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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:28

 

 

cellule

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Janvier 2012 13:59


Les conditions de détention à la maison carcérale de la ville de Berberati (ouest) deviennent de plus en plus difficiles. Ces derniers temps, les 57 prévenus dont 10 femmes et 27 condamnés à la peine capitale peinent à s’alimenter. Un repas est à peine servi pour la journée. A cela s’ajoute la lenteur accusée par les autorités judiciaires dans les traitements des dossiers pour d’éventuels procès.

 

L’information est confirmée ce jeudi 5 janvier 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette région où la majeure partie des activités de la population est consacrée à l’exploitation du diamant et de l’or.

Selon Francis-Tiburce Obiné, régisseur de la maison d’arrêt de Berberati, « la galère que traversent ces détenus au plan alimentaire est d’ordre financier : 60 000 francs CFA (environ 92 euros) alloué par mois. Une somme qui s’épuise en jours ».

 

Au sujet de la lenteur du jugement décriée par ces détenus, Anatole Sémona procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Berberati indique si un prévenu commet un crime, il ne reçoit que 2 audiences par an. Une raison qui explique ce retard.


Signalons que la République Centrafricaine a ratifié la convention sur le droit alimentaire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:25

 

 

baba laddé gl


Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Janvier 2012 13:56

 

L’étau se resserre progressivement autour de Joseph Koni et sa rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Le Sud Soudan vient de s’engager avec vigueur dans la traque de ce mouvement rebelle. Il entend déployer 5 000 hommes en faveur de cette cause. Les hautes autorités du pays ont affirmé mercredi 4 janvier 2012, leur ferme contribution à la mission conjointe Nations Unies (ONU) et Union Africaine (UA). Une mission qui se poursuit encore ce 5 janvier dans les 3 autres pays notamment, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo (RDC) et la République Centrafricaine.

 

Riek Machar Teny Dhurgon, vice-président du Sud Soudan, a indiqué lors d’une réunion tenue ce jeudi avec les délégations de l’UA et de l’ONU, que « les autorités prendront les dispositions diligentes pour fournir les installations nécessaires au démarrage effectif des activités des structures opérationnelles prévues dans le plan de lutte de l’Union africaine. Un site devant abriter le quartier général de la Force régionale d’intervention et le centre d’opération conjointe a été identifié dans la zone de Yambio, dans le sud ouest du pays, où sévit la LRA ».

 

De plus, « le gouvernement sud soudanais a promis de participer de manière substantielle à la constitution des 5000 hommes souhaités par l’UA pour former la Force régionale d’intervention censée également regrouper les troupes des trois autres pays concernés par la LRA ».


Le vice-président sud soudanais, qui suit particulièrement le dossier LRA, a expliqué que « c’est un devoir pour les Etats concernés d’arrêter Joseph Kony et de mettre fin aux atrocités de la LRA dont il est le leader ».

 

Au-delà des aspects militaires de la stratégie développée par l’UA, Riek Machar Teny Dhurgon a attiré l’attention sur l’importance « du renseignement et de la coopération, facteurs essentiels pour repérer Joseph Kony ».

 

La mission conjointe UA/ONU dans les zones affectées par la LRA se rend ce jeudi Kampala en Ouganda. Elle prendra fin le 7 janvier après l’étape de Kinshasa, en République démocratique du Congo.


Il est à noter que cette mission a été  conduite respectivement par l’Ambassadeur de l’Union Africaine Francisco Madéïra, représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la coopération Antiterroriste, arrivé lundi et le Secrétaire général des Nations Unies en Afrique Centrale et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l`Afrique Centrale (UNOCA), Abou Moussa. Il est arrivé mardi sur le sol centrafricain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:18

 

 

Bonne année 2012

 

RCA carte-2


Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com  

 

 Bangui, 05 Janvier 2012

 

Bangui : Le Sud-Soudan va faire diligence dans la lutte contre la LRA


« Les autorités prendront les dispositions diligentes pour fournir les installations nécessaires au démarrage effectif des activités des structures opérationnelles prévues dans le plan de lutte de l’Union africaine » contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA), a déclaré mercredi, le vice-président du Sud Soudan, Riek Machar Teny Dhurgon.


L’information a été donnée dans un communiqué de presse du bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), à la fin de la visite de la mission conjointe Union africaine (UA) et Nations Unies (ONU) dans ce pays pour échanger sue le phénomène de la LRA.


« Nous devons conjuguer nos moyens pour arrêter Joseph Kony et mettre fin aux atrocités de la LRA dont il est le leader », a relevé le vice-président sud-soudanais. Il a expliqué qu’un site devant abriter le quartier général de la Force régionale d’intervention et le centre d’opération conjointe a été identifié dans la zone de Yambio, dans le sud-ouest du pays, où sévit le plus cette rébellion.

Dans le cadre de cette lutte collective, le Sud-soudanais a promis de participer « de manière substantielle » à la constitution des 5000 hommes souhaités par l’UA pour former la Force régionale d’intervention qui regroupera des soldats centrafricains, congolais et ougandais.


Riek Machar Teny Dhurgon a attiré l’attention sur l’importance des renseignements et de la coopération, qui sont selon lui des « facteurs essentiels pour repérer Joseph Kony ». Il a salué le déploiement de 100 conseillers militaires américains pour soutenir les efforts régionaux.


Selon les chiffres disponibles aux Nations Unies, les quelques 240 attaques de la LRA enregistrées en 2011 au Sud-Soudan ont occasionné 130 morts et 327 enlèvements, dont 113 enfants. Une réflexion a été faite avec le PNUD pour mettre l’accent sur l’urgence d’un renforcement de l’assistance humanitaire et des programmes de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR) à travers, entre autres, le développement des stratégies pour encourager les défections.


Au cours des échanges avec les délégations de l’UA te de l’ONU, le gouvernement sud-soudanais a souligné l’importance de la construction des infrastructures, y compris les routes. Car l’absence d’infrastructures routières peut avoir une répercussion sur le plan général de lutte contre la LRA.  

 

Conduite par l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira, et le chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, la mission conjointe a souligné avec satisfaction l’engagement gouvernement sud-soudanais d’accompagner la mise en place de l’Initiative de coopération régionale de l’UA contre la LRA.


Débutée à Bangui le 3 janvier dernier, la mission conjointe UA/ONU dans les zones affectées par la LRA arrive ce jeudi en Ouganda, avant de boucler la tournée en République démocratique du Congo.

Le but de la mission est d’inciter les gouvernement des pays concernés par les atrocité de la LRA à adhérer totalement à l’initiative de coopération régionale de l’UA contre la LRA et, en particulier, leur accord concernant les facilités dont auront besoin les forces armées des quatre pays pour mener à bien les opérations transfrontalières « anti-LRA ».

 

 

Bambari : Un enfant de 9 ans a été violenté par son tuteur

 

Un enfant de 9 ans a été battu à mort par son oncle le mercredi 04 janvier 2012 aux environ de 16 heures, au quartier Sétéro à Bambari, a rapporté ce radio Linga.


Selon les témoignages recueillis par radio Linga, l’enfant était allé jouer avec ses camarades non loin de la maison et son tuteur qui a constaté son absence à son retour du champ, est allé le cherché parmi ses camarades et l’a p assé à tabac.


L’enfant se trouve depuis hier à l’hôpital pour des soins car il a eu une fracture au bras gauche.

Le tuteur de l’enfant a été interpellé par la gendarmerie territoriale de Bambari et s’y trouve encoure encore, en attendant une l’engagement d’une éventuelle poursuite judiciaire.


Selon les informations, ces genres de cas de violence envers les enfants sont légions dans la préfecture, même si la République centrafricaine a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant.

 


 

Bambari : Promotion des droits humains en milieu scolaire


Les élèves des différents établissements scolaires de Bambari ont été sensibilisés mercredi 4 janvier sur les droits de l’homme et la lutte contre la corruption en milieu scolaire, a rapporté radio Linga.


Cette activité a été organisée par le club des droits de l’homme des établissements secondaires en partenariat avec l’Observatoire Centrafricain des droits de l’homme (OCDH) et l’ONG Mercy Corps et visait à faire prendre conscience aux élèves de leurs divers droits et de les revendiquer en cas de violation.


Pour les organisateurs, il s’agit d’informer et d’enseigner les jeunes sur les droits de l’homme en vue de lutter contre la corruption, les violations des droits humains et la propagation du virus du VIH/Sida en milieux scolaires.


« Cette journée vient à point nommé nous sensibiliser afin de freiner le phénomène de la corruption en donnant l’occasion à chaque élève de se faire valoir. Il nous faut l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », a indiqué Oliveira, élève en classe de 5ème au collège de Bambari


A cette occasion, des débats autour des thèmes tels que la corruption, la lutte contre le sida et les violations des droits de l’homme, ont été eu lieu ainsi que des représentations théâtrales sur ces sujets.

 


 

Nola : Un nouveau comité de gestion pour l’hôpital

 

Un bureau ad-oc du comité de gestion de l’hôpital de Nola vient d’être mis en place pour assurer la transparence dans la gestion des biens de l’hôpital, en vue de répondre aux besoins de la population.


Le comité a été présenté ce jeudi 05 Janvier 2012 à la population, ainsi qu’au personnel soignant par le Sous-préfet de Nola, M. Zoungalani, a rapporté radio Kouli Ndounga.


Il s’agit d’un bureau de 6 personnes qui aura pour tâche de veiller à la gestion des recettes de l’hôpital et de redynamiser le comité de gestion qui semble ne plus fonctionner dans la transparence.


La cérémonie a eu lieu en présence de Docteur Alain Syriaque Ndamon, chef de la préfecture sanitaire de la Sangha-Mbaéré.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 00:56

 

 

Bonne année 2012

 

Chers Lecteurs, chers Amis,


Par ces quelques lignes, à quelques heures du passage à l’année 2012, je souhaite vous remercier d’abord pour le partage et la fidélité tout au long de cette année 2011, si riche en rebondissements plus ou moins malheureux, dramatiques et massivement nauséabonds souvent, principalement dominés par la confiscation systématique du droit à l’autodétermination sur la terre de nos ancêtres.


 Les mascarades socio-dramatiques se sont succédées les unes après les autres, presque autant de fois qu’il y a eu d’élections, soit 17 fois en Afrique subsaharienne, avec le même scénario à chaque fois:

 Préparation du terrain de la fraude par les amendements de la Constitution par des moyens subrepticement frauduleux, jusqu’à deux ans avant les élections, à l’instar du Cameroun.


 Nomination par décret d’une Commission électorale, dite « indépendante », composée en majorité d’acolytes du pouvoir « sortant ».

 Collecte des données et fabrication frauduleuse des listes électorales. Distribution du droit de vote de façon à la tête du client, à travers une distribution ubuesque des cartes de vote, allant jusqu’à accorder le droit de vote aux morts et aux disparus.


 Barrage et violation systématique du droit à l’expression publique des oppositions, ou de ce qui en reste.  Arrestations et persécution de citoyens qui œuvrent pour la promotion d’un scrutin libre et transparent.

 Manipulations et violences diverses le jour même de l’élection (bourrages d’urnes, intimidations et violences autour des bureaux de vote sur les électeurs et les observateurs de la société civile).


 Fraudes dans le dépouillement des bulletins, destruction et disparition d’urnes dont les contenu est suspecté au désavantage du régime « sortant »,  et acheminement accidenté et suspect jusqu’aux locaux de la commission électorale d’où continue la suite de la prédation des droits populaires et soi-disant démocratiques.

 Annonce par la commission électorale de résultats bidouillés et donc faux, en faveur du pouvoir sortant, et suivi quelques jours après par la confirmation de la Cour suprême et la prestation de serment. Tout ça avec l’accord implicite de la communauté internationale, qui proteste mollement sur la table, mais qui soutient et encourage le régime « sortant » dans les coulisses, puisqu’il reste le meilleur garant du fruit du pillage et du recel des ressources de la terre des ancêtres d’indigènes superflus.


 Révoltes populaires plus ou moins retenues, avec un engagement aléatoire des diasporas.  Communauté internationale molle sur la scène, mais très actives dans les services secrets et le système de défense d’un régime devenu clairement illégitime et impopulaire, enjolivé par des médias occidentaux complaisant. La résistance populaire est diabolisée, assimilée à du désordre post-électoral inévitable dans ces pays de nègres indisciplinés qui se révoltent tout le temps pour un rien. Tension extrême pendant quelques jours à quelques semaines. Menaces de sanctions militaires, onusiennes, CPièsques, et autres associations de malfaiteurs.

 Puis tout retombe comme avant, et la vie continue comme depuis 50 ans.


 Désespérant, frigorifiant, et paralysant ! Des populations entières dans le désarroi, sans repères, sans encadrement politique, avec une irrépressible volonté non canalisée de libération. Et la répression qui balaie et qui coupe tout ce qui dépasse…


 L’année 2011 se termine donc  dans de grandes interrogations existentielles sur la capacité du peuple africain de se défaire réellement de ses chaînes, malgré une timide sortie de narcose. La première année du 2ème cinquantenaire des indépendances fraudées, volées et assassinées, malgré l’immobilisme environnant, laisse malgré tout transparaitre des espoirs naissant et concrets,  même si les tentatives de balayage par les stratagèmes habituels de la connivence internationale, des retournements de vestes en tout genre, d’opposition insuffisamment solidifiées ou inexistantes restent les prédateurs les plus omniprésents de ces tendances émancipatrices qu’aucun pouvoir ne peut tuer.


 Une terrible nostalgie des martyrs tombés depuis les guerres d’indépendance nous habite. Nous nous noyons dans les constats et dans l’indignation. La révolte gronde. Le printemps arabe va-t-il traverser le Sahara…. ? Eh non, apparemment pas, en tout cas pas dans l’immédiat.

 Mais pourquoi donc se demandent beaucoup, qu’est-ce qu’on a de différent…. ?

 On se casse la tête contre les murs, car on en a marre de l’esclavage. Marre d’être humilié et laissés pour mort. Marre d’être ignorés et pillé.

 Le pire, c’est la nature de nos dirigeants et les ramasseurs de miettes qui virevoltent tout autour. Ce qui est vraiment désespérant, c’est que ce sont  nos semblables, nos frères, nos compatriotes. La classe dirigeante dirige son clan, sa tribu, ses attributs attribués par l’ancien colon devenu néo-colon. Mais ils sont des nôtres malgré tout.

 Et que dire alors de ceux qui nous entourent au quotidien, nos parents, nos voisins, le petit peuple que nous sommes. L’indifférence, la soumission, le « on va faire comment », et le « nous on veut juste la paix ».

 L’esprit du colonisé nous paralyse, et perpétue nos chaines.

 On se traite entre nous d’incapables, de « sans-couilles », ou d’«opposition la plus bête du monde ». On s’insulte, on se tire dessus, on se casse les lunettes à coup de poing dans les meetings, on manipule et on manigance. L’étalage de la médiocrité la plus abyssale du monde en vérité.

 Alors que les bonnes volontés coulent au fond du plat c’est la mousse de l’incompétence qui flotte sur le dessus, légère, vide de substance, irresponsable, avide d’autoglorification, en gardant toujours au coin de l’œil l’opportunité qui fera le larron, la petite place à la mangeoire, ou au mieux, une réplique de mangeoire à côté, tout ça dans un esprit de vengeance historique, de vieux contentieux qu’on modernise et qu’on instrumentalise. Voilà donc le grand cirque de l’émancipation, où il faut de tout pour faire un monde.


 Pendant que les petits se crêpent le chignon, dansent et se saoulent, les vrais méchants en profitent pour s’imposer. Le vieux stratagème colonial habituel.  Alors que nous pensons que nous allons fêter un peu, comptant les francs pour péniblement faire plaisir à nos familles, et qu’on nous laisse à la digestion de nos frustrations postélectorales, voilà qu’on nous frotte les yeux avec du piment avec un complot politique, mélangé avec des nouveaux contrats de ventes de concession aux Chinois, aux Indiens, ou que sais-je encore. La machine à casser est toujours là, à l’affût de la moindre tête qui dépasse.


 Enfin bref, je m’arrête là au risque de dépasser minuit, et bien qu’on dise qu’on ne festoie pas quand sa maison est en feu, je vous souhaite une nouvelle année 2012 où règnera l’espoir d’une Afrique meilleure, où nous serons de plus en plus à garder les deux bras vissés au ciel sans pouvoir les baisser même si on veut, où nous serons chacun des vecteurs et des multiplicateurs d’une nouvelle conscience, davantage préoccupés par le bien commun que par le bien individuel.


 Même si nous sommes quelques-uns à nous faire traiter d’irréaliste ou d’idéalistes, ce n’est jamais mauvais de rêver, de chercher dans le fin fond de son imagination débordante des idées, des comparaisons, des paradigmes et autre sources d’espoir et de force pour une vie meilleure sur la terre de nos ancêtres.


 Donc, à tous ceux qui me lisent de temps en temps, souvent ou toujours, je souhaite une bonne année 2012, et que la lutte continue. Que vos cœurs s’illuminent de gaité et de bonheur le temps d’un instant, le temps d’un sourire, le temps d’un arrêt sur image, car le combat à besoin de soldats dont les batteries sont rechargées.


Juliette 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:47

 

 

 

baba laddé gl

 

 


Communiqué de presse


 

L’APRD ET LE FPDC financés par Idriss Deby contre le FPR


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR), tient à dénoncer à la communauté internationale la situation qui se passe en République Centrafricaine.


Une partie de l'APRD a repris les armes et installé des barrages notamment près de Kaga Bandoro dans le but de gêner les déplacements du FPR. La population civile est victime de ces tracasseries.


De plus le FPDC a réellement repris les armes contre le FPR et la population civile, à la frontière avec le Tchad. Il faut savoir que le FPDC traverse la frontière librement et s'est installé dans les camps de réfugiés centrafricains au Tchad.


L'APRD et le FPDC reçoivent un financement et des armes du régime d'Idriss Deby Itno pour déclencher une guerre contre le FPR.


Nous ne souhaitons pas de combats mais nous répondrons à toute attaque.

 


                                                                           Fait, le 04 janvier à Kaga Bandoro

 

Pour le FPR, le Général Baba Laddé 

 

 

NDLR : Baba Laddé se victimise

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 22:28

 

 

Bozizé

 

Pendant que certains pays comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Guinée Equatoriale, le Ghana.. retroussent leurs manches pour sortir leur pays de l'ornière, la RCA quant à elle, est à bord d’une drôle de galère. Il n'y a plus d'argent pour assurer les soins et l'instruction de sa  population. Plus d'argent pour construire des infrastructures économiques telles que les routes et les ponts qui se dégradent à grande échelle. La RCA  n'arrive plus à assurer la protection des personnes et de  leurs biens. Même le paiement des salaires des fonctionnaires se fait au prix d’un fort endettement bancaire et/ou de l'aumône internationale. L'Etat est en faillite, ses caisses sont vides et la faute, dit-on serait due aux partenaires au développement qui refusent leur aide financière et à une économie qui n'existe que pour consommer. 

 

En réalité, ce sont les prédations financières et les  choix politiques injustes, incohérents et inconséquents du pouvoir en place qui ont plongé le pays dans une crise économique et financière sans précédent. On ne reconnaît plus la RCA, le pays a érigé la démagogie et la cupidité en vertu. Depuis 8 ans, l'impunité, le mensonge ou la dissimulation de la vérité sont devenus une spécialité du pouvoir. Aujourd'hui, la crise est profonde et le pouvoir est rattrapé par la vérité.  Il vient de reconnaître  avec fatalisme et résignation son impuissance à redresser le pays.

 

Dans l'exposé des motifs du budget de l'exercice 2012, le Ministre d'Etat, le « Vice-Président » de la République comme on l’appelle à Bangui, l'inamovible ministre des mines, département qu'il cumule actuellement avec celui des Finances depuis quelques mois en raison de l’absence pour maladie du ministre délégué aux mines, en fait son ex-directeur de cabinet aux mines, décision prise lors d'un conseil de Ministres par Bozizé en violation de la règle des intérims ministériels qui prévoit le ministre délégué à l’Energie, explique :

 

- « le contexte d'élaboration de ce projet de loi de finances est difficile car caractérisé par le retrait des appuis budgétaires par les partenaires techniques et financiers de la République Centrafricaine. »  Notre ministre semble être pris de court et c'est  presque en pleurnichant qu'il s'est plaint de ce retrait des appuis budgétaires comme si c'était un droit pour la RCA et un devoir pour nos partenaires. C’est seulement maintenant qu'il s'en rend compte. Pourtant le retrait des appuis budgétaires a commencé en 2009 (14,9 milliards de F CFA perçus contre 25,2 milliards d'engagement); en 2010 (5 milliards de F CFA perçus contre 7,4 milliards de F CFA d'engagement) et rien en  2011. Il fallait donc se préparer à gérer cette baisse du montant de l'aide attendue. NDOUTINGAI vient de reconnaître implicitement qu'avec BOZIZE, ils ont délibérément collé l'étiquette d'Etat improbable et fragile à la République Centrafricaine afin de bénéficier d'une rente à vie. Il dit bien « appui budgétaire ».

 

Ne sait-t-il pas que l'idée de l'appui budgétaire est d'aider un pays à maintenir son équilibre budgétaire et non de se substituer aux moyens financiers propres de l'Etat? Et ne fait-il pas en réalité preuve d'une méconnaissance du sujet ? Il ne songe qu'aux espèces sonnantes et trébuchantes qui peuvent transiter par le Trésor pour garnir à la fin leurs comptes à l'étranger. Car l'appui budgétaire vise à financer les dépenses de fonctionnement et non celles d'investissement. S'il avait le souci de l'intérêt collectif, il se serait plutôt préoccupé du manque de financement du DSRP II. Ne sait-t-il pas que le ralentissement de l'économie mondiale et la crise financière aigüe que connait l'Union Européenne,  notre premier partenaire financier, obligent les Etats donateurs à adopter des politiques d'austérité qui réduisent forcement le montant de leurs aides et les amènent aussi à écarter parmi les bénéficiaires, les régimes mal élus et prédateurs, convaincus de mauvaise gouvernance et les tyrans.

 

Aujourd'hui, le régime ressasse à tout vent que les caisses de l'Etat sont vides or depuis le putsch du 15 mars 2003, le régime de BOZIZE a reçu, il faut le rappeler, plus de 700 milliards  de F CFA en aide diverses, dont un peu plus de 250 milliards de F CFA d'appuis budgétaires. Qu'en ont-ils fait? Qu'ont-ils fait des 25 milliards de la CEMAC ? Des 25 milliards d'allocation de DTS du FMI ? Des 24 milliards de F CFA d'avance exceptionnelle de bonus sur l'uranium versés par AREVA? Qu'ont-ils fait des 29,5 millions de $ US soit 26 milliards de F CFA empruntés au nom de  la RCA auprès d'une banque en Inde pour la construction d'une cimenterie qui ne verra jamais jour ? Le gouvernement ne sait même pas encore comment il va s'y prendre pour rembourser ses 26 milliards car la somme a disparu sans que la cimenterie ne soit construite. Sans compter les ressources octroyées par les institutions de Bretton Woods (FMI, BM), la BAD et les pays amis tant occidentaux qu'africains.

 

Il est grand temps que la RCA prenne ses responsabilités et délaisse, définitivement son état de grand malade sous perfusion. Le tarissement des concours financiers extérieurs devrait plutôt avoir une vertu, et inciter les gouvernants à mieux gérer les maigres ressources.

 

« les grandes difficultés de la RCA, résident dans le fait que nous ne produisons rien et nous n'exportons rien, malgré les énormes potentialités que dispose le pays », Comment veut-il qu'il en soit autrement si l'économie centrafricaine est structurellement faible? Il a oublié de mentionner comment son oncle BOZIZE et lui-même ont conduit ce pays vers le néant malgré les appuis multiformes et soutenus de la communauté internationale (la SFI, filiale de la BM, la BAD et l'UE...). Le fait de le dire si fort souligne en creux leur échec et impuissance devant cette situation inacceptable. Ils ne sont plus capables de rétablir les finances publiques afin d'investir dans le système productif qui semble plutôt avoir fondu. L'économie centrafricaine est devenue une économie de consommation.

 

Aujourd'hui, la corruption et la concurrence déloyale aidant, des commerçants véreux ont réussi à établir un monopole naturel sur tous les petits commerces: épicerie, boulangerie pour les libanais, la quincaillerie pour les tchadiens, les pièces détachées de motos et automobiles pour les nigérians, alcool (bière étrangère, alcool) et matériaux de construction pour les camerounais. Les indiens font leur entrée dans le secteur des transports urbains et les agences de voyage tandis que les chinois excellent dans les bazars. Les quelques rares industries agro-alimentaires du pays sont tenues également par les libanais (HUSACA et CENTRAPALM), CASTEL et SUCAF sont détenues par le groupe CASTEL ami de BOZIZE. On peut raisonnablement relever que l'économie centrafricaine est sous la coupe des étrangers qui n'ont aucun intérêt à payer les impôts. La bozizie est redevable aux tchadiens dont une compagnie blindée assure la sécurité de BOZIZE. BOZIZE dispose également de parts dans les intérêts libanais. Ces mêmes Libanais  sont aussi ses financiers occultes et membres du comité des sages de son parti KNK.

 

Pour la dernière campagne électorale, un seul, Ali AKRASS, propriétaire du supermarché RAYAN, a participé pour plus de 600 millions de F CFA. Les recettes d'exportation  se sont réduites d'année en année en peau de chagrin.  Par exemple jusqu'en 2002, la RCA exportait environ 500 000 carats de diamant par an contre 173 641 carats aujourd'hui. Le secteur minier est géré en famille et de façon opaque. Toujours en 2002, on comptait plus d'une dizaine de bureaux d'achat et des centaines de collecteurs contre trois (3) bureaux d'achat aujourd'hui (BADICA, AND et SODIAM). Dans ce secteur, la boulimie financière de BOZIZE et NDOUTINGAÏ a contraint les investisseurs sérieux à détaler sur la pointe des pieds (URANI, DE BEERS, PANGEA, DIAMONDS FIELD, LOBAYE GOLD et GEM DIAMOND), toutes ces sociétés sont  sud-africaines. Les artisans centrafricains ont également été ruinés. Cette dégringolade ne se limite pas seulement au secteur du diamant. Sur la même période : le bois (623 700 m3 contre 272 410 m3 aujourd'hui); le café (environ 20 000 t contre 4 600 t aujourd'hui) et enfin le tabac de cape et de coupe dont la production avait atteint  215 tonnes n'est plus produit aujourd'hui. Le Cameroun est l'unique fournisseur de SOCACIG.

 

De même, aucun investisseur sérieux ne peut installer son outil de production dans un pays où il n'y a ni eau ni électricité ni un cadre institutionnel sain. Pourquoi investir dans un pays où seulement 30% du territoire est librement accessible? Le FMI et la BM ont pourtant suffisamment financé le régime pour assainir l'économie et les finances et créer les conditions favorables au développement du climat des affaires. Comme si cela ne suffisait pas, en novembre 2010, nos partenaires au développement avaient effacé 50% de nos dettes soit l'équivalent de près de 500 millions de dollars américains, grâce au programme PPTE. Une chance que nous n'avons pas pu saisir. La RCA est classée dernier Etat au monde pour le climat des affaires (Doing Business). BOZIZE et NDOUTINGAÏ sont à pointés du doigt. Leur pouvoir bafoue les principes de séparation des pouvoirs en muselant les juges indépendants par l'action d'un parquet à leur « botte ».

 

Selon un communiqué de la Présidence publié dernièrement, « Afin de sécuriser les recettes de l'Etat et d'améliorer la maîtrise  des dépenses publiques (,,,) toutes les recettes publiques sont centralisées sur le compte unique du Trésor Publique domicilié à la BEAC »Quel folklore ? Qu’y a-t-il à attendre d’une telle mesure prise en toute illégalité car relevant du domaine de la loi, si ce n’est permettre à BOZIZE d’avoir une mainmise totale sur l’ensemble des ressources financières du pays.

 

Ainsi, jusqu'à aujourd'hui, il fait exception parmi ses pairs Chefs d'Etat de la sous-région en cumulant les fonctions de Président de la république, chef de l’Etat, chef suprême des armées, 1er magistrat de la république, avec celle d’Ordonnateur unique et comptable principal du budget depuis 2004 en qualité de président du comité de trésorerie. En tant qu’Ordonnateur unique du budget, il a couvert 70 milliards de F CFA de dépenses non justifiées sous la barbe et le nez de la communauté financière (FMI, BM, BAD, AFD...). Avec la centralisation des recettes, les tentacules de BOZIZE vont s'étendre aussi sur les comptes spéciaux du Trésor à savoir les fonds routiers, miniers et forestiers ainsi que les comptes d'affectation spéciale de la justice, de la communication, du don japonais, de l'élevage, et de la redevance informatique des Finances. La boucle est bouclée. Bonjour les dégâts !.

 

Par ailleurs, cette décision présidentielle se voulait un signal fort aux partenaires financiers en l'occurrence le FMI. Le régime aux abois a besoin d'un programme économique et financier avec le FMI, quitte à bluffer. De 2004 à ce jour, BOZIZE a été le Président du comité de trésorerie, soit plus de 7 ans et les finances publiques n'ont pas été redressées comme promis. N'était-il pas le président du comité de trésorerie lorsque plus de 70 milliards de F CFA se sont volatilisés du Trésor? N'était-il pas Président du comité de trésorerie lorsque toute une série d'opérations contraires à l'orthodoxie financière se sont réalisées? 

 

Citons en 2010: Guillaume LAPO, ancien Directeur Général du Trésor qui s'est fait réparer ses toilettes pour 10 millions de F CFA, Francis BOZIZE  et Parfait MBAYE déchargent au Trésor des centaines de millions de F CFA  de fonds secrets pour les basses besognes, Joël SINFEI MONDAMSE décharge chaque semaine de 50 à 600 millions de F CFA pour la caisse noire de la Présidence ou la sécurité, sans oublier le ministre des Affaires Etrangères, le général Antoine GAMBI, qui a déchargé quant à lui en mains propres 300 millions de F CFA  des fonds destinés à la réfection des bâtiments de son département. Toutes ces personnes ne sont-elles pas nommées par BOZIZE ? BOZIZE est lui-même impuissant face à ses ministres qui pillent sans état d'âme les entreprises publiques. Pour ne citer que les cas NGOUANDJIKA et MALEYOMBO, devenus aussi milliardaires. Et si BOZIZE ne condamne pas ses prédateurs, cela signifie qu'il donne l'exemple.

 

Pourquoi NDOUTINGAI est-il affecté aujourd'hui aux Finances? NDOUTINGAI est-il le bon Ministre des Finances qui sied à son oncle ? Pourquoi quitter les Mines pour les Finances avec le bagage technique faible que nous lui connaissons? Rappelons que NDOUTINGAI a morcelé et vendu toutes les propriétés minières (uranium, diamant, or, fer et pétrole) de la RCA. Ce qui a fait de lui et BOZIZE des milliardaires avec des biens meubles et immeubles importants à l'étranger, aujourd'hui. Il est muté au ministère des Finances pour que BOZIZE et lui-même jouissent des retombées financières de leurs magouilles. Aujourd'hui, BOZIZE planifie de créer  un nouveau département dénommé « Ministère du pétrole » spécialement dédié à NDOUTINGAÏ. Ils ont fait venir à Bangui des personnes ressources d'origine congolaise avec des passeports diplomatiques centrafricains pour ficeler le dossier.

 

A trop humilier le peuple, on sème le vent de la tempête future.

 

  

Maurice NAMBOZOUINA   

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 22:14

 

 

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BRISANT LA MISERE ET LA TYRANNIE : E KINDA WASÏÖBÊ, Ë TOMBA PÂSI

 


LETTRE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 


« Si l'on respectait simplement la constitution qui laïcise la République Centrafricaine, l'on laisserait Dieu tranquillement là où Il est pour qu'il puisse veiller mieux sur ce Centrafrique et nous avec. » Charles Armel Doubane, Représentant de la République Centrafricaine aux Nations-Unies, New York 28 décembre 2011.  

 

Centrafricaines, Centrafricains, mes chers compatriotes.


L’année 2011 s’est achevée comme elle a débuté : dans le sang. Aux aurores de ce nouvel an, la horde des sauvages sous le commandement de Baba Laddé est entrée dans Kabo en y semant mort et désolation. Il y a quelques semaines, les mêmes, faisaient feu sur un camion de transport occasionnant des décès et blessés. Je vous invite à l’aube de cette nouvelle année à avoir une pensée pour tous ces compatriotes qui sont tombés sous les armes de ces hors la loi qui prospèrent sur notre territoire à l’ombre de l’incurie des actuelles autorités. Cette pensée va aussi à l’endroit des  2400 morts, 3400 enlevés et plus de 440 000 déplacés à cause de la LRA de Joseph Kony aux trois frontières ainsi qu’aux victimes de la tuerie de Bria.


En plus de ces tragédies, 2012 débute avec l’augmentation du prix de l’essence. Difficile mesure qui se fera se ressentir dans vos ménages et dans tous les secteurs d’activité du pays sérieusement sinistrés par la crise de la production électrique.

 

Mes Chers compatriotes,


2011 avait débuté par un génocide, electoral. Le 23 janvier, votre espérance fut sacrifiée, vos voix ravies et votre démocratie mise en charpie au service d’un clan. 2011 aura donc été une année de plus. De plus dans le désespoir, la misère et l’insécurité. A l’aube de cette nouvelle année, notre pays se trouve à un croisement et nous ses enfants devant un choix. En effet, il s’agit pour nous de choisir de regarder notre pays sombrer et exploser ou choisir de résister pour le redresser afin de le confier en héritage à nos enfants et aux prochaines générations.


Filles et fils de Centrafrique, ainsi que ceux qui ont fait le choix de vivre chez nous en toute amitié et intelligence. Dans vos maisons, vos quartiers, vos villages et vos communes ; vous êtes les premières victimes de cette somalisation voulue et organisée de notre pays, de nos destins. Vous savez mieux que quiconque que les vœux ne changeront rien dans votre quotidien. Que l’arbitraire prospèrera. Que l’insécurité demeurera l’unique partage commun. Que l’électricité restera pour longtemps un luxe. Que le chômage et le sous-emploi feront partie de votre quotidien. Que le paludisme, le SIDA et l’insalubrité seront toujours vos réalités. Que les églises, les temples et les mosquées seront toujours des salles d’attente pour le paradis et le miracle.


Cette dramatique réalité que nous vivons au quotidien ne changera pas grâce à nos vœux. 2011 n’aura pas échappé à cette règle. Vos doléances et besoins légitimes se sont accrus et notre pays est proche de son implosion finale.

 

 

PARDONNEZ-MOI !


Mes Chers Compatriotes,

 

2011 fut une année de plus dans les tourments car mal inaugurée. En effet, les germes de sa somalisation aiguë ont trouvé au mois de janvier le terreau idéal pour leur pleine croissance. Nous savions que les conditions politique, technique et juridique pour des élections transparentes et crédibles n’étaient pas réunies mais nous y sommes allés. Par notre participation à ces élections, nous nous sommes faits complices du génocide electoral qui a suivi. Pour avoir été de ceux qui ont participé à ce génocide par ma présence politique, je veux demander au peuple, PARDON.


Après cinq années plus une caractérisées par un empirisme primaire et une navigation à vue sans visibilité, vous étiez en droit d’espérer une alternative au système en place. Hélas, nos contradictions, nos insuffisances, nos égos, nos fourberies et égoïsmes vous ont empêché de valider votre choix et servi de levier à un système à bout de souffle pour légitimer un hold-up au vu et au su de tout le monde.

Ce hold-up qui constitue l’une des causes profondes de la somalisation chronique de notre pays est un obstacle qui retarde notre sortie du tunnel : PARDONNEZ-MOI !

 

RESISTONS : DE L’ESPRIT KONGO-WARA

 

Centrafricaines, Centrafricains ; mes Chers Compatriotes : Nihil novi sub sole (rien de nouveau sous le soleil).


En empruntant l’avenue du souvenir 2011, nous pouvons mesurer la dimension du gouffre dans lequel est plongé notre pays. Tous les indicateurs sont dans le rouge et même l’immense ferveur soulevée par nos fauves-football à qui il faut rendre hommage, s’est noyée dans les vagues de la dure réalité centrafricaine. Les tribulations et les atrocités ont effroyablement augmenté en nombre. Une grande partie de notre pays est plongée d’une part dans une subsistance aiguë : pèche, cueillette, mendicité…tandis que d’autre part c’est le retour à la préhistoire : pas d’écoles, d’électricité, d’eau, d’administration, de ponts, de routes, de centres sanitaires…A côté de toute cette misère aiguë, le nombre des milliardaires du régime a augmenté concomitamment avec celui des villas, des groupes électrogènes et autres grosses cylindrées. Les fractures sociale, identitaire et politique n’ont jamais été si marquées. 


Lorsque vous vous plaignez, on vous dit : Circulez, il n y a rien à voir ou applaudissez même si vous vivez l’enfer sur terre.


Ce second mandat est seulement à ses premiers mois mais c’est  l’Apocalypse now et tout indique que d’ici peu, notre pays sera évoqué comme étant le 2ème pays africain intégralement somalisé.


Mes Chers Compatriotes,

 

Lorsque vous interrogez les responsables de cette situation, ils vous disent que les caisses de l’état sont vides. Alors que la RCA n’a jamais eu de toute son histoire autant de milliardaires supposés ou déclarés et que les aides financières cumulées dépassent largement celles accordées à notre pays entre 1979 et 2003.


Lorsque les brigands et autres hors la loi font régner leurs lois dans vos cités et sur vos routes et que votre tragédie atterrit sur la place publique, ces responsables arguent qu’ils sont en train de discuter avec ces hors la loi. Alors que la RCA n’a jamais eu autant d’officiers qu’elle ne l’a aujourd’hui et que l’effectif cumulé de tous les hommes des différentes forces de défense et de sécurité est le plus élevé jamais connu en cinquante années d’existence des FACA sans oublier que la part affectée à la défense nationale dans le budget de l’état centrafricain est des plus élevées.


« L’aveu est la reine des preuves » disent les familiers du droit. Les caisses de l’état sont vides. Cela traduit l’incapacité du régime en place à assurer le fonctionnement correct de l’état, garantir les investissements publics et organiser la solidarité nationale.

« Nous sommes en train de discuter avec ces hors la loi…ou…nous n’avons aucun problème avec eux ». C’est l’expression de l’impuissance des forces de défense à mettre fin aux exactions dont nous sommes victimes et qui constituent la pire des tortures.


Centrafricaines, Centrafricains, mes Chers Compatriotes.

 

Depuis quelques semaines, vous êtes sortis dans les 6èmeet  7ème arrondissements de Bangui, au KM5, à Batalimo et ailleurs pour manifester votre mécontentement face à la dégradation permanente de vos conditions d’existence. Ce mot d’ordre que nous autres politiciens ou prétendus leaders d’opinion avons refusé de donner, vous vous l’êtes donné et dans la rue, vous êtes sorti.


Il y a environ 83 années, l’un des nôtres, à Nahing aux confins de la Nana Mambéré avait refusé l’oppression coloniale. Karnou avait rejeté le régime inhumain d’exploitation coloniale et avec la force de son esprit ainsi que celle de ses mains, a lancé cette grande opération d’insurrection et de résistance ; le Kongo-Wara qui mobilisa toutes les ethnies et dépassa le cadre de l’Oubangui-Chari pour atteindre l’orient du Cameroun et le Septentrion du Moyen-Congo. De 1928 à 1932 nos ancêtres qui rêvaient de liberté et d’égalité des hommes se sont lancés avec détermination et foi en leur espérance dans la résistance au système dominant de la fin des années 1920. Vos récents mouvements de colère sont de l’esprit Kongo-Wara : il faut résister.


En effet Saint Augustin disait : « à une loi injuste, nul n’est tenu d’obéir.»


 Les princes de la République savent :

·         où logent Baba Laddé ;

·         où logent et prospèrent les PDG des manufactures rebelles ;

·         comment opèrent les hommes de Joseph Kony ;

·         qui sont les grands rapaces financiers de la République ;

·         qui violent les lois ;

·         qui portent atteinte aux libertés citoyennes…


Devant la démission de ces princes, il revient à chaque citoyen de résister. Chacun de nous connaît ces paroles. Nous le chantons en français ou en sango. En le rédigeant, ses rédacteurs savaient-ils que 53 années plus tard, seraient-ils toujours d’actualité ? « Brisant la misère et la tyrannie, E kinda wasïöbê, ë tomba pâsi ». Cette proclamation est la promesse de « la Renaissance » notre hymne national.


A l’heure où le pays va mal et qu’aucune lueur annonçant la sortie du tunnel n’est perceptible, nous devons à nouveau nous réapproprier « La Renaissance » et sa promesse en RESISTANT. A l’heure où tout va de travers et que les lois de la République sont bafouées avec la plus grande arrogance, nous devons entrer en résistance.

Il nous faut créer des lieux de résistance par la Parole, le Symbole et l’Acte pour contraindre ceux qui croient détenir le titre de propriété de notre pays à travailler pour l’avènement d’un pays stabilisé à l’intérieur duquel ses gouvernants œuvreront pour la justice et le progrès collectif.


EPILOGUE

 

Centrafricaines, Centrafricaines ; mes Chers Compatriotes.

 

Si les limites des tyrans sont fonction de ceux qu’ils oppriment, leurs tyrannies prospèrent à cause de notre démission.


Le changement du 15 mars 2003 n’est pas celui d’un homme, d’un groupe d’hommes, d’une ethnie, d’une région ou d’une religion. Il est le vôtre, le nôtre. Il n’est pas non plus un visa accordé à certains pour nous ramener à l’âge de la pierre taillée et la légitimité apparente n’est pas un prétexte fourni pour sévir ou laisser faire. C’est pourquoi vous étiez sorti en nombre le vendredi 28 mars 2003 dans les rues pour le confirmer.

En cette nouvelle année, nous devons refuser d’être les objets dans notre propre histoire et résister pour en devenir les véritables acteurs. Comme Karnou il y a 83 années, nous devons résister avec notre esprit et nos mains et pour certains d’entre nous avec le prix du sang pour restaurer l’unité territoriale de notre pays et mettre un terme aux violations de nos droits. C’est le prix à payer pour écrire les prochains chapitres de notre histoire : Disparaître ou Résister.


Il y a quelques jours, le général François Bozizé Yangouvonda déclarait : « L'occupation et la circulation sur notre territoire des forces non conventionnelles, non centrafricaines est un affront à notre fierté et à notre dignité».

 

Avant d’être le nôtre, cet affront est d’abord le sien en tant que Président de la République et Chef Suprême des Armées. Ensuite parce qu’il est l’un des plus anciens FACA encore en activité de surcroit l’officier le plus gradé. Enfin parce que toutes les méthodes utilisées pour venir à bout de ces hors la loi se sont avérées inefficace bien que budgétivores. En tant que tel, François Bozize Yangouonda a la responsabilité, mieux le devoir de porter haut le flambeau de l’armée dont le rôle premier est la défense du territoire national. Qu’il nous conduise à la guerre et à la victoire en 2012 contre Baba Laddé, Joseph Kony et tous les groupes armés qui ne respectent pas les engagements pris. S’il ne le fait pas, qu’il parte !

 

Clément DE BOUTET-MBAMBA

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 22:10

 

 

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Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com  

 

Bangui, 04 Janvier 2012

 

 Bangui : L’ONU et l’UA pensent qu’il faut passer à l’action contre la LRA


La mission conjointe des Nations Unies et de l’Union africaine à Bangui sur la question de l’armée de résistance du seigneur (LRA) a déclaré hier qu’ « il est temps de passer à l’action », pour neutraliser cette rébellion.

 

« Il faudrait immédiatement mettre en place toutes les structures prévues par l’Initiative de coopération régionale de l’UA contre la LRA (ICR-LRA) de l’UA », a fait remarquer l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira, souhaitant que toutes ces composantes soient opérationnelles d’ici deux mois.

 

Selon lui, il faut rendre opérationnelle l’Initiative de coopération régionale de l’Union Africain contre la LRA (ICR-LRA) qui prévoyait l’installation de la force régionale d’intervention intégrant les trois Etats major de secteur ayant un seul centre d’opération avec un mécanisme conjoint de coordination.

 

Au cours de leur séjour à Bangui, le chef du Bureau régional l’Afrique centrale des Nations (UNOCA), Abou Moussa et de l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira ont réaffirmé leur engagement à oeuvrer de manière concertée pour trouver une solution définitive au phénomène de ce mouvement terroriste. Ils se sont félicités de de la désignation par les autorités centrafricaines autorités centrafricaines, des officiers qui doivent intégrer les différentes composantes de l’ICR-LRA.

Pour le ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, Antoine Gambi a souligné que la présence de la LRA sur le territoire national a déjà fait 30 000 déplacés à cause des multiples attaques, la déportation d’hommes, de femmes et d’enfants, d’où l’urgence de mettre fin à cette rébellion.

 

Quant au ministre délégué à la Défense, Jean Francis Bozizé, il a plaidé pour un renforcement des capacités des FACA pour une meilleure intervention sur le terrain. Il a également souligné la nécessité de reconstruire les zones affectées par la LRA, compte tenu des conséquences humanitaires constatées.

 

Les deux personnalités ont promis de relayer ces doléances auprès des représentants de la communauté internationale, notamment auprès de l’ambassade des Etats Unis, de l’Union  européenne, de l’ambassade de France qui ont réaffirmé leur disponibilité à soutenir les initiatives africaines.

 

En quittant Bangui ce matin, la mission conjointe poursuit sa tournée dans les pays concernés par ce groupe terroriste, à savoir le Sud Soudan, l’Ouganda et la République démocratique du Congo.

 

 

Bangui : Vers de nouveaux tarifs des transports urbains ?


La rencontre du syndicat des conducteurs des taxis et bus avec le ministre d’Etat en charge du développement des transports, Anicet Parfait Mbay a débouché sur l’idée de la proposition de nouveaux tarifs des transports urbains.

« Le ministre d’Etat a tenu compte de toutes nos revendications et nous a demandé de faire des propositions de nouveaux tarifs des transports urbains », a confié au RJDH le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis et bus, Jean-Brice Pordiam.


« Nous déposerons demain le préavis de grève conformément à la décision de l’assemblée générale. Les négociations vont se poursuivre, mais s’il n y a pas de propositions claire, nous allons entrer en grève huit jours après », a-t-il annoncé.

 

Mais en attendant, les transports en commun ont été perturbés ce marin à cause de l’arrêt de travail décidé hier par le syndicat des conducteurs de taxis et bus, pour exprimer leur mécontentement à cause de la hausse du prix de carburant.

 

« Nous sommes obligés de suspendre nos activités pour que le gouvernement nous trouve une solution », a déclaré le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis et bus, Jean-Brice Pordiam qui s’est dit satisfait de l’observance de l’arrêt de travail par ses collègues, même s’ « y a des brebis galeux qui ont transgressé ».


Il a expliqué que la principale revendication du syndicat est la révision du tarif des transports urbains. Car, il y a eu augmentation en 2007, 2010 et 2012 sans que le tarif des transports urbains ne soit en hausse.

 

« L’augmentation de prix du carburant à la pompe qui s’est effectuée trois fois en cinq ans pose de sérieux problèmes entre nous te les usagers, mais aussi les autorités parce que nous avons des difficultés à payer nos taxes, les impôts et les assurances. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement d’augmenter les tarifs de transport en commun », a confié Jean-Brice Pordiam.


Les travailleurs ont pris un coup ce matin à cause de cet arrête de travail. « Je suis à pied faute de transport. Cette augmentation ne rend pas service à la population et aux travailleurs », a déploré un travailleur interrogé par le RJDH ce matin.

 

Un autre travailleur craint quant à lui l’augmentation du tarif des transports parce que les moyens de Centrafricains sont trop limités. « Le salaire des fonctionnaires n’est pas augmenté mais les prix augmentent, ça pèse sur les travailleurs et les autres usagers des transports urbains, je demande au gouvernement de répondre aux besoins de la population en augmentant le salaire », a déclaré un fonctionnaire de l’état qui va au bureau à pieds.

 

Selon Jean-Brice Pordiam, les activités reprendront demain jeudi, en attendant la suite du dialogue ouvert avec le gouvernement.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 22:05

 

 

 

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Centrafrique : les conducteurs de taxis et bus protestent contre la hausse de prix de carburant


BANGUI Mercredi 4 janvier 2012 (Xinhua) - Les conducteurs de taxis et bus observent un arrêt de travail d'une journée ce mercredi à Bangui pour protester contre la hausse de prix de carburant entrée en vigueur le 1er janvier dernier, a annoncé leur syndicat.


La décision a été prise mardi après-midi au cours d'une assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle les conducteurs de taxi et bus se sont dits "indignés" par cette situation parce qu'ils n'ont pas été officiellement informés de la décision du gouvernement avant son entrée en vigueur.

 

"Nous n'avons pas été informés ni associés à la décision d'augmentation de prix du carburant de 30 FCFA par litre à la pompe. Nous allons observer un arrêt de travail d'une journée pour alerter le gouvernement. Ensuite l'assemblée générale va lancer un préavis de grève au niveau du département des transports pour les prochaines négociations", a indiqué le secrétaire général des conducteurs de taxis et bus de Bangui, Brice Pordiam.

 

"C'est la 3ème fois consécutive en cinq ans que le prix du carburant à la pompe a été revu en hausse; d'abord en 2007 ensuite 2010 puis en 2012. Or le prix des transports n'a pas été révisé et cela a un impact négatif sur les conducteurs qui ne peuvent pas honorer leurs engagements vis-à-vis des propriétaires de véhicules en matière de recette", a-t-il relevé.

 

Depuis le 1er janvier, il y a eu hausse de 30 FCFA portée sur tous les produits pétroliers à la pompe en Centrafrique. Le pétrole lampant passe de 600 à 630 FCFA le litre, l'essence de 810 à 840 FCFA et le gas-oil de 800 à 830 FCFA.

 

Les transports sont perturbés ce mercredi à Bangui à cause de cet arrêt de travail des conducteurs de taxis et bus, et seuls quelques bus de la Société nationale de transport (SONATU) fonctionnent encore.

 


 

 

Bangui AFP / 04 janvier 2012 21h42- Le syndicat des conducteurs des taxis et taxis-bus (STB) de Centrafrique a appelé mercredi soir à la reprise du travail jeudi après avoir obtenu du gouvernement qu'il examine ses protestations contre la hausse du prix du carburant au terme d'une une grève très suivie mercredi.


Le gouvernement à travers le ministère des Transports a pris le cahier des charges contenant les revendications et un comité est mis en place pour examiner avec promptitude ces demandes, a annoncé Brice Port-Diam, secrétaire général du STB, dans une déclaration à la radio nationale.


Il a appelé les conducteurs à reprendre le travail dès jeudi. M. Port-Diam a rappelé que les chauffeurs avait observé un arrêt de travail mercredi pour prouver leur mécontentement par rapport à la hausse du prix du carburant dont le prix a augmenté de 30 FCFA (5 centimes d'euros).

Mercredi, la grève a été très suivie obligeant travailleurs et étudiants à se déplacer ou à utiliser les quelques bus de la société nationale de transport urbain (Sonatu) et des moto-taxis, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les taxis et taxis-bus (mini-bus) n'assuraient pas la desserte des différentes avenues de la capitale.

Une réunion regroupant les conducteurs des taxis et taxis-bus et le ministère des Transports s'est tenue mercredi au ministère des Transports.

Nous devons prendre en compte les aspirations de la population avant de prendre des mesures. Si cette population n'arrive pas à payer les tarifs actuels du transport urbain, nous ne pouvons pas nous permettre une augmentation, a reconnu Parfait-Anicet M'bay, ministre des Transports.

Afin d'accroître les recettes intérieures de l'Etat, un nouveau mécanisme d'ajustement automatique des prix des produits pétroliers a été mis en place par la loi des finances 2012.

Pays enclavé, la Centrafrique importe l'intégralité de sa consommation pétrolière ainsi que de nombreux produits manufacturés qui sont transportés par route.


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Centrafrique Hausse du carburant  grève suivie des taxis et taxis bus


Bangui AFP / 04 janvier 2012 17h31 - Le transport urbain dans la capitale centrafricaine Bangui était paralysé mercredi par une grève du syndicat des conducteurs de taxis et bus (STB) de Centrafrique, qui proteste contre l'augmentation du prix du carburant de 30 FCFA (5 centimes d'euros).


Mercredi matin, quelques bus de la société nationale de transport urbain (Sonatu) et des moto-taxis ramassaient les Banguissois voulant se rendre au travail, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les taxis et taxis-bus (mini-bus) n'assuraient pas la desserte des différentes avenues de la capitale. La plupart des travailleurs, étudiants et élèves, ont donc parcouru plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre leurs lieux de travail et établissements.


La grève est suivie à cent pour cent, et nous estimons que le gouvernement doit tenir compte de nos revendications pour qu'il y'ait véritablement entente. Parce que nous ne pouvons pas avec cette augmentation du prix du carburant prétendre réaliser le même niveau des recettes, a affirmé Brice Port-Diam secrétaire général du syndicat des conducteurs des taxis et taxis-bus.

Nous avons été mis devant le fait accompli et c'est très pénible. Les salaires ne sont pas augmentés, mais le carburant est en hausse ce qui signifie que les tarifs du transport seront revus à la hausse. Les fonctionnaires ont intérêt à observer un mouvement de soutien pour faire entendre aussi leurs revendications, a déclaré à l'AFP, José Noéba, cadre des impôts.

Une réunion regroupant les conducteurs des taxis et taxis-bus et le ministère des Transports se tenait mercredi au ministère des Transports, pour obtenir du STB la reprise du travail, et des négociations sur le prix du carburant.


Nous examinons toutes les possibilités pour que prenne fin très rapidement cette grève, a déclaré Théophile-Silvère Wallot, directeur général des transports de surface (terrestres et fluviaux).

Afin d'accroître les recettes intérieures de l'Etat, un nouveau mécanisme d'ajustement automatique des prix des produits pétroliers a été mis en place par la loi des finances 2012.


Pays enclavé, la Centrafrique importe l'intégralité de sa consommation pétrolière ainsi que de nombreux produits manufacturés qui sont transportés par route.


(©)

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 23:02

 

 

 

Bonne année 2012

 

 

 

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Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com  

 

Bangui, 03 Janvier 2012


Bangui : Arrêt de travail des conducteurs de taxis et bus demain


Le syndicat des conducteurs de taxis et bus a décidé d’un arrêt de travail d’une journée, le mercredi 04 janvier 2012 pour protester contre l’augmentation du prix du carburant, a annoncé radio Néhémie.


La décision a été prise au cours d’une assemblée générale tenue ce jour 03 janvier 2012 taxis. Selon le secrétaire général du syndicat, Brice Pordiam, cette augmentation a été faite par le gouvernement sans que les transporteurs ne soient informés.


« Nous n’avons pas été informés ni associés à la décision d’augmentation de prix du carburant de 30 FCFA par litre à la pompe. Nous allons observer un arrêt de travail d’une journée pour alerter le gouvernement. Ensuite l’assemblée générale va lancer un préavis de grève au niveau du département des transports pour les prochaines négociations», a expliqué Brice Pordiam.


Il a expliqué c’est la 3ème fois en cinq ans que le prix de carburant à la pompe a été revu en hausse : 2007, 2010 et 2012. Selon lui ces augmentations successives portent préjudice à la prestation des conducteurs de taxis et bus qui n’arrivent pas à répondre aux exigences des contrats vis-à-vis de leurs patrons.


Il faut rappeler que depuis le 1er janvier, le prix des produits pétroliers a augmenté de 30 FCFA à la pompe qu’il s’agisse du gas-oil, de l’essence ou du pétrole. Le prix du litre d’essence passe de 810 à 840 FCFA, le gas-oil de 800 à 830 FCFA et le pétrole lampant de 600 à 630 FCFA.

 


 

Mboki : Un mort dans une attaque d’hommes armés


Un chasseur a été tué lundi 2 janvier 2012 par des hommes armés non-identifiés dans un village situé à 15 Km de la ville de Mboki, a rapporté radio Zoukpana.

La victime qui était dans une partie de chasse a été surprise par un groupe de personnes armées et a été abattu.

Dans la même zone, les éleveurs bororo ont eux-aussi été attaqués le même jour et leurs boeufs ont été emportés par les assaillants. On peut compter parmi les victimes deux blessés transférés à l’hôpital de Mboki.

Les habitants du village et ceux de Mboki pensent que ce sont les éléments de l’armée de résistance du seigneur de Joseph Kony qui seraient à l’origine de ces coups.

 


 

Batalimo : Soulèvement des jeunes contre la gendarmerie


Le jeunes de la commune de Batalimo se sont soulevés lundi contre les forces de l’ordre et ont brûlé la maison d’un auxiliaire de gendarmerie, a rapporté ce soir radio Songo.

 

Pendant le soulèvement le commandant de brigade a été également violenté et a reçu des coups et blessures et a été transféré à Mbata pour des raisons de sécurité.

 

Selon les informations, le commandant de brigade a surpris le même jour un groupe de jeunes fumant en plein village le chanvre indien. En l’apercevant, les jeunes ont pris fuite. Le commandant voulant détruire le reste du chanvre et les déchets a imprudemment fait flamme la maison d’un des jeunes chez qui les autres s’étaient regroupés.

 

Pris de colère, le groupe de jeunes s’est déporté chez un auxiliaire de la gendarmerie et brûlé sa maison. Radio Songo a rapporté qu’ils ont également tenté de détruire le logement du commandant de brigade ainsi que la radio de la gendarmerie.

 

Le préfet de la Lobaye, Abakar Piko informé de la situation, s’est rendu ce matin sur les lieux pour constater les faits et chercher à ramener la paix entre la population et les autorités administratives.

 

D’après les dernières informations données par le reporter de Radio Songo qui a suivi le préfet sur les lieux, des éléments des Forces armées centrafricaines, de la gendarmerie et de la police ont été mobilisés pour assurer le maintien de la sécurité dans la commune.

 

 

 

Kouango 1: Une insécurité porte atteinte au droit au développement


Le député de Kouango 1, Marcel Djimassé, s’est dit « préoccupé » par la situation sécuritaire qui selon lui, porte atteinte au droit au développement de la population de sa circonscription.

 

C’était au cours d’un entretien avec le RJDH sur la situation sécuritaire dans le centre-est du pays affectée ces derniers temps par les hommes du rebelles tchadien, Baba-Laddé qui persécutaient les éleveurs peulhs, créant un sentiment de peur dans la région.

 

Pour lui, l’effectif des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) déployés à Ngakobo pour sécuriser la Société de gestion sucrière en Centrafrique (SOGESCA), et la sous-préfecture de Kouango ne suffit pas pour assurer la sécurité de la population.

 

Pour lui, la situation d’insécurité ces derniers temps dans la sous-préfecture de Kouango a porté préjudice à des initiatives de développement de la ville.

 

« Nous étions prêt à signer un protocole de partenariat avec le Vietnam pour l’installation d’une usine agro-industrielle de transformation des produits tels que le café et le caoutchouc et une industrie de montage des bateaux à base de bois, quand les éléments de Baba Laddé ont occupé la zone et cet accord n’a pu être signé », a-t-il regretté.

 

Il a par ailleurs annoncé un autre accord de partenariat avec l’ONG ICDI pour la réparation et la maintenance de 16 forages d’eau recensés dans la sous-préfecture de Kouango et la construction de 5 nouveaux forages par la coopération chinoise.

 

Mais pour réaliser toutes ces initiatives, il faut que la paix et la sécurité reviennent dans la préfecture de la Ouaka en général et la sous-préfecture de Kouango en particulier, car « les Centrafricains de tous bords ont droit au développement », a souligné Marcel Djimassé.


« Les autorités publiques ont bien fait de positionner des hommes à Ngakobo, cela crée un minimum de sécurité dans la zone. Mais à Kouango-centre il n’y a que 10 éléments. Il faut renforcer l’équipe parce qu’il y a aussi la frontière avec la République démocratique du Congo qui doit être sécurisée», a souligné Marcel Djimassé.

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