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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:37

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr Frédéric Gerschel, notre envoyé spécial à Bangui (Centrafrique) 10.11.2013, 21h08

 

Un ressortissant français a été blessé par balles aujourd'hui dimanche à Bangui à proximité du Stade de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Blessé au dos et au thorax, cet expatrié, dont l'identité n'a pas été dévoilée, à d'abord été conduit dans un hôpital de la ville (l'hôpital Communautaire) avant d'être dirigé vers le camp des forces françaises stationnées sur place, près de l'aéroport de Bangui.

 

Son état était qualifié ce dimanche soir de stationnaire et il pourrait être rapatrié en France dès lundi.


Dans un pays plongé dans le chaos et qui ne compte plus qu'une centaine de ressortissants français, c'est la première fois qu'un Français est blessé depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars dernier par la coalition rebelle Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef, Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août. Des combattants de l'ex-Séléka multiplient les exactions contre une population épuisée par des années de troubles, rébellions et coups d'Etat.


Les circonstances précises dans lesquelles le ressortissant français a été blessé de deux balles ne sont toutefois pas connues. Il s'agit d'un homme qui vivait depuis un certain temps en Centrafrique, où il travaillait pour une société de lutte contre le braconnage. Le drame a eu lieu non loin du Stade de Bangui au cours d'une journée tendue, riche en incidents divers. 


Un homme été mortellement blessé par balle et plusieurs personnes atteintes par des tirs dimanche en fin de journée à Bangui, lors de violences nées d'un différend entre un ex-militaire et un ex-rebelle. Il s'agirait «d'un caporal de l'ex-garde de l'ancien président François Bozizé», selon une source de la gendarmerie.


A la suite de cet incident, «un groupe d'habitants a entrepris d'ériger des barricades sur la voie publique pour exprimer son mécontentement. Des éléments de l'ex Séléka sont alors arrivés et ils ont commencé à tirer pour déloger les manifestants, faisant des blessés parmi les manifestants», précise cette source , sans préciser le nombre de blessés.


Des éléments de la police et de la gendarmerie centrafricaine ainsi que des troupes de la force africaine en Centrafrique (Misca) ont été déployés dans le secteur pour rétablir le calme. Les tirs ont cessé à la nuit tombante.

Lu pour vous : Centrafrique : un expatrié français blessé par balles
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Centrafrique-Presse.com
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:34

 

 

 

 

 

 

French.china.org.cn 11-11-2013

 

Un ex-aide de camp du président déchu François Bozizé a été tué par des éléments de l'ex- rébellion de la Séléka (au pouvoir) dimanche à Miskine, un quartier du 3e arrondissement de Bangui où la tension est aussitôt montée au sein de la population, qui s'est spontanément mise à manifester pour protester contre l'acte des ex-rebelles.

 

Du nom de Tanguy Touaboy, cet ancien membre de l'ex-garde présidentielle et par ailleurs ancien ministre délégué à la Défense a été tué en recevant trois balles à la poitrine lors d'un accrochage devant un bar de Miskine avec les ex-Séléka dont les circonstances exactes restent inconnues.

 

Son corps a été jeté devant la résidence du président du Conseil national de transition (CNT, organe législatif de transition), Alexandre Ferdinand Nguendet, avant d'être transporté par la suite à la morgue de l'hôpital communautaire de Bangui.

 

Cet assassinat a provoqué émoi et colère chez les habitants du quartier qui, comme ailleurs dans la capitale et le reste de la République centrafricaine (RCA), se plaignent des exactions de l'ex-rébellion de la Séléka depuis son arrivée au pouvoir le 24 mars après plus de trois mois de combats avec le régime du président François Bozizé et malgré un accord de paix conclu le 11 janvier à Libreville au Gabon.

 

"Nous ne pouvons pas supporter les crimes que commettent les ex-rebelles de la Séléka dans le pays. Nous sommes déterminés à mourir pour sauver notre pays", s'est indigné à Xinhua un manifestant.

 

Sous une pluie battante, les jeunes du quartier ont bloqué les routes par des barricades de pneus brûlés.

 

A bord d'une dizaine de véhicules, des équipes d'intervention de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) déployée depuis plusieurs années par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) afin d'aider à stabiliser la RCA n'ont pu maîriser la situation.

 

Les efforts de conciliation du colonel Christian Zouma Narkoyo, ancien porte-parole de la Séléka propulsé à la tête de la gendarmerie mobile, se sont eux aussi révélés vains face aux jets de pierre des manifestants en réaction à la présence d'un ex- rebelle Séléka armé ayant tenté de tirer sur ces derniers.

 

Aux dernières nouvelles, les manifestants ont finalement été dispersés par des tirs de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre et de sécurité qui ont causé deux blessés.

 

C'est depuis le coup de force des ex-rebelles de la Séléka dirigés par Michel Djotodia que la Centrafrique est plongée dans une crise sécuritaire. Les exactions, pillages et violations des droits humains sont commis décriés au quotidien de la part des ex- rebelles sur la population.

 

Malgré les opérations de désarmement forcé lancées par la FOMAC, les armes continuent de circuler et provoquer des tueries.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : tension dans un quartier de Bangui après l'assassinat d'un ex-aide de camp de Bozizé par les ex-Séléka
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Centrafrique-Presse.com
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:28

 

 

 

 

( Xinhua ) 09.11.2013 à 16h01

 

Les élections présidentielle et législatives devront se tenir en février 2015 en République centrafricaine (RCA) pour doter le pays de nouvelles institutions démocratiques, a décidé vendredi à Bangui le Groupe international de contact pour la mise en oeuvre des accords de paix du 11 janvier pour une sortie de crise, au terme d'une réunion tenue en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de cette crise.


"Nous sommes les amis de la Centrafrique, les amis attentifs. Mais notre message est clair, il est ferme même s'il est généreux", a affirmé Léonard Essongo, représentant du chef de l'Etat congolais qui n'a pas participé aux travaux de la 3e réunion du Groupe international de contact jusqu'à la fin, après la lecture de la déclaration finale pour exprimer la détermination de la communauté internationale pour le respect de la "feuille de route" de la transition.


Jean Jacques Demafouth, ex-chef rebelle et conseiller à la présidence chargé du Programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion (DDR) des ex-combattants rebelles et d'autres groupes armés actifs en RCA, a déclaré à Xinhua que la Centrafrique a pris lors de cette réunion de sortie de crise des engagements "très sérieux" et "vient de trouver une issue" à la crise.


Selon un diplomate de l'Union africaine (UA), le pouvoir de Bangui doit montrer la volonté pour la réussite de ce programme, condition fondamentale pour pouvoir prétendre à un appui financier pour la sortie de crise.


D'ici janvier 2014, les Nations Unies vont reprendre en main les opérations de désarmement des ex-combattants de la Séléka, un désarmement de gré ou de force afin de bien réussir la transition, a-t-il annoncé sous couvert à Xinhua.

"On ne peut pas organiser les élections alors que les armes circulent partout", a-t-il prévenu.


David Brown, conseiller spécial des Etats-Unis pour la Centrafrique, estime pour sa part qu'il est capital de "constituer une armée professionnelle qui tient compte de l'équilibre ethnique et régional".


L'armée centrafricaine, fragilisée par la crise déclenchée par la rébellion de la coalition Séléka en décembre 2012, compte à ce jour 3.000 homes, selon les chiffres officiels. Michel Djotodia plaide pour l'incorporation de 3.500 ex-rebelles de la Séléka dans les rangs de celle-ci et 1.500 dans la police et la gendarmerie.


Pour le diplomate américain, les éléments de l'ex-rébellion de la Séléka sont "constitués pour la plupart de mercenaires tchadiens et soudanais" en majorité musulmans et "auteurs des tensions intercommunautaires et religieuses" dans ce pays constitué de 85% de chrétiens contre 15% de musulmans.


Le Groupe international de contact pour la Centrafrique estime que la restauration de la paix passe par la tenue d'élections démocratiques dont les résultats seront acceptés par tous.


Les trois principaux acteurs de la transition, à savoir le chef de l'Etat Michel Djotodia, le Premier ministre Nicolas Tiangaye et le président du Conseil national de la transition (CNT, organe législatif de transition) Alexandre Ferdinand Ngeundet, sont interdits par la charte constitutionnelle (loi en vigueur pour la transition) d'être candidats aux futures élections présidentielle et législatives.


La prochaine réunion du Groupe international de contact a été programmée en févier 2014 à Brazzaville au Congo.

Centrafrique : les élections présidentielle et législatives fixées en février 2015
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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:26

 

 

 

 

http://www.agenceecofin.com

 

(Agence Ecofin) dimanche, 10 novembre 2013 03:01- Longuement négocié, l’accord de libre circulation des personnes au sein de l'espace CEMAC devait garantir, au 1er janvier 2014, la suppression des visas et l'instauration d'un passeport biométrique commun au Gabon, Congo, Cameroun, Centrafrique, Tchad et Guinée équatoriale.

 

Le Gabon, longtemps opposé à cet accord, avait fini par accepter de jouer le jeu de l’intégration, en dépit de son niveau moyen de revenus sensiblement supérieur à celui de ses voisins camerounais et congolais.

 

Malheureusement cette belle harmonie aura été de courte durée : Malabo vient d’annoncer que, finalement, le gouvernement équato-guinéen n’appliquera pas l’accord : « Le gouvernement de la Guinée équatoriale constate ces jours-ci une situation (...) de préoccupation qui prévaut parmi les habitants équato-guinéens par rapport à l'entrée en vigueur de cet accord. »

 

Selon l’agence officielle d’information du pays de Teodoro Obiang Nguema), la population équato-guinéenne craindrait « une immigration massive » en provenance des pays de la CEMAC les moins nantis. Une explication qui peine à convaincre puisque la première provenance des immigrés de Guinée équatoriale est le Nigéria, qui ne fait pas partie de la CEMAC mais de la CEDEAO, un espace qui, lui, a déjà adopté la libre circulation en son sein...

La Guinée équatoriale fait capoter l’accord de libre circulation de la CEMAC
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 00:22

 

 

 

 

 

RFI  samedi 09 novembre 2013 à 22:32

 

La République centrafricaine s'est dotée cette semaine d'un nouveau code électoral. Une étape essentielle en vue d'un retour à la normalité constitutionnelle dans ce pays. Le code a été adopté par le Conseil national de transition (CNT) et promulgué par le chef de l'Etat. Au terme de ce code, le prochain président sera élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Tous les responsables de la transition, président, Premier ministre et membres du CNT, ne pourront briguer la magistrature suprême.

 

C'est l'Autorité nationale des élections (ANE) qui est chargé par le nouveau code électoral de tout ce qui touche aux élections et referendums en RCA. L'autorité est un organe indépendant et neutre vis-à-vis de l'administration et des partis politiques. Elle est indissoluble et ses membres sont désignés pour sept ans.

 

Un comité technique composé de représentants de l'administration, des partis et de la société civile sera chargé de choisir les membres de l'ANE qui seront ensuite nommés par décret présidentiel. L'ANE, organisera, supervisera et contrôlera tous les processus électifs à venir et ses membres ne pourront être limogés.

 

Les artisans de la transition exclus de la course à la présidence

 

Le code électoral reprend certaines dispositions constitutionnelles en fixant la durée du mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une fois. Les artisans de la transition, à savoir le chef de l'Etat, le Premier ministre, ses ministres et les membres du Conseil national de transition, ne pourront se présenter.

 

Pour se faire élire président, un citoyen centrafricain doit être âgé de 35 ans minimum et posséder une propriété bâtie en RCA. Il faut en outre ne jamais avoir été condamné pour escroquerie, vol, abus de confiance et détournement de biens publics ou encore pour des infractions aux lois sur les mœurs et stupéfiants.

La Centrafrique a un nouveau code électoral
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:59

 

 

 

 

http://www.toulouse7.com  nov 9, 2013

 

Le Secrétaire général adjoint pour les affaires politiques, Jeffrey Feltman, a transmis l’appel vigoureux du Secrétaire général Ban Ki-moon à agir pour mettre fin à la « terrible » situation qui frappe le pays et sa population.

 

Centrafrique « situation terrible » – Dans un message, prononcé devant le Groupe international de contact sur la République centrafricaine, qui s’est réuni pour la troisième fois, le Secrétaire général de l’ONU plaide en faveur d’« actions concrètes pour que cette crise soit traitée sous tous ses aspects : sécuritaire, politique, des droits de l’homme et humanitaire ».

 

À Bangui, la réunion a porté sur les progrès réalisés pour permettre un retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique et sur les mesures visant à établir la paix et la sécurité dans le pays. Le Groupe international de contact est le cadre d’accompagnement politique de la communauté internationale au processus de transition en République centrafricaine. Il se compose de représentants de gouvernements, d’organisations régionales et internationales, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement et a été établi après le renversement du gouvernement en mars.

Centrafrique : « terrible situation » selon Ban-Ki moon
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:25

 

 

 

 

 

 RFI  samedi 09 novembre 2013 à 00:11

 

En Centrafrique, le Conseil national de transition s'est réuni à Bangui autour du Premier ministre Nicolas Tiangaye. Celui-ci a présenté sa feuille de route pour la période de transition. Il faudra 490 milliards de francs CFA pour la financer.

 

La feuille de route qui a été présentée par le Premier ministre Nicolas Tiangaye et qui a été adoptée par le Conseil national de transition (CNT) compte quatre piliers : la restauration de la sécurité, l'assistance humanitaire, les questions de politique et de gouvernance, et enfin la relance économique.

 

Le Premier ministre a indiqué qu'il avait besoin de 490 milliards de francs CFA pour financer cette feuille de route. « L'Etat, a-t-il dit, en apportera 50, mais les 440 autres sont attendus des bailleurs de fonds. » Le gouvernement envisage, en concertation avec les bailleurs, l'organisation d'une table ronde des donateurs.

 

« Sans l'apport des bailleurs de fonds, a indiqué à RFI Luc Guéla, l'un des membres du conseil de transition au titre du parti MLPC, la feuille de route n'aura pas de sens, car le pays est économiquement à plat depuis l'arrivée de la Séléka dans ce pays ».

 

Un Pacte républicain ?

 

Ce conseiller du CNT appelle également la communauté internationale à fournir un appui sur le plan sécuritaire. « Il faut que les Nations unies s'impliquent, nous a-t-il déclaré, pour que la force internationale puisse se mettre en place sur toute l'étendue du territoire. »

 

Les autorités de transition ont signé vendredi un pacte républicain avec la communauté Sant'Egidio. Le texte est un catalogue de bonnes intentions dans lequel le pouvoir s'engage à rechercher le bien commun, respecter les droits humains et à ne jamais recourir à la violence. Ces mots sont pour l'instant bien loin de la réalité du terrain, car à l'intérieur du pays, les ex-rebelles de la Séléka continuent à faire régner la terreur dans plusieurs préfectures.

 

Le 8 novembre, le groupe international de contact sur la Centrafrique coprésidé par le Congo et l'Union Africaine s'est réuni à Bangui pour examiner les moyens de ramener la paix et la sécurité dans le pays.

Centrafrique : qui financera la feuille de route ?
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:14

 

 

 

 

http://www.45enord.ca   09/11/2013 à 0:0

 

«Armés et dangereux»: les rebelles de l’ex-Séléka, qui avaient chassé le président centrafricain Bozizé le printemps dernier, ne sont toujours pas rentrés «dans le rang» et multiplient violences et exactions.

 

Un enseignant a été tué le mois dernier par les forces de l’ex-Séléka, qui lui ont roulé dessus à plusieurs reprises avec un véhicule en raison de son soutien supposé à des milices adverses.

 

L’événement est survenu après que des milices d’autodéfense, connues sous le nom d’«anti-Balaka», ont attaqué et occupé Bouar, une ville située dans l’ouest du pays, près du Cameroun voisin. Cette attaque a déclenché des affrontements avec les forces issues de l’ex-Séléka, qui ont fait au moins 20 morts parmi les civils.

 

Au moins 10.000 personnes ont été déplacées par ces combats.

 

Loin de la normalisation, la RCA semble au bord d’un «cycle de violences incontrôlables», prévient l’ONU.

 

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a lancé vendredi 8 novembre une mise en garde contre le cycle d’attaques et de représailles violentes qui risque de faire plonger la République centrafricaine dans un nouveau conflit, rapporte le service d’information de l’ONU.

 

«Je suis profondément choquée par les meurtres et violations des droits de l’homme perpétrés en République centrafricaine», a déclaré la Haut Commissaire dans un communiqué de presse. «Ces incidents violents ont exacerbé les tensions entre les communautés et engendré des divisions confessionnelles. Ils pourraient déstabiliser encore davantage le pays.»

 

Mme Pillay a aussi déclaré que les rapports récents faisant état d’un massacre, principalement de femmes et d’enfants, dans un village près de Bouar, le 26 octobre, reflétaient le niveau de violence qui prévaut actuellement en RCA et le « manque absolu de considération pour la vie humaine » des combattants, en particulier les forces de l’ex-Séléka.

 

Des combats et violations des droits de l’homme ont également été observés dans d’autres parties du pays. À Bossangoa, une ville située elle aussi dans l’ouest du pays, les affrontements entre les deux groupes ont fait un nombre indéterminé de victimes depuis le mois de septembre et provoqué des déplacements de population à grande échelle.

 

Une équipe onusienne des droits de l’homme s’est récemment rendue sur place, où elle a reçu des informations faisant état de violations généralisées des droits de l’homme perpétrées par les deux parties, notamment des exécutions sommaires, des violences sexuelles ainsi que des cas d’arrestations et de détentions arbitraires.

 

Des centaines de civils, dont deux travailleurs humanitaires appartenant à l’ONG Aide à la Coopération Technique et au Développement (ACTED), auraient perdu la vie au cours des deux premières semaines de septembre.

 

«La population civile subit de plein fouet les conséquences de cette situation chaotique. Les civils sont clairement pris pour cible pour leur soutien supposé à un groupe ou pour leur appartenance religieuse», a dénoncé Navi Pillay. «Des villages entiers sont réduits en cendres et des pillages à grande échelle continuent, y compris du vol de bétail.»

 

Par ailleurs, la Haut-Commissaire a fait part de sa préoccupation devant les informations faisant état d’arrestations et de détentions illégales et de cas de tortures dans des centres de détention secrets à Bangui, la capitale centrafricaine.

 

«Il faut de toute urgence rétablir l’état de droit en RCA», a ajouté la Haut-Commissaire. «Si aucune action immédiate n’est entreprise, tant par les autorités que par la communauté internationale, il existe un risque réel de voir la situation dégénérer rapidement et inexorablement en un conflit ouvert, avec des répercussions terribles sur la population centrafricaine et pourrait le reste de la région.»

 

En outre, le Programme alimentaire mondial (PAM) a prévenu pour sa part le 8 novembre que 1,1 million de Centrafricains, soit près de 30% de la population vivant en dehors de la capitale Bangui, ne mangent pas à leur faim ou dépendent d’une aide alimentaire pour survivre.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté jeudi 10 octobre une résolution prévoyant le déploiement éventuel dans plusieurs mois en République centrafricaine (RCA) de Casques bleus pour rétablir l’ordre dans le pays.

 

Fin octobre le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé l’envoi de 250 militaires pour protéger le personnel et les installations de l’ONU en République centrafricaine (RCA),

 

Dans un premier temps, ces 250 soldats, qui ne seront pas des Casques bleus, ont été déployés à Bangui. Au total, quelque 560 soldats pourraient être déployés, avec l’envoi d’autres hommes dans d’autres parties du pays.

 

La France quant à elle a déployé 450 hommes sur place pour sécuriser l’aéroport et protéger ses ressortissants, et a laissé entendre qu’elle pourrait porter, si nécessaire, cet effectif à 750 soldats.

 

Un conflit qui passe sous le radar

 

Pendant ce temps, les violences inter-religieuses ont chassé de leurs maisons environ 400.000 personnes.

 

«Des atrocités indescriptibles sont commises contre les civils par des groupes armés créant un climat de peur incroyable», affirmait déjà le mois dernier John Ging, le directeur des opérations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, mais les violences en Centrafrique passent en grande partie sous le rada médiatique.

Nalgré les appels de l’ONU et des humanitaires, le conflit en Centrafrique passe toutefois largement sous le radar.

 

Il y a deux mois déjà, Bruno Charbonneau, directeur de l’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM, écrivait sur 45eNord.ca «Entre les conflits au Mali et en Syrie, entre l’intervention militaire de la France dans le premier et l’hésitation des États-Unis dans le second, la crise humanitaire et sécuritaire en République centrafricaine (RCA) est plus ou moins passée inaperçue.»

 

Le professeur Charbonneau ajoutait: «Depuis le coup d’État, le gouvernement provisoire n’a démontré aucun réel pouvoir ou contrôle de la situation. Les rapports d’abus et de désordre se répètent et font craindre à certains la normalisation d’une situation sans État dans une région qui n’a nullement besoin d’une zone non gouvernée».

 

Il faut dire, comme le soulignait Bruno Charbonneau, que des six pays limitrophes à la République centrafricaine, quatre au moins (la RDC, le Soudan, le Soudan du Sud et le Tchad), sont eux-mêmes aux prises avec des conflits ou, tout au moins, des situations «de paix fragile».

 

Lu pour vous : RCA : armés et dangereux les rebelles de l’ex-Séléka sèment encore la terreur
Lu pour vous : RCA : armés et dangereux les rebelles de l’ex-Séléka sèment encore la terreur
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:11

 

 

 

 

 

Bangui, 8 novembre 2013

 

http://www.peaceau.org/fr/article/declaration-de-la-3eme-reunion-du-groupe-international-de-contact-sur-la-republique-centrafricaine-bangui-8-novembre-2013#sthash.yJGmWNaO.dpuf

 

1.    Le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA) a tenu sa 3ème réunion, à Bangui, le 8 novembre 2013. La cérémonie d’ouverture de la réunion a été marquée par les allocutions prononcées par le Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, Président du Comité de suivi de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la situation en RCA, et par M. Michel Djotodia, chef de l’État de transition en RCA, ainsi que par M. Moussa Mahamat Faki, Ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine de la République du Tchad, au nom de la Présidence en exercice de la CEEAC, l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA), et M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des Affaires politiques.

 

2.    La réunion a vu la participation de la RCA, dont la délégation était dirigée par le Premier Ministre, chef du Gouvernement d’union nationale de transition, Me Nicolas Tiangaye, et comprenait plusieurs membres du Gouvernement, ainsi que celle de Ministres et autres hauts responsables des pays de la région. Les partenaires bilatéraux et multilatéraux ont également pris part à la réunion. La liste des pays et institutions représentés, est jointe en annexe. Les travaux ont été dirigés par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Congo, M. Basile Ikouebe, et le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, l’Ambassadeur Smaïl Chergui, en leur qualité de co-Présidents du GIC-RCA, en présence du Secrétaire général de la CEEAC, M. Ahmad ALLAM-MI.


3.    La réunion a permis de procéder à un examen approfondi de la situation politique, sécuritaire et humanitaire en RCA, ainsi que des actions prioritaires à entreprendre par le Gouvernement de transition, telles que contenues dans la Feuille de route pour la transition. Elle a également été l’occasion d’échanges de vues sur les efforts régionaux, continentaux et internationaux visant à appuyer le processus de stabilisation de la situation en RCA et la restauration de l’ordre constitutionnel. 

4.    Les participants ont exprimé leur profonde préoccupation face à la situation sécuritaire qui prévaut en RCA, marquée par l’effondrement total de l’ordre public, la persistance d’exactions de la part d’éléments de l’ex-SELEKA, qui a conduit à l’émergence de groupes d'autodéfense et d’autres groupes armés plus ou moins structurés, et l’absence de l’État de droit. Ils ont, à cet égard, relevé la persistance d’actes de violence à grande échelle perpétrés par des éléments armés, y compris des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des arrestations et détentions arbitraires, des actes de torture et des violences sexuelles, ainsi que le recrutement et l’emploi d’enfants-soldats. Ils ont aussi relevé avec inquiétude la recrudescence des violences intercommunautaires, prenant souvent un caractère confessionnel. Les participants ont exprimé leur préoccupation face aux conséquences humanitaires catastrophiques induites par l’insécurité persistante en RCA, y compris les déplacements forcés, la malnutrition, des niveaux élevés de mortalité infantile et les attaques contre les travailleurs humanitaires.


5.    Les participants ont souligné les dangers que la situation actuelle fait peser sur la population civile et l’existence même de l’État centrafricain, ainsi que sur la sécurité et la stabilité régionales. Dans ce contexte, ils ont exprimé leur détermination à œuvrer ensemble pour relever les défis actuels, et ont invité d’autres partenaires bilatéraux et multilatéraux à se joindre à cet effort collectif.

 
6.    Les participants se sont, en particulier, félicités des différentes initiatives prises au niveau de la communauté internationale pour faciliter une réponse internationale coordonnée aux défis auxquels la RCA est confrontée. À cet égard, ils ont relevé avec satisfaction le communiqué adopté par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, en sa 385ème réunion tenue à Addis Abéba, le 19 juillet 2013, autorisant le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). Ils ont aussi noté avec satisfaction l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 10 octobre 2013, de la résolution 2121 (2013) sur la RCA, prévoyant, entre autres, le renforcement du mandat du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA). Enfin, ils se sont félicités des résultats de la 5ème session extraordinaire des chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC, tenue à Ndjaména, le 21 octobre 2013, sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire en RCA, tels qu’articulés dans le communiqué final, et souligné que celui-ci, ainsi que l’Accord de Libreville du 11 janvier 2013 et la Déclaration de Ndjaména du 18 avril 2013, constituent le fondement du règlement politique de la grave crise que connaît la RCA.


7.    Les participants sont convenus qu’une action efficace visant à répondre aux défis que connait la RCA requiert des engagements tant de la part des autorités centrafricaines que de la communauté internationale. Ils ont souligné l’importance d’intégrer les femmes dans le processus de transition, et d’assurer leur implication dans les efforts de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de réforme du secteur de la sécurité (RSS). De même ont-ils mis en relief la nécessité de la pleine prise en compte de la problématique des enfants dans les conflits armés lors de l’opérationnalisation de la MISCA.


8.    Après avoir passé en revue les différents volets de la situation en RCA, les participants se sont accordés sur ce qui suit:


(i)    Sur la gestion de la transition


9.    Les participants ont rappelé que la période de transition en RCA a officiellement démarré le 18 août 2013, avec la prestation de serment du chef de l’État de transition devant la Cour constitutionnelle, et que sa durée a été fixée à 18 mois, conformément aux dispositions de l’article 102 de la Charte constitutionnelle de transition et aux stipulations de la Déclaration de Ndjaména du 18 avril 2013. Sur la base de ce qui précède, les participants, après s’être félicités de l’adoption de la Feuille de route de la transition, telle que prévue par l’article 43 de la Charte constitutionnelle de la transition, définissant l’action que les autorités de transition entendent mener dans les secteurs prioritaires d’activités, ont pris note de l’engagement desdites autorités à:


a)    travailler ensemble, ainsi qu’avec les partis politiques et la société civile, de manière inclusive et de bonne foi, pour conduire le processus de transition à son terme, à travers l’adoption d’une nouvelle Constitution et d’un Code électoral, ainsi qu’à travers la mise en place, le plus rapidement possible, de l’Autorité nationale des élections et du Haut Conseil de la Communication et leur fonctionnement en toute indépendance, et la reconstitution des registres d’état civil, en vue de permettre la tenue d’élections présidentielle et législatives libres, transparentes et crédibles, au plus tard en février 2015;


b)    se conformer à l’article 106 de la Charte constitutionnelle de transition qui stipule que le chef de l’État de transition, le Premier ministre, les membres du Gouvernement de transition et du Bureau du Conseil national de transition sont inéligibles aux élections présidentielle et législatives organisées à l’issue de la période transition de 18 mois. À cet égard, les participants ont rappelé les  dispositions pertinentes de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, qui prévoient que les auteurs d’un changement anticonstitutionnel ne peuvent participer aux élections visant à restaurer la légalité; 

c)    créer les conditions de la reprise du débat démocratique et à organiser les élections présidentielles et législatives conformément aux dispositions pertinentes de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, dont la RCA est signataire; et 


d)    encourager efficacement les initiatives en cours dans le domaine de la réconciliation nationale. Les participants ont salué la signature, à Bangui, le 7 novembre 2013, par les autorités de la transition, du Pacte républicain sous l’égide de la communauté Sant’Egidio. Ils ont souligné que ce Pacte constitue un premier pas indispensable en ce sens, et ont demandé aux acteurs concernés d’en assurer le suivi et l’évaluation tout au long du processus de transition.

 
10.    Au regard des engagements ci-dessus, les participants ont exprimé leur détermination à soutenir l’action du Gouvernement de transition, sous la direction du Premier ministre, en vue de la mise en œuvre de la Feuille de route de la transition conformément aux principes énoncés dans la Charte constitutionnelle de transition, l’Accord de Libreville du 11 janvier 2013 et la Déclaration de Ndjaména du 18 avril 2013. Plus spécifiquement, les participants se sont engagés à tout faire pour faciliter la mobilisation du soutien technique et financier nécessaire en vue de l’aboutissement de la transition et de la tenue des élections.

 
11.    Les participants ont exhorté le CPS de l’UA et le Conseil de sécurité des Nations unies à continuer de suivre de près la gestion de la transition et à prendre, au besoin, des sanctions contre ceux qui feraient obstacle à la mise en œuvre des engagements pris par les autorités de transition, conformément aux décisions pertinentes du CPS et à la résolution 2121 (2013).

 
(ii)    Sur le redéploiement de l’administration civile et la restauration de la sécurité et de l’ordre public 


12.    Les participants se sont félicités de la volonté clairement exprimée des autorités de transition d’œuvrer au redéploiement rapide de l’administration civile, de manière à permettre le fonctionnement des services de l’État. De manière plus spécifique, ils ont relevé la détermination des autorités de transition à:


a)    engager immédiatement le redéploiement des sous-préfets, et ce dans le prolongement du déploiement des préfets;

 
b)    amorcer la remise en état du système judiciaire;

 
c)    faciliter le retour et la réinstallation des réfugiés et des personnes déplacées; et 

d)    assumer la pleine maîtrise par l’État de ses ressources fiscales et douanières, ainsi que des redevances et droits de toutes sortes (miniers, forestiers, pétroliers, etc.).  

13.    Les participants ont exprimé leur soutien à la mise en œuvre de ces mesures. Ils se sont félicités de l’engagement des autorités de transition à mettre en œuvre lesdites mesures dans la transparence.


14.    Les participants ont pris note de l’affirmation par les autorités de transition de la responsabilité qui leur incombe d’assurer le respect des droits de l’Homme, du droit international humanitaire et la protection des populations civiles. Dans ce contexte, ils relèvent la volonté des autorités de transition à:


(a)    prendre les dispositions nécessaires pour contrôler les éléments armés;


(b)    lutter contre l'impunité, en documentant les cas de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ainsi qu’en déférant sans délai à la Justice les coupables des crimes et délits de toute nature;


(c)    amorcer la remise en état des forces régulières et le redéploiement à l’intérieur du pays d’un dispositif élémentaire de façon à améliorer la sécurité sur le terrain, dans le cadre de la Stratégie de stabilisation de la RCA, telle que validée par le 5ème Sommet extraordinaire de la CEEAC, et en liaison avec la MISCA;


(d)    collaborer pleinement avec la Mission de consolidation de la paix de la CEEAC en RCA (MICOPAX), puis la MISCA, à l’issue du transfert d’autorité entre les deux Missions, le 19 décembre 2013, y compris s’agissant des initiatives devant conduire, à très court terme, à l’éloignement des éléments étrangers de la RCA, comme rappelé par le communiqué final du 5ème Sommet extraordinaire de la CEEAC, ainsi que, au plus tard à partir de janvier 2014, au désarmement, volontaire ou forcé, de tous les éléments des groupes armés; 


(e)    lancer, en temps utile, sur la base des leçons apprises, un nouveau programme de désarmement, démobilisation et réintégration et rapatriement (DDRR) qui prenne en compte les besoins des communautés locales concernées. Ce programme devra s’inscrire dans une approche globale de la réforme du secteur de la sécurité qui soit en cohérence avec la Stratégie de stabilisation de la RCA mentionnée plus haut et en liaison avec la MISCA. Les participants ont rappelé le rôle de coordination dévolu au BINUCA par la résolution 2121 (2013); et


(f)    assurer que les forces de défense et de sécurité centrafricaines soient professionnelles, équilibrées et sélectionnées sur la base de leurs compétences et de critères rigoureux, y compris en termes de représentativité de la nation centrafricaine, en tenant compte des besoins urgents et des capacités financières du pays. 

15.    Les participants ont exprimé leur soutien aux mesures envisagées par les autorités de transition. Ils ont demandé aux partenaires en mesure de le faire de bien vouloir apporter l’expertise et l’appui financier nécessaire pour aider à la mise en œuvre desdites mesures.


16.    Les participants ont réitéré leur appréciation à la MICOPAX pour le travail accompli sur le terrain, malgré les contraintes logistiques et autres auxquelles la Mission est confrontée. Ils ont noté avec satisfaction la décision du 5ème Sommet extraordinaire de la CEEAC, demandant aux États membres de cette organisation de générer des personnels militaires et de police additionnels pour atteindre l’effectif autorisé de la MISCA. Ils se sont également félicités des consultations entre l’UA et la CEEAC sur la transformation de la MICOPAX en MISCA et de l’engagement des deux organisations à assurer le transfert d’autorité le 19 décembre 2013. 

17.    Soulignant l’urgence que revêt la mise en place opérationnelle, rapide et efficace de la MISCA, afin de contribuer à créer les conditions propices à l’émergence d’un État stable et démocratique, exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire national et assumant sa responsabilité de protéger les populations civiles, les participants: 


a)    ont exhorté les Nations unies à apporter le soutien requis à la MISCA, soulignant, à cet égard, attendre avec intérêt les recommandations de la Mission d’évaluation technique dépêchée par les Nations unies en RCA du 27 octobre au 8 novembre 2013. Ils ont souligné que l’exécution réussi du mandat de la MISCA permettra de créer les conditions requises pour le déploiement éventuel d’une opération de maintien de la paix des Nations unies, qui appuiera la stabilisation à long terme et la reconstruction de la RCA;


b)    se sont félicités de l’engagement de l’Union européenne (UE) à contribuer financièrement au déploiement de la MISCA dans le cadre de la Facilité pour la paix en Afrique.  Ils ont, à cet égard, été informés des efforts en cours de l’UA, en concertation avec les partenaires internationaux concernés, en vue de la finalisation, dans les meilleurs délais, du budget de la MISCA, de manière à ouvrir la voie à la conclusion d’un accord de contribution;


c)    se sont félicités de l’engagement des États-Unis d’Amérique à appuyer le déploiement et le fonctionnement de la MISCA;


d)    ont lancé un appel aux autres partenaires internationaux à apporter le soutien nécessaire à la MISCA;


e)    ont demandé à l’UA et à la RCA à conclure rapidement l’Accord sur le statut de la Mission (SOMA), ainsi qu’à l’UA et aux pays contributeurs de troupes et de personnels de police à conclure les Protocoles d’accord devant gouverner la mise à disposition de ces personnels et des ressources correspondantes; et


f)    ont prié le BINUCA à mettre en place des mécanismes appropriés de coopération avec la CEEAC et l’UA afin de faciliter ce processus.


(iii)    Sur la gouvernance et l’assistance économique et financière

 
18.    Les participants ont reconnu que le Gouvernement de transition est confronté à une grave crise budgétaire, qui empêche notamment le rétablissement de la sécurité, la restauration des services de l’État et le paiement régulier des salaires,  ainsi que la reprise de l’activité économique. Ils ont noté avec appréciation l’engagement des autorités de transition à:


a)    reprendre les discussions avec les institutions financières internationales compétentes, en vue de l’adoption et de la mise en œuvre de programmes de réforme économique appropriés;


b)    assurer une gestion saine et transparente des finances publiques, sur la base des recommandations du Fonds monétaire international (FMI) et d’expériences internationales pertinentes. Une telle gestion requiert un véritable contrôle des régies financières du pays et une implication appropriée des institutions financières internationales; et


c)    mettre en œuvre les dispositions pertinentes de la présente Déclaration, afin de permettre la mobilisation du soutien financier, technique et autre des partenaires internationaux, y compris l’octroi par le FMI d’une Facilité rapide de crédit ou l’octroi d’appuis budgétaires.


19.    Les participants se sont engagés à faciliter et à accélérer aux niveaux bilatéral et multilatéral les procédures d’assistance financière, en tenant compte de l’urgence et du volume des besoins de la RCA. Ils sont convenus de réactiver les programmes d’assistance en cours qui avaient été interrompus en raison de la crise. Ils ont exhorté les autorités de transition à travailler étroitement avec la Banque mondiale, le FMI, la Banque africaine de développement (BAD) et l’UE, en vue de la mise en place rapide d’un système de gestion transparent des ressources financières, conformément au paragraphe 18 (b) ci-dessus.


20.    Les participants ont pris note de la finalisation très prochaine, par l’UA, des modalités de mise en place, de fonctionnement et de gestion du Fonds fiduciaire prévu par l’Appel de Brazzaville du 3 mai 2013.


(iv)    Sur la situation humanitaire

 
21.    Les participants ont noté avec une profonde préoccupation la situation humanitaire particulièrement alarmante qui prévaut dans le pays, du fait de l’insécurité ambiante et d’autres facteurs connexes.  Ils ont exprimé leur appréciation aux agences humanitaires qui apportent une assistance aux populations affectées dans des conditions extrêmement difficiles, ainsi qu’aux pays voisins qui accueillent des réfugiés centrafricains. 


22.    Les participants ont noté la volonté exprimée des autorités de transition de prendre les mesures nécessaires pour faciliter le retour des personnes déplacées et réfugiés, et d’assurer un accès sécurisé et sans entrave aux populations affectées. Reconnaissant l’urgence d’apporter une réponse appropriée à la situation humanitaire, les participants ont lancé un appel pressant à la mobilisation de ressources additionnelles pour l’assistance humanitaire, y compris l’appui aux pays accueillant des refugiés centrafricains.

  
(v)    Sur la voie à suivre et le mécanisme de suivi

 
23.    Les participants se sont félicités de la détermination exprimée du Gouvernement de transition et du chef de l’État de transition à mettre en œuvre les engagements énoncés dans la présente Déclaration. Ils ont, en particulier, noté le fait que les autorités de transition ont pleinement conscience du lien étroit et permanent qui existe entre la concrétisation des engagements pris et la mobilisation de l’assistance internationale. Ils ont instamment demandé aux autorités de transition de donner, au plus tôt, des preuves claires et concrètes de leur résolution à mettre en œuvre, de bonne foi, les engagements pris. Rappelant les dispositions de la résolution 2121 (2013) du Conseil de Sécurité, qui soulignent la nécessité pour les forces de sécurité centrafricaines d’être professionnelles, équilibrées et représentatives, ils ont pris note de l’engagement du Premier ministre de la RCA à initier des consultations avec l’ensemble des institutions de la transition en vue de réexaminer la décision d’intégration dans les forces de défense et de sécurité d’éléments ex-SELEKA, et ce dans l’intérêt de l’équilibre à long terme des forces de défense et de sécurité.

  
24.    Les participants ont convenu de tenir la 4ème réunion du GIC-RCA, à Brazzaville, en République du Congo, au plus tard en février 2014, à une date à convenir à l’issue de consultations. Cette 4ème réunion sera l’occasion de faire le point de l’état de mise en œuvre des engagements contenus dans la présente Déclaration, dans un esprit de responsabilisation mutuelle et de partenariat.

 
25.    Les participants ont demandé aux co-Présidents du GIC-RCA, à savoir la République du Congo et la Commission de l’UA, à travers leurs représentants à Bangui, d’accompagner au quotidien les autorités de transition dans la mise en œuvre de leurs engagements tels que contenus dans la présente Déclaration  et de faire rapport sur les progrès accomplis et les défis rencontrés lors de la prochaine réunion du GIC-RCA. Dans cette tâche, les co-Présidents seront soutenus par les représentants du Secrétariat général de la CEEAC, des Nations unies, de l’UE et d’autres partenaires.

 
[1] Afrique du Sud, Algérie, Australie, Burundi, Cameroun, Chine, République du Congo, États unis d’Amérique, France, Guinée Équatoriale, Inde, Libye, Luxembourg, Nigeria, RCA, Royaume Uni, Russie, Rwanda, Soudan, Tchad, BAD, Banque mondiale, CEEAC, CEMAC, CICR, FMI, NU,OIF,UA et UE.

 

 

Déclaration de la 3ème réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine
Déclaration de la 3ème réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 00:44

 

 

 

 

08/11/2013

 

Cette feuille de route avait précédemment été déclarée irrecevable par le CNT pour vice de procédure

 

Elle a été présentée ce 08 novembre aux partenaires de la RCA lors de la 3ème réunion du groupe international de contact sur la RCA (GIC). Selon Me Nicolas Tiangaye, «le coût estimatif global du financement de la période de transition est de 490 milliards de francs CFA, environ un milliard de dollars américains réparti comme suit: contribution de l'Etat: 50 milliards FCFA, et à rechercher auprès des bailleurs de fonds: 440 milliards FCFA».

 

Cette feuille de route compte quatre piliers qui sont la restauration de la sécurité et la consolidation de la paix; l’assistance humanitaire; la politique et la gouvernance, et enfin la relance économique. Chaque pilier s'articule autour des objectifs principaux et spécifiques ainsi que des actions que le Gouvernement envisage de réaliser d’ici aux élections générales prévues à la fin d'une période de transition de 18 mois, d’août 2013 en Février 2015.

 

"Le financement de la feuille de route du gouvernement sera pris en charge en partie sur le budget national. Face à l'ampleur des besoins du pays et à la faiblesse des ressources disponibles, le gouvernement, en concertation avec les bailleurs de fonds, envisage l'organisation d'une table ronde des donateurs après la finalisation du programme d'urgence", a expliqué le Premier ministre.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition rebelle Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef, Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août. Des combattants de l'ex-Séléka multiplient les exactions contre une population épuisée par des années de troubles, rébellions et coups d'Etat.


Avant la présentation de "la feuille de route", les autorités de transition - président, Premier ministre, président du CNT - avaient signé lors d'une cérémonie solennelle un "Pacte républicain". Dans ce catalogue de bonnes intentions, les pouvoirs publics s'engagent "moralement" à rechercher le "bien commun", "à ne jamais recourir à la violence", à respecter les "droits humains". Ce pacte a été établi par la communauté religieuse Sant'Egidio "durant des pourparlers de paix qui se sont déroulés du 6 au 7 septembre et qui ont impliqué des représentants du gouvernement de Bangui, du CNT, de la société civile et des confessions religieuses", a indiqué la communauté dans un communiqué.

RCA : la feuille de route du Gouvernement de transition a été enfin adoptée
RCA : la feuille de route du Gouvernement de transition a été enfin adoptée
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