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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:06

 

 

 

Ferdinand Samba Le Démocrate

 

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ParRFI samedi 31 mars 2012

En Centrafrique, les journalistes dénoncent les pressions de plus en plus fortes contre la presse. Depuis le 26 janvier dernier, le journaliste Ferdinand Samba, directeur de la publication du journal Le Démocrate, un des quatre principaux quotidiens, a été condamné à un an de prison ferme. Son journal est suspendu. Reporter sans frontières (RSF) s’est dit consterné d’autant que les délits de presse sont dépénalisés en Centrafrique.

Avec notre envoyée spéciale à Bangui,

Un vendeur de journaux : « Ils sont tous les journaux de la presse privée, sans exception ».

RFI : « Est-ce que je peux acheter Le Démocrate » ?

Le vendeur : « Il n’y a pas de Démocrate. Le Démocrate ne paraît pas en ce moment ».

Le 26 janvier dernier, Le Démocrate a été suspendu pour un an. Son directeur Ferdinand Samba est en prison. Le journaliste a été condamné pour une série d’articles mettant en cause le puissant ministre des Finances, Sylvain Ndoutingaye. Il doit en outre verser 10 millions de francs CFA d’amende, 15 000 euros.

Maka Gbossokoto, président du groupement des éditeurs de la presse privée, s’inquiète pour la liberté de la presse en Centrafrique. « On ne peut pas dépénaliser les délits de presse et jeter les journalistes en prison, annonce Maka Gbossokoto. On ne peut pas, en même temps, fermer le journal, demander des millions à un journaliste… C’était trop ! Vraiment, c’était trop ! C’est un signe de durcissement. Ce n’est pas anodin. Et d’ailleurs c’est symptomatique. Les journalistes, à l’heure actuelle, subissent beaucoup de pressions. C’est malheureux ».

Pour le ministre de la Justice, Firmin Féindiro, la peine n’est pas exagérée. Les journalistes doivent comprendre le message.

« C’est vrai que la place d’un journaliste n’est pas en prison, mais cela ne donne pas le droit à un journaliste de dire n’importe quoi et sans preuve, affirme Firmin Féindiro. Ferdinand Samba a porté des accusations très graves contre Monsieur Sylvain Ndoutingaye, des accusations qui ont été montées de toutes pièces. Le but ici, c’est de moraliser, de discipliner un peu ».

Ferdinand Samba a fait appel du jugement. En attendant, il reste en prison.

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:36

 

 

 

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                                Martin ZIGUELE ici avec Kader ARIF

 

 

 

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                               Thomas MELONIO, Martin ZIGUELE et Kader ARIF

 

Paris, 30 mars (C.A.P) - Toujours en séjour en France, sur invitation de Thomas MELONIO, délégué Afrique du PS et Responsable-adjoint du secteur Coopération Internationale et Afrique dans la Direction de campagne de François HOLLANDE, Martin ZIGUELE président du MLPC a été reçu ce jour vendredi 30 mars au siège du candidat, 59, avenue de Ségur à Paris de 11H à 12 H.

Il a pu ainsi s'entretenir de la situation en Afrique Noire et particulièrement celle catastrophique qui prévaut actuellement en RCA, avec Thomas MELONIO et aussi KADER ARIF, Responsable de la Coopération Internationale et Afrique.

A rappeler que le parti MLPC dont Martin ZIGUELE est le président est, comme le PS français, membre de l'Internationale Socialiste.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:11

 

 

 

 

Antoine-Ntsimi.JPG

 

Quotidien Mutations Vendredi 30 mars 2012 17:43 par Dorine Ekwe

 

Arrivé au pouvoir par la force, le président-pasteur éprouve beaucoup de mal à se conformer aux usages diplomatiques.

Ce jeudi 29 mars 2012, le président de la République, Paul Biya, a reçu en audience Pierre Moussa, envoyé spécial de son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso avec qui il a discuté du départ mouvementé, le 21 mars, d’Antoine Ntsimi, le président de  la Commission de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) de Bangui (Rca) où se trouve le siège de cette institution sous-régionale.

Qualifiant la situation de «malentendu regrettable», M. Moussa a annoncé que «le président Antoine Ntsimi regagnera bientôt son poste au niveau du siège de la Cemac à Bangui, sans problème. Il sera chargé de préparer la Conférence annoncée des chefs d’Etat», prévue à Brazzaville en mai prochain.

Antoine Ntsimi, rappelle-t-on, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire de la République centrafricaine sur ordre président Bozizé. On est aujourd’hui curieux de vivre la suite de la collaboration entre les deux hommes. Surtout lorsqu’on sait que le chef de l’Etat de la Rca accuse son ennemi intime de «se prendre pour le 7ème président» de la sous-région, à qui il impute par ailleurs l’immobilisme ainsi que la série de reports du sommet de la Cemac.

C’est en réalité depuis plusieurs mois que le torchon brûle entre MM. Ntsimi et Bozizé Yangouvonda. En février dernier, sur les ondes de la chaine de télévision Vox Africa, le président centrafricain lançait, rageur : «La Cemac fait du surplace depuis deux ans. Nous accusons le président de la Commission de ne pas respecter les textes, de faire traîner les choses.» Pour lui, «il faut qu'un sommet des chefs d'État ait lieu pour prendre enfin de grandes décisions. La Cemac doit fonctionner comme les autres institutions sous-régionales d'Afrique. On tourne en rond. Je dois le dénoncer».

Si les récriminations du président centrafricain peuvent être justifiées, il n’en demeure pas moins que, comme à son habitude, François Bozizé, particulièrement va-t-en guerre dans ses prises de parole, ignore désormais les règles de bienséance et les usages diplomatiques. En faisant chasser, manu militari, celui qu’il a fini par exécrer et en détenant, de manière tout aussi grossière, trois fonctionnaires camerounais au motif qu’ils détenaient par devers eux des ordres de mission signés par le président de la Commission qui, selon les autorités centrafricaines, n’a pas plus qualité à les parapher.

Bokassa

Une attitude excessive qui a scandalisé plus d’un, au Cameroun. Elle rentre, pour certains, en droite ligne du parcours de ce militaire né le 14 octobre 1946 à Mouila, au Gabon et qui ne doit connaître que le langage des armes, pas les usages diplomatiques. Il débute sa carrière militaire en 1966, avec son entrée à l’Ecole spéciale de formation des officiers d’active (Esfoa) de Bouar, sous le président puis empereur Bokassa qui le prend sous son aile. Le portrait du fantasque monarque trône encore dans son bureau. Les promotions s’enchaînent. Il enchaîne de hautes responsabilités au sein de l’armée, dont il devient très vite l’un des plus hauts gradés.

En septembre 1979, après le départ de Bokassa, François Bozizé Yangouvonda est nommé ministre de la Défense par David Dacko. Il restera en poste jusqu’en 1980. A la chute de Dacko, le 1er septembre 1981, André Kolingba en fait son ministre de l’Information. Accusé d’avoir organisé un coup d’Etat, le 3 mars 1982, M. Bozizé est contraint à l’exil au Bénin. Arrêté, extradé puis détenu en prison de 1989 à 1991, il sera libéré après un procès. Pendant cette traversée du désert, l’homme fait une crise de foi et intègre une église réveillée dont il devient un pasteur.

A son retour dans son pays, il garde ses habitudes religieuses et prêche l’Evangile en son église, située au PK12, à la sortie Nord de Bangui. Mais le virus de la politique le ronge. Une avanie électorale plus loin, il est, en 1996, nommé chef d'état-major de l’armée par Ange Félix Patassé. On voit encore sa main derrière un coup d’Etat, et un limogeage intervient en octobre 2001. Le voici au Tchad, où il prend la tête d’une rébellion qui, le 15 mars 2003, finit par renverser Patassé, dont il était pourtant l’un des fidèles. Légitimé par les urnes, lors des élections générales de 2005, il brigue un nouveau mandat face à cinq autres candidats, avec le soutien du parti Kwa Na Kwa (Knk), créé en août 2009.

Face au conflit qui oppose Antoine Ntsimi et le président centrafricain, les détracteurs de M. Bozizé croient percevoir l’aigreur née de l’absence de son «grand frère», le président Biya, à sa dernière investiture. D'autres y voient, surtout, les «manigances du putschiste» qui, pressé par son désir de remplir une promesse faite à l’un de ses collaborateurs, essaie de hâter le départ d’Antoine Ntsimi. Ce dernier, avec son cortège constitué d’une dizaine de véhicules sur les rues de Bangui et son «arrogance», doit lui rallumer ses instincts pétaradants.

Dorine Ekwè

 

 

 

 

NDLR : D'après des informations dignes de foi d'une source sûre ayant requis l'anonymat, aussi surprenant que cela puisse être, ce ne sont pas des raisons d'intérêt d'Etat ni les griefs de paresse et d'incompétence qui lui sont reprochés qui ont poussé les autorités de Bangui à infliger à Antoine Ntsimi le traitement qu'il a eu mais tout simplement une crise de jalousie qui s'est emparé du ministre d'Etat aux finances appelé par certaines mauvaises langues de Bangui "Vice-Président", le nommé Sylvain Ndoutingaï. Une ministre du gouvernement actuel, notoirement connue comme étant une de ses maîtresses favorites, serait une ex de Ntsimi. Tous ceux qui cherchaient d'autres raisons pour expliquer les ennuis faits à ce dernier ne pouvaient sans doute pas imaginer qu'il s'agissait d'une affaire prosaîquement en dessous de la ceinture. C'est gravissime ! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:08

 

 

 

 

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Jeudi 29 mars 2012. Abidjan. Aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Les avions des chefs d`Etat mandatés par la Cedeao pour se rendre à Bamako réinstaller l`ordre constitutionnel ayant été empêchés d`atterrir, réunion de crise à Abidjan

Le Sommet Extraordinaire de la CEDEAO du mardi 27 mars 2012 à Abidjan, sur la situation politique au Mali, dans ses résolutions finales, avait décidé de l’envoi au Mali, le jeudi 29 mars 2012, d’une délégation de haut niveau chargée d’informer la junte sur la teneur des décisions du Sommet et de discuter notamment, des modalités d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Cette délégation de haut niveau des six (6) Chefs d’Etat est composée comme suit :

1. Le Président en exercice de la CEDEAO, Son Excellence Alassane
OUATTARA,
Président de la République de Côte d’Ivoire ;

2. Le Président en exercice de l’Union Africaine, Son Excellence Thomas Boni YAYI, Président de la République du Bénin ;

3. Le Président du Burkina Faso, Son Excellence Blaise COMPAORE, Médiateur de la CEDEAO pour la crise malienne ;

4. La Présidente de la République du Libéria, Son Excellence Ellen JOHNSON-SIRLEAF ;
5. Le Président de la République du Niger, Son Excellence Issoufou MAHAMADOU ;

6. Le Président de la République Fédérale du Nigéria, Son Excellence
Goodluck Ebele JOHNATHAN, représenté par son Ministre délégué aux Affaires Etrangères, Son Excellence Nurudeen MOUHAMMAD.

Dans l’accomplissement de sa mission, ce jeudi 29 mars 2012, cette délégation en route pour Bamako, n’a pas pu atterrir en raison des problèmes de sécurité du fait de la situation confuse provoquée par des manifestants à l’aéroport de Bamako.

Les Chefs d’Etat ont alors regagné Abidjan, pour y tenir une réunion d’urgence.
Ils ont entendu le rapport du Président de la Commission, des Ministres des Affaires Etrangères, des Chefs d’Etat-major de retour de mission à Bamako après leurs rencontres avec le CNRDRE.

Au terme de leur réunion, les Chefs d’Etat ont d’abord rappelé les principales décisions de la Conférence Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO qui s’articulent comme suit :

1. Dénier toute forme de légitimité au Comité National de Redressement pour la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE) et exiger le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel au Mali ;

 2. Rappeler au CNRDRE sa responsabilité en ce qui concerne la sécurité et la sûreté du Président Amadou Toumani TOURE ;

 3. Exiger que le CNRDRE libère tous les détenus politiques ;

4. Suspendre le Mali de tous les organes de prise de décision de la CEDEAO, avec effet immédiat, conformément aux articles 1 (e) et 45 (2) du Protocole additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, et les dispositions de la Charte Africaine sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance et ce jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel ;

5. Enjoindre au CNRDRE de prendre des mesures immédiates en vue du rétablissement de l’ordre constitutionnel au Mali, conformément aux Protocoles de la CEDEAO et en tenant compte des décisions adoptées par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine portant suspension du Mali ;

6. Autoriser la montée en puissance de la Force en attente de la CEDEAO pour parer à toutes éventualités ;

7. En cas de non-respect de ces décisions par le CNRDRE, la Conférence invite tous les Etats membres à imposer avec effet immédiat une interdiction de voyager ainsi qu’un embargo diplomatique et financier sur les membres du CNRDRE et leurs proches collaborateurs.

En application de ces décisions, et après consultations et accords des autres Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, les sanctions suivantes ont été arrêtées :

1. Sanctions Politiques et Diplomatiques

 - Suspension du Mali de toutes les instances de la CEDEAO ;

- Rappel des Ambassadeurs des Etats membres de la CEDEAO accrédités auprès de la République du Mali pour consultation ;

- Interdiction aux membres du CNRDRE et leurs associés de voyager dans l’espace de la CEDEAO;
- Fermeture des frontières des Etats membres de la CEDEAO sauf pour les cas humanitaires ;

2. Sanctions Economiques

- Gel des avoirs des différents responsables du CNRDRE et de leurs associés dans les pays membres de la CEDEAO ;

- Fermeture au Mali de l’accès des ports des pays côtiers de la CEDEAO ;

3. Sanctions financières

- Gel des comptes du Mali à la BCEAO ;

- Non approvisionnement des comptes de l’Etat malien dans les Banques privées à partir de la BCEAO ;

- Gel des concours financiers à partir de la BOAD et de la BIDC ;

4-Autres sanctions

- Gel de la participation du Mali à toutes manifestations sportives et culturelles au sein de l’espace CEDEAO ;

Ces sanctions devraient être appliquées dans un délai maximum de 72 heures, au plus tard le lundi 2 avril 2012, si le CNRDRE n’accédait pas aux exigences de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO.

En outre, les Chefs d’Etat invitent l’Union Africaine à renforcer ses propres sanctions contre le CNRDRE et ses associés, et à saisir le Secrétariat Général des Nations Unies de ces sanctions.

Concernant la rébellion dans le nord du Mali, les Chefs d’Etat réitèrent leur appel à toutes les parties prenantes pour un cessez-le-feu immédiat ainsi que l’offre de médiation de la CEDEAO.

Les Chefs d’Etat renouvellent leur ferme engagement à soutenir le Mali pour la défense de son intégrité territoriale dès le retour à l’ordre constitutionnel. Dans ce cas, ils mobiliseront tous leurs partenaires à cet effet.

Le médiateur désigné par le Sommet Extraordinaire de la CEDEAO, le Président du Burkina Faso, Son Excellence Blaise COMPAORE, est chargé du suivi de la mise en œuvre de ces mesures en liaison avec les Etats membres de la CEDEAO et les Institutions régionales citées plus haut.

Les Chefs d’Etat demeurent saisis de la situation au Mali et invitent le Président de la Commission de la CEDEAO à bien vouloir transmettre ces décisions au Président de la Commission de l’Union Africaine et au Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine, pour information et action appropriée.

Fait à Abidjan le 29 mars 2012

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:03

 

 

 

RCA carte-2

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 30 Mars 2012

Ndélé : La CPJP dément la préparation d’une une éventuelle attaque

« La CPJP n’a pas exprimé l’idée d’une attaque quelconque », a déclaré jeudi le leader du groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), Abdoulaye Hisseine, au sujet des rumeurs faisant état de la préparation d’une éventuelle attaque de son mouvement, a rapporté notre correspondant.

C’était au cours d’une réunion destinée à discuter de la situation sécuritaire et qui a regroupé le responsable de la CPJP et les autorités administratives à la délégation spéciale de la ville de Ndélé.

Les informations données par notre correspondant expliquent que suite à une fausse alerte faite par une vendeuse d’alcool annonçant au détachement des FACA une éventuelle attaque de la CPJP, la population de Ndélé a passé la nuit du 27 au 28 mars dans brousse pour sa sécurité.

Interrogée sur par les autorités sur cette situation, Abdoulaye Hisseine a rejeté l’idée de cette attaque en présence du Préfet du Bamingui-Bangoran, Alphonse Kaba et des autorités locales. Cette réunion initiée visait à sensibiliser la population à garder le calme.

 

Batangafo : 11 jeunes présumés ‘’rebelles’’ arrêtés par les FACA

Au total 11 jeunes présumés rebelles ont été arrêtés par les Forces armées centrafricaines (FACA) à Kabo mercredi, entre Kabo et Batangafo, et transférés à Bangui, a rapporté ce matin notre correspondant.

D’après les informations, ces jeunes ont été «surpris sur une barrière illégale qu’ils ont érigée au village Bamara-Kassai à 15 km, sur l’axe Batangafo-Kabo pour racketter la population. La dernière victime est un commerçant chez qui ils ont pris la somme de 200 000 Fcfa.

C’est cette dernière victime qui a alerté le détachement des FCFA basé à Kabo. C’est ainsi qu’une patrouille été initiée et a permis d’attraper ce groupe de jeunes présumés rebelles en pleine opération.

Une source proche de la gendarmerie de Kaga-Bangoro contacté par le RJDH a affirmé avoir été au courant de cette arrestation et ces jeunes seraient déjà le jeudi 29 mars à Bangui pour nécessité d’enquête

 

Bangui : Lancement de la 2ème campagne de vaccination contre la polio

 

Dans un communiqué de presse annonçant le lancement de la 2ème campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite, l’‘Unicef a appelé à la responsabilité des parents pour la réussite de ladite campagne.

« Chaque famille doit prendre sa responsabilité et s’assurer que ses enfants ont effectivement reçu les gouttes du vaccin polio qui vont les protéger contre les conséquences débilitantes et irréversibles de la poliomyélite », a souhaité Pierre Signe, chef du programme Survie et Développement de l’enfant de l’UNICEF en RCA.

D’après le document les agents vaccinateurs sillonneront les gares, les écoles, les marchés, les églises et les mosquées pour administrer ce vaccin aux petits enfants dont l’âge va de 0 à 59 mois pour lutter contre la polio. Cette campagne est une réponse d’urgence à quatre cas de polio découverts Centrafrique (RCA) en 2011, et vise à atteindre tous les enfants à travers le pays, y compris les zones difficiles à atteindre, les populations vivant dans les zones de conflit et de Post-conflit avec un accès limité aux services de santé.

Les informations livrées par l’Unicef indiquent que « la République Centrafricaine est particulièrement vulnérable à la propagation de la maladie à travers ses nombreuses frontières avec des pays voisins où la circulation du poliovirus sauvage est toujours d´actualité et en raison de la violence en cours et l'insécurité ». Malgré que le pays n'a pas enregistré de cas de polio depuis 2009 ; en 2011, quatre cas importés ont été découverts, en dépit de l’organisation de plus de 15 campagnes nationales au cours des cinq dernières années.

Signalons que cette campagne fait partie du programme de la Survie et du Développement de l'Enfant appuyé par l'UNICEF et les autres partenaires du secteur de la santé en RCA. Ce programme met l´accent sur les interventions à haut impact et à faible coût pour prévenir des décès d'enfant qui peuvent être évités.

Les priorités immédiates sont d’assurer l’appui aux campagnes nationales de vaccination de qualité et de renforcer la vaccination de routine pour éviter le risque d'une nouvelle épidémie de polio. En réponse, l'équipe de pays des Nations Unies s'est engagée à soutenir la campagne, avec une collaboration conjointe OMS-UNICEF pour renforcer les efforts du gouvernement dans les activités de vaccination en ce moment crucial.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 04:34

 

 

 

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RFI mercredi 28 mars 2012 par Carine Frenk

Une délégation de l'Union africaine, à laquelle participent quatre commandants militaires du Soudan du Sud, d'Ouganda, de République centrafricaine et de RDC est arrivée ce 27 mars 2012 à Yambio, au Soudan du Sud, en vue de préparer une offensive contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Depuis plusieurs semaines, les États se mobilise à nouveau pour mettre fin aux exactions de la rébellion ougandaise et de son chef Joseph Kony, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale. Depuis 1987, les rebelles se déplacent sur les territoires des quatre pays.

Depuis le lancement de l'opération « Lightning Thunder » -la troisième du genre- par l'armée ougandaise en 2009, les quatre États qui ont subi les exactions de la LRA travaillent en coordination. Cependant, ils n'ont toujours pas réussi à mettre la main sur le leader de la rébellion ougandaise, Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale.

L'armée ougandaise, qui avait reçu l'autorisation d'intervenir sur le territoire de la République centrafricaine, est restée en échec face au groupe armé de quelques milliers d'hommes, qui se déplace rapidement, en petits groupes. En revanche, les militaires ougandais ont réussi à se faire détester de la population locale qui leur reproche pillages et viols.

Si les attaques au Soudan du Sud, en Ouganda et RDC avaient nettement baissé au cours du dernier semestre 2011, elles ont en revanche repris en Centrafrique depuis le début de l'année.

La présence de conseillers militaires américains de l'Africom sur la base ougandaise d'Obo (RCA) a peut-être contribué à apaiser les relations entre les Centrafricains et les soldats de Kampala, mais les opérations de recherche de Joseph Kony n'ont pas encore abouti.

L'envoyé spécial de l'Union africaine pour la lutte contre la LRA, le Mozambicain Francisco Madeira, a indiqué à l'issue de la réunion de Yambio qu'une force conjointe de 5 000 hommes opérerait désormais à partir de trois bases : Bungu en République démocratique du Congo, Obo en République centrafricaine et Nzara dans le Soudan du Sud.

Depuis 1987, la LRA a tué des milliers de personnes, en a kidnappé près de 20 000 et a provoqué le déplacement de près 1,9 million Sud-Soudanais, Ougandais, Congolais et Centrafricains. En 2011, la LRA a été impliquée dans 278 attaques.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 04:13

 

 

 

 

merdier électoral RDC 10

 

KINSHASA AFP / 29 mars 2012 19h21 - Les résultats des élections présidentielle et législatives de fin 2011 en République démocratique du Congo ne sont pas crédibles en raison de nombreuses irrégularités et fraudes, estime la Mission d'observation de l'Union européenne dans un rapport publié jeudi à Kinshasa.

La mission considère que les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ne sont pas crédibles à la lumière des nombreuses irrégularités et fraudes constatées lors du processus électoral, écrit-elle dans son rapport final sur ces scrutins remportés par le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila et l'alliance de partis qui l'ont soutenu.

La Mission d'observation de l'UE (MOE-UE) évoque notamment l'absence d'audit du fichier électoral, le manque de transparence lors du nettoyage de ce fichier, le vote sur simple présentation de la carte d'électeur de 3,2 millions d'électeurs, de multiples incidents de fraude et de bourrages d'urnes lors du vote le 28 novembre, ou encore une publication des résultats caractérisée par un profond manque de transparence.

La MOE-UE recommande principalement la restructuration de la Céni en y incluant la société civile pour contribuer à sa transparence, son indépendance et sa fiabilité. La Céni est présidée par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, ancien conseiller spirituel du président Kabila

La mission recommande également un audit du fichier électoral et la mise en place de la Cour constitutionnelle. Le rôle de cette dernière est actuellement dévolue à la Cour suprême de justice (CSJ), chargée du contentieux et de proclamer les résultats définitifs des élections. Son indépendance a souvent été mise en cause.

La CSJ avait validé à la virgule près les résultats de la présidentielle à un tour donnés par la Céni: Kabila vainqueur avec 48,95% (8,8 millions de voix) devant l'opposant Etienne Tshisekedi, classé second avec 32,33% (5,8 millions de voix). Ce dernier a rejeté les résultats et s'est autoproclamé président de la RDC.

Les magistrats de la CSJ sont nommés par le chef de l'Etat, moyennant l'intervention formelle du Conseil supérieur de la magistrature, dont les membres sont aussi désignés par le président, notent les observateurs de l'UE. Dix-huit nouveaux magistrats avaient été nommés à la CSJ lors de la campagne électorale.

Un chapitre du rapport est consacré à l'analyse des résultats de la présidentielle au Katanga (sud-est), fief de Kabila où il a obtenu près de 90% des suffrages, et le Bandundu (ouest) où il a bondi de 39,4% en 2006 à 73,4% en 2011, y réalisant des progressions fulgurantes que l'analyse politique rationnelle a quelque mal à expliquer, selon le rapport.

Dans ces deux provinces l'écart de 3,6 millions de voix creusé par Kabila face à Tshisekedi est impressionnant et irréversible et l'illisibilité politique des résultats (...) vient accroître le doute concernant la crédibilité du scrutin présidentiel, est-il ajouté.

Le rapport recommande aussi une réforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CESAC), qui n'a pas joué son rôle de régulateur avec impartialité, prenant des mesures arbitraires et discriminatoires contre les médias d'opposition.

Un travail important attend désormais les autorités congolaises et la société civile afin d'améliorer le déroulement des élections pour garantir la transparence et la fiabilité de la démocratie congolaise, a déclaré la députée bulgare Mariya Nedelcheva, chef de la MOE-UE, lors de la présentation du rapport.

La céni a annoncé une prochaine évaluation du processus électoral actuellement suspendu, avant la publication d'un nouveau calendrier pour les élections provinciales, sénatoriales et locales.


(©)

 

NDLR : C’est le moins qu’on puisse dire. Dès lors, que fait-t-on des résultats frauduleux et quel doit être le sort de celui-là même qui prétend avoir gagné ces prétendues élections ? C’est toujours pareil. Les pays occidentaux qui constatent et affirment la non crédibilité de ces élections éprouvent un mal fou à exiger leur annulation pure et simple et l’organisation de nouvelles. Pourquoi redoute-t-on tant ces dictateurs voleurs d’élections en Afrique ?

 C’est ce qui s’est aussi passé en Centrafrique où Bozizé a fait un hold-up et on n’ose pas lui dire que les résultats élections du 23 janvier 2011 pourtant grandement financées en partie par l’UE et les Nations Unies doivent être annulées et reprises. Le FARE-2011 prêche depuis lors dans le désert et personne ne l’écoute.

En attendant le pays est totalement bloqué, les partenaires au développement se contentant seulement de tourner le dos à Bozizé qui fait tout pour s'accrocher au pouvoir à tout prix malgré son rejet par les Centrafricains alors que le pays se meurt.  

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 01:56

 

 

Ntsimi Chicago Boy

 

 

Lu pour vous : Etoudi : Paul Biya reçoit un émissaire du président Sassou Nguesso

 

 

YAOUNDÉ - 29 Mars 2012


© MONDA BAKOA | Cameroon Tribune

Brazzaville remercie Yaoundé pour sa solidarité, suite à la catastrophe de Mpila et annonce le retour imminent d'Antoine Ntsimi à Bangui. Peu après l’explosion, le 4 mars 2012, de la soute à munitions de Mpila, à Brazzaville, le Cameroun a promptement manifesté sa solidarité au Congo. Par l’envoi d’une délégation ministérielle convoyant des tonnes de médicaments et de vivres, en plus d’une équipe médicale.

Ce geste a été apprécié par les hautes autorités et le peuple congolais. Lesquels disent merci au chef de l’Etat, à son gouvernement et au peuple camerounais. La révélation a été faite hier à Yaoundé par Pierre Moussa, ministre d’Etat, ministre de l’Economie, du Plan, de l’Aménagement du Territoire et de l’Intégration, à la sortie d’une audience au palais de l’Unité. Celui-ci venait de remettre un message du président congolais, Denis Sassou Nguesso, à son homologue camerounais, Paul Biya.

S’abstenant de révéler explicitement le contenu du message, l’émissaire congolais ne s’est pas empêché de répondre à la presse sur la tragédie de Brazzaville et sur l’interdiction d’entrée en territoire centrafricain signifiée le 21 mars dernier à l’aéroport de Bangui à Antoine Ntsimi, Camerounais, président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). Un «malentendu» que les médias auront amplifié et surestimé, selon le ministre d’Etat congolais. Il ajoute que le président de la Commission de la Cémac rentrera bientôt à Bangui pour préparer un sommet des chefs d’Etat qui devrait se tenir à Brazzaville, au mois de mai.

Urgences

Pour revenir à la catastrophe de Mpila, Pierre Moussa rappelle qu’elle a fait 300 morts et 2300 blessés. Des quartiers entiers ont été rasés de leurs habitations, ajoute-t-il. Les populations et les autorités congolaises se sont organisées pour circonscrire les dégâts, les blessés ont été soignés dans les hôpitaux, ceux dont les habitations furent détruites, ont été casés. Le gouvernement a remis une somme de trois millions de Fcfa à chaque famille, afin de permettre aux sinistrés de faire face aux urgences. Dans la même veine, 5 000 logements sont en construction pour le recasement des populations, a confié Pierre Moussa.

Le ministre d’Etat congolais ajoute que, dans son mot de réconfort, le président Paul Biya a évoqué la catastrophe de Nyos qui, de manière aussi subite, avait endeuillé le Cameroun, imposant le déplacement et le recasement des populations sinistrées sur de nouvelles terres. Pour mémoire, dans la soirée du 21 août 1986, une explosion avait secoué ce lac de cratère, situé dans le département de la Menchum, région du Nord-Ouest, provoquant la mort de 1746 personnes.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 01:43

 

 

 

 

kiosque eau Bangui

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Mars 2012 14:31

 « Les populations de Bangui pourront très prochainement bénéficier des forages pour pallier le problème d’eau potable dans la ville ». Ces propos sont tenus ce 29 mars par Sylvain Guébanda Directeur Général du Projet Hydraulique. Il répond ainsi à la question de la contribution que le projet hydraulique pourrait apporter en cette période où l’eau potable devient rare à Bangui.

Ce projet intervient au moment les habitants de plusieurs quartiers de Bangui sillonnent la ville à la recherche de l’eau. Certains portent leurs récipients sur la tête, d’autres, dans les poussettes et les plus nantis à bord des véhicules.

Selon le directeur de l’hydraulique, « le projet a pour but de satisfaire les quartiers du Nord et du Sud de Bangui qui connaissent souvent une pénurie d’eau. Ce Projet sera lancé en mai et juin 2012, pour être opérationnel d’ici la fin de cette même année ».

Signalons que les travaux de dragage entamés par la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) se poursuivent sur le fleuve Oubangui. Les piroguiers recrutés pour ce travail tentent en ce moment de creuser le sable au niveau de la pompe pour permettre le captage de l’eau du fleuve.

Selon un technicien de la SODECA, l’étiage de l’Oubangui de cette année est particulier. Une meilleure solution sera trouvée quand il y’aura de fréquentes pluies en amont de Bangui. Les eaux pourront se reverser dans le fleuve et augmenter son débit.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:44

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Mars 2012 14:29

Le peuple centrafricain rend hommage ce  29 mars 2012, à Barthélémy Boganda. Il s’agit de la commémoration de  l’anniversaire de la disparition tragique en 1959, dans un accident d’avion, de Barthélémy Boganda, fondateur de la République. La journée est décrétée fériée, chômée et payée.

L’ensemble du gouvernement centrafricain, avec à sa tête le président François Bozizé, a rendu hommage à celui que tout homme politique dans le pays, considère, pouvoir comme opposition, comme la référence.

Haut-lieu de cette commémoration, le village Boganda. François Bozizé s’y est rendu, ainsi que les partenaires au développement, pour une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs et défilé funéraire suivie par la visite des huit sites des épaves de l’avion. C’est à proximité de ce village que l’avion qui transportait Barthélemy Boganda s’est écrasé.

La cérémonie de Bobangui situé à 75 kilomètres de Bangui dans la Lobaye (sud du pays) , a été présidée par Célestin Leroy Gaombalet, président de l’Assemblée Nationale. Après le défilé, il s’est rendu à Bérengo avec sa suite pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de l’ancien président Jean-Bedel Bokassa.

La particularité cette année est que, tous les défunts Chefs d’Etat ainsi que certains leaders sont aussi à l’honneur. Des gerbes de fleurs sont déposées par certains membres du gouvernement et autorités locales sur les tombent des anciens présidents tels que  Ange-Félix Patassé, André Kolingba, David Dacko, Jean-Bedel Bokassa, sans oublier le professeur Abel Goumba.

Se souvenir de Boganda leader charismatique centrafricain ne se résume pas seulement à Bobangui. Selon certains Banguissois interrogés par Radio Ndeke Luka, les circonstances de la mort de ce dernier devraient être « clarifiées ».

D’ailleurs certains auteurs centrafricains commencent à tenter de faire la lumière sur cette tragique disparition. Le cas de Béngué Bossin qui dans un ouvrage, a affirmé que Boganda est décédé plusieurs années après le crash de l’avion de 1959, suscite un vif débat dans la classe politique centrafricaine.

Dans sa rubrique intitulée « Lissoro » consacrée à cette commémoration, Radio Ndeke Luka s’est aussi posée plusieurs questions relatives « à la vérité sur le décès de Baganda qui tarde à venir. Et la radio de remarquer que sous le régime du défunt président André Kolingba, la commémoration du 29 mars a été suspendue. Cette décision politique mérite réflexion, indique la radio ».

Pour d’autres, notamment les jeunes générations  qui le connaissent par ouïe dire, il a « beaucoup contribué au développement du pays, sa lutte n’avait pas encore atteint son apogée, il reste et demeure le père de la nation centrafricaine. L’exemple de Boganda mérite d’être copié par ses successeurs, car c’était un homme généreux qui aimait son pays ».

Seulement affirment d’autres, depuis la disparition de Boganda, « aucun homme politique n’a réellement mis en œuvre l’héritage sinon les idéaux politiques de ce grand homme. Chaque régime pense d’abord à s’enrichir avec son clan, son entourage. Ces dirigeants se livrent ainsi à la gabegie, au détournement bref, à la mal gouvernance au détriment du peuple qui souffre quotidiennement ».

La commémoration du 29 mars de cette année intervient dans un contexte social très précaire. La ville de Bangui ainsi que certaines villes des provinces manquent cruellement d’eau potable. Pour illustration, il y a plus d’une semaine, la population de Bangui peine à s’approvisionner. La raison évoquée par la seule Société d’Etat de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) est la difficulté liée au captage de l’eau pour traitement depuis le fleuve Oubangui. Une situation provoquée par l’étiage sévère enregistré cette année.

A cela s’ajoutent des remous sociaux issus des conséquences de la suspension des Conseils d’Administration des entreprises publiques. La décision a perturbé le fonctionnement de ces sociétés conséquences : perlée de grève dans les principaux hôpitaux du pays voire d’autres secteurs tels la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

L’autre aspect à mettre en lumière en relation avec cette fête est l’insécurité grandissante provoquée par les rebellions étrangères. De multiples cas d’exactions perpétrées ces derniers temps par les éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) sur les populations des préfectures de Mbomou et Haut Mbomou et la traque en janvier dernier du Général rebelle tchadien Baba Ladé par le Tchad et la République Centrafricaine, en sont une parfaite illustration.

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