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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 21:53

 

 

BEAC

 


(Mutations 23/09/2010)


Le conseil d’administration décide de mesures rigoureuses pour endiguer l’hémorragie financière.

Les mauvaises nouvelles s’accumulent à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), qui vient de se prescrire une cure d’austérité accompagnée d’un plan d’ajustement structurel. Le conseil d’administration de la Banque centrale, en sa session du 8 septembre dernier à Douala, a en effet adopté un «budget rectificatif pour 2010» (qui était déjà déficitaire) de l’institut d’émission. La nouvelle enveloppe, en recettes et en dépenses, se chiffre à 131,9 milliards de francs.

Les Etats membres, dans le même temps, sont priés de «faire preuve de plus de discipline dans le sens du respect de leurs obligations de rapatriement de la totalité de leurs avoirs extérieurs». S’agissant des marchés importants passés entre 2000 et 2009, le gouverneur Lucas Abaga Nchama a été autorisé à signer un contrat avec un cabinet d’audit international spécialisé. En terme de renforcement des contrôles interne et externe des activités de la Beac, la recherche d’une meilleure gouvernance devrait, après avis conforme du conseil ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac), aboutir à des statuts réformés.

Ces nouvelles dispositions, qui sont le fruit d’une situation financière difficile, avaient déjà été édictées lors de la session du conseil d’administration du 24 juin dernier, toujours à Douala. A l’occasion, l’instance demandait que lui soit soumis «un budget 2010 rectificatif de fonctionnement et d’investissement, fondé sur des hypothèses réalistes de revenus de la Banque, compte tenu du niveau actuel des taux d’intérêt (…), de manière à rétablir au plus vite l’équilibre financier de la Banque». Ledit budget, indiquait le communiqué publié à cet effet, devra prévoir une stabilisation des dépenses de fonctionnement au niveau de 2009 ainsi qu’un gel des investissements immobiliers pour les chantiers n’ayant pas encore démarré.

La même instance demandait au comité des rémunérations, en étroite collaboration avec les censeurs, de lui soumettre des propositions sur la rémunération et les avantages accordés à l’ensemble des membres du gouvernement de la Banque ainsi qu’aux autres organes de décision et de contrôle, permettant ainsi «d’en réduire significativement le coût global». Sur le plan des dépenses d’investissement, le gouverneur de la Beac devra présenter au conseil, au plus tard à fin décembre 2010, un programme immobilier pluriannuel «révisé».
Cette avalanche de mesures de rigueur et de restructuration, résultante d’une série de couacs dans un environnement également marqué par des malversations financières, vient ainsi confirmer les informations publiées dans ces mêmes colonnes voici quelques jours. Entre le 1er janvier et le 30 juin 2010, les pertes financières enregistrées par la Beac étaient évaluées à 31 milliards, selon des indiscrétions recueillies auprès du Comité de rémunérations qui enquête actuellement au sein de cette institution d’émission sous-régionale. Ce déficit était de 29 milliards de francs pour l’exercice 2009.


Malversations


La première cause de cette situation, précisait Mutations, est la chute drastique du taux d’intérêt de placements, d’une valeur de quelque 1.049 milliards de francs, effectués depuis fin 2009 auprès de la Banque de France par l’entremise du Compte d’opérations de la Beac. Et, du fait de la crise financière internationale, le taux d’intérêt de l’enveloppe est passé de 2,75 à 1%. Le Comité de rémunérations a aussi pointé, dans la litanie des problèmes qui plombent l’état de santé financière de la Banque, la pléthore de ses cadres dont les 6 plus hauts gradés sont mensuellement rétribués à hauteur de 130 millions de francs en dehors des avantages liés à la fonction. Les misères de trésorerie de la Beac interviennent à la suite d’autres avanies, à l’instar des 328 milliards de francs de placement effectués auprès de la Société générale de France et qui, en décembre 2008, avaient conduit à une perte comptable sèche de 16,4 milliards de francs.


En février 2009, l’alors gouverneur de la Banque, le Gabonais Philibert Andzembe, dût avouer que ce fonds avait été géré «avec opacité» et que le produit contracté «n'était pas totalement conforme aux prescriptions des statuts» de son institution.


Deux années avant, anticipant la réforme du Compte d'opérations, les membres du gouvernement de la Beac responsables du comité de stratégies, avaient, par appels d'offres, décidé de la diversification des modalités de placements des avoirs de réserves en devises en vue d’optimiser le couple «rendement/risque», plus proche du taux de refinancement de la Banque centrale européenne. Cette manœuvre avait alors permis à la Banque centrale de bénéficier d'un rendement sans risque de contrepartie, en attendant d'avoir une meilleure visibilité sur les répercussions de la crise sur les marchés financiers internationaux.

En attendant des jours meilleurs, la Beac continue de fouiller dans les malversations financières intervenues au Bureau extérieur de Paris (Bep) entre 2004 et 2007, avec un préjudice financier a été estimé à 16,6 milliards de francs par le cabinet français Mazars. Cet auditeur a ainsi révélé que lesdites malversations portaient sur 858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux.


A la suite de ce coup de pied dans la fourmilière, le gouverneur Philibert Andzembe avait été limogé par la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Dans la foulée, il a été mis fin au fameux «Consensus de Fort-Lamy», qui imposait un Gabonais à la tête de la Beac et des origines bien définies à d’autres postes de gestion.

 


Félix C. Ebolé Bola

 

© Copyright Mutations

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 15:41

 

 

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La mise en place du Conseil Transitoire d’Orientation du PUN

Bangui, 19 sept. (ACAP) – Les militants du Parti de l’Unité Nationale (PUN) réunis en Assemblée Générale Extraordinaire ont décidé de la mise en place d’un Conseil Transitoire d’Orientation (CTO) en vue de redynamiser le parti pour les prochaines échéances électorales, samedi 18 sept. 2010, à Bangui.

Le Conseil Transitoire d’Orientation a pour mission de restructurer les organes de base, rétablir la confiance entre les militants et les cadres du parti afin de convoquer dans un délai d’un an un congrès extraordinaire aux fins d’élire les nouveaux membres des organes du parti.

La Présidente du Conseil Transitoire d’Orientation, Léa Koya Soum Doumta a expliqué qu’en l’absence du Président fondateur du parti, Jean Paul Ngoupandé, pour des raisons de santé, le PUN est inopérationnel sur l’échiquier national et international à cause des dissensions au sein du parti.


Elle a réitéré que « le Parti de l’Unité Nationale soutient la candidature du président François Bozizé, allié traditionnel, pour l’élection présidentielle du 23 janvier 2011 ».


Il convient de rappeler que le Parti de l’Unité Nationale est créé le 4 mai 1997, à Bangui, dont le président fondateur est Jean Paul Ngoupandé et dispose de quatre députés à l’Assemblée nationale.

 

Source : http://www.wmaker.net/acap 

 

NDLR : Il y a quelque chose de profondément indécent et insupportable dans la démarche de ce genre de parti qui entre littéralement en hibernation, une fois les lampions d’une élection présidentielle précédente éteints, pour ne réapparaître en surface que la veille d’une autre, avec de telles gesticulations et seulement pour déclarer son soutien à un dictateur sanguinaire. Comment et pourquoi la vie de tout un parti doit être tributaire de l’état de santé de son leader principal ? En quoi le rappel de l’alliance traditionnelle entre le PUN et Bozizé peut-elle constituer un programme de développement susceptible d’intéresser les Centrafricains, à la veille d’une élection censée désigner l’homme à même d’apporter le changement véritable qu’ils souhaitent ? Les dissensions au sein du PUN dont il est ici question ne portent en réalité que sur des questions de part du gâteau et de place au bord de la mangeoire de Bozizé pour deux ou trois leaders les plus en vue de ce parti. C’est d’une tristesse déconcertante pour ce parti qui ne dispose même pas d’un groupe parlementaire à l’assemblée nationale et qui, au lieu de s’employer à le constituer à la prochaine législature, est en train de prendre le risque de disparaître de la scène politique si les dispositions de l’ordonnance sur les partis politiques lui sont appliquées. Apparemment ce ne semble pas être la préoccupation des leaders de ce parti.  

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 15:39

 

 

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Bangui 23/09/2010 (Xinhuanet)  Le démarrage des opérations de recensement des électeurs, prévu pour le 22 septembre, a été différé pour les 8 arrondissements de Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, où se poursuit jusqu’au 24 septembre la formation des membres des comités d’arrondissement et des agents recenseurs.

Ce retard provient de la lenteur dans l’élaboration des documents de recensement, a expliqué le rapporteur général de la Commission électorale indépendante (CEI), M. Rigobert Vondo, précisant que "les prestataires de service nationaux retenus n’ont pas été à la hauteur de la tâche".

Sous réserve d’une validation au cours d’une concertation entre le président de la CEI, le révérend pasteur Joseph Binguimalé, et les superviseurs de Bangui, le début des opérations de recensement à Bangui est envisagé pour le lundi 27 septembre.

M. Vondo a toutefois relevé que ce retard au démarrage ne devrait pas entraîner une modification du chronogramme de la CEI car 15 jours devraient suffire à réaliser les opérations prévues.

Pour l’arrière-pays, la Mambéré-Kadéï (Ouest) prévoit de démarrer le 27 septembre, tandis que la Bamingui-Bangoran (Nord-est) a commencé les inscriptions dès ce mercredi 22 septembre.

Il devrait en être de même pour le Mbomou (Sud-est) et la Haute-Kotto (Centre-est), qui ont achevé leurs formations dans les temps impartis par le chronogramme, indique-t-on à la CEI.

Prévu du 22 septembre au 21 octobre 2010, le recensement des électeurs devrait permettre la tenue des élections législatives et présidentielles prévues pour le 23 janvier 2011 en vue du renouvellement de l’Assemblée nationale et du président de la République en fin de mandat depuis juin 2010.

© Copyright Xinhuanet

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 15:35

 

 

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Avec la révocation de son dernier Directeur Général l’intrigant gabonais Willy Giscard ONTSIA qui n’a pas hésité à agresser à coups de poing le responsable de l’inspection de la Commission de Surveillance du Marché Financier (COSUMAF) venu l’inspecter dans le cadre de ses attributions, on aurait pu penser que cette Institution financière de la CEMAC connaitrait un nouveau départ. Force est malheureusement de constater que la volonté de maintenir la BVMAC dans le giron du Gabon perdure.

Pour rappel, la BVMAC est une Institution créée en 2003. Elle est présidée par Henri-Claude OYIMA, gabonais, Administrateur Directeur Général de la banque BGFI. Dans nos précédents articles, nous vous faisions état de la volonté manifeste de ce PCA, assisté par son compatriote Willy Giscard ONTSIA également administrateur de la BVMAC, de contrôler au profit de leur pays d’origine cette Institution. Cette volonté s’est traduite par de multiples tracasseries et obstacles qu’ont dû rencontrer les précédents DG tous deux Centrafricains, à qui on a reproché à tort de prétendu « manque de résultats ». En dépit de ces entraves et pièges, l’Institution a tant bien que mal pu démarrer ses activités en 2008, soit cinq années après sa création.

Tant de retard et d’intrigues ont conduit notre sous région dans l’impasse en la privant d’un véritable marché financier tel que l’avaient souhaité à l’origine les Chefs d’Etats. Le bon sens aurait alors commandé que face à un tel échec industriel, la Présidence de cette Institution prenne ses responsabilités en démissionnant de la fonction, permettant ainsi à ceux qui, animés par une véritable volonté de construire un marché financier actif et crédible en Afrique centrale, mettent tout en œuvre pour y parvenir.

Le Conseil d’Administration qui a révoqué Willy Giscard ONTSIA à la suite de la scandaleuse agression physique dont il s’est rendu coupable, a désigné comme Directeur Général intérimaire un autre gabonais Claude AYO, Directeur Général de la BICIG une banque de la place à Libreville. Nous apprenons par ailleurs de source bien informée, que Henri-Claude OYIMA a démissionné de la Présidence de l’Institution tout en prenant soin d’y placer un cadre gabonais issu de BGFI, la banque qu’il dirige. Aujourd’hui, l’Institution rencontre des difficultés financières sévères se traduisant par des arriérés dans le paiement des salaires des agents. En dépit d’autant de turpides, l’honneur semble sauf. La direction de l’Institution reste toujours dans le giron du Gabon.

Cependant, le grand perdant est la région CEMAC dans son ensemble. Elle ne dispose toujours pas d’un marché financier, ces tristes évènements ont engendré un déficit en termes de crédibilité et ont encore profondément terni l’image d’une sous-région qui pâtit déjà énormément des conséquences de scandales à répétition survenus à la BEAC et dont les responsabilités sont précisément ciblées. Elles ont une origine géographique commune. S’agit-il de pratiques récurrentes dans ce pays ? On est en droit de s’interroger.  

Un constat doit néanmoins être fait. La région CEMAC ne dispose toujours pas d’un marché financier crédible et actif. Les pays composant cette sous région ne se reconnaissent plus dans cette Institution financière, ce qui génère autant d’inquiétudes sur son devenir officiel. L’édifice financier intégré bâti au fil des années est-il appelé à disparaitre ? Cela est une question fondamentale qui mérite d’être posée.  

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 03:04

 

 

Bozize KNK

 

Source: United Nations Radio 22 Sep 2010


A la troisième et dernière journée à New York du sommet des Nations unies consacré aux OMD, le Chef d'Etat centrafricain a plaidé pour l'établissement d'un programme spécial de partenariat pour les Etats fragiles afin que 2015 ne soit pas un autre rendez-vous manqué pour la Centrafrique.

En attendant, le Président François Bozizé a reconnu que la réalisation des OMD en République centrafricaine est une gageure et qu'il serait très difficile d'atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté malgré quelques résultats encourageants sur l'accès à l'eau potable ou la scolarisation des filles.

« La RCA entrait dans le troisième millénaire avec un lourd handicap. Elle portait déjà les traces d'un grave traumatisme et était en train de s'enfoncer dans la spirale d'un réel chaos », fait remarquer François Bozizé.

Bangui pointe ainsi du doigt la situation politique, sécuritaire et économique pour justifier son retard par rapport aux autres pays du monde.

Toutefois, le Président Bozizé note que « la situation en République Centrafricaine n'est pas désespérée » même si la longueur de la période de relèvement post-conflit expose inévitablement à une plus grande vulnérabilité. « Cette situation est propice à des périls imprévisibles qui sont très pesants sur les maigres acquis, et accroissent les risques de recul ».

D'ici à 2015, Bangui entend se mobiliser sur la sécurisation et la consolidation de la paix, le renforcement de l'Etat de droit, mais aussi sur la reconstruction économique.

 

 

NDLR : Le plaidoyer de Bozizé à la tribune des Nations Unies n’est rien de plus que l’aveu de son échec dans la conduite des affaires d’un Etat qu’il a entrepris méthodiquement à faire « s'enfoncer dans la spirale d'un réel chaos » comme il reconnaît lui-même. Oublie-t-il qu’il a fait rater à la République Centrafricaine plusieurs rendez-vous avec son développement ? A bien des égards, l’attitude Bozizé s’apparente à celui du pompier pyromane qui, après avoir mis le feu à la baraque, téléphone aux sapeurs-pompiers pour intervenir.

La longueur de la période post-conflit qu’il joue à faire trainer le plus possible, résulte de son fait et constitue pour lui un prétexte de mendicité en direction de la communauté internationale qui en définitive, doit se rappeler aux bons souvenirs de ce qui est advenu des 8 milliards de la CEMAC destinés à financer le DDR depuis et dont les rebelles n’ont toujours pas vu la couleur à ce jour.

 

En reconnaissant que « cette situation est propice à des périls imprévisibles qui sont très pesants sur les maigres acquis, et accroissent les risques de recul » Bozizé cherche manifestement à faire s’apitoyer la communauté internationale sur le sort de la République Centrafricaine dont il oublie qu’il constitue à la fois le problème et la solution.

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 01:53

 

 

recensement CEI

 

BANGUI (AFP) - 22.09.2010 18:45 - Le recensement en vue des élections présidentielle et législatives de janvier 2011 en Centrafrique a démarré mercredi, a annoncé la Commission électorale indépendante (CEI), faisant toutefois état d'un "léger décalage ça et là" dans le début des opérations.

"Officiellement, le recensement a démarré sur toute l'étendue du territoire", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la CEI, Rigobert Vondo.

Il n'était pas en mesure de fournir d'estimations chiffrées, les opérations étant tributaires des réalités du "terrain" dans certaines zones, selon lui.

"Tant à Bangui (...) qu'en province, la formation des agents recenseurs n'est pas terminée. Et cette situation fait que les opérations seront lancées avec un léger décalage ça et là", a expliqué M. Vondo.

Dans la perspective du recensement, la CEI avait déployé des commissaires (responsables électoraux) dans le pays pour la sélection et la formation des agents recenseurs.

"Il nous faut des agents recenseurs capables de lire et écrire, cela n'a pas du tout été facile. Par ailleurs, il s'est posé à nous quelques difficultés financières qui commencent à trouver des solutions", a indiqué M. Vondo, sans autres précisions. Il a assuré que "la date du 21 octobre qui est fixée pour la fin du recensement sera respectée".

D'après des responsables électoraux, les opérations tardaient mercredi soir à démarrer dans des zones de la capitale et des provinces.

"A Bangui, au moins trois arrondissements sur huit organisent encore la formation des agents recenseurs jusqu'à jeudi ou vendredi prochain. (...) Dans certaines villes de province comme Berbérati (ouest), la formation des agents recenseurs a commencé mercredi et doit s'achever jeudi", a dit l'un d'eux.

Après deux reports et plusieurs tergiversations, le premier tour des élections a été fixé par décret présidentiel au 23 janvier, et l'éventuel second tour au 20 mars.

Parmi les préalables à la tenue des scrutins, l'opposition avait notamment réclamé un recensement électoral au lieu d'une simple révision des listes électorales organisée en avril par la CEI -sans grand engouement auprès de la population- sur la base d'un recensement électoral de 2005.

 

© 2010 AFP

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 01:37

Jean Pierre Bemba Gombo

 

 

22/09/2010 à 12h:00 Jeune Afrique

La défense de Jean-Pierre Bemba, le leader du Mouvement de libération du Congo, espère obtenir de nouveaux financements et que le procès pourra s'ouvrir avant la fin de l'année.

Le 23 septembre, plusieurs questions en suspens de­vraient être réglées dans l’affaire Bemba (à moins d’un report de l’audience, pratique fréquente à la Cour pénale internationale). La défense, composée de cinq conseils, saura si elle obtient une rallonge de 12 000 euros afin de se renforcer (le patron du Mouvement de libération du Congo, dont les avoirs ont été gelés, bénéficie d’un prêt de 30 000 euros par mois pour payer ses avocats).

Autre requête : la mise à disposition d’un « fonds d’enquête » de 70 000 euros destiné à financer de nouvelles investigations, en Centrafrique et en RD Congo notamment. Mais la question centrale reste la date de l’ouverture du procès. La défense espère qu’elle sera fixée le 23 septembre ; et que le procès s’ouvrira avant la fin de l’année. Selon un proche, « après une période d’abattement, Bemba a retrouvé la forme ». Bref, il est « prêt à y aller ».

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:15

 

 

Ban Ki moon

 

 

New York 21 septembre 2010 – Après avoir appelé la communauté internationale à soutenir la République Centrafricaine (RCA) lors d'une réunion lundi sur la situation du pays, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rencontré mardi le Président centrafricain, François Bozizé, en marge du Sommet de l'ONU sur les Objectifs du Millénaire pour le développement à New York.

Ban Ki-moon a salué « les progrès effectués en matière de consolidation de la paix par la RCA, en particulier, l'adoption consensuelle d'un calendrier électoral », a fait savoir mardi le bureau du porte-parole du Secrétaire général.

Le Secrétaire général a également noté les progrès accomplis dans le processus de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) de combattants au nord-ouest du pays. Les deux hommes ont aussi abordé les enjeux de sécurité notamment après que la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) se sera retirée totalement du nord - est du pays.

Ban Ki-moon a réitéré le soutien des Nations Unies à la RCA. Le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) et le Représentant spécial de l'ONU pour le pays, Shale-Work Zewde, vont continuer de travailler avec les autorités centrafricaines « afin de facilité la mise en œuvre des recommandations du Dialogue politique ouvert à tous de décembre 2008 » notamment par des programmes de « consolidation de la paix et les projets de DDR ».

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:05

 

 

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DEUX POIDS DEUX MESURES: UNE ADMINISTRATION TERRITORIALE PARTIALE ET INFEODEE AU POUVOIR KNK

 

Notre pays est à quatre mois des élections législatives et présidentielles groupées, pour la seconde fois depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui avait interrompu le processus démocratique engagé en 1993. Il reviendra aux historiens de dire, lorsque les passions se seront apaisées et que le temps aura fait son effet, si ce retour en arrière a été bénéfique ou non pour notre pays. Là n'est pas l'objet de mon propos aujourd'hui.

L'essentiel pour notre pays, à mon sens, est que les élections prévues en janvier et mars 2011  constituent une étape décisive dans la "normalisation" de la situation politique de notre pays, en restaurant l'autorité effective  de l'Etat sur l'ensemble du territoire national-condition sine qua non de toute relance économique conséquente et de lutte réelle contre la pauvreté-, et en rendant irréversible la démocratie pluraliste.

Le processus électoral, on s'en souvient, avait très mal démarré, suscitant des appréhensions légitimes. Cependant, grâce au combat opiniâtre menée par l'opposition démocratique- et grâce aussi à la résistance passive du peuple centrafricain et au soutien objectif des personnes physiques et morales de bonne volonté- face à un pouvoir autiste qui voulait, en dépit du bon sens, organiser des élections "à la nord-coréenne" en avril puis en mai 2010, les élections ont été reportées in extremis à l'année prochaine. Ce report obtenu au forceps a permis de remettre le processus électoral "on the trucks" comme disent les anglais , c'est-à-dire sur les rails.

Mais attention, la vigilance doit être de rigueur : la recomposition des comités locaux de la CEI, les opérations de recensement des électeurs , le déroulement des opérations de vote, le dépouillement des suffrages, la transmission des résultats et leur centralisation, doivent se faire de manière transparente.

Mais bien avant cela, l'administration territoriale, civile et militaire,  doit être neutre et républicaine , ce qui n'est pas le cas aujourd'hui: le pouvoir central-via le Ministre de la sécurité publique et de l'Administration du Territoire-  exerce d'intolérables pressions sur les préfets, les sous-préfets, les maires, les chefs de groupe et de quartier, les chefs de village, et enfin les commissaires de police, pour qu'ils empêchent les partis politiques de l'opposition de circuler librement sur le territoire national et de mobiliser leurs militants. Ces responsables sont menacés des pires sanctions si l'opposition venait à tenir des meetings dans leurs localités respectives, et pis encore, ils sont préventivement menacés de destitution si l'opposition dépassait le KNK lors des élections dans leurs zones. En résumé, seuls le KNK , le BDR et les ministres KNK ont le droit de sillonner librement le territoire national et de tenir des meetings sur des lieux publics, avec mégaphones et animations publiques, relayées par la radio et la télévision d'Etat. En province, c'est la loi "des deux poids, deux mesures ", loin des regards de l'opinion nationale et internationale.

Cette situation est  inacceptable et nous ramène de fait à un parti unique et à un Parti-Etat KNK dans l'arrière-pays. Elle  rend le jeu politique inéquitable au profit du seul KNK. Il est impératif que l'opposition démocratique et toutes les parties prenantes au processus électoral prennent conscience de cette situation de dictature et de partialité flagrantes de l'administration du territoire, dans l'intention délibérée de favoriser par l'ostracisme et les menaces le seul KNK. Cette situation voulue, pensée, planifiée et exécutée par le cœur du pouvoir depuis Bangui,  doit  être non seulement dénoncée, mais combattue par les armes du droit et de la politique. C'est à ce prix que les compétitions électorales à venir seront équitables et pourraient avoir un sens, sinon l'opposition y servira seulement de lièvre du pouvoir. La seule adoption d'un code de bonne conduite ne suffira pas fin à cette violation flagrante des principes démocratiques et républicains.

A bon entendeur, salut,

Martin ZIGUELE

Bangui 22 septembre 2010

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 14:59

 

 

recensement-CEI.jpg

 

 

Recensement électoral, décalage des opérations dans certaines villes de Centrafrique

Radio Ndéké Luka Mercredi, 22 Septembre 2010 13:22

 

Le recensement électoral dont le démarrage est annoncé ce 22 septembre 2010 par la Commission Electorale Indépendante  (CEI) n’est pas encore effectif à Bangui, capitale du pays et dans certaines villes de la Centrafrique.

Dans certains arrondissements de Bangui comme le 1er, le 2e et le 5e arrondissement, les membres des comités locaux participent encore à leur dernière séance de formation présidée au centre culturel BE OKO par le révérend pasteur Joseph BINGUIMALE, président de la commission électorale indépendante.

Même situation à Berberati dans le sud-ouest du pays où les membres de la CEI locale sont en train d’être formés avant qu’ils puissent aller former les agents recenseurs.

Mais le président de la CEI locale de Berberati Sylvain LIMA a affirmé que les opérations du recensement électoral démarrent le lundi 27 septembre.

Par contre à Ndélé dans le nord-est, 31 superviseurs et 66 agents recenseurs ont déjà débuté ces opérations depuis ce matin dans les 36 bureaux ou centres de recensement mis en place par les comités locaux.

Selon le rapporteur de la CEI Rigobert VONDO interrogé par Radio Ndeke Luka, ce petit décalage ne va pas jouer sur le calendrier électoral puisque le délai imparti pour ce recensement est de 30 jours.

Il a ajouté que, c’est probablement le 23 ou le 24 septembre 2010 que ces opérations devraient démarrer à Bangui. Le recensement se fait sur présentation d’une copie certifiée d’acte de naissance, d’une carte nationale d’identité, d’un permis de conduire, d’un passeport ou d’un document administratif délivré par le procureur de la République.

 

Hausse du prix de la viande de bœuf à Birao, la population mécontente.

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 22 Septembre 2010 13:27

L’augmentation du prix  de vente de la viande de bœuf est passée de 1500 à 2000 francs CFA ce 22 septembre 2010 à Birao, situé au Nord de Centrafrique. Cette augmentation a mis en colère  la population de Birao.

Selon les responsables du marché de Birao, interrogés par Radio Ndeke Luka la hausse du prix de la viande bovine est due à sa carence sur le marché.  Ces bœufs viennent le plus souvent des pays voisins (Tchad et du Cameroun).

Le chômage s’annonce déjà pour certains bouchers qui n’arrivent pas en ce moment à se procurer des viandes de bœufs.

 

Un groupe de personnes tente d'incendier la résidence du Procureur de Berbérati

Radio Ndéké Luka Mardi, 21 Septembre 2010 14:00

Un groupe de personnes a décidé le 20 septembre 2010 d’incendier la résidence du procureur de la République de Berberati, suite à un mandat d’arrêt émis depuis Bangui à l’encontre des parents de ces manifestants.

Les personnes arrêtées ont été condamnées depuis Bangui après un acte d’escroquerie.

C’est en application des articles 277 du code de procédure pénale et de l’article 462 du code de procédure civile que ces arrestations ont eu lieu. Cette tentative d’incendier la résidence du procureur  n’a pas abouti grâce à l’intervention des éléments des forces de l’ordre, présents dans la ville. Les deux condamnés sont encore détenus à la maison d’arrêt de Berberati

 

 

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