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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 22:47

 

 

Khadafi-m

 

 

Source : suite101.fr 9 mars 2011 Francis Gruzelle

 

Des guerriers issus de l'Afrique Subsaharienne, des européens des Pays de l'Est, des Pakistanais et quelques asiatiques sont les défenseurs de Kadhafi.

 

A croire que le dictateur libyen s'est inspiré des guerres puniques de Carthage, lorsque Hannibal Barca payait à prix d'or des hordes de mercenaires pour tenter de vaincre les romains. Vingt siècles plus tard, l'histoire se répète dans l'ancienne colonie de Rome, à quelques centaines de kilomètres de l'antique Carthage (les ruines historiques se situent en Tunisie suite aux anciennes frontières coloniales) et des milliers de mercenaires défendent, bec et ongle, le régime du dictateur Kadhafi.

Cette présence de mercenaires a été constatée dès le début du soulèvement en Libye, le 17 février 2011. De nombreux observateurs occidentaux, présents dans les principales villes libyennes confirment la présence de combattants étrangers sur le territoire de la "Jamahiriya". Ils évoquent "Des « mercenaires africains », dont certains s’expriment en français et qui participent en première ligne à la répression des manifestants. Ces mercenaires sont le résidu de tous les conflits dans lesquels le président libyen s’est ingéré durant quatre décennies....."

Des "guerriers mercenaires" qui combattent depuis 30 ans

Il faut remonter au début des années 1970 pour bien comprendre le fonctionnement de "cette légion libyenne". Quelques années après sa prise de pouvoir, Kadhafi rêve de prendre la tête d’un grand Etat saharien. Il s'autoproclame alors "protecteur naturel de tous les peuples nomades du Sahara et du Sahel".

Dès cette époque, il entre en concurrence avec la France qui soutient les régimes post coloniaux. Il contribue à la formation militaire de la future rébellion touareg en enrôlant de jeunes nomades, victimes de la sécheresse au Mali et au Niger. Il constitue une « Légion islamique » qui s’entraîne dans le sud de la Libye. Cette Légion deviendra le moule d’où sortiront les combattants du GSPC, puis de l’AQMI (Al Qaida au Maghreb islamique). Le colonel Kadhafi intervient ç cette époque au Tchad, où il soutient les nomades toubous et leur chef Goukouni Oueddei, puis Hissène Habré et le chef d’Etat actuel Idriss Deby

Nouvelle étape pour le colonel Kadhafi qui élargit son périmètre opérationnel via le Tchad. Il appuie des groupes rebelles du Darfour, et en Afrique de l’Ouest, il apporte un soutien à Charles Taylor au Liberia et à Lansana Kouyaté en Guinée. Le colonel Kadhafi accueille aussi es adversaires de Mobutu, formés et équipés à Tripoli et, en 1986, une délégation congolaise dont fait partie Laurent-Désiré Kabila échappe de justesse au bombardement américain…

Des mercenaires au service des délires de Kadhafi

L’Afrique centrale devient le "terrain de chasse" des "chiens de guerre" du guide de la révolution libyenne. Le chef d'état libyen entend alors donner l'image du " roi des rois traditionnels". Il veut même financer un projet pharaonique, réalimenter le lac Tchad puis la nappe phréatique libyenne grâce aux eaux du fleuve Congo ! Nouvelle étape en Centrafrique, en 2002, lorsque Kadhafi appuie le président Ange Patassé que les Français souhaitent remplacer par François Bozize.

On retrouve les mercenaires de Kadhafi lorsque l’armée centrafricaine fait appel aux troupes de Jean-Pierre Bemba, basées dans la province congolaise de l’Equateur, c’est Kadhafi qui règle la note du corps expéditionnaire congolais, réputé à l'époque pour ses exactions. Des exactions qui vaudront à Bemba de se retrouver inculpé par la Cour pénale internationale.

En 2009, lorsqu'il est "élu" à la présidence de l’Union africaine, le colonel Kadhafi, assagi, "politiquement fréquentable", négocie avec les chefs d’Etat en place. Mais, il continue à entretenir d’innombrables réseaux parallèles, composés de tous les «soldats perdus » de ses guerres africaines. Pour mater la révolte de 2011, il vient de puiser dans son immense vivier de mercenaires apatrides.

Des mercenaires surentraînés et suréquipés

Selon une source diplomatique émirati, jointe par téléphone, ces "guerriers mercenaires sont armés et entraînés. Ils sèment la peur auprès des opposants au dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi. Tristement baptisés "escadrons de la mort" par la population locale, ces hommes ont pour mission d’abattre un maximum d’insurgés..."

Qui sont ces "soldats" qui ont décidé de défendre bec et ongle le régime de Tripoli ? Il est difficile d’en dresser un portrait-type, étant donné "le caractère insidieux de leur existence", explique Jean-Philippe Daniel, spécialiste du mercenariat à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) évalue leur nombre à 6 000. Ils seraient 30 000, d’après les chiffres de l’hebdomadaire "Courrier international".

Des mercenaires du Maghreb, d'Afrique et d'Europe de l'Est

Avec tous ces mercenaires formés par d’anciens combattants issus des différentes rébellions africaines financées par le colonel Kadhafi depuis son arrivée au pouvoir en 1969, renforcés par des cadres issus d'anciens pays de l'Europe de l'Est, Kadhafi dispose d'une armée de "professionnels".

Beaucoup seraient issus du Tchad, du Niger, de Mauritanie, d’Algérie, de Centrafrique, mais aussi de quelques pays asiatiques. "Je ne crois pas que leur recrutement se soit fait au hasard et au cas par cas, c’est tout simplement impossible, ajoute Jean-Philippe Daniel. Je pense que ces mercenaires faisaient déjà partie de groupes étrangers alliés au régime Kadhafi depuis une trentaine d’années et qu’ils sont venus vendre leurs services à ce dernier dès le début de l’insurrection."

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses vidéos postées sur Internet montrent des hommes tirant à balles réelles sur la population. Des scènes réelles filmées dans l’Est libyen et à Benghazi, fief de l’opposition libyenne. "De nombreux habitants de Brega qui viennent d’arriver à Benghazi affirment avoir vu là-bas des mercenaires aux côtés des pro-Kadhafi. D’après l’accent, ils pensent qu’il s’agissait de Tchadiens, .Plusieurs dizaines d’entre eux ont été arrêtés par les insurgés." témoigne, par téléphone, un médecin français qui se trouvait dans cette zone

Certains mercenaires percevraient 14500 euros par jour

Depuis le 24 février, l'emploi des mercenaires a été officiellement confirmé par un proche du colonel Kadhafi. Le ministre libyen démissionnaire de la Justice, Moustapha Abdel Jalil a déclaré devant plusieurs télévisions "Je savais que le régime disposait de mercenaires bien avant le soulèvement".

Selon un témoignage recueilli par l’agence de presse Reuters, le régime du colonel Kadhafi rétribue grassement ces combattants, entre 725 à 14 500 euros par jour pour tuer des insurgés. Jean-Philippe Daniel. juge, pour sa part, peu crédibles ces dernières informations. Il ajoute "Je ne crois absolument pas à des salaires qui dépasseraient les 4 000 euros par mois, à moins d’être très qualifié, d’être pilote. On ne paye pas un fantassin aussi cher. Imaginez la fortune colossale que coûteraient ces hommes pour le régime."

Des diplomates Occidentaux présents sur place font état d'une logistique bien huilée, et confient :"certains mercenaires atteindraient le territoire libyen grâce à des ponts aériens mis en place entre la Libye et le Niger. D'autres mercenaires arrivent par leurs propres moyens"..

Beaucoup de Subsahariens ayant une parfaite connaissance du terrain

Pour les expatriés occidentaux, les mercenaires les plus dangereux seraient les nombreux Subsahariens qui vivaient et travaillaient en Libye. Ils ont une parfaite connaissance du pays, du terrain et de la population.

Les manifestants et les rebelles font la chasse aux mercenaires, n'hésitant pas à lyncher ceux qui sont pris. Ce qui inspire de vives inquiétudes aux expatriés, qui travaillent dans des entreprises locales, et qui ont une couleur de peau foncée, à l'image de ceux venus de Guinée-Bissau. Ainsi à Zouara, à l’ouest de Tripoli, Julio Pereira, joint par téléphone, se sent menacé et il aimerait quitter la Libye au plus vite. Il confie : "Les opposants nous prennent tous pour des mercenaires à cause de notre couleur de peau". Et l'homme n'ose plus aller à l'extérieur du camp de Choucha, à la frontière tunisienne. "Ma couleur de peau fait de moi un paria. Je n’avais jamais imaginé risquer ma vie sur de simples allégations."

Avec les mercenaires d'un côté, la rébellion de l'autre, la vie est devenue un enfer en Libye pour tous les civils, qu'ils soient européens, portugais, africains ou libyens. Et personne ne semble en mesure, aujourd'hui, d'arrêter de déchaînement de violence !



Read more at Suite101: Libye : Qui sont les mercenaires du dictateur Mouammar Kadhafi ? http://www.suite101.fr/content/libye--qui-sont-les-mercenaires-du-dictateur-mouammar-kadhafi--a26205#ixzz1G8gLF5AK

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 22:40

 

 

Boz et Monica

 

 

Jeune Afrique n° 2617 du 6 au 12 mars 2011

Pas de chance pour Seyni Oumarou, l’un des deux candidats du second tour de la présidentielle du 12 mars au Niger. Le 18 février, dans l’espoir d’une audience sous la tente de Mouammar Khadafi, il ‘était rendu à Tripoli par un vol de la compagnie libyenne Afriquiyah Airways. Débordé par les événements, le « Guide » n’a pas eu le temps de le recevoir et l’a confié ce jour à son Directeur de cabinet, Bechir Salah Bechir. Comble de malchance, le 25, Afriquiyah a suspendu tous ses vols à destination du Sud du Sahara à cause d’une pénurie de pilotes européens. Seyni s’est retrouvé coincé à l’hôtel Radisson de Tripoli. Mais comme la première dame de Centrafrique était dans la même situation, les Libyens ont fait un effort.

Le 26, ils ont affrété un petit jet à réaction qui a déposé Seyni à Niamey puis Monique Bozizé à Bangui.

 

NDLR : Tripoli est bien la destination privilégiée de Bozizé et son épouse Monique pour leur mendicité tout aussi bien connue auprès du généreux Guide libyen. Selon des informations crédibles parvenues à la rédaction de Centrafrique-Presse d’une source ayant requis l’anonymat, deux rotations d’Antonov ont atterri à Birao puis à Bangui, les dimanche et mardi d’il y a une quinzaine de jours pour un refueling et transporté des rebelles de la LRA jusqu’en Libye afin de voler au secours du pouvoir de Khadafi. Nous attendons le démenti des autorités de Bangui quant à cette information d’une extrême gravité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 19:26

 

 

Ndomby

 

 

 

La situation politique Centrafricaine après les élections groupées du 23 Janvier 2011 exigerait une thérapie populaire pour la restauration de la dignité nationale.

 

Devant le mépris caractérisé de la loi électorale par les Autorités elles-mêmes, appuyé par le silence complice d’un Parlement qui a brillé par son absence, l’insuffisance de l’opposition politique et son absence de vigilance et de contrôle durant tout le processus électoral et surtout sa participation à ces élections malgré les mauvaises conditions connues dans lesquelles elles allaient se tenir, tous les Citoyens Centrafricains épris de Justice et de Paix doivent se retrouver autour des Valeurs de la République pour exiger la fin de cette mauvaise série.

 

L’annulation des résultats contestés à juste titre des élections groupées du 23 Janvier 2011 est d’autant plus justifiée qu’elles ont été organisées dans l’irrespect total du code électoral et en dehors des résolutions du dialogue politique inclusif qui fixaient la feuille de route devant y conduire.

 

Le Forum démocratique pour la modernité (FODEM) réitère sa proposition de la mise en place d’un Conseil Exécutif de Transition, pour la Concorde Nationale et la Paix.

 

Ce Conseil Exécutif aura pour mission de réaliser les résolutions du dialogue politique inclusif parmi lesquelles le désarmement démobilisation réinsertion (DDR) des combattants des rebellions ayant signé ou non l’accord politique de Libreville, de mettre en place les Pôles de développement économiques régionaux, de garantir la Paix et d’organiser des élections libres, transparentes aux résultats incontestables.

 

Ce Conseil Exécutif comprendra le Président François BOZIZE et quatre (4) Vice-présidents représentant la Majorité présidentielle, l’Opposition, l’Armée Nationale et les Institutions Judiciaires. Il devra impérativement nommer un nouveau Premier Ministre, un Ministre de la Défense, un Ministre de l’Intérieur, un Ministre de la Justice et un Président du comité de Trésorerie, acceptés par Tous.

 

Il est encore temps d’œuvrer pour corriger tant de manquements observés à l’occasion de l’organisation de ces élections groupées du 23 Janvier 2011.

 

Il n’est plus possible de faire autrement que d’œuvrer pour la Concorde Nationale par la prise en compte de toutes les entités de la République avant de retourner aux urnes dans le respect absolu du code électoral.

Le FODEM, dans sa volonté de voir tous les Centrafricains se retrouver dans la République autour des valeurs d’Unité, de Dignité et du Travail, lesquelles sont indissociables du respect de notre Constitution et de la dignité humaine, demande au Président de la République de veiller à ce que le vent du changement qui a commencé à traverser les frontières trouve son lit chez nous dans le Consensus grâce au schéma proposé pour permettre à tous les Centrafricains de se donner la main et de se mettre au travail avec dignité. Ce conseil Exécutif est l’ultime solution qui permettra de sauver la Paix et la Cohésion Nationale.

 

Le FODEM lance un ultime appel aux Pays partenaires du Centrafrique, au Secrétaire Général des Nation Unies, à l’Union Africaine, aux Chefs d’Etats de la CEMAC, à l’Union Européenne, à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), pour qu’ils usent de tous leurs bons conseils auprès des Autorités Centrafricaines et notamment de leur homologue le Président François BOZIZE, afin qu’il accepte la solution que nous lui proposons pour la Paix et dans l’intérêt supérieur de notre Nation.

 

Fait à PARIS, le 9 Mars 2011

 

Saturnin NDOMBY

 

 

Président FODEM.

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 17:02

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

(MISNA) 9Mars 2011 - 14:37 L’opposition a formé le Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011, qui rassemble les principaux candidats battus à la présidentielle du 23 janvier par le chef de l’État sortant François Bozizé.

Martin Ziguélé du Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc), Louis Pierre Gamba et Émile Gros Raymond Nakombo du Rassemblement démocratique centrafricain (Rdc) et l’ancien président Ange Félix Patassé, arrivé second aux dernières élections, figurent au nombre des signataires de l’initiative.

La presse rapporte entre temps l’hospitalisation à Bangui de M Patassé (74 ans) pour des examens médicaux.

En attendant, la nation se prépare au second tour des législatives prévu le 27 mars prochain et dont la campagne débutera le 14 mars. Cependant, plusieurs partis de l’opposition, rassemblés au sein du Collectif des forces pour le changement (Cfc), ont déjà fait part de leur intention de boycotter le scrutin pour contester les présumées fraudes massives commises au premier tour du 23 janvier. Vingt six députés, ralliés à M Bozizé pour la plupart, ont été élus dès le premier tour sur un total de 105 sièges en lice.

 

Centrafrique  Une présidentielle sans projecteur

Source : regards.fr Par Pia de Quatrebarbes| 2 mars 2011

 

Cette double élection (présidentielle et législative) est presque passée inaperçue.

Fin janvier, en Centrafrique, François Bozizé – élu en 2005 après un putsch (2003) – a été reconduit au premier tour avec 66 % des voix. Cependant près d’un quart des bureaux de vote n’étaient pas fonctionnels, selon RFI. Le vote de 50 000 électeurs (sur 1,8 million) n’a donc pas été pris en compte. La communauté internationale n’a pas pipé mot. Si le deuxième tour des législatives n’a pas encore eu lieu, personne n’est dupe. Le Président est député, comme sa femme, ses soeurs, neveux et cousins… Et Bozizé envisage de modifier la constitution pour faire un autre mandat.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:57

 

 

Henri-Dondra.jpg

 

 

(Journal de Bangui 09/03/2011)

Le Centrafricain est le Président de l’Association des Parents des Martyrs et victimes de l’ex-empereur Bokassa

Henri Dondra exprime son désarroi au sujet du décret présidentiel réhabilitant l’ex-empereur Bokassa. Il a expliqué que depuis les événements du 18 janvier 1979, les victimes ne sont pas indemnisées. L’Association compte saisir le Conseil d’Etat, pour annuler le décret pris par le président Bozizé.

Monsieur le Président votre association des parents des enfants Martyrs a été créée en quelle année?

L’Association a été mise en place dès la chute de l’empereur Bokassa le 20 septembre 1979. Et après analyse du dossier de l’association des différentes familles de victimes, nous avons eu la réponse un peu plus tard.

Quel est l’objectif de cette Association?

Cette association avait pour objectif d’abord l’indemnisation des parents des victimes d’agressions et de tortures et de protéger à l’avenir les enfants contre toutes les agressions, tortures en dehors de la loi de la République et d’éviter que la génération future devienne aussi des martyrs.

Le 30 décembre 2010, le Président de la République a réhabilité par décret présidentiel, l’ex-empereur Bokassa, en tant que Président de l’Association des Parents des martyrs, quels sont vos sentiments?

Dès la prise de cette mesure, nous avons réagi avec force. Nous aurions voulu que Bokassa soit condamné pour crime contre de l’humanité d’une part. Mais, d’autre part, il a été gracié. Dès sa réhabilitation, nous avons déclaré que le décret est de nullité absolu. Nous sommes en train d’entreprendre des démarches auprès du Conseil d’Etat pour demander l’annulation de ce texte officiel.

Comment voyez-vous l’avenir de cette démarche?

La démarche que nous avons engagée se poursuit sur le plan procédural, puisque nous savions que le texte a été pris en violation avec la loi en vigueur. Et que si nous ne réagissons pas dans le délai prescrit par la loi, nous risquons de tomber sous le coup de la déchéance. Vous savez qu’il y a une loi qui demande à ce que les victimes de Bokassa soient indemnisées. Car, une justice s’était prononcée en rendant sa décision au terme de loi. On ne va pas aujourd’hui, par un décret présidentiel annulé cette loi.

Pensez-vous que cette décision serait d’une motivation électoraliste ou politique?


Cette décision est électoraliste, parce que l’élection présidentielle était prévue le 23 janvier 2011, il fallait chercher à gagner le corps électoral de la préfecture de la Lobaye, la région natale de Bokassa.

Comment compter-vous réagir et avec quel moyen de bord?

Nous comptons réagir avec une démarche purement juridique. Nous avons engagé une procédure, conformément au texte en vigueur, en demandant l’annulation de ce décret par une plainte que nous avons déposé au Conseil d’Etat.

Vous n’avez pas peur pour votre sécurité?

L’état de notre sécurité est tellement précaire dans la mesure à tout moment on peut venir nous enlever. Mais, nous avons pris une mesure courageuse en termes de martyrs. Je suis victime de mes droits notamment ma pension au Trésor public est bloquée en plus de mon fils que j’ai perdu en 1979.

© Copyright Journal de Bangui

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:54

 

 

afrique

 


(L'Express 09/03/2011)


Les révoltes qui secouent le Maghreb et le Moyen-Orient bouleverseront tous les régimes réputés "forts" du continent africain. C'est en tout cas l'opinion de l'ancien ministre des Affaires étrangères d'Abdoulaye Wade, Cheikh Tidiane Gadio, virulent opposant aux dérives monarchiques du pouvoir sénégalais.

Les révolutions citoyennes en Tunisie et en Égypte vous ont-elles surpris?

Oui, comme elles ont surpris tout le monde. Je me souviens avoir assisté à de nombreux entretiens avec le président Ben Ali où nous, Africains, le félicitions du développement économique et social dans son pays. Sans voir qu'il s'agissait d'une façade visant à priver les Tunisiens de leurs libertés civiques et de les empêcher de contester le système mafieux imposé par le clan dirigeant.

 Et en Égypte?

On y décèle la même aspiration à la liberté et à la démocratie; mais, aussi, comme partout ailleurs dans le monde, la même contestation face à des inégalités trop criantes. Dans les deux cas, il faut noter que l'islamisme n'a rien à voir avec la révolution.

 Doit-on à l'intervention des Etats-Unis la retenue de l'armée égyptienne?

N'oubliez pas que le premier soulèvement citoyen s'est produit aux Etats-Unis avec la mobilisation sans précédent ayant permis l'élection de Barack Hussein Obama. Il est normal que celui-ci se sente une dette, politique et morale, envers les peuples du monde entier. La grande différence, c'est que le président des Etats-Unis ne suscite plus les révolutions; il les accompagne.

En quoi le cas de la Libye diffère-t-il des deux autres?

Les peuples refusent désormais les successions dynastiques

Au nom de la lutte contre l'impérialisme américain, les milices de Muammar Kadhafi vont se défendre et tuer beaucoup de gens. Pourtant, le Guide la révolution a su gouverner intelligemment pendant quarante ans, redistribuant la manne du pétrole. C'est sans doute pour cela qu'il pense qu'on l'aime. Mais il n'a pas compris que son peuple aspire au changement. Il a aussi beaucoup dépensé d'argent en Afrique dans des projets hôteliers ou autres et de nombreux ressortissants africains travaillent en Libye.

Quel impact pour l'Afrique subsaharienne?

Cette déferlante n'est pas qu'une affaire arabo-arabe; elle concerne le continent africain dans son ensemble. D'autant que les peuples refusent désormais les successions dynastiques. Il est assez facile de prévoir où surviendront les prochaines révolutions. D'autant qu'en Afrique noire, les partis politiques traditionnels se sont complètement décrédibilisés.

Qu'en sera-t-il au Sénégal?

J'ai créé un Mouvement politique citoyen avec pour slogan "Luy Jot Jotna" - Il est urgent d'agir! Dans les dix premières semaines de notre existence, nous avons rallié un grand nombre de cadres, professeurs, banquiers et fonctionnaires. Sans doute parce que nous sommes les premiers à lier une forte demande sociale en souffrance aux écueils de la succession.

Par Christine Holzbauer

© Copyright L'Express

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 01:30

 

 

-Joseph_KABILA.jpg

 

8 Mars, 2011 - 19:42 – (MISNA) - Pas moins de 126 personnes ont été arrêtées pour l’attaque perpétrée le 27 février dernier à Kinshasa contre la résidence du président Joseph Kabila et une caserne militaire, et soldée par 19 victimes, dont 11 assaillants et huit soldats, a indiqué la police lors d’une conférence de presse.

Selon plusieurs médias, la plupart des suspects présentés par la police – en même temps que les présumées armes saisies -, et visiblement fatigués voire blessés avec les vêtements déchirés, n’ont pourtant cessé de clamer leur innocence. Certains témoignages recueillis par l’ong Voix des Sans Voix sembleraient indiquer qu’une partie des intéressés auraient été arrêtés de manière arbitraire avant d’être soumis à des mauvais traitements.

Selon un porte-parole de la police, l’assaut contre la propriété du président Kabila et une base du camp militaire de Kokolo aurait été orchestré de l’extérieur avec l’aide de complices à Kinshasa et aspirait à attenter à la vie du chef de l’État et à voler des armes et des munitions.

En novembre, M Kabila briguera un nouveau mandat à la présidence du Congo.

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 00:11

 

 

Abdoulaye-Miskine-Koumta-Madji.jpg

 

 

Source: Institut de la Seconde Guerre and Peace Reporting (IWPR)

Date: 8 mars 2011

Le témoin parle d'une attaque sur le marché à bétail près de la capitale de la RCA dans laquelle il y a eu beaucoup de morts.

Wakabi Wairagala - Justice internationale - CPI

Issue ACR 290,

Un témoin dans le procès Cour pénale internationale, CPI, du chef de l'opposition congolaise Jean-Pierre Bemba la semaine dernière a fourni des détails d'un massacre d'au moins un marché de bétail près de la capitale de la République centrafricaine, République centrafricaine.

Témoignant sous le pseudonyme de témoin 79, et avec distorsion de la voix et le visage, elle a dit que l'attaque au marché à bestiaux au PK13 qui est situé à 13 kilomètres de la capitale Bangui, la gauche "de nombreux musulmans » morts, dont son mari.

Le témoin a déclaré que l'attaque était dirigée par Martin Koumtamadji, un ressortissant tchadien également connu sous le nom Miskine, qui a dirigé une unité militaire spéciale en dehors de l'armée qui a combattu les tentatives coup d'Etat contre le président centrafricain Ange-Félix Patassé.

Elle a rappelé la façon dont un résident de PK13 l’a informée de l'attaque sur le marché aux bestiaux.

Le témoin a déclaré que cette personne 79 lui a dit: «Vous êtes ici des musulmans mais Miskine et les Banyamulenge ont tué de nombreux musulmans et il a promis de revenir plus tard pour tuer plus de musulmans encore dans [la banlieue de] PK12."

Banyamulenge est un terme utilisé en RCA pour se référer aux soldats de Bemba qui ont été à Bangui en 2002 et 2003 pour aider Patassé à combattre une rébellion armée.

En Novembre dernier, le premier témoin à charge dans le procès de Jean-Pierre Bemba a déclaré que lorsque des rebelles dirigés par le chef de l'armée limogé François Bozizé, ont attaqué Bangui, Miskine a effectué un raid punitif sur le marché aux bestiaux. Le raid a eu lieu le 30 et 31 Octobre, 2002.

Les organisations des droits humains dans le passé ont demandé à la CPI d’inculper Miskine et Patassé aux côtés de Jean-Pierre Bemba. Elles ont affirmé que la responsabilité des trois est la même pour les crimes commis en RCA.

Les avocats de Bemba ont déclaré à plusieurs reprises qu'il y avait plusieurs groupes de milices et que les atrocités commises à Bangui ne sont pas à la fois celles de ses troupes dans le pays. Ils affirment que des soldats de l'un de ces groupes pourraient avoir commis les crimes dont Bemba est accusé.

Bemba, 48 ans, a été placé en détention à la CPI depuis Juillet 2008. Bien qu'il n'était pas en RCA avec les troupes qui auraient violé, assassiné et pillé, il est en procès parce qu’il est accusé par le procureur de n’avoir pas assumer la responsabilité de n’avoir pas retenu ou puni ses soldats.

Selon le Statut de Rome qui fonde la CPI, un chef militaire est pénalement responsable des crimes commis par les forces sous leur commandement et un contrôle efficace.

Dans son témoignage la semaine dernière, le témoin 79 a raconté comment elle et sa fille de 11 ans ont été violées par des soldats du Mouvement de Bemba pour la Libération du Congo, MLC.

Elle a également déclaré que son mari a été tué par une force dirigée par Abdoulaye Miskine, qui dit-elle, a été accompagnée par les troupes du MLC.

Interrogée par l'avocat des poursuites Horejah Bala-Gaye, elle a dit : «La personne qui a tué mon mari a été Miskine et les Banyamulenge qui l'accompagnaient."

Elle a ajouté que, outre son mari, de nombreuses autres personnes ont été tuées au marché à bestiaux, et décrit comment elle et certains de ses voisins ont rencontré deux commandants MLC pour protester contre le traitement des soldats malades et de civils.

Le témoin a expliqué que la réunion a eu lieu à la maison du chef local, dans la banlieue PK12. Elle a dit que les commandants s’étaient adressés à eux en français.

"Ils ont dit : « Si vous voyez les gens venir au quartier et commettre des exactions violentes, il faut savoir que certains ne sont pas des soldats professionnels. Ce sont des gens qui ont reçu des vêtements militaires et des armes pour aller au front », a-t-elle rappelé.

Elle a ajouté que les commandants MLC ont également dit que ces femmes étaient des hommes violeurs qui voulaient voler et ne sont pas des soldats professionnels.

Le témoin n'a pas dit en audience publique qui a donné des armes aux soldats inexpérimentés, et n'a pas précisé les noms des commandants ou s’ils ont promis de prendre des mesures contre les soldats qui ont abusé de civils.

Le témoin 79 a déclaré que les soldats de Bemba ont été les seuls soldats qui ont soumis des civils de son quartier à des abus.

"Je n'ai pas vu la présence de soldats d'autres au-delà de ceux que j'ai cités, dit-elle.

Le témoin a dit que deux jours après avoir été violée, elle a appris que sa mère et sa sœur aînée avaient également été violées par les troupes du MLC. Elle a dit à la suite de cette attaque, sa mère est devenue "plutôt déséquilibrée dans son comportement» et a fui vers le Tchad voisin.

Son frère, dont les biens ont été pillés parmi ceux de sa maison dans la nuit de son viol, "est devenu colérique" et a quitté la maison. Il n'avait pas donné de nouvelles depuis, a-t-elle dit.

«Je vis dans un état d'inquiétude", a déclaré le témoin. «Je suis troublée. Je sais que je ne suis pas bien dans ma tête. Je sais que j'ai des problèmes psychologiques."

Le procès se poursuit cette semaine.

Wairagala Wakabi est un reporter de l'IWPR formés à La Haye.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:32

 

 

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Mardi, 08 Mars 2011 10:47

Ai- Rca- Service Marie Annick Zamba. C’est le nom de la nouvelle présidente du comité ad hoc du groupement des éditeurs de la  presse privée indépendante de Centrafrique (Geppic), élue le  6 mars au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Bangui, la capitale.

Organisée par les membres du Geppic, cette assemblée générale extraordinaire a été présidée par Michel Ngopélé, directeur de publication du journal « le quotidien de Bangui ».

« On reproche au bureau précédent sa gestion peu orthodoxe de la chose, un dysfonctionnement notoire au sein de l’ancien bureau et son engagement très politique, chose interdite par le statut et règlement intérieur du groupement »,  a souligné M Ngopélé.

« Je viens d’être élue à la tête du comité ad hoc du Geppic qui aura pour mission de diriger le Geppic pendant au moins deux mois »,  a  confié Mme Zama.

Et de poursuivre : « notre mission est de pouvoir faire un projet de révision des  statuts et règlements intérieurs et de pouvoir  représenter le Geppic auprès des différentes institutions nationales et internationales enfin d’évacuer des affaires courantes  et d’organiser d’ici le 7 mai prochain une assemblée générale élective ».

A en croire la nouvelle présidente du comité ad hoc, au cours de cette assise,  on a eu à déceler certaines pratiques qui n’honorent pas le métier du journaliste. Et le nouveau bureau s’engage, selon elle, à ne pas reproduire les mêmes erreurs du passé.

Pour mémoire,  l’ancien bureau a été mis en place au mois de juin 2010 et comptait plus de 6 membres sous la présidence de Albert Mbaya, directeur de publication du quotidien « Agora ».

Selon des indiscrétions, l’affaire de détournement des fonds de l'association  se trouverait actuellement au niveau du parquet de Bangui.

Il convient de préciser que le nouveau comité mis en place est composé de 5 membres.

Kabongo, Ai Bangui

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:25

 

 

Binguimale2 0

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Mars 2011 15:56

Les membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI) locale de Bouar (ouest de Centrafrique) annoncent un éventuel boycott de la part de ses membres des législatives du 27 mars 2011. Ils exigent le versement de la somme de 9 300 000 francs CFA (environ 14,177 euros), correspondant aux frais de location des motos et indemnités non perçues lors du double scrutin du 23 janvier dernier. L’information est confirmée par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette région.

Au cours d’une réunion tenue lundi 7 mars, ces mécontents dénoncent « une gestion opaque » des fonds alloués par le gouvernement et ses partenaires pour les opérations de vote, dont font montre les responsables de la CEI locale.

Ces commissaires demandent « plus de transparence dans la gestion et exigent par ailleurs la démission de membres dirigeant de cette institution politique locale ».

« Nous gérons les fonds conformément aux textes en vigueur établis par la CEI, et ne pouvons que rendre compte qu’à nos chefs hiérarchiques, se justifient quelques responsables. Si nous avons commis de fautes, ajoute l’un d’entre eux, « la justice est là pour faire son travail ».

Par ailleurs dans la préfecture d’ABA (ouest), les commissaires ont aussi proféré des menaces similaires à l’endroit de leurs responsables. Une situation qui s’envenime avec la revendication des autres commissaires de Bangassou (est) et ceux de Bangui. Tous conditionnent la tenue de ces élections au versement de leurs indemnités.

 

NDLR : De quel deuxième tour parle-t-on encore ?

 

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