Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 00:04

 

 

 

Nicolas Tiangaye

 

BANGUI (AFP) - 13.01.2013 19:53 - Par Patrick FORT

 

La Centrafrique attendait toujours dimanche soir la nomination d'un Premier ministre de gouvernement d'union nationale conformément à l'accord de Libreville, car, si l'opposition a choisi l'avocat Nicolas Tiangaye, le camp présidentiel affirme n'avoir pas reçu la proposition des rebelles.


"J'ai été désigné à l'unanimité par mes pairs. Nous avons envoyé le courrier avec mon nom au président de la République (François Bozizé) samedi à 18H00 (17H00 GMT) et nous attendons donc ma nomination", a affirmé à l'AFP dimanche Me Tiangaye.


L'accord de sortie de crise signé vendredi à Libreville prévoit "un nouveau Premier ministre issu de l'opposition. Le texte prévoit aussi que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne "pourra pas révoquer" le nouveau Premier ministre pendant la période de transition de 12 mois.


Toutefois, "le président ne veut pas être accusé de ne pas respecter les accords de Libreville. Il a reçu la proposition de l'opposition" démocratique (opposition politique), a affirmé à l'AFP Josué Binoua le ministre de l'Administration territoriale du gouvernement démis samedi.


"Mais il y a deux oppositions. Il y a aussi l'opposition des rebelles (du Séléka). Et le président attend un écrit de leur part pour connaître leur proposition, et ensuite soumettre tout cela au comité de suivi", présidé par le chef d'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, a ajouté M. Binoua.


De sources proches, l'alliance rebelle Séléka, qui a entamé son offensive le 10 décembre et provoqué le bouleversement politique à venir dans le pays, réclame le poste de la Défense, et certaines composantes du mouvement qui a souvent montré des dissensions internes, remettent même en cause l'accord de paix.


S'il est nommé, Me Tiangaye aura la difficile tâche de former un gouvernement où devront figurer à la fois des membres de l'opposition et du pouvoir mais aussi de la rébellion Séléka, de la société civile, ainsi que d'ex-rebelles ayant signé auparavant des accords de paix.


"La grande cuisine va commencer. Chacun va essayer d'avoir le plus de postes possibles", a commenté un membre de l'opposition sous couvert de l'anonymat.


"Il ne faut pas que ce soit purement politique. Etant donné la tâche à accomplir, il faut un gouvernement qui soit composé de toutes les parties mais aussi un niveau technique de compétence et de gens intègres", a souligné l'ambassadeur de l'Union européenne, Guy Samzun.


Du côté du pouvoir, "Le président a son mot à dire", a rappelé M. Binoua.


"Une lutte d'influence va avoir lieu", analyse un observateur, "Bozizé va tout faire pour savonner la planche du gouvernement. Actuellement, il est dans un creux mais c'est un battant et il va se reprendre. C'est un roublard et il sait mettre en place des stratégies".


Bozizé a d'ailleurs mobilisé ses troupes en réunissant dans l'après-midi 3 à 4.000 partisans au stade de Bangui.


"C'est la paix, nous sommes heureux. Nous allons changer de gouvernement, les rebelles vont repartir et nous allons enfin pouvoir exploiter nos richesses. Le président Bozizé a bien géré", a estimé Arsène Mandja, 19 ans élève de Terminale.


Ancien président de la ligue centrafricaine des droits de l'Homme, Me Tiangaye a notamment défendu l'ex-empereur Bokassa en 1986-1987 mais aussi... François Bozizé, accusé d'un complot sous le régime d'Ange-Félix Patassé en 1989.


Il a été président du Conseil national de transition (CNT, parlement de transition) en 2003 après la prise de pouvoir de Bozizé et a surtout été un des principaux rédacteurs de la Constitution adoptée en 2004.

 

© 2013 AFP

 

 

 

NDLR : Les futurs ministres doivent être non seulement des gens compétents et aussi d’honnêtes personnes mais il faut surtout que Bozizé ne puisse plus avoir une quelconque mainmise sur quelque portefeuille où on manipule de l’argent. Il faut notamment qu’il ne puisse plus placer un de ses hommes de paille au ministère des finances, ni au trésor, ni au ministère des mines, à celui des eaux et forêts voire même à l’agriculture et surtout pas aux télécommunications entre autres. Sa propension à la prédation est telle qu'il faut le marquer à la culotte ainsi que tous les ministres qu'il aura à placer au gouvernement. Des prédateurs bien connus comme Albert Besse et autre Parfait Mbaye ou Fidèle Ngouandjika pour ne citer que ceux-là qui lui sont d'une grande docilité doivent être proscrits dans le nouveau gouvernement dont la feuille de route ne saurait tolérer la présence en son sein de tels individus. Un important travail de nettoyage attend le prochain gouvernement de transition pour débarrasser l'appareil de l'état de la véritable armée d'incompétents et de corrompus qui le remplissent, presque tous recrutés sur des raisons hautement tribalistes et politiques. C'est un besoin de salubrité publique. Le KNK criera à la chasse aux sorcières mais on ne saura faire l'économie de ce ménage des écuries d'Augias.   

 

Par ailleurs, la lamentable façon avec laquelle il a insulté l'armée dans son message du 31 décembre 2012 ajoutée à sa désastreuse gestion de cette institution sont telles que bien qu’il se prend pour un général d’armée, il n’a plus le droit de se mêler des questions militaires ni de sécurité dans ce pays. C’est dans ces deux domaines que le bilan de sa gestion est le plus catastrophique donc il est totalement disqualifié à avoir quelque prétention que ce soit ou à vouloir  la ramener dans ces secteurs. 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 23:55

 

 

Djotodia et Willybiro

 

 

http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com   dimanche, 13 janvier 2013

 

L'accord qui fâche tout le monde… ou presque. Si l'on en croit certaines voix au sein du Séléka, Michel Djotodia, le chef de la délégation rebelle, aurait signé "un peu vite"  avec François Bozizé et surtout sans l'accord des chefs militaires. Sur le terrain, les commandants de la rébellion jugeraient le texte "inapplicable", donnant la part belle à l'opposition politique.


Après un mois de conflit armé et trois jours de difficiles négociations, un accord a finalement été signé entre François Bozizé, la rébellion Séléka et l'opposition politique. Le texte prévoit l'organisation d'élections législatives dans 12 mois et la nomination d'un nouveau Premier ministre "issu de l'opposition politique". Le président centrafricain, François Bozizé sauve donc son fauteuil jusqu'au 2016 et ne pourra pas de représenter, tout comme il lui sera interdit de révoquer son Premier ministre pendant la période de transition. L'accord prévoit également "le retrait de toutes les forces militaires étrangères du pays" (on pense bien sûr aux mercenaires sud-africains), à l'exception des Forces africaines de la FOMAC. Le nouveau Premier ministre devrait être désigné très rapidement, puisque l'opposition politique a déjà désigné l'avocat Nicolas Tiangaye comme son candidat.

 

Une opposition politique archi-gagnante



Côté rebelle, l'ambiance est nettement moins euphorique. Très rapidement après la signature de l'accord, des voix dissonantes se sont fait entendre. La Séléka est en effet la grande perdante du texte de Libreville. La rébellion espérait au moins la primature, qui revient en fait à l'opposition politique, et une reconnaissance des grades militaires pour les rebelles. Au final : rien de tout cela ne figure dans l'accord de Libreville. Un membre du Séléka, très remonté, se demande quelle mouche a piqué son chef de délégation, Michel Djotodia, de signer aussi rapidement avec François Bozizé un tel texte. Quelque peu déboussolé, il nous affirme que "ces accords n'engagent pas les chefs militaires du mouvement… Ils sont tout simplement inapplicables !". Ce membre du Séléka trouve également que l'opposition politique sort archi-gagnante de Libreville, alors "qu'elle n'a rien fait". "C'est un peu comme si elle avait gagné au Loto !" conclut-il.

 

Un accord "mort né"


Depuis vendredi, jour de la signature de l'accord, ça tangue sévèrement au sein de la rébellion. Certains craignent même l'implosion du mouvement. Une autre composante du Séléka a ouvertement critiqué l'accord de Libreville ce dimanche sur internet. Il s'agit de l'Alliance pour la renaissance et la refondation (A2R). Cette faction, très nouvelle dans la "galaxie Séléka", est principalement constituée d'officiers des FACA, l'armée régulière centrafricaine, hostiles au régime Bozizé. L'A2R n'a rejoint la coalition Séléka que fin décembre 2012. Dans un communiqué rédigé à Bimbo, le 12 janvier dernier, l'A2R estime que "le rendez-vous de Libreville n’aura été qu’un bal macabre de fossoyeurs car les questions de fonds n’auront pas été abordées et tranchées". Et de conclure : "l’accord politique de Libreville est mort né".


Bozizé seul...mais toujours président


A Bangui, dans l'entourage de François Bozizé, l'accord de Libreville fait grincer quelques dents. On accuse en effet le président centrafricain d'avoir sauvé son poste, au détriment de son gouvernement et d'avoir "tout donné". Seul François Bozizé peut savourer les bénéfices de l'accord de Libreville : une présidence assurée jusqu'en 2016, une rébellion stoppée militairement, désorganisée politiquement et une opposition moribonde qui se querellera sans doute autour des postes gouvernementaux à se partager. Une seule interrogation ? Qu'a gagné Michel Djotodia a signer dans la précipitation cet accord ? On peut supposer avoir la réponse dans quelques jours, une fois le gouvernement de transition composé.



Christophe RIGAUD - Afrikarabia

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 23:26

 

 

 

char-fran-ais.jpg

 

 

13 jan. 2013

 

L’AFP rapporte aujourd’hui qu’une dizaine de gendarmes français de l’unité spéciale d’intervention (GIGN) sont déployés depuis une semaine au Mali afin de renforcer la sécurité de l’ambassade française à Bamako. « Ils appartiennent à la Force sécurité protection (FSP) du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) », explique une source sécuritaire française s’exprimant sous couvert de l’anonymat. « D'autres gendarmes du GIGN sont également présents à l'ambassade de France à Bangui (Centrafrique) », poursuit cette même source.

 

(Source : AFP)

 

 

NDLR : Avec Bozizé et ses méthodes de voyou consistant à faire payer des oisifs par ses suppôts du KNK genre Guénébem, Lévy Yakité et Yambété  pour qu’ils aillent caillasser les ambassades établies à Bangui, le déploiement de ce genre de soldats d’élite est nécessaire. Désormais il réfléchira à deux fois avant de prendre des initiatives de voyou.  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 17:23

 

 

JOseph-Nestor-Ouamba-Patas.jpg

                 

 

Que les Démocrates exultent!  C’est bien raisonnable. Qu’ils glosent sur l’opportunité des accords politiques de Gabon des 10-11 Janvier 2013 ! C’est dire qu’ils font preuve d’une maturité politique incontestable et incontestée pouvant signifier à la Communauté Internationale : qu’ils sont capables de décider le commencement de la fin du régime politicide de Bozizé. En signant les accords politiques de Gabon, Bozizé a  lui- même signé son déclin. Pour dire vrai, Séléka et l’opposition démocratique ont écrit le « déclinisme de Bozizé ». Et c’est juste. 

 

Ce n’est pas l’auteur de ces lignes qui le dit. Mais, c’est  plutôt le texte des accords politiques qui le signifie. Alors vous direz quoi ? Et bien sûr oui. Les accords politiques de Gabon font de Bozizé, un homme à la tête de l’Etat sans pouvoir réel. Ils ont morcelé le Pouvoir d’Etat qui était le sien, proclamant ainsi son confinement. Et les démocrates doivent le savoir et le porter à l’intention de la Représentante des Nations Unies en Centrafrique. Outre, c’est ce qu’on peut qualifier le « Dépeçage du Pouvoir de l’Etat » par les accords politiques de Gabon.

 

En un mot, Bozizé au travers ces accords, n’attend que sa retraite du Pouvoir de l’Etat. Il appartient aux démocrates de veiller à son application stricte afin que la Centrafrique entre dans l’ère de la Démocratie. C’est difficile à réaliser, mais  pas impossible ou insurmontable. La Centrafrique doit se dire : quelle priorité lui sied ? La réponse réside dans la stabilité de la Centrafrique et non l’instabilité. La discipline budgétaire,  la refonte de l’Armée et sa modernisation. Elle se trouve dans l’action de mettre fin aux avidités des hommes politiques notamment les élites et les militaires (officiers et autres), le refus des injustices, des discriminations selon qu’on appartient ou non à des minorités ethniques.

 

Elle se trouve dans la relance économique, l’endiguement du chômage des jeunes, la construction des infrastructures nécessaires au développement – notamment les routes,  les ponts –,  la réforme du système éducatif, la réforme de la Santé et aussi la promotion des Droits de l’Homme.  Ce sont des tâches qui reviennent aux démocrates selon les accords politiques de Gabon. Outre, même si ces accords politiques n’ont pas  une force juridiquement contraignante,  ils sont à respecter par Bozizé  parce qu’ils font partie des  documents du droit international. Si Bozizé se montre retors à l’application stricte de ces accords politiques ; il commet alors l’Estopple.

 

C’est-à-dire qu’il ne respecte pas sa parole donnée. Et sa mauvaise foi l’accable. Cela dit, que Bozizé aille ou pas jusqu’à la fin de son mandat ne doit pas intéresser les démocrates. Il est déjà fini. Mais sa véritable fin sera devant les juges centrafricains et ceux qui ont contribué à l’installer au Pouvoir de l’Etat.  En le disant, il faut souligner qu’Idriss Déby Itno et l’Etat tchadien devront un jour répondre aussi devant une juridiction spécialement constituée pour avoir soutenu, aidé et porté (détruisant, pillant, infrastructures de l’Etat, tuant et assassinant des centrafricains au cours de la descente de ses troupes vers Bangui) Bozizé au Pouvoir de l’Etat le 15 Mars 2003 par coup d’Etat. L’Etat tchadien devra dire pardon aux démocrates centrafricains, si ce n’est à la Centrafrique. Les démocrates centrafricains l’exigeront. Même si Idriss Déby Itno disparaissait de ce bas-monde, l’Etat tchadien le prononcera par la voix de son nouveau président tchadien. C’est une obligation juridique d’une part, et un devoir d’éthique politique d’autre part.


Enfin, les démocrates doivent être déterminés à prendre en compte les accords politiques de Gabon pour pacifier le paysage politique, c'est-à-dire promouvoir la liberté d’expression et exclure le régime politicide de Bozizé. C’est la Centrafrique des démocrates. La crise a défini la rupture d’avec l’autocratie.

 

Joseph-Nestor Ouamba-Patas

               Strasbourg

 


President Barack Obama, sure America is avoided fiscal cliff, reducing its unemployment rate, and making a good economic recovery at that moment. President François Hollande, yet, is facing huge unemployment and economic restructuring. Secretary General Ban-Ki Moon; international security and stability, peace and peace-building are upon yours shoulders to be set.  Despite the tough condition in which the world is now experiencing and the heavy duties which are yours to promote  Democracy, Freedom and Human Rights, to reduce poverty by implementing prosperity through free enterprise and private sector;  Democrats in Central African Republic look upon you to consider their aspiration for Democracy. Power of Sate concentration in the hand of Bozize, its refusal to share power with Democratic opposition and to put into practice former political agreements with some group of rebels in 2007-2008 its greed and trend to manage Treasury as its property, its disregard for Human Rights respect explain the crisis on the link of which, to-day is confined as a King without power waiting its time to step down. This is a crisis. 

 

And this crisis brought the break of dictatorship. And crisis means on this way : exit. Democrats know how it is suitable to tackle autocratic regime. They have done. Bozize is now under huge pressure of CEEAC, political agreements, Democratic opposition, Seleka and International Community. As stability and prosperity of this country depend at first on its citizens, they depend also on its international economic partners. Among them, United States of America and France could be named as so important. By opting to sign political agreements with Bozize, Democrats in Central African Republic affirmed their will to end Bozize autocratic regime.  Political agreements which took place on January 10-11 2013 in Gaboon mean that: Bozize Power of State is communiting. Bozize Power of State is emasculated for the safe of Democracy process in Central Afican Republic. These agreements give obligation to President Barack Obama through Department of State, President François Hollande through Quai d’Orsay and United Nations Secretary General Ban-Ki Moon in New-York to appreciate Bozize good faith regarding its implementation.

 

Seléka, Democratic opposition and those who believe in change without Bozize say that: “greed and grievance” according to Paul Collier and Anke Hoeffler, political violence, State-Led Discrimination are characterized Bozize trend policy before these political agreements. Then Bozize is a Politicide according to Democratic opposition. They have targeted because of their political opposition to him. Even if, these political agreements lack a coercion frame, they represent legal powerful documents by which Bozize will be judged by Democrats in Central African Republic and in the International Community. The process to put away Bozize from the Power of State is now undergoing. International Community should give support to Democrat opposition in Central African Republic.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 14:08

 

 

 

Me-Zarambaud-Assingambi.JPG

 

 

ARRESTATIONS, ENLEVEMENTS, GARDES A VUE, DETENTIONS, SEQUESTRATIONS ET RADIO MILLE COLLINES

 

 

AVERTISSEMENT

 

 

            Les développements qui suivent ne constituent en rien une caution des pertes en vies humaines, saccages et pillages qu’on déplore et condamne depuis le lancement de l’offensive militaire de la coalition SELEKA.

 

______________

           

Depuis plusieurs mois, Le Journal MEDIAS + publie régulièrement et courageusement sur sa première page la photo de Serge Venant MAGNA en indiquant le nombre de jours passés depuis son « enlèvement », les traitements qu’il subit, le lieu où il se trouve et l’absence de procès.

 

            Ainsi, dans la parution n° 659 du Vendredi 28 Décembre 2012, on peut lire : « 137ème JOUR DE L’ENLEVEMENT, DE DEPORTATION, DE TORTURE, DE TRAITEMENTS HUMILIANTS ET DEGRADANTS DE SERGE VENANT MAGNA A LA MAISON D’ARRET FRANCOIS BOZIZE     AU « GUATANAMO » SANS MOTIF ET SANS PROCES ». Il manque le qualificatif INHUMAINS en ce qui concerne les traitements. D’autres journaux  ont fait état de la « détention » de 16 Nigérians au Camp militaire de Bossembélé et au Camp De Roux depuis plusieurs mois, ainsi que de 6 douaniers de Bouar et de l’épouse du Procureur de cette localité au camp militaire de Bossémbélé depuis plus d’un mois.

 

            Monsieur Serge Venant MAGNA aurait été enlevé parcequ’on le soupçonnerait d’être le complice de l’ancien Ministre d’Etat Sylvain NDOUTINGAI. Or celui – ci n’a jamais été poursuivi depuis son limogeage ; il a même accordé une interview à la Voix de l’Amérique en démentant avoir été arrêté et, selon les journaux, le Président de la République a pris généreusement en charge sa prétendue évacuation sanitaire au Maroc, d’où il serait parti au Burkina Faso gérer ses innombrables affaires, puis en France.

 

            Pourquoi alors enlever ses collaborateurs (on parle aussi de la tentative d’enlèvement de son ex-chauffeur et de son ex-aide de camp), eux qui n’ont fait que leur travail ? « Mutatis mutandis » (en changeant ce qui doit l’être), le Général De Gaulle avait fait de même avec Jean – Paul SARTRE, le grand philosophe de « la nausée », mais il n’y a évidemment aucune comparaison à faire. N’est pas Jean – Paul SARTRE qui veut.

 

            En effet, lorsque le Journal La Cause du Peuple avait été interdit, Jean – Paul SARTRE s’était juché sur un tonneau et s’était mis à le vendre. Les policiers avaient demandé au Général De Gaulle s’il fallait l’arrêter, mais il leur avait répondu « on n’arrête pas Voltaire ». Alors, les policiers n’arrêtaient que ceux qui achetaient le Journal des mains de Jean – Paul SARTRE.

 

            Depuis quelques jours, Radio Ndékéluka dénonce courageusement des « enlèvements » de personnalités civiles, ce que pour sa part RFI qualifie d’« arrestations ».

 

            Quelle différence y a – t – il entre ces deux termes, et que signifient les termes qui s’y rattachent, à savoir garde à vue, détention et séquestration ?

 

Arrestations et enlèvements

 

            Les Autorités auxquelles le code de procédure pénale confère le droit d’arrêter une personne sont les agents et officiers de police judiciaire (la police judiciaire), les Procureurs, les Juges d’instruction, les tribunaux et les Cours d’Appel.

 

            Aux termes de l’article 13 du code procédure pénale, « les officiers de police judiciaire sont :

 

Les officiers, les commandants de brigade et chefs de poste de gendarmerie nominativement désignés par arrêté conjoint du Ministre de la Justice et du Ministre de la Défense Nationale, après avis conforme d’une commission d’habilitation.


Les contrôleurs, les directeurs des services actifs de la police, les commissaires et les officiers de police ainsi que les inspecteurs principaux nominativement désignés par arrêté conjoint du Ministre de la Justice et du Ministre en charge de la Sécurité Publique, après avis conforme d’une commission d’habilitation ».

 

            Aux termes de l’article 18 du code de procédure pénale, « Sont agents de police judiciaire :

 

Les gradés de la gendarmerie qui n’ont pas la qualité d’officier de police judiciaire et les gendarmes.


Les inspecteurs qui n’ont pas la qualité d’officiers de police judiciaire »

 

            L’article 20 précise qu’ «outre les conditions exigées par le présent code, la qualité d’officier de police judiciaire ou d’agent de police judiciaire doit être sanctionnée et reconnue par la commission d’habilitation créée par un décret pris sur rapport conjoint des Ministres de la Justice, de la Défense Nationale et de la Sécurité Publique ».

 

            Outre les officiers et agents de police judiciaire des articles 13 et 18, l’article 21 dispose que « Participent à la police judiciaire, les fonctionnaires et agents des services publics auxquels des lois spéciales confèrent des pouvoirs de constatations et de poursuites, et ce, dans les conditions et limites fixées par ces textes ».

 

            De ce qui précède, il résulte que :

 

Malheureusement, les arrêtés conjoints de désignations nominatives des officiers de police judiciaire n’ont jamais été pris, et la commission d’habilitation n’a jamais été mise en place ;


Les militaires de la Sécurité Présidentielle, dont la mission consiste exclusivement à assurer la sécurité du Chef de l’Etat, et à « contribuer » au maintien des libertés et des institutions, conformément aux dispositions de l’article 29 du décret n° 81/199 du 9/5/81 fixant les conditions de participation de la Garde Présidentielle au maintien de l’ordre, ne peuvent pas procéder à des arrestations. Aux termes de l’article 1er, ils ne peuvent effectuer que « des opérations de contrôle ou de maintien de l’ordre ». L’article 4 précise que « le Commandant de la garde présidentielle ne peut faire usage de la force que dans l’un des cas suivants :

 

Si des violences ou voies de fait sont exercées contre les gardes


Si celle-ci ne peut défendre autrement le terrain qu’elle occupe ou les postes dont la garde lui est confiée »

 

Au surplus, les dispositions de l’ancien code de procédure pénale qui leur accordaient la qualité d’officier de police judiciaire n’ont pas été reconduites par le nouveau code de procédure pénale


Les milices auto-proclamées gardiennes de la sécurité des banguissois, armées de machettes, de gourdins et de « kokoras » de l’association « COCORA » de Lévi YAKITE and Co qui se disputent l’invasion juteuse des Avenues de la capitale ont encore moins qualité pour procéder à des arrestations, notamment en raison de l’appartenance vraie ou supposée à l’ethnie Goula ou à la religion musulmane. Ainsi, un basketteur de ZARASCLO a été enlevé à Bangui et relâché au PK 26 route de MBAÏKI, après menace de déportation au camp militaire de Bossémbélé, au motif qu’il serait Goula, parcequ’il mesure 2,05 mètres.

 

Pour plus de détails sur les missions de la Sécurité Présidentielle et les modalités d’exécution de ces missions, l’on peut utilement se reporter au volumineux arrêté n° 116 du 26 Avril 1982 fixant les conditions de participation des forces armées au maintien de l’ordre, étant observé que pour l’heure, Dieu merci, l’ordre n’est pas ou pas encore troublé à Bangui.

 

L’exemple du tribalisme et de l’exclusion vient d’en haut puisque, parlant de Monsieur ABDOULAYE MISKINE à la radio, Monsieur Lévi YAKITE a déclaré qu’il est d’ethnie Sara et de « petite » ethnie Ngama. Quel était l’objectif d’une telle indexation, si ce n’est d’attiser les haines ethniques ? De même, dès lors que la nationalité centrafricaine de la mère d’Eric MASSI ou NERIS ne semble pas être contestée, pourquoi dénier à ce dernier la qualité de Centrafricain et le traiter d’étranger ? Par phallocratie ou rejet de l’égalité des sexes, improprement appelée question genre, une mère n’aurait – elle pas le droit de transférer sa nationalité à son fils ? De même, être musulman signifie – t – il nécessairement n’être pas Centrafricain, si l’on en juge par les exactions et l’ostracisme dont les musulmans sont victimes et qu’ils dénoncent ?

 

            Il s’ensuit  que les prétendues arrestations de civils opérées par des militaires sont en réalité des enlèvements, purement et simplement. Comme tels, ces enlèvements doivent être condamnés avec la dernière énergie et leur cessation doit être exigée et obtenue pour l’avenir. Ces enlèvements rappellent fâcheusement qu’avant sa fuite, l’ex-Président du Tchad HISSEIN HABRE avait fait enlever et massacrer de nombreux opposants politiques encore en liberté, étroitement et illégalement surveillée, ainsi que tous les prisonniers politiques qui se trouvaient dans ses geôles – mouroirs de triste mémoire.

 

Dans un pays comme le nôtre où, depuis 2008, sévissent des rébellions, ainsi qu’une horde de mercenaires sans foi ni loi venue de la lointaine OUGANDA sans frontière avec nous qui assassinent, violent, pillent, emportent en esclavage de nombreux fils et filles pour en faire des porteurs comme aux temps de la colonisation, des brigands forcés et des esclaves sexuelles s’agissant des filles et des femmes, la place des militaires est au front, et non dans les villes, au surplus pour procéder à des enlèvements ou aux barrières illégales ou légales sur les routes pour rançonner les usagers de la route, ou encore dans le commerce, qui leur est interdit par la loi.

 

            Il est vrai que l’exemple de l’exercice du commerce vient d’en haut, du Président de la République, Chef Suprême des Armées (station Rex au Km5) au Chef d’Etat - Major des FACA, en passant par le Ministre Délégué à la Défense Nationale, avec l’ « avantage » de se payer à la source sur les salaires lorsqu’ils vendent des marchandises à des militaires. Même les Mess des Officiers et hommes du rang n’ont pas échappé à leur boulimie commerciale.

 

Gardes à vue, détentions et séquestrations

 

            Croyant bien faire, l’ancien code de procédure pénale institué par la loi n° 61/265 du 15 Janvier 1962 avait fixé la durée de la garde à vue à seulement 48 heures comme en France, aux termes de son article 35 a) qui disposait : « Dans les lieux où réside un magistrat du Ministère Public, si par nécessités de l’enquête, l’officier de police est amené à garder à sa disposition une ou plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé à l’infraction, il ne pourra le faire que pendant 48 heures ». Cette durée avait été portée à 8 jours en matière de crime flagrant par l’article 2 de la loi 62. 336 relative à la procédure de crime flagrant.

 

            Or faute de moyens, et aussi faute de culture démocratique et légaliste, la durée de la garde à vue n’était jamais respectée, et les procureurs délivraient à la police judiciaire des autorisations de prorogation de garde à vue, en toute illégalité, puisqu’une telle prorogation n’était pas prévue par la loi.

 

            C’est pourquoi, afin de mettre un terme à ces abus, le nouveau code de procédure pénale dispose en son article 40 : « Dans les lieux où réside un Magistrat du Ministère Public, si par nécessité de l’enquête, l’officier de police judiciaire est amené à garder à vue une ou plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé à l’infraction, il ne pourra le faire que pendant 72 heures renouvelables une seule fois. A l’expiration de ce délai, la personne gardée à vue sera en tout état de cause présentée au Procureur de la République ou mise immédiatement en liberté ».

 

            Malheureusement, prisonnières de ses mauvaises pratiques d’antan, la police judiciaire persiste à demander et à obtenir du Procureur de la République des autorisations de prorogations de garde à vue, en toute illégalité, puisque le nouveau code de procédure pénale n’a rien prévu de tel.

 

            Dès lors que le délai de garde à vue a expiré, la garde à vue se transforme ipso facto en détention arbitraire et séquestration, qu’il faut condamner avec la dernière énergie ; il faut en exiger et obtenir la cessation pour l’avenir.

 

            Il convient par ailleurs de relever que les enlèvements sont généralement opérés de nuit, à la suite de fouilles des domiciles sans mandats de justice et hors cas de flagrants délits ou d’appels au secours provenant de l’intérieur des domiciles, ce qui est formellement interdit par le code de procédure pénale, conformément aux dispositions de l’article 45.

 

            Article 45 : « Les perquisitions, visites domiciliaires, fouilles à corps et saisies de pièces à conviction, ne peuvent avoir lieu qu’avec l’assentiment exprès et constaté au procès – verbal de la personne qui en est l’objet ».

 

            « Les témoins sont entendus sans prestation de serment ».

 

            « Les visites domiciliaires et perquisitions ne pourront avoir lieu que de 5 heures à 18 heures sauf cas de flagrance, réclamation faite de l’intérieur de la maison ou exceptions prévues par la loi ».

 

            Une procédure spéciale est prévue par les articles 46 et 47 en ce qui concerne les perquisitions au bureau ou au domicile d’un Magistrat, ainsi qu’au cabinet ou au domicile d’un Avocat. Cette procédure n’avait pas été respectée lorsque le domicile de l’ex Bâtonnier Symphorien BALEMBY avait été perquisitionné dans le cadre de l’incendie du magasin Rayan du tout puissant ALI El AKHRAS ; celui – ci n’a pas payé à ce jour le prix de l’adjudication de l’immeuble mitoyen BANGUI 2000, source du litige, mais à ce jour aucun juge n’a osé annuler l’adjudication devenue butin politique faute de paiement du prix.

 

            Etant donné que la liberté ne se donne pas mais s’arrache, les personnes victimes d’enlèvements, de détentions arbitraires, de perquisitions illégales et de séquestrations doivent avoir le courage de déposer plainte entre les mains des juges d’instruction, sans se préoccuper de savoir si elles recevront ou non une suite favorable, laissant les juges face à leur conscience et à leur devoir.

 

Des lieux légaux de détention et des droits des gardés à vue et détenus

 

            On parle de garde à vue lorsque, par nécessité de l’enquête, la police judiciaire garde à sa disposition une personne soupçonnée d’avoir participé à l’infraction dont ladite police judiciaire est chargée de la constatation, du rassemblement des preuves, de la recherche des auteurs et de la présentation de ceux-ci aux Magistrats du Ministère public, conformément à l’article 11 du Code de procédure pénale.

 

            On parle de détention lorsqu’une personne soupçonnée d’avoir participé à l’infraction est placée sous mandat de dépôt ou d’arrêt, c’est – à – dire est mise en état d’arrestation, avant jugement définitif, par le Procureur de la République, le Juge d’instruction, le Tribunal Correctionnel ou la Cour d’Appel.

 

            L’inculpé, appelé maintenant en France le mis en examen, est une personne contre laquelle, conformément à l’article 51 alinéa 3, un juge d’instruction a retenu « des indices laissant présumer qu’elle a participé comme auteur ou complice ou fait dont il est saisi ».

 

            Le prévenu est celui qui est traduit devant un Tribunal Correctionnel ou de simple police ou devant la Cour d’Appel pour délit.

 

            L’accusé est celui qui est traduit devant une Cour Criminelle pour crime.

 

            Il est regrettable que, sans tenir compte de l’encombrement des prisons ou des garanties de représentation (domicile fixe, famille, revenus- - - ), les Tribunaux correctionnels assortissent systématiquement leurs condamnations à des peines de prison d’un mandat de dépôt.

 

            S’agissant des lieux où les gardés à vue, détenus et condamnés doivent être placés, ils sont régis par les articles suivants du code de procédure pénale :

 

            Article 405 : « les inculpés, prévenus et accusés soumis à la détention provisoire, la subissent dans une maison d’Arrêt ».

 

            Article 421 : « Les établissements pénitentiaires reçoivent, à l’exclusion de tous autres, les personnes en détention provisoire ou condamnées à une peine privative de liberté. Un acte d’écrou est dressé pour toute personne qui est conduite dans un établissement pénitentiaire ou qui s’y présente librement ».

 

            Article 422 : « Nul agent de l’administration pénitentiaire, nulle personne y faisant fonction ne peut, à peine d’être poursuivie et punie comme coupable de détention arbitraire, recevoir ou détenir une personne qu’en vertu d’un arrêt ou jugement de condamnation, d’une ordonnance de prise de corps, d’un mandat de dépôt ou d’arrêt, d’un mandat d’amener lorsque ce mandat doit être suivi d’incarcération provisoire, ou d’un ordre d’arrestation établi conformément à la loi, et sans qu’est été donné l’acte d’écrou prévu dans les dispositions du présent code ».

 

            Les droits des gardés à vue sont régis par les articles suivants du code de procédure pénale :

 

            Article 40 alinéa 3 : « Tout individu arrêté est informé, au moment de son arrestation, des raisons de cette arrestation. Il devra en outre être informé de son droit de se faire assister par un Avocat ».

 

            Article 42 : « Lorsque, pour les nécessités de l’enquête, l’officier de police judiciaire est amené à garder à vue la personne poursuivie, il doit en aviser immédiatement le Procureur de la République, même si cette mesure intervient un jour non ouvrable ».

 

            « Il doit aviser la famille de la personne soupçonnée ou l’un de ses proches ».

 

            « En outre, il doit informer la personne gardée à vue de son droit de choisir un Avocat et de bénéficier de l’assistance d’un médecin ou de toute autre personne qualifiée ».

 

            « Mention des obligations prescrites ci-dessus sera faite au registre de la garde à vue et au procès – verbal d’enquête ».

 

            « La présence d’un Avocat auprès de la personne gardée à vue détenue est de droit si cette dernière la réclame ».

 

            Article 49 : « Le procès – verbal doit à peine de nullité, mentionner la durée des interrogatoires, celle du temps de repos, la visite du médecin ou du conseil choisi par l’intéressé ».

 

            S’agissant de la privation de liberté ordonnée par un juge d’instruction, l’article 93 dispose :

 

            « En toute matière, le juge d’instruction qui envisage de placer l’inculpé en détention provisoire informe celui-ci de ce qu’il a le droit à l’assistance d’un conseil (avocat) de son choix ».

 

            « Il l’avise également de son droit de disposer d’un délai pour préparer sa défense ».

 

            « Mention de cette formalité est portée au procès – verbal ».

 

            « L’Avocat peut consulter sur le champ le dossier et communiquer librement avec l’inculpé ».

 

            Il s’ensuit que séquestrer des personnes civiles dans les camps militaires de Bossémbélé et De Roux est totalement illégal et attentatoire aux droits de l’homme, d’autant que ces séquestrations, faites à la suite d’enlèvements sans informations quant à leurs causes, sont exclusives de toute information de la famille et de tout droit d’assistance par un Avocat et un Médecin. Dans l’affaire RAIKINA et autres, poursuivis pour prétendue tentative de Coup d’Etat, le régime avait poussé l’outrecuidance jusqu’à les déporter au Camp militaire de Bossémbélé après leur relaxe (mise hors de cause) par le Tribunal Correctionnel de Bangui. Dans l’affaire de l’incendie du magasin RAYAN, les déportés du camp militaire de Bossémbélé n’avaient droit ni à l’assistance d’un médecin et de leurs Avocats, ni aux visites de leurs familles ; ils faisaient leurs besoins naturels dans des sachets qu’à tour de rôle, sous la menace des armes, l’un d’entre eux devait aller jeter le matin ; ils ne bénéficiaient d’une douche sommaire dehors, sous les regards des passants qu’une fois par semaine, y comprises les femmes.

 

            Ces séquestrations doivent être condamnées avec la dernière énergie et leur cessation pour l’avenir doit être exigée et obtenue sans délai.

 

Respect de la Constitution et appels au meurtre et au saccage

 

            Respecter la Constitution, ce n’est pas seulement respecter le nombre et la durée des mandats présidentiels.

 

            Respecter la Constitution, c’est respecter toutes ses dispositions, et non respecter uniquement celles de ses dispositions qui arrangent.

 

            Respecter la Constitution, c’est respecter toutes les dispositions ci-dessus énumérées, mais c’est aussi avoir mis en place les municipalités et les régions élues dans le délai d’un an à compter du 27 Décembre 2004, en lieux et places des Délégations Spéciales nommées « ad vitam aeternam » au lieu des 3 mois prévus par la loi sur les collectivités territoriales.

 

            Respecter la Constitution c’est ne pas laisser impunis un membre de la sécurité rapprochée du Chef de l’Etat assassiner simultanément à Bossangoa les 3 fils de l’ancien combattant d’Indochine Simon YALESSEM (sans protestation de l’Ambassade de France), c’est ne pas laisser ce même individu couper impunément l’oreille gauche du jeune TELLOT Prince Junior, avec son couteau commando publiquement, comme par hasard à la station service du gérant François BOZIZE.

 

            Respecter la Constitution, c’est ne pas laisser ses fils attacher en arbatacha, suspendre à une branche d’arbre et battre comme plâtre une employée de maison jusqu’à ce qu’elle perde l’usage de ses bras, enlever 2 frères dans une kermesse, les emmener au cimetière de Ndrès, tenter de les enterrer vivants, puis les y abandonner à minuit.

 

            Respecter la Constitution, c’est faire la lumière sur la « disparition » du Colonel MASSI, que le Président Tchadien a déclaré l’avoir livré aux Autorités Centrafricaines, afin de taire les rumeurs selon lesquelles on lui aurait crevé les yeux avant de l’assassiner et de l’enterrer nuitamment hors de Bangui.

 

            Respecter la Constitution, c’est ne pas interdire les partis politiques de l’opposition d’accès aux médias d’Etat, en violation de la loi sur le libre accès des partis politiques aux médias d’Etat, ne pas exiger qu’ils obtiennent une autorisation gouvernementale pour se rendre en provinces afin de faire connaître au Peuple leurs propositions pour une alternance démocratique et paisible, ne pas laisser impunis des nervis qui ont dispersé leur seule tentative de meeting avec des cocktails Molotov.

 

            Respecter la Constitution, c’est ne pas caporaliser les médias d’Etat et les transformer en « la voix de son maître » qui ne diffuse que les opinions du quasi-Parti Unique KNK, insulte les opposants jusqu’à les traiter d’incapables d’élever leurs enfants, à travers des émissions haineuses comme « yé so é lingbi ti inga », « bango ndo ti gbia ti kodro », et « patara ».

 

            Toute la nuit du Mercredi 9 Janvier au Jeudi  10 Janvier 2013, le sommet a été atteint et Radio Centrafrique, devenue plus que jamais « Radio Mille Collines », a carrément appelé au meurtre du Bâtonnier Nicolas TIANGAYE, porte parole de la délégation de l’Opposition démocratique, notamment par les diatribes haineuses et les vociférations de Monsieur Lévi YAKITE depuis Libreville.

 

            Ne faisant intervenir que les partisans du KNK pour rendre compte des discussions de Libreville, Radio Mille Colline, ex – Radio Centrafrique, a couvert de fleurs la coalition SELEKA et, sans craindre de se contredire, a soutenu que le seul et véritable « ennemi » du peuple Centrafricain, c’est le Bâtonnier TIANGAYE, qui aurait demandé à la coalition SELEKA de venir massacrer et violer le Peuple Centrafricain. La « preuve » serait qu’il aurait reçu un appel téléphonique d’un dirigeant de la coalition mais n’y aurait pas répondu, craignant d’être sur table d’écoute.

 

            Cette déclaration révèle « ipso facto » que le Bâtonnier TIANGAYE est sur table d’écoute, bien évidemment sans décision de Justice. Elle révèle aussi la turpitude de ses auteurs, dans la mesure où le Bâtonnier TIANGAYE ne saurait être tenu pour responsable de la décision d’un dirigeant de la coalition de lui téléphoner, ni d’avoir commis on ne sait quelle faute en ne répondant pas.

 

            Appelant indirectement au meurtre du Bâtonnier Nicolas TIANGAYE, Radio Mille Collines a soutenu que si un projectile le heurte, qu’on n’accuse pas le Président BOZIZE. Curieusement, les Proviseurs des Lycées Boganda, Miskine et Gobongo, censés être des intellectuels de haut niveau dotés d’esprit critique, sans exiger d’écouter eux-mêmes les déclarations du Bâtonnier TIANGAYE, se sont à leur tour lancés à corps perdu dans son lynchage médiatique. Lors du meeting du 10 Janvier, Place de la République, la foule, galvanisée par les organisateurs, chantait en chœur : « TIANGAYE kanga bè ti mo, Alleluia, yé so a ouara MASSI gbanda a ouara mo ! » (TIANGAYE tu ne perds rien pour attendre alleluia, ce qui est arrivé à MASSI t’arrivera !). terrible aveu d’assassinat de Charles MASSI et appel ouvert au meurtre de Maître Nicolas TIANGAYE, qui n’a pourtant fait que lire la déclaration rédigée en commun par les membres de l’opposition démocratique.

 

            Dans la même journée, dans l’exécrable émission « Yé so é lingbi ti inga », l’inénarrable ABAKAR PIKO s’est demandé ce qu’on doit faire de quelqu’un qui a fait massacrer et violer le Peuple Centrafricain et fait piller ses biens. Point n’est besoin d’être sorti de l’Ecole polytechnique pour comprendre qu’on ne peut que lyncher et assassiner un tel individu.

 

            En réalité, nombre d’individus qui jettent de l’huile sur le feu et appellent au meurtre dans le secret espoir de faire capoter les pourparlers de Libreville et poursuivre leur sale besogne le font parcequ’ils savent pertinemment  que la mise en place d’un gouvernement de large ouverture sonnera ipso facto et fatalement le glas de leurs juteux postes, de leur influence nocive, notamment dans la jeunesse, et de leurs flagornantes émissions ; ainsi que le disait Barthélemy BOGANDA à propos du départ des administrateurs colonialistes « que nos femmes et nos enfants jettent derrière (eux) le tison ardent, symbole d’un départ définitif et d’un souvenir couvert de honte et de malédiction populaire ». En somme, ils sont mus par l’énergie du désespoir.

 

            L’on en passe, et des pires !

 

            En toutes circonstances, force doit rester à la loi, afin que triomphent l’Etat de droit et la force du droit, et non le « droit » de la force. Il est regrettable que ce soient les Chefs d’Etat de la CEEAC qui aient contraint le Président BOZIZE à appliquer les résolutions pertinentes du Dialogue Politique Inclusif d’il y a plus de 4 ans, notamment l’implication de toutes les forces vives de la Nation dans la gestion de la chose publique, comme l’a dit Monsieur Cyriaque GONDA, et l’aient contraint à s’engager à respecter les droits de l’homme.


 Bangui, le 31 Décembre 2012 – 11 Janvier 2013


 

Maître ZARAMBAUD Assingambi

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:19

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

ALLIANCE POUR LA RENAISSANCE ET LA REFONDATION (A2R)

 

A2R /n° 012 du 12 Janvier 2013

 

 

COMMUNIQUE OFFICIEL

 

L’Alliance, remercie les Chefs d’Etats ainsi que les responsables de la CEEAC pour leur disponibilité à voler au secours du peuple centrafricain. Tout en prenant acte des accords et déclarations issus des rencontres de Libreville, elle tient à exprimer son désappointement quant au compromis chimérique qui ne saurait mettre terme aux récurrentes crises politico-militaires en République Centrafricaine.

 

Du 25 janvier 1997 à ce jour, que d’accords signés et de déclarations publiées sans que le quotidien du centrafricain ne s’en trouve amélioré. L’Alliance aurait pu croire que le rendez-vous de Libreville serait le lieu où un bilan sans complaisance de ce qui a prévalu aurait été fait. Or il n’en a été qu’un enfantement odieux, laissant présager de lendemains les plus périlleux pour le pays.

 

Pour l’A2R, le rendez-vous de Libreville n’aura été qu’un bal macabre de fossoyeurs car les questions de fonds n’auront pas été abordées et tranchées. La question d’un gouvernement d’union nationale d’une durée d’un an, institué sur les cendres d’une constitution maintes fois violées par son géniteur, celle du fondement de la mission dudit gouvernement ainsi que des termes de cette mission dans le temps ne sont pas clairement énoncées. Excepté que ledit gouvernement ne pourra être démis par le président de la république pendant sa durée, tout autre aspect juridique est occulté.

 

S’il est évident qu’aux termes dudit accord, le général Bozizé ne peut révoquer le gouvernement d’union nationale pendant sa durée, rien n’empêchera son Assemblée monocolore avant une hypothétique dissolution de le faire. L’A2R aurait voulu que cet accord décidât clairement de:

 

- La transition politique d’ici à 2016

- La suspension de la Constitution et l’instauration d’un régime d’exception jusqu’en 2016

- La dissolution immédiate de l’Assemblée et la mise en place d’une constituante (le CNT)

- L’institutionnalisation du contre seing du 1er ministre sur les tous Décrets présidentiels

- Le renouvellement de la Cour Constitutionnelle devenue caduque et l’organe des élections

 

Au demeurant que pourra bien faire un Gouvernement d’union national dans un état en quasi faillite, où les institutions sont fantomatiques, s’il ne bénéficie pas d’un cadre légal pouvant fonder son action et le prémunir d’un Président vorace, retors et véreux? Pour l’A2R, l’accord politique de Libreville est mort né car à peine arrivé à Bangui, le général Bozizé crache déjà sur celui-ci.


Fait à Bimbo le 12 janvier 2013

 

Le coordonnateur de l’Alliance

 

Salvador EDJEZEKANE

 

 

Alliance pour la Renaissance et la Refondation/Mouvement politique alternatif en RCA

courriel : renaissancerefondation@gmail.com

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:05

 

 

 

Tiangaye Nicolas CRPS

 

 


BANGUI AFP / 13 janvier 2013 10h37- L'opposition centrafricaine a désigné à l'unanimité l'opposant et avocat Nicolas Tiangaye comme futur Premier ministre du gouvernement d'union nationale qui doit être formé conformément aux accords de paix de Libreville entre le pouvoir et la rébellion, a appris l'AFP dimanche auprès de l'opposition.



J'ai été désigné à l'unanimité par mes pairs. Nous avons envoyé le courrier avec mon nom au président de la République (François Bozizé) samedi à 18H00 (17H00 GMT) et nous attendons donc ma nomination, a affirmé Me Tiangaye.



Un des principaux opposants, Martin Ziguélé, a confirmé cette information: Nous avons choisi M. Tiangaye à l'unanimité. Nous sommes tous unis derrière lui.



Aux termes de l'accord de sortie de crise signé vendredi à Libreville, un nouveau Premier ministre issu de l'opposition démocratique sera nommé. Le texte prévoit que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne pourra pas révoquer le nouveau Premier ministre pendant la période de transition de 12 mois.



La désignation de Me Tiangaye était un secret de polichinelle depuis samedi soir mais l'opposition attendait d'en avoir informé la présidence avant de la rendre publique.



Une fois nommé, Me Tiangaye aura la difficile tâche de former un gouvernement où devront figurer à la fois des membres de l'opposition et du pouvoir mais aussi de la rébellion Seleka, ainsi que d'ex-rebelles ayant signé des accords de paix auparavant et de la société civile.



Me Tiangaye s'est rendu célèbre en défendant l'ex-empereur Bokassa en 1986-1987, en plaidant au Tribunal pénal international pour le Rwanda, mais aussi en se défendant lui-même en 1991 lors du procès intenté contre lui par le régime du président André Kolingba.



Ancien président de la ligue centrafricaine des droits de l'Homme, il a été président du Conseil national de transition (CNT, parlement de transition) en 2003 après la prise de pouvoir de Bozizé et a surtout été un des principaux rédacteurs de la Constitution adoptée en 2004.

Il est porte-parole du Front pour l'annulation et la reprise des élections de 2011, le FARE-2011.


(©) 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 02:11

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

Les centrafricains peuvent-ils être fatigués ? C'est la question majeure qui devrait se poser après la tournure qu'a prise la résolution de la dernière épreuve politique et militaire dont le CENTRAFRIQUE a été l'épicentre, le théâtre et la victime. De négociations en négociations, de dialogues en dialogues, la classe politique centrafricaine n'a jamais cessé de parcourir les salles de conférence, que ce soit à LIBREVILLE au GABON ou à BANGUI en CENTRAFRIQUE et cela depuis des années, en sollicitant la médiation de nos voisins et frères d'AFRIQUE CENTRALE, pour tenter de mettre d'accord, au regard de la gouvernance du pays, les régimes en place et les partis de l'opposition politique.

 

La deuxième question qui se pose est celle de savoir si après plus d'une cinquantaine d'années d'indépendance, le CENTRAFRIQUE n'a toujours pas réussi à former des cadres valables, des hommes capables de lire l'histoire, de la comprendre pour être capables de l'analyser, de l'interpréter, en vue d'être aptes à corriger les erreurs de parcours qui pourraient survenir et mettre le pays sur les rails d'un développement économique et social incontestable.

 

Courir tout le temps à LIBREVILLE ou ailleurs, ou faire venir des intervenants extérieurs pour vous aider à trouver des solutions aux problèmes qui se posent en CENTRAFRIQUE et qui sont souvent des problèmes inter-centrafricains est la preuve d'une carence latente qui ne dit pas son nom et que les CENTRAFRICAINS devraient chercher à démasquer s'ils veulent vraiment l'éradiquer.

 

A l'entrée de l'ère de l'indépendance, le CENTRAFRIQUE était un pays uni, une vraie NATION avec une réelle solidarité entre ses différentes composantes, sociales ou ethniques, une langue divine qui a servi à la consolidation de cette NATION. Qu'a-t-on fait de cet héritage ?

 

La mégalomanie a vu le jour pour pousser certains à se remplir le ventre avec la nourriture des autres. Cette même mégalomanie à encourager la famille à se ranger derrière le « grand » mangeur pour se satisfaire des miettes qui tombaient de sa table, et l'assistance de la famille s'est élargie à l'ethnie, qui n'a pas attendu longtemps pour se mettre à table.

 

Aucun CENTRAFRICAIN au jour d'aujourd'hui, si l'on peut accepter la redondance, ne peut nier cette triste réalité.

 

Combien de nos frères sont morts tout simplement parce qu'ils ne voulaient pas que leurs frères vivent cette effroyable injustice ? Combien ? Et combien dans chaque famille ? Dans une famille à OBO, une autre à BIRAO, une autre à BANGASSOU, une autre à BAMBARI, BOUAR, BERBERATI, M'BAIKI et ailleurs, sur tout le territoire CENTRAFRICAIN ? Combien sont morts parce qu'ils n'acceptaient pas de voir cette injustice s'enraciner dans leur pays, pour semer la division ?

 

Continuerons-nous à éliminer nos frères à cause de leurs pensées et de leur façon de parler ? Continuerons-nous à prendre les armes parce que nos autorités ne nous entendent pas ?

 

Et ces autorités, continueront-elles à mater le peuple parce qu'elles veulent un pouvoir incontesté, en dépit des erreurs qu'elles mêmes commettent et qu'elles refusent de reconnaître et de corriger ?

 

Continueront-elles à s'infantiliser en acceptant d'organiser des pourparlers avec l'aide de l'extérieur quand il était possible d'écouter les revendications des uns et des autres pour trouver des solutions idoines, sans provoquer l'emploi de la force et sans faire appel à l'aide extérieure ?

 

Si le limogeage du premier ministre survient quelques heures seulement après les négociations de LIBREVILLE, ceci ne constitue en rien la garantie du fait que ce qui va suivre sera le strict respect des résolutions prises lors de ces négociations. L'histoire nous l'a prouvé à maintes reprises.

 

Les CENTRAFRICAINS doivent être conscients de l'image qu'ils présentent à l'AFRIQUE CENTRALE et au monde. Une image qui se reflète dans un cadre de honte. La honte de savoir que le pays ne manque pas d'hommes valables, capables de donner en très peu de temps, un autre profil au pays, pour le sortir de l'enlisement dans lequel il se cantonne depuis qu'une politique émergeant des hommes obscurs, médiocres et incapables a contribué à enclaver davantage les ressources de ce pays.

 

C'est dire la tâche à laquelle le futur VRAI PREMIER MINISTRE et son équipe devront s'atteler, une tâche dont les priorités seront bien arrêtées et suivies de très près pour permettre d'asseoir une politique qui pourra se poursuivre par la suite, une politique comprise par les populations et susceptible d'être appuyée par les forces de celle-ci. Mais avant tout, la nomination de ce PREMIER MINISTRE sera un élément déterminant, tout comme le sera la composition de l'équipe chargée de mener la transition à un bon terme, une équipe dont la composition ne devra pas non seulement tenir compte des compétences et de l'intégrité des hommes mais aussi et cela est très important, de la répartition géographique de cette équipe gouvernementale.

 

Souhaitons bon vent à la nouvelle ère qui s'ouvre pour le CENTRAFRIQUE et pour son PEUPLE.

 

LAKOUE TENE APEH 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 01:34

 

 

Nicolas Tiangaye

 

 

henrypouzere.jpg 

 

 

Par RFI  dimanche 13 janvier 2013

 

En Centrafrique, conformément à l’accord signé vendredi 11 janvier à Libreville, le Premier ministre a remis sa démission et tout le gouvernement a été dissous. Cependant, le nouvel exécutif de transition se fait toujours attendre.

 

Grâce à l’assouplissement du couvre-feu, quelques noctambules ont pu s’amuser jusqu’à 23 heures, mais même ces oiseaux de nuit se sont endormis sans connaître l’identité de leur nouveau Premier ministre. Hier soir, une personnalité faisait figure de grand favori pour occuper la primature : Nicolas Tiangaye.

 

Selon plusieurs sources, les partis d’opposition et les rebelles de la Seleka se sont accordés pour proposer au chef de l’Etat le nom de cet avocat, ex-président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme. Nicolas Tiangaye était à la tête de la délégation de l’opposition à Libreville et, dans un passé plus lointain, il a présidé le Parlement de transition après la prise de pouvoir de François Bozizé.

 

Si cette étape de la primature semble être en mesure d’être franchie sans difficulté, d’autres questions devraient, elles, susciter davantage de tensions. Quel sera le format de ce gouvernement de transition ? Comment se fera la répartition des portefeuilles et notamment qui occupera les postes les plus stratégiques, à l’instar du ministère de la Défense revendiqué par la Seleka ? Quel sera le réel pouvoir de décision des ministres issus de l’opposition ou de la rébellion face à un président qui, inévitablement, tentera de conserver des prérogatives ?

 

Comme l’explique une personnalité politique locale, « l’heure de la grande cuisine où chacun devra faire des compromis a commencé ».

 

Source : http://www.rfi.fr/afrique/20130112-rca-libreville-nouveau-premier-ministre-transition-nicolas-tiangaye

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 01:28

 

 

 

 

 

BANGUI : LA SOCIÉTÉ CIVILE RÉCLAME UN DIALOGUE INTER-CENTRAFRICAIN

 

dialogue-intercentro-de-Lbv.jpg

 

libreville (1)

 


Bangui, 12 janv. 13 (RJDH) – Les organisations de la société civile réclament la tenue à Bangui d’un dialogue inter-centrafricain pour la résolution des crises depuis 1980 jusqu’à  ce jour. Après celui qui s’est déroulé à Libreville au Gabon, cette demande  est exprimée, le vendredi 11 janvier, par Maître Edith Douzima-Lawson, coordonnatrice de cette structure lors d’un point de presse.


Maitre Edith Douzima-Lawson explique que ce dialogue réclamé par la société civile va permettre à toutes les couches sociales de parler des problèmes qui entravent  le développement de la République centrafricaine depuis les indépendances.


Selon elle « en dehors du séminaire national de réflexion organisé par l’ancien David Dacko, toutes les initiatives successives de dialogue organisées  à Bangui ont  échoué, à cause du  manque de sincérité des acteurs dans  le souci de tout caporaliser. Le  manque du respect de la parole donnée ceci par la  faute des mécanismes de suivi, ou de mobilisation conséquente des ressources nécessaires ».


Dans ses interventions,  elle a  par ailleurs dénoncé le cas d’enlèvements, d’exactions et d’assassinats commis par les deux parties en conflits durant la crise déclenchée le 10 décembre. Le  discours à la haine de certains responsables des ONG de la jeunesse non reconnues par les textes juridiques du pays, l’installation des barrières  par des jeunes sur les principales artères de Bangui ont été également déplorés par la coordonnatrice de la société civile.


Me Douzima  a appelé  les protagonistes centrafricains qui se sont rendus à Libreville à  impliquer la société civile dans le comité de suivi des accords qui ont été signés. Elle a par la même occasion demandé l’ouverture des couloirs humanitaires afin de permettre aux structures d’assister la population civile victime des conflits, ainsi que la fixation d’une date pour un dialogue entre centrafricains.


S’agissant de  la question du non-participation de la société civile centrafricaine aux pourparlers de Libreville, Maitre Douzima  a réaffirmé à la presse que la place réservée à cette structure n’est pas du tout digne, toute fois une délégation composée de trois personnes sont parties à Libreville apporter le message de la société civile.

 


 

BANGUI : AVIS PARTAGÉ DES CENTRAFRICAINS SUR LES RÉSOLUTIONS DE LIBREVILLE

 

banguissois-2.jpg

 

 

Bangui, 12 janv. 13 (RJDH) – Les avis des centrafricains sont partagés sur l’accord signé vendredi entre le gouvernement, la rébellion et l’opposition démocratique. Une partie de la population se réjouit de la signature d’une série d’Accord, après les pourparlers de Libreville, notamment la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, tandis que certaines personnes se montrent  sceptiques quant à la volonté réelle manifeste de la mise en œuvre de  ces Accord.


Interrogées par le RJDH, ce samedi, certaines personnes se disent contentes et pensent que la résolution émanant du dialogue de Libreville constitue un début de solution de sortie de crise en Centrafrique.


« Je salue la résolution qui a été dégagée lors des assises de Libreville, cela témoigne effectivement la cessation des hostilités. La formation d’un gouvernement d’union nationale et la dissolution de l’Assemblée Nationale sont autant de solutions salutaires pour la sortie définitive de la crise. Nous ne pouvons que nous réjouir de tout cela. Nous demandons aux autorités centrafricaines d’appliquer à la lettre les différentes exigences issues de ces assises », a souligné Boris Douagui, étudiant en Droit Public et habitant de Bimbo.


Selon Brice Kaka, habitant le quartier Benz-vi, l’Accord de Libreville constitue pour lui un pas vers la démocratie en ce sens qu’il y avait eu crise qui depuis un mois a paralysé tout le pays mais en fin de compte les différentes parties se sont retrouvées et se sont serrées les mains. Elles ont accepté de mettre en place un gouvernement d’union nationale.


Dans la même lancée, la jeunesse est mise en exergue par le vice-président du Conseil National de la Jeunesse de Centrafrique, Jean Félix Riva,  qui pense que les crises récurrentes en République centrafricaine paupérisent davantage les jeunes et les femmes que les autres couches sociales. D’une manière ou d’une autre, les jeunes sont toujours les premières victimes.


« Je pense que quand deux frères se battent, l’ennemi récolte la moisson. Les gens sont devenus responsables au niveau de Libreville. Les belligérants doivent penser que le pays est plus grand qu’eux et leurs intérêts partisans. En tant que jeune, je crois à ce dialogue et à la formation du gouvernement d’union nationale, puisque c’est tous les filles et fils du pays qui viendront travailler. Si ceux-là travaillent bien, je crois que les principaux bénéficiaires seront les jeunes »,  a-t-il fait savoir.


La population a acclamé l’arrivée des délégations de Libreville


La population de Bangui et des périphéries ont accueilli dans la soirée, le retour de la délégation du pouvoir  et de l’opposition démocratique du retour de Libreville  après les pourparlers de trois jours entre des membres du  gouvernement, l’opposition démocratique, les groupes politico-militaires, et les leaders de la  coalition séléka.


Dans ses mots  adressés à la population à l’aéroport international de Bangui M’poko et à la place de la République, le président de la République François Bozizé, a appelé les centrafricains au calme, car selon lui la paix est revenue. Il a également annoncé la dissolution du gouvernement ce samedi, afin de permettre la mise en place du gouvernement d’union nationale longtemps promis.


Pendant ce temps d’autres personnes restent encore sceptiques. Celles-ci font allusion aux différents Accords signés dans le passé  en Centrafrique  et que la mise en œuvre de ces textes pose problème.


« Je me demande si les parties en conflits vont vraiment s’entendre ? C’est notre pays à nous tous. Est-ce qu’on a toujours besoin de faire recours aux armes pour nous exprimer ? Je suis encore sceptique concernant la durée de la paix après ces assises. Les centrafricains ont la gâchette facile. A moindre mésentente, je suis sûre que ceux-là vont encore dégainer les armes », a souligné Emma Ebi du quartier Yassara II.


« Nous sommes en train de faire du ‘’Sur-place’’ », a déclaré Reine Mologbama une habitante du quartier Bruxelles, qui poursuit en disant que les élections partout ailleurs et même en Centrafrique demandent beaucoup d’argent. A peine deux ans du mandat actuel des députés, on remet tout en cause. « Avec ce rythme, notre pays ne va pas avancer. Le financement en Centrafrique si ce n’est pour les élections, c’est pour les dialogues et les différentes assises concourant à la paix. Quand est-ce que nous allons avoir une paix définitive ? », a-t-elle susurré.


Elle conclue pour dire qu’après 50  ans de l’indépendance,  nous sommes restés à la case départ.


Après trois jours de pourparlers sur  la crise qui secoue la Centrafrique depuis un mois, les protagonistes  centrafricains ont finalement signé un accord de sortie de crise à Libreville au Gabon. Cet accord prévoit un cessez-le-feu immédiat, le maintien du président François Bozizé au pouvoir et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Les membres de la coalition rebelles de la Séléka seront également invités dans ce gouvernement d’Union nationale.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société