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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:45

 

 


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Radio Ndéké Luka Samedi, 24 Décembre 2011 13:14

 

Une réunion de consolidation de paix au Nord de la RCA, s’est tenue au palais de la Renaissance à Bangui le 20 décembre 2011. Elle a regroupé François Bozizé président de la République, Zakaria Damane Chef de la rébellion de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR) et Abdoulaye Hissène, chef de la Convention des patriotiques pour la justice et la paix (CPJP).

 

Il s’agit de l’évaluation du processus de paix engagé il y a quelques mois, pour la pacification du nord et le nord-est de la République centrafricaine.

 

A l’issue de la rencontre, François Bozizé a affirmé que « les opérations militaires des rebellions dans les villes du Nord de la RCA sont un frein au développement du pays ».

 

La rencontre tripartite entre le président François Bozizé, Zakaria Damane et Abdoulaye Hissen fait suite à la caravane de la paix lancée en novembre par la Médiation avec l’appui du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique, dans certaines villes du Nord du pays, fief de la CPJP et de l’UFDR.

 

Le Chef de l’Etat a félicité l’engagement de ces deux rebellions qui ont décidé de faire la paix définitivement et renoncer aux conflits.

 

La fin de cette caravane de  paix le 22 novembre dernier, a bouclé un long moment de médiation visant à pacifier les conflits entre ces deux groupes rebelle qui vivent depuis plusieurs années dans une rivalité meurtrière. Il reste pour l’instant que le désarmement des combattants pour pacifier la région.

 

 

 

NDLR : Cette politique de mallette avec quelques millions remis de temps à autre à ces chefs rebelles n’a jamais apporté une paix véritable et durable au pays. Quand est ce que Bozizé va le comprendre ?  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:42

 

 

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DEBOUT CENTRAFRIQUE !


Centrafrique, c’est plusieurs fois que je t’interpelle pour te mettre debout.


Cela doit te rappeler le moment fatidique du Fils de l’Homme avec ses amis ; Il les réveilla et leur dit : « Debout et priez avec moi ». C’était l’heure cruciale de la mort, de sa mort sur la croix.

 

Centrafrique, est-ce dire que pour toi aussi l’heure du sacrifice expiatoire a sonné ? Mais sur quel autel et pour quelle cause tu es en train d’être conduite et livrée ?

 

Debout donc et prie avec moi.

 

Nous avons invoqué le Dieu des chrétiens, il semble sourd à nos appels et pourtant les cris de ton peuple ne cessent de monter vers lui. Les orphelins et les veuves qui pleurent leurs pères et leurs maris comme Rachel, inconsolable dans sa tristesse.

 

Debout donc Centrafrique et déchire le ciel de tes admonestations tout en évoquant l’esprit de tes forêts et de tes savanes, de tes eaux, de ta terre pour que naisse un Moïse plutôt qu’un libérateur galonné avec une Bible sous le bras et un fusil à la main…Un loup dans la bergerie.

 

Que du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, tous les ancêtres se dressent contre ce calvaire insoutenable et te libèrent de l’oppression et du manteau de l’opprobre. Tout est sens dessus-dessous et le néant est désormais ton nom, toi qui est bien le cœur et l’idéal d’unité et d’intégration du continent.

 

Ô Centrafrique de Boganda et nos pères !

 

Ton avenir est confisqué et te voilà confinée dans un présent terre à terre où tes enfants croupissent dans une existence vile et rampante, proies des multiples lieux de prières, des sanctuaires de dépravation, d’intérêts égoïstes et mercantiles que Dieu lui-même a désertés.

 

Toute honte bue comme le Phénix, tu ne seras jamais anéantie, Centrafrique !

 

Et il me sera alors donné d’exulter de ta libération, de ton bonheur, de ton total épanouissement.

 

Ô Mère blessée, meurtrie, ravalée, écrasée !

 

Mais qu’ils partent bien hors de toi, ces rapaces, tes avides bourreaux !

 

Et seront jetés sur leurs pas maudits les tisons ardents de la malédiction.

 

 

Socrate Alphonse NGARO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 23:57

 

 

 

Baba Laddé


23/12/2011 à 09h:56 Par Jeune Afrique

 

Le général autoproclamé Baba Laddé à la tête d'une grande alliance ? À la tête du Front populaire, cet ancien sous-officier de l’armée tchadienne n'envisage rien de moins que de renverser le président Idriss Déby et appelle à la formation d'une grande alliance avec notamment Aqmi et le Polisario. Suffisant pour inquiéter le Tchad et la Centrafrique.

 

Son objectif n’est rien de moins que de renverser le président tchadien Idriss Déby Itno et de fédérer tous les Peuls, de la Mauritanie à la République démocratique du Congo. Mais pour l’instant, l’autoproclamé général Baba Laddé, 41 ans, se contente de sévir dans le nord de la Centrafrique, multipliant rackets et pillages.

 

Appel à une grande alliance

 

Cet ancien sous-officier de l’armée tchadienne originaire du Mayo-Kebbi a fondé le Front populaire pour le redressement, une milice dont les membres sont équipés de kalachnikovs mais aussi d’arcs et de flèches empoisonnées. Profitant de la faiblesse de l’armée centrafricaine, Baba Laddé se rend parfois à Bangui pour s’y ravitailler. Dans une récente déclaration postée sur internet, il appelle à une grande alliance entre les Touaregs, Aqmi, les indépendantistes de l’Ogaden, les Sahraouis du Polisario et, bien sûr, les Peuls. Les présidents Bozizé et Déby, qui commencent à s’inquiéter de sa capacité de nuisance, réfléchissent à une opération militaire conjointe. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 18:15

 

 

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KINSHASA 17:59 - 23/12/11- (AFP) - L'opposant Etienne Tshisekedi, qui a rejeté la réélection de Joseph Kabila et s'est autoproclamé président "élu" de la République Démocratique du Congo, a prêté "serment" vendredi chez lui à Kinshasa, après que la police a réprimé toute tentative de rassemblement de ses partisans en public.

 

Tôt le matin les autorités ont déclaré interdite la manifestation prévue au stade de Martyrs à partir de 10H00 (09H00 GMT) lors de laquelle l'opposant de 79 ans devait "prêter serment" devant "le peuple congolais", comme il l'avait annoncé lui-même dès dimanche.

 

"Il n'y a pas de manifestation, elle est interdite. Il y a déjà un président élu qui a prêté serment. On ne peut pas prêter serment à nouveau, c'est un acte de subversion. On doit empêcher de poser cet acte contraire à la Constitution", a déclaré à l'AFP une source policière.

 

Les forces de l'ordre ont rapidement bouclé le quartier Limete, dans l'est de la capitale, où M. Tshisekedi a sa maison non loin du siège de son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Les regroupements de ses partisans y ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par la police.

 

En milieu d'après-midi, devant l'impossibilité de se rendre devant l'imposant stade des Martyrs, M. Tshisekedi a prêté serment dans sa modeste maison, dehors sous un abri, en présence de plusieurs dizaines de ses partisans et de responsables politiques de l'opposition, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

"Je jure solennellement de respecter la Constitution et les lois de la République et de défendre son unité nationale et l'intégrité de son territoire", a énoncé M. Tshisekedi, chemise blanche, costume et cravate sombre et portant son éternelle casquette, la main droite levée et la gauche sur une bible. Un tapis rouge avait été déroulé jusqu'à l'endroit il se tenait debout.

 

"Ce jour du 23 décembre 2011 représente pour le peuple congolais l'aboutissement de 30 ans de lutte pour la démocratie et l'Etat de droit", a-t-il ensuite assuré dans une courte déclaration.

 

"Votre confiance ne sera pas déçue. Nous allons construire un pays, notre pays, plus beau qu'avant", a-t-il promis avant d'annoncer la publication dans les prochains jours d'un "programme de gouvernement".

La cérémonie a été qualifiée de "farce" par le porte-parole du gouvernement, Lembert Mende.

 

"Le chef de l'Etat ne prête serment que devant la Cour suprême, vous avez vu un juge de la Cour suprême ? C'est de la farce! C'est un événement qui est nul et de nul effet. Pour nous, c'est un non événement", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

Dans la matinée, les forces de l'ordre s'étaient massivement déployées aux abords du stade des Martyrs, enceinte de 80.000 places près du centre-ville, empêchant les partisans du leader de l'UDPS de se rassembler et arrêtant plusieurs dizaines de manifestants.

 

"Le Congo n'a pas voté pour Kabila. Le président légitime c'est Etienne Tshisekedi, c'est pour lui que nous avons voté, c'est lui qui doit diriger le pays", a expliqué à l'AFP devant le stade un homme d'une trentaine d'années.

Ailleurs la ville est restée calme, les commerces étaient ouverts et les taxis ont circulé.

 

Le carton d'invitation pour la "cérémonie de prestation de serment du président élu" M. Tshisekedi, titré "Présidence de la République, protocole d'Etat", donnait un programme détaillé, avec notamment l'arrivée minutée des "officiers supérieurs" de l'armée et de la police, "des hauts magistrats", "des ambassadeurs" ou encore "des présidents de pays frères et amis".

 

Etienne Tshisekedi s'est autoproclamé "président élu" après avoir rejeté les résultats de la présidentielle à un tour du 28 novembre, entachée de nombreuses irrégularités que des missions d'observation et plusieurs pays ont notamment dénoncées.

 

Joseph Kabila a été réélu pour un second quinquennat avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à son rival, arrivé deuxième devant neuf autres candidats. Il a été officiellement investi et a prêté serment mardi à Kinshasa.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 18:01

 

 

 


Sylvain-Ndoutingai


Brazzaville, 19 décembre. Timide soleil d’une saison pluvieuse qui a recouvert la capitale congolaise de la grisaille. Les chauffeurs de taxi pestent contre l’absence de clients sur les routes aussi impraticables que désertes, les travaux de la 22ème session ordinaire des ministres de l’Union économique de l’Afrique Centrale a démarré depuis le 7 décembre avec les travaux du comité inter-États, et les fonctionnaires de la Communauté des États de l’Afrique centrale (CÉMAC) retiennent leur souffle. Et pour cause !


En principe, à l’issue du conseil des ministres, si tout va bien, la Commission de la  CÉMAC se sera doté d’un nouveau président (du moins en théorie puisque la décision revient aux chefs d’États) en remplacement du camerounais Antoine Ntsimi, qui s’est fait attribuer début 2011, des indemnités aux allures de solde de tout compte alors qu’on ignore quand prendra fin de son mandat. Les ministres réunis à Brazzaville devaient se mettre d’accord sur le nom de la personnalité qui prendra les reines de la commission pour les prochaines années, en vertu du principe de rotation, décidé lors du sommet de Bangui début 2010. En vertu de cette règle, la présidence de la commission de la CÉMAC doit revenir à la République Centrafricaine pour les prochaines années.

Mais rien n’est aussi simple.


Mensonges et manœuvres au sommet

 

Le processus de désignation du prochain président de la Commission de la CÉMAC qui s’annonce n’a rien d’une partie de plaisir. En cause, la rivalité entre les États membres qui ont cédé à la tentation de la préférence nationale. Chaque État évoluant dans son couloir aérien.

Antoine Ntsimi, tout d’abord. Comme l’a révélé l’hebdomadaire Jeune Afrique en mai dernier, ce dernier qui avait fait signer au président en exercice de la Conférence, Denis Sassou Nguesso, un acte additionnel prévoyant de lui verser entre autres, une indemnité pour services rendus d’un montant équivalant à 30 mois de son dernier salaire brut, fait feu de tout bois pour empêcher qu’un Centrafricain soit désigné à la tête de la commission.

 

Pour y parvenir, il use de procédés à la limite de la légalité, oscillant entre mensonges et calomnies. Selon des informations d’une source crédible, durant le dernier conseil des ministres, Antoine Ntsimi aurait déclaré que si « son pays honore encore ses cotisations dans le budget de la Cémac, c’est parce que c’est son cousin qui est le ministre des finances du Cameroun ». Autrement dit, c’est grâce à lui que le Cameroun verse sa cotisation. Ensuite, il aurait accusé François Bozizé « de toujours lui faire des appels de fonds à la moindre fêtes. Ce qui a pour conséquence de plomber le budget de l’institution s’il avait accédé à toutes les demandes du président centrafricain. En conclusion, affirme-t-il, si la présidence de la commission revenait à un ressortissant centrafricain, cela laisserait libre champ à François Bozizé qui utiliserait les fonds de la CÉMAC à sa guise ». Arguments aussi risibles que spécieux.

 

La vérité, c’est que Ntsimi a un mépris atavique pour le Centrafricain. À preuve, il a déserté son poste depuis plusieurs mois et passe le clair de son temps dans son pays natal. À charge de l’institution de lui faire parvenir les parapheurs pour la signature. Ce qui revient à payer un billet d’avion à l’un de ses nombreux parents qui truffent la CÉMAC qui doit se rendre à Yaoundé chaque mois. Pendant ce temps, la villa au loyer surfacturé que paye la CÉMAC pour lui à Bangui reste inoccupée depuis des mois.  

 

Sylvain Ndoutingai à l’offensive ?

 

Après avoir perdu la présidence de la Banque de développement des États de l’Afrique centrafricaine au nom du principe de rotation, les Centrafricains refusent de voir s’envoler la présidence de la commission de la CÉMAC. L’objectif est clair : reprendre la main.

 

Même si les arguments de droit, notamment le paiement des cotisations pour l’exercice en cours,  sont en défaveur de la République Centrafricaine, Sylvain Ndoutingaï est passé à l’offensive pour exiger que la présidence de la CÉMAC revienne à son pays. Selon nos informations, au cours du conseil des ministres de Brazzaville, à ceux qui rappelaient que pour l’exercice 2011 par exemple, la République Centrafricaine n’a versé aucun rond au budget de fonctionnement de l’institution sous régionale alors que les autres pays se sont acquittés de leurs cotisations, à raison de 12 milliards pour le Cameroun, 6 milliards payés par le Congo, 3 milliards versés respectivement par le Tchad, le Gabon et la Guinée Équatoriale, Ndoutingaï aurait opposé le principe de la solidarité entre les États de la CÉMAC.  De la part de Ndoutingaï, c’est plutôt bien joué.

 

Toujours selon la source, Sylvain Ndoutingaï se serait par ailleurs insurgé contre les propos de Ntsimi à qui il aurait demandé de « rembourser » les l’indemnités qu’il s’est fait payer au titre de solde de tout compte alors qu’il est encore en fonction et continue de toucher son salaire. « On ne touche pas des indemnités de départ tout en restant en fonction », aurait-il dit à Ntsimi. De l’avis de la source, le turbulent ministre de Bozizé se serait battu pour arracher la présidence de la Commission de la CÉMAC.

 

Mais le problème, c’est que Sylvain Ndoutingaï, instinct tribaliste oblige, aurait présenter la candidature  d’un certain… Albert Besse avec tout ce que ce nom a de fantasque, de médiocre et d’incompétence maladive.

 

Commentaires du président en exercice de la Conférence sur cette candidature : « la présidence de la Commission de la CÉMAC est trop sensible pour être confiée à un « voyou ». Ce qui aurait poussé les ministres à renvoyer la question à la prochaine cession du conseil des ministres qui se tiendra probablement en février 2012.

 

Il appartient désormais aux autorités de Bangui de mettre de côté leur proportion à voir les autres Centrafricains comme des ennemis et à vouloir coûte que coûte attribuer les postes juteux aux gbayas pur jus, pour présenter un candidat de poids. Ce n’est pas ce qui manque parmi les 4 millions de Centrafricains. Il existe en Centrafrique plein de cadres, capables de diriger la Commission de la CÉMAC, contrairement aux insinuations d’Antoine Ntsimi qui préférerait que lui succède un autre Camerounais.

 

Une chose est cependant certaine : les Centrafricains n’accepteront pas que leur échappe  la présidence de la CÉMAC comme leur a échappé bêtement, celle de la BDEAC. 

 

L’Indépendant.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 17:55

 

 


Mme Margret Vogt


Radio Ndéké Luka Vendredi, 23 Décembre 2011 07:50

 

Prenant note du rôle important joué par le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) à l’appui des efforts de médiation du Gouvernement centrafricain, le Conseil de sécurité a,  par sa résolution 2031 (2011) adoptée le 22 décembre 2011 à l’unanimité de ses membres, prorogé le mandat du BINUCA jusqu’au 31 janvier 2013.

 

Aux termes de la résolution adoptée, le Conseil engage le Gouvernement à poursuivre ses consultations avec l’opposition de manière consensuelle et sans exclusive, notamment sur la réforme électorale. En outre, le Gouvernement centrafricain est instamment prié de garantir le respect de la liberté d’expression et de réunion, y compris pour les partis d’opposition, ainsi que de l’état de droit, lesquels sont indispensables à la démocratie.

 

Par ce texte, le Conseil exhorte également les partis d’opposition et le Gouvernement à ouvrir un dialogue constructif pour créer un environnement propice à l’égalité des chances à la veille du prochain cycle électoral.

 

Dans le préambule de la résolution, le Conseil note avec préoccupation que l’absence quasi totale d’opposition politique au sein des institutions démocratiques de la République centrafricaine peut constituer un sérieux obstacle à l’entreprise de réconciliation nationale et d’édification de la nation.

 

Inquiet du manque d’autorité de l’État qui a laissé s’installer un grave vide sécuritaire dans nombre de régions de la République centrafricaine en dehors de la capitale, le Conseil engage le Gouvernement centrafricain et tous les groupes armés à continuer de soutenir l’entreprise de réconciliation nationale en respectant strictement les recommandations du dialogue politique inclusif qui a pris fin en 2008.

 

Il demande également à tous les groupes armés de coopérer avec le Gouvernement à l’occasion du processus de désarmement, démobilisation et réintégration.

 

Saluant les efforts faits par le Gouvernement centrafricain pour combattre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) sur son territoire, les membres du Conseil se réjouissent de l’Initiative de coopération régionale lancée par l’Union africaine pour éliminer la LRA et de la nomination d’un Envoyé spécial de l’Union africaine pour coordonner cette activité. Enfin, par la présente résolution, le Conseil engage le Gouvernement centrafricain, la Commission de consolidation de la paix et ses partenaires nationaux et internationaux à honorer leurs engagements découlant du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix.

 

 

 

 

NDLR : Que font les Nations Unies et en particulier le BINUCA pour obtenir du gouvernement centrafricain de respecter « la liberté d’expression et de réunion, y compris pour les partis d’opposition, ainsi que de l’état de droit, lesquels sont indispensables à la démocratie ». C’est bien beau qu’ils puissent exprimer leur préoccupation que l’absence quasi totale d’opposition politique au sein des institutions démocratiques de la République centrafricaine peut constituer un sérieux obstacle à l’entreprise de réconciliation nationale et d’édification de la nation. Que font-ils pour remédier à cette fâcheuse situation qui résulte de la dernière mascarade électorale du 23 janvier réalisée avec leur complicité ? Bozizé a bénéficié du financement des élections par la communauté pour flouer tout le monde et on le laisse faire. A présent, cette supercherie arrive au bout du rouleau. Il faut que les prorogations du mandat du BINUCA en Centrafrique puisse servir véritablement à quelque chose et fasse effectivement avancer le processus de normalisation de la RCA par la restauration d’une paix réelle et durable. Le BINUCA ne doit pas être une sinécure destinée à prendre uniquement en charge des fonctionnaires des Nations Unies sans impact concret sur l’évolution de la situation du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:16

 

 

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Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 


Bangui : L’ONU demande au gouvernement de respecter les droits fondamentaux


Bangui, 22 Décembre 2011

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a prié « instamment » le gouvernement centrafricain à garantir le respect de la liberté d’expression et de réunion, y compris pour les partis d’opposition, ainsi que de l’état de droit, « lesquels sont indispensables à la démocratie ».


« C’est au Gouvernement centrafricain qu’il incombe au premier chef d’améliorer la sécurité et de protéger ses civils, dans le plein respect de l’état de droit, des droits de l’homme et du droit international humanitaire », a fait remarquer le Conseil.


L’ONU souhaite que le gouvernement « poursuive ses consultations avec l’opposition de manière consensuelle et sans exclusive, notamment sur la réforme électorale ». De même l’opposition et le pouvoir sont appelés à ouvrir un dialogue constructif pour créer un environnement propice à l’égalité des chances à la veille du prochain cycle électoral.


Le Conseil de sécurité a exprimé son inquiétude « du manque d’autorité de l’État qui a laissé s’installer un grave vide sécuritaire dans nombre de régions de la République centrafricaine ». Il a exprimé sa préoccupation sur la précarité de la sécurité et la présence des groupes armés nationaux ou étrangers, notamment l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony et le Front populaire pour le redressement (FPR) de Baba-Laddé.

 

La coopération des groupes armés a également été recommandée pour la réussite du programme de désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants (DDR). Par ailleurs, l’ONU a salué les efforts du gouvernement dans la lutte contre la LRA et se sont réjouis de l’initiative de coopération régionale lancée par l’Union africaine pour éliminer cette rébellion.


Le Conseil a enfin demandé au gouvernement, à la Commission de consolidation de la paix et ses partenaires nationaux et internationaux d’ « honorer leurs engagements découlant du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix ».


Il convient de signaler que le mandat du Bureau intégré des Nations Unies (BINUCA) a été prorogé jusqu’au 31 janvier 2013, ce mercredi par le Conseil de sécurité à New York. Selon les termes de la résolution 2031 adoptée à l’unanimité, le conseil de sécurité affirme avoir pris note du « rôle important joué par le BINUCA à l’appui des efforts de médiation du Gouvernement centrafricain et du Médiateur national ».  

 

D’après la résolution le conseil estime « qu’il importe de mettre en place un bureau pleinement intégré qui coordonne efficacement les stratégies et programmes des organismes, fonds et programmes des Nations Unies en République centrafricaine ».

 

 

Bangui : Il faut poursuivre les auteurs de violation des droits de l’homme (ONU)


Le gouvernement est appelé à enquêter sur les informations faisant état de violations des droits de l’homme dans le pays, de veiller à voir traduire en justice les auteurs présumés de ces violations, et de prendre toutes mesures nécessaires pour prévenir de nouvelles violations, a souligné mercredi le conseil de sécurité à New York.


Le conseil s’est inquiété de la persistance de la violence sexuelle et sexiste et engage le BINUCA à continuer d’oeuvrer aux côtés du gouvernement centrafricain et des autres parties concernées, y compris la Représentante spéciale du Secrétaire général, à y mettre un terme;


Les Nations Unies exhortent le gouvernement centrafricain à continuer de renforcer la protection des enfants, en appliquant la législation en la matière et à l’occasion d’opérations militaires.


Dans la résolution 2031, l’ONU condamne « les violations du droit international humanitaire et du droit des droits de l’homme, notamment l’enrôlement et l’emploi d’enfants, les meurtres, les mutilations, les viols et autres violences sexuelles et les enlèvements perpétrés par des groupes armés, en particulier l’Armée de résistance du seigneur qui menacent la population ainsi que la paix et la stabilité en République centrafricaine et dans la sous-région ».


Dans son nouveau mandat, le conseil de sécurité demande au BINUCA de lui fournir un rapport sur les violations des droits de l’homme commises par des groupes armés, notamment celles qui sont perpétrées contre des enfants ou des femmes.


L’ONU encourage également une coalition des pays de la sous-région pour assurer la sécurité. « Il est nécessaire que le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine appliquent l’accord tripartite signé le 23 mai 2011 à Khartoum afin de renforcer la sécurité dans leurs zones frontalières communes en organisant des patrouilles conjointes », a souhaité le Conseil de sécurité.


Pour les Nations Unies il est important que le Tchad, la République centrafricaine et le Cameroun poursuivent l’initiative tripartite signée en décembre 2005, afin de renforcer la sécurité à leurs frontières respectives.


Par la même occasion, le Conseil « se déclare vivement préoccupé par les recrutements massifs et les achats d’armes par le FPR (de Baba Laddé), qui menacent la paix et la sécurité en République centrafricaine et dans la région et violent les engagements pris par son chef, Baba Laddé et les médiateurs nationaux du Tchad et de la République centrafricaine le 13 juin 2011, tout en condamnant les violations des droits de l’homme commises par ce groupe ».


 

. Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:54

 

 

 

 

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Bozizé KNK


 Par  Jacques Marie Bourget   Bakchich jeudi, 22/12/2011 - 14:00


Des "privés" suisses ont espionné l'ex patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, pour comprendre les tenants et aboutissants de l'étrange balade du géant du nucléaire sur les bords de l'Oubangui. Bien inutile, il suffisait d'attendre l'enquête de Bakchich. 

 

En matière d’écoutes téléphoniques Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva qui vient de porter plainte pour avoir souffert  d’espionnage, ne doit pas être dépaysée.  A l’Elysée la charmante, et très instruite, dame a été, sous la flamboyante ère Mitterrand, la « plume » de Tonton. Qui lui-même, faut-il le rappeler, a été un maître dans l’art de dresser l’oreille à la porte des autres. Le Canard Enchainé le révèle, le 19 décembre, la blonde Anne se plaint de « complicité et recel de violation du secret professionnel », « complicité et recel de divulgation de données portant atteinte à la vie privée » et « complicité et recel d’abus de confiance » ! Du lourd.

 

Uramin, minier des îles


 Mais, à l’époque où elle était encore l’impératrice du nucléaire tricolore, qui pouvait avoir envie d’espionner cette ancienne élève de Normale Sup ? En réalité ils étaient nombreux à souhaiter capter la voix grave de la belle blonde et celle, plus aigüe, de son mari Olivier Fric… Ce souhait, de regarder par le trou du téléphone, fut même brûlant à l’été 2007 quand Areva, contre 2,5 milliards de dollars a lancé une « OPA amicale » pour racheter  Uramin, une société minière théoriquement canadienne, mais surtout basée dans des paradis fiscaux.

 

La question roulant sur les lèvres brûlantes était la suivante « comment est-il possible de dépenser cette énorme masse d’argent pour acquérir une société qui, au maximum, n’est valorisée qu’à 200 ou 300 millions de dollars ? Pis, qui sur le terrain minier de la Centrafrique où elle est implantée, ne possède pas toutes les licences pour  exploiter le gisement d’uranium de Bakouma ?» Des mal élevés  (et parfois même mâles élevés) se demandaient même si une âme damnée n’avait pas envoyé Anne Lauvergeon dans le mur, dans un dossier du genre « avions renifleurs ». Ces langues fourchues avaient d’ailleurs raison d’évoquer ces avions là puisque y faire référence c’est évoquer Giscard ce qui, derechef, nous renvoie en Centrafrique ! 

 

 Pourtant, Anne et ses experts tenaient bon : l’avenir est au tout nucléaire sur toute la planète, même Kadhafi et les Emirats vont plonger dans les kilowatts atomiques. Pour le bien du futur approvisionnement en uranium, le prix n’avait pas de prix. Payons donc 2,5 milliards puis buvons un coup. 


Bozizé se sent cocufié


Vus de Bangui ces rêves en plutonium dorés ont une autre allure. Aujourd’hui, ayant le sentiment d’avoir été cocufié par Anne et ses amis, l’excellent général Bozizé, chef de l’Etat crie « aux voleurs » par la voix inextinguible de son avocat Jacques Vergès. Plus grave le général, lui-même auto proclamé président par un coup d’état qui a viré le très corrompu Patassé,  sent le tapis du pouvoir glisser sous ses pieds. Son scénario, vous allez le constater, n’est absolument pas crédible : pour sauver les intérêts d’Aréva en Centrafrique, la France de Nicolas Sarkozy serait bien capable de lancer contre lui une forme de putsch, de le virer pour mettre à sa place un vrai ami comme Josué Binoua, le ministre de l’Administration qui vient, ça tombe à pic, de faire un long séjour en France… C’est dire si à Bangui l’atome, même sans EPR, électrise.

 

Revenons à l’Histoire, la source de toutes les vérités.  C’est en 1959 que le gisement de M’Patou, près de Bakouma est mis à jour. En 1969, l’Etat Centrafricain et la Compagnie Française des Minerais d’Uranium (CFMU), fondent une société commune, URBA. En 1973 c’est la compagnie Société Aluminium Suisse qui reprend la pioche après de premiers essais peu concluants. Cette fois le duo helvéto-centrafricain accouche d’une firme baptisée URCA. En 1978, tout le monde est prêt à piocher si un financement se fait jour…  Mais le rêve s’écroule avec le cours mondial de l’uranium.

 

 Centrafrique l'eldorado nucléaire


 Quinze ans plus tard l’eldorado nucléaire refait surface. Le 26 février 2006 est signée à Bangui une convention de plus, cette fois entre l’Etat et Uramin CAR Limited une société de droit des Iles Vierges britanniques. L’Article 2.1.1 prévoit la constitution d’une société de droit centrafricain (une de plus) qui « aura pour objet de détenir le permis d’exploitation et de conduire les opérations minières ». Il est bien précisé que c’est cette nouvelle boîte à outils qui fera la demande de permis d’exploitation et que ce dernier aura une validité de 25 ans. Tout roule enfin.  

 

Sauf qu’un os de yassa poulet se glisse dans l’aventure. Les fourbes d’Uramin CAR Limited, par un subterfuge qui reste à mettre à jour (corruption d’un fonctionnaire ? Inimaginable !), Uramin donc, obtient le permis de piocher en son nom propre et non en celui de la société fraternelle qui doit naître de l’accouplement entre Centrafrique et Iles Vierges. Le décret 06/149 du 2 mai 2006 est bien attribué à la seule Uramin. A croire que le général Bozizé est bien distrait ? 

 

En août 2007 survient l’extase, l’OPA d’Areva sur Uramin. Tant pis pour Anne et ses experts si le permis d’exploiter est pour le moins fragile si Bozizé décide d’acter en justice… Pour les besoins de la cause, Uramin CAR Limited devient, sous l’onction d’Areva, la société Uramin Centrafrique SA. Un avenant vient, ouf, régler le malentendu portant sur le permis d’exploiter. Le 1er aout 2008, sous la charge du roi de Levallois, et chargé des affaires africaines de Sarkozy, Patrick Balkany, Bozizé  accepte de donner à Areva les droits initialement accordés à Uramin. Toutefois, mais on s’en serait douté, l’article 3.2 du nouvel accord prescrit que « le transfert du titre d’Uramin à Areva se fera dans les conditions prévues par les textes en vigueur en République Centrafricaine »… Un Etat bien connu pour sa fermeté en matière de droit. 

 

Droit et passe droit

 

Parfait puisque le 26 février 2010 une réunion, autour des responsables centrafricains, d’Enrico Barbaglia vice-président  d’Areva et de Daniel Wouters vice-président « Ressources Afrique du Sud » et vice-président « Business Development » chez Areva toujours, une réunion donc qui met tout le monde d’accord pour entériner la convention minière du 28 février 2006, celle, je le rappelle aux étourdis, signée entre Bangui et Uramin. Une boîte qui n’en fait qu’à sa tête.  

 

Alors que ces courageux mineurs devaient tout bonnement transférer leur permis d’exploiter « obtenu par la ruse » à Areva Ressources Centrafrique, voilà que par le truchement de maître Doraz Serefessenet, notaire à Bangui, Uramin ne « transfère » pas le sacrosaint permis, mais en fait « cession ». Ce qui, si on sait lire, veut dire qu’Areva devrait pour cela ouvrir sa bourse ? Non. Chez Uramin on est avant tout mineurs et pas hommes d’argent. Officiellement le permis a été gratuit. Sauf que la convention prévoit que « la cession est exonérée de tout droit d’enregistrement et de timbre et ne donne pas lieu à une imposition des plus values ».  Voilà qui n’est pas courtois pour le si exsangue Trésor de Centrafrique. Des juristes locaux, qui voient tout en noir, écrivent alors «Fort de cette cession rocambolesque, un enregistrement à titre gratuit a été effectué par le service de la Conservation foncière le 31 aout 2010, en fraude aux droits de l’Etat ». Décidemment, Bozizé ne tient pas ses fonctionnaires !

 

 Où l'on retrouve la bande à Balkany

 

Et voilà un général qui se croyait assis sur un tas d’or et qui n’est plus qu’un roi nu. Si l’exploitation du site de Bakouma est possible, elle sera coûteuse même si le minerai a une très riche concentration en uranium. Et patatras, Fukushima est passé par là et le nucléaire ne vaut plus un clou. C’est trop bête.

 

Pour la Centrafrique, restent les larmes, elle en a l’habitude et vit même l’arme au pied. Mais, en cocu qui fait un sursaut, le général-président Bozizé n’entend pas se laisser faire. Ses avocats ont demandé à rencontrer ceux d’Areva.  Le duel aura-t-il lieu sur le pré de Bakouma ? 

 

Si un autre acteur de cette coûteuse et ténébreuse affaire, homme de premier plan dans la panoplie de la Françafrique, est aujourd’hui dans l’embarras, c’est bien  Georges A. Forrest. Néo-zélando-belgo et potentat de la République du Congo… Un ennemi des militants altermondialistes qui accusent cet empereur de tous les minerais de « sucer le sang des africains ». Forrest grand ami de Balkany, a contresigné l’accord entre la Centrafrique, Areva et Uramin, en tant que « facilitateur » (je n’invente rien). Ah, un « facilitateur » c’est bien utile quand on signe des contrats. Ce n’est pas Balladur qui viendra dire le contraire.

 

Résultat de ce sketch : les malfaisants qui ont écouté illégalement Anne Lauvergeon se sont certainement bien amusés de voir, en direct, Areva creuser son trou. Ce qui est pourtant bien normal pour des mineurs.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 14:39

 

 

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Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 21 Décembre 2011

 

Obo : Présence signalée de congolais fuyant la crise postélectorale


En 80 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) fuyant les la crise postélectorale dans leur pays, sont arrivés mardi au village Ligoua à 25 Km d’Obo sur l’axe Bambouti, a appris RJDH.

 

L’information a été confirmée par radio Zéréda qui a ajouté que les délégués des réfugiés congolais du site d’Obo seraient déjà sur le terrain pour constater les faits et de vérifier s’il s’agit effectivement de Congolais. (A suivre).

 

 Obo : Les victimes de la LRA sollicitent une assistance pour leur réinsertion


 Les 234 victimes des exactions des éléments de la LRA dans le Haut-Mbomou, ont besoin d’une assistance pour leur réinsertion, a déclaré ce matin le secrétaire général de l’association des victimes de la LRA, Emmanuel Gaba, joint par téléphone ce matin par la RJDH.

 

« L’association demande une aide aux partenaires nationaux et internationaux en vue d’une bonne réintégration des victimes de la LRA dans la société », a-t-il souligné.

Interrogé sur la situation sur le sort du jeune garçon de 12 ans qui a pu s’échapper des rangs des hommes de Kony la semaine dernière à Mboki, Emmanuel Gaba a fait remarquer que comme toutes les victimes, il est question de lui apporter une assistance psychosociale.

 

« Souvent lorsque la victime est un mineur, nous lui apportons un appui pour qu’elle reprenne le chemin de l’école ; s’il s’agit d’un adulte nous l’appuyons pour sa réintégration dans la société et la vie active », a précisé Emmanuel Gaba.

 

Selon lui, toutes les victimes qui sortent doivent bénéficier d’une prise en charge sanitaire et orienter vers un centre psychosocial. « Une fois dans le centre on leur pose une série de questions pour leur permettre de se défouler et oublier tout ce qu’ils ont subi et vécu pendant leur séjour dans la brousse », a expliqué le secrétaire général de l’association des victimes de la LRA.

 

Il a par ailleurs déploré l’insuffisance de médicaments au centre de santé d’Obo pour une prise en charge appropriée de la population en général et des victimes en particulier.

 

Créée le 6 mars 2008 à Obo, l’association des victimes de la LRA compte à ce jour 234 personnes. Pour l’instant le seul partenaire de cette association est l’ONG italienne Coopi.

 

Berberati : Pas d’eau potable dans la ville


Selon un reportage de radio Zoukpana, l’accès à l’eau potable est difficile depuis plus de trois mois dans la ville de Berberati.


Cette situation est due aux difficultés de l’agence de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de Berberati de satisfaire les besoins de la population en cette saison sèche.

 

« Les machines de distribution d’eau sont toutes en panne. Pour cela nous avons pris des dispositions pour approvisionner la population par zone, selon un planning que nous avons établi, en attendant la réponse de la direction centrale », a expliqué le chef d’agence de la SODECA de Berberati, Aubin Moutin.

 

Devant cette difficulté, les femmes et les enfants doivent se réveiller à 3 heures du matin pour espérer avoir la moindre goutte d’eau. Le premier vice-président de la délégation spéciale de la ville de Berberati Albert Nakombo a pour sa part appelé la population au calme, « les machines ont leurs caprices », a-t-il souligné pour calmer la population qui commence à s’interroger sur son sort en ce début de saison sèche.

 

Signalons que la ville de Berberati compte environ 100 000 habitants.


 

Berberati : Vers une amélioration de la prise en charge médicale des femmes et des enfants


L’hôpital préfectoral de Berberati a reçu mardi un don de médicament de la part de l’UNICEF, a rapporté ce mercredi radio Zoukpana.

 

Membendazol, Fansidar, seringues, gants, les coartem, sont les médicaments qui constituent l’essentiel de ce don qui se situe dans le cadre de la stratégie africaine pour la survie et le développement de l’enfant.

 

Dans son intervention, le médecin Chef de l’hôpital régional universitaire de Berberati, Docteur Michel Yangakola a fait savoir qu’il s’agit de la première phase du projet et qu’une deuxième dotation interviendrait en Janvier 2012.

 

Les principaux bénéficiaires du projet sont les femmes enceintes et les enfants. Ces produits leur seront distribués gratuitement dans tous les centres de santé de la sous-préfecture de Berberati.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 14:33

 

        

 

Cher (e)s Compatriotes,

 

Cher(e)s  Ami(e)s du Centrafrique,

 

A l’occasion des fêtes de fin d’année et au seuil de la nouvelle année 2012, l’honneur nous échoit de venir par la présente, vous présenter nos vœux les plus sincères pour une année meilleure.


Il vous souviendra qu’au lendemain des élections du 23 janvier 2011, les militants politiques, associatifs ainsi que les personnalités politiques et indépendantes en France se sont levés pour mettre en place le Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD). La naissance de cette Plate-forme, à la lumière des conclusions de la réunion fondatrice du 20 mars 2011,  a suscité beaucoup d’espoirs. Car elle a traduit la volonté de tous ceux et de toutes celles qui ont voulu, d’une part, tirer toutes les leçons des échecs des groupements politiques qui ont vu le jour en République Centrafricaine depuis 1992 et, d’autre part, garantir un avenir meilleur à notre pays.

 

Œuvre humaine, le Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD), n’a pas été, de ce fait, à l’abri de certaines erreurs de croissance et n’entend pas dévier des nobles objectifs qui sont l'essence même de son existence depuis sa naissance le 9 avril 2011. A cet effet, un travail méthodique de re fondation a été initié et une nouvelle équipe va être mise en place dès le début de cette année 2012.

 

S’il est de coutume que le passage à une nouvelle année soit une occasion de joie dans les familles, nous ne pouvons pas oublier toutes ces peines endurées par nos frères et sœurs, en raison de la gestion calamiteuse du pays, au point où la sécurité, la liberté d’aller et venir et la satisfaction des besoins élémentaires sont devenues des objectifs très lointains, voire inaccessibles pour la majorité de nos concitoyens. Nous ne devons pas non plus oublier cette grave crise humanitaire que subissent aujourd’hui en silence et dans l’indifférence des pouvoirs publics, nos populations, avec des taux de mortalité près de quatre fois supérieures au seuil d’urgence.

 

Aujourd’hui, la nouvelle donne politique dans notre pays commande que soit proposée au peuple centrafricain, une approche crédible de résolutions des problèmes auxquels il estconfronté, susceptible d’induire une alternance politique apaisée par le respect de la Constitution, foulée au pied par l’actuel régime.

 

Fort de tout ce qui précède, nous réitérons ici notre engagement et réaffirmons notre détermination pour :

- initier une approche crédible de résolutions des problèmes auxquels le peuple centrafricain  est confronté, susceptible d’induire une alternance politique apaisée par le respect de la Constitution, foulée au pied par l’actuel régime.


-agir auprès des autorités politiques, diplomatiques internationales et des opinions publiques afin de continuer à faire pression sur le régime de Bangui, pour créer les conditions d'une meilleure défense des libertés et de la démocratie,

-faire des propositions concrètes pour aider la République Centrafricaine à sortir des crises multiformes dans lesquelles elle est plongée depuis plusieurs années.

 

JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE !

 

Fait à Paris, le 22 décembre 2011

Le Comité de re fondation du C.A.D

 

Clotaire SAULET

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