Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 01:42

 

 

C'est trop facile Maître Mboli Goumba de rejeter  la responsabilité des exactions sur les seules milices de Bozizé.

 

Où  est le maintien de l’ordre ?

 

Vous et l'ensemble de l'opposition, vous  êtes les premiers responsables des exactions commises contre notre peuple.   Vous faites partie prenante du massacre de notre population en collaborant avec cette coalition de Séléka qui est en train de faire disparaître notre nation.

 

Depuis des jours,  le premier ministre et l’ensemble du gouvernement, vous laissez faire les faire les rebelles.

 

Pourquoi vous avez accepté les charges ministérielles ? Agitez !!!

 

Ce prétexte de désarmement   mal organisé, avec des rebelles  sans discipline montre que votre priorité, c’est avoir des postes comme ça a été le cas de tous ceux qui ont collaboré avec Bozizé.

 

  Depuis ces exactions, ni le premier ministre Nicolas, ni les partis politiques n’appellent à une grande manifestation pour mettre le président autoproclamé et ses soutiens en face de leur responsabilité

 

Pire Le président du MLPC, fervent défenseur des accords de Libreville et Principal soutien de Tiangaye, s'absente du pays dans ce moment de détresse que connait notre peuple et se contente d'une courte déclaration de compassion.

 

 Non, le prix de l'unité nationale n'est pas de sacrifier les vies humaines de tout un peuple.

 

Je le redis, l'heure est grave, il faut agir vite.

 

L'urgence  ce n'est pas  d'aller à des conférences des chefs d'état pour encore organiser le partage du gâteau.

 

Mes chers frères, partis politiques sociétés civiles, syndicats,  vous qui avez pactisé avec  les envahisseurs, l’urgence  est votre place dans la rue auprès de la population pour organiser la résistance.

 

 

Simon Alalengbi

Réaction de Simon Alalengbi à Crépin Mboli-Goumba
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 01:38

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité-dignité-travail

 

 Lettre d’un étudiant Centrafricain résidant au Maroc

          

 

 A son Excellence Monsieur le Président de la République 

 

Objet : Réaction face à la situation dans mon pays

 

Monsieur le Président,

 

Je vous écris ce jour depuis le Maroc ou j’étudie pour me prononcer sur la situation dans laquelle notre pays est plongé en ce moment.

 

Certes je ne suis pas un politicien ni une personnalité mais un simple étudiant centrafricain qui s’inquiète pour l’avenir de son pays.

 

Monsieur le Président, le peuple centrafricain a tant souffert depuis l’indépendance de notre pays jusqu’à ce jour en passant sous des régimes totalitaires, tribaux, portés vers l’intérêt personnel.

 

Nous avons aujourd’hui hérité d’une RCA meurtrie, d’un pays dévasté, de conditions de vie lamentables, à cause de l’irresponsabilité de vous nos pères, qui n’avez pas su mettre de coté vos différends pour agir dans un sens commun pour le développement de notre pays.

 

Depuis votre prise de pouvoir par la force, le 24 Mars 2013, vous déclariez « être venu pour le peuple centrafricain ».

 

Aujourdhui, vous êtes élu président de la Republique, pourquoi une telle violence sur le peuple pour lequel, vous avez fait le coup d’Etat ?

 

Les faits : Les femmes et filles sont violées, les biens de l’’Etat et privés sont pillés, les armes lourdes sont utilisés par les éléments de la SELEKA sur la population.

 

Ces violences ont provoqués des déplacements massifs du peuple vers des terres étrangères

 

Certains centrafricains et leurs parents sont traqués car  ils se sont exprimés, mais est-ce  ce que vous disiez lorsque vous preniez le pouvoir ? (Pas de chasse à la sorcière)

 

Je vous appelle à revoir votre politique, car la façon à laquelle vous commencer de gérer les affaires de l’Etat nous fait peur et nous laisse penser que l’avenir de la RCA sera plus désastreux que ce que nous avons  hérité.

 

Pour vous permettre de mener à bien cette transition dont la durée ne pourra excéder 18 mois, voici quelques propositions que je peux apporter :

 

1-Demander l’envoi des casques bleu de l’ONU pour superviser le travail de désarmement et de cantonnement que les éléments de la FOMAC  devront effectuer

 

2-Lancer le cantonnement des éléments de SELEKA et réorganiser les forces armées centrafricaines qui sont habilitées à défendre la population. Cette armée pourra comprendre les éléments de la seleka en âge de s’engager, les loyalistes ainsi que de nouveaux recrus.

 

3-Constituer une caisse de fonds pour dédommager les personnes qui ont été victimes de pillages, et  les familles des personnes décédées dans les exactions de ces derniers jours sur tout le territoire

 

4-Prendre en charge les victimes de viols et les blessés

 

5-Organiser  une funérailles d’unité pour rendre hommage à tous les centrafricains ayant perdu la vie dans ces violences.

 

6-Organiser le retour et la protection de tous les exilés centrafricains qui voudraient revenir dans leur pays.

 

7-En plus de l’effort de sécurité que vous vous êtes fixé comme objectif pour cette période de transition, veillez également respecter le délai  des 18 mois de transition afin de redonner le pouvoir au peuple d’élire son représentant légal d’une manière démocratique.

 

Son excellence, la paix et l’unité ne pourront aussi être effective en RCA que si vous adoptez un comportement laïc comme vous le dites si bien.

 

Le favoritisme des musulmans ne pourra créer que des tensions sociales. Je vous suggère donc de tout faire par bonne volonté et de considérer tous les centrafricains sur le même point d’égalité.

 

Sur ce, Monsieur le Président, je me tais pour vous laisser vous occuper de la lourde tache qui est à la votre.

 

Veillez agréer l’expression de mes profonds respects.

 

 

                                          Fait à Fès, le 16 Avril 2013

 

                    Nicolas EKA, étudiant Centrafricain en management au Maroc.

 

 

Un étudiant centrafricain au Maroc écrit au Président Michel Djotodia
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 01:36

 

 

 

Coalition « Collectif Touche Pas A MA Constitution (CTPAMC) »

Et le « Groupe des Patriotes Centrafricains (GPCA) »

Tel : (00236) 70010296 / 75031015 ; E-mail : « collectif_bn@yahoo.fr »

Déclaré au ministère de l’administration du Territoire

Sous le numéro : N° 261/MATD/DIRCAB/DGATD/DAPA/SASE

 

La Coalition « Collectif Touche Pas A MA Constitution » et le « Groupe des Patriotes Centrafricains (GPCA) » Condamne avec fermeté et la dernière rigueur les exactions commises sur  la population civiles

 

Le 24 Mars 2013 – Le 14 Avril 2013, soit au total 21 jours passés, âpres la prise de pouvoir par le SELEKA l’insécurité règne toujours. La coalition condamne avec fermeté et à la dernière rigueur, les actes : de violence d’assassinat ; de vandalisme ; de pillages ; et toutes sortes d’exactions, faits sur la population civile.

 

  • Nous rappelons que La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger.
  • Nous exhortons les chefs d’ETAT de la CEEAC à mettre beaucoup plus de pression sur le chef de l’Etat actuel pour que le calme et la sécurité puisent revenir dans un meilleur délai.
  • Nous exhortons les membres du Conseil National de Transition d’en faire autant. D’or et déjà la composition des membres du CNT ne nous rassure guerre, car certains noms considérés comme ceux des monstres qui ont détruit le pays pendant longtemps et cela depuis l’époque de KOLIGBA, PATTASSE, puis BOZIZE, figure dans cette liste.
  • Nous exigeons du Président de la République, Chef de l’Etat, la cessation immédiate des exactions commises par ses hommes et un retour rapide au calme et à l’ordre au lieu d’imputer la responsabilité à un camp adverse, je rappel « qu’il n’y pas de fumée sans feu ».
  • Nous mettons en garde le président de la république contre toutes tentative de dérives de ces hommes dans les prochains jours, car les éléments de SELEKA ne sont pas militairement formés, par conséquent ils ont aucune habilité de procéder à une quelconque opération de désarment dans une grande ville telle que Bangui.   

                           

 

Fait à Bangui le 15 Avril 2013

 

Pour la Coalition, Le Coordonnateur

 

 

N’DOROMA SEREFIO André Romaric

 

 

 

 

Bureau Sous-Fédéral du Sénégal

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°02/03

 

Le bureau sous fédéral du MLPC est écœuré de la condition de vie des étudiants centrafricains du Sénégal tant boursiers que non boursiers.

Le 24 mars 2013 coïncide approximativement avec la date butoir du paiement du loyer qui est avant le 5 de chaque mois, beaucoup d’étudiants sont mis dehors pour raison de non-paiement de leur frais de location ainsi que les frais de scolarité.

Le bureau sous fédéral du MLPC interpelle le président de la transition Michel  DJOTODIA  et le premier ministre Maitre Nicolas TIANGAYE  d’assumer leurs responsabilités afin que les bourses d’études non payées depuis 6 mois puissent être versées et que les banques puissent ouvrir leurs portes dans les plus brefs délais permettant ainsi à ceux dépendant des banques de percevoir leur bourse à travers le système de transfert d’argent.

Les étudiants Centrafricains du Sénégal abattu par la faim et le déshonneur d’être chassé  des salles de classe pour faute de non-paiement de leur scolarité s’indignent de l’indifférence du gouvernement centrafricain face à leur situation plus qu’alarmante et exécrable.

 

 

                                           LE PRESIDENT

 

                                                                                   MEDARD YAPENDE GOUNOUPOU

Communiqué de presse du GPCA
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 01:00

 

 

 

 

 

Devant l’insupportable accélération des massacres à Bangui et dans les villes de province centrafricaines, le Collectif des Oubanguiens se déclare solidaire de toutes les victimes et présente ses condoléances et sa compassion à toutes les familles éprouvées ainsi qu’au petit peuple centrafricain en souffrance qui se demande pourquoi tout ce malheur leur arrive ! C’est pour les aider à comprendre et aussi pour leur donner quelque raison d’espérer que le Collectif des Oubanguiens leur livre cette analyse et les présents documents.

 

Après dix ans d’un régime dictatorial et cynique responsable de nombreux assassinats, d’exactions en tous genres, de détournement massif des deniers publics et surtout de la paupérisation avancée du pays, le petit peuple centrafricain avait approuvé la chute de Bozizé sans se douter du grave danger que représentait pour lui la main mise de la Séléka sur son pays. Le pire était à venir ! Les faits sont implacables et ont bien plus de poids que les promesses politiques.  Alors quels sont les faits ?

 

Fait  n°1) - LA LETTRE DE DJOTODIA  à la Conférence Islamique de Djeddah (Arabie Saoudite) en avril 2012.

 

Dans cette lettre, Djotodia expose clairement ses projets politiques, à savoir :

  1. Créer un Etat islamique pour les Musulmans d’Afrique Centrale, soit en s’emparant de la République Centrafricaine, soit en créant un territoire autonome avec le Darfour, le nord de la RCA et le sud-est du Tcahd. (On sait aujourd’hui que c’est la première option qui l’a emporté) !
  2. Instaurer la charia à la place de la constitution, et établir comme fêtes nationales les fêtes religieuses de l’Islam.
  3. Faire une place plus importante aux musulmans dans l’appareil d’Etat et dans le pays.
  4. Aider ses frères musulmans à renverser le Président Idris Déby.

 

Fait n°2) _La profanation et le pillage des églises chrétiennes : une discrimination religieuse programmée et imposée.

 

Comme cette lettre était adressée à la Conférence islamique pour obtenir de l’aide, Djotodia insiste lourdement sur une opposition chrétiens-musulmans, comme si, en Centrafrique comme au Tchad, tout ce qui n’est pas musulman est chrétien, et tout ce qui est chrétien est antimusulman ! Quiconque a vécu en Centrafrique sait qu’il n’y a jamais eu d’agressions contre les communautés musulmanes, au motif de la religion, de la part de la population majoritairement chrétienne de Centrafrique ! Dans une même famille, on trouve aussi bien des musulmans que des chrétiens de diverses obédiences (catholique,protestante, témoin de Jéhovah, kibanguiste, etc.), chacun pratiquant librement sa religion  en toute quiétude !

 

Le fait que la Séléka a détruit ou pillé systématiquement les églises chrétiennes et commis des exactions brutales et humiliantes sur la personne de prêtres et évêques chrétiens, était donc prémédité et planifié par Djotodia. La guerre des religions que nous n’avons jamais connue, ni voulue, ni choisie nous sera bel et bien imposée par Djotodia. Nous disons à nos compatriotes musulmans que nous ne tomberons pas dans le piège de la guerre des religions de Djotodia.

 

Fait n°3) - Une islamisation agressive préméditée, programmée et déjà commencée par la destruction des archives d’Etat-civil.

 

Partout où elle passait, la Séléka a systématiquement détruit les mairies et les archives d’état-civil. Pourquoi ? En lisant la lettre de Djotodia, on comprend qu’il avait prévu de faire venir en Centrafrique de nombreux « frères musulmans » du Tchad et du Darfour à qui il distribuera des pièces d’identité centrafricaines. Ainsi, le pourcentage des musulmans qui, selon Djotodia,  est seulement de 3% en RCA (12% si on y ajoute le Tchad),  sera bien plus élevé au moment des élections à venir. Sans archives d’état-civil, il sera quasiment impossible de prouver que telle ou telle personne est ou n’est pas Centrafricain. La fraude électorale commence déjà dès avant le recensement de la population.

 

Fait n° 4) – L’abolition de la constitution centrafricaine pour faire la place à la charia.

 

La Constitution centrafricaine du 27 décembre 2004, est excellente aux yeux des Centrafricains et de tous les Démocrates. C’est pourquoi, elle a été âprement défendue par les Centrafricains (notamment le Collectif « Touche pas à ma constitution ») lorsque Bozizé a voulu la modifier afin de pouvoir se représenter une troisième fois aux élections présidentielles. Voilà qu’à peine arrivé, Djotodia s’empresse de  l’abolir ! Pourquoi ? Pour pouvoir la remplacer par la charia lorsqu’il s’agira de proposer une nouvelle constitution à la RCA.  Pour donner une allure démocratique à son projet, Djotodia entend faire adopter la charia par référendum. Un peuple terrorisé  acceptera tout ce que vous voulez. Les viols, les vols, les pillages, les tueries, les multiples exactions qui perdurent encore aujourd’hui n’ont pas d’autres buts que de terroriser la population afin que celle-ci ait tellement peur qu’elle ne puisse pas refuser quoi que ce soit à Djotodia ! Le Conseil National de la Transition n’a pu faire autrement que d’habiller d’un semblant de légitimité le désormais « élu » président de la République pour la Transition.

 

Fait n° 5) Les promesses de Djotodia n’engagent que ceux qui y croient.

 

Dans sa lettre, Djotodia reconnait qu’il « a fait le malin »(sic) en signant les accords de Libreville. Aujourd’hui, fait-il encore le malin en déclarant à Louis Michel, envoyé spécial de l’OIF, qu’il ne se présenterait pas aux élections présidentielles prévues pour la fin de la transition dans dix-huit mois au plus tard ? Il convient de rappeler que tous les putschistes centrafricains ont promis « remettre le pouvoir » dans les six mois et qu’ils sont restés accrochés au pouvoir pendant au moins dix ans (Bokassa 1966-1979, Kolingba 1982-1993, Bozizé 2003-2013)! Alors on verra bien si Djotodia est le nouveau Toumani Touré de Centrafrique !

 

Djotodia a déclaré par ailleurs qu’il entend faire de la RCA un Etat laïc  où chacun pourra pratiquer sa religion en toute liberté ! Cette  promesse est en totale contradiction avec les gestes posés jusqu’ici qui vont dans le sens d’une islamisation accélérée de la RCA conformément à son projet politique exposé dans sa lettre à la Conférence islamique de 2012.  C’est pourquoi, ceux qui s’imaginent que Djotodia va vraiment faire de la RCA un Etat laïc respectueux de toutes les religions font l’autruche seront les dindons de la farce ! En réalité, Djotodia fera encore « le malin » jusqu’à ce qu’il soit totalement et pleinement reconnu par la Communauté Internationale, passage obligé pour  recevoir tout l’aide dont il aura besoin pour asseoir sa vraie politique.

 

Le peuple centrafricain qui est un peuple pacifique ne veut pas de guerre civile, mais il sera obligé de courber l’échine et de faire la queue pour aller à l’abattoir ! Il y a cent ans, les Oubanguiens Bale Ngbake de Bambari et Kalinou de Berbérati se sont alliés pour déclencher ce que les historiens ont appelé la guerre de « Kongowara » (manche de houe). Les Oubanguiens, réduits en esclavage par les compagnies concessionnaires à qui la France avait livré le pays, n’ont eu d’autres choix que de se révolter avec les manches de houe pour seuls armes contre des gens armés de fusils. Leur lutte inégale et dérisoire a cependant obligé la France à mettre fin au pouvoir des compagnies concessionnaires et à administrer directement ses colonies. Et c’est ainsi que le territoire de l’Oubangui-Chari a reçu le gouverneur Félix Eboué de Guyane pour l’administrer et apporter un peu plus d’ordre et d’humanité dans la gestion du pays ! Cette histoire qui est notre histoire et notre patrimoine centrafricain doit nous inspirer ! Nous devons organiser la résistance et rejeter toutes formes d’oppression. Et puisque nous n’avons que notre plume comme arme, nous devons faire savoir partout notre souffrance et notre indignation devant le plan machiavélique de Djotodia et l’intolérable oppression de la Séléka.

 

Fait n°6) – Le Conseil National de la Transition.

 

Le Conseil National de Transition est un organe imposé à Djotodia par la Communauté internationale. Il aurait pu être une émanation véritable du peuple si une Conférence nationale souveraine avait voté ses membres. Djotodia a encore « fait le malin » en faisant semblant d’accepter les exigences de la Communauté internationale. Il s’est empressé de mettre sur pied un CST truffé de ses partisans. Il a fallu la résistance farouche de la Société Civile et de la Diaspora, le 10 avril dernier, pour qu’il jette du lest et accepte un CNT de 105 membres, une côte mal taillée qui comprend de vrais élus du côté de la Société Civile et de la Diaspora et des personnes nommées par le régime. Par respect pour les élus membres du CNT, nous pouvons reconnaître que cet organe est une avancée positive vers la démocratie. Mais le contexte dans lequel il est contraint de travailler lui enlève toute liberté de manœuvre, en raison de l’omniprésence oppressante de la Séléka. Le CNT ne peut pas faire autrement que d’accéder aux quatre volontés de Djotodia. Sans surprise, il l’a acclamé président de la République sans vote. Et bientôt, si rien n’est fait,  il acclamera aussi l’instauration de la charia comme nouvelle constitution centrafricaine !

 

Notre Appelàla Communauté internationale.

 

Nous présentons nos compliments et rendons hommage à la Communauté internationale (CEEAC, UA, UE, France et Etats-Unis) qui a refusé de reconnaître un président autoproclamé.  Nous espérons que la sagesse, la clairvoyance et la vigilance dont elle a fait preuve l’amèneront à ne pas s’empresser de reconnaître  le président prétendument « élu » d’un régime de terreur qui inflige à la population civile tant de souffrances gratuites ! En contrepartie de la reconnaissance internationale, il faut exiger une véritable avancée démocratique dans le pays manifestée par le retour immédiat de la sécurité protectrice des populations civiles et la tenue d’assises nationales souveraines pour la refondation de la République Centrafricaine sur des bases saines.

 

L’acclamation de Djotodia président par le Conseil National de Transition n’a rien d’une élection en bonne et due forme qui serait issue d’une conférence nationale souveraine rassemblant toutes les forces vives de la Nation sans exclusive ni quotas où plusieurs candidats seraient libres de se présenter! Il s’agit là d’un ajustement technique pour répondre aux exigences de la Communauté internationale. Nous demandons à la Communauté internationale de ne pas se laisser abuser par cette mascarade et de soutenir notre appel vibrant pour que :

               

  • 1) les soldats de la FOMAC et les soldats français présents en Centrafrique participent à la protection immédiate de la population civile et au désarmement de la Séléka sur toute l’étendue du territoire, afin d’assurer un retour rapide à la paix.
  • 2) durant la transition, ces mêmes forces encadrent la reconstitution de l’armée nationale centrafricaine sur la base de ce qui reste des Forces Armées Centrafricaines (FACA).
  • 3) une conférence nationale souveraine soit organisée afin de :
    • procéder à une élection véritablement libre et démocratique du Président de la République pour la transition parmi plusieurs candidats, 
    • restaurer la constitution du 27 décembre 2004 et
    • mettre en place les autres institutions politiques du pays (le CNT n’étant pas remis en cause) en vue de la préparation des élections présidentielles dans un an, (en  2014).

 

Nous exprimons notre haute considération, notre gratitude et notre profond respect pour la Communauté internationale impliquée dans la résolution de la crise centrafricaine.  Son soutien est déterminant pour mettre fin aux souffrances du peuple centrafricain et  lui redonner espoir !

 

 

Pour le Collectif des Oubanguiens,

 

Marcel Diki-Kidiri

 

Conseiller spécial

CENTRAFRIQUE : LA PESTE CHASSANT LE CHOLÉRA par Marcel Diki-Kidiri
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 00:56

 

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Mars  2003 le général François Bozizé entra dans la ville de Bangui à la tête d’une rébellion et s’empara du pouvoir détenu par Ange Patassé, le président élu « démocratiquement » d’alors.

 

Nous avions applaudi plus ou moins car la confiscation et la dérive du pouvoir nous avaient exacerbés.

 

Vous avez été le président du conseil national de transition, période pendant laquelle vous avez participé à la mise en place d’une nouvelle constitution.

 

Monsieur Abel Goumba, de façon consensuelle fut nommé premier ministre, il avait servi de faire valoir devant l’opinion internationale et nationale, nous l’avions approuvé.

 

Le lendemain qui déchante ne tarda pas à arriver, notre Général libérateur avait vite compris les rouages du pouvoir et notre descente aux enfers dura 10 ans jusqu’à ce  23 ou 24 mars 2013.

 

Ceux qui l’avaient aidé à nous libérer se sont transformés pour certains en bourreaux, terroristes et j’en passe. L’impunité s’était légalisée, la suite se passe de commentaire.

Monsieur Nicolas Tiangaye, vous êtes nommé premier ministre aujourd’hui, vous êtes notre faire valoir comme l’a été Monsieur Abel Goumba, l’histoire va-t-elle se répéter ?

 

Vous avez fait preuve de subtilité pour nous éviter le drame par votre silence si criard pendant que le général président nommait des officiers ou des hauts fonctionnaires, des conseillers, vous lui avez opposé une résistance habile et non frontale.

 

Aujourd’hui, malgré les condamnations d’une communauté internationale dont l’hypocrisie ne fait pas de doute, nous sommes bien soulagés de l’issue du drame qui a secoué le pays depuis  décembre 2012, nous nous attendions à une guerre très sanglante mais cela s’est résumé à des dégâts collatéraux condamnables certes, mais moins qu’on ne le craignait.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Je m’adresse à vous à travers une lettre ouverte, c’est pour manifester une inquiétude, sentiment partagé par la plupart de vos compatriotes. Qu’il me soit permis de vous poser les questions suivantes :

 

  • Qu’allez-vous faire avec ce nouveau groupe de libérateurs hétéroclites, composés d’enfants et de soldats issus de nos campagnes désœuvrées ?
  •  
  • Comment comptez-vous les démobiliser ?
  •  
  • Auriez-vous un programme de reconversion et d’insertion pour ces jeunes démunis qui n’ont pris les armes que dans l’espoir de se constituer des butins de guerre ?
  • Croyez-vous qu’il suffirait de les désarmer, les cantonner et de les renvoyer chez eux ?
  • Ne croyez-vous pas que la misère, l’injustice ne les inciteraient pas à revenir  avec d’autres mécontents de la République qu’une mauvaise politique, si on ne fait pas attention, risque d’engendrer ?
  •  

Les mêmes faits engendrant les mêmes choses.

 

  • Avez-vous pensé à un programme de prise en charge post traumatique de ces enfants guerriers qu’on aurait sollicités et qui auraient vécu des agressions psychologiques pour leur jeune âge ?
  • Comment leur permettre de revenir à la vie normale après ce qu’ils ont traversé ?
  • Les Séléka adultes, tous ne pourront pas être intégrés dans la FACA, mais ne croyez-vous pas que ne pas leur trouver une reconversion crédible et concrète ferait d’eux de potentiels coupeurs de route et de mercenaires ?

Il ne suffit pas seulement de les désarmer et de leur donner de l’argent, mais trouver une mesure d’accompagnement leur permettant de redevenir un citoyen lambda qui a une terre à cultiver, des animaux à élever.

Bien entendu le renforcement de  la surveillance de nos frontières reste une priorité.

Monsieur le Premier Ministre,

Nous centrafricains, allons-nous retrouver notre liberté d’aller et venir ? Aurions-nous une mobilité à l’intérieur de notre espace vital ?

Si oui….. !

  • Quel type de politique comptez-vous mettre en place pour y accéder ?
  • La nouvelle équipe gouvernementale sera-t-elle à l’écoute de ce peuple meurtri depuis des décennies ?
  • Continuerez-vous avec des politiciens carriéristes et opportunistes ?

Monsieur le Premier Ministre,

Pour citer le feu Barthélémy Boganda « …..Parlez peu et travaillez beaucoup….. »

  • Reprendrez-vous à votre compte les cinq verbes dont on nous avait gavés toute notre enfance, à savoir.. .INSTRUIRE ….VÊTIR… LOGER….. SOIGNER….NOURRIR.

Nous espérons que vous nous éviterez des discours et montrerez votre efficacité qui ne fait pas de doute par une transition que vous saurez gérer.

Notre génération a failli, beaucoup d’entre nous ont été égoïstes, malgré leur savoir et leur culture, ils ont permis la dérive, la corruption, la dictature.

Nous avons le soleil, l’eau, la nature et un vaste territoire, devons-nous continuer de perdre tout cela en attendant que les autres viennent nous mettre à manger  dans la bouche ?

  • Ne croyez-vous pas qu’une bonne politique sociale nous permettra d’avoir une santé, une éducation, une connaissance, une sécurité et le bonheur d’affronter le lendemain sans peur, car la veille nous avons pu dormir  bien repu ?

Monsieur le premier Ministre,

Nous estimons qu’avec courage, vous avez accepté votre mission, avec courage vous saurez le cas échéant dire non….Vous saurez résister à la dérive, car nous savons tous que le pouvoir corrompt, le pouvoir pervertit.

Permettez- moi Monsieur le Premier Ministre de terminer ma lettre ouverte par des propositions non exhaustives qui pourraient faire objet de discussion et d’approfondissement, à savoir :

 

  • Contrôle de territoire
  • Une mise en place des régions militaires, avec des officiers généraux ou autres capables de mener des hommes quand il sera nécessaire d’affronter les intrus qui veulent déstabiliser la vie sociale.
  • Renforcement des limites de frontières par des zones protégées évitant des intrusions et des activités illicites.
  • Recensement général de  la population vivant en Centrafrique
  • Etablissement d’un fichier national informatisé
  • Aide à l’intégration de tous ceux qui souhaitent vivre dans le pays
  • Mise en place d’une politique saine de l’éducation car l’avenir du pays en dépend.
  • Permettre une circulation libre sans tracasserie à l’intérieur du territoire.
  • Relier les régions par des réseaux routiers sans nécessairement passer par la capitale.
  • Relier les pays voisins par des réseaux routiers, Cameroun, Congo Brazzaville, Soudan Nord et Sud, Congo Kinshasa,….
  • Rétablissement de service militaire de conscription pour toute la jeunesse  filles et garçons à partir de 18 ans et au-delà,  par des stages de maniement et d’entraînement militaire au moins une semaine par an pour tout citoyen.
  •  
  • Lutte contre la corruption
  • Création d’un organisme d’Etat composé de gendarmes, douaniers, policiers et agents des impôts pour traquer les malversations. Leur mandat doit être bien défini dans le temps et ils doivent être au-dessus de tout soupçon, leur patrimoine doit être déclaré, ils doivent être très bien rémunérés.  Leur mission est située dans le temps pour éviter toute perversion.
  •  
  • Education
  •  
  • L’Ecole obligatoire jusqu’à 18 ans révolue,
  • Rétablissement de l’éducation civique adaptée à nos réalités
  • Initiation au droit humain et civique le long du cursus scolaire
  • Formation militaire, bonne politique de renseignements militaires,
  • Formation professionnelle militaire avec un bon niveau scolaire pour les officiers.
  • Séparation de la carrière militaire et de la vie politique. Toute personne voulant s’engager dans une carrière politique doit démissionner de l’armer ou se mettre en disponibilité.
  •  
  • Politique
  • Toute personne s’engageant dans la vie de haute responsabilité politique doit obligatoirement déclarer son patrimoine avant et lorsqu’il quitte la vie politique il doit faire une autre déclaration de patrimoine. Ceci éviterait des conflits d’intérêts et des enrichissements malhonnêtes que connaît le pays.
  • Impunité zéro
  • Mettre sur table une commission définissant les responsabilités politiques depuis une vingtaine d’année.
  • Indexer les défaillances de l’Etat.
  • Une commission Vérité et réconciliation.
  • Ensuite, on tourne la page pour laisser le soin de cadrer le domaine du politique, sanctionner les dénis d’initiés
  • Mettre en place une politique de développement à court et moyen terme.

Monsieur le Premier Ministre, je vous remercie d’avoir pris de votre temps pour lire ces lignes.

Recevez mes sincères salutations patriotiques

 

                                                                                                    Lille 02/04/2013

 

                                                                                                    Isidore ADOUM

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 00:52

 

 

Emile Gros Raymond

        NAKOMBO

****************

       CABINET

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 02

 

 

 

Le 24 mars 2013, la coalition SELEKA est entrée dans Bangui, terme de son expédition armée.

 

Depuis le début de celle-ci, de graves atteintes aux droits de l'homme ont été perpétrées. Les patrimoines publics et privés ont été détériorés ou détruits. Ces faits inadmissibles appellent une condamnation ferme.

 

Rien, en effet, ne saurait justifier ce déchaînement de violence qui renvoie aux pires périodes de l’histoire centrafricaine. Il est inconcevable que les voix autorisées de Séléka ne rappellent pas à l’ordre leurs hommes ni ne se démarquent de telles pratiques.

 

Il est inadmissible que le gouvernement ne prenne pas les dispositions nécessaires pour mettre un terme aux troubles et violences dans la ville de Bangui et sur l’ensemble du territoire national.

 

Devant ces insupportables crimes commis en Centrafrique, le silence des Partis politiques, des ONG, de la Société civile, de la CEEAC, du Binuca et de l’UA est incompréhensible.

 

Nous exigeons :

 

  • la cessation immédiate des actes de brigandage et autres barbaries;
  • la démilitarisation immédiate de tous les centres urbains de Centrafrique ;
  • au cantonnement immédiat des forces de la Séléka ;
  • au désarmement sans délai desdites forces;
  • au rapatriement des composantes non-centrafricaines dans leurs pays d’origine ;
  •  

Afin de ramener une paix publique durable, nous souhaitons voir :

 

  • augmenter le contingent de la FOMAC et de l’Opération BOALI de manière substantielle;
  • mettre en place une force de police mixte FOMAC, armée Française, la Police et la Gendarmerie Centrafricaine.
  •  

                                                                                  Bangui, 16 avril 2013

 

Émile Gros Raymond NAKOMBO

Communiqué n° 2 d'Emile Gros Raymond Nakombo
Communiqué n° 2 d'Emile Gros Raymond Nakombo
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 02:08

 

 

 

Etant absent du pays, j’ai appris  avec beaucoup de tristesse, par la voix des ondes, les douloureux évènements survenus à Bangui, depuis quarante huit (48) heures dans les 4 e, 5 e et 7 e arrondissements, à l’occasion des opérations de désarmement.

 

Je présente ici à toutes les familles éprouvées, mes condoléances les plus attristées.

 

Aussi, voudrais-je inviter les autorités civiles et militaires compétentes, dans cette difficile et délicate mission de rétablissement de l’ordre public et de la sécurité, à tout mettre en œuvre pour préserver les vies humaines et la propriété privée.

 

J’invite toutes les personnes détentrices d’armes à les déposer aux autorités compétentes, pour faciliter une restauration de la sécurité.

 

Fait à Paris, lundi 15 avril 2013

 

 

Martin ZIGUELE

Message de Martin ZIGUELE
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 02:04

 

 

BANGUI : LA POPULATION TERRORISÉE PAR LES HOMMES DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 15 avril (RJDH)- La population de la capitale centrafricaine est terrorisée par les hommes de la Séléka, suite aux opérations du désarmement dans le 4ème et le 7ème arrondissement de la ville. Une activité qui s’est transformée en scène de pillage et a entrainé plusieurs morts et des blessés, le dimanche 14 avril. Plusieurs personnes habitant ces localités ont fuit pour trouver refuge dans d’autres quartiers de la ville.

 

Il s’agit de la poursuite des opérations du désarment enclenchées le mercredi 10 avril et qui se poursuivent. Après le 3ème et le 5ème arrondissement de la ville de Bangui, l’équipe du désarment s’est rendue dans le  7ème arrondissement. Mais cette activité va mal tourner pour les habitants de cette localité ainsi que les éléments de la Séléka.

 

« Les hommes de la Séléka ont couvert le quartier sous prétexte qu’ils sont venus rechercher des armes que l’ancien président François Bozizé aurait distribuées aux jeunes. Mais quand ils rentrent dans la maison, ils prennent tous les objets de valeurs qu’ils trouvent », a relaté un habitant de quartier Ouango dans le 7ème arrondissement de Bangui.

 

Une autre source précise que face à cette situation certains jeunes de la localité ont protesté contre le pillage de leur bien c’est ainsi que les hommes de la Séléka ont commencé à faire des tirs sporadiques, certaines personnes ont reçu des balles perdues et sont mortes,  d’autres ont été blessées et transférées dans les centres de santé.

 

D’après les témoignages recueillis le dimanche auprès des habitants du quartier Boy-rabe qui fuyaient les exactions, les hommes de la Séléka ont fait irruption dans le quartier et commençaient à faire des tirs en l’air. Certains jeunes du quartier qui possèdent des armes commençaient à riposter. « C’est ce qui a poussé les rebelles de la Séléka à entrer dans les quartiers et ont commencé à fouiller dans chaque maisons », a-t-il réalité.

 

Après les tirs qui ont fait des victimes, la population commence à évacuer les lieux. « Les éléments de la Séléka se sont livrés à des scènes de pillages,  ils vont des maisons en maisons », a ajouté une autre source.

 

Le bilan provisoire  établit par le Comité internationale de la Croix-Rouge fait état de 17 corps ramassés dans le 4ème et le 7ème arrondissement de Bangui et 47 personnes  blessées par balles.

 

Une situation qui a plongé la population dans la peur depuis le samedi, plusieurs personnes habitant le 4ème et le 7ème arrondissement de Bangui ont évacué les lieux. Des séries de scènes de violences se multiplient dans le secteur et les tirs d’armes continuent à se faire écouter.

 

Des éléments mal intentionnés de la coalition Séléka continuent de perpétrer des actes de vandalisme  sur la population de Bangui.

 

Un élément de la coalition Séléka a saisi ce matin un téléphone portable d’un homme d’une quarantaine à la gare des bus du marché Gobongo, localité située dans le 4ème arrondissement de Bangui. Cet homme a interpellé la patrouille d’intervention rapide de la Séléka en circulation dans le secteur, cette dernière lui a restitué son portable.

 

« Il s’agit des personnes pro-Bozizé, à qui il a distribué les armes de guerre et les armes blanches qui ont voulu emmener le désordre et la division au sein de la population centrafricaine. Les éléments de la Séléka ont été tués par ces personnes mal intentionnées au quartier Boy-rabe », déclaré le président centrafricain et leader de la coalition Séléka Michel Djotodia, dans la soirée du dimanche après l’évènement.

 

 

BANGUI : LES AGENTS DE L’ETAT SE PLAIGNENT DE LEUR CONDITION FINANCIÈRE

 

Bangui, 15 avril (RJDH) – Les agents de l’Etat se plaignent de leur condition financière, une situation liée au non payement de salaire. Devant les banques de la capitale centrafricaine, on peut observer des personnes qui attendent  pour faire des retraits d’argent sur leur compte se plaignant aussi de la lenteur des  services, car les banques commerciales ne sont pas épargnées des pillages pendant le renversement du pouvoir le 24 mars.

 

D’après le constat fait par le RJDH ce lundi 15 avril au centre-ville de Bangui, des hommes et des femmes, des vieux et  jeunes,  dans des longues files d’attentes  devant les banques, pour prétendre au retrait d’argent sur leur compte. Certains pensent que le salaire pourrait être viré et prétendent à un retrait mensuel.

 

« Aucun mouvement salarial n’est disponible pour le moment. Je suis dans la désolation, parce qu’un agent de la banque commerciale en Centrafrique (CBCA) m’a confirmé qu’il n’y pas de paiement de salaire », a dit Bienvenu Morin, enseignant du fondamentale1. La même source déplore la situation alimentaire de ses enfants.  Car sa famille n’a plus rien à manger.

 

« Il n’y a pas de traitement de salaire en ce moment. Ces personnes sont là pour le retrait de leur argent qu’ils ont épargné. Nous n’avons pas d’information en ce qui concerne le payement de salaire », a relevé une caissière, qui a requis l’anonymat.

 

Selon une mère de famille, la vie devient de plus en plus chère, il est plus important qu’on ait de l’argent  pour répondre aux besoins de la famille. « Hier soir, le pétrole lampant était rare, tous mes réserves sont épuisées. A la banque, il faut obligatoirement être dans les rangs. C’est difficile pour une grande dame comme moi,», s’est indignée une femme d’une trentaine d’année.

 

Dans les files d’attentes,  on note également des personnes qui se bousculent car pour des raisons de sécurité les banques commerciales ferment leur porte à 12 heures. Une situation qui n’est pas favorable pour des personnes âgées. « C’est depuis la semaine dernière que je viens ici à la BSIC pour les opérations de retrait de fonds. Je n’ai pas assez de force pour bousculer », a expliqué Joseph Magalet, un fonctionnaire retraité.

 

« Je suis arrivée depuis 7h30, pour faire le retrait. Ce n’est pas facile actuellement, parce que je suis à une position très éloignée de l’entrée », a déploré Marie-Noëlle Sengué,  agent de l’Etat.

 

Le personnel de l’Etat a déjà accusé un mois de retard sur le payement de salaire, après le renversement du pouvoir par la coalition Séléka depuis le 24 mars dernier.

 

Dépêches du Réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 01:47

 

 

 

                        I

Cette terre Centrafrique nous accouche

centrafricains de bout en bout

cultivons notre mère sacrée

ne tolérons aucun étranger.

 

                        II

Les colonialistes ce sont des gens

d’affaires ! Ils ne se bousculent

pas pour les hommes, nous-mêmes

bouchons les trous souillés de l’argent.

 

                        III

Debout en bout du Centrafrique

de l’Afrique Centrafricains, du

 

lever du jour au couchant

s’occuper, manger peu la chair

de cette mère voilà la Civilisation

Bantou de la Santé de la guérison.

 

                        IV

Cette Terre Centrafrique nous accouche

cette mère de bout en bout

d’Obo à Markounda à Batanga

pas besoin d’aller à l’école

nous t’adorons prunelle de notre œil.

 

                        V

Pour laquelle, cette Terre sous nos

pieds pour te défendre nous

nous tenons prêts à tuer

dans le bas-ventre cette préfète

d’une balle de Seleka c’est

le nom anti-corruption !

Chinois ! la Terre de Sibut

 

Le Centrafrique aux Centrafricains

crains donc de mourir

d’un trou dans ton pénis asiatique

l’Afrique aux Africains !

 

                        VI

Du lever du jour au couchant

du Soleil Amérindien ! Ils ont

volé ta Terre mère il reste

la Civilisation des affaires

des trous des souillures dans

la Terre, la Vie n’est plus qu’un

prétexte des déflorations ! des

souillures.

 

                        VII

Centrafrique de bout en bout

de ta Terre sous la prunelle de ton

œil vigilant rien ne vaut

cette Terre, tu te reposes au

couchant du Grand Soleil

 

il se poursuit en électricité

d’Obo à Mobaye à Batangafo

pour tous les paysans du Centrafrique.

 

                        VIII

Cette Terre Centrafrique nous accouche

du lever du jour au couchant

la nuit l’électricité du Soleil

dans les champs pour les paysans

le modèle est ici dans la cervelle

dans les mains de cette Terre

brille la civilisation Bantou

sous les poussières Centrafrique

dégageons la lumière de nos Pères

le modèle est ici dans nos mains.

 

                        IX

Cette Terre modèle unique

Centrafrique, Afrique le modèle

est dans la Terre immense

tes mains ta cervelle immense

dans ta guerre immense.

 

                        X

Centrafrique ton modèle n’est

pas le fou qui déflore la vie

qui la piétine de côté pour

entasser de l’or brillant

sommet aujourd’hui.

 

                        XI

Centrafrique ce modèle sous

les poussières des sabotages

vas-tu copier l’Amérique

vas-tu copier la Chine

sous l’oppression par imposition

par décapitations des autorités de tout

leur guerre répand le sang

pour des magots d’argent

fous !

 

                        XII

Cette Terre d’Afrique nos accouche

libres comme ce sol immense

eau, ciel, oiseau, forêt

nous naissons tous frères

monde indivisible unique

Liberté Égalité Fraternité.

 

                        XIII

Leur intelligence instinct des crimes à ce sommet

choisit ce moment-là

pour saboter piétiner souiller

tout frère y compris leur propre

esprit gavé de ces conquêtes

des guerres ils se camouflent

les capitalistes en communistes

quoi ?

 

                        XIV

Si en ce moment même

 

ce modèle quoi l’Amérique

l’Europe, la Chine de ces

sabotages de l’avenir de

l’Afrique urinent des nègres

fous vendus esclaves

qui cognent leurs

crânes comme des ânes

dans les rochers troués

par eux dans le monde entier

colonisé, l’or du sang versé

brille. Le Centrafrique l’Afrique

aux Africains !

 

            Achebé est mort

                        I

Achébé, le grand écrivain

nigerian né en 1930 est mort. À plusieurs

reprises les Démagogues ont attenté

à sa vie. Les démagogues vivants

se bousculent en Afrique, nonobstant

j’ai rencontré Chinua Achebé

 

à l’occasion de l’une de ces con-

férences bidon sur le dos de

notre Continent sacré, aimé.

Ses livres, "Le monde s’écroule"

"Le Démagogue" décrivent

l’agonie de l’Afrique suite

à son assassinat par les

Européens  au

siècle dernier par le partage

de Berlin en 1885.

L’exploitation coloniale aura

suffisamment abruti les Africains

pour qu’ils acceptent les élections

des démagogues ombres de

l’Homme noir vendu passe

partout, rendu incapable de

chérir de cultiver sa terre

natale, il mange n’importe

 

quoi des déchets du monde.

Après l’assassinat, le colo-

nialisme dont parle si bien

Achebé, voici ensemble

le meurtre chinois : il se

choisit nos meilleures terres,

nous espionne nos meilleu-

res ressources, nous espion-

ne nos meilleurs hommes

nourritures. Enfin, il choi-

sit d’assécher notre créati-

vité parmi les meilleures

pour nous contenter de

leurs débris comme au

Tibet. Il choisit de ne

pas s’intéresser à nous, A-

fricains de sang, il s’inté-

resse à la viande sai-

 

gnante Terre d’Afrique unique-

ment.

Mensonges donc l’Amitié China-

Afrique. Hypocrisies des soi-disants

gagnant-gagnant matérialiste un

voleur hypocrite entré dans la

maison Afrique par effraction !

nous dictant sa politique notre

politique de nous vider jour après

jour et nuit de nous remplir

de merde de ses productions

donc il choisit de faire des

Africains les mains liées de cancres

animaux qu’ils égorgeront.

La déception de l’ANC à déjà fusil-

lé les mineurs en grève. Pour quel-

ques millions il a choisi la Chine

avec la Tanzanie de Nyerere.

 

adieu Achébé

Outre ces lourdes menaces sur

l’Afrique s’ajoutent les dits islamis-

tes de tous bords esclavagistes à

l’égale des chinois. Tous les co-

lonialistes rêvent de vendre l’Afrique

et les Africains abêtis comme des

animaux. À voir notre réalité

en 2013 d’affaiblissement, de divi-

sion, de lâcheté, notre nombre-

le plus d’un milliard d’individus-

ne représenterait qu’un troupeau

bêlant pêle-mêle que son estomac

dirige, la faim c’est le plan des

colonialistes.

À la France merci ! faute d’Hommes

forts africains, ce lâcheté-

vous êtes intervenue au Mali.

 

Vous avez eu des morts militaires.

Mais du moins nous avons bâti

ensemble sur du durable

que ne sont pas les pleurs de la

China à cette occasion quant à

ses investissements au Mali.

Africains affamés, démoralisés

par les dits islamistes et désorientés

par les dits investisseurs, avez-vous

jamais aperçu les investissements

chinois sinon les trous creusés de

leurs gorges tombes de leurs ou-

vriers à eux ! dictatoriaux !

Achébé!

Tous les colonialistes nous mentent

nous divisent nous affaiblissent

le milliard de personnes que nous

sommes. Les colonialistes en veulent

 

uniquement à la Terre Afrique

la Bête séparée de ses fils, "les can-

cres lâches" qui ne s’unissent

pas en défense de leur mère.

Elle a toujours été protégée par ses fils

sauf depuis ces jours tristes

des colonisations par des Autorités Morales

le leurs descendants

Achébé

Le mort est allongé par terre

du nord au sud de l’Afrique.

Maintenant vient le tour écoulé

du Dictateur chinois de frapper

fusiller trouer cette viande

sans âme la bouche bourrée

les mains garrottées de déchets

des promesses des coups des dollars-

yuans ! Afrique unie Ta flèche !

 

 

Tu as la force de bout en bout

Afrique traque les colonialistes

chasse-les de ton territoire

les jaunes plissés les Blancs les Arabes

qui crottent sur ta mère

de l’Afrique ils font leur caca

Chasse les tous Tu l’as déjà fait.

 

Ta Tête Afrique est Africaine

Suis ta propre Voie fermée

Aux Mensonges de l’argent.

 

Suis la ta propre Voie du Droit

d’Aînesse, la Première en Discipline

qui entend écoute la Terre.

 

La Voie de tous les temps

connus, celle qui verse les sangs

pour l’Afrique.

 

                        Le 26 mars 2013

 

                        Makombo Bambote

Modèle toi-même Centrafrique, par Makombo Bamboté
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 01:44

 

 

 

DIASPORA CENTRAFRICAINE

COMITE AD'HOC DES CENTRAFRICAINS DE L'ETRANGER

 

 

 

Après avoir renversé le régime du Président François Bozizé le 24 mars 2013, la coalition séléka au pouvoir et le gouvernement dirigé par Nicolas Tiangaye peinent à rétablir l’ordre non seulement dans la capitale centrafricaine mais aussi sur toute l'étendue du territoire.

 

En réalité rien a changé sur le plan sécuritaire au quotidien des centrafricains même s’il est vrai que certaines des revendications du comité Ad ‘hoc de la Diaspora ont été entendues exception faite de la conférence Nationale Souveraine de même que la prise en compte de la composante « Forces armées centrafricaines » comme entité à part entière dans toutes les rencontres et sommets.

 

Malgré l'élection le 13 avril 2013 par l'assemblée constituante, du Président de la République Transitoire, les pillages, enlèvements, destructions et quelques cas de tueries continuent dans certains quartiers de la capitale.

 

Nous demandons à ces nouvelles autorités et le gouvernement de Nicolas Tiangaye de démontrer leur capacité à faire cesser ce désordre et à restaurer l'autorité de l'État dans les plus brefs délais.

 

Nous lançons ici encore une fois de plus, un appel à la communauté internationale toute entière et plus particulièrement à la France , de tout mettre en oeuvre ,en vue d’un retour rapide à la normale. Il s'agit de prendre des mesures énergiques dans la constitution d'une brigade internationale de désarmement afin d'abréger les souffrances du peuple centrafricain .A ce sujet le soutient des Chefs d'États lors du prochain sommet de la CEEAC de N'DJAMENA III ,est vivement sollicité pour une redéfinition des mandats des troupes conventionnelles se trouvant sur le territoire centrafricain .La stabilité de la Centrafrique conditionnera la sécurité de la sous-région d'Afrique centrale, vecteur d'une intégration sous régionale toujours agissante.

 

Devant la gravité de la situation humanitaire qui prévaut en Centrafrique, le Comité Ad‘hoc de la Diaspora Centrafricaine lance un appel humanitaire à la communauté internationale d'une part et d'autre part demande à tous les responsables des associations oeuvrant en Centrafrique ou association centrafricaine de France, d'Europe, d'Afrique, des États-Unis d'Amérique, d'Océanie, groupements et cercles de réflexion, personnes de bonnes volontés, de se mobiliser afin de définir ensemble une stratégie d’action humanitaire urgente à mener.

 

Fait à Paris le 16 avril 2013

 

Pour le Comité AD'HOC

 

Le PRESIDENT

 

Guy Simplice KODEGUE

 

 

 

 

DECLARATION DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE DU 24MARS 2013

 

Face à cette situation qui prévaut en République Centrafricaine, suite à l'entrée de la Séléka dans la Capitale Bangui d'une part, et d'autre le départ précipité du président François BOZIZE, la diaspora centrafricaine prend acte de cette nouvelle donne qui s'impose malgré les accords de Libreville.

 

Mais que nous réserve l’avenir ? L’exemple de la Tunisie et de bien d’autres pays doit nous inciter à la réserve et à la plus grande vigilance !

 

Nous rappelons que notre pays a trop souffert des hommes qui arrivent en libérateurs et se transforment en dictateurs en confisquant le pouvoir avec des élections truquées jusqu’à ce qu’une autre révolte s'impose. C’est un cercle vicieux que nous devons absolument briser pour libérer notre pays.

Nous lançons un appel pressant et solennel aux nouvelles autorités militaires quelles qu’elles soient, de ne pas céder à la tentation de perpétuer cette pratique récurrente.

 

Nous leur demandons de prendre dès à présent, toutes les mesures qui s’imposent pour ramener la paix dans le pays, sécuriser les routes, protéger les populations, les biens meubles et immeubles, les étrangers, les structures économiques de notre pays, les organisations nationales et internationales installées sur notre territoire.

 

Les accords de Libreville étant sujet à caution du fait du départ précipité du président François BOZIZE, nous exigeons la convocation sans délai d'une conférence nationale ouverte à toutes les composantes de la nation centrafricaine, aux observateurs étrangers représentant les organisations internationales et les pays amis, afin que soient arrêtées, d’un commun accord, les modalités et les organes dirigeants de la transition, ainsi qu’une feuille de route pour l’organisation d’élections présidentielles, législatives et municipales dans des délais raisonnables acceptés de tous.

 

Pour ce faire et en attendant la convocation de cette conférence nationale souveraine, la Séléka doit s'abstenir de désigner d'une manière unilatérale, le président de la transition.

 

Nous appelons toutes les forces vives de la nation centrafricaine à soutenir l’avènement de la démocratie, le processus de paix, de relayer cet appel, afin qu’ensemble nous arrivions à sauver notre pays du cercle vicieux décrit ci-dessus et à le doter définitivement d’institutions stables respectueuses du peuple.

 

Par ailleurs, la diaspora centrafricaine lance un vibrant appel à la France, aux États Unis d'Amérique, la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale, à l'Union Africaine, à l'Organisation Internationale de la Francophonie, à l'Union Européenne, au Conseil de Sécurité des Nations Unies d'appuyer et de contribuer à la recherche d'une solution durable en République Centrafricaine.

 

Fait A Paris, le 24 mars 2013

 

Le PRESIDENT

 

GUY SIMPLICE KODEGUE

COMMUNIQUE DE PRESSE COMITE AD'HOC DES CENTRAFRICAINS DE L'ETRANGER
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com