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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 19:00

 

 

 

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Bangui, 10 juin (C.A.P) Afin de protester contre l’assassinat gratuit par les bandits criminels de la LRA du médecin-chef de l’hôpital d’Obo et son chauffeur parti en campagne de vaccination contre la poliomyélite et dénoncer l’attitude des autorités centrafricaines qui ne font rien pour assurer la sécurité des médecins dans l’exercice de leurs fonctions, notamment ceux de l’arrière-pays, le Conseil de l’Ordre des médecins et chirurgiens-dentistes centrafricains a lancé un appel qui a réuni ce vendredi  plusieurs membres de cette corporation.

Conduit en personne par le président du Conseil de l’Ordre des médecins centrafricains le Pr gynécologue Abdoulaye Sépou, ils ont marché depuis le Centre de Documentation et d’Information du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui jusqu’au palais de la Renaissance, siège de la Présidence de la République où ils ont remis un mémorandum pour faire comprendre leur mécontentement à François Bozizé et son gouvernement.  

Interrogé par la presse, le Pr Sépou a déclaré sur les antennes de Radio Centrafrique que tous les médecins étaient indignés et révoltés par le sort fait à leur confrère médecin-chef de l’Hôpital d’Obo. Il a jouté que lorsqu’ils ont vu le corps de leur confrère qui a été ramené à Bangui, ils ont été encore davantage écoeurés. Ce malheureux médecin et son chauffeur ont été en effet visiblement carbonisés dans la cabine de leur véhicule par vraisemblablement un tir de lance-roquette RPG 7 de ces bandits de la LRA.

On comprend d’autant plus aisément la révolte des médecins vis-à-vis de la mort dans de  telles conditions de leur confrère que Bozizé qui, au lieu de prendre ses responsabilités pour la sécurisation des citoyens dans ces zones où écument des rébellions étrangère et nationales, préfère vaquer à des choses aussi futiles que l’inauguration d’une station d’essence comme à Bangassou où il se trouvait dernièrement, presqu’au même moment où le médecin-chef d’Obo se faisait trucider par la LRA.    

 

Les médecins centrafricains demandent plus de sécurité

Radio Ndéké Luka Vendredi, 10 Juin 2011 14:46

Les Médecins centrafricains protestent ce vendredi 10 juin 2011, contre l’assassinat par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), de leur collègue lundi dernier à Obo (extrême-est). Ils ont organisé dans la matinée à cet effet une marche pacifique et ont remis un mémorandum au président de République François Bozizé.

La décision d’organiser cette marche de protestation a été prise jeudi, lors d’une assemblée générale extraordinaire. Elle intervient suite à l’arrivée la veille à Bangui de la dépouille mortelle du médecin-chef de préfecture sanitaire du Haut Mbomou (sud-est).

Plusieurs revendications sont inscrites dans le mémorandum remis aux autorités centrafricaines. Selon docteur Pascal Mbelesso, secrétaire général du Conseil de l’Ordre des Médecins de Centrafrique, « dans ce mémorandum nous demandons aux autorités de nous favoriser un minimum de sécurité sur l’ensemble du territoire dans l’accomplissement de notre mission humanitaire ».

« Nous condamnons avec dernière énergie, l’assassinat de notre collègue », a-t-il ajouté.

La marche intervient 2 jours après la publication d’un communiqué du Collectif d’Action contre l’Armée de Résistance du Seigneur rendu public mercredi. Dans ce communiqué, les membres de cette organisation demandent au gouvernement « de tout mettre en œuvre afin de bouter ces rebelles hors de son territoire ».

Le lundi 6 juin, le véhicule du médecin-chef du centre de dépistage volontaire et anonyme de Obo a été attaqué sur l’axe Zémio-Rafaï alors qu’il se rendait à Obo avec un chargement de vaccins contre la poliomyélite pour les besoins de la campagne de vaccination. Les rebelles ont tués le médecin-chef et son chauffeur. Ils ont ensuite mis le feu à sa voiture.

 

Marche en mémoire du Docteur Francis PANDJE victime de la LRA

Bangui, 10 juin (ACAP)- Le personnel soignant de la ville de Bangui et des villes environnantes a organisé une marche de protestation contre l’assassinat du Docteur Francis PANDJE, Médecin Chef de la Préfecture sanitaire du haut Mbomou et de son chauffeur Georges ZOUGABE par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), afin de remettre un mémorandum au chef de l’Etat, François Bozizé, samedi 11 juin 2001 à Bangui.

Cette marche organisée par le conseil national de l’ordre des médecins a mobilisé une centaine de professionnels de la santé, a pour but de briser la loi du silence qui a entouré jusqu’ici la mort de certains médecins enregistrée dans de cas similaire.

Sur les banderoles, on peut lire : « Le personnel de santé travaille dans des conditions difficiles. Ne lui demandez pas de miracle » ; « Non à l’assassinat du personnel de santé dans leur mission humanitaire » ; « Pouvoirs publics : prenez vos responsabilités ».

Le Professeur Abdoulaye SEPOU, Président du conseil national de l’ordre des médecins, a remis ce mémorandum au chef de l’Etat pour qu’il puisse prendre en compte leur revendication.

Le Directeur de laboratoire national, Docteur Wilfred NAMBEÏ, Secrétaire général du conseil national de l’ordre des médecins a demandé à tout le personnel de santé de venir très nombreux le mardi 14 juin 2011, prendre part à une seconde marche qui ira jusqu’au domicile du défunt, lors de ses obsèques.

Il est à noter que le convoi du Docteur Francis PANDJE a quitté Obo le lundi 6 juin 2011 pour le lancement officiel de la campagne de vaccination contre la poliomyélite dans sa zone de juridiction. C’est à 197 kilomètres d’Obo sur l’axe Zemio-Rafaï (extrême-est de la RCA), qu’il a été attaqué par les hommes de Joseph Kony. Le bilan est de deux morts et plusieurs blessés graves. Le véhicule du convoi est incendié avec tous les produits de vaccination.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 18:29

 

 

 

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            Son Altesse Jean Francis Bozizé 1er, Prince de Bézambé

 

 

L’arrestation, la détention arbitraire pendant dix jours puis son placement sous mandat de dépôt à la prison de Ngaragba de Faustin Bambou, journaliste et directeur de publication de l’organe de presse « Les Collines de Bas-Oubangui » sur instigation du désormais prince Francis Bozizé en dépit de la loi portant dépénalisation des délits de presse votée par l’assemblée nationale et promulguée par Bozizé lui-même, suscite un véritable tollé d’indignation et de condamnation dans le monde. Après le Comité de protection des journalistes dont le siège est à New York, c’est le tour de Reporters Sans Frontières de monter au créneau pour aussi exiger la libération inconditionnelle de ce journaliste qui considère qu’il fait simplement l’objet de tracasseries extrajudiciaires. Il y a quelques jours, le MLPC avait aussi dénoncé fermement l’arbitraire dont il fait l’objet et exigé sa libération immédiate. Cette situation révèle s’il en était encore besoin la nature autocratique, népotiste et rétrograde du régime actuel de Bangui sous la houlette de François Bozizé qui est une dictature d’un autre âge. Quand l'UE demande un signal fort à Bozizé et son premier ministre Faustin Touadéra pour dégeler la situation politique du pays après leur hold-up électoral, voilà ce qu'il offre, l'embastillement d'un journaliste !  

Rédaction C.A.P  

 

Communiqué de presse du Committee to Protect Journalists (New York)

New York 7 juin 2011 — Les autorités de la République centrafricaine ont inculpé Faustin Bambou, directeur de publication de l'hebdomadaire indépendant The Hills of Bangui, d'incitation à la haine et au désordre parmi les forces militaires et d'outrage au gouvernement, a dit au CPJ le journaliste. M. Bambou a été directement transféré à la prison de Ngaragba à Bangui, la capitale. Il a été arrêté par quatre gendarmes à son bureau le 27 mai dernier et détenu sans chef d'accusation pendant dix jours à la Section de recherches et d'investigations (SRI) de la gendarmerie nationale, selon des journalistes locaux.

Entre avril et mai 2011, M. Bambou avait écrit quatre articles au sujet du ministre centrafricain de la Défense, Francis Bozize, alléguant que ce dernier avait détourné des fonds octroyés par l'Union européenne. Ces fonds étaient destinés au paiement des pensions des militaires et gendarmes retraités, selon un communiqué conjoint publié par l'Union des journalistes centrafricains et l'Observatoire des médias centrafricains. Le ministre Bozize, qui est aussi le fils du président centrafricain, est soupçonné d'avoir ordonné l'arrestation de M. Bambou, a dit ce dernier au CPJ. La République centrafricaine a dépénalisé les délits de presse en 2005: il n'existe donc aucun fondement juridique pour justifier la détention de M. Bambou.

Le 17 mai dernier, le porte-parole du gouvernement Alain-Georges Ngatoua avait critiqué sur les ondes de la radio nationale The Hills of Bangui ainsi que deux autres publications indépendantes, les accusant de mener une « campagne de dénigrement » contre le ministre de la Défense, selon des médias locaux.

«L'emprisonnement de Faustin Bambou défie les propres lois de la République centrafricaine, qui a dépénalisé les délits de presse il ya six ans », a déclaré Tom Rhodes, consultant du CPJ pour l'Afrique de l'Est. «Les autorités doivent immédiatement accorder la liberté sous caution à M. Bambou », a-t-il martelé.

Il convient de rappeler que M. Bambou avait été condamné à six mois de prison en janvier 2008 par le tribunal correctionnel de Bangui pour incitation à la révolte, outrage et diffamation. Le journaliste avait prétendument diffamé le ministre centrafricain des Mines (actuellement ministre des Affaires étrangères) dans un article alléguant qu'il avait détourné des fonds. Cependant, M. Bambou a été gracié par le président le mois suivant.

 

République centrafricaine : Faustin Bambou, accusé

 

BANGUI, République Centrafricaine, 9 juin 2011/African Press Organization (APO)/ -- Reporters sans frontières dénonce l'incarcération et les récentes accusations portées par le parquet de Bangui, contre Faustin Bambou, directeur de publication de l'hebdomadaire indépendant Les Collines de l'Oubangui. Il est inculpé pour "incitation à la violence et à la haine", en raison d'articles écrits entre le 28 février et le 25 mars. Ces articles, écrits suite à plusieurs manifestations d'anciens militaires, dénonçaient une affaire de détournement de fonds octroyés par l'Union européenne, dans laquelle le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'Armée, Jean-Francis Bozizé, pourrait être impliqué. Arrêté le 27 mai, Faustin Bambou a été illégalement détenu pendant 10 jours par la Section de Recherches et d'Investigations (SRI) de la gendarmerie nationale, sans aucun mandat d'arrêt. Il a été transféré le 6 juin à la maison d'arrêt centrale de Ngaragba à Bangui. Les raisons exactes de l'inculpation demeurent incertaines.

"Nous condamnons l'incarcération de Faustin Bambou qui a simplement fait son travail en relayant une information d'intérêt public. Les conditions de son arrestation, dépassant la durée légale de la garde-à-vue, représentent déjà une violation manifeste de la loi. En outre, si depuis 2005, aucun journaliste ne peut être arrêté pour diffamation grâce à la dépénalisation de ce délit de presse, nous déplorons que cela soit encore permis dans les cas d'incitation à la violence. Devant le caractère abusif de ce chef d'inculpation, nous demandons au procureur de revenir sur ces accusations, de mettre un terme immédiatement à ces procédures judiciaires et de relâcher le journaliste" a déclaré Reporters sans frontières.

Entendu le 27 mai par le commandant de la gendarmerie de Bangui en qualité de témoin, Faustin Bambou a été immédiatement placé en détention, avant d'avoir été auditionné le 6 juin, et inculpé par le premier substitut du procureur, M. Djoubaye. Lors de sa convocation, le procureur aurait fait un lien périlleux et contestable, à nos yeux, entre les articles écrits par le journaliste et les manifestations de militaires retraités réclamant leur solde. Contacté par Reporters sans frontières par l'intermédiaire de ses avocats, Faustin Bambou a affirmé que le procureur souhaitait également lui faire porter le chapeau d'articles dérangeants écrits par d'autres journalistes. Dans ses articles, Faustin Bambou demandait à Jean-Francis Bozizé d'expliquer la disparition d'environ, selon son estimation, "3 778 000 000 FCFA (5 150 000 euros) octroyés par l'Union Européenne pour ces militaires retraités" à travers une convention de financement pour soutenir le processus de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS).

A ce jour, le dossier n'a toujours pas été présenté à la défense. Pour le procureur, les articles écrits par Faustin Bambou relayant la série de manifestations, commencée le 28 février dernier, des 812 militaires retraités en 2007, auraient "incité à la violence et à la haine", un crime puni par le Code pénal. Bien que l'origine de ces poursuites judiciaires ne soit pas confirmé, il semblerait que le Ministre délégué à la Défense nationale Jean-Francis Bozizé ait porté plainte contre le journaliste. Il est en effet étonnant que le ministre n'ait pas fait valoir son droit de réponse au journal Les Collines de l'Oubangui.

Reporters sans frontières a appris que les journalistes Sandy Cyrus, directeur des publications de Média Plus, et M. Kongbo, journaliste pour On dit quoi, seraient eux aussi poursuivis pour les mêmes motifs et forcés de vivre en semi clandestinité. Ils travaillent pour des médias critiqués par Alain-George Ngatoua, chargé de mission en communication du ministère, sur la radio nationale le 17 mai dernier. A cette occasion, M. Ngatoua avait dénoncé une "véritable campagne de dénigrement" contre Jean-Francis Bozizé, Ministre délégué à la Défense et fils du président François Bozizé.

Reporters sans frontières rappelle que Faustin Bambou avait déjà été condamné à 6 mois de prison ferme pour "incitation à la révolte" le 28 janvier 2008. Il avait bénéficié d'une grâce présidentielle le 23 février de la même année.

La République centrafricaine occupe la 69e place sur 175 pays, du classement mondial 2010 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

Plus d'informations sur Faustin Bambou : http://fr.rsf.org/republique-centrafricaine-le-directeur-des-collines-de-l-25-02-2008,25228.html

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 04:21

 

 

 

 

Kony

 

 

Le Collectif contre la LRA dénonce le meurtre du médecin de Obo

Jeudi, 09 Juin 2011 13:59

Le Collectif d’Action contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), monte au créneau ce 8 juin 2011,  et s’insurge contre l’assassinat du médecin-chef de la préfecture de Haut Mbomou et son chauffeur. Le meurtre a été commis par les rebelles de la LRA lundi dernier à 197 kilomètres de Obo sur l’axe Zémio-Rafaï (extrême-est de la RCA).

Dans un communiqué rendu public mercredi, les membres de cette organisation demandent au gouvernement « de tout mettre en œuvre afin de bouter ces rebelles hors de son territoire ».

« Le même communiqué rappelle la Communauté internationale de voler au secours de pouvoir de Bangui pour une lutte efficace contre les hommes de Joseph Koni et atténuer les souffrances des populations locales déjà meurtries ».

A titre de rappel, le véhicule du médecin-chef a été incendié. Il transportait des vaccins contre la poliomyélite pour la campagne de vaccination en cours sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Les rebelles de la LRA en sont à leur énième forfait du genre sur les habitants du Haut Mbomou et ses environs. Il y a un mois un autre véhicule, appartenant celui-là à l’Armée ougandaise, a été la cible de ces rebelles. Il faut dire qu’en plus des forces de défense centrafricaine sur place, les collecteurs de diamants ont embauché des archers peulhs pour sécuriser la zone.

 

Le HCC demande la libération de Faustin Bambou

Radio Ndéké Luka Jeudi, 09 Juin 2011 13:58

 

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Pierre Sammy Macfoy, président du Haut Conseil de la Communication (HCC), exige ce jeudi 9 juin 2011, la libération de Faustin Bambou, Directeur de publication du journal « Les Collines de l’Oubangui », placé en mandat de dépôt à la Maison carcérale de Ngaragba. C’est sur les ondes de Radio Ndeke Luka que le président du HCC a plaidé pour la mise en liberté du journaliste.

Selon le responsable de l’instance de régulation des médias, dès que « son équipe a été informée de l’article incriminant Faustin Bambou, elle  l’a convoqué pour un entretien à ce sujet. Toutefois, précise Macfoy, « c’était le ministre Sylvain Ndoutingaye qui avait saisi le HCC pour un droit de réponse sur cette affaire. Un droit de réponse que le quotidien a d’ailleurs publié ».

« L’élément nouveau qui est venu s’ajouter à ce dossier a été l’annonce par le journal « Médias Plus » d’une éventuelle arrestation à Paris du ministre délégué à la Défense Francis Bozizé pour le détournement des fonds des retraités militaires alloués par l’Union Européenne. Face à cette information le même journal avait affiché son refus de diffuser un droit de réponse du ministère concerné, et exigeait une somme de 120 000 francs CFA (Environ 200 Euros) avant toute publication », poursuit-t-il.

Le président du HCC se dit « confondu et ne sait plus qui est qui, qui est l’accusé, l’accusateur et qui devait informer la population sur ce genres de faits ».

Au sujet de l’article en question, Pierre Sammy Macfoy déclare que « c’est presque une incitation à la haine et dénonce une diffamation. De telles nouvelles publiées sans sources pourraient dégénérer en tension sociale.

Il n’a pas manqué de relever « qu’une fois qu’un journaliste commet un délit de presse en Centrafrique, c’est tout de suite un rappel à l’ordre voire une sanction de la part du gouvernement ».

Par ailleurs, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dénonce et condamne comme de « l’arbitraire »,  l’arrestation de Bambou.

Il l’a signifié dans une déclaration rendue publique ce 7 juin 2011. « Le MLPC exige la libération de ce directeur de publication, appelle le gouvernement au respect des lois votées au nom du peuple centrafricain, à la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, appelle les leaders d’opinion, les organisations de défense des droits de l’Homme, les partis politiques à barrer la route à la violation des libertés individuelles et collectives ».

La déclaration rappelle les autorités du pays à la stricte application des textes en vigueur en faveur des journalistes notamment l’ordonnance du février 2005 relative à la liberté de la communication en Centrafrique.

Le procureur de la République lui avait reproché une incitation à la haine, la division dans l’une de ses livraisons. L’article en question mettait en cause le ministre délégué à la Défense Francis Bozizé dans la gestion des fonds alloués par l’Union Européenne pour l’indemnisation des retraités militaires. Faustin Bambou est à sa quatrième journée de détention.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 03:54

 

 

 

 

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Bangui, 9 Juin 2011 – (C.A.P) – Chargé par le président de la Commission européenne de répondre à une lettre d’invitation datée du 25 mars 2011 du premier ministre centrafricain, Archange Touadéra, à prendre part à Bruxelles à une Table Ronde des donateurs, du 16 au 17 juin 2011, le Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire, M. Andris Pielbags a adressé au PM centrafricain depuis le 18 mai dernier, un courrier dont une copie est parvenue à Centrafrique-Presse.

 Une lecture entre les lignes de cette correspondance pourtant diplomatique, montre que Bangui et Bruxelles ne sont visiblement pas sur les mêmes longueurs d’ondes, c’est le moins qu’on puisse dire. Sans détours, l’UE pose les conditions de sa présence à cette fameuse Table Ronde en ces termes : « Selon les engagements et les actions que votre Gouvernement aura entrepris, l'Union européenne répondra favorablement à votre invitation et sera représentée à la table ronde des donateurs pour délivrer le message approprié ». Voilà qui a vraiment le mérite de la clarté.

En réalité, la tenue même de cette Table Ronde paraît très prématurée inopportune pour l’UE qui justifie sa position de cette façon : « l’organisation d’une table ronde des donateurs aussitôt après les élections de 2011, et ceci sans que le processus électoral ne soit clos, devrait être accompagnée d’un signal politique fort ». Traduction : Sans des mesures courageuses de votre part pour décrisper la situation politique postélectorale, inutile d’organiser une telle réunion.

Parmi les signaux forts que souhaite Bruxelles, il y aurait par exemple, lit-on plus loin : la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, un engagement crédible en vue de la révision du code électoral, l’élaboration d’un programme de gouvernement crédible et réaliste et à la reprise du dialogue politique laissant toute sa place à la société civile ». Autrement dit, l’actuel gouvernement Touadéra 3 constitué essentiellement de ministres KNK et quelques pauvres débauchés n’est pas crédible et doit être remanié ; le code électoral qui a servi pour les dernières élections n’est pas ce qu’il faut et doit être refait ;

Plus loin encore dans la lettre, l’auteur, au nom de son institution, se fait même menaçant en parlant sur un ton franchement comminatoire : « Nous continuons à suivre attentivement la situation en République centrafricaine » et suivent des conditionnalités ainsi formulées : « la transmission de deux requêtes concernant respectivement la mise à jour du code électoral suite aux imperfections constatées lors du dernier processus électoral et l’audit des dépenses électorales témoignerait concrètement de la volonté de votre gouvernement de s’engager dans un tel dialogue politique renforcé».

L’insistance que met l’Union Européenne à obtenir un rapport d’audit sur les finances des dernières élections est la preuve de l'existence de sérieux doutes que Bruxelles doit nourrir sur la probité des personnes qui ont eu à gérer les fonds qui ont été alloués par l’UE pour ces élections. Cela renvoie directement à la calamiteuse gestion de la commission électorale prétendument indépendante par le nullissime et vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui avait déjà fait l’objet d’un audit exigé par l’opposition, qui a au demeurant été réalisé mais dont Bozizé a obstinément refusé d’en publier le rapport qu'il continue de garder par devers lui jusqu'à ce jour.

Il sera intéressant de savoir quelle sera la réponse de Bozizé, maintenant que c’est l’UE et non l’opposition qui réclame l’audit des dépenses électorales. Continuera-t-il à se cacher derrière son petit doigt ou jouera-t-il enfin la transparence ? Il est permis d’en douter car la façon avec laquelle Binguimalé a octroyé à tour de bras des marchés de gré à gré non exécutés de plus de cinq cents millions aux enfants de Bozizé et à l’une de ses épouses, aura-t-il vraiment le courage de laisser les conclusions de cet audit financier étalées sur la place publique car il doit sans doute y avoir beaucoup de saletés à cacher à l’opinion publique?

Principal bailleur de fonds des élections centrafricaines à hauteur d’environ 80 % du montant, l’Union européenne est en droit de réclamer quelques comptes à Bangui dans la mesure où il s’agit de l’argent des contribuables européens qui en fin de compte, n’a servi qu’à réélire un autocrate sanguinaire. Ce détournement par Bozizé du financement de l’UE pour assurer son hold-up électoral et celui des députés de son parti a été qualifié d’élections « sujettes à caution » par le rapport d’experts électoraux qui ont observé les élections centrafricaines du 23 janvier dernier. Il s’agit clairement pour Bruxelles d’un abus de confiance qui ne peut passer tout simplement en pures pertes et profits.  

Le contenu de la lettre du Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire au PM centrafricain, qui vaut  position officielle de l’UE, laisse entrevoir que les chances de réussite de cette Table Ronde sont franchement très minces et que même dans l’hypothèse où Bangui ferait un passage en force pour qu’elle ait lieu à tout prix, ce serait service minimum en attendant de profondes réformes à Bangui. Bozizé et Touadéra sont avertis.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 01:38

 

 

 

 

Josué Binoua

 

 

Bangui 9 juin (C.A.P) - A l'issue de sa visite de travail à la Mairie de Bangui hier mercredi 08 juin 2011, le Pasteur Josué Binoua, ministre de l'administration du territoire a déclaré qu'"il n y a aucune lisibilité de la gestion des finances de cette institution par les services financiers de l'Etat et que cet état des choses transgresse les règles de bonne gouvernance".

Le ministre pasteur a-t-il  les coudées suffisamment franches pour s'attaquer ainsi à l'empire du président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Jean Barkès Gombé-Ketté,  élément important dans le dispositif de pompage de fric pour le KNK? L'initiative n'est sans doute pas sans risques mais le nouveau ministre être certainement sûr de bénéficier d'un parapluie en haut lieu. Wait and see....

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 01:28

 

 

 

 

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Bangui 9 juin (C.A.P) - Prévues pourtant pour mercredi 08 juin 2011, mais repoussées par le gouvernement au samedi 11 juin 2011, c’est finalement ce jour jeudi 09 juin qu’ont eu lieu les obsèques des deux mineurs dont les corps, retrouvés dans le coffre d’une voiture au domicile d’un commerçant musulman au quartier Kina à Bangui le 31 mai 2011, ont été à l’origine de graves actes de violence aux relents communautaires.

 

 

La décision de l’inhumation ce jour des deux enfants résulte de la volonté des parents de faire le deuil de leurs enfants dont le séjour prolongé des corps à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui ne permet pas non plus de faire avancer les enquêtes. Pour preuve, les autopsies, sous l’effet de l’émotion le jour des macabres trouvailles n’ont pas été effectuées à ce jour.

 

Interrogé à ce sujet par radio Ndéké luka, le directeur de l’hôpital communautaire de Bangui, le Général Romain Guitinzia a déclaré que  c’est parce qu’ils étaient débordés par la prise en charge sans moyens des nombreux blessés résultant de ces événements qu’ils n’ont pas eu le temps de procéder à ces autopsies. « Ce n’est pas que nous avons oublié » a-t-il conclu.

 

De toute évidence, en prenant la décision d’inhumer les corps de leurs enfants ce jour, les deux parents prennent de vitesse tout à la fois l’hôpital communautaire, le gouvernement et surtout la justice dont la lenteur, dans ce cas précis, risque de lui être préjudiciable pour la suite des enquêtes.

Pourquoi les juges en charge de l’enquête se comportent-ils ainsi ? Ont-ils suffisamment d’éléments de preuve sur les circonstances dans lesquels les deux mineurs ont trouvé la mort ? Il est permis d’en douter.

La démarche de base en matière criminelle, surtout lorsqu’il y a mort suspecte d’homme, commence par l’autopsie. Il est tout de même troublant que les juges en charge de cette enquête n’aient pas commencé par là. Désormais une ombre de doute plane sur cette enquête. Une telle attitude apporte l’eau au moulin de ceux – nombreux - qui ne font pas confiance à la justice centrafricaine même si par ces temps de violence, c’est à l’unisson que les différents appels font état de ce que la République Centrafricaine est un Etat de droit. Mais de quel droit s’agit-il lorsque de façon évidente on foule aux pieds les principes fondamentaux du droit ? Certains ont-ils le droit de tuer pendant que les autres ont le droit de se soumettre au droit ? La question reste entière et ouverte.

 


L’inhumation des deux enfants assassinés a finalement eu lieu ce jeudi

Par Fleury Koursany - 09/06/2011

Annoncés pour le samedi, 12 juin, les obsèques des deux garçons retrouvés morts ont finalement eu lieu ce jeudi, 9 juin 2011

 

Selon de sources hospitalières, c’est dans la matinée du jeudi que les cérémonies funéraires se sont déroulées dans l’enceinte même de la morgue de l’Hôpital communautaire en présence des familles des victimes et des autorités compétentes. Le cortège funéraire, après les cérémonies d’usage, a quitté la morgue de l’Hôpital communautaire sous bonne escorte policière pour emprunter la grande avenue des martyrs jusqu’à la place de la réconciliation puis le prolongement de l’Avenue Koudoukou à la Place du 15 mars avant de prendre la direction du cimetière Ndres ou l’inhumation devrait avoir lieu.

Toujours selon de sources hospitalières, sur instruction du Procureur de la République, l’autopsie des deux corps a eu lieu dans la journée du mercredi, 8 juin 2011. Les parents des victimes s’étant opposés à cette autopsie arguant que les preuves étaient déjà palpables. Craignant un regain de violences dans la ville de Bangui, le gouvernement a pris sur lui la responsabilité de différer les cérémonies funéraires annoncées d’abord pour le 8 puis reportées au 11 avant de l’être finalement ce 9 juin 2011.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 01:25

 

 

 

 

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Par Kpangbandjé - 09/06/2011 JDB

Elle sera célébrée le dimanche 12 juin et les responsables prévoient de nombreuses activités et manifestations à Bangui

 A l’occasion du 37ème anniversaire d’existence du groupe musical «Formidable Musiki» fondé par le défunt Thierry Yezo qui sera célébré le dimanche 12 juin prochain, les responsables dudit groupe musical prévoient de nombreuses activités et manifestations à Bangui. Le Formidable Musiki a été créé le 12 mai 1974 au 13ème étage du Safari Hôtel de Bangui, en République Centrafricaine. On ne saurait parler de l'orchestre Formidable Musiki sans citer le nom de Thierry Yezo de son vrai nom, Thierry Serge Darlan surnommé Yezo par ses fans à cause de sa gentillesse, et de sa bonté de cœur. Cette année, ce groupe célébrera sa 37ème année d’existence, même en l’absence du fondateur Thierry Yezo, décédé en 1994. A cet effet, de nombreuses manifestations sont prévues. Ce dimanche 12 juin, les cérémonies de l’anniversaire se tiendront au «Family Center», un espace au pk 12 à la sortie nord de Bangui. Aussi, des différents spectacles radio télévisés sont prévus. Lors de ces spectacles, le groupe rendra hommage aux artistes centrafricains, mais aussi chantera pour la paix et l’unité nationale, selon ses programmes.

 Le Formidable Musiki est un groupe musical centrafricain qui figure parmi les plus célèbres, tant sur le plan national qu’international qui a pour devise «toujours imité mais jamais égalé». Au départ, le fondateur dudit groupe, Thierry Serge Darlan allias «Yezo» à cause de son humanité et de sa charité envers ses prochains a décidé de créer un groupe, dit de variétés internationales car, l'expérience acquise au cours de ses aventures, lui avait fait comprendre que la République Centrafricaine regorgeait des talents. Il a passé des années à Abidjan où il à intégré l'orchestre de la radio télévision Ivoirienne sous la direction de Manu Dibango. «Le séjour de la Côte d'Ivoire et le contact avec des musiciens étrangers n'a fait que renforcer sa détermination de créer son propre groupe». C'est ainsi que dès son retour en Centrafrique, il s’est entouré de quelques fils du pays tel que José Perriere, Diaspora chanteurs et son vieil ami Bojojo ancien guitariste rythmique de l'orchestre «Vibro Succes» de maître Beckers, Ringo Ngandaley chanteur, Kelou Damien Delmas bassiste-chanteur, Alphaba de "Lamartine" batteur-chanteur, Toure dit Touriste un étudiant d'origine Camerounaise bassiste. Il a bénéficié du soutien matériel de M. Abossolo et du directeur du Safari Hotel. L’orchestre s'appelait tout simplement "Musiki" mais, à chaque fois que le public sortait des concerts, l'expression la plus courante était "Formidable, ils sont Formidables ces gars" si bien que finalement, d'un commun accord, les musiciens décidèrent de rebaptiser le groupe "Formidable Musiki".

 D'autres musiciens viendront plus tard enrichir le groupe tel que: Filly Zounamo bassiste, Yackyzos chanteur, Mexo le frère cadet de Bojojo batteur. Au début l'orchestre avait la vocation d'un orchestre de variétés mais, comme le public ne cessait de grandir à la découverte de ce groupe de jeune, qui jouait si merveilleusement les rythmes internationaux, et surtout en Français, anglais, espagnol, swahili et lingala, le public exigeait qu'ils composent et jouent aussi des chansons en Sango, la langue nationale. C'est ainsi que la chanson Musiki-Musiki sorti suivi de Ibingui, Asta, Yade... D'autres titres viendront enrichir le répertoire avec Mami-Sagnan, Kibanda, Jolie Yance, Gipsy.

Surnommé,"l'orchestre des jeunes de 7 à 77 ans", à l'image de l'icône populaire qui l'a crée Thierry Yézo est adulé par son public, qui ne jure que par le nom de Musiki. A son actif près de 500 titres, et une trentaine d'albums, de la K7 audio aux CD et DVD, sur des thèmes variés comme; la vie quotidienne, l'amour, la sensibilisation, les chants patriotiques et populaires, le tradi-moderne, l'exode rurale, et autres. Ainsi, commence une aventure pour ce groupe qui, malgré certains troubles qui l’ont secoué, continuent de battre le plein en séduisant le cœur des mélomanes banguissois et centrafricains en général. Avec sa 37ème année d’existence, nous espérons que le Formidable Musiki fera plus d’effort pour que le nom de Thierry Yezo soit toujours gravé dans la mémoire des centrafricains. Joyeux Anniversaire Formidable Musiki!

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 01:22

 

 

 

LRA

 

 

Par Kpangbandjé - 07/06/2011 JDB

Un véhicule de marque Toyota 4*4 est tombée dans une embuscade des rebelles qui appartiendraient à la CPJP entre les villages Balaketé et Koukourou

 

De source fiable, les rebelles de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) auraient attaqué un véhicule qu’ils ont confondu avec le véhicule de la gendarmerie de Kaga-Bandoro, entre les villages Balaketé et Koukourou dans la préfecture de la Nana-Gribizi. Selon les explications, un véhicule de la gendarmerie de Kaga-Bandoro devrait quitter cette ville pour prendre l’axe Ndélé. Ces rebelles qui voulaient s’en prendre audit convoi, se sont planqués dans les environs. A l’heure indiquée, ironie du sort, c’est plutôt un véhicule de trafic qui a emprunté malheureusement la même route. A la vue dudit véhicule, les rebelles n’ont pas tardé à ouvrir le feu. Dès qu’ils se sont rendus compte que ce n’est pas leur cible et qu’ils venaient de s’en prendre à des pauvres voyageurs, ils auraient brûlé le véhicule avec les bagages des passagers.

Au finish, le chauffeur et quatre passagers sont morts sur le coup. Parmi les nombreux blessés, trois autres succomberont quelques heures après. Il y a quelques mois, un véhicule de la gendarmerie de Ndele avait été attaqué dans une embuscade tendue par les mêmes rebelles de la CPJP et ils avaient grièvement blessé un gendarme. En voulant reprendre le même scénario, ils sont tombés sur des civils. De plus en plus, la CPJP inquiète les populations centrafricaines avec ces atrocités qui ont repris de plus belle. Seulement, il faut noter que ces rebelles enlèveraient des jeunes villageois pour en faire des soldats pour grossir leurs rangs. Aujourd’hui sept personnes sont mortes et plusieurs autres dans une situation désastreuse. Et pourtant!

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 01:20

 

 

 

 

bacterie_ESC-C.jpg

 

 

Allemagne | Changement de coupable: la bactérie fatale serait finalement répandue par l’homme et non par les légumes.

Source : tdg.ch  Michel Verrier Berlin | 10.06.2011 | 00:00

La bactérie tueuse a fait hier sa trentième victime. Il s’agit d’un habitant de Francfort, âgé de 57 ans, qui a séjourné à la mi-mai à Hambourg, l’épicentre de l’épidémie. Le nombre de malade recensé se réduit cependant chaque jour. Les recherches sur l’origine de la maladie, elles, se poursuivent. Et si le mystère reste encore très épais, l’hypothèse d’une contamination passant par l’homme se renforce depuis mercredi.

L’examen, par les scientifiques de l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR), de l’ADN de la bactérie coupable, décrypté à l’institut du génome de Pékin (BGI) à Hongkong, confirme en tout cas qu’il s’agit d’un croisement de souches originales. L’une des deux serait quasi-identique à une bactérie de «type Eaec» détectée en Centrafrique, qui niche dans le système digestif humain. Elle se serait accouplée avec la bactérie Ehec et serait ainsi coupable du «syndrome entérohémorragique» (SHU), qui paralyse le système rénal, s’attaque aux systèmes digestif et cérébral du malade.

Ce sont ces dernières données qui laissent entendre que l’homme pourrait être le principal coupable de la contamination, et non des légumes contaminés, via le lisier ou l’engrais, par une bactérie d’origine animale.

Par prudence, le BfR refuse encore d’exclure totalement l’hypothèse des légumes porteurs. Mais pour Lothar Beutin, expert en bactérie Eceh de ce même institut, «la question de la contamination par l’homme ne se pose même plus.» L’Université de Münster conforte cette thèse en affirmant que l’E. coli Ehec SHU 41, n’a jamais été localisée dans les systèmes digestifs animaux.

Ce serait donc le défaut d’hygiène sur les lieux de travail et d’empaquetage des légumes qui serait la principale cause de l’épidémie. Ce qui expliquerait l’insistance des autorités de Basse-Saxe qui incriminent depuis dimanche un producteur de graines germées, à Bienenbüttel. Ses produits vendus aux sociétés de restauration et aux restaurants auraient été consommés par nombre de victimes interrogées.

Bien qu’aucune trace de la bactérie fatale n’ait été retrouvée après plus de 500 tests dans l’entreprise, des employées de l’exploitation auraient manifesté début mai les premiers signes de la maladie, dont des diarrhées répétées. Selon les nouvelles hypothèses, ces personnes auraient pu contaminer ensuite les produits en les manipulant pour les préparer à la vente. Il suffirait en effet de toilettes mal entretenues, de mains mal lavées pour transmettre la bactérie aux graines germées, lors de l’empaquetage.

Quoi qu’il en soit, l’Allemagne reconnaît aujourd’hui avoir pointé à la légère un doigt accusateur vers les cultivateurs de concombre espagnols! Et Berlin promet désormais de faire la promotion de leurs produits pour se rattraper.

Quant aux consommateurs, ils sont toujours appelés à appliquer la première mesure conseillée: laver soigneusement les légumes avant de les consommer!

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 01:16

 

 

 

Bevarrah LALA

 

 

 

LE MALENTENDU DU GOUVERNEMENT ET LE REFUS

DE LA CPJP DE SIGNER L'ACCORD DE PAIX A NDELE

 

 

Conformément à la déclaration de cessez le feu de M. Adoulaye Issene,commandant en chef de la cpjp,des pourparlers devraient s'ouvrir pour arriver à un accord de paix. Mais malheureusement à cette déclaration d'intention de la cpjp,promptement le gouvernement a concocté tout seul un texte à signer avec nous,sans aucune entente au préalable sur les termes et les clauses. Le texte en question est teinté de l'accord de Libreville qui a échoué.

 

A titre de rappelle,souvenez-vous,le 13/04/2007,les médias annonçaient : « les rebelles centrafricains de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) vont signer vendredi à Birao,dans l'extrême nord-est de Centrafrique,un accord de paix avec le Président François Bozizé prévoyant le dépôt des armes,a dit leur chef. » Et Damane Zakaria renchérit : « je vais signer l'accord à 15h00(14h00 GMT) à Birao avec le chef de l’État,a déclaré le ''général'' Damane Zakaria,chef des troupes de l'UFDR,joint sur son téléphone satellitaire. »

 

C'est justement ce genre d'accord ambigu que la cpjp ne veut pas signer. Si elle doit singer,c'est avec le gouvernement,au nom de l'Etat centrafricain et non au nom d'un Président,chef de l’État. Ces deux déclarations ci-dessus vous permettent de comprendre pourquoi ces rebelles signataires pour le DDR ,restent toujours les hommes de main du Président Bozizé comme ses sbires pour des sales besognes que nous connaissons. Si non,depuis quand une armée régulière (républicaine FCA) se fait appuyer par des rebelles dans ses opérations ?

 

Eu égard à tout ce qui précède,le mardi 07/06/2011,le général Sylvestre Yangogo,ministre du DDR et Dieudonné Mbango ont conduit une délégation à Ndélé pour recueillir la signature d'accord de paix de la cpjp. Elle est arrivée dans cette localité en avion à l'aédrome vers 11h00,puis conduite aussitôt à la préfecture et un peu plus tard ,à la mairie où la réunion s'est tenue.Elle a démarré ses travaux à 12h58 et a pris fin à 14h45.Pour la composition de la délégation de Ndélé,on peut citer entre autres,le préfet,sous-préfet,le Sultan Sinoussi,des notables et autres;du côté de la cpjp,sa délégation,une poignée de combattants,est conduite par M. Mahamat Zakaria,conseiller politico-militaire du commandant en chef des opérations,Abdoulaye Issene.

 

Il convient de noter que la cpjp a pris part tout de même à cette rencontre mal préparée en vue d'ouvrir de pourparlers avec le gouvernement sur les démarches à mener pour finaliser l'accord de paix avec elle. D’ores et déjà, elle relève des anomalies dans la procédure de règlement de ce conflit. Elle se pose la question à savoir: où est le médiateur national,Mgr Paulin Pomodimbo ? On met devant la scène,Mbango Dieudonné,conseiller du président de la République,chef de l'Etat pourquoi? Est -il chargé de mission de cette affaire? Dans les normes,ce qui devrait se faire est que le médiateur,Mgr Paulin Pomodimbo doit ménager les deux belligérants, cpjp et le gouvernement pour les convoquer au finish à une table de dialogue,mais malheureusement tout se fait à la marge !

 

Il est entendu à Ndélé que la cpjp signe l'accord de cessez le feu dans les jours à venir à Bangui et l'accord de paix, proprement dit fera l'objet d'une rencontre élargie,table ronde à l'étranger avec les protagonistes de l'extérieur,notamment Neris Massi, joachime Kokaté, Thierry Cyprien Mpondo, Bévarrah Lala et autres.

 

Par ailleurs,il convient de noter que pour ramener la paix totale et la sécurité en Centrafrique, l'organisation d'un dialogue national est nécessaire pour dénouer le malaise p ost-électoral 2011,la situation de la rébellion ougandaise(LRA) chez nous , le phénomène des coupeurs de route,Zaraguina et le démantèlement des barrières à raquêter.

 

Le coordonnateur de la marche et porte parole

 

 

 

Dr Bévarrah Lala

 

 

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