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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 02:13

 

 

 

 

YAOUNDE, 11 avril (Xinhua) — Un Conseil national de transition de 105 membres jouant le rôle d’une Assemblée nationale provisoire conduira finalement la transition en République centrafricaine (RCA) après la prise de pouvoir de l’alliance rebelle Séléka le 24 mars, en remplacement du Conseil supérieur de transition créé le 6 avril, a décidé une réunion tenue jeudi à Bangui.

 

Il s’agit d’un organe formé de deux blocs, dont le premier constitué de la rébellion coalition Séléka, des partis politiques toutes tendances confondues et des notables représentant les 16 préfectures du pays plus la ville de Bangui s’est vu attribuer 55 sièges, et le second, composé de la société civile, des confessions religieuses et de la diaspora, s’adjuge les 50 autres postes.

 

C’est une nouvelle organisation sociopolitique établie lors d’une réunion mercredi dans la capitale centrafricaine entre « forces vives de la nation », dont principalement les acteurs politiques et les organisations de la société sur la relecture de l’ordonnance du 6 avril créant le Conseil supérieur de transition dont la répartition des 97 postes a suscité la controverse, informent des sources à Bangui.

 

Selon Fulgence Zeneth, désigné par les organisations des droits de l’homme pour les représenter au sein de la nouvelle entité, « l’ordonnance (qui avait été publiée par le Premier Nicolas Tiangaye, NDLR) a été immédiatement modifiée », après approbation du « président » Michel Djotodia, le nouvel homme fort de Bangui.

 

Sur ses 105 postes (soit le même nombre que celui de l’Assemblée nationale dissoute), le Conseil national de transition en attribue 38 aux partis politiques et Séléka et 17 notables à raison d’une place par préfecture et une pour la ville de Bangui, pour ce qui est du premier bloc. Dans le deuxième bloc, la société civile se taille 42 places, contre six aux confessions religieuses et deux à la diaspora.

 

En dehors de son propre président, c’est cette institution qui va désigner le président de la République par intérim, lors de sa première session dont la tenue est suggérée pour samedi, avant le prochain sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC, organisation régionale à laquelle la RCA appartient) annoncée pour le 15 avril à N’Djamena.

 

Un sommet qui, apprend-on, permettra d’entériner les nouvelles décisions prises le même jour où Tiangaye, Premier ministre du gouvernement sortant qui a été reconduit dans ses fonctions par Djotodia, est rentré d’une visite cette semaine à Paris en France.

Centrafrique : le Conseil supérieur de transition remplacé par le Conseil national de transition

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