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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 11:17

 

 

Démafouth candidat

 

Jean Jacques Demafouth a été arrêté et placé en garde à vue vendredi 6 janvier pour « tentative de déstabilisation », selon le porte-parole du gouvernement de Bangui, Firmin Findiro.


Si l’on en croit une source proche de la gendarmerie, citée par l’Agence France Presse, celui qui est considéré comme « le patron de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie et vice-président du Comité national du programme DDR (pour désarmement, démobilisation et réinsertion) s'était rendu vendredi matin au cabinet du ministre de la Justice Firmin Findiro où il était convié. Alors qu’il s’entretenait avec ce dernier, les responsables de la SRI (Section recherches et investigations), dont l’un des fils Bozizé, Aimé Vincent dit Papy, ainsi que des éléments de la gendarmerie sont arrivés à la chancellerie. Ils sont restés un peu plus d'une heure enfermés au cabinet. Puis, Jean-Jacques Demafouth encadré par les responsables de la SRI et leurs éléments, sont sortis par la porte de derrière de la chancellerie en direction de la SRI ».

 

Les mieux informés d’entre nous n’ont nullement été pris de court. Ils savaient que cette éventualité lui pendait au nez.

 

C’est pourquoi, il faut revenir sur cette curieuse actualité et en tirer des leçons : c’est une des raisons de cet article. Il analyse un fourvoiement et engage la réflexion. D’autant plus que nous le disions en janvier 2011 qu’entre François Bozizé et Jean-Jacques Demafouth, la bataille pour la prise du pouvoir par les armes a vite tourné à l’avantage du premier. Mais le second n’a pas désarmé. S’il participe à l’élection présidentielle du 23 janvier prochain, c’est pour se placer dans une position qui pourrait lui permettre de tenter sa chance un de ces quatre : renverser son vieil ami par les armes. Et cela, Bozizé ne l’ignore pas. Les deux hommes s’aiment et se détestent mutuellement (article intitulé, Demafouth : le frère jumeau de François Bozizé).

 

L’auteur de ces lignes n’est ni guidé ni gêné par l’ambition personnelle. Nous n’avons de prévention à l’égard de personne. Notre point de vue est désintéressé. Il s’attache aux faits et défend des valeurs.  

 

Pas de fumée sans feu ?

 

Jean-Jacques Demafouth que nous avions fréquenté entre 2007 et 2008 au moment où il prenait la tête de la rébellion de l’APRD et négociait avec le pouvoir de Bangui les accords de paix de Libreville ne nous semblait pas armée pour être considéré comme un leader politique, un vrai, qui pourrait exercer avec succès la fonction présidentielle (même si entre temps il eût la jurisprudence Bozizé).

 

Non pas parce que nous ne l’aimions pas, mais parce que nous avions pu nous faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires, et de ses insuffisances, réelles. On s’inquiétait de sa façon d’aborder les problèmes du pays, de penser les questions politiques, de concevoir la démocratie : nous n’avions nullement dissimulé nos réserves, quand il nous disait que, dans la situation actuelle de notre pays, l’unique moyen d’accéder à la magistrature suprême demeure la violence des armes. Nous l’avoir fréquenté, nous pouvons affirmer sans peur de nous tromper que même sans se raser, Jean-Jacques Demafouth ne pense qu’à faire un coup d’État.

 

A-t-il réellement voulu « déstabiliser » le pouvoir agonisant et à bout de souffle de François Bozizé ? Rien n’est moins sûr ! 

 

D’ailleurs, en se désolidarisant de l’ensemble de l’opposition, ayant été le seul candidat à ne pas contester les résultats de la dernière présidentielle, espérant ainsi hériter la Primature ou un maroquin important (des mauvaises langues affirment que Bozizé lui aurait fait la promesse), Jean-Jacques Demafouth s’auto-fragiliseait, se livrait en pâture, avec le risque de subir les foudres du régime qui ne voit pas d’un bon œil sa présence à Bangui. C’est peu de dire qu’il a joué avec le feu. Il était incontestablement devenu l’allié objectif du pouvoir en place.

 

C’est peut-être là que résident les vraies motivations des accusations qui sont aujourd’hui portées contre lui.

 

De la bêtise d’un régime d’incapables

 

Ce qui est affreux et donne de l’espèce humaine une opinion désolée, c’est que, pour mener à bien ses desseins funestes, des régimes comme celui de Bangui, trouvent invariablement les instruments zélés de leurs crimes.

 

Qu’on ne s’y trompe pas : la situation catastrophique actuelle de la République Centrafricaine, loin d’être consécutive à une quelconque tentative de déstabilisation, est la parfaite illustration de l’incapacité chronique et de l’inaptitude de François Bozizé à exercer la fonction présidentielle.

  

Voilà un pays où les trois quarts échappent au contrôle du gouvernement central, et livré à une horde de hors la loi à la gâchette facile qui est en perdition pour cause d’irresponsabilité. Chacun sait, Bozizé le premier, que ces bandits de grand chemin qui massacrent la population et détruisent l’économie centrafricaine, n’ont aucune revendication politique sérieuse si ce n’est de courir derrière des occasions d’hypothétiques « négociations de paix » avec le régime afin de s’en mettre plein les poches.

 

Fort de cette absence de revendication un tantinet crédible, doublé d’un manque cruel de vision politique, ces gens qui se revendiquent de la République Centrafricaine et qui n’ont rien à voir pour la plupart avec les Centrafricains, sont constamment à la recherche de leader pour les représenter. Malheureusement, ils parviennent toujours à trouver des imbéciles en manque de notoriété au sein de la classe politique centrafricaine pour jouer les portes besaces.

 

En face de ces aventuriers nous avons un régime issu d’une calamiteuse rébellion, composé quasi exclusivement d’incapables qui, dans une stratégie machiavélique de conservation du pouvoir parce que  ne disposant ni de moyens intellectuels ni de capacité à diriger un pays, préfèrent dresser les ethnies les unes contre les autres, et entretenir l’insécurité pour faire peur.  Pendant neuf longues années, ces irresponsables ont fait accroire qu’ils étaient les seuls à pouvoir ramener la paix et la stabilité. Et le comble, c’est qu’ils ont réussi durant tout ce temps à duper les partenaires au développement qui tenaient leur régime à bout de bras.

 

Ce qui devait arriver, arriva. La victoire à la Pyrrhus de François Bozizé, entachée de graves irrégularités dues au non-respect du code électoral, a fait craindre aux bailleurs de fonds internationaux qui faisaient vivre son régime, le risque d’un embrasement du pays avec des conséquences sociales et humanitaires beaucoup plus graves que ce que l’on sait. Conséquence directe, ils ont coupé les vivres afin de s’apercevoir, sur pièce, de la capacité du régime à gérer la situation. Mais il n’en est rien. Bozizé et ses ouailles ne savent à quel saint se vouer pour trouver une solution à la situation. Ils ont montré leur limite. La seule chose qu’ils ont trouvée de mieux à faire c’est de lancer une chasse aux sorcières tous azimuts. Ils ont beau procédé à l’arrestation de paisibles citoyens inoffensifs installés à Bangui, ce n’est pas ce qui renflouera les caisses désespérément vides de l’État.

 

Ce n’est pas en arrêtant Demafouth, en liquidant Massi, en éliminant physiquement Me Goungaye, qu’ils parviendront à régler le problème de l’insécurité endémique qui paralyse le pays. Ils peuvent arrêter tout Bangui, tout Paoua, tout Bangassou, tant qu’ils continueront d’entretenir l’insécurité par leur inaction ou par une complicité active avec ces multiples bandes de hors la loi, comme celle du désormais tristement célèbre Baba Laddé,  chaque jour que Dieu fait pourrait être le dernier jour pour le régime.

 

Au lieu de s’en prendre aux Centrafricains, Bozizé et ses nombreux fils qui se prennent pour des militaires, feraient mieux de faire la guerre à tous les soi-disant groupes rebelles qui écument le territoire national. Surtout qu’il avait prêté serment de défendre l’intégrité du territoire national.

 

L’histoire se répète-t-elle ? 

 

Etant donné qu’aucun règne n’échappe à son déclin et que celui qui s’est installé sur la terre de nos pères depuis le 15 mars 2003 a déjà amorcé le sien, il sera difficile à François Bozizé de s’agripper perpétuellement au fauteuil présidentiel. Il ne parviendra pas à empêcher sa dégringolade. Car toute chose a une fin. 

 

Or, s’il est une constance pour les régimes en fin de course en Centrafrique, c’est la fabrication de leur successeur. Ceci étant,  en arrêtant Demafouth, Bozizé lui fait une publicité inespérée. Dès facto, il fait de ce dernier son successeur potentiel. Car des chancelleries et les vrais décideurs du monde vont désormais s’intéresser à ce personnage et suivront la suite de l’histoire. Ce qui ne serait pas arrivé si on le laissait dans son anonymat tout en contrôlant ses mouvements, afin de faire échec à ses entreprises, si entreprises il ya.

 

Dix ans se sont écoulés mais Bozizé répète exactement ce dont il reprochait au défunt président Ange-Félix Patassé : rechercher à tout prix des boucs-émissaires pour masquer un cuisant échec sur le triple plan politique, économique et social. Demafouth ne mérite pas une telle publicité gratuite. C’est l’erreur à ne pas commettre, parce que l’autre va se sentir pousser des ailes.

 

C’est ici que l’on réalise qu’au sein de la bozizie, il y a finalement peu de figures imposantes et suffisamment courageuses pour raisonner les uns et tempérer l’ardeur des autres.

 

Et si tout cela ne participait que de cette guerre de succession qui fait rage entre les différents clans du pouvoir ?  Nous sommes enclins à le penser !

 

C’est pourquoi, pour espérer sortir à peu près indemne de cette impasse, ce qui semble impossible, le régime devra se trouver une personnalité de très grande sagesse, afin d’arbitrer entre les ambitions imprévisibles et les intentions plus ou moins héréditaires.

 

Adrien Poussou. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 01:56

 

 

 

Demafouth-Sabone-et-Damane.JPG

 

Demafouth, ici en pleine conversation avec Abakor Sabone du MLCJ et Zakaria Damane de

l'UFDR lors du DPI de décembre 2008

 

 

On s’attendait à ce que les autorités de Bangui ouvrent les hostilités avec Baba Laddé dont les Centrafricains en ont ras’l bol des agissements mais c’est plutôt avec le vice-président du comité de pilotage du DDR Jean Jacques Demafouth qu’elles choisissent d’en découdre. Curieusement, le FPR de Baba Laddé ne figure pas parmi les mouvements de rébellion énumérés par Findiro et avec lesquels on accuse Demafouth de « comploter pour déstabiliser le pays ».

 

Il y a longtemps que Bozizé, autant que son entourage, ne porte pas Demafouth dans son cœur. Les deux se connaissent particulièrement bien. Cela remonte à l’époque du président Patassé où l’un fut chef d’Etat-major des Faca et l’autre ministre de la défense. Le rôle de l’un et l’autre dans le coup d’Etat manqué du général André Kolingba du 28 mai 2001 - qui a valu à Demafouth d’être arrêté et mis en prison par la suite par Patassé avant d’être jugé et relaxé par la justice – est demeuré flou jusqu’à présent.


Demafouth devait être conscient qu’avec Bozizé, il était comme en sursis et que celui-ci l’attendait au tournant, ce d’autant plus qu’il s’était désolidarisé de ses anciens compagnons du Collectif des Forces pour le Changement (CFC) tout en n’intégrant pas le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE 2011) crée par les candidats de l’opposition à l’élection présidentielle du 23 janvier 2011 dont Ange-Félix Patassé avant sa disparition. Il  a eu le tort de se singulariser et s’est ainsi malheureusement exposé et fragilisé malgré l’impressionnante escorte d’éléments de la MICOPAX qui l’accompagnent dans ses moindres déplacements dans la capitale et en province. Ce n’est pas pour rien et par hasard que Bozizé a tout fait pour l’obliger à quitter la base de la MICOPAX de Mpoko pour habiter dans une villa mise à sa disposition et chèrement payée mensuellement par lui.

 

Avec les griefs que le pouvoir de Bozizé lui fait et révélés par le ministre de la justice Firmin Findiro, c’est donc pour la seconde fois dans son parcours politique que Demafouth doit faire face aux accusations de tentative de déstabilisation du pays et  d’atteinte à la sûreté de l’Etat. On se souvient que du temps du président Patassé, il avait également été accusé, à partir de l’enregistrement par les services d’une conversation téléphonique réelle ou supposée entre lui et l’ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba du MLC, de comploter avec ce dernier pour renverser Patassé. La cour criminelle, lors du procès de Demafouth, avait finalement rejeté le versement de cet enregistrement dans le dossier mais le doute a toujours subsisté.


Dans le climat délétère et de fin de règne actuel à Bangui, on ne peut présager de la crédibilité des accusations proférées par le pouvoir en place contre Demafouth tant l’atmosphère et de paranoïa qui prévaut depuis un certain moment, peut expliquer beaucoup de choses. Ce n’est pas la première fois que le régime de Bozizé accuse ses opposants de fomenter des coups d’Etat pour le renverser du pouvoir.


On se souviendra de l’annonce fracassante par le général d’opérette Jules Bernard Ouandé d’un grotesque projet de putsch attribué à l’ex et défunt président Patassé, programmé pour se dérouler sur toute une semaine et qu’il prétendait avoir étouffé dans l’œuf. On se rappelle aussi de cette invraisemblable convocation pour explication après un séjour en France, de Martin Ziguélé en présence du même Ouandé dans le cabinet du premier ministre Touadéra, au sujet d’une fiche l’accusant de vouloir préparer un coup d’Etat avec le soutien de la France et de prétendus « amis blancs ».


On ne peut cependant s’empêcher de penser néanmoins que le sort qui vient de lui être fait ainsi qu’aux autres mouvements de rébellion avec lesquels Bangui a non seulement signé de prétendus accords de paix mais toujours négocié jusqu’ici, va sans doute crisper davantage l’atmosphère politico-militaire dans le pays mais pourrait remettre sérieusement en question un programme DDR très poussif et qui n’a que trop duré. Bozizé doit apporter de sérieuses preuves de culpabilité contre Demafouth faute de quoi il lui sera très difficile de convaincre l'opinion. 

 

La Rédaction

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 01:49

 

 

femmes-peules-a-Paoua.jpg

 

           femmes peuhles à Paoua


BANGUI Samedi 7 janvier 2012 | 00:29 (Xinhua) - La somme de 5,3 milliards de FCFA doit être mobilisée par le gouvernement centrafricain et ses partenaires au développement pour réaliser le 4ème recensement général de la population et de l'habitation en 2013 (RGPH 2013), selon un document présenté vendredi par le ministère du Plan et de l'Economie à Bangui.

 

Le directeur de cabinet du ministère du plan et de l'économie, Félix Molowa, a souligné la nécessité de réaliser ce projet et a sollicité l'appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au comité technique pour arriver à la mobilisation de ces ressources indispensables à l'organisation de ce recensement.

 

Le représentant de l'UNFPA en Centrafrique, le Pr Eliwo Akoto a lui aussi rappelé l'importance de la réalisation régulière d'un recensement général de la population. "Les données sont nécessaires pour le financement des projets de développement", a-t- il relevé avant de réaffirmer l'engagement de son institution à accompagner le gouvernement dans ce processus.

 

Les travaux de cartographie pour délimiter les aires de dénombrement devraient commencer au courant de cette année 2012.

 

Selon le ministère du plan, le recensement général permet de " mettre à la disposition des décideurs et des partenaires une gamme variée d'informations réactualisées leur permettant d'assurer de manière efficace le suivi et l'évaluation des politiques et stratégies mise en place en matière de réduction de la pauvreté".

 

Ce dénombrement qui intervient après celui de 2003 permettra de "connaitre le volume de la population, ses caractéristiques, sa répartition spatiale et sa structure suivant des critères d'ordre démographique, social, économique et culturel", indique le document de base du projet.

 

Le recensement général de 2013 permettra de connaitre la situation sociodémographique du pays et sa dynamique, afin de mieux planifier les programmes de développement proposés dans la deuxième génération du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP2), dans le cadre de l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD 2015).

 

Le dernier recensement de la population et de l'habitation en République Centrafricaine date de 2003. Selon les normes, cet exerce se fait tous les 10 ans, d'où le lancement du RGPH de 2013. D'après les résultats du recensement général de 2003, la RCA compte 3.895.139 habitants.

 

 

 

NDLR : La véritable difficulté pour le gouvernement centrafricain actuel est qu’en raison du hold-up électoral commis par Bozizé et le KNK qui a plongé le pays dans une quasi impasse et du fait de la mauvaise gouvernance chronique des affaires du pays ainsi que de la propension du régime à la prédation, la plupart des bailleurs de fonds et partenaires au développement leur ont tourné le dos.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 23:48

 

 

 

JJD.jpg 

 

BANGUI AFP / 06 janvier 2012 22h46 - L'opposant et chef de la principale ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) Jean-Jacques Demafouth, a été arrêté et placé en garde à vue vendredi pour tentative de déstabilisation, a appris l'AFP de sources concordantes.


Selon une source proche du parquet, M. Demafouth et plusieurs autres personnes se sont engagés dans la voie de la déstabilisation du pays à travers une coalition de la rébellion. Joint au téléphone par l'AFP depuis Libreville, M. Demafouth, ancien ministre de la Défense, a nié ces accusations, confirmant être en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie à Bangui.

« On m'a arrêté ce matin vers 11h. Je suis actuellement à la gendarmerie. On m'accuse de vouloir prendre la tête d'une fusion de trois autres rébellions: la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) et le MLCJ (Mouvement des libérateurs centrafricains pour la Justice), mais je n'ai rien à voir avec ça. Je ne suis au courant de rien. C'est complètement faux », a affirmé M. Demafouth, arrivé en 5ème position à la présidentielle de 2011 avec 2,79% des voix, et qui avait également été candidat en 2005.


Agé de 54 ans, M. Demafouth, avocat de profession, avait accepté de prendre en 2008 la tête de l'APRD au cours du processus de paix qui a conduit à la signature d'un accord entre la plupart de mouvements rebelles et le pouvoir. Il est à ce titre vice-président du Comité de pilotage du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des anciennes rébellions, processus en cours.


Egalement président de la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP), M. Demafouth a ajouté: Cette affaire... c'est dommage. On craint qu'il y ait des réactions sur le terrain alors que le DDR était en cours et était en bonne voie.


Selon une source proche de la gendarmerie, M. Demafouth s'est rendu vendredi matin au cabinet du ministre de la Justice Firmin Findiro où il était convoqué. Au moment où il était reçu par le ministre, les responsables de la SRI (Section recherches et investigations), dont le capitaine Papy Bozizé, fils du chef de l'Etat, ainsi que des éléments de la gendarmerie sont arrivés peu de temps après à la chancellerie.


Ils sont restés un peu plus d'une heure enfermés au cabinet. Puis, Jean-Jacques Demafouth encadré par les responsables de la SRI et leurs éléments, sont sortis par la porte de derrière de la chancellerie en direction de la SRI, a précisé la source.


De source de la gendarmerie, l'une de deux autres personnes arrêtées est Gontran Djono Ahaba, ex-ministre et actuel député de Birao.


L'APRD, le MLCJ et l'UFDR avaient adhéré à l'accord de paix de Libreville en 2008. La CPJP avait signé un cessez-le-feu avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer l'accord global de paix de Libreville de 2008.


La CPJP et l'UFDR s'étaient affrontées en septembre lors de combats qui avaient fait 50 morts avant de signer un cessez-le-feu en octobre.


D'après Amnesty international, au moins 14 groupes armés dont la rébellion ougandaise LRA (l'Armée de résistance du Seigneur) ou tchadienne FPR (Front populaire pour le redressement (FPR), continueraient de sévir en Centrafrique.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 23:38

 

 

 

RCA carte-2

 

 

 


Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com


Bangui, 06 Janvier 2012


Obo : Un en enfant de 12 enlevé par la LRA récupéré par l’armée ougandaise


Un enfant âgé de 12 ans, enlevé par les éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony a été récupéré par les forces ougandaises basées dans le Haut-Mbomou, au cours d’une attaque la semaine dernière, a rapporté cet après-midi radio, Zéréda.


Selon les informations, le jeune garçon a été enlevé il y a un an au village Gboudji, une localité de la préfecture du Mbomou. Il a été présenté à la population le 3 janvier dernier, et maintenu à la base de l’armée ougandaise pour des raisons de sécurité.


D’après les bribes d’informations livrées par la victime, Joseph Kony se trouverait sur le territoire centrafricain, notamment dans le Mbomou, aux larges de la rivière Chinko.


 

Bangui : L’Ouganda totalement engagé à neutraliser la LRA

 

« Notre engagement est total », a fait remarquer le ministre d’Etat ougandais chargé de la défense, Odongo Jeje, jeudi à Kampala lors d’une réunion avec l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de la LRA, M. Francisco Madeira, et le chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, selon un communiqué de l’UNOCA.


Il a expliqué que les autorités ougandaises adhèrent « sans réserves » aux initiatives de l’UA et de l’ONU pour neutraliser la LRA de Joseph Kony. « Nous sommes mobilisés contre la LRA depuis plusieurs années », a-t-il souligné.

 

Odongo Jeje s’est félicité de l’implication de la communauté internationale dans la lutte contre cette rébellion partie de l’Ouganda pour atteindre la République Centrafricaine, République démocratique du Congo et le Sud Soudan. « Nos troupes sont déjà présentes sur tous les terrains où opèrent la LRA. Le moment venu, nous pourrions éventuellement procéder à leur réorganisation en fonction des enjeux et des besoins », a-t-il dit.

 

Il a ensuite rassuré l’UA et l’ONU de la participation active de son pays au fonctionnement de la Force régionale d’intervention, dont le quartier général sera bientôt inauguré dans la zone de Yambio, dans le Sud-Ouest du Sud Soudan.


Le ministre d’Etat ougandais à la défense a dans la foulée confirmé la désignation du Colonel Dick Prit Olum comme Commandant en chef de cette Force régionale.  

 

« Nous devons en finir dans tous les cas », a réitéré Francisco Madeira de l’UA. Abou Moussa a quant à lui annoncé une réunion en février prochain au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, avec toutes les parties prenantes, afin de poursuivre les réflexions sur les stratégies d’une coordination rationnelle des efforts visant à combattre la LRA. Lors d’une séance de travail avec l’ambassadeur des Etats-Unis en Ouganda, Jerry P. Lanier, Francisco Madeidra et Abou Moussa ont plaidé pour une meilleure coopération entre les conseillers militaires américains les troupes que l’UA déploiera sur le terrain dans un avenir proche.


« Leur contribution en termes de renseignements sera très utile », a fait remarquer l’Envoyé spécial de l’UA qui a ensuite insisté sur la nécessité de trouver une solution urgente aux questions d’équipements de communication, de matériel roulant, entre autres.


« Il faudrait que la communauté internationale et les partenaires au développement mettent davantage de moyens pour nous permettre d’atteindre rapidement notre objectif commun qui est l’élimination de la LRA », a pour sa part mentionné Henry Okello Oryem, ministre d’Etat ougandais aux Affaires étrangères. Rappelons que la dernière étape de la mission conjointe UA/ONU dans les pays affectés par la LRA sera la République démocratique du Congo. La mission arrive ce vendredi et bouclera sa tournée le samedi 7 janvier.


 

Nola : Un jeune homme retrouvé mort au Lycée

 

Un jeune homme de 23 ans a été retrouvé mort dans la nuit du 05 au 06 janvier dans les locaux du Lycée moderne de Nola, a rapporté ce matin radio Kuli Ndunga.


Le corps de la victime a été retrouvé sur le terrain de hand-ball du lycée moderne et transféré à l’hôpital préfectoral et soumis à une autopsie devant permettre de déterminer les circonstances de ce décès tragique.


Selon les informations, le défunt avait la tête couverte de sang, signe de torture. Mais les présumés auteurs de cet assassinat ne sont pas encore connus.


Les autorités administratives et locales, de même que la gendarmerie disent attendre le résultat de l’autopsie pour lancer une enquête, a signalé radio Kuli Ndunga.


 

Bangui : Vers la réforme du système éducatif


Un document comportant de nouvelles stratégies devant contribuer à améliorer l’enseignement primaire en Centrafrique vient d’être adopté par le ministère de l’éducation.


Selon Jonas Guézéwane Piki, coordonnateur du projet d’appui au programme sectoriel de l’éducation, il s’agit d’un document pour « former des hommes et des femmes compétentes, imprégnés de valeurs humaines, morales, spirituelles et civiques, capables de créer et d’animer une nouvelle société centrafricaine solidaire, démocrate, prospère et pacifique ».


Pour la ministre de l’Education nationale, de l’enseignement primaire et de l’alphabétisation, Annie Gisèle Nam, le document qui vient d’être conçu servira de guide aux responsables du système éducatif centrafricain, chargés de mener la politique de la réforme du système en matière de formation des enseignants.


« Ce document constitue aussi un outil de sensibilisation de plaidoyer et de dialogue avec les partenaires techniques financiers du secteur de l’éducation », a-t-elle conclu.


Jonas Guézéwane Piki a précisé que le document permettra de former des enseignants sur les nouveaux curricula qui prennent en compte « la compétence lié à l’emploi et lutter contre la baisse de niveau.


Le principal résultat attendu dans la mise en oeuvre de ce document de stratégie est la formation de citoyens compétents, réflexifs et maitrisant leur environnement le savoir-faire, le savoir-être, le savoir-social et devenir des démocrates et des citoyens responsables, afin que les enfants aient droit à une éducation sérieuse et efficace.

 


Nola : Le personnel de la mairie en grève


Le personnel de la marie de la ville de Nola, est entré en grève depuis 3 jours pour revendiquer le paiement de 54 mois d’arriéré de salaire, a annoncé ce vendredi radio Kuli Ndunga.


Les grévistes sont les agents de la police municipale, ceux de la perception et le service du secourisme de l’hôpital préfectoral, tous pris en charge par la municipalité.


Selon eux, ils n’ont pas reçu leur salaire depuis 54 mois et ils demandent le versement de la moitié des dus, soit 27 mois avant de reprendre le travail.


Lors d’une réunion convoquée hier par le président de la délégation spéciale de la ville de Nola, Paul Gotoa, aucune solution n’a été trouvée, car il leur a demandé de « patienter jusqu’au mois de mars ».


Toutefois les négociations se poursuivent entre les autorités municipales et le personnel pour qu’un compromis soit trouvé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 21:41

 

 


boucherie à Bouboui


Radio Ndéké Luka Vendredi, 06 Janvier 2012 12:14

 

Surprise ce vendredi 6 janvier 2012, chez les consommateurs de  viande de bœuf de constater une pénurie de cette denrée très prisée des Centrafricains sur les marchés de la ville de Bangui. Ajouter à cela une surenchère sur quelques carcasses dont disposent certains bouchers : le prix d’un kilogramme passe de 2000 (environ 3 euros) à 2500 francs CFA (environ 3,8). La grève des bouchers entamée ce vendredi en est la principale cause.

 

Les bouchers dénoncent entre autres l’éloignement du nouveau marché à bétail logé au PK 45,  le non-respect de la prestation des services par la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA) et le prix élevé des bœufs.

 

Dans leur mouvement, ces derniers exigent aussi la dissolution de leurs entités dénommées Association Nationale des Bouchers Centrafricains (ANBC) et l’Union des Bouchers Centrafricains (UNBC). Des entités taxées par ces derniers de jouer le jeu du gouvernement centrafricain.

 

D’après les reporters de Radio Ndeke Luka qui ont sillonné quelques marchés, certains clients se sont rués sur les poissons fumés ou frais et autres denrées alimentaires au détriment de la viande de bœuf très prisée par les centrafricains.

 

SelonAlain KONAMNA, président du groupement des bouchers du marché de Combattant et délégué du collectif de ces bouchers, « de toutes les démarches entreprises pour améliorer les conditions de travail des bouchers après le transfert du marché à bétail du PK 13 au PK 45, le gouvernement oppose une fin de non-recevoir. Eu égard à la hausse de prix des bêtes et ne réalisant pas de bénéfice, ces bouchers attendent par leur mouvement, des autorités une solution urgente à leur revendication ».


De leur côté, certaines ménagères interrogées par Radio Ndeke Luka, ont déclaré que « la quantité de la viande achetée ne répond pas aux besoins de leur famille ». D’autres ont indiqué que « ce n’est pas tout le monde qui dispose d’importantes ressources financières pour se procurer de la viande de bœuf. Nous demandons au gouvernement de vite réagir pour nous garantir notre suffisance alimentaire ».


Joints au téléphone jeudi par Radio Ndeke Luka, les Directeurs Généraux de l’élevage et celui de la SEGA, n’ont pas voulu se prononcer sur la situation.


Il faut dire que le transfert du marché à bétail à Bouboui (45 kilomètres sur la route de Boali au nord de Bangui) il y a 2 mois a fait couler de l’encre et de la salive. A titre d’exemple, certains commerçants de bœufs préfèrent rester au PK 22 sur la route de Damara (nord de Bangui) créant ainsi une division entre les acteurs de ce secteur. L’autre problème c’est la perte d’emploi décriée par les bouchers de l’ancien site du PK13 et ceux du marché Combattant.


Signalons que la grève des bouchers intervient 3 jours après celle des conducteurs des taxis et bus. Ils ont  manifesté pour protester contre la hausse du prix des produits pétroliers.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 20:44

 

 

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Bangui, 6 janvier 2012 (C.A.P) – Le président de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) et ancien candidat à l’élection présidentielle de janvier 2011 et vice-président du comité de pilotage du programme de désarmement, démobilisation et Réinsertion DDR, Jean Jacques Demafouth a été convoqué ce matin à la Section Recherche et Investigation (SRI) de la Gendarmerie nationale où il a été entendu durant toute la journée de ce vendredi et maintenu en garde à vue.


Interrogé par Carine Frenk au micro de Radio France International, le ministre de la justice et Garde des Sceaux et porte-parole du gouvernement, Firmin Findiro, a confirmé l’arrestation de Jean Jacques Demafouth pour « déstabilisation du pays et tentative d’atteinte à sûreté de l’Etat. »

 

Toujours selon Findiro, « M. Jean Jacques Demafouth, avec quelques acolytes, se sont lancés dans une opération tendant à la déstabilisation du pays à travers la reprise de la rébellion qu’ils entendent mener dans le cadre d’une force coalisée. Dans cette force coalisée,  il y a les groupes des rebelles de l’UFDR, de la MLCJ, de la CPJP et de l’APRD. En cette matière même une simple réunion constitue déjà un élément matériel constitutif de l’infraction ».


RFI : La Centrafrique est plein processus de désarmement. JJD est lui-même Vice-Président du comité de pilotage du DDR, est ce ces groupes d’ex-rebelles vont toujours faire confiance au gouvernement et continuer de désarmer ?


F.F : « Pourquoi pas. Je ne pense pas que le processus du DDR soit compromis. Bangui a tendu la main à tous les groupes rebelles, les politico militaires qui ont signé des accords de paix mais le gouvernement pense que la paix est nécessaire, la sûreté de l’Etat doit aussi être préservée ».


Ont également été arrêtés ce matin deux membres des ex-rebelles de l’UFDR, il s’agit de Gontrand Djohono Ahaba député et de l’ancien député  Mahamat  Abbras.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:55

 

 

JEUDI 05 JANVIER 2012

 

CENTRAFRIQUE - PENSÉE DE LA SEMAINE (1)

 

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PROVERBES 14

 

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q PROVERBES 14 : 31

 

« 31 Opprimer le pauvre, c’est outrager son Créateur, mais avoir de la compassion pour les indigents, c’est l’honorer. »

 

q PROVERBES 14 : 34

 

« 34 Respecter la justice fait la grandeur d’un pays, mais commettre l’injustice fait la honte des peuples. » 

*   *   *

C. MABADA-MABAYE
Pasteur
http://philadelphie-infos.over-blog.com

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:45

 

 

 

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:33

 

 

 

 

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