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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 02:40

 

 

 

francois-bozize-photo-non-datee

 

Comme on peut le lire dans les articles ci-dessous au sujet des otages français enlevés et détenus par AQMI, le nom de BOZIZE, lui qui aime et est toujours fasciné par les personnages sulfureux et autres mercenaires et anciens baroudeurs de l'armée française, style Bob DENARD, amateurs des aventures colonialistes et autres coups d'Etat dans les républiques bananières, apparaît à propos de ses relations avec un des français qui vient d'être blessé au Mali dans les histoires d'AQMI. Sacré BOZIZE !

 

Rédaction C.A.P

 

 

 

 

Otages français Niger : Rivalités entre négociateurs

 

Paris Match mercredi 9 novembre 2011

 

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Otages-francais-Niger-Rivalites-entre-negociateurs-351515/

 

 

Le 21 octobre dernier, 400 jours après leur enlèvement, les familles des quatre otages français au Niger sont sorties de leur silence en décidant de publier ces portraits de Daniel Larribe, Marc Féret, Pierre Legrand et Thierry Dol, libres. Alors que les pourparlers semblent au point mort, Paris Match a voulu faire le point sur la situation de nos compatriotes captifs du désert. Notre reporter Patrick Forestier a découvert une situation compliquée avec des réseaux de négociation en concurrence. Au risque de compliquer grandement la libération des Français.

 

Tout commence en septembre 2010 à Arlit, le lendemain du rapt des sept employés des deux grands groupes français, Areva et Satom (filiale du groupe Vinci) par le commando de l’émir Abou Zeid, membre d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Chez Areva, c’est la stupeur. A l’Elysée et au Quai d’Orsay, la colère. Chacun accuse l’autre de négligences. Alors que les avions de reconnaissance français cherchent les 4 x 4 des ravisseurs, un homme, à Paris, est averti de leur passage dans le massif de l’Adrar des Iforas, le repaire du groupe d’Abou Zeid au Mali. Ce Français, que nous appellerons « le directeur », est un des dirigeants d’Air France. Depuis les années 80, il connaît tous les arcanes de l’Afrique, surtout celle de l’Ouest. A l’époque, il était un proche de Thomas Sankara, le jeune leader tiers-mondiste qui transforma la Haute-Volta en Burkina Faso, le « Pays des hommes intègres ».

 

Au ­Comité catholique contre la faim, dans la compagnie aérienne Point Afrique ou auprès d’Edgard Pisani, conseiller de Mitterrand, il a connu de nombreux Africains qui aujourd’hui occupent des postes clés. A son arrivée à la direction d’Air France, Jean-Cyril Spinetta fait appel à cet homme discret, au carnet d’adresses bien rempli, pour régler les problèmes de sa compagnie en Afrique. Dès la prise d’otages, grâce à ses amis touareg maliens, le directeur « sait tout ». Il en informe son patron qui est aussi le président du conseil de surveillance d’Areva. Jean-Cyril Spinetta avertit Anne Lauvergeon, la dirigeante du groupe, et Claude Guéant. Le secrétaire général de l’Elysée encourage le spécialiste Afrique d’Air France à continuer à travailler à la libération des otages.

 

A Bamako, le directeur est reçu par le président du Mali, « ATT », Amadou Toumani Touré, qu’il côtoie depuis ­longtemps. Sur le terrain, le directeur peut s’appuyer sur les anciens chefs de la rébellion touareg de 1990 et de 2006. Ils sont ­rentrés dans le rang mais restent très proches du mouvement Tamasheq dans la région de Kidal, la principale cité de la zone contrôlée par l’Aqmi. A Bamako, « ATT » suit les négociations en amont. Tout comme Blaise Campaoré. Le président du ­Burkina utilise son homme de confiance mauritanien, Moustapha Chafi. C’est lui qui a déjà négocié la libération d’otages canadiens et espagnols détenus par un autre émir de l’Aqmi, Mokhtar Belmokhtar, un trafiquant du désert devenu islamiste. Chafi a effectué une dizaine de séjours dans le repaire de Belmokhtar. Le directeur d’Air France le rencontre pour l’entretenir d’Al-Qaïda. Et Jean-Cyril Spinetta est reçu par les présidents du Mali et du Burkina. Les intermédiaires touareg sont formels. Abou Zeid estime que la prise de deux otages africains est contre-productive pour l’image du mouvement sur le continent noir, et il ne sait pas quoi faire de Françoise Larribe. Dans son esprit, une femme ne compte pas. Ces trois-là étant « gratuits », seul Daniel, l’époux de Mme Larribe, a un prix. Il n’est pas encore dissocié du premier groupe sur le point d’être libéré.

 

Un autre Français est entré dans la ­négociation avec « de gros moyens »

 

Le « tarif » coïncide avec les souhaits d’« ATT », qui insiste pour qu’on ne sorte pas de la « jurisprudence Chafi » : deux Espagnols pour 2,5 millions d’euros chacun. Le président malien est prêt à ­ apporter un appui logistique en fournissant véhicules tout­terrain, guides et chauffeurs, mais laisse aux Français le soin de régler leurs affaires par l’intermédiaire des Touareg qui, évidemment, lui rendent compte. Pour les quatre, la négociation paraît bouclée, jusqu’à ce que l’émissaire français sente comme une gêne chez ses interlocuteurs touareg. Un député du Nord, en particulier, très bien introduit, lui confie qu’un autre Français, se présentant comme un « ingénieur », est entré dans la ­négociation avec « de gros moyens » et, selon lui, la bénédiction de Paris. C’est « ATT » lui-même qui annonce au ­directeur que « l’ingénieur » est en fait un agent des services français. « Dans ce cas-là, on se retire. Ce genre de travail n’est pas notre métier. Laissons faire les professionnels de la République », annonce Spinetta à son collaborateur. A Bamako, le directeur fait dire à « l’ingénieur » qu’il est prêt à le rencontrer pour lui communiquer des informations. Sans succès. Il comprend qu’il doit s’arrêter. Commence alors une série de mésaventures dans la vie de l’agent d’Air France.

 

Fin 2010, il est bizarrement interrogé à Paris à propos de paquets de drogue découverts dans un avion en provenance de Bamako. Un interrogatoire qui semble organisé pour l’impressionner. A Bamako, le véritable pedigree de « l’ingénieur » est rapidement connu. En octobre, « La lettre du continent », un bulletin très bien informé sur les réseaux africains, mentionnera l’existence de « l’ingénieur » sous le titre : « Les discrets émissaires auprès d’Aqmi. » Grâce à une société locale, « l’ingénieur » protège les chantiers de travaux publics de Satom, une filiale du groupe Vinci. Ancien élève de l’école d’officiers de Coëtquidan, il a servi la DGSE. Il aurait été envoyé en mission pendant la rébellion karen, en Birmanie, puis au Kosovo. Lieutenant-colonel sous l’uniforme de l’armée tchadienne, il fait preuve de courage à N’Djamena. Il est officiellement chargé de l’encadrement des hommes de la sécurité présidentielle. En fait, il conseille le président Idriss Déby, avec qui il noue des liens de confiance. Début février 2008, l’officier français est aux côtés du président tchadien dans le palais ­encerclé par les rebelles.

 

A l’Elysée, Nicolas Sarkozy se marie avec Carla Bruni, mais il suit la situation heure par heure. Il aurait même pris le temps de lui parler au téléphone alors qu’il est dans la nasse avec d’autres militaires du 1er RPima. Mais son exfiltration se passe mal. Et ses relations avec l’attaché de ­Défense et l’ambassadeur de France vont ­devenir exécrables. Pire : son nom est cité par l’opposition dans la disparition d’un intellectuel qui aurait été en contact avec la rébellion, et il ­apparaît encore en mars 2010 dans un rapport d’audition de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Depuis, il a, du moins officiellement, quitté la DGSE. L’officier s’est­reconverti dans le privé. On le voit en Côte d’Ivoire et en ­ République centrafricaine auprès du président Bozizé, mais surtout au Sahel, sa terre de prédilection.

 

Le montant de la rançon pour trois otages dépasse largement ce qui avait été prévu

 

C’est lui qui aurait proposé aux autorités françaises un plan d’action pour libérer les otages. La proposition, en tout cas, semble avoir été acceptée. Est-ce que Paris, après avoir mené deux opérations commandos contre Al-Qaïda au Mali, ne veut pas apparaître dans une négociation de remise de rançon réglée par deux grands groupes industriels français ? Ou bien s’est-on souvenu en haut lieu du courage de l’officier à N’Djamena ? Fort d’un soutien plus ou moins avéré, « l’ingénieur » arbore désormais plusieurs casquettes. Au Niger, il offre à Areva, avec plusieurs associés, de sécuriser grâce à des supplétifs touareg le site d’Imouraren, la future plus grande mine d’uranium d’Afrique… déjà gardée par l’armée nigérienne et une société française.

 

D’un autre côté, il poursuit ses négociations au Mali, sous l’œil très attentif d’« ATT ». En janvier dernier, le président malien apprend que les sommes proposées à l’Aqmi sont cinq fois plus élevées que celles qu’il a autorisées. Pire : il découvre que son directeur des services de renseignement, Mamy Coulibaly, est partie prenante. Convoqué, celui-ci confirme à son président que le montant de la rançon dépasse pour trois otages largement ce qui avait été prévu pour quatre. L’émissaire d’Air France et les Maliens doutent que tout cet argent soit arrivé jusqu’au fin fond du désert. Une partie est larguée par avion, le reste, acheminé par voie terrestre. Les deux otages africains et Mme Larribe sont libérés le 24 février. Peu après, des médiateurs maliens annoncent que l’Aqmi ­demande 90 millions d’euros pour libérer les quatre derniers otages. Une somme extravagante ! Personne ne peut affirmer ce qui reviendra réellement aux preneurs d’otages.

 

Pour le directeur d’Air France, les ennuis continuent. Il vit sous protection après s’être aperçu qu’il était suivi et photographié dans tous ses déplacements. Au cours de l’été, il porte plainte contre X au tribunal de Bobigny. Juste avant, il a raconté son histoire à son interlocuteur habituel, un diplomate à la cellule Afrique de la présidence de la République. Suite à cet entretien, il est appelé par un général de la DGSE au siège du boulevard Mortier. « Comment se fait-il que vous n’ayez jamais pris contact avec nous ? » lui demande l’officier. « Comment se fait-il que vous ne soyez pas au courant de ce qu’il m’arrive ? » rétorque le civil. Dans la conversation, il comprend qu’on le soupçonne de mettre des bâtons dans les roues à « l’ingénieur » dans le but d’obtenir une part de la rançon ! Afin d’apaiser le différend, l’officier organise un déjeuner dans un restaurant de la place de la République. L’ambiance est glaciale. « Est-ce vrai que vous êtes prêt à attenter à la sécurité de ce monsieur ? » demande le général. « Si c’était le cas, il ne serait pas là pour en parler », répond sèchement « l’ingénieur ».

Le sort des otages risque d’être lié à la situation au ­Sahel, qui ne fait que se compliquer depuis la chute de ­Kadhafi

 

L’officier donne l’impression d’être impuissant devant des protagonistes qui, ­ visiblement, bénéficient d’appuis importants. « Je connais Abou Zeid. On se comprend parce qu’on parle le même langage. Aussi Air France et Areva ont intérêt à travailler avec moi », lâche « l’ingénieur » avant de partir. Comme rien ne bouge au tribunal de Bobigny, le directeur se constitue partie civile en septembre. Depuis, ses ennuis ont recommencé, sans qu’il sache s’ils sont fortuits ou délibérés. Le 3 octobre, vers 21 heures, un véhicule le percute de plein fouet alors qu’il ­rentre de Roissy au volant de sa Nissan. Le conducteur est un Guinéen qui parle à peine français, sa compagne, une auxiliaire de police qui l’assiste opportunément pour le constat. Quelques jours plus tard un incendie ravage sa maison de ­ campagne dans le Sud-Ouest. Puis c’est le bouchon de la ­ vidange du liquide de refroidissement de sa vieille voiture qui, dévissé, entraîne l’arrêt du moteur.

 

Depuis quatorze mois, des familles espèrent la libération des otages. Mais leur sort risque d’être lié à la situation au ­Sahel, qui ne fait que se compliquer depuis la chute de ­Kadhafi. L’Aqmi n’est pas seule à avoir récupéré des armes. Des milliers de combattants touareg sont rentrés de Libye ­ suréquipés. A tel point que l’armée malienne renforce ses garnisons au Sahara par crainte d’une nouvelle rébellion. Ainsi, pour Niamey, la priorité n’est plus seulement l’Aqmi. Le Niger et le Burkina espèrent entamer des négociations avec les groupes islamistes. Le 29 juillet dernier, un haut responsable touareg d’Areva est envoyé en mission par le nouveau gouvernement nigérien chez l’émir Belmokhtar, responsable du rapt, en janvier dernier, de deux jeunes Français à ­ Niamey, tués au cours d’une opération française.

 

Après avoir effectué trois voyages dans l’Adrar des Iforas pour rencontrer les groupes de l’Aqmi qui détiennent les otages, l’émissaire touareg se rend, cette fois, à 70 kilomètres de Tombouctou, où il a trouvé l’émir assis tranquillement au pied d’un arbre, entouré d’une vingtaine de combattants. Quand l’émissaire annonce que « le Niger et le Burkina Faso souhaiteraient que l’Aqmi n’utilise plus leurs ­territoires pour commettre des enlèvements d’Occidentaux », Belmokhtar répond que la discussion est possible. Une fois les trois autres chefs de l’Aqmi informés, il proposera une date pour rencontrer une délégation d’officiels. Mais où le propos de l’émir devient plus délicat, c’est quand il informe l’émissaire nigérien « des démarches effectuées par un Français [il cite le nom de “l’ingénieur”] qui est dans le circuit des négociations pour la libération des otages ». L’émissaire note : « Ce Français a créé une société de sécurité au Mali, il propose aux gens d’Aqmi de travailler avec lui ! Il propose aussi d’être leur intermédiaire pour leur trouver de l’argent… »

 

Patrick Forestier

 

 

Mali : Un bien étrange négociateur dans la libération des otages français

 

http://www.rfi.fr/afrique/20111124-mystere-autour-interception-ancien-colonel-francais-negociateur-liberation-otages  2011-11-24 08:43

 

 

Un Français, négociateur dans la libération des otages enlevés en septembre 2010 par Aqmi dans le nord du Niger, a été blessé ce mercredi 23 novembre 2011, dans le nord du Mali. Selon les informations recueillies par RFI, cet homme aurait été légèrement blessé à l'épaule par des hommes armés dans la région de Gao. Il était accompagné d'un élu régional malien.

 

Le Français blessé ce mercredi 23 novembre 2011 dans le nord du Mali n'est pas un inconnu en Afrique. Colonel de l'armée française, âgé de la soixantaine, il a été durant les années 2000, conseiller militaire du président tchadien Idriss Deby.

 

En 2009, son nom est cité dans la disparition de l'opposant Ibni Mahamat Saleh. Selon des proches, il est alors prié de quitter le service de renseignement (Direction générale de la sécurité extérieure) de la France.

 

Il se reconvertit dans le privé mais continue à intervenir comme conseiller militaire, auprès de chefs d'Etat, notamment en Centrafrique. L'homme, un baroudeur, connaît bien le Sahel et ses hommes.

 

En décembre 2010, le groupe Vinci le recrute pour négocier la libération des otages enlevés trois mois plus tôt à Arlit au Niger. Selon nos informations il est très bien introduit chez les touaregs. Avec leur aide il a réussi à négocier auprès d'Abou Zeid en février dernier la libération de l'épouse d'un des otages français et des otages togolais et malgache. Mais l'homme ne fait pas l'unanimité.

 

Selon des témoignages recueillis, ses méthodes de négociation, suscitent la méfiance, tant chez ses partenaires touaregs que du côté de certains ravisseurs : la rançon farfelue de 90 millions d'euros demandée par Aqmi (Al-Qaïda au Magreb islamique) serait l'une de ses inventions.

 

Dans un récent article de l'hebdomadaire français Paris Match, il est présenté comme un émissaire trouble et ripou. Le colonel reconverti se dirigeait une nouvelle fois vers les ravisseurs des Français ce mercredi. Afin de brouiller les pistes, il est entré dans le pays par le désert malien. Son véhicule évitait les barrages officiels.

 

C'est en voulant le contraindre à s'arrêter qu'un groupe d'hommes armés a tiré sur la voiture. L'homme a été blessé légèrement à l'épaule et il a été rapatrié par avion sanitaire en France, le jour même. Le véhicule transportait-il d'importantes sommes d'argent ? La réponse viendra peut-être un jour.

 

Les quatre otages, Daniel Larribe, Thierry Dole, Marc Feret et Pierre Legrand, salariés des groupes Areva et Sagéo-Satom -filiale BPT pour l'Afrique du groupe Vinci- ont été enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, au Niger. Ils attendent toujours leur libération.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 02:04

 

 

 

  fric-en-CFA.jpg

 

Pour les mois d’août et septembre 2010, le niveau et les montants du pompage du trésor par la bozizie ont beaucoup baissé. Sans doute cela est en relation avec le niveau des caisses qui ont commencé à prendre un sérieux coup. Les noms de Guillaume LAPO et son homme de main Joseph BANGO, dont nous avons parlé les fois précédentes apparaissent encore et toujours néanmoins pour le versement illégal de leurs prétendues indemnités pour « Travail Extra Légal », en fait des soi-disant heures supplémentaires auxquelles ils seraient les seuls dans la fonction publique centrafricaine à en bénéficier.

On s’interroge aussi cependant sur  le montant de 30 millions de F CFA versée pour la mission du PM à Bamako pour le cinquantenaire du Mali. Une telle mission de BOZIZE en RDC a coûté 50 millions de F CFA. Pourquoi tout cela ?

 

Rédaction C.A.P  

 

 

 

 

 

MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET                                                                        REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

*************                                                                                                                          UNITE - DIGNITE - TRAVAIL

DIRECTION GENERALE DU TRESOR                                                                                                               **********

ET DELA COMPTABILITE PUBLIQUE

            *************

DIRECTION DE LA CENTRALISATION COMPTABLE

            *************

SERVICE DE LA CENTRALISATION COMPTABLE                                                                             Bangui le 14/09/2011

            *************

BUREAU DE REGULARISATION DES DEPENSES

            ************* 

N°_ /MFB/DIR-CAB/DGTCP/DCC/SCC/BRD, 11

 

TABLEAU DES DEPENSES PAYEES A CHARGE DE TRESORERIE

(EXERCICE AOÛT/SEPT 2010)

 

N° OP

LIBELLE

MONTANTS

BENEFICIAIRES

7508

Climatisation des bureaux

2 500 000 CFA

BANGO Joseph

7510

Achat fournitures de  bureau DGT

2 000 000 CFA

BANGO Joseph

7543

Indemnités des membres du comité de pilotage

10 880 000 CFA

BALLO JAUBERT

8076

Mission sécurité de Birao

4 144 000 CFA

NICAISE

8093

Dépenses obligatoires de l’hôpital Communautaire

3 500 000 CFA

NDOUMANDJI Irène

8117

Soutien aux sinistrés de Bossangoa et Nanga Boguila

5 000 000 CFA

ZAWA Ambroise

8193

Alimentation FACA/Garde Présidentielle

37 000 000 CFA

MOIDAMSE SINEFEI Joêl

8194

Actions gouvernementale et présidentielle

12 000 000 CFA

BIREAU RAMEAU

8201

Dépenses obligatoires Hôpital Communautaire

3 500 000 CFA

NDOUMANDJI Irène

8212

Fonds mis à la disposition du CNTS

2 000 000 CFA

MBATIMA José

8222

Fonds mis à la disposition du DGT

3 000 000 CFA

LAPO Guillaume

8230

Indemnités Travail Extra Légal (TEL)

2 952 000 CFA

BAKAMAKO Gabin

8264

Fonds mis à la disposition de l’équipe Nle de foot-ball

150 000 000 CFA

GOUMBA Anthyme

8273

Règlement mission de contrôle

2 629 000 CFA

GBOGOUDA Henri


 

8292

Dépenses obligatoires Hôpital Amitié

3 000 000 CFA

NDOUMANDJI Irène

11508

Indemnités Travail Extra Légal (TEL)

1 390 000 CFA

LAPO Guillaume

11557

Frais de change à la Banque centrale

3 115 000 CFA

BOMAYAKO Gilbert

11564

Achats d’ordinateurs

5 000 000 CFA

LAPO Guillaume

11583

Mission Primature Cinquantenaire du Mali

30 235 800 CFA

DALLIN KPANA

11774

Installation Scanners

56 154 000 CFA

OUANFIO Jean Félix

11786

Actions gouvernementale et présidentielle

37 000 000 CFA

MOIDAMSE SINEFEI Joêl

11792

Dépenses obligatoires Hôpital Amitié

3 000 000 CFA

NGATOUA Parfait

11797

Fonds mis à la disposition du CNTS

2 000 000 CFA

REPAGO Chantal

 

S/ TOTAL AOÛT ET SEPTEMBRE 2010

376 909 800 CFA

 

 

 

(Sources : Ministère des Finances et du Budget)

 

 

RECAPITULATIF DES REGLEMENTS PAR OP POUR LE MOIS D’AÔUT ET SEPTEMBRE 2010

 

1

MONTANT DES OP REGLES AU PROFIT DE LA BOZIZIE, LE KNK ET LES GBAYAS BOY’S

376 909 800 CFA 

2

MONTANT TOTAL DES DEPENSES DE L’ETAT EFFECTUEES PAR OP

 395 675 800 CFA

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 01:41

 

 

assemblee nationale

 

A en juger aux termes de la lettre en date du 23 novembre 2011 qu’il vient d’adresser à son patron le ministre des affaires étrangères, le général Antoine GAMBI, dont C.A.P a pu se procurer copie, l’ambassadeur extraordinaire, Plénipotentiaire et Représentant permanent de Centrafrique auprès de la Confédération Suisse, Léopold Ismael SAMBA tire la sonnette d’alarme sur la situation qu’il traverse en ce moment.

 

En effet, depuis le mois de juin,  ce dernier n’a pas reçu le moindre crédit pour son fonctionnement courant. Résultat : l’électricité, le téléphone et son fax sont coupés. Sa voiture de commandement est en panne. Plus grave aussi, il a déjà accumulé plusieurs impayés de loyers de sa résidence, bref, une vraie galère…Avec ce régime actuel de Bangui, il faut être un ambassadeur vraiment très proche du cercle clanique de BOZIZE pour être à l’abri de difficultés financières. Seuls ceux en poste à Pékin, Washington et Paris doivent toucher du bois.

 

« Afin d’éviter le déshonneur auprès de nos partenaires » ose écrire Léopold Ismael SAMBA à sa hiérarchie mais feint-il d’ignorer que les autorités de Bangui qui n’en finissent pas de crier ces derniers temps à la vacuité des caisses de l’Etat, n’en sont plus à un déshonneur près tout en continuant à s’accrocher désespérément au pouvoir en dépit de leur évidente faillite. Après avoir contribué au pillage des caisses du trésor, le général Guillaume LAPO, en guise de prime au vol, vient  d’être promu Chef d’Etat-Major de l’armée.

 

Comme DG du Trésor, LAPO faisait sans aucun scrupule réparer les toilettes de son bureau à 10 millions de F CFA et se faisait acheter un véhicule de fonction à 149 millions de F CFA. Quant à BOZIZE, on sait maintenant qu’il avait nommé le même LAPO DG du Trésor pour mieux puiser dans les caisses. Joël SINFEI MOIDAMSE était chargé d’aller chaque semaine décharger les centaines de millions en espèces. Les preuves de ce pillage au plus haut niveau de l’Etat en bande organisée sont désormais disponibles et publiques. Centrafrique-Presse révèle les montants pompés en 2010 depuis maintenant sept semaines.

 

Quand dans un pays, la famine sévit, une vaste partie du territoire est occupée par des rébellions étrangères, les ponts et ouvrages d'art de la capitale s'effondrent les uns après les autres, tout cela, dans l'indifférence totale des autorités au pouvoir, ont-elles le temps de penser au sort, sans doute peu enviable d'un ambassadeur en Suisse, fût-il Leopold Ismael SAMBA ? Voilà hélas, les réalités de l'Etat fantôme centrafricain de François BOZIZE à l'heure actuelle....!

 

La Rédaction C.A.P

 

 

Lettre-Samba-Leopold-a-Gambi.JPGLettre-Samba-Leopold-a-Gambi-2-.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 01:27

 

 

Job Isima portrait

 

 Dans un pays normal, peut-on solliciter l’avis du président de la République pour ce genre de problème ? En Centrafrique, non seulement cela est possible mais en plus, le président de la République en question, puisqu’il s’appelle François BOZIZE, prend volontiers part à la bouffonnerie et donne son avis comme on le lui demande. C’est ce qui fait l’objet du soit-transmis dont une copie est parevnue à la rédaction que nous publions ci-dessous. Son directeur de cabinet l'a adressé au ministre des affaires étrangères qui aurait dû résoudre ce problème au sein de son département.


C’est un secret de polichinelle qu’à Bangui, pour masquer leur incompétence à prendre des décisions sur les dossiers de leur département, certains ministres de BOZIZE sollicitent systématiquement l’avis de BOZIZE et pour cela, on les appelle « ministres CAT » pour « conduite à tenir ». Finalement on se demande à quoi servent-ils mais quand on voit l’état dans lequel se trouve actuellement le pays, on a l’explication.

 

Rédaction C.A.P

 

 

soit-transmis-de-Gbezera-a-Gambi.JPG

 

 

avis-Bozize-veuve-Isima-entete-.JPGavis-Bozize-veuve-Isima.JPGavis-Bozize-veuve-Isima-2.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 01:08

 

 


FACA


Bangui Vendredi, 25 Novembre 2011 12:08 (AFP) - Le général de brigade Guillaume Lapo, ancien ministre et ex-directeur du Trésor public, a été nommé chef d'état-major général de l'armée centrafricaine en remplacement du général André Mazi, mort le 16 octobre de maladie à Libreville, selon un décret présidentiel vendredi.

 

Porte-parole de l'armée centrafricaine puis directeur général du Trésor public centrafricain, le général Guillaume Lapo avait été relevé de ses fonctions en octobre par décret du président François Bozizé sans qu'aucun motif n'ait été précisé.


Formé à l'Ecole spéciale de formation des officiers d'active (ESFOA) Jean-Bédel Bokassa à Bouar (ouest), dans les années 70, le général Lapo a notamment été ministre de la Communication de 1981 à 1986 dans le Comité militaire de redressement national (CMRN) du général André Kolingba (président de 1981 à 1993 et décédé en 2010).

 

Un autre décret présidentiel nomme les colonels Ludovic Ngaïfé, Thierry Lengbé et Jean-Pierre Doléwaya, sous-chefs d'état-major des FACA, chargés respectivement des opérations, des renseignements et de la logistique.

 

Minée par l'insécurité, la Centrafrique s'est lancée en 2008 dans un processus de paix intégrant l'opposition et les rébellions, mais selon un rapport l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International paru en octobre, "le gouvernement s'est invariablement montré incapable ou peu disposé à agir pour protéger ses citoyens".


Selon Amnesty International, au moins 14 groupes armés sévissent toujours en Centrafrique dont la LRA, réputée pour être une des guérillas les plus brutales au monde.


© Agence France-Presse

 

 

 

NDLR : L'armée centrafricaine ressemble de plus en plus à une armée mexicaine. Elle est truffée de généraux et colonels pantouflards et affairistes dont certains sont mêmes inaptes et totalement  déconnectés de l'armée depuis longtemps mais continuent d'être grassement rétribués par l'Etat à ne rien foutre. Pour se mettre à l'abri d'éventuels coups d'Etat, BOZIZE n'arrête pas de les cadeauter en galons, bagnoles et fric et sont de fait à ses petits soins. Ils ne se sentent en rien concernés par les questions d'intégrité territoriale du pays ni des activités criminelles de Joseph KONY et BABA LADE. Comment expliquer autrement cette promotion faite au général LAPO qui non seulement est au coeur de crimes de détournement de deniers publics mais aussi coupable de délit de conflit d'intérêts flagrant !

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 18:42

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

Saragba F


Jamais, célébration de la proclamation de la République Centrafricaine n’a suscité autant de passions. D’un côté et comme c’est souvent le cas, les groupuscules proches du pouvoir voient en ce 1er décembre une occasion inespérée de faire la fête au frais de la princesse. Et pendant ce temps, cet anniversaire provoque un aussi grand désintérêt de la majorité des Centrafricains qui, eux,  ont du mal à assurer le minimum vital, souffrant  le martyr, victime des exactions au quotidien de la garde présidentielle, des rebelles et autres bandes armées sur l’ensemble du territoire national.

 

Les oppositions ainsi créées par ce débat qui n’a vraiment pas lieu d’être pourraient accentuer les nombreuses scissions déjà profondes qui existent  au sein de la population Centrafricaine. Dire que le régime du général Bozizé est haï par la majorité des Centrafricains est un doux euphémisme, tant tous les indicateurs sont au rouge. Ce régime aux abois n’attend qu’une brindille d’étincelle pour amorcer sa chute. Inéluctable !  Un régime qui cherche par tous les moyens à gagner du temps. Car ses responsables savent qu’il faut coûte que coûte offrir du jeu et des fêtes à la population afin de les endormir. Si la réussite de la célébration de cette cinquante troisième anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine est une nécessité pour le régime en place afin de permettre à celui-ci de distraire pendants un laps de temps nos compatriotes dans le seul but de leur faire oublier les vrais problèmes de fonds et la faillite du pays, elle offre une occasion à l’opposition démocratique de mettre ce régime en difficulté en démontrant à nos concitoyens ainsi qu’à la communauté internationale sa véritable capacité à mobiliser les Centrafricains le moment opportun pour sauver ce qui peut encore l’être.

 

Une célébration qui prend désormais une tournure politicienne.

 

L’appel au boycott des festivités des partis politiques de l’opposition démocratique qui sont réunis au sein du Front pour l’annulation et la reprise des Elections de 2011, suivi en cela par la déclaration de l’Union syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC) donne désormais une dimension politique pour ne pas dire politicienne à juste raison. Le cocktail syndicats et partis politiques de l’opposition démocratique est prometteur à condition que ces deux entités tiennent bon jusqu’au bout et qu’elles ne soient pas tentées au dernier moment par un autre objectif. Toutefois, un élément déterminant et non négligeable qui risquerait d’enrailler la stratégie mise en place par ceux-ci demeure le paiement des salaires au dernier moment par le régime pour essayer de dissuader les salariés de ne pas suivre l’appel au boycott.   

 

Le régime en place par son chef dit-on malade est devenu aphone et invisible ces derniers temps, malgré les multiples occasions qui se sont présentées à lui pour intervenir et renouer avec le peuple centrafricain, à défaut d’avoir un brun de considération à l’égard de l’opposition démocratique. Au lieu de cela, le régime affiche pour la énième fois un mépris total envers la population qui l’aurait élu avec plus de 66% du suffrage exprimé. Or, avec un tel score, la légitimité du régime ne devrait pas souffrir d’une quelconque hésitation. N’importe quel régime aurait profité de cette notoriété pour régler les problèmes de fonds qui minent notre pays. Au bénéfice d’un « pseudo légitimité » dont le régime se targue depuis les dernières élections générales, le temps est venu pour le KNK et son chef de sortir de leur tanière. Le général Bozizé et ses hommes doivent aller à la rencontre de nos compatriotes pour leur expliqué pourquoi l’insécurité totale règne sur l’ensemble du territoire. Au lieu de s’enfermer  dans un mutisme regrettable qui se trouve être une voix sans issue et confirme leur incapacité à faire face aux problèmes qui se posent au pays. Face à ce silence lourd et inquiétant, nombreux sont les Centrafricains qui veulent savoir ce qui se passe. Y’a-t-il encore un président de la République en Centrafrique ? Y’a-t-il encore un gouvernement de la République en Centrafrique ?

 

 La dimension folklorique de l’événement a fini par supplanter le sacre de la symbolique.

 

Au-delà des quiproquos et autres équivoques retenus, de l’état de faillite du pays par un régime illégitime et incompétent, se pose à nous irrémédiablement le problème de la perpétuation  et de la pertinence du folklore qui entoure année après année chaque célébration. Doit-on maintenir le côté ostentatoire, futile et couteux des festivités pour un pays pauvre et endetté comme le nôtre ? Combien coûte le défilé du 1er décembre ?   

 

A force de mettre trop l’accent sur le côté festif, décoratif, infantile, jouissif, folklorique  de la célébration que l’on oublierait presque le sérieux, le caractère sacré de l’avènement. Au lieu de perpétuer ad vitam aeternam ces pratiques néfastes et couteuses qui infantilisent les Centrafricains, l’accent ne doit-il pas être mis surtout sur le côté symbolique, patriotique et pédagogique dans les écoles, auprès des jeunes... A quoi sert d’inviter à chaque fois ces nombreuses chefs d’États et leurs délégations qui n’apportent rien de concret dont il faut assurer la sécurité et les différents frais de séjour ?  A quoi servent ses uniformes neuves que l’on impose l’achat tous les ans aux familles, aux élèves, aux étudiants, aux travailleurs juste le temps de faire un défilé et faire bon ne figure afin de camoufler la dure réalité ? A quoi sert de mettre du vernis et de saupoudrer le paysage pour une journée ? D’implanter des panneaux publicitaires qui coûtent chers ?...Et enfin, à quoi sert et quel sens donné à un défilé dont la récupération politique et les retombées politiciennes reviendront nécessairement à un régime illégitime, incompétent et ingrat ?

 

 

Franck SARAGBA

 


 

 

LE MOUVEMENT DE L'UNION DES FORCES RÉPUBLICAINES

                                                         APPEL AU PEUPLE

Nous, Mouvement  de l’Union  des Forces Républicaine (UFR-Centrafrique) allié à  l’Opposition Centrafricaine  et au Collectif des Forces pour le Changement (CFC) nous adressons solennellement à notre Peuple  et à L’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (USTC) la décision de boycotte   du défilé de la  fête 1er Décembre 2011 (fête nationale de la République Centrafricaine).


 Cette décision de boycotte fait suite à une réunion élargie des membres du bureau politique de l’UFR – Centrafrique,  cette décision se justifie par le coût assez élevé de la vie en Centrafrique avec la flambée des prix des produits de première nécessité sur le marché centrafricain, le déblocage des indices salariales et les graves violations de droits humains sur la population mais aussi et surtout la prise en otage du Président François BOZIZE par le Clan du Président Idriss DEBY et la sécurité rapprocher mise à sa disposition non pas pour le Protéger mais pour lu donner des ordres à exécuter sans discute ni murmure....Mais dans quel République sommes nous. La RCA est elle devenue une province ou sous Préfecture du Tchad contrôler directement par Idriss DEBY INTO???


Il s'agit là d’un combat important que nous entendons poursuivre avec toute la détermination qu'exige la situation contre  l’irresponsabilité du pouvoir de François BOZIZE et de son Gouvernement, à protéger le consommateur  en générale et les fonctionnaires  centrafricain en particulier.


 Ces dérives du pouvoir,  vise à la fuite des responsabilités de l’état,  l'impunité des auteurs des actes de  violences contre la population victime des viols commis par des hommes de la LRA de Joseph KONI  et les violations des droits humains sur certains dirigeants de l'opposition.


Nous constatons à ce stade que les faits visent à l'instrumentalisation de la Justice et au recours abusif de  la force comme méthode d’intimidation sur les dirigeants et   militants des Partis de l'Opposition.
Cette situation n'entraîne pas seulement la liquidation des libertés démocratiques et des droits des citoyens qui, sur ce plan, sont tous aujourd'hui en sursis. Elle témoigne de la volonté manifeste de François BOZIZE d'empêcher la dénonciation de la politique de son régime dont les conséquences catastrophiques ont atteint un seuil inégalé !


En attestent les faits suivants:


-    L’appauvrissement et l’installation de la famine dans le monde rural ;
-    La mise en détresse de L’ENERCA, de nos industries, sous le coup des privatisations affairistes et des ingérences dans leur gestion ;


-    Les graves préjudices portés à notre industrie touristique ;


-    La dégradation de l'environnement des Affaires, aggravée par les scandales qui ont éclaté dans la magistrature, ce qui éloigne encore toute perspective d'un flux d'investissements importants vers notre pays.
-    La déception des jeunes trahis dans l'espoir qu'ils avaient placé  auprès du gouvernement et faisant face à de sombres perspectives d'emploi.


-    La frustration générale des populations résultant des délestages, intempestifs de L’ENERCA  qui découle de sa gestion gabégique des ressources nationales qui, seule, explique le déploiement actuel par le KNK de moyens qui ne peuvent provenir que du détournement des ressources publiques et de l'enrichissement artificiel de principaux dirigeants du régime et de ses clients.
Enfin la démarche de François BOZIZE et de son Pouvoir consiste à tenter d'imposer à l'opposition et aux citoyens sa DICTATURE.

Seule une mobilisation populaire, puissante et soutenue peut imposer à François BOZIZE et son Gouvernement un rapport de forces susceptible de l'amener à réfléchir à deux fois sur la voie de l'aventure et de l’arbitraire dans laquelle il s'est engagé.

C'est cette mobilisation, dans laquelle elle s'est engagée depuis longtemps, que l’URF-Centrafrique entend porter à un niveau qualitativement supérieur :  

    La baisse des denrées alimentaires et  produits de premières nécessités,

     Le déblocage effectif des indices de salaires

    la fin du harcèlement contre les militants, des dirigeants, et Chefs des Partis de l'Opposition, ainsi que les leaders d'opinion parmi lesquels les responsables et les professionnelles de la Presse ;

    le rétablissement de la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes dans la zone sous contrôle de Joseph KONI et ses hommes? LRA..

De tout ce qui précède le bureau politique de L’UFR-Centrafrique face à la souffrance du peuple centrafricain opprimé, abusé et désabusé ne peut pas rester insensible à ces multiples cri de détresse lance un appel solennelle et pathétique au Peuple Centrafricain en général et en particulier  aux Forces Vives de la Nation, aux parties politiques, mouvements de l’opposition et à L’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (USTC) et leurs demandes vivement d’observer la décision de boycotte   du défilé de la  fête 1er Décembre 2011 (fête nationale de la République Centrafricaine) en guise de protestation.


Dakar, le 26 Novembre 2011

Le SG-UFR Centrafrique


BEFIO Bernard

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 01:37

 

 

 

Tshisékédi en campagne


KINSHASA AFP / 27 novembre 2011 00h09 - La police congolaise est intervenue violemment tard samedi soir contre le convoi du dirigeant d'opposition Etienne Tshisekedi, le candidat à la présidentielle de l'UDPS, dont le secrétaire général a été embarqué sans ménagement par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport de Kinshasa.

Alors qu'il voulait quitter dans l'après-midi l'aéroport international Ndjili pour aller tenir un meeting interdit à Kinshasa, M. Tshisekedi avait été bloqué vers 16H00 GMT par un barrage de police de 4 pick-up et un camion blindé et grillagé en travers de la bretelle de sortie vers la capitale.

Vers 23H30 (22H30 GMT), alors que des discussions avaient été engagées entre la police et des représentants de la mission de l'ONU au Congo (Minusco) et que le barrage routier semblait en train d'être levé, des policiers ont voulu faire partir de force la vingtaine de voitures du convoi de M. Tshisekedi, en poussant les gens à coups de matraques à l'intérieur de leurs véhicules.


Le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Jacquemin Shabani a été embarqué sans ménagement, tandis que sept ou huit policiers tentaient d'extirper de force le chauffeur du 4x4 d'Etienne Tshisekedi, assis imperturbable à l'arrière.

Selon le journaliste de l'AFP, une dizaine de personnes ont été embarquées par la police.

Le convoi s'est finalement ébranlé vers 23H50 locales en direction de la capitale. L'avenue, habituellement encore animée un samedi soir normal, était totalement déserte et dans le noir.

Peu de temps auparavant, Etienne Tshisekedi avait accusé la Minusco d'être complice du pouvoir.

Je suis agressé par la police (du président) Kabila, la police ne veut pas que je rentre chez moi. La Minusco (mission de l'ONU en RD Congo) propose comme solution que je sois escorté et juge légal ce que (Joseph) Kabila fait, avait-il déclaré à quelques journalistes en refusant d'être escorté comme un prisonnier.

Dans l'après-midi, le chef de la police congolaise, le général Charles Bisengimana, s'était rendu en personne sur les lieux, sécurisé par environ 300 hommes.


Les élections présidentielle et législatives sont prévues lundi, alors que la campagne électorale s'est officiellement achevée ce samedi à minuit (23H00 GMT).


(©)

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 01:08

 

 

 

chantier Ngouandjika building hôtelier


http://ecofinance.mutations-multimedia.com/index.php/component/k2/item/279-le-40-plus-riches-africains  25-11-2011

 

Le Nigérian Aliko Dangote pèse 10,1 milliards de dollars


Le magazine américain Forbes qui a lancé le mois dernier une édition africaine à Johanesbourg a dévoilé le 16 novembre le premier classement des 40 fortunes africaines.

 

Ce classement des 40 personnalités les plus riches du continent africain, met en évidence 15 Sud-Africains, 9 Égyptiens, 8 Nigérians et 5 Marocains. On compte d'après notre confrère américain 16 milliardaires en dollars.

 

Le Nigérian Aliko Dangote déjà premier africain dans le classement des fortunes de la planète rendu public en janvier dernier toujours par Forbes,  arrive en tête avec un patrimoine de 10,1 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros). Le magnat du ciment et de la minoterie est en situation depuis qu'il nourrit des ambitions d’expansion sur le continent et notamment au Cameroun.

 

Tirée du sous-sol sud-africain, la fortune de la dynastie sud africaine des Oppenheimer, estimée à 6,5 milliards de dollars, les place au second rang du classement. Ces milliardaires du diamant ont été longtemps la première fortune du continent. Et la vente récente des parts du groupe dans la compagnie De Beers, leader mondial du diamant, pour la somme de 5,1 milliards de dollars devrait encore accroître leur surface financière.

 

Année d'épreuves

 

Autre grandes famille dans ce classement, les Sawiris. C'est une dynastie égyptienne fondée par Onsi, le patriarche (81 ans), qui « pèse » 2,6 milliards de dollars. Aujourd'hui ses fils Nassef, troisième fortune du continent (4,75 milliards), et Naguib (2,9 milliards) pèsent plus lourd que lui. Nassef, le patron d’Orascom Construction, a connu un année 2011 d'épreuves : alors qu’il était, en 2010, l’homme le plus riche du continent, son patrimoine, affecté en Bourse après le Printemps arabe et la crise financière, a perdu plus de 1,15 milliard de dollars.

 

Le Maroc est sixième du classement avec Miloud Chaâbi, 82 ans, alias « le capitaliste rouge », qui est considéré comme le Crésus marocain (3 milliards de dollars). On trouve aussi le banquier Othman Benjelloun, classé onzième et talonné par un autre grand patron marocain, Anas Sefrioui (1,75 milliard), qui dirige le groupe immobilier Addoha.

Terres agricoles

 

Les anglophones d'Afrique australes sont naturellement présents avec des hommes politiques comme Uhuru Kenyatta, actuel ministre kényan des Finances et fils du premier président du pays qui a fait fructifier les terres agricoles acquises par son père. Il dispose d’un patrimoine de 500 millions de dollars. Quant à Cyril Ramaphosa, lui aussi un politique, ancien numéro deux de l’ANC et Président du conseil d'administration de MTN, il occupe la 36e place, avec 275 millions de dollars.

 

Parmi les absents, les francophones et les femmes. En 2011, aucune entrepreneur de la zone CFA ni aucune femme africaine ne disposaient des 250 millions de dollars nécessaires pour intégrer le club des riches de Forbes.

Michael Tobias  vendredi, 25 novembre 2011 09:35

 

 

NDLR : Forbes a manifestement oublié dans ce classement, les quelques milliardaires centrafricains, richissimes,  qui déclarent cracher sur leurs malheureux salaires de ministre de la RCA ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 00:50

 

 

Baba Laddé

 

Baba Ladé déclare « poursuivre des éleveurs malfaiteurs » à Bozoum


Radio Ndéké Luka Samedi, 26 Novembre 2011 15:20


Après les préfectures de la Nana Gribizi, la Ouaka et le Kemo, les Hommes du chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Ladé des Forces Populaires Républicaines (FPR) sont désormais présents depuis le milieu de la semaine dernière, dans la préfecture de l’Ouham Péndé. Ils sont principalement dans la sous-préfecture de Bozoum, où ils ont écrit le 24 octobre dernier aux autorités de la ville « pour signaler leur présence ». Une situation qui plonge la population de la région dans une psychose totale.

 

L’information est une exclusivité de Radio Ndeke Luka. C’est en effet dans une lettre dont le correspondant de la radio à Bozoum a pu prendre connaissance,signée par le colonel Mahamat Issa Laya, un des responsables militaires du mouvement rebelle de Baba Ladé, qu’on peut lire : « Nous vous saluons ! […] Nous ne sommes pas venus agresser la population, ni les autorités administratives et militaires. […] mais nous poursuivons les éleveurs malfaiteurs qui sont dans la région ».


Mais de nombreuses questions se posent à Bozoum et dans toute la préfecture de l’Ouham Péndé : Qui sont ces éleveurs centrafricains désignés comme « malfaiteurs » ? Les autorités centrales de Bangui ont-t-elles donné mandat à Baba Ladé de les poursuivre ? De quoi les accuse-t-on ?

 

Difficile de répondre à ces questions. Du coté de Bangui, c’est le mutisme total. Depuis l’annonce de l’éparpillement de ces hommes dans plusieurs régions du territoire centrafricain et les exactions dénoncées par les populations, aucune réaction officielle.

 

On ignore pour le moment les intentions réelles du chef rebelle Baba Ladé et ses motivations. Certains observateurs, dont de nombreux journaux centrafricains, ne manquent pas de prédire que la destination des rebelles tchadiens demeure la capitale centrafricaine Bangui.

 

 

 

NDLR : Quand les autorités de Bangui se décideront-elles à mettre un terme au pied de nez permanent et provocations de ce chzf de guerre étranger ?

 

 

 

Centrafrique : Des rebelles tchadiens accusés d’enrôlements forcés


TOL PRESSE DU 23 NOV 2011 à 00:35

 

Mardi, 22 Novembre 2011 09:28

 

C’est une information de la gendarmerie centrafricaine : la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du général Baba Laddé se livre à des enrôlements forcés et à l’extorsion et au vol de bétail dans le sud de la Centrafrique.

 

Selon ces sources, le FPR occupe depuis début août la localité de Pladama Ouaka située entre les villes de Bambari (centre) et Kouango, sans que les tentatives de négociation aient pu aboutir. Selon le préfet de la région de Bambari, ses hommes vivent du pillage et du racket. Des éléments du FPR pourchassés par l’armée tchadienne se sont repliés en Centrafrique en 2008, à Kaga Bandoro (centre-ouest), où ils sont souvent accusés de brigandage.

 

http://www.notreafrik.com/

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 00:44

 

 

garoua-boulai.jpg

 

Le drapeau camerounais brûlé à Garoua Boulai


Quotidien Mutations Samedi, 26 Novembre 2011 11:52

 

Des militaires centrafricains ont tiré contre des ressortissants camerounais «Les coups de feu ont tonné ce matin à la frontière [Cameroun-Centrafrique] vers 9h. Cela a provoqué une panique générale dans la ville, les boutiques et les bureaux ont refermés leurs portes » Ces propos sont ceux d’un responsable de l’hôpital Luthérien de Garoua-Boulaï, ville frontalière entre le Cameroun et la République centrafricaine dans le département du Lom et Djerem, région de l’Est. Propos recueillis à l’arrivée de ce responsable à la gare routière de Bertoua ce jeudi 24 novembre à 16 h. 


Par ailleurs et selon des informations concordantes provenant de différentes sources à Garoua-Boulaï, « c’est aux environs de 08 h 30 que tout a commencé ». Le nommé Abdoulayé Baba, commerçant dans cette ville  raconte que « tout est parti du refus d’un mototaximan camerounais d’entrer dans le marché transporter les marchandises d’un militaire centrafricain qui venait de terminer ses achats à Garoua-Boulaï ». D’après le commerçant, le militaire centrafricain n’a pas accepté le prix de 1.500 Fcfa souhaité par le taximan pour l’amener à la frontière. C’est ainsi que dans la surprise générale, soutient-il « le Centrafricain se fâche et gifle le taximan. Plus grave, il tente de dégoupiller une grenade, mais il est vite maîtrisé par la foule qui commence à les entourer. » Ce qui provoque du coup la colère des Camerounais qui décident d’en finir avec le militaire centrafricain. C’est sur ces entrefaites qu’une escouade de la brigade de gendarmerie de Garoua-Boulaï arrive sur les lieux pour « sécuriser leur collègue centrafricain ».


Informés de cette situation, rapport notre source, les militaires centrafricains postés à la frontière descendent sur le territoire camerounais pour  délivrer leur compatriote. C’est pendant ce passage, qu’un jeune homme de nationalité centrafricaine arrache le drapeau camerounais situé au niveau du Poste des douanes camerounaises. Ce dernier, avec tout son courage, ramène le drapeau camerounais dans la zone-tampon qui sépare les deux pays pour le brûler. Par la suite, l’effigie de campagne de Paul Biya affichée à la frontière entre les deux pays subit le même sort. Nos différentes sources confirment que « les coups de feu tirés en l’air par l’armée centrafricaine » Au moment de presse, rien n’indique si oui ou non les militaires centrafricains ont déjà pu récupérer son élément en garde à vue à la brigade de gendarmerie.

 

Informé, Le préfet du département du Lom et Djerem s’est mis en route pour Garoua-Boulaï vers 15 hrs ce jeudi 24 novembre pour faire le point de cette autre situation délicate entre Camerounais et Centrafricains à la frontière à Garoua-Boulaï. Avant cela, les autorités administratives à Bertoua ont dépêché sur les lieux des éléments de la compagnie de gendarmerie de Bertoua qui retrouvent sur place leurs homologues du Bataillon d’intervention rapide (Bir) du poste de Mombal. Les différentes sources indiquent également que « le poste avancé de la gendarmerie de la frontière et celui du bureau de gestion du fret terrestre (Bgft) ont été saccagés.» Par ailleurs, les boutiques au marché de Garoua-Boulaï ont été pillées par une foule enragée. Ce n’est pas le premier incident à la frontière entre les deux pays, provoqué vraisemblablement par les militaires centrafricains.

 

Sebastian Chi Elvido


 

Garoua-Boulaï: Des Centrafricains brûlent le drapeau camerounais


Africapresse.com

 

Le Bir aurait riposté à cette attaque et le préfet du Lom et Djerem s’est rendu sur les lieux de l’affrontement où une affiche de campagne de Paul Biya a été brûlée.


Selon des informations concordantes provenant de différentes sources, «c’est aux environs de 8h30 que tout a commencé»…


L’une de ces sources raconte que «tout est parti du refus d’un moto-taximan camerounais d’entrer dans le marché pour transporter les marchandises d’un militaire centrafricain qui venait de terminer ses achats à Garoua-Boulaï». En plus, le militaire n’a pas accepté le prix de 1.500 francs Cfa souhaité par le taximan pour l’amener à la frontière et a plutôt proposé seulement 500 francs Cfa. Contre toute attente, «le Centrafricain se fâche et gifle le taximan. Plus grave, il tente de dégoupiller une grenade mais il est vite maîtrisé par la foule qui commence à les entourer».


C’est sur ces entrefaites qu’une escouade de la brigade de gendarmerie de Garoua-Boulaï arrive sur les lieux pour «sécuriser leur collègue centrafricain». Sans que l’on ne sache comment ils ont été informés de cela, les militaires centrafricains descendent à leur tour pour délivrer leur collègue. Au passage, un jeune homme de nationalité centrafricaine arrache le drapeau camerounais situé au niveau du poste des douanes camerounaises et le ramène au no man’s land pour le brûler devant les regards hagards des Camerounais. Dans le même temps, l’effigie de campagne de Paul Biya affichée à la frontière entre les deux pays subit le même sort. Nos sources parlent également de «coups de feu tirés en l’air par l’armée centrafricaine qui, jusqu’ici, n’a pas encore pu récupérer son élément en garde à vue à la brigade de gendarmerie nationale locale».


Informées, les autorités administratives de Bertoua dépêchent sur les lieux des éléments de la compagnie de gendarmerie qui retrouvent sur place leurs homologues du Bataillon d’intervention rapide (Bir) du poste de Mombal. Tous font le constat que «le poste avancé de la gendarmerie de la frontière et celui du bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) ont été saccagés. Par ailleurs, de jeunes gens ont profité de cet incident pour piller les boutiques.»


Ce n’est pas le premier incident à la frontière entre les deux pays. Ce qui inquiète les populations locales qui ne comprennent pas «comment des militaires centrafricains peuvent entrer chez nous avec des armes».

Au moment où nous écrivions ces lignes, le préfet du Lom et Djerem, Peter Mbuh, était en route pour Garoua-Boulaï pour une réunion de crise.

 

 

Coups de feu à Garoua-Boulaï


quotidienlejour.com


Conflits. Des militaires centrafricains attaquent un poste de gendarmerie. Le drapeau du Cameroun à la frontière brulé. Panique dans la ville.


 L’arrondissement de Garoua-Boulaï, dans la région de l’Est était une ville morte hier, 24 novembre 2011. De nombreux coups de feu ont été tirés par des militaires centrafricains près du poste de gendarmerie de la frontière. De 9h à 10h, les populations ont été terrorisées. 

 

Toutes les écoles de la ville ont été fermées, les cours se sont arrêtés au lycée de Garoua-Boulaï, le marché central de la ville s’est vidé en quelques minutes, toutes les boutiques ont fermé leur porte et la majorité de services publics ont cessé de fonctionner, ont indiqué des sources concordantes jointes au téléphone hier. « C’est la panique totale dans la ville. On entend des coups de feu au niveau de la frontière », indiquait un habitant de la ville joint au téléphone hier à 11h30. 

 

Au lycée général de Garoua Boulaï, comme dans la plupart des écoles, les parents se sont rendus en masse pour chercher leurs enfants. « Nous avons essayé en vain de dissuader les élèves de ne pas rentrer. Mais, les parents eux-mêmes sont venus chercher leurs enfants. Les cours sont arrêtés. Le lycée s’est vidé. Mais en ce moment, certains élèves sont encore là et nous resterons jusqu’à ce que le dernier élève rentre chez lui», a confié un enseignant du lycée, joint au téléphone à 12h.

 

D’après des sources concordantes, tout a commencé dans la matinée aux environs de huit heures. Trois militaires centrafricains armés et en tenue se sont rendus au marché de Garoua-Boulaï pour des achats. Ce qui est courant dans la ville. Au marché, l’un des trois est reconnu par un mototaximen, qui, la veille, l’avait transporté avec ses colis du marché pour Cantonnier, une petite localité centrafricaine frontalière du Cameroun. Ils ne s’étaient pas entendus sur le montant à payer. Le militaire lui avait proposé 1 000 francs Cfa qu’il a refusés, exigeant 2 000 francs Cfa.  Lorsqu’il a rencontré le militaire au marché, il a exigé  que le militaire lui donne son argent. Ce que le militaire a refusé. Une vive discussion a éclaté entre les deux, sous le regard d’un policier camerounais qui passait par là. Le policier  a demandé au militaire de payer le taximan. « Pas question », a dit le militaire qui s’est senti sous pression, car plusieurs personnes l’entouraient. Il aurait d’ailleurs été violenté par les taximen. 

 

« Il a sorti une grenade et a menacé de la faire exploser. Le policier a appelé des renforts et les éléments de la police et de la gendarmerie sont arrivés. Ils l’ont déshabillé, ont saisi sa grenade et l’ont transporté au poste de gendarmerie de la frontière avec son compatriote militaire, où ils ont été enfermés. Le troisième militaire centrafricain s’est enfui afin d’alerter ses frères », raconte un habitant de la ville. Une fois au courant de l’arrestation de leurs compatriotes, des militaires centrafricains vont se rendre à la gendarmerie et tirer des coups de feu en l’air, pour exiger la libération de leur compagnon d’arme.

 

Le drapeau du Cameroun hissé près de la frontière sera enlevé et brulé par les militaires, rapportent nos sources. Une affiche du président Paul Biya aussi. Des pneus seront également brulés sur le goudron dans la zone intermédiaire. « Nous étions obligés de fermer nos portes, car il y a avait des coups de feu. Des cailloux étaient lancés sur la gendarmerie par les militaires et les civils centrafricains », confie une employée d’une agence de transfert d’argent située à la frontière et près de la gendarmerie. 

 

Frontière fermée

 

La frontière sera immédiatement fermée. Certaines sources rapportent que les militaires centrafricains sont entrés dans les quartiers par les pistes et ont menacé les populations. Face à la pression des centrafricains, les autorités locales vont faire appel aux militaires du Bir situés à Mombal, à 30 kilomètres de la ville. Une cinquantaine de militaires vont débarquer à la frontière. « Les éléments du Bir vont installer leurs camions à Cantonnier, dans le territoire centrafricain », apprend-on. C’est à partir de là que va commencer la riposte camerounaise. Et c’est à ce moment que les coups de feu vont cesser. « Mais avant, on entendait les coups de feu. Même les éléments du Bir tiraient. On ne sait pas encore s’il y a eu des morts », rapporte notre source. Hier soir, les négociations étaient en cours entre les autorités centrafricaines et camerounaises pour calmer la tension. Les deux militaires étaient toujours détenus à la gendarmerie de Garoua-Boulaï et l’on annonce une rencontre aujourd’hui entre le préfet du Lom et Djerem et celui de Nana-Mambéré (Rca).

 

Beaugas-Orain Djoyum

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