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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 22:16

 

 

 

 

 

 

 Associated Press  dimanche 08 décembre 2013 à 08h40. Modifié par Magalie Chauvin à 09h08.

 

BANGUI, République centrafricaine - Les anciens rebelles qui contrôlent la République centrafricaine ont patrouillé, dimanche, certains quartiers de la capitale, Bangui, en dépit des directives du gouvernement, qui leur avait ordonné de rester dans leurs casernes.

 

Le président Michel Djotodia a officiellement dissout la coalition Seleka, une alliance entre plusieurs groupes d'insurgés pour la plupart musulmans, qui lui a permis de prendre le pouvoir en mars grâce à un coup d'État et qui se considère maintenant comme étant l'armée nationale.

Alors que 1600 soldats français sont arrivés dans le pays au cours du week-end afin d'aider à ramener l'ordre et la sécurité à Bangui, M. Djotodia a exhorté les ex-membres de Seleka à ne pas descendre dans les rues.


Toutefois, les camionnettes peinturées au pistolet généralement utilisées par les anciens rebelles ont été aperçues sur plusieurs routes de la capitale, dimanche, particulièrement dans les quartiers où les musulmans sont majoritaires. Une demi-douzaine d'ex-membres de Seleka étaient assis près d'un important hôpital avec des grenades dans les mains.


Les troupes de la France font partie d'une intervention militaire approuvée par les Nations unies lancée la semaine dernière à la suite d'affrontements religieux violents dans l'ancienne colonie française.

Les ex-rebelles de Seleka défient les ordres du président centrafricain

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 22:10

 

 

 

 

 

http://www.lesechos.fr   08/12 | 20:57

 

La Commission européenne a annoncé dimanche l'organisation d'un pont aérien entre Douala, au Cameroun, et Bangui, pour appuyer les opérations humanitaires en Centrafrique.


Un appareil géré par ECHO Flight, le service de transport aérien humanitaire de l'UE, avec une capacité de 50 passagers ou cinq tonnes de fret, arrivera lundi à Douala, au Cameroun, a précisé la Commission européenne dans un communiqué.


Des rotations journalières seront ensuite opérées entre Bangui et Douala, établissant ainsi un pont aérien humanitaire permettant d'acheminer des biens humanitaires ainsi que du personnel dans le pays, ont expliqué les services de la commissaire en charge de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva.

 

"Les besoins resteront énormes pendant un certain temps. L'UE a plus que doublé son aide en 2013, la portant à 20 millions d'euros, il est clair qu'il faut beaucoup plus d'aide pour la RCA. Je fais appel à la générosité et à la compassion des bailleurs internationaux pour venir en aide à une population touchée par une crise qui est restée oubliée bien trop longtemps", a insisté la Commissaire.
 

Vendredi, l'Union européenne avait décidé de débloquer 50 millions d'euros supplémentaires pour la Centrafrique, avait annoncé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.


Après le vote ad hoc de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en République centrafricaine, en proie au chaos depuis le renversement en mars du président François Bozizé. Pour sa part, l'Union africaine a promis de porter à 6.000 les effectifs de sa force dans le pays, la Misca, qui compte déjà 2.500 hommes en Centrafrique.

 

Centrafrique: l'UE organise un pont aérien humanitaire entre Douala et Bangui

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:59

 

 

 

 

Centrafrique: les opérations étaient "budgétées", assure Moscovici

 

Par , publié le 

 

Le ministre français de l'Economie Pierre Moscovici a assuré dimanche sur BFMTV que les opérations militaires à l'international étaient "budgétées".  

 

Le ministre, interrogé interrogé sur le financement de l'intervention de la France en Centrafrique, a expliqué que "pour des opérations militaires il y a des provisions qui permettent de faire face".

 

"Ces choses là sont budgétées. Il existe une provision pour les opérations exceptionnelles", a-t-il ajouté.

 

C'est aussi une intervention "humanitaire, sur un temps court, dans un format donné, avec pas plus de 1.600 soldats français" déployés, a expliqué Pierre Moscovici. 

 

Interrogé sur d'éventuels imprévus, il a répondu: "l'argent n'est pas un problème".

 

D'autant plus que cette opération est "circonscrite et n'a pas vocation à être longue", a-t-il fait valoir. 

 

Environ 1600 soldats français ont été déployés en Centrafrique, pour mettre fin aux massacres et "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations", selon le président François Hollande.  


 http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/intervention-en-centrafrique-les-operations-etaient-budgetees-assure-moscovici_1306062.html#iquU2FCXXehsTaxt.99

 

 

 

 

Intervention en Centrafrique : les Français divisés

 

http://www.leparisien.fr  Publié le 08.12.2013, 19h05 | Mise à jour : 19h53

 

Du Cameroun, un capitaine de l'armée française exposait vendredi  le plan d'action de la journée à son escadron de combat. Ils ont ensuite fait route vers la Centrafrique (RCA) où dès dimanche les forces françaises été déployées.  | LP / Philippe de Poulpiquet

 

Deux sondages qui se suivent mais ne se ressemblent pas. Une courte majorité de Français (51%) approuvent l'intervention militaire française en République centrafricaine, selon un sondage Ifop*, réalisé après le déclenchement, le vendredi 6 décembre, de l'opération Sangaris.

 

Mais dans le baromètre Clai-Metronews-LCI réalisé par OpinionWay** avant le début de l'intervention, 64% des personnes interrogées se disaient opposées à cette opération, annoncée jeudi par le chef de l'Etat François Hollandepour rétablir la paix civile dans ce pays agité de troubles meurtriers. Parmi les «anti», 33% sont «plutôt opposés» et 31% «tout à fait opposés». 35% sont pour, avec 30% «plutôt favorables» et 5% «tout à fait favorables». Plus généralement, la politique étrangère du président Hollande fait 61% de mécontents, contre 39% de satisfaits dans le sondage Opinionway.


Dans un sondage Ifop pour le site Atlantico publié samedi - mais réalisé lui après le début de l'intervention - 51% des sondés se disent au contraire favorables à cet engagement militaire (13% «tout à fait», «38% plutôt»). 48% des personnes interrogées n'y sont pas favorables. Jérôme Fourquet, le directeur du département opinion publique à l’IFOP explique ainsi cette différence à Atlantico : «Ce que nous apprennent les différentes études à ce propos c’est qu'en général l’opinion publique est défavorable aux opérations d’intervention militaire à l’extérieur jusqu’à ce que celles-ci soient effectivement lancées.» 


La différence, dans l'étude Ifop, entre pour et contre est minime. «Il y a une sorte de lassitude» face aux interventions « dans une zone dans laquelle il semble que malgré toutes les opérations humanitaires et militaires, les choses ont du mal à véritablement s’améliorer sur le long terme», décripte Jérôme Fourquet. 


*L'étude Ifrop a été faite par téléphone les 6 et 7 décembre auprès d'un échantillon de 950 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.


**Le sondage OpinionWay a été réalisé par téléphone du 2 au 4 décembre auprès d'un échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Intervention en Centrafrique : les Français divisés

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:42

 

 

 

 

 

 

 

MICHEL CARIOUPATRICK FORT  Agence France-Presse BANGUI   08 décembre 2013 à 08h29

 

Les soldats français ont étendu dimanche leur champ d'action dans tout Bangui, où de premières tensions sont perceptibles avec des éléments de l'ex-rébellion Séléka, en attendant le désarmement des groupes armés promis par Paris.

 

«La période d'impunité est terminée», a prévenu dimanche soir le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'exprimait sur des médias français.

 

«Demain» (lundi), «tout le monde pose les armes», a affirmé le ministre. Ou alors «on utilise la force pour les faire poser», a-t-il mis en garde.

 

En véhicules blindés ou à pied, pour la deuxième journée consécutive, les soldats français de l'opération «Sangaris» ont été très visibles dimanche sur les boulevards et carrefours stratégiques de Bangui, où l'activité est restée réduite malgré le retour à un calme relatif après les massacres des jours derniers.

 

Les militaires de Sangaris patrouillent désormais «dans l'ensemble» de la capitale, selon l'état-major français: «Là où nous sommes, nous ne constatons pas de menace à l'encontre de la population, mais la situation sécuritaire reste tendue».

 

Les soldats français ont notamment observé une certaine «tension» à l'approche d'éléments armés de l'ex-rébellion de la Séléka (au pouvoir), selon l'état-major: «(...) ils ont compris qu'ils vont devoir être regroupés, désarmés, que la force française est en train de s'imposer à leurs dépens dans la capitale, ce qui crée une tension».

 

Patrouille française visée par des tirs

 

Près de l'aéroport, une patrouille française a répliqué dimanche après avoir été la cible de tirs, selon des témoins. Il n'y a eu aucun blessé côté français, d'après une source militaire. Jeudi, un premier incident survenu également près de l'aéroport avait fait quatre morts dans les rangs de l'ex-Séléka.

 

De facto, l'avertissement français s'adresse en priorité à ces ex-combattants rebelles, coupables de nombreuses exactions ces derniers mois -pillages, exécutions sommaires- à l'encontre de la population.

 

Haïs des habitants, qui les voient le plus souvent comme des «occupants» venus du Tchad et du Soudan voisins, les ex-Séléka, majoritairement musulmans, sont les seuls à évoluer en armes dans la capitale, face aux milices villageoises et chrétiennes «anti-balaka» (anti-machettes, favorables à l'ancien régime), présentes en brousse ou infiltrées dans les quartiers.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et interreligieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

 

Ces violences se sont multipliées à Bangui comme en province, dans un pays de 4,6 millions d'habitants en totale décomposition, précipitant l'intervention française dans le pays, officiellement lancée jeudi soir après le vote d'une résolution de l'ONU.

 

Le matin même, des miliciens anti-balaka avaient lancé une vaste offensive dans plusieurs quartiers de Bangui, massacrant de nombreux civils musulmans, et entrainant des représailles sanglantes des ex-Séléka contre la population terrorisée.

 

En trois jours, 394 personnes ont été tuées, selon un dernier bilan donné dimanche par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

 

«Le calme est revenu dans Bangui, même s'il y a encore ici ou là des exactions», a-t-il expliqué, alors que l'armée française a véritablement lancé ses opérations de sécurisation.

 

L'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge local) mobilise 1600 militaires français, déployés en appui à une force africaine sur place, la Misca (2500 soldats).

 

Avec pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de «désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations», ils demeureront dans le pays «autant que nécessaire», et jusqu'à la tenue d'élections, selon Paris.

 

L'essentiel des forces françaises est concentré à Bangui, mais des unités sont également déployées dans le nord-ouest du pays, où les affrontements à caractère interreligieux sont réguliers depuis septembre.

 

Arrivée la veille par la route du Cameroun, via les villes de Bouar (ouest) et Bossembélé, une colonne de blindés français a fait son entrée dimanche soir à Bangui sous les vivats la foule, a constaté l'AFP.

 

Une centaine d'autres soldats, venus eux de Bangui, se sont déployés à Bossangoa (270 km au nord-ouest de la capitale), une localité où la tension reste extrêmement vive.

 

Un président «qui a laissé faire»

 

La plupart des militaires de Sangaris sont issus de la 11e brigade parachutiste, avec une nette prédominance des troupes de marine. L'opération dispose aujourd'hui de huit hélicoptères, et du soutien d'avions de chasse Rafale, en provenance du Tchad voisin, qui ont de nouveau survolé Bangui dimanche matin en guise de démonstration de force.

 

«On attend que les Français rentrent dans nos quartiers pour qu'on ne voie plus tous ces gens armés», expliquait dimanche matin à l'AFP un habitant de Bangui, en référence aux hommes de la Séléka.

 

Les combattants de l'ex-rébellion ont presque disparu des rues de la ville, après avoir reçu l'ordre des autorités de rentrer dans les casernes.

 

Le président centrafricain Michel Djotodia -arrivé au pouvoir en mars à la tête de la coalition Séléka, qu'il a ensuite dissoute- a décrété un deuil national de trois jours, en mémoire des victimes «des tragiques évènements» de ces derniers jours.

 

Samedi soir, l'ancien chef rebelle, apparemment incapable de garder le contrôle d'une partie de ses troupes (supposées être intégrées aux forces de sécurité) avait fait l'objet de vives critiques de la part du président François Hollande, plutôt inhabituelles dans la bouche d'un président français.

 

«On ne peut pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire, a laissé faire», a accusé le chef de l'État français à propos de M. Djotodia, censé quitter le pouvoir fin 2014 avant l'organisation d'élections.

Centrafrique: la situation demeure tendue à Bangui

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:27

 

 

 

 

 

 

 

Leonor Hubaut   http://www.bruxelles2.eu

 

(BRUXELLES2 – à Paris/ Elysée) DÉC 8, 2013 « En République centrafricaine, il fallait frapper fort tout de suite ». Le président français a résumé ainsi toute la problématique qui se posait face à l’intervention.

 

Intervenir ou ne pas intervenir

 

« La seule question qu’il convient de se poser était : Intervenir ou ne pas intervenir ? Laisser les massacres continuer ou les arrêter ? Regarder femmes et enfants se faire violenter ou y mettre fin ? » a-t-il commenté lors de la conférence de presse de clôture du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, samedi (7 décembre). Et pour le président de la République, l’intervention était justifiée. « Il y a déjà une respiration pour les Centrafricains. Nos troupes ont pu être accueillies dans villages et villes avec la liesse des Centrafricains, comme hier des Maliens, car nous sommes perçus comme des libérateurs ». 

 

1600 soldats et aussi longtemps que nécessaire

 

Le déploiement monte en puissance rapidement. « Jeudi soir, il y avait 600 militaires français. Hier soir, il y en avait 1 000. Et ce soir (7 déc.), il y en aura 1600. Et ce sera l’effectif qui demeurera autant que nécessaire pour cette mission », a précisé le président français. Ce seront donc 400 de plus que ce qui était prévu jusqu’à maintenant. « Le déploiement sera le plus rapide possible et se fera partout où il y a des risques pour la population. » Un déploiement qui se fera « avec les forces africaines présentes », estimées à 2500 soldats. « L’opération sera rapide et efficace » et « devra permettre avec les Centrafricains, de rétablir la stabilité et permettre des élections libres et pluralistes dans ce pays ».

 

Les trois étapes de l’intervention

 

Pour François Hollande, il y a effectivement trois étapes à l’intervention :

 

« Dans un délai court, nous pourrons faire cesser les exactions et massacres. Aujourd’hui il y en a peu mais jeudi les chiffres effraient » attribuant ce changement à l’annonce du déploiement français.

 

« Le deuxième temps de la mission sera de désarmer toutes les milices et les groupes qui terrorisent les populations. »

 

« Le troisième temps doit permettre aux autorités de pouvoir reprendre le contrôle du territoire et d’assurer la défense de la population. »

 

Les élections en ligne de mire

 

« Comme au Mali, il s’agit de conclure l’opération par la tenue d’élections » tenu . « Au Mali, il s’agissait de lutter contre une offensive terroriste de groupes particulièrement armés et entrainés. En quelques mois, nous avons désarmé son offensive, nous l’avons vaincue et permis au Mali d’organiser des élections présidentielles en juillet et maintenant des législatives (15 décembre). » « Il n’y a pas de sécurité, s’il n’y a pas de démocratie et de pluralisme. Parce que toute entorse, toute violation conduit des groupes à utiliser d’autres moyens que les bulletins de vote pour parvenir à leur fin. » 

 

La défense de l’Afrique est la défense de l’Europe

 

« L’Union européenne pourra prendre sa part » à cet effort. Les Européens ne doivent pas oublier que « pour que l’Europe assure sa défense, il faut aussi que l’Afrique assure la sienne ».Car « il n’y a pas de mer qui empêche le terrorisme de traverser. » Une conclusion en guise d’avertissement à ceux qui sont tentés de rester passifs.

Centrafrique. Il fallait frapper fort et vite (Fr. Hollande)

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:18

 

 

 

 

 

 

http://www.lefigaro.fr   Par rLaure Mandeville  Mis à jour   Publié 

 

La méfiance installée depuis l'époque de la guerre de Bush en Irak semble aujourd'hui révolue.

 

C'est un mélange de soulagement, d'admiration et de curiosité que les États-Unis semblent éprouver à regarder la France s'engager à nouveau pour éteindre un énième brasier africain, cette fois en Centrafrique. Alors que 52 % des Américains penchent aujourd'hui pour la sobriété en matière d'interventions de l'Oncle Sam à l'étranger, selon un récent sondage du Pew Center, les élites de Washington sont reconnaissantes à la France d'assumer une partie du fardeau de gendarme ou de pompier des crises, dans leur ex-empire colonial où ils disposent d'une réelle expertise. «Nous sommes certains que le puissant leadership de la France, qui a envoyé 800 soldats supplémentaires sur le terrain, de même que son soutien à la force panafricaine présente en Centrafrique (Misca), envoie à toutes les parties le message clair que la violence doit cesser», a déclaré vendredi la porte-parole adjointe du département d'État Marie Harf.

 

«Puissant leadership» de la France! La formule, chaleureuse, révèle le chemin parcouru, depuis l'époque de méfiance amère qui avait marqué la relation bilatérale, pendant la guerre de Bush en Irak. La presse américaine, jadis prompte à dénoncer les vieux démons de la «Françafrique», est positive dans sa description de l'activisme militaire français, soulignant que Paris agit désormais selon un schéma éprouvé, avec l'accord de l'ONU, et en coopération étroite avec les forces de l'Union africaine, quand elle intervient. Bref, «en légitimité», note un observateur. La manière dont les militaires français sont intervenus au Mali, avec une tactique mixte d'engagement au sol et d'appui aérien, est étudiée de près au Pentagone. «Dans tous nos contacts, on constate que les Américains continuent d'être bluffés par notre opération au Mali et plus généralement par notre réactivité sur les crises», explique une source diplomatique française. Le rôle d'aiguillon de Paris dans la négociation avec Téhéran est également respecté, notamment dans les milieux républicains.

 

Partage des tâches

 

Longtemps concurrents et soupçonneux en Afrique, Français et Américains y pratiquent aujourd'hui une coopération étroite en matière de contre-terrorisme. Depuis les crises de Côte d'Ivoire, de Libye, du Mali, et maintenant de Centrafrique, un partage des tâches s'affirme, les Américains s'en tenant à un rôle de soutien logistique dans les zones où les Français sont prêts à s'engager, tandis qu'eux se concentrent sur la Corne de l'Afrique. Sur la Centrafrique, ils ont annoncé qu'ils allaient débloquer 40 millions de dollars pour soutenir les forces de l'Union africaine. «Un geste significatif», se félicite un diplomate français. La seule interrogation, qui taraude les diplomates américains spécialistes de la France, concerne la capacité de Paris à maintenir cet engagement militaire à long terme, vu la crise budgétaire profonde qui frappe l'Hexagone.

Centrafrique: Washington salue le «puissant leadership» de la France

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:42

 

 

 

 

 

 

 

 RFI  dimanche 08 décembre 2013 à 19:52

 

Tandis que Bangui connaît depuis ce jeudi une situation d’extrême violence, le président de la transition, Michel Djotodia, a reçu ce dimanche 8 décembre la presse au camp de Roux, le siège de la présidence. Il a lu une brève déclaration puis répondu aux questions des journalistes.

 

Avec notre envoyé spécial à Bangui

 

Lors de la conférence de presse qu’il a accordée ce dimanche après-midi, Michel Djotodia a tout d’abord demandé à ses éléments de regagner les casernes, d’ici à ce lundi. « On va laisser, a-t-il dit, la Misca, la police, la gendarmerie et les éléments français patrouiller dans Bangui ».

 

Les éléments qui entreront dans les casernes, selon lui, ne seront pas désarmés, mais ceux dits «incontrôlés », eux le seront. « S’ils n’obtempèrent pas, nous allons utiliser des moyens durs, forts », a indiqué Michel Djotodia.

 

Le président de la transition a aussi réagi aux propos de François Hollande. « On ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire et qui a même laissé faire », a prévenu le président français au sujet du président de transition, lors de l'entretien qu'il a accordé samedi à RFI, France 24 et TV5 Monde, à l’issue du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique.

 

Mais Michel Djotodia n’a pas souhaité polémiquer. Il dit avoir eu des explications des autorités françaises selon lesquelles la France ne venait pas remplacer qui que ce soit. Et qu’il s’agissait juste de demander une transition plus courte que l’échéance de février 2015 prévue initialement.

 

« C’est des allégations pures et simples, le président français n’a jamais dit cela… J’ai reçu un message personnel, par l’ambassade de France ici, qui dit que le président français me soutient et soutient la transition. La seule chose, la petite modification qui a eu lieu, c’est que la transition a été écourtée. La France est claire à ce sujet, elle ne vient pas pour remplacer qui que ce soit, elle ne vient pas pour perturber la transition, mais elle vient pour soutenir ce processus qui est déjà en place, pour que d’ici peu de temps, qu’il y ait un ordre constitutionnel en Centrafrique ».

 

Lors de cette rencontre avec les journalistes au camp de Roux, le siège de la présidence, Michel Djotodia a souhaité « que les Nations unies diligentent une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités » sur les dernières violences. Des violences dont il attribue la responsabilité aux partisans de l’ancien président, François Bozizé.

 

« Il y a des mesures de confiance, il y a certains points qui ont été évoqués dans ces mesures de confiance. Notamment le désarmement des éléments qui vont errer. Les éléments incontrôlés seront désarmés puisqu’on ne les connait pas… Et s’ils n’obtempèrent pas, nous allons utiliser des moyens durs, forts, mais tous ceux qui seront dans les casernes ne seront pas désarmés. Parce que nous-mêmes nous sommes en train de sensibiliser nos éléments, ceux qui se feront attraper, ils seront responsables de leur comportement. Demain matin, tout le monde dans les casernes, on va laisser la Misca , la police, la gendarmerie, et les éléments français patrouiller dans Bangui ».

 

Michel Djotodia a enfin a lancé aux Centrafricains un appel au calme et réaffirmé qu’il n’y aurait pas de place à l’impunité en Centrafrique.

Centrafrique: Michel Djotodia appelle ses éléments à regagner les casernes

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:30

 

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr | Publié le 08/12/2013 à 19h10 | Le Grand Jury international

 

GRAND JURY - Le ministre de la Défense assure que les opérations débuteraient dès ce lundi. Si les groupes armés s'y opposent, la force pourrait être employée pour les contraindre.

Pas question de perdre du temps. Invité du Grand Jury, Jean-Yves Le Drian a indiqué dimanche que l'opération de désarmement des groupes armés en Centrafrique commencerait dès "demain" lundi. 


"La période d'impunité est terminée, on entre dans une phase où on pose les armes. Tout le monde pose les armes", a insisté le ministre de la Défense. "D'abord on le demande gentiment. S'ils ne répondent pas on le fait par la force."


A la suite du vote de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en République centrafricaine, en appui de la force internationale africaine Misca. Le pays est actuellement la proie de troubles meurtriers.

 

Source : http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/centrafrique-le-drian-annonce-le-debut-du-desarmement-des-lundi-si-besoin-par-la-force-7767713997

Centrafrique : Le Drian annonce le début du désarmement dès lundi, si besoin par la force

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:02

 

 

 

 

JJD  08/12/2013 - 14:06

 

Les habitants de Bangui attendaient fiévreusement dimanche que les militaires français déployés dans la capitale rentrent désormais dans les quartiers pour neutraliser les hommes en armes, après le massacre de 400 personnes au cours des dernières 72 heures. Après une nuit relativement calme, ponctuée de rares tirs isolés, la ville est restée sans grande activité dimanche matin.

 

La majorité des églises, habituellement bondées pour la messe dominicale, étaient désertes, à l'exception notable des quelques lieux de culte où des milliers de déplacés ont trouvé refuge ces derniers jours. A bord de véhicules blindés ou à pied, les soldats français de l'opération "Sangaris" étaient désormais très visibles sur les boulevards, les grandes artères et les carrefours stratégiques.

 

Les hommes en armes et les pick-ups de combattants de l'ex-rébellion Séléka (au pouvoir) ont quant à eux quasiment disparu des rues. "Le calme est revenu dans Bangui, même s'il y a encore ici ou là des exactions", a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, interrogé sur la chaine de télévision française France 3. "On dénombre dans les trois derniers jours 394 morts", a indiqué M. Fabius, après les massacres inter-religieux qui ont ensanglanté la ville jeudi. Un précédent bilan de la Croix-Rouge locale faisait état d'environ 300 morts.

Centrafrique : 400 morts en trois jours à Bangui

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:41

 

 

 

 

 

 

http://infos.fncv.com  le samedi 7 décembre 2013, 18:30

 

Si certains l’espéraient, la Centrafrique ne sera pas l’occasion du premier déploiement d’un groupement tactique européen (GTUE). A moins que les choses n'évoluent d’une manière radicale dans les jours qui viennent. Comme pour le Mali, les forces françaises pourront cependant compter sur quelques soutiens, ce qui permettra d’avancer que la France n’est pas la seule nation européenne à s’engager en Afrique.

 

Ainsi, le Royaume-Uni a d’ores et déjà fourni un avion de transport C-17 de la Royal Air Force en soutien de l’opération française Sangaris, dont le coup d’envoi a été donné le 5 décembre par le président Hollande. Selon le Foreign Office, l’appareil a quitté la Grande Bretagne “à la mi-journée”.

 

“Nous avons décidé avec le gouvernement français que nous aiderions à transporter les équipements français vers la Centrafrique au moyen d’un avion de transport C17″, a expliqué William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères. “Trois vols séparés auront lieu ce mois-ci, le premier devant atterrir en Centrafrique sous peu”, a-t-il précisé.

 

L’Allemagne a également proposé ses bons services via son ministère de la Défense. “Berlin dispose de cinq Airbus A310, capables d’effectuer du transport de troupes, et pour certains d’entre eux du ravitaillement aérien ou du transport de matériels, qui peuvent être mis à la disposition de la France”, a indiqué un porte-parole. Cependant, ce dernier a précisé qu’il ne serait question que de transports “vers un pays voisin de la République centrafricaine”.

 

Par ailleurs, l’intervention française en Centrafrique est soutenue par le Maroc. Le roi Mohammed VI  a décidé d’y “déployer des éléments des FAR (ndlr, forces armées marocaines) qui constitueront l’Unité de garde de la BINUCA (Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la Paix en République Centrafricaine)” et s’est dit “prêt à soutenir la RCA dans son chemin vers la paix et la stabilité”.

 

Source : Zone Militaire

 

Centrafrique - Sangaris : Soutien de Londres, Berlin et SM le roi du Maroc à la France

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