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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 02:34

 

 

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LIBREVILLE - AFP / 29 janvier 2011 23h08 - De violents affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont eu lieu samedi dans le nord de Libreville, autour d'une manifestation de sympathisants de l'opposant et président autoproclamé du Gabon André Mba Obame, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs colonnes de fumées étaient visibles dans l'après-midi de samedi dans le quartier pauvre de Rio, cependant qu'à un carrefour des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes avant que des jeunes hommes n'envahissent la place, enflammant divers objets et lançant des pierres sur les personnes tentant de s'approcher.

Un car de police a eu les vitres brisées et un journaliste de l'AFP a vu des hommes armés roulant à vive allure dans un véhicule 4x4 tirant des coups de feu en l'air et provoquant la panique chez les habitants. Selon plusieurs d'entre eux, il s'agissait de policiers.

D'après une source au ministère de l'Intérieur, il y a eu "un blessé du côté de la police, blessé par les manifestants".

Cette source n'était pas en mesure de dire si des manifestants avaient été blessés, ni s'il y avait eu des interpellations.

"Il y a un policier qui a été +brûlé+ et un autre qui a été tabassé et blessé au niveau de la tête, (...) il saignait beaucoup de la tête", a affirmé à l'AFP une manifestante, expliquant qu'en tout "trois policiers ont été attaqués" et qu'un "véhicule de police a été saccagé".

Ces affrontements ont eu lieu tandis qu'une marche en soutien à l'opposant André Mba Obame, qui s'est autoproclamé mardi président du Gabon et est réfugié depuis dans une agence onusienne de la capitale, était organisée à Libreville.

M. Mba Obame a formé son propre gouvernement le 25 janvier. Son parti a été dissous par le ministère de l'Intérieur pour "non-respect des principes démocratiques; atteinte à la forme républicaine de l'Etat; atteinte à la souveraineté nationale; trouble à l'ordre public", selon un arrêté daté de jeudi.

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 02:04

 

 

Ngouandjika faisant la queue pour voter

 

Le retrait de l’opposition de la CEI divise la classe politique

Radio Ndéké Luka Samedi, 29 Janvier 2011 13:40

 

« Les pouvoirs publics ont mis en place une machine diabolique pour la fraude et ont mis à contribution les autorités locales et les forces de l’ordre.  Le code électoral interdit aux militaires d’être aux abords immédiats des bureaux de vote, ce qui n’a pas été le cas le 23 janvier 2011, lors du double scrutin, où ces derniers ont fait irruption dans les bureaux, ont terrorisé les électeurs et emporté des urnes pour les bourrer ».

Ces déclarations émanent ce samedi 29 janvier 2011, de Gabriel Koyambounou, vice-président de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Il justifie ainsi son retrait et celui des autres représentants de l’opposition du processus électoral en cours.

Selon Koyambounou, « il faut jouer à l’âne pour avoir le foin. Mais la sagesse nous a guidés, ajoute-t-il, et nous avons pris notre mal en patience pour nous arrêter et interpeler la conscience des pouvoirs publics par cette décision ».

Pour Joseph Binguimalé, président de la CEI, qui a refusé de répondre à Radio Ndeke Luka, « certains représentants de l’opposition en mission en provinces se sont opposés à la décision de Koyambounou ».

Réagissant à cette situation, le ministre Fidèle Ngouandjika de la majorité présidentielle soutient pour sa part que « les pouvoirs publics et le peuple centrafricain estiment que la démission de Koyambounou est un aveu d’échec ». Il martèle que « non seulement, c’est un plan diabolique de saboter la CEI, mais aussi c’est discréditer le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain qui disparait du paysage politique ».

Le MLPC à travers Koyambounou, a encore déclaré Ngouandjika, « est en train d’insulter le peuple centrafricain qui lui a d’ailleurs infligé une sévère correction pendant ces consultations populaires ».

Fidèle Ngouandjika qui soutient que les pouvoirs publics n’ont pas triché, appelle la population au calme et à la vigilance. Car, poursuit-il, la CEI « poursuivra sa mission jusqu’au terme dudit processus ». Il a cité, sans les nommer « certains chef de partis politiques qui ne se reconnaissent pas dans la décision de Koyambounou »

 

NDLR : Fidèle Ngouandjika à lui tout seul représente-t-il le peuple centrafricain ? Koyambounou n’est pas seul à avoir démissionné de la CEI. Il n’y a aucun intérêt à cristalliser le débat autour de son nom. Il s’agissait d’une démission collective des représentants du CFC. Les propos et attaques de ce Ngouandjika prouvent que le retrait collectif des représentants de l'opposition de la CEI gêne énormément aux entournures Bozizé et son clan car cela ôte toute crédibilité aux prétendus résultats que va annoncer la CEI. Bozizé et ses griots n’ont pas la conscience tranquille suite à leurs fraudes massives que les Centrafricains ne sauraient admettre sans broncher. Les prochains jours nous le diront.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 01:50

 

 

Les--v-ques-de-l-ACERAC.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 29 Janvier 2011 13:31

Les évêques centrafricains à travers la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP), réunis en session ordinaire le 27 janvier 2011 ont publié un communiqué adressé à la population centrafricaine et aux acteurs du processus électoral en cours. La Commission avait déployé une mission d’observateurs pour suivre le scrutin des élections présidentielle et législatives.

Dans ce communiqué, les religieux catholiques centrafricains ont d’abord remercié la population, les observateurs nationaux et internationaux, les autorités de la Commission électorale indépendante (CEI) et ses partenaires pour leur participation et implication sur les différentes opérations électorales.

A cet égard, la CEJP a « constaté beaucoup d’irrégularités qui ont émaillé la journée électorale ». Elle cite notamment des irrégularités telles que le retard dans le démarrage du scrutin, le non affichage des procès-verbaux, le non-respect des dispositions du code électoral relatives au vote par dérogation, l’intimidation des Autorités administratives et militaires sur certains agents électoraux ainsi que sur les électeurs et l’exercice de la violence par certains électeurs et agents de la force publique.

En dépit de ces irrégularités, les évêques centrafricains estiment que « le scrutin garde sa crédibilité. Nous sommes convaincus, lit-on dans le communiqué, que les voies de recours prévues par la législation en vigueur peuvent régler en justice les irrégularités constatées d’autant plus que toutes les parties concernées peuvent recourir aux voies légales auprès de la juridiction compétente ».

La CEJP recommande à la CEI d’améliorer la qualité de son travail avant la tenue d’un éventuel second tour. Elle invite « tous les citoyens à attendre les résultats avec patience ».

« Nous nous rendons disponibles à mettre à la disposition de la Cour constitutionnelle nos connaissances issues de l’observation électorale » a encore indiqué le communique de la CEJP.

Les évêques centrafricains ont également recommandé à la communauté internationale de poursuivre ses efforts pour le soutien du processus électoral en cours.

 

NDLR : N’y-a-t-il pas quelque chose d’incohérent dans le fait d’affirmer qu’ « on a « constaté beaucoup d’irrégularités qui ont émaillé la journée électorale » et « qu’en dépit de cela le scrutin garde sa crédibilité ». L’épiscopat centrafricain se livre là à ce qu’on appelle en gymnastique, un jeu de figures imposées. Le courage n’est ce qui a toujours caractérisé le clergé catholique centrafricain, c’est bien connu. C’est dommage !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 01:05

 

 

drapeaux_rca_ue_200.jpg

 

 

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 28 janvier 2011/African Press Organization (APO)/ — La Porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission, a fait la déclaration suivante aujourd’hui:

 

“La Haute Représentante se réjouit du climat apaisé et pacifique qui a marqué la campagne électorale et le premier tour des élections présidentielles et législatives en République

Centrafricaine.

 

 Elle salue tout particulièrement la forte mobilisation des électeurs centrafricains qui ont fait preuve de patience, de sérénité et de dignité dans l’exercice de leurs droits civiques.

 

Des dysfonctionnements dans l’organisation du scrutin et le déroulement des opérations électorales ont toutefois été rapportés. Différentes entraves aux procédures de vote et de dépouillement ont été notées dans certains bureaux de vote.

 

La Haute Représentante appelle les autorités, la Commission Electorale Indépendante et les candidats à faire preuve de responsabilité, à garantir la transparence de la suite du processus électoral et à résoudre d’éventuels conflits exclusivement par des moyens pacifiques et juridiques.

 

Elle fait appel aux autorités centrafricaines pour que tout recours éventuel à la Cour Constitutionnelle soit traité en toute impartialité, transparence et selon la loi. Elle encourage tous les partis politiques à continuer à s’impliquer dans le cycle électoral.

 

Elle a indiqué que l’Union européenne continuera à suivre attentivement la situation en République Centrafricaine et que l’Union est fortement attachée à la poursuite du processus de réconciliation nationale et de consolidation de la paix dans le pays.”

 

SOURCE : European Union

 

 

NDLR : Lue entre les lignes et au-delà du langage diplomatique, cette déclaration de la Haute Représentante de l''Union Européenne est une mise en garde clairement adressée non seulement à Bozizé mais aussi à la Cour constitutionnelle quant aux conséquences qui pourraient découler du hold-up électoral dont l'annonce se prépare à Bangui.

 

Consciente que cela pourrait susciter de vives contestations et mécontentements pouvant déboucher sur d'éventuels troubles en raison de la grande frustration que ressentiront les Centrafricains, Mme Ashton ne fait mystère des nombreuses et graves irrégularités et le manque de transparence qui jettent un véritable discrédit sur ces élections.

 

Il est regrettable que l'UE n'ait pas suffisamment pesé en amont lors de la préparation de ces élections sur le dépeceur pour le dissuader de commettre les nombreuses violations du code électoral qu'il n'a cessé de perpétrer. L'UE semble à présent déplorer les dysfonctionnements dans l’organisation du scrutin et le déroulement des opérations électorales ainsi que les entraves aux procédures de vote et de dépouillement alors qu'elle n'a rien fait pour l'informatisation des listes électorales et contraindre Bozizé au strict respect d'une préparation consensuelle du scrutin. Elle est malheureusement demeurée sourde aux cris de l'opposition et c'est bien dommage.     

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 02:41

 

 

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Par Tanguy Berthemet Le Figaro Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 01:19

 

Les chefs d'État du Ghana, du Togo ou de l'Angola sont ouvertement hostiles à une intervention armée en Côte d'Ivoire. 

Le sommet de l'Union africaine (UA), qui s'est ouvert jeudi à Addis-Abeba, est l'occasion pour le continent de se pencher une fois encore sur le cas de la Côte d'Ivoire. La réunion sera l'occasion d'une nouvelle passe d'armes entre les partisans du président élu, Alassane Ouattara, et ceux du président sortant, Laurent Gbagbo, qui se maintient au pouvoir depuis près de deux mois.

Officiellement, la position de l'UA est claire : elle apporte un soutien inconditionnel au chef d'État élu, au point même de suspendre la Côte d'Ivoire de ses instances comme un vulgaire État putschiste. Dans les faits, le front anti-Gbagbo est largement lézardé. Premier signe évident des désaccords, le médiateur de l'Union africaine dans la crise ivoirienne, le premier ministre kényan Raila Odinga, a affirmé vendredi que Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara «doivent négocier face à face» sans plus de précision. Or jusqu'à présent, l'UA comme l'Europe et les États-Unis considéraient que les conditions du départ de Laurent Gbagbo étaient les seuls points à négocier.

Intervention armée 

 L'éventualité d'une intervention armée en Côte d'Ivoire de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) agite les esprits. L'idée a été vivement débattue lors d'une réunion vendredi soir de Conseil de paix et de sécurité. L'intervention est poussée par son principal promoteur, le Nigeria, et son président Goodluck Jonathan, ainsi que par le Burkina Faso et le Sénégal. Mais elle a des contradicteurs. En Afrique de l'Ouest, le Ghana a expliqué qu'il n'y prendrait pas part et le Togo se montre peu enthousiaste. Sur le reste du continent, l'hostilité est encore plus nette. Emmenés par l'Angola, unique soutien de poids de Laurent Gbagbo, plusieurs pays, et non des moindres, sont réticents, comme l'Afrique du Sud.

En creux, c'est le soutien sans condition de l'UA à Alassane Ouattara qui est en jeu lors de ce sommet, ainsi que la chance de voir la Côte d'Ivoire sortir pacifiquement de cette crise. Le président ougandais, Yoweri Museveni, a déjà taxé de «simplistes» les déclarations de l'ONU sur la victoire d'Alassane Ouattara. Jacob Zuma, le président sud-africain, voit pour sa part des «contradictions» dans les résultats de l'élection.

Ces atermoiements semblent conforter la stratégie de Laurent Gbagbo. Politique roué, il affirme depuis des semaines que le temps joue en sa faveur. Mais il ne contente pas d'être passif. Son conseiller, Williams Atteby, a fait le tour des capitales africaines pour plaider. Et le message porte. En cette année électorale pour dix-huit pays africains, l'activisme en faveur d'une démocratie sans faille de la Cedeao fait peur. L'élection presque certaine, demain, de Teodoro Obiang Nguema à la tête de l'Union africaine n'est pas non plus une bonne nouvelle pour Alassane Ouattara. Obiang dirige sans partage la Guinée équatoriale depuis 1979.
En réaction, Alassane Ouattara a dépêché auprès de ses homologues son premier ministre, Guillaume Soro, avec un autre message. Pour assurer son pouvoir, le président élu paraît désormais plus compter sur un étouffement économique de son rival que sur l'option militaire. Un tableau sur lequel il a engrangé quelques victoires. Il a ainsi obtenu le limogeage du président de la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCAO) ainsi qu'un gel des exportations de cacao, principale source de devises de la Côte d'Ivoire.

C'est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy doit se rendre dimanche à Addis-Abeba.

 

Article envoyé par Macaoura à la rédaction du blog de mak

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 02:16

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

Élections en Afrique en 2011

vendredi 28 janvier 2011  par Achille NGUETI, © AfriSCOOP

 

AfriSCOOP Analyse) — Voilà une crise politique d’une grande importance qui va encore retarder “pour rien” le développement de la République centrafricaine. Les observateurs de la vie politique en Afrique centrale sentaient venir le coup. Il est maintenant implacable… Qui a tort, qui a raison ?

 

Les multiples reports des joutes électorales en Centrafrique n’y ont rien fait. Les élections du week-end dernier au pays de Barthélemy Boganda n’y auront pas servi à solutionner les différends politiques dont les plus récents remontent à 2005. Du moins, si l’on scrute la position des opposants sur ces joutes électorales, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote. L’ancien président Patassé (qui fut au pouvoir de 1993 à 2003) est le dernier candidat à avoir douté de la sincérité de l’organisation des législatives et de la présidentielle de ce 23 janvier 2011. Il a exprimé cette position ce 27 janvier 2011.

Quelle légitimité pour le pouvoir Bozizé ?

Parmi les cinq candidats qui étaient en lice pour la présidentielle du 23 janvier dernier, François Bozizé a été de ceux qui ont le plus invoqué les paroles divines pour justifier ses actions politiques. Une juste continuation en fait de la conception que fait le clan Bozizé du pouvoir depuis 2005, année de la première élection de “l’ex-général” à la magistrature suprême. Les vieux démons de la division vont-ils être remis en selle à l’issue de ces élections ? Certainement, oui, car les opposants au pouvoir de Bangui ont déclaré qu’ils ne vont pas reconnaître les résultats qui seront proclamés. Un scénario à la togolaise ou même à l’ivoirienne est donc en cours de matérialisation en Centrafrique. Quelle légitimité auront les résultats qui vont être proclamés dans les prochaines heures, quand on sait que des représentants de l’opposition au sein de la Commission électorale ont démissionné ? Le “reliquat” de cette Commission va donc rendre publics des résultats que l’on pourra taxer d’être « unilatéraux » !!

Si ce schéma sus-décrit se matérialise dans les prochains jours, il confirmera tout juste les accusations portées par les opposants contre le pouvoir de Bangui. F. Bozizé et son parti, le Knk (Kwa na kwa), ne veulent pas du tout quitter le pouvoir. Même contre l’avis du peuple centrafricain. Une population que “l’ex-général” Bozizé a toujours prétendu défendre, depuis qu’il a opéré un putsch en 2003. Dans la foulée de ce coup d’Etat, le “nationaliste” Bozizé avait promis de ne pas se présenter à la présidentielle de 2005. Les délices du pouvoir ont fait le reste.

Où est donc la justice divine que chante l’entourage présidentiel ? Pourquoi la foi dans le Tout-Puissant n’a pas encore permis au croyant Bozizé de poser les bases du développement dans son pays ? Si les valeurs républicaines et nationalistes étaient vraiment répandues dans le KNK, les élections du 23 janvier auraient pu être mieux organisées, à défaut des marques de développement que le pouvoir de Bangui n’a pas pu imprimer au pays depuis 2005 ! A quoi ont servi les millions de F CFA investis dans l’organisation de ces scrutins ? Visiblement, ces fonds n’ont pas été utilisés à bon escient. Des listes électorales écrites à la main, des listes électorales affichées seulement à quelques heures du jour du scrutin en témoignent à suffisance. L’UA et l’UE observent pour l’heure leur habituel silence troublant devant ce tableau. Pauvre population centrafricaine. Ton malheur vient d’une minorité de tes fils.

Ce n’est donc pas pour rien que les Centrafricains demeurent nostalgiques de l’ère Bokassa !! Ils n’ont rien à se mettre sous la dent depuis plusieurs décennies.

 

Source : http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?article3001

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:49

 

 

Bozizé KNK

 

 

Il faut bien le reconnaître et l’affirmer bien fort. Ce qui vient de se passer en République centrafricaine le 23 janvier dernier est une grossière farce électorale. Il ne pouvait en être autrement. Est-il besoin de rappeler que depuis son arrivée au pouvoir par la voie que l’on sait, Bozizé n’a jamais fait mystère de son intention de mourir au pouvoir et même lorsqu’il disparaitrait, son souhait est de voir son fils Jean Francis lui succéder à la tête de la République centrafricaine conformément à cette mode de succession dynastique subitement revenue au goût du jour en Afrique et qui voudrait que tous les potentats au pouvoir transmettent le flambeau à leur progéniture après leur règne. C’est le dessein que nourrit notamment Abdoulaye Wade au Sénégal ou Moubarak en Egypte pour ne citer que ces deux.

Selon la doctrine de  « j’y suis, j’y reste », Bozizé a osé déclarer clairement sous forme de défi lors d’une commémoration de son putsch du 15 mars 2003 que c’est par les armes qu’il a pris le pouvoir donc tous ceux qui ont l’intention de lui succéder doivent savoir à quoi s’en tenir. Autrement dit, ayant accédé au pouvoir par la force ne vous attendez pas à ce que je m’en aille par le verdict des urnes. Cela a le mérite de la clarté. C’est cette idée qui sous-tend tout le comportement politique de Bozizé et explique tous les actes qu’il pose.

Pris individuellement, Bozizé est un cancre qui a beaucoup de chance. La réussite de son coup d’Etat n’a été qu’un concours heureux de circonstances grandement facilité par les erreurs de celui-là même qu’il a renversé en 2003. On peut longtemps abuser de la bonne foi des gens par le mensonge mais un jour viendra où ils cesseront d’être naïfs et se retourneront contre vous. C’est qui attend Bozizé. S’il était sûr de gagner les élections pour conserver le pouvoir, pourquoi a-t-il recouru à tout ce dispositif de fraude ? C’est bien la preuve qu’il n’était pas si sûr de lui que cela.

En ayant fait le zouave et le sourd jusqu’au bout, lui et son complice le nullissime vrai faux pasteur Binguimalé qu’il a propulsé à dessein à la tête de la CEI, il a réussi à rester maître du jeu du processus électoral de bout en bout tout en permettant au vrai faux pasteur de s’enrichir considérablement. Celui-ci vient d’acheter une villa de 50 millions de F CFA à Bangui selon certaines confidences de ses proches sans compter la Porsche Cayenne avec laquelle il roule également à Bangui. Ils ont tout fait pour empêcher tout ce qui pouvait être de nature à rendre transparentes les élections ( listes électorales fiables, informatisées et affichées conformément au délais prévus par le code électoral à savoir 60 jour avant le scrutin, bonnes cartes électorales dignes de ce nom, etc…).

L’autisme et la surdité du Président François Bozizé doublés de son refus obstiné de voir la Commission Electorale Indépendante préparer par consensus les élections du 23 janvier 2011, ont inévitablement débouché sur une pagaille généralisée qui ont permis l’organisation de fraudes massives d’une ampleur insoupçonnée au seul profit du candidat François Bozizé et son parti KNK. L’opposition et la classe politique centrafricaine dans son ensemble (même certains partis politiques de la majorité présidentielle ont été victimes des fraudes du KNK) ont été abusées par ces fraudes à grand échelle et sans vergogne dans toutes les circonscriptions électorales tant à Bangui que dans les villes de province.

L’opposition démocratique centrafricaine que certains traitent à tort d’être la plus bête du monde a tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises lorsque la situation était dans l’impasse, pour exiger jusqu’au départ de Binguimalé et prendre à témoin la communauté internationale au sujet de la préparation chaotique et non consensuelle du processus électoral en Centrafrique. Rien n’y a fait. Bozizé a toujours impunément balayé du revers de la main les pertinentes et légitimes contestations de l’opposition et percevait l’indifférence de la communauté internationale comme une prime à ses décisions arbitraires et unilatérales et un encouragement à son plan machiavélique de hold-up. C’est ainsi que jusqu’au bout, il a toujours gardé la haute main sur la gestion de la Commission Electorale Indépendante qui préparait non pas les conditions d’élections transparentes mais plutôt de pagaille organisée et délibéré qui a favorisé les fraudes massives.  

Le fait que dans leurs différents rapports, les missions internationales d’observation de ces élections aient quasiment toutes évoqué ces graves insuffisances et manquements qu’elles ont appelés par un doux euphémisme « dysfonctionnements », cela est assez éloquent et plaide ipso facto pour l’annulation pure et simple de ces scrutins groupées. Le processus électoral de la RCA s’achève donc sur une forfaiture et une grossière mascarade dont l’opposition et le peuple centrafricain dans sa grande majorité ne sauraient se satisfaire ainsi que des solutions bancales et inappropriées d’arrangement et de partage du pouvoir que la communauté internationale cherche à leur imposer alors que sous d’autres cieux en Afrique, elles ont déjà montré leurs limites et fait long feu.

Selon nos informations, de sérieuses divergences ont vu le jour entre la mission d’observation de l’OIF dirigée par l’ex-Président Pierre Buyoya dont les conclusions du rapport sont plus proches de la réalité de la mascarade électorale que celles de l’ancien ministre congolais dépêché par l’Union Africaine manifestement plus accommodantes avec les scandaleuse fraudes massives du clan Bozizé. (A suivre…)

Rédaction C.A.P      

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:35

 

 

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Par CICR - 28/01/2011

Benoît Chavaz est le coordonnateur des activités du CICR dans les domaines de la protection et de la détention

 

Les habitants de l’est de la République centrafricaine subissent attaques, pillages, enlèvements et pénuries de vivres en raison du conflit armé qui fait rage dans la région. Alors que le CICR s’apprête à diffuser un film sur la lutte pour la survie que mène la population, Benoît Chavaz, coordonnateur des activités du CICR dans les domaines de la protection et de la détention dans ce pays d’Afrique explique comment l’institution vient en aide aux communautés.

Comment ce film «en quête de sécurité» reflète-t-il les problèmes humanitaires que vous avez constatés sur place?

Il montre quelque chose qui est très frappant à mes yeux, à savoir la manière dont le conflit contribue à désintégrer en profondeur le tissus communautaire. Nous voyons par exemple un fermier qui a perdu sa femme et dont les moyens de subsistance ont été anéantis, alors qu’il n’était en rien impliqué dans les événements. Ses enfants se sont ainsi retrouvés orphelins de mère, condamnés à un sinistre avenir qu’ils n’avaient pas mérité. Les histoires de ce genre sont monnaie courante en République centrafricaine. Dans le nord-est du pays, par exemple, les habitants de villages entiers ont vus leurs biens détruits ou pillés au cours d’attaques. Pour des raisons de sécurité, beaucoup préfèrent vivre cachés dans la jungle que de rester chez eux, ce qui compromet cependant l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à l’eau potable. Le film met aussi en avant la capacité remarquable qu’ont ces personnes à rebondir face aux épreuves et à l’insécurité auxquelles elles sont en proie.

 Que fait le CICR?

 

Nous travaillons au plus près des communautés touchées afin de nous assurer que nous comprenons quels sont leurs besoins. En fonction des situations, il nous arrive de distribuer des vivres et des semences, par exemple, ou de faciliter l’accès à l'eau. Nous aidons également les familles dispersées par la violence à rester en contact. Nos équipes à l’œuvre sur le terrain consignent les cas de violence et en discutent avec les parties présumées responsables, dans l’espoir que de telles violations ne se reproduisent pas. Il existe des règles qui garantissent la protection des civils et de leurs biens lors de conflits armés. L’une de nos priorités est de faire connaître ces règles dans les rangs des porteurs d'armes, en organisant des séances de diffusion.

En quoi les enfants subissent-ils les conséquences du conflit?

Des enfants âgés de pas plus de 10 ans sont arrachés à l’enfance et enrôlés dans des groupes armés, en particulier dans l’est du pays. Cette situation préoccupe au plus haut point le CICR, et chaque fois que nous le pouvons, nous soulevons la question dans le cadre des contacts que nous entretenons avec les porteurs d’armes. Grâce à son réseau national de volontaires, la Société de la Croix-Rouge centrafricaine a récemment pu prendre en charge plusieurs enfants qui avaient été retrouvés au Soudan ou en République démocratique du Congo. Après avoir survécu à d’atroces épreuves qui, pour certains s'étaient prolongées des années durant, ces enfants n’étaient parvenus à échapper à leurs ravisseurs que pour se retrouver perdus dans un pays qu’ils ne connaissaient pas. L’équipe du CICR à Bangui, qui s’était employée à retrouver leurs familles avec l'aide de nos délégations installées dans les pays voisins, les a finalement réunis avec leurs proches. Malheureusement, nombreux sont les enfants qui n’ont pas cette chance.

Que faites-vous pour améliorer les conditions de détention des personnes privées de liberté?

Le CICR apporte son soutien aux autorités en vue d’améliorer les conditions de détention dans les prisons centrafricaines depuis 1992. L'an dernier, nous avons suivi les cas individuels de plus de 1 300 personnes détenues dans 27 prisons. Ce faisant, nous veillons avant tout à ce que ces personnes soient détenues dans des conditions qui respectent la dignité humaine et, au terme de chaque visite, nous soumettons des recommandations aux autorités pour qu'elles procèdent à des améliorations. Là où les besoins sont urgents, nous fournissons en outre une assistance humanitaire directe dans les domaines de l’approvisionnement en eau et de la fourniture de soins de santé.

 

NDLR : Pendant que Bozizé et le KNK se préoccupent de réaliser leur hold-up électoral pour continuer à se cramponner au pouvoir, plusieurs milliers de Centrafricains du monde rural et des zones occupées par les rébellions continuent de souffrir dans une totale indifférence tant du pouvoir sanguinaire et dictatorial de Bangui que de la communauté internationale.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:28

 

 

billets-CFA.jpg

 

Les commerçants de Bouar contre les impôts

Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Janvier 2011 14:55

Les opérations économiques de Bouar (ouest de Centrafrique) s’insurgent ce vendredi 28 janvier contre la hausse de 12% sur les taxes et patentes édictées dans la loi de finances 2011. Ils rejoignent de ce fait ceux du marché central de Bangui qui ont boudé la même loi jeudi, lors d’une réunion avec les responsables des régies financières.

Selon Joachim Toukouna délégué de ces commerçants, cette situation les « interpelle et ils exigent du gouvernement une révision de la mesure».

Pour Claire Dougou, chef de centre préfectoral des impôts dans cette localité, il s’agit « des reformes enclenchées par le gouvernement pour sécuriser ses recettes. La nouveauté dans ces reformes, indique-t-il est que l’impôt libératoire est supprimé au profit de l’impôt global unique, calculé sur la base de 12% sur les chiffres d’affaires et taxes comprises, inférieures à 30 000 000 de francs CFA (environ 45,734 euros».

Signalons que pour cette année, la préfecture de la Nana Mambéré devrait verser 195 000 000 de francs CFA (environ 297,275 euros) au trésor public. Il faut dire aussi que la taxe de valeur ajoutée (TVA) est passée de 18% en 2010 à 19% pour l’année en cours.

 

Rupture de préservatifs à Bouar

sida malade

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Janvier 2011 11:53

Depuis quelques jours, il y a pénurie de préservatifs dans la ville de Bouar (Ouest de la Centrafrique). Cette situation serait liée à la fermeture de l’antenne de l’ACAMS (Association Centrafricaine pour le Marketing Social), unique structure d’approvisionnement du produit.

On ignore encore les raisons de la fermeture de l’antenne. Les milieux sanitaires sont déjà inquiets : cette rupture des préservatifs est de nature à contribuer à une montée en flèche de contaminations liées aux infections sexuellement transmissibles, les grossesses non désirées et le VIH-SIDA à Bouar (ouest du pays).

Pierre Malékia, chef de l’équipe préfectorale de lutte contre le VIH-SIDA a expliqué que la pénurie a déjà pour conséquence le développement d’un marché noir où le prix du paquet de 3 préservatifs masculins « génériques » est passé de 50 francs CFA (environ 0,07 euros) à 100  francs CFA (environ 0,15 euros) et ceux de «lovers plus » grimpé de 100 francs CFA à 150 (environ 0,22 euros). Il a confié au correspondant de Radio Ndeke Luka que « la santé de la population locale est en jeu. » Parmi les trois méthodes de prévention du VIH-SIDA que sont « la fidélité, l’abstinence et l’usage des préservatifs, a-t-il encore indiqué, la dernière méthode, celle de l’usage du préservatif, est la plus prisée par la population et surtout la jeunesse ».

Selon les derniers chiffres officiels, le taux de la séroprévalence du VIH-SIDA est de 6,2% en Centrafrique. Un taux qui classe le pays au 1er rang en Afrique Centrale et 10ème au monde.

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:12

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Janvier 2011 14:54

 «Un non-événement ». C’est ainsi que l’ex-président Ange-Félix Patassé, candidat à l’élection présidentielle du 23 janvier dernier qualifie ce double scrutin en République Centrafrique. Son porte-parole Guy Simplice Kodegué a rencontré la presse ce vendredi 28 janvier 2011à Bangui pour faire part du jugement porté par son mentor.

Cette réaction qui dénonce ainsi des fraudes massives constatées lors de ces élections selon l’équipe de Patassé, vient compléter celle du Collectif des Forces du Changement qui ont déjà claqué la porte de la Commission Electorale Indépendante (CEI) mardi dernier.

Le camp Patassé justifie cette affirmation par « le non-respect des conclusions du Dialogue Politique Inclusif de 2008 ». D’après Guy Simplice Kodegué, « il y a eu des irrégularités flagrantes et des manquements  qui ont engendré un cafouillage de tous ordres».

Le porte-parole du candidat indépendant à la présidentielle Patassé martèle que, les articles 87 et 88 du code électoral qui « stipulent que les procès-verbaux des résultats des bureaux de vote et centres de dépouillement doivent être remis aux représentants de chaque candidat n’ont pas été respectés ».

Nous avons « déjà saisi la justice pour arbitrage » conclut Kodégué, sans annoncer cependant un retrait officiel de ce processus du camp Patassé.

Par ailleurs, selon Rigobert Vondo, rapporteur général de la CEI, son institution poursuit toujours « la publication des résultats partiels et provisoires de ces élections suivant leur ordre d’arrivée  sans les commenter ».

Aussi, c’est ce vendredi que les électeurs de Bangassou (est du pays) connaîtront les résultats de leur vote.

 

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