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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 16:58

 

 

Gbagbo L

 

 

Excellence Monsieur le Président,


Le 31 août 2011, lors de la conférence annuelle des Ambassadeurs à Paris composée de diplomates du monde accrédités près de la France, vous avez mis un point d’honneur à vous étendre sur votre vision nouvelle de la politique étrangère de la France. Certainement pris de remords, de tourments et d’une gêne bien visible, vous vous êtes pris au budget sur un ton répétitif, de justifier l’intervention illégale de votre «puissante armée» en Côte d’Ivoire et en Libye pour des raisons que vous énoncez vous-mêmes difficilement, tant elles paraissent absurdes. Vous justifiez en effet l’intervention armée de votre pays en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire et en Libye, par un nouveau concept ; celui «de la responsabilité de protéger». 

Monsieur le Président de la République, ce qui paraît une trouvaille pour vous, n’est qu’une variante des idéologies impérialistes déjà développées par vos illustres prédécesseurs. 
Les Africains sont peut-être, de grands enfants pour vous, mais ils ont au moins de la mémoire. Ils se rappellent donc que chaque action prédatrice de votre cher peuple occidental en Afrique a toujours été justifiée par votre soi-disant humanisme. C’est bien au nom de cet humanisme que vous avez justifié la colonisation en Afrique après l’avoir soumise au joug de l’esclavage. Le Président Laurent Gbagbo suffisamment instruit de l’histoire du peuple africain, fait partie hélas de ceux qui trouvent votre amour pour les peuples africains trop suspect pour être sincère. Ils vous soupçonnent de vouloir corrompre le droit international humanitaire en Afrique pour des raisons qui relèvent de votre intérêt personnel qui du reste, se détachent des grandes valeurs que la France a légué à l’humanité. Votre regard condescendant sur l’Afrique traduit tout au moins le mépris que vous avez pour ce continent qui ne sait pas, suivant votre échelle à vous, entré dans l’Histoire. Ce regard condescendant manque donc l’honnêteté. C’est pourquoi vous avez du mal à comprendre et admettre qu’un pays souverain ne puisse avoir, du seul fait qu’il soit africain, les moyens de réguler ses contradictions internes.

 Monsieur le Président de la République, souffrez que je vous rappelle que la Côte d’Ivoire reste un Etat souverain au même titre que la France. A ce titre, la Côte d’Ivoire possède une Constitution comme la France. Elle s’est dotée d’organes de gestion de l’Etat pour réguler les rapports sociaux à l’image de ce qui se passe en France. Le Président Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur d’une élection qui s’est déroulée sur le sol ivoirien conformément aux règles et procédures que le peuple ivoirien s’est souverainement données. Il tient à rappeler solennellement qu’il demeure le Président légitime et légal de la Côte d’Ivoire parce qu’il a gagné l’élection présidentielle. Son arrestation arbitraire et sa détention tout aussi illégale n’entament en rien cette réalité.

Monsieur le Président de la République, au cas où vous ne le sauriez pas, votre homologue, le Président Laurent Gbagbo, a porté une plainte auprès du tribunal aux armées de Paris contre l’Armée française pour assassinat et tentative d’assassinat. La plainte régulièrement formulée a été introduite par les soins de ses avocats le 5 juillet 2011. D’autres actions sont en cours auprès des tribunaux français et internationaux. Elles vous visent directement pour votre action illégale en Côte d’Ivoire. Il est bon de rappeler qu’aucune disposition légale ni du droit interne française ni du droit international ne vous a donné mandat pour agir en Côte d’Ivoire comme vous l’avez fait. La résolution 1975 de l’Onu ne vous a jamais donné mandat pour arrêter le Président Gbagbo et le remettre à l’ennemi.

Le Président Laurent Gbagbo tient à rassurer l’Armée française que, c’est dans la douleur qu’il a été contraint d’engager des poursuites contre elle. Il est tout simplement à la recherche de la vérité. Il tient à ce que le monde entier sache que c’est bien lui qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire. Il n’a pas aucune animosité personnelle contre l’Armée française, lui, fils du sergent-chef Koudou Paul dans l’Armée française, qui a combattu sans regret pour restaurer la grandeur perdue de la France dans les Ardennes. Un lien fort l’unit à cette grande Armée. Ceux qui, ni eux, ni leurs ascendants, n’ont jamais pu connaître l’Armée française de façon aussi intime, ne peuvent comprendre ces liens. Il est malheureux de constater que l’Armée française, dont les souvenirs ont souvent occupé les conversations de son père, soit obligée de combattre aux côtés de mouvements rebelles pour défendre des causes qui sont aux antipodes de la grande espérance que la révolution française et la déclaration de 1789 qui en a suivi, ont apporté à l’humanité tout entière.  

Les mobiles de l’intervention de l’Etat française en Côte d’Ivoire restent totalement étrangers aux intérêts du peuple français. Il s’agit de la manifestation des appétits exagérés de réseaux pervers qui tentent de soumettre le monde et particulièrement l’Afrique à leurs intérêts égoïstes. Le Président Gbagbo en est conscient. C’est pourquoi il refuse l’amalgame que l’on tente de faire à dessein en le présentant comme étant l’ennemi des Français. Le Président Gbagbo réaffirme son attachement au peuple français à qui des raisons affectives le lient solidement. Il y a fait une partie de ses études et a bénéficié de ce fait de l’hospitalité de nombreux Français. Cela constitue une attache solide qui ne peut se défaire aussi facilement à coups de campagne de dénigrement par ceux qui méconnaissant l’Histoire du grand peuple qu’ils sont censés diriger.

Cependant, le Président Gbagbo reste inflexible sur sa détermination à défendre et à préserver la souveraineté du peuple africain. Cette détermination est l’axe majeur de son combat politique vieux de plus d’un demi-siècle. Ce ne sont donc ni les bombes, encore moins les campagnes de dénigrement, qui sauraient le détourner de son combat.  

C’est au nom de ce principe essentiel de sa vie qu’il a refusé que son armée aille défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet 2010, alors que le gouvernement ivoirien attendait du gouvernement français un début de réparation des tueries perpétrées sur les civils en 2004 par l’armée française et qui ont fait plus de 60 morts. C’est pour cette même raison qu’il a refusé de se rendre aux assises Franco-Afrique de Nice 2010.  

Monsieur le Président de la République, vous aurez du mal à convaincre le monde que vous n’avez pas trouvé intolérable cet affront venant de surcroit, d’un Président africain. Le monde aura compris alors votre haine vis-à-vis du Président Laurent Gbagbo.

Aucune peine n’est trop grande pour qui se bat pour la grandeur de son peuple. Monsieur le Président de la République, le pays que vous diriger en donne plusieurs exemples. Le plus récent reste le cas du général de Gaulle. Peut-être que si vous appreniez à mieux connaître son amour pour le peuple français, vous comprendriez certainement mieux, avec un peu de bonne foi, l’amour du Président Gbagbo pour le sien.  

Le Président Laurent Gbagbo vous informe par ailleurs qu’il a instruit ses avocats à l’effet de demander une enquête internationale sur les tueries d’Abobo dont vous l’accablez. Il reste convaincu que cette enquête vous révèlera des surprises désagréables. Il espère que l’Onu sera assez courageuse pour accepter d’ouvrir cette enquête. Le monde entier a besoin de connaître la vérité sur tout ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. Tout comme le monde aussi a besoin de savoir pourquoi l’on a préféré une guerre qui a semé tant de désolation, à une simple opération de recomptage de voix, déjà expérimentée quelques mois auparavant en République d’Haïti. Cette vérité est essentielle et ne saurait être occultée du simple fait de l’arrestation et de la détention arbitraire du Président Gbagbo et de ses principaux collaborateurs. Pour vous en convaincre, je vous prie de faire analyser le document joint en annexe, dressé par un homme qui s’est attelé à faire le travail de recomptage des voix proposé par le Président Gbagbo, et que vous avez rejeté du revers de la main au profit d’une opération militaire. Au terme de ce travail scientifique, c’est bien le Président Laurent Gbagbo qui a emporté l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. L’auteur de ce travail de recherche a mis deux mois pour le faire seul. C’est dire qu’une commission aurait mis moins de deux semaines. Vous auriez pu faire l’économie de cette guerre à tout point de vue inutile, et affecter ainsi l’argent des contribuables français à d’autres fins que celle «de protéger» des Africains en larguant-suprême paradoxe- sur leurs têtes, des bombes.

Dans l’attente que cette vérité soit enfin sue, je vous prie d’agréer Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

 
Le ministre Koné Katinan


Représentant et porte-parole du Président Laurent Gbagbo

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 16:54

 

 

 

malette de liasse de billets

 

 

14 septembre 2011 par Survie

Ce n’est certainement pas une soudaine bonne conscience qui vient de pousser Robert Bourgi à détailler au Journal du Dimanche comment il a transmis pendant des années d’importantes sommes d’argent liquide aux plus hautes autorités de l’État français et à une frange de la classe politique de droite. Quelles que soient les motivations réelles de ces « révélations », elles démontrent plus que jamais la nécessité d’un changement radical dans les relations franco-africaines et d’un assainissement du monde politique et de nos institutions.

L’association Survie lutte depuis plus de 25 ans contre le système françafricain, dont le financement occulte des partis politiques français n’est qu’une facette. Il s’accompagne du pillage des matières premières des pays africains, d’une position quasi monopolistique des entreprises françaises sur bien des marchés de ces anciennes colonies et surtout du soutien à des régimes autoritaires par la diplomatie et les forces armées. La conséquence directe de cette politique est la paupérisation de populations entières qui ne bénéficient pas de l’exploitation des ressources naturelles de leurs pays et subissent depuis les indépendances le joug de régimes soutenus à bout de bras par une diplomatie française complice des détournements et des exactions. S’il restait des naïfs pour y croire, l’image d’Epinal de la France « amie » de l’Afrique qui distille de l’ « aide » au développement en prend une nouvelle fois sérieusement pour son grade.

L’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, au-delà d’un discours de façade sur une prétendue « rupture avec la Françafrique ». Le soutien aux putschistes mauritaniens, les félicitations à l’élection frauduleuse d’Ali Bongo, la complaisance passée envers le régime de Ben Ali, mais toujours d’actualité envers ceux de Blaise Compaoré au Burkina Faso, d’Idriss Déby au Tchad ou encore Denis Sassou Nguesso au Congo Brazzaville sont autant de signes que si la forme a peut-être changé, l’essence demeure. Sous Sarkozy, les interventions françaises au Tchad en 2008, dans le Sahel, et cette année en Côte d’Ivoire et en Libye marquent même un regain dans le volet militaire de la Françafrique.

Au regard de cette continuité, difficile de croire au désintéressement de l’actuel président français, quand tous ses prédécesseurs ont profité d’un système si lucratif. Celui-ci a bel et bien adoubé Robert Bourgi en toute connaissance de cause concernant les agissements occultes de ce fils spirituel de Jacques Foccart et a fait de lui une pièce importante de son réseau de contacts et de négociations parfois occultes avec les chefs d’Etat africains, Omar Bongo en tête, avec lequel Nicolas Sarkozy affichait une proximité confondante.

A l’heure où certains commentateurs, ceux-là même qui parfois s’étonnaient que l’on parle encore de Françafrique, s’amuseraient presque de cette « course à la valise » presque aussi « folklorique » et croustillante que les diamants de Bokassa, il est utile de dépasser la cap de l’anecdote. Au-delà des mallettes et des millions d’euros évoqués dans cette affaire, il est utile de rappeler que l’Afrique est victime d’une prédation économique et financière particulièrement sophistiquée. Depuis l’affaire Elf, il est ainsi de notoriété publique que les paradis fiscaux offrent une opacité parfaite pour les transactions occultes. Sur ce plan aucun doute que l’Afrique est bien entrée dans l’Histoire et dans la mondialisation, pour ceux qui se sont permis d’en douter.

Il est également utile de rappeler que cette affaire illustre l’absence totale de contrôle de la politique de la France en Afrique, que ce soit par le Parlement, la société civile et autres contre-pouvoirs. Au-delà des mécanismes institutionnels défaillants il y a aussi le renoncement de beaucoup qui « savent » ou « devinent » et se taisent.

Toute la lumière doit aujourd’hui être faite, en particulier par la Justice, sur les faits mentionnés par Robert Bourgi, Michel de Bonnecorse et les autres acteurs françafricains qui s’affrontent aujourd’hui par déclarations et révélations interposées.

À l’aube de cette nouvelle campagne électorale, Survie réaffirme également la nécessité d’un examen complet de la relation franco-africaine qui pourrait être mené dans le cadre d’une commission d’enquête associant chercheurs, parlementaires, représentants de la société civile et africaines, témoins clés, etc. Contrairement aux travaux précédents, un tel audit devra poser toutes les questions qui fâchent, qu’il s’agisse du soutien aux dictateurs africains et aux contreparties obtenues, du financement occulte de la vie politique française, du rôle de l’armée française et de ses multiples ingérences, des multinationales, du franc CFA, etc.

Pour commencer, notre association appelle les médias et les candidat-e-s à la présidentielle à oser enfin mettre la Françafrique au cœur des débats. Comme d’autres « affaires » actuelles, l’actualité démontre une nouvelle fois qu’il s’agit bien d’un enjeu crucial pour la démocratie française et nos institutions.

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 15:28

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 14 Septembre 2011 14:15

Le filet anticriminel économique de l’état centrafricain serait en train d’attraper des poissons. Le Ministre Fidèle Ngouandjika du Développement Rural, Thierry Savonarole Maléyombo, ministre sortant des Télécommunications et Abdallah Cadre, ministre délégué sortant des Finances sont actuellement sous surveillance judiciaire.

Ces trois personnalités seraient impliquées dans l’Affaire Telsoft où plusieurs milliards de francs CFA de l’Etat seraient détournés. Ces derniers temps, elles auraient déjà été auditionnées par le Procureur de la République.

Les passeports de ces personnalités politiques centrafricaines leur ont été retirés.

Fidèle Ngouandjika avait déclaré le 31 août dernier sur Radio Ndeke Luka, qu’il a été auditionné sur sa gestion à la tête du département des Télécommunications, entre 2005 et 2008. Il avait déclaré qu’il s’était présenté au parquet en qualité de témoin dans une autre affaire.

Un audit sur la gestion des Télécommunications  des périodes précitées était commandé par l’actuel ministre d’Etat, chargé des Télécommunications Abdou Karim Meckassoua.

Le 6 septembre toujours sur les ondes de Radio Ndeke Luka, l’ancien ministre des postes et télécommunications Thierry Maléyombo avait également réagi aux rumeurs qui circulaient à Bangui, faisant état de son arrestation et de sa détention à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI).

Il avait confirmé qu’il avait été auditionné par la gendarmerie il y a un mois, dans une affaire qui n’a rien à voir avec celle de la SOCATEL. « Il s’agissait d’une affaire de créances de l’Etat avec la société de téléphonie « Telsoft ». Une somme d’ailleurs déjà versée au trésor public.

Pour l’instant, l’opinion publique nationale et internationale suit de près l’évolution de cette situation qui pourrait marquer la fin de la récréation prônée par François Bozizé.

 

NDLR : Est-ce la fin de l'impunité pour ces dignitaires du régime bozizéen qui se croyaient intouchables et tout permis ? A un moment où Bozizé a prétendu dans son speech à l'ouverture des états-généraux des finances, vouloir désormais s'en prendre à tous les corrompus et ceux qui ne cessent de d'accumuler des milliards en détournant les deniers publics, le voici mis au pied du mur. Du bon verdict qui sera rendu par la justice dans les affaires qui impliquent ces membres éminents de la bande du Darfour  dépendra la crédibilité de ce discours de Bozizé.     

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 11:54

 

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

L’interdiction opposée samedi dernier par le régime de Bangui au MLPC d’effectuer sa rentrée politique 2011 comme ce parti politique avait l’habitude de le faire chaque année y compris depuis que Bozizé est au pouvoir, traduit indiscutablement le profond désarroi, la panique et le climat de paranoïa qui prévaut au plus haut sommet du régime. Alors que les autorités compétentes ont été régulièrement tenu informées, tout le monde a constaté avec surprise, l’inhabituelle intrusion du ministre de la justice et ex-procureur de la République en service commandé, le demi-dieu Firmin Feindiro dans ce dossier qui ne relevait que  des ministères de l’Administration du territoire et de celui de la Sécurité publique et nullement des attributions du ministre de la justice et du Garde des Sceaux.

L’autosaisie par ce dernier de l’affaire de la rentrée politique du MLPC est bien la confirmation des informations faisant état de ce que le clan des faucons tribalistes autour de Bozizé n’a pas du tout apprécié et lui a fait savoir son refus de la présence dans l’actuel gouvernement Touadéra 3 de trois ressortissants de la seule ville de Damara en Ombella-Mpoko, en l’occurrence Faustin Touadéra lui-même, Fidèle Gouandjika et le pasteur Josué Binoua qui appartient non pas au KNK mais à la société civile, de surcroît à la tête du département de souveraineté qui est le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

C’est donc fort de cela que Feindiro qui est un de ces faucons, tente maladroitement de mettre entre parenthèse le titulaire actuel du ministère de l’Administration du Territoire en montant lui-même au créneau sur des dossiers qui ne relèvent pas de ses attributions comme celui de la rentrée politique du MLPC. La preuve en est également le discours complètement délirant prononcé en sango par Bozizé lors de la clôture des états-généraux des finances publiques où il a cru devoir non seulement justifier l’interdiction de la rentrée politique du MLPC en revendiquant la démarche de Feindiro mais aussi en tenant des propos franchement orduriers sur l’opposition une fois de plus accusée de comploter avec des puissances étrangères pour le renverser du pouvoir.

Dans ce discours hallucinant en sango, Bozizé a aussi évoqué ses ennuis de santé qui ne cessent de défrayer la chronique ces derniers temps mais pour nier sa maladie et affirmer qu’il se porte comme un charme alors que tout indique qu’il est bien malade. Bangui grouille d’invraisemblables anecdotes sur sa maladie et les traitements qu’il suit. Dans ce domaine, on ne peut tricher pendant longtemps et que la vérité finit par rattraper rapidement le menteur.

Le seul ennui est que son inaptitude à gérer les affaires du pays apparaît de plus en plus évidente et devient de plus en plus préjudiciable. Les dossiers dans les parapheurs et autres demandes d’audience s’accumulent. La fréquence des conseils de ministres s’espace de plus en plus. Ce sont là des signes évidents de fin de régime. L’éclatement de nombreux scandales et le nombre de ministres et d’anciens ministres empêtrés dans des affaires de prédation et auditionnés semaine après semaine, voire inculpés pour détournement de deniers publics et diverses  malversations, est sans précédent en RCA.

L’incapacité du gouvernement dont le chef est pourtant un universitaire, à résoudre rapidement et dans le sens de la préservation des intérêts des étudiants, leur enseignants et du pays, la crise de l’Université de Bangui est significative de la perte de contrôle de la situation par le pouvoir. Le limogeage abusif du Recteur de cette université et son remplacement par une personne bon chic bon genre du KNK qui aurait été suggéré à Bozizé  par son premier ministre Touadéra s’est avéré comme étant une mauvaise solution. La preuve, la crise perdure. 

Tout cela consacre un climat lourd et délétère au sommet de l’Etat sans doute précurseur à un prochain naufrage du régime tout entier dont l'échec à résoudre les problèmes des Centrafricains n'est plus à démontrer. C'est dans ce contexte que les pronostics commencent à aller bon train sur un prochain remaniement gouvernemental, le départ de Faustin Touadéra étant quasiment acquis ainsi que celui des ministres mis en cause ou inculpés comme Fidèle Gouandjika dans telles ou telles affaires sulfureuses.

Rédaction C.A.P       

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 00:11

 

 

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Bangui, 14 sept (C.A.P) – Alors que son suppléant aux législatives partielles du 4 septembre dernier et quelques-uns de ses partisans qui ont été interpellés lors d’une manifestation de contestation des résultats de ces partielles du 5ème arrondissement de Bangui sont toujours détenus à la section recherche et investigation (SRI) de la gendarmerie, Désiré Zanga Kolingba l’ancien ministre et fils aîné de feu général André Kolingba serait arrivé à Brazzaville selon des informations proche de son entourage circulant à Bangui.

Certains journaux de Bangui avaient fait état ces derniers jours de ce que suite à la manifestation de ses partisans visant à contester les résultats des partielles du 5ème arrondissement qui avaient donné Mme Francine Dérant Lakoué devant le candidat Désiré Kolingba, des gendarmes se seraient pointés au domicile de l’ancien ministre pour l’arrêter mais celui-ci était absent. Depuis, ses proches étaient demeurés plusieurs durant sans ses nouvelles.

Quelques semaines auparavant, Désiré Kolingba avait été déjà entendu à la SRI dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte sur la disparition de la somme de 20 millions de F CFA sur les 100 millions décaissés par le trésor public pour le règlement de la facture des prestations de la société REGICA de Cyriaque Dussey lors des cérémonies du Cinquantenaire de décembre 2010. REGICA qui réclame le remboursement de son dû accuse l’ancien ministre Simplice Zingas d’avoir ponctionné la somme de 20 millions de F CFA. D’aucuns à Bangui pensent que cet argent a certes été piqué par Zingas mais ce dernier a dû vraisemblablement partager cela avec les anciens ministres Abdallah Kadre et Désiré Kolingba, tous appartenant au tristement célèbre « clan du Darfour » spécialisé dans la prédation financière du trésor public.

Centrafrique-Presse et certains organes de presse de Bangui avaient publié la copie de la lettre adressée en son temps par le président de la commission nationale des fêtes que fut Désiré Kolingba à son collègue délégué aux finances Abdallah Kadre pour l’inciter à faire diligence dans le décaissement des 100 millions de F CFA représentant le montant de la facture à régler à REGICA. Cela fut fait mais au lieu d’un virement bancaire sur le compte de REGICA, c’est plutôt en espèces sonnantes et trébuchantes que ce pactole a circulé de main à main et c’est au finish Zingas qui a déchargé l’enveloppe de 80 millions de F CFA à Mme Dussey.

Tous les protagonistes de cette affaire ont été entendus dans le cadre de l’enquête judiciaire qui a été ouverte après une première audition de Dussey et Zingas par le Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo sur instruction de Bozizé en personne.

Après son départ du gouvernement en avril dernier, on prêtait à Désiré Kolingba l’intention de solliciter à Bozizé d’être nommé comme ambassadeur de Centrafrique à Paris mais il n’a pu depuis, être reçu par Bozizé qui pour ce poste, continue d’hésiter entre plusieurs personnes dont les noms changent selon les révélations de Centrafrique-Presse. C’est ainsi qu’après Ambroisine Kpongo, le nom d’Elie Ouéfio, secrétaire général à la présidence et du KNK a été écarté. Entre temps on a prêté à Bozizé de penser fortement à Parfait Anicet Mbay mais celui-ci traîne quelques casseroles qui pourraient aussi donner lieu à des ennuis judiciaires donc son éventuelle demande d’agrément pourrait bien être rejetée par Paris.  

Désiré Kolingba connaît bien Brazzaville pour y avoir déjà trouvé refuge après le coup d’Etat manqué du 28 mai 2001 de son défunt père. Il y serait même retourné récemment pour obtenir de quoi  assurer sa campagne électorale pour les récentes partielles. Si sa présence de nouveau à Brazzaville se confirme et s’explique pour des raisons politiques et découle d’une fuite délibérée de Bangui pour se mettre à l’abri au Congo, cela aurait des conséquences politiques sérieuses pour le régime de Bangui même si beaucoup considèrent à Bangui que le fils aîné de Feu général André Kolingba paye ainsi quelque part, son aveugle soutien à Bozizé.

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:28

 

 

 

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Zakaria-Damane.jpg

 

 


BANGUI AFP / 13 septembre 2011 19h55 - Au moins douze personnes sont mortes dimanche et lundi dans des combats à Bria, dans le centre de la Centrafrique, entre la rébellion centrafricaine de la CPJP et l'ex-rébellion centrafricaine de l'UFDR, selon un nouveau bilan d'une source militaire à Bria mardi.

Les combats opposent la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et l'ex-rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

Ils ont fait au moins douze morts (...) recensés mardi en début d'après-midi dans le quartier Bornou où les affrontements ont été particulièrement violents dimanche et qui est resté difficile d'accès jusqu'à mardi matin, a affirmé la source militaire jointe par l'AFP.

Les affrontements se sont poursuivis dans le quartier Bornou lundi avec des tirs tantôt nourris, tantôt sporadiques, jusqu'en fin d'après-midi, a ajouté la source, précisant que les victimes sont en majorité des rebelles de la CPJP et de l'UFDR, mais on note aussi quelques civils.

De même source, plusieurs blessés se trouvent à l'hôpital préfectoral de Bria, dont certains dans un état grave. Ce qui pourrait bien alourdir le bilan.

Par ailleurs, de nombreuses maisons et véhicules ont été incendiés. Le détachement de l'armée centrafricaine ne s'est pas impliqué dans les affrontements et n'a pas tenté de séparer les deux camps, a-t-elle affirmé.

Les combats pourraient reprendre d'un moment à l'autre, parce que la tension est perceptible dans la ville. La CPJP qui aurait perdu plus d'hommes, a fait venir des renforts de Sam Ouabaïne (nord) lesquels sont déjà arrivés à Bria, a encore ajouté la source.

Lundi une source proche du haut commandement militaire avait fait état de deux morts, quelques blessés et plusieurs maisons incendiées suite à des combats dimanche, précisant que les deux victimes étaient des civils dont une femme enceinte atteinte d'une balle perdue.

La CPJP par la voix de son chef Abdoulaye Hissène a signé un cessez-le-feu officiel avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer jusque-là l'accord global de paix de Libreville de 2008, accord signé par de nombreuses rébellions qui ont intégré le processus de paix.

Une dissidence de la CPJP dirigée par Mahamat Sallé a, elle, intégré le processus de paix en août.

L'UFDR basée dans la région de Birao (nord), a conclu un accord de paix au mois d'avril 2008 avec Bangui et a intégré quelques mois après le processus de paix en signant à au Gabon l'accord global de paix avec le gouvernement.

Les deux rébellions centrafricaines sont constituées de membres d'ethnies rivales: Ronga (pour la CPJP) et Goula (pour l'UFDR). Elles sont en conflit depuis plusieurs années notamment autour du contrôle du commerce du diamant.


(©)

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 19:27

 

 

Flash

 

Fidèle NGouandjika

 

Maléyombo

 

 

Bangui, 13 sept (C.A.P) - En dépit de leurs multiples et réguliers démentis, le truculent ministre de l'Agriculture et ancien Porte-Parole du gouvernement, le polytechnicien de Roumanie et PDG du groupe MGF, Fidèle GOUANDJIKA  et l'ancien ministre des Télécommunications Thierry MALEYOMBO qui ont été entendu ces dernières semaines par la gendarmerie dans le cadre de leur catastrophique gestion respective du secteur des télécommunications, ont finalement été bel etbien inculpés ce jour pour détournement, trafic d'influence et recel et laissés en liberté provisoire mais dépossédés de leurs passeports donc interdiction de quitter le territoire national, apprend -t-on de source judiciaire à Bangui.

 

Toujours selon nos informations, le ministre Fidèle Gouandjika aurait pris un sacré coup au moral avec son inculpation et aurait songé à poser immédiatement sa démission du gouvernement mais on lui aurait conseillé d'attendre plutôt d'être viré par ceux-là mêmes qui l'ont nommé. En principe et en tout état de cause un ministre inculpé par la justice doit quitter le gouvernement. Le Premier Ministre Faustin Touadéra et Bozizé doivent prendre de ce point de vue leur responsabilité jusqu'au bout.

 

Depuis que l'étau judiciaire a commencé à se resserer autour de Gouandjika, il aurait déjà perdu une dizaine de kilogrammes selon une source bien informée proche du milliardaire de Boy-Rabe qui doit maintenant rire jaune.

 

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:59

 

 

Zakaria-Damane.jpg

 

Par RFI mardi 13 septembre 2011

De violents combats dans plusieurs villes du nord-est de la Centrafrique tout le week-end entre 2 groupes d'ex-rebelles : l'UFDR (Union des forces démocratiques et républicaines) et la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix). Des accrochages ont été signalés hier encore à Bria, à 500 km de Bangui. La rumeur de la mort puis de l'arrestation du général Zacharia Damane, le patron de l'UFDR, se propageait hier encore à Bangui. Information que l'intéressé dément.

« Je suis toujours là... et en bonne santé ». Joint hier à Boromata, non loin de Birao, le général Damane le patron de l'UFDR (Union des forces démocratiques et républicaines) affirme avoir repoussé l'attaque lancée samedi par les rebelles de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) contre son village. De violents combats ont également eu lieu dans deux villes minières : à Sam Ouandja et à Bria, plus au sud.

L'UFDR du général Damane est devenue l'alliée des forces gouvernementales depuis la signature de l'accord de paix en 2008. Ce groupe d'ex-rebelles qui était à l'origine une alliance entre les communautés locales, goula, rounga et Kara s'est scindé. Les Rounga reprochent à Damane d'avoir établi dans cette vaste zone du nord-est, une suprématie goula alors que les 3 communautés ont toujours vécu en parfaite harmonie.

Et de fait, l'UFDR a chassé les collecteurs rounga pour monopoliser le commerce du diamant - avec sans doute à la clé, un partage des revenus avec certaines autorités de Bangui. Voilà pourquoi la CPJP s'est constituée en groupe rebelle.

Mais depuis le mois de juin, la CPJP a signé avec Bangui un accord de cessez-le-feu. Cette entente provoque la colère de l'UFDR qui craint d'être délaissée par Bangui. L'UFDR reproche notamment aux Faca (Forces armées centrafricaines) de rester les bras croisés quand ils sont attaqués. Aujourd'hui, l'UFDR prévient : « L'attaque de ce week-end est une provocation. Elle ne restera pas impunie ».

 

 

Bria, affrontements CPJP-UFDR, bilan : 2 morts

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Septembre 2011 14:59

Le bilan des affrontements perpétrés dans la soirée de dimanche 12 septembre 2011 fait 2 personnes tuées, d’autres déplacées  et 2 maisons incendiées au quartier Bornou à Bria (nord-est).  Les affrontements ont opposé une branche de la  rébellion de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), basée au chantier diamantifère d’Ayigbando, située à 72 kilomètres au nord de Bria et les éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

L’information est confirmée ce lundi par le maire de la ville de Bria et certains habitants de cette ville joints au téléphone par Radio Ndeke Luka.

Le maire de Bria a déclaré que : « le premier assaut a été lancé par la CPJP sur le quartier Bornou, habité pour la plupart par l’ethnie Goula, originaire de la Vakaga. Ils se sont confrontés à la riposte de l’autre faction rebelle qu’est l’UFDR. Les crépitements d’armes ont  provoqué la fuite en brousse des habitants dudit quartier. De leur côté, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont en train de chercher à maitriser la situation et ont demandé même à la population de rester chez elle. La Croix Rouge locale a tenté  de secourir les blessés avec de moyens très limités ».

Aux dernières nouvelles la ville de Sam-Ouandja (nord-est) serait aussi attaquée par ces mêmes factions rebelles.

Avant cette attaque, le Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo a tenté de réconcilier samedi dernier, les ethnies Goula et Ronga, toutes originaires de la Vakaga. Il a convoqué les 2 parties à une réunion dite de prise de contact pour ramener une paix définitive entre ces ethnies en conflit depuis plusieurs années.

A la sortie de cette réunion, Bertrand Djono Ahaba, député de Birao II (nord-est) et délégué de la communauté goula, a déclaré qu’il est sûr de l’aboutissement heureux de la démarche du Médiateur. Pour lui, il n’y a pas de raisons que ces 2 communautés perdurent dans ce conflit qui n’a pas de sens.

Quant à Zakaria Oumar Adraman, délégué de la communauté ronga, les 2 ethnies vivaient en parfaite harmonie et paix il y a belle lurette. Toutefois, les choses se sont dégradées ces dernières années à cause des intérêts politiques. Il est temps qu’elles fassent la paix.

Il faut dire que ces 2 ethnies ont chacune leur faction rebelle. Il s’agit de l’une de la branche de la CPJP dirigée par Mahamath Sallet appartenant aux Ronga et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) appartenant aux Goula.

Ces factions rebelles sont toutes 2 signataires respectivement de l’accord global de paix de 2008 au Gabon et de cessez-le-feu à Bangui.

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:44

 

 

 

Université Bangui amphi Fac des Lettres

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Septembre 2011 14:50

Le bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) entend organiser une marche pacifique pour exiger du gouvernement centrafricain et des enseignants du supérieur la reprise des cours à l’Université. La décision a été prise ce mardi 13 septembre 2011, au cours d’une assemblée générale tenu à par plus de 200 étudiants à Bangui.

Ils ont aussi rendu compte des démarches infructueuses menées auprès des autorités du pays ces derniers temps.

Ces étudiants sont ainsi montés au créneau après plus d’un mois de cessation de cours. Ils revendiquent de leurs encadreurs le droit à l’éducation et comptent remettre un mémorandum contenant leur exigence au Président de la République.

Selon Gildas De Carême Bénam, président de l’ANECA « tous les droits légaux de revendications prévus par les textes de l’Université de Bangui seront utilisés pour obtenir gain de cause, en dépit de quelques comportements extrémistes de certains de leurs enseignants dans leur mouvement de grève. Nous n’avons pas de partie prie dans nos revendications et ne prévoyons pas de faire de casses. Toutefois, nous sommes inquiets de la position encore dure de nos enseignants refusant de reprendre les cours d’une part, et celle du gouvernement à travers le dernier discours du Chef de l’Etat François Bozizé les fustigeant d’autre part. Les autorités ainsi que ces formateurs ont presque tous leurs enfants dans de bonnes universités du monde au détriment des progénitures des pauvres ».

A titre de rappel, les enseignants du supérieur ont exigé du gouvernement la prise d’un arrête d’application du décret revalorisant leur statut signé en 2005. Ils ont encore reconduit pour un délai d’un mois leur grève dont la légitimité a été reconnue par le pouvoir de Bangui.

De son côté, à travers plusieurs  négociations avec le Syndicat  National des Enseignant du Supérieur (SYNAES), le gouvernement a indiqué que les caisses de l’Etat sont présentement vides. La question de la revalorisation des statuts et de fonctions ne concerne pas seulement ces universitaires, mais l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat. Par conséquent, il opterait pour décanter la situation de manière globale.

Par ailleurs, au moment où le spectre de l’année blanche se plane sur le système éducatif centrafricain, l’inspection académique de Bouar (ouest) renforce les capacités de 30 enseignants sur l’utilisation de nouveaux manuels scolaires. La formation intervient 3 jours avant la rentrée scolaire 2011-2012.

L’autre formation en prélude à la rentrée scolaire est celle de l’Association Nationale des Parents d’Elèves de Centrafrique. Elle consiste à édifier ses membres  sur l’établissement  d’un partenariat formel entre le gouvernement et cette entité.

Quant aux parents d’élèves du lycée Barthélemy Baganda de Bangui, l’heure est au nettoyage des locaux pour une reprise saine des cours.

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:46

 

 

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ENERCA

 

(Journal de Bangui 12/09/2011)

Le ministre de l’Energie et l’Hydraulique parle avec détachement de ses attributions et des contraintes de son département

Est-ce M. Le ministre veut bien nous décrire son parcours?

Je suis Statisticien Economiste de formation marié père de cinq enfants. Précédemment, j’occupais les fonctions de Conseiller économique et financier auprès du Premier Ministre. Ce poste d’homme de l’ombre m’a permis d’avoir un regard plus détaché des passions politiques et de traiter les dossiers avec plus d’objectivité. Je me qualifierai plus comme un commis de l’Etat au service du développement de la République Centrafricaine. Aux côtés du Premier Ministre, j’ai eu l’occasion de traiter plusieurs dossiers économiques, financiers et sectoriels dont ceux du secteur dont je m’en occupe actuellement. Par exemple, j’ai participé à plusieurs reprises à des négociations sur la réhabilitation de la Centrale de Boali.

Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, quelles sont les missions assignées par le gouvernement à votre Département?

Aujourd’hui au poste de Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique la mission est, en mots simples, apporter la lumière et l’eau à toute la population centrafricaine. Dans notre document de stratégie il est prévu de passer d’un taux d’accès à l’électricité de 4% actuellement à 7% en 2015. N’oublions pas qu’en parlant d’Energie j’ai aussi en charge d’assurer la régularité de l’approvisionnement et la distribution des produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire de la République centrafricaine. De même, en parlant de l’hydraulique, il m’incombe aussi la tâche non seulement d’apporter de l’eau potable à nos populations partout où elles se trouvent sur le territoire mais, aussi de veiller à l’assainissement de nos villes et villages.

Quand on entend énergie et hydraulique, on ne peut s’empêcher de penser à l’enerca et à la Sodeca, quel est l’état des lieux de ses deux sociétés?

Vous avez raison de dire qu’en parlant de l’énergie et de l’hydraulique on ne peut s’empêcher de penser à ces deux sociétés dont j’assure la tutelle. L’Enerca et la Sodeca sont deux sociétés qui ont le monopole de la Production, du Transport et de la Distribution respectivement de l’électricité et de l’eau en République Centrafricaine, même si les codes de l’électricité et de l’eau adoptés il y a quelques années déjà consacrent la libéralisation du secteur. Ces deux sociétés traversent aujourd’hui de moments difficiles dus à plusieurs raisons.

La première raison est celle d’une mauvaise gouvernance managériale et financière installée depuis plusieurs années qui fait que ces entreprises traînent des dettes colossales qui ont avalé leur capital, s’il faut raisonner en termes de gestion financière pure. Ce qui veut dire qu’en réalité ce sont des entreprises non-viables. La deuxième raison est la vétusté des équipements dont certains datent de la période coloniale comme ceux de Boali 1. La troisième raison est liée à l’environnement national: certains ménages se croient affranchis de l’obligation de payer leurs factures d’électricité et d’eau. Que dire de l’Administration Publique, grosse consommatrice, qui cumule des arriérés de paiement des factures d’électricité et d’eau mettant en difficultés la trésorerie de ces entreprises. La dernière raison est le phénomène de la fraude généralisée de l’électricité et de l’eau par les ménages avec la complicité, la plupart du temps, des agents de ces entreprises. Une étude a révélé un manque à gagner de plusieurs millions de FCFA par an. Pour me résumer, je peux dire que l’Enerca et la Sodeca vivent sous perfusion grâce aux avances de trésorerie des banques commerciales. Juste pour couvrir les charges de fonctionnement quotidien: salaires, fournitures de bureau, etc.

Parlant de l’Enerca, où en sommes-nous avec les négociations concernant le projet Boali III?

Les négociations pour Boali 3 sont bouclées puisque nous venons de signer en date du 22 Juillet 2011 la convention de l’exécution des travaux avec l’entreprise Chinoise Shengli Engineering Consctrucion Co, Ltd. Le démarrage des travaux est prévu cinq mois après la signature de cette convention et les travaux s’achèveront dans 24 mois.

La mise en route de cette usine peut-elle circonscrire le phénomène de délestage dans la Capitale centrafricaine?

En réalité la mise en route de Boali 3 ne va pas circonscrire totalement le problème de délestage. La capacité supplémentaire qu’apportera la pose des turbines à Boali 3 ne sera que de 10MGW. Il nous faudra nécessairement augmenter les capacités de Boali 2 et Boali 1. En somme, il s’agira de dédoubler Boali 2 pour l’emmener à 20 MGW et construire au pied de Boali 1 une usine de 20 MGW pour espérer à l’horizon 2015 atteindre 50 MGW.

Qu’en est-il des autres projets de production hydroélectrique en Centrafrique?

En effet, lorsque nous parlons de l’énergie hydroélectrique, nous nous focalisons sur Boali comme si la RCA ne se limitait qu’à Bangui. La République Centrafricaine a cette chance inouïe de posséder plusieurs potentiels sites hydroélectriques à l’intérieur du pays. Je vous apprends que le Gouvernement est en train de travailler sur les dossiers de plusieurs sites hydroélectriques potentiels, notamment les sites de Kembé, de Dimoli, de La lobaye, de la Lancreno, de Totobou, etc. En ce moment, nous sommes en pleine négociation avec des partenaires pour une mise en valeur des sites de Kembé dans la Basse Kotto, de Dimoli dans le Kadei, de Totobou à Carnot. Par exemple, nous venons d’être saisi par la BDEAC qui a manifesté sa disponibilité à rechercher le financement de la construction Dimoli qui peut nous apporter plus de 180 MGW. Cependant, pour tenir compte de l’évolution actuelle, notre politique est de développer un partenariat Public /Privé sous la forme de BOT pour la mise en valeur de ces sites au lieu de compter sur les seuls investissements publics. Le marché de l’électricité est aujourd’hui ouvert à l’intérieur des pays de la CCEAC. Nous devrions donc nous y préparer pour ne pas rester à la traîne.

De manière assez concrète, quelles sont les perspectives à court, moyen et long terme en ce qui concerne la Sodeca et l’Enerca?

L’Enerca et la Sodeca doivent être recapitalisées et restructurées. Si nous voulons que ces entreprises soient encore viables, il est indispensable qu’elles subissent de profondes réformes pour s’adapter au nouveau contexte de marché qui s’annonce. L’Etat peut par exemple ouvrir à 40 pour cent le capital social de l’Enerca au privé.

Quel message lancez-vous aux populations centrafricaines?

Le message est de garder espoir; les perspectives sont bonnes en matière de production hydroélectrique. Je leur demande de la patience. Comme vous savez, lorsque vous lancez la première pioche de construction d’un barrage hydroélectrique, c’est au bout de deux, trois, quatre, cinq ans que les travaux finissent. Nous allons vivre encore avec les délestages mais, nous nous efforçons de trouver des solutions palliatives. Il y a certainement quelque chose à combler très rapidement si nous voulons avoir une vision cohérente du développement du secteur. Nous ne disposons pas aujourd’hui au niveau du département d’un Plan Directeur d’électrification de la République Centrafricaine. Nous nous fixons comme priorité la réalisation de cette étude qui va nous servir d’aiguillon pour une satisfaction maximale de nos besoins en fourniture d’électricité sur toute l’étendue du territoire. Parallèlement, le département travaille en ce moment à la valorisation d’autres sources d’énergie telles que la biomasse, le solaire, etc. Pour finir, je voudrais souligner l’importance du secteur que je dirige qui n’est plus à démontrer. Les facteurs de production que sont l’électricité et l’eau conditionnent le développement du secteur privé, gage d’une croissance économique durable. C’est pourquoi, je souhaiterai inscrire mes actions dans la durée.


Par Fleury Koursany - 12/09/2011

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