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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:40

 

 

 

CENTRAFRIQUE – Chronique et Autopsie d'une crise.

 

Le CENTRAFRIQUE est plongé depuis un peu plus d'une année dans un tourbillons d'événements morbides, qui rendent la vie insupportable pour ne pas dire infernale aux populations de ce territoire qui, jusqu'alors, n'était qu'un havre de paix pour tous ceux qui s'y trouvaient.

 

Par un de ces subterfuges dont les manipulateurs d'esprits faibles sont si friands, les populations qui, hier, vivaient en parfaite harmonie, se sont très rapidement converties à la doctrine du massacre gratuit, de la razzia à moindres frais mais aux conséquences incommensurables en termes de pertes en vies humaines.

 

Les historiens centrafricains d'abord, pourront demain retracer les grandes lignes de la tragédie centrafricaine à travers les événements qui ont marqué la crise historique que le pays a connue avec la déchéance du pouvoir de Bozize ce 24 Mars 2013 et l’avènement de la SELEKA à la succession de ce pouvoir déchu, avec le tissu de meurtres, de viols, de saccages, de destructions, qui sera cousu à partir du régime Djotodia, et qui se poursuivra, en dépit de tous les efforts qui seront faits pour mettre un terme à cette hécatombe, pendant un bon moment après la transition mise en place pour pallier le vide au sommet de l’État.

 

CENTRAFRIQUE Chronique Et Autopsie D'une Crise est un ouvrage qui permet, à travers les articles de presse de l'auteur, de voir presque mensuellement l'évolution de cette épouvante qui était pourtant prévisible et qui aurait certainement dû être évitée si les acteurs politiques de l'époque avaient prêté une oreille attentive aux signaux et aux alertes allumés çà et là pour prévenir les dangers d'une gouvernance boiteuse.

 

Le CENTRAFRIQUE connaît des difficultés parce que les centrafricains écrivent et lisent peu. Et s'ils écrivent et lisent peu, il va de soi qu'ils oublient vite et ne peuvent asseoir leurs analyses sur les faits réels ( qui souvent deviennent des souvenirs brumeux avec les contre-vérité qui peuvent s'en suivre).

 

CENTRAFRIQUE Chronique Et Autopsie D'une Crise est un ouvrage, une contribution pour que l'histoire ne s'oublie pas, pour que ce qui a été l'origine des malheurs de ce pays puisse être mis à nu et que les ingrédients de cette mauvaise cuisine destructrice de l'entité nationale, ne puissent à jamais se retrouver dans aucune autre préparation.

 

Puisse cet ouvrage porter son éclairage à tous les centrafricains pour leur permettre de retrouver la fierté nationale qui avait toujours été la leur, et qui n'aurait pas dû subir la souillure dont elle s'est recouverte pendant ces périodes difficiles vécues de manière inqualifiable par le peuple.

 

Adolphe PAKOUA

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Centrafrique-Presse.com
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:37

 

 

 

 

Sandra Fancello

 

Andrea CERIANA MAYNERI

Sorcellerie et prophétisme en Centrafrique

L’imaginaire de la dépossession en pays banda

Paris, Karthala, 2014

 

Au milieu des années 1960, en Centrafrique, le pays banda connaît une formidable effervescence anti-fétichiste. Un jeune homme appelé Ngoutidé se lance dans une entreprise de destruction ostentatoire d’objets cultuels et appelle à se convertir au christianisme. Pour les missionnaires qui en furent les témoins, l’envergure de cette œuvre iconoclaste évoque celle d’un « incendie de brousse » brûlant les « fétiches » et les symboles des anciens cultes initiatiques de la société banda.

 

 Cinquante ans après la retombée du mouvement et la disparition de son inspirateur, Ngoutidé continue d’être loué comme prophète dans une région où la précarité et l’insécurité contribuent à réactiver l’imaginaire de la sorcellerie et la violence des accusations de l’autre mortifère. Pour les Banda, le danger sorcellaire est l’expression d’une dépossession culturelle des savoirs et des pouvoirs traditionnels qui permettaient à leurs ancêtres de composer avec les forces de l’invisible.

 

 Ce discours de la dépossession met en lumière l’ambivalence de la glorification posthume du « plus grand des Banda », pourtant tenu pour responsable de l’éradication des coutumes anciennes. Cet ouvrage invite à comprendre le rôle capital des représentations contemporaines de la sorcellerie dans la vision que les Centrafricains se font de leur propre histoire au sein des conflits identitaires actuels.

 

 A partir d’enquêtes ethnographiques menées en Centrafrique et de matériaux d’archives inédits, cet ouvrage revient sur l’histoire de l’entreprise missionnaire en Afrique équatoriale et illustre, à la lumière de la trajectoire de mouvements prophétiques de la région, les changements intervenus dans les représentations de la sorcellerie, des débuts de la rencontre coloniale à l’insécurité et à la violence qui règnent aujourd’hui en Centrafrique.

 

Andrea Ceriana Mayneri est anthropologue, membre de l’Institut des Mondes Africains. Spécialiste de la Centrafrique, il poursuit ses recherches sur les représentations de la sorcellerie en Afrique centrale et les violences sociales qui y sont associées.

 

Collection « Religions contemporaines »

Dirigée par Sandra Fancello et André Mary

Cet ouvrage est publié avec le soutien de l’Institut des Mondes Africains (UMR8171)

 

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Centrafrique-Presse.com
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:31

 

 

 

 

http://www.rfi.fr/  17-02-2014 à 19:08

 

A Bangui, la semaine passée, une fosse commune a été découverte dans le camp militaire du régiment de soutien situé dans le quartier des 200 Villas. Un camp utilisé par les combattants de l'ex-rébellion Seleka. Cette fosse, bloquée par une dalle de béton, a été ouverte ce lundi matin, grâce aux moyens techniques de Sangaris et de la Misca. Treize cadavres, certains les mains liées, ont été découverts, explique Ghislain Gresenguet, le procureur de la République qui a participé à l'opération.

 

« Ce lundi matin, avec le concours de la Misca et Sangaris, la dalle a été déplacée et nous avons pu sortir les corps qui s’y trouvaient, rapporte le procureur. Il y avait 13 corps. Cette fosse se trouve dans une caserne militaire, c'est-à-dire le camp du régiment de soutien, et je précise que cette caserne aujourd’hui sert de cantonnement pour les ex-éléments de la coalition Seleka. Par rapport à cette découverte macabre, une enquête est d’ores et déjà ouverte afin de déterminer quels sont les présumés auteurs pour que la justice soit rendue. »

RCA: ouverture de la fosse commune découverte à Bangui
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:21

 

 

 

 

http://www.lanouvelleexpression.info/   lundi, 17 février 2014 13:57  Écrit par  Edmond Kamguia K

 

La présidente  centrafricaine a donné son soutien  à la Cour pénale internationale (Cpi).

 

Sur la Chaîne  Euronews, Catherine Samba-Panza  a donné le 11 février 2014 son soutien  à la Cour pénale internationale (Cpi) lors de la procédure d’enquête pour crime de guerre qui sera ouverte par la procureure gambienne de la  Cpi Fatou Bensouda.


Cette dernière a récemment déclaré qu’elle allait ouvrir un examen préliminaire de la situation en République centrafricaine (Rca). Dans sa Déclaration, Fatou Bensouda souligne qu’«Au cours des derniers mois, j’ai émis un certain nombre de déclarations publiques exhortant tous les groupes impliqués dans le conflit en République centrafricaine (Rca) à cesser immédiatement les violences et je les ai avertis que les auteurs présumés de crimes atroces relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (Cpi) pourraient être tenus responsables de ces actes à titre individuel…».


Des crimes graves relevant de la Cpi


Fatou Bensouda a affirmé que  son Bureau a pris connaissance de nombreux rapports faisant état «d’actes d’une extrême brutalité commis par divers groupes et de la commission de crimes graves susceptibles de relever de la compétence de la Cpi. Les informations recueillies à propos de ces crimes présumés sont véritablement préoccupantes, tout comme les terribles souffrances des populations. Les allégations en question concernent des centaines de meurtres, des actes de viol et d’esclavage sexuel, la destruction de biens, des pillages, des actes de torture, des déplacements forcés ainsi que le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les hostilités. Dans de nombreux cas, les victimes semblent avoir été délibérément visées pour des motifs religieux». La procureure de la Cpi dit avoir décidé d’ouvrir un examen préliminaire après avoir pris connaissance de l’analyse effectuée par son Bureau des critères relatifs à la compétence de la Cour, s’agissant de la situation en Rca depuis septembre 2012.

 

Fatou  Bensouda dit  être  parvenue à la conclusion que les événements en question et les graves crimes présumés commis dans ce contexte constituaient une nouvelle situation, distincte de celle déférée à la Cour par les autorités centrafricaines en décembre 2004 : «Mon Bureau va désormais concentrer son action sur la collecte et l’analyse de toutes les informations nécessaires pour déterminer s’il existe une base raisonnable pour ouvrir une enquête s’agissant de cette nouvelle situation. Mon Bureau coordonnera ses efforts avec ceux déployés par l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies en Rca…», a précisé Fatou Bensouda.


Besoin d’aide humanitaire, sécuritaire et budgétaire 

 

La procureure de la Cpi  a été claire : «La Rca étant un État partie au Statut de Rome, la Cpi est compétente en matière de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis sur le territoire ou par des ressortissants de ce pays depuis le 1er  juillet 2002», a indiqué Fatou Bensouda. Favorable à l’envoi  des casques bleus de l’Onu en République centrafricaine (Rca), Catherine Samba-Panza a appelé la communauté internationale à apporter de l’aide ou un appui en terme humanitaire, sécuritaire  et budgétaire. Elle les a ainsi appelé à engager plus de troupes dans son pays dans  le cadre des missions de  sécurisation et de protection des populations  civiles.  Elle a réitéré ses positions habituelles sur les violences qui continuent malgré les efforts de la force française de l’Opération Sangaris  et la force africaine de la Mission internationale de soutien en Centrafrique sous conduite africaine (Misca).

 

Dans le cadre de sa mission de conduire la transition centrafricaine jusqu'aux élections générales,  Catherine Samba-Panza a mis l’accent sur la violence et indiqué que «les problèmes sont liés au fait qu’il y a encore beaucoup  de membres incontrôlés sur terrain». Tout en notant «des réconciliations qui se font déjà à certains endroits du pays entre musulmans et  chrétiens», Catherine Samba-Panza a montré sa détermination à aller en guerre contre tous ceux qui  tuent, pillent et  violent en Rca. Catherine Samba-Panza a clairement déclaré la guerre aux anti-balaka qui voudront  continuer à tuer pour se venger contre les anciens rebelles de la coalition Seléka qui avait été dissoute. Surtout depuis la démission le 10 janvier dernier  du président centrafricain de transition  Michel Djotodia.


«Chacun devra  répondre  des actes qu’il a causés»


A l’issue d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats  de l’Afrique  centrale (Ceeac)  à N’Djamena,  au Tchad. Mme la chef  d’Etat de la Rca a été ferme dans ses propos : «Chacun devra répondre des actes qu’il a causés. Je n’ai pas à protéger des bandits de grand chemin, des politiques véreux ou des agitateurs qui ont amené ce pays dans la situation que nous connaissons en ce moment..», a précisé Catherine Samba Panza qui est également contre les courants sécessionnistes visant la partition du pays.

Rca: Catherine Samba-Panza va livrer les criminels à la Cpi
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Centrafrique-Presse.com
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:09

 

 

 

 

 

AFP le 17/02/2014 à 09:47

 

Ils sont arrivés par vagues successives, d'abord un petit groupe, puis d'autres de plus en plus nombreux, de plus en plus violents: Berbérati, deuxième ville de Centrafrique, se dit aujourd'hui "envahie" par des miliciens anti-balaka, venus du nord-ouest du pays.

 

Située à plus de 600 km de mauvaise route au sud-est de Bangui, Berbérati est une grosse bourgade assoupie de 50.000 habitants, dont un tiers de musulmans, "jusqu'ici paisible" et "fière de sa tradition hospitalière", selon son maire Albert Nakombo.

 

Occupée pendant plus d'un an par les combattants de la Séléka, rébellion portée au pouvoir en mars 2013 à Bangui, Berbérati avait échappé aux exactions

 

Ils sont arrivés par vagues successives, d'abord un petit groupe, puis d'autres de plus en plus nombreux, de plus en plus violents: Berbérati, deuxième ville de Centrafrique, se dit aujourd'hui "envahie" par des miliciens anti-balaka, venus du nord-ouest du pays.

 

Située à plus de 600 km de mauvaise route au sud-est de Bangui, Berbérati est une grosse bourgade assoupie de 50.000 habitants, dont un tiers de musulmans, "jusqu'ici paisible" et "fière de sa tradition hospitalière", selon son maire Albert Nakombo.

 

Occupée pendant plus d'un an par les combattants de la Séléka, rébellion portée au pouvoir en mars 2013 à Bangui, Berbérati avait échappé aux exactions qui ont souvent accompagné leur départ fin janvier après la démission de leur chef, le président Michel Djotodia. "Ils étaient nombreux mais ils ont quitté la ville sans faire de dégâts. C'était un ouf pour nous", raconte le maire.

 

Quelques jours, plus tard, le samedi 8 février, un premier groupe anti-balaka est arrivé en ville. "Le phénomène n'avait jamais existé dans notre région", assure M. Nakombo. Créée au début des années 90 dans le nord-ouest du pays pour lutter contre les coupeurs de route, la milice anti-balaka (machette en langue sango), composée en majorité de chrétiens, a repris les armes l'été dernier se livrant à des représailles contre les civils musulmans, accusés de complicité avec la rébellion.

 

A Berbérati, ils sont d'abord arrivés par le nord, puis par l'est. "Ils étaient plusieurs centaines", affirme l'abbé Thomas Isaïe, curé de l'église Saint-Basile située dans le principal quartier musulman de la ville, Loumi.

 

"Le lundi, ont commencé les fouilles des maisons des musulmans. Je les ai empêchés de perquisitionner la mosquée, j'ai dit non, ici c'est sacré. Dans la journée, une autre vague est arrivée, armée, plus menaçante, plus vindicative et ils ont commencé les destructions systématiques". Selon l'abbé, une dizaine de musulmans ont été tués, d'autres habitants parlent de 15 morts.

 

"Ce qui s'est passé ici était planifié", affirme le maire. Parmi les miliciens, figuraient de nombreux militaires des Forces armées centrafricaines (FACA), défaits en mars par les rebelles, selon les témoignages des habitants.

 

Venus de la région de Bossangoa (nord-ouest) mais aussi du Cameroun, ils comptent parmi leurs chefs des partisans du président déchu François Bozizé, accuse Mamadou Achirou, un représentant de la communauté musulmane.

 

- Prouver sa foi chrétienne -

 

Dans l'enceinte de l'évêché, protégé par quelques éléments congolais de la force africaine Misca, plus de 500 musulmans sont aujourd'hui réfugiés. Le linge sèche sur l'herbe, les hommes discutent sous le frangipanier, des enfants rient au passage de soldats.

 

Ils ont été amenés là par l'abbé Isaïe qui dit qu'"il en arrive chaque jour" dans son église. "Il y a aussi beaucoup de chrétiens qui protègent des musulmans, les amènent à la paroisse ou les hébergent".

 

Mercredi, quelque 150 hussards parachutistes français sont arrivés dans la ville en "éclaireurs" avant le déploiement d'autres unités de la force française Sangaris et de la Misca.

 

"La Sangaris est là mais il faut passer à l'acte!, dit le maire. Ces gens qui nous ont envahis se promènent en ville et narguent la population. Il faut stopper ça". "Ils disent maintenant qu'ils veulent collaborer avec les autorités, c'est faux, c'est de la diversion !", affirme l'abbé Isaïe, qui reconnaît toutefois que "le gros des anti-balaka" s'est replié hors de la ville à l'arrivée des soldats français même si, dit-il, "les pillages et les menaces contre les musulmans se poursuivent".

 

"Des paroissiens me demandent de leur faire des cartes de baptême pour prouver qu'ils sont chrétiens. Est-ce que nous allons tolérer ça ?", a-t-il demandé dimanche lors d'une réunion organisée en présence du commandant de l'opération Sangaris, le général Francisco Soriano.

 

Quelques minutes avant cette rencontre, une grenade avait explosé à l'entrée de Berbérati, faisant trois blessés graves. "Faites attention, a conseillé la soeur Bénédicte au général Soriano. Dans les quartiers, j'entends des jeunes désoeuvrés, des jeunes en souffrance, beaucoup sont pour les anti-balaka".

 

"Il faut que les populations comprennent que ces gens-là ne sont pas venus les protéger, ils sont là pour se servir et apporter le désastre, a répondu le commandant de l'opération Sangaris. Il faut qu'on les arrête. Les Séléka sont partis, il ne faut pas que d'autres viennent prendre leur place".

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Centrafrique : Berbérati, 2e ville du pays, n'en peut plus des anti-balaka
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Centrafrique-Presse.com
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:01

 

 

 

 

 

Par Mame Diarra DIOP http://www.journaldumali.com/ - 17/02/2014

 

Ancien Premier ministre de Centrafrique, Martin Ziguélé évoque dans cet entretien l’instabilité politique qui frappe nos deux pays. Pour lui, Catherine Samba Panza doit réussir sa mission.

 

C’est en marge du Forum de Bamako que Martin Ziguélé, nous a accordé cet entretien. Le président de l’Alliance des forces démocratiques de la transition (AFDT) jette un regard croisé sur les crises malienne et centrafricaine. S’il a lui-même été aux affaires et Premier ministre de Centrafrique entre Avril 2001 et Mars 2003 , il estime que ces crises sont le fait de ceux qui veulent saper les institutions. Son mouvement entend jouer son rôle pour que la transition centrafricaine réussisse. 

Journaldumali.com : La Centrafrique connaît une instabilité qui n’est pas sans rappeler celle que nous avons vécu au Mali ? Quel regard portez-vous sur la sortie de crise malienne ?

 

Martin Ziguélé : Vous savez les crises qui frappent nos Etats ont deux caractéristiques : elles surviennent soudainement, mais en réalité, elles ont commencé il y a longtemps en amont. Pour le Mali, nous avons vu la crise atteindre son sommet avec le coup d’Etat de Mars 2012 et peu de temps après, la tentative djihadiste de s’emparer du pays. Quelques temps après en Centrafrique, l’Etat s’est effondré par une avancée de coalitions et de mouvements de rébellions.

Le Mali a puisé en ses propres ressources pour sortir de cette situation. Aussi bien les Maliens de l’intérieur comme de l’extérieur et j’en ai été témoin, ont tout fait pour garder le pays au cœur de l’agenda de la communauté internationale, en se mobilisant et grâce à un plaidoyer intense jusqu’à l’intervention salvatrice des Français. En Centrafrique aussi, nous nous battons pour mobiliser les forces républicaines et démocratiques en interne afin que notre pays ne sombre pas. La leçon à tirer de tout cela, c’est que la tolérance et le savoir-vivre ensemble sont le fondement de ces nations que nous sommes en train de vouloir créer.

 

Il ya eu les interventions « Serval » au Mali et « Sangaris » en Centrafrique, des interventions ponctuelles qui ont prévenu le chaos, malgré tout, on a vu les résurgences djihadistes au Nord Mali avec le Mujao ces derniers jours. A Bangui, la situation est loin d’être apaisée. Que font les forces africaines ?

Vous savez, lorsqu’on parle de l’effondrement d’un Etat, il ne s’agit pas d’un mouvement isolé, mais cela veut dire que les institutions centrales sont faibles et l’institution centrale, ce sont quand mêmes les forces de défense et de sécurité. Ces forces en général n’ont jamais reçu, ni l’équipement, ni la formation, ni même la confiance nécessaire pour assumer leur mission. Et c’est pourquoi la population sent qu’il n’y a pas une armée au profit des ennemis de la république. Cela montre qu’il y a un problème dans l’armée et dans d’autres institutions du pays sans légitimité, crédibilité, ni contenus. Au final, l’état s’effondre et toutes les digues tombent successivement.

Vous qui avez été aux affaires, estimez-vous que Catherine Samba Panza, qui dirige la transition, sera à la hauteur ? 


Madame Samba Panza est une femme très forte, sur le plan mental. Elle s’est toujours battue jusqu‘à être cadre dans le secteur privé et dans d’autres postes de direction. Ensuite, elle a crée sa propre entreprise, s’est investie dans le champ social en participant à plusieurs reprises dans les mécanismes de suivi du dialogue en Centrafrique. Elle a été présidente de l’association des femmes juristes en Centrafrique, défenseur des droits de l’homme avant d’être maire de Bangui jusqu‘à la présidence de la transition. Je lui fais confiance et il faut qu’elle réussisse sa mission. Si elle échoue, c’est le pays qui va sombrer.


Si elle échouait, ce serait aussi l’échec de la classe politique centrafricaine dont vous faîtes partie ?


Non Madame, c’est toute la nation qui échouerait! Nous devons tous la soutenir parce qu’elle représente la dernière chance pour notre pays. Vous voyez les atrocités, tous les jours et les déchirures de la société centrafricaine, alors comme femme et comme mère, comme celle qui donne la vie ou a donné la vie, j’espère qu’elle va redonner de l’espoir à notre pays et je vous assure, que ce soit moi, ou mon parti politique, l’alliance des forces démocratiques pour la transition, qui est l’ancienne opposition, que je dirige, nous la soutenons de manière inconditionnelle. 

Vous pensez que le retour à la stabilité politique va se faire rapidement comme la transition malienne ? 


Je pense que la lecture qui est faîte de la situation en Centrafrique commence à devenir réaliste. Maintenant, les uns et les autres ont compris que les milices qu’on qualifiait de milices chrétiennes sont en fait des milices militaro-politiques et qui voulaient déstabiliser durablement la transition. Maintenant, cela a été compris.

On a voulu donner un aspect religieux au conflit ? 


La RCA comme le Mali, le Burkina, le Niger, la Côte d’Ivoire, comme tous les pays africains ont des communautés de différence de religion et d’origines et s’il fallait faire la guerre parce que vous êtes chrétien et que je suis musulman, il n’y aurait aucun pays en Afrique, qui serait en paix. Pourquoi est-ce en Centrafrique seulement qu’on voit cela, c’est parce qu’il y a une instrumentalisation, une indexation de communautés, par des gens qui ont perdu le pouvoir et qui pensent revenir aux affaires par ce biais.


Est-ce que les médias internationaux n’exacerbent pas ce côté? 


Non, les médias ne relatent que ce qu’ils voient. Ils cherchent à comprendre et à faire comprendre. Mais je vous le concède, les médias ont utilisé un terme impropre, c’est de dire que ces milices sont des milices chrétiennes ; Moi je suis chrétien et le premier message des chrétiens, c’est aime ton prochain comme toi-même ! Aucune religion au monde n’enseigne de tuer son prochain. Si Dieu qui nous a créé, et qu’il nous a donné diverses voies de le prier, il ne peut pas nous demander de nous entretuer. Ceux qui utilisent la religion blasphèment. Et je crois que la sagesse prévaudra, la paix reviendra et on saura qui sont les vrais coupables, et il faudra que justice se fasse. Je me réjouis de l’appel de Mme Bensouda de la CPI sur l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les crimes commis en RCA. Parce que c’est l’impunité qui est à la source de ce qui se passe en Centrafrique ?


Comment jugez-vous la médiation au Nord du Mali et la reprise du dialogue avec les groupes armés ? 


Je suis un républicain et je pense qu’il ne faut jamais faire l’économie du dialogue, même quand l’adversaire n’est pas de bonne foi. La solution est politique ; La vie en société est politique. Et la politique vient du mot latin Polis qui veut dire la cité. Il faut toujours dialoguer. Un homme de bonne volonté ne se décourage jamais et le message qui peut germer comme un grain apportera la paix. 

Martin Ziguélé, regard croisé sur le Mali et la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:55

 

 

 

 

http://www.lavoixdunord.fr/   PUBLIÉ LE 17/02/2014  Par LAKHDAR BELAÏD

 

Conseillère spéciale d’Amnesty International chargée des crises et des conflits, Donatella Rovera vient de passer un mois en Centrafrique. Évoquant une purification ethnique, l’enquêtrice alerte face au risque d’un exode total des musulmans.

 

Amnesty International publie un rapport alarmant sur la situation du pays. Comment résumer le conflit ?

 

« Dans deux semaines, vues les exactions, il n’y aura plus de musulmans en Centrafrique. Le rapport n’emploie pas le terme de purification ethnique à la légère. Les Seleka, qui ont pris le pouvoir en mars 2013, ont perpétré des violences contre les chrétiens.

 

Les 5 et 6 décembre derniers, lors d’une explosion de folie après le meurtre d’un général par les anti-Balaka, les Seleka ont tué un millier de personnes à Bangui.

 

Après leur départ, les anti-Balaka ont pris le relais, visant, cette fois, les musulmans. Or, ces derniers sont une minorité en Centrafrique, représentant environ 15 % de la population. S’il était illusoire de chasser tous les chrétiens, le pays se vide maintenant de ses musulmans qui paient pour les ex-Seleka. »

 

La situation est-elle incontrôlable ?

 

« Jeudi, nous nous sommes rendus dans le village de Bouguéré, à 250 km de Bangui, pour enquêter sur un massacre survenu fin janvier. Nous avons trouvé un bébé mort dans une maison. Dans une autre, une fillette de onze ans était recroquevillée : la dernière musulmane du village. Un nouveau carnage avait eu lieu trois jours plus tôt. Sur la route du retour, en évacuant la fillette, nous avons traversé le village de Boboua. Les anti-Balaka venaient d’attaquer. Nous avons vu trois corps. Le maire et ses deux fils, semble-t-il. »

Les soldats étrangers sont ils bien perçus ?

 

« Les forces internationales n’ont pas été là où il fallait, quand il le fallait. Personne n’est allé à Bouguéré après les exactions de janvier. D’où l’attaque de lundi dernier. Il y a également le cas de Yaloké, où la force française Sangaris a pris pied.

 

Les musulmans y étaient environ 8 000. Ils ne sont plus que quelques centaines. Malgré la présence de Sangaris, les anti-Balakas ont monté des barrages à l’entrée et à la sortie de la ville. Il y a tout de même eu un laisser-faire. Aujourd’hui, les anti-Balakas attaquent les convois de musulmans fuyant le pays.

 

Dans le sud, nous avons vu des habitants réfugiés dans la brousse pour se protéger. Les moyens n’ont pas été utilisés de la bonne façon. Au moment de la chute du président Djotodia et donc de celle prévisible des Seleka, en janvier dernier, Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme. En vain.

 

Les Français de Sangaris vont passer à 2 000 hommes. La force africaine de la MISCA compte de 5 000 à 5 500 soldats. Les soldats tchadiens ont escorté des Seleka qui en ont profité de cette protection pour commettre des exactions contre les chrétiens. »

 

À quoi faut-il s’attendre maintenant ?

 

« Les commerçants du pays étaient massivement musulmans. Aujourd’hui, la chaîne alimentaire du pays est très perturbée. En même temps, à cause de l’insécurité, le Programme alimentaire mondial a stoppé ses convois routiers ; favorisant les airs.

 

Avant notre départ, on croisait encore des anti-Balakas armés en plein Bangui. Les Seleka se regroupent maintenant dans l’est du pays. Il y a un vrai risque de recrudescence des violences. »

Une opération plus longue que prévue

 

« Je crois que ça sera plus long que prévu, parce que le niveau de haine et de violence est plus important que celui qu’on imaginait », a déclaré le ministre de la Défense. Jean-Yves Le Drian, a estimé samedi que l’opération militaire française pour stabiliser la Centrafrique serait bien plus longue que prévu, au lendemain de l’annonce de l’envoi de 400 soldats français supplémentaires dans ce pays. Une opération militaire « ne se décrète pas comme du papier à musique, il faut s’adapter, se rendre compte des situations et répondre au besoin de sécurité en fonction des événements », a-t-il expliqué.

 

Lors du lancement de l’intervention française, début décembre, le président François Hollande avait évoqué une opération « rapide ».

 

Mais Paris a décidé vendredi, à la demande notamment du secrétaire général des Nations unies Ban Ki Moon, d’envoyer 400 soldats supplémentaires en RCA, ce qui portera à 2 000 les effectifs français dans le pays.

 

« À partir du moment où on s’oriente vers une opération de maintien de la paix au niveau des Nations unies, je pense que cet accroissement de notre présence était indispensable», a souligné le ministre. « Au début d’une opération militaire, on ne peut pas dire à l’avance à quel moment elle finira », a-t-il fait valoir. « Les opérations militaires sont toujours difficiles, s’adaptent en fonction des circonstances, mais nous sommes tout à fait déterminés à ce que la Centrafrique garde son intégrité et que progressivement la sérénité revienne, pour permettre à tous les Centrafricains de vivre ensemble. »

 

Jean-Yves Le Drian a souligné qu’il avait constaté lors de sa visite mercredi à Bangui qu’«il fallait renforcer certains points ».

 

« Il est tout à fait nécessaire de garantir notre présence, c’est la raison pour laquelle le président de la République a décidé de renforcer les forces françaises de Sangaris pour lutter contre toutes les formes d’insécurité, à Bangui et dans l’ensemble de la République centrafricaine », avait-t-il expliqué.

 

Selon le ministre, « il fallait renforcer, mais aussi faire en sorte que la sécurité quotidienne soit assurée ».

 

Car « beaucoup d’exactions » continuent d’être perpétrées en RCA, en raison notamment des rivalités entre les miliciens de l’ex-Séléka (musulmans) et les anti-balaka (à dominante chrétienne).

 

« L’important aujourd’hui c’est la sécurité de proximité (…) C’est pourquoi la présence de gendarmes est indispensable, pour que progressivement l’État centrafricain ait les outils de sa propre sécurité intérieure, avec aussi la nécessité de renforcer la chaîne judiciaire», a-t-il poursuivi.

 

« On est à un passage entre une force d’intervention militaire et la nécessité d’une sécurité de proximité qui va venir et à laquelle les forces françaises apporteront leur soutien et leur capacité de formation », a-t-il conclu.

 

 

 

 

Centrafrique : « les forces internationales n’ont pas été là où il le fallait, quand il le fallait »
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Centrafrique-Presse.com
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:50

 

 

 

 

 

MOSCOU, 17 février - RIA Novosti

 

Par une lettre officielle au ministère géorgien de la Défense, l'Union européenne invite son voisin à prendre part à la mission de maintien de la paix en Centrafrique. Le ministre géorgien de la Défense Irakli Alassania a déclaré le 16 février que cette invitation était une reconnaisse du haut niveau professionnel des militaires géorgiens. Le ministère étudie actuellement comment la Géorgie pourrait s’intégrer concrètement à l'opération internationale, écrit lundi le quotidien Izvestia.

 

Le vice-premier ministre géorgien des Affaires étrangères a déclaré que par sa participation à l'opération en Centrafrique, la Géorgie montrerait à l'UE qu'elle n'était pas "qu’un bénéficiaire du dispositif de sécurité" européen, mais aussi un contributeur.

 

L'ex-recteur de l'Académie nationale de défense de la Géorgie David Zalkaliani estime qu'il pourrait s'agir de fantassins qui ont participé à la mission de l'Otan en Afghanistan, mais surtout de médecins militaires et de démineurs. Des transmetteurs géorgiens pourraient également participer à cette mission.

 

Cette participation à la mission en Centrafrique serait une première pour la Géorgie en termes de coopération militaire avec l'UE. L'an dernier, Tbilissi a été invité à rejoindre la mission de l'Union européenne au Mali par l’envoi de conseillers géorgiens ou de médecins militaires, mais le projet n’avait pas abouti.

 

 Il y a quelques années la Géorgie se demandait si les forces de l'UE viendraient "faire la police" en Abkhazie et en Ossétie du Sud. Depuis la guerre d'août 2008 des observateurs de l'UE sont présents dans les régions géorgiennes frontalières avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, mais les autorités abkhazes et sud-ossètes refusent de les autoriser à entrer. La sécurité des ces territoires est assurée par les militaires russes.

 

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont approuvé l'opération militaire en Centrafrique le 10 février à Bruxelles. La phase de préparation devrait prendre trois mois et l'opération durerait près de six mois. Elle est appelée à assurer la sécurité aux alentours de la capitale, Bangui, en mettant en place les conditions nécessaires pour apporter l'aide humanitaire.

 

A l'heure actuelle, 1 600 soldats Français et plusieurs milliers de casques bleus africains sont déployés en Centrafrique. Selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, le contingent de l'UE comptera 500 hommes.

 

Plus de 1 700 militaires géorgiens participent aujourd'hui à l'opération de l'Otan en Afghanistan sous l'égide américaine. Il s'agit du plus grand contingent parmi les pays non membres de l'Otan. La Géorgie y a déjà perdu 29 soldats et officiers.

Centrafrique: l'UE demande du renfort à la Géorgie
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:48

 

 

 

 

 

BANGUI Lundi 17 février 2014 | 09:04 UTC (Xinhua) - Huit chefs des milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) qui sèment la terreur à Bangui et d'autres villes centrafricaines dont leur porte-parole, le lieutenant Yvon Konaté, ont été arrêtés par la force française Sangaris et la force africaine de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) chargées de favoriser le retour à la paix et la sécurité dans ce pays d'Afrique centrale, a appris Xinhua de source sécuritaire tard dimanche.

 

L'arrestation de ces hommes en armes a eu lieu lors d'une opération des forces étrangères dans le quartier Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de la capitale centrafricaine, fief des anti- Balakas.

 

 « Huit chefs des anti-Balakas ont été arrêtés. Nous avons une liste des personnes à arrêter, car, un mandat d'arrêt a été lancé contre les auteurs des violences en Centrafrique », a confié dimanche à Xinhua le procureur de la République Ghislain Grésénguet.

 

Selon ce magistrat, il s'agit des chefs des milices, de responsables de l'ex-rébellion de la Séléka et de l'ancien régime de François Bozizé accuses d'avoir commis des exactions contre la population et dont leurs noms ont été confirmés par la présidence actuelle de la transition.

 

Le lieutenant Yvon Konaté, porte-parole des milices anti- Balakas, est resté injoignable ainsi que plusieurs autres chefs de cette milice qui s'affronte avec les ex-rebelles de la Séléka, malgré les appels à déposer les armes lancés par la présidente Catherine Samba-Panza élue le 20 janvier par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) après la démission forcé e de Michel Djotodia dix jours auparavant.

Centrafrique : huit leaders miliciens anti-Balakas interceptés dont le porte-parole Yvon Konaté
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:46

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr/   le 17/02/2014 à 16h06

 

C'est Elisabeth Guigou, qui conduit une délégation de neuf parlementaires à Bangui qui le dit...

La présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza souhaite que l'intervention militaire française dans son pays soit prolongée jusqu'aux élections prévues en février 2015, ont annoncé lundi des parlementaires français à la presse à Bangui.

 

«La présidente de transition nous a dit qu'il faut qu'ils [les soldats français, ndr] restent jusqu'aux élections, c'est-à-dire le début 2015», a déclaré la présidente de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Elisabeth Guigou, qui conduit une délégation de neuf parlementaires à Bangui.

Centrafrique: La présidente veut le maintien des forces françaises jusqu'en 2015
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