Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 17:33

 

 

 

Job-Isima-portrait-copie-1.JPG

 

 

Nous apprenons le décès de l’ambassadeur de Centrafrique en RDC, Job ISIMA décédé ce matin dimanche 7 août 2011 à Bangui des suites de maladie. Après avoir présenté ses lettres de créances en fin juin 2010 et pris fonction à son nouveau poste à Kinshasa, il était revenu à Bangui pour tenter vainement de percevoir les crédits de fonctionnement de son ambassade mais comme d’habitude, depuis plusieurs mois, on le faisait traîner au point où on lui aurait même coupé le salaire pour le contraindre à regagner Kinshasa. Impossible pour lui de voir BOZIZE afin de plaider sa situation, BOZIZE étant le seul qui ordonne les paiements des titres de l’Etat. Sa disparition doit servir de leçon pour tous ceux qui se font naïvement des illusions sur BOZIZE et s’amusent à le suivre.

Job ISIMA a été ministre secrétaire général de la Présidence de la République et ministre de la Communication, de la réconciliation et de la promotion des droits de l’homme. Né le 5 mai 1957 à Mobaye, en République Centrafricaine, Job ISIMA était détenteur d’un doctorat de 3ème cycle en relations internationales et d’un diplôme de 2ème cycle de l’Institut international d’administration de Paris. Il était un cadre du ministère des affaires étrangères. Il fut premier conseiller auprès de l’ambassade de Centrafrique à Abidjan puis rappelé au pays où il fut nommé secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.

Comme beaucoup d’autres dans ce ministère, il fut aussi épinglé par l’éphémère plan contrôle paiement de salaire d’Elie DOTE où il se serait fait attribuer notamment des allocations pour scolariser ses enfants à l'étranger, alors qu'il avait déjà un indice salarial nettement plus avantageux d'ambassadeur en mission avec tous les avantages afférents à ce titre. Résultat : il doublait son salaire.

Engagé au KNK derrière BOZIZE qui finira par le nommer son directeur national de campagne (DNC) pour la campagne des élections présidentielles de 2005 afin de mettre d’accord les différents clans tribalistes qui rivalisaient autour de lui pour ce poste. Il fut aussi nommé ministre de la communication. Après sa « victoire électorale » de 2005, c’est longtemps après le décès du tout puissant Secrétaire Général Charles Hervé WENEZOUI en avril 2007 que BOZIZE désignera Job ISIMA pour le remplacer à cette fonction.

A sa famille et ses proches, la rédaction présente ses condoléances les plus attristées.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 00:13

 


                                              
 

ahoua_don_mello2.jpg 

                     Ahoua Don Mello

 

 

 

La vérité des urnes

 

La crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a été vécue de manière très douloureuse par les Ivoiriens, chacun selon ses raisons. C’est pour cela que je tiens publiquement à exprimer toute ma compassion à tous ceux qui en ont souffert et qui souffrent encore. Notre compassion serait vaine si ces souffrances devaient se répéter un jour, car nous ne sommes pas à notre dernière élection ni à notre dernière crise électorale. Alors pour inhiber toutes les formes de ressentiment, seule la découverte de la vérité des urnes du 28 novembre, l’examen des problèmes qui se sont posés et les dispositions à prendre pour éviter les crises, ou si elles surviennent, les dispositions à prendre pour les résoudre pacifiquement, peuvent nous permettre de soigner nos douleurs et construire notre nation en faillite. S’attaquer aux effets en ignorant la cause de la crise serait une erreur de méthode, car cela ne nous met pas à l’abri d’une autre crise, les mêmes causes produisant les mêmes effets

 

La grande bataille que nous devons livrer pour asseoir durablement la démocratie est la bataille contre la fraude électorale qui s’est révélée endémique dans les conditions des élections de 2010. C’est dans ce seul but que, prenant acte de la faillite de la commission  Electorale Indépendante (CEI) à proclamer les résultats des élections dans les délais prescrits par le code électoral et l’imposture de son président Monsieur Youssouf BAKAYOKO, à proclamer hors délai les résultats du 2ème tour d'une élection présidentielle au quartier général de campagne d'un des candidats sans procès verbal signé de tous les membres de la commission centrale. Prenant aussi acte de l’attitude incongrue du conseil constitutionnel à proclamer deux présidents pour une seule élection, pendant deux mois, à raison de 15 heures par jour, je me suis évertué à passer en revue les 19 041 procès verbaux (PV) issus des élections du 28 novembre 2010 pour asseoir mon intime conviction sur les élections de 2010.

 

Les résultats que je vais livrer sont édifiants. Mais le travail étant fait par le militant du Front Populaire Ivoirien que je suis, toute suspicion serait certainement légitime. C'est pour cela, mon souhait le plus cher serait que chaque personne physique ou morale (ONG, Association, etc.) à la quête de la vérité des urnes du 28 novembre puisse refaire le même exercice. Cela suppose que l’ONUCI accepte de mettre à la disposition du public l’ensemble des procès verbaux qu'elle détient et que la SAGEM ou la CEI puisse mettre à disposition le répertoire des bureaux de vote. Pour ma part je suis prêt à le faire. Mais la crédibilité des PV et du répertoire sera d’autant plus grande que si la source est onusienne bien que dans ce conflit son impartialité soit douteuse. Les procès-verbaux qui m'ont servi de base de travail sont ceux remis au représentant du facilitateur et à l’ONUCI.

 

Les procès-verbaux examinés par l’ONUCI sont de trois sources :

PV originaux remis par la CEI au représentant spécial du facilitateur dans les sacs scellés (18433 PV exploitables)

PV numérisés et transmis par SILS non compris parmi les 18 433 exploitables ci-dessus (548 PV supplémentaires)

PV annoncés publiquement par la CEI pour l’étranger (60 PV supplémentaires)

 

Cela fait au total 19 041 procès verbaux (PV) sur 20 073 bureaux de vote (BV) soit 1032 PV manquants non transmis à la CEI centrale par les commissaires électoraux Car chaque bureau de vote doit remettre obligatoirement un PV.

Les 19 041 PV correspondent à 5 418 833 inscrits sur un total de 5 725 722 électeurs. Il serait important, dans le cadre de la recherche de la vérité sur les élections de 2010 que l’on étudie le sort des 1032 PV manquants et l’on situe les responsabilités car il s’agit du droit de vote de 306 889 électeurs pouvant induire une erreur de 7 points sur le résultat de chaque candidat.

Les 19 041 PV, au cours de l’exercice que j’ai effectué, ont été classés en deux catégories. Les PV frauduleux et les PV d’apparence non frauduleux.

 

J’ai classé dans la catégorie des PV frauduleux ceux présentant les caractéristiques suivantes et donc ne satisfaisant pas les critères définis par la CEI :

 

Les PV sans sticker car la commission électorale indépendante a remis à chaque bureau de vote un sticker pour authentifier le procès verbal. L’absence du sticker invalide le procès verbal selon les règles de la CEI ;

 

Les PV fictifs car ayant un lieu de vote non renseigné ou le lieu de vote renseigné sur le PV ne correspond à aucun lieu figurant sur le répertoire des lieux et bureau de vote ;

Les PV dont le nombre de voix par candidat n’a pas été renseigné ou illisibles ;

les PV dont le nombre de suffrages exprimés additionné au nombre de bulletins nuls est supérieur au nombre de votants. J’ai éliminé ces PV car tout se passe comme si les bulletins de vote se sont multipliés dans l’urne ;

 

Les PV dont le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits de plus 18, car la règle établie par la CEI ne tolère pour chaque bureau de vote qu'un maximum de 18 votants supplémentaires au nombre d'inscrits. Cela pour permettre à ceux qui sont en mission et autres déplacés de pouvoir voter ;

 

Les PV dont la somme du nombre de voix pour les deux candidats diffère du nombre total de suffrages exprimés ;

 

Les PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas.

Les cas de fraude les plus significatives sont repartis comme suit :

Nombre de PV fictifs : 2 090

Nombre de PV sans sticker : 1 320

Nombre de PV avec un nombre de votants non inscrits supérieur à 18 : 97

Nombre de PV dont le nombre de suffrage exprimé est supérieur au nombre de votant : 66

PV dont la somme des suffrages exprimés par les deux candidats est supérieur au suffrage exprimé : 31

 

Soit au total 3 604 PV hormis les fraudes mineures. Les 3 604 PV représentent 1 069 285 voix

 

J’ai considéré comme valides les PV dont l'un des candidats n’a pas de représentants, même si cela s’est abondamment produit dans la quasi-totalité des bureaux de vote de la zone sous contrôle de la rébellion où le candidat Laurent GBAGBO n’avait aucun représentant. De nombreux soupçons de fraudes existent sur plusieurs PV. Seule une commission qui pousserait plus loin l’analyse en ayant à disposition les listes d’émargement et le contenu des urnes peut découvrir les PV frauduleux issus de la catégorie des PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas. L’absence du représentant d’un candidat n’est pas une situation de fraude en l’état actuel des règles de la CEI.

 

Le résultat obtenu en ne retenant que les procès verbaux valides au stade actuel des moyens d’investigation (absence de liste d’émargement, d’urnes contenant les bulletins de votes) est le suivant :

 

Nombre de suffrages exprimés : 4 065 262 soit un taux de participation de 71% correspond à peu près au chiffre annoncé par la CEI à la fermeture des bureaux de vote ; chiffres basés sur les listes d’émargement qui sont loin des 81% obtenus sur la base des PV.

 

GBAGBO Laurent              2 132 229        soit 52,45%

OUATTARA Alassane        1 933 033        soit 47,55%

 

Au vu des documents, la principale source de fraude provient des commissaires de la CEI responsables des zones sous contrôle de la rébellion et des présidents des commissions locales qui ont pu faire disparaître 1032 procès verbaux sans aucune explication officielle. Lorsqu’on se rend compte que la quasi-totalité de ces commissaires et des présidents des commissions locales sont des militants RHDP donc pro-Ouattara et qu’ils avaient les résultats du premier tour, rien ne les empêchait de créer des situations qui invalident des PV favorables au candidat adverse (Cas de Paris). En plus, étant chargé de la gestion des PV et du matériel électoral, rien ne les empêchait de substituer aux vrais PV des faux PV ou des PV sans sticker. Au vu du nombre élevé de PV sans sticker et de PV fictifs tout laisse à croire que c’est ce qui s’est passé.

 

Enfin les scores soviétiques dans la zone sous contrôle des rebelles avec l’absence des représentants du candidat GBAGBO pourchassés par ces rebelles, constituent la seconde source de fraudes. Une commission électorale équilibrée et une sécurité non partisane, constituent les conditions d’élection avec un minimum de fraude.

 

En effet, des élections crédibles ne peuvent être organisées en Côte d'Ivoire que si la nation est une et entière. Quelques soient les arguments avancés par la communauté internationale sur la faisabilité d'organisation des élections, il faudra d'abord et avant tout unifier le pays, le pacifier.

 

La possibilité d’une résolution pacifique de la crise

 

En cas de crise, une commission de recomptage est la voie la moins coûteuse. Seul, j’ai mis deux mois ; cela veut dire qu’une commission mettra moins de deux mois pour régler la crise. Il faut donc sécuriser tous les documents électoraux depuis les urnes, en passant par les listes d’émargements jusqu’au PV. La présence des représentants des candidats doit être une obligation afin d’éviter des PV fantaisistes et les bourrages d’urnes.

 

L’exemple d’HAÏTI est instructif. Au premier tour des élections présidentielles tenues le 28 novembre 2011 correspondant à la date du deuxième tour en Côte d’ivoire,  le Conseil électoral Provisoire (CEP) haïtien a proclamé des résultats, validés par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, qui éliminaient le chanteur Michel MARTELY au premier tour et plaçaient le candidat du pouvoir Jude Célestin en tête. La protestation de ces résultats a entraîné une médiation internationale. Une mission d’enquête de l’Organisation des États américains (OEA) a conclu que des fraudes avaient faussé les résultats et a procédé à un recomptage des voix qui a exclu Monsieur Jude Célestin du deuxième tour. Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU s'en est excusé auprès du peuple haïtien.  Monsieur Michel MARTELY est, aujourd'hui, le Président de la république de Haïti.

 

Pourtant, au même moment, la protestation des résultats et la demande de recomptage des voix en Côte d’Ivoire sont balayés d'un revers de main par le secrétaire général de l'ONU et son représentant spécial considérant comme une injustice le recomptage des voix. Malgré l'insistance du Président  Laurent GBAGBO auprès de l'Union Africaine et du reste de la communauté internationale.

 

De même que la république d’HAÏTI a pu éviter une guerre en empruntant la voie du recomptage imposé par la communauté internationale (France, USA, ONU) lors du premier tour des élections, de même la Côte d’Ivoire pouvait faire l’économie d’une guerre en utilisant la même solution pour des crises identiques. Belle leçon de gestion de la crise électorale par les mêmes acteurs de la communauté internationale.

 

Qui avait donc intérêt à faire une guerre en Côte d’Ivoire ? Ceux qui, de toute évidence connaissaient la vérité des urnes telle que je viens de les exposer. Pour ceux-là, la voix du recomptage était sans issue, seule la guerre pouvait donner la réponse souhaitée, donc procéder, vaille que vaille, à un coup d'état.

 

Les ponts d'une réconciliation durable

 

Commencée en 2002 avec un seul visage, cette guerre s’est terminée en 2011 avec tous les visages dont celui de la France en première ligne avec des bombes larguées sur nos têtes pour nous « protéger ». Au-delà de la résolution 1975 de l’ONU, en violation flagrante de l’accord de cessez-le feu conclu en 2003 et qui a justifié l’envoi des forces onusiennes pour faire respecter cet accord, en violation de l’embargo sur les armes et en violation de l’accord de fin de guerre conclu en 2005 à Pretoria, la Côte d’Ivoire a vécu une page sombre de son histoire sous l’instigation de la France qui a réussi à diviser pour mieux régner en jouant au pyromane et au pompier et en se jouant de l’Union Africaine mise hors-jeu en dernière minute.

 

Il est temps que nous Ivoiriens, nous Africains comprenions définitivement que notre salut ne viendra pas de l’extérieur et que ce ne sont pas les primes de guerre que les différents bailleurs de fonds vont annoncer les uns à la suite des autres qui développeront nos pays et ce continent. Si certains y croient encore c’est leur droit mais cela ne doit pas être l’occasion d’écraser ceux qui croient l’inverse.

 

Le faux prétexte qui consiste à dire que la guerre a été déclenchée par le refus du Président GBAGBO de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections doit aussi être abandonné car aucune déclaration de GBAGBO ne peut être brandie pour prouver de telles affirmations ayant fait du silence sa méthode de gestion de cette crise. GBAGBO a souhaité un recomptage des voix comme en Haïti au lieu de la guerre, mieux, l’institution compétente pour faire d’un candidat le vainqueur des élections présidentielles n’est pas GBAGBO mais bien le conseil constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur du 2em tour des élections comme cela s’est passé au 1er tour. Après la décision de l’Union africaine, malgré le non recomptage des voix, il a pris acte des propositions faite par cette dernière à travers un communiqué du gouvernement et a donné son accord pour la désignation d’un haut représentant pour entamer les négociations qui devaient démarrer le 5 avril. Une adresse à la nation plusieurs fois reportée devait être faite après la désignation du haut représentant pour préciser les conditions de mise en œuvre des propositions de l’Union africaine en accord avec plusieurs de ses pairs africains auprès de qui il a dépêché des délégations après le sommet de l’Union africaine

 

C’est dans cette attente de la désignation et de l’arrivée du haut représentant de l’union africaine, que le Président Français Monsieur Nicolas SARKOZY, en violation du cessez le feu et de l’accord de fin guerre, a déclenché la guerre avec l’appui de l’ONUCI et des rebelles lourdement armés en violation de l’embargo sur les armes.

 

En effet certains opérateurs économiques de l’Union européenne avaient décidé de passer outre l’embargo à partir du 30 mars si aucune solution n’est trouvée à la crise. Ces opérateurs pouvaient ne pas respecter leur engagement surtout la livraison de matières premières convoitées par d’autres opérateurs économiques hors zone Union européenne. Les négociations de l’Union africaine qui devaient commencer le 5 avril étaient donc inacceptables pour Mr SARKOZY, c’est ainsi que les besoins en matières premières ont primé sur la méthode de règlement pacifique de l’union africaine et l’ordre de violation du cessez le feu a été donné le 28 mars.

 

N’en déplaise à ceux qui n’ont pas encore compris que les états n’ont que des intérêts et pas d’amis et qui ont la naïveté de croire encore que l’armée française est intervenue pour les sauver. Le gouvernement a appelé au respect du cessez le feu en décidant d’un cessez le feu unilatéral pour ne point se rendre complice d’une guerre inutile de la France contre la Côte d’Ivoire.

 

Face à l’impossibilité des rebelles de prendre les institutions de la république malgré l’appui aérien français et onusien, dans la nuit du 2 au 3 avril, 17 avions cargo de l’armée française ont débarqué un régiment de bérets verts de la Légion étrangère  et du matériel de guerre après avoir braqué  l’aéroport. On connaît la suite. En violation flagrante de la résolution 1975, 50 bombardements sur la résidence du chef de l’état et une colonne de 30 chars de l’armée française ont eu raison du Président GBAGBO le 11 avril 2011. Après ce coup d’état inédit, l’heure est venue de faire la paix. Toute paix après une guerre commence par un accord de paix. Ce que le Président GBAGBO a appelé, la partie civile de la crise ou ce que AFFI N'GUESSAN a appelé la solution politique de la crise.

 

Vouloir passer outre ce traité et agir en éternel « vainqueur » en traquant à tous les coins du pays les « vaincus » serait une erreur car la nation ivoirienne ne pourra que s’effriter d’avantage et en plus les éléments constitutifs d’un état disparaissent par des pillages. Nous avons des généraux sans armées, des ministres sans ministères, des juges sans tribunaux, des députés sans assemblée. L’heure est au chantage et au pillage par une armée de rebelles et de prisonniers en armes se considérant « vainqueurs » de l’armée régulière et abandonnée sans solde par les recruteurs.

 

Aujourd'hui, tous les sachants du FPI et du gouvernement sont soit en prison, soit en exil donc n’ont pas le droit à la parole, ni au dialogue, ni à l’expression de leur part de vérité.

Aujourd’hui près de 2 millions d’électeurs presque tous du LMP sont des exilés internes ou externes sur une population électorale qui ne compte que 5 700 000 électeurs. Si on ajoute à ces 2 millions ceux qui ne sont pas exilés mais persécutés chaque jour dans leur existence pour être des proches de GBAGBO,  l’on se rend bien compte que ce n’est pas la majorité qui a voté Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et qu’il sera difficile de gouverner contre cette majorité.

 

Il faut donc créer les conditions de leur libération et de leur retour pour que toutes les vérités soit dites, que tous les victimes et responsables de crimes soient identifiés avant que la justice ne prenne le relais. Vouloir faire autrement, c’est vouloir cacher un pan important de la vérité sur la crise ivoirienne.

 

Le gouvernement illégal et illégitime de rebelles formé à Bouaké de 2002 à 2010  n’a pas plus de légitimité que le gouvernement de l’honorable professeur AKE NGBO formé selon les lois et règlements de son pays ; les 10 000 morts de cette rébellion pendant cette période de 2002 à 2010 et le génocide Gueré en 2011 par le fait des rebelles doivent être soumises de la même justice que les victimes alléguées au camp Gbagbo.

 

Selon la commission spéciale mise en place par l’ONU sur les trafics en zone rebelle, plus de 250 milliards de FCFA de ressources par an soit plus de 2000 milliards en 8 ans (diamant, cacao, bois, coton, anacarde, vente illégale de carburant, moto, vélo, pagne, sucre, lait, huile, casses d’agences BCEAO etc.) ont été détournés par les rebelles sans qu’aucun compte n’est été fait à l’état. Les auteurs de tous ces crimes ne peuvent pas être en liberté tandis que ceux qui ont permis à l’état d’exister malgré ces manques à gagner sont en prison ou poursuivis.

 

Selon Africa mining intelligence n°251 du 01/067/2011, l’exploitation frauduleuse par les rebelles du diamant continue jusqu’aujourd’hui exploitant plus de 300 000 carats chaque année générant plus de 12 milliards l’an.

Si le souci du nouveau pouvoir est véritablement de bâtir un état de droit, alors il est important que la loi  ne soit pas à double vitesse et qu’elle soit la même pour tous au risque de faire de la justice un instrument d’injustice qui entraverait pour longtemps la paix et l’unité nationale.

Reconstruire l’état, l’état de droit, la nation et la démocratie reste donc une œuvre immense qui doit commencer par la liberté d’aller et venir et la liberté d’expression en toute sécurité, en libérant Laurent GBAGBO et tous les prisonniers politiques et en créant les conditions de sécurité nécessaires pour le retour des exilés. Tels sont les préalables à toute réconciliation sincère et durable qui n’hypothèque pas l’avenir.

 

Ahoua DON MELLO

 

Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées

Ex Directeur Général du BNETD

Ministre de l’équipement et d’assainissement, porte-parole du gouvernement AKE NGBO

 

 

 

NDLR : Le temps et une approche rigoureuse et multiforme permettront un jour de savoir ce qu’a été la réalité de ce scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Les faits sont vraiment têtus.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 22:05

 

 

 

CPI-si-ge.jpg

 

 

 

Bangui, 05/08/2011 (PANA) La Section de la participation des victimes et des réparations appartenant au Greffe de la Cour pénale internationale (CPI) a organisé à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), un séminaire de formation destiné à renforcer les capacités des intermédiaires locaux qui travaillent avec les victimes.

Ces individus présents en RCA ont décidé bénévolement d'assister les victimes de leur communauté en les informant de leurs droits devant la Cour et en les aidants dans leurs démarches pour accéder à ce processus de justice. Le séminaire de formation fait suite aux formations initiales reçues par chaque intermédiaire, dans le but de renforcer ses capacités d'assistance aux victimes.

Le rôle des intermédiaires en contact avec la Section concernée est crucial pour rendre effectifs les droits des victimes à être informées, à participer aux procédures à travers de représentants légaux et éventuellement de demander des réparations. Des membres des organisations de défense des droits de l'homme ou d'associations locales, ainsi que des instituteurs, avocats et autres intellectuels ont participé à ce séminaire.

Ils représentaient toutes les localités centrafricaines touchées par les crimes qui font l'objet des poursuites devant la CPI en République centrafricaine: Bangui, Damara, Sibut, Mongoumba, Bossembele, Bossemptélé, Bozoum, Bossangoa. Le séminaire visait, entre autres objectifs, au renforcement de leurs capacités en termes de méthodologie de travail avec les victimes et la sensibilisation sur les bonnes pratiques à adopter dans l'interaction avec elles.

Ainsi, des sessions ont eu lieu sur les questions de l'accompagnement psychologique des victimes, les questions de confidentialité et de sécurité, et les diverses problématiques en matière d'éthique auxquelles peuvent faire face les intermédiaires.

Laetitia Bonnet, responsable de la Section de la participation des victimes et des réparations pour le bureau de Bangui, a clôturé le séminaire en invitant les participants à «montrer détermination et enthousiasme pour surmonter les défis qui se présentent dans l'assistance aux victimes».

A ce jour, 1.619 victimes ont été autorisées à participer aux procédures de l'affaire Jean-Pierre Bemba, dans le contexte de la situation en RCA au travers de leurs avocats. Les victimes qui souhaiteraient déposer des demandes à cette fin doivent le faire avant le 16 septembre 2011 en prenant contact avec le bureau de la CPI à Bangui. Après cette date, seules les demandes de réparation seront prises en considération.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:23

 

 

 

Centrafrique : Les obsèques du Directeur de publication du journal « Le Quotidien de Bangui », Michel Ngokpélé

sam, 08/06/2011 - 14:44 par toma

Nantis d’un Diplôme d’Etudes Approfondie  (DEA) en Sciences Politiques à l’université Aix Marseille III, Michel Ngokpélé de son retour au pays, l’un des fondateurs du journal satirique, « La Tortue Déchainée » en 1996, comme Rédacteur en Chef, un journal qui ne parait plus aujourd’hui. Rédacteur en Chef Adjoint du Journal « Le Citoyen ». Ensuite, il crée son propre journal « Le Quotidien de Bangui », en 1997 et devient Directeur de Publication.
 
Il fut le Directeur de cabinet de feu ancien Président David Dacko, sous le régime du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc)

Michel Ngokpélé est membre du Groupement des Editeurs de la Presse privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) dès la première heure, a été secrétaire Général du GEPPIC de 2001 à 2003, et actuel Conseiller à la discipline et litiges du GEPPIC 

Le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) Maka Gbossokoto a estimé que la disparition de Michel Ngokpélé  va donner beaucoup  plus de forces à la presse indépendante de se structurer davantage pour que chaque Directeur de publication puisse s’occuper de lui de sa famille aisément.

Il a souligné que « Michel Ngokpélé est un fervent militant de la liberté de  la presse, des libertés publiques et ténor de la presse privée indépendante ».

Pour mémoire, Michel Ngokpélé est né le 9 août 1956 à Bouchia dans la préfecture de la Lobaye, après ses études primaires, secondaires et universitaires, le regretté Michel Ngokpélé est titulaire de Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) en Sciences politiques.

 Ces obsèques se sont déroulées en présence du ministre de la Communication, de la Culture Démocratique et Civique Alfred Taïnga-Poloko, du ministre du Développement Rural Fidèle Gouadjika, les cadres du département de la Communication, les membres du bureau de GEPPIC et les Directeurs de Publication.

 

NDLR : Le Directeur de Publication et toute la rédaction de Centrafrique-Presse présentent toutes leurs sincères condoléances à la famille et aux proches du disparu.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:03

 

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

Baba Laddé

 

Mgr Paulin Pomodimo

 

 

 

BANGUI 6 août 2011 (AFP) - Le médiateur de la République centrafricaine a annoncé qu'il se rendait samedi à Kaga Bandoro (nord) pour rencontrer le "général" Abdel Kader Baba Laddé chef de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR), qui occupe un village avec ses hommes depuis quelques jours.

"Je me rends dès aujourd'hui à Kaga Bandoro auprès du général Baba Laddé pour avoir des explications sur ce qui s'est passé, parce qu'il a signé un accord de paix avec les autorités tchadiennes au mois de juin, qu'il se doit de respecter", a affirmé Monseigneur Paulin Pomodimo.

"J'ai souhaité que certaines personnalités fassent ce déplacement avec moi, comme le ministre de la Défense Jean-Francis Bozizé", fils du président François Bozizé, ainsi qu'un "représentant du Binuca (Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine), de l'Union Africaine, d'un diplomate de la représentation du Tchad", a-t-il expliqué.

"J'ai lu dans les journaux que l'occupation d'un village dans la Ouaka par les hommes du FPR est la preuve d'une faiblesse des autorités centrafricaines qui laissent faire le général Baba Ladé et ses hommes", a poursuivi le Médiateur de la République.

"Il n'en est rien, car la RCA est un pays qui a ses règles, et c'est justement pour cela, qu'elle a offert l'hospitalité au général Baba Ladé et à ses hommes. Mais si un accord a été signé, celui-ci doit respecter ses engagements", a-t-il dit.

Selon la gendarmerie de Kouango, au moins 65 hommes du FPR ont fait irruption cette semaine dans la commune de Pladama Ouaka situé entre les villes de Bambari (centre-est) et Kouango (sud-est), avec violences ils se livrent à des pillages et au racket. "Pour le moment, il n'y pas de morts" a précisé ce gendarme.

Baba Laddé, chef d'un petit groupe rebelle tchadien, a annoncé le 22 juillet à l'AFP que l'accord de paix qu'il avait signé en juin était remis en cause à la suite de l'arrestation de deux de ses hommes, le 16 juillet, au sud du Tchad. Cet accord signé à Bangui avec le médiateur tchadien Abderamane Moussa, portait sur le retour des rebelles et la cessation des hostilités.

"Cela remet en cause les pourparlers. Il faut qu'on les libère avant de poursuivre", a affirmé M. Baba Laddé joint par téléphone satellitaire depuis Libreville. L'AFP n'a pu réussir à le joindre cette semaine.

Selon Baba Laddé, ces arrestations, survenues à Dembo à la frontière avec la Centrafrique "sont des violations graves de l’accord de Bangui". Il remettait alors "en cause son engagement pour la signature de l'accord de Ndjamena (...) et réclamait (réclame) l'ouverture d'un nouvel accord à Bangui avec l'implication effective des organisations sous-régionales et internationales".

Le chef rebelle avait disparu d'octobre 2009 à août 2010, date à laquelle il était réapparu au Cameroun. Il affirmait avoir été détenu dix mois à N'Djamena et soutenait s'être évadé dans le courant du mois d'août 2010, sans que toutes ses affirmations soient confirmées par les autorités de N'Djamena.

Le FPR avait accusé le pouvoir de Bangui, d'avoir enlevé puis extradé son leader à N'Djaména entraînant la brouille entre le FPR et Bangui. Regrettant le manque de soutien du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Cameroun, il avait à nouveau disparu en novembre pour réapparaître en Centrafrique en janvier 2011.

Des éléments du FPR pourchassés par l'armée tchadienne se sont repliés en territoire centrafricain en 2008, à Kaga Bandoro, où ils sont souvent accusés de brigandages et de vols sur les routes.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

NDLR : Un médiateur de la République, fût-il un ex-archevêque a-t-il vocation à aller discuter ou s’interposer entre des rébellions ? Qu’est-ce que Pomodimo a à voir dedans ? Il a plusieurs fois échoué dans la résolution de problèmes centrafricano-centrafricains comme l’affaire de l’incendie de RAYAN et des déportés de Bossembélé qui, malgré leur totale innocence désormais avérée, ne sont toujours pas libérés. Pomodimo ne fait-il pas purement et simplement de la fuite en avant après sa séquestration par les gendarmes, policiers et militaires retraités ?  Il est sorti très affaibli et décrédibilisé de ce bras de fer lui qui n’est pas déjà un modèle du genre de bonne moralité, important critère que doit remplir un médiateur. Le dossier Baba Laddé est une affaire militaire qui révèle l’incapacité des autorités militaires et politiques centrafricaines à prendre leurs responsabilités dans la défense de l’intégrité territoriale du pays. Si Baba Laddé et ses troupes veulent en découdre avec Idriss Déby leur président, que cherchent-ils à Kaga-Bandoro, Bambari et Kouango où ils rackettent les paysans centrafricains ?

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 16:48

 

 

 

Alfred-Poloko.jpg

 

 

Ai- Rca Samedi, 06 Août 2011 13:44 - La Chine, à travers sa représentation diplomatique en Centrafrique, a fait le 5 août dernier un don d’équipements d'un montant de plus de 300 mille dollars américains au Ministère de la Communication.

C’était dans le cadre de la Coopération bilatérale, a appris l’agence Ai.

Selon une source proche de l'ambassade de Chine, ces matériels et équipements aideront à améliorer et à perfectionner les programmes de télévision, d'une part  et d'autre part les conditions de travail.

Pour le diplomate chinois Sun Haishao , le matériel apporté à la Radio et TVcentrafricaine par l'administration nationale de la radiodiffusion du cinéma et de la télévision de la Chine comprennent des équipements audiovisuel et de vidéo tels que : caméra, console, des équipements de bureau comme des ordinateurs, imprimantes, téléviseurs, et véhicules.

En réceptionnant ce matériel, le Ministre de la Communication Alfred Tainga Poloko, a fait savoir que la Chine est pour la RCA un meilleur exemple  à copier pour relever les défis du développement.

"Il y a 50 ans, la Chine avait le même profil que la RCA", a-t-il dit.

« Monsieur l'ambassadeur, merci pour l'assistance que vous ne cessez d'apporter à notre pays, la République Centrafricaine et merci pour la contribution apportée  au secteur de la communication », a-t-il ajouté.

Le Membre du gouvernement s'est félicité des bonnes relations de coopération entre les deux pays.

"Dans le cadre d'une coopération on ne fixe pas une condition. Lorsqu'un frère ou un ami est en train de se noyer, on ne lui exige pas de conditions avant de le sauver",  a-t-il explicité.

La cérémonie de remise de don a été suivie de la signature d’un accord entre les télévisions et le lancement des activités de la CCTV (China Central Television).

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Ce n'est pas avec une bande de prédateurs comme celle qui aux commandes de la RCA actuellement que la Chine a pu relever ses défis de  développement. Elle a su compter d'abord sur ses propres forces et non mis en avant une politique de mendicité systématique comme celle qui est privilégiée par les plus hautes autorités de Bangui consistant à écumer les chancelleries de la place pour obtenir des dons de téléviseurs à écran plat, d'ordinateurs avec imprimantes et autres cartouches d'encre. Pitié...! La télévision centrafricaine est une aberration. Non seulement elle ne couvre même pas 1/10 ème du territoire et même dans la capitale avec les délestages chroniques de l'ENERCA, on se demande à quoi cela sert de faire de la télévision quand les émissions de la station nationale de radio n'atteignent même pas les quatre coins du pays.    

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 16:42

 

 

 

ecole primaire en RCA

 

 

Ai- Rca Samedi, 06 Août 2011 14:19  - Le Ministre de l'Enseignement Technique, Professionnelle et de la Formation qualifiante Djibrin Sall a présidé ce jour à Bangui la cérémonie de remise de certificats aux 58 instituteurs de la 3ème promotion des Ecoles Privées.

"En prenant donc l'initiative de former chaque année 50 à 60 instituteurs des écoles privées, l'APEP voudrait constituer progressivement un corpus d'enseignants du secteur privé assorti d'un plan de carrière établi conformément aux textes régissant la fonction », a déclaré le  Président de l'Association pour la Promotion de l'Enseignement Privé (APEP), l'ancien Ministre de l'Education Albert Mbério.

Selon l'initiateur,  cette formation qui a regroupé 28 femmes et 30 hommes a pour objectif de trouver un début de solution aux différents maux qui gangrènent le système éducatif centrafricain. Et parmi ces maux figure en bonne place l'insuffisance qualitative et quantitative du personnel enseignant.

En s'adressant aux heureux récipiendaires, M Mbério les a exhortés à mettre en pratique les connaissances acquises.

"Vous avez acquis par cette formation initiale des compétences nécessaires à l'accomplissement de votre métier d'enseignant. Mais n'en restez pas là. Continuez à vous cultiver pour mieux éclairer la jeunesse centrafricaine. Car un enseignant est un éternel étudiant", a-t-il dit.

En réponse, le Ministre de la formation qualifiante et professionnelle a indiqué que, cette formation s'inscrit dans la politique de promotion de l'éducation nationale mise en œuvre par le chef du gouvernement Archange Touadera.

Il  n'a pas manqué de leur rappeler que  ce diplôme atteste d'un travail  bien accompli. Toutefois, a-t-il précisé, il  n'est qu'un passeport qui ouvre la voie à une carrière dont la réussite à long terme ne dépend que du détenteur.

" Mettez-vous dès à présent au travail pour former en partenariat avec l'enseignement public les Centrafricains de demain", les a-t-il exhortés.

" Je suis vraiment dans la joie de recevoir des mains du Ministre mon certificat de fin de formation. J'avais pris l'engagement de former aussi les élèves comme on m'a formé quand j'étais encore sur les bancs. La formation a duré plus de 12 mois." s'est réjoui Marie Augustine Ndou, élève institutrice, interrogée par l'agence Ai.

La cérémonie de remise de certificat à la première promotion s'est déroulée en juin 2009.

Kabongo, Ai Bangui

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 20:19

 

 

 

Zarambaud.jpg

 

            Me Assingambi ZARAMBAUD

 

 

 

 

DE LA CANDIDATURE DE JEAN PIERRE BEMBA GOMBO

A L'ELECTION PRESIDENTIELLE AU CONGO

 

1 - Radio France Internationale (RFI) a annoncé dans son bulletin d'informations du 23 Juillet 2011 de 6H30 qu'un Congrès du MLC (Mouvement de Libération du Congo), Parti politique du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO, se tient actuellement à KINSHASA et que, depuis sa prison de la Haye, le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle qui doit avoir lieu au mois de novembre 2011 dans son pays.

Le décès de l'ex-Président Ange Félix PATASSE avait déjà fait craindre aux victimes des Banyamulenge que le procès du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO ne puisse pas se poursuivre jusqu'à son terme.

2 - Avec l’annonce de la candidature du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO à l'élection présidentielle au Congo Démocratique, ces craintes risquent de s'aggraver.

C'est pourquoi il convient de préciser ce qui suit :

3 - En ce qui concerne le décès de l'ex-Président Ange Felix PATASSE, ce décès est sans influence résolutoire sur le cours du procès. Certes c'est feu l'ex-Président Ange Félix PATASSE qui avait fait venir les Banyamulenge en 2001, où ils étaient habillés à leur arrivée par le Chef d'Etat-Major des FACA de l'époque; il les avait fait venir ensuite en 2002 en déclarant qu'ils étaient en harmonie avec la population, mais il faut savoir que feu l'ex- Président Ange Félix PATASSE n'a jamais été cité à comparaitre devant la CPI, ni comme co- accusé, ni comme complice, ni même comme simple témoin par le Procureur Monsieur MORENO OCAMPO.

4 - Le Procureur y avait renoncé par suite d'une décision de la Chambre préliminaire relative à la confirmation des charges, décision qui l'avait contraint à changer le fondement juridique des charges.

5 - Il s'ensuit que le décès de l'ex-Président Ange-Félix PATASSE ne peut en rien compromettre le déroulement du procès du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO.

6 - En ce qui concerne le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO, non content  d’avoir envoyé  ses hordes de paysans-mercenaires illettrés, drogués, sans foi ni loi, sans insignes de grade et sans tenues militaires uniformes massacrer, violer (y compris des hommes sodomisés) piller et attenter aux droits fondamentaux du paisible Peuple frère Centrafricain, mais encore et surtout, il se permet outrageusement de se livrer devant la CPI â un déni de réalité, en niant en bloc les crimes qui lui sont reprochés du fait des agissements criminels de ses hordes de mercenaires.

7- Ces agissements criminels ne sauraient en aucun cas nuire aux relations fraternelles immémoriales qui ont existé,  existent et existeront toujours entre les Peuples Congolais et Centrafricain des héros africains martyrs de la paix et de la démocratie que sont Patrice Emery LUMUMBA et Barthélemy BOGANDA.

8 - En effet, le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO rejette en bloc les crimes qui lui sont reprochés, crimes consistant en ce qu'il a couvert et qu'il couvre les agissements criminels de ses hordes de mercenaires, en n'ayant pris aucune mesure pour que des crimes ne soient pas perpétrés ou cessent d'être perpétrés, et il ose demander impertinemment et insolemment à ce qu'il appelle « les prétendues victimes » de produire les témoins de ce qu'il appelle leurs simples « allégations ». Il va même jusqu'à leur demander combien de temps ont duré leurs supplices ou quelle est l'identité de ce qu'il appelle les « prétendus violeurs ».

9 - Que des victimes violées éclatent en sanglots en pleine audience en ressassant leur calvaire, entraînant la suspension de l'audience, le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO n'en a cure.

10 - Ce faisant, le sieur Jean-Pierre BEMBA feint d'ignorer que les Banyamulenge ne portaient ni numéros matricules, ni galons, précisément pour ne pas être identifiés, qu'ils vidaient pratiquement les quartiers de leurs habitants, pouvant courir vite en tirant à tue-tête, précisément pour se débarrasser de tout témoin gênant, que bien évidemment les victimes viciées n'avaient pas de chronomètres en mains mais que pour elles, leur viols avaient duré toute une éternité, et que même dans les cas ordinaires de relations sexuelles librement consenties, il n'y a normalement jamais de témoins tenant le bougeoir.

Par ailleurs, ayant envoyé ses mercenaires sans tentes pour s'abriter et ne les ayant jamais payés, le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO savait d'avance qu'ils délogeraient les habitants, pilleraient pour subvenir aux besoins de leurs familles restées au Congo et abattraient cochons, cabris, canards et poulets pour s'alimenter.

A l'exemple de la « chronique d'une mort annoncée » de l'écrivain colombien Gabriel Garçia MARQUEZ, c'était la chronique de meurtres, de viols, de pillages et autres exactions, annoncée.

11 - Il est vrai qu'en matière de viols devant témoins, les Banyamulenge ne s'étaient pas embarrassés de violer publiquement et bestialement deux fillettes au stade municipal de DAMARA, les y avaient abandonnées toutes nues en pleurs et en sang, et que pour toute punition pour cet horrible crime, ils n'avaient reçu de leurs complaisants chefs hiérarchiques que quelques coups de fouet. Le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO qui s'était rendu à Damara ne saurait prétendre l'ignorer ou en disconvenir.

12 - Pour le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO, tous les crimes qui lui sont reprochés ont été perpétrés par les rebelles du Générai François BOZIZE YA.NGOUVONDA.

i3 - Ii ne fait pourtant pas ce doute qu'en son for intérieur, le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO sait pertinemment que les crimes qui lui sont reprochés sont des faits, et non des élucubrations sorties d'on ne sait quel « cerveau marécageux », pour ne pas citer feu l'ex-Président Léopold Sédar SÉNGHOR, ou d'on ne sait quel complot machiavélique qui aurait été échafaudé par le Procureur ou les Autorités de son Pays

14 - Qu'il soit dans l'intérêt des Autorités actuelles de son pays qu’il ne puisse pas participer à l'élection présidentielle est possible, voire politiquement légitime, pourvu qu’il ne soit pas fait litière de la légalité démocratique - c'est pour ainsi dire « de bonne guerre » - ne saurait rétroactivement dédouaner- le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO.

15 - Les faits sont les faits et, comme disait Vladimir Ilitch Oulianov LENINE, «  les faits sont têtus »

16 - Quoi qu'il en soit, le peuple Centrafricain en général, et les victimes en particulier, sont totalement étrangers à cette « tempête » congolo - congolaise dans un verre d'eau. Ce n'est qu'une « tempête sous un crâne » comme dirait Victor HUGO.

17 – « Errare humanum est, sed perseverare diabolicum » (l'erreur est humaine, mais persévérer dans l'erreur est diabolique), comme le disaient les Romains le la Rome Antique.

18 - Il est vrai que le sieur Jean-Pierre BEMBA n'est pas DON DIEGUE (Le Cid de Corneille), dont le fils RODRIGUE avait tué en duel DON GORMAS, le père de CHIMENE, sa fiancée, pour venger DON DIEGUE d’un soufflet (une gifle) que lui avait administrée DON GORMAS. CHIMENE avait demandé au Roi la tête de son fiancé RODRIGUE, DON DIEGUE s'était offert pour subir le châtiment en lieu et place de son jeune mais valeureux fils (« Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années »). DON DIEGUE avait alors dit au Roi ; « Quand le bras a failli, l'on en punit la tête » ; en l’espèce, le bras, ce sont les Banvamulenge, et la tête, c'est …le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO.

19 - Le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO n'est pas non plus feu l’ex-Empereur Jean Bedel BOKASSA; celui-ci avait déclaré devant la Cour criminelle qu'il n'était pas l’auteur des crimes abominables qui lui étaient reprochés, mais qu’en tant que chef, il en assumait la responsabilité.

20 - Le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO s’est donc impertinemment et insolemment aventuré à déposer trois demandes de mise en liberté provisoire devant la Chambre de Première Instance III.

21 - La première, pour aller vivre tranquillement en famille en Belgique, tous les week-ends, pendant les vacances judiciaires et pendant les périodes d'interruption du procès, comme si de rien n'était, sans que le royaume de Belgique n’ait fait savoir par écrit à la Chambre de Première Instance III qu'il accepterait d'accueillir sur soit territoire le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO, au cas où celui-ci bénéficierait d'une mesure de mise en liberté provisoire.

21-1 : Le Royaume de Belgique s'est fondé sur des motifs qu’il n’est pas permis de révéler, ces motifs étant confidentiels.

22 - La seconde, pour faire affréter un avion par ses parents et amis (en fait sans doute à ses propres frais), faire un voyage éclair d'une journée en République Démocratique du Congo pour s'inscrire sur les listes électorales au plus tard le 7 juillet 2011, date de clôture des opérations, afin de participer à l'élection présidentielle de novembre 2011 comme s'il n'y avait dans son Parti aucun homme politique valable à même de le suppléer, puisque lui, BEMBA GOMBO est en prison.

22-1: Se considèrerait-il comme étant indispensable, ignorant qu'ainsi que le déclarait le Président Français du Conseil, CLEMENCEAU, « les cimetières sont remplis de gens indispensables » ? Il est à craindre que, compte tenu de son entêtement, le MLC ne continue à se vider de ses meilleurs cadres comme KAMITATU, AMULI et autres et ne continue à se rétrécir comme une peau de chagrin d'Honoré de BALZAC. Le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO ne saurait être recevable à rétorquer qu'il s'agit là d'une inacceptable ingérence dans les affaires intérieures de son Parti, lui qui a cru devoir s'ingérer dans les affaires intérieures de la RCA, donnant ipso facto droit à ses victimes de se défendre en toute légitimité, notamment en mettant à nu les rouages de la machine infernale qui les gratuitement broyées.

22-2: La CENI (Commission Electorale Nationale indépendante) de la République Démocratique du Congo a en effet rejeté ta demande du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO de s'inscrire sur les listes électorales depuis sa prison de La Haye ou dans un pays limitrophe de la Hollande,

22-3 : Elle lui a néanmoins rappelé que ceux qui ne sont pas inscrits avant la clôture des opérations peuvent néanmoins s'inscrire au moment du dépôt de leur candidature, en vertu de la loi électorale 2011

22-4. A ce jour, les opérations d'inscriptions sur les listes électorales sont closes, et force est de constater que le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO n'est pas inscrit sur les listes électorales.

22-5 : Quant à la faculté dont le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO dispose encore de s'inscrire sur les listes électorales au moment de l'éventuel dépôt de sa candidature, encore faut-il qu'il puisse être autorisé à se rendre au Congo le moment venu, ce qui lui est refusé pour le moment. Il est à espérer que la Chambre d'Appel confirme le refus de la Chambre de Première instance III de mettre le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO en liberté provisoire.

23 - La troisième, en urgence, pour ailer s'établir au Sénégal, pays qui a saisi la CPI de sa disposition à accueillir le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO au cas où celui-ci serait mis en liberté provisoire.

24 - Par décision de Juin 2011, la Chambre de Première instance III devant laquelle le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO comparaît a rejeté les trois demandes de mise en liberté provisoire du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO et a subséquemment pardonné son maintien en détention.

25 - En ce qui me concerne, j'avais fait valoir par conclusions que la mise en liberté provisoire du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO est grosse de risques de fuite et que, surtout, cette mise en liberté provisoire constituerait une grande menace contre la sécurité des victimes et des témoins, sinon du fait du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO lui-même, du moins du fait de ses tumultueux supporters.

26 - En effet, les tumultueux supporters du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO avaient causé des troubles à Bruxelles lorsque le sieur Jean pierre BEMBA GOMBO avait été brièvement mis en liberté provisoire pour prendre part aux funérailles ce sa belle-mère Ces mêmes tumultueux supporters avaient organisé une manifestation violente devant le siège de la CPI au mois de mai 2011 pour « exiger » sa libération immédiate, manifestation au cours de laquelle 3 policiers hollandais avaient été blessés.

27 - S'agissant de la prétendue urgence invoquée par le sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO  pour se rendre au Congo afin de s'inscrire sur les listes électorales avant la clôture des opérations le 7 juillet 2011, j'avais fait valoir que ces opérations ont débuté depuis des mois. Si le sieur Jean pierre BEMBA GOMBO ne s'en est aperçu qu’à l’approche de la date de clôture, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même; il ne saurait être admis à se prévaloir de son incurie, en vertu de l'adage « nemo auditur propriam turpitudinem allegans » (nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude).

28 - S'agissant de l'offre du Sénégal d'accueillir le sieur Jean Pierre BEMBA GOMBO sur son territoire au cas où il serait mis en liberté provisoire, j’avais relevé que non seulement cette offre ne comporte pas de mesures sérieuses garantissant que ledit Jean-Pierre BEMBA GOMBO ne prendrait pas la fuite une fois libéré, mais encore, les tergiversations et volte -faces du Sénégal s'agissant du criminel HISSEN HABRE qui y coule des jours heureux depuis 20 ans en narguant ses victimes, ne permettent pas de faire confiance à la parole de ce pays en la matière.

29 - Mes arguments ont été expressément mentionnés dans la décision de la Chambre de Première Instance III rejetant la demande de liberté provisoire du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO.

30 - Le sieur Jean Pierre BEMBA GOMBO a fait appel de la décision de la chambre de Première Instance III qui a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire; l’affaire est pendante devant la Chambre d’Appel de la CPI.

3i - Sans le système juridique de la CPI, les victimes, représentées par leurs avocats appelés Représentants légaux, ne sont pas des parties au procès. Elles ne sont que ces participantes. Four que leurs représentants légaux puissent participer à la procédure d'Appel, ils doivent en faire expressément la demande à la Chambre d’Appel, en justifiant la pertinence de leur demande; cette demande peu: été acceptée ou rejetée par la Chambre d'Appel.

32 -J'ai fait une telle demande et la Chambre d’Appel l’a acceptée.

33 - En conséquence, j'irai plaider devant la Chambre d'Appel, au cas où celle-ci déciderait de tenir une audience pour statuer sur la requête d'Appel du sieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO. En effet, la Chambre d’Appel peut aussi statuer sur pièces, sans tenir d'audience en salle d'audience en présence des parties et ces participants.

34 - En attendant la décision de la Chambre d'Appel, les victimes doivent savoir que le sieur Jean Pierre BEMBA GOMBO n'a pas encore été mis en liberté provisoire, que son annonce de participation à l'élection présidentielle au Congo ne constitue qu'un vœu qui a de grandes « chances » de demeurer pieu et que lesdites victimes doivent persévérer dans la sérénité qui a toujours été la leur.

33 - En tout état de cause, même au cas or) le sieur Jean Pierre BEMBA GOMBO serait mis en liberté provisoire par la Chambre d'Appel, ce qu'à Dieu ne plaise, cela ne signifierait nullement qu'il ne sera jamais jugé au fond, qu’il ne sera jamais condamné, pénalement et civilement, et qu'il ne dédommagera jamais les victimes des crimes de sang, viols, pillages et autres exactions perpétrés par ses hordes de ce qu'il faut bien appeler ses mercenaires Banyamulenge, qui avaient fondu sur le paisible peuple Centrafricain « comme la vermine sur le Bas Clergé », malheureusement sur appel des Autorités Centrafricaines de l'époque.

36 - Quelle que soit la longueur du procès, la CPI finira par dire si les Banyamulenge étaient où non « en harmonie » avec le Peuple Centrafricain. La lenteur est une qualité de la justice, tant qu'elle ne se transforme pas en enlisement.

37 - Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finira par paraitre

38 - Comme le dit la Sainte Bible dans Ecclésiaste, au chapitre 12, « jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton cœur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton cœur et selon les regards de tes yeux; mais SACHE QUE POUR TOUT CELA DIEU T'APPELERA EN JUGEMINT - - - VANITE DES VANITES, DIT L'ECCLESIASTE, TOUT EST VANITE ».

 

Maître ZARAMBAUD ASSINGAMBI

 

Ancien Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Centrafrique

Ancien Ministre de la Justice

Avocat auprès de la CPI

Représentant légal des victimes dans l'affaire BEMBA

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 20:16

 

 

 

Baba Laddé

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 05 Août 2011 13:49

Une soixantaine d’hommes armés appartenant aux Forces Populaires Républicaines (FPR) du Général Baba Ladé tchadien ont fait irruption  mercredi 3 août 2011, dans la préfecture de la Ouaka (Centre de la RCA) et ont investi la commune de Kpladama-Ouaka (25 kilomètres de Bambari). Ils ont ainsi occupé 2 villages : un transformé en quartier général et l’autre en marché à bétails, servant aussi à l’écoulement de leurs butins de guerre.

L’information a été relayée mercredi par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région et confirmée ce vendredi 5 août 2011 par le Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo.

Ce dernier vient « d’envisager une mission à Kaga-Bandoro (nord du pays et base arrière de cette rébellion), pour samedi 6 août, afin d’entamer une nouvelle discussion avec le général rebelle Baba Ladé. Pomodimo entend ainsi obtenir la cessation de toutes hostilités perpétrées par le FPR dans cette ville ».

Le correspondant a expliqué que « ces hommes sont bien armés, habillés en grand boubou. Ils se sont exprimés en Sango (langue nationale de la RCA) et en  Fulbé (une langue propre aux assaillants). Leur présence avait été signalée depuis le 29 juillet 2011 dans les villages envoisinant Bambari ».

Le correspondant de Radio Ndeke Luka a précisé « qu’ils ont pour objectif de s’emparer du bétail, des biens ainsi que de  l’argent liquide détenu par les éleveurs peuhls et certains paysans. C’est au marché à bétail du village de Lando, situé à 35 Km de Bambari,  qu’ils se rendent pour écouler leur butin ».

Plusieurs témoignages « font état de brimades infligées à ceux qui refusent de leur remettre de l’argent. D’autres affirment avoir vu certains insurgés brandir « des ordres de mission, signés du Général Baba Ladé, lui-même ».

En l’espace de deux jours, de nombreuses victimes ont afflué les locaux du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (Binuca) à Bambari, pour déplorer ces exactions et y trouver refuge. Les populations désertent les villages occupés pour se réfugier dans les brousses. Les activités agropastorales sont paralysées.

Du coté des organisations humanitaires, plusieurs activités sont suspendues. Il est exemple devenu difficile de se rendre dans les camps des réfugiés soudanais, situés seulement 4 km des villages occupés par les rebelles.

La psychose commence même à gagner la population de la ville de Bambari. La population réclame du gouvernement centrafricain une opération militaire pour refouler les assaillants et en finir avec eux.

Tous les observateurs de la vie politique et sécuritaire se sont interrogés sur cette situation. Toutefois, un accord de paix a été déjà signé avec le gouvernement tchadien le 13 juin 2011à Bangui, sous le parrainage du médiateur de la République Mgr Pomodimo.

Aux termes de cet accord, « le Général Baba Ladé devait quitter le territoire centrafricain avec ses hommes qui se chiffrent à plus de 1000 et rentrer dans son pays ». Or, le premier signe du non-respect de cet accord a été apparu une semaine après sa signature.

A titre de rappel, quelques hommes du général rebelle s’étaient attaqués aux ex-rebelles centrafricains de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth. On avait alors dénombré des pertes en vies humaines avec prise d’otages. Ces rebelles qui se présentaient comme des dissidents entendaient ainsi manifester leur mécontentement pour n’avoir pas été associés à l’accord de Bangui.

Le 25 juin, le médiateur de la République Monseigneur Paulin Pomodimo avait réussi à réconcilier les rebelles tchadiens et ceux de Centrafrique. Les otages avaient ensuite été libérés et remis à leurs familles grâce au concours du Comité International de la Croix Rouge (CICR).

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 02:15

 

 

 

 

fric en CFA

 

 

En République centrafricaine : les universitaires demandent une augmentation salariale

Par RFI  jeudi 04 août 2011

A Bangui, l'université reste paralysée. Les enseignants sont toujours en grève. Ils revendiquent de meilleures conditions de vie, notamment une réévaluation de leurs salaires. Une rencontre avec Jean Wilibiro Sacko, le ministre de l'Enseignement supérieur, s'est tenue mercredi. Aucune issue n'a été trouvée, explications du ministre : les caisses de l'Etat sont vides.

 

NDLR : C'est l'opposé de la langue de bois habituelle des membres du gouvernement. Ce ministre a lui, le mérite de la clarté et va droit au but avec franchise, confirmant ainsi la tiédeur initiale qu'on lui a prêtée d'accepter  ce département empoisonné de l'enseignement supérieur . Mais seulement la vraie question est de savoir qui a vidé les caisses de l’Etat ?

Il a fallu attendre que ce soit le FMI qui vienne lever le lièvre des 49 milliards de F CFA volatilisés du Trésor. A quoi tout cela a bien pu servir si ce n’est d’acheter des armes et des hélicoptères de guerre ; réparer l’épave du Hercules C 130 de BOZIZE et entretenir coûteusement son équipage tchadien et payer l’entreprise portugaise qui s’en occupe ; voler les élections pour conserver le pouvoir. Cela s’est forcément fait au détriment de l’Université de Bangui, des jeunes étudiants et leurs enseignants. Quid des promesses électorales démagogiques de BOZIZE dont la seule préoccupation pour les étudiants est de permettre à l'orchestre de l'université d'acheter des instruments de musique pour chanter des chansons à sa gloire ?  

En 2010, la société minière Axmin/Aurafrique a versé 8 millions de dollars US de bonus dont aucune trace n’existe au Trésor. Pourtant le pouvoir n'arrête pas de nous rabattre les oreilles avec l'Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE). Ce sont justes des balivernes pour mieux cacher les bonus. Où est parti cet argent dont une partie aurait pu résoudre les problèmes actuels de l’Université ? BOZIZE et BIZOT ont contracté en 2008 un prêt de 29,5 millions de dollars US en Inde pour soi-disant construire une cimenterie et acheter des bus de transport. On attend toujours le premier sac de ciment promis d'être produit un après la pose de la première de l'usine de Nzila. Où est parti tout le reste de l’argent emprunté au nom de l’Etat centrafricain ? L’achat d’une centaine de bus ne peut pas avoir épuisé tout ce pactole qui a lui aussi été caché au Trésor et au FMI ?

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique