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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 18:50

 

 

RCA

 

 

Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


NAIROBI, 27 Décembre 2010 (IRIN) - Des milliers de personnes qui dépendent de l'extraction de diamants dans les régions orientales de la République centrafricaine (RCA) gagnent des salaires de misère et sont continuellement harcelés par les autorités locales et les groupes armés étrangers, selon une nouvelle étude faite par International Crisis Group (ICG).

La pauvreté et la criminalité caractérisent l'industrie du diamant en République centrafricaine, selon le rapport intitulé dangereuses petites pierres: diamants dans la République centrafricaine . [ http://www.crisisgroup.org/ ~ / media/Files/africa/central-africa/central-african-republic/167%%% 20Little 20Dangerous 20Stones 20% - 20Diamonds 20in% 20the% 20Central% 20African%%% 20Republic.ashx ]

"L'incapacité des mineurs artisanaux à échapper à la pauvreté freine le développement dans les zones minières et augmente le risque des jeunes hommes et femmes qui adhèrent à des groupes rebelles dans l'espoir de meilleures alternatives," dit- il.

Le faible niveau d'instruction, des coûts d'extraction élevés et la production limitée ont eu des effets négatifs. «Les mineurs sont souvent ignorants de la valeur réelle d'un diamant et, même s'ils le savent, ils sont obligés de vendre au prix offert, parfois par un contrat écrit au collecteur qui a financé les travaux. Un collecteur peut acheter un diamant d'un carat à un mineur à 80.000 francs CFA [160 dollars] et le vendre à un bureau d'achat de francs CFA 200,000-300,000 [400 $ - 600 $], dit le rapport.

Les coûts supplémentaires tels que l'embauche d'équipement et les droits de licence pour faire une main-au jour le jour, en particulier pour ceux qui luttent pour nourrir des familles nombreuses.

Les gisements de diamants de la RCA sont alluvionnaires, ce qui rend plus difficile l'extraction et l'exploitation minière industrielle moins réalisable. À l'heure actuelle, la production est basée sur les méthodes d'essai et d'erreur, et l'utilisation de pelles et de paniers pour recueillir de gravier des lits de rivière. On estime que 80.000 à 100.000 mineurs dépendent de l'exploitation minière artisanale pour leur subsistance.

Le rapport de l'ICG recommande la formalisation du secteur minier pour réduire les coûts liés au secteur minier, les niveaux de vie et de réduire les réseaux de l'exploitation minière illégale. Les faibles avantages occasionnés par la non application de la loi et les trafiquants, font que des bandits profitent également dans les zones minières. Le rapport appelle également à l'expansion des activités de subsistance, y compris l'agriculture. Selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, la malnutrition chronique en RCA découle, entre autres, de la perte de revenus dans les zones minières.

Les groupes armés tels que les patriotes de la Convention pour la Justice et la Paix (CPJP) et l'Union des forces démocratiques versez le rassemblement (UFDR) restent actifs dans la zone orientale de diamants, ce qui rend "l'est un endroit dangereux à vivre et à se déplacer" , dit le rapport, qui a noté que tandis que les bénéfices de diamants ne sont pas la seule raison de l'activité des rebelles, ils ont contribué à faire de telles rébellions plus difficiles à la fin de la RCA.

Connexion tchadienne

À la fin de Novembre, la CPJP a repris la ville de Birao [ http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportID=91308 ] dans la province nord de Vakaga, provoquant des déplacements de population après le départ des troupes Mission des Nations Unies qui y sont déployées . La CPJP a depuis, été évincée du pouvoir par l'armée tchadienne.

La mission de l'ONU en RCA et au Tchad a été créée en 2007 pour protéger les civils, faciliter l'aide humanitaire et de protéger le personnel des Nations Unies dans l'est du Tchad et en RCA nord-est. Elle a pris fin en mai à la demande du gouvernement tchadien, qui a promis de prendre l'entière responsabilité de la protection des civils sur son territoire.

Selon un rapport du 1er Décembre [ http://www.unhcr.org/refworld/docid/4d0734fc2.html ] par le Secrétaire général Ban Ki-moon au Conseil de sécurité des Nations unies, les risques dans le nord-est sont attribuables à des minorités ethniques, économiques et les questions politiques, la sécurité reste "stable, mais fragile" que les forces de sécurité à Birao ont limité la capacité de repousser les attaques potentielles.

Menace de la LRA

Ban a ajouté que la résistance des rebelles ougandais de l'Armée (LRA) a également constitué une menace, bien que les principales sources d'insécurité sont le banditisme et les personnes de passage dans la région avec des armes à vendre. La menace la plus urgente, a déclaré M. Ban, provient des groupes armés internes d'opposition politique, en particulier la CPJP.

La présence de la LRA plus au sud, est, selon l'ICG, «encore une autre raison pour l'UFDR de reporter le désarmement". Une décision - prise en Juillet par le président François Bozizé – de permettre les soldats ougandais de pourchasser la LRA dans le territoire centrafricain pour les contraindre à quitter Sam Ouandja, dans la province de Haute-Kotto, en faveur de davantage de soutien international - a laissé un vide qui a été rempli par l'UFDR.

Le manque de maintien de la paix là-bas, compte tenu du retrait de l'armée ougandaise, est préoccupant car «troupes [ougandaises] à condition qu'au moins une certaine protection aux civils», a déclaré le groupe Resolve. [ http://www.theresolve.org/ ]

L'insécurité dans certaines parties du sud-est, en raison de la présence de la LRA, oblige souvent les habitants à quitter leurs villages. La population dans et autour de M'Boki, Zémio, Rafaï et Obo de Mbomou et des provinces du Haut-Mbomou a presque doublé, avec des impacts sur l'eau et la disponibilité de nourriture, selon le Comité international de la Croix-Rouge. [http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900sid/EDIS-8C5TP8?OpenDocument&rc=1 ]

Les deux provinces frontalières de la République démocratique du Congo Province Orientale et au Sud-Soudan Western Equatoria région, qui ont également subi une série d'attaques de la LRA, ce qui a suscité un récent appel par les agences humanitaires de l'action internationale contre la LRA. [ http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportID=91376 ]

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 18:12

 

 

 

afrique

 

 

 

 Source : kernews.fr

 

  Probst.gif

Jean-François Probst, l’ancien bras droit de Jacques Chirac, est un éminent spécialiste de l’Afrique. Après une carrière politique extrêmement riche (il a notamment été conseiller de Jérôme Monod au RPR, secrétaire général du groupe RPR au Sénat, conseiller d’Alain Juppé et directeur de la communication de la Mairie de Paris pour Jean Tibéri), il est aujourd’hui consultant international en communication et conseille des chefs d’entreprise, des politiques et des chefs d’État africains. Il était l'invité de Yannick Urrien mardi 21 décembre à 8h10 sur Kernews.

 

Nous publions quelques extraits de l'entretien avec Jean-François Probst. Ce script ne constitue pas l'intégralité de l'entretien sonore: compte tenu de la longueur de l'entretien, nous avons dû trier, de notre point de vue, les citations les plus marquantes de M. Probst.

 

Kernews : Pour quelles raisons le gaulliste que vous êtes estime-t-il que nos compatriotes, particulièrement ceux qui sont attachés aux souverainetés nationales, doivent s’intéresser aux événements de Côte d’Ivoire qui, selon vous, marqueront l’histoire de l’Afrique ?

 

Jean-François Probst : Pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui, il faut se reporter à la fin de la IVème République. Les socialistes n'arrivaient pas se dépêtrer des affaires coloniales et c'est là que le général De Gaulle a joué un coup majeur, pour l'intérêt supérieur de la France et des Africains : il a octroyé par référendum à chaque pays la possibilité de devenir indépendant et souverain. La base de l'indépendance nationale lorsque l'on est gaulliste, c’est le 18 juin 1940. C'est le refus de l'occupant, c'est le refus de la collaboration avec l'ennemi, c'est la capacité, malgré la difficulté, à résister. En Côte d'Ivoire, la flamme d'une résistance générale, contre les colonisateurs, les anciens colonisateurs ou les nouveaux colonisateurs que sont les États-Unis, la Chine ou l'Inde, cela existe. Dans le monde entier, des centaines de milliers de jeunes gens s'informent et voient bien qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Ce qui ne fonctionne pas, c'est un point très cher à la doctrine du général De Gaulle : l'organisation des Nations Unies, «le machin» comme l'appelait le général. C'est une organisation qui n'a pas lieu de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un pays pour régler ou annoncer les choses à sa manière. Dans ce qui se passe, la responsabilité de l'ONU est patente. Les Nations Unies ne font pas respecter leurs résolutions de manière générale, que ce soit en Israël, en Iran ou au Kosovo après les trafics d'organes…

 

En Côte d'Ivoire, les Nations Unies n'ont pas fait leur travail pour organiser une élection dans un pays qui a connu une dizaine d'années de crise. Monsieur Gbagbo a été élu en 2000. Il n'est pas arrivé du ciel, il n'est pas seulement un homme un peu socialiste soutenu par les socialistes français. C'est un Ivoirien qui a souffert dans le passé en tant qu’opposant et c'est d'ailleurs Monsieur Ouattara qui l’avait mis en prison quand il était premier ministre de Monsieur Houphouët-Boigny. Pour revenir à ce qui nous préoccupe, les Nations Unies auraient dû organiser des élections incontestables. Or, ce qui vient de se passer montre que rien n'était prêt : les listes électorales n'étaient ni faites ni à faire, on a vu 20 000 électeurs supplémentaires par rapport aux inscrits dans le nord où Ouattara et Soro ont été des rebelles à l'élection... Il y a eu des fraudes, tricheries et truandages... Le délégué des Nations Unies en Côte d'Ivoire, Monsieur Choi, a, à mon avis, une technique coréenne qui n'a rien à voir avec la démocratie moderne. S'il souhaite par la suite qu'il y ait deux Côte d'Ivoire, comme il y a deux Corée depuis 70 ans, c'est son affaire… Mais en Afrique, on est en Afrique, on n’est pas en Asie ! Il y a 15 000 Français en Côte d'Ivoire et ils ne doivent pas subir les effets de la carence, de l'incompétence de l'ONU dans l'organisation d'élections. On voit bien qu'il y a eu beaucoup de fraudes. On me dit qu'il y en a eu des deux côtés. Probablement, mais je vois les cinq régions dans lesquelles certains bureaux de vote sont quasiment à 95% pour Monsieur Ouattara... Il y a eu des empêchements de voter, des violences, des viols et on m'a même raconté que dans certains villages, les amis de Messieurs Ouattara et Soro y allaient à l’arme pour intimider les gens et même parfois les tuer. Les Nations Unies ne peuvent pas fermer les yeux sur de telles affaires. Monsieur Choi n'a pas fait son travail dans le nord… Est-ce que cela exonère pour autant le président Gbagbo et son équipe de tous les défauts ? Sûrement pas, mais ce n'est pas à nous, gens de l'extérieur et prétendument de la communauté internationale, de nous ingérer dans les affaires de la Côte d'Ivoire… La Côte d'Ivoire n'est pas un pays qui est appelé à vivre en guerre civile. C'est un pays que je connais depuis 1969, c'est un pays gaulliste et houphouëtiste dans son cœur et dans ses tripes, c'est un pays uni et rassemblé avec de nombreuses ethnies et des étrangers. Et voilà que les Nations Unies, au lieu d'installer et de préserver la paix, viennent de sécréter la guerre. Je dis que Monsieur Ban Ki-Moon et Monsieur Choi vont avoir très mauvaise conscience et du sang sur les mains.

 

Pourquoi l’ONU a-t-elle fermé les yeux sur les fraudes dans le nord et pourquoi soutient-on Monsieur Ouattara à Washington en lui attribuant cette victoire ?

 

Avant de parler des États-Unis, de Monsieur Obama, de Washington et de la CIA, finissons de parler des Nations Unies et de leur rôle. Je crois qu'il y a beaucoup de soldats dans les chars marqués UN. Il y a beaucoup de fonctionnaires et de bureaucrates et, d'après des témoins sur le terrain, on n'a pas vu beaucoup d'observateurs dans les bureaux de vote des cinq régions du nord où il y a eu toutes ces fraudes. Là où l'ONU a encore un rôle encore plus critiquable, c'est que le président de cette fameuse commission électorale indépendante - qui, en réalité, n'avait d’indépendante que le nom - Monsieur Bakayoko, à peine avait-il quelques résultats partiels, s’est enfui à l'Hôtel du Golf… Tout cela est une farce ! Les Nations Unies couvrent cette ouattaresque pantalonnade et c'est très grave ! Cela s'apparente à un vol et un cambriolage de voix d’Ivoiriens par Monsieur Ouattara, malheureusement téléguidé par l'extérieur…

 

Vous avez évoqué la CIA…

 

De mon point de vue, et du point de vue de certains observateurs avertis et connaissant bien les affaires ivoiriennes, il est évident que depuis longtemps la CIA téléguide avec quelques longues cornes, et assez facilement semble-t-il, le couple Alassane et Dominique Ouattara… Les rebelles du nord sont manipulés de l'extérieur, et pas seulement par l'islam avec Al Qaïda, des islamistes du nord de l'Afrique qui voudraient bien pousser jusqu'au sud.

 

Tout cela est un imbroglio dans lequel les États-Unis nagent comme d'habitude à contre-courant. Ils ont engendré beaucoup de guerres et beaucoup de conflits civils, avec de nombreux morts dans de nombreux pays où il y a du diamant, de l'uranium, de l’or, du pétrole et d'autres richesses… Tout le monde fait la danse du ventre autour de la Côte d'Ivoire, mais les États-Unis, avec leurs manières lourdingues et obamesques, un peu comme Bush le faisait en Irak, arrivent à entraîner derrière eux des petits satellites ou des vassaux. Malheureusement pour mon beau pays de France, que le général De Gaulle avait fait sortir du commandement intégré de l'OTAN, le président Sarkozy a réintégré l'OTAN. Le président Sarkozy est à la traîne des États-Unis et la France est un wagon de queue de la grosse locomotive américaine… Les USA voudraient le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, le Mali, le Niger et cette Haute-Volta, devenue Burkinabè, qui veut percer vers le sud jusqu’à Yamoussokro pour, disent-ils, transformer la basilique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro en mosquée. Obama, comme Sarkozy, c'est un peu une marionnette entre les mains du complexe militaro-industriel américain et des grandes multinationales de l'agroalimentaire qui font ces barres chocolatées qui rendent obèses tous les enfants du monde. Cette action américaine me fait retourner un peu en arrière, au moment de la mort du président Houphouët-Boigny.

 

La France avait déjà cette espèce de difficulté à être ensemble de façon gaullienne pour reconnaître les bienfaits et les défauts de la politique d'Houphouët. Mais Houphouët a dû gérer un pays après l'indépendance, il a commis sûrement des erreurs. Il a sûrement commis celle de mettre dans le même marigot Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, qu'il a nommé premier ministre pendant que sa femme, Dominique, jouait un rôle semble-t-il bizarre à Abidjan et à Yamoussoukro. À la mort d'Houphouët, dans l'avion qui emmenait les autorités, Chirac ne parlait quasiment plus à Balladur... Messmer l'Africain représentait un peu l'autrefois. Il était difficile pour ces gens-là de se parler, même pour Mitterrand qui était carrément attaché aux années 40-50, pour ne pas dire à Vichy puisqu'il y avait carrément reçu la francisque... Le seul en France, socialiste d'ailleurs, qui avait une vision de l'avenir, c'était Gaston Defferre. Aujourd'hui, le président Sarkozy n'a aucune compétence dans le domaine de l'Afrique. Il l’a d'ailleurs démontré par deux stupides discours : celui de Dakar, qui était à la fois raciste et précolonial, et celui de Pretoria, que je viens de relire, dans lequel il annonçait que la France retirait toutes ses bases et tous ses militaires…

 

Aujourd'hui, ce qu'il reste à faire à Monsieur Alain Juppé et à Madame Alliot-Marie, c'est conseiller au président Sarkozy de tenir son engagement : retirer les troupes françaises et pas à cause des élections cafouilleuses de Côte d'Ivoire, mais parce que nous allons vers un monde nouveau, vers la communauté de destin de 53 pays d'Afrique : 1 milliard d'habitants et pas seulement le petit Gabon, dont ne s’occupent que les Balkany, les Bourgi ou les Guéant... Nicolas Sarkozy pourra de façon grossière et indécente s'agiter, vociférer, s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire, mais il n'aura que des réponses cinglantes des Ivoiriens qui lui répondront que la Côte d'Ivoire n'est pas une sous-préfecture française. Donc, de grâce, que les Américains, que la France de Monsieur Sarkozy, que l'Europe de Messieurs Barroso et Van Rompuy, se calment et s'abstiennent de commentaires vasouilleux et menaçants… Pendant ce temps, Monsieur Netanyahou n'a que faire des recommandations des Nations Unies et Monsieur Ahmadinejad s'assoit sur les recommandations des Nations Unies et de Monsieur Obama

 

Sommes-nous en train de vivre un cas de manipulation médiatique mondiale comme ce fut le cas avec l’Irak ?

 

Incontestablement. Il y a intoxication des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur la situation qui prévaut à Abidjan et en Côte d'Ivoire. Bien sûr, il y a la responsabilité des journalistes, dont certains ne connaissent rien à la réalité ivoirienne : c'est le cas de Monsieur Jean-Michel Apathie qui s'est fait moucher par un artiste africain… Mon cher Yannick Urrien, je suis né en 1949, j'ai travaillé dans la politique, et des manipulations, il y en a eu plus d'une... D'abord, il y a un grand nombre de monopoles de journaux qui sont tenus par des marchands de canons, des marchands d'avions, des marchands de caleçons ou de béton… Mais c'est aussi vieux que le monde, la manipulation, l'intoxication, c'est aussi vieux que la politique étrangère… Mais cela n'a jamais été aussi accéléré qu'aujourd'hui, parce qu'il y a les médias et surtout Internet, avec les révélations de Wikileaks qui sont tout-à-fait extraordinaires ! Donc, on peut mentir à la population mondiale une fois, comme disait Abraham Lincoln, mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps. Par conséquent, les États-Unis, qui sont un géant aux pieds d'argile, feraient mieux de réfléchir plusieurs fois avant d'installer la guerre dans des endroits où ils finiront, comme partout, par être rejetés…

 

 Ce qui se passe en Côte d'Ivoire, ce n'est pas seulement de l'intoxication et de la désinformation, ce n'est pas simplement l'instrumentalisation d'un gars comme Ouattara pour mettre le pied dans la porte des richesses. La nouvelle guerre qui se tient maintenant dans tous les coins du monde, c'est celle entre les États-Unis d'Amérique et la République populaire de Chine. L'Afrique de l'Ouest sera l'eldorado des vingt prochaines années dans le monde et, si nous ne comprenons pas que nous avons le devoir, même cynique, d'un rapport Nord-Sud intelligent, il vaut mieux que nous allions nous coucher et la France deviendra un espèce de vaste musée où l'on viendra voir les statues de cire de Monsieur Sarkozy, de Madame Dati ou de Monsieur Delanoë au musée Grévin… Il faut aussi que les journalistes, comme Monsieur Elkabbach, arrêtent de prendre les élites africaines pour des petits «négros Banania»… Cela dépasse l'entendement !

 

 Je viens de réécouter l'interview par Monsieur Elkabbach de Monsieur Pierre Kipré, brillant ambassadeur de la République de Côte d'Ivoire en France, et je me demande s'il ne serait pas temps que les Duhamel, Apathie et Elkabbach aillent directement à la maison des vieux artistes de Ris-Orangis ! On sent l’incompétence, l'arrogance et presque l'injure. Cela rejoint ce que pensent de nombreux Français de Nicolas Sarkozy. Ce garçon a trop tété le biberon de Charles Pasqua et il est le roi de la rodomontade. La politique étrangère, cela nécessite du calme, de la hauteur de vue et de la discussion. Je recommande aussi à nos reporters de France Info et d'ailleurs, d'arrêter de camper dans des halls d'hôtel et de lire des papiers qui leur sont confiés par je ne sais qui à l'ambassade de France ou par d'autres officines… Je suis très peiné pour mon pays, parce que l'on disait la France fille aînée de l'église et la Côte d'Ivoire petite sœur de la France. Les Ivoiriens et nous, nous étions faits pour nous aimer et nous entendre. À Abidjan, il y a quelque chose d'un peu marseillais et en France il y a quelque chose de très ivoirien, ce goût de l'indépendance, de la liberté de la souveraineté et de la rébellion. Ne négligeons pas le fait que 60% des Ivoiriens ont moins de 20 ans. Ne négligeons pas que, comme les gaullistes de la Résistance, ils ont envie de s'opposer aux colonisateurs et au totalitarisme… Seulement, les Chinois ont une diplomatie un peu plus intelligente que la nôtre… Actuellement, ce n'est pas difficile, parce que des crétins gèrent notre approche française de l'Afrique… L’ONU n’a pas été capable de préparer et de contrôler convenablement ces élections et je les entends dire, dans le camp Ouattara de l’Hôtel du Golf, que le Conseil constitutionnel est à la solde du président Gbagbo. Mais ils sont injurieux ! Est-ce que Monsieur Louis Joxe était à la solde de De Gaulle ? Est-ce que Monsieur Roger Frey était à la solde de Pompidou ? Est-ce que Monsieur Roland Dumas était à la solde de Mitterrand ? Est-ce que Monsieur Jean-Louis Debré était à la solde de Chirac ou à la solde du président Sarkozy ? Les journalistes, prétendus spécialistes de l'Afrique, qui essaient de faire passer Gbagbo pour Mugabe se trompent : je crois que Gbagbo est plus proche de Mandela que de Mugabe.

 

Les intérêts économiques français menacés en Côte d’Ivoire : les explications de Philippe Evanno

Les médias français ne disent pas toute la vérité sur la situation en Côte d’Ivoire

Plusieurs pays, comme la Russie, le Brésil, la Chine ou le Mexique soutiennent Laurent Gbagbo, alors que les Etats-Unis ou la France demandent son départ. A Abidjan, le président sortant n’a pas l’intention de céder sa place. Or, ce sont les intérêts économiques français, dont ceux du groupe Bolloré en première ligne, qui sont menacés. Philippe Evanno est chercheur à la Sorbonne, directeur de l’Institut de Prospective Africaine et il connait parfaitement l’Afrique. Il a notamment été formé par Jacques Foccart et a collaboré avec lui jusqu’au décès de ce dernier. Il était l’invité de Yannick Urrien mercredi 8 décembre dans le magazine de 8h10.

 

D’abord, Philippe Evanno souligne que cette affaire traduit «une opposition entre l'ONU et une nation. Plus généralement, on peut se demander si nous ne sommes pas en train d'assister à un renversement de situation concernant la gestion des dossiers africains et leur domination actuelle par les organisations internationales contrôlées par les États-Unis». En réalité, «cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines étaient sous contrôle américain. Aujourd'hui, c'est la place et la domination des États-Unis sur le continent africain qui sont en jeu. La divulgation des notes diplomatiques américaines par Wikileaks et leur analyse permettent de démontrer que les Américains étaient très heureux de l'effacement français, puisque cela leur laisse le champ libre sur la totalité du continent».

 

Selon Philippe Evanno, «le bouclage de cette domination se joue sur la présidentielle ivoirienne, puisque c'est sur cette présidentielle que l'on joue l’annulation pure et simple de la souveraineté des Etats africains». Alors, pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il adopté la position américaine ? Réponse de l’expert : «Je crois que c'est tout simplement la sienne. Nous avons, pour la première fois sous la Vème République, un président de la République qui est totalement acquis aux objectifs américains et cela revient à faire de la France un pays supplétif des États-Unis, notamment en Afrique. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir des accords avec les Américains : c'était le cas à l'époque du général De Gaulle lorsqu'il y a eu un accord de partage de responsabilités, la France étant chargée de la lutte contre le bloc soviétique dans ses anciennes colonies. Cela a très bien fonctionné pendant plusieurs dizaines d'années, jusqu'à la chute du mur de Berlin. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation totalement différente. Nous sommes dans la situation où, après la chute du mur de Berlin, on a cru qu'il n’y avait qu'une seule grande puissance. Or, depuis la dernière réunion du G20 en Corée du Sud, on se rend compte que l'on assiste à l'émergence d'une deuxième superpuissance et à une nouvelle forme de confrontation où la Chine et ses alliés, notamment la Russie, ce qui est aussi une nouveauté, cherchent à prendre pied sur le continent africain».

 

La responsabilité de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin.

 

Pour Philippe Evanno, «cette crise ivoirienne est directement liée à l’incapacité de Jacques Chirac à comprendre l'Afrique et à réagir correctement sur les dossiers africains. N'oublions pas que le coup d'Etat de décembre 1999 pouvait être enrayé en appliquant simplement les accords de défense avec la Côte d'Ivoire. Il suffisait de faire sortir une patrouille du 43e BIMA, basé à Port-Bouët. Les mutins, qui étaient des braves garçons dont les soldes n'avaient pas été payées et qui étaient manipulés pour faire tomber Bédié, seraient tout simplement rentrés dans leur caserne». Or, explique Philippe Evanno, «Jacques Chirac n'a pas eu le courage d'appliquer les accords de défense et cette seule absence de décision a détruit la totalité de la présence française en Afrique. À partir de cet instant, tous les chefs d'état africains disposant d'accords de défense avec la France ont su que la parole de la France ne valait plus rien». Après le coup d'état de 1999, les autorités françaises, avec Alassane Ouattara, ont organisé le partage du pays en deux : «C'est Dominique de Villepin qui est à l'origine de cette partition. En pleine paix, on a coupé un pays en deux pour des intérêts assez difficiles à expliquer. On a imposé à la Côte d'Ivoire une succession d'accords internationaux qui ont cherché à limiter sa souveraineté, notamment une commission électorale dite indépendante, qui est constituée quasi exclusivement d'opposants au pouvoir en place». Alors, Laurent Gbagbo est-il fondé à contester le résultat de cette élection présidentielle ? Philippe Evanno rappelle qu’au second tour, «Laurent Gbagbo n'avait que deux représentants sur une douzaine de commissaires centraux ! Cette commission avait trois jours pour rendre sa décision. La commission électorale s'est retrouvée dans l'incapacité de proclamer les résultats et la Constitution ivoirienne prévoyait qu'à ce moment-là, le rôle de proclamer les résultats revenait au Conseil constitutionnel. Il y a donc eu l'organisation d'une conférence de presse à l'Hôtel du Golf, le siège de campagne d’Alassane Ouattara, avec l'ex-président de la commission électorale, pour annoncer des résultats non certifiés et qui ont été évidemment inversés par le Conseil constitutionnel». Ainsi, «cette commission indépendante ne l'était pas réellement, puisque composée essentiellement d'adversaires à Laurent Gbagbo. Mais cela ne veut pas dire que cette commission n'ait pas fait un très gros travail. L'ONU a été incapable de respecter ses engagements et d'assurer le désarmement des forces de la rébellion au nord. L'élection a eu lieu sous le contrôle des forces armées de la rébellion. Ce sont des seigneurs de la guerre, qui détournent les taxes et les impôts à leur profit, qui ont pris le contrôle du diamant et de différents minerais et contrôlent une partie du commerce du cacao. Cette rébellion au nord est une organisation politique, économique et militaire et elle est restée en place alors que différentes résolutions de l'ONU et différents accords internationaux prévoyaient que l'élection ne pourrait pas avoir lieu tant que le désarmement ne serait pas effectif». Dans ce contexte, il faut bien comprendre, souligne Philippe Evanno, que l’on a organisé des élections «dans un pays dont une partie du territoire était aux mains de milices armées».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 18:08

 

 

Binguis

 

 

C'est Vendredi dernier que le nullissime vrai faux pasteur Binguimalé a quitté Bangui pour Dubai, pour aller confirmer les maquettes des bulletins électoraux. Or, un candidat à l’élection présidentielle, en l'occurrence Innocent Willité, a vu son chèque de caution revenir sans provision, motif suffisant pour invalider sa candidature. La Cour Constitutionnelle a été saisie. Si cette candidature est définitivement annulée, les numéros d'ordre des autres candidats changeront, au moins en ce qui concerne Martin Ziguélé, candidat n° 6. On ne peut donc imprimer les bulletins tant que cette situation n'est pas tirée au clair.

Par ailleurs, 50 dossiers des candidats aux législatives sont en contentieux actuellement à la Cour Constitutionnelle qui n'a ni statué, ni rendu sa décision...et qui travaille à son rythme en attendant que Bozizé décide d’envoyer aussi la garde présidentielle les encercler un beau jour pour qu’il puisse accélérer le rythme de leur travail. C’est la nouvelle trouvaille et mode du pouvoir en place. On ne peut également donc pas imprimer les bulletins avant le terme de cet examen.

L'arrêté entérinant les bureaux de vote et leurs responsables ne sont pas encore connus.

Dans deux jours, en principe, les matériels sensibles doivent être dispatchés dans les différents centres en provinces.

Beaucoup d'agents recenseurs se sont trompés et font émarger les listings en lieu et place des listes prévus à cet effet. Et il y en aurait en grand nombre. Ce serait également un motif d'invalidation. Mais comme c'est en très grand nombre, il va  falloir rattraper tout cela. Ce n'est pas un mince travail. Peut-être qu’il va falloir envoyer encore les éléments de la garde présidentielle… !

Dans la nuit de la séquestration des commissaires de la CEI, Bozizé est arrivé dans une tenue débrayée, chemise déboutonnée jusqu'à la poitrine, à la surprise des commissaires qui étaient loin de s'imaginer un chef d'Etat dans une telle tenue.

C.A.P 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 18:01

 

 

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Par Jean-Bruno Gambi - 27/12/2010 Journal de Bangui

Seuls les partis représentés à l’Assemblée nationale peuvent prétendre aux subventions de l’Etat

 

Malgré des dispositions légales prévoyant une subvention de l’Etat aux partis politiques, la situation financière de ceux-ci demeure précaire en raison de la non-application des textes. Comment parviennent-ils à survivre et à faire face aux contraintes imposées par les campagnes électorales? Quelques-uns parmi leurs responsables ont accepté de nous donner un éclairage. L’ordonnance 05.007 portant relative aux partis politiques et au statut de l’opposition en République Centrafricaine stipule que «les ressources financières des partis politiques et groupements politiques proviennent de cotisation des membres du parti, des produits de vente des cartes des membres, les revenus liés à leurs activités, les dons, legs, libéralités et la subvention de l’Etat» (art.39). Ladite ordonnance précise que seuls les partis représentés à l’Assemblée nationale peuvent prétendre aux subventions de l’Etat. Interrogés sur l’effectivité de la subvention, la plupart des leaders politiques indiquent n’avoir jamais rien reçu de l’Etat.

Pour les partis ayant une assise nationale, le parti vit grâce aux dons, legs et cotisations des membres. C’est à peine si, le chargé de communication du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC, opposition), Calixte Gbando affirme avoir reçu la somme de 1 million de F. CFA en 1996. Pour le Mouvement de Libération du peuple Centrafricains (MLPC, opposition), son secrétaire général, Jean Luc Mandaba, se contente d’indiquer que son parti fonctionne grâce aux cotisations des cadres, des membres et des sympathisants et, de temps en temps, ils reçoivent des dons de l’International Socialiste, ce qui leur permet d’organiser la formation politique de leurs militants. Il convient de noter que pour le RDC et le MLPC des prélèvements à la source sont opérés sur les indemnités mensuelles des députés. Seul parti politique à donner plus de précisions, L’Union Nationale des Démocrates Républicains (UNADER, majorité) indique fonctionner grâce à ses 30 000 membres, qui versent une cotisation annuelle de 1 000 F.

Pour les élections de janvier 2011, le budget évalué à plus de 20 millions CFA sera financé pour moitié grâce à une cotisation spéciale.

Les partis ayant signé l’accord politique avec le parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK, au pouvoir) bénéficieront, au second tour, de moyens financiers provenant de leur chef de file. Selon les termes de l’accord électoral signé le 14 décembre dernier, «le candidat de la majorité s’engage à mettre à la disposition des partis politiques signataires, les moyens financiers et les supports nécessaires à la réalisation d’une campagne électorale permettant d’assurer sa victoire». Pour les candidats aux législatives, la majorité s’engage à mettre à leur disposition les moyens financiers et l’appui nécessaire à leur campagne. De manière générale les partis politiques centrafricains vivent dans une situation de relative précarité. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles seuls 29 d’entre eux présentent des candidats aux élections du 23 janvier 2011.

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 17:56

 

 

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Coupures d’électricité, tollé aux 92 logements

Radio Ndéké Luka Lundi, 27 Décembre 2010 14:43

Les habitants des 92 logements (6ème arrondissement de Bangui), projettent de sortir dans la rue si, l’Energie Centrafricaine (ENERCA) continue les coupures intempestives dans leur secteur.

Ils se plaignent de cette situation ce lundi 27 décembre 2010. Dans un tract relatif à l’annonce de leur mouvement, ces clients de l’ENERCA déclarent que leurs enfants n’arrivent pas à étudier dans de bonnes conditions à cause du manque de l’énergie.

Ils se disent abandonnés à la merci des braqueurs qui pullulent l’arrondissement. Ces derniers ne pas comprennent pas que l’Enerca leur apporte des factures alors qu’ils n’ont pas d’électricité, et souhaitent avoir l’électricité comme les autres arrondissements de la capitale qui ne connaissent jamais ces problèmes.

Il faut dire que l’ENERCA dispose seulement de 18 Mégawatts pour la population de Bangui et ses périphéries, au lieu du double qui pourrait décanter la situation, selon son service technique. La ville est alimentée depuis Boali (95 kilomètres nord du pays) avec 2 centrales hydrauliques en état de désuétude avancée. Il y a 2 mois, un tel mouvement s’est soldé par d’importants dégâts matériels dont un véhicule de l’ENERCA dans le 8ème arrondissement.

 

Le personnel du bloc finance ne désarme pas

Lundi, 27 Décembre 2010 14:42

Le collectif du personnel des régies financières reconduit sa grève pour 4 jours à compter du mardi 28 décembre 2010 et ce, jusqu’au vendredi 31 décembre. C’est la décision prise ce lundi au cours d’une assemblée générale. Jeudi dernier, les responsables ont rencontré Albert BESSE, ministre des finances. Selon Innocent YAKODA, président dudit collectif, le ministre leur a dit que « leur préoccupation est prise en compte mais le bloc finance est confronté à des difficultés financières ».La grève a débuté le 15 Décembre 2010 pour réclamer le versement des quotes-parts.

 

Bientôt la sortie des bulletins de vote

Radio Ndeke Luka 27/12/2010

Une mission de la Commission Electorale Indépendante (CEI) a été envoyée à l’étranger en vue de la validation des bulletins de vote. Cette révélation a été faite par Bernard Kongaba l’un des commissaires de la CEI dans l’émission Patara de Radio Ndeke Luka le 25 décembre 2010.

« Les bulletins de vote sont des outils très sensibles pour une élection », dit-il et leur validation marque la dernière étape du processus, a-t-il précisé.

Selon lui, toutes les opérations en cours devront permettre de tenir le délai du 23 janvier 2011.

Bernard kongaba, a aussi précisé que la CEI se confronte en ce moment à des difficultés d’ordre organisationnel mais qui selon lui ne vont pas constituer d’obstacle à la crédibilité du scrutin.

Les opérations de déploiement des matériels électoraux lourds et de validation des bureaux de vote se poursuivent dans le pays. 288 isoloirs, 288 urnes et 144 contre-plaqués sont arrivés ce 26 décembre dans la commune de Bouar (Nord-ouest).

La circonscription électorale de Bouar 1 compte 32 bureaux de vote, Bouar 2, 60 et Bouar 3 en a 53.

© Copyright Radio Ndeke Luka

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 17:52

 

 

Bozizé Y

 

Source : L’observateur Paalga 26 Décembre 2010

Le 23 janvier 2011 est une date qui divise plus qu'elle n'unit la classe politique centrafricaine, invitée aux élections législatives et présidentielle. Discordance totale de tons, en effet, entre le général président scotché au pouvoir depuis une dizaine d'années, un certain Patassé, contraint à l'exil au Togo, qui piaffe d'impatience de rempiler pour un nouveau bail, et une opposition qui réclame au préalable, et à cor et à cris, d'importantes réformes institutionnelles.

Tôt ou tard en tout cas, François Bozizé se donne les moyens de conserver son fauteuil tant convoité.

A commencer par la tentative de musellement de Martin Ziguélé, le principal opposant ; la réhabilitation controversée de l'ancien dictateur Jean Bedel Bokassa et, maintenant, la prise en otages, par ses bidasses, des membres de la Commission électorale indépendante (CEI) dans la nuit du 22 au 23 décembre pour les empêcher de rejoindre leur domicile tant qu'ils n'auront pas fini le travail de confection des listes d'émargement dans l'optique du scrutin du 23 janvier ; une CEI pourtant logée dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Tout de même !

Eh bien, messieurs les bidasses, si votre action commando peut être révélatrice, tant de votre zèle que de l'empressement du timonier d'en découdre avec ses opposants, elle nous dit déjà de quel côté penchera la balance au soir du scrutin ; car, après avoir bravé l'Assemblée nationale pour réussir cette prise d'otages, apprivoiser la Cour suprême sera un jeu d'enfant comme on l'aura vu récemment au Gbagboland.

Mais si maladif est votre empressement d'aller aux urnes pour éterniser votre règne, pourquoi ne pas dispenser le peuple centrafricain de cette saignée financière qu'occasionne chaque élection, et donner une couleur kaki à votre démocratie ?

La peur d'élections transparentes vous habite, certes, mais, en bon général, votre champion devrait éviter toute bavure à l'ivoirienne.

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 16:24

 

 

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Lettre du Président de la Fédération France aux Centrafricains

 

Cher(e)s compatriotes,

 

Le 23 janvier 2011 prochain, vous élirez le Président de la République Centrafricaine; celui qui va prendre la destinée du pays.

 

La Nouvelle Alliance pour le Progrès a décidé de présenter un candidat à cette fonction. Notre candidature n’est pas le fait d’une volonté isolée mais bien celle d’un large consensus où est représenté l’ensemble des sensibilités de notre mouvement. En faisant acte de candidature, la Nouvelle Alliance pour le Progrès à la ferme volonté d’ouvrir une nouvelle page dans la vie politique de notre pays et mettre ainsi fin aux multiples crises sociales, politico militaire qui minent notre pays depuis plus de 20 ans.

 

Au moment où notre mouvement vient de mettre en place ses organes et où nous entamons un important travail sur notre projet politique de réformer notre pays, projet qui sera un contrat d’Alliance politique avec le peuple centrafricain pour la reconstruction nationale, nous devons tout mettre en œuvre pour contribuer à la victoire de notre candidat dans tout le pays.

 

C’est parce que nous abordons une phase cruciale dans la vie politique de notre pays, que notre parti doit être le moteur de ces changements. Il apparaît bien en l’état actuel que Bozizé est dans l’incapacité de répondre à ces enjeux.

 

Notre pays a connu que des échecs ces 20 dernières années ; échec économique, échec sociale, régression de la dignité humaine, régression de l’image de nos hommes politiques et de ceux de la société civile vis-à-vis du peuple centrafricain.

 

Forte de notre Unité nationale renforcée par le Sango notre langue nationale, la Nouvelle Alliance pour le Progrès veut remettre en marche notre pays au service du Peuple Centrafricain entièrement mobilisé vers la reconstruction nationale.

 

Le candidat de la Nouvelle Alliance pour le Progrès à la volonté de mettre en place :

-            un réel Contrat d’Alliance de reconstruction avec le peuple centrafricain,

-            un réel Contrat d’Alliance de recréer un tissu social en lambeau,

-            un réel Contrat de Nouvelles orientations avec le peuple centrafricain en laissant de côté la haine, la division et la mauvaise gestion d’hier. Elles sont dépassées par la réalité issue de la Grande misère que connaît le pays.

 

Le candidat de la Nouvelle Alliance pour le Progrès mettra en avant :

-            l’Unité,

-            le Renouvellement,

-            la Volonté d’agir,

-            La volonté d’aimer notre pays

 

Avec tous les Centrafricains, le candidat de la Nouvelle Alliance pour le Progrès est déterminé à mettre toute son énergie pour que nos idéaux de Progrès et de Justice l’emportent dans tout le pays.

 

Etienne Zangato

Président de la Fédération France

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 01:03

 

 

Laurent Gbagbo

 

 

ABIDJAN - AFP / 25 décembre 2010 19h13Le gouvernement de Laurent Gbagbo a jugé samedi "inacceptable" la menace brandie par les pays de l'organisation ouest-africaine Cédéao de recourir à la force pour obtenir son départ de la présidence ivoirienne.

Cette menace est "inacceptable", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Ahoua Don Mello, dénonçant "un complot du bloc occidental dirigé par la France", l'ancienne puissance coloniale.

Une mission de la Cédéao, composée des présidents béninois Boni Yayi, cap-verdien Pedro Pires et sierra-léonais Ernest Koroma, est attendue mardi à Abidjan.

Assurant ne pas croire "du tout" à un usage de la force par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui en a brandi la menace à son sommet de vendredi à Abuja (Nigeria), M. Don Mello a évoqué un risque de "guerre civile" si ce projet était mis à exécution.

"La Côte d'Ivoire est une terre d'immigration", a-t-il souligné. "Tous les pays (d'Afrique de l'Ouest) ont des ressortissants en Côte d'Ivoire, ils savent que s'ils attaquent la Côte d'Ivoire de l'extérieur, ça va se transformer en guerre civile à l'intérieur", a-t-il averti.

"Est-ce que le Burkina Faso est prêt à accepter trois millions de Burkinabè de retour" de Côte d'Ivoire dans leur pays d'origine?, a-t-il interrogé. Les pays de la Cédéao "ne s'attaqueront pas eux-mêmes", a-t-il prédit.

La Cédéao a exigé une nouvelle fois vendredi le retrait de M. Gbagbo au profit d'Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la communauté internationale.

"Le peuple de Côte d'Ivoire va se mobiliser", a promis le porte-parole du gouvernement de M. Gbagbo. "Ca excite son patriotisme, ça renforce la foi dans le nationalisme ivoirien".

"Cette volonté de recolonisation du continent africain va prendre fin en Côte d'Ivoire, à moins d'exterminer tous les Ivoiriens", a-t-il prévenu.

"Nous sommes toujours ouverts au dialogue mais dans le respect strict des lois et règles de la République de Côte d'Ivoire", a également assuré Ahoua Don Mello.

L`un des avocats les plus enflammés de Gbagbo, Charles Blé Goudé, chef des "Jeunes patriotes", a mobilisé ces derniers jours ses partisans à Abidjan en vue du "combat" pour la "souveraineté" ivoirienne. Il prévoit une grande manifestation mercredi dans la capitale économique.

En plus d`un recours à la force, l`organisation régionale a également menacé de poursuites internationales les responsables des violences récentes, qui ont fait 173 morts selon l`ONU entre le 16 et le 21 décembre.

Le ministre de l`Intérieur de Gbagbo, Emile Guiriéoulou, a démenti samedi ce chiffre.

"Le bilan, nous l`avons donné, il est connu. Il n`est pas bon d`exagérer des choses parce qu`on cherche un but politique à atteindre", a-t-il dit. Le 20 décembre, il avait indiqué que 25 personnes avaient été tuées, dont 14 parmi les forces de l`ordre.

 Le pape Benoît XVI a appelé samedi, lors de son message traditionnel de Noël, à "une paix durable" en Côte d`Ivoire, où la fête avait un goût amer.

Le pays avait pourtant espéré, à la faveur de la présidentielle, clore une décennie de crises précisément ouverte le jour de Noël 1999, avec le premier coup d`Etat de l`histoire du pays.

Coincé dans un hôtel de luxe d`Abidjan soumis à un blocus des forces fidèles à Gbagbo, Ouattara était sorti vendredi d`un silence de plusieurs semaines pour appeler solennellement les militaires pro-Gbagbo à lui obéir et à protéger la population contre les "atrocités" commises notamment par "des mercenaires et des miliciens étrangers".

La Cédéao a annoncé "un dernier geste" avec l'envoi prochain d'"une délégation spéciale de haut niveau", dont on ignorait samedi la composition et la date d'arrivée à Abidjan.

Si l`armée lui fait toujours défaut, Ouattara a marqué un point jeudi quand
l`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) a décidé de lui accorder le contrôle des comptes ivoiriens à la Banque centrale des Etats de l`Afrique de l`Ouest (BCEAO).

Le gouvernement Gbagbo a rejeté une décision "illégale" qui pourrait s`avérer lourde de conséquences pour lui, même si les salaires des fonctionnaires de décembre ont commencé à être payés cette semaine.

 

(©)

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 00:35

 

 

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La sécurité au centre des débats

Radio Ndéké Luka Samedi, 25 Décembre 2010 13:36

La phase de vérification des ex combattants dans le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) s’est achevée dans le nord-ouest malgré quelques réticences de certains groupes rebelles qui tarde à rejoindre le processus de la paix.

Cette déclaration a été faite vendredi par Faustin Archange Touadéra, premier ministre centrafricain au cours d’une conférence de presse tenue  à Bangui, sur le bilan du quinquennat du règne du Président François Bozizé.

Selon le premier ministre, cette situation « retarde le lancement du même processus dans le nord-est qui, affirme-t-il, sera bientôt améliorée ». Il a ajouté que sur le plan sécuritaire, « qui est un secteur clé, des reformes apportées suivent leurs cours pour la pacification du pays ».

Faustin Archange Touadéra a reconnu que les forces de défense du pays sont peu formées et moins équipées, ce qui entraine de régulières incursions rebelles.

Il a précisé que le cas de la rébellion de l’Armée de Résistance pour le Seigneur, qui, depuis 2008, pille, tue et déporte la population dans le nord-est en est un exemple illustrateur. Toutefois conclut-il, le gouvernement s’emploiera à tout mettre en œuvre pour restaurer la paix sur l’ensemble du pays.

 

NDLR : Tous ces propos du Premier Ministre centrafricain sur la sécurité du pays sonnent faux. Ce monsieur a jusqu’ici été tenu à l’écart de ces questions de sécurité dont Bozizé et son fils Francis ont toujours fait leur chasse gardée exclusive. Touadéra n’y connaît donc rien et il en a toujours été ainsi. Pourquoi subitement c’est lui qui monte aujourd’hui au créneau pour gloser sur les problèmes de sécurité. Cela fait très bizarre et ôte tout crédit à ses affirmations. En tout état de cause, ce n’est pas en quinze jours que ces questions de DDR et de sécurité seront résolues pour permettre la tenue des élections dans de bonnes conditions le 23 janvier 2011 comme prévue.

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 03:56

 

 

Tim Malendoma

 

 

TEMOIGNAGE A L’OCCASION DU DECES

DU GENERAL TIMOTHEE MALENDOMA

J’ai connu le général en juin 1990, alors qu’il avait signé la lettre ouverte adressée au Chef d‘Etat de l’époque, pour demander la tenue d’une conférence nationale pour d’instauration de la démocratie dans notre pays. A ce moment, il occupait un poste de Chef de département à l’UDEAC (Actuelle CEMAC), brisant ainsi le devoir de réserve exigé pour ce poste. Il avait ainsi privilégié l’intérêt national et fut limogé par la suite.

En tant que secrétaire général des 4 CN, J’ai mesuré la pertinence de ses interventions et sa grande culture. Il ne laissait passer aucune faute de français dans nos textes. Il faisait des interprétations rigoureuses dans le domaine du droit.

Quand nous fûmes arrêtés en septembre 1990 lors d’une réunion chez  Aristide SOKAMBI, Président des 4CN, le général MALENDOMA était absent de Bangui. A son retour, il avait pris la tête des 4cn avec les autres membres et  organisé une manifestation monstre pour exiger notre libération. Il fut arrêté avec quatre autres membres et mis en prison pendant six mois au camp Kassaï.  Il fut torturé et obligé de dormir à même le sol, menotté pendant plusieurs jours. A la sortie de la prison, sa détermination était encore plus grande.

 Nommé  Premier Ministre de transition, il avait refusé de se conformer aux décisions du Président de la République, défendant avec conviction ses idées. Il fut limogé, mais avec honneur et applaudi par les démocrates. Il regagna aussitôt la lutte jusqu’au changement où il fut élu député aux premières élections démocratiques. Il était un député pertinent.

Le général MALENDOMA était un démocrate sincère et fut de toutes les luttes. Il était même surnommé « bulldozer » pour ses interventions mobilisatrices pendant les meetings.

Un jour, à ma demande, il m’avait raconté sa vie de militaire pendant la guerre d’Indochine. Fin tacticien, il a su échapper au piège des révolutionnaires Vietnamiens qui a été la cause de la débâcle de l’armée Française.  

Sa disparition est une perte immense pour sa famille, à qui je présente mes condoléances et souhaite beaucoup de courage et aussi pour notre pays. Il avait entamé cette dernière année, une lutte pour les élections libres et transparentes. Mais malheureusement il ne verra pas l’issue.

Je souhaite qu’il repose en paix.

                                                                                                                                                                                          

Clément BELIBANGA,

Ancien Ministre

 

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