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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 00:43

 

 

putsch-en-Afrique.jpg

 

 

 

Le 10 août dernier, pouvoir usurpateur, opposition bancale, rebelles ou ex rebelles c’est selon, ont signé un texte qu’ils se sont empressés de présenter comme un « accord politique ».  Les signataires du texte parlaient tous d’une même et seule voix. En tout cas, ils affichaient leur bonne entente et s’étaient surtout mis d’accord sur la date du 23 janvier 2011, pourtant fixée de manière unilatérale par Bozizé, comme la date du premier tour des élections législatives et présidentielle.

L’Indépendant avait alors douté de la faisabilité de cet accord et pointait  quelques anomalies majeures qui, à notre sens, pouvaient entraver le procès d’opérationnalisation des élections.

D’abord nous doutions de la sincérité de Bozizé, qui, seul dans son carcan, sans préalablement consulter ses partenaires de l’opposition, signa le 30 juillet le décret fixant la date des élections au 23 janvier. Pour nous, il était impossible que Bozizé qui entend être le seul homme-orchestre du processus électoral ait changé radicalement en l’espace d’une semaine et soit désormais touché par la bonne grâce de l’ange du CON-SEN-SUS.

Ensuite, nous affirmions que le soi-disant accord politique n’incitait nullement à l’optimisme du fait d’importantes questions qui demeuraient et qui demeurent encore en suspens à savoir, le redécoupage des circonscriptions électorales pour les élections législatives, le désarmement des rebelles et le recensement électoral à proprement parler dans un pays dont plus de la moitié échappe carrément au contrôle gouvernemental.

Enfin, nous considérions que le fameux accord politique auquel d’ailleurs, plus personne aussi bien du pouvoir que de l’opposition ne fait  aujourd’hui allusion, n’aura eu pour seul mérite que de LÉ-GI-TI-MER le régime illégal et sanguinaire d’un François Bozizé qui caresse désormais l’ambition d’installer une dynastie sur les bords de l’Oubangui-Chari.

À l’époque, tous les leaders de l’opposition  en sont à feindre d’ignorer que François Bozizé n’est pas et ne saurait être un homme de parole, et que chez lui, le double langage, le rétropédalage est une seconde nature.

L’indispensable coup d’État démocratique !

Aujourd’hui, pas un jour ne passe sans que les amis d’hier s’invectivent par communiqués et décrets illégaux interposés. La bonne entente du 10 août a volé en éclat. Cette discorde était prévisible, disions-nous.

Convaincu de la léthargie et la faiblesse de ses vis-à-vis de l’opposition, Bozizé et les siens se sentent poussés des ailes. Ils multiplient les provocations et snobent l’opposition. Ainsi, Bozizé persiste dans son refus annoncé lors de la réunion du 19 octobre au Palais de la Renaissance, de se conformer à la décision du Conseil d’État sur le découpage des circonscriptions électorales aux législatives et à repris purement et simplement non sans  un ridicule culot, le décret qui a servi pour les élections de 2005. Selon les souhaits de Seigneur Bozizé 1er, au lieu d’un mois comme le prévoyait l’accord politique, l’ouverture du dépôt des dossiers de candidature ne mériterait plus que 12 petits jours ! Quid des réclamations et autres contestations.

Comme il fallait s’y attendre, l’opposition qui, hier, menait le même combat que Bozizé contre les intérêts des Centrafricains, multiplie les communiqués de presse pour réclamer la démission du président de la CEI (Commission électorale indépendante), le très décrié Joseph Binguimalé,  et menace, toute honte bue, de se retirer du processus électoral faute d’être entendue.  

Si, comme le clament Bozizé et certains de ses thuriféraires, les élections devraient ne se tenir que le 23 janvier prochain, les électeurs Centrafricains pourraient encore une fois de plus se retrouver avec le SIDA et le CANCER, Patassé et Bozizé, seuls candidats de la présidentielle. Un scénario aussi loufoque qu’insensé. Ce sera alors la grande pagaille, qui confirmera le caractère nocif de ces deux individus pour la cohésion sociale et la concorde nationale.

Pour espérer sortir à peu près indemne de cette impasse, deux hypothèses :

La première : la Centrafrique devra se trouver ou inventer une personnalité de très grande sagesse pour jouer les médiateurs et faire entendre raison à Bozizé qui ne semble pas prendre la mesure du grand danger qui guette son pays. Qu’on se le dise, nous ne sommes plus très loin d’une guerre civile en bonne et due forme.

Or, l’on réalise que dans tout le pays et même dans la sous-région, il y a finalement peu de personnalités imposantes et suffisamment consensuelles pour raisonner Bozizé et tempérer ses ardeurs meurtriers.

La seconde hypothèse est à notre sens la plus pragmatique et la moins mauvaise: si Bozizé et son opposition ne parvenaient pas à s’entendre sur le processus électoral et à organiser des élections libres, transparentes, crédibles un tantinet incontestables, un Amadou Toumani Touré se doit d’intervenir pour mettre  tout le monde d’accord.

Ce sera salutaire pour le bonheur du peuple et le salut de la NATION.

 

Rédaction L'Indépendant 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 02:49

 

 

URNE EN BOIS

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 30 Octobre 2010 14:35

Le Conseil national de la jeunesse recueille depuis le 30 octobre 2010 les avis des leaders des différentes organisations de jeunesses sur la fixation de la date des prochaines élections de République centrafricaine.

Le Conseil national de la jeunesse veut ainsi avoir une idée claire de la position des jeunes des conditions qui permettent aujourd’hui d’aller aux élections le 23 janvier 2011.

Il faut rappeler que l’opposition a menacé cette semaine de se retirer du processus parce qu’elle trouve que le code électoral n’est pas respecté. Les leaders de l’opposition jugent unilatérales, les dernières décisions prises par la Commission Electorale Indépendante en ramenant la date du dépôt des candidatures du 28 octobre au 8 novembre 2010.

Elle condamne également « certaines actions du pouvoir en place qui sont de nature à truquer les prochaines élections ».

 

NDLR : Cela a tout l’air d’une manœuvre du pouvoir en place qui est à la recherche d’un casting afin de ne pas perdre la face et probablement pour se débarrasser du vrai faux pasteur à la tête de la CEI dont plus personne ne veut. La jeunesse comme instrument, il n'y a pas mieux !

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Centrafrique-Presse.com
31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 02:39

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 30 Octobre 2010 14:33

Il n’y a toujours pas d’entente au sein du Parti politique du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) du feu président André Kolingba. Le Parti connaît une crise de leadership depuis la mort de son Président fondateur. Deux tendances se bousculent pour coordonner les activités de cet ex parti unique.

 

Il y a la tendance Louis-Pierre GAMBA qui tient le Bureau Politique Transitoire (BPT) et, la tendance Marguerite PETRO KONI ZEZE du Bureau Politique Provisoire (BPP). Une guerre de communiqués enclenchée ces derniers jours par les deux tendances, amène la Radio Ndeke Luka à leur tendre le micro.

Guerre d’appellation ou de positionnement ? Difficile de répondre précisément à cette question. Les deux tendances, n’étant pas en mesure de s’assoir autour d’une même table pour discuter du véritable problème qui mine le RDC, se livrent ces derniers temps une guerre par voie de presse.

Mais en regardant les choses de près, la décision prise par l’une des tendances de rallier le RDC au parti KNK (Kwa na Kwa) de François Bozizé, aura été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Cette situation conduira à l’exclusion de certains membres du Parti.

C’est le cas de Honoré NZESSIWE, Secrétaire général adjoint du bureau politique transitoire qui vient d’être radié par une décision signée du président Louis Pierre GAMBA, le 27 octobre dernier.

Selon Pascal KOYAMENE, Porte-Parole du Bureau politique transitoire du RDC, NZESSIWE a préféré un coup de force plutôt que la voix du dialogue. Il ajoute qu’à cette allure, Honoré NZESSIWE sera traduit en justice pour usage abusif du Logo du Parti RDC.

Mais en réponse à cette décision prise à son endroit, Honoré NZESSIWE atteste que cette sanction est infondée. Selon lui, « le Bureau politique provisoire reste ouvert à toute discussion avec les autres Frères du Parti ».

Pour l’instant, seul un Congrès national du Parti, susceptible de rassembler tout le monde, peut décanter la situation. Ce Congrès, selon le BPT, se tiendra les 4, 5, et 6 novembre prochain à Bangui.

 

 

NDLR : Il est clair que c'est Bozizé qui le principal responsable de ce qui se passe au RDC. Il a proposé beaucoup d'argent certains responsables en vue de ce parti afin qu'ils sèment cette zizanie. Le RDC est depuis longtemps membre de l'UFVN et du CFC et a activement pris part à certaines luttes que l'opposition a menées contre le pouvoir de Bozizé. Comment peut-on expliquer autrement qu'à quelques mois des élections, quelques uns de ses militants sans doute achetés par le pouvoir, veuillent atteler ce parti à la caravane boziziste ! C'est tout simplement inadmissible. Bozizé veut dépecer le parti du défunt général Kolingba. Tous ceux qui sont attachés à sa mémoire et son oeuvre doivent se mobiliser pour faire échec aux manoeuvres machiavéliques de division de Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 02:30

 

 

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Ai- Rca- Samedi, 30 Octobre 2010 20:20  - Le Ministre d'Etat aux transports et à l'aviation civile Parfait  Anicet Mbay, a reçu le 27 octobre M Arnaud Desmarchelier, chef de projet infrastructure au sein de l'Agence Française pour le Développement (AFD).

 De sources crédibles,  il était question lors de ce tête-à-tête du financement du projet d'aménagement de l'aéroport Bangui Mpoko et d'autres aérodromes de la République Centrafricaine.

"Si tout se passe bien,  nous pouvons espérer avoir un accord signé contractuellement  entre le gouvernement centrafricain et l'AFD dans le premier trimestre de l'année 2011" a confié M Desmarchelier au sortir de l'audience,  annonçant  que son organisme entamerait  les premiers travaux d’ici la fin du premier semestre de l'année 2011".

Selon M Desmarchelier,  ces travaux contribueront  au renforcement de la sécurité de l'aéroport.

"Et ceci passe par la reconstruction de la clôture autour de la piste de l'aéroport" a-t-il expliqué.

M Desmarchelier a  réitéré  le soutien de l'AFD auprès du gouvernement centrafricain pour l'exécution de ce projet qui selon lui,  devrait se faire soit en puisant dans le budget de l'Etat, soit sur financement d'autres partenaires.

"Cependant,  si les autres partenaires au développement ne se manifestaient pas,  l'AFD  apportera son appui financier au  gouvernement pour la réalisation de cet important ouvrage qui permettra  à l'aéroport d'assurer des vols  long-courriers ", a-t-il dit.

Etait également présent  à cette entrevue, le directeur général de l'aviation civile Kenndy Kétafio.

Kabongo, Ai Bangui

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 02:17

 

 

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BANGUI - AFP / 30 octobre 2010 23h26 -  Vingt et un agents, qui participaient au recensement en vue des élections en Centrafrique, ont été enlevés vendredi dans le nord-est par la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a appris l'AFP samedi d'une source du haut commandement militaire à Bangui.

"D'après les informations qui nous sont communiquées par les forces de défense et les autorités de Birao (nord-est), 21 agents recenseurs qui acheminaient les données du recensement à Birao ont été interceptés par des éléments de la CPJP qui les détiennent en ce moment", a déclaré cette source, précisant qu'ils avaient été interceptés "à quelques dizaines de kilomètres de Birao", vendredi.

"Ces éléments de la CPJP ont confisqué et déchiré les données du recensement" en vue des présidentielle et législatives de janvier 2011, a précisé la source.

"On ignore pour l'instant le sort qui est réservé à ces agents recenseurs", a-t-elle ajouté, indiquant que "les forces de défense et de sécurité basées à Birao ont reçu pour mission de mettre en condition de sécurité" les 21 personnes.

"Les responsables de la commission électorale indépendante locale viennent de nous informer que 21 agents recenseurs ont été pris en otage par des éléments de la CPJP", a confirmé Rigobert Vondo, porte-parole de la Commission électorale indépendante en Centrafrique.

"Ces agents recenseurs convergeaient vers Birao avec les données du recensement qui ont été détruites par les rebelles", a-t-il déclaré, estimant qu'il était "encore trop tôt pour la CEI pour faire des commentaires sur cette situation".

Après deux reports et plusieurs tergiversations, le premier tour des élections a été fixé par décret présidentiel au 23 janvier, et l'éventuel second tour au 20 mars.

Le recensement en vue des élections s'est terminé le 21 octobre mais la liste définitive n'est pas encore connue. Ces opérations de recensement doivent doter le pays d'une liste électorale permanente, selon la CEI qui estime le corps électoral entre "1,6 à 1,8 millions" de personnes.

La CPJP n'a pas signé les accords de paix en Centrafrique. Son principal dirigeant est l'ex-ministre Charles Massi dont les proches affirment qu'il a été torturé à mort en janvier dans une prison centrafricaine.

Cette rébellion a récemment occupé dans l'est les villes de Yalinga (entre le 18 septembre et début octobre) et brièvement celle d'Ippy (le 16 octobre). Ces villes avaient été reprises par l'armée.

La Centrafrique est engagée depuis 2008 dans un processus de paix réunissant pouvoir, opposition et ex-rebellions pour tenter de mettre fin à des années d'instabilité et d'insécurité. La tenue d'une présidentielle juste et transparente est l'une des conditions pour pacifier le pays, selon de nombreux observateurs.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 01:32

 

 

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(AFP) 28.10.2010, 19h10

Une expédition scientifique se rendra début novembre en République centrafricaine pour étudier la biodiversité dans une région de lacs mal connue, à la découverte de nouvelles espèces, ont annoncé jeudi les organisateurs, de l'association Insectes du Monde basée à Toulouse.

Cette mission d'une dizaine de personnes dans le parc national de Dzanga-Ndokicette, baptisée "Sangha", devrait notamment permettre d'identifier de nouvelles espèces d'insectes de la zone dont "nous n'avons aucune donnée entomologique", a estimé le coordinateur, Philippe Annoyer, entomologue au Muséum d'Histoire naturelle de Toulouse.

Lors d'une expédition en 2008 près de la rivière Sangha, dans la même région d'Afrique, il avait découvert 13 nouvelles espèces, dont 10 de fourmis, une de papillon de jour, une de bousier et une de mante.

L'entomologue, qui sera notamment accompagné d'un botaniste et d'un ornithologue, prospectera en particulier toute la ramure d'arbres situés au bord des lacs, pour déterminer quels insectes vivent sur les mousses, lichens, orchidées ou fougères croissant sur les branches.
"Les insectes sont de très bons indicateurs de la biodiversité et de ses changements", car la présence de telle ou telle espèce révèle celle des plantes, des mammifères ou des oiseaux auxquels ils sont associés, explique Philippe Annoyer.

 Les chercheurs travailleront dans des arbres de 40 à 60 m de haut, juchés sur une plateforme spéciale en toile de l'association "Tout là-haut", qui permet de pénétrer à l'intérieur de l'entrelacs de branches.

 

 

NDLR : Il faut souhaiter à ces scientifiques qu'ils ne soient pas l'objet de la paranoïa ambiante à Bangui et que les sécurocrates du régime Bozizé ne les prennent pas encore pour des mercenaires déguisés en chercheurs venus faire un putsch contre le dépeceur, comme pour la mésaventure vécue par les chasseurs tchèques arrêtés le 2 septembre dernier et à qui on a fait goûter quelques jours au "confort" des geôles du commissariat du Port de Bangui. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 00:48

 

 

URNE EN BOIS

 

(MISNA) 27 oct 2010 - Le Collectif des forces du changement (Cfc), composé de tous les partis de l'opposition et d'anciennes formations rebelles, exige la démission du président de la Commission électorale indépendante (Cei). À trois mois de la présidentielle et des législatives du 23 janvier 2011, l'opposition accuse le président de la Cei, le pasteur Joseph Binguimalé, de malversations et d'incompétence.

Le Cfc critique en outre le refus du président François Bozizé d'informatiser les listes électorales et de restaurer le vote manuel. Initialement prévu le 25 avril dernier, le scrutin avait déjà été reporté une première fois au 16 mai pour raisons techniques et logistiques. En attendant, les radios communautaires du pays ont accusé d'ingérence les autorités politiques et administratives de certaines régions.

Selon le président de l'Association des radios communautaires du Centrafrique (Arc), père Jean Ignace Manengou, certains hauts fonctionnaires auraient eu recours à la menace - allant parfois jusqu'à l'utilisation d'armes ou l'arrestation arbitraire - pour empêcher les journalistes d'exercer leur métier.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 00:37

 

 

Bozize KNK

 

 

Exclusivité Centrafrique-Presse

 

Conscient qu’il a été trop loin dans son refus obstiné d’accéder à la moindre exigence de l’opposition sur les conditions de préparation consensuelle des élections, Bozizé commence déjà à faire face à l’éventualité d’un boycott des élections par l’opposition, notamment la perspective que le candidat qu’il redoute le plus, Martin Ziguélé, puisse refuser de déposer sa candidature. Il craint de se retrouver à nouveau avec seul Ange Félix Patassé comme challenger, situation tellement loufoque qu’elle s’était déjà présentée au mois d’avril et mai derniers lorsque l’opposition avait surpris tout le monde en restant ferme jusqu’au bout dans son refus de déposer ses dossiers de candidatures aussi bien à la présidentielle que pour les législatives. Cette fermeté a fait capoter tous les plans machiavéliques de Bozizé qui tablait sur la mollesse des leaders de l’opposition et avait fait fixer un dead line par son homme de main Joseph Binguimalé.

Bozizé et celui-là même que son coup d’Etat a renversé en mars 2003, Ange Félix Patassé,  étaient en effet les seuls à avoir remis leur dossier de candidature et acquitté la somme requise (5.000.000 de F CFA) pour la caution à l’élection présidentielle. Notre rédaction s’était même fait alors l’écho d’une information selon laquelle, c’est même le premier qui aurait versé l’argent de la caution du second ainsi que tous les candidats aux législatives qu’il parraine.   

Craignant d’avoir à faire à nouveau face au même genre de situation qu’en avril, Bozizé à déjà arrêté une stratégie pour contourner cette difficulté. Cela consiste évidemment à susciter à faire émerger moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, des candidatures qui pourraient lui servir de faire-valoir pour aller quand même aux urnes. Il a déjà ciblé certaines personnes dont le président de l’URD, Auguste Boukanga à qui on proposerait de filer une grosse enveloppe contre l’acceptation de se porter candidat à l’élection présidentielle. Bozizé n’aura pas inventé la roue… !

De même, afin de noyauter et infiltrer son entourage pour le neutraliser, il a aussi chargé certains de ses « tontons macoutes » de lui indiquer l’identité des véritables conseillers actuels de l’ancien président Ange Félix Patassé.

 

La rédaction  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 19:11

 

 

Bozize KNK

 

 

Par un jugement prononcé le 20 octobre dernier dans l’affaire KIOSK INDUSTRY, le Tribunal de Commerce de Nanterre a rejeté l’intégralité des exceptions soulevées par les avocats de président de la  République centrafricaine, François Bozizé.

Outre le rejet des moyens soulevés par la défense de Bozizé, le Tribunal a considéré comme valable, la commande et la créance de la société KIOSK INDUSTRY qui a été mise en liquidation judiciaire du fait du non-respect de M. Fraçois Bozizé  de ses engagements.

Il est évident que cette attitude et ce refus de régler les sommes dues et de rechercher une transaction, nuit manifestement aux intérêts mêmes de la République centrafricaine. Les conséquences de ce jugement et de la situation dans laquelle Bozizé met la République centrafricaine sont très graves et de nature à compromettre tout investissement des entreprises françaises dans ce pays.

En effet, malgré les visites purement protocolaires comme celle rendue lundi 25 octobre par Bozizé au Comité Afrique du MEDEF, on ne voit pas comment des entreprises de cette organisation patronale, pourraient traiter avec un pays dont le Président ne respecte pas sa signature et emploie tout moyen pour éviter un règlement.

Pourtant selon des sources proches du dossier, le 18 octobre 2010, soit quarante-huit heures avant le prononcé du jugement, le marabout sénégalais de Bozizé, un certain Bacar Diagne, l’avait prévenu en ces termes : « Président, vous allez perdre…Je l’ai vu. Je l’ai senti. Je vous dis ». Le marabout avait raison.

L’ensemble des arguments présentés par la défense de Bozizé au Tribunal de Nanterre, sont détruits les uns après les autres. La RCA et son président sont reconnus avoir confirmé une commande non honorée financièrement par le donneur d’ordre. Le Tribunal a reconnu l’existence et la véracité d’une lettre commande authentifiée comme étant signée de la main même du président Bozizé. La juridiction française se reconnait seule compétente pour statuer sur le fond du dossier.

Pour parfaire les choses, le Tribunal de commerce de Nanterre transfert le dossier devenu manifestement politique, au Tribunal de Grande Instance et reconnaît le bien-fondé du principe de la demande d’indemnisation de 12.800.000 euros que KIOSK a fixé à 14.800.000 euros.

Alors qu’aussi bien son marabout Bacar Diagne ainsi que l’entourage du président Jacques Chirac à l’époque à l’Elysée n’ont cessé de préconiser à Bozizé un règlement amiable de cette affaire, ce dernier est demeuré sourd jusqu’ici à toute demande allant dans le sens d’un dénouement discret et sans publicité afin de ne pas nuire à l’image de marque de son pays. Une décision est attendue pour bientôt, sans doute avant les présidentielles centrafricaines. Bozizé doit éviter que l’addition ne s’alourdisse davantage.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 19:04

 

 

Sud Est RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 29 Octobre 2010 13:35

21 agents recenseurs ont été enlevés le 28 août 2010 aux environs de 10 heures dans la commune de Ouandjia située dans la circonscription électorale de Birao 2 (Extrême nord-est de la RCA).

 

Selon des sources de Radio Ndeke Luka, ces hommes sont entre les mains des éléments de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), rébellion fidèle à Charles Massi, ancien ministre d’Etat centrafricain disparu en décembre 2009.

Selon les sources, les rebelles ont capturé ces agents dans 7 centres de recensement du village de N’Dâa, déchiré les listes électorales et détruit les outils qui ont servi aux opérations  de recensement.

Les hommes sont encore entre les mains de ces rebelles. Pour l’heure, on ignore le sort des prisonniers et la revendication des ravisseurs.

Grogne des agents recenseurs d’Alindao, listing électoral confisqué

Les agents de recensement de la ville d’Alindao ont manifesté leur mécontentement le 29 octobre 2010 pour réclamer le versement du reliquat de leurs per diems. Ils ont confisqué les listings avant de les remettre après discussions avec le Coordonnateur de la Commission Electorale Indépendante (CEI) de cette localité.

Ces agents dénoncent le fait que les responsables de la CEI locale ainsi que le maire de la ville leur exigent de verser une somme, allant de 15 à 20.000 FCFA avant d’être payés.

Ils sont au total 260 agents recenseurs qui devraient percevoir chacun une somme de 35.650 FCFA. Selon Paulin Tékata, un des manifestants, la CEI locale ne leur donne pas des informations claires sur le versement du reliquat de leurs per diems bien que les opérations de recensement aient pris fin dans cette localité le dimanche 24 octobre dernier.

Ces agents recenseurs ont reçu des informations de la part des responsables de la CEI locale comme quoi le PNUD n’a pas encore décaissé le reliquat de leurs per diems.

Cette situation tend à devenir monnaie courante dans presque toutes les villes de la République Centrafricaine. A Berberati, un cas de détournement des indemnités des maires et des agents de recensement a été signalé. Le président de la Coordination de la CEI, le pasteur Joseph Binguimalet a indiqué cette semaine à Radio Ndeke Luka que tous les agents recenseurs des provinces seront payés dès que leurs états seront envoyés à la CEI nationale.

 

 

NDLR : Bozizé a récemment prétendu avec beaucoup d'aplomb que l'insécurité en RCA n'était pas comme en Afghanistan où des élections avaient eu quand même lieu. Va-t-on alors faire des élections sans la Vakaga ?

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