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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 23:39

 

 

 

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Bangui, 21 mars (C.A.P) – D’après des informations de sources concordantes, le Secrétaire Exécutif de la CEMAC sur le départ, le Camerounais Antoine Ntsimi a été empêché par les autorités centrafricaines de débarquer à l’aéroport Bangui Mpoko ce mercredi du vol d’Ethiopian Airlines en provenance de Douala et en partance pour Addis-Abeba.

A l’escale de Bangui, c’est le commissaire de l’aéroport Bangui-Mpoko en personne qui serait monté à bord de l’appareil pour notifier à M. Ntsimi qu’il était indésirable dans le pays le contraignant ainsi à poursuivre son voyage avec Ethiopian jusqu’à Addis-Abeba.

Les autorités de Bangui sont dans un bras de fer avec Antoine Ntsimi qui a toujours manifesté une grande arrogance et de mépris à l’égard de Bozizé qui a choisi à présent de lui en faire voir de toutes les couleurs en descendant aussi dans l’arène comme le Camerounais. C’est ainsi que ces dernières semaines, les griots du régime de Bangui ont multiplié sur les antennes de Radio KNK pour ne pas dire Radio Centrafrique, les chroniques d’insultes et de dénigrements à son égard.

Antoine Ntsimi qui pense et proclame à qui veut l’entendre qu’aucun cadre centrafricain ne serait en mesure de lui succéder au Secrétariat exécutif de la CEMAC qui est pourtant maintenant tournant, aurait déjà empoché ses derniers salaires et indemnités de départ ce qui lui aurait fait un sacré pactole. Venait-il à Bangui faire ses valises et ses adieux ?

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 23:18

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 21 Mars 2012 14:07

Les 2 programmes destinés à l’amélioration des conditions de vie   des déplacées internes  et les résidents de la sous-préfecture de Rafaï (est) lancés en septembre 2011, ont connu un succès éclatant eu égard aux résultats obtenus.  C’est le constat fait à l’issue  de la mission d’évaluation des programmes « Phast » et « Wathab » réalisés par le Comité international de la Croix Rouge (CICR).

Une  mission qui  a regagné Bangui le 20 mars 2012,  après avoir séjourné pendant trois jours dans la sous-préfecture de  Rafaï, dans le Mbomou. Elle a été conduite par  madame Betina  Burgthaler, déléguée  du programme  Phast.

Les 2 programmes en question ont  consisté à construire des forages et aménager des points d’eau en faveur de la population de Rafaï, affectée par les exactions des rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de l’ougandais Joseph Kony.

Pour illustration, le CICR a construit en concertation avec l’ONG Action Contre la Faim,  9 forages et en a réhabilité 3 autres. Les deux organisations humanitaires ont également  procédé aux travaux d’aménagement de 2 sources, y compris la construction de 20 blocs de latrines communautaires.

Selon l’envoyé spécial de Radio Ndeke Luka qui a fait partie du déplacement, « avant le lancement de ces 2 programmes  à Rafaï, la défécation à l’air libre était de 82%, les ordures contrôlées étaient t de 10% et les lavages de mains avec le savon ou du cendre sont  de 22%. Outre les réalisations  évoquées, le CICR a procédé à l’amélioration de 15 puits, et la construction de 20 blocs de latrines communautaires pour les écoles ».

La communauté de Rafaï quant à elle, a déjà construit 540 latrines grâce aux outils et l’expertise fournis par le CICR qui envisage que la population construise 200  latrines d’ici le mois de juin  prochain. Ceci marque la fin des programmes, a expliqué l’envoyé spécial.

L’évaluation des avancées faites dans les deux programmes se fera au mois de juin prochain.

Rappelons que le programme d’Hygiène réalisé par CICR à Paoua dans l’Ouham Péndé (nord-ouest) entre mai  2011 et janvier 2012, avait connu un succès retentissant. A titre d’exemple, le pourcentage de la défécation à l’air libre qui était de 94% au début du lancement du programme,  est réduit  à 24% à la fin du programme. Quant au lavage des mains qui était de 9% au début du programme, il s’est amélioré à la fin du projet  avec  une hausse de 38%.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:56

 

 

 

 

ATT-2-janvier-2012

 

BAMAKO AFP / 21 mars 2012 22h48 - Des tirs étaient échangés mercredi soir entre des soldats mutins et ceux de la garde présidentielle près du palais du chef de l'Etat à Bamako, où des mutins occupaient toujours les locaux de la radio-TV nationale investie plusieurs heures auparavant, ont rapporté des témoins à l'AFP.

Nous contrôlons le palais présidentiel, des gens tirent vers le palais et nous ripostons, a déclaré un membre de la garde interrogé par téléphone.

Nous sommes en train de tout faire pour que nos revendications aboutissent, a pour sa part affirmé un soldat mutin, également interrogé au téléphone. Le journaliste de l'AFP a entendu les coups de feu pendant la conversation.

Ces échanges de tirs ont été confirmés par d'autres témoins, dont un fonctionnaire du secrétariat général du gouvernement qui jouxte le palais.

La garde présidentielle est composée de soldats parachutistes connus sous le nom de Bérets rouges, une unité d'élite fidèle au chef de l'Etat Amadou Toumani Touré, lui-même un ancien militaire.

Le palais présidentiel de Koulouba est situé sur une des collines surplombant la ville de Bamako. Avant cet échange de tirs, un conseiller à la présidence avait affirmé que le chef de l'Etat s'y trouvait toujours.

Les Bérets rouges ont en outre pris position autour de plusieurs bâtiments officiels, dont l'Assemblée nationale, le Trésor public et l'Office de la radio-télévision du Mali (ORTM, public).

L'ORTM est occupé depuis le milieu de l'après-midi par des dizaines de jeunes soldats mutins qui l'ont investi en tirant en l'air et en ont évacué le personnel. Télévision et radio n'émettent plus depuis cette occupation.

Ces soldats du rang, qui ont également tiré des coups de feu dans les rues de Bamako en y semant la panique, ont ainsi voulu protester contre le manque de moyens pour combattre la rébellion touareg et les groupes armés dans le nord de leur pays, réclamant un armement adapté.

Ils s'en sont également pris verbalement à des officiers supérieurs.

La mutinerie avait débuté dans la matinée dans un camp militaire de Kati, ville-garnison à quinze kilomètres de Bamako, où des soldats avaient manifesté en tirant en l'air.


(©)

 

NDLR : Est-ce l’ironie du sort ? Après avoir joué au médiateur pendant longtemps dans les mutineries et autres tentatives de coup d’Etat en Centrafrique sous Patassé, ATT, lui-même ancien putschiste reconverti à la démocratie, est aujourd’hui victime du fléau des coups d’Etat en Afrique. Il s’apprêtait pourtant à quitter le pouvoir par la grande porte. Le Mali souvent cité en exemple de démocratisation réussie en Afrique ces derniers temps, en voie de rejoindre la liste des pouvoirs kaki. Quel dommage !

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’UNION AFRICAINE APPELLE AU RESPECT DE L’ORDRE

CONSTITUTIONNEL AU MALI

AddisAbeba, le 21 mars 2012: Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, est particulièrement préoccupé par les actes répréhensibles perpétrés actuellement par des éléments de l’Armée malienne à Bamako, au Mali. Il exprime la condamnation ferme par l’UA de toute tentative de prise du pouvoir par la force, et souligne la nécessité du respect de la légitimité constitutionnelle incarnée par les institutions républicaines, dont le Président de la République, chef de l’État, Amadou Toumani Touré.

Le Président de la Commission continue de suivre de près l’évolution de la situation. À cet égard, il est en contact avec le Président Thomas Yayi Boni, Président de l’Union, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO) et d’autres acteurs internationaux concernés.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 17:14

 

 

 

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 MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

Justice - Liberté - Travail

 

Fédération Europe Amériques Asie Moyen-Orient Océanie

 

Membre de l'Internationale Socialiste

 

INVITATION

 

Cher(e) s compatriotes et sympathisants (es) du MLPC !

 

La Fédération EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE du MLPC et les Sections MLPC–MONTPELLIER 1 et 2 ont le plaisir de vous inviter à une rencontre qui se tiendra le SAMEDI 24 MARS 2012 à la salle de conférence de l’Hôtel ibis au 95 Place Vauban 34000 Montpellier à 14 heures 00 précises pour échanger avec Martin ZIGUELE, Président National du MLPC.

L’ordre du jour portera sur la situation générale du pays suivi de débat

La Fédération EAAMOO du MLPC, les Sections MLPC–MONTPELLIER 1 et 2 et Martin ZIGUELE vous attendent très nombreux pour discuter de la situation de notre beau pays la République Centrafricaine.

 

L’ordre du jour de cette Assemblée Générale Extraordinaire portera sur les points ci-après :

 

1.      Présentation de la Fédération

2.      Echanges et communication avec Martin ZIGUELE

3.      Divers

 

Afin de pallier les questions d’intendance et d’organisation, vous êtes priés de confirmer votre participation soit par mail à l’adresse du Bureau Fédéral : bfmlpc@yahoo.fr, soit au téléphone sur les numéros suivants :

ü  06 09 68 62 01 : TG

ü  06 50 00 44 98 : TGA

Chers camarades et sympathisants, l’heure est résolument à la mobilisation et à l’action pour notre grand et invincible MLPC. Soyons nombreux à cette Assemblée Générale Extraordinaire pour préparer l’avenir.

 

NB : -Une contribution symbolique de 10 € (dix euros) de votre part serait la bienvenue.

  

 

                                                                           Fait à Paris le 19 Mars 2012

 

Pour le Bureau Fédéral

                                                                 

Le  Secrétaire Général

 

           Romuald NGBALE

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 15:37

 

 

 

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              Carlos Gomez Junior

 

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                       Kumba Yala 

 

BISSAU AFP / 21 mars 2012 15h20 - L'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, candidat du parti au pouvoir en Guinée-Bissau, et l'ex-président Kumba Yala, sont qualifiés pour le second tour de la présidentielle prévu le 22 avril, selon les résultats publiés mercredi par la Commission nationale des élections (CNE).

Carlos Gomes Junior arrive en tête du premier tour du 18 mars avec 48,97% des voix, suivi de Kumba Yala (23,36%), Manuel Serifo Nhamadjo (15,75%)) et Henrique Rosa (5,4%). Ces trois derniers candidats ont réclamé l'annulation du scrutin, qu'ils affirment être entaché de fraudes.

Le taux de participation a été de 55%, selon la CNE.

Les candidats ont 48 heures pour déposer leurs réclamations à la CNE qui va ensuite disposer d'un temps similaire pour les examiner avant de transmettre ces résultats officiels provisoires à la Cour suprême qui doit les valider à une date indéterminée.

Nous rendons la CNE responsable des conséquences de la publication de résultats électoraux frauduleux et de ce qui va arriver dans le pays, avait déclaré M. Yala, au nom de cinq candidats qui ont réclamé l'annulation du scrutin.

Le premier tour de la présidentielle pour remplacer Malam Bacaï Sanha, élu en 2009 et décédé de maladie en janvier, s'était déroulé dans le calme, mais avait été terni par l'assassinat le soir même du colonel Samba Djalo, ex-responsable des services de renseignements militaires à Bissau.

La Guinée-Bissau est un pays de 1,6 millions d'habitants dont l'histoire, depuis son indépendance du Portugal en 1974, est jalonnée de coups, tentatives de coups d'Etat militaires et autres violences politiques.

Elle est en outre devenue ces dernières années une plaque tournante du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe, au point d'être qualifiée par des analystes de narco-Etat, certains de ses responsables étant répertoriés par les Etats-Unis comme barons de la drogue.


(©)

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 15:22

 

 

 

 

Zig Mart

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 

A l’invitation de Monsieur Jean MATOUK Président du Conseil d’Administration de l’Association Charles Gide de Nîmes (France) (www.charlesgide.fr), Monsieur Martin ZIGUELE, Ancien Premier Ministre et Président du Mouvement de Libération du Peule Centrafricain (MLPC) participera le jeudi 22 mars 2012 à partir de 18 heures 30 minutes à la Maison du Protestantisme à Nîmes (3, rue Claude Brousson, à côté de la Maison Carrée) à une conférence suivie de débats sur le thème suivant qu’il présentera :

"Rôle de la femme africaine dans le développement économique et social : le cas centrafricain ».

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 03:31

 

 

 

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N'DJAMENA (Tchad) - 20 Mars 2012 (ATP) - Le Président de la République Centrafricaine, François Bozizé, est arrivé à N’Djamena, capitale de la République du Tchad, le mardi 20 mars 2012, en fin de matinée. L’hôte du Tchad, qui effectue sa quatrième visite au Tchad en deux mois, est venu discuter avec son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, des questions bilatérales liées à la paix, à la sécurité, au renforcement des liens de coopération et de développement des deux pays frères.

Le Président centrafricain a été accueilli au bas de la passerelle par le Président de la République du Tchad. Le premier ministre, Chef du Gouvernement, Emmanuel Nadingar, les membres du Gouvernement, les députés, le maire de la ville de N’Djamena et l’Ambassadeur de la RCA auprès de la République du Tchad ont fait le déplacement de l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djamena pour réserver un accueil chaleureux au Chef de l’Etat Centrafricain.

Outre les questions liées à la paix, à la sécurité et au développement, le Président Idriss Deby Itno et son homologue centrafricain vont sûrement aborder des sujets d’actualité dans la sous -région Afrique Centrale, en Afrique et dans le monde.

La République du Tchad et la République Centrafricaine partagent des ambitions communes sur plusieurs aspects. Des questions énergétiques et environnementales en passant par l’agriculture, la santé et la formation, ces deux Etats d’Afrique Centrale entendent agir en solidarité pour booster le développement de leurs peuples.

Hassan Adoudou Bao

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 03:19

 

 

 

 

Bozizé KNK

 

Il y a 9 ans, BOZIZE pénétrait par la force dans Bangui sous les ailes des troupes d’élite tchadienne avec l’onction de certains chefs d’Etat de la sous-région et de la France. La communauté financière internationale a suivi avec un appui financier massif de l’ordre de  700 milliards de F CFA.   

Et dès le début de son règne, BOZIZE a placé ses alliés alimentaires et sa proche famille au dessus de la loi.  Ces « intouchables» se sucrent sans état d’âme sur le dos du pays. Aucun secteur d’activité ne leur échappe : les marchés publics, le commerce de bétail, de diamant, de bois, le commerce des matériaux de construction etc …. En 9 ans, la RCA compte une dizaine de milliardaires  autour de BOZIZE. Au mépris des droits élémentaires de l’homme, des crimes crapuleux ont été commis dans l’indifférence totale. Même les criminels connus de tous, restent impunis et bien au contraire sont promus à des fonctions plus importantes. L’odieux assassinat des commissaires de police Hervé TREPASSE et Daniel SAMA sont encore présent dans la mémoire des Centrafricains.    

BOZIZEréussit par la peur et les intimidations à  régner  sur une population silencieuse et soumise,  et nourrit secrètement  l’espoir de passer à terme, la main à son fils Francis BOZIZE ou à son parent Sylvain NDOUTINGAI. Aujourd’hui, l’illusion des Centrafricains devient réalité, mais une réalité cauchemardesque. Eux qui voyaient en lui le « libérateur » qui allait enfin apporter la prospérité, ramener la sécurité des personnes et des biens, et une paix durable pour tous. Il n’en est rien. Lui qui devrait aussi incarner la justice et imprimer sa vision d’un avenir meilleur qui placerait notre pays sur le même piédestal que ceux de la sous-région. Il a failli lamentablement. Il a fait de la RCA la risée des autres pays étrangers en commençant par les pays voisins. Amère désillusion! Son manque de charisme et de vision pour le pays l’amène à s’occuper personnellement des moindres détails de fonctionnement de l’Etat en plus de ses tâches de Chef de l’Etat.

François BOZIZE YANGOUVOUNDA, le ministre de la justice de fait

Il est ministre de la justice de fait car c’est à lui que revient les décisions finales de justice. N’est -ce pas lui en personne qui a rendu à Fidèle NGOUANDJIKA son passeport pour qu’il soit libre de ses mouvements ? Le Chef de département, Firmin FINDIRO demeure toujours quant à lui, Procureur de la République de fait. N’est-ce pas lui qui dans son bureau, a notifié à Jean Jacques DEMAFOUTH qu’il a préalablement convoqué, son arrestation ?

Ensemble, ils ont détruit les acquis de la magistrature dont l’ancienneté dans la fonction judiciaire. Des magistrats expérimentés, hors hiérarchie qui lisent « le droit positif centrafricain » ont été mis à la retraite anticipée ou ramenés au ministère pour être subordonnés à FINDIRO et s’occuper des tâches administratives. Ils ont été remplacés exprès par des juges jeunes et inexpérimentés, pleins de reconnaissance et de zèle qui ne répondent qu’à lui. Ils ont par la même occasion, détruit la fondation même de la sagesse de notre pays et l’indépendance de notre système judiciaire.  FINDIRO a délibérément muté au tribunal de Bangassou en guise de sanction  le juge qui a présidé le tribunal correctionnel qui a rendu le verdict dans le procès contre les journalistes Faustin BAMBOU et Cyrus SANDY qu’il a trouvé trop léger à ses yeux.

Selon le « droit positif bozizéen » applicable à la bozizie, le délit communément appelé « diffamation ou outrage » se lit  « le délit d’orgueil », terme très prisé de Firmin FINDIRO pour justifier les arrestations arbitraires. Toujours, dans le « droit positif bozizeén »,  le délai de garde à vue est illimité au lieu  de 24 heures ou au plus de 48 heures dans le « droit positif centrafricain »; la présomption d’innocence l’exception; la charge de la preuve revient à l’accusé ; l’inculpation d’office devient un mode opératoire et la recherche de la preuve intervient après.

C’est en vertu du « droit positif bozizéen » que Jean Jacques DEMAFOUTH a été gardé à vue pendant un mois et inculpé sans éléments probants ou que Mme BALEMBY est maintenue en prison des femmes de Bimbo nonobstant l’ordonnance de mise en liberté  prise par un magistrat attitré de la chambre d’accusation de la Cour d’Appel. C’est au nom de ce même droit que les rejetons BOZIZE rackettent comme des voyous, les Centrafricains. La Section de Recherche et Investigation (SRI) la police politique, devient une machine de prédation et de répression.  Les détentions arbitraires de simples citoyens pour leur extorquer de l’argent sont monnaie courante. Aucun président centrafricain n’a jamais auparavant, exposé autant sa progéniture.

Peut-être ignore-t-il encore que la justice est un pouvoir qu’aucun être humain n’a jamais réussi à contrôler ?  La justice est au-dessus de tous, quel que soit son rang social.  La justice est patiente mais aveugle.  Sans doute l’apprendra-t-il un jour !  On dit que la justice est comme l’eau, même si on veut la retenir, elle vous coule entre les doigts.

Il doit aussi savoir qu’un pays est paisible et prospère que lorsque son système de justice est fort, indépendant et efficace.  Une justice indépendante encourage des personnes intègres à respecter la loi  et même des gens qui ont des démêlés avec cette même justice de faire entendre leur voix.  Si le simple citoyen n’a pas confiance en la justice de son pays, il se fera justice lui-même, ce qu’on appelle « justice populaire ».

En novembre 2011, un élément de la garde présidentielle était intervenu pour s’interposer entre deux bagarreurs. Il s’est servi de son ceinturon et a touché l’un des deux bagarreurs à la nuque et il a succombé à la suite de sa blessure. La population en colère, excédée par les exactions de cette unité, a réagi immédiatement. Le soldat a été lynché sur le champ avec des jets de pierre. Les locaux abritant les éléments de la Garde présidentielle ont été saccagés et incendiés. 

En décembre 2011, suite à un accident mortel à Bégoua où une voiture appartenant à un membre du gouvernement avait  heurté un conducteur de taxi moto, une partie de la population, dont les membres de la famille du défunt, avait manifesté avec l’intention d’incendier le véhicule. Finalement, ce sont les pneus qui seront détruits. Il y a bien d’autres cas encore.

L’existence dans un Etat d’une institution judiciaire constituée de magistrats indépendants, jugeant selon les lois, est un signe clair de bonne santé sociale mais en Centrafrique aujourd’hui sous BOZIZE, la justice réellement indépendante n’existe pas. Bien d’autres avant lui ont essayé de museler la justice, où sont-ils maintenant?    

François BOZIZE YANGOUVOUNDA, INTENDANT GENERAL DE SON ETAT

Il s’est occupé personnellement depuis 2004 des recouvrements des recettes et des arbitrages des dépenses de fonds publics de la Centrafrique ; du jamais vu dans la sous-région voire dans le monde. Il cumule cette fonction avec celle de la défense. Cette situation qui est loin d’être exceptionnelle perdure depuis 8 ans et place la Centrafrique dans la catégorie des pays fragiles et faillis. Comme aide de camp de Bokassa, il a compris que les fonctionnaires sont à l’origine de la chute du régime de son ex-patron.  Sans hésiter, il a établi l’équation que longévité au pouvoir = paiements de salaires de fonctionnaires. Une obsession : veiller personnellement aux paiements réguliers des salaires des fonctionnaires au point de vider le Trésor Public et de solliciter dangereusement les banques de la place. Une décision louable ! Mais seulement, les pratiques mafieuses et la corruption généralisée dans les régies financières rend difficile la tâche de mobilisation importante des ressources internes.

Il ne comprend pas que les concours financiers extérieurs destinés à assainir l’économie permettront de  créer les conditions favorables à l’investissement  afin d’élargir la base fiscale des recettes de l’Etat. Mais hélas une partie de ces aides passe à la trappe des salaires si elles ne sont pas purement et simplement détournées. Les caisses de l’Etat sont vides et le pays continue son plongeon dans le chaos économique, financier et politique. Suite à des sorties de sommes « inimaginables » et non justifiées, les donateurs floués, ont coupé temporairement les robinets financiers. Aujourd’hui, les banques locales ne font plus confiance à l’Etat Centrafricain.  Elles sont censées financer  aussi l’économie nationale  mais l’Etat devient leur gros client avec un compte délinquant d’au moins 15 milliards de FCFA, sans compter les intérêts.

Les anciens combattants s’en mêlent, eux aussi, et exigent le paiement de leurs  pensions à coup de manifestations. Il les envoie au diable. Pourtant le paiement des retraites fait partie des dépenses obligatoires.

 

François BOZIZE YANGOUVOUNDA GERANT PRINCIPAL  DES ENTREPRISES ET OFFICES PUBLICS

 

Il est devenu le gérant principal de toutes les entités publiques de la Centrafrique suite à sa décision de dissoudre leur conseil d’administration. Il a crée un conseil d’administration central de toutes ces entités qu’il a logé au sein de la Présidence et qu’il dirige lui-même avec des personnalités connues pour leur dévouement qu’il peut contrôler au quotidien. Ce comité est chargé de mener toutes les opérations de caisse avec l’aide des forces de l’ordre et de faire les arbitrages de dépenses en fonction des programmes d’emploi. Mais c’est lui qui tranche en dernier ressort.  Mais pourquoi avoir pris cette décision qui semble dénué de tout bon sens ?      

 Combien de sociétés ont-elles  été auditées ? Avant de décider de la dissolution des entités, les institutions de contrôle telles que la Cour des comptes, l’inspection générale d’Etat ou l’Inspection des finances ont-elles effectué des contrôles ? Sur quelle base, le Porte-parole du gouvernement a-t-il déclaré que toutes les entités publiques sont en faillite ?

 Le but inavoué de cette opération est d’avoir les moyens pour augmenter la marge de manœuvre financière de l’Etat mise à mal par le retrait des financements extérieurs et la faible mobilisation des ressources nationales.

 Autre motif caché de  cette opération, c’est de confisquer les ressources des entreprises, sociétés et offices publics qui constituent habituellement des vaches à lait aux chefs de département qui se sont rapidement enrichis. Il faut noter aussi que les ¾ des ressources sont allouées au fonctionnement au détriment des investissements.  Ce n’est pas étonnant que le banguissois n’a pas d’électricité ni d’eau potable. Les dirigeants de certaines de ces entités publiques roulent dans des véhicules de luxe et mènent grand train de vie princier. A titre d’exemple, l’ENERCA a acheté des véhicules de luxe pour plus de 400 millions de F CFA sur les 7 milliards de F CFA de créances de l’Etat rétrocédées à la dite société. Il est bien au courant de ces gabegies et y mettre fin n’est pas le but recherché pour ne pas mécontenter ses  parents qui dirigent la plus part de ces sociétés. L’ENERCA, l’ORCCPA, l’ICRA, l’ANDE, la SODECA, la Mairie de Bangui … ne sont dirigés que par des gbayas de Benzambé, de Soungbé, de l’Ouham Bac ou de Bossangoa centre. Par exemple, le cas flagrant de l’ENERCA où le Directeur Général, M. Samuel TOZOUI, gbaya lui aussi, est gravement malade et se trouve en France depuis plus de deux ans en soins médicaux. Son intérim est assuré pendant toute cette période et jusqu’à ce jour par une incompétente directrice commerciale, Mme Elisabeth KOFIO, elle-aussi gbaya.

Avec un peu de bon sens, il devrait commencer par l’audit de ces entités publiques.  Ensuite, il devrait, le cas échéant limoger et arrêter les dirigeants pour fait de prédation ou détournements présumés, suivis de procès. Les ministres Fidèle NGOUANDJIKA ou Thierry MALEYOMBO qui ont maille à partir avec la justice, ne devraient pas être en liberté pour narguer les Centrafricains comme ils le font.

Enfin, il devrait procéder à la nomination de nouveaux dirigeants pour leurs qualités professionnelles et non pour leur fidélité politique ou leur appartenance ethnique. Son esprit de prédateur lui dicte de protéger les criminels plutôt que de les sanctionner. Une décision bien calculée, car le dragon ne peut pas écraser le petit serpent local qui fait sa force.  Ces criminels se sentent désormais redevables au prédateur d’une part.  Pourquoi le rapport GARAMA, d’audit et de réforme  sur l’ENERCA n’a pas été publié ? Pourquoi l’audit sur la gestion des Postes et Télécommunication n’a pas été suivi d’effet ? Et que dire de celui sur la gestion de la CEMI par le vrai faux pasteur Joseph BINGUIMALE ?

Peu lui importe si les hôpitaux manquent de médicaments, d’oxygène ; si les routes deviennent des tombeaux ouverts. Tant pis pour tous les autres Centrafricains ; tant pis pour les partenaires extérieurs qui subventionnent ces entités en faillite et qui ne comprennent pas où vont leurs contributions ; tant pis pour les hôtels qui manquent de papier hygiénique et autres produits d’entretien. Il n’y a qu’en Centrafrique où le génie de président cherche à exécuter des tâches subalternes pendant que partout ailleurs, les présidents en ont plein les bras et délèguent des responsabilités à leurs collaborateurs.  Quand va-t-il penser à créer des richesses pour notre pays au lieu de perdre ton temps à mal gérer les maigres ressources existantes ?   

BOZIZE a réussi à rendre le fonctionnement de tout un pays comparable à la celui d’un quartier populaire où il en est le chef.  La Centrafrique navigue aujourd’hui dans le brouillard total.

 

François BOZIZE YANGOUVOUNDA, Docteur Honoris Causa de l’Université de Bangui

 

Il s’est vu décerner le titre de Docteur Honoris causa pour semble t-il « ses multiples actions en faveur de l’Université de Bangui ». Lui qui a déclaré n’avoir jamais mis  pied à l’université ni ses enfants.  

Or la distinction de docteur honoris causa est décernée en général  à  une haute personnalité pour saluer le parcours exceptionnel,  intellectuel, politique ou philanthropique. Après des études sanctionnées par un doctorat en Maths,  Maître ABDOULAYE WADE a reçu cette distinction de l’Université de Montpellier I en mars 2009 ; de l’Université d’Auvergne en Octobre 2002 et de  l’Université de Rabat en juin 2011, des universités  étrangères.

L’obtention du diplôme de doctorat proprement dit nécessite des années de durs labeurs et d’immenses sacrifices. Et, si vous assistez à la remise en bonne et due forme, d’un diplôme de doctorat, vous voyez tout de suite l’émotion qui s’y dégage.  Certains récipiendaires émus vont jusqu'à verser des larmes pour le prix payé  pour une couronne qui n’a pas d’équivalent sur terre.  C’est pour cette raison que la carte de visite  d’une personne qui a fini un doctorat porte toujours le titre suivi du prénom et nom de la personne.  Comme exemple : Docteur, Moléngue ti Kodoro…, . On sait tout de suite à qui on a affaire et on ne peut que lui vouer du respect.

Pourquoi le Ministre de l’Enseignement supérieur et la Rectrice de l’Université de Bangui  ont-ils décerné cette distinction à BOZIZE ? Est-ce qu’ils sont  en quête de promotion ou l’ont-ils fait par coterie partisane ?

BOZIZEn’aime pas les intellectuels et surtout leurs discours qu’il juge creux. Rappelons-nous de  ses discours aux magistrats en grève en 2008 ou encore ceux adressés aux enseignants de l’Université de Bangui en grève en où il avouait n’avoir jamais pied à l’Université ? L’Université de Bangui compte aujourd’hui plus de 10 000 étudiants pour des infrastructures délabrées et inadaptées qui contiennent à peine 1000 étudiants.  Elle a son propre orchestre, mais pas de centres de recherches ni de bibliothèque qui n’existe que de nom.  L’Université vient d’être dotée d’un amphithéâtre de 1000 places baptisé « amphithéâtre YANGOUVOUNDA BOZIZE » qui ressemble à s’y méprendre à une église.  Alors que la norme élémentaire et incontournable d’un amphithéâtre est de ressembler à une estrade, comme les tribunes d’un stade de foot-ball.

Aussi, à l’Université de Bangui, l’obtention des diplômes ne répond plus aux normes académiques mais à certains critères de sélection dictés par le pouvoir et dont l’étude et l’assiduité aux cours en sont exclues.  Les Ministres et certains fonctionnaires de l’Etat achètent les diplômes comme de petits pains.   Des ministres en ont même profité pour devenir maîtrisards en un temps record, à l’instar de l’actuel ministre de la Santé,  Jean-Michel MANDABA.

Quand posera-t-il la première pierre pour la construction d’une nouvelle université promise et annoncée tambour battant pendant la campagne électorale de 2005 ?

Son attitude ressemble étrangement à celui d’une fin de règne.  Reste à savoir s’il fera une sortie en beauté ou pas.  BOKASSA a passé 14 ans au pouvoir avant d’être remercié par la France.  KOLINGBA est resté 12 années au pouvoir, il est parti contre son gré.  PATASSE a passé 10 années au pouvoir. Il sait mieux que quiconque, comment il l’a fait partir. 

A la lumière de ce qui se passe à Bangui, la loi de la gravité politique en Centrafrique converge vers dix ans en moyenne.  Il vient de passer 9 années au pouvoir.  Sans doute a t-il raison d’être paranoïaque ?  

Feu Félix Houphouët-Boigny aimait à dire qu’il y a trois sortes de folie : la première, lorsqu’on a rien au départ et que l’on gagne tout ; la seconde est lorsqu’on perd tout pour se retrouver avec rien et la dernière est la vraie folie.  Par la quelle BOZIZE est-il atteint ?  Difficile à dire pour le moment.  Peut-être qu’un avenir proche nous le dira.

Jean-Claude GBAGUENE                                    

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 02:00

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Batangafo : 1 personne tuée et 240 maisons incendiées par des hommes armés

Mardi, 20 Mars 2012 14:58

1 personne tuée, 2 autres grièvement blessées et plus de 240 maisons incendiées. C’est le bilan d’une attaque commis par des hommes armés non identifiés le week-end dernier. L’évènement a eu lieu aux alentours de Batangafo et Kako (nord). Il s’agit entre autres des villages Ouima, Boutima et Ouana (nord).

« Ce drame, le 2ème du genre en moins d’un mois, a ainsi fait déplacer les populations affectées vers Batangafo. Malheureusement, la ville ne dispose d’aucune structure pour accueillir les fuyards », a indiqué un témoin joint ce 20 mars 2012, par Radio Ndeke Luka.

Les personnes déplacées par cet évènement se servent désespérément des troncs d’arbres pour s’abriter et sont dépourvues de tout : vivres, ustensiles de cuisine, vêtements voire couchage.

Le même témoin précise que les malfrats sont assimilés aux éleveurs. Toutefois, un d’entre eux atteint par balle lors de l’attaque, a été retrouvé non seulement armé, mais en tenue militaire.

 

Progressif retour des ONG humanitaires à Rafaï après 3 semaines de fuite

Radio Ndéké Luka Mardi, 20 Mars 2012 14:56

La sous-préfecture de Rafaï (est) reprend vie 3 semaines après l’attaque en février dernier du village Agoumar (4 kilomètres de la ville) par la LRA. Des ONG humanitaires reprennent progressivement leurs activités dans la ville.

Il s’agit du Comité International de la Croix Rouge CICR, Merlin, Mercy Corps et Première Urgence. Ces ONG avaient quitté la ville à cause des exactions perpétrées par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur sur la population civile. Elles avaient craint pour leur sécurité.

Selon un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka qui a confirmé l’information le 19 mars 2012, « Rafaï porte encore les stigmates d’une ville meurtrie par les attaques de la LRA  devenues récurrentes ces deniers temps ».

« La population vit dans une psychose généralisée. Il suffit de sortir dans les rues, quartiers et marchés pour se rendre à l’évidence de la prolifération des armes de fabrication artisanale », a indiqué l’envoyé spécial.

Les gens qui partent aux champs portent systématiquement sur eux leurs armes. Interrogés sur le mobile de ce port quotidien et inhabituel de ces armes, ces derniers ont déclaré que « ces armes leur servent de faire face à d’éventuelles attaques de la LRA ».

Même ceux qui restent à la maison, a-t-il constaté, ont « leurs armes accrochées  au fauteuil ou à la chaise sur lesquels ils sont assis. Ils ont affirmé sans détour qu’ils sont obligés d’être sur le qui-vive pour protéger leurs familles. Car, les « Tongo-Tongo » (appellation locale de la LRA) sont imprévisibles avec la spontanéité de leurs attaques ».

« D’autres habitants ont affirmé que face à la démission de l’Etat, ils sont obligés d’assurer leur auto défense. A ce jour, il est presque impossible d’aller au-delà de 4 kilomètres de la ville de Rafaï sans courir le risque d’être kidnappé par ces bandits de grand chemin. D’ailleurs, un arrêté préfectoral fait interdiction à la population de se rendre dans les champs éloignés de la ville de Rafaï », a précisé l’envoyé spécial.

A titre de rappel, en 3 semaines, il y a eu 2 attaques. La 1ère le 23 février dernier perpétrée au village Agoumar : 6 personnes dont 3 femmes ont été prises en otage. Les 2 autres otages sont restés en captivité.

La 2èmeest celle du 17 mars dernier. Elle s’était produite à 30 kilomètres de Rafaï au village Bamboula sur l’axe Bangassou (est). 4 membres de l’équipage avaient eu la vie saine et sauve.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 01:47

 

 

 

RCA carte-2

 

 Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Bangui, 20 Mars 2012

Bangui : 397 victimes d’accusation de sorcellerie entre 2010 et 2012 (DRC).

Environ 397 personnes ont subi des violences de verdicts populaires d’accusation de pratique de sorcellerie entre Janvier 2010 et Février 2012 en République centrafricaine, d’après le Conseil danois pour les réfugiés (DRC).

« C’est une situation tragique pour la Centrafrique », a relevé Gervais Govon, expert juridique auprès du DRC au cours d’une interview accordée au RJDH. Il a souligné que ces chiffres concernent trois préfectures du pays : l’Ouham, l’Ouham-Péndé et le Bamingui-Bangoran (nord et nord-est), où travaille cette structure. Par ailleurs la ville de Mbaïki, dans le Sud, a été prise en compte à cause des cas qui y sont signalés à maintes reprises.

Pour l’Expert Juridique de DRC ‘’le drame’’ est que les institutions de l’Etat telles que la Police la gendarmerie, voire la justice dans les différentes localités du pays ainsi que la population semblent être familiarisées avec le verdict populaire et l’assassinat des personnes accusées de sorcellerie, ce qui fait que l’on a tendance à banaliser les cas de violence liés aux accusées de sorcellerie.

« Si au moins, on avait encore conscience que ce sont des vies des innocents qui sont détruites, des droits individuels et des libertés qui sont violés dans nos villages et communautés, c’est déplorable », a regretté Gervais Govon.

Il ressort que parmi les 397 personnes violentées, enregistrées par DRC dans les parties du pays précitées, des cas de mort suite à la torture des victimes ont été relevés. Par ailleurs certaines victimes ont été assistées par DRC de diverses manières, soit en faisant intervenir la police ou la gendarmerie, soit en prenant en charge les frais de leurs soins médicaux. Dans l’ensemble, 211 hommes et 186 femmes ont été victimes de violence à cause d’une accusation de sorcellerie.

En dehors de l’assistance médicale et juridique, DRC accorde une aide matérielle aux personnes qui ont survécu à la torture mais qui ont perdu leur abri pour leur permettre de se construire et reprendre une nouvelle vie.

Pour DRC, la question de violences liées aux accusations de sorcellerie ne devrait pas être considérée seulement comme des violences basées sur le genre. Elle devrait être prise comme un problème général car les hommes sont aussi victimes de cette pratique.

 

Bangui : Reprise des activités des conducteurs de la SONATU

Les conducteurs des autocars de la Société nationale de transport urbain (SONATU) ont repris les voyages vers les provinces après une journée de suspension de travail pour protester contre la suspension de paiement des primes de voyage.

Cette reprise est le résultat de l’acceptation par l’équipe de la gendarmerie chargée de la gestion quotidienne de la SONATU de revenir sur sa décision de suspension la prime de voyage des chauffeurs.

Ce matin, les autocars immobilisés au Complexe sportif Barthélemy Boganda à Bangui ont repris le chemin des villes de l’intérieur du pays dessertes par les bus de la Société après que les chauffeurs aient perçu leur prime de voyage, à savoir 15 000 FCFA pour les villes plus éloignées et 2000 FCFA pour celles plus proches de Bangui.

Il convient de rappeler hier lundi, l’équipe de la gendarmerie avait dans un premier temps décidé de suspendre le versement des primes de voyage aux chauffeurs avant de leur proposer 5000 FCFA. Les intéressés avaient refusé et ont paralysé la circulation tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.

Les passagers qui avaient payés leurs billets étaient restés bloqués au siège de la compagnie. Depuis plus de deux semaines, à cause de détournement la SONATU connait un problème de fonctionnement.

 

Berberati : Le personnel de la Mairie dénonce ‘’le trafic d’influence’’

Le délégué du personnel de la Mairie de Berberati, Edmond Ngombé, a dénoncé hier ‘’le trafic d’influence’’ de la présidente de la délégation spéciale de la ville, au sujet du préavis de grève déposé par les employés la semaine passée, a rapporté ce matin radio Zoukpana.

Selon lui, la réunion convoquée lundi par la présidente de la délégation spéciale de la ville de Berberati, Edith Ngandji, pour chercher une solution à la revendication du personnel était plus « un trafic d’influence » qu’une réunion de concertation. Car le Maire et ses collaborateurs ont rejeté les réclamations des employés.

« Cette réunion est une campagne d’intimidation et non une rencontre de dialogue. Nous avons reçu des menaces verbales et de sanction administrative au cas où le personnel ne retirait pas le préavis de grève. Nous étions privés de la liberté de parler. En plus, tous les officiers de la Police et de la Gendarmerie étaient présents », a déploré le délégué du personnel.

 

Le préavis de grève expirant ce jour, tout le personnel se réunit cet après-midi pour réfléchir sur les dispositions à prendre, si les responsables de la Mairie ne reviennent pas au bon sentiment.

Jeudi passé, les 64 employés de la Mairie de Berberati avaient déposé un préavis de grève auprès de la présidente de la délégation spéciale pour annoncer leur intention d’entrer en grève. Ils avaient fait savoir qu’ils observeraient un arrêt de travail à partir du jeudi 22 mars, s’il n’y avait pas de proposition de solution. Ils demandent le versement de 15 mois de salaire sur les 31 que la municipalité leur doit.

 

Mbaïki : Un bâtiment scolaire pour les enfants du quartier Bomboulai

L’Eglise catholique de Mbaïki a fait don d’un bâtiment scolaire aux enfants des cours d’initiation niveau 1 et 2, du quartier Bomboulai, a rapporté ce matin radio Songo.

Il s’agit d’un bâtiment de 12/8m dont le coût de construction est de 7 millions FCFA. Le projet a été initié par Monseigneur Périn Guéréno, Evêque de Mbaïki et financé par l’Eglise catholique et ses partenaires.

« Le quartier Bomboulai est l’un des quartiers le plus peuplé de la localité, mais il ne dispose que d’’un jardin d’enfants dont la capacité d’accueil est insuffisante, d’où nécessité de construire de nouveaux bâtiments », a souligné l’Evêque de Mbaïki Périn Guéréno, en remettant hier cette infrastructure à la population.

Après la réalisation de ce premier bâtiment, le projet devrait continuer pour construire d’autres salles de classe pour les cours élémentaires et les cours moyens, afin de permettre aux enfants en âge de scolarisation d’aller à la l’école.

 

Berberati : Un centre d’enseignement technique pour les femmes

Le Centre d’enseignement technique féminin ‘’Minesia’’ a été présenté officiellement hier aux autorités de la ville de Berberati, a rapporté radio Zoukpana.

« Faire sortir les filles de l’analphabétisme, receler en elles des forces participatives à leur propre détermination, l’émancipation par la scolarisation, apprendre des techniques des différents domaines d’économie familiale et sociale est la mission principale de notre structure», a rappelé Yolande Sinakolo, directrice dudit centre.

Le centre compte actuellement 107 filles de la 1ère en 3ème année. L’étudiantes de la première promotion, auront leur CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) au mois de juin 2012 dans les différents domaines de formation, à savoir la couture, l’économie domestique, cuisine.

Il faut rappeler que ce centre professionnel féminin a été créé en octobre 2004 par la Soeur Monique Ipoupou de l’Eglise Catholique de Berberati. Il change de dénomination et devient désormais le Centre d’enseignement technique féminin.

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