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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 16:00

 

 

Bozize KNK

 

Bangui, mercredi 15 décembre 2010 - (Xinhua) Les 29 partis politiques de la majorité présidentielle de la République centrafricaine ont signé mardi à Bangui un accord politique avec le parti travailliste KNK du président sortant, François Bozizé, dans lequel ils s’engagent à soutenir la candidature de ce dernier à la présidentielle du 23 janvier prochain.

"Ce texte va nous lier pendant 5 ans", a déclaré le président par intérim du parti KNK, Joseph Kitiki Kouamba, ajoutant que les partis de la majorité présidentielle s’engageaient à travailler d’une seule voix pendant pour la réélection du président François Bozizé.

Pour le secrétaire général du KNK, Elie Ouéifio, ce document est une plateforme qui va définir "des stratégies unitaires" en faveur du candidat François Bozizé pendant et après l’élection présidentielle en 2011, avec comme objectif "assurer la victoire du candidat Bozizé en 2011 et assurer la gestion communes des affaires".

"Depuis 2003 et en 2005, ensemble nous y avions travaillé dans l’entente, la victoire est déjà proche, que Dieu bénisse notre action", a pour sa part déclaré le président Bozizé.

En ce qui concerne les législatives, cet accord prévoit que les partis politiques doivent battre campagne en leur nom en se réservant des propos virulents. En cas de deuxième dans une circonscription, les partis signataires doivent se désengager au profit du candidat du KNK si ce dernier est en position favorable et vice versa.

La signature de cet accord intervient au moment où le processus électoral en République Centrafricaine amorce sa dernière ligne droite, avec le lancement des opérations de déploiement des matériels électoraux dans les différentes circonscriptions électorales.

 

NDLR : 29 partis politiques derrière Bozizé, cela peut paraître beaucoup à priori mais lorsqu’on gratte un peu derrière le vernis, on doit s’apercevoir que la presque totalité de ces soi-disant partis est constituée de « chercher à manger » comme onle dit à Bangui et sont en réalité appelés  partis politiques par abus de langage car sont très confidentiels et leur représentativité à l’échelon nation est sujette à caution. Leur poids et influence sur l’électorat est quasiment inexistant à vrai dire mais ils permettent de faire illusion et d’amuser la galerie.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 15:43

 

 

Francis-Boziz-.jpg

 

Bangui, 14 déc (ACAP)-Les députés ont voté par acclamation le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de partenariat en matière de défense entre la République Centrafricaine et la France, mardi 14 décembre 2010, à Bangui.

Selon le nouvel Accord qui présente trois caractéristiques principales, il est destiné à remplacer l’Accord d’Assistance Technique Militaire du 15 Août 1960 y compris ses annexes, l’annexe de l’Accord de 1960 sur les matières premières stratégiques a été supprimée et aucune de ces dispositions n’a été reprise dans cet Accord enfin le nouvel Accord s’inscrit dans un cadre régional d’où les dispositions relatives à l’Union Européenne ou aux Forces Africaines en Attente.

Le ministre délégué, chargé de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du désarmement et de la Restructuration de l’Armée, Jean Francis Bozizé a souligné que la révision des Accords de Défense entre la France et les ex-colonies Françaises d’Afrique procède des engagements maintes fois réitérés du Président Nicolas Sarkozy, en particulier lors de son discours du Cap en Afrique du Sud.

Le ministre délégué Francis Bozizé a indiqué que l’Accord de 1960 étant caduc, sa révision s’impose en vue de l’adapter aux spécificités de la République Centrafricaine afin de consacrer une évolution remarquable des relations bilatérales Franco-Centrafricaine en les portant à la dimension des nouveaux défis.

Sur la première question relative à l’intitulé de l’Accord du 15 Août 1960, concernant l’Assistance Technique Militaire, le ministre délégué Jean Francis Bozizé a déclaré que c’est sur la base de cet Accord que la France intervenait dans les pays Africains d’une manière permanente pour faire face aux problèmes de Défense.

A la question concernant la suppression des matières premières stratégiques, le ministre délégué Jean Francis Bozizé a précisé que désormais les ressources du sous-sol de chaque pays doivent être gérées dans la transparence au nom de la souveraineté.

 

NDLR : Il serait intéressant que les accords de défense signés secrètement par Bozizé avec certains pays comme par exemple l’Afrique du Sud et non rendus publics à ce jour obéissent également à cette procédure parlementaire. De même que ce rejeton de Jean Francis et fils de son père qui se prend pour un colonel de l’armée centrafricaine prenne l’habitude de se rendre un peu plus souvent à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions et préoccupations des députés sur les nombreuses questions de sécurité. Heureusement que les élections vont mettre bon ordre à toutes ces carences et errements.

 

Centrafrique: Flagrant délit de faux et usage de faux au Ministère de la Défense

 

15 décembre 2010 Juliette Abandokwe

 

 

Encore un officier de l’armée arrêté illégalement

 

Son bac D en poche, Ismael Kouagou était entré à l’armée comme soldat du 2ème dans le corps des E.B.A (Eléments du Bataillon Autonome) en 1988 au temps de Kolingba. Gravissant les échelons, il est admis à Saint-Cyr sous le régime de Patassé.

 

Ismaël Kouagou, officier de l’armée de terre, diplômé de l’école d’état-major de Libreville ainsi que de Saint-Cyr, aurait demandé une mise en disponibilité qui a été ignorée. Ayant ensuite sollicité une audience auprès du Ministre de la Défense, Francis Bozizé, celui-ci aurait refusé de recevoir notre officier. Devant la désinvolture de ses supérieurs, Kouagou s’est donc permis de démissionner de l’armée en juin afin d’accepter un poste à  l’Ambassade des Etats-Unis à Bangui. 

 

Francis Bozizé, digne fils de son père, aurait fait ensuite établir un avis de désertion au nom d’Ismael Kouagou ainsi que d’Elmar-Marcia Kongbo, lui aussi officier démissionnaire. 

 

Ancien directeur général adjoint de l’ESFOA - École Spéciale de Formation des Officiers Active - du camp Kassai à Bangui, devenu chef de bataillon, il est donc arrêté le 20 octobre 2010 sur la foi d’un avis de désertion fabriqué. En garde à vue au SRI (Section de recherche et d’investigation) pendant plus de 6 semaines, il est finalement incarcéré à la sinistre prison Ngaragba le 3 décembre 2010.

 

Emprisonné à Ngaragba pour avoir démissionné de l’armée

 

Une fois de plus c’est un brillantissime élément de l’armée centrafricaine qui est arrêté illégalement et maintenu en détention pour des motifs fallacieux. Le Ministère de la Défense – fabriquant d’avis de désertion fantaisistes - est ainsi pris en flagrant délit de faux et usage de faux. L’abus de pouvoir et la force brutale à l’état pur.

 

Le régime de Bangui devient vraiment très nerveux et chatouilleux en prévision des élections de janvier 2010, pour arrêter ainsi à tort à travers des éléments hautement qualifiés de son armée. On se souvient du capitaine Gontran Nguerelessio, autre brillant élément des forces armées centrafricaines, libéré il y a quelques jours après 13 jours de détention illégale, fallacieusement accusé d’avoir voyagé sans autorisation.

 

Selon les dires de ses proches, Ismael Kouagou serait soupçonné de préparer un coup d'état ; c'est de la Yakomaphobie pur sucre de canne diront les commentateurs les plus pugnaces. Complexe de persécution du clan Bozizé diront la plupart. Chez les Bozizé, on n’aime pas les Yakoma et on ne perd jamais une occasion d’exercer sa haine ethnocentrique. De plus, aucun des membres de la haute sphère bozizéenne n’a suivi d’écoles particulières pour arriver aux rebords de la mangeoire, et ils ne se privent jamais de s’en vanter. Un Bozizé vous dira toujours qu’il n’a jamais eu besoin de formation quelle qu’elle soit pour arriver au sommet !

 

En tout cas, nous sommes une fois de plus en présence d’une grossière violation des droits à l’autodétermination personnelle d’un individu qui a simplement voulu changer d’employeur dans les règles de l’art. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être embauché par une ambassade occidentale en raison de ses compétences au-dessus de la moyenne. On imagine sans peine l’envie et la jalousie des plus pernicieux de sa hiérarchie. Au lieu de le féliciter pour son succès, on l’attend sournoisement au détour d’une rue banguissoise pour l’arrêter et l’humilier profondément en l’accusant d’une faute qu’il n’a pas commise. Car la désertion est bien le motif le plus humiliant pour un officier ayant gradé dans les meilleures écoles militaires.

 

Ismael Kouagou, privé illégalement de sa liberté depuis 55 jours, et incarcéré actuellement à la prison centrale de Ngaragba, dont les conditions de détention sont de toute évidence  non conformes aux normes internationales relatives au traitement des détenus, conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel la République centrafricaine a adhéré depuis 1981.

 

Extrêmement préoccupé à l’idée qu’Ismael Kouagou ne soit un prisonnier détenu sans autre motif que sa volonté de quitter légalement l’armée centrafricaine afin de prendre un autre emploi, et sans la possibilité de se défendre valablement, ses proches, ses amis, ainsi que les défenseurs des droits de l’homme de tout bord demandent sa libération inconditionnelle aux autorités compétentes.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 15:30

 

 

JJDemafouth

 

 

 

 

Communiqué

 

Le bureau du Comité Provisoire de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (N.A.P.) réuni ce jour  le 17 octobre à Paris à décidé de la dissolution de l’ancien Comité et à voté à l’unanimité la mise en place du nouveau bureau de la Fédération France de la N.A.P. conformément au statut  de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (N.A.P.) adopté le13 avril 2010 lors du premier congrès ordinaire à Bangui.

 

-          Président : Mr. Etienne ZANGATO

-          Secrétaire général : Mr. Jean-Pierre BETINDJI

-          Secrétaire Général Adjointe : Mme. Myriam FEUILLET-AGBA

-          Chargé des Relations Extérieures : Mr. AGBA-OTIKPO-MEZODE

-          Chargé des communications : Mr. Christian DARLAN

-          Chargé des Fédérations : Mr. Josip MAKENZET

-          Commission des Affaires Culturelles : Mr. Aubin-Grégoire LEREGAZA

 

A compter de ce jour ce bureau est l’organe représentatif de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (N.A.P.) auprès des instances Françaises, Européennes, Africaines et des Organismes Internationaux.

 

Fait à Paris le 20 novembre 2010

 

La Secrétaire Général Adjointe

 

Mme. Myriam FEUILLET-AGBA

 

 

  

A LONDO AWE

 

Ensemble pour un Centrafrique Uni et Fort

 

 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 15:26

 

 

Bozizé Y

 

 

BANGUI 15 déc 2010 - (AFP) Le président centrafricain Bozizé a demandé aux habitants de Birao (nord-est) de "vivre en harmonie" avec les troupes tchadiennes présentes dans la ville depuis l'attaque rebelle de fin novembre, lors d'un discours à la population, diffusé mercredi à la radio nationale.

"Je vous invite à vivre en harmonie avec nos frères qui sont ici pour vous protéger. S'il y a un peu de quoi manger, partagez avec eux", a déclaré François Bozizé en sango (langue nationale) lors de ce discours à la population de Birao, tenu sur place le 10 décembre.

"Je suis à Birao pour constater ce qui s'est passé et vous prouver que je suis toujours avec vous", a-t-il dit, alors que la ville a été visée le 24 novembre par une attaque de la rébellion centrafricaine de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

71 personnes, dont 65 rebelles, ont perdu la vie lors des affrontements selon les autorités centrafricaines. Ces dernières avaient annoncé avoir repris la ville le 26 novembre, mais les rebelles ont assuré l'avoir quitté le 30 novembre après des combats impliquant l'armée tchadienne.

"Ne vous laissez pas manipuler et que personne ne vous trompe, quand tout ira mieux, je serai ici parmi vous. Bozizé protégera toujours Birao", a dit le chef de l'Etat.

La visite du président, selon la radio nationale, "était destinée à remonter le moral des troupes".

Elle avait pour but également de conforter "le moral des éléments du détachement des Forces armées centrafricaines (FACA) décapité, car le commandant et son adjoint ont été faits prisonniers lors de l'attaque de la ville par les éléments de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix", a indiqué à l'AFP une source militaire centrafricaine.

L'intervention de l'armée tchadienne, d'abord évoquée par un responsable militaire centrafricain et la rébellion, a été confirmée par le chef de d'état-major de l'armée tchadienne avait confirmé. Selon lui, le Tchad a usé d'un droit de poursuite sur le sol centrafricain contre des rebelles tchadiens.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

NDLR : Quelle honneur et quelle dignité pour quelqu’un qui se dit général d’armée mais est totalement incapable de sécuriser son pays et se prend pour un président de la République mais obligé de sous-traiter la sécurité de plusieurs régions de son pays à  des armées étrangères et de faire également sans cesse à l’intervention militaire d’armée étrangères pour voler à son secours. C'est une honte ! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 03:42

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

 

Le samedi 11 décembre dernier, le tristement célèbre argentier de Bozizé et non moins ministre d’Etat chargé des mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï,  a eu le culot de tenir un point de presse à Bangui pour annoncer fièrement urbi et orbi que « la bataille judiciaire engagée entre le gouvernement centrafricain et la société américaine RSM Production Corporation de jack Grynberg venait de connaître un dénouement heureux suite au verdict rendu le 7 décembre 2010 par le CIRDI et que désormais la République Centrafricaine venait de recouvrer sa pleine souveraineté et la libre disposition sur la zone pétrolière dans le Nord du pays ».

Dans nos commentaires suite à cette audacieuse annonce de l’imprudent Ndoutingaï et sans même présager de la réaction du patron de RSM Production Corporation Jack Grynberg, nous avions fait part du doute qui était le nôtre quant à la véracité des allégations du ministre d’Etat et directeur de campagne de Bozizé quant à l’interprétation du jugement qui venait d’être rendu par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) dans cet arbitrage relativement délicat.

Eh bien, cela n’a pas loupé. La réaction de Jack Grynberg n’a pas tardé à tomber à son tour mais contrairement aux allégations fantaisistes de Ndoutingaï,  non seulement c’est RSM RSM Production Corporation qui a gagné devant le CIRDI dans le jugement prononcé le 7 décembre dernier mais ayant obtenu ainsi gain de cause, Jack Grynberg et sa société ont un délai de 45 jours pour chiffrer sa réclamation.

Le litige qui opposait le pétrolier américain à la clique de Bozizé et Ndoutingaï portait sur l'exécution du contrat de recherche et d'exploitation du permis A situé dans le nord de la RCA. C’est en effet du temps de l’ex-président Patassé que celui-ci avait été signé mais avait été suspendu et dénoncé par le « libérateur en chef » Bozizé dès son arrivée au pouvoir pour des raisons purement arbitraires qui en réalité, ne tiennent pas vraiment la route.

A bien lire le texte du jugement rendu le 7 décembre dernier par les juges Philippe Merle et Brigitte Stern, il est clairement dit que non seulement « la demande du pétrolier texan était fondée » mais aussi que le Cirdi n'avait relevé "aucune faute à la charge de RSM, ni aucun préjudice qu'elle aurait causé à l'Etat centrafricain". Par contre, les juges du CIRDI ont estimé que « le régime en place à Bangui n'avait pas rempli ses obligations durant la période de suspension du contrat (article 28.8 du contrat) ». C’est franchement à se demander si Ndoutingaï sait lire et comprendre des documents écrits non pas dans la langue de Shakespeare mais pourtant bien dans celle de Molière !

Il y a lieu de rappeler que lors de l’audience du 7 décembre en question, Bozizé et Ndoutingaï pour ne pas dire l’Etat centrafricain, étaient défendus par les avocats Me Emile Bizon et Me Jacques Vergès. Grynberg lui, était représenté parle directeur juridique de RSM, Roger A. Jakto, et a été défendu par Philippe Auzas (cabinet Grand, Auzas & Associés).

Ce verdict tombe d’autant plus mal pour Bozizé et Ndoutingaï que le jeudi 16 décembre 2010, doit s’ouvrir à Bangui suite à une plainte de Bozizé et du même Ndoutingaï contre le même Jack Grynberg pour  "diffamation, chantage et escroquerie". Dans la citation à comparaître adressée à l’homme d’affaires de Denver au Colorado (Etats-Unis), il est reproché d’avoir "user de ses relations personnelles avec les autorités de son pays et les hauts responsables des institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale…) pour faire bloquer tous les financements de ces institutions au profit de la Centrafrique au cas où les autorités de ce pays lui refuseraient la prolongation de son contrat d’exploitation des hydrocarbures".

Selon nos informations, l’américain Jack Grynberg a confié sa défense à Me Assingambi Zarambaud    du Barreau de Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 02:31

 

 

afrique

 

 

Propos recueillis par Gaëtane Morin France-Soir 13/12/10 à 19h02

 

Le socialiste Guy Labertit, qui a été le « M. Afrique du PS » entre 1993 et 2006, a assisté à l'investiture présidentielle de Laurent Gbagbo samedi dernier. M. Afrique du PS


France-Soir. Pourquoi soutenez-vous Laurent Gbagbo ?

Guy Labertit : Parce qu'il a gagné les élections ! Les résultats annoncés par la commission électorale, favorables à Alassane Ouattara, sont faux. Ils sont fondés sur un comptage manuel. Or, le décompte électronique a révélé des irrégularités : 2.200 procès-verbaux (sur un total de 20.073) ont été rejetés car il y avait plus de votants que d'inscrits. C'est donc bien Laurent Gbagbo qui a remporté le scrutin avec 51,33 % des voix. Voilà pourquoi le Conseil constitutionnel l'a déclaré vainqueur.

F-S. Mais l'ensemble de la communauté internationale, dont la France, condamne cette décision...


G.L. C'est une tentative d'usurpation du pouvoir orchestrée par l'ONU ! En reconnaissant la victoire de Ouattara, les chefs d'Etat occidentaux ont formellement violé les institutions de la Côte d'Ivoire. Seul le Conseil constitutionnel est fondé à promulguer les résultats.

F-S. Mais il est à la botte de Gbagbo !


G.L. Pas du tout. Est-ce qu'en France, le Conseil constitutionnel est à la botte de Sarkozy ? Le système de nomination est le même en Côte d'Ivoire : c'est le président de la République qui nomme le président du Conseil constitutionnel, mais y siègent aussi les anciens chefs de l'Etat et des conseillers. Gbagbo est un démocrate. Il n'a jamais pris les armes pour accéder au pouvoir.

« Lang est perdu dans ses propres errances... »

F-S. François Hollande l'avait toutefois déclaré « infréquentable » en 2004...


G.L. Le PS a toujours été divisé sur l'attitude à adopter vis-à-vis de Gbagbo. En 2003, déjà, je me souviens avoir participé à un bureau national très orageux. Pourtant, je suis resté en charge des questions africaines jusqu'en 2006 : c'est la preuve que beaucoup de socialistes me soutenaient. Aujourd'hui encore, plusieurs parlementaires -Loncle, Emmanuelli...- sont sur la même ligne que moi. Derrière la position d'Aubry qui soutient Ouattara, je vois la patte d'Harlem Désir : il a toujours été hostile à Gbagbo.

F-S. Mais Jack Lang a aussi lâché son « ami »...

G.L. Il me fait de la peine : il s'est perdu dans ses propres errances. En 2008, fidèle à sa politique-spectacle, Lang a dansé avec Gbagbo dans une boîte de nuit ivoirienne, évoquant alors son « génie politique ». En octobre dernier, il est même venu le soutenir à Bouaflé, lors d'un meeting électoral. Comme il ne peut pas être quelque part sans prendre la parole, Lang a clairement fait savoir qu'il le préférait à Ouattara. Et aujourd'hui, il conseille à son « cher Laurent » de renoncer au pouvoir... Mais il aurait été le premier à écrire sa biographie si son élection n'avait pas été contestée !

F-S. La Côte d'Ivoire a aujourd'hui deux présidents. Vont-ils en venir aux armes pour se départager ?

G.L. Je ne le pense pas. Il y a, de part et d'autre, la volonté d'éviter les affrontements de rue. Ouattara va certes continuer à contester, mais Gbagbo et son gouvernement ne céderont pas. Or, ils contrôlent l'armée et la police, mais aussi l'économie. Ils peuvent tenir longtemps.

F-S. Une partition du pays a été évoquée...

G.L. Ce projet a circulé dans les officines, mais il serait une catastrophe. Le nord n'est pas viable économiquement : il y a un peu de coton, d'or et de diamant, mais pas de port. Non, je crois que les choses vont rentrer dans l'ordre. D'ailleurs, la vie a repris son cours à Abidjan. Le prix de l'oeuf, qui était monté à 150 F CFA, est retombé à 60 F CFA hier.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 02:27

 

 

carte-Cote-d-Ivoire.jpg

 

 

 

L’ensemble des analystes et observateurs pose la question « Comment sortir de l’impasse en Côte d’Ivoire ? ». Il faut sans doute rappeler pourquoi la Côte d’Ivoire est dans l’impasse.

 

QUELQUES RAPPELS POUR COMPRENDRE LA SITUATION

 

La Commission électorale indépendante (CEI) est une institution administrative chargée de fournir les résultats provisoires des élections, le Conseil constitutionnel étant la juridiction habilitée à proclamer les résultats définitifs.

 

La composition de la CEI a été déterminée à l’origine, en janvier 2003, par les accords de Marcoussis entérinés par la Conférence dite de Kléber à Paris. Des mouvements armés, aujourd’hui disparus, y étaient représentés à l’égal des formations parlementaires. Dès le départ, cette institution dite indépendante reproduisait les antagonismes de l’échiquier politique ivoirien. Cette composition a été modifiée à la marge lors de discussions ultérieures (Accra, Pretoria).

 

Contrairement à ce qui est souvent affirmé dans les médias, la CEI, institution ivoirienne n’est pas paritaire. Elle est éminemment défavorable au Président sortant Laurent Gbagbo, candidat de la majorité présidentielle.

 

En effet, le présidium de la CEI fort de 5 membres compte 4 représentants pro-Ouattara contre 1 pro-Gbagbo. Il y a 16 commissaires pro-Ouattara contre 6 pro-Gbagbo. Les 19 Commissions électorales régionales sont contrôlées par des pro-Ouattara et sur les 415 commissions électorales locales, 380 sont contrôlées par des pro-Ouattara contre 35 par des pro-Gbagbo.

 

Pour limiter ce déséquilibre, il était convenu que la CEI fonctionne par consensus et que les résultats du scrutin soient fournis sur la base d’un double comptage, manuel et électronique.

 

Le Conseil constitutionnel, dont la création est un des éléments des réformes d’Etat engagées par Laurent Gbagbo pour doter le pays d’institutions juridiques conformes au standard républicain, est composé selon les mêmes procédures que le Conseil constitutionnel en France. Il est présidé et composé de juristes ivoiriens éminents et non de simples partisans comme nombre d’observateurs le laissent entendre.

 

LES RAISONS DE L’IMPASSE

 

La CEI n’a pu proclamer de résultats provisoires dans le délai de trois jours qui lui était imparti. Il revenait, dès lors, au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats définitifs sur la base des données transmises par la CEI. Alors que le Président de ce Conseil annonçait à la télévision, le jeudi 2 décembre, cette procédure, le Président de la CEI, M. Youssouf Bakayoko, non entouré des commissaires de la CEI, proclamait hors délai des résultats provisoires à l’Hôtel du Golf, devenu le quartier général du candidat du RHDP Alassane Ouattara. Il accordait 54,1 % des suffrages à Alassane Ouattara contre 45,9% à Laurent Gbagbo.

 

Fruit du comptage manuel, ces résultats entérinaient une fraude manifeste révélée par le comptage électronique. En effet, sur les 20 073 procès-verbaux de bureaux de vote, plus de 2000 ont été rejetés car ils comportaient un nombre de votants supérieur au nombre d’inscrits.

 

La scène du mardi soir 1 er décembre où l’on a vu deux représentants de la majorité présidentielle empêcher le porte-parole de la CEI, proche de Ouattara, de lire les résultats des trois premières régions, (dont deux étaient d’ailleurs favorables à L. Gbagbo) s’explique par le fait qu’à ce moment les responsables du comptage électronique venaient à peine de récupérer les données après un bras de fer de 48 heures avec le Premier ministre et le Président de la CEI qui feignaient de s’étonner de cette situation. Les données ont été enregistrées par le système électronique dans la nuit du mardi au mercredi seulement.

 

La fraude, révélée par le comptage électronique, étant manifeste dans les régions du Nord, la CEI ne pouvait plus fonctionner par consensus dans la journée du mercredi 1 er décembre. D’où la proclamation solitaire du Président de la CEI, le lendemain au quartier général du candidat Ouattara, pour frapper par avance de suspicion les décisions à venir du Conseil constitutionnel.

 

Le Conseil constitutionnel a fonctionné strictement sur des bases juridiques en analysant les recours déposés par la majorité présidentielle qui portaient sur environ 600 000 voix.

 

Sur 16 des 19 régions représentant plus de 85 % de l’électorat les résultats de la CEI confirmés par le Conseil constitutionnel donnent 2 038 000 voix à Laurent Gbagbo, soit 52,6 % et 1 837 173 voix à Alassane Ouattara soit 47,39 % des voix.

 

Les recours déposés par la majorité présidentielle et retenus par le Conseil constitutionnel ont conduit à l’annulation de 7 des 11 départements dans 3 des 5 régions du Nord, à savoir les départements de Boundiali, Ferkéssédougou, et Korhogo dans la région des Savanes, les départements de Bouaké, Dabakala et Katiola  dans la région de la Vallée du Bandama, et le département de Séguéla dans la région du Worodougou.

 

Les annulations se fondent essentiellement sur le fait que les représentants de la majorité présidentielle ont été physiquement empêchés d’accéder aux bureaux de vote ou en ont été expulsés. Cela a permis de bourrer les urnes. On constate en effet, que dans les régions du Nord, le nombre de votants est souvent supérieur au nombre d’inscrits et que le nombre de suffrages exprimés a éré encore plus important au second tour qu’au premier (+ 10,31 % dans la région du Bafing, + 13,94 % dans le Denguélé, + 10,65 dans les Savanes et + 13,62 dans le Worodougou) alors que le jour du scrutin, tous ceux qui le suivaient soulignaient que la participation était en baisse.

 

De plus, les éléments des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) sont sortis armés le jour du second tour alors qu’ils étaient officiellement cantonnés et désarmés depuis la fin du mois de septembre dans les camps de Bouaké, Korogho, Séguéla et Man.. Les Forces de l’ONUCI ne se sont jamais interposées et le vote s’est fait le plus souvent sous la contrainte dans les régions du Nord. Les partisans de la majorité présidentielle ont été pourchassés, soumis à des violences, leurs représentants parfois séquestrés. Une représentante a même été battue à mort à K

 

La volonté de fraude des partisans d’Alassane Ouattara dans les régions du Nord est incontestable, même si elle semble avoir échappé aux observateurs de l’Union européenne. Les violences et irrégularités graves ont été relevées par la mission des observateurs de l’Union africaine et des témoignages très nombreux ont étayé les recours de la majorité présidentielle.

 

Le scrutin s’est déroulé de façon équitable dans le reste du pays et le candidat Ouattara n’a déposé aucun recours. Sur cette base, qui concerne plus de 80 % de l’électorat, il a été dit très officiellement par l’ONUCI que le scrutin était globalement démocratique, mais la fraude au Nord a été de nature à inverser les résultats du scrutin de ce second tour.  

 

LE RÔLE DE LA COMMUNAUTÉ  INTERNATIONALE

 

La prise de position immédiate, le vendredi 3 décembre, du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, M. Young-jin Choï, ne reconnaissant pas les résultats donnés par la seule juridiction ivoirienne habilitée à proclamer les résultats définitifs, viole la Charte de l’ONU qui réaffirme dans son action le respect des institutions d’un pays souverain. La certification du processus électoral suppose que le  déroulement  du processus électoral est conforme à la Constitution et au code électoral que les Ivoiriens se sont souverainement donné.

 

En choisissant de valider les résultats provisoires d’une institution administrative, la Commission électorale indépendante, où la majorité présidentielle était minoritaire de par la volonté de la communauté internationale, le représentant de l’ONU a donné un signal fort à l’ensemble des puissances occidentales. En premier lieu, la France et les Etats-Unis, par la voix de leur Président respectif, MM. Sarkozy et Obama, Pourtant la veille, dans la soirée du 2 décembre, l’Elysée précisait dans un communiqué « il appartient désormais au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats définitifs dans le strict respect de la volonté clairement exprimée par le peuple ivoirien ». Ce respect signifie-t-il que le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire devait avaliser la fraude évidente des régions du Nord entérinée par la Commission électorale indépendante ?

 

Mandaté par l’Union africaine, l’ancien Président sud-africain Thabo M’Béki a conduit une médiation de 48 heures, les 5 et 6 décembre. On sait les relations difficiles entre Thabo Mbéki et l’actuel Président sud-africain Jacob Zuma qui se sont livrés jadis un duel sans merci au sein de l’ANC. Avant même que Mbéki dépose ses conclusions, la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest, fortes de 16 pays membres, (avec 7 chefs d’Etat sur 13 délégations présentes) s’est dépêchée de  soutenir la position  des puissances occidentales.

 

La Russie (Tchétchénie oblige) n’a pas résisté longtemps au Conseil de sécurité, plongeant la Côte d’Ivoire présidée par Laurent Gbagbo dans un isolement diplomatique complet. Le 13 décembre, l’Union européenne s’est engagée dans un processus de sanctions.

 

Ce bras de fer entre la Côte d’Ivoire qui s’est remise au travail et la communauté internationale dont l’unanimisme immédiat au nom de la vertu démocratique peut sembler suspect peut déboucher sur des affrontements gravissimes. Unanimisme suspect quand on voit le pudique et assourdissant silence des Etats-Unis, de la France et de la communauté internationale face aux élections législatives en Egypte et à la réélection dans son pays du médiateur de nombre de crises africaines, M. Blaise Compaoré, avec plus de 80 % des voix dès le premier tour, lui permettant de rester à la tête du Burkina Faso pendant 28 ans.

 

Le Président Gbagbo a-t-il commis l’irréparable en Afrique en faisant tout pour mettre en place des institutions républicaines et en laissant se développer un processus électoral de façon ouverte sur la base d’une présomption de bonne foi à l’égard de son principal adversaire politique pour qui les institutions financières internationales qu’il a servies, les Etats-Unis, la France ont toujours eu les yeux de Chimène.

 

Cette situation sans précédent en Côte d’Ivoire pose avec acuité le rôle historique de l’ONU sur le continent africain et d’une certaine façon sa crédibilité aux yeux de tous les citoyens de la planète. Facteur de paix et de sécurité comme l’expriment ses textes ou garant des intérêts  des puissances et d’un ordre mondial injuste et inégalitaire.

 

Ce n’est que quarante ans après les indépendances africaines qu’a été mis à jour le jeu trouble de l’ONU dans l’assassinat, le 19 janvier 1961, au Congo Kinshasa du Premier ministre Patrice Lumumba, défenseur de la souveraineté de son pays. Un demi-siècle plus tard, en 2010, la méthode est plus policée pour écarter un dirigeant politique jugé indocile, même si tout son parcours s’est inscrit dans la conquête de la démocratie et la mise en place d’institutions républicaines souveraines. C’est effectivement une quasi exception sur le continent africain.  

 

Guy LABERTIT (Ancien délégué Afrique du PS de 1993-2006)

Auteur  aux éditions « Autres Temps » de :

 

- « Adieu, Abidjan-sur-Seine », les coulisses du conflit ivoirien (2008)

- « Côte d’Ivoire, sur le sentier de la paix » (2010)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 02:25

 

 

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Elections en RCA, encore plus de 3000 urnes du Togo

Radio Ndéké Luka Mardi, 14 Décembre 2010 14:19

 

La commission Electorale Indépendante vient de recevoir  3754 urnes prêtées par le  Togo. Il s’agit d’une dernière phase de livraison de ce matériel.

Ces urnes arrivent à Bangui au moment où se poursuit, le déploiement sur tout le territoire centrafricain, par voie de terre, voie aérienne et maritime les matériels électoraux lourds.

Cette dernière livraison d’urnes togolaises vient compléter les 3246 autres urnes déjà arrivées à Bangui quelques jours auparavant.

Signalons que ces urnes sont systématiquement codifiées par la CEI et ses partenaires. Une grande première en Centrafrique dans la mesure où cette codification est de nature à minimiser les risques de fraudes.

Par ailleurs, le tribunal administratif de Bangui s’est prononcé lundi, sur les recours de certains candidats et partis politiques, dont les dossiers de leurs candidats pour les législatives ont été rejetés par la CEI. La décision prise est en faveur des candidats recalés et en application des dispositions du code électoral, notamment l’article 47, la CEI doit accepter les dossiers et par conséquent valider les candidatures.

Dans la crainte d'une pénurie de bière à Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 14 Décembre 2010 10:39

Et si la bière venait à manquer ? Question légitime qu’on se pose à Bangui au vu de la polémique qui oppose depuis quelques jours la Mocaf (seule brasserie du pays installée à Bangui) à l’association nationale des distributeurs de boisson (ANDB). A l’origine un projet de majoration des produits de la brasserie aux grossistes.

 Pour le moment, il ne s’agit que d’un projet, comme l’a précisé à Radio Ndeke Luka, un responsable du service commercial de la Mocaf. Les boissons sucrées ne sont pas non plus concernées par cette éventuelle hausse. Seules les bières le sont.

 Si le montant de la hausse n’est pas communiqué, les distributeurs font remarquer qu’il s’agit de la quatrième hausse de l’année 2010, qui plus est devant intervenir en cette veille de fêtes de fin d’année. Pour eux, « c’est cynique et antisocial ». L’ANDB a rencontré les responsables de la Mocaf pour obtenir que ces derniers sursoient à la hausse envisagée. Apparemment, la rencontre n’a rien donné. Pour le moment, les grossistes  ont décidé la fermeture de tous les dépôts, jusqu’à nouvel ordre.

 De son côté, la brasserie Mocaf a fait diffuser un communiqué sur les ondes de Radio Ndeke Luka, informant « ses aimables consommateurs et fidèles grossistes, que les prix de ses boissons ne sont pas encore augmentés, mais elle est en train de revoir me prix de ses produits pour être en hausse ».

 

Pour un Noël sans la LRA, Oxfam s'engage

Radio Ndéké Luka Mardi, 14 Décembre 2010 10:43

Noël approche. Noël synonyme de fêtes mais pour les populations du sud est de la Centrafrique, Noêl est une période de peur et de terreur.

Les fêtes de fin d’année sont une période de recrudescence d’attaques de la LRA, l’Armée de Résistance du Seigneur.  Enlèvements d’enfants pour en faire des soldats, enlèvements de filles pour en faire des esclaves sexuels.  L’ONG Oxfam lance une campagne internationale pour protéger et secourir les populations de la RDC, de la Centrafrique, régulièrement victimes des attaques de cette rébellion ougandaise.

 A Noël 2009, on a recensé 321 personnes assassinées alors que la LRA déployait sa marche de village en village en RDC et chez nous en Centrafrique. Oxfam demande d’agir pour aider des familles du Congo, du Sud-Soudan et de République centrafricaine à se sentir en sécurité ce Noël qui s’annonce. Il s’agit d’abord d’une campagne de collecte de fonds. Ensuite une carte de vœux de Noël géante que Oxfam a l’intention de présenter au Conseil de sécurité des Nations Unies. L’ONG demandera alors de développer et de mettre en œuvre un plan d’action pour protéger les populations de la LRA non seulement durant la période de Noël mais aussi à long terme.

 Parce que, dit Oxfam,  le problème dépasse les frontières nationales, aucun pays ne veut en prendre les responsabilités. Or Oxfam est convaincue qu’il est possible de mettre les populations à l’abri de la LRA mais une réponse régionale coordonnée est nécessaire.

 L’ONG veut changer les choses et ne pas laisser le monde oublier et ignorer ces attaques. Elle veut empêcher la communauté internationale de cacher la LRA sous le tapis. Elle veut demander au Conseil de Sécurité des Nations Unies d’adopter un "plan d’action LRA" et de le mettre en œuvre d’urgence pour non seulement mettre les familles du Congo, du Sud Soudan et de République centrafricaine à l’abri de la LRA ce Noël, mais aussi pour traiter le problème de la LRA sur le long terme.

 Le plan d’action que Oxfam veut faire mettre en œuvre  comprend des actions d’urgence. En premier lieu prévenir les attaques par le biais d’une présence des forces de maintien de la paix renforcée et plus efficace.

 

Appel d'ONG à agir pour éviter "un nouveau massacre" de la LRA avant Noël

 

Kinshasa - 14/12/10 07:39 Dix-neuf ONG ont appelé mardi la communauté internationale à agir pour "éviter un nouveau massacre" commis par l'armée de résistance du seigneur (LRA) avant Noël, comme cette rébellion ougandaise active en Afrique centrale en avait commis fin 2008 et 2009 en République démocratique du Congo.

 "La communauté internationale doit agir afin d'éviter que le groupe rebelle le plus brutal et le plus anciennement actif en Afrique centrale ne commette un nouveau massacre à Noël cette année, ainsi que des folies meurtrières quasi-quotidiennes", écrivent dans un communiqué les ONG qui publient un rapport intitulé "Le spectre des Noëls passés".   

 Les organisations rappellent deux massacres de masse commis par la LRA autour de Noël: en 2008 quand 865 hommes, femmes et enfants ont été "sauvagement battus à mort" et des centaines d'autres enlevés, dans le nord-est de la RDC et au Sud-Soudan, et en 2009 à nouveau dans le nord-est de la RDC où 300 personnes ont été assassinées entre le 14 et le 17 décembre. 

 Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a affirmé mi-octobre que depuis décembre 2008, la LRA a tué 2.000 personnes, en a enlevé plus de 2.600 et déplacé plus de 400.000, en RDC, en Centrafrique et au Sud-Soudan. Dans ces pays la LRA "continue d'attaquer des communautés marginalisées (...) à raison de presque quatre attaques par semaine", souligne le rapport des ONG.  

 "L'immense souffrance et le déplacement massif des populations (...) mine la stabilité d'une zone déjà fragile, où le Sud-Soudan se prépare à tenir un référendum historique sur la sécession début 2011", s'inquiètent les ONG (Oxfam, Christian aid, Refugees international, World Vision, War Child UK...).  

 Dirigée par Joseph Kony - recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité - la LRA est entrée en activité en 1988 dans le nord de l'Ouganda, avant d'étendre ses actions dans l'extrême nord-est de la RDC depuis une dizaine d'années, puis en 2008 en Centrafrique et au Sud-Soudan.

 

Centrafrique : une bourrasque provoque des sans abris

Ai- Rca- Mardi, 14 Décembre 2010 14:0 - 13 maisons détruites et 57 sans-abris, c'est le bilan d'un vent violent accompagné de la pluie diluvienne qui a soufflé dans la nuit du 9 au 10 décembre , sur la commune de Bouchia dans la préfecture de la Lobaye.

 Selon la Croix Rouge locale, dès les premières heures qui ont suivi cette bourrasque c'est le premier citoyen de la ville de Bouchia , M Abakar Souleymane, qui a volé au secours des sinistrés.

"Les élèves de Bouchia étudient en ce moment sous l'ombre d’un grand arbre servant d'abri " a confié à l’agence Ai un volontaire.

A l'en croire, le maire de la commune de Bouchia a lancé un SOS aux personnes de bonne volonté, organismes et autres ONG pour porter assistance à ces sans abri qui voient leur avenir hypothéqué.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 23:34

 

 

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            Jean Charles Bokassa

 

Le vendredi 08 décembre 2010, Georges Bokassa a passé un communiqué sur le site CENTRAFRIQUE-PRESSE.COM intitulé ‘’SPOLIATION DE LA FAMILLE BOKASSA’’, communiqué dans lequel il se prévaut d’être ‘’légataire universel de son père’’, l’ex- empereur de Centrafrique, Jean-Bedel BOKASSA. Se présentant comme le représentant des 37 héritiers du défunt empereur dont il s’est fait spolier de toutes les propriétés, l’intéressé affirme :

 

‘’Le fils aîné de Bokassa, qui se trouve injustement châtié par cette ‘’loi du talion’’, n’a pas les moyens de se lancer dans une interminable procédure pour tenter de récupérer les fonds qui leur ont été volés.

Bokassa ayant été réhabilité, sa famille et lui sont reconnus désormais comme les seuls légitimes propriétaires de toutes les propriétés acquises par leur père et vendues aux enchères sans qu’ils  voient la couleur du moindre fifrelin…

Dernier épisode : la château d’Hardricourt, près de Meulan, où résidait Bokassa devrait être vendu aux enchères le 12 janvier 2011 sans qu’il puissent intervenir sur ce vol supplémentaire. Enfin, il devrait ensuite, au retour des beaux jours, être expulsé avec sa femme et leurs trois enfants en bas âge, du château de Mézy où il réside.,. Georges Bokassa a pu résister à ce marathon judiciaire  et refuse de subir un nouveau vol couvert  par la Justice française Il supplie le Président de la République de bien vouloir faire respecter les conventions internationales signées par le Général de Gaulle le 27 avril 1967’’.

Georges sait pertinemment qu’il n’a jamais été l’héritier légal de la Famille Bokassa. Il ne dispose d’aucun d’un procès-verbal de conseil de famille et a déjà eu des antécédents  judiciaires : ce qui n’honore pas la famille. Il ne peut, en outre, se prévaloir de la qualité de légataire universel sans pouvoir justifier de l’existence d’un testament valable lui léguant l’ensemble du patrimoine de feu l’Empereur Bokassa.

A plusieurs reprises, nous avons été surpris par des ventes illicites qu’il a effectuées au nom de sa légation à l’insu de la succession. Dernier cas en date, il y a environ deux ans, un immeuble particulier vendu au centre de Bruxelles aux enchères, estimé bradé à 250.000 Euros et dont aucun des enfants Bokassa n’a joui des produits de cette vente. D’ailleurs une plainte collective est en cours contre sa personne pour statuer sur ce délit stellionat.

La Famille BOKASSA tient à clarifier et fait un démenti par rapport à toutes ses sorties médiatisées à travers des médias étrangers, où il fait des déclarations mensongères,  en qualité d’Héritier Légal de la famille BOKASSA, dans le seul but de s’approprier de la jouissance des biens à des fins personnelles  tout en brandissant un document largement contestable.

 

Nous, enfants légaux de l’ex-Empereur Jen-Bedel Bokassa, portons à la connaissance de toutes les personnes que Georges Bokassa aurait contactées au nom de la Famille Bokassa que nous ne nous reconnaissons nullement en lui et aux actes qu’il pose, aux dettes contractées par lui, aux engagements qu’il prend, à travers toutes ces apparitions et déclarations au nom de la Famille BOKASSA et informons qu’il n’est pas habilité à vendre un bien de la famille BOKASSA   sans consentement des enfants Bokassa, les biens étant indivisibles.

 

Par la présente, informons tous nos avocats, notaires, et qui de droit, que la famille Bokassa n’est nullement responsable de tout acte ou initiative posé par Georges Bokassa. Nous déclarons sans ambiguïté l’absence de tout lien entre ses activités et tous délits frauduleux qu’il aurait  commis ou pourrait commettre.

 

En foi de quoi, nous faisons passer ce communiqué afin qu’il puisse être repris dans les médias nationaux et internationaux partout où besoin sera afin de préserver l’image de la Famille Bokassa, pour servir et valoir ce que de droit.

Fait à Abidjan, le 13 Décembre 2010

 

Pour la Famille Bokassa

Représentant Légal Famille BOKASSA

 

Jean-Charles Bokassa

 

Tel. : 00 225 60 07 59 21

 E-mail : Jcbok2001@yahoo.fr

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 17:35

 

DECES DU GENERAL TIMOTHEE MALENDOMA :

MESSAGE DE CONDOLEANCES DE MAITRE CREPIN MBOLI-GOUMBA

PRESIDENT DU PATRIE

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J’ai appris avec affliction, la disparition du Général Timothée MALENDOMA.

Je voudrais, en cette occasion douloureuse, exprimer à sa famille, au nom du PATRIE, ainsi qu’au  mien propre, toute ma sympathie et ma solidarité.

Assurément, notre pays perd un grand homme. Pour avoir eu le rare privilège, ces temps derniers, de partager avec lui le même ancrage politique, et de compter du nombre de ses proches, j’ai pu mesurer à quel point le personnage était immense, atypique dans le paysage politique centrafricain.

Homme de culture et de caractère, la rigueur et l’autodérision se donnaient la main chez lui avec harmonie.

De ces conversations libres, entre un homme, moi, ignorant certains détails qui ont fait l’histoire de ce pays, et ce Général si brillant, qui a justement accompagné et fait cette histoire, comme on dit, le courant est passé.

Comment ne pas se rappeler le courage dont il a fait montre tout au long de sa vie politique, et de sa vie tout court ?

Comment ne pas souligner l’humilité qui était la sienne, décidant de consacrer sa vie à Dieu, allant de veillée de prière en veillée de prière, devenant même membre d’une chorale.

 Un autre Général célèbre, De Gaulle, avait dit ceci : « Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera un jour une source d’ardeurs nouvelles quand j’aurais disparu »

Mon Général, Maintenant que vous avez disparu du théâtre visible des humains, il reste la leçon, apprise, croyez-le bien, du courage politique.

Je souhaite que votre parcours soit une source d’inspiration pour tous les Centrafricains, vous qui prîtes la courageuse décision de démissionner de votre confortable position de Secrétaire Général d’Air Afrique à Abidjan pour vous mettre au service de votre pays.

Pour ma part, je voudrais vous remercier de l’opportunité que vous m’avez donnée d’être à votre école, et d’avoir été quelques fois votre interlocuteur, dans la quiétude de votre résidence.

Devant l’amoncellement des nuages qui laissent présager un temps brumeux, et donc une navigation tourmentée pour notre pays, tâchez d’être notre boussole, de là ou vous êtes.

 

Paix éternelle !

 

 

Maître Crépin MBOLI-GOUMBA

 

 

 

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