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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 00:39

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 24 Mars 2012

Bangui : Joseph Kony serait en RCA à la tête d’environ 700 hommes

 

Abou Moussa UNOCA

 

 

D’après les informations, le chef de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), Joseph Kony, se trouverait sur le territoire centrafricain à la tête d’un effectif allant de 200 à 700 hommes, a annoncé hier Abou Moussa, représentant spécial des Nations Unies pour l'Afrique centrale, dans une vidéo-conférence à Entebbe en Ouganda, selon une dépêché de l’Agence France Presse (AFP).

En séjour actuellement à Entebbe pour une réunion destinée à élaborer une stratégie régionale de lutte contre la LRA, Abou Moussa a relevé que malgré cet effectif apparemment insignifiant, « la LRA reste un danger pour la région ».

L'envoyé spécial de l'Union africaine pour la lutte contre la LRA, Francisco Madeira, a pour sa part souligné dans son intervention l'importance de la coopération entre les pays qui connaissent les atrocités de la LRA, à savoir la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Sud-Soudan. En plus de cette coopération transfrontalière, il a mis l'accent sur l'importance des renseignements.

D’après les informations, 5000 soldats des pays concernés devraient être formés et basés au Sud-Soudan à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC) pour poursuivre la lutte contre la LRA. La mission de cette troupe consistera à arrêter Joseph Kony, le neutraliser.

Début janvier 2012, des conseillers militaires américains ont été dépêchés dans la Sous-région pour appuyer les forces armées des quatre pays affectés, par des encadrements, la communication et les renseignements en vue de renforcer la lutte.

Ces derniers jours, la région de Rafaï, au sud de la République centrafricaine, connait fréquemment les attaques de la LRA. Des hommes et des femmes qu’ils trouvent sur le chemin sont obligés à porter leur bagage à une certaine distance dans la forêt avant d’être libérés.

Depuis 1988 Joseph Kony dirige le mouvement terroriste de la LRA contre le régime de Kampala. A cause de ses multiples exactions, il est inculpé de viol, mutilations, meurtres et recrutement d'enfants soldats par la Cour pénale internationale (CPI).

 

Bangui : L’ONU et l’UA déterminées à neutraliser la LRA en 2012

Kony fri

 

 

« Nous sommes optimistes, et notre détermination est grande pour que 2012 connaisse des résultats significatifs dans le traitement du dossier LRA », a déclaré le représentant spécial des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Abou Moussa dans un communiqué de presse publié par le bureau régional de l’ONU pour l'Afrique centrale (UNOCA) depuis Libreville au Gabon.

« C'est une priorité pour l'Union africaine et les Nations Unies », a-t-il rappelé avant d’entamer une mission conjointe ONU-UA qui consiste à visiter à partir du dimanche 25 mars, les différents pays affectés par la LRA de Joseph Kony.

La mission sera constituée du représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale, Abou Moussa, et de l'Envoyé spécial de l'UA pour la question de la LRA, Francisco Madeira et visitera le quartier général de la Force régionale d'intervention de lutte contre la LRA situé à Yambio, au sud-ouest du Soudan du Sud.

Elle ira aussi à Nzara, à 16 kilomètres de Yambio où se trouve l'Etat-major de secteur des troupes soudanaises engagées dans la Force régionale d'intervention. Ce déplacement permettra aux deux personnalités d’exprimer « la solidarité de l'Union africaine et des Nations Unies aux victimes des attaques de la LRA dans cette région, notamment les personnes déplacées », indique le communiqué.

Ce samedi 24 mars, Abou Moussa et Francisco Madeira vont assister à Juba, capitale sud-soudanaise, à la cérémonie officielle de lancement de l'Initiative de coopération régionale contre la LRA.

Il convient de rappeler que cette mission s’inscrit dans le cadre des activités conjointes ONU/UA pour mettre fin aux atrocités de la LRA en Centrafrique, en Ouganda, au Sud-Soudan et en RD Congo.

 

Bangui : La gendarmerie continue de veiller au redressement de la SONATU

 

bus SONATU

 

La priorité de l’équipe de coordination des activités de la Société nationale de transport urbain (SONATU), est de ‘’conserver en l’état’’ les 43 bus en circulation, a confié samedi le Directeur Général de la gendarmerie, le Colonel Pierre Chrysostome Sambia, au cours d’un entretien avec le RJDH.

« La nouvelle équipe essaie de préserver tous les véhicules qui sont en état de fonctionnement et d’assurer leur maintenance par un suivi quotidien (samedi et dimanche)», a-t-il annoncé faisant remarquer que certains bus immobilisés nécessitent une importante somme d’argent pour leur réparation, mais « d’autres ont des pannes de batterie, de tambour de frein, de radiateur, des jeux de garnitures de freins et d’autres petites pannes réparables ».

 S’agissant des dispositions prises sur la situation du personnel qui accuse un retard de salaire de 3 mois, le Colonel Sambia a précisé que des efforts sont en cours pour résoudre ce problème. « J’ai privilégié le retard de salaire, et je demanderai des conduites à tenir aux autorités qui m’ont désigné », a-t-expliqué.

Par ailleurs, compte tenu de la situation critique de la caisse de la Société et le nombre réduit de véhicules en circulation, il propose, dans les prochains jours, de revoir l’effectif du personnel, notamment celui des chauffeurs et des hôtesses, en attendant la fin de la crise.

« D’ici le 1er avril 2012, je serai amené à demander aux chauffeurs et aux hôtesses qui sont en surnombre de rester chez eux en attendent qu’une administration soit mise en place et reprenne ceux qui mériteraient d’être retenus et ceux qui doivent être remerciés », a annoncé le Colonel Sambia.

Il a par ailleurs conseillé aux usagers d’exiger les tickets de versement avant de descendre du bus afin d’éviter les cas de tickets parallèles.

Le Colonel Sambia s’est par ailleurs réservé de se prononcer sur la situation des personnalités interpellées dans l’affaire SONATU. « Nous devons laisser la justice faire son travail, je ne suis pas habileté à dénoncer quelque chose, du moment où une enquête est en vue sous la direction du Procureur de la République », a-t-il relevé.

Rappelons que le Directeur général de la gendarmerie, le Colonel Pierre Chrysostome Sambia a été désigné par le Conseil spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics, pour assurer la coordination des activités de la SONUTA à cause de la crise qu’elle traverse depuis quelques semaines.

 

NDLR : Gérer une société de bus de transport urbain n’est pas la vocation d’une gendarmerie nationale. En décidant de confier la gestion même momentanée de la SONATU à la gendarmerie, Bozizé apporte la preuve qu’il est bel et bien un élève de Bokassa qui avait naguère désigné des militaires pour diriger la CNTR après la faillite des bus de SOTRECA, deux entreprises dont les Centrafricains se souviennent encore. Confier aux gendarmes ou aux militaires la gestion des entreprises n’est pas nécessairement un gage d’efficacité. Au sein même de la gendarmerie, il y a aussi des brebis galeuses qui cassent des véhicules et commettent des malversations.

 

Bouar : Les communautés invitées à une gestion rationnelle de l’eau

La population de Bouar a été sensibilisée hier sur la nécessité d’une gestion rationnelle des points d’eau dans la ville, a rapporté ce radio Maïgaro.

Initiée par le ministère de l’énergie et de l’hydraulique en partenariat avec l’Unicef et la Fao, cette rencontre vise à conscientiser les communautés sur l’impact d’une bonne gestion de l’eau sur la vie quotidienne de l’homme.

« Le but de cette rencontre est de sensibiliser les groupements agricoles à la bonne gestion des points d’eau et l’importance de l’eau dans les cultures vivrières, en particulier la culture maraichère», a souligné Constant Nganowa, directeur régional de l’hydraulique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 03:36

 

 

 

 

putschistes-maliens.jpg

 

 

Mali : il faut exiger la restauration des institutions, selon Soumaïla Cissé

DAKAR AFP / 24 mars 2012 02h10 - Les Maliens doivent exiger la restauration des institutions dans leur pays, après le coup d'Etat de militaires qui est un acte réactionnaire, a affirmé vendredi Soumaïla Cissé, leader politique et ex-président de l'organisation régionale ouest-africaine Uémoa.

Le putsch contre le régime du président Amadou Toumani Touré, annoncé jeudi par une junte composée essentiellement d'hommes du rang, est l'acte réactionnaire le plus bas de l'histoire politique du Mali au cours des 20 dernières années, affirme M. Cissé, chef de l'Union pour la République et la démocratie (URD), dans une déclaration transmise à l'AFP à Dakar.

Au nom du Mali, je nous invite à nous tenir debout et à exiger la restauration des institutions et le respect des règles républicaines, ajoute l'homme politique, candidat à l'élection présidentielle initialement programmée le 29 avril et annulée par le putsch.

L'ex-président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) réclame le respect du processus électoral tel qu'il était prévu dans son pays de plus de 15 millions d'habitants.

Notre calendrier républicain prévoit des élections présidentielles le 29 avril et des élections législatives le 1er juillet 2012. Pourquoi donc vouloir se substituer aux choix que les Maliennes et Maliens exerceront, en toute légalité, dans 35 jours ?, demande-t-il.

L'heure est (...) suffisamment grave pour que tous les Maliens et Maliennes se lèvent pour exiger la restauration des institutions légales et la tenue, à date échue, d'élections libres et transparentes pouvant conduire à des alternances démocratiques, insiste-t-il.

Jeudi, une junte composée essentiellement d'hommes du rang, a annoncé avoir déposé le président Touré, dissous toutes les institutions du pays et suspendu la Constitution, après une mutinerie marquée par des combats avec des soldats loyalistes près du palais présidentiel à Koulouba (proche de Bamako).

Dans sa déclaration, Soumaïla Cissé indique avoir échappé à une arrestation, dans la nuit de mercredi à jeudi, par des hommes en tenue militaire qu'il n'a pas clairement identifiés, laissant toutefois entendre qu'il s'agirait de soldats mutinés.

Venus, sans succès, m'arrêter, (ils) ont détruit tout ce qui pouvait l'être chez moi à Bamako, affirme-t-il, sans autres précisions.

Sur son compte d'un site de réseau social, il donne plus de détails.

Aux environs de 02H30 (locales et GMT), une dizaine d'hommes en armes ont attaqué, vandalisé et pillé mon domicile. Des jeunes de l'URD venus à notre secours ont essuyé des tirs d'armes automatiques et des menaces ont été proférées à l'aide de pistolets et de fusils, explique-t-il.

J'ai pu quitter les lieux à temps et je suis à l'abri ainsi que l'ensemble de ma famille, ajoute-t-il.

Dans une déclaration commune diffusée vendredi, l'URD et neuf autres partis politiques maliens ont condamné le putsch qui constitue un recul grave pour la démocratie au Mali, et exigé le retour à une vie constitutionnelle normale.

Dans des textes distincts, l'ex-Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta et l'ex-ministre des Affaires étrangères Tiébilé Dramé, tous deux chefs de partis, avaient aussi dénoncé le coup d'Etat.


(©)

 

COUP D’ETAT AU MALI : le grand gâchis

(Le Pays 23/03/2012)

Amadou Toumani Touré (ATT), surnommé le « soldat de la démocratie », aura donc eu une fin de mandat prématurée, bien triste et de manière…inattendue. Les jeunes soldats du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR), au pouvoir à Bamako, l’ont déposé après une cascade de désertions et de mutineries.

 Ils ont voulu exprimer ainsi leur ras-le-bol face à une gestion catastrophique du pays et de l’armée aux prises avec la rébellion touarègue au Nord. Mais fallait-il vraiment en arriver là ? ATT l’aurait cherché aux dires de certains. Selon les premières déclarations des auteurs du coup d’Etat, la situation du Mali était devenue catastrophique. Leur porte-parole a tenu à souligner que le mandat de l’ex-président malien était marqué du sceau de « l’incompétence ». Les hommes du rang dénoncent un certain « laxisme » et des « humiliations » de toutes sortes. Mais pourquoi, après les premiers succès et l’occupation du palais, les mutins n’ont-ils pas entrepris de négocier avec le chef de l’Etat alors en fin de mandat ?

En tout cas, il n y a pas eu véritablement de lutte pour le pouvoir. Aussi, peut-on se demander si ce coup d’Etat en valait vraiment la peine. D’aucuns reprochent à ATT sa gestion des rapports avec la rébellion touarègue. Certains de ses compatriotes l’accusent d’avoir à plusieurs reprises discuté puis signé la paix avec des récidivistes. « Trop mou », souligne-t-on. Le voisin mauritanien agacé, le critiquait aussi pour sa complaisance face à une bande armée de centaines d’hommes, que lui, se permettait de pourchasser jusqu’en territoire malien. Paierait-il alors pour son trop grand pacifisme ?

En tout cas, si l’éviction d’ATT se confirme définitivement, plutôt que de s’en réjouir, la rébellion touarègue gagnerait à faire preuve de plus de réalisme et de souplesse dans les revendications. Car, à Bamako, les choses deviennent complexes. Il est vrai que contrairement aux « us et coutumes » en la matière, cette fois, on a renversé un chef d’Etat en fin de mandat, et apparemment décidé à céder son fauteuil. Mais y avait-il doute à voir ATT respecter la parole donnée, et partir comme envisagé ? Visiblement, nous sommes en face d’un coup d’Etat atypique. Peut-être s’agirait-il d’un acte de bravoure pour des gens déterminés à en finir avec les rebelles ?

Ou encore l’entrée en scène d’assoiffés du pouvoir ayant pris les devants sur d’autres groupes tout aussi ambitieux ? A moins qu’il ne s’agisse de règlements de comptes par personnes interposées, en vue de ternir une fin de mandat qui honorait un chef d’Etat, militaire de surcroît, mais hors du commun ? Reste à savoir si les hommes nouvellement installés au pouvoir à Bamako, sont suffisamment stratèges, et bien entourés pour tenir les rênes du pays, l’organiser comme il faut, et mater la rébellion du Nord ? Dans le cas contraire, le Mali pourrait s’enfoncer dans la crise, et basculer dans un cycle de vengeance-revanche à n’en plus finir.

Car, si dans sa quête de soutien, la junte ne bénéficie pas de l’aval de l’ensemble de la classe politique malienne et de la compréhension de l’extérieur, elle se heurtera inévitablement à des poches de résistance de toutes natures et de toutes provenances. Curieuse coïncidence : l’exploit des jeunes mutins est intervenu presqu’à la date anniversaire du renversement du Général Moussa Traoré par son propre aide de camp, ATT. C’était le 26 mars 1991, suite à des émeutes à Bamako, après 23 ans de dictature. En déposant ATT, cet homme de parole qui s’était affiché pacifiste, les hommes du rang ont pris le risque de ramener leur pays en arrière. En effet, nombre d’Africains ont toujours espéré voir l’ère des coups d’Etat révolue sur le continent. Dommage donc pour le Mali qui a toujours été cité en exemple en matière d’expérience démocratique.

Le scénario du putsch était pourtant prévisible, en raison même de la particularité des événements survenus récemment dans la capitale malienne : manifestations respectives des épouses, puis des enfants de militaires. La répression qui s’en est suivie, ne pouvait qu’irriter des soldats déjà révoltés par le manque de moyens, la précarité de leurs conditions d’existence et le train de vie outrancier de leurs supérieurs hiérarchiques. Cette situation n’est ni nouvelle, ni propre au Mali. Les sempiternelles revendications de soldats mutins, montrent jusqu’à quel point le malaise règne et persiste dans la plupart des armées africaines.

 Les hiérarchies militaires qui gouvernent le continent, semblent à ce point si préoccupées par les problèmes politico-bureaucratiques qui gangrènent l’appareil d’Etat, qu’elles en oublient parfois que leur pouvoir, le plus souvent « à vie », repose sur la troupe. Celle-ci, après les avoir aidées à escalader les marches du palais, se retrouvent dans la majeure partie des cas, au bas de l’escalier. Il s’agit pourtant des mêmes hommes du rang par qui tout passe, et qui constituent les yeux, les oreilles, le nez et…la poitrine du pouvoir ! Mais pendant qu’ils en sont toujours aux gamelles laissées par l’armée coloniale ou offertes par la coopération, certains de leurs « patrons » se lancent en affaires, s’enrichissent à vue d’œil, et mènent la belle vie !

Oubliant d’où ils viennent, on en trouve aujourd’hui bien plus soucieux de leur pérennité au pouvoir, de leur « honorabilité », et de l’épaisseur de leurs comptes en banque. Quid des conditions de vie de l’homme du rang et du citoyen lambda ? Les attaches sont devenues si rares qu’il vaut mieux ne même plus y songer ! Pourtant, le contexte change. Et la conquête des libertés avec. De sorte que même en « démocratie surveillée », le jeune soldat, comme le citoyen lambda, apprend quotidiennement à décrypter les messages relatifs aux questions de droits humains élémentaires. Son esprit critique se développant, il acquiert de jour en jour des attitudes et des comportements totalement différents de ceux d’hier.

Petit à petit donc, le fossé se creuse entre la troupe et ceux qui croient encore la gouverner. Las de réclamer vainement le retour des militaires à la caserne, les civils assistent donc impuissants, à la détérioration du climat social au sein de la grande muette. Tenus en respect par ceux sur lesquels ils n’ont aucun pouvoir réel de contrôle, des éléments de l’élite politique civile, préfèrent s’acoquiner avec l’élite de l’armée qui gouverne le pays à sa guise. Voilà pourquoi cet éternel recommencement sur ce continent où, désormais, plus aucun pays ne doit se croire à l’abri.

Aucun régime, ne doit donc se croire éternel au pouvoir. Mais, encore une fois, les hommes sont ce qu’ils sont. Et le ver se trouvant généralement dans le fruit, les surprises sont vite arrivées. Les condamnations qui accompagnent les coups d’Etat n’y pourront rien : seul un dialogue franc entre la classe politique, la société civile, l’armée à travers toutes ses composantes sociales, la mise en œuvre de recommandations consensuelles et une bonne gouvernance ayant pour socle la justice sociale, pourraient aider l’Afrique à sortir des sentiers battus.

Encore une fois, il faut se parler, se tolérer et se respecter. Car, demain, il sera trop tard comme à Bamako où la rébellion du Nord Mali aura finalement vaincu le général avec l’appui de ses propres hommes ! Un gâchis énorme au plan de la démocratie.


« Le Pays »

© Copyright Le Pays

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 00:18

 

 

 

 

logo MLPC

 

 

TELE MLPC nous prie d’annoncer que la cérémonie de réintégration au MLPC du 13 mars dernier au quartier Sara à Bangui des ex-membres des comités de soutien à Patassé lors des dernières élections, passera en boucle sur MLPC TV.

Les internautes pourront voir cette vidéo de 55 minutes selon leur disponibilité tout ce week-end

TV MLPC   www.lemlpc.net

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 00:08

 

 

 

 

ZM

 

 

 

"ROLE DE LA FEMME AFRICAINE DANS LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL : LE CAS CENTRAFRICAIN »

 

         Je voudrais tout d’abord remercier Monsieur et Madame MATOUK qui, lors d’un conversation fortuite en marge de la rencontre organisée par le Cercle des Economistes français à Aix-en-Provence en juillet dernier où j’ai parlé des luttes héroïques des femmes en Afrique pour la « survie » de leurs familles, m’ont invité à venir m’entretenir avec vous ce jour du rôle de la femme africaine dans le développement économique et social, et plus précisément du cas des femmes dans mon propre pays, la République centrafricaine.

 

 Beaucoup a été dit et écrit sur la femme africaine, notamment sur son rôle dans le développement économique et social. Je m’efforcerai donc d’être le moins académique possible, pour me concentrer sur le vécu de ces femmes.

Un peu de mises au point historiques et géographiques pour commencer….

 

L’Afrique n’est pas un bloc monolithique et toute généralisation est par définition déformatrice. Elle compte aujourd’hui 53 Etats indépendants, le dernier en date étant le Sud Soudan, devenu indépendant en juillet dernier en se séparant du Soudan.

 L’Afrique, disais-je, est vraiment diverse, aussi bien sur le  plan des pratiques culturelles et des croyances religieuses, que  sur celui des réalités sociales et politiques vis-à-vis des femmes, et évidemment sur celui de leur  rôle dans le développement économique et social.

 

Lors des indépendances, les constitutions et les  lois et règlements ont consacré dans tous les pays africains, l’égalité de l’homme et de la femme. Dans beaucoup de pays, des politiques nationales de promotion de l’égalité et de l’équité, comme dans mon propre pays la République centrafricaine  en 2005, ont été adoptées par les gouvernements. Partout, différentes actions volontaristes ont été engagées pour rattraper le retard accusé par les femmes sur le plan de l’éducation, de la reconnaissance de leurs droits et de leur insertion dans la vie économique et sociale, par rapport aux hommes.

Des pays comme la Tunisie avec la loi du statut personnel des femmes sous Habib Bourguiba, ou le Sénégal avec Léopold Sédar Senghor, pour ne citer que ces deux, ont enregistré des résultats plus que probants et reconnus par tous, dans le sens de la généralisation de la scolarisation et de l’éducation des femmes, de la défense de leurs droits et de leur « autonomisation » pour en faire des acteurs à part entière du développement et de leur propre épanouissement.

D’autres encore, à la lumière de ces acquis et des luttes des femmes elles-mêmes, ont initié différentes politiques en faveur des femmes. C’est une tradition établie depuis des décennies en Afrique que d’avoir des femmes ministres chargées de la promotion féminine ou des affaires sociales, certainement pour rendre « visibles »  ces politiques.

 

Des  efforts indéniables ont été accomplis sur le plan de la scolarisation et de l’insertion professionnelle et sociale des femmes, mais il faut bien reconnaître que dans la plupart des pays africains, le sort des femmes jusqu’à ce jour, demeure l’objet de légitimes préoccupations.

D’ailleurs, les inquiétudes légitimes nées de certains discours sur le statut des femmes, après le  Printemps arabe, dans des pays comme la Tunisie, le Maroc, la Libye et l’Egypte, nous rappellent que même les quelques  acquis auxquels je faisais allusion plus haut, demeurent, dans une perspective historique, précaires.

 

En effet, l’observation objective de la situation des femmes  dans beaucoup de nos pays, sur une période plus que trentenaire après les indépendances, nous conduit au constat suivant : les droits de la femme à l’égalité et à la citoyenneté pleine et entière, condition première de l’exercice effectif de leur rôle d’actrice et de bénéficiaire du développement, sont restés généralement théoriques sinon folkloriques. Les politiques démonstratives de promotion de la femme ont été  l’arbre qui a très longtemps caché et cache encore aujourd’hui la forêt des discriminations réelles qu’elles ont longtemps subies et qu’elles continuent de subir, dans beaucoup de pays et surtout en milieu rural.

 

Revenons à l’Afrique subsaharienne, et à la République centrafricaine, mon propre pays. Enclavé en plein cœur de l’Afrique, ancienne colonie française sous le nom de l’Oubangui-Chari, ce pays est peuplé de 4,2 millions d’âmes dont 50,2% de femmes et 49,8% d’hommes, reparties sur une superficie de 624 000 km2. Sa population est en majorité rurale, à hauteur de 62,1%, contre 37,9% en zone urbaine. Environ 67,2% de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté, particulièrement répandue en milieu rural, où elle frappe 71,70% de la population.

 

J’essaierai à partir du cas de mon pays que je connais bien,  remonter au cas général africain, pour interroger l’histoire, afin de comprendre le présent et construire l’avenir commun des femmes et des hommes.

 

 Les questions auxquelles je vais tenter de répondre sont les suivantes :

 

·  Quelle est la situation de la femme, hier et aujourd’hui et quel est son rôle dans le développement économique et social?

·  A quelles conditions ce rôle pourrait-il être optimisé ?

 

1-    Quelle est la situation de la femme, hier et aujourd’hui et quel est son rôle dans le développement économique et social?

 

En République centrafricaine comme en Afrique subsaharienne, les sources du mal-être des femmes remontent à des pratiques sociales anciennes qu’il est important d’identifier et de traiter à la racine, sous peine de passer à côté de l’essentiel de ce combat pour la vraie promotion des femmes, et pour optimiser leur rôle dans le développement économique et social. Nous les passons en revue ci-après :  

·         D’abord l’inégalité devant l’éducation : Le Centrafrique enregistre un des taux de scolarisation des femmes  les plus faibles d’Afrique. En effet en 2003, le taux net de scolarisation des filles y était de 36,9 %, contre 44,3 % chez les garçons. Le nombre de femmes analphabètes (68 %) est plus élevé que celui des hommes (46,2 %). Cette situation est due au fait que  dès leur naissance, les filles ont subi et subissent encore une grave inégalité  qui « plombera» leur vie future : la priorité à l’inscription à l’école est d’abord réservée aux garçons par les pères de famille, surtout en milieu rural. La fille, si elle est inscrite à l’école, l’y est tardivement, et surtout, dès la puberté, elle connaîtra une trajectoire difficile. Soit ses parents la retirent de l’école  sous divers prétextes,  soit elle est victime d’une grossesse et d’un mariage précoces. Peu d’entre elles poursuivent leurs études jusqu’à l’enseignement supérieur, et les conséquences sur leur accès à des emplois de première qualité s’en trouvent aggravées.

 

·         Ensuite, l’inégalité devant le respect de l’intégrité physique et de l’équilibre  psychologique. Je veux évoquer ici le problème des mutilations génitales subies par les femmes jusqu’à ce jour et de l’excision en particulier. L’excision est une pratique traditionnelle d’ablation ou de modification des organes génitaux des femmes, à titre de rite initiatique ou par respect des  coutumes. Le taux de prévalence de l’excision en Centrafrique est en moyenne de 37%, mais dans certaines régions près de 90% des jeunes filles sont excisées. Le caractère ethnique de la pratique de l’excision a également été relevé, et les taux de femmes excisées varient du simple au double en fonction de l’ethnie considérée.

Cette  pratique est très souvent à la source de problèmes de santé chez les femmes excisées : hémorragies, choc septique, douleurs, infections, difficultés d’accouchement, et autres problèmes psychologiques et          sexuels, qui peuvent altérer la vie d’une femme tout au long de sa vie. En  outre, compte tenu du système de santé grandement délabré du pays,  les conséquences de cette mutilation génitale peuvent parfois aller jusqu’au décès de la victime. L’excision figure dans la liste des violences faites aux femmes et des actions sont menées, notamment par diverses ONG, pour y mettre fin mais le phénomène a de beaux jours devant lui, parce qu’elle constitue une pratique culturelle souvent considérée hélas comme un facteur d’intégration communautaire.

D’ailleurs, le code pénal centrafricain, révisé en 2010, stipule en ses articles 114, 115 et 116, l’incrimination des « auteurs, ou toute autre personne ayant favorisé l’excision ou toutes méthodes de mutilations génitales féminines,      à un emprisonnement de deux à cinq ans, mais également toute personne   ayant connaissance d’une excision déjà prévue ou pratiquée et qui n’aurait    pas averti les autorités publiques compétentes ». Pourtant, dans les faits, force est de constater qu’aucune juridiction n’a jamais été saisie à ce jour   de telles pratiques.  

Par ailleurs, aussi bien en RCA que dans les pays africains qui ont connu de troubles militaro-politiques, les femmes sont les premières victimes des conflits politico-militaires, et subissent  des violences d’une extrême gravité.

En plus est apparu dans le sillage de ces troubles, le phénomène dit des « coupeurs de routes » ou « zaraguinas », ces bandits de grand chemin en rase campagne qui, armes à la main, arrêtent les véhicules et dépouillent les femmes commerçantes qui se déplacent entre les villes et les campagnes pour faire du commerce de produits vivriers.

 

·         L’inégalité devant la formation à l’emploi : le faible taux de scolarité des filles évoquée plus haut restreint d’office leur accès à une formation professionnelle de qualité. Dans un pays où le marché du travail reste symbolique,  l’opportunité pour la  femme centrafricaine de trouver un travail épanouissant et pouvant lui procurer une indépendance économique devient aléatoire. Devant ces handicaps de départ, il ne lui reste plus que le choix de s’adonner aux travaux domestiques et champêtres ou de « faire du commerce » ce qui ne signifie pas non plus grand-chose en terme économique, car ce vocable recouvre généralement une plongée dans l’informel, et dans des activités de survie sans véritable accumulation de capital.

 

·         L’inégalité dans les revenus : je l’ai dit plus haut, la majorité des centrafricains vivent en zone rurale, où la pauvreté sévit. C’est ainsi qu’en  milieu rural  81% des femmes, contre 69% des hommes, sont affectés par la pauvreté.

Du fait de cette grande pauvreté,  les femmes courent plus de risque de décéder entre 15 et 49 ans, en raison de la mortalité maternelle liée aux   complications de l’accouchement chez les femmes analphabètes et des mariages précoces, bien qu’elles aient une espérance de vie moyenne plus élevée que celle des hommes.

S’agissant des revenus des femmes, celles qui vivent en milieu rural n’ont pratiquement pas de revenus monétaires dignes de ce nom, l’essentiel de leurs activités étant consacré à la fourniture de produits et de services   nécessaires à la survie de la famille. Les petites activités de revente de produits agricoles et d’élevage, servent à financer des besoins marchands de la famille. En zone urbaine et périurbaine, la femme est   devenue de fait le soutien de la famille, quand l’homme confronté au     chômage,  n’assure plus son rôle traditionnel.

Malgré cela, les femmes  ne peuvent facilement accéder aux prêts bancaires par manque de garanties, ce qui les empêche également     d’améliorer ou de développer des  activités agricoles et de se procurer des revenus monétaires substantiels.

 

·         L’inégalité devant la défense des droits : la plupart des femmes ne connaissent pas leurs droits, et sont de ce fait privées du pouvoir de décision, de gestion et du contrôle des ressources et des biens susceptibles de leur appartenir, du fait de l’analphabétisme. Elles subissent donc très souvent  le poids des décisions imposées par des tiers, car les décisions de justice lorsqu’elles existent peuvent être contestées par la « grande famille » surtout en matière de succession. Les violences verbales et surtout corporelles existent toujours.

 

·          L’inégalité devant les devoirs : sur le plan des devoirs, la femme africaine est aux premières loges : mère presque toujours- la fécondité moyenne par femme est de quatre enfants-, femme au foyer, agricultrice, petite commerçante, elle est la première levée dans la maison et la dernière couchée. Son rôle économique et social est prépondérant dans un contexte où très souvent les moyens de vivre de sa famille font l’objet d’un véritable parcours du combattant, ou plutôt de la combattante.

 

 

·          L’absence des femmes ou leur faible représentativité dans les instances de prise de décision : trop peu de femmes participent aux processus institutionnels de décisions, à cause de leur sous-représentation structurelle dans les lieux du pouvoir. De ce fait, elles ne pèsent pas de tout leur poids démographique et social dans les processus de décisions sur les politiques publiques. Très ou trop souvent, elles se laissent instrumentaliser par des pouvoirs à la recherche d’une clientèle politique de masse , et de ce fait  elles se laissent distraire des vrais objectifs de leurs luttes pour l’égalité des chances dans une république.

 

2- A quelles conditions ce rôle pourrait être optimisé ?

 

 Il n’y a malheureusement pas d’outils statistiques fiables pour mesurer aujourd’hui l’apport des femmes dans la production de la richesse nationale et donc de chiffrer leur contribution à la constitution du PIB. Cependant, avec la situation économique difficile du pays, il est visible que la femme est passée très rapidement du statut de la « fourmi oubliée », à celle d’agent économique de plus en plus important. Elle est présente dans tous les secteurs productifs de l’économie et domine l’économie informelle, celle qui fait vivre en réalité la plus large partie de la population : petits commerces de produits vivriers, de produits de première nécessité, de vêtements bon marché, etc.

Toute cette activité économique est financée en grande partie sur fonds propres, sans crédits bancaires significatifs. Les femmes organisent des formes de solidarité financière associatives à travers des tontines et diverses formes de structures d’épargne et de crédit, mais il se pose le problème de lignes significatives et structurées de refinancement.

 Les femmes se battent pour vivre, survivre et faire vivre leurs familles. Puisqu’elles constituent la majorité de la population, toute politique ou absence de politique pour accroître leur efficacité économique et sociale, et pour les sortir de leur statut de fait de « citoyen de seconde zone » est contre - productif

pour l’ensemble du pays.

De même que j’ai  passé en revue dans la première partie de mon intervention les freins à l’épanouissement économique et social des femmes, je tenterai maintenant de présenter des ébauches de solutions :

 

·         Le rôle des femmes dans le développement économique et social ne peut être optimisé que si l’accent est réellement mis sur la promotion d’un système éducatif et d’alphabétisation non discriminatoire dans les faits, car seul un citoyen instruit et éduqué peut réellement participer à la vie de la nation, et jouer  un rôle effectif  dans la construction du bien-vivre collectif. Comment développer les capacités des femmes sans qu’elles n’aillent massivement à l’école, dans les centres de formation professionnelle dédiés, au collège, au lycée et à l’université ?

 

·         La femme est la mère de l’homme, de tout homme. La lutte contre les mutilations génitales et l’excision doit être amplifiée. Ces traitements cruels n’ont en réalité aucune autre signification que de véhiculer des préjugés rétrogrades et extrêmement dangereux. Cette lutte aussi ne peut aboutir que par l’éducation, la sensibilisation et la communication, ainsi que par des poursuites judiciaires effectives conte les auteurs de ces violences.

 

·          La vraie libération de la femme centrafricaine passera par son autonomie financière et économique. Sans ressources financières autonomes, elle dépendra de l’homme qui perpétuera des formes conscientes ou inconscientes de domination, avec pour résultat une infantilisation et une marginalisation continues de la femme. La multiplication des structures d’épargne et de crédit adossées à des centres d’alphabétisation et de formation à la gestion et aux métiers axés sur l’auto- entreprenariat  est d’une  importance capitale pour cette autonomisation économique de la femme. Cet objectif  devrait être la priorité des organisations féminines, en lieu et place des manifestations politico-festives.

 

·         La lutte pour l’égalité de la femme et de l’homme devant la justice et surtout devant l’application des décisions de justice est également au cœur des conditions de son épanouissement. Les accusations de sorcellerie qui visent majoritairement des femmes âgées et qui sont souvent suivies de sévices pouvant aller jusqu’à la mise à mort des accusées  sans défense dans le cadre de la prétendue « justice populaire », les problèmes de succession trop souvent réglés en défaveur de l’épouse et de la fille, le lévirat, etc. sont autant de manifestations de violations intolérables des droits des femmes en ce XXIème siècle et des véritables dénis de justice qui  doivent être combattus avec force.

 

Je peux continuer à citer des exemples, mais je souhaite vous laisser le temps de me poser des questions. Mon objectif était de vous exposer de la manière la plus fidèle possible la situation de la femme centrafricaine, afin que chacun d’entre nous et tous ensemble, nous puissions contribuer à la lutte qu’elles mènent pour leur libération de la pauvreté et de l’ignorance, dans des conditions extrêmement difficiles

Je vous remercie.

Martin ZIGUELE

Nîmes, 22 mars 2012

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 23:30
 
 
 
Zarambaud
 
Après la brutale et tout aussi arbitraire fermeture de son cabinet mardi dernier, visiblement sur les instructions de Bozizé et sur ordre du ministre de la justice, le demi-dieu Firmin Findiro déguisé en Procureur de la République car un vrai Procureur de la République comme le démontre dans sa plainte Me Zarambaud, ne peut se comporter de la sorte, Me Assingambi Zarambaud nous avait confié sa grande surprise et également son intention de recourir à toutes les voies que lui offrait le droit. C’est ainsi que son avocat à Bangui a déjà saisi le parquet en référé et lui-même vient aussi d’adresser une plainte en bonne et due forme au Procureur de la République, plainte dont C.A.P a pu se procurer copie et se fait le plaisir de publier pour la gouverne de ses fidèles lecteurs.
Rédaction C.A.P
 
 
A Monsieur le Procureur de la République
 
Tribunal correctionnel
 
Bangui
 
 
 
Plainte contre un faux procureur de la République et de faux policiers
 
Maître Assigambi ZARAMBAUD, Avocat à la Cour,
 
Ancien Ministre de la Justice,
 
Ancien Bâtonnier,
 
Avocat près la Cour Pénale Internationale
 
Représentant légal des victimes dans l’affaire le Procureur contre Jean-Pierre BEMBA GOMBO, demeurant Avenue MOBUTU B.P. 64 Bangui (RCA)
 
Tél : 00 (236) 75 50 90 93
 
 
 
A l’honneur de vous exposer,
 
1 – Que depuis le mois de septembre 1981, soit depuis près de 31 ans, il loue un local situé avenue Mobutu à Bangui. Local qui lui sert pour l’exercice de sa profession et qui a appartenu à l’ex-Empereur Jean-Bedel BOKASSA, puis à la BNCD, puis à l’Office centrafricain de sécurité sociale (OCSS), moyennant un loyer mensuel dont le montant est actuellement de 300 000 F CFA
 
2 – Que depuis le mois de novembre 2010, il est inscrit sur la liste des Avocats près la Cour Pénale Internationale (CPI) et a été désigné comme l’un des deux représentants légaux des victimes dans l’affaire le Procureur contre Jean-Pierre BEMBA GOMBO, de sorte qu’il réside principalement en Hollande
 
3 – Que lors de sa dernière mission à Bangui, au mois de décembre 2011, il a écrit à la Caisse nationale des pensions (CNSS), qui s’est substituée à l’OCSS pour la gestion du local, en joignant à sa lettre la somme de 1 200 000 F CFA (un million deux cents mille francs), afin de se faire communiquer le montant de arriérés de loyers pour les éponger, mais qu’il n’a obtenu aucune réponse jusqu’à son retour à La Haye, le 12 janvier 2012.
 
4 – Que toutefois, de La Haye, il a instruit un employé de son cabinet de Bangui de se rendre auprès de la CNSS pour procéder à un état de rapprochement des comptes. Rapprochement d’où il est  résulté après annulation de doubles paiements (les reçus sont souvent délivrés sur des papiers volants qui accompagnent les paiements), qu’il restait devoir la somme de 900 000 F CFA (neuf cents mille francs) au 31 décembre 2011, ce qui n’est pas exorbitants sur environ 370 mois de location.
 
5 – Qu’il s’apprêtait à payer cette somme ainsi que celles représentant les factures des mois de janvier et février 2012 qui, seules, lui ont été envoyées en son absence à son cabinet de Bangui lorsqu’il a appris par un appel téléphonique, qu’il s’est refusé de croire, vu l’incongruité de l’ « information », que le Président de la République, illégalement et inconstitutionnellement autoproclamé Président des trente sociétés d’Etat, offices, agences et fonds, délaissant ipso facto ses lourdes responsabilités de Chef d’Etat, se serait fait présenter en cette qualité l’état des arriérés de loyers des locataires de la CNSS.
 
6 – Qu’arrivé au cas du plaignant, il se serait étonné que celui-ci ne cesse d’écrire contre lui, « lui » doit de l’argent, qu’il aurait décidé de s’occuper personnellement de son cas et aurait emporté son dossier.
 
7 – Que cependant, comme par hasard, quelques jours plus tard, précisément le mardi 20 mars 2012, vers 15h, un véhicule de l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB) chargé de huit policiers armés de fusils d’assaut, a fait irruption dans la concession de son cabinet, que les policiers ont sauté du véhicule avant qu’il ne s’arrête, comme s’ils devaient neutraliser un bandit particulièrement dangereux, et se sont engouffrés dans le cabinet comme un tsunami déferlant sur les côtes japonaises, thaïlandaises ou indonésiennes.
 
8 – Que prétendant exécuter les ordres du Procureur de la République, qui évidemment, ne saurait être vous, ce qui les dispenserait de présenter un mandat de justice, comme le leur demandait la secrétaire du cabinet, ces policiers lui ont intimé l’ordre d’éteindre son ordinateur, de fermer le cabinet et de leur remettre les clefs hic et nunc (ici et maintenant), ce qui fut fait.
 
9 – Qu’il va de soi, que l’individu en vertu d’on ne sait quels pouvoirs, a ordonné à des policiers d’outrepasser leurs compétences et d’aller fermer un cabinet d’avocat, au surplus sans PV d’expulsion, lesquels policiers n’ont pas cru devoir s’opposer à un ordre manifestement illégal émanant tout aussi manifestement d’un usurpateur du titre de Procureur de la République, que cet individu ne saurait être le vrai Procureur de la République que vous avez l’honneur d’être, et que ces policiers sauraient non plus être de vrais policiers, qui auraient déserté en temps de guerre (le pays est occupé partiellement par des forces étrangères) leur lourde et salvatrice mission de répression du banditisme qui a chloroformé notre pays et l'a mis en état d’hibernation.
 
10 – Qu’en effet, un vrai Procureur de la République ne saurait se métamorphoser en agent de recouvrement de la CNSS, agent au surplus dépourvu de connaissances juridiques  les plus élémentaires, s’aplatir devant les ordres illégaux, fussent-ils des oukases de qui l’on sait, ignorer qu’un cabinet d’avocat est inviolable, ne serait-ce que pour ne pas faire des clients des victimes collatérales et ignorer également les dispositions du Traité de l’OHADA instituant une procédure spéciale pour la rupture des baux professionnels. (Il est vrai que « nul n’est méchant volontairement ». La méchanceté n’étant due qu’à l’ignorance, à l’auto-aplatissement et à l’autocensure.)
 
11 – Qu’en tout état de cause, le recouvrement des loyers est une matière strictement civile qui échappe à la compétence du Procureur de la République, de sorte que si un vrai Procureur de la République s’avisait de s’y aventurer, le Procureur près la Cour d’Appel ne manquerait pas de le rappeler sèchement à l’ordre.
 
12 – Que le plaignant se remémore le courage, le dynamisme, la dignité et l’incorruptibilité des dignes et loyaux magistrats tels, entre autres, feu Thomas TAGBIA SANZIA NGUINZO, qui avait rendu une ordonnance de non-lieu en faveur de l’opposant d’alors, feu Ange-Félix PATASSE, dont certains pensaient que par tribalisme il ferait l’objet d’une ordonnance de renvoi ; du Procureur de la République feu Jérôme ZILO, qui contrôlait les mains courantes des commissariats de police et des brigades de gendarmerie et libérait les personnes qu’il ne considérait plus comme détenues mais comme séquestrées après l’expiration de leur délai légal de garde à vue ; du Doyen des juges d’instruction feu KOETIGA ZEMIO, magistrat du siège, qui avait refusé une promotion-sanction en vertu de l’inamovibilité attachée à sa fonction.
 
12-1 – Qu’il en ressort que, même si, le Procureur de la République, magistrat debout, doit légalement exécuter par écrit les ordres de poursuite pénale qui lui sont donnés par le pouvoir exécutif, encore que sa parole soit libre et puisse contredire ses réquisitions écrites, il ne saurait se métamorphoser en magistrat rampant, s’abstenir le cas échéant d’expliquer au pouvoir exécutif que les poursuites que ce pouvoir demande de diligenter sont civiles et ne font donc pas partie de son domaine de compétence, et par couardise, obéir au doigt et à l’œil comme disait naguère la publicité du gaz butane, violant intentionnellement la loi et trahissant ipso facto son serment.
 
13 – Que c’est pourquoi le plaignant demeure profondément convaincu que l’individu qui a donné l’ordre à des policiers d’aller fermer son cabinet, n’est pas vous, vrai Procureur de la République que vous avez l’honneur d’être, ce qui a déterminé ledit plaignant à déposer la présente plainte entre vos mains.
 
14 – Qu’il en est de même pour les huit policiers disant faire partie de l’OCRB, cet organisme n’étant chargé que de la répression du grand banditisme, comme malheureusement sa dénomination ne semble pas suffisamment l’indiquer pour eux, qui ignorent qu’un domicile ne peut pas faire l’objet de leur intervention sans mandat de justice qu’en cas de flagrant délit alors qu’en l’espèce le plaignant n’est pas un bandit et qu’il n’y avait pas de flagrant délit.
 
15 – Qu’il n’est pas utile, loin s’en faut, de relever que le plaignant est créancier de l’Etat centrafricain de près de 400 000 000 FCFA (quatre cents millions de francs CFA) en vertu de deux décisions de justice régulièrement signifiées et passées en force de chose jugée, et que c’est par pur patriotisme (« On ne tire pas sur une ambulance » disait Françoise GIROUD et encore moins sur le corbillard qu’est l’Etat centrafricain), que le plaignant s’est gardé jusqu’ici de confier l’affaire à un confrère français aux fins de saisies des bâtiments de l’Etat centrafricain en Europe, ainsi que de saisies des créances dudit Etat entre les mains d’autres Etats et d’institutions financières internationales (Banque mondiale, FMI, Union européenne…), étant donné que les biens de l’Etat centrafricain ne sont insaisissables qu’en Centrafrique.
 
16 – Que si l’Etat est radicalement incapable de payer ses dettes, c’est essentiellement à cause de la mauvaise gouvernance qu’il avoue joyeusement (« les caisses sont vides », « nous ne produisons rien et n’exportons rien ! »), heureuse de pulvériser des records négatifs, et à cause de son incapacité, pour ne pas dire son refus aussi incompréhensible qu’obstiné, d’envoyer aux fronts les valeureux bérets rouges qui piaffent d’impatience, afin de pulvériser le banditisme et les invasions étrangères, rétablir la paix et la sécurité sans lesquelles il ne peut y avoir de développement, et laver l’honneur sali de notre vaillante armée nationale (FACA).
 
17 – Qu’au demeurant, les créances du plaignant ont formellement été reconnues dans une lettre que lui a adressée le Ministère des Finances en 2006, avec ses félicitations pour la qualité et l’efficacité du travail dudit plaignant.
 
18 – Que tous les arriérés de loyer, ainsi que le loyer du mois de mars 2012 ont été payés le 21 mars 2012, mais que le cabinet demeure hermétiquement fermé, permettant à des inconnus de venir emporter quelques vitres, ce qui fait craindre des vols si la situation doit perdurer.
 
19 – Que ces faits, qu’un « digne et loyal magistrat » fidèle à son serment ne saurait perpétrer sont constitutifs, à la charge du faux Procureur de la République, qui a eu l’outrecuidance d’usurper votre titre ainsi que les faux policiers, d’usurpation de titres, association de malfaiteurs, violation de domicile, abus d’autorité, violences et voies de fait,  délits prévus et réprimés par les dispositions pertinentes du Code pénal.
 
20 – C’est pourquoi le plaignant sollicite respectueusement …
 
 
 
PAR CES MOTIFS
 
21 – En votre qualité de vrai Procureur de la République
 
22 – Rechercher, démasquer, appréhender et traduire en justice le faux Procureur de la République et les faux policiers auteurs des faits exposés ci-haut.
 
 
 
Sous toutes réserves,
 
La Haye, (Hollande), le 22 mars 2012
 
 
 
Maître Assingambi ZARAMBAUD
 
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 23:13

 

 

 

 

barricades pour le courant et l'eau

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 23 Mars 2012 14:01

« Trop c’est trop, nous voulons de l’électricité. Pourquoi cette discrimination ? Certains quartiers de Bangui reçoivent l’électricité 24H sur 24. Nos enfants ne savent comment réviser leurs leçons, nos provisions sont décomposées, nous craignons aussi pour notre sécurité, même les batteries de nos téléphones sont déchargées et sommes ainsi coupés du monde ».

Ces réactions émanent ce 23 mars 2012, des habitants du quartier Kpétènè situé dans le 6ème arrondissement au sud de Bangui. Ils réclament de l’électricité, après 4 jours de coupure non stop.

Pour se faire entendre, ces mécontents se sont munis de couvercle de marmite, feuille de palmiers, sifflet et de bout de bois et ont pris d’assaut une église du quartier, a raconté un reporter de Radio Ndeke Luka.

Informée, la police a été dépêchée sur les lieux pour mettre de l’ordre. Toutefois elle s’est vue confronter aux jets de pierre, sous un concert presque dit de casserole. Des cas d’arrestation ont été enregistrés.

Selon des sources policières, « un sabotage a été perpétré par certains agents de l’Energie Centrafricaine (ENERCA) sur la ligne qui assure la distribution de l’électricité dans le secteur. Ce comportement incivique a conduit la police à ouvrir une enquête pour démasquer les auteurs ».

L’information confirmée par la directrice générale de l’ENERCA.

D’après Elisabeth Kofio, « les agents qui sont à l’origine des soulèvements de la population de Pétévo seront sanctionnés. Les pannes commises par ces techniciens véreux sont en réparation ».

Il faut dire que la revendication d’électricité devient monnaie courante à Bangui. En février dernier, les habitants du 3ème arrondissement de Bangui avaient aussi manifesté contre le manque de l’électricité. Une grogne qui intervient quelques jours après celle  du 8ème arrondissement pour les mêmes causes.

Ces différentes manifestations publiques ont d’ailleurs perturbé la circulation et aussi bloqué momentanément les activités commerciales. Des négociations ont été ouvertes avec les responsables de l’ENERCA pour une sortie de crise.

Peut-être une lueur d’espoir pour ces populations avec les travaux de la construction du barrage de Boali III. Objectif fournir 10 mégas watts d’électricité. Selon les responsables de l’ENERCA, il ne sera pas question de mettre terme aux délestages, mais de les réduire considérablement.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 23:02

 

 

 

 

Kony-fri.jpg

 

AFP 23/03/2012 à 19:04

Le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) Joseph Kony se trouverait en République centrafricaine à la tête de quelques centaines d'hommes, a indiqué aujourd'hui le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale Abou Moussa.

"Nous avons des informations selon lesquelles il pourrait être en République centrafricaine", a déclaré M. Moussa. "Les chiffres cités (pour les effectifs de la LRA) vont de 200 à 700", a-t-il ajouté dans une vidéo-conférence avec des journalistes depuis Entebbe (Ouganda). Evoquant "l'attention sans précédent" qu'a suscitée une récente vidéo d'une ONG américaine appelant à l'arrestation de Kony, il a souligné que "le plus important est que, si petite soit-elle en nombre, la LRA reste un danger pour la région et continue ses attaques".

Intervenant lors de la même conférence de presse, l'envoyé spécial de l'Union africaine pour la lutte contre la LRA Francisco Madeira a souligné l'importance de la coopération entre les quatre pays affectés (RDCongo, Ouganda, Soudan du Sud, Centrafrique). "L'idée qu'il devrait y avoir une coopération transfrontalière pour poursuivre les forces de la LRA a été acceptée par tous", a-t-il indiqué, mettant l'accent sur l'importance du renseignement. MM. Moussa et Madeira se trouvent à Entebbe (Ouganda) pour participer à une réunion sur la lutte contre la LRA qui doit élaborer une "stratégie régionale", selon M. Moussa.

Kony, un ex-enfant de choeur semi-analphabète, a pris en 1988 la tête de la LRA dont l'objectif était de remplacer le gouvernement à Kampala par un régime fondé sur les Dix commandements. Il est inculpé de viol, mutilations, meurtres et recrutement d'enfants par la Cour pénale internationale (CPI) et plusieurs armées de la région sont à sa poursuite depuis 2008, pour l'heure sans succès. La vidéo intitulée "Kony 2012" réalisée par l'ONG américaine Invisible Children, a été vue par plus de 80 millions de personnes à travers le monde depuis sa mise en ligne début mars.

 

L'UA lance une force régionale contre Kony

Entebbe, Ouganda 23 mars 2012 à 14h16 Agence France-Presse - La traque de la sanguinaire rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA, Lord's Resistance Army) par les armées des pays concernés va être coordonnée à compter de samedi par une force régionale de l'Union africaine (UA), a annoncé l'organisation continentale vendredi.

Crée en 1998 dans le nord de l'Ouganda, la LRA en a été chassée en 2006 par l'armée ougandaise et opère désormais dans les pays de la région -Soudan du Sud, Centrafrique et RDC.

«Demain, 24 mars, nous allons, avec l'ONU, lancer cette force (...) forte de 5000 hommes», a déclaré lors d'une conférence de presse, l'envoyé spécial de l'UA sur la question de la LRA, Francisco Madeira.

Cette Force régionale d'intervention (FRI) comprendra des militaires ougandais, congolais (RDC), centrafricains, et sud-soudanais, qui traquent déjà la LRA sur leurs territoires respectifs. Son QG sera basé dans la ville sud-soudanaise de Yambio.

«Ce qui va changer c'est que nous allons avoir un meilleur renseignement et une meilleure coordination», a-t-il ajouté, précisant que la FRI serait placée sous commandement ougandais, tandis que la coordination du renseignement serait sous responsabilité congolaise.

La FRI est une des composantes de l'Initiative de Coopération régionale pour l'élimination de la LRA (ICR-LRA), dont la mise en oeuvre a été décidée en novembre dernier par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA, avec le soutien de la communauté internationale.

Des forces spéciales américaines sont déployées depuis fin 2011 dans ces quatre pays, où elles aident les forces locales contre la LRA, sinistrement réputée pour ses enlèvements d'enfants transformés en combattants ou en esclaves sexuels et pour ses mutilations de civils.

Les quatre pays impliqués dans la FRI financeront leurs opérations, mais des partenaires internationaux se sont engagés à aider l'UA, a précisé M. Madeira, sans préciser lesquels.

Il a rappelé que l'ICR était prévue depuis l'an dernier et n'avait donc rien à voir avec le succès d'une campagne vidéo américaine polémique sur internet appelant à l'arrestation de Joseph Kony.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 23:00

 

 

 

 

ATT

Il y a des blagues qui font rire et d'autres qui font verser des larmes. Dans la situation que vit le Mali ces derniers jours, le coup d'État organisé par un groupe de militaires sortis d'une caserne dont on a du mal à définir les origines, s'apparente à une de ces sales blagues qui couvrent toute personne consciente de confusion et de honte, et qui la met au bord des larmes.

Ainsi, les événements qui obscurcissent aujourd'hui le ciel malien sont autant de nuages de honte et d'humiliation qui viennent assombrir une fois de plus le ciel africain.

Le coup d'État survenu au Mali ces derniers jours est une manœuvre qui dépasse l'entendement et il n'y a qu'en Afrique que cela est possible. C'est la démonstration de l'aberration avec laquelle les africains conduisent et construisent la destinée de leur « cher » continent : aberration qui pousse à se demander à quel moment les africains prendront conscience de la place que le continent doit tenir dans ce monde qui a nécessairement besoin de lui.

A vouloir tenter de répondre à cette question, les bras nous en tombent quand on sait qu'à un moment où le Mali s'apprêtait à organiser des élections majeures, voilà qu'un groupe d'hommes en kaki, une bande d'ovnis, surgit comme de nulle part, pour donner une autre orientation à cette perspective, oubliant du coup que ce pays comptait parmi ceux qui, avec le Ghana ou le Liberia, ouvraient de beaux espoirs démocratiques à tous les autres pays africains. Et le ridicule de cette détestable manœuvre est que celui qui comptait parmi les ardents artisans du respect du processus démocratique, à savoir le « sage » Amadou Toumani Touré, se trouve être la victime d'un système qu'il a toujours combattu, victime non pas par sa faute, mais tout simplement victime de ce virus avec lequel les africains ont maille à partir, et qui les pousse à prendre le raccourci le plus facile pour arriver au pouvoir, quand bien même beaucoup de ceux qui le prétendraient, n'en auraient pas les compétences et les qualités.

Comment justifier un tel coup de force et comment admettre qu'à un mois seulement de l'organisation d'une élection présidentielle, l'on puisse penser à faire un coup d'État ? En admettant qu'une partie du territoire soit plongée dans l'insécurité, qui mieux qu'un militaire peut ramener la sécurité dans cette partie du sol national perturbée ? Est-ce en devenant président qu'on résout le problème ? Une armée nationale, dans un pays organisé, est une petite république dans la République, mais une république aux ordres du Pouvoir politique de la République. Cela suppose que la République lui donne les moyens de son existence et de son action.

De ce fait, l'on aurait beaucoup de mal à accepter l'idée qu'un nationaliste de la trempe et de la formation initiale d'un homme tel qu'Amadou Toumani Touré, soit indifférent aux problèmes de sécurité publique à partir desquels les putschistes semblent asseoir la justification de leur coup de force.

Beaucoup de dégâts ont été causés en Afrique à cause d'un cortège de dirigeants irresponsables, qui ont fait fi des intérêts de leur peuple et du développement de leur pays.

Ce serait un dommage supplémentaire si le Mali devait s'inscrire à nouveau sur la liste de ces pays où l'on prend le pouvoir par la force des balles, ces pays où les pères préparent leurs enfants à leur succession, où les élections sont organisées pour être gagnées coûte que coûte.

Le Mali ne doit pas s'inscrire sur cette liste-là. L'expression et le choix libres du peuple est la seule manière de voir un pays s'engager dans une voie où les embuches seront moindres. Un coup d'État au Mali est un pas de géant en arrière, non seulement du Mali mais de l'Afrique tout entière, de l'Afrique dont la crédibilité mérite tous les égards.

C'est pourquoi

Nous ne voulons plus de Coups d'État en Afrique,

Nous ne voulons plus d'Elections Truquées,

Nous ne voulons pas de Monarchie,

Tout comme Nous n'acceptons pas le pouvoir héréditaire.

Le Mali doit retrouver la voie de la Raison.

Un Africain écœuré.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 22:31

 

 

 

 

 Gervais Lakosso

Suite à une dépêche de C.A.P en date du 25 février dernier annonçant la création par le ministre de la communication Alfred Tainga Poloko de cinq chaînes de TV thématiques pour lesquelles des responsables plus ou moins estampillés KNK ont été également désignés tel que le compatriote Gervais Lakosso. Ce dernier nous a adressé la correspondance que nous publions ci-dessous pour la gouverne de nos lecteurs.

La Rédaction de C.A.P

Bonjour Monsieur le responsable de Centrafrique Presse,


Je tiens par la présente vous apporter des précisions sur ma personne et pour la gouverne de vos lecteurs car vous m'avez peint loin de ce que je suis dans votre article relatif à la désignation des responsables des nouvelles chaînes de télévisions publiques.

Vous avez dit que je suis fonctionnaire au Ministère de la Culture et que toutes les personnalités désignées sont des pro KNK

 Veuillez noter, cher Monsieur que je ne suis pas fonctionnaire au Ministère de la Culture, ni un pro KNK.

Je suis Artiste( Auteur Compositeur Interprète, Conteur, Comédien Metteur en Scène)
Animateur Socioculturel Spécialisé en éducation populaire par les arts et en animation des programmes de développement socioéconomique

Expert en Ingénierie Culturelle option Management et Communication de programmes et projets culturels

J'ai toujours été apolitique et indépendant pour des raisons de conviction personnelle et parce qu'il n'y a pas que la politique comme outil de service à la nation.

Le pays est ce qu'il est. Mais il y a des responsables qui continuent de tenir compte de certains critères pour nommer à des postes de responsabilité.

Le Ministre POLOKO m'a proposé ce poste à cause de mes qualifications citées ci haut et surtout et à cause de mes réalisations d'Opérateurs Culturels.

 Je n'ai jamais été fonctionnaire ni occupé une fonction quelconque dans une société de la place puisque je suis mon propre employeur et employeur moi même.

J'ai accepté cette proposition parce qu'elle va dans le sens de mes compétences et m'offre une opportunité de me mettre davantage au service de mon pays.

 Le combat politique, ce n'est pas tout le peuple qui doit le disputer. C'est le travail des politiciens. Les autres entités de la nation ont le droit de participer à la vie de la nation comme ils peuvent.

 Je vous suggère donc de bien vérifeir vos infos avant de les publier pour éviter de désinformer vos lecteurs.

Je vous précise que c'est sur insistance de mes fans que je vous réponds pour lever l'équivoque. J'ose croire que vous publierai cette précision pour corriger cette erreur.

Vous remerciant par avance de votre compréhension, recevez toutes mes fraternités

Gervais LAKOSSO

 

 

NDLR : La rédaction de CAP accuse réception de vos rectificatifs et vous remercie de l'attention que vous portez à ses publications. A l'exception de l'erreur qui s'est glissée et qui vous présente comme fonctionnaire au ministère de la culture, information erronée que vous démentez - ce dont la rédaction prend acte - votre réponse apparait plus comme une contribution qu'autre chose.

Loin de vouloir polémiquer, force est de constater que malgré vos références, vous avez du mal à exercer au plan national de façon indépendante puisque vous a été conduit à accepter la proposition du ministre en espérant qu'elle vous offre une opportunité de vous mettre davantage au service de votre pays.

Enfin, vous aurez constaté que dans la bozizie, les propositions de nominations et les nominations ne se font pas au hasard et pour n'importe qui.

En tout état de cause, la présentation faite par C.A.P était assortie des réserves d'usage qui aurait dû vous permettre de vous en exclure. 

La rédaction de CAP est heureuse d'apprendre qu'il y a encore des compatriotes qui, tout en servant le KNK, oeuvrent aussi en dehors.

Bonne chance dans vos nouvelles fonctions.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 02:19

 

 

 

 

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Bangui, 23 mars (C.A.P) – Selon nos informations, le Premier Ministre Faustin Archange Touadera était aussi à bord du vol d’Ethiopian Airlines en même temps que Secrétaire Exécutif de la CEMAC le Camerounais Antoine Ntsimi qui, désormais déclaré persona non grata en RCA sur "instructions présidentielles", a été empêché de débarquer mercredi dernier à l’aéroport Bangui-Mpoko.

Selon nos informations, l’Archange revenait de mission d’Inde où il s’était récemment rendu afin de renégocier un moratoire pour le remboursement du prêt indien qui pose actuellement beaucoup de problèmes au sein de la bozizie, neuf personnes dont un ministre, Michel Koyt, deux anciens ministres, Abdallah Kadre et Judes Alex Ketté, sont sous les verrous.

Ce prêt indien d’un montant de 29,5 millions $ qui avait été contracté depuis septembre 2008, avait été initialement dissimulé au FMI et servi essentiellement à financer une bonne partie de la campagne électorale de Bozizé et de son KNK. Une partie des fonds a été utilisée pour acheter 100 bus destinés au transport urbain avec la création de la SONATU et la construction d’une cimenterie.

Faustin Touadéra qui n’a aussi rien à voir dans ce dossier est obligé d’avaler la couleuvre et de faire le sale boulot en effectuant la mission de l’Inde. Pourquoi Bozizé n’a pas envoyé en Inde plutôt Emmanuel Bizot le signataire de l’accord du prêt ? On apprend aussi qu’il a dû se rendre préalablement au Soudan, sans doute pour une mission de mendicité financière et il doit aussi aller à Doha au Qatar, vraisemblablement pour mendier quelques subsides à cet émirat dans lequel Bozizé était allé se ridiculiser il y a quelque mois.

Maintenant que l’affaire tourne au vinaigre, c’est à l’Etat centrafricain qu’on demande d’endosser cette dette et de la rembourser alors que c’est essentiellement Bozizé et quelques individus de sa clique qui en ont profité. Toujours d’après nos informations, Ndoutingaï serait assez mécontent de l’affaire du prêt indien dont il doit en tant que ministre des finances assurer le remboursement car il en aurait été soigneusement tenu à l’écart par la délégation revenue de l’Inde à l’époque.

 On suppose que cet argent a dû inévitablement transiter par des banques de la de place de Bangui car le ministre de la justice déguisé en procureur de la République, Firmin Findiro prétend à présent que les gestionnaires de ce pactole qui ont également crée la société SONATU et la société de cimenterie, n’auraient ouvert aucun compte bancaire alors que selon nos informations, un compte bancaire existerait bel et bien à la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine.

A propos de couleuvre, on apprend d'une source digne de foi que la prétendue visite éclair de travail et d'amitié effectuée par Bozizé à N'djaména mardi dernier avait pour objet qu'il puisse s'expliquer avec son suzerain tchadien sur la mort quelques jours plus tôt au Km 5 par arme blanche d'un commerçant ressortissant tchadien.    

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