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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:47

 

 

 

Centrafrique: la présidente veut aller en guerre contre les anti-balaka


MBAIKI (Centrafrique) AFP / 12 février 2014 14h40 - La présidente centrafricaine de transition a affirmé mercredi vouloir aller en guerre contre les milices d'autodéfense anti-balaka, coupables de nombreuses exactions dans le pays, en particulier envers la communauté musulmane devenue la cible de pillages et de lynchages quotidiens.

Les anti-balaka, on va aller en guerre contre eux. (Ils) pensent que parce que je suis une femme je suis faible. Mais maintenant les anti-balaka qui voudront tuer seront traqués, a déclaré Catherine Samba Panza en sango, la langue nationale, devant les habitants de Mbaïki (80 km au sud-ouest de Bangui), lors d'une visite en compagnie du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. 


Apparus comme des milices luttant contre la rébellion Séléka, à dominante musulmane, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 et qui persécutait la communauté chrétienne, les anti-balaka, majoritairement chrétiens, ont rapidement semé la terreur dans Bangui et en province.



Après le départ du président Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier, et le désarmement et le cantonnement des miliciens Séléka mené par les soldats français de l'opération Sangaris, les anti-balakas s'en sont pris systématiquement aux civils musulmans, multipliant lynchages et pillages.

 
Les anti-balaka ont perdu le sens de leur mission. Ce sont eux qui tuent, qui pillent, qui volent, est-ce que c'est normal ?, a martelé la présidente. 


L'ONG Amnesty International a interpellé mercredi dans un communiqué l'opinion internationale sur le nettoyage ethnique de civils musulmans qui se déroule selon elle dans l'ouest de la Centrafrique, et dont sont en grande partie responsables les milices. 

Je ne pense pas qu'il y ait d'épuration confessionnelle ou ethnique. Il s'agit d'un problème d'insécurité. Nous faisons en sorte que ce problème ne continue pas, a simplement réagi Mme Samba Panza. 


Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a durci le ton mardi à Brazzaville contre les milices centrafricaines, affirmant que les forces internationales étaient prêtes à mettre fin aux exactions, si besoin par la force.


La mise en garde de M. Le Drian intervient après plusieurs déclarations de responsables militaires français et de la Misca allant dans le même sens.



(©) 

 

 

Centrafrique: personne n'acceptera une partition


MBAIKI (Centrafrique) AFP / 12 février 2014 14h25 - Personne n'acceptera une partition de la Centrafrique, a déclaré mercredi le ministre français de la Défense Jean-Yves le Drian, au lendemain de la mise en garde du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon sur ce risque avéré.


Personne n'acceptera quelque partition que ce soit. Il faut absolument l'empêcher, a déclaré à la presse M. Le Drian à Mbaiki (80 km au sud-ouest de Bangui) lors d'une visite en compagnie de la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza.

Pour la France, il n'y a et il n'y aura qu'une seule Centrafrique, qu'une seule chef de l'Etat. Toute tentative de penser autrement rencontrera l'opposition de la France et celle de la communauté internationale, a-t-il poursuivi.


De son côté, Mme Samba Panza a fait état de sa ferme volonté de ne pas céder un seul pouce du territoire centrafricain qui a toujours été uni et laïc.


Le secrétaire général de l'ONU a estimé mardi que l'éclatement de la République centrafricaine (RCA) était tout à fait possible étant donné l'animosité entre chrétiens et musulmans.


Après des mois de violences, la brutalité sectaire est en train de changer la démographie du pays, la partition de facto de la RCA est un risque avéré, a-t-il déclaré à un groupe de journalistes.

 
Amnesty international a dénoncé de son côté le nettoyage ethnique de civils musulmans qui se déroule selon elle dans l'ouest de la Centrafrique, et que les forces internationales ne parviennent pas à empêcher.


Les soldats de la force internationale de maintien de la paix ne parviennent pas à empêcher le nettoyage ethnique des civils musulmans dans l'ouest de la République centrafricaine, écrit l'ONG dans un communiqué, appelant la communauté internationale à faire barrage au contrôle des milices anti-balaka et déployer des troupes en nombre suffisant dans les villes où les musulmans sont menacés.


La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.


Devenu président, il a été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et milices d'autodéfense anti-balaka, majoritairement chrétiennes, qui ont entraîné un exode de civils musulmans, essentiellement vers le Tchad et le Cameroun voisins.



(©) 

Centrafrique: la présidente veut aller en guerre contre les anti-balaka
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:42

 

 

 

 

 

  2014-02-12 15:33:36  xinhua

 

L'ancien président centrafricain, François Bozizé, et son fils Francis Bozizé, bras séculiers des milices anti-Balaka, auteurs des pires atrocités commises sur les Tchadiens en République centrafricaine, doivent répondre de leurs actes devant la justice internationale, a déclaré mardi soir à Xinhua Djidda Oumar, secrétaire général du Réseau des ADH du Tchad.

 

"Les Tchadiens ont vécu un génocide qui a été organisé, prépar é et orienté par François Bozizé et son fils. En tant qu'associations de défense des droits de l'Homme, notre rôle est de protéger les droits des citoyens tchadiens. C'est ainsi que nous avons saisi, par une communication, la Cour pénale internationale", a indiqué M. Djidda Oumar à l'issue d'une audience que le président Déby Itno leur a accordée dans son palais.

 

"Nous allons nous mettre au travail pour que justice soit rendue à cette frange de la population tchadienne qui a été injustement massacrée par Bozizé et compagnie", a-t-il insisté.

 

Depuis quelques semaines, des ressortissants tchadiens de confession musulmane, ainsi que des soldats tchadiens de la force internationale de maintien de la paix, font l'objet d'agressions et de vandalisme de la part des milices chrétiennes centrafricaines dénommées anti-Balaka; les secondes accusant les Tchadiens d'être de mèche avec les ex-rebelles de la Séléka qui ont renversé le président François Bozizé en février 2013.

 

Une dizaine de soldats ont ainsi péri à Bangui, capitale de la République Centrafricaine; et des dizaines de milliers de civils rapatriés.

 

Face à cette escalade de violences en Centrafrique, le chef de l'Etat tchadien avait déjà exprimé sa "colère" début janvier 2014, affirmant que "ceux qui se sont attaqués aux Tchadiens et qui continuent à s'attaquer aux Tchadiens, ceux qui ont assassiné des Tchadiens et continuent à assassiner des Tchadiens, ne resteront pas impunis".

Lu pour vous : Tchad: les ADH veulent poursuivre les auteurs des exactions sur des Tchadiens en Centrafrique
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:40

 

 

 

 

http://www.lesoleil.sn/  WEDNESDAY, 12 FEBRUARY 2014 19:30

 

Dans le cadre de la recherche d’une paix durable et d’une cohabitation fraternelle entre communautés musulmane et chrétienne, la localité de Médina Baye à Kaolack a reçu, mercredi dernier, une délégation centrafricaine conduite par l’honorable député Nicaise Karnou, envoyé spécial de son excellence Mme Catherine Samba Panza, présidente de la République de transition de la Centrafrique.


Une délégation centrafricaine conduite par l’honorable député Nicaise Karnou, président de la commission équipement et communication de l’Assemblée nationale de la République centrafricaine a été reçue la semaine dernière par son Eminence El Hadj Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahim Niass, khalife de Cheikh al Islam, à Médina Mbaye (Kaolack). 

 

Dans le communiqué de presse qui a sanctionné cette rencontre, il y a eu « des échanges fructueux sur la situation qui prévaut en République sœur de Centrafrique ». 

 

L’audience, note-t-on dans le communiqué, s’est déroulée en présence de Monseigneur Benjamin Ndiaye, Evêque de Kaolack et de l’ensemble des frères du khalife présents à Médina Baye et de l’honorable Mouhamed Khouraichi Niass, député à l’Assemblée nationale du Sénégal.

 

Le khalife de Cheikh al Islam et   l’Evêque de Kaolack, souligne le communiqué, ont regretté les violences subies depuis de longs mois par les populations de ce pays frère. Ces derniers ont tenu à affirmer que ces violences ne sauraient trouver leur justification dans les valeurs d’amour et de tolérance professées par les deux grandes religions révélées que sont le Christianisme et l’Islam. Le communiqué précise que cette appréciation est du reste confirmée par des siècles de coexistence pacifique et de bon voisinage entre les différentes confessions religieuses de la Centrafrique.


Outre les prières qui ont été formulées par le khalife de Cheikh al Islam pour un retour rapide de la paix en République centrafricaine, Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahim Niass a engagé ses disciples, mais également les hommes de toutes nationalités et de toutes confessions religieuses à œuvrer pour l’avènement d’une paix mondiale durable bâtie sur le respect de l’autre et le commun vouloir de une vivre en commun.

 

Babacar Bachir SANE

Lu pour vous : Recherche de la paix en Centrafrique : Un émissaire de la présidente Panza de la transition reçu à Médina Baye à Kaolack
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:35

 

 

 

 

 

PUBLIÉ LE 11/02/2014

 

Par Bangui (AFP)© 2014 AFP

 

Conséquence directe des violences et des pillages visant les commerçants, souvent musulmans en Centrafrique, le secteur de la distribution alimentaire du pays est totalement désorganisé, entraînant inflation et risques de pénuries de denrées de première nécessité.

 

"C'est maintenant que commence le plus dur. Maintenant que toutes les boutiques et magasins des musulmans sont pillés, saccagés, détruits, les prix ont sensiblement augmenté", résume Hervé Songo, un enseignant de Bangui.

 

Porté au pouvoir en mars 2013 par la rébellion Séléka à dominante musulmane, le président Michel Djotodia avait été contraint de démissionner en janvier par la communauté internationale excédée par son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses.

 

Depuis lors, les milices "anti-balaka", à majorité chrétiennes, prennent quotidiennement pour cible les civils musulmans, leur reprochant leur "proximité" avec l'ancien pouvoir.

 

Avec la fuite des musulmans, toute l'économie banguissoise décline, sans compter l'insécurité régnant sur les axes routiers qui a achevé d'étouffer la capitale.

 

"La boîte d'allumettes est vendue 35 voire 50 francs CFA (FCFA, soit 75 centimes d'euro) au lieu de 25 FCFA. La bouteille d'eau minérale par exemple, est passée de 500 à 700 FCFA (environ 1 euro), l'huile, la farine, le sucre ont connu une augmentation frôlant les 25%", souligne M. Songo.

 

"C'est au marché Sambo au (quartier) KM5 que nous achetons les oignons, les arachides, les courges, l'ail, le piment, un peu de tout, que nous revendons au quartier. Ce n'est guère possible pour le moment. Les musulmans sont partis, il n'y a rien au marché, qui n'est que l'ombre de lui-même", commente Assise Kayolo, commerçante chrétienne.

 

Dans certains quartiers, seuls quelques-uns continuent de travailler dans la peur.

 

"Ils ont lynché un musulman ici il y a trois semaines, l'ont décapité avec une hache, et découpé en morceaux", se souvient Moumine Abdallah Ahmed, commerçant de Lakouanga.

 

"J'ai peur, je m'organise avec des jeunes d'ici pour ouvrir. Ce sont eux qui me protègent et veillent matin et soir sur la boutique. Ils ne me demandent rien, mais tu ne peux pas te montrer ingrat envers celui qui veut que tu sois en vie", explique-t-il en souriant.

 

Ce constat de pénurie est partagé par plusieurs ONG. Mardi, un communiqué signé notamment d'Oxfam et Action contre la faim a souligné un risque de "crise alimentaire majeure".

 

Selon le document, "les coûts des denrées de première nécessité, telles que manioc et arachide, ont déjà augmenté. Le manioc a augmenté de 20% depuis novembre. Les grossistes ont également signalé une diminution des ventes de 85 à 95% au cours des deux derniers mois en raison de la baisse des revenus des populations et de l’augmentation des prix. Compte tenu de la fuite des éleveurs, la viande a disparu de bien des étals de Bangui et, quand il y en a, elle est deux fois plus chère".

 

Sécuriser les voies commerciales

 

L'enjeu est de rouvrir et sécuriser les axes routiers permettant d'approvisionner Bangui, notamment en provenance du Cameroun voisin.

 

Sur ce point, l'intervention de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca), soutenue depuis début décembre par 1.600 soldats français dans un pays en déliquescence, semble porter ses fruits.

 

Lors d'une conférence de presse samedi, le général camerounais Martin Tumenta Chomu, commandant militaire de la Misca, s'est félicité de "la sécurisation du corridor de commerce entre Bangui et la ville frontalière (camerounaise) de Gamboula". 115 véhicules sont arrivés samedi, escortés par la Misca, a-t-il précisé.

 

"Cet axe est suffisamment sécurisé pour permettre à tous les chauffeurs de revenir", a-t-il assuré.

 

"Il n'y a plus de raisons pour que les camions ne viennent plus ici", a-t-il dit, ajoutant que la Misca allait désormais assurer 3 escortes de convois par semaine entre Bangui et le Cameroun.

 

Le blocage de cet axe stratégique menaçait également les opérations du Programme alimentaire mondial (PAM), dont certains camions étaient bloqués à la frontière depuis le 6 janvier. 23 camions du PAM, chargés de 27 tonnes en moyenne chacun, ont pu arriver ce week end à Bangui, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation à Bangui, Alexis Masciarelli.

Centrafrique: flambée des prix à Bangui après le départ des commerçants musulmans
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:33

 

 

 

 

 2014-02-11 23:30:28 GMT

 

Dakar, 11 fév (APS) - La secrétaire d’Etat américaine aux Affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield, a appelé mardi les pays d’Afrique centrale à solutionner la crise politique en Centrafrique, de concert avec l’Union africaine (UA).

 

"Nous exhortons les pays de la région (la Communauté des Etats d’Afrique centrale) à travailler de concert avec l’UA, pour trouver une solution" à la crise centrafricaine, a-t-elle dit lors d’une vidéoconférence donnée depuis Washington et suivie à Dakar. 


"Nous sommes meurtris par ce qui se passe dans ce pays, où nous avons discuté avec les officiels, mais aussi avec les chefs religieux et les simples citoyens, en décembre dernier", a-t-elle affirmé auparavant. "J’appelle les Centrafricains à cesser les violences."

 
La Centrafrique est déchirée par des violences interconfessionnelles – entre chrétiens et musulmans – qui ont fait des centaines de morts, depuis l’arrivée au pouvoir de la rébellion Séléka, en 2013.

 
Michel Djotodia, qui a pris le pouvoir en mars 2013, a été poussé à la démission par la Communauté des Etats d’Afrique centrale, dont fait partie la Centrafrique, en janvier dernier.

 
Les violences se poursuivent encore, malgré la présence d’une force militaire déployée par l’Union africaine et celle des soldats français. 


M. Djotodia est remplacé par Catherine Samba Panza, ex-maire de Bangui, la capitale du pays.

 
Les Etats-Unis d’Amérique saluent l’intervention de l’armée française et des soldats venus de huit pays africains, selon Linda Thomas-Greenfield, qui dit faire confiance au "leadership de l’Union africaine" en ce qui concerne le règlement de la crise centrafricaine. 

Des milliers de personnes ont quitté la Centrafrique pour se réfugier au Cameroun et au Tchad voisins. 


Les Etats-Unis d’Amérique vont "redoubler d’efforts dans [leur] politique africaine", a ajouté Mme Thomas-Greenfield.


"Nous collaborons de manière très étroite avec l’Union africaine sur l’avenir du continent. Le sommet de l’Union africaine (tenu en janvier dernier) a mis l’accent sur l’agriculture. Nous sommes très engagés dans ce domaine en Afrique, parce que nous pensons que l’agriculture est l’avenir du continent", a-t-elle encore dit.

Centrafrique: Washington mise sur une solution africaine
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:31

 

 

 

 

 

www.france24.com/   11 fév 2014 - 4:59

 

Les Etats-Unis ont salué mardi les interventions militaires de la France au Mali et en République centrafricaine (RCA), plaidant pour davantage de forces de sécurité en RCA, à l’occasion de la visite d’Etat à Washington du président François Hollande.

 

« Le rôle de la France a été fondamental pour réussir au Mali et est très, très important pour essayer d’apporter la paix et la sécurité en RCA », a félicité la secrétaire d’Etat adjointe pour l’Afrique, Linda Thomas-Greenfield.

 

« Nous soutenons ses efforts à la fois au Mali et en RCA », a affirmé la plus haute diplomate américaine chargée de l’Afrique lors d’une conférence de presse sur internet. Elle faisait allusion aux appuis logistiques, notamment en termes de transport de troupes, de ravitaillement et de renseignement, que les Etats-Unis ont fournis à l’armée française pour ses opérations au Mali et en Centrafrique.

 

Pour ce dernier pays, « nous sommes convenus que l’on doit augmenter le nombre de soldats en RCA pour régler la situation extrêmement complexe qui y a cours », a ajouté Mme Thomas-Greenfield, saluant aussi « les efforts des gouvernements africains qui ont engagé leurs troupes » au sein de la force panafricaine sur place.

 

La Misca, mission de l’Union africaine, compte environ 5.400 hommes –dont un millier de Congolais, le plus important effectif africain– sur les 6.000 prévus. L’opération Sangaris compte 1.600 soldats français. Ces forces agissent sous l’égide de l’ONU qui les a dotées d’un mandat autorisant l’emploi de la force en cas de menace directe sur la population civile.

 

« Nous pensons qu’il faut des forces de sécurité supplémentaires, notamment des unités étrangères de police pour aider à sécuriser Bangui en particulier », a encore plaidé la diplomate américaine.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d’Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane. Devenu président, il a été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre « ex-séléka » et miliciens « anti-balaka » chrétiens.

 

Washington réclame régulièrement la « fin des violences confessionnelles » en RCA et s’est alarmé d’une « situation pré-génocidaire ». Le secrétaire d’Etat John Kerry a menacé fin janvier de « sanctions ciblées » les fauteurs de troubles.

 

« Nous avons parlé avec diverses parties, y compris celles qui soutiennent la violence, pour leur dire qu’elle devait cesser », a martelé Mme Thomas-Greenfield. « Nous leur disons clairement et ouvertement qu’elles seront tenues pour responsables des violences perpétrées dans ce pays », a averti la diplomate américaine.

 

A l’occasion de la visite d’Etat de François Hollande reçu par le président Barack Obama à la Maison Blanche, les deux dirigeants ont plaidé pour « une alliance transformée » entre leurs pays et ont souligné que l’Afrique, « du Sénégal à la Somalie », et tout particulièrement au Mali, au Sahel et en Centrafrique, était le théâtre « le plus visible » de ce « nouveau partenariat ».

 

(c) avec AFP

Washington salue Paris pour ses interventions au Mali et en RCA
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:28

 

 

 

 

 

G.L. | Publié le 12.02.2014, 07h39 | Mise à jour : 14h31

 

Jean-Yves Le Drian se rend en Centrafrique mercredi, sa troisième visite dans le pays depuis le déclenchement de l'opération française «Sangaris» début décembre. A Bangui, la capitale, il rencontre notamment la présidente Catherine Samba Panza. Mardi, dans une déclaration à la presse depuis la République démocratique du Congo, le ministre français de la Défense a durci le ton contre les milices. 

 

 

 «Il faut que l'ensemble des milices qui continuent aujourd'hui à mener des exactions, à commettre des meurtres, arrêtent», a-t-il dit, demandant aux forces françaises et africaines en Centrafrique d'«appliquer les résolutions des Nations unies, si besoin par la force». «Nous poursuivons notre action de manière ferme pour l'avenir», a ajouté le ministre, s'exprimant après un échange avec son homologue congolais Charles Richard Mondjo.

 

 Entamée dimanche, cette tournée est axée sur la poursuite de l'action militaire de la France pour stabiliser la Centrafrique et la réorganisation du dispositif français au Sahel. Avant le Congo, médiateur régional de la crise en Centrafrique, le ministre s'était rendu au Tchad.


Les menaces de la présidente Catherine Samba Panza. La présidente centrafricaine de transition a elle aussi durci le ton, affirmant vouloir «aller en guerre» contre les milices d'autodéfense anti-balaka, coupables de nombreuses exactions dans le pays, en particulier envers la communauté musulmane devenue la cible de pillages et de lynchages quotidiens. «Les anti-balaka, on va aller en guerre contre eux. (Ils) pensent que parce que je suis une femme je suis faible. Mais maintenant les anti-balaka qui voudront tuer seront traqués», a déclaré Catherine Samba Panza en sango, la langue nationale, devant les habitants de Mbaïki (80 km au sud-ouest de Bangui), lors d'une visite en compagnie du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Washington attentif. Lors de sa visite d'Etat à Washington, François Hollande a plaidé avec son homologue américain Barack Obama pour «une alliance transformée» entre leurs pays, qui inclurait le dossier centrafricain. Les deux dirigeants ont souligné que l'Afrique, particulièrement au Mali, au Sahel et en Centrafrique, était le théâtre «le plus visible» de ce «nouveau partenariat».

«Nous pensons qu'il faut des forces de sécurité supplémentaires, notamment des unités étrangères de police pour aider à sécuriser Bangui en particulier», a estimé la secrétaire d'Etat adjointe américaine pour l'Afrique, Linda Thomas-Greenfield.

Pallier la crise alimentaire. L'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé mercredi un appel d'urgence pour obtenir 37 millions de dollars afin d'aider les agriculteurs en Centrafrique à conjurer «une crise alimentaire de grande envergure». «Des semences et outils essentiels doivent être livrés d'urgence aux agriculteurs de Centrafrique en vue de la campagne des semis qui démarrera en mars afin de conjurer une crise alimentaire et nutritionnelle généralisée», indique l'organisation dans un communiqué.


Mercredi également, le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un pont aérien entre Douala (Cameroun) et Bangui pour acheminer des vivres pour 150 000 personnes pendant un mois. Un premier avion-cargo chargé de 80 tonnes de riz s'est posé en début d'après-midi à Bangui Il devrait être suivi de 24 rotations quotidiennes sur la capitale de la Centrafrique, où 1,3 million de personnes, soit plus d'un quart de la population du pays, a besoin d'une assistance alimentaire.


«Ça va nous faire un ballon d'oxygène, mais ça ne réglera pas le problème à terme», a prévenu le porte-parole du PAM Alexis Masciarelli«Vu l'ampleur des besoins, cette opération va nous permettre de mieux répondre à l'urgence mais pas de refaire nos stocks. Il faudrait pour cela que la route (entre la frontière camerounaise et Bangui, ndlr) soit rouverte de manière régulière», dit-il.

L'ONU souhaite des troupes supplémentaires. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a estimé qu'un éclatement de la République centrafricaine (RCA) était tout à fait possible étant donné le niveau de l'animosité entre chrétiens et musulmans. «La brutalité sectaire est en train de changer la démographie du pays, la partition de facto de la RCA est un risque avéré», a-t-il déclaré à un groupe de journalistes.

 

«Nous devons faire davantage pour prévenir de nouvelles atrocités, protéger les civils, rétablir l'ordre, fournir l'aide humanitaire et maintenir l'unité du pays», a-t-il affirmé. Comme il l'avait fait dans un entretien téléphonique lundi avec le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, Ban Ki-Moon a demandé à la France «d'envisager de déployer des troupes supplémentaires».


Il souhaite aussi que l'Union européenne «accélère le déploiement de son opération militaire» prévue en RCA. La Misca (force de l'Union africaine en RCA) compte actuellement environ 5 400 hommes sur les 6 000 prévus et les soldats français sont au nombre de 1 600. La force africaine pourrait être transformée en mission de l'ONU. L'Union européenne a de son côté promis de déployer environ 500 soldats à Bangui au début du mois de mars.


Alors que «la situation continue de se détériorer» en RCA, la réponse internationale à cette crise «n'est pas à la hauteur de la gravité de la situation», a jugé Ban Ki-Moon. La réaction internationale doit être «énergique, avec un déploiement de force crédible, cohérent et rapide», a-t-il affirmé.


Un «nettoyage ethnique» dans l'ouest ? C'est le point de vue d'Amnesty International. L'ONG critique notamment «la réponse trop timorée de la communauté internationale», en notant que «les troupes internationales de maintien de la paix se montrent réticentes à faire face aux milices anti-balaka».

Amnesty international a aussi interpellé mercredi dans un communiqué l'opinion internationale sur le «nettoyage ethnique» de civils musulmans qui se déroule selon elle dans l'ouest de la Centrafrique, et que les forces internationales ne «parviennent pas à empêcher». L'ONG appelle la communauté internationale à «faire barrage au contrôle des milices anti-balaka et déployer des troupes en nombre suffisant dans les villes où les musulmans sont menacés».

Le 29 janvier à Boda, dans le nord-ouest, le départ des Séléka, consécutif à la démission de leur chef, a entraîné une flambée de violence sans précédent, faisant au moins 84 morts chrétiens comme musulmans, selon la Croix-Rouge locale. Et une attaque d'anti-balaka à Bossemptélé (ouest) a fait «plus de 100 victimes parmi la population musulmane» le 18 janvier, ajoute Amnesty. Le 16 janvier, l'ONU avait appelé à agir pour éviter un génocide.

 

LeParisien.fr 

Centrafrique : Le Drian et la présidente Samba Panza menacent les milices
Centrafrique : Le Drian et la présidente Samba Panza menacent les milices
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:23

 

 

 

 

 

Le Haut Commissaire de l'ONU aux réfugiés Antonio Guterres a dénoncé le nettoyage ethnique à grande échelle en Centrafrique. Il a évoqué une "catastrophe humanitaire de proportions indescriptibles".

 

"Le nettoyage ethnico-religieux massif continue", a affirmé le Haut Commissaire dans un communiqué diffusé à Genève au terme de sa visite en République centrafricaine.

 

"J'ai été le témoin d'une catastrophe humanitaire de proportions indescriptibles. Des exécutions indiscriminées et des massacres ont eu lieu. La violence est caractérisée par des actes d'une barbarie, d'une brutalité et d'une inhumanité choquantes", a dit le responsable de l'ONU.

 

Des dizaines de milliers de personnes continuent de fuir le pays, beaucoup sont pris au piège sans savoir où aller, a poursuivi le Haut Commissaire. Seulement à Bangui, des milliers de personnes se trouvent dans des ghettos dans des conditions très graves, a-t-il ajouté.

 

Même importance que la Syrie
 

Antonio Guterres s'est déclaré "profondément affligé" du fait que près de 500'000 civils ont été déplacés depuis le mois de décembre. Au total, a-t-il indiqué, 2,5 millions de Centrafricains ont besoin d'aide.

 

Le Haut Commissaire a souligné qu'il est impératif de restaurer la sécurité et l'ordre, "une priorité urgente". Il a appelé la communauté internationale à accroître immédiatement les forces militaires sur le terrain.

 

"Il faut accorder la même importance à la République centrafricaine qu'à la Syrie", a affirmé le Haut Commissaire, alors que les opérations humanitaires sont dramatiquement sous-financées.


(ats / 12.02.2014 16h57) 

Centrafrique: le HCR dénonce un nettoyage ethnique à grande échelle
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:15

 

 

 

 

MBAIKI (Centrafrique) (AFP) - 12.02.2014 15:08 - Par Anne LE COZ, Christian PANIKA

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a promis mercredi "la guerre" aux miliciens anti-balaka, qui multiplient les exactions contre les civils musulmans au risque de conduire le pays à une partition que Paris, principal allié de Bangui, juge inacceptable.

 

"Les anti-balaka (milices d'autodéfense à dominante chrétienne), on va aller en guerre contre eux. (Ils) pensent que parce que je suis une femme, je suis faible. Mais maintenant les anti-balaka qui voudront tuer seront traqués", a déclaré Mme Samba Panza en sango, la langue nationale, devant les habitants de Mbaïki (80 km au sud-ouest de Bangui), lors d'une visite en compagnie du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Ces propos offensifs font écho aux déclarations menaçantes tenues ces derniers jours par M. Le Drian et les commandants des contingents français et africain en Centrafrique, qui visaient directement les miliciens et les pillards sévissant en toute impunité.

 

"Les anti-balaka ont perdu le sens de leur mission. Ce sont eux qui tuent, qui pillent, qui volent. Est-ce que c'est normal?", a martelé la présidente, tout en récusant le terme de "nettoyage ethnique" utilisé par Amnesty International pour décrier la crise. "Je ne pense pas qu'il y ait d'épuration confessionnelle ou ethnique. Il s'agit d'un problème d'insécurité", a-t-elle estimé.

 

Le risque de la partition

La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.

 

Devenu président, il a été contraint à la démission par la communauté internationale le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et milices anti-balaka, qui ont entraîné un exode de civils musulmans, essentiellement vers le Tchad et le Cameroun voisins.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est ému mardi du risque d'une possible partition du pays, après des mois de violences interreligieuses. "La brutalité sectaire est en train de changer la démographie du pays, la partition de facto de la RCA (République centrafricaine) est un risque avéré", a-t-il dit.

 

D'anciens responsables de la Séléka avaient déjà fait état publiquement de leur volonté sécessionniste depuis les confins nord-est du pays, majoritairement peuplés de musulman, qui échappent depuis des années au contrôle d'un Etat centrafricain en état de quasi-faillite permanente.

 

"Personne n'acceptera quelque partition que ce soit. Il faut absolument l'empêcher", a répliqué le ministre français de la Défense à Mbaiki. "Pour la France, il n'y a et il n'y aura qu'une seule Centrafrique, qu'une seule chef de l'Etat. Toute tentative de penser autrement rencontrera l'opposition de la France et celle de la communauté internationale", a poursuivi M. Le Drian.

 

De son côté, Mme Samba Panza a fait état de sa "ferme volonté de ne pas céder un seul pouce du territoire centrafricain, qui a toujours été uni et laïc".

 

Pont aérien de l'ONU

 

C'est la troisième fois que M. Le Drian se rend en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération militaire française "Sangaris", le 5 décembre.

 

Mardi à Brazzaville, il avait durci le ton contre les milices sévissant en Centrafrique, affirmant que les forces internationales étaient prêtes à mettre fin aux exactions "par la force".

 

"Il faut que l'ensemble des milices qui continuent aujourd'hui à mener des exactions, à commettre des meurtres, arrêtent", avait averti M. Le Drian.

 

Le contingent français et la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca) agissent sous l'égide de l'ONU, qui leur a donné en décembre un mandat autorisant l'emploi de la force en cas de menace directe sur la population civile.

 

Jusqu'à présent, les militaires étrangers ne sont pas parvenus à mettre fin aux violences meurtrières et aux pillages.

 

La Misca a actuellement 5.400 hommes - sur les 6.000 prévus - sur le terrain, soutenus par 1.600 soldats français.

 

Selon Amnesty International, les exactions des anti-balaka relèvent désormais du "nettoyage ethnique".

 

"Les soldats de la force internationale de maintien de la paix ne parviennent pas à empêcher le nettoyage ethnique des civils musulmans dans l'ouest de la République centrafricaine", assène Amnesty, appelant la communauté internationale à "faire barrage au contrôle des milices anti-balaka et à déployer des troupes en nombre suffisant dans les villes où les musulmans sont menacés".

 

Selon l'ONU, 1,3 million de personnes, soit plus d'un quart de la population de Centrafrique, ont besoin d'une assistance alimentaire immédiate, en particulier dans les camps de déplacés où s'entassent plus de 800.000 personnes, dont plus de la moitié à Bangui.

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé mercredi un pont aérien entre Douala (Cameroun) et Bangui pour acheminer des vivres pour 150.000 personnes pendant un mois, mais cela restera insuffisant face à l'ampleur de la crise.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: la présidente promet "la guerre" aux anti-balaka, Paris exclut toute partition
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Centrafrique-Presse.com
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:11

 

 

 

 

 

par Media Coulibaly


 

BANGUI11/02/14 22:03  (Reuters) - L'exode des commerçants musulmans fuyant les attaques des miliciens chrétiens en République centrafricaine menace gravement le ravitaillement de la population déjà soumise à la disette.

 

Selon les Nations unies, 1,3 million de personnes, soit plus d'un quart de la population totale, ont déjà besoin d'une aide alimentaire d'urgence en Centrafrique, après des mois de violences qui se poursuivent malgré l'intervention des forces françaises et africaines.

Des dizaines de milliers de musulmans craignant les représailles des chrétiens ont fui la capitale Bangui.

 

La plupart étaient des commerçants en relation avec les pays voisins, qui assuraient le ravitaillement de cette ville de 800.000 habitants en produits de base comme le sucre, la farine, le fioul et le savon.

 

Sur le marché de Petevo, près des rives de l'Oubangui, dans le sud de la capitale, des dizaines d'étals poussiéreux restent désespérément vides et la viande est rare depuis le départ des marchands qui contrôlaient le commerce du bétail en provenance du Tchad.

 

On trouve seulement un peu de porc, venant d'élevages locaux.

 

"Nous sommes très inquiets parce que si cette pénurie se poursuit, il n'y aura plus rien et beaucoup de gens mourront de faim", déclare entre les étals vides Nadège Kodo, une femme revêtue d'une robe traditionnelle colorée.

 

D'après les Nations Unies, 90% des Centrafricains ne mangent qu'une fois par jour.

 

La majorité des chauffeurs routiers étant musulmans, le ravitaillement en devient encore plus problématique. Des centaines de camions sont immobilisés à la frontière camerounaise.

 

Selon une enquête d'Oxfam et d'Action contre la faim, 40 grossistes géraient jusqu'à il y a peu le ravitaillement de Bangui en produits de base. Ils sont aujourd'hui moins de dix et certains menacent de s'en aller eux aussi si la sécurité ne s'améliore pas.

 

LES PRIX EXPLOSENT

 

Les prix ont grimpé en flèche à Bangui. Le manioc est 20% plus cher qu'en novembre et le prix du boeuf a plus que doublé.


"Maintenant, je dois faire 150 km pour trouver de la viande", constate Patrick Blossangar, président de l'association des bouchers du marché du quartier de Combattant. Le prix de la tête de bétail est passé de 600 à environ 1.600 dollars.

 

"Il y a déjà en République centrafricaine une très sérieuse crise alimentaire et elle va encore s'aggraver", explique Steve Cockburn, directeur des opérations d'Oxfam dans la région.

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a déclaré avoir soigné la semaine dernière une centaine de personnes blessées par balles et à coups de machette dans le camp qui accueille 100.000 réfugiés près de l'aéroport international de Bangui.

 

"On voit des gens arriver sans nez, sans oreilles, les femmes parfois le bout des seins coupé", dit Lindis Hurum, coordinateur de MSF dans le camp.

 

"Un type est arrivé en se tenant la tête pour l'empêcher de tomber... Il avait été frappé au cou avec une hache", ajoute-t-il.

 

Plus de 245.000 Centrafricains et 30.00 étrangers ont déjà fui le pays.

 

L'insécurité gêne aussi la distribution de l'aide humanitaire internationale.

 

Le Programme alimentaire mondial (Pam) a annoncé que 27 de ses camions transportant du riz et de la farine de maïs étaient bloqués à la frontière camerounaise, les chauffeurs refusant d'aller plus loin.

 

Le Pam ne voit pas d'autre solution qu'un pont aérien. L'agence de l'Onu prévoit de livrer 90 tonnes de vivres par jour dans le mois qui vient, une opération qui coûtera cinq fois plus cher que les convois routiers, a précisé Alexis Masciarelli, un de ses responsables sur place.

 

Avec Misha Hussein pour la Thomson Reuters Foundation; Guy Kerivel pour le service français


(c) Copyright Thomson Reuters 2014. 

 

 

Centrafrique: pénurie alimentaire après la fuite de nombreux musulmans

 

par 11-02-2014 

 

En Centrafrique, les violences contre la communauté musulmane risquent de créer de graves pénuries alimentaires. C'est l'avertissement que lancent plusieurs Organisations non gouvernementales (ONG) internationales dans un communiqué conjoint.

 

Selon ces organisations, la fuite des commerçants musulmans et des éleveurs Peuls Mbororos a déstabilisé les filières d'approvisionnement et certains produits disparaissent des étals ou voient leur prix grimper en flèche.

 

Les ONG qui signent ce communiqué estiment que l'exode des musulmans vers les pays voisins risque de conduire à une « crise alimentaire majeure » en Centrafrique car la filière d'approvisionnement en produits alimentaires a été complètement désorganisée par les violences.

 

Sur les quarante grossistes qui importent des denrées alimentaires des pays voisins, seuls dix sont toujours à Bangui. Ces derniers risquent de partir si les conditions de sécurité ne s'améliorent pas dans un avenir proche.

 

Les détaillants eux-mêmes ont fui. Selon le communiqué, dans l'un des marchés désertés de Bangui, sur trente sept vendeurs d'arachides seuls trois sont encore là.

 

Le départ des éleveurs Peuls Mbororo - eux aussi victimes des anti-balaka - a fait disparaître la viande de nombreux étals et quand il y en a, elle est deux fois plus chère.

 

Les humanitaires constatent également une hausse des prix de denrées comme le manioc ou l'arachide.

 

Dans un tel contexte, l'activité commerciale s'est effondrée. Les grossistes ont signalé une baisse des ventes de 85% à 95% au cours des deux derniers mois. 

La Centrafrique menacée d'une crise alimentaire encore plus grave
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