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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 00:07

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

Bangui, 30 Janvier 2012

Baba-Ladde1

Kaga-Bandoro : Des éléments de Baba-Laddé de nationalité centrafricaine rendus à la gendarmerie

Certains éléments du rebelle tchadien Baba-Laddé qui ont décidé de retourner en ville ont commencé à être enregistrés à la gendarmerie de Kaga-Bandoro, après les diverses attaques des Forces armées centrafricaines (FACA) et les Forces armées tchadiennes, a appris le RJDH.

Cette information a été confirmée par une source proche de la gendarmerie de cette ville. Ces éléments sont présentés à la brigade par les comités d’autodéfense qui surveillent les différents quartiers de Kaga-Bandoro.

« Les éléments que nous enregistrons sont de deux catégories. Les uns sont effectivement des éléments de Baba-Laddé, les autres sont seulement soupçonnés d’avoir été avec lui. Pour le moment, nous étudions encore les cas, c’est le Procureur de la République qui va gérer le reste », a confié une source de la gendarmerie de Kaga-Bandoro joint par le RJDH ce lundi.

Par ailleurs, la commune de Ouandago, Ngondava et autres sont sous contrôle des Forces armées tchadiennes et des FACA qui font des patrouilles jusqu’à Bandoro, a témoigné un habitant de la ville de Kaga-Bandoro.

Pour le moment, la gendarmerie de Bandoro s’est réservée de communiquer le nombre de de personnes enregistrées, estimant faire la part des choses avant de dire exactement combien de personnes ont été effectivement avec Baba-Laddé.

 

Les rébellions centrafricaines rejettent l'alliance que leur propose baba laddé

 (Radio Ndeke Luka 30/01/2012)

« Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) du Général rebelle tchadien Baba Ladé est en difficulté. Son état-major, installé dans la région de Kaga Bandoro (nord), a été attaqué et ses éléments sont en fuite. Ils sont pourchassés par les opérations conjointes Forces Armées Tchadiennes et Centrafricaines ». Ces propos sont tenus ce 28 janvier 2012, sur les ondes de Radio Ndeke Luka par Firmin Féïndiro, ministre centrafricain de la Justice et porte-Parole du gouvernement.

Il a ainsi confirmé les opérations lancées le 23 janvier dernier dans les villes de Ouandago (nord) et Gondava (nord) situées respectivement à 80 et 45 kilomètres de Kaga Bandoro contre les rebelles du FPR.

Selon Firmin Féïndiro, il s’agit « des opérations militaires d’envergure menées de manière concertée tant sur le plan terrestre qu’héliporté avec précision sur le centre opérationnel de ce mouvement rebelle étranger. Les forces loyales sont venues à bout des éléments de Baba Ladé après une brève résistance. On dénombre d’importantes pertes en vies humaines du côté ennemi ».

D’après lui, « tous les moyens de mobilité se trouvant sur la base ont été détruits et d’autres récupérés. A ce jour, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) assurent le contrôle total de la base de Ouandago et ses environs. Les opérations de ratissage se poursuivent pour les traquer jusqu’à leur dernier retranchement ».

Seulement, Baba Ladé court toujours.

Par ailleurs, l’Etat-major de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) basé à Paoua au Nord du pays, dément ce samedi toute « alliance » avec le FPR, afin de renverser le régime de Bangui.

En effet, dans un communiqué de presse, la cellule de communication du FPR basée à l’étranger, a annoncé jeudi dernier la création d’un mouvement centrafricain pour lutter contre la « dictature » du Président François Bozizé.

Selon le communiqué publié par Agence France Presse (AFP), le Parti pour la Justice et le Développement (PJD) qui vient d’être créé à l’initiative de la rébellion tchadienne le FPR, aura une aile militaire dénommée les Forces Armées Révolutionnaires de Centrafrique (FARCA).

Ce parti, précise le communiqué, est « entré en négociation avec la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix, l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) et l'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) pour créer une alliance afin de renverser la dictature de François Bozizé ». Information que la hiérarchie de l’APRD dément.

D’après le Colonel Henri Abdel-Nour Tchebo-Wanfio, Porte-parole de l’Etat-major de l’APRD basé à Paoua dans l’Ouham-Pendé (nord) et interrogé par Radio Ndeke Luka, « nous ne connaissons pas un tel groupe de près ou de loin. Nous n’avions eu aucun contact même téléphonique. Tout ce qu’ils racontent n’engage que leur responsabilité. Notre position est bien connue de tous et sommes une ex-rébellion nationale. Nous ne pouvons pas tisser une alliance avec une rébellion étrangère qu’est le FPR. Nous ne pouvons pas outrepasser les accords de paix signé avec le gouvernement centrafricain ».

A titre de rappel, l'UFDR et l'APRD ont signé des accords de paix avec le gouvernement en 2008 et sont engagés dans le processus de DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) alors que la CPJP a signé un cessez-le-feu en 2011. Aucun de ces mouvements n'a, à ce jour, évoqué de contacts avec le FPR.

© Copyright Radio Ndeke Luka

 

 

 

Mbaïki : Un présumé auteur de viol torturé à la maison d’arrêt de Mbaïki

Un garçon âgé de 16 ans accusé de tentative de viol d’une mineure a été arrêté et torturé par les éléments de la garde républicaine à la maison d’arrêt de Mbaïki le week end dernier, a rapporté radio Songo.

L’acte a été commis dans la commune de Bagandou. Transféré par les autorités locales à Mbaïki, le présumé coupable de cette tentative de viol a été passé à tabac et a reçu des blessures de la part des gardes.

Selon radio Songo, la mère du jeune garçon a témoigné avoir proposé de verser 2 500 FCFA pour obtenir la libération de son fils, mais les gardiens de prison ont refusé.

C’est grâce à l’intervention du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mbaïki, Thierry Hilaire Waïdémona, que le garçon a été retiré de la maison d’arrêt pour être transféré à la gendarmerie.

Le résultat des examens médicaux effectués par madame Madakondji, sage-femme à l’hôpital préfectorale de Mbaïki, sur instruction du Procureur, a révélé que la fille n’a pas été violée parce qu’ « elle n’a pas perdu sa virginité ». Le jeune garçon a été finalement libéré.

Bambari : Le personnel de la Mairie entre en grève

Le personnel de la mairie de Bambari qui accuse un retard de paiement de 53 mois, est entré en grève ce lundi comme annoncé le samedi dernier, a rapporté radio Linga.

Les autres raisons de cet arrêt de travail est le manque de cartes fiscales au sein de la municipalité, le manque de garantie de retraite du personnel.

« Nous avons accusé 53 mois d’arriérés de salaires, nous n’avons pas de cartes fiscales, nous voulons notre reconnaissance au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour garantir notre retraite et bien d’autres choses encore, voilà les raisons de notre grève», a expliqué Jérôme Kitakossi, délégué des travailleurs de la Mairie de Bambari.

La préfet de la Ouaka, Marthe-Lydie Yangba en mission a été informée par son intérimaire et a promis de tout mettre en oeuvre pour trouver une solution acceptable aux grévistes. Par ailleurs, elle leur a proposé de constituer un service minimum afin de faire fonctionner les affaires municipales.

C’est la 5ème fois en une année que le personnel de la mairie de Bambari observe un arrêt de travail pour les mêmes raisons.

Bangui : Garantir la santé de la mère et de l’enfant

La maternité de la gendarmerie de Bangui (Camp Izamo) a reçu samedi passé des kits d’un montant d’environ 3 millions FCFA de la part de la Fondation femmes, enfants, solidarité et l’Association des femmes patriotes, a rapporté radio Néhémie.

Cet appui se situe dans le cadre du programme visant à garantir la suivie de la mère et l’enfant en République Centrafricaine.

En marge de ce don, une vingtaine de femmes ayant accouchés à la maternité du Camp Izamo, ont reçu chacune une layette, des morceaux de savon entre autres. Trois autres femmes ayant subi une intervention chirurgicale pendant l’accouchement ont reçu chacune une enveloppe de 50 000 FCFA devant servir à payer les frais d’hospitalisation.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:16

 

 

 

Bangui PK 12

Radio Ndéké Luka Lundi, 30 Janvier 2012 14:26

Drôle d’histoire ce 29 janvier 2012, au quartier Gbaya Dombia situé dans le 3èmearrondissement de la ville de Bangui. Une intervention policière s’est soldée  par une panique chez certains sujets dits « sans-papiers ». En effet, l’intervention  a été initialement lancée dans une enquête pour le détournement des appareils téléphoniques portables.

Mais à l’arrivée des éléments de police au niveau des bouchers de Gbaya Dombia, plusieurs personnes se sont enfuies.

Une attitude étrange qui a interpelé les éléments de la police qui ont poursuivi les fuyards et en ont attrapé quatre.

Seulement, cette opération n’a pas été bien comprise par les habitants de cet arrondissement très populaire de la ville de Bangui. Ils ont pointé un doigt accusateur à l’endroit de la police pour racket. Une accusation rejetée en bloc par la police.

Des sources policières ont expliqué que « la police n’a fait que son travail. Les éléments ont trouvé cette fuite suspecte et sont intervenue. Il n’était donc pas question, selon ces mêmes sources, de racket des citoyens comme l’ont dit ces habitants ».

« Je n’ai pas de papier. C’est parce que nous n’avons pas de papiers que nous avons pris la fuite en voyant les policiers. J’ai déjà fait 5 ans en République Centrafricaine. Nous sommes de pauvres bouchers. Nous n’avons que 500 francs CFA (environ 7 euros) par jour. Cela ne nous permet pas de nous faire délivrer les papiers », a indiqué à Radio Ndeke Luka, un des fuyards arrêté.

Il faut dire que cette question de la fuite de ces « sans-papiers » relance le débat autour du séjour des étrangers sur le sol centrafricain et la délivrance des pièces administratives aux ayants droits dans un délai raisonnable.

Des sources concordantes affirment que la plupart de certains sujets étrangers vivant en Centrafrique ne sont pas été en conformité avec la Loi du pays. Donc des « sans papiers » pour la plupart.

L’autre épineuse question est la condition draconienne de la délivrance des papiers. Il faut parfois mettre la main à la poche pour y parvenir, à en croire certains usagers.

La porosité des frontières du pays avec les ses voisins est l’un des facteurs aggravant de séjours illégaux en Centrafrique.

D’ailleurs, beaucoup de centrafricains ne disposent pas de pièces administratives.

Par ailleurs, un autre contrôle policier a été mené dimanche dans la ville de Nola (ouest) pour démasquer les conducteurs des taxis motos illégaux. Ces derniers, selon les services hospitaliers de la localité, sont principales causes d’accidents de circulation : 30% de cas par an.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:10

 

 

 

Bozizé à Bruxelles

Radio Ndéké Luka Lundi, 30 Janvier 2012 14:22

La question des arriérés de pension ou encore de salaire refait surface dans certains services de la République Centrafricaine. Les veuves, orphelins et les retraités de la Caisse Nationale de sécurité Sociale (CNSS), ancien Office Centrafricain de sécurité Sociale (OCSS), ont manifesté leur mécontentement ce 30 janvier 2012, au sujet du non payement de leurs arriérés de pension.

Ils ont pris d’assaut les locaux de cet office avec des feuilles de palmier en mains et sous un soleil ardent. Dans leur mouvement, ces retraités ont même barricadé l’avenue Barthélémy Boganda, avant d’être déguerpis par la police.

Selon Albert Moyéba, l’un des manifestants interrogé par Radio Ndeke Luka, « la raison de cette colère est que le payement de notre dû a été bloqué 2 jours à compter du 18 janvier dernier, suite au décret présidentiel suspendant tous les Conseils d’Administration des sociétés, agences et offices de l’Etat ».

Ce dernier raconte qu’il « y a eu des morts parmi nous. Nous n’avons plus de moyens pour soutenir nos charges quotidiennes dont celles liées à l’éducation de nos enfants. Toute cette faute incombe au Chef de l’Etat qui a tout centralisé à son niveau. Nous n’accusons pas la direction de la CNSS car, les fonds sont disponibles pour régler nos arriérés. Toutefois, elle se bute d’après les explications du Directeur Général à ce décret présidentiel ».

Après l’entretien entre le collectif des retraités et le Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, un consensus s’est dégagé. Les manifestants ont déploré le fait qu’ils ont été « traités » pendant qu’ils étaient en fonction. Ils ont été ensuite retraités. Mais aujourd’hui, ils se disent « maltraités ».

L’autre grogne sociale ce lundi est la 3ème journée du sit-in du personnel des postes et télécommunications. Ils exigent du gouvernement centrafricain le versement total des 67 mois d’arriérés de salaire et la signature d’un accord d’établissement sur leurs gains, un sit-in observé dans l’enceinte de leur ministère.

D’après Jean Bally, Secrétaire Général du Syndicat du personnel, « les 3 jours de sit-in ont accouché d’une souris. Déjà, un des leurs est décédé, et le collectif n’a pas les moyens d’organiser les obsèques faute de moyens financiers. Seulement, le cap sera maintenu jusqu’à la satisfaction totale de leur revendication ».

Troisième cas grogne, c’est celui du personnel de la Mairie de Bambari (centre-est) qui est en ébullition ce lundi pour exiger le payement de leurs arriérés de salaire.

Des sources concordantes parvenues à la Rédaction de Radio Ndeke Luka, « les locaux de cette marie ont été barricadés d’accès au public et les bureaux recouverts de feuilles de palmier ».

 

NDLR : Bozizé prétend être venu au pouvoir pour libérer les Centrafricains ; ceux-ci se rendent compte à leurs dépens qu’il n’en est rien. Leur lot quotidien est misère, sous-nutrition, maladie, souffrances. Après avoir vidé les caisses du trésor, Bozizé décide maintenant de mettre la main sur celles des sociétés d’Etat et offices publics dont il accuse les conseils d’administration d’avoir échoué. Or c’est lui qui a nommé la plupart des membres de ces conseils d’administration qui sont le plus souvent ses proches collaborateurs et de l’ethnie gbaya comme lui, comme le cas de son chef de cabinet particulier Joël SINFEI MOIDAMSE qui appartient à plusieurs conseils d’administration à la fois. S’ils ont tous échoué, cet échec est aussi celui de Bozizé.

Aujourd’hui, les conséquences de son décret de dissolution des conseils d’administration de ces sociétés sont si désastreuses que par exemple pour l’Hôtel du Centre, pour acheter un rouleau de papier hygiénique ou faire le ménage des chambres, il faut demander l’autorisation et les sous à Bozizé. C’est du jamais vu !

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:38

 

 

 

jean-ping-19-janvier-2012.jpg


(Le Monde 30/01/2012)


Les dirigeants africains réunis en sommet ont échoué lundi 30 janvier à Addis Abeba à élire un nouveau président pour la Commission de l'Union africaine (UA), son organe clé, et ils se réuniront à nouveau en juin, a-t-on appris de source officielle.

"Aucun des deux candidats en lice ne l'a emporté", après quatre tours de scrutin, entre la ministre de l'intérieur sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma et le président sortant de la Commission, le Gabonais Jean Ping, a indiqué à quelques journalistes dont ceux de l'AFP le président de la Zambie, Michael Sata, à l'issue de la réunion. "La prochaine élection aura lieu en juin", a poursuivi M. Sata, en référence au prochain sommet de l'UA.

En attendant ce prochain sommet, la présidence de la Commission sera assurée par intérim par son actuel vice-président, le Kényan Erastus Mwencha, selon des sources concordantes au sein de l'UA. L'Union africaine ne dispose "pas encore" d'un nouveau chef pour son exécutif, a confirmé à l'AFP le président togolais Faure Gnassingbé.

PING N'ATTEINT PAS LA MAJORITÉ DES DEUX TIERS

Jean Ping a pourtant devancé légèrement sa concurrente, ancienne ministre des affaires étrangères sud-africaine et ex-épouse du président Jacob Zuma, lors de trois premiers tours de vote lundi matin (28 contre 25, 27 contre 26, puis 29 contre 24 voix), a-t-on appris selon ces sources.

Mme Dlamini-Zuma a été alors contrainte par le règlement de retirer sa candidature, mais M. Ping, désormais seul en lice, n'a cependant pas atteint la majorité des deux tiers requise par les statuts de l'organisation, selon ces sources.

Il a obtenu lors de ce quatrième tour 32 voix, et 20 bulletins blancs, alors qu'une majorité qualifiée de 36 voix était nécessaire. A l'annonce de l'échec de M. Ping, une dizaine de membres de la délégation sud-africaine ont dansé de joie pendant plusieurs minutes dans les couloirs de l'hémicycle, a constaté un journaliste de l'AFP.

LEMONDE.FR avec AFP | 30.01.12 | 12h54

© Copyright Le Monde

 

 

NDLR : "A l'annonce de l'échec de M. Ping, une dizaine de membres de la délégation sud-africaine ont dansé de joie pendant plusieurs minutes dans les couloirs de l'hémicycle". Au de-là de l'échec du gabonais Ping à se faire réélire, cela en dit long sur son impopularité à la tête de cette institution à la voix inaudible et dont l'incapacité à résoudre les graves problèmes africains se fait chaque jour de plus en plus évidente et affligeante. 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 02:53

 

 

entête FARE 2011

 

           Du 16 au 19 Janvier 2012, s’est tenu à Bangui au siège de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) le 2ème atelier du Comité de Concertation sur la révision du Code Electoral de la République Centrafricaine.

 

          Comme lors du 1er Atelier, le FARE – 2011 y était représenté. L’objectif de cet Atelier était  d’harmoniser les différentes propositions relatives à l’organe unique de gestion des futures élections en République Centrafricaine.

 

         A cet effet, les trois commissions composant l’atelier à savoir, la Commission n° 1 Société Civile, la Commission n° 2  Pouvoir Publics, la Commission n°3  Partis Politiques (Opposition, Majorité et autres Partis), ont été mises en place, en vue de faire des propositions par rapport au projet du Gouvernement présenté par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Il s’agit du projet de création d’une Agence Nationale des Elections (ANE) dont les membres devraient être nommés par Décret Présidentiel.

 

        Dans ce projet de création de l’ANE, les Partis Politiques (Opposition, Majorité et autres Partis) sont exclus. Dans sa vision le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation s’est attribué la totalité de l’organisation des élections. Ce que les Partis Politiques (toutes tendances confondues), acteurs principaux des élections et la Société Civile ont rejeté. Par contre ils ont proposé deux autres structures pratiquement identiques à savoir :

-          L’Autorité Nationale des Elections (ANE) en ce qui concerne la Société Civile, et

-          La Commission Electorale Indépendante Permanente (CEIP) en ce qui concerne  les Partis Politiques toutes tendances confondues.

 

       Devant ces deux propositions parfaitement conciliables parce que les structures proposées sont quasi identiques, au lieu de favoriser les rapprochements des points de vue et fondre les propositions en une seule, le Ministre de l’Administration du Territoire à décidé unilatéralement d’imposer son seul point de vue, celui du gouvernement, en refusant ainsi tout débat contradictoire.

 

        Devant cette situation, le FARE -2011 a manifesté son désaccord en quittant momentanément la salle de la réunion pendant la plénière du Mercredi 18 Janvier 2012. Une concertation entre les Partis Politiques a permis au FARE -2011 de revenir dans la salle de la réunion où une déclaration commune a été rédigée et rendue publique le lendemain 19 Janvier 2012 à la plénière de l’Atelier.

 

          Dans cette déclaration de la Commission n° 3, intitulée ‘’ Partis Politiques’’ les Partis Politiques dont ceux composant le FARE -2011, avaient la position suivante :  « la Commission prend à témoins le Peuple Centrafricain et la Communauté Internationale des conséquences qui adviendront de l’attitude néfaste du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et ne se reconnait pas  dans le rapport général du second Atelier du Comité de Concertation sur le Code Electoral ».

 

         C’est avec surprise que le FARE – 2011 a appris sur les ondes de la Radio Nationale, les incriminations du Ministre de l’Administration du Territoire par le biais de son chargé de mission portées contre Maitre Nicolas TIANGAYE, Coordonateur du FARE -2011 qui s’était momentanément retiré pour des raisons professionnelles. Il s’agit là encore d’une manipulation tendant à jeter du discrédit sur le FARE – 2011.

 

   Le FARE – 2011 :

-    Rejette avec mépris cette attitude préjudiciable à la bonne marche de la démocratie ;

-  En appelle à la vigilance de tous les acteurs de la vie politique nationale, de la Communauté Internationale, sur cette volonté de faire passer par la force la seule vision du Gouvernement concernant la création de l’organe de gestion des futures élections en République Centrafricaine ;

-    Exprime sa solidarité avec la déclaration du Coordonateur du FARE -2011.

 

 

                                                             Fait à Bangui, le 26 Janvier 2012

 

 

                                                                             Pour le FARE -2011

 

                                                                               Le Porte Parole

 

 

                                                      Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 02:14

 

 

 

Baba-Ladde1

 

Bangui 29 Janvier 2012 - 15:26 (AFP)  - L'armée centrafricaine contrôlait dimanche le secteur de l'ancienne base de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du "général" Baba Laddé à Wandago, dans le nord de la Centrafrique, selon le porte-parole du gouvernement Firmin Findiro.

"Les forces armées centrafricaines (FACA) assurent le contrôle total de la base de Wandago et ses environs. Les opérations militaires menées de manière concertée tant sur le plan terrestre qu'héliportées, ont permis de frapper avec précision le centre opérationnel et de commandement du FPR notamment à Wandago et à Gondaba", a affirmé M. Findiro, également ministre de la Justice, a affirmé à la télévision centrafricaine samedi soir.

Le porte-parole du gouvernement a précisé qu'"on dénombre de nombreuses pertes en vies humaines du côté ennemi" et que les véhicules des rebelles dans le secteur ont été détruits ou récupérés.

"Les opérations ont commencé lundi 12h pour prendre fin à 14h de la même journée. Les forces de défense et de sécurité du Tchad et de la République Centrafricaine sont venues à bout des éléments du FPR après une brève résistance", a souligné M. Findiro, reconnaissant de manière officielle la participation tchadienne dans l'opération contre une rébellion tchadienne.

La participation de l'armée tchadienne, mieux équipée et mieux entraînée que les FACA, avait été annoncée dès le début de l'opération par des sources militaires tchadiennes comme centrafricaines.

"Les éléments du FPR sont en fuite et pourchassés. Baba Laddé court toujours. Les opérations de ratissage se poursuivent pour les traquer dans leur dernier retranchement", a-t-il conclu.

Le chef des rebelles est injoignable et introuvable depuis le début des opérations.

"La cellule de communication" du FPR affirmait dans un communiqué que "depuis mercredi dernier (...), les aviations de l’armée tchadienne survolent et bombardent nuit et jour nos positions aux environs de Boutango (centre-nord). Ces bombardements sauvages, barbares et lâches de l’armée tchadienne visent et tuent principalement des paisibles populations civiles sans aucun moyen de défense."

 

NDLR : Si les choses s'étaient déroulées avec l'efficacité et les précisions que nous décrit Firmin Findiro avec cette pointe de trionphalisme, Baba Laddé aurait été soit pulvérisé dans son sanctuaire, soit capturé et ne serait pas encore en train de courir comme on le déplore.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 02:06

 

 

insuline

PARIS (France) AFP / 29 janvier 2012 19h00 - Les troubles du sommeil augmentent le risque de devenir diabétique : la responsabilité d'un gène, qui joue un rôle clé dans le réglage de notre horloge biologique, vient d'être établie dans la forme la plus courante de la maladie, selon une équipe franco-britannique.

Depuis quelques années, on sait qu'un mauvais sommeil augmente le risque de devenir diabétique, mais l'on ignorait pourquoi.

L'équipe menée par des chercheurs de Lille (Pr Philippe Froguel, Institut Pasteur-CNRS/Imperial College London) vient d'établir la responsabilité d'un gène clé de la synchronisation de notre horloge biologique dans le diabète le plus répandu, le diabète de type 2 (90% des cas).

Ces travaux, publiés dimanche dans la revue spécialisée Nature Genetics, pourraient déboucher sur de nouveaux médicaments pour soigner ou prévenir cette maladie métabolique, selon les chercheurs.

Ils se sont intéressés au récepteur d'une hormone appelée mélatonine, produite par une petite glande du cerveau (l'épiphyse) quand la lumière décroît. La mélatonine, également appelée hormone de la nuit, joue le rôle de gardien de l'horloge biologique qu'elle synchronise avec la tombée de la nuit, explique le Pr Froguel.

Les chercheurs ont séquencé le gène MT2 qui commande la synthèse de ce récepteur chez 7.600 diabétiques et sujets normaux. Ils ont trouvé 40 mutations rares qui modifient la structure protéique du récepteur de la mélatonine que l'on trouve dans le pancréas et le cerveau.

Parmi ces mutations, 14 rendent inopérant ce récepteur.

Les porteurs de ces mutations qui les rendent insensibles à la mélatonine ont un risque de développer le diabète de près de sept fois plus élevé que les autres, assure le professeur Froguel.

Toutefois, il évalue à entre un et deux pour cents la proportion de diabétiques de type 2 concernés par ce dysfonctionnement génétique. Cela n'explique pas tous les cas, dit-il à l'AFP en rappelant la diversité des causes génétiques du diabète.

Au niveau thérapeutique, plutôt que d'utiliser la mélatonine dont on se sert contre le décalage horaire, on pourrait tester des médicaments qui activent ces récepteurs défaillants, comme certains médicaments déjà utilisés contre la dépression saisonnière hivernale (agomélatine par exemple), avance-t-il.

De tels antidépresseurs nécessitent cependant des précautions.

Le diabète de type 2 touche plus de 300 millions de personnes dans le monde, dont 3 millions en France. Un chiffre qui devrait doubler dans les prochaines années du fait de l'épidémie d'obésité et des modes de vie sédentaire accompagnés d'une alimentation trop riche en graisses et en glucides.

Certains facteurs génétiques peuvent également favoriser son apparition.

 
(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 04:25

 

 

 

 

Carte-Centrafrique-Tchad

Samedi 28.01.2012: Le Groupement de la Gendarmerie, envoyé par Deby en RCA pour combattre les éléments combattre les éléments du Gal Baba Ladé, a été décimé. Le Commandant du Groupement, son adjoint et le Conseiller ont trouvé la mort

 

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Un « niet » massif et unanime de la part des militaires que Deby a fait radier de l’armée. Selon nos sources, ils sont très conscients des intentions de Deby : les envoyer au Sud du pays pour combattre les combattants de Baba Ladé ou dans le Darfour pour appuyer les forces soudanaises au Sud du pays pour combattre les combattants de Baba Ladé ou dans le Darfour pour appuyer les forces soudanaises   

 

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Un hélico de l’armée tchadienne endommagé par les combattants du FPR a pu atterrir àl’aéroport de Sarh. Le Les militaires tchadiens l’ont dépiécé sur place pour le vendre aux artisans.

 

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Les bombardements quotidiens des hélicos de Deby ont contraint les ONG internationaux au Sud du Pays de suspendre toutes leurs activités

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 02:51

 

 

 

Ferdinand Samba

Face aux atteintes incessantes contre la liberté de la presse en République centrafricaine et à la volonté farouche du pouvoir dictatorial de François Bozizé et sa famille de museler et faire disparaître la presse libre et indépendante dans ce pays qui se traduit par des poursuites judiciaires systématiques et condamnations arbitraires à des peines d’emprisonnement à l’encontre des journalistes et responsables de journaux jugés dérangeants, la rédaction de Centrafrique-Presse a pris l’initiative de lancer la présente pétition pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste et Directeur de publication du quotidien de Bangui, LE DEMOCRATE qui vient d’être condamné à une lourde peine de prison et de fortes amendes ainsi que pour une année de fermeture de son journal.

Soyons nombreux à la signer afin de prouver à ce régime d’un autre âge, combien nous sommes attachés à la liberté et en particulier à celle d’opinion et de la presse.

 

Prosper N’DOUBA

Le Directeur de Publication du groupe Centrafrique-Presse

 

Ci-dessous, le lien pour signer la pétition :

http://www.gopetition.com/petitions/liberez-ferdinand-samba.html

 

Non aux atteintes à la liberté de la presse en Centrafrique !

Non à une Justice aux ordres !

 

LIBEREZ FERDINAND SAMBA !


La lourdeur de la sentence qui vient d’être prononcée par le tribunal de Bangui contre le journaliste Ferdinand Samba, directeur du quotidien centrafricain Le Démocrate (10 mois de prison, 10 millions de francs CFA soit 15.000 euros au titre de dommages et intérêts à payer à M. Sylvain Ndoutingaï et un million de FCFA soit 1.500 euros d'amende à l’Etat ainsi que la suspension pour un an de la parution du titre Le Démocrate), est non seulement scandaleuse mais marque incontestablement la volonté politique du tandem des deux piliers bien connus du régime Bozizé que sont Sylvain Ndoutingaï et Firmin Findiro, d’intimider les seuls journalistes de la presse privée nationale et leurs organes qui osent révéler et dénoncer les dérives dictatoriales de ce régime agonisant et aux abois.


Alors que par pure démagogie, le régime de Bozizé a fait croire à tort à l’opinion nationale et internationale que les délits de presse étaient dorénavant dépénalisés en République centrafricaine, force est malheureusement de constater qu’il ne se passe pas un seul mois sans que des journalistes soient traqués, arbitrairement jetés en prison et poursuivis devant les tribunaux pour en réalité le crime de lèse–majesté commis par la publication dans leurs organes de presse d’articles jugés comme incitant à la haine ou subversifs ou prétendument diffamatoires à l’endroit de certains dignitaires du pouvoir.

 

A contrario, il ne se passe pas de jour sans que les journalistes proches du pouvoir s’étendent en injures, calomnies et imprécations à l’endroit des leaders politiques de l’opposition et leurs partis, sans être inquiétés le moins du monde ni par la Justice aux ordres de Fïndiro, ni par le Haut Conseil de la Communication encore moins par le ministre de la communication.


Les Centrafricains ne sont pas dupes de la volonté politique de l’ex-procureur de la République en service commandé auprès du Tribunal de Grande instance de Bangui devenu Garde des Sceaux et ministre de la justice, Firmin Findiro, de mettre au pas tous les magistrats qui manifestent quelque velléités d’indépendance dans l’exercice de leurs fonctions. Ce n’est pas par hasard si le juge qui a prononcé le verdict, jugé très clément par Feindiro, dans le procès des journalistes Faustin Bambou et Cyrus Emmanuel Sandy, tout aussi arbitrairement poursuivis à l’époque, comme par hasard, par un autre membre du gouvernement et pas n’importe lequel, Francis Bozizé, a été tout simplement muté auprès du tribunal de Bangassou.


C’est pourquoi, nous démocrates épris de liberté et amis de Centrafrique, jaloux de la liberté de presse dans tout pays, dénonçons et condamnons les dérives dictatoriales des dignitaires du pouvoir KNK du général président François Bozizé visant à museler les journalistes centrafricains et les empêcher de faire leur métier – dans les conditions extrêmement difficiles - d’informer l’opinion sur les conséquences inavouables de leur mauvaise gouvernance qu’ils entendent garder secrètes, 


Condamnons et dénonçons les fréquentes atteintes à la liberté de la presse et les verdicts scélérats et iniques régulièrement rendus prétendument au nom du peuple, contre les journalistes et exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Ferdinand Samba.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 01:23

 

 

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Sénégal - présidentielle : Youssou Ndour se dit menacé

DAKAR AFP / 29 janvier 2012 00h12- Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a fait état samedi à Dakar de menaces contre sa personne physique, après que, selon un de ses porte-parole, il a été malmené par des policiers en tentant d'aller soutenir un responsable de la société civile arrêté.

Ceux à qui on demande de respecter la loi et de faire en sorte que la loi soit respectée par tout le monde n'y parviennent plus, a déclaré M. Ndour lors d'un point de presse après le dépôt de son recours contre le rejet par le Conseil constitutionnel de sa candidature à l'élection présidentielle du 26 février.

Il y a des menaces qu'on entend aujourd'hui pour attaquer ma personne physiquement, a-t-il dit, sans autres détails.

Auparavant, un de ses porte-parole, Doudou Sarr, avait affirmé que M. Ndour a été malmené par des policiers samedi après-midi alors qu'il se rendait à la Division des investigations criminelles (DIC, police judiciaire) pour soutenir Alioune Tine, une des figures de la société civile et le coordonnateur du Mouvement du 23 juin (M23).

Le M23 regroupe plusieurs partis d'opposition, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, dont Youssou Ndour, opposés à la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle.

Vendredi, le Conseil constitutionnel a rejeté la candidature de M. Ndour, arguant qu'il a produit une liste d'électeurs dont seuls 8.911 ont pu être identifiés et leurs signatures validées, contre 10.000 requis par la loi.

Pour le chanteur, ce rejet est une décision politique à l'instigation des responsables du pouvoir du président Wade auxquels, selon lui, sa candidature fait peur.

Ils ont tellement la trouille - et je pèse bien mes mots, parce que les Sénégalais sont témoins de toutes ces attaques, de toutes ces choses qui se sont passées depuis l'annonce de ma candidature, ce qui prouve qu'ils ont peur - ils ont peur de moi dans la mesure où ce Sénégal qu'ils endormaient, je l'ai réveillé. Ce Sénégal citoyen est maintenant une réalité, a-t-il déclaré lors du point de presse.

Les Sénégalais qui sont avec moi (...) sont déterminés à ne pas se faire confisquer le pouvoir, ils sont prêts s'il le faut à marcher, manifester car normalement, on a cette liberté. Ce qu'on sent maintenant, c'est un Etat policier, qui écoute les téléphones et qui menace les gens, a-t-il dit.

Je n'ai jamais appelé à la violence, mais je vous dis, je ne contrôle plus mes militants, a-t-il mis en garde.

Un de ses avocats, Me Mbaye Jacques Ndiaye, a expliqué à l'AFP avoir déposé au Conseil constitutionnel samedi après-midi une requête aux fins de réclamation tendant à la validation de la candidature de Youssou Ndour à l'élection présidentielle.

Dans son dossier déposé le 25 janvier figuraient 13.087 signatures ayant toutes préalablement été vérifiées et validées par un organe gouvernemental compétent, mais curieusement, lorsque le Conseil constitutionnel a remis sa décision hier (vendredi), il n'a fait état que de 12.936 signatures déposées et sur ce total, 8.911 étaient validées, a affirmé Me Ndiaye.

Dans son recours, il a demandé au Conseil d'expliquer la différence entre les signatures déposées et mentionnées, et les motifs de la non-validation des 4.025 signatures invalidées rejetées.

A la question de savoir ce qu'il comptait faire en cas de rejet de la requête, Me Ndiaye a répondu: Nous ne pouvons user que des voies de droit jusqu'à épuisement. Pour le reste, nous considérons que ces sages (membres du Conseil) doivent être laissés avec leur propre conscience.


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Sénégal: Alioune Tine, responsable de la société civile et du M23, à la police


DAKAR AFP / 29 janvier 2012 00h56 - Alioune Tine, figure de la société civile sénégalaise et coordonnateur du Mouvement du 23 juin (M23, opposition et société civile), a été conduit samedi dans les locaux de la police à Dakar pour un motif non communiqué, selon le mouvement, un de ses avocats et son ONG.

Nous venons d'apprendre qu'Alioune Tine est à la DIC, la Division des investigations criminelles (police judiciaire), a déclaré devant la presse Amath Dansokho, chef d'un parti d'opposition et un des responsables du M23.

Nous exigeons sa libération immédiate, a ajouté M. Dansokho, sans préciser comment M. Tine s'était retrouvé à la DIC, s'il était simplement entendu ou arrêtée et pour quel motif.

Un des avocats de M. Tine, Me Boucounta Diallo, a confirmé à l'AFP sa présence à la DIC, indiquant l'y avoir lui-même déposé samedi après-midi.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, la Rencontre africaine pour la Défense des droits de l'Homme (Raddho), ONG que préside Alioune Tine, a dénoncé l'arrestation de son dirigeant samedi en début d'après-midi, alors qu'il était en réunion chez Me Boucounta Diallo.

Cinq éléments de la DIC sont venus le chercher sans mandat d'amener. Présentement, il est en interrogatoire, depuis 17H30 (locales et GMT) dans les locaux de la Sûreté nationale avec un impressionnant cordon sécuritaire, affirme la Raddho, pour qui cette arrestation fait suite à une série de déclarations et de menaces fermes proférées par les plus hautes autorités de l'Etat depuis le mois de juin 2011 à l'encontre de M. Tine.

L'ONG dénonce l'intimidation et les tentatives de musèlement d'Alioune Tine, dont elle exige la libération sans conditions.

Samedi après-midi, les axes conduisant aux locaux de la police où se trouvait Alioune Tine étaient interdits d'accès au public par un dispositif de la police anti-émeutes. Des dirigeants du M23 ont tenté de s'y rendre, mais n'y ont pas été autorisés, selon un photographe de l'AFP.

Devant la presse, Amath Dansokho a aussi fait état d'autres arrestations, sans préciser leur nombre: Nous avons appris qu'il y a à travers le Sénégal aujourd'hui des dizaines de citoyens arrêtés à la suite de la protestation contre la validation par le Conseil constitutionnel de la candidature du président Abdoulaye Wade pour l'élection présidentielle du 26 février.

Macky Sall, autre leader membre du M23 et candidat à la présidentielle, a confirmé les arrestations, sans non plus fournir de chiffres.

Nous n'avons pas encore exactement le nombre (de personnes) arrêtées puisque c'est dans tout le pays. Nous sommes en train de l'évaluer, puisque partout il y a eu des manifestations, jusqu'à 04H00 ou 05H00 du matin (locales et GMT) dans certaines localités, a déclaré M. Sall à la presse.

Ce matin encore, ces manifestations ont repris. Il y a des arrestations dont nous sommes au courant, il y en a d'autres que le M23 ignorait jusqu'au moment de la rencontre des leaders du M23 avec la presse, a-t-il affirmé.


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