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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:39

 

 

Baba-Ladde1

BANGUI AFP / 22 janvier 2012 16h46 - Des proches du général Abdel Kader Laddé, chef du Front populaire pour le redressement (FPR), une rébellion tchadienne active dans le centre-nord de la Centrafrique, ont été arrêtés par l'armée centrafricaine, apprend-t-on de sources concordantes dimanche.

Selon une source militaire jointe par l'AFP, l'épouse de Baba Laddé et certains éléments du FPR dont le nombre n'est pas déterminé, ont été arrêtées à Batangafo (centre-nord, près de la frontière tchadienne). Des hommes de Baba Laddé venus de Kabo (centre-nord), ont vainement tenté de les faire libérer et seraient repartis en menaçant de revenir avec des renforts.

Dimanche à Kaga Bandoro, des habitants ont rapporté à l'AFP que sur dénonciation de quelques habitants, les soldats ont procédé à des arrestations de sujets musulmans jugés proches de Baba Laddé. L'armée mène des patrouilles dans la ville en affirmant qu'elles ont pour mission de protéger la population pendant que les forces tchadiennes vont traquer Baba Laddé et ses hommes.

L'armée centrafricaine s'est mise en place pendant la nuit de vendredi à samedi au Nord du pays, à Kaga Bandoro et Batangafo. Elle a demandé à la population de rester chez elle et de ne se déplacer qu'en cas d'extrême urgence ou de nécessité, selon la radio nationale.

Dans un communiqué, qui confirme l'arrestation de la femme de Baba Laddé, le FPR dénonce une vague d’arrestations (...) orchestrées par l’armée tchadienne avec l’autorisation des forces centrafricaines et surtout l’aval du président (centrafricain) François Bozizé.

A l’heure où ces actes indignes, ignobles et contraires aux principes du respect des droits de l’homme se commettent en RCA (République centrafricaine), les forces du FPR, sont contraintes à sortir massivement des zones qu'elles occupent pour prendre position sur les grandes voies afin de répondre à des éventuelles attaques des troupes tchadiennes et centrafricaines, a précisé le communiqué.


(©)

 

NDLR : On voit que c’est suite aux nombreuses pressions exercées de toutes parts sur Bozizé qu’il se résigne enfin à envoyer malgré lui des militaires vers le sanctuaire de Baba Laddé en attendant surtout que ce soit l’armée de Déby qui engage les hostilités contre les hommes du FPR pour libérer le sol centrafricain occupé depuis par ces bandits et voleurs de bétail qui prétendent défendre la cause des peuhls. Les jours prochains vont nous situer sur tout cela.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 03:43

 

 

 

Bozizé

 21 janvier 2012

Selon la commission Justice et paix de l’archidiocèse de Bangui, la situation des droits de l’homme en République centrafricaine reste « préoccupante », même si des efforts se font de part et d’autre pour améliorer la situation, a annoncé radio Notre Dame de Bangui.

« D’une manière générale, la situation des droits de l’homme reste toujours  préoccupante parce que notre pays traverse encore des crises »,Abbé saint Cyr  Konzélo, directeur de la Commission justice et paix de Bangui.

Il a fait remarquer la construction de la paix n’est pas seulement l’apanage des responsables politiques parce que la paix est une valeur universelle. Il s’est toutefois félicité des efforts du gouvernement pour restaurer la paix, notamment les accords de paix et les accords de cessez-le-feu si le Médiateur de la République, Paulin Pomodimo.

L’Abbé saint Cyr  Konzelo s’est félicité du bon partenariat avec le gouvernement et les autres organisations de défense des droits de l’homme.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:23

 

 

Faca.jpg 

BANGUI (AFP) - 21.01.2012 16:34 - L'armée centrafricaine s'est déployée pendant la nuit de vendredi à samedi au Nord du pays, à Kaga Bandoro et Batangafo, où sévit depuis plusieurs mois un groupe de rébellion tchadien du Front populaire pour le redressement (FPR), dirigé par le général Baba Laddé, a appris l'AFP de source militaire à Kaga Bandoro samedi.

L'armée a demandé à la population de rester chez elle et de ne se déplacer qu'en cas d'extrême urgence ou de nécessité, selon la radio nationale. "Les autorités militaires centrafricaines ont ordonné le bouclage des régions qui s'étendent de Kaga Bangoro à Batangafo pour sécuriser au maximum la population. En prévision d'une opération dont on ignore tout", a précisé la radio.

Interrogé par l'AFP, le haut commandement militaire a expliqué que "des instructions fermes ont été données aux militaires qui se trouvent dans ces zones". Sans donner plus de précision.

Jointe au téléphone par l'AFP, une habitante de Kaga Bandoro a confirmé sous le sceau de l'anonymat la présence "d'éléments de l'armée (qui) ont effectivement investi toute la ville. On les voit presque partout dans la ville et dans les quartiers armes à la main, a-t-elle dit. "Il n'y a pas eu de tirs, mais nous avons peur parce que nous ne savons pas exactement ce qui peut se passer" a-t-elle dit.

En début de semaine, le mouvement rebelle avait dit sa crainte d'une attaque de l'armée tchadienne, des hélicoptères et des pick-up Toyota "lourdement équipées" ayant pris position à la frontière.

Le FPR occupe depuis début août la localité centrafricaine de Pladama Ouaka, située entre les villes de Bambari (centre) et Kouango, sans que les tentatives de négociation aient pu aboutir. Selon le préfet de la région de Bambari, ses hommes se livreraient à des pillages et à du racket.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 18:18

 

 

baba laddé gl

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 21 Janvier 2012 14:35

Le gouvernement centrafricain s’engage désormais à chasser la rébellion du tchadien Baba Ladé qui sévit dans le nord. Un détachement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) quadrille depuis hier, 20 janvier 2012, la ville de Kaga Bandoro (nord) principal bastion de ce mouvement rebelle. Le détachement a été appuyé dans ses opérations  par les éléments de la Mission de Conseil de Paix et de Sécurité d’Afrique Centrale (MICOPAX).

Objectif, répondre à toutes éventualités liées à la menace de ces rebelles sur la population civile en proie à l’insécurité dans cette région.

Selon des sources de Radio Ndeke Luka, « les forces régulières ont bloqué les 5 principaux axes de la localité, imposant ainsi une ceinture de sécurité de 5 kilomètres ».

Les sources ont annoncé en outre que « cette mesure de sécurité a dissuadé les rebelles : Aucun coup de feu n’a été entendu dans la nuit de vendredi à samedi. Une première dans la ville de Kaga Bandoro, théâtre des exactions orchestrées par ces rebelles ».

Une autre mesure concerne « la restriction de circulation des taxis motos. D’ailleurs, cinq (5) conducteurs des taxis motos suspectés proches des rebelles ont été arrêtés par la gendarmerie », précisent les mêmes sources.

Toutefois, la population continue ce samedi de « vaquer librement à ses occupations quotidiennes, même si certains habitants redoutent d’éventuels affrontements entre les FACA et les rebelles », ont indiqué ces sources.

Ce dispositif de sécurité à Kaga Bandoro intervient plus d’une semaine après une offensive des FACA contre des hommes armés à Sibut (nord). L’attaque a fait quatre (4) assaillants tués et plusieurs autres blessés.

Baba Ladé et ses hommes ont même élargi leur champ d’action au centre-est notamment à Bambari et ses environs. Dans leurs exactions, ces rebelles non seulement tuent, pillent les biens habitants, mais rançonnent souvent à prix fort les éleveurs.

En 2011, les gouvernements du Tchad et de Centrafrique avaient entamé des négociations pour faciliter le retour de Baba Ladé au Tchad.  Ces négociations avaient accouché d’une souris.

La rébellion Baba Ladé est la 2èmerébellion étrangère qui règne en maitre sur le territoire centrafricain après la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) de Joseph Koni, opérationnelle dans l’extrême-est du pays, en phase d’être traquée par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) appuyées par les soldats américains.

 

NDLR : Baba Laddé a dû déjà probablement quitter la zone de Kaga-Bandoro pour se mettre à l’abri quelque part devant les multiples informations annonçant un assaut conjoint FACA-FAT.  C’est sans doute pour faciliter sa mobilité qu’il a expédié son épouse vers Bangui lorsqu’elle a été arrêtée mercredi dernier à Sibut. Les Faca ne doivent donc pas profiter de cette mission pour importuner pour rien les innocents habitants de Kaga-Bandoro.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 04:23

 

 

Bozizé en Chine

Bangui grouille encore d’une scandaleuse affaire, celle d’une nouvelle évaporation du trésor d’une somme de 108 millions de F CFA qu’un caissier ressortissant de Damara et parent du premier ministre Faustin Touadéra répondant au nom de Bossin, aurait subtilisée dans des conditions rocambolesques encore non précisées. Ce dernier aurait quitté Bangui et pris la direction de Bouar dans un premier temps à bord d’un véhicule avec son précieux pactole puis poursuivi sa cavale en taxi moto vers le Cameroun via Baboua.

D’après les rumeurs qui circulent à Bangui, ce monsieur qui se serait préalablement fait délivré un visa Shengen au consulat de France aurait l’intention de se rendre ensuite en France. Selon nos informations et en attendant d’en savoir un peu plus sur cette triste affaire, cette tragi-comédie se déroule dans le cadre de la sourde guerre fratricide pour la succession de François Bozizé que se livrent en silence le fils de celui-ci et non moins ministre délégué auprès de son père chargé de la défense Francis Bozizé et le celui qu’on surnomme à Bangui le « vice-président » à savoir le tout-puissant ministre des finances Sylvain Ndoutingaï qui jouit pour le moment énormément de la confiance de Bozizé.

C’est cette grille de lecture qu’il faut appliquer à pratiquement tout ce qui se passe dans la galaxie bozizéenne et dans le pays pour en comprendre les tenants et les aboutissants. Les arrestations à répétition des journalistes par exemple obéissent également aux conséquences des contradictions entre Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingaï par l’entremise du ministre de la justice Firmin Findiro qui est le bras judiciaire de Ndoutingaï.

Le jeune Patrick Agoundou du journal boziziste « La Plume » et président fantoche du GEPPIC qui était financé et instrumentalisé par Francis Bozizé pour insulter régulièrement les opposants et surtout Ndoutingaï dans ses parutions, a dû prendre précipitamment la poudre d’escampette de Bangui dans les toutes dernières semaines de la fin de l’année 2011 pour se retrouver au Cameroun d’où il cherchait à rejoindre la France. Ndoutingaï et Findiro s’étant donné le mot pour le jeter en prison, il a choisi de ne point répondre à la convocation judiciaire qui lui avait été adressée et quitter le pays.

Le critère tribal qui a prévalu dans les récentes nominations des directeurs, chefs de service et cadres du ministère des Finances que vient d’effectuer Ndoutingaï le 8 janvier dernier est très flagrant et en dit long sur la politique de prédation qui va être menée. Au trésor, tous les postes importants sont détenus par des petits gbaya qui ont pourtant été déjà éclaboussés par des affaires de détournement de deniers publics et prédation comme Vincent Yackoisset et Augustin Kpéangai pour ne citer que ceux-là. Il confirme Serge Ouarassio Mokomsé qui avait assuré l’intérim du gl Guillaume Lapo dont la prédation te les conflits d’intérêts ont dépassé toutes les limites à la Direction Générale du Trésor or le Ouarassio possède lui aussi comme Lapo une entreprise qui rafle des marchés d’Etat. C’est déshabiller Paul pour habiller Pierre. Le même Ndoutingaï qui est pourtant non grata à Washington est toujours en place et se permet tranquillement de faire un mouvement du personnel de son ministère. C’est un vrai scandale.    

Ainsi va la bozizie… !

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 04:10

 

 

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Bangui  Journée sans journaux

20 janvier 2012

La journée de vendredi 20 janvier 2012 a été déclarée sans journaux par le groupement des éditeurs de la presse privée indépendante  de Centrafrique (GEPPIC), a constaté le RJDH.

Ce refus de publier est une protestation contre l’arrestation de Ferdinand Samba, directeur de publication du journal Le Démocrate, accusé de publication d’ « une série d’articles diffamatoires » à l’endroit du ministre d’Etat aux finances et au budget, Sylvain Ndoutingaï.

Hier au cours d’une audience publique, le procureur de la République avait requis la peine d’un an d’emprisonnement ferme avec une amande de 50 000 000 FCFA contre Ferdinand Samba, et 3 mois de parution du quotidien dont il est le directeur  du journal (Le Démocrate).

La délibération aura lieu le 26 janvier 2012. Par ailleurs, l’accusé a été transféré ce vendredi à la maison d’arrêt de Ngaragba.

Les journalistes de la presse privée indépendante ont convoquée une réunion d’urgence demain samedi 21 janvier  pour réfléchir à une stratégie de mobilisation devant permettre de soutenir leur confrère.

 

Bangui : Les sachets en plastique, un danger pour la santé et pour l’environnement

20 janvier 2012

En cette saison sèche, la chaleur amène les gens à consommer assez d’eau. Hors à Bangui, l’eau est vendue dans des sachets qui sont jetés partout  peuvent causer des maladies et avoir un impact grave sur l’environnement (reportage RJDH).

Dans les rues de Bangui, des sachets en plastique jonchent le sol partout. Au centre-ville, au KM5, dans l’enceinte des écoles, l’on trouve des sachets en désordre. Mais ces déchets dits solides ont un impact négatif sur la santé de la population et sur l’environnement.

« Ces sachets en plastiques sont des matières bios non dégradables, ce qui fait que lors qu’ils sont mal gérés, ils détériorent le sol  et engendrent d’autres  conséquences sur l’environnement », a expliqué Christophe Ndarata Massangué, directeur des nouvelles technologies de l’information et de la communication environnementale au ministère de l’environnement et de l’écologie à Bangui.

Il a indiqué que ces déchets solides ont de lourdes conséquences sur la santé à cause du mélange des produits  qui les composent et dont on ignore la composition. Il a expliqué que ces sachets en plastiques contiennent des substances qui  nuisible à l’homme. Malgré tout,  les femmes continuent d’utiliser ces sachets en plastique pour le marché.

« Si ces déchets  sont mal gérés, nous pouvons les retrouver dans l’eau que nous buvons; cela entre aussi dans la chaîne alimentaire et peut provoquer d’énormes problèmes sanitaires. Même la fumée qui vient des déchets brûlés en désordre est également à  l’origine de beaucoup de maladies », a ajouté Christophe Ndarata Massangué. 

En saison des pluies, ces déchets solides mal gérés causent aussi des problèmes environnementaux. « Au kM5, quartier le plus populaire, les caniveaux sont bouchés par ces sachets mélangés avec d’autre ordure. Pendant la saison pluvieuse, si ces conduits d’eau ne sont pas libérés, il y aura l’inondation qui va causer des dégâts », a-t-il souligné.    

Pour le directeur des nouvelles technologies de l’information et de la communication environnementale, il faut une grande sensibilisation de proximité pour permettre à la population de comprendre l’importance d’une bonne gestion des déchets solides et changer de comportement parce que « le concept d’environnement est nouveau pour les  Centrafricain ».

 

Bangui : La malnutrition contribue à un taux élevé de mortalité en RCA

20 janvier 2012

« La malnutrition  est un problème crucial et sous-jacent qui est à l’origine de faible taux d’espérance de vie en Centrafrique », a déclaré Silla Samballe, directeur du laboratoire des sciences biologiques et agronomiques pour le développement (LASBAD), à l’université de Bangui.

C’était au cours d’un entretien avec le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), visant à savoir si la sous-alimentation et la malnutrition faisaient partie des causes du taux de mortalité « au-dessus du seuil d’urgence », selon le dernier rapport de Médecin sans frontière (MSF).

Pour Professeur Silla, l’appropriation de ce logiciel va certainement aider les chercheurs de l’ICRA et ceux de l’université de Bangui à comparer leurs résultats de recherches à ceux de la région de la CEMAC et améliorer les habitudes alimentaires centrafricaines caractérisées par la sous-alimentation provoquant dans certaines régions du pays le phénomène de malnutrition.

Selon le Pr Silla, les Centrafricains ne font pas assez d’effort pour varier leur alimentation, de même ils mangent des nourritures mal traités.  Selon lui, même le manioc qui est l’aliment de base du Centrafricain mal traité,  mal entretenu et contient beaucoup de cyanures  (une substance nocive pour la santé).

A cette mauvaise habitude alimentaire s’ajoute la misère de la population. La plupart des Centrafricains ne mangent pas à leur faim.  Du coup ils sont sans aucune défense et dès qu’ils sont attaqués par une maladie quelconque, ils sont très vite affaiblis et meurent, d’où un taux de mortalité au-dessus de la moyenne évoqué par MSF, a expliqué un nutritionniste.

Pr Silla a expliqué qu’une recherche menée par l’Université de Bangui, la mortalité est plus en RCA élevée chez les personnes d’âgée entre 18 et 35 ans, et ces décès sont très liés à la l’abus d’alcool et une sexualité désordonnée avec comme conséquence les infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida.

Rappelons qu’une étude de MSF publiée en novembre 2011 a révélé que la RCA a un taux de mortalité supérieur « au seuil d’urgence » avec une espérance de vie de 48 ans.

 

Bangui : La réhabilitation de Bokassa exclut-elle l’indemnisation des victimes ?

19 janvier 2012

Cette année, la Journée des Martyrs commémorée le 18 janvier a changé de dénomination : « Semaine nationale de la jeunesse ».

Selon certains observateurs, c’est une manière de faire oublier les mauvais souvenirs de la sinistre date 18 janvier 1979, où des élèves et des étudiants ont été massacrés sous le régime de l’ancien empereur Jean-Bedel Bokassa.

Ce changement de dénomination  est motivé par la réhabilitation de l’ex-empereur décrété par le Président de la République François Bozizé, le 1er décembre 2010 à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de la République Centrafricaine.

Dans son article 2, le décret stipule : « cette réhabilitation de droit (…) efface les condamnations pénales, notamment les amendes et frais de justice, et fait cesser pour l’avenir toutes les incapacités qui en résultent ». Par ailleurs, « la présente réhabilitation ne préjudicie pas aux droits de l’administration et des tiers », précise l’article 3 du décret.

Si Jean-Bedel Bokassa est réhabilité, la question de l’indemnisation des parents des martyrs reste un problème de droit. Car elle a été soulevée depuis la conférence nationale de 1990.

Donnant une explication de ce texte, Maître Panda, avocat au barreau de Centrafrique, « la réhabilitation n’exclut pas l’indemnisation des parents des martyrs » et qu’il y a deux possibilités d’indemnisation qu’il appartient au gouvernement de déterminer : soit le gouvernement s’engage soit il demande à la famille de l’ex-empereur d’indemniser les parents des victimes.

Parce que la réhabilitation de Jean-Bedel Bokassa ne concerne que ses fonctions d’ancien chefs d’Etat, ce qui veut dire que sa famille et lui pourraient assumer leurs responsabilités au regard des crimes qu’il aurait commis, si d’éventuelles victimes se constituaient en partie civile pour demander des réparations.

Pour Daniel Nzéwé, ancien président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), « il faut penser à indemniser les parents des victimes, par respect aux martyrs, c’est une question des droits et de mémoire ».

 « Je ne suis ni pour ni contre l’indemnisation des parents des martyrs étant donné que c’est une question difficile à trancher. Il n’est pas question de les oublier. Cependant on ne peut plus continuer à pleurer nos morts, il est seulement question de s’inscrire dans une perspective d’une société dynamique », a souligné le directeur général de la jeunesse, Alfred Legrand Ngaya.

Mais l’on parle d’indemnisation des parents des martyrs, le nombre de ces derniers n’est pas connus 33 ans plus tard, a expliqué Salomon Feïganazoui, magistrat, une des victimes et rescapés des massacres de 1979.

La date du 18 janvier rappelle les évènements de 1979 où des jeunes élèves et étudiants, protestant contre l’imposition du port d’uniforme, alors que leurs parents accusaient des arriérés de salaires, ont été tués sous le régime impérial de Jean Bedel Bokassa.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 04:08

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Janvier 2012 13:27

Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections en Centrafrique 2011 (FAREA-2011), a claqué  la porte des travaux sur la révision du code électoral de la République Centrafricaine. Ses délégués ont quitté la séance qui tenait au Palais de la Communauté Monétaire et Economique de l’Afrique Centrale (CEMAC) à Bangui. Un départ intervenu à quelques heures de la fin de la rencontre.

Tout est parti d’une mésentente entre les 40 participants portant sur des points essentiels en discussion pour enrichir le document en examen.

Maître Nicolas Tiangaye, coordonnateur du FARE-2011 dans une déclaration faite par Radio Ndeke Luka explique : « le point d’achoppement porte sur la définition de l’ossature de l’organe en charge de la conduite des élections en Centrafrique. Un préalable à l’analyse du document article par article ».

Or regrette-t-il,  « le gouvernement a proposé de confier cette responsabilité au ministère de l’Administration du Territoire. Une proposition rejetée par l’ensemble des acteurs en présence, dont les partis politiques de la majorité présidentielle. Unanimement nous avons proposé plutôt de laisser la latitude à la Commission Electorale Indépendante et Permanente de se charger de la gestion des questions électorales dans le pays au détriment du ministère souhaité par le pouvoir de Bangui ».

L’une des raisons qui pousse le FARE-2011 à quitter les travaux, souligne encore Nicolas Tiangaye,  est que « le ministre de l’Administration du Territoire, sentant le danger venir, a proposé que plusieurs projets soient soumis au gouvernement dans ce sens pour non seulement améliorer le document mais dégager un consensus. Le ministre a d’ailleurs refusé que les contestataires prennent la parole, prétextant que ces derniers sont minoritaires par rapport à la société civile sur ce sujet ».

Le FARE-2011 n’en est pas à sa première action de boycott des actions gouvernementales dans le processus électoral en Centrafrique. Au lendemain du second tour des consultations populaires de 2011, cette entité constituée essentiellement des partis politiques de l’opposition avait retiré tous ses candidats. Elle entendait ainsi protester « contre les fraudes massives ». Le FARE avait tout de même été débouté par la Cour Constitutionnelle en faveur de l’actuel président François Bozizé et ses alliés.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 04:06

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Janvier 2012 13:32

La « centrafricanisation » de la direction de Radio Ndeke Luka, projet de  la Fondation Hirondelle se concrétise ! Sylvie Panika, ancienne Rédactrice en Chef a été officiellement installée ce vendredi 20 janvier 2012,  dans ses fonctions de Directrice de cette station.

Une sobre cérémonie pleine de signification dans la vie de cette radio a couronné son installation en présence des membres de la Fondation Ndeke Luka, des collaborateurs et des confrères invités pour la circonstance.

Auparavant, la direction était assurée cumulativement par le Chef de Projet, M.  Martin Faye, de nationalité sénégalaise.

Sylvie Panika a été nommée par la Fondation Ndeke Luka en novembre 2011, après études de plusieurs dossiers de candidatures externes à ce poste stratégique pour la survie de Radio Ndeke Luka dite « radio de tous les centrafricains ».

La Secrétaire Générale de la Fondation Ndeke Luka, Mme Clémentine Fanga Napala, dans son intervention, a rappelé quelques-uns des objectifs assignés à la nouvelle direction pour l’année 2012 : « améliorer le contenu de l’antenne, accentuer le professionnalisme, achever la mise en place du réseau des correspondants et suivre hebdomadairement le travail de l’administration ».

Pour José Richard Pouambi, représentant le personnel de Radio Ndeke Luka, il s’agit d’une femme « expérimentée, encadrée il y a belle lurette par la Fondation Hirondelle et Fondation Ndeke Luka. Elle a des atouts pour conduire la destinée de cette radio ».

Sylvie Panika avait intégré Radio Ndeke Luka en l’an 2000, 2 mois après son ouverture. Elle a occupé le poste de Rédactrice en Chef pendant près de 5 ans.

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 04:00

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 02:41

 

 

 

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N'DJAMENA AFP / 19 janvier 2012 23h50 - La raffinerie de Djermaya au nord de N'Djamena, construite par la Chine et inaugurée en juin 2011, a été fermée jeudi par les autorités qui ont demandé lé départ de son directeur en raison d'un différend sur les prix de l'essence, de sources concordantes.

 Le secrétaire général du ministère du Commerce et de l'Industrie a fermé la raffinerie de Djermaya a annoncé la Radio nationale.

Une mésentente sur les prix de carburant entre les autorités tchadiennes et les Chinois de la Compagnie nationale chinoise de pétrole (CNPCI) qui détient 60% de la raffinerie (contre 40% à l'Etat tchadien) est à l'origine de cette fermeture, de source proche du gouvernement.

Celle-ci intervient six mois après la mise en service en juin 2011 de la raffinerie qui a coûté 60 millions de dollars.

Il y a un dialogue de sourds entre le gouvernement et les Chinois au point que nos unités industrielles ont commencé à fermer faute du carburant a indiqué à l'AFP un membre du gouvernement sous couvert de l'anonymat.

Nous avons pris toutes les dispositions qui s'imposent y compris juridiques pour décider de la fermeture de la raffinerie. Le directeur général de cette société a été déclaré persona non grata et devrait quitter le Tchad a précisé cette source.

Le président Idriss Deby Itno avait inauguré en personne le raffinerie en juin estimant qu'elle était le symbole de l'indépendance énergétique du Tchad, espérant même ravitailler la sous-région.

Ce joyau est un cadeau de la Chine à qui vous devez la reconnaissance. Il s'agit là d'une coopération gagnant-gagnant, avait-il ajouté,

La raffinerie de N'Djamena devait produire 20.000 barils par jours. En août, les employés tchadiens de la raffinerie avaient fait plusieurs journées de grève pour obtenir de meilleurs salaires.

De source officielle, en 2011, le pays, qui exploite le pétrole depuis 2003, a produit en moyenne 120.000 barils par jour. Les revenus pétroliers lui ont permis de moderniser son armée, de se doter d'un meilleur réseau routier et de construite de nombreux bâtiment publics. Certains membres de la société civile demandent au régime d'employer davantage cette manne pour l'amélioration des conditions de vie des Tchadiens.


(©)

 

NDLR : Le ministre centrafricain délégué à l’énergie avait signé dernièrement à N’djaména une convention avec le gouvernement tchadien pour l’approvisionnement de la RCA avec les produits pétroliers issus de cette raffinerie de Djermaya.

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