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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 02:20

 

 

liasses de CFA

 

 

 

Enquête de la rédaction

 

La perspective des élections groupées en République Centrafricaine en 2010 a donné plus d’une idée à nombre de « chercher à manger » comme on les appelle à Bangui, jeunes surtout, en mal d’emploi, de soutien et de moyens financiers sous le régime de François Bozizé. C’est dans ces conditions qu’un groupe de gens avec à leur tête Claude Richard Gouandjia également chef du Bureau National de la Documentation (BND) à la présidence, laisseront miroiter à Bozizé l’idée d’un soutien qu’ils lui apporteraient à travers un comité de soutien mais qui prendrait la forme d’une association reconnue par l’administration.

 

Mis dans le coup mais surtout dans l’intérêt du clan, l’ancien ministre de l’intérieur, M. Elie Ouéfio, proche parent de Bozizé et à la fois secrétaire général de la présidence de la République et du parti boziziste KNK, signera les yeux fermés, la décision portant création de cette association en date du 11 février 2010 présidée par Ibrahim Abdou flanqué d'un porte-parole, un certain Arsène Kpamandha Letamba et d'un coordonnateur, Claude Richard Gouandja. Or en réalité, c’est à une véritable association de malfaiteurs qu’on va avoir affaire. Qu’on en juge…

 

Un généreux donateur, non moins intéressé, prêtera sa villa au quartier Sara sur l’avenue de France à Bangui pour abriter le siège de l’association. Pour le déplacement de l’équipe de direction de cette association pas comme les autres et la coordination de son action, ses promoteurs vont jeter leur dévolu sur les Nissan Armada (02) et Toyota Rav4 (02) de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART). Les principaux dirigeants de cette importante agence, entre temps brutalement remerciés sans autre forme de procès après un tour effectué dans les geôles de la Section des Recherches et des Investigations (SRI) de la gendarmerie qui a duré des mois pour le Directeur Général et quelques semaines pour ses collaborateurs, à l’initiative du cupide Ministre des Nouvelles Technologies, Thierry Maléyombo. Ces véhicules de service deviendront de ce fait, les propriétés de BDR.

 

Ils permettront aux responsables de BDR de sillonner la ville pour racketter les sociétés, entreprises et autres opérateurs économiques sous le vrai-faux prétexte de soutien à la conservation du pouvoir par Bozizé, ce pour lequel ils doivent presque obligatoirement donner leur contribution. C’est cette levée de fonds illégale et crapuleuse qui va permettre à cette association de fonctionner et surtout, en marge des séances de DVD abrutissants sur écran géant tous les soirs, devant le siège de cette curieuse association, d’embrigader et de caporaliser de nombreux jeunes oisifs dans des structures organisationnelles de BDR.

 

Devant la pression fiscale et le racket qui ont rendu exsangues les maisons de commerce de la place, les quatre opérateurs de téléphonie cellulaire (Télécel, Orange Centrafrique, Moov et Nation Link) apparaissent comme les cibles privilégiés du BDR. Au nom de la nécessité du soutien à Bozizé et à son parti le KNK, ils vont contraindre les vendeurs grossistes de coupons de recharge téléphoniques, en général des commerçants musulmans de la place, à leur remettre de l’argent. Avec cet argent sur lequel ils prélèvent un certain pourcentage, ils vont également obliger les opérateurs de téléphonie à leur vendre les coupons 40% moins cher puis  revendront ensuite ces coupons 20% moins chers aux mêmes grossistes alors que l’opérateur ne consent en général et habituellement que 8% seulement de remise aux grossistes.

 

On le voit, alors que BDR n’a initialement sorti aucun rond de ses caisses, elle se retrouve acheteur puis revendeur de coupons de recharge de téléphone à l’issue d’une transaction au cours de laquelle elle aura réalisé de faramineux bénéfices que ses principaux responsables se partagent non sans satisfaction puisque n’ayant fourni aucun effort particulier. Il faut savoir que cette chaîne d’opération se déroule en une seule journée compte tenu de la forte demande du marché, les coupons de recharge s’écoulant très rapidement. Avec un seul opérateur de téléphonie mobile, les malfaiteurs de BDR parviennent à engranger par semaine plusieurs dizaines de millions de F CFA. 

 

Cet enrichissement illicite sans efforts des responsables de BDR commence à faire des émules, jusqu’à la Présidence de la République où d’autres proches collaborateurs de Bozizé croient devoir eux aussi, créer des associations du même genre que BDR, dénommées sans rire et sans scrupule « Rayon de Soleil », « C’est lui ». Ces associations et leurs responsables méritent bien le qualificatif « d’association de malfaiteurs » qui se font leur beurre sur le dos des grossistes et des opérateurs de téléphonie dont l’équilibre financier et l’avenir, à terme, risquent d’être gravement menacés. L’appareil judiciaire en Centrafrique étant actuellement instrumentalisé par Bozizé, il n’est guère étonnant que ces associations de malfaiteurs et leurs différents responsables ne puissent jusqu’ici, faire l’objet de poursuites judiciaires.

 

A noter qu'un grossiste revendeur de coupons de recharge de téléphone verse quotidiennement deux fois dans la journée à chaque opérateur de téléphonie, la somme d'un million de F CFA (1500 euros) en moyenne. Sur un coupon de recharge qui coûte 1000 F CFA (1,52 euros ) les malfaiteurs de BDR se font gratuitement 600 F CFA de profit (0,909 centimes d'euros) contre 400 F CFA soit 0,610 centimes d'euros au grossiste. 

 

 

La Rédaction de C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 00:30

 

 

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APA-Brazzaville (Congo) 25-08-2010 - L’ancien chef de l’Etat du Congo de 1992 à 1997, Pascal Lissouba, amnistié en août 2009, ne « pourra pas rentrer au pays tant que ses collaborateurs n’auront pas bénéficié de la même mesure », a déclaré mercredi à Brazzaville, son épouse Joceline Lissouba.

Il avait été amnistié le 14 août 2009 après une condamnation au lendemain de sa chute à la fin de la guerre civile que le pays a connue du 5 juin au 15 octobre 1997 pour bradage du pétrole du pays.

« Mon mari pense qu’il ne pourra pas rentrer au Congo si ses collaborateurs ne bénéficient pas de la même mesure que lui. Il pense que si cela est fait, il n’y a pas de raison qu’il ne rentre pas, d’ailleurs il ne demande que cela », a déclaré Joceline Lissouba, dans un entretien avec la presse brazzavilloise.

Parmi les collaborateurs en question on peut citer Benoît Koukebené, Binkinkita et autres Mougouga Kombo Guilat mort en exil en France cette année.

Répondant à ceux qui pensent que le retour de Pascal Lissouba au Congo contribuera à affaiblir de l’opposition, Joceline Lissouba a rétorqué : « je ne suis pas politique, je suis venue apporter le message de mon mari qui espère voir toutes les composantes du pays regrouper leurs intelligences pour la réconciliation du pays. Un message de paix, d’unité et de réconciliation du Congo ».

Parlant de la frange de l’opposition congolaise qui avait décidée de passer les fêtes de l’indépendance du Congo dans la méditation, Joceline Lissouba pense que : « chacun a son propre regard pour penser autrement. Ils ont voulu faire le bilan des 50 ans dans la méditation, ils n’ont peut-être pas tort car le pays a connu beaucoup de choses ».

 « L’unité de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) est en train de se construire, tout le monde est sur la même longueur d’onde, on a retrouvé les valeurs qui ont été à la base de la création de ce parti et aujourd’hui, l’unité si elle n’est pas encore faite dans les actes, est faite dans les esprits, a encore dit Mme Lissouba répondant à une interpellation sur l’unité au sein du parti de son mari.

 

NDLR : Le semblable centrafricain de Pascal Lissouba, Ange Félix Patassé, n'a pas été aussi exigeant pour regagner son bercail.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 00:22

 

 

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APA Libreville (Gabon) 25-08-2010 - L’unité de recherche de la Fondation internationale de l’hôpital Albert Schweitzer basée à Lambaréné, dans le centre du Gabon, pourrait lancer sur le marché en 2013 un vaccin contre le paludisme, maladie endémique dans les neuf provinces du pays..

Dans une déclaration à la presse, mardi soir à Libreville, à l’issue d’une audience auprès du président gabonais Ali Bongo Ondimba, le Directeur général de la fondation, M. Marc Libessart, a indiqué que le vaccin contre le paludisme « est aujourd’hui en phase 3 et pourrait être mis sur le marché en 2013 ».

Première cause de morbidité et de mortalité avec une prévalence moyenne de 47% chez les enfants de moins de 5 ans, le paludisme constitue la première cause de consultation et d’hospitalisation au Gabon, où les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés par la mortalité paludique.

L’Etat gabonais contribue pour 50% au budget de la Fondation internationale de l’hôpital Albert Schweitzer, du nom d’un médecin français qui créa en 1913, à Lambaréné, un hôpital devenu tout aussi célèbre que son fondateur qui était également théologien et musicien talentueux.

La Fondation se prépare d’ailleurs à célébrer le centenaire de l’arrivée à Lambaréné, en pleine Afrique équatoriale française, du célèbre médecin français à l’âge de 49 ans. Mme Sylvia Bongo Ondimba, la première Dame du Gabon, va présider la commission restreinte mise sur pied pour préparer l’évènement.

Lauréat du prix Goethe en 1928 et du prix Nobel de la paix en 1952, Albert Schweitzer, né le 14 janvier 1875 à Kaysersberg, est mort le 4 septembre 1965 à Lambaréné. Il a été inhumé dans l’enceinte même de son hôpital. Sa tombe est un véritable site touristique. Tout comme son hôpital.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 00:12

 

 

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APA Libreville (Gabon) 25-08-2010 - Le Gabon souhaite que d’autres pays membres de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) suivent son exemple, en sanctionnant ceux de leurs concitoyens impliqués dans le scandale financier qui a secoué l’institution en 2009.

Dès qu’a éclaté le scandale financier, qui concerne le détournement, entre 2004 et 2009, de 16,5 milliards de FCFA au Bureau extérieur de Paris (BEP) de la BEAC, le président Ali Bongo Ondimba a limogé le gouverneur de la Banque, Philibert Andzembé.

Cette décision n’est devenue effective qu’en novembre 2009 à Bangui (Centrafrique), lors du sommet des chefs d’Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), seule instance habilitée à démettre le gouverneur de la BEAC.

Pour avoir été cité dans le scandale financier, M. Jean Pierre Oyiba, le directeur de cabinet du chef de l’Etat gabonais avait également démissionné de ses fonctions pour se mettre à la disposition de la justice gabonaise alors que deux cadres gabonais de la BEAC, considérés comme les « cerveaux » de cette affaire, sont actuellement incarcérés à Libreville.

Comptable du bureau extérieur de la BEAC à Paris (Bep) entre février 1994 et début 2009, Armand Brice Ndzamba est incarcéré depuis le 6 octobre 2009 à la prison centrale de Libreville où il a été rejoint par Maurice Moutsinga, ancien directeur central de la comptabilité et du contrôle budgétaire au siège de la BEAC à Yaoundé, de 2000 à 2007.

Selon les enquêtes menées au sein de la BEAC, environ 139 personnes seraient impliquées dans les malversations financières qui concernaient principalement des frais de fonctionnement du Bureau extérieur de Paris (BEP) et le règlement des factures pour le compte de la BEAC.

Selon les observateurs à Libreville, le président Ali Bongo Ondimba souhaite que ses pairs de la sous-région lui emboîtent le pas afin que toute la lumière soit faite sur le scandale financier à la BEAC, une institution qui regroupe le Gabon, le Cameroun, le Congo, la Guinée-Equatoriale, la Centrafrique et le Tchad.

A Libreville, les observateurs s’interrogent toutefois si la procédure d’instruction engagée va suivre son cours normal dans la mesure où le magistrat chargé du dossier a été affecté à l’intérieur du pays à la suite des changements intervenus récemment au niveau de la magistrature gabonaise.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 22:01

 

 

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                   le cupide Thierry Maléyombo

 

Ndéké Luka Mercredi, 25 Août 2010 15:23

Le personnel de la SOCATEL (société centrafricaine de télécommunication) monte au créneau. Il a adressé ce 25 août 2010 un préavis de grève de huit jours au Ministre des postes et télécommunications.

Le personnel de la SOCATEL réclame le versement de 3 mois d’arriérés de salaires notamment les salaires des mois de juin, juillet et août 2010.

Les agents se plaignent du fait que, malgré les mesures d’accompagnement mises en place personnellement par le Chef de l’Etat, le ministre ne respecte pas ses engagements.

Aucune réaction du coté de ministère ne s’est pas fait encore entendre. La SOCATEL, l’unique société nationale de télécommunication traverse une crise depuis plus de 10 ans. Ce qui fait que les grèves sont quasi-mensuelles dans cette société autonome d’Etat centrafricain.

 

NDLR : Il est triste que cette société devenue très tôt la vache à lait du pouvoir de Bozizé après son coup d’Etat n’en finisse pas d’agoniser. Après l’actuel porte-parole du gouvernement, c’est à présent Thierry Maléyombo qui fait le beau temps et la pluie dans le secteur des télécommunications. A la fois ministre et président du comité intérimaire qui tient lieu de direction à la place du PCA et du DGA, Maléyombo profite de sa position et de ses multiples fonctions pour faire la loi à Socatel et racketter les sociétés de téléphonie de la place. Il est également fortement responsable des graves malversations à l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) devenue aussi sa vache laitière ainsi que de  l’association politicienne Bozizé doit rester (BDR), tout cela avec la complicité bénédiction de Bozizé.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 19:36

 

 

URNE EN BOIS

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 25 Août 2010 15:24

 « L’opposition politique présentera un seul candidat aux élections présidentielles ». Une déclaration de Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC). Il confirme ainsi l’information selon laquelle les responsables de l’opposition réunis au sein du Collectif des Forces du changement en Centrafrique ont entamé une concertation pour présenter un seul candidat face au président sortant François Bozizé pour les présidentielles de janvier 2011.

Pour Martin Ziguélé, interrogé par Radio Ndeke Luka, « l’enjeu de cette décision est de taille et, a-t-il poursuivi,   l’ensemble des partis politiques au sein du Collectif des Forces du Changement devront nécessairement consulter leur base pour une prise de décision unilatérale ».

Il faut noter également que tous les partis politiques issus du Collectif des Forces du Changement ont opté pour une plate-forme d’échange d’ici le  04 septembre sur la question de présentation d’un candidat unique aux présidentielles du 23 janvier 2011 et d’autres questions pratiques pour la bonne marche de ces consultations populaires.

L’opposition politique centrafricaine ne partage pas  les avis sur la feuille de route et l’option du  Ministère de l’administration du territoire au sujet du découpage électoral de 106 circonscriptions au lieu de 120. Elle demande le respect et l’application de la loi conformément au découpage électoral.

« Un découpage électoral composé de 120  circonscriptions répond à la taille des populations. Il est important de  maintenir l’ancien découpage au lieu de revoir à la baisse ». C’est l’avis porté par l’opposition politique sur la question du découpage électorale fait par le Ministère de l’administration du territoire.

Le président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain s’est dit surpris du non respect de la loi par le Ministère de l’administration du territoire au sujet du découpage électoral. Selon lui, il faut une entente au préalable avant les élections.

 

NDLR : C'est une excellente chose que l'opposition centrafricaine tire leçon de certaines expériences malheureuses enregistrées par certaines oppositions dans quelques pays africains comme dernièrement au Gabon ou au Togo. Contre des dictateurs sanguinaires hors la loi de la trempe de Bozizé qui veulent jouer les prolongations au pouvoir, seule la stratégie de candidature unique de l'opposition pourrait être d'une réelle efficacité et apporter l'alternance qu'attendent les peuples. Il ne sert à rien de prétendre attendre le second tour pour recourir à la tactique d'alliance sacrée. C'est aussi pour se prémunir contre ces alliances des opposants au second tour que certains potentats locaux ont introduit le mode de scrutin à un seul tour. L'opposition gabonaise et togolaise l'ont chèrement payé. Tant mieux si leur soeur centrafricaine en a pris conscience. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 02:01

 

 

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Source: United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR)

Date: 24 Aug 2010


par Jean-Guy Tshimanga

Le HCR débute aujourd'hui le transfert d'environ 1 500 réfugiés centrafricains vers un camp de réfugiés nouvellement construit à Kpala-Kpala, localité située à proximité de la ville de Bondo, dans le district du Bas-Uélé. Les réfugiés seront enregistrés individuellement et recevront des articles de première nécessité. Cette opération est menée en étroite coopération avec les partenaires d'exécution que sont Caritas Allemagne et la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR). Les agences soeurs des Nations Unies telles que le PAM et la FAO soutiennent cet effort dans leurs domaines respectifs.

Les attaques de la LRA (Lord's Resistance Army) en République centrafricaine (RCA), au nord de la rivière MBOMU, qui forme la frontière naturelle de la République démocratique du Congo (RDC), ont provoqué un déplacement massif d'environ 15 000 personnes au sein de la République Centrafricaine entre mars et mai 2010 (estimation selon un groupe de travail inter agences /ONG à Bangui). 1 156 personnes ont fui vers le territoire de Bondo dans le Bas-Uélé (Province Orientale, République démocratique du Congo) à la suite d'attaques dans leurs localités et se sont installées au sein de la population locale. Le statut de réfugié prima facie a été reconnu par le gouvernement congolais début juin. En raison des difficultés d'accès au territoire de Bondo, le HCR présume qu'il existe encore des groupes qui n'ont pas été signalés et s'appuie sur un chiffre de travail de 1 500 personnes.

Après une évaluation approfondie, le HCR, ses partenaires et les autorités locales ont décidé de transférer les réfugiés qui s'étaient temporairement installés près de la frontière, vers un site à côté du village de Kpala-Kpala, à 70 kilomètres de distance.

Malgré d'importantes difficultés logistiques, le HCR et ses partenaires ont établi le camp de réfugiés de Kpala Kpala, notamment par la construction d'abris d'urgence et de latrines, ainsi que l'exploitation d'une source d'eau. Dès le début, l'opération a reçu un fort soutien du diocèse de Bondo. Le HCR et la CNR ont été présents pour résoudre des cas de protection individuelle et sensibiliser la population locale et les autorités en ce qui concerne les droits et devoirs des réfugiés.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

À Bunia (Bondo jusqu'au 28 août) : Daniel Timme + 243 81 754 84 90 après 17 heures ou téléphone satellite Thuraya : 88 216 512 077 03 toute la journée.

À Goma : Kpandji Simplice : + 243 81 833 13 22

À Kinshasa : Céline Schmitt : + 243 81 700 94 84

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 01:52

 

 

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Source: United Nations World Food Programme (WFP)


BANGUI 24 Août 2010 – Des dizaines de milliers de personnes risquent d'être touchées par la malnutrition à moins que de nouveaux fonds soient alloués au Programme alimentaire mondial (PAM) en République centrafricaine.

Le PAM a un manque à pourvoir de 15 millions de dollars sur les huit mois à venir pour fournir une aide à près de 600 000 personnes en situation d'insécurité alimentaire et principalement situées dans le nord du pays touché par les conflits .

De nouveaux besoins sont apparus depuis la fin 2009 en raison d'un afflux de 17 500 réfugiés congolais dans la région de Lobaye au sud du pays. Dans les régions de Mbomou, du Haut-Mbomou et du Haut Kotto situées à l'est, le PAM fournit une aide alimentaire à près de 9 100 réfugiés en provenance du Soudan et de la République Démocratique du Congo et à 14 000 personnes contraintes de quitter leurs maisons en raison des attaques de « l'Armée de résistance du Seigneur ».

"Ces besoins supplémentaires mènent nos ressources à leurs limites," indique Sitta Kai-Kai, le directeur pays du PAM en République centrafricaine. "Si des fonds ne sont pas rapidement trouvés d'ici les deux prochains mois, nous allons devoir réduire nos rations pour près de 100 000 réfugiés et déplacés et même suspendre notre aide alimentaire aux autres ».

"Cette situation pourrait provoquer des tensions avec la population en raison d'une pression grandissante sur les ressources locales."

Kai-Kai indique que si le manque de fonds n'est pas comblé lors de la réouverture des écoles à la mi-octobre, les rations seront réduites pour environ 150 000 enfants bénéficiaires de repas scolaires, 17 000 enfants malnutris et 15 000 femmes enceintes et allaitantes bénéficiant de cette aide dans les centres de nutrition.

Le taux d'assiduité à l'école déclinerait et l'état de santé des personnes traitées dans les centres de nutrition s'aggraverait.

Le PAM pense être à cours de vivres en novembre. Il est crucial que de nouvelles contributions soient faites rapidement car il faut compter quatre à cinq mois pour que l'aide alimentaire arrive en République centrafricaine, pays enclavé. Le PAM en particulier a besoin de dons en espèces afin d'acheter de la nourriture sur les marchés locaux et auprès du Cameroun voisin.

De généreuses contributions ont déjà été faites en 2010 par les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la France, la Suisse et par des bailleurs privés tels YUM. Toutefois le PAM a besoin de 6,6 millions de dollars d'ici le mois de septembre pour maintenir ses programmes en République centrafricaine jusqu'à la fin de l'année.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 00:09

 

 

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KINSHASA (AFP) - 24.08.2010 11:28 - Au moins 1.500 Centrafricains qui ont fui ces derniers mois des attaques de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), ont été transférés dans le nord-est de la RD Congo, a indiqué mardi le Haut- commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Au moins 1.500 Centrafricains qui ont fui ces derniers mois des attaques de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), ont été transférés dans le nord-est de la RD Congo, a indiqué mardi le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Ces réfugiés centrafricains ont été transférés à Kpala-Kpala, localité congolaise située à quelque 70 km de la frontière centrafricaine, et y recevront des vivres de première nécessité, souligne un communiqué du HCR.

"Malgré d’importantes difficultés logistiques, le HCR et ses partenaires ont établi le camp de réfugiés de Kpala-Kpala, notamment par la construction d'abris d'urgence et de latrines, ainsi que l'exploitation d'une source d'eau", indique le texte.

L'opération est menée en collaboration avec Caritas Allemagne et la Commission nationale congolaise pour les réfugiés (CNR). Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) y sont également associés.

La LRA a enlevé près de 700 personnes, dont un tiers d'enfants, lors d'attaques en RD Congo et en Centrafrique depuis février 2009, a rapporté mi-août l'ONG Human Rights Watch (HRW).

Dirigée par Joseph Kony - qui est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité - la LRA est considérée comme l'une des guérillas les plus brutales au monde.

Elle est entrée en activité en 1988 dans le nord de l'Ouganda, avant d'étendre ses actions dans l'extrême nord-est de la RDC, en Province orientale depuis une dizaine d'années, puis en 2008 en Centrafrique.

Elle sévit également au Sud-Soudan.

 
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 00:03

 

 

carte admin RCA

 

BANGUI 24 août 2010 (AFP) — Un recensement en vue des élections présidentielle et législatives de janvier 2011 en Centrafrique sera organisé à partir 22 septembre et le dépôt des candidatures sera possible à compter du 10 octobre, a annoncé mardi la Commission électorale indépendante (CEI).

"Le recensement électoral, notamment la collecte des données auprès des électeurs, se fera du 22 septembre au 21 octobre 2010", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la CEI, Rigobert Vondo.

"Le dépôt des candidatures aura lieu du 10 octobre au 8 novembre", a-t-il affirmé.

Après deux reports et de nombreuses tergiversations, le président François Bozizé avait fixé fin juillet la date des élections au 23 janvier, ignorant l'avis de la CEI qui préconisait le 24 octobre.

Cette décision sans concertation avait alors agacé l'opposition.

Le 10 août, un accord avait été conclu entre toutes les parties pour la tenue du premier tour le 23 janvier avec un éventuel second tour le 20 mars.

Selon Rigobert Vondo, l'accord du 10 août entre le pouvoir, l'opposition et les ex-rebelles a dû être légèrement révisé notamment pour "faciliter la collaboration entre la Commission électorale indépendante (CEI) et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud)".

"Il est prévu la signature d'un mémorandum d'entente entre la CEI et le PNUD afin de clarifier les rôles et les responsabilités de chaque partie dans l'exécution des diverses phases opérationnelles", a-t-il indiqué.

Selon lui, les forces de l'ordre et de sécurité déployées à travers le pays devront voter "sur leur lieu d'affectation". Pour le premier tour, elles devront voter un jour avant les civils pour assurer la sécurité du scrutin. "La CEI prendra et publiera une décision à cet effet", a-t-il dit.

Copyright © 2010 AFP

 

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