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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 02:00

 

 

 

 

Alain Lamessi 

 

«Que si le sang doit couler, que ce soit dans l’utilité définitive, et que les survivants observent à jamais le devoir de mémoire ».

                                          Juliette ABANDOKWE, journaliste.

 

Dans une tribune, L’Afrique suicidaire, parue dans « Le Monde » du 18 mai 2002, J.-P. NGOUPANDE, soutient avec beaucoup de verve: « Le basculement de nos pays dans la violence, le laxisme dans la gestion des affaires publiques, la prédation sur une vaste échelle, le refus de nous accepter entre ethnies et régions, tout cela a une cause principalement endogène. L’admettre sera le début de la prise de conscience, et donc de la sagesse ». Cette auto critique lucide de la part d’un intellectuel africain, dans le cas de la République centrafricaine, trouve quelques éléments d’explication dans des faits historiques précis.

Si la mauvaise gouvernance est le trait dominant de tous les régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat, la violence semble être le mode privilégié de conquête et de conservation de pouvoir en Centrafrique. En effet, en seulement cinquante années d’indépendance, nous avons connu cinq coups d’Etat, cinq constitutions, trois tentatives de coup d’Etat, une guerre civile, quatre mutineries, des dizaines de rébellions armées. A y voir de près,  le nombre des officiers, sous-officiers, hommes de rang et des civils centrafricains sommairement exécutés par des centrafricains pendant ce laps de temps serait probablement de loin supérieur au nombre des oubanguiens morts pendant les première et deuxième guerres mondiales. Nous avons, nous-mêmes, brûlé des villages entiers des centrafricains, les contraignant à vivre prostrés dans la brousse, mangeant des racines et des lézards. Nous avons, nous-mêmes, détruit des maisons et des biens des centrafricains, richesses de toute une vie partie en fumée en un clin d’œil. Beaucoup ne s’en seront plus jamais relevés et d’autres en seront morts. Nous avons, nous-mêmes, mis le feu dans des bâtiments administratifs, saccagé des biens de l’Etat, détruit des entreprises entières, pourvoyeuses d’emplois et de richesse, vandalisé des véhicules, pillé des magasins et brandissant fièrement les objets volés, baptisés « Grâce à Dacko ». Avec la voracité des rapaces et la férocité des  prédateurs nous avons volé l’argent du peuple déjà si pauvre et l’avons dépouillé de tous ses maigrichons biens meubles et immeubles, réduisant le peuple centrafricain  naguère si fier en une armée de zombies mendiant le pain à longueur de journée pour tromper la faim qui ne le quitte plus, buvant de l’eau boueuse pour satisfaire une soif inaltérable, se livrant à tous les charlatans pour soigner son paludisme chronique, s’éclairant avec de l’huile de palme et se lavant avec les feuilles de papayer comme au temps des ancêtres. Des centrafricains ont pourchassé ou pourchassent encore d’autres centrafricains pour les égorger ou les décapiter comme les chasseurs pourchassent des gibiers dans la brousse.

Cette liste de nos propres turpitudes n’est pas exhaustive. Le président André KOLINGBA avait remarqué à juste titre que « nous avons perdu beaucoup de sang, de temps, d’argent et de larmes ». Cinquante ans de mort et de misère, ça suffit ! Nous avons fait plus de mal à notre peuple en cinquante années d’indépendance que les colons en soixante ans de domination. La République centrafricaine est aujourd’hui un pays esquinté, défiguré et cabossé à cause des coups à elle portés par ses propres fils.

Dans ces ténèbres où les forces du mal semblent provisoirement triompher, quelques lumières s’allument pour éclairer nos sentiers. Si c’était pendant la deuxième guerre mondiale qu’il a sauvé des juifs comme il l’a fait aujourd’hui pour des centrafricains, Maître Nicolas T. serait sans nul doute honoré comme un « juste parmi les nations » et son nom serait gravé sur le « Mur d’Honneur », dans le jardin des justes, à Yade Vashem, à Jérusalem. Il a pris un risque certain pour nous cacher chez lui 30 jours durant et de manière désintéressée.

Savoir prendre des risques pour sauver des amis

Lorsque l’ancien président avait fini de revendiquer la tentative du coup d’Etat, la riposte des militaires loyalistes et des miliciens fut d’une extrême violence. Des coups de feu éclataient partout, des militaires et des miliciens armés jusqu’aux dents, paradaient avec fière allure, armes aux poings, la gâchette facile. Des barricades étaient érigées sur toutes les artères par des militants ivres de rage et de haine. Il fallait décliner son identité ethnique avant de passer ou s’arrêter. Pas un seul chat dehors. Le ciel s’est assombri. La peur s’est emparée de tout le monde.

A ce moment j’ai pensé que des amis qui travaillent au cabinet du président de la République AFP pouvaient envoyer des militaires me protéger. J’ai appelé Prosper N., ancien camarade de l’UNECA, conseillé spécial et porte-parole du président de la République mais son téléphone ne répond pas. J’ai appelé, mon ami et collègue, Marcel L., secrétaire général à la présidence et membre influent du parti au pouvoir, il n’y a toujours pas de réseau. Et si j’allais tout simplement chez Marcel L. Il habite à moins d’un kilomètre de chez moi. Mais comment sortir et par où passer ?

 Il faut coûte que coûte partir. Il faut traverser le fleuve Oubangui pour retrouver la liberté de l’autre côté du Congo. J’ai envoyé un éclaireur (un frère en Christ, ancien de la G.P. renvoyé par le colonel M. pour cause d’indiscipline) pour prendre des contacts, évaluer les risques et trouver un piroguier qui accepterait de me prendre et à quel coût. Il revient le soir, vers dix-sept heures, suant à grosses gouttes, l’air accablé.

-          Frère, tu ne peux pas passer par le fleuve, s’ils t’attrapent tu es mort.

-          Mais pourquoi donc ? Lui demandais-je.

-          Tu es « yakoma » et en plus tu travailles comme conseiller du président Apollinaire D.K. Certains mutins te considèrent comme un traitre et un espion à la solde d’AFP. S’ils t’attrapent ils te tuent sans discussion. Seuls, le colonel K et le capitaine S. qui te connaissent bien, ont tenté de te défendre. Mais tu sais, ils ne sont que deux. D’ailleurs le colonel K. m’a chargé de te dire de ne pas bouger de là où tu es.

A peine son message délivré, l’ancien GP tourna le talon et s’en alla. Je ne l’ai plus jamais revu jusqu’à ce jour. Je compris la gravité de ma situation. D’un côté, parce que « yakoma » les loyalistes me considèrent comme un intellectuel proche du président général A.K., donc un ennemi à abattre et de  l’autre les mutins me considèrent comme un traitre-espion à la solde du président AFP qu’il faut éliminer. Des faucons extrémistes et des Ayatollah intégristes, il y en a dans tous les bords mais il faut que les colombes se lèvent et brandissent les rameaux d’oliviers pour proclamer la paix, encore la paix, toujours la paix et l’unité nationale en République Centrafricaine.

Que faire ? Où aller ? D’où me viendra le secours ? C’est à ce moment-là que j’entends mon portail grincer. Et je vois venir mon ami de toujours, Maître Nicolas T, habillé en short et T-shirt, sandales aux pieds, avec un poste radio collé à l’oreille, écoutant le RFI. Mon chien, Rocky, le connaissant bien, n’a pas aboyé.

-          Alain, je viens te chercher, tu vas te mettre à l’abri chez moi, dit Maître N.T. S’ils veulent te tuer, qu’ils me tuent d’abord, ensuite ma famille et toi à la fin. D’ailleurs le grand frère Jérôme A. est déjà chez moi à la maison.

-          Maître, c’est vraiment gentil. On connaît les vrais amis dans des moments difficiles.

Aussitôt, j’ai rassemblé mon épouse, mes cinq enfants ainsi que ma sœur cadette venue de Bangassou à qui j’ai présenté la situation. Tous sont d’accord avec la proposition. Et mon épouse, visiblement soulagée, d’ajouter en bonne diaconesse, « Gloire à Dieu ! C’est Dieu qui envoyé Nicolas. Je t’avais dit que Dieu fera un miracle. Il a écouté notre prière et a envoyé un ange….».  

Rassuré, je suis rentré chercher quelques effets personnels et nous voila partis. Nous n’avions  qu’à traverser  l’Avenue des Martyrs et à parcourir 200 mètres tout au plus.  Quelle joie de retrouver mon compagnon d’infortune, Jérôme A. !

Deux jours après, la mère de Maître Nicolas T. vint nous rendre visite. Il faut dire qu’elle a mal aux pieds et ne peut se déplacer facilement. Néanmoins, elle a quitté le quartier Boy-rabe jusqu’au quartier Foûh, juste pour nous rendre visite, bravant la peur et les balles perdues. Elle nous a rassurés qu’il ne nous arrivera rien, parce qu’elle avait beaucoup prié pour nous. En repartant elle nous dit : « Je n’ai plus la force de préparer à manger. Mais je vous ai amené des arachides et du maïs frais. Votre femme Monique va les préparer pour vous». Merci maman ! Et paix à ton âme !

Dans la même semaine, l’oncle de Maître Nicolas T. vient nous voir. Il travaille dans la plantation de Maître N., au PK 28, sur la route de Damara. J’ai déjà eu l’occasion de le rencontrer une ou deux fois. Il me prend à côté et me tend quelque chose.

-          Alain, je t’ai apporté quelque chose que tu vas aimer.

-          C’est quoi ?

-          C’est pour les hommes mais je ne l’ai pas apporté pour toi mais pour ma belle-fille qui est restée à la maison.

-          Mais oncle, là où je suis, je n’ai même pas faim, je n’ai même pas soif, je ne dors pas. J’ai vraiment peur pour ma vie. Je ne pense pas du tout à la chose dont tu parles.

-          Alain, tu sais que la guerre ne dure pas éternellement. Quand elle va finir, il faut bien vivre. Il y a un temps pour tout.

 J’aime le pragmatisme de cet oncle paysan pour qui la vie doit triompher de la mort. Et puis on ne donne jamais que ce qu’on a. J’ai pris la fameuse écorce de l’oncle pour lui faire plaisir. Je ne sais pas si je l’avais mâchée ou l’avais jetée quelque part. Je ne m’en rappelle plus. Toujours est-il que mon épouse a accouché neuf mois plus tard d’une jolie petite fille. Celle qui a l’habitude d’appeler Nicolas T. papa et non tonton comme les autres.

Dans notre refuge chez Nicolas T., nous n’avons manqué de rien. Nous avons mangé à notre faim, bu à notre soif et dormi sur de bons lits. Il délaissait souvent sa chambre et venait rester avec nous pour bavarder jusqu’aux premières heures du matin. Parce tous chrétiens, nous passions beaucoup de temps à prier et à lire la Bible. Irène qui était aussi réfugiée chez Maître Nicolas T, priait beaucoup. Elle sortait souvent dans le quartier. Elle nous ramenait  des mangues et de précieuses informations. Mais les nouvelles qui nous parvenaient n’étaient pas bonnes : Tel intellectuel est assassiné, tel haut cadre exécuté, tel autre tué, tel officier décapité, telles personnes enlevées. Beaucoup de nos frères ont traversé au Congo et d’autres sont partis à pieds sur la route de MBAIKI. Et nous ne pensions qu’aux amis qui n’ont pas eu notre chance d’être en sécurité. Que sont-ils devenus Dieudonné W., Jean-de-Dieu G. et Maître Z.A. sur l’Avenue des Martyrs, Grez Sur la route de l’aéroport, Patrick D. et Jean G. aux 200 Villas ? Que sont-ils devenus, mon Dieu ? Sont-ils encore seulement en vie ?

Nicolas T. a dû dépenser une fortune à ce moment-là pour les frais de téléphone. Il appelait partout en Afrique, en Europe, en Amérique pour alerter  l’opinion internationale. « On ne va quand même pas massacrer tous les cadres Yakoma parce qu’il y a eu une tentative de coup d’Etat », tempêta-t-il. Il accordait des interviews à toutes les radios internationales pour sensibiliser le monde entier sur la gravité de la situation en Centrafrique. Dans la semaine et à sa demande la FIDH a envoyé une délégation à Bangui pour venir s’enquérir de la situation.

Des moments de joie succédaient aux moments d’abattement. Jérôme A, en plus d’être notre conseiller spirituel, il était aussi le meilleur compagnon d’infortune qu’on puisse avoir. Toujours de bonne humeur, il a des tonnes d’histoires drolatiques à raconter. Il pouvait nous faire rire toute la nuit avec ses aventures et mésaventures truculentes.  Très souvent on avait vraiment peur avec tous ces coups de feu qui n’en finissaient plus. Les miliciens qui étaient juste à côté, voulaient certainement nous intimider et nous faire comprendre qu’ils savaient que nous étions là, à la portée de leurs kalachnikovs, et qu’ils étaient prêts à en découdre. Et ce chat qui s’amusait à nous faire peur aussi en grattant à la fenêtre, toujours à la même heure, vers minuit ou une heure du matin.

Nous recevions beaucoup de visites des amis : Dr YANGUE, feu Dr DOFARA,  Dr NDOYO, Pr SY, Pr Isaac BENGUEMALE, Maître GOUNGAYE, le ministre Jacob MBAITADJIM, etc. Dans ce moment de disette, certains trouvaient le moyen de nous donner quelques billets de francs CFA. La solidarité, ainsi manifestée, fait chaud au cœur et contredit totalement le tribalisme monté en épingle, par les uns et les autres, pour le besoin de la cause.

Un citoyen américain est venu nous rendre visite. Nous avons discuté sur la situation nationale et échangé nos analyses sur les assassinats. A la fin, il me demanda : « Je sens que tu es fatigué mon frère centrafricain. Veux-tu aller te reposer un peu aux Etats-Unis? Si tu veux devenir américain, je peux t’aider ». J’ai répondu oui, sans trop y croire. Un mois après, lorsqu’un calme relatif était revenu, l’Ambassade des Etats-Unis m’a effectivement offert un billet d’avion, un visa et une bourse pour effectuer un voyage d’étude aux Etats-Unis.

Nicolas T. : Un démocrate sincère

Après « le discours de La Beaule », les démocrates africains en général et centrafricains en particulier ont pris du poil de la bête. La tendance modale était la conférence nationale souveraine. Le CCCCN avait le vent en poupe. Et Maître Nicolas T. vint me voir dans mon bureau, à l’Assemblée nationale, au bord du fleuve Oubangui et me demanda de signer une pétition. J’ai lu la pétition et vu la signature des camarades Clément B., Simone B., Aristide S., Didier W., Jackson M., Denis K.B., etc. Cela aurait pu me convaincre mais je lui dis que je ne signe pas cette pétition pour deux raisons : je suis solidaire de la position de mon parti, le RDC, qui a opté pour le grand débat national au lieu de la conférence nationale souveraine, ensuite je suis loyal au Président André Ko. Il était visiblement déçu de ma réaction mais il me dit simplement, je respecte ton choix. Et cette divergence n’a jamais eu la moindre incidence sur nos relations.

Après l’élection présidentielle de 1999, les contradictions internes au parti RDC étaient exacerbées et les querelles de personnes s’étaient substituées aux débats d’idées.  Je ne m’y retrouvais plus. Je vais voir le Président Louis-Pierre GAMBA à qui je remets ma lettre de démission. Il me dit, je ne suis pas d’accord que tu démissionnes, je te connais, tu as toute ta place dans le parti. Si nous t’avions écouté avec Jean-Eudes T. au congrès de Berberati peut-être que nous n’en serions pas là aujourd’hui.  Souviens-toi de ce que tu disais : « Pourquoi voulez-vous conduire le Président K dans une voie sans issue en refusant le multipartisme. C’est maintenant qu’il faut aller au multipartisme. Demain ce sera trop tard pour le RDC  car nous ne contrôlerons plus rien. Ne prenons pas le risque d’aller à contre-courant de l’histoire». Quelle mémoire éléphantesque pour ce grand frère éternellement jeune que Jérôme TABANGUE (mort en exil comme beaucoup d’autres frères) appelait affectueusement « notre dinosaure » ou « le baobab » !!! Moi-même je ne me rappelais plus de ce que j’avais dit tellement la salle du congrès était chauffée à blanc et la tension vive car l’opposition entre les deux courants était frontale et le débat très passionné. Ultra minoritaire, notre position était battue à plate-couture mais j’eus la consolation d’être élu, par les congressistes, au comité directeur.

Le soir, je vais voir mon ami Nicolas T. à qui je fais part de ma décision de démissionner du RDC. Là encore, j’essuie un refus catégorique. Non il ne faut pas démissionner car on va vite oublier  tout ce que tu as fait mais on va seulement retenir que tu pars maintenant du RDC parce que le Président K. a perdu le pouvoir même si c’est six ans après. Personne ne prendra la peine de dire que c’est pour cause de divergence politique. Et puis il faut que les meilleurs restent dans leur parti comme ça le débat démocratique gagnera en lisibilité  et s’enracinera dans le pays!

Je croyais qu’il allait sauter de joie en apprenant que je pars du RDC. Mais non ! Comment celui qui a toujours pourfendu les positions du RDC soit contre ma démission? Mais cette fois, ma décision étant prise et je n’ai pas écouté le conseil de mon ami. En fait je traversais, au plan personnel, une crise existentielle car je ne croyais plus aux partis politiques et ne voulais surtout plus faire de la politique.

Tout juste un dernier détail pour la route

 Lorsque le général F.B. était ramené manu militari de son exil de Cotonou et jeté en prison à Bangui, le 3 octobre 1989, j’ai vu Maître Nicolas T. rugir comme un lion. « Ils vont le tuer !! Mais cela ne se passera pas comme ça. Le général B. ne mérite pas le sort qu’on veut lui réserver. On ne doit pas le traiter comme un vulgaire objet. C’est un officier général centrafricain. Il mérite respect». Il a remué ciel et terre, cogné à la porte de toutes les chancelleries, activé tout son réseau pour sauver le général. Il a accepté  de le défendre à son procès. Il l’a fait avec beaucoup de passion et de conviction. Le général F.B. sera acquitté par une décision  courageuse de la Haute cour de justice présidée par le vice-président feu Jérôme ZILO. Mais l’ordonnance de sa libération définitive ne sera signée que bien plus tard grâce à l’intrépide juge d’instructions Jacques FRAMANZI et au très respectable Albert KOUDA de la Cour suprême. C’est le lieu et le moment de rendre hommage à ces magistrats intègres qui ont fait honneur à la justice centrafricaine. Si c’était à refaire, j’ai l’intime conviction que Maître Nicolas T., grand combattant de la liberté, le referait sans regret.

Nul n’est prophète chez lui, dit-on. Pourtant, Nicolas T a fortement marqué l’histoire récente de la République centrafricaine de son empreinte. Il a beaucoup fait pour  la promotion et la défense des droits de l’homme ainsi que pour l’instauration et la consolidation de la démocratie en République centrafricaine. Voix des sans voix, bête noire de tous les régimes qui se sont succédé, son combat a toujours été non pas un combat de personnes mais un combat d’idées, un combat pour des principes et des valeurs. C’est ce qui explique qu’il soit parfaitement à l’aise aussi bien de collaborer avec le Président PATASSE dans l’opposition, dans le cadre du FARE 2011, alors qu’il l’avait combattu au point de soutenir le général BOZIZE à sa prise de pouvoir que de s’opposer aujourd’hui avec véhémence au régime du président BOZIZE lorsqu’il estime que la liberté du peuple est bafouée. Comment peut-il en être autrement pour ce chrétien évangélique baptisé, dans le fleuve Oubangui, par feu pasteur Nicolas NGARASSO pour qui il voue une profonde admiration?

Le bilan des combats successifs de Maître N.T. sera fait par l’histoire le moment venu. J’écris ces lignes pour rendre hommage de son vivant à un digne fils de Centrafrique, à un frère, à un ami et à un camarade, que j’ai connu pour la première fois en 1980 dans le mouvement étudiant centrafricain en France (UNECA). Je le fais en reconnaissance de la main qu’il nous a tendue alors que tout vacillait autour de nous et que la mort avec arrogance nous toisait déjà du regard.

Comme Nicolas T., de nombreux centrafricains n’ont pas cédé à la facilité. N’écoutant que leur courage et mus par le noble sentiment d’amour du prochain, ils ont pris le risque de cacher des centrafricains pour les protéger de la folie meurtrière d’autres centrafricains, de leur donner à manger et à boire. Certains l’ont  fait au péril de leur vie. Ils l’ont fait sans rien attendre en retour. Dans l’anonymat le plus total, ils n’auront ni récompense, ni décoration. Ils ne seront même pas comptés parmi les héros de la République pourtant ils ont sauvé tant de vies précieuses.

 Maître Nicolas T. aurait pu être héritier politique du Professeur Abel GOUMBA. Comme lui, il est un « lion indomptable ». Mais Charles-Maurice de TALLEYRAND, homme politique français du XIXe siècle et fin stratège, brossant son auto portrait, n’a-t-il pas admis avec sincérité : « Je sais, quand il le faut, quitter la peau du lion pour celle du renard » ?  Puisse l’engagement de Maître Nicolas T. à côté du peuple servir de modèle à la jeunesse centrafricaine. 

                                                                                                 Alain LAMESSI

                                                                                                 Docteur en psychopathologie-CAFDES

                                                                                                 Directeur MAS

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 01:43

 

 

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NDLR : Ci-dessous, les lettres par lesquelles la direction avait régulièrement informé les ministres en charge des activités des partis politiques et malgré lesquelles la rentrée politique du MLPC a néanmoins été interdite sous prétexte que celui-ci n'avait nullement informé les autorités de Bangui.

 

 

 

Lettre-Malekoudou-a-Binoua.JPG

 

 

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Communique-MLPC-interdiction-rentree-politique-1.JPGCommunique-MLPC-interdiction-rentree-politique-suite-.JPGCommunique-MLPC-interdiction-rentree-politique-2.JPGCommunique-MLPC-interdiction-rentree-politique-2.-suite-e.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:35

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 16 Septembre 2011 14:08

21 personnes tuées, des blessés et plusieurs dégâts matériels. C’est le bilan provisoire des derniers affrontements entre les rebelles de l’une des ailes de la Convention des Patriotes pour la Justices et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR). Les combats ont eu lieu au quartier Bornou (sortie nord de Bria) région située au nord-est du pays.

L’information est confirmée sur les ondes de Radio Ndeke Luka ce vendredi 16 septembre 2011, par Moussa Gounman maire de la ville de Bria en proie à l’insécurité.

Selon lui, « un calme précaire règne à Bria du fait de la présence des assaillants et celle des Forces Armées Centrafricaines (FACA) venues en renfort. La motivation même de ces affrontements entre ces 2 factions rebelles opérant dans le nord-est et nord-ouest de Centrafrique reste méconnue ».

D’après certaines sources, l’assaut sur le quartier Bornou habité pour la plus part par l’ethnie Goula originaire de la Vakaga (nord) a été d’abord lancé par la CPJP, rébellion de l’ethnie Ronga aussi originaire de la Vakaga. Une riposte accompagnée de renfort de la part de l’UFDR venu de Birao (nord) a été l’une des causes de ces pertes non seulement en vies humaines mais aussi en matériels.

Il est à noter que les hostilités avaient commencé dimanche dernier au lendemain de la rencontre du Médiateur de la République Monseigneur Paulin Pomodimo avec les représentants de ces mouvements rebelles opérant dans le nord-est et nord-ouest de Centrafrique. De cette rencontre de prise de contact pour une cessation d’hostilité entre les deux groupes, le Médiateur avait pourtant obtenu de ses hôtes des engagements fermes vers une réconciliation définitive.

L’UFDR de Damane Zakaria et l’aile CPJP de Mahamath Sallet sont toutes 2 respectivement signataires de l’accord global de paix de 2008 au Gabon et cessez-le-feu de juin 2011 à Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:33

 

 

Université de Bangui

Radio Ndéké Luka Vendredi, 16 Septembre 2011 14:04

 

Le bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) vient de rejeter en bloc ce vendredi 16 septembre 2011,  la proposition du rectorat au sujet de la levée de la franchise universitaire. L’opportunité devrait permettre une reprise des cours sur le campus par les enseignants du supérieur dits volontaires, sous une surveillance des forces de l’ordre pour assurer leur sécurité.

Cette réaction fait suite à une réunion de crise relative à la reconduction pour une période d’un mois de la grève de ces enseignants, exigeant la revalorisation de leurs statuts. La conclusion de la réunion a débouchée non seulement sur une reprise des cours sous haute surveillance militaire, mais aussi sur la possibilité pour les étudiants retardataires d’aller s’inscrire afin d’achever l’année académique en cours.

Objectif fixé par la nouvelle équipe rectorale en partenariat avec le gouvernement centrafricain : sauver à tout prix une année blanche dont le spectre plane déjà sur le système éducatif du pays.

Selon René Raoul Zanga, secrétaire général de l’ANECA, « il s’agit là d’une décision éphémère, donc sans issue favorable. Les 2 parties devraient nécessairement faire une concession, prôner le dialogue et rétablir les étudiants dans leur droit à l’éducation ».

Contacté par Radio Ndeke Luka, un des responsables du Syndicat National des Enseignant du Supérieur (SYNAES), indique qu’ils sont toujours en grève et maintiendraient leur position jusqu’à l’obtention d’un gain de cause.

Toutefois certaines sources indiscrètes affirment que l’idée d’une éventuelle reprise des cours à l’Université de Bangui souhaitée par le rectorat partirait du fait que la plupart des leaders du SYNAES auraient reçu des pots de vin de la part du gouvernement. La base serait entrain de mûrir une réflexion pour destituer ceux-là qu’ils qualifieraient de traitres et de corrompus.

A titre de rappel, une dernière manifestation des étudiants du département des lettres a été durement réprimée par les forces de l’ordre en violation de la franchise universitaire existante. Un des mécontents avait reçu une balle à la cuisse et évacué au Maroc pour de soins.

Il faut dire que la grève au niveau de l’enseignement supérieur perdure, alors que les élèves du fondamental I et II ont repris timidement jeudi le chemin des classes sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 01:10

 

 

 

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15 Septembre 2011 Par Joseph Akouissonne Médiapart

Après les diamants de l'Empereur Bokassa de Bérengo  de Centrafrique, après les mallettes remplies de C.F.A, nous voici à nouveau dans les miasmes nauséabonds des relations de la France avec ses ex-colonies. On nous apprend encore aujourd'hui qu'il y aurait eu aussi des masques et des tambours africains bourrés de billets...

Ces révélations, même si elles ne sont pas avérées, évoquent des bacchanales indécentes et orgiaques, sur les oripeaux d'un peuple africain trahi par ses propres dirigeants et montrent  avec fracas que la France-Afrique n'a pas fini de mourir.

          Il a suffi qu'un certain Bourgi, qui appelait  feu le Président  Omar Bongo Papa, veuille se refaire et aider certains amis en lâchant ces dénonciations, pour que la presse française feigne hypocritement de découvrir un scoop !

        Pourquoi maintenant ? Ces fracassantes déclarations présagent mal de la sérénité des débats de la campagne présidentielle.

          Malgré les affirmations du Président Sarkozy, sitôt élu, sur la fin de la France-Afrique, la nébuleuse des relations franco-africaines ne semble pas avoir évolué.

         Les «Mallettes de C.F. A. » n'ont peut-être jamais cessé de circuler. Les interventions militaires néo-coloniales se poursuivent pour installer des amis au pouvoir en Côte-d'Ivoire ou en Libye...

         Depuis les indépendances des années soixante, une sorte de relation néo-coloniale s'est tissée entre la France et les pays africains. Des pactes opaques et inavoués, aux relents de barbouzeries, ont été celés dans les palais présidentiels au détriment des peuples.

          Le charivari provoqué par les déclarations de Bourgi n'avait pas lieu d'être. Les journalistes français, en donnant un écho démesuré à cette affaire, ont failli à leur devoir qui est de parler de l'essentiel. Les problèmes de la France qui devraient être le centre d'intérêt de la presse sont d'abord le pouvoir d'achat, le chômage, la croissance, la crise de la zone euro et celle du capitalisme. 

        On a l'impression d'assister à une opération d'enfumage pour éviter de parler des vraies préoccupations des Français.

           Cessons de détourner les yeux alors que la maison brûle.

                        « L'hypocrisie est comme pisser sur un endroit dur, l'auteur reçoit toujours des éclaboussures »  (Proverbe africain)

A.    De Kitiki

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 01:00

 

 

 

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Mbay

 

 

Y-a-t-il encore un pilote dans l’avion Centrafrique ? A en  juger par l’atmosphère exécrable qui règne de plus en plus au plus haut sommet du pouvoir, notamment au sein du gouvernement, c’est la question que l’on doit se poser avec gravité au regard de la passe d’arme qui a eu lieu ce jeudi 15 septembre 2011 lors d’une réunion du comité de trésorerie qu’a présidée non pas le président François Bozizé mais le premier ministre Faustin Touadéra avec son ministre d’Etat aux transports Parfait Anicet Mbay.

D’après les informations émanant d’un témoin qui prenait part à la réunion à la rédaction de Centrafrique-Presse tout en requérant l’anonymat, on était à deux doigts d’un pugilat entre Faustin Touadéra et Parfait Anicet Mbay. La tension entre les deux personnalités a monté d’un cran lorsque le premier ministre a posé de façon insistante à son ministre d’Etat une  question sur le niveau atteint dans le processus de démantèlement des barrières illégales à travers le pays dont le principe a été arrêté depuis déjà un moment.

Parfait Anicet Mbay a interprété l’insistance du premier ministre à le questionner comme une façon de lui reprocher une certaine incompétence et un mauvais suivi de ce dossier. Il a donc a pris la parole pour mettre le PM en garde et lui déclarer tout de go qu’il était mal placé pour lui faire des remarques. Le ton a brusquement monté avec quelques éclats de voix de part et d’autre. Toujours selon notre source, les participants à la réunion du comité de trésorerie étaient frappés de stupeur et n’en croyaient pas leurs yeux ni leurs oreilles.  

Cette brusque détérioration d’ambiance au sein du pouvoir découle sans doute des fortes pressions dont fait actuellement l’objet le premier ministre Faustin Touadéra. Ce dernier est carrément menacé d’être renversé par une motion de censure de son propre parti le KNK. C’est en effet un secret de polichinelle que les caciques de ce parti au pouvoir comme son secrétaire général Elie Ouéfio ne cachent pas leur intention de faire déposer dans une quinzaine de jours dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire une motion de censure contre le gouvernement Faustin Touadéra.

Enseignant universitaire lui-même, il n’a pas fait montre de sa capacité à résoudre la grave crise que continue de traverser l’Université de Bangui et qui consacre l’échec de son gouvernement alors que le président Bozizé qui n’a aucune compétence dans ce domaine s’est entièrement déchargé sur lui en lui donnant carte blanche. Il a prôné un changement de Recteur alors que la solution était ailleurs.

Dans l’affaire des 100 millions de F CFA de REGICA pour la facture du cinquantenaire opposant Simplice ZINGAS à Cyriaque DUSSEY qui réclame le paiement de ses 20 millions de F CFA que se sont vraisemblablement partagés, Abdallah KADRE, Désiré KOLINGBA actuellement en cavale et le même Simplice ZINGAS, le premier ministre Faustin Touadéra est actuellement doigté par ZINGAS qui argue que celui-ci ne peut nullement se laver les mains si facilement dans ce dossier.

Que dit le PM Faustin Touadéra du cas de son ministre de l’agriculture qui vient d’être mis en examen ? Un ministre inculpé doit automatiquement quitter le gouvernement. La RCA ne peut constituer l’exception dans le monde qui confirme cette règle, d’autant plus que selon nos informations, la personnalité concernée est prête à le faire immédiatement même si des conseillers mal inspirés lui disent d’attendre plutôt qu’il soit démis.  

Avec toutes les rumeurs qui circulent actuellement à Bangui, faisant état de ce que ses jours à la tête du gouvernement seraient désormais comptés et eu égard au climat délétère des affaires à scandale mettant en cause plusieurs ministres, anciens ministres et autres dignitaires du pouvoir dont certains sont maintenant inculpés par la justice et attendent d’être jugés, Faustin Touadéra apparaît dorénavant comme un homme seul, isolé et au bord de la crise de nerfs. Par essence un PM est un disjoncteur qui permet à un président de se protéger d’un court-circuit politique. Si ce n’était pas le cas, c’est Bozizé lui-même qui allait sauter car toutes les conditions d’un court-circuit sont à présent réunies.

Rédaction C.A.P

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 00:41

 

 

 

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Centrafrique : Un parti d’opposition interdit de manifestation

Ai- Rca Jeudi, 15 Septembre 2011 14:29 - La rentrée politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MPLC) prévue le 10 Septembre 2011 à la Place Marabéna à Bangui n’a pas eu lieu.

 La manifestation a été interdite par les autorités dans le souci d’éviter les menaces de troubles à l’ordre public et de préserver la paix sociale chèrement acquise par le Peuple Centrafricain et à laquelle le Chef de l’Etat François Bozizé tient beaucoup.

Suite au refus du gouvernement d’autoriser la tenue de cette assise, le secrétaire général du parti au pouvoir, Kwa Na Kwa (KNK), M. Elie Ouéfio est monté au créneau pour dénoncer le comportement  belliqueux des responsables du  MPLC  et les a appelés au strict respect de la loi.

Il convient cependant de rappeler que  48 heures auparavant, le président du MLPC Martin Ziguélé avait  rencontré  les ministres de la Justice et de la moralisation, Garde des Sceaux Firmin Feindiro et de l’Administration du territoire et de la décentralisation Josué Binoua.

Martin Ziguélé est l’un des candidats malheureux à la dernière élection présidentielle et figurait parmi ceux qui en avaient contesté les résultats.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Comme l'attestent les documents ci-dessous, contrairement aux allégations du demi-dieu Firmin Feindiro reprises par Bozizé et selon lesquelles le MLPC n'aurait pas informé les autorités qu'elle allait effetuer sa rentrée politique le samedi 10 septembre 2011, les autorités compétentes de Bangui avaient bel et bien été saisies par écrit par la direction du MLPC. Outre la mauvaise foi évidente de Feindiro et Bozizé qui apparaît ainsi au grand jour, on a également la preuve du caractère purement arbitraire et dictatorial de l'interdiction opposée in extremis au MLPC.   

 

 

 

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 00:37

 

 

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Par Ursula Soares RFI jeudi 15 septembre 2011

Après plus de deux semaines d’audience, le verdict est tombé ce jeudi 15 septembre 2011 : vingt ans de prison pour Kpatcha Gnassingbé, accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat en avril 2009 contre son demi-frère, le président Faure Gnassingbé. Au total, 32 personnalités civiles et militaires étaient jugées dans ce procès.

Le verdict était très attendu. La Cour suprême de Lomé a finalement condamné lourdement Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du président togolais Faure Gnassingbé, mais sans aller jusqu'à suivre les réquisitions de l'avocat général, qui réclamait la perpétuité. Selon le président de la Cour, Abalo Pétchélébia, « les faits sont établis contre lui. Il y a lieu de le déclarer coupable de crime de complot contre la sûreté de l’Etat. La Cour le condamne à vingt ans de prison et prononce contre lui la déchéance civique ». Kptacha Gnassingbé était accusé d'avoir mené une tentative de coup d’Etat en avril 2009, alors que le président s’apprêtait à effectuer un voyage en Chine.

La Cour a condamné également à 20 ans de réclusion le général à la retraite Assani Tidjani, ancien chef d’état-major des forces armées togolaises et ex-ministre de la Défense ainsi que le Commandant Abi Atti, tous deux accusés de complot formé en vue de préparer un attentat contre la sûreté de l’Etat.

Trois autres écopent de 15 ans ; trois de 10 ans et deux de 5 ans de réclusion.

Vingt autres accusés sont, quant à eux, frappés de 23 mois d’emprisonnement dont 1 avec sursis. Ces derniers recouvrent ainsi leur liberté.

Outre ces condamnations, la Cour demande à l’Etat togolais de prendre d’urgence des dispositions pour faire procéder à une enquête impartiale sur les allégations de torture.

Pour la défense, ce verdict, dans son ensemble, est décevant car la Cour a rejeté toutes les exceptions soulevées. Le verdict de la chambre judiciaire de la Cour suprême est sans appel.
 

La réclusion criminelle à perpétuité avait été requise pour Kpatcha

Au total, 32 personnalités civiles et militaires étaient jugées depuis le 1er septembre dans ce procès, poursuivies pour « tentative d’attentat contre la sûreté de l’Etat, groupement de malfaiteurs, rébellion, violences et complicité ».

L’avocat général Komlan Aworou Missité avait requis contre Kpatcha Gnassingbé et sept autres inculpés la réclusion criminelle à perpétuité, estimant qu’ils étaient « coupables de crimes de complot contre la sûreté de l’Etat ». Parmi les sept figurent le général à la retraite Assani Tidjani, ancien chef d’état-major des forces armées togolaises et ex-ministre de la Défense, ainsi qu’un cousin du président, Esso Gnassingbé. L’avocat général avait également requis 12 mois d’emprisonnement dont deux avec sursis contre un neuvième accusé. Contre les 24 autres, le ministère public « n’avait pas trouvé de charge ». Parmi eux, un autre demi-frère du président, Essolizam Gnassingbé, et encore deux cousins.

Kpatcha Gnassingbé qui a nié les faits qui lui sont reprochés devant la Cour suprême à Lomé, avait dénoncé « une machination pure et simple » et avait appelé lundi 5 septembre 2011 à la « réconciliation » avec le chef de l’Etat.

Une courte période de partage des pouvoirs

Kpatcha Gnassingbé est l’un des nombreux demi-frères de l’actuel président togolais Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005. Il est âgé de 41 ans. Lorsque Faure Gnassingbé a succédé à son père, le général Eyadema qui régna d’une main de fer sur le Togo pendant 38 ans, c’est Kpatcha qui a lui a prêté main forte pour que la succession en faveur du clan Gnassingbé soit assurée. En effet et bien que civil de formation, Kpatcha a su gagner la confiance des militaires. Il est d’ailleurs devenu le fils Gnassingbé le plus proche des principaux officiers du régime.

Lorsque Faure a été proclamé officiellement vainqueur de la présidentielle, en avril 2005, c’est Kpatcha qui l’a protégé en coordonnant la terrible répression qui s’est abattue sur les manifestants de l’opposition et qui a fait au moins quatre cents morts, selon l’ONU.

Les deux frères se sont alors partagé le pouvoir : Faure à la présidence et Kpatcha à la Défense. Ce n’est qu’à partir de 2007 que les choses se sont gâtées entre les deux frères. Deux mois après les législatives gagnées par le régime, Faure a limogé Kpatcha du gouvernement.

Kpatcha Gnassingbé ne semblait pas réagir mais d’après ses proches, il envisageait de faire chuter son frère par tous les moyens lors de la présidentielle prévue en 2010. Certains affirmaient qu’il pourrait se présenter, d’autres, qu’il pourrait s’allier à l’opposition. D’autres encore, estimaient qu’il songeait au coup d’Etat. Est-il vraiment passé à l’acte ? La Cour de Lomé a répondu "oui" ce jeudi 15 septembre 2011. La Défense, de son côté,  a dénoncé une "parodie de justice" et a estimé que le procès était "joué d'avance".

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 21:09

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Le parquet de Bangui opte pour le silence dans l’enquête « affaire Telsoft Gateway »

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Septembre 2011 14:13

Le Procureur de la République veut mettre un terme aux supputations relatives aux investigations judiciaires actionnées au sujet du détournement et de complicité de détournement de deniers publics, pour lesquels beaucoup pensent que certaines personnalités du pays seraient impliquées.

Dans un Communiqué de presse signé du Procureur de la République Alain Tolmo en date du 14 septembre 2011,  ce dernier confirme l’arrestation de Mr Grégory-Michel Jean-Claude, Directeur Général de TELSOFT GATEWAY Centrafrique suite à une enquête judiciaire menée par la Section des Recherches et d’investigation (SRI), à Bangui.

Selon la presse centrafricaine, certaines personnalités du pays à savoir le Ministre Fidèle Ngouandjika du Développement Rural, Thierry Savonarole Maléyombo, ministre sortant des Télécommunications et Abdallah Kadr, ministre délégué sortant des Finances impliqués, seraient actuellement sous surveillance judiciaire. Les passeports de ces personnalités politiques centrafricaines leur seraient également retirés.

Le même communiqué de presse précise que le Ministère public invite la population à garder son calme et à ne pas céder aux manipulations qui ne tiennent pas compte de l’état d’avancement du dossier, mais orchestrées seulement dans le but de détourner l’attention du public.

Le Procureur conclut en disant que l’enquête en cours s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et la moralisation des comportements individuels et collectifs.

 

Timide rentrée scolaire en République Centrafricaine

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Septembre 2011 13:57

La rentrée scolaire 2011-2012 est loin d’être effective sur l’ensemble du territoire centrafricain. Enseignés et enseignants manquent cruellement  à l’appel dans plusieurs établissements scolaires surtout publics. Le constat est fait ce jeudi 15 septembre 2011, par les reporters de Radio Ndeke Luka tant à Bangui qu’en provinces.

Cette timide reprise d’activités pédagogiques au fondamental I et II coïncide avec la reconduction pour un délai d’un  mois,  de la grève des enseignants du supérieur. Ils ont exigé la prise d’un arrêté d’application revalorisant leurs statuts signé depuis 2005.

Pour cette année, le gouvernement a choisi en partenariat avec le Fonds de Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) l’école Gbobaloko avec un effectif de 255 élèves dont 148, située à 7 kilomètres de Boali (95 kilomètres nord de Bangui) pour lancer les activités académiques.

L’occasion a permis aux élèves de cette école de bénéficier d’un don en 40 table-bancs et des males contenant de matériels didactiques destinés à aux instituteurs. Leurs parents sont aussi  sensibilisés sur l’importance d’envoyer les filles à l’école.

La plupart des écoles de Bangui sont restées désertes. Certaines sont nettoyées, d’autres non. Quelques élèves interrogés se disent préoccupés de la persistance de la grève des enseignants du supérieur.

A Nola (ouest), ce sont les hautes herbes qui envahissent la cours des écoles. Les parents de la localité se sont dits déçus de l’absence du corps enseignant. Toutefois, certaines ONG poursuivent encore les travaux de réhabilitation de certaines écoles.

A Bossangoa (nord-ouest), aucune présence d’enseignants n’est encore signalée. Les établissements scolaires sont dépourvus de moyens de travail. Les parents  se disent prêts à envoyer leurs enfants à l’école, alors que le correspondant de Radio Ndeke Luka remarque l’absence totale des élèves.

Même son de cloche à Obo (extrême-est) et à Ndele (nord-est), toutes les portes des écoles sont restées fermées. Tout se passe comme si cette date retenue par le gouvernement ne concerne pratiquement pas les établissements scolaires de ces localités. Les élèves de la ville de Ndele et ses environs sont encore aux champs, indique le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Par contre à  Bangassou (extrême-est), malgré l’appel des autorités locales pour une reprise des cours, seuls quelques élèves des établissements privés se sont présentés. Leurs camarades des écoles publiques affirment qu’ils ne sont pas prêts, car la plupart de leurs encadreurs sont restés encore à Bangui.

 

Timide rentrée scolaire en République Centrafricaine

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Septembre 2011 13:57

La rentrée scolaire 2011-2012 est loin d’être effective sur l’ensemble du territoire centrafricain. Enseignés et enseignants manquent cruellement  à l’appel dans plusieurs établissements scolaires surtout publics. Le constat est fait ce jeudi 15 septembre 2011, par les reporters de Radio Ndeke Luka tant à Bangui qu’en provinces.

Cette timide reprise d’activités pédagogiques au fondamental I et II coïncide avec la reconduction pour un délai d’un  mois,  de la grève des enseignants du supérieur. Ils ont exigé la prise d’un arrêté d’application revalorisant leurs statuts signé depuis 2005.

Pour cette année, le gouvernement a choisi en partenariat avec le Fonds de Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) l’école Gbobaloko avec un effectif de 255 élèves dont 148, située à 7 kilomètres de Boali (95 kilomètres nord de Bangui) pour lancer les activités académiques.

L’occasion a permis aux élèves de cette école de bénéficier d’un don en 40 table-bancs et des males contenant de matériels didactiques destinés à aux instituteurs. Leurs parents sont aussi  sensibilisés sur l’importance d’envoyer les filles à l’école.

La plupart des écoles de Bangui sont restées désertes. Certaines sont nettoyées, d’autres non. Quelques élèves interrogés se disent préoccupés de la persistance de la grève des enseignants du supérieur.

A Nola (ouest), ce sont les hautes herbes qui envahissent la cours des écoles. Les parents de la localité se sont dits déçus de l’absence du corps enseignant. Toutefois, certaines ONG poursuivent encore les travaux de réhabilitation de certaines écoles.

A Bossangoa (nord-ouest), aucune présence d’enseignants n’est encore signalée. Les établissements scolaires sont dépourvus de moyens de travail. Les parents  se disent prêts à envoyer leurs enfants à l’école, alors que le correspondant de Radio Ndeke Luka remarque l’absence totale des élèves.

Même son de cloche à Obo (extrême-est) et à Ndele (nord-est), toutes les portes des écoles sont restées fermées. Tout se passe comme si cette date retenue par le gouvernement ne concerne pratiquement pas les établissements scolaires de ces localités. Les élèves de la ville de Ndele et ses environs sont encore aux champs, indique le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Par contre à  Bangassou (extrême-est), malgré l’appel des autorités locales pour une reprise des cours, seuls quelques élèves des établissements privés se sont présentés. Leurs camarades des écoles publiques affirment qu’ils ne sont pas prêts, car la plupart de leurs encadreurs sont restés encore à Bangui.

 

Crise universitaire et l’implication du Conseil National de la Jeunesse

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Septembre 2011 14:09

La crise à l’Université de Bangui devient une préoccupation du Conseil National de la Jeunesse (CNJ). Cette plateforme de la jeunesse centrafricaine se joint à l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA), pour interpeller le gouvernement et les enseignants du supérieur au sens du patriotisme.

Au cours d’une rencontre organisée ce 14 septembre 2011 à Bangui, les responsables de l’ANECA et ceux du CNJ ont décidé d’organiser des débats au niveau des différents médias de la place pour demander aux deux parties de trouver un terrain d’entente, afin d’éviter une éventuelle année blanche  à l’Université de Bangui.

Une marche pacifique sera organisée dans les prochains jours par l’ANECA, rejoint désormais par le CNJ, au cours de laquelle, un mémorandum sera remis au président de la République François Bozizé.

« Les démarches entreprises par l’ANECA sont tout à fait légitimes, et nous estimons au niveau du CNJ, qu’il fallait soutenir cette initiative. Il faut que le gouvernement et les enseignants puissent revenir au bon sentiment, car le secteur éducation est un secteur à ne pas négliger », a affirmé sur le sujet, Jean Félix Riva, Vice président du Conseil National de la Jeunesse.

Pour l’instant, il y a une sorte de blocus dans les négociations entre le gouvernement et le Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNAES). Le gouvernement continue toujours de dire que le budget de l’Etat ne peut pas supporter la revendication des enseignants du supérieur, alors que les enseignants campent sur leur position : Pas de statut particulier de l’enseignement, pas de reprise de cours à l’Université de Bangui.

 

Un calendrier pour le retour de Baba Ladé au Tchad « ? »

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Septembre 2011 14:12

 « Abdel Kader Baba Ladé, chef rebelle tchadien pourrait faire sa valise dans peu de temps avec ses hommes pour enfin rentrer à Ndjamena ». C’est du moins, l’état de l’évolution des négociations en cours, actuellement entre les différentes parties. Le Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo, a eu un entretien ce 15 septembre 2011 avec lui, sur le calendrier de son retour définitif. Les négociations se sont déroulées dans la localité de Kaga Bandoro, devenue désormais son fief.

Durant les négociations, Baba Ladé émet des réserves sur son retour à Ndjamena craignant toujours pour sa sécurité. Visiblement, c’est ce qui retarde le processus du retour de ce chef rebelle tchadien qui opère sur le territoire centrafricain avec plus de 1000 hommes, depuis 2008. Il demande d’être raccompagné par la Communauté Internationale et la Médiation centrafricaine jusqu’au Tchad.

« Nous avons désormais deux options, soit d’un retour pacifique. Mais la voix d’un retour pacifique est cependant privilégiée. Mais si nous optons pour une solution pacifique, il nous faut de temps. Baba Ladé est à la tête d’un groupe, composé d’un millier d’hommes. Donc, toutes ces personnes ne peuvent pas plier bagage un jour et lever le camp comme un seul homme », a affirmé un Paulin Pomodimo, optimiste des issues de ses négociations. « Maintenant, il ne nous reste qu’à définir le calendrier de concert avec toutes les parties, mais nous ne pouvons pas présenter le délai exact », a ajouté le médiateur centrafricain.

Notons que c’est depuis quatre mois que les gouvernements centrafricain et tchadien négocient le retour de ce chef rebelle dans son pays sans succès.

Egalement, Margaret Vogt, représentante spéciale du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) a informé le 14 septembre, le groupe des ambassadeurs africains sur les activités menées par les Nations Unies en Centrafrique, dans le domaine de la sécurité et de la consolidation de la paix dans le pays. Les ambassadeurs ont été édifiés sur le déroulement actuel du processus DDR (Démobilisation, Désarmement et réinsertion), ainsi que sur les programmes de développement.

Les diplomates africains ont également passé en revue, les étapes de négociations dans l’affaire Baba Ladé, dirigées par le Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo. La rencontre a eu lieu à la chancellerie de la République Fédérale du Nigeria à Bangui.

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 01:50

 

 

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PARIS mercredi 14 septembre 2011 (AFP)  - Une centaine de personnes, essentiellement issues de diasporas africaines, ont manifesté mercredi à Paris "contre la corruption" de gouvernements africains et pour dénoncer la persistance des réseaux opaques de "la Françafrique", a constaté une journaliste de l`AFP.

Les manifestants, originaires de plusieurs pays d`Afrique de l`Ouest, s`étaient rassemblés non loin du siège parisien de l`Unesco, où étaient réunis les présidents ivoirien Alassane Ouattara, sénégalais Abdoulaye Wade et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, à l`occasion de la remise d`un prix.

"J`aime la France, j`aime l`Afrique, mais je n`aime pas la France-à-fric", "A bas la Françafrique!", "Wade assassin! Ouattara assassin! Abdel Aziz assassin!", ont scandé les manifestants.

L`avocat Robert Bourgi, un conseiller de l`ombre de l`Elysée pour les affaires africaines, a brisé dimanche le silence entourant habituellement ses activités et évoqué des mallettes de billets remises par des chefs d`Etat africains à l`ancien président français Jacques Chirac.

Il a notamment affirmé que pour la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002, "cinq chefs d`Etat africains -- Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d`Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) -- ont versé environ 10 millions de dollars".

"Heureusement que des hommes comme Bourgi parlent. Le roi est nu aujourd`hui. Wade doit partir. Et emmener son fils (Karim Wade, qui détient 5 portefeuilles ministériels) avec lui", a déclaré à l`AFP Cheikhna Camara, représentant du Parti socialiste sénégalais en France.

"Wade a donné 5 milliads de francs CFA (environ 7,6 millions d`euros) à Chirac. Avec cet argent, il aurait pu régler les problèmes d`inondations et d`alimentation en électricité de tout Dakar", a affirmé pour sa part Zaccaria Coulibali, représentant du parti d`opposition de l`Alliance pour la République.

De leur côté, les opposants mauritaniens ont dénoncé la "politique raciste" du régime du président Ould Abdel Aziz, dénonçant les conditions de l`organisation d`un recensement de la population qui vise, selon eux, "à priver de leur citoyenneté les Mauritaniens noirs".

  

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