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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 02:10

 

 

Ouandet.jpg

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

BANGUI - AFP / 22 janvier 2011 23h50 -  Un ministre candidat aux législatives de dimanche en Centrafrique est accusé d'"intimidations" par des agents électoraux du plus grand arrondissement de Bangui, qui ont brièvement démissionné en signe de protestation, selon des sources concordantes samedi.

Les 30 membres du comité local de la Commission électorale indépendante (CEI) du 8e arrondissement de Bangui (nord) avaient démissionné "en bloc" jeudi pour "protester contre les intimidations du ministre de la Sécurité publique Jules-Bernard Ouandé", depuis sa déclaration de candidature à la députation dans cet arrondissement, le plus important des huit que compte Bangui, a expliqué à l'AFP José Malo, président du comité local.

Selon M. Malo, le ministre candidat - en concurrence avec six autres personnes - exerçait des "pressions" sur les membres du comité local. Les démissionnaires sont revenus sur leur décision à la faveur d'une "concertation" avec les différents candidats et la CEI.

La commission électorale a confirmé à l'AFP la brève démission des agents électoraux.

"Nous sommes parvenus à une solution acceptée par le comité local. (...) Nous avons réussi à aplanir les divergences et à faire revenir la CEI locale sur sa décision de démissionner en bloc", a déclaré le porte-parole de la CEI, Rigobert Vondo.

Sollicité par l'AFP au sujet des accusations à son encontre, le ministre Ouandé a décliné tout commentaire.

1.889.000 Centrafricains sont appelés à élire dimanche leurs députés et leur président. Les bureaux de vote doivent ouvrir de 06H30 à 16H00 locales (05H30-15H00 GMT).

(©)

NDLR : C’est vraiment pathétique. Le gouvernement de Bozizé n’est qu’un ramassis de ministres délinquants, truands et voleurs. Plus ils volent, mieux Bozizé les protège. Ce général d’opérette de Jules Bernard Ouandé est avec Bozizé les deux derniers et seuls cancres repêchés de leur promotion de l’Ecole spéciale des officiers d’active (ESFOA) de Bouar. Ouandé comptait sur la fraude pour devenir député du 8ème arrondissement de Bangui mais le voilà mis à nu et tenu à l’œil. Cela donne une idée du désarroi dans lequel se trouve le pouvoir de Bozizé obligé de recourir partout à la fraude pour espérer rester dans la compétition. Tremblez les bozizistes !!! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 23:27

 

 

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samedi 22 janvier 2011  par L’Agence de Presse Xinhua

L’ex-Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé, candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle de 2005, déclare avoir des atouts pour l’emporter cette année sur le président sortant François Bozizé qui, d’après lui, sera battu dès le premier tour.

Dans un entretien exclusif vendredi à Xinhua au terme de son dernier meeting de campagne à la Place de la Réconciliation, dédiée au défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba à Bangui, le leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) annonce un parcours dans 20 villes centrafricaines en une semaine pour mobiliser les électeurs.

Question : Rendu à la fin de la campagne pour l’élection présidentielle centrafricaine prévue dimanche, estimez-vous avoir suffisamment mobilisé et convaincu les électeurs pour vous faire élire ?

Réponse : Oui, je le crois. Vous avez vu la mobilisation de ce meeting de fin de campagne. Nous sommes le seul parti de l’opposition à avoir parcouru l’ensemble du pays. Nous avons fait 20 villes différentes en moins d’une semaine. Nous avons rencontré toutes les couches sociales. Et je pense que le MLPC cette fois-ci ne se contentera pas d’être au deuxième tour. Mais, il gagnera.

Q : Quels sont vos atouts cette fois-ci, parce qu’en 2005 vous avez perdu au second tour face au président Bozizé ?

R : Parce qu’en 2005, le MLPC venait de perdre le pouvoir deux années auparavant. Sociologiquement, la population n’était pas encore prête à nous suivre. Et pendant cinq ans, nous avons travaillé le terrain. Nous sommes le seul parti politique qui a des implantations dans tout le pays. Nous avons 105 candidats aux législatives sur 105 circonscriptions électorales du pays et nous avons mobilisé nos militants depuis cinq ans pur ce grand jour du 23 janvier. Vous verrez vous-même le 23 janvier le résultat dans les urnes.

Q : Comment avez-vous organisé cette campagne-là ?

R : Nous avons organisé cette campagne de la manière la plus simple possible. D’abord notre programme : nous ne nous sommes pas enfermés entre intellectuels pour faire le programme. Nous avons parcouru le pays, nous avons discuté avec les paysans, les cadres sur leurs conditions. Nous avons pris en compte leurs préoccupations et puis nous avons réuni notre conseil politique national qui regroupe les différents représentants de tout le pays et c’est comme ça que nous avons proposé le programme que j’ai essayé d’expliquer autant que faire se peut pendant ces deux semaines de campagnes.

Q : A votre avis, les conditions sont-elles réunies pour des élections justes, transparentes et crédibles ?

R : Les conditions ne sont pas réunies. Nous avons publié un mémorandum juste avant les élections pour dénoncer les conditions. Mais, nous sommes les démocrates. Nous allons aux élections pour exprimer nos points de vue.

Q : L’opposition se présente avec quatre candidats face au président sortant François Bozizé qui a également ses atouts. Est- ce qu’on n’assiste pas à une dispersion des voix ?

R : Même s’il y avait 20 candidats dans l’opposition, Bozizé sera battu au premier tour. Il n’a aucune popularité dans le pays. Il ne tient pas de meeting. Il va dans les villes de province et c’est 10 minutes, il insulte les gens, il les menace. Il a perdu ses moyens, il n’a aucun soutien. C’est parce qu’il utilise les moyens de l’Etat, l’administration et tout que les gens le suivent. Vous verrez le 23 (janvier).

Q : Accepterez-vous le verdict des urnes si vous êtes battu ?

R : Si nous sommes battu à la régulière, si nos représentants dans les 4.800 bureaux de vote nous disent que ceux qui ont voté, c4est uniquement ceux qui sont inscrits, qu’il n’y a pas eu de tricherie, qu’il n’y a pas eu de fraudes, nous accepterons les résultats, nous respecterons notre signature du Code de bonne conduite. Mais, si les rapports de nos représentants nous disent qu’il y a eu tricherie, il y a eu fraudes, que des personnes non inscrites ont voté, nous ne reconnaîtrons pas les résultats de ces élections et nous ne sommes pas les seuls.

Propos recueillis par Raphaël MVOGO (Xinhua)

 

Centrafrique: Bozizé devrait être réélu dimanche

Par The Associated Press | La Presse Canadienne – sam. 22 janv. 17:53 HNE

 

BANGUI, République centrafricaine - L'homme fort de la République centrafricaine, François Bozizé, devrait remporter un nouveau mandat, dimanche prochain, en défaisant l'homme qu'il a expulsé du pouvoir, il y a près de huit ans.

Peu d'électeurs croient que le scrutin apportera beaucoup de changement dans ce pays oublié au coeur de l'Afrique, une nation désespérée ayant survécu à cinq coups d'États et à une myriade de révoltes armées depuis son indépendance de la France, il y a 50 ans.

Malgré la richesse du sol centrafricain, le gouvernement corrompu du président Bozizé demeure toujours à court de fonds pour mettre sur pied un état viable. Son autorité est limitée au territoire de la capitale, Bangui, le reste du pays étant livré au chaos et au banditisme.

François Bozizé, âgé de 65 ans, a accédé au pouvoir à la tête d'une armée rebelle qui a pris d'assaut la capitale en 2003. Ses soldats avaient renversé le président Ange-Félix Patassé, alors que toute la planète avait les yeux tournés vers l'invasion de l'Irak.

Aujourd'hui, la République centrafricaine figure parmi les plus pauvres pays d'Afrique, se classant au 159e rang sur les 169 que compte le palmarès de l'indice de développement humain des Nations Unies, en 2010. Selon ces données, les adultes habitant le pays ont passé en moyenne 3,5 ans sur les bancs d'école.

Le fait qu'Ange-Félix Patassé ait été autorisé à faire inscrire son nom sur les bulletins donne une bonne indication de la confiance qu'a le président Bozizé quant à sa réélection. L'ancien chef d'État se présente en tant que candidat et n'est revenu d'exil que l'année dernière, après avoir obtenu une amnistie.

Le plus grand danger pour François Bozizé provient plutôt du leader de l'opposition, Martin Ziguele, un ancien premier ministre de 52 ans qui a déjà dirigé un gouvernement de M. Patassé. Lors du dernier scrutin, en 2005, il avait reçu environ 36 pour cent des voix exprimées.

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 23:13

 

 

Ziguélé

 

 

 

De Patrick FORT

BANGUI 22 janv (AFP) — Des appels au calme ont été lancés pour les élections présidentielle et législatives de dimanche en Centrafrique, pays miné par des années d'instabilité et dont le président sortant, François Bozizé, donné favori, est accusé d'intentions de fraudes par son opposition.

La campagne électorale, qui s'est terminée dans la nuit de vendredi à samedi, s'est déroulée sans incident violent majeur, voire, selon plusieurs observateurs, "sans beaucoup de mobilisation".

Arrivé au pouvoir en 2003 par un coup d'Etat puis élu en 2005, M. Bozizé, qui a sillonné le pays, a conclu sa campagne à Bangui par un meeting dans un stade devant 4.000 à 5.000 personnes.

Se présentant comme "rassembleur", "bâtisseur" ou garant de la paix, il se montre confiant de l'emporter au premier tour, estimant que son bilan de sept ans de pouvoir est "positif" et connu du "peuple".

Ce scrutin, reporté d'avril 2010 à dimanche après de multiples négociations, doit être l'aboutissement du dialogue national amorcé en 2008 entre pouvoir, opposition et groupes rebelles après des années de violences et de multiples coups d'Etat. Mais les principaux adversaires de M. Bozizé ont mis en doute la régularité du scrutin.

L'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé, seul candidat à avoir comme M. Bozizé fait campagne dans tout le pays, s'est offert un dernier meeting devant 1.000 à 2.000 personnes à Bangui.

"Depuis des mois, des fausses cartes d'électeurs circulent", accuse cet ancien assureur qui s'est forgé une réputation de bon gestionnaire.

"Si les élections sont claires, Bozizé sera battu au 1er tour. On n'acceptera pas le résultat si les élections ne sont pas claires", prévient-il.

Les listes électorales, que la commission électorale avait promis d'afficher 48 heures avant l'ouverture du scrutin, n'ont été affichées que samedi dans la matinée dans les bureaux de vote à Bangui, a constaté l'AFP.

L'ancien président Ange-Félix Patassé, renversé par M. Bozizé, a réalisé une campagne discrète mais reste selon certains observateurs son plus grand rival.

"Bozizé va frauder 10% ou 20% des voix. Ce n'est pas grave, je le battrai quand même", clame-t-il. "Les Centrafricains sont derrière moi".

Jean-Jacques Demafouth, ex-ministre de la Défense et chef d'une des principales ex-rébellions ayant signé les accords de paix, craint lui aussi la fraude et souligne le manque d'observateurs.

Autant d'accusations que balaie François Bozizé: "L'opposition nous fait tourner en rond depuis un an et demi. (...) Mes adversaires ont été au pouvoir. Le pays a été saccagé, pillé. Aujourd'hui ils se présentent comme des anges. Ils ont fait couler le sang". Il affirme même craindre "que l'opposition en perte de vitesse puisse choisir la violence en dernier réflexe".

Vendredi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait appelé à des élections "crédibles" et au respect de leurs résultats "par tous les candidats". Samedi, le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Joseph Binguimalé, a aussi invité au calme: en cas de contestations, "que le règlement se fasse par la voie légale", a-t-il dit.

Ces "contestations", si elles n'étaient "pas gérées en toute responsabilité, peuvent créer des conditions de déstabilisation du pays", a estimé Cephas Germain Ewangui, chef de la mission des observateurs de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).

Les résultats provisoires devraient être annoncés dans les huit jours après le scrutin, pour lequel 1,8 million d'électeurs sur 4,4 millions de Centrafricains sont appelés aux urnes.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.

 

Infos à chaud de Bangui

 

1.     La situation à Mbaïki était toujours tendue ce soir. Les habitants de la cité sont décidés à empêcher le vote si d'ici à demain, rien n'est fait pour corriger l'imposture.

 

2.    Le 2ème arrondissement est en mouvement. Une rumeur annonce la présence d'urnes bourrées dans la maison du chef Gremboutou. Les jeunes du quartier ont encerclé la maison pour empêcher la sortie de ces urnes.

 

3.    A 20h00, seulement 15% des bureaux de vote de la ville de Bangui ont reçu les listes.  Au plan national, seulement 39% des centres de vote ont affiché les listes.

 

4.    Les rumeurs persistantes de la journée ont obligé les observateurs de l'OIF, de l'UA et de la CEEAC à se déplacer dans les différents QG de campagne afin de rencontrer les candidats ou leurs états-majors et évaluer la situation.

 

5.    De l'avis d'un observateur, il est tout simplement irresponsable de la part du pouvoir et des partis d'appeler les Centrafricains à voter dans les conditions de ce jour.

 

 

 

NDLR : Sans frauder, Bozizé ne pourra jamais gagner.

 

 

Le président sortant favori de la présidentielle en Centrafrique

par Paul-Marin Ngoupana

BANGUI 22 janv 2011 (Reuters) - La République centrafricaine organise dimanche des élections présidentielle et législatives, prévues à l'origine en avril, qui ont peu de chances d'apporter la stabilité à ce pays enclavé, déshérité et miné par les divisions politiques et ethniques.

Le président François Bozizé, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 2003, apparaît comme le grand favori de la présidentielle mais pourrait ne pas s'imposer dès le premier tour.

Plusieurs centaines de candidats sont en lice pour les 105 sièges de l'Assemblée nationale.

La tenue de ces scrutins a été retardée trois fois pour des questions de financement et en raison de la difficulté à désarmer les forces rebelles qui, malgré les accords de paix, sont toujours présentes dans le nord-ouest et le nord-est du pays.

Quelque 1,8 million d'électeurs, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, sont appelés à se prononcer.

Les opérations de vote pourraient se heurter à des difficultés techniques, estiment des analystes, et des agents des services électoraux se sont déjà plaints de ne pas avoir été payés, mais tout devrait être fait pour que le scrutin se déroule dans des conditions acceptables.

"La communauté internationale ne veut pas la pagaille (...) On s'attend à ce que Bozizé l'emporte avec une avance confortable", a dit Ned Dalby, du cercle de réflexion Crisis Group.

CINQ CANDIDATS À LA PRESIDENTIELLE

Cinq candidats briguent la présidence. Les principaux adversaires du chef de l'Etat sortant sont Ange-Félix Patassé - ancien président chassé par Bozizé et rentré d'exil - ainsi que Martin Ziguélé, qui avait été Premier ministre de Patassé.

Si nécessaire, un second tour aura lieu en mars.

"Lors de la dernière élection en 2005, nous pensions l'emporter dès le premier tour et nous avons dû mettre les bouchées doubles pour battre Ziguélé", a confié un Reuters un ancien membre du gouvernement Bozizé, qui a requis l'anonymat.

"Cette fois encore, ce ne sera pas facile pour Bozizé", a-t-il ajouté.

Il y a cinq ans, Bozizé avait battu Ziguélé avec 67% des voix.

En août dernier, Bangui a demandé au Conseil de sécurité de l'Onu de l'aider à faire face aux rébellions, au banditisme et aux conflits interethniques qui touchent le pays.

Plusieurs groupes rebelles, dont les Ougandais de la redoutable Armée de résistance du Seigneur (LRA), sont actifs dans le nord et l'est de la Centrafrique.

La Minurcat, la force de l'Onu, s'est retirée du pays à la fin de l'an dernier mais un contingent africain reste sur place pour aider les forces gouvernementales.

La République centrafricaine, dont le sous-sol est riche en or, en diamants et en uranium, reste dans un état de grande pauvreté. Le pays, l'un des plus isolés d'Afrique, fait face à plusieurs rébellions intérieures et a en outre été entraîné dans des conflits régionaux où étaient impliqués le Soudan, le Tchad et la République démocratique du Congo (RDC).

Environ 200.000 civils vivent aujourd'hui dans la brousse pour éviter les zones de conflit.

Avec David Lewis, Guy Kerivel pour le service français

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 23:05

 

 

Martin Ziguélé affiche

 

 

Jeune Afrique 22/01/2011 à 13h:00 Par Marianne Meunier, envoyée spéciale à Bangui

 

Le 21 janvier, Martin Ziguélé et François Bozizé ont tenu leur dernier meeting à Bangui. Morceaux choisis.

« Il faut faire sortir Bozizé ! » répète Martin Ziguélé en mimant un coup de pied. Il est 16h30, nous sommes le 21 janvier. Costume vert sombre, écharpe blanche sur les épaules, le candidat du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC) entame à Bangui son dernier meeting avant la présidentielle du 23 janvier, la campagne s’achevant le 21 à minuit.

De retour d’une tournée à l’intérieur du pays, il a choisi Bangui et le rond-point Omar Bongo Ondimba, où trône une statue de l’ancien président du Gabon, pour cette ultime étape. Plus qu’Ange-Félix Patassé, ancien chef du MLPC et aujourd’hui candidat indépendant, le président sortant François Bozizé, candidat à sa propre succession, est l’adversaire désigné de Martin Ziguélé. Assureur de profession et ancien Premier ministre (de 2001 à 2003), ce dernier énumère avec humour les promesses non tenues du chef de l'État - électricité, usines - et dénonce son passé de « tourougou », de « militaire » en langue sango - ancien général, François Bozizé fut chef d’état-major.

 « Les juntes, on n'aime pas ça »

Dans le public, un millier de personnes environ. Herman, étudiant en troisième année de médecine, loue le « profil intellectuel » du candidat, et ajoute : « les juntes, on n’aime pas ça ». Il écoutera ensuite la mise en garde de Martin Ziguélé : plier le bulletin de vote - un bulletin unique - dans le sens de la hauteur et non de la largeur. Un moyen d’éviter que la croix cochée dans la case « Ziguélé » se réimprime dans la case « Bozizé », les deux noms se situant chacun à une extrémité du document, alphabet oblige.

Pendant ce temps, à l’autre bout de l’avenue des Martyrs qui part de la place Omar Bongo Ondimba, les partisans de François Bozizé attendent eux aussi le dernier meeting de leur candidat, au stade 20 000 places. Casquettes et tee-shirts oranges, minibus, danseurs : le président sortant dispose de plus de moyens que ses adversaires. Son visage apparaît sur un écran géant installé à une extrémité du stade. Trois mille personnes environ sont présentes.

Bozizé au premier tour ?

Le chef arrive vers 18h, coiffé d’un chapeau et vêtu d’un costume intégralement orange, sa couleur, qu’il a choisie parce qu’il la trouve « belle », nous dira-t-il par la suite. En sango également, il entame un discours d’une vingtaine de minutes dont le leitmotiv est « premier tour ! ». Est-il sûr de l’emporter dès le 23 janvier ? « C’est ce que dit le peuple, je me réfère aux électeurs, ce sont eux qui scandent « premier tour » », nous dira-t-il quelques heures plus tard.

Une ou deux manches, la réponse ne sera certainement pas connue au soir du 23 janvier. Dix à quinze jours seront nécessaires à l’acheminement des procès-verbaux depuis les provinces vers Bangui puis à la compilation des résultats.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 22:29

 

 

Adrien-Poussou.jpg

 

 

L’impréparation du scrutin du 23 janvier accélère le processus de délitement du régime…reste plus qu’à transformer l’essai.

Centrafricaines, Centrafricains,

L’intérêt général et la défense des idéaux démocratiques auxquels tu crois me commandent aujourd’hui à m’adresser à toi avec cœur afin de t’interpeller sur les responsabilités qui sont les tiennes. 

À la veille du tournant historique que devraient constituer les élections présidentielle et législatives de demain, j’aurais voulu, moi aussi, avec fierté et enthousiasme, te convaincre de ne pas t’abstenir de ton devoir civique et, surtout, de choisir ton prochain président de la République en âme et conscience.

Hélas ! Tu le sais, mieux que moi d’ailleurs, que ce scrutin n’a d’élections que le nom. Il me paraît inutile de faire étalage ici de tous les dysfonctionnements qui l’ont émaillé et qui ont fini d’entamer ce qui te restait d’orgueil national.  Si le KNK est ses apparatchiks carriéristes voulaient mettre le pays à feu et à sang, ils ne s’y prendraient pas autrement.

Pour preuve, à la veille d’une échéance aussi cruciale pour l’avenir de notre pays, les électeurs, pourtant inscrits sur les listes électorales ne savent pas encore pour la plupart d’entre eux, où ils iront accomplir leur devoir de citoyen.

Si tu me le permets, voici une anecdote édifiante  pour te démontrer le caractère risible de cette mascarade en préparation : la famille Boukanga, officiellement inscrite sur les listes électorales dans la circonscription de Ouango Bangui est désormais inscrite, par la magie de Binguimalet, sur les listes du quartier Benz VI de l’autre côté de la ville. Comment ferait-elle pour voter ? 

Je n’ai cité que l’exemple de cette famille, mais croyez-moi, les sujets de mécontentement des électeurs sont fort nombreux. Comme par exemple ces candidats décédés qui ont encore leur nom sur les bulletins de vote. Reviendront-ils du séjour des morts pour voter ou bien,  s’ils venaient à être  élus, siégés à l’Assemblée Nationale ?

Comme chacun sait, notre pays, la terre de nos pères, celle qui nous a vu naître et guider nos premiers pas est, malheureusement devenu, le champion du monde des dérives liées à la dévotion du pouvoir.

Depuis le 15 mars 2003, nous avons attendu et continue d’attendre que les mirages qui nous ont été promis se muent enfin en miracles pour que nous sortions du marasme économique et de la misère.

Pourtant, à nos portes,  nous ne cessons d’assister ces huit dernières années à l’enrichissement supersonique d’une classe de privilégies essentiellement recrutés dans la famille de celui qui dirige le pays. Ces gens ont mis la main sur tous les secteurs de notre économie et nous en sommes réduits, comble de l’injustice, à solliciter leur faveur pour pouvoir vendre le pain, le macara (beignets), le ngoundia (feuilles de manioc) et des paquets de cigarettes pour survivre. Et encore ! Il faille que cette classe de nouveaux riches, corrompus jusqu’à la moelle épinière, qui se croit  tout permis nous en laisse l’occasion. 

Cette montée de paupérisation galopante, conjuguée aux excès les plus inimaginables, crimes économiques et crimes de sang, est une raison suffisante  qui devrait nous pousser à réagir vigoureusement, usant de tous les moyens dont nous disposons. Surtout que ces nantis de la trente cinquième heures cherchent par dessus le marché à accréditer la légende qui voudrait que leur chef, François Bozizé, de triste renommé, serait un « rempart contre le désordre et le chaos », façon de nous dire qu’il doit rempiler malgré son bilan catastrophique à la tête de notre pays. Ces égarés tentent également de faire accroire que leur « champion » est le seul capable de restaurer la sécurité.

Or, nous savons tous, toi et moi, que depuis huit ans que ces incapables prétendent nous diriger, notre pays est divisé, éclaté, livré aux bandes armées lorsque sa sécurité n’est pas carrément confiée aux armées étrangères telles que celles du Tchad et de l’Ouganda qui y sèment terreurs et désolations.

Centrafricaines, Centrafricains,

Longtemps, tu as donné à ces ignorants qui prétendent nous diriger, l’impression de courber l’échine, de plier à leurs caprices, de tout accepter de leurs dérives, de faire tout ce qu’ils te demandent. Ce qu’ils ignorent, c’est que cette fidélité est révocable. Et qu’avec les élections de demain, ils ont franchi la ligne rouge, le seuil de tolérance et t’ont poussé à la révolte.

Ce qui me conduit à te dire, avec force conviction, je prends date devant les Hommes et devant l’Histoire, que demain, tu livreras ton ultime bataille pour accéder à la démocratie, la vraie. Tu ne pourras pas ne pas te révolter à l’issue de ce scrutin, lorsque ton vote sera confisqué et toi-même bâillonné.

L’impréparation de ces élections, due à la médiocrité crasse de gens de peu de valeurs qui ont été désignées pour les organiser et la probable et inéluctable confiscation  de ton vote ne doivent être que le prétexte, le point de départ d’un soulèvement général qui conduira à la fuite de ces bourreaux. Au moins, ils sauront que le feu couvait sous la cendre et qu’on ne peut s’amuser indéfiniment avec le Devenir de tout un peuple, fût-il docile.

Avec ce scrutin bâclé, mal préparé à dessein, tu tiens l’étincelle pour que ce feu se déclare et se propage rapidement.  L’exemple de tes frères de la Tunisie est encore d’actualité pour te le rappeler. Là-bas, ce n’était qu’un abus de pouvoir local qui a conduit un jeune diplômé sans emploi à s’immoler par le feu en public pour qu’un pouvoir réputé sans faille, omnipotent et immuable à plier bagage sous la pression de la rue. Tes frères Tunisiens viennent de te montrer l’exemple en écrivant avec force détermination et courage comme diraient certains, une nouvelle page de leur histoire. La tienne, tu l’as entre les mains.

Ta chance réside dans le fait que le KNK, cette nébuleuse sûre d’elle-même et dominatrice ne verra point venir cette Révolution qui est en marche.

À moins que la sagesse recommande à son chef de faire reporter ces élections. Il y va de la survie de son régime.

C’est comme cela que demain, le soleil se lèvera sur toi. Tu doit cependant être sûr d’une seule chose : ceux qui t’ont maintenu dans cette situation auront une triste fin. Ça ne sera que JUSTICE. Car, personne ne les regrettera.

Adrien POUSSOU

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 22:19

 

 

Emile-Gros.jpg

 

RASSEMBLEMENT DÉMOCRATIQUE                    RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
CENTRAFRICAIN                                                                   Unité – Dignité – Travail
Fraternité ˗˗ Travail ˗˗ Progrès
≈≈≈≈≈≈≈
BUREAU POLITIQUE
≈≈≈≈≈≈≈
PRÉSIDENCE
≈≈≈≈≈≈≈
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
≈≈≈≈≈≈≈
N° /RDC/BP/P/SG/2011 


                                                                                              Bangui, le 22 janvier 2011 
 
 


                                                                                           A
                                                     Madame la Représentante du Secrétaire Général
                                              des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA ) BANGUI
 
 


Objet : Lettre de dénonciation
Madame,
Nous venons d’apprendre par le biais des représentants de nos structures ( RDC) de l’arrière pays, précise ment ceux de Mbaïki, Berbérati, Nola et Bambari les éléments suivants :
• Mbaïki et Bambari : les matériels et les listes électorales ne sont pas disponibles sur les lieux de vote ce jour 22 janvier 2011;
• Bambari : près de 2000 étrangers munis de cartes électorales fictives sont repérés ce matin du 22 janvier 2011 ;
• Berbérati et Nola : le candidat KNK à la députation, monsieur Sylvain Doutingaï a déversé dans cette localité des personnes étrangères munies de cartes électorales fictives pour voter en sa faveur. En outre, monsieur Doutingaï répand avec assurance que l’acheminement des résultats de dépouillement s’exécutera avec uniquement les forces de l’ordre légalistes, et cela dans un mépris total de la procédure régulière qui veut que la CEI veille à l’acheminement des procès-verbaux à la coordination nationale. Enfin, on apprend que le Lieutenant-Colonnel Doutingaï a basé des troupes armées à Ngouèrè et à Gofi, toutes deux localités de Berbérati. Ces troupes, munies de fausses urnes de substitution, seraient prêtes à intervenir sur la population locale si le vote est négatif pour le KNK, Parti au pouvoir.

Je me permets de signaler par ailleurs que dans le souci d’une sécurisation et d’une transparence du processus électoral en Centrafrique, votre Institution a un rôle crucial à jouer. A ce titre, je vous saurai gré d’utiliser de votre autorité afin de vérifier et d’authentifier ces informations et de tout mettre en œuvre, si ces informations sont avérées exactes, pour stopper des dérives pouvant entraîner des dégâts collatéraux.

Veuillez agréer, madame, l’expression de mes hommages.


                                                   Le Candidat RDC à la présidentielle 

                                                    Émile Gros-Raymond NAKOMBO

Ampliations :
- Présidence de la République
- Primature
- Ambassades
- Médiation
- CEMAC
- Unon Africaine
- OIF
- N’DIAYE
- CFC
- KNK

Samedi 22 Janvier 2011
 
NAKOMBO 2011 Team


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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 15:27

 

 

bulletin de vote

 

 

 

Bangui 22 janvier 2011(Xinhua) - Les listes électorales pour les scrutins présidentiels et législatifs centrafricains du dimanche le 23 janvier sont finalement affichées samedi dans les différents bureaux de vote de Bangui, à moins de 24 heures de vote.

La campagne électorale s’est achevée vendredi à minuit après une journée ponctuée d’intenses activités de la dernière journée. Cinq candidats sont en lice pour la magistrature suprême et 868 pour le renouvellement des 105 sièges de l’Assemblée nationale (Parlement) du pays.

Le décret présidentiel publié la semaine dernière annonçait 4370 bureaux de vote pour permettre aux 1,8 million d’électeurs centrafricains d’accomplir leur devoir.

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 15:00

 

 

Bozize KNK

 

 

 

Bangui, 22 janv (C.A.P) - La ville diamantifère de Carnot dans la Mambéré-Kadéi connait depuis jours une tension qui était allée crescendo à l’approche de la date du scrutin du 23 janvier. Cette tension est due à la forte concurrence pour ne pas parler de rivalité entre le députant sortant de la circonscription Ibrahim Aoudou Paco pourtant KNK devenu indépendant parce que n’ayant pas recueilli l’investiture du parti, Bozizé ayant choisi plutôt sa maîtresse, la dénommée Renée Madeleine Bafatoro. Les contradictions ont rapidement dégénéré entre la maîtresse présidentielle et

 Ibrahim Aoudou Paco, initialement très proche de Bozizé à qui il a longtemps servi de convoyeur d’armes chinoises et au point d’épouser une de ses nièces, Annette Ngaibona pompeusement épousée en troisième noce à Paris il y a deux ans, le député sortant KNK de Carnot est tombé en disgrâce malgré une récente réconciliation avec Bozizé.  

Selon des informations dignes de foi, le Ministre Délégué à la défense qui n’est autre que le rejeton de Bozizé Jean Francis, aurait envoyé quelques soldats des FACA pour protéger le député sortant, Ibrahim Aoudou Paco qui serait en danger, contre la maîtresse de Bozizé, candidate également dans cette ville de Carnot.

Furieux de cette initiative de son fils, Bozizé aurait fait dépêcher des éléments de sa propre garde plus nombreux pour protéger sa maîtresse. Dans leur zèle habituel, les GP auraient déshabillé les FACA qui auraient été amenés "ligotés" et jetés en geôle à Bangui.

Des témoins ont confirmé à Centrafrique-Presse avoir vu dans Carnot le cortège de la candidate Renée Madeleine Bafatoro entourée d'une quarantaine d'hommes bien armés de gourdins et autres. Le spectacle qu’offre Bozizé et sa famille à Carnot est d’autant plus écoeurant qu’ils sont responsables de l’inadmissible famine et malnutrition infantile sévère qui sévissent dans cette ville où avec Ndoutingaï, ils n’ont cessé de spoliés les collecteurs et bureaux d’achat de diamant. Espérons qu’ils trouveront dans les urnes la sanction politique qu’ils méritent.

A Boali également, le torchon brûle entre deux candidats qui se réclament pourtant du KNK mais qui n'ont pas le parrainage de celui-ci. Il s'agit de l'ancien ministre Béa Bertin un ex-MDD et le député sortant KNK Pierre Bounguinza. Le premier menace de jeter en prison le second s'il était élu deputé de Boali. Bonjour l'ambiance au KNK.  

 

Que se passe-t-il au domicile du général d’opérette Ouandé dans le 8ème ?

 

Selon une correspondance particulière adressée à Centrafrique-Presse par une source ayant requis l’anonymat, le vote aurait déjà commencé dans le plus grand secret il y a cinq jours au domicile du général d’opérette Jules Bernard Ouandé située au quartier Galabadja sur la rue Chicago. Ouandé est pourtant ancien ministre par intérim de l’Administration du territoire et actuel ministre chargé de la sécurité publique et il est surtout candidat lui-même aux élections législatives dans le huitième arrondissement de la capitale et doit affronter entre autre le candidat officiellement investi par le KNK parti au pouvoir.   

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 14:56

 

 

bulletin de vote

 

 

Des listes électorales affichées à la dernière minute, un président de la commission jugée trop proche du président sortant.  Les soupçons de fraude pèsent déjà sur les élections présidentielles centrafricaines, prévues dimanche.

 En Centrafrique, le président François Bozizé arrivé au pouvoir le 15 mars  2003 à la faveur d’un coup d’Etat, élu en 2005 au second tour, s’apprête à renouveler le bail avec son peuple. Les élections présidentielles sont prévues ce dimanche.  Au total, cinq candidats se disputent les honneurs de cette course à la magistrature suprême. Parmi les adversaires les plus emblématiques  de François Bozizé, il y a Martin Ziguélé, ancien premier ministre, qui l’avait contraint au second tour en 2005. Il y a aussi le revenant Ange Félix Patassé, ancien président qui aspire à retrouver son fauteuil.

Mais, avant même sa tenue, le scrutin fait jaser. Des irrégularités sont soulevées par l’opposition qui dénonce le non affichage des listes électorales deux jours avant les élections. Interrogé par Christophe Boisbouvier de RFI, le président sortant prend mouche : «plus d’une année et demie, on a tourné en rond. L’heure est venue de pouvoir aller aux élections. Ceux qui se disent démocrates n’ont qu’à y aller ».  Pour le président sortant, les listes électorales affichées à la dernière minute sont «très conformes au code électoral ».

Reste le cas de la CEI, dirigé par une personnalité proche  du président Bozizé. Sur cette question, François Bozizé joue la vertu outragée, rappelant que la CEI est indépendante, présidée par quelqu’un qui a été élu et comprenant des membres qui ont prêté serment «je suis candidat, je n’ai pas à me mêler d’une structure indépendante ». Et d’ironiser  à propos du slogan « premier tour », affiché un peu partout à Bangui. Pour Bozizé, «c’est le peuple qui  réclame  ce premier tour dans toutes les contrées où je suis   passé ».  N’envisageant pas de défaite car son bilan est «tellement positif », le président déclare  ne pas penser au scénario de la Côte d’Ivoire où, soutient-il «il y a eu trop d’ingérences multiples ». Au cas où la CEI prononcerait sa défaite, Bozizé déposera des recours à  la cour suprême avec toutes les preuves.


M.C

Les Afriques 21 janvier 2011

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 14:53

 

 

Ban Ki moon

 

 

 

New York (Nations unies) 22/01/11 11:05 - Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a souligné vendredi qu'il était important que les élections présidentielles et législatives en Centrafrique prévues dimanche soient "crédibles, transparentes et inclusives".

 "Le secrétaire général suivra avec intérêt les élections", a souligné son porte-parole Martin Nesirky. Il est également important "que les résultats soient respectés par tous les candidats et partis conformément au code de conduite", a-t-il ajouté.

 M. Ban "espère que le processus électoral contribuera à poser les jalons de la stabilité et du développement en République centrafricaine", a-t-il encore souligné. Quelque 1,8 million d'électeurs sur une population de 4,5 millions sont appelés aux urnes dimanche pour choisir leur président et leurs députés.

 Dans ce pays, miné par des années d'instabilité, l'opposition est très critique sur l'organisation de ces élections dont l'enjeu principal est la paix. Les opposants ont dénoncé notamment le non-affichage des listes électorales, évoquant une voie ouverte à la contestation.

 

NDLR : Ban Ki-moon feint il d’ignorer que Bozizé et ses partisans n’ont fait que violer ce fameux code de bonne conduite dès sa signature et durant toute la campagne électorale. Pour eux, ce n’est qu’un chiffon de papier. Il est temps que les Nations Unies et leur Secrétaire général abandonnent la langue de bois et ouvrent les yeux pour bien voir ce que font Bozizé et sa clique du KNK. Jusqu’au scrutin, les listes électorales ne sont toujours pas affichées en dépit des mensonges de Binguimalé et Vondo de la CEI. Rien que ce fait, jette déjà suffisamment de discrédit sur ces élections qui vont se tenir dans des conditions hors normes, bien dignes d’une république bananière. Cela ne doit pas échapper aux nombreux observateurs déjà présents sur place.  

 

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