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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:23

 

 

 

Boz centrafrique

 

 


LIBREVILLE AFP / 30 décembre 2012 11h46 - La rébellion du Séléka a demandé dimanche le départ du président centrafricain François Bozizé et n'exclut plus de prendre Bangui où le président de l'Union Africaine Thomas Boni Yayi était attendu pour encourager un dialogue.


De leur côté, les pays d'Afrique centrale ont averti qu'ils s'opposeraient à une avancée des rebelles sur la capitale dont ils ne sont plus qu'à 160 km.


La question (du départ de François Bozizé) doit être discutée avec l'Union africaine, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la coalition du Séléka Eric Massi, soulignant que le président Bozizé doit reconnaître sa défaite militaire sur le terrain (...) et en tirer les conclusions.

Désormais en position de force, et très sceptique sur la volonté de Bozizé de respecter d'éventuels accords, selon M. Massi, le Séléka semble de moins en moins disposé au dialogue et n'exclut pas d'entrer dans Bangui.


Le président centrafricain François Bozizé a l'intention de livrer bataille à Bangui, et si la situation l'exige, nous prendrons des dispositions, a affirmé le porte-parole, se disant inquiet de la situation sécuritaire à Bangui pour les familles et proches du Séléka qui sont harcelés, intimidés et même enlevés.


Installé dans la ville de Sibut, à 160 km au nord de Bangui, le Séléka n'a plus qu'à prendre la dernière localité verrou de Damara - où sont regroupées les Forces armées centrafricaines ainsi qu'un contingent d'interposition de l'armée tchadienne- s'il veut atteindre la capitale centrafricaine, à à peine 75 km de là.


Il risque toutefois de trouver de se heurter à une résistance armée.


Les forces de la CEEAC (présentes en Centrafrique) sont en état d'alerte maximale, et la ville de Damara constitue la limite à ne pas franchir. Nous demandons aux FACA (les forces gouvernementales) et aux rebelles de ne pas dépasser leurs positions actuelles et de laisser une chance au dialogue a déclaré à la radio nationale le chef de mission de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, Antonio Di Garcia.


Nous voulons dire au nom de la communauté internationale aux FACA et aux rebelles notre étonnement devant leur entêtement. Et nous le disons en relation avec les décisions des chefs d'Etat, a-t-il souligné.


Vendredi, alors que la CEEAC annonçait des négociations sans délai et sans conditions acceptées par toutes les parties, les combats reprenaient à Bambari, importante ville du centre, que les FACA ont tenté vainement de reconquérir.


Dans la même journée, le Séléka a pris la ville de Sibut sans combat, FACA et armée tchadienne s'étant repliées vers Damara.


Le Séléka, qui a repris les armes le 10 décembre pour réclamer le respect de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, s'est assuré du contrôle de la majeure partie du territoire centrafricain à une vitesse fulgurante et sans rencontrer de véritable résistance.


Durant toute sa progression, la rébellion a affirmé être prête à la négociation. Elle réfutait jusqu'à présent vouloir marcher sur Bangui tout en continuant à conquérir de nouvelles villes.


(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:11

 

 

CEEAC

 

 

Radio Centrafrique dimanche 30 décembre 2012

 

D'après Antonio Garcia, le chef de mission de la CEEAC, «Damara est la ligne à ne pas franchir» par la rébellion de la Seleka

 

Antonio Garcia, chef de mission de la CEEAC, a appelé, ce dimanche 30 décembre, la rébellion de la Seleka à ne pas «franchir» la ville verrou de Damara, située à 75 km de Bangui. «Les forces de la CEEAC sont en état d'alerte maximale», selon M. Garcia qui demande aux belligérants de «laisser une chance au dialogue».

 

 

 

NDLR : On a quelque mal à comprendre les motivations réelles des dernières décisions de la CEEAC dont on a de plus en plus l’impression qu’elle cherche plutôt à maintenir Bozizé toujours au pouvoir qu’à défendre les intérêts des Centrafricains vis-à-vis de quelqu’un qui devient chaque jour un peu plus fou et tient absolument à faire couler davantage le sang de ses compatriotes.

Ce général Antonio Garcia qui ne doit ses étoiles de général et sa désignation comme SG adjoint de la CEEAC qu’à la seule volonté du chef de l’état congolais qui l’aurait ainsi récompensé pour nombreux services à lui rendus notamment dans les massacres du Beach de Brazzaville dont l’affaire constitue toujours une épée de Damoclès sur les autorités actuellement au pouvoir, est très mal placé pour venir dicter sa loi aux Centrafricains dont la seule aspiration aujourd’hui est le départ du pouvoir du sanguinaire Bozizé, de sa marmaille de délinquants et autres procheq qui ont assez sucé leur sang. Il n'y a plus rien à négocier avec Bozizé. Il doit seulement s'en aller. La CEEAC doit cesser d'endormir les Centrafricains. Jusqu'ici elle n'a cessé de cautionner les dérives du pouvoir de Bozizé. Maintenant ça suffit !

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 11:26

 

 

Kpamandhat.JPG

 

 

CENTRAFRICAINES, CENTRAFRICAINS, CHERS COMPATRIOTES


En ce moment délicat où notre maison, la République  Centrafricaine, est en feu ; où notre pays s’embrase dans une agonie qui ne semble laisser entrevoir la moindre issue, il est très difficile de garder certaines choses pour soi.


Le Président David DACKO (paix à son âme) assigné à résidence par BOKASSA dans son village de MOKINDA avait décidé de faire construire une petite école afin de scolariser ses enfants. Mon père, Monsieur Mathieu KPAMANDHAT sera donc le premier enseignant de cette école. Le Président DACKO remarquera très vite ce gamin de quatre ans que j’étais et me prendra sous sa coupe. J’ai été pomponné par la mère Brigitte DACKO et aux petits soins de la tante Jeanne IGNABODE.


Cette relation sera poursuivie au point de nous rencontrer souvent discrètement à chaque fois qu’il se retrouvait seul dans sa ferme d’AVICOM sur la route de Cattin.


Avant de mourir il me laissera un certain nombre de messages avec promesse de les transmettre le moment venu. Il me précisait aussi que je n’aurais aucune difficulté à reconnaitre ce moment.


J’estime aujourd’hui que le moment est venu de transmettre le premier message :


« Lors de la remise du pouvoir au Général André KOLINGBA (paix à son âme), tous les fils du pays m’ont traité de « FEMME ». Cette insulte m’est restée au travers de la gorge et je sais que je n’aurais pas le temps de répondre. Je ne suis qu’un homme et un jour je quitterais cette terre.

 Les Centrafricains ont-ils compris aujourd’hui le sens de mon geste ?

Ont-ils compris dans quel état la République Centrafricaine allait plonger ?

Ont-ils compris que les consignes du père de la Nation Barthélémy BOGANDA étaient de ne couler le sang d’aucun Centrafricain ?

Ont-ils compris que j’avais raison d’admettre que tout Centrafricain a le droit de prendre le pouvoir dans son pays et de le conduire dans le bon sens si ceci était la volonté de tous les fils du pays ; même si mon geste avait, en ce temps, susciter la colère des autres Chefs d’Etat de la sous- région?


SUIS-JE ENCORE UNE FEMME AUX YEUX DES CENTRAFRICAINS ? »


Je me passe de tout commentaire et je laisse chaque fils du pays méditer sur la question.


Dans les combats pour la démocratie des années 1990 à 1993, d’abord dans les CCCCN puis la CFD, j’ai encore eu la chance de gagner la confiance totale du Professeur Abel GOUMBA (paix à son âme) qui n’a pas hésité de m’ouvrir son cœur et de me livrer plusieurs faits. Comment ne pas saisir cette occasion de se rapprocher du deuxième héritier du Président Barthélémy BOGANDA  d’avoir ainsi sa version de la vision de cet illustre personnage qui demeure encore, à ce jour un mystère et dont les circonstances de la mort n’ont jamais été élucidées ?


Voici l’un des principales confidences qu’il me livrera un jour :


« Barthélémy BOGANDA, un jour dans son bureau m’avait dit qu’un vent très fort soufflera sur notre pays.  Ce vent viendra de cette direction (suivez mon regard). Les Centrafricains alors seront contraints de faire preuve de beaucoup de patriotisme pour réussir à redresser le pays ».


CHERS COMPATRIOTES


Je ne suis pas surpris par les évènements. Tous les ingrédients ont été réunis pour en arriver là. Et la situation est réellement explosive. Car ne nous faisons pas d’illusion.


Il n’y a que nous, Centrafricains, qui pourrons, si nous le voulons, le jour où nous le voudrons, redresser notre pays et personne d’autre. Sachons que la RCA a perdu toute importance économique et géostratégique et n’intéresse plus personne.


La guerre froide est terminée et la position stratégique de la RCA s’est évaporée


Les Américains, faisant semblant de nous appuyer dans la lutte contre la LRA, ont fini de surveiller le processus d’accession à l’indépendance du Sud Soudan

La RCA est enclavée et ne fait aucun effort de désenclavement


Toute la classe politique est pourrie et plus personne n’a l’esprit patriotique


Cette jeunesse sur qui le pays devrait compter, amenée par la misère, trahi sa noble mission qui est celle d’entreprendre le processus de succession et de changement réel de mentalité.


Le pouvoir de François BOZIZE vacille, par sa faute car il n’a pas su capitaliser toute la confiance et l’espoir placé en lui au lendemain du départ d’Ange Félix PATASSE (paix à son âme) en 2003. Mais une question reste posée.


DE QUOI SERA FAIT LE FUTUR DE NOTRE PAYS ?


Restons lucide ; nous sommes partis pour une autre grande aventure car nous ne savons pas grand-chose de ces hommes qui entendent renverser BOZIZE ; une vraie fausse alternative au pouvoir de BOZIZE comme disait l’autre, une unité d’apparence qui va très vite voler en éclat dès la prise de pouvoir et laisser la place à d’autres empoignades. Par ailleurs l’opposition démocratique est truffée d’hommes politiques, et pas les moindres, qui ont tous servi les différents régimes que nous décrions aujourd’hui, qui en ont même été les têtes pensantes. Les mêmes causes placées dans les mêmes conditions produisant les mêmes effets.


QUI SERA LE PRESIDENT DE LA RCA DE DEMAIN ?


Gardons espoir, ce qui arrive n’est pas une fatalité, un jour viendra où tout ceci rentrera dans les annales de l’histoire.


Comme il en est des moments dans l’histoire des peuples du monde, un jour viendra où une fille ou un fils de notre pays, conduit par son destin, rappellera la nécessité de rétablir la paix véritable et la sécurité, refaire l’unité nationale ébranlée par des tristes évènements, restaurer la confiance entre Centrafricains et la confiance de l’extérieur, créer les conditions pour la reprise économique et faire évoluer le pays par étapes vers la vraie démocratie.


 Malheureusement trop de Centrafricains y laissent la vie.


Quel dommage.


QUE DIEU BENISSE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

 

 

Arsène KPAMANDHAT  LETAMBA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 10:25

 

 

 

Eric Massi Séléka

 


LIBREVILLE - La coalition rebelle du Séléka, parvenue à 160 km de Bangui, a affirmé ne pas exclure d'entrer dans la capitale centrafricaine, alors que le président de l'Union africaine Yayi Boni y est attendu dimanche pour encourager un dialogue.

 

Le président centrafricain François Bozizé a l'intention de livrer bataille à Bangui, et si la situation l'exige, nous prendrons des dispositions, a dit à l'AFP le porte parole du Séléka Eric Massi, qui avait affirmé à de nombreuses reprises que la rébellion n'avait pas l'intention de prendre Bangui.

 


(©AFP / 30 décembre 2012 10h40) 

 

ALERTE - Centrafrique: à 75 km de Bangui, Damara est la ligne à ne pas franchir



BANGUI - Le chef de mission de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), en mission de médiation en centrafrique, a appelé dimanche la rébellion du Séléka à ne pas franchir la ville verrou de Damara, à 75 km de Bangui.


Les forces de la CEEAC (présentes en Centrafrique) sont en état d'alerte maximale, et la ville de Damara constitue la limite à ne pas franchir. Nous demandons aux FACA (les forces gouvernementales) et aux rebelles de ne pas dépasser leurs positions actuelles et de laisser une chance au dialogue a déclaré à la radio nationale le chef de mission de la CEEAC, Antonio Di Garcia.




(©AFP / 30 décembre 2012 10h51) 


 

ALERTE - Centrafrique: la rébellion veut que le départ de Bozizé soit discuté avec l'UA


LIBREVILLE - La coalition rebelle du Séléka a déclaré l'AFP souhaiter que le départ du président centrafricain François Bozizé soit discuté dimanche avec le président de l'Union africaine (UA), le béninois Yayi Boni, venu à Bangui pour tenter d'instaurer le dialogue.


La question (du départ de François Bozizé) doit être discutée avec l'Union africaine (UA), a déclaré à l'AFP le porte-parole du Séléka Eric Massi, soulignant que le président Bozizé doit reconnaître sa défaite militaire sur le terrain (...) et en tirer les conclusions.



(©AFP / 30 décembre 2012 10h36)
 

 

 

NDLR : Selon nos informations, Bozizé a planté le décor du chaos et d'une guerre cicile à Bangui. Il a distribué des fusils d'assaut Kalachnikov tout neufs à ses jeunes partisans notamment au quartier Boy-Rabe et dans d'autres quartiers tels que Galabadja Fouh et Gobongo. Il a déclenché une rafle géante contre les ressortissants Rounga, Goula, ethnie de Michel Djotodia patron de l'UFDR, un des membres de l'alliance rebelle SELEKA qui est aux portes de Bangui et menace de capturer Bozizé. En privé il dit ne pas vouloir d'un dialogue et qu'il finirait pas surprendreses ennemis. Le ministre de l'agriculture et non moins milliardaire de Boy-Rabe, Fidèle Gouadjika a quitté son domicile de Boy-Rabe pour élire domicile à l'hôtel Ledger Plazza qui à l'heure actuelle est quasiment vide, la grosse clientèle, les diplomates ayant été évacués du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 03:47

 

 

 

Bozize-et-Ndoutingai.JPG

Bozizé et à ses côtés, Sylvain Ndoutingaï

 

Le président en sursis François Bozizé a reçu en audience au palais de la Renaissance ce samedi quelques personnalités telles que Mme Margaret Vogt, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations  du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), puis Mme la Représentante résidente de l’Union Africaine à Bangui  et Mgr Dieudonné Nzapalainga Archevêque de Bangui.

 

François Bozizé a dû sans doute aborder avec ses interlocuteurs la grave crise que vit actuellement le pays avec une rébellion arrivée aux portes de la capitale et qui menace d’y faire son entrée pour le chasser de force du pouvoir. La venue à Bangui ce dimanche du président en exercice de l’Union Africaine le président du Bénin Thomas Yayi Boni ne pouvait pas non plus être laissée de côté bien au contraire.

 

Déjà plusieurs observateurs se répandent en conjecture sur l’objet de l’entretien en Yayi et Bozizé qui doit avoir lieu d’aucun se risquant même à penser que le président viendrait pour proposer à Bozizé des conditions de sortie honorable de la scène auquel cas il pourrait embarquer dans l’avion du président béninois avec sa marmaille et ses proches pour l’exil. C’est dans le cas où il s’entêterait à s’agripper au pouvoir que tout pourrait arriver. Les hommes de Seleka entreront dans la capitale pour tenter de le capturer et un carnage serait à redouter. Dans ces conditions les discussions de Libreville sont dès lors sans objet.  

 

Il est évident qu’après le discours incendiaire de xénophobie et de haine délivré avant-hier par Bozizé juché sur une estrade place de la République du PK 0, même le dernier carré de chefs d’état qui pouvaient encore soutenir Bozizé l’ont lâché, selon nos informations. Dans ce discours de haine où Bozizé feignait de jouer au grand nationaliste, certains chefs d’état des pays voisins se sont directement sentis visés et n’auraient plus d’état d’âme quant à son départ pur et simple en exil dont Yayi Boni vient pour lui en proposer le casting, selon certaines indiscrétions.

 

Ce samedi soir, Bozizé passe donc la nuit dans un climat de panique reclus au palais avec tous ses grands enfants terribles et délinquants dont les noms n’ont cessé de défrayer la chronique ces temps derniers. Des témoins auraient aperçu Djodjo et Kévin Bozizé en tenue combat en train de circuler en ville. Bozizé a rappelé le général d’opérette Jules Bernard Ouandé pour lui confier l’état-major des Faca, Guillaume Lapo ayant été viré sans ménagement par Bozizé. C’est donc Ouandé qui aurait piloté la fouille au domicile du ministre Joseph Kalité ainsi que l’arrestation de ce dernier et celle de ses épouses et quelques-uns de ses proches.

 

Par ailleurs, la plupart des diplomates de la CEMAC et de la CEEAC ont été évacués ce soir de la RCA après que les rebelles de SELEKA eussent refusé de rencontrer la délégation venue de Libreville prenant prétexte sur l’attaque de Bambari que Bozizé a ordonnée contre eux. Ceux-ci sont déterminés dès lors à entrer dans Bangui pour tenter de prendre Bozizé coûte que coûte. Militairement réduit à sa plus simple expression et diplomatiquement isolé, Bozizé n’a plus aucun moyen pour les empêcher d’entrer dans la capitale. En cela la décision du couvre-feu de 19 à 5 h du matin est vraiment dérisoire.

 

L’isolement diplomatique du régime bozizéen est une réalité. Même le ministre des affaires étrangères de Bozizé, le général de corps d’armée Antoine Gambi ne prend presque plus les ambassadeurs en poste à l’étranger au téléphone. Il ne sait trop quoi leur dire et quelle consigne leur donner. Le chargé d’affaire de Paris et l’ambassadeur de Centrafrique à Washington notamment, ont eu à être sermonnés aux ministères des affaires étrangères américain et français et Bozizé le sait.

 

De même, avant de se rendre à Bangui ce dimanche, le président Yayi Boni s’est entretenu avec Laurent Fabius ministre français des affaires étrangères au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba entre autre sur la crise centrafricaine et la meilleure façon de la résoudre sans trop de casse, toujours selon nos informations. Autre signe des temps, il n’y aurait plus que trois clients au Ledger Plazza de Bangui, pourtant très prisé, en raison de l’évacuation de nombreux étrangers et personnels expatriés et diplomates. 

 

La rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 00:53

 

 

 

armee-francaise.jpg

 

 

http://lci.tf1.fr  29 décembre 2012 à 16h02

 

En prenant la ville de Sibut, les rebelles ont conforté leurs positions samedi, obligeant les forces régulières et les forces armées tchadiennes à se replier à Damara, dernier verrou stratégique sur la route de la capitale, Bangui, où vivent la plupart des 1200 Français résidant en République centrafricaine.

 

Les rebelles ont renforcé leur emprise samedi sur le territoire centrafricain, obligeant les forces régulières et leurs alliés à se replier à Damara, dernier verrou stratégique sur la route de la capitale Bangui. La rébellion de la Seleka, qui combat le président François Bozizé au pouvoir depuis 2003, a pris sans combat la ville de Sibut, à 160 km au nord de la capitale, trois semaines après le début de son offensive. La concentration des forces armées tchadiennes et centrafricaines sur Damara, signalée dès vendredi soir par des habitants qui ont fait état du déplacement d'une soixantaine de véhicules militaires, est désormais le dernier recours à une progression de la rébellion jusqu'aux portes de Bangui. Parallèlement, les rebelles sont parvenus à repousser une contre-offensive des forces régulières sur leur ancienne place forte de Bambari, à 300 km au nord-est de Bangui, conquise dimanche dernier par le Séléka.

 

Ce renforcement des positions des rebelles éloigne un peu plus l'espoir d'une solution négociée rapide en Centrafrique, que les pays de la région comme Paris, ex-puissance coloniale, ont appelée de leurs voeux. Signe de l'inquiétude à Bangui, déjà encerclée par les rebelles de la Seleka, les habitants de la capitale de la République centrafricaine ont commencé à faire des réserves ou à plier bagages. De nombreux bateaux chargés de bagages ont traversé l'Oubangui pour gagner la République démocratique du Congo, sur l'autre rive, et le trafic routier s'est intensifié en direction du Sud. Dans la soirée, un couvre-feu a été instauré de 19 heures à 5 heures locales dans la capitale, menacée par les forces rebelles du Séleka qui se trouvent à moins de 150 km de la capitale de la Centrafrique, selon un décret lu à la radio samedi soir par le ministre de l'Administration territoriale.

 

Pas de nouvelles discussions avant le 3 janvier

 

Les insurgés, pour leur part, consolident leurs positions autour de la ville. Le tout sous le regard attentif d'une communauté internationale inquiète. C'est notamment le cas de la France, qui a envoyé 150 militaires en renfort samedi matin. Ils sont venus s'ajouter aux 250 déjà présents à l'aéroport de Bangui, où ils assurent un soutien technique et opérationnel à la mission de consolidation de la paix (Micopax) sous mandat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale. Selon le Quai d'Orsay, 1200 Français résident en République centrafricaine, pour la plupart à Bangui, où ils travaillent essentiellement pour des organisations humanitaires et le groupe français Areva, qui exploite le gisement d'uranium de Bakouma, dans le sud du pays.

 

Ces renforts français seraient-ils le prélude à une intervention plus importante ? Rien n'est moins sûr. Certes, en 2006, l'aviation française était intervenue contre les rebelles, mais "ce temps-là est terminé", a souligné jeudi François Hollande. Un détachement tchadien a aussi été dépêché pour aider l'armée, mais rien n'indique que ces renforts lui permettront de résister aux rebelles. L'incertitude demeure aussi sur l'envoi, décidé vendredi au niveau des ministres des Affaires étrangères, de renforts à la FOMAC, la force des pays d'Afrique centrale qui compte actuellement 560 hommes. "La date d'arrivée d'un nouveau contingent dépend des chefs d'Etat. (...) Il appartient maintenant aux présidents de décider la mise à disposition d'éléments", a estimé samedi le chargé de communication de la CEEAC, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale.

 

Mais sur le plan diplomatique aussi, la situation ne semble guère devoir se dénouer. La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, qui sert de médiateur avait assuré vendredi soir que le gouvernement du président Bozizé comme les rebelles avaient accepté que des négociations s'ouvrent prochainement et sans conditions à Libreville au Gabon. Mais samedi, le chargé de communication de la CEEAC a précisé que "les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC se rencontreront à nouveau le 3 janvier", ajoutant que "c'est à ce moment-là qu'ils donneront une date pour la rencontre à Libreville".


Source sur TF1 News : Centrafrique : les rebelles gagnent du terrain

 

 

 

L'armée forcée de se replier face aux rebelles centrafricains

 

29.12.2012 22h21 - Les rebelles ont renforcé leur emprise samedi sur le territoire centrafricain, obligeant les forces régulières et leurs alliés à se replier à Damara. Cette ville constitue le dernier verrou stratégique sur la route de la capitale Bangui.

 

La rébellion du Séléka, qui combat le président François Bozizé au pouvoir depuis 2003, a pris sans combat la ville de Sibut, à 160 km au nord de la capitale, trois semaines après le début de son offensive, a-t-on appris de sources militaire centrafricaine et rebelle.

 

La concentration des forces armées tchadiennes et centrafricaines sur Damara est désormais le dernier recours à une progression de la rébellion jusqu'aux portes de Bangui où un couvre-feu a été instauré de 19h00 à 5h00, selon un décret lu à la radio samedi soir par le ministre de l'Administration territoriale.

 

Les rebelles sont également parvenus à repousser une contre-offensive des forces régulières sur leur ancienne place forte de Bambari, à 300 km au nord-est de Bangui, conquise dimanche dernier par le Séléka.

 

Renforts français

 

Parallèlement, la France a porté vendredi sa présence militaire à 400 hommes avec l'envoi de 150 parachutistes à l'aéroport de Bangui et la communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEEAC) a annoncé des renforts.

 

L'évolution de la situation sur le terrain éloigne l'espoir d'une solution négociée rapide en Centrafrique, que les pays de la région, tout comme Paris, ex-puissance coloniale, ont appelée de leurs voeux.

 

Le Séléka, composé de factions rebelles dissidentes, a repris les armes le 10 décembre pour réclamer le "respect" d'accords de paix signés entre 2007 et 2011 avec le pouvoir. Après une progression fulgurante, le Séléka, qui n'a rencontré que peu de résistance, s'est dit prêt au dialogue mais refuse d'évacuer les villes prises.



(ats /) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 00:42

 

 

 

lambert_mende_micro.jpg

 

www.digitalcongo.net  Kinshasa, 29/12/2012 / Politique

 

Il n’y aura pas de récidive d’intervention congolaise en Centrafrique comme ce fut le cas de J.P. Bemba ayant soutenu l’ancien président centrafricain Patassé. Le ministre Lambert Mende oppose un démenti catégorique aux allégations d’une présence des troupes congolaises à l’armée régulière de ce pays voisin menacé par la rébellion progressant vers Bangui

 

La polémique continue sur la présence des soldats de la République démocratique du Congo à Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Alors que les rebelles centrafricains confirment cette présence, à Kinshasa, le gouvernement congolais a, par la voie de son porte-parole, démenti tout soutien au régime en débandade de Bozizé, rappelant que les troupes régulières de la RDC se trouvent depuis près de trois ans en Centrafrique dans le cadre de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC).

Le ministre des Médias, Relations avec le Parlement et Initiation à la nouvelle citoyenneté, porte-parole du gouvernement, a démenti l’appui des troupes congolaises à l’armée régulière centrafricaine qui fait face à une rébellion. La présence des troupes de la RDC en République Centrafricaine n’a pas de lien avec le conflit dans ce pays, a indiqué jeudi le ministre congolais des Médias et le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, cité par l’Agence Chine nouvelle.

Le ministre Mende a fait cette déclaration en réaction aux accusations de la rébellion centrafricaine selon laquelle la RDC aurait envoyé des troupes en République Centrafricaine pour soutenir le régime du président François Bozizé. « Les troupes congolaises sont à Bangui depuis près de trois ans dans le cadre de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) », a rappelé le ministre Mende. La FOMAC compte en effet 500 hommes en Centrafrique, essentiellement pour sécuriser Bangui. Ces troupes sont composées de militaires venant du Tchad, du Gabon et de République démocratique du Congo (RDC).

Il a ajouté que la RDC subit déjà les conséquences de la crise centrafricaine en accueillant près de 4 000 réfugiés centrafricains, à Zongo, dans le district du Sud- Ubangi, province de l’Equateur.

Jeudi dernier, les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont affirmé que « 300 éléments de la garde présidentielle de République démocratique du Congo ont été dépêchés à Bangui, mercredi 26 décembre, via Zongo ». Les soldats congolais auraient été accueillis, rapportait Afrikarabia, par un bataillon d'infanterie amphibie et installés au camp Beal, le quartier général de l'armée centrafricaine. Les rebelles demandaient alors à la garde présidentielle congolaise de « rester neutre, de ne pas rentrer dans le conflit » et de « protéger la population des exactions de Bozizé ».


Information que Kinshasa a formellement démentie par la voix de Lambert Mende. Pour la coalition rebelle, il s'agit pourtant de renforts, envoyés mercredi par Kinshasa et non de troupes de la FOMAC, déjà présentes en Centrafrique.


En Centrafrique, sur le terrain militaire, la situation est restée figée. Hier vendredi, les troupes gouvernementales ont affronté la rébellion à Sibut, dans l'espoir de reprendre Bambari, aux mains de la coalition. La rébellion affirme avoir repoussé l'attaque des FACA (Forces armées centrafricaines) et avoir fait 13 prisonniers. 8 pick-up ont également été récupérés par la rébellion. Plus loin, les rebelles affirment avoir stoppé leur avancée « à moins de 30 km de la capitale ». Se confiant à Afrikarabia, un porte-parole de la Séléka a confié cependant que les troupes rebelles ne resteraient pas indéfiniment aux portes de Bangui « sans bouger ».


Un bref instant, une rumeur faisait état, à Bangui, de la fuite de François Bozizé à Kigali. Le Rwanda a aussitôt démenti l'information, indique la même source.


La coalition rebelle du Séléka, qui a pris les armes le 10 décembre, réclame « le respect » d’accords de paix conclus entre 2007 et 2011, auquel le pouvoir centrafricain ne s’est pas plié, selon elle. En deux semaines, elle s’est emparée des villes stratégiques, s’approchant de Bangui.

Guerre en RCA : les Rd-congolais vivant en Centrafrique fuient Bangui


Des Congolais vivant en République Centrafricaine ont quitté Bangui, à cause de la rébellion qui menace de s’emparer de la capitale de la RCA.


Des ressortissants de la RDC vivant en République Centrafricaine (RCA) ont fui Bangui, à cause des rebelles du Séléka qui menacent de prendre le contrôle de la capitale, révèle radiookapi.net. Avant d’indiquer que ces rebelles ont déjà occupé plusieurs villes stratégiques du pays.


Pour ce qui est des Congolais de Bangui, la source renseigne qu’ils arrivent à Zongo, dans la province de l’Equateur, à la frontière avec la RCA. Et la même source fait remarquer que la panique avait également envahi la cité de Zongo, dans la journée de mercredi 26 décembre,  suite à des tirs à l’arme lourde qui retentissaient depuis la capitale centrafricaine.

Se confiant à la radio onusienne, le maire de Zongo, Michel Swazo Yeke-Yeke, a fait savoir que des soldats français ont tiré à l’arme lourde pour protéger leur ambassade à Bangui, contre une attaque de manifestants.


Selon l’AFP, des manifestants proche du pouvoir ont lancé des projectiles contre l’ambassade de France à Bangui, après avoir organisé un sit-in devant l’ambassade américaine, pour protester contre la situation dans leur pays, occupé en partie par la coalition rebelle du Séléka (Alliance en sango, l’une de deux langues officielles de la Centrafrique).


La source rapporte également que les manifestants reprochaient notamment à la France de « les lâcher ». Les autorités municipales de Zongo assurent que les tirs n’ont pas atteint le territoire congolais. La fumée qui s’élevait de Bangui a, néanmoins, semé la panique au sein de la population locale. Plusieurs ressortissants congolais vivant en RCA, dont le nombre n’est pas encore déterminé, ont fui vers la cité de Zongo et les localités environnantes.


D’autres mouvements de populations, en provenance de la République Centrafrique vers le district congolais de Mobayi-Mbongo, ont aussi été signalés. Les autorités de ce district estiment ces déplacés à plus ou moins cinq mille personnes.


Pour rappel, la coalition rebelle du Séléka qui a pris les armes, le 10 décembre, réclame « le respect » des accords de paix conclus entre 2007 et 2011, que le pouvoir centrafricain n’a pas respecté jusqu’à ce jour.


Le Potentiel

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 00:28

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE UDPP FRANCE

 

La Centrafrique, depuis le prétendu « sursaut patriotique » le 15Mars 2003 ne cesse de sombrer dans le chao. Le régime clanique et dictatorial du Général Bozizé s’est employé à détruire le tissu économique de la Centrafrique, à diviser les Centrafricains en exacerbant les clivages ethniques et aggraver les conditions de vie de la population.

En effet, le régime impopulaire de Bozizé est seul responsable de la misère inadmissible dans laquelle le peuple est plongé. L’accaparement exclusif des maigres ressources du pays par la famille Bozizé, ajouté à la corruption éhontée de la cohorte de ses courtisans, a jeté le peuple dans la misère et a installé la crise politico-militaire que connaît notre pays. Bozizé et sa famille sont seuls responsables de la guerre qui déchire notre pays.

En refusant le dialogue inclusif inter-centrafricain, qu’il avait lui-même annoncé à cor et à cri, le 15 Mai 2012, rendu nécessaire par l’ampleur de l’insécurité ambiante, comme unique voie de sortie de crise, Bozizé a pris la responsabilité de privilégier la logique du canon. L’Armée nationale qu’il a patiemment tribalisée est en pleine déliquescence et ne peut le sauver.

Aujourd’hui, la coalition rebelle (SELEKA) marche sur Bangui avec les conséquences dramatiques pour la population civile. Le peuple, résigné, tout en envisageant le pire, voit dans l’avancée de « Séléka »comme un mal nécessaire pour empêcher Bozizé et sa famille de continuer à détruire notre nation.

La représentation, de l’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP), membre de l’Opposition démocratique,  prend acte de la conclusion du sommet des Chefs d’Etat de la CEMAC du 21 Décembre 2012 à Ndjaména et appelle le Gouvernement de Bozizé à abandonner ses conditions absurdes et irresponsables et d’ouvrir sans délai un vrai dialogue politique avec toutes les composantes de la vie politique de Centrafrique,

Demande au gouvernement tchadien, congolais et ougandais de retirer immédiatement leurs troupes du territoire centrafricain et dit que cette crise est centrafricano-centrafricaine et doit être réglée par les Centrafricains eux-mêmes, appelle instamment les belligérants à préserver la sécurité de la population civile ;

La Représentation France de l’UDPP, soutient la détermination patriotique de l’Opposition démocratique centrafricaine et l’encourage vivement à se tenir résolument aux côtés du peuple centrafricain dans ces moments difficiles qu’il traverse, dans l’esprit de concorde nationale.

 

Appelle enfin tous les démocrates du monde à soutenir le peuple centrafricain en lutte pour sa liberté

.

Que Dieu préserve la Centrafrique

                                                                                              Fait à Paris le 27 Décembre 2012

 

Le Représentant provisoire

 

 

 

BELEM Modéanga

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 00:24

 

 

 

 

 

BANGUI 29-12-2012 à 22h55 (AFP) - Les rebelles ont renforcé leur emprise samedi sur le territoire centrafricain, obligeant les forces régulières du président François Bozizé et leurs alliés à se replier à Damara, dernier verrou stratégique sur la route de la capitale Bangui où a été instauré un couvre-feu.

 

Alors que semblait s'éloigner la perspective de pourparlers entre les rebelles et le régime annoncés vendredi par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), le président en exercice de l'Union Africaine, Thomas Boni Yayi, était attendu à Bangui pour rencontrer dimanche le président Bozizé afin d'encourager une sortie de crise par le dialogue.

 

"Le président se déplace pour faire de la prévention, il va inviter les différentes parties à la négociation", a déclaré à l'AFP le chef de la diplomatie béninoise Nassirou Arifari Bako. "Sa démarche s'inscrit dans le cadre du soutien à toutes les décisions de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale", a-t-il souligné.

 

Plus tôt samedi, la rébellion du Séléka, qui combat le président Bozizé au pouvoir depuis 2003, a pris sans combat la ville de Sibut, à 160 km au nord de la capitale, nouveau succès enregistré en trois semaines d'offensive.

 

"Les rebelles sont entrés dans Sibut. Il n'y a pas eu de combats, les Forces armées centrafricaines (FACA) stationnées là ainsi que les troupes tchadiennes ayant quitté la ville hier soir (vendredi) pour se positionner à Damara", dernier verrou à 75 km au nord de Bangui, a déclaré à l'AFP un responsable militaire centrafricain.

 

"Nous continuons à progresser et nous avons récupéré Sibut", a confirmé l'un des responsables du Séléka, Djouma Narkoyo, joint par téléphone satellitaire à Bambari (centre).

 

Selon des habitants arrivés à Bangui depuis Sibut, une soixantaine de véhicules des troupes tchadiennes et centrafricaines ont été aperçus dans la soirée de vendredi en train de converger vers Damara.

 

La concentration des forces armées tchadiennes et centrafricaines à Damara est désormais le dernier recours contre une progression de la rébellion jusqu'à Bangui.

 

Cette avancée des rebelles a provoqué un regain de tension dans la capitale, conduisant le président à décréter un couvre-feu de 19H à 5H (18H-4H GMT) .

 

Samedi à 21H, les rues de Bangui étaient désertes, tous les restaurants du centre-ville se sont dépêchés de fermer et de nombreux magasins fermés étaient gardés par des hommes armés de machettes.

 

"Les patrons craignent des pillages alors ils paient des gardiens", a expliqué un gardien.

 

Des barrages de jeunes armés de machettes sont aussi apparus depuis vendredi dans les 4e et 8e arrondissements, le fief du président centrafricain, dans le nord de Bangui. Ces jeunes dont la présence est tolérée par les forces de l'ordre contrôlent les voitures pour débusquer des infiltrés ou des armes, a indiqué un habitant sous couvert de l'anonymat.

 

Les rebelles sont également parvenus à repousser une contre-offensive des forces régulières sur Bambari, qui était jusqu'à début décembre une place forte des FACA, à 300 km au nord-est de Bangui, avant d'être conquise dimanche dernier par le Séléka.

 

Parallèlement, la France a porté vendredi sa présence militaire à 400 hommes avec l'envoi de 150 parachutistes à l'aéroport de Bangui et la CEEAC a annoncé des renforts.

 

L'évolution de la situation sur le terrain éloigne l'espoir d'une solution négociée rapide en Centrafrique, que les pays de la région tout comme la France, ex-puissance coloniale, ont appelée de leurs voeux.

 

La CEEAC, qui sert de médiateur, avait assuré vendredi soir que le gouvernement du président Bozizé comme les rebelles avaient accepté que des négociations s'ouvrent prochainement et sans conditions à Libreville, au Gabon.

 

Mais samedi, le chargé de communication de la CEEAC Placide Ibouanga a précisé à l'AFP: "les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC se rencontreront à nouveau le 3 janvier, et c'est à ce moment-là qu'ils donneront une date pour la rencontre à Libreville".

 

L'incertitude demeurait aussi sur l'envoi, décidé vendredi au niveau des ministres des Affaires étrangères, de renforts à la FOMAC, la force des pays d'Afrique centrale qui compte actuellement 560 hommes.

 

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault avait répété vendredi que les militaires français avaient uniquement pour mission de protéger les ressortissants français et européens et pas de défendre le régime.

 

Quelque 1.200 Français vivent en Centrafrique.

 

Mercredi à Bangui, plusieurs centaines de manifestants proches du pouvoir s'en étaient pris aux locaux diplomatiques français, reprochant à Paris son inaction. Le sentiment français va grandissant dans la capitale au fur et à mesure de l'approche des rebelles, la population estimant que la France l'a trahie.

 

Le Séléka, composé de factions rebelles dissidentes, a repris les armes le 10 décembre pour réclamer le "respect" d'accords de paix signés entre 2007 et 2011 avec le pouvoir.

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 00:13

 

 

 

Bangui-PK-0.jpg

 

 


BANGUI AFP / 29 décembre 2012 22h11- Un couvre-feu a été instauré de 19H00 à 5H00 locales à Bangui, la capitale de la Centrafrique, menacée par les forces du mouvement rebelle Séléka qui se trouvent à moins de 150 km de la ville, selon un décret lu à la radio samedi soir par le ministre de l'Administration territoriale.


Le président de la République, chef de l'Etat (François Bozizé) (...) instaure un couvre-feu dans la capitale centrafricaine Bangui à compter de ce jour samedi. Il court de 19H00 (18H00 GMT) le soir à 5H00 (4H00 GMT) du matin, a annoncé le ministre, Josué Binoua.


Tous les contrevenants s'exposeront à des sanctions, a ajouté le ministre.


Il est interdit de se déplacer la nuit, a souligné une source de la gendarmerie.


Ce couvre-feu survient alors que la pression monte à Bangui au fur et à mesure que les rebelles s'approchent. 


Le Séléka, qui combat le président François Bozizé au pouvoir depuis 2003, a pris sans combat la ville de Sibut, à 160 km au nord de la capitale, trois semaines après le début de son offensive. Il n'y a désormais plus que la ville de Damara, à 75 km, où sont concentrées les forces armées centrafricaines et des forces tchadiennes pour empêcher les rebelles de marcher sur la capitale.


Samedi à 21H00, les rues de Bangui étaient désertes, tous les restaurants du centre-ville se sont dépêchés de fermer et de nombreux magasins fermés étaient gardés par des hommes armés de machettes, a constaté un journaliste de l'AFP.


Les patrons craignent des pillages alors ils paient des gardiens, a expliqué un gardien à l'AFP.


(©) 

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