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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 02:26

 

 

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ABIDJAN - AFP / 07 avril 2011 03h19 - La force française Licorne et des éléments armés défendant la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo ont échangé des tirs mercredi soir à Abidjan au cours de l'exfiltration réussie de l'ambassadeur du Japon, a annoncé l'ambassade de France dans un communiqué.

Cette opération est intervenue le jour où les forces d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, ont échoué à prendre d'assaut la résidence - située à Cocody (nord), quartier des ambassades - où est retranché M. Gbagbo, qui refuse de se rendre.

Face aux "tirs nourris des forces pro-Gbagbo, situées dans et autour de la résidence présidentielle" et "notamment dirigés" vers la résidence de l'ambassadeur de France voisine, "avec des intrusions", la force française a effectué des "tirs de riposte par hélicoptère", selon le communiqué lu à l'AFP.

La force Licorne est "intervenue ce soir pour exfiltrer l'ambassadeur et ses collaborateurs de la résidence du Japon", sur les toits de laquelle "des miliciens pro-Gbagbo avaient installé des armes lourdes", "menaçant les ambassadeurs voisins et les populations civiles", indique l'ambassade.

L'ambassadeur japonais Yoshifumi Okamura et ses collaborateurs "sont désormais sains et saufs et en sécurité au camp (militaire français) de Port-Bouët", dans le sud d'Abidjan, ajoute-t-elle.

"A la requête des autorités japonaises, et en plein accord avec le président Ouattara, face à la menace imminente qui pesait sur la vie de l'ambassadeur du Japon en Côte d'Ivoire", "le secrétaire général des Nations unies a demandé à la France d'intervenir d'urgence afin de protéger les vies humaines", précise-t-elle.

Un responsable du cabinet militaire de M. Gbagbo a dénoncé un "projet d'assassinat de Gbagbo" après l'opération de mercredi soir. "On va y faire face", a-t-il promis.

"Il y avait des pick-up avec des mitrailleuses et des blindés qui appuyaient de l'infanterie dans l'enceinte de la résidence", a indiqué une source diplomatique, qui n'était pas en mesure de préciser quels armements avaient été atteints dans cette "vraie poudrière".

Un peu plus tôt, une source proche de l'opération avait indiqué que "des hélicoptères de Licorne, répondant à une demande de l'ONU, (avaient) ouvert le feu dans le secteur de la résidence pour permettre l'extraction de l'ambassadeur du Japon".

"Au moins un" blindé a été "neutralisé" par un tir de Licorne dans la caserne de la Garde républicaine voisine de la résidence de M. Gbagbo, avait-elle précisé.

Un habitant de la zone a fait état de près d'une dizaine de tirs des hélicoptères français.

L'ambassadeur du Japon a déclaré à l'AFP que sa résidence, située près de celles de M. Gbagbo et de l'ambassadeur de France, avait été attaquée mercredi matin par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment.

Quatre membres de son personnel local avaient "disparu", a-t-il précisé, tandis qu'un collaborateur du diplomate nippon a été "blessé" lors de l'attaque de ces hommes en armes, selon la source diplomatique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 02:03

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

BANGUI - AFP / 07 avril 2011 02h27 - Le parti du président Bozizé a obtenu la majorité absolue à l'Assemblée centrafricaine au 2e tour des législatives du 27 mars en remportant 61 des 105 sièges, selon les résultats provisoires annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI).

L'opposition, rassemblée au sein du Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011), avait appelé au boycott du second tour des élections législatives, accusant le pouvoir de fraude pendant le premier tour des élections présidentielle et législatives du 23 janvier.

Dans ce second tour, 36 nouveaux candidats du KNK (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail) du président François Bozizé ont obtenu leur siège de député, selon la CEI. 26 candidats du KNK avaient été élus dès le premier tour, mais la Cour constitutionnelle a annoncé avant la lecture des résultats que le premier tour de Bamingui (nord) qui donnait vainqueur un candidat du KNK a été invalidé pour des irrégularités et un deuxième tour devra se tenir.

Dix-huit nouveaux candidats indépendants ont été élus (qui s'ajoutent aux 8 du premier tour dont cinq proche de M. Bozizé), mais aussi 11 candidats de la majorité présidentielle et un opposant (le deuxième sur l'ensemble du scrutin).

Trente-cinq sièges avaient été pourvus dès le premier tour.

Aucun député n'a encore été désigné dans trois circonscriptions en plus de Bamingui: à Boganangone (sud) sans qu'un motif soit avancé par la CEI, à Bouar 1 (ouest) où le premier tour (ballotage) a été invalidé par la Cour constitutionnelle pour des irrégularités et sera repris, et enfin à Boganda où les résultats du dépouillement tardif du premier tour n'ont toujours pas été communiqués.

Les résultats des législatives doivent être validés par la Cour constitutionnelle.

Le KNK et ses alliés disposaient de 80 des 105 sièges de la précédente législature.

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NDLR : Que vaut un second tour d'élections législatives lorsque le premier tour a été non transparent et rudement contesté parce que sujet à caution ? En raison du hold-up électoral du premier tour, la crédibilité de ce second tour est nulle. On s'installe donc de plus en plus dans la crise postélectorale en Centrafrique. Les circonstances très troubles dans lesquelles le Président Patassé vient de trouver la mort n'arrangeront certainement pas les déjà nombreux problèmes de Bozizé. Un premier signe qui ne trompe pas est qu'il a préféré se faire représenter par son compagnon de rébellion Anicet Parfait Mbay à l'investiture de son ami Thomas Yayi Boni du Bénin, élu comme lui dès le premier tour d'une élection aux résltats contestés par ses adversaires.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:54

 

 

Patasse-20-janv-2011.jpg

 

 

 

BANGUI - 06.04.2011 15:28 - (AFP) - Les conditions du décès mardi au Cameroun de l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé, 74 ans, ont fait naître une polémique en Centrafrique, de nombreux habitants déplorant qu'il n'ait pas pu quitter le pays plus tôt pour se soigner.

"C'est bien triste", a estimé Barthélémy Angazéda, 51 ans, cadre de la santé. "Il fut notre président, et il n'avait pas que des défauts. Ce que je désapprouve c'est l'interdiction qui lui a été faite de sortir pour aller se soigner. Il aurait eu encore ne fut-ce qu'un jour de vie de plus. Et si après tous les services rendus à la Nation, les dirigeants lui ont réservé un tel sort, qu'en sera-t-il pour le simple citoyen?".

L'entourage de l'ancien président avait accusé les autorités de ne pas le laisser quitter le territoire pour un contrôle médical. Il souffrait de problèmes de diabète qui lui avaient valu d'être hospitalisé quatre jours dans une clinique de Bangui, selon son porte-parole, Guy-Simplice Kodégué. De même source, il n'avait pas pu prendre un vol de Kenya Airways le 30 mars pour Malabo, ni un autre le 22 mars affrété par le président Obiang Nguema.

Le porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika, avait démenti que le gouvernement ait interdit au malade de quitter le pays, avançant des problèmes d'ordre administratif.

Samedi, M. Patassé avait finalement quitté Bangui pour Malabo, via Douala. Ayant raté sa correspondance à Douala (sud, capitale du Cameroun), il avait été hospitalisé dans cette ville, selon son ancien Premier ministre et opposant Martin Ziguélé.

Arrivé deuxième de l'élection présidentielle de janvier derrière François Bozizé, l'homme qui l'avait renversé en 2003, M. Patassé refusait de reconnaître la réélection de "Boz".

"Le pouvoir a intérêt à corriger l'erreur politique grave qu'il a commise en refusant à deux reprises que le président Patassé sorte pour un contrôle médical. Il doit lui réserver des obsèques nationales dignes de ce nom. On ne peut pas comprendre qu'un pays assassine ses propres enfants en interdisant qu'ils sortent pour des raisons sanitaires", a confié Paul Kakpé, 64 ans, ancien fonctionnaire des finances.

Son départ avait finalement "été rendu possible après une rencontre vendredi au palais présidentiel entre le ministre d'Etat chargé des Affaires présidentielles, Michel Gbézéra Bria, et une délégation du président Patassé", avait expliqué M. Kodégué.

Tribun fantasque, l'ex-président Ange-Félix Patassé, surnommé "le barbu national", était un personnage en Centrafrique, qu'il a dirigée pendant dix ans.

Elu en 1993, puis réélu en 1999, M. Patassé, taxé d'autoritaire voire de dictateur, a fait face à au moins trois complots avant d'être renversé en 2003 par l'actuel président François Bozizé.

"C'est la consternation, et c'est aussi une très grande tristesse que je ressens à l'annonce de la mort du président Ange-Félix Patassé", souligne Jules Koguéngba, 38 ans, enseignant, qui a "pourtant souffert de sa présidence" en 2001 après le coup d'Etat raté de l'ancien président André Kolingba, d'ethnie Yakoma.

Les troupes fidèles à Patassé soutenues par des combattants du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, appelés en renfort par Patassé, avaient alors donné la chasse aux militaires et civils Yakoma, contraints de fuir en République démocratique du Congo, où ils ont subi de nombreuses exactions de la part du MLC.

"C'est vrai que nous avons souffert de sa présidence. J'avais fui en 2001 avec ma famille à Zongo où nous avions été maltraités par les hommes de Bemba. Mais j'ai pardonné", conclut M. Koguéngba.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

Ange Félix Patassé quitte la scène à Douala

Ai-Cameroun- Mercredi, 06 Avril 2011 14:49  - L’ancien chef d’Etat de la République centrafricaine est décédé le mardi 5 avril à l’hôpital Général de Douala, capitale économique, des suites d’une crise de diabète selon les sources proches dudit centre hospitalier.

La nouvelle a rapidement fait le tour du monde. Ange Félix Patassé est mort ! Et confirmation a été faite par son porte-parole. L’information relayée par la radio officielle camerounaise a également été confirmée par son porte-parole Guy Simplice Kodégué qui, par ailleurs, a relaté les circonstances du voyage du défunt «Ange Félix Patassé avait effectivement quitté Bangui le 2 avril dernier pour se rendre à Malabo en Guinée Equatoriale mais il a été admis en urgence à l’Hôpital général de Douala…A deux reprises, il avait été empêché de quitter le pays pour recevoir des soins à l’étranger. Une première fois, l’avion spécial que devait envoyer le président équato-guinéen pour son transfert n’a pas obtenu l’autorisation de survol du territoire centrafricain et d’atterrissage à Bangui. Une situation qui avait fait une polémique en Centrafrique», a-t-il déclaré sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

Des propos que réfute le gouvernement à en croire certains proches de la présidence de la république centrafricaine.

A 74 ans, Ange Félix Patassé s’en va, et avec lui, une longue expérience politique.

Grande carrière

Diplômé de l'Académie supérieure de l'agriculture tropicale de Nogent-sur-Marne en France, il est nommé en 1965 au cabinet du ministre de l'Agriculture et du développement. Sous la présidence de Jean-Bedel Bokassa, il est plusieurs fois membre du gouvernement: ministre du développement entre janvier 1966 et avril 1968, ministre du Développement rural entre mai 1972 et avril 1973, ministre du Tourisme, de l'eau, des bois, de la chasse et de la pêche entre juin 1974 et octobre 1975. Il devient Premier ministre le 8 décembre 1976 jusqu’en juillet 1978. Devenu président de la République le 22 octobre 1993, réélu en 1999. Il est renversé par un coup d’État de François Bozizé le 15 mars 2003. Revenu de son exil togolais, il avait accepté de participer à la dernière élection présidentielle de janvier 2011 remportée avec 64,37% des voix au premier tour par François Bozizé. Une victoire qui n’a pas arrangé les choses. Ange Félix Patassé qui avait eu 21,41% voix avait créé le Front pour l’annulation et la reprise des élections (Fare-2011). Une plate-forme de l’opposition qui avait tout simplement appelé au boycott du deuxième tour des élections législatives du 27 mars et refusé de reconnaître les résultats des élections groupées, accusant le pouvoir de fraudes.

Petite biographie

Ange-Félix Patassé est un homme politique centrafricain né à Paoua le 25 janvier 1937. Son père, Paul Ngakoutou est un Gbaya du sous-groupe Suma, sa mère Véronique Goumba de l’ethnie Kaba. Il est décédé le 5 avril 2011 à Douala, au Cameroun.

Alphonse Jènè, Ai Douala

 

L’ancien président centrafricain, Ange-Félix Patassé (74 ans) est décédé mardi dans un hôpital de Douala au Cameroun.

Rentré dans son pays après 7 ans d’exil au Togo, il était arrivé second à l’élection présidentielle organisée en janvier de cette année, battu François Bozizé, celui qui l’avait chassé du pouvoir en 2003.

M. Patassé avait développé au Togo un projet de production de biogaz à partir du pennicetum purpurium, communément appelé plante à éléphant ; une passion pour cet ingénieur agronome de formation.

L’ancien chef de l’Etat centrafricain était marié à Angèle, une togolaise avec qui il avait eu trois enfants ; elle est décédée à Lomé en décembre 2007

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:50

 

 

 

Fini Kode logo

 

 

 

MOUVEMENT CITOYEN FINI KODÉ

 

 Marseille, le 5 avril 2011

 

 A

M. Simplice KODEGUE

Porte-parole de l’Ancien Président PATASSÉ.

BANGUI

 

Monsieur,

 

C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris ce jour 5 avril 2011 par les médias, le décès au Cameroun de l’ancien Président de la République, M. Ange-Félix PATASSÉ.

 

Dans ces circonstances douloureuses, je tiens à vous adresser, au nom de tous les membres du Mouvement citoyen Fini Kodé comme en mon nom personnel, mes condoléances les plus attristées.

 

Je vous saurais gré de bien vouloir les transmettre à la famille et aux proches de l’illustre disparu, que je veux assurer de la solidarité de notre mouvement en ces moments tragiques.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma haute considération.

 

Pour le Conseil Exécutif

Franck SARAGBA.

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:46

 

 

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Côte d’Ivoire : nouvel échec des forces pro-Ouattara contre Gbagbo

Le président sortant de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, retranché dans son bunker à Abidjan, refusait toujours mercredi de se rendre. Un nouvel assaut a été lancé par les forces du président reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, sans succès.

"On va sortir Laurent Gbagbo de son trou et le remettre à la disposition du président de la République", avait d'abord annoncé mercredi matin un porte-parole du premier ministre de M. Ouattara. En milieu de journée, les tirs à l'arme lourde ont diminué avant de reprendre près du palais et de la résidence de Laurent Gbagbo.

En fin de journée, les combattants pro-Ouattara ont dû effectuer un repli. Ils sont parvenus jusqu'à 150 mètres du portail de la résidence de M. Gbagbo mais n'ont pu entrer, a résumé un habitant.
Une source gouvernementale française a indiqué de son côté que "l'offensive s'était heurtée à une très forte résistance du dernier carré des fidèles à Gbagbo". Selon cette source, il y aurait encore des mortiers et des chars dans l'enceinte de la présidence.

"Les négociations qui se sont déroulées pendant des heures (mardi) entre l'entourage de Laurent Gbagbo et les autorités ivoiriennes ont échoué devant l'intransigeance de Laurent Gbagbo", a déclaré de son côté le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.

Il a rajouté que le président Ouattara avait décidé de demander à ses forces armées de reprendre l'offensive contre le réduit présidentiel". L'assaut final se poursuivait ainsi à Abidjan alors qu'il est très difficile de dire qui a l'avantage sur le terrain.

Enquête de la CPI En outre, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé mercredi qu'il voulait ouvrir une enquête sur les "massacres commis de façon systématique ou généralisée", dans l'ouest (à Duékoué), où des centaines de personnes ont été tuées. Les troupes pro-Ouattara ont notamment été accusées. Les bilans oscillent de 330 tués à un millier de morts ou disparus.

(ats / 06 avril 2011 21:59) 

 

Abidjan/Gbagbo: repli des pro-Ouattara

AFP  06/04/2011 : 19:49

Les combattants d'Alassane Ouattara se sont repliés aujourd'hui, quelques heures après avoir lancé l'assaut sur la résidence du chef d'Etat ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de se rendre, a rapporté à l'AFP un habitant.

"Il y a une pause dans les combats" entre irréductibles pro-Gbagbo et forces pro-Ouattara, a dit à l'AFP dans l'après-midi ce résident, après "plusieurs heures de tirs nourris à l'arme lourde". "Les Forces républicaines (pro-Ouattara) sont arrivées jusqu'à 150 mètres du portail (de la résidence de M. Gbagbo) mais ne sont pas entrées", a-t-il poursuivi. Elles ont dû opérer un "retrait", a-t-il ajouté.

"L'offensive lancée par les troupes de Ouattara s'est heurtée à une très forte résistance du dernier carré de fidèles à Gbagbo", a confirmé à l'AFP une source gouvernementale française. "Il y a encore des mortiers et des chars dans l'enceinte de la présidence, l'offensive est suspendue pour quelques heures, manifestement", a-t-elle indiqué.

Les forces pro-Ouattara avaient lancé dans la matinée l'assaut sur la résidence de M. Gbagbo pour le sortir de son bunker et avaient aussi tenté de prendre le palais présidentiel. Sur les deux sites, les tirs avaient cessé à la mi-journée.

 

ABIDJAN - Abidjan: Gbagbo résiste dans son bunker, Abidjan plonge dans la terreur

ABIDJAN - 06.04.11 à 11h30Les forces du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara ont échoué mercredi à s'emparer du chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo, retranché dans son bunker à Abidjan, tandis que diplomates et journalistes appelaient Washington à l'aide.

Abidjan s'enfoncait dans la terreur, et à Washington un responsable du département d'Etat a indiqué que des diplomates indiens, israéliens et japonais en Côte d'Ivoire ainsi qu'une vingtaine de journalistes ont sollicité l'aide des Etats-Unis pour quitter Abidjan.

"Ils nous demandent de l'aide et nous relayons leurs inquiétudes et leurs besoins à (la force française) Licorne et à l'Onuci", a déclaré William Fitzgerald, sous-secrétaire d'Etat adjoint chargé de l'Afrique.

Le diplomate a évoqué "l'ambassadeur ou le chargé d'affaires israélien", l'ambassadeur de l'Inde et celui du Japon.

La résidence de ce dernier a été attaquée mercredi par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment, a déclaré le diplomate à l'AFP, indiquant que quatre membres de son personnel local avaient "disparu".

"Il y a beaucoup de sang dans la maison, des cartouches partout. Je ne sais pas si les quatre sont vivants", a déclaré Okamura Yoshifumi. "Ils sont devant chez moi. J'ai peur qu'ils reviennent", a-t-il ajouté.

Sa demeure est située dans le quartier chic et verdoyant de Cocody, qui abrite la résidence présidentielle.

Les derniers fidèles de M. Gbagbo, lourdement armés, qui défendent le bâtiment où le président sortant est retranché dans son bunker, ont mis en échec l'assaut lancé dans la matinée par les combattants pro-Ouattara.

Pourtant, au lancement de l'attaque, l'optimisme était de rigueur: "on va sortir Laurent Gbagbo de son trou et le remettre à la disposition du président de la République", avait annoncé à l'AFP Sidiki Konaté, porte-parole de Guillaume Soro, Premier ministre de M. Ouattara.

Mais à 12H00 (locales et GMT), les tirs à l'arme lourde ont cessé près du palais et de la résidence, plongeant ces quartiers dans un calme inhabituel. En fin d'après-midi, un habitant rapportait que les combattants pro-Ouattara avaient dû effectuer un repli devant la résidence.

"Les Forces républicaines (pro-Ouattara) sont arrivées jusqu'à 150 mètres du portail mais ne sont pas entrées", a-t-il dit, évoquant leur "retrait".

Cette attaque survient au lendemain d'une journée d'intenses mais infructueuses tractations, au cours desquelles M. Gbagbo a refusé de démissionner, malgré d'importantes pressions.

"Moi, je ne suis pas un kamikaze, j'aime la vie", a affirmé M. Gbagbo mardi à un journaliste français. "Ma voix n'est pas une voix de martyr, je ne cherche pas la mort mais si la mort arrive, elle arrive".

M. Ouattara a demandé à plusieurs reprises à ses troupes de garantir "l'intégrité physique" de son rival.

L'assaut lancé par les combattants pro-Ouattara "est une tentative d'assassinat du président Gbagbo", a jugé le porte-parole de son gouvernement, Ahoua Don Mello. Il a accusé la force française Licorne d'avoir fourni "un appui aérien et terrestre", ce qu'a démenti Paris.

Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a assuré que la France n'interviendrait pas en Côte d'Ivoire si M. Ouattara faisait appel à elle pour déloger définitivement Laurent Gbagbo.

Si la France refuse une aide militaire à M. Ouattara, son rival peut encore se prévaloir d'un soutien: l'Angola, qui possède une des armées les plus puissantes du continent, le considère toujours comme le "président élu", selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Depuis le scrutin présidentiel du 28 novembre, qui a plongé le pays le plus riche de l'Afrique de l'Ouest francophone dans une quasi-guerre civile, Laurent Gbagbo n'a jamais reconnu la victoire d'Alassane Ouattara, au terme d'un processus électoral pourtant certifié par l'ONU.

Son régime s'est écroulé, les chefs de son armée ont appelé au cessez-le-feu, les frappes de l'ONU et de la France ont détruit une grande partie de son armemement lourd, de nombreux fidèles ont fait défection, mais il a obstinément refusé de signer sa démission.

Outre la résidence et le palais, les derniers partisans de M. Gbagbo contrôlent le camp militaire d'Agban, le plus important du pays, près duquel ont été entendues aussi des fortes détonations.

A Abidjan, les habitants traumatisés par les récents combats restent pour la plupart terrés chez eux. Dans certains quartiers, les rues quasiment désertes étaient abandonnées aux pillards, l'eau et l'électricité sont coupées par endroits, les provisions de nourriture s'amenuisent. Dans d'autres un début de retour à la normale s'esquisse.

Les affrontements à l'arme lourde dans Abidjan ont fait, selon l'ONU, des dizaines de morts et la situation humanitaire est devenue "absolument dramatique", la plupart des hôpitaux ne fonctionnant plus.

 

L'Angola continue de soutenir Gbagbo

AFP  06/04/2011 | Mise à jour : 18:54

L'Angola considère toujours que Laurent Gbagbo est le "président élu" de Côte d'Ivoire, malgré les efforts pour lui faire céder le pouvoir à Alassane Ouattara soutenu par la communauté internationale, a déclaré aujourd'hui le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Nous nous rallions totalement derrière l'Union Africaine mais nous pensons aussi que la Côte d'Ivoire devrait créer un gouvernement d'union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement",a déclaré José-Maria Fernandes à une correspondante de l'AFP.

L'Angola du président José Eduardo dos Santos avait jusqu'à présent ménagé Laurent Gbagbo, sans jamais aller jusqu'à reconnaître sa victoire à l'élection présidentielle de fin novembre.

 

Abidjan: résidence de l'ambassadeur du Japon attaquée par des "mercenaires"

ABIDJAN - AFP / 06 avril 2011 22h09 -  La résidence de l'ambassadeur du Japon à Abidjan a été attaquée mercredi par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment, a déclaré le diplomate à l'AFP, indiquant que quatre membres de son personnel local avaient "disparu".

"Il y a quatre personnes, des agents de sécurité et le jardinier, qui ont disparu. Il y a beaucoup de sang dans la maison, des cartouches partout. Je ne sais pas si les quatre sont vivants", a déclaré Okamura Yoshifumi.

"C'étaient des mercenaires sans doute, ils sont entrés dans la matinée dans ma résidence en tirant (avec des lance-roquettes) RPG. Avec une douzaine de personnes nous nous sommes enfermés dans ma chambre, dont la porte est blindée", a-t-il indiqué.

Sa résidence est située dans le quartier de Cocody (nord), dans un large périmètre autour de celle du président sortant Laurent Gbagbo, défendue par ses derniers fidèles face aux combattants d'Alassane Ouattara, chef d'Etat reconnu par la communauté internationale.

"De 9H00 à 14H00 (locales et GMT), ils ont tiré à la mitraillette, des canons, des RPG à partir de ma résidence. Je ne sais pas vers où ils tiraient parce qu'on était enfermés. C'est terrible", a poursuivi le diplomate.

"Ils ont saccagé, volé tout ce qui a de la valeur dans la maison. Vers 14H00, ils sont partis", a ajouté M. Yoshifumi. Mais "ils sont devant chez moi. J'ai peur qu'ils reviennent", a-t-il conclu.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:38

 

 

ARV

 

sidéen

 

 

Par Pacome Pabandji - 06/04/2011 journal de Bangui

Depuis le mois de janvier, les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) de la ville de Bossangoa sont sevrées des antirétroviraux.

Cette situation a commencé à faire des victimes depuis quelques jours puisque jusqu’au jour d’aujourd’hui, plus de deux personnes sont d’ores et déjà décédées. Et pour cause? Les ARV qui constituent le moteur de survie des malades du SIDA, sont d’une rare nécessité en ce moment dans plusieurs pays d’Afrique et du monde. En République Centrafricaine, cette nécessité semble ne pas être prise en compte puisque ces malades du SIDA sont parfois laissés pour compte, ce qui aggrave leur situation, créant parfois une mort prématurée de ces derniers. Pour preuve, depuis le début de l’année 2011, la ville de Bossangoa n’a pas reçu des ARV. Selon le gestionnaire du service de distribution, cette rupture est due à plusieurs causes

Plusieurs commandes ont été faites mais jusqu’aujourd’hui, il n’y a pas eu de suite favorable. Le centre de traitement des personnes vivant avec le VIH de Bossangoa qui est géré par l’unité de cession des médicaments (UCM) et le comité national de lutte contre le SIDA (CNLS) a toujours rencontré des problèmes de ce genre mais jusque là, rien n’a été fait pour remédier à cela. Quand on sait que les PVVIH vivent à base des ARV, il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Face à cela, celles-ci prévoient des manifestations de tout genre si d’ici peu elles ne trouvent pas de solution adéquates à leur problème. Certaines d’entre elles, menacées d’observer une grève de faim. Un appel est lancé à l’endroit du gouvernement afin de trouver une solution le plus vite possible pour sortir ces centrafricains de leur état.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 16:20

 

 

afp patasse

 

 

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Avril 2011 14:30

 

Toute la Centrafrique, pouvoir et opposition confondus rendent hommage au défunt président Ange Félix Patassé. L’ancien chef de l’Etat centrafricain qui a dirigé le pays pendant 10 ans, de 1993 à 2003 est décédé mardi 5 avril dans l’après-midi à l’Hôpital Général de Douala au Cameroun.

Le premier hommage est celui de  Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), arrivé 3ème de la dernière présidentielle. Ziguélé a été Premier ministre sous le magistère du défunt et compagnon de lutte au sein du MLPC jusqu’à l’exil du défunt président au Togo après le coup d’Etat qui l’a renversé. Il témoigne : « Le décès de Patassé a été pour moi, ma famille et mon parti, une surprise et provoqué  une grande tristesse. Cette sortie tardive de Patassé occasionnée par les autorités du pays devrait lui permettre de recouvrer sa santé ».

Interrogé sur l’avenir du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE 2011), dont l’ancien candidat malheureux à la présidentielle du 23 janvier dernier est l’un des fondateurs, Ziguélé rassure que cette entité « n’est pas une question de personne mais de principe. Il s’agit d’une lutte pour le respect du suffrage des centrafricains ».

De son côté, au nom de la mouvance présidentielle, Fidèle Gouandjika, ministre du développement rural et par ailleurs porte-parole du gouvernement, affirme que « Patassé a été l’un des  piliers  du développement socio-économique du pays. Patassé est un baobab de la démocratie,  un homme sincère, Patassé pensait toujours à l’intérêt général. Il était véritablement le chef de l’opposition centrafricaine. Le score qu’il a réussi à obtenir lors des dernières élections, alors qu’il n’a presque pas fait campagne, montre qu’il y a de nombreux Centrafricains qui adhèrent à ses idéesPatassé est mort, mais ses idées restentL’opposition devrait suivre son exemple. Il a dirigé le pays avec de réelles ambitions. Il pouvait réussir mais l’opposition armée et certains de ses collaborateurs ne lui ont pas laissé les mains libres pour bien conduire le pays quand il était au pouvoir».

L’ancien chef de l’Etat a été empêché à deux reprises par les autorités du pays de se rendre à Malabo pour se faire soigner. Il souffrait du diabète et a été hospitalisé deux fois à la clinique Chouaib à Bangui. Patassé est décédé en pleine crise électorale. Arrivé 2ème de la présidentielle du 23 janvier, il a été battu par François Bozizé.

 

NDLR : Il y a certains hommages qui sonnent très faux, en particulier lorsqu’ils émanent de ceux-là mêmes qui ont passé le plus clair de leur temps et leur énergie à combattre la personne qui vient de décéder. Il est encore moins recevable quand il sort de la bouche de ceux qui sont aujourd’hui les bras droits de celui-là même qui a renversé le défunt président par un odieux coup d’Etat qui lui a valu un second exil mortifère à l’origine des ennuis de santé qui viennent de l’emporter. Certains politiciens centrafricains sont spécialistes des éloges post mortem parfaitement hypocrites et franchement indécents qu’ils avaient déjà proclamés lors du décès des défunts présidents Jean Bedel Bokassa, David Dacko, Abel Nguendé Goumba, André Kolingba et maintenant Ange-Félix Patassé.   

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:55

 

 

Patassé

 

 

 

par Achille NGUETI

 

(AfriSCOOP Analyse)mercredi 6 avril 2011  Ange-Felix Patassé a livré en début d’année 2011 son dernier combat politique, en participant à la présidentielle organisée dans son pays. L’ancien président centrafricain s’est éteint ce mardi à Douala, au Cameroun, des suites d’un diabète, à l’âge de 74 ans…

La maladie du président Patassé n’était pas une information ces dernières semaines, mais plutôt le retour du mal dont il souffrait et surtout la fin de non-recevoir qu’ont opposée les autorités de Bangui à son évacuation à l’étranger… Il a fallu une rencontre entre une délégation de M. Patassé et le président François Bozizé avant que le malade n’obtienne le droit de quitter le territoire centrafricain.

M. Patassé aurait-il pu être sauvé s’il avait bénéficié d’une évacuation plus rapide vers la Guinée équatoriale comme il le demandait ? Que cachaient les oppositions du gal Bozizé à la sortie de la Centrafrique de son opposant ? Dans un contexte politique dans lequel le pouvoir de Bangui avait tout verrouillé, qu’a-t-il à gagner dans la disparition d’un adversaire politique ?

Des questions légitimes qui redisent à ceux qui n’y croyaient pas que le pays de Bokassa n’est pas encore une démocratie, en dépit des élections qu’il a organisées ces dernières semaines. D’ailleurs, tous les opposants de poids au parti au pouvoir, « Kwa na kwa », ont contesté la régularité de ces scrutins, en dénonçant une litanie de fraudes. Pas besoin d’être sorti de Sciences Po pour savoir que la distribution des cartes d’électeur le jour du vote ou encore la recherche par les électeurs de leur nom sur les listes le jour J ne sont pas gages de transparence électorale.

Ange-Felix Patassé et son parcours sinueux

Le « barbu national » comme le surnommaient ses compatriotes, restera surtout gravé dans leurs mémoires comme étant le premier opposant à avoir remporté une présidentielle en Centrafrique en 1993. Depuis, aucun politique ne l’a plus imité. L’amateur de cravates avec nœud de papillon sera réélu en 1999. Avant d’être renversé le 15 mars 2003 par le gal Bozizé. Un parcours du parfait démocrate qui est enténébré d’une part par ses services rendus au régime sanguinaire de Bokassa (en tant que ministre et chef de gouvernement). Et d’autre part par sa collision avec les inconduites commises par les hommes fidèles à Jean-Pierre Bemba sur le sol centrafricain. Plusieurs fois exilé (entre autres au Togo où il a des biens), l’ancien président de la Centrafrique est mort également en exil.

Sous M. Patassé comme ses successeurs, la Centrafrique ne s’est toujours pas réconciliée avec elle-même ! La paupérisation de sa population conduit même ses habitants à être nostalgiques de l’époque Bokassa. Les dernières élections (présidentielle et législatives) dans ce pays en sont la preuve ; elles ont davantage divisé les Centrafricains, au lieu de les réunir autour d’un impératif national : le développement hic et nunc

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:45

 

 

 

Feindiro

 

La Haye, 5 avril 2011 - Le procureur général du tribunal de Bangui, Firmin Feindiro, a commencé, lundi 4 avril, sa déposition contre Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI). Le témoin a « brossé un tableau général » de la guerre en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003, au cours de laquelle « les hommes » de Bemba, appelés en renfort par le président centrafricain d'alors, Ange-Félix Patassé, auraient commis des meurtres, des viols et des pillages. En 2003, Firmin Feindiro avait été chargé par le ministère de la Justice d'enquêter sur les auteurs des crimes commis durant la guerre.

Très rapidement, a-t-il expliqué, le pouvoir a été confié à l'Unité de la sécurité présidentielle (USP) et aux troupes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), dirigé par l'accusé. Interrogé sur les différences entre les deux groupes, le témoin a estimé qu'« il y a une distinction nette, entre le MLC et l'USP. L'USP est constituée de militaires formés, qui répondent à la charge de l'Etat, qui sont habillés, qui ont des insignes distinctifs, un béret vert. Les militaires de l'USP sont des Centrafricains qui parlent Sango. » Confirmant les récits des témoins venus déposer avant lui, il a rappelé que « du côté des troupes du MLC, les tenues sont disparates, les tailles de certaines tenues ne correspondent pas à leur porteur, les chaussures sont disparates, c'est des paires de pantoufles, des tapettes. (...) Les rebelles du MLC ne parlent pas Sango. » Parmi eux, « vous pouvez trouver des barbus, genre Oussama Bin Laden ».

De nombreuses milices avaient été appelées pour contrer les rebelles du colonel François Bozizé: « Il y avait aussi les forces libyennes (...) Ils avaient des petits avions et ils larguaient des obus » a raconté le témoin, selon lequel les pilonnages sont les seuls crimes commis par ces forces, qui n'ont ni tué, ni pillé, ni violé.

Le président Patassé s'était aussi assuré le soutien d'Abdulaye Miskine, un « escroc » selon le procureur général de Bangui. « Il disait qu'il allait combattre les coupeurs de route » mais «Abdulaye Miskine procédait à des exécutions sommaires ». Avec le temps, « il était devenu la pomme de discorde entre le président Idriss Deby du Tchad, et le président Patassé. Du coté de Ndjamena, on le traitait de mercenaire tchadien, engagé par Patassé pour déstabiliser le Tchad. Et du côté d'Ange-Félix Patassé, on disait qu'il était un patriote centrafricain, chargé de lutter contre les coupeurs de route ». Pour le témoin, les hommes de Miskine n'ont pas violé, mais « les charniers du PK13 sont le travail de ses troupes ».

Deux compagnies de sécurité étaient notamment chargées de surveiller la résidence présidentielle. La Société centrafricaine de protection et de surveillance (SCPS) était « dirigée par le chauffeur du président Patassé, un ancien chauffeur de taxi. » Puis l'ex-gendarme français Paul Barril, chargé de la « lutte contre le terrorisme international », chapeauta les opérations de surveillance. « On avait mis sous son aile la SCPS et les éléments d'Abdulaye Miskine. »

Le témoin a raconté sa rencontre avec Paul Barril. « Un soir, je travaillais à Bouar, et on a reçu la visite d'éléments étrangers, je crois qu'ils étaient yougoslaves. Ils parlaient français avec un fort accent russe. Ils étaient équipés comme des commandos (...) Paul Barril a tenu un meeting et il disait à la population qu'il avait besoin de soutiens, qu'il venait pour combattre les rebelles de Bozize qui avançaient.» Mais pour le témoin, Paul Barril ne conduisait pas la guerre. « Il a roulé Patassé dans la farine ».

Selon Firmin Feindiro, « ils ont imposé au pompiste de leur donner les recettes, puis le carburant qui était dans la soute a été vendu et l'argent leur était versé directement. Est-ce qu'ils étaient venus pour vendre le carburant ou bien pour faire la guerre ? », a-t-il interrogé. Son témoignage se poursuivra demain.   

Le procès de Jean-Pierre Bemba a débuté le 22 novembre 2010. Le sénateur congolais avait été arrêté en Belgique le 24 mai 2008 puis transféré à la Cour début juillet.

SM/GF

© Agence Hirondelle

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:42

 

 

Conseil-de-S-curit--ONU.jpg


MOSCOU 06/04/2011-- (Xinhuanet) - La Russie pourrait s'opposer à l'adoption de toute nouvelle résolution du Conseil de sécurité approuvant l'utilisation de la force militaire sans clarification, a averti mardi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov.

Le haut diplomate russe a déclaré que Moscou ne considère pas la Résolution 1973 du Conseil de sécurité sur la Libye comme un précédent et a souligné que l'usage de la force militaire dans les situations de conflit devrait être déterminé plus clairement à l'avenir.

"Nous n'aimerions pas que le Conseil de sécurité décide encore quelque chose de similaire et nous aimerions que le texte soit aussi précis que possible sur ceux qui utiliseront la force militaire et la manière dont elle sera utilisée", a souligné M. Lavrov, cité par l'agence de presse Interfax.

Il a ajouté qu'il s'agissait de "quelque chose de sérieux" et qu'il fallait "tirer des leçons de l'expérience".

M. Lavrov a indiqué que lorsque la Résolution 1973 de l'ONU sur la Libye a été discutée, la Russie avait suggéré que les pays l'initiant expliquent qui précisément serait prêt à utiliser la force militaire pour assurer une zone d'exclusion aérienne et dresser les limites de l'emploi de la force. Mais cette suggestion a été déclinée par les rédacteurs de la résolution.

"C'était l'une des raisons de l'abstention de la Russie. Ces ambiguïtés ne créeront que des problèmes pour le Conseil de sécurité et pour ceux qui appliquent cette résolution", a affirmé M. Lavrov.

© Copyright Xinhuanet

 

NDLR : A travers ces propos, on voit apparaître clairement la prise de conscience tardive de ceux qui, malgré leur droit de véto au Conseil de sécurité des Nations Unies, se sont fait rouler dans la farine au sujet des cas libyen et ivoirien par les pays initiateurs des textes de résolution qui une fois adoptés, sont largement outrepassés dans leur application sur le terrain. Certains pays disposant du droit de véto se sont fait la spécialité de se réfugier souvent derrière le Conseil de sécurité et ses fameuses résolutions dont certains pays comme Israël n’en ont rien à foutre mais dont d’autres plus faibles, sont victimes. Il en va ainsi de l’hypocrisie et de l’injustice de la communauté internationale.  

 

 

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