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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 03:18

 

 

Henri Pascal Bolanga

 

Entre 2009 et 2010, l’ancien animateur-radio de AFRICA N°1, Henri Pascal BOLANGA dit HPB avait déjà utilisé la force de défense nationale, qu’il considère comme des bénis OUI-OUI à sa solde pour arrêter et rapatrier un sujet camerounais, Joachim M., infographe de son agence Teckla Communications. Griefs reprochés : détention des informations top-secrets.

Dans la cette même optique, il s’était pris au jeune scolaire Junior A. M., encore son employé, qu’il n’a pas manqué d’intimer l’ordre aux agents de la sécurité de torturer pour avouer  un tort que le prévenu réfute. Il avait obtenu gain de cause. Il aurait aussi souhaité que deux de ses ex-employés, dont une femme de ménage,  lui restituent deux écrans téléviseurs qu’il les aurait fait cadeau parce qu’ils lui réclament le versement de leurs soldes. Son tout dernier gardien de nuit licencié pour n’avoir empêché la disparition d’un téléphone portable depuis l’intérieur de sa maison pourrait connaitre arrêter, brutaliser et torturer s’il persistait à demander le paiement de ses quinze jours de travail consommés avant son virement en octobre dernier.

Les exemples des mêmes scénarios conçus, exécutés ou échoués sont légion dans sa « forteresse » des quatorze villas où il fait sa loi.

Selon une source bien ciblée, digne de foi et très proche de l’actuel conseiller en communication de François Bozizé, il ne manque pas une seule fois où le « sorcier camerounais », comme l’appelle le quotidien camerounais MUTATION, se défonce  sur ses « employés », ou des manœuvres engagés ça et  là, en proférant  des menaces du genre « je te fais arrêter ».

L’ombre desdites menaces planent toujours dans l’esprit de ceux que nous avions rencontré et, la menace continue dans sa cours, semble t-il.

Une indiscrétion dans le milieu des gardes présidentielles donnent cette information selon laquelle, monsieur HPB avait tenté, dans un temps récent, d’utiliser les mêmes services de la force de défense pou faire rapatrier une dame congolaise qui le « gênait » déjà trop à Bangui. De ce fait, HPB est allé frapper à la porte de la première dame de Centrafrique par intermédiaire d’un « expéditeur » connu du nom Franklin Bozizé pour disgracier cette dernière et la faire quitter la RCA avec interdiction ferme de séjour dans un pays où lui-même est étranger. 

OU BOLANGA A FAIT FORT !

Ce samedi 14 janvier 2012, Patrick Manandji, l’ex chauffeur de celui qui se croit le plus professionnel des journalistes africains mais qui oublie aussi que le professionnalisme en journalisme exige le respect des procédures, lois et le respect des institutions nationales, de surcroit  une autorité et très proche collaborateur de celui qui garantie le respect de la constitution nationale et premier magistrat, va se faire arrêter par la garde républicaine au petit matin puis garder à l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB),  pour avoir refuser de restituer la clé d’une voiture de marque primera et cassé une vitre de voiture de fonction affectée au Conseiller.

Les conditions de cette arrestation ne sont pas descriptibles ici car elles sont si barbaresques au point que l’ex-chauffeur n’a encore de vie sauve que par la force de la nature. Battu à coup de rangers, à coup de crosses de kalachnikov, à coup de poing et de matraques,  les hurlements de douleurs du jeune homme ne lui ont pas porté secours du voisinage pris de frayeur et qui préfère se terrer pour leur propre sécurité. Patrick avait été jeté dans le véhicule militaire ensanglanté pour se retrouver finalement à l’OCRB. Entre temps, son ex-patron jouit se frotte les mains en compagnie de l’équipe de Jeune Afrique actuellement en séjour à Bangui et continue ses « Tango » de business-communicateur en  préparant aussi une rencontre entre le chef de l’état avec les artistes centrafricains et les médias quelque part à l’Espace Linga Térè à Galabadja dans le 8e arrondissement.

QUE PEUT-ON APPRENDRE DU SORT RESERVE A PATRICK PAR SON EX-PATRON ?

Patrick, que le quartier Galabadja présente comme fils d’une famille qui avait accueilli l’ « excellent » professionnel de la communication à son arrivée à Bangui encore libre de ses mouvements, présentait une collaboration très critique et sans espoir avec son ex-patron qui pourra un jour lui être fatal, se plaisait de dire dans son entourage du quartier que la restitution de la clé du véhicule se fera « comme dans la vente de drogue en Colombie : cash – cash » car selon Patrick, son ex-patron n’est pas de coutume à solder son employé après son licenciement. C’est le cas.

MAIS EST CE QU’UNE AFFAIRE DE CLE DE VOITURE ET UNE VITRE CASSEE DE VOITURE PEUVENT EXPLIQUER L’ANTIPATHIE DE BOLANGA ENVERS SON EX-CHAUFFEUR ?

Selon la famille du jeune chauffeur, en partie, HPB se trouve revanchard  contre une dame qu’il aurait appuyé son dossier de demande de visa français auprès du consulat de France à Bangui en 2010. Cette dame est au milieu de Patrick et Bolanga et serrait celle qui avait conseillé le chauffeur au présentateur de l’ex-émission Bangui Magazine sur la Télévision Centrafricaine. Partie en France, cette dernière n’est plus jamais revenue au terme de son séjour sur le territoire français. Les vaines tentatives de retour de la dame sur Bangui effectuées par le service du consulat français à Bangui  et avec le concours de HPB  ont valu au communicateur de Bozizé une demande d’explications dont les réponses n’ont pas convaincu les autorités consulaires français de Bangui. L’ex-animateur de de l’émission radio Akwaba sur Africa N°1 au Gabon trouve que ses marges de manœuvre sur Paris dépendent aussi de son efficacité sur le dossier. Peine perdue.  Comme une bombe à retardement, l’affaire suffit pour faire un black-out sur le dossier Bolanga devant le consulat du pays de Sarkozy à Bangui.  

Agit-il de cette manière pour contraindre « la parisienne » à revenir au meilleur sentiment pour revenir à Bangui ?

L’arrestation de Patrick commanditée par son ex-patron et exécutée par ces hordes de GP à la solde de Bozizé et au service des cohortes du chef de l’état dont HBP trouve-t-elle sa raison d’être par la volonté et l’engagement d’un faible résistant qui n’entend pas déferrer aux ordres de l’autre fusse t-il conseiller à la présidence de la république ?

La capture déplorable d’un des derniers des résistants de HPB ordonnée lui-même et exécutée par les GP peut–il valoir le déclic d’une attention très particulière des autorités locales des réalités environnant le très proche collaborateur du soleil centrafricain Bozizé ?

Peut-elle prouver l’autre mission basse des GP ?

Peut-elle  éveiller l’opinion nationale ?

 

UN MILIEU PROFESSIONNEL PAS COMME LES AUTRES

Selon les personnes qui ont apporté l’information de l’arrestation de Patrick dont un ex-collaborateur de Teckla Communication siégée aux 14 Villas de Bangui, l’on se croirait en Corée du Nord sous l’ère du défunt KIM JONG IL. Selon le plus jeune, un environnement professionnel est nocif et malsain pour la population centrafricaine appelée à collaborer avec l’Agence Teckla Communications et HPB lui-même est entretenu dans ce grand imbroglio qui règne en Centrafrique.

L’on peut vérifier que pour servir dans un mécanisme professionnel type « tout pour moi, rien pour toi » mis en place par des autorités hors la loi en RCA, la jeune population centrafricaine considérée comme « désespérée professionnelle » continue de chanceler dans l’avenir si l’état ne restaure pas son autorité pour arrêter des pratiques des temps moyenâgeux et des temps des colonies aux mots « esclave et nègre » sans lois, droits universels et officiels respectés.

Ici comme ailleurs l’environnement socioprofessionnel est le même : recrutement professionnel hasardeux, traitement indigne et méfiant, honoraire et salaire ridicules et parfois disséminés, administration à vue, relation interprofessionnelle sur-mesure,   personnel réduit et over-responsabilisé, contrat de travail inexistant, avenir professionnel incertain… sont monnaie courante dans les administrations privées et individuelles qui appartiennent aux autorités politiques et aux autres casquettés très proche du pouvoir qui investissent  dans des « sale-boulots » et croire lutter contre le chômage en Centrafrique.

Du cas de l’arrestation de Patrick qui défie toute juridiction, force est de constater malheureusement que même toutes proche de la loi, les autorités optent pour une procédure de vitesse supersonique avec la valse du non-respect des procédures judiciaires qui consiste à faire œuvrer les bourreaux professionnels,  violer le dépôt de plainte suivi de convocation mais plutôt faire exécuter une arrestation à l’immédiat avec toutes ses conséquence (prolongation de délai de garde à vue, torture physique, etc.)

Le suivi des applications des textes judiciaires et autres font défaut et profitent aux règlements de comptes par arrestation et détention arbitraires qui passent sous silence.

En attendant que le séjour de Patrick Manandji à l’OCRB révèle les parties immergées de l’iceberg qu’est HPB et son Teckla Communications, l’état centrafricain doit encore doubler de vigilance dans la protection socioprofessionnelle de sa jeune population.

L’avenir dira plus.

Elvis KABIRE J.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 03:15

 

 

 

Ndoutingaye et ses collègues

 

La photo quoi suit en est une belle illustration. Comment se permettre d’inviter ses collègues ministres et les faire boire à même le sol ? Des bouteilles d’eau et des gobelets jetables entre les tibias, des bloc-notes suspendus sur les jambes et l’attention soutenue à l’adresse du ministre des finances qui donnent des explications sur les raisons de la hausse des prix des produits pétroliers.

Sylvain Ndoutingaï, sa bouteille d’eau sur la table. Quelle honte pour ces ministres! Aucun égard pour ses collègues ministres. On comprendrait que son seul souci était d’arracher la solidarité des uns et des autres pour appliquer cette mesure pour se mettre encore plein les poches comme s’ils sont insatiables avec tout ce qu’ils ont pillé au pays depuis le 15 mars 2003. Cela ne peut se passer qu’en République Centrafricaine.

C’est normal, puisque nous sommes dans un pays où les milliardaires roulent leurs gros cylindrés sur des rues et avenues pleines de nids de poules et des ponts de fortune. Aucune décence. Merci à ce reporter photographe qui nous a donné l’occasion de participer à décor qui dit tout de l’état d’âme des autorités de Bangui.

Olivier Batsimba

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 00:02

 

 

Sylvain-Ndoutingai 

Depuis sa nomination par son parent BOZIZE pour la seconde fois comme ministre des Finances, Sylvain NDOUNTINGAI n’en finit pas d’étaler au grand jour son incompétence et son inculture en matière des finances et de l'économie. On ne s’improvise pas économiste, surtout, pas après avoir embrassé la carrière militaire et pris part à une rébellion dans la foulée pour n’avoir jamais pu franchir le cap de la 1ère année en gestion  des entreprises à l'Université de Bangui.

 

De retour de Brazzaville où il avait pris part à une réunion des ministres des finances de la zone CEMAC, il s’était aventuré il y a quelques semaines devant la presse par une grotesque et audacieuse déclaration qui visait à démentir les nombreuses rumeurs sur le spectre de la dévaluation de F CFA mais qui prouve sa parfaite ignorance de ces questions et combien ses connaissances en la matière de finances sont extrêmement limitées. Qu’on en juge ! : « Il n'y aura pas de dévaluation du F CFA car les fondamentaux de l'économie de la sous-région sont au beau fixe. De ce fait, rien ne devra justifier pour l'instant une possible mesure de dévaluation du F CFA. Et prendre la décision de dévaluer le F CFA, c'est donner un coup de fouet au FF ou à l'euro, qui vont perdre, puisque l'euro par exemple s'adosse sur le F CFA ».  

 

Quelques jours plus tard, on avait encore droit de sa part à des déclarations avec beaucoup d’aplomb sur les  retombées “hypothétiques” de la hausse de 30 F CFA sur les produits pétroliers et les mesures d'accompagnement.

 

On ne peut donc pas être donc surpris aujourd’hui devant la catastrophique situation quant à la fourniture de l’eau courante et d'électricité aux Centrafricains, en particulier ceux de la capitale et des grandes villes de province, les deux sociétés SODECA et ENERCA ayant été sans interruption sous sa tutelle de ministre des mines plusieurs années durant, depuis le 15 mars 2003 date de son putsch avec son parent BOZIZE jusqu’en avril 2011 où il a en principe quitté ce ministère tout en y restant toujours en réalité.   

 

On ne peut que s'indigner profondément de le voir encore jouer au grand argentier de l’Etat, lui qui ainsi est censé mobiliser et gérer le nerf de guerre contre le sous-développement économique et financier de notre cher et beau pays.

 

Quand il ose parler de la dévaluation sait-t-il en réalité de quoi il s'agit? D'un point de vue purement théorique, la dévaluation  rend les produits à l'exportation (coton, café, diamant, bois...)  plus compétitifs en euro ou en dollar et les produits à l'importation (riz, lait, sucre, savon...)  plus chers en F CFA.  La vertu finale serait d’encourager le développement d'une industrie locale qui, à terme, générera des emplois et redistribuera plus de revenus.  Il s’en suivra une augmentation du bien- être social des populations, puis une augmentation de la demande, puis une augmentation de la production et ainsi de suite pour aboutir au rétablissement de l'équilibre macroéconomique.  Mais la dévaluation ferait aussi  augmenter le stock de l'endettement extérieur souvent libellé en euro ou en dollar.

 

Dans quel cas procède-t-on à une dévaluation? En général, dans le cas d'une chute drastique des recettes d'exportation, d'un déficit budgétaire important et d'une incapacité de l'Etat à tenir ses engagements financiers à cause d'un endettement excessif. Or, un endettement excessif est  dû en général  à des problèmes structurels liés à un déficit de bonne gouvernance.

 

NDOUNTINGAI fait preuve non seulement d'ignorance mais également de mensonges pour mieux cacher la vérité que les Centrafricains ont besoin d’entendre pour se rassurer. Selon lui, les fondamentaux de l'économie de la sous-région sont au beau fixe. C'est l'arbre qui cache la forêt.

NDOUNTINGAI n’est pas ministre des finances de la sous-région mais de la RCA.  Il serait plus judicieux, pour lui, de se pencher sur son pays. Or, tous les indicateurs économiques de la RCA, pris isolément, sont au rouge : les recettes d'exportation excédentaires de plus de 18,65 milliards de F CFA en 2002, ont  fondu pour s’établir à 6,1 milliard de F CFA en 2003. Puis, commence un plongeon sans fin dans le déficit dès 2004 avec 9,3 milliards de F CFA, pour s’établir aujourd’hui à plus de 123 milliards de F CFA de déficit des recettes d’exportations. 

 

Les avoirs extérieurs nets de la RCA encaissent le choc, presque fatal, et tombent à 5,8 milliards de F CFA contre plus de 55 milliards de F CFA en 2002. Ceci en raison de la chute drastique de la production des biens d'exportation.  Les principaux produits restent le diamant et bois. Ils ont subi de fortes baisses.  De 415 800 carats en 2002, la RCA ne produit plus que 174 000 carats aujourd’hui.  La production du bois s’établit péniblement à 155 000 m3 aujourd’hui contre 395 000 m3 en 2002. Le grand perdant est le coton fibre avec une production de 12 200 tonnes en 2002 contre à peine 2 000 tonnes aujourd’hui, suivi du café, 5 700 tonnes en 2002 contre 3 700 tonnes aujourd’hui. NDOUNTINGAI lui-même a reconnu honteusement que « nous ne produisons rien et nous n'exportons rien ».  Le solde commercial, pourtant positif et aux alentours de 30 milliards de F CFA en 2002 est devenu déficitaire à partir de 2004 pour atteindre les sommets à plus de 65 milliards.

 

En ce qui concerne les importations, la RCA importe tout. Mais c'est le poste hydrocarbures qui grève le plus la balance commerciale en raison des mauvais choix politiques et de l'amateurisme et de l'improvisation des gouvernants. L'enveloppe pour acheter le pétrole qui ne dépassait guère 10 milliards de F CFA  jusqu'en 2002 a explosé depuis 2004 pour dépasser 130 milliards de F CFA aujourd'hui. L'essentiel de l'approvisionnement se fait par route depuis le port de Douala au détriment de la voie fluviale moins onéreuse et vivement recommandée par le FMI. La gestion des stocks se fait sur le fil de  2 à 3 mois.

 

L'endettement de l'Etat est excessif : les crédits consolidés de la BEAC (avances en comptes courants non compris) s'élèvent à plus de 45 milliards de F CFA en septembre  2011 contre près de 14 milliards en 2002. Et aucun remboursement n'a été enregistré depuis 2009. Déjà en 2009, les dettes centrafricaines constituent les 2/3 des créances de la BEAC sur les Etats de la sous-région. Les créances des banques primaires sur l'Etat s'élèvent à plus de 18 milliards de F CFA contre 5,6 milliards de F CFA en 2002.

 

NDOUNTINGAI pousse le ridicule pour annoncer que la sous-région peut battre sa propre monnaie. C'est un exemple fantaisiste, un effet d'annonce sans réelle signification. Ne sait-t-il pas que l'on ne crée pas une monnaie pour créer de la monnaie? Une monnaie créée doit être forte et pour qu'elle le soit, il faut une économie en bonne santé et conforme à la rigueur macroéconomique. Sait-t-il au moins ce que disent les autres pays sur la RCA en ce moment ?  En effet, si le Cameroun est la locomotive de la sous-région, la RCA est le maillon faible, et sur tous les plans: économique (elle ne produit plus de richesse), financier (elle est en faillite et ne survit qu'au gré des largesses de la communauté internationale), social (plus de 80% de la population vit dans la misère et elle meurt jeune) et sécuritaire ( 2/3 du territoire est contrôlé par des “hordes” étrangères). Est-ce qu'il cherche seulement à se demander pourquoi les projets intégrateurs de la CEMAC n'aboutissent-ils pas? On pense à la compagnie aérienne AIR CEMAC et  à  la libre circulation des biens et personnes pour ne citer que ceux-là.

 

Donc la RCA n'est pas prête pour subir une quelconque dévaluation du F CFA. On ne s'improvise pas économiste ou monétariste. Pourquoi aller dire que c'est l'euro qui est adossé au F CFA? Alors quel est l'intérêt de décider à notre place de la dévaluation du F CFA par rapport à l'euro si notre monnaie est la monnaie satellite? Quelle ignorance?

 

« NDOUTINGAI tente de justifier la hausse des prix de produits pétroliers ».

 

La hausse du prix des produits pétroliers est loin d'être une subvention ni un cadeau aux agents économiques. Elle ne pourra pas non plus améliorer la marge de manoeuvre budgétaire de l'Etat. Elle ne générerait pas non plus des gains supplémentaires de l'ordre de 3,5 milliards de F CFA. Selon le b-a ba de l'économie du marché, le chiffre d'affaires s'obtient à partir du prix et de la quantité. Est ce qu'il sera, ne fut-ce qu'en mesure de nous dire la demande effective de la RCA en produits pétroliers? Le Ministre de l'énergie et de l'hydraulique estime la demande à plus de 84 000 m3. C'est une estimation fantaisiste car basée sur des projets qui n'ont finalement pas vu le jour. Il s'agit de la société AREVA qui a reporté sine die son investissement important de l'ordre de 300 milliards: la réfection de la route Bakouma-Bangui et le transport de l'électricité de Mobaye- Bangassou-Bakouma.

 

La société AURAFRIC, l'autre société,  sucé financièrement a plié bagage occasionnant un manque à gagner budgétaire prévisionnel de 56 milliards de F CFA par an. Déjà en 2006, on tablait sur 60000 m3 en intégrant ces projets. Il est donc surprenant d'avancer le chiffre de 84 000 m3. Est-ce que les services techniques ont-ils été associés à ce chiffrage? Il ne faut pas avoir honte de se l'avouer, les Centrafricains payent cher les erreurs et les choix inconséquents de BOZIZE qui, en tant que président de la république, est marketteur (actionnaire de SOCAPS) et distributeur détaillant de carburant (propriétaire avec sa famille de plusieurs stations-services) a fait sauter la clé de répartition d'acheminement des produits pétroliers qui étaient de 80 /20 (fleuve/route).

 

Aujourd'hui, seule la société TOTAL a importé 40 000m3 par le fleuve sur les 60 000 m3 nécessaires aux besoins du pays. Actuellement, la facture pétrolière est salée avec pour conséquence l'évaporation de nos avoirs extérieurs qui si cela continue, va entrainer un solde négatif au niveau du compte d'opération. Pourquoi faire le choix d'acheminer les produits pétroliers par voie routière au lieu de privilégier la voie fluviale? Pourquoi vouloir gérer la chose publique comme une épicerie? Comme un père de famille nombreuse qui préfère acheter à l'unité pour satisfaire les besoins de sa famille. De toutes les façons, la voie fluviale est à l'abandon car le dragage ne s'effectue plus depuis des années et le fleuve Oubangui n'est plus navigable que 5 mois sur 7 mois en période de crue.

 

Par exemple pour la structure route (Limbé), le prix d'entrée dépôt Kolongo et Salo: le super: 588; le pétrole lampant; le gas-oil: 615, le fuel tandis que la structure fleuve prix entrée dépôt Kolongo et Salo: le Super 544 F CFA, le pétrole lampant 525 F CFA, le gas-oil  574 F CFA. Il n y a pas photo entre les importations par la route par rapport aux importations par le fleuve. Il est donc plus bénéfique d'importer par la voie fluviale. Il est illusoire de croire que les importations des produits raffinés au Tchad seraient une autre solution. Cette raffinerie n'offre que du super et du gaz domestique. Mais ces deux produits ne sont pas encore homologués. Il semblerait que ces produits soient de très mauvaise qualité car contenant beaucoup de gomme. Le Cameroun a déjà signalé qu'il n'acceptera pas ces produits sur son territoire à cause de sa dangerosité. Avec son arrogance de parvenu, NDOUNTINGAI prend-il les Centrafricains pour des imbéciles?

 

 Il y a lieu de rappeler que la RCA, sous la gestion des sociétés multinationales (Shell, Mobil, Fina, Total etc...) et des sociétés d'Etat et d'économie mixte (Centra-Hydro, Tocages et Petroca), bien qu'elle n’était pas un pays producteur de pétrole (autre raison évoquée pour cette hausse), a entretenu une quasi stabilité des prix des produits pétroliers à cause du professionnalisme des responsables d’alors de ce secteur d'activité. Depuis que BOZIZE est au pouvoir, les prix augmentent quasiment chaque année. La sonnette d'alarme a été tirée par le syndicat des transports qui a déploré plus de 5 augmentations entre 2006 et 2010. Le gouvernement pouvait bien réduire ne fût-ce qu’un peu certains postes dans la structure de prix du carburant tel que la TVA (de 19% à 16%), les frais de passage et de stockage .... Il a opté pour cette solution de facilité pour ne pas essuyer les courroux des experts du FMI.

 

En outre, à quoi sert l'Agence de stabilisation et de régulation des produits pétroliers (ASRPP), une structure budgétivore créée de toute pièce et en violation des textes de l'HOADA si ce n'est la vache à lait du régime BOZIZE. L'ASRPP devrait jouer son rôle de régulateur des cours en injectant les fonds qu'elle a prélevés pendant que les cours du baril sur le marché international était bas pour soutenir le prix à la pompe en cas de hausse sur le marché international. A travers l'ASRPP, le gouvernement aurait du sommer les distributeurs de produits pétroliers surtout  la SOCAPS à procéder à la commande et au stockage de la quantité du carburant nécessaire à la consommation du pays, afin de se mettre à l'abri de la volatilité des cours du baril.

 

La hausse du prix de pétrole de 30 F CFA risque de coûter beaucoup plus cher à notre pays.  Puisqu’il n’y a aucun contrôle effectif des frontières, la contrebande va s'intensifier. Les sociétés forestières vont continuer plus que jamais à s'approvisionner au Cameroun. Les transporteurs camerounais ou tchadiens vont continuer à assurer le carburant nécessaire à leur voyage au point de départ. Même la société SATOM qui construit la route Bangui Ngaroua-Mboulaye s'approvisionne à la frontière. NDOUTINGAI nous miroite que le gouvernement encaissera plus de 3 milliards de F CFA suite à cette mesure. Peut-il nous chiffrer la perte que subira  notre pays suite à cette mauvaise décision? 

 

En ce qui concerne les mesures d'accompagnement, ces propositions tiennent davantage de la démagogie que de mesures pensées, étudiées et chiffrées. Sait-t-il de quoi il parle?  Est-ce que les services ont fait d'analyse d'impact? La mesure sur le déblocage des salaires est-elle inscrite au budget? Cette mesure coûtera-t-elle combien à l'Etat? Ce qui est sûr, elle  concernera moins de fonctionnaires qui sont dénombrés à près de 22 000. Ceux qui travaillaient déjà dans les années 80 sont, soit morts, soit à la retraite. La mesure sur la réduction des taxes d'abattement sur les indemnités qui ne prendra effet qu'au mois d'Avril 2012 est-elle aussi inscrite au budget 2012? Ces 2 mesures sont temporaires et prises depuis 2004 et elles devraient être supprimées depuis des années. Les prix des produits pétroliers sont indexés sur les cours internationaux et donc sont appelés à fluctuer. La mesure de l'apurement de la dette intérieure a été prise à plusieurs reprises. Mais elle a surtout bénéficié aux entreprises KNK à savoir NGAISSONA, BEFIO bois ….Qui financera cette mesure?

 

L'histoire rattrapera la bozizie et  rendra justice aux Centrafricains à cause de ses mensonges et sa cupidité. Gouverner c’est prévoir dit-on. Leur démagogie, leur amateurisme et impuissance ont un fort relent de fin de règne. 

 

 

Maurice NAMBOZOUINA       

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:34

 

 

 

 

villa-Gouandja.JPG

 

 

villa-de-Claude-Richard-Gouandja-au-nom-de-Polagba.JPG

 

Ce bâtiment en construction se trouve au quartier Sica 3 à Bangui en face du domicile du député Sonny Colé et appartient au ministre de la Sécurité publique Claude Richard Gouandja qui le fait édifier sous le couvert de son cousin Martial Polagba. Il est tout en faïence comme le montre les images, depuis la clôture jusqu'aux murs de l'immeuble.

Selon des informations de sources concordantes, le même Claude Richard Gouandja possèderait plusieurs autres chantiers de villas de ce genre dans la capitale dont une au flanc de la colline qui surplombe Bangui et une autre au quartier Pétévo. Récemment de passage en France, il s'est même rendu en Belgique pour mettre en route pour Bangui via Douala, une vieille benne d'occasion qu'il a achetée pour ses nombreux chantiers.

Il faut bien que les fortes sommes d’argent pompées à TELECEL-CENTRAFRIQUE avec le business des coupons de recharge de téléphone depuis la création de l’association BOZIZE DOIT RESTER servent à quelque chose.  

S’agissant du commerçant malien propriétaire de l’épicerie « YAFOUE » du quartier Castors dont nous avons parlé dans notre précédente parution et qui a fait aussi son beurre avec la vente des coupons de recharge, aux dernières nouvelles, la bozizie a commencé à lui chercher des poux sur la tête. Ci-dessous des vues de l’épicerie en question.

Rédaction C.A.P

Epicerie-Yafoue-Castors.JPG

 

 

facade-epicerie-Yafoue.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:24

 

 

 

Voilà les raisons pour lesquelles Me Zarambaud a écrit au ministre des Sport Serge Bokassa pour lui demander de faire respecter la neutralité et l'impartialité du palais omnisport en faisant effacer la propagande du KNK sur le fronton de ce gymnase. 

 

 

 

 

fronton-palais-omnisport.JPG 

 

 

palais-omnisport-KNK.JPG

 

 

Bangui, le 02 Janvier 2012

 

 

A Son Excellence

Monsieur le Ministre de la Jeunesse

Des Sports, des Arts et de la Culture

BANGUI

 

 

Objet : Neutralité du Stade Omnisports

               et impartialité de l’Etat

 

 

                        Excellence, Monsieur le Ministre

 

            J’ai le respectueux honneur de vous demander de faire effacer l’inscription KNK peinte en très gros caractères sur le fronton du stade omnisports, lequel fait partie du complexe Barthélemy BOGANDA, du nom du Président Fondateur qui, à ma connaissance, n’était pas KNK avant l’heure.

 

            Depuis toujours, résistant aux tentatives de tribalisation et de caporalisation politique, le sport a courageusement su préserver sa neutralité tribale et politique et a ainsi puissamment servi la cause de notre fraternité et de l’indispensable unité nationale.

 

            Depuis toujours, dans nos stades, à l’occasion des compétitions internationales, par delà leurs appartenances tribales et politiques, les cœurs des Centrafricains vibrent à l’unisson pour leurs équipes nationales composées de sportifs sans distinction de leurs appartenances tribales et politiques, faisant du sport et des stades les creusets de notre fraternité, de notre patriotisme et de notre nationalisme.

 

            Depuis toujours, à l’occasion des compétitions locales, les cœurs des Centrafricains vibrent à l’unisson pour leurs clubs respectifs composés de sportifs sans distinction de leurs appartenances tribales et politiques.

 

            C’est pourquoi, depuis toujours, les stades édifiés par l’Etat n’ont jamais été caporalisés par les partis politiques, qu’ils soient uniques (MESAN après BOGANDA et RDC de 1986 à 1993) ou seulement dominants (MLPC), de Barthélemy BOGANDA à Ange Félix PATASSE, en passant par David DACKO, Jean Bedel BOKASSA et André KOLINGBA, et que le tribalisme a toujours été déclaré « personna non grata » dans leurs enceintes. Aucun de ces ex-Présidents de la République, même Jean Bedel BOKASSA lorsqu’il devint Empereur n’a osé porter atteinte au caractère apolitique et patriotiquement galvanisateur et unificateur du sport.

 

            Malheureusement, depuis les dernières campagnes électorales pour les élections présidentielle et législatives, le nom du parti politique dominant, le KNK, a été peint en très gros caractères sur le fronton du stade Omnisports, privatisant ainsi frauduleusement et sans bourse délier cet ex-joyau national qui attend sa restauration depuis 32 ans au profit de ce parti politique, ce qui est intolérable.

 

            Certes, un parti politique peut organiser des meetings dans ce stade et apposer à ces occasions des banderoles portant son nom et ses mots d’ordre sur le fronton ou sur toute autre partie dudit stade, mais il ne saurait y peindre son nom, sauf à l’effacer immédiatement après chaque meeting.

 

            De même, un militaire qui, violant l’interdiction faite aux militaires d’exercer des activités commerciales, y compris l’exploitation de stations d’essence, organise dans ce stade une kermesse tonitruante sans que sa hiérarchie, dirigée en premier et en second par son père et son grand frère ne réagisse, ne saurait s’y incruster pendant 5 mois, troublant la quiétude des étudiants – hélas curieusement indifférents – qui habitent les cités universitaires pratiquement mitoyennes, empêchant par ailleurs pendant 5 longs mois les sportifs de s’entraîner dans les lieux, privant d’électricité les habitants des environs et les empêchant de dormir, de nuit comme de jour.

 

            De même aussi, un parti politique, fût – il présidentiel et outrageusement dominant - ne saurait, à l’occasion des campagnes électorales, faire de ce lieu qui appartient à tous les centrafricains, y compris les partis politiques dont ceux de l’opposition, sa permanence, avec la complicité de la CEI et du Ministre de l’Administration du Territoire ainsi que le manque de vigilance des partis politiques de l’opposition et la couardise des patriotes membres du KNK, au sommet comme à la base.

 

            C’est rompre la nécessaire égalité entre les partis politiques et les candidats en compétition et fausser subséquemment les résultats des élections. C’est contrecarrer la nécessaire lutte pour la consolidation de l’Etat de droit et créer, consciemment ou inconsciemment, l’une des sources des contestations qui suivent la proclamation des résultats des élections et entraînent, ajoutées aux rébellions et aux invasions extérieures improprement appelées rébellions, une instabilité qui fait fuir les investisseurs et entrave le développement de notre pays.

 

            On ne saurait donc considérer comme « normal » le fait pour le parti outrageusement dominant du Président de la République de peindre son nom sur le fronton du stade Omnisports et s’en accommoder, sous prétexte de craindre les foudres des pistoléros du Président de ce parti ou de perdre un poste juteux, ou dans l’espoir d’accéder à un tel poste. L’Histoire ne nous le pardonnerait pas.

 

            Au bénéfice de tout ce qui précède, je sollicite respectueusement qu’il plaise à votre Excellence bien vouloir, en collaboration avec ses collègues concernés :

 

1.      Faire effacer sans délai l’inscription KNK peinte en très gros caractère sur le fronton du stade omnisports, sur fond orange, couleur du club ZARASCLO depuis 1990 et devenue aussi couleur du parti politique KNK ;

 

2.      Faire enjoindre à l’organisateur de la kermesse actuellement organisée dans ce stade d’y mettre fin dès après la fête du nouvel an, afin de permettre aux étudiants voisins de travailler dans la quiétude, aux sportifs d’y reprendre leurs entraînements et aux habitants du voisinage de dormir ;

 

3.      Faire enjoindre à l’ENERCA de cesser de plonger les habitants du voisinage dans l’obscurité, à seule fin de plaire à l’organisateur de la kermesse ou par crainte de ses colères homériques accompagnées de passages à tabac pour impunément « corriger un peu », (bel euphémisme !) quiconque a le malheur de se trouver sur son chemin, en sa redoutable profession de fils de son père et de « père fouettard » auto -proclamé.

 

            Vous remerciant d’avance pour votre courage et votre attachement à l’impartialité de l’Etat ainsi qu’au développement de la jeunesse et des sports dont vous avez la lourde charge, je vous prie de croire, Excellence Monsieur le Ministre, en l’expression de ma haute et respectueuse considération.

 

            Bangui, le 04 Janvier 2012,

 

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi.-

 

Ampliations :

 

-          Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Energie, des Mines et de l’Energie

-          Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Administration du Territoire

-          Monsieur le Président du CNOSCA

-          Madame le Recteur de l’Université

-          Monsieur le Président du quartier Ben – Zvi 1

-          Monsieur le Président de l’ANECA

-          Presse

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:59

 

 

 

 

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Martin ZIGUELE donnant une interview aux journalistes

 

 

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L'invité à la cérémonie Martin ZIGUELE prenant la parole pour remercier les

militants patassistes revenus au bercail MLPC

 

 

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Martin ZIGUELE remettant des T-Shirts et pin's du parti aux militants revenus au bercail

 

 

 

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               Martin ZIGUELE en train d'être béni par une militante

 

 

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Une vue d el'assistance de la cérémonie de retour au bercail des patassistes

 

 

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:48

 

 

 

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BANGUI AFP / 16 janvier 2012 19h07 - Le directeur de publication d'un quotidien centrafricain, Le Démocrate, a été arrêté lundi à Bangui à la suite d'une plainte pour diffamation déposée contre lui par le ministre des Finances Sylvain Ndoutingaï, a annoncé ce journaliste à l'AFP.

« Je suis sorti pour rencontrer deux confrères, lorsque les éléments de l'OCRB (Office centrafricain de répression du banditisme) sont arrivés et m'ont arrêté », a déclaré Ferdinand Samba.

Son interpellation fait suite à une plainte en diffamation à son encontre par le ministre des Finances et neveu du président centrafricain François Bozizé, M. Ndoutingaï, a précisé M. Samba.

Suite à des articles parus dans le journal, dans lesquels le nom du ministre des Finances a été régulièrement cité, celui-ci a porté plainte devant le Tribunal de grande instance de Bangui, a expliqué le journaliste.

« L'affaire a été repoussée à trois reprises à ma demande et celle de ma défense qui voulait prendre connaissance des pièces du dossier. Mais le président du tribunal a délivré un mandat d'amener contre moi », a ajouté M. Samba.

« Je me trouve actuellement dans les locaux de l'OCRB, je ne suis pas interrogé et je n'ai subi aucun mauvais traitement », a-t-il précisé.

De source policière, il est reproché au journaliste d'avoir publié plusieurs articles depuis octobre (...) à caractère diffamatoire, injurieux et incitant à la haine, visant précisément le ministre des Finances.


(©)

 

NDLR : Jusqu'à quand les journalistes et responsables d'organes de presse continueront -ils à payer ce tribut à la bozizie, à son arbitraire et à sa dictature alors qu'on nous fait croire que la RCA a adopté la dépénalisation des délits de presse ?

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:44

 

 

 

RCA carte-2

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Janvier 2012 14:36

Comment établir l’adéquation richesse et développement dans la région de Berberati ? Cette interrogation a été au centre d’une conférence débat animée par la succursale de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), basée dans la Mambéré Kadéï (ouest), dimanche 15 janvier 2012. La réunion a regroupé  opérateurs économiques,  leaders religieux et  autorités locales.

En effet, cette conférence débat part du constat selon lequel, la région de Berberati, une zone dont les pricipales activités tournent au tour de l’exploitation du diamant et or, peine à se développer. En outre, malgré le fort potentiel économique, les populations vivent dans la pauvreté. La proximité avec le Cameroun devrait aussi être un atout. Mais rien de tout cela.

Les débats ont donc porté sur les notions de gestion et de leadership à développer par les différents acteurs en vue de favoriser l’essor socioéconomique souhaité par tous.

Le constat effectué par Jacob Mbaïtadim, facilitateur interrogé par Radio Ndeke Luka, est édifiant. Il a même cité des exemples en guise d’illustration : « Les élèves d’une école située dans une zone de coupe de grumes sont obligés de s’asseoir sur des fourches en guise de tables-bancs. Les participants devraient mettre à profit cette rencontre pour améliorer le vécu quotidien : une manière de lutter contre la pauvreté».

Signalons que la région de la Mambéré Kadéï s’étend sur 30203 km2 pour une population estimée à 364795 habitants. Elle fait souvent face à de graves crises alimentaires.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:42

 

 

 

boucherie à Bouboui

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 16 Janvier 2012

Bangui : Les 5 bouchers arrêtés sont libres depuis samedi

Les 5 bouchers arrêtés le 6 janvier pour association de malfaiteurs ont été tous libérés le samedi 14 par le Procureur de la République, a appris le RJDH.

« Le directeur général de la Police centrafricaine, Henri Wanzet Linguissara, nous a rendu visite le jeudi 12, nous avons été libérés deux après », a témoigné l’un des détenus qui a requis l’anonymat.

Interrogé par téléphone par le RJDH, le directeur général de la Police Henri Wanzet Linguissara a expliqué que ces derniers ont été libérés pour manque de preuve.

« Ils étaient accusés de s’être servi de couteau pour empêcher les vendeurs de viande de le faire, mais nous n’avons pas eu de preuve, nous avons constaté que c’étaient des gens responsables », a répondu le Directeur général de la Police Henri Wanzet Linguissara au RJDH.

Il convient de rappeler que 5 des bouchers de Bangui qui voulaient organiser une réunion pour réfléchir sur les conséquences du transfert du marché à bétail vers le PK 45 sur leurs affaires, ont été arrêtés par la police le 6 janvier dernier sur ordre du Procureur de la République.

Lors de leur interrogatoire lundi dernier, le Procureur de la République leur avait fait savoir qu’ils étaient arrêtés pour « association de malfaiteurs ». Faute de preuve, ils ont été libérés après environ 8 jours dans les geôles de l’Office central de répression du banditisme (OCRB).

 

NDLR : C’est pour le moins surprenant que des personnes arrêtées et accusées d’être de dangereux bandits constitués en « association de malfaiteurs » qu’elles soient purement et simplement relaxées pour « manque de preuve » après huit jours de détention. La justice à la Bozizé marche vraiment sur la tête.

 

Bouar : Des veuves vivent un moment difficile

 

Le phénomène d’expulsion des veuves dans les maisons et leurs difficultés à bénéficier des biens de leurs défunts époux demeurent un problème dans la ville de Bouar, selon un reportage de Radio Maïgaro.

Ces problèmes sont créés par les parents des maris au cours du conseil familial qui se déroule souvent après les obsèques.

« Après le décès de mon mari, j’ai été chassée de la maison par ses parents sans le moindre soutien financier. Je suis abandonnée avec les 5 enfants, et seuls les travaux champêtres nous permettent de nous prendre en charge », a expliqué une femme qui a perdu son mari il y’a cinq ans.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:39

 

 

 

baba laddé gl

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Janvier 2012 14:32

La présence du chef rebelle tchadien Baba Ladé en Centrafrique a été un des sujets dominants du sommet des chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) qui s’est tenu dimanche 15 janvier 2012 à Ndjaména (Tchad). On ignore encore quelles décisions précises ont été prises à ce sujet. Toutefois les observateurs lient la décision prise de mettre en place une force sous-régionale avec un commandement unifié basé à Douala (Cameroun) à la volonté d’en finir non seulement avec les rebelles tchadiens en Centrafrique, mais avec les autres groupes, auteurs d’exactions dans les pays membres.

Plusieurs Chefs d’Etat ont pris part à ces assises, dont le Président François Bozizé de la République Centrafricaine.

Le sommet, plusieurs fois reporté, a permis aussi à ces leaders de plancher sur les mécanismes de financement de la CEEAC, la libre circulation des biens et des personnes. La question de  la « solidarité » entre les Etats membres de l’organisation sous régionale a été aussi passée au peigne fin.  A ce sujet, le sommet devait examiner la question d’un appui logistique de la Communauté aux FACA (Forces Armées centrafricaines)

La CEEAC est une communauté créée à Libreville, au Gabon, en 1983. Ses objectifs sont promouvoir la coopération et le développement durable, avec une particularité sur la stabilité politique, économique et amélioration de la qualité de vie de ses populations. La politique de cet Organisme inclut un plan sur 12 ans pour éliminer des impôts de douane entre les États membres et établir un tarif externe commun, améliorer l'industrie, le transport et les communications, l'union des banques commerciales et la création d'un fonds de développement.

Les 11 pays membres sont l'Angola, leBurundi, le Cameroun, le Tchad, la Guinée équatoriale, leGabon, le Rwanda, la République du Congo, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et São Tomé et Principe. Le siège de la CEEAC se trouve à Libreville au Gabon.

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