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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 15:18

 

 

 

Valérie Amos en Centrafrique

 

Visite de la coordinatrice des secours d’urgence

 

http://www.temoignages.re/ 

 

Coordonnatrice des secours d’urgence et Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies, Valerie Amos, sera en République centrafricaine à partir de mardi. Du 18 au 20, elle sera à Bangui et ira sur le terrain.

 

NEW YORK, 16 février 2014/African Press Organization (APO)

 

La Coordinatrice des secours d’urgence et Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies, Valerie Amos, sera en mission en République centrafricaine du 18 au 20 février. Mme Amos sera accompagnée par le Directeur exécutif d’ONUSIDA, Michel Sidibe, la Commissaire aux affaires politiques de l’Union africaine, Mme Aicha L. Abdullahi, et la Sous-Secrétaire générale à la sûreté et à la sécurité, Mme Mbaranga Gasarabwe.

 

La République centrafricaine connaît une crise humanitaire de grande ampleur. Plus de 700 000 personnes sont déplacées sur le territoire, dont 288 000 personnes dans la seule capitale Bangui. 86 000 personnes se sont réfugiées dans les pays voisins. Quelque 2,6 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire immédiate, alors que les rapports d’atrocités, d’attaques sur les civils et les acteurs humanitaires continuent.

 

Mme Amos souhaite faire le point sur la grave crise humanitaire qui touche la République centrafricaine, qui s’est détériorée depuis début décembre, et aussi comprendre les défis que rencontrent les acteurs humanitaires. Son programme inclut des visites de terrain dans les zones touchées par la crise, des entrevues avec des hauts représentants du gouvernement, des représentants des Nations Unies, des ONG internationales, des pays donateurs, des chefs religieux et des personnes touchées par la crise.

 

Le 20 février, il est prévu que Mme Amos donne une conférence de presse pour conclure sa visite.

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) (2014-02-15  16:41:40)

 

Une délégation mixte Nations Unies et Union Africaine conduite par Valerie Amos, coordinatrice des secours d'urgence et Secrétaire générale adjointe aux Affaires humanitaires de l'ONU, est attendue dans la capitale centrafricaine mardi prochain pour une mission de suivi-évaluation de l'assistance humanitaire, a-t-on appris de source onusienne. 

Valerie Amos attendue mardi à Bangui à la tête d'une mission de suivi de l'assistance humanitaire
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 15:06

 

 

 

 

 

                   1

Vous avez marché de vos pas européens

qui asticotent les choses de la matière

partout dans les caillots noirs

vous vous nourrissez du sang du progrès

cette fusée disparait derrière les nuages.

                   2

Chacun son pas laissez l’Afrique

pardonner les Crimes contre

les gens crédules de bonne foi

l’Afrique se saisit sa tête dans ses mains

elles ont bâti le monde entier.

                   3

Maintenant elle marche de son pas

la maison est haute gigantesque

mère sur tes bienfaits Afrique

maintenant elle serre son esprit

dans ses mains poursuit les récoltes.

                   4

Maintenant l’Afrique marche de son pas

tranquille des deux saisons

elles ont accordé à tous le pardon

maintenant l’Afrique n’engraisse pas

la dent du caïman d’Asie.

                   5

Des termitières nouvelles naissent

où les mettre ces progrès mâchoires

comment une personne espèce

se scinde multiple masses

une personne est-elle tant de besoins?

6

Terre d’Afrique tiens les à l’écart

les gronde rogne voici mon argent

venin jaune dragon termite

une personne se transforme t-elle

en contre façon dévorante?

                   7

Maintenant tiens les à l’écart

tous ils sont tromperies illusions

assez ! les termitières ont faim

ils accourent grogner dans

la chair de ta terre la contre façon

à l’écart de l’Afrique.

                   8

Maintenant tu enserres tes mains

tes champs ton Esprit de la

houe baignent des sueurs des

larmes de joie des armes

à côté tu poses la perplexité

par terre la faiblesse imposée

à l’écart tous !

                   9

Que faire avenir de l’Afrique

Une saison le repos l’autre la

Récolte une saison.

                   10

Maintenant Afrique, aucun

de ces animaux fouineurs

emmurés sous terre n’est ici

ta maison est haute gigantesque

mère ce bienfait de tes enfants

uniquement d’un repas par jour

homme seul se bouscule t-il espace ?

                   11

Esprit de l’Animisme des Pères

tu accouches d’une personne entière

parfait complètement de la Terre

quelle saison y a-t-il qu’un

tronc ne tienne pas debout.

                   12

Il n’y a pas de raison qu’une

eau cette Rivière ne coule clair

champ cet œil de sagaie

il y a au gué une calebasse

ronde de paix on boit armé

de mitraillettes. La paix c’est la guerre.

                   13

Maintenant Jeunes Gens

L’Afrique Nouvelle Vous n’avez

pas vingt ans. Ces adolescents

de Bossangoa de toute l’Afrique.

Votre œil de fusil rouge et noir

Sang des veilles.

                   14

Vos oreilles chient leurs téléphones

chient la merde de contre façon des animaux

fouineurs ces poules entassées

en cages attendant leur cuisson

la mort maintenant l’Afrique

mère serre son Esprit dans ses mains.

                   15

Maintenant Unité Dignité Travail

la capitale de l’Afrique c’est

l’Afrique ce n’est pas London

Paris Washington c’est ici

que naît chaque Esprit

armé de ces mains humaines

maintenant, chacun pas est en marche.

 

                                      BAMBOTE MAKOMBO

                                      27 -31 oct. 2013

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 14:53

 

 

 

 

 

Samedi, 15 Février 2014 12:03 AEM – AFP Par Anne LE COZ

 

BANGUI, République centrafricaine - Dans la salle d'audience poussiéreuse du Tribunal de grande instance de Bangui, une mobylette est garée. Ici, personne n'a été jugé depuis des mois.

 

En Centrafrique, les criminels vont librement, en toute impunité: il n'y a pas de policiers ou gendarmes pour les arrêter, plus de prison pour les incarcérer et les magistrats vivent la peur au ventre.

 

"La justice fait son travail, assure pourtant à l'AFP la toute nouvelle Garde des Sceaux Isabelle Gaudeuille. Le problème c'est que nous n'avons pas les moyens de la faire appliquer".

 

"Chaque jour, le procureur ouvre des enquêtes, des dossiers sont bouclés, des auteurs des crimes identifiés, des mandats d'arrêt émis mais il n'y a personne pour nous amener les criminels et les locaux de la gendarmerie sont saturés, explique-t-elle. La justice est une chaîne et s'il manque des maillons, cela ne peut pas fonctionner."

 

Selon la Croix-Rouge centrafricaine, plus de 1.100 personnes ont été tuées par balles ou à l'arme blanche depuis le 5 décembre à Bangui, en dépit du déclenchement de l'opération militaire française Sangaris, censée restaurer, aux côtés de la force africaine Misca, la sécurité dans le pays plongé dans le chaos depuis un coup d'Etat en mars 2013.

 

"La situation de la justice, c'est que tous les magistrats du pays se sont réfugiés à Bangui, qu'ils n'ont pas été payés depuis 5 mois et que le procureur doit compter sur une vingtaine d'officiers de police judiciaire pour enquêter sur des centaines de meurtres !", explique Florent Geel, directeur Afrique de la Fédération internationale des Droits de l'homme (FIDH), en mission à Bangui.

 

"Nos partenaires internationaux nous ont fait des promesses mais nous n'avons pas reçu un sou, déplore Mme Gaudeuille. Les forces de sécurité restent embryonnaires, les magistrats font leur travail à pied, ils sont menacés et ne sont pas protégés, et leurs cabinets manquent des fournitures élémentaires".

 

L'impunité, une gangrène

 

Le procureur général de la République Eric Tambo explique à l'AFP que, comme la plupart de ses collègues, il ne vit plus chez lui. "Le 20 janvier, ma maison a été pillée après une attaque à la roquette" raconte-t-il, rappelant qu'en novembre, le directeur général des services judiciaires avait été tué et un autre magistrat gravement blessé le 9 février. Le même jour, un parlementaire avait été assassiné.

 

Principal magistrat sur le terrain à Bangui, le procureur près le Tribunal de grande instance, Ghislain Grésenguet, bénéficie quant à lui d'une escorte armée pendant la journée. "La nuit, je m'en remets à Dieu", dit-il.

 

Considérée comme la priorité des priorités, la Maison d'arrêt de Bangui, la seule prison du pays, devrait rouvrir ses portes lundi après avoir été sommairement réhabilitée. D'une capacité de 500 places, elle avait été fermée le 22 janvier après une attaque armée ayant permis l'évasion de tous les détenus, et devrait désormais être placée sous la protection de la force africaine Misca.

 

Mais, s'interroge la ministre de la Justice, "qui va sécuriser le Palais de Justice quand les audiences reprendront ? Qui filtrera les entrées ?".

 

En province, la situation est pire: "il n'y a actuellement aucun magistrat en poste dans l'arrière-pays", confirme la Garde des Sceaux, qui travaille à la mise en place, avec le concours de la FIDH, d'une "juridiction spécialisée pour les crimes de sang qui ait compétence sur l'ensemble du territoire".

 

"Il faut mettre un terme au sentiment d'impunité, insiste-t-elle. Le discours d'ouverture et de dialogue est dépassé, maintenant il faut réprimer".

 

Pour Florent Geel, "l'impunité est une véritable gangrène et constitue une des causes du conflit" en Centrafrique. Selon lui, la FIDH avait "déjà identifié lors de précédentes rébellions en 2002, 2003 et 2004 de nombreux responsables d'exactions qu'elle retrouve en 2013 et 2014".

 

"Ils n'ont pas été traduits en justice et ont encore repris les armes pour tuer, piller et s'accaparer les richesses des populations. Il faut mettre un terme au règne de l'impunité en Centrafrique si l'on veut espérer la paix un jour dans ce pays", souligne-t-il.

La justice centrafricaine, un défi titanesque
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 14:21

 

 

 

 

 

Pana 15/02/2014

 

Une nouvelle vague constituée de 250 Camerounais en provenance de Bangui, en République centrafricaine (RCA), est arrivée jeudi dans la nuit à l’aéroport international de Douala, par un vol de la Cameroon Airlines Corporation (CAMAIR-CO), a appris ce vendredi la PANA, de source policière.

 

Cette évacuation des Camerounais vivant en RCA fait partie du nouveau pont aérien humanitaire entre Douala et Bangui décidé jeudi dernier par le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, pour venir en aide à ses nombreux compatriotes pris dans l’étau de la crise et des violences qui sévissent dans ce pays voisin depuis mars 2013.

C’est d’ailleurs le deuxième pont aérien humanitaire décidé par le président de la République du Cameroun depuis le début des violences en RCA.


Lors du premier pont aérien humanitaire qui s’est momentanément arrêté en janvier dernier, près de 4.000 hommes, femmes et enfants de nationalité camerounaise avaient été évacués de Bangui à Douala.


'Ce deuxième pont aérien humanitaire est parti pour durer, car le chef de l’Etat Paul Biya a exigé que des navettes Douala-Bangui-Douala puissent durer autant que de besoin, c’est-à-dire, aussi longtemps qu’il y aura des Camerounais à évacuer de la RCA', affirme Jérôme Ngoulabe en service à l’aéroport international de Douala.


En effet, malgré le régime de transition mis en place en RCA et présidé par Catherine Samba-Panza, ce pays reste en proie aux violences et exactions perpétrées sur les populations par des hommes armés et quelques brigands.

Centrafrique: Une nouvelle vague de Camerounais évacués
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 14:09

 

 

 

 

 

http://afrique.kongotimes.info/ Sunday, February 16, 2014

 

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), qui interviennent à Bangui en République centrafricaine dans le cadre de la Mission internationale de soutien à ce pays, sont parvenues de nouveau à neutraliser les rebelles Seleka dans le 5ème arrondissement dans le quartier Miskin à Bangui.

 

D’après le commandant des Forces de la Rdc, le lieutenant-colonel Fidel Itongola, l’assaut sur cet arrondissement a été lancé par ses troupes seules sur ordre du commandant des opérations de la Misca, le général de brigade Martin Tumenta pour boucler et désarmer les Seleka, qui continuaient de causer désolations parmi les populations chrétiennes.

 

« C’était autour de cinq heures du matin que nous avons terminé la mise en place de l’opération avec au total quatre cent hommes sans véhicules comme le quartier n’est pas loin de notre base, aussi pour éviter des bruits de peur d’alerter l’ennemi et à six heures, nous avons bouclé le quartier selon les instructions données.

 

Les éléments de couverture ont pris leur place, même pour ceux d’assaut et aussi les troupes de retraite. Lorsque tout le monde était en place, j’ai donc donné l’ordre d’exécution », a indiqué le lieutenant-colonel Fidel Itongola, trouvé dans le quartier général des Fardc, alors qu’on venait d’entendre la détonation d’un obus.

 

« Nous avons commencé par fractionner en trois parties le quartier et aussitôt terminé, les éléments d’assaut, les troupes d’assaut et de retraite ont commencé à fouiller maisons par maisons en surprenant les Seleka, auprès de qui nous avons récupéré plusieurs armes de guerre, déposées à la Base de la Misca ce matin », a-t-il ajouté. Parmi les armes, on a vu les A4, des lances roquettes et ses roquettes, les calibres 12, des munitions, des grenades, des couteaux, flèches et aussi leurs gris-gris. Certaines armes, a précisé l’officier des Fardc, ont été retrouvées cachées dans des toilettes, dans des puits d’eau.

 

« Il y avait une résistance de la part de Seleka, mais comme vous savez, nous avons de l’expérience en cette matière, et à chaque fois qu’on s’approchait d’eux, on évitait des affrontements pour les convaincre à déposer les armes, et ils déposaient après être persuadé. Dans notre méthode de travail, nous cherchons à dialoguer et à convaincre.

 

A leur approche, on se présente et nous dialoguons pour les persuader et la plupart nous ont facilité la tâche en nous laissant fouiller leur maison, ce qui ne s’est fait pas avec d’autre contingent qui s’affrontent avec les Seleka, occasionnant des tués parmi ces éléments et des troupes de la Misca », a renchéri le lieutenant-colonel, précisant que la population d’ici est déjà très pauvres et qu’il faut exploiter d’autres stratégies avant de penser à la force, surtout que la plupart sont des populations civiles, mais armées.

 

A en croire l’officier des Fardc, cette méthode de persuasion réussit souvent, mais n’exclut des résistances. « Le jour même de cette opération de bouclage de cet arrondissement, au sortir du quartier, il y a eu un groupe de jeunes Seleka, qui nous avait tendu une embuscade, mais qui a été déjouée par la population civile, qui est venue vite nous alerter. Aussitôt, nous avons envoyé une équipe précurseur pour s’entretenir avec ces jeunes, qui ont compris par après l’objet de notre mission et ont accepté de déposer leurs armes ».

 

Les habitants de cet arrondissement, réputé musulman, ont retrouvé leur calme, et après un passage hier par là, quelques tenanciers de quelques boutiques ont commencé à rouvrir, alors qu’à côté, des femmes, jeunes et certains adolescent, zébrés par le poids de la guerre, qui les a encore ruiné, vendent à la sauvette et à la criée des cacahuètes, farine de manioc,…

 

Yassa/depuis Bangui (Rca)

 

 

Published By www.KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.

Lu pour vous : Centrafrique : L'armée de RDC neutralise les Seleka dans un quartier de Bangui
Lu pour vous : Centrafrique : L'armée de RDC neutralise les Seleka dans un quartier de Bangui
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 01:25

 

 

 

 

 

Publié le 15/02/2014 à 06h00 , modifié le 15/02/2014 à 08h57 par Yves Harté

 

http://www.sudouest.fr/ 

 

Désolant. C'est le sentiment qui silencieusement prévaut dans l'état-major français quand on y parle de la Centrafrique. Désolant parce que les 1 600 soldats envoyés là-bas, que 400 devraient renforcer, sont dans une situation intenable. Il aurait fallu un miracle à l'ancienne pour que la seule arrivée de troupes françaises ramène le calme dans tout le pays, début décembre, quand fut décidée l'opération Sangaris. Le miracle n'a pas eu lieu. La vieille Afrique n'est plus. Or ce mince renfort aujourd'hui ne changera rien à la situation. Chacun sait qu'il faudrait 1 000 soldats par grande ville - 30 000 militaires, en somme - pour pouvoir prétendre stopper ce qui se change tout à la fois en guerre interconfessionnelle, en purification ethnique et en raids criminels.

http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gif

Mais comment la France aurait-elle pu contourner ce piège centrafricain, tendu dès le départ ? Ne pas intervenir aurait renoué avec le pire cauchemar qui hante les nuits de l'armée française, celui du Rwanda, et les quelques forces présentes n'auraient pu qu'assister sans intervenir à un massacre à grande échelle. Or, si cette tragédie a été évitée sur le moment, rien ne prouve qu'elle ne rôde pas, prête à se déchaîner sitôt qu'une armée régulière aura tourné le dos. C'est donc là l'échec de l'opération Sangaris. Et c'est surtout cette terrible solitude française, livrée à ce qu'il faut bien appeler un égoïsme européen, pour ne pas dire un cynisme absolu, qui contraint notre armée à se livrer à un maintien de l'ordre quand sa fonction première est de combattre sur le terrain.

 

Comment la France aurait-elle pu contourner ce piège centrafricain, tendu dès le départ ?  


C'est ainsi qu'il faut entendre l'appel à l'ONU, que la France conjure de trouver coûte que coûte des renforts suffisants. À défaut de quoi, la haine déferlera en masse, et ses démons que l'on prétendait exorciser n'auront été que repoussés. Tous les jours, des corps ballonnés, putréfiés sont retrouvés. Des flots de réfugiés musulmans quittent le pays vers le Tchad ou le Cameroun. Le Nord est gonflé du flot de ces convois qui ne charrient plus que les souvenirs d'une vie laissée plus bas, et chaque heure qui passe aggrave le risque d'une partition du pays. Deux nations, deux confessions campées de part et d'autre d'une terre autrefois unie, voilà le pire des scénarios au cœur névralgique de l'Afrique. Ce serait alors comme une sombre implosion qui menacerait tout un continent.

Lu pour vous : L'édito : "Centrafrique, mission impossible"
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:39

 

 

 

 

Bangui, le 15 février 2014: La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) réaffirme encore une fois que la partie centrafricaine du corridor qui relie la République centrafricaine (RCA) au port de Douala, au Cameroun, est totalement sécurisée. Elle souligne que cette voie peut être empruntée par les différentes agences humanitaires apportant une assistance aux populations affectées par la crise que connaît la RCA, ainsi que par les opérateurs commerciaux et autres.

 

Depuis le 18 janvier 2014, la MISCA a mis en place un dispositif pour escorter les véhicules qui utilisent cette voie, et ce suivant les modalités suivantes: les lundi, mercredi et vendredi, de la localité de Beloko, à la frontière avec le Cameroun, à Bangui; et les mardi, jeudi et samedi, de Bangui à la frontière camerounaise, pour raccompagner les véhicules ayant déchargé leurs cargaisons. Avec l'accord des autorités camerounaises, que la MISCA voudrait remercier très sincèrement pour leur soutien et coopération, des éléments de la Mission se déploient dans la localité de Garoua Boulaï, dernière étape avant de franchir la frontière avec la RCA, pour y regrouper les véhicules à escorter et rassurer ceux des chauffeurs qui, sur la foi des informations très parcellaires à leur disposition, évaluent mal la situation sur le corridor. 

 

À ce jour, la MISCA a escorté, le long de cette voie, quatre convois comprenant un total de quatre-cents seize (416) camions, dont quatre-vingt-dix (90) appartenant au Programme alimentaire mondial (PAM) et quarante (40) transportant des matériels pour l’opération française Sangaris, sans que la moindre difficulté n'ait été rencontrée. D’autres camions arrivés récemment à la frontière entre le Cameroun et la RCA seront escortés par une unité de la MISCA, le 17 février 2014. 

 

Ayant appris, par voie de presse, que le PAM a lancé, depuis le 12 février 2014, un pont aérien pour acheminer des vivres aux populations touchées par la crise en RCA au motif que la voie routière serait par trop aléatoire, la MISCA voudrait assurer les agences humanitaires que la composante militaire de la Mission est disposée à escorter et à protéger tous les convois humanitaires vers la RCA, ainsi qu'elle l'a déjà fait à la grande satisfaction des différents acteurs concernés. La MISCA est désireuse d'aider les agences humanitaires à éviter, autant que faire se peut, le recours à des ponts aériens coûteux à un moment où les ressources limitées disponibles devraient être utilisées aussi judicieusement que possible pour alléger les souffrances des populations centrafricaines éprouvées par la crise. À cet égard, la MISCA note avec une profonde préoccupation qu'en dépit de tous les efforts déployés, le financement effectif de l'action humanitaire reste encore très largement en deçà des besoins. Aussi, la Mission, tout en saluant l'appui généreux fourni par plusieurs partenaires internationaux, en appelle à une solidarité internationale beaucoup plus agissante à l'endroit du peuple centrafricain, à travers le décaissement rapide des fonds promis et la mobilisation de nouvelles ressources. 

 

La MISCA saisit cette occasion pour renouveler sa profonde appréciation du travail remarquable qu'accomplissent le PAM et d'autres agences humanitaires dans des conditions particulièrement difficiles. Elle loue le dévouement de leurs personnels et leur engagement au service des populations civiles centrafricaines. 

 

En portant une attention particulière à la sécurisation du corridor qui relie la RCA à la frontière avec le Cameroun, conformément au mandat donné par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) et le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2127(2013) et à son concept d'opération, la MISCA vise, outre la facilitation de l'acheminement de l'assistance humanitaire en RCA, la réalisation d’un autre objectif tout aussi essentiel pour la stabilisation de la RCA et son relèvement économique: garantir la fluidité des échanges commerciaux, ainsi que la maîtrise par l'État centrafricain de ses sources de revenu pour lui permettre de financer les activités liées à l'exercice de ses fonctions régaliennes. À ce sujet, la MISCA a initié des consultations avec le Gouvernement centrafricain pour étudier la possibilité du paiement, à Douala même, dans le cadre d'un guichet unique, des droits de douane et taxes connexes à acquitter sur les marchandises et autres biens destinés à la RCA. La mise en œuvre effective de cette mesure renforcera aussi la transparence dans la gestion des revenus de l'État. Il convient de rappeler que les ex-Seleka et autres éléments armés avaient érigé de nombreux barrages sur la partie centrafricaine du corridor, prélevant, en toute illégalité, des taxes sur les usagers et commettant toutes sortes d'exactions contre les civils empruntant cette voie vitale pour l'économie de la RCA. 

 

La MISCA souligne qu'une réponse humanitaire plus vigoureuse et un soutien socio-économique adéquat et diligent, notamment à travers la mise à disposition des ressources requises pour le paiement des arriérés de salaire dus aux personnels de la fonction publique et des pensions des retraités, contribueront grandement à la consolidation des avancées enregistrées par la MISCA et l'opération française Sangaris dans la stabilisation de la situation sécuritaire et, partant, à l'aboutissement du processus de transition en cours.

 

http://www.peaceau.org/fr/article/la-misca-reitere-son-engagement-a-continuer-a-securiser-les-convois-humanitaires-et-autres-sur-le-corridor-reliant-la-rac-a-la-frontiere-avec-le-cameroun#sthash.lrDp4Mzn.dpuf

 

 

 

 

La MISCA appréhende des dirigeants du groupe des anti-balaka à Bangui

 

La Mission poursuit également ses opérations d'escorte de convois sur le corridor reliant la République centrafricaine au Cameroun

 

Bangui, le 15 février 2014: La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et des éléments de l’opération Sangaris ont effectué, ce jour, une action conjointe de désarmement de groupes criminels dans le quartier de Boy Rabe, situé dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Cette opération a été effectuée à la demande des autorités judiciaires centrafricaines.  

     

Les éléments de la composante police de la MISCA, y compris des officiers de police judiciaire, ont débuté les opérations de fouille, de désarmement et d’interpellation à 06:00 heure locale, cependant que des unités militaires des deux Forces avaient bouclé le quartier.

 

Quatre (4) dirigeants du groupe dit des anti-balaka, dont les noms figurent sur une liste transmise par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Bangui au Représentant spécial de la Présidente de la Commission et chef de la MISCA, le Général Jean-Marie Michel Mokoko, ont été appréhendés. D'autres personnes détenant illégalement des armes et des munitions de guerre ont également été appréhendées au cours de cette opération, qui a pris fin à 09:30. Les individus interpellés seront mis à la disposition de la justice centrafricaine.

 

Au cours de cette opération de désarmement, les éléments de la MISCA et de Sangaris ont saisi plusieurs armes de guerre, ainsi qu’une grande quantité de munitions, d’artifices et autres équipements militaires de diverse nature.

 

Il convient par ailleurs de relever que la MISCA a conduit, ce jour, une mission d’escorte sur le corridor Bangui-Beloko, à la frontière avec le Cameroun. Cette mission, qui était la 5ème du genre depuis le 23 janvier 2014, a permis d'assurer la protection d’environ 150 véhicules, y compris des camions de transport de marchandise retournant au Cameroun après avoir déchargé leurs cargaisons. 

 

La MISCA réitère sa ferme détermination à exécuter son mandat en toute impartialité et à mettre fin aux agissements des éléments de tous les groupes armés illégaux qui terrorisent les populations civiles. Ainsi, les opérations comme celle menée aujourd’hui dans le quartier de Boy Rabe seront poursuivies et intensifiées non seulement à Bangui, mais aussi sur le reste du territoire centrafricain. Il s'agit, ce faisant, d'aider les autorités centrafricaines à rétablir l’ordre public et l’autorité de l’État sur  l'ensemble du territoire de la RCA. 

 

Pour plus d'information, prière de contacter

Eloi Yao, Fonctionnaire principal chargé de la communication et de l'information publique/Porte parole 

MISCA, République centrafricaine

Tél: (+236) 70074128

La MISCA réitère son engagement à continuer à sécuriser les convois humanitaires et autres sur le corridor reliant la RCA à la frontière avec le Cameroun
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:36

 

 

 

AFRICAN UNION 
 
 
UNION AFRICAINE 
 
UNIÃO AFRICANA 

MISSION INTERNATIONALE DE SOUTIEN A LA CENTRAFRIQUE SOUS CONDUITE AFRICAINE (MISCA) 

 

Tél : + 236 70 96 84 84 //21 61 54 95 //21 61 54 96 Fax : + 236 21 61 54 91 
3129 Avenue B. Boganda – Bakongo, BP 902 Bangui – République Centrafricaine 
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
 
 
 
Bangui, le 15 février 2014: Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) en République centrafricaine (RCA) et chef de la Mission 
internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le Général 
Jean-Marie Michel Mokoko, condamne fermement l’attaque perpétrée hier, à Bangui, 
contre des civils. Des individus non identifiés ont lancé une grenade sur une foule dans le 
quartier du PK 12. La grenade a instantanément tué une personne et blessé trois autres. 

 

Les forces du contingent rwandais de la MISCA qui couvrent la zone sont intervenues 
rapidement après avoir été contactées. Elles ont pu ramener le calme, et ont évacué les 
trois blessés à l’hôpital. 
 
Le Représentant spécial souligne à nouveau la détermination de la MISCA à neutraliser tous les éléments criminels qui terrorisent la population civile et tentent de remettre en 
cause les acquis enregistrés, notamment à Bangui, dans le processus de sécurisation et de stabilisation lancé par la MISCA avec l'appui de l'opération française Sangaris. Les efforts engagés dans ce cadre seront intensifiés. Le Représentant spécial exhorte la population à continuer à soutenir l'action des forces internationales pour faciliter la mise en œuvre de leurs mandats et la restauration durable de la sécurité.

LA MISCA CONDAMNE L’ATTAQUE PERPÉTRÉE HIER CONTRE DES CIVILS À BANGUI
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:22

 

 

 

 

 

par RFI 15-02-2014 à 20:31

 

Une grosse opération de désarmement et de police a été menée ce samedi 15 février 2014 à Bangui, dans un fief des anti-balaka, ces milices accusées depuis plusieurs semaines de s'en prendre à des civils musulmans. Cette opération conjointe entre les forces africaines et françaises a mobilisé 250 militaires et policiers. Selon la Misca, huit personnes ont été arrêtées, dont quatre lieutenants de Patrice Edouard Ngaissona, l'un des coordonnateurs des anti-balaka. Ce dernier est « en fuite », explique la force africaine.

 

L'opération conjointe Misca-Sangaris a été lancée ce samedi matin, vers 4h, dans le quartier de Boy-Rab, un fief des milices anti-balaka. Elle s'est terminée vers 9h. Ce serait la plus importante opération de ce type lancée depuis le début de l'intervention française, en décembre dernier.

 

Elle a été menée par 250 militaires et policiers. Plusieurs maisons ont été fouillées, et quelques armes automatiques, des AK-47, ont été saisies. Tout comme des grenades, des armes blanches et de nombreuses munitions. Les militaires avaient ordre de désarmer et d'arrêter certaines personnalités.

 

Patrice Edouard Ngaisonna confirme

 

Le procureur de la République a confirmé à RFI avoir fourni à la Misca la liste d'une vingtaine d'hommes recherchés par la justice. Parmi les hommes visés, il y avait manifestement Patrice Edouard Ngaissona, l'un des coordonnateurs des anti-balaka. Un homme considéré par les observateurs comme l'un des durs de la mouvance.

 

Joint par RFI, ce dernier confirme que sa maison a été encerclée dans la matinée et qu'on a cherché à l'arrêter. Patrice Edouard Ngaisonna ajoute que les soldats ont détruit son salon, et ont finalement arrêté quatre de ses éléments, lui-même ayant réussi à prendre la fuite.

La force africaine s'exprime

 

Joint par RFI, le général Mokoko, qui dirige la force africaine en Centrafrique, explique que Sangaris a assuré le bouclage de la zone, tandis que l'unité de police constituée de la Misca s'est chargée d'assurer les fouilles et d'appréhender, forte de son mandat, « toutes les personnes dont la liste nous avait été au préalable communiquée ».

 

Huit personnes ont été arrêtées, assure-t-il, « dont quatre principaux lieutenants de M. Ngaissona, que nous considérons comme étant un fugitif puisque nous avons un mandat d'arrêt ». « M. Ngaissona, il vaut mieux pour lui qu'il se présente volontairement devant les autorités de (Centrafrique, NDLR.). Nous avons l'ordre de le rechercher. »

 

A la question de savoir s'il était le principal objectif de l'opération, le général Mokoko répond : « En tout cas, il est l'un des chefs. Nous avons toute une liste des chefs, on les connait bien. C'est une liste qui a été dressée aussi bien par les services de renseignement de la Misca que par les nouvelles autorités centrafricaines, qui connaissent qui est qui. »

Centrafrique: vaste opération Sangaris-Misca à Bangui
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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 22:06

 

 

 

DECLARATION

 

Depuis  un certain temps, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) épris de paix, de justice et de liberté, constate avec tristesse  et consternation, les exactions meurtrières perpétrées par  les miliciens Anti Balaka  et  les éléments de l’ex- Séléka qui prennent une ampleur  sans précédent en République Centrafricaine.

 

En effet, le Dimanche 9 Février  2014  aux environs de 16 heures, le Conseiller  National de Transition, l’honorable  Jean  Emmanuel  NDJARAHOUA  a été abattu  par  un escadron   de la mort constitué des éléments   identifiés  qui opèrent impunément  de jour  et de nuit.

 

Cet assassinat  crapuleux  qui vient, une fois de plus, s’ajouter à tant  d’autres, interpelle  la conscience  nationale et soulève  les préoccupations suivantes :

 

1-Aujourd’hui, il ne fait  plus de doute que ce sont  les miliciens  au service du Général  François Bozizé  qui  sont à l’origine  de cette  escalade  de violences  meurtrières qui endeuillent  quotidiennement et régulièrement  les familles Centrafricaines ;

2-Outre  ces crimes odieux, ces miliciens  identifiés, continuent  de se livrer  à des actes de pillages, vols et destructions de magasins et maisons d’habitation des populations  sous le fallacieux  prétexte d’affrontements inter  communautaires ;

3-De sources concordantes, certains miliciens soutenus financièrement et matériellement   par le  Général François Bozizé nostalgiques  du passé, œuvrent inlassablement  pour  la déstabilisation de la Transition  en cours  et le retour  de ce dernier  au pouvoir ;

4-Les  méthodes  de déstabilisation  utilisées sont d’une autre époque :  ( les assassinats programmés, la désinformation  et la manipulation  de conscience organisée sur  les sites Internet et autres supports de Communication).

 

Plus que jamais, la paix n’a pas de prix, la communauté nationale et Internationale  doivent se mobiliser  pour  mettre  hors d’état de nuire ces ennemis de la paix, de la Démocratie, du progrès et de la concorde  nationale de surcroit, démanteler  ces  organisations de malfaiteurs et leur réserver une suite judiciaire.

 

De plus, les nouvelles  autorités de la Transition, garantes de l’Unité et de la paix  ont l’obligation  de déployer  des  moyens conséquents  aux fins  de mettre  un terme  à ce cycle  d’exactions multiples.

 

Fort de ce qui précède, le Bureau Politique  du MLPC, résolument  engagé aux côtés des populations Centrafricaines :

 

  • Condamne  sans réserves les multiples assassinats de paisibles citoyens et les actes de pillages, vols et destructions des magasins et maisons d’habitation des populations de Bangui et des provinces ;
  • Présente sa compassion et ses condoléances aux familles éprouvées ;
  • Soutient  sans faille les efforts de la Communauté Internationale et plus particulièrement, la nouvelle orientation à donner  aux opérations des forces SANGARIS  et la MISCA ;
  • Encourage vivement  la transformation de la MISCA  en une mission de maintien de la paix (Casques bleues des Nations Unies) ;
  • Demande avec insistance au Gouvernement  de la Transition, l’ouverture d’une enquête judiciaire en vue d’identifier et de traduire  en Justice  les auteurs, Co-auteurs et complices  des crimes  commis sur  les paisibles citoyens ;
  • Exhorte  les nouvelles autorités de la Transition à équiper puis à déployer les Forces loyales de Défense et de Sécurité afin de mettre hors d’état de nuire ces miliciens hostiles à la paix et à la stabilité de la RCA ;
  • Invite tous les démocrates et les leaders d’opinion à faire un front commun afin de  barrer la route  à la division et  la partition de notre pays ;
  • Appelle ses militantes, militants, sympathisants  à resserrer  les rangs et à  se mobiliser  pour faire échec au plan machiavélique et criminel des nostalgiques  du passé.

 

                                        Fait à Bangui, le  14 Février 2014

Le MLPC condamne les assassinats, crimes et pillages par des miliciens bozizistes bien identifiés
Le MLPC condamne les assassinats, crimes et pillages par des miliciens bozizistes bien identifiés
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