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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 21:41

 

 


boucherie à Bouboui


Radio Ndéké Luka Vendredi, 06 Janvier 2012 12:14

 

Surprise ce vendredi 6 janvier 2012, chez les consommateurs de  viande de bœuf de constater une pénurie de cette denrée très prisée des Centrafricains sur les marchés de la ville de Bangui. Ajouter à cela une surenchère sur quelques carcasses dont disposent certains bouchers : le prix d’un kilogramme passe de 2000 (environ 3 euros) à 2500 francs CFA (environ 3,8). La grève des bouchers entamée ce vendredi en est la principale cause.

 

Les bouchers dénoncent entre autres l’éloignement du nouveau marché à bétail logé au PK 45,  le non-respect de la prestation des services par la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA) et le prix élevé des bœufs.

 

Dans leur mouvement, ces derniers exigent aussi la dissolution de leurs entités dénommées Association Nationale des Bouchers Centrafricains (ANBC) et l’Union des Bouchers Centrafricains (UNBC). Des entités taxées par ces derniers de jouer le jeu du gouvernement centrafricain.

 

D’après les reporters de Radio Ndeke Luka qui ont sillonné quelques marchés, certains clients se sont rués sur les poissons fumés ou frais et autres denrées alimentaires au détriment de la viande de bœuf très prisée par les centrafricains.

 

SelonAlain KONAMNA, président du groupement des bouchers du marché de Combattant et délégué du collectif de ces bouchers, « de toutes les démarches entreprises pour améliorer les conditions de travail des bouchers après le transfert du marché à bétail du PK 13 au PK 45, le gouvernement oppose une fin de non-recevoir. Eu égard à la hausse de prix des bêtes et ne réalisant pas de bénéfice, ces bouchers attendent par leur mouvement, des autorités une solution urgente à leur revendication ».


De leur côté, certaines ménagères interrogées par Radio Ndeke Luka, ont déclaré que « la quantité de la viande achetée ne répond pas aux besoins de leur famille ». D’autres ont indiqué que « ce n’est pas tout le monde qui dispose d’importantes ressources financières pour se procurer de la viande de bœuf. Nous demandons au gouvernement de vite réagir pour nous garantir notre suffisance alimentaire ».


Joints au téléphone jeudi par Radio Ndeke Luka, les Directeurs Généraux de l’élevage et celui de la SEGA, n’ont pas voulu se prononcer sur la situation.


Il faut dire que le transfert du marché à bétail à Bouboui (45 kilomètres sur la route de Boali au nord de Bangui) il y a 2 mois a fait couler de l’encre et de la salive. A titre d’exemple, certains commerçants de bœufs préfèrent rester au PK 22 sur la route de Damara (nord de Bangui) créant ainsi une division entre les acteurs de ce secteur. L’autre problème c’est la perte d’emploi décriée par les bouchers de l’ancien site du PK13 et ceux du marché Combattant.


Signalons que la grève des bouchers intervient 3 jours après celle des conducteurs des taxis et bus. Ils ont  manifesté pour protester contre la hausse du prix des produits pétroliers.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 20:44

 

 

urgent

 

Demafouth-candidat.jpg

 

Bangui, 6 janvier 2012 (C.A.P) – Le président de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) et ancien candidat à l’élection présidentielle de janvier 2011 et vice-président du comité de pilotage du programme de désarmement, démobilisation et Réinsertion DDR, Jean Jacques Demafouth a été convoqué ce matin à la Section Recherche et Investigation (SRI) de la Gendarmerie nationale où il a été entendu durant toute la journée de ce vendredi et maintenu en garde à vue.


Interrogé par Carine Frenk au micro de Radio France International, le ministre de la justice et Garde des Sceaux et porte-parole du gouvernement, Firmin Findiro, a confirmé l’arrestation de Jean Jacques Demafouth pour « déstabilisation du pays et tentative d’atteinte à sûreté de l’Etat. »

 

Toujours selon Findiro, « M. Jean Jacques Demafouth, avec quelques acolytes, se sont lancés dans une opération tendant à la déstabilisation du pays à travers la reprise de la rébellion qu’ils entendent mener dans le cadre d’une force coalisée. Dans cette force coalisée,  il y a les groupes des rebelles de l’UFDR, de la MLCJ, de la CPJP et de l’APRD. En cette matière même une simple réunion constitue déjà un élément matériel constitutif de l’infraction ».


RFI : La Centrafrique est plein processus de désarmement. JJD est lui-même Vice-Président du comité de pilotage du DDR, est ce ces groupes d’ex-rebelles vont toujours faire confiance au gouvernement et continuer de désarmer ?


F.F : « Pourquoi pas. Je ne pense pas que le processus du DDR soit compromis. Bangui a tendu la main à tous les groupes rebelles, les politico militaires qui ont signé des accords de paix mais le gouvernement pense que la paix est nécessaire, la sûreté de l’Etat doit aussi être préservée ».


Ont également été arrêtés ce matin deux membres des ex-rebelles de l’UFDR, il s’agit de Gontrand Djohono Ahaba député et de l’ancien député  Mahamat  Abbras.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:55

 

 

JEUDI 05 JANVIER 2012

 

CENTRAFRIQUE - PENSÉE DE LA SEMAINE (1)

 

*   *   *  

PROVERBES 14

 

*   *   *  

q PROVERBES 14 : 31

 

« 31 Opprimer le pauvre, c’est outrager son Créateur, mais avoir de la compassion pour les indigents, c’est l’honorer. »

 

q PROVERBES 14 : 34

 

« 34 Respecter la justice fait la grandeur d’un pays, mais commettre l’injustice fait la honte des peuples. » 

*   *   *

C. MABADA-MABAYE
Pasteur
http://philadelphie-infos.over-blog.com

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:45

 

 

 

 

logo Télé MLPC

 

 

 

 

MSF.JPG

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:33

 

 

 

 

voeux-JB-KOBA.JPGvoeux-JB-KOBA-fin.JPG

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:28

 

 

cellule

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Janvier 2012 13:59


Les conditions de détention à la maison carcérale de la ville de Berberati (ouest) deviennent de plus en plus difficiles. Ces derniers temps, les 57 prévenus dont 10 femmes et 27 condamnés à la peine capitale peinent à s’alimenter. Un repas est à peine servi pour la journée. A cela s’ajoute la lenteur accusée par les autorités judiciaires dans les traitements des dossiers pour d’éventuels procès.

 

L’information est confirmée ce jeudi 5 janvier 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette région où la majeure partie des activités de la population est consacrée à l’exploitation du diamant et de l’or.

Selon Francis-Tiburce Obiné, régisseur de la maison d’arrêt de Berberati, « la galère que traversent ces détenus au plan alimentaire est d’ordre financier : 60 000 francs CFA (environ 92 euros) alloué par mois. Une somme qui s’épuise en jours ».

 

Au sujet de la lenteur du jugement décriée par ces détenus, Anatole Sémona procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Berberati indique si un prévenu commet un crime, il ne reçoit que 2 audiences par an. Une raison qui explique ce retard.


Signalons que la République Centrafricaine a ratifié la convention sur le droit alimentaire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:25

 

 

baba laddé gl


Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Janvier 2012 13:56

 

L’étau se resserre progressivement autour de Joseph Koni et sa rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Le Sud Soudan vient de s’engager avec vigueur dans la traque de ce mouvement rebelle. Il entend déployer 5 000 hommes en faveur de cette cause. Les hautes autorités du pays ont affirmé mercredi 4 janvier 2012, leur ferme contribution à la mission conjointe Nations Unies (ONU) et Union Africaine (UA). Une mission qui se poursuit encore ce 5 janvier dans les 3 autres pays notamment, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo (RDC) et la République Centrafricaine.

 

Riek Machar Teny Dhurgon, vice-président du Sud Soudan, a indiqué lors d’une réunion tenue ce jeudi avec les délégations de l’UA et de l’ONU, que « les autorités prendront les dispositions diligentes pour fournir les installations nécessaires au démarrage effectif des activités des structures opérationnelles prévues dans le plan de lutte de l’Union africaine. Un site devant abriter le quartier général de la Force régionale d’intervention et le centre d’opération conjointe a été identifié dans la zone de Yambio, dans le sud ouest du pays, où sévit la LRA ».

 

De plus, « le gouvernement sud soudanais a promis de participer de manière substantielle à la constitution des 5000 hommes souhaités par l’UA pour former la Force régionale d’intervention censée également regrouper les troupes des trois autres pays concernés par la LRA ».


Le vice-président sud soudanais, qui suit particulièrement le dossier LRA, a expliqué que « c’est un devoir pour les Etats concernés d’arrêter Joseph Kony et de mettre fin aux atrocités de la LRA dont il est le leader ».

 

Au-delà des aspects militaires de la stratégie développée par l’UA, Riek Machar Teny Dhurgon a attiré l’attention sur l’importance « du renseignement et de la coopération, facteurs essentiels pour repérer Joseph Kony ».

 

La mission conjointe UA/ONU dans les zones affectées par la LRA se rend ce jeudi Kampala en Ouganda. Elle prendra fin le 7 janvier après l’étape de Kinshasa, en République démocratique du Congo.


Il est à noter que cette mission a été  conduite respectivement par l’Ambassadeur de l’Union Africaine Francisco Madéïra, représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la coopération Antiterroriste, arrivé lundi et le Secrétaire général des Nations Unies en Afrique Centrale et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l`Afrique Centrale (UNOCA), Abou Moussa. Il est arrivé mardi sur le sol centrafricain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:18

 

 

Bonne année 2012

 

RCA carte-2


Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com  

 

 Bangui, 05 Janvier 2012

 

Bangui : Le Sud-Soudan va faire diligence dans la lutte contre la LRA


« Les autorités prendront les dispositions diligentes pour fournir les installations nécessaires au démarrage effectif des activités des structures opérationnelles prévues dans le plan de lutte de l’Union africaine » contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA), a déclaré mercredi, le vice-président du Sud Soudan, Riek Machar Teny Dhurgon.


L’information a été donnée dans un communiqué de presse du bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), à la fin de la visite de la mission conjointe Union africaine (UA) et Nations Unies (ONU) dans ce pays pour échanger sue le phénomène de la LRA.


« Nous devons conjuguer nos moyens pour arrêter Joseph Kony et mettre fin aux atrocités de la LRA dont il est le leader », a relevé le vice-président sud-soudanais. Il a expliqué qu’un site devant abriter le quartier général de la Force régionale d’intervention et le centre d’opération conjointe a été identifié dans la zone de Yambio, dans le sud-ouest du pays, où sévit le plus cette rébellion.

Dans le cadre de cette lutte collective, le Sud-soudanais a promis de participer « de manière substantielle » à la constitution des 5000 hommes souhaités par l’UA pour former la Force régionale d’intervention qui regroupera des soldats centrafricains, congolais et ougandais.


Riek Machar Teny Dhurgon a attiré l’attention sur l’importance des renseignements et de la coopération, qui sont selon lui des « facteurs essentiels pour repérer Joseph Kony ». Il a salué le déploiement de 100 conseillers militaires américains pour soutenir les efforts régionaux.


Selon les chiffres disponibles aux Nations Unies, les quelques 240 attaques de la LRA enregistrées en 2011 au Sud-Soudan ont occasionné 130 morts et 327 enlèvements, dont 113 enfants. Une réflexion a été faite avec le PNUD pour mettre l’accent sur l’urgence d’un renforcement de l’assistance humanitaire et des programmes de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR) à travers, entre autres, le développement des stratégies pour encourager les défections.


Au cours des échanges avec les délégations de l’UA te de l’ONU, le gouvernement sud-soudanais a souligné l’importance de la construction des infrastructures, y compris les routes. Car l’absence d’infrastructures routières peut avoir une répercussion sur le plan général de lutte contre la LRA.  

 

Conduite par l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira, et le chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, la mission conjointe a souligné avec satisfaction l’engagement gouvernement sud-soudanais d’accompagner la mise en place de l’Initiative de coopération régionale de l’UA contre la LRA.


Débutée à Bangui le 3 janvier dernier, la mission conjointe UA/ONU dans les zones affectées par la LRA arrive ce jeudi en Ouganda, avant de boucler la tournée en République démocratique du Congo.

Le but de la mission est d’inciter les gouvernement des pays concernés par les atrocité de la LRA à adhérer totalement à l’initiative de coopération régionale de l’UA contre la LRA et, en particulier, leur accord concernant les facilités dont auront besoin les forces armées des quatre pays pour mener à bien les opérations transfrontalières « anti-LRA ».

 

 

Bambari : Un enfant de 9 ans a été violenté par son tuteur

 

Un enfant de 9 ans a été battu à mort par son oncle le mercredi 04 janvier 2012 aux environ de 16 heures, au quartier Sétéro à Bambari, a rapporté ce radio Linga.


Selon les témoignages recueillis par radio Linga, l’enfant était allé jouer avec ses camarades non loin de la maison et son tuteur qui a constaté son absence à son retour du champ, est allé le cherché parmi ses camarades et l’a p assé à tabac.


L’enfant se trouve depuis hier à l’hôpital pour des soins car il a eu une fracture au bras gauche.

Le tuteur de l’enfant a été interpellé par la gendarmerie territoriale de Bambari et s’y trouve encoure encore, en attendant une l’engagement d’une éventuelle poursuite judiciaire.


Selon les informations, ces genres de cas de violence envers les enfants sont légions dans la préfecture, même si la République centrafricaine a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant.

 


 

Bambari : Promotion des droits humains en milieu scolaire


Les élèves des différents établissements scolaires de Bambari ont été sensibilisés mercredi 4 janvier sur les droits de l’homme et la lutte contre la corruption en milieu scolaire, a rapporté radio Linga.


Cette activité a été organisée par le club des droits de l’homme des établissements secondaires en partenariat avec l’Observatoire Centrafricain des droits de l’homme (OCDH) et l’ONG Mercy Corps et visait à faire prendre conscience aux élèves de leurs divers droits et de les revendiquer en cas de violation.


Pour les organisateurs, il s’agit d’informer et d’enseigner les jeunes sur les droits de l’homme en vue de lutter contre la corruption, les violations des droits humains et la propagation du virus du VIH/Sida en milieux scolaires.


« Cette journée vient à point nommé nous sensibiliser afin de freiner le phénomène de la corruption en donnant l’occasion à chaque élève de se faire valoir. Il nous faut l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », a indiqué Oliveira, élève en classe de 5ème au collège de Bambari


A cette occasion, des débats autour des thèmes tels que la corruption, la lutte contre le sida et les violations des droits de l’homme, ont été eu lieu ainsi que des représentations théâtrales sur ces sujets.

 


 

Nola : Un nouveau comité de gestion pour l’hôpital

 

Un bureau ad-oc du comité de gestion de l’hôpital de Nola vient d’être mis en place pour assurer la transparence dans la gestion des biens de l’hôpital, en vue de répondre aux besoins de la population.


Le comité a été présenté ce jeudi 05 Janvier 2012 à la population, ainsi qu’au personnel soignant par le Sous-préfet de Nola, M. Zoungalani, a rapporté radio Kouli Ndounga.


Il s’agit d’un bureau de 6 personnes qui aura pour tâche de veiller à la gestion des recettes de l’hôpital et de redynamiser le comité de gestion qui semble ne plus fonctionner dans la transparence.


La cérémonie a eu lieu en présence de Docteur Alain Syriaque Ndamon, chef de la préfecture sanitaire de la Sangha-Mbaéré.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 00:56

 

 

Bonne année 2012

 

Chers Lecteurs, chers Amis,


Par ces quelques lignes, à quelques heures du passage à l’année 2012, je souhaite vous remercier d’abord pour le partage et la fidélité tout au long de cette année 2011, si riche en rebondissements plus ou moins malheureux, dramatiques et massivement nauséabonds souvent, principalement dominés par la confiscation systématique du droit à l’autodétermination sur la terre de nos ancêtres.


 Les mascarades socio-dramatiques se sont succédées les unes après les autres, presque autant de fois qu’il y a eu d’élections, soit 17 fois en Afrique subsaharienne, avec le même scénario à chaque fois:

 Préparation du terrain de la fraude par les amendements de la Constitution par des moyens subrepticement frauduleux, jusqu’à deux ans avant les élections, à l’instar du Cameroun.


 Nomination par décret d’une Commission électorale, dite « indépendante », composée en majorité d’acolytes du pouvoir « sortant ».

 Collecte des données et fabrication frauduleuse des listes électorales. Distribution du droit de vote de façon à la tête du client, à travers une distribution ubuesque des cartes de vote, allant jusqu’à accorder le droit de vote aux morts et aux disparus.


 Barrage et violation systématique du droit à l’expression publique des oppositions, ou de ce qui en reste.  Arrestations et persécution de citoyens qui œuvrent pour la promotion d’un scrutin libre et transparent.

 Manipulations et violences diverses le jour même de l’élection (bourrages d’urnes, intimidations et violences autour des bureaux de vote sur les électeurs et les observateurs de la société civile).


 Fraudes dans le dépouillement des bulletins, destruction et disparition d’urnes dont les contenu est suspecté au désavantage du régime « sortant »,  et acheminement accidenté et suspect jusqu’aux locaux de la commission électorale d’où continue la suite de la prédation des droits populaires et soi-disant démocratiques.

 Annonce par la commission électorale de résultats bidouillés et donc faux, en faveur du pouvoir sortant, et suivi quelques jours après par la confirmation de la Cour suprême et la prestation de serment. Tout ça avec l’accord implicite de la communauté internationale, qui proteste mollement sur la table, mais qui soutient et encourage le régime « sortant » dans les coulisses, puisqu’il reste le meilleur garant du fruit du pillage et du recel des ressources de la terre des ancêtres d’indigènes superflus.


 Révoltes populaires plus ou moins retenues, avec un engagement aléatoire des diasporas.  Communauté internationale molle sur la scène, mais très actives dans les services secrets et le système de défense d’un régime devenu clairement illégitime et impopulaire, enjolivé par des médias occidentaux complaisant. La résistance populaire est diabolisée, assimilée à du désordre post-électoral inévitable dans ces pays de nègres indisciplinés qui se révoltent tout le temps pour un rien. Tension extrême pendant quelques jours à quelques semaines. Menaces de sanctions militaires, onusiennes, CPièsques, et autres associations de malfaiteurs.

 Puis tout retombe comme avant, et la vie continue comme depuis 50 ans.


 Désespérant, frigorifiant, et paralysant ! Des populations entières dans le désarroi, sans repères, sans encadrement politique, avec une irrépressible volonté non canalisée de libération. Et la répression qui balaie et qui coupe tout ce qui dépasse…


 L’année 2011 se termine donc  dans de grandes interrogations existentielles sur la capacité du peuple africain de se défaire réellement de ses chaînes, malgré une timide sortie de narcose. La première année du 2ème cinquantenaire des indépendances fraudées, volées et assassinées, malgré l’immobilisme environnant, laisse malgré tout transparaitre des espoirs naissant et concrets,  même si les tentatives de balayage par les stratagèmes habituels de la connivence internationale, des retournements de vestes en tout genre, d’opposition insuffisamment solidifiées ou inexistantes restent les prédateurs les plus omniprésents de ces tendances émancipatrices qu’aucun pouvoir ne peut tuer.


 Une terrible nostalgie des martyrs tombés depuis les guerres d’indépendance nous habite. Nous nous noyons dans les constats et dans l’indignation. La révolte gronde. Le printemps arabe va-t-il traverser le Sahara…. ? Eh non, apparemment pas, en tout cas pas dans l’immédiat.

 Mais pourquoi donc se demandent beaucoup, qu’est-ce qu’on a de différent…. ?

 On se casse la tête contre les murs, car on en a marre de l’esclavage. Marre d’être humilié et laissés pour mort. Marre d’être ignorés et pillé.

 Le pire, c’est la nature de nos dirigeants et les ramasseurs de miettes qui virevoltent tout autour. Ce qui est vraiment désespérant, c’est que ce sont  nos semblables, nos frères, nos compatriotes. La classe dirigeante dirige son clan, sa tribu, ses attributs attribués par l’ancien colon devenu néo-colon. Mais ils sont des nôtres malgré tout.

 Et que dire alors de ceux qui nous entourent au quotidien, nos parents, nos voisins, le petit peuple que nous sommes. L’indifférence, la soumission, le « on va faire comment », et le « nous on veut juste la paix ».

 L’esprit du colonisé nous paralyse, et perpétue nos chaines.

 On se traite entre nous d’incapables, de « sans-couilles », ou d’«opposition la plus bête du monde ». On s’insulte, on se tire dessus, on se casse les lunettes à coup de poing dans les meetings, on manipule et on manigance. L’étalage de la médiocrité la plus abyssale du monde en vérité.

 Alors que les bonnes volontés coulent au fond du plat c’est la mousse de l’incompétence qui flotte sur le dessus, légère, vide de substance, irresponsable, avide d’autoglorification, en gardant toujours au coin de l’œil l’opportunité qui fera le larron, la petite place à la mangeoire, ou au mieux, une réplique de mangeoire à côté, tout ça dans un esprit de vengeance historique, de vieux contentieux qu’on modernise et qu’on instrumentalise. Voilà donc le grand cirque de l’émancipation, où il faut de tout pour faire un monde.


 Pendant que les petits se crêpent le chignon, dansent et se saoulent, les vrais méchants en profitent pour s’imposer. Le vieux stratagème colonial habituel.  Alors que nous pensons que nous allons fêter un peu, comptant les francs pour péniblement faire plaisir à nos familles, et qu’on nous laisse à la digestion de nos frustrations postélectorales, voilà qu’on nous frotte les yeux avec du piment avec un complot politique, mélangé avec des nouveaux contrats de ventes de concession aux Chinois, aux Indiens, ou que sais-je encore. La machine à casser est toujours là, à l’affût de la moindre tête qui dépasse.


 Enfin bref, je m’arrête là au risque de dépasser minuit, et bien qu’on dise qu’on ne festoie pas quand sa maison est en feu, je vous souhaite une nouvelle année 2012 où règnera l’espoir d’une Afrique meilleure, où nous serons de plus en plus à garder les deux bras vissés au ciel sans pouvoir les baisser même si on veut, où nous serons chacun des vecteurs et des multiplicateurs d’une nouvelle conscience, davantage préoccupés par le bien commun que par le bien individuel.


 Même si nous sommes quelques-uns à nous faire traiter d’irréaliste ou d’idéalistes, ce n’est jamais mauvais de rêver, de chercher dans le fin fond de son imagination débordante des idées, des comparaisons, des paradigmes et autre sources d’espoir et de force pour une vie meilleure sur la terre de nos ancêtres.


 Donc, à tous ceux qui me lisent de temps en temps, souvent ou toujours, je souhaite une bonne année 2012, et que la lutte continue. Que vos cœurs s’illuminent de gaité et de bonheur le temps d’un instant, le temps d’un sourire, le temps d’un arrêt sur image, car le combat à besoin de soldats dont les batteries sont rechargées.


Juliette 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:47

 

 

 

baba laddé gl

 

 


Communiqué de presse


 

L’APRD ET LE FPDC financés par Idriss Deby contre le FPR


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR), tient à dénoncer à la communauté internationale la situation qui se passe en République Centrafricaine.


Une partie de l'APRD a repris les armes et installé des barrages notamment près de Kaga Bandoro dans le but de gêner les déplacements du FPR. La population civile est victime de ces tracasseries.


De plus le FPDC a réellement repris les armes contre le FPR et la population civile, à la frontière avec le Tchad. Il faut savoir que le FPDC traverse la frontière librement et s'est installé dans les camps de réfugiés centrafricains au Tchad.


L'APRD et le FPDC reçoivent un financement et des armes du régime d'Idriss Deby Itno pour déclencher une guerre contre le FPR.


Nous ne souhaitons pas de combats mais nous répondrons à toute attaque.

 


                                                                           Fait, le 04 janvier à Kaga Bandoro

 

Pour le FPR, le Général Baba Laddé 

 

 

NDLR : Baba Laddé se victimise

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