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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 03:32

 

 

CEEAC

 

 

Ndjamena - 28/02/11 10:39Le XVème sommet des chefs d'Etat et de gouvernements de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), initialement prévu pour lundi, à Ndjamena, au Tchad, a été reporté pour une date à annoncer ultérieurement, par manque de quorum.

L'information a été livrée au terme d'une réunion des ministres de l'organisation qui, depuis jeudi, dans la capitale tchadienne, préparait le sommet des chefs d'Etat et de gouvernements de l'Afrique Centrale.

Selon le directeur pour l'Afrique et le Moyen-Orient du Ministère angolais des Relations Extérieures, Joaquim do Espírito Santo, contrairement aux expectatives créées, certains Chefs d'Etat et de gouvernement ont des agendas chargées, ce qui les empêche de participer à la réunion de Ndjamena.

Pour cela, le chef de l'Etat tchadien, Idriss Deby Itno, a décidé de reporter le sommet, et faire des consultations pour marquer une nouvelle date, a informé Joaquim do Espírito Santo

L'Angola a participé à la réunion avec une délégation conduite par le secrétaire d'Etat aux Relations Extérieures, Manuel Augusto, de laquelle faisaient partie le secrétaire d'Etat au Trésor, Manuel Neto Costa, et les fonctionnaires dudit  Ministère.

Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement prévoyait de débattre des questions stratégiques et prioritaires, comme la paix et la sécurité, les infrastructures et le développement et débattra également d'autres thèmes tels que les grandes infrastructures pour faciliter l'intégration régionale, l'agriculture, le développement rrural, la macroéconomie, le commerce et l'industrie.

Dans le domaine de la paix et sécurité, la priorité sera donnée à la prévention et gestion des conflits, ainsi que les partenariats internationaux.

Les participants à cette rencontre allait aussi discuter du programme d'actions et de budget général pour l'exercice 2011, les contributions communautaires d'intégration et la création de la zone de libre-échange, ainsi que la circulation des personnes dans la région.

La Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale regroupe l'Angola, le Burundi, le Cameroun, La République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo (RDC), le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée-Equatoriale, Sao Tomé et principe et le Tchad.

Le Rwanda a signé le texte de constitution de l'organisation, mais s'est rétiré en raison du conflit politique et diplomatique avec la République Démocratique du Congo.

 

 

Le sommet de la CEEAC de N'Djamena reporté  

 

Lundi, 28 Février 2011 01:23 Michel Lobe Ewane Quotidien Mutations


Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des membres de la communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) prévu lundi à N'Djamena a été reporté à une date ultérieure, a annoncé dimanche la radio nationale.

"Le sommet des Chefs d'Etat et du gouvernement des pays membres de la CEEAC est reporté à une date ultérieure pour des raisons d'ordre technique" a annoncé la radio nationale sans donner d'autres précisions.

"Le report de ce sommet est dû au fait que sur les dix chefs d'Etat, seuls deux se sont manifestés pour y prendre part" a indiqué un responsable du protocole tchadien sous le couvert de l'anonymat.

Le sommet devait notamment déboucher sur la nomination d'un nouveau secrétaire général de l'organisation. Créée en 1983, la CEEAC regroupe dix pays: l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, le Congo, la République démocratique du Congo (RDC), la Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 02:27

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

Bangui, 1er mars (C.A.P) – Le Directeur de la sécurité du président Ange-Félix Patassé, Armel Ningatoloum Sayo  a été arrêté par la gendarmerie nationale ce 28 février aux environs de 19 h 45 mn (heure locale) à Bangui alors qu’il circulait en pleine ville sur l’avenue du Dr Conjugo en compagnie d’un soldat des Forces multinationales de l’Afrique centrale (FOMAC) qui a également été arrêté.

On ignore les raisons de ces arrestations auxquelles le régime de Bozizé procède à tour de bras ces temps derniers mais toujours est-il que les deux interpelés ont été conduits à la section d’enquête de la gendarmerie nationale et selon l’entourage d’Armel Sayo et du président Patassé, le Procureur de la République Firmin Feindiro aurait été saisi ainsi que le ministre de la sécurité publique. Toujours selon nos sources, le colonel commandant la FOMAC se serait rendu à la gendarmerie pour s’enquérir de la situation.

On ne peut s’empêcher de faire un lien entre ces arrestations et la descente musclée qu’avait effectuée la police dans la nuit du 18 au 19 dernier à 02 heures du matin, au siège de la Coordination nationale des Comités de soutien du candidat Ange Félix Patassé où elle avait procédé à d’infructueuses fouilles à l’issue desquelles cinq militants trouvés sur les lieux avaient néanmoins été embarquées pour une destination inconnue selon le communiqué du porte-parole du président Patassé. La police était dit-on à la recherche d’armes de guerre.  On ignore d’ailleurs jusqu’à présent le sort des personnes.

Après la mascarade électorale du 23 janvier dernier qui a débouché sur un véritable hold-up, le pouvoir de Bozizé est très nerveux et en profond désarroi en raison du refus de ses adversaires de l’opposition de reconnaître les résultats frauduleux des élections proclamés sans la moindre enquête sur le contentieux électoral, en dépit des nombreux recours en annulation introduits auprès de la Cour constitutionnelle par les candidats de l’opposition. Ces derniers qui exigent l’annulation de ces élections font l’objet de nombreuses tracasseries et vivent actuellement à Bangui comme dans une prison à ciel ouvert. C’est sans doute dans ce contexte qu’il faut comprendre la chasse aux sorcières qu développe les forces de sécurité du régime de Bozizé actuellement.

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 01:44

 

 

le-guide-libyen.jpg

 

Source : letelegramme.com  lundi 28 février 2011 / 21:33

 

La semaine dernière, des proches du colonel Kadhafi ont tenté, le plus légalement du monde, de retirer un milliard d’euros (900 millions de livres) d’Angleterre. Le Telegramme raconte cette histoire et la façon dont le gouvernement britannique a pu gagner du temps afin de bloquer la précieuse cargaison sur le sol anglais.

C'est digne d'un roman d'espionnage : la semaine dernière, des proches de Mouammar Kadhafi ont tenté de faire sortir d'Angleterre 900 millions de livres en billets fraîchement imprimés. Pour bloquer le départ des caisses, le gouvernement, avec la complicité des douaniers, a dû faire preuve d'imagination...

L'affaire se déroule la semaine dernière, alors que la Libye est en quasi guerre civile. Le "Guide suprême" doit faire face à un mouvement de révolte sans précédent dans le pays. 

Des proches de Mouammar Kadhafi tentent alors de récupérer 900 millions de livres (1 milliard d'euros) en billets. Les coupures sont entreposées dans le nord-est de l'Angleterre, où elles ont été fabriquées - tout à fait légalement -  par un imprimeur britannique.

Priorité : gagner du temps

Tout s'emballe quand, à Londres, le ministère des Finances est alerté du projet. Problème : il faut  plusieurs jours aux autorités pour obtenir les documents légaux bloquant le départ des caisses de billets. Les services des douanes multiplient alors ruses et subterfuges pour gagner du temps. Une opération rocambolesque narrée par la presse britannique, dont le Financial Times, et suivie personnellement par le ministre des Finances, George Osborne.

Un aéroport lointain, un convoi sécurisé...

Les douaniers font d'abord fait savoir à leurs interlocuteurs libyens qu'il leur faut plusieurs jours pour préparer l'opération et trouver un avion adéquat à cette cargaison particulière. Parade des amis du "raïs" : ils répondent qu'un appareil est déjà prêt. 

Les douaniers inventent alors un nouvel obstacle : ils assurent que l'avion ne pourra atterrir que sur un petit aéroport du Kent, dans le sud de l'Angleterre. Soit à plusieurs centaines de km du lieu de stockage des billets. De plus, ils assurent qu'un "convoi sécurisé" de 20 véhicules 4X4 est nécessaire pour transporter toutes les caisses, d'après le Guardian.

Résultat de ces manoeuvres dilatoires : le ministre, George Osborne, obtient dans les temps les documents l'autorisant à empêcher la sortie du pays du butin tant convoité par le dirigeant libyen.

Par ailleurs, le gouvernement britannique a gelé, hier, les avoirs en Grande-Bretagne du colonel Kadhafi et de sa famille. 

 

Libye : le Tchad appelle à la retenue et au dialogue

Publié le 28.02.2011, 07h34 | Mise à jour : 17h56

Le ministre des Affaires étrangères tchadien, Moussa Faki Mahamata, a appelé ce lundi "à la retenue" et "au dialogue" des autorités libyennes, rapporte Le Parisien. Ce dernier a démenti une nouvelle fois que "des Tchadiens soient partis du Tchad ou recrutés quelque part pour servir de mercenaires en Libye".

Le Tchad, qui entretient de bonnes relations avec le leader libyen Mouammar Kadhafi, a appelé lundi «à la retenue» et «au dialogue» par la voix de son ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat. Celui-ci a démenti une nouvelle fois «catégoriquement que des Tchadiens soient partis du Tchad ou recrutés quelque part pour servir de mercenaires en Libye».

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 01:40

 

 

drapeau françafricain

 

Communiqué de Survie

lundi 28 février 2011

 

Au lendemain de l’annonce par le Président de la République de la nouvelle ligne de la politique extérieure de la France, l’association Survie se félicite des premières mesures concrètes que devrait annoncer les nouveaux ministres, afin de couper tout soutien français aux dictatures africaines.

Après l’annonce ce dimanche soir 27 février 2011 par Nicolas Sarkozy que "nous ne devons avoir qu’un seul but : accompagner, soutenir, aider les peuples qui ont choisi d’être libres" et qu’"il nous faut tout faire pour que l’espérance qui vient de naître ne meure pas", le nouvel exécutif a décidé d’anticiper les mouvements populaires dans tout son ancien "pré-carré". Quelques heures avant l’annonce officielle que devraient faire ce soir les nouveaux ministres de la Défense et des Affaires étrangères, l’association Survie a appris avec soulagement que la France souhaitait enfin agir fermement à l’encontre des régimes alliés ne donnant pas les garanties démocratiques suffisantes.

Parmi les mesures qui devraient être annoncées dans la soirée, Survie salue notamment :
 le rappel en France des centaines de coopérants militaires et policiers présents au Cameroun, au Gabon, au Togo, au Maroc, à Djibouti, à Madagascar, au Burkina Faso, au Tchad, en Centrafrique, en Mauritanie, etc. ;


 la fermeture définitive et complète des bases militaires françaises au Gabon, au Sénégal, au Tchad (opération Epervier), à Djibouti et à Abu Dhabi ;


 le gel des avoirs financiers et la saisie des Biens Mal Acquis de tous les dictateurs sur le territoire français, notamment l’hôtel particulier récemment acheté par l’Etat gabonais rue de l’Université à Paris ;

 
 la suspension de l’aide budgétaire bilatérale au Cameroun et au Tchad si Paul Biya et Idriss Déby ne renoncent pas à se représenter aux élections prévues cette année ;

 
 un audit public des services de Bercy sur les investissements des multinationales françaises à capitaux publics implantées dans des Etats où les droits humains ne sont pas respectés ;


 l’annulation du récent décret d’attribution de la Légion d’honneur à Jean-Dominique Okemba, pilier du régime de Sassou Nguesso, et la nomination à titre posthume des opposants congolais Bruno Ossebi et tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh et du président de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme, Maître Goungaye.

Certes, si ces informations transmises officieusement à l’association Survie sont confirmées, cela pourrait entraîner la chute des actions d’Areva et de Total au CAC 40, même si c’est le prix à payer pour une politique étrangère responsable. En revanche, si elles ne sont finalement pas annoncées officiellement par le gouvernement, cela indiquera une fois de plus que Nicolas Sarkozy fait de belles déclarations, mais ne change absolument rien à la politique française criminelle de soutien aux dictatures africaines.

Survie

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 01:33

 

 

Pomodimo Paulin

 

 

Lettre Ouverte des Centrafricains

de l’opposition politique de France



Paris, le 26 Février 2011

 

A

Monsieur Paulin POMONDIMO

Médiateur de la République

Bangui – R.C.A.

 

 

Objet :

Dénonciation de votre méthode de médiation

Annulation des élections groupées du 23/01/2011

 

Monsieur Le Médiateur,

Nul ne saurait vous apprendre à regarder autour de vous à tous les sujets qui toucheraient à la réalité de notre société.

Aucun centrafricain n’aurait jamais pensé un jour de sa vie être mis dans une situation de vous adresser une seule lettre. Et si aujourd’hui nous en arrivons à ce point, c’est pour vous dire à quel degré le peuple est outré de constater le rôle partial que vous êtes en train de jouer dans la résolution de la crise postélectorale. En tant qu’homme d’Eglise, vous êtes certainement épris de justice et de paix.

Du temps de feu Barthélemy BOGANDA, lui-même homme de l’Eglise comme vous, il était parvenu à trouver la solution salutaire et juste pour le peuple centrafricain face à la réticence de l’étranger que fût le colonisateur. Et depuis notre accession à  l’indépendance en 1960, les responsables politiques qui se sont succédés à la tête du pays, (DACKO, puis KOLINGBA et ensuite PATASSE) ont tenté avec des fortunes diverses  à construire un Etat moderne.

En Mars 2003, le général BOZIZE  a accédé au pouvoir par le biais d’un coup d’Etat qui fut étiqueté de sursaut patriotique et « validé ensuite par les élections groupées » de 2005. Ces élections furent reconnues par l’opposition alors que le monde savait qu’elles avaient été truquées. Ce geste de l’opposition était un acte patriotique, pour éviter de jeter en pâture le peuple dans la rue au risque de sa vie.

Quand on se  rappelle du Mémorandum pré-électoral signé par les Partis politiques de l’opposition qui prévoyaient les nombreuses violations de loi et du Code électoral par le Général François BOZIZE ;

Quand on se souvient que l’ensemble des Partis de l’opposition avait demandé la démission du Pasteur  Joseph BINGUIMALE, alors Président de la CEI acquis à la solde du candidat François BOZIZE ;

Quand on sait que les Représentants des Candidats de l’opposition avaient démissionné de la CEI, avant le décompte des bureaux de Province pour protester contre les sordides manœuvres de fraudes massives qui s’opéraient sous leurs yeux ;

Quand on sait que dans le décompte des voix exprimées il manque celles plus de 1200 bureaux de votes représentant plus de 500 000 voix, fait auquel s’ajoutent les innombrables entraves au Code électoral opérées par les membres de la garde présidentielle, les Sous-préfets et Préfets ;

Enfin si l’on prend en compte les rapports des observateurs nationaux et internationaux qui ont pointé du doigt les irrégularités et dysfonctionnements ayant conduit à la mascarade électorale du 23 janvier 2011, on ne peut que s’étonner de la décision rendue à la sauvette par la Cour Constitutionnelle le 12 février 2011. Cette grave décision a pour conséquence une assemblée parlementaire monocolore et familiale et lui enlève le caractère « national ». Elle décrédibilise de fait la démocratie centrafricaine.

Monsieur le Médiateur, nous les signataires de cette lettre ouverte, voudrons porter à votre connaissance et à celle de la Cour Constitutionnelle qu’un parti unique ainsi que l’établissement d’une dynastie rendront réticents les partenaires au développement quant aux financements des projets. En effet il n’existera aucun moyen de contrôle des concours financiers extérieurs. La République Centrafricaine par son manque de contre-pouvoir ne présentera plus de garanties pour un environnement propice aux affaires.

La Nation, le Peuple Centrafricain,  ne valent-ils pas mieux que les intérêts d’un seul Homme et de sa famille ?

Où étiez-vous en tant que Médiateur de la République quand l’opposition politique centrafricaine demandait une organisation consensuelle, équilibrée et équitable des élections  devant le mépris prononcé du gouvernement et de la CEI ?

Où étiez-vous, Monsieur le Médiateur, quand devant les ambassadeurs accrédités en RCA, un membre de l’opposition politique fut humilié, expulsé puis battu par les sbires du pouvoir ?

Où étiez-vous, Monsieur le Médiateur, lorsqu'au lendemain des élections, l’opposition criait comme un enfant orphelin pour dénoncer toutes les menaces et graves irrégularités qui ont émaillé le scrutin du 23 janvier 2011 ?

Comme vous le savez, l’opposition centrafricaine a fait preuve de responsabilité depuis l’arrivée du général François BOZIZE à la tête du Pays. Aujourd’hui il est plus que temps de faire respecter la volonté d’alternance dans la gestion sociétale sans un retour aux pratiques d’antan que le Peuple Centrafricain croyait révolues.

Non loin de nous, en Afrique arabo-magrébine, des régimes qui n’ont pas entendu le cri de cœur de leur peuple et qui se sont installés dans une dynastie autocratique, se retrouvent l’un après l’autre boutés hors de leur pays avec les conséquences que vous savez.

En Haïti, l’opposition s’était retrouvée dans une situation similaire : le décompte des voix avait été déjà fait et la situation postélectorale prête à exploser, mais Haïti a retrouvé le chemin de la Paix et la stabilité grâce à une entente sur le processus électoral par les différents acteurs politiques.

Pourquoi cela ne pourrait être le cas en République Centrafricaine ?

Au lieu de demander à l’opposition politique d’aller une nouvelle fois cautionner cette mascarade électorale reconnue comme telle par le monde entier, vous auriez dû faire  preuve de sagesse voire de courage en tenant un langage de vérité à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à compromettre ainsi dangereusement, par cette parodie d’élections, l’avenir du peuple centrafricain.

En effet, la vérité consiste tout simplement à reconnaître que ces élections ne sont absolument pas crédibles et, par conséquent, à demander leur annulation pure et simple ; car elles symbolisent la honte et génèrent la discorde, le rejet de l’autre.

Cela dit, l’alternance politique à laquelle les centrafricains aspirent majoritairement est aujourd’hui la seule solution  pour ramener une paix véritable et durable pouvant servir le développement de la Nation centrafricaine. Vous le savez tout autant que nous, Monsieur Le Médiateur, aucun centrafricain n’est né pour s’éterniser, lui et ses enfants, au pouvoir. Ainsi nous vous demandons, Monsieur Le Médiateur, de prendre votre courage à deux mains pour dire au général François BOZIZE d’annuler les  élections présidentielles et législatives du 23 janvier 2011 afin de garantir la Paix au Peuple centrafricain.

Nous espérons que cette haute mission nationale et la grande responsabilité que cela implique vous obligeront à bien analyser les termes de cette lettre, et à en tirer une sentence juste pour la cause des tous les Centrafricains et de la République dont vous avez la lourde charge d’assumer les fonctions de médiateur.

Nous vous remercions d’avoir accordé du temps à la lecture de notre courrier, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Médiateur, l’expression de nos cordiales et sincères salutations fraternelles.

 

Les signataires :

 

  • Marie-Reine HASSEN
  • Olivier GABIRAULT
  • Raymond Max SIOPATHIS
  • André DAWA
  • Michel DOROKOUMA
  • Jean-Pierre MARA
  • Jean-Didier KABRAL
  • Antoine-Jérémie NAM-OUARA
  • Médard POLISSE-BEBE
  • Daniel Kiwi MAKOURI
  • Clément BELIBANGA
  • Prosper NDOUBA

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 16:59

 

 

Demafouth JJ

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 28 Février 2011 13:56

« Les élections sont désormais derrière moi. Malheureusement, le travail calamiteux de la Commission Election Indépendante (CEI) a fait que nous avons eu des élections  dont les résultats sont sujets à caution. Je n’ai pas faussé compagnie à mes alliés du Collectif des Forces du Changement (CFC) mais j’estime quand on va à des élections, c’est pour gagner ou perdre».

Ces propos sont tenus sur Radio Ndeke Luka ce lundi 28 février 2011, par Jean Jacques Démafouth, président de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), et candidat malheureux à la présidentielle du 23 janvier dernier en Centrafrique.

Il sort ainsi de son silence, après avoir refusé de s’associer avec le CFC au sujet du recours en annulation des dernières élections en Centrafrique déposé auprès de la Cour Constitutionnelle.

Jean Jacques Démafouth se dit « choqué » par l’attitude de ses alliés qui ne l’ont pas compris : « ma position n’était pas cachée.  J’ai refusé d’aller chez Patassé prendre part à la réunion qui a été convoquée pour décider d’une position commune, pour des convenances personnelles », indique-t-il. L’autre argument avancé est « la non disponibilité de moyens pour soutenir ou défendre une action en justice dans des circonstances pareilles ».

Le président de la NAP explique que son silence n’est pas « synonyme de recherche d’emploi auprès du président réélu François Bozizé ». L’actuel Chef de l’Etat « est un compatriote et collaborateur dans le programme du Désarment Démobilisation et Réinsertion (DDR) avec qui le contact est permanent », affirme Démafouth.

C’est ce programme qui a favorisé, soutient-il encore, « la tenue des élections sur l’ensemble du territoire centrafricain malgré quelques cas isolés notamment le kidnapping en pleine campagne de deux candidats de l’opposition dans le nord-est du pays ».

Pour Jean Jacques Démafouth « l’heure est à la rentrée de plein pied dans les activités politiques  à travers des congrès de parti pour corriger les erreurs du passé qui ont été à l’origine de ma défaite ».

Les alliés politiques de Démafouth à savoir l’ex-président Ange Félix Patassé, candidat indépendant, Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et Emile Gros-Raymond Nakombo ont déposé plainte contre la CEI auprès de la Cour Constitutionnelle pour obtenir l’annulation de ces élections qui ont vu la réélection au 1er tour de François Bozizé et le KNK, parti au pouvoir, obtenir 26 députés sur 105.

Une fois déboutés par la Justice, les autres membres du CFC ont rejoint ces perdants à la présidentielle, pour décider de commun accord le boycott du 2ème tour des législatives prévues pour le 27 mars 2011. Ils ont confirmé leur position malgré une tentative du Médiateur de la République.

 

NDLR : Affirmer que les élections sont déjà derrière alors le président de NAP n'est pas dupe des conditions de fraude à grande échelle de cette mascarade où lui même en a été victime à Sibut où il était candidat est vraiment dommage, et ce d'autant plus que  les victimes de cette parodie d'élection aux côtés desquelles il s'était battu hier, continuent encore de mener la lutte pour obtenir l'annulation de cette mascarade. Certes dans toute élection il doit avoir des gagnants et des perdants mais cela doit se faire à la régulière et non dans des conditions de fraudes aussi généralisées qu'inadmissibles comme cela s'est passé le 2 janvier dernier. Quoiqu'il puisse en dire, le comportement de Demafouth ne peut que donner à ses compagnons de lutte d'hier l'impression d'un lâchage surtout en ce moment où crtains lorgnent beaucoup vers Bozizé pour des propositions de postes. Pour le reste, le programme DDR, pour juteux qu'il soit, ne peut pas être une fin en soi.  

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 16:54

 

 

Khadafi-m

 

Le Figaro 28 février 2011

Le «Guide» libyen. Il n’existerait quasiment aucune différence entre ce qui appartient à l’Etat et au clan.

Kadhafi, combien de milliards de dollars? Difficile d’évaluer la fortune du «Guide» libyen et de son clan. Les rares chiffres avancés par les experts divergent drastiquement. Selon le journal britannique The Telegraph, le dirigeant et sa famille détiendraient 20 milliards de livres (23 milliards d’euros) d’avoir liquide, c’est-à-dire sans compter les résidences et les immeubles achetés, notamment à Londres, par les fils de Kadhafi. Le parquet de Paris a lancé une enquête vendredi après-midi pour localiser d’éventuels avoirs placés en France.

 

La fortune totale s’élèverait à 120 milliards de dollars (87 milliards d’euros) accumulés sur trente ans, avance Hasni Abidi, directeur du centre d’études et de recherches sur le monde arabe (Cermam). «Ce chiffre, explique-t-il, a été calculé par les diplomates américains et figure dans les documents révélés par Wikileaks.» Il correspond au tiers des 450 milliards de dollars de revenus issus du pétrole et du gaz exportés par la Libye entre les années 1980 et aujourd’hui. Un tiers qui disparaît mystérieusement des comptes de l’État.

 

Placements aux États-Unis

 

«La grande question, que tout le monde se pose, c’est: quelle est la frontière entre l’argent privé et celle de l’État?», se demande le directeur du Cernam. «Même les sociétés bénéficiant des placements du fonds souverain libyen, le FIA, ne savent pas s’il s’agit d’investissements de la part de Tripoli ou de Kadhafi.» Très opaque, le FIA gérerait notamment, selon des déclarations de son directeur à un diplomate américain, 32 milliards de dollars (23,3 milliards d’euros) en cash. Dont 400 à 500 millions dans chaque banque américaine. Washington a appelé d’ailleurs ce vendredi les établissements à la vigilance quant aux avoirs libyens.

 

Les finances personnelles du colonel Kadhafi et de son clan demeurent tellement obscures que la prudence reste toutefois de mise. «Il est très difficile d’estimer la fortune de Kadhafi, que ce soit avec un grand ou un petit degré d’incertitude parce que ces élites-là cachent leur argent dans toutes sortes d’endroits», notamment en Asie du Sud-Est et dans les pays du Golfe, avertit Tim Niblock, éminent spécialiste britannique du Proche-Orient, cité par le Guardian.

 

L’argent du pétrole

 

Les missives diplomatiques dévoilées par Wikileaks permettent de lever une partie du voile. Il en ressort que la famille Kadhafi et ses affidées «détiennent d’importants intérêts dans le pétrole, le gaz, les télécommunications, les infrastructures, les hôtels, les médias, et la distribution», énumère un diplomate américain dans un rapport daté de 2006.

 

Plus précisément, «tous les enfants de Kadhafi, ainsi que ses proches, bénéficieraient de revenus directement pompés auprès de la Compagnie nationale du pétrole et de ses filiales gazières», continue le fonctionnaire américain. Ils détiendraient également de larges portions du capital de la société pétrolière Tamoil.

 

Commissions

 

Outre le pétrole, la famille s’est partagée l’économie libyenne comme un gâteau, est-il détaillé dans le rapport américain publié par Wikileaks. La part du lion revient à Seif el-Islam, à la tête de la fondation Kadhafi. Il dirige la holding One-Nine, présente dans divers secteurs, comme le pétrole et la presse. La fille adorée du raïs, Aïcha, a pour sa part mis la main sur les magasins de vêtements. Mohammed contrôle les télécoms. Mutassim détient des parts dans la franchise locale de Coca-Cola.

 

«Toutes les compagnies étrangères, précise Hasni Abidi, savent qu’il est impossible de faire des affaires en Libye en étant fâché avec le colonel ou en ne versant pas de commissions à son clan.» Le total des investissements directs étrangers en Libye atteignait, en 2009, 15 milliards de dollars.

 

La Suisse gèle les avoirs de Kadhafi

 

Le Conseil fédéral suisse a décidé jeudi de «de geler avec effet immédiat tous les éventuels avoirs de Mouammar Kadhafi». En réaction, le ministre libyen des Affaires étrangères a démenti que le «Guide» détenait des fonds en Suisse.

 

«Nous exigeons que (…) la Suisse prouve que le frère dirigeant détient des fonds ou des comptes bancaires dans ses banques ou dans toute autre banque dans le monde», affirme le ministère dans un communiqué. «Le ministère des Affaires étrangères aura recours à toutes les procédures légales afin de poursuivre le gouvernement suisse pour cette déclaration sans fondement.»

 

La Banque nationale Suisse a indiqué que 630 millions de francs suisses d’origine libyenne étaient

localisés dans la Confédération helvétique.

 

Le Figaro

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 03:58

 

 

Guide libyen

 

 

La cheffe de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, est arrivée dimanche soir à Genève. Elle doit multiplier lundi les entretiens avec ses homologues en vue de préparer "l'après-Kadhafi" en Libye, a-t-elle confié aux journalistes l'accompagnant dans son voyage.

La communauté internationale se doit d'élaborer une réponse "humanitaire", mais aussi "politique" à la crise libyenne, "au moment où les Libyens essaient de s'organiser pour l'après-Kadhafi", a dit Mme Clinton pendant le vol vers Genève.

Mme Clinton a ainsi offert dimanche l'aide des Etats-Unis à tous ceux qui oeuvrent en ce sens en Libye, soulignant toutefois que Washington n'était impliqué dans aucune négociation pour le départ de Mouammar Kadhafi.

La secrétaire d'Etat doit enchaîner les tête-à-tête avec ses collègues européens et de plusieurs pays arabes lundi matin, avant de participer à une séance du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Cette réunion au niveau ministériel, souligne l'entourage de la secrétaire d'Etat, vise à donner "un appui politique vital" aux sanctions adoptées par les Nations unies contre le régime aux abois de Mouammar Kadhafi.

Les Etats-Unis ont également pris des mesures unilatérales contre le dictateur libyen et le président Barack Obama a appelé à son départ samedi.

Selon un haut responsable accompagnant Mme Clinton, cette pression s'adresse autant, sinon plus, aux cercles entourant le pouvoir à Tripoli qu'à Mouammar Kadhafi lui-même, dont la "rationalité" est mise en doute par Washington.

"Les gens autour de Kadhafi sont ceux que nous cherchons vraiment à influencer" en leur faisant comprendre qu'ils devront rendre des comptes à la justice internationale s'ils ordonnent des violences, a expliqué cette source sous couvert de l'anonymat.

A Genève, Hillary Clinton doit par ailleurs s'exprimer devant la Conférence du désarmement, une instance dont les Etats-Unis sont l'un des 65 membres.

(ats / 28 février 2011 00:18)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 03:51

 

 

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N'DJAMENA (Tchad) - AFP / 28 février 2011 01h49 Le Mouvement patriotique du salut (MPS) du président tchadien Idriss Deby Itno et ses alliés obtiennent 133 des 188 sièges à l'Assemblée nationale à l'issue des législatives du 13 février selon les résultats provisoires annoncés lundi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

"Il appartient au Conseil constitutionnel de confirmer ou d'infirmer ces résultats" provisoires, a souligné le président de la Céni Yaya Mahamat Liguita.

Le scrutin à la proportionnelle locale à un tour rend difficile le décompte exact des députés propres au MPS et ceux de ses alliés, mais selon des observateurs, le MPS devrait obtenir à lui seul une centaine de sièges. Les formations Rassemblement pour la Démocratie (RDP) de l'ancien président Lol Mahamat Choua et le VIVA-RDP de l'ancien Premier ministre Kasiré Coumakoye, qui présentaient des listes communes avec le MPS dans certaines circonscriptions obtiennent une dizaine de députés chacun, ces deux personnalités étant élues.

L'Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) de Saleh Kebzabo, élu député, se profile comme la plus grande formation d'opposition avec 11 sièges.

Les formations des opposants Wadal Abdelkader Kamougué et de l'opposant Ngarlejy Yorongar seront représentées à l'Assemblée.

Des résultats plus détaillés devraient être disponibles lundi dans la journée

Lors de la dernière législature, le MPS d'Idriss Deby au pouvoir depuis 1990 disposait de 112 des 155 sièges (le nombre de députés a été revu à la hausse). Le 1er tour de la présidentielle doit avoir lieu le 3 avril.

Le taux de participation est de de 56,6%, selon M. Liguita qui a précisé que sur les 101 partis politiques ayant présenté des listes, 16 ont obtenu au moins un député. 4,8 millions d'électeurs, sur une population de 11,1 millions de Tchadiens, étaient invités à voter.

Ces législatives étaient les premières élections non-boycottées par l'opposition depuis 2002. Toutefois, le 15 février, onze partis de l'opposition tchadienne ont signé une déclaration commune "se réservant le droit de récuser les résultats" du scrutin qu'ils qualifient de "mascarade électorale".

Ces législatives organisées avant la présidentielle du 3 avril devaient notamment permettre de mesurer le poids réel de l'opposition dans ce pays marqué par de nombreux conflits. L'opposition est largement morcelée (plus de 100 partis politiques existent, souvent uniquement localement) et elle ne dispose pas d'autant de visibilité que le MPS.

MM. Kebzabo et Kamougué se présentent à la présidentielle dont Idriss Deby sera le favori.

(©)

 

NDLR : En Centrafrique, la donnée majeure des législatives est que Bozizé et son parti le KNK ont tout fait pour humilier les leaders de l’opposition en les empêchant d’aller à l’Assemblée nationale. En revanche, il a magouillé pour assurer l’élection frauduleuse dès le premier tour de lui-même contre Me Nicolas Tiangaye, de deux de ses enfants, d’une de sa sœur illettrée, de deux de ses  épouses, de son neveux, ses cousins, bref de son clan  familial. C'est toute la différence avec les élections tchadiennes.  

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 03:17

 

 

 

12022011malonga 

cour constitutionnelle RCA

 

 

Alors même que la crédibilité des récentes élections groupées du 23 janvier dernier est mise en cause par l’opposition en raison du refus de la Cour constitutionnelle de la RCA d’examiner sérieusement comme elle aurait dû le faire le contentieux électoral né de la dernière présidentielle et de dire le droit au sujet des nombreux recours en annulation déposés par les candidats adversaires du candidat et président sortant François Bozizé, celle-ci est encore en train de commettre une autre forfaiture qui va achever de la discréditer définitivement.

Déjà pour la présidentielle, les inadmissibles fraudes généralisées et graves irrégularités relevées non seulement par tous les observateurs internationaux mais aussi par les différents partis tant de l’opposition que certains de la majorité présidentielle n’ont jamais fait l’objet d’une enquête approfondie. Ce sera encore visiblement le cas hélas, pour les contentieux nés des législatives. Jusqu’ici, plusieurs bizarreries et graves dysfonctionnements comme cette rocambolesque affaire de la non prise en compte des suffrages de 1262 bureaux de vote que la CEI n’est pas parvenue à expliquer mais pourtant transmis en l’état à la Cour constitutionnelle,  demeurent toujours un mystère qui jettent évidemment un grave doute et d’inadmissibles soupçons sur ce qui est de ce fait une véritable mascarade électorale couverte indûment par la Cour constitutionnelle.    

Selon des informations émanant d’une source proche de la Cour constitutionnelle à Bangui qui a requis l’anonymat, celle-ci n’a même pas encore commencé à se pencher sur les nombreux recours en annulation aux élections législatives que plusieurs candidats ont déposés à son greffe. Or ces dossiers sont sérieux et devraient déterminer le second tour de ces législatives prévues pour avoir lieu le 27 mars prochain et desquelles l’opposition a déjà annoncé son retrait. Qu’est ce qui peut expliquer une telle situation ? Qu’est ce qui peut justifier un tel comportement de la part de ces magistrats pourtant grassement rémunérés ?  

Pour la présidentielle on le sait, cette Cour constitutionnelle avait pourtant fait preuve d’une inhabituelle promptitude en n’hésitant pas à rejeter sans même prendre la peine d’examiner sur la forme et le fond, les recours en annulation des candidats Martin Ziguélé du MLPC, Emile Gros Raymond Nakombo du RDC et du candidat indépendant Ange Félix Patassé, en choisissant de confirmer purement et simplement l’élection de Bozizé dès le premier tour de scrutin avec le score soviétique fabriqué par le vrai faux pasteur, le nullissime Joseph Binguimalé de la CEI.

Résultat, non seulement les adversaires directs de Bozizé à cette compétition n’ont de cesse de contester sa frauduleuse « élection » et en réclament même l’annulation mais même à l’étranger, les chefs d’Etat ne se bousculent pas pour lui adresser les messages traditionnels de félicitation. On apprend avec effarement qu’il en est même rendu sans le moindre scrupule, à dépêcher son directeur de cabinet, Michel Gbézéra Bria à Malabo, quémander un message de félicitation du tout nouveau président en exercice de l’Union Africaine, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Un tel message, si ce dernier acceptait d’en signer un, signifierait ipso facto la reconnaissance de toute l’Afrique de la réélection de Bozizé. Quelle misère et petitesse d’âme !

Qu’est ce qui empêche les membres de la Cour constitutionnelle de dire le droit et de faire leur travail en toute impartialité comme le leur demande les Centrafricains et la communauté internationale ? Il est vrai qu’avant même le déroulement des opérations électorales, c’était un secret de polichinelle que ces magistrats avaient fait l’objet de sérieuses menaces de mort rapportées par la presse nationale de la part de certains fils de Bozizé et des tueurs et assassins bien connus de la garde présidentielle dans le cas où la Cour constitutionnelle ne déclarerait pas Bozizé vainqueur de ces élections.

A la décharge de la Cour constitutionnelle, c’est aussi un secret de polichinelle que la plupart des documents (procès-verbaux, et autres urnes ou bulletins de vote des bureaux querellés) devant rendre compte du déroulement régulier des opérations électorales ont été récupérés de force par des soldats armés de la garde présidentielle et remis secrètement à Binguimalé et sont donc, soit introuvables, soit falsifiés pour les besoins des élections au premier tour de Bozizé et ses parents, ce qui allait rendre extrêmement difficile le travail d’investigation de ladite  Cour.

Faut-il enfin rappeler que la précipitation et le zèle avec lesquels la Cour constitutionnelle avait accepté en avril et mai 2010 de se laisser instrumentaliser par Bozizé qui s’était adressé à elle pour solliciter son avis afin de faire voter par l’Assemblée nationale de façon anticonstitutionnelle une loi pour prolonger son mandat qui devait expirer le 11 juin dernier,   illustrait déjà de façon assez édifiante la démission devant ses responsabilités et l’aplatissement de cette institution.

Comme Bozizé projette d’organiser son investiture le 15 mars prochain, si le second tour des législatives doit se dérouler le 27 mars, on a quelque mal à comprendre l’intérêt qu’il y avait à organiser des élections groupées le 23 janvier dernier alors que c’est longtemps après la prestation de serment du nouveau président de la République qu’on aura la composition définitive et complète de la nouvelle chambre des députés. On est donc en pleine aberration. Cette assemblée dans laquelle vont théoriquement faire leur entrée la famille Bozizé dont les enfants, les femmes, la sœur, les neveux et cousins, une véritable bouffonnerie qui est précédent dans le monde contrairement aux allégations fantaisistes et totalement ridicules du porte-parole du gouvernement Fidèle Gouandjika, ce qui renforce la réalité de république bananière du régime Bozizé en RCA.

 

La Rédaction de C.A.P   

 

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