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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 15:30

 

 

 

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Carnet de Colette Braeckman 10 déc 2011

 

Dans Kinshasa déserte et tendue comme un arc, le suspense aura duré jusqu’à la limite du supportable. Trois jours après la date limite du 6 décembre, le bureau de la Commission nationale indépendante (Ceni), qui avait retrouvé son unité, a réuni ce vendredi la presse et le corps diplomatique pour proclamer les résultats «provisoires» de l’élection présidentielle. Auparavant le pasteur Mulunda, président de la Ceni, avait remis aux diplomates un cédérom reprenant tous les résultats enregistrés, bureau par bureau, afin que puisse être établie la traçabilité des suffrages. Exercice qu’un observateur jugeait cependant très hypothétique…

 

De l’énoncé des votes, province par province, il est apparu que le président sortant Joseph Kabila l’emportait avec 48,95% des voix, soit 8.880.994 voix devant l’opposant Etienne Tshisekedi qui a totalisé 32,33% des suffrages, soit 5.864.775 voix. Ce dernier remporte un très beau score dans les deux Kasaï, mais aussi à Kinshasa où il rafle 64,02% des voix. Quant à Vital Kamerhe, il remporte 41,67 % des voix dans son fief du Sud Kivu et 23,05% au Nord Kivu. Le président du Sénat Kengo wa Dondo arrive, lui, en tête dans la seule province de l’Equateur dont il est originaire, avec 39% des suffrages.


Sur les 32 millions d’électeurs inscrits, le taux de participation total est de 58,81%. Ce taux suscite cependant bien des questions : il est très élevé dans les provinces favorables à Kabila, comme le Katanga, bien moindre dans les régions acquises à ses adversaires…


Tshisekedi s’autoproclame

 

Les observateurs relèvent aussi que si les candidats de l’opposition, Tshisekedi en tête, ont réalisé de beaux résultats dans les villes, ce sont vraisemblablement les régions rurales qui ont fait pencher la balance en faveur du président sortant. Parce que Kabila a été le seul à avoir les moyens de s’y rendre et de s’y faire connaître, parce qu’il avait pris soin de se concilier l’appui des chefs traditionnels, mais peut-être aussi parce que dans les villages éloignés, les témoins, nationaux ou internationaux, étaient nettement moins nombreux.

 

La proclamation des résultats n’aura pas mis fin à la contestation qui se poursuivra peut-être moins devant les tribunaux que dans la rue.

 

En effet, les résultats de la Ceni ont été immédiatement récusés par Etienne Tshisekedi: depuis son fief de Limete, entouré de ses partisans, il a rejeté les résultats et s’est immédiatement auto-proclamé «président élu de la République démocratique du Congo» en remerciant ses compatriotes pour leur confiance.

 

Refusant de faire appel à la Cour Suprême de Justice, qu’il considère comme inféodée au pouvoir, il a exhorté ses partisans à «rester soudés pour faire face à ce qui va suivre» et appelé la communauté internationale à «faire en sorte que le sang des Congolais ne puisse plus couler sur le sol de ce pays

 

Dans la capitale cependant, l’explosion redoutée ne s’est pas produite : des concerts de klaxons ont retenti dans le quartier résidentiel de la Gombe pour fêter Kabila. Mais dans les quartiers populaires, placés sous très haute surveillance policière et militaire, s’il y eut des pneus brûlés, des rassemblements, des expressions de mécontentement et de déception, il n’y eut pas d’explosion de violence. Il est vrai que depuis le début de la semaine, Kinshasa, figée dans l’attente, tournait au ralenti. Et beaucoup de Kinois étaient lassés de ces journées sans travail....

 

Le verdict de la Ceni n’est cependant que provisoire car c’est à la Cour suprême de Justice que reviendra, le 17 décembre prochain, de proclamer officiellement le nom du nouveau président après avoir examiné tous les litiges. Cette cour a déjà été critiquée, entre autres, par le Centre Carter, pour son manque de transparence, et la section congolaise d’Avocats sans Frontières assure que les nouveaux magistrats ne sont pas suffisamment formés et risquent d’être manipulés. Dans les semaines à venir, la CSJ risque d’être débordée car elle devra également examiner tous les litiges consécutifs aux élections législatives.

 

Sur le plan international, les réactions sont prudentes : Didier Reynders, le ministre belge des affaires étrangères a annoncé qu’il pre]nait note[» des résultats provisoires, et a appelé tous les acteurs à proscrire toute forme de violence. Songeant autant à Bruxelles qu’à Kinshasa…

 

 

 

Une manifestation de partisans de Tshisekedi dégénère à Bruxelles


Voitures incendiées, jets de projectiles sur la police, un élu local molesté: une manifestation de partisans d'Etienne Tshisekedi a dégénéré vendredi soir à Bruxelles après l'annonce de la réélection de Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC). La police a procédé à plusieurs interpellations.

 

Présents depuis le milieu de l'après-midi aux portes de Matonge, le quartier "africain" de la capitale belge, les manifestants se sont heurtés dans la soirée à la police déployée en force, après l'annonce à Kinshasa de la défaite du vieux leader de l'UDPS aux élections du 28 novembre, selon plusieurs médias belges.

 

"Plusieurs véhicules" ont été incendiés, a indiqué la police locale, sans plus de précisions. Deux personnes suspectées d'avoir jeté des cocktails Molotov ont été arrêtées. Près de 200 autres manifestants ont été emmenés pour des contrôles d'identité, selon l'agence de presse Belga.

 

Un élu violemment frappé

 

Des manifestants en colère, qui dénoncent des résultats "truqués", s'en sont également pris à un échevin (adjoint au maire) d'Ixelles (une commune de Belgique). Béa Diallo était venu expliquer les raisons pour lesquelles les rassemblements de plus de 10 personnes avaient été interdits dans le quartier ces derniers jours.

A son arrivée sur place, cet ancien champion de boxe de Belgique, originaire du Liberia et élu sur les listes du Parti socialiste, a été immédiatement encerclé par une vingtaine de manifestants en colère. Ils l'ont invectivé, bousculé et frappé jusqu'à ce qu'il soit évacué par la police, selon Belga.

 

(ats / 10.12.2011 15h52)

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 15:17

 

 

 

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Par Sarah Sakho RFI samedi 10 décembre 2011

 

Deux mois après les présidentielles qui l’ont reconduit une nouvelle fois à la tête du Cameroun, Paul Biya a procédé au traditionnel et très attendu remaniement gouvernemental. Le décret publié hier soir porte nomination d’une soixantaine de membres dont la plupart sont déjà aux affaires. Le détail avec notre correspondante à Yaoundé.

 

On connaît désormais l’équipe chargée de mener les « Grandes Réalisations » du président Paul Biya, au pouvoir depuis 29 ans. Vendredi soir, la radio nationale donnant lecture d’un décret présidentiel a égrené une soixantaine de noms, dont 37 ministres, 8 ministres délégués au sein d’un ministère, 4 chargés de mission à la présidence et 10 secrétaires d’Etat.

 

Parmi les changements notables : la création d’un ministère chargé des marchés publics et l’arrivée d’un technocrate au ministère des Finances, Alamine Ousmane Mey, ancien directeur de l’établissement privé Afriland First Bank.


Des figures bien connues du landerneau politique

 

Pour le reste, ces nominations s’apparentent essentiellement au jeu des chaises musicales. Le Premier ministre Philémong Yang reste à son poste et des figures bien connues du landerneau politique, anciens ministres ou actuellement aux affaires, se partagent l’essentiel des fauteuils ministériels. Laurent Esso, ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, rejoint ainsi le ministère de la Justice où siégeait jusqu’ici Amadou Ali, autre figure inamovible du régime qui devient ministre délégué à la Présidence en charge des relations avec les Assemblées.

 

Ex-grand argentier, Essimi Menye Lazare passe des Finances au ministère de l’Agriculture et du développement rural, tandis que René Emmanuel Sadi qui dirigeait le parti présidentiel est nommé à la tête du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Ministre de la Communication par le passé, Pierre Moukoko Mbonjo revient aux affaires cette fois comme ministre des Relations extérieures. Un poste qu’il hérite d'Henri Eyebe Ayissi, nommé pour sa part au contrôle supérieur de l’Etat.

 

La débâcle des Lions

 

Du côté des départs, on note l’éviction du gouvernement de Marafa Hamidou Yaya, jusqu’ici à la tête d’un ministère clé, l’Administration territoriale, ou encore celui de Michel Zoah, patron des Sports, qui a présidé à la débâcle des Lions Indomptables au Mondial de football d’Afrique du Sud et à leur non-qualification à la Coupe d’Afrique des Nations 2012. Bernard Messengue Avom fait également une sortie remarquée du ministère des Transports, récemment secoué par un scandale après le rapport accablant de la Conac (Commission nationale anti-corruption) faisant état de graves malversations au sein de cette institution.

 

Enfin, la presse locale se fait abondamment le relai de la nomination comme ambassadeur itinérant de Mohamadou Ahidjo, fils du premier président du Cameroun (condamné par contumace et mort en exil) dans l’ombre duquel a longtemps travaillé Paul Biya avant de devenir président à la faveur de sa démission. Un autre décret publié vendredi soir porte par ailleurs au poste de secrétaire général de la présidence, un diplomate jusque-là secrétaire général aux Relations extérieures, Ferdinand Ngoh Ngoh.

 

Ces nominations sonnent la fin d’un suspens qui durait depuis deux mois et qui donnait lieu à toutes les supputations sur le sort des uns et des autres, paralysant de l’aveu de nombreux fonctionnaires l’activité ministérielle.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 05:19

 

 

 

symbolique-de-la-RCA-selon-Forbes.JPG

 

 


C'est terrible ! Dans le classement mondial des pays où on vit le mieux et les vingt où on vit le plus mal que vient de réaliser le magazine Forbes,  la RCA est tout simplement le pire des pays ! Contrairement aux allégations de Bozizé, ce n'est nullement par la faute des Centrafricains de la diaspora qu'on enregistre un tel classement. Ce n'est pas par la faute des Centrafricains de l'étranger si l'insécurité, la prédation des richesses, la mortalité infantile, la sous-nutrition surtout infantile, bref la pauvreté et la misère crasse, règnent depuis si longtemps et sévèrement en RCA. Ce ne sont pas les Centrafricains de la diaspora qui font s'écrouler les ponts dans le pays et surtout dans la capitale. Cette photo de Forbes illustre parfaitement toute la symbolique de l'idée que le monde entier se fait aujourd'hui de la République centrafricaine. Honte aux dirigeants de ce pays à commencer par le premier d'entre eux, le généralissime François BOZIZE YANGOUVONDA !

 

Rédaction C.A.P



http://www.forbes.com/pictures/mef45ejmi/110-central-african-republic 


 République centrafricaine, 110ème rang au classement de Forbes des pays


Le pire des pays ! Plus de 10% des enfants meurent dans leur première année. Des salles de classes de 91 élèves en moyenne par enseignant. Pas de fondation pour une croissance future.


Cette année, la République centrafricaine a devancé le Zimbabwe dans le fond. La RCA se classe bon dernier dans l'entrepreneuriat, l'éducation et la santé. Les 4,4 millions de personnes dans l’Etat enclavé de la taille du Texas, en proie pays à la maladie de la mouche tsé-tsé, n'ont pas beaucoup d'espoir. Toute la richesse générée par l'exportation des diamants et des ressources va dans les poches d'une élite. Les programmes gouvernementaux sont pratiquement inexistants. La moitié des adultes sont analphabètes. Plus de 10% des nouveau-nés meurent dans leur première année. La RCA de Bozizé est une kleptocratie un peu  meilleure que dans  le Zimbabwe de Robert Mugabe.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 04:20

 

 

bria3

 

Le lycée de Mbaïki manque de tables-bancs et de professeurs

 

Radio Ndéké Luka vendredi 09 Décembre 2011 15:32

 

Les conditions d’études au Lycée de la ville de Mbaïki dans la Lobaye (Sud), sont loin d’être réunies. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette ville, les enseignants font défaut. Ceux qui sont affectés dans cet établissement préfèrent rester à Bangui et négocier avec les responsables du ministère de l’éducation nationale, afin d’être affectés ailleurs.

 

Pour pallier le manque de professeurs, les autorités académiques de la préfecture sont obligés de faire appel à des professeurs vacataires, recrutés souvent la formation et les compétences nécessaires. A cela s’ajoute l’insuffisance en tables-bancs.

 

Toujours selon le correspondant de la radio actuellement, il n’y  a que deux enseignants titulaires pour tout l’établissement. Un pour dispenser les cours d’Anglais, un autre pour les cours d’Education physique et sportive. A eux deux, ils assurent les cours la 6e à la Terminale.

 

Jules Blaise Feïmong, proviseur du Lycée, a confié au journaliste avoir mené toutes les démarches possibles auprès des autorités en charge de l’Education nationale à Bangui pour l’envoi d’autres professeurs, mais « les démarches sont restées sans suite. Je suis obligé de  faire appel à des vacataires pour venir nous donner un coup de main ».

 

Pour tout argument, les enseignants refusant de servir à Mbaïki avancent comme argument que « la ville de Mbaïki n’est pas une ville à circuit économique fort ».

 

Il faut rappeler à cet égard, que le ministère de l’Education nationale avait pourtant prévu et annoncé des sanctions pour tout enseignant « qui ne rejoint pas son poste à temps, ou qui refuse de s’y rendre ».


Au manque de professeurs, s’ajoute celui des table-bancs. Pour y remédier, les deux grandes sociétés d’exploitation de bois de la forêt équatoriale de la Lobaye, la SCAD et l’IFB, ont mis à la disposition du lycée, des planches pour la fabrication de plus de 250 table-bancs.

 

Toutefois, l’acheminement des planches jusqu’à Mbaïki pose problème. C’est ainsi que, saisissant l’occasion de sa rencontre avec le correspondant de Radio Ndeke Luka à Mbaïki, Jules Blaise Feïmong le proviseur, a lancé « un vibrant appel à toutes les personnes de bonne volonté de nous aider à acheminer ces planches jusqu’à Mbaïki ».

 

 

 

NDLR : C'est vraiment le comble que le lycée du chef lieu de la préfecture où se trouvent les plus grandes sociétés d'exploitation du bois et de déroulage de contreplaqué manque de tables-bancs. D'autres solutions existent pour l'acheminement des planches offertes jusqu'à Mbaiki et qui ne fassent pas appel aux personnes de bonne volonté. Encore une fois, où sont les autorités de ce pays ?

 

 

 

« Pas de corruption dans mon école » en Centrafrique

 

Radio Ndéké Luka vendredi 09 Décembre 2011 13:21

 

« Corruption tous contre le Non », c’est la  thématique principale de la journée internationale de lutte contre la Corruption,  célébrée ce 9 décembre 2011 par les pays membres de l’Organisation des Nations Unies. En Centrafrique, une conférence débat, et des prestations artistiques et  culturelles, sont les principales manifestations, notamment à l’Université de Bangui, cette journée internationale. Le slogan retenu : « Pas de corruption dans mon école ».

 

Un slogan d’actualité. En effet la corruption dans le monde scolaire et universitaire défraie régulièrement la chronique en Centrafrique. Surtout quand il s’agit d’examens et de concours. L’idée la plus généralement répandue est que pour passer en classe supérieure, ou être admis à un examen quelconque (certificat, brevet, baccalauréat…), il faut généralement « passer à la caisse ». Il est symptomatique d’ailleurs, qu’à sa prise de fonctions au ministère de l’Education Nationale, l’actuelle responsable de ce département, Mme a déclaré vouloir « mettre fin à la corruption dans le milieu scolaire ».

 

Sur le campus universitaire de Bangui, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Faut-il en rire ou en pleurer ? Quand on parle de MST au sein de l’Université, on fait allusion aux « moyennes sexuellement transmissibles ». C’est tout dire.

 

« Ce n’est pas possible d’éradiquer totalement la corruption en ce moment à l’Université de Bangui, mais on peut seulement diminuer de quelques crans son envergure », a affirmé Fanti Matou Mbolo, étudiante en année de maitrise en Sociologie.

 

Pour Florian Lazare Ndikoloum Kianzi, étudiant en année de licence en Economie, « le maigre salaire et le mauvais traitement des enseignants du Supérieur restent des facteurs favorisant la corruption à l’Université de Bangui ».

 

A l’occasion de cette journée, le Secrétaire général des Nations Unies  Ban Ki Moon, a rendu publique une déclaration présentée en Centrafrique par le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Bo Shack.

 

Dans son message, Ban Ki Moon invite « à prendre  les mesures qui s’imposent, pour endiguer la Corruption, laquelle handicape le progrès social, et engendre ainsi des inégalités »

 

 

 

NDLR : Pourquoi attendre faut-il le message de lutte contre la crruption de Ban-Ki moon pour réagir ? Où sont le gouvernement et les autorités de ce pays ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 04:14

 

 

bouar

 

Damara : L’insécurité gagne du terrain


 Bangui, 09 Décembre 2011

 

L’insécurité est de mise ces derniers temps sur l’axe Damara-Sibut à cause de la circulation d’hommes armés qui enlève des boeufs, arrêtent des véhicules et dépouillent les passants de leurs biens, a affirmé Antoine Sélékon, député de Damara, joint par téléphone ce matin par le RJDH.

 

« J’ai au total 20 boeufs enfermés dans leur enclos, mais 18 ont été enlevés par ces hommes qui seraient des éléments du rebelle tchadien Baba-Ladé, dans la nuit du 3 au 4 décembre », a-t-il témoigné affirmant être lui-même victime de cette insécurité.

 

Il a donc fallu l’intervention des jeunes qui se sont constitués en auto-défense qui les ont traqués et ont pu la totalité des boeufs après cinq heures de marche. Depuis ce jour, les jeunes du village Bosselé, situé à 30 km de la ville de Damara sur l’axe Sibut, eux-aussi se sont constitués en groupe d’auto-défense pour assurer la sécurité de leur village.


Antoine Sélékon également expliqué qu’après leur forfait de lundi 5 décembre 2011 au village Libi, ils ont encore enlevé 7 boeufs de culture attelée des paysans à Ombella.

 

Pour lui, ces opérations posent un réel problème de sécurité. Par ailleurs, les jeunes des villages affectés se disent prêts à appuyer les Forces armées centrafricaines dans lutte contre ces malfrats, si une éventuelle attaque était organisée.


 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36

internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 

Bouar : Une scolarisation difficile pour les enfants des zones minières

 

« La majorité des enfants vivant dans des zones minières, les filles en particulier, ne sont pas scolarisés », a déclaré ce vendredi Dieu-Béni Gounoulé, chef de circonscription scolaire de la Nana-Mambéré, a rapporté radio Maïgaro.

 

Ce constat a été fait au cours d’une réunion destinée à faire le bilan des activités pédagogiques de l’année académique 2009-2010, en partenariat avec les agences du système des Nations Unies et les ONG internationales intervenant dans le domaine de l’éducation dans cette zone. Notamment PAPS (Projet d’appui pour le développement sectoriel d’éducation), l’UNICEF, le PAM, Mercy corps, CORDAID, ACDA (agence de développement agricole).

 

Cette rencontre des cadres du ministère de l’éducation et les partenaires permet d’avoir une idée précise sur les techniques à mettre en place pour améliorer la situation de l’éducation dans la Nana-Mambéré pour l’année 2010-201.


Elle permet aussi de présenter les différentes zones d’intervention de chaque partenaire dans la région.


 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36

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 Bangui, 09 Décembre 2011

 

Bangui : La violence basée sur le genre au centre d’un débat à l’Université

 

Les questions liées à la violence basée sur le genre, les droits et devoirs des étudiants et la protection juridique des victimes ont été abordé ce matin à l’occasion de la deuxième journée de la campagne dénommée « 16 jours d’activisme de lutte contre les violences faites aux femmes » à l’Université de Bangui.

 

Selon Joseph Bindoumi, président de la Ligue centrafricain des droits de l’homme (LCDH) les violences basées sur le genre dont les femmes sont fréquemment victimes en Centrafrique sont celle liées aux pratiques et croyances ancestrales établies par des coutumes, à l’exemple de l’excision.

 

« L’excision disparaitra d’elle-même avec le temps, mais il faut du temps, si nous nous levons un matin pour dire que plus de couteau, plus d’exciseuse, nous risquons de nous tromper, car l’excision est bien implantée dans nos sociétés traditionnelles », a-t-il relevé tout en condamnant cette pratique.

 

« Nous activistes des droits de l’homme devons faire des efforts pour convaincre ceux qui pratiquent des coutumes néfastes à changer de comportement, parce que le brassage des cultures et les contraintes des traités que notre pays a signés, nous engage tous », fait remarquer Joseph Bindoumi.

 

S’agissant de la protection des victimes des violences sexuelles à travers les medias, le Coordonnateur du Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), Thierry Khondé a encouragé les filles qui seraient victimes de violations de leurs droits de les dénoncer. Toutefois, a-t-il souligné, les victimes devraient s’assurer de l’engagement des journalistes à les protéger pour éviter la stigmatisation.

 

« Les informations liées aux violences basées sur le genre doivent être traitées avec plus de professionnalisme en garantissant la protection de la victime par des techniques susceptibles de cacher l’identité de la personne », a-t-il expliqué.


 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:26

 

 

 

Tshisékédi en campagne

 

 

Libération.fr 9 déc 2011


Les résultats de la présidentielle congolaise à nouveau reportés

 

On devrait savoir vendredi si Kabila, favori, l'emporte en RDC sur le camp Tshisekedi. Ce nouveau report renforce les suspicions sur la validité du scrutin.

 

L'annonce du résultat de la présidentielle en République démocratique du Congo, initialement prévue mardi et reportée à jeudi, a une nouvelle fois été repoussée, à vendredi, de quoi alimenter les soupçons envers la Commission électorale (Céni), déjà accusée de manquer de transparence.

 

"Nous devons comparer si les résultats reçus sur procès-verbaux correspondent à ceux reçus par valise satellite. C'est un travail énorme et nous devons le faire pour assurer la crédibilité et la conformité des chiffres que nous allons communiquer", a justifié devant la presse le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda.


Depuis le 2 décembre, le pasteur livrait quasiment chaque jour des chiffres partiels du scrutin, par province et pour les 11 candidats, pour un taux de bureaux de vote. Il donnait ces résultats par oral, sans qu'aucun écrit ne soit publié, ni taux de participation.

 

Selon les derniers chiffres partiels mardi sur un peu plus de 89% des bureaux de vote, Kabila, 40 ans, élu en 2006, était nettement en tête (49%) avec 2,6 millions de voix d'avance sur le vieil opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi (33,3%).

 

Le camp de Tshisekedi a rejeté ces chiffres dès le début du décompte, le qualifiant d'"illégal, opaque et tendancieux" et réclamant un comptage par bureau de vote et non par province.

La France et les observateurs de l'Union européenne ont également fait cette demande, "par souci de transparence".


«Hold up électoral»

 

Les chiffres de la Céni ne reflètent pas "la vérité des urnes" a toujours clamé le parti de l'opposant, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), pour qui "le peuple congolais s'est clairement exprimé pour l'alternance".

 

"Aucun coup de force, aucune tentative de hold-up électoral ne pourra tenir", a prévenu Tshisekedi.

 

Peu après le scrutin, il avait mis en garde "M. Ngoy Mulunda et (le président) Kabila pour qu'ils respectent la volonté du peuple", ajoutant qu'"en cas de besoin" il lancerait un "mot d'ordre", sans plus de précisions.

 

Trois autres candidats ont demandé l'annulation du scrutin.

 

A Kinshasa, au moment où les résultats devaient être donnés jeudi soir, des partisans de Tshisekedi, dont des femmes et enfants, sont sortis dans les rues de quartiers populaire pour chanter, danser, ou siffler. "Nous voulons que Tshisekedi soit notre président, notre guide, notre berger, notre pasteur", a dit l'un d'eux l'AFP.

 

Les fans de Kabila avaient choisi une salle du Grand hôtel de Kinshasa, dans le quartier chic de la Gombe, pour faire la fête. A un mur est accroché un écran géant avec un portait de leur héros et l'inscription: "Kabila président, merci !". Le concert prévu a été annulé, mais le buffet généreux a vite été dégarni.

 

Folle semaine

 

Le nouveau raté de la Céni prolonge une folle semaine d'accusations de fraudes ayant alimenté les craintes de violences, après une fin de campagne meurtrière, un double scrutin présidentiel et législatif chaotique, avec de nombreuses irrégularités et des accusations de fraudes.

 

Jeudi, l'ONG International Crisis Group a tiré la sonnette d'alarme en estimant que le pays "pourrait plonger à nouveau dans un important cycle de violence".

 

ICG a appelé l'ONU, l'Union africaine et l'UE à "envoyer de toute urgence une mission de haut niveau pour entamer une médiation entre factions rivales et trouver une solution alternative à la crise".

 

La contestation de la victoire probable de Kabila pour un second quinquennat fait en effet craindre des troubles, particulièrement à Kinshasa, sous haute surveillance policière depuis quelques jours.

Les rassemblements des partisans de l'opposition y sont systématiquement dispersés.

 

ICG redoute également des violences dans la province du Katanga (sud-est), fief de Kabila selon les chiffres de la Céni, et celles des Kasaï Occidental et Oriental, région d'origine de Tshisekedi.

 

Officiellement, le nom du vainqueur sera proclamé le 17 décembre par la Cour suprême de justice (CSJ), après traitement du contentieux. Le prochain président prêtera serment le 20 décembre.

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 03:58

 

 

 

Etienne Tshisékédi

 

L’enjeu du “deuxième tour dans la rue”

 

8 décembre 2011


Alors que la proclamation des résultats est imminente, Kinshasa tétanisée par l’attente vit toujours au ralenti.

Les écoles sont fermées, ceux qui le peuvent s’abstiennent d’aller travailler en ville, la police est omniprésente, particulièrement visible du côté de Limete, fief des « combattants » de Tshisekedi. Le vice-président de la Commission électorale indépendante, Jacques Ndjoli, (issu de l’opposition) a tenté de rassurer l’opinion, déclarant qu’il n’y avait pas de vide du pouvoir et que le président actuel (dont le mandat expirait le 6 décembre) restait en fonctions jusqu’à l’installation du nouveau président.

 

Il apparaît que Joseph Kabila a de fortes chances de se succéder à lui-même, avec une avance de 13% sur son rival Tshisekedi.  Ces chiffres continuent à faire  hurler l’opposition :  elle crie à la fraude généralisée,  relève que la CENI n’a pas communiqué les taux de participation et que, dans plusieurs provinces (Bandundu, les deux Kivu et même le Katanga)  les résultats finaux diffèrent fortement des premières estimations communiquées le soir même des élections.

 

Afin de désamorcer la contestation, la CENI a cependant accepté la suggestion de l’Eglise catholique et de l’Union européenne, et, non contente de se référer aux procès-verbaux des centres locaux de compilation des résultats, elle tiendra compte des PV établis directement dans les bureaux de vote. Ces derniers peuvent être considérés comme la source la plus crédible, car ils ont été rédigés immédiatement après la clôture du vote et contresignés par tous les témoins présents, majorité, opposition et société civile.

 

Malgré le calme apparent, se déploie aussi une intense activité diplomatique : la Cour pénale internationale a fait savoir que ses équipes au Congo actaient et enregistraient tout, les faits mais aussi les déclarations incendiaires des uns et des autres, Roger Meece, le représentant de l’ONU à Kinshasa ainsi que les principaux ambassadeurs accrédités ont rencontré plusieurs ministres et plaidé pour la transparence, tandis que mercredi, les ambassadeurs de Belgique, de France et de Grande Bretagne se sont rendus à Limete, pour communiquer à Etienne Tshisekedi leur préoccupation face aux manifestations violentes qui se sont tenues à Matonge-Bruxelles, Paris, Londres ainsi qu’en Afrique du Sud. Au Cap, le consulat français a été attaqué et un membre du personnel diplomatique a trouvé la mort. Dans la capitale française, l’ambassade a été attaquée et occupée durant plusieurs heures.


Les diplomates européens ont clairement demandé au leader de l’UDPS de lancer un appel pressant à ses partisans pour leur demander de ne pas se livrer à des actes de violence. Mais M. Tshisekedi, critiquant vivement le président de la CENI, le pasteur Mulunda qu’il accuse de fraudes, n’a pas désavoué les « combattants » et il a estimé qu’il s’agissait d’ « expressions de la colère populaire » et d’ « actes spontanés ».

 

Cette spontanéité est cependant mise en question. En effet,  dans les capitales où la diaspora congolaise a exprimé son rejet des résultats présumés du scrutin, on s’interroge sur le caractère simultané de ces diverses manifestations, qui pourraient aussi répondre à un plan bien orchestré. A Bruxelles en effet, les observateurs ont été surpris de retrouver, au-delà de figures connues et de « bataillons » de jeunes révoltés, des membres de la diaspora venus de Paris ou de Londres, qui se trouvaient en arrière des casseurs. Une telle organisation permet de se demander si, utilisant sur la colère des jeunes manifestants mobilisés par la lecture d’Internet et des militants de l’UDPS convaincus de la victoire de leur leader, -même avant le vote-, une « main invisible »  n’aurait pas été tentée de perturber le jeu.

 

La manœuvre passe par les combattants de l’UDPS convaincus de la légitimité de leur action et poussés à l’avant plan,  mais aussi par d’autres, qui essayeraient d’organiser, dans la rue, un « deuxième tour » des présidentielles.

 

Ceux qui ont suivi de près les évènements de Bruxelles relèvent que certains de ces « manifestants sans frontières » auraient déjà participé, en septembre dernier, aux démonstrations organisées à Paris pour protester contre la visite du président rwandais Paul Kagame et qui s’étaient également traduites par des violences (voiture brûlée sur le périphérique, jeune femme Tutsie arrosée d’essence…) A Paris, cette semaine, des manifestants s’en sont à nouveau pris à l’ambassade du Rwanda et les services anti terroristes ont été sollicités.

 

Les services de sécurité craignent que ces manifestants violents, qui ont des relais à l’intérieur du Congo, ne jouent la provocation afin d’inciter les forces de l’ordre à faire des victimes. A Kinshasa déjà, le samedi 26 novembre, lorsque des  manifestants avaient lancé des pierres sur des voitures officielles se dirigeant vers l’aéroport de N’Djili où le président Kabila était censé atterrir, des coups de feu étaient partis de la foule, ce qui avait amené les forces de l’ordre à tirer sur les civils, faisant plusieurs morts (18 selon Human Rights Watch, un chiffre contesté par les autorités qui ont ouvert une enquête.) Si, au moment de la publication des résultats, les forces de l’ordre, provoquées ou non, ouvrent le feu et font des victimes, le vainqueur verra sa légitimité érodée davantage encore que par les accusations de fraude.

 

La but de ce « deuxième tour dans la rue » pourrait être d’obliger le candidat gagnant,  au nom de la réconciliation nationale, à « ouvrir son jeu » et à inclure certaines forces d’opposition dans le pouvoir. Bref, opérer enfin le tour de table que Kabila récusait avant les élections, expliquant que c’est précisément pour éviter cette négociation qu’il tenait tant à ce que le scrutin ait lieu dans les délais prévus !

Signalons cependant qu’Etienne Tshisekedi, convaincu de sa victoire complète, ne se sent pas concerné par ce scenario du partage du pouvoir. Reste à savoir si son parti, qui compte beaucoup de députés nouvellement élus, partagera le radicalisme de son leader.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 02:46

 

 

 

Mathurin-Dimbele-Nakoe.jpg

 

 

 

BANGUI AFP / 08 décembre 2011 20h49 - Le directeur général de la Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers (Socasp) a été arrêté le week-end et est accusé d'un détournement d'un montant évalué provisoirement à près de 2 milliards FCFA (3 millions d'euros), a déclaré jeudi à la radio nationale Alain Tolmo procureur du Tribunal de Grande instance de Bangui.

 

Des soupçons graves ont été signalés sur sa gestion de ces trois dernières années ciblées. L'inspection générale des finances a effectué plusieurs missions de contrôle (...) Il en est résulté des transferts douteux de fonds opérés par le directeur général de Socasp à l'extérieur coïncidant avec ses multiples voyages. Des profits tirés de ses sorties, le manque à gagner est provisoirement évalué à 1.949.628.503 FCFA, a déclaré le procureur Tolmo.

 

Le Procureur note aussi la non traçabilité des dépenses effectuées avec des sorties frauduleuses de fonds, des appels d'offres internationaux lancés après le début du démarrage des travaux, l'attribution par Mathurin Dimbélé Nakoé des marchés à hauteur de 200 millions FCFA (300.000 euros), de gré à gré en violation flagrante de la loi sur les entreprises publiques et offices publics, ainsi que les marchés publics, attribution cavalière des marchés publics.

 

Le président centrafricain François Bozizé a annoncé au mois de septembre vouloir prendre toutes les mesures pour mettre hors d'état de nuire les auteurs de malversations financières lors de l'ouverture d'états généraux des finances publiques à l'Assemblée nationale.

La Centrafrique est classée 154e - sur 182 pays - dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l'organisation Transparency international.

 

 

 

 

NDLR : A quand le tour de Guillaume LAPO ? Il y a manifestement deux poids, deux mesures pour les auteurs de détournement de deniers publics sous ce régime de Bozizé. Certains volent des milliards et sont laissés en liberté totale, Bozizé poussant même la provocation jusqu’à leur restituer personnellement leur passeport que la justice a confisqué tandis que d’autres voleurs de milliards croupissent eux, à la SRI. Après ses exploits en matière de détournement à la Direction Générale du Trésor où il se faisait entre autre réparer ses chiottes à coup de 10 millions de F CFA, Guillaume LAPO vient d’être promu Chef d’Etat-Major des FACA.

 

Ce Mathurin Dimbélé Nakoé qui était un des thuriféraires du bozizisme n’a-t-il pas pensé et compris qu'il faut, afin de bénéficier de la protection des plus hautes autorités de la bozizie, qu'il fallait mouiller la barbe de certains ou quoi ? Tous les milliardaires voleurs doivent être traités de la même manière. Quelques-uns ne doivent pas croupir en taule et d’autres en liberté. Ce n’est pas juste. Ou ils sont tous dehors, ou ils sont tous en taule !

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 02:41

 

 

 

pont provisoire Langbassi

 

 

pont de Sica 3


Radio Ndéké Luka jeudi, 08 Décembre 2011 13:09


La ville de Bangui fait face de plus en plus à une détérioration avancée des ouvrages d’art. Après l’écroulement du pont de Langbassi sur l’avenue David Dacko, celui de Jackson sur l’avenue Barthélemy Boganda est dans un état très critique. Les supports qui sont installés pour renforcer le pont sont presque amortis. Les gros porteurs qui passent par-là ont aggravé la situation. On redoute un probable écroulement très prochainement selon plusieurs observateurs.

 

Le Pont Jackson est le deuxième pont sur l’Avenue Boganda, après le Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique, en allant vers le KM5. Visiblement, les colonnes qui soutiennent l’ouvrage présentent un degré avancé d’usure. A la surface, sur le parapet, la couche de goudron étalée sur la dalle présente des fissures.

 

Cette situation présente déjà un danger, surtout avec le passage des camions gros porteurs, des tracteurs, des taxis, bus et autres véhicules de particuliers. L’autre constat est qu’à chaque passage de véhicules, on ressent comme un frémissement de l’ouvrage.

 

Ce pont doit être reconstruit comme la plupart de nombreux autres édifices publics. La majorité des ponts de la ville de Bangui sont très âgés et ont besoin de réhabilitation. Plusieurs personnes rencontrées par Radio Ndeke Luka sur place prédisent que « la capitale centrafricaine risque de passer 2012 sans pont puisque personne ne se soucie de les réparer ».

 

 

 

NDLR : Tout le fric que brasse le Fonds d’Entretien Routier profite à la DG de cette structure et au ministre de l’Equipement. Avec tout l’argent détourné par Guillaume LAPO, SINFEI MOIDAMSE, Francis BOZIZE et tous ceux qui se revendiquent d’être des milliardaires aurait pu permettre de réhabiliter ces ponts.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 02:05

 

 

 


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Radio Ndéké Luka jeudi, 08 Décembre 2011 13:10

 

Les Ministres des pays membres du comité consultatif permanent des Nations Unies, chargé de la Sécurité en Afrique Centrale sont réunis ce 8 décembre 2011 à Bangui, capitale de la Centrafrique. Leur rencontre fait suite à celle des experts dont les travaux se sont achevés mercredi dans la soirée. Principale décision, écrire au chef rebelle Tchadien Abdel Kader Baba Laddé et lui demander « d’arrêter ses exactions sur les populations civiles en Centrafrique ».

 

Antoine Gambi, ministre centrafricain des Affaires Etrangères a précisé à cet effet que « tout sera mis en ordre avec le soutien des 11 pays membres du comité consultatif ».  Le ministre Gambi qui a d’ailleurs affirmé que « les rebellions étrangères présentes dans le pays et qui commettent des pires exactions, doivent en être chassées par la seule Centrafrique, ou avec l’aide de nos voisins ou des pays amis ».

 

Les travaux des experts ont permis de faire un état des lieux de la situation géopolitique et sécuritaire en Afrique Centrale. Tous les pays conviés à ce grand rendez-vous sont présents ; ce qui a fait dire à Honoré Nzessiwé conseiller Diplomatique du Ministre centrafricain des Affaires Etrangères, lors de la cérémonie de clôture que « l’Afrique centrale est désormais déterminée à mettre fin aux aventures barbares de Baba Laddé et ses hommes sur le territoire centrafricain. Aujourd’hui, tous les pays de l’Afrique centrale aspirent à la paix, et aucun pays membre du conseil consultatif n’accepte plus ce genre de comportement ».

 

Entre temps, Baba Laddé a démenti le 7 décembre, les actes de violences perpétrés lundi contre un convoi au Village de Libi pour lequel ses éléments ont été mis en cause. Il soutient au contraire que « cette attaque est l'œuvre de rebelles manipulés par l'ambassade du Tchad à Bangui ». Il a toutefois reconnu que ses hommes prélèvent « une cotisation en contrepartie des services rendus pour assurer la tranquillité et la sécurité des éleveurs peuhls ».

 

Le gouvernement centrafricain pour sa part, a publié un communiqué, révélant avoir déployé dans le secteur des éléments de la Garde républicaine qui « ont mis en déroute les malfrats ». Le communiqué précise encore qu’ « à l'heure actuelle toute la localité est sous contrôle des éléments des forces armées centrafricaines et la population vaque librement à ses occupations ».

 

Les travaux des Ministres des pays membres du comité consultatif permanent des Nations Unies, chargé de la Sécurité en Afrique Centrale prennent fin le 9 décembre.

 

 

 

 

 

NDLR : "Le gouvernement centrafricain pour sa part, a publié un communiqué, révélant avoir déployé dans le secteur des éléments de la Garde républicaine qui « ont mis en déroute les malfrats ». Le communiqué précise encore qu’ « à l'heure actuelle toute la localité est sous contrôle des éléments des forces armées centrafricaines et la population vaque librement à ses occupations ».

 

On a appris ce soir que contrairement à ces affirmations du gouvernement, plusieurs boeufs appartenant au Pr Nestor Mamadou Nali ont été volés dans les environs de Damara par des hommes dont tout semble indiquer que ce sont les hommes de Baba LADDE qui visiblement rodent toujours dans la zone. Si les souhaits et autres incantations avaient suffi, Baba Laddé et ses hordes auraient déjà quitté le territoire centrafricain depuis belle lurette.

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