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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 01:20

 

jeune-boziziste.jpg

 


BANGUI 02/02/2011--(Xinhuanet) - Des centaines de jeunes et femmes se réclamant de la Fédération des associations de Centrafrique (FAC) ont pris part mardi à une « grande marche de soutien à la démocratie et au respect du verdict des urnes » à Bangui.

« Oui aux résultats annoncés par la Commission électorale indépendante, oui aux résultats proclamés par la Cour constitutionnelle, on est fatigué nous voulons la paix », sont les slogans et les écriteaux qui ont ponctué cette marche.

Dans le mémorandum remis à la représentation de l'Union européenne, l'ambassade des Etats Unis et l'ambassade de France et au porte-parole de présidence de la République, la FAC recommande que les résultats qui seront publiés et par la CEI et par la Cour constitutionnelle soient respectés par les différents candidats aux élections du 23 janvier 2011.

«Cette marche n'est pas un hasard, nous voulons que tout le monde respecte le président qui sera déclaré élu par la Cour constitutionnelle », a déclaré le président de la FAC Delphin Petit Kotto pour justifier l'organisation de cette marche qui vient en réponse à la réaction de l'opposition contre les résultats partiels et provisoires des élections.

© Copyright Xinhuanet

 

NDLR : Bozizé et le KNK n’en sont pas à une manipulation de la jeunesse près. Il faudrait qu’ils n’aient point la conscience tranquille après leur forfaiture et hold-up électoral pour tenter encore de divertir les gens de la sorte. Pourquoi craignent-ils que les résultats de leurs fraudes massives ne soient pas respectés ? C’est indécent et c’est franchement de la provocation.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 00:36

 

 

Bozizé KNK

 

Dans sa parution n° 317 du 1er au 14 février 2011, le magazine AFRIQUE EDUCATION a recensé à juste raison en Afrique « Les régimes qui peuvent tomber à tout moment ». Il s’agit d’après le confrère du Sénégal d’Abdoulaye Wade, du Centrafrique de François Bozizé, du Burkina-Faso de Blaise Compaoré, de la RDC de Joseph Kabila et du Rwanda de Paul Kagamé. On le voit, François Bozizé figure donc en bonne place pour un certain nombre de raisons que le magazine développe ci-dessous.

Rédaction C.A.P

 

Les Centrafricains savent qu’ils n’ont rien à attendre d’un Chef d’Etat que les Américains qualifient comme étant « inapte » à la fonction, mais qui entend s’offrir à nouveau 5 ans de pouvoir

Selon un télégramme de Wikileaks, les Américains considèrent François Bozizé comme étant « inapte » à la fonction de président de la République. On peut ajouter à cette remarque que l'élection présidentielle organisée (dans le désordre) le 23 janvier, ne changera rien à la situation actuelle. Auteur du coup d'état du 15 mars 2003 qui évinça Ange-Félix Patassé du pouvoir, François Bozizé a plombé le pays en s'imposant comme chef d'Etat au terme d'une élection truquée en 2005 alors qu'en arrivant au pouvoir, il avait expliqué qu'il venait juste assurer la transition avant d'organiser l'élection présidentielle à laquelle il n'allait pas prendre part. Un gros mensonge qui le suivra jusqu'à la mort. Car personne ne lui fait plus confiance ni dans la communauté des bailleurs de fonds, ni dans la sous-région, ni dans le pays où les Centrafricains savent qu'il est le problème du pays et non la solution. Que faire ?

Le vote confisqué, le pouvoir confisqué, les caisses de l'Etat vidées par la corruption, aucune perspective ne s'offre au pays. Le cocktail est amer au point qu'on se demande comment il a fait, jusque-là pour tenir, même si on sait que c'est grâce aux soldats que le président ldriss Déby ltno du Tchad a détachés pour assurer sa protection rapprochée. Un tiers du pays est contrôlé par la rébellion.

Le pouvoir central n'y a pas accès et les populations de ces zones sont totalement délaissées. La ville de Bangui même est infiltrée par des rebelles... ll n'y a donc rien à attendre d'un chef d'Etat aussi médiocre qui entend malgré son triste bilan, s'offrir à nouveau 5 ans de pouvoir qui ne profite qu'à lui- même et à son clan. François Bozizé n'est à l'abri ni d'une révolution de palais (malgré ses protecteurs tchadiens), ni de la colère des travailleurs, ni de celle de la jeunesse qui voit l'avenir en noir.

 

 

NDLR : Une des raisons qui peut occasionner la chute du régime de Bozizé que notre confère ne mentionne pas dans cet article est la forte probabilité d'une brutale disparition de François Bozizé pour des raisons de santé. En effet, malgré ses dénégations lorsque certains interlocuteurs l'interrogent sur son état, l'homme est réellement malade et ne veut pas que les médecins le soignent mais préfèrent s'adresser plutôt aux guérisseurs et tradi-praticiens béninois. Ces derniers temps, il est tombé à plusieurs reprises voire en public suite à de mystérieux malaises comme celui qu'il a eu en septembre dernier lors de son déplacement aux Nations Unies à New York où on a dû l'admettre en urgence dans un hôpital.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 20:45

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

Le Monde.fr | 02.02.11 | 18h47

François Bozizé, chef de l’Etat centrafricain sortant, a été réélu avec 66,06 % des suffrages (607 184 voix) lors du premier tour du scrutin présidentiel qui s’est déroulé, dimanche 23 janvier, selon les résultats provisoires annoncés, mardi 1er février, par la Commission électorale indépendante (CEI).

Ange-Félix Patassé, ancien président (de 1993 à 2003), qui avait été renversé par François Bozizé lors d’un coup d’Etat, est arrivé en deuxième position (20,10 %) devant Martin Ziguélé (6,46 %). Les deux derniers candidats n’ont pas franchi la barre des 5 %. Ces résultats doivent maintenant être validés par la Cour constitutionnelle dans les quinze jours.

Dans un pays peuplé de 4,5 millions d’habitants, d’une superficie comparable à la France et la Belgique réunies mais dépourvu d’infrastructures routières et en queue de classement de tous les indices sociaux-économiques, l’organisation de ces élections présidentielles et législatives avait pris les allures d’un défi.

A deux reprises, le scrutin avait été reporté en 2010 et il fut incertain jusqu'au dernier moment. Du recensement des électeurs à l’affichage tardif des listes électorales, l’opposition avait pointé plusieurs dysfonctionnements.

"C'EST TELLEMENT GROSSIER ET RIDICULE"

Prêts à patienter plusieurs heures dans les files d’attente pour aller voter, les Centrafricains s’étaient déplacés en nombre, dimanche 23 janvier. Le vote s'était achevé cinq heures après l'horaire prévu, et le dépouillement avait eu lieu pendant la nuit, à la lueur des bougies et des lampes de poche.

"Tous ont décrié la mauvaise organisation, surtout en ce qui concerne les listes électorales qui ont été affichées en retard, qui n’existaient pas à certains endroits ou se retrouvaient à des endroits qui n'étaient pas les bons", avait déclaré Fulgence Zeneth, coordinateur national de l'Observatoire national des élections, au lendemain du scrutin.

L'attente des résultats – ils auraient dû être communiqués quelques jours plus tôt par la CEI – a renforcé les soupçons de fraude dans le camp de l'opposition. "C'est un non-événement, a déploré Martin Ziguélé lors de la proclamation des résultats. C'est tellement grossier et ridicule. Maintenant, nous allons porter plainte et déposer un recours devant la Cour constitutionnelle, mais nous ne sommes pas dupes. La Cour va valider les résultats."

Au cours de la campagne, le parti KNK (pour Kwa Na Kwa, qui signifie "le travail rien que le travail" en langue sango) de François Bozizé s’était donné comme objectif de remporter cette élection "par KO, dès le 1er tour". C’est donc chose faite.

"C'EST LA RÉCOMPENSE D'UN TRAVAIL BIEN FAIT..."

"C'est la victoire de la démocratie pour quelqu'un qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat et qui l'a légitimé par les urnes en 2005, a déclaré Fidèle Ngouandjika, porte-parole du gouvernement et directeur adjoint de la campagne du chef de l’Etat. C'est la récompense d'un travail bien fait..."

Dans un tel contexte, il est difficile de croire que ces élections pourront enfin amener la paix dans ce pays ruiné par des décennies d’instabilité politique. Ce scrutin se présentait pourtant comme l'aboutissement d’un dialogue national amorcé en 2008 entre le pouvoir, l’opposition et différents groupes armés qui occupent une grande partie du pays.

"Nous serons obligés de reprendre les armes afin de faire rétablir une réelle démocratie en Centrafrique, a confié à l’AFP Joachim Kokaté, l’un des représentants de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion qui n’avait pas participé au processus de paix. Nous avions observé une trêve dans l'intérêt du peuple centrafricain. Nous dénonçons la fraude massive. Le président Bozizé a tourné le dos à la jeunesse et à tout le peuple."

Comme pendant toute la campagne électorale, le calme régnait dans Bangui, la capitale, lors de l’annonce des résultats.

Pierre Lepidi (avec AFP)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 20:20

 

 

TABLEAU SYNOPTIQUE DES IRREGULARITES CONSTATEES LORS

DES ELECTIONS GROUPEES DU 23 JANVIER 2001

Préfectures

Arrondt./Sous-préfecture

Irrégularités Constatées

BANGUI

1er Arrondissement

*Nombreuses omissions sur les listes électorales

 

 

*Nombre de votants supérieur au nombre d'inscrits

 

 

*PV L059881 Poste 1: Nombre inscrits(545) > NI/CEI (445)

 

 

*Intimidation des représentants des candidats de l'opposition par les

 

 

forces de l'ordre

 

2ème Arrondissement

*Nombre de votants supérieur au nombre d'inscrits

 

 

*Nombreuses omissions sur les listes électorales

 

 

*Tentatives de substitution des urnes par les enfants de BOZIZE

 

 

*BV1 PV: P057902 NI (449) < NI/CEI (600)

 

 

*Menaces de tous genres

 

3ème Arrondissement

*Saisie de 24 c artes d'électeurs dans le secteur de la Mosquée Centrale

 

 

*Nombreuses omissions des cartes d'électeur

 

 

*Nbre élevé de votes par dérogation par ex: Ecole Koudoukou BV24

 

 

*Installation des bureaux de vote parallèles ou fictifs

 

4ème Arrondissement

*Nombreuses omissions sur les listes électorales (la candidate Lucie AGBO

 

 

et son mari n'ont  pu voter après intervention de la DNC du MLPC).

 

 

*Irruption des forces de défense et de sécurité dans la plupart des Centres

 

 

 de dépouillement

 

 

*Votes parallèles chez des particuliers (bureaux parallèles)

 

 

*Des bureaux de vote délibérement fermés et sciemment rabattus sur un seul

 

 

 bureau entrainant des congestions  (Absence des Membres du Bureau)

 

 

 et surtout dans les zones favorables à Me Tiangaye et à l'opposition

 

 

*Des urnes sont bourrées et les Procès Verbeaux signés préalablement

 

 

avant le dépouillement.

 

 

*Nombre trop élevé de vote par dérogation (109 BV4; 59 BV5)

 

 

*Nombre de votants supérieur au nombre d'inscrits

 

 

*Nombre d'inscrits non conformes à la Base de données de la CEI par exemple:

 

 

CV03BV02: 928>508

 

 

*Absence de PV dans de nombreux BV(CV05BV03 à BV05; CV06BV4 à BV10; etc)

 

 

*Des bureaux de vote déliberement fermés avec des urnes à l'interieur

 

 

 pendant le scrutin à l'école chinoise.

 

5ème Arrondissement

*Les Listes ne sont affichées que dans l'après midi du scrutin 

 

 

*Installation des bureaux de vote fictifs dérrière l'Eglise "Cité de la foi"

 

 

*Nombre de votants supérieur au nombre d'inscrits

 

 

*BV10 du Poste 4 n'existe pas (BV fictif)

 

 

*Nbre d'inscrits non conforme à la base de données de la CEI (CV01BV3 à BV12; etc)

 

 

*Des cartes parallèles donnant automatiquement accès aux bureaux de votes

 

6ème Arrondissement

*Mbossoro et Bimbo 3, aucune liste affichée

 

 

*Desordre organisé

 

 

* Noms des électeurs omis volontairement

 

7ème Arrondissement

*Tentative de substitution des urnes

 

 

*Nombre trop élevé de vote par dérogation

 

 

*Absence des Procès Verbaux dans les bureaux de vote

 

 

*Nombreux BV fictifs

 

 

*Nombreuses omissions sur les listes électorales

 

8ème Arrondissement

*Nombreuses omissions sur les listes électorales

 

 

*Détention par un chef de quartier de certaines listes électorales

 

 

*Irruption des forces de défense dans les centres de dépouillement

 

 

*Agressions physiques des représentants des candidats de l'opposition

BAMINGUI BANGORAN

BAMINGUI

*Le scrutin s'est déroulé sous haute pression des militaires et autorités locales

 

 

*Menaces de mort proférées à l'endroit des chefs de villages et de quartiers à la

 

 

veille des élections à ceux qui voteraient pour le MLPC

 

 

*Tous les Pasteurs ont été convoqués chez le Préfet à Ndélé pour être sermonés

 

 

*Nombre trop élevé de votes par dérogation

 

 

*Les résultats issus du dépouillement donnaient gagnant le candidat MLPC avec

 

 

54,19% et par la suite une autre liste venant de Kotissako faisait état de votes par

 

 

dérogation donnant 1024 voix au candidat KNK pour contraindre le candidat

 

 

MLPC  à un 2ème tour

 

 

*La ville est actuellement assiégée par des militaires venus de Bangui

 

NDELE

*Toutes les communes n'ont pas voté sauf le centre ville de Ndélé;

 

 

*Manque de Procès verbaux et insuffisance des bulletins de vote

 

 

*Accrochage et bagarre entre les élements du KNK avec les militants du

 

 

MLPC à Kotissako (45 km de Ndélé)

BASSE-KOTTO

ALINDAO

*Poursuite de la campagne par le Sous Préfet au délà du delai légal

 

 

*Le scrutin s'est déroulé sous haute pression du Sous Préfet

 

 

*Disparition des listes électorales dans la commune de Yambélé et utilisation

 

 

frauduleuse des cahiers qui ont fait l'objet de dénonciation par le MLPC en

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 20:06

 

 

 

 

24 Janvier 2011 à Mbaïki avec une cargaison d'urnes préalablement

 

 

 bourrées en faveur du candidat Bozize

 

 

*Substitution et bourrage d'urnes par les autorités locales

 

Moungoumba

 

MAMBERE-KADEI

Amada-Gaza

 

 

Berberati

*Déploiement massif des forces de défense

 

 

*Distribution à grande échelle des cartres d"électeur parallèles

 

 

 par les autorités locales dont 500 ont été saisies à BBTI 1

 

 

*Expulsion des représentants de l'opposition dans les bureaux de vote

 

 

*Menaces de mort à l'encontre des représentants des candidats

 

 

de l'opposition

 

 

*Bourrage des urnes

 

 

*substitution des urnes

 

Carnot

*Occupation par les forces de défense des bureaux de vote et centres de 

 

 

dépouillement

 

 

*Substitution et bourrage des urnes

 

Dede-Mokouba

 

MAMBERE-KADEI

Gadzi

 

 

Gamboula

 

 

Sosso-Nakombo

 

MBOMOU

BAKOUMA

*Le sous-préfet et les forces de défense ont chassé les représentants

 

 

 des candidats de l'opposition et ont procédé au dépouillement

 

BANGASSOU

*Tous les représentants du MLPC ont été chassés dans les bureaux

 

 

de vote et les autorités locales ont exigé des mandats visés par

 

 

la CEI locale

 

 

*Les militants du RDC ont saisi des urnes bourrées par le

 

 

Commandant de Brigade la Gendarmerie (CB)

 

 

 

MBOMOU

GAMBO

*Intrusion des forces de défense et du Sous-Prefet dans les

 

 

bureaux de vote et centre dépouillement

 

 

 

 

RAFAI

 

NANA GRIBIZI

KAGA-BANDORO

*Listes électorales incompletes

 

 

*Achat des voix

 

 

*Intrsion des forces de défense dans les bureaux de vote

 

MBRES

 

OUAKA

BAKALA

 

 

BAMBARI 1;2 et 3

*Intruction des forces de défense dans les bureaux de vote

 

 

*Changement des membres des bureaux de vote et centres de

 

 

dépouillement

 

 

*Intimidation et Menaces proférées par les autorités locales à

 

 

 l'endroit des électeurs ;

 

 

*Absence des éléments de la Mico PAX

 

 

*Déploiement massif des forces de défense dans les Bureaux de

 

 

vote et centres de dépouillement

 

 

*Tous les présidents des bureaux de vote et centres de

 

 

 dépouillement sont KNK

 

GRIMARI

 

 

IPPY

 

 

KOUANGO

*Un des Représentants du candidat MLPC a été battu par les militants du

 

 

KNK dans le village Ndaba

 

 

*Saisie des bulletins de vote entre les mains de sieur AZOU Jean Bernard

 

 

qui est entrain de sensibiliser les électeurs lors du déroulement du

 

 

scrutin à Ndaba BV5

 

 

*Empêchement aux électeurs favorables au MLPC de voter à Sioua 2 et

 

 

Siaou 3 soit au moins 449 électeurs qui ont été empêchés

 

 

*Intervention du Maire de AZENGUE-MINDOU pour fermer le BV à 12h

 

 

dans le village de ZOUHOUGOU-GBADA

 

 

*Présence des Ches de quartier et de village dans presque tous les BV

 

 

*Absence de PV

 

 

*Achat de conscience

NANA-MAMBERE

ABBA

 

 

BABOUA

 

 

BAORO

 

 

BOUAR 1, 2 et 3

*Achat de conscience

 

 

*les autorités locales et les forces de défense ont pris le contrôle

 

 

et l'organisation du scrutin

 

 

*Ménaces et intimidation des militants du MLPC et les autres

 

 

partis de l'opposition

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 19:15

Communiqué

Paris le 2 février 2011

Appelés aux urnes le dimanche 23 janvier pour le 1er tour des élections législatives et de l’élection présidentielle, les Centrafricains ont subi, dans l'indifférence générale, une mascarade électorale de plus. L'association Survie, qui lutte inlassablement contre l’impunité de la Françafrique, dénonce le soutien des autorités françaises et l’absence de réaction des autorités européennes au maintien de la dictature de François Bozizé, soi-disant réélu avec 66,08% des suffrages. Paris, Bruxelles  et l’ONU, en se concentrant sur la seule Côte d'Ivoire, prouvent une nouvelle fois l'intérêt sélectif porté aux élections présidentielles en Afrique.

La Centrafrique vit depuis 1960 sous le signe de la violence, inaugurée par la disparition du « père fondateur de la République centrafricaine » Barthélémy Boganda. Sous la férule actuelle de François Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup d’État, on ne compte plus les exactions des forces de l'ordre contre la population et les assassinats politiques, l'impunité étant la règle. Ainsi, la famille du président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme, le très courageux Goungaye Wanfiyo, attend toujours une enquête sur le trop suspect accident de la route qui lui a coûté la vie en décembre 2008.

Par ailleurs, les demandes de l'opposition d'une enquête internationale sur la disparition en janvier 2009 du chef rebelle Charles Massi, enlevé au Tchad, livré à la garde présidentielle de François Bozizé et présumé mort sous la torture, sont restées sans suite. Cela n'a pas empêché les militaires français de soutenir François Bozizé contre plusieurs rébellions armées, y compris en prenant part aux combats, comme en 2006 et 2007, aux côtés des forces armées centrafricaines, qui pourtant commettaient sous leurs yeux de graves exactions contre les populations civiles. Cela ne dérange pas non plus des investisseurs français comme Areva d'y conclure des contrats prometteurs, introduits en affaires à Bangui par les très françafricains Patrick Balkany – député UMP –  et Fabien Singaye  – conseiller de François Bozizé –.

Survie s'indigne que des institutions et des gouvernements qui prétendent défendre la démocratie restent muets  devant le déroulement de ces élections : organisation du scrutin bâclée, absence d’affichage de listes électorales, vote par procuration abusif, nombre de votants sans rapport avec le nombre d’inscrits, bourrages d’urnes ou fausses urnes, étrangers en possession de fausses cartes d’électeurs, etc.

Le fiasco, dénoncé par plusieurs opposants qui souhaitent déposer des recours devant la Cour constitutionnelle, était malheureusement prévisible. En effet l'ambassadeur de France à Bangui a depuis des mois affiché un soutien sans faille au président-dictateur sortant, confirmé par le nouveau ministre de la Coopération Henri de Raincourt qui déclarait début décembre « qu'une campagne électorale comme elle se déroule [partout] où la démocratie est le système politique en vigueur, peut maintenant s'engager ». 

Cette attitude complaisante des autorités françaises est la même que lors des élections truquées en 2009 au Congo-Brazzaville, au Gabon et en Tunisie, ou en novembre 2010 au Burkina Faso, qui ont permis de reconduire des dictateurs notoires dans des pays où l’influence française, économique et politique, reste déterminante. L'Union Européenne finance la mascarade électorale centrafricaine avec le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) pour 9,5 millions d’euros sur 16 millions du coût total mais n’a pas envoyé de Mission d’Observation. Dans cette contribution la France apporte 500.000 euros, à la fois pour la CEI (Commission Electorale Indépendante) et pour l'observation par l'Organisation Internationale de la Francophonie, qui a l’habitude de valider les résultats escomptés en émettant quelques vagues réserves sur des irrégularités jugées mineures. Ces sommes sont comptabilisées dans l’aide européenne.

La situation géographique de la Centrafrique et ses ressources (diamants, uranium, bois, ivoire) en ont fait un terrain de prédilection que la France s’est toujours efforcée de contrôler étroitement, privant le peuple centrafricain de toute possibilité de se constituer en État indépendant. Ce pillage organisé condamne les habitants à la misère et à la violence, tandis que le clan au pouvoir s'enrichit scandaleusement en vendant les ressources du pays aux exploiteurs étrangers. Contribuer à la reconduite de ce système est criminel.

L’association Survie demande que les autorités françaises et européennes :

-          cessent enfin de soutenir par tous les moyens un régime prédateur fondé sur la violence,

-          favorisent l’émergence d’un État de droit incluant la fin de l’impunité pour les criminels de guerre présents en Centrafrique,

-          conditionnent le financement d’élections à la tenue d’un processus électoral qui garantisse réellement des élections non frauduleuses.

 

Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque stephanie.duboisdeprisque@survie.org +331 44 61 03 25

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 12:54

 

 

carte admin RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 02 Février 2011 10:40

1 230 000 francs CFA(environ 1.875 euros) de dommages et intérêts à verser au Directeur de campagne du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN), Modeste Yamandé Amoda. C’est le verdict rendu mardi 1er février 2011 par le tribunal de grande instance de Bossangoa (ouest du pays), dans l’affaire « Préfet contre directeur de campagne PNCN ».

Le 23 janvier 2011, jour d’élections en Centrafrique, le Préfet Colonel Gabriel Baïpo avait fait arrêter, après l’avoir molesté, devant le bureau de vote N°1 de Bossangoa. Ce dernier, soutenu par son parti, avait alors porté plainte pour voies de faits contre son agresseur. L’affaire a été jugée en correctionnelle en l’absence du préfet.

Dans sa plainte, le plaignant Yamandé a expliqué que le motif de son arrestation a été son opposition aux fraudes massives que ce préfet tentait d’orchestrer en faveur du parti au pouvoir KNK.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka précise que dès le verdict connu, des militants du PNCN, banderoles en mains,  ont manifesté pacifiquement dans les rues de la ville en brandissant des banderoles sur lesquelles on pourrait lire, « Baïpo criminel et fraudeur ».

Cet incident a été d’ailleurs mentionné par l’Observatoire National des Elections dans son rapport publié le 31 janvier et portant sur le déroulement de la campagne électorale et du double scrutin. L’Observatoire a dénoncé l’acte du préfet qualifié de « dysfonctionnement au processus électoral ».

 

NDLR : Quand on sait que le PNCN est le parti de Cyriaque Gonda, l’ancien doctrinaire du régime de Bozizé et parti membre de la majorité dite présidentielle, on ne peut que se poser des questions sur le triste sort que le KNK réserve à ses alliés. Cette affaire qui est une illustration lumineuse des preuves de fraudes qui ont émaillé ces élections et dont l’ampleur a dépassé tout ce que l’on peut imaginer, plaide bien pour l’annulation pure et simple de cette mascarade électorale. A-t-on idée qu’un préfet puisse être pris la main dans le sac en train de frauder aux élections ? En bozizie cela est parfaitement possible hélas !

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 03:15

 

 

Patass é décorant Bozize

 

 

2 février 2011  par Juliette Abandokwe

 

 Bangui, 2h du matin. L’heure de la proclamation officielle des résultats du scrutin du 23 janvier dernier approche. Les jeunes banguissois sont en ébullition dans les quartiers depuis plusieurs jours, et la colère gronde. Et pour cause. Ils en ont plus qu’assez de la misère dans laquelle ils sont maintenus par un pouvoir prédateur et égocentrique à outrance. Ils en ont assez du chômage massif, du manque chronique d’eau potable et d’électricité dans un pays où il pleut dix mois sur douze, du manque de perspectives d’avenir qu’ils sont en droit de s’attendre de la part d’un pouvoir qu’ils auraient parait-il élu librement et démocratiquement en 2005.

 

A Bangui, on passe plus de trois semaines sur quatre dans les places mortuaires, et les gens n’ont souvent même pas l’argent du taxi pour emmener leurs morts à la morgue. La qualité de vie à Bangui est le plus souvent indécente, et sous-entend une misère décuplée dans les provinces. Les jeunes dans les quartiers savent pertinemment que Bozizé, le fossoyeur du peuple centrafricain, ils ne l’ont pas élu cette fois-ci. Ils savent que peu l’ont élu, et d’ailleurs tout le monde connait parfaitement les fraudes massives qu’ils ont eux-mêmes vu de leurs propres yeux et vécus.

 

Les chiffres, en possession de ce qui reste d’une CEI menacée par la garde prétorienne de François Bozizé, filtrent pourtant, et la rumeur chiffrée se propage déjà au crépuscule de ce 2 février 2011. La victoire semble bel et bien indiquer le tandem complice patasso-bozizesque, doté de plus de 85% des voix, avec une avance surnaturelle du candidat sortant Bozizé, qui a pourtant brillé pendant 6 ans par son incompétence, ses violences en tout genre, ses exactions militaires tout azimut, et qui n’a absolument rien apporté à son peuple, sinon désolation et désordre extrême.

 

La complicité électorale des deux larrons se développe depuis bien avant le retour de Patassé à Bangui en 2009, et passe notamment par l'assassinat de Goungaye Wanfiyo en décembre 2008, qui se préparait à attribuer publiquement les responsabilités de graves crimes contre l’humanité du couple patasso-bozizesque.

 

Ainsi, si Bozizé se fait chasser aujourd’hui, son ami Patassé reprendrait les choses là où il les avait laissées en 2003, et ferait certainement revenir son acolyte au bord de la mangeoire, quand les temps se seraient calmés et que les comédies d’amnisties seraient jouées. 

 

Le positionnement d’opposant de Patassé n’a été que de la propagande pré-électorale. Tout le monde le sait parfaitement.

Opposant de qui d'abord? Belle question, puisque Patassé et Bozizé ont été tour à tour amis, associés, maître et élève pseudo-Général, et enfin ennemis, de façon très stratégique depuis plusieurs années.  

 

L’ancienne victime de Bozizé est revenue, et doux comme un agneau, Patassé se pose en victime de l’éviction de la tête d’un parti qui, dit-il, lui appartient. Depuis quand un parti appartient-il à une personne ? Voilà déjà l’évidence de ce que le vrai Patassé pense du peuple et du territoire qu’il se sent en droit de diriger. D’ancien bourreau, il était devenu victime de la vilénie du rebelle Bozizé venu de N’Djamena, son ancien chef d’état-major, est tombé officiellement en disgrâce, on louait néanmoins ses compétences d’ingénieur agronome au service de sa terre d’exil au Togo. Le hold-up électoral de ce 23 janvier dernier se préparait déjà.

 

Pourtant Ange-Félix Patassé est bien celui qui  a mandaté Jean-Pierre Bemba le Congolais,  partageant avec lui la responsabilité des massacres perpétrés par les banyamulengue en Centrafrique, dans sa quête de protection contre le méchant Bozizé venant du nord, karchérisant lui aussi tout sur son passage. Par karchérisation on entend les viols, les massacres et les pillages des populations centrafricaines sur sa route vers le butin présidentiel de Bangui en 2002-2003.

 

En 2009, Patassé déclarait qu’il n’était pas au courant du procès de Bemba à la CPI et, interrogé sur le fait de savoir s’il aurait été possible d’arrêter cette violence contre les civils entre 2002 et 2003, il a seulement répondu, “Nous ne sommes pas en 2002-2003, nous sommes en 2009.” !

 

Edifiant de cynisme !

 

Mis à part les intérêts ethniques pouvant motiver une préférence pour Patassé, nous savons aujourd’hui qu’il est exactement du même acabit que Bozizé.  La prédation et l’assassinat politique ont été, et seront toujours, son principal moyen d’action pour se maintenir au pouvoir. Patassé prend bel et bien le peuple Centrafricain pour un peuple d’imbéciles et d’amnésiques.

 

En conclusion, un scrutin en faveur du tandem Bozizé/Patassé n’est de toute évidence qu’une grotesque manigance de plus pour maintenir au pouvoir une équipe dirigeante qui à l’heure qu’il est a déjà largement prouvé au peuple Centrafricain son niveau de duplicité, d’incompétence criminelle et de flagrante non-intention de se concentrer sur le développement humain du peuple centrafricain.

 

Aujourd’hui, le peuple martyr Centrafricain mérite bel et bien autre chose qu’une réédition de ses souffrances passées, une rediffusion de l’intolérable, de l’inadmissible et du non-validable. 


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Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des de gens de bien. - Edmund Burke

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AUJOURD'HUI C'EST AUJOURD'HUI

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 00:52

 

 

Binguis

 

Source : Journal-des elections.net

L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP, opposition), a annoncé, dimanche 30 janvier, son rejet de la démission collective des représentants de l’opposition à la Commission électorale indépendante.

Cette décision de retrait intervient trop tard, a expliqué à la radio privée Ndèkè Luka, le député Antoine Kezza Koyangbo, ajoutant qu’une crise post-électorale pourrait conduire à une nouvelle effusion de sang dans le pays.

Le Collectif des Forces du Changement (CFC, plateforme de l’opposition), avait annoncé, au cours d’ une conférence de presse le 25 janvier dernier, qu’il rejetait d’avance les résultats des scrutins du 23 janvier en raison fraudes massives.

 

Limoude on 31 janvier 2011 at 4:34

Bien au contraire, cette décision va renforcer BOZIZE dans son imposture. Il n’est pas question qu’il y ait effusion de sang après les élections mais il est question d’organiser une élection démocratique, libre et transparente tout en respectant les règles préalablement établies par le code électoral. La CEI a failli à sa mission, elle n’est pas indépendante et elle a contribué largement aux fraudes massives de BOZIZE par l’intermédiaire de son président BINGUIMALE. Il fallait que KEZZA et son parti aient le courage de dire la vérité à cette CEI acquise à BOZIZE sous la bénédiction de BINGUIMALE, faux pasteur. Il faudrait que les centrafricains se disent la vérité entre eux, BOZIZE a fraudé partout. Et ça ne peut pas continuer comme ça en RCA comme on l’avait fait en 1999 et 2005.

Ce n’est pas le retour d’ADP au sein de CEI qui évitera un bain de sang en RCA. Bien au contraire, ce sont les violations du code électoral et la mascarade électorale orchestrées par BINGUIMALE et BOZIZE qui vont conduire à une nouvelle effusion de sang dans le pays. KEZZA et l’ADP peuvent jeter l’éponge et accepter la forfaiture de BOZIZE pour des raisons des pots de vin, mais le peuple centrafricain continuera la lutte pour que le régime en place puisse comprendre qu’il n’est pas dupe et qu’on n’est plus encore aux temps anciens. Même s’il s’agit de payer au prix de notre sang, nous sommes prêts à le faire

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 00:22

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

Voici les prétendus résultats provisoires du hold-up et de la mascarade électorale de la présidentielle du 23 janvier tels qu’annoncés tard ce soir par le vrai faux pasteur Binguimalé de la Commission électorale. Il faut s'attendre à ce que le parent de Bozizé qui préside la Cour constitutionnelle confirme cette grotesque parodie. C'est maintenant que les problèmes vont commencer pour le dépeceur.

C.A.P  

 

Centrafrique : Bozizé réélu président au 1er tour avec 66,08%

BANGUI - AFP / 01 février 2011 23h58 - Le chef de l'Etat sortant François Bozizé a été réélu président de la Centrafrique au 1er tour avec 607.184 voix soit 66,08% des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés mardi soir par la Commission électorale indépendante (CEI).

Ces résultats doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle dans les quinze jours après ce scrutin qui s'est déroulé le 23 janvier.

L'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé par Bozizé en 2003, arrive 2e de l'élection avec 184.716 voix soit 20,10% des suffrages.

Suivent l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé 6,46% (59.370), l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo 4,64% (42.591) et l'ex-ministre de la Défense et représentant l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Jean-Jacques Demafouth 2,72% (24.980).

M. Ziguélé, Nakombo et Demafouth avaient déjà annoncé qu'ils rejetaient les résultats du scrutin en raison de nombreuses "irrégularités".

Le taux de participation est de 54,01%. 1.825.735 personnes étaient inscrites, 986.030 ont voté, pour un total de suffrages exprimés de 919.841 selon la CEI.

"C'est la victoire de la démocratie pour quelqu'un qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat (en 2003) et qui l'a légitimé par les urnes en 2005", a déclaré Fidèle Ngouandjika, le porte-parole du gouvernement.

"C'est la récompense d'un travail bien fait, le peuple l'a jugé et l'a sanctionné après cinq ans de pouvoir", a poursuivi M. Ngouandjika, également directeur adjoint de la campagne du chef de l'Etat centrafricain.

"On lui donne raison. Il a travaillé comme un vrai président, pas comme un militaire, je suis fier d'être Centrafricain, bravo au peuple centrafricain et que le président respecte la Constitution", a-t-il conclu.

M. Ziguélé a lui affirmé n'avoir "même pas écouté ou suivi (l'annonce)".

"C'est un non-événement. C'est tellement grossier et ridicule", a-t-il poursuivi. Maintenant, nous allons porter plainte et déposer un recours devant la Cour Constitutionnelle mais nous ne sommes pas dupes. La Cour va valider les résultats".

Le président de la CEI le pasteur Joseph Binguimalé, dont le travail a été très critiqué, a lui rendu "grâce à Dieu" et "remercié le peuple centrafricain pour sa patience, sa compréhension, sa tolérance et surtout sa participation massive".

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, Bozizé avait été élu pour un premier mandat en 2005.

1,8 million des 4,4 millions de Centrafricain étaient appelés aux urnes le 23 janvier lors des élections présidentielle et législatives. Le double scrutin qui devait avoir lieu en avril 2009 avait été reporté à deux reprises après de nombreuses tergiversations.

La paix a été au centre de la campagne de ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), mais ruiné par des années d'instabilité et dont la population vit dans la pauvreté.

Ce scrutin devait être l'aboutissement du dialogue national amorcé en 2008 entre pouvoir, opposition et groupes rebelles après des années de violences et de multiples coups d'Etat.

(©)

 

NDLR : Tous ces chiffres qui résultent de divers bourrages d'urnes et de tripatouillages de toutes sortes ne veulement strictement rien dire et ne correspondent à rien du tout. Il n'y a point eu d'élections en Centrafrique. Ils résultent tout droit de la seule volonté de Bozizé et Binguimalé de tout faire pour que Bozizé l'emporte dès le premier tour de scrutin et que ses adversaires soient humiliés au maximum avec ces pourcentages dérisoires après cette parodie d'élections. Personne n'en est dupe. Qui peut sérieusement croire qu'avec l'impopularité dont jouit Bozizé auprès de ses compatriotes aujourd'hui qui frise le rejet, il puisse obtenir 66 % de leurs suffrages ! C'est de la foutaise ! Les jours, semaines et mois prochains nous édifieront sur la réalité de ce score soviétique et la prétendue popularité du dépeceur. Qui vivra verra !

 

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