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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 22:41

 

 

46 maisons incendiées par des éleveurs à Baoro

 

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Radio Ndéké Luka jeudi, 24 Novembre 2011 13:16

 

Encore un conflit éleveurs – paysans qui dégénère. Pour une affaire de vol de bétail, le village de Bokassa, sur l’axe Baoro – Carnot, dans la Préfecture de la Nana Mambéré a été incendié. Bilan : 46 maisons incendiées et d’énormes dégâts matériels et financiers enregistrés. Les faits se sont déroulés mardi 22 novembre 2011.

 

La disparition de deux bovins est à l’origine du sinistre. Mme Pierrette Benguéré, sous-préfet de Baoro, joint par Radio Ndeke Luka raconte : « les éleveurs ont accusé les villageois d’être les auteurs du vol commis. Pour se venger, ils ont mis le feu aux habitations avant de se fondre dans la nature. La gendarmerie de Baoro s’est rendue sur les lieux mais n’a pas encore mis la main sur les pyromanes. Il semble que le chef du village s’est fait le complice des éleveurs, selon les premiers témoignages recueillis sur place. Il est actuellement en état d’arrestation pour les

besoins de l’enquête».

 

Même l’école du village a été incendiée. Le directeur de l’établissement Sosthène Kongombé a confié à Radio Ndeke Luka qu’« il sera impossible aux élèves de finir l’année scolaire en beauté, car la quasi-totalité des documents de l’école ont été emportés par cet incendie ».

 

Pour l’instant, la population victime de l’incendie est obligée de trouver refuge pour les une dans la forêt, les autres ont aménagé des abris de fortune dans leur champ. Le village est désormais désert.


 

 

2millions et non 8 pour le pont provisoire de Langbassi

 

pont-provisoire-Langbassi.jpg

 

Radio Ndéké Luka jeudi, 24 Novembre 2011 13:23

 

Le ministère de l’Urbanisme vient de démentir ce 24 novembre 2011, les informations données par la presse centrafricaine, concernant le fonds alloué pour la construction d’un pont provisoire sur le canal de Langbassi, à Bangui. Plusieurs medias ont annoncé, sur la base d’informations recueillies auprès des ouvriers, que l’ouvrage a coûté 8 millions de Francs CFA (soit environ 12 000 euros).

 

Selon le ministère de l’Urbanisme, le coût exact est de 2.925.000 francs CFA (soit environ 4500 euros), un montant déboursé par le Fonds d’Aménagement et d’Equipement Urbain. Le ministère exclu cependant de parler de pont, mais plus tôt d’une passerelle.

 

Selon Alexandre Pamphile Maléyombo, chef de service technique au Fonds d’Aménagement et d’Equipement Urbain, cette « passerelle est destinée aux piétons et aux  motocyclistes. Elle permet également de desservir les deux quartiers riverains du canal, afin d’éviter aux usagers de l’Avenue David Dacko, de parcourir une longue distance, pour aller dans les deux sens ».

 

Concernant le chiffre de 8 millions avancé par la presse, Alexandre Pamphile Maléyombo a indiqué ignorer « celui qui a donné cette information aux medias, ni dans uel but. Mais nous disons seulement que cela n’engage que son auteur, et les journalistes centrafricains doivent d’abord vérifier les informations avant de le diffuser ».

 

Le montant de 8 millions avancé par les medias, n’avait pas du tout plu à certains usagers. Certains se sont même insurgés contre le coût annoncé et ont même demandé au gouvernement de casser celui-ci et de reconstruire un autre qui pourrait atteindre ce supposé montant.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 22:10

 

 

 

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Mercredi 23 Novembre 2011

 

INCIDENCE DE LA FOI CHRÉTIENNE SUR LE DÉVELOPPEMENT D’UNE NATION

 

*   *   *

INTRODUCTION

 

Depuis l’ordre que le Seigneur Jésus-Christ a donné à Ses disciples d’aller et de faire « de toutes les nations des disciples », l’Église s’est, effectivement, étendue à tous les continents, n’épargnant à l’heure actuelle que quelques rares tribus qui ne tarderont pas, à leur tour, à connaître cette Bonne Nouvelle du pardon des péchés, gratuitement offert en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, tant les efforts missionnaires à cet égard sont colossaux.

 

Ces disciples, à travers le monde, sont ceux qui, ayant entendu l’Évangile, ont volontairement accepté de renoncer à leur propre ego, en échange de la vie nouvelle offerte en Christ. Dès lors, s’opère en eux la « nouvelle naissance », phénomène miraculeux défini par Jésus-Christ Lui-Même comme étant la condition sine qua non à remplir pour jouir de la vie éternelle, dans le royaume de Dieu : « …à moins de naître de nouveau », disait-Il lors d’un entretien avec un dignitaire juif (Nicodème), « nul ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3 : 3).

 

Alors commence pour le croyant une grande aventure, avec Dieu lui-même comme illustre compagnon de route ! Dieu le  prend en charge, tel qu’il est, et Son amour tout-puissant se met à transformer tout l’être de Son disciple : Il lui donne un cœur d’enfant (Matthieu 18 : 3 – 4) prêt à pardonner sans limites les offenses (Matthieu 18 : 21 – 22), à pratiquer l’amour des ennemis (Matthieu 5 : 38 – 41, 43 – 48 ; Romains 12 : 17 – 21 ; Matthieu 10 : 16, 21 – 25),à souffrir sans songer à la vengeance, si liée à notre nature humaine (1 Pierre 2 : 19 – 23). Telles sont, parmi les plus courantes, les manifestations concrètes de la vie nouvelle chez le chrétien authentique et fidèle.

 

Cette transformation intérieure est un véritable miracle du Saint-Esprit qui, au regard de la Loi Morale de Dieu, purifie de la sorte le croyant de tout péché, le déclare juste et agréable à Dieu, le délivre de la mort éternelle consécutive au péché et rétablit ainsi, pour toujours, le contact entre Dieu et le pécheur repentant.

 

Ainsi donc, avec Dieu à ses côtés, le croyant apprend, quant à lui, à Le suivre par la foi, avec amour, même dans les épreuves les plus atroces de ce monde, et à accomplir, de bonne foi, les tâches quotidiennes qu’Il lui donne à faire.

 

I) LE CHRÉTIEN DANS LA SOCIÉTÉ

 

La conversion à Jésus-Christ ne produit pas qu’une transformation intérieure au plan personnel : elle introduit aussi, dans la société, un nouveau témoin qui va contribuer à la transformer, à l’instar du grain de sel modifiant la saveur d’une assiette de potage,       par exemple. Par conséquent, la seule présence, dans un groupe donné, d’un chrétien fermement attaché à la droiture et à l’intégrité morale modifie, souvent, l’ambiance autour de lui, soit en bien (le groupe s’abstient d’actions malhonnêtes), soit en mal (hostilité et mesures de rétorsions abusives à son égard).

 

Quoi qu’il en soit, la nouvelle réalité que vit le chrétien est que le Christ, par sa mort et sa résurrection, a institué le sacerdoce universel où tous les chrétiens sont Ses ambassadeurs, à condition, bien évidemment, qu’Il soit effectivement présent en eux par son Saint-Esprit. Mais tous n’ont pas les mêmes dons, les mêmes places et les mêmes fonctions au sein de la société (1 Corinthiens 12 : 4 – 30) : en dehors des ministères à plein temps et en nombre restreint dans l’Eglise, la grande majorité des chrétiens est appelée en effet à exercer tous les métiers nécessaires à la vie en société, selon les aptitudes de chacun.

 

Chacun donc, à sa place, dans son secteur professionnel, a une tâche irremplaçable à accomplir au service de Jésus-Christ. Celle-ci comporte deux (2) aspects :

 

Annoncer l’Évangile dans son entourage, et

 

Exercer consciencieusement son métier, de manière telle que l’ambiance de la vie professionnelle en soit transformée, notamment au plan de l’honnêteté et de la droiture morale qui, malheureusement, font tellement défaut dans les rapports sociaux et professionnels d’aujourd’hui, de par le monde.

 

L’engagement social d’un chrétien mû par cet esprit se traduira, forcément, par des efforts consentis de bonne foi et soutenus, en vue de l’amélioration constante de la qualité du service qu’il rend à la société toute entière par l’exercice consciencieux de son métier. Ce faisant, il cherchera à faire comprendre qu’au nom de sa foi, le métier n’est pas qu’un simple gagne-pain, mais un véritable service rendu à autrui. Si un boulanger, par exemple, a compris ce sens profond de son métier, les pains qui sortiront de son four lui coûteront des efforts continuels mais seront des pains de qualité supérieure, réellement nourrissants pour ses concitoyens. De même, dans chaque secteur de la vie économique, sociale et civique, chacun, à son poste, travaillera toujours, et peut-être plus encore en temps de crise, dans un esprit de service sans cesse renouvelé, par amour pour Jésus-Christ autant que pour son prochain. De cette manière, le chrétien devient effectivement le « sel » et la « lumière » de la société dans laquelle il a plu à Dieu de le placer.

 

II) MODALITÉS D’ACTION DES CHRÉTIENS DANS L’ÉTAT

 

Quand on étudie dans la Bible comment Dieu s’y prend pour résoudre une situation nationale difficile pour le peuple d’Israël, on se rend compte qu’Il aime user du principe bien connu de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, et en temps opportun ».

 

C’est ainsi qu’Il aime choisir des hommes préalablement préparés dans le secret des évènements de leurs vies personnelles et munis de compétences spécifiques, les placer dans un contexte national précis, pour réussir à changer le cours des évènements dans le sens du bien de Son peuple. On pourrait pour cela se référer utilement à l’exemple d’imminents hommes de Dieu comme Joseph en Égypte, Moïse, Elie, David, Asa, Josias, Néhémie, et tant d’autres encore.

 

Plus près de nous, au XIXè siècle, on raconte l’histoire d’un diplomate chrétien qui, voulant attirer l’attention d’éminentes autorités politiques sur la gravité de l’esclavage des Noirs, s’abstenait poliment de consommer du sucre de canne dans les réceptions officielles et en expliquait la raison à quiconque voulait savoir. La sympathie qu’il a pu ainsi susciter autour de cette cause a fini par déterminer certains hommes politiques de poids à militer activement en faveur de l’abolition de l’esclavage. D’où la question : comment donc se rendre, aujourd’hui et en tant que chrétien, utile à sa nation ?

 

Rappelons, premièrement, un texte-clé de la Bible, fondement de toute action conforme à la volonté de Dieu dans le monde entier :

 

« 1 Frères et sœurs chrétiens, Dieu est plein de bonté pour nous. Alors, je vous demande ceci : offrez-lui votre personne et votre vie, c’est le sacrifice réservé à Dieu et qui lui plaît. Voilà le vrai culte que vous devez lui rendre. 2 Ne suivez pas les coutumes du monde où nous vivons, mais laissez Dieu vous transformer en vous donnant une intelligence nouvelle. Ainsi, vous pourrez savoir ce qu’il veut : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait » (Romains 12 : 1 – 2 – Version Parole de Vie).

 

Selon ce texte, non seulement le corps physique doit être consacré, dans ses moindres désirs, au Seigneur, mais aussi l’intelligence, car Dieu agit, de manière effective, dans le secret de la pensée et de l’intelligence du croyant à Lui consacré.

 

Cette intelligence, renouvelée par l’action directe de l’Esprit de Dieu, sera seule apte à répandre une révolution mentale particulièrement douce mais combien efficiente dans la société.

 

Cette révolution se caractérisera par les aspects suivants :

 

1) ABSENCE D’ANXIÉTÉ POUR L’AVENIR

 

Au contact quotidien de la Parole de Dieu et de ses enseignements, le croyant sait, et voit bien que Dieu lui donne le pain quotidien dont il a besoin. Il n’est donc plus soucieux pour son propre devenir et peut, dès lors, s’appliquer à la recherche du bien-être de ses semblables, dans un véritable esprit libéré de l’égoïsme dû à l’âpreté du combat pour la survie individuelle. Libre et désintéressé, il peut aisément demeurer ferme lorsqu’il devra défendre une position ou une cause juste. Il ne craindra en conséquence pas les mesures de rétorsion qui peuvent s’en suivre, car ayant confiance que Dieu veille sur lui et peut lui trouver une autre situation, bien meilleure, s’il venait à perdre la première pour cause d’intégrité morale.

 

2) LIBÉRATION DE L’ESCLAVAGE DU TRAVAIL

 

Bien que le travail professionnel continue d’occuper la majeure partie de son temps, il cesse d’être une chaîne et seulement un gagne-pain, pour s’accomplir avec intelligence, zèle, dévouement, avec en plus l’inspiration et la bénédiction de Dieu.

 

Il cesse également d’être exclusif du fait du nécessaire équilibre à établir entre la vie professionnelle et la vie familiale (souvenons-nous : des enfants bien éduqués sont autant d’atouts de sécurité, dus au civisme acquis, et de développement pour la nation).

L’inspiration de Dieu est la chose la plus étonnante à expérimenter. En effet, lorsque le chrétien la demande à Dieu, il peut constater, à un moment donné, qu’une idée à laquelle il n’avait pas pensé auparavant lui vient à l’esprit, ou que les contours d’une décision plus sage et plus adaptée se dessinent et finissent par prendre corps dans son esprit. La mise en pratique de celle-ci constituera alors la participation effective, par Ses enfants interposés, du Seigneur dans la résolution des problèmes nationaux qui lui ont été soumis.

 

Quelle bénédiction pour une entreprise, une ferme, un service administratif, etc., de compter en son sein des hommes et des femmes qui jouissent constamment de l’inspiration et de la bénédiction de Dieu ! Et quelle bénédiction pour une nation d’avoir, en son sein, un aussi grand nombre de chrétiens qui feront ainsi rejaillir sur elle, de manière concrète, la bénédiction qu’ils reçoivent eux-mêmes de Dieu (cf. Genèse 39 3 ; 41 : 39 – 40 pour Joseph, en Egypte, ou le livre d’Esther pour Mardochée, en Assyrie).

 

3) GAIN DE BIEN-ÊTRE PHYSIQUE, INTELLECTUEL ET SOCIAL

 

La Bible enseigne la nécessité d’une vie simple et sobre. L’avantage immédiat de celle-ci consiste à donner à ceux qui l’observent une bonne santé, les méfaits de l’excès de nourriture et/ou de boissons alcoolisées étant désormais bien connus des milieux médicaux, avec tout l’impact qu’ils comportent sur l’exécution du travail quotidien aussi bien que sur le budget social de l’État.

 

La sobriété dégage, par ailleurs, assez de temps libre pour se consacrer, quand cela est possible, à l’acquisition d’une vaste culture, facteur incontestable de progrès économique et social. Et que dire d’un éventuel engagement dans des œuvres humanitaires pour un service de proximité plus immédiat ?

 

4) LA FRATERNITÉ

 

En lisant la Bible, le chrétien découvre encore d’autres dimensions parmi les plus élevées de la fraternité, car sous l’action du Saint-Esprit, son cœur s’ouvre à l’amour de Dieu et de son prochain, lequel le pousse jusqu’à découvrir, dans ses ennemis, des frères qui peuvent, un jour, changer de fond en comble et devenir à leur tour des chrétiens zélés pour le bien, comme il l’est lui-même.

 

5) LA VIE DE VÉRITÉ

 

Avec la révolution mentale tranquille mais effective se produisant dans l’esprit du chrétien, la vérité prend une plus grande place en lui, du fait du commandement suivant de Jésus à ses disciples : « Que votre oui soit oui, que votre non soit non ; tout ce qu’on y ajoute vient du malin » (Matthieu 5 37). Plus tard, le Seigneur Jésus proclamera devant tous ce qu’est Sa véritable nature : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14 : 6).

 

Dès lors, il apparaît pour le chrétien que la vérité est divine, le mensonge, satanique, en sorte que porter atteinte à la vérité, c’est porter directement atteinte à l’intégrité morale de Dieu, ce que les Huguenots au XVIè siècle craignaient de faire au point où l’on disait partout d’eux : « Honnête comme un Huguenot » ! En Angleterre, les Quakers qui avaient, eux aussi, placé la vérité au cœur de leur vie, étaient réputés pour leur droiture et leur honnêteté.

 

Certes, cette exigence de vérité peut parfois comporter des conséquences des plus douloureuses : on peut y perdre ses relations, son emploi, voire sa vie. Mais elle entraîne aussi la prospérité par l’obtention d’emplois de confiance, dans toutes les sphères de la production nationale, ce qui démontre la bénédiction toute spéciale de Dieu sur ceux qui acceptent, par la foi, de tout perdre, s’il le faut, mais de s’en tenir strictement à la vérité et de s’attendre à Dieu, et à Lui seul, pour leur protection et leur pain quotidien.

 

On le voit, le renouvellement de l’intelligence du chrétien par le Saint-Esprit a une très grande répercussion sur la vie sociale, économique et politique des États, surtout lorsque des dirigeants comptent parmi les chrétiens les plus conséquents d’un pays. Ils peuvent, de leur place, jouir d’une bonne moralité et donc inspirer confiance à la population, développer la compréhension et le sens du service publique, ou susciter la création d’œuvres caritatives crédibles parce qu’efficaces au service des plus démunis qui ont du prix, rappelons-le, aux yeux de leur Créateur.

 

Qui, en Centrafrique, osera se lever pour défendre, dans quelque sphère professionnelle que ce soit, cette option du service chrétien authentique et consacré, en faveur de toute la nation et, par-dessus tout, en l’honneur de Son Dieu ?

 

Que son Dieu soit avec lui et lui démontre, au quotidien, que jamais, au grand jamais, ce ne sera en vain que l’on invoquera Son saint Nom, où que ce soit, en quoi que ce soit, selon qu’il est écrit : « Quiconque croit en lui ne sera point confus » (Romains 10 : 11), car c’est dans faiblesse (humaine) que s’accomplit Sa puissance (2 Corinthiens 12 : 9).

 

C.MABADA-MABAYE – Pasteur

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 16:18

 

 

Entête MLPC

       Bureau Politique                                         

 
          Secrétariat  Général

 053  MLPC/BP/SG/011                                                   

 

 

 

DECLARATION

Relative à la vacuité des caisses de l’Etat Centrafricain

 

           Aujourd’hui, une crise financière aiguë et sans précédent frappe de plein fouet, notre pays la RCA et les plus hauts dirigeants de l’Etat clament à tout bout de champ, que les caisses de l’Etat sont  vides.

 

         Cependant, les princes qui gouvernent la RCA narguent les populations, font des déclarations à l’emporte –pièce dignes des esclavagistes des temps modernes et mènent un train de vie sans rapport avec les réalités financières du pays.

 

       En réalité, cette situation qui résulte de la mal gouvernance notamment, le système non orthodoxe de décaissement des fonds du Trésor Public et les dépenses de prestige entretenues au plus haut sommet de l’Etat, ont inexorablement asséché les caisses de l’Etat.

 

       Le Gouvernement de la République, chargé de conduire les grandes orientations politiques du Chef de l’Etat, fait preuve d’une insouciance hors du commun.

 

A titre d’exemple :

 

        En 1995, une mission d’audit de la Banque Mondiale commanditée par l’Etat Centrafricain, a retenu dix(10)  recommandations pertinentes dont la principale faisait  obligation à l’Etat de ne plus décaisser les fonds publics sans avoir préalablement établi un ordre de paiement justifié et dûment arrêté.

 

       En 2008, le Dialogue Politique Inclusif (DPI) qui a réuni tous les acteurs de la vie politique nationale, a formulé et adopté une recommandation forte en ce qui concerne la gouvernance et qui demandait la réalisation des audits par des bureaux des experts indépendants des secteurs financiers, miniers, pétroliers, forestiers, des télécommunications et des sociétés à participation financière publique, n’a jamais été suivie d’effets.

 

      En 2011, les derniers Etats Généraux des finances tenus à Bangui et  assortis des   recommandations fortes  n’ont pu donner une lueur d’espoir d’assainissement des finances publiques.

 

     Les régies financières et autres agences spécialisées chargées de la collecte et de la gestion des fonds publics, continuent d’être gangrénées par la prévarication, la concussion, la corruption et les détournements sans vergogne qui ont rendu ainsi et de toute évidence, les caisses de l’Etat vides.

 

     Ajouté à cela, les gros scandales financiers résultant des affaires GATEWAY,  REGICA pour ne citer que ceux –là,  ont défrayé les chroniques.

 

     Pis encore, les dignitaires du régime en place impliqués ou non  dans de graves crimes économiques, continuent d’exercer de hautes fonctions de l’Etat tout en gérant parallèlement leurs sociétés ‘’fournisseurs’’ de l’Etat en dépit des textes et règlements de la République.

 

 Il s’agit, entre autres, des Sociétés :

-          M.G.F ;

-          I.M.G – CONSTRUCT ;

-          GENERAL SERVICE ;

-          POLYGONE ;

-          SEMENCE,

-          SOGETRAC.

 

   En outre, Il importe de préciser que ces sociétés recourent aux pratiques non orthodoxes et arbitraires grâce auxquelles celles-ci :

-          raflent la quasi- totalité des marchés publics sans en avoir rempli les conditions légales d’attribution;

-          surfacturent leurs travaux et prestations de service ;

-          recouvrent gracieusement et prioritairement leurs créances sur l’Etat avant les dépenses obligatoires de souveraineté et ceci, sans être inquiétées.

 

Au regard de tout ce qui précède, on en déduit que ce sont:

-          les dysfonctionnements entretenus au niveau des régies financières et autres agences spécialisées de collecte et de gestion des fonds publics,

-          les pratiques mafieuses organisées par  les sociétés ‘’fournisseurs’’ de  l’Etat et les gros scandales financiers cautionnés au plus haut sommet de l’Etat,

 qui empêchent le renflouement des caisses du Trésor Public pour le bien-être du peuple Centrafricain.

 

       Le Bureau Politique du MLPC, déterminé à soutenir le peuple Centrafricain dans ses efforts de développement et de  prospérité, estime qu’il est possible d’assainir d’une manière rigoureuse, patriotique et citoyenne, les finances publiques de notre pays. En outre, la réalisation des audits secteur par secteur par des bureaux des experts indépendants s’impose.

 

C’est pourquoi, le Bureau Politique propose :

1-      La  moralisation des Institutions de la République par la mise en place d’un observatoire citoyen chargé de la moralisation ;

2-      L’audit systématique des secteurs minier, pétrolier, forestier, des télécommunications ainsi que toutes les sociétés à participation financière publique ;

3-      L’Audit de la chaîne des recettes et des dépenses dans toutes les régies financières et faire appliquer immédiatement les recommandations salvatrices issues des missions de la Banque Mondiale, du F.M.I et autres ;

4-      L’audit des  Agences Spécialisées chargées de la collecte et la gestion des fonds publics et de certains Ministères en proie aux malversations financières ;

5-      L’Audit  des Caisses d’Affectation Spéciale (C.A.S) et des régies d’avance et de recettes des différents Ministères, des  Agences spécialisées, des Offices Publics et confier le maniement des deniers publics aux comptables du Trésor Public ;

6-      La création  d’une Caisse de Dépôts et de Consignation (C.D.C) pour gérer la disponibilité du Trésor, de la Poste et les actifs de l’Etat, des Collectivités Publiques ainsi que des agences spécialisées et Offices Publics ;

7-      Le renforcement des capacités  et le contrôle permanent du service des marchés de l’Etat ;

8-      Le renforcement de la gouvernance en matière de finances publiques (capacités humaines, matérielles et infrastructurelles) en élargissant les missions de la Cour des Comptes (C.C), de l’Inspection Générale d’Etat (I.G.E) et de l’Inspection Générale des Finances (I.G.F) en lui adjoignant un Observatoire National de la Bonne Gouvernance;

9-      Le placement sous contrôle Judiciaire de certaines sociétés ‘’fournisseurs’’ de l’Etat dont les gérants occupent des hautes fonctions de l’Etat ;

10-  La traduction effective en justice des personnalités qui se seraient rendues coupables de détournements ou de malversations financières.

 

        Il est donc grand temps que les hautes autorités de l’Etat prennent leurs responsabilités pour l’assainissement des finances publiques. Pour ce faire :

 

·         Le Président de la République ne doit plus jouer le rôle d’ordonnateur des dépenses en lieu et place du Ministre des Finances, conformément au droit positif Centrafricain ;

·         La discipline budgétaire notamment le principe de l’unicité de la caisse de l’Etat doit être respecté scrupuleusement. Autrement dit, les recettes générées par les départements Ministériels doivent être drainées obligatoirement et quotidiennement vers le Trésor Public ;

·         Le Comité de trésorerie dans sa mission actuelle, est un subterfuge pour siphonner savamment les deniers publics  et de ce fait, doit également être dissout.

 

         Par ailleurs et d’une manière concrète, la thérapeutique à prescrire contre la vacuité des caisses de l’Etat exige une autre manière de collecter et de gérer les fonds publics.

 

        C’est dire que des réformes hardies doivent s’opérer avec les conclusions  et recommandations de la Banque Mondiale / FMI, le Dialogue Politique Inclusif (DPI) et autres, mais aussi avec des hommes compétents et intègres pour la mise en œuvre desdites réformes afin de relever le défi d’une politique de développement cohérente, efficace et efficiente pour le bonheur du Peuple Centrafricain.

         

 

                                                        Fait à Bangui, le 24 Novembre 2011

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 03:41

 

 

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YAOUNDE -(Xinhuanet 23/11/2011) - Dotés d'un système financier relativement intégré, les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) subiront les effets d'une politique d'austérité en Europe par une réduction de leurs exportations vers ce continent, affirme Raju Jan Singh, économiste en chef à la Banque mondiale à Yaoundé.

 

Dans un entretien à Xinhua, l'économiste présage une baisse des transferts d'argent des ressortissants de la CEMAC en Europe et le risque d'une baisse de l'aide au développement dans cette région africaine, à l'exception du Cameroun, de la Guinée équatoriale et du Gabon, jugés relativement protégés.

 

Question : Monsieur l'économiste en chef, quelle est l'évolution de l'économie camerounaise vue de la Banque mondiale en 2011?


Réponse : L'économie camerounaise se remet progressivement des effets de la crise de 2008-2009. En 2010, la croissance économique du Cameroun est estimée à 3,2%. Cette croissance a été portée par les activités hors hydrocarbures, particulièrement la production vivrière, la construction, les transports et les télécommunications. Sur la base des performances observées durant le premier semestre 2011, nous pensons que cette tendance se poursuivra cette année.

Q : Y a-t-il des risques de répercussion immédiats de la crise de la dette européenne sur les pays de la CEMAC?


R : La situation en Europe évolue rapidement et il est très difficile d'avoir une bonne visibilité sur la trajectoire économique des pays de la zone Euro. Aussi est-il difficile d'évaluer quelles pourraient être les répercussions pour les économies de la zone CEMAC. Nous pouvons noter, toutefois, que la volatilité accrue des marchés financiers due aux incertitudes persistantes quant à l'issue de la crise en Europe représente un risque pour l'économie mondiale, y compris pour les économies qui connaissent pour l'instant un rythme d'expansion soutenu.

 

Ceci dit, l'intégration du système financier de la région CEMAC étant encore relativement limitée, il est vrai que les effets d' une politique d'austérité en Europe se feront sentir plutôt par une réduction des exportations. La zone CEMAC ayant des ressortissants travaillant dans ces pays pourrait également voir une baisse des transferts d'argent. Une baisse de l'aide au développement est également un risque, encore que dans ce cas des pays comme le Cameroun, la Guinée Equatoriale ou le Gabon serait relativement protégé: l'aide au développement ne représentant pas une source de financement important pour le budget de l'Etat.

 

Q : Pour le cas du Cameroun, quels sont les secteurs qui peuvent être estimés comme préoccupants pour la reprise économique? De manière générale, quels sont les défis de l'économie de ce pays?


R : La croissance économique au Cameroun demeure insuffisante pour réduire la pauvreté d'une façon durable. Sur sa trajectoire actuelle, le Cameroun ne pourra probablement pas atteindre la plupart des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

 

Le Cameroun est pourtant riche en pétrole, bois précieux et produits agricoles (café, coton, cacao). Les ressources inexploitées incluent le gaz naturel, la bauxite, le diamant, l'or, le fer et le cobalt. Il devrait être possible d'exploiter ces richesses d'une manière durable. Pourquoi le pays ne connaît-il pas une croissance économique plus grande?


Un cadre des affaires peu favorable, des infrastructures particulièrement inadaptées et des défis sur le plan de la gouvernance empêchent le pays d'avancer. En dépit de la marge de manoeuvre financière ouverte par l'allégement de la dette, les ressources budgétaires demeurent insuffisantes à cause des progrès limités dans la mobilisation de recettes hors pétrole.

L'infrastructure en Afrique centrale (y compris au Cameroun) est la plus limitée en Afrique. Par exemple, malgré les ressources importantes en hydro-énergie, l'Afrique centrale a le secteur énergétique le moins développé du continent. La densité des routes goudronnées est seulement une fraction des niveaux déjà bas observés en Afrique de l'Ouest. En comparaison internationale et par rapport au reste de l'Afrique, les consommateurs en Afrique centrale paient également exceptionnellement cher pour les services en infrastructure. L'accès Internet au Cameroun coûte, par exemple, quatre fois plus que dans d'autres pays en développement.

Des simulations suggèrent que si les infrastructures au Cameroun se mettaient au niveau du meilleur pays africain (Maurice) , la croissance économique par habitant en termes réels serait de quelque 4,5 points de pourcentage plus élevée par an. En d'autres mots, le Camerounais moyen verrait son revenu annuel croître plus de cinq fois plus vite qu'aujourd'hui. 


Par Raphaël MVOGO


© Copyright Xinhuanet 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 03:36

 

 

 

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AFRICAN UNION

UNION AFRICAINE1

UNIÃO AFRICANA

 

Addis Abéba, Éthiopie, B.P: 3243 Tél.: (251‐11) 5513 822 Télécopie: (251‐11) 5519 321

Adresse électronique: situationroom@africaunion.org

 

COMMUNIQUÉ

 

L'UNION AFRICAINE NOMME UN ENVOYÉ SPÉCIAL SUR LA QUESTION DE L’ARMÉE DE RÉSISTANCE DU SEIGNEUR

 

Addis Abéba, le 23 novembre 2011: Le Président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a, aujourd'hui, nommé M. Francisco Caetano José Madeira, Représentant spécial en charge de la Coopération contre le Terrorisme et Directeur du Centre africain d'Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT), qui est basé à Alger, comme son Envoyé spécial sur la question de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). M. Madeira assumera cette responsabilité cumulativement avec ses fonctions actuelles.


Cette décision participe de la mise en oeuvre de l'Initiative de coopération régionale contre la LRA dirigée par l'UA (ICRLRA). Cette Initiative a été lancée dans le but de mettre un terme aux activités déstabilisatrices et aux atrocités commises par la LRA. Ces dernières années, ce groupe a élargi ses activités, se déplaçant de l'Ouganda, où il a, à l'origine, commencé ses attaques, vers le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine (RCA). La LRA continue de commettre des atrocités contre des civils innocents, en particulier les enfants et les femmes, y compris des enlèvements, des assassinats, des mutilations, des incendies et pillages de villages, et la destruction gratuite de moyens de subsistance, entraînant ainsi des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire aiguë.


Lors de sa réunion tenue le 22 novembre 2011, le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'UA a autorisé la mise en oeuvre de l’ICRLRA, notamment l'établissement des composantes clés de l'Initiative, à savoir: le Mécanisme conjoint de coordination (MCC), comprenant les Ministres de la Défense des pays affectés et présidé par le Commissaire de l'UA à la Paix et à la Sécurité, qui sera basé à Bangui, en RCA; la Fore régionale d’intervention (FRI), composée d'unités fournies par les pays affectés; et le Centre d’opérations conjoint (COC), qui fait partie de l’Étatmajor de la FRI, à Yambio, au Soudan du Sud. Le CPS, qui a souligné que la protection des civils sera intégrée dans toutes les opérations prévues, a également déclaré la LRA groupe terroriste, conformément aux instruments pertinents de l'UA.


En sa qualité d'Envoyé spécial, M. Madeira, en consultation avec les pays affectés, assurera la coordination politique et stratégique d’ensemble de l'opération contre la LRA. Il contribuera aussi à la mobilisation d’une assistance pour les victimes des atrocités de la LRA, la reconstitution de communautés brisées et la réhabilitation des zones affectées. Il interagira avec tous les partenaires de l'UA, tant bilatéraux que multilatéraux, qui contribuent aux efforts visant à mettre un terme aux atrocités de la LRA.

 

 

Une force spéciale africaine contre la LRA


Radio Ndéké Luka Mercredi, 23 novembre 2011 13:02


Mise en place d’une force spéciale africaine pour lutter contre la LRA. C’est la décision prise hier mardi par l’Union Africaine à l’issue d’une réunion de son Conseil de paix et de sécurité.  Le commandement de cette force spéciale sera installé au Sud Soudan. On ignore pour le moment combien d’éléments composeront la force et quels sont les pays qui enverront des soldats.


En outre l’UA a décidé au cours de cette même rencontre de classer comme «organisation terroriste» l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), groupe rebelle ougandais accusé de meurtres, de viols et d’enlèvements d’enfants en Afrique centrale et de l’Est.


C’est la première fois que l’Union africaine désigne comme «terroriste» une organisation. Cette annonce fait suite à la décision prise par le président américain Barack Obama d’envoyer une centaine de conseillers militaires dans la région pour soutenir les pays d’Afrique centrale qui pourchassent le chef de la LRA, Joseph Kony, et d’autres chefs rebelles.


«Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a décidé de déclarer la LRA groupe terroriste, et demande au Conseil de sécurité des Nations unies de faire de même», a déclaré Ramtane Lamamra, commissaire au Conseil de paix et de sécurité, à l’issue d’une réunion consacrée à la LRA.


L’annonce d’une force spéciale de l’Union africaine intervient quelques semaines après la décision des Etats-Unis de déployer dans la zone LRA une centaine de soldats américains pour appuyer les armées des pays concernés dans la traque et la capture de Joseph Kony.  En 2001 les Etats-Unis avaient déjà placé la LRA sur la liste des groupes terroristes.


La LRA, qui dit être une organisation cultuelle, est apparue dans le nord de l’Ouganda au cours des années 1990. Elle est accusée d’avoir tué, enlevé ou mutilé des dizaines de milliers de personnes. Chassée d’Ouganda, elle se signale depuis quelques années en RDC, en Centrafrique et au Sud soudan.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 03:23

 

 

 

Olivier Gabirault


*Ancien Président de la Commission Internationale Coopération et Développement de l’Assemblée Internationale des Parlementaires de langue française

 

Les députés ont un rôle essentiel dans tout pays et surtout dans une démocratie  naissante comme celle de la République Centrafricaine. Les députés centrafricains ne doivent pas être attirés ou se contenter prioritairement, exclusivement des avantages qui s’attachent  à leur statut, notamment des indemnités élevées, l’immunité parlementaire que beaucoup d’entre eux interprètent comme une protection juridique absolue contre tous leurs actes, selon l’opinion courante.

Il convient de préciser que l’immunité parlementaire prévue par l’article 52 de notre constitution, n’est pas un privilège qui met le député au dessus du droit commun, c’est à dire de la loi. Elle  comprend très clairement deux aspects :

 - L’immunité fonctionnelle ou d’irresponsabilité : cette immunité ne  permet pas au député d’échapper aux conséquences judiciaires des actes qu’il commet dans la vie quotidienne, mais le protège beaucoup plus, dans le cadre de ses fonctions, contre les mesures d’intimidations du pouvoir politique tout en garantissant son indépendance ainsi que celle de l’Assemblée Nationale à l’égard du Gouvernement.

- l’inviolabilité : un député peut être poursuivi pour des activités extra-parlementaires. Cependant pour qu’il soit arrêté, il faut que son immunité soit levée par ses pairs, sauf cas de flagrant délit, crime ou condamnation définitive. De nombreux exemples de députés européens et français poursuivis par exemple pour incitation à la haine raciale, détournements de fonds publics, corruption, trafic d’influence, abus de biens sociaux et dont l’immunité a été levée existent. Même si l’immunité est perpétuelle dans ce sens que les opinions du député dans le cadre de ses fonctions sont protégées pendant et après son mandat, elle n’est pas totale et le député peut être poursuivi comme un simple citoyen.

L’immunité ne couvre ni son domicile, ni ses biens, ni les détournements des fonds ou biens de l’Assemblée Nationale.

J’ai insisté sur l’immunité parlementaire non pas par réflexe de formateur parlementaire, mais pour faire  éviter d’une part des abus et  surtout montrer comment nos élus qui bénéficient pourtant d’une protection exceptionnelle accordée par la constitution contre des mesures d’intimidations politique dans le cadre de leurs fonctions, se recroquevillent malgré tout  dans leur carapace pour garder silence face au pays dont l’avenir se détruit, se consume sous leurs yeux, en véritables spectateurs inciviques, loin de représenter la nation.

La deuxième précision également importante  est qu’un député, même élu par une circonscription donnée ou grâce au  soutien logistique, politique d’un parti, est d’abord un représentant de la nation, dans le cadre de ce que l’on appelle  la souveraineté nationale, par opposition à la souveraineté populaire qui s’exprime par un mandat impératif. C’est pour cette raison que notre constitution (art 53) interdit le mandat impératif.

Toutes ces précisions étant rapidement données, voyons maintenant en quoi l’Assemblée Nationale et les députés qui la composent ont une responsabilité très lourde et historique sous le régime au pouvoir après la période de transition, depuis 2005 à ce jour.

  ASSEMBLEE NATIONALE DE COMPLAISANCE 

 Après la période de transition, la nouvelle Assemblée Nationale mise en place en 2005 a tout d’abord commencé sa législature dans l’irrégularité totale. En effet,juste après son élection en 2005, le Chef de l’Etat a convoqué l’Assemblée Nationale, en violation de la constitution, du fait qu’il n’était pas encore investi dans ses fonctions par la Cour Constitutionnelle. De son côté, l’Assemblée Nationale avait elle aussi, en toute illégalité mis son bureau en place sur la base d’un règlement intérieur qui s’est référé à la constitution du 14 janvier 1995, elle-même suspendue et remplacée par celle du 27 septembre 2004. C’est donc sur une telle voie d’irrégularités qu’ont débuté le mandat du Président de la République et la législature 2005-2010 des élus de la nation pour la gestion du pays.

Le rôle joué par l’Assemblée Nationale sous le régime du Président BOZIZE est humainement cynique et historiquement incivique. Cette institution qui devrait, par son rôle de représentation de la nation , quelle que soit sa composition et surtout de contrôle de l’Exécutif, peser de tout son poids dans les crises à répétition que le pays a connues pour préserver la paix et l’unité nationale, s’est malheureusement comportée exactement comme le prolongement d’un parti politique soutenant inconditionnellement un pouvoir ayant des visées de totalitarisme. Elle n’a chanté que les louanges du pouvoir exécutif tout en le suivant machinalement dans ses égarements. Les quelques faits ci-après, parmi tant d’autres, le démontrent amplement et retiennent pour l’histoire la responsabilité des députés dans le retard et la destruction du pays.

 1°) ABSENCE DE CONTÔLE PARLEMENTAIRE

Le contrôle de l’action du Gouvernement est l’une des fonctions principales du Parlement et fournit aux députés une gamme étendue de moyens notamment : le droit permanent à l’information (audition des Ministres), les questions écrites (demandes de renseignements ou d’explications au gouvernement formulées par écrit pouvant être transformées en questions orales s’il n’y a pas eu de réponses), les questions orales avec ou sans débat, la constitution de commissions d’enquêtes pour recueillir des informations sur des faits déterminés n’ayant pas fait l’objet de poursuites judiciaires, les commissions de contrôle pour examiner la gestion administrative, financière ou technique des services publics ou entreprises nationales, le contrôle budgétaire, moyen très important de vérification du travail du gouvernement, les questions au gouvernement ou questions d’actualité, portant sur des problèmes d’actualité.

Malheureusement, rien de tout cela n’est véritablement fait par l’Assemblée Nationale.

2°) QUESTIONS ORALES AU GOUVERNEMENT SUR UNE BASE  SELECTIVE 

L’interpellation des membres du Gouvernement sur des questions préoccupantes du pays ne concerne que certains  Ministres. C’est ainsi par exemple que le Ministre de la Défense nationale n’est jamais interpellé sur l’insécurité grandissante et préoccupante qui empêche le pays de vivre, en commençant par le paysan qui ne peut pas se rendre au champ ou au marché le plus proche pour écouler ses produits et qui touche  maintenant les éleveurs avec comme conséquence le prix élevé et la rareté de la viande de bœufs, depuis toujours à la portée de la bourse de la population, dans un pays qui comptait autant d’habitants  que de têtes de bœufs. La République Centrafricaine est devenue le pays où des groupes armés étrangers viennent s’installer sans inquiétude et piller, violer, enlever la population.                                 Par ailleurs, alors  que des dossiers tels URAMINES, AREVA, LOBAYE GOLD etc. ont défrayé les chroniques pendant longtemps tant sur le plan national et  international, le pouvoir se cache désormais derrière le Directeur Général des Mines pour ne pas être vu face aux conséquences de ses crimes économiques.

Les questions concernant les arriérés de salaires, leur déblocage, le cumul de fonctions par le Chef de l’Etat, à la fois Ministre de la Défense Nationale, Président du Comité de Trésorerie de l’Etat, Responsable d’une organisation politique dénommée KNK etc. ne sont jamais évoquées par l’Assemblée Nationale.

A titre de rappel, le déblocage partiel actuel des salaires n’a été obtenu que courageusement par des députés de la législature 1987-1992, de surcroit sous un régime du RDC, pourtant de parti unique à l’époque. En ce qui concerne le procès intenté contre le Chef de l’Etat par un digne compatriote au sujet du cumul de fonctions, des parlementaires responsables devraient être couverts de honte car leur rôle a été joué par un courageux centrafricain, alors qu’ils sont protégés par une immunité qui leur permet de soulever toutes les questions concernant la vie de la nation. Cette action que l’histoire centrafricaine retiendra a été un très grand enseignement à la fois pour le Chef de l’Etat lui-même et la nation dans son ensemble, car ayant permis clairement de faire comprendre que la République Centrafricaine ne doit pas être dirigée éternellement avec des réflexes passéistes. Il démontre très clairement que l’impunité ne doit plus être tolérée à quelque niveau que ce soit et que la même constitution que le Président de la République viole donne le droit de le poursuivre. Un autre enseignement très important de cette action judiciaire est que le Président de la République n’est pas un citoyen différent des autres en dehors d’une protection fonctionnelle prévue par la constitution, et surtout qu’il peut répondre de ses actes à un moment ou un autre devant la justice.

 4°) ABSENCE D’ENQUÊTES PARLEMENTAIRES.     

Les enquêtes parlementaires sont inexistantes alors que de nombreux dossiers troublants préoccupaient l’opinion nationale et internationale, notamment les concessions minières dans des conditions nébuleuses à des sociétés telles URAMINES, LOBAYE GOLDS ou MINERAL MANNING NOBLESS, COMIGEM etc.

La présence, ensuite le départ silencieux de la République Centrafricaine de la puissante société minière DE BEERS nécessitait par ailleurs des explications au peuple centrafricain pour l’espoir qui lui avait été donné officiellement sur l’amélioration considérable de son sort par les ressources devant être générées par les activités de celle-ci.

 Le pouvoir ayant demandé à la population de manifester contre AREVA au sujet de l’acquisition pourtant régulière par celle-ci des actions vendues par URAMINES, elle-même actionnaire majoritaire (plus de 93% des parts face à l’Etat) selon la convention cachée jusqu’ici par le gouvernement (voir : l’uranium de Bakouma par Olivier GABIRAULT), une enquête parlementaire qui devrait avoir toute sa justification et toute son importance aurait  pu se mettre en place pour clarifier cette obscure situation, si l’Assemblée Nationale était réellement responsable et fonctionnait normalement.

La société URAMINES a vendu à AREVA ses droits d’exploitation sur l’uranium de BAKOUMA exactement comme si elle était propriétaire de ces richesses pour une somme de 2,5 Milliards de dollars (deux milliards et demi de dollars), c’est à dire l’équivalant d’au moins 15 ans des recettes propres de l’Etat centrafricain, sur la base d’un montant de 85 198 663 000CFA au titre de l’année 2007 sur un budget global de l’époque de 125 298 663 000 CFA (ressources extérieures et dons compris). Même si le pouvoir avait pu obtenir seulement ¼ du montant de vente par URAMINES à AREVA, il aurait pu, si cette somme est honnêtement gérée, éponger la totalité des arriérés de salaires, pensions et bourses, en assurer le paiement régulier, relancer considérablement l’économie nationale, financer les infrastructures sanitaires, scolaires, routières, électriques, bref , relancer l’économie sur des bases durables et lutter plus efficacement contre la misère.                                

Si le pouvoir a pu obtenir 12°/° avec AREVA en secondes négociations après que cette société ait acheté les droits d’URAMINES, cela signifie qu’il pouvait valablement obtenir au moins 30°/° avec la première entreprise, au moment où la quantité initiale d’uranium estimée dans un premier temps à 18 000t est passée à 32000 t, et surtout à l’époque où le le prix de cette ressource avait flambé, passant de  25$ la  livre en 2005 à 135$ la livre en 2007).                                                                                                                                                                En clair, une Assemblée Nationale responsable n’aurait fermé ni les yeux, ni les oreilles sur la valeur que représente réellement nos ressources naturelles et les opportunités qu’elles offrent, lesquelles, au lieu d’aider le pays qui sombre désespérément dans la misère la plus noire, ont purement et simplement  fait l’objet d’une prédation historique.

5°) ABSENCE DE CONTRÔLE BUDGETAIRE

Dans un pays aux ressources faibles, c’est incontestablement la gestion rationnelle et honnête de ces moyens qui devrait faire l’objet d’un accent particulier au niveau de l’Exécutif et d’un contrôle nécessaire et rigoureux de l’Assemblée Nationale. Par ailleurs, c’est surtout le vote  et l’exécution du budget qui offrent le moyen le plus efficace du contrôle de l’action du gouvernement  par le Parlement. Or non seulement ce travail n’est pas fait par notre Assemblée Nationale qui craint de gêner l’Exécutif à cause de la menace de dissolution que ce dernier lui brandit ostensiblement pour la dissuader dans ses prérogatives, mais elle a même voté en toute irrégularité et en toute complaisance le budget 2008. En effet, le vote de ce budget est intervenu dans une période comprise entre la démission du Gouvernement qui l’a initié et la formation d’un autre Gouvernement qui n’avait pas encore présenté son programme à l’approbation des élus du peuple.     Autrement dit ce projet n’a pas été présenté et soutenu par un Gouvernement véritablement responsable devant l’Assemblée Nationale, mais par l’ancien Ministre des Finances du gouvernement dissous ancien Gouvernement qui n’était même pas officiellement reconduit dans le nouveau, non formé au moment de la présentation du budget devant l’Assemblée Nationale.

Des députés responsables n’auraient pas non plus fermé les yeux sur un tel bricolage.

   6°) ASSEMBLEE NATIONALE PORTE- PAROLE ET COMPLICE DE L’EXECUTIF

Dans la crise qui a suivi le Dialogue National et l’élection du Président de la République, objet de la convocation d’un Dialogue Politique Inclusif, le silence des députés, les discours du Président de l’Assemblée Nationale prenant fait et cause pour le Président de la République quant à l’option militaire choisie par ce dernier, contrairement au dialogue prôné par l’ensemble des composantes de la nation ainsi que la communauté internationale, étaient                                                                                                                                                 ahurissants. Même une Assemblée Nationale de parti unique (1987-1992)  sous le régime du RDC n’a pas eu un seul instant à s’écarter de l’intérêt supérieur de la nation comme ce que le peuple constate aujourd’hui avec surprise et exaspération de ses représentants dans un système de multipartisme.

Si le Président de l’Assemblée Nationale a déclaré qu’il ne faut pas compter sur lui pour faire ombrage à l’Exécutif, on comprend facilement l’attitude de l’institution qu’il dirige, face aux graves problèmes qui minent profondément et dangereusement la société centrafricaine.  Il ne s’agissait pourtant pas pour l’Assemblée Nationale de faire ombrage à l’Exécutif comme l’avait affirmé son Président, mais de jouer tout simplement le rôle que la constitution lui a dévolu.

                                                                                                                                                   La démission de l’Assemblée Nationale dans son rôle de représentation directe des intérêts du peuple centrafricain a été totale. En effet, qu’il s’agisse des crises qui ont dangereusement secoué le pays, menaçant visiblement sa cohésion, son unité ou du bradage des richesses naturelles dont la gestion honnête, transparente aurait perms de lutter contre la misère avilissante dans laquelle se débat la population, l’Assemblée Nationale n’a été qu’à la remorque systématique du pouvoir exécutif qui lui dicte tout. 

 

7°) ASSEMBLEE NATIONALE COMPLICE DU RECUL DE LA DEMOCRATIE

Le vote machinal de l’Assemblée Nationale du projet de loi concernant la réforme de la Magistrature, tendant  à remettre en cause d’une manière ou d’une autre l’indépendance de ce corps, autrement dit le pouvoir judiciaire, procède d’une sombre stratégie consistant à faire consacrer l’effectivité des pouvoirs de l’Etat entre les mains d’un seul individu ou groupe d’individus. L’Assemblée Nationale qui avait déjà « vendu »  à l’Exécutif ses  propres prérogatives conférées par la Constitution, n’a pas un seul instant hésité à voter ce projet de loi ayant pour objectif caché la disparition du seul des trois pouvoirs qui restait, le pouvoir judiciaire.                                                                                                                                          

 8°) ASSEMBLEE NATIONALE PLUS RESPECTUEUSE DE LA VOLONTE DE L’EXECUTIF QUE DU CONSENSUS NATIONAL

Le caractère extrêmement sensible de la loi d’amnistie devant être votée pour permettre la tenue du Dialogue Politique Inclusif à BANGUI et faire ramener une paix durable nécessaire à la reconstruction de la République Centrafricaine a permis pour la première fois l’audition des différentes composantes de la nation sur un projet de texte soumis à l’examen de l’Assemblée nationale. Malgré le consensus qui s’est dégagé à l’issue de cette audition, l’Assemblée Nationale, sur les instructions de l’Exécutif, n’a pas hésité à la dernière minute à mettre de côté la volonté du plus grand nombre en s’illustrant par des vices de procédure et de forme quant au vote de ce texte, dans un esprit contraire à la sérénité recherchée pour la tenue du Dialogue Politique Inclusif.

9°) ASSEMBLEE NATIONALE PREOCCUPEE UNIQUEMENT PAR LES INTERÊTS DE SES MEMRES

Dans un pays où la misère est galopante, où les retards cumulés de salaires, pensions ; bourses atteignent plusieurs années, dont les boursiers de l’Etranger recourent à la grève de faim pour réclamer leurs droits, où la stagnation des salaires  des fonctionnaires remonte à plus d’un quart de siècle, où ces mêmes salaires ont paradoxalement été réduits de 25% en 2004 pour les tranches égales ou supérieures à 300 000 CFA, où le train de vie des hauts dirigeants ont connu au contraire une nette amélioration par la hausse ainsi que la création de nombreuses indemnités, les députés n’ont pensé qu’à leurs propres intérêts au détriment de ceux de la nation.

En votant par ailleurs systématiquement l’augmentation des impôts et taxes, ils ont contribué directement ou indirectement à l’accentuation de la souffrance de la population par la hausse effrénée des prix des denrées sensibles et de première nécessité.

L’indemnité parlementaire élevée ou les avantages matériels et juridiques exceptionnels accordés aux députés dans le monde recherchent deux objectifs principaux consistant essentiellement à les mettre à la fois à l’abri des besoins, surtout de la corruption,                                               et des intimidations  de l’exécutif quant à leur liberté pour travailler dans l’intérêt de la nation. Malheureusement la fonction de député en Centrafrique est recherchée activement, uniquement pour ses divers avantages et non par conviction pour l’intérêt national dans un pays physiquement enclavé qui a l’impérieux besoin d’être désenclavé d’abord mentalement.

 

                                     

 

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 01:02

 

 

 

 

FACA

 

Il était une fois un général d’opérette enfermé dans sa tour d’ivoire, incapable de sécuriser son pays, présenté comme invalide par certains membres de son propre clan qui se livrent de plus en plus ouvertement à une bataille féroce pour son fauteuil. Se sachant complètement perdu, il décida d’emmerder au maximum ses compatriotes, en attendant sa déchéance. 

 

Ce général d’opérette dont les actes sont en décalage croissant avec les tristes réalités de son pays, c’est… François Bozizé. C’est à croire qu’il y a quelque chose de suicidaire chez cet homme qui ne semble pas avoir pris toute la mesure du danger guettant le pays.  Il  s’emploie méthodiquement à s’enfermer dans un autisme inquiétant.


Alors que des orages s’amoncellent à l’horizon et que le ciel centrafricain dégage en permanence un parfum de désespoir sur fond de détournement de fonds publics,  François Bozizé ne trouve mieux à faire que d’accorder des promotions à ceux-là mêmes qui organisent ce pillage des ressources étatiques. 


La preuve, il a nommé mardi le général Guillaume Lapo aux fonctions de chef d’État-Major des Forces armées centrafricaines (FACA), poste vacant depuis le décès fin octobre du général de division André Mazi. En somme une prime à la délinquance en col blanc.


Faut-il le rappeler, Guillaume Lapo, précédemment directeur général du Trésor public, était au cœur d’une énorme entreprise de détournement de deniers publics sur fond de conflit d’intérêts. En plus d’avoir créé une entreprise dénommée « POLYGONE » qui raflait nombre de marchés publics de l’État tel celui de la clôture du ministère des finances, ce qui lui permit de se faire verser par le Trésor public plusieurs millions de CFA, il était devenu champion toute catégorie de surfacturation, détenteur du record des invraisemblances. Tel est l’exemple effarant des chiottes de  son bureau qu’il aurait fait réparer pour un montant de 10 millions de F CFA ainsi que la facture d’un véhicule de fonction pour un montant déclaré de 149 millions de F CFA.  

 

Mbana na mbana (c’est un fait express) 

 

Au-delà du caractère invraisemblable de ces nominations qui démontrent bien que François Bozizé n’a rien à foutre de la situation du pays se pose la question des velléités qu’elles cachent.

 

Il y a là, à l’évidence, une réelle volonté de provoquer des troubles à travers le pays en mécontentant les militaires qui, on le sait, sont très hostiles à l’idée d’avoir comme chef d’État-Major, un simple commissaire militaire (qui n’a pas achevé son cursus à Montpellier). Celui-là même qui n’a pas laissé que de bons souvenirs aux troupes du temps où il officiait comme intendant de l’armée et qu’il détournait les PGA (prime générale d’alimentation) des soldats avec la complicité d’un certain… François Bozizé.  

 

C’est dire qu’en chargeant ainsi davantage la barque qui, ces temps-ci, paraît déjà dans un sale état alors que se multiplient les avis de tempête, Bozizé entend clairement irriter, voire même humilier, les jeunes officiers des FACA formés dans les différentes académies militaires qui auraient aimé prendre la relève de leurs aînés, devenus amorphes. 

 

L’Histoire nous a appris que les frustrations sont sources de rébellion. Or, il eût été si facile de rompre avec les coteries nauséabondes du temps de Bokassa et ripoliner l’image de cette armée clochardisée en choisissant un jeune officier pour la commander.

 

Il est donc à craindre que les Ludovic Ngaïfei (actuellement sous-chef d’État-Major), José Galloty et autres Dolewaye viennent à rejeter l’autorité de Guillaume Lapo en contestant ses compétences militaires qu’il a diluées pendant plusieurs années dans les billets de CFA et les cuisses de minettes.  

 

Un jour viendra, il est plus que proche, François Bozizé devra s’en prendre à lui-même. Car il ne fera que récolter ce qu’il a semé après tant d’années d’incurie, de laxisme et de politique à courte vue.


Adrien POUSSOU

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 00:32

 

 

palais-Elysee.JPG



Par Eric Mettout, lexpress.fr le 22/11/2011 à 12:59, mis à jour à 15:53

 

Six énormes fautes d'orthographe en trois très courts paragraphes: l'hommage de la présidence de la République à Danielle Mitterrand manque à tous ses devoirs... de français. La disparition, ce mardi, de Danielle Mitterrand a provoqué nombre de réactions, chez les Français, chez ses amis, chez ses amis politiques et, ex-Première dame de France oblige, chez de nombreuses personnalités publiques et responsables d'institutions.

 

L'Elysée ne pouvait ignorer son décès. La présidence de la République s'est donc fendue d'un communiqué tout ce qu'il y a de convenable, convenu... et à la syntaxe aussi approximative que son orthographe. Nicolas Sarkozy y présente pour commencer ses "plus profondes condoléances à ses enfants, à ses petits enfants et à l'ensemble sa famille (sic)". A ses "petits enfants" ou à ses "petits-enfants"? "L'ensemble DE sa famille", peut-être?

 

Ce sont les premières des six (6) fautes d'orthographe qui pimentent ce texte de trois très courts paragraphes. Danielle Mitterrand y est ensuite dépeinte comme "une femme qui n'abdiqua jamais ses valeurs et poursuivi (sic) jusqu'au bout de ses forces les combats qu'elle jugeait justes." "Jamais, ni l'épreuve, ni la victoire ne la firent dévier du chemin qu'elle s'était tracée (resic)". De même, elle "su (reresic) faire preuve d'une indépendance d'esprit, d'une volonté et d'une dignité exceptionnelle (rereresic)".

 

Conclusion de cet hommage tout aussi indigne de la présidence de la République que de la trace que laissera Danielle Mitterrand dans l'histoire de notre pays: "A sa juste place, elle a donc su, aussi, servir la France que nous aimons". Pas celle du Larousse, ni du Petit Robert.

 


 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 00:19

 

 

 

 

Mme Margret Vogt

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 22 Novembre 2011 13:36


Le Comité de Pilotage du programme, de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants, a quitté Bangui ce 22 novembre 2011, pour se rendre dans plusieurs localités affectées par les conflits armées en Centrafrique. Bozoum, Bossangoa, Betoko, Beboura, Bocaranga, Paoua, Markounda, Ngaoundaye, et Kowone, seront visitées par le comité de pilotage du DDR.

 

L’objectif de cette mission est d’échanger avec les populations sur les questions concernant la paix, la sécurité, la réconciliation, le civisme et le développement communautaire.

 

Cette tournée permettra aussi aux acteurs du DDR, de maintenir un contact permanant avec les combattants nouvellement démobilisés ainsi que les communautés d’accueil.

 

La mission va durer jusqu’au 04 décembre prochain. Elle est dirigée par Margaret VOGT, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique en sa qualité de la présidente dudit Comité de pilotage. Quatre membres du Gouvernement y prennent également part.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 00:04

 

 

 

journaux de Bangui

 

Patrick-Agoundou-de-la-Plume.JPG


Bangui 22 nov 2011 - « Plus juste qu’on fait croire aux gens, l’avenir nous rattrapera » ; disait un dicton thaïlandais. Les membres composant du Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante d Centrafrique (GEPPIC) viennent de prendre une décision. Ces derniers ont décidé de la destitution sans condition de Patrick AGOUNDOU de la présidence dudit groupement. La décision a été prise le samedi dernier au cours d’une assemblée des membres du GEPPIC.


Selon les informations, le sulfureux Agoundou qui n’est autre que le directeur de publication du journal « La Plume » à Bangui, journal pro-gouvernemental qui dédie sa ligne éditoriale pour injurier ses confrères journalistes, a, en tant que président du GEPPIC volé, détourné, escroqué des paisibles contribuables en leur faisant croire qu’il agit au nom du groupement.

 

Ce dernier a écrit des lettres parallèles au nom du GEPPIC  tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la République centrafricaine afin de bénéficier des aides qu’il s’en accapare à titre individuel. Pis encore, Agoundou a détourné les fonds alloués à l’organisation du récent atelier de restitution de la FREMAC (la plateforme des éditeurs des médias de l’Afrique centrale) à Bangui dont le montant détourné s’élève à 500.000 F CFA. Autre gaffe commise par celui qui se prend pourtant pour un sacro-saint, l’usurpation de titre car il rackette des hommes politiques, les ambassades et autres institutions pour prendre de l’argent sur eux.

 

Comme si toutes ces gaffes ne lui suffisait, un de ses confrères qui a voulu en parler s’est vu attirer la foudre d’Agoundou, ayant consacré une page de son éditorial à l’injurier, puisque comme tout le monde le sait, c’est un journal, non pas d’information, mais plutôt de règlements de comptes. Lors d’une rencontre de la presse locale à travers un atelier qui s’est tenu à Bangui au stade 20.000 places, les journalistes centrafricains ont crié leur ras-le-bol.

 

Pour certains, il est inconcevable qu’un bon à rien qui passe prendre la tête du GEPPIC. Certains journalistes qui avaient pris part à l’assemblée élective qui a eu lieu à Boali, ont regretté leur acte. Aujourd’hui, les journalistes ont pris une décision ferme en date du samedi 19 novembre 2011, de destituer le voleur Agoundou de la tête du GEPPIC car, disent-ils, il n’honore pas la presse privée centrafricaine, passant tout son temps à courir derrière les gens pour quémander des miettes. Il est donc clair que ce dernier fait la honte de toute la presse centrafricaine car il est inconcevable qu’un voleur, escroc et grand détourneur continue de siéger à la tête du GEPPIC.

 

Correspondance particulière de Bangui pour C.A.P

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