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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 22:33

 

 

 

logo CPJP gf

 

 

 

 

BANGUI 27 août - (AFP) Le gouvernement et le chef d'une dissidence de la dernière grande rébellion centrafricaine active, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), ont signé samedi à Bangui un accord qui intègre le mouvement dans le processus de paix en cours en Centrafrique depuis 2008.

L'accord a été signé au ministère du désarmement par le général de corps d'armée Xavier-Sylvestre Yangongo, ministre du Désarmement et Mahamat Sallé, chef de la dissidence de la CPJP, sous l'égide du médiateur de la République Centrafricaine, Mgr Paulin Pomodimo, de diplomates, dont des représentants de la Mission de consolidation de paix en Centrafrique (Micopax), et du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (Binuca), a constaté un journaliste de l'AFP.

Il prévoit la cessation définitive des hostilités, le cantonnement des ex-combattants de la CPJP sur une partie du territoire déterminée en commun accord, leur intégration dans le programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Mahamat Sallé était arrivé de Nzako à Bangui le 13 août dernier après avoir signé au mois de juillet avec le gouvernement un accord de paix. Celui-ci prévoyait que les éléments de cette dissidence déposent les armes et reconnaissent les institutions de la République, et que leur chef Mahamat Sallé puisse sortir du maquis et circuler librement avec des garanties pour sa sécurité.

Mahamat Sallé disposait de "un peu plus de 500 hommes, et beaucoup d'armes", selon le médiateur de la République.

L'autre aile de la CPJP, dirigée par Abdoulaye Hissène, avait signé en juin un cessez-le-feu avec le gouvernement, prévoyant de nouvelles négociations notamment la ratification par la CPJP de "l'accord de paix globale de juin 2008 (de Libreville)".

Toutefois, ces négociations n'ont toujours pas abouti.

L'accord a été signé par de nombreuses rébellions qui ont intégré le processus de paix puis le Dialogue politique inclusif de décembre 2008, avec pour résultat notamment la participation des ex-rébellions à l'organisation des élections législatives et présidentielle de 2011 dominées par le président François Bozizé et son parti.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

NDLR : On ne nous dit pas si finalement ce Mahamat Sallé qui poireautait depuis à Bangui, a-t-il été reçu par Bozizé ou pas avant la signature de cet accord qui n'aura sans doute pas une longévité plus grande que d'autres précédemment conclus. 

 

 

La Faction Mahamath Sallet de la CPJP signe l’accord de paix

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Août 2011 14:36

C’est finalement fait ! Mahamath Sallet chef de l’une des branches de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a signé ce samedi 27 août 2011, un accord de cessez-le-feu et de paix avec le gouvernement centrafricain .Cet accord est la résultante d’une mission de pourparlers  entamée  en juillet dernier à Nzako (nord-est), fief de cette faction rebelle par le Médiateur centrafricain Monseigneur Paulin Pomodimo.

Au terme de cet accord, les 2 parties s’engagent à : « respecter la Constitution de la République Centrafricaine en toutes ses dispositions,  l’arrêt immédiat des hostilités, l’abstention de toutes actes militaires ou toutes autres formes de violences ainsi que l’arrêt de toutes campagnes médiatiques de nature à nuire aux efforts visant à faire prévaloir l’esprit de fraternité et la concorde nationale. Le cantonnement des forces sur le territoire centrafricain à définir par les 2 parties en attendant le processus de mis en œuvre du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), la création des conditions du retour des populations déplacées pour cause de conflits. Le mouvement s’engage à ratifier l’accord de paix global signé en juin 2008 au Gabon, s’impliquer de manière concrète au processus DDR et intégrer le comité de pilotage du DDR. En cas de divergence sur l’application du présent accord, l’une ou l’autre partie peut faire recours au Conseil Nation de la Médiation centrafricaine. En cas d’échec de la médiation, l’une ou l’autre partie peut faire recours au président gabonais du comité ad ‘hoc de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) sur les questions centrafricaines ».

Après la cérémonie de signature, Mahamath Sallet a confié à Radio Ndeke Luka que le document est « paraphé sans rancœur » et il s’engage à en respecter les clauses. Toutefois, a-t-il tenu à expliquer, « la vraie raison qui a poussé à la création de son mouvement a été de défendre les intérêts de son ethnie en proie aux représailles de plusieurs groupes rebelles du pays ». Il interpelle le gouvernement sur cette question et lui demande de « veiller à la protection de ces êtres humains ».

Pour sa part, le ministre délégué chargé en charge du DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion), Sylvestre Yangongo a déclaré que « l’acte posé conduira vers une véritable paix, à la sécurité pour permettre aux populations touchées de vaquer désormais librement à leurs occupations quotidiennes ». Il aussi invité la faction rebelle au respect dudit accord.

La signature de cet accord de cessez-le-feu intervient pus de 2 mois après celui signé en juin 2011 par l’une des branches de la CPJP dirigée par Mahamath Zakaria. L’aile CPJP de Mahamath Sallet est de ce fait le dernier mouvement politico-militaire à faire la paix avec le pouvoir de Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 21:39

 

 

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Les responsables de l'opposition, ici Martin ZIGUELE en casquette rouge et Me Tiangaye à ses côtés,

assistent hébétés à la violence des hordes de jeunes de Boy-Rabe recrutés par le KNK pour empêcher le meeting

 

 

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un blessé par jet de pierre lors du meeting

 

 

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Bangui 27 août 2011 (C.A.P) - Comme on pouvait s’y attendre de la part d’un régime dictatorial qui craint l’usage des libertés pourtant clairement garanti dans la Constitution, le pouvoir KNK de Bangui a fait tourner court le meeting de l’opposition qui devait se dérouler ce samedi 27 août place Marabéna à Bangui. Les choses se sont achevées dans la violence et en queue de poisson. Quelques blessés dans les rangs des dirigeants de l’opposition sont à déplorer.

Les organisateurs avaient pourtant écrit depuis le 18 août au nouveau président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui pour l'informer de ce meeting. Sa réponse étant ambigüe, ils sont remontés au niveau du Ministre de l'Administration du territoire puis auprès du Premier ministre pour que le meeting soit finalement autorisé et notification leur en a été faite hier soir.

Grande fut alors leur surprise de constater tôt ce matin que les forces de l'ordre ont occupé les lieux. Les organisateurs sont remontés donc au créneau une nouvelle fois auprès des mêmes personnalités pour que les forces de l'ordre libèrent les lieux et ce fut fait vers 11h ce samedi.

Mais à l’arrivée sur les lieux vers 15h 30 heure de Bangui des organisateurs, des jeunes venant de Boy-Rabé soudoyés et rendus ivres morts par le KNK se sont infiltrés sur la place Marabéna selon le plan prévu par Elie OUEFIO et ont jeté des sachets incendiaires en plastique remplis d'essence, et comme nous avons éteint l'incendie, ils se sont mis à renverser le podium où devaient se tenir les dirigeants de l’opposition et à les lapider. Les forces de l'ordre pourtant présentes aux alentours ont refusé d'intervenir. Il était donc clair que les autorités du pays ne voulaient nullement que le meeting ait lieu.

Bilan : les vitres de deux véhicules d’opposants cassés, le Secrétaire général du MLPC Samuel Stanislas ZOUMBETI a été blessé à la tête et aux pieds par jets de pierre ainsi que son adjoint Etienne MALEKOUDOU à la tête et à la mâchoire. La démocratie centrafricaine est toujours ainsi en marche.

Le régime Bozizé en profond désarroi a ainsi jeté le masque et révélé sa vraie nature qui est un pouvoir dictatorial, liberticide et sanguinaire que les Centrafricains doivent se mobiliser comme un seul homme pour combattre sans faiblesse.

 

 

Le FARE pour un meeting de « vérité »

Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Août 2011 14:43

 

Politique : Le porte-parole de l'opposition annonce que la justice sera saisie, suite à l'agression qui a perturbé leur meeting, samedi à Bangui. Me Tiangaye  accuse "le gouvernement et le KNK".

Le Front pour l’annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011) entend organiser ce samedi 27 août 2011, un meeting dit de « vérité », à la place Marabéna à Bangui. Cette plateforme de l’opposition politique sort ainsi de son silence depuis plusieurs mois après les dernières consultations populaires en Centrafrique. La rencontre se tient en peine campagne des législatives prévues dans 14 circonscriptions électorales du pays.

Tôt ce matin, les forces de l’ordre ont investi les lieux avant de les libérer. C’est ce qu’a constaté un reporter de Radio Ndeke Luka. L’annonce de ce meeting  avait été faite déjà par le FARE au cours d’une conférence de presse tenue le 30 juillet dernier à Bangui.

Si on s’en tient aux déclarations d’alors ce meeting pourrait aussi porter sur le bilan de la situation socio-économique et sécuritaire du pays. Et peut être le point sur l’avancée de la lutte de l’opposition pour obtenir l’annulation des élections groupées du 23 janvier.

L’enjeu de la rencontre pourrait être aussi un appel au boycott des élections du 04 septembre prochain. A titre de rappel, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, le (MLPC) a déjà appelé ses militants au boycott de ces opérations.

Le FARE réclame jusque-là l’annulation pure et simple des élections du 23 janvier 2011 ne reconnait pas le Comité Transitoire des Elections crée par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pour substituer à la Commission Electorale Indépendante. Il avait promis de saisir le tribunal administratif afin de demander la dissolution de ce comité.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:48

 

 

 

Flash

 

 

Après d’âpres discussions toute la journée d’aujourd’hui avec le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation Josué BINOUA et le président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui, apprend-t-on, le meeting que l’opposition a prévu de tenir sur la grave situation du pays le 27 août 2011 à la Place MARABENA aura bel et bien lieu.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:38

 

 

 

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Vendredi, 26 Août 2011 07:00 - Joseph Bendounga, Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (Mdrec) a adressé une requête à la Cour Constitutionnelle de son pays. Il lui demande de déclarer le Président François Bozizé inapte à l’exercice de ses fonctions pour des problèmes de santé. 

Le Président centrafricain, François Bozizé traine-t-il des problèmes de santé? En tout cas la polémique est engagée depuis la requête adressée par Joseph Bendounga à la Cour Constitutionnelle. Dans cette requête adressée le 22 août dernier, il soutient mordicus que le Président souffre de «pertes de connaissance à cause de la longue et incurable migraine qui le mine». Il demande donc à la Cour Constitutionnelle d’ouvrir une enquête sur l’état de santé du Président.

Ces allégations ont été démenties ce jeudi par la présidence qui a commis le directeur général de la presse présidentielle Zama Javon Papa à cet effet. Il a indiqué que «le chef de l’Etat jouit d’une parfaite santé et qu’il n’a jamais fait de chute, ni à New York, ni à Paris ou à Bangui».

En dépit de ce démenti, le Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (Mdrec) maintient sa position. Il demande à la «Cour Constitutionnelle de déclarer sa requête recevable et fondée. Et ordonner au Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, la saisine officielle de la Cour constitutionnelle comme prévu à l’article 34 de la Constitution. En vue du constat de l’état de santé du chef de l’Etat dans le but de le déclarer inapte à exercer ses fonctions».

Pour étayer ses accusations, Joseph Bendounga confie que le Président centrafricain a même «effectué clandestinement et sans succès un séjour hospitalier en République populaire de Chine. Et que depuis plus d’un an, l’état de santé de Bozizé ne cesse se détériorer».

Joseph Bendounga, président du Mdrec est opposant. Il a été maire de Bangui sous la présidence de Ange Félix Patassé dont il était proche.

 

Centrafrique: un opposant dit Bozizé malade, juge qu'il ne peut diriger

BANGUI, 25 août 2011 16h19 - (AFP) - Un opposant centrafricain, Joseph Bendounga, demande à la Cour constitutionnelle d'examiner l'état de santé du président François Bozizé, 65 ans, en affirmant qu'il est gravement malade et que cela nuit à l'exercice de sa fonction, dans une requête dont l'AFP a obtenu une copie jeudi.

La présidence a cependant démenti ces affirmations, jeudi.

"A cause de sa longue et incurable maladie, (M. Bozizé) traîne une incapacité physique et mentale très préjudiciable à l'exercice des hautes fonctions", écrit M. Bendounga, président du Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution de la Centrafrique (MDREC), dans une requête adressée à la Cour le 22 août. Il y parle de plusieurs pertes de "connaissance à cause de la longue et incurable migraine qui le mine. Cela s'est produit à New York en 2010, à Paris et plusieurs fois en Centrafrique".

"La Centrafrique (...) ne peut être dirigée par un chef d'Etat ne jouissant pas de toutes ses facultés physiques et mentales", poursuit l'opposant qui affirme que "depuis plus d'un an, l'état de santé du général François Bozizé (...) ne cesse de se détériorer".

M. Bendounga demande "à la Cour constitutionnelle de déclarer sa requête recevable et fondée et d'ordonner au Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, la saisine officielle de la Cour constitutionnelle comme prévu à l'article 34 de la Constitution en vue du constat de l'état de santé du chef de l'Etat" dans le but de le déclarer inapte à exercer ses fonctions.

L'opposant croit savoir que M. Bozizé aurait effectué clandestinement et "sans succès un séjour hospitalier en République populaire de Chine".

Dans un communiqué lu jeudi à la radio nationale, le directeur général de la presse présidentielle, Zama Javon Papa, a qualifié de "mensongers" les propos de M. Bendounga, affirmant que "le chef de l'Etat jouit d'une parfaite santé et qu'il n'a jamais fait de chute, ni à New York, ni à Paris ou à Bangui".

M. Bendounga a été maire de Bangui et député sous Ange-Félix Patassé (1993-2003, décédé le 5 avril), dont il était un proche.

Opposant au régime de l'ancien président André Kolingba (1981-1993), il a connu la prison pour avoir traité celui-ci de "tirailleur".

© 2011 AFP

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:32

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 26 Août 2011 14:13

26 élèves de la Gendarmerie nationale ont été radiés le 25 août 2011, après avoir passé 10 jours à l’Ecole  de la Gendarmerie Nationale de Kolongo. Ils ont été déclarés inaptes malgré, selon eux, un test réussi en bonne et due forme.

Abattus, déprimés, ces jeunes voient leur avenir hypothéqué. Ils crient à l’injustice. Ils ont investi les locaux de Radio Ndeke Luka, pour se faire entendre. « Nous avons été admis au concours, on nous a rasé la tête, on a subi les 1ères brimades. Puis on nous a humiliés pour nous mettre dehors à la fin. C’est anormal ! » explique l’une d’entre eux qui a souhaité garder l’anonymat.

Elle en appelle aux autorités et les supplie de trouver une solution à leur situation. « Nous demandons au président de la République qui est également le ministre de la défense nationale de trouver une solution à notre cas, car c’est lui notre dernier espoir», dit-elle, désespérément.

Radio Ndeke Luka s’est rapprochée du Chef de corps de l’école  de la gendarmerie Nationale de Kolongo, lequel a redirigé la demande d’interview vers le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale.  Ce dernier ne s’est pas encore prononcé sur la situation.

 

NDLR : La proclamation des résultats du concours national d'entrée à l'école de gendarmerie ayant anormalement traîné, le temps que les autorités puissent procéder aux tripatouillages habituels, ce genre de déconvenue est inévitable.

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:03

 

 

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Par Kpangbandjé - 25/08/2011 JdB

Les militaires et gendarmes retraités arrêtés le 3 août 2011, ont été jugés le 24 août 2011 et mis en délibéré

 

Le procès des militaires et gendarmes retraités arrêtés le 3 août dernier lors d’une manifestation, a eu lieu le mercredi 24 août 2011 au Tribunal de Grande instance sous la présidence de Me. Djoubaye. Il est reproché à ces derniers la séquestration du Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo, la menace de mort, le vol des biens de l’Etat, le pillage et la destruction des biens. Le conseil des accusés est représenté par Me Nicolas Tiangaye. Par contre, le Médiateur qui s’était désisté, s’est fait représenter par son conseiller juridique Me Yakola Jean Paul, qui finalement a intervenu comme témoin dans l’affaire, compte tenu du fait qu’il n’a pu présenter le mandat l’autorisant de représenter le Médiateur en tant que partie civile. Mais, il a cependant édifié le Tribunal sur les circonstances des faits qui se sont déroulés à la médiation à partir du mardi 2 à l’ambassade de l’Union européenne. Il a confirmé que le Médiateur a été séquestré, il y a eu des menaces verbales, les biens ont été détruits. Ce qui parait aussi important d’être relevé, c’est qu’il a précisé que tous les arriérés de leurs salaires ont été payés. Et semblerait-il que c’est avec cette aide sociale de l’Union européenne que le gouvernement a pu régulariser la situation. Le paiement des salaires est une question de souveraineté et l’enveloppe n’a pas été donnée dans ce but.

Après des débats contradictoires sur les faits reprochés aux 7 prévenus, le procureur Tolmo Alain dans son réquisitoire a souligné que cette affaire est le prolongement de celle qui avait défrayé la chronique récemment. Il a fait remarquer que la revendication des retraités est infondée car le gouvernement leur a déjà payé tous leurs droits; le collectif de ces derniers est sans fondement juridique et que la violation de l’ambassade de l’Union européenne est une faute grave. Ainsi, il a demandé qu’il plaise à la cour de retenir les 7 prévenus dans les liens des infractions qui leur sont reprochés et d’être jugés sur la base des articles 66; 67; 97; 163; 166 et 420 du code pénal centrafricain. Par conséquent il requiert la peine de 10 ans d’emprisonnement ferme et que chacun doive verser une somme 500.000 F CFA en guise d’amende.

Pour le conseil des accusés, Me Nicolas Tiangaye, en matière pénale la responsabilité est individuelle. Les 7 retraités arrêtés et poursuivis pour des infractions susmentionnées n’y sont pour rien car, ils n’ont pas participé dans les faits et on peut les condamner à la place de plus des 815 militaires retraités. Ils ne sont pas des criminels pour être condamnés à 10 années d’emprisonnement ferme. Cette affaire qui concerne plus de 815 militaires retraités de tous les grades confondus ne doit pas être tranchée de la sorte et le tribunal ne doit pas perdre de vue que la convention a été signée dans l’esprit de la paix. Etant donné que le ministère public n’a pas apporté les preuves incontestables de ses accusations et non seulement qu’il n’y a aucune preuve testimoniale, ni un témoin à charge, il revient à la Cour d’apprécier. Il est revenu également sur le contenu de la convention qui n’a jamais fait mention du paiement des arriérés de salaires. Le montant de l’argent décaissé par l’Union européenne est de 5.150 millions euros et que chacun doit avoir 30.000 euros. Fort de tout ce qui précède, Me Nicolas Tiangaye a demandé à la Cour de relaxer purement et simplement ces prévenus.

 

 

10 ans d’emprisonnement et 500.000 Fcfa pour 7 gendarmes et militaires retraités

Par Fleury Koursany - 25/08/2011

Ils ont comparu ce mercredi, 24 aout 2011 devant le tribunal correctionnel de Bangui

 

Dix ans d’emprisonnement ferme et 500.000 Fcfa d’amende, c’est la peine requis par le Procureur de la République à l’encontre des 7 militaires et gendarmes retraités centrafricains qui ont comparu ce mercredi, 24 aout 2011 devant le tribunal correctionnel. A l’audience du mercredi, 24 aout, les 7 militaires et gendarmes ont plaidé non coupable des chefs d’accusation à eux imputés par l’Accusation. En date du 2 au 3 aout 2011, des militaires et gendarmes retraités avaient assiégé la représentation de l’Union Européenne en Centrafrique, ils réclamaient du gouvernement, le paiement des leurs arriérés de salaires s’élevant à environ 19, 5 millions Fcfa par personne. Au cours de ce siège des militaires et gendarmes retraités, le délégué de l’Union Européenne en Centrafrique et le Médiateur de la République avaient été séquestrés durant plus de 30 heures.

Par le biais de Monsieur Lucien Malick Passinga, Secrétaire général du Collectif des retraités et gendarmes, des excuses avaient été adressées au représentant de l’Union Européenne en Centrafrique et au Médiateur de la République Centrafricaine qui s’est constituée partie civile dans cette affaire. Le Collectif des militaires et gendarmes qui s’était entretenu avec le Premier ministre centrafricain avait demandé au gouvernement d’opter pour la paix qui n’a pas de prix et non des poursuites judiciaires. Une demande qui est restée lettre morte. Le délibéré dans cette affaire est prévu pour le 31 aout 2011.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 03:27

 

 

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                     jeunes oisifs centrafricains embrigadés au KNK

 

BANGUI 25 août (Xinhua) - La formation professionnelle est l'une des solutions aux problèmes de chômage et de sous-emploi des jeunes et peut aider à faire reculer certains problèmes sociaux en Afrique, a déclaré jeudi le Premier ministre centrafricain Faustin Archange Touadéra, à l'ouverture des travaux de la 4ème assemblée générale du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (RAFPRO) à Bangui.

« La situation des jeunes diplômés ou sans qualifications en quête d'emploi est une réelle préoccupation du continent lors que l'on sait que notre jeunesse est une bonne synthèse des chances incroyables dont pourrait bénéficier l'Afrique dans les décennies à venir, mais aussi des handicaps auxquels le continent pourrait faire face pour son développement», a ajouté le chef du gouvernement.

Faustin Archange Touadéra a fait remarquer que « l'éducation et la formation des jeunes constitue un investissement vital tant pour sécuriser le parcours individuel et professionnel que pour donner à l'Afrique un capital humain doté de connaissances et de compétences requises pour son développement.

Le représentant du Bureau internationale du travail (BIT) a dit pour sa part que « désormais le RAFPRO est devenu une instance incontournable, un interlocuteur qualifié capable d'influencer les politiques et stratégies nationales et panafricaines liées aux questions de formations professionnelles », insistant sur l'ambition de son institution à promouvoir la formation professionnelle et le un travail décent pour tous.

Le directeur général de l'Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l'emploi (ACFPE) Jean Pierre Douzima, a expliqué que la situation de la formation professionnelle des jeunes et des salariés d'entreprise est des plus dramatiques en Centrafrique parce que « même les entreprises installées dans notre pays se plaignent des prestations souvent calamiteuses des jeunes recrues », a-t-il révélé.

Pour lui, « la faible qualification de la population est un facteur de développement du chômage et d'un emploi précaire qui constitue les germes favorables à l'instabilité politique et sociale, facteur de perpétuels conflits ».

Car la jeunesse centrafricaine en quête d'emploi se trouve dans une situation de désolation face à l'absence au problème de qualification, de chômage et de sous-emploi, a-t-il ajouté interpellant le gouvernement à prendre ses responsabilités dans ce domaine.

Onze délégués de l'Afrique du Centre et de l'Ouest prennent part aux travaux de cette quatrième assemblée générale du RAFPRO qui se tient du 25 au 27 août à Bangui. Créé en 2006, le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle appuyé par le Bureau international du travail (BIT), assiste les Etats membres dans leur politique nationale de formation professionnelle de travail décent des jeunes.

 

NDLR : Ce dramatique constat n’est pas surprenant. Comment pourrait-il en être autrement lorsque les maigres ressources du pays sont dilapidées par de fréquentes saignées du trésor, la corruption et autres malversations dont les auteurs pourtant bien identifiés comme le gang des darfouriens à savoir, Thierry Maléyombo, Simplice Zingas, Fidèle Ngouandjika, Ngombé-Ketté, Abdallah Kadre, pour n’en citer que ceux-là, et on en passe et des meilleurs, qui ne sont jamais punis ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 00:59

 

 

 

Zarambaud

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 19:46

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

 

25 août 2011 Juliette Abandokwe

A ceux qui soutiennent encore la thèse de l’impartialité et de la justesse de ce qu’on appelle la « justice internationale », qui trouvent qu’elle fait du bon boulot, et surtout qu’elle défend les droits de l’homme en Afrique !

Me Goungaye Wanfiyo, avocat centrafricain, président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme, Voix des sans Voix, revient de l'arrière-pays fin 2008 avec des preuves accablantes sur les exactions épouvantables commises sur les civils de 2001 à 2003, notamment par les banyamulengue de Bemba, mais par d’autres aussi.

Goungaye est tué dans un accident de voiture plus que suspect, qui n’a jamais été élucidé jusqu’à ce jour. Certaines de ses preuves étaient déjà dans les mains d’Ocampo.

Tout le monde sait parfaitement qu'il a été assassiné. Et le pouvoir de Bangui a activement contribué à la non-transparence et la non-indépendance de l'enquête. L'impunité à l'état pur, encore.

Bemba est sous les verrous sur ordre de la CPI pour sa responsabilité de leader dans les massacres (juste au moment où il fallait absolument que Joseph Kabila devienne le larbin officiel de l’Occident en RDC. Quelle coïncidence !).

Le co-responsable de Bemba, ainsi que celui responsable de massacres équivalents, sont connus de tous;  mais leur nom n'est même pas mentionné par la CPI, sauf certainement dans les coulisses. Pourtant c'est un certain Patassé qui a fait appel à Bemba, et un certain général Bozizé qui, en face, fait sa part d’exactions sur les civils avec sa rébellion, traversant le pays depuis le Tchad pour arracher le pouvoir à Patassé, que l'Occident commence très sérieusement à ne plus aimer (autre coïncidence).

Aujourd’hui, Bemba est en taule (Kabila a donc eu le champ libre), Patassé est parti sans payer sa facture (Paix à son âme), et Bozizé risque bien aussi de partir prochainement sans payer sa facture. Ses successeurs y rajouteront encore du sel, puisqu’à coup d’aide de l’UE « détournée », et du pillage des mines de diamants, ils ont déjà fait leurs emplettes sur le marché des armes en Ukraine et ailleurs.

Où est donc la justice des Sans Voix centrafricains aujourd’hui ? Et surtout que fait la justice internationale dont les principaux financeurs continuent à déverser des milliards dans les poches sans fond de Bozizé et son clan ?

Cela ressemble étrangement à de l’administration d’huile dans les rouages de la machine à production d’uranium, d’or et de diamant….. Ou bien ?

Pour conclure, à la partialité de la justice internationale, dont cette histoire n'est qu'un petit exemple, se rajoute la mafia far-westienne des pouvoirs locaux, dont la pérennité est assurée par des financeurs prêts à dépenser des milliards pour la préservation de leurs intérêts, synonyme de leur survie métropolitaine.

Au milieu de tout ça, un petit peuple qui reste sans voix, sans eau et sans électricité, à qui ladite justice donne des espoirs bidon, à l'aide notamment des organisations acolytes en tout genre dont les représentations pullulent à Bangui, qui "allouent" des aides à tort et à travers qui ne parviennent jamais aux bénéficiaires, et dont les dignitaires se régalent les poches de leurs trafics "du week-end".

 

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des de gens de bien. - Edmund Burke

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 19:25

 

 

colonel Khadafi

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 25 Août 2011 15:47

Dans quel camp se trouve désormais l’ambassadeur de Libye à Bangui. Est-il toujours fidèle au président Khadafi et à son régime ou au contraire a-t-il rejoint le CNT (Conseil national de transition) ? Difficile de répondre à cette question pour le moment.

Quoiqu’il en soit, un journaliste de Radio Ndeke Luka a constaté jeudi 25 août, que plus aucun drapeau  ne flotte au mât de l’ambassade. A sa demande d’entretien avec l’ambassadeur, ce dernier a fait répondre qu’il était « très occupé à des réunions ».

Du côté du gouvernement centrafricain, c’est également le silence total au moment où de plus en plus de pays africains reconnaissent les nouvelles autorités de Tripoli. Parmi eux, l’Ethiopie qui a invité tous les pays africains « à reconnaître le CNT comme représentant légitime du peuple libyen ».

Il y a aussi des pays comme le Tchad et le Burkina qui ont reconnu le CNT. Pourtant ils sont connus comme ayant bénéficié par le passé des largesses du président Khadafi. A Bangui, les autorités se signalent pour le moment par leur mutisme sur la situation en Libye.

 

NDLR : Comme à leur habitude, les autorités de Bangui restent mutiques. Bozizé et ses épouses qui étaient tout le fourrés sous les tentes et palais du colonel libyen pour mendier se font très discrets. Pas plus tard que la semaine dernière encore son épouse Monique s'était encore permise non sans cynisme d'écrire à l'ambassade de Libye à Bangui pour mendier encore de l'argent pour sa fondation.

 

 

Crise libyenne : suffit-il aux dictateurs africains de faire allégeance au CNT pour se maintenir au pouvoir ?

 

Depuis hier, la reconnaissance envers le Conseil National de Transition (CNT), rébellion libyenne,  s’accélère dans les rangs des Etats membres de l’Union africaine (U.A) et autres républiques bannières incarnées par des dirigeants  aux antipodes de la démocratie qui ont partagé la vision et la pensée unique du guide libyen durant son règne.

De régime comme celui du Tchad, qui était si proche du colonel Kadhafi,  n’a pas même attendu la réunion de l’Union africaine pour assumer de manière anticipée  une position prétendument  appelée « souveraine » afin de légitimer le CNT dans le seul souhait et but d’être en phase avec les préoccupations de la communauté internationale et éviter d’être la cible du camp occidental.  

Nombreux sont, ceux qui pensent que cette forme de légitimité  concédée de façon précipitée par la plupart de régimes autoritaires, n’est autre qu’une allégeance qui est motivée par leurs maintiens au pouvoir contre vent et marré.  

Or, on se rend compte que  la démarche qui est d’actualité aujourd’hui dans le monde arabe et l’Afrique, est enclenchée par une vague de révoltes populaires qui appellent aux changements politiques vers des aspirations purement démocratiques.  

Il ne faut pas que ces mêmes dirigeants arabes et africains essaient de récupérer les différentes insurrections populaires pour s’adapter aux contextes politiques encours.

C’est pourquoi, nous appelons de nos vœux la communauté internationale à rester vigilante devant cette  légitimité massive à l’égard du Conseil National de Transition (CNT) qui s’est abattu sans l’aide des dictateurs du continent qui étaient plus soucieux par une résolution politique de la crise libyenne que par le départ du pouvoir du colonel Kadhafi.  

La vigilance est donc le mot d’ordre.

 

Makaila Nguebla Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août

 

Mali un parti d’opposition dénonce l’appel à l’assassinat de Kadhafi


BAMAKO AFP / 25 août 2011 23h21- Le parti du cinéaste Cheick Oumar Sissoko, seule formation de l'opposition représentée à l'Assemblée nationale malienne, a dénoncé jeudi une tragédie humaine en cours en Libye et l'appel à l'assassinat de Mouammar Kadhafi, dirigeant libyen en déroute dont la tête a été mise à prix.

Une tragédie humaine se déroule sous nos yeux en terre africaine de Libye. (...) C'est une occupation coloniale préparée et dirigée par la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l'Otan, et à laquelle les Nations unies ont donné leur feu vert, déclare le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi) dans un communiqué transmis à l'AFP.

Aujourd'hui, l'invasion, les massacres des populations civiles, la destruction des infrastructures, la chasse à l'homme et aussi à la femme, l'appel à l'assassinat du guide Mouammar Kadhafi et des membres de sa famille ainsi que de ses proches passent en direct sur les chaînes de télé et n'offusquent pas les grandes consciences européennes, ajoute-t-il.

Il condamne cette agression injustifiable, exprime son soutien au peuple libyen dans cette dure épreuve, et exhorte les pays africains à rappeler leurs ambassadeurs en Libye et dans les pays engagés dans les opérations de l'Otan pour protester contre cette injustice internationale.

Les rebelles libyens qui combattaient depuis mi-février les forces de Mouammar Kadhafi ont pris Tripoli à l'issue d'une offensive lancée le 20 août. Ils ont conquis le quartier général de M. Kadhafi, qui demeurait introuvable jeudi, et ont annoncé une récompense de près de 1,7 million de dollars pour sa capture, mort ou vivant.

Dans une déclaration datée de la veille, le cinéaste Cheick Oumar Sissoko, président de Sadi, avait lui-même dénoncé l'invasion de la Libye par les Occidentaux et fustigé l'ONU devenue, à ses yeux, une organisation qui donne un semblant de légalité internationale aux agressions impérialistes.

Avec le conflit en Libye, l'impérialisme réédite ses exploits d'assassinat des leaders indomptables qui mettent l'intérêt de leur peuple avant tout, affirme M. Sissoko, auteur notamment des films Guimba, La Genèse, Battu.

Il assimile Mouammar Kadhafi à des héros des luttes d'indépendance ou combattants assassinés dont le Congolais Patrice Lumumba et l'Argentino-Cubain Ernesto Che Guevara.

Mercredi, le gouvernement malien a déclaré sa solidarité avec le peuple libyen et appelé à l'arrêt des hostilités sur l'ensemble du territoire libyen en vue de mettre fin aux souffrances du peuple libyen.

Le président malien Amadou Toumani Touré est membre du comité des cinq chefs d'Etat médiateurs de l'Union africaine sur la crise libyenne. Il n'a pas fait de déclaration publique sur le dossier libyen depuis la chute de Mouammar Kadhafi, qui avait beaucoup investi dans son pays et dont il était considéré comme un proche.

Plusieurs manifestations de soutien à Mouammar Kadhafi ont été organisées ces derniers mois au Mali, notamment par des écrivains et hommes politiques ainsi que par plusieurs partis et associations. Mais l'opinion publique malienne est partagée entre pro et anti-Kadhafi, les uns louant des actions du guide libyen envers le Mali et l'Afrique, les autres stigmatisant le traitement des Africains immigrés en Libye.


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Kadhafi dans le sud de Tripoli ou parti vers le désert, selon son ex-n°2

ROME AFP / 25 août 2011 20h25 - Le colonel Mouammar Kadhafi se trouve soit dans le sud de Tripoli, soit il est déjà parti vers le désert, a estimé jeudi à Rome l'ancien numéro deux du régime Abdessalem Jalloud, qui a fui Tripoli et se trouve depuis samedi en Italie.

Il n'a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux possibilités: soit il se cache dans la partie méridionale de Tripoli, soit il est déjà parti depuis un certain temps, a déclaré M. Jalloud lors d'une conférence de presse au siège de l'association de la presse étrangère.

Dans la première hypothèse, il restera terré dans le sud de Tripoli jusqu'à ce que les routes soient rouvertes et à ce moment-là il sortira peut-être déguisé en femme ou autre chose pour quitter la capitale, selon M. Jalloud, qui connaît bien M. Kadhafi pour avoir mené à ses côtés le coup d'Etat de 1969.

La deuxième possibilité, c'est qu'il soit déjà parti depuis un certain temps et se trouve soit à la frontière avec l'Algérie, soit à Syrte ou Sebha et qu'après il traversera le désert, a ajouté M. Jalloud.

Tombé en disgrâce depuis le milieu des années 90, M. Jalloud a affirmé avoir tenté à six reprises de s'enfuir de Libye par voie maritime et à 12 reprises par voie terrestre ces derniers mois.

Arrivé en Tunisie, il était reparti dès samedi à l'aube vers l'Italie sur un vol pour Rome. Les médias italiens ont affirmé que son exfiltration a été menée avec l'aide de la diplomatie, des services secrets de plusieurs pays et du groupe gazier et pétrolier italien ENI, présent en Libye depuis 1959.

Malgré cela, M. Jalloud a nié être l'homme de l'Italie dans la Libye post-Kadhafi. Je suis une personne libre, complètement indépendante. Je ne dois rien ni à l'Italie, ni à la Russie, ni à la France, a-t-il répondu à une question de l'AFP.

Il s'est présenté comme une personne connue depuis de nombreuses années des Occidentaux, ayant des contacts dans toute l'Europe notamment en France. J'ai une vision politique et économique, je ne recherche pas mon avantage personnel, a-t-il assuré.

M. Jalloud s'est décrit comme un opposant de Kadhafi depuis les années 80, le qualifiant de pharaon, de tyran et l'accusant d'avoir trahi les idéaux de la révolution libyenne.

Concernant ses relations avec le Conseil national de transition libyen (CNT), il a souligné être parti de Libye après avoir contacté les deux leaders Mahmoud Jibril et Abdel Jalil via des intermédiaires. Le CNT l'a assuré qu'il pouvait faire ce qu'il jugeait juste, c'est-à-dire encourager le peuple libyen dans l'insurrection et mobiliser les soutiens internationaux.

Il ne fait pas partie du CNT mais nous sommes dans la même barque, a-t-il dit, en annonçant qu'il comptait créer un parti libéral, nationaliste et laïc qui se présentera aux élections et n'excluait pas de participer à un futur gouvernement. Mais ce sera au peuple libyen de décider, a-t-il dit.

Selon lui, il n'y aura pas d'affrontements entre factions dans l'après-Kadhafi parce que les Libyens sont un peuple pacifique, tolérant et uni. Cette tragédie a renforcé le sentiment d'unité des Libyens, selon lui.

Je vous garantis que les jeunes sauront reconstruire les institutions bien plus vite que vous ne l'imaginez, a-t-il ajouté, soulignant que jusqu'aux années 80 l'administration libyenne était l'une des meilleures du tiers-monde.


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