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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 19:25

 

 

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Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


LONDRES, 19 Novembre 2010 (IRIN) - Les victimes de crimes de guerre en République centrafricaine (RCA) recevront leur journée au tribunal le 22 Novembre lors du procès de Jean-Pierre Bemba ouvre à La Haye.

Plus de deux ans après son arrestation en Belgique, l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) est au banc des accusés pour répondre des accusations selon lesquelles comme un chef rebelle, il a été responsable d'une campagne d'assassinats, de viol et des pillages qui auraient été commis par ses soldats il y a sept ans en République centrafricaine.

Sénateur de la RDC et riche homme d'affaires, Bemba est le premier accusé de haut niveau pour passer en jugement devant la CPI qui a été critiquée dans le passé pour ne se concentrer que sur les chefs des milices de rang inférieur comme la RDC, Thomas Lubanga.

Bemba a été vice-président dans le gouvernement de transition qui a suivi 1998-2003, le pays en guerre et candidat à la présidentielle en 2006. Il s'est enfui au Portugal l'année suivante après des combats entre ses gardes du corps et les soldats fidèles au président Joseph Kabila.

La CPI accuse Bemba de la responsabilité pénale en tant que commandant militaire pour les crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis par son Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) en République centrafricaine du 26 Octobre 2002 au 15 Mars 2003.

Le début du procès a été reporté à deux reprises, plus récemment encore, pour entendre les arguments de ses avocats selon lesquels l’affaire Bemba avait déjà été instruite en République centrafricaine et ne pouvait pas être poursuivie à nouveau.

Les juges n'étaient pas convaincus et environ 37 témoins à charge sont attendus pour témoigner dans les prochains mois, dont beaucoup ont été victimes de viol présumé.

L'affaire met fortement l'accent sur les violences sexuelles qui auraient été commises par des soldats du MLC qui ont été invités en République centrafricaine par l'ex-président Ange-Félix Patassé pour l’aider à contrer une rébellion. Le chef de la junte, ancien chef de l'armée François Bozizé, a renversé Patassé et a demandé en 2004 à la CPI d'enquêter.

Patassé complices?

Lors des audiences l'an dernier afin de déterminer si l'affaire pouvait être jugée, les avocats de l'accusation ont déclaré que Patassé ont été Bemba co-auteur et que les deux hommes ont été complices dans les cinq mois de chaos qui ont suivi l'arrivée du MLC dans le pays. Patassé exilé au Togo, mais est maintenant candidat à la présidence centrafricaine pour les élections prévues en Janvier.

Les défenseurs des droits humains sont déçus que le tribunal n'ait pas poursuivi Patassé et d'autres personnes soupçonnées d'implication dans le conflit centrafricain, y compris les troupes de Bozizé.

« Patassé est régulièrement mentionnée [par la CPI], mais il n'a pas été inculpé", a déclaré Mariana Pena de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) représentant permanent auprès de la CPI. "Il ne semble pas qu'ils enquêtent activement sur d'autres auteurs [en RCA]. C'est une préoccupation pour les victimes en RCA qui ne comprennent pas pourquoi on a été essayé et on n'a pas."

Les troupes du MLC de Bemba ont également été impliqués dans la violence intérieure en RDC, y compris les allégations de viols et d'assassinats dans le territoire du district d'Ituri Masamba en 2002.

"Le procureur n'a pas dit formellement qu'il ne va pas poursuivre Bemba [sur ces allégations], mais son procès commence et il n'a pas tenté au cours des deux ou trois dernières années de l'accuser de crimes en RDC, de sorte que vous si lisez le contexte, il n'a pas l'intention d'engager des poursuites », a déclaré Pena.

Dans une déclaration écrite pour IRIN, cependant, un porte-parole de la CPI n'a pas exclu d'autres mesures juridiques. "Nous continuons à travailler sur la situation en RDC dans son ensemble et la situation en Ituri demeure d'intérêt pour nous. [En RCA] nous sommes actuellement concentrés sur le procès Bemba. Des enquêtes futures ou l’éventualité des poursuites dans la situation en République centrafricaine, il en sera décidé par la suite."

Les avocats de Bemba n'ont pas répliqué ni cherché à faire des commentaires, mais on s'attend à ce qu’ils soutiennent que soutiennent les soldats du MLC ont été sous le commandement de Patassé en RCA et obéi à ses ordres, et non pas ceux de Bemba, qui sont restés largement en RDC.

Difficile à prouver

Pour gagner, leur procureurs doit prouver que ceux qui ont commis les crimes  étaient des subordonnés de M. Bemba qui avait connaissance des crimes et qu'il a constamment échoué à agir ou à punir les crimes.

Un expert en droit pénal international qui a défendu des clients accusés d'avoir la responsabilité du commandement au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et qui a également consulté l'équipe de défense de Jean-Pierre Bemba a déclaré que de tels cas peuvent être difficiles à prouver.

«Très souvent, il n'y avait rien d'officiel à propos de [la structure de commandement]. Il n'y avait pas un document, une ordonnance, une loi qui a créé cette structure», a déclaré Geunael Mettraux.

"Ils sont très difficiles à établir, car au fond ce que vous avez à montrer, c'est il y avait une chaîne de commandement reliant les personnes qui ont commis les crimes et l'accusé et que, par cette chaîne de commandement, il aurait été capable de les contrôler."

Et les défis juridiques ne sont pas seulement les batailles à venir pour la CPI.

CPI médias opération

Le tribunal a également l'obligation de communiquer souvent compliquée procès des milliers de miles pour les populations de deux pays d'Afrique centrale avec craquement-à-inexistante infrastructures. En RDC, au moins, la CPI a été accusé de ne pas communiquer avec la population locale, ce qui conduit à des idées fausses et les malentendus des deux côtés.

Fadi El-Abdallah, agent de sensibilisation juridique à la CPI, dit le tribunal ciblera les médias locaux dans les deux pays - journalistes d'information et des programmes prévoyant que d'expliquer le fonctionnement et le mandat de la cour. La journée d'ouverture sera disponible via satellite pour les téléspectateurs congolais et distribué par DVD pour ceux qui sont en RCA.

Marie Edith Douzima-Lawson, une avocate centrafricaine représentant 79 victimes qui participent au procès, a dit qu’il y a un grand intérêt en Centrafrique. «Ce procès ... prouve que même les puissants peuvent un jour être jugés, dit-elle. "Tout le monde en RCA est en attente de ce procès."

Environ 134 victimes ont été officiellement reconnues par le tribunal avec des applications de plus de 1.000 autres encore en attente d'une décision judiciaire. La CPI est le seul tribunal international qui donne aux victimes de crimes qui ne sont pas appelés comme témoins un rôle formel dans la procédure judiciaire. Dans ce cas, ils seront autorisés à participer par l’entremise de Me Edith Douzima-Lawson et un autre avocat qui fera l'ouverture et la clôture et l'interrogatoire des témoins au moment jugé opportun par les juges.

«Les victimes veulent que leurs voix soient entendues. Ils veulent raconter leur histoire», a déclaré Paolina Massidda, chef du bureau de la CPI du conseil public pour les victimes. "Ceci est très important pour eux, parce qu'ils ont le sentiment que personne ne se soucie d'eux. Ils ont le sentiment que ce qui leur est arrivé sera entendu dans un tribunal de droit."

 [FIN] Une sélection de rapports d'IRIN sont publiés sur ReliefWeb. Trouver plus d'IRIN nouvelles et des analyses à http://www.irinnews.org

 

 

Jean-Pierre Bemba devant les juges de la CPI

par Jean-Marie Nkambua le 18 novembre 2010

Finalement, le procès dans l’affaire Le Procureur contre Jean-Pierre Bemba Gombo commencera le lundi 22 novembre à 14h30. L’accusé serait pénalement responsable, pour avoir effectivement agi en qualité de chef militaire au sens de l’article 28-a du Statut de Rome, de deux crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), prétendument commis sur le territoire de la République centrafricaine au cours de la période comprise approximativement entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003.

Après son arrestation par les autorités belges, conformément à un mandat d’arrêt délivré par la Chambre préliminaire de la CPI, il a été transféré à la Cour le 3 juillet 2008. Il est actuellement détenu au quartier pénitentiaire de la CPI à La Haye. Son procès se tiendra devant la Chambre de première instance III, composée des juges Sylvia Steiner (Brésil), juge présidente, Joyce Aluoch (Kenya) et Kuniko Ozaki (Japon). Ces magistrats indépendants veilleront à ce que le procès soit conduit de façon équitable et avec diligence, dans le plein respect des droits de la défense, de l’égalité des armes et du principe du contradictoire, ainsi qu’en tenant dûment compte de la nécessité d’assurer la protection des victimes et des témoins.

On s’attend à ce que le procès de M. Bemba dure plusieurs mois. Après la fin des audiences, les juges de la Chambre de première instance III rendront leur décision dans un « délai raisonnable ». Celle-ci sera lue en public : elle acquittera ou condamnera l’accusé. Les différentes parties au procès pourront, le cas échéant, faire appel de la décision devant la Chambre d’appel de la Cour.

Soulignons que le même lundi 22 novembre 2010 à 11h (heure locale de La Haye), une conférence de presse se tiendra à l’occasion de l’ouverture du procès dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, dans la salle de conférence de presse au siège de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Le Greffier de la Cour, Silvana Arbia, ouvrira la conférence de presse. Le Procureur de la CPI, les conseils de la Défense et les représentants légaux des victimes seront présents et feront de courtes déclarations en anglais, à la suite desquelles les journalistes qui assisteront à la conférence à La Haye auront la possibilité de poser des questions. Des journalistes y participeront également via visioconférence à partir des bureaux extérieurs de la Cour à Bangui (République centrafricaine) et à Kinshasa (République démocratique du Congo).

Pour rappel, Jean-Pierre Bemba Gombo serait pénalement responsable, pour avoir effectivement agi en qualité de chef militaire au sens de l’article 28-a du Statut de Rome, de deux crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), prétendument commis sur le territoire de la République centrafricaine au cours de la période comprise approximativement entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003. Après son arrestation par les autorités belges, conformément à un mandat d’arrêt délivré par la Chambre préliminaire de la CPI, il a été transféré à la Cour le 3 juillet 2008. Il est actuellement détenu au quartier pénitentiaire de la CPI à La Haye.

C’est fini pour J-P Bemba

Avec ce procès qui commence le lundi de la semaine prochaine, nous pouvons dire que les carottes sont désormais cuites pour le Président du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba Gombo. Comme nous venons de le dire, il s’agit d’un procès qui prendra plusieurs mois, surtout lorsqu’on sait que 2011 demeure l’année au cours de laquelle tout devra être fait pour l’organisation des élections à tous les niveaux.

Ainsi, le MLC est obligé de s’allier avec un autre leader de l’Opposition, si et seulement il veut capitaliser ses chances de jouer un rôle crucial dans le microcosme politique de la Rdc. Aussi, fini l’idée de croire qu’il n’y avait qu’un seul candidat au sein du MLC et au sein de l’Opposition et quiconque tenait un discours contraire était accusé de tous les péchés d’Israël.

Jean-Marie Nkambua

 

Source : http://afriqueactu.net/14725/monde-2/societe-2/jean-pierre-bemba-devant-les-juges-de-la-cpi

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 02:59

 

 

Guterres à Sam Ouandja

 

(MISNA) 18/11/2010   16.59 - Le transfert de quelque 3500 Soudanais réfugiés au Nord vers la région de Bambari (plus au sud) a commencé depuis une semaine, indique le Haut-commissariat aux réfugiés (Hcr) de l'Onu, qui a déjà procédé au transport aérien de 500 personnes, essentiellement originaires du Darfour, en collaboration avec le gouvernement centrafricain.

Le transfert des réfugiés découle de raisons sécuritaires : le récent retrait de la mission de paix locale de l'Onu (Minurcat) de la zone de Sam Ouandja où se trouvaient les réfugiés auraient favorisé l'avancée de rebelles armés et de bandes criminelles. De surcroît, dans cette région particulièrement reculée et difficile d'accès à l'aide humanitaire, les habitants sont exposés à l'insécurité alimentaire.

Début 2007, des milliers de Soudanais s'étaient réfugiés dans la zone de Sam Ouandja, à 80 km seulement de la frontière en territoire centrafricain, pour échapper aux violences et à la crise humanitaire du Darfour.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 02:36

 

 

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ROME - AFP / 18 novembre 2010 09h12 - Pour lutter contre les mutilations génitales, dont sont victimes chaque année des millions de filles dans le monde, mieux vaut s'appuyer sur les valeurs des communautés que combattre les traditions locales, estime l'Unicef dans un rapport rendu public jeudi.

"Les mêmes facteurs qui ont motivé la décision de parents de mutiler leur fille peuvent les amener à arrêter cette pratique si la norme sociale évolue", a constaté le centre de recherches Innocenti de l'Unicef, basé à Florence, auteur de ce rapport, après avoir examiné "les stratégies prometteuses" qui soutiennent des communautés en Egypte, Ethiopie, Kenya, Sénégal et Soudan.

Dans ces pays, une attention particulière a été apportée à "l'implication des membres éminents de la communauté, comme les chefs religieux et locaux", même si les politiques nationales -et en particulier l'interdiction de l'excision- et les médias ont aussi permis "d'encourager le processus".

A chaque fois, la question a été abordée en partant des besoins des communautés, du respect des droits de l'Homme, des motivations qui poussaient une famille à adopter la pratique.

"Quand l'excision est considérée comme la seule façon d'agir, le tout premier pas est de prendre conscience qu'il existe une alternative à cette pratique", soulignent les auteurs.

Ainsi au Sénégal, une loi a interdit les mutilations génitales, mais a suspendu son application pendant deux ans, le temps d'organiser une série de rencontres avec les membres des communautés dans les régions où cette pratique est répandue.

Selon les auteurs du rapport, les initiatives contre l'excision ont trop souvent consisté à "combattre les traditions locales".

Dans les pays étudiés, au contraire, l'excision comme rite initiatique peut être remplacée par une "déclaration de renoncement".

A condition toutefois que celle-ci soit publique et surtout collective, "car une famille ne le fera que si elle croit que la plupart ou tous les autres feront le même choix au même moment".

"Malgré les progrès réalisés dans les communautés bénéficiaires des interventions, surtout au Sénégal, les taux de prévalence nationaux des mutilations génitales restent élevés", reconnaît toutefois l'Unicef.

Celle-ci rappelle que modifier des pratiques qui existent parfois depuis des siècles "est un processus complexe qui prend du temps".

Mais selon les auteurs du rapport, ces stratégies permettent aussi de remettre en cause d'autres pratiques discriminatoires, comme le mariage forcé ou la violence contre les femmes.

(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 02:20

 

 

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LA HAYE, Pays-Bas, 18 novembre 2010/African Press Organization (APO)/ - La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), à travers ce communiqué de presse, se réjouit de l'ouverture devant la Cour pénale internationale (CPI) le 22 novembre 2010 du jugement de Jean-Pierre Bemba. L'homme est accusé d'avoir commis des crimes de guerre et crimes contre l'humanité en République centrafricaine (RCA), dans le cadre du conflit armé ayant ravagé le pays en 2002 et 2003.

«L'ouverture du procès est une étape importante vers l'obtention de la justice pour les victimes de crimes graves commis en RCA, en particulier de crimes sexuels, utilisés systématiquement comme arme de guerre. La date de l'ouverture est symboliquement importante car elle intervient à la veille de la célébration de la journée mondiale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le 25 novembre», a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. «Nous nous réjouissons tout particulièrement de la participation, à travers leurs représentants légaux, de centaines de victimes dans cette procédure et espérons qu'elles pourront faire entendre leurs voix».

Jean-Pierre Bemba est Président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC). Il est poursuivi en qualité de commandant militaire pour trois crimes de guerre (meurtre, viol et pillage) et deux crimes contre l'humanité (viol et meurtre). Ces crimes auraient été commis dans le contexte du conflit armé en 2002 et 2003 en RCA, pendant lequel le MLC soutenait les forces armées du Président centrafricain Ange Félix Patassé contre la tentative de coup d'Etat diligentée par François Bozizé, actuel chef de l'Etat.

Depuis 2003, la FIDH et ses organisations membres ont régulièrement soumis des communications au Bureau du Procureur de la CPI sur les crimes commis en RCA, en soulignant la gravité de ces crimes et l'incapacité du système judiciaire national à enquêter et poursuivre les auteurs présumés de tels crimes. Le manque de capacité du système judiciaire centrafricain à traiter de ces crimes a été confirmé par l'arrêt de la Cour de cassation centrafricaine du 11 avril 2006 qui a appelé la CPI à intervenir pour juger les crimes internationaux perpétrés sur le territoire centrafricain.

La FIDH souligne l'importance que le Bureau du Procureur continue à mener des enquêtes dans l'objectif de poursuivre les principaux hauts responsables des crimes commis en RCA par toutes les parties au conflit, afin de garantir justice et réparation pour toutes les victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI.

Par ailleurs, il importe de souligner que le Groupe d'action judiciaire (GAJ) de la FIDH a soutenu des victimes congolaises de crimes qui auraient été commis par Jean Pierre Bemba alors qu'il était à la tête du MLC en RDC, à travers la soumission, en juin 2010, d'un mémoire demandant à la Cour de s'enquérir auprès du Procureur des raisons pour lesquelles celui-ci avait choisi de ne pas poursuivre M. Bemba pour des crimes commis en RDC.

L'ouverture du procès de Jean-Pierre Bemba est en outre l'occasion pour la FIDH de rappeler la mémoire de Maitre Wanfiyo Goungaye, avocat et défenseur des droits de l'Homme en RCA, décédé dans des conditions non encore clairement élucidées, à la veille de l'audience de confirmation des charges de Jean-Pierre Bemba, à laquelle il s'apprêtait à représenter de nombreuses victimes.

Contexte

La situation en République centrafricaine est sous enquête devant la CPI depuis mai 2007. Elle a été déférée au Procureur par le gouvernement centrafricain en 2004. Elle faisait aussi l'objet de communications transmises chaque année depuis 2003 par la FIDH et ses ligues au Bureau du Procureur. Le 24 mai 2008, Jean-Pierre Bemba était arrêté par les autorités belges, suite à l'émission d'un mandat d'arrêt par la CPI. Le 15 juin 2009, la Chambre préliminaire II de la CPI confirmait les charges à son encontre.

Un grand nombre de victimes centrafricaines qui avaient plaidé dès le début pour l'intervention de la CPI sur les crimes commis en 2002-2003, se sont manifestées pour demander à participer aux procédures à l'encontre de Jean-Pierre Bemba. A ce jour, plus de 1400 victimes ont demandé à participer. Ce chiffre est significatif et sans précédent dans l'histoire de la CPI.

 

 

(1) Voir le communiqué de presse de la FIDH et ses ligues en République démocratique du Congo,”Les victimes interrogent la CPI sur l’absence de poursuites contre Jean-Pierre Bemba pour des crimes commis en RDC – Les juges les déboutent déclarant que l’enquête du Procureur sur la RDC est toujours ouverte”, 3 novembre 2010

 

Pour plus d’informations, veuillez-vous reporter aux questions-réponses de la FIDH sur le procès Bemba, ainsi qu’au dossier en ligne.

 

SOURCE : International Federation of Human Rights (FIDH)

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 02:19

 

 

MRH

 

18/11/2010 à 16h:04 Par Habibou Bangré Jeune Afrique

L’ancienne ministre déléguée Marie-Reine Hassen veut succéder à François Bozizé lors de la prochaine présidentielle. L’ex-épouse de Jean-Bedel Bokassa a-t-elle ses chances ? Certains lui prédisent une cuisante défaite, si du moins elle est autorisée à concourir.

Pour certains Centrafricains, son nom n’évoque rien. Pourtant, Marie-Reine Hassen a été première dame, raconte Dark Age, The Political Odyssey of Emperor Bokassa (de Brian Titley, Mc Gill – Queen’s University Press, 272 pages, 7 euros). Interrogée par jeuneafrique.com, Marie-Reine, qui brigue la magistrature suprême, confirme. Retour en 1974.

Pour la protéger du futur empereur, sa mère, institutrice, tente de fuir au Cameroun avec ses enfants. Arrêtés, ils sont enfermés dans les geôles tristement réputées de Ngaragba. Deux années plus tard, en 1976, âgée de 16 ans, la jeune Franco-Centrafricaine sort, amaigrie, pour être mariée au « dictateur mégalomane », qui peu après libérera les siens.

 « Il aurait pu me brutaliser dès le départ. Cela aurait été un moyen de plus pour se venger de mon père (ancien conseiller français du président David Dacko en fuite, NDLR). Il ne l’a pas fait. Par la suite, il m’a traitée avec beaucoup d’égards. »

Féminiser le développement économique

Il n’empêche. Elle veut recouvrer la liberté et simule la folie. Son mari s’en sépare au bout de deux ans et, avant son départ pour la France, elle garde en mémoire la « prospérité et la stabilité » de son pays. Un « âge d’or » qu’elle espère ressusciter en devenant la deuxième présidente d’un État africain. Après la Libérienne Ellen Johnson-Sirleaf.

Mais ulcérée par le « jeu » autour de la date limite de dépôt des candidatures et le manque de « transparence » dans le processus électoral, Marie-Reine Hassen « refuse de déposer [son] dossier tant que les autorités ne font pas un effort pour assurer la sécurité, un bon recensement, une commission électorale fiable… ».

Quel programme propose la deuxième candidate à la présidentielle centrafricaine, après Jeanne-Marie Ruth-Rolland, en 1993 ? Elle promet la sécurité, l’eau, la nourriture, l’éducation, l’électricité, la santé et la justice. Nécessaire, mais rien de vraiment révolutionnaire. En revanche, l’économiste formée en France et aux États-Unis pourrait se démarquer avec son projet de féminiser le développement économique…

L’élégante métisse de 46 ans a-t-elle réellement ses chances ? « C’est une femme très brave, très adroite et qui peut faire beaucoup de choses. Le problème, c’est qu’elle n’a pas de pouvoir financier et qu’elle n’est pas très connue », souligne une grande avocate centrafricaine, qui votera pour Marie-Reine Hassen même si elle pense « qu’elle ne va pas passer ».

Durs auspices

Pas évident de s’imposer face au chef de l’État sortant François Bozizé et à tous ces « ex » : Ange-Félix Patassé (ancien président), Martin Ziguélé (Premier ministre de 2001 à 2003), Eloi Anguimaté (ancien ministre). Celle qui se veut rassembleuse a tout de même été diplomate et ambassadeur itinérant au Sénégal, de 2003 à 2006, avant d’occuper trois postes de ministre déléguée : aux Affaires étrangères, puis à l’Économie et enfin à la Présidence.

Elle démissionne en octobre 2009, concluant « que le pays est entre de très mauvaises mains et que sa situation est catastrophique ». Le ras-le-bol, aussi, des vexations, des conditions de travail exécrables… et de l’inaction des autorités après une « tentative d’assassinat » perpétrée contre elle en juin 2009.

« Tentative d’assassinat ? s’interroge, incrédule, Alain-Bertrand Kogalama, responsable du journal Nouvelle Vision. C'est plutôt un braquage. Les gens ne blaguent pas avec les armes ici. Si c’est pour tuer, ils tuent. Mais si ce n’est pas pour tuer, ils ne tuent pas… »

Reste qu'après l'attaque, la divorcée mère de trois enfants – sportive, guitariste et chanteuse à ses heures perdues – s’est exilée en France. D’où elle a appris qu’en mai une « dizaine de militaires » avait forcé sa résidence à Bangui. « Incurable optimiste », elle compte toujours battre campagne au pays si sa candidature est retenue. Mais sous protection de la Force multinationale en Centrafrique.

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 02:15

 

 

Bozizé toudjoubé

 

 

Le Président de la République, François Bozizé demande à la CEI la réouverture du dépôt de candidature des retardataires

18 Novembre 2010

Cette décision politique a été prise à l’occasion de la rencontre du Président François Bozizé avec les forces vives de la nation pour faire le point du blocage sur processus électoral, lundi 15 novembre 2010, à Bangui.

Le Président François Bozizé a souligné que c’est depuis une année que l’opposition démocratique ne veut pas déposer sa candidature. Le mal est que l’opposition exerce une pression énorme sur le Président de la CEI qui ne connaît rien dans la politique.

« Vous avez fait trop du mal au pays, la flamme du ciel s’abattra sur vous, tôt ou tard », a déclaré le Président François Bozizé.

Le Président François Bozizé a invité l’opposition centrafricaine à respecter la Constitution de la République Centrafrique et le Code Electoral qui dans son article 47 stipule que « le dossier de candidature doit être déposé, pour enregistrement, par le candidat ou son mandataire : trente jours au plus tard avant l’ouverture des campagnes pour les élections présidentielles ; trente jours au plus tard avant l’ouverture des campagnes pour les élections législatives, régionales ou municipales.

Le dossier est enregistré dès réception et il est donné récépissé provisoire comportant un numéro d’ordre. Un récépissé définitif est délivré dans les huit jours, après vérification de la régularité de la candidature.

La CEI, saisie d’une décision de justice, constate l’inéligibilité du candidat et fait procéder au reclassement des candidats de la liste concernée.

Un exemplaire de la liste de candidatures est ensuite affiché ».

S’adressant aux ambassadeurs en poste à Bangui, le Président François Bozizé a déclaré que « vous êtes accrédités auprès du Président de la République et non auprès de l’opposition centrafricaine. »

« Si vous avez été envoyé par votre pays pour traiter avec l’opposition centrafricaine, dites-le clairement et nous saurons prendre les mesures qui s’imposent », a fait observer le Président François Bozizé.

Le Président François Bozizé a rappelé aux ambassadeurs le contenu des termes de leurs missions auprès du gouvernement centrafricain.

Il convient de rappeler que la compression de la date de dépôt de candidature, semble être à la base d’un blocage ayant entraîné le refus de certains partis politique de déposer les candidatures de leurs membres dans les délais fixés par l’accord du 10 Août 2010.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 02:05

 

 

Monwen_Goungaye_Wanfiyo1811.jpg

 

           Mlle Monwen Goungaye

Il se tenait samedi dernier la remise du prix Moumié, qui, cette année, est décerné entre autres lauréats à feu Me Goungaye. La cérémonie a eu lieu à l'hôtel Ramada Encore de Genève en Suisse, où un parterre d'invités venus de l'Afrique, des Etats Unis d'Amérique, du Cameroun, de l'Europe  y ont pris part  Camer.be qui y était présent publie ce jour  l'intégralité du discours prononcé lors de cette cérémonie par Mlle Monwen Goungaye après avoir reçu le Prix décerné à son papa.(...)

A travers moi, c’est toute la famille Goungaye, ses proches et amis, réunis au sein du Comité Vérité et Justice pour Maître Goungaye et son combat, la communauté centrafricaine et tous les hommes épris de paix et justice qui remercient la fondation Félix Moumié.

Bien évidemment, nous aurions tous souhaité que Maître Goungaye soit là personnellement pour recevoir ce prix. Connaissant mon père, ceci lui aurait donné une énergie supplémentaire pour continuer à défendre ceux, qui, malheureusement n’arrivent pas à jouir de leurs droits les plus élémentaires.

Papa, nous sommes fiers de toi, fiers de ton courage, car, ni les intimidations, ni les menaces de mort, ni ton arrestation n’ont affaiblies ton engagement et ta détermination. Aujourd’hui, l’une de nos préoccupations est que la lumière soit faite sur les circonstances de ta disparition. Jusque-là, malgré l’intime conviction de chacun, rien n’est fait pour qu’éclate enfin la vérité. Vous imaginez donc Mesdames, Messieurs, que l’intérêt porté par la fondation Moumié à la mémoire de Maître Goungaye, est pour nous un soutien moral incontestable dans notre recherche de vérité et notre devoir de perpétuer son combat pour la Défense des Droits de l’Homme.

Encore une fois merci pour cette distinction qui a valeur de reconnaissance internationale des efforts de Maître Goungaye.

Félix Moumié, Maître Goungaye et bien d’autres ont initié un mouvement. Ils ne sont plus là physiquement, cependant, il appartient à chacun de les faire revivre dans ses pensées et surtout dans ses actes.

Nous vous remercions pour votre attention

© Camer.be : La rédaction

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 00:15

 

 

URNE EN BOIS

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 17 Novembre 2010 13:51

 

Martin ZIGUELE du MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain) et Emile Gros Raymond NAKOMBO du  RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain), deux principaux partis politiques d’opposition en République Centrafricaine, seront finalement candidats à la Présidentielle de janvier 2011.

Ils ont officiellement déposé leurs candidatures à la CEI le 16 novembre 2010 et ceux de leurs candidats aux législatives. Ces deux candidats viennent ainsi compléter la liste des candidats en lice que sont le président sortant François Bozizé candidat du KNK, Ange Félix Patassé, candidat indépendant, Jean Jacques Démafouth de la Nouvelle Alliance pour le Progrès et Justin Wilité qui se présente comme le candidat de la jeunesse.

Les candidatures du MLPC et du RDC ont pu être déposées suite à un nouvel accord politique convenu entre le Président de la République et les différents acteurs politiques à l’occasion d’une rencontre élargie réunissant lundi 15 novembre, toutes les Forces vives de la Nation en présence de la Communauté internationale au Palais présidentiel à Bangui.

Laquelle rencontre a conduit au dénouement dans la polémique au sujet de la date de clôture des candidatures aux élections groupées en Centrafrique le 23 janvier prochain. Lors de cette rencontre, le président François Bozizé a demandé à la Commission électorale indépendante (CEI) de s'organiser afin que des candidats n'ayant pas déposé leur dossier à temps puisse se présenter aux élections.

Interrogé par Radio Ndeke Luka dans la rubrique Invité de la Rédaction sur la décision de la réouverture des candidatures aux élections, Martin Ziguélé réitère son appel au respect des dispositions du Code électoral de la République Centrafricaine.

 

Voici le lien pour écouter l’interview de Martin Ziguélé : http://radiondekeluka.org/templates/fh_rnl/wp_popup.php?soundFile=http://radiondekeluka.org/audio/2010-11-17invite.mp3&title=Martin%20Ziguel%C3%A9

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 00:10

 

 

ARV

 

 

RCA-SIDA: LA RUPTURE DE STOCK DES ANTIRÉTROVIRAUX DÉCOULERAIT-ELLE DE LA CORRUPTION?

(MISNA) 16/11/2010   19.47 - Pour la seconde fois depuis le début de l'année, les réserves de médicaments antirétroviraux nécessaires au traitement du sida sont en rupture de stock au niveau national, indiquent des sources de la MISNA opérant dans le secteur médical dans la capitale Bangui.

Les sources de la MISNA précisent par ailleurs que cette situation a déjà abouti au décès de plusieurs malades. Les antirétroviraux, qui représentent les médicaments les plus efficaces dans la lutte contre le sida, doivent être administrés régulièrement et leur interruption remet en cause tout le cycle du traitement.

Plusieurs hypothèses circulent sur la cause de la rupture de stock des soins antirétroviraux : si certains estiment que le gouvernement n'aurait pas renouvelé à temps sa commande des médicaments, d'autres imputent la situation à la corruption et à de présumés trafiquants ; d'autres encore pensent que le problème découle de la réduction des financements du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose du fait du non-respect des standards de transparence par les dirigeants centrafricains.

Le Centrafrique enregistre officiellement près de 15.000 malades du sida qui suivent un traitement aux antirétroviraux. Le taux d'incidence de la maladie est supérieur à 6% dans le pays : c'est le plus élevé de toute la région centrale du continent.

 

NDLR : Mme Hyacinthe Wodobodé la coordinatrice du CNLS avait pourtant balayé du revers de la main toutes les accusations formulées contre elle et sa mauvaise gestion en osant même affirmer que le CNLS était sorti de l’œil du cyclone. Quelques mois après, elle est rattrapée par la réalité d’une autre rupture de stock d’ARV. La conséquence de ces errements est hélas la situation des malades centrafricains. Jusqu’à quand les pauvres malades doivent-ils continuer ainsi à endurer les frais de dirigeants ripoux du CNLS et du ministère de la santé ? Pourquoi continue-t-on de laisser en fonction des auteurs de malversation et de mauvaise gestion qui ont, en plus, l’outrecuidance de narguer tout le monde?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 03:29

 

 

Binguis

 

 

La question se pose avec une certaine acuité à propos du processus électoral en Centrafrique compte tenu des magouilles, de l’incompétence, de la subordination coupable et de la complicité du président de la commission électorale avec le candidat président Bozizé avec leurs divers errements qui, non seulement ont déjà occasionné à deux reprises le report des dates de scrutin mais, font peser de sérieuses menaces d’élections bâclées, non inclusives ni transparentes, donc de hold-up électoral susceptible d’entraîner des contestations et des troubles post-électoraux.

Si les Guinéens ont dû patienter quatre mois après le premier tour de scrutin présidentiel et changer deux fois de président de CEI pour voir enfin aboutir le processus de leur présidentielle, c’est précisément en raison de la question de l’importance du président de leur Commission électorale qu,i bien qu’élu démocratiquement, n’inspirait pas du tout confiance au camp d’un  des candidats qui ne le jugeait pas suffisamment neutre et indépendant. Plusieurs convulsions et controverses ont marqué aussi le processus électoral guinéen, tant pour le premier tour de scrutin que pour le second.

En Guinée, les clivages et contradictions politico-ethno-régionales sont telles que pour régler l’interminable crise de confiance qui perdurait et désespérait les citoyens, il n’a pas été inutile, quitte à froisser le nationalisme des Guinéens, de faire appel à un étranger, un général malien qu’on pouvait difficilement suspecter de parti pris en faveur de l’un des deux adversaires qui devaient s’affronter au second tour.  Cette solution qui a fait lever le véto et les réticences d’un des camps en compétition, a également permis de faire évoluer positivement la situation et à aller aux urnes.

En Centrafrique, une crise de confiance analogue à celle de la Guinée, oppose bel et bien quasiment l’ensemble de la classe politique du pays hormis le KNK parti au pouvoir et l’un des candidats, le président sortant François Bozizé qui entend se succéder à lui-même et le président de la CEI le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui prend ses ordres auprès de ce dernier et gère cette structure censée travailler dans la collégialité et par consensus dans une totale opacité et subordination.

Les péripéties du processus électoral en Centrafrique sont tributaires et évoluent hélas au gré des caprices et diktat de Bozizé qui a une conception et une compréhension assez singulières et croit qu’il est au-dessus des lois. Pour quelqu’un qui se prend pour un président de la République alors qu’il n’en a nullement l’étoffe, on ne peut que plaindre le sort de la République centrafricaine qui va malheureusement se farcir on ne sait pour combien de temps encore, un tel individu dont la place est dans son village. C’est trop lui demander que de lui parler d’un arrêt ou du rôle du Conseil d’Etat ou de ce que c’est qu’un code électoral.

Ce qui est plus consternant encore c’est l’attitude et le comportement des diplomates et autres organisations internationales dont les représentants sur place à Bangui sont littéralement terrorisés, insultés, menacés et malmenés publiquement à volonté par le soudard de Bozizé sans qu’ils osent élever la moindre protestation ou indignation. Lors de la dernière réunion du lundi 15 novembre au Palais de la Renaissance, aucun diplomate n’a daigné prendre la parole devant le dictateur qu’ils ont regardé faire son numéro jusqu’au bout. A croire qu’ils sont tétanisés par lui. Que craignent-ils ?  

Témoins objectifs du drame bozizéen que vivent quotidiennement les Centrafricains à l’heure actuelle, les représentants de la communauté internationale à travers le comité de pilotage préfèrent baisser la tête et fermer les yeux sur toutes les violations de la loi par Bozizé au lieu de contribuer efficacement à la remise de ce rustre tyran sur le droit chemin. Ils se font hélas plutôt complices de ses frasques et sont donc passibles de non-assistance à pays en danger. Qu’est ce qui peut justifier l’informatisation des données électorales en Côte d’Ivoire,  en Guinée et pas en Centrafrique ?

Cette politique de deux poids deux mesures de la communauté internationale est scandaleuse et doit être dénoncée comme telle. Il vaut mieux sans doute envoyer  des casques bleus en Centrafrique que prévenir des troubles et violentes contestations post-électorales en organisant mieux les élections. Sans être une panacée universelle, le cas guinéen peut servir d’exemple en faisant école dans certains pays africains comme la République centrafricaine. Vite un étranger à la tête de la CEI en Centrafrique pour couper le cordon ombilical entre les deux larrons que sont Bozizé et Binguimalé afin d'instaurer une véritable neutralité avant d’aller aux urnes !

 

Rédaction C.A.P 

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