Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 12:17

 

 

 

 

 

  1. Au vu de certains réactions suite à mon article « les maladies congénitales de SELEKA », il me semble que sur les sujets mentionnés en titre, soit je ne me suis pas exprimé assez clairement, soit je n’ai pas été bien compris.

 

  1. S’agissant des musulmans, je n’ai fait que CONSTATER que SELEKA n’a pas profané et pillé les mosquées et n’a pas pillé les commerces et les domiciles des musulmans. J’étais à Bangui de fin Mars au 13 Avril 2013, j’avais donc personnellement vécu les faits. Faire ce constat, ce n’est pas accuser les musulmans de complicité ou de coaction. Loin s’en faut. Les musulmans n’ont pas à demander à SELEKA de les piller eux aussi, pour prouver par l’absurde qu’ils ne sont ni complices, ni encore moins co-auteurs. Nul ne doit être pillé, et encore moins être abattu comme du gibier, qu’il soit musulman ou chrétien. Nul lieu de culte ne doit être profané et pillé, qu’il s’agisse d’église ou de mosquée.

 

  1. Les musulmans et les chrétiens ont toujours vécu en parfaite harmonie dans notre pays ; ils continueront à vivre ainsi, en dépit des manœuvres diaboliques de division de SELEKA. D’ailleurs, après avoir pillé presque tous les chrétiens disposant de quelques biens, SELEKA a commencé à tuer et à piller des musulmans. Il va de soi que, tant qu’on se contentera de désarmer quelques éléments de SELEKA pris en flagrant délit de pillage et de passages à tabac, ou même auteurs de crimes de sang, au lieu de procéder à leur arrestation et de les tenir à la disposition de la justice quand elle sera à nouveau en état de fonctionner, et tant que ce qu’on doit à présent appeler les milices de SELEKA ne percevront ni Prime Générale d’Alimentation (PGA), ni salaires, ces milices continueront à rançonner la population et à tuer pour parvenir à leurs fins.

 

  1. Ayant détruit tout l’appareil d’Etat, tout l’appareil productif et mis les paysans dans l’impossibilité de cultiver, SELEKA s’est elle-même mise dans l’incapacité de faire face à ses obligations financières de souveraineté ; elle sera contrainte de « tendre la main de mendiant », comme aimait à le dire feu l’ex-Président Ange Félix PATASSE. Sans doute tendra – t – elle cette main en direction de Qatar, de l’Arabie Saoudite, du Koweït ou des Emirats Arabes Unis, puisque les pays développés et les Institutions financières Internationales ne le reconnaissent pas et DJOTODIA, et que l’aide de la CEEAC, qui lui dénie le titre de Président de la République, ne peut qu’être limitée tant en quantité que dans le temps. La CEEAC lui a en effet forgé le titre « sut generis » de « Président d’Etat de Transition », une sorte d’Etat qui n’est pas une République.

 

  1. S’agissant des Banyamulenge, je n’ai bien évidemment pas minimisé leurs exactions, puisque j’ai clairement écrit qu’ils ont tué, violé et pillé. Du reste, si j’ai accepté de défendre la cause de leurs victimes devant la CPI et que je me bats pour que l’accusé Jean-Pierre BEMBA soit déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés, c’est précisément parce que je ne doute pas qu’il s’agit bien de crimes contre l’humanité.

 

  1. Dès lors, relever que les exactions des Banyamulenge ont eu lieu dans Bangui et dans une dizaine de Sous - Préfectures, tandis que les exactions de SELEKA ont eu lieu et continuent à avoir lieu dans Bangui et dans toutes les 76 Sous -Préfectures de la RCA, relever que l’appareil d’Etat, quoique mutilé, était en place pendant l’invasion des Banyamulenge, tandis qu’à présent il n’y a plus ni administration, ni justice, ni armée, ni gendarmerie, ni police, ni école nulle part, ce n’est pas émettre un jugement de valeur, mais simplement FAIRE UN CONSTAT.

 

  1. Par ailleurs, au rythme où vont les choses point n’est besoin d’être devin pour dire que les exactions de SELEKA, qui ont débuté début Décembre 2012 dans l’arrière pays, dureront des mois encore, soit plus longtemps que celles des Banyamulenge, qui avaient duré du 26 Octobre 2002 au 15 Mars 2003, soit pendant 4 (quatre) mois et 20 (vingt) jours et que, subséquemment, sur toute l’étendue du territoire national, nos écoles, collèges et lycées, sans exception, et notre unique Université risquent de connaître une année blanche, ce qui serait une catastrophe nationale. Pour autant, les crimes perpétrés par les Banyamulenge contre notre paisible peuple n’en demeurent pas moins des crimes contre l’humanité, tout comme les crimes de SELEKA, qu’elles qu’aient été leur durée et leur étendue, matériellement et territorialement.

 

  1. En somme, les Banyamulenge ont effectivement battu un sinistre record négatif, et SELEKA a incontestablement pulvérisé ce record. Il s’ensuit qu’on ne comprendrait pas que les responsables politiques et ou militaires de SELEKA ne soient pas eux aussi traduits devant la Cour Pénal Internationale (CPI).

 

  1. S’agissant des patriotes, ainsi que je l’ai dit en réponse à un compatriote sur ma page Face book créée depuis une dizaine de jours, quand ils en ont l’occasion, ils doivent se saisir du Pouvoir d’Etat pour mettre en pratique leurs idéaux, ou à tout le moins atténuer les souffrances du peuple, au lieu de se tenir à l’écart par principe ou par crainte de devenir eux aussi des cibles. Ils ne doivent pas se contenter de critiquer et de donner en pure perte des conseils à des gouvernants qui ne sauront ou ne voudront pas les mettre en œuvre. En conséquence, ils ne doivent démissionner que si l’on ne les considère que comme des figurants ou des faires valoir qui n’ont pas voix au chapitre.

 

  1. C’est pourquoi, dans les circonstances douloureuses actuelles, j’encourage les patriotes à prendre leurs responsabilités pour remettre notre pays sur les rails et à tout le moins pour atténuer les souffrances du peuple, notamment en contribuant efficacement à faire cesser les tueries et les pillages et en obtenant la réouverture des écoles, collèges, lycées et de l’université. Les patriotes membres du CNT doivent dénoncer la manœuvre qui a consisté à faire « élire » Monsieur AM NONDROKO DJOTODIA par acclamation, à l’Assemblée Nationale qui est située en contrebas du quartier Boy – Rabé, au moment même où ce quartier était mis à feu et à sang par les hordes sanguinaires de SELEKA. Qu’ils se souviennent que seuls sont entrés dans l’histoire par la grande porte les quelques rares Députés français qui s’étaient opposés à l’attribution des pleins pouvoirs au Maréchal PETAIN, lequel avait capitulé devant les nazis, lui qui avait pourtant été le glorieux vainqueur de Verdun pendant la première guerre mondiale.

 

  1. De même, les patriotes conseillers nationaux doivent remettre en cause l’ « élection » du Président du Conseil National de Transition, « élection » proclamée sans un deuxième tour de scrutin, alors que ledit Président n’avait pas obtenu la majorité absolue au premier tour. Dans toute élection, les conditions d’éligibilité, les délais de dépôt des candidatures et les conditions pour être déclaré élu doivent être fixés à l’avance, et non après le premier tour du scrutin. C’est comme si on commençait à jouer un match de foot – ball avant de savoir si, en cas d’égalité à l’issue du temps règlementaire, on aurait immédiatement recours aux tirs au but, ou d’abord aux prolongations intégrales, ou aux prolongations avec mort subite, et enfin aux tirs aux but, comme l’a dit le Centrafricain qui occupe le rang le plus élevé dans la hiérarchie sportive mondiale. Dommage que personne d’autre n’ait osé protester publiquement.

 

  1. De toutes les manières, étant donné que sur injonction de la CEEAC, puisque notre pays est devenu ce que notre code de la famille appelle un « incapable majeur », le nombre de conseillers  nationaux doit être porté de 95 à 135 (qui les paiera ?), l’élection du Président du CNT doit être reprise, afin que l’élu soit le Président de tous les 135 Conseillers nationaux. Etant observé qu’au regard du nouveau nombre des conseillers nationaux, le nombre de voix précédemment obtenu par l’actuel Président de cette institution s’est proportionnellement rétréci comme la fameuse peau de chagrin d’Honoré de Balzac et est devenu dérisoire. Il en est de même pour la Vice - Présidente et les autres membres du Bureau.

 

  1. Les Conseillers nationaux patriotes doivent surtout exercer la plénitude de leurs fonctions, comme l’avait fait leurs prédécesseurs de 2003 qui, sous la direction du Bâtonnier Nicolas TIANGAYE, avaient réussi à faire du CNT d’alors un véritable organe législatif, alors que sur le papier il n’était qu’un organe consultatif.

 

            Uni et déterminé, le Peuple Centrafricain vaincra !

 

ZARAMBAUD Assingambi

La Haye le 27 Avril 2013

MISE AU POINT : DES MUSULMANS, DES BANYAMULENGUE ET DES PATRIOTES par Me ZARAMBAUD Assingambi

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 11:55

 

                  1

I Molengué ti Centrafrika

I wali ti Centrafrika

I Koli kwe ti Centrafrika

na Obo na Bakwa

I fa légué na Afrika

I voro Mo Héros!

               2

Zo ti Nzi! Ala li na Ya ti

SéSé ti Centrafrika

I voro Mo I yé Mo Mama

A Kwa ti Yaka a kou I

A Mbiliwa a Ngago a Susu

A kou I tonga na Liberté

               3

I Da Nvoro ti pasura ala

A Zo ti Nzi Kodoro ti

Centrafrika

               4

I fa Légué ni na Afrika

Afrika na Afrika!

Na a Zo ti Afrika

 

 

Makombo Bamboté        8 mai 2013

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 17:17

 

 

 

 

Mardi, 07 Mai 2013 10:57 AEM-AFP

 

BANGUI, République centrafricaine - Le Conseil national de transition (CNT), parlement transitoire et constituant de la Centrafrique mis en place après la chute du régime de François Bozizé, s'est réuni lundi soir en session extraordinaire à Bangui alors que la situation sécurité reste précaire.

 

Le CNT, qui a élu le 13 avril Michel Djotodia président de la République pour une période de transition de 18 mois, était l'une des recommandations du sommet des chefs d'Etat d'Afrique centrale réunis à N'Djamena le 3 avril pour normaliser la situation institutionnelle après la victoire militaire de la coalition rebelle Séléka.

 

"Le parlement de transition dispose de la plénitude des pouvoirs législatifs dévolus à un parlement ordinaire, ça veut dire que le CNT a tous les pouvoirs dévolus à un parlement régulier, en dehors de la motion de censure", a déclaré Alexandre-Ferdinand Nguéndet, le président du CNT qui sera réuni jusqu'au 21 mai.

 

Le conseil doit notamment élaborer la Charte de la transition, adopter le projet d'ordonnance du Code électoral de la République Centrafricaine, mais aussi son propre règlement intérieur.

 

La mise en place du CNT Cet organe de 105 membres est composé de représentants du Séléka, au pouvoir, de l'ancienne opposition au président déchu François Bozizé, de partisans de l'ancien régime, ainsi que d'anciens rebelles et personnalités de la société civile.

 

Les partis politiques y comptent désormais 24 représentants et le Séléka 15 membres. Michel Djotodia figure parmi eux.

 

Les personnalités de la société civile, nommées par différentes organisations (jeunesse, femmes, patronat, syndicat etc...) composent l'essentiel du CNT. Il compte également de nombreux anciens ministres et députés.

Centrafrique : session extraordinaire du Conseil national de transition

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 17:05

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

***************

UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

 

**************

 

 

 

 

CONFERENCE DE PRESSE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER, CHEF DU GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE DE TRANSITION

                                     

                                 Déclaration liminaire

 

 

 

 

Bangui, le 08 mai 2013

 

Après le plaidoyer que j’ai fait le 08 avril 2013 sur la situation en République Centrafricaine, à l’invitation du Conseil Permanent de la Francophonie à Paris, j’ai entrepris, par la suite plusieurs missions en Afrique et en Europe pour trouver des moyens et des solutions à la grave crise que traverse notre pays. C’est ainsi que je me suis rendu successivement au Tchad, en Belgique, en Afrique du Sud et au Congo, pour solliciter l’aide de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux.

 

  1. Au Tchad,

A l’invitation du Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, j’ai participé au 4ème Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement,  tenu à Ndjamena,  le 18 Avril 2013, à l’effet d’examiner la situation qui prévaut dans notre pays.

 

        A la suite de cette importante rencontre régionale, plusieurs décisions ont été prises, à travers des recommandations destinées à engager la République Centrafricaine sur la voie de sortie de crise.

 

Plusieurs questions ont retenu l’attention des Chefs d’Etat et de Gouvernement, notamment :

 

  • la situation politique et institutionnelle actuelle, c'est-à-dire :
  • la composition et le fonctionnement du Conseil National de Transition (CNT) ;
  • l’élargissement des pouvoirs du Premier Ministre ;
  • les dispositions relatives à l’élaboration du projet de constitution et des textes structurants de la transition et de la sortie de crise. A cet égard, le principe du consensus a été retenu comme règle d’adoption des recommandations conformément aux décisions du 3ème Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, tenu le 03 Avril 2013 à N’Djamena.

 

  • la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale de transition ;
  • l’appellation officielle de l’autorité investie par le CNT pour diriger l’Etat ;
  • la situation sécuritaire et humanitaire ;
  • la situation économique et financière.

 

  •  LA SITUATION POLITIQUE ET INSTITUTIONNELLE

 

        Compte tenu de la nécessité de faire du CNT, le creuset d’une gestion inclusive de la transition et de réunir les conditions d’une plus grande participation à l’élaboration de la constitution et des textes législatifs indispensables au processus législatif et à la restauration de l’ordre constitutionnel, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC ont recommandé que le nombre des sièges au sein du CNT soit porté à un total de cent trente cinq (135). Les trente (30) nouveaux sièges seront attribués aux régions, aux formations politiques, y compris l’ancienne majorité présidentielle, aux groupes politico-militaires qui n’ont pas encore renoncé à la lutte armée, ainsi qu’à la société civile, aux femmes et à la jeunesse.

 

La répartition de ce quota sera gérée sous ma responsabilité, pour éviter de tomber encore dans le tripatouillage qu’a connu la liste constitutive du CNT dans sa composition actuelle.

Le Conseil National de Transition dispose de la plénitude du pouvoir législatif. Il est chargé de préparer le projet de constitution qui sera soumis au suffrage populaire.

 

La Cour Constitutionnelle de transition sera chargée de veiller à la constitutionnalité des lois, de connaître du contentieux électoral, de proclamer les résultats définitifs des consultations électorales, et de recevoir le serment du Président de la République démocratiquement élu. La durée de la transition est fixée à dix -  huit (18) mois.

 

Le Chef de l’Etat de transition, le Premier Ministre et les membres du Gouvernement d’Union Nationale de Transition  ainsi que le Président et les membres du bureau du CNT ne peuvent se présenter à la prochaine élection présidentielle.

 

Le Premier Ministre dispose de pouvoirs élargis. Il est le Chef du  Gouvernement. Il ne peut être révoqué par le Chef de l’Etat de transition pendant la durée de la transition.

 

 Il sera procédé à la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale de transition, à travers de larges consultations et sur la base de l’esprit de l’Accord Politique de Libreville, pour rétablir un juste équilibre entre les diverses entités. Ce gouvernement doit en conséquence être inclusif.

 

 

  • SUR LE PLAN SECURITAIRE ET HUMANITAIRE
  •  

Depuis un mois, la ville de Bangui est le théâtre de pillages, de vols, de viols et autres exactions perpétrés par des éléments incontrôlés de SELEKA et des bandits de tous genres. Pour mettre un terme définitif à cette situation inadmissible, Bangui fera l’objet d’un traitement spécial, par le renforcement de la  MICOPAX.  L’effectif de la FOMAC sera porté à Deux milles (2000) hommes d’ici la fin du mois de mai 2013. Ces nouveaux contingents viendront renforcer la FOMAC afin de lui permettre de remplir efficacement sa mission de sécurisation  des biens, des installations de l’Etat et des entreprises. J’ai également  sollicité la participation et l’implication effective des forces françaises présentes sur le territoire national à la pacification du pays.

 

Sur ce plan précis, Bangui sera déclarée « ville sans arme », sous la supervision de la MICOPAX, et du détachement français de Boali,  avec les implications suivantes :

 

  • aucun élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et SELEKA en divagation ne sera autorisé à porter l’arme dans la ville de Bangui.

 

  • tous les FACA, les milices et les populations civiles détenteurs d’armes, doivent dans un premier temps, remettre volontairement les armes en leur possession ; en cas de refus ou de résistance, il sera procédé au désarmement forcé.  Cette opération nous permettra de désarmer la population et de démilitariser la ville de Bangui ainsi que celles des autres régions.

 

  • tous les éléments SELEKA et les FACA non autorisés à porter des armes seront casernés hors de Bangui en vue des opérations de formatage (identification, enregistrement, constitution en unités militaires et organisation de vie en caserne en attendant leur insertion dans la vie civile ou dans le service militaire), dans le cadre de la restructuration de l’armée. La logistique leur sera fournie ainsi que l’organisation des activités militaires.
  • Il sera mis en place des commissions mixtes (militaires et civiles) et conjointes pour le rapatriement des militaires et civils centrafricains réfugiés dans les pays voisins.

 

  • Les éléments armés étrangers qui se trouvent sur le territoire centrafricain seront désarmés et rapatriés de gré ou de force dans leur pays respectif.

 

  • Il est fait interdiction à toutes les initiatives d’hostilité armée  de groupes politico-militaires qui n’ont pas encore renoncé à la lutte armée ou toute autre forme d’hostilité politique qui proviendrait des partis  politiques et organisations de la société civile, susceptibles de nuire à la réconciliation nationale pendant la période de transition. Les médias   nationaux tant publics que privés doivent s’abstenir de servir de support aux déclarations ou de relais à ce genre d’activité de conflit.
  •  

Toutes les actions que je viens d’énumérer s’inscrivent dans le cadre d’un vaste programme. Et cela demande un soutien effectif de la communauté internationale et des partenaires stratégiques potentiels, par la mobilisation des ressources matérielles et financières conséquentes.

 

2. En Belgique

 

C’est pour cela que je me suis rendu à Bruxelles pour solliciter de l'Union Européenne un appui budgétaire d'urgence en vue de sortir très rapidement notre pays de la situation dramatique qu’il traverse,

 

Notre administration est totalement paralysée, suite à la destruction de ces installations, aux pillages et saccages des bureaux, des documents et du matériel bureautique. Une  insécurité généralisée caractérisée par la destruction de l’essentiel des infrastructures socio-économiques, avec un impact aux effets incalculables sur les entreprises, une situation humanitaire catastrophique. Devant l’ampleur de cette calamité, j’ai  sollicité auprès de l’Union Européenne une aide exceptionnelle d’urgence en vue de couvrir nos besoins financiers, surtout pour la période d’avril à juin 2013 afin de créer les conditions d’une stabilisation de la situation.

 

  • Situation économique et financière

 

La situation que traverse notre pays sur le plan économique et financier est particulièrement difficile. La destruction de l’essentiel du tissu économique limite considérablement les capacités de l’Etat à faire face aux engagements urgents. C’est pourquoi, le financement sollicité de nos partenaires servira à : 

 

  • assurer le règlement des dépenses de sécurité, notamment le cantonnement des éléments de SELEKA, leur casernement, le redéploiement des FACA etc.).
  • régler les salaires, les bourses, les pensions et les frais de vacation afin de limiter les risques éventuels d’explosion sociale ;
  • assurer le fonctionnement et l’équipement des organes de transition à savoir, le Conseil National de Transition et la Cour Constitutionnelle de transition ;
  • l’apurement d’une partie de la dette commerciale des entreprises nationales et étrangères victimes des actes de vandalisme en vue de relancer le plus rapidement possible, le secteur productif, en vue de préserver les emplois existants et soutenir la consommation ;
  • Réhabiliter les bâtiments détruits, rééquiper l’administration, particulièrement les hôpitaux, les écoles, objets de pillages systématiques, fournir des médicaments et du matériel médical afin de créer les conditions minimales d’une reprise du fonctionnement de l’Etat.

 

    Ainsi, il s’agira de répondre aux besoins les plus urgents des populations sur l’ensemble du territoire. A cet effet, il sera mis en œuvre des mécanismes avec l’appui des partenaires, qui permettent d’identifier avec les populations concernées, les infrastructures et les actions prioritaires, tant en termes d’accès aux services sociaux essentiels,  qu’en termes d’amélioration de leurs conditions de vie et de reprise des activités socio-économiques.

 

Sur tous ces points, l’Union Européenne a exprimé sa disponibilité à appuyer financièrement la RCA. La contribution de  l’Union Européenne est liée à la normalisation de la situation sécuritaire, au respect des engagements politiques réalisables à partir d’une feuille de route crédible pour faciliter une intervention rapide. Elle pense que le rétablissement de la sécurité est une condition indispensable pour favoriser efficacement son intervention.

 

Elle considère que le rétablissement de la sécurité est essentiel pour garantir une plus grande  mobilisation de l’aide en faveur de la RCA. La détermination du Commissaire Chargé de la Coopération Internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises à ne pas abandonner la RCA nous assure des lendemains meilleurs.

 

Pour sa part, la Belgique, nous  a assuré de son engagement à se joindre à l’Union Européenne pour accompagner la RCA dans ses efforts de redressement. Les questions sur le fonctionnement du CNT, le respect de l’Accord Politique de Libreville et les recommandations du Sommet du 03 Avril 2013 à Ndjamena, l’insécurité persistante dans la ville de Bangui et à l’intérieur du pays ont fait l’objet d’échanges fructueux.

 

La mission de Bruxelles a permis non seulement la reconnaissance par l’Union Européenne de la légitimité du Gouvernement d’Union  Nationale de Transition, mais surtout la disponibilité de nos partenaires à appuyer les efforts du Gouvernement pour rétablir la sécurité et  la paix dans notre pays.

 

  1. En Afrique du Sud,

 

A  l’invitation du Président Jacob ZUMA,  j’ai effectué une visite de travail au cours de laquelle, je lui ai remis  un message de paix et de condoléances du Chef de l’Etat de Transition,  du Gouvernement d’Union Nationale de Transition, ainsi que du Peuple Centrafricain au Gouvernement et au Peuple d’Afrique du Sud, pour les incidents militaires entre les troupes survenus de SELEKA et celles d’Afrique du Sud, dans notre pays. J’ai saisi cette occasion pour clarifier avec le Président ZUMA, l’état des relations entre nos deux pays en vue d’ouvrir une nouvelle page dans notre coopération bilatérale.

 

Ces relations devront désormais s’inscrire dans un cadre conventionnel d’Etat à l’Etat, mutuellement avantageuses à nos deux peuples.

 

A l’issue de cette visite, le Président ZUMA a annoncé la nomination d’un Ambassadeur d’Afrique du Sud en République Centrafricaine avec résidence à Bangui. Cette décision constitue un succès diplomatique indéniable.

 

Une conférence de presse conjointe a été organisée à l’initiative du Président Jacob ZUMA afin d’apaiser les esprits de nos deux peuples et dissiper les malentendus.

 

Je vous annonce qu’une mission sud – africaine arrivera à Bangui, dans les prochains jours pour jeter les bases d’une nouvelle coopération.

 

  1. Enfin, au Congo,

 

j’ai participé à la réunion inaugurale du Groupe International de Contact sur la situation en RCA (GIC – RCA) qui s’est tenu les 2 et 3 mai 2013 à Brazzaville. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la République Centrafricaine, conformément au communiqué final du 4ème Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, organisé à N’Djamena, le 18 avril 2013.

 

L’exposé que j’ai fait à cette occasion, portait sur la situation sécuritaire, politique, humanitaire et économique. Ainsi, j’ai informé nos partenaires sur les principales mesures prises par le Gouvernement pour restaurer au plus vite, la sécurité et la paix.

Sur ce point, nous avons obtenu que :

 

  • L’effectif de la FOMAC passe de 750 à 2 000 hommes. L’incidence financière est de 47 milliards de F CFA. Ce coût prend en compte les volets formation et équipements.
  • En ce qui concerne le renforcement des effectifs de la FOMAC, l’Union Européenne maintient son engagement de financement. La RDC s’est engagée à apporter sa contribution. Les Etats membres de la CEEAC ont  promis de mettre en place, rapidement, le complément d’effectif au courant de ce mois de mai 2013.
  • Les effectifs du Tchad, du Congo sont d’ores et déjà disponibles.  
  •    

Les Ministres des Affaires Etrangères, membres du Groupe International de Contact,  exhortent  les autres forces en présence en RCA (troupes françaises, unités de l'initiative régionale déployées dans la zone infestée par la LRA) à contribuer également à  la sécurisation du pays.

 

Conformément à la feuille de route décidée au Sommet de Ndjamena, j'ai échangé avec les partenaires sur le chronogramme des textes (chartes de la transition, la constitution) à élaborer, les organes de la transition à créer et sur le déroulement du processus électoral.

 

J’ai mis l’accent sur les conséquences dramatiques de cette crise dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la sécurité alimentaire ; chiffres à l’appui, et pour rassurer nos partenaires que le Gouvernement mettra tout en œuvre en vue de faciliter la circulation des ONG.

 

Le Système des Nations Unies a promis d’accroître sa contribution pour assister les personnes éprouvées et rechercher en même temps, des financements supplémentaires pour répondre aux besoins sans cesse croissants des populations.

 

La situation économique est si désastreuse qu’elle a entrainé le ralentissement économique et la paralysie de l'administration fiscalo-douanière. Cela se traduit par une faible mobilisation des ressources publiques.

 

Une réévaluation des objectifs budgétaires est plus qu'impérative. L’élaboration d'une loi de finances rectificative permettra de recentrer les priorités sur les mesures d'urgence.

 

La réunion de Brazzaville a décidé la création d'un Fonds fiduciaire ou Fonds spécial de solidarité pour, non seulement répondre aux mesures d'urgence mais également, financer le processus électoral.

 

L'Union Européenne, la BAD et  la Conférence internationale sur les régions des Grands Lacs, se sont engagées à  étudier d'autres mécanismes économiques et financiers pour accompagner la transition.

 

Je vous remercie.

Après sa rencontre avec Jacob Zuma à Pretoria, Nicolas Tiangaye tient un point de de presse

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 16:58

 

 

 

 

Le Messager 08/05/2013 02:58:06

 

 

Le président camerounais semble vouloir utiliser l’ancien homme fort de Centrafrique pour contenir l’ambition hégémoniste de son voisin tchadien. Ce qui pourrait expliquer le traitement de faveur réservé  par Yaoundé au président déchu à la lumière des enjeux politiques sous-régionaux de l’heure. Décryptage.

 

La nouvelle qui circulait depuis quelques jours vient d’être confirmée par notre confrère Le Jour, édition du lundi, 6 mai 2013. François Bozizé n’est plus logé à la suite 110 du Hilton Hôtel de Yaoundé, où il avait trouvé refuge après avoir été chassé de Bangui par les rebelles de la Séléka en mars dernier. Le président déchu de la Centrafrique a donc été logé avec sa famille, dans une villa présidentielle non loin de l’ambassade des Etats-Unis, au très résidentiel quartier du Golfe à Yaoundé aux bons soins de la Princesse.

 

Cette information a de quoi surprendre. D’autant plus que parti précipitamment de la capitale centrafricaine via Batouri, le chef-lieu de la Boumba et Ngoko, François Bozizé était annoncé par les officiels camerounais, notamment par le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, en transit au Cameroun. « Le président Bozizé a trouvé refuge au Cameroun en attendant son départ vers un autre pays d’accueil ». Comme points de chute probables, on citait alors le Bénin, Le Togo ou le Maroc… Qu’est-ce qui s’est donc passé pour que le Cameroun décide finalement de loger l’encombrant hôte dans cette villa plutôt qu’au Hilton Hôtel en attendant son départ ?

 

Est-ce à dire que le Cameroun lui a accordé l’asile politique ? Dans le sérail, une source généralement bien informée nuance : « Il a introduit une demande d’asile qui est actuellement en étude dans les services compétents ». De mémoire de journaliste, aucun ancien dirigeant de pays de la sous-région n’a jamais bénéficié d’un tel traitement de faveur. Ni Patassé renversé par le déchu d’aujourd’hui en 2003 ni Hissène Habré chassé du pouvoir par l’homme fort actuel du Tchad en 1990, à qui le gouvernement camerounais n’avait accordé que quelques jours pour se trouver un pays d’accueil.

 

Privilège rare

 

Mieux, François Bozizé est le seul de ces présidents déchus à avoir été reçu par Paul Biya après sa chute. Un privilège rare. Autant que l’autorisation qui lui a été accordée de s’adresser aux médias alors qu’en pareilles circonstances, l’hôte est tenu au devoir de réserve. Faisant fi de ces usages, Bozizé va et vient, assiste à la messe du dimanche à la cathédrale Notre-Dame des Victoires de Yaoundé, accorde des interviews à la télé, reçoit des affidés, tient des réunions de son parti, etc. Tout cela est-il innocent ?

 

Selon des indiscrétions glanées dans les allées du pouvoir de Yaoundé, François Bozizé peut s’avérer un pion utile le moment venu. Notamment pour freiner les ambitions de leadership de son voisin tchadien, Idris Déby Itno, nouveau faiseur de roi en Afrique centrale ? Cette thèse apparaît vraisemblable. Méfiant, Yaoundé peut en effet vouloir mettre la pression sur les nouvelles autorités de Bangui et par conséquent sur leurs parrains réels ou supposés.

 

Rôle d’épouvantail

 

A en croire nos sources au sein du sérail, le régime camerounais verrait en effet d’un mauvais œil, le nouveau pouvoir de Bangui et surtout, craindrait d’y voir s’installer un appareil gouvernant constitué de radicaux religieux et qui pourrait, à terme, constituer une menace pour la stabilité du Cameroun.

 

Théorie farfelue ? Pas sûr, surtout si on prend en compte la conjoncture politique interne du Cameroun et l’actualité sous-régionale. Bozizé apparaîtrait donc ainsi, non plus comme un colis encombrant, comme ont pu l’être Patassé ou Hissène Habré, mais bien un pion… politique que Paul Biya pourrait si besoin s’impose, pousser sur l’échiquier sous-régional.

 

Ce qui est sûr, c’est qu’un tel rôle d’épouvantail n’est pas pour déplaire pas à un François Bozizé qui rêve toujours de reconquérir le pouvoir qui lui a été arraché par la Séléka. Connu pour son cynisme politique, Biya pourrait très bien exploiter cette volonté de Bozizé à l’insu de son plein gré pour arriver… à ses propres fins.

 

 

Frédéric BOUNGOU

 

Source : http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=10776

Lu pour vous : Cameroun : Bozizé, arme de Biya pour contrer Déby

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 16:47

 

 

 


La parole est facile, l'action difficile.


Le sujet qui nous amène à prendre notre plume pour rédiger cet article peut paraître à première vue futile et propre à ne pas attirer l'attention, pour ne pas susciter le débat.
 

En effet, dans un article intitulé «  Polémique autour du choix du représentant de la SANGHA » publié sur CENTRAFRIQUE PRESSE le 7 mai dernier, une polémique s'est engagée  avec la désignation de sieur Sony POKOMANDJI comme représentant de la SANGHA au sein du Conseil National de Transition. Cette désignation, si elle ne fait pas l'unanimité de la population que l'intéressé est censé représenter, pose un problème de fond très important, qui ne fait qu'illustrer le mode de gouvernance que le CENTRAFRIQUE a nourri de toutes ses forces à travers l'action de son « élite » politique.

 

En tous cas, sans arrière-pensée ethnique, monsieur MPOKOMANDJI ne jouit d'aucune légitimité à représenter une région dont il ne connaît la population que parce qu'elle fait partie du peuple centrafricain, une région dont il n'a aucune assise sinon le fait d'avoir passé une bonne partie de sa jeunesse à BERBERATI où il a fait ses études, ce qui ne lui confère pas le droit de prétendre représenter les populations voisines de cette ville. Lui-même le reconnaît en ses termes : 


« Mon choix de représenter cette préfecture au CNT a été fait par les autres anciens de cette localité, à savoir Laurent PAMPALI, député de Nola2, Atim Antoine de Bambio et René  Apndjo de Bayanga. »


Dans cette déclaration dont le non-sens se passe de commentaire pour illustrer à juste titre le non- sens des politiques menées jusqu'ici en CENTRAFRIQUE, l'on comprend clairement que si le choix était le sien, il n'aurait pas été choisi par d'autres. En termes plus clairs, il n'est pas à l'origine de son choix, mais ce sont d'autres  personnes, probablement celles qu'il cite, qui l'ont mis là où il se trouve. 

Pauvre CENTRAFRIQUE !

 
Ne voyons pas le tribalisme là où il ne se trouve pas. Soyons lucides. Les ressortissants de la SANGHA qui manifestent leur mécontentement d'être représentés par quelqu'un qui n'a aucune attache avec eux, ont parfaitement raison. Les membres du CNT auraient dû être des personnalités très représentatives des entités qu'ils incarnent.


Au moment où le CENTRAFRIQUE vit des heures douloureuses de son histoire, tout le monde  s'accorde à ne pas se laisser envahir, dominer par des forces extérieures. C'est une attitude normale, humaine. Tout comme on ne peut pas accepter que deux ou trois personnes se mettent ensemble pour décider à la place et du sort d'un groupe beaucoup plus large, l'on ne peut pas accepter que le pays continue d'être dirigé par un groupe de copains qui 
s'entendent pour faire ce qu'ils veulent.


L'on avait reproché à BOZIZE de s'être entouré de ses enfants, de ses proches et de ses « épouses » pour diriger le pays. Ce n'est pas aujourd'hui qu'on appuierait toute tentative visant à mettre en place une équipe d'amis dont la mission est de perpétuer cette désastreuse politique, qui n'a fait qu'appauvrir davantage, encore et encore le pays.

KOLINGBA est arrivé au pouvoir sans le RDC. BOZIZE est devenu Président sans le KNK. L'un  et l'autre ont mis en place et organisé leur structure politique avec l'aide de leurs amis, de leurs parents puis de leurs partisans. Cela, une fois qu'ils étaient au pouvoir.


L'homme fort aujourd'hui à BANGUI est arrivé au pouvoir sans une structure politique. 
Nous parions que d'ici peu, si l'idée n'a pas encore effleuré son esprit, il aura vite fait de la mettre en place. Et dans cette perspective, nous gageons qu'une bonne partie desmembres du CNT seront les futurs hommes politiques (ministres ou députés de cette structure) demain. Au passage il faut signaler qu'il n'y a que ceux qui ne veulent pas voirplus loin que le bout de leur nez, pour comprendre que les accords de LIBREVILLE auront été passés à la trappe, et que les acteurs politiques d'aujourd'hui auront trouvé les perches qu'il faudra pour sauter les barrières de ces accords.


Ce que nous voulons dire en défendant les ressortissants de la SANGHA qui s'opposent au fait d'être représentés par quelqu'un qui ne relève pas de leur choix, c'est tout simplement que monsieur Sony MPOKOMANDJI et monsieur Laurent PAMPALI en l'occurrence,  sont des hommes dont le passé politique est lourd d 'expériences. Ils ont plus d'une  trentaine d'années d'activité politique derrière eux. Monsieur PAMPALI jouit d'une implantation politique régionale affirmée, ce qui n'est pas le cas de monsieur MPOKOMANDJI. Alors, d'où vient l'idée de se trouver ainsi parachuté dans une région où plus d'un ressortissant pouvaient valablement se prévaloir d'un tel privilège ? 

Le parachutage politique existe dans les pays où la démocratie est très avancée et où les 
partis politiques ont une implantation nationale. Ce qui explique pourquoi ce procédé est 
possible et pose moins de problèmes. (Chacun sait les débats que cela pose parfois). 
Dans un pays comme le CENTRAFRIQUE, où le MLPC et le RDC, partis politiques majeurs, n'ont même pas leur siège dans chaque chef-lieu de préfecture, il faut comprendre la réaction des populations qui pensent être les dindons de la farce du théâtre politique centrafricain, tellement elles en sont éloignées.


Entrer en politique et être un homme politique, c'est d'abord se munir de beaucoup de courage et avoir de l'ambition, car faire de la politique sans ambition, c'est un peu décider de vouloir éternellement tourner en rond dans le trou politique qu'on se sera creusé.

Avec un peu plus de trente années de carrière politique comme l'ont cumulé messieurs PAMPALI et MPOKOMANDJI, dans d'autres pays, ce seraient des hommes politiques aguerris,  animés d'une autre ambition. Ce seraient des hommes présidentiables sans le moindre  doute, et qui donc viseraient des fonctions beaucoup plus importantes. Malheureusement  comme cela est bien connu, en CENTRAFRIQUE, une fois qu'on a fait son lit, on se couche. 


Et on se couche, quand bien même on ne serait pas fatigué et qu'on n'aurait pas sommeil.

Et à cause de ce comportement, de ce manque d'ambition, on ne peut plus s'étonner de voir arriver au pouvoir des hommes sortis de l'ombre, des acteurs dont il faut chercher longtemps et ailleurs le parcours.



Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : QUI DOIT REPRESENTER QUI ? par Adolphe Pakoua

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 00:26

 

 

 

 

                                             -----------------

 

 

L’ASSOCIATION CENTRAFRIQUE DEMAIN(ACD) est affligée par des communiqués créant successivement les mouvements :

 

 

 -AUTODEFENSE DES GBAYAS DE L’EGLISE DU CHRISTIANISME CELESTE(MADGECC) ;

 

                                                           

-FRONT POUR LA LIBERATION ET L’INDEPENDANCE DE LA SANGHA MBAERE (FLISM) et  récemment :                                                                                                                                                   

 

-UNION DES BANDAS DE BAMBARI ET BRIA(UBB).                                                                                                                                                                                     

 

-PATRIOTES ZANDES D’OBO (PZO) ;

                                                                                                        

 -RASSEMBLEMENT OUBANGUIEN YAKOMA(ROY).   

 

                                                                                                                                   

L’héritage  de l’unité nationale chèrement acquise par défunt BARTELEMY BOGANDA, Président Fondateur de la République Centrafricaine étant à préserver, l’ACD condamne d’emblée très fermement cet esprit de division, de balkanisation du pays, de nature à mettre définitivement en péril  la cohésion nationale déjà suffisamment ébranlée par la crise actuelle depuis son début.

 

L’ACD exhorte les Centrafricains à éviter d’ajouter  une crise à une autre  avec des  conséquences qu’ils ne peuvent ni  mesurer, encore moins maîtriser.                                                                                                                                                                        Elle rappelle qu’aucun pays dans le monde  n’a échappé à la crise  avant de se remettre debout, même à des degrés différents et que ce qui se passe en Centrafrique n’est nullement une fatalité.

 

L’ACD estime tout d’abord que les Centrafricains ont  manqué d’unité face à leur destin, d’amour les uns envers les autres, de compassion,  de solidarité, ce qui a naturellement été à l’origine des crises à répétition dont celle  actuelle.

 

 Chacun devrait tout d’abord  réfléchir sur le rôle négatif qu’il a joué dans la société, faire preuve de repentance sincère devant Dieu, car la vie d’une nation est exactement comme celle d’un homme.

 

L’Eglise Catholique victime des pillages et d’exactions n’a pas prôné l’usage des armes contre les éléments incontrôlés de SELEKA, mais a au contraire tout basé sur l’amour.                                                              

 

Ne renferme-t-elle pas de Gbayas, Pygmées, Bandas, Zandés, Yakomas ?

 

Les Eglises Evangéliques qui ont connu la même situation n’ont pas non plus prôné la violence.                                                                                                                                                                                               

 

 

Ne sont-elles pas composées de Gbayas, Pygmés, Bandas, Zandés, Yakomas ?

 

Si les Gbayas, Pygmés, Zandés, Bandas et Yakomas doivent se mettre ensemble pour combattre le djiad, plusieurs questions pourraient se poser parmi lesquelles :

 

1°Les autres tribus non citées, non armées seraient-elles dans ce cas à combattre également ?

 

2° Comment des djiadistes à combattre par les armes seront-ils distingués des Musulmans qui ont toujours vécu en parfaite harmonie avec les Chrétiens  depuis des décennies ?

 

3°Considérera-t-on un Musulman quelconque comme étant un djiadiste ?

 

4° Dans quelle famille chrétienne en Centrafrique n’y a-t-il pas une présence musulmane par des liens d’alliance, par le brassage?

 

5° Allons-nous combattre subitement nos neveux, cousins, oncles, bref parents musulmans parce qu’ils sont devenus subitement des djiadistes ?

 

Les Musulmans font partie intégrante de la société centrafricaine au même titre que les Chrétiens et les Centrafricains doivent s’efforcer à le savoir.                                    .                                                   

S’unir pour les combattre sous ce prétexte reviendrait à ébranler considérablement  l’unité nationale. De la même manière les Chrétiens n’ont pas à souffrir de quelques conspiration que ce soit des Musulmans parce qu’ils sont au pouvoir. C’est tout simplement cette prise de conscience et ce principe qui devraient prévaloir de part et d’autre pour notre cohabitation séculaire et harmonieuse habituelle.

 

Aussi, l’ACD condamne vivement toute  réflexion qui se fait sur des bases tribales car constituant un véritable danger pour l’unité et la paix en Centrafrique.

 

Elle encourage vivement les Centrafricains à  apprendre  à personnaliser les responsabilités par rapport à des individus au lieu de la généraliser à des groupes ethniques, religieux ou familiaux.

 

Ainsi par exemple, les Ngbakas n’ont pas à être responsables de la gestion négative de BOKASSA, les Yakomas de celle du défunt Président KOLINGBA, les Kabas de celle du défunt Président PATASSE , les  Gbayas de celle de l’ancien Président BOZIZE et demain les Goulas ou musulmans de celle du Président DJOTODJIA.

 

De la même manière que tous les membres appartenant aux ethnies respectives de ces Chefs d’Etat n’ont pas bénéficié des avantages de leurs pouvoirs, de la même manière  les conséquences de leur gestion bonne ou mauvaise les  touchent également parmi tous les autres  Centrafricains sans exception.

 

Dans un Etat de droit, les responsabilités sont  personnelles, ce qui revient très clairement à dire que  seuls des  individus responsables de certains actes sont à indexer  pour être poursuivis, mais pas sur la base  de leur appartenance  ethniques ou religieuse.

              

C’est de cette manière que  la cohésion nationale peut être préservée

 

La coalition SELEKA est  victime des conséquences de son propre manque de maîtrise  sur des éléments  ayant rejoint ses rangs pendant sa marche, notamment des braconniers, coupeurs de route, anciens rebelles de Baba Ladé, ayant accouru, attirés par « l’El dorado », des braqueurs, criminels de droit commun libérés des différentes prisons du pays, des délinquants et jeunes sans emploi. A tout cet ensemble d’individus armés se sont ajoutés  bien évidemment des éléments armés des milices de l’ancien régime.

 

                                

 La sécurité du pays, notamment de la capitale a littéralement explosé créant la situation que tout le monde déplore.

 

Cependant les efforts  en cours tendent à  la normalisation de la sécurité dans le pays, surtout  avec l’arrivée prochaine d’un renfort conséquent de la FOMAC.                                                                                                                                    Il serait totalement  incompréhensible  que pendant ce moment précis des mouvements créés sur des bases tribales alimentent une tension armée dont les victimes seraient encore l’innocente population civile sans défense.

 

Pour que la République centrafricaine bascule dans le djiad, plusieurs  étapes sont  à franchir, même s’il est vrai que des éléments incontrôlés se sont attaqués à des lieux de culte chrétiens.

 

La première étape serait la modification de la constitution qui confère habituellement un caractère laïc à la République Centrafricaine.                                 .  

                                                                                                                                         Cela ne pourrait intervenir qu’avec  la décision ainsi que  la responsabilité du  gouvernement et du Conseil National de Transition ;

 

La seconde étape serait la suppression brutale de la liberté de conscience dans un pays ou 95°/° sont chrétiens ;

 

La troisième  étape serait l’acceptation du djiad par les Centrafricains eux-mêmes.

 

Dans un Etat de droit comme le nôtre, on agit en faisant insérer ses idées selon le cas dans la constitution ou  la loi notamment et non par les armes.

 

  Le sang a suffisamment coulé depuis ces dernières décennies dans le pays qui recule d’année en année et tout doit être mis en œuvre pour y mettre fin définitivement.

                                                                   Fait à Paris le 07 mai 2013

 

                                                                   Le Président

                                                               

                                                                  Emmanuel Olivier GABIRAULT

DECLARATION/024/ACD/PR  CONDAMNANT LA CREATION DE MOUVEMENTS ARMES A CARACTERE TRIBAL  EN CENTRAFRIQUE

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 00:24

 

 

 

 

MARDI 7 MAI 2013 / PAR SÉBASTIEN BADIBANGA

 

Le renversement de François Bozizé n’a pas mis fin au conflit en Centrafrique. Le chaos règne toujours dans le pays, notamment à Bangui, la capitale, où les habitants sont exposés aux sévices de l’ex-rébellion de la Séléka. Un contexte délétère qui persuade certains Centrafricains de se réfugier en République démocratique du Congo.

 

La République démocratique du Congo (RDC) est devenue la nouvelle terre d’asile pour les Centrafricains. Et pour cause, la situation dans le pays, désormais administré par l’ancien chef des rebelles de la Séléka Michel Djotodia, est délétère.

 

Le renversement de François Bozizé, le 24 mars dernier, n’a en effet pas mis fin au conflit en Centrafrique. La peur règne toujours, notamment à Bangui, la capitale, où les habitants sont exposés aux sévices de l’ex-rébellion de la Séléka. Un contexte tendu qui pousse bon nombre de Centrafricains à se réfugier en RDC, le pays limitrophe.

 

« Située juste en face de Bangui, la petite ville congolaise de Zongo reçoit de plus en plus de personnes qui fuient la capitale centrafricaine. La traversée de quelques centaines de mètres s’avère parfois périlleuse. Une mère de famille est arrivée blessée par balles et a succombé à ses blessures après avoir été accueillie au camp de Worobe construit près de Zongo », rapporte RFI. Et de préciser : « Ce camp de toile récemment construit est encore assez mal équipé : il n’y a pas d’eau, pas d’électricité. Worobe a vu sa population augmenter de 8 000 personnes ces deux dernières semaines ».

 

L’Afrique centrale en renfort

 

La situation sécuritaire en Centrafrique est si déplorable que l’Afrique centrale a décidé d’agir. Lors du Sommet de N’Djamena, tenu en avril, les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) ont ainsi plaidé pour l’envoi d’un effectif de 2 000 hommes qui renforcera la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac) à la fin du mois de mai. Coût de l’opération : 47 milliards de francs CFA.

 

L’enjeu ? Sécuriser la Centrafrique qui est en proie à des exécutions sommaires perpétrées par les ex-rebelles du Séléka non contrôlés. Il ne se passe pas un seul jour sans que les combattants de l’ex-rébellion pillent, tuent ou braquent des personnes. Pas plus tard que le 23 avril, un conducteur de taxi-moto a été froidement abattu dans le 8e arrondissement de Bangui.

 

Le problème d’insécurité est, donc, la raison principale de la fuite des Centrafricains vers la République démocratique du Congo. Cependant, arrivés sur place dans le camp de Zongo, dans la province de l’Equateur, les réfugiés ne sont pas a fortiori protégés. Des menaces pèsent sur la sécurité de ces derniers. « Le camp se trouve au bord de l’Oubangui, la rivière qui marque la frontière. On craint toujours des intrusions, des expéditions punitives », souligne RFI.

 

C’est pour cette raison que le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) construit un autre camp dans la localité de Mole, située à 35 kilomètres de la capitale centrafricaine.

 

La seule solution pour dissuader les Centrafricains de fuir vers la RDC, est de rétablir l’ordre dans le pays. Les autorités centrafricaines en ont conscience, au premier rang desquelles le président de la transition Michel Djotodia qui a promis lors de son premier discours à la Nation de mettre tous les moyens pour enrayer ce fléau de la violence qui ronge la Centrafrique. Pour l’heure, l’insécurité continue de faire des ravages dans le pays.

RDC : nouvelle terre d’asile des Centrafricains
RDC : nouvelle terre d’asile des Centrafricains

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 00:22

 

 

 

 

 

(Agence Ecofin) - Les diamants de la République Centrafricaine (RCA) seront frappés de restriction par le Processus de Kimberly (KP) qui pourra approuver leur suspension lors de sa réunion prévue le 10 mai prochain, selon Welile Nhlapo, le président du KP, rapporté lundi par Reuters.

 

Le contrôle sur le diamant se serait effondré actuellement en République centrafricaine dans la période après le coup d’Etat ayant renversé le régime de Francois Bozizé.

 

Les exploitations continuent dans régions sous contrôle des rebelles et « les diamants extraits ne se retrouvent pas à la bonne place où ils peuvent être traités suivant le processus de Kimberly », a relevé Welile Nhlapo. « Il y a suffisamment de preuve que les rebelles ont usé de ces diamants, extraits et vendus, pour obtenir les ressources nécessaires au renversement du gouvernement élu qui était en place », a-t-il souligné.

 

Les nouvelles autorités de la RCA se seraient décidées de se rendre à la réunion du 10 mai pour discuter de la possibilité de l’envoi d’une mission d’évaluation du Processus de Kimberly dans les régions minières.

Les actuels diamants de la RCA mal accueillis au Processus de Kimberly

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 00:20

 

 

 

 

 


YAOUNDE AFP / 07 mai 2013 22h59 - Un groupe de 17 braconniers est entré lundi dans un parc animalier en Centrafrique, faisant craindre un des plus grands massacres d'éléphants en Afrique centrale, a averti mardi le Fonds mondial pour la nature (WWF).


Un groupe de 17 individus armés est entré lundi dans le parc national de Dzanga-Ndoki (Centrafrique) et se dirigeait vers la Dzanga Bai, connu localement comme le +village des éléphants+, a indiqué le WWF dans un communiqué transmis à l'AFP à Yaoundé.


Ces braconniers menacent de provoquer un des plus grands massacres d'éléphants dans la région depuis que les braconniers ont tué au moins 300 éléphants pour leur ivoire dans le parc national de Bouba N'Djidda (nord du Cameroun) en février 2012, selon le communiqué de WWF.

Selon le texte, Dzanga Bai est une grande clairière (située dans le parc de Dzanga-Ndoki) où entre 50 et 200 éléphants se rassemblent chaque jour pour boire des sels minéraux présents dans le sable.


A moins que des mesures rapides et décisives ne soient prises, il semble très probable que les braconniers vont profiter du chaos et de l'instabilité du pays pour abattre des éléphants vivant dans ce site unique du patrimoine mondial, a souligné Jim Leape, directeur général de WWF International.

En mars, la coalition rebelle Séléka a renversé le régime du président François Bozizé mais elle peine à rétablir l'ordre dans le pays et l'armée est complètement désorganisée.

Nous n'avons pas pour l'heure confirmation de massacres (d'éléphants) dans ce parc (centrafricain) mais il n'y a rien qui protègent les éléphants. Les braconniers sont équipés d'armes automatiques (Kalachnikov), a affirmé à l'AFP Jules Caron du programme anti-braconnage à WWF en Afrique centrale.


Dans son communiqué, WWF appelle la communauté internationale à aider à rétablir la paix et l'ordre en République centrafricaine qui a été secoué par la violence et le chaos depuis le début de l'année et à aider à préserver ce site unique du patrimoine mondial.


L'organisation demande également à la Bangui de tenir immédiatement sa promesse prise il y a deux semaines de mobiliser des troupes pour mettre un terme au braconnage dans la région. Elle souhaite également que le Cameroun le Congo voisins viennent en appui à le Centrafrique pour protéger cette réserve.



(©) 

Des braconniers menacent une réserve unique d'éléphants en Centrafrique

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com