Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 21:04

 

 

 

 

 

AFP 14/01/2014 à 18:10

 

Le président François Hollande a affirmé ce mardi 14 janvier qu'en Centrafrique, où elle poursuit son intervention militaire, "la France aide" mais "ne substitue pas" aux Africains pour trouver une solution au conflit.

 

"Des initiatives politiques ont été prises. Nous n'avons pas vocation à choisir les dirigeants de la Centrafrique", a-t-il affirmé lors de sa conférence de presse à l'Elysée. "La France aide, elle ne se substitue pas, ce temps-là est terminé, révolu", a poursuivi le chef de l'Etat.

 

Rappelant que Paris est intervenu en RCA dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, il a souligné que "tout n'est pas réglé", un mois après le début de l'opération Sangaris pour tenter de stabiliser le pays. "Nous n'avons pas terminé le travail, nous allons le continuer, mais dans un contexte forcément différent", a poursuivi François Hollande.

 

D'abord, "parce que l'Europe va venir", soutenir les efforts de la France. Des opérations "pourront être décidées" le 20 janvier par l'Union européenne "aussi bien sur le plan sécuritaire qu'humanitaire". "Ensuite, une force de maintien de la paix sera à un moment décidée et viendra prendre le relais". "Nous avons espoir que progressivement l'apaisement revienne, que le désarmement puisse se produire et la transition politique également", a-t-il affirmé.

 

Environ 1.600 soldats français sont déployés en RCA, au côté de 4.000 soldats de la force africaine, a-t-il rappelé. "Là aussi, lorsque la mission aura rencontré le succès attendu, ces forces rentreront", a conclu le chef de l'Etat.

 

Le parlement provisoire centrafricain a ouvert mardi une session spéciale pour élire un nouveau président de transition, qui aura la lourde tâche d'incarner "la paix et la réconciliation nationale" dans un pays ravagé par des mois de violences et au bord de la faillite.

 

 

 

Hollande : « Nous n’avons pas terminé le travail en Centrafrique »

 

http://www.journaldafrique.com

 

Le Président français François Hollande a rappelé ce mardi, lors de sa conférence de presse à l’Elysée, que tout n’est pas réglé en Centrafrique, où l’ancien Président Michel Djotodia a démissionné vendredi.

 

François Hollande a été on ne peut plus clair lors de sa conférence de presse de ce mardi, à l’Elysée. « Tout n’est pas réglé en Centrafrique », a-t-il déclaré, bien que l’ex-Président centrafricain Michel Djotodia ait démissionné vendredi, sous la pression de Paris et des chefs d’Etat de l’Afrique centrale. Le dirigeant français a également tenu à rappeler la raison de l’intervention française dans le pays, affirmant que « la France a été appelée par une résolution du Conseil de sécurité et par les Africains pour éviter une catastrophe humanitaire ».

 

La France n’a pas vocation à choisir de dirigeant en Centrafrique

 

Toutefois, pour le dirigeant français, il reste beaucoup à faire en Centrafrique. « Je le réaffirme, nous n’avons pas terminé le travail, nous allons le continuer dans un contexte différent », a-t-il déclaré, assurant que l’Union européenne va apporter son soutien « et qu’une force de maintien de la paix viendra prendre le relais. 1 600 soldats français sont aux cotés de 4 000 militaires africains. Lorsque la mission aura atteint le succès attendu, ils rentreront ».

 

François Hollande a également évoqué les initiatives prises en Centrafrique, où un Conseil national de transition a été formé. Il est chargé d’ici 15 jours de désigner un nouveau Président de transition. Selon le Président français, « la France n’a pas vocation à choisir de dirigeant en Centrafrique. Ce temps est révolu. La France aide, mais ne se substitue pas ».

Hollande : en Centrafrique, "la France aide, elle ne se substitue pas"
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 18:24

 

 

 

 

 

RFI   mardi 14 janvier 2014 à 15:30

 

En Centrafrique, le Conseil national de transition (CNT) est officiellement réuni en session extraordinaire depuis ce mardi matin. Les membres de ce Parlement provisoire doivent d'abord fixer le calendrier des jours à venir avant d'élire un nouveau président de la transition. Ils ont quinze jours pour trouver un successeur à Michel Djotodia.

 

Une cérémonie très brève pour ouvrir cette session extraordinaire. La vice-présidente du CNT, qui assure actuellement l'intérim de la présidence de l'Assemblée, Léa Koyassoum Doumta a prononcé une courte allocution. Elle a demandé aux membres du CNT d'élire une personnalité qui va répondre « aux aspirations légitimes » des populations. « Une personnalité qui incarne la paix, la réconciliation et qui va veiller à l'organisation des futures élections dans la transparence ». La séance a ensuite été suspendue.

 

Les membres du CNT doivent reprendre leurs travaux en plénière demain mercredi. D'ici là, il est prévu une réunion de la « Conférence des présidents » de commission afin de préciser un certain nombre de points importants sur le calendrier des travaux, le déroulement de l'élection. Selon les textes, le parlement de transition a quinze jours pour élire un successeur à Michel Djotodia. Le décompte a commencé dimanche dernier avec la constatation de la vacance du pouvoir.

 

Polémique autour de certaines candidatures officieuses

 

Les textes de la transition, qu'il s'agisse de la Charte constitutionnelle ou du règlement du CNT, fixent une partie des règles du jeu, mais il reste encore des zones d'ombre, notamment sur qui peut être candidat. Cela donne apparemment lieu à de nombreux commentaires dans les couloirs du CNT.

 

« Dans les coulisses, les gens parlent de certaines candidatures qui ne sont pas encore publiques et évoquent aussi les candidatures de certains leaders du CNT. Certains conseillers sont contre ces prises de position. Il faut donc qu’il y ait une clarification sur les règles. Si les leaders du CNT veulent aller à cette élection, on leur demande de démissionner de leur poste, sinon il va y avoir des amalgames », explique Brice Kevin Kakpayen, l'un des membres du CNT.

 

A Bangui, en tout cas, la situation semble relativement calme. Les patrouilles des forces françaises de Sangaris et de la Misca continuent à quadriller la ville. Mais pour l'instant les déplacés restent sur les différents sites qui se sont créés. Selon Médecins sans Frontières, il n'y a as encore de retours massifs, notamment pour les 100 000 déplacés du camp de l'aéroport.

 

Le rôle du président par interim déjà critiqué

 

Lundi, celui qui assure l'intérim à la tête du pays, Alexandre Ferdinand Nguendet, a détaillé, lors d’une interview à RFI, un certain nombre d'acte politiques qu'il a posé depuis vendredi. Il a notamment promis que le prochain gouvernement allait proposer aux combattants anti-balakas et Seleka d'être intégrés au programme de démobilisation et réinsertion. Il a aussi affirmé qu'il allait « veiller personnellement » à ce que les élections de la fin de la transition se déroulent au plus tard en février 2015. Un discours très présidentiel dénoncé, aujourd'hui par le Mouvement de résistance populaire pour la refondation de la Centrafrique (MRPRC), la branche politique des anti-balakas.

RCA: un premier pas vers l’élection du prochain président de la transition
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 18:07

 

 

 

 

 

 

BBC Afrique  Dernière mise à jour: 14 janvier, 2014 - 15:57 GMT

 

Les exactions ont diminué en Centrafrique ces derniers jours mais la situation reste extrêmement instable et une quarantaine de morts ont été recensés à Bangui depuis vendredi, selon le bureau du Haut commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU, madame Navi Pillay.

 

Une mission d'enquête d'experts de l'ONU, envoyée sur place du 12 au 24 décembre, a constaté un "cycle de larges violations des droits et de représailles.

 

Le rapport recense notamment des exécutions extra-judiciaires, des violences sexuelles, des mutilations, des enlèvements, des viols et des mauvais traitements dont ont été victimes des civils en raison de leur religion.

 

Les experts onusiens ont enquêté sur les attaques perpétrées les 5 et 6 décembre par les milices anti-balaka contre les forces ex-Séléka de l'ancien président Michel Djotodia et les musulmans, qui ont riposté les jours suivants.

 

Ils ont aussi reçu "de multiples témoignages sur une collusion entre des éléments tchadiens de la force africaine et des forces ex-Séléka", souligne également le bureau du la Haut commissaire, Navi Pillay.

 

Le rapport fait aussi état de plusieurs attentats contre des lieux de culte.

 

Ce rapport, dont des extraits ont été publiés mardi à Genève, sera présenté le 20 janvier à une session spéciale sur la Centrafrique du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, convoquée à la demande du groupe africain.

 

Navi Pillay a indiqué que la situation était très volatile, et insiste sur la nécessité de renforcer l'intervention internationale afin d'empêcher la reprise des violences.

 

Cette réunion du Conseil des droits de l'Homme aura également pour objectif de désigner un émissaire spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme en Centrafrique.

 

RCA: violences en baisse (Onu)
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 17:38

 

 

 

 

Centrafrique : le président par intérim Nguendet parmi huit candidats à la présidence de la Transition

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 14-01-2014

 

Le président par intérim Alexandre-Ferdinand Nguendet s'est porté candidat parmi sept autres postulants au poste de président de la transition en Ré publique centrafricaine (RCA) qui sera désigné lors d'une session spéciale du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) qui s'ouvre mardi à Bangui, a appris Xinhua d'une source interne à cet organe législatif qui a annoncé par ailleurs la prestation de serment du futur dirigeant samedi.

Ancien député de l'Assemblée nationale élue en 2005 pour un mandat clôturé en 2011, Nguendet est l'actuel président du CNT mis en place en 2013 après la prise du pouvoir de Michel Djotodia et de son ex-rébellion Séléka. C'est à titre qu'il a porté à titre intérimaire pour une durée de 15 jours à la tête de l'Etat après la démission forcée de l'ex-chef rebelle et du Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition Nicolas Tiangaye vendredi à N'Djamena au Tchad.

 

C'était à l'occasion d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) convoqué la veille par le président tchadien Idriss Deby Itno, président en exercice de cette organisation régionale, en vue d'un règlement de la crise centrafricaine plongée dans l'enlisement à cause de la persistance des violences en dépit de la présence dans le pays de la force française Sangaris et des troupes africaines de la Mission internationale de soutien à la Centrafique (MISCA) autorisées par les Nations Unies.

 

Présenté comme proche de l'ancien président de la Transition Michel Djotodia, Alexandre-Ferdinand Nguendet est le premier à organiser une marche de soutien au coup d'Etat du 24 mars 2013 ayant renversé le régime de François Bozizé, arrive lui-même au pouvoir lors d'un putsch militaire mené en mars 2003 contre le dé funt chef de l'Etat démocratique élu Ange-Félix Patassé.

 

D'après le programme officiel communiqué à Xinhua par Thierry Akoloza, rapporteur général du CNT, la session extraordinaire du CNT va s'étaler sur sept jours. « Du mardi 14 au mercredi 15 janvier, les membres du CNT vont examiner les candidatures avant de passer au vote le jeudi 17 janvier. Le samedi 18 janvier sera r éservé à la prestation de serment du nouveau chef de l'Etat de transition élu », a-t-il précisé.

 

Cette session extraordinaire s'ouvre trois jours après la constatation de la vacance du pouvoir exécutif par la Cour constitutionnelle de transition qui a donné la possibilité au pré sident du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet d'assurer l'intérim pour une période de quinze (15) jours maximum.

 

Selon l'article 23 de la Charte constitutionnelle de transition (Constitution provisoire), adoptée en août 2013, « en cas de décès, de démission ou d'incapacité définitive médicalement constatée du chef de l'Etat de la transition, le président du Conseil national de transition assure la vacance ».

 

La population centrafricaine souhaite que les 135 membres du CNT fassent preuve de maturité pour élire un président de la Transition neutre, capable de relever le défis sécuritaires et d' amorcer le processus de la réconciliation nationale après une longue crise qui a déchiré le tissu social du pays.

 

Nombre d'observateurs craignent cependant ce qu'ils appellent une élection « fanatique ». Pour eux, « le CNT a une forte coloration de la coalition rebelle Séléka, car, il est l'é manation illégale du coup d'Etat de Djotodia le 24 mars 2013 ».

 

Ces observations alimentent déjà le débat sur un CNT « l'illégitime à désigner le président de la transition ».

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

Centrafrique: réunion du C.N.T.

 

BBC Afrique 14 janvier, 2014 - 12:40 GMT

 

Le Conseil national de transition centrafricain (CNT) a ouvert mardi une session spéciale pour élire un nouveau président de transition après la démission de Michel Djotodia et du premier ministre Nicolas Tiangaye vendredi.

 

Le CNT a 15 jours pour élire le successeur de M. Djotodia pendant la période de transition pour préparer les élections.

 

Dans une brève allocution, Mme Koyassoum Doumta, qui dirigeait la session en l'absence de son président, Alexandre-Ferdinand Nguendet, a demandé aux parlementaires d'éviter de faire des choix partisans ou communautaires".

 

Elle les a exhortés à choisir "une personnalité qui va répondre aux aspirations légitimes de nos populations qui n'ont que trop souffert".

 

Selon le secrétariat général du CNT, après la séance, les présidents de commission de l'assemblée devaient se réunir pour établir le programme - dépôt des candidatures, date du scrutin - des jours à venir.

 

Selon des sources politiques centrafricaines, une dizaine de personnes devraient se porter candidats, dont vraisemblablement M. Nguendet.

 

Le nouveau président de transition ne pourra pas être candidat aux élections générales prévues d'ici le premier semestre 2015.

 

Par ailleurs après une nuit très calme, des véhicules de la gendarmerie ont patrouillé dans la ville ce matin, une première depuis des semaines et qui témoigne d'une progressive stabilisation de la capitale.

 

Lundi, M. Nguendet avait affirmé "l'anarchie était terminée" à Bangui, toujours massivement quadrillée par les soldats français de l'opération Sangaris et ceux de la force africaine (Misca).

 

Des centaines de soldats de l'armée régulière centrafricaine qui avaient déserté ces derniers mois ont regagné lundi leur commandement.

 

Plusieurs milliers d'entre eux avaient fui leurs unités, craignant d'être victimes de représailles des combattants de la Séléka.

 

Le représentant spécial de l'ONU à Bangui, Babacar Gaye, s'est dit optimiste sur une issue rapide de la crise politique.

 

Mais, a-t-il ajouté, "la priorité du nouveau gouvernement sera "d'amorcer la réconciliation entre les communautés".

Centrafrique: réunion du C.N.T.
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 17:15

 

 

 

 

http://www.affaires-strategiques.info  13 janvier

 

Le point de vue de Philippe Hugon, directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste de l’Afrique

 

Anti-Balakas et Sélékas se sont réconciliés publiquement. Cet événement peut-il être interprété comme une nouvelle page de l’histoire de la Centrafrique et la fin du conflit malgré des incidents violents survenus récemment à Bangui ?

 

On a effectivement vu des désarmements, des réconciliations dans des quartiers et le nouveau président par intérim est allé dire aux 100 000 réfugiés qui résident près de l’aéroport qu’ils pouvaient maintenant rentrer chez eux en toute sécurité. Nous sommes donc actuellement dans une phase où les possibilités de réconciliation apparaissent et il semblerait que la situation tende à l’apaisement. Ceci étant, il faut rester très prudent car le désarmement n’est pas complétement assuré. Il faut également voir qu’elles vont être les solutions institutionnelles et constitutionnelles, puisque dans les quinze jours un nouveau président doit être élu, qui peut d’ailleurs être l’actuel président du Conseil national de transition, Alexandre-Ferdinand Nguendet. 

 

Alexandre-Ferdinand Nguendet est donc désormais président par intérim. Êtes-vous optimiste quant à la tenue de prochaines d’élections ? Dans quelles conditions pourront-elles se tenir et pourront-elles répondre selon vous à l’urgence de la situation centrafricaine ?

 

Il y a effectivement urgence, notamment au niveau humanitaire et sécuritaire. A mon avis les élections ne pourront pas avoir lieu, qu’elles soient législatives ou présidentielles, avant 2015. Il me paraît très difficile d’envisager qu’elles aient lieu en 2014. Ce qui me semble prioritaire c’est évidemment qu’il y ait un nouveau président dans les 15 jours, qui pourrait d’ailleurs être le président par intérim actuel. D’autre part, il faut que progressivement une reconstitution de l’Etat de Centrafrique se mette en place en ce qui concerne l’armée, la police, la gendarmerie, ainsi que tous les rouages de l’Etat qui aujourd’hui ne fonctionnent pratiquement plus, sans parler de la reprise économique. Je pense que dans le cas de la Centrafrique il est très important qu’il y ait une conférence nationale qui regroupe les différentes forces, tels que les partis politiques, les entités religieuses et les représentants de ce qu’on appelle la société civile, pour permettre une réconciliation durable. Celle-ci me semble d’ailleurs tout à fait possible étant donné que traditionnellement il n’y a pas de conflits majeurs dans le domaine ethnique ou religieux en Centrafrique. Mais, évidemment, en situation de crise, il y existe une cristallisation. C’est pourquoi une conférence nationale de réconciliation me paraît indispensable à la mise en place d’un nouveau parlement, d’un nouveau président et d’élections. Je pense qu’il faut donner là du temps au temps et que ces changements ne peuvent se faire immédiatement. 

 

Quel a été le rôle de la France et du Tchad dans cette avancée de la résolution du conflit ?

 

Il se trouve qu’une réunion à N’Djamena à l’initiative d’Idriss Déby Itno, le président tchadien, a entériné le départ de Djotodia en même temps que le premier ministre, lui qui avait été mis au pouvoir par la Séléka et qui n’avait pas montré la possibilité de véritablement assurer la paix dans le pays. Donc le départ du président et du premier ministre du gouvernement de transition, est dû en grande partie à l’importante influence du Tchad, même si nous savons très bien que la France souhaitait également ce départ. Actuellement, la personne qui supervise l’évolution de la situation centrafricaine est le président du Congo, Denis Sassou Nguesso, qui joue également un rôle de médiateur. Mais il est vrai que la France et le Tchad ont joué un rôle central dans la résolution du conflit centrafricain.

Lu pour vous : Vers une reconstruction de l’Etat de Centrafrique ?
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 17:13

 

 

 

 

 

THOMAS HOFNUNG 14 JANVIER 2014 À 10:48

 

INFO LIBÉ  Par Thomas Hofnung

 

L'appareil, de type Fennec, a été endommagé vendredi alors qu'il survolait la capitale, Bangui. Le pilote n'a pas été blessé.

 

Pour la première fois depuis le début de l’opération Sangaris à Bangui (Centrafrique), un hélicoptère de l’armée française a été touché par un tir d’arme légère sans faire de blessé. Cet incident a été confirmé ce matin par l’état-major des armées à Paris. «Un Fennec a effectivement été touché par un impact d’arme légère d’infanterie, l’équipage n’a pas été touché», a indiqué à Libération son porte-parole, Gilles Jaron.

 

Centrafrique : un hélicoptère français touché par un tir
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 17:04

 

 

 

 

 

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

 

Alors que de précédentes estimations faisaient état de huit morts dans la capitale ce week-end, la Croix-Rouge centrafricaine a publié, lundi 13 janvier, un nouveau bilan plus important, affirmant que 39 corps avaient été ramassés et que 27 blessés avaient été pris en charge depuis vendredi à Bangui.

 

Selon le pasteur Antoine Mbaobogo, président de la Croix-Rouge centrafricaine, le nord-ouest du pays est particulièrement touché, avec de nouvelles violences intercommunautaires qui ont fait, en quatre jours, au moins 97 morts, une centaine de blessés et 14 000 déplacés.

 

En outre, le bilan des victimes dans la ville de Bozoum et ses environs est de 97 morts depuis le 5 décembre dernier. Selon un prêtre présent sur place, il y aurait eu ces derniers jours une dizaine de personnes tuées et environ 1 300 maisons brûlées par les Séléka. Par ailleurs, selon un représentant de la communauté musulmane à Bangui, 16 corps de victimes musulmanes sont actuellement dans une mosquée du PK5.

 

La démission, vendredi, sous la pression internationale de Michel Djotodia, ancien rebelle devenu président à la faveur d'un coup d'Etat en mars dernier, n'a pas réussi à ramener le calme dans la capitale. Mais le président du Parlement provisoire centrafricain et chef de l'Etat par intérim, Alexandre-Ferdinand N'Guendet, a promis lundi que « l'anarchie était terminée » à Bangui, dans un discours à l'état-major de la gendarmerie.

 

Déterminé à ne pas décevoir, M. N'Guendet a assuré que la police et la gendarmerie, totalement absentes dans la capitale depuis des semaines, seraient « redéployées d'ici soixante-douze heures et impliquées dans le processus de désarmement » en cours dans la ville. Les mesures de sécurité ont par ailleurs été renforcées, les soldats ayant pour ordre de tirer à vue en cas de trouble à l'ordre public.

 

DES SEMAINES DE TUERIES INTERRELIGIEUSES

 

« Aujourd'hui, c'est une honte pour la nation de voir la sécurité du peuple centrafricain confiée à des organisations régionales et internationales », a poursuivi le président par intérim, en référence au déploiement d'une force africaine, la Misca, et de l'opération française « Sangaris ». Ces dernières ont pour mission de rétablir la sécurité dans le pays, livré pendant des semaines à des tueries interreligieuses, qui ont abouti à la démission de l'ancien président et de son premier ministre, Nicolas Tiangaye, provoquant des scènes de liesse dans les rues de Bangui.

 

En vue également d'une normalisation institutionnelle en République centrafricaine, le Conseil national de transition (CNT) – le Parlement provisoire – commence mardi une session spéciale pour élire un nouveau président de transition, a-t-on déclaré de source officielle.

 

DES SOLDATS ONT REJOINT LES CASERNES

 

Premier signe d'un début de retour à la normale : après l'appel du chef d'état-major, le général Ferdinand Bombayake, à rejoindre les casernes « d'ici lundi », des centaines de soldats de l'armée régulière centrafricaine – qui avaient rejoint les milices anti-Balaka opposées à l'ancien président Djotodia ou fui de peur d'être tués – sont revenus à Bangui pour se faire enregistrer à l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (ENAM), où l'état-major a installé un bureau.

 

« Ils sont venus très nombreux et ça continue d'arriver (…). C'est un soulagement, c'est un très bon signe », estime le colonel Désiré Bakossa, de l'état-major, qui supervise les opérations d'enregistrement à l'ENAM.

 

DES SCÈNES DE CANNIBALISME

 

Malgré l'objectif de retour au calme affiché, la BBC rapporte, lundi, des actes de cannibalisme lors de lynchages d'habitants par des groupes de pillards dans des quartiers du nord de la capitale centrafricaine. Un homme se faisant appeler « Mad Dog » explique à la BBC avoir mangé un musulman pour se venger des Séléka ayant tué sa femme enceinte, sa belle-sœur et son bébé. Une vingtaine d'hommes lui ont prêté main-forte pour forcer sa victime à descendre du bus dans lequel elle était assise. Ils ont ensuite battu l'homme sur la chaussée avant de lui mettre le feu. Puis des témoins disent avoir vu Mad Dog manger la jambe de sa victime sans que personne intervienne. 

 

Ces scènes de cannibalisme ont été confirmées aux agences de presse par des témoins : « La scène s'est déroulée devant moi mardi dernier dans le quartier Modoua. Un sujet musulman se trouvant dans un taxi-bus descendait à Pétévo pour laisser passer un autre passager. Mais il a été surpris par un groupe de personnes qui l'ont lynché et découpé à la machette », a relaté, encore choqué, Jean-Sylvestre Tchya, 35 ans, technicien de surface.

 

Si des actes de violences ont encore émaillé la capitale ce week-end, le retour à la normale semble désormais en bonne voie : la nuit de dimanche à lundi a été« particulièrement calme », selon des habitants qui n'ont fait état d'aucune scène nocturne de pillage, malgré quelques tirs isolés. Selon eux, les soldats français de l'opération « Sangaris » et africains de la Misca ont intensifié leurs patrouilles pour neutraliser les bandes des pillards armés de machettes et de gourdins.

En Centrafrique, les mesures de sécurité renforcées à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 23:15

 

 

 

 

DES CAUSES DU DESASTRE ET DES PROPOSITIONS EN VUE DE LA STABILISATION ET LA RELANCE ECONOMIQUE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE SUR UNE PERIODE DE VINGT QUATRE (24) MOIS EXECUTABLE SUR RESSOURCES PROPRES

 

Avantages du Projet : Simplicité, Réalité, Efficacité

 

Conditions pour sa mise en œuvre et sa réalisation : Esprit de sacrifice, volonté politique

 

PREMIERE PARTIE : DES CAUSES DU DESASTRE

 

I/ INTRODUCTION

 

La RCA peine depuis plus de trente (30) années à se frayer un chemin vers le développement par la faute de ses propres fils qui, mal inspirés ont confondu la gestion d’une Nation à un exercice où seuls comptent l’intérêt personnel, l’essor du clan, de la famille….

 

Depuis lors plusieurs régimes se sont succédé avec pour caractéristiques principales la transmission d’une maladie congénitale à savoir la reproduction des mêmes erreurs des prédécesseurs. Cela est rendu possible par le fait que celui qui prend le pouvoir croyant jouer la carte de la réconciliation reconduit pratiquement les mêmes individus pourtant reconnus comme les acteurs du précédent chaos. Nous ne négligeons pas le poids des partenaires extérieurs (l’ancienne puissance tutélaire principalement et les puissances régionales accessoirement), l’influence des mouvements sectaires (Francs maçons, Rose-croix, …) dans le maintien de cette élite sans vision de développement mais plutôt  occupés à mobiliser tout ce qui peut contribuer à consolider sinon pérenniser leur présence dans les hautes sphères de décision. Ainsi va naître au milieu des années quatre vingt cette nouvelle race d’hommes d’Etat qui vont pendant trente ans ternir l’image de l’intelligentsia centrafricaine par des comportements frisant le ridicule, la bouffonnerie ; ces hommes d’Etat avec petit « h » qui n’ont ni couleur, ni saveur.

 

II/ DU REGIME KOLINGBA (1982-1993)

 

Arrivé à la magistrature suprême de l’Etat à la suite d’un coup d’Etat, le Président Kolingba a géré le pays  sur deux périodes :

 

A/ DE 1982 à 1985

 

Durant cette période, à la tête d’un Comité Militaire de Redressement National (CMRN) composé de militaires, le Président Kolingba en essayant certaines réformes, a su maintenir un certain niveau de vie aux centrafricains, une certaine cohésion nationale car au sein du CMRN, de par sa composition les centrafricains de toutes les régions pouvaient s’y reconnaître.

 

Le « coup d’Etat radiophonique » de 1982 viendra mettre un terme à cette cohésion gouvernementale (nationale). Le reflexe identitaire et ethnique voit le jour et du coup, deux régions non pas des moindres (l’Ouham et l’Ouham-Péndé) seront mis à l’index par le pouvoir à cause des origines des deux présumés auteurs du « coup d’Etat » à savoir François BOZIZE (originaire de l’Ouham) et Ange Félix PATASSE (originaire de l’Ouham-Péndé). C’est la période des purges au sein de l’Administration, de l’armée, du départ en exil de plusieurs fils du pays fuyant la répression. L’instinct de conservation va amener le Président Kolingba à se replier sur sa famille en faisant régner la terreur sur toute l’étendue du territoire, inaugurant ainsi pour la première fois dans l’histoire de la RCA le tribalisme en système de gestion étatique.

 

B/ DE 1985 à 2013

 

C’est dans cette ambiance de terreur, de gestion clanique du pouvoir que Kolingba créera le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) parti politique avec l’aide des « intellectuels petits bourgeois » essentiellement d’essence universitaires. Ces « universitaires » idéologues  du parti, mal inspirés vont cautionner les dérives tribalistes du régime et le pousser à sa perte. Les villages brulés dans les régions de l’Ouham et l’Ouham-Péndé, les meurtres et assassinats politiques, la gestion calamiteuse des deniers publics au seul profit du clan et des courtisans vont allumer la flamme de la contestation qui aboutira avec l’effet du discours de la Baule à l’organisation des premières élections démocratiques reconnues par tous et qui va porter Ange Félix PATASSE à la tête du pays.

 

   III/ DU REGIME PATASSE (1993-2003)

 

Ancien Premier Ministre de Bokassa, intellectuel de gauche, bon orateur, le Président Patassé a séduit la masse populaire par son discours. Ces atouts ont fait de lui le favori des premières élections démocratiques qu’il a fini par remporter. La gestion du pouvoir Patassé a également été caractérisée par deux périodes :

 

A/ DE 1993 à 1996

 

Cette période a été caractérisée par l’apprentissage de la gestion du pouvoir longtemps convoité et acquis par les urnes. Dans l’euphorie de la victoire populaire, le Président Patassé dans sa volonté de ratisser large a pris dans sa nasse la seconde vague « d’intellectuels » sans vision politique, des revanchards qui voulaient en découdre avec les dignitaires de l’ancien régime. Pendant que le Président prêchait l’unité nationale, il ne faisait  pas fait attention au comportement de son entourage qui par la violence de leur langage, l’arrogance affichée, le mépris des militants du parti l’ayant porté au pouvoir, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) vont fragiliser ses assises populaires et l’éloigner du peuple. Les discours nationalistes mais qui manqueront cruellement de réalisme surtout envers l’ancienne puissance vont contribuer à isoler son régime du reste du monde. Isolement diplomatique, embargo économique et financier ont ouvert la voie aux premières contestations armées du pouvoir. Remis dans le contexte de l’époque le régime de Patassé serait caricaturé de la même manière que le Président François Hollande le fait pour le Président de transition Djotodjia nous paraphrasons : « le Président Patassé n’a rien pu faire ou à laisser faire », la suite on le sait... Le Président Patassé a montré ses limites par son incapacité à écarter de son entourage les irresponsables, les détourneurs des deniers publics, les partisans de la haine tribale. A titre d’exemple au plus fort de la troisième mutinerie, le Président Patassé réunit toute la classe politique nationale en présence des diplomates et fait la déclaration suivante : « la récréation est terminée ». Il a été chaleureusement applaudi  mais au journal radio télévisé du soir tout le monde s’attendait à la lecture de décret relevant de leurs fonctions les « indélicats » pourtant connus de tout le monde, mais rien…et jamais… décuplant l’arrogance de ces derniers et le mécontentement populaire.

 

B/ DE 1996 à 2013

 

Pour dire vrai, le Président Patassé n’a géré le pays que pendant trois ans (de1993 à 1996). Durant cette période, il réussissait sur ressources propres et sans aides extérieures à honorer les fins du mois aux fonctionnaires de l’Etat. A partir de 1996 à sa chute, l’obsession sécuritaire s’est emparée du régime à partir de la première mutinerie de 1996. Les maigres ressources de l’Etat au lieu de servir aux dépenses essentielles (salaires) ont plutôt servi à renforcer les assises sécuritaires engendrant les premiers arriérés de salaires. C’est dans ce contexte que survient la deuxième mutinerie qui loin d’être corporatiste va s’avérer beaucoup plus politique avec la demande de démission du Chef de l’Etat démocratiquement élu. La destruction du maigre tissu économique, le pillage des entreprises et des unités de production concrétiseront la volonté de couper les seules ressources provenant du paiement des droits et taxes à l’Etat. La troisième mutinerie, le coup d’Etat du 28 Mai 2001, la rébellion  calamiteuse de Bozizé et le coup d’Etat de Mars 2003 vont achever le processus ayant conduit à la chute du régime Patassé.

 

IV/ DU REGIME BOZIZE (2003 à 2013)

 

Présenté comme un « sursaut patriotique », le coup d’Etat du 15 mars 2003 a été désastreux pour l’économie. Le parcours de la rébellion de Bozizé a été jonché de cadavres et de destruction de l’économie centrafricaine : pillage des outils de production (bœufs de culture acheminés au Tchad), destruction systématique des unités de production (usines d’égrenage de coton), des projets de développement dans l’Ouham-Péndé (ACDA, DROP, KAJIMA…). Ce tableau triste une fois de plus va laisser apparaître la faiblesse de la classe politique centrafricaine qui au lieu de jouer son rôle de gardien de la démocratie a plutôt applaudi la prise de pouvoir par Bozizé. Mais très vite, cette classe politique va se rendre compte qu’elle a été roulée dans la farine par Bozizé. En effet le Président Bozizé a laissé croire aux leaders de l’opposition de l’époque qu’en tant que militaire il n’avait pas pour vocation de s’éterniser au pouvoir, mais qu’une fois la tâche de « libération » accomplie il s’engageait à organiser les élections au bout d’une transition de six mois et regagner la caserne. C’est sans compter avec la boulimie pouvoiriste de Bozizé qui, après un coup d’Etat manqué en 1982 à une mésaventure électorale en 1993 (1%), a pu atteindre le même objectif au moyen du raccourci de putsch militaire. Naïfs, ces hommes politiques assisteront impuissants à l’instauration d’une dictature familiale. Gagnés par la faim et la misère, ces « hommes politiques » sans conviction vont se laisser manipuler par Bozizé et sa famille pendant dix ans. Ainsi selon son humeur il pouvait céder un fauteuil de ministre à un membre de l’opposition en vue de fragiliser tel parti politique. Mal inspirés ces « leaders politiques » vont l’accompagner dans la consolidation de sa dictature à travers leur participation aux mascarades électorales de 2005 et 2011.Les « hommes politiques » centrafricains sous le régime BOZIZE sont inconséquents dans leur choix politiques. L’exemple le plus frappant est la mise en place du FARE 2011 (Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011). Comment comprendre que les responsables de cette structure de contestation par excellence qui  officiellement demandaient l’annulation des élections présidentielles, c’est-à-dire ne reconnaissaient pas l’élection de BOZIZE, puissent au cours des réunions publiques convoquées par ce dernier commencer leurs discours par « Monsieur le Président de la République ???… suprême aberration et inconséquence politique ». Il en a été de même pour la cacophonie et le manque de cohésion qu’ils ont affichées pendant les assises du Dialogue politique inclusif de 2008 où un de leur porte parole demandait à la tribune la démission de BOZIZE au nom de l’opposition avant de se retrouver seul avec le démenti des autres partis d’opposition qui avaient compris après coup que la stratégie n’allait pas fonctionner. Le Président BOZIZE ayant pris conscience de cette faiblesse de l’opposition va en profiter au maximum pour installer sa dictature.  Le régime Bozizé est de tous les régimes centrafricains celui qui a bénéficié de l’aide massive de la communauté internationale qui elle également mal renseignée va soutenir un régime vomi de l’intérieur. Toute l’aide extérieure atterrissait directement dans les poches des dignitaires du régime Bozizé et de sa famille. Rassasié ainsi que sa famille et ses proches courtisans, le Président Bozizé s’imaginait que tout allait bien pour le peuple. Le Président Bozizé fait partie de ces dirigeants centrafricains qui aiment à être chanté sinon déifié. Ainsi plus vous faites l’éloge de Bozizé ou de ses enfants, mieux vous êtes assurés d’avoir les miettes. Ce système a contribué à faire émerger cette classe « d’hommes politiques caméléons » qui ont l’art de glisser facilement dans la peau d’un nouveau régime. Bozizé l’apprendra à ses dépens au lendemain de la perte de son pouvoir. L’entêtement, l’arrogance, l’agoraphobie, l’ostracisme et la volonté de noyauter l’administration, l’armée, le milieu associatif, l’opposition afin d’étouffer les différences et les contradictions, la violence verbale et physique vont faire le lit à la séléka et à l’amener jusqu’au palais de la Renaissance où Bozizé est obligé de s’enfuir pour céder sa place à Djotodjia.

 

V/ DU REGIME DJOTODJIA AM NON NDROKO (Du 24 Mars 2013 au 10 Janvier 2014) 

 

A la tête d’une coalition créée de toutes pièces, le Président de transition Michel Djotodjia Am Non Ndroko a pris le pouvoir à Bangui le 24 mars 2013 après une rébellion toute aussi calamiteuse car couteuse en terme de pertes en vies humaines qu’en infrastructures et édifices publiques, privées et religieuses. Lors de sa progression vers Bangui, pendant que ces  « hommes politiques » pactisaient avec la rébellion, nous faisions partie des rares qui manifestions notre scepticisme et émettions publiquement nos doutes quant à la capacité de la séléka à ramener la quiétude au sein de la population. Nous l’avions affirmé clairement au cours de l’interview que nous avions accordé le 27 décembre 2012 à la chaîne de radio BBC, soit deux semaines après le déclenchement des hostilités. Lors de cette interview nous rappelions les évènements qui ont suivi la rentrée le 15 mars 2003 de la meute zaghawas à Bangui et ses conséquences sur la population. Nous étions pour le maintien de la séléka au delà de la ligne rouge de Damara en entendant de voir clair dans la composition de cette structure. Malheureusement la brèche a été ouverture et la séléka a fait son entrée triomphale à Bangui et dans la foulée en affichant son visage hideux. Nous découvrirons que cette coalition n’était composée pour sa partie « forte » que de mercenaires étrangers sans connaissances des us et coutumes centrafricains. C’est cette catégorie de combattants qui a terni l’image de la séléka en multipliant les actes répréhensibles vis-à vis de la population; malheureusement ces derniers continuent de bénéficier de la protection du Chef d’Etat de transition. Comment peut-on comprendre le Chef d’Etat de transition lorsqu’il affirme que ce sont des éléments incontrôlés qui commettent des exactions sur la population civile ? A supposer que cela soit vrai, qu’a-t-il fait pour que les « éléments contrôlés » puissent voler au secours de la population en désarmant les « éléments incontrôlés » ? Pourquoi attendre que la France arrive pour procéder à ce qui devait apparaître comme étant une tâche revenant au Gouvernement de transition et à son chef sinon aux « éléments contrôlés » ? Devant ce constat, le Président de transition doit avoir cette faiblesse d’admettre qu’il y a eu faillite au sommet. Pareille reconnaissance venant de sa part devait le placer en position de Président au dessus de la mêlée  et non de chef de la séléka cherchant chaque fois à justifier maladroitement les actes posés par ces « éléments incontrôlés » qui ont fini par affaiblir son autorité. Or, il y a un leurre qui caractérise ce rythme, notamment les velléités identitaires de ces populations du Nord-Est qui estiment être lésées dans la mise en valeur du territoire et la répartition du revenu national depuis les indépendances à ce jour. Guidée par ce sentiment, la Séléka est parvenue au pouvoir de l’Etat sans projet politique et sans chaîne de commandement d’où les conséquences ci-dessus énumérées. La suite de l’histoire, nous la connaissons…le sommet de Ndjamena… et la chute.

 

  Le mal étant fait et la fracture étant consommé, nous en appelons à tout ceux qui ont encore une parcelle de responsabilité dans ce drame afin qu’un véritable sursaut patriotique puisse enfin nous emporter dans un élan national à recoller les parties. C’est de ça que nous parlerons dans la deuxième partie de notre Manifeste qui n’est autre chose qu’un chapelet de propositions réalistes, débarrassées de convictions politiques, idéologiques et d’intérêts personnels.

 

DEUXIEME PARTIE : DES PROPOSITIONS POUR UNE STABILISATION ET UNE REPRISE DU CHEMIN DE LA CROISSANCE

 

POSTULAT N°1 : « Lorsque vous ne savez où vous allez, rappelez-vous d’où vous êtes venu » Proverbe sénégalais.

 

De l’indépendance acquise en 1960 jusqu’au début des années 70, nous étions un peuple fort, nous avions une armée forte, une économie prospère et enviable dans la sous région. Faisons de cette période notre point de départ.

 

POSTULAT N°2 : Nous ne devons pas miser sur une aide extérieure pour relever les défis qui sont dressés par nous-mêmes sur notre chemin. Cela suppose l’imposition par tous et à tous  les centrafricains d’un esprit de sacrifice et d’une dose de bonne volonté politique.

 

PROBLEME N°1 : LA SECURITE NATIONALE

 

Le format actuel de notre armée a montré ses limites et son incapacité à assurer la sécurité collective. Les causes de la déliquescence de notre armée sont lointaines et nombreuses, mais peuvent être résumées en une seule expression : la corruption sous toutes ces formes de l’élite militaire (galons immérités, détournement des ressources financières et matérielles par l’élite corrompue, fuite de responsabilité de l’élite militaire, concussion avec l’ennemi, manquement au sens de l’honneur, trahison, mission détournée vers la sécurité du Chef de l’Etat au détriment du peuple)

 

SOLUTION AU PROBLEME N°1 : PURGE ET REFONDATION DE L’ARMEE NATIONALE

 

  1. Nous recommandons le reversement dans la fonction publique de tous les officiers qui ont failli à leur devoir depuis le grade de Général jusqu’au grade de Commandant. Ils ont démontré leur incapacité à gérer l’armée comme l’a fait le Capitaine BOKASSA. Ils peuvent être affectés à des fonctions civiles d’Ambassadeurs pour ceux qui en ont l’aptitude, de Préfets, etc.
  2. La reconstitution d’une Armée nationale capable avec l’aide de la France et de la MISCA. Le plus haut gradé aura le grade de Capitaine comme en 1962. Les botanistes savent que lorsqu’un arbre est trop vieux, il faut l’étêter pour permettre aux bourgeons de repousser.
  3.  

PROBLEME N°2 : LE TRAIN DE VIE DE L’ETAT

 

Le problème des dirigeants centrafricains, c’est de vivre comme si la RCA était un Etat normal (trop de célébrations, financement de missions couteuses à l’étranger, …).

SOLUTION AU PROBLEME N°2 : DIMINUER LE TRAIN DE VIE DE L’ETAT ET AFFECTER LES RESSOURCES DISPONIBLES AUX DEPENSES PRIORITAIRES

 

Pour relancer l’économie, il faut prioriser les dépenses destinées : à la sécurisation du pays, à réparer les pistes rurales, à la santé, à la relance de l’agriculture et à l’éducation.

 

PROBLEME N°3 : LA REDISTRIBUTION DES RESSOURCES NATIONALES

 

En Centrafrique, tout le monde croit que le mot réussite rime avec l’accession aux postes de Ministre, de Député, de Directeur Général de société ou encore être fonctionnaire des régies financières. Pire encore on fait croire à la jeunesse que la seule issue qui lui reste est le métier des armes. Une main d’œuvre qui  devait être canalisée vers des activités de production est entraînée pour tuer. Le spectacle désolant des jeunes entrains de courir chaque matin dans les rues de Bangui après le 24 mars 2013 en est une illustration parfaite. Un peu pays peut être fort et respecté sans une armée forte. Le contraire est une porte ouverte vers un régime totalitaire reposant sur la force.

 

 Cette vue est malheureusement vraie en Centrafrique car à force d’injustice dans la redistribution des ressources, nous assistons à une transhumance dans les fonctions administratives et politiques. Les fonctions nobles comme les fonctions enseignante, médicale pour ne citer que celles-là sont abandonnées pour celles citées ci-haut sensées procurer le bien être à son occupant sinon un raccourci vers le bonheur, en sango « nguinza iyo » ou « l’argent rapidement ». La redistribution du revenu national suppose en amont, une bonne maîtrise des deniers de l’Etat d’où l’importance du rôle de l’Inspection générale d’Etat, de l’Inspection Générale des Finances, de la Cour des compte et de la loi de règlement.

 

SOLUTION AU PROBLEME N°3 : REDUIRE LES ECARTS DANS LES REMUNERATIONS DANS LES FONCTIONS TANT POLITIQUES QU’ADMINISTRATIVES

 

Pour une période transitoire de deux ans, car au bout de cette période, nous espérons une nouvelle ère pour l’essor de l’économie, une réconciliation entre l’élite  et la classe populaire, nous proposons la grille simplifiée suivante :

Fonctions

Rémunération nette simplifiée

Observation

Président de la République

1500000 FCFA

 

Président de l’Assemblée Nationale

1000000 FCFA

 

Premier Ministre

800000 FCFA

 

Ministres

600000 FCFA

 

Députés

500000FCFA

 

Magistrats

500000 FCFA

 

IGE

500000 FCFA

 

IGF

450000 FCFA

 

Directeurs Généraux

400000 FCFA

 

 

Nous avions mis ici en exergue, les hautes fonctions de l’Etat, car c’est l’une des conditions pour restaurer la confiance entre l’élite qui doit conjuguer clairement ici le verbe servir. En effet, comme ils l’affirment eux-mêmes, « ils sont venus servir et non se servir ». Le taux d’abattement applicable à la grille ci-haute doit servir pour corriger les rémunérations dans les autres fonctions y compris dans les sociétés paraétatiques et l’armée nationale.

 

Par contre nous recommandons l’augmentation dans une proportion de 10%, des salaires des enseignants du Primaire et du Secondaire, du corps médical pour redonner vie et espoir à ces fonctions nobles selon une étude et une simulation à faire en tenant compte des effectifs.

 

Le reste sans changement.

 

PROBLEME N°4 : UNE POLITIQUE SANITAIRE MAL ADAPTEE

 

La politique sanitaire menée à l’heure actuelle est favorable aux couches aisées qui sont une minorité dans le pays. Comment voulons-nous ou acceptons-nous dans un pays où les arriérés de salaires sont légion, ou le pouvoir d’achat est faible qu’on puisse instaurer des frais de consultation dans un centre aussi vital que le complexe pédiatrique ? Quelle est la part de ces frais de consultation dans le budget de ce complexe ? Aussi infime qu’elle pourra paraître, elle est sans commune mesure avec le nombre de décès d’enfants qui meurent à leur arrivée au complexe pédiatrique par faute de prise en charge pour le fait que les parents ne peuvent débourser le montant de ces frais de consultation. La notion d’urgence n’existe pas dans cette structure qui ressemble beaucoup plus à un mouroir qu’à un centre de soin.

 

SOLUTION AU PROBLEME N°4 : RENDRE LES SOINS D’URGENCE ACCESSIBLES A TOUT LE MONDE

 

Dans l’immédiat et pour la période transitoire, nous recommandons la suppression des frais de consultation au complexe pédiatrique et dans les urgences des hôpitaux Communautaire et de l’Amitié. Prévoir une subvention de l’Etat en faveur de ces structures pour pallier à cette suppression.

 

PROBLEME N°5 : LE SYSTEME EDUCATIF N’EST QUE L’OMBRE DE LUI MEME

 

Le système éducatif actuel va dans dix ans produire un déficit chronique en terme de besoin de compétences. La corruption a fait son lit au sein du système à tel point qu’on s’interroge sur la qualité des cadres formés et la crédibilité des diplômes délivrés dans nos centres de formation et universités.

 

SOLUTION AU PROBLEME N°5 :   REHABILITER LE SYSTEME EDUCATIF

 

Faire de l’éducation nationale une priorité absolue avec un regard spécial sur son administration. Il faut créer les conditions d’une bonne administration de l’éducation nationale par une révision des conditions de travail et du cadre de travail. L’Etat doit se fixer comme objectif la construction sur ressources propres de dix salles de classe par Préfecture et par an.

 

PROBLEME N°6 : L’EXISTENCE D’UN DIVORCE ENTRE LES DIRIGEANTS ET LE PEUPLE

 

Tous les hauts dirigeants du pays une fois nommés ont pour première préoccupation les voyages à l’extérieur dilapidant ainsi les maigres ressources du pays. Mêmes les missions improductives  et sans valeur ajoutée sont financées par le budget national. Les missions à l’intérieur du pays sont négligées. Combien de missions ministérielles peut-on répertorier depuis trente ans dans l’arrière pays ? Ce déficit a provoqué le sentiment d’abandon auprès des paysans. Même lorsque des rares missions sont organisées à l’intérieur du pays, c’est pour dépouiller les paysans de leurs derniers cabris et poulets qui sont sacrifiés pour la réception  du Ministre et autre représentant gouvernemental. La conséquence palpable c’est l’absence de l’autorité de l’Etat et cette absence cède la place aux coupeurs de routes, braconniers et autres bandits d’imposer leur loi. Les fonctionnaires étatiques qui sont affectées dans l’arrière pays (Préfets, Sous Préfets, Commandant de Brigades de Gendarmerie, etc.) vivent dans des conditions tellement méprisables qu’ils manquent de l’autorité devant leur permettre de se placer au dessus de la mêlée. De quelle autorité pourra disposer un Sous Préfet, représentant de l’Etat, lorsque pour faire une tournée dans sa zone de juridiction, il doit quémander le véhicule du commerçant de sa localité ?  Que dire de ceux qui vont en tournée sur une bicyclette ? Beaucoup sont obligés de vivre sur le dos de la pauvre population qu’ils dépouillent de leurs produits agricoles à la moindre occasion. D’où le manque de considération pour ces autorités qui sont le plus souvent victimes d’humiliations et railleries de la part de leurs administrés. Au terme de cette transition, devront être jetées les bases d’un programme de décentralisation et de régionalisation traduit par un transfert effectif de compétence afin de renforcer la proximité entre gouvernants et gouvernés et la mise en valeur des potentialités spécifiques aux régions. 

 

SOLUTION AU PROBLEME N°6 : RECONCILIER LES DIRIGEANTS AVEC LE PEUPLE

 

L’une des raisons de la résurgence de l’insécurité dans l’arrière pays est l’abandon de celle-ci par l’élite politico-administrative qui privilégie les voyages à l’extérieur du pays au détriment des missions à l’intérieur. Chaque membre du Gouvernement doit soumettre son programme de mission dans les seize Préfectures de la RCA ainsi que les résultats attendus. Ces missions doivent être prioritaires et financées pour qu’au moins dans une période d’un mois chaque Préfecture ou Sous préfecture puisse recevoir la visite d’un membre du Gouvernement. Ce sentiment aura pour conséquence de réconcilier le peuple avec ses dirigeants,  de remettre le monde rural au travail et de freiner l’exode rural des jeunes.   

 

PROBLEME N°7 : UN DEFICIT DE NATIONALISME DE L’ELITE POLITIQUE

 

Nous sommes le seul pays de la région où les « intellectuels » ne savent pas défendre les intérêts de leur pays. On accepte tout sans broncher. Comme des bébés, nous avalons tout. Nous bradons tout. Même s’il ne mettait pas en pratique ce qu’il disait, le Président Bozizé avait raison d’affirmer que : « ce sont les intellectuels qui tue la RCA ». Finie la belle époque où Bokassa avant de signer un Accord demandait avant tout aux autres partenaires où se trouvait l’intérêt de son pays. Avec notre génération, c’est le Tchad qui dicte sa loi ; c’est l’Elysée qui fixe les orientations ; C’est le Gabon… L’orgueil national a disparu et c’est l’étranger qui compte. Tapis rouge à la corruption et tant pis pour la République. Beaucoup oublient même que leurs enfants ou petits enfants paieront plus tard  le prix de leur irresponsabilité.

 

SOLUTION AU PROBLEME N°7 : RALLUMER LA FLAMME DU NATIONALISME

 

Nous estimons que c’est le prix à payer pour recouvrer une certaine respectabilité à l’extérieur. Pour parvenir à attirer l’estime de l’extérieur, le Burkina Faso de Thomas Sankara a retroussé les manches pour démontrer que même les rails des chemins de fer peuvent être remplacés sans aides extérieures. Pour restaurer notre dignité nationale, nous devons apprendre à compter avant tout sur nos propres capacités sans quoi, toute aide du FMI ou de la Banque Mondiale n’y fera rien. Cela passe par notre capacité à innover et à démontrer que certaines valeurs comme l’Unité nationale, l’Amour de la patrie et sa défense sont indispensables à toute mise en œuvre de réformes et n’ont pas de prix.

 

PROBLEME N°8 : LA RELANCE DE L’AGRICULTURE

 

Après avoir résolu le problème de la sécurité, la question reste celle de la relance de l’agriculture. C’est en prévision de cette relance que nous avions privilégié plus haut les économies budgétaires sur les plus hautes rémunérations en termes de sacrifice à consentir et de solidarité nationale en temps de crise.

 

SOLUTION AU PROBLEME N°8 : SUBVENTIONNER LES AGRICULTEURS

 

Si nous simulons la valeur de l’acquisition d’une paire de bœufs et d’une charrue à 400000 FCFA, l’Etat peut subventionner pour cette période transitoire de deux ans l’acquisition de 1000 paires de bœufs soit quatre cent millions pour les communautés villageoises durement touchées par les pillages de leur cheptel. Ce montant est raisonnable, réaliste et réalisable sur fonds propres pourvu qu’il y ait de la volonté politique.

 

Le même montant pourra être alloué pour l’achat des engrais et des pesticides.

 

PROBLEME N°9 : LE DESENCLAVEMENT INTERIEUR

 

Si nous faisons montre de sérieux et de réalisme nous pouvons chaque année réparer au moins 1000 kilomètres de pistes rurales.

 

SOLUTION AU PROBLEME N°9 : PRIVILEGIER LES MESURES LES MOINS COUTEUSES

 

Quelle honte que de voir un Etat pour réparer un pont de moins de dix mètres (cas du pont sica-castors)  attendre l’aide de l’Union européenne pour le faire. Nous disposons de bois rares et résistants qui peuplent nos forêts et il fallait simplement les abattre pour en faire des ouvrages d’arts. Commençons par réparer les tronçons devenus impraticables avant de penser aux solutions durables.

 

PROBLEME N°10 : LA RCA EST MALADE DE SES PARTIS POLITIQUES

 

La difficulté de gérer les querelles politiques est le fait des partis politiques. Nous nous interrogeons sur la place et le rôle du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation dans la gestion des partis politiques reconnus. Les critères objectifs ne semblent pas guider les autorités en charge dudit Ministère dans l’octroi des agréments (Siège social, Composition du Bureau, Représentation nationale, Idéologies défendues, …)

 

A/ DES SIEGES SOCIAUX

 

Beaucoup de partis politiques ne disposent même pas de siège social. Comment peut-on donner la parole à de telles entités, si ce n’est injurier la Démocratie ?

 

 

B/ DE LA COMPOSITION DU BUREAU

 

Beaucoup de partis politiques reconnus peinent même à combler tous les postes de responsabilité prévus dans leurs Statuts, preuve que leurs dirigeants sont des imposteurs à la tête de bureaux fantômes.

 

C/ DE LA REPRESENTATION NATIONALE

 

Beaucoup de partis politiques n’ont de représentation qu’une ceinture qui ne dépasse même pas la limite  de leur famille nucléaire ou leur village. Les causes des crises actuelles trouvent leur origine dans la non prise en compte de cet aspect essentiel pour agréer un parti politique afin d’éviter de tomber dans le piège du repli identitaire avec son corolaire à savoir le régionalisme, le tribalisme…

 

D/ DES IDEOLOGIES DEFENDUES

 

Beaucoup de partis politiques ont cette faculté exceptionnelle de se reconnaître dans tous les pouvoirs politiques qui s’installent en RCA quelque soit leur obédience. Ainsi, dès qu’un régime tombe, ils se replacent automatiquement dans celui qui succède peu importe l’idéologie prônée par le nouveau pouvoir.

 

SOLUTION AU PROBLEME N°10 : REEXAMINER LES DOSSIERS D’AGREMENT DES PARTIS POLITIQUES

 

Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation doit revoir la liste et les dossiers d’agrément des partis politiques reconnus en vue de juger de leur conformité avec les dispositions de Loi portant Organisation des partis politiques.

 

VI/ CONCLUSION

 

Plus qu’un débat, ce document est ouvert à tout compatriote désireux d’apporter sa contribution à la réconciliation nationale, à la relance de notre économie et à la stabilisation de notre pays et de nos institutions. Il vise à ramener la confiance entre fils et filles du pays. Ce document s’adresse également aux futurs candidats aux élections présidentielles. Nous leur soumettons ce plan de relance et nous leur disons que notre soutien à leur candidature reste conditionné par leur appropriation du présent plan. Il s’agit d’un appel au réalisme économique, à la solidarité nationale à travers une meilleure redistribution des ressources nationales dans un monde caractérisé par les égoïsmes des nations.

 

 En comptant sur nous-mêmes, nous allons donner des gages d’un engagement sérieux et certainement espérer bénéficier de la solidarité internationale qui viendra en soutien à l’effort national.

Fait à Bangui, Janvier 2014

 

 

Sosthène GUETEL DILAMKORO

 

Personnalité politique indépendante

RCA : DES CAUSES DU DESASTRE ET DES PROPOSITIONS EN VUE DE LA STABILISATION ET LA RELANCE ECONOMIQUE par Sosthène GUETEL DILAMKORO
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:53

 

 

 

 

 

http://www.camer.be

 

Expert des questions internationales, cet universitaire chevronné, donne des grilles de compréhension sur la démission de Michel Djotodia et lève un coin de voile sur le rôle joué par la France, le Cameroun et les autres pays de la sous-région.

 

Dites-nous professeur, comment analysez-vous la démission de Michel Djotodia, le président de la transition centrafricaine et de son premier ministre Nicolas Tiangai?


Vous voulez parler de la façon dont les deux ont été remerciés et forcés de vider les lieux ou de ce qui adviendra après eux? Dans les deux cas, il est important de préciser que c'est la France et elle seule, qui est à la manœuvre à Bangui et d'ailleurs dans l'ensemble de la sous-région dorénavant. Nous sommes revenus exactement à la situation qui prévalait aux premières heures des indépendances formelles, pour ne pas dire factices.

 

Faut-il comprendre selon vous, que tout est arrangé par la France?


Mais bien évidemment, et il n'y a aucun mal ni aucun doute à cela, eu égard à la fragilité des régimes de la sous-région, et à leur état de gouvernance télécommandé de même que leur absence presque totale de légitimité. Lorsque l'on ne peut pas jurer par son peuple pour tenir son pouvoir de son peuple, on devient prisonnier voire marionnette et esclave des maîtres extérieurs. Appelez cela colonialisme, néocolonialisme ou impérialisme, et dans tous les cas, vous avez raison.

 

Qu'est-ce qui vous rassure tant dans cette affirmation ou du moins cette présentation des choses. On a bien vu que ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui ont voté la déchéance des deux dirigeants non?


Voilà où la blague atteint des sommets d'ignominie attentatoire à la dignité, à l'honneur et à la santé mentale pas seulement du peuple centrafricain, mais des peuples africains en général. Je dois d'abord vous dire que Idriss Déby n'est autre chose que le sous-gendarme trouvé par la France ces dernières années, et que ses actions dans l'ensemble, correspondent aux objectifs géopolitiques élaborés par l'Elysée. Ce qui s'est passé à Ndjamena est pitoyable et représente une grossière violation de la souveraineté populaire de la Centrafrique. IL faut bien distinguer entre la notion de souveraineté de l'Etat en tant qu'institution, et la souveraineté populaire en tant que socle d'expression de la personnalité d'une nation, d'une entité territoriale portant des emblèmes sacrés de représentation. On a tout simplement pris en otage des représentants du peuple centrafricain et leur imposé une démarche, un résultat, voulu par le colonisateur impérial, le même qu'hier, et malheureusement le même qu'aujourd'hui.

 

Comment dans ce cas expliquez-vous la passivité ou la collaboration servile des Etats de la Cemac?


De quels Etats parlez-vous encore? Existe-il un seul parmi eux qui jouit encore de la moindre indépendance, de la moindre crédibilité, de la moindre respectabilité? Nous sommes en présence d'un amoncellement de dictatures qui ont perdu toute légitimité et toute liberté d'action au plan national, sous-régional, régional et international. Je vous rappelle que les gens ne se cachent même plus pour montrer à quel point ils dominent le continent et nous traitent en esclaves, à cause de la qualité de nos dirigeants. La réunion, plutôt la mascarade de Ndjamena s'est tenue après une tournée dans les capitales par le ministre français de la Défense venu donner des ordres à ses obligés. C'est tellement humiliant et honteux que j'ai de la peine à en parler.

 

Et le Cameroun dans tout cela, comment expliquez-vous sa position?


La réalité c'est que le Cameroun n'a aucune position, et jouerait même au contraire le jeu de l'épouse dans un mariage polygame qui fait tout pour apparaître tantôt comme la plus belle femme, tantôt comme la plus servile, et tantôt comme la confidente disposée à tout donner, à tout sacrifier de sa dignité et de ses bijoux, mais dans une logique solitaire et particulière. Yaoundé est prête à tout livrer à la France jusqu'à son âme, mais en se montrant par ailleurs insolente, condescendante et distante à l'égard des autres capitales de la sous-région.

 

Quelles sont selon vous les conséquences d'une telle attitude?


C'est effroyable, désolant et porteur à terme de perte totale d'influence. Les positions diplomatiques que nous perdons aujourd'hui seront très difficiles à reconquérir. Il ne suffit pas de se montrer disposé à payer tout le temps des milliards pour les otages français, alors que des éleveurs camerounais sont enlevés tous les jours et personne ne dit rien. Cette politique est très critiquée et ouvrira bientôt un lourd contentieux avec le Nigeria voisin. Nous jouons avec le feu et les lendemains sont chargés de dangers multiples. Par ailleurs, l'image du pays où on glorifie le Blanc en négligeant le Noir est en passe de nous coller à la peau, parce qu’avec consistance, notre président est présent à tous les sommets qui ont lieu en Europe, mais jamais à ceux qui se tiennent en Afrique, quelle qu’en soit l'importance. Voyagez un peu partout en Afrique et vous entendez les commentaires, vous avez honte d'être Camerounais.

 

Concrètement, croyez-vous comme disent certains, que la France tire le Cameroun pas le nez dorénavant?


Mais pourquoi voulez-vous que des constats ne soient pas faits sur la base du comportement de nos dirigeants? Les deux voyages de Fabius à Yaoundé pour repartir avec les otages libérés ont pris l'allure de balade d'un grand patron dans sa ferme privée. Cela, vous ne pouvez pas le contester. Plus grave, la base installée par les Français à Ngaoundéré participe d'un plan de positionnement stratégique plus large avec des projections de long terme cachés qui échappent à la perception immédiate. La France à des plans contingents pour le Cameroun, mais alors lesquels? Nous avons là la preuve de l'Etat de république bananière qui nous colle au dos.

 

Professeur, vous nous descendez complètement avec ce qualificatif de République bananière.


Mais non, pas du tout. Il faut être réaliste. Dans quel pays au monde, respectable, crédible, démocratique et tant soit peu respectueux des sentiments de ses citoyens et citoyennes, peut-on implanter ainsi une base militaire sans passer par un débat devant les instances parlementaires? C'est tout simplement terrible, et ceux qui trouvaient dans ce machin de Sénat un renforcement ou une avancée de la démocratie devraient comprendre une fois pour toute que nous n'avons ni dignité ni démocratie ni représentation populaire. Nous ne sommes rien du tout, parce que tout peut se faire, se décider, se tramer dans le pays sans la consultation directe ou indirecte de la population. C'est le sommet de l'infantilisation du citoyen et de la perdition du destin collectif. Nous sommes dans une dictature et il faut se résoudre à accepter la vérité, sans chercher à l'habiller par des faux semblants.

 

Comment expliquez-vous donc cette nouvelle montée du colonialisme français, en dépit des déclarations sur la mort de la Françafrique ?

Vous êtes libres de rêver de la mort de la Françafrique. Elle ne s'est jamais aussi bien portée et manifestée depuis trente ans. Hollande fait le corrigé de Sarkozy et reste dans une logique de la politique étrangère de la France qui considère l'Afrique comme une contrée de singes et d'attardés qui ne méritent finalement aucune considération. Vous avez bien noté que c'est de Paris qu'on nous annonça les dates des échéances électorales au Mali. La Centrafrique n'est pas une répétition, c'est une normalité, tout comme le sera le Cameroun bientôt.

 

Que voulez-vous insinuer ? Soyez plus clair.


Voyons ! dans un pays en pleine transition, on vous implante une base militaire, qui curieusement, fait le tampon entre le nord et le sud du pays, et vous persistez à ne pas comprendre ce qui se trame. Qui vivra verra. La facilité de la régularité avec laquelle les prises d'otage ont lieu, ajoutées à la disponibilité des rançons, sont révélatrices de trop d'agendas dont la programmation n'est pas gratuite. Personnellement en analyste érudit, j'y vois une étroite relation de cause à effet, c'est à dire entre les évolutions géopolitiques et l'animation des groupuscules officiellement dits terroristes. Il n'est pas exclu que prochainement ces supposés seigneurs de guerre asymétrique viennent chercher leurs proies (otages) plus en profondeur ou plus au cœur, à Yaoundé ou à Douala. Je fais certes confiance à nos diverses forces de sécurité et de défense, mais l'absence de coordination, le sous-équipement, le tribalisme et pire l'indiscipline, les fragilisent cruellement.

 

Que dites-vous enfin de la proposition de placer la Centrafrique sous la tutelle de l'Onu?


C'est une grossière hérésie et une vue trop facile qui ne cadre aucunement avec l'évolution de la gestion des crises. Ceux qui émettent ce genre de propositions font tout simplement preuve soit d'incompétence, soit de complicité avec des forces impérialistes de domination sans rapport avec les intérêts des peuples en souffrance. Le problème sur place n'est pas celui de la mise en cause de la souveraineté territoriale . La situation en Centrafrique résulte de la politique ancestrale d'un maître sectaire, raciste, impérial et glouton, en l'occurrence la France. Depuis le bouffon Bokassa que la France intronisa et fit empereur, personne d'autre n'a de responsabilité là-bas qu'elle. Elle doit assumer et éviter de crier sur les toits qu'elle appelle à l'aide. Nous n'allons pas recommencer une autre conférence de Berlin pour partager l'Afrique. L'idée de tutelle vient de nos juristes, de non historiens et de non diplomates réels qui pressent le pas vers des notions et des concepts classés depuis belle lurette dans les archives.

 

Et ce leadership du Tchad...


Pourquoi ne parlez-vous pas aussi du leadership du Burkina. Compaoré n'est-il pas ou n'était-il pas en Afrique de l'Ouest ce qu’Idriss Déby est aujourd'hui en Afrique centrale? C'est vrai qu'en dépit des critiques, il faut saluer la forte personnalité de ce dictateur qui en vrai guerrier sait se montrer décisif, déterminant et indispensable dans les situations de crise. Malheureusement tant que son pouvoir n'émane pas de la légitimité populaire résultant de l'expression libre du peuple par la voie des consultations électorales libres et transparentes, il reste et restera une potiche, un phénomène aux mains de puissances extérieures qui ont un intérêt à l'utiliser et à l'user comme bras séculier pour des buts et objectifs loin des préoccupations des Tchadiens.

 

Le monsieur magnifie à la perfection, un genre d'homme d'Etat opportuniste qui sait quand même jouer dans le concert diplomatique et obtenir en retour des gains substantiels pour le renforcement de son pouvoir, la garantie de sa longévité. Il a réussi à éteindre Sassou Nguesso, à faire oublier Paul Biya, et à devenir l'ami d'Obiang Nguema dont on connaît la nouvelle auréole nationaliste et panafricaniste. C'est donc tout à fait logique que l'on évoque voire que l'on constate son leadership. Je comprends que les Camerounais le regardent avec une certaine jalousie, hélas!  Déby est un vrai militaire et un chef de guerre dont le seul égal dorénavant sur le continent est Paul Kagamé du Rwanda. Que l'on les aime ou pas, il faut les respecter. C'st aussi cela la démonstration de l'expertise, c'est à dire l'honnêteté sur le jugement porté sur les gens, leurs moyens, leur politique, leurs alliances, leur capacité d'initiative et leurs actions concrètes.

 

Quel est selon vous l'enjeu majeur?


Ecoutez, dans moins de dix ans, tous les régimes, je dis bien tous les régimes sans exception d'Afrique centrale, auront été balayés, soit pacifiquement, ce que je doute fort, soit par la violence, ce qui est à peu près probable compte tenu de leur caractère de poudrière. C'est déjà maintenant que les pions se mettent en place sur le grand échiquier et c'est la seule explication de la base militaire française à Ngaoundéré. Je vous signale qu'il y en a déjà au Gabon, au Tchad et en Centrafrique. Voilà la clé de lecture incontestable, et voilà l'enjeu majeur.

 

© Le Messager : Alain NJIPOU

 

Lu pour vous : CAMEROUN : SHANDA TONME, APRÈS LA CENTRAFRIQUE, « LA FRANCE A DES PLANS CONTINGENTS POUR LE CAMEROUN »
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:34

 

 

 

 

Bangui, 13 janvier 2014 (CAP) -  Martin ZIGUELE, Président du MLPC a été élu ce lundi à Bangui Président de l'Alliance des Forces Démocratiques de la Transition (AFDT), plateforme qui regroupe les partis de l'ancienne coalition de l'opposition démocratique, et qui est composé des partis suivants:

 

L’Alliance  pour la Démocrate et le Progrès (ADP)

L’Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD)

La Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS)

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafrique (MLPC) 

Le Parti Africain pour une Transformation Radicale et l’Intégration des États (PATRIE)

Le Rassemblement Démocratique  Centrafricain (RDC)

L’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP) 

 

Le Président Louis-Pierre GAMBA, du RDC, Parti de l'ancien Président André KOLINGBA, a été élu Porte-Parole. Martin ZIGUELE succède ainsi à l’ancien Coordonnateur, Me Nicolas TIANGAYE, pour un mandat de six mois non renouvelable. Cette élection est incontestablement une preuve de confiance envers le MLPC et son Président à un moment où la RCA traverse une grave crise et sa classe politique fait l’objet de toutes les critiques et est traitée de tous les noms d’oiseaux.  

Martin ZIGUELE élu Président de l’Alliance des Forces Démocratiques de la Transition (AFDT)
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com