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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:13

 

 

 

SENEGAL-ELECTION_0.JPG

 

Le camp du président sortant Abdoulaye Wade, candidat contesté à un troisième mandat à 85 ans, dont douze au pouvoir, a reconnu mardi qu'il y aura bien un second tour de l'élection présidentielle. Aucune annonce officielle de résultats sur le plan national n'est prévue avant jeudi ou vendredi.

Se basant sur les résultats provisoires du premier tour de dimanche concernant "30 des 45 départements" qui lui sont parvenus, Amadou Sall, un des responsables de la campagne de M. Wade, a indiqué que le président sortant est "au-dessus de 35%, 36%. On arrivera peut-être à 40%, mais les chiffres le disent, on est au deuxième tour".

"Inévitable"

La veille, Abdoulaye Wade avait déclaré à la presse que "tout est donc encore possible, victoire ou second tour", admettant pour la première fois qu'il pourrait être contraint d'aller à second tour qui était déjà jugé "inévitable" par l'opposition.

Durant la campagne électorale, Abdoulaye Wade avait martelé qu'il était "sûr" de l'emporter dès le premier tour, son entourage évoquant même, avant le scrutin, un score d'environ 53%. Tout indique que son adversaire sera Macky Sall, son ancien premier ministre passé dans l'opposition.

Ancien homme de confiance

Ingénieur de formation âgé de 50 ans, M. Sall est l'ancien homme de confiance du président Wade. Il a été son ministre des Mines (2001-2003), puis de l'Intérieur (2003-2004), son premier ministre (2004-2007) avant d'être élu président de l'Assemblée nationale. Tombé en disgrâce, il a créé sa propre formation, l'Alliance pour la République (APR).

Le taux de participation a tourné autour de 60%, selon un chiffre encore provisoire de la Commission électorale nationale autonome (CENA), en baisse par rapport au taux de 70% de la présidentielle de 2007. La date d'un éventuel second tour dépendra de l'examen de possibles recours devant le Conseil constitutionnel, la plus probable étant le 18 mars.



(ats / 28.02.2012 17h53)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 17:34

 

 

 

Andris Piebalgs

drapeaux_rca_ue_200.jpg

 

28 Février 2012 - 14:41

L'Union européenne a annoncé mardi le renforcement de son soutien à la mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (Micopax) en lui allouant plus de 14 millions d'euros.

Forte de 550 hommes - dont 400 militaires et 150 policiers africains - la Micopax est déployée dans plusieurs régions instables de Centrafrique et joue un rôle clé pour la protection des populations civiles.

La mission soutient également le désarmement, la démobilisation et la réintégration des anciens combattants rebelles.

"La situation en République Centrafricaine reste particulièrement fragile et mérite une attention soutenue de la part de la communauté internationale. A travers son soutien à la force de paix, l'UE travaille avec ses partenaires africains pour garantir la stabilisation du pays. C'est la condition indispensable au développement de la RCA", a affirmé le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs.

L'UE finance les opérations de consolidation de la paix en République centrafricaine (RCA) depuis 2004 pour un montant global de 101,7 millions d'euros.

D'après Amnesty international, au moins 14 groupes armés sévissaient en Centrafrique en 2011.

 
© AFP

 

NDLR : Ce soutien financier accordé non pas au gouvernement centrafricain mais à la MICOPAX est lourd de signification pour le régime de Bozizé qui s’était joué de l’Union Européenne en détournant purement et simplement son appui à la consolidation du processus démocratique et au financement des élections  de janvier 2011 en Centrafrique avec le hold-up électoral sans scrupule qui a permis à Bozizé et sa clique de prédateurs de demeurer au pouvoir jusqu’à présent en narguant tout le monde. La communauté internationale et les partenaires au développement leur ont désormais tourné le dos et ne financent que des projets qui touchent directement les populations à travers les ONG humanitaires et la MICOPAX dont il est question ici. C’est la rançon des élections frauduleuses.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:05

 

 

Bozouissé

 

 

AFRICA ENERGY INTELLIGENCE    N° 67029/02/2012

 

Tout en discrétion, la société d'Etat chinoise CNPC travaille sur une partie du bloc autrefois opéré par l'Américain Jack Grynberg dans une zone sous haute tension.

La China National Petroleum Co. (CNPC) vient de reprendre la prospection pétrolière à Boromata, dans le nord-est de la Centrafrique. Elle avait dû interrompre ses activités en avril, au début de la saison des pluies. L'octroi de ce permis à CNPC n'a jamais été officiellement annoncé.

Cette prospection s’effectue sur une partie du permis concédé par le gouvernement d’Ange Patasséà la compagnie RSM de l'Américain Jack Grynberg en 1999. L'expiration du contrat en 2004 a été officiellement confirmée par le Centre international pour le règlement des différends relatifs à l'investissement (Cirdi) dans un jugement du 7 décembre 2010. Jack Grynberg avait invoqué la disposition juridique de force majeure pour arrêter de travailler, en raison d’attaques rebelles dans le secteur. Il avait ensuite poursuivi Bangui pour lui avoir retiré les droits sur le permis. Fin 2010, la Centrafrique a officiellement découpé plusieurs blocs avec les rendus de RSM ; CNPC a pris alors la partie la plus prospective. Cependant, les discussions avec les Chinois ont commencé bien avant la confirmation de la position de la Centrafrique par le Cirdi, soit dès le deuxième semestre 2010. Le président François Bozizé avait tout intérêt à signer le maximum de contrats avant l'élection présidentielle de janvier 2011, où il a triomphalement été réélu avec 66% des voix.

 La CNPC mène actuellement des travaux sismiques, grâce à du personnel chinois mais aussi à des techniciens soudanais salariés de la Greater Nile Petroleum Operating Co. (GNPOC), opérant au Soudan et au Soudan du Sud voisins. CNPC est actionnaire de ce consortium à 40%, aux côtés de Petronas(30%), ONGC Videsh (25%) et de la compagnie d’Etat soudanaise Sudapet(5%).

La prospection de CNPC se fait sous la protection des Forces armées centrafricaines (FACA) et de l’armée tchadienne, bien mieux équipée et entraînée. Cette dernière a lancé en janvier une offensive dans la région pour traquer les rebelles du Front populaire pour le redressement (FPR) du leader tchadien Baba Laddé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:00

 

 

baba laddé gl

P

ar RFI mardi 28 février 2012

Depuis le lancement le 23 janvier dernier de l'offensive conjointe des armées tchadienne et centrafricaine contre le Front populaire pour le redressement (FPR), la rébellion tchadienne d'Abdel Kader Baba Laddé avait coupé ses téléphones satellitaires et n'avait plus donné d'interview. Aujourd'hui, il s'exprime sur RFI, annonçant qu'après les bombardements de ses positions, il s'organise et que faute d'un dialogue avec le président Idriss Déby Itno, il passera à l'offensive.

Abdel Kader Baba Laddé : Notre mouvement est là. Personne n'est parti de notre position. Là où nous sommes, nous ne sommes pas très loin du Tchad. Nous nous préparons. On s'organise et nous allons répondre à leur attaque. Ça c'est clair.

RFI : Certaines sources affirment que vous êtes au Soudan ?

A.K.B.L. : Nous ne sommes pas au Soudan. Qu'est-ce qu'on va aller chercher au Soudan ?

RFI : Vous avez commis toute une série d'exactions en Centrafrique (*). Vous avez pris des gens en otage. Est-ce que vous le niez encore aujourd'hui ?

A.K.B.L. : Notre mouvement n'a fait que ramener la paix et la sécurité en République centrafricaine. C'est un point, un trait ! Nous ne reconnaissons aucune exaction sinon ce sont des bandits qu'on a mis en déroute. Nous nous sommes retirés de notre fief parce qu'on a vu les bombardements pas seulement contre nos positions mais contre les civils, qui ont connu des morts, des civils, ce ne sont pas les combattants du FPR [qui ont été tués, NDLR]. Les gens sont dans la brousse. Ils meurent de faim. Ils meurent de soif. C'est pourquoi on a accepté de se retirer. Notre mouvement est là, toujours groupé.

Maintenant, l'objectif du FPR est de renverser les deux régimes : le Tchad et la Centrafrique. [François] Bozizé a ses propres ennemis, a ses propres rébellions. Nous allons soutenir toute rébellion centrafricaine responsable qui pourrra renverser le régime de Bozizé.

RFI : Il y a beaucoup de menaces dans vos propos...

A.K.B.L. : Ils nous ont menacés. Nous allons aussi les menacer.

RFI : Ce sont des menaces d'un homme qui est en fuite !

A.K.B.L. : D'abord, nous, en brousse, c'est déjà chez nous ! Vous savez qu'après tout, nous sommes des nomades, bien à l'aise, on ne craint rien.

RFI : Aujourd'hui, qu'est-ce que vous demandez ?

A.K.B.L. : Nous, côté FPR, il faut absolument l'ouverture d'un dialogue, avec le gouvernement tchadien et tout le monde comprenne que nous voulons la paix et que nous défendons notre cause. Nous n'avons plus peur. Si on est déjà attaqué, que notre population est attaquée, de quoi peut-on avoir peur ? Le FPR est bien organisé, bien structuré. On est prêt à faire la lutte.

___________

(*) En décembre 2011, le préfet de la région de Bambari en République centrafricaine, a accusé les hommes du FPR de vivre de pillage et de racket ainsi que d'enrôler des jeunes peuls de force.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 02:36

 

 

manif pour le courant et l'eau

 

Bangui 28 février (C.A.P) - Depuis trois jours, le quartier Sara à Bangui fait l’objet d’une surveillance nocturne particulière du pouvoir bozizéen. Dès 23 h, par groupe de cinq éléments, les bérets verts de la garde présidentielle sont déposés tout le long de l’avenue de France, depuis le commissariat de police du 5èmearrondissement jusqu’au pont cassé du quartier SICA 3. Le but de cette opération serait de « déjouer » un éventuel coup de force qui pourrait partir de ce quartier.

Une telle paranoïa doit être sans doute en relation avec des fiches généralement mensongères que les auteurs habituels de délation du régime ont dû adresser ces temps derniers à Bozizé. Il n’est pas non plus exclus que le pouvoir puisse redouter une réaction de l’APRD par rapport à l’inculpation de son président Jean-Jacques Demafouth dont le pouvoir doit imaginer qu’il aurait des sympathisants au quartier Sara.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 00:36

 

 

 

Wade-Abd.jpg

 

Par Tanguy Berthemet Le Figaro 27/02/2012 à 23:11

Le «Vieux» président n'est pas parvenu à distancer son ex-poulain pour gagner dès le premier tour la présidentielle.

 

De notre envoyé spécial à Dakar (Sénégal)

Le Sénégal va sans doute connaître, pour la seconde fois de son histoire, un ballottage dans une élection présidentielle. Lundi, alors que les radios continuaient d'égrener sans fin les résultats du scrutin de la veille, le président sortant Abdoulaye Wade voyait s'éloigner ses rêves d'une victoire facile. À demi-mot, le Vieux, comme disent les Sénégalais, l'a reconnu lundi soir. Selon les chiffres qu'il a dévoilés, portant sur environ la moitié des communes, il est crédité de 32,17 des voix contre 25% «pour le suivant». Il se refusera de prononcer le nom de ce rival qui n'est autre que son ancien poulain Macky Sall.

Abdoulaye Wade ne s'est pas privé en revanche, de longuement féliciter sur un ton solennel le peuple pour avoir voté «dans la dignité et le calme». Ni de régler quelques comptes avec des chancelleries inquiètes face à un scrutin souvent qualifié de très risqué. «Nous avons apporté de la plus belle manière un démenti à tous les oiseaux de mauvais augure qui s'étaient empressés d'appeler au chevet d'un Sénégal qui serait agonisant». Une façon de rappeler que les rumeurs de fraudes et les peurs de chaos étaient indignes. Une façon aussi de flatter des Sénégalais toujours fiers de leur démocratie et de lancer une campagne de second tour qui s'annonce compliquée. La lutte qui s'annonce est loin de lui être favorable.

Ambiance lourde

Alors, en dépit de l'union de l'opposition qui s'annonce, les proches du président tentaient de s'afficher optimistes. «Il n'y a pas d'indignité à gagner au second tour. Nous, nous n'avons jamais oublié qu'il pouvait y en avoir un», confiait Amadou Sall, son porte-parole.

L'ambiance lourde qui régnait dimanche soir au centre électoral de Wade 2012 disait pourtant la déception. Dans ce petit appartement du centre de la capitale, nul cri, nul enthousiasme. Juste le cliquetis des ordinateurs compilant les résultats. Dans un petit bureau, le premier ministre, Souleyman Ndéné Ndiaye, seul, écoutait la radio, le visage fermé. «Cette victoire au premier tour donnée comme certaine par Wade et les siens visait à rendre cette idée possible dans l'opinion, même si cette hypothèse était hautement improbable. Maintenant qu'un second tour se dessine, Wade passe pour un perdant et cela même si son score devait se révéler pas si mauvais», analyse un universitaire sénégalais. Pour bien des Sénégalais, cet échec intermédiaire sonne presque déjà la défaite finale.

Le plus prudent restait finalement le rival annoncé. Retranché dans sa villa de Mermoz, un quartier cossu de Dakar, Macky Sall gardait lundi sa réserve. «Les choses se présentent bien. Je crois que même du côté du pouvoir c'est désormais accepté.» En politicien avisé, il déclinait ses victoires avec méthode. «J'ai gagné Dakar haut la main et c'est la capitale qui fait la différence. J'ai aussi les banlieues populaires de Pikine et de Guédiawaye.» Macky Sall, ancien directeur de campagne de Wade, est bien placé pour savoir que ce sont autant de fiefs du vieux président qui viennent de tomber, ceux-là mêmes qui avaient permis les victoires de 2000 et 2007.

«Wade et moi nous partageons le même électorat. Ce n'est pas ma faute si je suis plus jeune. Si les scores se confirment, on peut envisager la victoire.»

Macky Sall feint la compassion. «Wade dit qu'il est mon maître. Il ne devrait pas laisser son élève le mettre au tapis. Qu'il se retire.» Adboulaye Wade s'est, sans surprise, refusé à entendre ce message. À 85 ans, il se prépare à livrer son dernier combat.

 

 

Sénégal : victoire ou second tour tout est encore possible


DAKAR - Le président sortant Abdoulaye Wade, candidat contesté à sa propre succession au Sénégal, a estimé lundi au lendemain du scrutin, sur la base de résultats provisoires, que tout est encore possible, sa victoire dès le premier tour ou la nécessité d'en disputer un second.

Le recensement qui à l'heure actuelle porte sur 282 collectivités locales sur 551, soit la moitié, nous classe en tête avec 32,17%, et 25,24% pour mon suivant. Tout est donc encore possible, victoire ou second tour, a déclaré M. Wade dans une déclaration à la presse. M. Wade n'a pas nommé le suivant.

Dans la perspective d'un second tour, le Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) et ses alliés dont le candidat arrive en tête de la compétition vont naturellement explorer toutes les possibilités d'entente avec d'autres forces politiques selon des modalités à convenir ensemble, a ajouté Abdoulaye Wade.

Ensemble nous relèverons ce défi, vous avez ma confiance et je sais pouvoir compter sur la vôtre, a assuré le président sortant, qui avait martelé pendant sa campagne qu'il était sûr de l'emporter dès le premier tour de la présidentielle, en recueillant plus de 50% des suffrages.

Son ancien Premier ministre Macky Sall, l'un des principaux candidats d'opposition, a affirmé qu'un second tour était inévitable, assurant l'avoir emporté dans les principaux départements du Sénégal, dont l'agglomération de Dakar.

Un des responsables de sa campagne a assuré que M. Sall était au coude-à-coude avec le président Abdoulaye Wade.

Les résultats provisoires officiels devraient être communiqués mardi au niveau départemental et vendredi au niveau national, selon la Commission électorale nationale autonome (Céna).

Le président Wade a salué un scrutin transparent, démocratique et pacifique et rendu hommage à la maturité, à l'esprit de tolérance et au civisme des Sénégalais.

Les électeurs se sont mobilisés dans le calme dimanche après des violences préélectorales qui avaient fait en un mois de 6 à 15 morts selon les sources, suscitant la crainte de nouveaux incidents le jour du vote.

Agé de 85 ans, M. Wade, élu en 2000 et réélu en 2007, sollicite un nouveau mandat de sept ans, mais sa candidature a été jugée anticonstitutionnelle par ses opposants.


    AFP / 27 février 2012 19h45

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 23:52

 

 

 

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On commence à voir clair dans les motivations réelles qui ont poussé Ndoutingaï et Bozizé à procéder à la dissolution des Conseils d'administrations des Sociétés et Offices Publics  et il  y a déjà comme de la grogne dans l'air chez les victimes de cette décision scélérate. Voici quelques conséquences. Bientôt il n'y aura plus d'électricité dans la ville de Bangui car les fournisseurs de l'ENERCA - la société qui est censée fournir le courant électrique dont les banguissois n’en finissent pas d’endurer les délestages chroniques - en hydrocarbures et lubrifiants exigent dorénavant un paiement comptant à l'avance.

Autrefois le paiement se faisait en deux tranches, une avance à la commande et le reste à la livraison et ce à cause de l'autonomie de gestion de l'ENERCA. Aujourd'hui, soumise au rythme des programmes d'emplois mensuels où les réunions sont planifiées en fonction de l'agenda du Président du Conseil Spécial qui n’est autre que Bozizé Yangouvonda, les fournisseurs étrangers de l'ENERCA ont perdu totalement confiance.

Selon nos informations d’une source proche du dossier et ayant requis l’anonymat, le Conseil Spécial a aussi prélevé 2 milliards de F CFA sur le compte de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNSS) pour payer le salaire des fonctionnaires du mois de janvier (la masse salariale de l’Etat centrafricain est grosso modo de 3,3 milliards de F CFA), alors que les retraités du secteur privé et parapublic attendent leurs pensions depuis 23 ou 27 trimestres, excusez du peu ! Or  l'Etat doit déjà à la CNSS la bagatelle de 30 milliards de F CFA. C'est déshabiller Pierre pour habiller Paul.

En clair, Ndoutingaï et Bozizé, confrontés à la dure sécheresse financière de l’Etat dont ils ont pillé effrontément les caisses, ne savent plus quelles ressources utiliser pour verser régulièrement les salaires des quelques 24.000 fonctionnaires de l’Etat, ont décidé de faire purement et simplement un hold-up sur les recettes des sociétés d’Etat et Offices publics pour résoudre cet épineux problème du paiement des salaires des employés de l’Etat car faute de cela, leurs jours au pouvoir seraient rapidement comptés. On est donc très loin de l’objectif annoncé avec tambours et trompettes de redressement et de bonne gestion de ces sociétés et offices publics.

Reprenant à leur compte la légende selon laquelle les Centrafricains seraient toujours dociles à condition que leurs salaires soient régulièrement versés à terme échu, Bozizé et Ndoutingaï sont également persuadés que leur longévité au pouvoir est au prix du versement régulier des salaires aux fonctionnaires. C’est donc une façon de tirer leçons de la chute des régimes de Bokassa, André Kolingba et Ange-Félix Patassé qui ont accumulé par devers eux plusieurs arriérés de salaires des fonctionnaires, ce qui les a énormément fragilisés jusqu’à les emporter quand bien même les arriérés de salaires n’étaient pas la seule cause de la chute de ces régimes confondus.   

Enfin, toujours d’après nos sources, le Président du Conseil Spécial c’est à Bozizé en l’occurrence, qui a jusqu'ici refusé tout débat d'idées liés aux problèmes soulevés par la dissolution des conseils d’administration des sociétés d’Etat et Offices publics, a fini par accorder une audience le jeudi 23 février 2012 au Patronat et aux Syndicats des Travailleurs. Ces derniers ont solennellement et clairement demandé au Président du Conseil de revenir sur la mesure relative à la dissolution des Conseils d'Administration des Sociétés et Offices Publics.

 

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 23:37

 

 

RCA carte-2

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

Bangui, 27 Février 2012

Obo : Les victimes de la LRA ont désormais un centre d’écoute

Une journée communautaire en faveur des victimes de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), a été organisée le samedi 25 février 2012 à Obo, a annoncé radio Zéréda.

Cet événement a eu lieu à l’occasion de la cérémonie de remise d’un bâtiment qui servira de Centre d’écoute des victimes de la LRA, construit par l’ONG COOPI sur un finalement l’Union Européenne.

Selon le chef de projet de COOPI, Marzia Avirgarroni, ce centre est un cadre qui permettra d’assurer la prise en charge psychologique des victimes de la LRA, car elles continuent souvent de garder les mauvais souvenirs des tortures vécus pendant la période de leur captivité.

Au cours de la cérémonie de ce matin, les bénéficiaires de ce bâtiment ont exposé des produits de couture et de menuiserie, qui est les résultats de l’appui de l’ONG COOPI dans le cadre de leur réinsertion au sein de la communauté, a rapporté radio Zéréda.

Le centre d’écoute leur permettra aussi d’exposer fréquemment leurs produits. Signalons que l’association des victimes de la LRA d’Obo compte à ce jour 250 personnes.

 

Berberati : L’OCDH visite les centres de détention

Le bureau de l’observatoire centrafricain des droits de l’homme(OCDH) de la Mambéré Kadéi, conduit par son vice-président, Noël Kondjekai, a visité vendredi passé les différents centres de détention de la ville de Berberati pour constater la situation des droits de l’homme, a rapporté ce matin radio Zoukpana.

Selon Noël Kondjekai, le but de cette visite dans les geôles de la police, de la gendarmerie et des quartiers de la maison d’arrêt est de « toucher de doigts » les conditions dans lesquelles vivent les détenus.

« Il n’y a pas de cas de torture ni d’arrestation arbitraire », a affirmé le vice-président de l’OCDH de Berberati après cette visite.

Par contre il a dénoncé le fait que certains gardiens de prison ou chef de poste de la police et de la gendarmerie demandent aux parents des détenus de verser la somme de 500 FCFA avant de leur rendre visite.

 

A ce sujet le régisseur de la maison d’arrêt de Berberati a souligné que cette pratique se fait à leur insu et que des dispositions seront prises pour éviter ces genres de situation dans les centres de détention de la ville.

 

Bambari : 14 activistes des droits de l’homme échangent sur le droit à la libre circulation

 

14 activistes des droits de l’homme ont démarré ce matin une formation sur le droit à la libre circulation des personnes et des biens au centre Pastorale diocésain Abbé Lazard de Bambari, a rapporté ce lundi radio Linga.

Initié par l’ONG Mercy-Corps, cette formation vise à aider la population de la ville Bambari à connaitre ses droits légaux, les principes juridiques et administratifs de ses mouvements sur le territoire national afin de les faire respecter, en les revendiquant s’ils sont violés.

Durant deux jours, les participants seront entretenus sur 3 thèmes, à savoir ; la notion de libre circulation, les conséquences du non respect de la liberté de la circulation dans un pays et les textes qui protègent la liberté de circulation en République Centrafricaine», a expliqué Eternel Saté, officier des droits de l’homme de la préfecture de la Ouaka à l’ouverture des travaux.

Ces thèmes seront développés tour à tour par Jacob Damili Sany, Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bambari, Eternel Saté, officier de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH) et les quelques personnes provenant de l’ONG Mercy-corps.

 

Bambari : Le Maire suspend la fabrication des briques dans la ville

La présidente de la délégation spéciale de la ville de Bambari, Marie-Francine Baninga, a décidé de « l’arrêt systématique » de fabrication des briques sur les rives de la Ouaka, a annoncé radio Linga.

La décision a été prise au cours d’une réunion de sensibilisation à l’endroit des jeunes fabricants de briques dans la ville de Bambari, tenue vendredi à la Mairie.

D’après Marie-Francine Baninga, il faut lutter contre la dégradation de l’environnement. « Ce sont ces trous qui sont à l’origine des multiples inondations dans la ville de Bambari », a-t-elle fait remarquer avant de préciser que, sur les rives de la Ouaka, 3 Km de sol sont détruits par les jeunes fabricants de briques en pleine ville de Bambari.

Mais les jeunes sont mécontents de cette décision de la présidente de la délégation spéciale. Selon eux, seul ce travail leur permet de pourvoir à leurs besoins et à ceux de leurs familles.

En réponse, le Maire leur a affecté un espace à 10 Km de la ville pour exploitation. Les agents de la police municipale ont été instruits pour veiller à l’application de cette décision.

 

 

Nola : Fin de la campagne de vaccination.

La campagne de vaccination contre la poliomyélite couplée à la vitamine A et au vermifuges s’est achevée ce lundi 27 février 2012 dans la Préfecture de la Sangha Mbaéré, a annoncé ce matin radio Kuli Ndunga.

« Nous sommes très satisfaits des parents qui sont venue massivement faire vacciner leurs enfants ; nous n’avons pas eu de difficultés au cours de nos travaux », a confié Paulette Noumon, agente de vaccination interrogée par radio Kuli Ndouga.

Le Préfet de la Sangha Mbaéré, Rémi Zoungarani s’est lui aussi réjoui du fort taux de participation des enfants à cette campagne et à demander aux parents de faire vacciner d’avantage leurs enfants de 0 à 59 mois contre la poliomyélite. Pour lui, aucun enfant ne devrait souffrir de la poliomyélite qui est maladie évitable grâce au vaccin.

Notons que lors de la cérémonie du lancement de la campagne la semaine passée, le préfet de la Sangha Mbaéré avait instruit tous les chefs de groupes et chefs quartiers de s’impliquer dans le programme.

« Il n’y a pas de remède pour lutter contre la poliomyélite, c’est important pour les parents des enfants de les faire vacciner », a déclaré Justin Liya Koula, chef de secteur sanitaire de la préfecture de la Sangha Mbaéré.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 23:34

 

 

 

 

Bangui la coquette

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 27 Février 2012 13:45

Plusieurs services sanitaires de l’Hôpital de l’Amitié tournent au ralenti ce 27 février 2012. La grève du personnel contractuel dudit hôpital en est la raison. Il réclame le paiement de deux mois d’arriérés de salaire.

Les agents en colère, ont  pris d’assaut tôt le matin les locaux de l’hôpital.  Ils exigent le versement de deux mois d’arriérés de salaires avant toute reprise.

Le ministre de la santé et de la population est intervenu pour leur demander de prendre patiente. Il leur a fait savoir que des procédures sont en cours pour le décaissement de leurs fonds  par le Trésor Public.

Des propos aussitôt  contestés par ce personnel qui a envisagé depuis 3 semaines cette entrée en grève.  Ils emboîtent ainsi le pas aux élèves médecins qui avaient revendiqué le versement de deux mois d’arriéré d’indemnité au début de ce mois.

« L’heure n’est plus aux promesses, ni au discours. Nous voulons seulement notre argent. Nos enfants sont renvoyés de leurs établissements scolaires, nos loyers impayés », ont déclaré certains grévistes interrogés sous couvert de l’anonymat par Radio Ndeke Luka.

Pendant que l’Hôpital de l’Amitié connait des perturbations, celui dénommé  Maman Elisabeth Domitien de Bimbo (sud) a finalement ouvert ses portes ce lundi aux patients. D’après les reporters de Radio Ndeke Luka, les malades se sont très tôt présentés dans ce nouveau centre hospitalier.

La décision du démarrage des soins dans cet hôpital a été prise vendredi dernier à l’issue d’une réunion du staff présidée par le ministre de la Santé publique Michel Mandaba.

Selon Grégoire Mélémoko Surveillant Général de l’hôpital, « ce démarrage des activités est effectif, mais il ya encore beaucoup de choses à régler. Des aménagements doivent encore être réalisés pour une plus grande efficacité. Il dément l’information selon laquelle les premiers soins sont gratuits ».

Ces mêmes difficultés sont d’ailleurs reconnues dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce lundi par le directeur dudit hôpital, Docteur Julio Jacobin Apathita. Selon lui, « plusieurs structures manquent encore ». Il a également déploré les problèmes de la fourniture partielle d’électricité et le manque d’ambulance.

Cet hôpital compte 11 médecins dont 1 généraliste. Le nouvel hôpital porte le nom d’Elisabeth Domitien, en hommage à un ancien premier ministre de l’empereur Bokassa 1er, la première africaine ayant occupé ce poste. Il a été inauguré le 4 octobre 2011 par le président François Bozizé, après 24 mois de travaux.

Ce manque de plateau technique n’est pas seulement l’apanage de l’hôpital de Bimbo. Celui de la préfecture sanitaire de la Mambéré Kadéï (ouest) est dépourvu de brancard.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka a relevé ce lundi que « nombreux sont les parents des malades qui refusent délibérément de ramener cet outil de travail après usage. Une situation qui de ce fait, met l’hôpital de Berberati dans une difficulté. Les responsables sanitaires sont à pied d’œuvre pour remédier à ce problème ».

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 23:25

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 27 Février 2012 13:48

L’entraineur Français des Fauves de bas Oubangui de football Jules Accorsi décide ce 27 février 2012, de partir chez lui ce jeudi prochain. Et pour cause ? Son bailleur le somme de quitter le 29 février prochain, après avoir accusé 9 mois d’arriérés de loyer. Aussi, son propre salaire n’est pas verser depuis 5 mois par le gouvernement centrafricain. Ajouter à cela les frais impayés de la location de véhicule.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, Jules Accorsi a précisé qu’il n’a pas démissionné. Mais, il repart simplement chez lui à Bastia en France car, les closes de son contrat ne sont pas respectées par la partie centrafricaine.

Jules Accorsi avait déjà pris la décision de partir en janvier dernier. Il avait rencontré le Premier Ministre centrafricain Faustin Archange Touadéra qui  lui avait promis de s’occuper de son problème. Une rencontre qui a accouché d’une souris.

Il s’agit d’un coup dur pour les athlètes centrafricains en pleines campagnes sportives internationales. Toutefois, Jules Accorsi a rassuré le public centrafricain que « si la situation se normalise je reviendrais sur ma décision pour les 4 prochains matchs qui attendent le pays. Le cas échéant, je resterais chez moi », a-t-il mentionné.

 

 

NDLR : Ce mauvais feuilleton n'a que trop duré. Si les autorités politiques de Bangui qui sont quasiment en faillite sur le plan financier sont incapables de remplir le contrat qu'il ont souscrit avec ce monsieur, elles n'ont qu'à l'avouer et rendre la liberté à ce brave coach que de le faire lambiner de la sorte. Quand la fédération centrafricaine de foot-ball est dirigée par un malfrat comme Ngaissona, que peut-on attendre de bien des prestations des Fauves ? Le foot-ball centrafricain est à l'évidence à l'image du pays dont ce n'est un secret pour personne qu'il se porte très mal avec les prédateurs de toutes sorte qui sont à sa tête.  

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