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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 01:25

 

 

 

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par Ursula Soares RFI mercredi 06 juillet 2011

La France propose de revoir sa coopération militaire avec le Tchad. Après les propos mardi 5 juillet 2011 d’Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, qui avait déclaré que le dispositif militaire français au Tchad, appelé « Epervier », ne se justifiait plus, Ndjamena confirme que des discussions sont en cours pour un possible retrait des 1 000 hommes déployés depuis 25 ans dans le pays.

C’est un nouvel accord de coopération qui se dessine entre la France et le Tchad. Les déclarations du chef de la diplomatie française laissent entendre que Paris n’entend pas laisser ses troupes dans le pays. Pour des raisons politiques et financières, la question s’était déjà posée, en août 2010, lorsque le président tchadien Idriss Deby avait reproché à la France de ne rien payer pour sa présence militaire. La France avait alors rappelé que les forces militaires françaises se maintenaient au Tchad « à la demande des autorités tchadiennes dans le cadre de l’accord qui lie les deux pays ». Cette remise en cause du dispositif Epervier est intervenue dans un contexte de normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan, après cinq ans de guerre par rébellions interposées.

Le Tchad n’exclut pas le retrait des forces françaises

Un an après, la question financière est-elle toujours d’actualité ? Est-il de l’intérêt du Tchad de se voir démuni de l’aide militaire actuelle française et la voir ainsi réduite ? Dans ce cas et avec un dispositif si léger, le Tchad pourrait-il être sûr que la France interviendra comme elle est intervenue en 2008 ? En effet, en février de cette année-là, une offensive rebelle avait atteint Ndjamena. Avec l’appui de plus de 1 000 militaires français présents sur le terrain, plusieurs centaines d’étrangers avaient été évacués et les forces d’Idriss Deby avaient reçu un précieux appui en matière de logistique et « de renseignement ».

Au micro de RFI, Moussa Faki, ministre tchadien des Affaires étrangères, confirme que de futures discussions sur le statut des forces françaises au Tchad sont prévues et que la possibilité de leur retrait n’est pas exclue, si telle est effectivement la volonté de la France.

Autre réaction, celle du général Mahamat Nouri, un des principaux leaders des rebelles tchadiens et leader de l’Alliance nationale pour le changement de la démocratie (ANCD). Dans une interview à l’AFP, depuis Doha, Mahmat Nouri s’est félicité de la position du ministre français des Affaires étrangères : « Nous sommes très satisfaits des déclarations de M. Juppé. C’est une très bonne chose. Il faut que la France lâche (le président tchadien Idriss) Deby ».

La politique de redéploiement militaire de la France

Alain Juppé avait insisté, ce mardi 5 juin 2011, devant les députés, sur « la politique de redéploiement de la France » et donné l’exemple de la Côte d’Ivoire : « Je vous rappelle que la force Licorne en Côte d’Ivoire, de 1 700 militaires au plus fort de l’intervention, va être réduite à 300-400 hommes à la fin de cette année », avait-il ajouté.

Déjà en 2008, c’est le président français, Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé une refonte de la présence militaire française en Afrique, avec une nouvelle approche : la renégociation des anciens accords de défense liant Paris et ses anciennes colonies et une approche plus européenne des relations de sécurité avec le continent.

C’est ainsi qu’en avril 2010, les troupes françaises stationnées au Sénégal ont été rapatriées. Actuellement, la France compte encore trois bases permanentes en Afrique : Djibouti, Gabon et l’île de la Réunion.

 

Le dispositif « Epervier »

L’opération Epervier avait été déclenchée en 1986, après une offensive des forces armées libyennes qui soutenaient le dirigeant tchadien Goukouni Oueddei, renversé quelques années auparavant par Hissène Habré.

Depuis, les militaires français n’ont plus jamais quitté le pays, gardant notamment une base sur l’aéroport de Ndjamena et une autre sur l’aéroport d’Abéché dans l’Est.
Au Tchad, les militaires français assurent deux missions permanentes : la protection des intérêts français et la sécurité des Français résidant au Tchad.

Conformément à un accord de coopération technique bilatéral, ils apportent également un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation, etc.) aux forces armées tchadiennes ainsi qu’un « appui renseignement ».

 Les forces françaises fournissent également une aide médicale à la population.

 

La France s’interroge sur l’avenir de sa présence militaire au Tchad

Par RFI mercredi 06 juillet 2011

Alors que la France a déjà revu ses accords de défense avec cinq de ses anciennes colonies africaines, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, propose de revoir la coopération militaire avec le Tchad.

Sur le papier, seul un accord d'assistance logistique et de renseignement lie la France et le Tchad. Dans les faits, depuis 1986 et l'opération Epervier, près d'un millier de militaires français sont stationnés en permanence au Tchad. Récemment, en 2006 et en 2008, l'action de l'armée française a été déterminante face aux rebelles qui souhaitaient renverser le pouvoir en place.

Mais lors des cérémonies du cinquantenaire de l'indépendance de l’ancienne colonie, en 2010, le président tchadien Idriss Déby avait remis en cause la présence française : « Epervier ne joue plus son rôle, avait-il déclaré. Si la France veut rester au Tchad, entraîner son armée et utiliser ses avions, il y a un coût à payer. »

Quarante millions d'euros par an

Mardi 5 juillet, Alain Juppé a répondu : « Notre dispositif ne se justifie pas. Nous ne souhaitons pas forcément rester au Tchad dans le format actuel. » L'idée pour la France serait donc de réduire fortement sa présence afin de maintenir uniquement un pôle dédié à la formation.

Pour intervenir dans la zone sahélienne, la France devra peut-être alors se chercher une autre base dans la région. Mais la réduction de ses effectifs en Afrique permettra à l'armée française de faire des économies. Le coût annuel de l'opération Epervier est évalué à quarante millions d'euros.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:57

 

 

 

Eugène Ngaikoisset

 

 

Mercredi, 06 Juillet 2011 13:50 - Après avoir été dégradé au rang de sous-lieutenant, hier mardi, le Capitaine Eugène Ngaikoisset, a été arrêté ce mercredi. Dégradé sur proposition du ministre de la défense pour avoir «porté gravement atteinte au renom de l'armée», Eugène Ngaikoisset «est en garde à vue au Camp de Roux» depuis quelques jours, a affirmé un officier de la Garde Républicaine, sous couvert de l'anonymat.

«Il y a eu un accident de voiture impliquant des Français et des Centrafricains. Un des Français a eu une fracture de la clavicule. Alors que tout le monde attendait tranquillement l'arrivée des gendarmes centrafricains et qu'il n'y avait aucun problème, ce capitaine a débarqué. Il y a eu un dérapage. Il a commencé à insulter et il a menacé tout le monde, a tiré le bras du blessé, aggravant peut-être sa blessure. Plus tard, il a sorti son arme. Il y a eu des menaces verbales de mort», a expliqué une source proche du dossier.

Le Capitaine Eugène Ngaikoisset a été surnommée par l'opposition le «boucher de Paoua» en raison de son action contre les rébellions dans le nord-ouest du pays, près de Paoua. La région natale de l'ancien Président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par François Bozizé et qui est décédé cette année.

Info, afreekelection.com

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:42

 

 

 

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Lundi 4 juillet 2011, la population de Bangui apprenait de manière adynamique le limogeage du premier citoyen centrafricain, le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui par décret présidentiel sans donner suite à la motivation de l’évincement. Ce qui donne libre opinion aux banguissois d'apprécier, chacun à son niveau, ce qui pourrai(en)t être la(es) raison(s) du virement de celui qui est devenu à la fois le Rodin centrafricain pour ne pas dire le Michelangelo banguissois, vu des monuments construits ça et là dans la capitale, et à la fois le grand architecte-précurseur de la ville de Bangui en raison du regain moderne et actuel de la ville de Bangui. Aujourd’hui, à la vue plus ou moins lotie et embellie de la capitale, force est de reconnaître en la métropole son côté coquette d’antan. L’homme est si bien devenu un presque idole de bâtisseur municipal. Encore faut-il qu’il le soit dans sa gestion financière.

S’il faut illustrer ces propos, il faut dire qu'en RCA de 2011, nulle n'est question de prendre position et de justifier les mouvements opérés dans les administrations centrafricaines après les échéances électorales. D’ailleurs celles-ci continuent de faire débat pour avoir porter aux postes de hautes responsabilités ceux qui ne devraient pas l’être en raison du peu de crédibilités du processus et qui malheureusement peignent en feutre l'image de la RCA sur l'échiquier mondial de leadership politique. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le nouvel élan de développement du pays.

L’actualité centrafricaine à l'échelle nationale et internationale reste très préoccupante non seulement des acteurs politico-sociaux mais aussi l'image du pays et de sa gouvernance démocratique dans l'espace sous-régional, régional, Schengen. Elle s'éteigne de plus en plus.

En fin 2010, c'est avec un goût âcre que le pays est positionné au dernier rang du Doing-Business, s’ajoute la voix, en bémol, de la RCA dans les grands rendez-vous internationaux : la table-ronde de Bruxelles n'a pas porté et l'humiliation mirifique au dernier sommet de l'Union Africaine de Malabo en Guinée Equatoriale ne cote  plus le pays de François Bozizé sur sa réelle crédibilité en géopolitique mondiale.

Oui, faute d'hommes, la RCA joue sa partition à l'envers. Tout se passe comme-ci les autorités locales manquent de sérieux dans la collaboration autour du chef de l'état, ce dernier ne s'en plaigne pas. Rien ne bouge.

L’image des politiques centrafricains n'est que celle de professionnels désintéressés, rompus, mus d'imagination polyforme.

Le cas Jean-Barkes Ngombe-Ketté est à la fois confus et déplacé. Comment comprendre qu’un appel à la bonne gestion de l'administration municipale provoque une demande vague de "vacances" ou de "farniente", comme le souhaite le premier maire de Bangui dans sa demande formulée au numéro 1 centrafricain. C'est trop surréaliste, à un moment où la coordination des autorités sur les errements du développement du pays devrait permettre l'examen d'une meilleure stratégie de sortie de crise endémique que connaît le pays.

Que peut-il se cacher derrière une telle précipitation du maire à se disqualifier sitôt de sa mission anciennement  « bien » remplie,  à en croire la satisfaction des banguissois qui le soutiennent dans ses réalisations.

Difficile de comprendre le centrafricain.

Destitué, ce dernier est remplacé par un autre « visage divisé », un certain Nazaire Nganafeï, anciennement directeur  des services financiers de la Mairie de Bangui. Celui-là même qui avait été viré par Ngombe-ketté de son administration en fin 2010, à en croire la rumeur banguissoise.

Cette nomination en remplacement ne vaut même pas pour une caricature s’il faut comparer avec un Ngombé-Ketté déniché quelque part ailleurs en 2004.

Du moins, l’incertitude dans les nominations aux hautes fonctions des autorités nationales par le pouvoir de Bangui  sait payer en plusieurs monnaies. Quelle soit par complaisance avérée, par népotisme, par considération partisane ou encore par clientélisme pure, l’homme perché ne peut échapper au bilan qui parle en sa place.

Francis Macaire

 

 

Le maire de Bangui remplacé, un capitaine dégradé

 

BANGUI - 06/07/11 08:06 - Le maire de Bangui Jean Barkès Gombe-Ketté a été remplacé alors que le capitaine Eugène Ngaikoisset, surnommé le "boucher de Paoua" (ville du nord-ouest de la Centrafrique) par l'opposition, a été dégradé au rang de lieutenant, selon des décrets lus à la radio nationale mardi.

"Le présent décret abroge les dispositions (...) du décret du 7 avril 2004 portant nomination" de Jean Barkès Gombe-Ketté à la tête de la délégation spéciale de Bangui, selon le texte.

Le maire de Bangui n'est pas élu mais est nommé président d'une délégation spéciale par le président centrafricain depuis l'accession au pouvoir de François Bozizé au pouvoir en 2003 par un coup d'Etat.

Remplacé par le directeur financier de la mairie Nazaire Guénéfé Yalanga, M. Gombe-Ketté a affirmé à l'AFP qu'il quittait son poste de manière volontaire: "Je travaille depuis 7 ans à la tête de la municipalité. Je me sens fatigué, je veux prendre un peu de repos (...) Je reste à la disposition du chef de l'Etat s'il veut faire appel à moi". Toutefois, une source proche de la présidence a affirmé à l'AFP que M. Gombe-Ketté avait été "limogé".

Selon cette source, le capitaine Ngaikoisset, désormais lieutenant, a récemment été impliqué dans un accident de voiture au terme duquel il a giflé et menacé avec une arme un officier français. L'AFP n'a pu confirmer en soirée cet incident auprès des autorités françaises. Eugène Ngaikoisset est l'un des éléments de la garde présidentielle les plus réputés du pays. 

Il est surnommé le "boucher de Paoua" par l'opposition en raison de son action contre les rébellions dans le nord-ouest du pays, près de Paoua, la région natale de l'ancien président Ange-Felix Patassé, décédé cette année et que le président Bozizé avait renversé en 2003.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:40

 

 

 

MahamadouIssoufoueluceni57poucent.jpg

 

 


PARIS - AFP / 06 juillet 2011 16h19 - Le président nigérien Mahamadou Issoufou a assuré mercredi aux autorités françaises avoir pris toutes les dispositions utiles pour assurer la sécurité des mines d'uranium exploitées par Areva ainsi que celle de ses expatriés au Niger, lors d'un entretien avec Nicolas Sarkozy.

Nous avons pris toutes les dispositions sécuritaires pour la reprise des travaux au niveau de la nouvelle mine d'Imouraren, ça ne va pas tarder (...) et la zone d'Arlit est actuellement sécurisée, nous avons pris des dispositions pour cela, a déclaré M. Issoufou aux journalistes au terme d'un déjeuner à l'Elysée avec son homologue français.

Le groupe nucléaire français a considérablement réduit la présence de son personnel expatrié au Niger après l'enlèvement en septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de sept salariés d'Areva ou de son sous-traitant Sogea-Satom, une filiale du groupe de BTP Vinci, travaillant dans la mine d'uranium d'Arlit, dans le nord du pays.

Cette prise d'otages et l'activité d'Aqmi dans l'ensemble de la bande sahélo-saharienne ont ralenti les travaux de mise en service de la mine géante d'Imouraren (nord), prévue en 2013.

Le chef de l'Etat nigérien s'est refusé mercredi à tout commentaire sur la situation des otages d'Aqmi, dont trois (une Française, un Togolais et un Malgache) ont été libérés en février. Nous sommes tous engagés à faire en sorte que les otages puissent être libérés, a-t-il dit.

Afin de reprendre le cours normal de ses activités au Niger, Areva a élaboré un nouveau plan de sécurité qui repose sur une contribution des forces de sécurité nigériennes, a précisé l'Elysée. Ce document devrait être approuvé par les autorités françaises dans les jours qui viennent, a-t-on ajouté.

Mahamadou Issoufou a également profité de son entretien avec Nicolas Sarkozy pour renouveler sa demande d'aide militaire. L'Elysée a précisé que cette aide visait essentiellement l'équipement des forces nigériennes et que la France était prête à l'examiner et à y répondre favorablement.

Le nouveau chef de l'Etat nigérien a par contre démenti catégoriquement toute idée d'implantation militaire française dans son pays.

Côté français, il n'y a jamais eu de demande en ce sens (...) nous sommes en train de prendre des dispositions pour que l'on soit capable par nos propres moyens de faire face à ces menaces, a-t-il répété, citant parmi elle la menace intégriste, le trafic de drogue ou le trafic des armes.

MM. Sarkozy et Issoufou ont enfin évoqué le conflit libyen, dont le président nigérien a qualifié de catastrophiques les retombées sur son pays. Nous sommes tous d'accord qu'il faut une solution rapide à cette crise, a indiqué le dirigeant nigérien.

La crise libyenne a provoqué une recrudescence de la circulation d'armes dans le Sahel, réduit à néant les échanges économiques avec ses voisins et entraîné le retour de 210.000 Nigériens dans leur pays.

L'élection du civil Mahamadou Issoufou en mars a mis un terme à la transition militaire engagée après le putsch qui a renversé en février Mamadou Tandja après dix ans de pouvoir. Avec la Guinée et la Côte d'Ivoire, Nicolas Sarkozy a fait du Niger un modèle des Etats démocratiques que la France souhaite désormais soutenir en Afrique.

AREVA VINCI


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:37

 

 

 

 

Obiang

 

 


(Culture Femme 06/07/2011)

 

Le président en exercice de l’Union africaine, l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, s’est insurgé contre l’intervention des forces étrangères dans la résolution (par les armes) des conflits africains. C’était lors du 17e Sommet de l’Union Africaine (UA) qui s’est tenu à Malabo, capitale administrative de la Guinée Equatoriale (Afrique centrale).

A la une lors de ce sommet, les crises qui secouent le continent, notamment la crise libyenne, où l’ONU et la communauté occidentale est en première ligne, comme il y a quelques mois en Côte d’Ivoire. Pour Teodoro Obiang Nguema, les interventions militaires étrangères causent d’énormes souffrances en Afrique, et les pays du continent devraient être les seuls à décider de la poursuite ou non de telles interventions.

"L’Afrique désire que les pays et organisations extra africaines qui ont le pouvoir d’utiliser la force n’interviennent pas dans la solution des affaires africaines sans le consentement préalable de l’Afrique", a martelé le président en exercice de l’Union africaine, rejoignant ainsi la gronde qui monte de plus en plus au sein de l’organisation africaine, très critiquée par la diaspora ou sur le continent, pour toujours s’aligner sur les desiderata de la communauté occidentale.

Toutefois, Teodoro Obiang Nguema a reconnu que l’étranger intervenait en Afrique parce que le continent et notamment l’UA, avaient échoué dans la résolution de plusieurs conflits. Pour le président équato-guinéen, l’UA doit commencer par s’affranchir économiquement, afin de faire entendre sa voix sur le plan politique, car pour lui, "L’Union africaine ne peut être financée par des agents extra africains" ou attendre toujours que des nations étrangères viennent financer son budget de fonctionnement, car ainsi, elle met sa liberté en péril.

Contestation de plus en plus flagrante de l’ingérence occidentale dans les crises africaines ?

Mercredi 29 juin, à la veille de l’ouverture du 17e sommet de l’UA, c’est le Gabonais Jean Ping, président de la Commission de l’UA, qui est monté au créneau sur la BBC pour fustiger en particulier la France, et l’aide armée qu’elle a apporté à des populations rebelles.

En effet, la France a reconnu avoir livré début juin des armes et munitions par parachutage aux aux tribus berbères vivant dans les montagnes au sud de Tripoli, dans la région du djebel Nefoussa.

Pour Jean Ping qui s’exprimait depuis Malabo, en parachutant des armes aux rebelles, la France expose la région à une guerre civile, une véritable "somalisation" qui risque d’avoir de graves conséquences sur l’intégrité territoriale de la Libye, mais aussi sur de nombreux pays alentour.

© Copyright Culture Femme

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:36

 

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

« Justice et Paix » invite à la vigilance face aux politiciens

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Juillet 2011 12:58

La plus grave entrave à la gestion correcte du processus électoral a été l’inobservation des dispositions du code électoral par les acteurs du processus. C’est le constat fait par la commission épiscopale « Justice et Paix » de Centrafrique. Le bureau national de cette structure de l’Eglise catholique a publié une déclaration à propos du processus électoral. Elle est datée du 30 juin 2011.

Les autres entraves dénoncées par « Justice et Paix », sont le fait d’avoir utilisé la carte d’électeur pour en faire des récépissés sans la procédure de contrôle prévu par le code électoral. Et aussi le fait de ne pas délivrer de vraies cartes d’électeur, « ce qui a pu engendrer des fraudes et toute la somme d’irrégularités déjà dénoncées ».

La Commission « Justice et Paix » déplore que « le grand absent de ce processus était la politique, comme désir et projet de société. Les idées et les propositions qui visaient à montrer un projet de société étaient marchandise très rare ».

La déclaration fait remarquer qu’il y a eu « dans plusieurs localités des tentatives de fraudes pour changer les résultats de la volonté populaire et faire élire des députés de quelque bord bien identifiés ». Mais elle se réjouit du fait que « certaines tentatives de fraudes n’ont pas abouti grâce à la vigilance des populations ». Elle note aussi avec satisfaction que la Cour constitutionnelle a annulé et redressé une grande quantité de proclamations des députés faites par le CEI (commission électorale indépendante).

Cette déclaration de la Commission « Justice et Paix » s’achève par plusieurs recommandations. Par exemple, la mise en place d’un organe permanent de gestion des élections et un toilettage objectif du code, la constitution d’une liste électorale informatisée, la pleine indépendance des organes de juridiction, enfin la vigilance du peuple vis-à-vis des politiciens.

En conclusion, écrit « Justice et Paix », « les élections parfaites existent seulement dans les rêves de ceux qui y croient mais la Commission espère que le peuple centrafricain aura droit, à l’avenir, à des élections transparentes, honnêtes et fiables ».

La commission avait déployé 514 observateurs pendant les élections 2011 en Centrafrique.

 

NDLR : Il est regrettable que l'épiscopat ne soit pas allé plus loin dans ses conclusions au sujet de ces élections qui ont fait la honte du pays et n'étaient qu'une véritable parodie comme il en a fait lui même l'amer constat. Le clergé catholique centrafricain a pourtant payé un lourd tribut pour l'arrivée au pouvoir de Bozizé. Aujourd'hui encore, il continue d'être victime de la situation d'insécurité généralisée dans le pays que Bozizé est incapable d'enrayer. Mgr Edouard Mathos, le président de la conférence épiscopale de Centrafrique vient encore d'en faire les frais. Le clergé centrafricain doit donc s'impliquer davantage dans la recherche des vraies solutions de sortie de crise et éviter de dénoncer et condamner d'une manière générale ce qu'il apelle les "politiciens" en terme générique.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:21

 

 

 

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                                               Chutes de Boali

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Juillet 2011 13:08

Deux vieux projets remis sur le tapis. La République Centrafricaine espère obtenir rapidement des fonds pour remettre à flots un secteur électrique parmi les plus vétustes du continent.

Le Plan d’actions prioritaires pour la période 2011-2015, présenté le 17 juin par le gouvernement centrafricain à la table-ronde des bailleurs de fonds du pays, réunis à Bruxelles, prévoit un total de 220 milliards F CFA dans le secteur de l’électricité. C’est la revue spécialisée Africa Intelligence qui fait cette révélation dans son dernier numéro.

Selon la revue, la plus grande partie de ce montant porte sur l’aménagement de barrages sur la rivière Kotto (est), qui a déjà fait l’objet d’études 1986. Il est prévu l’installation d’un barrage de 45 Mégawatts près de la ville de Kembé (sud-est), proche frontière congolaise.

Le Plan d’Actions Prioritaires souligne également l’aménagement du site de Mongoumba (sud)  (24 Megawatts) sur la rivière Lobaye. Tout ceci représente un investissement de 40 milliards F CFA. Et ce n’est que la première étape d’un projet du Pool énergétique d’Afrique Centrale qui a déjà fait l’objet d’une étude de faisabilité économique. Il vise à la construction de trois barrages (Mongoumba et Lotemo), de 24 Megawatts chacun.

En outre, un montant de 500 millions F CFA est prévu pour financer les études du barrage de Dimboli (100 Mégawatts) sur la rivière Kadeï (ouest) estimé à 200 milliards F CFA. Enfin, 37 millions F CFA sont prévus par le Plan d’Actions Prioritaires pour étudier l’interconnexion de Zongo, de l’autre côté du fleuve en RDC, à partir de Bangui. Pour cela le concours de la BAD a été sollicité. Celle-ci a promis de doubler le montant de ses engagements durant la période considérée. L’un des espoirs du gouvernement centrafricain est que de nouveaux bailleurs de fonds apparaissent, attirés par le profil minier du pays : à savoir l’Australie, la Russie et le Brésil.

 

NDLR : Tous ces plans de prétendues actions prioritaires ne sont que des chimères et des mirages. Les prédateurs au pouvoir à Bangui ne sont intéressés que par du cash et lors des négociations avec les investisseurs, tout projet de développement est d'office écarté au profit d'empocher des espèces sonnantes et trébuchantes. Depuis plus de huit ans que Bozizé et sa fine équipe sont aux commandes du pays, l'énergie, pourtant un préalable à toutes perspectives de développement, n'a jamais été leur préoccupation. Il n'y a donc rien d'étonnant qu'ils se retrouvent dans la situation de devoir à présent éteindre à Bangui l'incendie des révoltes populaires pour le courant électrique et l'eau potable.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:16

 

 

 

Eugène Ngaikoisset

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Juillet 2011 13:04

Le capitaine Eugène Ngaïkoisset Bari du Bataillon Amphibie a été mis aux arrêts il y a une semaine et rétrogradé au rang de sous-lieutenant par décret présidentiel. Motif  évoqué : comportement en privé susceptible de porter atteinte au renom de l’armée centrafricaine.

Le désormais sous-lieutenant Ngaikosset considéré comme un membre la garde rapprochée du Chef de l’Etat est arrêté et gardé à vue au Camp de Roux à Bangui sur ordre de François Bozizé lui-même selon des informations recueillies par Radio Ndeke Luka.

A l’origine des faits, un récent incident avec un élément de l’armée française. Le capitaine Ngaikoisset aurait administré une gifle et pointé son arme sur un militaire français après un banal accident de voiture sur l’Avenue des Martyrs à hauteur de la Primature.

Eugène Ngaikoisset est un des ex-libérateurs. Il a accompagné et aidé le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d’Etat le 15 mars 2003.

 

NDLR : Le capitaine Eugène Ngaikoisset est surtout tristement connu pour avoir conduit la mission « terre brûlée » à Paoua et sa région en 2006 que Bozizé lui a personnellement confiée. C’est cette mission d’incendie de maisons dans les villages et de massacre systématique des populations rurales et de la région accusées d’être complices de la rébellion de l’APRD, qui a valu à son commandant le surnom de « boucher de Paoua ». Plusieurs villages, à partir de Nana-Barya, Béboura, de Bémal jusqu’à la frontière avec le Tchad sur la route nationale n°1 et de Bétoko jusqu’à Paoua et Pougol sur l’axe Paoua Bocaranga, portent toujours les stigmates des différents passages de Ngaikoisset. Dans toutes les enquêtes sur les tristes événements de Paoua effectuées par les organismes de droits de l’homme (Amnesty International, Human Rights Watch, FIDH et autres ONG humanitaires), le nom de Ngaikoisset revient systématiquement et son nom figure en bonne place à la CPI à La Haye. Ce dernier bénéficiait jusqu’ici hélas, de la protection de celui-là même qui l’avait envoyé perpétrer les massacres de Paoua, à savoir François Bozizé.

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 02:34

 

 

 

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Mardi, 05 Juillet 2011 15:06

Ai- Congo- La Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale  (BDEAC) a approuvé  le 24 juin 2011 à Brazzaville, lors de son  conseil d’administration, un financement partiel des prêts d’environ 10 milliards de FCFA, en faveur de trois pays de la sous-région, notamment le Cameroun, le Gabon et le Congo.

 L’Administrateur de la Banque Africaine de Développement (BAD), M. Racine Kane a indiqué que ces travaux ont consisté à examiner les programmes de prêts qui ont été octroyés aux pays membres parmi lesquels le Gabon, le Cameroun  et le Congo, et traiter des propositions de financement à examiner ultérieurement.

Concernant les prêts sollicités par la partie congolaise, la société Bayo envisage de moderniser la production de lait et de jus de fruit. Le dossier de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) sera examiné lors du prochain conseil d’administration. Pour le Cameroun, les prêts concernent les domaines de la santé avec la production des compresses et l’agroalimentaire, notamment la filière cacao. Les projets du Gabon portent sur l’énergie et la mise en place d’infrastructures devant  accompagner l’industrie du bois.

En 2008, la BDEAC prévoyait pour les cinq prochaines années un volume d’engagements de 220 milliards de FCFA dont 154 milliards réservés aux projets du secteur privés, soit 70%. En 2007, 60% des concours de la banque ont été attribués au secteur privé contre 40% au secteur public de la sous-région.

Eugène Gampaka, Ai Brazzaville

 

NDLR : La RCA et le Tchad seront toujours les parents pauvres de cette institution sous-régionale censée pourtant aider aussi au développement de ces pays mais dont les responsables de cette banque choisissent de favoriser systématiquement certains pays particuliers. L’Afrique centrale demeurera ainsi toujours à la traîne tant que certains pays membres continueront à être traités ainsi.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 00:43

 

 

 

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PARIS - AFP / 05 juillet 2011 20h32 - Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a déclaré mardi que le dispositif militaire français au Tchad, appelé Epervier et fort de plus d'un millier d'hommes, ne se justifiait plus et devait être rapatrié.

Nous sommes en train de discuter avec le Tchad d'un nouvel accord de coopération. Nous avons un dispositif là-bas, Epervier, avec plus d'un millier d'hommes, dont la présence ne se justifie pas, que nous avons (...) à rapatrier, a déclaré le ministre lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

En janvier, alors qu'il était encore ministre de la Défense, Alain Juppé avait affirmé que Paris était prêt à faire évoluer ce dispositif. Nous ne souhaitons pas rester forcément dans le format actuel, nous sommes prêts à évoluer vers quelque chose qui évolue davantage vers la coopération entre le dispositif Epervier et l'armée tchadienne, avait-il dit.

Ses nouvelles déclarations mardi semblent indiquer que Paris n'entend pas laisser de troupes au Tchad.

Le 11 août 2010, le président tchadien Idriss Deby avait remis en cause Epervier, lançant: Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad.

Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire. Cette remise en cause était intervenue dans un contexte de normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan, après cinq ans de guerre par rébellions interposées.

A l'époque, Alain Juppé avait simplement rappelé que le dispositif Epervier était au Tchad à la demande des autorités tchadiennes dans le cadre de l'accord qui lie les deux pays. Nous ne nous imposons pas, avait-il assuré.

Avec 950 hommes environ et des avions de chasse, l'opération Epervier avait été déclenchée en 1986, après une offensive des forces armées libyennes qui soutenaient le dirigeant tchadien Goukouni Oueddei, renversé quelques années auparavant par Hissène Habré.

Depuis, les militaires français n'ont plus quitté le pays, gardant notamment une base sur l'aéroport de N'Djamena et une autre sur l'aéroport d'Abéché dans l'Est.

Le dispositif assure deux missions permanentes : la protection des intérêts français et la sécurité des Français résidant au Tchad. En février 2008, alors qu'une offensive rebelle avait atteint N'Djamena, le dispositif Epervier avait ainsi évacué plusieurs centaines d'étrangers et fourni un précieux appui logistique et de renseignement aux forces d'Idriss Deby.

Nous avons une politique de redéploiement, a insisté mardi Alain Juppé devant les députés. Je vous rappelle que la force Licorne en Côte d'Ivoire, de 1.700 militaires au plus fort de l'intervention (va être réduite) à 300-400 hommes à la fin de cette année, a-t-il ajouté.

Le président français Nicolas Sarkozy avait annoncé en 2008 une refonte de la présence militaire française en Afrique, avec la renégociation des anciens accords de défense liant Paris et ses anciennes colonies et une approche désormais plus européenne des relations de sécurité avec le continent.

Depuis le départ annoncé en avril 2010 des troupes françaises stationnées au Sénégal, la France compte encore trois bases permanentes en Afrique (Djibouti, Gabon et Réunion).


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NDLR :  Selon le discours de Pretoria de Nicolas Sarkozy qui avait annoncé une révision des accords de coopération militaire avec certains pays africains, la France n'a pas vocation à continuer à jouer les gendarmes en Afrique. Elle a de moins en moins les moyens de le faire. Or le dispositif Epervier tel qu'il existe depuis 1986 permettait à la France de jouer au gendarme en intervenant soit au Tchad soit en Centrafrique, comme ce fut encore récemment le cas en 2006 et 2007 à Birao, pour sauver la mise au pouvoir dictatorial et sanguinaire de Bozizé confronté à la rébellion de l'UFDR. 

 

Epervier était aussi présent à N'djaména et Abéché pour aider le pouvoir de N'djaména à faire face à une attaque éventuelle venant de la Libye du colonel Kadhafi qui dans le passé avait déjà fait la guerre contre le Tchad à propos de la bande d'Aouzou. Présentement, non seulement Kadhafi ne représente plus de menace pour Idriss Déby mais c'est même Kadhafi qui, dans la situation où il se trouve maintenant, a besoin de  de Déby qui a aussi réussi à faire chasser du Soudan la presque totalité de ses opposants et autres mouvements de rébellion qui n'arrêtaient pas de lancer des rezzous contre lui.    

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