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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 14:18

 

 

Gbagbo et ADO

 

 

 

France 24. com  09/02/2011 

 

Deux mois après le début de la crise électorale ivoirienne, rien ou presque n’a changé dans le pays. Et plus le temps passe, plus Laurent Gbagbo tire profit du pourrissement de la situation...

Pour Laurent Gbagbo, la meilleure défense, c’est décidemment l’attente : après deux mois de pressions financières et diplomatiques et de menaces militaires, les discussions se poursuivent mais la situation n’a guère évolué. Le président ivoirien sortant gère de facto le pays, alors qu’Alassane Ouattara, toujours enfermé dans sa "République du Golf", surnom donné par ses détracteurs à l'hôtel où il a trouvé refuge, voit son pouvoir réduit à nommer des ambassadeurs.

Parmi les facteurs qui permettent à Laurent Gbagbo de jouer la carte du pourrissement, il y a la pression médiatique, qui est largement retombée depuis la fin du mois de décembre. Les caméras du monde entier sont désormais braquées sur la Tunisie et l'Égypte, en pleine révolution. D'une part, le symbole des révoltes arabes - des autocrates contestés par la rue, dont l’un a été contraint au départ - est plus fort. D'autre part, les enjeux diplomatiques et géostratégiques sont plus importants en Égypte qu’en Côte d’Ivoire.

Pour preuve : les médias internationaux se sont peu émus de la découverte, mardi, à Abobo, un quartier d’Abidjan, de trois corps après des affrontements entre partisans d’Alassane Ouattara et les forces de sécurité ivoiriennes fidèles à Laurent Gbagbo.

La médiation de l’Union africaine gêne celle de la Cédéao

 

Ally Coulibaly, ambassadeur de Côte d'Ivoire en France nommé par Ouattara, le 09/02

La multiplication des couacs diplomatiques donne également de l’air à Laurent Gbagbo et brise le consensus de la communauté internationale sur le dossier ivoirien, à savoir le départ sans condition de Laurent Gbagbo.

"C’est un peu l’écho des savanes, estime le politologue Antoine Glaser, invité mercredi sur l’antenne de FRANCE 24. La communauté internationale regarde ce que fait l’Union africaine (UA), l’Union africaine regarde ce que fait la Cédéao…" Manière de dire que les divergences entre les différentes instances chargées de mener une médiation en Côte d’Ivoire - Union africaine et Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) - décrédibilisent leurs rôles respectifs.

Celles-ci ont d'ailleurs été étalées au grand jour par le président de la Commission de la Cédéao. Hier à Abuja (Nigeria), James Victor Gbeho s’est ému que "certains pays essaient de susciter un échec des chefs d'État de la Cédéao", une critique à peine voilée du rôle de l’Union africaine. Le panel de cinq chefs d’État mis sur pied par l’UA pour poursuivre la médiation avec les deux parties ivoiriennes apparaît aux yeux de M. Gbeho comme "une tentative de contrer ce que fait cette région [l'Afrique de l'Ouest, donc la Cédéao NDLR]". Mis en place à la fin de janvier, ce panel est présidé par le chef de l'État mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et comprend aussi Idriss Déby (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaoré (Burkina Faso) et Jakaya Kikwete (Tanzanie). Ils ont jusqu'à fin février pour prendre des décisions "contraignantes".

"On voit les deux grandes puissances du continent [l’UA et la Cédéao] qui s’opposent sur la crise ivoirienne", analyse encore Antoine Glaser, qui explique que l’Afrique du Sud et l’Angola sont d’importants soutiens de Laurent Gbagbo, alors que le Nigeria, à la tête de la Cédéao, serait prêt à une intervention militaire sous la bannière de l’Ecomog (le bras armé de la Cédéao) et "avec le soutien des États-Unis et des Britanniques".

La voix de la France, elle aussi, favorise l’enlisement de la situation. Alors que le président français lançait en décembre à Laurent Gbagbo un ultimatum - quitter le pouvoir sous trois jours -, le discours de Nicolas Sarkozy a bien changé, deux mois plus tard. La France se recroqueville sur le refus de s'ingérer dans les affaires intérieures ivoiriennes et sa délicate position d’ancienne puissance coloniale. Invité au sommet de l’UA à Addis Abeba fin janvier, Nicolas Sarkozy s’est déclaré "aux côtés des peuples tunisien et égyptien", mais n’a pas pipé mot sur la situation ivoirienne.

 L’asphyxie financière n’a pas vraiment porté ses fruits

L’efficacité discutable des sanctions économiques et financières, enfin, favorise elle aussi le statu quo et le pourrissement de la situation. Certes, plusieurs proches de Laurent Gbagbo ont vu leurs avoirs financiers bloqués en Europe. Certes, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a déclaré Gbagbo persona non grata et renvoyé le gouverneur ivoirien de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Philippe Henry Dacoury-Tabley, un proche de Laurent Gbagbo.

Mais la stratégie qui était censée asphyxier financièrement le président sortant et l’acculer au départ n’a pas encore porté ses fruits. La population ivoirienne semble plus en souffrir que le camp Gbagbo, et l’appel d’Alassane Ouattara à ne plus payer taxes et impôts ne sera peut-être pas plus entendu que ceux, répétés, à la grève générale.

Quant au boycottage des secteurs-clés de l’économie ivoirienne, Antoine Glaser rappelle que la règle du "business is business" reste souveraine. Les grandes compagnies américaines qui font commerce du cacao ivoirien ne comptent pas arrêter leurs affaires, malgré l’interdiction d'exporter les fèves lancée par Alassane Ouattara. Quant à un embargo sur le pétrole ivoirien, il n'est actuellement pas à l'ordre du jour.

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 14:15

 

 

Deby.jpg

 

 

N'DJAMENA 10 février 2011 à 12h09 (AFP) - Des élections législatives doivent se tenir dimanche au Tchad, un test important pour l'opposition qui a boycotté la présidentielle de 2006 et pourra ainsi mesurer son poids face au parti du président Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis plus de vingt ans.

Ces législatives à un tour (proportionnelle) se tiennent à un mois et demi de la présidentielle d'avril et avant des locales en juin.

"C'est comme si on faisait le premier match d'un championnat", déclare le porte-parole du Mouvement patriotique du Salut (MPS) du président Deby, Mahamat Hissène, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Les dernières législatives remontent à 2002.

Les principaux partis d'opposition (notamment la Fédération action pour la République, Far, et la vingtaine de partis de la Coordination pour la défense de la coalition, CPDC) avaient boycotté l'élection présidentielle de mai 2006 qui avait vu la réélection du président Deby, au pouvoir depuis 1990.

Cette fois, l'opposition va au scrutin. Entre temps, elle a signé après six mois de négociations sous l'égide de l'Union européenne l'accord du "13 août 2007" qui officiellement met le pays sur la voie de la démocratie et d'élections justes et transparentes.

Selon des acteurs et observateurs politiques, l'accord a permis "de replacer l'opposition dans le jeu électoral en évitant tout boycott".

L'élection devrait aussi donner plus de poids à l'opposition politique dans un pays où la seule réelle contestation possible a longtemps été celle des armes.

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat, Idriss Deby a eu à écarter de nombreuses attaques de rebelles dont certaines sont arrivées jusqu'aux portes de son palais.

Depuis le réchauffement avec le Soudan, la guerre des "rezzous" (raids) semble terminée, d'autant qu'avec ses nouveaux pétro-dollars, le président Deby a pu équiper son armée.

"Le MPS (au pouvoir) a accédé à presque toutes les demandes de l'opposition", souligne Mahamat Hissène, soulignant les concessions faites à l'opposition.

Figure politique tchadienne, Saleh Kebzabo, secrétaire général adjoint de la CPDC, concède que l'accord "a apporté les conditions de la transparence". En témoigne le récent renvoi du président de la Céni réputé proche de Deby et limogé par le comité de suivi de l'accord, malgré l'opposition du président tchadien, selon lui.

M. Kebzabo estime qu'il y a un "engouement" des Tchadiens pour ces élections.

Un avis partagé par un membre de la communauté internationale qui juge que la phase pré-électorale se fait dans des "conditions relativement bonnes" même s'il subsiste "des problèmes d'information et de sensibilisation".

En 2002, le MPS avait raflé 116 des 155 sièges de l'Assemblée qui en compte 188 aujourd'hui.

"On peut estimer qu'il y va y avoir une recomposition à l'Assemblée", estime cet observateur. "Tout le monde a à y gagner": une plus grande présence de l'opposition "ne ferait que conforter (la) crédibilité" du président Deby, ajoute-t-il.

Toutefois, selon lui "l'opposition reste faible parce qu'il n'y a pas de stratégie nationale". Une faiblesse due en partie au morcellement.

Il existe en effet plus de 100 partis, dont de nombreux n'existent qu'à l'échelle régionale, explique un autre membre de la communauté internationale qui relève "une énorme disparité de moyens" entre opposition et MPS, le seul parti à avoir fait campagne "à l'échelle nationale".

Aucun sondage d'opinion ne permet de se faire une idée sur le résultat du scrutin auquel 4,8 millions d'inscrits sont invités à se prononcer, selon des chiffres transmis en décembre par les autorités tchadiennes, pour une population de 11,1 millions d'habitants.

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 03:43

 

 

cour const RCA

 

 

Alors que les quinze jours qui lui étaient impartis pour proclamer définitivement les résultats officiels du double scrutin du 23 janvier dernier et que tous les yeux et oreilles des Centrafricains et aussi de l’opinion publique internationale sont tournés vers elle, la Cour constitutionnelle de la République tarde à rompre cette longue attente. S’il est vrai qu’elle est obligée de se payer les conséquences de toutes les nombreuses insuffisances, carences et autres dysfonctionnements de la Commission électorale résultant de la nullité du faux pasteur  Binguimalé et son rapporteur Rigobert Vondo.

Depuis plusieurs jours déjà, les neuf membres de la Cour constitutionnelle sont réunis en conclave à leur siège sévèrement gardé par des soldats de la garde présidentielle. Même des experts électoraux des organismes partenaires et membres du comité de pilotage, ceux-là mêmes qui ont financé les élections centrafricaines ont été empêchés par les éléments de la garde présidentielle qui sont de faction à la Cour constitutionnelle.

Pour un oui ou un non, Bozizé a déjà habitué les membres de cette institution aux menaces et intimidations des soldats de sa garde présidentielle. On se souviendra que c’était ainsi qu’il s’était comporté lors du contentieux qui avait opposé Total Centrafrique à l’Etat centrafricain. Bozizé avait en effet fermé de force le siège de la Cour constitutionnelle pendant plus de six mois et fait suspendre de solde ses membres.

Ce procédé dictatorial du dépeceur a visiblement rendu plus dociles les membres de ladite Cour qui, dans la procédure de la prolongation du mandat du mandat de Bozizé qui devait arriver à expiration en juin dernier, avaient fait preuve en mai dernier d’un aplatissement scandaleux et affligeant. C’est ce qui fait beaucoup douter actuellement de la capacité d’impartialité et à dire vraiment le droit de la Cour constitutionnelle quant aux différents recours en annulation dont elle a été saisie par les candidats qui contestent les résultats de la mascarade électorale du 23 janvier dernier.

Cette parodie d’élections qui a été émaillée par tellement d’irrégularités, de fraudes et dysfonctionnements de toutes sortes devrait être purement et simplement annulée. Les « résultats » provisoires tant de la présidentielle que des législatives publiés par la CEI de Binguimalé ne correspondent nullement à la réalité. Chaque jour qui passe apporte son lot de révélations tout aussi surprenantes que scandaleuses qui sont autant de preuves établissant combien le travail préparatoire de ces élections a été bâclé parce que le président de la CEI était d’une nullité crasse.

Si les élections centrafricaines étaient crédibles, Bozizé lui-même ne serait point élu, surtout pas dès le premier tour. C'est tout à fait arbitrairement qu'il a orchestré la défaite de certaines personnalités politiques en vue en leur faisant attribuer des scores dérisoires afin de les humilier. Qui peut penser un seul instant qu'à la régulière, Bozizé pourrait l'emporter avec un tel score sur Me Nicolas Tiangaye dans le 4ème à Bangui ou Ndoutingai sur Emile Gros Nakombo à Berbérati ?

La prétendue élection, également dès le premier tour des législatives de sa femme Monique, de sa maîtresse Renée Madeleine Bafatoro qui selon nos informations, lui a fait du chantage en le menaçant de s’enfuir en France avec ses enfants si elle n’était pas elle aussi élue dès le premier tour à Carnot comme sa rivale Monique en banlieue de Bangui, de ses enfants Francis, Socrate, de sa sœur cadette Joséphine Kéléfio, de ses argentiers Sylvain Ndoutingai et Patrice Edouard Ngaissona, bref, tout son clan, ne trompe personne. Du jamais vu !

Pendant ce temps, Bozizé fait délibérément barrer le chemin de l’Assemblée nationale même aux grands partis de l’opposition de ce pays que sont le MLPC et le RDC. Ainsi on reviendrait purement et simplement au régime de  parti unique  pour lui permettre de faire modifier comme bon lui semble la Constitution afin de demeurer ad vitam aeternam au pouvoir en attendant de passer le flambeau à son fils Francis après sa mort. Un tel projet est tout simplement inacceptable et les Centrafricains réagiront inévitablement.

 

Rédaction C.A.P

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 03:38

 

 

Mahamadou-Issoufou.jpg

 

 

NIAMEY —9 fév 2011 (AFP)  L'ex-Premier ministre Hama Amadou, arrivé troisième au premier tour de l'élection présidentielle du 31 janvier au Niger, a décidé de soutenir l'opposant historique Mahamadou Issoufou au second tour le 12 mars, a annoncé mercredi son parti.

"Après une large consultation des militants de base, le Mouvement démocratique nigérien (Moden) choisit de soutenir M. Mahamadou Issoufou au deuxième tour de l'élection présidentielle du 12 mars", indique un communiqué du Moden.

Avec 19,8% des suffrages au premier tour, Hama Amadou fait figure d'arbitre du second tour.

Mahamadou Issoufou, candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) et opposant historique au président Mamadou Tandja renversé par un putsch en février 2010, est arrivé en tête avec 36,06% des voix.

Il affrontera au second tour Seïni Oumarou, ex-Premier ministre de M. Tandja comme Hama Amadou. Candidat du Mouvement national pour la société de développement (MNSD) du président déchu, M. Oumarou avait recueilli au premier tour 23,2% des suffrages.

La présidentielle est destinée à rétablir un régime civil après un an de junte militaire dans ce pays parmi les plus pauvres du monde et placé sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, qui y multiplie les rapts d'Occidentaux.

"Le PNDS fait partie de nos partenaires dans le combat pour la restauration de la démocratie", a expliqué devant la presse Hama Amadou, ex-dauphin de M. Tandja ensuite tombé en disgrâce.

Les partis de Mahamadou Issoufou et Hama Amadou avaient avec d'autres fait front commun en 2009 quand le président Tandja avait causé une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir au terme de ses deux quinquennats légaux.

"Nous voulons pour ce pays un responsable capable de respecter la Constitution et les règles de la démocratie", a ajouté M. Amadou.

Il a dit "ne plus faire partie" de l'Alliance pour la réconciliation nationale (ARN), conclue avec cinq autre candidats, dont Seïni Oumarou, quelques jours avant le premier tour pour barrer la route à Mahamadou Issoufou.

Il y a eu "trahison" de "certains partis" au sein de l'alliance, a-t-il accusé, sans plus de précision.

MM. Amadou et Issoufou ont effectué ces derniers jours une tournée dans des capitales africaines et ont notamment été reçus ensemble par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, selon la télévision libyenne.

L'ex-colonel à la retraite Moussa Moumouni Djermakoye (3,95% au premier tour) avait assisté à l'entretien.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 23:53

 

 

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BANGUI AFP / 09 février 2011 21h16 (Centrafrique) - Trois membres de la commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique, dont le responsable de la commission de dépouillement, sont en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur le vote comptant pour les législatives à Boganda (sud), a appris l'AFP auprès de la CEI mercredi.

"Le responsable de la commission dépouillement Rodrigue Maïté, le président de la CEI locale de Boganda, et le président du centre de dépouillement de Boganda, ont été placés en garde à vue à la suite de certains faits constatés après le non rapatriement de l'ensemble des résultats de cette circonscription", a annoncé Rigobert Vondo, le rapporteur général et porte-parole de la CEI.

M. Maïté a été interpellé mercredi à Bangui alors que les deux autres membres de la CEI ont été interpellés à Boganda mardi et transféré à Bangui mercredi.

La commission électorale, qui a proclamé lundi les résultats provisoires des législatives, avait décidé de la reprise du vote dans deux des 105 circonscriptions: à Boganda "pour non rapatriement de l'ensemble des résultats" et à Birao 2 (nord) pour "non ouverture de bureaux de vote".

Le travail de la CEI a été très critiqué par l'opposition qui ne reconnaît ni les résultats de la présidentielle --qui a vu la réélection au 1er tour du président sortant François Bozizé avec 66,08% des voix-- ni ceux des législatives du 23 janvier.

"Des informations en notre possession font état de ce que les résultats sont parvenus effectivement à la commission dépouillement. Toutefois au niveau de la compilation, des procès-verbaux de vote, une vingtaine (de résultats de bureaux), ont disparu, alors que toutes les informations concordent quant à la réception de l'ensemble des résultats", a expliqué M. Vondo

"La CEI est en train de faire procéder à la vérification des informations, auprès des Commissaires et des candidats, et c'est ainsi que la gendarmerie a été saisie pour faire la lumière sur cette situation", a-t-il poursuivi, indiquant que c'est la CEI qui avait saisi la gendarmerie.

Joint mercredi en soirée au téléphone par l'AFP pendant sa garde à vue, Rodrigue Maïté a déclaré: "Je me réserve de dire quoi que ce soit pour le moment parce que la gendarmerie n'a pas encore procédé à notre audition"

"Mais je puis vous assurer que nous avons reçu les procès-verbaux (des résultats) que nous avons transmis à la cellule de compilation dirigée par un expert expatrié. C'est à ce niveau que les procès-verbaux ont disparu", a-t-il toutefois ajouté.

Trois des quatre candidats de l'opposition à la présidentielle, Ange-Félix Patassé (2e avec 20,10%), l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé (3e avec 6,46%) et le député et économiste Emile Gros-Raymond Nakombo (4e avec 4,64%) ont signé une déclaration commune dans laquelle ils affirment avoir constaté de nombreuses irrégularités dans l'organisation des élections et lors du scrutin. Ils reprochent notamment à la CEI de ne pas avoir comptabilisé 1.262 bureaux de vote, représentant environ 25% des voix du corps électoral.

Les résultats des élections sont toujours considérés comme provisoires, ceux-ci n'ayant pas encore été validés par la Cour constitutionnelle, qui a déjà dépassé le délai de 15 jours normalement imparti.

(©)

 

Des arrestations au sein de la CEI à Bangui et à Mobaye

Radio Ndéké Luka Mercredi, 09 Février 2011 15:11

Le président de la sous-commission Bureaux de vote et dépouillement de la Commission Electorale Indépendante et celui de la CEI locale de la Lobaye ainsi que le coordonnateur de la même circonscription électorale sont en état d’arrestation depuis mardi 8 février 2011, et transférés à la brigade des Recherches et d’Investigation (SRI) à Bangui.

Le motif de leur arrestation serait lié à la non prise en compte d’une vingtaine de bureaux de vote de la sous -préfecture de Boganda (sud du pays). Une situation qui s’est soldée par l’invalidation des résultats de cette circonscription électorale.

Le président de la Sous-commission dépouillement Joseph Rodrigue MAYTE de la CEI centrale, que Radio Ndeke Luka a rencontré ce mercredi à la SRI s’est refusé pour le moment à se prononcer sur les accusations portées contre lui et qui motivent son arrestation.

Il a tout juste consenti à indiquer que « les procès-verbaux  de ces vingt (20) bureaux de votes objets de litiges sont bien acheminés au siège de la Commission Electorale Indépendante et au service de réception ».

« C’est au niveau du service de collationnement et compilation des donnés que ces dossiers ont disparu » mentionne-t-il. Il a indiqué que c’est une branche de la CEI qui est géré par un expert international.

Signalons que les électeurs de ces localités dont le vote a été invalidé, selon le code électoral, se rendront de nouveau aux urnes pour un second scrutin.

 

NDLR : Cette mascarade électorale tourne maintenant en eau de boudin. La Cour constitutionnelle est obligée de se farcir les conséquences du travail bâclé frauduleux de Binguimalé et Vondo de la CEI. La vérité sur tous ces micmacs va-t-elle finir par éclater sur l'étendue et la nature des innombrables fraudes et magouilles opérées au profit de Bozizé et son KNK ?  

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 19:44

 

 

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09/02/2011 à 18h:50 Par Jeune Afrique

 

Malgré l’annonce de la victoire à 66,08 % des voix du président sortant François Bozizé le 1er février, l’opposition continue de dénoncer les résultats du scrutin. L’ex-Premier ministre Martin Ziguélé a affirmé mardi que près de 1 200 bureaux de vote n’auraient pas été comptabilisés par la Commission électorale indépendante.

L’opposition, qui n’a pas cessé de dénoncer des fraudes massives depuis le début du scrutin, a affirmé hier à un correspondant de l’AFP que 25 % des voix n’ont pas été prises en compte dans les résultats rendus publics par la Commission électorale indépendante (CEI). L’ex-Premier ministre Martin Ziguélé a déclaré précisément que « 1 262 bureaux de vote sur les 4 618 » auraient échappé au décompte, ce qui représente entre 400 000 et 500 000 voix.

"Volontairement vicié"

L’opposition réunie autour d’Ange-Felix Patassé (20,10 % des voix), Martin Ziguélé (6,46 %), Emile Nakombo (4,64 %) et Jean-Jacques Demafouth (2,72 %), a rédigé vendredi une déclaration officielle dans laquelle ces derniers affirment que « le scrutin du 23 janvier a été volontairement vicié du fait exclusif du pouvoir et de la CEI ». Par conséquent, ils font part de « leur exigence d'annulation des élections ».

Selon la déclaration rendue public vendredi, les délégués de l’opposition auraient été chassés et interdits d’accès dans les principaux bureaux de vote du pays, donc dans l’incapacité d’accéder aux procès-verbaux. Ils ont donné davantage de précision en accusant le Président de la CEI, Joseph Binguimalé, d’avoir « demandé [...] aux présidents des bureaux de vote de ne pas remettre les PV [procès-verbaux, NDLR] à nos représentants et de les lui envoyer en exclusivité, sous peine de poursuite judiciaire à leur encontre ».

Réduits au rang de marionnettes, privés d’une quelconque influence, les représentants de l’opposition auraient assisté, impuissants, à l’annonce des résultats par la CEI. D’où la plainte déposée contre la CEI pour « fraude » et « dérive électorale », selon M. Nakombo.

Attente de validation

En face, le conseiller juridique de la CEI, Barthelemy Morouba se défend en affirmant « qu’il n’y a pas eu de pertes de votes ». « Tous les procès-verbaux ont été acheminés à la CEI et c'est après vérification, que la CEI a décidé » de transmettre « à la Cour constitutionnelle les procès-verbaux de certains bureaux de vote parce que les normes requises par la CEI n'ont pas été respectées », a-t-il ajouté.

De son côté, la Cour constitutionnelle n’a pas encore validé la répartition des voix. L’attente est longue, d’autant plus que les élections, à l’origine prévues en avril 2009, ont été reportées à deux reprises après de nombreuses tergiversations.

L’enjeu principal du scrutin reste le maintien d’une paix durable à l’intérieur du pays entre le pouvoir, l’opposition et les groupes rebelles. Le pays, riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), a été fragilisé par des années de guerre civile avec une population très appauvrie. (Avec AFP)

 

NDLR : Selon nos informations, Me Mathias Morouba ne reconnaît pas avoir tenu les propos que l’AFP lui attribue ici. Il ajoute même n’avoir pas le droit en tant qu’expert national de dire quoi que ce soit.

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 17:31

 

 

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rédaction de Koaci.com au Gabon

 

La présence d'André Mba Obame (ph) et des autres cadres de l'Un dans les locaux du Pnud à Libreville semble désormais embarrasser l'Onu .

 Des membres de l'Union Nationale (UN) d'André Mba Obame auraient reçu ce mercredi soir ce message en provenance du siège des nations-Unies à Libreville. C'est ce que nous apprenons d'une source proche du leader de l'UN.

"La tension avec les responsables du système des nations unies est montée d'un cran aujourd'hui. le représentant algérien était extrêmement gêné de nous faire passer un message verbal de ses supérieurs à NY nous demandant si nous voulions quitter les lieux car ne pouvant nous forcer à le faire. Par ailleurs ils nous ont demandé de nous séparer de tous nos moyens de communication et de n'utiliser que le téléphone fixe du seul bureau auquel nous pouvons accéder. De même nous n'avons plus droit qu'à la nourriture exclusivement comme ravitaillement, même pas de vêtements et autres. Ils veulent nous rendre la vie difficile pour nous pousser à la sortie, mais ils ont peur de nous signifier tout cela par écrit et tu devines pourquoi."

André Mba Obame, Zacharie Myboto et nombreux autres cadres du part d'opposition avaient trouvé refuge dans les locaux du PNUD au Gabon depuis la proclamation d'André Mba Obame à la présidence de la République Gabonaise.

Par ailleurs nous vous proposons quelques éléments de clarification de la positon de l'Union Nationale vis à vis de la crise politique gabonaise (source UN).

- L’Union Nationale, Premier parti politique de l’opposition, a été dissout. Par cette vaine tentative de dissolution du Premier parti politique de l’opposition gabonaise par sa représentation au Parlement et dans les assemblées locales, le pouvoir illégitime porte atteinte à la liberté politique au Gabon.

- Le pouvoir "illégitime", en violation de la loi et de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et réglementaire, a prononcé la levée de l’immunité parlementaire d’André Mba Obame. Aucune procédure judiciaire à l’encontre de ce dernier n’est en cours et en définitive, la levée de l’immunité parlementaire est une compétence du parlement à la suite d’une demande du juge. Mais Ali Bongo Ondimba n’en a cure, il faut se débarrasser d’André Mba Obame par tous les moyens.

-Les fonctionnaires qui ont été nommés au Gouvernement sont révoqués, en violation flagrante des lois qui régissent la fonction publique gabonaise et ses agents. Dans le cas d’espèce il y a non seulement atteinte à la liberté d’opinion, mais aussi violation de la loi. Ce qu’Ali Bongo feint d’ignorer c’est que Le Premier Ministre de ce gouvernement est Docteur en droit et enseignant à la faculté de droit de Libreville et que le Ministre de l’Intérieur John Nambo est agrégé de droit.

-La chaîne de télévision privée TV+ a été suspendue pour trois (3) mois au motif qu’elle a diffusé la cérémonie de prestation de serment. Il y a dans le cas d’espèce atteinte à la liberté d’information. Cet évènement a été relaté par tous les médias du pays (Télévision, Radio et presse écrite), il y a manifestement volonté de bâillonner ce média en particulier au motif qu’il serait la propriété d’André Mba Obame.

-Le 27 janvier 2011, à 5h du matin, les militaires du bataillon des parachutistes ont brutalement dispersé les populations qui soutiennent la démarche d’André Mba Obame et se trouvaient pacifiquement devant le siège du PNUD. Une cinquantaine de blessés a été dénombré à l’issue de cette opération. Il convient de signaler que cet acte, qui porte atteinte aux dispositions de la Convention de Vienne, a été posé alors que des engagements avaient été pris auprès de la représentation des Nations Unies afin qu’il n’y ait aucune intervention des forces de sécurité ou de défense.

-Depuis le 25 janvier 2011, les forces de sécurité et de défenses sont entièrement mobilisées pour réprimer et arrêter les citoyens gabonais qui manifestent leur adhésion au pouvoir légitime. Les arrestations arbitraires, les violences sur personne et les atteintes aux droits de l’homme se comptent par dizaines chaque jour. Elles sont le fait de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police aux ordres du pouvoir illégitime.

En 1960, l’attitude du Secrétaire Général de l’ONU, le Suédois Dag Hammarskjöld, a conduit à l’assassinat de Patrice Lumumba.

En 1994, l’attitude des Nations-Unies au Rwanda a abouti au résultat que l’on connait.

Comment comprendre que dans la situation actuelle, le Secrétariat Général des Nations-Unies puisse songer un seul instant livrer Zacharie Myboto, Jean Éyeghe Ndong, André Mba Obame, ainsi que tous les responsables de l’Union Nationale et les membres du Gouvernement de Raphaël Bandega à la folie furieuse d’Ali Bongo Ondimba et de Jean-François Ndongou ?

L’ONU veut-elle assumer une nouvelle fois, en toute impunité, un drame dans un pays africain ?

Cette question se pose aujourd’hui à Ban Ki-Moon et à toute la communauté Internationale.

Delaeu, correspondant de Koaci.com à Libreville

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 16:16

 

 

drapeau françafricain

 

 


(HNS Info 09/02/2011)

Appelés aux urnes le dimanche 23 janvier pour le 1er tour des élections législatives et de l’élection présidentielle, les Centrafricains ont subi, dans l’indifférence générale, une mascarade électorale de plus. L’association Survie, qui lutte inlassablement contre l’impunité de la Françafrique, dénonce le soutien des autorités françaises et l’absence de réaction des autorités européennes au maintien de la dictature de François Bozizé, soi-disant réélu avec 66,08% des suffrages. Paris, Bruxelles et l’ONU, en se concentrant sur la seule Côte d’Ivoire, prouvent une nouvelle fois l’intérêt sélectif porté aux élections présidentielles en Afrique.

La Centrafrique vit depuis 1960 sous le signe de la violence, inaugurée par la disparition du « père fondateur de la République centrafricaine » Barthélémy Boganda. Sous la férule actuelle de François Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup d’État, on ne compte plus les exactions des forces de l’ordre contre la population et les assassinats politiques, l’impunité étant la règle. Ainsi, la famille du président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, le très courageux Goungaye Wanfiyo, attend toujours une enquête sur le trop suspect accident de la route qui lui a coûté la vie en décembre 2008. Par ailleurs, les demandes de l’opposition d’une enquête internationale sur la disparition en janvier 2009 du chef rebelle Charles Massi, enlevé au Tchad, livré à la garde présidentielle de François Bozizé et présumé mort sous la torture, sont restées sans suite. Cela n’a pas empêché les militaires français de soutenir François Bozizé contre plusieurs rébellions armées, y compris en prenant part aux combats, comme en 2006 et 2007, aux côtés des forces armées centrafricaines, qui pourtant commettaient sous leurs yeux de graves exactions contre les populations civiles. Cela ne dérange pas non plus des investisseurs français comme Areva d’y conclure des contrats prometteurs, introduits en affaires à Bangui par les très françafricains Patrick Balkany – député UMP – et Fabien Singaye – conseiller de François Bozizé –.

Survie s’indigne que des institutions et des gouvernements qui prétendent défendre la démocratie restent muets devant le déroulement de ces élections : organisation du scrutin bâclée, absence d’affichage de listes électorales, vote par procuration abusif, nombre de votants sans rapport avec le nombre d’inscrits, bourrages d’urnes ou fausses urnes, étrangers en possession de fausses cartes d’électeurs, etc. Le fiasco, dénoncé par plusieurs opposants qui souhaitent déposer des recours devant la Cour constitutionnelle, était malheureusement prévisible. En effet l’ambassadeur de France à Bangui a depuis des mois affiché un soutien sans faille au président-dictateur sortant, confirmé par le nouveau ministre de la Coopération Henri de Raincourt qui déclarait début décembre « qu’une campagne électorale comme elle se déroule [partout] où la démocratie est le système politique en vigueur, peut maintenant s’engager ».

Cette attitude complaisante des autorités françaises est la même que lors des élections truquées en 2009 au Congo-Brazzaville, au Gabon et en Tunisie, ou en novembre 2010 au Burkina Faso, qui ont permis de reconduire des dictateurs notoires dans des pays où l’influence française, économique et politique, reste déterminante. L’Union Européenne finance la mascarade électorale centrafricaine avec le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) pour 9,5 millions d’euros sur 16 millions du coût total mais n’a pas envoyé de Mission d’Observation. Dans cette contribution la France apporte 500.000 euros, à la fois pour la CEI (Commission Electorale Indépendante) et pour l’observation par l’Organisation Internationale de la Francophonie, qui a l’habitude de valider les résultats escomptés en émettant quelques vagues réserves sur des irrégularités jugées mineures. Ces sommes sont comptabilisées dans l’aide européenne.

La situation géographique de la Centrafrique et ses ressources (diamants, uranium, bois, ivoire) en ont fait un terrain de prédilection que la France s’est toujours efforcée de contrôler étroitement, privant le peuple centrafricain de toute possibilité de se constituer en État indépendant. Ce pillage organisé condamne les habitants à la misère et à la violence, tandis que le clan au pouvoir s’enrichit scandaleusement en vendant les ressources du pays aux exploiteurs étrangers. Contribuer à la reconduite de ce système est criminel.

L’association Survie demande que les autorités françaises et européennes : cessent enfin de soutenir par tous les moyens un régime prédateur fondé sur la violence,
favorisent l’émergence d’un État de droit incluant la fin de l’impunité pour les criminels de guerre présents en Centrafrique, conditionnent le financement d’élections à la tenue d’un processus électoral qui garantisse réellement des élections non frauduleuses.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 16:06

 

 

Binguis

 

Une plainte de l’opposition contre le président de la CEI


Bangui, 09/02/2011 (Xinhuanet) - L’opposition centrafricaine annonce une plainte pour « fraude électorale » devant le tribunal correctionnel de Bangui contre le président de la Commission électorale indépendante (CEI), le pasteur Joseph Binguimalé, au sujet des élections présidentielle et législatives du 23 janvier, indiqué un document parvenu mardi à Xinhua.

Soulignant que « les observateurs tant nationaux et internationaux ont été unanimes à reconnaître la forte mobilisation des Centrafricains » pour voter, les adversaires du président sortant François Bozizé à la présidentielle, dénoncent le taux de participer de 54% annoncé par le président de la CEI au sujet du double scrutin. « Il s’agit de la non prise en compte des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote sur un total de 4618, soit un taux de 27,32 %, dans les résultats annoncés par la Commission Electorale dite Indépendante donnant Bozizé vainqueur au premier tour », souligne un communiqué conjoint signé de l’ex-président Ange-Félix Patassé, l’ex-Premier ministre Ziguélé et Emile Nakombo. « Il en découle que les suffrages ainsi inexplicablement omis se situent entre 400 000 et 500 000 voix sur 1 825 735 inscrits, soit une fourchette de 22 à 27 % de l’électorat ! », poursuit le texte.

Lors d’une conférence de presse dimanche dans la capitale du pays, Joseph Binguimalé a déclaré que les 1262 bureaux de vote concernaient les législatives et non pas l’élection présidentielle remportée dès le premier tour par le président Bozizé par 66,08% des voix, d’après les résultats provisoires publiés par la CEI « Certainement Binguimalé a confondu « 1262 urnes » à « 1262 bureaux de vote ». Nous lui rappelons que les élections étant groupées, il s’agit de la non prise en compte dans les résultats proclamés, des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote et non simplement de la disparition de 1262 urnes », affirment les trois candidats qui font également équipe avec l’ex-ministre de la Défense et chef rebelle Jean-Jacques Démafouth.

Ils appellent « la communauté internationale, et plus précisément les pays et organisations faisant partie du Comité de pilotage du processus électoral aux côtés de la Commission Electorale Indépendante (CEI), afin qu’elle assume jusqu’au bout ses responsabilités devant la dérive totale de ce processus électoral dont la finalité est la stabilisation de notre pays mais qui visiblement sombre dans le ridicule ». Les quatre candidats malheureux annoncent des recours en annulation des élections auprès de la Cour constitutionnelle dont le début des travaux est attendu avec impatience.

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 15:46

 

 

Ban Ki moon

 

L'ONU réclame la transparence des élections en RCA

Radio Ndéké Luka Mercredi, 09 Février 2011 13:46

« Depuis l'annonce des résultats provisoires des élections présidentielles, le Représentant spécial du Secrétaire général dans le pays a encouragé les autorités à répondre aux allégations d'irrégularités de manière transparente ».

C’est en ces termes que le porte-parole du Secrétaire Général de l’ONU, Martin Nesirky, a répondu mardi 8 février à la question d’un journaliste qui l’interrogeait sur la position de l’ONU quant aux accusations de fraudes massives portées par l’opposition suite au double scrutin du 23 janvier 2011.

Le porte-parole a également invité « les candidats ayant des griefs à suivre les procédures légales établies pour introduire des recours et la Commission électorale indépendante à communiquer sur les décisions concernant les bureaux de vote ». L'ONU a également appelé la Cour constitutionnelle de Centrafrique " à jouer pleinement son rôle, avec impartialité, comme prévu par la Constitution ».

Ces propos sont contenus dans un communiqué rendu public ce 9 février 2011 à Bangui par le BINUCA (Bureau intégré des nations Unies en Centrafrique). Il s’agit là de la première réaction officielle de L'ONU depuis la tenue des élections le 23 janvier dernier et la proclamation des résultats par la CEI, selon lesquels le président François Bozizé, candidat sortant, est victorieux dés le premier tour, avec 66,8% des suffrages exprimés, mais non encore confirmés par la Cour constitutionnelle. Les Centrafricains étaient appelés aux urnes pour des élections présidentielles et législatives, initialement prévues en avril 2009, mais reporté à deux reprises en raison de l'instabilité politique.

La rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), toujours active dans le nord du pays et qui n'a pas intégré le processus de paix, a d'ores et déjà indiqué que son mouvement allait « reprendre les armes afin de faire rétablir une réelle démocratie en Centrafrique ».

Le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU a encore précisé que l’ONU n'a pas eu de rôle d'observation lors de ces élections en Centrafrique mais continue de suivre de près le processus, via son Bureau intégré pour la consolidation de la paix dans ce pays (BINUCA). Celui-ci a coordonné le soutien de la communauté internationale à la Commission électorale centrafricaine.

 

NDLR : Les élections ayant déjà eu lieu, il est seulement et maintenant question de dire si compte tenu des nombreuses irrégularités,  des scandaleuses fraudes et intimidations de toutes sortes qui ont émaillé ces élections groupées ainsi que de la non comptabilisation des résultats de 1262 bureaux de vote, on ne doit pas purement et simplement les annuler et mieux préparer et en tenir d'autres plus transparentes et crédibles. Au lieu de faire dans la langue de bois comme le fait le porte-parole de Ban-Ki moon qui parle "d'allégations" d'irrégularités, c'est concrètement et directement sur cette problématique que doit se prononcer clairement l'ONU. Ce sont des accusations précises avec preuves à l'appui que les candidats de l'opposition ont formulées et non des "allégations" comme l'affirme M. Martin Nesirky depuis New York.  

 

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