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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 17:07

 

 

MINURCAT

 

21 oct 2010

 

Alors que l’insécurité règne au nord-est de la République centrafricaine, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a suspendu ses activités militaires le 15 octobre afin de commencer son retrait définitif qui devra s’achever le 31 décembre prochain.

L’Armée de résistance du Seigneur

« Le 15 octobre, les militaires de la MINURCAT ont suspendu toutes les opérations militaires et la Mission a commencé son retrait final du Tchad comme prévu par la résolution 1923 du Conseil de sécurité (2010) », a indiqué mercredi le chef de la MINURCAT, Youssef Mahmoud, devant le Conseil de sécurité tout en soulignant qu’au Tchad la situation sécuritaire restait stable.

Il a prévenu les Etats Membres du Conseil de sécurité que « la situation sécuritaire dans le nord-est de la République centrafricaine demeurait volatile ». « Etant donné le retrait imminent de la MINURCAT et la capacité limitée du gouvernement centrafricain à assurer la sécurité dans cette région, les attaques présumées par les éléments affiliés à l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) sont préoccupantes », a-t-il dit.

Plusieurs attaques récentes ont été perpétrées par des « éléments supposément affiliés à la LRA », dans la zone d’opération de la Mission de l’ONU. Entre 40 et 50 hommes ont attaqué Birao. Ils ont pillé le village et enlevé 19 personnes. Parmi les personnes enlevées, quatre enfants ont été immédiatement relâchés, neuf adultes se sont échappés et six autres ont pris la fuite à la suite d’affrontements avec un groupe local d’auto-défense. A l’heure actuelle quatre adultes sont toujours retenus captifs, a précisé le Chef de la MINURCAT.

« Pour éviter un vide sécuritaire possible après le départ de la MINURCAT, tout doit être fait pour appuyer le gouvernement de la Centrafrique pour déployer des forces additionnelles à Birao. Afin d’aider le gouvernement, la MINURCAT prévoit de remettre aux autorités nationales, à la mi-novembre, les camps qu’elle occupe actuellement à Birao et à l’aéroport », a expliqué Youssef Mahmoud.

Afin d’assister les gouvernements du Tchad et de la République centrafricaine et de renforcer leur capacité de protection des civils, la MINUCART prévoit de transmettre le matériel des sites militaires de la Mission.

« En dépit du retrait de la MINURCAT, il est essentiel que la communauté internationale continue de soutenir le gouvernement. Nous ne devons pas laisser les difficiles victoires de la MINUCART disparaître par manque de fonds et de soutien », a conclu Youssef Mahmoud.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 17:03

 

 

Bozize KNK

 

 

Bangui jeudi 21 octobre 2010 (Xinhua) - Le président centrafricain François Bozizé a officiellement annulé mercredi soir les deux décrets des 2 et 25 mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives prévues en janvier 2011, annonce jeudi matin la radio nationale.

M. Bozizé entérine ainsi sa décision annoncée lors d’une rencontre mardi au palais présidentiel avec les forces vives, la Commission électorale indépendante (CEI) et le corps diplomatique.

Le vote lors des prochaines élections législatives et présidentielles sera manuel et sur la base du découpage électoral de 2005, selon la décision du président. Le nombre de députés élus à l’Assemblée Nationale est déterminé à partir du découpage des circonscriptions électorales.

 

NDLR : Bozizé donne ainsi la preuve qu’il entend bien demeurer le maître du jeu électoral. De toute façon, le Conseil d'Etat avait déjà annulé ces décrets depuis le 28 septembre dernier. A-t-il besoin d'une seconde annulation ? Par démagogie, il aime proclamer urbi et orbi que seule la commission électorale indépendante est habilitée à fixer le calendrier des élections et lorsque les décisions et le chronogramme de la CEI ne semblent pas l’arranger, on le voir revenir avec ses gros sabots pour tenter d’imposer ses vues. Tout cela est inacceptable car il ne dispose plus d’aucune légitimité donc il doit admettre qu’il est un simple protagoniste du processus électoral comme tous les autres. A présent, avec toutes ses décisions dictatoriales et autres décrets illégaux et illégitimes qu’il est obligé d’annuler lui-même, il est devenu ridicule et apparaît clairement celui qui constitue une source de blocage du processus électoral.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:46

 

 

Saragba F

 

Condamnation officielle de Fini Kodé  suite à l’agression physique du président du MDREC, le démocrate  joseph Bendounga  par la garde présidentielle de BOZIZE

 

Le 19 octobre 2010 a eu lieu au palais de renaissance une réunion de concertation sur l’initiative du président de la République François Bozizé. Réunion pour laquelle étaient conviées toutes les couches sociopolitiques ainsi que les représentants des institutions internationales installées en Centrafrique.

Alors que le président du MDREC, le démocrate Joseph Bendounga s’exprimait au nom de son parti politique, le général François Bozizé lui a intimé l’ordre de quitter la salle de réunion.

Aussitôt dit, le président du MDREC, le démocrate Joseph Bendouga a été brutalement saisi comme un vulgaire personnage pour être expulsé de la salle de réunion et livré à la merci des élements de la garde présidentielle.

En ce moment, le président du MDREC, le démocrate Joseph Bendounga dont on connait l'attachement aux valeurs démocratiques et républicaines, présente un corps meurtri par plusieurs points de suture, de nombreux hématomes, des contusions et traumatismes divers. Par ailleurs, C’est avec beaucoup d’inquiétude que ses proches parents, les militants du MDREC et amis du démocrate attendent le résultat de ses examens radiographiques.   

Cette agression  sauvage et gratuite, initiée  par le général-président et exécutée par sa garde présidentielle à l’encontre du démocrate Joseph Bendounga constitue un acte de barbarie. C’est un acte contre la démocratie et contre le genre humain. Il est contraire à notre constitution, au mot « Dignité » qui est inscrit au fronton de notre République, à la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, à la charte de l’Union Africaine.

Fini Kodé condamne avec la plus grande fermeté cet acte ignoble. Il en appelle à tous les citoyens, les patriotes et les démocrates à constituer un front commun du refus contre l’inacceptable afin que de telle pratique ne se perpétue dans notre beau pays. Plus jamais, le sang du Centrafricain quel qu’il soit, au-delà de son groupe ethnique, confessionnel ou de son appartenance politique ne doit couler.

 

Franck SARAGBA

« Fini Kodé, la troisième voie»

 

 

NDLR : Dès le lendemain de l'ignoble passage à tabac dont il a fait l'objet par les soldats de la garde présidentielle sur ordre de leur patron le sanguinaire dictateur François Bozizé, Joseph Bendounga a reçu à son domicile du quartier Plateau à Cattin, la visite d'une délégation du Collectif des forces du Changement au grand complet, constituée de tous ses leaders politiques venus lui témoigner leur entière solidarité et leur réconfort. On aurait aimé que les représentants des partis politiques de l'opposition, toutes tendances confondues, qui étaient présents dans la salle au moment des faits, puissent quitter ipso facto les lieux en guise de soutien à la victime et pour  protester contre l'acte inqualifiable qui venait de se produire sur ordre de Bozizé. Hélas, l'opposition centrafricaine est quelque peu longue à la détente...!   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:42

 

 

MRH

 

 

 

Le 16 octobre 2010 à 15h à la Bourse du Travail à Paris, Marie-Reine HASSEN, candidate déclarée à la Présidence de la République Centrafricaine, a tenu une conférence-débat sur le thème « Quelle Centrafrique pour demain ?» Le public est venu nombreux écouter le plaidoyer convaincant et discuter avec celle qui veut une rupture et un changement réel pour son pays. Elle a notamment mis l’accent sur :

 

§  La métamorphose actuelle de l’Afrique subsaharienne, dont plusieurs pays phare sont en train d’effectuer des révolutions démographique, économique et même de bonne gouvernance, et qui sont en train de changer l’image du continent aux yeux des investisseurs.

 

§  La situation de la République Centrafricaine qui régresse en permanence. Elle a fait un état des lieux objectif, sans polémique et sans acrimonie, en soulignant la gestion calamiteuse du pays depuis une trentaine d’années.

 

§  Quelques questions que ses concitoyens doivent se poser : combien de kilomètres de routes ont été bitumés depuis 30 ans? Combien de villes ont-elles été électrifiées? Combien de villages ont de l’eau potable? Combien d’hôpitaux et de dispensaires ont été construits? Combien d’écoles, de lycées, d’Universités? Où sont les investissements effectués par les différents partis qui se sont succédés au pouvoir? Pourquoi veulent-ils le pouvoir, ceux qui veulent le garder ET ceux qui veulent le reprendre ? A quoi vont servir les prochaines élections ? Où sont les hommes et les femmes dans ce pays ? Et où est donc la véritable opposition ?

 

§  La responsabilité de ceux qui pratiquent le vagabondage et la transhumance politiques dans la situation désastreuse de notre pays.

 

Elle les a ensuite exhortés à se réveiller pour ne pas rater cet important rendez-vous avec l’histoire du pays au risque de le voir sombrer dans le chaos total et définitif. Il est nécessaire pour cela de mettre fin aux cycles de vengeance et de règlements de compte perpétuels en choisissant un Président neutre. Elle a expliqué pourquoi ces prochaines élections ne sont pas la solution au véritable problème centrafricain.  Compte tenu de son passé et de sa position irréprochable, Marie-Reine HASSEN nous a convaincu du caractère indépendant de sa candidature. Son engagement patriotique et son courage à vouloir relever le défi  sont des atouts majeurs dans la grande bataille qu’elle devra mener pour procéder à une rupture totale dans le système de gouvernance de la RCA.

 

Indéniablement, le 16 octobre 2010, la candidate Marie-Reine HASSEN s’est posée comme rassembleuse du peuple centrafricain dans toutes ses diversités ethniques, culturelles et religieuses.

 

Fort intéressés par l’argumentaire convaincant de cette figure de proue, de nombreux participants, parmi lesquels plusieurs journalistes, ont posé des questions pertinentes auxquelles elle a répondu avec brio.

 

Cette digne fille de l’Afrique donnera très prochainement un autre rendez-vous aux Centrafricains de l’extérieur, à la diaspora africaine et aux amis de Continent pour un nouveau débat passionnant. Elle rentrera ensuite en RCA à la rencontre de ses compatriotes. Elle marquera sûrement, lors de la joute électorale, des points décisifs vers sa prochaine victoire.

 

 

  

SIDI TIDIANE GUEYE

 

 

Président de la FETAF (Fédération des Travailleurs Africains en France)

                          Observateur à L’UA (Union Africaine)

Agent Spécialisé de l’OUSA (Organisation de l’Unité Syndicale Africaine)

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:34

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

Monsieur TOUMANI Adil   France                         

France, le 17 octobre 2010

 

Objet : Courrier à mon président de la République.

Monsieur le président,

Un demi-siècle après les indépendances, la République Centrafricaine occupe le 179ème rang sur les 182 pays classés par les Nations Unis selon l’indice de développement humain de 2009. Avec une population estimée à 4 511 488 habitants et une superficie de 622 984 km², l’espérance de vie n’est que de 44.47 Ans et un PNB par habitant (2007) de 398 $USD.

Face à l’insécurité galopante dans nos villes, l’instabilité politique et sociale, l’étroitesse du marché et les contraintes de couts

(Télécommunications, transports etc.), la RCA peine à trouver la voie d’un développement durable et efficace.

Monsieur le président, vous avez contribué à maintenir une gestion macro-économique stable et obtenu des résultats satisfaisants au regard du programme de réforme conclu avec le Fonds Monétaire International pour la période 2007-2009. Un effort particulier a été accompli au niveau de la politique budgétaire et également au niveau des réformes fiscales. Des organisations internationales vous encouragent à poursuivre les réformes en vue de mobiliser les ressources, de soutenir la demande intérieure, et de financer les dépenses de consolidation de la paix à travers le programme de démobilisation et de réinsertion, et des élections présidentielles et législatives prévues en 2011. Certains témoignages apportés par des cabinets étrangers en matière votre politique macro-économiques, nous amènent à reconnaître les efforts effectués par vous et votre gouvernement pour sortir la RCA du sous-développement.

Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous faire quelques suggestions.

Les centrafricains sont convoqués aux urnes au mois janvier 2011 pour vous réélire ou choisir votre successeur ainsi que leurs députés.

Ces élections sont capitales aux yeux de nombreux centrafricains. Elles doivent servir à redonner aux centrafricaines et centrafricains leur dignité et en même temps, faire de vous un homme ayant un sens élevé de la nation et de l’honneur.

Il s’agit de prouver aux yeux des autres nations que la RCA est vraiment indépendante grâce aux nouveaux dirigeants assoiffés d’honneur et de dignité. Vous détenez là, une occasion de rentrer dans l’histoire de notre pays.

Que vous gagnez ces élections, que vous les perdez, vous tenez là une opportunité de vous hisser au rang des grands hommes qui ont contribué à faire des pays africains des pays indépendants, et aussi qui ont donné leur vie afin de sauver l’Afrique toute entière et particulièrement notre pays du poids de la colonisation.

Boganda, Lumumba, Nkrumah et les autres qui vous ont précédé, là où ils sont aujourd’hui, vous diront merci si vous choisissez aujourd’hui de garantir l’égalité des citoyens, d’organiser des élections libres et transparentes, de reconnaître les résultats sortis des urnes en toute honnêteté.

Ainsi, tous ceux d’entre nous qui pourraient se laisser gagner par le fatalisme, le cynisme, l’indifférence, l’injustice puissent, en vous regardant, tenir des élections libres et transparentes, se laissent convaincre que le développement de notre pays, n’est pas seulement une histoire de diplôme, de technocrate, mais une histoire d’homme capable d’avoir une vision objective de son pays, possédant un sens de responsabilité, d’honneur élevé.

Nous avons eu en Afrique des hommes et des femmes bardés de diplômes et qui ont condamné leur peuple à vivre dans la pauvreté. Ce n’est ni une intention de ma part de dire que les diplômes ne servent à rien. Au contraire. Mais il y a urgence pour notre pays aujourd’hui, à travers vous, de sortir de ce cercle vicieux qui consiste à organiser des élections truquées dans le seul but d’essayer de vous  maintenir au pouvoir, en ignorant complètement le sens élevé de la nation, de l’honneur, de la dignité et de la liberté.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 01:20

 

 

Bemba-Gombo.jpg

 


Source : afriqueactu.net   par Jean-Pierre Ndongo le 20 octobre 2010

 

L’ancien vice-président de la RD-Congo, Jean-Pierre Bemba, sera bel et bien jugé à La Haye. Ainsi en a décidé la chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI), rejetant de facto en appel, l’exception d’irrecevabilité soulevée par la défense. Pour rappel, les troupes de l’ancien vice-président congolais ont combattu aux côtés des forces gouvernementales du régime centrafricain, alors dirigé par Ange-Félix Patassé. Arrêté en juillet 2008 et transféré à La Haye, il est poursuivi pour meurtres, viols et pillages. Autant d’atrocités qui auraient été commises entre 2002 et 2003, en République centrafricaine, par la milice qu’il commandait. La justice centrafricaine, en première instance, avait prononcé un non-lieu en faveur de Jean-Pierre Bemba, chef du Mouvement de libération du Congo (MLC). Si l’on fait preuve d’un juridisme excessif, cela implique que Bemba ne pouvait plus être poursuivi pour les mêmes faits à lui reprochés. Alors, pourquoi la première juridiction pénale internationale permanente ayant « compétence à l’égard des crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale », en a décidé autrement ?

 

Dispose-t-elle de nouveaux éléments à charge ? En tout cas, tout porte à le croire.

La CPI, en réalité, est devenue un épouvantail si redoutable qu’aucun présumé coupable de crimes ne voudrait en entendre parler, a fortiori être dans son collimateur. On comprend aisément pourquoi la défense de Bemba s’emploie à retirer le dossier de la CPI pour le soumettre à un tribunal centrafricain. La justice centrafricaine, malheureusement, se serait déclarée incompétente. Une position qui convient au non-lieu, antérieurement prononcé. Mais, par- dessus le marché, on sait bien que le président centrafricain n’a pas intérêt à tendre la perche à Bemba d’autant que ce dernier soutenait le régime de Patassé qu’il a combattu et mis en déroute. Il en est de même pour le président congolais, Joseph Kabila, pour qui Jean-Pierre Bemba est un adversaire politique de taille. Le suffrage obtenu par ce dernier, lors de l’élection présidentielle de 2006, traduit à quel point il constitue une menace sérieuse pour le président Kabila.

 

N’est-ce pas d’ailleurs ce qui lui a valu toutes ces persécutions qui avaient fini par le contraindre à l’exil, en 2007. Par ailleurs, le procès de Bemba en terre centrafricaine pourrait, de toute vraisemblance, non seulement révéler des faits sordides embarrassants pour tous mais aussi engendrer un véritable chahut au sein de la sous-région. On se demande d’ailleurs pourquoi l’ex-président Patassé se la coule douce pendant que Bemba, son allié d’hier, est dans un sale pétrin. On ne saurait imputer l’entière responsabilité des atrocités commises en Centrafrique à Bemba, sans pour autant engager ou situer celle de Patassé et de Bozizé. Dans le cas contraire, la CPI aurait fait de Bemba, tel le pauvre « baudet » d’une des fables de la Fontaine, le bouc émissaire d’une situation pour laquelle tant de gens sont comptables.

 

D’ores et déjà, on se demande si la carrière politique de Bemba ne finira pas par en prendre un coup. Il revient au Mouvement de libération du Congo (MLC), au regard de toutes ces tribulations, de prévoir un plan B, dans la perspective des échéances électorales de 2011. Il doit songer à se choisir un candidat charismatique, au cas où Bemba, le président du parti, ne serait pas libéré.

 

 

Boundi OUOBA 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 21:44

 

 

Joseph-Bendounga-2.jpg

 

 

Le général d’armée François Bozizé nous a conviés, les leaders politiques et les représentants de la Communauté internationale par un communiqué radio au palais de la Renaissance.

Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

-         

Le Le compte-rendu de son voyage aux Etats-Unis d’Amérique

-         

L L'avancement du processus électoral en cours   

 

Le président de la République a donné la parole tour à tour au ministre de l’Administration du Territoire, au ministre délégué à la Présidence chargé du DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion), au président de la CEI, a Mme Sahle Work Zewde du BINUCA, et bien d’autres représentants du système des Nations Unies et de l’Union Européenne. Quant à nous, les représentants des partis politiques, le président de la République ne voulait pas nous demander notre avis. Pourquoi nous –a-t-il invités ?

 

Le choix du nouveau président de la République et des futurs députés de la nation concerne en premier lieu les leaders des partis politiques. C’est la Constitution qui le dit. Nous étions conviés pour discuter de la tenue des élections, mais les partis politiques n’avaient-ils pas voix au chapitre ? Après avoir entendu les uns et les autres, le président François Bozizé a voulu prendre la Communauté internationale comme un bouc-émissaire. Il a commencé par l’accuser, c’est pourquoi nous lui avons demandé pourquoi il nous a fait appel ! C’est d’un.

 

De deux, le problème des élections est une question de souveraineté nationale, c’est comme la prise en charge d’une famille. Il n’appartient pas aux parents du chef de famille de le faire, mais à ce dernier. Tout le monde dans la salle avait peur du président Bozizé et personne n’osait le contredire. Les ambassadeurs et représentants des différents organismes étaient attristés. Je suis assis à côté de Mme Sahle Work Zewdé du BINUCA à qui Bozizé a donné plusieurs fois la parole. Ils sont là pour nous accompagner certes, mais il n’appartient pas au système des Nations Unies de tout dire, de tout faire à notre place. Je lui ai dit non.

 

C’est ainsi que le président de la République va me dire que si je continue, il va me faire sortir de la salle. Je lui ai répliqué que j’ai choisi moi-même de sortir. Je me suis levé pour sortir et c’est à ce moment qu’il a donné l’ordre aux militaires de me prendre de gré ou de force. Il m’a qualifié de voyou. Dès qu’ils m’ont fait sortir, ils se sont rués sur moi pour me passer à tabac. Ils ont voulu me projeter par terre, mais je me suis battu comme j’ai pu. Dieu merci. J’ai reçu des coups de crosse partout jusqu’à la sortie du palais de la Renaissance où ces militaires vont me signifier clairement que si je bronche, ils vont me tuer.

 

Tout ensanglanté, je suis parti me faire soigner à la clinique du Dr Kado. J’étais entièrement rasé afin que mes multiples plaies dont certaines sont visibles à la tête, soient nettoyées et soignées. De là, je suis sorti sur l’avenue Barthélemy Boganda pour rentrer chez moi au quartier Plateau à pied, marchant au milieu de la chaussée pour que les Centrafricains voient de quoi Bozizé est capable.


 

Propos recueillis et publiés dans le quotidien Le Citoyen n° 3480 du 20 octobre 2010

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 18:05

 

 

Bozize KNK

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Octobre 2010 13:25 

 

Les préparatifs des élections groupées de 2011 étaient au centre d’une réunion, présidée le 19 octobre 2010 par le président centrafricain François Bozizé au palais de la renaissance à Bangui.

 

Une réunion qui a regroupé, toutes les couches sociopolitiques ainsi que les représentations des institutions internationales présentes en Centrafrique.

 

Deux points importants ont été centre des débats de cette réunion. Il s’agit premièrement d’une communication à l’endroit du peuple centrafricain et de la communauté internationale ; ensuite,  les préparatifs des élections de 2011.

 

Dans le point qui concerne la communication, le président centrafricain a fait le bilan des travaux entrepris depuis le 15 mars 2003, date de son arrivée au pouvoir par un coup d’Etat renversant Ange Félix Patassé jusqu’à ce jour.

 

Il a ainsi demandé aux centrafricains de se conduire dans la même direction en parlant la même voix.

Le point qui a longuement fait l’objet d’un débat ouvert est la question du préparatif des élections groupées de janvier 2011.

 

François Bozizé a ouvertement demandé et ce respectivement, au Ministre de l’Administration du territoire, à la présidente du comité de pilotage du DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) des ex-rebelles, au ministre délégué au DDR au président de la CEI (Commission électorale Indépendante), au représentant du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) et enfin à celui de l’Union Européenne de faire le point sur l’avancée du processus électoral et le programme DDR.

 

La principale question du président centrafricain est de savoir si les élections se tiendront effectivement le 23 janvier 2011. Cependant à entendre l’intervention des uns et des autres, le doute plane encore sur la tenue effective de ces élections le 23 janvier 2011. Chose que le président n’a pas apprécié du tout.

Il tient à tenir coûte que coûte les élections à la date du 23 janvier 2011. Le président du conseil national de la jeunesse centrafricaine Christian Guénébèm à lui aussi, affirmé que la jeunesse est fatiguée du report des élections. La date prévue doit nécessairement être respectée. La jeunesse en a marre selon ces mots.

 

Le débat étant chaud, tout est retombé sur la Commission Electorale Indépendante qui a mal travaillé selon les termes de François Bozizé. Il a souligné que le Gabon a organisé les élections en trois mois. Mais en une année, la Centrafrique est incapable d’organiser des élections.

 

Autres points très importants dans cette réunion sont les questions suivantes : quel type de carte d’électeur sera utilisé pour les votes ? La carte manuelle ou informatisée ? Pourquoi un mois pour le dépôt de candidature ?

 

Sur ces points, le président François Bozizé a interpellé le Président de la CEI afin de prendre sa responsabilité. Finalement, la réponse retenue est « élection avec carte manuelle ».

 

Au finish, François Bozizé a exhorté la CEI à se ressaisir pour prendre à bras le corps la responsabilité qui lui a été confiée par la Nation Centrafricaine. Il a aussi demandé à la communauté internationale « de ne plus se laisser distraire et de mettre la main à la pâte afin de remettre le processus électoral sur les rails ».

 

Mais il faut signaler qu’au cours de cette réunion, Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) a été  expulsé de la salle par les éléments de la sécurité présidentielle sur instruction du président. Il s’est pris ouvertement au président centrafricain sans demander la parole au protocole.

 

 

 

NDLR : C'est Bozizé le principal responsable de tous ces atermoiements et louvoiements. En choisissant de nommer à la tête de la CEI un nullard  incompétent et malhonnête comme le vrai faux pasteur, les choses ne pouvaient qu'évoluer de la sorte. Pourquoi Bozizé refuse de faire publier le rapport d'audit sur la gestion scabreuse de ce vrai faux pasteur de la commission électorale ? C'est justement parce qu'il y a des choses scandaleuses que lui et Binguimalé tiennent à dissimuler à l'opinion. Cette réunion n'est qu'un brassage de vent de plus de la part de Bozizé pour cacher son refus de l'informatisation des données du recensement électoral. personne n'en est dupe. Il sait que si les élections sont organisées de façon un tant soit peu transparente, il n'a aucune chance de gagner au premier tour comme il le souhaiterait.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 17:41

 

 

Joseph-Bendounga-2.jpg

 

DECLARATION DE L’OCDH RELATIVE A L’AGRESSION DE JOSEPH BENDOUNGA

 

C’est avec une grande consternation que l’Observation Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) a appris l’incident qui s’est produit ce jour, mardi 19 octobre 2010 au Palais de la Renaissance en présence des Représentants de la Communauté internationale et des Forces Vives de la Nation invités par le Chef de l’Etat à prendre part à une concertation relative au processus électoral en cours en République centrafricaine.

 

En effet, Monsieur Joseph BENDOUNGA, Président du MDREC, Parti politique légalement reconnu, a été , à cette occasion, victime de violences graves, notamment de coups et blessures portés sur sa personne par des éléments de la Sécurité présidentielle après que le Chef de l’Etat, refusant de lui donner la parole, a insisté pour qu’il se retire de la salle de réunion.

 

L’OCDH se permet de rappeler qu’aux termes de l’article 1er de la Constitution du 27 décembre 2004, « La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont obligation absolue de la respecter et de la protéger ».

 

Un tel acte perpétré en présence de la Communauté internationale et au sein du Palais de la Renaissance prend assurément une dimension dramatique. Il vient consacrer les multiples cas d’agression et de violations des droits de l’homme commis par les éléments de défense et de sécurité sur de paisibles citoyens , régulièrement dénoncés.

 

L’OCDH ne saurait comprendre que des personnalités invitées en ce haut lieu de la République pour débattre d’une question si hautement vitale pour le devenir de notre pays, puissent subir de tels traitements inhumains et dégradants.

 

L’OCDH sollicite l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer les responsables afin que justice soit rendue.

Fait à Bangui le 19 octobre 2010

Le 1er Vice-Président de l’OCDH

 

Me Mathias Barthélemy MOROUBA

 

 

 

 

NDLR : En lançant ses hordes de criminels de la garde présidentielle sur Joseph Bendounga, en présence du corps diplomatique et des forces vives de la Nation,  le dépeceur Bozizé veut prouver qu'il n'en a rien à foutre de cette assistance et que c'est lui "l'homme fort" qui fait ce qu'il veut. Cette violence commise délibérément sur un citoyen de surcroît leader politique au sein même du Palais de la République est d'une telle gravité qu'elle doit être unanimement condamnée par tous les démocrates et tous les défenseurs des droits humains et épris de paix. Ce qui vient d'être  fait à Bendounga vient s'ajouter au sort subi par Charles Massi dont les conditions de la disparition restent toujours à élucider. Le masque de Bozizé est définitivement tombé. Il est dans sa nature, un sanguinaire dictateur putschiste qui doit être chassé de la tête de la République centrafricaine. Il est plus que temps que tous les Centrafricains prennent conscience de cette impérieuse nécessité.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 23:45

 

 

Boz ONU

 

 

 

Une réunion pour rien serait-on tenté de dire.Bozizé a fait convoquer la veille sans en fixer l’ordre du jour toutes les forces vives de la nation centrafricaine ainsi que la commission électorale et le corps diplomatique pour une réunion, le genre de grande messe qu’il affectionne, ce mardi matin au palais de la Renaissance.

 

Pêle-mêle il s’en est pris à la CEI, à la communauté internationale dont il a tenté d’opposer ses représentants à Bangui à ceux des sièges de ces institutions, au Conseil d’Etat dont il s’est permis de traiter les membres d’être des criminels parce qu’ils ont osé annuler son précédent décret portant découpage des circonscriptions aux élections législatives, texte qui comportait de graves insuffisances et de nombreux vices et anomalies.

 

A juste raison pourtant, l’opposition réunie dans le Collectif des Forces pour le Changement avait déposé un recours en annulation devant le Conseil et a obtenu gain de cause le 28 septembre dernier mais cette décision va provoquer contre toute attente, l’ire de Bozizé qui l’a vécue comme un crime de lèse-majesté et refuse de signer un nouveau décret qui soit conforme au découpage taillé par le Conseil d’Etat.

 

Contrarié par le président du MDREC Joseph Bendounga qui a osé réclamer publiquement réclamer sa démission pour incompétence car d’après lui, il raconte les mêmes balivernes depuis sept ans, Bozizé a piqué une vive colère et traité Bendounga de « vaut rien » et de « voyou » et ordonné à ses agents de sécurité  de l'évacuer manu militari de la salle. Il a même failli tomber sur l'ambassadeur de France . Bendounga lui a rétorqué qu’il allait de ce pas quitter lui-même les lieux mais il est rattrapé par les soldats de la garde présidentielle qui le brutalisent et le blessent en lui tirant les cheveux.

 

En réalité, tout ce cinéma est orchestré par Bozizé comme un écran de fumée pour  tenter de rejeter sur la communauté internationale l’éventualité plus que probable, de la non tenue en temps et en heure des élections fixées au 23 janvier prochain, surtout l’Union Européenne et les Nations Unies à travers leur sreprésentant à Bangui, respectivement M. Samuel Samzun  et Mme Zewde Sahle Work du BINUCA, contre qui il a la dent dure.

 

Pendant toute la réunion, il a soigneusement évité de parler du rapport de l’audit qui a été effectué sur la scabreuse gestion de la CEI par son homme de main et complice le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui fait étalage au quotidien de sa partialité et de son incompétence crasse.

 

Déjà au simple niveau du recensement des électeurs, on a enregistré d’innombrables cas de fraudes aux cartes d’électeurs provisoires sans que les fraudeurs et leurs commanditaires ne soient tombent sou le coup de la loi. Le KNK parti au pouvoir et les pouvoirs publics violent délibérément la loi électorale. Plusieurs préfets et sous-préfets détiennent par devers eux en violation de la loi, les documents issus du recensement des électeurs. Selon nos informations, dans toute la préfecture de la Mambéré-Kadéi, les cartes provisoires non remplies circulent abondamment entre des mains non autorisées. Dans les villes suivantes, grave anomalie, les comités locaux sont présidés par les sous-préfets et les proviseurs des lycées. C’est le cas à Obo dans le Haut Mbomou, de Bangassou dans le Mbomou et de Bocaranga dans l’Ouham-Pendé.

 

      - A Bouca : le sous-préfet est le président du comité local de la CEI ;

      - A Ndjoukou : le sous-préfet est le président du comité local de la CEI ;

      - A Bossangoa : le proviseur du lycée est le président du comité local de la CEI ;

      - A Baoro : Les pouvoirs publics et le KNK sont représentées à 80% ;

      - A Mbaïki : C’est un militant du KNK qui préside le Comité local ;


      - A Bangui dans le 8ème Arrondissement, on nage en pleine confusion. Le comité local de la CEI du 8ème arrondissement est présidé par un certain Malo, chargé de mission au Ministère de l’Education Nationale, président de la jeunesse du KNK et membre de la société civile.  Son maintien en fonction est une violation flagrante de la loi et entache d’irrégularité l’ensemble des actes qu’il pose en tant que tel. Lui et le général d’opérette Ouandé se crêpent le chignon et s’accusent mutuellement d’être à la tête d’un vaste réseau de fraude et d’être déjà entré prématurément en campagne. On est où là ?

 

 Dans le 6ème arrondissement de Bangui, Joël Yangongo candidat KNK aux législatives, a été surpris récemment avec des milliers de récépissés provisoires de cartes d’électeurs en sa possession ! Il a été arrêté par les forces de l’ordre et détenu à la SRI puis libéré. On peut ainsi dérouler les cas de violation flagrante de la loi électorale généralement imputable au KNK.

 

C’est en raison de toutes ces magouilles et de la volonté évidente de Bozizé et son clan de frauder et d’accomplir un hold-up électoral qu’ils redoutent toute informatisation des données électorales et font tout pour que cela ne soit pas possible car elle empêchera les manipulations frauduleuses auxquelles ils comptent se livrer.

 

Bozizé n’a plus d’argument et se braque contre la communauté internationale parce qu’il ne peut pas faire ce qu’il voudrait. Si le processus électoral est transparent, il n’a aucune chance de gagner les élections qu’il tient absolument cependant à gagner dès le premier tour, chose totalement impossible aujourd’hui pour lui, vu son taux d’impopularité dans le pays qui est au firmament, or il veut forcer son destin.  

 

Rédaction C.A.P

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