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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 23:03

 

 

 

 

30 Avril 2013 - 20:56

 

Création du MADGECC - Mouvement d'Auto-Défense des Gbayas de l'Église du Christianisme Céleste - communiqué de presse n°01

 

Depuis le renversement du régime du président Bozizé par les combattants de la Seleka, de nombreuses horreurs ont eut lieu contre les populations civiles.

 

Nous les Gbayas pratiquants la religion de l'Église du Christianisme Céleste fondée par Samuel Bilehou Joseph Oshoffa, nous sommes particulièrement ciblé par les crimes des rebelles au pouvoir, car nous avons la même origine ethnique et la même foi religieuse que le président Bozizé.

 

Nous ne sommes pas pourchassé pour des raisons politiques, nous sommes pourchassé à cause de notre origine ethnique et de notre religion.

 

Nous décidons donc de créer le Mouvement d'Auto-Défense des Gbayas de l'Église du Christianisme Céleste, le MADGECC, pour protéger nos familles contre un génocide ethnique et religieux.

 

Le MADGECC (Mouvement d'Auto-Défense des Gbayas de l'Église du Christianisme Céleste) n'aura pas comme but de prendre le pouvoir à Bangui, mais a pour but de combattre les agressions et le génocide que la Séleka veut faire contre les Centrafricains, en particulier contre les Gbayas et les fidèles de l'Église du Christianisme Céleste.

 

Les armes du MADGECC serviront seulement à protéger nos familles contre les massacres fait par la Seleka.

 

Fait à Carnot (RCA) le 29 avril 2013 par Célestin Ferran, porte-parole du MADGECC

RCA : L'ethnie de Bozizé annonce la création d'un mouvement d'auto-défense contre la Séléka
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 22:05

 

 

 

 

 

New York 29 avril 2013 – A l'issue d'un exposé de Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé lundi leur vive préoccupation quant à la situation humanitaire et sécuritaire en République centrafricaine, qui ne cesse de s'aggraver et l'affaiblissement de ses institutions.

 

Dans une déclaration à la presse à l'issue de leurs consultations, ils ont appelé les autorités compétentes à rétablir la paix et la sécurité à Bangui et à l'extérieur de la capitale en déployant des forces suffisantes, ainsi que toutes les parties à permettre un accès humanitaire sûr et sans entraves dans le pays.

 

Les dirigeants de la Séléka, qui ont pris le pouvoir le 24 mars, sont appelés à veiller à ce que les groupes armés qui dépendent de cette coalition s'abstiennent de toute action violente et se regroupent dans les meilleurs délais dans les sites de cantonnement, conformément à l'Accord de Libreville.

 

La déclaration exprime aussi de sérieuses préoccupations quant aux allégations de graves violations des droits humains, les membres du Conseil demandant l'ouverture d'une enquête rapide afin de traduire en justice tous les auteurs de ces actes.

 

Avec à l'esprit la première réunion du Groupe international de contact, prévue à Brazzaville le 3 mai, les membres du Conseil appellent à la mise en œuvre rapide de la Déclaration de N'Djamena et encouragent le Premier ministre centrafricain, qui se trouve actuellement au Cameroun, à exercer pleinement les pouvoirs exécutifs qui lui sont conférés par l'Accord de Libreville et la Déclaration de N'Djamena.

 

Ils appellent à la désignation rapide d'un gouvernement inclusif et à la tenue d'élections dans les 18 mois à venir, rappelant qu'au terme de la Déclaration de N'Djamena du 18 Avril, le chef de l'Etat, le Premier Ministre, les membres du gouvernement de transition ainsi que certains membres du Conseil national de transition ne pourront pas être candidats à ce scrutin.

 

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur préoccupation face à la récente pause des opérations pour contrer l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en République centrafricaine. Ils ont exhorté tous les pays concernés à reprendre leurs efforts pour lutter contre la menace posée par la LRA, dès que possible.

 

Les efforts déployés pour résoudre la crise par les Nations Unies, y compris par le BINUCA, dans un environnement très difficile, sont salué par les membres du Conseil, qui expriment leur volonté d'envisager d'autres options pour stabiliser la République centrafricaine.

Le Conseil de sécurité préoccupé par l'aggravation de la situation en République centrafricaine
Le Conseil de sécurité préoccupé par l'aggravation de la situation en République centrafricaine
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:41

 

 

 

 

 

 

http://www.afrikaweekly.com   30 AVRIL 2013 13 H 45 MIN

 

Martin Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, nous a accordé une interview exclusive afin de porter à la connaissance de tous, son analyse de la situation qui prévaut en Centrafrique.

 

1- Monsieur Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), un mois s’est écoulé depuis la prise du pouvoir en République Centrafricaine par la coalition SELEKA. Quelle lecture faites-vous, aujourd’hui, de la situation qui prévaut en Centrafrique ?

 

 

A notre retour de Libreville le 11 janvier dernier, j’ai cru comme beaucoup d’autres centrafricains qu’une issue politique était désormais en chantier pour permettre à notre pays de continuer sa marche dans la paix. Mais force a été de constater qu’un des acteurs majeurs, à savoir l’ancien Président BOZIZE n’avait aucune intention de jouer le jeu de la réconciliation. Il a délibérément refusé de respecter ces accords, ce qui a occasionné la reprise des hostilités qui ont tourné en sa défaveur. François BOZIZE a échoué à faire la paix, et comme il a également volontairement affaibli les FACA, il ne pouvait que finir par perdre le pouvoir.il est entièrement responsable de cette issue violente.

 

Par principe, en tant que démocrate, nous condamnons toute prise de pouvoir par la force mais compte tenu de l’autisme politique de François BOZIZE après- Libreville, nous ne pouvons que prendre acte de ce changement.

 

2- Depuis le changement de régime, il y’a persistance de viols, d’exactions et de pillages des biens privés et édifices publics. Certains imputent cela aux éléments de la Séleka et d’autres  aux partisans de l’ancien président François Bozize, partagez-vous l’un de ces points de vue ?

 

 

Nous condamnons évidemment toutes ces violences, quelqu’en soient les auteurs. Comme vous le dites, ces violences sont le fait en tout cas d’hommes armés, qui sont aussi bien des éléments incontrôlés de Séléka que des partisans armés de Bozizé. Ils doivent être arrêtés et mis à la disposition de la justice, pour que force reste à la loi

 

3- Selon vous, quelle issue à cette crise en République Centrafricaine ?

 

Il faut que les nouvelles autorités intensifient les efforts déjà entrepris pour que les forces de défense et de sécurité , dans leur ensemble, soient effectivement opérationnelles dans Bangui et à l’intérieur du pays. Il faut qu’à tous les niveaux du sommet à la base, les différents responsables de l’armée, de la gendarmerie et de la police soient rapidement nommés ou confirmés, pour battre le rappel de leurs hommes  et assurer la sécurité des personnes et des biens, et notamment des postes douaniers aux frontières, des sites sensibles comme les parcs nationaux, des unités de production et des biens publics et privés. De même, le cantonnement des éléments de la Séléka  doit être pour ne pas donner l’impression à la population que les hostilités continuent, et que nous vivons toujours dans un état de guerre.

Il faut créer un climat de sécurité et de paix, et la vie reprendra, même  lentement, mais sûrement.

 

4- Les centrafricains reprochent à sa classe politique son inaction et son immobilisme. Comprenez-vous ces frustrations ?

 

Oui je comprends ces frustrations, car dans ces moments difficiles, notre peuple déboussolé a besoin d’entendre des voix qui le rassure.  Je voudrais préciser ici que  pour ce qui me concerne et le MLPC, nous ne nous sommes jamais tus. Nous avons toujours tenu à exprimer notre compassion à notre peuple meurtri et aujourd’hui appeler à la reprise du travail pour reconstruire notre pays.

 

5- Pensez vous que votre parti, le MLPC, fasse partie de cette classe politique ayant frustrée les centrafricains de par son immobilisme et son inaction ?

 

Le 12 mars 2013 le MLPC par ma modeste voix est intervenu sur Radio  Ndeke Luka pour condamner les appels à la haine lancés par les animateurs de COCORA et de COCOA, et leur prise de position pour dénoncer les Accords de Libreville. J’avais notamment dit que ces irresponsables jouaient avec le feu en opposant les centrafricains les uns contre les autres en distribuant des armes aux jeunes, en érigeant de barrières nocturnes dans tout Bangui, etc. Le MLPC par ma voix est monté  au créneau pour dénoncer cela alors que d’autres encourageaient BOZIZE à s’entêter en organisant des marches de soutien à sa gloire. On a même vu des hommes ayant appartenu à la Médiature et des responsables de certains partis politiques s’associer aux responsables de COCORA pour créer des mouvements politiques appelant ouvertement à la haine entre centrafricains. Tous ceux-là aujourd’hui veulent se refaire une virginité politique et exigent sans vergogne d’ entrer au CNT.  Qui a toujours été actif pour défendre les principes républicains face à BOZIZE? Le MLPC et l’opposition démocratique. Soyons humbles dans la critique. Nous avons parlé hier et nous continuons à parler pour défendre les valeurs de la République et notre vivre en commun.

 

6- Comment le MLPC entend t-il participer à l’animation de la vie politique et de la refondation de l’Etat Centrafricain ?

 

Le MPLC est un parti républicain et social-démocrate. Nous avons toujours lutté , depuis Bokassa dont certains se sont accommodés sans état d’âme, pour la République. Nous allons continuer notre combat comme parti politique respectueux de la loi et de l’ordre, pour le respect en tout temps et en tout lieu des valeurs de la République: égalité des citoyens devant leurs devoirs et dans leurs droits, respect des libertés individuelles et collectives, et bonne gouvernance pour un développement inclusif de notre pays.

 

7- Comment avez-vous accueilli les décisions ayant abouti à la mise en place du CNT et à l’élection de Djotodia ainsi que les dernières recommandations des chefs d’états de la CEEAC ?

 

 

Je voudrais une fois de plus remercier les Chefs d’Etat de la CEEAC qui  se sont mobilisés dans l’urgence et à plusieurs reprises au chevet de notre pays. Ils ont une connaissance intime de notre pays et de notre histoire tumultueuse, et en conséquence, ils ont pris de sages décisions qui prennent à la fois compte de la légalité et de la réalité, avec l’appui de la communauté internationale que nous saluons ici. A nous centrafricains de ne pas  décevoir toute cette mobilisation autour de notre pays.

 

8- La transition est censée se conclure dans dix-huit mois par des élections présidentielles et législatives. En 2011, vous avez représenté le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain aux présidentielles, serez-vous encore à nouveau candidat ?

 

La décision de choisir un candidat est une prérogative exclusive et statutaire du Congrès du MLPC. Puisque je suis un militant discipliné, je ne peux préjuger de la décision à venir du Congrès du Parti.

 

9- Absent du Gouvernement et du CNT, quel sera votre rôle durant cette transition ?

 

Je suis citoyen centrafricain, militant du MLPC et présentement Président du Parti. Parallèlement à cela, je suis un modeste consultant international dans le domaine des assurances et de la finance. Comme a dit le Christ, à chaque jour suffit sa peine, et croyez-moi, mes journées sont bien remplies.

 

10- Pour conclure, quels conseils pourriez-vous donner aux nouvelles autorités afin de mener à bien la mission qui leur incombe durant cette transition ?

 

Le conseil que je donne très modestement aux nouvelles autorités de notre pays est d’être constamment à l’écoute du peule centrafricain, Comme le disait Feu Omar BONGO ONDIMBA, le visage des centrafricains doit être le miroir du Président DJOTODIA. Si les centrafricains sourient, il doit s’en réjouir mais si les centrafricains ont des inquiétudes, il doit les faire siennes et leur donner des réponses. Le Président DJOTODIA doit garder le cap qu’il a pris restant modeste, en étant accessible à tous, et prennent de son temps pour être  à l’écoute de tous. Les centrafricains sont tellement traumatisés par la gouvernance violente, prédatrice et  familiale de Bozizé qu’en réalité ils demandent aux nouvelles autorités de « ne pas faire comme Bozizé. Ils veulent que les nouvelles autorités leur donnent des raisons d’oublier BOZIZE et de  pouvoir mieux vivre leur vie de tous les jours dans la paix et le respect de leurs libertés.

 

 

Centrafrique : « le visage des Centrafricains doit être le miroir du Président DJOTODIA » dixit Martin Ziguélé
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:40

 

 

 

 

BBC Afrique  30 avril, 2013 - 12:57 GMT

 

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) demande aux gouvernements du monde entier de suspendre les retours forcés des nationaux ou des résidents habituels de Centrafrique vers ce pays, étant donnée la situation instable et incertaine.

 

Selon l'agence onusienne, la violence, de graves violations des droits de l'homme et une détérioration grave de la situation humanitaire ont prévalu en République centrafricaine depuis que la coalition rebelle de la Séléka a pris la capitale, Bangui, le 24 mars.

 

“Nous lançons cet appel car ceux qui prennent les décisions d’asile ne sont pas forcément au courant”, explique Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR.

 

“Admettons que quelqu’un à Paris ou Londres ait demandé l’asile il y a 3 ans, la procédure a suivi son cours, se demande est déboutée; la procédure voudrait qu’on le rapatrie. Nous voulons éviter cela. Il n’y a aucune sécurité”, ajoute la porte-parole du HCR.

 

Le HCR s'inquiète des meurtres, viols, pillages, arrestations arbitraires, tortures et recrutements d’enfants en Centrafrique.

 

Suite à la violence des derniers mois dans le pays, l’ONU estime à 173 000 le nombre de déplacés internes, et à près de 50.000 le nombre de réfugiés qui ont fui, essentiellement vers la RDC (37.000), le Tchad (5.000) et le Cameroun (2.000).

 

Le HCR considère qu’il est probable que les personnes fuyant la République centrafricaine ou que celles qui se trouvaient déjà dans un pays d’asile avant les récents évènements aient besoin de la protection internationale des réfugiés, conformément à la Convention de 1969 de l’OUA.

 

En outre, de nombreuses personnes qui ont fui la République centrafricaine remplissent très probablement les conditions pour être reconnues comme réfugiées en application de la Convention de 1951.

 

Selon le HCR, l’interdiction des renvois forcés doit être être maintenue jusqu’à ce que la situation relative à la sécurité et aux droits humains dans les zones affectées se soit suffisamment améliorée pour permettre un retour dans des conditions de sécurité et de dignité.

Centrafrique : le HCR avertit
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:36

 

 

 

 

http://www.marianne.net   ALAIN LÉAUTHIER  Mardi 30 Avril 2013 à 16:26

 

Que se passe-t-il en République centrafricaine? Depuis que le 24 mars dernier, une coalition hétéroclite de divers mouvements rebelles issus du Nord, la Séléka a renversé par les armes le président François Bozizé, l’intérieur du pays et plus encore la capitale Bangui sont plongés dans le chaos, soumis aux pillages en règle et aux exactions en tous genres. 


A plusieurs reprises diverses institutions onusiennes ou africaines ont tiré la sonnette d’alarme. Le 25 avril, Leila Zerrougui, représentante spéciale du Secrétaire général de l’Onu pour les enfants s’inquiétait publiquement du sort que leur réserve la Séléka, notamment en les enrôlant de force dans ses rangs. Trois jours plus tôt, la Gambienne Fatou Bensouda, procureur de la Cour pénale internationale (CPI) menaçait de poursuivre les auteurs d’éventuels crimes et violations des droits de la personne. 

 
Signe de la tension persistante, il y a une dizaine de jours, sur l’axe Mbrès-Kaga Bandoro, exaspérés par les pillages, des villageois s’en sont pris à des éléments de la Séléka, tuant l’un d’entre eux. En représailles, les rebelles auraient brûlé des dizaines de maisons et tué onze villageois. Mais manifestementle nouvel homme fort et président auto proclamé Michel Djotodia n’entend pas le message ou du moins a-t-il les plus grandes difficultés à imposer un semblant de discipline aux diverses milices en présence. 


La fin des désordres risque de se régler sans douceur. C’est du moins la menace que brandit aujourd’hui le commandant Armel Sayo, un des principaux chefs militaires de la Séléka. Après avoir rompu avec ses anciens compagnons d’armes, il leur lance aujourd’hui un ultimatum les enjoignant de cesser les violences  sous peine de les déloger par la force. Ancien responsable de la sécurité de feu le président Ange Félix Patassé (renversé par un coup d’Etat de Bozizé en 2003), ce militaire aguerri assure avoir derrière lui  nombre de dissidents de la Séléka. 


C’est le cas du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC)  d’Abdoulaye Miskine, mais aussi d’une partie des Forces armées centrafricaines (FAC), les forces régulières balayées par l’offensive des rebelles. Marianne a pu interroger Armel Sayo, alors qu’il prépare une éventuelle opération anti Séléka, quelque part entre le Cameroun et l’ouest du pays. 

 

 

Marianne. Qu’est ce qui justifie votre ultimatum à la Séléka et Michel Djotodia ? 


Armel Sayo. Il y a urgence à rétablir une forme de stabilité  car les populations ne supportent plus les débordements, les exactions, les pillages et ce qui s’apparente de plus en plus à un terrorisme anti-chrétien et une tentative de nettoyage ethnique. 


Marianne. Vous avez des preuves de cela ? 


A.S. Il y a eu des églises brûlés ou mitraillés, des nationaux tués parce qu’ils sont chrétiens. C’est l’inconscient caché d’une partie des forces de la Séléka qui refait surface. Oui il y a bien une tentative de créer un espace islamisé en s’appuyant sur des forces venues du Soudan et du Tchad. 

Marianne. Mais au début vous étiez allié avec ces éléments. 


A.S. Nous avions un but commun : nous débarrasser de Bozizé. Cet objectif a été trahi lors des accords de Libreville où une partie de la Séléka a accepté de composer avec lui. Et c’est pourquoi nous avons rompu avec eux. Finalement, ils ont chassé Bozizé mais pour instaurer un climat et un régime dont nous ne voulons pas. 



Marianne. Que voulez-vous alors ? 


A.S. Une transition pacifiée permettant au plus vite l’organisation d’élections réellement démocratiques. Ce pays a besoin de stabilité, de paix et de développement et actuellement c’est tout le contraire qui est à l’œuvre, une véritable régression vers le passé. Avec les évènements au Mali, est-il besoin d’ajouter que cette situation est aussi un danger pour toute la sous-région ? 



Marianne. Comment voyez-vous la suite ? 


A.S. Il faut coûte que coûte restaurer la souveraineté de l’Etat et chasser ceux, qui avec l’aide de forces étrangères, veulent imposer des valeurs étrangères aux nationaux. 



Marianne. Une médiation est-elle encore possible ? 


A.S. Nous leur avons tendu la main mais ils n’ont pas répondu. Tant pis. Ils ont mal commencé et ils vont mal finir. 


Marianne : Qu’attendez-vous de la France ? 


A.S. C’est un allié historique mais elle doit se tenir à l’écart.  Cette histoire est purement centrafricaine et ce sont les Centrafricains et eux seuls qui doivent apporter une solution démocratique.

Lu pour vous : Centrafrique : Le pays en lambeaux (Marianne)
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 15:52

 

 

 

 

BBC Afrique  30 avril, 2013 - 12:57 GMT

 

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) demande aux gouvernements du monde entier de suspendre les retours forcés des nationaux ou des résidents habituels de Centrafrique vers ce pays, étant donnée la situation instable et incertaine.

 

Selon l'agence onusienne, la violence, de graves violations des droits de l'homme et une détérioration grave de la situation humanitaire ont prévalu en République centrafricaine depuis que la coalition rebelle de la Séléka a pris la capitale, Bangui, le 24 mars.

 

“Nous lançons cet appel car ceux qui prennent les décisions d’asile ne sont pas forcément au courant”, explique Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR.

 

“Admettons que quelqu’un à Paris ou Londres ait demandé l’asile il y a 3 ans, la procédure a suivi son cours, se demande est déboutée; la procédure voudrait qu’on le rapatrie. Nous voulons éviter cela. Il n’y a aucune sécurité”, ajoute la porte-parole du HCR.

 

Le HCR s'inquiète des meurtres, viols, pillages, arrestations arbitraires, tortures et recrutements d’enfants en Centrafrique.

 

Suite à la violence des derniers mois dans le pays, l’ONU estime à 173 000 le nombre de déplacés internes, et à près de 50.000 le nombre de réfugiés qui ont fui, essentiellement vers la RDC (37.000), le Tchad (5.000) et le Cameroun (2.000).

 

Le HCR considère qu’il est probable que les personnes fuyant la République centrafricaine ou que celles qui se trouvaient déjà dans un pays d’asile avant les récents évènements aient besoin de la protection internationale des réfugiés, conformément à la Convention de 1969 de l’OUA.

 

En outre, de nombreuses personnes qui ont fui la République centrafricaine remplissent très probablement les conditions pour être reconnues comme réfugiées en application de la Convention de 1951.

 

Selon le HCR, l’interdiction des renvois forcés doit être être maintenue jusqu’à ce que la situation relative à la sécurité et aux droits humains dans les zones affectées se soit suffisamment améliorée pour permettre un retour dans des conditions de sécurité et de dignité.

Centrafrique : le HCR avertit
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 15:18

 

 

 

 

Rca - Le 29 avril 2013 © koaci.com - La Centrafrique et l’Afrique du Sud ont décidé, ce dimanche, d’établir entre leur deux pays des relations formelles d’État à Etat, après le froid instauré entre eux suite à la polémique survenue à la mort de 13 soldats sud-Africains à Bangui.



Le président sud-africain Jacob Zuma et le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye se sont accordé ce dimanche 28 avril à Prétoria, pour établir des relations plus formelles entre leurs É.



Les deux pays auront désormais des relations formelles d'État à État et non des relations fondées sur des liens personnels contrairement à celle qui prévalaient sous le régime de l'ancien président Bozizé, a indiqué Nicolas Tiangaye.


"Nous sommes convaincus que nous avons ouvert un nouveau chapitre et que notre relation sera désormais plus transparente pour les deux pays. C'est le message que j'ai transmis au président Zuma et au peuple d'Afrique du Sud au nom du peuple de la République centrafricaine" a-t-il ajouté.



Les relations entre les deux pays s’étaient dégradées après la mort de treize soldats sud-africains, lors des affrontements avec les rebelles du Séléka le 23 mars dernier pendant leur entrée dans Bangui, capitale centrafricaine, qui avait occasionnée la chute pouvoir de François Bozizé.



Nanita

Lu pour vous : Centrafrique : Bangui et Pretoria formalisent leurs relations
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 14:56

 

 

 

 

Par lefigaro.fr avec AFP  30/04/2013 à 13:07

 

Un ancien ministre et proche du président déchu François Bozizé a été nommé conseiller en matière de sécurité à la présidence centrafricaine, selon un décret du nouveau président Michel Djotodia diffusé aujourd'hui à la radio nationale.


Ministre de la Sécurité dans le dernier gouvernement de Faustin-Archange Touadéra (2011-2013), Claude-Richard Gouandja avait dirigé les services des renseignements et de la documentation (police politique) du régime Bozizé.


Avant la présidentielle de 2011, il avait fondé et dirigé le mouvement "Bozizé doit rester" (BDR), destiné à soutenir la candidature de François Bozizé et à mobiliser l'électorat en sa faveur.

M. Gouandja a connu plusieurs fois l'exil au Gabon (où il était jugé proche du défunt président Omar Bongo Ondimba), au Congo, en Europe et au Canada, étant considéré comme un "agitateur" dans son pays avant l'accession au pouvoir de Bozizé en 2003.


Il avait également été entendu par le juge Jean-Louis Bruguière dans le cadre de l'enquête ouverte par la justice française sur l'explosion d'un Boeing DC 10 de la compagnie française UTA au-dessus du désert du Ténéré, au Niger, dans les années 80.


L'attentat, que Paris a imputé à la Libye de Mouammar Kadhafi, avait coûté la vie à 170 passagers et membres d'équipage.

Un proche de Bozizé à la présidence
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 14:54

 

 

 

 

RFI   mardi 30 avril 2013 à 07:16

 

Plus d'un mois après la prise du pouvoir par la coalition rebelle Seleka, l'on note quelques améliorations sur le plan sécuritaire,  mais le retour à la normale se fait encore attendre. Des exactions sont toujours recensées à Bangui et à l'intérieur du pays.

 

Les éléments de la Seleka installés désormais dans des camps militaires se font plus discrets dans les rues. Les armes récupérées s'accumulent. Dimanche, 405 armes ont été retrouvées au PK 13 selon un général de l'ex-rébellion. Ces bonnes nouvelles pour la quinte des Banguissois ne peuvent cependant pas masquer une réalité toujours difficile.

 

Les écoles demeurent fermées, les administrations sont toujours somnolentes et la nuit appartient toujours aux bandits armés qui rackettent, volent des véhicules ou réquisitionnent de force des villas.

 

Pour améliorer la sécurité, Michel Djotodia est à la recherche de moyens financiers pour cantonner en province les combattants qui l'ont porté au pouvoir. Cela permettra de désengorger la capitale de milliers d'hommes en armes, mais pas forcément de ramener une sérénité perdue depuis bien longtemps à l'intérieur du pays.

 

Exemple patent de la difficile cohabitation entre combattants et civils en province. Il y a une dizaine de jours, sur l'axe Mbrès-Kaga Bandoro, après une altercation entre des villageois exaspérés par les pillages et des ex-rebelles, un élément de la Seleka aurait été tué.

 

Les représailles n'ont pas tardé. Selon une source humanitaire, des dizaines de maisons ont été brûlées et au moins onze villageois ont été tués. Informé de cet incident grave, le ministre de la Sécurité, le général Noureldine Adam, a promis une enquête.

RCA : l'insécurité persiste
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:36

 

 

 

 


WASHINGTON AFP / 29 avril 2013 22h10 - Les enfants américains nés hors des Etats-Unis risquent nettement moins de souffrir de maladies allergiques que ceux ayant vu le jour sur le territoire, selon une étude publiée lundi.

Cette recherche a été menée en soumettant un questionnaire aux parents de 91.642 enfants âgés de moins de 17 ans dans le cadre d'une enquête nationale sur la santé infantile menée de 2007 à 2008.

Ils ont déterminé la prévalence de maladies allergiques, dont l'asthme, l'eczéma, le rhume des foins et des allergies alimentaires et constaté que les enfants américains nés en dehors des Etats-Unis avaient près de 70% moins de risque d'avoir ces pathologies par rapport à ceux nés dans le pays (20,3% contre 34,5%).

Si leurs parents sont également nés hors du territoire américain, leur risque de souffrir de ces maladies allergiques est encore moindre (83%) par rapport à ceux dont le père et la mère sont nés aux Etats-Unis, indiquent les auteurs de l'étude parue dans la version en ligne du Journal of the American Medical Association, Pediatrics.

Les chercheurs citent plusieurs facteurs potentiels pour cette importante différence dans la susceptibilité aux allergies, dont la situation socio-économique, l'ethnicité, le fait de vivre en milieu urbain ainsi que la nutrition.

Les enfants américains immigrés ont aussi été exposés davantage à certaines infections qui ont pu aider leur système immunitaire immature à développer des dispositions contre les allergies, réduisant ainsi leur susceptibilité à l'asthme par exemple, relèvent-ils.

Le manque de stimulation infectieuse du système immunitaire chez les jeunes enfants pourrait amplifier leurs réactions allergiques, expliquent ces médecins.

Des études faites précédemment ont montré qu'être exposé au virus de la varicelle dans la jeune enfance était lié à un moindre risque d'asthme, de rhume des foins et généralement à une moindre sensibilisation allergique.

Les immigrés aux Etats-Unis venant de pays en développement où les stimulations infectieuses sont plus fréquentes auraient de ce fait un risque moindre de maladies allergiques, concluent les auteurs de cette étude du Centre hospitalier Roosevelt à New York.

Ils ont aussi observé que les enfants nés hors des Etats-Unis voyaient augmenter leur risque de développer de l'eczéma et de rhume des foins, mais pas d'asthme et d'allergies alimentaires, plus de dix ans après leur arrivée comparativement aux toutes premières années de résidence.



(©)

Les enfants américains nés hors des Etats-Unis ont moins d'allergies
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