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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:42

 

 

 

Bendounga.jpg

 

 

Par Hermann Djea - 26/08/2011 Journal de Bangui

Joseph Bendounga demande à la Cour constitutionnelle d’examiner l’état de santé de François Bozizé

 

Joseph Bendounga, Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (Mdrec) a adressé une requête à la Cour Constitutionnelle de son pays. Il lui demande de déclarer le Président François Bozizé inapte à l’exercice de ses fonctions pour des problèmes de santé. Le Président centrafricain, François Bozizé traine-t-il des problèmes de santé? En tout cas la polémique est engagée depuis que la requête a été adressée par Joseph Bendounga à la Cour Constitutionnelle. Dans cette requête adressée le 22 août dernier, il soutient mordicus que le Président souffre de «pertes de connaissance à cause de la longue et incurable migraine qui le mine». Il demande donc à la Cour Constitutionnelle d’ouvrir une enquête sur l’état de santé du Président.

Ces allégations ont été démenties ce jeudi 25 août par la présidence qui a commis le Directeur général de la presse présidentielle Zama Javon Papa à cet effet. Il a indiqué que «le chef de l’Etat jouit d’une parfaite santé et qu’il n’a jamais fait de chute, ni à New York, ni à Paris ou à Bangui». En dépit de ce démenti, le Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (Mdrec) maintient sa position. Il demande à la «Cour Constitutionnelle de déclarer sa requête recevable et fondée. Et ordonner au Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, la saisine officielle de la Cour constitutionnelle comme prévu à l’article 34 de la Constitution. En vue du constat de l’état de santé du chef de l’Etat dans le but de le déclarer inapte à exercer ses fonctions».

Pour étayer ses accusations, Joseph Bendounga confie que le Président centrafricain a même «effectué clandestinement et sans succès un séjour hospitalier en République populaire de Chine. Depuis plus d’un an, l’état de santé de Bozizé ne cesse se détériorer». Joseph Bendounga, président du Mdrec est opposant. Il a été maire de Bangui sous la présidence de Ange Félix Patassé dont il était proche.

 

NDLR : Il y a tout lieu de souligner que le propre fils de Bozizé, Francis, vient de confirmer que son père est bel et bien malade dans un courriel menaçant qu'il a envoyé à un compatriote exilé au Canada, Robert Samaley qu'il accuse de féticher et d'envouter son père depuis le territoire nord américain. Il faut le faire ! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:06

 

 

 

Flash

 

F Gouandjika

 

 

Maléyombo

 

 

Bangui, 30 août (C.A.P) - Après avoir été longuement entendu hier par les enquêteurs dans le dossier des colossaux détournements dans le département des Télécommunications sur lesquels il a régné plusieurs années durant avant de passer le relai à Thierry MALEYOMBO, Fidèle NGOUANDJIKA et son successeur se sont retrouvés aujourd'hui dans le bureau du Procureur de la République pour sans doute une mise en examen apprend-t-on d'une source généralement bien informée à Bangui.

 

L'étau on le sait, commençait à se resserrer autour de ces deux anciens ministres des Télécommunications dont la fortune subitement amassée est inversement proportionnelle à la faillite de la société nationale des Télécommunications SOCATEL qui ne parvient même plus depuis plusieurs mois à verser les salaires de son personnel qui a multiplié et durci en vain les grèves. Un rapport d'enquête judiciaire qui pointe leurs responsabilités personnelles a été remis il n'y a pas longtemps à Bozizé.

 

Pendant ce temps, Fidèle Fidèle NGOUANDJIKA possède sur ses comptes bancaires en France plusieurs milliards de F CFA au point qu'il avait envisagé un moment acheter le vieux château de Hardricourt de Bokassa 1er avant d'y renoncer, craignant que son compte et ses milliards ne soient gelés. Thierry MALEYOMBO quant à lui, s'est acheté une maison à Montpellier dans l'Hérault en France et construisait  une villa à Ouango à Bangui avant que ses ennuis politico-judiciaires ne commencent. Il avait détourné et disposé sur son chantier de Ouango plusieurs véhicules dont un tout neuf de SOCATEL, ce qui a contraint Bozizé à envoyer les récupérer.

 

Par ailleurs selon nos informations, c'est Fidèle NGOUANDJIKA qui, sans doute pensant pouvoir s'attirer les bonnes grâces de Bozizé, a orchestré le sabotage en règle du meeting du samedi 27 août dernier de l'opposition en recrutant des jeunes désoeuvrés du quartier Boy-Rabe pour semer le désordre, alors que l'autorisation officielle pour la tenue de ce meeting a bel et bien été accordée par les autorités compétentes.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:01

 

 

 

FACA-a-Bouar.JPG

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 30 Août 2011 13:23

Quatre (4) jeunes recrues des Forces Armées centrafricaines (FACA) ont été tuées par la foudre le 29 août 2011, au Centre d’Instruction de la ville de Bouar (Ouest). Une dizaine d’autres sont encore sous soins intensifs à l’hôpital de la garnison militaire de la ville. Des sous-officiers et officiers ont été atteints et sont parmi les blessés mais on ignore avec précision leur nombre et leur identité pour le moment

Le drame s’est déroulé entre 15 et 16 heures (14 et 15h TU). Les recrues étaient encore sur le terrain, pour recevoir et revêtir leurs nouvelles tenues de soldats. La formation a été momentanément à cause du drame. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar, à l’annonce du drame, « toute la ville a convergé vers le Camp Leclerc. Chacun voulait s’enquérir de l’identité des morts et des blessés ».

Pour l’instant, aucune déclaration du côté des instructeurs militaires et de la hiérarchie militaire sur le drame. Les corps des morts ont été déposés à la morgue de l’hôpital militaire, en attente d’autre décision. « Les parents des décédés n’ont certainement pas encore été informés, du fait que les recrues sont issues de l’ensemble du territoire centrafricain », a précisé le même correspondant, qui suit le déroulement des faits sur le terrain.

Il faut rappeler qu’un jeune âgé de 21 ans s’était écroulé mort mardi 16 aout 2011, à Berberati (ouest) au cours des épreuves physiques pour l’entrée dans l’armée centrafricaine. Un arrêt cardiaque avait été la principale cause de ce décès.

Egalement, les candidats malheureux à ces concours ont organisé plusieurs manifestations dans plusieurs villes du pays, pour dénoncer « la mauvaise organisation de ces concours ». La dernière manifestation remonte au dimanche 21 août dans la ville de Bimbo, où ils ont barricadé la route, de la sortie sud de la capitale centrafricaine. C’est une première fois dans l’histoire de l’armé centrafricaine que l’entrée se fait à base des tests.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:50

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

 

 

"Je suis surpris moi aussi d’apprendre la nouvelle de la bouche de son fils Francis ce dimanche matin ou je me préparais pour célébrer la messe. Je ne comprends pas l’acharnement de la famille Bozizé sur moi Samaley depuis que j’ai introduit Bozizé dans l’église céleste afin de lui sauver la vie, parce qu’entre-temps Kolingba l’avait empoisonné pendant qu’il était réfugié au Bénin, et c’est grâce à moi qu’il a échappé à la mort ensuite. Même en prison à Bangui sous Kolingba, c’est moi et mes fidèles qui priaient pour sa protection pour ne pas qu’il meure et quand il est sorti de la prison, il est venu remercier Dieu dans ma maison à ngbenguéwé derrière la maison de Zoukétia à Socatel en 1991, et c’est encore moi qui lui ai donné l’adresse de l’une de nos paroisses a Paris pour qu’il aille se faire aider.

Aujourd’hui, je suis devenu l’ennemi juré des Bozizé et son clan tout simplement parce que lors des préparatifs des complots de son coup de force, la gendarmerie nationale sous Paul Morombaye m’avait soumis aux enquêtes pour savoir si je faisais partie du complot de Bozizé, ou bien en savais quelque chose? Encore, et qui était le chef de cette église en Centrafrique. C’est ainsi j’ai décliné ma responsabilité de son projet que j’ignorais, puisque je ne le fréquentais même pas en dehors de la paroisse où nous nous rencontrons. Et que depuis 2 mois, je ne fréquentais plus la paroisse parce qu’il m’empêchait de bien faire mon travail pour lequel Christ m’a mandaté en Centrafrique, et ce sont mes fidèles qui venaient me rapporter tout ce qu’il faisait sur la paroisse en recrutant les jeunes désoeuvrés qui se convertissaient pour en faire son armée rebelle contre le régime.

Voici comment j’ai été clair, mais à ma surprise totale, Morombaye qui ne m’aimait pas aussi, au lieu de remettre la version des choses à Patassé qui voulait connaitre la vérité, il a fait publier ma déclaration dans E lé songo, et voici comment, l’affaire se retourne contre moi comme le traître de Bozizé, et on me séquestre en 2001 sans l’aide du Mlpc, ni de Patassé.

Mais c’est Bozize lui-même que me libère de sa résidence et me faire rentrer chez moi, cette fois-ci, son coup de force réussi en 2000,et Francis prend 40 militaires rempli dans un véhicule pour venir me tuer, dieu merci ,il ne me trouve pas et détruit ma résidence de l’Ucatex, Apres on vend mon terrain a mon voisin. Maintenant que je suis loin de leurs butins il y a de cela huit ans, si je voulais me venger de Bozizé, je crois que c’est sur Francis premièrement que je haïrais et non Bozizé.

Pendant que j’étais au Cameroun, puisque j’avais emporté avec moi, la terre de ma résidence détruite avec moi jusqu’ici au Canada, je pouvais empoisonner cette terre et tous les complices ne survivraient pas. Mais je ne l’ai pas fait, et confier la justice à mon créateur seul qui me rendra justice. Je vis ici tout juste pour ma survie tout simplement et ne cherche même pas à savoir ce que les Bozizé mangent ou font, mais depuis 3 mois, j’ai commencé à sentir des malaises dont je ne comprenais pas l’origine exacte. Mon oeil droit et ma tête, comme si on le piquait avec une pointe, et c’est ainsi que j’ai cherché à savoir pourquoi. Voici comment les visionnaires de l’église m’informent qu’un certain Francis m’a vendu chez 6 féticheurs à Bangui pour m’ôter la vie, et que d’ici peu, cette personne que je ne connais pas se présentera lui-même a moi pour que je le connaisse.je n’en croyais pas mon oreille, puis ce dimanche, Francis m’envoie un message d’accusation sur soupçon très grave sur la santé de son père et promet faire ce qu’il a commencé depuis 2003 à ce jour pour l’achever. Voici comment je vous prends à témoin, et défendez ma cause, mais je sais que Francois Bozize est le seul responsable de ces problèmes et non moi car dès le départ, Dieu lui avait refusé de prendre le pouvoir par un bain de sang, lors de sa première vision dans l’église à Cotonou en 87 et chaque fois je lui répétais cela, mais sans succès.

Deuxièmement, dans l’église céleste, il y a des règles à observer, préceptes, lois, ordonnances et commandements. Dans toutes ces choses. Bozizé foulait aux pieds, juste pour m’humilier et m’évincer pour prendre l’église en foulant systématiquement aux pieds la discipline établie. malgré tout, je n’ai rien dit, alors, dieu qui m’a choisi d’entre tous les 5millions de Centrafricains instruits et riches pour faire de moi son missionnaire dans mon pays, et Bozizé méprise cela ne sera pas sans consequence.et j’ai répondu à Francis pour lui dire que s’il était un fils sage, il aurait pu demandera son père de réparer ses fautes commises vis-à-vis de son père spirituel pasteur Samaley afin que celui-ci lui pardonne ses erreurs humaines, et intervient en faveur de lui auprès du créateur comme moise l’a fait en son temps en faveur de Aaron et Marie pour leur rébellion contre Moise, et dieu a sauver ces deux serviteurs. Mais vouloir augmenter les charges sur Bozizé, en accusant la victime de leurs abus de pouvoir, serait très malheureux non seulement de Bozizé lui-même, mais de tous ceux qui s’en prendront à Samaley le choisi de l’éternel pour sauver la République centrafricaine.

 Bozize lui-même le sait et il connait comment je suis, voilà pourquoi il m’a barré la route pour ne pas que le plan de dieu se réaliser a partir de moi. Donc à vous de demander à Francis qui vit avec son père de vous dire exactement de quels maux souffre son père, mais moi qui vit en Amérique, qui n’écoute même pas les radios africaines ou françaises pour suivre les activités centrafricaines, comment savoir, alors que chaque jour je me bats pour moi-même d’abord, où est-ce que je vais trouver le temps de m’occuper des milliardaires qui ont tout l’argent du monde pour se soigner ? Merci je vous prie d’informer largement les Centrafricains de l’acharnement de Francis Bozizé sur Samaley, et leur dire que s’ils ne font pas attention, c’est le pire des choses qui arrivera à toute la famille Bozizé, car l’évangile de ce dimanche fait allusion à cela. Psaumes 7.4-7

Salutations militantes du président pasteur Samaley à toutes et à tous"

 

NDLR : Le déballage des contradictions sur fond d'accusation et de menace de fétichisme et d'envoutement qui opposent un citoyen centrafricain exilé par le HCR au Canada -  qui prétend être le parrain spirituel de Bozizé et celui qui a introduit l'église du christianisme céleste, une secte dont Bozizé est adepte venue de Cotonou - à la famille Bozizé par son fils Francis interposé prend une tournure pathétique et franchement consternante. Après le courriel envoyé par Francis Bozizé à Samaley que nous avons précédemment publié et dont la forme aussi bien que le fond se passent de commentaires, les explications apportées ci-dessus par Samaley permettent de prendre la mesure de l'énorme influence qu'exercent sur Bozizé et son fils les forces occultes irrationnelles. Ils sont totalement sous domination des croyances fétichistes et d'envoutement. Comment peut-on faire confiance à de tels individus pour diriger un pays ! On a ici une des explications de la mauvaise gouvernance de la RCA.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:31

 

 

 

Balance-justice.jpg

 

 

 Le Temps – lundi 29 aout 2011

Monsieur le Procureur,

La mise en place de la Cour Pénale Internationale (Cpi) permanente censée mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves et partant, de rendre justice aux nombreuses victimes souvent impuissantes et laissées pour compte a suscité beaucoup d’espoir, de même votre nomination en qualité de premier procureur de cette juridiction. En effet, La Cpi devrait respecter les normes les plus strictes d’impartialité et d’équité dans ses activités, ce qui était de nature à rassurer.

Toutefois, Monsieur Luis Moreno-ocampo, le virage que vous faites prendre à cette juridiction Internationale interpelle les intellectuels africains que nous sommes :

Le cas de la côte d’ivoire

Vous avez été saisi par le Président Alassane Dramane Ouattara le 14 décembre 2010, lorsqu’il menait sa guerre contre le Président Laurent Gbagbo à l’effet d’enquêter sur les crimes commis sur le territoire ivoirien comme suit : «…j’engage mon pays la Côte d’Ivoire à coopérer pleinement et sans délai notamment en ce qui concerne les crimes et exactions depuis mars 2004», omettant sciemment les crimes de 2002 pour lesquels sa responsabilité ainsi que celle de son entourage très et trop proche pourrait être clairement mise en cause.
Après avoir gagné sa guerre, par l’arrestation le 11 avril 2011 du Président Laurent Gbagbo, il vous écrit à nouveau le 3 mai 2011, mais cette fois, sa saisine demande de limiter vos enquêtes aux violences postélectorales «j’entends confirmer mon souhait que votre bureau mène en Côte d’Ivoire des enquêtes indépendantes et impartiales sur les crimes les plus graves commis depuis le 28 novembre 2010 sur l’ensemble du territoire….».

Contre toute attente, vous avez curieusement décidé de vous en tenir à cette dernière saisine, tel qu’il résulte de votre acte de saisine de la chambre préliminaire III de la Cpi en date du 23 juin 2011 lui demandant l’autorisation d’ouvrir une enquête en Rci sur les crimes commis au cours de la crise postélectorale, soit depuis le 28 novembre 2010.

Pour justifier, cette décision incompréhensible et partisane, vous faites valoir deux (2) arguments qui ne résistent nullement à l’analyse à savoir, d’une part, que vous n’auriez pas assez d’éléments pour enquêter sur les crimes commis en 2002 lors de la tentative de coup d’Etat dont a été victime l’Etat de Côte d’Ivoire dirigé par Monsieur Gbagbo Laurent et d’autre part, que l’Etat de Côte d’Ivoire aurait refusé de recevoir les enquêteurs de la Cpi alors que tout était prêt pour cette visite (Dixit Monsieur Ahmadi Ba Cf. Conférence de presse de juillet 2011 à Abidjan).

Non monsieur le procureur, vous ne nous ferez pas croire en ces arguments fallacieux et sans fondement qui sont une insulte à notre intelligence. C’est pourquoi nous entendons apporter des réponses claires et précises sur ces deux points.

1. Est-il besoin de vous rappeler que nous savons tous que votre bureau, organe indépendant de la Cpi, est ampliataire de tous les rapports des Ong (Hwr, Amnesty International, International Crisis Group…) et en particulier, de ceux de l’Onu dont la Cpi est l’émanation, lesquels n’ont eu de cesse depuis 2002 de dénoncer, les crimes contre l’humanité, crimes de guerre commis en Côte d’Ivoire ainsi que leurs auteurs connus.

Sans vouloir vous contrarier, car semble-t-il vous avez une mémoire courte et sélective, il nous plaît de vous rappeler que l’Onu a rédigé plusieurs rapports sur la crise en Côte d’Ivoire dont deux (2) en 2004. Le premier rapport de 2004, a expressément qualifié l’agression de l’Etat de Côte d’Ivoire par une rébellion armée, de tentative de coup d’Etat en faisant un bilan certes non exhaustif, des crimes commis par cette rébellion, mais dans des termes assez précis et suffisants pour ouvrir une enquête.

Mieux, ce rapport a listé nommément environ 100 personnes comme responsables des crimes commis en Cote d’Ivoire, dont la grande majorité (environ 75%) est issue des Forces nouvelles, lesquelles forces sont toutes aujourd’hui au plus haut niveau de la hiérarchie militaire et politique aux côtés de Monsieur Ouattara, Président élu et installé par la communauté internationale (selon l’analyse stricte des lois ivoiriennes).

Eh bien ! Monsieur le Procureur, si vous n’avez pas d’éléments suffisants vous devez sans tarder compulser tous les rapports assez édifiants qui sont certainement encore en votre possession.

Pour mémoire, le 18 avril 2003, l’Etat de Côte d’Ivoire dirigé par Monsieur Laurent Gbagbo a reconnu la compétence de la Cour Pénale Internationale en lui demandant «d’identifier, de poursuivre, de juger les auteurs et complices des actes commis sur le territoire ivoirien depuis les évènements de 2002».

A ce propos, vous indiquiez dans plusieurs déclarations:

• 10 février 2006 à la Haye «Parmi les situations qui font actuellement l’objet d’une analyse… La situation de la Côte d’Ivoire semble impliquer plus d’un millier de victimes éventuelles d’homicides intentionnels relevant de la compétence le Cour».

• 18 mars 2008 à la Haye (12e séance d’information à l’intention du corps diplomatique) : «Un certain nombre de situations font actuellement l’objet d’examens, par exemple la situation en Côte d’Ivoire».

• 23-29 septembre 2009 Bulletin N°6 d’information diplomatique du bureau du procureur : «La Cour a compétence à l’égard de la situation en Côte d’Ivoire en vertu d’une déclaration que le Gouvernement ivoirien a déposée le 1er octobre 2003 au titre de l’article 12-3 et par laquelle il accepte la compétence de la Cour à compter du 19 septembre 2002. Les crimes les plus graves, y compris des cas présumés de violences sexuelles à grande échelle, ont été commis entre 2002 et 2005. Les 17 et 18 juillet, des représentants de haut rang du bureau du procureur se sont rendus à Abidjan».

Dites-nous donc, Monsieur Luis Moreno-Ocampo, qu’avez-vous fait depuis 2003 pendant toutes ces années pour enquêter sur les crimes graves commis en Côte d’Ivoire ? Car, il est également inutile de vous rappeler, les assassinats de plusieurs milliers d’Ivoiriens, dont une centaine de gendarmes à Bouaké, le viol de millier de femmes, les femmes enceintes éventrées et les fœtus embrochés, la destruction de centaines de villages et campements par le feu, les expropriations de biens privés et publics, les tueries à l’arme blanche, le génocide sur le peuple wê, etc.

Si vous avez l’impertinence de prétendre n’avoir pas d’éléments pour enquêter sur la tentative de coup d’état de 2002 et ses conséquences dramatiques pour la Côte d’Ivoire, alors que fort heureusement tous les protagonistes sont encore en vie, localisés et/ou localisables qui rendra justice à toutes les victimes dont le nombre est évalué à environ 10.000 morts ?

Qui rendra justice à tous ces jeunes aux mains nues sur lesquels les soldats français de la force Licorne ont fait un carnage en tirant avec des balles réelles en 2004, à l’hôtel Ivoire d’Abidjan : bilan 50 morts et 200 blessés.

2. Sur le refus de l’Etat de Côte d’Ivoire dirigé par Laurent Gbagbo de recevoir les enquêteurs de la Cpi, votre substitut Amady Ba a dit ceci lors d’une conférence de presse à la fin de la mission d’évaluation conduite à Abidjan en juin 2011, «les autorités ivoiriennes s’étaient opposées à une mission de la Cpi prévue en 2004. Nous avons usé de tous les moyens légaux pour mener des enquêtes en Côte d’Ivoire, mais le Président Laurent Gbagbo n’a pas voulu».

Vous ne trouverez là également, aucun répit dans cet argument spécieux et au demeurant d’une gravité extrême lorsqu’elle provient du Bureau d’un procureur à qui plus d’une centaine d’états ont confié la charge de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leurs territoires. SIC !!!!

Premièrement, pour ouvrir l’enquête en Lybie la Cpi n’a pas été autorisée à enquêter sur le territoire libyen parce-que votre bureau n’y était pas le bienvenue.
Malgré cela, vous avez mené une enquête et décerné avec une extrême rapidité des mandats d’arrêt contre 3 personnes.

Deuxièmement, au Kenya, alors que la saisine du Gouvernement était limitée à une période donnée (violences postélectorales de 2007/2008) vous avez étendu votre enquête à l’origine de la crise dans ce pays, et cela, contre la volonté des autorités Kenyanes.

Troisièmement, en dehors de la saisine par l’Onu qui est le seul cas dans lequel votre compétence semble liée, lorsqu’une situation vous est déférée par un Etat vous avez la compétence, à l’instar de tout procureur, d’enquêter sur tous les faits, déférés ou non, de rechercher l’existence d’infractions de qualifier et requalifier les faits déférés.

Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir, qu’en vertu des accords de Marcoussis signé en 2003, le ministère de la justice était entre les mains de la branche politique de cette rébellion et du RDR (Henriette Diabaté, Koné Mamadou) qui endeuille la Côte d’Ivoire depuis 2002. Dès lors, si par extraordinaire, il avait eu refus de l’Etat de Côte d’Ivoire de recevoir la Cpi, l’on pourrait aisément comprendre pourquoi !!

En tout état de cause, cela n’aurait pas du et ne saurait être un frein pour la Cpi de mener ses enquêtes, ainsi que nous vous l’avons démontré ci-dessus.

Dès lors, nous ne pouvons conclure de votre refus manifeste d’enquêter sur les crimes de 2002 que par une collusion coupable avec les nouvelles autorités d’Abidjan qui sont les auteurs de ces crimes de 2002 ; lesquels pour montrer patte blanche ont reçu votre bureau en mission d’évaluation en Côte d’Ivoire en vous déroulant le tapis rouge censé effacer de vos mémoires ces crimes odieux pourtant passibles de la Cpi.

De l’analyse des simples observateurs que nous sommes, il semble malheureusement que ce soient ces nouvelles autorités qui vous donnent des directives pour la conduite de vos actions relativement à la situation en Côte d’Ivoire. Le Procureur de la Cour Pénale Internationale qui dit avoir saisi la chambre préliminaire pour être autorisé à ouvrir une enquête devrait simultanément étendre sa requête aux évènements de 2002. En effet, c’était là l’occasion d’enquêter sur cette rébellion connue qui depuis 2002, tente d’aider Monsieur Ado à accéder au pouvoir par une force non seulement meurtrière mais aussi génocidaire.

Sinon, comment peut-on espérer une enquête rigoureuse et impartiale lorsque votre saisine de la chambre préliminaire est biaisée par avance ne se limitant qu’aux violences postélectorales (28 novembre 2010) ?

C’est pourquoi, Monsieur le Procureur de la Cpi, nous vous interpellons publiquement : gardez vous de prendre en otage la justice Internationale que nous vous avons tous confiée sur l’autel d’intérêts personnels et politiques obscurs. Au risque de servir les vainqueurs comme vous semblez le faire actuellement, et ce faisant, faire purement et simplement l’apologie de la justice des vainqueurs.

Aujourd’hui, votre zèle lorsqu’il s’agit de l’Afrique fait que l’Afrique qui détient pourtant le plus grands nombre de pays ayant ratifié le statut de Rome (cela atteste que l’Afrique est contre l’impunité), réprouve la façon dont la Cpi et en particulier son procureur traite les dirigeants africains. La justice déséquilibrée, partisane et non constructive que vous appliquez a conduit le Président de la Commission de l’Ua a vertement et bruyamment vous signifier sa désapprobation au nom de toute l’Afrique, lors du dernier sommet de notre organisation à Malabo du 30 juin au 1er juillet 2011.La République de Côte-d’Ivoire a reconnu la compétence de la Cpi en 2003, cependant le Président Laurent Gbagbo n’a pas poursuivi les rebelles dirigés par Guillaume Soro, parce qu’un processus de négociation était en cours, en tant que Chef d’Etat, désireux de paix pour son pays, il a privilégié la réconciliation nationale qui a abouti en son temps à la signature de l’Accord Politique de Ouagadougou (Apo).

Nous ne sommes ni pro-Gbagbo, ni pro-Ado, mais seulement des pro-justice. Rendez d’abord justice à nos frères, sœurs, pères mères victimes de la rébellion de 2002, qui n’ont pas moins de valeur que les victimes de 2010/2011.

Toutes les victimes et leurs parents attendent depuis bientôt 9 ans de la Cour pénale internationale, qu’elle les invite et leur donne un délai pour faire parvenir leurs observations à une chambre préliminaire. A défaut, vous serez dénoncé et harcelé par le sang de ces victimes qui ne sèchera jamais tant que justice ne leur sera pas rendue.

Car, en effet, nul n’ignore, sauf vous apparemment que les violences postélectorales qui ont eu cours depuis novembre 2010 et qui se poursuivent d’ailleurs toujours font suite à celles commencées en 2002. Soutenir le contraire reviendrai à vous décrédibiliser définitivement et avec vous la Cour Pénale Internationale.please mister Ocampo tell us that “you are not a joke” (expression utilisée par Jean Ping pour caricaturer l’attitude de Ocampo à Malabo); please you are a prosecutor !!!!!

Collectif de juristes pour la vérité en Côte d’Ivoire

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:20

 

 

 

 

meeting du 27 août 2011

 

Fini Kode logo

 

 

Siège Provisoire : 113 rue Saint-Pierre 13000 Marseille – E-mail : assofinikode@gmail.com -

Tel : 06 03 03 30 14 / Bangui : Tel : 75 50 36 32

*****

Déclaration N°003/FK-11

Condamnant le sabotage du meeting du FARE-2011

Le samedi 27 août 2011, nous avons appris avec la plus grande stupéfaction, l’ignoble acte de sabotage du meeting politique que tenait la plate-forme de l'opposition centrafricaine, sis, place de la Réconciliation Omar Bongo Ondimba, à Bangui.

En effet, peu après l'ouverture du meeting devant permettre aux leaders du Front pour l’annulation et la reprise des élections de janvier 2001 (FARE-2011) de s'exprimer sur l’impasse politique que connaît notre pays, plusieurs dizaines de personnes identifiées comme étant des sympathisants du nébuleux KNK, ont surgi pour proférer des injures en jetant des pierres et des cocktails Molotov  sur les participants, faisant plusieurs blessés. 

Ces actes graves et anticonstitutionnels, destinés à intimider et décourager les militants de l’opposition, ne sont hélas que la parfaite illustration de la conception surannée de la démocratie qu’ont les caciques du régime actuel, qui considèrent notre pays comme un butin de guerre.

Sinon, ils n’auraient  pas décidés en toute connaissance de cause de fouler au pied l’une des dispositions fondamentales de la Constitution de la République Centrafricaine qui garantit le droit de manifester, consubstantiel à la démocratie.

Tout en condamnant avec la plus grande fermeté cet agissement qui n’honore ni leurs auteurs, ni les commanditaires qui se tapissent  lâchement dans l’ombre, le Mouvement citoyen Fini Kodé  encourage vivement  l’opposition démocratique à prendre ses responsabilités et à poursuivre la lutte au nom de la démocratie pour libérer notre pays. 

Par ailleurs, nous invitons également nos concitoyens à réagir énergiquement au-delà des considérations partisanes contre ce que l’on peut considérer comme un déni de démocratie. Nous n’avons pas le droit de nous résigner. Ensemble, nous devons  réclamer afin de  reconquérir notre droit  d’hommes libres, fiers et respectés conformément à notre constitution

Car, et nous le disons avec gravité, pour triompher le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien  (Edmund Burke)

Fait à Bangui, le 28 août 2011.

Pour le Mouvement citoyen Fini Kodé

 Michel MABOU

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:06

 

 

 

 Boieng-747.jpg

AFP 29/08/2011 à 18:55

Air France-KLM et neuf autres sociétés sont classées comme les compagnies aériennes les plus sûres au monde sur une liste blanche, établie par l'agence de notation suisse de transport aérien ATRA et publiée aujourd'hui à Genève. Ce classement, publié pour la première fois et qui devrait l'être tous les ans dorénavant, est basé sur un éventail plus large de données que les seuls accidents d'avions.

Classées par ordre alphabétique, les dix meilleures compagnies aériennes en matière de sécurité globale sont: Air France-KLM, AMR Corporation (American Airlines et American Eagles), British Airways, Continental Airlines, Delta Airlines, Japan Airlines, Lufthansa, Southwest Airlines, United Airlines et US Airways.

L'agence ne publie pas le rang exact de ces dix premières compagnies parce qu'elles sont très proches les unes des autres. ATRA a sélectionné 15 critères contribuant directement ou indirectement à la sécurité des vols. Elle a passé au crible cent compagnies aériennes dont 44 ont satisfait à ses critères. La liste publiée ce lundi concerne les dix premières.

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:00

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 29 Août 2011 13:58

Le recteur de l’Université de Bangui, Gustave Bobossi Serengbe vient d’être relevé de ses fonctions par un décret présidentiel. Ce décret, signé samedi 27 août 2011, intervient au moment ou les activités pédagogiques  de l’Université de Bangui sont paralysées par la grève des enseignants du supérieur. Les universitaires revendiquent du gouvernement centrafricain, la mise en application d’un décret datant du 10 mai 2006, relatif à leur statut particulier.

Le limogeage du recteur est-il un signal envoyé aux grévistes pour qu’ils reviennent à de meilleurs sentiments ? On sait que ces derniers reprochaient au recteur de « prendre des grandes décisions sans consulter le conseil de l’Université », ce qui est « contraire aux textes qui régissent le bon fonctionnement de l’Université de Bangui », disaient-ils.

Professeur en médecine, Gustave Bobossi Serengbe a été nommé à la tête de l’Université de Bangui le 02 avril 2008, en lieu et place de Faustin Archange Touadéra, nommé alors premier ministre, chef du gouvernement.

Durant trois ans et demi, le désormais ex locataire du rectorat de l’unique université de la République Centrafricaine, avait initié des nouvelles réformes, entre autre, des nouvelles filières des spécialités médicales, la mise en place des nouveaux départements à savoir le département des Sciences de l’information et de la communication, le département des Sciences politiques, la construction d’un nouvel amphithéâtre de 10.000 places pour résoudre soulager le lancinant problème des salles de cours que connaissent les étudiants centrafricains.

On ignore pour le moment qui sera le nouveau recteur. Mais l’Association des étudiants centrafricains (ANECA), prévient déjà : « son successeur doit continuer dans la même lancée pour une meilleure formation des étudiants. Ce que Bobossi a fait de bien, que le nouveau recteur le pérennise, et qu’il a fait du mal, il doit le remettre en cause, pour que des solutions puissent être trouvées aux problèmes des étudiants », a affirmé à Radio Ndeke Luka, Gildas de Carême Bename, président de l’ANECA.

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:55

 

 

 

meeting troublé du 27 août 2011

 

 

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La République Centrafricaine étant  membre des Nations Unies est  signataire de  la Déclaration universelle de droits de l'homme de 1948 qui prévoit dans son  article 10  le principe de la liberté d'expression  reconnue aux groupes de  pressions tolérées, les partis politiques, les associations, les  mouvements syndicaux et toutes autres entités qui  bénéficient  de la protection juridique.

De façon générale l'organisation d'une manifestation sans autorisation des  autorités compétentes est sans doute contraire à l'esprit de la législation en  vigueur et peuvent faire l'objet  des  poursuites à l'encontre des initiateurs.

Tandis que l'organisation  d'une  manifestation  avec autorisation  préalable  des autorités compétentes est légale tel est justement le cas du meeting  organisé par  la force d'opposition en date du 27.08. 2011 ou une autorisation  officielle a donnée  pour la tenue du dit meeting.
Dommage ! La tenue de ce meeting a  été sanctionné par des actes de violences  aggravées et également des actes de barbarie dont les présumés coupables sont mêmes identifiés. Attendons dans cette affaire que cette fois ci, la  machine judiciaire puisse être au service des demandeurs en action.

Par contre, l'on peut se permettre de se poser la question de savoir pour quelles raisons les forces de l'ordre qui sont présentes sur les lieux n'ont pas mis en évidence le maintien de l'ordre public afin de permettre à l'opposition de tenir son meeting? Et pourtant  lors de la manifestation des Ex- militaires retraités le maintien de l'ordre  public  a été utilisé comme
arme efficace dès les premières heures par le pouvoir régalien  afin de rétablir  la tranquillité publique bouleversée.

L'on peut aussi se demander  pour quelles raisons  la démocratie, et la liberté d'expression, en République Centrafricaine sont  telles  victimes d'hypocrisie de la part du pouvoir régalien? Sans doute une telle interrogation trouve son fondement dans  les comportements politiques  irresponsables des autorités actuelles qui semblent  mettre plus d'accent sur les méthodes machiavéliques et anti démocratiques, cherchant  par tous les moyens à affaiblir davantage la jeune démocratie centrafricaine.

Alors au regard de ce qui se passe actuellement dans notre pays, chaque Centrafricain et Centrafricaine peut se permettre de  se poser la question : pour quelles raisons je ne suis pas libre de mes opinions sur et dans  mon pays ?

 Godfroy Luther  GONDJE- DJANAYANG

Expert analyste  en Gestion des crises politico- militaires

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:48

 

 

 

 

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« Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15 : 5)

 

*   *   *

 

Lorsque Jésus prononça cette phrase extrêmement radicale et explicite, Il s’adressait à Ses disciples, c’est-à-dire, aux Douze qui ont tout abandonné (famille et profession) pour Le suivre.

 

Que signifie-t-elle ?

 

Qu’il ne sert strictement à rien de se réclamer à cor et à cri de Lui, sans pour autant obéir à Sa voix et, encore moins, sans mettre en pratique Ses divins commandements, comme l’exigent les Écritures :

 

« 46 Pourquoi m’appelez–vous : ‘Seigneur, Seigneur !’ et ne faites–vous pas ce que je dis ?

 

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique. 48 Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie.

 

49 Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle : aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande » (Luc 6 : 46 – 49) ;

 

Et encore :

 

« 21 Pour entrer dans le Royaume des cieux, il ne suffit pas de me dire : “Seigneur, Seigneur !” Il faut aussi faire la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

 

22  Quand je viendrai pour juger les gens, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, c’est en ton nom que nous avons parlé, c’est en ton nom que nous avons chassé les esprits mauvais ! C’est en ton nom que nous avons fait de nombreux miracles !”

 

23  Alors je leur dirai : “Je ne vous ai jamais connus. Allez–vous–en loin de moi, vous qui faites le mal !” » (Matthieu 7 : 21 – 23).

 

Cette parole n’intéresse-t-elle que les Douze ?

 

Bien sûr que non ! Car si elle figure dans la Parole écrite du Dieu vivant parvenue jusqu’à nous, c’est « pour notre instruction », dit l’apôtre Paul, « à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles » (1 Corinthiens 10 : 11).

 

Et que dire du « fruit » que produit, forcément, celui qui demeure en Christ ?

 

Il s’agit de produire dans la société environnante, au plan spirituel, un témoignage toujours positif susceptible de tourner des cœurs, même les plus endurcis, vers Jésus-Christ, le seul Sauveur et Seigneur du monde.

 

Ce privilège est-il réservé à quelques-uns seulement, notamment les pasteurs et autres évangélistes travaillant à plein temps ou à temps partiel dans l’Église ?

 

Bien évidemment, non !

 

En effet, tout chrétien authentiquement converti devient, de fait, « le sel de la terre » et « la lumière du monde », indépendamment de sa position sociale au sein de sa nation, selon qu’il est écrit :

 

« 13 Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra–t–on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

 

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; 15  et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.

 

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 5 : 13 – 16).

 

On le voit : cette mission cardinale parce que touchant à la vie éternelle incombe indifféremment au citoyen lambda aussi bien qu’à un Chef d’État, saisi par la grâce de Dieu, régénéré dans sa nature-même par l’Esprit et justifié, à tout jamais, par l’œuvre rédemptrice du Seigneur Jésus à la croix de Golgotha.

 

On nous dit souvent que la morale ne peut se mêler de politique et, encore moins, la Parole de Dieu, qui prône d’ailleurs la meilleure des éthiques qui soient, en tout domaine d’activité humaine, parce qu’émanant de :

 

« …L’Eternel, l’Eternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, 7  qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ! » (Exode 34 : 6 – 7).

 

C’est ce même Dieu qui prôna à Josué, appelé à prendre la relève de Moïse à la tête du peuple d’Israël en plein désert :

 

« 8 Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite–le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras » (Josué 1 : 8).

 

Fort de ce qui précède, nous supplions tous nos frères et sœurs en Christ, disséminés dans toutes les composantes de la société centrafricaine, et plus particulièrement ceux qui sont gracieusement appelés par le Seigneur, notre Dieu, à exercer l’autorité gouvernementale à la tête de la nation (cf. Daniel 4 : 17), héritage du Grand Roi, qui revient bientôt (cf. Psaume 2), à réintégrer la Loi Morale de Dieu dans leur vie personnelle, familiale, sociale, économique et culturelle d’une part et, de l’autre, dans leur pratique du pouvoir, s’ils l’exercent effectivement, sans craindre qui que ce soit, ou quoi que ce soit, comme Moïse, ou David, selon qu’il est écrit :

 

« 17  Cette sentence est un décret de ceux qui veillent ; cette résolution est un ordre des saints, afin que tous les vivants sachent que le Très–Haut domine sur toute royauté humaine, qu’il accorde la royauté à qui il veut, et qu’il établit roi le plus insignifiant des hommes » (Daniel 4 : 17) ;

 

« 9  Ne t’ai–je pas donné cet ordre : ‘Fortifie–toi et prends courage’ ? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Eternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras » (Josué 1 : 9),

 

Et :

 

« …Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; si l’Eternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain » (Psaume 127 : 1).

 

Le relèvement du Centrafrique, ne fût-ce que pour quelques années puisque nous savons que, dans les derniers temps (que nous vivons déjà), le mal ira en s’empirant (cf. 2 Timothée 3 : 1 – 5), est à ce prix.

 

 

 – Pasteur – Jeudi 18 Août 2011

 

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