votre propension à la médiocrité, à l’indélicatesse, à la compromission et que sais-je encore ?

 

Malgré le prix que paie et paiera le peuple, vos actes vous emporteront, tel que Kadhafi a été emporté.

 

Un officier républicain.

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