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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 01:20

 

 

MAIRE-logo.JPG

 

 

 

 

Le 24 mars 2013, soit dix ans, jour pour jour après la prise du pouvoir par le général François Bozizé, la République centrafricaine connaissait un changement de régime. Cette révolution acclamée par la population mettait ainsi fin à la dictature bozizéenne.


François Bozizé, qui s’était présenté aux centrafricains le 15 mars 2003 comme le sauveur, après avoir renversé Ange Félix Patassé, allait plus tard revêtir le manteau d’oppresseur oubliant sa promesse : « Je suis venu sauver le peuple centrafricain. Et après, ma mission s’arrête là. » Mais les aléas de la politique et les ambitions personnelles en décidèrent autrement et cet ardent chrétien, qui entourait son pouvoir de références religieuses, annonça en décembre 2004 qu’à l’appel du peuple, il n’avait « d’autre choix que d’obéir » et de se présenter à l’élection présidentielle de 2005. Vox populi vox dei, dit le latin. Le général putschiste qui n’aura pas compris que la voix du peuple, qui n’est pas la sienne, est la voix de Dieu l’apprendra à ses dépens. Michel Djotodia prenait ses responsabilités pour écourter la souffrance du peuple centrafricain.

 

La France, pays colonisateur en prenait acte et la communauté internationale condamnait mollement cette révolution des œillets à la centrafricaine ; un message qui laisse transparaitre clairement que Michel Djotodia est arrivé en libérateur.

 

Néanmoins, en réactions aux actes de pillages, des sanctions ont été prises par les États-Unis d’Amérique notamment la révision de leurs soutiens financier à la République Centrafricaine ;

L’Union Africaine a également sanctionné, selon ses principes, les artisans de la révolution, pis, elle a suspendu le pays de ses instances.

 

On ne bat pas un bébé affamé qui pleure.

 

Considérant que la République Centrafricaine sort d’un coma ;

Vu que les populations sont suffisamment éprouvées par des années de paupérisation galopante ;

Observant que les sanctions de ce genre n’ont jamais rien résolu en Afrique et notamment en pareille situation, et que de surcroit ce sont les populations qui en payent le lourd tribut ;

 

Le MAIRE recommande la levée immédiate de toutes les sanctions pour permettre au peuple centrafricain d’amorcer dans la quiétude et la sérénité les défis nouveaux et se tourner résolument vers la dynamique de cohésion nationale qui sera lancée par la Séléka.

 

Par ailleurs, nous exhortons les bailleurs de fonds à voler urgemment au secours de cette nation convalescence pour lui éviter une « hémorragie ».

 

Certes, Jean Ping, l’ex président de la commission de l’Union Africaine disait : « Il n’y a pas de bon coup d’État » mais l’antithèse de cette affirmation nous amène à soutenir que face

  

 

à l’assassinat de la démocratie, les coups d’État ne peuvent que se relever démocratiques surtout quand ils ont l’onction du peuple dans sa majorité tel que fut le cas en Côte d’Ivoire

le 24 décembre 1999 quand le Général Ibrahima Coulibaly dit IB, évitait à notre pays le chaos.

 

En conséquence, au nom du Mouvement d’Actions pour l’Intégration et le Renouveau (MAIRE), nous voudrions saluer cette prise de responsabilité de la Séléka et lui apporter notre soutien inconditionnel.

 

Aussi, voudrions-nous encourager Michel Djotodia à rapidement amorcer les grands défis qui l’attendent ; la sécurité des personnes et des biens, la réconciliation et surtout le respect des accords de Libreville, gage de l’unité nationale.

 

Toutefois, et en définitive, considérant que l’histoire est un témoignage, et que c’est dans l’adversité, mais aussi dans l’exercice du pouvoir et de ses responsabilités que les hommes révèlent leur nature profonde, nous voudrions encourager Son Excellence Michel Djotodia à respecter ses promesses jusqu’à la fin de sa mission, car comme le dit la Sainte Bible : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu […] En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. », d’où la puissance de la parole qu’il ne faut jamais trahir.

 

 

Vive l’Afrique digne et libre,

 

Dieu bénisse la République centrafricaine

 

 

 

Fait à Accra, le 27 Mars 2013

Pour le MAIRE

Le président

Ex Porte-parole et chef du cabinet privé du

Général Ibrahima Coulibaly dit IB


Ben Rassoul TIMITE

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 01:01

 

 

 

Bozizé heberlué

 

 

http://www.cameroonvoice.com   29/03/2013 00:36:19

 

Tout règne a une fin mais toutes les fins de règne n’ont pas la même signification.

 

 

Dimanche 24 Mars 2013, la nouvelle de la chute du Général Bozizé, devenu Président de la République Centrafricaine (RCA), par la volonté de la France de Chirac en 2003 et réélu (sic) avec plus de 66% en 2011 avec le soutien indéfectible de la France de Sarkozy, est tombée comme on pouvait si attendre. 

Plusieurs leçons peuvent être tirées de cette situation de coups d’état devenus trop fréquents, notamment, dans les pays africains francophones.

 

Premièrement, c’est encore la France qui est à l’origine de ce putsch car le pouvoir ayant changé de main dans l’ex-métropole, les Chefs d’Etat africains placés par la droite française pourraient subir le renversement de leur régime par les autorités actuelles françaises. C’est à croire que c’est devenu un challenge pour les responsables politiques français de faire et défaire les responsables politiques africains selon leur bon vouloir.

Ces Chefs d’Etat africains, considérés comme des Sous-Préfets de la France, peuvent être « démis » de façon bruyante ou sournoise par des coups d’état orchestrés par l’Hexagone.


Deuxièmement, les Chefs d’Etat africains de l’espèce de Bozizé doivent apprendre que la parole de Dieu enseigne qu’il ne faut point placer sa confiance en l’homme; comme pour dire à ces dirigeants africains que leur sécurité ne doit pas être confiée aux soldats d’un autre pays. Qu’espérait Bozizé en confiant sa sécurité à des militaires tchadiens ou à une armée sous-régionale dont l’équipement est fourni par la France? Il a suffi qu’il ne soit plus en mesure d’assurer la garantie des intérêts de cette France pour qu’il soit chassé comme un malpropre qui détale comme un lapin. 


La culture du patriotisme doit être inculquée aux peuples africains, à tous les niveaux, pour faire barrage à l’ennemi commun. L’exemple de la lutte des vietnamiens contre la grande armée américaine et celui des algériens contre les français doivent faire école pour les nations en quête de leur véritable indépendance.


Troisièmement, selon la parole de Dieu, l’ennemi vient du Nord. Le danger en RCA est venu du Tchad que la France utilise pour s’accaparer de grandes superficies de forêt, comme le Burkina Faso est utilisé par la France pour s’emparer en Côte d’Ivoire, particulièrement à l’Ouest, des grandes plantations et du sous-sol très riche en minerais. Ces grandes superficies de forêt sont aussi pour des intérêts français. Il s’agit encore d’utiliser les nègres de service pour faire le sale boulot. Evidemment, la jalousie, la convoitise, la voracité de certains pays et dirigeants africains se trouvent ainsi assouvies. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, il s’agit du Burkina Faso et dans celui de la RCA, du Tchad.


Quatrièmement, la fuite de Bozizé montre que ces dictateurs africains manquent de patriotisme et sont de véritables couards, sans aucune formation ni assise politique. Ils ne rechignent pas à martyriser leurs populations pour les intérêts des impérialistes occidentaux mais à la moindre pétarade, détalent comme des rats ou sautent des murs mitoyens pour se réfugier dans des ambassades ou ailleurs. Les africains ne doivent point confier la gestion de leur pays à de tels peureux et malhonnêtes. C’est plutôt à des dignes fils d’Afrique que les peuples de ce continent doivent confier l’avenir de leurs nations. 

Le cas du Président réélu GBAGBO en Côte d’Ivoire est patent. Malgré le bombardement de sa résidence officielle de jour comme de nuit pendant plus de deux semaines, le Président GBAGBO est resté sous les décombres de sa résidence. Il a résisté jusqu’au bout avec sa famille et ses proches. C’est cela le sens de l’honneur, de la responsabilité et de l’amour pour son peuple : aimer jusqu’à donner, si nécessaire, sa vie pour son pays.


Cinquièmement, la théorie des 3L du « Général » Blé Goudé vient de s’appliquer totalement et parfaitement à Bozizé :

 

Le premier L a consisté pour la France de Chirac à lécher les bottes de Bozizé, alors opposant,  pour chasser Patassé du pouvoir et imposer ce pantin en 2003 au peuple centrafricain.


Le deuxième L qui veut dire lâcher a consisté pour la France de Sarkozy à entretenir une rébellion pour exiger de ce « Sous-Préfet » toujours plus d’intérêts économiques pour le compte de l’Hexagone. Ici, comme ailleurs, la rébellion sert d’abord d’instrument de chantage pour forcer la main des tenants du pouvoir; ensuite, pour les dirigeants indociles, elle débouche sur la guerre avec ces massacres, ces viols et autres exactions qui se terminent enfin par un coup d’état.

Par le troisième L, la France de Hollande vient de lyncher Bozizé en le faisant fuir de son pays comme un malpropre. Après l’avoir utilisé contre son compatriote Patassé, Bozizé devenu aujourd’hui indésirable est chassé, comme un moins que rien, de son pays.


Il n’a pas su tirer leçon de cette théorie des 3L appliquée avant lui, à Bokassa, Mobutu, pour ne citer que ces deux dictateurs d’Afrique Centrale. 


Il faut retenir que la France, dans tous les cas, veille à toujours préserver ses intérêts.


La sixième et dernière leçon à tirer de la chute de Bozizé est donnée par la parole de Dieu qui enseigne que quiconque règne par les armes, périt par les armes. Bozizé, Général de son état a usé des armes pour faire souffrir les pauvres populations de la RCA et pour servir, en son temps, les intérêts de la France. C’est par les armes qu’il s’est installé au pouvoir et c’est encore par les armes qu’il s’y est maintenu pendant cette période des plus désastreuses pour les populations centrafricaines qui ne faisaient pas que tirer le diable par la queue, mais qui vivaient au quotidien l’enfer sur terre. Comment comprendre que ce pays dont le sous-sol est riche en matières précieuses et énergétiques soit parmi les plus pauvres du monde alors que ses dirigeants successifs imposés par la France sont parmi les plus aisés en Afrique? Bozizé est venu au pouvoir par les armes de la France, c’est au moyen de ces mêmes armes qu’il s’est enfui de la RCA.


Ces six leçons majeures sont un enseignement pour les autres dictateurs qui pullulent sur le continent noir, surtout dans les pays francophones. Ceux qui ont été imposés à l’aide de bombes et missiles de la France, qui continuent de tuer et de massacrer des populations, qui jettent en prison d’innocentes personnes civiles et militaires, qui pratiquent une justice aux ordres de l’exécutif, qui déportent manu militari des Présidents-patriotes, qui endettent de façon exponentielle ce qu’ils appellent leur pays et qui n’ont aucune assise populaire, devront s’attendre que les mêmes français leur appliquent tôt ou tard le troisième L c'est-à-dire les lyncher en les chassant du pouvoir comme des malpropres.


Auparavant, ces français auront pris soin de lécher les bottes de leurs pantins, de leur permettre de posséder des châteaux et des richesses en France et en ….  Espagne avant de les lâcher pour d’autres assoiffés de pouvoir et d’enrichissement rapide et facile avant de les lyncher. 


Au final la pauvreté continue de gangréner leurs pays et la honte les accompagnera jusque dans leur sépulcre.


L’histoire entre la France et les dirigeants fantoches africains ne fait que se répéter. Que les dictateurs qui ont des oreilles et des yeux entendent et voient bien les manigances de cette France vorace. La chute de Bozizé le confirme bien. Bientôt, ce sera leur tour.

 

NANWOULET G. Simone

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 00:22

 

 

 

fatras-du-palais-de-Bozize.jpg 

 

Source: Jeuneafrique.com  29/03/2013 à 10h:38 | AFP

 

 

Au palais présidentiel où régnait depuis dix ans le général François Bozizé, le général rebelle centrafricain Arda Hakouma s'amuse à prendre la pose, un pied sur la statue d'un lion, lui qui a conduit, dimanche, la conquête de Bangui. Sur un panneau, il est écrit: "Au général d'armée François Bozizé, avec Dieu, nous ferons des exploits. Il écrasera nos ennemis. Psaume 60 2: 12".

 

 Arda Hakouma, trentenaire de haute taille, coiffé d'un chèche, rigole: "Il n'y a pas eu d'exploit. Il a été vaincu. L'exploit, c'est nous". Ce général rebelle conduisait les troupes de la coalition Séléka durant l'offensive victorieuse sur la capitale. Quand elles ont pris le palais présidentiel, dimanche, le chef de l'Etat avait déjà fui pour trouver refuge au Cameroun voisin.


Les lieux ont été vandalisés, fouillés, retournés. Mais il n'y aucun impact sur les murs. Il n'y a, en fait, pas eu de résistance. "Cela a pris quelques minutes à peine. La GP (garde présidentielle) a fui tout de suite, dès les premiers coups de feu", explique le général, en guidant jeudi la visite.

 

 Un char est pourtant encore posté à l'entrée du palais. Un autre, à l'intérieur de l'enceinte, est garé à côté des dizaines de voitures de luxe. Une partie du palais reste inaccessible. "On craint que ce soit miné. Nous avons demandé conseil à nos amis français qui ont promis de venir",explique le colonel Abdel Aziz,l'adjoint du général. On peut toutefois accéder au "saint des Saints": le bureau personnel de François Bozizé.Celui-ci est situé au milieu du bâtiment. Les fenêtres, voilées, ne donnent pas sur l'extérieur. "Mesure de sécurité sûrement", analyse un soldat. C'est aujourd'hui un vaste capharnaüm. Les tiroirs ont été ouverts et jetés à terre, des papiers officiels mais aussi des magazines jonchent le sol. On trouve aussi bien un parapheur "Trésorerie du Knk" (le parti présidentiel Kwa Na kwa, "le travail rien que le travail") que des documents classés "secret"ou "très secret" mais dont l'importance paraît aujourd'hui toute relative.

 

Le fauteuil du président est confortable, sans plus. "Il n'est pas pour moi", plaisante le général qui refuse de s'y asseoir et invite un de ses hommes à le faire, en affirmant: "Nous sommes venus apporter la démocratie". Partout, sur le sol, on marche sur des papiers, des dossiers, des meubles brisés. Tout ce qui a une grande valeur a été emporté mais il reste de nombreux cadeaux ou sculptures que les pilleurs ont jugé inintéressants.

 

 Dans un deuxième édifice, où l'ancien président se reposait, on découvre de nombreux cadeaux qu'il recevait. Certains sont encore dans leur emballage mais, cette fois encore, tout ce qui semblait avoir de la valeur a été pris. Les petits coffrets sont vides. Suivent les appartements privés, avec notamment la chambre à coucher. "Nous dormions avant en brousse mais je ne veux pas dormir dans ce lit. Je sais que Bozizé a couché dedans", relève le colonel Abdel Aziz. Le général Arda Hakouma, lui, regrette de ne pas avoir "pu capturer Bozizé vivant" car "il a fui" vers Yaoundé.

 

S'attardant dans les lieux, il revient sur l'offensive qui a opposé la rébellion aux forces armées centrafricaines et aux soldats sud-africains, la semaine dernière: "C'est à Boali, à environ 70 km de Bangui que les affrontements ont été les plus difficiles contre les Sud-Africains: j'ai perdu six hommes, les Sud-Africains 35", soutient-il, alors que le bilan officiel annoncé par le président Jacob Zuma est de 13 Sud-Africains tués.

 

 Arda Hakouma raconte que le chef d'état-major des rebelles, le général Issa Issaka, a été blessé à la jambe et qu'il a alors pris lui-même la tête des troupes pour un assaut final qui a duré "à peine deux heures", quand les "Sud-Africains ne combattaient plus". Est-il fier d'être celui qui a "pris" Bangui? "C'est le destin. C'est Dieu qui l'a voulu", assure-t-il, avant d'annoncer: "Prochainement, je vais organiser une grande cérémonie pour remercier tous mes hommes. C'est grâce à eux que nous avons renversé Bozizé".

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 23:40

 

 

 

 

 

logo RDC 

 

 

 

RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE

CENTRAFRICAIN

Fraternité – Travail – Progrès

 

BUREAU FEDERAL France-EUROPE

 

 

 

 

 

Communiqué n°09

 

 

 

Le dimanche 24 mars 2013, la coalition rebelle dénommée SELEKA, s’est emparée par les armes du pouvoir politique, mettant fin aux dérives dictatoriales du président François Bozizé. Le chef des rebelles, Monsieur Michel  Djotodjia, s’est autoproclamé Président de la République.

 

Le bureau fédéral du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) France-Europe prend acte de cette nouvelle donne. Il déplore cependant la tournure dramatique des événements et le vandalisme immature caractérisé par les pillages, par le saccage des entreprises, par les violations massives et flagrantes des droits humains.

 

Le RDC appelle instamment les nouvelles autorités à prendre toutes  les dispositions  qui s’imposent dans le respect des droits pour arrêter ces dérives qui risquent à terme de compromettre les chances de réconciliation entre les citoyens de notre pays.

 

Le Rassemblement Démocratique Centrafricain reste fondamentalement attaché à son idéal de paix et de concorde nationale chères à notre Feu Président Fondateur, le Général d’Armée André KOLINGBA.

 

Dans un esprit de justice et d’équité, le RDC invite la coalition SELEKA à faire l’économie d’une inutile chasse aux sorcières, tentation toujours très grande en de telles circonstances, préjudiciable à la réconciliation nationale.

 

Le bureau de la Fédération RDC France-Europe se réjouit  de l’engagement du groupe SELEKA à respecter l’esprit des accords de Libreville du 11 Janvier 2013.

 

Le respect de l’esprit des accords de Libreville doit conduire le plus rapidement que possible  les différentes parties en présence à se réunir, sans attendre, autour d’une table ronde avec tous les partenaires et pays amis de la République Centrafricaine afin de définir d’un commun accord le cadre de la nouvelle gouvernance devant conduire aux élections législatives et présidentielles : la transition.

 

La fédération RDC France Europe saisit l’occasion pour remercier les Présidents de la CEEAC, et en particulier les Présidents Idriss DEBY ITNO du Tchad et Denis SASSOU NGUESSO du Congo pour leur implication personnelle et forte à la résolution des problèmes Centrafricains.

                                      

Fait à Paris le 28 Mars 2013

 

                                      Pour le Bureau Fédéral

 

                                      Le Professeur Raymond Max Siopathis

 

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 19:16

 

 

 

expatries-en-colere.JPG

 

 

http://www.ouest-france.fr   vendredi 29 mars 2013

 

 

Depuis une semaine, près de 1 500 Français vivent dans la peur à Bangui, la capitale du Centrafrique. Après la prise de la ville et la fuite du président François Bozizé, les rebelles de la Séléka ont commencé à piller les maisons des expatriés en présence de leurs occupants.

 

Jacques et Marie-Christine Pipet, eux, sont rentrés à Caen pour des raisons familiales quelques heures avant la chute de Bangui. Depuis, ils suivent sur Internet le quotidien et le témoignage de leurs amis et voisins. Alors qu’un premier avion de réfugiés est rentré mercredi après-midi à Paris, ces deux Caennais travaillant dans l’humanitaire sont en colère.

 

« Les Français de Bangui ont été abandonnés par l’ambassade qui n’a rien fait pour les protéger. Le seul message qui leur a été fait était de rester cachés chez eux alors que c’est là que venaient piller les rebelles », raconte Marie-Christine en lisant sur Facebook« des appels de détresse qui sont restés sans effet ».

 

Pour eux, la colère des Français de Centrafrique ne fait que commencer. Comme beaucoup d’autres, ils envisagent de demander des comptes, parlant de « mise en danger de la vie d’autrui ».

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 19:01

 

 

 

Boz et Yayi Boni

 

 

COTONOU, Bénin 29 mars 2013 | 12:35 (The Associated Press) – Après avoir été chassé du pouvoir en Centrafrique, le président François Bozizé a demandé l’asile au Bénin, a signalé le gouvernement de la petite nation d’Afrique de l’Ouest.


Le ministre béninois des Affaires étrangères, Nassirou Arifari Bako, a confirmé tard jeudi soir que François Bozizé avait demandé au pays de l’accueillir après s’être initialement réfugié au Cameroun.

 

Le Bénin n’a pas encore pris de décision, a affirmé le ministre.

 

Le président déchu et sa famille ont été contraints de fuir le pays en catastrophe, après que des milliers de rebelles armés eurent envahi la capitale centrafricaine le week-end dernier.

 

François Bozizé, qui avait lui-même pris le pouvoir après un coup d’État il y a une décennie, avait signé un accord de paix avec les insurgés en janvier. L’entente est toutefois tombée à l’eau et un leader de la coalition rebelle, Michel Djotodia, s’est autoproclamé président de la Centrafrique.

 

Un autre groupe rebelle a toutefois prévenu qu’il ne reconnaît pas la présidence de Michel Djotodia et qu’il s’opposera à sa tentative de prise de pouvoir.

 

 

 

François Bozizé attendu à Tchakou

 

Selon les informations de La Lettre du Continent, c'est à Tchakou, petit village situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale Porto-Novo, que les autorités béninoises ont proposé

 

LA LETTRE DU CONTINENT N°655  29/03/2013

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 18:47

 

 

 

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Par Marie-Reine HASSEN, ancien ministre

 

Le Président BOZIZE a été renversé par les rebelles de la coalition Séléka dont vous êtes le chef. L’entêtement de l’ancien Président était devenu un grave danger pour la République centrafricaine et pour la sous-région. Le départ du pouvoir de François Bozizé était donc devenu un impératif incontournable pour amorcer un véritable changement de la gouvernance en RCA.

Vous vous êtes posé comme le nouvel homme fort de la République Centrafricaine. Selon vos déclarations, vous avez suspendu les institutions du pays et avez décidé de légiférer par ordonnances pendant trois ans, pensant qu’ainsi vous allez nous conduire à des élections libres, crédibles et transparentes,

L'accord de paix signé le 11 janvier 2013 à Libreville mettait en place un gouvernement d'union nationale composé du clan au pouvoir, des rebelles et de l'opposition dite démocratique, dont la principale tâche était de respecter un calendrier électoral. En ma qualité de responsable politique et ancien ministre, j’avais ouvertement dénoncé cet accord qui, de toute évidence, ne réglait pas les difficultés profondes de la République Centrafricaine. Comme tous les accords précédents, c’était un arrangement pour maintenir François Bozizé  au pouvoir, tout en  gardant l’Assemblée nationale qu’il s’est formée et acquise à sa cause. C’est le non-respect de ces accords, notamment la non-libération des opposants politiques comprenant vos partisans et la présence des forces sud-africaines dédiées à la protection du régime de François Bozizé, qui aurait poussé vos troupes à déclencher à nouveau les hostilités vendredi.

J’en conclus que juridiquement et politiquement ces accords sont caducs et ne peuvent suffire à  déterminer votre politique, puisque l’un des acteurs désigné dans l’accord, François Bozizé, ainsi que la durée et les attributions du mandat qui lui étaient reconnus, ne sont plus d’actualité aujourd’hui.

Le départ de François BOZIZE est la somme de nombreux combats menés pour la liberté par l’ensemble des centrafricains de tous bords. C’est également le combat de nombreuses institutions et organisations telles que Human Rights Watch, International Crisis Group... La somme de toutes ces revendications devait nous mener vers plus de démocratie, plus de respect du droit humain, plus de liberté dans la paix, la sécurité  l’unité nationale et le développement.  

Pour tous ces efforts et pour le peuple centrafricain meurtri, il ne sera pas supportable qu’une autre voie s’ouvre vers une dictature encore plus violente. 

Ne reproduisez pas le même schéma que celui de l’ancien régime.  Ne perpétuez pas cette sorte de jurisprudence historique douloureuse qui s’est installée depuis quelques décennies.

Ce coup d’Etat ne peut pas être validé car :

 1°) Il est condamné par l’ensemble de la Communauté Internationale

 2°) La coalition Séléka est trop disparate pour construire une politique cohérente et une vision unifiée de sortie de crise pour la RCA ;

 3°) On ne sait pas encore précisément ce que va être la réaction des militaires de métier appartenant aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui n’ont pas fait alliance avec la Séléka ;

 4°) La RCA est habituée aux rébellions et il n’est pas exclu que d’autres rebellions viennent à leur tour renverser le pouvoir actuel.

Personne ne peut justifier trois années de fonctionnement en situation d’exception et en état d’urgence, et qui ne constituent nullement une gouvernance démocratique à laquelle aspirent l’ensemble des Centrafricains. Dans ces conditions, un Premier Ministre est parfaitement inutile. Sans ses Institutions solidement installées, le pays restera paralysé et personne ne pourra travailler. Aucun investisseur sérieux ne viendra en RCA si l’atmosphère n’y est pas propice. Le risque est celui d’isoler notre pays la République centrafricaine, qui ne pourra pas survivre en autarcie en tournant le dos à la légalité internationale.

Pour que votre régime naissant ne soit pas black-listé, il serait bon de faire preuve de sagesse. Les Centrafricains n’ont pas besoin de 3 ans pour remettre leur pays en ordre de fonctionnement. Dès lors qu’on a mis en place le principe ORC (la définition des orientations des politiques publiques, l’organisation des réglementations et des régulations pour le fonctionnement de l’Etat, et l’installation des organes de contrôle à tous les niveaux du pays), l’Etat met en place tous les mécanismes de bonne gestion (politique, économique, administrative, sociale).

Le problème étant la défaillance de la gouvernance démocratique, la construction d'une paix durable doit passer par les réformes nécessaires et incontournables de la gestion publique et le suivi d’un bon projet de société.

Vous seriez bien inspiré de prendre exemple sur le Président Amani Toumani Touré (*) qui en son temps a fait prévaloir la raison en conservant les Institutions et en organisant les élections au bout de six mois. Ce processus, ainsi que celui d’une grande conférence nationale, dans l'intérêt supérieur du pays, nécessite une mobilisation nationale et devra inclure tous les acteurs de la scène politique centrafricaine, y compris les représentants des syndicats et de la société civile.

Je vous demande de trouver rapidement une solution pacifique qui permettra le rétablissement de l'ordre public, l’accès immédiat aux besoins vitaux pour la population (soins de santé, logements, alimentation, protection et sécurité des personnes), le respect de l'Etat de droit et le retour rapide à l'ordre constitutionnel. Il faut impérativement que nos institutions fonctionnent afin de revenir sans tarder à une situation normale.

Une période de six (6) mois à un an est largement suffisante pour ramener la sécurité sur tout le territoire et organiser des élections. En attendant, chaque Centrafricain doit pouvoir s’impliquer dans le retour de l’ordre et le respect de la loi.

Il est extrêmement urgent de s'attaquer très rapidement aux racines de l'instabilité pour éviter un affrontement armé généralisé déjà prévisible. Dans mon analyse du 10 décembre 2012 publiée dans la presse locale, j’avais déjà souligné qu’un dialogue national, un de plus, n’est pas la solution de sortie de crise rapide. Seul un véritable changement de gouvernance apportera une paix durable.

Dans ces conditions, et si vous vous engagez à un agenda qui respecte le retour à la démocratie, l’implication de tous les Centrafricains à la reconstruction de notre pays, à son développement économique sur l’ensemble de notre territoire et au progrès pour tous,  je pourrais apporter ma contribution aux efforts du gouvernement.

                                                                                              Paris le 29 mars 2013

 

(*) En mars 1991, après les manifestations populaires réprimées dans le sang, Amadou Toumani Touré participe au coup d'État contre Moussa Traoré et prend la présidence du Comité de transition pour le Salut du peuple. Il assure les fonctions de chef de l’État pendant la transition démocratique. Il organise ensuite la conférence nationale (qui s’est déroulée du 29 juillet au 12 août 1991), puis des élections législatives et présidentielle en 1992. À l’issue de ces élections, il remet le pouvoir au nouveau président élu Alpha Oumar Konaré. On le surnomme alors le « soldat de la démocratie »

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 18:26

 

 

 

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Libération 29 mars 2013 à 15:23  Par AFP

 

 

Bangui, aux mains de la rébellion Séléka depuis cinq jours, a célébré discrètement vendredi l’anniversaire du décès du «père de l’indépendance» de la Centrafrique, Barthélémy Boganda, en présence du Premier ministre Nicolas Tiangaye qui devrait annoncer sous peu la composition d’un nouveau gouvernement. 


Quelque 300 personnes se sont réunies autour d’une fanfare en mémoire de cette personnalité centrafricaine, le jour anniversaire de son décès dans la mystérieuse explosion de son avion en 1959, avant l’indépendance de 1960 dont il avait été l’artisan.


«D’habitude, il y a plus de monde, mais là, les gens ne peuvent pas se déplacer et ont peur de bouger», assure une Banguissoise requérant l’anonymat, alors que le renversement dimanche du président François Bozizé par le Séléka est encore dans tous les esprits.


En ce jour férié, la capitale centrafricaine était calme, même si la sécurité n’y a pas été entièrement rétablie.

La vie économique et administrative devrait reprendre «mardi au plus tard», avait indiqué jeudi le porte-parole du Séléka, Christophe Gazam Betty.


Le nouveau gouvernement attendu sous peu


Selon une source proche de M. Tiangaye, qui dirigeait un gouvernement d’union nationale depuis les accords de Libreville de janvier entre pouvoir, opposition et rébellion, un nouveau cabinet «de transition» pourrait être annoncé dès vendredi.


Le Premier ministre sortant a été reconduit mercredi dans ses fonctions par le nouvel homme fort de la Centrafrique, le chef rebelle Michel Djotodia. M. Tiangaye a promis que toutes les tendances de la vie politiques seraient représentées dans son nouveau gouvernement.


Des dirigeants de l’ancien régime se sont dits prêts à coopérer alors que le président Bozizé déchu s’est réfugié au Cameroun et a demandé l’asile au Bénin.


«Nous allons participer au gouvernement d’union nationale (...) Le nombre ne fait pas substance, il faut un programme d’urgence pour la République centrafricaine qui est tombée très bas. L’important c’est le peuple qui souffre. Il faut que tout le monde mette la main à la pâte», a déclaré vendredi à l’AFP Cyriaque Gonda, chef de l’ancienne majorité présidentielle.


M. Djotodia s’est posé en nouveau maître du pays dès la chute de Bangui et cet ancien fonctionnaire ayant basculé en 2005 dans la rébellion a déclaré lundi vouloir diriger la Centrafrique pendant trois ans, jusqu’à l’organisation d’élections. Il a suspendu la Constitution et dissout l’Assemblée nationale, précisant qu’il allait «légiférer par ordonnances».


L’insécurité règne toujours dans la capitale où des pillages continuent dans certains quartiers même si le centre-ville est globalement sécurisé.


De nombreux ressortissants français ont quitté le pays jeudi par un vol commercial d’Air France même si aucune consigne d’évacuation n’a été donnée par les autorités françaises.


M. Djotodia avait demandé jeudi à toutes les forces de sécurité, régulières ou issues de la rébellion, de travailler «ensemble» à un retour à la normale.


«La police, malgré l’indigence matérielle, fait des patrouilles mixtes avec la Fomac (force multinationale d’Afrique centrale) et le Séléka. Les gens se plaignent encore, c’est vrai, mais il est important de rétablir la confiance avec des hommes en uniforme», explique Josué Binoua, ministre sortant de la Sécurité publique.


Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait déploré jeudi une situation «catastrophique» dans les hôpitaux.


La Centrafrique, ancienne colonie française, n’a connu depuis son indépendance en 1960 qu’une série de coups d’Etat, scrutins contestés, rébellions et mutineries. Le président Bozizé était lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 2003.

 


 

NDLR : Il y a quelque chose de très indécent à voir maintenant des thuriféraires de Bozizé comme Cyriaque GONDA reconnaître que la « République centrafricaine est tombée très bas et qu’il faudrait pour elle un programme d’urgence car le peuple souffre beaucoup ». C’est vraiment l’hommage du vice à la vertu. Cyriaque GONDA qui n’avait de cesse de prodiguer de funestes conseils à BOZIZE et ses compères des partis de  l’ancienne majorité présidentielle qui ne sont pas en cavale actuellement à Zongo, ni Kinshasa ou Yaoundé et Douala, devraient être un peu plus modeste et la fermer plutôt que d’oser poser des diagnostics sur les conséquences fâcheuses de leur ancien régime qui a plongé la RCA dans des profondeurs abyssales. 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 17:50

 

 

 

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Vendredi 29 mars 2013

Communiqué de presse

 

 

Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l'Europe et à l'international

 

 

 

Ainsi qu’il l’a déjà exprimé, le Parti socialiste condamne la prise du pouvoir par la force par la Séléka le 23 mars dernier. Il déplore les meurtres et les pillages des premiers jours, et aussi les lourdes pertes en vies humaines parmi le contingent d'Afrique du Sud. 

 

Le Parti socialiste regrette que le président déchu, François Bozizé, ait immédiatement agi à l'encontre des accords de sortie de crise signés le 11 janvier 2013 à Libreville.

 

Le Parti socialiste reste très vigilant à ce que le nouveau président, Michel Djotodia, garde comme objectif le respect strict de ces accords et à ce que des élections soient organisées dans les meilleurs délais possibles. En effet, il rappelle que les Accords de Libreville ont pour vocation essentielle de préparer une transition politique pacifique vers l'établissement d'un pouvoir légitime issu d'élections libres et transparentes, ne présentant pas comme candidats les acteurs de cette transition.

 

Le Parti socialiste observe qu'alors que les élections présidentielles devaient avoir lieu à échéance du mandat du président déchu, en 2016, son successeur ne bénéficie d'aucune raison légitime d'attendre jusqu'à ce délai.

 

Le Parti socialiste appelle l’ensemble des pays amis de la Centrafrique à agir dans ce sens. Il espère ainsi des Chefs d’État de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale, qui se réunissent dans quelques jours à N'Djaména, qu'ils rappellent avec vigueur les principes des Accords de Libreville, et qu'une feuille de route précise permette leur pleine application en impliquant dans la transition en cours les cinq parties prenantes de ces accords.

 

-- 

Service de presse

Parti Socialiste

presse@parti-socialiste.fr

01 45 56 77 23 / 78 78 / 79 96 / 78 45

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 17:23

 

 

 

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Le Monde.fr avec AFP | 29.03.2013 à 16h00

 

La Croix-Rouge centrafricaine a annoncé vendredi 29 mars avoir "ramassé 78 corps" dans les rues de Bangui depuis la prise de la capitale le 24 mars par la rébellion du Séléka, et a appelé la population à aider à les identifier.

 

"Nous demandons à la population de se rendre dans ces formations sanitaires pour la reconnaissance des corps en vue de leur enlèvement pour une éventuelle inhumation", a déclaré l'un des responsables de la Croix-Rouge centrafricaine, Albert Yomba Eyamo.

 

SITUATION "CATASTROPHIQUE" DANS LES HÔPITAUX

 

 

La Croix-Rouge avait qualifié jeudi de "catastrophique" la situation des hôpitaux de Bangui, où "près de 200 blessés ont été admis (...) à la suite des affrontements", tandis qu'une quarantaine de personnes sont "toujours en attente d'une opération urgente. Comme l'ensemble de la ville, les hôpitaux manquent aujourd'hui d'eau courante, d'électricité en continu et bientôt de carburant".

 

La rébellion a pris le pouvoir après des affrontements à Bangui avec des soldats sud-africains, qui ont enregistré treize morts, et des combats limités avec des soldats fidèles au président renversé François Bozizé.

 

Des pillages continuent dans certains quartiers même si le centre-ville est globalement sécurisé. "L'insécurité régnante entrave les efforts humanitaires et l'acheminement de l'assistance et notamment de l'aide médicale", s'était alarmé jeudi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

 

CONDAMNATIONS INTERNATIONALES

 

La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et enchaîné victoire sur victoire face aux forces gouvernementales désorganisées, avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 km au nord de Bangui.

 

L'accord conclu à Libreville en janvier avait débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale. Arguant du non-respect de ces accords, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi 23 mars.

 

Michel Djotodia, le chef de la rebellion qui a pris Bangui dimanche, a également annoncé lundi qu'il légiférerait désormais par ordonnance. S'il ne s'est pas explicitement autoproclamé président de la République, il se pose clairement en nouveau maître du pays. Un coup d'Etat largement condamné par la communauté internationale, dès lundi. 

 

Paris a condamné "le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir" dans le pays. La France a envoyé trois cents soldats supplémentaires, en renfort des deux cents déjà sur place, mais n'envisage pas d'évacuation de ses ressortissants.

 

 

Centrafrique : des dizaines de cadavres dans les rues de Bangui

 

La Croix-Rouge centrafricaine a annoncé vendredi avoir retrouvé 78 corps dans les rues de Bangui depuis la prise de la capitale le 24 mars par la rébellion du Séléka. Elle a appelé la population à aider à les identifier.

"Jusqu'à ce jour, nos volontaires ont ramassé 78 corps qui ont été déposés dans les morgues (...). Nous demandons à la population de se rendre dans ces formations sanitaires pour la reconnaissance des corps en vue de leur enlèvement pour une éventuelle inhumation", a déclaré l'un des responsables de la Croix-Rouge centrafricaine, Albert Yomba Eyamo.

La Croix-Rouge avait qualifié jeudi de "catastrophique" la situation des hôpitaux de Bangui, où "près de 200 blessés ont été admis (...) à la suite des affrontements", tandis qu'une quarantaine de personnes sont "toujours en attente d'une opération urgente. Comme l'ensemble de la ville, les hôpitaux manquent aujourd'hui d'eau courante, d'électricité en continu et bientôt de carburant".

Et des pillages continuent dans certains quartiers, même si le centre-ville est globalement sécurisé. La rébellion a pris le pouvoir après des affrontements à Bangui avec des soldats sud-africains, qui ont enregistré treize morts, et des combats limités avec des soldats fidèles au président renversé François Bozizé.



(ats / 29.03.2013 16h27) 

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