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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 01:59

 

 

 

Bemba-Gombo.jpg

 

 

jeudi 26 mai 2011  par (AfriSCOOP ) — Le Mouvement de libération du Congo (MLC), première force d’opposition parlementaire, attend que Jean Pierre Bemba puisse être libéré pour venir participer à la présidentielle de novembre 2011 en République démocratique du Congo (Rdc), a déclaré ce jeudi à la presse le secrétaire général adjoint du parti, Jean Lucien Mbusa.

"J.P. Bemba est co-auteur, mais depuis le début du procès, on a jamais vu comparaître l’accusé Ange Félix Patassé jusqu’ à sa mort". a déclaré Mbusa, soulignant que ce procès est politique et non judiciaire.

Le chef du MLC Jean Pierre Bemba est accusé de crimes de guerre (viols, exactions tueries, tortures, pillages...), commis par ses hommes en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Le procureur général de la la République centrafricaine (RCA) Firmin Feindiro, sollicité par le procureur de la CPI, l’Argentin Luis Moreno-Ocampo, a indiqué que les hommes de Bemba étaient sous les ordres de Ferdinand Bobayake, chef de la sécurité présidentielle de Ange-Félix Patassé dont le pouvoir était menacé par la rébellion dirigée, à l’ époque, par François Bozizé, l’ actuel Président de la République.

A la suite d’ une démarche du gouvernement centrafricain, la CPI avait lancé un mandat d’arrêt international, le 16 avril 2008, contre le sénateur congolais. Ce dernier a été arrêté à Bruxelles, dans la nuit du 24 au 25 mai.

Trois ans après son arrestation, le procès peine à commencer. Débuter fin 2010 après de multiples reports, la première phase des auditions est loin de s’achever : sur 800 témoins, seuls 40 ont déjà été entendus.

Depuis son arrestation, que de nombreux observateurs qualifient de "procès politique" pour laisser le champ libre au président Kabila, Jean-Pierre Bemba a toujours laissé entendre qu’il se présenterait coûte que coûte au prochain scrutin même si son parti est coupé en deux après la "destitution" du secrétaire général, François Muamba par Thomas Luhaka.

Candidat malheureux au deuxième tour de l’élection présidentielle congolaise de 2006, Jean-Pierre Bemba avait quitté Kinshasa le 11 avril 2007

 

© AfriSCOOP & Xinhua

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 01:51

 

 

 

Patassé Ange

 

 

 

Source : www.cameroonvoice.com

 Le Messager 25/05/2011 14:44:29

Les proches de l’ex-chef d’Etat disent avoir été interdits de voir la dépouille d’Ange Félix Patassé. Ce que dément le corps diplomatique.

«Nous avons été tabassés et fouettés par les militaires. Beaucoup de nos frères sont morts et blessés. L’armée a refusé que nous voyions le corps de notre héros national et que nous l’enterrions comme il se doit». Tel est le témoignage de Félix Armel Vangamouna, citoyen centrafricain résidant à Bonadibong-Akwa (Douala), de retour des obsèques d’Ange-Félix Patassé, dimanche 22 mai 2011. L’infortuné dit avoir été stoppé par la soldatesque aux ordres du pouvoir de Bangui. «L’avion a atterri à Bangui à 16h. Après les dispositions pratiques, le cortège est sorti de l’aéroport et c’est au niveau de pk 22, à l’entrée de Bangui, que tout s’est gâté. Les militaires ont tiré sur la foule désarmée sans discernement, alors que nous voulions seulement rendre un dernier hommage à celui qui a dirigé ce pays».

Ces graves affirmations qui sont de nature à ternir l’image du régime de Bangui sont démenties par le consul de la République centrafricaine à Douala : «Tout ceci est absolument faux. Tout s’est bien passé, car les obsèques ont suivi le programme préétabli. Je puis vous assurer qu’il n’y a pas eu de morts, puisque l’armée n’a tiré sur personne sinon les médias internationaux en auraient fait écho». Absent aux obsèques d’Ange-Félix Patassé pour «cas de force majeure», ce diplomate qui n’écarte pas l’hypothèse des sempiternelles bousculades en de telles circonstances, exclut la thèse du crime organisé. «Toutes les dispositions ont été prises pour que tout se passe bien, qu’il soit enterré avec les honneurs dus à son rang, dans la plus stricte intimité». Propos confirmés par Aliha Mangambou, un autre participant aux obsèques. «Il y a eu des bousculades entre ceux qui voulaient trop s’approcher du cortège, et les services de sécurité. Les militaires n’ont fait que leur travail, celui de contenir la foule. J’ai vu des gens qui se sont évanouis, mais pas de morts. Et s’il y a eu affrontement, c’est peut-être ailleurs, et pas à l’entrée de la ville. Mais je pense que les gens ont grossi les faits».

Pourtant, c’est dans le calme et le recueillement dignes de la tradition bantoue que la mise en bière s’est déroulée jeudi, 19 mai 2011 à l’hôpital Général de Douala, en présence du corps diplomatique, parents, amis et connaissances. Le cortège funèbre prendra par la suite le chemin de l’aéroport international de Douala, pour la capitale centrafricaine. Même mort, Ange Félix Patassé continue de faire parler de lui. Malgré lui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 01:16

 

 

 

Déby et El Bechir

 

Bozizé KNK

 

 

Les Brèves de N’djaména : Deby très inquiet

Comme annoncé il y a de cela quelques semaines, Deby est arrivé le 23 mai à Khartoum accompagné du Gouverneur de l’Oubangui Chari, François Bozizé. Deby est venu mettre Bozizé au service d’El Béchir. En effet, ce dernier est très fâché pour avoir été dupé par les occidentaux qui n’ont tenu aucun de leurs engagements, ni promesses : accord de paix avec les rebelles de Darfour, allègement des poursuites judiciaires contre El Béchir, etc. Aussi voudrait-il les faire payer en allumant la guerre au Sud Soudan par l’intermédiaire des nombreux groupes rebelles qu’il a créés et qu’il finance.

  Ces groupes rebelles devraient avoir une base arrière à partir de laquelle ils doivent mener des opérations militaires, recevoir des aides de toute nature. Cette base sera donc le département de l’Oubangui Chari du Gouverneur Bozizé qui voit ainsi une occasion en or pour barrer la route à ses propres rebelles. Deby, farouchement opposé à l’indépendance du Sud Soudan pour des raisons de politique intérieure, sera l’intermédiaire très intéressé. C’était donc le but secret de ce déplacement

Les soudanais auraient voulu s’en tenir strictement aux relations trilatérales dont l’objectif principal est de déstabiliser le Sud Soudan et par ricochet, les rebelles centrafricains. Les Soudanais n’auraient pas voulu aborder d’autres sujets qui fâchent. Tel n’est pas l’entendement de Deby. Apparu « très en l’air, énervé », à la limite, hagard, Deby avait plusieurs dossiers dans sa serviette :

  • Le cas des opposants tchadiens au Soudan : selon des témoins oculaires, Deby aurait reproché aux soudanais de continuer à entretenir la rébellion tchadienne, sinon il comprend très mal l’activité intense à travers l’internet, organisée par les opposants sans que les soudanais réagissent ; mieux il avait à plusieurs reprises demandé la déportation vers le Tchad ou l’expulsion du Soudan de certains éléments de l’UFR dont la liste a été communiquée à plusieurs reprises aux soudanais.
  • Deby aurait fourni aux soudanais « des preuves intangibles » sur les relations très étroites qu’aurait l’UFR avec le CNT (Conseil National de Transition) libyen et les préparations de l’installation de l’UFR en Libye dès l’éviction de Kadhafi. Selon « les mêmes preuves », l’UFR est en train de recruter des jeunes tchadiens et les envoyer en renfort pour soutenir le CNT et que des responsables de l’UFR font des va-et-vient entre le Soudan et Benghazi. Les soudanais auraient écouté d’une oreille distraite et de manière assez perplexe toutes ces accusations. Pour le calmer, ils ont procédé séance tenante à l’arrestation de certains cadres de l’UFR dont on ne connait jusqu’à ce jour ni le sort, ni leur lieu de détention. Selon les mêmes, Deby serait très inquiet des supposées relations entre l’UFR et le CNT et qu’il aurait demandé aux soudanais de nettoyer toute survivance de l’opposition armée tchadienne avant la chute de Kadhafi. Selon Deby, Kadhafi tombé, une autre rébellion verra le jour dont le noyau serait composé de ceux qui séjournent actuellement au Soudan.
  • Qui de Deby ou les services des renseignements soudanais a pris l’initiative, on ne sait pas encore. Mais contre toute attente, des responsables de l’UFR à Khartoum ont été reçus par Deby. Debout, Deby aurait évacué la rencontre en une fraction de seconde : «voyez les modalités pratiques de votre retour avec Chaïbo, le DG de l’ANS. » Point à la ligne. Déception sur toute la ligne chez tout le monde. Selon les mauvaises langues c’est contre cet entretien avec Deby et sous la pression des renseignements soudanais que les mêmes responsables « auraient vendu » un des responsables de l’UFR qui essayait d’éviter les renseignements soudanais depuis un bon bout de temps.
  • Deby a formellement demandé aux soudanais de jouer l’intermédiaire entre lui et le CNT en utilisant le concours des égyptiens. «Kadhafi, c’est fini et il faut que je renoue avec ces gens-là », a déclaré Deby. Les soudanais étaient clairs à ce sujet : trop tôt et sujet très sensible compte tenu du degré de l’engagement de Deby aux cotés de Kadhafi.
  • Dernier sujet développé par Deby et qui aurait fortement embarrassé voir même étonné ses interlocuteurs. Deby aurait péroré longuement sur « une présence active » des cadres du Sud du Tchad au Soudan. Deux cadres du sud du Tchad auraient séjourné à Khartoum pendant au moins deux semaines chez un dignitaire du Sud Soudan avant de regagner le Tchad en passant par Juba et Kampala. Sans parler des séjours fréquents de ces mêmes cadres au Sud Soudan. Quel est le rôle du Soudan dans ces va-et-vient, aurait-il demandé. Les soudanais très surpris par la question, seraient restés bouche bée !

Selon des sources concordantes, Deby et son doungourou Bozizé auraient quitté Khartoum pas très satisfaits.

Beremadji Félix N’djaménna

 

NDLR : On appréciera au passage que Bozizé est traité à juste titre de "Gouverneur de l'Oubangui" par le confrère tchadien. Cela correspond tout à fait malheureusement à la réalité des choses.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 19:24

Catherine Asthon 

 

 

drapeaux_rca_ue_200.jpg

 

Elle est essentiellement née du non-respect des principes démocratiques lors des élections générales du 23 janvier 2011

L’organisation des élections en Centrafrique a été financée en grande partie, à hauteur de 80%, par l’UE qui malheureusement ne s’est pas vraiment assurée du bon déroulement du processus électoral.

Face à l’impartialité et à la subordination totale à Bozizé du président de la CEI, le vrai faux pasteur et nullissime Joseph Binguimalé,  les dysfonctionnements et graves irrégularités ont été accumulés avant, pendant et après le double scrutin présidentiel et législatif du 23 janvier 2011. La mission d'experts électoraux financée et dépêchée par l'Union européenne a constaté plusieurs violations graves des principes internationaux de transparence, d'équité et de régularité qui régissent les élections démocratiques et a remis un rapport explosif sur ces élections jumelées qu’elle a qualifiées de « sujettes à caution ».

De nombreuses fraudes et manipulations ont été réalisées au profit de Bozizé et son parti le KNK, de l'absence de vérification sérieuse de l'identité des votants, de la remise en cause profonde de l'indépendance de la Commission Electorale, de l'absence des listes électorales dans de nombreux bureaux de vote, et bien d'autres manquements graves encore. Le doute sur la sincérité des résultats est tel que les partis d'opposition ont préféré retirer leurs candidatures au second tour des élections législatives, pour ne pas cautionner cette mascarade électorale.

Pour clôturer le tout, la Cour constitutionnelle de la RCA dont les membres ont été soudoyés et terrorisés et donc manifestement aux ordres du pouvoir du président Bozizé, a rendu des réponses hâtives quant aux nombreux recours déposés par les opposants et même certains candidats de partis dits de la majorité présidentielle. Ce qui devait arriver est arrivé. Bozizé s’est fait élire dès le premier tour de scrutin Président de la République avec un score à la Biélorusse. Cas unique dans le monde et qui fait la honte du pays, il s'est fait aussi élire comme député à l'Assemblée Nationale, outrepassant ainsi le sacro-saint principe en démocratie de la séparation des pouvoirs de l’exécutif et du législatif.

 Refusant de cautionner un régime au pouvoir aussi peu respectueux des normes qui régissent les élections dans tout régime qui se veut démocratique, l’Union Européenne par la plume de sa Haute Représentante Mme Ashton, a écrit une lettre au président Bozizé le 7 mars 2011 pour lui faire part de la préoccupation de l'UE concernant la situation politique en RCA. Elle lui a demandé l'ouverture d'un dialogue politique renforcé au titre de l'article 8 de l'accord de Cotonou, qui pourrait servir de cadre pour traiter notamment des questions liées au processus électoral et à la gouvernance démocratique.

Le 27 mars, la porte-parole de Mme Ashton a exprimé dans une déclaration sa préoccupation sur les restrictions à la liberté de circulation de certains membres de l'opposition, cas de Me Nicolas Tiangaye empêché de se rendre à Ndjaména pour des raisons professionnelles et de l’ex et défunt président Ange-Félix Patassé qui a fini par en décéder. D’autres cas de persécution comme celle à l’encontre de Me Otto du RDC et d’arrestations et détentions arbitraires (Mbessa du RDC, Armel Sayo,) ont été signalés.

La Républicaine Centrafricaine étant signataire de l'Accord de partenariat ACP-UE, ou Accord de Cotonou, lequel astreint ses signataires au respect des principes de la démocratie et de l'état de droit, l'article 96 de l'Accord de Cotonou prévoit la possibilité de sanction d'un Etat signataire en cas de non-respect des principes démocratiques. Le 8 avril dernier, les ambassadeurs à Bangui de la France et de l’UE ont rencontré Bozizé pour lui faire une véritable explication de texte sur les risques encourus par son pouvoir en cas de refus d’obtempérer aux exigences des principes démocratiques et celles de l’UE.

Plusieurs parlementaires européens se sont récemment émus de la crise postélectorale et de l’impasse politique en Centrafrique caractérisée essentiellement par un grave déficit de démocratie et le passage en force électoral du parti au pouvoir le KNK dont l’illégitimité est incompatible avec les principes démocratiques et d’un  Etat de droit. Ces députés, aussi bien au Parlement Européen que lors de la 21ème session de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP/UE qui s’est tenue à Budapest en Hongrie du 16 au 18 mai dernier, n’ont pas hésité à poser des questions écrites aux plus hauts responsables de l’UE.    

Selon nos informations, l'UE attend actuellement la réaction du président Bozizé à la lettre de Mme Catherine Ashton demandant la mise en place d'un dialogue politique renforcé autour notamment du processus électoral. De sa réponse dépendra comment l’institution européenne donnera suite aux relations avec la RCA. L'UE continue à suivre avec beaucoup d'attention la situation politique en République Centrafricaine.

 

Rédaction C.A.P 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 04:52

 

 

 

obsèques Patassé 7

 

 

 Message de Bozizé lors des obsèques officielles de Patassé prononcé en sango

 

« Chers compatriotes, Mme Patassé, Famille Patassé,

Ce n’est pas pour rien que je prends la parole en ce jour, car dans le malheur qui nous a frappés beaucoup de choses ont été dites. Trop de médisances, beaucoup de mensonges. Notre pays a souffert à cause de ces mensonges. Aujourd’hui mensonges, demain mensonges, après demain intoxication, manipulation. De quoi ce pays n’a-t-il pas été accusé ?

Il n’y a que cela qui nous détruit. Et c’est ce qui a fait que la République centrafricaine a régressé. Ce que vous dites, tout le monde l’a entendu. C’est Bozizé qui a tué Patassé. Oui ! Quand tu es chef d’Etat, on peut déverser n’importe quoi sur toi, même les matières fécales. Patassé à l’époque en a subi les contrecoups et a fait aussi l’objet de mensonges. Ceux qui aujourd’hui trompent les gens étaient hier les fervents opposants à Patassé. Aujourd’hui, pour embêter Bozizé ils sont derrière Patassé pour dire que ce sont eux qui aiment Patassé etc.. .Oui, c’est ça la vie, c’est aussi cela la politique. Je disais en Français que « la politique est quelque chose qui n’a ni tête ni queue mais elle est comme ça ».

Mais face à un discours politique, il faut prendre de recul et bien réfléchir sinon tu seras embourbé et le politicien te fera marcher la tête en bas, les pieds en l’air, c’est cela la politique. Beaucoup de présidents sont morts mais parmi tous ceux dont on énumère les noms, je les connais tous. J’ai travaillé sous leurs ordres sauf Boganda que je ne connais pas. Quand il était décédé, j’étais au Gabon et j’avais treize ans avant que je ne revienne au pays. Patassé, je l’ai aussi servi comme tous l’ont servi. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais mentir, je connais Patassé. J’étais son chef d’Etat-major, son Inspecteur général des armées. « Repos : Garde à vous ! » je l’ai fait. Il ne faut pas que les gens viennent raconter des histoires, expliquer des choses pour dire que « c’est moi qui connais mieux Patassé » etc…

Ah la politique c’est la politique ! C’est quelque chose qui est difficile. Vous savez ce qui s’était passé quand j’étais chef d’Etat-major. Mais ces menteurs qui aujourd’hui circulent, tournent, guettent, ce sont eux qui reviennent aujourd’hui pour raconter leur vie.

Relevé de mes fonctions, je suis allé rester à PK 12. Ils l’ont trompé et l’ont poussé à me mettre la main dessus. J’ai fui pour Kabo. Ils l’ont poussé de nouveau pour aller m’arrêter. De nouveau, je suis parti à Sido. Abdoulaye Miskine a débarqué quatre fois pour m’attraper à Sido. Je me suis réfugié à Sahr puis je me suis rendu à N’djaména.

Tout cela n’était pas suffisant pour mes détracteurs et il a fallu l’implication diplomatique avant que je ne m’échappe pour Paris en France où je vais résider trois mois durant. Qu’est ce qui s’est -t-il passé ? J’apprends que les banyamulengués ont assiégé Bangui. Ils sont partis à l’intérieur du pays, notamment à Bossangoa. Quand j’ai appris cela, je me suis dit, c’est mon pays, il faut faire quelque chose au lieu de rester en France à ne rien faire et souffrir.

La personne que j’ai informée, c’est le Ministre d’Etat Karim Meckassoua. La deuxième fois, je lui ai dit, je n’ai plus ma place à Paris. La troisième fois, j’ai quitté sans en avoir parlé à quiconque et même mon épouse ne savait pas où j’étais parti, jusqu’au moment où je suis allé sur le terrain et provoquer le changement. Dans ce monde, il n’y a pas que la République centrafricaine seule qui a fait le changement, cela s’est aussi produit ailleurs. Ai-je bien fait ? Ai-je mal fait ? Je laisse toute appréciation entre les mains de Dieu.

Patassé a vécu à Lomé, après il est venu à Bangui. C’est moi qui ai organisé son arrivée à l’aéroport jusqu’à ce que, pour raison de sécurité, nous l’avons logé à Boali parce qu’on ne sait jamais, les méchants peuvent attenter à sa vie, après il est retourné à Bangui, d’abord au PK 10 et ensuite à côté de la gendarmerie où il a séjourné je pense un an et deux mois. Je n’ai eu vent qu’il souffrait d’une quelconque maladie. Nous nous sommes rencontrés deux, trois ou quatre fois, il a parlé de sa candidature à l’élection présidentielle. Il voulait se présenter comme candidat de son parti le MLPC mais malheureusement, il a eu un problème de leadership avec la justice, il a abandonné et s’est présenté comme candidat indépendant. Il a préparé sa campagne normalement, il recevait des gens chez lui, il a fait sa campagne à Gobongo au PK 12. Les élections générales se sont déroulées, ls résultats du 1er tour ont été proclamés, je suis passé et il m’a secondé. On n’a pas appris qu’il était malade. Après, on apprend qu’il est au FARE, une organisation politique qui se proclame Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections. Après ce FARE, à l’époque, j’étais à Birao, à Obo ou Ndélé, c’est là que j’apprends qu’il est à Chouaib. J’envoie mon médecin personnel pour aller voir ce qui se passe. Sa famille empêchera mon médecin de le voir et il est venu m’en parler. Deux, trois jours après, j’apprends que Patassé est sorti de la clinique et se trouve à la maison.

Ensuite, c’est Patassé lui-même qui a parlé à la radio, déclarant que ce n’était juste qu’un malaise, un coup de palu, quelque chose de ce genre. Quand nous avons appris cela nous nous sommes calmés. Peu de temps après, je reçois une correspondance de son conseiller politique qui me demande de tout faire pour l’évacuer à l’Hôpital du Val de Grâce à Paris. La France n’est pas mon pays. Je ne la commande pas. Pour aller en France comme vous le savez, il faut le visa. Mon cabinet a travaillé avec l’Ambassade de France. Comme ils avaient éconduit mon médecin personnel, j’avais envoyé cette fois-ci un médecin colonel qui s’occupe de la commission nationale de l’évacuation sanitaire qui a rencontré le médecin personnel de Patassé qui à son tour, a joint un proche de Patassé qui va dire NON ! NON ! NON !

Le médecin colonel demande au médecin personnel de Patassé de lui remettre les bulletins de santé de Patassé mais celui-ci va refuser. Du coup, l’évacuation sanitaire de Patassé à Val de Grâce est devenue impossible. Car à paris, il faut envoyer le dossier médical, au vu de cela, l’institution va établir une facture pro forma qu’elle renvoie au pays concerné avant que le malade ne vienne.

Après cela on parle d’une évacuation en Guinée Equatoriale à presque 24 ou 48 heures. Je prends l’ambassadeur de la Guinée Equatoriale qui est là assis, à témoin. J’ai réquisitionné l’avion d’un particulier qui est de passage. Je l’ai reçu en audience, je le connaissais et je lui ai sollicité quatre ou six heures de temps pour une mission aller-retour, pour une mission importante. Il a été d’accord. L’Ambassadeur de France a été convié à mon cabinet et il a conduit une mission constituée du personnel de mon cabinet à Malabo aller-retour. Ils ont rencontré le Président de la Guinée Equatoriale 24 h 48 après, Patassé et sa suite sont partis. On dit que c’est moi qui ai empêché Patassé d’aller en Guinée Equatoriale. L’ambassadeur de la Guinée Equatoriale ici présent peut me démentir. La Guinée Equatoriale est un pays étranger sur qui je n’ai pas de prise. La décision finale lui revient. Je ne peux empêcher ce pays ami de recevoir Patassé. Cependant, Patassé est une autorité qui se rend dans un pays étranger, il ne peut pas partir comme cela, sans formalité, dans la précipitation. Il faudrait que tout soit au point avant qu’il ne parte. Après cela, que puis-je dire ? Ils sont allés en Guinée Equatoriale. Ensuite j’apprends au téléphone par la voix d’un individu  en France qui déclare que non, Patassé est à l’Hôpital au Cameroun. Peu après, c’est la nouvelle de son décès qui nous parvient. Est-ce que dans tout ce que je viens de dire c’est du mensonge, c’est la vérité ? J’ai cité des passages de la Bible et la mort, c’est pour tout le monde, il n’y a pas d’immortel sur cette terre. Le deuil, c’est pour tout le monde. La question que je me pose intérieurement, c’est qu’est-ce qui s’est passé dans la concession de Patassé pour qu’il soit admis à la clinique Chouaib ? Qu’on nous dise la vérité là-dessus !

Secundo : Patassé malade, pourquoi l’avoir laissé dire qu’il est en bonne santé ? Ses reins, ses poumons fonctionnent bien ? Que ceux qui sont dans la concession de Patassé disent la vérité ; qu’ils ne mentent pas gratuitement au nom des gens, qu’ils disent la vérité. Oui, je disais ici que j’ai servi Patassé. Son diabète a daté. A l’époque, à l’Etat-major, c’est quelqu’un qui mange de manière réglée et dort même à temps. Ce qui a fait qu’il était en bonne santé, parce qu’il respecte les prescriptions. C’est à cela que je réfléchis.

Tertio : Depuis qu’il est revenu de Lomé jusqu’aux élections du 1er tour etc…, nous n’avons pas appris des nouvelles concernant Patassé qui se faisait des soucis de santé. Mais après son entrée au FARE, qu’est-ce qu’ils lui ont fait ? Voilà. Ils l’ont pris comme Président du FARE et ceux composent le FARE ce sont ceux qui l’ont combattu férocement naguère. Je pense que peut-être quelqu’un m’a trompé mais il a dit lui-même qu’il y a des gens qu’il peut pardonner mais d’autres non !

Dans le FARE je les vois à côté de lui dans ce FARE - là. Qu’on dise la vérité au lieu de mentir gratuitement au nom des gens. Le pouvoir ce n’est pas facile. Même lui s’il était là, il dirait la même chose. Ceux qui montaient les syndicats et autres entités, ils sont aujourd’hui à côté de lui alors qu’il faut les éloigner de lui. Quand vous prenez à côté de vous des sorciers voilà ce qui arrive ! Ah ! En tout cas c’est ma pensée. Je cherche à savoir comment Patassé est mort. Je pense que c’est le message que j’avais à vous adresser.

Mme Patassé, les enfants Patassé, Sylvain Patassé, je vous demande pardon du fait que vous ne m’aviez pas vu à la place mortuaire. C’est pour la simple raison que je voulais éviter par ma présence de créer un incident.  

Pour Kolingba et les autres, je m’étais rendu à la place mortuaire parce que c’était dans le calme mais pour cette fois, ils ont monté des gens, des délinquants et autres pour créer des problèmes sur problèmes. Non ! Non ! Non ! Je ne peux pas. Je veux la paix et c’est pour cela que  vous ne m’aviez pas vu. Dire que j’ai négligé la mort de votre papa, Non ! je le déclare clairement en public pour que tout le monde le sache. Le mensonge des Centrafricains a détruit le Centrafrique. Ceux qui hier mentaient au nom de Patassé, ce sont ceux-là qui l’entourent pour lui montrer qu’ils l’aiment beaucoup. Je ne cite personne. C’est une journée de deuil, il faut éviter cela.

Quant à toi Patassé, ce que je dis, tu m’écoutes. Ah ! Si c’est du mensonge ou la vérité tu m’écoutes aussi. Chez nos ancêtres, on fait de grandes déclarations à la place mortuaire. Même chez moi dans la commune de Benzambé, quand quelqu’un ment en ton nom, on qualifie cela en patois « Kan-Mon », c’est à « Wi Goun Mon ». le « Kan Mon » si c’est la vérité, la personne avant 20 heures aura la conséquence. Ce n’est pas parce que tu es décédé que je vais mentir. Attention ! C’est dangereux ! Sois tranquille c’est tout !

Patassé était Président de la République. C’est comme moi aujourd’hui, je suis le chef de l’Etat centrafricain. Demain je le suivrais. Mais au lieu de mentir par-ci par-là, cela me fait beaucoup de peine. Je ne veux pas qu’il y ait des problèmes dans le pays à cause de moi. C’est pour cela que je suis resté tranquille, c’est tout. J’aurai l’occasion d’aller m’incliner sur sa tombe. La première femme de Patassé, la maman de Sylvain, de temps en temps, je m’arrête quand je suis en mission et m’incline sur sa tombe. Ses enfants m’appellent oncle parce que nous avons des communes voisines. Et il existe aussi des liens de parenté entre nous. Je n’ai rien à ajouter car c’est tout ce que j’avais à dire.

Patassé, comme on le dit dans la langue des Blancs, repose toi en paix. Je n’ai rien d’autre à dire. La politique c’est un domaine compliqué. En Gbaya on dit : « Na zo soré, Na zo soré, Na zo soré ». Tout est fini ! Qu’il repose en paix ! C’est ce que j’avais à dire ».

 

Selon une traduction de notre confrère du quotidien n° 3625 du Le CITOYEN de Bangui du 23 mai 2011

 

NDLR : Cette oraison funèbre de Bozizé est un véritable morceau d’anthologie, de cynisme, d’insinuations coupables, de médiocrité, de fourberie, d’hypocrisie et de mensonges. On a à faire à un homme accablé par le poids de la mauvaise conscience et de la responsabilité qui est la sienne dans la mort de son prédécesseur. Toutes ses prétendues explications et réflexions ne peuvent convaincre personne, ni en Centrafrique ni ailleurs. On comprend mieux pourquoi il a tout fait pour obtenir des enfants de Patassé d’organiser des obsèques officielles pour tenter de se justifier et aussi et surtout, se moquer une dernière fois de celui qu’on ne cessera jamais de marteler que c’est bien lui qui l’a tué. Une seule question. Pourquoi Bozizé a cru devoir réquisitionner exprès un avion pour que l’Ambassdeur de France et des membres de son cabinet puissent se rendre à Malabo rencontrer le Président Obiang Nguema ? Comme par hasard, il est resté muet sur l’objet et les motivations de la mission conduite par l’Ambassadeur de France en Guinée Equatoriale. Curieusement, c’est en apprenant l’objet de cette mission effectuée à Malabo que Patassé, sur la route de Malabo, a fait un arrêt cardiaque le lendemain de son arrivée à Douala. Il est revenu à la vie après d’intenses massages cardiaques à l’Hôpital de Douala.

Les laborieux passages de l’oraison sur les péripéties médicales et de tracasseries administratives qu’il a pourtant créées à Patassé pour l’empêcher de quitter le pays suffisent largement pour accabler Bozizé d’autant plus qu’au même moment, il faisait déclarer par le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika que Patassé simulait d’être malade. Dès lors comment pouvait on faire confiance à son cabinet en lui confiant le dossier médical de quelqu'n qui simulait d'être malade. En insinuant par ailleurs qu'il se passait des choses dans la concession de Patassé, Bozizé en dit beaucoup et pas assez. Il semble être parfaitement au courant de ce qui s'y passait contre la santé de Patassé mais n'a rien voulu dire.   

Dans cette oraison funèbre, on a eu aussi l’occasion d’apprendre la version de la bouche même de Bozizé, de ce qu’il a appelé pudiquement « le changement » qu’il a « provoqué » pour renverser du pouvoir le même Patassé qu’il encense aujourd’hui parce que mort. Visiblement, il a du mal à employer le vocable de « coup d’Etat » pour désigner son putsch du 15 mars 2003 dont il jamais oublié de célébrer l’anniversaire depuis 2004 avec en prime cette année 2011 l’idée géniale d’y associer en même temps son investiture. Il faut appeler un chat, un chat ! Bozizé ne souvient même plus que lorsqu’il avait fui du PK 12 en novembre 2001, c’est Patassé qui n’avait pas voulu qu’il soit abattu comme un lapin alors que ses poursuivants l’avaient parfaitement en ligne de mire.

Me Nicolas Tiangaye, son ennemi juré d’aujourd’hui dont il ne veut pas ou n’a pas le courage de citer le nom ici et qu’il affuble de tous les noms d’oiseaux, est celui-là même qui l’a énergiquement défendu naguère lorsqu’il fut en proie avec la justice du général André Kolingba, kidnappé qu’il fut et ramené de Cotonou dans des conditions inhumaines et dégradantes. Aujourd’hui, il a une si courte mémoire qu’il a complètement oublié tous ceux qui ont contribué à le tirer d’affaire en lui sauvant aussi la vie.

Chronologiquement, Bozizé s’est mélangé les pédales dans la vie de Patassé lors de sa venue à Bangui pour prendre part au DPI et son retour définitif au pays fin octobre 2009. En décembre 2008, c’est le Président Omar Bongo Ondimba à qui Patassé s’était plaint de sa situation à Boali qui semblait être comme une mesure d’assignation, qui a fait pression sur Bozizé pour que Patassé soit ramené à Bangui plutôt que de rester cloîtré à Boali afin de participer convenablement aux travaux du DPI de décembre 2008. Quelle perfidie que de  présenter cela comme  une manière de protéger Patassé. Les travaux du DPI se déroulaient à Bangui et non à Boali.

On remarque au passage que ce que Bozizé appelle "la politique" n'a absolument rien à voir avec la politique dans le sens noble du terme. Pour lui, "politique" est synonyme de machiavélisme et de calculs politiciens pour comme il le dit si bien: "faire marcher l'adversaire sur la tête et les pieds en l'air". Il fait semblant de découvrir cette politique là alors qu'il est lui-même Machiavel incarné.  

Enfin s’agissant des enfants de Patassé, Bozizé ne peut reconnaître que c’est en raison de la mort de leur père qu’il daigne à présent leur accorder un peu d’attention alors que depuis qu’il a renversé leur père, il a superbement ignoré ces enfants dont certains avaient des revendications légitimes à lui soumettre et des requêtes à lui formuler. C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore que nous aurions pu développer davantage mais ce serait trop long, que la rédaction a décidé de publier pour ses lecteurs la présente oraison funèbre de Patassé prononcée par Bozizé ou plutôt les divagations de Bozizé pour récuser les graves accusations proférées par les Centrafricains contre lui quant à ses responsabilités dans la mort du Président Patassé.  

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:21

 

 

 

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« La République Centrafricaine est en train de sortir progressivement de la crise de 2009 qui avait touché les secteurs d’exportations, notamment, les bois et le diamant qui se portent relativement bien », a estimé le représentant du FMI, soulignant que « l’exportation de l’or se porte relativement bien cependant l’exploitation demeure faible».

Selon M. Joseph Ntamatungiro, la riposte à la crise en République Centrafricaine, impliquait entre autres une relaxation de la politique budgétaire, et une réduction de la dette intérieure et des arriérés, grâce à des concours plus élevés des bailleurs de fonds et des politiques ciblées en faveur du secteur forestier.

Par ailleurs, il a expliqué que, « l’impact de la récente flambée des prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie est limité en République Centrafricaine. Cette situation est expliquée par les mesures fiscales, et le remplacement des produits importés par des produits locaux grâce aux appuis de l’UE/FAO et de la BM ».

Il a fait savoir que, le gouvernement centrafricain avec le soutien des bailleurs de fonds, surtout le FMI et la Banque Mondiale (BM), est en train de mener des réformes dans les Finances publiques afin d’avoir des recettes importantes pour prévoir les dépenses essentielles de l’Etat, mais aussi pour répondre aux préoccupations de la population.

Le représentant du FMI a dit que l’Afrique Subsaharienne (AFSS) fait face à de nouveaux défis. A court terme, avec la flambée des prix des produits alimentaires et pétroliers, la résilience de l’AFSS est de nouveau mise à rude épreuve.

Il convient de signaler que la présentation des perspectives économiques régionales en Afrique Subsaharienne-Reprise et nouveaux risques Edition d’Avril 2011, s’est déroulée en présence des hauts cadres de tous les secteurs confondus dont le premier vice-président de l’Assemblée Nationale, Laurent Ngon- Baba.


Source : http://afriquehebdo.com/240521018-la-croissance-economique-de-la-republique-centrafricaine-evolue-progressivement

 

NDLR : Tout le monde sait que la RCA vit ou plutôt survit grâce aux multiples subsides et à  la perfusion permanente de la Communauté internationale. Tel que géré par Bozizé et sa clique de rapaces prédateurs, ce pays est incapable de générer par lui-même des ressources susceptibles de lui permettre de faire face à ses dépenses de souveraineté. On sait comment Bozizé a financé sa campagne électorale. L’organisation des dernières élections non prévue au budget national au demeurant, a été financièrement prise en charge en grande partie par l’Union Européenne qui demande maintenant quelques comptes à Bozizé en raison des nombreuses irrégularités et fraudes grotesques et dans une vaste échelle qui remettent totalement en cause la crédibilité de ces élections.

Il n’est pas étonnant que ces fonctionnaires du FMI puissent rédiger des rapports aussi flatteurs pour le pouvoir de Bangui mais qui est aux antipodes de la réalité afin de se sentir utiles et perpétuer leur présence dans le pays. On ne peut donc accorder aucun crédit à ce genre de rapport.

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:05

 

 

 

AFP

 

 

COMMUNIQUE DE REMERCIEMENT

 

La communauté centrafricaine de Lyon a organisé une veillée de recueillement en la mémoire et à l’occasion des obsèques de Feu Ange Félix PATASSE, ancien président de la République Centrafricaine, le samedi 21 mai 2011, en la paroisse Sainte Trinité de Mermoz, dans le 8ème arrondissement de Lyon.

 

Cette veillée a été l’occasion pour plusieurs dizaines de Centrafricains résidant dans la région Rhône Alpes de venir rendre un dernier hommage à celui qui a gouverné leur pays pendant plus d’une dizaine d’années, et qui a compté plus de 40 années de carrière politique.

 

La soirée a commencé par une messe de requiem dite à 19 heures. Elle s’est poursuivie par une veillée au cours de laquelle divers témoignages ont été recueillis, entrecoupés de chants religieux de louange et de grâce. Un livre d’or a été ouvert, qui a recueilli plusieurs signatures, et qui sera envoyé à la famille de l’illustre disparu pour être intégré dans son patrimoine post-mortem.

 

Le Comité ad hoc chargé de la préparation de cette veillée de recueillement tient à exprimer ses vifs remerciements à tous ceux qui y ont pris part, mais aussi à ceux qui, pour des raisons diverses d’empêchement, n’ont pas pu y prendre part, et qui ont témoigné de leur solidarité.

 

Fait à Lyon, le 23 mai 2011

 

 

Pour le Comité ad hoc,

 

 

Le Président

 

 

Alain YANIBADA

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:01

 

 

 

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                                                          pygmées scolarisés

 

 

Source : larepubliquedespyrenees.fr Par E.B. 25 mai 2011 à 04h00

Déjà jumelée avec Sabinanigo (Espagne) et Petersberg (Allemagne), Billère se tourne désormais vers la République centrafricaine. Les élus ont approuvé hier soir à l'unanimité moins une abstention un protocole de coopération décentralisée avec M'Baïki, une ville de la République centrafricaine, capitale historique des Pygmées, dont l'activité est aujourd'hui centrée sur la forêt.

Un projet en deux volets

Un choix décidé après avoir constaté que plusieurs Billérois étaient engagés dans des organisations non gouvernementales en relation avec le Centrafrique, et que peu de projets de coopération menés par les villes françaises concernaient ce pays. Dans la région, seules les communes de Pessac et Bègles ont lancé la même démarche que Billère. Le projet billérois comporte deux volets : « aider et soutenir les associations billéroises intervenant dans la coopération » ; et «bâtir un projet d'intervention au Sud» à l'échelle de la commune.

« Le protocole ne prévoit pour l'instant pas d'actions précises, a indiqué Jacques Cabanes. Elles seront déterminées dans le cadre d'études préliminaires qui seront effectuées sur place». Le texte du protocole définit néanmoins plusieurs champs d'application du partenariat : modernisation de l'administration et gestion municipale, protection de l'environnement, assainissement, gestion des déchets, transport urbain, santé et hygiène publique, échanges culturels, artisanaux et sportifs, développement économique....

«Plusieurs écoles sont déjà prêtes à s'engager », a indiqué en outre le maire Jean-Yves Lalanne. Patrick Cléris donne de la voix

Les délibérations du conseil d'hier soir laissaient peu de place aux débats de fond. La grande majorité d'entre elles ont d'ailleurs été adoptées à l'unanimité. Mais Patrick Cléris (Billère notre ville) a tenu à relancer un sujet vieux de 3 ans, à l'occasion du vote sur le remplacement de Julien Prat (qui a démissionné de son poste d'adjoint le 20 avril dernier) par Marylis Van Daele au conseil communautaire. Celui de sa non désignation en tant que délégué titulaire à l'Agglo. « Vous avez décidé que seules les têtes de liste pouvaient siéger, a-t-il lancé au maire Jean-Yves Lalanne. (...) Nous avons terminé second, nous aurions dû avoir un titulaire ». Et de réclamer la place occupée par Alain Chauteau (Billère c'est vous).

Une demande que le maire a déclaré « hors sujet » dénonçant « une posture un peu affligeante », masquant selon lui une incapacité à « formuler des contre-propositions ». « Je demande une suspension de séance ! » a enchaîné l'opposant. Pas plus de succès. Du coup, une demande de vote à bulletin secret a été formulée à propos d'une désignation effectuée d'ordinaire à main levée. L'opération a été effectuée à l'aide d'une urne improvisée : un sac en plastique. Résultat : 22 votes pour, 7 contre.

Billère  conseil municipal  République Centrafricaine  Jean-Yves Lalanne

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 00:56

 

 

 

logo UA

 

 

BANGUI 25 mai (Xinhua) - Les chefs d'Etat africains devraient tirer les leçons des soulèvements populaires en Afrique du Nord pour consolider la démocratie et la bonne gouvernance, a déclaré la représentante de l'Union africaine (UA) en Centrafrique, Mme Ahmed Youssouf,  mercredi dans une conférence de presse à l'occasion de la célébration de la journée de l'Afrique.

Selon Mme Ahmed Youssouf, les leaders africains sont appelés à tenir compte des aspirations populaires et de trouver les  moyens de prévention des conflits et de renforcement de la participation populaire à la recherche des solutions aux problèmes de l'heure, dans le cadre de la mise en oeuvre effective de la bonne gouvernance,  la culture démocratiques, le respect des droits de l'homme, de l'état de droit et de constitution.

Elle a indiqué que l'UA saisit la persistance des crises et conflits sur continent qui sont selon elle liée à l'absence d'une amélioration significative de la gouvernance politique et économique créant des frustrations et des mécontentements au sein de la population et débouchant finalement sur des révoltes et des révolutions.

« Notre continent reste confronté à de nombreux défis en matière de maintien de la paix et de sécurité collective, aggravé par la résurgence du phénomène de changement anticonstitutionnel de gouvernement et depuis le début de l'année à ce que l'on qualifie de révolution du peuple », a-t-elle rappelé.

Mme Youssouf a annoncé que pour mettre fin au phénomène des coups d'Etats en Afrique, l'UA a décidé lors du sommet de janvier 2010 à Addis  Abéba de procéder désormais à l'exclusion systématique des gouvernements issus de ces coups et l'interdire à leurs auteurs de se porter candidats aux élections.

Par ailleurs elle s'est félicitée du déroulement pacifique des dernières élections en République Centrafricaine, au Niger et en Guinée.

A l'occasion de la journée de l'Afrique célébrée le 25 mai de chaque année, le bureau de liaison de l'UA ainsi que les ambassadeurs africains en mission en Centrafrique ont remis ce matin « une torche de la paix » au chef du gouvernement centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

 

NDLR : Cette brave dame vit-elle dans un autre pays ou vraiment en République centrafricaine ? Elle se moque du peuple et des démocrates centrafricains. Que fait l’Union Africaine pour empêcher les changements anticonstitutionnels en Afrique ? Quelqu’un qui se prend pour un démocrate ne doit pas se féliciter du déroulement des dernières élections en Centrafrique qui ont fait la honte de toute l'Afrique et n’ont été qu’un véritable déni de démocratie à en juger par l’ampleur des irrégularités délibérément organisées et les fraudes qui les ont grandement ternies. Un président mal élu donc illégitime et un parlement illégitime sont des ingrédients de crise grave dont l’UA devrait prendre conscience au lieu de faire de la fuite en avant comme elle le fait en ce moment.  

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 00:47

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 25 Mai 2011 14:34

 «Saisir le président de la République pour que le problème soit enfin réglé ». De guerre lasse, le collectif des commissaires locaux de la CEI (Commission électorale indépendante), a pris cette décision lors d’une Assemblée Générale tenue ce 25 mai 2011 au jardin du Cinquantenaire à Bangui. Selon le collectif, le rapport financier que la Coordination Nationale de la CEI devrait déposer au Président de la République, n’a pas pris en compte les 8 mois d’arriérés d’indemnités qui leur sont dus.

Plus d’une trentaine de Commissaires locaux venus de Bangui et des Provinces ont pris part à cette Assemblée Générale. Le seul point inscrit à l’ordre du jour de la rencontre : le payement des 8 Mois arriérés d’indemnités de leur prestation de service durant les opérations électorales.

Joseph Désiré Yangou le Rapporteur Général du collectif de ces Commissaires locaux de la CEI, a expliqué à Radio Ndeke Luka que « ces commissaires ont travaillé depuis leur prestation de serment au mois de mars 2010 pour ceux de Bangui et d’avril pour ceux des provinces. Mais force est de constater que depuis ce temps, ils n’ont perçu seulement que 6 mois, depuis le mois d’octobre dernier. Donc ils totalisent 8 mois d’arriérés ».

Au sujet du rapport financier de la CEI qui sera remis dans les jours à venir au Chef de l’Etat, Joseph Désiré Yangou se plaint que « ce rapport ne prend pas en compte le cas des commissaires locaux qui ont été la cheville ouvrière des élections qui se sont déroulées en République centrafricaine ».

 

NDLR : Cette CEI est vraiment un tonneau des Danaïdes. Non seulement elle a englouti inutilement plusieurs milliards de l'UE et de l'Etat centrafricain pour accoucher des élections frauduleuses et sujettes à caution mais comment comprendre que certains commissaires locaux continuent encore de réclamer des sommes dues alors que le nullissime prédateur Joseph Binguimalé et son doungourou Rigobert Vondo eux se sont bien enrichis, roulent en Porsche Cayenne, et ont construit plusieurs villas.  

 

 

La Centrafrique, le Soudan et le Tchad préoccupés par l’insécurité régionale

Par VOA Washington, D.C Mardi, 24 Mai 2011

La zone surnommée « le Triangle de la mort », aux confins des trois pays, a souvent été le théâtre de plusieurs rébellions, sans parler des incursions meurtrières des rebelles de la LRA de Joseph Kony.

Une insécurité persistante sévit dans l’extrême-nord de la République centrafricaine. Des bandes d’hommes armés y sévissent et se livrent souvent au trafic transfrontalier de véhicules volés et acheminés vers le Soudan ou le Tchad.

La zone surnommée « le Triangle de la mort », aux confins des trois pays, a souvent été le théâtre de  plusieurs rébellions, sans parler des incursions meurtrières des rebelles de la LRA de Joseph Kony.  L’insécurité était au centre des entretiens entre les présidents centrafricain, tchadien et soudanais.

La bourgade de Zouarké, dans le nord du Tchad, connait un tout autre problème. Passage obligé pour les Tchadiens qui fuient la Libye, ce petit village près de la frontière avec la Libye et le Niger n’était pas préparé à accueillir autant de personnes.

 

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