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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:52

 

 

urgent

 

 

Demafouth JJ 


Bangui, 16 mars 2013 (CAP) – D’après des informations d’une source digne de foi proche des autorités de Bangui, l’expulsion de Jean-Jacques Demafouth qui s’était enfui au Tchad mercredi dernier serait actuellement en cours. De concert avec les autorités de Bangui, celles du Tchad ont décidé de reconduire sous bonne garde l’ancien responsable de l’APRD de la ville de Goré (Tchad) jusqu’à son lieu de départ Paoua en Centrafrique, pour le confier aux forces de la MICOPAX qui se chargeront de le conduire jusqu’à Bangui dans la journée.

 

Toujours selon notre source, Demafouth ne faisait l’objet d’aucune menace d’arrestation de la part du pouvoir de Bangui tant et si bien que sa fuite au Tchad est interprétée par les autorités comme relevant de la « mythomanie pure » de l’intéressé qui aime bien les coups de publicité et qu’on parle de lui. Apparaissant comme un des plus grands perdants des Accords de Libreville ayant débouché sur la nomination d’un PM de l’opposition et la formation d’un gouvernement d’union nationale dont il ne fait pas partie, il fallait bien qu’il rappelle à la classe politique et à l’opinion qu’il existe.

 

On se souviendra que lors de la réunion qu’il avait tenue au palais de la Renaissance après son retour de Libreville, Bozizé avait donné publiquement lecture d’un courrier que Demafouth lui avait adressé pour lui demander de le nommer premier ministre. On connaît la suite de l’histoire. A Bangui, personne ne comprend plus rien à la démarche de l’ancien ministre de la défense d’Ange-Félix Patassé qui semble de plus en plus isolé sur la scène politique centrafricaine où il n’a plus d’espace vital pour se mouvoir.

 

L’APRD dont il fut le chef est dissout. Au lendemain des élections de janvier 2011, escomptant une nomination à la primature, il a suspendu les activités de son parti politique, la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) pour faire un clin d’œil à Bozizé tout en reconnaissant les résultats de sa réélection en assistant à la cérémonie de son investiture mais il a fait chou blanc.

 

Dans la foulée, il a donc refusé de contester auprès de la cour constitutionnelle les résultats de cette mascarade électorale dont lui-même a été victime dans sa ville de Sibut. Il n’a pas non plus voulu faire partie du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE) créé par les candidats malheureux à ces élections de 2011 dont Ange-Félix Patassé Martin Ziguélé, Emile Gros Raymond Nakombo et Nicolas Tiangaye.    

 

En décembre dernier, il a gagné Paris où venait de se créer le Front Républicain pour l’Alternance Politique dans le but de surfer sur les victoires militaires sur le terrain de SELEKA qui avançait à grande vitesse vers Bangui mais personne n’a voulu de lui. Il réussit à s’envoler pour Libreville où il put néanmoins de guerre lasse, se glisser dans la délégation de l’entité « opposition armée non combattante » avec Abakar Sabone et Joachim Kokaté qui en réalité ne voulaient pas non plus de lui. La suite de l'histoire est connue.

 

 

 

Jean-Jacques Demafouth a été renvoyé du Tchad vers la Centrafrique

 

 

demafouth_0.jpg


RFI  samedi 16 mars 2013

 

Les autorités tchadiennes ont extradé l'opposant centrafricain malgré les menaces qui pèsent sur sa vie et malgré l'opposition du Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), qui, jusqu'au bout, a tenté de s'opposer à cette expulsion. Un officier de protection de l'agence onusienne a accompagné Jean-Jacques Demafouth jusqu'à la frontière. Et c'est alors qu'il tentait des démarches auprès des autorités locales que l'expulsion a eu lieu.

 

Aux dernières nouvelles, Jean-Jacques Demafouth serait sous la protection de la Fomac, la force sous-régionale déployée fin 2012 en Centrafrique pour stopper l'offensive des rebelles de la Seleka. La Fomac, de même que la direction de la Communauté des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), se refuse pour l'instant à tout commentaire.

 

Aminata Gueye est la représentante du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) au Tchad. Elle proteste contre cette expulsion

 

« Les décisions ne devaient pas se prendre au niveau du terrain, mais au niveau de Ndjamena » 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 02:39

 

 

 

ecole-en-pleine-brousse-d-enfants-deplaces-centros.jpg

école en pleine brousse d'enfants centrafricains déplacés 

 

 

15 Mars 2013 - L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré aujourd'hui que la reprise des combats en République centrafricaine (RCA) menace les civils dans le sud-est du pays et compromet l'accès aux réfugiés et aux personnes déplacées à l'intérieur.

 

L'agence est «de plus en plus préoccupée par la situation", a déclaré aux journalistes à Genève Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR ). 

 

Une alliance de groupes rebelles connus collectivement comme «Seleka 'avance est vers la ville de Zémio, où 3.300 personnes ont trouvé refuge. Mardi, le groupe a pris la principale ville de Bangassou, la passerelle vers le sud-est du pays et de ravitaillement important pour les travailleurs humanitaires.

 

Le risque pour la sécurité a contraint le HCR et d'autres agences humanitaires à relocaliser temporairement certains membres du personnel à Bangui, la capitale.

 

«Même si nous avons encore du personnel en place, les services pour les réfugiés sont néanmoins réduits», dit Mme Lejeune-Kaba.

Les affrontements entre les forces Seleka et l'armée centrafricaine depuis Décembre ont sérieusement limité l'accès humanitaire à quelque 5.300 réfugiés et plus de 175.000 personnes déplacées internes (PDI). En outre, une estimation de 29.000 civils ont fui vers la République démocratique du Congo voisine (RDC), alors que 5000 ont traversé vers le Tchad.

 

La plupart des personnes déplacées que le HCR et ses partenaires ont rencontrées les deux derniers mois ont déclaré qu'elles vivent dans la peur et l'insécurité.

 

Pendant ce temps, 99 pour cent des 168 000 enfants qui allaient à l'école avant la crise ne sont plus à l'école.

 

"Plus inquiétant encore, 1 enfant sur 5 de l'école a été enrôlé de force par des groupes armés», a dit Mme Lejeune-Kaba.

 

Margaret Vogt, le Représentant spécial du Secrétaire général en République centrafricaine, a prévenu plus tôt cette semaine que sans une forte réponse de la communauté internationale, il n'y a pas d'avenir pour le pays.

 

Les forces Seleka et les autorités centrafricaines ont signé un accord de cessez-le 11 Janvier avec les dispositions d'un accord de gouvernance partagée, mais les rebelles affirment que le gouvernement ne parvient pas à respecter ses engagements.

 

Source:. Http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=44390&Cr=Central%% 20African 20Republic & Cr1 = # UUMywDfk2Zt

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 02:08

 

 

 

Demafouth JJ

 

 


LIBREVILLE AFP / 16 mars 2013 00h13 - L'opposant centrafricain Jean-Jacques Demafouth, qui avait fui la Centrafrique pour le Tchad mercredi en moto, se trouve actuellement à Goré, à la frontière entre les deux pays, et doit être expulsé samedi matin manu militari, a-t-il déclaré vendredi à l'AFP.



« Je suis enfermé dans une pièce à Goré et on doit m'expulser demain à 06h00 (05h00 GMT, ndlr). Manu militari », a affirmé à l'AFP l'ancien ministre de la Défense et candidat à l'élection présidentielle.



M. Demafouth a indiqué avoir alerté le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) et l'ambassade de France (il dispose de la double nationalité).



Il ne faut pas qu'ils m'expulsent. Les gens ne comprennent pas ce que je risque. J'ai fui la Centrafrique parce que j'ai reçu des menaces du ministre de la sécurité publique (du gouvernement d'union nationale) Josué Binoua (ancien ministre de l'Administration -Intérieur- du régime de François Bozizé), a déclaré M. Demafouth.



Agé de 53 ans, l'ancien ministre, qui avait conduit le désarmement d'une des principales rébellions l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), est toujours vice-président du Comité de pilotage du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

 

« J'ai fui en moto à partir de Paoua » (nord Centrafrique) où il était en mission en tant que vice-président du DDR) « et j'ai traversé la frontière en me déclarant aux autorités tchadiennes. J'ai le cachet sur mon passeport. Mais j'ai ensuite été intercepté plus loin. J'ai demandé l'asile politique », a-t-il poursuivi.



On m'a fait attendre et puis au gouvernorat on m'a signifié mon expulsion. J'attends. Je suis dans de mauvais draps, a-t-il ajouté.



Accusé de vouloir reformer une rébellion, M. Demafouth avait été arrêté pendant près de trois mois début 2012 avant d'être relâché. Il avait toujours crié son innocence.



De source diplomatique, l'ambassade de France est au courant de la situation de M. Demafouth.



Joint au téléphone depuis Libreville, M. Binoua a nié toute menace envers M. Demafouth. « Le menacer de quoi? Il n'y a aucune menace contre M. Demafouth, ni verbale ni légale. Il n'y a aucune procédure contre lui. Il peut revenir à la maison. »



« C'est un mythomane. Il fait du théâtre pour se faire remarquer. Il a refusé de remplir les formalités à Paoua. Je l'ai eu au téléphone et je lui ai même souhaité +Bon voyage+ », a ajouté M. Binoua.



A la mi-décembre, les rebelles de la coalition Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui mais leur avance avait été stoppée par une intervention régionale. Un accord de paix a été signé, le 11 janvier à Libreville, au Gabon, débouchant sur la formation d'un gouvernement d'union nationale auquel participe la rébellion.

 

M. Demafouth qui ne fait pas partie du Séléka s'était rendu à Libreville lors des pourparlers de paix.



(©)

 

 

Tchad : L'opposant Jean-Jacques Demafouth s'exile au Tchad

 

PAR LAURENT CORREAU, RFI  14 MARS 2013

 

L'opposant centrafricain Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre et ancien chef rebelle, a franchi ce mercredi 12 mars dans la matinée la frontière tchado-centrafricaine.


Dans une interview accordée à RFI, il dit avoir fait le pas pour échapper aux menaces d'arrestation qui pèsent contre lui. Les autorités centrafricaines démentent ces affirmations et rappellent qu'il était dans le nord-ouest de la Centrafrique pour distribuer des primes aux ex-combattants de son mouvement, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).


Jean-Jacques Demafouth a affirmé à RFI que les premiers signaux lui ont été envoyés lundi 11 mars, alors qu'il était sur le point de partir par avion à Paoua, dans le nord-ouest du pays aux côtés d'experts et de techniciens de l'ONU.


« Au moment de notre embarquement, affirme l'opposant, j'ai été interpellé par téléphone par le ministre de la Sécurité, qui m'a fait comprendre qu'il y avait eu des déclarations publiques faisant de moi le soutien de mouvements rebelles, et notamment de la Seleka, surtout un de leurs leaders, Noureddine Adam, et qu'à ce titre ma place était en prison. »


Débarqué un moment - dit-il -, avec d'autres membres de la mission, l'ex-rebelle déclare avoir reçu un autre appel du ministre au moment de remonter dans l'avion. « Au moment de partir, il me rappelle pour me faire comprendre que je disposerais de fonds qui m'ont été donnés par le président du Tchad pour entretenir cette rébellion, et qu'à ce titre, à mon retour, il faut que je vienne répondre à une convocation chez lui. »


Traversée en moto

 

Selon Jean-Jacques Demafouth, une nouvelle alerte arrive le lendemain, alors qu'il est en mission dans le nord-ouest : « Mardi dans la soirée, j'ai reçu des renseignements de source fiable, selon lesquels le président de la République avait convoqué les éléments de sa sécurité. Il leur avait donné des instructions pour qu'ils m'attendent à l'aéroport et m'interpellent quand mon avion allait revenir de Paoua. »


« Face à cela, dit l'opposant, je ne pouvais pas rester parce que j'ai déjà subi la même chose l'année dernière. J'avais été interpellé pour rien. J'ai fait 3 mois et 15 jours de prison et j'ai été libéré sans aucune explication. » Jean-Jacques Demafouth dit avoir traversé la frontière ce mercredi 12 mars dans la matinée sur une simple moto.


Démenti

 

Les autorités centrafricaines, elles, démentent les raisons avancées par l'ancien ministre et ancien chef rebelle : « Le gouvernement se déclare tout à fait surpris par ces allégations sans fondement, parce que nous ne sommes pas au courant de l'existence d'une quelconque procédure judiciaire à l'encontre de M. Demafouth » a indiqué à RFI le porte-parole du gouvernement d'union nationale, Crépin Mboli Goumba.


« Renseignement pris, poursuit ce porte-parole, M. Demafouth s'était rendu à Paoua dans le cadre de son activité de vice-président du comité de suivi du programme Désarmement démobilisation réinsertion (DDR) pour distribuer des primes aux ex-combattants dans le cadre du processus de désarmement. L'avion qui a été dépêché par les Nations unies pour le ramener à Bangui est revenu vide. » Crépin Mboli Goumba qualifie la sortie de l'opposant de « quête effrénée des feux de la rampe ».

 

 

Centrafrique: L'offensive de la Séléka continue

 

Deutsche Welle (Bonn)

 

PAR RAMATA SORÉ, 14 MARS 2013

 

Alors que Jean-Jacques Demafouth, ancien Ministre centrafricain, est réfugié au Tchad depuis mardi, les soldats de la rébellion centrafricaine occupent certaines villes dans l'est de la République.


Cette offensive de la Séléka risque de rendre l'accord de sortie de crise signé en janvier dernier à Libreville, au Gabon, caduc. On se souvient que la Séléka, l'opposition, et le gouvernement de Bangui avaient signé cet accord pour le retour de la paix. Mais apparemment, cela n'a rien résolu. Selon Eric Massi, porte-parole de la Séléka, le président François Bozizé a été le premier à violer les directives de l'accord de paix.


De son côté, l'ancien ministre centrafricain, Jean-Jacques Demafouth a demandé protection depuis mercredi au Tchad. Selon Demafouth, on l'accuse de soutenir la rébellion de la Séléka. A ce propos, Eric Massi affirme que Demafouth n'a jamais, ni de près ni de loin, soutenu le mouvement.


Mais pourquoi Demafouth a-t-il choisi le Tchad comme pays de refuge ? Claude Dalembei, sociologue-politique à l'Université catholique d'Afrique centrale de Yaoundé au Cameroun pense que les raisons de ce choix sont claires. Ce pays, dit-il, veut avoir un rôle de leadership dans la sous-région et dans la résolution de la crise centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 02:03

 

 

 

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Centrafrique: L'ONU préoccupée par la reprise des combats

 

14 MARS 2013  DOCUMENT


La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Margaret Vogt, a annoncé jeudi que la ville de Bangassou, située à plus de 600 kilomètres au sud-est de la capitale Bangui, est désormais sous le contrôle d'éléments de la coalition de groupes rebelles connue sous le nom de Séléka, suite à d'âpres combats avec les forces armées centrafricaines (FACA).


« Il s'agit d'une prise stratégique, rendue possible par la faible capacité de résistance de l'armée centrafricaine qui a rapidement évacué la ville », a expliqué Mme Vogt dans une interview accordée à la Radio des Nations Unies, en précisant que les FACA s'étaient repliées sur la localité de Rafaï, située plus à l'est.


Les travailleurs humanitaires présents dans la zone ont évacué la localité et à l'heure actuelle, toute communication avec la ville a été suspendue.


Cette reprise des hostilités intervient alors qu'une partie de la rébellion a dénoncé l'Accord de Libreville et signalé son refus de cantonner les troupes.


Dans le même temps, les chefs de Séléka, signataires de cet accord, ont condamné la prise de Bangassou, mais semblent perdre le contrôle des éléments du mouvement opérant sur le terrain.


Conclu en 2007 entre le gouvernement et les trois principales formations rebelles regroupées sous la bannière du Séléka, l'Accord de Libreville avait aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents.


Selon le Département des affaires politiques de l'ONU, l'autorité de l'État est faible dans de nombreuses régions du territoire où sévissent des groupes rebelles ou criminels.

 

 

 

 

RDC Equateur - L'afflux de déplacés centrafricains occasionne la hausse de prix à Gbadolite

 

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réfugiée centrafricaine dans l'Equateur en RD Congo

 


Radio Okapi (Kinshasa) 12 MARS 2013

 

Le maire de Gbadolite, Egide Nyikingo, a fait une déclaration le lundi 11 mars, selon laquelle l'afflux de réfugiés centrafricains dans cette ville de la province de l'Equateur en RDC aurait entrainé la hausse des prix des denrées alimentaires.

Selon lui, les réfugiés et les habitants de sa ville se disputent désormais les vivres au marché. Ces réfugiés centrafricains fuient la rébellion de la Seleka dans leur pays.

Le prix de la mesure de haricot est passé de 450 à 700 francs congolais (0,5 à 0,8 dollars américains environ). Celui d'arachide et celui de riz ont augmenté de 150 francs (0,1 dollar).

Le maire de Gbadolite demande aux autorités provinciales de fournir aux agriculteurs des intrants agricoles et des semences pour augmenter la production agricole.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:58

 

 

Bozizé fait du sport

 

 

 

Centrafrique : La Séléka défie la CEEAC

 

PAR BOULKINDI COULDIATI, Le Pays  14 MARS 2013

 

Les choses vont trop vite en République centrafricaine. En effet, comme des fruits murs, des villes tombent, les unes après les autres entre les mains de la Séléka.

 

En moins d'une semaine, cette redoutable rébellion a mis trois villes sous son contrôle, créant ainsi un Etat dans l'Etat centrafricain. C'est dire donc que les lendemains s'annoncent encore sombres pour ce pays qui n'a jamais soufflé pendant longtemps le vent de la stabilité. L'histoire donne malheureusement raison à tous ceux qui ne croyaient pas aux accords de Libreville, signés des mains des protagonistes dont l'insincérité se révèle aujourd'hui. Le retour à la case départ, longtemps redouté, est aujourd'hui une réalité. Il n'y a point encore de doute à se faire, il n'y avait que l'aile modérée de la rébellion qui avait signé ces accords de Libreville qui volent aujourd'hui en éclat.

 

Que veulent-t-ils encore ces rebelles récalcitrants qui font crépiter les armes au moment où la Centrafrique a son gouvernement d'union nationale qui, visiblement, fonctionne sans conac majeur. Cherchent-ils seulement la peau de Bozizé comme certains le pensent ? Toujours est-il qu'on se perd en conjectures quand on essaie de s'interroger sur les raisons de leur combat actuel, si ce n'est le départ du n°1 centrafricain. Denis Sassou Nguesso, mandaté par ses homologues de la CEEAC pour jouer le médiateur, a de quoi s'inquiéter. A la vérité, le camp qui se sentirait lésé après les accords de Libreville devait revenir à lui pour se faire rétablir dans ses droits. Cela éviterait de réveiller les vieux démons. Mais de ce sacro-saint principe des médiations, la Séléka n'en a cure. La relance subite de la guerre prouve que l'objectif inavoué de cette rébellion est loin d'être atteint.

 

Que faire maintenant dans la mesure où cette rébellion se moque même du médiateur Sassou Nguesso et défie la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) qui l'avait pourtant mise en garde contre toute velléité de reprise des armes ? Les pays membres de la CEEAC n'ont pas intérêt à laisser les rebelles avancer un peu plus. Il ne faut surtout pas attendre qu'ils prennent Bangui pour commencer à s'émouvoir. Cet attentisme est d'autant plus à craindre que les rebelles avancent sans coup férir malgré la présence de forces d'interposition, envoyées en Centrafrique au début du conflit. Ils sont d'ailleurs inspirés par d'autres rebelles qui écument les Grands Lacs et qui sont des « tombeurs » professionnels de régimes. L'armée centrafricaine se s'étant montrée impuissante, il urge d'agir vite pour que l'histoire ne se répète dans ce pays.

 

 

 

 

Centrafrique: Instabilité en RCA - Retour à la case départ ?

 

PAR ABDOULAYE BARRO, 12 MARS 2013  Le PAYS

 

ANALYSE

 

Depuis les accords de Libreville, signés entre les rebelles de la Séléka et le régime Bozizé, sous l'égide du médiateur Sassou Nguesso, le peuple centrafricain s'était enfin mis à rêver d'un retour à une paix durable.


Son optimisme pacifique était nourri par la solution politique qui avait abouti à un partage du pouvoir entre les parties en conflit. Et tout le monde s'était vite empressé de louer, à Bangui, et en Afrique, les qualités et les vertus de conviction, de loyauté du chef de ce gouvernement de compromis, Me Nicolas Tiangaye, un homme sérieux, de bonne volonté, surtout déterminé.


Malheureusement, en Centrafrique, l'on n'arrive pas à discipliner et à éduquer l'agressivité humaine. L'aile radicale de la Séléka, qui n'a jamais digéré qu'on lui ait barré, à l'époque, la route de Bangui, vient de faire parler de nouveau, le canon. Des localités sont vite tombées sous leur coupe, comme dans un jeu d'enfants. En vérité, à Bangui, on assiste à un jeu de cache-cache entre le régime Bozizé et l'équipe gouvernementale actuelle. Pourquoi ? Et quand est-ce que les Centrafricains décideront enfin, entre eux, de pratiquer un peu la confiance et la sincérité ?


A l'heure actuelle, on ne peut pas dire que les accords de paix conclus à Libreville entre Bozizé et la Sékéka, ou « pax gabonia », sont une réalité sociale pour le peuple centrafricain. Et, tout montre qu'il est fort probable que ce pays entame une nouvelle rechute dans le désordre et l'anarchie. Si la situation militaire continue à se détériorer, le pays repartira à la case départ, c'est-à-dire à la reprise de nouveaux affrontements armés. Au fond, cette instabilité chronique qui menace constamment ce pays est liée, du fait des rébellions répétitives, à l'enracinement d'une culture politique où le recours à la force est considéré comme la seule option possible. La force, et non la paix, devient ici un besoin ontologique. Certes, la force et la légitimité restent les deux seules sources de pouvoir. Mais comme a su bien le rappeler Robert Cooper, « la force sans la légitimité engendre le chaos ; la légitimité sans la force sera inévitablement renversée ».


En Centrafrique, ce pays plongé dans une pénombre belliciste récurrente, le recours à la force signifie un échec total de la politique. Car, ici, l'intérêt national ne détermine pas du tout le jeu politique. D'où ces rébellions sans limites et sans merci, semant le drame et la ruine de la société centrafricaine. L'histoire nous enseigne également que quand l'Etat est trop faible, d'autres acteurs non-étatiques prennent de l'importance. Mais tous les contentieux et problèmes qui furent la cause de la rébellion ont-ils été véritablement abordés à Libreville ? Ce qui est très inquiétant, mais paradoxal, c'est que la Centrafrique n'a jamais connu une guerre civile au sens strict, et que les différentes rébellions n'ont jamais réussi à recueillir un large soutien du peuple. Avec cette nouvelle menace d'un retour à la case départ, on a la curieuse impression que ce pays n'est nullement préoccupé par son développement économique, encore moins par le maintien de son unité nationale. Pourtant, ce petit Etat aux immenses richesses a besoin de tous ses enfants pour se reconstruire. La meilleure guerre reste celle qu'on ne doit jamais commencer. Car, cette nouvelle instabilité risque encore de propager le mal plutôt que de l'éradiquer. Et pour l'éviter, les Centrafricains doivent chercher à s'échapper, individuellement et collectivement, de cet épais brouillard de méfiance et de duperie réciproques.

 

N'existe-t-il pas en Sango, langue nationale de ce pays, un mot pour désigner la sincérité ? Et s'il n'existe pas, il leur appartient de l'inventer et, très vite, de le mettre en pratique. Sinon, on continuera à dire dès qu'il s'agit de la Centrafrique : quel pays déroutant !

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:55

 

 

cantonemt Séléka

 

 

Par Source: Xinhua - 14/03/2013


Ils refusent leur cantonnement, contre l'avis de leur leader Michel Am Nondokro Djotodia, nommé vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale

 

Lors d'une visite le 21 février à Vangué, localité proche de Damara, ville du Centre du pays décrétée «ligne rouge» par la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) pour protéger la capitale Bangui contre l'avancée rebelle, Michel Djotodia, qui participe au gouvernement d’union nationale avec quatre autres membres de la rébellion, a exhorté les troupes à favoriser la réalisation du programme démobilisation, désarmement et réinsertion prévue sur trois sites : Kaga-Bandoro (Centre- Nord), Bria et Ndélé (Nord-Est) et visant à enterrer la hache de guerre et revenir sur les voies de la pacification. «Nous avons choisi ces villes parce que les bases de la FOMAC sont présentes dans ces localités, pour que vous bénéficierez des meilleures conditions de vie. Si aujourd'hui nous acceptons de signer l'accord de paix de Libreville, alors respectons nos engagements. Car, la communauté internationale a les yeux rivés sur nous», a lancé l'ancien fonctionnaire du ministère centrafricain des Affaires étrangères précédemment aussi consul à Nyalla, au Soudan. Comme avec la formation du gouvernement d'union nationale où ils réclamaient sept postes ministériels contre les cinq obtenus, les chefs militaires de Séléka n'approuvent pas cette position. A la suite du général Mahamat al Katime, commandant des opérations à Damara, le colonel Michel Narkoyo, un des porte-parole de la rébellion, est formel: pas de cantonnement et de désarmement tant que les revendications ne sont pas satisfaites.

 

Deux exigences fondamentales


Deux exigences fondamentales sont formulées: le départ de la RCA des soldats sud-africains et ougandais chargés de prêter main forte au régime du président Bozizé et puis la libération des détenus politiques en relation avec la crise. «Nous attendons toujours la réaction du gouvernement. A Libreville, on a signé beaucoup de papiers. Jusqu'à présent, ni les Sud-africains, ni les Ougandais, personne n'a quitté notre pays. On se demande pourquoi le président Bozizé garde encore ces forces étrangères dans notre pays», a souligné Narkoyo, ex-soldat de deuxième classe de la gendarmerie nationale devenu colonel dans la rébellion. Selon lui, ce retrait devait avoir lieu une semaine après la signature des accords de Libreville. «Nous sommes prêts pour le cantonnement, nous ne sommes pas résistants. On ne peut pas aller au cantonnement alors que nos frères restent en détention», a-t- il en outre mentionné, faisant valoir que s'il y a blocage dans l'application des accords de paix, c'est du côté du camp de François Bozizé, accusé de «manque de volonté politique» pour faire avancer le processus.

 

A l'en croire, ce blocage ne permet pas au «président Djotodia de contrôler totalement la situation en tant que ministre de la Défense. Il n'a pas le contrôle de l'armée. Le président Bozizé aurait même augmenté le nombre des Sud- africains et des Ougandais. Son fils qui fut ministre de la Défense serait allé récemment à l'extérieur chercher des avions et des pilotes. Ils auraient monté des hélicoptères et des avions de guerre.» Ces mêmes accusations avaient été entendues à l'approche de l'ouverture du dialogue politique tenu en janvier dans la capitale gabonaise, sous l'égide des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient). Elles sont aussi reprises par Eric Massi, porte- parole international de Séléka à Paris en France, qui a exigé que «le président Bozizé exécute de bonne foi les engagements qu'il a pris à Libreville». «Il n'y a pas de divergences. Nous sommes d'accord pour la mise en oeuvre des accords. C'est les modalités qui restent à définir. Nous considérons que le processus ne peut pas être unilatéral. Nous avons arrêté notre offensive, nous sommes allés au dialogue à Libreville, nous avons accepté de signer l'accord de cessez-le-feu, nous avons accepté que le président Djotodia et les autres entrent au gouvernement malgré que la composition de ce gouvernement ne nous convient pas», a-t-il ajouté. Eric Massi, dont les propos rejoignent ceux des chefs militaires de la coalition rebelle, a appelé la Commission des droits de l'homme des Nations Unies à se rendre en RCA pour «aller visiter les prisons et s'enquérir de leur situation afin qu'ils soient libérés». «Les arrestations doivent cesser, car, actuellement à Bangui les arrestations continuent», a-t-il poursuivi.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:39

 

 

BANGUI : DES ÉLÉMENTS ‘’INCONTRÔLÉS’’ DE LA SÉLÉKA DOIVENT ÊTRE TRADUITS DEVANT LA JUSTICE, SELON LA SOCIÉTÉ CIVILE

 

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Bangui, 15 mars 2013 (RJDH) – Le groupe de travail de la société civile se dit prêt à porter plainte contre les dissidents de la coalition Séléka, qui continuent de commettre des exactions à l’intérieur du pays. Une déclaration faite  par un des responsables, Gervais Lakosso, à l’issue d’une réunion de bilan des activités dans le cadre de la consolidation de la paix.


« Il ne faut pas que les rebelles de la Séléka  se cachent derrière les Accords politiques pour se disculper. Les hommes de la coalition Séléka et leurs leaders vont répondre devant la justice centrafricaine et devant la Cour pénale internationale, parce qu’il n’y a pas de raisons que les accords ont été signés, pour que des gens prennent encore des armes pour des raisons que les centrafricains ignorent », a-t-il martelé.


Gervais Lakosso, poursuit en disant que « la République centrafricaine a déjà accédé à la démocratie, au multipartisme. La seule voie pour accéder au pouvoir reste les élections démocratiques. Et, les oppressions qui sont en train d’être exercées sur le peuple centrafricain ne resteront jamais impunies. C’est le message que la société civile lance à l’endroit des éléments de la Séléka et de leurs leaders ».


Selon la même source, les revendications de la Séléka sont en cours de traitement par le comité de suivi des accords de Libreville. Et, celle-ci n’est pas la seule à avoir des problèmes dans ce pays. « Tous les centrafricains vivent dans la misère et ils n’ont jamais pris les armes pour une quelconque revendication. Et voilà qu’ils sont agressés par des politiciens », a-t-il ajouté.


A l’issue de cette assise, le groupe de travail a fait le point sur les activités menées dans le cadre de campagne de la consolidation de la paix. Le rapporteur général Brice Kevin Kakpayen, a souligné que  plusieurs activités ont été réalisées entre autre, le renforcement de capacité des activistes sur les techniques de prévention de la consolidation de la paix, l’organisation de la caravane dans les différentes arrondissements de Bangui, la production des émissions  à la télévision à la Radio Notre dame, la sensibilisation des jeunes à l’école nationale des arts, la rencontre avec les acteurs politiques signataires des accords  de Libreville.


Outre ces activés réalisées, le groupe de travail de la société civile a tenu des campagnes de sensibilisations dans les églises et mosquées de Bangui et a distribué 15000 prospectus  des accords de paix et de cessez-le-feu de Libreville, à la population centrafricaine.

 

 

 

BANGUI : JEAN JACQUES DÉMAFOUTH N’EST PAS POURSUIVI PAR LA JUSTICE, D’APRÈS LES AUTORITÉS

 

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Bangui, 15 mars 2013 (RJDH) L’ancien ministre de la Défense Jacques Démafouth et leader du mouvement de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), a été déclaré persona non grata et sommé de quitter le territoire tchadien, où il « demande protection ». A Bangui, les autorités politiques ont fait savoir qu’aucune procédure n’est enclenchée contre lui.


De source proche de la présidence tchadienne, Jean Jacques Démafouth a été déclaré persona non grata et sommé de quitter le territoire par les autorités de ce pays qui d’ailleurs président la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et par conséquent, ils sont également garants des accords de paix signés à Libreville.


L’ancien ministre de la Défense Jacques Démafouth a profité d’une mission du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion qu’il a effectué à Paoua (Nord) pour traverser la frontière et demandant l’asile politique aux autorités tchadiennes, prétextant qu’il est menacé et poursuivi par Bangui.


Le ministre de la Communication Christophe Gazam-Betty, a souligné que le leader de  l’ancien groupe armé APRD, ne fait l’objet d’aucune poursuite ni de menaces quelconques à son encontre à Bangui.


« Personne n’a donné l’ordre pour arrêter Jean Jacques Démafouth. Le gouvernement n‘est pas là pour arrêter les gens. Et aussi, personne n’est au courant d’une procédure quelconque à son encontre. Son problème est qu’il veut entrer dans le gouvernement au poste du ministre de la défense. Il pense qu’aucun Centrafricain ne peut assumer cette fonction mieux que lui. Le gouvernement n’est pas extensif à volonté », a-t-il signifié.


Il s’est insurgé contre ce fait par ces termes : « Cela ne grandit pas les hommes politiques de Centrafrique. C’est un comportement enfantin. Ce n’est pas une bonne manière d’agir, le fait qu’il se prend toujours pour une victime, alors qu’il n’y a aucune procédure contre lui » a-t-il conclu.

 

 

 

KAGA-BANDORO : UN VÉHICULE DU CICR PRIS DE FORCE PAR LES REBELLES DE LA SÉLÉKA

 

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Kaga-Bandoro, 15 mars 2013 (RJDH) Un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge  (CICR)  a été pris de force dans la nuit du jeudi au vendredi 15 mars, dans la ville de Kaga-Bandoro (centre-nord) par les rebelles de la coalition Séléka. L’information a été confirmée par Vincent Pouget, délégué à la communication de cette structure.


« C’est ce matin que nous avons appris que l’un de nos véhicules dans la ville de Kaga-Bandoro a été pris de force par les rebelles de la Séléka, qui l’ont emporté vers une destination inconnue. Nous avons alerté les leaders de ce mouvement et les éléments des forces multinationales de cette situation », a déclaré Vincent Pouget.


La même source a par ailleurs déploré ce cas de vol  sur le CICR. « Notre objectif est d’aider la population qui vit dans une situation de détresse. Il est inadmissible que le CICR soit une cible de quiconque, alors que nous avons un très bon contact avec les autorités du pays et de la rébellion de la Séléka », a ajouté le délégué à la communication du CICR.


Un habitant de la ville de Kabo (nord) joint ce matin par le RJDH, a affirmé avoir aperçu le véhicule du CICR entre les mains des éléments de la Séléka à destination de la ville de Sido.


L’informateur a également fait savoir que la population de la ville de Kabo est toujours victime des exactions des rebelles de la Séléka. « Les gens se demandent ici, si nous sommes déjà abonnés par les autorités de notre pays. Depuis que ces rebelles ont occupé notre ville, il ne se passe pas un jour sans que ces derniers commettent des exactions sur la population », a-t-il dit.


Le 25 février dernier, un véhicule d’une ONG humanitaire a été également pris de force par les rebelles de la Séléka dans la ville de Kabo.

 

 

 

 

BANGUI : LE 16 MARS SOUS LE SIGNE DE L’INTÉGRATION DANS L’ESPACE CEMAC

 

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Bangui, 15 mars 2013 (RJDH) La journée de la communauté économique et monétaire des états de l’Afrique Centrale (CEMAC) va être célébrée ce samedi 16 mars. Le RJDH s’est entretenu avec le directeur de la communication de la commission de la CEMAC à Bangui et le chef de projet, chargé de l’enseignement et de la recherche de l’institution.


David Yalingra, le directeur de la communication, a expliqué que la célébration de cette journée marque la date de la signature du traité, instituant la CEMAC. Selon lui, « la journée du 16 mars a été instituée pour rappeler l’historique  de cette institution. La date de la signature du traité instituant la CEMAC en 1994, par  les chefs des états des six pays membres qui ont décidé de transformer l’Union Douanière Economique de l’Afrique  Centrale (UDEAC) en Communauté Economique monétaire de l’Afrique  Centrale (CEMAC) ».


Cette cinquième édition est placée par le nouveau gouvernement de la commission sous le thème de l’intégration accélérée, pour une CEMAC émergeante. « Cela veut dire qu’il y a eu des avancées dans l’organisation. Il y a des choses que nous devions faire un peu plus vite que d’habitude pour faire en sorte que la CEMAC devient plus tangible et rentre dans les vécus quotidiens des citoyens de la communauté », a-t-il dit.


Il a précisé que, « si il y a une intégration, une libre circulation, de collaboration entre nos Etats, nous pensons que la CEMAC fera mieux et nos Etats s’en sortiront mieux à travers leurs programmes de développement. Donc une intégration accélérée pour une CEMAC accélérant. Accélérons les chantiers de l’intégration, faisons en sorte que les projets intégrateurs s’exécutent rapidement pour que nos pays en profitent ».


En s’exprimant sur la libre circulation des personnes dans l’espace CEMAC, le directeur de communication de la CEMAC est conscient qu’« il est vrai que pour aller dans certains Etats de la sous-région, il y  a encore de difficulté, mais je dis encore une fois de plus que la libre circulation est une réalité. La libre circulation des capitaux, des biens, de service dans l’espace CEMAC, est une avancée incontestable ».


Apollinaire Sélézilo, chef de projet chargé de l’enseignement et de la recherche de la CEMAC précise sur cette journée qu’« exceptionnellement, cette année est marquée par une ferme détermination des autorités de la commission de  poser un acte spécifique en direction des peuples de la communauté notamment ceux de la République centrafricaine, pour les aider à sortir de l’actuelle crise dans le pays ».


« La CEMAC veut prouver qu’elle est avec le peuple centrafricain. A  ce titre, le président de la communauté a décidé d’être avec le peuple centrafricain dans des différentes manifestations, touchant toutes les couches sociales », a-t-il raconté.


Le programme des festivités prévoit une cérémonie de levée de couleur qui va rassembler toute la communauté des six Etats de la sous régions et une manifestation sportives et culturelles. Il y aura également des actions sociales avec la distribution des dons, constitués des produits médicaux et de quelques produits de première nécessité.

 

 

 

 

BATANGAFO : DES MAISONS INCENDIÉES PAR DES ÉLEVEURS ARMÉS

 

 

Batangafo, 15 mars 2013 (RJDH) – Trois villages dans la commune de Nana Bakassa ont fait l’objet d’une attaque des éleveurs peulhs armés, venus du Tchad le  jeudi 14 mars. Des maisons dont on ignore encore le nombre ont été incendiées.  Il s’agit des villages de Koro, de Kamakota et de Kpara, respectueusement à 16 Kilomètres, 58 kilomètres et 103 Kilomètres de la ville de Batangafo (nord).


D’après les témoignages recueillis par le correspondant du RJDH, les victimes de cette attaque ont passé la nuit sous les arbres et sont dépossédés de tous leurs biens.  Des autorités  communales de la localité  se sont rendus sur les lieux afin d’évaluer le bilan des dégâts.


Des éléments des Forces  armées centrafricaines basés dans la ville de Batangafo multiplient  des  patrouilles dans cette zone affectée. Ces éleveurs  armés venus du Tchad ont installé une base non loin de la ville de Kabo et de Sido. Une zone  sous contrôle des éléments de la coalition Séléka.


Le mercredi 6 mars, deux personnes ont été tuées, une grièvement blessée et une dizaine d’autres enlevées à la suite d’une attaque du village de Koro situé à 103 Kilomètres de Batangafo. L’attaque a été attribuée par la population à ces mêmes éleveurs peuhls.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:35

 

 

 

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:27

 

 

 

Lévy Lakité

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:18

 

 

 

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« Bonne Fête Mr. Le président avec ta nouvelle  équipe »

 

Le 15 Mars continue à être Fêté comme il se doit ! Comme si depuis cette date, il n’y a pas eu un passage à l’urne deux fois. Certains continuent de se réclamer de l’opposition démocratique, Fêtent cet état de fait, à travers leur silence avec Mr. Le Général président BOZIZE. Rien de plus étonnant dans ce Pays, soi-disant les hommes politiques qui s’autoproclament démocrates, trompent les Centrafricains(es), avec leurs mensonges, avec leur soit disant intellectualisme notoires qui manque cruellement de cohérences dans les positionnements.

 

Une petite phrase d’un politicien en herbe, si innocent du haute de sa jeunesse :

 

 Reprise de Radio Ndeke Luka ci-dessous

 

 « il y a eu des combats, mais les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont du battre en retraite pour céder les villes aux rebelles » La population de ces localités a été livrée aux pires exactions des hors la loi.

 

Je voulais dire, Monsieur le porte parole du GUN, vous siégez avec les Patrons de ces rebelles, faites gaffe à vos arrières, on ne sait jamais !

 

Surtout ne démultipliez pas les camouflées des échecs qui se profilent pour votre mission.

 

L’heureuse histoire dans cette affaire, vous tous, maintenant vous avez un poste ministériel, de surcroit de confrérie maçonnique, avec le Président de la République, vous êtes maintenant de la majorité présidentielle Bravo ! Pour les marchés de dupes sur le dos des Centrafricains(es).

 

Cette fois le peuple Centrafricaine, la Diaspora, s’organisera dans tout les cas, vous tous répondrez de cette trahison un jour. Ceux qui pensent aussi que le boulevard s’ouvre à eux, parce que monsieur BOZIZE dit qu’il ne se représenterait pas en 2016, peuvent se frotter les mains.

 

Je vois cela d’ici ! Comme dit l’autre, les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien y croire.

 

                                                                                                                 Diaspora, le 15-03-2013

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