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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 02:14

 

 

Zig Mart

 

 

Bangui mercredi 12 janvier 2011 (Xinhua) - Le Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé, candidat à l’élection présidentielle du 23 janvier, a déclaré lundi que sa priorité est la libre circulation des biens et des personnes à travers toute la République Centrafricaine.

"Je prends dores et déjà l’engagement solennel auprès des Centrafricains que si je suis élu Président de la République : le démantèlement des barrières illégales de racket sera une des premières mesures que mon gouvernement va initier afin de rétablir la liberté d’aller et de venir de nos compatriotes sur la totalité du territoire national", a promis Martin Ziguélé au cours d’une conférence de presse à l’ouverture de la campagne électorale.

Il propose un programme de société basé sur la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat, la relance de l’économie et la protection du capital humain, c’est-à-dire l’accès de la population aux services sociaux de base, notamment l’eau potable, la santé et la lutte contre le Vih/Sida et la réforme du système éducatif et la réadaptation de l’enseignement supérieur.

Martin Ziguélé promet de former un gouvernement d’union nationale qui permettrait de parachever le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), processus qui selon lui a été bloqué par le manque de volonté politique en vue de faciliter le retour définitif de la paix.

La relance de l’économie selon lui consistera à doter le pays de structures et d’infrastructures nécessaire à la relance effective de l’agriculture. "On ne peut pas parler de développement si un pays ne dispose d’aucun système de commercialisation des produits agricole", a déclaré Martin Ziguélé, annonçant la création des organes de conseils auprès des agriculteurs.

Le président du MLPC affirme avoir pris le temps d’observer et de constater la situation sociale des Centrafricains depuis les élections de 2005, caractérisée par "l’inqualifiable pauvreté et la misère des concitoyens du monde rural", qui n’est rien d’autre qu’"une descente aux enfers".

Il a expliqué que cette situation catastrophique de la population s’explique par l’insécurité créée par les différentes rébellions à l’intérieur du pays. Selon lui, plusieurs régions du pays sont "littéralement délaissées" par le pouvoir central, d’où l’état dégradant des routes qui ne facilitent pas la circulation.

Martin Ziguélé affirme également être de ceux qui croient fermement que cette descente aux enfers n’est pas une fatalité et que "tous unis, nous pourrons stopper cet engrenage infernal et modifier positivement le cours des choses."

"C’est pourquoi je m’engage, sans démagogie et sans prétention aucune, je m’engage à mettre un terme à notre descente aux enfers en changeant qualitativement la gestion de notre pays, afin de briser ce cercle vicieux du non-développement et de la souffrance, et redonner enfin espoir aux Centrafricains et à notre pays", a déclaré Martin Ziguélé.

Il a conclu en expliquant que sa seule ambition était de "transformer la République Centrafricaine de sa situation de sinistré en un pays où il fait bon vivre et travailler".

Candidat malheureux en 2005, Martin Ziguélé, ancien premier ministre d’Ange Félix Patassé, a été battu au second tour par le président sortant François Bozizé. C’est pour la deuxième fois consécutive qu’il se présente à l’élection présidentielle.

 

NDLR : Les promesses de Martin Ziguélé sont parfaitement réalistes et ne puent pas la démagogie qui se dégage des allégations de Bozizé et ses représentants comme Fidèle Ngouandjika et Sylvain Ndoutingaï. Tous les Centrafricains savent que les barrières routières illégales sont implantées avec la bénédiction de Bozizé par les militaires de la garde présidentielle, les éléments de la gendarmerie et les flics, juste pour rançonner la population. Les démanteler ne coûtera presque rien à l'Etat. Le changement devrait en effet commencer par cela. Bravo Ziguélé !

Nous avons également appris de sources proches de la direction du MLPC que ses candidats qui se rendaient à Birao pour battre campagne et qui avaient été enlevés peu après Bria par des rebelles vraisemblablement de la CPJP, ont été relâchés mais les rebelles ne veulent pas entendre parler d'élections dans les zones sous leur contrôle selon des informations crédibles émanant d'une source qui leur est proche.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 02:09

 

 

PhotoPatasse-copie-1

 

Ange-Felix Patassé : "Il n'y a aucun pacte entre Bozizé et moi"

11/01/2011 à 16h:58 Par Jeune Afrique

Candidat à la présidentielle de janvier 2011, l'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé revient pour Jeune Afrique sur le processus électoral, ses rapports avec François Bozizé qui l'avait renversé en 2003 et sa conviction de gagner avec des accents parfois mystiques. 

Jeune Afrique : La veille de Noël, vous avez accusé le président François Bozizé de préparer le trucage de la présidentielle. Maintenez-vous vos propos ?

Ange-Félix Patassé : Oui, je les maintiens car les informations sont alarmantes. Les conditions pour une élection crédible ne sont pas réunies. Aujourd'hui, nous ne connaissons pas le nombre exact des électeurs. Les cartes d'électeurs sont fabriquées dans les quartiers par des gens qui ne sont pas connus, en dehors de toute règle. Les listes électorales ne sont pas encore affichées. Selon le dernier recensement, 2,1 millions de personnes sont en âge de voter, alors que les inscrits ne sont que 1,8 million. Pourquoi tous les adultes ne sont-ils pas inscrits ? Nous demandons un recensement informatisé pour éviter cette fraude honteuse. Il faut que nous puissions nous retrouver pour faire le point ensemble, François Bozizé et nous, les autres candidats. C'est impératif pour sauver la paix. La racine du mal, c'est la Commission électorale indépendante [CEI]. Il faut la remplacer. Depuis deux mois et demi, je demande à rencontrer le président Bozizé. Il fait la sourde oreille. Ce n'est pas bon. 

 Demandez-vous un report ?

Non. Il y en a déjà eu assez. Si l’élection c'est aujourd'hui, je suis prêt. Demain, je suis prêt. Après-demain aussi. Si nous nous réunissons demain et disons : pas de fraude, en moins d'une semaine, tout est réglé.

 

Dans une déclaration, les autres candidats de l'opposition envisagent de boycotter le scrutin si le président de la CEI n'est pas remplacé. Vous ont-ils invité à les rejoindre ?

 

Oui, mais je ne suis pas dans l'opposition. Je ne suis dans aucun camp. Je suis un indépendant. Et je suis là pour réconcilier tout le monde.

Quelle est, dans votre programme, la différence Patassé ?

Mon programme, c'est 1 - la paix, 2 - la confiance entre les Centrafricains et la confiance avec les amis de la Centrafrique, 3 - un programme de société sur une période de 25 ou 30 ans et fondé sur la famille, c'est à dire la femme et l'enfant. 

   Selon François Bozizé, votre régime était une démocratie de bagarres permanentes avec des mutineries à la chaîne...

[Rires]. Mais ce sont des mutineries dont lui-même il est l'auteur ! Il s'accuse. Ce n'est pas moi. Moi, je n'ai jamais été rebelle. Dans ma longue carrière politique, je n'ai jamais pris les armes. C'est ça, ma force. Je suis un homme de paix. Et j'ai tourné la page.

 

Quand François Bozizé était rebelle, regrettez-vous d'avoir fait appel aux troupes du Congolais Jean-Pierre Bemba ?

 

Nous ne sommes plus à cette période. S'il faut revenir sur le passé, je crois que tout le monde aura son compte.   

N'exprimez-vous pas des regrets pour toutes les femmes centrafricaines qui ont été violées par les combattants de Bemba ?

 

Pour le moment, je m'occupe des élections. Ensuite, je proposerai la création d'une Commission vérité et réconciliation, comme en Afrique du Sud.

 

Qui est, à cette présidentielle, votre principal adversaire ?

 

Je ne veux pas faire de distinction entre les six candidats.

Martin Ziguélé a le soutien du Mouvement de libération du peuple centrafricain, le MLPC. N'est-ce pas un sérieux adversaire ?

 

C'est moi qui ai créé le MLPC, mais je n'y suis plus. Ils se sont réunis d'une manière illégale et ils ont décidé de m'exclure.

Mais ne risquez-vous pas d'être marginalisé par Martin Ziguélé ?

[Rires]. Vous verrez lors des résultats de l'élection. Le MLPC, c'est maintenant une coquille vide.

La dernière fois, Martin Ziguélé s'est qualifié pour le second tour. Qu'est-ce qui vous fait croire que les gens qui ont voté Ziguélé en 2005 vont voter Patassé en 2011 ?

Aujourd'hui, les paramètres ne sont plus les mêmes. Beaucoup de gens quittent les rangs du MLPC parce qu'on leur a menti. On leur a dit que j'étais aveugle, que j'étais infirme, que je ne reviendrai plus. Mais je suis en pleine forme ! Si vous pouviez voir comment je danse, vous seriez surpris. J 'ai 18 ans ! Et je suis le petit frère de Jésus.

 

Pourquoi cette référence religieuse. N'est-ce pas un peu mystique ? 

 

Mais c'est ce que le Seigneur m'a dit. Pourquoi voulez-vous que je mente ! Je suis pasteur. C'est pour ça que j'ai pardonné à tous ceux qui ont voulu faire des coups d'État contre moi.

En pratique, votre candidature affaiblit celle de Martin Ziguélé. N'y a-t-il pas un pacte entre François Bozizé et vous ?

De quel pacte parlez-vous ? Le président a déjà dit qu'il n'y a aucun pacte entre lui et moi. Si j'avais passé un contrat avec lui, je me serais aligné sur lui. Je ne suis pas un faux. Je suis un homme de parole ! Pour le moment, je n'ai passé d'accord avec personne. Que le meilleur gagne !

Mais depuis votre retour à Bangui, vous avez déjà rencontré le chef de l'État à quatre ou cinq reprises ?

C'était pour aider à régler les problèmes de paix. N'oubliez pas que, lors du dialogue politique inclusif, j'étais l'acteur principal.

 

Beaucoup voient cette élection comme un tiercé entre François Bozizé, Martin Ziguélé et vous-même. Dans quel ordre voyez-vous ce tiercé ?

 

Moi, je ne suis pas turfiste. Premier tour ou deuxième tour, je vais aux élections pour gagner. 

François Bozizé dispose de l'appareil d'État. N'est-il pas favori ?

 

En 1993, André Kolingba avait l'appareil d'État avec lui, et c'est moi qui ai gagné. C'est l'homme qui compte, pas l'appareil.

Depuis l'arrivée au pouvoir de François Bozizé, les relations sont très étroites entre la Centrafrique et le Tchad. Si vous êtes élu, est-ce que ça changera ?

Le Tchad est un pays frère et voisin. Avec mon frère Déby [Idriss Déby Itno, président du Tchad, NDLR], j'ai d'excellentes relations.

N'a-t-il pas aidé François Bozizé à vous renverser ?

 

Je ne suis pas un revanchard. Regardez la France et l'Allemagne. Maintenant, ils font des Conseils des ministres ensemble. Le passé, c'est le passé. Si j'ai pardonné à Bozizé, pourquoi je ne pourrais pas pardonner à mon frère Déby ?

 

Qui a gagné l'élection en Côte d'Ivoire ?

 

Je ne sais pas. Je ne suis pas sur le terrain et je n'ai pas de camp. Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara sont tous les deux mes frères et je milite pour qu'ils s'entendent. Je prie pour que la solution de force soit écartée. Il faut privilégier le dialogue.

 

Centrafrique : Elections 2011, le candidat Patassé sur Radio Centrafrique

Mercredi, 12 Janvier 2011 15:20

Ai- Rca- Les rebelles de la Lord Resistent Army (LRA) de Joseph Kony, le bilan du président sortant François Bozizé, les groupes rebelles, tout y est passé.

« Sous la présidence de François Bozizé, la situation de la République Centrafricaine n’a cessé de se dégrader depuis 2003. Le gouvernement et les groupes rebelles se font la guerre, et la tristement célèbre Armée de Résistance du Seigneur ougandaise (Lord’s Resistance Army ou LRA) répand la terreur et la frayeur autour d’elle en perpétrant des centaines et des centaines de raids. Un cessez-le-feu décrété par le président François Bozizé avec quatre des cinq groupes de rebelles en décembre 2008 n’a tenu que quelques mois », a affirmé Ange Félix Patassé, candidat indépendant à la présidentielle du 23 janvier prochain  lors de son passage sur Radio Centrafrique le 10 janvier dans le cadre de la campagne électorale.

« En 2010, les combats ont dégénéré. On reproche à Bozizé de ne pas intégrer les chefs des rebelles à la politique nationale.  L’un des chefs des rebelles, Charles Massi, est même assassiné »,  a-t-il poursuivi.

Pour M Patassé, en tant que d’abord président de la  République Centrafricaine de 1993 à 2003, ensuite pour avoir été en exil et enfin comme simple citoyen centrafricain,  il a beaucoup appris. « Nous avons besoin de réconciliation. L’Afrique doit arrêter de vouloir régler ses problèmes par la violence. Je connais mon pays mieux que personne. La Centrafrique est un pays merveilleux. Les décennies de guerres civiles n’y ont rien changé », a-t-il déclaré.

Et de conclure : « Je veux que mon pays devienne une démocratie stable, un pays exemplaire en Afrique. D’ici 2013, tous les enfants doivent pouvoir aller à l’école. ».

Il a même annoncé la construction  à Bangui la capitale, s’il était élu d’une université digne d’une grande nation africaine.

Kabongo, Ai Bangui

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 02:04

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

Centrafrique : François Bozizé compte poursuivre la reconstruction nationale

 

Bangui, mercredi 12 janvier 2011 - (Xinhua) - Le président sortant de la République centrafricaine François Bozizé a décidé de solliciter un second quinquennat pour "garantir l’unité et la concorde nationale retrouvées après plusieurs années de crises politiques, continuer l’œuvre de reconstruction nationale et consolider l’Etat de droits", selon une déclaration publiée lundi par le directeur national de sa campagne, Sylvain Ndoutingaï.

Selon la déclaration, le programme de société de François Bozizé se fonde sur la revalorisation du travail, la relance du développement et de la croissance économique, le désenclavement du pays, le développement du secteur commercial, le développement de l’agriculture et de l’élevage.

François Bozizé se propose également de poursuite de l’assainissement des finances publiques, l’octroi de crédits pour encourager à l’implantation des institutions bancaires dans les provinces.

Le programme de société du candidat du parti travailliste Kwa Na Kwa (le travail rien que le travail, KNK) se propose aussi, s’il était réélu, de renforcer la démocratie et l’autorité de l’Etat et d’instituer une administration publique efficace en Centrafrique.

Dans le secteur des mines, le président sortant s’engage à poursuivre la politique de développement des secteurs minier, énergétique et hydraulique, orienter et promouvoir le développement des infrastructures énergétiques nationales et augmenter le taux d’accès des Centrafricains à l’eau potable.

"C’est ce programme que le président François Bozizé va exécuter pour la relance de l’économie nationale, mieux gérer les affaires publiques, construire de nouvelles performances dans l’économie mondiale, atteindre une croissance économique de qualité, combattre la pauvreté et les facteurs qui l’engendrent, lutter contre le chômage, libérer l’imagination et la créativité centrafricaines", a déclaré Sylvain Ndoutingaï.

Par ailleurs, le candidat du KNK promet de réformer la communication et les télécommunications, promouvoir la culture nationale et les industries culturelles, la protection des droits de la femme et le concept genre.

Dans le domaine social, le candidat Bozizé envisage, s’il arrivait à se faire réélire, d’entamer une politique de logement et d’un cadre de vie décent, la réforme de la politique de retraite des agents de l’Etat, la réforme de la politique des transports et des travaux publics, ainsi que la reconstruction de l’image de la jeunesse "longtemps meurtrie et manipulée".

La santé et les sports ne sont pas en reste, le candidat Bozizé compte "réactiver" la politique de santé et d’hygiène publique, la promotion et la redynamisation des sports, la lutte contre la dégradation de l’environnement, sans oublier le tourisme et la réforme du secteur de la sécurité (RSS).

 

NDLR : Pour poursuivre la reconstruction nationale, il faut au moins l'avoir débutée. Bozizé s’est complètement plombé en choisissant comme Directeur de campagne son argentier et son corrompu et mafieux ministre des mines, Sylvain Ndoutingaï mais avait –t-il le choix ? A présent et contrairement à ce que ce dernier prétend, c’est lui et Bozizé qui manipulent la jeunesse centrafricaine pour tenter de la rendre docile et insensible aux conséquences de leur mal gouvernance. Que pourront-ils faire d’autre qu’ils n’aient pu faire depuis lors. Les propos que tient actuellement Ndoutingaï dans cette campagne ne sont que balivernes et grotesque démagogie. Les Centrafricains ne se laisseront pas avoir avec ces promesses fallacieuses.    

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 01:42

 

 

Bozize KNK

 

Ai- Rca- Mercredi, 12 Janvier 2011 10:01 - Né le 14 octobre 1946 à Mouila au Gabon, François Bozizé Yangouvonda, ressortissant de  l’Ecole spéciale de formation des officiers d’active (ESFOA) de Bouar en 1966 sous le  régime Bokassa puis empereur Bokassa qui le prend sous son aile.

 Aussi, les promotions s’enchaînent rapidement: le plus jeune général dans les Forces des Armées Centrafricaines, il assume de grandes responsabilités dans l’armée.

En 1979, après l’opération Barracuda qui a reversé l’empereur Bokassa 1er et qui a porté au pouvoir Président David Dacko, le jeune généra fut nommé ministre de la Défense dans le gouvernement  David Dacko II, poste qu’il a occupé jusqu’en 1980.

A la chute de ce dernier le 1er septembre 1981, il est nommé par le président André Kolingba ministre de l’Information. Accusé d’avoir orchestré et mis en exécution  un coup d’Etat le 3 mars 1982,  le général prend le chemin de l’exil au Bénin.

Arrêté à Benin, extradé manu militari puis détenu en prison de à Bangui de 1989 à 1991.Bozize sera libéré après un procès.

Après sa réhabilitation François Bozize s’est successivement présenté aux élections de Battu aux élections de 1992 et 1993 élection au cours desquelles il a été battu.

Le président Patassé réélu le nomme  aux postes successifs d’Inspecteur général puis de Chef d’état-major général de l’armée. Soupçonné de coup d’Etat puis limogé en fin octobre 2001, il se réfugie au Tchad et prend la tête d’une rébellion qui réussit à renverser le régime Patassé le 15 mars 2003.

Légitimé par les urnes lors des élections générales de  2005, il est candidat à sa propre succession sous la bannière de son parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK) qu’il a créé en 2009, Le président sortant François Bozize qui sollicite encore la confiance du Peuple Centrafricain pour un nouveau mandat affronte  quatre autres candidats.

Son atout : Grand réformiste et pragmatiste. Ces réformes  lui ont permis d’éponger ses arriérés de salaires et de verser régulièrement le salaire, les pensions et bourses aux fonctionnaires et agents de l’état, aux retraités et étudiants.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Qu’a-t-il fait d’extraordinaire pour le pays et les Centrafricains pour vouloir se succéder à lui-même si ce n’est seulement sa soif inextinguible du pouvoir ? Il a peur de présenter à ses compatriotes son bilan à la tête du pays depuis 2003 car il est particulièrement catastrophique. Depuis son coup d’Etat, l’insécurité s’est généralisée dans tout le pays et s’est même aggravée. Il est incapable de l’éradiquer. La situation des droits de l’homme dans la RCA aujourd’hui est désastreuse. Presque tous les indicateurs socioéconomiques et sanitaires sont au rouge avec plusieurs records négatifs (taux de séroprévalence du VIH/SIDA, de mortalité infantile, de malnutrition infantile, la famine sévit…etc)

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 01:40

 

 

centrafrique trio

 

L’administration au ralenti pour cause de campagne

Radio Ndéké Luka Mercredi, 12 Janvier 2011 12:38

En cette période de campagne électorale, ceux qui ont besoin d’un service quelconque de l’administration centrafricaine devront repasser. Tout tourne au ralenti depuis le démarrage de la campagne le 10 janvier 2010. C’est la paralysie partielle ou totale selon les services. 15 ministres sur 32 sont candidats aux élections législatives. Ils peuvent donc compter sur l’appui de leurs collaborateurs. On peut aussi raisonnablement supposer que les autres ministres battent campagne pour la réélection du président sortant, François Bozizé. Au détriment du travail désertant ainsi les cabinets et autres services de l’administration.

Ainsi, les ministres ont déserté leurs lieux de travail pour battre campagne. Difficile également, si non impossible de joindre leurs collaborateurs car ceux-ci les accompagnent dans leurs tournées et dans leurs campagne. Il est quand même évident que le ministre et ses collaborateurs sont du même bord politique et s’il se déplace, c’est avec eux. Alors pour le travail, « repassez après », dévoile une source introduite auprès du ministère de la Fonction Publique à Bangui qui continue en ces termes : «Je doute que le ministre soit présent. Il est en campagne ».

Le directeur de la Fonction Général Publique, M. Kiko-Oueza Jules interrogé par Radio Ndeke Luka, a expliqué que tous les candidats et autres agents de l’Etat qui participent à la campagne électorale ont déjà obtenu une mise en disponibilité au cours des semaines précédentes, sous la forme d’arrêtés ministériels. En ce qui concerne précisément les membres du gouvernement, la présidence de la République a pris soin de nommer des intérims dans les ministères dont les titulaires sont candidats aux législatives

Le coordinateur de l'Observatoire national des élections (ONE) de la République centrafricaine, Fulgence Zeneth, avait demandé au cours d'une conférence de presse à Bangui, au gouvernement, de prendre des dispositions nécessaires à l'équité et à l'égalité des candidats aux élections législatives, compte tenu du nombre important des ministres candidats.

« Vu le nombre considérable des ministres candidats, l'ONE a demandé au gouvernement de prendre les mesures appropriées afin de préserver l'égalité de chance de tous les candidats, au moment de la campagne électorale dans l'utilisation des moyens de l'Etat et d'assurer le fonctionnement régulier des services publics pendant cette période délicate », avait déclaré le coordinateur de l'ONE.

 

Campagne électorale, ambiance en province

Radio Ndéké Luka Mercredi, 12 Janvier 2011 13:00

Changement de ton et d’ambiance ce 12 janvier 2011 dans certaines villes des régions de la Centrafrique, pour la campagne électorale.

A Obo dans l’extrême sud-est, une ambiance généralisée a été observée après l’arrivée de deux candidats à savoir René Théodore NZANGA, candidat indépendant et celui de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Rassemblement (UNADER), Clément Loutomboye. Ces candidats ont un agenda bien chargé par la semaine. Des tournées dans les villages périphériques de la ville sont au programme.

Cependant, les membres locaux de la CEI attendent toujours le versement de leurs reliquats d’indemnité avant la reprise de leur travail. Les matériels électoraux lourds annoncés ne sont pas toujours arrivés dans la ville.

A Ndélé, deux candidats aux législatives ont débarqué dans la ville de Ndélé où ils ont tenu meetings le 11 janvier. Seulement, la population se plaint du comportement des députés de la circonscription qui, après leurs élections, ne retournent plus dans cette ville, préférant s’installer à Bangui, la capitale du pays.

Même son de cloche à Birao dans le nord où, malgré l’absence des candidats, les partisans des différents partis ont donné le ton à la campagne électorale. Des effigies des candidats sont visibles dans presque toute la ville.

Par ailleurs, l’implication du Haut Conseil de Communication est visible dans ces villes de l’intérieur. Une mission de l’institution s’est rendue à Nola au Sud. Cette mission conduite par le conseiller Vermond TCHENDO s’est entretenue le 11 janvier avec les journalistes des radios communautaires de la localité. L’objectif de cet entretien est de présenter aux journalistes les règles, la déontologie et le travail du journaliste pendant la période électorale.

A deux jours de cette campagne, au plan médiatique, on déplore quelques manquements et insuffisances après deux jours de son démarrage. Dans un communiqué publié le 11 janvier, le HCC (Haut conseil de communication) relève des comportements et actes contraires à la loi. Des journalistes sont épinglés. Des reproches sont aussi adressés à des candidats ou représentants de candidats.

 

Des manquements dans la campagne selon le HCC

Radio Ndéké Luka Mardi, 11 Janvier 2011 15:39

Quelques manquements et insuffisances ont été relevés par le Haut Conseil de la Conseil de la communication, ceci après deux jours de campagne électorale. Le HCC s’est en effet réuni ce mardi 11 janvier 2011 pour évaluer le déroulement de la campagne. Après la réunion, un communiqué a été rendu public.  Communiqué dans lequel, il est donc fait mention de quelques manquements et insuffisances.

 Au niveau de la presse écrite, le HCC fait observer dans ce communiqué que l’hebdomadaire Coup d’œil Centrafricain dans son numéro 769 a publié  sous la rubrique Politique, un article foncièrement propagandiste en violation des dispositions relatives à la liberté de communication en RCA et du code de bonne conduite.

 Au niveau institutionnel, le HCC déplore que Radio Centrafrique, juste après l’épuisement de la tranche d’antenne allouée au candidat Bozizé, a enchaîné en diffusant de la musique de soutien à la candidature de ce dernier rallongeant ainsi le temps d’antenne accordé audit candidat.

 Autre manquement noté. Dans le journal de 20H de la télévision nationale, le présentateur est apparu avec un pins du KNK, dévoilant ainsi son appartenance à ce parti engagé dans la présidentielle. Ceci, souligne le HCC, est une violation des dispositions réglementant la campagne médiatique.

 Au niveau des candidats, à présent, le HCC relève que dans ses messages, le candidat Martin Ziguélé a fait deux fois usage d’une autre langue que les deux langues officielles reconnues par la constitution de la RCA.

 Fidèle Ngouandjika, représentant du candidat Bozizé, s’est exprimé également dans une autre langue non reconnue officiellement. En outre ce dernier n’a cessé de citer nommément un des candidats, le traitant de grand menteur et responsable de la gestion calamiteuse de l’Etat sous un régime précédent.

 Enfin, le Haut Conseil de la Communication déplore que certains militants des partis en lice se permettent de déchirer les affiches des autres candidats et partis à travers la ville.

 Et pour finir le HCC invite les candidats et les organes de presse, à se conformer aux textes en vigueur, en vue d’assurer le bon déroulement de la campagne médiatique dans le respect de la loi.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 01:31

 

 

Hardricourt.jpg

 

VERSAILLES (France) (AFP) - 12.01.2011 15:41 - Un particulier a acheté mercredi aux enchères pour 915.000 euros un château de la région parisienne ayant appartenu à Jean-Bedel Bokassa, empereur déchu de Centrafrique mort en 1996 et dont l'héritage est au coeur d'une longue bataille judiciaire.

L'acheteur souhaite faire du château d'Hardricourt "un usage personnel pour lui et sa famille" et il y prévoit des travaux "très importants", a déclaré son avocate, Me Virginie Desport-Auvray, sans dévoiler l'identité de son client.

"Le nom de Bokassa fait beaucoup de bruit, mais ce n'est pas cela qui a motivé mon client", a-t-elle assuré.

La mise à prix du château était fixée à 735.000 euros, un prix modique en raison de l'état de délabrement avancé de ce manoir d'une vingtaine de pièces aux toits d'ardoise qui domine la vallée de la Seine.

Trois acquéreurs potentiels se sont disputé le bien pendant une demi-heure lors d'une vente aux enchères sur licitation (en vue du partage d'une indivision) organisée à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance de Versailles, près de Paris.

Selon Me François Perrault, qui représentait deux marchands de bien, le fait que le château ait appartenu à Bokassa a pu "attirer" ses clients.

"Mais ce qui les a intéressés, c'est la propriété, avec un parc de 10.000 m² avec vue sur Seine", a-t-il poursuivi, évaluant à "environ un million d'euros (les) travaux nécessaires, car tout s'écroule à l'intérieur".

L'annonce légale parue en décembre sur des sites spécialisés précisait que la vente comprenait un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage".

L'ex-empereur Bokassa s'était installé en décembre 1983 à Hardricourt, l'une de ses propriétés en France, après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire à la suite de sa déposition le 21 septembre 1979 par des parachutistes français.

Ex-officier de l'armée française, il avait pris le pouvoir en 1966 et s'était fait nommer président à vie en 1972. Il s'était proclamé empereur cinq ans plus tard, une des excentricités qui ont marqué son régime.

Sa chute avait notamment été précipitée par le massacre en 1979 d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui.

L'empereur Bokassa a été réhabilité le 1er décembre 2010 par l'actuel président centrafricain François Bozizé, qui fut son aide de camp et qui l'a qualifié de "grand bâtisseur".

Hardricourt "était la dernière demeure de l'empereur Bokassa, c'est effectivement un symbole pour la famille mais, dans l'état dans lequel il se trouvait, il fallait pour la bonne administration de la succession que le bien soit mis en vente", a estimé pour sa part Me Pascal Koerfer, le conseil de l'administrateur judiciaire chargé de cette succession, qui compte 37 héritiers.

Le fils aîné de Jean-Bedel Bokassa, Georges, se disant lui le légataire universel de l'empereur, contestait cette vente et avait lancé un décembre un appel à Nicolas Sarkozy, le "suppliant" d'intervenir pour empêcher ce qu'il estimait être une spoliation de l'héritage de sa famille.

Il redoute lui-même d'être expulsé, avec sa famille, du château de Mézy (près de Paris) où il réside.

Présent aux enchères, Georges Bokassa a dit avoir reçu une "lettre tardive de la présidence de la République" l'invitant à contacter le ministère de la Justice". Il a annoncé son intention de "voir un avocat pour empêcher cette vente".

La transaction sur Hardricourt sera définitive après un délai de surenchère de dix jours.

© 2011 AFP

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 01:30

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 12 Janvier 2011 07:16

Le procès de Jean-Pierre Bemba a repris  mardi 11 janvier 2010 devant la Cour pénale internationale (CPI) avec l’audition du quatrième témoin de l’accusation. Ce témoin, une femme, de nationalité centrafricaine qui bénéficie de mesures de protection, a déposé sous pseudonyme, et une partie de son audition a été entendue à huis clos.

Le témoin est une victime directe des « Banyamulenge ». Le 27 octobre 2002, a-t-elle raconté, elle a été agressée à deux reprises par quatre  « banyamulenges ». Son frère a été tué. « Des oncles et des gens du quartier sont venus. Ils ont pris le corps qui baignait dans le sang. J’ai chauffé de l’eau et j’ai lavé le corps. J’ai donné un de mes pagnes »  a poursuivi le témoin, qui a indiqué que son frère a été enterré au PK12.

Elle a aussi raconté avoir été sexuellement agressée par les miliciens. Mais cette partie de sa déposition a été entendue à huis clos.

Les miliciens ont également pillé, a-t-elle ensuite expliqué : « quand ils entraient dans la maison, ils disaient, ‘donnez de l’argent, donnez de l’argent et on ne vous tuera pas’ ». Selon elle, les rebelles de François Bozize s’étaient retirés de la région avant l’arrivée des « Banyamulenge ».

Le procès de Jean-Pierre Bemba avait été suspendu le 7 décembre dernier pour les raisons judicaires. Suite à une décision des juges, de nouvelles victimes ont été admises à participer à la procédure. Aujourd’hui, elles sont 1312, représentées par deux avocats. Jean Pierre Bemba est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour viols, meurtres et pillages commis par sa milice en Centrafrique, entre 2002 et en 2003.

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 04:32

 

 

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De sérieuses menaces d’enlèvement et de mort pèsent sur le candidat Martin Ziguélé

Selon des informations dignes de foi émanant d’un membre même du commando qui a requis l’anonymat, un funeste projet a été soigneusement concocté par Bozizé pour envoyer sur le terrain des tueurs éliminer physiquement Martin Ziguélé au cours de la campagne électorale actuellement en cours. Il est question de procéder soit à l’enlèvement  du candidat du MLPC, soit à l’assassiner  si celui-ci se hasardait à arpenter les axes routiers des préfectures  de la Haute-Kotto chef-lieu Bria ou la Nana-Gribizi chef-lieu Kaga-Bandoro.

En effet, c’est de notoriété publique que le seul candidat que craint et redoute vraiment car à même de le battre dans les urnes c’est Martin Ziguélé. Il s’en est ouvert à plusieurs reprises lors des tristement célèbres réunions nocturnes de Sassara avec ses « tontons macoutes » et autres barbouzes dont Centrafrique-Presse a assez régulièrement rendu compte dans ses colonnes.

Ce n’est aussi pas non plus par le pur des hasards que le candidat du MLPC, avec Nicolas Tiangaye, est celui-là même à qui Bozizé et les sbires du régime aient fait le plus de misère et de tracasseries lorsqu’il voudrait quitter la capitale pour l’intérieur du pays ou l’étranger. Les ridicules et honteuses affaires de passeport confisqué à plusieurs reprises ou des frasques du tueur de Bossembélé le capitaine Vianney Semndiro sont encore présentes dans les mémoires.

Bozizé était en effet convaincu depuis longtemps que les dirigeants de certains pays étrangers notamment la France, le Tchad et le Congo Brazzaville, comploteraient avec Martin  Ziguélé pour le renverser du pouvoir. C’est ainsi qu’il s’est mis à suspecter et surveiller étroitement toutes les allées et venues du président du MLPC et orchestré d’odieuses campagnes médiatiques  pour proférer des accusations sans fondement contre ces chefs d’Etat.

Plusieurs fiches mensongères et fantaisistes avaient été rédigées  contre Ziguélé qui a même dû une fois répondre à une convocation chez le Premier Faustin Touadéra pour une explication en présence du général d’opérette Jules Bernard Ouandé. Le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika n’a pas également hésité à accuser Martin Ziguélé d’être un chef rebelle simplement parce qu’au cours d’un déplacement que ce dernier avait effectué à Baboua dans la Nana-Mambéré, il serait allé saluer le grand frère de Charles Massi. Cela fut considéré par le pouvoir bozizéen comme un casus belli.

C’est donc une véritable haine viscérale que voue Bozizé envers Martin Ziguélé qu’il considère comme celui qui présente pour lui le principal danger pour son plan visant à rempiler dans le fauteuil présidentiel. Quand on sait comment Bozizé a fait disparaître Charles Massi, il doit aussi rêver de celle de Martin Ziguélé pour lui permettre de dormir tranquille car c’est lui seul, avec les atouts qui sont les siens, représente une menace réelle pour Bozizé.  

Dès lors, il doit être clair qu’après Charles Massi, Bozizé ne se relèverait pas de la disparition physique éventuelle de Martin Ziguélé ou de tout autre candidat à la présidentielle dans des circonstances aussi suspectes.   

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 03:35

 

 

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Un petit coin du voile commence à se lever sur le dispositif de fraude de Bozizé pour réaliser son hold-up électoral. Cela reposerait sur le changement et la falsification des procès-verbaux de certains bureaux de vote, notamment ceux installés dans certains endroits difficilement accessibles et non pourvus de moyens de communication tels que la téléphonie GSM par exemple. Dans ces coins, les agents chargés d’accomplir le forfait pourraient agir sans grande difficulté, il leur suffit pour cela de créer les conditions idoines.

Selon nos informations émanant d’une source sûre dans l’entourage immédiat de Bozizé lui-même, ce dernier avait recruté secrètement et envoyé en formation au Soudan voisin trente jeunes qui ont suivi un stage en matière de maniement d’armes lourdes et de communication radio. Revenus du Soudan, ils seraient placés directement sous les ordres de Bozizé qui a choisi de les laisser opérer en tenue civile.

Par effectif de dix, ils sont répartis dans trois véhicules Toyota 4x4 et doivent prendre la route dès le mercredi 12 janvier pour les villes ciblées comme Bouca, Ndélé, Birao, et les environs de Boali, dans la propriété de Bozizé à Boyali située à 5 ou 6 kilomètres après Boali et à trois(3) kms en brousse et qui leur servirait de QG. C’est chez lui à Boyali et non à Bossembélé que sont stockées l’essentiel des armes de guerre acquises en grande quantité par Bozizé en particulier en Afrique du Sud.  

Sous l’encadrement de mercenaires français et Sud-Africains logés au sein du palais de la Renaissance et au camp de Roux où sont stationnés certains chars achetés et livrés récemment, ces jeunes éléments chargés de basse besogne doivent le jour du scrutin vers 16 heures, créer artificiellement des incidents afin de faire fuir la population dans les localités où ils sont affectés et en profiter pour falsifier les résultats du vote sur les procès-verbaux et les acheminer à Bangui pour que l’affaire soit dans le sac.

On le voit, ce n’est pas vraiment sur un programme cohérent et des élections transparentes que table Bozizé pour rempiler le mandat à la tête du pays dès le premier tour comme il le voudrait mais bel et bien sur des techniques de tripatouillage et de fraudes aux P.V. de bureaux de vote. La campagne électorale vient à peine de démarrer et tout le monde observe avec indignation que Bozizé et son KNK n’ont point la moindre esquisse de programme à présenter aux Centrafricains. Leur bilan est tellement désastreux qu’ils ont peur, honte de le revendiquer et d’en parler aux fils du pays qui les attendent vraiment au tournant. Le fait que soit des éléments de la garde présidentielle qui déchirent les affiches du candidat Martin Ziguélé en dit long sur leur méthode et leur désarroi.  

Ils se contentent exclusivement de réagir et de répliquer aux propos et déclarations de leurs adversaires Martin Ziguélé, Jean Jacques Demafouth et Emile Gros Raymond Nakombo et leurs représentants. Les Centrafricains ne peuvent pas se laisser abuser par les discours creux et la démagogie honteuse d’un Bozizé qu’ils connaissent maintenant suffisamment comme étant un incapable et un incompétent à tout point de vue. Il n’a jamais pu être à la hauteur de ce que des citoyens attendent d’un chef d’Etat et est même hélas, la source de bien de leurs difficultés actuelles.

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 01:29

 

 

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Bangui, 11 janvier 2011 (C.A.P) – Une délégation du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain composée notamment de Dieudonné Koudoufara, Fotor Hissène et Ramadan Attaké à bord d’un véhicule de leur parti en partance pour Birao chef-lieu de la Vakaga afin de battre campagne pour les législatives et les présidentielles du 23 janvier 2011, a été enlevée ce mardi matin par des hommes armés non identifiés dans la localité de Mouka située peu après la ville minière de Bria.

Selon des informations fournies par une source proche de la direction du MLPC à Bangui qui affirme ne pas bien comprendre les motivations réelles des ravisseurs, ces derniers auraient saisi le véhicule ainsi que tout le matériel de campagne du MLPC qui se trouvait à bord et auraient également entraîné leurs victimes en brousse.

C’est un secret de polichinelle que la région de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto ainsi que la préfecture de la Vakaga, sont écumées depuis longtemps déjà par plusieurs rébellions armées dont les actions défrayent régulièrement la chronique. Courant novembre dernier encore, la ville de Birao était momentanément passée sous le contrôle d’une rébellion armée se disant être une tendance de la CPJP qui a par la suite été violemment mâtée par les troupes lourdement armées de l’armée tchadienne appelée à la rescousse par Bozizé.

Une chose est sûre, la rébellion de la CPJP qui a toujours exprimé vainement sa disposition à négocier avec les autorités de Bangui n’a pas caché son hostilité à la tenue d’élections dont elle ne voit pas l’intérêt comme pouvant résoudre durablement l’impasse politique en Centrafrique, étant en revanche convaincue que seule la force est le langage que comprend le dictateur sanguinaire François Bozizé.

Le kidnapping des candidats du MLPC vient brutalement mettre le doigt sur l’épineuse question de l’insécurité régulièrement invoquée sans jamais être écoutée ni par le pouvoir en place ni la communauté internationale par l’opposition démocratique du Collectif des Forces du Changement, comme étant un réel sujet de préoccupation qui, si elle n’était pas résolue convenablement, compromettrait le bon déroulement de la campagne électorale. Nous voilà au cœur du sujet.

 

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