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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 01:50

 

 

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PARIS mercredi 14 septembre 2011 (AFP)  - Une centaine de personnes, essentiellement issues de diasporas africaines, ont manifesté mercredi à Paris "contre la corruption" de gouvernements africains et pour dénoncer la persistance des réseaux opaques de "la Françafrique", a constaté une journaliste de l`AFP.

Les manifestants, originaires de plusieurs pays d`Afrique de l`Ouest, s`étaient rassemblés non loin du siège parisien de l`Unesco, où étaient réunis les présidents ivoirien Alassane Ouattara, sénégalais Abdoulaye Wade et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, à l`occasion de la remise d`un prix.

"J`aime la France, j`aime l`Afrique, mais je n`aime pas la France-à-fric", "A bas la Françafrique!", "Wade assassin! Ouattara assassin! Abdel Aziz assassin!", ont scandé les manifestants.

L`avocat Robert Bourgi, un conseiller de l`ombre de l`Elysée pour les affaires africaines, a brisé dimanche le silence entourant habituellement ses activités et évoqué des mallettes de billets remises par des chefs d`Etat africains à l`ancien président français Jacques Chirac.

Il a notamment affirmé que pour la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002, "cinq chefs d`Etat africains -- Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d`Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) -- ont versé environ 10 millions de dollars".

"Heureusement que des hommes comme Bourgi parlent. Le roi est nu aujourd`hui. Wade doit partir. Et emmener son fils (Karim Wade, qui détient 5 portefeuilles ministériels) avec lui", a déclaré à l`AFP Cheikhna Camara, représentant du Parti socialiste sénégalais en France.

"Wade a donné 5 milliads de francs CFA (environ 7,6 millions d`euros) à Chirac. Avec cet argent, il aurait pu régler les problèmes d`inondations et d`alimentation en électricité de tout Dakar", a affirmé pour sa part Zaccaria Coulibali, représentant du parti d`opposition de l`Alliance pour la République.

De leur côté, les opposants mauritaniens ont dénoncé la "politique raciste" du régime du président Ould Abdel Aziz, dénonçant les conditions de l`organisation d`un recensement de la population qui vise, selon eux, "à priver de leur citoyenneté les Mauritaniens noirs".

  

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 01:31

 

 

 

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PARIS 14 sept (AFP)  L'ONG argentine des Grands-mères de la place de Mai a exprimé lundi à Paris son "immense émotion" d'avoir été récompensée par le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de l'Unesco.

"J'aimerais exprimer l'émotion immense que je ressens au nom de toutes les grand-mères et toutes les mères. Cela fait 34 ans que nous luttons en pensant à la construction de la démocratie par la vérité, la justice et la mémoire", a déclaré lors d'une conférence de presse sa présidente, Estela de Carlotto.

L'Association des Grands-mères de la place de Mai est une ONG de défense des droits de l'Homme, fondée en 1977 par des proches de personnes disparues sous la dictature militaire en Argentine (1976-1983). Elle cherche aussi à retrouver les enfants d'opposants, souvent nés en prison, qui ont été enlevés à leurs parents et confiés à des proches du régime militaire.

L'association a rendu leur identité à 105 enfants d'opposants adoptés pendant la dictature, sur 500 cas estimés. La dictature argentine est responsable de la disparition d'environ 30.000 personnes, selon les organisations de défense de droits de l'Homme.

"Notre seule intention était de transmettre cette histoire qui est importante pour l'ensemble de l'Humanité. C'est une très grande fierté pour nous d'avoir permis à des petits enfants de retrouver leur famille, c'est là notre plus grand prix", a ajouté Estela de Carlotto. "Mais ce prix (de l'Unesco) nous donnera plus de force pour notre combat", a-t-elle estimé.

Quelques-unes de ces personnes rendues à leurs familles grâce à l'association devaient assister à la remise de ce prix, mercredi dans l'après-midi, au siège de l'Unesco.

En déplacement à Paris, la présidente argentine Cristina Kirchner devait également participer à la cérémonie, pour laquelle plusieurs chefs d'Etat africains sont annoncés: le Burkinabè Blaise Compaoré, le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Malien Amadou Toumani Touré, le Togolais Faure Gnassingbé, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le Nigérien Mahamadou Issoufou, l'Ivoirien Alassane Ouattara.

Ce prix porte le nom de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d'Ivoire indépendante. Créé en 1989, il est décerné tous les ans par l'Unesco et doté de 150.000 dollars.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

 

 

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:45

 

 

 

manioc

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 14 Septembre 2011 14:26

Depuis presqu’un mois, la ville d’Obo (extrême sud-est de la RCA) traverse une pénurie sans précédent de manioc qui reste l’aliment de base, consommé par plus 99% de la population de la ville.

Une cuvette de manioc qui coutait 1500 FCFA (environ 2,6 euros) est passée ce 14 septembre 2011 à plus de 5000 FCFA (7,7 euro). Aussi, « il faut un véritable parcours du combattant pour retrouver cet aliment devenu désormais rare », a mentionné le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Selon quelques spécialistes de l’agriculture de la ville, « la crise n’est qu’au début, et il faut au moins 2 ans pour retrouver de manioc à Obo ». La liberté de circulation est totalement restreinte dans la ville à cause de l’insécurité imposée par les éléments rebelles de la LRA de Joseph Koni, qui commettent des exactions sur les populations.

Une ceinture sécuritaire de 5km carré a été mise en place par les éléments de l’armée ougandaise et ceux des armées centrafricaines afin de permettre à la population de faire seulement ses besoins élémentaires. Les localités périphériques de la ville d’Obo qui la ravitaillent en manioc sont dévastées et les populations se concentrent elles aussi dans cette zone sécurisée.

Le 19 août dernier, le Comité Internationale de la  Croix Rouge (CICR) avait décidé d’arrêter la distribution des vivres aux populations vulnérables dans le Haut Mbomou, arguant que la population doit désormais se prendre en charge.

Guilaine Carty, sous-déléguée du CICR pour la zone Est, avait affirmé que « la Croix Rouge ne peut pas toujours continuer avec la gratuité, donc les populations doivent se prendre en charge, c’est pourquoi nous avons apporté ces semences pour la relance du secteur agricole ».

La population concernée n’avait pas approuvé la décision de la CICR. Elle pense que l’insécurité qui persiste dans la région rend difficile la libre circulation des personnes et les activités champêtres.

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:35

 

 

 

 

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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 21:30

Exclusivité; Général Baba Laddé dissident tchadien: "Le dialogue est la seule voie pour sortir la Guinée de l’immobilisme et de ses contradictions socio-politiques"

 

Le Jour - Général Abdel Kader, répondant à son nom de guerre Baba Laddé est un  dissident du régime tchadien. Arrêté en 1998 pour dit-on coup d'Etat contre Idriss Déby, lui-même arrivé au pouvoir par la rébellion armée en 1990, Général Baba Laddé, à la tête du Front Populaire pour le Renouveau (FPR) se trouve aujourd'hui quelque part dans la brousse centrafricaine, un pays frontalier avec le Tchad.

Ce Peul de pure race est un gendarme de formation, d’ailleurs il tire son nom de guerre Baba Laddé du peul qui selon lui veut dire ''le Roi de la brousse'' ou le Père de la brousse'', autrement dit le lion, naturellement désigné le roi de la brousse. Dans sa vie scolaire, il est titulaire d'un baccalauréat G1 (Technique administrative) au Lycée Technique commercial de Ndjamena. Depuis des années, il lutte contre le régime totalitaire d'Idriss Déby pour selon lui instaurer un pouvoir démocratique qui prône la bonne gouvernance, le partage équitable des ressources nationales, la justice et la paix entre toutes les composantes de la Nation tchadienne.

Mais aussi son idéal va au-delà des frontières de son Tchad natal. Le chef du FPR tchadien déplore le sort que subissent les Peuls à travers des Etats africains comme au Centrafrique, en Mauritanie, en Guinée Conakry etc...Pour en savoir plus sur les intentions du Général Baba Laddé, nous l'avons approché. Et c'est volontiers qu'il nous accordée cette interview exclusive. ...

 

Source:http://lejour.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2943:exclusivite-general-baba-ladde-dissident-tchadien-qle-dialogue-est-la-seule-voie-pour-sortir-la-guinee-de-limmobilisme-et-de-ses-contradictions-socio-politiquesq&catid=14:inter&Itemid=13

 

NDLR : Des informations non encore confirmées font état de ce que le FACA auraient donné l'assaut ce mercredi sur le camp base de ce Baba Laddé vers Kaga-Bandoro.

 

 

 

Le Jour: Depuis quand êtes-vous entré en dissidence avec le pouvoir de N'Djamena et pourquoi?

Général -Baba Laddé: Nous sommes entrés en dissidence ouvertement depuis 1998. Pour des raisons multiples liées à l’injustice sociale dont sont victimes les populations en général et les Peuls en particulier.

Vous savez depuis la prise du pouvoir en 1990 d’Idriss Deby, les membres de son clan, commettent des exactions et des violations des droits de l’homme à l’encontre des Tchadiens en toute impunité. Jamais, ils ne sont inquiétés ni par la justice encore moins par les autorités politiques et administratives de notre pays.

Devant  cette situation intolérable. Seule, une révolte populaire s’impose ! C’est pour cette raison que nous avons opté pour la lutte armée contre ce régime impopulaire à l’instar des autres groupes tchadiens qui ont rejoint le maquis.

Depuis quand existe votre mouvement FPR?

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) existe depuis 1998.

Que reprochez-vous au Président Deby?

Comme tous les Tchadiens, nous reprochons à Idriss Deby, sa gestion clanique du pouvoir, son déficit démocratique, la mal-gouvernance politique et socio-économique du Tchad. Il est également auteur et responsable des violations inadmissibles des droits de la personne humaine. Plusieurs opposants, journalistes et défenseurs des droits de l’homme ont disparu cruellement sous les balles de sa garde présidentielle composé essentiellement de l’éthnie Zaghawa, sa communauté.

Pourquoi êtes-vous en Centrafrique et non en territoire tchadien?

Nous sommes en RCA pour de raisons stratégiques militairement parlant. Pour de raisons sécuritaires, nous nous privons de divulguer à l’opinion publique.

On accuse vos hommes de terroriser les civiles. Qu'en dites-vous?

Rappelez-vous Hissein Habré a été traité de voleur des chameaux et un bandit.
Mandela, Arafat, et tous ceux qui ont défendu la juste cause  sont systématiquement traités des terroristes et maquisards. Pire avec des péjoratifs insolents.

Donc, pour revenir à votre question. Nous disons que ces informations sont totalement fausses et dénuées de tout fondement. Car, le FPR est un mouvement du peuple qui les défend  contre l’arbitraire et l’impunité dont il souffre.

Nous accuser des exactions, c’est chercher à ternir notre image d’hommes intègres qui militons pour la justice sociale et le respect de la dignité humaine aussi bien au Tchad et au -delà de nos frontières. A vrai dire c’est ça qui dérange nos adversaires politiques.
Le FPR s’inscrit contre ces allégations mensongères et grossières montées par Ndjaména et Bangui.

Que semble vous opposer au pouvoir du Président Bozizé?

Vous conviendrez avec nous que le Président Bozizé est une fabrication d’Idriss Deby qui l’a propulsé en 2003 au pouvoir à la tête de la RCA en évinçant le défunt président Ange Félix  Patassé, pourtant démocratiquement élu par le peuple centrafricain. Il est donc redevable à Idriss Deby que nous (FPR) luttons contre son pouvoir illégitime et autocratique.

Vous avez été kidnappé en 2009 et livré à N'Djamena. Comment avez-vous pu vous évader ?

Tout à fait ! J’ai été kidnappé par les services de renseignements centrafricains alors que j’étais en négociation à Bangui. Ils m’ont livré à Ndjaména à l’insu des organisations de défense des droits centrafricaines et internationales qui parrainaient pourtant ces pourparlers de paix. Vous n'êtes pas sans savoir que je suis un militaire formé dans la règle de l’art et du métier. Vous imaginez la suite !

Que revendique réellement le FPR?

Le FPR revendique plus de démocratie, de transparence dans la gestion des ressources naturelles du pays, dilapidées totalement par Idriss Deby et ses proches, plus de justice et le respect des droits élémentaires de la personne,   l’alternance au pouvoir par des moyens démocratiques et légaux.

Le FPR revendique en outre la limitation du mandat à l’élection présidentielle. Car, vous savez Idriss Deby a fait sauter le verrou de limitation du mandat présidentiel pour se maintenir indéfiniment à la tête du pays contre la volonté populaire. En ce sens, le FPR lui dit NON !

Vous avez combien d'hommes à votre disposition?

Pour de raisons  stratégiques, le FPR s’abstient de vous donner l’effectif de nos hommes. Toutefois, nous avons les moyens militaires de nos ambitions politiques pour le Tchad.

Qui finance le FPR?

Votre question est curieuse ! Mais, nous nous excusons de vous donner de réponse pour protéger nos partenaires nationaux et internationaux qui soutiennent notre cause et lutte.

Récemment dans une déclaration, vous avez dit que le FPR que vous dirigez défend la cause de Peuls du monde entier. Pourquoi?

C'est un constat général que les Peuls restent les populations les plus marginalisées et vulnérables en Afrique. Donc, il est légitime que nous plaidions leur cause à tous les niveaux pour que cesse la politique d’exclusion, de négation, de l’apatride dont le peul en est victime des régimes africains (Guinée, Mauritanie, Tchad, Centrafrique etc……

Vous dites que vous aiderez les Peuls victimes de ségrégation à travers certains Etats africains dans un cadre humanitaire. Qu'est-ce cela veut dire?

Il faut souligner que les éleveurs peuls sont généralement victimes de spoliations de leurs bétails par des hommes en armes et autres malfrats. Cela se passe au Tchad et partout en Afrique. Nous dénonçons ces agissements qui sont des véritables obstacles à l’intégration communautaire et à la paix entre les différentes composantes sociales de nos pays. C’est pourquoi, le FPR parle d’un cadre humanitaire pour aider à la restauration des droits légitimes de tous ceux qui en sont victimes.

Avec une telle prise de position en faveur de votre communauté, ne craignez-vous pas des "représailles" d'autres chefs de pays abritant des membres de cette communauté?

Les représailles, il en existe déjà. Nous l’avons soulevé ci-haut. Alors, il faut  crever l’abcès pour interpeller tous ceux qui abusent de leurs  pouvoirs  pour opprimer et réprimer d’autres populations. C’est une prise de position logique dans nos esprits et conception pour une justice sociale.

Dans la même déclaration vous avez avoué avoir été contacté par des représentants d'al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), les Boko Haram du Nigeria, le Front Islamique Tchadien d’Ahmat Tidjani Ismaël Bichara, les Shebab Somalien et al Qaida dans la Péninsule Arabique (AQPA) qui vous ont proposé des millions d'Euros pour faire une rébellion islamiste en RCA et au Tchad et vous avez refusé. Pouvez-vous être plus explicite?

Il faut reconnaître que les causes de notre diffèrent largement de ces derniers. Le FPR ne fait d’amalgame dans ses revendications politiques. C’est pourquoi, nous avons décliné ces propositions. Le FPR ferme hermétiquement la porte à toutes velléités extrémistes pour rester dans un cadre de lutte conventionnelle et défendable.

Nous saisissons cette occasion pour condamner tous ces groupes d’obédiences terroristes.

Vous vous prononcez pour un islam tolérant. Pourquoi, votre mouvement le FPR fait allusion à la religion pour la conquête du pouvoir?

Naturellement, l’islam est une religion de tolérance et de paix. Le FPR ne surfe pas sur le levier confessionnel comme cheval de bataille pour la conquête du pouvoir politique. Car, nous œuvrons pour le dialogue de religion et de culture entre les peuples.

Toujours en se référant à cette déclaration vous avez rappelé que vous êtes en cessez-le-feu avec les forces de Déby, mais qu'il serait rompu si des forces kadhafistes venant de Libye pénétraient au Tchad. Maintenant que le Guide est défait, cela veut dire que le cessez-le-feu est rompu avec le pouvoir tchadien?

En tout cas avec Idriss Deby, il faut s’attendre à tout et nous ne baissons pas la garde. Car, il est capable du pire à tout moment. Il est connu pour ses nombreuses violations d’accord de paix avec ses opposants aussi bien civils que militaires. Certes, nous sommes de bonne foi, mais, la prudence est de mise avec cet homme !

Que pensez-vous de l'affaire Hissène  Habré qui semble traîner?

Personne n’en veut au niveau des dirigeants africains. Car, tous trainent des casseroles derrières eux. Pour eux, il n’est donc pas nécessaire d’instaurer une cour de justice africaine pour anciens Chefs d’Etat. C’est le nœud du problème du blocage du procès Habré.

Pour faire la paix avec N'Djamena, que demandez-vous au Président Déby?

Le mieux c’est son départ du pouvoir !.Car, cela ouvrirait la porte à la stabilité politique, au retour de tous les exilés politiques et politico-militaires tchadiens pour une réconciliation nationale définitive et une paix durable.

Si un accord est signé entre le FPR et le pouvoir en place, êtes-vous prêt de rentrer au pays et transformer votre mouvement en parti politique pour conquérir le pouvoir par les urnes?

Tout à fait, c’est parce qu’au Tchad, l’environnement politique est insalubre. Ce qui explique notre engagement au plan militaire .Mais, si on arriver à assainir le paysage politique tchadien, le FPR pourrait se muer en parti politique pour la conquête démocratique du pouvoir.

Que pourrez-vous nous dire de plus?

Le FPR est préoccupé par la situation sociopolitique en cours en Guinée. Des informations qui nous parviennent par voie de presse ici en brousse, attirent notre attention sur les risques réels d’éclatement de ce pays. C’est pourquoi, le FPR lance un appel pressant  au Président Alpha Condé de se débarrasser de vieux démons de la division et de la haine d’autrui en faveur de la paix et la stabilité politique en Guinée-Conakry, un pays frère. Le dialogue est  la seule voie pour sortir la Guinée de l’immobilisme et de ses contradictions socio-politiques.

Nous vous remercions, Général Baba Laddé de nous avoir accordé cet entretien.
C’est moi qui vous remercie pour l’intérêt que vous accordiez à notre lutte.


Propos recueillis par Oumar Kateb Yacine

Source: lejour.info

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:03

 

 

logo cpjp

BANGUI AFP / 14 septembre 2011 20h13- Des combats d'une rare intensité à l'arme lourde ont repris mercredi dans le centre de la Centrafrique entre la rébellion de la CPJP et l'ex-rébellion centrafricaine de l'UFDR, a appris l'AFP d'une source militaire sur place.

Les combats d'une rare intensité à l'arme lourde ont repris mercredi dans le quartier Bornou (à Bria, centre). Les renforts de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) venus de Sam Ouandja (nord), ont lancé une offensive contre les positions de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), obligée de se retirer du quartier désormais occupé par la CPJP, selon la même source militaire.

D'après cette source, de nouvelles victimes ne sont pas à exclure, mais on ne sait pas combien pour le moment.

Plusieurs hommes de l'UFDR munis de kalachnikov ont opéré un repli promettant de riposter jeudi matin. D'autres, fuyant la zone de combats, ont gagné les quartiers environnants, a encore affirmé la source.

Toujours de même source, les éléments du détachement de l'armée qui ont reçu des renforts de Bangui et Bambari (centre) ont quadrillé les quartiers qui ne sont pas visés par les affrontements ainsi que les principales artères pour protéger la population civile.

Des combats dimanche et lundi avaient déjà fait douze morts à Bria, principalement des rebelles ou ex-rebelles, mais aussi des civils.

Selon la même source militaire, interrogée mardi, plusieurs blessés se trouvent à l'hôpital préfectoral de Bria, dont certains dans un état grave. Ce qui pourrait bien alourdir le bilan.

Par ailleurs, de nombreuses maisons et véhicules ont été incendiés, avait-elle rapporté, alertant sur la possibilité de reprise des combats parce que la tension est perceptible dans la ville. La CPJP qui aurait perdu plus d'hommes, a fait venir des renforts.

Une source proche du haut commandement militaire avait fait état lundi de deux morts, quelques blessés et plusieurs maisons incendiées, précisant que les deux morts étaient des civils dont une femme enceinte atteinte d'une balle perdue.

La CPJP, par la voix de son chef Abdoulaye Hissène, a signé un cessez-le-feu officiel avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer jusque-là l'accord global de paix de Libreville de 2008, signé par de nombreuses rébellions.

Une dissidence de la CPJP dirigée par Mahamat Sallé s'est en revanche ralliée au processus de paix en août.

L'UFDR, basée dans la région de Birao (nord), a conclu un accord de paix au mois d'avril 2008 avec Bangui et intégré quelques mois après le processus de paix en signant à au Gabon l'accord global de paix avec le gouvernement.

Les deux rébellions centrafricaines sont constituées de membres d'ethnies rivales: Ronga (pour la CPJP) et Goula (pour l'UFDR) et sont en conflit depuis plusieurs années notamment pour le contrôle du commerce du diamant.


(©)

 

 

 

  NDLR : Avec la reprise de ces combats, on a la preuve patente que les prétendus accords successifs, dont la signature est souvent annoncée avec tambours et trompettes, sont toujours sans lendemain. Certains chefs rebelles en mal d'argent ne sont attirés que par l'appât du gain de l'enveloppe du DDR tout en sachant bien que jusqu'ici, Bozizé n'a nullement respecté ni appliqué les termes de ces multiples accords dont il a toujours  pris l'initiative de la signature. 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:29

 

 

gouandjikamaleyombo

 

fric en CFA

 

 

BANGUI AFP / 14 septembre 2011 22h24 - Un ministre et deux anciens ministres centrafricains suspectés d'avoir détourné 76.000 euros d'une société de téléphonie mobile, ont été placés sous surveillance judiciaire, a annoncé mercredi soir à l'AFP une source judiciaire proche du parquet de Bangui.

Le ministre du Développement rural et ex-porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika, et les anciens ministres Thierry Maléyombo (Justice, Télécommunications), et Abdallah Kadre (délégué aux Finances), sont accusés d'être impliqués dans le détournement d'un chèque de 50 millions FCFA (environ 76.000 euros) provenant d'une société de téléphonie mobile (Telsoft), a affirmé cette source.

Les trois personnalités ont été entendues tour à tour la semaine dernière par le procureur du tribunal de Bangui qui a pris les mesures de surveillance judiciaire et de confiscation de leurs passeports pour leur interdire toute sortie du territoire centrafricain, en attendant la fin de l'instruction du dossier, a encore précisé la source.

L'affaire remonte au début de l'année 2011, la société Telsoft sommée de verser 150 millions FCFA à l'Etat centrafricain au titre d'arriérés fiscaux, a émis deux chèques: un premier chèque de 100 millions FCFA (environ 150.000 euros) et un deuxième d'un montant de 50 millions FCFA qui n'a pas été encaissé par le Trésor public, d'après la source.

Le 8 septembre, le président centrafricain François Bozizé qui ouvrait des états généraux des finances publiques de Centrafrique avait annoncé qu'il n'hésiterait pas à prendre toutes les mesures qu'imposent les situations pour mettre hors d'état de nuire les auteurs et complices des détournements des deniers publics, la corruption, bref ceux qui seront reconnus coupables ou complices de malversations financières.

Malgré les efforts consentis par le gouvernement, la situation des finances publiques n'a cessé de se dégrader, avait ajouté M. Bozizé, soulignant que les crimes et délits économiques et financiers, notamment la corruption sous toutes ses formes (...) ont privé l'Etat de ses ressources et par conséquent rendent difficile la possibilité pour l'Etat d'honorer ses dettes.

La Centrafrique est classée 154e --sur 178 pays-- dans le dernier indice de perception de la corruption (2010) de l'organisation Transparency international.

Les institutions de Bretton Woods, le FMI et la Banque Mondiale estimaient en 2004 que la corruption est rampante en République centrafricaine, et freine de façon considérable le développement du pays.


(©)

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 16:58

 

 

Gbagbo L

 

 

Excellence Monsieur le Président,


Le 31 août 2011, lors de la conférence annuelle des Ambassadeurs à Paris composée de diplomates du monde accrédités près de la France, vous avez mis un point d’honneur à vous étendre sur votre vision nouvelle de la politique étrangère de la France. Certainement pris de remords, de tourments et d’une gêne bien visible, vous vous êtes pris au budget sur un ton répétitif, de justifier l’intervention illégale de votre «puissante armée» en Côte d’Ivoire et en Libye pour des raisons que vous énoncez vous-mêmes difficilement, tant elles paraissent absurdes. Vous justifiez en effet l’intervention armée de votre pays en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire et en Libye, par un nouveau concept ; celui «de la responsabilité de protéger». 

Monsieur le Président de la République, ce qui paraît une trouvaille pour vous, n’est qu’une variante des idéologies impérialistes déjà développées par vos illustres prédécesseurs. 
Les Africains sont peut-être, de grands enfants pour vous, mais ils ont au moins de la mémoire. Ils se rappellent donc que chaque action prédatrice de votre cher peuple occidental en Afrique a toujours été justifiée par votre soi-disant humanisme. C’est bien au nom de cet humanisme que vous avez justifié la colonisation en Afrique après l’avoir soumise au joug de l’esclavage. Le Président Laurent Gbagbo suffisamment instruit de l’histoire du peuple africain, fait partie hélas de ceux qui trouvent votre amour pour les peuples africains trop suspect pour être sincère. Ils vous soupçonnent de vouloir corrompre le droit international humanitaire en Afrique pour des raisons qui relèvent de votre intérêt personnel qui du reste, se détachent des grandes valeurs que la France a légué à l’humanité. Votre regard condescendant sur l’Afrique traduit tout au moins le mépris que vous avez pour ce continent qui ne sait pas, suivant votre échelle à vous, entré dans l’Histoire. Ce regard condescendant manque donc l’honnêteté. C’est pourquoi vous avez du mal à comprendre et admettre qu’un pays souverain ne puisse avoir, du seul fait qu’il soit africain, les moyens de réguler ses contradictions internes.

 Monsieur le Président de la République, souffrez que je vous rappelle que la Côte d’Ivoire reste un Etat souverain au même titre que la France. A ce titre, la Côte d’Ivoire possède une Constitution comme la France. Elle s’est dotée d’organes de gestion de l’Etat pour réguler les rapports sociaux à l’image de ce qui se passe en France. Le Président Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur d’une élection qui s’est déroulée sur le sol ivoirien conformément aux règles et procédures que le peuple ivoirien s’est souverainement données. Il tient à rappeler solennellement qu’il demeure le Président légitime et légal de la Côte d’Ivoire parce qu’il a gagné l’élection présidentielle. Son arrestation arbitraire et sa détention tout aussi illégale n’entament en rien cette réalité.

Monsieur le Président de la République, au cas où vous ne le sauriez pas, votre homologue, le Président Laurent Gbagbo, a porté une plainte auprès du tribunal aux armées de Paris contre l’Armée française pour assassinat et tentative d’assassinat. La plainte régulièrement formulée a été introduite par les soins de ses avocats le 5 juillet 2011. D’autres actions sont en cours auprès des tribunaux français et internationaux. Elles vous visent directement pour votre action illégale en Côte d’Ivoire. Il est bon de rappeler qu’aucune disposition légale ni du droit interne française ni du droit international ne vous a donné mandat pour agir en Côte d’Ivoire comme vous l’avez fait. La résolution 1975 de l’Onu ne vous a jamais donné mandat pour arrêter le Président Gbagbo et le remettre à l’ennemi.

Le Président Laurent Gbagbo tient à rassurer l’Armée française que, c’est dans la douleur qu’il a été contraint d’engager des poursuites contre elle. Il est tout simplement à la recherche de la vérité. Il tient à ce que le monde entier sache que c’est bien lui qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire. Il n’a pas aucune animosité personnelle contre l’Armée française, lui, fils du sergent-chef Koudou Paul dans l’Armée française, qui a combattu sans regret pour restaurer la grandeur perdue de la France dans les Ardennes. Un lien fort l’unit à cette grande Armée. Ceux qui, ni eux, ni leurs ascendants, n’ont jamais pu connaître l’Armée française de façon aussi intime, ne peuvent comprendre ces liens. Il est malheureux de constater que l’Armée française, dont les souvenirs ont souvent occupé les conversations de son père, soit obligée de combattre aux côtés de mouvements rebelles pour défendre des causes qui sont aux antipodes de la grande espérance que la révolution française et la déclaration de 1789 qui en a suivi, ont apporté à l’humanité tout entière.  

Les mobiles de l’intervention de l’Etat française en Côte d’Ivoire restent totalement étrangers aux intérêts du peuple français. Il s’agit de la manifestation des appétits exagérés de réseaux pervers qui tentent de soumettre le monde et particulièrement l’Afrique à leurs intérêts égoïstes. Le Président Gbagbo en est conscient. C’est pourquoi il refuse l’amalgame que l’on tente de faire à dessein en le présentant comme étant l’ennemi des Français. Le Président Gbagbo réaffirme son attachement au peuple français à qui des raisons affectives le lient solidement. Il y a fait une partie de ses études et a bénéficié de ce fait de l’hospitalité de nombreux Français. Cela constitue une attache solide qui ne peut se défaire aussi facilement à coups de campagne de dénigrement par ceux qui méconnaissant l’Histoire du grand peuple qu’ils sont censés diriger.

Cependant, le Président Gbagbo reste inflexible sur sa détermination à défendre et à préserver la souveraineté du peuple africain. Cette détermination est l’axe majeur de son combat politique vieux de plus d’un demi-siècle. Ce ne sont donc ni les bombes, encore moins les campagnes de dénigrement, qui sauraient le détourner de son combat.  

C’est au nom de ce principe essentiel de sa vie qu’il a refusé que son armée aille défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet 2010, alors que le gouvernement ivoirien attendait du gouvernement français un début de réparation des tueries perpétrées sur les civils en 2004 par l’armée française et qui ont fait plus de 60 morts. C’est pour cette même raison qu’il a refusé de se rendre aux assises Franco-Afrique de Nice 2010.  

Monsieur le Président de la République, vous aurez du mal à convaincre le monde que vous n’avez pas trouvé intolérable cet affront venant de surcroit, d’un Président africain. Le monde aura compris alors votre haine vis-à-vis du Président Laurent Gbagbo.

Aucune peine n’est trop grande pour qui se bat pour la grandeur de son peuple. Monsieur le Président de la République, le pays que vous diriger en donne plusieurs exemples. Le plus récent reste le cas du général de Gaulle. Peut-être que si vous appreniez à mieux connaître son amour pour le peuple français, vous comprendriez certainement mieux, avec un peu de bonne foi, l’amour du Président Gbagbo pour le sien.  

Le Président Laurent Gbagbo vous informe par ailleurs qu’il a instruit ses avocats à l’effet de demander une enquête internationale sur les tueries d’Abobo dont vous l’accablez. Il reste convaincu que cette enquête vous révèlera des surprises désagréables. Il espère que l’Onu sera assez courageuse pour accepter d’ouvrir cette enquête. Le monde entier a besoin de connaître la vérité sur tout ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. Tout comme le monde aussi a besoin de savoir pourquoi l’on a préféré une guerre qui a semé tant de désolation, à une simple opération de recomptage de voix, déjà expérimentée quelques mois auparavant en République d’Haïti. Cette vérité est essentielle et ne saurait être occultée du simple fait de l’arrestation et de la détention arbitraire du Président Gbagbo et de ses principaux collaborateurs. Pour vous en convaincre, je vous prie de faire analyser le document joint en annexe, dressé par un homme qui s’est attelé à faire le travail de recomptage des voix proposé par le Président Gbagbo, et que vous avez rejeté du revers de la main au profit d’une opération militaire. Au terme de ce travail scientifique, c’est bien le Président Laurent Gbagbo qui a emporté l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. L’auteur de ce travail de recherche a mis deux mois pour le faire seul. C’est dire qu’une commission aurait mis moins de deux semaines. Vous auriez pu faire l’économie de cette guerre à tout point de vue inutile, et affecter ainsi l’argent des contribuables français à d’autres fins que celle «de protéger» des Africains en larguant-suprême paradoxe- sur leurs têtes, des bombes.

Dans l’attente que cette vérité soit enfin sue, je vous prie d’agréer Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

 
Le ministre Koné Katinan


Représentant et porte-parole du Président Laurent Gbagbo

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 16:54

 

 

 

malette de liasse de billets

 

 

14 septembre 2011 par Survie

Ce n’est certainement pas une soudaine bonne conscience qui vient de pousser Robert Bourgi à détailler au Journal du Dimanche comment il a transmis pendant des années d’importantes sommes d’argent liquide aux plus hautes autorités de l’État français et à une frange de la classe politique de droite. Quelles que soient les motivations réelles de ces « révélations », elles démontrent plus que jamais la nécessité d’un changement radical dans les relations franco-africaines et d’un assainissement du monde politique et de nos institutions.

L’association Survie lutte depuis plus de 25 ans contre le système françafricain, dont le financement occulte des partis politiques français n’est qu’une facette. Il s’accompagne du pillage des matières premières des pays africains, d’une position quasi monopolistique des entreprises françaises sur bien des marchés de ces anciennes colonies et surtout du soutien à des régimes autoritaires par la diplomatie et les forces armées. La conséquence directe de cette politique est la paupérisation de populations entières qui ne bénéficient pas de l’exploitation des ressources naturelles de leurs pays et subissent depuis les indépendances le joug de régimes soutenus à bout de bras par une diplomatie française complice des détournements et des exactions. S’il restait des naïfs pour y croire, l’image d’Epinal de la France « amie » de l’Afrique qui distille de l’ « aide » au développement en prend une nouvelle fois sérieusement pour son grade.

L’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, au-delà d’un discours de façade sur une prétendue « rupture avec la Françafrique ». Le soutien aux putschistes mauritaniens, les félicitations à l’élection frauduleuse d’Ali Bongo, la complaisance passée envers le régime de Ben Ali, mais toujours d’actualité envers ceux de Blaise Compaoré au Burkina Faso, d’Idriss Déby au Tchad ou encore Denis Sassou Nguesso au Congo Brazzaville sont autant de signes que si la forme a peut-être changé, l’essence demeure. Sous Sarkozy, les interventions françaises au Tchad en 2008, dans le Sahel, et cette année en Côte d’Ivoire et en Libye marquent même un regain dans le volet militaire de la Françafrique.

Au regard de cette continuité, difficile de croire au désintéressement de l’actuel président français, quand tous ses prédécesseurs ont profité d’un système si lucratif. Celui-ci a bel et bien adoubé Robert Bourgi en toute connaissance de cause concernant les agissements occultes de ce fils spirituel de Jacques Foccart et a fait de lui une pièce importante de son réseau de contacts et de négociations parfois occultes avec les chefs d’Etat africains, Omar Bongo en tête, avec lequel Nicolas Sarkozy affichait une proximité confondante.

A l’heure où certains commentateurs, ceux-là même qui parfois s’étonnaient que l’on parle encore de Françafrique, s’amuseraient presque de cette « course à la valise » presque aussi « folklorique » et croustillante que les diamants de Bokassa, il est utile de dépasser la cap de l’anecdote. Au-delà des mallettes et des millions d’euros évoqués dans cette affaire, il est utile de rappeler que l’Afrique est victime d’une prédation économique et financière particulièrement sophistiquée. Depuis l’affaire Elf, il est ainsi de notoriété publique que les paradis fiscaux offrent une opacité parfaite pour les transactions occultes. Sur ce plan aucun doute que l’Afrique est bien entrée dans l’Histoire et dans la mondialisation, pour ceux qui se sont permis d’en douter.

Il est également utile de rappeler que cette affaire illustre l’absence totale de contrôle de la politique de la France en Afrique, que ce soit par le Parlement, la société civile et autres contre-pouvoirs. Au-delà des mécanismes institutionnels défaillants il y a aussi le renoncement de beaucoup qui « savent » ou « devinent » et se taisent.

Toute la lumière doit aujourd’hui être faite, en particulier par la Justice, sur les faits mentionnés par Robert Bourgi, Michel de Bonnecorse et les autres acteurs françafricains qui s’affrontent aujourd’hui par déclarations et révélations interposées.

À l’aube de cette nouvelle campagne électorale, Survie réaffirme également la nécessité d’un examen complet de la relation franco-africaine qui pourrait être mené dans le cadre d’une commission d’enquête associant chercheurs, parlementaires, représentants de la société civile et africaines, témoins clés, etc. Contrairement aux travaux précédents, un tel audit devra poser toutes les questions qui fâchent, qu’il s’agisse du soutien aux dictateurs africains et aux contreparties obtenues, du financement occulte de la vie politique française, du rôle de l’armée française et de ses multiples ingérences, des multinationales, du franc CFA, etc.

Pour commencer, notre association appelle les médias et les candidat-e-s à la présidentielle à oser enfin mettre la Françafrique au cœur des débats. Comme d’autres « affaires » actuelles, l’actualité démontre une nouvelle fois qu’il s’agit bien d’un enjeu crucial pour la démocratie française et nos institutions.

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 15:28

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 14 Septembre 2011 14:15

Le filet anticriminel économique de l’état centrafricain serait en train d’attraper des poissons. Le Ministre Fidèle Ngouandjika du Développement Rural, Thierry Savonarole Maléyombo, ministre sortant des Télécommunications et Abdallah Cadre, ministre délégué sortant des Finances sont actuellement sous surveillance judiciaire.

Ces trois personnalités seraient impliquées dans l’Affaire Telsoft où plusieurs milliards de francs CFA de l’Etat seraient détournés. Ces derniers temps, elles auraient déjà été auditionnées par le Procureur de la République.

Les passeports de ces personnalités politiques centrafricaines leur ont été retirés.

Fidèle Ngouandjika avait déclaré le 31 août dernier sur Radio Ndeke Luka, qu’il a été auditionné sur sa gestion à la tête du département des Télécommunications, entre 2005 et 2008. Il avait déclaré qu’il s’était présenté au parquet en qualité de témoin dans une autre affaire.

Un audit sur la gestion des Télécommunications  des périodes précitées était commandé par l’actuel ministre d’Etat, chargé des Télécommunications Abdou Karim Meckassoua.

Le 6 septembre toujours sur les ondes de Radio Ndeke Luka, l’ancien ministre des postes et télécommunications Thierry Maléyombo avait également réagi aux rumeurs qui circulaient à Bangui, faisant état de son arrestation et de sa détention à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI).

Il avait confirmé qu’il avait été auditionné par la gendarmerie il y a un mois, dans une affaire qui n’a rien à voir avec celle de la SOCATEL. « Il s’agissait d’une affaire de créances de l’Etat avec la société de téléphonie « Telsoft ». Une somme d’ailleurs déjà versée au trésor public.

Pour l’instant, l’opinion publique nationale et internationale suit de près l’évolution de cette situation qui pourrait marquer la fin de la récréation prônée par François Bozizé.

 

NDLR : Est-ce la fin de l'impunité pour ces dignitaires du régime bozizéen qui se croyaient intouchables et tout permis ? A un moment où Bozizé a prétendu dans son speech à l'ouverture des états-généraux des finances, vouloir désormais s'en prendre à tous les corrompus et ceux qui ne cessent de d'accumuler des milliards en détournant les deniers publics, le voici mis au pied du mur. Du bon verdict qui sera rendu par la justice dans les affaires qui impliquent ces membres éminents de la bande du Darfour  dépendra la crédibilité de ce discours de Bozizé.     

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 11:54

 

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

L’interdiction opposée samedi dernier par le régime de Bangui au MLPC d’effectuer sa rentrée politique 2011 comme ce parti politique avait l’habitude de le faire chaque année y compris depuis que Bozizé est au pouvoir, traduit indiscutablement le profond désarroi, la panique et le climat de paranoïa qui prévaut au plus haut sommet du régime. Alors que les autorités compétentes ont été régulièrement tenu informées, tout le monde a constaté avec surprise, l’inhabituelle intrusion du ministre de la justice et ex-procureur de la République en service commandé, le demi-dieu Firmin Feindiro dans ce dossier qui ne relevait que  des ministères de l’Administration du territoire et de celui de la Sécurité publique et nullement des attributions du ministre de la justice et du Garde des Sceaux.

L’autosaisie par ce dernier de l’affaire de la rentrée politique du MLPC est bien la confirmation des informations faisant état de ce que le clan des faucons tribalistes autour de Bozizé n’a pas du tout apprécié et lui a fait savoir son refus de la présence dans l’actuel gouvernement Touadéra 3 de trois ressortissants de la seule ville de Damara en Ombella-Mpoko, en l’occurrence Faustin Touadéra lui-même, Fidèle Gouandjika et le pasteur Josué Binoua qui appartient non pas au KNK mais à la société civile, de surcroît à la tête du département de souveraineté qui est le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

C’est donc fort de cela que Feindiro qui est un de ces faucons, tente maladroitement de mettre entre parenthèse le titulaire actuel du ministère de l’Administration du Territoire en montant lui-même au créneau sur des dossiers qui ne relèvent pas de ses attributions comme celui de la rentrée politique du MLPC. La preuve en est également le discours complètement délirant prononcé en sango par Bozizé lors de la clôture des états-généraux des finances publiques où il a cru devoir non seulement justifier l’interdiction de la rentrée politique du MLPC en revendiquant la démarche de Feindiro mais aussi en tenant des propos franchement orduriers sur l’opposition une fois de plus accusée de comploter avec des puissances étrangères pour le renverser du pouvoir.

Dans ce discours hallucinant en sango, Bozizé a aussi évoqué ses ennuis de santé qui ne cessent de défrayer la chronique ces derniers temps mais pour nier sa maladie et affirmer qu’il se porte comme un charme alors que tout indique qu’il est bien malade. Bangui grouille d’invraisemblables anecdotes sur sa maladie et les traitements qu’il suit. Dans ce domaine, on ne peut tricher pendant longtemps et que la vérité finit par rattraper rapidement le menteur.

Le seul ennui est que son inaptitude à gérer les affaires du pays apparaît de plus en plus évidente et devient de plus en plus préjudiciable. Les dossiers dans les parapheurs et autres demandes d’audience s’accumulent. La fréquence des conseils de ministres s’espace de plus en plus. Ce sont là des signes évidents de fin de régime. L’éclatement de nombreux scandales et le nombre de ministres et d’anciens ministres empêtrés dans des affaires de prédation et auditionnés semaine après semaine, voire inculpés pour détournement de deniers publics et diverses  malversations, est sans précédent en RCA.

L’incapacité du gouvernement dont le chef est pourtant un universitaire, à résoudre rapidement et dans le sens de la préservation des intérêts des étudiants, leur enseignants et du pays, la crise de l’Université de Bangui est significative de la perte de contrôle de la situation par le pouvoir. Le limogeage abusif du Recteur de cette université et son remplacement par une personne bon chic bon genre du KNK qui aurait été suggéré à Bozizé  par son premier ministre Touadéra s’est avéré comme étant une mauvaise solution. La preuve, la crise perdure. 

Tout cela consacre un climat lourd et délétère au sommet de l’Etat sans doute précurseur à un prochain naufrage du régime tout entier dont l'échec à résoudre les problèmes des Centrafricains n'est plus à démontrer. C'est dans ce contexte que les pronostics commencent à aller bon train sur un prochain remaniement gouvernemental, le départ de Faustin Touadéra étant quasiment acquis ainsi que celui des ministres mis en cause ou inculpés comme Fidèle Gouandjika dans telles ou telles affaires sulfureuses.

Rédaction C.A.P       

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