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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:30

 

 

 

Baba-Ladde.jpg

 

Par RFI vendredi 16 décembre 2011


Le général Baba Laddé est un rebelle tchadien qui sévit en Centrafrique. Il est à la tête du FPR, Front populaire pour le redressement, et écume le centre et le nord-ouest de la Centrafrique. La dernière attaque la semaine dernière, entre Damara et Sibut, à 75 km seulement de Bangui, a fait trois morts et plusieurs blessés. Le phénomène a pris ces derniers mois une ampleur considérable.

 

Depuis des décennies, la Centrafrique est une terre de transhumance pour les immenses troupeaux qui viennent du Tchad. Le rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé en a fait l'un de ses fonds de commerce. A la tête d'un groupe armé, le FPR, il rançonne les éleveurs. Il se dit le protecteur de peuls, les Bororos mais ceux qui ne cotisent pas peuvent y perdre leur troupeau.

 

Cette manne lui permet aujourd'hui de recruter d’anciens coupeurs de routes centrafricains, jeunes désoeuvrés, mais aussi des mercenaires nigérians, camerounais ou tchadiens et de s'équiper en véhicules et en armes, y compris des armes lourdes.

 

Une source bien informée estime que son mouvement pourrait compter aujourd'hui un millier d'hommes répartis en différents groupes du centre au nord-ouest du pays .Le groupe a pris une telle ampleur qu'il inquiète les Nations unies et l’Union africaine. La classe politique s'interroge : pourquoi les forces armées centrafricaines ne le boutent pas hors de Centrafrique ? Y a-t-il des intérêts, des complicités avec le pouvoir de Bangui, quel est le rôle du président tchadien Idriss Déby ?

 

En attendant, dans son fief, près de Kaga Bandoro au nord de la capitale centrafricaine Bangui, Baba Laddé reçoit, pose ses conditions pour son éventuel retour au Tchad. Il n'est jamais inquiété.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 00:51

 

 

Désiré Kolingba

 

Paris, 15 déc (C.A.P) - Après avoir pris la poudre d’escampette de Bangui en septembre dernier à la suite de sa défaite aux législatives partielles de la 5ème circonscription de la capitale pour échapper à son audition judiciaire dans l’affaire du détournement des 20 millions de REGICA, l’ancien ministre Désiré Zanga Kolingba qui avait regagné dans un premier temps Brazzaville est, selon nos informations, signalé en France où il aurait été aperçu dans la ville d’Orléans (Loiret).

 

Egalement mis en cause dans l’affaire des 20 millions de F CFA de REGICA qu’il se seraient partagés avec l’ancien ministre délégué aux finances Abdallah Kadre et Simplice Aurélien Zingas, tous deux mis en examen, Désiré Kolingba a lui, eu peur d’être auditionné dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte dans ce dossier. C’est la raison principale de sa fuite précipitée du pays.

 

Quant à Simplice Aurélien Zingas, la demande de la levée de son immunité parlementaire est désormais entre les mains du président de l’assemblée nationale après qu’un conseil de ministre fin novembre dernier ait marqué son accord pour que son immunité soit effectivement levée.

 

Abdallah Kadre lui, en dépit de sa mise en examen dans trois affaires liées au dossier des  20 millions de F CFA de REGICA, vient contre toute attente d’être scandaleusement confirmé par le PM Touadéra comme ministre conseiller à la primature chargé de la bonne gouvernance ; un comble !

 

CAP ignore ses projets politiques immédiats mais toujours d’après nos informations, Désiré Kolingba voudrait bien regagner le bercail mais il ne sait pas comment s’y prendre, quoi faire, ni à qui s’adresser. Il doit à présent ruminer beaucoup de choses dans les actes qu’il a posés depuis la disparition de son père, notamment son choix de soutenir aveuglément François Bozizé pour qui il était allé battre campagne avant l’heure dans la Basse-Kotto. Il n’a point été récompensé pour ce choix bien au contraire, il n’a pas été reconduit dans le gouvernement Touadéra 3.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 00:21

 

 

logo MSF

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

OH ! CENTRAFRIQUE...

 

Dans un ultime appel à l'aide au bénéfice du Centrafrique, Médecins Sans Frontières fait un bilan accablant et sans complaisance de l'état de santé dans ce pays au bord du gouffre. C'est une sonnette d'alarme tirée pour réveiller les consciences, avant qu'il ne soit trop tard. Ce réveil des consciences n'est pas seulement adressé aux habituels bailleurs de fonds courant souvent au secours du malade Centrafrique, mais il est aussi un appel adressé au peuple centrafricain, dans la prise en main de sa propre survie.

 

Si entre autres choses importantes MSF se permet de dire sans ambiguïté que « Si le gouvernement maîtrise la situation à Bangui et dans les préfectures voisines, il n’exerce aucun contrôle sur une grande partie du pays, où règne l’impunité. Sans aide extérieure, le système de santé ne fonctionnerait tout simplement pas. » c'est pour montrer aux yeux de chacun l'impuissance et l'incapacité du gouvernement à assumer les responsabilités élémentaires, mais fondamentales, qui sont les siennes.

 

Par ailleurs, MSF ajoute : « …de nombreuses tentatives d'aide au pays ont été durement entravées, sinon empêchées par la corruption et le manque de capacité. Observés à différents niveaux, des dysfonctionnements empêchent toute forme de service médical, y compris la distribution de médicaments, la qualité des soins et l'obligation de rendre des comptes pour le système, et rendent difficile toute aide internationale. »

 

Au vu de ces éléments relevés par MSF, il apparaît très clairement que parmi les causes de la détérioration des conditions de santé en Centrafrique, l'impuissance, l'incapacité du gouvernement et les dysfonctionnements des services publics occupent une place prépondérante.

 

Dans un pays où la gouvernance est une affaire de famille, l'on ne peut guère s'étonner devant un tel constat. Et il n'y a qu'en Centrafrique qu'on ne s'étonne plus de rien, car l'irrationnel est devenu rationnel. C'est pourquoi,

 

-        Sans le moindre scrupule, le Président de la République élève son rejeton au grade de colonel, en fait son ministre de la Défense, en ignorant royalement qu'un soldat, aussi aguerri fût-il, ne fait pas forcément un bon ministre de la Défense. Mais ici, les liens du sang obligent.

-        Sans le moindre scrupule, le Président de la République fait de son neveu, fidèle compagnon de rébellion, ministre des mines puis ministre des Finances, en dépit de son ignorance et de ses incompétences notoires. Les liens du sang obligent encore.

-        Sans le moindre scrupule, le Président de la République nomme au poste de Premier Ministre, une silhouette, un cliché dont on ignore l'image réelle. Les liens du sang n'y sont pour rien, mais une autre raison explique cette nomination.

-        Sans le moindre scrupule, le Président de la République marche sur les cadavres de ses opposants, empêche ceux qui vivent encore d'exprimer leurs inquiétudes et met en place une Assemblée Nationale composée d'hommes muets car aux ordres. Ici, ce n'est plus une affaire de famille car ici,  la Constitution est devenue le tapis rouge sur lequel on marche pour entrer au Palais.

 

Alors, quand vous avez un ministre de la Défense qui porte des « rangers » plus grands que ses pieds, vous aurez beaucoup de mal à avancer. Vous aurez beaucoup de peine à assurer la défense de votre territoire car votre ministre passera son temps à s'occuper de ses chaussures.

 

Vous ne pouvez pas être étonné de savoir que votre ministre des Finances, qui a un parcours sinueux et douteux, n'aura pas la confiance des interlocuteurs censés discuter avec lui et ne pourra obtenir son visa à temps pour se rendre dans les lieux où se prennent les grandes décisions. C'est dire tout simplement qu'il ne mérite pas de s'asseoir à la même table que ces éminents interlocuteurs.

 

Si votre Gouvernement, à travers son Tout Premier Ministre, n'est pas capable de présenter on programme, de faire le bilan de ses activités en expliquant les réussites et les échecs de ces mêmes activités, on peut applaudir MSF, pour le travail qu'il fait à la place de ce gouvernement.

 

L'Assemblée Nationale, dont la fonction n'est pas seulement de voter les lois, devait comprendre qu'elle doit aussi contrôler l'action gouvernementale car le vote du budget suppose aussi son contrôle. Ainsi, elle doit savoir que les ministres ont le devoir de lui rendre compte de leurs activités. C'est dire que lorsque des rebelles étrangers pénètrent sur le sol de Centrafrique et y font des exactions, l'Assemblée doit demander des explications au Ministre de la Défense, si ce n'est au Premier Ministre, qui ne doit pas s'y dérober. C'est dire que lorsqu'un Ministre déclare que « les caisses sont vides », l'Assemblée doit s'enquérir auprès du Ministre des Finances.

 

Quand un Premier Ministre reste muet face aux grandes difficultés que rencontre son pays et si le Président lui-même « roupille » sur ses deux oreilles, ou s'agite un peu, c'est qu'il y a problème. Et le peuple doit savoir ce qui se passe.

 

Et ce qui se passe, c'est tout simplement l'incapacité du régime, son aveu d'impuissance qui se révèle dans tous les domaines, chaque jour.

 

Le Ministre de la Défense  ou plus précisément l'homme chargé de surveiller l'Armée et dont la mission n'est pas de protéger le territoire, n'a le regard que sur le petit groupe d'hommes sous sa responsabilité. Lui-même sait de quoi il est responsable, et beaucoup de centrafricains aussi le savent. Ils le savent quand ils voient les Généraux de l'Armée sillonner les rues de Bangui avec des véhicules blindés intouchables et frappés des étoiles de leur grade, comme s'ils célébraient l'invasion de la LRA et des troupes de BABA LADDE dans un territoire sans Armée. Ils le savent quand ils sont eux-mêmes braqués par des hommes en uniforme, dont ils ignorent le corps. Ils le savent quand ils vont à l'hôpital voir les corps de leurs parents tués lors des embuscades tendues par des voleurs de grand chemin.

 

Le Ministre des Finances sait pourquoi il est là et n'attend que son heure. Ce n'est pas sans raison qu'il s'est permis  de demander à la population de Berbérati, où il s'est présenté comme candidat usurpateur, d'attendre plus tard pour célébrer le 1er Décembre, fête nationale qui pourtant doit être célébrée le même jour, par tous les centrafricains. Lui seul peut se le permettre, vu la cécité et la défaillance du souverain. Si la mortalité infantile ronge avec acuité la région de la « Haute-Sangha », nous préférons encore l'histoire à la réalité d'aujourd'hui, pour s'étendre inexorablement à d'autres régions du pays, à qui le doit-on, si ce n'est à l'ancien ministre des Mines aujourd'hui ministre des Finances.

 

En démantelant les maisons d'achat de diamants pour accaparer l'exclusivité de l'achat de ces pierres précieuses, n'a-t-il pas mis au désœuvrement ces acteurs inlassables qui permettaient aux paysans d'avoir des ressources pour vivre honorablement ? De là à penser que 'il l'a fait, non pas seulement pour la simple raison de s'enrichir tout seul, mais pour mettre en même temps ces populations de Berbérati, Carnot et Nola dans l'état de misère qu'elles connaissent aujourd'hui et qu'elles doivent partager avec les autres populations centrafricaines, il n'y a pas deux pas à faire. N'DOUTIGAÏ, en se présentant comme candidat à la députation à Berbérati n'a pas mieux fait que d'insulter les gens de cette région qu'il « croyait » représenter, mais il a en même temps montré qu'il pouvait disposer de leurs vies ( car pour lui, elles n'ont personne pour parler à leur place) et ce qui leur arrive aujourd'hui n'est nullement surprenant.

 

Dans un avion où l'on ne sait plus s'il y a un pilote ou qui est le pilote, il ne reste aux passagers plus qu'à s'alarmer. Et s'alarmer, c'est voir le danger en face et tout faire pour l'éviter.

 

Le Centrafrique ne mérite pas d'aller à la catastrophe, c'est pourquoi les centrafricains doivent prendre leurs responsabilités car l'heure est grave. Nos enfants meurent par manque de soins. Nos enfants meurent parce que nos dirigeants sont dépassés et impuissants. L'heure est à l'action, l'indifférence face à la catastrophe que vivent nos populations est une caution portée au régime actuel.

 

Trop c'est trop ! Ne soyons donc pas indifférents à la disparition imméritée des nôtres, car si d'autres peuvent s'émouvoir de nos misères, il nous appartient, nous en premier,  de chercher à en trouver les remèdes.

 

Merci MSF, de pleurer nos morts, si ce n'est notre propre MORT !

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 00:17

 

 

 

Les accidents de circulation causent plusieurs décès en RCA

 

 

transport en Afrique


Radio Ndéké Luka jeudi, 15 Décembre 2011 13:33

 

Les routes centrafricaines tuent plus que d’autres maladies à Bangui. C’est le constat fait par Radio Ndeke Luka ce 15 décembre 2011 à Bangui. Selon des sources hospitalières, 7 décès sur 10 sont liés aux accidents de circulation. Un constat fait suite à la publication du rapport de l’organisation internationale Médecin Sans Frontière.

 

D’après les principaux centres hospitaliers de la capitale centrafricaine, le taux élevé de mortalité ces dernier temps à Bangui et dans certaines régions du pays, est dû à plusieurs facteurs, mais le principal reste des cas d’accidents.


Plusieurs responsables des différents services de l’Hôpital Communautaire et de l’Hôpital de l’Amitié, deux principaux hôpitaux du pays, évoquent pour leur part, la multiplication des cas d’accidents de circulation routière, les retards pris par certains malades avant de se présenter à la consultation et le manque des médicaments disponibles aux services des urgences pour les 1ers soins.

 

Quelques victimes d’accidents de circulation rencontrées aux services de la traumatologie de l’Hôpital communautaire dénoncent le laxisme du personnel soignant.

 

Un médecin du service des urgences a déclaré sous couvert de l’anonymat à Radio Ndeke Luka que la plus part des malades, arrivent déjà à moitié mort à l’hôpital. « Les malades préfèrent maintenant pratiquer de l’automédication et ils attendent que le cas arrive à un stade termino-terminal pour se rendre à l’hôpital », a-t-il ajouté.


A l’hôpital de l’Amitié, les patients rencontrés par Radio Ndeke Luka ont affirmé quant à eux que « quel que soit l’état du malade, il faut avoir suffisamment de l’argent pour prétendre à un soin ; sinon, c’est le chacun pour soi, Dieu pour tous ».

 

Dans tous les cas, ce rapport du MSF vient remettre sur table, la question du  statut réel de la République centrafricaine en matière de soin de santé. Est-elle un Etat dont l’urgence humanitaire est définitivement close ? Ou a-t-elle encore de l’assistance humanitaire ?

 

 

 

Les prisons de Bossangoa doivent respecter les droits des détenus

 

cellule

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Décembre 2011 13:45 

 

« Les prévenus ont aussi droit à un traitement digne et humain ». C’est la principale leçon que le Projet de renforcement de l’Etat de droit (PRED) veut le personnel pénitentiaire des Maisons carcérales de Bossangoa retienne par-dessus tout. Ces gardiens de prison viennent de finir le 13 décembre 2011,  une formation sur le droit des détenus et la gestion de leurs dossiers judiciaires. Il s’agit de protéger ces derniers contre les traitements inhumains dont ils font souvent l’objet. Il s’agit aussi de mettre les prisons de Bossangoa aux normes internationales.

 

Cette formation fait suite à celle qui s’est déroulée à Bangui au début de ce mois de décembre 2011. Le constat établi révèle que l’administration pénitentiaire de Bossangoa est confrontée à d’énormes difficultés, et ce sont les détenus qui en subissent les conséquences. « Les détenus sont privés de sortie toute la journée, certains sont devenus des domestiques chez certaines autorités de la localité. A cela s’ajoute le vol de certains matériels de la maison d’arrêt, offert par des ONG de défense des Droits de l’Homme», a déploré le PRED.

 

Cette situation est la résultante d’un manque de formation des agents. La majorité d’entre eux est issue des rangs des Forces armées : d’autres de la police nationale. Aucun n’est à proprement parler qualifié dans le domaine de la protection des détenus.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 18:32

 

 

 

Touadéra Faustin

 

 

DECLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

 

A

 

L’OCCASION  DE L’EXAMEN DU RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES SUR LA REPUBLIQUE CENTRFRICAINE

 

New York, le 14 DECEMBRE 2011

 

 

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Secrétaire Général, 

Mesdames et Messieurs,

 

Qu’il me soit permis de vous  féliciter pour votre accession à la Présidence du Conseil pour le mois de Décembre.

 

Cette félicitation va également à l’endroit de Monsieur le Secrétaire général pour sa réélection à la tête de notre Organisation et qu’il soit assuré du soutien de la République Centrafricaine au long de son second mandat dans sa noble mission au service de la paix et de la sécurité dans notre monde d’aujourd’hui confronté à de nombreux défis. Par la même occasion, voudrions-nous féliciter Madame Margaret VOGT pour son travail à la tête du BINUCA ainsi que la qualité des relations qu’entretient son bureau et le Gouvernement Centrafricain.

 

Il serait injuste de notre part si nous n’associions pas à ces marques de gratitude le Président de la Formation République Centrafricaine de la Commission de Consolidation de Paix, l’Ambassadeur Jan GRAULS, que nous saluons pour son dévouement à la cause centrafricaine.

 

Le rapport du Secrétaire Général qui vient d’être présenté par sa clarté, sa précision et la concision des analyses, présente en grande partie une photographie quasi juste de la République Centrafricaine depuis la revue de Juillet dernier.

 

C’est avec un vif intérêt que nous l’avons suivi. Dores et déjà, le gouvernement de la République que j’ai l’honneur de diriger sous l’autorité du Président de la République prend acte des observations contenues et s’engage en fonction de ses capacités, moyens et limites à poursuivre les reformes qui sont les voies du salut  de notre pays, pays qui aspire a la paix, a la stabilité et au développement, mais qui reste  très fragile.

 

Cependant acceptez, Monsieur le Président que je vous dise que nombre de défis se présentent  devant nous et susceptibles de compromettre dangereusement les chances d’une paix durable tant dans mon pays que la Sous région tout entière.

 

Monsieur le Président,

 

Depuis le 15 mars 2011, début de mandature du second quinquennat du Président de la République  même si nous reconnaissons que beaucoup de choses  restent à faire, dans le même temps sur le plan politique des avancées notables peuvent être constatées.

 

Un Gouvernement de large ouverture avec ses membres aux appartenances diverses et variées, un nombre assez notable de femmes, donne le maximum de lui-même pour  répondre aux problèmes cruciaux des Centrafricains.

 

Un Parlement fonctionne librement et joue son rôle au service de la Nation.

 

Il ne serait pas superflu de rappeler aussi,  au plan politique, l’ouverture d’un espace de dialogue entre le gouvernement  et les différentes familles politiques nationales. Il en est de même avec certains partenaires bilatéraux et multilatéraux.

 

La récente consultation avec les partis politique de l’opposition démocratique en vue de la création d’un organe pérenne charge d’organiser les futures consultations électorales et la révision du code électoral, ainsi que le dialogue mené avec l’Union Européenne  au titre de l’article 8 de l’Accord de Cotonou sur les questions  d’intérêt commun, constituent  a nos  yeux des voies a suivre pour asseoir la permanence d’un dialogue  gage d’une mutuelle compréhension pour anéantir ensemble les obstacles qui se dressent sur la voie  vers l’essor de la République Centrafricaine.

 

Monsieur le Président,

 

Au plan sécuritaire,  le Gouvernement  a signé  le 12 juin 2011 un accord de cessez le feu et de paix avec la rébellion de la CPJP qui préfigure l’adhésion de celle-ci à l’Accord global de paix de Libreville de 2008.

 

Le Président de la République a procédé au mois de Juin 2011 au lancement des opérations de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) qui dans sa première phase, a permis la démobilisation de plus de 4000 ex-combattants dans la partie Nord –Ouest du pays, essentiellement constitués des ex-rebelles de l’APRD.

 

Les opérations du DDR vont se poursuivre dans le Centre- Nord et la partie Nord - Est du territoire où se trouvaient les foyers des deux rebellions de la CPJP et de l’UFDR.

 

Cette deuxième phase des opérations de désarmement et de démobilisation se heurte, comme pour la réinsertion à un manque de financement qui pourrait anéantir tous les efforts jusqu’ici entrepris.

 

Quant à la Réforme du Secteur de la Sécurité(RSS), si les actions de court terme ont été engagées avec succès par le Gouvernement centrafricain, force nous est cependant de mentionner que celles à moyen et long terme impliquant le concours des partenaires, marquent le pas et méritent une attention particulière de la part de la communauté internationale pour en accélérer le processus.

 

La Mission de Consolidation de la Paix en Centrafrique (la MICOPAX) qui participe à l’architecture de la paix et de la sécurité en République Centrafrique devra se retirer de manière progressive et modulée à l’horizon 2013 et sera relayée par les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

La situation la plus préoccupante concerne les groupes armés étrangers et des bandits de grand chemin, les « Zaraguinas » ou coupeurs de route, qui continuent d’opérer dans le nord, se livrant à des attaques, à des enlèvements et à des extorsions de biens et de fonds, occasionnant de déplacements de populations qui ont abandonné leurs villages, leurs foyers et leurs champs avec les conséquences humanitaires que l’on peut imaginer.

 

Les cas les plus intolérables concernent à l’heure actuelle les  incursions de la LRA de Joseph KONY et la présence sur notre territoire de la rébellion tchadienne du nommé BABA LADE qui constituent un défi majeur pour la République Centrafricaine au moment où s’estompent les rébellions internes à la faveur de l’Accord global de paix de Libreville.

 

Concernant l’Armée de Resistance du Seigneur, le Gouvernement continuera  de combattre ce mouvement terroriste, seul, avec la sous région, la communauté internationale et  les pays qui ont désormais compris que cette situation barbare ne peut demeurer  l’affaire  de quelques Etats  victimes  des crimes de ces bandits  et criminels.

 

C’est le lieu de saluer les initiatives de la CEEAC, de l’UA, des Nations Unies  et des Etats Unis d’Amérique qui sont présents et engagés à nos côtés sur le terrain.

 

Cette gratitude s’adresse également aux organisateurs de la 33e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique Centrale qui vient de se tenir à Bangui du 5 au 9 Décembre 2011 qui s’est non seulement félicité de  la mutualisation des actions des Etats de la sous-région, en vue d’éradiquer la rébellion de la LRA mais aussi exigé que la rébellion tchadienne de Monsieur BABA LADE installé dans le centre du pays et cherche aujourd’hui à éteindre ses ramifications dans d’autres parties du territoire national.

 

Il doit  quitter sans conditions la République Centrafricaine. Et tous les moyens légaux seront utilisés pour faciliter  le départ du territoire centrafricain, en commençant par dialogue.

 

Sur la gouvernance et l’Etat de droit, le gouvernement poursuivra ses efforts dans la lutte sans merci contre la corruption.

 

Il en va de même pour l’amélioration du climat des affaires qui passe par une sécurité juridiques des investissements à travers des textes et de bonnes pratiques élaborés et mise en place à cette fin.

 

Le respect des droits de l’homme est consubstantiel à dans un Etat démocratique, le gouvernement qui veillera et ne ménagera aucun effort afin de rendre accessible la justice aux usagers.

 

Enfin, dans un contexte international de crise,  où l’austérité semble être aujourd’hui la règle, l’Etat fera tout pour maintenir que dis – je – entretenir un dialogue avec les partenaires financiers et traditionnels, sans lesquels la règle, la République Centrafricaine, Etat pos-conflit et fragile ne pourra réduire la pauvreté endémique qui touche sa population.

 

Monsieur le Président, pour terminer mon propos, ma présence à la tête d’une forte délégation de mon pays à New York, témoigne de la volonté sans équivoque du gouvernement et du peuple centrafricain à rechercher par toutes les voies possibles les chemins de la paix et de la stabilité, préalables à tout développement durable.

 

C’est pour cette raison, que toutes les volontés susceptibles de nous accompagner cette voie, anciennes ou nouvelles sont les bienvenues pour la réalisation de cet objectif mutuellement partagé.

 

Je vous remercie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 12:15

 

 

 

MSF rca juillet 2010 anna surinyach

 

Description : http://media.la-croix.com/img/bandeaux/intervention-2011-10-23.jpg

 

La-croix.com 14/12/11 - 18 H 13 mis à jour le 14/12/11 - 18 H 31

 

Médecins sans frontières a relevé des taux de mortalité bien supérieurs au seuil d’urgence qui définit une crise humanitaire.

Avec cet article

 

Rapport de Médecins sans frontières sur la République centrafricaine


Loin des projecteurs, la République centrafricaine (RCA) traverse une crise humanitaire qui ne dit pas son nom. Dans cette ancienne colonie française d’Afrique centrale, l’état d’urgence n’est pas l’exception mais la norme, même quand il n’y a pas de catastrophe climatique ni de conflit généralisé. 

 

 « La RCA détient la deuxième espérance de vie la plus faible du monde, soit 48 ans  (NDLR : juste devant le Malawi, 47 ans). Le taux de mortalité est supérieur au seuil d’urgence qui définit une crise humanitaire »,  écrit Médecins sans frontières dans un rapport alarmant sur la situation.

 

Les « French doctors » ont mené quatre enquêtes séparées pour calculer la surmortalité en 2010 et 2011. À titre d’exemple, les études ont relevé que, dans la ville de Carnot, près de sept enfants de moins de 5 ans sur 10 000 meurent chaque jour. 

 

Les taux de mortalité sont près de quatre fois supérieurs au seuil d’urgence. Ils dépassent les chiffres collectés au Darfour (ouest du Soudan) en 2004, au plus fort de la guerre, ou encore ceux comptabilisés à Dadaab, le camp de réfugiés somaliens à la frontière du Kenya, durant la famine du mois de juillet.

 

 « Un système de santé fantôme, laminé par des années d’instabilité politico-militaire, des problèmes structurels gigantesques et l’insécurité dans l’est du pays font qu’aujourd’hui l’état sanitaire de la population est catastrophique »,  résume Olivier Aubry, chef de mission pour MSF en République centrafricaine. 

 

Absence de système sanitaire


En province, il n’y a pas d’accès aux soins. Les centres de santé manquent de médicaments et surtout de personnels qualifiés. On recense 118 médecins, dont la moitié exercent dans la capitale, Bangui, pour 3,5 millions d’habitants.

 

L’absence de système sanitaire se traduit par des épidémies qui tendent à diminuer ailleurs en Afrique. Première cause de mortalité, le paludisme toucherait tous les habitants du pays. L’épidémie de sida y est aussi la plus élevé d’Afrique centrale, avec 110 000 adultes contaminés par le VIH selon les estimations d’Onusida. 

 

Rougeole, méningite, tétanos, coqueluche, fièvre jaune et poliomyélite sont régulièrement détectés du fait de la faiblesse de la couverture médicale. La malnutrition est une autre cause importante de la mortalité.

 

Malgré l’ampleur de la crise sanitaire, les acteurs de l’aide ne se bousculent pas. « Alors que les besoins n’ont fait qu’augmenter ces cinq dernières années, les donateurs ont considérablement réduit leur financement »,  note le rapport. 

 

Le désintérêt de la communauté internationale n’explique pas tout. Des détournements d’argent au sein de l’administration locale ont aussi refroidi des organisations comme le Fonds mondial de lutte contre le sida. « Mais face à l’urgence médicale, de nouveaux modèles d’aide doivent être envisagés »,  alerte MSF.


 

OLIVIER TALLÈS

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 12:09

 

 

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Conseil de sécurité

6687e séance – après-midi

 

LA REPRÉSENTANTE SPÉCIALE SOULIGNE L’URGENCE D’UN FINANCEMENT ADÉQUAT DU PROCESSUS DE DÉMOBILISATION EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE AFIN D’ÉVITER « UNE CATASTROPHE »

 

« Ce manque de financement pourrait anéantir tous les efforts entrepris à ce jour », renchérit le Premier Ministre centrafricain, M. Faustin Touadera

 

La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Mme Margaret Vogt, qui présentait le rapport sur les activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine*, a souligné, cet après-midi devant le Conseil de sécurité, « qu’il faudrait agir vite pour empêcher qu’un nouveau cycle de conflit généralisé ne conduise à la désintégration du pays ».


Mme Vogt a prévenu qu’un échec dans la mobilisation des ressources financières pour achever le désarmement dans le nord et le nord-est du pays, « où tous les partis politico-militaires attendent avec appréhension le désarmement de leurs forces », pourrait se traduire par un retour de la violence.  « Le Gouvernement a besoin de 3 millions de dollars pour mener à son terme le programme de désarmement à l’échelle du pays et de 19 millions de dollars pour son programme de réintégration », a-t-elle déclaré.

 

Les gains enregistrés dans le nord-ouest du pays, où les opérations de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) initiées par le Président centrafricain ont permis la démobilisation de 4 800 anciens combattants, pour l’essentiel d’anciens rebelles de l’Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD), pourraient également être compromis, a-t-elle fait remarquer, en rappelant que la majorité de ces anciens combattants sont toujours dans l’attente des modalités de leur réintégration.


Si la dynamique de paix initiée entre le Gouvernement et les groupes politico-militaires est devenue une réalité, le manque de ressources financières pour achever le processus de DDR et pour initier le prochain stade de la réforme du secteur de la sécurité pourrait conduire la République centrafricaine à une catastrophe, a averti la Représentante spéciale.  Un échec dans la consolidation de la paix accroîtrait, a-t-elle ajouté, le risque pour la République centrafricaine de devenir un sanctuaire pour les brigands et groupes rebelles opérant dans la région.  

 

La Représentante spéciale a indiqué que lors du passage d’une « caravane de la paix et la réconciliation », à la mi-novembre, dans les villes du nord-est du pays touchées par la violence, les responsables de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) avaient plaidé pour une mise en œuvre rapide du programme de DDR pour leurs propres combattants.   

 

« Nous devons aller au-delà de cette caravane et établir des processus permettant aux communautés locales de s’impliquer dans la prévention et le règlement des conflits dans les zones concernées », a-t-elle affirmé.

 

Le Premier Ministre de la République centrafricaine, M. Faustin Archange Touadera, qui participait également à la réunion du Conseil, a rappelé, pour sa part, que le Gouvernement avait signé, le 12 juin dernier, un accord de cessez-le-feu avec le groupe de rebelles de la CPJP qui préfigure l’adhésion de celle-ci à l’Accord de paix global de Libreville de 2008.  Le Premier Ministre a ensuite précisé que les opérations de DDR vont entrer dans une deuxième phase et se poursuivre dans le centre-nord et la partie nord-est du territoire où se trouvaient les foyers des deux groupes de rebelles, la CPJP et l’UFDR.  « Cette deuxième phase se heurte à un manque de financement qui pourrait anéantir tous les efforts entrepris à ce jour », a déploré M. Touadera, en se faisant l’écho des préoccupations de la Représentante spéciale.

 

Concernant la réforme du secteur de la sécurité, le Premier Ministre a indiqué que si les actions à court terme avaient été engagées avec succès par le Gouvernement centrafricain, celles à moyen et long termes, qui impliquent le concours des partenaires, marquent le pas et méritent une attention particulière de la communauté internationale.


S’exprimant en sa qualité de Président de la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix (CCP), l’Ambassadeur Jan Grauls, de la Belgique, également convié à prendre part à la réunion d’aujourd’hui, a souligné, dans le droit fil des exposés de Mme Vogt et de M. Touadera, que le financement de la réintégration des ex-combattants restait un défi « urgent ».  « Le Fonds pour la consolidation de la paix et la Banque mondiale examinent les moyens de contribuer à un tel financement », a-t-il dit. 

 

Sur le plan politique, la situation s’est considérablement améliorée, s’est félicitée Mme Vogt.  Elle a ainsi salué l’approche consensuelle adoptée par le Gouvernement centrafricain concernant la réforme du Code électoral et la création d’un organe électoral permanent chargé d’organiser les futures consultations électorales. L’accord du Gouvernement de s’engager à ce sujet dans une consultation avec tous les partis politiques, ainsi qu’avec la société civile, constitue une avancée « aussi importante qu’inattendue », a-t-elle souligné.  Mme Vogt a rappelé que les partis politiques et la société civile étaient en faveur de la mise en place d’un organe électoral qui serait indépendant vis-à-vis du Ministère centrafricain de l’administration territoriale et de la décentralisation.

 

Pour sa part, le Premier Ministre de la République centrafricaine a affirmé que cette récente consultation avec les partis politiques de l’opposition démocratique constituait une voie à suivre pour asseoir la permanence d’un dialogue.


M. Grauls a, quant à lui, déclaré que la Commission de consolidation de la paix encourageait le Gouvernement de la République centrafricaine à étendre l’approche inclusive, qui avait prévalu lors de la tenue des élections législatives de 2011, à tous les principaux domaines de politique publique.  « Il importe aussi d’améliorer la gestion des finances publiques afin de rétablir les relations avec le Fonds monétaire international (FMI) », a-t-il ajouté. 

 

Le Premier Ministre, appuyé en ce sens par la Représentante spéciale et le Président de la formation République centrafricaine de la CCP, a souligné la menace sérieuse que continuaient de poser pour la sécurité dans la région le Front populaire pour le redressement (FPR) dirigé par le soi-disant général tchadien Baba Lade et l’Armée de résistance du Seigneur (ARS) du rebelle ougandais Joseph Kony.  « Au moment où s’estompent les rébellions internes à la faveur de l’Accord de paix global de Libreville, les incursions de l’ARS et la présence sur notre territoire de la rébellion tchadienne constituent un défi majeur pour la République centrafricaine », a ainsi affirmé le Premier Ministre.

 

Mme Vogt a estimé qu’il était important que le Conseil adresse un signal fort au FPR pour qu’il cesse de harceler la population, dépose les armes et retourne au Tchad.  « Baba Lade doit quitter sans conditions la République centrafricaine », a renchéri M. Touadera, qui a précisé que tous les moyens légaux seront utilisés pour faciliter son départ, en commençant par le dialogue.

 

Concernant la menace posée par l’ARS, la Représentante spéciale a déclaré que le déploiement de conseillers militaires américains dans la sous-région était bienvenu, tandis que le Premier Ministre centrafricain a assuré que son pays était déterminé à combattre l’ARS, aux côtés « de tous les pays qui ont compris que cette situation barbare ne pouvait demeurer l’affaire de quelques États victimes des crimes de ces bandits ».


Enfin, M. Grauls a fait observer que la présence de groupes armés d’origine étrangère, en particulier l’ARS et le FPR, continuait de déstabiliser l’Afrique centrale, sans compter les mercenaires venus de Libye qui rejoignent ces groupes armés.

 

*S/2011/739

 


 

LA SITUATION EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE


Rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine et sur les activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans ce pays (BINUCA) (S/2011/739)


Le Secrétaire général fait le point dans le présent rapport sur les faits survenus en République centrafricaine dans les domaines politique, économique, social et humanitaire, ainsi qu’en matière de sécurité et des droits de l’homme.  Il rend également compte des activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), qui a succédé au BONUCA en janvier 2010.

Le Secrétaire général indique ainsi que le 4 septembre, les élections partielles dans les 14 circonscriptions se sont déroulées dans le calme.  L’opposition, notamment la coalition dite du Front pour l’annulation et la reprise des élections 2011 (FARE), les a boycottées, poursuit M. Ban, en ajoutant que le Comité de transition avait publié les résultats le 7 septembre et la Cour constitutionnelle les avait confirmés pour 13 circonscriptions, le 26 octobre.  L’absence d’autorité de l’État en dehors de la capitale a entraîné un grave vide sécuritaire dans de nombreuses parties du pays, note-t-il.  « Les forces nationales de sécurité et de défense, qui devraient agir comme les principaux garants de la sécurité dans les régions reculées, manquent de ressources et sont en grande partie incapables d’assumer leurs responsabilités », précise M. Ban.

 

Le processus de paix engagé avec les groupes armés, fait observer le Secrétaire général, a donné des résultats mitigés.  Si le 12 juin, le dernier groupe armé qui n’était pas partie à l’Accord de paix global de Libreville -la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP)- avait signé un accord de cessez-le-feu avec le Gouvernement, M. Ban fait remarquer qu’en septembre, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et la CPJP s’étaient affrontées dans les provinces de Haute-Kotto et de Vakaga, faisant des dizaines de morts parmi les combattants et la population civile.

 

La République centrafricaine se trouve à un stade critique, fait observer le Secrétaire général.  En même temps, note-t-il, le nouveau Gouvernement a fait part de sa volonté de consolider la paix et s’est engagé à répondre, par un programme complet, aux difficultés restantes.  Cependant, l’absence de marge de manœuvre pour l’opposition a aggravé la tension dans le pays, poursuit M. Ban.  Se félicitant des progrès importants du désarmement et de la démobilisation des ex-combattants dans le nord-ouest, le Secrétaire général souligne que la mise en œuvre effective de ce programme, en particulier la réintégration durable des ex-combattants, est essentielle à la sécurité et à la stabilité du pays. La réponse de la communauté internationale doit être proportionnelle aux efforts du Gouvernement.  Il se dit préoccupé par les graves répercussions que les affrontements entre groupes armés ont eues récemment sur la situation humanitaire et la sécurité.  C’est dans ce contexte qu’il se réjouit de l’accord de cessez-le-feu du 8 octobre et invite à son application intégrale.

 

« La CPJP doit adhérer sans retard à l’Accord de paix global de Libreville », insiste M. Ban, qui invite tous les groupes armés à continuer d’appliquer cet accord et à cesser de s’en prendre aux civils et de commettre des violences.  Rappelant que le mandat du BINUCA, dont le rôle est crucial dans le processus de consolidation de la paix et de réconciliation en République centrafricaine, expire le 31 décembre 2011, le Secrétaire général recommande que le mandat du BINUCA soit prolongé d’un an, soit jusqu’au 31 décembre 2012.

 

 

 

NDLR : L’ONU et le BINUCA qui se sont rendus complices de la frauduleuse réélection de BOZIZE doivent bien se garder de plaider sans cesse la cause désespérée d’un régime illégitime et prédateur, incapable et tout aussi  incompétent, au bout du rouleau et dont la seule préoccupation est de se maintenir coûte que coûte au pouvoir. Pourquoi continuer à rechercher des financements pour un programme DDR dont le pouvoir n’a aucune envie qu’il aboutisse et lorsque l’on sait que ce qui a été déjà octroyé auparavant notamment par la CEMAC, a été géré dans une totale opacité par BOZIZE et NDOUTINGAÏ qui se refusent à dire comment ce financement a été utilisé ? Quelles garanties a-t-on que si de nouveaux financements étaient apportées il en sera autrement de leur gestion ? Il n’y a qu’à New York que le PM TOUADERA retrouve de la voix mais à Bangui, les Centrafricains connaissent à peine le timbre de sa voix.

 

Ce régime BOZIZE TOUADERA a fraudé massivement aux dernières prétendues élections pour se maintenir. Le refroidissement et la méfiance des bailleurs de fonds internationaux et autres partenaires au développement à l’égard du régime actuel de Bangui n’a pas d’autre explication que l’illégitimité d’un pouvoir dont les tenants n’ont de cesse de s’illustrer par des détournements massifs de deniers publics restés toujours impunis et de nombreuses malversations.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 03:41

 

 

 

 

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WASHINGTON 14 décembre 2011 – L’élection présidentielle en République démocratique du Congo a été gravement entachée d’irrégularités, a estimé mercredi l’administration américaine.


Victoria Nuland, la porte-parole du département d’Etat, a dit toutefois ignorer si ces manquements et le peu de transparence du scrutin ont été suffisants pour changer le résultat.

 

Washington, qui se fonde sur le travail d’observation de son ambassade à Kinshasa et sur les rapports d’autres organisations, juge que la gestion et l’exécution technique de cette élection ont été gravement entachées (d’irrégularités), ont manqué de transparence et n’ont pas été à la hauteur des gains démocratiques vus dans des élections africaines récentes.

 

Les Etats-Unis appellent encore les autorités congolaises concernées à examiner les allégations d’irrégularités avec le plus d’ouverture et de transparence possibles.


Un examen technique rapide du processus électoral, écrit Mme Nuland, permettrait d’afficher des résultats plus crédibles, et de montrer si les irrégularités ont été provoquées par un manque d’organisation ou par des fraudes. Les Etats-Unis, a-t-elle ajouté, sont prêts à fournir une aide technique.

 

Selon la Commission électorale, le président sortant Joseph Kabila a obtenu 48,95% des suffrages contre 32,33% à à l’opposant Etienne Tshisekedi, qui a rejeté en bloc ce résultat et s’est autoproclamé président élu de la RDC. D’autres candidats ont demandé l’annulation du scrutin.


La proclamation définitive des résultats de la présidentielle du 28 novembre par la Cour suprême de Justice doit avoir lieu samedi.

 

 

 

NDLR : Apres le Centre Carter, le Cardinal Laurent Monsengwo, l’UE, la Monusco, et les USA, cela fait beaucoup trop de monde qui juge de la non crédibilité de ce scrutin qui, par certains côtés, ressemble au hold-up de BOZIZE du 23 janvier 2011. Il convient d’annuler purement et simplement les pseudos résultats de cette grotesque farce !

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 03:13

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Décembre 2011 13:32

 

Le budget de l’exercice 2012 de l’Etat centrafricain a été présenté à l’Assemblée nationale à Bangui. Un budget qui a connu une haute de plus de 6%, par rapport à celui de l’année dernière. Il se chiffre 124,39 milliards de FCFA, soit environ 193 million d’euros.

 

« Les ressources propres de l’état centrafricain passeraient de 116,46 Milliards en 2011, à 124,39 Milliards de FCFA en 2012 » a expliqué le Ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï aux Elus de la Nation centrafricaine, lors de la présentation du projet de loi des finances pour le compte de l’exercice 2012 à l’Assemblée Nationale à Bangui.

Un exercice qui s’annonce comme un combat  gagné à l’avance pour le ministre des finances centrafricain, vu que le parlement  est constitué à une majorité écrasante des députés de son parti, le KNK.

 

Selon Sylvain Ndoutingaï, l’élaboration de ce projet de loi de finances s’est déroulée dans un contexte particulièrement difficile. « Ce contexte est caractérisé par le retrait des appuis budgétaires par les partenaires techniques et financiers de la République centrafricaine », a-t-il ajouté.

Le ministre des finances, consterné de la situation, a affirmé « qu’elle n’est pas confortable pour un Etat fragile comme la République centrafricaine ». Les ressources du pays sont estimées à 190,71 milliards de FCFA dans la loi de finances de 2012.

 

Les grandes difficultés de la République centrafricaine selon son ministre des finances, « réside dans le fait que nous ne produisons rien et nous exportons rien, malgré les énormes potentialités que dispose le pays ».

Ce projet de loi des finances va faire l’objet à partir du 13 décembre, des travaux de commission par les députés.  Lesdits travaux prendront fin le 28 du mois en cours par un débat général suivi de l’adoption du projet en question.

 

 

 

NDLR : « Nous ne produisons rien et nous exportons rien, malgré les énormes potentialités que dispose le pays …» dixit  NDOUTINGAÏ. Contrairement à cette allégation du ministre d’Etat, le régime bozizéen a produit beaucoup de milliardaires qui sont très fiers d’eux et qui narguent les pauvres et misérables citoyens centrafricains. La vacuité des caisses du trésor national après le véritable pillage en bande organisée de la bozizie ainsi que le retrait des partenaires au développement, ont incité le régime de Bangui à dépêcher le ministre des affaires étrangères le général Antoine GAMBI, avec le ministre de la justice Firmin FINDIRO et le PM Faustin TOUADERA, qui s’était préalablement rendu en Afrique du Sud, à New York selon nos informations. Ce trio compte également se rendre à Washington pour sans doute, plaider la cause perdue d’avance de ce régime désormais en perdition dont MSF vient de dresser un calamiteux bilan dans un rapport sans complaisance sur l’état du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 03:08

 

 

 

rapport MSF RCA 

 

13 Décembre 2011

 

http://www.msf.fr/actualite/articles/interview-chef-mission-centrafrique-est-situation-urgence-sanitaire

 

Olivier Aubry est chef de mission pour MSF en République centrafricaine (RCA). Il fait le point sur la situation humanitaire et sanitaire dans ce pays.

 

Situation : Dossier spécial RCA

 

Où en est-on aujourd’hui en Centrafrique après la signature des Accords de paix et du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR) qui s’ensuit?

 

Depuis juillet 2011, la quasi totalité des groupes armés d’opposition ont signé les accords de paix. Mais certains demeurent actifs, en particulier un groupe armé tchadien installé dans le Nord du pays. Dirigé par Abdel-Kader Baba Ladé, les Forces Populaires Républicaines (FPR) ne génèrent pas d’insécurité pour le moment mais on peut se demander ce qui motive leur présence à la frontière entre les deux pays. L’Est du pays est très instable : le pays se trouve pratiquement coupé en deux sur un axe Est-Ouest. Un conflit oppose notamment deux groupes rebelles, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union des Forces pour la Démocratique et le Rassemblement (UFDR), pour le contrôle de zones diamantifères. Les derniers accrochages en date à Bria ont causé la mort d’une quarantaine de personnes et bien que des accords aient été signés en octobre dernier, le contexte dans cette zone reste très volatile. 

 

Dans l’Est du pays, en proie à l’insécurité, l’accès à certaines zones est complètement fermé aux acteurs humanitaires, donc on a du mal à avoir des informations sur la situation de ces populations. En revanche, dans le Nord, et plus particulièrement la région de Paoua où MSF travaille depuis 2006, le processus de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) est effectif depuis août 2011 et l’on n’a observé aucun accrochage en 2010. Mais il reste un certain nombre d’interrogations, car même si la ville Paoua est sous contrôle des FACA (Forces Armées Centrafricaines) avec une administration en place, la disparition de l’APRD (groupe armé d’opposition) laisse un vide du point de vue de la sécurité. L’APRD était certes un groupe rebelle mais celui-ci assurait un certain contrôle dans la région. Aujourd’hui on peut s’inquiéter d’un retour de l’insécurité par des coupeurs de route sur certains axes, d’actes de banditisme de la part d’anciens combattants de l’APRD qui n’auraient pas obtenu satisfaction ou qui se trouvent sans source de revenu  après leur démobilisation.

 

Quelle est la situation sanitaire du pays ?

 

La situation sanitaire en Centrafrique est extrêmement dégradée et ce, depuis longtemps. Elle était déjà très fragile avant le dernier coup d’état en 2003 et n’a fait qu’empirer depuis. Le système semble complètement en panne. On constate d’énormes dysfonctionnements à tous les niveaux. Le ministère de la Santé est quasiment absent en dehors de Bangui, la capitale. Très peu de structures de santé fonctionnent. Les comités de gestion, responsables de ces structures, sont soit inexistants soit non fonctionnels. L’accès aux soins est de fait très limité voire inexistant dans certaines régions. Le cadre législatif est lui aussi défaillant. Les ressources humaines sont très limitées et les compétences rares – il faut noter que plus de la moitié de la population du pays est analphabète. Le pays ne dispose que de très peu de spécialistes et on estime à 300 environ le nombre de médecins pour tout le pays, pour une population d’environ 5 millions de personnes. Et la plupart d’entre eux sont à Bangui.


Un système de santé laminé par des années d’instabilité politico-militaire, des problèmes structurels gigantesques, une insécurité dans toute la moitié est du pays… Tout ça donne un état sanitaire catastrophique et un accès aux soins de base extrêmement limité pour la grande majorité de la population.

 

MSF a mené récemment plusieurs enquêtes de mortalité – quels en sont les résultats et quelles conclusions doit-on en tirer ?

 

L’étude menée par Epicentre à Carnot dans le Sud-Ouest du pays montre des taux de mortalité qui dépassent largement les seuils d’urgence – aussi bien les taux bruts que chez les enfants de moins de cinq ans. On note des taux 3 ou 4 fois supérieurs au seuil d’urgence. Il semble que les dysfonctionnements structurels soient tels qu’on en arrive à une situation de crise et d’urgence sanitaire. Ces études, mais aussi les statistiques relevées dans nos structures de santé, indiquent que les causes de cette mortalité très élevée sont les pathologies habituelles : paludisme, infections respiratoires, diarrhées, etc. Mais pour arriver à des taux comme ceux-là, on a un peu de mal à croire que ces simples facteurs soient la seule cause. On se demande aujourd’hui si la déstructuration du système de santé n’engendre pas une telle situation d’urgence ou encore s’il n’y a pas un facteur sous-jacent qu’on n’a pas encore mesuré.

 

La situation est très grave à Carnot et la grande question est de savoir si dans le reste du pays il y a d’autres régions où le taux de mortalité puisse atteindre ce niveau.

 

Que font les autres acteurs de l’aide présents dans le pays ?

 

C’est l’un de nos plus gros problèmes. La Centrafrique se trouve dans une phase qu’on pourrait qualifier de post-conflit. Or cette transition entre la phase d’urgence et le début du développement est toujours une période un peu compliquée pour les urgentistes comme MSF. Le problème en RCA, c’est qu’il n’y a précisément pas d’acteurs du développement qui ont investi dans le pays. Et donc les organisations comme MSF se trouvent en sortie de crise confrontées à des problèmes de développement pour lesquels nous n’avons ni l’expertise, ni les compétences. Donc on se retrouve un peu démunis, obligés d’intervenir seuls sur des terrains qu’on ne maîtrise pas. Et on ne parvient pas non plus à attirer ces acteurs du développement pour qu’ils prennent le relais. Par ailleurs, ce qui rend les choses encore plus compliquées pour les organisations humanitaires comme MSF, c’est que la situation demeure toujours volatile et que ces organisation ont toute leur place en Centrafrique, donc il ne s’agit pas non plus pour nous de quitter le pays.

 

Quelle place MSF occupe-t-elle dans la carte sanitaire ?

 

Si l’on considère les différents projets menés par les trois sections de MSF présentes dans le pays, notre budget est presque équivalent à celui du ministère de la Santé. Donc MSF est un acteur très important pour la population et le système de santé du pays.

 

Nous couvrons la partie Nord du pays avec trois hôpitaux d’une capacité d’une centaine de lits et gérons également une vingtaine de dispensaires à travers le pays. Nous intervenons également sur la prise en charge du VIH et de la tuberculose. En 2010, MSF a mené environ 250 000 consultations sur l’ensemble de ses projets.

Tout cela représente en effet un volume d’activités très important à l’échelle du pays.

 

Quelle prise en charge du VIH dans nos programmes et quels défis particuliers à la Centrafrique ?


La situation du VIH en RCA est aujourd’hui très alarmante. Les taux de prévalence sont à la fois très élevés et continuent d’augmenter. La situation est loin d’être sous contrôle. Le programme national a de très grosses difficultés pour se mettre en place. Le Fonds Mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, qui le soutient, a gelé ses fonds depuis la fin de l’année dernière pour cause de dysfonctionnements et de mauvaise gestion de ces fonds par le système national. Nous sommes très inquiets quant à la capacité du programme national à pouvoir assurer la prise en charge des différents volets du VIH. MSF se retrouve donc à développer des programmes verticaux dans un pays où le programme national de lutte contre le sida ne fonctionne pas.

 

Et on est dans une situation identique pour la prise en charge de la tuberculose et du paludisme. Il y a eu récemment des ruptures de traitement anti-tuberculeux dans le pays de plus de quatre mois – avec tous les problèmes que cela engendre en termes de résistance de la maladie. Depuis quatre mois, MSF est le seul acteur à disposer d’anti-tuberculeux dans le pays. Pour compléter le tableau, le Fonds Mondial finance aussi la lutte contre le paludisme et là aussi, on observe la même situation avec très peu d’acteurs investis dans un pays où la maladie fait des ravages.


Face à ces trois pathologies – VIH, tuberculose, et paludisme – très peu d’acteurs de l’aide sont mobilisés, les programmes nationaux fonctionnent complètement au ralenti et voient leurs perspectives de financement de plus en plus incertaines. MSF risque de se retrouver à la fin de l’année 2011 le seul fournisseur de traitement anti-VIH et anti-tuberculeux dans le pays.

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