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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 22:01

 

 

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Doing Business 2011 :  l’Afrique subsaharienne progresse vite, le Maghreb un peu moins

04/11/2010 à 14h:50 Par Pierre Boisselet (J A)

La Banque mondiale a publié jeudi 4 novembre son rapport "Doing Business" 2011. Il montre une très nette amélioration du climat des affaires en Afrique subsaharienne et un bilan plus mitigé pour le Maghreb. Explications.

L'Afrique francophone à la traîne

Les poids lourds de l'Afrique francophone restent au-delà de la 150e place, pour la plupart. Parmi eux, certains progressent notablement, comme le Cameroun (+5 places, 168e) qui a réformé ses procédures de création d'entreprise. Ou encore la République démocratique du Congo (RDC, 175e), qui gagne 4 places, notamment grâce à la délivrance facilitée des permis de construire.

Le Burkina Faso (151e), qui a mené à bien des réformes dans 4 des 9 secteurs précédemment évalués par la Banque mondiale, progresse de 3 places. Le Bénin (170e), le Gabon (156), le Mali (153e) et le Togo (160e) n’en gagnent que 2.

Surtout, le Niger (-3, 173e), Madagascar (-2, 140e), mais aussi la Côte d'Ivoire (-1, 169e), qui ont pourtant mené à bien des rénovations validées par le rapport, perdent des places au classement. Les troubles politiques dans ces pays ne sont certainement pas étrangers à cette régression.

Au titre des baisses, il faut signaler également le Sénégal (152e) et la Guinée (179e), qui reculent chacun d'une place. Et se rapprochent un peu plus des deux derniers de cet index que sont la Centrafrique (182) et le Tchad (183e).

 

NDLR : Le classement de la RCA avec la gouvernance Bozizé s’explique. Quand dans un pays la paranoïa des dirigeants les amène à arrêter et mettre en geôles de simples chasseurs européens parce que considérés comme des mercenaires venus pour un coup d’Etat, une telle méprise ne peut nullement arranger le climat des affaires de ce pays.

De même si le président de ce pays est poursuivi en justice en raison de son refus d’honorer une commande qu’il a pourtant passée lui-même, contribuant ainsi à la mise en liquidation judiciaire de l’entreprise, un tel comportement n’est évidemment pas de nature à améliorer le climat des affaires de ce pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 15:08

 

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  Douala : Scènes d’émeutes au consulat de

 la République Centrafricaine

 

 

 

Jeudi, 04 Novembre 2010 11:55  quotidien Le Jour Douala

 

Tensions : La foule réclame la tête des meurtriers : 200 partisans de Ange Félix Patasse aux trousses du consul de Centrafrique

Les affrontements qui ont débuté tôt hier matin ont fait un mort et de nombreux blessés.

Le consulat de République Centrafricaine à Douala ressemble à la fois à un champ de bataille et à un champ de ruines. Mercredi 03 novembre 2010, il s’y est passé des choses graves.

Des ressortissants Centrafricains ont mis le bâtiment situé à la Rue King Akwa à sac. Au cours de l’affrontement avec leurs compatriotes, le vigile en faction et le responsable de la Commission électorale ont été grièvement blessés. Le vigile est mort sur place tandis que le responsable de la commission électorale a été transporté à l’hôpital. Les assaillants, qui se présentent comme des sympathisants de l’opposant Centrafricain Ange-Félix Patassé, exigeaient d’être inscrits sur les listes électorales. Ils disaient vouloir prendre part à l’élection présidentielle de l’année prochaine dans leur pays. Face au refus des fonctionnaires du consulat de leur délivrer des cartes d’électeur, ils ont décidé d’user de la méthode forte.

Fous de rage, les requérants se mettent à tout casser. Le mobilier est vandalisé. Les ordinateurs sont démolis. Les documents volent dans tous les sens. Les employés sont brutalisés. Célestin Yoro, le responsable de la sécurité va être mortellement poignardé. Alors que les centrafricains s’affrontent, une unité des Equipes spéciales d’intervention rapide (Esir) arrive et tente de ramener l’ordre. Les policiers camerounais sont pris à partie par les casseurs Centrafricains. Courroucés par la réaction des étrangers, les riverains du consulat, solidaires des forces de l’ordre, interviennent et ripostent. La police va ensuite avoir du mal à les contenir tant ils voudront « en finir » avec la dizaine d’émeutiers retenus au consulat.

A l’heure du bilan, l’on note qu’un policier a été blessé à la jambe. Selon un de ses collègues, son tibia a été fracturé à coups de pierres et de morceaux de bois. Les émeutiers de la Rue King Akwa accusent le consul de Centrafrique à Douala de discrimination. Ceux-ci qui disent avoir agi sur ordre d’Ange-Félix Patassé, l’opposant qu’ils présentent comme leur champion, soutiennent que le consul veut les empêcher de voter lors des élections de janvier 2011 à cause de leur coloration politique. « Le consul de Centrafrique a refusé de nous délivrer des cartes d’électeur pour voter en 2011. Il a délivré des cartes seulement aux membres de son parti le Kwa Na Kwa. Nous sommes des militants du candidat indépendant Ange-Félix Patassé. En 1993 c’est grâce au vote des Centrafricains installés au Cameroun qu’il a gagné la présidentielle. J’ai peur pour mon pays. Je peux mourir pour lui. J’ai participé au saccage. Nous étions nombreux. D’autres ont fui, nous sommes restés. On saccage comme ça pour que là-bas chez nous en Centrafrique, les opposants comprennent que nous aussi au Cameroun, sommes en colère. Nous voulons qu’il y ait un véritable changement chez nous l’année prochaine. Mais le parti Kwa Na Kwa ne veut pas qu’il y ait le changement en Centrafrique », explique Mamadjibaye Mafro-Henoc, un des assaillants que le Jour a retrouvé dans l’enceinte du consulat de Rca peu après les affrontements sanglants. Marcel Kada, présenté comme le meneur des Centrafricains en colère a été capturé par la police alors qu’il tentait de quitter la rue King Akwa. Il a été reconnu et dénoncé par la foule en furie. Certains témoins l’accusent d’avoir tué Célestin Yoro.

Pierre Arnaud Ntchapda

 

 

200 partisans de Ange Félix Patasse aux trousses du consul de Centrafrique

La police et la gendarmerie veillent sur la sécurité du diplomate menacé par ses propres compatriotes.

Hier mercredi matin, le consul de a République centrafricaine à Douala a eu la vie sauve de justesse. Les quelques 200 Centrafricains venus à Akwa, disent-ils, pour s’inscrire sur les listes électorales ne voulaient pas faire les choses à moitié. Nestor Dieudonné Nganawe, sentant visiblement les signes prémonitoires d’un bain de sang, a juste eu le temps de quitter ses bureaux et fondre dans la nature. Aussitôt, les « assaillant ont tout mis à sac. Les documents consulaires étaient particulièrement visés. Dans la cour du consulat et dans la rue, en face, les cartes d’électeurs, les cartes consulaires, des laissez-passer, côtoyaient d’autres piles de paperasse.  Au milieu de cette scène dressée aux couleurs du sang des blessés et des  documents administratifs, une voiture a volé en éclats, au passage des manifestants.

Alors que les manifestants le disaient en fuite, c’est plutôt dans les locaux du commissariat central n°1 à Bonanjo que le consul s’est rendu pour faire le point de la situation avec les forces de l’ordre, et se mettre à l’abri. « Je ne suis pas en mesure de m’exprimer maintenant. Je ferai une déclaration à la presse demain », a-t-il indiqué. Plus tard, le diplomate centrafricain a affirmé que les événements malheureux survenus au consulat ont fait un mort et de nombreux blessés.  Nestor Dieudonné Nganawe n’a pas dit si oui ou non, il avait peur pour sa vie. Mais un responsable de la police a confié que « la sécurité du consul de Centrafrique est assurée par nos soins ». Le responsable en question a cité, pour illustrer son propos, le fait que « les enfants du consul ont quitté leur école sous bonne escorte policière ».

De source sécuritaire, les 200 assaillants qui ont semé la terreur au consulat de Centrafrique à Douala comptent en leur sein, des éléments réputés dangereux. Constitués en majorité d’hommes issus de l’ethnie Sar, ils seraient partis des localités  de Koumogo, Djoli, Bedara, Koumya dans le Moyen-Chari pour rejoindre la rébellion qui opère à la lisière de la frontière tchado-centrafricaine. Les meneurs de l’assaut lancé contre le consulat à Douala ont assuré qu’ils donnaient juste un signal fort, en attendant d’utiliser « toutes les armes qu’il faut pour chasser Bozizé ». Plusieurs membres de la communauté centrafricaine de Douala redoutent des troubles qui pourraient survenir « à tout moment ». Ils affirment par ailleurs que les émeutes de Douala annoncent probablement, un regain de tensions ethniques préélectorales en République centrafricaine.

Denis Nkwebo



 

Tensions : La foule réclame la tête des meurtriers

Les forces de l’ordre sont intervenues pour empêcher les populations de lyncher les auteurs du crime, qualifiés de « rebelles ».

 

Jusqu’à 14 h, hier, mercredi 03 novembre 2010, la rue King Akwa, au centre des affaires de la capitale économique camerounaise, n’était pas encore ouverte à la circulation. Un policier, posté à l’amorce de cette rue, proposait aux automobilistes des déviations. A l’origine de cette situation désagréable, une émeute. Trois heures plus tôt, celle-ci a opposé des « partisans » de François Bozizé,  président de la république centrafricaine (et candidat à sa propre succession à l’élection prévue en janvier 2011), et les « militants » acquis à la cause de Ange-Félix Patasse, le principal opposant au régime au pouvoir en Centrafrique. L’affrontement meurtrier s’est déroulé au consulat de la République centrafricaine (Rca) à Douala.

Peu après cet incident suivi de mort d’homme, la foule a investi les lieux. Plus de cinq cents personnes, des camerounais pour la plupart. Ces populations sont massées devant le consulat centrafricain, théâtre du conflit meurtrier. D’autres se bousculent à l’endroit où git la dépouille inerte de Célestin Yorro, la première victime. Il est décédé à quelque trente mètres du consulat, après avoir été vidé de son sang. Le temps passe, les minutes s’égrènent et la colère monte. « Seigneur Dieu, ils  versent le sang de leur frère pour des élections ! », s’exclame une dame, entre deux sanglots qu’elle contient difficilement. Des conducteurs de moto taxi sont également sur les lieux. Ils suivent l’évolution de la situation de très près. Quand enfin deux centrafricains grièvement blessés sont embarqués dans l’une des voitures de police, des badauds vont entourer le véhicule. Ils réclament la tête des auteurs du  meurtre. « Que viennent faire des rebelles chez nous ? Ils se croient chez eux en Centrafrique ! », s’offusque un camerounais. Une demi-heure après, un autre Centrafricain est embarqué dans un pick-up. Il résiste aux policiers qui le poussent à monter dans la banquette arrière. « Il faut comprendre sa colère, c’est son frère qu’on a tué tout à l’heure », lance une voix noyée dans la foule en furie. Alors que la police croit avoir ratissé large, un individu est sorti du consulat en courant, et s’est dirigé vers le lieu-dit Ancien Stamatiades. La population s’est  jetée à ses trousses. Le fugitif s’est réfugié dans un bureau donnant dans la rue. Un témoin oculaire de la scène d’émeutes l’a présenté comme le meurtrier de Célestin Yorro. La police est intervenue pour empêcher les populations de le lyncher.

Théodore Tchopa



 

Réactions

Alannjikin Mathurin, 25 ans : «C’est notre parti qui a saccagé le consulat »


C’est notre parti qui a saccagé le consulat. Nous sommes tous des Centrafricains. Ce qui m’amène à faire ça, c’est parce que le consul n’avait pas le droit de refuser qu’avec l’acte de naissance, on ne puisse pas avoir de carte d’électeur. C’est ce qui m’énerve. J’ai quitté mon pays parce qu’il ne va pas bien. Et je voulais venir me reposer ici. On m’annonce qu’il y aura le vote. Je préfère que le pays change et qu’ensuite je puisse aller y continuer mes études. Le consul de Centrafrique à Douala ne veut pas que d’autres partis fassent le vote et c’est seulement les militants de son parti qui doit participer au vote. C’est pourquoi nous sommes réunis, nous de notre parti. Nous sommes venus pour saccager tout ce qui est ici. Et ils vont suivre là-bas qu’il y a un désordre à Douala. C’est parce que le consul ne veut pas que d’autres partis existent. Les Camerounais veulent aussi me tuer. Les camerounais ont blessé mon supérieur. Je suis sorti pour l’arrêter et on m’a blessé aussi. Les Camerounais sont entrés ici pour nous blesser. Ce sont les civils qui nous ont blessés. Les policiers ne nous ont rien fait. Quand ils ont vu que nous étions en colère, les policiers se sont retirés. Ce sont les civils qui nous ont blessés.


Nathanyelle Kasse-Kain, 23 ans, : « Ils nous empêchent de voter »

 

Nous sommes tous des Centrafricains. Nous sommes venus nous faire recenser à l’occasion de l’élection présidentielle de 2011. Nous sommes les Kaba et eux les Baya. Ils nous empêchent de voter. Même si tu as les cartes du consulat, on te chasse, l’acte de naissance, on te chasse, la carte d’identité centrafricaine même, on te chasse. Notre président nous a envoyés que si ça gâte ça gâte, c’est bon, c’est bon. C’est le président indépendant. C’est le président Patassé. Le président des Baya qui nous fait venir ici au Cameroun, c’est le président Bozizé. Il y a nos frères qui souffrent en brousse. Nous on est venus se reposer un peu au Cameroun. Les Camerounais nous ont fait des choses qu’on ne comprend pas. Ce sont eux qui nous ont blessés ici parce qu’on a battu les gens qui travaillaient dans le consulat. Comme on cassait partout, les Camerounais se sont mis en colère et nous ont attaqués. On n’avait jamais eu de problèmes avec les Camerounais. On était plus de 200 personnes. Dès qu’on est arrivés, on voulait se faire recenser. Les autres là-bas ont refusé. C’est là où on s’est énervés. Le Consul et tout le personnel étaient là.


Ibrahim Badikala, chauffeur, habitant de la rue King Akwa : « Ce que les meurtriers de mon ami ont fait n’est pas bien »


Des gars sont venus s’inscrire pour les élections. On leur a exigé la carte consulaire centrafricaine. Il y en a qui n’en possédaient pas. Ils disaient qu’ils n’ont pour seule pièce officielle que leur acte de naissance. Mais les agents du consulat ont continué de leur exiger la carte consulaire en leur rappelant que ce sont des consignes venues du pays. Ils sont allés se réunir et ils sont revenus aujourd’hui. Je ne sais pas ce qu’ils ont décidé. Ils étaient une vingtaine. Le vigile qu’on a tué, c’est mon ami. Il vient souvent chez moi. Il arrivait qu’il vienne se faire coudre des habits chez le tailleur qui est là à côté. Ce que les meurtriers de mon ami ont fait n’est pas bien. Ce n’est pas de cette manière qu’on doit lutter pour son pays ou son parti. Les élections n’ont pas encore commencé. Ils auraient pu attendre d’avoir leur carte afin de voter. S’ils commencent comme ça dès le début, comment sera la suite ? 

Propos recueillis par Pierre Arnaud Ntchapda

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 02:00

 

 

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Nous publions ci-dessous la première partie d'une longue et brillante réflexion sur les turpitudes et errements tant politiques que judiciaire,s des plus hauts dignitaires du régime Bozizé. Comme dans les précédentes tribunes de Me Zarambaud que nous avons déjà fait paraître ici, ce dernier, en l'impitoyable observateur de la société centrafricaine et en particulier de la mal gouvernance du pouvoir bozizéen qu'il est, procède avec un courage exemplaire à un vaste tour d'horizon avec également le talent, l'humour qu'on lui connait et dont il a le secret, les différents sujets d'intérêt national et diverses préoccupations de l'heure des Centrafricains qui n'en finissent pas de patienter pour se rendre aux urnes afin de choisir leurs Président de la République et leurs députés.

 

 

La Rédaction de C.A.P  

 

 

"Merde"

Le mot, répugnant, puant et salissant du temps fort heureusement révolu où l'on chercherait bêtement à battre des records positifs, vient de conquérir brillamment ses lettres de noblesse et, qui plus est, au sommet de J'Etat, grâce à la nouvelle philosophie des paradoxes et des records négatifs. Il n'est donc plus nécessaire de jouer à la vierge effarouchée et d'écrire «m-.- » comme on le faisait auparavant.

Par-dessus les discours qui se veulent rassurants. Le pays demeure occupé par des forces étrangères, les atteintes impunies aux droits de l'homme s'intensifient, le dernier cas (connu) étant celui de la fille de Madame Marguerite Laomaye, frappée d'un coup de crosse de pistolet à la tête et traînée à terre par le valeureux Lieutenant Koudemon alias Gbangouma avec des cheveux arrachés (Le Citoyen du 26 octobre 2010), «la vérité officielle» devient de plus en plus envahissante, et le principe de la séparation des Pouvoirs continue à être piétiné, avec à la clef des outrages à magistrats, traités de criminels, rien moins! On nous gave avec la méthode COUE, qui consiste à s'auto-persuader que tout va bien alors que tout va manifestement mal.

S'agissant du processus électoral, on nous assène, comme on l'a déjà fait pour les prétendues élections du 25 avril, puis du I6 mai 2û10, que les Élections auront lieu coûte que coûte le 23 janvier 2011, même sans l’opposition démocratique, mais tout semble démontrer que nous vivons en fait la «chronique de quatrièmes Élections manquées annoncées», comme dirait le grand écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez dit par erreur Péruvien dans de précédents articles).

Les intellectuels et les patriotes sincères doivent oser donner ouvertement leur position, ou doivent-ils faire honteusement  le dos rond, jouer aux flagorneur et attendre qu’un nouveau pouvoir s’installe un jour (aucun pouvoir n’est éternel)  pour surgir et soutenir effrontément qu’ils ont trop souffert et beaucoup lutté dans l’ombre sous le régime Bozizé. Certains l’ont dit et fait après la chute du régime de feu  l'ex-président André Kolingba, puis après la chute de l’ex-président Ange Félix Patassé.

Evidemment non!

A y regarder de près, la plupart des pontes du KNK étaient des militants. des cadres et même  de hauts responsables du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) de feu l'ex-président André Kolingba, Après la chute de ce dernier, ils avaient capitulé sans conditions en rase campagne dans te brouillard et ils avaient rejoint le président Patassé, sans État d'âme, avec armes et bagages, en le qualifiant de Moïse. Après le 15 mars 2003, ils se sont fait une fausse virginité pour combattre le MLPC qui ont fait d’eux ce qu’ils sont et se sont mis au service du président Bozizé pour l’amener droit dans le mur, en le qualifiant lui aussi de Moïse. Les trous béants qui rongent les rues de Bangui comme la lèpre ne les interpellent nullement.

Quand leur parti a perdu le pouvoir, ils n’ont pas la patience, le courage et la ténacité de rester avec lui dans l'opposition, de subir une traversée du désert, de remobiliser le Parti pour lui proposer une alternance crédible et reconquérir le pouvoir. L'essentiel pour eux, c'est de faire partie de la Majorité présidentielle quel que soit le Pouvoir en place.

Comme ils craignaient que le nouveau pouvoir ne le: soupçonne de continuer à ramer dans  l’ombre pour leur ancien parti.  Ils doivent faire montre de l’excès de zèle qui caractérise tout néophyte.

D'autres restent dans leur Parti politique, mais ce parti, au lieu de se battre pour l’alternance, préfère se battre pour partager le pouvoir avec ceux qui l’ont battu aux élections.

1. Jésus Tarcille Bomongo Junior kidnappé et privatisé ?

Jésus Tarcille Bomongo Junior, l'un de nos plus  anciens et plus talentueux journalistes, a été comme kidnappé par «Le Ministre Secrétaire Général du KNK », un « recyclé », «Radio Mille Collines» selon le brave ministre Général Jules Bernard Ouandé. Le « Ministre Secrétaire Général » a en quelque sorte privatisé Jésus Tarcille Bomongo et l’a solidement attaché à ses basques, dans son interminable tournée en provinces où Préfets, Sous-préfets, fonctionnaires, commandants de brigade et gendarmes, commissaires de police et policiers, qui devraient observer une stricte neutralité politique, se sont honteusement mis à son service pour clamer « la vérité officielle ». 

Depuis près d'un mois, il ne se passe pas un seul jour sans que le pauvre Jésus Tarcille Bomongo junior soit contraint, sans doute à son corps défendant de rendre compte de ce qui apparait comme une « tournée d’Etat » du « Secrétaire Général du KNK sans l’esprit critique qui est le propre de tout journaliste digne de cette noble profession.

2. Tout est pour le mieux: vive la vérité officielle du Parti-Etat!

Tout semble pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, même dans les zones où sévissent encore des rébellions (LRA, Baba Ladé, CPJP), zones où de nombreux valides, vieillards, enfants et femmes, enceintes ou non, soit ont été emportés en esclavage, soit continuent de vivre en brousse comme des bêtes sauvages, à la merci des serpents, scorpions, moustiques et autres bêtes dangereuses, sans ressources et sans soins.

On se croirait revenu aux pires époques africaines des Partis-Etat triomphants et bêlant, avec leurs cortèges de « vérité officielle » une, indivisible, incontournable et obligatoire.

3. « Voyou! Merde »

Pendant ce temps, non seulement les Partir politique de l'opposition démocratique sont soumis à une autorisation préalable illégale de la part du brave Ministre Général Ouandé pour se rendre en provinces, non seulement les partis politiques de l'opposition sont interdits d'accès aux médias publics en violation de la loi sur le libre accès des partis politiques aux médias d'Etat, ne serait-ce qu'à titre de droit de réponse aux insultes dont ils sont quasi- quotidiennement l'objet de la part d'un Ministre va-t-en guerre qui se reconnaitra, mais encore, Joseph Bendounga. Chef d'un parti politique de l'opposition, a été passé à tabac et grièvement blessé à la tête au Palais de la Renaissance, après s'être fait expulser de la salle par le Chef de l'Etat vociférant «voyou ! Merde!»

Pour l'inénarrable émission «yé so é lingbi ti inga », Joseph Bendounga peut s'estimer heureux, car il méritait le sort de l'homme qui a caillassé la voiture du Président Kabila et qu'on a torturé jusqu'à ce que mort  s’ensuive dans les geôles de la police kinoise, du moins selon sa famille. La bêtise  humaine serait-elle sans limites? Le Gouvernement  Congolais dément cette  version des faits.

Cette émission reproche également aux opposants de s'exprimer sur RFI et sur France 24. N'y sont-ils pas obligés, puisqu'ils sont interdits d'accès aux médias publics? Les récentes dénégations du Ministre Ngouandjïka qui prétend que tes médias publics sont ouverts aux opposants feraient sourire s’il ne s'agissait pas d’une prédation de la liberté de la démocratie et donc de l'avenir de toute une Nation,

Qu'attendent les Partis politiques de l'opposition pour saisir la Justice et forcer le pouvoir à leur donner la parole dans les médias publics, conformément aux dispositions du décret N° 92.207 du 3l janvier 1992 portant règlement de l'accès des partis politiques aux médias publics. Le fait que de nombreux dirigeants de l'opposition appartiennent à des associations  fermées dont le Président de la République est aussi membre constituerait-t-il un frein à leur liberté de parole et d'action?

4. Imperturbables Ambassadeurs

Expulsion brutale, passage à tabac et insultes ont eu lieu en la présence constante et imperturbable des Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales, lesquels n’ont pas cru devoir s’émouvoir pour si peu et sont stoïquement restés en place, tout comme les opposants centrafricains, qui auraient pu ou dû quitter la salle par solidarité avec le Président Joseph Bendounga.

La réunion se serait terminée en queue de poisson et aurait été un retentissant échec international.

On attend cependant impatiemment que Ambassadeurs et Représentants des organisations internationales se ressaisissent - il n'est jamais trop tard pour bien faire - qu'ils dénoncent et condamnent ouvertement, clairement et vigoureusement cet acte et ces propos fort peu diplomatiques, d'un autre âge, actes et propos qui insultent la civilisation universelle, ainsi que l'intelligence du doux Peuple centrafricain Épris dr paix, de sécurité, de dialogue sans agression et de débats contradictoires, sans violence et démocratiques.

Entendons-nous donner rétroactivement raison à Georges Conchon qui avait écrit sur notre pays un roman intitulé «L'Etat Sauvage», roman qui avait scandaleusement obtenu le prix GONCOURT, prix littéraire le plus prestigieux de France? On chuchote que le passage à tabac du président Joseph Bendounga a été filmé par un diplomate. Fasse le ciel que cette rumeur corresponde à la vérité, et que le film soit diffusé sur internet, tout comme la photo du jeune Tellot Prince Junior amputé de son oreille gauche par le valeureux lieutenant Àbdoulaye.

 

5. Professeur Gentilini.

Ainsi que l'a dit en substance l'éminent Professeur Gentilini lors de la cérémonie de remise des diplômes de Docteur en médecine de l'Université de Bangui - en citant le savant Einstein,  le monde n’est pas difficile à cause de ceux qui font le rnal,  mais à cause de ceux qui voient faire le mal et s'abstiennent de réagir; on peut ajouter parce que tétanisés par la peur ou sous prétexte que leur réaction aggraverait prétendument la situation.

C’est ainsi que, pour prendre un exemple récent parmi tant d’autres, lorsque le Lieutenant Abdoulaye a amputé publiquement l’oreille gauche du jeune Tellot Prince le 6 juin 2010, non seulement le Ministre de la Justice s’est bien gardé de diligenter des poursuites pénales contre lui « proprio motu» de son propre chef, à sa propre initiative), comme prescrit par le code de procédure pénale, mais encore le Ministre a osé diligenter des poursuites contre ceux qui ont eu le courage de dénoncer cet acte barbare, sauvage, inhumain et dégradant, justiciable de la Cour criminelle!

Nul ne sait ce qu'il est advenu de cette succulente oreille que le Lieutenant Abdoulaye avait fourrée dans sa poche, avant de jeter le pauvre Tellot Prince dans son pick-up, de l'emmener au camp Béal et de l'y laisser baigner dans son sang et hurler de douleur toute ta nuit, sans soins et sans que nul n'ait osé porter secours au gibier du redoutable Lieutenant dont les réactions  sont aussi imprévisibles et dévastatrices qu'un tsunami.

A la mairie de Bangui, on se souvient encore avec effroi, des jours où il avait débarqué, pistolet au poing pour exiger qu’on lui attribue le kiosque d’autrui au Km 5, foulant aux pieds l’interdiction légale d’exercer le commerce faite aux militaires. Tout le monde avait fui, y compris Monsieur le Maire. Courage, fuyons !

6. Ne pas importuner assassins et coupeurs d’oreilles.

Le Procureur de la République saisi d’une plainte de Tellot, ne s’est pas dérangé, c’est tout à fait normal, puisqu’il ne s’agissait que d’amputation d’une seule oreille, alors que les deux oreilles eussent dû être amputées.

En très haut lieu, on a manifestement de la faiblesse, si ce n’est de l’admiration pour les bourreaux et on les protège, au lieu de voler au secours des victimes et de leur rendre justice. On y gagnerait à méditer cette pensée de Francis Bacon, en remplaçant le mot pitié par le mot faiblesse et le mot fausse par le mot réelle, pour mieux rendre compte de la spécificité du cas centrafricain. « (La faiblesse) est véritablement cruelle quand elle engage à épargner des criminels et les scélérats qui devraient être frappés par le glaive de la justice, elle est alors plus cruelle que la cruauté elle-même ; car la cruauté ne s’exerce qu’à l’égard des individus ; mais cette (réelle faiblesse), à la faveur de l’impunité qu’elle procure, arme et pousse contre la totalité des honnêtes gens toute la troupe des scélérats.

Etant donné que tous ces « pieds nickelés » se croient si fort, pourquoi ne vont-ils pas aux fronts bouter hors du pays les hordes de Joseph Koni et de Baba Ladé, au lieu de se calfeutrer à Bangui pour écraser lâchement avec leurs brodequins des malheureux civils sans défense ? « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » a dit Corneille.

Pourquoi importunerait-il le lieutenant Abdoulaye pour la banale amputation d’une seule oreille, alors que le Procureur de Bossangoa ne l’a pas fait lorsqu’il a été saisi le 30 janvier 2006 de la plainte de Monsieur Simon Yalessem dont les trois enfants avaient été massacrés le 28 décembre 2005 par les lieutenants Eugène Ngaikoisset et Abdoulaye ?

Pourquoi le Président de la République écarterait-il de sa garde rapprochée des soldats aussi intrépides et méritoires, champions émérites des records négatifs mondiaux devant l’Eternel ?

Pourquoi les Ambassadeurs et Représentants des organisations internationales ne féliciteraient-ils pas le pouvoir pour les énormes progrès qu’il a accomplis ? La langue de bois n’a-t-elle pas des limites ?

7. Pas de comparaison avec l’affaire RAYAN

Il n’y a pas de comparaison à faire avec l’incendie du magasin RAYAN où, sans preuve aucune, le Président de la République s’est rendu sur les lieux toutes affaires cessantes et a exigé que fussent dépecés les prétendus auteurs, de son côté, selon AMNESTY INTERNATIONAL, le Procureur de la République a déclaré qu’il suffit que le Bâtonnier Balemby et Monsieur Jean Daniel Dengou se rendent pour qu’il libère l’épouse du Bâtonnier ainsi que ses employés et ceux de Monsieur Jean Daniel Dengou qu’il a déportés à Bossembélé, cela signifie qu’il avoue implicitement que les détenus sont innocents, qu’ils ont été arbitrairement arrêtés pour servir de moyens de menaces et de chantage.

Il ne pouvait en être autrement, quand on sait que le Procureur de la République avait fait perquisitionner sans mandat le domicile de la sœur de Mme Dengou et fait procéder à son arrestation, parce qu’elle avait le tort d’être la sœur de Mme Dengou, fait arrêter au domicile de Mme Dengou à Bimbo sa bonne en grossesse et de surcroît malade, ainsi que la sentinelle, fait arrêter le planton du Conseil de l’Ordre qui souffre de diabète, ainsi que des « boubanguérés » dont le seul tort était d’exercer leur commerce en face du magasin RAYAN.

En droit, ces faits sont constitutifs d’arrestations illégales et séquestrations, abus d’autorité, ainsi que de menaces avec ordre de remplir une condition et de chantage.

Depuis le 10 juin 2010, date de leur arrestation, aucun de ceux qu’on doit appeler séquestrés et déportés après l’expiration du délai de garde à vue, et qui sont devenus détenus après la saisine tardive du Doyen des Juges d’instruction, aucun d’eux n’a fait l’objet d’un interrogatoire sur les faits. Le Doyen des Juges d’instruction, saisi le 29 juillet 2010 d’une demande de mise en liberté provisoire, a répondu par un silence assourdissant, en violation flagrante du code de procédure pénale, aux termes duquel « le juge d’instruction DOIT statuer dans les cinq (5) jours de la réception de la demande de liberté provisoire.

Le Procureur de la République et le Doyen des Juges d’instruction préfèrent maintenir les détenus à Bossembélé et y effectuer des missions, ce qui est tout à fait normal puisque, comme chacun sait, ordre de mission rime avec frais de mission.

La chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bangui et l’inspecteur général des services judiciaires seront saisis de ce déni de justice.

8. Prophylaxie, médecin traitant et médecin légiste

Ne vaut-il pas mieux pratiquer la prophylaxie pour éviter les maladies, ou être médecin traitant pour éradiquer plutôt que de jouer au médecin légiste pour déterminer les causes d’une mort qu’on aurait pu éviter en osant prendre ses responsabilités ?

Jusques à quand nous viendra-t-on en aide pour essuyer notre sang crapuleusement versé, au lieu de nous venir en aide pour éviter que notre sang ne soit versé ?

9. Listes électorales

L’interdiction d’accès des partis politiques de l’opposition démocratique aux médias d’Etat a eu pour conséquence déplorable la désertion des lieux d’inscription sur les listes électorales par une bonne partie de la population. A cela s’ajoute le fait que le refus obstiné du pouvoir de négocier avec la CPJP de feu le colonel pharmacien Charles Massi et son incapacité pitoyable de bouter hors du pays les hordes de Joseph Koni de la LRA et de Baba Ladé ont maintenu de nombreux électeurs et électrices en esclavage, en exil ou en brousse.

Pourquoi les intellectuels du KNK ne prennent-ils pas ouvertement et courageusement leur distance avec cette violation manifeste et intolérable de la liberté constitutionnelle d’expression ?

10. ne soyons pas ingrats envers la communauté internationale, transformée en bouc-émissaire

Les accusations portées contre la communauté internationale, en particulier contre le PNUD, non pas par les journaux privés comme l’a prétendu le Président de l’Assemblée nationale dans une vaine tentative de rétropédalage, mais publiquement par le Chef de l’Etat, la CEI qui parle de « duplicité du Représentant résident du PNUD », un éditorial retentissant du Directeur de Radio Centrafrique et l’inénarrable émission « yé so é lingbi ti inga » (ce que nous devons savoir), ces accusations sont dénuées de tout fondement ; le Représentant de l’Union Européenne l’a démontré lors de la dernière réunion des forces vives de la Nation au Palais de la Renaissance. Certes l’Etat, qui ne devait financer le processus électoral qu’à hauteur de 2.500.000.000 F CFA avait dû verser 3.500.000.000 F CFA à la CEI, en attendant le règlement de la part de la communauté internationale, mais celle-ci ayant finalement payé sa part, il devait normalement y avoir rééquilibrage et non un trou béant inexpliqué et inexplicable.

Comme l’a à juste titre demandé le Représentant de l’Union Européenne, « la question c’est où est parti l’argent ? Qu’en a-t-on fait ? Il ne faut pas mordre la main qui nous tend une pitance pour pallier notre incapacité à faire face à nos dépenses de souveraineté. La déclaration de l’Ambassadeur de Guinée équatoriale selon laquelle son pays est désormais à même de compter sur ses propres forces et s’est enfin affranchi de la tutelle du FMI et de la Banque Mondiale, devrait nous servir de leçon même si, par son inexplicable entêtement à faire un ruineux bras de fer avec la société américaine à qui le régime Patassé avait concédé l’exploitation de notre pétrole, le Ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï a fait de nous le seul pays de la CEMAC incapable de mettre son pétrole en exploitation pour sortir son peuple de la misère.

« L’Etat » (c’est un euphémisme) se serait-il lié les mains en contractant imprudemment, secrètement et prématurément avec une autre société et en empochant un confortable « bonus » avant d’avoir légalement rompu le contrat de la société américaine ?

11. Procès pétrolier ou quand Bozizé et Ndoutingaï se tirent une balle dans le pied

Aux dernières rumeurs, le Ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï aurait réussi le tour de force d’emberlificoter le Président Bozizé et l’aurait amené, en tant que qu’individu, à faire citer le PDG de cette société américaine devant le Tribunal correctionnel de Bangui pour diffamation. Il lui serait reproché d’avoir déclaré que Monsieur Bozizé et Monsieur Ndoutingaï en tant qu’individus, auraient des biens et de l’argent à l’étranger. L’audience aurait été fixée au 16 décembre 2010. Est-il bien prudent d’intenter un tel procès à la veille des élections ? Ne risque-t-il pas d’y avoir un effet boomerang si ce PDG, en bon américain et avec le concours de la CIA et du FBI se mettait à fouiner partout, notamment en Afrique de l’Ouest ?

Le Président gagnerait à se désister de cette procédure pour le moins hasardeuse, voire politiquement dangereuse et suicidaire pour lui.

Ne risque-t-on pas de découvrir avec effarement qui est le gérant dûment contractuel par écrit d’une station d’essence à Bangui, avec la mention manuscrite « lu et approuvé, le gérant » suivie de son auguste signature et qui est ou a été le propriétaire d’une station d’essence et de villas à Lomé ? A-t-on mesuré le risque de voir le puissant Barack Obama sortir de ses gonds, lui qui est si sourcilleux lorsqu’il s’agit des droits de l’homme, même pour le Kenya, son pays d’origine, et lui qui est le maître du FMI et de la Banque  mondiale dont nous dépendons ?

Avoir spolié les diamantaires et subséquemment plongé les populations de la Mambéré-Kadéi dans la misère, la famine et la malnutrition ne lui a pas suffi. Si le Président Bozizé réalise un score catastrophique aux prochaines élections dans la Mambéré-Kadéi, il ne devra pas chercher un bouc-émissaire.

(à suivre...)

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 23:31

 

 

logo MLPC

MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Membre de l’Internationale Socialiste

 

 

MESSAGE au 3ème  Congrès du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)

  

*******************

 

Bangui, Mercredi 03 Novembre 2010

 

Monsieur le Président du Bureau Politique Transitoire du Rassemblement Démocratique Centrafricain ;

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Politique Transitoire du Rassemblement Démocratique Centrafricain ;

Chers sœurs et frères responsables des différents organes du Rassemblement Démocratique Centrafricain

 Distingués invités,

Mesdames et messieurs ;

Les mots me manquent pour vous décrire la grande émotion qui est la mienne de me retrouver en ce jour devant vous, Sœurs et Frères de notre grand parti national, le Rassemblement Démocratique Centrafricain, et de vous apporter les salutations, ainsi que les vœux de succès de votre 3ème congrès, de la part de vos sœurs et frères de mon Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), qui lutte à vos côtés depuis 2004 au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) et depuis le début de cette année dans le Collectif des Forces du Changement (CFC).

  « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève toujours » s’était exclamé feu Sylvanius Olympio, le premier Président du Togo, pour annoncer à ses compatriotes l’accession de leur pays à l’indépendance, après mille et une difficultés dressées  sur leur chemin par la puissance coloniale.

  Paraphrasant donc ce grand lutteur,  je voudrais dire avec force à mes sœurs et frères du RDC : «  la convocation et la tenue effective de votre 3ème congrès est comme la lumière du jour, puissante sous nos tropiques tôt le matin, qui chasse les sorciers, les prédateurs et autres oiseaux de proie qui depuis un certain temps, rôdent autour du RDC comme des hyènes autour d’une charogne ».

Non, sœurs et frères, s’il y a effectivement des hyènes dans ce vaste pays, le RDC n’est pas une charogne, et vous le prouvez chaque jour par votre combativité dans cette bataille de David contre Goliath. Vous savez comme moi qu’à l’issue de cette bataille, c’est le petit David qui, avec l’aide du Tout-Puissant, terrassa Goliath, le chef des Philistins. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, surtout s’ils sont des pasteurs autoproclamés, l’entendent.

 

Monsieur le Président du Bureau Politique Transitoire du Rassemblement Démocratique Centrafricain ;

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Politique Transitoire du Rassemblement Démocratique Centrafricain ;

Chers sœurs et frères responsables des différents organes du Rassemblement Démocratique Centrafricain

 Distingués invités,

Mesdames et messieurs ;

     

Comme Sadate à la Knesset à Jérusalem, je viens aujourd’hui devant vous, avec un rameau de palmier à la main, pour vous proposer le pardon et la paix, au nom de mon parti le MLPC, dans l’intérêt bien compris de  notre pays.

Pardon pour le passé dont je ne suis pas coupable mais responsable en tant que militant du MLPC.

Pardon pour ce passé tumultueux que nous devons tous œuvrer à ne pas reproduire.

Il nous faut nous réconcilier véritablement et nous surpasser, afin qu’ensemble, RDC et MLPC, à partir de nos expériences respectives de partis politiques ayant exercé le pouvoir suprême de l’Etat dans ce pays, nous puissions offrir à notre peuple, non plus des larmes et des souffrances, mais le bien-être dans la paix.

 Il ya plus de deux mille ans, le poète grec Virgile dans son célèbre ouvrage intitulé «  La guerre de Troie » disait en latin à propos des grecs qui multipliaient les stratégies pour pénétrer la ville fortifiée de Troie « Timeo danaos et dona ferentes » ce qui se traduit en français par « je crains les grecs surtout lorsqu’ils m’apportent un cadeau ». Et effectivement, lorsque les troyens ont accepté dans leur ville l’énorme cheval de bois offert en guise de cadeau par les grecs, ils se rendirent compte une fois l’avoir introduit dans leur ville, qu’il était rempli de soldats grecs qui ont ensuite conquis la ville.

Méfions-nous donc de ces amis qui nous veulent tellement du bien qu’ils font recours au désordre, à la division et à la trahison pour déstabiliser nos partis à la veille d’échéances électorales qui les inquiètent.

Ces manœuvres grossières doivent être combattues sans complaisance pour que le RDC puisse reprendre pleinement sa place sur l’échiquier politique national.

Mon Parti, Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), avec sa direction renouvelée au sortir de notre Congrès de Juin 2007 dont j’ai la charge, sera toujours à vos côtés, afin que le changement que nous souhaitions tous, devienne une réalité pour le bonheur et le mieux- être du peuple centrafricain tout entier.

 

Monsieur le Président,

Sœurs et Frères du RDC,

Nos militantes et militants veulent que nous gagnions les élections de 2011. Pour gagner, il faut être uni. Et pour être unis, il suffit de le vouloir.

Je vous confirme que le MLPC est résolument engagé à vos côtés en vue de  poursuivre le combat politique pour le changement que nous avions engagé ensemble  depuis  2004 au sein de l’UFVN.

Certes, beaucoup reste à faire. Cependant, il ne dépend que de notre intelligence politique, que nous puissions ensemble dans le cadre de la dynamique unitaire remporter avec brio les élections législatives et présidentielles de 2011. Cela est possible, notre peuple et nos militants nous le demandent, alors faisons-le !

Le Bureau Politique  Transitoire a dit avec courage et justesse que le RDC n’est pas à vendre ni à marchander. Vous avez raison et mille fois raison. C’est pourquoi, le MLPC sera à côté des militants du RDC qui luttent pour préserver un RDC fort, uni et indépendant, face aux ennemis de la démocratie, qui tentent désespérément de liquider le parti du Président André Kolingba.

Grâce à la vigilance du Bureau Politique Transitoire et des militants véritablement engagés, le RDC  continue de vivre et d’animer la vie politique nationale. Nous vous y encourageons !

Soutien ! Soutien ! Soutien !

Pleins succès à vos travaux !

Je vous remercie.

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 23:28

 

 

230910fauves

 

 

 

Mercredi, 03 Novembre 2010 14:07

La Palestine reçoit la Centrafrique en match amical le 17 novembre 2010, dans le cadre de la préparation des Fauves de Bas-Oubangui pour les prochaines rencontres des éliminatoires de la coupe d’Afrique des Nations de 2012.

Ce match aura lieu dans les territoires occupés de la Palestine et l’information a été confirmée par la presse marocaine, le Maroc jouant dans la même poule que la RCA.

La Centrafrique occupe la première place du groupe D. Elle a tenu en échec les Lions de l’Atlas du Maroc o but partout et a battu les Fennecs d’Algérie 2 à 0, lors de la 2ième journée. C’était à Bangui le 10 octobre dernier.

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 23:17

 

 

Bokassa 1er

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 03 Novembre 2010 14:08

Ce 3 novembre marque le 14ième anniversaire de la mort de l’ex-empereur de Centrafrique. Quel souvenir ses anciens sujets gardent-ils aujourd’hui de lui ? Il est difficile de répondre à cette interrogation à en croire les réactions des fils du pays qui sont divisés sur ses réalisations. Les réactions enregistrées par Radio Ndeke Luka présentent un souvenir mitigé. Selon certains centrafricains Bokassa a été un dictateur. Pour d’autres, c’était un vrai bâtisseur dont ses œuvres demeurent visibles.

Jean Bedel Bokassa a été ressortissant de l'Ecole militaire de Saint-Louis au Sénégal. Il termina sa carrière dans l'armée française, avec le grade de capitaine et fût d’abord  détaché comme conseiller militaire technique de l'armée française pour la création, la formation et l'encadrement de l'armée centrafricaine naissante.

C'est par la suite qu'il demanda son départ de l'armée française pour être incorporé comme officier supérieur dans l'armée centrafricaine.  Son cousin, David Dacko, président de la  République Centrafricaine fit appel à ses services pour réorganiser l'armée du pays et le nomma chef d'état-major en 1964. Il accéda ensuite au pouvoir le soir du 31 décembre 1965, à la faveur de ce qu'on appela le « coup d’Etat de Saint Sylvestre ».

Bokassa se couronna finalement empereur le 4 décembre 1977 au cours d'une cérémonie à laquelle 5 000 invités assistèrent, notamment le ministre français de la Coopération, Robert Galley sans la présence d’un quelconque chef d’Etat.

Il justifiait ses actions en déclarant que la création d'une monarchie aiderait la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde.

Seulement, en 1979 à travers une opération dite « Baracuda » il fut éjecté de son trône impérial et remplacé par son cousin David Dacko.

Le 12 juin 1887, au terme d’un procès, il fut reconnu non coupable des charges de cannibalisme mais la peine de mort fut confirmée pour les autres charges. Sa peine fut d'abord commuée en prison à vie en février 1988, puis en 10 ans de réclusion. Il fut amnistié par le défunt président André Kolingba en 1993 et mourut en 1996 d'un arrêt cardiaque. Il a été inhumé dans son ancien palais de Bérengo (sud du pays).

Aucune manifestation officielle n’a marqué l’anniversaire de sa mort à Bangui.

 

 

NDLR : L'état désastreux de la RCA et la misère sans nom dans laquelle végètent aujourd'hui les Centrafricains, après plus de sept années de régime d'un certain François qui était prétendument venu les "libérer", les amène à se souvenir de certains aspects positifs du règne de Bokassa qui aura été et demeure malgré tout, qu'on le veuille ou non, un pittoresque et sanguinaire dictateur.

 

 

 

Centrafrique, où vas-tu ?

Je suis né un peu avant l’indépendance de mon pays et j’ai connu une enfance joyeuse. Actuellement mon cœur saigne quand j’assiste impuissant au dépérissement de l’Etat et à l’agonie de mon beau pays.  Comment peut-on expliquer le chaos que la Centrafrique traverse actuellement?  Comment y remédier? Nos dirigeants ont-ils vraiment le souci de développer ce pays ou sont-ils simplement incompétents ou dépassés?  Quel héritage nous a laissé chacun d’eux?   

De Dacko I entre 1959 et 1965 : il n’a fait que gérer une situation post coloniale, sans grande vision de l’avenir de notre pays. De cette période, je ne peux me souvenir que de la Jeunesse pionnière Nationale (JPN).  

De Bokassa entre 1966 et 1979 : mis à part son côté criminel pour lequel il a été rattrapé, jugé et condamné puis amnistié, tous les Centrafricains sont unanimes à reconnaître que Bokassa fut le grand bâtisseur.  L’Université de Bangui, l’Aéroport Bangui Mpoko, la Cité de l’OCAM, le Stade Omnisport, la télévision en couleur, la première en Afrique francophone etc., sont à inscrire à son actif. Il a vigoureusement cherché l’autosuffisance alimentaire en lançant « l’opération Bokassa » et il a promu l’élevage au point que le cheptel bovin dépassait naguère le nombre d’habitants.  La Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains (FNEC) était citée en exemple par la Banque Mondiale comme un modèle réussi de développement  du secteur de l‘élevage en Afrique. La RCA était le grenier de la sous région. Bangui était la ville « lumière », la « coquette ».  Elle était la seule ville de la sous région à disposer des infrastructures routières et hôtelières (Safari hôtel, Rock Hôtel, hôtel Saint Sylvestre), capables d’abriter les grandes messes internationales.  Bokassa avait valorisé les femmes au point de nommer Mme Elisabeth Domitien Premier  Ministre, une première en Afrique et même dans le monde. Il avait propulsé le sport centrafricain à son apogée et la RCA  a été championne d’Afrique de Basketball.  En quatorze ans de pouvoir, J’aurai retenu que le centrafricain était respecté et avait le sens de l’honneur pour son pays les frasques de Bokassa mis à part.

De Dacko II entre 1979 et 1981 : parachuté par la France pour remplacer Bokassa, il a été incapable de gérer la transition de la dictature à la démocratie.  Ayant  prétexté une guerre civile imminente, il a très vite confié les rênes du pouvoir au général André Kolingba qui n’était pas du tout préparé à assumer ce rôle.  Dacko II n’a été qu’un passage éphémère. Je n’aurai retenu que son premier passage.

De Kolingba entre 1981 et 1993 : c’est la gestion pépère du pays avec les réalisations comme CENTRAPALM, SOGESCA et le palais de l’Assemblée Nationale avec l’aide de la Chine de Taiwan.  Maigres réalisations au regard de l’aide extérieure reçue. Il avait instauré le tribalisme comme mode de gouvernement mais la communauté internationale lui a forcé la main pour accepter le pluralisme politique et d’organiser des élections libres. Il créa le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), et se présenta à sa propre succession. Il perdit lamentablement le pouvoir dans une première élection démocratique en 1993.  Et il se représenta en 1998, puis en 1999 et 2005 et se fit battre à chaque fois. Son principal héritage au peuple aurait été la paix, et une relative stabilité entachée vers la fin de son régime par une vague répressive, en particulier dans le Nord-Ouest du pays, qui demeure un point sombre dans son bilan. 

De Patassé entre 1993 et 2003 : c’était le seul président élu démocratiquement, qui a bénéficié aussi bien du soutien de l’élite centrafricaine que de la classe paysanne.  Beau parleur et manipulateur hors pair, Patassé savait mettre les foules en délire et avait même fini par convaincre sa propre personne, qu’il était investi par un pouvoir céleste.  Il promettait de redonner au pays sa grandeur d’antan et de le conduire sur le sentier de la croissance et du développement économique.  Mais au début  de son règne, au lieu de sécuriser son régime, il s’est lancé par contre dans l’audit de la gestion du régime précédent. Un audit économiquement coûteux et inutile, qui a provoqué l’ire des dignitaires déchus, encore présents militairement.  Au final, Patassé a passé ses deux mandats à gérer des crises militaro-politiques dont les vagues ont, sans pitié, emporté son régime.  Agé de 73 ans, affaibli et sans grands moyens financiers,  il veut se faire réélire pour une troisième fois avant de prendre sa retraite politique. Isolé et dépourvu de machine électorale, il n’incarne plus cette vision d’une nouvelle Centrafrique, mais continue de rêver que le milieu rural lui est acquis. Sa candidature n’est autre chose qu’une manœuvre politique de Bozizé pour affaiblir le MLPC dont Patassé  n’est plus le chef. Les Centrafricains retiendront de lui comme seul héritage qu’il a aboli l’impôt per capita. 

Bozizé, de 2003 à l’heure actuelle : tout le monde dit, avec raison, qu’il a été le dernier de sa promotion à l’école des officiers créée naguère par Bokassa et qu’il est hanté par un complexe d’infériorité qu’il n’arrive pas à dominer. Il passera à l’histoire comme le président qui a interrompu la marche de la jeune démocratie centrafricaine, dans le seul but de prouver au monde et à lui-même, qu’il n’est pas un officier raté et pour assouvir sa soif du pouvoir et d’enrichissement.  Et dire qu’il n’aurait jamais réussi à prendre seul  le pouvoir par ses propres moyens n’eussent été tous les soutiens et appuis décisifs multiformes et de toutes parts qu’il a reçus ! Son régime aura été une mauvaise parenthèse de plus dans l’histoire dramatique de ce pays.

Il est aussi  l’un des rares  présidents africains à être accompagné tout au long de son mandat, de conseils et de moyens financiers massifs.  Mais il brille par sa médiocrité et son ingratitude. Très vite, il a oublié pourquoi et grâce à qui il est arrivé au pouvoir. Il s’est émancipé de ses parrains et écarté ses compagnons de lutte pour « familiariser » son pouvoir et instaurer le « favoritisme clanique et régional ». Il étend son emprise sur l’armée en faisant de son fils le Ministre délégué à la défense, sur la justice par le biais de son cousin Firmin Feindiro nommé procureur de la République et son officieux conseiller juridique, et les mines par son neveu Sylvain Ndoutingaï. 

Il a aussi  fait main basse sur le Trésor Public sans rendre des comptes à personne (Cour des comptes, Inspection des Finances). Les hommes d’affaires centrafricains sont de gré ou de force enrôlés dans le KNK, son  parti, au risque de perdre le droit d’exercer.  Les jeunes quant à eux, sont employés dans des « tâches parasitaires » à savoir, agents de renseignement ( « tontons macoutes ») ou encore  dans des structures de voyous comme l’association politique Bozize Doit Rester (BDR), créée de toutes pièces et ex nihilo par un mafieux aventurier, selon un mauvais exemple gabonais dont il a cru s’inspirer.  Quel bénéfice la nation peut-t-elle tirer d’une telle pratique?  Ces jeunes ne seraient-ils pas mieux valorisés si on leur apprenait un métier afin de produire et participer à la croissance économique de leur pays ?  

En huit années de pouvoir, Bozizé a excellé dans les manquements à la morale et il a transformé la démocratie en une dictature sanguinaire de fait. Il a dépassé tous les records de violation de la constitution et des droits de l’homme. Il se contredit constamment, manipule, préconise le tout répressif de l’opposition et humilie ses ministres qui ne sont que des exécutants des décisions présidentielles.

La RCA se trouve, désormais, projetée plus de 30 ans en arrière.  Aujourd’hui, l’économie, la santé et l’éducation sont en ruine. L’insécurité règne sur les 2/3 du territoire national, triste résultat pour un prétendu général d’armée. La Banque Mondiale classe la RCA 183 sur183 pays dans le monde pour le climat des affaires, le PNUD nous classe 179 sur 182 pour l’indice de développement humain (IDH) et nous sommes le premier pays en Afrique Centrale et 10è dans le monde pour le taux de prévalence du VIH/SIDA. Aujourd’hui, un élève de classe de terminale n’est même pas capable de faire correctement une simple rédaction. Bangui n’est plus qu’un gros village avec ses délestages chroniques. Il n’y a aucune stratégie d’investissements publics dans les infrastructures de base. Le réseau de distribution d’eau et d’énergie connait une grave dégradation. Les routes dans la capitale Bangui sont impraticables tant il y a de trous et nids de poule. Mais malgré ce triste bilan, le comble est  que Bozizé cherche à  se succéder  à lui-même.   

La Bonne Gouvernance et la Démocratie sont deux ingrédients nécessaires, dans la gestion d’un pays lorsqu’un dirigeant veut assurer à son peuple un niveau de bien-être social élevé. La Centrafrique n’a connu ni l’un ni l’autre depuis son indépendance en Août 1960. 

Pourquoi faut-il que la Centrafrique rate toujours le coach à chaque croisement  crucial de son histoire ?  Tout cela doit cesser. Qui aura le courage, l’audace et la ténacité de proposer un projet de société avec plus de justice, d’égalité, de respect de la personne humaine et de répartition des richesses ?

Qui est capable de diriger la RCA après une telle descente aux enfers ?

Le peuple doit empêcher le pays d’être entraîné dans l’abîme.  Car nul n’ignore qu’il est souverain et saura faire le bon choix le moment venu.  Il s’agira cette fois-ci, non seulement de choisir pour la démocratie, mais aussi, de se battre pour sauvegarder cette démocratie.

Le temps perdu est un temps qui nous perd tous.

Il faut que Bozizé s’en aille !    

Hilaire Touabona (Lyon France)

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 23:13

 

 

recensement CEI

 

 

 

 

Douala, 3 nov (C.A.P) - Le consulat de la RCA à Douala a été saccagé ce mercredi matin par des hommes munis d’armes blanches de nationalité centrafricaine qui, selon nos informations, voulaient coûte que coûte se faire inscrire sur les listes électorales alors que l’opération de recensement est déjà close par la CEI depuis le 21 octobre. Les assaillants seraient des Centrafricains enregistrés et sous protection du HCR au Cameroun.

Deux personnes auraient grièvement blessées à coup de couteau et auraient trouvé la mort ainsi que plusieurs autres, gravement blessées auraient été transportées à l’hôpital. Une des personnes décédées serait un certain Célestin Sentoua, vigile du consulat qui aurait tenté d’empêcher l’accès des lieux aux envahisseurs. La seconde victime serait un certain Moïse Ngalé secrétaire du consulat.  Parmi les blessés, on compterait également la représentante locale du KNK.

Informé de l’incident, le président Bozizé aurait d’après nos informations, décidé de dépêcher à Douala une délégation de ses sécurocrates, des policiers et gendarmes pour tenter d’y voir clair.

 

 

L’Observatoire dénonce des irrégularités dans le recensement électoral

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 03 Novembre 2010 14:00

De nombreuses inscriptions ont été faites de manière irrégulière lors du recensement électoral achevé le 21 octobre dernier en Centrafrique. Des pièces d’identification non prévues par le code électoral ont été acceptées par les agents recenseurs, en violation des dispositions des articles 26 et 27 de ce code.

 

C’est en ces termes que l’Observatoire National des Elections en République Centrafricaine (ONE) a réagi le mardi 2 novembre 2010, dans un rapport présenté à la presse à Bangui, et relatif aux opérations de recensement électoral. Le rapport a relevé d’autres manquements, notamment l’immixtion des autorités administratives et de la rébellion dans le bon déroulement du recensement, la tentative d’inscriptions multiples ou de fraude, l’inscription des mineurs et l’éloignement des Centres de recensement des électeurs.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, au sujet de la procédure de recensement électoral et pièces à fournir définies à l’article 27 du code électoral, Fulgence Zeneth, coordonnateur national de l’ONE a précisé qu’il s’agit là de dysfonctionnements de nature à entacher la fiabilité des listes électorales et donc la régularité du scrutin. Pour y remédier, il a proposé le toilettage des listes récemment confectionnées et l’élaboration d’une 3e carte d’électeur, condition  sine qua non, selon lui, pour garantir un scrutin sécurisé.

Georgette Déballé, représentante de la majorité présidentielle à la cérémonie de présentation du rapport, a déclaré pour sa part que ce rapport est le fruit d’un travail bien fait. Elle a même souhaité que les partis politiques s’impliquent davantage dans le processus pour éviter un éventuel  et énième report.

Quant au représentant de l’opposition, il a soutenu la proposition faite en vue de l’édition d’une 3e carte d’électeur en remplacement des deux précédentes, pour dit-il garantir la sérénité des scrutins.

Concernant les pressions dont des journalistes ont fait l’objet durant la couverture de ces opérations de recensement, Docteur Christopher FOMUNYOH, directeur Régional du National Democratic Institute (NDI) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre en mission à Bangui, a expliqué que la lutte de « la conquête de l’espace de liberté n’est toujours pas facile ».

 

 

Des listes électorales encore confisquées

 

Mercredi, 03 Novembre 2010 14:05

177 agents recenseurs de la ville de Boganangone (sud de Centrafrique), ont confisqué le mardi 2 novembre 2010, les listes électorales de leur circonscription, pour revendiquer le versement de leurs indemnités qui s’élèvent à six millions de francs CFA (environ 9,146 euros), soit 40.000 FCFA (environ 60 euros) agent recenseur.

Cette seconde confiscation des listes électorales vient s’ajouter à celle enregistrée il y a une semaine quand 18 agents recenseurs à Begoua  (Commune de Bimbo, au sud de la RCA) avaient refusé de restituer les listes pour les mêmes raisons.

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 01:28

 

 

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Exclusivité C.A.P

Déjà reportées plusieurs fois, les incertitudes qui pèsent sur la tenue des élections présidentielles et législatives groupées de la République centrafricaine du 23 janvier 2011 ne portent pas seulement sur le calendrier de ces consultations populaires mais aussi et surtout, sur l’attitude du président sortant et candidat à sa propre succession, François Bozizé. Que fera le président sortant si le verdict des urnes lui était défavorable ?

En dépit de ses déclarations officielles selon lesquelles il s’inclinerait naturellement et passerait la main au vainqueur des urnes, plusieurs sources d'informations crédibles émanant de son proche entourage font état de confidences et de propos franchement inquiétants de Bozizé qui ne laissent planer aucune ambiguïté sur son refus de quitter le pouvoir s’il était battu aux élections. A l’entendre parler, en Afrique, celui qui organise les élections ne les perd pas. Il feint d’oublier qu’en 1993 en Centrafrique même, le président sortant André Kolingba a organisé des élections qu’il a perdues. Il n’a même pas réussi à se qualifier pour le second tour.  

 Après plus de sept ans d’exercice du pouvoir, Bozizé est conscient que les élections s’annoncent très mauvaises pour lui. Son bilan dont il ose dire qu’il parle pour lui, est plutôt désastreux dans presque tous les domaines. Si son taux de popularité dans le pays est au ras du plancher, celui de son adversaire Martin Ziguélé qu’il redoute le plus est en revanche au diapason et c’est ce qui le plonge totalement dans le doute. Convaincu que Martin Ziguélé part déjà vainqueur aux urnes contre lui avec le soutien de « l’extérieur », Bozizé confie néanmoins à ses proches qu’il ne se laissera pas faire.   

Ayant eu recours comme on le sait, à des moyens non constitutionnels pour ne pas parler de coup d’Etat ou putsch, pour parvenir au pouvoir en mars 2003 - le président François Bozizé - dont le premier mandat constitutionnel de cinq ans issu des élections présidentielles de 2005 a pris fin le 11 juin 2010 -  redoute terriblement le retour du parti MLPC au pouvoir, perspective synonyme selon lui, de vengeance et de règlements de comptes. C’est la raison essentielle pour laquelle pour lui, même si tout le monde vote Ziguélé, il ne devrait pas s’incliner devant le verdict des urnes.

Pour cela, il dit se voir dans l’obligation de s’armer partout dans le monde où cela est possible car la France et le Tchad ont pris leur distance avec lui sans qu'on ne comprenne pourquoi. C’est ainsi que selon nos informations toujours d’une source proche de la délégation qu’il vient d’envoyer effectuer récemment une mission en Corée du Sud, le soutien militaire de Séoul, surtout l’acquisition d’armes de guerre était au centre des entretiens. Cette délégation était composée du ministre Kotayé, de Rodrigue Bozizé, commandant de compagnie chargé des renseignements à l'aéroport de Bangui M'Poko, de Maxime Mokom Gawaka, chargé des renseignements à la Présidence et d’Aristide Reboas, ex DG du Bureau National de la Documentation.

Toujours d’après nos informations et en rapport avec sa folle course aux armements, des témoins ont vu Bozizé recevoir secrètement en audience après son récent retour de Chine, le commandant Abdulbaki Daoud, fils de l’ancien chef d'État-major de l’armée tchadienne et défunt général, Khalil Soumaine Daoud tué le 2 février 2008 lors de l’attaque des rebelles de l’est tchadien, pour lui proposer d’aller lui acheter des armes de guerre. Lorsqu’il fut chef rebelle exilé au Tchad, Bozizé avait été longuement hébergé à Ndjaména au domicile même du défunt général tchadien qui a énormément facilité son approvisionnement en armes pour sa rébellion. C’est la raison pour laquelle Il fait à présent recours au fils du général Daoud qui a dû voir comment son père procédait à l’époque pour ravitailler en armes le général rebelle centrafricain.  

Une fois les courses effectuées, Bozizé lui suggère de les entreposer à Sido à la frontière tchado-centrafricaine en attendant qu’on puisse les transférer dans le plus grand secret à Bangui. Il justifie sa démarche par les innombrables et insupportables fuites auxquelles donnent toujours lieu ce genre de mission délicate lorsqu’il les confie à des personnes de son entourage à qui il croyait pourtant pouvoir faire confiance mais qui ne sont jamais à la hauteur de la tâche. C’est notamment le cas d’Ibrahim Aoudou Paco, député de Carnot 1, qui lui a servi un moment d’intermédiaire avec la République Populaire de Chine pour la livraison de grande quantité d’armes chinoises en échange de diamants mais l’information a été ébruitée au grand dam de Bozizé.

On est légitimement fondé à s'interroger sur la source de financement de ces multiples acquisitions d'armes de guerre qui ne sont prévues ni par le budget national, ni par la loi de programmation militaire 2009-2013. Dans ces conditions, puisque Bozizé a autant d'argent à mettre dans l'achat d'innombrables arsenaux de guerre, pourquoi n'en met-il pas une partie dans l'informatisation des données électorales et le fonctionnement de la CEI dont les membres cumulent à ce jour sept mois d'arriérés d'indemnités ?

La preuve est ainsi faite aussi du désarroi profond dans lequel se trouve actuellement le président centrafricain à la veille d’élections jugées cruciales d’après tous les observateurs, aussi bien pour lui que pour son pays. Ses relations avec certains de ses pairs de la sous-région ne sont visiblement plus ce qu’elles étaient à son arrivée au pouvoir et se sont même détériorées depuis la disparition du président Omar Bongo Ondimba. Bozizé en est réduit à soupçonner et accuser certains d'entre eux qui l’avaient portant parrainé au début, de vouloir le renverser. C’est un indice probant de son isolement et d’un avenir plus qu’incertain.

Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 01:14

 

 

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Jamais au grand jamais dans l’histoire de la RCA, nous n’avons connu  pareille descente aux enfers. A l’aube du 15 Mars 2003, tous les centrafricains ont considéré que, Bozizé  comme  tout homme d’Etat de valeur maintiendrait sa stabilité, garantirait les libertés, toutes les libertés. Hélas, le général et ses champions dits « libérateurs », n’ont rien fait de mieux. On aura recensé les gaffes les plus insensées, les pets les plus outrageants. Cinq ans de délires, de bévues à répétition,  orchestré et cautionné au sommet. Pis, l’insécurité a doublé, les exactions sont légions, on passe a tabac, on embastille à la SRI, les journalistes sont sur écoutes, les syndicalistes tenus en respect, les frontières sont filtrés, des cadavres sur le carreau, l’Armée divisée avec en sus la bérézina. Et, ils disent « renaissance », parbleu ! Plutôt  l’enfer.

 

L’homme qui ne tient jamais ses promesses…

 

Lorsque, le 15 mars 2003, la rébellion de Bozizé fait son entrée triomphale à Bangui, les populations sont  éblouies, c’est peut être le début d’une ère nouvelle. Mais il ne faut pas attendre longtemps pour se rendre compte de ce qu’on a chanté victoire trop tôt. A Peine a-t-il eu droit aux sirènes qu’il a renforcé ses galons. Bozizé se chausse lui-même trois étoiles. Le libérateur c’est lui. Et puis quoi d’autre, le trésorier payeur général, c’est encore lui. La République devient sa pâture. Les frères « Gbaya » se mettent à danser, les libérateurs se font monter la moutarde. On plante le jalon des pets, des boulettes, et donc des pets. Le ridicule discute avec l’ubuesque.  En 2004,  le président est au centre d’une malencontreuse aventure à Düsseldorf, en Allemagne avec lui, une mallette de diamants, de bien gros. « L’effort de guerre ». Le comble, c’est qu’à Bangui, personne, pas même le protocole d’Etat n’est au courant de ce voyage d’affaires. Allez-y savoir, un président de la République pris en flagrant délit de convoyage de pierres précieuses. Ridicule. La scène se passe de tout commentaire de Berlin à Paris. 

 

Pendant ce temps, les Dogo, Yango Kapita, Gbangouma ? John Sallé et autres « pistoleros »  empeste l’atmosphère et provoquent la psychose dans la ville : provocation, zèle, injustice…, Le bât blesse. Le général, pourtant chef des armées, ne met pas d’ordre. Au contraire, il soutient ses bull-dogs.

 

On a beau mis en garde contre cette virée monarchique, le clan au pouvoir  a exhibé des oreilles bouchées. Les partenaires au développement, les ONG  des droits de l’homme (pauvre Ngoungaye Wanfio), les pays frères, ont mis en garde, sans résultat. Aucun coup de rabot, le palais de la Renaissance n’a jamais répondu. Alors, pilotage à vue!  Catastrophe !  Tristes résultats financiers, sobres réputations.

Alpha Oumar Konaré, alors président de la commission de l’Union Africaine tente de le persuader de tenir  à sa promesse,  d’éviter l’impasse, que nenni ! C’est plus fort que Bozizé qui ne veut plus lâcher le morceau. Il ne tient d’ailleurs compte de personne, pas même de sa propre parole. Il commence à se prendre pour « un vrai chef d’État », selon l’expression de Francis Laloupo. 

 

Une famille au pouvoir…

 

Le père est président, Francis le fiston ainé, ministre délégué à la Défense, Aimé Vincent dit Papy Bozizé patron de la SRI, et depuis quelques temps Socrate Bozizé le cadet, est à la tête du centre d’émission des passeports. Un vrai déploiement.  Vous leur dites, « s’en fait trop, ils vous répondent, rien de grave ».  Ils se niquent eux-mêmes, quand le fan club est absent. Ils ont dit « kwa na kwa ». Alors, monsieur le président de la république, général d’armée est candidat à la députation, dans le quatrième arrondissement de Bangui, Monique la First Lady doit redemander le suffrage des ses électeurs, pendant que le grand fiston Francis, parachuté colonel et qui a maille à motiver la troupe, veut aussi arborer l’écharpe de député, à Sido, y compris le cadet, Socrate. Et une dernière maitresse, Madeleine Bafatoro. Sans oublier la sœur cadette du général cinq étoiles, Joséphine Kéléfio et l’autre frangin, Kocsis Ouilibona.  Ils vont donc se retrouver à dix à l’Assemblée. Les Sassou, les Deby et Obiang Nguema, arrivent au pouvoir par des coups d’Etat n’ont pourtant jamais osé endosser, le fameux, « honorable député ».  Mention spéciale donc pour le président Bozizé dans l’espace Cemac.

 

La RCA risée du monde…

 

Bozizé est pigeon voyageur, il voyage tout le temps. Plus souvent que nombre de ses pairs de la sous région. Mais l’image de la RCA ne semble toujours pas dépoussiérée. On dirait qu’il marque d’une croix les pays qu’il visite. Un challenge qui le tient à cœur. Alors même que dans le carré des grands et des pays  qui ont de l’importance aux yeux de la France, nada !  Edith Lucie  Bongo décède, Bozizé est plus consterné que le veuf et le père éploré. On le voit partout à Libreville, à Brazzaville et même à Oyo. Quand les autres présidents rentrent, lui reste. Omar Bongo décède, Bozizé remet ça. Il tient même à assister à des funérailles annoncées intimes, « l’orphelin ». Mais dites-vous, quand la mère de Bozizé passe de vie à trépas, aucun  de ses pairs, ne fait le déplacement. Pire,   Nicolas Sarkozy, élu à la tête de la France entame son tour d’Afrique. Mais la RCA n’est pas à l’honneur, jamais à l’honneur. De ses deux voyages historiques. Pourtant la trajectoire de tous les vols dès qu’on quitte la méditerranée passe par Moundou, puis Garoua. Et Bangui n’est qu’à vol d’oiseau, lorsqu’on pique droit. Vain espoir. Le président français aura séjourné à Libreville, à Brazzaville, à Kinshasa et à Ndjamena, mais pas à Bangui. Alors notre Bozizé national entame alors le tour de force de « banquer » pour être reçu à l’Elysée, quinze bonnes minutes pour un déplacement si cher.  Mais on est content, même si le neveu, Sylvain ministre des mines y aura laissé des ailes, pour avoir été tancé par Sarko, du fait de ses sollicitations à Areva (droit d’entrées).

 

Une CEI de bras cassés, et de cerveaux  en panne…

 

Devant l’échec presque crétine de l’équipe de la CEI, coachée par Bozizé, devant la ribambelle de reports qu’ils servent aux centrafricains, on ne sait décidément plus quoi dire, comment s’y prendre pour rétablir la confiance et la légalité. Non, ils sont aux abois, les gars de la CEI, le pasteur est éreinté, ses « ndougourou » même tire la sonnette d’alarme, pour corriger les erreurs. Ça part presque en quenouille. Or, trop de report exaspère, même Bozizé s’en est rendu compte. Il a misé sur des mouilleurs de première. Des crétins ! On leur dit, « attention, vous allez droit dans le mur, ils rétorquent, vous en faites pas, on tient la route ».

 

Au fond, c’était prévisible. Quand on prend des crétins, on fonce dans le trou. Des fois, on se dit que c’est fait à dessein, de faire perdurer les choses, de tourner en rond, pour épuiser le trésor de campagne des concurrents. On parle d’utilisation scabreuse des fonds alloués à la CEI, mais personne ne se penche vraiment sur ce désastre.  Parce que cela arrangerait  Bozizé.

 

 

Les spectres de  Massi et de Ngoungaye Wanfio…

 

 Il y a des crimes qui sont immuables à l’esprit. Charles Massi, grand commis de l’Etat, et maître Ngoungaye Wanfio étaient tellement voués aux problèmes de leur pays, que le pouvoir de Bangui les trouvait dérangeants. De ces deux disparitions, même les pense-bêtes ne sauraient gober les thèses invoquées : abondant de domicile pour Massi et accident pour Ngoungaye. Non, les Centrafricains ne sont pas dupes, loin  s’en faut ! La machine du silence a été mise en branle. Et même le trépidant Procureur qui a hurlé du haut de son siège, est loin de convaincre. La vérité n’est pas loin, les langues ont commencé à se délier. Et tôt ou tard, justice sera rendue, en reconnaissance et honneur, à ces deux braves compatriotes, tombés fier de servir. On les a beau réduit au silence, il y aura toujours d’autres Massi et Ngoungaye. De Massi, les centrafricains gardent le souvenir d’un homme courtois, bien élevé qui savait entretenir ses relations, d’un homme de principe, qui savait dire « non » ! Et de Ngoungaye, un activiste des  droits de l’homme qui a toujours agi aux yeux de tout le monde, au point de toujours braver les intimidations de la soldatesque de Bozizé et de sa cour de courtisans. 

 

On comprend bien que c’est la haine qui domine le régime de Bozizé. Ngoupandé l’aura compris, tant et si bien qu’il a profité de sa maladie pour laisser le général se débrouiller et s’embrouiller tout seul. Massi l’aura imité. Pas plus qu’il n’a pas supporté les inepties de ce régime aux abois.  D’autres encore dans le giron, certainement beaucoup, boudent, mais manquent de cran, pour tirer leurs grègues. Le navire va-à vau l’eau, à bâbord comme à tribord. Il va sombrer. A l’approche de la présidentielle, François Bozizé est hanté par le spectre de ces deux illustres disparus. Il s’agite, une séance d’exorcisme lui fera peut être du bien.  Tous attendent son départ. En lui toute autre ambition s’épuise, et même toute autre perspective se fracasse. Il voit Massi partout, Ngoungaye aussi. Aidez-le !

 

Un nouveau mandat pour aller où, Et comment ?

 

Nom de Dieu ! Il faut arrêter le rififi. Et le théâtre en live. Comment diantre, l’homme coupable de la plongée au fond du trou de la République, peut-il avoir l’audace de vouloir rempiler ? Le système Bozizé est au bout du rouleau, accablé, la tempête est immense, l’arbre « Yangounvounda » va s’abattre. Il cogite, joue aux échecs, mais la  méthode est quasi-nulle. Si l’opposition joue serré, collectif et fait preuve de vigilance, il ne réussira pas son tour de force. Même si ses petites mains sont à l’œuvre. 

 

Bezambé, le nouveau « Ngaragba »…

 

Depuis l’avènement de Bozizé, la prison centrale de Ngaragba ne sert plus que pour les menus larcins.  Bezambé a pris le relais, profitant de la super puissance de ses bull-dogs, il plante les banderilles. Ils sont nombreux, les prisonniers qui y croupissent, la plupart accusés « d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il y a eu Larmassoum et compagnies, puis Sani Yalo et récemment d’autres. Bozizé garde une rancune tenace à tous ceux qui marchent sur ses plates-bandes. Un seul mot d’ordre, il faut griller les « entêtés » et les « enculés ». La police politique que dirige le fiston « Papy » ratisse large, gare aux malchanceux ! Il faut « mater » les gueulards. Les lâches ! Ceux qui connaissent Bozizé savent qu’il est rancunier et vindicatif. Et qu’il n’a qu’une ambition : s’éterniser au pouvoir. De gré ou de force. Il sait qu’à la loyale, jamais il ne gagnera, alors, peur sur le pays, aéroport sous haute surveillance. Bezambé pour ceux qui ont l’appétit du pouvoir. Ne fâcher surtout pas le général, il n’aime pas. Il faut d’ailleurs dire que Bendounga a eu beaucoup de chances. Pauvre Joe-Ben !

 

Rédaction L’Indépendant.

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 23:28

 

 

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Tunis 02-11-2010 - M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, a reçu, mardi en fin de matinée, au palais du gouvernement, à la Kasbah, M. Faustin-Archange Touadéra, Premier ministre de la République Centrafricaine.

Au terme de l'audience, M. Touadéra a indiqué que l'entretien a permis de passer en revue l'évolution de la coopération entre les deux pays et d'évoquer la mise en place d'une commission mixte qui permettra d'examiner les questions d'intérêt commun.

L'entrevue a porté, également, sur les moyens d'impulser la coopération dans les secteurs de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique ainsi que dans les domaines de la santé, du tourisme et de l'infrastructure, a-t-il encore ajouté.

L'audience s'est déroulée en présence du secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires maghrébines, arabes et africaines, et de l'ambassadeur de la République Centrafricaine.


Source : http://www.lapresse.tn/02112010/15648/le-premier-ministre-recoit-son-homologue-centrafricain.html

 

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