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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:33

 

 

Binguimale2 0

 

Rigobert Vondo

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 06 Janvier 2011 14:10

A 17 jours de la tenue des élections groupées en République Centrafricaine, l’hypothèse d’un éventuel nouveau report plane encore dans certains esprits. Pendant que la CEI (Commission électorale indépendante) et les Pouvoirs publics confirment l’évidence du scrutin pour la date du 23 janvier 2011, les candidats de l’opposition se penchent vers un report. Dans un mémorandum signé de 4 candidats à la présidentielle, ceux-ci estiment qu’ils ne sont pas prêts à « s’engager dans des élections dont le processus est totalement mené en dehors de la Loi ».

Les 4 candidats qui ont signé ce Mémorandum sont Emile Gros Raymond Nakombo du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain), Jean-Jacques Démafouth de la NAP (Nouvelle alliance pour le progrès), Martin Ziguélé du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) et, Justin Innocent Wilité, candidat Indépendant.

La déclaration est publiée à l’intention de « l’ensemble des partenaires du processus électoral en cours en République Centrafricaine » avec en tête le Gouvernement centrafricain. Les signataires expriment « leur consternation devant la manière à laquelle les opérations du processus se déroulent ».

Selon les candidats, l’actuel processus électoral « n’est ni transparent, ni légal, ni équitable ». Martin Ziguélé du MLPC interrogé par Radio Ndeke Luka en veut pour preuve le fait que « les listes électorales provisoires ne sont pas encore affichées ». Selon lui, en 2005 il y avait 1.400.000 électeurs et en 2010, 1.800.000 personnes ont été recensées, soit un taux d’accroissement de 40%. Cette croissance pour le candidat du MLPC doit être interprétée.

Mais du côté du Gouvernement, il n’y a aucune raison qui puisse nécessiter un nouveau report des élections du 23 janvier. Le Ministre Fidèle Ngouandjika, Porte-parole du Gouvernement, a déclaré à Radio Ndeke Luka que l’opposition n’est pas prête pour les élections, « c’est pourquoi elle trouve toujours des prétextes » a-t-il dit.

Par ailleurs, au sujet de l’affichage des listes d’électeurs, le Président de la CEI Joseph Binguimalé certifie que cela se fera 48 heures avant la tenue du scrutin, car « nous sommes dans la logique d’une élection manuelle » a indiqué le président de la CEI.

En dépit de ces assurances, l’opposition reste tout de même sceptique. Martin Ziguélé a déclaré que, « si les exigences formulées dans leur mémorandum ne sont pas prises en compte, chacun prendra la décision qui s’impose ».

Les points attaqués par les 4 candidats dans ce mémorandum sont l’absence d’indépendance de la CEI, la violation systématique du code électoral, l’impossibilité de circuler sur le territoire et la présence des mouvements de rébellion à l’intérieur du pays.

 

Ambiance électorale mitigée en province

Radio Ndéké Luka Jeudi, 06 Janvier 2011 14:11

A quelques jours du démarrage de la campagne électorale en Centrafrique, l’ambiance varie d’une ville à une autre. Alors que de faibles mobilisations sont observées dans certaines zones, aucune manifestation ne se dessine dans d’autres.

A Bouar dans la Nana Mambéré (Nord-ouest) les partisans du parti Alliance pour le Développement et le progrès (Parti de l’opposition) se disent prêts à battre campagne pour les législatives mais déplorent cependant quelques irrégularités comme le non-respect du code électoral, le non déploiement des bulletins spécimens des candidats et l’absence de l’affichage des listes électorales.

« Nous sommes prêts sans condition à battre compagne tant pour la présidentielle que pour les législatives » a indiqué avec optimiste un responsable du parti au pouvoir KNK. Même son de cloche pour les militants du MLPC. Un responsable de ce parti de l’opposition affirme que le MLPC est victorieux pour ces élections.

Dans la ville, les maisons qui serviront des quartiers généraux pour les partis sont en train d’être réfectionnées.

A Mobaye dans le sud-est, « rien de sérieux ne semble être approché »  a indiqué le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville. Seulement deux partis politiques ont juste procédé à des sorties officielles. Les agents recenseurs et agents de la CEI attendent toujours le versement de leur reliquat et soutiennent que c’est une condition avant toute reprise des activités liées à la préparation des élections, ont-ils dit au correspondant de la radio.

Dans la ville d’Obo à l’extrême sud-est, la population s’interroge encore si les élections se dérouleront dans cette partie de la RCA. « Aucun candidat ni pour la présidentielle ni pour les législatives n’a encore mis pieds dans la ville » a fait savoir le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette ville. Cette même ambiance prévaut dans la ville de Ndélé au nord-est.

La campagne électorale démarre le 10 janvier, le 1er tour du scrutin étant prévu pour le 23 janvier. Seulement 4 candidats sur les 6 partants pour la présidentielle ont demandé le report de cette date.

 

NDLR : C’est bien la confirmation que les préparatifs de ces élections ont été bâclées et qu’on va droit vers une mascarade électorale en dépit des dénégations et allégations fantaisistes de Binguimalé, Vondo et Ngouandjika.

 

Les spécimens des bulletins de vote bientôt présentés

Jeudi, 06 Janvier 2011 14:08

La Commission Electorale Indépendante se propose de remettre les exemplaires des bulletins de vote aux candidats des présidentielles et législatives du 23 Janvier 2011 après la séance plénière qu’elle organise ce 06 janvier 2011. La révélation a été faite à Radio Ndeke Luka par Rigobert Vondo, porte-parole de la CEI (Commission électorale indépendante).

Les exemplaires remis permettront aux compétiteurs de présenter  aux électeurs leur logo avant et pendant la campagne électorale.

Ces bulletins de vote qui sont arrivés dans la capitale centrafricaine, il y a plus de 48 heures « ont été bien ficelés par les techniciens de la maison d’édition pour chaque région et les 8 arrondissements de Bangui » a déclaré Rigobert Vondo.

Il s’est aussi prononcé sur les frais de dossier du candidat Justin Innocent Wilité à la présidentielle. A ce jour, ce candidat n’a pas encore versé au trésor public le montant des frais de dossier. Rigobert Vondo pense que « la balle est dans le camp de la  cour constitutionnelle pour compétence ». Aussi, il a confirmé que la campagne électorale démarre le lundi 10 janvier 2011.

Le 07 janvier, les coordonnateurs de la CEI, se rendront dans l’arrière-pays pour former dans un premier temps les commissaires de leur région et surveiller le processus électoral.  « Ils y resteront jusqu’à la fin de la tenue des élections avant de revenir à Bangui » a déclaré le porte-parole de la CEI.

La tenue de ces élections groupées (Présidentielle et législatives) en République Centrafricaine le 23 janvier 2011, divise  les opinions. 4 candidats à la présidentielle sur 6  ont opté  pour un nouveau report des élections groupées. La Commission Electorale Indépendante ne partage pas cet avis. « Toutes les conditions sont réunies pour la tenue de ces élections », a conclu Rigobert Vondo Rapporteur général et porte-parole de la CEI.

 

NDLR : Si toutes les conditions étaient si bien réunies comme le prétend ce Vondo pour la tenue des élections, quatre candidats à la présidentielle n’auraient pas publié une déclaration pour menacer de se retirer du processus.

 

Les tranches d’antenne des candidats tirées au sort

Jeudi, 06 Janvier 2011 14:00

Le Haut conseil de la communication (HCC) vient de procéder ce jeudi 6 janvier 2011, au tirage au sort du passage des candidats sur les antennes de la radio et télévision centrafricaines, en présence des représentants de 4 candidats sur 6.

Au cours de l’exercice, Justin Wilité candidat indépendant, est le premier à ouvrir le bal le 10 janvier, lors du démarrage de la campagne électorale qui durera 12 jours. Chaque candidat aura 30 minutes d’intervention.

Justin Wilité est suivi de François Bozizé du parti travailliste Kwa Na Kwa encore au pouvoir, de Jean Jacques Démafouth indépendant, d'Ange Félix Patassé indépendant, d'Emile Gros Nakombo du Rassemblement Démocratique Centrafricain et de Martin Ziguélé, du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain.

Le HCC se propose de rencontrer vendredi tous les responsables des médias du pays, pour une les informer sur cette répartition de tranche d’antennes. Aussi, cette instance de régulation de la communication insistera, selon nos informations sur la vulgarisation du code de bonne conduite déjà disponible.

 

NDLR : Le candidat Wilité est tiré au sort comme étant le premier à ouvrir le bal des interventions des candidats mais si sa candidature est entre temps invalidée, on n’en sera pas à une bouffonnerie près.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 11:41

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

 

AFP 06/01/2011 | Mise à jour : 11:05

Quatre candidats au scrutin présidentiel du 23 janvier en Centrafrique dont l'ex-premier ministre Martin Ziguélé, ont menacé de boycotter l'élection si des "mesures" ne sont pas prises pour en assurer la transparence.

"Le processus électoral tel qu'il se déroule aujourd'hui n'est ni transparent, ni légal, ni équitable", estiment-ils dans un mémorandum, dénonçant "l'absence d'indépendance de la Commission électorale indépendante (CEI), la violation systématique du code électoral, l'impossibilité de circuler sur le territoire et la présence des mouvements de rébellions à l'intérieur du pays".

L'Est et le Nord sont en proie à des attaques de la rébellion ougandaise de l'armée de résistance du seigneur (LRA) et de la rébellion centrafricaine de la Convention patriotique pour la justice et la paix (CPJP). "Nous candidats (...) réaffirmons que seule la prise en compte des mesures correctives (...) peuvent concourir véritablement à l'organisation d'élections libres et transparentes. Dans le cas contraire, nous déciderons de notre retrait du processus électoral", affirment les quatre candidats.

Les signataires sont Martin Ziguélé, premier ministre de 2001 à 2003, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, opposition), Jean-Jacques Démafouth, ex-ministre de la Défense et chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), ex-rébellion qui a signé les accords de paix, l'économiste Emile Gros Raymond Nakombo du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), le parti du président décédé André Kolingba, et Justin Innocent Wilité, un candidat indépendant.

"Depuis la mise en place de la CEI en octobre 2009, tout ce qui se fait dans cette institution est conçu et orienté de manière délibérée en violation du code électoral (...) Cette démarche délibérée a pour seul but de donner au président François Bozizé, la direction effective du processus électoral, afin de garantir avant le scrutin sa réélection frauduleuse", accusent encore les candidats. François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, puis élu en 2005, fait partie des six candidats au scrutin présidentiel, ainsi que l'ex-président Ange-Félix Patassé (1993-2003).

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 01:54

 

 

cfa.jpg

 

 

NDLR : L’UE a octroyé au gouvernement centrafricain une aide budgétaire de 12 milliards de F CFA mais le régime de Bozizé a prétendu n’en avoir reçu que onze et en a profité pour planifier le paiement de certaines entreprises dont les patrons sont visiblement soit des membres du comité des sages du KNK, soit des financiers du régime qui, de toute façon, ristourneront cela d’une façon ou d’une autre à Bozizé et au KNK.

Nous publions ci-dessous un tableau par lequel le DG du Trésor public de Bangui a programmé le paiement des créances de certains débiteurs auxquels l’Etat centrafricain doit de l’argent.

On notera au passage que l’ordre de priorité de ces paiements privilégie tout particulièrement un certain nombre d’opérateurs économiques de la place tels que le truand Patrice Edouard Ngaissona, Bezang-sé, et autre patron de GACOA, dont les affinités et la proximité avec le pouvoir en place sont bien établies. Il est aussi curieux de relever que la Société Biblique figure en tête dans la liste des débiteurs de l’Etat centrafricain.

On remarque aussi avec effarement que le poste dit « Sécurité » engloutit à lui seul près de deux milliards cinq cent millions (2,5 milliards) de F CFA. Il est évident que c’est une ligne fourre-tout qui couvre élégamment toutes les prédations de Bozizé et son fils Francis qui en disposent à leur guise sous divers prétextes.

De même, la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) du 16 octobre 2010 prévue à Birao dans la Vakaga, sauf erreur de notre part n’a pas eu lieu mais il est quand même question dans le tableau d’une somme de un (1) milliard de F CFA  entre autre pour la réfection de l’axe routier Bangui Birao.

C.A.P

 

 

 ________________________________________________________________________________

 

 

 

 

MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET                    REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

DIRECTION DU CABINET                                                                    Unité-Dignité-Travail

DIRECTION GENERALE DU TRESOR                                     

ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

 

DIRECTION DE LA CENTRALISATION

COMPTABLE

SERVICE DE LA CAISSE PRINCIPALE

ET DES MOUVEMENTS DE FONDS

                                                                                                                             Bangui le,

 

N°_____/MFB/DIRCAB/DGTCP/DCC/SCPMF

 

ACCORD DU MINISTRE

 

LE DIRECTEUR GENERAL DU TRESOR

ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

 

A

 

Monsieur le Directeur National de la BEAC

 

BANGUI

 

 

Monsieur le Directeur National,

 

Par le débit de notre compte n° 311101.03001 ouvert dans vos livres, nous vous demandons de bien vouloir virer au profit des institutions ci-dessous en règlement de leur créance.

 

Il s’agit de :

 

-          Société Biblique Compte n°………………. ; montant de F CFA 69.000.000

-          Renault SCAR   Compte n°………………… ; montant de F CFA 68.067.528

-          GACOA SIV Compte n°……………………. ; montant de F CFA 200.000.000

-          GROUPE KAMACH Compte n°……………. ; montant de F CFA 100.000.000

-          Etablissement NGAISSONA Compte n°………. ; montant de F CFA 100.000.000

-          Général Service BEZANG-SE Compte n°………. ; montant de F CFA 50.000.000

-          Polygone Centrafrique Compte n° ……………… ; montant de F CFA 50.000.000

-          Autres Fournisseurs (Voir Liste) Compte………… ; montant de F CFA 211.969.513

-          Arabie Saoudite Compte n°……………………… ; montant de F CFA 67.031.504

-          Libye Compte n°………………………………… ; montant de F CFA 50.000.000

-          BEI Compte n°…………………………………… ; montant de F CFA 48.201.057

-          Privés Suisses Compte n°…………………………; montant de F CFA 31.417.501

-          IDA Compte n°…………………………………. ;montant de F CFA 27.566.285

-          Assistance Publique Hôpitaux de Paris Compte n°…..montant de F CFA 55.310.260

-          Télécommunications Ambassade RCA France Compte n°…montant de F CFA 10.000.000

-          Club de Paris Compte n°………………………… ; montant de F CFA 65.596

-          FIDA Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 70.000.000

-          AREVA Compte n°………………………………. : montant de F CFA 125.000.000

-          BDEAC Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 46.677.000

-          GERBER Compte n°…………………………….. ; montant de F CFA 30.000.000

-          Pôle Dette Compte n°……………………………. ; montant de F CFA 36.4000.000

-          CEMAC Compte n° …………………………….. ; montant de F CFA 100.000.000

-          CEEAC Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 50.000.000

-          COMIFAC Compte n°……………………………. ; montant de F CFA 25.000.000

-          COSUMAF Compte n°……………………………. ; montant de F CFA 30.000.000

-          CEN-SAD Compte n° ……………………………… ; montant de F CFA 16.207.476

-          OMC Compte n° ……………………………………. ; montant de F CFA 13.409.461

-          OMD Compte n°………………………………………. montant de F CFA 43.000.000

-          CIMA Compte n°…………………………………… ; montant de F CFA 25.000.000

-          AFRISAT Compte n°……………………………….. ; montant de F CFA 40.000.000

-          OHADA Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 30.000.000

-          UA Compte n° ………………………………………. ; montant de F CFA 22.500.000

-          CAF Compte n°……………………………………….; montant de F CFA 8.000.000

-          Participation capital BSCIC Compte n° …………… ; montant de F CFA 150.000.000

-          Participation capital BDEAC Compte n°…………… ; montant de F CFA 150.000.000

-          N’djaména Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 10.000.000

-          Kinshasa Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 15.000.000

-          USA Compte n°……………………………………… ; montant de F CFA 15.000.000

-          Yaoundé Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 10.000.000

-          Caire Compte n°……………………………………… ; montant de F CFA 15.000.000

-          Brazzaville Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 10.000.000

-          Consulat Douala Compte n°………………………….. ; montant de F CFA 5.000.000

-          Consulat Garoua Compte n°………………………… ; montant de F CFA 20.000.000

-          Journée Mondiale Alimentation (Route Birao) Compte n° montant de F CFA 1.000.000.000

-          Route Carnot-Gadzi-Boda Compte n°……………… ; montant de F CFA 100.000.000

-          Coton Compte n° ………………………………… ; montant de F CFA 200.000.000

-          Elevage Compte n° ……………………………….. ; montant de F CFA 50.000.000

-          Informatisation Ministère Finances Compte n° 371244152-97; montant de F CFA 150.000.000

-          Sécurité Compte n°………………………… ; montant de F CFA 2.405.000.000

-          BEAC Compte n°………………………………. ; montant de F CFA 50.000.000

-          SODECA Compte n°…………………………… ; montant de F CFA 250.000.000

-          ENERCA Compte n°……………………………. ; montant de F CFA 200.000.000

-          SOCATEL Compte n°…………………………… ; montant de F CFA 200.000.000

-          ECOBANK Compte……………………………… ; montant de F CFA 250.000.000

-          CBCA Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 500.000.000

-          BPMC Compte n°…………………………………. ; montant de F CFA 200.000.000

-          Pensions Compte n°37101584301-22 domicilié à BPMC montant de F CFA 636.000597.196

 

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur National, l’assurance de notre considération distinguée

 

 

Boniface YOMBO                                                   Gl Guillaume LAPO

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:52

 

 

Fini-Kode-2011.jpg

 

A quelques jours pour ne pas dire, à quelques heures d’un simulacre d’une élection présidentielle finalement sans enjeu, la Centrafrique au regard des appréciations d’éléments objectifs qui doivent garantir une élection libre, juste et transparente semble définitivement être abandonnée par la communauté internationale et livrée entre les mains d’un régime autoritaire, incompétent d’une part et d’autre part, celles d’une opposition démocratique veule, apathique pour ne pas dire collaborationniste.

Malgré les multiples piétinements des règles fondamentales qui garantiraient l’organisation d’une élection juste et transparente dont tout le monde s’accorde à reconnaitre le caractère flagrant et les conséquences néfastes ultérieures sur le pays, y compris les vrais patriotes au sein même du parti au pouvoir. Les patriotes avertis savent que ces manquements et autres manœuvres politiciennes de dernières minutes ne manqueront pas d’influer négativement plus tard sur la légitimité du vainqueur de ces élections quel qu’il soit. Le peuple centrafricain étant méprisé du fait que l’application du principe de vote universel qui donne le droit à tous les centrafricains en âge de voter de le faire comme le stipule la constitution n’est pas effective. L’insécurité qui règne sur une bonne partie du territoire national empêche ceux-ci de le faire. Quel est alors la véritable légitimité du futur vainqueur de ces élections ?

Malgré des éléments objectifs qui font de cette élection une élection biaisée dont les résultats semblent déjà êtres connus malgré d’innombrables et grossières irrégularités, voilà qu’une déclaration pondue tardivement à la va vite signée par  les quatre candidats de l’opposition vient inopportunément dans le seul but de distraire nos compatriotes. Pourquoi une telle déclaration à seulement quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale ?

Au lieu de menacer seulement de retirer leur candidature, pourquoi ces candidats ne suspendent-ils pas ici et maintenant leur participation ? Pourquoi ont-ils attendus depuis le début pour se manifester au dernier moment alors que Fini kodé et d’autres patriotes ont relevé ces dysfonctionnements ? Pourquoi autant de complaisance vis-à-vis d’un régime honni par la majorité des centrafricains parce qu’il cultive la médiocrité, l’incompétence, l’impunité et la division de notre peuple en art de gouvernement. ? 

Des questions encore des questions que ces candidats dites de l’opposition démocratique doivent fournir le moment venu au peuple centrafricain meurtri par le régime du général Bozizé.

La veule et apathique opposition démocratique cherche à distraire le peuple Centrafricain pour se compromettre plus-tard dans un gouvernement d’union.

La déclaration commune des quatre candidats aux élections présidentielles pour dénoncer : La violation systématique du code électoral, L’impossibilité de circuler sur le territoire, Les mouvements de rébellions ne constituent pas aux yeux de nos compatriotes des faits nouveaux pour être dénoncer aussi tardivement et aussi mollement.

Le tort de cette opposition démocratique est de se soumettre entièrement à un pouvoir certes autoritaire et brutal mais néanmoins décrier de toute part, par conséquent fragile. Cette opposition là n’a pas su se donner les moyens pour mener une véritable lutte politique depuis le début pour sortir la Centrafrique de l’impasse. Elle se compromet jour après jour pour quelques intérêts égoïstes alors que les centrafricains aspirent à un véritable changement. La vraie alternative ne peut que se faire avec une véritable  équipe déterminée avec  des idées fortes et novatrices, or l’opposition démocratique, par son comportement irresponsable ne propose pas une véritable alternative crédible pour le pays.

Le peuple  centrafricain en a marre et a compris les manigances de cette opposition dite démocratique. Par leur faute, la Centrafrique est devenue finalement un pays où les gouvernants ne gouvernent pas, parce qu’il n’y a pas d’opposition crédible qui joue son rôle de contre pouvoir pour  imposer le respect  et les partis politiques de l’opposition ne s’opposent plus, parce qu’ils sont animés par la compromission. Tandis que notre pays fait du sur place, les autres avancent au grand pas. Pour toutes ces raisons, le vainqueur de cette élection doit gouverner avec son équipe et rien qu’avec ses hommes  pour éviter des manœuvres politiciennes et autres alliances contre nature.

Le vainqueur de ces élections  doit gouverner avec son équipe

Les centrafricains sont fatigués des gouvernements d’union où des « tê-ka mon tê gué »  en ont fait leur fond de commerce. Nos compatriotes sont fatigués de toutes ses manœuvres politiciennes qui tuent à petit feu notre beau pays, Nous sommes fatigués des contestations des résultats électoraux. Les partis politiques de l’opposition et leur candidat respectif  doivent s’assurer bien avant du bon déroulement des élections avant d’engager leur candidature. Les centrafricains  veulent désormais une certaine lisibilité. Raison pour laquelle, les partis politiques de l’opposition, les candidats qui ont accepté de participer malgré le manque de garantie pour une élection libre, juste et transparente ne doivent aucunement contester ultérieurement les résultats qui seront proclamés. Si seulement ils étaient sincères et conscients de la misère dans laquelle se vautre notre population, ils auraient pu le faire bien avant les échéances. Il est hors de question que le vainqueur procède à une sorte de gouvernement d’union. Il doit gouverner avec son équipe jusqu’à la prochaine élection présidentielle. En tout cas c’est ce que pense de plus en plus les centrafricains.

Franck SARAGBA

Fini kodé

La troisième voie

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:39

 

 

wilitejustin.jpg

 

             Justin Innocent Wilité

 

 

 Radio Ndéké Luka Mercredi, 05 Janvier 2011 15:19

Justin Innocent Wilité se présentera-t-il à la présidentielle du 23 janvier 2011 en Centrafrique ? Cette question est au centre de plusieurs discussions dans la capitale centrafricaine.

Celui qui se présente comme candidat de la jeunesse centrafricaine n’a pas encore honoré les frais de sa participation à la présidentielle. Justin Innocent Wilité affirme que la CBCA (Commercial Bank de Centrafrique) n’a pas libéré les fonds pour les frais de son dossier de candidature au profit du Trésor public, y compris les fonds nécessaires à l’organisation de sa campagne.

Selon lui, il y’a un accord qui le lie avec la CBCA, qui est tenue de verser les frais de son dossier de candidature et qui ne l’a pas encore fait. Au sujet de l’éventualité du rejet de son dossier de candidature pour l’élection présidentielle, Innocent Wilité a déclaré que rien ne peut justifier le rejet de son dossier.

Au sujet de la date du 23 janvier prochain, fixée pour la date des élections groupées de janvier 2011, Justin Innocent Wilité, suggère que la CEI fasse un report technique. Il s’inscrit comme un centriste.

Interrogé sur la demande du report des élections formulée par monsieur Wilité, Fidèle Ngouandjika, ministre de l’agriculture, porte-parole du gouvernement  déclare que rien ne peut justifier le report des élections du 23 janvier prochain.

Ngouandjika a par ailleurs déclaré que le Chef de l’Etat a donné des instructions fermes de verser les indemnités des commissaires de la CEI, y compris celles des membres des comités locaux de Bangui et des provinces.

Pour la question des fonds du candidat Wilité qui posent problème au niveau de la banque CBCA, Ngouandjika répond que « les déclarations de Wilité ne sont que des diversions ». « Il cherche seulement à se faire connaitre sur la scène politique centrafricaine », a déclaré le porte-parole du gouvernement centrafricain.

 

Les commissaires de la CEI prêts pour le 23 janvier

Mercredi, 05 Janvier 2011 15:25

Les Commissaires et Experts de la Commission Electorale Indépendante (CEI), sont aguerris pour entamer la dernière ligne droite de leur mission. Ils ont achevé le 04 janvier 2011 à Bimbo, un Séminaire de formation sur les Opérations de vote. C’est une formation de 48 heures organisée par la Coordination de la CEI, en partenariat avec le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

L’objectif principal recherché à travers cet exercice est de permettre aux Commissaires et Experts de la CEI d’acquérir les connaissances et compétences nécessaires à la gestion et la conduite des différentes opérations liées au vote.

Le Pasteur Joseph Binguimalé, Président de la CEI, estime que c’est le moment où jamais, pour eux, de mériter l’attention de tout le monde.

Pour sa part, loin de se donner à un discours traditionnel en pareille circonstance, le Ministre d’Etat chargé de l’Administration du territoire, Jean Wilibiro-Sako, a surtout prodigué des conseils de dernière heure à ses collaborateurs. Sur ce, la sérénité selon lui, fait partie de la règle N°1, pour le scrutin.

Monsieur Wilibiro-Sako a aussi insisté sur les valeurs de l’intégrité, de la vigilance, de la maîtrise des règles de Loi et de leur interprétation ainsi que de la fermeté. « Cependant, les grands ennemis à proscrire sont l’alcool, la corruption, la manipulation » a-t-il indiqué.

Ces opérations de vote concernent entre autres le déploiement du matériel, la vérification, le dépouillement des bulletins, l’acheminement des résultats, les dispositifs sécuritaires, les questions d’indemnités et les recours et contentieux des résultats liés aux bureaux de vote.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:30

 

 

afrique

 

Par LEXPRESS.fr avec REUTERS, publié le 05/01/2011 à 19:00

Le passage d'une force d'interposition à une force d'intervention en Côte d'Ivoire ne sera pas aisé.

  La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) menace le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo d'une intervention armée s'il persiste dans son refus de céder le pouvoir à Alassane Ouattara à la suite de l'élection du 28 novembre. Mais une entrée en scène de l'Ecomog, la force d'intervention de la Cedeao, reste tributaire de nombreux facteurs susceptibles de retarder son engagement, quelle que soit la détermination des milieux politiques. 

"Qui est prêt à envoyer des troupes dans un centre urbain comme Abidjan où il faudrait affronter une armée nationale ?" 

L'Ecomog est déjà intervenue dans le passé au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée-Bissau. En cas d'intervention en Côte d'Ivoire, la force ouest-africaine devra faire face aux partisans de Laurent Gbagbo, fortement armés et convaincus de leur bon droit. 

"Lors des interventions précédentes, comme au Liberia et en Sierra Leone, c'était tout à fait différent car l'Ecomog arrivait dans un pays déjà en proie à la guerre civile", explique Henri Boshoff, de l'Institut sud-africain pour les études de sécurité (Institute for Security Studies). 

La force ouest-africaine avait alors envoyé des hommes et du matériel dans des zones contrôlées par les gouvernements locaux afin de les aider à combattre la rébellion. 

La force de réaction rapide de la Cedeao peut compter aujourd'hui sur 1.500 hommes. Un autre contingent de 4.000 hommes pourrait ensuite intervenir mais les conditions de son engagement restent à définir. 

L'armée régulière ivoirienne est au centre de l'épreuve de force entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Le premier s'efforce de garder le contrôle de l'armée qui le soutient, quand le second y cherche des appuis. Les anciens rebelles des Forces nouvelles qui tiennent le nord de la Côte d'Ivoire depuis la guerre civile de 2002-2003 ont apporté leur soutien à Alassane Ouattara mais les hommes de Laurent Gbagbo contrôlent le sud du pays, notamment la capitale économique Abidjan. 

Les pays voisins réticents

"Qui est prêt à envoyer des troupes dans un centre urbain comme Abidjan où il faudrait affronter une armée nationale ?", s'interroge un spécialiste nigérian du dossier. 

Le Nigeria, le Ghana et le Sénégal, trois pays censés fournir le noyau de la force ouest-africaine, ont des millions de leurs ressortissants installés en Côte d'Ivoire et craignent des représailles. En 2004, des incidents avaient entraîné l'évacuation de milliers de Français du pays. 

En outre, une élection présidentielle aura lieu en avril au Nigeria, ce qui est un autre élément susceptible de retarder une intervention armée car ce pays est supposé fournir le contingent essentiel de la force internationale. 

Le 29 décembre déjà, le secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères du Cap Vert, Jorge Borges déclarait qu’une "intervention militaire" des pays d'Afrique de l'Ouest en Côte d'Ivoire pour faire partir Laurent Gbagbo du pouvoir " était écartée pour le moment". 

Le non de la France

Quant à la France, le président Nicolas Sarkozy a exclu, ce mardi une intervention des soldats français déployés en Côte d'Ivoire. Il a assuré qu'il n'y avait "aucune ambiguïté" concernant la mission de la force Licorne. "Nos soldats, les soldats de la France, n'ont pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. Ils agissent (...) en vertu d'un mandat des Nations unies", a-t-il dit, rappelant que la mission prioritaire et la "première préoccupation" des 900 hommes de la force Licorne étaient de protéger les ressortissants français sur place. 

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:26

 

 

drapeau françafricain

 

 

 

23/03/2006

 

La Francafrique, cette pieuvre criminelle, regroupement hétéroclite mais diablement efficace d’acteurs africains et français en prédation est un des nœuds inextricables pour l’heure de l’affirmation des souverainetés des anciennes colonies et des pays sous influence française. Son objectif est de maintenir la mainmise des réseaux français sur les Etats indépendants d’Afrique, en dépouillant le continent de tout ce qui peut en sortir de rentable, les matières premières et toutes sortes de flux de capitaux et de ressources lucratives. Elle agit aussi dans le but d’accroître clandestinement l’influence géopolitique de la France, en soutirant pour toutes ses basses manœuvres commissions, dividendes et autres trésors de guerre. Elle rend une cohérence à l’injurieuse longévité des Bongo, Houphouët Boigny, ... et explique la collaboration de la France et des pays du pré carré avec l’odieux système de l’apartheid en son temps. Elle transforme les aides au développement, l’humanitaire, la coopération en autant tactiques de pillage et d’affaiblissement de la conscience et du réveil des peuples.

L’exemple de la guerre du Biafra, entre 1967 et 1970 de plus en plus documenté, est à cet égard une pédagogie politique éminemment parlante sur le statut réel des Etats. Aucun pays où la Francafrique s’impose ne saurait être démocratique, à commencer la France, tant les réseaux criminels et les processus décisionnels rentrent en contradiction permanente avec le fonctionnement des institutions démocratiques. Avec près de 2 millions de morts pour convenance françafricaine, le Biafra doit servir la réflexion en vue d’un autre paradigme et moule politique, africain et aussi européen, puisque cette criminelle nébuleuse procède par rapt de la volonté citoyenne en reportant sur les générations futures des dettes imprescriptibles, les dettes de sang, de génocides, de paupérisation. Cet extrait que nous présentons est repris indirectement des « Billets d’Afrique » édités par l’association Survie, N°43, 1997, via le site internethttp://assassinatsdecooperants.ouvaton.org.

La générosité des initiatives de développement perd avec l’analyse de la Francafrique tout sérieux et confine même au mépris des peuples, des citoyens et de la conduite des affaires collectives basée sur le principe du choix individuel.

 Dès le début du conflit un avion de bombardement B26 a "été fourni par l'armée française" et "illégalement acheminé à Enugu, capitale du Biafra, par un équipage français" (communiqué de l'ambassade des USA à Lagos, cité par Le Monde du 17/07/67). 

« Selon la radio nigériane, une convention - dont les photocopies seront distribuées aux correspondants de presse étrangère - avait été signée entre un représentant biafrais, M. Francis Chuchuka Nwokedi, et deux délégués de la Banque Rothschild de Paris. Aux termes de cet accord, cette dernière recevrait les droits exclusifs d'extraction de différents minerais solides, liquides et gazeux, contre versement immédiat de 6 millions de livres ».

 "Les commandos qui [...], en provoquant la guerre civile, ont mis les Anglo-saxons dans le pétrin ont été entraînés et conseillés par des Européens qui ressemblent à s'y méprendre à des barbouzes français dépendant de Jacques Foccart, secrétaire général à la Communauté et à l'Elysée" (Le Canard enchaîné, 23/08/67).

Après la défaite du Biafra, Le Canard enchaîné écrira : "Au printemps 1967 [alors que le leader Biafrais Ojukwu parle de faire sécession], les services de la Communauté du cher Jacques Foccart sont à pied d'œuvre [...]. Les contacts avec Ojukwu sont vite pris. Houphouët-Boigny en Côte d'Ivoire et grand féal de De Gaulle s'en occupe personnellement. Foccart a, à Abidjan, un de ses hommes de confiance, [Jean] Moricheau-Beaupré, lequel dispose de moyens très importants". Il coordonnera l'ensemble des opérations d'aide française au Biafra sous le nom de "Monsieur Jean". C'est à lui que se réfère Roger Delouette, alias Delore, un ingénieur agronome envoyé en mission en Côte d'Ivoire, chargé d'y contrôler secrètement les transports d'armes vers le Biafra au début de l'hiver 1969-70. Roger Delouette sera arrêté aux Etats-Unis le 5 avril 1971 en possession de 44 kilos d'héroïne et d'un carnet d'adresses instructif (selon L'Express du 13/12/71). [Décédé à Abidjan en novembre 1996, Jean Moricheau-Beaupré a récidivé au Libéria en soutenant la rébellion de Charles Taylor (Le Nouvel Afrique-Asie, 01/1997). Les liens entre les trafics d'armes, de drogue, et les services secrets sont un grand classique].

« Le Canard enchaîné publiera encore le fac-similé d'une lettre de M. Delaunay, alors ambassadeur de France à Libreville, adressée au lieutenant-colonel Ojukwu et lui recommandant, le 27 octobre 1967, "le colonel Fournier et ses trois collaborateurs", tous appartenant au SDECE [ancêtre de la DGSE] ».

 C'est Félix Houphouët-Boigny et Jacques Foccart qui, de concert, ont convaincu, voire "contraint" (selon le chargé d'affaires du Biafra à Paris, Ralph Uwechue) le général De Gaulle de soutenir le Biafra. Arguments : le ressentiment (le Nigeria avait rompu les relations diplomatiques avec la France lors des essais nucléaires de la France au Sahara) ; l'anglophobie bien connue du général ; l'envie d'affaiblir un pays potentiellement surpuissant face à ses voisins du "pré carré", plus petits et plus faibles. Selon Philippe Decraene, la Fédération du Nigeria constituait "un pôle d'attraction dans le golfe du Bénin. A terme, cette situation pouvait être préjudiciable à l'équilibre politique de tout l'Ouest africain" (Le Monde, 01/11/68).

 Selon le mercenaire Rolf Steiner (Carton rouge, Robert Laffont, 1976), les livraisons d'armes massives, après les premiers succès de l'armée fédérale, ont commencé le 13/07/68, avec l'atterrissage à Uli (Biafra) "du premier avion français chargé de munitions [...] venant du Gabon". Selon les journalistes Claude Brovelli et Jean Wolf (La guerre des rapaces, Albin Michel), "fin août 1968 [...] les armes affluent de l'autre côté [biafrais]. Des dizaines d'avions déversent sans arrêt des tonnes de matériel militaire sur les deux aérodromes - deux morceaux de route droite - que les Biafrais peuvent encore utiliser. L'avance fédérale est stoppée brutalement. A Lagos, on manifeste contre la France [...]. Il en viendra 1 000 tonnes [d'armes et de munitions] en deux mois ! ". C'est un véritable pont aérien depuis Libreville et Abidjan. The Guardian parle de 30 tonnes par jour. Le 8 octobre 1967, le lieutenant-colonel Ojukwu déclare au quotidien ivoirien Fraternité-Matin qu'en cette période, il y a "plus d'avions atterrissant au Biafra que sur n'importe quel aérodrome d'Afrique à l'exception de celui de Johannesburg". Une dépêche d'Associated Press rapporte, le 16 octobre : "Chaque nuit, des pilotes mercenaires transportent de Libreville au Biafra une vingtaine de tonnes d'armes et de munitions de fabrication française et allemande. De bonne source, on précise que ces envois sont effectués via Abidjan, en Côte d'Ivoire [...]. Les avions sont pilotés par des équipages français et l'entretien est aussi assuré par des Français". Michel Honorin, de l'agence Gamma, a séjourné au Biafra en compagnie de mercenaires. Il décrit l'arrivée "de trois à six avions chaque soir au Biafra [...]. Une partie des caisses, embarquées au Gabon, portent encore le drapeau tricolore et l'immatriculation du ministère français de la Guerre ou celle du contingent français en Côte d'Ivoire" (Jeune Afrique, 23/12/68). Cet afflux d'armes aux Biafrais débouche « sur la prolongation de la lutte, c'est-à-dire l'effusion de sang ».

 « Durant l'été 1968, la France accentue son soutien diplomatique aux sécessionnistes biafrais. Le Président de la République intervient personnellement - alors que Nigérians et Biafrais sont en pleine négociation à Addis-Abeba. Pour l'éditorialiste du New York Times, "l'intervention du général de Gaulle a tout au moins accru l'intransigeance biafraise à la Conférence d'Addis-Abeba, faisant échouer ainsi ce qui est probablement la dernière chance de mettre un terme à un sanglant jeu militaire qui pourrait être un suicide pour les Biafrais" ».

 « La propagande pro-biafraise, en réussissant à sensibiliser l'opinion publique mondiale, jouera elle aussi un rôle de tout premier plan dans la prolongation de la lutte armée. [...] En ce qui concerne la France, M. Ralph Uwechue, alors délégué du Biafra à Paris, parle de "conquête de l'opinion publique" française. Cette action psychologique fut menée, de main de maître, par la société Markpress [basée à Genève]. Les "actions de presse" de cette agence de publicité entre le 2 février 1968 et le 30 juin 1969, groupées dans une "édition abrégée", comprennent, en deux volumes, quelque 500 pages de textes, articles, informations, etc. Grâce à cette propagande, les thèses biafraises tiennent le haut du pavé, tandis que la voix de Lagos restera inaudible et ses arguments inconnus. Plusieurs thèmes seront développés. D'abord, celui du génocide. Pour y couper court, le gouvernement [nigérian] acceptera, dès septembre 1968, l'envoi d'une équipe internationale d'observateurs chargée d'enquêter sur ces accusations. Personne n'attachera pourtant foi à son rapport, concluant, à l'unanimité, que "le terme de génocide est injustifié" ; et pourtant, parmi ses quatre membres, se trouvaient un général canadien, un général suédois, sans compter un colonel polonais et un général anglais. M. Gussing, représentant de M. Thant [secrétaire général de l'ONU] au Nigeria, ne sera pas cru, lui non plus, quand il affirmera n'avoir trouvé aucun cas de génocide "à l'exception peut-être de l'incident d'Ogikwi". Deuxième argument-choc de la propagande biafraise, la famine. [Le mercenaire] Rolf Steiner met en relief l'impact [...] du tapage organisé autour des enfants biafrais : "La stupide sensibilité blanche, écrit-il, ne réagissait en définitive qu'aux malheurs atteignant les jolis petits minois". [La famine] sévit effectivement dans la zone contrôlée par les sécessionnistes. Or, le gouvernement fédéral avait proposé la création d'un couloir terrestre pour ravitailler la zone tenue par le régime biafrais. Le colonel Ojukwu avait rejeté cette solution, car "accepter des secours ayant transité à travers le territoire fédéral équivaudrait à reconnaître qu'ils sont effectivement encerclés et qu'ils ne doivent leur survie qu'à la mansuétude des fédéraux" (Fraternité-Matin du 23/07/68). La famine étant bien devenue un paramètre à contenu politique, le gouvernement fédéral se résigne donc à la création d'un pont aérien diurne. Mais cette suggestion, elle aussi, sera rejetée, car si elle avait été acceptée, il serait devenu clair que les vols nocturnes servaient au seul ravitaillement en armes et munitions. Les autorités fédérales auraient eu les coudées plus franches pour l'entraver. Et pourtant, "les garanties militaires exigées par les Biafrais [avaient] toutes été accordées" par le gouvernement fédéral (Déclaration du Premier ministre canadien Pierre-Elliott Trudeau, 27/11/69). La guerre de religion [de musulmans s'apprêtant à exterminer 14 millions de chrétiens biafrais] constitue le troisième thème de la propagande [...]. Bien entendu, l'opinion publique mondiale ignore que neuf des quinze membres du Conseil exécutif fédéral de Lagos sont chrétiens. [...] Le quatrième argument utilisé sera celui du refus du Nigeria d'une solution négociée [...] face à Ojukwu s'en tenant strictement à la reconnaissance préalable de l'indépendance. L'héroïsme du soldat biafrais constitua le cinquième argument [...]. Et pourtant ces conscrits biafrais sont "pourchassés jusque dans leurs cachettes par les sergents recruteurs une baguette à la main" et "certaines unités biafraises étaient chargées de découvrir et d'exécuter immédiatement les hommes qui tentaient de se soustraire au service dans les forces armées" (AFP, 15/07/69 et 16/01/70). [...] Même les mercenaires sont pleinement réhabilités et retrouvent une virginité toute neuve. [...] Images d'Epinal également en ce qui concerne les pilotes de la "Croix-Rouge française". Le plus prestigieux d'entre eux, le commandant Roger Morançay, est basé à Libreville, au Gabon. [...] Bernard Ullmann, envoyé spécial de l'AFP à Libreville, câblera le 21 janvier 1970 à son agence qu'un chef de bord touchait en plus de son salaire de 3 000 dollars par mois [...], plus de 750 dollars pour chaque atterrissage en territoire ibo. Selon tous les observateurs, durant cette période, la plupart des pilotes faisaient deux allers-retours par soirée. Pour des raisons humanitaires. [...] Une grande campagne de collecte de fonds est lancée avec l'appui de l'O.R.T.F. et du gouvernement français. "Pour galvaniser la générosité des Français en faveur du Biafra, un commentateur a touché 30 000 francs" (L'Express, 17/04/72) ».

 Pour diversifier les sources d'approvisionnement et intensifier les livraisons, les deux piliers africains du soutien au Biafra, les présidents gabonais et ivoirien Bongo et Houphouët-Boigny, organisent "une coopération secrète avec la France, l'Afrique du Sud, le Portugal [encore en pleine guerre coloniale] et la Rhodésie, pour l'envoi de matériel de guerre au Biafra" (Le Nouvel Observateur, 19/01/70). Le commandant Bachman, officier suisse, déclare tranquillement à la Feuille d'Avis de Lausanne "être parti pour le Biafra sous le pavillon de la Croix-Rouge" et y avoir livré des armes. Le pilote suédois Carl-Gustav von Rosen, qui mène des attaques aériennes pour le compte des sécessionnistes, indique au Monde (29/05/69) qu'il dispose de cinq avions Saab "équipés pour le combat, sur une base aérienne militaire proche de Paris".

"Les avions qui transportent des armes [...] atterrissent de nuit sur l'aérodrome d'Uli plus ou moins sous la protection des avions d'aide humanitaire" (AFP, 13/07/69).

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:23

 

 

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Source : www.midilibre.com mardi 4 janvier 2011


CONTEXTE

Les militaires seront présents en Afghanistan et en Afrique en 2011 Une fois encore,   les régiments de la 6e Brigade légère blindée, brigade interarmes de la Force d'action terrestre dont l'état-major est basé à Nîmes, seront présents sur les terrains dangereux du monde entier cette année. En effet, de nombreuses opérations extérieures, les fameuses   « Opex » sont au programme.

Pour l'instant, trois régiments de la 6e BLB sont projetés en opérations extérieures du côté du Sénégal (les légionnaires du 2e Régiment étranger d'infanterie de Nîmes et le 1er Régiment étranger génie d'Orange), de Djibouti (1er Régiment de génie de Laudun, 2e REI), de Guyane et de République centrafricaine (2e REI).

Les légionnaires nîmois ont pour mission dans ce pays africain d'apporter un soutien technique et opérationnel dans le cadre de la Force de stabilisation africaine en Centrafrique. D'autres opérations sont programmées notamment en Afrique en 2011. Ainsi, entre février et mai, l'état-major de la brigade, le 2e REI, le 1er REC, le 1er REG et le 3e Rama (Régiment d'artillerie de la marine stationné au camp de Canjuers) doivent être projetés en Côte-d'Ivoire dans le cadre de la force Licorne qui soutient l'Onuci. Il s'agirait d'assurer la relève.

Pour l'heure, aucune information ne filtre du côté de l'état-major à Nîmes du fait du contexte tendu faisant suite aux résultats de l'élection présidentielle ivoirienne.   « La communication passe par Paris », nous indique-t-on.

Autre terrain glissant du monde : l'Afghanistan... Les régiments de la 6e BLB (2e REI, 1er REC, 1er REG, 3e Rama) doivent partir en OMLT (   Opérationnal mentoring and liaison teams) et ainsi constituer entre mars et octobre des équipes de conseillers et instructeurs intégrés dans les unités opérationnelles de l'armée afghane. Les militaires l'accompagnent et conseillent dans toutes ses missions, à l'instruction ou au combat. En opérations, les OMLT mettent en œuvre, au profit des unités afghanes, les appuis aériens et terrestres de la coalition lorsque les conditions le réclament. Enfin, le 3e Rama sera projeté dans la zone afghane de Surobi pour soutenir les forces de sécurité afghanes de juin à novembre. Mission plus que délicate dans cette région du monde en guerre.

  
Y. B.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:19

 

 

Ban Ki moon

 

 

Point de vue  

Le Monde  03.01.11 14h21  •  Mis à jour le 04.01.11  14h11

Pauvre Afrique, hier, on lui imposait ses dictateurs, aujourd'hui, on lui choisit ses "démocrates". Les rappeurs, ces Prévert des nouveaux temps, viennent d'inventer un néologisme qui fait fureur d'un bout à l'autre du continent : la démocrature. Entendez, ce système hybride (le visage de la démocratie, le corps diabolique de la dictature) qui a le don de déchaîner les passions et d'ajouter à la confusion.

Qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire, qui les a perdues en Guinée ? Cette question qui a l'air d'embraser l'univers n'a aucun sens dans les faubourgs de Conakry et d'Abidjan où, bon an, mal an, la vie politique n'aura jamais qu'un seul régime, la disette, et une seule loi : "tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit", pour reprendre le fameux mot de Léon Campo. Là-bas, on préfère d'expérience les mauvaises élections aux guerres civiles bien réussies. Mieux vaut encore Bokassa et Mobutu que les drames du Liberia ou de la Sierra Leone ! La bête humaine s'habitue à l'enfer du despotisme, certainement pas aux massacres à la rwandaise !

Or, les démons de la violence et de la haine hantent à nouveau la Côte d'Ivoire. Comme en 2000, le pays va se couper en deux, il va brûler comme une paille, plus rien ne peut l'empêcher. La faute à qui ? Au monde entier et d'abord et avant tout à cette fameuse communauté internationale qui n'est jamais mieux dans son rôle que quand elle rallume les incendies qu'elle est censée éteindre.

Formellement, ce "machin" derrière lequel se cachent les grosses griffes des Etats-Unis et de l'Union européenne ne pèse pas plus que le poids d'un arbitre. Son rôle se limite à prévenir les conflits et à proposer une solution négociée lorsque ceux-ci s'avèrent inévitables. Aucune circonstance exceptionnelle ne lui permet de déborder de ce cadre-là. C'est du moins ce que croyaient les néophytes, les sorciers de la diplomatie, eux ne manquant jamais d'arguments pour justifier l'injustifiable.

Disons-le clairement : l'ONU n'a pas à décider qui est élu et qui ne l'est pas à la tête d'un pays (le cas ivoirien compte peu en l'occurrence). Le faisant, elle outrepasse ses droits, ce qui lui arrive de plus en plus. Au point que derrière le langage feutré de ses diplomates, on distingue des bruits de bottes coloniales. A la manière dont Barack Obama, Nicolas Sarkozy ou Ban Ki-moon, traite ce pauvre Laurent Gbagbo, on croit revoir Gosier-d'Oiseau (célèbre personnage du Vieux nègre et la médaille, roman du Camerounais Ferdinand Oyono) transpirer sous son casque en engueulant ses nègres dans une plantation d'Oubangui-Chari.

Nous ne soutenons pas Laurent Gbagbo, nous nous contentons de rappeler un principe. D'ailleurs, le pestiféré d'Abidjan n'a pas besoin de notre soutien : l'arrogance des chancelleries et l'hystérie des médias travaillent pour lui. La diabolisation dont il est l'objet a fini par le rendre sympathique aux yeux de ses pires détracteurs. "A force de jeter une grenouille de plus en plus loin, on finit par la jeter dans une mare", dit un proverbe peul...

Nous ne contestons pas non plus l'élection d'Alassane Ouattara (nous sommes même convaincus que psychologiquement et techniquement, il est mieux outillé que n'importe lequel de ses concurrents pour gouverner). Nous disons simplement que le rôle de la communauté internationale ne revient pas à prendre des positions partisanes et à se répandre en déclarations intempestives encore moins dans une situation aussi explosive que celle de la Côte d'Ivoire. Pourquoi le défi et la menace du canon là où la discrétion, la ruse, la prudence et le tact bref, l'art de la diplomatie, auraient suffi ?

Nous n'allons pas apprendre à des géopoliticiens de métier que la Côte d'Ivoire est la pierre angulaire de la sous-région et que, si elle sombre, elle risque d'entraîner ses voisins, alors que la Guinée tente une périlleuse expérience démocratique et que Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a déjà ses sanctuaires au Burkina Faso et au Mali. La situation paraît d'autant inquiétante qu'il plane sur la région un "non-dit" tribal lourd de menaces pour l'avenir : tout sauf un Dioula au pouvoir à Abidjan ; tout sauf un Peul au pouvoir à Conakry.

La Côte d'Ivoire mérite-t-elle de brûler pour les besoins des statistiques ou pour les beaux yeux de Laurent Gbagbo ou d'Alassane Ouattara ? Non, assurément non !

Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, où est la différence ? Ils forment le trio maléfique qui a ruiné le pays d'Houphouët-Boigny. A Bédié, le poison de l'ivoirité, à Ouattara, celui de la sécession, à Gbagbo celui de la confiscation du pouvoir. Chacun de ces caïds a montré combien il était prêt à sacrifier sa patrie au profit de son pouvoir personnel. De ce point de vue, ils n'ont rien d'exceptionnel.

La quasi-totalité des chefs d'Etat africains sont au pouvoir à la suite d'un putsch sanglant ou d'une élection truquée. Une loi non écrite permet à chacun de tuer, de voler et de tricher pour arriver au pouvoir. La nouveauté, ce sont les "scrupules" avec lesquels les grands de ce monde regardent cela. Congo, Rwanda, Somalie, jusqu'ici ils ont encouragé les trucages électoraux et les putschs et fermé les yeux sur les pires atrocités au gré de leurs intérêts. Et voilà que ces messieurs sont soudain pris d'un excès d'états d'âme !

Eh bien, s'ils sont devenus aussi vertueux qu'ils le prétendent, pourquoi ne vont-ils pas fouiller dans les cuisines électorales du Burkina, de la Tunisie ou de l'Egypte ? Sont-ils sûrs que les dynasties présidentielles du Gabon et du Togo sont sorties de la vérité des urnes ? Se seraient-ils comportés ainsi s'il s'était agi de l'Iran, de la Birmanie ou de la Chine ?

Ce raffut fait autour de Ouattara est tel qu'il en devient suspect. Que veut sauver la communauté internationale, à la fin : la Côte d'Ivoire ou un de ses protégés ? Ouattara et Gbagbo sont les loups-jumeaux de la politique ivoirienne : même teint, même sourire carnassier, même poids électoral (l'un contrôlant la Commission électorale et l'autre la Cour suprême). Il y a cependant entre eux une différence de taille : le carnet d'adresses. Dans le monde mesquin et corrompu qui est le nôtre, plus besoin de formule magique, ce joujou-là suffit à ouvrir les plus secrets des sésames.

Ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Ouattara se trouve au coeur du complexe réseau qui gouverne ce monde alors que, modeste professeur d'histoire, Gbagbo, hormis un bref exil à Paris, n'est jamais sorti de chez lui. Ce petit détail-là explique mieux que tout (les longs couplets sur la démocratie par exemple) pourquoi une simple élection africaine a pris une dimension mondiale. Le village global est bel et bien là : la planète des copains et des coquins ! Et ses lois s'appliquent partout aussi bien en Côte d'Ivoire que dans la Guinée voisine où, Alpha Condé, le président "élu" est un ami des présidents africains et un vieil habitué des ministères parisiens.

"Je ne me vois pas échouer cette élection", affirma le nouveau président guinéen au lendemain du premier tour alors qu'il accusait un retard de près de 25 points sur son concurrent. Il ne croyait pas si bien dire : l'élection fut prolongée de cinq mois, le temps sans doute que le "bon" candidat soit prêt avec à la clé, l'incendie de la Commission nationale électorale indépendante, les vols du fichier informatique, le tout suivi d'un véritable nettoyage ethnique. Il n'y eut aucune enquête et ces sourcilleux jurés de la communauté internationale n'y trouvèrent rien à redire. Comme pour confirmer ce que tout le monde savait déjà : pour être élu en Afrique, pas besoin de mouiller la chemise. Avec un peu de chance et quelques copains bien placés à l'ONU, à la Maison Blanche, à l'Elysée ou au Quai d'Orsay, vous êtes sûr de passer même à 18 %.

Tierno Monénembo, écrivain guinéen, Prix Renaudot 2008 pour "Le Roi de Kahel" (Seuil)

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 00:47

 

 

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Albert BESSE, le ministre des finances de BOZIZE

 

 

 

EXCLUSIF !

 

Malgré une dette de plus de 66 milliards de F CFA Bozizé demande encore un prêt de 5 milliards à la BEAC

Si Bozizé a si peur de parler du bilan de ses plus de sept années de gouvernance aux Centrafricains, c’est qu’il y a bien des raisons à cela. Outre les différents crimes de sang commis par ses différents bras armés sous sa responsabilité directe sur de nombreux citoyens tels que le sergent Sanzé en 2006, Charles Massi en 2009 pour ne citer que ceux-là dont il a ordonné lui-même la liquidation physique, il y a aussi sa politique tribaliste et de division nationale à tous les niveaux de l’appareil de l’Etat, la prédation systématique des ressources du pays et les rackets répétés des opérateurs économiques en particulier dans la filière du diamant.

Une autre caractéristique du régime Bozizé est le fort niveau d’endettement qu’il a contracté et qui pend comme une épée de Damoclès sur la RCA aujourd’hui. Puisqu’on est en train d’aller aux urnes, même si tout indique qu’il s’agira davantage d’une belle mascarade électorale que la CEI de nullissime Binguimalé prépare, si Bozizé était battu et devrait quitter les commandes du pays, il laisserait une ardoise de dette colossale à son successeur.

On apprend au détour de la note ci-dessous pondue par le staff technique du gouvernorat de la BEAC en guise de réponse du Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) tenu le 28 décembre dernier que nous publions en exclusivité, que la RCA traîne non seulement une casserole de plus de soixante milliards de F CFA de dette vis-à-vis de la BEAC qu’elle a un mal fou à rembourser puisqu’il subsiste de nombreux impayés, mais qu’en date du 19 novembre 2010 le tristement célèbre ministre des finances de Bozizé Albert Besse avait adressé à l’institution financière sous-régionale une lettre pour solliciter un concours financier de cinq (5) milliards de F CFA pour de prétendues « actions prioritaires de manière à consolider les acquis des réformes accomplies », motif purement fallacieux et farfelu .

On ne peut que se demander tout de suite à quoi ont bien servi et où sont allés ces soixante et six milliards de F CFA empruntés par le régime Bozizé à la BEAC puisque les Centrafricains n’en n’ont pas vu l’impact ? En novembre 2009 par exemple, le FMI par le biais de la BEAC avait effectué un virement de plus de vingt milliards de F CFA au Trésor centrafricain et cela avait quasiment rendu fou Bozizé. Il avait impunément disposé presque entièrement de cette manne pour acheter des véhicules 4x4 afin de préparer sa campagne électorale. Il y a effectivement lieu de s’interroger si les institutions financières internationales qui ne cessent de dresser des rapports élogieux et de décerner des satisfécits à Bozizé et son piètre ministre des finances Albert Besse, ont conscience des méthodes peu orthodoxes de gestion financière de ce régime.

A en juger par les conditionnalités draconiennes formulées dans le projet de résolution à la fin du document par le staff technique à l’intention du Conseil d’Administration de la BEAC, autant dire que c’est un refus poli qui a été opposé aux autorités centrafricaines en dépit des démarches effectuées par le Gouverneur auprès de presque tous les administrateurs pour rendre possible le décaissement des cinq milliards de F CFA. C’est à de véritables gloutons, un tonneau de Danaïdes qu’on a à faire avec le régime Bozizé.

 

La Rédaction de C.A.P 

 

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BANQUE DES ETATS                                            CONSEIL  D’ADMINISTRATION

                  DE

L’AFRIQUE CENTRALE                                                                       Séance

 

 

ASSISTANCE FINANCIERE A LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

________________________

 

Par courrier du 19 novembre 2010, le Ministre des Finances et du Budget de la République Centrafricaine sollicitait l'Institut d'Emission pour une aide financière d'urgence d'un montant de Cinq milliards (5 000 000 000) de FCFA, afin de permettre à son Etat de disposer de la trésorerie nécessaire pour des actions prioritaires de manière à consolider les acquis des réformes accomplies.

Cette avance exceptionnelle d'urgence est présentée comme une facilité de caisse à court terme, à valoir sur des financements extérieurs à venir dans le cadre des accords de financement sous forme d'appui budgétaire signés entre ce pays et les institutions financières internationales (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement) ainsi que l'Union Européenne, dont les décaissements prévus au cours du deuxième semestre 2010, enregistrent des retards à cause des procédures contraignantes des bailleurs.

La présente note s'articule autour des points suivants :

. la situation de la RCA vis-à-vis de la BEAC ;

. les conditions financières liées à l'avance ;

. les modalités de déblocage et remboursement des fonds.

 

 

I - Situation de la RCA vis-à-vis de la BEAC

Au 3l octobre 2010, l'Etat centrafricain est redevable envers l'Institut d'Emission de 66 561M de FCFA ventilés comme suit :

 

A - Crédit consolidés

. Encours au 3l octobre 2010............................. 43 356 M

. Echéance impayée (intérêt) du 31/03/2010 ..........325 M

. Echéance impayée (intérêts) du 30/06/2010... …. 325 M

. Echéance impayée (intérêts) du 30/09/2010..........326 M

                                                       Sous-total 1 : 44 332 M

 

B - Avances statutaires (Art19 B des Statuts de la BEAC)

. Tirage sur plafond d'avances……………………………………………….18 489 M

. Impayés sur intérêts au 3l/10/2010………………………………...................639 M

                                                                                          Sous-total 2 : 19 128 M

 

Il convient ici de rappeler que le Comité de Politique Monétaire, lors de sa séance du 29 juin 2009, et le Comité Ministériel, au cours de sa session du 2 juillet 2009, en prélude à la mise en place des titres publics à souscription libre, avaient décidé de :

. Geler les plafonds d'avances de la Banque centrale aux Trésors Nationaux aux niveaux constatés au 30 juin 2009 ;

 

. Adopter le principe de la réduction des plafonds d'avances statutaires par cinquième chaque année ;

 

. Proposer au choix de chaque Etat de rembourser les utilisations au-delà du plafond d'avances réajusté, soit en une seule fois, soit par consolidation sur un an maximum, au TIAO et à échéances trimestrielles.

 

En application de ces décisions, corrélées à la mise en place du Marché régional des titres publics, il se dégagera au 1er janvier 2011 un dépassement des utilisations de 3 698 M par rapport au plafond réajusté. A cet effet, un courrier a été adressé au Ministre des Finances et du Budget de la République Centrafricaine, en date du 2 décembre 2010, afin d'indiquer la modalité de remboursement choisie pour l'apurement dudit dépassement.

C - Avances exceptionnelles

. Encours …………………………………………….3 000 M

. Echéances impayées (intérêts) au 3l/10/2010 ... ..........101 M

    Sous-total 3 : 3 101 M

 

II - Conditions financières liées à l'avance

Il convient d'indiquer que le type de concours sollicité par la République Centrafricaine ne rentre pas dans le cadre des interventions traditionnelles de l'Institut d'Emission. Cependant, cette requête pourrait être examinée dans la mesure où elle serait adossée aux différents financements attendus des bailleurs de fonds.

Ce concours exceptionnel, si le Conseil l'autorise, ferait l'objet d'une Convention de prêt entre les deux (2) parties aux conditions suivantes :

Montant : 5 milliards de francs CFA ;

Durée du prêt : remboursement in fine sur une période maximale d'un an dès que les financements seront portés au crédit du compte du Trésor centrafricain dans les livres de la BEAC ;

Taux: TIAO (4%).

Un tableau d'amortissement indicatif joint en annexe retrace les différentes échéances en intérêts à supporter par le Trésor centrafricain au cas où l'apurement s'étalerait sur un (l) an.

III - Modalités de déblocage et de remboursement des fonds

Sur la base des propositions faites par la République Centrafricaine, le remboursement des fonds sollicités sera garanti par des financements extérieurs attendus dont les principaux bailleurs de fonds sont des institutions internationales de premier rang. A cet effet, les virements au profit de la République Centrafricaine seront obligatoirement domiciliés dans les livres de la BEAC. Cette précaution permettra à la BEAC d'extourner automatiquement les écritures comptables, lorsque les paiements seront effectués par les différents bailleurs de fonds.

Si le Conseil d'Administration émet un avis favorable pour le déblocage des fonds, il est demandé à la République Centrafricaine de remplir préalablement les formalités décrites ci-dessous au profit de la BEAC. En conséquence, les administrateurs sont invités à adopter le projet*de résolution suivant :

 

PROJET DE RESOLUTION

 

Le Conseil d'Administration, réuni en sa séance ordinaire du 28 décembre 2010 à Yaoundé :

- Emet un avis favorable pour le concours d'urgence sollicité par la RCA;

- Autorise le Gouverneur à signer avec les Autorités centrafricaines une nouvelle Convention de prêt sous réserve de :

. Produire à la BEAC, les copies des accords de financement conclus par la RCA avec les Institutions Financières, l'Union Européenne et la BAD ;

. Produire les lettres de domiciliation de ces financements dans les livres de la BEAC adressées aux bailleurs de fonds, accompagnées des accusés de réception le cas échéant ;

. Signer en faveur de la BEAC un ordre de virement irrévocable auquel est joint un tableau d’amortissement (remboursement in fine) retraçant les intérêts au cas où le remboursement pour quelque raison que ce soit s’étalerait sur une période maximale d’un an.

Le déblocage pourra se faire après règlement ou consolidation de tous les impayés.

 

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