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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 14:23

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 15 novembre 2013 à 07:50

 

En Centrafrique, des informations font état depuis quelques jours de l'existence d'un centre de détention illégal à Bangui dans le bâtiment du Comité extraordinaire pour la défense des acquis démocratiques (Cedad), un service de renseignement officiel dirigé par le très influent Noureddine Adam. La torture y serait largement utilisée. Le Haut-commissariat aux droits de l'homme des Nations unies (HCDH) se dit préoccupé et appelle les autorités à mettre fin à ces pratiques, comme l’a déclaré à RFI Cécile Pouilly, l'une des porte-paroles de cette instance onusienne.

 

Cécile Pouilly  Porte-parole du Haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies

 

« Il semble que, parmi les personnels travaillant au Cedad, figurent des forces ex-Seleka. »

Centrafrique : à Bangui, révélations sur un centre illégal de détention et de torture
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 21:55

 

 

 

 

 

La rédaction apprend auprès de sa famille le décès ce 14 novembre 2013 à l’Hôpital de l’Amitié à Bangui de M. Faustin ZAGUI des suites de maladie.

 

L’illustre disparu qui était le PDG du groupe hôtelier National Hôtel de Bangui, fut aussi député dans la 3ème législature de l’Alliance Démocratique (ADP) pour le Progrès de Feu François PEHOUA.

 

La rédaction de Centrafrique-Presse présente à sa famille et ses proches, ses condoléances les plus attristées

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 21:30

 

 

 

 

 

Ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF, l'actrice et chanteuse américaine Mia Farrow a lancé jeudi à Genève un appel à agir immédiatement pour empêcher une catastrophe humanitaire en Centrafrique. Elle a affirmé que le pays est au bord d'un génocide.

 

"Les violences et l'instabilité échappent à tout contrôle", a déclaré à la presse l'actrice et activiste de retour d'un voyage d'une semaine en Centrafrique, dont trois jours à Bossangoa. Selon elle, les germes sont présents pour un génocide.

 

Elle a déploré que le monde ait abandonné cette population et détourne les yeux de ce conflit. Elle a estimé qu'il faudra une intervention de haut niveau et une force autorisée par l'ONU avec un mandat plus fort pour maîtriser le chaos en République centrafricaine.

 

Les femmes et les enfants paient le prix le plus élevé pour les combats qui ont fait 400'000 déplacés depuis le début de l'année, selon l'ONU.

 

Témoignages d'enfants

 

Mia Farrow a rapporté des récits d'enfants témoins de la mort de leurs pères, de leurs frères et de leurs oncles. Elle a montré des dessins d'enfants avec des hommes tirant sur les gens.

 

L'actrice américaine est ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF depuis l'année 2000. Elle s'est déjà rendue en Centrafrique en 2007 et 2008. Pour l'UNICEF, elle a également visité l'Angola, le Cameroun, la Guinée, Haïti, le Liban, le Nigeria, l'Ouganda, la République démocratique du Congo, le Tchad et le Soudan.



(ats / 14.11.2013 18h58)

La Centrafrique est au bord d'un génocide estime Mia Farrow
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 16:10

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  14-11-2013

 

Les auteurs de crimes, de braquages et d'autres exactions graves, enregistrés ces derniers temps à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), ne resteront pas impunis, a déclaré Ghislain Grézengué, procureur de la République près le tribunal de grande instance de cette ville, dans un communiqué lu jeudi à la radio nationale.

 

"Depuis quelques jours, la ville de Bangui est devenue le théâtre des violences de tout genre, allant des actes de braquage, de vol à main armée et même d'assassinat. Tous ces actes constituent des cas de violations graves des droits humains qui ne sauraient rester impunis", a déclaré Ghislain Grézengué.

 

Des enquêtes judiciaires sont d'ores et déjà ouvertes contre des présumés auteurs de ces crimes et "certains d'entre eux sont interpellés et gardés à vue à la section des recherches et d'investigation (SRI, redoutable unité des services de renseignements centrafricains, NDLR) pour leur traduction devant la justice", a-t-il fait savoir.

 

Dans un appel à la retenue et au calme, le magistrat a demandé à la population de faire confiance à la justice. Il a condamné les violences perpétrées dans le cadre de manifestations de rues accompagnées de barricades sur la voie publique et d'incendies de pneus de véhicules, estimant que ce sont des comportements inciviques "susceptibles de tomber sur la loi pénale".

 

La déclaration du procureur fait suite à une nouvelle flambée de violences cette semaine dans la capitale de la Centrafrique. Une série de heurts sanglants a opposé les ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir) à la population dans certains quartiers de la ville.

 

Mercredi, deux ex-rebelles de la Séléka et un jeune Centrafricain ont été tués à Pétévo et Fatima, deux quartiers du 6e arrondissement, lors d'affrontements causés par l'enlèvement par les ex-rebelles d'un jeune au domicile du directeur général de la police nationale Alain Victoire Nabéza pour le conduire à la présidence de la République.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

Lu pour vous :  Centrafrique : Au bord du chaos

 

http://www.afrique7.com   Patrice Garner / 14/11/2013 1:59

 

La flambée des violences ainsi que la méfiance entre les populations dépeignent un Centrafrique en proie à l’anarchie et l’insécurité.

 

Selon une source officielle, des affrontements ont encore éclaté, mercredi, dans la capitale, entre des jeunes et des éléments de l’ex-Seleka. Ces incidents, survenus  suite à l’enlèvement d’un jeune dans un quartier de la capitale, ont suscité la colère des populations descendues dans les rues pour protester.

 

Le climat d’insécurité et de méfiance a pour conséquence l’abandon des lieux d’habitations. Du fait des conflits intercommunautaires, d’aucuns (les chrétiens) se sont réfugiés à l’évêché et d’autres (les musulmans) sont logés dans un établissement dénommé « Liberté ». Peur, vengeance, mépris et bien d’autres sentiments négatifs animent les populations qui, depuis le mois de mars, ne font que subir, entre  autres, vols, viols et pillages de la part des éléments de l’ex-rébellion.

 

En raison de la précarité des conditions de vie, nombreuses sont les familles qui émettent le souhait et le désir de regagner leur domicile. Mais ce rêve ne peut être réalisé, faute d’agents pour assurer la sécurité publique. Parlant des conditions de vie, une source proche du dossier a mis en exergue la promiscuité dans laquelle vivent les populations. En effet, elles font tous leurs besoins (c’est-à-dire cuisiner, manger, dormir et prendre le bain etc.) au même endroit.

 

La persistance de la dégradation du quotidien du peuple Centrafricain ainsi que l’absence d’un Etat de droit rendent compte du chaos que connaît le Centrafrique. « Aujourd’hui, nous sommes quelque part au bord du gouffre », a témoigné un éminent évêque du pays.

Centrafrique : poursuites judiciaires contre des auteurs de crimes, braquages et autres exactions graves (procureur)
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 15:58

 

 

 

 

http://www.humanite.fr   le 13 Novembre 2013

 

Roland Marchal est chercheur au Ceri-Sciences-Po et spécialiste de la Centrafrique. Il décrit la rébellion qui a pris Bangui en mars dernier comme une fédération de groupes armés faiblement structurés, recrutant essentiellement dans les régions marginalisées du Nord.

 

Qui sont les rebelles de la Seleka qui ont renversé le président Bozizé en mars dernier ?

 

Roland Marchal. Seleka signifie alliance en langue sango. Il s’agit, initialement, de l’alliance de quatre groupes armés, dont trois étaient connus, le quatrième ayant été créé pour la circonstance, à partir du Tchad. Ces mouvements armés, longtemps plus rivaux qu’alliés, recrutent dans le nord du pays et au-delà des frontières, dans des groupes ethniques transfrontaliers. Dans ces régions, la présence de l’État est marginale, le sentiment national est faible, puisque la nationalité des habitants est mise en doute, même lorsqu’ils sont nés en Centrafrique. L’offensive rebelle date de décembre 2011. À ce mouvement se sont alors agrégés des rebelles tchadiens en déshérence, des Soudanais, des braconniers. Enfin la Seleka a recruté dans les villes prises, le plus souvent dans les communautés musulmanes, mais pas uniquement. À Bangui, les commandants de la Seleka ont recruté massivement parmi les jeunes. Si la Seleka exprimait initialement des revendications, son existence sociale reflète davantage un mouvement régional qu’un mouvement centrafricain. Il n’y a jamais eu de véritable contrôle au niveau politique : il s’agit plutôt d’une fédération de groupes armés eux-mêmes faiblement structurés, sans réelle chaîne de commandement. La Seleka a pris la forme d’un mouvement armé reflétant de loin en loin des populations du Nord très mal et très peu représentées et que, souvent, les Banguissois, les Centrafricains vivant dans le centre-sud du pays, ne considèrent pas comme de vrais Centrafricains. Si les gens ont voulu se débarrasser de Bozizé, ils ont très vite eu tendance à voir derrière cette rébellion la main de l’étranger.

 

Quelle carte joue le président tchadien Idriss Déby dans cette crise ?

 

Roland Marchal. François Bozizé avait lui-même conquis le pouvoir grâce à l’appui explicite d’Idriss Déby. De la même façon, la Seleka est parvenue au pouvoir parce 
que les forces tchadiennes parties prenantes de la force régionale, la Micopax, ont levé le pied, laissant ses combattants entrer dans Bangui. Les relations entre Déby et Bozizé s’étaient déjà fortement dégradées en 2012, après des années de tensions. Mais le 
départ de Bozizé n’est pas simplement dû à Déby. Il est dû à un accord régional pour s’en débarrasser. Déby a suscité la Seleka et l’a sans doute aidée officieusement. Certains estiment qu’il a joué cette partition dans le but de se débarrasser de rebelles tchadiens, dont certains ont disparu depuis. Une autre interprétation prête à Déby la volonté de sécuriser l’accès aux champs pétroliers transfrontaliers 
et d’écarter les compagnies chinoises 
qui auraient pu opérer dans le nord de 
la Centrafrique si la situation avait été stable.

 

Quel rôle joue aujourd’hui Paris ?

 

Roland Marchal. Les politiques françaises les plus contestables ont été conduites en Centrafrique. Et pas seulement sous la Ve République. La colonisation en Centrafrique a été un scandale de brutalité, d’aveuglement répressif. Depuis 1993, 
c’est une politique en demi-teinte. Les affaires ont continué, mais pas dans les dimensions prises sous Valéry Giscard d’Estaing. Dans les années 2000, en particulier sous Nicolas Sarkozy, la France s’est montrée très conciliante envers François Bozizé. En arrivant au pouvoir, François Hollande, lui, a voulu afficher une certaine distance. Reste à savoir pourquoi les Français ont laissé faire la Seleka. L’appui d’Idriss Déby à l’intervention française au Mali est sans doute l’une des explications.

 

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

 

Roland Marchal : « Idriss Déby a officieusement aidé les rebelles de la Seleka »
Roland Marchal : « Idriss Déby a officieusement aidé les rebelles de la Seleka »
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 15:20

 

 

 

Communiqué de presse

 

relatif à la REMISE DES DIPLOMES DELF et DALF

A l’Alliance française de Bangui le 15 novembre 2013

 

 

 

13 novembre 2013

 

 

 

 

Avant la reprise effective des cours de langue française à l’espace langues et formation de l’Alliance française de Bangui le 18 novembre, M. Serge MUCETTI, Ambassadeur, Haut représentant de la République française, remettra vendredi 15 novembre 2013, à 11h30, les diplômes d’études en langue française (DELF) et les diplômes approfondis de langue française (DALF) obtenus lors des sessions de novembre 2012 et février 2013.

 

Les bons résultats obtenus par les 215 lauréats, tous niveaux confondus, augurent favorablement d’une reprise qui permettra à tous ceux qui désirent améliorer leurs connaissances en français, les faire certifier et reconnaître au niveau international, de bénéficier de l’enseignement de haute qualité que propose l’Alliance française de Bangui.

 

 

 

Communiqué de presse de l'Ambassade de France
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 14:23

 

 

 

 

 

 

RFI   jeudi 14 novembre 2013 à 11:52

 

Par Nicolas Champeaux

 

Après une période d'accalmie, Bangui est à nouveau théâtre d'épisodes meurtriers quasi-quotidiens depuis dimanche. Tous impliquent les ex-rebelles de la coalition Seleka qui a renversé le président François Bozizé en mars 2013. Mercredi 13 novembre, à Bangui, des ex-rebelles ont ouvert le feu sur une foule qui protestait contre l'enlèvement d'un soldat faisant un mort parmi les civils. Josué Binoua est ministre de la Sécurité, de l'immigration-émigration et de l'ordre public au sein du gouvernement de transition. Il est l'invité de Nicolas Champeaux.

 

RFI : Etes-vous inquiet de la reprise d’incidents liés à des membres de la Seleka à Bangui ?

 

Josué Binoua : Oui, parce qu'après une période d’accalmie nous assistons ces derniers jours à une multiplicité d’incidents. Et nous venons de sortir d’une réunion de sécurité où le président de la République a réaffirmé trois principes. Le premier, c'est que tout ce qui relève des opérations de maintien de l’ordre est du domaine exclusif de la gendarmerie et de la police, c’est-à-dire du ministère de la Sécurité.

 

Les forces de police et de gendarmerie justement ont eu à en découdre avec des membres de la Seleka, c’est bien cela ?

 

Avant-hier [mardi 12 novembre, ndlr], lors d’une opération de rétablissement de l’ordre, dans le troisième arrondissement, il y a eu des coups de feu qui ont été tirés de part et d’autre. Un policier a été blessé.

 

C’était le premier accrochage ou il y en a eu d’autres ?

 

Il y a eu une série d’accrochages, mais c’est allé plus loin, puisqu’il y a eu blessure d’homme, ce qui est inacceptable. Les forces de défense s’occupent de la défense opérationnelle, sauf réquisitions. Donc, tant que les militaires ne sont pas réquisitionnés, ils doivent être casernés et nous avons six casernes dans la ville de Bangui. Ce principe a été encore réaffirmé aujourd’hui : tous les militaires doivent rester en caserne avec leurs armes et ils ne peuvent pas se promener avec les armes dans la capitale. Le principe de la complémentarité, de la délimitation des responsabilités, a été réaffirmé aujourd’hui [mercredi 12 novembre, ndlr] par le président de la République et nous le rendons public.

 

Les principes ne suffisent pas. La Seleka avait déjà été dissoute, mais ses membres ont conservé une capacité de nuisance. Comment les mettre vraiment hors d'état de nuire ?

 

Pour les mettre hors d'état de nuire, il faudrait, un, les cantonner, les caserner et entreprendre le principe Désarmement-démobilisation-réinsertion.

 

Les ex-rebelles qui se comportent en brigands, qui organisent des braquages, qui pillent, qui ponctionnent une partie des récoltes, agissent-ils selon vous de façon isolée ou croyez-vous qu’ils agissent de façon cordonnée et que le butin est centralisé ?

 

Il nous faut aujourd’hui retenir toutes les hypothèses et les services de renseignements doivent nous aider à répondre à ces questions. S’agit-il d’une organisation qui se distribue le butin comme des dividendes? Nous aimerions bien connaître cela pour les traduire en justice.

 

Pour le moment, vous ne savez pas s’ils agissent sur ordre ? Vous n’en avez aucune idée ?

 

Il faut retenir toutes les hypothèses et éliminer, après enquête celles, qui ne tiennent pas.

 

Il y a les membres de l’ex-Seleka qui sont dans la nature. Il y a aussi visiblement des membres de la Seleka qui font du tord au sein d’institutions de la transition, comme au Comité extraordinaire pour la défense des acquis démocratiques, le Cedad. Selon la Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, ils pourraient être responsables d’arrestations arbitraires et de détentions arbitraires dans un centre caché au sein même du bâtiment de la Cedad. Partagez-vous les préoccupations de Navi Pillay ?

 

Le ministre de la Justice vient de nous en parler et en ce qui nous concerne, il est vraiment hors de question qu’en dehors des centres de détention officiels, il y ait d’autres centres de détention.

 

Vous en confirmez l’existence ?

 

S’ils sont cachés, ils ne peuvent pas être avérés. Maintenant, lorsqu’il y a des centres cachés et que nous les détectons, nous essayons de les combattre et de les poursuivre.

 

Il y a donc un certain ménage à faire au niveau de ce Comité extraordinaire, qui se comporte un petit peu comme une police parallèle. C’est ce que semble suggérer la haut-commissaire des droits de l’homme de l’ONU...

 

C’est une également question d’école. Parce qu'il y a ceux qui pensent que de tels centres ne doivent pas s’occuper du maintien de l’ordre - y compris arrêter et détenir les gens -, et d’autres qui pensent que ces centres-là peuvent également faire le travail de police. C’est de bonne guerre, ces divergences de point de vue. En ce qui nous concerne, le chef de l’Etat l’a réaffirmé : tout ce qui touche le maintien de l’ordre relève bel et bien de la sécurité publique.

 

Donc, ce comité n’est pas habilité à procéder à des arrestations ?

 

Ils sont habilités à faire ce qui relève de leur responsabilité, qui exclut tout ce qui est arrestation, tout ce qui est détention, tout ce qui relève du travail de la police et de la gendarmerie.

 

Vous allez faire passer le message aux membres de ce comité ?

 

Ils assistent à toutes les réunions et nous débattons, nous échangeons en toute fraternité.

 

Ils étaient présents à la réunion de ce mercredi ?

 

Tout le monde était présent, personne n’est exclu.

 

Le chef de l’Etat leur a transmis le message de façon claire ?

 

Le chef de l’Etat a été très clair, il a répété les responsabilités pour que nous dénichions les braqueurs, pour que nous dénichions ceux qui font des enlèvements, pour que nous dénichions tous ceux qui vivent en dehors de la loi.

 

 

 

Centrafrique: des communautés «au bord du gouffre»

 

RFI  jeudi 14 novembre 2013 à 09:19

 

En République centrafricaine, des dizaines de milliers de villageois qui ont fui les attaques et exécutions sommaires perpétrées tant par des groupes armés que par des forces de la Seleka dans le nord-ouest du pays, « n'ont toujours pas regagné leurs habitations ». C'est le constat que dresse Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, qui rentre d'une tournée dans la région.

 

L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, s'est notamment rendu à Bossangoa, une ville secouée en septembre par des affrontements entre éléments armés « anti-balaka » (anti-machette) et membres de la Seleka et toute une série d'exactions. 

 

A Bossangoa, « depuis le 11 septembre, il y a deux communautés : la communauté musulmane qui se trouve dans l’école Liberté, la communauté chrétienne se trouve à l’évêché. Et ce climat de peur règne encore dans le cœur et sur le visage des uns des autres », témoigne l’archevêque de Bangui au micro de RFI.

 

La peur de toutes parts

 

Il a vu des familles vivant dans une grande promiscuité. Elles cuisinent, mangent, dorment, se lavent et font leurs besoins au même endroit. « Vous avez plus de 40 000 personnes dans un petit périmètre, où la situation sanitaire est décadente », décrit-il. Avouant son « indignation », il en appelle « aux autorités pour que l’on puisse décider d’en finir avec cette situation en mettant des gendarmes, des policiers qui pourront faire des patrouilles ».

 

Selon lui, les gens souhaitent rentrer chez eux, mais « ils ont peur ». Une peur partagée, de toutes parts. « J’ai senti la peur sur le visage de certains, parce qu’ils savent qu’au quartier, ils pourraient être arrêtés et tués. J’ai senti la peur, aussi, du côté des Seleka parce qu’ils pensent qu’il y a des anti-balaka parmi ces gens-là qui pourraient aussi leur régler leur compte. J’ai senti la peur du côté des musulmans, qui pensent que les chrétiens hébergent aussi des anti-balaka. De part et d’autre, ce climat de peur. Il va falloir en sortir par le dialogue », insiste-t-il.

 

Instrumentalisation politique

 

Pour Mgr Dieudonné Nzapalainga, cette méfiance mutuelle est entretenue par certains, et le pays doit tout faire pour éviter de tomber dans le piège d'une confrontation intercommunautaire.

 

« Certains essaient d’exploiter, pour ne pas dire instrumentaliser ou bien encore récupérer les situations. Mais nous, nous disons, en tant que responsables religieux : cette question est une question politique », martèle l’archevêque. « On ne peut pas confondre, en disant ce sont des chrétiens qui s’attaquent à des musulmans ou les musulmans qui attaquent les chrétiens. C’est faux », insiste-t-il. « Musulmans, chrétiens, nous avons toujours été ensemble. Aujourd’hui, nous sommes quelque part au bord du gouffre », conclut-il.

RCA : le ministre de la Sécurité veut «cantonner et caserner» les éléments de la Seleka
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 14:19

 

 

 

 

 

NEW YORK, 11 novembre 2013/African Press Organization (APO)

 

Au cours de la troisième réunion du Groupe international de contact sur la République centrafricaine, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman, a transmis un appel vigoureux du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à agir pour résoudre la situation « terrible » qui frappe le pays et sa population.

 

Dans son message, prononcé par M. Feltman devant le Groupe international de contact sur la République centrafricaine, le Secrétaire général a appelé à des « actions concrètes pour garantir que cette crise soit traitée sous tous ses aspects, à savoir ses dimensions sécuritaire, politique, des droits de l’homme et humanitaire ».

 

La réunion, à Bangui, du Groupe international de contact sur la République centrafricaine a porté sur les progrès réalisés pour permettre un retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique et sur les mesures visant à établir la paix et la sécurité dans le pays. Le Groupe international de contact est le cadre d’accompagnement politique de la communauté internationale au processus de transition en République centrafricaine. Il se compose de représentants de gouvernement, d’organisations régionales et internationales, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement et a été établi après la chute de l’ancien gouvernement, en mars dernier.

 

« Notre objectif commun doit être d’éviter aux Centrafricains des souffrances supplémentaires et un accroissement de l’insécurité. Il est possible de travailler ensemble pour inverser cette dynamique négative en République centrafricaine et mener le pays sur la voie de la paix et de la stabilité. Le temps presse. Nous ne pouvons pas décevoir le peuple centrafricain en ce moment critique », a ajouté le Secrétaire général dans son message.

 

En marge de la réunion, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques s’est entretenu avec les autorités de transition, y compris le chef de l’État de la transition et le Premier Ministre. Lors de ces réunions, M. Feltman a exprimé les préoccupations des Nations Unies et leur engagement à soutenir le peuple et les autorités de la transition à surmonter la crise et à stabiliser le pays. Il a souligné les inquiétudes du Secrétaire général concernant la détérioration de la situation sécuritaire, des droits de l’homme et humanitaire dans le pays, ainsi que la responsabilité des autorités de la transition de mettre fin aux abus et d’assurer la sécurité de la population. Sur le plan politique, le Secrétaire général adjoint a noté les progrès réalisés pour établir des institutions clefs de la transition, tout en soulignant la nécessité de respecter pleinement la charte de la transition, y compris les mesures nécessaires pour tenir des élections dans les 18 mois suivant l’investiture du Chef de l’État de la transition en août 2013.

 

M. Feltman a également rencontré S. E. Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo et Médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) pour la crise en République centrafricaine, le Commissaire de l’Union africaine pour la paix et la sécurité, le Secrétaire général de la CEEAC et la direction et le personnel du Bureau intégré de l’Organisation des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA).

Centrafrique : nouvel appel de l’ONU à résoudre d’urgence la crise
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 14:14

 

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  14-11-201

 

Deux ex-rebelles de l'alliance Séléka et un jeune Centrafricain ont été tués lors de nouveaux heurts causés dans deux quartiers de Bangui mercredi par l'enlèvement par les ex-rebelles d'un jeune au domicile du directeur général de la police nationale Alain Victoire Nabéza pour le conduire à la présidence de la République, ont rapporté des sources concordantes.

 

Irrités par cet acte, les jeunes de Fatima et Pétévo, deux quartiers du Sud (6e arrondissement) de la capitale centrafricaine, ont organisé une riposte qui a fait monter la tension, comme à la suite de l'assassinat dimanche de l'ex-aide de camp du président déchu François Bozizé, Tanguy Touaboy, par ces hommes en armes dont les populations n'arrêtent pas de dénoncer les exactions.

 

"Les anciens rebelles de la Séléka sont venus enlever un jeune de notre quartier. Face à cette situation, nous nous sommes opposés et ils ont ouvert le feu sur les civils", a rapporté à Xinhua un habitant de Fatima.

 

A en croire pour sa part un élément de la Séléka qui faisait partie de l'opération dirigée par le colonel Aba Tom de nationalité tchadienne, les ex-rebelles ont tenté d'arrêter le jeune en question après la découverte d'une arme, un pistolet automatique, en sa possession.

 

"C'est un braqueur et il entretient des relations avec Bozizé au téléphone", a affirmé cette source sous couvert d'anonymat.

 

Ces affrontements ont coïncidé avec la cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation de l'Avenue CEMAC (dédiée à la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) dans cet arrondissement, prévue d'être présidée par le chef d'Etat de la transition Michel Djotodia et finalement interrompue à cause des détonations d'armes, ont rapporté d'autres sources proches du pouvoir.

 

Cette situation a créé une panique générale dans la zone et dans la ville de Bangui où certains magasins du centre commercial de Km5 ont dû fermer, de même que la circulation a été perturbée pendant plusieurs heures.

 

Un membre du gouvernement qui a requit l'anonymat a déclaré à Xinhua que "Michel Djotodia vient de constater les bavures de ses hommes sur la population civile, cela droit l'interpeler et il doit prendre ses responsabilités".

 

C'est depuis la prise du pouvoir le 24 mars de l'ex-coalition rebelle de la Séléka dirigée par Michel Djotodia que la Centrafrique, pays pauvre et enclavé de l'Afrique central, sombre dans un chaos sécuritaire.

 

La ville de Bangui est devenu le théâtre d'affrontements entre la population civile et les ex-rebelles jugés coupables de viols, de tueries et de pillages. Cependant, le pouvoir de Bangui multiplie les accusations de manoeuvres de déstabilisation contre les partisans de l'ancien président François Bozizé.

 

Un calme précaire est néanmoins revenu à Fatima et Pétévo, que certaines personnes ont quittés pour fuir les violences. Fin

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

Centrafrique : deux ex-rebelles Séléka et un jeune tués dans de nouveaux affrontements à Bangui
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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 21:57

 

 

 

 

 

RFI mercredi 13 novembre 2013 à 14:40

 

Bangui est le théâtre de nouveaux heurts entre des jeunes de deux arrondissements de la capitale et des membres de l’ex-Seleka, qui ont démarré ce mercredi matin. Les membres de l’ancienne rébellion ont tiré sur la foule. La force multinationale, intervenue pour tenter de ramener le calme, a également été prise à partie par des membres de la Seleka. Trois personnes auraient été tuées.

 

Des heurts ont opposé des jeunes de deux arrondissements de la capitale, aux hommes de l’ex Seleka, ce mercredi 13 novembre dans la matinée.

 

Les anciens rebelles sont entrés dans le quartier de Pétévo, où ils avaient l’intention d’enlever un jeune de ce quartier du sixième arrondissement de Bangui. Face à l’opposition des jeunes, les anciens combattants ont ouvert le feu sur les civils.

 

Les éléments de la force multinationale sont intervenus, et ont été également pris à partie par les ex-Seleka. Ils ont été contraints de regagner leur base. Le bilan provisoire, d’après des autorités locales, fait état de trois morts, dont deux éléments de l’ancienne Seleka.

 

En milieu de journée, la situation restait encore tendue : des éléments de l’ancienne Seleka sont toujours présents dans la localité et continuent les tirs.

 

Centrafrique : nouvelle flambée de violence à Bangui (RFI)
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