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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 03:49

 

 

 

Boz gros plan

 

 

Alors que le monde entier a découvert son impuissance face aux attaques des rebelles de la Seleka, le président Bozizé persiste dans sa médiocrité.

Après avoir simulé le limogeage de son fils Francis et récupéré entièrement le portefeuille de la Défense, Bozizé a décidé de reconduire son acolyte Jules Bernard Ouandé à la tête de l'état-major des FACAS, (Forces Armées Centrafricaines) au grand dam des militaires Centrafricains démoralisés depuis des lustres.

Officiellement, Bozizé veut restructurer son armée, mais en cumulant le ministère de la défense en violation de la constitution, comme il le fait en réalité depuis dix ans, le président continue de trahir ses troupes.

En reconduisant le général et député Jules Bernard Ouandé, un homme fatigué, souvent ivre, colérique et adepte de la grandiloquence, le président Bozizé montre qu'il ne fait confiance qu'à son ombre.

L’idylle de ses deux frères jumeaux commence à l'Ecole Spéciale des officiers d'Active (ESFOA) de Bouar où ils finissent respectivement dernier et avant dernier de leur promotion.

En 2003 lorsque le locataire du palais de la Renaissance chasse Ange Félix  Patassé président démocratiquement élu du pouvoir, il nomme le Général Ouandé Chef d’État-major avant de lui confier le ministère de la sécurité publique.

En 2011, il  impose sa candidature aux législatives au détriment de celui de son parti le KNK et gagne grâce aux fraudes, aux menaces et aux intimidations à l'égard des habitants de son arrondissement.

Le pays qui souffre d'insécurité chronique n'a visiblement pas d'importance aux yeux du président Centrafricain qui se soucie plus de son pouvoir que de sécuriser les 623 000 kilomètres carré qui constituent sa superficie.

Les colonels dont un bon nombre sont passés à l'école de guerre de Paris et d'autres grands centres de formations du monde sont négligés, car ils représentent un danger pour le pouvoir de Bangui qui ne voit le mal que sur des hommes intègres. Écartés des postes clés au sein de l'armée, ils sont remplacés par les officiers de moindre valeur et il n'est donc pas étonnant de constater le désordre et l'indiscipline qui caractérisent aujourd'hui la grande muette Centrafricaine.

La dernière nomination des faibles officiers au grade de généraux et les promotions fulgurantes de Francis Bozizé ou Sylvain Ndoutingai et autres proches du président au détriment des valeureux soldats sont une des raisons  de cette débâcle.

En obtenant également l'arrivée des militaires Sud-Africains conjuguée aux nombreuses forces étrangères sur le territoire Centrafricain pour protéger son royaume, le Président Bozizé a repris son souffle. Il est fort possible que la situation des Centrafricains de l'arrière-pays se dégrade encore davantage. Bangui va continuer avec les difficultés habituelles: coupures intempestives de courant et d’eau, routes défoncées, voitures de luxe, signes ostentatoires de richesses, cigares dans les boîtes de nuit, prostitution, racket, enlèvement, brutalité et famine, qui font désormais partie de son quotidien.

Un adage dit pourtant« gouverner c'est prévoir», mais en Centrafrique on vit au jour le jour comme le président qui raccourcit l'avenir en ignorant le présent de ses compatriotes.

 

Wilfried Maurice Sebiro

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 03:03

 

 

 

 

Yambete-au-stade.JPG

Steve Yambété au stade 20000 places de Bangui, rivalisant avec Lévy Yakité

 



Bangui 6 janv (CAP) - Le policier qui s'est autoproclamé lieutenant des forces armées centrafricaines, champion en détournement et arnaqueur en bozizie, Stève Yambété, continue ses basses besognes après l'échec du topo visant à faire sortir des jeunes dans la rue pour un troisième meeting de Bozizé.


On le voit donc, après son grand rival Lévy Yakité qui fait aussi de la courbette devant Bozizé, pour monter des jeunes "patriotes" qu'il a armés de machettes et d'arcs contre des ressortissants du nord de la République centrafricaine que ce suppôt de Bozizé appelle "parents des rebelles".


Yambété a réuni dans l'après-midi de ce dimanche des jeunes désoeuvrés et sans issue qu'il a enrôlés dans une milice qu'il a mise en place, au stade 20.000 places à Bangui. Il était question pour ce « doungourou » de Bozizé de les monter contre les nordistes
d'obédience musulmane.


Comme ce dernier n'était pas content du ratissage qu'ils (avec Bozizé) ont fait dans le 8ème arrondissement de Bangui en endeuillant de nombreuses familles musulmanes, il a préféré passé par ses miliciens pour finaliser son sale boulot. Yambété a ouvertement dit à ces jeunes
en sango " tongana ala fa oko i fa bale oko, tongana ala fa bale oko i fa ngbangbo ti fa na ala so eke bouba zo ape" (s'ils tuent 1 on en tue 10 et s'ils tuent 10 nous on tue 100 nordistes pour leur prouver que nous on est pas bête).


Ainsi, on a donc vu en moins de deux semaines, plus d'une centaine de cas de disparition chez les ressortissants du nord de la RCA signalés. Mais depuis, aucun des enlevés n'est rentré chez lui. On ne cesse de retrouver des corps dans des endroits éloignés, présentant des sévices corporels. Jusqu'à quand Bozizé et ses jokers vont-ils arrêter de faire couler inutilement le sang des innocents centrafricains? Ces jeunes qui se laissent aujourd'hui manipuler et fabriquer en véritables machines à tuer, doivent savoir que le vrai avenir de la RCA les attend.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 02:34

 

 

 

Garcia-Hawa-Ahmed-Youssouf-Margret-Vogt.jpg

Garcia ici à gauche 

 

YAOUNDE, 5 janvier2013 à 19:13 (Xinhua)Eric Massi, porte-parole et coordonnateur international de la coalition rebelle Séléka à Paris en France, a reconnu samedi des pressions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC, organisation régionale à laquelle la République centrafricaine appartient) pour la participation à une réunion prévue dimanche à Libreville au Gabon.

Composée de l’Angola, du Burundi, du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la RCA, de la République démocratique du Congo (RDC), de Sao Tomé-et-Principe et du Tchad, la CEEAC, actuellement présidée par le président tchadien Idriss Deby Itno, a entrepris une médiation pour une solution de crise entre le pouvoir de François Bozizé et la rébellion qui menace de le renverser.

Malgré les déclarations d’intention des deux camps, l’organisation régionale peine à les mettre d’accord pour un calendrier des négociations prévues dans la capitale gabonaise. Avant une réunion des ministres des Affaires étrangères mardi, une rencontre préalable a été programmée dimanche avec les responsables de la rébellion.

« La CEEAC a mis la pression sur la Séléka sur le terrain pour qu’ils acceptent d’aller à Libreville », a déclaré à Xinhua samedi Eric Massi, qui a précisé n’avoir par été contacté lui-même et d’avoir simplement eu connaissance par voie de presse du communiqué de presse de la CEEAC annonçant la réunion de dimanche.

« Le général Garcia (secrétaire général adjoint de la CEEAC en charge du dossier, NDLR) a privilégié les contacts de terrain », a-t-il expliqué. Mais, a-t-il assuré, « on est en train d’harmoniser nos positions ».

Eric Massi a réitéré l’exigence du départ du président Bozizé, au pouvoir depuis 2003 suite à un coup d’ Etat contre Ange-Félix Patassé, élu démocratiquement quatre ans auparavant et décédé en 2001.

Selon lui, « la Séléka, les partis politiques et le peuple centrafricain veulent qu’un seul point soit discuté : c’est le départ de François Bozizé », accusé de se réarmer dans une option de reprise des hostilités.

 

 

NDLR : Ce Garcia est officiellement Secrétaire général adjoint de la CEEAC donc un diplomate, mais il se comporte davantage en général congolais qui se mêle sans vergogne des problèmes centrafricano-centrafricains. Il n’a aucun ordre à donner aux rebelles de Séléka or il ne cesse de tenir des propos violents et d'une brutalité inhabituelle pour un diplomate. Originaire de Pointe-Noire, c’est quelqu’un qui s’est beaucoup distingué par une répression sans pitié dans son propre pays et c’est pour nombreux services rendus dans ce domaine qu’il a été récompensé du grade de général et de la fonction de SG Adjoint de la CEEAC. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 02:23

 

 

 

Christophe-Gazam-Betty.jpg

 

 

Par Tchadinfos.com  6 janvier 2013 à 16:35

 

L’ancien ambassadeur de Centrafrique en Chine, Christophe Gazam Betty, a rejoint la rébellion armée centrafricaine et devrait participer aux pourparlers inter-centrafricains prévus ce dimanche à Libreville, la capitale du Gabon, a indiqué samedi une source proche de la Séléka (Alliance, en langue nationale sango).


M. Betty, qui a déjà quitté Paris où il réside habituellement pour N’Djamena, devrait s’occuper des affaires politiques et diplomatiques pour le compte de la Convention des patriotes pour la paix et la justice (CPJP), une des principales composantes de la Séléka.


L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Michel Djotodia et le CPJP constituent en effet l’ossature de l’alliance rebelle centrafricaine qui comprend par ailleurs des proches de Charles Massi, ancien ministre du président François Bozizé, tué dans des circonstances jamais éclaircies.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 02:18

 

 

 

Zuma

 

 

http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com  lundi, 07 janvier 2013

 

Le renfort de près de 400 soldats sud-africains à Bangui peut-il sauver le régime de François Bozizé ? Le président centrafricain semble le croire et pourrait miser sur un règlement militaire du conflit. Pour preuve : sa possible absence aux négociations prévues lundi à Libreville. Sur le terrain militaire, la rébellion accentue sa pression autour de Damara, dernier verrou avant Bangui.

 

Jacob Zuma sauvera-t-il François Bozizé ? L'Afrique du sud vient d'autoriser le déploiement providentiel de 400 soldats sur le sol centrafricain avec pour mission de "sécuriser la capitale", autant dire… le régime en place à Bangui. Si à Prétoria, la nouvelle a quelque peu fait tousser l'opposition au parlement sud-africain, à Bangui, le président Bozizé reprend confiance. Après la débandade de l'armée régulière face aux rebelles du Séléka, le président centrafricain ne devait son salut qu'au bon vouloir des troupes tchadiennes de la Fomac, basées à Damara, la porte d'entrée pour Bangui. Avec l'arrivée des sud-africains, François Bozizé change de mains protectrices et passe du Tchad (plutôt versatile c'est dernier temps) à l'Afrique du sud et peut de nouveau croire à un règlement militaire du conflit. Du coup, François Bozizé n'est plus vraiment disposé à se rendre à Libreville pour négocier avec des rebelles, qu'il pense désormais pouvoir dominer sur le terrain militaire. Le nom du président centrafricain, ne figure toujours pas dans la composition de la délégation de Bangui.



Les rebelles remettent la pression



Les rebelles ont rapidement compris le changement de stratégie de François Bozizé. Depuis l'arrivée en catimini, le 31 janvier dernier, de 3 gros porteurs sud-africains (voir Afrikarabia), le Séléka sentait bien que le vent avait tourné et qu'une contre-offensive gouvernementale se préparait, appuyée par les soldats sud-africains. Samedi 5 janvier, la rébellion a donc décidé de remettre la pression sur Bangui en prenant deux nouvelles villes autour de Bambari, Alindao et Kouango. Ce dimanche, de sources gouvernementales, on apprenait que les rebelles se tenaient à seulement 12 km de Damara, la fameuse "ligne rouge" et surtout, dernier verrou avant la capitale centrafricaine.


Bozizé absent à Libreville ?



Côté rebelle, on affirme être sûr que "Bozizé veut maintenant aller à la guerre". On regrette également "le temps perdu" par la CEEAC, l'instance régionale en charge du dossier, "qui nous a fait croire que François Bozizé voulait négocier, ce qui n'était visiblement pas le cas". Les négociations prévues à Libreville ce lundi sont donc bien mal engagées. L'absence possible de François Bozizé risque d'être très remarquée à la table des négociations, alors que les rebelles estiment que son départ du pouvoir "n'est pas négociable". Pour la coalition Séléka, la composition de sa délégation n'est pas encore effective et doit faire consensus entre toutes les composantes de l'alliance. La présence d'Eric Massi, notamment, n'était pas encore acquise.


Enfants-soldats ?


Une polémique est venue s'immiscer dans le conflit centrafricain : la présence d'enfants-soldats dans les rangs de la rébellion, mais aussi des milices pro-gouvernementales. Selon l'UNICEF, environ 2 500 enfants se trouveraient enrôlés dans différents groupes armés en Centrafrique. Des garçons et des filles séparés de leurs familles, qui peuvent être obligés de combattre, de transporter des fournitures ou risquent d'être abusés sexuellement, selon le représentant de l'UNICEF en Centrafrique, Souleymane Diabate. Seule la coalition Séléka a, pour le moment, démentie formellement avoir des enfants-soldats dans ses troupes. Les rebelles affirment même être disposés à recevoir les responsables de l'UNICEF dans les régions qu'ils contrôlent. Le Séléka se déclare également prêt à ouvrir un corridor humanitaire aux ONG pour venir en aide à la population.


Christophe RIGAUD - Afrikarabia

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 02:11

 

 

 

Seul-le-dialogue-peut-ramener-la-paix-en-Centrafrique-affir.jpg

 

 

http://www.la-croix.com 6/1/13 - 17 h 20  LA CROIX – ROME

 

Le cardinal Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples a envoyé vendredi un message « de proximité et de solidarité » aux évêques et aux fidèles de République centrafricaine (RCA), a indiqué l’agence vaticane Fides le 4 janvier 2013. Alors qu’une coalition de groupes rebelles, la Séléka, a pris le contrôle d’une grande partie de ce pays désormais en proie à des violences et à des pillages, le cardinal Filoni y assure que le dialogue est le seul moyen efficace pour le rétablissement d’une paix durable.

 

« La Congrégation pour l’évangélisation des peuples suit avec une attention particulière la situation qui prévaut dans votre pays », écrit le cardinal. « Préoccupée par la tournure qu’ont prise les événements ces derniers jours, elle vous exprime sa proximité spirituelle et vous invite à garder l’espérance de paix que vient d’apporter à l’humanité entière l’enfant de Bethléem, Jésus, l’Emmanuel ».

 

« La paix n’est pas un rêve, ce n’est pas une utopie : elle est possible », assure le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples en citant le récent Message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix 2013. Et d’en appeler « au sens de responsabilité des uns et des autres pour qu’à travers le dialogue, seul moyen efficace pour le rétablissement d’une paix durable, ils mettent fin à ce cycle de violences qui ne fait qu’accroître la misère de ce peuple qui n’a que trop souffert ».

 

TOUTE « PRISE DE POUVOIR PAR LA FORCE ENTRAÎNERAIT LA VIOLENCE ET LA MORT »

 

De son côté, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a fait part de son inquiétude sur la situation dans les zones contrôlées par les rebelles où des pillages et des viols ont poussé la population à fuir dans la forêt. « Dans certains endroits, la situation est catastrophique », a-t-il confié à Radio Vatican, expliquant que, à Bangui même, des habitants commencent à fuir, soit dans la brousse, soit en RD-Congo, sur l’autre rive de l’Oubangui.

Mettant en garde contre toute « prise de pouvoir par la force (qui) entraînerait la violence et la mort », Mgr Nzapalainga expliqué que l’Église catholique était « toujours disponible » pour un rôle de médiation dans le conflit.

L’alliance rebelle Séléka, qui a commencé une offensive à la mi-décembre, demande le départ du président centrafricain François Bozizé. Alors que des négociations doivent avoir lieu mardi à Libreville (Gabon), elle a pris dans la nuit de vendredi 4 à samedi 5 janvier, les deux villes d’Alindao et Kouango, au centre du pays. Il s’agit sans doute là d’une démonstration de force du Séléka, l’intérêt stratégique de ces deux villes éloignées de Bangui semblant faible dans l’optique d’une éventuelle attaque de la capitale.

 

N. S. (avec Apic et Radio Vatican)

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 02:02

 

 

 

Eric Massi

 

06/01 15:05 CET

 

Les rebelles de l’Alliance Séléka ont bien l’intention de réclamer le départ du président centrafricain François Bozizé lors des prochaines négociations à Libreville au Gabon. C’est ce que confirmait ce wek-end à Paris le porte-parole des rebelles, Eric Massi. “Je ne vois pas ce que nous allons négocier à Libreville si ce n’est peut-être pouvoir exposer aux chefs d’Etat de la CEEAC (la Communauté des Etats de l’Afrique centrale) le programme de transition que nous souhaitons mettre en oeuvre suite au départ de François Bozizé”.

 

Mais le président centrafricain, qui est au pouvoir depuis le coup d‘état de 2003, veut garder les rênes du pays. Il sera, en principe, présent lors des négociations qui débuteront probablement mardi sous l‘égide de la CEEAC, la Communauté des Etats de l’Afrique centrale.


Alors que les rebelles viennent de prendre deux autres villes, Kouango et Alindao, les résidents à Bangui s’inquiètent. “Les rebelles ont coupé les routes alors il n’y a plus de trafic, déplorait une commerçante. Le prix de la viande fumée a beaucoup augmenté. Nos fournisseurs sont énervés parce qu’il n’y a plus de transport jusqu‘à Bangui”.

 
L’attente vers un retour à la normale pourrait être longue. Le porte-parole des rebelles a souhaité un report des négociations, car selon lui, les points à discuter n’ont pas été fixés.

 

Avec AFP et CCTV

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 01:53

 

 

 

Vircoulon.jpg

Thierry Vircoulon de ICG pour l'Afrique centrale

 

 

dimanche, 06 janvier 2013


http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/


La République démocratique du Congo (RDC) et la Centrafrique font face à des rébellions capables de faire tomber les régimes en place. Le M23 s'est emparé pendant quelques jours de la ville de Goma et les rebelles du Séléka se trouvent aujourd'hui à une centaine de kilomètres de Bangui. Thierry Vicoulon, directeur du programme Afrique centrale d'International Crisis Group (ICG) analyse pour Afrikarabia les similitudes, mais aussi les différences entre ces deux conflits.

 

- Afrikarabia : Quels sont les points communs entre la crise Centrafricaine et ce qui se passe actuellement en République démocratique du Congo ?



- Thierry Vircoulon : Dans les deux cas, nous avons une rébellion qui est plus forte que l'armée nationale et qui force le gouvernement à négocier, ce qu'il n'a évidemment pas envie de faire. Tout cela se passe sous l'égide d'une organisation régionale africaine, la CEEAC (1) dans le cas centrafricain et la CIRGL (2), pour la République démocratique du Congo. Dans ces deux conflits, nous voyons qu'il y a une demande d'intervention militaire extérieure. La CEEAC avait déjà une mission en Centrafrique qu'elle est en train de transformer en mission d'interposition et qui constitue le dernier rempart entre le pouvoir et les rebelles. En République démocratique du Congo, c'est la SADC (3) qui a été appelée à l'aide et est censée déployer des troupes dans les Kivus. Ces deux pouvoirs, Bangui et Kinshasa, se retrouvent donc dans une sorte de dépendance sécuritaire, faute d'avoir construit une armée suffisamment robuste pour résister à leurs rébellions.



- Afrikarabia : Dans ces deux pays, le point de départ de ces rébellions repose également sur un processus électoral raté et contesté ?



- Thierry Vircoulon : Les deux élections présidentielles, en RDC et en Centrafrique, ont eu lieu en même temps, en 2011 et ont montré aux forces politiques de ces pays que le pouvoir se resserrait. Les gouvernements congolais et centrafricains signifiaient alors qu'ils sortaient des logiques de partage des pouvoirs, négociées après les conflits et qu'ils souhaitaient monopoliser un peu plus le pouvoir pour leur deuxième mandat. Un monopole qui laissait penser aux oppositions congolaises et centrafricaines que ces pouvoirs comptaient effectuer une réforme constitutionnelle pour se représenter une troisième fois, ce qui est impossible dans les deux pays.


- Afrikarabia : Ce sont aussi des régimes qui ne peuvent plus compter sur leurs armées ?

- Thierry Vircoulon : Dans ces deux pays, il n'y a pas eu de réformes de l'armée, malgré les appels répétés de la communauté internationale, mais aussi des voix nationales. Ces appels n'ont pas été écoutés par ces deux régimes et ils se retrouvent aujourd'hui avec des forces armées qui sont, in fine, en situation d'infériorité par rapport aux rébellions.



- Afrikarabia : Est-ce que l'épilogue de ces deux "aventures rebelles" pourrait être le même à Bangui et à Kinshasa ?



- Thierry Vircoulon : La différence fondamentale entre les deux scénarios est d'ordre géographique. On voit que les rebelles centrafricains sont arrivés en 3 semaines aux portes de Bangui, alors que le M23 se trouve à quelques milliers de kilomètres de Kinshasa, sans aucune route. C'est la raison pour laquelle la configuration est différente. Mais la logique est la même. S'il y avait des routes qui traversaient la RDC et si le pays était moins grand, le M23, comme il le disait à une époque, aurait pu arriver aux portes de Kinshasa.



- Afrikarabia : N'est-ce pas dans ces conflits, la faillite de ce que nous appelons la communauté internationale ?



- Thierry Vircoulon : Il y a un désengagement politico-militaire très clair des européens et de Paris en Afrique, qui a comme contre-partie de soutenir des solutions africaines au crises africaines. C'est la CEEAC qui, dans le cadre d'une architecture de paix et de sécurité, doit gérer la crise centrafricaine et c'est la CIRGL qui est censée gérer les problèmes de paix et de sécurité dans les Grands Lacs. Dans la mesure où les européens sont maintenant en retraits, nous sommes là dans un système qui est logique. Ce sont désormais les instances africaines qui doivent gérer les problèmes de sécurité. Les Nations-unies, se retrouvent dans une situation un peu intermédiaire, où, elles sont là, mais n'ont plus une grande capacité d'initiative dans ces conflits et ont l'air de piétiner.



- Afrikarabia : Ce désengagement de la communauté internationale vous semble un phénomène durable ?



- Thierry Vircoulon : C'est le scénario qui a été mis en place il y a 10 ans lorsque l'Organisation de l'union africaine est devenue l'Union africaine (UA). Les crises africaines doivent être gérées par les africains et cette politique ne va pas changer. A moins d'une grande catastrophe, je ne vois pas cette politique changer. Au contraire, on va aller de plus en plus dans ce schéma. On le voit d'ailleurs dans le cas du Mali, où il faut des troupes de la CEDEAO pour intervenir, les occidentaux restants en deuxième ligne.



Propos recueillis par Christophe RIGAUD - Afrikarabia

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 01:01

 

 

militaires-sud-af.jpg

 

La présidence sud-africaine a annoncé, ce dimanche, sa décision d'envoyer un contingent de 400 de la SANDF en Centrafrique pour doper le contingent de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) dont les effectifs en RCA ont déjà été renforcés par des soldats gabonais, camerounais et congolais.

 

Pretoria a précisé que ses soldats vont "assister les forces centrafricaines et contribuer au processus de DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) des rebelles".

 

Cette décision intervient alors qu'une délégation de la rébellion du Séléka est attendue lundi à Libreville pour des négociations de paix avec le pouvoir centrafricain et l'opposition politique.

 

Des éléments sud-africains, "bien équipés", selon une source, sont déjà sur place depuis deux jours et auraient pris position dans la capitale. Par ailleurs, les termes du communiqué de la présidence sud-africaine sont équivoques, puisque le mot "employement" et pas "deployement" y figure et que la mission de ces soldats durera jusqu'en mars 2018! En 2007 (opération Morero), la SANDF était déjà intervenue pour sécuriser le palais présidentiel à Bangui 

 

 

Le texte du communiqué :


President Jacob Zuma has authorised the employment of 400 South African National Defence Force (SANDF) personnel to the Central African Republic (CAR), to render support in fulfilment of an international obligation of the Republic of South Africa towards the CAR.
The employment is for the period of 02 January 2013 - 31 March 2018. The employment is authorised in accordance with the provisions of section 201 (2) (c) of the Constitution of the Republic of South Africa, 1996. The employed members of the SANDF will assist with capacity building of the CAR Defence Force and will also assist CAR with the planning and implementation of the disarmament, demobilisation and re integration processes. The employment of members of the SANDF to CAR is one of the efforts that South Africa is making to bring about peace and stability in the region.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 00:54

 

 

 

 

FRONT REPUBLICAIN POUR L'ALTERNANCE ET LA PAIX (FRAP)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

RELATIF AU DIALOGUE POLITIQUE DE LIBREVILLE

 

Le peuple Centrafricain est en quête de paix. Pendant que toutes les forces vives de la nation centrafricaine se préparent pour un dialogue inter centrafricain de sortie de crise, des mains invisibles font pression avec la complicité machiavélique du Président BOZIZE aux fins d'adopter une feuille de route irréaliste préalablement concoctée, avec un règlement intérieur rédigé à la va vite qui ignorent les véritables enjeux de cette crise.

 

La méconnaissance des réalités centrafricaines par le représentant de CEEAC qui est aux manettes compromet gravement et dangereusement les chances de la tenue de ce dialogue tant attendu par le peuple centrafricain.Rappelons tout simplement que ce n'est pas un dialogue contre les Centrafricains mais pour les Centrafricains avec les Centrafricains. Nos partenaires de la communauté internationale sont au chevet de notre pays non pour imposer des choix mais accompagner le processus.

 

Devant les manquements graves relevés, le FRAP exige le report pure et simple de ce dialogue dont les documents préétablis vont être imposés aux Centrafricains notamment la mise en refonte totale des procédés de désignation des délégués et l'ordre du jour.


Pour nous, le préalable à ce dialogue est et demeure la démission immédiate et sans condition de François BOZIZE de la tête de l’État centrafricain. Ce préalable est non négociable.

 

Le Front Républicain pour l'Alternance et la Paix (FRAP), estime que toute précipitation hasardeuse de la part des acteurs et partenaires concernés par ce dialogue, plongera ipso facto la République Centrafricaine dans une spirale de violences aux conséquences incalculables.

 

Le FRAP dans son combat pour une issue pacifique à la crise politique, rejette d'ores et déjà l'échec de ce dialogue arrangé de Libreville sur BOZIZE et ceux qui tentent par leurs faits et gestes à écarter certains acteurs de la vie publique centrafricaine y compris la société civile.


Le FRAP en appelle aux Chefs d’États de la CEEAC, les institutions supra-nationales à savoir l'Union Africaine, l'Union Européenne, les Nations-Unies de part leurs expériences dans la résolution des conflits à aider la République Centrafricaine à sortir de cette imbroglio politique .

 

Fait à Paris le 06 janvier 2012

 

Kodégué

Guy-Simplice KODEGUE

Porte-Parole ,Chargé des Relations Extérieures du FRAP

 

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