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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:21

 

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

Bozizé ici à Bruxelles en juin dernier, sortant de sa voiture en grimaçant

 

 

Bozize-met-les-galons-de-colonel-a-son-fils-Francis.jpg

                  Bozizé, remettant ici les galons de colonel à son fils Francis

 

Il n’est jamais aisé d’évoquer les questions liées à la santé des chefs d’Etat tant celle-ci est toujours entourée des plus grands mystères et secrets. S’agissant de celle en particulier du président centrafricain François Bozizé, Centrafrique-Presse avait déjà il y a quelque temps exigé la publication par son médecin personnel le Dr Feikoumon, un bulletin de santé en bonne et due forme afin de couper court à toutes les rumeurs qui circulent à tort ou à raison à ce sujet. Malheureusement, au lieu de cela, c’est plutôt le griot de Directeur général de la presse présidentielle, le cleptomane Javon Papa Zama qui a cru devoir, dans une bafouille, alléguer que le président François Bozizé se porterait comme un charme et qu’il ne faudrait nullement spéculer.

Or, il est incontestable qu’à plusieurs reprises, aussi bien à Bangui où ses chutes sont devenues fréquentes et spectaculaires que lors de déplacements officiels à l’étranger comme par exemple en septembre 2010 à New York, le président François Bozizé était bel et bien tombé et qu’il avait même fallu le transporter dans une clinique pour lui administrer des soins. Cette situation l’a contraint à subir certains examens approfondis lors d’un séjour en Chine et également en Afrique du Sud où sans doute des solutions thérapeutiques lui ont été proposées mais Bozizé préfère les charlatans de l’Afrique de l’Ouest. Faute de traitement approprié, la ou les maladies ne peuvent qu’évoluer et affaiblir le corps humain.

Ce sont sans doute tous ces éléments qui ont poussé le président du MDREC, Joseph Bendounga à s’adresser à la Cour constitutionnelle pour exiger la lumière sur l’état réel de santé et l’aptitude de François Bozizé à exercer les lourdes fonctions de sa charge. Cela doit en effet être pris très au sérieux car malgré les dénégations de façade tendant à conclure que Bozizé est dans une forme olympique, tout semble plutôt indiquer que la RCA et les Centrafricains ne sont pas à l’abri d’une brutale disparition de leur président.

Quand par-dessus le marché on prend connaissance de l’invraisemblable courriel ci-dessous que son fils et non moins ministre délégué à la défense, Francis dont ce n’est plus un secret pour personne que Bozizé voudrait qu’il lui succède au pouvoir le cas échéant - a adressé à pasteur Samaley exilé actuellement au Canada, celui-là même qui dit être le père spirituel de son père et père fondateur de l’église du christianisme céleste importé de Cotonou – on ne peut que tomber à la renverse.

Les histoires de fétiches et d’envoutement des uns et des autres mises à part, le contenu du courriel est objectivement une confirmation claire par Francis Bozizé de la maladie dont souffre son présidentiel de père. Cela donne entièrement raison à Joseph Bendounga qui demande instamment que la lumière soit faite sur l’état de santé réel de Bozizé. Il n’y a donc plus aucun doute que Bozizé est vraiment malade. De quoi souffre-t-il ? Le peuple doit connaître la vérité.    

Rédaction C.A.P

 

Ci-dessous, un mot de Samaley demandant la diffusion du courriel de Francis Bozizé.

   

Chers présidents,

 

Je vous fait parvenir le message que le fils héritier de François Bozizé m’a envoyé ce dimanche matin et qui m’a surpris totalement.je croyais que ce junior Bozizé m’écrivait pour demander réparation de tout ce qu’il m’a fait subir à Bangui en 2003 en détruisant ma résidence privée sans trouver une résistance, ou mon terrain, mes biens ont été emportés par les voisins du quartier ce jour-là le 16 MARS 2003 A 16 HEURES, ce jour-là, Francis a rempli un véhicule militaire de 40 éléments qui ont mis en sac ma résidence comme si j’étais quelque chose dans le mlpc ou le gouvernement de Patassé. Même j’étais le mal aimé de ce parti jusqu’à sa destitution et ce qui était arrivé en 2001 serait ma version de ce que je savais sur le projet de Bozize que j’ai relaté, et non autre chose mais Francis m’a ciblé injustement, et aujourd’hui je suis loin et très loin de leurs butins, je ne comprends pas sa motivation à me poursuivre encore jusqu’à m’accuser ? Lui-même refuse de reconnaitre tout le mal que son père Bozize m’a fait, oubliant que je fus le père spirituel de Bozize dans l’église du christianisme céleste à Cotonou où il a été baptisé le 6 juin ! (*et je suis celui qui a formé Bozize en prière et rituels sur place à Bangui dans la maison kolimbe de 1993 A L’AN 2000? si je voulais me venger de Bozize, ce ne serait pas en 8 ans maintenant que je le ferais, mais pendant mon séjour au Cameroun. Aujourd’hui, Francis m’a emmené chez les féticheurs en Centrafrique, surtout chez les 6 féticheurs africains que Bozize utilise à BANGUI POUR L’AIDER DANS SON CHANTIER, OUBLIANT TOUT SIMPLEMENT QUE NOTRE DIEU DANS LE CHRISTIANISME EST UN DIEU DE JUSTICE, CAR IL A DIT A MOI LA VENGEANCE, ET A MOI LA RETRIBUTION. COMMENT LUI QUI EST MILLIARDAIRE NE PEUT PAS SE SOIGNER ET C’EST MOI LE PAUVRE DE TOUJOURS, MEPRISE ET BANI, QUI AURA LA FORCE POUR ME VENGER SUR BOZIZE TOUT PUISSANT ? VOILA POURQUOI JE VOUS TRANSFERE CE MESSAGE DONT FRANCIS LUI-MEME CONFIRME TOUT CE DONT JE SOUFFRE MATERIELLEMENT, PHYSIQUEMENT, SPIRITUELLEMENT, PSYCHOLOGIQUEMENT ET MORALEMENT AUJOURDUI .ET JE PRENDS ACTE DE SA MENACE ET SOUPCON.

IL A DEJA ECHOUE A SON ENTREPRISE QUI ETAIT DE M’ATTEINDRE ENCORE DEPUIS L’AMERIQUE, PUISQUE LE SEUL RESCAPE SUR LEQUEL ILS N’ONT PAS MIS LA MAIN EST PASTEUR SAMALEY, ET COMME ILS ONT DEJA ELIMINE LA PLUPART DES ADVERSAIRES TELS QUE CHARLES MASSI, GOUNGAYE WANEFIO, ANGE PATASSE, KOLINGBA ET AUTRES. IL FAUT TROUVER DES PRETEXTES POUR JUSTIFIER SA MACHINE A DETRUIRE LA VIE DES GENS. AVANT CETTE MENACE, DIEU M’A DIT CLAIREMENT QUE CELUI QUI M’A BLOQUE DEPUIS DES ANNEES JUSQU’A CE JOUR, ET QUI NE VEUT PAS VOIR MON BONHEUR SE PRESENTERA PERSONNELLEMENT ET OUVERTEMENT POUR QUE JE LE CONNAISSE ET COMME DIEU NE MENT PAS, FRANCIS SE PRESENTE OUVERTEMENT POUR QUE CE QU’IL A FAIT EN CACHETTE SOIT PORTE SUR LES TOITS DU MONDE ENTIER ET SERVE DE TEMOIGNAGE. EN CELA, LA REQUETE DU PRESIDENT BENDOUNGA DE DEMANDER UNE VISITE MEDICALE SUR LA SANTE ACTUELLE DE BOZIZE EST CONFIRMEE PAR SON FILS FRANCIS?

 DIEU EST TOUT PUISSANT, ET TOUT SE PAIE ICI BAS. MON POUVOIR, MA PUISSANCE, MON BOUCLIER ET ETENDARD C’EST JEHOVAH, DIEU CREATEUR ET DEFENSEUR DES MISERABLES INDIGENTS. CE QUE JE VEUX DIRE A FRANCIS ET SES PARENTS, AU LIEU DE SE PREOCCUPER D’UN PASTEUR SAMALEY QUI A TOUT LAISSE ENTRE LES MAINS DU CREATEUR ET NE S’OCCUPE QUE DE SA SURVIE, ILS DEVRAIENT DIRE A BOZIZE DE REPARER SON TORT ENVERS SON PERE SPIRITUEL  LE PASTEUR SAMALEY AFIN QUE CELUI-CI PRIE DIEU COMME MOISE L’AVAIT FAIT EN FAVEUR D’AARON ET MARIE ATTEINT DE LEPRE PARCEQU’ILS AVAIENT CRITIQUE MOISE L’ENVOYE DU TRES HAUT. JE VOUDRAIS QUE VOUS MULTIPLIEZ CE MESSAGE DE FRANCIS ET LE PUBLIER PARTOUT OU BESOIN SERA. MERCI

ROBERTO PASTEUR SAMALEY

 

Président fondateur de l’Eglise du christianisme céleste en République centrafricaine depuis 1987

Président fondateur du mouvement souverain pour la révolution sociale, msrs, parti progressiste centrafricain

 

De: francis centrafrique <francisgouvernement@gmail.com>
Objet: je te mets en garde
À: "dynastie sameley"" <samaleydynastie@yahoo.fr>
Date: Dimanche 28 août 2011, 5h45

il ma été trés difficile de trouver ton adresse électronique.
c'est à base d'un serveur logistique que je l'est finalement eu.
écoute bien ceci:
je ne cesse de te voir dans mon sommeil.Et celà me pertube beaucoup
si ce qui t'est arriver ne te suffit pas,alors continue.
actuelement,mon pére est trés souffrant et je te soupçonne toi.
si mon pére perd la vie,tu verra chers ami....
alors fait beaucoup attention.
si non!!!

   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:16

 

 

 Boz et Monique

 

Bozizé a construit à 1 km à la sortie de Benzambé, chef-lieu de la commune où se trouve son village sur la route de Kamba-Kotta (préfecture de l’Ouham, un grand lycée du genre de celui que le président André Kolingba avait construit chez lui à Kembé dans la préfecture de la Basse-Kotto (baptisé au nom de sa mère Cécile Digo,) et un hôpital de 75 places.

A trente kilomètres plus loin, dans son village de Bongossi au bord de l'Ouham, il a construit un aérodrome, des dépôts d'armes, des villas, etc et l’opérateur de téléphonie mobile Orange actuellement dans une période de turbulence, y a installé une imposante antenne de télécommunications.

  On se souviendra que certains ministres comme celui des transports, Anicet Parfait MBAY,, simplement histoire de plaire et se faire bien voir par Bozizé, avait détourné les fonds du BARC et en particulier du Groupement des Transporteurs Centrafricains (GTC), son actionnaire majoritaire, pour faire une gare routière à Bossangoa chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, cela, en violation des textes du BARC dont la vocation n’est nullement de s’occuper de la construction des gares routières de provinces mais uniquement de celle de Bangui.

Toujours à Bossangoa chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, toujours question de s’attirer les bonnes grâces présidentielles de Bozizé qui a un faible pour les stations d’essence, la société TOTAL CENTRAFRIQUE a été mise à contribution par les ministres du commerce et de l’énergie pour la construction d’une station d’essence dans cette ville que naturellement Bozizé s’est fait fort d’aller inaugurer.

Même si l’histoire de tous ces endroits du pays ont le privilège de se confondre avec celle du destin de ces hommes que le destin propulse à la tête de la République centrafricaine, on ne peut concevoir le développement de l’ensemble du pays de façon aussi sélective. L’étendue du territoire centrafricain appartient à tous les Centrafricains et l’idéal serait que le processus de développement puisse concerner et soit lancé dans l’ensemble du pays.

Cette conception clientéliste et régionaliste du développement du pays, amorcée depuis Bokassa pour qui seul ne comptaient dans le pays que son village de Bérengo, la ville de Mbaiki et ses sites de villégiature comme Mongoumba ou le parc animalier de chasse d’Avakaba, est très égoïste, réductrice et inacceptable. S’il faut  attendre qu’un ressortissant d’une région, ville ou endroit du pays puisse être porté à la présidence pour qu’une ville, un village ou une commune de Centrafrique puisse bénéficier d’infrastructures de base ou de réalisations économiques, on attendra très longtemps pour le développement de la République centrafricaine.

Toutes les populations et villes de Centrafrique ont besoin d’eau potable, de courant électrique, d’infrastructures scolaires, de santé, de télécommunications. Seule une politique hardie visant à couvrir et doter progressivement l’ensemble du territoire national de ces équipements et infrastructures doit être de mise. Le pays est certes très vaste mais une politique raisonnable de planification et de programmation peut permettre d’en sortir. Ce qui manque en réalité est la volonté politique que ces pseudos dirigeants du pays. Pourquoi lorsqu’il faut reprofiler la rue qui mène au domicile de certains ministres ou Premier Ministre comme récemment le cas de Faustin Touadéra, on réussit toujours à trouver les moyens ? En mars 2009, lorsqu’il a fallu organiser les obsèques de la mère de Bozizé dont la dépouille se trouvait à la morgue de l’hôpital Général de Bangui, on a pu refaire la rue attenante de la morgue qui était auparavant complètement ravinée et impraticable mais à laquelle personne n’y accordait la moindre attention.

Les Centrafricains ne peuvent oublier que c’est Bozizé qui a introduit dans le pays en 2001, 2002 et 2003 les mercenaires tchadiens zakawa qui ont pillé, détruit et emporté au Tchad les équipements de DROP à Bozoum, de la base de KAJIMA entre Bossemptélé et Baoro, des usines d’égrenage de coton de Guiffa, Pendé et Ndim. L’hôpital de Paoua construit et équipé non pas par Patassé qui en près de dix ans de pouvoir n’a rien fait dans sa ville natale, a été saccagé et ses équipements déménagés purement et simplement au Tchad par les mêmes mercenaires zakawas de Bozizé.

Rédaction C.A.P

 

Infos C.A.P en bref

Aux termes de différents décrets signés de Bozizé et rendus publics ce week-end, le Recteur de l’Université de Bangui, Gustave BOBOSSI est relevé de ses fonctions. Dans la crise que traverse l’Université de Bangui depuis plusieurs semaines avec à la clé une implacable grève aussi bien des étudiants que du corps enseignant, c’est très surprenant que ce soit le Recteur qui soit limogé alors que les étudiants ont exigé en vain le départ du directeur des bourses un certain FEIKERE.

D’autres décrets récompensent quelques militants du KNK de Lyon en France qui se sont particulièrement distingués lors des dernières élections. C’est ainsi que Rémy FEIDANGAMO qui fut directeur de campagne du KNK en France résidant à Lyon a été nommé préfet de la Mambéré-Kadéi à Berbérati.

Un autre, Alain MBAYA est nommé chargé de mission au ministère des affaires étrangères

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:10

 

 

 

 Telecel-Bangui.JPG

 

fric en CFA

Comme pour l’entreprise MEDIA PRINT dont Centrafrique-Presse a diffusé récemment les frasques son directeur Elie NAMTOLI ainsi que son activité criminelle consistant notamment à fabriquer pour inonder le pays des cartes d’électeurs parallèles afin de compléter les magouilles du vrai faux pasteur Joseph BINGUIMALE à la CEI et permettre ainsi la réalisation du hold-up électoral de BOZIZE et du KNK, Centrafrique-Presse est aussi en mesure à présent de révéler comment des entreprises de téléphonie mobile comme TELECEL ont aussi été mises à contribution et aidé financière le clan BOZIZE.

Ainsi, plusieurs avant le début de la campagne électorale, c’est durant le dernier trimestre de l’année 2010, le Directeur Général de TELECEL, M. Lionel COUSSI, a autorisé ses différents directeurs de service, Commercial, Marketing et des Ventes, à vendre à titre exceptionnel en novembre et décembre 2010 aux associations politiques montées notamment  par Claude Richard GOUANDJIA comme BOZIZE DOIT RESTER (BDR), RAYON DE SOLEIL, COURANT D’ACTION AVEC BOZIZE C’EST PLUS SÜR, et Association des Jeunes pour l’Avenir,  avec une remise de 40 % et pour des montants allant de 10 à 15 millions de F CFA, des coupons de recharge téléphonique. 

Ces associations politiques montées de toutes pièces et en toute hâte pour la campagne de BOZIZE, ont pu par cette méthode déloyale de dumping sur les ventes de coupons de recharge téléphonique, lever de faramineuses sommes d’argent dont une bonne partie a dû prendre la direction des poches de leurs promoteurs, outre ce qu’ils ont aussi reçu de la part de BOZIZE qui a dû piocher dans son important trésor de guerre.

Après Fidèle NGOUANDJIKA qui a été le ministre du département des Télécommunications devenu aujourd’hui multimilliardaire grâce entre autre à la société de téléphonie mobile TELECEL et les autres comme ORANGE, MOOV ainsi que NATION LINK devenu AZUR, son successeur Thierry MALEYOMBO s’en est aussi mis plein les poches grâce aux sociétés de téléphonie de la place.

Il est de notoriété publique que parmi les quatre entreprises de téléphonie mobile implantées en Centrafrique, TELECEL est celle qui a le plus fait de zèle dans la générosité envers les dignitaires du régime en place et la sponsorisation des associations bidon comme les fréquents dons qu’elle n’a cessé de faire à Mme Monique BOZIZE avec sa fondation de mendicité bien connue, Femme – Enfants - Solidarité.

 

Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:07

 

 

centrafrique-carte

 

M’inspirant de la théorie de la rationalité limitée de Herbert A. SIMON, prix Nobel d’économie en1978 qui, dans une synthèse complexe de psychologie et d’économie, soutient que « le dirigeant ne peut pas avoir réponse à tout », je suis enclin à moins de radicalité mais à plus de modération et de mesure dans mes propos : Refusant par tempérament de m’ériger en donneur de leçons. Certes il est toujours plus facile de dénoncer que de proposer mais je ne perds pas de vue le contexte historique par trop velléitaire de de la RCA qui est à la fois dans une période post-conflit et une période de rébellions armées. Je reste néanmoins convaincu que l’union sacrée des centrafricains est le plus petit commun dénominateur. Par conséquent, j’ai la faiblesse de croire que mon pays peut dans un sursaut patriotique, se rassembler dans l’unique intérêt du peuple centrafricain. Aussi faut-il  mettre tout en perspective et contextualiser chaque prise de position d’autant plus qu’il n’y a pas de surhomme au sens nietzschéen du terme. L’essentiel n’est-il pas que le dirigeant soit moins mauvais et toujours à la quête du moindre mal comme l’indiquent les théories modernes de management ?

Ceci étant, des faits divers d’une exceptionnelle gravité doublée d’une singulière banalité qui ont défrayé la chronique ces temps derniers ne peuvent laisser indifférent : élections contestées, corruption passive de certaines élites, détournements supposés ou réels des deniers publics, baccalauréat galvaudé et marchandé, enfants assassinés, droit de cuissage érigé en conditionnalité, des soins refusés aux malades qui n’ont pas d’argent, groupuscules politico-militaires sans assises populaires, ni idéologiques  dictant la loi de la baïonnette, des pans entiers de la population contraints à l’exil dans leur propre pays, des rebellions exogènes s’installant impunément sur le territoire national comme dans un moulin, des filles et des fils du pays assassinés, violés ou enlevés aux fins de servir d’esclaves aux étrangers, etc… Nous assistons au règne souverain de la dictature des contre-valeurs où les moins vertueux sont applaudis tandis que l’honnête citoyen est acculé jusqu’à son dernier retranchement. Disons-le tout net : Toutes ces avanies ne font pas rire. Loin s’en faut. Elles sont révélatrices, si besoin en était, du déficit chronique de l’éthique qui est l’une des causes du bégaiement continu de l’histoire de notre pays.

L’Ethique : De quoi s’agit-il ?

Une parenté étymologique rapproche morale et éthique mais la morale n’est pas l’éthique. La morale se rapporte au bien et au mal, à la norme et à la loi. Elle varie dans l’espace et dans le temps. La morale, c’est ce que l’on fait par devoir tandis que l’éthique est ce que l’on fait par amour en mettant en œuvre le sentiment. Elle renvoie à l’idée du juste  et de l’injuste. Paul RICOEUR, philosophe et humaniste chrétien, définit l’éthique comme «une  visée de la vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes ». L’action politique doit par conséquent être sous-tendue par l’éthique qui est une quête permanente du bien-être du citoyen. Cette quête se fait avec les autres et pour les autres.

Je participais l’autre jour à Paris, à un séminaire de formation sur la rhétorique organisé par un grand parti politique français. L’un des orateurs a posé une question qui est loin d’être anodine tant elle est récurrente depuis l’époque helléniste : Fait-on de la politique pour s’enrichir au plan personnel ou pour apporter des solutions aux problèmes du peuple ? Il y en a qui pense que la politique, c’est d’abord conquérir le pouvoir pour le pouvoir avec tous ses avantages et ensuite le conserver par tous les moyens en utilisant mensonges, tromperies, assassinats, etc. Cette tendance semble majoritaire chez bon nombre de dirigeants africains depuis les indépendances. Même le très brillant président, Maître Abdoulaye WADE, récemment pris en flagrant délit de tripatouillage de la constitution sénégalaise, n’est pas très différent du Président Laurent GBAGBO à qui il conseillait  pourtant avec beaucoup d’éloquence de quitter le pouvoir. Ne parlons pas du président Faure GNASSINGBE EYADEMA du Togo, dont on a pu voir sur les télévisions du monde entier, les militaires courir dans les rues de Lomé avec des urnes volées et bourrées lors de l’élection présidentielle du 24 avril 2005. Nicolas MACHIAVEL, théoricien politique italien du XVIe siècle, a soutenu cette idée dans son livre  Le Prince  qui a influencé beaucoup d’hommes d’état au nom de l’efficacité plutôt que de la morale. Le compatriote, Médard POLISSE-BEBE, prépare actuellement une thèse de Doctorat en philosophie politique sur Nicolas MACHIAVEL, à l’Université de Paris. Il serait enrichissant qu’il abordât le sujet à l’aune de la réalité politique centrafricaine.

Pour moi le but de la politique, c’est d’assurer le bien public. En d’autres termes, on ne peut faire de la politique que si l’on est apte à apporter des solutions ou des débuts de solution  aux préoccupations concrètes et quotidiennes du peuple. Vivre ensemble dans une communauté historique implique, pour le dirigeant, la recherche continue du bien-être de tous, si ce n’est de la majorité. C’est en cela que l’éthique trouve sa pleine justification dans la mesure où elle met l’homme au centre des préoccupations et recherche en permanence ce qui est meilleur pour lui.

 Passons maintenant à une autre dimension non moins importante: L’éthique est avant tout recherche du sens. Le dirigeant indique le chemin à suivre, impulse une dynamique et montre l’exemple. Aussi toute action posée doit-elle avoir un sens. Que puis-je faire pour apporter un  peu de bonheur autour de moi ? A travers ce prisme, la politique est  recherche de l’excellence par la disqualification de la médiocrité. A tout le moins, elle  cesse d’être simplement la récompense des thuriféraires et zélateurs mais devient la promotion des compétences, même des  adversaires putatifs. A cet égard, la France peut être un modèle pour nous. Comment ne pas apprécier que la commission des finances de l’Assemblée nationale de ce pays soit présidé par un député de l’opposition et la cour des comptes par un opposant socialiste ? Pourquoi par exemple le conseil économique et social ou même l’inspection générale d’Etat de la République centrafricaine ne serait-il pas présidé par Jacob MBAITADJIM, Joseph KOYAGBELE, Jean Edouard KOYAMBOUNOU, que sais-je encore? Ils ont le savoir (diplômes), le savoir-faire (expériences) et le savoir-être (bonne moralité). Nous n’avons pas le droit de gâcher toutes nos valeurs et compétences au nom d’on ne sait quelle clé de répartition manichéiste. Je préjuge que ces compatriotes, politiquement mûrs, seront à même de discerner l’intérêt national de l’intérêt partisan. Si intérêt partisan il y a.

L’éthique comme fondement de la politique serait stérile si elle n’est pas nourrie par l’empathie, cette disposition subjective et intuitive à se mettre à la place de l’autre,  de celui ou celle qui n’a rien à manger, qui n’a pas de vêtement, qui ne peut se soigner, qui ne peut s’instruire, qui ne peut se loger. D’ailleurs il ne peut y avoir de politique digne de ce nom sans la compassion du prochain, compassion dont Jésus-Christ en a parlé dans la parabole du « Bon samaritain » de l’Evangile. Dès lors l’impératif catégorique cher à Emmanuel KANT s’impose d’emblée. Loin d’être le repère des aventuriers ou autres braconniers de tous poils en mal de recyclage, la politique est l’expression ultime de l’amour du prochain. Faire de la politique, c’est d’abord aimer le peuple. Et aimer le peuple, c’est rechercher son bonheur. Le contraire, c’est de l’imposture.

Des institutions justes pour l’égalité de tous

Il n’y a pas d’éthique sans institutions justes. Le rôle des dirigeants est de favoriser les conditions d’existence des institutions justes où l’égalité et l’équité sont des vertus cardinales. Il est difficile de comprendre que la justice centrafricaine ait pris un si grand marteau pour vouloir écraser « de minuscules mouches » que sont les journalistes Faustin BAMBOU et Sirius SANDI (que je salue amicalement) mais ne s’autosaisisse pas pour faire éclater la vérité sur de gravissimes crimes économiques présumés évoqués par une certaine presse courageuse. Seule la justice peut nous dire, au nom du peuple, si cela est vrai ou pas. Mais on ne peut pas faire comme si de rien était.

La corruption et le passe-droit sont, aujourd’hui comme hier, érigés en règles. On ne peut faire aucun papier administratif sans « graisser les pattes ». A l’église, ce dimanche j’écoutais avec fierté le compte-rendu d’un pasteur de retour de Bangui où il était allé en mission pour deux semaines. J’étais moins fier lorsqu’il déclara  que la corruption et le détournement gangrènent la République centrafricaine. Ils sévissent même dans les églises. Beaucoup de pasteurs sont hélas corrompus, a-t-il péroré avec consternation. Merci pasteur pour la publicité! Ce constat est corroboré par le classement de Transparency International qui situe en 2010 la RCA au 154e rang sur 178 pays selon l’indice de la perception de la corruption.

Que dire de ce jeune fonctionnaire qui, à peine intégré dans la Fonction publique et affecté à la frontière ouest du pays, au bout de quatre années seulement, construit une luxueuse villa à Bangui et fait  l’honneur de sa famille, de son quartier ? Tandis que le professeur d’université qui, après 28 ans de bons et loyaux services mais trimballant vaille que vaille plusieurs mois d’arriérés de salaires  n’a pu construire ne serait-ce qu’une petite bicoque en semi dur. Il est l’objet de moquerie de la famille aux places mortuaires. Moralité, pour être bien vu, il faut voler. Quel contre-exemple !!

A ce stade de réflexion,  je prends la liberté pour faire une digression : Je me souviens d’un jeune centrafricain brillamment reçu au bac C avec mention Assez Bien mais dont le nom a été purement et simplement rayé de la liste des admis, après la délibération du jury mais avant la proclamation officielle à la radio, à cause de la consonance de son nom qui laissait supposer qu’il appartînt à la « mauvaise ethnie ». Une de ses connaissances haut placée, fort des témoignages concordants de certains membres du jury, est allé plaider son cas  auprès du Ministre. Après vérification des copies, ce compatriote était rétabli dans ses droits. Dieu merci, il est aujourd’hui médecin quand bien même le coupable de la forfaiture n’ait jamais été inquiété. Cette histoire authentique soulève  nombre de questionnements : Et ceux qui n’ont pas de bonnes relations sont-ils condamnés à subir une telle injustice? Combien de  centrafricains meurent-ils de faim, croupissent-ils en prison, sont-ils recalés aux examens et concours, ne sont-ils pas recrutés dans les entreprises, n’ont-ils pas de promotion dans leur travail ni bénéficié des soins à l’hôpital ou des bourses d’études à cause de la consonance  de leur nom ? Cela est injuste ! Le tribalisme est une maladie qui tue. Nous devons le combattre au même titre que le SIDA.

Pour terminer, je vous convie à faire avec moi un détour jusqu’à la Grèce antique pour retrouver PLATON. En effet, dans son livre, La République, ce philosophe soutient que le but de l’Etat est de faire régner la vertu, c’est-à-dire instaurer une société juste gouvernée par des « philosophes-rois » qui doivent avoir les qualités suivantes: sagesse, courage, tempérance et justice. A partir de là, une question se pose avec acuité et actualité: Ya-t-il encore un « sage », au sens de Platon, pour sortir la république centrafricaine de la misère morale et matérielle dans laquelle croupit le peuple? La réponse qui vient spontanément à l’esprit est oui tant il y a beaucoup de cadres éminents avec une probité intellectuelle au-dessus de tout soupçon, pris individuellement aussi bien dans la majorité que dans l’opposition. En vérité, la meilleure réponse vient de BORDEAUX où mon ami Céphas MABADA MABAYE a affirmé, dans un article publié sur internet, que « revenir à Christ » est la condition préalable de la refondation de la République Centrafricaine. Je souscris entièrement à cette thèse.

 

                                                                                      Alain LAMESSI

                                                                                      Docteur en Psychopathologie-CAFDES

                                                                                      Directeur MAS

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 23:09

 

 

 

libye carte

 

Alain-Juppe.jpg

 

 


PARIS - AFP / 27 août 2011 06h22 - L'intervention de la France en Libye est un investissement sur l'avenir, a estimé vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, dans un entretien au quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien.

Quand on m'interroge sur le coût de l'opération - le ministère de la Défense parle de 1 million d'euros par jour - je fais remarquer que c'est aussi un investissement sur l'avenir, a-t-il déclaré.

Selon lui, les ressources du pays ont été confisquées par Kadhafi qui a accumulé les stocks d'or. Cet argent doit servir au développement de la Libye. Une Libye prospère sera un facteur d'équilibre pour la région, a affirmé Alain Juppé.

Interrogé sur les origines de l'intervention de la France dans le conflit, le ministre des Affaires étrangères a reconnu qu'on nous a reproché du retard à l'allumage lorsque que se sont déclarées les manifestations du Printemps arabe.

Il est vrai que, pendant longtemps, nous nous sommes un peu laissé intoxiquer par ceux qui disaient que les régimes autoritaires sont le meilleur rempart contre l'extrémisme, a-t-il avoué.

C'est fini, a-t-il ajouté. Notre ligne, qui a déjà prévalu en Côte d'Ivoire, c'est de privilégier les aspirations des peuples et la protection des populations civiles, a rappelé Alain Juppé.

Pour le chef de la diplomatie française, la victoire des rebelles ne sera acquise que lorsque toute menace de violence contre les populations civiles aura été écartée et lorsque Kadhafi aura été neutralisé.

L'Otan ne doit pas baisser la garde, a-t-il prévenu.

A la question pourquoi cette nouvelle doctrine ne s'applique-elle pas à la Syrie, le ministre a répondu : Mais elle s'applique intégralement à la Syrie !

La France a dit la première que Bachar al-Assad devait quitter le pouvoir, a-t-il souligné. Pour lui, elle est à la pointe de la mobilisation internationale pour faire pression sur le régime par des sanctions politiques et financières.

Alain Juppé a cependant concédé que l'intervention militaire n'est évidemment pas envisageable aujourd'hui, car il faut tenir compte de la situation régionale et internationale du dossier syrien.

La première différence, c'est qu'il n'y a pas de mandat international, a-t-il expliqué. Nous n'allons pas, sous notre propre responsabilité, nous lancer dans une opération militaire ! s'est-il exclamé.

La Russie, mais aussi la Chine, le Brésil ou l'Inde s'y opposent, a également confirmé le ministre français des Affaires étrangères.


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La fin de l’ère Kadhafi : vers la démocratie en Libye ?

 

 Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 19:58

 

La tempête continue de souffler pour les dictateurs arabes. Après les chutes de Ben Ali et Moubarak, Mouammar Kadhafi, le « frère guide » n’est plus le maître de Tripoli. Bien que ce dernier soit toujours en fuite, il garde cependant toujours une certaine capacité de nuisance dans ce conflit qui aurait déjà fait plus de 20000 morts. Après 42 ans de règne sans partage marqué par l’inconsistance et la folie, une nouvelle ère s’ouvre désormais pour le peuple libyen. Alors que les européens se positionnent déjà en vue de la reconstruction du pays et de l’exploitation des hydrocarbures, On peut se questionner sur la possibilité de voir un jour une Libye démocratique.


 Le Conseil National de Transition (CNT), installé désormais à Tripoli, a été reconnu à ce jour par près de 60 pays comme le gouvernement légitime de la Libye, dont le Tchad et le Burkina Faso – pays soupçonnés d’avoir fourni des mercenaires à Kadhafi dès le début de la rébellion – et l’Union Africaine s’apprête à le faire aujourd’hui.

  


On sait peu de choses du CNT. Son chef, Moustapha Abdeljalil, a été un juge qui avait pour habitude de rendre des jugements allant à l’encontre de l’avis émis par le régime. En tant que président de la cour d’appel de Tripoli, il a confirmé par deux fois la peine de mort des infirmières bulgares. En 2007, Abdeljalil est nommé ministre de la justice. En août 2010, une représentante de Human Rights Watch loue le fait qu’Abdeljalil ait « très bien pris position » contre les arrestations arbitraires et les détentions prolongées sans procès. On peut espérer qu’il ne soit donc pas un simple opportuniste.


Alors que le chef du CNT semble donc intègre, on apprenait par le journal Libération que Abdelhakim Belhaj, l’un des chefs militaires rebelles, aujourd’hui gouverneur militaire de Tripoli, serait un djihadiste proche d’Al Qaîda bien connu des services secrets américains. Il est donc difficile aujourd’hui de savoir si le CNT a des intentions louables, comme Abdeljalil l’écrivait au journal français Le Monde en avril 2011:


 « Nous avons constitué des comités locaux, puis un Conseil national de transition, pour conduire à son terme notre lutte sans retour, faire naître une première démocratie et administrer notre pays exsangue en attendant le jour où toutes les femmes et tous les hommes de Libye pourraient, débarrassés de Kadhafi et de sa famille, s’exprimer enfin au grand jour à travers des élections générales, transparentes et libres. »


 Mais Ces promesses se transformeront elles en actes ? La Libye n’a aucune expérience de la démocratie, pas de presse indépendante, pas d’institutions bien établie – tout était dirgié par le Kadhafi pas de société civile et une tradition de tribalisme. Le chemin sera donc long et semé d’embûches.
 
Du côté Européen, la course aux contrats de reconstructions à déjà commencée comme prévu. Aide militaire ou financière, les européens et les américains ne comptent pas déserter le territoire libyen, et cherchent à se positionner de façon stratégique en vue d’obtenir les faveurs de la « Libye de demain ».


Avant la chute du « guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste », la Libye produisait 1,6 million de barils de pétrole par jour (2% de la production mondiale) et ses réserves sont estimées à 43 milliard de barils. Le pays était le 17e producteur de pétrole dans le monde et troisième en Afrique. Le pétrole représentait plus de 95% des exportations du pays, dont 85% à destination de l’Europe.


Moustapha Abdeljalil, a déjà auparavant promis de récompenser, lors de la reconstruction du pays, les États ayant aidé la Libye « en fonction du soutien » qu’ils ont apporté aux insurgés. Les entreprises pétrolières françaises et britanniques semblent donc les mieux placées. L’Italie, qui s’est montrée plus reticente à participer à la coalition de l’OTAN risque de perdre la place prédominante qu’elle avait avant le déclenchement de la rébellion.

 

Source: http://www.spsrasd.info/fr/content/la-fin-de-l%E2%80%99%C3%A8re-kadhafi-vers-la-d%C3%A9mocratie-en-libye

 

 

 

 

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 22:37

 

 

 

 

 

 

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Maléyombo

 

 

Bangui, 27 août (C.A.P) - Selon des informations de sources dignes de foi, Bozizé a signé deux dits « muets », c’est-à-dire non diffusés sur les antennes de Radio Centrafrique, aux termes desquels Fidèle NGOUANDJIKA est relevé de ses fonctions de porte-parole du gouvernement et levant ses immunités de ministre pour qu’il se tienne à la disposition de la justice. C’est la conclusion à laquelle est arrivé Bozizé après la lecture du pré-rapport de l’audit sur sa gestion des télécommunications qui a débouché sur une enquête  judiciaire.

Toujours d’après nos informations émanant d’une source qui a pu jeter un coup d’œil sur le rapport, le montant des détournements donnerait le tournis et aussi bien pour Fidèle NGOUANDJIKA, devenu entre-temps un vendeur super grossiste des pagnes super wax dans Bangui, que pour son successeur immédiat à la tête du département des télécommunications et non moins membre du « gang du Darfour », la semaine qui commence va sans doute être décisive.

Un incident assez cocasse donne la mesure du psychodrame qui se joue actuellement. Selon nos informations en effet, l’audition judiciaire de Thierry MALEYOMBO doit se dérouler à son domicile étant donné qu’il est une personnalité. Mais lorsque les gendarmes de la Section Recherche et Investigation (SRI) se sont pointés il y a quelques jours chez l’ancien ministre, celui-ci a cru qu’ils venaient l’arrêter et s’était tout simplement planqué quelque part dans sa maison et avait téléphoné à Francis BOZIZE lequel s’assurera auprès du responsable de la SRI qui va lui expliquer que c’était simplement pour interroger MALEYOMBO que les gendarmes se sont rendus à son domicile.

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 22:33

 

 

 

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BANGUI 27 août - (AFP) Le gouvernement et le chef d'une dissidence de la dernière grande rébellion centrafricaine active, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), ont signé samedi à Bangui un accord qui intègre le mouvement dans le processus de paix en cours en Centrafrique depuis 2008.

L'accord a été signé au ministère du désarmement par le général de corps d'armée Xavier-Sylvestre Yangongo, ministre du Désarmement et Mahamat Sallé, chef de la dissidence de la CPJP, sous l'égide du médiateur de la République Centrafricaine, Mgr Paulin Pomodimo, de diplomates, dont des représentants de la Mission de consolidation de paix en Centrafrique (Micopax), et du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (Binuca), a constaté un journaliste de l'AFP.

Il prévoit la cessation définitive des hostilités, le cantonnement des ex-combattants de la CPJP sur une partie du territoire déterminée en commun accord, leur intégration dans le programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Mahamat Sallé était arrivé de Nzako à Bangui le 13 août dernier après avoir signé au mois de juillet avec le gouvernement un accord de paix. Celui-ci prévoyait que les éléments de cette dissidence déposent les armes et reconnaissent les institutions de la République, et que leur chef Mahamat Sallé puisse sortir du maquis et circuler librement avec des garanties pour sa sécurité.

Mahamat Sallé disposait de "un peu plus de 500 hommes, et beaucoup d'armes", selon le médiateur de la République.

L'autre aile de la CPJP, dirigée par Abdoulaye Hissène, avait signé en juin un cessez-le-feu avec le gouvernement, prévoyant de nouvelles négociations notamment la ratification par la CPJP de "l'accord de paix globale de juin 2008 (de Libreville)".

Toutefois, ces négociations n'ont toujours pas abouti.

L'accord a été signé par de nombreuses rébellions qui ont intégré le processus de paix puis le Dialogue politique inclusif de décembre 2008, avec pour résultat notamment la participation des ex-rébellions à l'organisation des élections législatives et présidentielle de 2011 dominées par le président François Bozizé et son parti.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

NDLR : On ne nous dit pas si finalement ce Mahamat Sallé qui poireautait depuis à Bangui, a-t-il été reçu par Bozizé ou pas avant la signature de cet accord qui n'aura sans doute pas une longévité plus grande que d'autres précédemment conclus. 

 

 

La Faction Mahamath Sallet de la CPJP signe l’accord de paix

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Août 2011 14:36

C’est finalement fait ! Mahamath Sallet chef de l’une des branches de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a signé ce samedi 27 août 2011, un accord de cessez-le-feu et de paix avec le gouvernement centrafricain .Cet accord est la résultante d’une mission de pourparlers  entamée  en juillet dernier à Nzako (nord-est), fief de cette faction rebelle par le Médiateur centrafricain Monseigneur Paulin Pomodimo.

Au terme de cet accord, les 2 parties s’engagent à : « respecter la Constitution de la République Centrafricaine en toutes ses dispositions,  l’arrêt immédiat des hostilités, l’abstention de toutes actes militaires ou toutes autres formes de violences ainsi que l’arrêt de toutes campagnes médiatiques de nature à nuire aux efforts visant à faire prévaloir l’esprit de fraternité et la concorde nationale. Le cantonnement des forces sur le territoire centrafricain à définir par les 2 parties en attendant le processus de mis en œuvre du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), la création des conditions du retour des populations déplacées pour cause de conflits. Le mouvement s’engage à ratifier l’accord de paix global signé en juin 2008 au Gabon, s’impliquer de manière concrète au processus DDR et intégrer le comité de pilotage du DDR. En cas de divergence sur l’application du présent accord, l’une ou l’autre partie peut faire recours au Conseil Nation de la Médiation centrafricaine. En cas d’échec de la médiation, l’une ou l’autre partie peut faire recours au président gabonais du comité ad ‘hoc de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) sur les questions centrafricaines ».

Après la cérémonie de signature, Mahamath Sallet a confié à Radio Ndeke Luka que le document est « paraphé sans rancœur » et il s’engage à en respecter les clauses. Toutefois, a-t-il tenu à expliquer, « la vraie raison qui a poussé à la création de son mouvement a été de défendre les intérêts de son ethnie en proie aux représailles de plusieurs groupes rebelles du pays ». Il interpelle le gouvernement sur cette question et lui demande de « veiller à la protection de ces êtres humains ».

Pour sa part, le ministre délégué chargé en charge du DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion), Sylvestre Yangongo a déclaré que « l’acte posé conduira vers une véritable paix, à la sécurité pour permettre aux populations touchées de vaquer désormais librement à leurs occupations quotidiennes ». Il aussi invité la faction rebelle au respect dudit accord.

La signature de cet accord de cessez-le-feu intervient pus de 2 mois après celui signé en juin 2011 par l’une des branches de la CPJP dirigée par Mahamath Zakaria. L’aile CPJP de Mahamath Sallet est de ce fait le dernier mouvement politico-militaire à faire la paix avec le pouvoir de Bangui.

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 21:39

 

 

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Les responsables de l'opposition, ici Martin ZIGUELE en casquette rouge et Me Tiangaye à ses côtés,

assistent hébétés à la violence des hordes de jeunes de Boy-Rabe recrutés par le KNK pour empêcher le meeting

 

 

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un blessé par jet de pierre lors du meeting

 

 

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Bangui 27 août 2011 (C.A.P) - Comme on pouvait s’y attendre de la part d’un régime dictatorial qui craint l’usage des libertés pourtant clairement garanti dans la Constitution, le pouvoir KNK de Bangui a fait tourner court le meeting de l’opposition qui devait se dérouler ce samedi 27 août place Marabéna à Bangui. Les choses se sont achevées dans la violence et en queue de poisson. Quelques blessés dans les rangs des dirigeants de l’opposition sont à déplorer.

Les organisateurs avaient pourtant écrit depuis le 18 août au nouveau président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui pour l'informer de ce meeting. Sa réponse étant ambigüe, ils sont remontés au niveau du Ministre de l'Administration du territoire puis auprès du Premier ministre pour que le meeting soit finalement autorisé et notification leur en a été faite hier soir.

Grande fut alors leur surprise de constater tôt ce matin que les forces de l'ordre ont occupé les lieux. Les organisateurs sont remontés donc au créneau une nouvelle fois auprès des mêmes personnalités pour que les forces de l'ordre libèrent les lieux et ce fut fait vers 11h ce samedi.

Mais à l’arrivée sur les lieux vers 15h 30 heure de Bangui des organisateurs, des jeunes venant de Boy-Rabé soudoyés et rendus ivres morts par le KNK se sont infiltrés sur la place Marabéna selon le plan prévu par Elie OUEFIO et ont jeté des sachets incendiaires en plastique remplis d'essence, et comme nous avons éteint l'incendie, ils se sont mis à renverser le podium où devaient se tenir les dirigeants de l’opposition et à les lapider. Les forces de l'ordre pourtant présentes aux alentours ont refusé d'intervenir. Il était donc clair que les autorités du pays ne voulaient nullement que le meeting ait lieu.

Bilan : les vitres de deux véhicules d’opposants cassés, le Secrétaire général du MLPC Samuel Stanislas ZOUMBETI a été blessé à la tête et aux pieds par jets de pierre ainsi que son adjoint Etienne MALEKOUDOU à la tête et à la mâchoire. La démocratie centrafricaine est toujours ainsi en marche.

Le régime Bozizé en profond désarroi a ainsi jeté le masque et révélé sa vraie nature qui est un pouvoir dictatorial, liberticide et sanguinaire que les Centrafricains doivent se mobiliser comme un seul homme pour combattre sans faiblesse.

 

 

Le FARE pour un meeting de « vérité »

Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Août 2011 14:43

 

Politique : Le porte-parole de l'opposition annonce que la justice sera saisie, suite à l'agression qui a perturbé leur meeting, samedi à Bangui. Me Tiangaye  accuse "le gouvernement et le KNK".

Le Front pour l’annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011) entend organiser ce samedi 27 août 2011, un meeting dit de « vérité », à la place Marabéna à Bangui. Cette plateforme de l’opposition politique sort ainsi de son silence depuis plusieurs mois après les dernières consultations populaires en Centrafrique. La rencontre se tient en peine campagne des législatives prévues dans 14 circonscriptions électorales du pays.

Tôt ce matin, les forces de l’ordre ont investi les lieux avant de les libérer. C’est ce qu’a constaté un reporter de Radio Ndeke Luka. L’annonce de ce meeting  avait été faite déjà par le FARE au cours d’une conférence de presse tenue le 30 juillet dernier à Bangui.

Si on s’en tient aux déclarations d’alors ce meeting pourrait aussi porter sur le bilan de la situation socio-économique et sécuritaire du pays. Et peut être le point sur l’avancée de la lutte de l’opposition pour obtenir l’annulation des élections groupées du 23 janvier.

L’enjeu de la rencontre pourrait être aussi un appel au boycott des élections du 04 septembre prochain. A titre de rappel, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, le (MLPC) a déjà appelé ses militants au boycott de ces opérations.

Le FARE réclame jusque-là l’annulation pure et simple des élections du 23 janvier 2011 ne reconnait pas le Comité Transitoire des Elections crée par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pour substituer à la Commission Electorale Indépendante. Il avait promis de saisir le tribunal administratif afin de demander la dissolution de ce comité.

 

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:48

 

 

 

Flash

 

 

Après d’âpres discussions toute la journée d’aujourd’hui avec le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation Josué BINOUA et le président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui, apprend-t-on, le meeting que l’opposition a prévu de tenir sur la grave situation du pays le 27 août 2011 à la Place MARABENA aura bel et bien lieu.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:38

 

 

 

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Vendredi, 26 Août 2011 07:00 - Joseph Bendounga, Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (Mdrec) a adressé une requête à la Cour Constitutionnelle de son pays. Il lui demande de déclarer le Président François Bozizé inapte à l’exercice de ses fonctions pour des problèmes de santé. 

Le Président centrafricain, François Bozizé traine-t-il des problèmes de santé? En tout cas la polémique est engagée depuis la requête adressée par Joseph Bendounga à la Cour Constitutionnelle. Dans cette requête adressée le 22 août dernier, il soutient mordicus que le Président souffre de «pertes de connaissance à cause de la longue et incurable migraine qui le mine». Il demande donc à la Cour Constitutionnelle d’ouvrir une enquête sur l’état de santé du Président.

Ces allégations ont été démenties ce jeudi par la présidence qui a commis le directeur général de la presse présidentielle Zama Javon Papa à cet effet. Il a indiqué que «le chef de l’Etat jouit d’une parfaite santé et qu’il n’a jamais fait de chute, ni à New York, ni à Paris ou à Bangui».

En dépit de ce démenti, le Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (Mdrec) maintient sa position. Il demande à la «Cour Constitutionnelle de déclarer sa requête recevable et fondée. Et ordonner au Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, la saisine officielle de la Cour constitutionnelle comme prévu à l’article 34 de la Constitution. En vue du constat de l’état de santé du chef de l’Etat dans le but de le déclarer inapte à exercer ses fonctions».

Pour étayer ses accusations, Joseph Bendounga confie que le Président centrafricain a même «effectué clandestinement et sans succès un séjour hospitalier en République populaire de Chine. Et que depuis plus d’un an, l’état de santé de Bozizé ne cesse se détériorer».

Joseph Bendounga, président du Mdrec est opposant. Il a été maire de Bangui sous la présidence de Ange Félix Patassé dont il était proche.

 

Centrafrique: un opposant dit Bozizé malade, juge qu'il ne peut diriger

BANGUI, 25 août 2011 16h19 - (AFP) - Un opposant centrafricain, Joseph Bendounga, demande à la Cour constitutionnelle d'examiner l'état de santé du président François Bozizé, 65 ans, en affirmant qu'il est gravement malade et que cela nuit à l'exercice de sa fonction, dans une requête dont l'AFP a obtenu une copie jeudi.

La présidence a cependant démenti ces affirmations, jeudi.

"A cause de sa longue et incurable maladie, (M. Bozizé) traîne une incapacité physique et mentale très préjudiciable à l'exercice des hautes fonctions", écrit M. Bendounga, président du Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution de la Centrafrique (MDREC), dans une requête adressée à la Cour le 22 août. Il y parle de plusieurs pertes de "connaissance à cause de la longue et incurable migraine qui le mine. Cela s'est produit à New York en 2010, à Paris et plusieurs fois en Centrafrique".

"La Centrafrique (...) ne peut être dirigée par un chef d'Etat ne jouissant pas de toutes ses facultés physiques et mentales", poursuit l'opposant qui affirme que "depuis plus d'un an, l'état de santé du général François Bozizé (...) ne cesse de se détériorer".

M. Bendounga demande "à la Cour constitutionnelle de déclarer sa requête recevable et fondée et d'ordonner au Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, la saisine officielle de la Cour constitutionnelle comme prévu à l'article 34 de la Constitution en vue du constat de l'état de santé du chef de l'Etat" dans le but de le déclarer inapte à exercer ses fonctions.

L'opposant croit savoir que M. Bozizé aurait effectué clandestinement et "sans succès un séjour hospitalier en République populaire de Chine".

Dans un communiqué lu jeudi à la radio nationale, le directeur général de la presse présidentielle, Zama Javon Papa, a qualifié de "mensongers" les propos de M. Bendounga, affirmant que "le chef de l'Etat jouit d'une parfaite santé et qu'il n'a jamais fait de chute, ni à New York, ni à Paris ou à Bangui".

M. Bendounga a été maire de Bangui et député sous Ange-Félix Patassé (1993-2003, décédé le 5 avril), dont il était un proche.

Opposant au régime de l'ancien président André Kolingba (1981-1993), il a connu la prison pour avoir traité celui-ci de "tirailleur".

© 2011 AFP

 

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