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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:27

 

 

 

 


BANGUI AFP / 24 avril 2013 13h53 - Les conducteurs de taxi et taxi-bus de Bangui ont mené mercredi un bref mouvement de grève pour protester contre l'insécurité et les exactions qui se poursuivent dans la capitale centrafricaine, a constaté l'AFP.


Lancé par le Syndicat des conducteurs de taxis et taxis-bus (STB), le mouvement a été très suivi dans la matinée à Bangui, où des centaines de personnes ont dû circuler à pied pour se rendre à leur travail.


La grève a été suspendue à la mi-journée, après l'engagement du gouvernement à mettre en oeuvre des mesures pour rétablir la sécurité dans la ville.


Le secrétaire général du STB, René Sokambi, s'est dit satisfait de ces engagements, et a appelé les taxis à reprendre le travail, dans un message diffusé à la radio nationale.

Tous les propriétaires des taxis et bus peuvent dès l'instant laisser leurs chauffeurs sortir pour transporter nos compatriotes et les amener dans les différents endroits de la place (Bangui), a déclaré M. Sokambi.


Les grévistes se disaient victimes notamment de braquages, d'enlèvements, et de dégâts matériels, dont ils accusent en particulier des combattants de l'ex-rébellion du Séléka.


Nous sommes excédés par les nombreuses exactions des éléments de la Séléka contre les conducteurs des taxis et bus. Nous demandons aux autorités de prendre leurs responsabilités et de procéder au cantonnement et au désarmement des hommes de la Séléka afin de nous laisser travailler en toute quiétude, avait expliqué plus tôt M. Sokambi.


Vendredi soir, un taxi a été braqué sur l'avenue de l'Indépendance, (...) un bébé a été tué et sa maman blessée. Les auteurs ont emporté les recettes. Samedi et dimanche, deux conducteurs de taxis ont été enlevés et leurs recettes emportées, a affirmé le syndicaliste.


D'autres incidents ont été rapportés un peu partout dans la capitale. Selon des conducteurs de taxis et des commerçants du PK5 (point kilométrique 5), mardi, un responsable militaire du Séléka a ordonné à ses hommes de casser les vitres arrière de tous les taxis en stationnement près du marché, après qu'un chauffeur ait frôlé son 4x4.


Des hommes du Séléka, armés jusqu'aux dents, ont ensuite fait irruption à la radio privée Ndéké Luka, où les chauffeurs de taxis s'étaient rassemblés pour relater leur mésaventure. Les ex-rebelles ont menacé de faire sauter la radio, et d'égorger certains de ses salariés si les propos des conducteurs des taxis étaient diffusés, ont affirmé des sources concordantes au sein du STB et de la radio.


La situation en Centrafrique s'est considérablement dégradée ces dernières semaines après la chute du régime du président François Bozizé, renversé le 24 mars par la rébellion Séléka.


Depuis, des accrochages se sont multipliés entre des hommes du Séléka et des habitants excédés par l'insécurité et les pillages, ainsi qu'avec des milices partisanes du président déchu.


(©) 

 

 

 

Journée sans taxis et bus à Bangui

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 24 Avril 2013 14:45

 

 

Difficile pour les usagers de taxis et bus de se déplacer ce matin à Bangui. Les chauffeurs  de taxi et bus ont observé une grève ce 24 avril 2013 dans la capitale centrafricaine pour dénoncer les exactions de Séléka.

 

Dans sa déclaration sur les ondes de Radio Ndeke Luka, le secrétaire général du syndicat des taxis et bus, René Sokambi, explique que «  L’arrêt de travail fait suite à un comportement indélicat hier d’ un colonel de Séléka qui s’est présenté à bord de sa 4x4 Land Cruiser Pajero au KM5, sous prétexte que les conducteurs de taxis lui ont barricadé le chemin, l’empêchant de passer. Il est descendu de son véhicule avec un pistolet automatique dans la main et de l’autre côté un ceinturon et il a commencé à casser les lunettes arrières des taxis».

 

La  grève des conducteurs de taxi et bus a été à la fois une surprise ce matin  pour la pluparts des usagers non informés de la situation. Plusieurs d’entre eux ont dit toute la peine qu’ils ont endurée pour se rendre là où ils voulaient.

 

« C’est difficile pour nous de nous rendre à nos lieux de travail à temps, on va travailler à quelle heure pour finir quand ? » se plaignent certains agents de l’Etat rencontrés ce matin en cours de route par Radio Ndeke Luka.

 

Par ailleurs,  vers 11 heures, le secrétaire général du syndicat des taxis et bus est revenu à Radio Ndeke Luka pour lancer un appel pour la reprise du travail. Un appel qui intervient suite à la rencontre du syndicat avec le ministre d’Etat à la sécurité publique hier mardi 23 avril à Bangui, laquelle réunion s’est poursuivie jusqu’à ce matin.

 

Le Colonel Mahamat Saleh de la Séléka a affirmé,  de la part du ministre de la sécurité, que les conducteurs de taxi et bus ont raison de se mettre en grève et les prie de reprendre le travail.  Par ailleurs, le colonel  Mahamat Saleh a rassuré les conducteurs de taxis et bus que la mesure prise par le ministre d’Etat chargé de la sécurité, celle qui leur donne le droit de ne plus laisser les éléments de Séléka monter avec une arme à la main à bord de leur véhicule, sera suivie et appliquée.

 

Il est à signaler que, depuis le coup de force du 24 mars dernier, les conducteurs de taxi et bus sont victimes presque tous les jours  des exactions de certains éléments de la Séléka.

 

 

 

BANGUI : LES CONDUCTEURS DE TAXI ET BUS PROTESTENT CONTRE LES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA

 

 

Bangui, 24 avril 2013 (RJDH) – Les conducteurs des taxis et bus ont suspendu les activités ce lundi 24 avril, pour protester contre les exactions perpétrées par  des hommes de la Séléka à leur égard au quotidien. Ce mouvement de grève a handicapé le bon fonctionnement des activités dans la capitale centrafricaine.

 

Depuis la prise de pouvoir par la coalition Séléka, les conducteurs des taxis et bus disent avoir subi quotidiennement toutes sortes d’exactions de la part des hommes en arme.

 

« Nous avons décidé de garer nos véhicules aujourd’hui à cause des exactions que nous subissons chaque jour de la part des éléments de la Séléka. Il ne se passe pas un seul jour sans que l’un de nous puisse être agressé par ces rebelles. Nos recettes ont été pris par la force, nos vies sont en danger à chaque fois que nous sommes sur la route », a déclaré un conducteur de taxi, qui a requis l’anonymat.

 

Selon la même source « Ces hommes en arme nous maltraitent. Quand ils demandent des services, ils ne payent pas les tarifs normaux. Si le conducteur veut réclamer,  ils  le passent à tabac parfois, ils emportent souvent son véhicule », a témoigné un conducteur de taxi sous couvert de l’anonymat.

 

Pour mettre fin aux exactions, les responsables de cette coalition ont mis à la disposition de la population des numéros de téléphone,  afin de les alerter en cas d’exactions commises par les rebelles de la Séléka. « Quand nous sommes victimes d’une agression et que nous appelons ces numéros, ils sont toujours injoignables », a jouté un autre conducteur.

 

Ces derniers ont fait savoir que la seule manière de se faire entendre c’est de cesser le travail, afin d’amener les leaders de la Séléka à trouver une solution à leur revendication. « Nous demandons au gouvernement de garantir notre sécurité. Sinon, nous allons cesser notre activité pour une durée indéterminée, si aucune mesure n’est prise », a-t-il conclu.

 

Cette grève a eu une répercussion négative sur la population. Plusieurs personnes, en majorité les agents de l’Etat se sont déplacés à pied, pour se rendre au travail.

 

« Vraiment la situation est très difficile. J’ai fait cinq kilomètres à pied pour me rendre au travail. Je me demande à quand est ce que tout cela va s’arrêter pour que la paix revienne définitivement dans le pays. Nous ne pouvons pas continuer à vivre de cette manière. Il faut que cela cesse », se plaint un agent de l’Etat.

 

Certaines personnes pensent que l’initiative des conducteurs de taxis et bus est la bonne. Parce que cela peut pousser les nouvelles autorités de Bangui à prendre des dispositions pour que la sécurité et la paix soient garanties dans le pays.

 

Marie-Paule Ndamo a fait savoir que  la grève des conducteurs de taxis et bus est légitime, « je suis tout à fait d’accord avec les conducteurs de taxis et bus pour cette grève. Parce que cela peut amener les leaders de la Séléka, de prendre des mesures contre leurs éléments qui se croient être dans une République bananière ».

 

Le syndicat des conducteurs des taxis et bus a promis de reprendre le travail jeudi, après avoir reçu l’assurance des leaders de la Séléka, d’assurer leur sécurité.

Centrafrique : grève des taxis de Bangui pour protester contre l'insécurité
Centrafrique : grève des taxis de Bangui pour protester contre l'insécurité
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:23

 

 

LA COMMUNAUTE CENTRAFRICAINE DU SENEGAL

 

 

COMMUNIQUE



La communauté centrafricaine du Sénégal informe les frères et sœurs de la diaspora ainsi que les ami(e)s de la république centrafricaine que la manifestation pour le retour de la paix et la protection de la population civile est programmée pour le samedi 27 avril 2013 Départ 10H00 précise place de l’Obélisque Dakar.

 

Venez nombreux à cette marche témoigner votre solidarité et votre compassion à l’endroit de nos frères et sœurs qui souffrent au pays. Pour  toute information utile, veuillez nous joindre aux contacts suivants :

 

  • 77 021 6209
  • 77 066 4187
  • 77 718 2717
  • 70 798 8185

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:21

 

 

 

 

BBC Afrique 24 avril, 2013 - 16:36 GMT    Junior Linguangue, à Bangui

 

Il y a exactement un mois, les rebelles de la Séléka en Centrafrique prenaient le contrôle de la capitale Bangui, et renversaient le régime du président François Bozizé.

 

Depuis, les nouvelles autorités peinent à ramener l’ordre et le calme: les pillages et exactions continuent.

 

La population s’en plaint.

 

“Ça ne marche pas dans le pays”, raconte un habitant.

 

“A chaque fois les gens sont en train de tuer. On ne sait pas ce qui se passe. Il faut que le président prenne ses responsabilités”, ajoute-t-il.

 

“Rien n’a changé”, se plaint un autre habitant.

 

“C’est toujours l’état de sauvagerie. Pas de police, pas de gendarmerie. Des enlèvements, des exactions. Vraiment c’est pénible”.

 

“Comment peut-on travailler?”

 

Malgré les multiples appels lancés par les nouvelles autorités pour la reprise du travail, les fonctionnaires et agents de l’Etat demeurent sceptiques, d’autant plus que cela fait plus d’un mois que les fonctionnaires n’ont pas touché leur salaire.

 

“Tous les locaux des administrations ont été pillés. Dans de telles conditions, comment peut-on travailler?”, s’interroge un fonctionnaire.

 

« Nous avons peur d’aller au travail. On n’a pas d’argent, on ne nous paye pas”.

 

Les pillages et braquages se poursuivent à Bangui et dans les provinces, et les autorités ont du mal à maîtriser les troupes.

 

Efforts

 

Au ministère de l’Intérieur on se dit conscient du problème et on affirme que des efforts sont faits pour ramener l’ordre et la sécurité.

 

“On va voir comment on peut faire”, explique le lieutenant Mohamed Saleh, porte-parole du ministre de l’Intérieur.

“Le ministre est d’accord de tout faire pour ramener la sécurité dans le pays, et nous disons à tout le monde que nous ne sommes pas venus pour nous bagarrer entre nous ou détruire notre pays, mais venus pour construire notre chère patrie.”

 

Les conducteurs de taxi et de bus, fatigués des actes crapuleux dont ils sont victimes de la part des porteurs de tenue ont même entamé une grève de deux jours pour réclamer la sécurité des personnes et des biens.

 
 
Bangui, un mois plus tard (BBC Afrique)
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 03:15

 

 

 

 

 

YAOUNDE Mardi 23 avril 2013 | 17:36 UTC (Xinhua) - De nouvelles concertations sont attendues pour l'élargissement de la composition de 105 à 135 membres du Conseil national de transition (CNT) chargé de la gestion de la transition politique en République centrafricaine (RCA) après la prise du pouvoir de l'ex-alliance rebelle de la Séléka le 24 mars à Bangui.

 

Une des recommandations du récent sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, organisation régionale à laquelle la RCA appartient avec neuf autres pays) tenu le 18 avril à N'Djamena au Tchad, cet élargissement provoque une nouvelle agitation au sein des diverses composantes de la société centrafricaine.

 

 Depuis Paris en France où il s'est établi à la suite du décès de l'ex-président en 2011, Guy Kodégué, ancien porte-parole d'Ange-Félix Patassé, a réagi en appelant à de nouvelles élections pour le changement du bureau actuel du Conseil national de transition, sorte d'Assemblée nationale constituante ayant élu le leader de la Séléka, Michel Djotodia, président par intérim.

 

"Il y a une consultation à faire. Il y a lieu de repartir pour de nouvelles élections", a souligné dans un entretien mardi à Xinhua cet ancien membre du Front pour l'annulation et la reprise des élections (FARE), une coalition de l'opposition mise sur pied à l'initiative de Patassé (renversé par Bozizé en 2003) au terme de la présidentielle et des législatives de janvier 2011 contestées par cette opposition.

 

Comme bien d'autres voix qui se sont élevées sur place à Bangui, M. Kodégué conteste le choix d'Alexandre Ferdinand Nguendet pour la présidence du CNT en raison de sa proximité avec l'ex-coalition rebelle. "Ça ne favorise pas l'équilibre des pouvoirs pour une bonne gestion de la transition. La présidence du CNT doit revenir à la société civile", revendique-t-il.

 

Pour lui, le poste devrait même être attribué à une personnalité féminine, à l'exemple de Marie-Noëlle André Koyara, ex-ministre aujourd'hui représentante de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à Abidjan en Côte d'Ivoire et candidate aux premières élections du CNT tenues le 15 avril, un scrutin qu'elle avait perdu se classant troisième.

 

A Bangui, l'heure est à l'expectative. "Pour l'instant, tout est en stand-by. On attend le retour du Premier ministre (Nicolas Tiangaye, en visite en ce moment à Bruxelles en Belgique auprès de la Commission européenne, NDLR). Parce qu'on ne veut pas continuer dans le cafouillage. Il y a d'abord un contentieux à régler : celui des usurpations de postes dans le bureau actuel", mentionne Fulgence Zeneth, représentant des organisations de défense des droits de l'homme au sein de cet organe.

 

De l'avis de celui-ci aussi, "la nouvelle configuration impose que les choses soient désormais faites dans la transparence. Ça doit aller jusqu'au bureau même du CNT". La société civile centrafricaine, qui demeure active, avait déjà dénoncé les élections au CNT, soutenant que les procédures n'avaient pas été respectées.

 

 

 

 

NDLR : On apprend également de source digne de foi que depuis son refuge du camp de la FOMAC à Bangui-Mpoko, (on se demande d'ailleurs pourquoi lui-même et bien d'autres bozizistes nullement inquiétés, continuent-t-ils de rester encore là-bas) l’ex-président de l’assemblée nationale monocolore de Bozizé et vice-président du KNK, l’ineffable Célestin Leroy Gaombalet alias « Gaou la fumée » est aussi à la manœuvre pour avoir l’investiture du KNK afin de briguer également une place au CNT puisqu’il est question que celui-ci admette encore d’autres membres en son sein. Une chose est sûre. Si on faisait savoir aux membres du CNT que la fonction était bénévole, autant de monde ne se bousculerait pas au portillon !

Centrafrique : De nouvelles concertations en vue pour l'élargissement du CNT à 135 membres
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 01:50

 

 

 

 

Paris, 24 avril 2013 (CAP) – C’est visiblement très satisfait de ses entretiens à Bruxelles que le Premier Ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a gagné Paris ce mardi soir avec le sentiment du devoir accompli. Accompagné de son ministre des finances, Georges Bozanga, de celui de l’économie, du plan et de la coopération internationale Abdallah Kadre, de l’équipement, des travaux publics et du désenclavement, Crépin Mboli-Goumba et des membres de son propre cabinet, Lazare Dokoula chargé des programmes d’urgence et des finances Maxime Balalou, le Premier Ministre Nicolas Tiangaye vient de boucler avec succès un séjour bruxellois qui lui a permis d’obtenir l’accord des différents responsables de la Commission Européenne au nom de leur institution d’apporter l’aide nécessaire à la République centrafricaine dans la désastreuse situation où elle se trouve actuellement.

 

C’est ainsi que Nicolas Tiangaye a pu dès son arrivée dans la capitale belge, se rendre au Parlement européen où elle a plaidé le sort de son pays et s’est notamment entretenu avec Mme Eva Joly Responsable Comité de Développement au Parlement Européen. Puis, le PM centrafricain s’est également et successivement entretenu avec M. O’ Sullivan, Directeur Général du Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE), M. Andris Pierbalgs Commissaire chargé du Développement, Mme Kristalina Georgieva, Commissaire chargée de la Coopération internationale, de l’Aide Humanitaire et de la Réaction aux crises. C’est avec M. Didier Reynders, Ministre des Affaires étrangères, Vice Premier Ministre qu’ont pris fin la série d’entretiens de Nicolas Tiangaye en Belgique. C’est parce qu’il a été appelé au dernier moment par le Roi Albert 2 que le Premier Ministre Nicolas Tiangaye n’a pas pu rencontrer son homologue belge M. Elio Di Rupo qui en a été beaucoup désolé mais a assuré son homologue centrafricain que ce n’était que partie remise.

 

Le PM Tiangaye a déclaré à la rédaction de Centrafrique-Presse qu’une fois regagné Bangui, il tiendra un point de presse au sujet de l’importante mission qu’il vient d’effectuer à la Commission Européenne à Bruxelles. Avant de rentrer au pays, Nicolas Tiangaye est attendu à Pretoria où il sera reçu le dimanche prochain 28 avril à 10 h, afin de répondre à l’invitation que le Président Jacob Zuma lui a faite en marge du récent sommet de la CEEAC de N’djaména. Le Président sud-africain a en effet souhaité tourner définitivement la récente et sombre page de la tragédie vécue par ses soldats en Centrafrique lors de la chute de François Bozizé pour ouvrir une nouvelle ère d’une coopération fraternelle de son pays avec la République centrafricaine. C’est ainsi que l’Afrique du Sud compte prendre part à la prochaine réunion du groupe de contact le 3 mai prochain à Brazzaville pour lever des fonds pour venir en aide à la RCA. 

 

 

 

Visite de Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain, à la Commission Européenne au royaume de Belgique
Visite de Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain, à la Commission Européenne au royaume de Belgique
Visite de Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain, à la Commission Européenne au royaume de Belgique
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 01:45

 

 

 

BANGUI : LES FACA SONT LOIN DE FAIRE ÉQUIPE AVEC LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 23 avril (RJDH) – Un mois après la prise de pouvoir par les rebelles de la coalition Séléka, plusieurs éléments des forces armées centrafricaines (FACA) n’ont toujours pas repris leurs postes, malgré l’appel des nouvelles autorités du pays. Certains ont refusé de regagner les casernes, de peur d’être enlevés et exécutés. D’autres qui ont regagné les camps, affirment avoir été menacés. Des sources anonymes parlent de l’exécution de certains. Mais les responsables de la Séléka nient cette information.

 

« Les nouvelles autorités nous demandent de regagner nos bases. Mais dans quelles conditions nous allons retourner pour travailler du moment où toutes les bases militaires et les centres de formations ont été pillés et occupés  par les éléments de la Séléka », a déclaré un élément des FACA, qui a requis l’anonymat.

 

La même source poursuit en disant qu’« aujourd’hui, certaines bases militaires comme celle des sapeur pompiers sont transformés en résidence pour les généraux de la Séléka. Ces derniers célèbrent leurs festivités de mariage. Dans ces conditions où allons-nous travailler ? »

 

Pour un autre élément des FACA, « tant que les éléments de la Séléka ne sont pas désarmés et cantonnés et que notre sécurité ne soit pas garantie, il est hors de question que nous regagnons dans un bref délai le travail, de peur d’être exécutés. Certains d’entre nous qui ont essayé de répondre à l’appel du président Michel Djotodja ont été froidement abattu par des éléments de la Séléka ».

 

Le jeudi 18 avril, un élément des FACA a été tué sur le pont de Soh, à la sortie nord de Bangui, par des éléments de la coalition Séléka. Par contre, plusieurs membres de la famille des FACA et des éléments de la garde de l’ancien président François Bozizé ont reçu des menaces de mort, d’autres ont été enlevés et passés à tabac.

 

Depuis la chute de l’ancien président François Bozizé, plusieurs militaires centrafricains issus des rangs des FACA et de la garde présidentielle ont traversé la frontière avec la République Démocratique du Congo et le Cameroun, pour se réfugier.

 

Le RJDH a essayé une fois de plus de joindre les nouvelles autorités de Bangui afin d’avoir les versions, mais celles-ci sont restées injoignables. Toutefois dans les précédentes  déclarations, les leaders de coalition Séléka ont nié le fait que les éléments des FACA se disent menacés. Ils ont affirmé leur volonté de collaborer avec ces derniers.

 

 

 

OUANGO-BANGASSOU : PILLAGE SYSTÉMATIQUE EN SIGNE DE REPRÉSAILLES PAR DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 23 avril (RJDH) – Des éléments de la Séléka ont opéré de pillage systématique de la ville de Ouango-Bangassou (Sud-est) en signe de représailles contre la population qui a lynché à mort deux rebelles, qui ont tenté de piller une église. Plusieurs autres personnes ont du quitter la ville pour trouver refuge dans la brousse et d’autres en République démocratique du Congo, le dimanche 21 avril.

 

Selon des informations rapportées par les religieux, tout a commencé quand les jeunes de la ville ont tué deux éléments de la Séléka qui ont tentés de s’attaquer à l’église catholique. Quelques moments après, une autre équipe de ces hommes armés est arrivée et ont incendié plusieurs maisons de la ville et ont pillé finalement l’église catholique.

 

Selon la source, le bilan de cette opération perpétrée par les éléments de la coalition Séléka n’est pas connu. Mais la source a signalé que des personnes auraient été tuées par les éléments de la Séléka.

 

 

 

BAMBARI : L’EXPLOSION D’UNE GRENADE FAIT DES VICTIMES

 

Bambari, 23 avril (RJDH) – Au total 4 enfants, tous âgés de moins de 10 ans, ont été grièvement blessés par l’exposition d’une grenade. L’acte a eu lieu le dimanche dernier, au Quartier Kidigra dans la ville de Bambari (centre).  

 

D’après des témoins cités par Radio Linga, l’exposition a eu lieu au moment où ces enfants jouaient dans la cour de la maison familiale. « Ils ont retrouvé l’engin mais ignorants, ils se sont mis à jouer avec. C’est en découpant le détonateur que l’explosion a eu lieu, pour les blesser grièvement », a raconté un parent.

 

Les victimes sont en ce moment à l’hôpital préfectoral de Bambari, pour recevoir des soins.

 

Entre temps, deux personnes ont été blessées le samedi 20 avril, suite à une explosion des munitions d’arme de guerre de marque d’A 47 au quartier Sectero. Les munitions étaient explosées, alors qu’elles étaient exposées au feu.

 

Il faut signaler que depuis le 23 décembre dernier, date de la prise de Bambari par les éléments de la collation Séléka, plusieurs munitions étaient perdues dans la ville. Trois explosions des munitions ont eu lieu déjà, faisant une dizaine de victimes.

Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 01:41

 

 

L’heure n’est plus à la division clanique, ni à la division  ethnique encore moins aux guerres  tribale.

Les  manipulations  et  les calculs  politiques  ont assez  duré

 Notre pays,  celui  de notre père et de notre mère  notre chère Centrafrique, centre du continent noir,  est en danger.

Et l’on se rappelle  du  Président Fondateur Barthélemy  BOGANDA  artisan d’une république unifiée, pacifiste  et unique.

Et Maintenant ?

Notre pays a mal, Il a mal des coups d’Etats  a répétitions

Notre pays  a mal des pillages,  des incertitudes politiques et économiques

En effet ; depuis l’événement du 24 mars 2013, avec l’arrive de l’ex chef rebelle  M. DJotodia  qu’en  partie les Centrafricains et Centrafricaines  l’ont accepté malgré son coup de force,  la  Centrafrique  est retombée dans le moment le plus sombre de son histoire.

 

Le pays  est  contrôlé  et  pillé  par les  éléments  de la  Séléka.

 

Abandonné  par les forces armées centrafricaines qui tuent  seulement leurs  frères Centrafricains comme  Fréderic  ANZITE,  Joseph   NGOUYOMBO ancien Directeur de l’Hôpital  Communautaire … 

 

Et ce pays  défendu  par les troupes  Sud Africaines est manipulé  par la France  et  agressé  par le Tchad.

 Je persiste et je signe le pays  est  en danger.

La jeune génération doit prendre  ses  responsabilités, l’ancienne génération de 1958 jusqu’à 2011 doivent laisser sa place à cette jeune génération.

La politique aux politiciens.

Les pasteurs, les prêtres  et  les imans  doivent rester  respectivement dans leurs  églises  et  dans  leur  mosquée.

L’armée doit rester  dans les casernes ; comme disait ma Grand-mère « chaqu’un  à sa place  et les poules rentrerons ».

La jeunesse Centrafricaine a vu vos  limites  pour vous entendre, vous réunir, vous  parler…, l’exemple des Hommes  politiques  Sénégalais

Toutes  nos  souffrances, nos difficultés ou les  morts  des innocents   proviennent  toujours  de l’extérieur  comme la mort du  Président Fondateur B.Boganda dans un mystérieux  accident d’avion, et  ces  coups  d’Etat successifs  aux   défunts  Présidents  D.Dacko,  Jean . B .Bokassa,  A.Koligba,  A.F Patassé et du Président  F.Bozize.

Aujourd’hui M.Djotodia, en attendant la prochaine marionnette qui viendra de l’extérieur pour le renverser.

 Jeunesse  Centrafricaine  réveiller vous,

Entendez  mon  cri  patriotique !

Notre problème  provient de l’extérieur, il  doit être résolu par les Centrafricains  avec les Centrafricains, par les centrafricains et pour les centrafricains ! 

 Le Tchad ou le Gabon et autres pays ne sont pas une sous préfecture de la République Centrafricaine, ils  n’ont aucun droit d’ingérence dans notre cher  pays ; le problème reste et demeure centrafricain.

J’appelle  la SELEKA à stopper leur pillage, les  viols, les  vols  et leur idéologie d’islamiser  la République  Centrafricaine.

L’Etat Centrafricain est laïc.

J’appelle  toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à être  vigilants, et  pour les prochaines  élections, il faut  soutenir la jeune génération  face aux dinosaures, aux éternels candidats, aux éléphants de la politique.

On a vu  leurs  limites (Ils  se prosternèrent tous chez  Mr DEBY, d’après la déclaration  de N’Djamena  ou d’après les accords  de  Libreville… ; Aucune vision politique)

L’audace ne justifie pas tout.

 J’appelle  la Diaspora Centrafricaine dans le monde à être conscient et soucieux du développement de notre pays, de s’unir en communauté ou en association  de proposer un projet de développement au nouveau gouvernement, le changement c’est maintenant.

J’appelle  encore  les politiques à  se réunir, d’engager un dialogue franc, démocratique,  Républicain  afin de poser le fondement d’une Centrafrique nouvelle  unique et indivisible.

Le  21  Avril  2013, à Avignon
St Cyr  NGOUYOMBO
 Technicien  d’Exploitation  en  Transport  de  Marchandises
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 14:00

 

 

 

 

 

RFI   mardi 23 avril 2013 à 11:18

 

Le Premier ministre centrafricain est à Bruxelles pour plaider la cause de son pays. Nicolas Tiangaye a été entendu le 22 avril par la Commission du développement du Parlement européen. Il y a décrit un pays dans une situation apocalyptique et a demandé une aide urgente aux Européens.

 

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

 

Pour Nicolas Tiangaye, tout est à reconstruire en Centrafrique et la situation sécuritaire est tellement catastrophique qu’un quart de la population a fui la capitale pour se réfugier dans la brousse. Le Premier ministre est venu plaider la cause de la RCA à Bruxelles : un plaidoyer avant tout financier, entre autres, pour la poursuite de l’aide au développement de l’Union européenne, le premier partenaire financier de la Centrafrique, mais surtout pour une aide budgétaire urgente, car les caisses de l’Etat sont vides.

 

Selon le Premier ministre centrafricain : « Les éléments qui créent les troubles dans la ville de Bangui, ce sont les éléments de la Seleka. Il est question de les cantonner. Leur cantonnement impliquera beaucoup de moyens financiers parce qu’il faudra les nourrir. Ces moyens, l’Etat centrafricain ne les a pas. »

 

Nicolas Tiangaye a reçu un soutien appuyé de l’ancien ministre belge Louis Michel, désormais envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie pour la Centrafrique : « Il faut absolument que la communauté internationale comprenne qu’il est vital qu’elle délie un peu la bourse, qu’elle mette des moyens à disposition notamment pour payer ces salaires et aussi pour continuer à financer une augmentation de la Fomac ».

 

L’Union européenne a déjà débloqué plus de 6 millions d’euros pour la Fomac, la Force multinationale d’Afrique centrale. Mais celle-ci doit passer de 750 à 2 000 hommes. Et les nouveaux besoins de financement seront au centre des préoccupations du groupe de contact lors de la réunion du 3 mai à Brazzaville.

 

Renforcement de la sécurité de Michel Djotodia

 

Il y a encore quelques jours, le Ledger, seul hôtel de luxe de Bangui -et palais présidentiel de fait depuis le coup de force de la Seleka-, était ouvert aux quatre vents. Les véhicules militaires encombraient le parking, les combattants circulaient en armes dans les jardins et tous ceux qui espéraient pouvoir glisser leur nom dans l'agenda de Michel Djotodia déambulaient dans le hall.

 

Depuis samedi, la sécurité a été renforcée. L'accès de l'hôtel est désormais mieux verrouillé. Il faut dire qu'il y avait urgence. N'importe qui aurait pu, sans grande difficulté, attenter à la vie du nouvel homme fort de Bangui ou d'un de ses ministres.

 

Cette nécessité de sécurisation des autorités s'inscrit également dans un contexte où, selon plusieurs sources, quelques tensions apparaissent au sein de la Seleka. En interne, des officiels font part de leurs ambitions. Certains officiers se sentent mal remerciés et des combattants se plaignent de n'avoir toujours pas reçu leurs primes d'alimentation.

 

Alors que la population est toujours victime de pillages, les renforts de la Fomac sont attendus en urgence. Selon un proche de Michel Djotodia, 150 militaires tchadiens sont déjà en route pour Bangui. Dans les semaines à venir, la force d'Afrique centrale -qui devrait être portée à près de 2 300 hommes- aura désormais la charge de sécuriser en premier lieu la capitale.

 

Reste une question : qui paiera ? Les premiers éléments de réponse pourraient être connus début mai lors d'une réunion prévue à Brazzaville.

RCA : le Premier ministre demande une aide urgente à l'UE
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 02:44

 

 

 

 

 

(ANALYSE) Par Raphaël MVOGO

 

23.04.2013 à 08h16( Xinhua )

 

Il fallait bien s'y attendre, le récent sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) tenu jeudi à N'Djamena au Tchad a "pris acte" -- formule diplomatique consacrée pour couvrir une prise de position -- des décisions du Conseil national de transition centrafricain avec notamment l'élection de Michel Djotodia comme président par intérim.



Au plan pratique, presque un mois après la chute du régime de François Bozizé le 24 mars, cette reconnaissance consacre le début effectif de la transition dans une République centrafricaine (RCA) plongée dans la violence et l'insécurité. A commencer par la capitale Bangui dont les habitants, traumatisés par les pillages et les tueries continus, vivent désormais la peur au ventre.


Passé l'euphorie de leur prise de pouvoir après trois mois de conflit avec l'ancien pouvoir et malgré les accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon sous l'égide de cette même CEEAC, l'ex-alliance rebelle de la Séléka et son leader propulsé au-devant de la scène publique nationale ont du pain sur la planche pour rassurer les Centrafricains et la communauté internationale sur leurs capacités à restaurer la paix et la stabilité dans ce pays à l'économie exsangue.



La tâche s'annonce ardue, dans la mesure où la Séléka, elle-même soumise à l'urgence de mettre de l'ordre dans les rangs de ses éléments régulièrement mis en cause dans les exactions décriées, "est une coalition hétéroclite et une fois que son ennemi principal François Bozizé est écarté, elle n'a plus de raison de maintenir un semblant de cohésion qui semblait la mener vers le pouvoir", a estimé dans une analyse à Xinhua le politologue camerounais Firmin Mbala.

"La Séléka n'a aucun projet d'avenir en soi. Elle n'a pas une vision politique autre que celle de déloger Bozizé du pouvoir", un objectif que les nouveaux maîtres de Bangui ont réussi à réaliser, en allant de "succès militaires en succès militaires qui ont dépassé leurs espérances", juge l'universitaire pour qui finalement l'acteur clé de la transition à l'intérieur de la Centrafrique va être le Premier ministre, Nicolas Tiangaye, adoubé par la CEEAC.

Auparavant chef de file de l'opposition démocratique, le chef du gouvernement d'union nationale en poste depuis les accords de Libreville qui avaient recommandé sa nomination, avait déjà été un acteur central lors de la transition consécutive au coup d'Etat de mars 2003 de Bozizé contre Ange-Félix Patassé, chef de l'Etat réélu démocratiquement quatre ans plus tôt pour un second mandat de cinq ans.


LA RCA PRIVEE D'AIDE FINANCIERE EXTERIEURE


Après Paris en France récemment, il est annoncé pour une nouvelle visite internationale auprès des bailleurs de fonds centrafricains ces jours-ci à Bruxelles en Belgique. Mais à Bangui, l'opportunité de ces déplacements fait débat. "Il va à Bruxelles avec quel dossier ? Est-ce qu'une évaluation des besoins a été faite après le conflit entre la Séléka et le régime de Bozizé ? Il ne doit pas partir juste pour les discours, il doit aller soutenir les dossiers", observe un acteur de la société civile.


Par ces décisions, le nouveau pouvoir centrafricain a procédé à un changement d'homme à la tête des Forces armées centrafricaines (FACA) en nommant un nouveau chef d'état-major, en la personne du général Jean-Pierre Dolowaye, ex-sous-chef d'état-major chargé des opérations, présenté comme un responsable militaire bien formé et respecté de ses camarades d'armes.

Mais, le nouveau commandant en chef de l'armée centrafricaine réussira-t-il à "s'imposer aux gens qui ne relèvent pas de sa chaîne de commandement, à savoir les éléments de la Séléka que leur propre hiérarchie a déjà du mal à discipliner, lui qui est issu de l'armée régulière et a combattu cette même Séléka ? Aujourd'hui, comment va se passer la cohabitation ?", s'interroge notre acteur social.


Du coup, des appels sont lancés pour la mise en œuvre du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) destiné à pacifier la RCA et donc à mettre un terme à la circulation des armes. C'est un vieux dossier qui n'a pas évolué sous le régime Bozizé et que le confit entre celui-ci et la Séléka a ressuscité.


Peu avant la prise de pouvoir de l'ex-rébellion, les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) avaient débloqué 4 milliards de francs CFA (8 millions de dollars) pour la réalisation de ce programme et des promesses d'aide de plus de 3 millions d'euros de l'Union européenne (UE) avaient été annoncées.


Suspendue des organisations internationales dont l'Union africaine (UA) après cet épisode jugé comme une entorse à l'ordre constitutionnel, la RCA est aujourd'hui privée de l'aide financière extérieure nécessaire au fonctionnement de ses institutions. Le nouveau sommet extraordinaire de la CEEAC de jeudi a souligné la nécessité de fournir un appui conséquent pour accompagner la transition amorcée.


PAX TCHADIANA


Dans sa nouvelle posture de faiseur de rois et gendarme régional, le président tchadien Idriss Deby Itno, présenté comme le parrain de Djotodia et son équipe, apparaît en première ligne dans cette cause. Pour Firmin Mbala, "il a les moyens d'imposer une 'pax tchadiana', c'est-à-dire une paix qui doit sa réalité et sa réalisation à la contribution aussi bien en termes financiers qu'en termes d'intervention militaire".


"C'est des moyens qui ne peuvent pas être totalement suffisants", nuance cependant le politologue. Dans ce cas, la question se pose sur les ressources qu'utiliseront les nouveaux maîtres de Bangui pour diriger le pays.


Certes, les deux sommets de N'Djamena ont consacré l'érosion des pouvoirs de Michel Djotodia pour le cantonner à un rôle honorifique à la tête de l'exécutif, pour les confier à Tiangaye. Mais, de l'avis de Mbala, s'il est incompétent, l'ex-chef rebelle risque d'être un facteur de nuisance. "Pour l'instant, note-t-il, rien n'indique de Djotodia soit incomparablement plus compétent que Bozizé".



Après avoir déjà obtenu la dissolution du Conseil supérieur de transition créé le 6 avril au profit du Conseil national de transition considéré comme étant plus expressif du nouveau contexte sociopolitique, la société civile continue de veiller au grain. Elle fait pression sur le Premier ministre pour la tenue d'une "conférence nationale" visant à débattre des maux de la RCA.



"Les problèmes de la RCA, justifie par exemple Fulgence Zeneth, un de ses membres, ne sont pas partis avec Bozizé". C'est que, dans ce pays pauvre d'Afrique centrale dont pourtant l'extraction des minerais de diamant représente 40% de l'économie nationale qui est sur le point de devenir un pays producteur de pétrole, l'histoire repasse les plats.

 

Comme le rappelle Firmin Mbala, depuis André Kolingba jusqu'à Bozizé en passant par Patassé, "tous les dix ans, il y a des formes d'alternance armée en RCA". En cause : l'incapacité des pouvoirs successifs à satisfaire les besoins de la population. Une population qui aujourd'hui ne semble pas accorder un état de grâce à Djotodia et ses hommes, placés devant leurs responsabilités après leur arrivée douloureuse aux affaires.

Centrafrique : Michel Djotodia et la Séléka à l'épreuve du pouvoir, défi sécuritaire crucial à relever
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 01:24

 

 

 

BANGUI : DES RELIGIEUX SE MOBILISENT POUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ

 

Bangui, 22 avril (RJDH) – L’union des églises évangéliques des frères (UEEF) a organisé trois jours de prière et de jeûne allant de lundi  22 au mercredi 24 avril. Une activité qui a pour but de soutenir la Centrafrique d’une manière spirituelle, afin que la paix et la sécurité puissent revenir.

 

Durant ces trois jours, les chrétiens membres de cette confession religieuse vont jeûner et prier pour la paix et la sécurité dans le pays.  Cette initiative vise également à porter un soutien spirituel aux victimes des exactions durant le moment de crise que le pays connait depuis le 10 décembre dernier.

 

« La sécurité et la paix ont quitté le territoire centrafricain. Des lamentations se font entendre de tout côté et personne n’est épargnée de cette situation. Nous avons le devoir et le droit de prier pour tout le monde », a dit le secrétaire exécutif des églises évangéliques des frères en Centrafrique, Simon-Pierre Nadjilao.

 

Il a également fait savoir que tant qu’il n’y a pas de sécurité,  il n’y a pas la paix.  Car d’une manière ou d’une autre la paix et la sécurité sont indispensables pour le bien-être de tous. « Nous avons organisé ce moment pour recommander le sort des centrafricains à Dieu afin qu’il instaure la sécurité et la paix », a souligné Simon-Pierre Nadjilao.

 

Selon la même source, la population ne peut pas vaquer librement à ses activités. La vie et la libre circulation des personnes et des biens sont conditionnées.

 

« La situation dans laquelle la République Centrafricaine se trouve est désagréable, personne ne pourra dire que tout va bien, les centrafricains souffrent amèrement sur tous les points. Le développement ou l’épanouissement de tout un chacun est bloqué et remis à zéro », a-t-il fait observer.

 

 

BANGUI : UNE AMBIANCE TOUJOURS MORNE EN DÉPIT DE L’ASSURANCE DES NOUVELLES AUTORITÉS

 

Bangui, 22 avril (RJDH) – L’ambiance reste toujours morne à Bangui, depuis l’arrivée des rebelles de la Séléka au pouvoir le 24 mars dernier. Les scènes de pillage, d’enlèvement, de meurtre et d’autres exactions continuent, alors que les sanctions que promettent les nouvelles autorités tardent à se concrétiser. Une situation qui fait craindre chez beaucoup de centrafricains, une crise humanitaire à grande échelle.

 

Nombreux sont les centrafricains qui s’interrogent en ce moment sur la réelle volonté des nouveaux maîtres de Bangui à faire assoir la sécurité et l’ordre sur l’ensemble du territoire national. Des scènes de pillages qui continuent, ont fait que plusieurs secteurs d’activités socioéconomiques restent paralysés.

 

Les quelques banques commerciales ouvertes ne proposent que des services minimums. Les écoles sont restées fermées. Ce lundi 22 avril, les élèves du lycée Barthélemy Boganda qui se sont rendus dans leur établissement, ont vu les locaux occupés par les rebelles de la Séléka. Ces éléments ont été basés dans cet établissement, pour contrer l’entrée des éléments dits incontrôlés dans le quartier de Boy Rabe, pour commettre des exactions.

 

Dans la nuit du 21 au 22 avril, certains éléments de la Séléka ont fait incursion au domicile d’une famille au quartier Ngongono3, pour perpétrer un pillage. « Ils nous ont réveillés avec des sommations. Ils nous ont terrorisés avec des menaces de mort. Nos biens entre autres, literie, ustensiles de cuisine, moto et plusieurs autres matériels ont été emportés par les rebelles. Mes documents ont été éparpillés dans la cours », a expliqué la victime.

 

Entre temps, dans la journée du dimanche 21 avril, une voiture appartenant à un agent de la douane centrafricaine, a été emportée par les hommes de la coalition Séléka, au quartier Damala.

 

D’après les faits rapportés par des témoins, ces hommes en arme ont investi le domicile de cet agent de la douane en faisant des tirs de sommation.  Effrayé, l’agent a dû prendre fuite avec toute sa famille et les rebelles en ont profité pour s’emparer de la voiture. Une situation qui a entrainé la psychose au sein de la population dudit quartier.

 

Dans les hôpitaux, le service des urgences sont débordés. En outres, les services commencent à faire face à des sérieux problèmes de rupture de stock des médicaments. Ces faits commencent laissent redouter chez plusieurs personnes, une crise humanitaire à grande échelle, si rien n’est résolu dans l’urgence par les nouvelles autorités.

 

En route pour une mission officielle en Belgique, le Premier ministre de transition Nicolas Tiangaye, a demandé à la communauté internationale de ne pas suspendre l’aide à la Centrafrique. « Les caisses de l’Etat sont vides. La situation actuelle, en Centrafrique, nous a mis en difficulté et il s’agit donc d’un plaidoyer. Il faut éviter qu’il y ait des suspensions qui soient préjudiciables à tous les projets qui sont en Centrafrique », a-t-il dit à la presse internationale.

 

Du côté des nouvelles autorités de Bangui, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et membre de la coalition Séléka, Nouredine Adam, a de nouveau  fait un communiqué, lu sur les ondes de la Radio nationale, le dimanche 21 avril, interdisant les éléments de la Séléka de se promener avec les armes dans les artères de la capitale.

 

Il a également demandé aux conducteurs de véhicules de transport commun de ne plus prendre à bord des bus et taxis, les hommes en arme. Le même communiqué précise que, toute personne armée qui sera surprise en train de commettre un acte de braquage ou une exaction quelconque sera punie conformément à la loi.

 

 

BANGUI : LUNDI, UNE JOURNÉE SANS PRESSE

 

Bangui, 22 avril (RJDH) – Les lecteurs des journaux édités de la  presse écrite centrafricaine sont privés ce lundi 22 des informations quotidiennes, suite au mécontentement des journalistes membre du groupement des Editeurs de presse privés et indépendant de Centrafrique (GEPPIC), qui protestent contre les exactions de la coalition  Séléka sur les médias locaux et la représentativité des journalistes au Conseil National de Transition.

 

Le président du GEPPIC, Marcel Mokwapi,  a dans un entretien avec le RJDH, fait savoir que cette journée  déclarée ‘’sans presse écrite’’ est décrétée en République Centrafricaine  suite au quota infime attribué à la presse au sein du Conseil National de Transition (CNT).

 

Marcel Mokwapi a également déploré le fait que certaines autorités locales accordent peu d’importance aux presses locales et particulièrement  la presse privée.

 

«Le Chef de l’Etat a reçu toutes les autres entités  sauf les hommes des médias. Notre attente est de rencontrer le Chef de l’Etat pour des échanges afin de nous impliquer dans la réussite de cette transition », a ajouté le président de GEPPIC.

 

D’après Marcel Mokwapi, les maux d’ordre de cette journée a été suivi et respecté. « Faute de pouvoir d’achat et de culture, très peu de la population lisent les journaux en République Centrafricaine. Le mot d’ordre de grève a été suivi pour permettre à l’opinion internationale de rendre compte des exactions qui se poursuivent en République Centrafricaine » a-t-il conclu.

 

 

RAFAÏ : LA POPULATION SOLLICITE L’ÉLARGISSEMENT DE CHAMP DE SURVEILLANCE DES TROUPES OUGANDAISES

 

Rafaï, 22 avril (RJDH) – La population de la ville de RafaÏ (sud-est) souhaitent de l’Union africaine et à l’organisation des nations unies(ONU), d’élargir le champ de surveillance des forces ougandaises jusqu’au village de Démbia, situé à 70 kilomètres de la ville, dans le cadre de la lutte contre la rébellion de la LRA. Cette demande a été exprimée lors de la réunion de sécurité de ce lundi 22 avril.

                          

D’après un habitant de cette localité joint par Radio Zéréda, « nous souhaitons que l’ONU et l’UA puissent élargir leurs zones de sécurité pour éviter une éventuelle attaque des éléments de l’Armée de résistance (LRA) dans notre localité. Parce que ce dernier temps, leur présence est signalé aux alentours du village Démbia ».

 

Selon Radio Zéréda, les forces Ougandaises qui se trouvent dans la région de Rafaï ont empêché une colonne des éléments de la Séléka  parti de Rafaï pour la ville d’Obo dans le but de piller. Mais ces derniers ont pillé l’église catholique et les sites de certaines ONG humanitaires de cette ville.

 

Un officier Américain a rassuré la population que face aux menaces des  éléments de la Séléka, les troupes tripartites « vont arrêter provisoirement la traque des éléments de la LRA pour sécuriser la préfecture de la haut Mbomou contre les éléments de la Séléka».

 

Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme
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