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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 23:58

 

 

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Source : Gabon Matin 13-04-2011

On s’achemine vers le procès des fonctionnaires gabonais impliqués dans le scandale financier qui a éclaboussé la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) en octobre 2009. Selon le quotidien "Gabon Matin", le premier cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Libreville a tranché et les «les éléments du dossier communiqués aux prévenus sont sans appel», pour deux fonctionnaires notamment.

Le premier cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Libreville a rendu ses conclusions. Plusieurs fonctionnaires gabonais impliqués dans le scandale financier de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) seront présentés à la justice, a rapporté le quotidien "Gabon Matin" du 13 avril.

L'ancien comptable du Bureau extérieur de la BEAC à Paris de 1992 à 2009, Armand Brice Nzamba, en détention provisoire depuis le 6 octobre 2009, sera jugé pour «abus de confiance aggravé, faux et usage de faux», a indiqué le journal. Son épouse, quant elle, sera présentée devant la justice pour «recel». «Elle devrait s’expliquer au tribunal sur la provenance des fonds destinés à la gestion des multiples sociétés de son époux», souligne le quotidien.

Incarcéré depuis le 13 juillet 2010, l’ancien directeur de la comptabilité au siège de la banque à Yaoundé, au Cameroun, Maurice Moutsinga, quant à lui, a sera jugé pour «complicité, abus de confiance aggravé et recel», selon le journal pro-gouvernemental.

 «En revanche, les autres ressortissants gabonais citées dans cette affaire pour avoir profité des fonds issus de cette pompe à finances hors normes, s’en tirent à bon compte. Des non-lieux ont été requis. L’instruction a démontré, après leurs auditions et des enquêtes minutieuses menées aussi bien à Paris, Yaoundé, Libreville et autres, qu’ils (ces compatriotes) ignoraient que les fonds remis ou versés dans leur compte par (…) Armand Brice Nzamba, avaient une origine frauduleuse», a affirmé Gabon matin.

Les résultats de l'enquête menée au sein de la banque depuis la mise en lumière de ces malversations, ont relevé qu'entre 2004 et 2009, 16,5 milliards de francs CFA ont été détournés au bureau parisien de la Beeac au profit de 139 personnes. Ces sommes ont été détournées «au moyen de chèques, virements, retraits en espèces et titres de transport» frauduleux, selon ce rapport d’enquête.

L’ancien gouverneur de la BEAC, Philibert Andzembe, avait été démis de ses fonctions le 17 janvier 2010 et remplacé par l’Equato-guinéen Lucas Abaga Tchama, qui était, selon certaines sources, venu évoquer à Libreville le 29 janvier de cette année, le cas des fonctionnaires gabonais avec le président Ali Bongo. On ignore toujours, cependant, quel sera le sort de Philibert Andzembe.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 23:56

 

 

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Libye: Doha offre de l'argent, la reconnaissance du CNT, mais pas d'armes

DOHA - AFP / 13 avril 2011 19h26 - Le Groupe de contact sur la Libye a décidé mercredi à Qatar de fournir une aide financière aux rebelles libyens ainsi qu'un appui matériel, évitant d'évoquer explicitement des équipements militaires.

Le Groupe a déclaré également que le Conseil national de transition (CNT) était le représentant "légitime" du peuple libyen, et répété la nécessité du départ du colonel Mouammar Kadhafi pour mettre un terme à la crise libyenne.

Selon son communiqué final, la réunion de Doha, qui a rassemblé une vingtaine de pays et d'organisations sous la coprésidence de la Grande-Bretagne et du Qatar, a décidé de mettre en place "un mécanisme financier temporaire" pour aider le CNT, organe politique de la rébellion.

Ce mécanisme servira à "doter le CNT et la communauté internationale de moyens pour gérer les aides et répondre aux besoins urgents" des régions contrôlées par la rébellion dans l'est du pays.

Aucune indication n'a été donnée sur la dotation de ce fonds et sur les pays qui doivent y verser des contributions, mais la rébellion avait indiqué avant la réunion qu'elle attendait que des fonds gelés dans le cadre des sanctions contre le régime du colonel Kadhafi soient mis à sa disposition.

Le communiqué lu par le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr Al-Thani, devant la presse estime que "le maintien du régime (du colonel) Kadhafi menace tout règlement de la crise".

Il "souligne la nécessité pour Kadhafi de se démettre du pouvoir" afin de "permettre au peuple libyen de décider de son avenir".

"Le CNT est un interlocuteur légitime et représente les aspirations du peuple libyen" au changement, ajoute le communiqué, satisfaisant dans le principe une demande de la rébellion. Pour le moment, seuls la France, l'Italie et le Qatar ont reconnu le CNT. D'autres pays européens et les Etats-Unis hésitent encore.

Le Groupe de contact a également décidé de fournir un soutien à la rébellion, dont "un soutien matériel" en accord avec les résolutions 1970 et 1973 de l'Onu, qui prévoient notamment un embargo sur les armes.

Interrogés sur la portée de cette décision, les ministres britannique et italien des Affaires Etrangères, William Hague et Franco Frattini, ont semblé diverger sur l'interprétation des résolutions de l'Onu.

M. Hague a évoqué la fourniture de moyens de communications, mais M. Frattini a estimé que "la résolution 1973 n'interdit pas de fournir des armes, des armes non offensives, des armes d'auto-défense".

"Ou bien nous fournissons à ces gens les moyens de se défendre, ou nous nous libérons de l'obligation de défendre la population de la Libye", a-t-il ajouté devant la presse.

Cheikh Hamad a souligné que "le peuple libyen a le droit d'assurer sa défense face aux attaques continues des forces pro-Kadhafi". "L'autodéfense nécessite des équipements, qui ne soient pas offensifs mais défensifs", a-t-il ajouté.

Le communiqué a également appelé à "un cessez-le-feu immédiat" en Libye et réclamé que les troupes du colonel Kadhafi "se retirent de toutes les villes où elles sont entrées par la force".

La deuxième réunion doit se tenir en Italie à une date qui devra être déterminée "dans un proche avenir", selon le communiqué.

(©)

 

Libye : le Qatar a fourni des missiles antichars Milan aux rebelles

TRIPOLI - AFP / 13 avril 2011 23h48 - Le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères Khaled Kaaim a indiqué mercredi soir que le Qatar a fourni des missiles antichars de type Milan, de fabrication française, aux rebelles à Benghazi (est).

"Le Qatar a envoyé des missiles français Milan aux rebelles à Benghazi", a indiqué le ministre au cours d'une conférence de presse.

Il a ajouté que des experts qataris étaient sur place à Benghazi, fief de l'opposition libyenne, pour entraîner les rebelles dans le "camp de 7 avril" dans cette ville, située à 1.000 km à l'est de Tripoli.

Le Qatar et la France font partie de la coalition internationale qui mène l'intervention militaire en Libye.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 22:48

 

 

Ange Patassé

 

 

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NDLR : Il est extrêmement difficile de ne pas établir de lien entre et le décès de Ange-Félix Patassé et le comportement puéril, cynique et totalement irresponsable de Bozizé, son pouvoir et ses griots qui n’ont cessé de clamer que l’ancien président Patassé n’était pas en réalité malade mais faisait de la simulation. Etablir ce lien n’est pas excessif comme le prétend la présidence bozizéenne. Il est un fait établi que les griots de Bozizé ne peuvent sérieusement nier car les Centrafricains et l’opinion publique internationale également, ont été témoins et suivi avec beaucoup d’indignation les péripéties et toutes les tracasseries et entraves dont avait fait l’objet le prédécesseur de Bozizé dont le mauvais état de santé, à l’exception de Bozizé et sa galaxie aveuglés par leur haine de Patassé,  n’était pourtant un secret pour personne.

Les mêmes « contraintes morales qui interdisent toute polémique en cas deuil national » invoquées dans ce communiqué présidentiel auraient dû conduire Bozizé et sa clique à ne point entraver la volonté du président Patassé d’aller se faire soigner où il voulait. On peut comprendre le profond embarras qui est maintenant celui de Bozizé et ses suppôts qui, brutalement confrontés à leur conscience par le décès de l’ancien président, tentent maladroitement de se racheter en lançant ces appels désespérés au peuple centrafricain pour rendre un hommage à l’illustre disparu. Le peuple centrafricain n’a pas besoin de ces appels de Bozizé car il sait dans son for intérieur distinguer entre ses fils et la  place occupée par eux sur l’échiquier politique national.

Le souhait exprimé par la présidence dans ce communiqué de voir « cesser immédiatement la polémique » déclenchée par la mort de Patassé traduit bien la grande gêne de Bozizé et le niveau de remords auquel il doit être en proie actuellement et qui le pousse à tout faire pour s’accaparer des obsèques de Patassé pour tenter de redorer son blason terni par les affres qu’il avait fait subir à ce dernier. La polémique actuelle sur la mort de Patassé et les responsabilités de Bozizé et sa clique présente l’intérêt de leur apprendre qu’il y a des limites à leurs bétises au-delà desquelles il faut savoir ne pas pousser le bouchon  trop loin.  

 S’il est vrai qu’en tant qu’ancien président de la République Patassé n’appartient à personne sinon qu’au peuple centrafricain, il n’en est pas moins vrai qu’il n’est aussi et surtout pas la propriété d’un Bozizé qui peut s’arroger le droit de disposer de ses obsèques comme il le voudrait. Sa dépouille appartient d’abord et surtout à sa famille. Patassé lui-même avait l’habitude de dire que chacun, comme lui, appartient à une famille, une ethnie, une région et un pays. L’ancien président devrait être inhumé en principe selon le choix de sa famille, dans son ancienne ferme « La Colombe » au PK 26 sur la route de Boali. Les travaux d’un mausolée y ont démarré.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 22:41

 

 

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MLPC logo

 

 M.L.P.C       

Bureau Sous Fédéral du Sénégal            Mouvement de Libération Du Peuple Centrafricain

        Secrétariat Général                                              Justice-Liberté-Travail

      N°_01__/BSFS/SG/2011                             Membre de l’Internationale Socialiste

 

Communique de Presse  Relatif à la tenue d’une veillée a la mémoire de Son Excellence Ange-Félix Patassé ancien  Président de la République Centrafricaine (1993 – 2003).

 

Le Bureau sous-fédéral  du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C) du Sénégal, en collaboration avec la communauté centrafricaine du Sénégal, est très touché par la disparition de notre leader charismatique, l’ancien Président centrafricain Ange-Félix Patassé empêché à plusieurs reprises par le président François Bozizé d’aller se faire soigner à l’étranger qui est décédé, le 5 avril 2011. Aussi, organise-t-il une veillée à la mémoire de l’illustre disparu le samedi 16 avril au domicile de M. Thierry Ndoyo sise au quartier Fass Delorme de 22h à l’aube. Nous invitons tous les partisans, sympathisants, parents, amis et connaissances de venir y prendre part massivement.

Pour plus d’information veuillez contacter :

-M. A. YAPENDE (Conseiller à l’Organisation et l’Animation Politique du M.L.P.C),

Tél Portable : +221 77 173 43 04

Tél Fixe : +221 33.842.34.68

-M. T.Ndoyo (Conseiller Politique du M.L.P.C)

Tél Portable : +221 774191111

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 15:02

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 13 Avril 2011 13:26

Le préfet du Haut Mbomou, André SIBALE a demandé aux autorités soudanaises « d’arrêter de piller les richesses de la RCA ».  Il leur demande également de « reconstruire tous les bâtiments administratifs détruits par la rébellion soudanaise en 2002 ». Plusieurs bâtiments de services publics et des maisons d’habitation ont en effet été détruites lors des attaques de certaines villes centrafricaines frontalières avec le Soudan.

Cette mise en garde a été faite au cours d’une mission administrative que le préfet du Mbomou a effectuée à Bambouti (ville frontalière avec le Soudan) la semaine dernière. Selon l’agence d’information Beafrika (www.beafrika.net), le préfet s’est entendu avec ses homologues soudanais pour « mettre fin aux exactions des militaires sur les civils dans la région ».

Le souhait de la population centrafricaine, voisine du Soudan est d’ailleurs de voir un détachement militaire centrafricain important dans ces villes frontalières. Au vu des attaques à répétition des éléments rebelles de la LRA dans la région, le commandement militaire centrafricain a décidé d’organiser des patrouilles militaires dans cette frontière depuis 2010. Visiblement, on assiste à une quasi-absence de ces patrouilles militaires dans cette région.

Les autorités centrafricaines restent cependant attentives à la mise en place du Nouvel Etat du Sud Soudan à l’évolution de la situation dans la région. La carte de la République centrafricaine connaitra un changement dès la mise en place du nouvel Etat.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 14:05

 

 

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(20 minutes 13/04/2011)

Un affrontement a opposé dimanche et lundi l'armée à des rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) dans le nord-est de la Centrafrique.

Selon un chef rebelle, une vingtaine de soldats ont péri lors de cet accrochage, le plus sérieux depuis la réélection le 23 janvier du président François Bozizé, au pouvoir depuis un coup d'Etat militaire en 2003.

«Les combats ont été très durs. Nous avons tué 22 soldats de Bozizé et blessé un grand nombre. On compte dans nos rangs cinq morts et de nombreux blessés», a déclaré à Reuters Issène Abdoulaye, un chef militaire de la CPJP, joint au téléphone.

Un responsable de l'armée a confirmé l'accrochage, qui s'est produit près de la localité de Sekikédé tout en refusant de donner un bilan. «A l'instant où je vous parle, les opérations de ratissage se poursuivent dans le secteur», a-t-il dit en demandant à ne pas être cité.

Avec Reuters

© Copyright 20 minutes

 

 

CENTRAFRIQUE : COMBATS DANS LE NORD, VERSIONS DES FAITS DIVERGENTES

(MISNA) 12 Avril, 2011 - 15:31 - De violents combats entre soldats et rebelles de la Cpjp se sont vérifiés dans la région de Birao, dans le Nord-est du pays.

Les parties aux violences rapportent néanmoins des versions divergentes : si la Cpjp affirme avoir été attaquée par les soldats soutenus par d’anciens rebelles de l’Ufdr, provoquant 27 victimes, dont cinq dans ses rangs et le reste dans ceux du camp ennemi, des sources militaires centrafricaines non identifiées – citées par l’agence Afp – soutiennent quant à elles avoir subi une attaque à une centaine de kilomètres de Birao, sur la route pour Ndele. Sans fournir aucun bilan des affrontements, ces dernières sources affirment avoir mis en fuite leurs assaillants, dont plusieurs auraient été abattus.

Fin mars, d’autres combats s’étaient soldés par des victimes, dont sept civils, dans deux villages de la région de Ndele, dont la population avait appelé le gouvernement à rétablir la sécurité locale. Cette recrudescence des tensions intervient à quelques semaines des élections présidentielles et législatives, respectivement remportées par le chef de l’État sortant François Bozizé et sa coalition.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:24

 

 

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Par Pacome Pabandji - 08/04/2011 JDB

Une attaque près de la commune de Poumayassi fait de nombreuses victimes

 

Les coupeurs de route communément appelés «zaraguinas» qu’on croyait disparaître, ont refait surface à une dizaine de kilomètres de la commune de Poumayassi dans la préfecture de l’Ouaka. L’événement qui nous a été rapporté par une victime, s’était produit le jeudi 24 mars 2011 aux environs de 10 heures. Au nombre de sept hommes tous armés, les malfrats ont pris d’assaut un véhicule de marque Toyota de couleur blanche en partance de Bambari transportant à bord des passagers (au nombre de 12 dont 7 hommes) et des marchandises d’un homme d’affaire musulman habitant la ville de Bambari.

Les malfrats ont fait descendre du véhicule tous les hommes qu’ils ligotaient solidement avant de les tabasser. Ils auraient également blessé par balle l’apprenti-chauffeur qui a refusé d’obtempérer. Ils ont finalement dépouillé les voyageurs d’un montant total de 7 millions et des marchandises pour une valeur de 950.000.000 FCFA. Le salut des voyageurs viendra d’un autre véhicule qui se rendrait dans la localité dans le cadre de la sensibilisation de la population sur les élections du second tour, et qui a alerté les autorités de Sibut. Certains blessés sont conduits à l’hôpital de Sibut pour des soins appropriés. En ce moment, une équipe de la gendarmerie est en route pour se rendre sur les lieux. Rappelons que sur cet axe, ces bandits de grand chemin apparaissent toujours pendant la saison sèche où ils s’en prennent aux voyageurs.

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:04

 

 

 

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13/04/2011 à 11h:46 Marianne Meunier Jeune Afrique

L’ancien chef de l’État centrafricain s’est éteint, le 5 avril, à Douala (Cameroun). Il était arrivé en deuxième position à la présidentielle du 23 janvier.

Ange-Félix Patassé avait quitté Bangui le 2 avril, à bord d’un vol Kenya Airways. Il devait subir des soins pour son diabète dans une clinique de Malabo (Guinée équatoriale). Mais l’ancien président centrafricain n’est jamais arrivé à destination. Il est mort le 5 avril à Douala (Cameroun), où il avait fait escale trois jours plus tôt. Il avait 74 ans.

Le 21 janvier dernier, cet ancien ingénieur agronome, formé en France, paradait dans Bangui, le buste dépassant du toit ouvrant d’un Hummer. Le regard encore vif caché derrière de vieilles lunettes de soleil, affublé de son inséparable nœud papillon, il brandissait une bible devant une foule de partisans. C’était l’avant-veille de la présidentielle, à laquelle il était candidat. Deux fois élu chef de l’État – en 1993 et en 1999 –, il arrivera en deuxième position, avec 20,1 % des voix, face au président sortant, François Bozizé, vainqueur dès le premier tour d’une élection dont les conditions ont été contestées par l’opposition et critiquées par les observateurs.

Exil au Togo. Les deux hommes étaient de vieux adversaires : le 15 mars 2003, le général Bozizé, alors chef d’état-major, renversait Patassé après une longue rébellion. Ayant « rencontré Dieu » pendant cinq années d’un exil au Togo d’où il était rentré en décembre 2008, Patassé confiait à Jeune Afrique, le 24 janvier : « Bozizé est mon petit frère, je prêche la repentance et la réconciliation. »

Méfiant, François Bozizé aura empêché à plusieurs reprises l’ancien chef de l’État d’aller se faire soigner en Guinée équatoriale. Le 2 avril, la pression populaire et diplomatique – notamment celle du président congolais (Brazzaville) Denis Sassou Nguesso – a finalement eu raison de son obstination. La famille de Patassé refuse néanmoins l’organisation d’obsèques nationales.

Né à Paoua, dans le nord-ouest du pays, en 1937, Patassé entre en politique sous Jean-Bedel Bokassa. Ministre du Développement rural, puis du Tourisme, il est nommé Premier ministre en décembre 1976. À ce poste, il organise le sacre de l’empereur, un an plus tard. Mais en 1979, il se retournera contre ce dernier en créant un parti d’opposition, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). Bokassa est débarqué par la France lors de l’opération Barracuda la même année. En 1982, le chef du MLPC tente de renverser le chef de l’État, André Kolingba. Ses compagnons d’armes sont alors deux généraux, François Bozizé et Alphonse Mbaïkoua. Tandis que le premier se réfugie au Tchad et le second dans son village natal, Patassé, vêtu d’un large boubou, se présente à l’ambassade de France qui, à l’époque, tire les ficelles à Bangui. Protégeant Kolingba, l’ancienne puissance coloniale est embarrassée. Sa solution : un exil de Patassé au Togo – déjà.

Accents mystiques. L’« Ange » reviendra dans le jeu politique avec le multipartisme. Il remporte la présidentielle de 1993, considérée comme démocratique, une première depuis l’indépendance. La suite est moins rose. Elle est marquée par des mutineries à répétition, un tribalisme exacerbé – au sein de sa garde notamment, dominée par sa famille ethnique – et de nombreuses tentatives de coups d’État. Les crimes des troupes du Congolais Jean-Pierre Bemba, qu’il appelle à la rescousse fin 2002, entacheront aussi son image. Les avocats de Bemba, actuellement jugé par la Cour pénale internationale, ont souvent réclamé la comparution de Patassé. À Bangui et dans son fief, il reste cependant populaire.

D’éducation catholique, Patassé était rentré évangélique de son exil togolais. Arguant de sa stature d’homme d’État et d’expérience, il cherchait à se placer au-dessus de la mêlée. Dans des discours aux accents mystiques, il citait la Bible, promettait des miracles et assurait que la Centrafrique était « bénie des dieux ».

 

 

RCA : La mort de Patassé laisse Bemba seul face à la CPI

Par Christophe Rigaud - 07/04/2011

«Les troupes de Bemba étaient venues défendre Ange-Félix Patassé d'un coup d'Etat. Patassé ne pourra même plus témoigner»

 

L'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé est décédé à Douala au Cameroun à l'âge de 74 ans. Il était le grand absent du procès de Jean-Pierre Bemba devant la Cour pénale internationale (CPI), accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Les troupes de Bemba étaient venues défendre Ange-Félix Patassé d'un coup d'Etat. Patassé ne pourra même plus témoigner. Homme politique centrafricain né à Paoua le 25 janvier 1937, Ange-Félix Patassé est diplômé de l'Académie supérieure de l'agriculture tropicale de Nogent-sur-Marne (France). Il est nommé en 1965 au cabinet du ministre de l'Agriculture et du développement. Sous la présidence de Jean-Bédel Bokassa, il est plusieurs fois au gouvernement et devient Premier ministre le 8 décembre 1976 jusqu’en juillet 1978. Devenu président de la République le 22 octobre 1993, réélu en 1999, auteur des mutineries et de la mort de plusieurs personnalités de la RCA. Il est renversé par un coup d’État de François Bozizé le 15 mars 2003. Accusé d'avoir détourné 70 milliards de francs CFA, Patassé a été condamné par contumace le 30 août 2006 par la cour criminelle de Bangui à 20 ans de travaux forcés.

Mais Ange-Félix Patassé est également l'un des personnages clés du procès de l'ancien vice-président de République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Les troupes de Bemba étaient effectivement entrées en Centrafrique pour prêter main forte au président Patassé, menacé d'être renversé par François Bozizé. Patassé et Bemba perdront la guerre et François Bozizé s'installe à la présidence centrafricaine. En délicatesse avec Joseph Kabila après sa défaite au deuxième tour de la présidentielle congolaise de 2006, Jean-Pierre Bemba est obligé de s'exiler au Portugal, puis en Belgique après de violents combats avec les troupes de Kabila dans le centre de Kinshasa en 2007. II est arrêté à Bruxelles le 24 mai 2008 suite à un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale sur le dossier centrafricain. Mais Bemba récuse les charges qui pèsent contre lui: il n'était pas présent en Centrafrique pendant les exactions de ses troupes et ne commandait pas directement ses hommes sur place… Il manquait donc quelqu'un sur le banc des accusés selon les avocats de Bemba: Ange-Félix Patassé lui-même. Mais l'ancien président n'a jamais été inquiété par la justice internationale… il est désormais trop tard. Ange-Félix Patassé est décédé ce mardi 5 avril 2011, dans un hôpital de Douala au Cameroun.

 

 

La Centrafrique a-t-elle tué Ange-Félix Patassé?

La polémique enfle autour des circonstances de la mort d'Ange-Félix Patassé. L'ancien président de la République centrafricaine s'est éteint à Douala, au Cameroun, le 5 avril 2011 à l'âge de 74 ans. D'après sa famille, il aurait été empêché par deux fois de se rendre en Guinée équatoriale pour bénéficier de soins auxquels il n'avait pas accès en Centrafrique. Comme le rapporte Afrik.com

«L'entourage de l'ancien président, dont la santé s'était détériorée, avait accusé les autorités d'avoir refusé à deux reprises de le laisser quitter le territoire pour des examens médicaux que les infrastructures sanitaires centrafricaines ne permettent pas de réaliser. Une information que le gouvernement a démentie, avançant des problèmes administratifs.»

Le site du quotidien burkinabè L'Observateur ajoute que «selon l'entourage de l'ex-président, il n'avait pu prendre ni le vol affrété par le président Obiang Nguema le 22 mars, ni le vol régulier de Kenya Airways le 30 mars pour Malabo». Souffrant de diabète et d'une fièvre typhoïde, il avait finalement pris l'avion pour Malabo (capitale équato-guinéenne) via Douala le 2 avril. Selon Martin Ziguélé, son ancien Premier ministre, «il aurait raté sa correspondance à Douala et aurait été hospitalisé dans cette ville», où il serait décédé trois jours plus tard.

Les autorités centrafricaines, elles, démentent toute responsabilité dans l'aggravation de l'état de santé de Patassé. Fidèle Ngouandjika, porte-parole du gouvernement Bozizé (le président actuel), pointe du doigt «l'instrumentalisation à des fins politiques des obsèques d'Ange-Félix Patassé par l'opposition», rapporte le site de RFI.

Ce serait donc au nom d'une «restriction de la liberté d'aller et de venir imposée aux opposants et adversaires malheureux de l'élection présidentielle de janvier 2011» que Patassé n'aurait pu quitter le territoire, tel que le souligne le journaliste Séni Dabo dans le quotidien burkinabè Le Pays.

 «Mais l'on ne peut pas dire que l’interdiction de sortir du territoire a été compensée par une prise en charge du patient au niveau national. Non seulement les autorités l’ont retenu mais aussi ne l’ont pas soigné.»

Président de la République centrafricaine en 1993 et réélu en 1999, Patassé avait été contraint à l’exil en 2003 après le coup d’Etat militaire de François Bozizé. C’est en 2009, après six années d’exil, qu’il est revenu au pays afin de se présenter à l’élection présidentielle de 2011.

«Ange Félix Patassé s’est énormément épuisé durant la campagne électorale qui l’a vu parcourir le pays du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Bien plus, déterminé à revenir aux affaires, le président Patassé s’est donné à fond. Au point de solliciter des financements du guide libyen Kadhafi contre une hypothèque sur les diamants de la République centrafricaine. Une ambition à laquelle François Bozizé a mis fin en se faisant proclamer vainqueur du scrutin au terme duquel "le moustachu" (comme on le nommait à Bangui), s’est rallié à Martin Ziguélé l’ancien Premier ministre du pays et candidat malheureux à la présidentielle de janvier dernier», explique le quotidiens camerounais Mutations.  

Mis en cause dans le procès de Jean-Pierre Bemba (qui se tient actuellement devant la Cour pénale internationale) pour avoir participé aux massacres commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003, Patassé gardait toutefois de nombreux sympathisants. A l’image de Paul Kakpé, 64 ans, qui confie à l’AFP:

«Le pouvoir a intérêt à corriger l’erreur politique grave qu’il a commise en refusant à deux reprises que le président Patassé sorte pour un contrôle médical. Il doit lui réserver des obsèques nationales dignes de ce nom. On ne peut pas comprendre qu’un pays assassine ses propres enfants en interdisant qu’ils sortent pour des raisons sanitaires.»

Lu sur Afrik.com, Quotidien Mutations, Le Faso.net, RFI, l'Observateur

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 08:03

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 01:50

 

 

 

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Source : Blog de Makaila Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 23:07

 

Les détails de l’implication d’Idriss Deby Itno

 

Il est aujourd’hui temps qu’on ressorte les gesticulations fondées de Deby pour venir coûte que coûte en aide à Kadhafi.

Deby est probablement un des rares chefs d’Etat avoir ouvertement et clairement pris position en faveur du régime libyen et pris des actes concrets pour venir en aide à Kadhafi. Selon ses propres dires (Cf. interview dans « Jeune Afrique »), Deby est en contact permanent avec Kadhafi depuis les débuts de l’insurrection.

L’insurrection libyenne a débuté vers mi-février ; inquiet Deby a reçu immédiatement l’Ambassadeur de la Libye au Tchad, M. Greyne, un ex garde de corps rapproché de Kadhafi et qui a eu déjà à exercer au Tchad comme Ambassadeur.  Avant de s’envoler pour l’Afrique de l’ouest dans le cadre du conflit ivoirien, Deby dépêcha auprès de Kadhafi son frère Daoussa Deby, ambassadeur du Tchad en Libye, accompagné de M. Greyne, pour s’enquérir de la réalité de la situation. Avant le retour de ses émissaires, Deby appela Kadhafi depuis Abidjan le 21 février. Selon des témoins, Kadhafi auraient demandé une assistance en hommes le plus urgemment possible, car dès la fin de la conversation, Deby avait pris deux décisions importantes :

1 - Deby demanda à son frère Oumar Deby, Commandant de la garde présidentielle et au Ministre de la défense un ancien rebelle qui a longtemps vécu en Libye, de mettre en route immédiatement un contingent de 300 personnes. Ceci fut exécuté et le premier contingent est parti depuis Abéché, la grande ville du Nord,

2 – Deby demanda à Daoussa Deby d’organiser et armer la très nombreuse colonie tchadienne en Libye pour la mettre à la disposition de Kadhafi. C’est ainsi que commença toute l’histoire des mercenaires défendant le régime de Kadhafi.

L’envoi des militaires

Selon des témoins, il y a eu au moins 4 vols à destination de la Libye entre le 22 et le 24 février, y compris les éléments tchadiens basés à Birao, (RCA) et les recrues en formation au centre d’instruction (CI) de Moussoro. Le premier vol est parti d’Abéché, les autres d’Amdjeress, le village natal de Deby. Tout au début de l’opération, les éléments tchadiens étaient dirigés par Abbadi Saîr, Aberahman Erdebou, des individus qui connaissent parfaitement la Libye pour y avoir vécu longtemps. Dès que la présence de ces individus fut signalée, Deby les a fait revenir dare-dare et pour les afficher à la TV nationale. La réception et le placement des éléments tchadiens envoyés par Deby en Libye sont coordonnés par l’Ambassadeur de la Libye au Tchad, M. Greyne qui a élu domicile pour l’occasion à Sebha, dans le sud libyen. Ainsi on a appris que les éléments tchadiens avaient pris position autour de la ville de Zawiya, défendus Syrte et sécurisés les routes qui mènent de Zawiya vers Syrte et de Syrte vers Tripoli.

Outre les éléments envoyés par avion à partir des différents aéroports, d’autres envois terrestres furent effectués. Ainsi, les 1er et le 3ème régiments de la Garde Présidentielle, commandés par les officiers Bokhit Djouma, Daoussa Hachim Kembé et Hissa Chérif (escadron lourd), ont bougé courant mars de la ville de Massaguet à destination de la Libye. Deby, pour camoufler l’opération a fait savoir qu’il s’agit de sa protection dans le cadre de son déplacement au nord du Tchad pour la campagne présidentielle.

En réalité déjà le 15, les 2 régiments se trouvaient à Tanoua, en Libye, avant de rebrousser chemin dès les premières frappes aériennes. Selon plusieurs sources, les éléments relevés de la ville de Birao ont été anéantis par l’aviation des alliés.

Les mercenaires – Comme cela est relaté plus haut, c’est à partir des conversations entre Deby et Kadhafi que l’idée des mercenaires est née, car Kadhafi a demandé en toute urgence des hommes, car il lui en manque : sa garde personnelle ne peut pas le quitter et l’armée régulière a regagné l’insurrection. Donc à la demande de Deby, Daoussa Deby organisa et arma la colonie tchadienne en Libye, moyennant des sommes très importantes. Il s’agissait d’abord des Tchadiens, mais plus tard il s’agira de tous les ressortissants de l’Afrique Noire ; sous la supervision de l’attaché militaire, le Cl Shawish et le responsable des renseignements, le Cl Amir Abdoulaye Idriss, l’opération de recrutement a drainé des milliers des individus et des sommes à l’Ambassade du Tchad à Tripoli. Selon des sources concordantes, ce sont les libyens qui fournissent les moyens financiers et évidemment les armes. Les premiers mercenaires recrutés à Benghazi ont été chassés par les insurgés se trouvent actuellement à Salloum localité frontière égyptienne.

Selon des informations non confirmées, plusieurs vols d’avion des mercenaires en provenance de l’Afrique de l’Ouest atterrissent à Sebha et l’Ambassadeur Greyne est chargé de les acheminer vers l’intérieur.

Autres recrutements

Outre les militaires de l’armée tchadienne et les ressortissants de l’Afrique noire en Libye, il y a eu aussi d’autres recrutements parallèles. D’abord celui de la 1ère Dame. Celle-ci a puisé dans les « Ouled Himet », sa famille maternelle, très proche des libyens, surtout par le teint.

Ces éléments ont acheminés directement à Tanoua par des avions libyens, puis déployés sur les différents champs de bataille. Ensuite, c’est le tour de Assilel Moukhtar (cousin germain du Ministre des Affaires Etrangères M. Moussa Faki), Conseiller, chargé de mission de Deby, un individu rendu tristement célèbre par son implication de l’assassinat de l’ex Préfet d’Abéché, le Sheihk Adam Barka et ses collaborateurs. Il était Chef militaire du GUNT, allié de la Libye pendant la guerre civile des années 80. Après la défaite du GUNT, Assilel fut récupéré par les services des renseignements libyens jusqu’à l’an 2006 où il a été refilé à Deby qui le nomme Conseiller, chargé de Mission. Il est aussi chargé par Deby de recruter les siens et les envoyer au front. Parmi les recrutés d’Assilel, il y a eu ces deux frères, Ali et Brahim Moukhtar qui viennent de trouver la mort à Ajdabia.

Divers  

Selon des sources concordantes, Deby aurait fortement suggéré à Kadhafi de se replier sur Sebha, le fief des Gadhafa ce qui lui permettra d’enjamber facilement la frontière tchado-libyenne en cas des difficultés majeures. Cela explique largement pour quoi Greyne s’est installé carrément à Sebha. Cela explique aussi peut être le transfert des sommes colossales de la Libye vers le Tchad, sommes convoyées par le beau-fils de Deby et DGA de la Banque tchado libyenne. Ce plan est peut être compromis avec l’arrivée des forces coalisées et le bombardement de la piste de Sebha. Mais l’argent et peut être l’or sont entre les mains de Deby !

Appui militaire

Il est formellement établi qu’outre des recrutements sur place en Libye et ceux effectués en parallèle par les proches de Deby (Hinda, Assilel Moukhtar, etc.), ce sont les 2ème et 3ème régiments de la GR, sous le commandement des Officiers Ousmane Bahar Itno, Adam Dicki Hamid, Aboud Idriss Sergouno, et Adam Souleymane dit Adam Touba, l’exécuteur d’Ibni Oumar, Chef des Renseignements militaires, ainsi que d’autres officiers supérieurs, commandants des compagnies : Hissa Chérif Koido (Escadron blindé), Bokhit Amadi Djouma, Daoussa Hachim Kembe, qui combattent aux côtés des forces de Kadhafi. Ces groupements au gré des intensités des combats entrent et sortent à partir du Sud libyen. En plus de ceux-là, y combattent également les éléments tchadiens relevés à partir de la base de Birao (RCA).

Appui diplomatique

Deby avait joué un rôle important dans le silence quasi continu de l’UA vis-à-vis de la crise libyenne. Il avait personnellement appelé le Secrétaire Exécutif de la Commission, la plupart de ses pairs et surtout menacé d’un coup d’état, son homologue de la Guinée équatoriale dans le cas où il prend une décision défavorable à Kadhafi.

Toutes ces tractations sont payées par Kadhafi, tout récemment, Deby a reçu 2 milliards d’Euro de la part de Kadhafi. L’argent fut convoyé par Daoussa Deby et Greyne dont la gestion est assurée par  Daoud Hamid.

Idriss Deby Itno est Impliqué comme d’habitude dans d’autres affaires sinistres, il vient d’armer les rebelles du sud-soudan contre les Salva Kiir, comme il est contre la division du Soudan.

Les Zakhawa ne veulent être pris en tenailles par les ambitions démesurées de Deby. Ces agissements n’engagent que Deby et les Itno et non les Zakhawa en général. C’est pourquoi j’ai décidé de ressortir ces informations car Deby nous interdit même les places mortuaires afin les parents pleurent leurs morts. A suivre……

Nourene Souleymane  Nourene991@hotmail.fr  

 

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