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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 00:26

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 08 Août 2011 13:38

Le torchon a  encore brulé ce 8 août 2011 matin à l’Université de Bangui entre le Bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricain (ANECA) et celui du Réseau des Droit de l’Homme de ladite Université. L’Assemblée Générale (AG) du Réseau des Droit de l’Homme programmée pour ce jour, a été boycottée par le bureau de l’ANECA.  Ce qui a provoqué une bagarre entre les Etudiants.

La bagarre a éclaté aux environs de 8h du matin au moment où le bureau des Droits de l’Homme s’apprêtait à tenir son AG. Selon les membres du réseau des droits de l’Homme, le but de l’AG était de faire le bilan du mouvement de grève des étudiants récemment réprimé par les forces de l’ordre.

« A l’issue de grève qui s’est déroulée le lundi dernier, on a constaté qu’il y a eu des cas de violation des Droits de l’Homme. Nous avons convoqué cette assemblée générale pour pouvoir demander aux étudiants de nous signaler des cas que nous n’avons pas recensé, pour dresser notre rapport. C’est ainsi que les membres de l’ANECA sont venus déchirer toutes nos affiches, et mes diplômes également pendant le tenue de l’AG » a affirmé Arnaud Yaliki, le Secrétaire Général du Réseau des Droits de l’Homme à l’Université de Bangui.

Certains étudiants n’ont pas foi à cette AG. Selon eux, elle visait plutôt à destituer l’actuel président de l’ANECA. Ce qui d’ailleurs est en  contradiction avec les textes de l’ANECA, toujours selon eux.

Pour  René Raoul Nzanga, Secrétaire général adjoint de l’ANECA, il y’a vice de procédure. Mais toutefois, il est contre l’attitude de ces étudiants. « Le réseau des Droits de l’Homme est un club d’étudiants, une entité qui œuvre sur le territoire de l’ANECA, l’Université de Bangui. S’il y avait besoin de tenir une AG, il doit d’abord informer le bureau de l’ANECA pour visa. Chose qui n’avait pas été faite. Nous déplorons ces violences, car l’Université est un Haut lieu de Connaissance, et ses problèmes ne doivent pas être résolus par la violence », a-t-il expliqué.

Aucun blessé n’a été déploré à la fin de la bagarre. Seulement, deux clans semblent régner entre les étudiants après les mouvements de grève de la semaine dernière. D’autres sources parlent d’une orchestration visant à déstabiliser l’association estudiantine et à étouffer ses revendications.

Notons que la dernière grève des étudiants visait à obtenir la reprise des travaux de la commission d’attribution des bourses et le départ sans condition du Directeur général des Bourses et des Stages en tête du service.

 

NDLR : Il va sans dire que c'est le pouvoir qui est responsable de ces menées de division du mouvement étudiant qu'il ne doit pas voir d'un bon oeil. En effet, malgré ses rangs infiltrés d'agents du pouvoir, le mouvement étudiant a suffisament fait preuve d'unité pour rester soudé et tenir la grève actuelle qui doit terriblement déranger le pouvoir en place. Même si les caisses de l'Etat sont vides, la tête du directeur général des bourses, le tribaliste Feikéré que les étudiants réclament, nécessite combient d'argent ? Tel est le problème.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 00:10

 

 

 

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N'DJAMENA AFP / 08 août 2011 17h23 - Le président tchadien Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 1990 et réélu en avril, a été investi lundi pour un nouveau mandat de 5 ans au cours d'une cérémonie à N'Djamena lors de laquelle il a promis de lutter contre la corruption et des efforts pour le monde rural.

Je consacrerai les trois premières années de mon mandat au monde rural, car l'indépendance alimentaire passe par le développement du monde rural, et nous devons absolument atteindre notre autosuffisance alimentaire a déclaré M. Deby, à la Villa des hôtes, une résidence officielle, au cours de la cérémonie, a constaté un journaliste de l'AFP.

Il n'y aura aucune clémence pour les auteurs de détournement des biens publics a indiqué le président Deby. Une lutte sera engagée contre les corrupteurs et les corrompus. Tous ceux qui se livrent à la pratique de gain facile doivent cesser a-t-il averti.

Onze chefs d'Etat, dont le Soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) ont assisté à la cérémonie. Outre Omar el-Bechir, étaient présents: les présidents centrafricain François Bozizé, béninois Boni Yayi, nigérien Mahamadou Issoufou, sénégalais Abdoulaye Wade, burkinabè Blaise Compaoré, nigérian Goodluck Jonathan, congolais Denis Sassou Nguesso, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, togolais Faure Gnassingbé et ivoirien Alassane Ouattara.

Réélu au premier tour de l'élection du 25 avril (avec 83,59%) qui a été boycottée par l'opposition, le président Deby, arrivé au pouvoir par un coup de force en 1990, va entamer son 4e mandat de 5 ans après avoir été élu en 1996, 2001, 2006 dans des scrutins contestés.

Depuis janvier 2010, le Tchad et le Soudan se sont engagés dans un processus de normalisation de leurs relations après cinq ans de guerres par rébellions interposées. Leurs relations sont depuis au beau fixe.

 Les deux pays ont mis en place des patrouilles communes à leur frontière et ont expulsé de leur pays les chefs rebelles luttant contre le régime voisin.

 Omar el-Béchir est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour. Son arrestation dépend de la bonne volonté des Etats qui n'ont l'obligation de l'arrêter que s'il transite par leur territoire.

Il s'était déjà rendu au Tchad à N'Djamena en juillet 2010 pour le sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) qui lui avait apporté leur soutien sur le dossier de la CPI.

Le conflit du Darfour a fait en sept ans 300.000 morts selon les estimations de l'ONU -10.000 d'après Khartoum- et 2,7 millions de déplacés.

Le Conseil national pour le changement et la démocratie (CNCD), une coalition regroupant des partis de l'opposition et des mouvements rebelles tchadiens basée en France, a critiqué le régime militaro-clanique du général Idriss Déby Itno s’estimant qu'il s'agissait d'une investiture survenant après les élections les plus calamiteuses depuis l’instauration de la fausse ouverture démocratique.

La masse des travailleurs des villes et des campagnes voient leurs conditions de vie et de travail se dégrader de jour en jour, malgré les annonces démagogiques du pouvoir, accuse sa coordinatrice Annette Laokole.

La manne pétrolière de ces dernières années est un prétexte pour des détournements et des gaspillages sans précédents, à travers une frénésie de pseudo investissements, mal conçus et mal réalisés, dans le viol permanent des règles financières et techniques, et qui n’ont aucune retombée positive sur le niveau de vie des citoyens, ni sur le chômage massif qui frappent les jeunes, conclut le texte.

Le CNCD regroupe des représentants des principaux partis d'opposition et de la plupart des rébellions dont celle du général Mahamat Nouri.

 

NDLR : Dans ce syndicat, on note l'absence de Paul BIYA, de Joseph KABILA et d'Ali Bongo ONDIMBA de l'Afrique centrale ainsi que celle d'Alpha CONDE et de bien d'autres encore de l'Afrique de l'ouest. Comment doivent se sentir parmi tous ce chefs d'Etat mal élus ceux qui eux ont été plus ou réellement bien élus et que Barack OBAMA avait récemment reçus pompeusement à la Maison Blanche ? 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 00:42

 

 

 

 

Ndoutingai 

 

                  le Don Juan et milliardaire Sylvain NDOUNTINGAÏ

 

 

Feindiro

 

                                   le demi-dieu Firmin FEINDIRO

 

Fidèle Gouandjika

 

                     le milliardaire Fidèle NGOUANDJIKA

 

 

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                                          Thierry MALEYOMBO

 

 

Mbay

 

                                    Anicet Parfait MBAY

 

  Simplice Zingas

 

                                 Aurélien Simplice ZINGAS

 

 

 

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                                                  Villa NAMTOLI à Boy-Rabe

 

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                 Elie NAMTOLI dans le salon de sa villa

 

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NAMTOLI à côté et dans sa Porsche Cayenne

 

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                                   le parc auto de MEDIA PRINT à Bangui

 

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NAMTOLI devant le matériel de MEDIA PRINT qui a servi au hold-up électoral de BOZIZE

 

 

  Les Centrafricains nouveaux riches d'un jour 

Thierry Maléyombo, Aurélien Simplice Zingas, Jean Barkès Ngombé-Ketté, Fidèle Ngouadjika, Abdallah Kadre, on en oublie certainement, font partie de ce qu’on appelle le clan des « Darfouriens » dont la particularité est de vampiriser l’Etat centrafricain par diverses techniques dont celle du gonflement des factures pour s’en mettre plein les poches. Leurs exploits défrayent la chronique ces derniers temps. La rédaction de Centrafrique-Presse a déjà dans ses précédentes parutions, décrit au menu les techniques de prédation de cette bande de gangsters dont le seul objectif est de s’assurer un train de vie époustouflant au crochet de l’Etat ou à travers ses sociétés.

Pour ce qui est de Thierry Maléyombo, il en a tellement fait surtout lorsqu’il fut ministre des Télécommunications où il s’est servi de l’entreprise SOCATEL comme d’une vache à lait puis de la mettre complètement à genou à présent. Aussitôt après son récent départ du gouvernement en avril dernier, sur document le concernant et personnellement annoté par Bozizé on peut lire la mention suivante : « Me récupérer tous ces véhicules qui constituent un détournement », les gendarmes et éléments de la garde présidentielle ont effectué une descente musclée sur son chantier de construction d’une villa au quartier Ouango à Bangui pour récupérer effectivement quatre véhicules dont une pick-up 4x4 achetée toute neuve pour la SOCATEL et conduite directement sur le chantier de Maléyombo.

Malgré la situation financière catastrophique de la boîte, le prédécesseur de Thierry Maléyombo au ministère des Télécoms, Fidèle Ngouandjika, a fait embaucher à SOCATEL pour services rendus, un responsable des jeunesses KNK, un certain Abdéramane Baron que Thierry Maléyombo a fini par imposer comme directeur commercial et même directeur des services administratifs et financiers du comité de gestion de SOCATEL qu’il a mis en place pour siphonner cette entreprise.

Abdéramane Baron est transformé en véritable garçon de courses et superintendant de Maléyombo. C’est lui qui passait dans les bars des hôtels et autres débits de boisson de la capitale pour régler les factures de consommation d’alcool de Maléyombo et des autres larrons et membres du clan des « Darfouriens ». C’est également Abdéramane Baron, d’après ses propres aveux puisqu’il a été interpellé et mis en geôles à la police politique de la SRI, qui a piqué les panneaux solaires de SOCATEL et refilé quelques-uns aux amis de Maléyombo, Zingas et Parfait Mbay entre autres qui les aurait installés chez leurs maîtresses.

Depuis sa récente interpellation et détention à la SRI, plusieurs personnalités dont Francis Bozizé et Parfait Mbay seraient intervenues pour qu’Abdéramane Baron soit remis en liberté. Il a effectivement fini par être relâché de la SRI et se serait permis de téléphoner au ministre d’Etat Karim Meckassoua pour le narguer et lui promettre de se venger contre lui. Informé de cette outrecuidance, Bozizé a ordonné la remise en geôle de l’homme de main de Ngouandjika et Maléyombo, lequel est désormais dépossédé de son passeport et interdit de quitter le territoire. D’autres affaires de malversation le concernent  mais son ami et actuel ministre de la justice prétendument chargé de la moralisation le demi-dieu Firmin Feindiro à qui il a offert un véhicule pick-up 4x4 freine encore des quatre fers sa traduction en justice. 

Quant à Gouandjika lui, son train de vie est hallucinant. immeuble de huit étages en plein Boy-Rabé construit en agglos et il se raconte à Bangui qu’il a récemment fait l'acquisition de plusieurs terrains, maisons et un véhicule 4x4 Range Rover. Ses biens dépassent largement le milliard en valeur. Comment a-t- il fait ? La seule fonction de ministre ne peut lui permettre de soutenir un tel train de vie. Lorsqu’on ose se poser des questions sur ces enrichissements sans cause, les intéressés rétorquent que c’est par simple jalousie qu’on indexe leur fortune.

Quant au nullissime et vrai faux pasteur Joseph Binguimalé, il a finalement été dépossédé de la Porsche Cayenne avec laquelle il frimait au plus fort  moment de sa gloire à la CEI. La voiture appartenait en réalité à Elie Namtoli, le patron de Media Print, une entreprise montée de toutes pièces par Bozizé pour fabriquer et inonder le pays avec les cartes d’électeurs parallèles qui ont servi à la réalisation du hold-up électoral de Bozizé.

Selon nos informations, la Porsche aurait été achetée à 60.000 euros à Bruxelles et le propriétaire l’revendue à 60 millions de F CFA au vrai faux pasteur qui a tardé à débourser l’argent obligeant Elie Namtoli à récupérer sa voiture. Parti de rien, ce gbaya boy d’à peine trente ans, est aujourd’hui propriétaire d’une superbe villa d’environ une soixantaine de millions de F CFA bâtie avec des matériaux exclusivement importés de Douala bien entendu sans frais de douanes, sur la colline de Boy-Rabe, non loin de l’immeuble de huit étages de Fidèle Ngouandjika.  

Rédaction C.A.P

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 00:06

 

 

 

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Ai- Rca, 04/08/2011 15h46 - La RCA sera présente à Maputo en Mozambique autour du thème «Financement de la décentralisation, fourniture de services et développement local». Les travaux de la deuxième session ordinaire de la Conférence Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (CADDEL) démarreront le 8 aout dans la capitale mozambicaine.

La RCA y sera représentée par le Ministre de l’administration du territoire Josué Binoua et du directeur de la collectivité territoriale et de la décentralisation Benoit Dodji Bomai. Au cours de ces assises, les participants auront à examiner et adopter le rapport général du Ministre camerounais de l’administration territoriale et de la décentralisation Mafara Hamidou Yaya, Président sortant de la CADDEL, faire la consolidation de l’arrimage de la CADDEL à l’architecture de la gouvernance de l’Union Africaine et sur la mise en œuvre des résolutions de la session extraordinaire de Yaoundé au Cameroun, statuer sur le recrutement du secrétaire exécutif permanent de la CADDEL, adopter le plan d’action de la CADDEL conformément à la résolution n°02/RES/CADDEL/SE1/09.10 du 30 septembre 2010 portant adoption des orientations stratégiques de la CADDEL pour la période 2011-2015, adopter le règlement intérieur de la CADDEL.

Les travaux se dérouleront en deux phases, d’abord la réunion du comité des directeurs du 8 au 9 aout et ensuite la conférence des ministres, a appris l’agence.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 22:55

 

 

 

 

Pomodimo pris en otage

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 07 Août 2011 11:46

Le collectif des délégués des militaires et gendarmes retraités demande la libération de 7 de leurs compagnons d’armes arrêtés le jeudi 4 août dernier lors de leur manifestation. Ces derniers seront présentés au parquet de Bangui, le lundi 8 août. La demande de leur libération a été formulée le 6 août après-midi au cours de l’Assemblée Générale tenue à cet effet, après une rencontre avec Faustin Archange Touadéra, le premier ministre centrafricain.

Lucien Malik Passinga, secrétaire Général du collectif des délégués des militaires et gendarmes, s’excuse « pour les actes posés par certains de leurs collègues la semaine dernière ».

Ceux-ci ont enlevé et séquestré le Médiateur de la République, Paulin Pomodimo, puis l’ont conduit à la représentation de l’Union Européenne à Bangui. Les ex-militaires lui ont demandé des éclaircissements concernant sa médiation dans l’affaire du décaissement de leurs fonds octroyés par l’Union Européenne. Lucien Malik Passinga demande au gouvernement « de renoncer à la poursuite judiciaire et d’opter pour la paix qui n’a pas de prix ».

Ces anciens militaires et gendarmes retraités revendiquent le paiement de leur 31 mois d’arriérés de salaire ainsi que leur frais d’accompagnement qui s’élèvent à 19.650.000 frs CFA pour chacun (environ 30230 euros).

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 18:09

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 07 Août 2011 11:47

C’est bon pour le moral. Les Fauves de Bas Oubangui de Centrafrique ont battu les Lions de la Teranga du Sénégal sur le score de 80 à 66, le 6 juillet 2011 à Lille en France. C’était lors d’un match amical de préparation en vue de la Coupe d’Afrique des Nations de Basketball, l’Afro basket 2011.

C’est la seconde victoire des Fauves en trois matchs. Ils se sont imposés face aux Eléphants de Côte d’Ivoire, 80 à 75, le 28 juillet dernier à Lille (France). Les centrafricains se sont ensuite inclinés face aux belges, sur le score de 82 contre à 85 samedi 30 juillet à Bruxelles.

Les Fauves de Bas Oubangui affrontent lundi 8 août, les Aigles du Mali à Paris. L’Afro-Basket 2011 prévu à Madagascar du 17 au 28 Août prochain. Les centrafricains rencontreront lors des matches de la poule D de l’Afro-Basket, le Rwanda, le Togo et la Tunisie respectivement les 18, 19 et 20 Août prochain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 17:33

 

 

 

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Nous apprenons le décès de l’ambassadeur de Centrafrique en RDC, Job ISIMA décédé ce matin dimanche 7 août 2011 à Bangui des suites de maladie. Après avoir présenté ses lettres de créances en fin juin 2010 et pris fonction à son nouveau poste à Kinshasa, il était revenu à Bangui pour tenter vainement de percevoir les crédits de fonctionnement de son ambassade mais comme d’habitude, depuis plusieurs mois, on le faisait traîner au point où on lui aurait même coupé le salaire pour le contraindre à regagner Kinshasa. Impossible pour lui de voir BOZIZE afin de plaider sa situation, BOZIZE étant le seul qui ordonne les paiements des titres de l’Etat. Sa disparition doit servir de leçon pour tous ceux qui se font naïvement des illusions sur BOZIZE et s’amusent à le suivre.

Job ISIMA a été ministre secrétaire général de la Présidence de la République et ministre de la Communication, de la réconciliation et de la promotion des droits de l’homme. Né le 5 mai 1957 à Mobaye, en République Centrafricaine, Job ISIMA était détenteur d’un doctorat de 3ème cycle en relations internationales et d’un diplôme de 2ème cycle de l’Institut international d’administration de Paris. Il était un cadre du ministère des affaires étrangères. Il fut premier conseiller auprès de l’ambassade de Centrafrique à Abidjan puis rappelé au pays où il fut nommé secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.

Comme beaucoup d’autres dans ce ministère, il fut aussi épinglé par l’éphémère plan contrôle paiement de salaire d’Elie DOTE où il se serait fait attribuer notamment des allocations pour scolariser ses enfants à l'étranger, alors qu'il avait déjà un indice salarial nettement plus avantageux d'ambassadeur en mission avec tous les avantages afférents à ce titre. Résultat : il doublait son salaire.

Engagé au KNK derrière BOZIZE qui finira par le nommer son directeur national de campagne (DNC) pour la campagne des élections présidentielles de 2005 afin de mettre d’accord les différents clans tribalistes qui rivalisaient autour de lui pour ce poste. Il fut aussi nommé ministre de la communication. Après sa « victoire électorale » de 2005, c’est longtemps après le décès du tout puissant Secrétaire Général Charles Hervé WENEZOUI en avril 2007 que BOZIZE désignera Job ISIMA pour le remplacer à cette fonction.

A sa famille et ses proches, la rédaction présente ses condoléances les plus attristées.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 00:13

 


                                              
 

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                     Ahoua Don Mello

 

 

 

La vérité des urnes

 

La crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a été vécue de manière très douloureuse par les Ivoiriens, chacun selon ses raisons. C’est pour cela que je tiens publiquement à exprimer toute ma compassion à tous ceux qui en ont souffert et qui souffrent encore. Notre compassion serait vaine si ces souffrances devaient se répéter un jour, car nous ne sommes pas à notre dernière élection ni à notre dernière crise électorale. Alors pour inhiber toutes les formes de ressentiment, seule la découverte de la vérité des urnes du 28 novembre, l’examen des problèmes qui se sont posés et les dispositions à prendre pour éviter les crises, ou si elles surviennent, les dispositions à prendre pour les résoudre pacifiquement, peuvent nous permettre de soigner nos douleurs et construire notre nation en faillite. S’attaquer aux effets en ignorant la cause de la crise serait une erreur de méthode, car cela ne nous met pas à l’abri d’une autre crise, les mêmes causes produisant les mêmes effets

 

La grande bataille que nous devons livrer pour asseoir durablement la démocratie est la bataille contre la fraude électorale qui s’est révélée endémique dans les conditions des élections de 2010. C’est dans ce seul but que, prenant acte de la faillite de la commission  Electorale Indépendante (CEI) à proclamer les résultats des élections dans les délais prescrits par le code électoral et l’imposture de son président Monsieur Youssouf BAKAYOKO, à proclamer hors délai les résultats du 2ème tour d'une élection présidentielle au quartier général de campagne d'un des candidats sans procès verbal signé de tous les membres de la commission centrale. Prenant aussi acte de l’attitude incongrue du conseil constitutionnel à proclamer deux présidents pour une seule élection, pendant deux mois, à raison de 15 heures par jour, je me suis évertué à passer en revue les 19 041 procès verbaux (PV) issus des élections du 28 novembre 2010 pour asseoir mon intime conviction sur les élections de 2010.

 

Les résultats que je vais livrer sont édifiants. Mais le travail étant fait par le militant du Front Populaire Ivoirien que je suis, toute suspicion serait certainement légitime. C'est pour cela, mon souhait le plus cher serait que chaque personne physique ou morale (ONG, Association, etc.) à la quête de la vérité des urnes du 28 novembre puisse refaire le même exercice. Cela suppose que l’ONUCI accepte de mettre à la disposition du public l’ensemble des procès verbaux qu'elle détient et que la SAGEM ou la CEI puisse mettre à disposition le répertoire des bureaux de vote. Pour ma part je suis prêt à le faire. Mais la crédibilité des PV et du répertoire sera d’autant plus grande que si la source est onusienne bien que dans ce conflit son impartialité soit douteuse. Les procès-verbaux qui m'ont servi de base de travail sont ceux remis au représentant du facilitateur et à l’ONUCI.

 

Les procès-verbaux examinés par l’ONUCI sont de trois sources :

PV originaux remis par la CEI au représentant spécial du facilitateur dans les sacs scellés (18433 PV exploitables)

PV numérisés et transmis par SILS non compris parmi les 18 433 exploitables ci-dessus (548 PV supplémentaires)

PV annoncés publiquement par la CEI pour l’étranger (60 PV supplémentaires)

 

Cela fait au total 19 041 procès verbaux (PV) sur 20 073 bureaux de vote (BV) soit 1032 PV manquants non transmis à la CEI centrale par les commissaires électoraux Car chaque bureau de vote doit remettre obligatoirement un PV.

Les 19 041 PV correspondent à 5 418 833 inscrits sur un total de 5 725 722 électeurs. Il serait important, dans le cadre de la recherche de la vérité sur les élections de 2010 que l’on étudie le sort des 1032 PV manquants et l’on situe les responsabilités car il s’agit du droit de vote de 306 889 électeurs pouvant induire une erreur de 7 points sur le résultat de chaque candidat.

Les 19 041 PV, au cours de l’exercice que j’ai effectué, ont été classés en deux catégories. Les PV frauduleux et les PV d’apparence non frauduleux.

 

J’ai classé dans la catégorie des PV frauduleux ceux présentant les caractéristiques suivantes et donc ne satisfaisant pas les critères définis par la CEI :

 

Les PV sans sticker car la commission électorale indépendante a remis à chaque bureau de vote un sticker pour authentifier le procès verbal. L’absence du sticker invalide le procès verbal selon les règles de la CEI ;

 

Les PV fictifs car ayant un lieu de vote non renseigné ou le lieu de vote renseigné sur le PV ne correspond à aucun lieu figurant sur le répertoire des lieux et bureau de vote ;

Les PV dont le nombre de voix par candidat n’a pas été renseigné ou illisibles ;

les PV dont le nombre de suffrages exprimés additionné au nombre de bulletins nuls est supérieur au nombre de votants. J’ai éliminé ces PV car tout se passe comme si les bulletins de vote se sont multipliés dans l’urne ;

 

Les PV dont le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits de plus 18, car la règle établie par la CEI ne tolère pour chaque bureau de vote qu'un maximum de 18 votants supplémentaires au nombre d'inscrits. Cela pour permettre à ceux qui sont en mission et autres déplacés de pouvoir voter ;

 

Les PV dont la somme du nombre de voix pour les deux candidats diffère du nombre total de suffrages exprimés ;

 

Les PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas.

Les cas de fraude les plus significatives sont repartis comme suit :

Nombre de PV fictifs : 2 090

Nombre de PV sans sticker : 1 320

Nombre de PV avec un nombre de votants non inscrits supérieur à 18 : 97

Nombre de PV dont le nombre de suffrage exprimé est supérieur au nombre de votant : 66

PV dont la somme des suffrages exprimés par les deux candidats est supérieur au suffrage exprimé : 31

 

Soit au total 3 604 PV hormis les fraudes mineures. Les 3 604 PV représentent 1 069 285 voix

 

J’ai considéré comme valides les PV dont l'un des candidats n’a pas de représentants, même si cela s’est abondamment produit dans la quasi-totalité des bureaux de vote de la zone sous contrôle de la rébellion où le candidat Laurent GBAGBO n’avait aucun représentant. De nombreux soupçons de fraudes existent sur plusieurs PV. Seule une commission qui pousserait plus loin l’analyse en ayant à disposition les listes d’émargement et le contenu des urnes peut découvrir les PV frauduleux issus de la catégorie des PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas. L’absence du représentant d’un candidat n’est pas une situation de fraude en l’état actuel des règles de la CEI.

 

Le résultat obtenu en ne retenant que les procès verbaux valides au stade actuel des moyens d’investigation (absence de liste d’émargement, d’urnes contenant les bulletins de votes) est le suivant :

 

Nombre de suffrages exprimés : 4 065 262 soit un taux de participation de 71% correspond à peu près au chiffre annoncé par la CEI à la fermeture des bureaux de vote ; chiffres basés sur les listes d’émargement qui sont loin des 81% obtenus sur la base des PV.

 

GBAGBO Laurent              2 132 229        soit 52,45%

OUATTARA Alassane        1 933 033        soit 47,55%

 

Au vu des documents, la principale source de fraude provient des commissaires de la CEI responsables des zones sous contrôle de la rébellion et des présidents des commissions locales qui ont pu faire disparaître 1032 procès verbaux sans aucune explication officielle. Lorsqu’on se rend compte que la quasi-totalité de ces commissaires et des présidents des commissions locales sont des militants RHDP donc pro-Ouattara et qu’ils avaient les résultats du premier tour, rien ne les empêchait de créer des situations qui invalident des PV favorables au candidat adverse (Cas de Paris). En plus, étant chargé de la gestion des PV et du matériel électoral, rien ne les empêchait de substituer aux vrais PV des faux PV ou des PV sans sticker. Au vu du nombre élevé de PV sans sticker et de PV fictifs tout laisse à croire que c’est ce qui s’est passé.

 

Enfin les scores soviétiques dans la zone sous contrôle des rebelles avec l’absence des représentants du candidat GBAGBO pourchassés par ces rebelles, constituent la seconde source de fraudes. Une commission électorale équilibrée et une sécurité non partisane, constituent les conditions d’élection avec un minimum de fraude.

 

En effet, des élections crédibles ne peuvent être organisées en Côte d'Ivoire que si la nation est une et entière. Quelques soient les arguments avancés par la communauté internationale sur la faisabilité d'organisation des élections, il faudra d'abord et avant tout unifier le pays, le pacifier.

 

La possibilité d’une résolution pacifique de la crise

 

En cas de crise, une commission de recomptage est la voie la moins coûteuse. Seul, j’ai mis deux mois ; cela veut dire qu’une commission mettra moins de deux mois pour régler la crise. Il faut donc sécuriser tous les documents électoraux depuis les urnes, en passant par les listes d’émargements jusqu’au PV. La présence des représentants des candidats doit être une obligation afin d’éviter des PV fantaisistes et les bourrages d’urnes.

 

L’exemple d’HAÏTI est instructif. Au premier tour des élections présidentielles tenues le 28 novembre 2011 correspondant à la date du deuxième tour en Côte d’ivoire,  le Conseil électoral Provisoire (CEP) haïtien a proclamé des résultats, validés par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, qui éliminaient le chanteur Michel MARTELY au premier tour et plaçaient le candidat du pouvoir Jude Célestin en tête. La protestation de ces résultats a entraîné une médiation internationale. Une mission d’enquête de l’Organisation des États américains (OEA) a conclu que des fraudes avaient faussé les résultats et a procédé à un recomptage des voix qui a exclu Monsieur Jude Célestin du deuxième tour. Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU s'en est excusé auprès du peuple haïtien.  Monsieur Michel MARTELY est, aujourd'hui, le Président de la république de Haïti.

 

Pourtant, au même moment, la protestation des résultats et la demande de recomptage des voix en Côte d’Ivoire sont balayés d'un revers de main par le secrétaire général de l'ONU et son représentant spécial considérant comme une injustice le recomptage des voix. Malgré l'insistance du Président  Laurent GBAGBO auprès de l'Union Africaine et du reste de la communauté internationale.

 

De même que la république d’HAÏTI a pu éviter une guerre en empruntant la voie du recomptage imposé par la communauté internationale (France, USA, ONU) lors du premier tour des élections, de même la Côte d’Ivoire pouvait faire l’économie d’une guerre en utilisant la même solution pour des crises identiques. Belle leçon de gestion de la crise électorale par les mêmes acteurs de la communauté internationale.

 

Qui avait donc intérêt à faire une guerre en Côte d’Ivoire ? Ceux qui, de toute évidence connaissaient la vérité des urnes telle que je viens de les exposer. Pour ceux-là, la voix du recomptage était sans issue, seule la guerre pouvait donner la réponse souhaitée, donc procéder, vaille que vaille, à un coup d'état.

 

Les ponts d'une réconciliation durable

 

Commencée en 2002 avec un seul visage, cette guerre s’est terminée en 2011 avec tous les visages dont celui de la France en première ligne avec des bombes larguées sur nos têtes pour nous « protéger ». Au-delà de la résolution 1975 de l’ONU, en violation flagrante de l’accord de cessez-le feu conclu en 2003 et qui a justifié l’envoi des forces onusiennes pour faire respecter cet accord, en violation de l’embargo sur les armes et en violation de l’accord de fin de guerre conclu en 2005 à Pretoria, la Côte d’Ivoire a vécu une page sombre de son histoire sous l’instigation de la France qui a réussi à diviser pour mieux régner en jouant au pyromane et au pompier et en se jouant de l’Union Africaine mise hors-jeu en dernière minute.

 

Il est temps que nous Ivoiriens, nous Africains comprenions définitivement que notre salut ne viendra pas de l’extérieur et que ce ne sont pas les primes de guerre que les différents bailleurs de fonds vont annoncer les uns à la suite des autres qui développeront nos pays et ce continent. Si certains y croient encore c’est leur droit mais cela ne doit pas être l’occasion d’écraser ceux qui croient l’inverse.

 

Le faux prétexte qui consiste à dire que la guerre a été déclenchée par le refus du Président GBAGBO de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections doit aussi être abandonné car aucune déclaration de GBAGBO ne peut être brandie pour prouver de telles affirmations ayant fait du silence sa méthode de gestion de cette crise. GBAGBO a souhaité un recomptage des voix comme en Haïti au lieu de la guerre, mieux, l’institution compétente pour faire d’un candidat le vainqueur des élections présidentielles n’est pas GBAGBO mais bien le conseil constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur du 2em tour des élections comme cela s’est passé au 1er tour. Après la décision de l’Union africaine, malgré le non recomptage des voix, il a pris acte des propositions faite par cette dernière à travers un communiqué du gouvernement et a donné son accord pour la désignation d’un haut représentant pour entamer les négociations qui devaient démarrer le 5 avril. Une adresse à la nation plusieurs fois reportée devait être faite après la désignation du haut représentant pour préciser les conditions de mise en œuvre des propositions de l’Union africaine en accord avec plusieurs de ses pairs africains auprès de qui il a dépêché des délégations après le sommet de l’Union africaine

 

C’est dans cette attente de la désignation et de l’arrivée du haut représentant de l’union africaine, que le Président Français Monsieur Nicolas SARKOZY, en violation du cessez le feu et de l’accord de fin guerre, a déclenché la guerre avec l’appui de l’ONUCI et des rebelles lourdement armés en violation de l’embargo sur les armes.

 

En effet certains opérateurs économiques de l’Union européenne avaient décidé de passer outre l’embargo à partir du 30 mars si aucune solution n’est trouvée à la crise. Ces opérateurs pouvaient ne pas respecter leur engagement surtout la livraison de matières premières convoitées par d’autres opérateurs économiques hors zone Union européenne. Les négociations de l’Union africaine qui devaient commencer le 5 avril étaient donc inacceptables pour Mr SARKOZY, c’est ainsi que les besoins en matières premières ont primé sur la méthode de règlement pacifique de l’union africaine et l’ordre de violation du cessez le feu a été donné le 28 mars.

 

N’en déplaise à ceux qui n’ont pas encore compris que les états n’ont que des intérêts et pas d’amis et qui ont la naïveté de croire encore que l’armée française est intervenue pour les sauver. Le gouvernement a appelé au respect du cessez le feu en décidant d’un cessez le feu unilatéral pour ne point se rendre complice d’une guerre inutile de la France contre la Côte d’Ivoire.

 

Face à l’impossibilité des rebelles de prendre les institutions de la république malgré l’appui aérien français et onusien, dans la nuit du 2 au 3 avril, 17 avions cargo de l’armée française ont débarqué un régiment de bérets verts de la Légion étrangère  et du matériel de guerre après avoir braqué  l’aéroport. On connaît la suite. En violation flagrante de la résolution 1975, 50 bombardements sur la résidence du chef de l’état et une colonne de 30 chars de l’armée française ont eu raison du Président GBAGBO le 11 avril 2011. Après ce coup d’état inédit, l’heure est venue de faire la paix. Toute paix après une guerre commence par un accord de paix. Ce que le Président GBAGBO a appelé, la partie civile de la crise ou ce que AFFI N'GUESSAN a appelé la solution politique de la crise.

 

Vouloir passer outre ce traité et agir en éternel « vainqueur » en traquant à tous les coins du pays les « vaincus » serait une erreur car la nation ivoirienne ne pourra que s’effriter d’avantage et en plus les éléments constitutifs d’un état disparaissent par des pillages. Nous avons des généraux sans armées, des ministres sans ministères, des juges sans tribunaux, des députés sans assemblée. L’heure est au chantage et au pillage par une armée de rebelles et de prisonniers en armes se considérant « vainqueurs » de l’armée régulière et abandonnée sans solde par les recruteurs.

 

Aujourd'hui, tous les sachants du FPI et du gouvernement sont soit en prison, soit en exil donc n’ont pas le droit à la parole, ni au dialogue, ni à l’expression de leur part de vérité.

Aujourd’hui près de 2 millions d’électeurs presque tous du LMP sont des exilés internes ou externes sur une population électorale qui ne compte que 5 700 000 électeurs. Si on ajoute à ces 2 millions ceux qui ne sont pas exilés mais persécutés chaque jour dans leur existence pour être des proches de GBAGBO,  l’on se rend bien compte que ce n’est pas la majorité qui a voté Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et qu’il sera difficile de gouverner contre cette majorité.

 

Il faut donc créer les conditions de leur libération et de leur retour pour que toutes les vérités soit dites, que tous les victimes et responsables de crimes soient identifiés avant que la justice ne prenne le relais. Vouloir faire autrement, c’est vouloir cacher un pan important de la vérité sur la crise ivoirienne.

 

Le gouvernement illégal et illégitime de rebelles formé à Bouaké de 2002 à 2010  n’a pas plus de légitimité que le gouvernement de l’honorable professeur AKE NGBO formé selon les lois et règlements de son pays ; les 10 000 morts de cette rébellion pendant cette période de 2002 à 2010 et le génocide Gueré en 2011 par le fait des rebelles doivent être soumises de la même justice que les victimes alléguées au camp Gbagbo.

 

Selon la commission spéciale mise en place par l’ONU sur les trafics en zone rebelle, plus de 250 milliards de FCFA de ressources par an soit plus de 2000 milliards en 8 ans (diamant, cacao, bois, coton, anacarde, vente illégale de carburant, moto, vélo, pagne, sucre, lait, huile, casses d’agences BCEAO etc.) ont été détournés par les rebelles sans qu’aucun compte n’est été fait à l’état. Les auteurs de tous ces crimes ne peuvent pas être en liberté tandis que ceux qui ont permis à l’état d’exister malgré ces manques à gagner sont en prison ou poursuivis.

 

Selon Africa mining intelligence n°251 du 01/067/2011, l’exploitation frauduleuse par les rebelles du diamant continue jusqu’aujourd’hui exploitant plus de 300 000 carats chaque année générant plus de 12 milliards l’an.

Si le souci du nouveau pouvoir est véritablement de bâtir un état de droit, alors il est important que la loi  ne soit pas à double vitesse et qu’elle soit la même pour tous au risque de faire de la justice un instrument d’injustice qui entraverait pour longtemps la paix et l’unité nationale.

Reconstruire l’état, l’état de droit, la nation et la démocratie reste donc une œuvre immense qui doit commencer par la liberté d’aller et venir et la liberté d’expression en toute sécurité, en libérant Laurent GBAGBO et tous les prisonniers politiques et en créant les conditions de sécurité nécessaires pour le retour des exilés. Tels sont les préalables à toute réconciliation sincère et durable qui n’hypothèque pas l’avenir.

 

Ahoua DON MELLO

 

Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées

Ex Directeur Général du BNETD

Ministre de l’équipement et d’assainissement, porte-parole du gouvernement AKE NGBO

 

 

 

NDLR : Le temps et une approche rigoureuse et multiforme permettront un jour de savoir ce qu’a été la réalité de ce scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Les faits sont vraiment têtus.

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 22:05

 

 

 

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Bangui, 05/08/2011 (PANA) La Section de la participation des victimes et des réparations appartenant au Greffe de la Cour pénale internationale (CPI) a organisé à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), un séminaire de formation destiné à renforcer les capacités des intermédiaires locaux qui travaillent avec les victimes.

Ces individus présents en RCA ont décidé bénévolement d'assister les victimes de leur communauté en les informant de leurs droits devant la Cour et en les aidants dans leurs démarches pour accéder à ce processus de justice. Le séminaire de formation fait suite aux formations initiales reçues par chaque intermédiaire, dans le but de renforcer ses capacités d'assistance aux victimes.

Le rôle des intermédiaires en contact avec la Section concernée est crucial pour rendre effectifs les droits des victimes à être informées, à participer aux procédures à travers de représentants légaux et éventuellement de demander des réparations. Des membres des organisations de défense des droits de l'homme ou d'associations locales, ainsi que des instituteurs, avocats et autres intellectuels ont participé à ce séminaire.

Ils représentaient toutes les localités centrafricaines touchées par les crimes qui font l'objet des poursuites devant la CPI en République centrafricaine: Bangui, Damara, Sibut, Mongoumba, Bossembele, Bossemptélé, Bozoum, Bossangoa. Le séminaire visait, entre autres objectifs, au renforcement de leurs capacités en termes de méthodologie de travail avec les victimes et la sensibilisation sur les bonnes pratiques à adopter dans l'interaction avec elles.

Ainsi, des sessions ont eu lieu sur les questions de l'accompagnement psychologique des victimes, les questions de confidentialité et de sécurité, et les diverses problématiques en matière d'éthique auxquelles peuvent faire face les intermédiaires.

Laetitia Bonnet, responsable de la Section de la participation des victimes et des réparations pour le bureau de Bangui, a clôturé le séminaire en invitant les participants à «montrer détermination et enthousiasme pour surmonter les défis qui se présentent dans l'assistance aux victimes».

A ce jour, 1.619 victimes ont été autorisées à participer aux procédures de l'affaire Jean-Pierre Bemba, dans le contexte de la situation en RCA au travers de leurs avocats. Les victimes qui souhaiteraient déposer des demandes à cette fin doivent le faire avant le 16 septembre 2011 en prenant contact avec le bureau de la CPI à Bangui. Après cette date, seules les demandes de réparation seront prises en considération.

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:23

 

 

 

Centrafrique : Les obsèques du Directeur de publication du journal « Le Quotidien de Bangui », Michel Ngokpélé

sam, 08/06/2011 - 14:44 par toma

Nantis d’un Diplôme d’Etudes Approfondie  (DEA) en Sciences Politiques à l’université Aix Marseille III, Michel Ngokpélé de son retour au pays, l’un des fondateurs du journal satirique, « La Tortue Déchainée » en 1996, comme Rédacteur en Chef, un journal qui ne parait plus aujourd’hui. Rédacteur en Chef Adjoint du Journal « Le Citoyen ». Ensuite, il crée son propre journal « Le Quotidien de Bangui », en 1997 et devient Directeur de Publication.
 
Il fut le Directeur de cabinet de feu ancien Président David Dacko, sous le régime du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc)

Michel Ngokpélé est membre du Groupement des Editeurs de la Presse privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) dès la première heure, a été secrétaire Général du GEPPIC de 2001 à 2003, et actuel Conseiller à la discipline et litiges du GEPPIC 

Le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) Maka Gbossokoto a estimé que la disparition de Michel Ngokpélé  va donner beaucoup  plus de forces à la presse indépendante de se structurer davantage pour que chaque Directeur de publication puisse s’occuper de lui de sa famille aisément.

Il a souligné que « Michel Ngokpélé est un fervent militant de la liberté de  la presse, des libertés publiques et ténor de la presse privée indépendante ».

Pour mémoire, Michel Ngokpélé est né le 9 août 1956 à Bouchia dans la préfecture de la Lobaye, après ses études primaires, secondaires et universitaires, le regretté Michel Ngokpélé est titulaire de Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) en Sciences politiques.

 Ces obsèques se sont déroulées en présence du ministre de la Communication, de la Culture Démocratique et Civique Alfred Taïnga-Poloko, du ministre du Développement Rural Fidèle Gouadjika, les cadres du département de la Communication, les membres du bureau de GEPPIC et les Directeurs de Publication.

 

NDLR : Le Directeur de Publication et toute la rédaction de Centrafrique-Presse présentent toutes leurs sincères condoléances à la famille et aux proches du disparu.

 

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