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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 17:40

 

 

 

 

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Slate Afrique 19/04/2012

De Giscard d'Estaing à Juan Carlos, l’Afrique enivre les puissants d’Europe, mais se révèle épine dans leur pied.

C’est bien connu, la torpeur africaine fait perdre tout sens commun. Un décalage horaire, une bouffée de chaleur, une insolation, un dos joliment cambré… on se déboutonne et l’on se retrouve avec une hanche fracturée ou une réputation brisée.

Pour avoir voulu taquiner le pachyderme, un dinosaure du gotha espagnol se retrouve sous les feux de la rampe. Déjà, en 2006, le roi Juan Carlos, posait devant le cadavre d’un éléphant botswanais.

Lui qui se voulait monarque moderne au train de vie moins dispendieux que son homologue d’Angleterre, il incarnait soudain l’anachronique majesté en plein fantasme postcolonial. Pas de remous, à l’époque, mais la récidive lui coûtera un scandale...

En 2012, âgé de 74 ans, Juan Carlos, lors d'une expédition de chasse à l'éléphant, trébuche sur une marche, se fracture la hanche, est rapatrié d’urgence et finit sur des béquilles. Il reçoit une volée de bois vert.

Dans une lettre ouverte, publiée le 16 avril dernier, la fondation Brigitte Bardot dénonce la virée du chasseur espagnol déjà «féru des corridas», rappelant que «l'éléphant d'Afrique, partout, est victime du braconnage, mais que l'urgence de préserver la biodiversité» n'est «pas la préoccupation première de la famille royale d'Espagne.»

Le souverain n’aura pas à supporter que les séquelles physiques de sa nouvelle prothèse et les cris d’orfraie de sa collègue de béquilles.

Traité de «riches oisifs» par “BB” (Brigitte Bardot), le souverain se voit attaqué par toute la presse espagnole. Incriminé: le coût de son séjour africain. Dans une péninsule ibérique qui ne cesse de se serrer la ceinture depuis les soubresauts de la crise économique, le quotidien El Mundo évoque une facture de la fracture royale d’un montant de 30.000 euros.

Le voyage africain est qualifié d’irresponsable et la maison royale, déjà ébranlée par l'inculpation du gendre de Juan Carlos, tremble sur ses bases.

Le 18 avril, contrit, Juan Carlos présente ses excuses devant les caméras espagnoles, pensant sans doute qu’il aurait mieux fait de se fouler la cheville à Madrid plutôt que d’aller se fracturer la hanche en Afrique.

L’Afrique est présentée comme un lupanar pour dépravés bling-bling

Le roi aurait dû savoir que le cocktail “politique / chasse africaine” donne parfois la gueule de bois. Juste avant d’être élu président de la République française, Valéry Giscard d'Estaing était allé chasser trois fois dans une concession du nord de la Centrafrique.

A l’une de ces occasions, en avril 1973, Jean-Bedel Bokassa, chef de l'État centrafricain, avait remis au ministre des Finances de Georges Pompidou des fruits d'ébène et une plaquette de diamants africains. C’est le 10 octobre 1979, au renversement de Bokassa, que l’hebdomadaire Le Canard enchaîné fera exploser «L'affaire des diamants» qui polluera la deuxième campagne présidentielle de Giscard. En 1981, le chasseur de Centrafrique sera battu par le socialiste François Mitterrand

Lorsque les politiciens européens ne sont pas férus d’armes à feu, c’est parfois une proie moins animale qu’ils viennent traquer en Afrique. Le safari consiste alors à chasser la “gazelle” dans les riads marocains ou les villas tunisiennes.

Au Caire, à Djerba ou à Marrakech, les mœurs sont, en principe, protégées par les services bienveillants des dirigeants locaux. Discrétion assurée… jusqu’à ce qu’un scandale new-yorkais ne mette la puce à l’oreille de journalistes “affamés”.

Jusqu’à ce qu’un ancien membre du gouvernement français comme Luc Ferry affirme, sans ambages, qu'un ancien ministre s'était «fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons».

Jusqu’à ce qu’une rumeur prétende qu’un autre ancien ministre aurait saccagé sa chambre dans un grand hôtel marocain, après une dispute avec sa compagne.

Les parties fines africaines sont à double tranchant. Mieux vaut ne pas se faire prendre le doigt dans le pot de confiture…

Lorsque ce ne sont pas les virées de chasseur ou de dragueurs qui deviennent des épines dans le pied, ce sont les campagnes africaines de “recouvrement”. En novembre 2011, dans l’ouvrage Le scandale des biens mal acquis de Xavier Harel et Thomas Hofnung, un conseiller personnel d'Omar Bongo affirme que le défunt président gabonais a «contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy».

Ses déclarations, même différentes sur bien des points, vont dans le sens de la thèse des mallettes et des djembés de Robert Bourgiqui affirmait avoir été lui-même porteur de valises pour la classe politique française.

Une fois encore, dans les médias, l’Afrique apparaît comme un lupanar pour dépravés bling-bling, le lieu le plus infréquentable de la planète où se mêleraient sexe immoral, financements occultes et parfums de mort, celle d’animaux rares où de victimes de guerres civiles.

Faut-il se plaindre de la médiatisation réductrice de ces affaires? Faut-il espérer, au contraire, qu’elle décourage ceux qui viennent souiller le continent noir?

De la petite erreur touristique aux scandales politico-financiers à relents de vente d’armes, en passant par l’assouvissement de fantasmes sexuels de grosses légumes, les systèmes les plus rodés n’échappent pas aux dérapages incontrôlés. À l’ère du tout communicationnel, les escapades inavouables évitent de moins en moins les fuites qui résistent de moins en moins à la rumeur, au buzz et au journalisme d’investigation qui flirte de plus en plus volontiers avec le graveleux et le people.

Politiciens qui planifiez une longue carrière politique, préférez la chasse au cafard dans la cuisine insalubre de votre beau-frère aux safaris luxueux dans un ranch d’Afrique australe; privilégiez les câlins conjugaux, même routiniers, plutôt que les étreintes coupables dans un palace maghrébin; oubliez les pétrodollars du continent noir et réapprenez la campagne électorale de proximité au carburant sudoripare.

Damien Glez

Damien Glez est un dessinateur burkinabé. Il dirige le Journal du Jeudi, le plus connu des hebdomadaires satiriques d'Afrique de l'Ouest.

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Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 16:55

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Avril 2012 13:59

La force Tripartite République Centrafricaine, Soudan et Tchad vient d’essuyer une  attaque. Cela s’est produit le 18 avril 2012. Une frappe intervenue dans leur base d’Amdafock-Soudan (65 kilomètres de Birao nord de la RCA) et perpétrée par des rebelles soudanais appelés « Toro-boro ».

Le bilan de cette attaque selon des sources de Radio Ndeke Luka, ferait état de 11 militaires centrafricains dont 2 officiers, 2 civils et au moins 65 autres militaires soudanais.

D’après ces sources l’ « attaque en question a eu lieu dans l’après-midi. Et, ces militaires ont été surpris par les assaillants lourdement armés : au moins une cinquantaine de véhicules de combat ont été déployés contre 14 pour la force Tripartite ».

L’objectif des assaillants a été « de récupérer tous les équipements militaires de cette force nouvellement installée pour sécuriser l’afflux massif des rebelles dans ces pays », ont indiqué ces sources.

« Alertée, l’Armée soudanaise aurait pilonné la base de cette force afin de déloger les rebelles. C’est ainsi que le bilan de cette attaque a été revu à la hausse », ont mentionné ces sources.

L’annonce de la nouvelle a endeuillé plusieurs familles à Bangui. Elles ont pris d’assaut les grands hôpitaux de la ville pour attendre et récupérer les dépouilles. C’est finalement à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHUB) que les dépouilles ont été admises. Un dispositif militaire été mis en place pour empêcher tout parent d’avoir accès aux corps.

Le président de République François Bozizé, son gouvernement et le premier citoyen de la ville de Bangui Nazaire Guenefeï Yalanga ont effectué un déplacement à la morgue de cet hôpital pour consoler les familles. Une occasion de remettre les corps à ces familles.

A titre de rappel, les 3 pays constituant cette force avaient déployé 80 soldats chacun pour la sécurisation de leurs frontières en proie à l’insécurité grandissante.

 

Birao : 11 soldats centrafricains tués

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

 

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Au total 11 soldats centrafricains ont été tués mardi à Amndafok, au nord de la République centrafricaine, à la frontière avec le Soudan, a appris le RJDH de sources militaires.

Il s’agit des hommes faisant partie de la force tripartites Centrafrique-Tchad et Soudan basée à Birao pour surveiller les frontières des trois pays. Les informations disponibles révèlent que les victimes auraient été tuées dans un bombardement de l’armée soudanaise.

Une source proche du ministère centrafricain de la défense, l’armée régulière du Soudan dans la traque des rebelles auraient commis « une erreur de cible ».

Tous les corps ont été transférés hier à la mordue de l’hôpital général de Bangui. Pour le moment, environ 9 blessés sont admis à l’hôpital militaire du camp Fidèle Obrou à Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 14:32

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 01:06

 

 

 

 

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(Agence Ecofin) - Un accord sur le financement du programme régional de réseau de télécommunications haut débit en Afrique centrale a été signé par le représentant de la Banque mondiale au Tchad, Jean-Claude Brou, et le ministre tchadien du Plan, de l’Economie et de la Coopération internationale, Bédoumra Kordjé.

L’accord concerne la mise en œuvre d’un projet à caractère régional entre le Tchad et la République centrafricaine, pour améliorer l’accès et l’utilisation des services du réseau de fibre optique et réduire leurs coûts.

Globalement estimé à 15 milliards de francs CFA (30 millions de dollars), le projet vise à construire un réseau de 1202 km entre N’Djaména et le Soudan et de 334 km entre Doba, Bemal et la Centrafrique.

La participation financière du Tchad se chiffre à 4 milliards de FCFA (8 millions de dollars).

Intervenant quelques jours après l’inauguration, par le président tchadien Idriss Déby, de la connexion à la fibre optique du Cameroun, cet accord va aider le Tchad, pays enclavé, à sortir de sa situation géographique défavorable.

 

Fibre optique

Une fibre optique est un filen verre ou en plastique très fin qui a la propriété d'être un conducteur de la lumière et sert dans la transmission de données. Elle offre un débit d'informationsnettement supérieur à celui des câbles coaxiaux et supporte un réseau « large bande » par lequel peuvent transiter aussi bien la télévision, le téléphone, la visioconférenceou les données informatiques.

Le principe de la fibre optique a été développé dans les années 1970 dans les laboratoires de l'entreprise américaine Corning Glass Works (actuelle Corning Incorporated).

Entourée d'une gaine protectrice, la fibre optique peut être utilisée pour conduire de la lumière entre deux lieux distants de plusieurs centaines, voire milliers, de kilomètres. Le signal lumineux codé par une variation d'intensité est capable de transmettre une grande quantité d'informations. En permettant les communications à très longue distance et à des débits jusqu'alors impossibles, les fibres optiques ont constitué l'un des éléments clef de la révolution des télécommunications optiques. Ses propriétés sont également exploitées dans le domaine des capteurs (température, pression, etc.), dans l'imagerieet dans l'éclairage.

Un nouveau type de fibres optiques, fibres à cristaux photoniques, a également été mis au point ces dernières années, permettant des gains significatifs de performances dans le domaine du traitement optique de l'information par des techniques non linéaires, dans l'amplification optique ou bien encore dans la génération de supercontinuums utilisables par exemple dans le diagnostic médical.

Dans les réseaux informatiques du type Ethernet, pour la relier à d'autres équipements, on peut utiliser un émetteur-récepteur.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 01:03

 

 

 

 

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BAMAKO AFP / 18 avril 2012 23h59 - Au total, 22 personnalités civiles et militaires ont été interpellées ces deux derniers jours au Mali à la suite d'enquêtes ayant permis de découvrir des caisses d'armes neuves au domicile de certains, a affirmé mercredi soir le patron de la gendarmerie malienne.

Un certain nombre de personnalités civiles et militaires ont été interpellées en 48 heures, ces interpellations font suite à des enquêtes qui ont été menées par nos différentes structures depuis quelques jours, a déclaré le colonel Diamou Keïta, directeur général de la gendarmerie malienne, à la télévision publique ORTM.

Il s'agit de 22 personnes, comprenant onze personnalités civiles, dont un banquier (...) et onze personnalités militaires, a ajouté le colonel Keïta, sans les nommer et sans donner d'indication sur les conditions de leur détention.

Des investigations menées dans certains domiciles, il est apparu que des caisses d'armes neuves ont été découvertes. Ces armes - je tiens à le préciser - ne font pas partie de la dotation de l'armée régulière. (...) Nous faisons face à une nouvelle menace, cette infiltration aujourd'hui d'armes de guerre dans notre pays, a affirmé le colonel Diamou Keïta.

La télévision a montré des fusils d'assaut avec leurs chargeurs, à côté ou sortant de leur emballage.

Selon des sources concordantes, toutes les personnes appréhendées ont été conduites au camp militaire de Kati, près de Bamako, quartier général des officiers ayant renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré (ATT) avant de s'engager le 6 avril à rétablir l'ordre constitutionnel, avec la désignation d'un président et d'un Premier ministre civils de transition.

La plupart des personnes interpellées ont été ou sont considérées comme des roches d'ATT. Parmi elles, figurent l'ex-Premier ministre Modibo Sidibé, l'ex-ministre Soumaïla Cissé, par ailleurs ancien dirigeant de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), et des responsables de partis politiques dont Kassoum Tapo et Tièman Coulibaly.

Ce n'est point une chasse aux sorcières, (...) toute la lumière sera faite sur cette affaire, a assuré le colonel Diamou Keïta. Une commission d'enquête est sur pied pour faire toute la lumière sur ce dossier et il sera aussi transmis aux autorités judiciaires compétentes en la matière, a-t-il insisté.


(©)

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 00:24

 

 

 

 

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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com

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Bangui, 18 Avril 2012

 

Sibut : Le séchage de manioc sur le goudron, un risque pour la santé

Le séchage fréquent de manioc sur le goudron dans les préfectures de l’Ombella M’Poko et de la Kémo, a un impact négatif sur la santé, a relevé un cadre du ministère des transports à radio ICDI.

« Cette pratique est nocive à la santé parce que « le goudron est composé de produits chimiques. Lorsqu’on assèche le manioc sur le goudron, il aspire ces produits dangereux et peut constituer un risque pour la santé de ceux qui consomment ce genre de manioc », a expliqué Fortuné Malik, divisionnaire des Travaux publics de la préfecture de Kémo, rencontré à Sibut en début de semaine.

Martine Balekouzou, résidant au village Gboyahou à 20 Km de Sibut affirme être consciente de la dangerosité de cette pratique, mais c’est un problème d’infrastructures qui se pose. « Dans notre village, nous sommes conscients du danger que cela représente, mais nous le faisons par manque d’aire de séchage approprié », a-t-elle évoqué.

Il faut relever que sur les axes Bangui – Mbaïki (Sud), Bangui-Boali (Nord-ouest) et Bangui-Sibut Centre-nord) où les routes sont goudronnées, le manioc est séché sur les marge de goudron en l’absence d’espace approprié.

 

Bangui : Prendre en compte la dimension genre dans la protection de l’environnement

La question de ‘’l’analyse genre et développement’’ a été au centre d’un atelier des ONG de protection de l’environnement, de la forêt et du développement durable qui s’est déroulé à Bangui au 17 au 18 avril 2012, a annoncé radio Notre Dame.

Organisé par la coordination du programme d’assistance technique de l’Institut centrafricain des statistiques et d’études sociales, cette assise a regroupé les membres de la plate-forme d’analyse de la dimension genre dans le développement de l’environnement.

Selon le coordonnateur de la plate-forme gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement, Jean Jacques Urbain Matamalet, l’objectif de cette activité est de mobiliser plus de personnes autour de la question du genre dans les programmes et projets de développement.

« Notre pays la RCA a pris beaucoup d’engagements sur le plan international et il appartient aussi à la société civile de l’accompagner pour que ces engagements se traduisent dans les faits », a-t-il dit soulignant ‘’le déficit’’ d’engagement de la femme dans la prise de décisions relatives à la protection de l’environnement et aux ressources naturelles.

 

Bangui : 10 personnes impliquées dans l’affaire SONATU déjà inculpées par la justice

Au total 10 personnes sur les 20 interpellées par la justice pour l’affaire de la Société nationale des transports urbains (SONATU) ont été déjà auditionnées et inculpées par le doyen des juges près le tribunal de grande instance de Bangui, a confié ce matin une source proche du dossier au RJDH.

Sur les 10 personnes auditionnées, 8 ont été placées sous mandat de dépôt pour détournement de deniers publics et transférés à la maison d’arrêt de Ngaragba pour les hommes et à la prison de Bimbo pour les femmes. Par contre, 2 personnes ont été mises en liberté provisoire, a expliqué notre source sans donner de nom.

« Certaines personnes étaient inculpées pour avoir aidé les responsables de la SONATU à faire des détournements. Pour cela, elles ont été déférées à la section de recherche et d’investigation (SRI), et d’autres sont transférées à la maison d’arrêt de Ngaragba », a précisé notre source.

D’après les informations, la décision sera rendue publique après la comparution des 10 autres accusées.

 

 

Bambari : Mésentente entre les conducteurs de mototaxis et les forces de l’ordre

Les conducteurs de mototaxis de la ville de Bambari se plaignent des difficultés de travail dans la ville et la périphérie, à cause des barrières illégales érigées par les Forces de l’ordre (gendarmerie et police), d’après un reportage de radio Linga diffusé ce matin.

« Ces multiples barrières entravent nos activités, nous ne pouvons pas avoir une bonne recette à cause de ces tracasseries », a indiqué un conducteur.

Interrogés par radio Linga, certains gendarmes et policiers ont fait savoir que la plupart des engins mis en circulations ne sont ni déclarés, ni assurés. « Sur 450 mototaxis en fonction dans la ville, 10 seulement ont une fiche technique. Et ce sont ces mototaxis qui sont à l’origine de la majorité des accidents de la circulation dans la ville », a déclaré un policier.

Il a également fait remarquer que nombreux sont les conducteurs qui ne disposent pas d’un permis de conduire.

 

Mbaïki : Les employés du projet AREF en grève

Les employés du projet Appui à la recherche forestière (AREF) à Mbaïki observent un arrêt de travail depuis le 13 avril pour demander le versement de 4 mois d’arriéré de salaires que leur doit le projet, a rapporté ce matin radio Songo.

D’après les informations rapportées par radio Songo, les manifestants affirment avoir déposé un préavis de grève la semaine dernière, mais qu’aucune initiative n’a été prise par les responsables du projet. Les portes de l’administration sont fermées et la plupart des administrateurs seraient actuellement à Bangui.

Il faut rappeler que le projet AREF est implanté dans la Lobaye depuis environ une dizaine d’années. Il a pour mission de veiller à la gestion durable des forêts.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 23:38

 

 

 

Marylin Mouliom Roosalem

 

 

 

 

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Bangui : L’arrêté de gel de prix toujours en mal d’application

Décidé le 11 avril et entré en vigueur le 12 avril 2012, l’arrêté du ministre du commerce portant gel du prix de certains produits de première nécessité n’est pas encore appliqué par certains commerçants, a constaté ce mercredi le RJDH.

« Cet arrêté est brusque et manque de sensibilisation. Nous ne pouvons pas réduire les prix des marchandises pour le moment parce que nous les avons achetées cher. Nous craignons que nos chiffres d’affaires ne chutent », a déclaré Hyacinthe Maklanga commerçant ‘’demi-grossiste’’ au marché central de Bangui interrogé par le RJDH.

« Il nous faut deux mois pour vider les stocks que nous avons achetés cher avant d’envisager le respect de cet arrêté », a-t-il dit. Mais nombreux sont les commerçants, grossistes ou demi-grossistes qui ont refusé de donner leur point de vue. Ceux-là n’ont pas encore pris en compte le gel des prix.

Par contre, quelques rares commerçants ont décidé d’obéir à la loi. « Je ne veux pas avoir des problèmes avec les autorités, l’arrêté du ministre du commerce est dur bien sûr, mais je suis obligé de le respecter », a fait remarquer Saeed Abdulwareth, qui tient une boutique des produits de première nécessité (huile d’arachide, sucre, savon, etc.) au marché central.

« J’ai gelé les prix des marchandises selon le texte de l’arrêté. Ceci pour maintenir la clientèle. J’ai réduit les prix du kg du sucre en poudre à 800 Fcfa au lieu de 1200 francs, le kg du sucre en carreaux à 850 Fcfa au lieu de 1000 francs avant, le kg de poissons de mer (sardines) à 800 au lieu de 1000 francs », a-t-il expliqué.

Il faut signaler que le gel de prix ne concerne pour le moment que Bangui, Bimbo et Bégoua. Selon le ministère du commerce, un deuxième arrêté est en préparation pour les autres villes du pays. Les produits dont les prix ont été gelés sont entre autres le poisson de mer, le sel, le savon, le sucre, les boites de conserves.

 

NDLR : Personne ne peut être dupe quant au respect et aux effets de cet arrêté. C’est un secret de polichinelle que ce sont les commerçants libanais de la place qui règnent en maîtres sur le commerce en RCA et les filières des produits comme le sucre, la farine de blé, le sel, le savon, les boîtes de conserve, le ciment, le poisson de mer etc…souvent introduits dans le pays frauduleusement grâce à l’aide des enfants Bozizé qui soustraient cela à la douane.

C’est aussi bien connu que ce sont toujours ces commerçants libanais, avec la complicité de Bozizé, sa famille (femme, enfants et maîtresses) de certains barons de la bozizie qui organisent les pénuries et les hausses de prix de ces produits afin de s’en mettre plein les poches. Il est établi que Mme Monique Bozizé et Mme Renée Madeleine Bafatoro s'en mettaient plein le portefeuille en revendant TTC à leurs complices et amis Libanais de la place, d'importantes quantités de sucre qu'elles achetaient hors taxes chez SUCAF.

Aucun arrêté ne pourra  empêcher tout ce beau monde de continuer à faire ce qu’il veut.Ce sont toujours les pauvres Centrafricains qui trinquent.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 22:54

 

 

 

Kony

 

WASHINGTON AFP / 18 avril 2012 23h24 - Les jours en liberté du rebelle ougandais Joseph Kony, accusé de crimes contre l'humanité, sont comptés, a affirmé mercredi un sénateur américain de retour d'un voyage en Ouganda la semaine dernière.

Début mars, une campagne lancée par une ONG américaine pour que M. Kony soit traduit devant la justice internationale s'est répandue sur internet. La vidéo de 30 minutes Kony 2012 sur Joseph Kony, a été vue plusieurs millions de fois.

Joseph Kony est en vie, a déclaré mercredi le sénateur républicain Johnny Isakson lors d'une audition au Sénat à la sous-commission des Affaires étrangères sur les affaires africaines. Ses jours en liberté sont comptés, a-t-il dit avant d'ajouter que le jour de son arrestation sera une bonne journée pour l'Afrique.

Le sénateur a rendu hommage aux 100 conseillers militaires américains présents dans la région pour aider l'Ouganda et les autres pays de la région à mener la chasse à Joseph Kony et aux autres membres de l'Armée de résistance du Seigneur, la LRA.

Interrogé par l'AFP après l'audition, le sénateur a déclaré: Je dis que l'étau se resserre. Je ne dis pas que nous l'avons, mais nous déployons tous les efforts que nous pouvons pour aider à son arrestation. L'élu n'a toutefois pas souhaité entrer dans les détails quant aux renseignements dont disposent actuellement les forces lancées à la recherche de Joseph Kony.

De son côté, le secrétaire d'Etat adjoint américain chargé des Affaires africaines, Johnnie Carson, a estimé que Joseph Kony et son mouvement ont trop longtemps erré en Afrique en se livrant à des exactions.

L'administration est déterminée à faire tout ce qu'elle peut (...) pour livrer Joseph Kony et le reste de son mouvement à la justice, a dit M. Carson.

Nous avons clairement aidé à affaiblir la LRA, à la disperser mais nous n'avons pas terminé la mission, a dit M. Carson qui a énuméré tous les efforts déployés dans la région par Washington pour aider directement ou indirectement à retrouver Joseph Kony.

M. Carson a notamment cité des agents du renseignement déployés dans la région et une coopération avec la république Centrafricaine, où Joseph Kony pourrait se cacher, selon l'ONU.

Il est inculpé de viol, mutilations, meurtres et recrutement d'enfants par la Cour pénale internationale (CPI) et plusieurs armées de la région sont à sa poursuite depuis 2008.

Lors de l'audition --consacrée aux chefs d'Etat africains qui se maintiennent au pouvoir en modifiant parfois les règles constitutionnelles-- le président de la commission, le sénateur démocrate Chris Coons, a dénoncé les situations de l'Ouganda, de l'Ethiopie et du Soudan qui sont gouvernés par des responsables qui sont au pouvoir depuis des années sans permettre l'émergence d'une opposition politique réelle.

Mais le responsable de l'agence fédérale américaine d'aide au développement USAID chargé de l'Afrique Earl Gast a estimé que même si les Mugabe (président du Zimbabwe) et les Béchir (président du Soudan) du continent dominent notre impression générale de l'Afrique, en réalité, les dirigeants se maintenant au pouvoir deviennent l'exception plutôt que la règle.

La démocratie est en marche en Afrique, a même lancé M. Carson qui a cité l'exemple récent du Sénégal qui a opéré une transition démocratique sans heurt.


(©)

 

NDLR : C’est curieux quand on dit que Joseph Kony se cacherait sur le territoire centrafricain mais c’est surtout de Kampala et de Washington que proviennent la plupart des informations le concernant. Les prétendues autorités centrafricaines observent elles, un silence assourdissant qui cache mal leur incapacité et leur inefficacité dans la traque de ce criminel qui a fait tant de mal aux compatriotes du Haut-Mbomou et du Mbomou.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 18:44

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 18 Avril 2012 13:58

La nouvelle est tombée ce 18 avril 2012 comme un couperet. La République Centrafricaine vient purement et simplement d’annuler sa participation aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2013 (CAN-2013) prévue en Algérie. Des éliminatoires pour les moins de 20 ans.

Le manque cruellement des moyens pour non seulement la préparation de ses poulains, mais aussi pour leur déplacement aux différentes phases de la compétition en sont les raisons. La décision est rendue publique ce mercredi à 2 jours de sa rencontre avec la République Démocratique du Congo (RDC).

Un sentiment de démotivation et de frustration constaté par Radio Ndeke Luka gagne les joueurs. Ils ont passé 5 mois de mise en jambes dans des conditions difficiles.

L’autre question épineuse dans cette situation, le gouvernement centrafricain et sa Fédération du football s’accusent mutuellement. Des sources proches du dossier ont indiqué que le pouvoir de Bangui a affirmé qu’ « il n’a reçu le dossier de ces fauves juniors, 4 jours avant la rencontre du 20 avril 2012 ».

Une argumentation rejetée en bloc par cette fédération. Selon Benoît Zinga, chef de cabinet de ladite fédération interrogée par Radio Ndeke Luka, « le dossier de ces fauves ont été bel et bien transmit le 16 décembre 2012 au gouvernement. Pour lui, le pays tombera sous le coup de la sanction de la Fédération Internationale de Football Associé (FIFA) ».

Cette non-participation des fauves aux éliminatoires de la CAN-2013 intervient au moment où le ministère de la Jeunesse des Sports, des Arts et de la Culture et la Fédération Centrafricaine de Football engagent un bras de fer.

Le gouvernement exige à la fédération de justifier toutes les dépenses effectuées dans les compétitions de 2011 à hauteur de 2 milliards de francs CFA (environ 3076923 euros).

Une exigence qui n’a pas entièrement rencontré l’agrément du président de cette fédération. Patrice Edouard Ngaïssona a déclaré qu’il ne peut pas justifier ses propres fonds. Car, à chaque compétition, c’est lui qui met souvent la main en poche.

 

 

NDLR : Il vaut mieux arrêter les frais de toute manière. La RCA ne remplit pas à l’heure actuelle les conditions pour prendre part aux différentes compétitions sportives africaines et internationales. Ses athlètes et autres équipes ne bénéficient jamais des conditions favorables d’entraînement et de préparation et par-dessus le marché, les finances ne sont jamais au rendez-vous à temps pour rendre possible la participation des équipes centrafricaines dans de bonnes conditions. En attendant que l’ordre soit mis dans les affaires centrafricano-centrafricaines, il vaut mieux ne pas claquer inutilement  de l’argent réuni laborieusement au tout dernier moment juste pour sauver la face, finances dont des pseudos dirigeants véreux vont détourner une bonne partie. Le sport est hélas exactement le reflet de la déliquescente situation politique actuelle du pays. Dommage pour la jeunesse sportive centrafricaine mais parfois, il faut savoir prendre le taureau par les cornes et nettoyer les écuries d’Augias.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 18:22

 

 

 

 

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Dakar, 18 avr 2012 14:56 GMT- (APS) - Le président français Nicolas Sarkozy a salué, mercredi à Paris, "la grandeur" du nouveau chef de l’Etat sénégalais Macky Sall qui a, selon lui, élevé son pays au rang des grandes démocraties, en raccourcissant volontairement son mandat légitime à la tête du Sénégal, de sept à cinq ans.

’’Je dis toute mon admiration pour le président Macky Sall. (…) Je ne connais pas beaucoup de présidents dans le monde et en Afrique qui sont élus pour sept ans et qui disent renoncer pour une partie de leur mandat, franchement c’est la grandeur de Macky Sall’’, a dit M. Sarkozy.

‘’Je salue son courage pour cela, et je pense que qu’un quinquennat correspond mieux aux démocraties. J’approuve cette décision (de réduction) et de limitation du mandat à deux’’, a dit le président de la République française, qui soutient que ‘’c’est une bonne nouvelle pour le Sénégal et l’Afrique’’.

M. Sarkozy s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue sénégalais, en visite de travail et d’amitié en France. Depuis son investiture, le 2 avril, M. Sall effectue son deuxième déplacement à l’étranger, après la Gambie, dimanche dernier.

Mercredi, le nouveau président sénégalais a réaffirmé son engagement à réduire la durée de mandat présidentiel, pour revenir à cinq ans. ‘’Dès l’entame de mon mandat, j’ai décidé de renoncer à deux ans de mandat pour passer du septennat au quinquennat’’, a déclaré le successeur d’Abdoulaye Wade.

Nicolas Sarkozy a ajouté que l’heure avait sonné pour revoir les relations entre l’Afrique et la France, sous de meilleurs auspices. ‘’Le temps de la colonisation est derrière nous, nous voulons simplement être à notre place c’est-à-dire des amis du Sénégal. Nous partageons la même langue et la même culture’’, a-t-il soutenu.

Avant la conférence de presse, Nicolas Sarkozy avait reçu Macky Sall à l’Elysée pour un déjeuner de travail. A l’occasion, les deux Etats ont signé un nouvel accord de défense et un autre pour une aide budgétaire française accordée au Sénégal, de 85 milliards de francs CFA.

 

 

NDLR : En voilà un qui a déjà su tirer leçon de la triste expérience de son ex mentor Abdoulaye Wade qui lui, n'a eu de cesse de modifier la constitution à sa guise pour tenter de s'accrocher le plus longtemps possible mais mal lui en a pris puisque le peuple sénégalais a fini par décider autrement de son sort. En Centrafrique où on prête aussi l'intention à Bozizé de prendre la voie de Wade d'une modification constitutionnelle pour continuer à briguer indéfiniment le pouvoir et de le conserver tout aussi indéfiniment, puisse la raison prévaloir et que Bozizé cesse avec ses prétentions saugrenues ! 

 

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