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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 05:19

 

 

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DECLARATION

 


La crise centrafricaine, suite au déclenchement des hostilités par la Séléka ayant abouti à la chute de nombreuses villes du pays, a failli faire basculer la Centrafrique dans l’inconnu. Les chefs d’Etat de la CEEAC se mobilisés sous la direction du Président Déby pour convaincre les parties à s’asseoir autour de la table afin de rechercher ensemble les voies de sortie de la crise. Ils ont réussi et les « frères ennemis » se sont retrouvés à Libreville où pendant trois (3) jours ils ont discutés et sont parvenus à un accord de cessez-le-feu assorti de résolutions visant, à la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigée par une personnalité issue de l’Opposition démocratique.


Arrivé à Bangui, Le général Bozizé dissout le gouvernement Touadéra comme première étape à la formation du gouvernement d’union nationale conformément aux dispositions de l’accord de Libreville2. L’opposition démocratique lui emboîte le pas en désignant le 12 janvier par consensus Me Tiangaye comme futur Premier Ministre. Mais le Président Bozizé, traîne les pas en usant des méthodes dilatoires du genre :  «  la coalition Séléka n’a pas encore proposé son candidat » !


Chacun sait que l’accord de Libreville n’a pas spécifié une double candidature de l’Opposition démocratique d’une part et de Séléka d’autre. La vérité est que Mr Bozizé espérait sur  des dissensions internes de l’opposition et  ne s’attendait pas quelle ne parviennent pas aussi facilement à un choix consensuel porté sur Me Tiangaye dont il redoute la collaboration. En refusant de nommer Tiangaye comme Premier Ministre, le général Bozizé viole délibérément les accords de Libreville unanimement approuvé par les parties et par toute la communauté internationale. Cette attitude remet objectivement en cause l’élan de solidarité de la CEEAC par l’envoi massif des troupes pour stopper le déferlement de la rébellion en direction de Bangui.


On ne le répètera jamais assez que Mr Bozizé n’a envisagé le règlement de la crise que par la voie militaire pour laquelle il ne dispose d’aucun moyen en raison de la déliquescence de son armée. Pour lui l’envoi des troupes de la CEEAC et l’arrivée des mercenaires sud africains devraient permettre de stopper Séléka  afin de lui laisser le temps de réorganiser ses troupes. De ce point de vue, les accords de Libreville ne présentent aucune importance pour lui et les efforts de ces pairs de la CEEAC complètement nuls.


L’UDPP demande par conséquent au Président Bozizé de laisser de côté ses intérêts égoïstes et de ne voir que ceux du peuple qu’il a plongé dans la misère depuis dix ans. Un officier général est un homme de parole, puisqu’il est un général, il doit tenir parole. Me Tiangaye est un centrafricain, pourquoi ne peut-il pas assumer les charges de Premier Ministre fût-il sous sa présidence.


L’UDPP en appelle à toutes les parties, le Président Bozizé en tête, de faire preuves de sagesse et de patriotisme et de s’en tenir exclusivement aux accords. L’UDPP encourage M Bozizé à ne pas tenir compte des conseils du sérail qui ne voit que ses intérêts égoïstes en l’induisant en erreur. Que Dieu bénisse la Centrafrique.


Fait à Paris le 15 Janvier 2013

 

Le président

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 04:00

 

 

Bozizé en difficulté

 

 

La décision de l’opposition démocratique de porter son choix sur Me Nicolas Tiangaye et de le proposer à François Bozizé comme Premier Ministre du gouvernement de transition dont le principe a été retenu dans les accords de Libreville a plongé Bozizé et la bozizie dans un état de forte agitation politico-psychologique, un véritable cauchemar dont on ne peut mesurer la portée. Au sein de la bozizie, il fallait très rapidement trouver la parade et faire preuve d’une grande imagination et d’initiative afin de barrer absolument la route de la primature à l’ancien Bâtonnier du Barreau des avocats de la RCA et fondateur de Ligue centrafricaine des droits de l’homme, président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) dont les relations personnelles avec Bozizé sont pour le moins exécrables. Leur espoir a reposé dans un premier temps sur la rébellion Séléka qu’ils ont cru pouvoir manipuler pour qu’elle ne puisse pas soutenir le choix de Tiangaye comme PM. Peine perdue.

 

Dans un second temps, ils ont suscité d’autres candidatures pour la primature comme si la fonction de Premier Ministre pouvait aussi être ouverte à candidature comme celle de Président de la République. D’où les propositions du MLD que la rédaction publie ci-dessous et même dans une certaine mesure celle annoncée in extremis de Jean Jacques Demafouth qui, qu’on le veuille ou non, sont venues contribuer à la confusion que Bozizé et ses stratèges - on parle notamment du ministre Josué Binoua, d’Alfred Poloko et de Cyriaque Gonda, président du PNCN, un parti de la majorité présidentielle - ont voulu semer délibérément selon nos informations, toujours dans le but inavouable de torpiller la désignation de Nicolas Tiangaye comme Premier Ministre.

 

Malheureusement pour Bozizé et ses intellectuels conseillers, les entretiens de ce mardi à Brazzaville entre Michel Djotodia et Christophe Gazam Betty de Séléka, Nicolas Tiangaye, Martin Ziguélé, Crépin Mboli-Goumba et autres de l'opposition démocratique, avec le président Denis Sassou Nguesso chargé du suivi des accords de Libreville qui les a reçus pendant deux heures d’horloge, ont définitivement porté un coup fatal aux plans machiavéliques de tout ce beau monde à commencer par Bozizé qui doit recevoir apprend-t-on ce mercredi 16 janvier les envoyés spéciaux du Président congolais porteur d’un seul message qui est en substance ceci : « Le Président Sassou nous charge de te dire que le Premier Ministre que tu dois nommer par décret est Nicolas Tiangaye ». Game’s over… ! A cause de la médiocrité, de la haine de Bozizé envers Nicolas Tiangaye et de son refus de mettre en œuvre loyalement les accords de Libreville, des actes de souveraineté nationale comme la désignation du PM et la formation du gouvernement sont gérées à Brazzaville, comme si on était revenu au temps de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) où le gouverneur Général siégeait dans cette capitale.


Toute honte bue, Bozizé va être bien obligé de se faire hara-kiri et d’entériner la nomination de Nicolas Tiangaye faute de quoi, il remettra tout en cause et trouvera en face de lui non seulement le président du comité de suivi des accords de Libreville mais sans doute à nouveau Séléka qui refera parler les armes. Il doit bien comprendre que plus rien ne sera comme avant Libreville et qu’il est bel et bien en train de perdre le pouvoir qu’il n’a jamais voulu partager avec d’autres fils du pays qui auraient peut-être fait mieux que lui à la place où il se trouve depuis mars 2003.

 

La rédaction 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 


Le MLD Mouvement de Libération Démocratique est le prolongement des comités de soutien du candidat indépendant Ange Félix PATASSE aux élections présidentielle et législative du 23 Janvier 2011.


Ces élections contestées ont crédité le candidat Ange Félix PATASSE de 21%, plaçant ainsi son mouvement au deuxième (2) rang dans la configuration politique actuelle.


Le MID devient ipso facto le leader incontestable et incontesté de l’opposition non armé. Devant cette réalité le MLD à droit à un espace dans le débat politique national. Malheureusement nous, militants de MLD, avons constaté avec amertume que notre parti a été purement et simplement écarté par les organisateurs du débat politique de Libreville au Gabon.


Nous revendiquons avec force notre présence dans tout débat politique qui suit la rencontre de Libreville et surtout celui qui concerne la formation du Gouvernement d’Union National.


S’engager dans cette voie c’est travailler pour la paix et la justice en République Centrafricaine

                                                                                                     

                                                                                          Pour le Bureau politique

                                                                                                Président du MLD

 

                                                                                             

 

                                                                                                Jaques BONIBA

Ampliation :

S.E Monsieur le Président de la République

Chef de l’Etat

Ambassades

Organisation Internationales

Médias

 

 

__________________________________________________________________________________________________

 

 

 

Proposition du MLD (Mouvement de Libération  Démocratique) pour la Formation du Gouvernement d’Union Nationale

 

Les personnalités suivantes ont été désignées  par le bureau politique :


Premier Ministre : Jacques BONIBA, Docteur en Sciences Economiques, Maîtrise en Gestion.

Maîtrise en Sociologie de Développement, Université de Paris SORBONE. Président du MLD.


Ministres :


Mr MBAGAÏ MathieuGéomètre principal. Premier Vice Président du MLD.


Mr NGAYOUMAÏNA Martin  Morin. Maîtrise en Histoire ancien inspecteur académique, membre du bureau politique.


Mr GOSSY Pierre Noël, Maîtrise en Gestion des Entreprises, secrétaire général du parti.


Mr PATASSE Sylvain, Opérateur Economique, Militant du parti.

 

                                                                 Pour le Bureau Politique


       Le Président

 

     

                  Jacques BONIBA

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

COMMUNIQUE RELATIF AUX INQUIETUDES DES DEMOCRATES
SUR LE POSITIONNEMENT DE L'ANCIEN PORTE PAROLE
                 DU PRESIDENT PATASSE
Suite aux réactions de plusieurs compatriotes et de certains observateurs internationaux à propos de l'unité de l'opposition dans son ensemble, sur les grands enjeux de la crise actuelle,nous KODEGUE GUY SIMPLICE,Ancien Porte parole du Président PATASSE,Porte parole Délégué du FARE,Membre fondateur du MLD déclarons par le présent communiqué ,afin de lever toute équivoque:

  • Qu'un important pas a été fait à LIBREVILLE et c'est une étape à saisir pour une sortie de crise

  • Que nous prenons acte des accords signés et qui entrent dans la légalité internationale


  • Nous apportons personnellement un appui politique sur le fond à la candidature de Monsieur NICOLAS TIANGAYE ,Président du CRPS,comme Premier Ministre tout en reconnaissant que la procédure de désignation n'a pas été respectée,

Par conséquent,nous estimons qu'il faut donner une chance à la paix,et nous en appelons solennellement à tous d'œuvrer pour la stabilité de notre pays et d'agir concrètement pour le succès de la transition avec bien sûr toutes les forces vives de la Nation:

  • Président de la République
  • Premier Ministre de la transition,
  • Opposition démocratique,
  • Opposition armée,
  • Majorité présidentielle,
  • Société civile,
  • Personnalité indépendante.

Réaffirmons que toute démarche individuelle n'est que suicidaire et ne peut que compromettre dangereusement les chances de la PAIX.


Souhaitons vivement que le mépris tant reproché au Président BOZIZE à l'égard des acteurs de la vie nationale ,ne refasse surface dans cette période délicate où le peuple à besoin de la cohésion,de l'unité de la paix qui sont aux fondements de la République.
FAIT A PARIS LE 15 Janvier 2013

Juriste,Spécialiste des questions sanitaires et sociales

KODEGUE GUY SIMPLICE

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 03:54

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

 

BANGUI : LA POPULATION S’INQUIÈTE DU RETARD DE LA NOMINATION DU NOUVEAU PREMIER MINISTRE

 

 

Tiangaye et Sassou

 

 

Bangui, 15 janv. 13 2013 (RJDH) – La population de la ville de Bangui commence à s’inquiéter du retard pris pour la nomination du nouveau Premier ministre de transition, qui sera issu de l’opposition démocratique comme prévoit l’accord de Libreville signé entre les parties prenantes. Cependant plusieurs personnes interrogées craignent le retour probable des hostilités dans le pays.


« Je suis vraiment inquiet par rapport à ce  retard.  Je pense que l’opposition démocratique et la Séléka sont responsables de cette situation, parce que c’est à eux de choisir le nouveau premier ministre. Il faut que cela se fasse vite pour ne pas que les hostilités reprennent », a déclaré Firmin Sénamo, habitant le quartier Benz-vi.


Yvette Koyassé, mère de famille, pense que l’opposition démocratique et les rebelles ne sont pas encore unanimes pour le choix d’un nouveau premier ministre. Pour elle,  ce retard à des répercutions sur les activités administratives.


«  Personnellement, je crains la reprise des hostilités si l’opposition démocratique et les rebelles n’arrivent pas à faire le choix de consensus d’un premier ministre. Et après ils vont encore créer un autre trouble pour mettre le pays dans le chaos », a souligné un étudiant en droit à l’Université de Bangui.


Certaines personnes accusent le président François Bozizé et ses partisans de vouloir gagner du temps dans la nomination de ce nouveau premier ministre, pour réorganiser leur propre camp.


« A mon avis c’est le pouvoir en place qui est responsable de ce qui se passe actuellement. L’opposition démocratique a choisi maître Nicolas Tiangaye comme Premier ministre. Mais je ne comprends pas pourquoi jusqu’à ce jour le décret n’est pas  encore signé », se demande un agent de l’Etat qui a requis l’anonymat.


Alexis Poumar, affirme quant à lui que ce retard vient de la part du pouvoir en place. « Tout le monde sait que c’est maître Nicolas Tiangaye qui est choisi par l’opposition avec l’accord des rebelles, mais à mon avis ce choix n’est pas du goût des gens qui sont au pouvoir, c’est pourquoi ils font tout pour retarder les choses », -t-il ajouté.


Le président François Bozizé a affirmé dimanche à Bangui attendre, l’arrivée des leaders de la Séléka, pour apposer sa signature sous le décret de nomination du nouveau premier ministre. Le probable futur Premier ministre Nicolas Tiangaye, a affirmé lundi alors qu’il était en mission à Brazzaville que les rebelles sont également d’accord pour sa nomination. Le document sera validé dit-il, après son retour dans la capitale centrafricaine.


Lors des négociations de Libreville le 11 janvier dernier, le poste du premier ministre devrait revenir à l’opposition démocratique. Selon les informations, maître Nicolas Tiangaye a été choisi par l’opposition pour occuper ce poste. Mais le président François Bozizé lors de sa déclaration à la jeunesse, le dimanche dernier avait annoncé qu’il attend d’abord voir si les rebelles de la Séléka approuve cette proposition avant de signer le décret.

 

 

KABO : LA VILLE BAIGNE DANS L’INSÉCURITÉ

 

Kabo, 15 janv. 13 2013 (RJDH) Un homme âgé d’une soixantaine a été retrouvé mort, le lundi 14 janvier,  à environ de 20 kilomètres de la ville de Kabo. La victime était partie en colonie de pêche. La population soupçonne les éleveurs peulhs d’être à l’origine de ce meurtre.


Le maire de la ville de Kabo, Abdel Atif,  joint au téléphone ce matin par le RJDH, a confirmé l’information avant de préciser que  sept personnes  ont été tuées et cinq maisons incendiées après un malentendu entre les musulmans et les chrétiens de la localité  le jeudi 10 à dimanche 13 janvier


La même source a par ailleurs fait savoir que la population de la ville de Kabo vit dans la terreur à cause de multiples cas d’exactions qu’elle subit depuis l’occupation de la localité par les rebelles de la coalition Séléka.


« Un jeune homme âgé de 28 ans a été kidnappé le dimanche dernier par des éléments de la Séléka. Ces derniers lui ont demandé de lui indiquer la maison du chef de quartier Kabo 6 qu’ils ont par la suite brûlé, avant de tuer l’homme enlevé », a témoigné un habitant de Kabo.


Le  maire de la ville de Kabo, dit avoir  initié une rencontre entre les éleveurs et les agriculteurs afin de ramener la paix dans la localité. « Nous avons envoyé des gens vers les éleveurs ‘’Mbarara’’ pour qu’ils viennent et que ensemble avec les cultivateurs nous cherchons la solution à ce conflit. J’espère qu’ils viendront et ce problème sera résolu. Mais notre inquiétude est la présence des rebelles dans la région », a-t-il dit.


 

BOUAR : DES CAS D’ENLÈVEMENT ENREGISTRÉS DANS LA COMMUNE D’ABBA

 

Bouar, 15 janv. 13 2013 (RJDH) Des cas d’enlèvements ont été enregistrés dans la commune de Abba à 133 kilomètres de la ville de Bouar (Ouest). Ces personnes ont été kidnappées pour servir de guide aux hommes armés non identifiés dont leur présence a été signalée dans cette localité.


D’après le témoignage d’un élément des Forces armées centrafricaines (FACA), qui a requis l’anonymat, cette bande  armée a séjourné deux jours dans le village d’Abobo à 12 kilomètres  de la sous-préfecture d’Abba. Ils détiennent des armes de fabrication artisanale.


La même source a précisé qu’une équipe des FACA est présente dans cette localité. Mais aucun  affrontement entre n’a été signalé entre l’armée et cette bande.« Les personnes enlevées servent de pisteurs à cette bande qui les utilisent également pour d’autres fins, comme pour le transport de leur butin », a-t-elle ajouté.


Depuis le samedi 12 janvier, la présence d’une bande armée non identifiée a été signalée dans la sous-préfecture d’Abba. La population est donc terrorisée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 03:43

 

 

Adrien-Poussou.JPG

 

 

Chaque fois que la République Centrafricaine rencontre une difficulté ou un échec, le doute s’installe. On ne questionne plus ce qu’il fait, on dispute de ce qu’il devait être. C’est pourquoi dès le lendemain des attaques lancées par la rébellion Séléka, les experts de pacotille et les pseudo-spécialistes ont arpenté les plateaux télé pour vouer les Centrafricains à une crise existentielle dont le symptôme serait leur résistance à entrer enfin dans l’ère de la modernité.


Il est vrai qu’aujourd’hui, le manque de moyens de l’État, l’effondrement des structures sociales et le bas niveau d’instruction de la majorité des « cadres » du pays n’autorisent pas à rêver. Néanmoins, gouverner la Centrafrique pour la moderniser dans l’équité et la transformer dans l’harmonie devait rester pour les Centrafricains au mieux une aspiration, en tout cas, un objectif réaliste.


Notre pays ne peut être privé de toute perspective de progrès social à cause de notre désinvolture et il faut bien s’interroger sur les moyens de parvenir collectivement. Faisons preuve de lucidité à l’égard du passé, comme de l’avenir, à l’égard de nos échecs comme de nos réussites, aussi maigres soient-elles. Constatons que les divisons, la haine tribale et les intérêts égoïstes n’ont jamais favorisé la construction d’un État respectable et respecté.


Face aux réalités contemporaines, nous devons nous efforcer de conjuguer liberté et solidarité, individualisme et identité collective, efficacité économique et justice sociale, initiative et régulation, besoin de stabilité et désir de changement.


La question est donc de savoir si la politique vise à servir les intérêts d’une minorité de privilégiés voraces et insatiables ou si elle doit s’inspirer d’une exigence humaniste et universaliste pour agir.


La République Centrafricaine ne sortira pas de sa crise actuelle en s’interrogeant sans fin sur les causes du problème qui sont d’une manière ou d’une autre connues. Mais la question qui lui est posée est moins celle, statique, liée aux origines de son effondrement que celle, dynamique, de son rapport à l’Afrique et au monde.


Il est urgent, me semble-t-il, de reprendre un travail de réflexion et de proposition sur les grandes questions de l’heure. Il appartient naturellement au prochain gouvernement qui devait être rapidement formé de concevoir une politique économique qui muscle notre appareil productif inexistant tout en répartissant plus équitablement revenus et richesses ; définir les valeurs autour desquelles rassembler la communauté nationale ; refaire de la Centrafrique une nation phare en matière de formation ; moderniser nos services publics et inventer une protection sociale digne de ce nom ; résoudre définitivement la question de l’insécurité en restructurant  les forces de sureté et de défense, les dotant de moyens adéquats ; convaincre et détourner notre voisin Tchadien de sa tentation hégémonique et ses visées expansionnistes sur nos richesses du sous sol ; inciter la France, l’ex-puissance coloniale à se poser les bonnes questions sur nos rapport avec elle qui ne sauraient être guidés par le seul paternalisme.


C’est en revenant au débat de fond que les Centrafricains construiront la République dont le peuple a besoin.


La vraie façon de créer cette nouvelle dynamique, pour changer la donne en épargnant au pays l’oscillation entre l’instabilité permanente provoquée par la violence et les remèdes de prestidigitateurs extérieurs qui ont montré leur limite, serait de rassembler dans un même élan patriotique toutes les forces qui travaillent réellement à la construction d’une société post-Séléka. Cette société transversale respectueuse de la dignité humaine et où les intérêts égoïstes, les profits personnels ne pourraient être ni instrument d’épanouissement personnel encore moins une fin.


Ce rassemblement de talents ne saurait emprunter la forme d’un mouvement populiste hâtivement érigé tels les collectifs-quelque-chose que l’on voit actuellement pousser comme des champignons autour de certaines personnes conjoncturellement médiatisées.


Il doit plutôt répondre à la double exigence de réinventer  un pays où il fait bon vivre et de s’ouvrir à la modernité. Il lui faut vite sortir de l’impasse actuelle, et, pour enclencher sa marche, opérer d’abord un retour vers ce qui est la mission fondamentale d’une élite nationale : construire ensemble la Nation.


La nouvelle génération des Centrafricains doit être au centre de cette rénovation, de ce retour au politique, comme dirait quelqu’un. On l’entend ces temps-ci s’exprimer, souvent pour se plaindre. Pourquoi devrait-elle se vivre comme une cohorte frustrée et impatiente ? Si elle ne se borne pas à critiquer le passé, si elle ne reproduit pas les défauts qu’elle impute à ses aînés, si elle sait faire surgir des idées nouvelles sans courir derrière la dernière mode et les ambitions titanesques, si elle ne se morcèle pas – chacun croyant pouvoir être le premier -, si elle prend le temps nécessaire de l’apprentissage, si elle travaille, propose et construit, naturellement, l’avenir lui appartiendra.


Cette génération devra ouvrir un nouveau cycle. Ce n’est que comme cela qu’au sortir de la crise actuelle, pourra s’envisager pour elle et la République Centrafricaine, une renaissance ayant pour socle une exigence fondamentale : faire ensemble et sans animosité de la politique.


Adrien Poussou   

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:34

 

 

 

Habré

 


APA-Dakar (Sénégal) 2013-01-15 20:38:14 - La Belgique s’engage à financer à hauteur de 530 millions de FCFA, la création des chambres africaines extraordinaires au sein de la juridiction sénégalaise pour faciliter la tenue du procès de l’ancien président Tchadien Hisséne Habré, exilé au Sénégal depuis plus de 21 ans

 

«Le Sénégal, avec la création de ces chambres, a achevé de mettre en place les mécanismes aptes à faire juger les auteurs présumés des crimes et violations graves du droit international, de la coutume internationale et des conventions internationales ratifiées par le Tchad et le Sénégal, commis sur le territoire tchadien durant la période du 07 juin 1982 au 1er décembre 1990», a expliqué Aminata Touré, Ministre de la justice, Garde des sceaux.



Elle s'exprimait lors de la cérémonie de signature de convention de financement en vue du procès de l'ancien président tchadien Hisséne Habré qui a dirigé son pays de 1982 à 1990.



Revenant sur le procès, dont le cout est estimé à 4 milliards de FCFA, elle a souligné qu'il sera entamé ‘'incessamment'' par des enquêtes qui seront menées au-delà des frontières notamment au Tchad et en Belgique.



Ce procès, a-t-elle dit, constitue un test majeur pour le Sénégal en particulier, et l'Afrique, en général, à travers l'Union africaine.



«Nous devons assumer notre responsabilité dans le concert des nations éprises de justice et pour rendre l'autre, dans le cas qui nous préoccupe, c'est l'Afrique qui entend juger l'Afrique ou plus exactement certains des siens impliqués dans la gestion de ces crimes imprescriptibles», a notamment dit la ministre de la justice du Sénégal.


 
L'ambassadeur de la Belgique au Sénégal, Johan Verkammen, s'est réjoui de la création de ces chambres africaines, affirmant que son pays se tient à la disposition du Sénégal pour coopérer dans le cadre de l'enquête dans le respect des règles de droit international régissant l'entraide judiciaire.



Après les Pays-Bas, la Belgique est le deuxième pays à apporter son appui au Gouvernement du Sénégal, dans le cadre du financement des chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:26

 

 

Jean-Pierre-Redjekra.JPG



Je déclare en ce 15 janvier 2013, devant l’histoire et devant les hommes, mon soutien en mon nom personnel, à maître Nicolas Tiangaye. Je suis convaincu qu’il saura diriger avec un sens élevé des responsabilités, avec courage et détermination, dans un esprit d’apaisement et de réconciliation, les destinées de la transition pour l’alternance, la justice et la paix.

 
Je voudrais souligner par la présente, les qualités personnelles de cet homme d’Etat qui a prouvé la densité de ses convictions de démocrate, de combattant des droits de l’homme et d’avocat aux compétences professionnelles reconnues au plan national et international et qui a été toujours aux côtés de toutes et de tous, sans distinction ni discrimination de quelque nature que ce soit. Profondément respectueux de l’Etat de droit, Me Tiangaye a toujours eu recours aux voies du droit pour faire valoir ses prétentions, à la justice, à la vérité, aux libertés et au droit de vote.

 
Je renouvelle ma caution citoyenne à ce grand patriote centrafricain, sans attendre quelque contrepartie que ce soit. Je m’engage par ailleurs devant tous mes compatriotes, à apporter ma contribution désintéressée aux actions structurantes de reconstruction, de réalisation des droits vitaux et de liberté, pour chaque centrafricaine et centrafricain, sur toute l’étendue du territoire. C’est de l’action positive de toutes et de tous, que renaîtra un jour, les conditions de l’espoir, de la prospérité économique, de la dignité et de la Renaissance Centrafricaine.


Ancien secrétaire général du mouvement des élèves et étudiants qui a œuvré pour l’instauration de la démocratie pluraliste, des droits de l’homme et des libertés en 1991, membre fondateur de la Ligue Centrafricaine des droits de l’Homme dont j’ai été le rapporteur du premier congrès, ancien étudiant exclut de l’Université de Bangui et de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature, en raison de mon engagement pour la cause de l’Education, de la formation et à l’épanouissement des jeunes, membre fondateur du Conseil National de la Renaissance Centrafricaine – Finï Beâfrica (Cnrc-Fb), chevalier de la reconnaissance centrafricaine, je publie la présente déclaration en qualité de citoyen de la République Centrafricaine, mon pays.


Fait à Rouen, le 15 janvier 2013.


Jean-Pierre REDJEKRA


Proviseur de Lycée

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:14

 

 

Tiangaye et Sassou

 


APA-Brazzaville (Congo) 2013-01-15 18:00:25 - La coalition Séléka a approuvé mardi la nomination de Nicolas Tiangaye au poste de Premier ministre, une désignation déjà entérinée par l’opposition, au lendemain des négociations de Libreville.


« Nous sortons de cette entrevue avec beaucoup d’optimisme quant à l’avenir de notre pays. Il n’y a plus de dissensions parce que l’accord de Libreville prévoyait que le Premier ministre soit issu de l’opposition démocratique et l’opposition démocratique m’a désigné à l’unanimité. Cela a été approuvé par la coalition Séléka », a déclaré Nicolas Tiangaye. 


« Après Brazzaville je vais rentrer avec la Séléka à Bangui qui va confirmer la proposition faite par l’opposition démocratique », a-t-il poursuivi. 


De son côté le chef de la Séléka, Michel Djotodia, a déclaré : « Nous venons de confirmer M. Tiangaye comme Premier ministre. C’est le futur le Premier ministre, il n’y a plus d’objection. Le partage des portefeuilles est une échéance à venir. Nous avons convaincu ceux qui sont sur le terrain. Il est trop tôt de dire si oui ou non nous réclamons le portefeuille de la Défense. On vient de signer un cessez-le feu, donc c’est après la formation du gouvernement qu’on verra comment procéder au regroupement et au retrait de nos troupes », a encore dit Michel Djotodia


Confirmant les propos de son chef, Christophe Gazam Betty, principal négociateur de la Séléka chargé des questions politiques, a déclaré que « tout le monde est d’accord pour la désignation de Me Tiangaye (…). Il faut positiver, il n’y a pas de garantie à 100%, il n’y a pas non plus de sécurité à 100%. Il y a un temps pour tout. Je pense qu’il faut se faire confiance, on va rentrer sur Bangui pour faire avancer les choses ». 


Le premier ministre aura pour tâche de composer un gouvernement d’union nationale composé de la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, la coalition Séléka, la société civile et les groupes politico-militaires non combattants.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:07

 

 

 

CEEAC

 

 

convoi FOMAC àn Damara

 

 

APA – Libreville (Gabon) 2013-01-15 18:23:32 - Le secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Nassour Guelendouksia Ouaïdou, a annoncé mardi à Libreville, qu’il sollicitait auprès de l’Union africaine une aide financière d’environ cinq millions d’euros pour financer la force d’interposition de la CEEAC dépêchée en Centrafrique, un pays membre de la communauté aux prises avec la rébellion de la Séléka.


''Donnez-moi les moyens pour que je garde mes troupes là-bas à Bangui'', a lancé M. Guelendouksia Ouaïdou qui a indiqué par ailleurs qu'un soldat coûtait par jour à la CEEAC 9 600 FCFA. A ce jour, l'institution régionale a déjà dépensé 500 millions de FCFA.


''Même si le climat est apaisé à Bangui, la prudence recommande que les troupes mettent plusieurs mois dans la capitale centrafricaine'', a-t-il ajouté, s'adressant à une délégation de l'UA.

La délégation de la commission de l'Union africaine était conduite par l'ambassadeur chef de bureau de liaison de N'djamena, Ki Doulaye Corentin, et ce dernier a dit avoir traduit fidèlement la doléance de la CEEAC à la présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma.

Tout en se disant optimiste par rapport à l'aboutissement favorable de cette requête, M. Corentin a indiqué que la CEEAC était pour l'UA un pilier très important. 


Le Gabon, le Tchad, le Congo Brazzaville et le Cameroun sont les pays qui ont dépêché des troupes à Bangui à raison de 120 soldats par Etat. Cette opération rentre dans le cadre du Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale (COPAX). 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:44

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

 

Déclaration de l’Organisation de la Société Civile Centrafricaine de France (OSCCF) suite à l’accord de sortie de crise signé le 11 janvier 2013 au Gabon. 

                    

Retour de la paix en Centrafrique, une satisfaction.


Dans notre pays, la  Centrafrique,  la guerre et ses corollaires qui pointaient leur nez à l’horizon il y a quelques jours, ont, par la grâce de Dieu, cédé place à la paix. Bien que cette paix retrouvée reste à consolider, c’est tout de même une satisfaction.


Cette satisfaction est toutefois mêlée  de chagrin car nous partageons aussi la douleur de nos compatriotes  qui ont perdu l’un des leurs dans ce conflit.


L’organisation de la Société Civile Centrafricaine de France (OSCCF) qui n’avait pas hésité à faire des propositions de sortie de crise (Cf. Proposition de sortie de crise du 26/12/2012) salue le sursaut patriotique des Centrafricains pour la paix et par ricochet l’accord de paix  de Libreville signé le 11 janvier dernier.

   

L’OSCCF se félicite en outre de ce que l’essentiel de ses propositions ait été retenu et figure bien dans l’accord de Libreville. Toutefois elle regrette le maintien en place de l’assemblée nationale qui aurait dû être dissoute en même temps que le gouvernement. L’économie ainsi réalisée (plus de 200 millions de Fcfa par mois, correspondant aux salaires et primes des députés) aurait par exemple pu permettre, pendant les 12 à 18 mois que va durer la transition, le financement d’un ministère ou secrétariat d’état chargé du « Service à la nation, de l’éducation de la masse (conscientisation, changement de mentalité, lutte contre la corruption,…) et de l’insertion professionnelle des jeunes. Un ministère ou secrétariat d’état susceptible de travailler en transversal avec les autres ministères en vue de changer radicalement la situation des jeunes qui vivent dans la précarité et constituent des proies faciles pour les va-t-en guerres et autres mafiosi. Dans un pays comme le nôtre où tout, presque,  reste à faire, il est inimaginable qu’il y ait autant de jeunes en chômage, sans emploi. Une solution de choc existe pourtant bien pour endiguer ce fléau. Les moyens tant financiers qu’humains existent ; reste la volonté politique. Bref.

 

Soutien à la nomination du premier ministre.


L’Organisation de la Société Civile Centrafricaine de France soutient la proposition de Me Nicolas TIANGAYE comme premier ministre et invite le président de la république à valider cette proposition. Ce soutien de l’OSCCF à la nomination de Me TIANGAYE se justifie par le critère d’intégrité dont jouit ce dernier, bien qu’il existe bel et bien d’autres Centrafricains répondant à ce même critère.

 

Nomination des ministres et autres représentants  de la diaspora centrafricaine.

 

Comme on a coutume de dire « Mieux vaut prévenir que guérir », nous supposons que ce sont les partis politiques et autres entités de la rébellion qui vont proposer un ou plusieurs des leurs au premier ministre pour les postes de ministre et autre. Par conséquent, l’OSCCF attire dès à présent l’attention du futur premier ministre sur le choix qui sera fait quant à la nomination des personnalités de la société civile au sein du gouvernement de transition. Nous suggérons à cet effet  au premier ministre de s’adresser aux organisations de la société civile centrafricaine de part le monde pour que ces derniers lui fassent une proposition. L’idéal serait qu’il y ait au moins 3  représentants de la société civile (un de Centrafrique, un de l’Afrique en général et un dernier issu du reste du monde (notamment Europe)). Il est clair dorénavant que nous ne voulions plus être représentés par des personnes que nous n’avions pas choisies nous même.  Ce temps est révolu !


En sommes, notre souhait est que le gouvernement qui sera formé ne puisse pas être que des nominations en guise de reconnaissance pour les temps passés dans le combat ou d’un simple militantisme au sein d’un parti politique ou encore par clientélisme. Notre pays a besoin des cadres de qualités, expérimentés et  intègres ; susceptibles de mettre leur savoir faire au service du développement du pays.  Nous réitérons notre proposition d’un gouvernement restreint avec un accent particulier sur la défense nationale. 

 

Respect de la parole donnée et Transparence.


En définitif, l’OSCCF appelle tous les signataires de l’accord de Libreville à respecter scrupuleusement et de bonne foi cet accord auquel ils ont tous souscrit. Des ajustements, s’il y a lieu, doivent se faire dans une totale transparence. 

 

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

                                               Fait à Paris le 15 janvier 2013.


Le Bureau national de l’OSCCF.


osccfr@yahoo.fr

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:40

 

 

 

 Tiangaye-et-Sassou.jpg

 


BRAZZAVILLE (Centrafrique) AFP / 15 janvier 2013 15h16 - La rébellion du Séléka a confirmé mardi la désignation par l'opposition - démocratique et armée - de l'avocat Nicolas Tiangaye comme futur Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, levant un obstacle à sa nomination par le président François Bozizé.


Nous venons de confirmer le choix de M. Tiangaye comme Premier ministre. C’est le futur Premier ministre, il n’y a plus d’objection, a déclaré le chef du Séléka Michel Djotodia à sa sortie à Brazzaville d'une audience avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le Comité de suivi de l'accord de paix de Libreville


Michel Djotodia et plusieurs autres rebelles, étaient accompagnés à l'audience par Me Tiangaye.

 

L'accord de sortie de crise signé vendredi à Libreville prévoit un nouveau Premier ministre issu de l'opposition.


Dimanche soir, Josué Binoua le ministre de l'Administration territoriale du gouvernement démis samedi, avait déclaré que le président centrafricain François Bozizé, après avoir été informé de la désignation de Me Tiangaye par l'opposition démocratique, attendait d'être informé par écrit du nom proposé par les rebelles avant de nommer le nouveau titulaire de la Primature.

 

Nous sortons de cette entrevue avec beaucoup d’optimisme quant à l’avenir de notre pays. Il n’y a plus de dissensions parce que l’accord de Libreville a prévu que le Premier ministre doit être issu de l’opposition démocratique et l’opposition démocratique ma désigné à l’unanimité. Cela a été approuvé par la coalition Séléka, a commenté Me Tiangaye.



Je vais rentrer avec le Séléka à Bangui qui va confirmer la proposition faite par l’opposition démocratique, a-t-il précisé.

 

De source de la délégation de Me Tiangaye, les rebelles et lui rentreront mardi en fin d'après-midi à Bangui.

 


(©)

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