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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 01:50

 

 

 

manifestation-pour-l-eau-et-le-courant-bis.jpg

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Décembre 2011 15:21


Plusieurs centaines d’habitants du 6e arrondissement de Bangui sont en colère. Ils réclament du gouvernement, de l’eau courante, de l’électricité qui est quasi-insistante dans  plusieurs quartiers du 6e arrdt. Cette population exige aussi l’arrosage de l’avenue CEMAC et les déviations, pour lui éviter la poussière qui devient de plus en plus « insupportable » avec l’arrivée de la saison sèche.


Ces habitants ont barricadé et brûlé des pneus sur l’avenue CEMAC dans la nuit du 28 décembre 2011. Les reporters de Radio Ndeke Luka qui ont fait le déplacement ont affirmé avoir vu des enfants, des jeunes, et même des personnes âgés descendre dans la rue.


La manifestation qui a débuté vers la fin de l’après-midi, s’est poursuivie jusque tard dans la nuit. Plusieurs véhicules ont dû rebrousser chemin pour éviter des casses.


Selon un des manifestants interrogés par Radio Ndeke Luka, « c’est un problème qui perdure et nous ne pouvons plus supporter. Il faut le dire en clair que le gouvernement ne se soucie pas de nous dans le 6e arrondissement, nous sommes en train d’être tués à petit feu ».


La manifestation s’est concentrée dans les environs du marché dès la première journée. Mais dans les premières heures de la matinée du 29 décembre, plusieurs personnes ont encore envahi la rue aux environs de Fatima.


Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants. Seulement, ils ont promis de ne pas céder jusqu’à ce que des solutions soient trouvées.


Aucune déclaration du côté des responsables des sociétés d’eau et d’électricité du pays n’ont encore été enregistrées. Avec la détermination des manifestants, la situation reste confuse, malgré la présence des forces de l’ordre qui n’ont pas encore tiré une balle en l’air.


Il faut dire que les manifestations pour la revendication de l’eau de l’électricité sont devenues quasi fréquentes dans le 6e arrondissement de Bangui. La dernière en date est celle du 5 décembre dernier où le quartier de 92 logements a été privé d’eau potable et d’électricité pendant 3 jours. La Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) et l’Energie Centrafricaine (ENERCA), ne sont pas parvenues à assurer la distribution de l’eau et de l’électricité dans ce quartier. Des problèmes techniques survenus sur les installations de ces deux sociétés d’Etat en sont les causes.

 


 

NDLR : Il est de plus évident que les pseudos autorités du pays ne sont pas en mesure d’apporter la moindre solution à ces difficultés qui ne sont pas nouvelles et qui dépassent de loin leurs capacités. Cela fera bientôt dix ans que Bozizé et sa clique sont au pouvoir et la misère des Centrafricains ne fait que s’accroître. Les Centrafricains doivent clairement leur demander d’aller voir ailleurs et de faire autre chose.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 02:35

 

 

 

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MRH

 

 

Le Grand Débat du Mardi 27 décembre 2011


Par Jérôme Giliberto, le 27 décembre 2011


Edition spéciale

 

Grand Entretien avec un grand témoin de l’actualité africaine et internationale...


Invitée : Madame Marie-Reine Hassen, Ancienne ministre de la République Centrafricaine, Ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2010 en Centrafrique. Economiste, formée en France et aux Etats-Unis, Ministre déléguée des Affaires étrangères, de 2006 à 2007. De 2007 à 2008, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale. De 2008 à 2009, ministre délégué, chargé du Développement régional.

 

disponible sur le site internet d’Africa n°1 : http://africa1.com/spip.php?article17427

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 02:29

 

 

 


Justino-Dede-Sombo.JPG

 

                                    Justino Dédé Sombo alias Lerco


 

Bangui 29 déc (C.A.P) - Sur les quatre kermesses qui ont lieu actuellement à Bangui, trois sont organisées par les rejetons de Bozizé et la quatrième, par un ex-« libérateur » qui a suffisamment fait parler de lui en se rendant coupable de plusieurs exactions et qui s’est reconverti en musicien et homme d’affaires, Bienvenu Gbadora.


Dans la nuit de mardi 27 décembre vers 22 h, Teddy Bozizé téléphone à  Justino Dédé Sombo dit "Lerco" de sortir de sa kermesse et de le retrouver à l’extérieur. Une fois que ce dernier le rejoint, Teddy exige de lui le contact téléphonique d’un de ses amis que Teddy accuse d’être sorti avec son ex-petite amie.

Devant le refus de Lerco, le langage de Teddy devient ordurier et brusquement, six policiers surgissent et embarquent manu militari Lerco dans un véhicule dans lequel il remarque la présence de pelles, barre à mine, pioches et autres râteaux qui auraient vraisemblablement servi à creuser préalablement des tombes dans le cimetière de Ndress.

 

Le véhicule prend la direction de la cité des 14 villas où se trouvent une dizaine de soldats à qui Teddy ordonne de battre Lerco tout en lui versant de l’eau dessus jusqu’à ce que mort s’en suive. Pendant deux heures d’horloge, celui-ci subira ce traitement de la part de ces soldats qui entre temps l’ont dépossédé de son téléphone portable et d’une certaine somme d’argent qu’il avait sur lui.

 

A partir du portable de Lerco, le contact de son ami, un certain  Mamadou El Zaoro Sadathe, est retrouvé et lui aussi est passé à tabac avant d’être conduit au cimetière de Ndress où Lerco avait été déjà acheminé entre temps et jeté vivant dans l’une des tombes creusées auparavant. Après de longues discussions entre Teddy, les soldats et une simulation d’inhumation, les deux victimes sont exhumées des tombes, ramenées en ville et abandonnées sur des terrains vagues d’où elles réussissent à se traîner, malgré leur piteux état, à leur domicile respectif.

 

Aux dernières nouvelles, la famille Dédé Sombo aurait pris contact avec le nouveau chef d’Etat-Major le général Guillaume Lapo qui aurait alerté à son tour le ministre de la défense Francis Bozizé qui aurait demandé que les victimes soient conduites au camp de Roux pour des examens et éventuels soins médicaux tout en informant son président de père. Celui-ci aurait ordonné l’arrestation  et la rétrogradation de tous les militaires qui avaient pris part à cette exaction y compris Teddy.


Après les soins médicaux qu’ils ont reçus, Lerco et son ami, pris de peur, se sont cachés craignant les représailles de certains militaires qui désapprouveraient les décisions de Bozizé sanctionnant les soldats ayant pris part au règlement de comptes, à la tête desquels Papy Bozizé. Ceux-ci tiendraient à faire absolument la peau des deux infortunés amis qui devraient en principe regagner la France, leur résidence habituelle.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 02:23

 

 

 

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Celui qui contrôle le centre occupe la position la plus importante.

 

Mettre fin à la terreur des bandes armées qui ravagent la Centrafrique, ça sera étonnamment facile. Il suffit que le chef d'une armée disciplinée décide que ça soit une bonne idée. Les petites milices qui terrorisent les villages et enlèvent des enfants comme moyen de recrutement, elles sont identiques à celles qui traumatisaient le Liberia et la Sierra Leone. (Ce processus de reproduction n'a pas eu de nom jusqu'à maintenant; je l'a baptisé le konyvirus.) En 2003, après quatorze ans de guerre au Liberia, les États-unis ont décidé que ça suffisait et ont envoyé quelques Marines. Immédiatement, la guerre a pris fin. C'était la même chose en Sierra Leone. Après neuf ans de guerre, en 2000 le Royaume uni a décidé que ça suffisait. Ils ont envoyé quelques soldats. Immédiatement, la guerre a pris fin.

 

Dans les pays ravagés par ce konyvirus, les miliciens n'ont ni la discipline, ni l'idéologie, ni la volonté de combattre de vrais soldats. Leurs formations pathétiques dissolvent comme le sucre dans l'eau. Ce n'est même pas nécessaire que ce soient des armées occidentales qui prennent le champ, bien que le pouvoir psychologique de devoir faire face à des Européens ou des Américains, n'est pas sans importance. L'armée rwandaise, par exemple, est très disciplinée est pourrait se charger de cette tâche si le Rwanda avait la volonté ou l'argent de le faire.

 

Si c'est seulement une question de prendre la bonne décision, ce qui est vrai, pourquoi est-ce que les exactions en Centrafrique continuent et s'exacerbent? C'est simplement parce les leaders clés n'ont pas réfléchit à l'importance stratégique du centre. Il s'agit d'un principe que n'importe quel joueur d'échecs pourrait expliquer: celui qui contrôle le centre occupe la position la plus importante. La Centrafrique partage ses frontières avec six pays et se trouve entre l'Afrique Centrale et l'Afrique de l'Est. Il est impossible de construire un avenir dans ces régions tant que le konyvirus domine le paysage d'une grande partie de la Centrafrique. Par contre, une Centrafrique stable et sécurisée veut dire que les conflits en RD Congo, au Sud Soudan, et au Tchad deviendront isolés et solubles.

 

Rubaduka 


Source : lafrique.com 23 décembre 2011

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 19:07

 

 

 

dictionnaire-Sango.JPG

 

Le dictionnaire de Sango dans sa nouvelle édition corrigée est disponible depuis le 23 décembre.


Dictionnaire français-sango et lexique sango-français, ainsi qu’un aperçu de morphologie et de syntaxe du sango ainsi qu’un petit guide de conversation français-sango.


Tout ce qu’il faut savoir pour être à l’aise dans une conversation en sango avec les Centrafricains conversant dans cette langue.


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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 18:23

 

 

 

Cyrus Sandy et Faustin Bambou


Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Décembre 2011 16:28

 

La famille de la presse privée centrafricaine a failli passer la fin de cette année 2011, avec un de ses éléments en prison.  Il s’appelle Emmanuel Cyrus Sandy, directeur de publication du journal « Médias + » et en a échappé de plus belle.


En effet, Sandy, à travers un message qu’il a envoyé lui-même depuis son téléphone portable à un quotidien de la place a signifié dans un premier temps qu’il a été convoqué le 27 décembre 2011, au niveau de la Section de Recherches et d’Investigations (SRI).

 

Quelques heures plus tard,  mentionne cet organe ce 28 décembre dans sa dernière  livraison, le directeur de publication de « Medias + » a encore renvoyé un autre message signifiant qu’il a été sur le point d’être présenté au Procureur de la République. Toutefois, indique le journal, les raisons de son interpellation n’ont pas été données.

 

Joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, Emmanuel Cyrus Sandy rassure ce mercredi qu’il a été brièvement arrêté puis relâché, toujours sans aucune raison.

 

Des sources concordantes, affirmeraient que le pouvoir lui aurait reproché de parler du chef rebelle tchadien Baba Ladé qui excède dans les exactions et pillages des éleveurs sur le sol centrafricain au vu et au su des autorités du pays.

 

A titre de rappel, ce directeur de publication et son homologue des « Collines de Bas-Oubangui Faustin Bambou ont été arrêtés puis relâchés en juillet dernier. Les deux journalistes sont poursuivis pour « incitation à la haine et à la violence » suite aux articles publiés et accusant le Ministre délégué à la défense de détournement des pensions des retraités militaires et gendarmes. Les fonds en question ont été alloués par l’Union Européenne.

 

 

 

NDLR : Dans la situation où se trouve le régime de Bozizé actuellement, quel intérêt a-t-il à mettre des journalistes en prison ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 18:09

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Décembre 2011 16:26


Partout en Afrique Centrale, la rumeur prend de l'ampleur. Le franc CFA serait dévalué au 1er janvier 2012. La rumeur vient d’être infirmée à la sortie de la 22ème Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC) tenue du 07 au 19 décembre dernier à Brazzaville.

 

L’annonce a été officiellement rendue publique en Centrafrique, le 27 novembre 2011, par le Ministre d’Etat aux Finances et au Budget de la République Centrafricaine, Sylvain Ndoutingaï, de retour de Brazzaville.

Selon le ministre centrafricain, les fondamentaux de l’économie de la Sous-région sont au beau fixe. De ce fait, rien ne devra justifier pour l’instant une possible mesure de dévaluation du FCFA.

 

« Il faut reconnaître que les sous-régions CEMAC est en surliquidité et les fondamentaux de l’économie se portent très bien : Voilà les deux mesures qui poussent une monnaie soit à se surévaluer, soit à se dévaluer. Donc il n’y a pas de raison pour que notre monnaie puisse connaître de dévaluation, bien au contraire, c’est une sous-région qui pouvait avoir sa propre monnaie, selon les indicateurs monétaires actuels », dit-il.

 

Sylvain Ndoutingaï ajoute que toute tentative de dévaluation du FCA conduirait à la perte de l’Euro et aussi, la Banque Centrale suit de près la conjoncture monétaire de la zone CFA.


« Prendre la décision de dévaluer le Franc CFA, c’est donner un coup de fouet au Franc Français ou à l’euro, qui vont perdre, puisque l’euro par exemple s’adosse sur le FCFA », ajoute le ministre d’Etat centrafricain chargé des finances qui complète que « notre comité ministériel [celui des Etats de l’Afrique centrale membres du FCFA] a donné un sur champ à la banque centrale de suivre de près la conjoncture économique et monétaire de la sous-région. Lorsque nous allons voir que les menaces s’approchent de nous, nous allons être alertés plus que les autres ».


La parité fixe jusque-là est de 1 euro qui équivaut à 655,59 FCFA. La première dévaluation avait eu lieu en janvier 1994.

 

 

 

NDLR : « Prendre la décision de dévaluer le Franc CFA, c’est donner un coup de fouet au Franc Français ou à l’euro, qui vont perdre, puisque l’euro par exemple s’adosse sur le FCFA ». Sylvain Ndoutingaï ajoute que « toute tentative de dévaluation du FCA conduirait à la perte de l’Euro et aussi, la Banque Centrale suit de près la conjoncture monétaire de la zone CFA ».


Le moins que l'on puisse dire est que le « Vice-Président », comme on l’appelle à Bangui, ne maîtrise pas vraiment le sujet dont il parle. S'il était un expert en monnaie, cela se saurait. Qui n’a pas fait d’enquête n’a pas droit à la parole dit-on ! S’agissant de dévaluation d’une monnaie, par expérience, on ne le crie jamais à l’avance sur les toits.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 17:40

 

 

logo MDREC

 

 

COMMUNIQUE N°08 / MDREC / 2011

 

 

Le Ministre de l’administration du territoire du Général président député François BOZIZE, Monsieur Josué BINOUA vient de prendre l’arrêté n° 038/MATD/DIR.CAB, portant observation de trois journées de jeune et de prière, le mardi 27 décembre 2011 à 20 heures.

 

Par le présent communiqué, le MDREC demande à tous les Centrafricains de ne pas observer les trois journées de jeune et de prière ordonnées par le Ministre Josué BINOUA.

 

Les Centrafricains ne peuvent pas observer trois jours de jeune, alors que cela leur a été imposé par BOZIZE et les caciques de son régime despotique et qu’ils  meurent de faim, de malnutrition etc. 

 

Le MDREC rappelle fermement au Ministre Josué BINOUA, au Premier Ministre Faustin Archange TOUADERA et au Général président député François BOZIZE que le Centrafrique est un Etat laïc et non théocratique.

 

Les articles 8 et 18 de la Constitution du 05 décembre 2004 garantissent aux Centrafricains cette laïcité de l’Etat.  

 

 

Fait à Bangui, le 28 décembre 2011

 

 

Le Président du MDREC

 

Bendounga 

 

 

                                Démocrate Joseph BENDOUNGA

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 01:29

 

 

francois-bozize-photo-non-datee

 

Qui ne se souvient pas des allégations de Fidèle Gouandjika au lendemain de la fameuse table ronde de Bruxelles des 16 et 17 juin 2011, réunion organisée à la hussarde par le pouvoir de Bozizé pour quémander quelques subsides à la communauté internationale et à laquelle avait pris part une imposante, pléthorique, coûteuse et inutile délégation gouvernementale (135 millions de F CFA sortis du trésor).

 

Fidèle Gouandjika avait eu l’outrecuidance et l’indécence de convertir l’humiliation que la partie centrafricaine avait subie et le cuisant échec essuyé en promesse mirobolante de don de près de 400 milliards de Franc CFA. Peu de temps après, à l’issue de sa mission à Bangui courant juillet 2011, le FMI découvre une hémorragie injustifiée de près de 70 milliards de F CFA au Trésor national. A peine six mois seulement après ces tonitruantes allégations de Gouandjika, le régime commence à crier que les caisses de l’Etat sont vides.

 

Au 15 décembre 2011, le niveau d'endettement de l'Etat auprès des banques commerciales de la place est tellement critique que ne pouvant les rembourser, le super gestionnaire Bozizé et sa clique n'ont pas trouvé mieux que de faire pression sur Ecobank - à qui le trésor doit déjà 8.325.390.002 de F CFA - pour qu'elle consolide (en fait pour qu'elle gèle) ses créances sur l’Etat, afin de leur prêter à nouveau du cash frais pour payer les salaires de fin décembre 2011.

 

Toujours au 15 décembre 2011, le trésor centrafricain devait :

 

* 986.814.190 de F CFA à la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine (BPMC) ;

 

*773.383.122 de F CFA à la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) dont le DG avait été dernièrement passé à tabac et expulsé de la RCA

 

* 734.784.790 de F CFA à la Commercial Bank de Centrafrique (CBCA)

 

Total : 10.820.372.104  de F CFA

 

Sur le compte du Trésor à la BEAC, il n’y avait en disponible  en tout et pour tout : 811.871.931 de F CFA.

 

C'est une véritable débâcle financière sur les bords de l'Oubangui....Le ministre d’Etat Sylvain avait osé avouer dernièrement que le pays ne produit rien et n’exporte rien, d’où ses difficultés. C’est un peu court comme explication de la sécheresse financière ambiante actuelle qui risque d’emporter le pouvoir s’il n’y prend garde. Bozizé ne sait où donner de la tête.

 

En prenant son bâton de pèlerin, apparemment, il a vraisemblablement pu ramener du Qatar après une ostensible mendicité devant l’émir de ce pays à la mi-novembre dernier, de quoi verser les salaires du mois de novembre, ce qui a pu lui assurer des festivités de la commémoration du 1er décembre, relativement tranquilles. En sera-t-il ainsi fin décembre veille du nouvel an ? Il est permis d’en douter. Dépêché au FMI à Washington quémander quelques subsides, le PM Touadéra aurait fait chou blanc. Le ministre d’Etat Sylvain Maliko, envoyé lui à la BAD à Tunis, serait aussi revenu bredouille. Partout, c’est « non possumus », c’est un refus ferme et sans appel.

 

Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 00:11

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Décembre 2011 13:07

 

« Il n y a aucun argument juridique qui empêche un Etat membre d’occuper sa fonction au sein de la Commission de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). La République Centrafricaine s’apprête donc à remplacer le Cameroun à ce poste ».

 

Ces propos, tenus ce 27 décembre sur les ondes de Radio Ndeke Luka par le ministre d’Etat aux finances Sylvain Ndoutingaï, viennent dissiper les rumeurs selon lesquelles, le pays aurait des ennuis financiers pour occuper ce poste. Des ennuis relatifs aux arriérés du payement de la cotisation à la CEMAC par la RCA.

 

Selon le ministre d’Etat, « les questions d’arriérés de contribution ne font pas partie des critères ou textes de base qui obligent un Etat à occuper une fonction. Même si un Etat abrite le siège, la lettre alphabétique de rotation s’applique ».

 

La réaction du membre du gouvernement intervient après son retour de la République du Congo où il a pris part il y a quelques jours, à la 22ème Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC).

 

Une douzaine au moins de points étaient inscrits à l’ordre du jour notamment : L’examen du budget de l’Organisation sous-régionale CEMAC pour l’exercice 2012, le Programme Économique et Régional de la CEMAC, l’harmonisation des finances publiques et, la surveillance multilatérale dans la Sous-région.

 

D’après Sylvain NDOUTINGAÏ, « le nouveau chronogramme a été  réorienté vers l’investissement, qui prend en compte les infrastructures sociales de base telles que la santé, l’éducation, la stabilité politique et la sécurité. A travers cette opportunité, le pays lénifiera des richesses de la sous-région avant de commencer à espérer un développement durable ».

 

Sur la question de la mise en œuvre du Programme Économique et Régional de la CEMAC, le Membre du Gouvernement explique que « ce programme présente trois grands avantages pour la RCA. Il explique qu’à l’origine, le pays avait un seul projet concernant la pêche continentale. Il s’est battu lors de ces assises et a obtenu deux autres programmes à savoir le développement des infrastructures maritimes, ferroviaires et une Plate-forme régionale de services ».

 

Signalons que la Réunion de Brazzaville s’est déroulée du 07 au 19 décembre dernier. La prochaine Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se tiendra en février 2012.


 

 

NDLR : Selon nos informations, c’est la candidature d’Albert Besse, l’ancien ministre des finances et prédécesseur de Sylvain Ndoutingaï, que la bozizie aurait présenté à Brazzaville pour la présidence de la Commission de la CEMAC mais celle-ci aurait été rejetée pour médiocrité. N'y aurait-il pas d'autres fils du pays au profil meilleur ? 

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