Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 11:47

 

 

corps-Kadhafi.jpg

 

Libye : Kadhafi serait décédé d’une balle dans l’estomac

Mouammar Kadhafi a été touché mortellement par balle au niveau des intestins après avoir été capturé, a rapporté un médecin qui a examiné son corps. Les versions contradictoires sur la mort de l'ex-homme fort libyen se multiplient.

Après plus de huit mois d'affrontements et 42 années passées au pouvoir, Mouammar Kadhafi, 69 ans, a été tué jeudi après avoir été capturé par les combattants du Conseil national de transition (CNT) qui ont pris le contrôle de sa ville natale, Syrte.

"Kadhafi était vivant quand il a été capturé et a été tué ensuite. La balle à l'origine de sa mort a pénétré son intestin", a dit le docteur. "Il a ensuite reçu une deuxième balle dans la tête qui a traversé son crâne", a-t-il ajouté.

Moutassim aussi tué

Le chef du gouvernement du CNT, Mahmoud Djibril, a déclaré jeudi que Mouammar Kadhafi avait succombé à une blessure par balle à la tête reçue lors d'une fusillade entre ses gardes et les combattants du CNT alors qu'il venait d'être placé à bord d'une camionnette.

Moutassim, un des fils de Mouammar Kadhafi également tué jeudi, est décédé après son père, a indiqué le médecin.

"Concernant Moutassim, son corps présente une blessure, une grande ouverture au-dessus de son torse et juste en dessous de son cou. Il présente trois blessures dans son dos et à l'arrière de sa jambe. Il y a également une blessure causée par un éclat d'obus sur sa jambe mais qui remonte à plusieurs jours", a-t-il ajouté.

Mort après son père

"L'examen de son sang prouve qu'il a été tué après Mouammar Kadhafi", a encore dit le médecin.

Il a par ailleurs indiqué ne pas avoir vu le corps d'un autre fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al Islam, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).


(ats / 21.10.2011 11h46)

 

Décès de Kadhafi: l'ONU demande une enquête

 

depouille-Kadhafi.jpg


GENEVE AFP / 21 octobre 2011 12h28 - Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a demandé vendredi la mise sur pied d'une enquête sur les circonstances entourant la mort de l'ex-Guide Mouammar Kadhafi.

A propos de la mort de Kadhafi hier (jeudi), les circonstances ne sont toujours pas claires. Nous estimons qu'une enquête est nécessaire, a déclaré aux journalistes le porte-parole du Haut- commissariat, Rupert Colville, se référant aux vidéos qui ont été publiées jeudi par les médias.

Il devrait y avoir une enquête compte tenu de ce que nous avons vu hier (jeudi), a-t-il insisté.

Ainsi, il a estimé que les deux vidéos de Kadhafi publiées jeudi, une de lui vivant, une de lui mort, (...) étaient très inquiétantes.

Il n'a toutefois pas indiqué qui devait se charger de mener l'enquête, rappelant que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait mandaté cette année une commission d'experts pour faire la lumière sur les violences en Libye.

M. Colville a estimé que la mort de Kadhafi met un terme à huit mois d'extrême violence et de souffrances pour le peuple libyen.

Une ère commence en Libye qui devrait répondre aux aspirations du peuple en faveur de la démocratie et des droits de l'homme, a-t-il ajouté.

L'ex-leader, 69 ans, en fuite depuis la chute de Tripoli fin août, a été capturé vivant jeudi dans sa région d'origine, près de la ville de Syrte (360 km à l'est de Tripoli) et a été tué, selon le CNT, par balles peu après, dans des circonstances encore floues.

Il est le premier dirigeant arabe à avoir été tué depuis le début du Printemps arabe, une succession de soulèvements contestant des régimes autoritaires, en Tunisie, Egypte, Libye, Syrie, au Yémen et à Bahreïn.

Le porte-parole du Haut-commissariat a insisté sur l'importance de la justice transitionnelle qui doit être mise en place par les nouvelles autorités.

Un aspect clé pour être en mesure de tirer un trait sur l'héritage de 42 années du règne despotique de Kadhafi et sur le conflit sanglant de cette année serait de s'assurer que justice soit faite, a dit ainsi M. Colville.

Les milliers de victimes ayant subi des pertes de vies humaines, des disparitions, la torture et d'autres graves violations des droits de l'homme depuis le conflit survenu en février 2011 ainsi que celles qui ont souffert des violations des droits de l'homme sous le long régime de Kadhafi ont le droit de connaître la vérité, a-t-il ajouté.

Ces personnes ont le droit de voir la culture de l'impunité prendre fin et d'obtenir des réparations, a-t-il fait valoir, appelant à ce que les responsables de ces crimes soient jugés.


(©)

 

Misrata fête la mort de Mouammar Kadhafi

Tanguy Berthemet Le Figaro 21/10/2011 à 21:25

REPORTAGE - Exposée dans une boucherie de la ville martyre, la dépouille du dictateur raconte le lynchage qui a suivi son arrestation. 

Mouammar Kadhafi repose dans la chambre froide d'une boucherie de Misrata. La dépouille gît, sanglante et torse nu, sur un petit matelas au beau milieu de cette pièce, le crâne chauve luisant sous la faible lumière. Les bouchers du Souk el-Arab ont pris soin d'enlever les carcasses de moutons qu'ils y stockent habituellement. Devant la grosse porte blanche, de petits groupes d'heureux élus se pressent, piétinant de vieux cageots d'oranges pour voir les restes du dictateur dans de grands cris. On sent l'excitation. On est venu en famille, entre frères, parfois même avec des enfants.

À Misrata, ville qui a souffert plus que d'autres de cette guerre, on en veut encore au tyran déchu - peut-être plus encore maintenant qu'il est mort. «On sait que ce frigo n'est pas le lieu idéal mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux», explique Yasine Ahmad qui, avec sa Katiba (groupe de combattants) «Shouada Square», est chargé de la garde de l'illustre dépouille. «On doit le protéger. Sans ça, les gens feraient des choses pas convenables avec le corps.» Après avoir été déplacé à la hâte d'un lieu à l'autre, d'un hôpital de campagne près de Syrte à la maison d'un homme d'affaires, le Guide a donc été caché au marché.

Immédiatement, une foule s'est massée devant les grilles exigeant qu'on leur montre le cadavre. Le Conseil national de transition (CNT), la nouvelle autorité libyenne, gêné par cette ambiance de curée, a tout fait pour y mettre un terme. Jeudi soir, à Tripoli, Mahmoud Djibril, le numéro deux du CNT, a longuement insisté: Kadhafi aurait été mortellement blessé «lors d'échanges de coups de feu entre les rebelles et les loyalistes». «Nous ignorons qui a tiré les balles fatales», a-t-il ajouté .

Dictateur honni 

Dans les rues de Misrata, ce flou fait sourire. Personne ne doute que les combattants ont exécuté le dictateur honni. À chaque coin de rue, des adolescents hilares se passent en boucle sur leur téléphone portable les films de l'arrestation du dictateur. Sur l'un, on voit un Kadhafi vivant, le visage en sang, essuyer des coups. Le second montre le Guide à terre, cerné par les cris de rage des Thuwars (combattants rebelles). Dans la chambre froide, le visage reposé de Mouammar Kadhafi ne dissimule aucune trace du lynchage. On lit les griffures, les ecchymoses et même la trace sanglante d'une chaussure Rangers sur le côté. Le front est percé d'une balle, comme le torse.

Le sort de Moatassem, le troisième fils de Kadhafi arrêté avec son père, ne fait guère plus de doute. L'homme a visiblement été exécuté d'une balle dans la tête après son arrestation. Mais le destin des deux hommes ne fait pas pleurer grand monde en Libye. «Bien sûr que les combattants les ont tués. Et ils ont bien fait. C'est le prix pour tout le sang qu'ils ont versé», insiste un Thuwar. À Misrata, nombre de rebelles se vantent d'avoir été de ceux qui ont arrêté et tué Kadhafi. Dans ce concert de rumeurs et d'histoires que l'on répète à l'infini, la voix de Taïeb Mohammed Imbais détone.

Le chef de la Katiba «Shouada» était à Syrte ce jeudi-là. «Nous avons été appelés car un convoi avait quitté la ville et avait été bombardé par l'Otan. Quand je suis arrivé, je ne savais pas que Kadhafi était là. On savait juste que les occupants s'étaient enfuis à pied en deux groupes. Moi je suis allé vers une maison où certains s'étaient retranchés», raconte-t-il, brandissant une photo où il trône à côté de son prisonnier. Quelques minutes plus tard il arrêtait Mansour Daou, le chef de la sécurité de Kadhafi. «Les autres ont pris Kadhafi qui s'était réfugié dans un égout. Il ne s'est pas défendu. Il a juste dit: “Qu'est-ce que vous voulez?”». Taïeb Mohammed Imbais comprend vite que l'ambiance est en train de tourner. «Je suis très vite parti car je ne voulais pas que Daou soit tué par des combattants. Je voulais montrer que le 17 février est différent de l'ancien régime». Selon Taieb, Mansour Daou était alors hébété: «Il m'a dit que lui et Kadhafi s'étaient réfugiés à Syrte dès la chute de Tripoli, en août. Il pensait être à l'abri dans sa tribu. Puis quand le siège a commencé, c'est devenu plus dur. Kadhafi vivait dans des maisons particulières abandonnées. Il en changeait chaque jour pour éviter les trahisons et les bombardements de l'Otan. Il était très discret. Kadhafi ne commandait pas les combats. C'est Moatassem qui donnait les ordres. Le mercredi, c'était devenu intenable. Les rebelles étaient très près et Moatassem avait pris une balle dans le pied. Il m'a dit qu'il avait alors pris toute l'essence qu'il restait et qu'ils avaient tenté de fuir.»

Ces détails, les Thuwars de Misrata s'en fichent, tout accaparés qu'ils sont, à fêter leur victoire. À chaque carrefour on tire en l'air, on agite les drapeaux de la révolution au son de chants religieux. «Ce sont des semaines de fêtes qui se préparent. La liberté, après quarante-deux ans de tyran, ce n'est pas rien», braille Younès, en sueur dans Tripoli Street, la rue qui fut longtemps la ligne de front de la ville Martyr.

Une nouvelle ère 

À Misrata, le triomphe semble plus complet que partout ailleurs en Libye. «Ce sont nos hommes qui ont attaqué Syrte. Nos hommes qui ont pris Kadhafi. Nos hommes qui gardent son corps», résume Salah Adi Abdi, le chef de la Katiba «Shouada Square». À l'entendre, on comprend vite qu'il n'est pas question de remettre la dépouille au CNT. «Pourquoi l'emmener à Tripoli. Elle sera moins bien cachée qu'ici», s'agace-t-il. Pour l'heure il ne veut entendre parler que des conditions de l'enterrement. «Cela sera fait selon la charia. Les imams vont décider du lieu, qui sera gardé secret». Quant au CNT, il n'a selon lui pas son mot à dire…

Alors que la fin officielle de la révolution et l'entrée dans une nouvelle ère doivent être annoncées samedi, la guerre civile laisse un pays profondément divisé entre villes, tribus et communautés. Les réunir sera délicat. Car l'union sacrée autour de la mort du tyran ne va durer que le temps d'une fête.

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 01:56

 

 

 

fric en CFA

 

 

 

Une enquête exclusive de la rédaction

 

C’est à l’issue de la dernière mission du FMI à Bangui que les Centrafricains ont appris avec stupéfaction l’évaporation sans justification de leur Trésor public de la bagatelle de plus de 49 milliards de F CFA. La rédaction de Centrafrique-Presse a donc décidé d’en savoir et a procédé à certaines investigations qui lui ont permis de faire certaines découvertes ahurissantes et d’apprendre  que plusieurs individus dans le proche entourage de BOZIZE se rendaient très régulièrement au Trésor et se faisaient décaisser de fortes sommes d’argent sous des prétextes fallacieux et purement fantaisistes.

Cela, grâce à la complicité du Directeur Général du Trésor le général Guillaume LAPO - nommé exprès à ce poste par BOZIZE pour faciliter ces sorties massives d’argent - et son compère et second fondé de pouvoir un certain Boniface YOMBO. Tous les deux viennent comme par hasard d’être récemment limogés. Ils se faisaient grassement et abusivement payer des heures supplémentaires qu'ils appellent "Travail extra-légal" sans base légale. La note signée des mains du DGT Guillaume LAPO et l'extrait du tableau des dépenses payées à charge de trésorerie de janvier 2010 pour l'exercice 2010 en atteste.

C.A.P. commence avec cet article, la publication en exclusivité de certains tableaux d’opérations effectuées au Trésor en particulier au courant de l’année 2010, année pré-électorale et qui sont autant de preuves de la manière avec laquelle BOZIZE et ses proches se sont organisés pour mettre à sac et vidé les caisses du pays. Il s’agit des messieurs et dames ci-dessous :

- Joël MOÏDAMSE SINFEI (Général de police et Chef de cabinet de BOZIZE)

- Jean-Francis BOZIZE (ministre délégué à la présidence chargé de la défense)

- Fidèle GOUANDJIKA (actuel  ministre de l’agriculture et anciennement ministre des télécoms, mis en examen pour divers délits)

- Martin BABA (Homme d’affaire et Président du Conseil Economique et Social)

- Général Jules Bernard OUANDE (ancien ministre de la sécurité)

 - Joséphine KELEFIO (député de Bossangoa et sœur cadette de BOZIZE)

- Marylin ROOSALEM (ancien conseiller financier à la présidence et actuelle ministre du commerce, trésorière du parti au pouvoir KNK, députée KNK de Rafaï)

- Eric DEGANAÏ

- Isidore OROFEÏ

- Guy TAMPON

Les noms de ces personnes apparaissent et reviennent systématiquement dans les tableaux des décaissements du Trésor presque tous les mois de cette même année 2010 où l'on constate que Joel MOÏDAMSE SINFEI, par exemple, venait tous les mois prendre entre autre 50 millions de F CFA au titre de la Prime Globale d’Alimentation (PGA) censée être versée aux soldats, alors qu’il est le chef de cabinet de BOZIZE et n'avait rien à voir avec le ministère de la défense dirigé par Jean-Francis BOZIZE. L'argent serait destiné à la coopérative de MBAÏKI

On découvre qu’un certain GBOGOUDA qui n'émarge dans aucune administration de l’Etat se rendait aussi régulièrement au Trésor pour se faire payer des OP. On l'appelait le rabatteur de YOMBO le second Fondé de pouvoir.

La sœur cadette de BOZIZE, Mme Joséphine KELEFIO, au nom de sa société "Etablissement KELEFIO" fournisseur attitré de la présidence de la République, fait livrer des marchandises pour de faramineuses sommes d'argent.


L’actuelle ministre du Commerce et des PME, Mme Marylin Mouliom ROOSALEM, naguère conseiller financier  à la présidence, à qui le trésor à verser 85 millions de F CFA pour l'organisation de la journée de la Francophonie, a manifestement utilisé une bonne partie de cet argent pour battre campagne et se faire élire député à Rafaï où elle était candidate aux élections législatives. Jusqu’à ce jour, elle refuse de rendre le moindre compte de ce qu’elle a fait de ce pactole qui lui était tombé entre les mains. Son attitude a énormément déplu au Général Antoine GAMBI ministre des affaires étrangères.

La palme de ces dépenses du mois de janvier et pour les autres mois de l'année revient à l’ancien DGT Guillaume LAPO et à son 2ème Fondé de pouvoir Boniface YOMBO. Ces deux compères trouvaient le malin plaisir à se faire payer des heures supplémentaires imaginaires qu'ils appelaient "Travail extra-légal". Guillaume LAPO disait à qui voulait l’entendre qu'il ne connaissait pas la Loi des Finances.

En définitive la question qui se pose de savoir si ces personnes avaient la qualité d'agent comptable assermenté pour le maniement des deniers publics. Les OP incongrus sont souvent payés à des proches de Bozizé tels que le chef de cabinet particulier de Bozizé le célèbre MOIDAMSE Joël, une entreprise dénommée Etablissement KELEFIO sans oublier des personnes proches du clan Bozizé. Ce document, personne ni au trésor ni au budget ne peut le réfuter. Les n° de ces OP sont bien réels et figurent dans les prétendues pièces comptables du Trésor.

Tout cela est effarant car cela se fait en dehors des règles élémentaires de comptabilité publique. D’après un responsable du Trésor interrogé par C.A.P, certes l'OP est un moyen de paiement mais l'usage qui en était fait au Trésor par les prétendus responsables de cette institution était franchement extravagant et très peu orthodoxe. En terme de comptabilité l'ensemble des dépenses était naturellement payé au compte de classe 4. A proprement parler les OP sont émis dans trois conditions essentielles et payés:

1°) Au 4081 ; lorsqu'ils d'agit de factures non parvenues c'est à dire que lorsque ces factures sont arrivées à la Comptabilité hors délai, vers la fin de l'année lorsque le budget est en phase de clôture. Ces dépenses sont payées en OP sur mandant prévisionnel sur le budget de l'année suivante.

2°) Au 4663 ; s'agit de ré-imputer le montant d'une facture lorsque le fournisseur n'a pas transmis au budget le bon compte et que le trésor a constaté que le compte du fournisseur n'est plus valide. Ce dernier est obligé d'indiquer le bon compte sur lequel cette facture va être réglée mais cette fois sur OP.

3°) Au 4664 ; lorsqu'il s'agit d'un excédent de versement c'est à dire que lorsque le Trésor se rend compte qu'un particulier ou un fournisseur a versé plus que ce que ce qu'il doit, le trésor est obligé de reverser ce trop perçu ou cet excédent au particulier ou au fournisseur.

D'autres comptes de la classe 4 permettent la réalisation d'autres paiements de diverses natures, tels que les immobilisations, les taxes diverses.

Dans le cas du Trésor public centrafricain, les responsables ne se servent pas de ces règles de comptabilité mais usent et abusent des OP malgré la mise en place de la bancarisation qui permet de payer les salaires et autres charges de l'Etat par la transmission électronique aux banques de la place où sont logés les compte des fournisseurs et des particuliers. Ce système qui s'appelle GESCO fonctionne correctement à la direction du budget mais remis en cause par le général Guillaume LAPO et son équipe qui refusent de traiter par transmission électronique mais un traitement manuel par OP pour percevoir les 10% promis par les fournisseurs et les particuliers. Ce grave dysfonctionnement a été relevé par la mission du FMI qui l’a consigné dans son dernier rapport. (à suivre)

 

 

MINISTER DES FINANCES ET DU BUDGET                                                                                                   REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

*************                                                                                                                                                                  UNITE - DIGNITE - TRAVAIL

DIRECTION GENERALE DU TRESOR                                                                                                                                               **********

ET DELA COMPTABILITE PUBLIQUE

                *************

DIRECTION DE LA CENTRALISATION COMPTABLE

                *************

SERVICE DE LA CENTRALISATION COMPTABLE                                                                                                       Bangui le 14/09/2011

                *************

BUREAU DE REGULARISATION DES DEPENSES

                *************

N°_ /MFB/DIR-CAB/DGTCP/DCC/SCC/BRD,11

 

 

 

 

TABLEAU DES DEPENSES PAYEES A CHARGE DE TRESORERIE

 (EXERCICE 2010)

 

 

N° OP

LIBELLE

MONTANTS

BENEFICIAIRES

6505

Coopérative de Mbaïki

34 000 000 Cfa

MOIDAMSE SINFEÎ Joël

6507

Achat carburant

35 625 Cfa

DGT

6512

Passation de service

4 250 000 Cfa

DGT

6513

Indemnités de traitements

1 036 000 Cfa

DGTCP

6517

Frais de mission mis à la disposition de DALLIN

7 640 000 Cfa

DALLIN KPANA

6520

Indemnités agents du Trésor

4 354 577 Cfa

DGTCP

6522

Opération sécurité

13 000 000 Cfa

BOZIZE Jean-Francis

6525

Per diem agents du Trésor

2 300 000 Cfa

DGT

6527

Frais de mission du PM DOTE Elie

4 240 000 Cfa

GBOGOUDA Henri

6528

Frais de passation de service

2 455 000 Cfa

DGT

6532

Participation à la CAN 2010

60 000 000 Cfa

TAMPON Guy

6533

Dotation carburant

525 000 Cfa

DGT

6533

Participation à la CAN 2010

15 000 000 Cfa

TAMPON Guy

6535

Dépenses CM

25 000 000 Cfa

YARAFA Thierry

6538

Fonds mis à la disposition de la BUCADA

10 000 000 Cfa

DEGANAÎ Eric Baudelaire

6541

Opérations sécurité

10 000 000 Cfa

OUANDE Jules

6541

Opération Sécurité

10 000 000 Cfa

OUANDE Jules

6542

Opérations militaires

100 000 000 Cfa

MOIDAMSE SINFEI Joël

6547

Fonds mis à la disposition du ministère de l’agriculture

15 000 000Cfa

GOUANDJIKA Fidèle

6550

Réfection du camp de Roux

50 000 000 Cfa

BABA Martin.

6801

Sécurité opération Kwanza

150 000 000 Cfa

OROFEÏ Isidore

6806

Opération sécurité BABALADE

50 000 000 Cfa

MOIDAMSE SINFEÎ Joël

6807

Journée des martyrs

20 000 000 Cfa

DEGANAÎ Eric Baudelaire

6815

Indemnités agents du Trésor

628 000 Cfa

DGTCP

6822

Indemnités agents du Trésor

1 391 500 Cfa

DGTCP

6824

Frais de réparation véhicule DGT

102 000 Cfa

DGTCP

6824

Per diem agents du Trésor

998 000Cfa

DGT

6825

Opération DDR

1 7350 000 Cfa

TAMPON Guy

6834

Frais de mission

7 000 000 Cfa

OUEFIO Elie

6848

Achat de  carburant

50 000Cfa

DGT

6851

Per diem heures supplémentaires extralégales

805 500 Cfa

DGTCP

6856

Mouvements de Fond

1 102 000 Cfa

DGTCP

 

S/ TOTAL Janvier 2010

558 263 202 CFA

 

 doc-LAPO.JPG

 

(Sources : Ministère des Finances et du Budget)

 

NDLR : Beaucoup de curiosités apparaissent dans ce tableau. Par exemple les gros décaissements au profit de Joel SINFEI MOIDAMSE pour de prétendues "opérations militaires" dont on ne précise pas la nature et celui d'un montant de 50 millions de F CFA pour une prétendue "opération sécurité BABA LADE laissent perplexe. Quand on sait que ce monsieur est bien incrusté dans notre pays et y vit comme dans un sanctuaire, on ne s'explique pas la sortie du trésor d'un tel montant. Il en de même de l'opération baptisée "Kwanza" qui fait l'objet d'un décaissement de 150 millions de F CFA au profit d'un certain Isidore OROFEI. Egalement, qu'est ce qui peut justifier le décaissement de la somme de 4.250.000 F CFA au profit du DGT LAPO pour "passation de service" ? Que signifie "fonds mis à la disposition du ministre de l'agriculture". C'est pourquoi faire ?

 

 

doc-LAPO-1.JPG

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 01:54

 

 

 

cellule

 

 

21 octobre 2011  Juliette Abandokwe

 

En présence d'une salle de Tribunal bondée, l'officier Ismaël Koagou a retrouvé sa liberté aujourd'hui après-midi, 21 octobre 2011, après avoir passé un an exactement en détention pour un délit imaginaire. Après quelques jours de congé, il reprendra le poste qui l'attend depuis une année, à l'Ambassade américaine à Bangui. C'est une victoire contre la violence étatique incarnée par une absence totale de toute forme de justice. 

Mais la lutte continue. La liste des détenus arbitraires dans les prisons centrafricaines est très longue. Pas de chef d'accusation, ou des accusations imaginaires, pas d'auditions, pas de procès, parfois même pas d'avocat. Des détenus qui servent parfois d'appât à des "wanted" qui ont osé désensabler des histoires assassines que Bozizé s'évertue à maintenir dans les oubliettes: Maître Symphorien Balemby - en échange de la liberté de son épouse et des dix autres innocents incarcérés depuis juin 2010. Nous avons affaire à un pouvoir de véritables maffieux, qui agissent en pensant qu'ils ne seront jamais punis. Car il s'agit bien de crimes contre l'humanité que ces détenus sont en train de subir, des crimes du pouvoir contre des citoyens réduits à l'impuissance la plus totale, pour lesquels il pense ne jamais avoir besoin de rendre des comptes.

Le rapport publié ce jour par Amnesty International, "RCA: Après des décennies de violences, il est temps d'agir", dénonce notamment, et avec force, le degré incommensurable de cette impunité qui règne notamment au sein de la classe dirigeante en République Centrafricaine. 

Bozizé et sa troupe devront bien un jour ou l'autre être amené sur le banc des accusés. Pour ceux qui croient encore que le TPI est une institution juste et promotrice de réconciliation, il devra comparaître à La Haye. En attendant que la République Centrafricaine et l'Afrique réussisse un jour à développer les capacités de ses institutions, et à les rendre suffisamment fortes pour qu'elles puissent participer, par le biais notamment d'un système de justice équitable, aux efforts d'émancipation des pays qu'elles représentent.

Pour le moment on ne peut que constater que pour des mêmes délits, à la même période, dans la même zone géographique, certains sont arrêtés mais pas d'autres. Pourquoi Bemba, et pas Patassé et Bozizé! La faiblesse ou même l'inexistence de certains organes vitaux indispensables pour la vie d'un Etat véritablement souverain donne l'occasion aux organismes opportunistes d'assoir leur pouvoir et leur contrôle de ces Etats, et les privent en même temps de toute possibilité d'émancipation. 

Il est donc temps que notamment, la RCA, ainsi que beaucoup d'autres, travaillent sur une nouvelle conception de la justice, où les violations de la loi seront réprimées à leur juste mesure, au lieu d'être dédouanées systématiquement par la corruption et le népotisme. 

En attendant, le général-président François Bozizé, devra tôt ou tard rendre compte de ses actes. Même à titre posthume, comme il a l'air de vouloir partir sans payer sa facture. 

 

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-centrafrique-fin-d-une-detention-mais-pas-de-l-arbitraire-86933183.html

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:58

 

 

 

 

 

 

Lettre-felicitation-MLPC-a-Hollande-1.JPGLettre-felicitation-MLPC-a-Hollande.JPG

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:44

 

 

Berengo.jpg

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 20 Octobre 2011 14:56

 « Mon ami serait hors de Bangui, ses 3 téléphones ne passent plus, je ne sais à quel saint me vouer, après son enlèvement jeudi dernier par un groupe de militaires à Béréngo (sud de Bangui) ». Il s’agit d’un témoignage pathétique ce jeudi  20 octobre 2011, d’une femme sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

Attristée, angoissée, voire bouleversée cette jeune dame, la vingtaine a pris d’assaut la Conférence de Rédaction de la radio tenue dans la matinée de ce  jeudi.

Son récit ressemble plutôt un celui d’un Roman policier ou d’un film Western. Dans les faits a-t-elle raconté, « son ami, homme d’affaires Suisse, a débarqué il y a belle lurette à Bangui pour se lancer dans le secteur du gardiennage et de sécurité. Après avoir payé toutes les pièces afférentes à la création et l’exploitation d’une agence privée de gardiennage, il s’est rendu jeudi 13 octobre 2011 à Béréngo, afin de démarrer la formation de ses nouvelles recrues. Or, des militaires avaient déjà investi les lieux à son insu. A peine avait-il commencé la formation que ces derniers ont fait irruption dans la salle et lui ont demandé de les suivre pour un entretien. Ils l’ont conduit au Camp de Roux à Bangui, derrière le Palais de la Renaissance.  Depuis mardi dernier (18 octobre) je n’ai plus de ses nouvelles ».

Une explication avancée par la jeune dame en détresse est que « son ami serait soupçonné de former des mercenaires pour perpétrer un coup d’Etat en Centrafrique ».

Une affaire à suivre.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:40

 

 

KADHAFI


TRIPOLI AFP / 20 octobre 2011 22h55 - Le dirigeant déchu Mouammar Kadhafi a été tué d'une balle dans la tête lors d'un échange de tirs jeudi à Syrte, sa ville d'origine, a déclaré le chef de l'exécutif du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril.

Quand il a été retrouvé, il était en bonne santé et portait une arme, a dit M. Jibril lors d'une conférence de presse à Tripoli, ajoutant qu'il avait ensuite été conduit vers un pick-up.

Quand le véhicule a démarré, il a été pris dans un échange de tirs entre des combattants pro-Kadhafi et des révolutionnaires, et il a été tué d'une balle dans la tête, a-t-il ajouté.

Il était vivant jusqu'à son arrivé à l'hôpital de Misrata, a précisé le chef de l'exécutif libyen.

Plus tôt, Mohamed Leith, commandant des forces CNT dans la zone sud de Misrata (est), a déclaré que Kadhafi se trouvait dans une Jeep sur laquelle les rebelles ont ouvert le feu. Il en est sorti et a tenté de fuir. Il s'est réfugié dans un égout. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau et il en est sorti portant une kalachnikov d'une main et un pistolet de l'autre.

Il a regardé à gauche et à droite, demandant +qu'est-ce qui se passe+. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau, le blessant à l'épaule et à la jambe et il a succombé ensuite, a-t-il ajouté.


(©)


 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:28

urgent 

 

 

 

 

boz

 

 

Selon la bande défilante sur le site web en date du mercredi 19.10.2011 de notre confrère www.tchadactuel.com, généralement assez bien informé, "le retour précipité du président tchadien à N’djaména" alors qu’il prenait part à Bamako au Mali aux travaux du forum sur l’eau et l’assainissement organisés par la Fondation Jacques Chirac "serait lié à l'état de santé plus qu'alarmant de son Sous-Préfet de l'Oubangui Chari, François Bozizé".

On le voit et eu égard à l’opacité qui entoure la vie et les activités du président centrafricain, c’est du Tchad qu’on est informé sur lui et sur son sort  qui fait l'objet ces derniers jours et semaines des rumeurs les plus inquiétantes. Que se passe-t-il vraiment à Bangui ? 

Si le président Bozizé est malade ou en bonne santé, son médecin personnel doit publier un bulletein de santé pour mettre fin à toutes ces rumeurs insupportables. 

Rédaction C.A.P  

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 01:21

 

 

 

              COMMUNIQUE DE PRESSE

(Condoléances à l’occasion du décès du Général MAZI, Chef d’Etat Major des Forces Armées Centrafricaines)

                __________________________

C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès du Général de Division André MAZI, Chef d’Etat Major des Forces Armées Centrafricaines dont la valeur, le courage miliaire et le sens du devoir pour la patrie sont reconnus très clairement.

Le  Général de Division  André MAZI fait partie des rares officiers  supérieurs non seulement de grand mérite, mais possédant un esprit républicain nécessaire à la réforme de notre armée au moment où celle-ci traverse une période difficile.

Son décès est un inquiétant coup dur pour notre pays par la disparition successive de ses valeureux fils tant dans la vie civile que militaire, appelés non seulement à le reconstruire, mais à transmettre aux jeunes cadres leurs connaissances et expériences pour son épanouissement durable.

Je présente aux forces armées centrafricaines et à la famille de l’illustre disparu, mes plus vives condoléances.

 

Fait à PARIS le 19 Octobre 2011

 

Olivier GABIRAULT

Personnalité Politique Indépendante

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 23:44

 

 

 

 

fric en CFA

 

Airfrance_.jpg

 

Bangui, 20 oct (C.A.P) - Fin septembre dernier, pour cause du refus initial d’octroi de visa par les autorités américaines au ministre d’Etat des finances et du Budget Sylvain NDOUTINGAÏ, dont on apprend en passant qu'il vient de passer par décret colonel plein,  celui-ci et son imposante délégation constituée entre autres de deux dames ministres qui s’était solidarisée avec lui, n’avaient pu poursuivre leur mission jusqu’à Washington où ils devraient prendre part aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale et ont dû rebrousser chemin.

Selon des informations crédibles de sources concordantes dans les cabinets des ministres concernés et auprès de l’agence Air France de Bangui ayant requis l’anonymat, dès leur retour au bercail, les ministres membres de ladite délégation restée coincée à Paris, se sont dépêchés d’exiger d’Air France le remboursement à leur profit de leur titre de transport aller-retour inutilisé sur le tronçon Paris-Washington.

Il leur a été répondu que ces titres de transport ont été achetés non par les ministres concernés mais par le trésor centrafricain et qu’Air France remboursera le tout au trésor. Lorsque le ministre d’Etat NDOUTINGAÏ a cru devoir  intervenir avec insistance auprès d’Air France, on lui a fait comprendre que s’il voulait que ces billets soient remboursés à quelqu’un d’autre qu’au trésor centrafricain, il n’avait qu’à le demander par écrit. Ayant senti le piège, le ministre d’Etat, aux dernières nouvelles, n’avait toujours pas adressé à Air France sa requête écrite.  

Parti initialement de Bangui après avoir délesté le trésor de la bagatelle de 80 millions de F CFA de caisse d’avance, on ignore pour le moment si le célèbre chef de délégation de cette mission a déjà reversé au trésor le reliquat de cette enveloppe. Cette affaire de remboursement des titres de transport non utilisés vient encore mettre le doigt sur cette affaire de 80 millions de F CFA de caisse d’avance qui elle vient aussi mettre l’accent sur les mécanismes de prédation et d’évaporation financière au trésor national par les dignitaires du régime BOZIZE.  

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 22:35

 

 

logo-Amnesty-International.jpg

 

 

AMNESTY INTERNATIONAL

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

20 octobre 2011

 

 

En République centrafricaine, les groupes armés locaux et étrangers continuent de tuer, d’enlever, de torturer et de violer des civils, d'incendier leurs maisons et de se livrer à des pillages, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public jeudi 20 octobre.

 

Ce document, intitulé République centrafricaine. Après des décennies de violence, il est temps d’agir, montre que la population de la République centrafricaine est terrorisée depuis des décennies par les groupes armés qui agissent dans une impunité quasi-totale.

 

En dépit des accords de paix et d’un récent processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), le conflit armé continue de ravager le pays, causant des morts parmi la population civile et provoquant des déplacements massifs de population à l’intérieur du pays.

 

« La République centrafricaine couvre un territoire immense, dont la majeure partie est en fait un espace de non-droit en termes de droits humains. Pas moins de 14 groupes armés sont actuellement en opération dans le pays. Pourtant, le gouvernement a systématiquement fait preuve de son incapacité ou de son manque de volonté pour prendre des mesures afin de protéger ses citoyens, a indiqué Godfrey Byaruhanga, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International.

 

« De graves violations des droits humains, dont de possibles crimes de guerre et crimes contre l'humanité, sont perpétrés à une fréquence extrêmement préoccupante, mais le vide juridique qui règne en République centrafricaine ne permet pas d’entrevoir la fin de ces agissements. »

 

Le gouvernement centrafricain exerce un contrôle précaire sur le pays, par l’intermédiaire de forces de sécurité qui manquent de moyens, de discipline et de formation, et commettent elles-mêmes des atteintes aux libertés fondamentales. Le système judiciaire défaillant n’a engagé aucune poursuite pour les crimes relevant du droit international, bien qu’ils soient inscrits dans le nouveau Code pénal centrafricain, entré en vigueur en janvier 2010.

 

Les mesures telles que les amnisties, qui figurent bien souvent dans les accords de paix entre le gouvernement et les groupes armés, ainsi que l’absence de poursuites engagées à l’encontre des membres des forces de sécurité et des dirigeants des groupes armés, continuent d’encourager d’autres personnes à bafouer les droits humains.

 

La saisine de la Cour pénale internationale (CPI) à propos de la situation en République centrafricaine, en décembre 2004, n’a abouti qu’à une seule arrestation. Jean-Pierre Bemba, dirigeant d’un groupe armé congolais, est actuellement jugé à La Haye pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, notamment meurtre, viol et pillage.

 

« L’ouverture d’enquêtes et de poursuites concernant les atteintes aux droits humains pouvant s’apparenter à des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité est une responsabilité conjointe de la communauté internationale et de la République centrafricaine. Jusqu’à présent, toutes les tentatives en ce sens ont lamentablement échoué », a déploré Godfrey Byaruhanga.

 

En dépit des multiples initiatives visant à résoudre la crise, la situation des civils n'a pas connu d'amélioration. Fin 2008, par exemple, le gouvernement des États-Unis a financé et soutenu l’armée ougandaise – les Forces de défense populaires de l'Ouganda (UPDF) – dans le but de leur permettre d’éliminer militairement la menace que représentait l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), l’un des groupes armés qui opère aujourd’hui en République centrafricaine.

 

L’offensive des UPDF contre les camps de la LRA s’est soldée par la mort d’un certain nombre de combattants et par la dispersion d’une partie des survivants, sans toutefois mettre un terme aux exactions de ce groupe. Les atrocités imputables à la LRA se sont en fait propagées à d’autres régions de la République centrafricaine.

 

Le 3 avril 2010, Thierry Bakanote, commerçant de 23 ans, a été attaqué dans le sud-est du pays par des membres de la LRA, qui ont ouvert le feu sur un pick-up transportant des passagers. Cette attaque a fait sept morts et huit blessés parmi les passagers. Les combattants de la LRA ont pillé les affaires qui se trouvaient dans le pick-up avant d’y mettre le feu.

 

Félicité Mboligassie et des dizaines d’autres civils ont été enlevés en mars 2008 dans le sud-est de la République centrafricaine et emmenés par les combattants de la LRA jusqu’en République démocratique du Congo (RDC). Félicité et d’autres femmes et jeunes filles ont été contraintes à l’esclavage sexuel par les officiers de la LRA, tandis que les hommes et les garçons étaient forcés de se battre pour la LRA. Félicité Mboligassie et d’autres personnes retenues ont pu s'enfuir lorsque les camps de la LRA ont été attaqués par les UPDF. Elle est finalement rentrée en République centrafricaine. Toutefois, comme les autres victimes d’enlèvements, elle vit dans la crainte de nouvelles attaques.

 

« L’ouverture d’enquêtes sur les atteintes aux droits humains commises en République centrafricaine et la comparution en justice des responsables présumés appelle la même réponse coordonnée et nécessite de la part des États les mêmes moyens matériels, financiers et humains que pour les autres crimes graves, a estimé Godfrey Byaruhanga.

 

« Les Centrafricains ont assez souffert. Les partenaires internationaux du pays doivent maintenant s’engager à mettre en œuvre de nouvelles mesures applicables afin de remédier à cette situation catastrophique. »

 

À la mi-octobre 2011, le gouvernement des États-Unis a annoncé qu’il allait envoyer des soldats pour aider les forces ougandaises à faire face à la LRA, tandis que le gouvernement français a réaffirmé son soutien aux forces gouvernementales de la République centrafricaine. Amnesty International estime qu’une coordination entre ces pays, ainsi qu’une approche plus globale face aux éléments armés opérant en République centrafricaine et dans cette région d’Afrique est indispensable pour résoudre le problème des graves violations des droits humains actuellement commises en République centrafricaine. Les gouvernements étrangers doivent veiller à ce que le soutien militaire ne donne pas lieu à de nouvelles atteintes aux droits humaines en République centrafricaine. Il faut que les responsables de la LRA qui ont été inculpés par la Cour pénale internationale (CPI) soient remis à la Cour s’ils sont arrêtés ou capturés.

 

Amnesty International invite l’Union africaine, par le biais de son Conseil de paix et de sécurité, à guider la coordination des mesures destinées à mettre sur pied une coalition de gouvernements et d’organisations intergouvernementales, dans le but de protéger et de promouvoir les droits humains en République centrafricaine.

 

 

 

NDLR : Amnesty International met le pied dans le plat Centrafrique où plus que jamais, l'impunité et la protection accordées par le président Bozizé en personne aux criminels et assassins ainsi qu'aux auteurs de détournement de deniers publics bien identifiés, est la règle. Ce n'est pas par hasard s'il vient encore  de nommer par décret du 12 octobre dernier, respectivement les tristement célèbres lieutenant Olivier KOUDEMON alias GBANGOUMA comme officier adjoint du commandant de la 1ère région militaire de Bossangoa et le sous-lieutenant et assassin Eugène NGAIKOISSET BARET alias "le boucher de Paoua" chef de service de logistique au centre de commandement des opérations au ministère de la défense.  

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse