Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 09:19

 

 

 


Ouest-France vendredi 09 août 201

 

L’ancien chef de l’Etat centrafricain, chassé du pouvoir en mars dernier, est actuellement en France. François Bozizé, qui vient de lancer un Front pour le retour de l’ordre constitutionnel en Centrafrique (FROCCA), a accordé une interview à Ouest-France. Il y dénonce les exactions des rebelles de la Séléka et l’indifférence internationale face à la crise politique et humanitaire qui afflige Bangui et le reste du pays.

 

Vous êtes désormais en France. En exil ? Ou dans l’attente d’un retour en RCA ?

 

Je viens de rejoindre ma famille en France ; je n’envisage pas de retour en Afrique dans l’immédiat. Avant ? J’ai séjourné dans les deux Congo, au Cameroun et au Kenya. Je voudrais d’ailleurs remercier les présidents congolais et aussi, tout particulièrement, le président camerounais qui a fait preuve de clairvoyance et d’humanité en m’accueillant chez lui pendant plus de deux mois. Pour l’instant, mon destin importe peu. Le peuple centrafricain souffre en silence et je veux réveiller l’opinion internationale. Ma préoccupation essentielle est de dénoncer ce qui se passe en Centrafrique.

 

Quel regard portez-vous sur la situation dans votre pays ?

 

La situation est dramatique. Les ONG présentes dans le pays n’ont de cesse de dénoncer de très nombreux cas de violations des droits de l’homme, des exécutions sommaires accompagnées de tortures et de mutilations. Elles ont aussi relevé des massacres de civil, des viols et la privation de la liberté d’expression. Le Bureau Intégré des Nations Unis en Centrafrique dénonce lui aussi de graves violations des droits de l’homme et des menaces sur les ONG. En province, les hommes de la Séléka ont tous les pouvoirs, les exécutions sont nombreuses chez les agriculteurs ou les éleveurs peuls. Plus de 1 500 morts ont été dénombrés et le fleuve Oubangui charrie tous les jours de nombreux cadavres. Sur le plan santé, la situation est déplorable, ainsi une épidémie de rougeole frappe les enfants à Bangui, mais ils ne peuvent être soignés car leurs mères ont peur de s’aventurer en ville pour les conduire à l’hôpital.

 

Quels reproches faites-vous au président Dotodjia et à son gouvernement ?

 

Ils sont très nombreux. Mais, le reproche principal est que le président autoproclamé Dotodjia veut islamiser notre pays. Dans une nation chrétienne à plus de 90 %, c’est grave, très grave même. Avant l’arrivée de la Séléka, les Chrétiens et la minorité musulmane vivaient en bonne entente. Maintenant, les Chrétiens sont persécutés. À la sortie de leurs lieux de culte, ils sont souvent molestés et dépouillés. Les églises sont pillées, voire détruites comme cela a été le cas à plusieurs reprises en province. Un autre exemple de la déchristianisation de la Centrafrique : l’élevage des porcs et sa consommation ont été interdits par les hommes de la Séléka en province. Ils ont aussi interdit la consommation de la viande boucanée. Plus grave encore, on assiste aussi à la conversion forcée à l’islam de jeunes chrétiens, avec l’obligation de porter le chapelet islamique.

 

Comment analysez-vous la défaite militaire qui a conduit à la prise de Bangui ?

 

L’armée centrafricaine a été défaite non pas parce qu’elle manquait de courage, mais parce qu’elle se battait contre une armée équipée et financée par des Etats riches, dont le Tchad et le Soudan. D’ailleurs, les combattants de la Séléka étaient majoritairement des étrangers, la preuve est que très peu d’entre eux parlaient le sango ou le français, nos deux langues officielles. Maintenant, notre pays est passé sous le joug de bandits qui ne s’entendent pas. Malheureusement, en participant au gouvernement de Monsieur Dotodjia, certains de mes compatriotes sont devenus des collaborateurs, et ce, soit par intérêt, soit parce qu’ils pensent à tort pouvoir peser sur la politique de l’occupant qui est totalement rejeté par le peuple.

 

Quels sont vos projets ?

 

Ma situation personnelle importe peu, c’est le devenir de la nation centrafricaine qui m’inquiète. En tant que seul ancien chef d’Etat centrafricain encore vivant, je me dois de dénoncer les crimes de ceux qui oppriment mes concitoyens. Aussi, je voudrais interpeller tous les chefs d’Etat de la sous-région, les démocraties européennes et bien sûr la France qui a l’habitude de régler nos problèmes, pour leur demander de nous aider à faire partir ces bandits et rétablir la légalité constitutionnelle.

 

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Centrafrique.-Francois-Bozize-l-ancien-chef-de-l-Etat-en-quete-de-soutien_6346-2218780_actu.Htm

 

 

 

NDLR : Ce dictateur sanguinaire et sinistre personnage a pris le pouvoir en Centrafrique par coup d’état le 15 mars 2003 et  a tout fait pour rester au pouvoir pendant dix ans. Son bilan est particulièrement catastrophique car fait de prédation des maigres ressources de l’état et du pays, d’affairisme forcené, de véritable descente aux enfers des Centrafricains. Le pays qu’il a laissé après sa chute fait honte. Plus de route ; plus de ponts, surtout dans la capitale après dix années de règne sous la terreur. Cela amuse beaucoup les Centrafricains d’entendre François Bozizé se battre à présent pour un « retour à l’ordre constitutionnel », lui qui a passé le plus clair de son temps à fouler aux pieds cette même constitution.

Il a déstructuré et réduit à néant l’armée nationale, la gendarmerie et la police nationales. Bozizé est totalement disqualifié et ne doit plus avoir la  prétention de vouloir revenir au pouvoir dans ce pays qu’il a mis complètement par terre. Il a trop fait couler le sang de ses compatriotes et semé la désolation dans beaucoup de familles de ses concitoyens. les Centrafricains n'ont pas encore oublié les frasques et exactions de sa délinquante et nombreuse progéniture ni leurs prisons spéciales à travers le pays.

Tout ce qui lui reste, c’est de répondre de ses nombreux crimes de sang et crimes économiques devant la justice. Il est franchement anormal et incompréhensible que la France dont il a ordonné le caillassage de la chancellerie de Bangui en décembre dernier et accusé de soutenir Séléka pour le renverser le laisse aller souiller son territoire. Elle doit plutôt l’arrêter et le livrer à la Cour Pénale Internationale en vertu du mandat d’arrêt international délivré contre lui par la justice centrafricaine. 

Lu pour vous dans Ouest-France : Centrafrique : François Bozizé, l’ancien chef de l’Etat, en quête de soutien

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 08:52

 

 

 

 

 

Par RFI vendredi 09 août 2013 à 00:33

 

 

En République centrafricaine (RCA), la situation humanitaire et sécuritaire est toujours aussi critique. La force multinationale de l’Afrique centrale chargée d’aider le gouvernement centrafricain à sécuriser son territoire, a été transformée en Mission nationale de soutien à la Centrafrique (Misca) et passe sous l’égide de l’Union africaine. Néanmoins, les observateurs sont de plus en plus nombreux à manifester leur inquiétude. Quant aux acteurs humanitaires, ils tentent de revenir pour faire face aux nombreux besoins sur le terrain.

 

Quatre mois après la prise de pouvoir par la coalition rebelle Seleka, la Cour pénale internationale (CPI) tire la sonnette d’alarme. L’organisation se déclare préoccupée par la situation des droits de l'homme dans le pays.

 

Cette déclaration de la CPI suit la publication d'un rapport d'experts indépendants de l'ONU. Ces derniers soulignent l'ensemble des problèmes humanitaires sur place, à savoir les viols, les meurtres, les attaques contre des civils et le recrutement d'enfants soldats. Ils s'inquiètent globalement du climat généralisé d'insécurité et de l'absence d'Etat de droit.

 

De son côté, le secrétaire adjoint de l'ONU aux droits de l'homme a dénoncé l'absence de police, de système judiciaire et de services sociaux. Récemment, plusieurs ONG dont Médecins sans frontières (MSF)Action contre la faim et Médecins du monde ont, quant à eux, dénoncé la situation d'abandon humanitaire et sanitaire du pays.

 

« Accompagner le développement »

 

Ces constats s'ajoutent à celui de la relative passivité de la communauté internationale. Certains observateurs ne manquent pas de rappeler son activisme dans d'autres pays comme au Mali ou encore en Libye.

 

Interviewée par RFI, Isabelle Le Gall, chef de mission pour MSF en RCA, estime qu’« il n’y a quasiment aucune attention » et que les problèmes liés à cette situation en Centrafrique doivent être « remis dans les discussions, au niveau politique, au sein de l’Union européenne et africaine pour qu’il y ait un soutien à tous les niveaux, qu’il soit financier ou d’accompagnement du développement du pays. »

 

Par ailleurs, elle pense surtout qu’auparavant, « il y avait déjà beaucoup de choses à faire et que le peu qui était en train de se mettre en place a été complètement gelé ces derniers mois ». Et d'ajouter : « L’Union européenne a gonflé ses financements ; les Nations unies sont en train de reparler de redéploiement. » Avant de conclure : « J’attends de voir un peu comment tout cela va se concrétiser sur le terrain. »

 

Réfugiés, le calvaire

 

Les acteurs humanitaires tentent de revenir dans le pays. Plusieurs milliers de Centrafricains - et de réfugiés étrangers présents en Centrafrique - vivent de l’aide humanitaire. Mais depuis le coup d’Etat de mars dernier, les interventions humanitaires ont été suspendues et le personnel évacué des zones d’intervention.

 

Ce retour donne de l’espoir, par exemple du côté des réfugiés soudanais du camp de Pladama-Ouaka, dans la sous-préfecture de Bambari. Depuis 2010, plus de 2 000 Soudanais, fuyant les combats au Darfour, ont en effet été installés là, près de la ville de Bambari.

 

Ils vivent totalement de l’aide humanitaire, sous toutes ses formes. Mais la crise qui perdure depuis décembre, accentuée par le retrait des humanitaires, n'en finit plus. Et ces réfugiés vivent un véritable calvaire.

 

« KO » total

 

Le représentant des réfugiés confie à RFI que « ce qui nous a manqué, c’est le produit PAM(Programme alimentaire mondial, NDLR). Le camp avait beaucoup souffert, nous avons vraiment faim. Le second problème, c'est la santé et ensuite l’éducation des enfants. »

 

Pour survivre, les refugiés sont obligés de vendre leurs biens. « Nous avons passé un moment difficile, temoigne Fatima, une réfugiée. On est obligé de vendre même nos habits, pour acheter de quoi manger. C’est grâce au HCR (Haut Commissariat aux réfugiés, ONU, NDLR) que nous avons ces habits que vous voyez. »

 

Le temps passe et la situation sécuritaire ne s’améliore pas. L'urgence humanitaire est ici une réalité. Une question de survie, tout simplement. De nombreuses ONG parlent même d’un imminent « KO » total. D’où le nécessaire retour des acteurs humanitaires.

15 août, retour définitif ?

 

Gogo Hukportie, représentante du HCR en Centrafrique, a mentionné que « nous sommes de retour. C’est vrai que la situation sécuritaire n’est pas au top, mais nous faisons le maximum. Et, nous allons même en équipe mobile pendant plusieurs jours les assister et revenir. »

 

La communauté humanitaire a fixé au 15 août prochain la date de son retour définitif en Centrafrique. Cependant sur le terrain, l’inquiétude demeure, et l’absence de sécurité pourrait remettre en partie en cause ce nouveau déploiement, ou du moins son efficacité.

 

Inquiétude des observateurs face à la situation humanitaire et sécuritaire en Centrafrique

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 21:33

 

 

 

 

 

http://french.cri.cn   2013-08-09 00:55:58  xinhua

 

Les Reporters sans frontières dénonce avec la plus grande énergie l'aggravation, constatée ces derniers jours, du climat d'insécurité pour les journalistes en Centrafrique, ainsi que l'augmentation des menaces proférées par plusieurs représentants de l'Etat à l'encontre des acteurs de l'information, selon un communiqué dont Xinhua a eu copie jeudi à Libreville.

Les intimidations de journalistes et les saccages de médias commis depuis le coup d'Etat de mars 2013 et la prise du pouvoir par la coalition Séléka avaient déjà porté un coup très dur à la liberté de l'information. Mais ces derniers jours, un nouveau cap a été franchi. Pressions, menaces et intimidations, fomentées par les autorités du pays à l'encontre des journalistes de la presse privée, ont redoublé d'intensité.

 

Nous demandons au gouvernement de Bangui d'y mettre immédiatement fin", a déclaré Reporters sans frontières.

 

Au cours de la semaine passée, un journaliste a été enlevé et plusieurs ont été intimidés et menacés par des représentants étatiques. Le 3 aout 2013, Geoffroy Dotte, directeur de publication de l'hebdomadaire Dernières minutes, membre du Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) et responsable de la section presse écrite privée au sein de l'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA), a été enlevé à Miskine après avoir été vu en possession d'un communiqué de presse émanant des soutiens à l'ancien ministre d' Etat Mohamed Moussa Dhaffane, en grève de la faim depuis le 11 juillet.

 

Le journaliste a été livré à la Séléka, puis conduit les yeux bandés dans un lieu inconnu où il a subi deux heures d' interrogatoire, en dépit de la présentation de sa carte de journaliste. Relâché en début de soirée, il s'est vu intimer l'ordre de garder le silence sur ce qu'il venait de vivre. 

 

Le 27 juillet 2013, au cours d'une conférence de presse au Ledger, le conseiller en Communication du chef de l'Etat a publiquement insulté les journalistes de la presse privée, les qualifiant de "clochards". Le 2 août dernier, Davy Kpenouwen, directeur de publication du quotidien Le Pays, a été convoqué par le Procureur de la République, qui l'a menacé d'arrestation.

 

 

NDLR : « Le conseiller en Communication du chef de l'Etat a publiquement insulté les journalistes de la presse privée, les qualifiant de "clochards". C’est un raccourci un peu trop facile. Le minimum d’honnêteté intellectuelle aurait voulu que les propos du conseiller incriminé ici, manifestement travestis et déformés à dessein dans l’intention de lui nuire en portant atteinte à sa crédibilité, soient rappelés et replacés dans le contexte de la conférence de presse au cours de laquelle ils ont été prononcés. Il ne s’agit pas de propos tenus en cachette ou en « off » mais en public et devant le Président du CNT, le Premier Ministre et le Président Michel Djotodia. Il faut arrêter avec ces mensonges ! Actuellement aucun journaliste ne se trouve en prison en Centrafrique. 

RSF dénonce l'aggravation du climat d'insécurité pour les journalistes en Centrafrique

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 21:19

 

 

 

 

 

http://french.cri.cn   2013-08-09 01:03:28  xinhua

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, chef de bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), le général Babacar Gaye, séjour jeudi à Libreville dans le cadre d'une mission de travail.

 

Il est venu solliciter le soutien des autorités gabonaises en tête desquelles le chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba sur la crise centrafricaine. « Je suis à Libreville dans le cadre des consultations que j'ai été amené à conduire avec les hauts représentants de la sous-région », déclare Babacar Gaye, en précisant « qu'il est venu consulter le chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondimba à la veille de la présentation du rapport du secrétaire général au Conseil de sécurité qui aura lieu à la mi- août à New York ». 

 

Il s'agit pour le diplomate onusien d'obtenir des éclairages sur le processus de dénouement de la crise en RCA dont les discutions ont été gérées par les chefs d'Etat de la sous-région.

 

Sa visite au Gabon fait office de référence dans le cadre des accords signés en vue de trouver un consensus entre les rebelles centrafricains de la Seleka et la LRA.

 

Le général Gaye a loué les efforts fournis par les organisations de la sous-région dans la prise de conscience des problèmes qui ont miné la Centrafrique. « Nous félicitons les mesures prises par les organes de la sous-régions à prendre à bras- le-corps les situations délicates de leur pays voisin », a indiqué Babacar Gaye. 

 

Avant l'étape de Libreville, le général Gaye est passé à N' Djamena au Tchad et par Brazzaville au Congo où il a eu les mêmes échanges avec le Premier ministre tchadien et le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso.

 

Un émissaire du secrétaire général de l'ONU à Libreville

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 17:28

 

 

 

UN service Nouvelles 7 Août 2013

 

Le procureur de la première cour permanente du monde mis en place pour juger les personnes accusées de génocide et de crimes de guerre a exprimé aujourd'hui sa profonde préoccupation devant la détérioration de la sécurité en République centrafricaine (RCA) et les rapports de crimes graves commis là-bas.

 

"Mon bureau fera sa part pour instruire et poursuivre les principaux responsables de la perpétration de crimes graves, si nécessaire," Fatou Bensouda, Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré dans un communiqué.

 

La République centrafricaine - qui a été marquée par des décennies d'instabilité et de combats - a connu une reprise des violences Décembre dernier, lorsque la coalition rebelle Seleka a lancé une série d'attaques.

 

Un accord de paix a été conclu en Janvier mais les rebelles se sont de nouveau emparé de la capitale, Bangui en Mars, forçant le président François Bozizé à fuir.

 

Les récents combats ont encore affaibli même les services les plus élémentaires dans le pays et aggravé une situation humanitaire déjà désastreuse que les responsables humanitaires de l'ONU ont dit, affecter l'ensemble de la population de 4,6 millions de personnes, dont la moitié est constituée des enfants.

 

"Mon bureau appelle la communauté internationale à aider le gouvernement de la RCA dans l'amélioration de la situation sécuritaire et à protéger les civils à Bangui et dans tout le pays», a déclaré Mme Bensouda.

 

Elle a noté que les conclusions d'une récente mission effectuée par le Bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) "semblent confirmer que les crimes qui pourraient relever de la compétence de la Cour pénale internationale continuent d'être commises en RCA, y compris des attaques contre les civils, meurtre, viol, et le recrutement d'enfants soldats ».

 

Sous-Secrétaire général aux droits de l'homme Ivan Šimonović a déclaré la semaine dernière, à l'issue de sa visite dans le pays, qu'«il n'ya pas de police, pas de système de justice et pas de services sociaux" au-delà de Bangui. "La sécurité est quasi inexistante et les gens vivent dans la peur constante», at-il ajouté.

 

Mme Bensouda a déclaré la prochaine réunion du Conseil de sécurité, prévue pour le 14 Août, est une occasion pour les gouvernements de montrer leur soutien et de démontrer que la RCA n'a pas été oubliée par la communauté internationale.

 

Située à La Haye, aux Pays-Bas, la CPI les personnes accusées des crimes les plus graves ayant une portée internationale - à savoir le génocide, les crimes contre l'humanité et crimes de guerre - si les autorités nationales compétentes refusent ou sont incapables de le faire véritablement.

 

La RCA est l'un des huit situations actuellement sous enquête par la CPI. Les autres sont la région du Darfour, au Soudan, en Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya, la Libye, le Mali et le nord de l'Ouganda.

République centrafricaine : Le Procureur de la CPI s'inquiète de crimes graves en cours en République centrafricaine
République centrafricaine : Le Procureur de la CPI s'inquiète de crimes graves en cours en République centrafricaine

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 14:03

 

 

 

 

Sœurs et frères Centrafricains ;

 

Comme vous, je viens d’apprendre dans les colonnes de Centrafrique Presse la création du FROCCA (Front pour le retour à l’Ordre Constitutionnel) du Président déchu François BOZIZE dont le premier danseur n’est pas un inconnu en France, en la personne de Mr Lin BANOUKEPA, un nostalgique imbibé de grandes idées de dictateur qui nous arrive de la grande place grecque, aujourd’hui connue sur la scène européenne.

 

Nous avons tous appris que « tout chemin mène à Rome », c’est pour cette raison que nous essayons de vous faire comprendre, comment certains  d’entre nous tentent en profitant des malheurs des autres pour emprunter les petits chemins en passant derrière l’enfer pour aller droit au paradis tout en ignorant leur péché.

 

Lorsque nous jetons un œil en arrière, nous pouvons constater que BOZIZE, arrivé au pouvoir en 2003 dans le dos de PATASSE n’avait pas besoin d’autres énergumènes pour consolider son pouvoir.

 

En 2005, lors des élections Présidentielles dont le deuxième tour l’avait opposé au candidat Martin ZIGUELE (Candidat du MLPC) qui avait reconnu le verdict des urnes voyait la RCA avec sur la scène politique deux grandes figures naissantes de notre démocratie.

 

Seulement, il faut le rappeler à Monsieur BANOUKEPA Lin qui, s’il veut se faire un peu d’or dans le dos de BOZIZE qu’en démocratie, il faut aussi valoriser ses semblables, c’est-à-dire respecter ses opposants au même titre que soi-même.

 

A défaut de ne pas le faire, c’est creuser sa propre tombe et c’est le cas de BOZIZE.

Or nous avons assisté depuis que BOZIZE était arrivé au pouvoir à un concert d’humiliation continue de notre peuple par des canulars d’élection présidentielle en 2005 et 2011 par le KNK et François BOZIZE.

 

Qu’à cela ne tienne !

 

Pendant ce temps, le Sieur Lin BANOUKEPA (d’après les récits de certains journaux) à notre connaissance se livrait à une guerre contre le MLPC de France dirigé par le compatriote Jérémie NAM-OUARA dont il a d’ailleurs perdu le procès devant la justice française.

 

Radié du MLPC dont il en était d’ailleurs sorti par la plus petite fenêtre, comment une telle personne peut-elle jouir d’une moralité pour appeler un peuple à le suivre dans un projet politique ?

 

S’agissant du Président BOZIZE, nous savons qu’il est aujourd’hui poursuivi par la justice dont les chefs d’accusations ne sont pas les moindres 

:

  • Assassinats, tortures, crimes économiques, excitations à la haine,…… et j’en passe.

 

De tout cela il faut être un aveugle pour suivre quelqu’un qu’on a qualifié sur le plan juridique de délinquant comme BOZIZE.

 

De quel peuple se moque-t-on ? Même dupe le peuple centrafricain n’est pas bête. Et ça, il faut que Mr Lin BANOUKEPA le sache.

 

En ce qui concerne la coalition Séléka, elle est devenue une force légitime en République Centrafricaine, puisque le générale BOZIZE et son armée n’ont pas réussi à défendre le Pays en état de guerre contre le Vainquer. Ils ont été battus et dégagés du pouvoir, ya plus de matière à débat.

 

  • LE PEUPLE CENTRAFRICAIN NE DEVIENDRA JAMAIS CRIMINEL ET DELINQUANT ET NE SUIVRA JAMAIS BOZIZE EN CE MOMENT DANS SES ERREURS.
  • Lin BANOUKEPA peut assurer la défense de BOZIZE en sa qualité d’avocat devant la justice centrafricaine le moment venu, pas de soucis.

 

Que les Centrafricains veuillent focaliser leur combat politique entre eux, c’est une chose. Mais quand on indexe les voisins et amis pour justifier les raisons de ce qui peut nous opposer, cela apparait comme une provocation et une injustice.

 

Car nous savons que nous sommes accueillis comme des Seigneurs au Cameroun, comme des tontons et oncles au Tchad, comme de vrais amis au Congo Brazza, comme les enfants du Pays (mouana mboka) en République Démocratique du Congo et comme frères et sœurs au Sud Soudan.

 

Nous appelons BOZIZE et Lin BANOUKEPA à la retenu dans la provocation et l’excitation à la haine, car dit-on c’est bien le Tchad qui avait prêté main forte à BOZIZE pour arriver au pouvoir. Si oui un peu de reconnaissance tout de même.

PERSONNE NE PEUT SCIER L’ARBRE OU IL EST ASSIS.

LES VOISINS SONT DES VOISINS S’IL VOUS PLAIT.

 

 

NZAPAOKO Banalet

Paris

REACTION RELATIVE A LA CREATION DU FROCCA

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:49

 

 

 

Bozizé libre de ses mouvements en France : il prêche et reçoit les officiels C'est une photo de l'ancien chef d'Etat François Bozizé en soutane de son église christianisme céleste. En acceptant de faire un témoignage devant un parterre des ouailles résidant dans une église périphérique de Paris. Un œil vigilant qui a vécu l’événement ahurissant a relevé l’information. L’ancien chef de l’Etat centrafricain, a profité de son séjour Parisien pour se rendre dans un lieu de culte, le dimanche 28 juillet 2013 dans une église africaine « en banlieue Parisienne ». Il était en soutane religieuse. Et monsieur François Bozizé faisait son témoignage spirituel devant les femmes, enfants et hommes de cette église qu'il avait fréquenté jadis avant de devenir chef d'Etat de la République Centrafricaine. heureux les dirigeants de cette église en accueillant un de leurs, nantis, qui a du remercier le bon Dieu. Et nous comprenons pourquoi les français lui ont grandement ouverts leurs portes. Il est sur que Bozizé est allé avec des mallettes pour un dépôt dans les banques françaises. 


Comme des Ancêtres et Anciens africains ont dit: "devant Dieu et devant les êtres humains".


("soutane pour le serment sous le regard de Dieu").


Le mot "séléka " que nous utilisons ici est un mot en langue internationale africaine Lingala. Et cela veut dire "serment". Donc, il ne faut pas confondre ce mot Lingala avec cette terminologie de ce conglomérat politico-militaire-financier riche de diverses nationalités(Séléka) qui ont renversé le président François Bozizé, son gouvernement, ses intérêts, son régime et aussi les intérêts étrangers qu'il défendait.

Quelques personnes du panafricanisme ont été surprises de voir (dans cette église de la région française Ile de France) cet Africain qui du temps de sa gloire , une pensée unique d'un certain occident l'avait travaillé pour contribuer à faire enfermer l' ancien chef rebelle congolais de la République Démocratique du Congo Jean-Pierre Bemba en laissant un champ libre à l'ancien chef de guerre des mercenaires Joseph Kabila. Ces personnes disaient que des Noirs Africains ne doivent pas livrer des Noirs Africains aux mains calculateurs des lobbies occidentaux; quel que soit le degré des torts de ces Noirs Africains présumés coupables ou coupables. Est-ce qu'un chef occidental a déjà livré un chef occidental pour une prison en Afrique. Mais chut! Silence. Monsieur Bozizé était venu se recueillir à l'église. 


Des responsables de cette église africaine lui avaient même accordé la parole. Mais chut! Silence. Dans des maisons de Dieu, la parole est à tous. C’est un principe.


Ce dimanche-là,28 juillet 2013,il est là dans cette église sur le territoire français. Il est devant cette foule du dimanche. Il a donné un témoignage spirituel. Flash!; une photo. La photo est l'information. Mais on ne vous dira pas le nom de cette ville de banlieue.

 
Source : www.ngambonangambo.com

Lu pour vous : Bozizé libre de ses mouvements en France

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:10

 

 

 

La récente et très brève interpellation par le Procureur de la République de Nicolas Guérékoyamé, véritable  politicien ambitieux mais déguisé en « pasteur », a en a ému plus d’uns dans les milieux du clergé catholique centrafricain et quelques pasteurs évangéliques. La rédaction de Centrafrique-Presse publie ci-dessous, le courrier qu’ont adressé les intellectuels des Eglises ELIM de Bangui au président en exercice de l’Union des Eglises évangéliques (UEEE- ELIM de RCA) pour l’interpeler sur le cas de ce soi-disant pasteur qui s’intéresse surtout à la politique, à l’argent et aux femmes. Ces intellectuels ne demandent pas moins que la démission du CNT de Guérékoyamé, qui se prend pour un messager de Dieu s’est fait la triste réputation de multiplier ces derniers temps à Bangui sur les antennes de radio Ndéké Luka notamment, les appels à la haine contre les autorités nationales, à la division et l’incitation à troubler l’ordre public. Est-ce cela, la vocation d’un pasteur ?  Aux lecteurs d’en juger.

 

La Rédaction

Quand des intellectuels des églises ELIM de Bangui demandent la démission du CNT du faux pasteur Nicolas Guérékoyamé
Quand des intellectuels des églises ELIM de Bangui demandent la démission du CNT du faux pasteur Nicolas Guérékoyamé
Quand des intellectuels des églises ELIM de Bangui demandent la démission du CNT du faux pasteur Nicolas Guérékoyamé

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:05

 

 

 

 

Sabine Cessou journaliste  http://www.rue89.com

 

Plus d’Etat, une situation humanitaire alarmante... Cette ex-colonie française, désormais dirigée par des rebelles, est en train de s’effondrer.

 

La Centrafrique, Etat en faillite et angle mort des médias occidentaux, n’intéresse personne. Plus d’Etat, un climat de violences... elle fait penser au suicide national qui s’est déjà produit en Somalie ou au Liberia dans les années 90.

1

A Bangui, « on tue, on viole, on vole »

 

Il n’y a plus que Bangui, la capitale, qui reste plus ou moins gouvernée. Et encore… Il a fallu un sursaut du nouveau Président, l’ex-chef rebelle Michel Djotodia, en juin, pour qu’un semblant de sécurité revienne dans les rues de la ville. Il a ordonné que des patrouilles mixtes de l’armée centrafricaine et les 1 300 hommes d’une trop petite force sous-régionale, la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac), fassent fuir les bandits et pillards qui écumaient la capitale.

 

Une Centrafricaine exilée en France raconte le calvaire de ses compatriotes :

 

« Il y a toujours des agressions à Bangui. On tue, on viole, on vole. J’ai appris récemment qu’une balle perdue a atteint à la jambe une dame au quartier Bruxelles, à Bangui. Les gens sont obligés de sortir, mais ils rentrent tôt parce qu’ils ont peur. Il y a les membres de la Seleka qui agressent, mais aussi des militaires qui en profitent, de même que les godobé, les voyous ordinaires. »

2

La Seleka, une rébellion divisée

La rébellion Seleka (« coalition »), dont Michel Djotodia est issu, représente un front hétéroclite de cinq groupes armés, qui a fait tomber le 22 mars le président François Bozizé, au pouvoir depuis 2003.

 

Depuis, la Seleka est divisée et le pays est à l’arrêt : suspendu des instances de l’Union africaine (UA), il se trouve au ban de la communauté internationale. Ses fonctionnaires, impayés, ne reprennent pas le travail. Seules les écoles privées assurent encore des cours, dans ce qui promet d’être une année blanche pour les élèves.

 

En principe, des élections doivent être organisées d’ici 2016. En pratique, ce pays grand comme trois fois la Grande-Bretagne mais peuplé de seulement 4,5 millions d’habitants est livré à lui-même – c’est-à-dire à des chefs de guerre de tout poil, dont certains sont des ressortissants tchadiens ou soudanais, qui se livrent aux viols, pillages, meurtres, enlèvements d’enfants pour les enrôler dans leurs rangs.

 

Ces hommes ont été recrutés par la Seleka, et agissent aujourd’hui hors de tout contrôle, en électrons libres. La pagaille est telle que certains évoquent la nécessité de pourparlers « inter-Seleka ».

 

Témoignage de notre exilée centrafricaine :

 

« On attend que ça s’arrange. On attend, on attend, on attend. Mais à Bangui, les gens qui ont de l’argent sont presque tous partis, certains en France, d’autres au Congo, au Cameroun, un peu partout. »

3

Une situation humanitaire alarmante

Le pays était classé 180e sur une liste de 187 pays, dans l’Indice de développement humain (IDH) publié chaque année par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

 

·         Il affiche la deuxième espérance de vie la plus faible au monde : 49 ans ;

·         en 2011 déjà, 30% de la population vivait dans l’insécurité alimentaire, et 16% des enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition ;

 

·         selon le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR),206 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, et 50 000 réfugiées à l’extérieur ;

 

·         Médecins sans frontières (MSFs’alarme avec d’autres ONG de laprogression du paludisme et de l’absence cruelle de médicaments.

 

L’ONU a promis une aide d’urgence de 7 millions d’euros en juin, et l’UE une rallonge de 8 millions en juillet (soit 20 millions d’euros en 2013). En attendant que ces sommes tombent, la situation ne fait que s’aggraver.

4

Un cycle incessant de coups d’Etat

 

Comment en est-on arrivé là ? La chute du président François Bozizé, en mars dernier, n’est qu’un rebondissement de la longue tragédie centrafricaine. Depuis son indépendance, en 1960, ce petit pays enclavé va de crise en crise.

 

·         L’un de ses premiers présidents, David Dacko, a été renversé en 1965 par le fantasque Jean-Bedel Bokassa, qui se proclame « empereur » en 1977 avant d’être renversé par David Dacko en 1979 avec le concours de l’armée française.

 

·         David Dacko est ensuite chassé du pouvoir en 1981 par le général André Kolingba, qui y reste jusqu’en 1993.

 

·         Cette année-là, Ange-Félix Patassé est élu Président, au terme du processus de démocratisation alors en vogue en Afrique francophone.

 

·         Mais les vieux démons reprennent le dessus dix ans plus tard : Patassé est renversé en 2003 par le général François Bozizé, qui organise des élections en 2005 et scelle des accords de paix et la démobilisation de tous les groupes armés.

 

·         Une trêve de courte durée : le climat se crispe après la présidentielle de 2011, remportée par Bozizé, malgré des résultats contestés. L’opposition refuse alors de participer à un gouvernement d’union nationale, et la rébellion se rallume.

5

Des voisins déstabilisants

 

La situation géographique de ce pays enclavé, coincé entre le Tchad au nord, le Soudan à l’est, le Cameroun à l’ouest, la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo au sud, ne l’aide pas.

 

Le Tchad est un pays fragile du point de vue politique, en raison de sa proximité avec la Libye et le Soudan. Quant à la RDC, il s’agit ni plus ni moins d’une vaste zone de « non-droit », comme le résume bien la commissaire européenne à l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva, alarmée par la situation en Centrafrique.

 

L’instabilité du pays n’a été que renforcée par les troubles de ses voisins, la Centrafrique ayant servi de base arrière à différentes rébellions : l’Armée de résistance du seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA), un groupe armé venu de l’Ouganda, redouté pour ses atrocités contre les civils, y a exporté ses méthodes ultra-violentes en 2009.

 

Une autre milice, levée en 1999 par Jean-Pierre Bemba, un homme politique congolais, a aussi commis des atrocités en volant au secours d’Ange-Félix Patassé, menacé par un coup d’Etat en 2001. Jean-Pierre Bemba, arrêté et inculpé, doit répondre depuis juillet 2010 de ses agissements en Centrafrique devant la Cour pénale internationale (CPI).

6

Une ex-colonie française au parfum de scandale

 

Le fait que la Centrafrique soit une ancienne colonie française la pénalise peut-être aujourd’hui. Ce pays, qui rappelle encore le fameux scandale des diamants offerts par l’empereur Bokassa à Valéry Giscard d’Estaing, concentre tout ce qui a pu se faire de pire dans la Françafrique.

 

Il n’intéresse plus Paris, qui y garde cependant une présence militaire permanente de 250 soldats depuis 2002, en raison de sa situation stratégique et de la présence d’expatriés français. Le tout, sous couvert de servir de renfort à une Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine (Micopax) qui a été relayée le 1er août par une autre Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), une force d’interposition lancée en juillet par l’UA pour six mois, qui sera forte de 3 500 hommes, mais qui ne suscite pas de grands espoirs.

 

Pas question pour la France de voler au secours de Bozizé, qui a trouvé refuge au Cameroun. Quelque 300 militaires français présents au Gabon ont été envoyés en renfort à Bangui lors des troubles de la fin mars, mais ils ne seraient plus que 400 militaires français à Bangui, surtout là pour évacuer les ressortissants français, si la situation l’exige.

Lu pour vous : Dans l’indifférence, la Centrafrique se suicide

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:01

 

 

 

PARIS (AFP) - 07.08.2013 17:06 - Par Pierre-Marie GIRAUD

 

Trente ans après l'opération Manta pour stopper une offensive libyenne dans le nord du Tchad, ce pays et surtout la base française à N’Djamena restent une plaque tournante des opérations extérieures (Opex) militaires françaises en Afrique, comme Serval au Mali, estiment des spécialistes.

 

En janvier 2013, l'opération Serval au Mali s’appuiera sur la base de N’Djamena pour ses avions de combat et bénéficiera du concours décisif des forces tchadiennes lors de l'opération de traque des jihadistes retranchés dans le massif montagneux des Ifoghas dans le nord-est du Mali.

 

Le 9 août 1983, François Mitterrand déclenchait Manta à la demande du Tchad pour stopper l'offensive de forces libyennes alliées aux opposants du président Hissène Habré, qui venaient de prendre la grande palmeraie de Faya dans le nord du pays.

 

Au plus fort de l'opération, Manta (raie géante des mers chaudes), menée à près de 5.000 km du sol français, mobilisera plus de 3.000 parachutistes, légionnaires, marsouins de l'infanterie de marine et aviateurs, 700 véhicules, avions Mirage F1 et Jaguar, hélicoptères Gazelle et Puma.

 

Elle est alors la plus importante opération jamais entreprise par la France depuis la guerre d'Algérie.

 

En quelques jours, des soldats français s'installent sur des positions avancées le long d'une ligne imaginaire dite "ligne rouge" et dont tout franchissement est susceptible d'entraîner une riposte armée. Située à hauteur du 15e puis du 16e parallèle, elle coupe le pays en deux, presque en son milieu, la partie nord demeurant sous contrôle libyen.

 

Selon la France, la mission est "de dissuader l'agresseur de nouvelles opérations" en gelant la situation pour permettre des négociations.

 

"Avoir des pompiers sur place"

 

Pendant plus d'un an, Manta sera le bouclier du régime Habré au pouvoir depuis juin 1982. Le 16 septembre 1984, la France et la Libye signent à Tripoli un accord de désengagement militaire "total et concomitant". L'armée française évacue ses positions, retire ses matériels et met fin à sa présence au Tchad début novembre 1984.

 

Mais en dépit des affirmations de Tripoli, François Mitterrand doit reconnaître, peu après une rencontre le 16 novembre en Crète avec le colonel Mouammar Kadhafi, que les troupes libyennes, estimées à 5.000 hommes, sont toujours en force dans le nord du Tchad.

 

Ce n'est qu'en 1987, à la suite d'une guerre de "reconquête" que l'armée tchadienne reprendra peu à peu le nord du pays, à l'exception de la bande d'Aouzou qui ne sera rétrocédée par la Libye qu'en 1994 après 21 ans d'occupation.

 

Entre-temps, la France reviendra au Tchad en 1986 avec un dispositif militaire à dominante aérienne baptisé "Epervier" et qui se poursuit depuis cette date avec des formats différents selon la situation politique au Tchad. Actuellement, "Epervier" compte 950 militaires et 12 aéronefs, dont cinq Mirage, installés principalement à N’Djamena et Abéché (est).

 

"Epervier n'est pas un accord de défense franco-tchadien mais un accord de stationnement des forces françaises dans ce pays dont les facilités logistiques n'ont jamais été remises en cause", rappelle à l'AFP le général Henri Poncet, fin connaisseur de l'Afrique où il participa à plusieurs Opex et ancien patron du Commandement des opérations spéciales (COS).

 

"Les aviateurs français disposent d'une zone immense pour entraîner leurs avions de combats et les troupes de marine peuvent s’aguerrir à la nomadisation", ajoute le général Poncet.

 

Pour l'ancien chef d'un service de renseignement s'exprimant sous la condition de l'anonymat, "Epervier reste indispensable, car si la France veut continuer à avoir une politique d'influence en Afrique, il lui faut y avoir des points d'appui".

 

Depuis N’Djamena, rappelle-t-il, la France a pu intervenir à plusieurs reprises en Centrafrique : "Si l'on veut éteindre l'incendie dès que les premières brindilles s'enflamment, il est bon d'avoir des pompiers sur place".

 

Pour autant, le général Poncet se demande si la base française d'Epervier aura toujours autant d'importance : "Le Tchad reste-t-il toujours du même intérêt stratégique pour la France alors que nos intérêts économiques sont surtout au Niger et en Algérie?"

 

© 2013 AFP

Le Tchad, plaque tournante des opérations françaises

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com