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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:36

 

 

 

JJD.jpg

 


(Afrique Asie 15/01/2013) par Valérie Thorin



Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre centrafricain de la Défense, candidat à la Primature. Il met de côté ses ambitions présidentielles pour faire face à la rébellion et aux difficultés économiques de son pays.

 


L’ex-ministre de la Défense centrafricain, Jean-Jacques Demafouth, a pris la grave décision, en ce mardi 15 janvier 2013, de présenter sa candidature au poste de Premier ministre de son pays. Mettant à l’écart ses ambitions politiques, puisque cette candidature implique qu’il ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle prévue en 2016, il a préféré faire face aux difficultés que traverse actuellement la Centrafrique.

 


Une attitude républicaine et citoyenne qui vient contrebalancer les atermoiements relevés lors des négociations menées entre l’actuel gouvernement et les opposants à Libreville (Gabon) entre le 9 et le 11 janvier. Pour Jean-Jacques Demafouth, il est en effet bien plus important d’assurer la paix, la concorde civile et le développement économique que d’assouvir des ambitions politiques personnelles. Cette candidature vient également mettre un terme aux dissensions qui se font jour dans l’opposition politique quant au choix d’un Premier ministre de consensus, et également au sein du mouvement rebelle, le Séléka, par ailleurs toujours menaçant.



L’accord de Libreville trace un cadre de travail qui pourrait permettre, à condition que la réconciliation nationale et la sécurisation puissent être effectives, de remettre le pays sur les rails du développement. Par ailleurs, la mission pour laquelle Jean-Jacques Demafouth semble être le meilleur candidat, compte tenu de son expérience et de son engagement actuel dans le cadre des Nations unies (opération de Désarmement-Démobilisation-Réintégration, DDR), est de rebâtir une armée nationale digne de ce nom et, partant, d’assurer la fin définitive de toute rébellion armée dans le pays.

 

© Copyright Afrique Asie

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 14:49

 

 

 

Boz et Li Keqiang

 

 

2013-01-15 19:46:33  (xinhua)


La Chine espère que les accords récemment signés pourront restaurer la paix en République centrafricaine, a annoncé mardi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.


"Nous espérons que toutes les parties en République centrafricaine observeront et appliqueront les accords afin d'aider le pays à retrouver au plus tôt la voie de la stabilité et du développement", a indiqué Hong Lei lors d'une conférence de presse.


M. Hong a fait cette remarque après que le gouvernement et la rébellion de la République centrafricaine eurent signé vendredi des accords.


Selon ceux-ci, un nouveau Premier ministre de l'opposition sera nommé pour qu'un gouvernement d'unité nationale puisse être formé afin de mettre fin à la crise politique qui dure depuis un mois. Les élections législatives seront organisées d'ici un an.


M. Hong a indiqué que la Chine suivait étroitement le développement de la situation et a pris note de la signature des accords.


Selon le porte-parole, la Chine salue les accords car ils ont posé les bases pour une solution politique à la crise.


La Chine est prête à collaborer avec la communauté internationale pour s'efforcer d'aider la République centrafricaine à retrouver la paix et la stabilité à long terme, a ajouté M. Hong.

 

 

 

NDLR : Il faut rappeler qu’après le déclenchement et l’avancée de la rébellion de Séléka, à mesure que les FACA étaient mises en déroute, Bozizé avait insisté pour rencontrer l’ambassadeur de Chine à Bangui pour lui dire en substance ceci : « C’est à cause de la Chine que j’ai tous ces problèmes aujourd’hui, il faut donc m’aider à m’en sortir ». Pathétique ! 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:04

 

 

 

triste-Afrique.JPG

 

 

 

2013-01-14 13:21:21 - BARCELONE - Le nouveau classement de Forbes Magazine dresse un classement des 20 nations les plus tristes au monde.


Selon ce classement des 20 pays les plus heureux et les plus malheureux du monde, la Norvège serait le pays où la population est la plus heureuse alors que Centrafrique serait le pays le plus malheureux.

 

Voici la liste des 20 pays les plus tristes au monde : 1. Centrafrique, 2. RDC, 3. Afghanistan, 4. Chad, 5. Haïti, 6. Burundi, 7. Togo, 8. Zimbabwe, 9. Yémen, 10. Ethiopie, 11. Pakistan, 12. Iraq, 13. Liberia, 14. Angola, 15. Sierra Leone, 16. Guinée, 17. Côté d'Ivoire, 18. Soudan, 19. Mozambique, 20. Nigeria

 

Les pays d'Afrique remportent ce malheureux palmarès. Est-ce pour autant que l'on peut affirmer d'un Nigérian est triste ? Afriquinfos enquête et compare avec d'autres classements, afin de comprendre le raisonnement global de ce classement.

 

Des critères « occidentaux »

 

Les personnes à l'origine de cette enquête ont pris pour critères principaux : le taux de corruption dans le pays, le taux de chômage, le niveau de bien-être des habitants, l'attachement du pays aux valeurs démocratiques, la santé de la population.

 

Avec ces critères, il paraît évident que les pays occidentaux seront qualifiés de « plus heureux » car ces critères sont des préoccupations principalement européennes. Ces critères ne prennent pas en compte la culture ni les moeurs du pays. Ils ne questionnent pas directement la population sur son ressenti. Ce type de classement a encore beaucoup de limites puisque les données sont variables et interprétables. Aujourd'hui, il n'existe aucun calcul officiel pour connaitre le bonheur d'une population puisque c'est quelque chose qui n'est pas quantifiable.

 

Afriquinfos 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:37

 

 

 

 Bozize avec Sassou

 

Tiangaye Nicolas CRPS

 

 

RFI  mardi 15 janvier 2013

 

Nicolas Tiangaye, qui a été choisi par l'opposition politique centrafricaine pour occuper le poste de Premier ministre, est arrivé lundi soir à Brazzaville en compagnie d'une délégation de l'Alliance de la Seleka. Il doit s'entretenir avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui avait proposé ses bons offices dans cette crise. La nomination de Tiangaye par François Bozizé est toujours attendue mais le président veut d'abord s'assurer que l'oposition militaire, c'est à dire la Seleka, est favorable à ce choix.

 

C’est en début de soirée que cette délégation a foulé le sol de Brazzaville et a pris place dans un hôtel du centre-ville.


Selon une source, cette délégation est composée des représentants du Seleka et de l’opposition non armée. Ils seront tous reçus ce mardi 15 janvier par le médiateur, le président Denis Sassou Nguesso.


« Nous allons nous entendre sur un protocole de bonne gouvernance. Nous allons discuter également de notre sécurité, une fois rentrés à Bangui. Il faut que le Premier ministre soit nommé », a déclaré à RFI une source proche de la délégation, précisant que tous ces points seront soumis au médiateur, qui doit à son tour nommer un représentant spécial à Bangui.


Selon certaines sources, le président Bozizé veut s’assurer que toutes les composantes de la rébellion sont d’accord avec le choix porté sur Nicolas Tiangaye. Le médiateur congolais tient au respect scrupuleux des accords signés dernièrement à Libreville.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 06:08

 

 

 

Le sommet de Libreville au chevet de la République Centrafricaine a accouché d'accords plâtrés sur un énorme fond de désaccords. Ces accords ont été diversement appréciés. Certains y voient les prémices d'une sortie de crise progressive. D'autres, plus réservés, pensent qu'on est pas encore sorti les prémices d'une sortie de crise progressive. D'autres, plus réservés, pensent qu'on est pas encore sorti de l'auberge vu que les problèmes de fond n'ont pas été abordés.

 

Pour le Collectif Des Oubanguiens (CDO), les accords de Libreville étaient indispensables pour parer au plus pressé, à savoir, obtenir un cessez-le-feu, mais maintenant il faut aller plus loin. Si nous émettons le souhait d'aller plus loin cela ne remet pas en cause la qualité des personnes qui ont fait le déplacement de Libreville. Il ne s'agit en aucun cas pour le Collectif Des Oubanguiens de remettre en cause les grands hommes d'Etat de la sous-région CEEAC qui s'étaient mobilisés pour le Centrafrique notamment l'hôte le Président Ali Bongo du Gabon, le médiateur le Président Dénis Sassou Nguésso du Congo, le Président Idriss Déby du Tchad et le Président Téodoro Obiang Nguéma Mbasogo de la Guinée Équatoriale, qui ont accepté de faire le déplacement de Libreville. Loin de nous l'idée de refuser l'application des différents points de l'accord. Mais nous nous permettons d'exprimer notre insatisfaction et nos propositions pour poursuivre et consolidera sortie de crise.

 

En effet, nul n'ignore que la République Centrafricaine est actuellement sur du sable mouvant. En tant que responsables politiques centrafricains, nous devons nous poser les questions suivantes :

 

 1)    Est-ce que ces accords de Libreville peuvent-ils  changer quelque chose ?

 

Sans aucun doute, le sommet de Libreville nous a permis d'éviter la bataille annoncée de Bangui. Nous ne souhaitons pas, et d'ailleurs personne ne le souhaite, que le sang des innocents, celui du peuple, coule encore en République Centrafricaine. Mais qu'adviendra-t-il après l'expiration de la semaine de cessez-le-feu ? Est-ce que la nomination du Premier Ministre de transition suffit à ramener le calme ? Est-ce que les rebelles ont compris qu'ils doivent déposer les armes ? A quelles conditions et comment doivent-ils déposer les armes ? Quand et comment les mercenaires sud-africains et les soldats ougandais vont-ils quitter notre pays définitivement ? Autant de questions qui restent en suspens.

 

2) Les solutions proposées par le sommet de Libreville peuvent-elles changer la donne ?

 

Assurément NON ! Elles ne vont rien changer, car ces accords ne sont pas à la hauteur des enjeux centrafricains, ni aux attentes de nos partenaires sous régionaux, panafricains, français, américains, du FMI, de la BM, de l'ONU, de l'Union Africaine, etc. Comme eux, nous en avons tous plus qu'assez de l'instabilité politique chronique centrafricaine. C'est pourquoi il ne faut pas se satisfaire d'une solution au rabais, fade et insipide.

 

En considérant les rapports de force sur le terrain, on  constate que le pays est occupé à 90% par des rébellions qui veulent en découdre avec le pouvoir de Bozizé, un pouvoir basé uniquement à Bangui. C'est donc un fait objectif et avéré que le pouvoir et la crédibilité du Président de la République se sont totalement effondrés. Or, le Président selon la Constitution -qui n'a pas été remise en cause à Libreville est le chef suprême des Armées. Les accords de Libreville ne lui permettent plus de cumuler les postes de Président de la République et de Ministre de la défense.  S'il conserve son siège de Président de la République, il ne peut pas démettre de sa fonction le futur Premier Ministre qu'il a nommé. C'est ce qui explique en partie son hésitation à nommer un Premier Ministre.

 

Puisque le sommet de Libreville en a décidé ainsi, nous acceptons le principe selon lequel Bozizé reste Président de la République jusqu'à la fin de son mandat en 2016.  Nous sommes également favorables à la nomination d'un Premier Ministre de Transition disposant d'un pouvoir étendu. Nous acceptons aussi la dissolution de la Cour Constitutionnelle et de l'Assemblée Nationale. Nous sommes favorables à la formation d'un gouvernement d'union nationale. Ces points constituent l'essentiel des accords a minima signés à Libreville.

 

3) Pour un Dialogue Inter centrafricain Elargi (D.I.E)

 

Dans cette perspective et pour aller plus loin, nous proposons d'organiser très rapidement un Dialogue Inter centrafricain Élargi (D.I.E.) sur les questions de fond centrafricains non encore résolues. Aussi, convient-il de choisir très vite et par consensus un médiateur qui aura pour mission d'organiser et diriger ce grand dialogue d'où émergera un projet national de réconciliation et de reconstruction. Nous avons beaucoup de compatriotes capables de mener à bien une telle mission. Le projet national de réconciliation et de reconstruction devrait contenir, entre autres, des garanties démocratiques  inscrites dans une charte de valeurs telles que le respect des droits de l'homme et la dignité de la personne humaine. Dans cette charte, il sera mentionné expressément des délits et des crimes à bannir notamment la vengeance, la corruption, la violence, les réprimandes de toutes sortes non justifiées ni méritées, les brimades, l'intimidation, les enlèvements, les exécutions sommaires, les emprisonnements sans jugement, la violation des droits de la défense, la destruction des biens privés, les viols, etc

.

Pour terminer notre réflexion, nous devons prendre le temps de nous parler entre Centrafricains. Au lieu de dire que «la durée de la transition est de 12 mois éventuellement renouvelable» (cf. Les accords de Libreville), le Collectif des Oubanguiens propose qu'on fixe la durée de la transition à 3 ans. Ainsi, l'élection du nouveau président de la République mettra fin à la transition politique.

On aura trois années pour débattre des problèmes et solutions de notre pays.

 

On aura trois années pour nous réconcilier, penser nos blessures, prendre en charge les victimes des hostilités (orphelins, veufs et veuves, celles et ceux qui ont tout perdu leurs parents, les blessures physiques et psychologiques, etc.).

 

On aura trois années pour demander pardon par la vérité et la justice.

Ces trois années sont une vraie chance d'un nouveau départ pour la République Centrafricaine.

 

Ces trois années nous permettront de finir avec les régimes tyranniques, la prise de pouvoir par les armes, la série de mauvaise gouvernance qui sont les racines du malheur centrafricain.

 

Ces trois années démontreront notre capacité d'anticiper et notre apport intrinsèque à l'universel en matière de résolutions des conflits,  de sortie de crise et notre ferme volonté d'être inscrits parmi les pays démocratiques du monde.

 

 

Le coordonnateur                                                 

du Collectif Des Oubanguiers (CDO)

 

 Faustin Zaméto                        

Faustin ZAMETO MANDOKO

Paris, France. 

 

 

Le Conseiller stratégique

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                                                                                   Lionel SARAGA MORAIS

                                                                                    Paris, France.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 05:44

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

 

BANGUI Lundi 14 janvier 2013 | 15:41 (AFP) - La nomination de l'opposant et avocat Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement d'union nationale centrafricain, conformément à l'accord de paix de Libreville, tardait lundi à être annoncée au moment où des dissensions apparaissent dans le camp rebelle.


"Ca va être réglé. La nomination va sortir. Ils font durer inutilement le plaisir", a déclaré à l'AfP un membre influent de l'opposition, assurant que la nomination de Me Tiangaye par le président François Bozizé devrait intervenir prochainement.


Me Tiangaye, désigné samedi par l'opposition démocratique comme son choix en tant que Premier ministre, s'est déjà mis en mouvement. "Je vais partir de suite pour Brazzaville. Je reviendrai demain (mardi) à Bangui avec Michel Djotodia", le chef de l'Alliance rebelle Séléka, a-t-il déclaré à l'AFP.


Une partie de la délégation rebelle s'est rendue à Brazzaville après la signature vendredi de l'accord pour s'entretenir avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le comité de suivi.


Les chefs militaires rebelles ont commencé à revenir sur le terrain, a affirmé le colonel Djouma Narkoyo, joint par téléphone satellitaire dans l'arrière-pays.


"Tous ne sont pas encore arrivés. Maintenant, notre regard est fixé sur la formation du gouvernement. Nous sommes d'accord sur la nomination de Tiangaye et nous donnons une semaine pour voir si les accords (de Libreville) sont respectés", a-t-il averti.


"A Libreville, il a été décidé que nous obtenions le ministère de la Défense. C'est obligatoire. Notre sécurité repose là-dessus", a-t-il précisé, confirmant l'arrivée mardi de Michel Djotodia à Bangui.


Toutefois de sources diplomatique et rebelles, des dissensions sont apparues au sein de l'Alliance. Dès la signature de l'accord, certains avaient avoué à l'AFP "qu'on leur avait forcé la main".


Une autre source rebelle a souligné sous couvert de l'anonymat: "C'est vrai qu'il y a des divisions au sein du Séléka. Ca commence déjà à partir en vrille mais le mot d'ordre c'est de se calmer et d'attendre".


"Djotodia a signé l'accord mais ceux qui étaient à Libreville n'étaient pas tous d'accord. Il faut voir maintenant s'il réussit à convaincre les commandants militaires sur le terrain", a ajouté cette source.


"L'objectif était le départ de Bozizé, ce n'est pas fait. Des crimes ont été commis, des gens ont été arrêtés et tués. Une poignée de main ne va pas régler tout ça. Les victimes attendent quelque chose", a-t-elle poursuivi.


"La nomination de Tiangaye était acquise à Libreville. C'est quelqu'un de bien, il n'y pas à revenir là-dessus. Mais il faut faire attention car Bozizé va essayer de récupérer par la rue et la ruse ce qu'il a perdu à Libreville. Bozizé n'a pas le pouvoir de choisir le Premier ministre", a conclu cette source.


Le régime semble vouloir gagner du temps après la désignation de Tiangaye par l'opposition démocratique. Dimanche soir, Josué Binoua le ministre de l'Administration territoriale du gouvernement démis samedi, a déclaré que le présidentBozizé attendait d'être informé "par écrit" du nom proposé par les rebelles avant de nommer le nouveau titulaire de la Primature.


Le futur Premier ministre ne peut être révoqué par le président, selon l'accord de Libreville.


Dans un communiqué, Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'Union européenne, a appelé "tous les signataires à respecter entièrement et de bonne foi l'accord auquel ils ont souscrit et à le mettre en oeuvre sans délai".


Une fois nommé, MeTiangaye, qui a déjà commencé des consultations, aura la difficile tâche de former un gouvernement qui satisfasse toutes les parties devant être représentées: opposition, rebelles, et pouvoir mais aussi la société civile ainsi que les ex-rebelles n'ayant pas participé aux combats.


L'alliance Séléka, qui a lancé son offensive le 10 décembre, arrivant aux portes de Bangui et provoquant un bouleversement politique, est composée de plusieurs factions rebelles qui ne sont pas toujours en accord.

 

©

 

 

NDLR : Bozizé sait très bien que Tiangaye n’est ni Abel Goumba, ni l’ineffable Célestin Gaombalet, ni Elie Doté, ni de surcroît le mathématicien de Boy-Rabe, tous des figurants et béni oui oui, tous des profils lisses, personnalités insaisissables, qu’il a entubés comme il voulait, d’où ses tergiversations actuelles pour officialiser la nomination de Nicolas Tiangaye. Mais il doit bien avoir conscience qu’à partir de maintenant, plus rien ne sera comme avant. Selon nos informations, pour la communauté internationale, c’est Tiangaye ou rien, par conséquent Bozizé doit cesser de jouer avec le feu. Il ne doit pas continuer à tirer ainsi sur la corde, elle va finir par se casser. A bon entendeur salut !  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 04:35

 

 

 

Bozizé gros plan 


14/01/2013 à 18h:09 Par Christophe Boisbouvier

 

Officiellement, Paris ne veut pas intervenir dans les affaires centrafricaines. Concrètement, les 580 soldats français compliquent la tâche des rebelles.


« Près de un militaire par Français, c'est une protection exceptionnelle ! » fait remarquer un diplomate en poste à Bangui. De fait, 580 soldats français veillent actuellement sur les quelque 800 expatriés encore présents dans la capitale centrafricaine. D'où l'inévitable question : à quoi joue l'armée française ? « Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts, et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d'un pays. Ce temps-là est terminé », a lancé François Hollande le 27 décembre.


Il reste que ce dispositif complique sérieusement la tâche des rebelles. 1 - La présence française à l'aéroport de Bangui M'Poko rassure les pays voisins (Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon), qui, du coup, envoient chacun une compagnie en Centrafrique pour « s'interposer ». 2 - En cas d'offensive rebelle sur Bangui, ces soldats français ne resteront pas qu'à l'aéroport. Ils tiendront les principaux axes de la capitale pour sécuriser l'évacuation des étrangers. Déjà en 1996, lors d'une mutinerie anti-Patassé, le chef des mutins, le capitaine Solé, avait lancé aux Français : « Laissez-nous un couloir pour aller jusqu'à la présidence. » Sans succès.

 

Le sort des opposants

 

En février 2008, la décision de Nicolas Sarkozy de tenir le périmètre de l'aéroport de N'Djamena avait bien aidé Idriss Déby Itno face à ses rebelles. Le scénario va-t-il se répéter à Bangui ? En fait, la différence de Hollande se situe sur le terrain politique. Le lendemain de la bataille de N'Djamena, Sarkozy s'était totalement désintéressé du sort des trois opposants - dont Ibni Oumar Mahamat Saleh - arrêtés par le pouvoir tchadien. Aujourd'hui, Hollande fait savoir au régime centrafricain qu'il est très préoccupé par la sécurité de l'opposition civile à Bangui. Sans doute l'a-t-il dit très directement à François Bozizé le 31 décembre. Lors de cet entretien téléphonique d'une vingtaine de minutes, le président centrafricain a répété qu'il ne serait pas candidat en 2016. C'est précisément ce que voulait entendre Hollande... 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Peut-on sauver le soldat Bozizé 


14/01/2013 à 15h:48 Par François Soudan JA


Menacé par une rébellion qui contrôle encore plus de la moitié du pays, le président centrafricain est en position délicate. Sa chance : le Séléka est un attelage improbable. Retour sur les événements qui ont secoué le pays, depuis le 10 décembre.


(Cet article a été publié dans Jeune Afrique n°2713, daté du 6 au 12 janvier 2013, soit avant les pourparlers de paix de Libreville, qui ont abouti à un accord entre la rébellion, l'opposition politique et le pouvoir centrafricain. 


François Bozizé sera-t-il encore le président de la Centrafrique le 15 mars prochain, dixième anniversaire de son accession au pouvoir ? On le sait tenace, physiquement courageux, avec une capacité de résilience frisant l'entêtement. On le sait aussi habile à diviser ses adversaires, à souffler le chaud et le froid, le français et le sango, le nationalisme et l'angélisme, l'apo­strophe et la contrition, absolument déterminé à ne pas se « laisser tondre comme Patassé », dit-il, faisant allusion à son prédécesseur, qu'il renversa en son absence. Mais cette fois, ce général de 66 ans a affaire à forte partie. Jamais depuis celle qu'il mena lui-même il y a dix ans une rébellion ne s'était approchée si près de Bangui que le Séléka, dont les avant-postes campent à une centaine de kilomètres de la capitale.


Rébellion hétéroclite, sans programme ni idéologie, déjà en proie aux querelles de chefs, mais bien armée, mobile, se nourrissant sur la bête au fur et à mesure de son avancée - diamants à Bria, tonnes de sucre à Bambari, véhicules 4x4 partout où elle en trouve - et suffisamment intelligente pour dissimuler ses rezzous derrière un écran de poudre aux yeux médiatique. Tout le contraire des forces loyalistes, en somme, qui ne sont jamais parvenues à faire rimer pillage avec efficacité.


Car c'est bien de cela qu'il s'agit, dans un pays oublié de Dieu où très rares sont les personnalités politiques à échapper aux accusations, passées ou présentes, de corruption, d'incompétence et de tribalisme, au point que nul ou presque n'a de leçon de bonne gouvernance à dispenser aux autres. Une comédie désespérante, une valse mortifère de postes, de pouvoir et surtout de prébendes. « Je cherche un homme », répétait Diogène en parcourant Athènes en plein jour avec sa lanterne. « Je cherche un patriote honnête », dirait le même en arpentant ce pays où sans cesse l'Histoire se répète. En pire.


C'est la périphrase employée par François Bozizé lors de son message de voeux le 31 décembre au soir pour qualifier la résurgence d'un cauchemar qui le hante depuis son accession au pouvoir : la rébellion. Attelage improbable de cinq mouvements politico-militaires dont deux sont des dissidences et deux des créations quasi ex nihilo inconnues avant les récents événements, le Séléka (« alliance », en sango) n'est au départ qu'une plateforme revendicative des oubliés du programme de démobilisation des milices. Il recrute pour l'essentiel au sein des ethnies goula et rounga du Nord-Est, proches des confins tchado-soudanais ouverts à tous les trafics, islamisées dans leur grande majorité et qui ont toujours évolué en marge de la vie nationale.


Le Séléka, qui s'est donné pour chef un ancien fonctionnaire sexagénaire formé à Moscou, originaire de la Vakaga et ex-consul à Nyala, dans le Sud-Darfour, Michel Djotodia (lequel avait déjà participé à une rébellion fin 2006 avant de trouver refuge au Bénin), déclenche une offensive le 10 décembre par la prise de la localité de Ndélé. Ses exigences sont alors purement pécuniaires. Ce n'est qu'après s'être emparés, une semaine plus tard, de la ville diamantifère de Bria, partiellement mise à sac au passage (tout comme le seront Kaga Bandoro et Bambari, où l'unique sucrerie du pays a été scrupuleusement pillée), que les « généraux » rebelles autoproclamés vont durcir leurs revendications, menacer la capitale et envisager la chute du président Bozizé.


Même si tout se joue sur un terrain qu'il ne connaît guère et sur lequel il n'a aucune prise, l'un des trois ou quatre porte-parole de la rébellion en France, Éric Néris Massi, va, de par ses capacités d'expression médiatique, jouer un rôle dans cette radicalisation. Ancien ministre d'Ange-Félix Patassé puis de François Bozizé avant de basculer lui aussi dans la rébellion, son beau-père Charles Massi a disparu début 2010 entre les mains des Faca (Forces armées centrafricaines) du côté de Bossembélé. Dire qu'il a un compte à régler avec le pouvoir est donc un euphémisme.


Panique à Bangui


Dès la chute de Ndélé, le 10 décembre, le général François Bozizé endosse le treillis et va lui-même inspecter ses troupes sur le front de Bria. Le spectacle est pathétique : armement disparate, absence totale de motivation, équipement en lambeaux (beaucoup de soldats n'ont pas de chaussures), encadrement défaillant, approvisionnement aléatoire, notamment en carburant. Une ambitieuse loi de programmation militaire avait certes prévu de faire passer les effectifs des Faca de 6 500 à 10 500 hommes en 2013, mais le financement promis (notamment par la France) n'est jamais venu, et le peu d'argent disponible a été détourné.

 

De retour à Bangui, Bozizé écarte le chef d'état-major Guillaume Lapo et place son fils Jean-Francis, 42 ans, ministre délégué à la Défense récemment promu général et ancien caporal-chef de l'armée française (il a notamment servi au sein du 6e RPIMa à Sarajevo), à la tête des opérations. Objectif : tenir coûte que coûte le verrou de Bambari, le temps de faire venir armes et renforts de l'extérieur. Dans la capitale, qui commence à se vider de ses expatriés, l'atmosphère s'alourdit brusquement le 23 décembre à l'annonce de la chute de Bambari. Des manifestants s'en prennent aux ambassades de France, des États-Unis et du Tchad à qui ils reprochent de « lâcher » le soldat Bozizé ou, dans le cas d'Idriss Déby Itno, de s'en tenir au strict minimum. Dans un discours enflammé en sango, au « kilomètre zéro », dans le centre de Bangui, François Bozizé, micro en main, en appelle aux mânes de Barthélemy Boganda et des résistants de la guerre du Kongo Wara, la grande révolte anticolonialiste de la fin des années 1920. Un peu partout, des comités d'autodéfense armés d'arcs, de flèches et de machettes surveillent les quartiers musulmans soupçonnés d'abriter la cinquième colonne des rebelles. On signale çà et là des bavures, voire des enlèvements, ainsi que la traversée depuis Zongo de supplétifs venus de RD Congo et installés à la Villa Houphouët, au nord de Bangui.


Le président Bozizé, qui a de bonnes relations avec les Sud-Africains depuis l'époque Thabo Mbeki (lequel lui avait fourni des spécialistes pour former sa sécurité rapprochée), lance un SOS à Jacob Zuma, en quête d'armes, de conseillers militaires privés et de munitions. Il en cherche ailleurs, au Rwanda, en Ouganda, partout où une main se tend et peu importe si c'est celle du diable. On craint alors le scénario du pire dans une ville où, à l'exception d'une poignée de fidèles dont son conseiller en communication, le Camerounais Henri Pascal Bolanga, la plupart des ministres et collaborateurs du chef ont quitté leur domicile et se sont mis aux abris, téléphones coupés.


Les voisins montent au front

 

Réunis le 21 décembre à N'Djamena en présence de François Bozizé, les chefs d'État du Congo, du Gabon et du Tchad ne cachent pas leur agacement. À leurs yeux, le président centrafricain est un personnage à la fois secret - « cet homme est un mystère, y compris pour lui-même ! » s'était exclamé le défunt Omar Bongo Ondimba après avoir examiné sa... signature - et têtu. « Il ne nous écoute pas, il ne bouge pas, c'est difficile », confiait il y a peu Idriss Déby Itno.


Trop indépendant, François Bozizé ? Obstiné à coup sûr et capable depuis toujours de dissimuler ses intentions, y compris à ses proches. Mais cette fois, il lui faut céder et promettre la tenue de négociations avec les rebelles, en échange d'un cessez-le-feu. Avait-il le choix ? Denis Sassou Nguesso, le président congolais, qui fait office de médiateur incontournable sur ce dossier, vient en effet de lui refuser le gros-porteur Iliouchine qu'il sollicitait pour aller chercher des hommes et du matériel à Kampala. « On ne peut à la fois négocier et contre-attaquer, lui a-t-il dit, tu dois t'asseoir et discuter. » Sage recommandation.


Le problème est que de son côté le Séléka, qui n'a pas été associé au sommet de N'Djamena et qui compte dans ses rangs un certain nombre de combattants venus du Tchad et du Soudan, n'en a cure. Après Bambari, il s'empare de Sibut et se rapproche de Damara, à deux heures de pick-up de Bangui. Son objectif est désormais clair : faire tomber Bozizé, au risque d'ensanglanter une nouvelle fois la capitale, comme lors des mutineries et tentatives de putsch de 1996, 1997, 2001 et 2003. Une telle perspective inquiète au plus haut point les chefs d'État de la région. Ils ne veulent pas qu'une rébellion certes militairement efficace mais peu fiable et acéphale, dont ils ne connaissent pas les vrais leaders - si tant est qu'ils existent - fasse main basse sur le pouvoir.


La visite à Bangui, manifestement coordonnée avec l'Élysée, du président en exercice de l'Union africaine, le Béninois Thomas Boni Yayi, au terme de laquelle un François Bozizé dos au mur concède la formation d'un gouvernement d'union nationale avec les rebelles et jure qu'il ne se représentera pas en 2016, les conforte dans leurs appréhensions. Perdre la main au profit d'une solution « dictée » depuis Paris : et si cela faisait jurisprudence ? Le brusque durcissement des voisins de la Centrafrique à l'encontre des rebelles, sommés de s'arrêter aux portes de Damara, ainsi que le renforcement des contingents tchadien, camerounais, congolais et gabonais placés en interposition autour de Bangui ne s'explique pas autrement. Si les préventions à l'égard de l'insaisissable président Bozizé n'ont pas varié, le risque de le voir chuter est considéré par ses voisins comme plus dommageable pour eux que son maintien.


Négocier, oui. Mais négocier quoi ?


Avant les pourparlers de Libreville, censés s'ouvrir vers le 10 janvier, tant le Séléka que l'opposition dite démocratique - dont les leaders les plus connus sont l'ancien Premier ministre de Patassé Martin Ziguélé, Joseph Bendounga, Nicolas Tiangaye et Jean-Jacques Demafouth, lesquels ont pris en marche le train d'une rébellion qui n'entend pas les voir tirer les marrons du feu à sa place - semblent s'être accordés sur une exigence commune : le départ de François Bozizé et la mise en place d'un exécutif de transition. S'agit-il d'une posture maximaliste, donc négociable, ou d'une condition sine qua non ? Dans le second cas, elle se heurtera sans nul doute au refus des chefs d'État de la région et bien sûr à la volonté de Bozizé de demeurer en place jusqu'au terme de son mandat. Après avoir limogé le 2 janvier son propre fils Jean-Francis, qui manifestement n'a pas apprécié les critiques acerbes de son père à l'encontre d'une armée dont il était le responsable, le président centrafricain a repris lui-même en main ce qui reste de ses troupes. Ceux qui le connaissent savent qu'il ne pense qu'à une seule chose : reconquérir la moitié de son pays perdue en trois semaines. Toutefois, si le Séléka n'est pas, aux yeux de beaucoup de Centrafricains, l'armée de libération qu'elle prétend désormais être - ne serait-ce que par la composition ethnique et religieuse de la plupart de ses membres -, le rapport des forces n'est pas, tout au moins pour l'instant, en faveur du chef de l'État. François Bozizé le sait. Aussi compte-t-il sur le temps, avec lequel il est passé maître dans l'art de jouer, pour effriter la détermination des rebelles et être son meilleur allié. 

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 04:23

 

 

 

Boz gros plan

 


http://www.linfodrome.com    15 janvier 2013

 

Sous l'égide de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), les frères ennemis centrafricains ont trouvé un accord le week-end dernier. La cohabitation politique imposée à Bozizé s'annonce bien difficile.


La cohabitation comme solution aux querelles politiques entre pouvoir et opposition fait de plus en plus des émules sur le continent. La recette a été expérimentée au Zimbabwe entre le président Robert Mugabe et l'opposant Morgan Tsvangirai, au Kenya entre le président Mwai Kibaki et l'opposant Raila Odinga et bien entendu en Côte d'Ivoire entre l'ex- président Laurent Gbagbo et l'opposition civilo-militaire. C'est le cas ivoirien qui vient, à quelques variantes près, d'être préconisé en Centrafrique.


Pris à la gorge par la rébellion du Séléka arrivée pratiquement aux portes de Bangui, le président François Bozizé n'avait pas d'autre choix que de négocier une cohabitation avec l'opposition, condition sine qua non de son maintien au pouvoir. Le vendredi 11 janvier 2013 à Libreville, devant ses pairs du Congo Brazzaville, de la Guinée équatoriale, du Tchad et du Gabon, pays hôte du sommet, le président centrafricain a signé un accord avec la coalition de l'opposition politique et de la rébellion du Séléka. Les termes de cet accord sont clairs: Bozizé devrait désormais cohabiter avec un Premier ministre issu de l'opposition qu'il va nommer, mais qu'il ne pourra révoquer.


En plus, il s'est engagé à ne plus se représenter à la prochaine présidentielle, au terme de son mandat actuel qui prend fin en 2016. Par ailleurs, l'opposition armée du Séléka revendique le portefeuille de la Défense qui serait aussi un acquis du sommet de Libreville. Si l'unanimité semble avoir été faite autour de la personne du célèbre avocat, Me Nicolas Tiangaye comme futur Premier ministre, rien ne semble acquis pour le détenteur du maroquin de la Défense. La rébellion qui a facilement défait les Forces armées centrafricaines (FACA), revendique de droit ce poste pour s'assurer une certaine garantie.


Or, on voit mal comment François Bozizé peut confier à ses adversaires «l'arme fatale» dont ils pourront se servir pour l'écarter du pouvoir. Avant l'échéance 2016, il coulera de l'eau sous les ponts. Bozizé qui a certainement beaucoup appris de la crise ivoirienne, manœuvre déjà. Aussi bien à son départ pour les pourparlers de Libreville qu'à son retour, il a mobilisé la rue qui tirait à boulets rouges sur ses adversaires. «Boz», comme l'appellent ses sympathisants, a lui aussi ses «jeunes patriotes», à l'instar de l'Ivoirien Laurent Gbagbo, actuellement pensionnaire du pénitencier de Scheveningen à La Haye (Pays Bas).


A chaque fois qu'il sera en difficulté, il pourrait jeter ces inconditionnels dans les rues. Quant à l'opposition, sa cohésion risque d'être mise à rude épreuve, car le nectar du pouvoir pourrait faire entre temps son effet, en créant la division en son sein. Si au terme de son mandat en 2016, Bozizé arrive à semer suffisamment la zizanie parmi ses adversaires politiques, il pourrait se permettre un passage en force pour un éventuel troisième mandat, avec hélas pour conséquence, le réveil des vieux démons de la guerre.

 

Charles d'Almeida

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 04:20

 

 

Nkosazana-Dlamini-Zuma-15-juillet-2012

 

 

 

http://www.peaceau.org/  ON TUESDAY 15 JANUARY 2013

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 350ème réunion tenue le 14 janvier 2013, a suivi une communication du Commissaire à la Paix et à la Sécurité la décision sur la situation en République centrafricaine (RCA). Le Conseil a également suivi une communication du Représentant permanent du Tchad auprès de l’UA, au nom de la présidence de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).


Le Conseil a rappelé sa ferme condamnation de recours à l’insurrection armée comme moyen de règlement de différends politiques, ainsi que toute tentative de prise du pouvoir par la force.


Le Conseil a exprimé sa profonde appréciation aux dirigeants de la CEEAC pour les efforts prompts et soutenus qu’ils ont déployés, afin de stabiliser la situation en RCA et de faire aboutir les négociations. Le Conseil a, en particulier, remercié les Présidents Idriss Déby Itno de la République du Tchad, Président en exercice de la CEEAC, Ali Bongo Ondimba, de la République gabonaise, et Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, pour leur rôle dans le règlement de la crise en RCA.


Le Conseil a salué l’Accord politique de sortie de crise, le cessez-le-feu et la Déclaration de principes signés à Libreville, le 11 janvier 2013, par le Gouvernement centrafricain, l’opposition démocratique, les mouvements politico-militaires et la coalition SELEKA, en vue de mettre un terme à la grave crise politique et sécuritaire qui secoue la RCA depuis décembre 2012.


Le Conseil a félicité toutes les parties centrafricaines pour leur sens du compromis, et les a exhortées de mettre en œuvre scrupuleusement et de bonne foi les engagements pris.


Le Conseil a lancé un appel à tous les États membres et aux partenaires internationaux pour qu’ils fournissent le soutien requis à la mise en œuvre de l’Accord politique et du cessez-le-feu.


Le Conseil a demandé à la  Présidente de la Commission de lui soumettre, aussi rapidement que possible, un rapport exhaustif sur la situation en RCA et le rôle de l’UA dans la mise en œuvre et le suivi des Accords conclus  par les parties centrafricaines. 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 04:13

 

 

moscou008.jpg

 

http://www.chretiente.info   RIA Novosti , le 14 janvier 2013 à 18:00  


La Russie salue les résultats des négociations qui se sont achevées le 11 janvier au Gabon entre les autorités de la République centrafricaine, les représentants de l’opposition politique et la coalition de groupes armés Séléka, indique un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères mis en ligne lundi sur son site.

 

« Il est très important que les démarches rapides et autonomes des acteurs subrégionaux ont abouti à une solution visant à normaliser la situation. Nous soulignons également les efforts de médiation déployés par l’Union africaine et l’ONU en vue de régler la crise en République centrafricaine, ainsi que le rôle stabilisateur des contingents de paix envoyés dans ce pays par les Etats de la région », lit-on dans le communiqué.

 

Selon Moscou, la stabilisation en République centrafricaine ne sera assurée que si toutes les parties en conflit respectent leurs engagements et appliquent les normes du droit humanitaire.

 

Les négociations entre les autorités centrafricaines et les représentants de l’opposition se sont déroulées à Libreville (Gabon) sous l’égide de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les négociateurs sont parvenus à une série d’ententes. Ainsi, aux termes de l’accord conclu entre les parties, des élections législatives anticipées auront lieu en Centrafrique au cours des 12 prochains mois. Le président François Bozizé restera à la tête de l’Etat, mais la direction du gouvernement sera confiée à un représentant de l’opposition démocratique.

 

L’accord prévoit également le retrait de tous les contingents militaires étrangers, à l’exception de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) qui compte environ 400 soldats.

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