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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 00:57

 

 

Bangui-vers-Bimbo-copie-1.JPG

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 18 Octobre 2011 14:55

Il serait impossible aux habitants de la localité de Bimbo (sud de Bangui) de bénéficier désormais des services municipaux. Le personnel de ladite mairie vient d’entamer ce mardi 18 octobre 2011, une grève illimitée. Il réclame du gouvernement centrafricain le paiement de 37 mois d’arriérés de salaires.

L’entrée en grève de ces 74 employés de la municipalité de Bimbo s’explique par la non-tenue des promesses et engagements pris par les autorités concernées.

Selon Christine Bossoua, déléguée du syndicat de la base de Bimbo, « nous avions eu un entretien sans succès avec le patronat au sujet de notre situation. Pourtant, nous générons de l’argent pour la commune, mais c’est la gestion qui reste opaque. Nous sommes d’ailleurs incapables d’inscrire nos enfants à l’école. De ce fait nous ne sommes pas prêts à reprendre le travail tant qu’on n’ait pas perçu  5 mois sur les 37 ».

Ils exigent entre autres : le versement de quote–part sur les impôts à la commune de Bimbo et la prise en charge du personnel communal par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

Par ailleurs, l’autre débrayage concerne le personnel démissionnaire de la Société Centrafricaine des Télécommunications (SOCATEL).

Il organise ce mardi un sit-in devant le département des Postes et Télécommunications à Bangui pour réclamer le versement des 25% des rabattements de leurs salaires y compris le versement des droits légaux d’une partie des démissionnaires.

Selon Jean-Paul Ngassenemo, coordonnateur dudit Collectif, seuls ses frais pourraient leur permettre de répondre à leurs besoins familiaux dont les charges scolaires. A propos, nous avions tenté en vain de joindre l’actuel ministre des postes et télécommunications.

Le Collectif démissionnaire de la SOCATEL avait gagné un procès contre le gouvernement centrafricain dans l’une de leurs revendications.

 

NDLR : La vacuité actuelle du gouvernement centrafricain est sidérante. Y-at-il encore un premier ministre dans ce pays ? Non seulement il est incapable d'apporter le moindre début de solution aux revendications sociales mais surtout il demeure totalement indifférent et sourd aux cris qui montent sans cesse du front social. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 00:50

 

 

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Mardi, 18 Octobre 2011 14:46

 

Le monde entier a célébré ce lundi 17 octobre, la journée du refus de la misère. A cette occasion le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies Ban Ki Moon invite les gouvernements à agir et à placer l’être humain au centre de toute action.

En République Centrafricaine, cette journée est passée inaperçue en dépit de nombreuses difficultés que connaissent sa population.

Le Secrétaire Général de l’Onu commence par rappeler que depuis des décennies, les Nations Unies agissent pour libérer les hommes de la pauvreté. Mais les grands progrès faits dans ce sens sont aujourd’hui compromis.

Trop de gens, dit-il, vivent dans la peur : la peur de perdre leur emploi; la peur de ne pas pouvoir nourrir leur famille; la peur que le piège de la pauvreté se referme à jamais sur eux et les prive du droit fondamental de vivre en bonne santé, dans la dignité et l’espoir.

Ban ki Moon invite à agir, contre la crise économique, contre le changement climatique, contre la hausse des prix des produits alimentaires et de l’énergie et contre les conséquences des catastrophes naturelles. Nous pouvons les surmonter en plaçant l’être humain au centre de notre action.

Et le SG de l’Onu de regretter que dans les débats décisifs pour notre avenir, trois groupes manquent à l’appel : les pauvres, les jeunes et la planète.

Comme nous nous employons à éviter un effondrement mondial dans le domaine de la finance indique-t-il, employons-nous à en éviter un autre dans le domaine du développement. Nous ne pouvons pas, au nom de la rigueur budgétaire, renoncer à investir dans le capital humain, au mépris du bon sens.

Il se dit convaincu qu’il est possible d’éradiquer le paludisme, de faire reculer le sida, d’empêcher des millions de mères de mourir en couches, de créer des emplois et de la croissance en investissant dans l’écologie.

Il est temps de redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, en parvenant à bâtir un monde libéré de la pauvreté.

Interrogés par Radio Ndeke Luka, certains habitants de Bangui non pas caché leurs préoccupations : « La misère est loin de quitter ce pays. Nous n’avons qu’un seul repas par jour au lieu de 3, comme l’indique le gouvernement. Nous ne pouvons pas nous prendre en charge au plan éducatif, sanitaire ; nous dormons à même le sol sans protection contre les moustiques. Nous appelons le gouvernement à prendre ses responsabilités pour faire reculer la misère dans notre pays ».

 

NDLR : Célébrer la journée internationale du refus de la misère aurait été pour les autorités centrafricaines l’aveu de leur échec à éradiquer cette misère dans le pays. Cela les arrange plutôt que cette journée passe donc inaperçue. Pendant la campagne électorale, le KNK s’évertuait à distribuer entre autre des morceaux de viande de bœuf dans certains quartiers de Bangui. Pourquoi depuis son hold-up électoral le même KNK ne continue-t-il pas cette distribution électoraliste de viande et laisse mourir les gens de famine ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 00:34

 

 

 

cellule

 

18 octobre 2011 par Juliette Abandokwe

Convoqué devant le Tribunal Militaire ce jeudi 20 octobre 2011 

Après exactement 365 jours de privation arbitraire de liberté, Ismaël Koagou est convoqué ce jeudi 20 octobre, à son 366ème jour de détention, au Tribunal Militaire Permanent à Bangui. Alors qu’il avait démissionné officiellement de ses fonctions de chef de bataillon dans les Forces armées centrafricaines le 5 juin 2010, pour prendre un nouveau poste à l’Ambassade des Etats-Unis, il est aujourd’hui accusé de « Désertion en temps de paix ».

19 octobre 2010 – 19 octobre 2011 : Une année jour pour jour passée à la Maison d’arrêt de Ngaragba, pour rien, et sans avoir été convoqué pour la moindre audition. 

Rappel des faits. 

Ismaël Koagou, chef de bataillon, brillant et fidèle élément au service des Forces armées centrafricaines depuis 19 ans, est offert un emploi à l’Ambassade des Etats-Unis en février 2010, comme assistant au chargé de programme de coopération militaire. Il cherche donc à rencontrer ses responsables afin d’entamer la procédure formelle de mise en disponibilité. Sa hiérarchie, jusqu’au plus haut niveau, le fuit, et refuse de le recevoir malgré trois demandes formelles d’audience. Finalement le 5 juin 2010, il envoie sa lettre officielle de démission. Il ne reçoit aucun accusé de réception, et débute le 2 août 2010 à son nouveau poste la conscience tranquille, après avoir accompli les démarches administratives de son changement d’emploi dans les règles de l’art.

 Le 19 octobre 2010, il est arrêté et emmené à la Section Recherche et Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale à Bangui.

 Il est ensuite déféré le 9 décembre 2010 par mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Ngaragba, avec pour motif d’accusation la « désertion en temps de paix ».

Une garde à vue de cinquante jours, alors que le maximum légal est de trente jours, ne présage rien de bon pour la suite, en termes de respect de la loi. D’ailleurs, le chef d’accusation est sans aucun fondement. En effet, des trois éléments constitutifs nécessaires pour qu’une infraction soit digne de sanction, outre le légal et le matériel,  il manque l’élément intentionnel. L’officier Koagou n’a jamais eu la moindre intention de déserter son poste à l’armée, puisqu’il a fait parvenir une lettre de démission en bonne et due forme à ses chefs. Le silence radio rencontré par ce courrier, correspondait d’ailleurs parfaitement au manque d’enthousiasme, teinté d’une flagrante mauvaise foi,  rencontré auparavant dans ses demandes d’audience.

 Sachant que des officiers de l’armée démissionnent fréquemment à Bangui, et qu’ils circulent librement en ville sans jamais être inquiétés, parfois sans même avoir fait de demande écrite, se trouvant manifestement dans les bonnes du pouvoir, il n’y avait aucune raison qu’Ismaël Koagou continue à se préoccuper de ne pas avoir reçu de réponse de la part des cadres du Ministère de la Défense, comme il aurait dû en recevoir dans l’absolu.

Selon les conventions internationales sur les libertés individuelles, n’importe quel fonctionnaire a le droit de démissionner en tout temps, en accord avec les exigences de routine. Dans la situation d’Ismaël Koagou, le Ministère de la Défense lui devait un accusé de réception, et n’était même pas en mesure de refuser sa démission.

Le Tribunal Militaire Permanent de Bangui, dont le Procureur, Commissaire du Gouvernement, dépend directement du Ministère de la Défense et donc du pouvoir, se prépare à rendre ce jeudi 20 octobre un jugement dans cette affaire. Un ministère de la Défense qui a fait preuve pendant plus de trois mois d’une mauvaise foi exemplaire, en refusant systématiquement de rencontrer l’officier Koagou, dont il connaissait sans nul doute la teneur de la demande.

Avec un 158ème rang sur 180 dans l’échelle qui mesure le degré de corruption chez Transparency International, il est facile de s’imaginer le degré de liquéfaction du système de justice en République Centrafricaine. Tout porte même à croire que l’honnêteté et le respect des règles, tel que dans le cas d’Ismaël Koagou, n’ont que très peu d’importance dans un système qui essaie de faire semblant d’être correct, mais qui est en réalité pourri par la corruption et le non-respect des lois.

La langue ambiante est d’ores et déjà reconnue comme langue nationale en Afrique centrale : la langue de bois. On fait semblant de ne rien savoir et de ne rien comprendre, mais en réalité, les intentions sont gérées par la malfaisance et la cupidité.

Le nouvel employeur d’Ismaël Koagou, qui a maintenu le contrat de travail depuis une année, sera présent au Tribunal, ainsi que tous ceux qui ont suivi de près cette histoire devenue rocambolesque d’incohérence judiciaire. Tout le monde sera donc témoin d’une forfaiture qui sera enfin exposée en plein jour.

L’accusation dont on affuble M. Koagou ne tenant pas debout, des faux prétextes seront sans nul doute abondamment évoqués jeudi. Ses avocats n’auront aucune peine à démonter un argumentaire sans substance, indéfendable et profondément inéquitable en termes de libertés fondamentales de l’individu. .

 

L’officier Ismaël Koagou n’a commis strictement aucun délit. Il se prépare donc à comparaitre au Tribunal Militaire Permanent, la tête haute, avec la conviction du devoir loyalement accompli pendant les dix-neuf années passées au sein des Forces armées centrafricaines.  

Aujourd’hui plus que jamais, il affirme son droit absolu de changer de vie selon son bon vouloir, et  demande simplement à la justice centrafricaine de faire son travail, et de lui rendre la liberté qu’elle lui a arbitrairement arrachée le 19 octobre 2010. Son seul désir est de simplement continuer à vaquer à ses occupations et s’occuper de sa famille, en tant que citoyen Centrafricain libre et fier.

 Zo Kwe Zo

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-rca-un-an-pile-de-detention-arbitraire-pour-l-officier-ismael-koagou-86743113.html

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 00:25

 

 

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Slateafrique.com 19/10/2011

Le shérif ricain continue sa traque des grands méchants. Nouveau desperado en chef: le leader de l’Armée de résistance du Seigneur. Texte et dessin inédits de Damien Glez.

Il y a toujours du chasseur de prime dans l’âme du cowboy américain. Saddam Hussein pendu et Oussama Ben Laden immergé, l’Oncle Sam veut sans doute détourner l’attention de ce qui se passe en Libye. Le fantomatique Kadhafi y nargue encore et toujours une mise à prix de 1700000 dollars (soit 1.241.975 euros). D’ailleurs, le shérif chargé de cette traque n’est-il pas moins Barack Obama que Nicolas Sarkozy?

Qui dit bon western, dit «bon» méchant. On ne se souvient du film «L'homme des vallées perdues», de 1953, que grâce à Jack Wilson, le tueur à gages à tête de serpent, qui enfilait ses gants noirs avant d'assassiner un quidam. «Have gun, will travel», de 1961, n’est mémorable que grâce à Ben Jalisco, l’évadé du bagne revenu se venger.

Gourou de l’Armée de résistance du Seigneur

En 2011, les story tellers américains de la géopolitique internationale situent le nouveau Far West à l’est; celui du continent africain. Pour éviter d’être taxés d’islamophobie et d’arabophobie, les Etats-Unis viennent de se dégoter, dans ce «eastern western», un fou religieux noir et christique: Joseph Kony, le gourou de l’Armée de résistance du Seigneur, fondamentaliste qui prône -par les autres peut-être plus que par lui- l’observance mormonesque des commandements de la Bible. Excellent casting pour ce nouveau western made in US.

Cette nouvelle incarnation du mal est née en 1961 à Odek, en Ouganda. D'ethnie acholi, Kony se fait remarquer comme medium «immortel», prophète autoproclamé en communication avec le Saint-Esprit, «destructrice» réincarnation de l'esprit d'un ancien ministre ougandais et de celui d'un général chinois.

Attaquer Kampala avec des pierres

Dès 1987, alors coiffé de dreadlocks, il prend la tête d'un groupe armé luttant contre le nouveau régime de Yoweri Museveni. Kony s’inspirera des Holy Spirit Mobile Forces de sa cousine Alice Lauma Lakwena. Celle-ci entendait attaquer Kampala avec des pierres qui, assurait-elle, «se changeraient en bombes».

Dans la foulée des désillusions militaires de sa parente, Joseph Kony crée l’United Holy Salvation Army, puis l’United Democratic Christian Army baptisée finalement Lord's Resistance Army. Il utilise, lui, un enduit de beurre de karité censé protéger des balles et des attaques à l’eau bénite sur la base stratégique d’un déploiement de ses troupes en forme de crucifix. «Œcuménique», Kony n’hésite pas à emprunter aux autres croyances. Comme les prêtres vaudous, il utilise des amulettes. Comme les révoltés zoulous de Bambata, il éradique tous les poulets blancs et leurs propriétaires. Il élabore une prophétie annonçant un «monde du silence» où les armes à feu ne pourraient plus crépiter face aux lances de ses guerriers. En attendant, Museveni le tiendra longtemps en échec avec des armes conventionnelles.

Utiliser des enfants soldats

Au fil des ans, Kony n’hésitera pas à utiliser des enfants soldats qui deviendront même, à certaines périodes, majoritaires dans ses troupes. Quand on a l’âge de croire au Père Noël, pourquoi aurait-on du mal à croire en l’immortalité de son commandant? Un lavage de cerveau en règle, une lecture littérale quotidienne de la Bible et des programmes d’endurcissement – exercice d’assassinat de leurs proches– finissent d’anesthésier tout esprit critique des jeunes recrues.

L'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) serait responsable d'environ 25000 enlèvements, les proies de sexe féminin étant promises à un avenir d’esclaves sexuelles. Kony, lui-même, disposerait d’un harem composé de quarante à soixante épouses à peine pubères. Pratiquant la politique de la terre brûlée, ses troupes ont abondamment décapité des hommes, violé des femmes, coupé des oreilles et des lèvres, tranché des pieds de cyclistes ou écrasé des nouveaux-nés dans des mortiers. Le conflit fera des milliers de morts et provoquera le déplacement de 1,7 million de personnes.

Envoi d’une centaine de conseillers militaires  en Ouganda

Selon un câble diplomatique américain révélé par WikiLeaks, les effectifs de la LRA ne seraient forts, aujourd’hui, que de 300 à 400 combattants. Faisant fi des frontières au gré de ses déconvenues, l’«Armée» se fait la championne de la délocalisation de la terreur. Elle traumatise les populations civiles, de l’Ouganda à l’est de la Centrafrique, en passant par le nord de la République démocratique du Congo et le Sud-Soudan. En 2001, la LRA est inscrite sur la liste américaine des organisations terroristes. Le 7 juillet 2005, la Cour pénale internationale délivre un mandat d’arrêt à l’encontre de Joseph Kony. Le leader de la LRA est accusé sur la base de sa responsabilité pénale, de 12 chefs de crimes contre l’humanité et de 21 chefs de crimes de guerre.

En avril 2008, après vingt mois de négociations, Kampala et la LRA finalisent un accord de paix. Joseph Kony refuse de le signer et prend la poudre d’escampette. Après le sud du Darfour, il se trouverait actuellement en Centrafrique.

Un de ses commandants n’a pas réussi à passer entre les mailles du filet. Thomas Kwoyelo, qui avait rang de «colonel» au sein de la LRA, est arrêté, en République démocratique du Congo, en mars 2009. Son procès s’ouvre le 11 juillet dernier à Gulu , dans le nord de l’Ouganda. Une chambre spéciale de la Haute Cour de justice l’entend pour cinquante trois chefs d'accusation: assassinats, prises d'otage, destruction de biens d'autrui et blessures. Fin septembre, la Cour constitutionnelle décide que Thomas Kwoyelo devra bénéficier de l’amnistie.

La cavalerie américaine a décidé de prendre les choses en main. Après avoir accordé à l’Ouganda une aide en matière de renseignement qui aurait permis d’éliminer, selon les autorités ougandaises, «50% des responsables de haut niveau» de ce mouvement et « 25% de ses combattants», le shérif en chef va intensifier son réseau de chasseurs de primes. Le 14 octobre, Barack Obama, boosté par l’exécution de Ben Laden, annonçait l’envoi d’une centaine de conseillers militaires  en Ouganda, puis ultérieurement en République Démocratique du Congo, au Sud-Soudan et en Centrafrique. Ces soldats appartiennent aux «Forces spéciales», ces commandos d'élite utilisés dans les opérations anti-guérilla. L’objectif est clair: décapiter la LRA. La cible est indiquée: Joseph Kony.

Fiasco de «Restore Hope»

Le cowboy ricain est donc décidé à faire à nouveau la loi dans le Far East. Et tant pis si le sénateur américain John McCain, adversaire malheureux d’Obama à l’élection de 2008, craint que les Etats-Unis finissent par «s’engager dans quelque chose dont il ne pourront pas sortir». Et tant pis si cette région de l’Afrique rappelle aux Américains l’opération «Restore Hope» qui s’était conclu, en 1993, par un cinglant fiasco.

Pour rassurer, Victoria Nuland, la porte-parole du département d'Etat, a précisé que les militaires américains ne combattraient pas la LRA, sauf en cas de légitime défense. Richard Downie, spécialiste de l'Afrique au Centre d'études stratégiques et internationales de Washington, indique pourtant que, cette fois, les Etats-Unis devront «davantage mettre les mains dans le cambouis».

Les colts vont parler. En 1970, un western spaghetti pastichait les grands films américains: «Django arrive, préparez vos cercueils». L’heure est venue pour un remake américano-africain: «Uncle Sam arrive, Joseph, prépare ton cercueil».

Damien Glez

 

Les Etats-Unis envoient des conseillers militaires en Ouganda

mardi 18 octobre

En près de 25 ans d’existence, l’Armée de Libération du Seigneur (LRA) a commis une liste impressionnantes d’exactions et de pillages, notamment en Ouganda, où elle a été créée à la fin de la guerre civile qui a ensanglanta le pays de 1981 à 1986.

Dirigée par Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale, cette organisation a étendu sa zone d’opérations à la Centrafrique, au Sud-Soudan et en République Démocratique du Congo après le lancement, en 2006, d’un processus de paix avec les autorités ougandaises.

Depuis sa création, la LRA est accusée de plusieurs massacres de civils, dont celui commis en décembre 2009, dans le nord-est de la RD du Congo, au cours duquel, selon l’ONG Human Rights Watch, 321 personnes ont été tuées et 250 autres enlevées. Par ailleurs, ce mouvement, qui avait initialement pour objectif d’installer en Ouganda un régime censé appliquer les 10 commandements bibliques, n’hésite pas à avoir recours aux enfants soldats, qui constitueraient 80% de ses effectifs.

En 2001, la LRA a été inscrite sur la liste américaine des organisations terroristes. Et, depuis au moins 2009, elle est visée par l’opération Rudia II, menée par les forces armées de la RD du Congo, soutenue discrètement par celles de l’Ouganda, et lancée après l’échec de la mission Lightning Thunder, conduite en décembre 2008 par les autorités ougandaises dans le nord du congolais et qui prévoyait une frappe aérienne contre le haut commandement de l’organisation rebelle, avec une intervention au sol pour neutraliser les combattants restants.

Selon un câble diplomatique américain émis en avril 2009 et révélé par WikiLeaks, la MONUC (Mission des Nations unies au Congo) avance que les effectifs de la LRA seraient forts d’environ 300-400 combattants.

Un chiffre confirmé par le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, selon qui l’opération Rudia II aurait permis d’éliminer « 50% des responsables de haut niveau » de ce mouvement et « 25% de ses combattants », et cela, grâce en partie à une aide américaine en matière de renseignement.

Mais l’apport des Etats-Unis dans la lutte contre la LRA va augmenter, après l’annonce surprise faite le 14 octobre par président Obama d’envoyer en Ouganda, puis ultérieurement en République Démocratique du Congo, au Sud-Soudan et en Centrafrique une centaine de conseillers militaires.

Selon le locataire de la Maison Blanche, il s’agit d’un « petit nombre de soldats américains équipés pour le combat » dont la mission est « d’aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony ». « Nos forces fourniront des renseignements, des conseils et une aide » a-t-il encore précisé.

D’après le général Carter Ham, le chef de l’US Africom, le commandement militaire américain pour l’Afrique, Joseph Kony serait réfugié en Centrafrique, où, selon le ministre de la Défense de ce pays, Jean-Francis Bozizé, la LRA est responsable de la mort de plusieurs centaines de personnes, d’enlèvement, » de maisons saccagées, détruites. »

Toutefois, si la décision du président Obama a bien été accueillie par les autorités des pays concernés, elle a été critiquée par le sénateur américain John McCain, le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2008. « J’ai peur qu’avec les meilleurs intentions du monde, nous finissons par nous engager dans quelque chose dont nous ne pourrons pas sortir » a-t-il déclaré à l’antenne de la chaîne de télévision CNN. « C’est déjà arrivé précédemment au cours de notre histoire » a-t-il ajouté.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 16:01

 

 

Disparition de Mme Lucienne EWANGO née YAGONDA le 12.10.11.

Une veillée de prière est prévue le 18.10.11 à partir de 20h, Salle Lagrange, Base de loisirs, acces Centre, rue du Port aux Cerises, 91210 Draveil.

Les funérailles auront lieu le 19.10.11 à 11h30 au cimetière de Choisy 94, 18 rue de Manieux.

Une cérémonie sera organisée au préalable à l'Hopital de Bligny, Briis-sous-Forges 91 : 8h30 - office religieux ; 10h00 - mise en bière ; 10h45 - levée du corps.

 

 

La rédaction de C.A.P présente à la famille de la disparue ainsi qu'à ses proches, toutes ses condoléances les plus attristées.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 01:05

 

 

JP Mara

 

Bonjour Eugénie, bonjour aux auditeurs de la Grande Matinale sur AFRICA n° 1

J’exprime ce matin mon indignation par rapport à la pratique de la prédation d’Etat en vigueur en Centrafrique. Depuis des jours, le Choléra sévit dans ce pays, principalement dans sa capitale, Bangui. C’est le résultat de l’insalubrité du au manque d’eau potable ; il n’y a pas d’eau potable parce que les infrastructures vétustes de production et de distribution d’électricité datent de la colonisation. Des ponts s’effondrent chaque mois dans Bangui, les routes sont devenues impraticables. Or plus de routes, plus d’électricité, pas d’eau potable voudraient simplement signifier pas d’activités économiques donc plus de vie en RCA.

 Qu’est ce qu’il y a donc en RCA depuis que Bozizé est au pouvoir?

Je suis indigné parce que plusieurs Ministres sont soupçonnés d’avoir détourné au total l’équivalent d’au moins 300 Millions d’euros, sommes nécessaires pour remettre en état les infrastructures de la production d’électricité par l’ENERCA. Et que fait l’exécutif ? Rien car le risque d’être éclaboussé est trop grand.

Je rappelle que l’Union Européenne et la France ont financé avec l’impôt des contribuables européens une mascarade d’élection dont le déroulement et les résultats ont été contestés par l’opposition.  Suite à cette mascarade, le Président a été réélu dès le premier tour avec  un score à la soviétique. Sa femme, ses fils, ses neveux, ses oncles, bref toute la famille siège maintenant à l’assemblée familiale (oh péché assemblée nationale), une assemblée monocolore composée à 99% des partisans du président.

En RCA l’opposition dont je fais partie ( je suis membre de la CRPS) est muselée ; nous ne siégeons pas à l’assemblée nationale ; nous n’avons pas droit à nous prononcer publiquement ; nous n’avons pas accès aux médias d’Etat, nous ne sommes pas autorisés à tenir des meeting publics ;  c’est quelle démocratie si l’opposition ne peut pas organiser des meeting public et ne peut pas parler à la radio nationale?

 Nous les opposants sommes indignés parce que tout cela se passe avec la complicité de la soi-disant communauté internationale qui a reconnu ces élections, encourageant ainsi des pratiques antidémocratiques en Afrique.

Les populations sont indignées parce que nos pays africains vivent dans des systèmes présidentiels au les Présidents de nos Républiques ont tous les pouvoirs concentrés entre leurs mains et peuvent faire ce qu’ils veulent pourvu d’avoir la bénédiction des grandes puissances.

Je suis indigné parce qu’en Centrafrique, le Général Président et son fils Colonel et Ministre de la Défense nationale achètent beaucoup d’armes pour terroriser la population et traquer des opposants qui n’ont que la parole alors que  des mouvements  rebelles étrangers occupent deux préfectures et terrorisent  la population.

La population Centrafricaine est indignée par ce que des milliards sont détournés sans que les auteurs soient inquiétés encourageant ainsi l’impunité qui tue l’économie.

Je suis indigné parce que la France soutient les dirigeants de ce pays avec mes impôts et ceux de mes concitoyens alors que des Centrafricains meurent tous les jours de choléra et que les jeunes ne trouvent pas de travail

Jean-Pierre MARA

Paris le 17 octobre 2011

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 00:50

 

 

 

Une passerelle à même le lit du canal qui repose sur quatre bouts de bois sans garde-corps qui disparaîtra à la prochaine pluie, telle est la réponse par les autorités de Bangui à l’effondrement du pont de Langbassi…

 

Quelques vues du pont cassé de Pétévo et de la passerelle de fortune mise en place dans le lit du cours d'eau

 

 

 

pont-Langbashi-casse.JPG

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 00:22

 

 

Edouard Ngaissona

 

             Patrice Edouard NGAISSONA

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 17 Octobre 2011 18:51

La corruption dans les marchés publics ! Comment y mettre fin ? Une vingtaine de magistrats centrafricains sont suivent depuis lundi 17 octobre 2011, un atelier sur "La détection et la prévention de la fraude et de la corruption dans les marchés publics". Pendant 5 jours, ils vont étudier, de manière concrète, les causes et les situations qui font le lit de la corruption, les diverses formes de fraudes dans les marchés publics.

Cet atelier est organisé par l’ambassade de France à Bangui. D’ailleurs les travaux ont été ouverts à l’Alliance française de Bangui par l’ambassadeur Jean-Pierre Vidon, en présence du ministre de la Justice et de la moralisation, Garde des Sceaux, Firmin Findiro. L’objectif de cet atelier  qui se veut essentiellement pratique avec des études de cas, est de rendre les magistrats centrafricains plus réactifs face aux fraudes et actes de corruption qu’ils ont à connaître dans le domaine si sensible que sont les marchés publics.

Dans son discours d’ouverture, l’ambassadeur de France a indiqué que « les marchés publics constituent l’une des principales sources de la grande corruption et de la mal gouvernance ». Les participants auront donc à réfléchir sur la nécessité de la répression « afin d’assurer la protection des intérêts économiques et sociaux de la Nation ».

Le diplomate français a rappelé que la fraude et la corruption, notamment dans les marchés publics, minent la démocratie, sapent les fondements de l’Etat et renforcent les réseaux nationaux et internationaux criminels qui recyclent l’argent sale. « Il y a donc lieu de renforcer les compétences des magistrats et des fonctionnaires chargés de lutter contre ces phénomènes que l’on appelle fraude, corruption, pots de vin, conflits d’intérêt et commissions. Ces maux rongent l’économie et appauvrissent encore davantage les finances publiques de l’Etat. »

Les magistrats qui participent à cet atelier viennent de la Cour des comptes, de la Cour de Cassation, du Tribunal de Grande Instance et du ministère des Finances et du Budget. Les travaux sont animés par un expert français.

 

 

NDLR : Par cet atelier, l’ambassadeur de France répond en écho aux récentes révélations de Centrafrique-Presse s’agissant notamment du cas manifeste et flagrant de conflits d’intérêts  qui mettait en cause le général Guillaume LAPO et son entreprise « POLYGONE » qui avait raflé de gré à gré plusieurs marchés de l’Etat rapportant ainsi à l’intéressé qui était en même temps Directeur Général du Trésor plusieurs centaines de millions de F CFA. Il en de même du truand député et quasi fournisseur officiel de l’Etat Patrice Edouard NGAISSONA, déjà convaincu de graves malversations et détournements de deniers publics pour lesquels il avait été jeté en prison sous le régime PATASSE mais remis en liberté depuis le putsch de BOZIZE. Il continue à siphonner les fonds publics avec les mêmes méthodes et complicités et est devenu une des plus grosses fortunes de Bangui avec ses nombreuses sociétés. Il profite toujours des attributions d’office et de gré à gré de plusieurs marchés publics. Quoi d'étonnant qu'il soit propriétaire immobilier en région parisienne ! Les corrompus en Centrafrique se trouvent bien au cœur du régime et du parti au pouvoir.    

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 00:20

 

 

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17 octobre 2011 9:47

Vendredi dernier, le président américain, Barack Obama, a annoncé avoir autorisé le déploiement « d’un petit nombre » d’éléments de l’armée américaine en Afrique Centrale. Cela, afin de prendre part à la traque des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) et, en particulier, de leur chef, Joseph Kony.

Depuis mercredi, des soldats américains atterrissent en Ouganda dans ce cadre. D’après M. Obama, d’autres suivront au cours du mois dans certains des pays limitrophes, à savoir, la Centrafrique, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Soudan du Sud, tous comportant des territoires dans lesquels a sévi ou sévit la terrible LRA. En effet, depuis plus de deux décennies, ce groupe insurgé au pouvoir en place en Ouganda a perpétré, à plusieurs reprises, des massacres de civils et des mutilations ainsi que des enrôlements forcés d’enfants. Ce qui lui a valu des accusations internationales, lesquelles ont abouties à la délivrance d’un mandat d’arrêt international par la CPI contre Kony pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Barack Obama, qui, d’après ses propres dires, a « autorisé un petit nombre de soldats américains équipés pour le combat à se déployer en Afrique Centrale pour aider la région œuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony », s’est voulu très clair sur les attributions de cette mission : « nos forces fourniront des renseignements, des conseils et une aide » à celles de la région. En d’autres termes, les soldats américains ne vont pas combattre directement les rebelles. On comprend, par-là, la prudence de Washington, qui n’a pas encore oublié son cinglant échec en Somalie en 1993. Depuis, c’est d’ailleurs le plus important déploiement américain en Afrique.

Néanmoins, les gouvernements de la région ont unanimement salué l’initiative des Etats-Unis. Car les affrontements entre les rebelles et l’armée ougandaise ont fait, durant toutes ces années de conflit, des dizaines de milliers de victimes et occasionné le déplacement de près de deux millions de personnes. Aussi, toute contribution visant à y mettre fin est la bienvenue.

 

Source : http://geotribune.com/1715-afrique-obama-ouvre-la-chasse-a-la-lra.html

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 00:16

 

 

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Photo non datée

 

17 octobre 2011 Juliette Abandokwe 

Malgré un communiqué par le conseiller en communication, le "sorcier Camerounais de Bozizé" Henri Pascal Bolanga, censé calmer l'inquiétude du peuple Centrafricain à propos des bruits de plus en plus insistant sur la mort du Général-Président, la suspicion de son passage de vie à trépas est toujours aussi justifiée. En effet, l’agressivité du communiqué, qui en gros accuse tout le monde de prédation, démontre l’extrême nervosité du pouvoir, ainsi que d’ailleurs la reconnaissance de l'impopularité de Bozizé. Aucun gouvernement ayant bonne conscience  et ami de son peuple,  ne peut parler d'une manière aussi belliqueuse. De toute évidence, les experts en communication de la Présidence cherchent à tout prix à dissimuler le fait que Bozizé est absent, de corps et/ou d’esprit. Autrement dit, il devient de plus en plus évident aujourd’hui, que soit il est si malade qu’il ne peut pas parler, soit il est décédé.

 Au cocktail organisé le 14 octobre dernier en l’honneur de son 65ème anniversaire, ni François Bozizé, ni ses enfants et ses neveux n’étaient présents. Pourtant, certains membres de sa famille proche occupent des postes-clés dans le gouvernement, à l’instar de son fils Francis Bozizé, Ministre de la Défense, et son neveu Sylvain Ndoutingaï, ministre d'État aux Finances et du Budget. Qu’ils aient ou non assisté aux réjouissances festives, le citoyen moyen, qu’il soit sur le territoire national ou non, se serait de toute façon toujours posé la même question : Où est François Bozizé, et dans quel état est-il ?

 De croire qu’en organisant un cocktail pour l’anniversaire d’un président physiquement absent, on va convaincre des citoyens normalement constitués de continuer à penser que le chef de l’Etat est encore valide et/ou en vie, c’est surtout la preuve d’une grossière sous-estimation de l’intelligence du Centrafricain moyen. C’est en même temps la preuve d’une profonde incompétence. Au lieu de demander aux soi-disant ennemis de la République de prouver le décès de François Bozizé, le communicateur ferait mieux, comme il est de coutume, de nous prouver qu’il n’est pas mort. Le style grossièrement manipulateur de la communication du pouvoir n’aura échappé à personne, et ne pourra plus très longtemps se cacher dans la démagogie à un franc cinquante et l’intimidation.

 Sachant que personne n’est immortel, et que la santé de François Bozizé est dans toutes conversations depuis plusieurs mois, il aurait été justifié que la Présidence s’exprime de manière au moins indicative sur l’état de santé du président ex-putschiste, qui a complètement disparu de la scène publique depuis une dizaine de jours. Sachant également que Bangui n’est qu’un gros village, que pratiquement tout le monde possède un portable, et qu’un coup de fil ou un sms c’est si facile, il est d’autant plus suspect de voir un expert de la communication fustiger l’opposition pour avoir soi-disant colporté de faux bruits.

 Que Bozizé meure aujourd’hui ou dans 2 mois, il n’y a pas de différence. Tout le monde sait qu’il est malade et qu’il mourra bien une fois ces prochains temps. Ce qui adviendra après sa mort aussi sera identique qu’il meure aujourd’hui ou dans deux mois. Les événements post-Bozizé étant forcément source d’inquiétude, surtout pour la clique au pouvoir, il est naturel, malgré l’inutilité, de vouloir chercher à en retarder le moment. C’est ce qu’on appelle communément la politique de l’autruche.

Le communiqué de l’expert en communication de François Bozizé est donc non seulement inutilement provocateur dans sa vaine recherche d’un bouc émissaire pour déverser la frustration causée par une évidente panique, mais en plus nous laisse très songeur sur les compétences d’un service qui pourtant, revêt une importance fondamentale pour un gouvernement pour lequel seuls les palabres peuvent encore couvrir l’état de décomposition avancé.

Et tout cela particulièrement à l’heure où l’agitation autour du palais augmente sensiblement chaque jour, avec un net renforcement de sa garde, ainsi que des rumeurs de circulation accrue de militaires Tchadiens en ville de Bangui.

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-rca-bozize-toujours-absent-et-une-communication-devenue-autruche-86733955.html

 

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des de gens de bien. - Edmund Burke

 

 

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