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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 02:34

 

 

 

LE CAP Samedi 6 avril 2013 | 06:47 UTC (Xinhua) - Toutes les troupes d'Afrique du Sud déployées en République centrafricaine sont revenues au pays, a déclaré vendredi le Syndicat national de la défense sud-africaine (SANDU).

 

Le retrait a commencé jeudi, dans un contexte marqué par un scepticisme croissant à l'égard de la nécessité de maintenir des troupes dans ce pays ravagé par la guerre, suite à la mort de 13  soldats sud-africains en périphérie de Bangui le mois dernier.

 

Le porte-parole du SANDU, Pikkie Greef, a déclaré qu'au mieux des informations dont il disposait, le dernier membre du contingent sud-africain en Centrafrique est revenu au pays vendredi matin.

 

Toutefois, la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF), n'a pas confirmé cette information.

 

Le ministre sud-africain de la Défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula a annoncé ce retrait jeudi, déclarant que cette décision avait été prise suite au renversement du gouvernement de République centrafricaine.

 

L'Afrique du Sud comptait quelque 200 soldats en Centrafrique conformément à un accord de défense avec le gouvernement de ce pays. Cet accord avait pour objectif de fournir à l'armée centrafricaine toute une gamme de services de formation militaire, pour l'infanterie, l'artillerie, les forces spéciales, ainsi que des cours de conduite, et de remettre en état les infrastructures militaires à Bouar et à Bangui.  

Toutes les troupes sud-africaines sont revenues de la Centrafrique
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 02:21

 

 

http://www.come4news.com   06-04-2013 19:08 - par Alain Mukendi

 

Voilà près de deux semaines que François Bozizé a été chassé du pouvoir par la rébellion du Séléka. Et, à ce jour, tout semble aller normalement dans le pays. Car, après la confirmation de Nicolas Tiangaye à la Primature, le nouveau gouvernement a été mis sur pied en début de cette semaine. Et, à ce moment, la seule chose qui manque au nouveau régime centrafricain est la légitimité internationale. Une légitimité qui semble bien à sa  portée ; au regard de la souplesse avec laquelle la communauté internationale accueille  ce putsch de  Michel Djotodia.

 

En effet, afin d’apporter un «habillage constitutionnel » au coup d’Etat perpétré en Centrafrique à la fin du mois de mars dernier, les dirigeants de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) se sont réunis cette semaine à Ndjamena la capitale tchadienne, dans le cadre d’un sommet extraordinaire. Et, presque à l’unanimité, ils ont prescrit aux nouvelles autorités centrafricaines de mettre sur pied et au plus vite un « Conseil National de la Transition »,  qui organiserait dans un délai de 18 mois une élection présidentielle libre et transparente.   Une prescription qui émanerait  de l’Union Africaine, qui est jusqu’ici le seul organisme à avoir condamné très fermement ce coup de force. Un responsable de cette organisation panafricaine  a d’ailleurs indiqué sur place à Ndjamena a l’hebdomadaire jeune Afrique que « La transition ne doit pas durer trois ans, on doit faire une courte transition. Et les bonnes transitions sont celles qui ne durent pas »

 

Et, ces jours-ci, Michel Djotodia s’évertue à mettre en place ce fameux conseil dont il sera vraisemblablement le Président. Entre temps, François Bozizé depuis l’Hôtel Hilton de Yaoundé continue de pointer du doigt Idriss Deby, qu’il considère comme celui qui l’a renversé ; il l’a réitérer cette semaine sur les antennes de la BBC,   non sans ajouté que la dizaine de soldats Sud-Africains a été massacrée par les forces spéciales tchadiennes. Une accusation que si elle est fondée risquerait de courroucer très profondément Jacob Zuma, qui a lui-même effectué cette semaine le déplacement de Ndjamena, pour  de s’enquérir davantage de la situation.

 

Dès lors, plusieurs spécialistes craignent de voir la République sud-africaine user à son tour de tous les moyens, pour renverser le régime d’Idriss Deby. Surtout que le régime tchadien fait lui-aussi face depuis plusieurs années à de nombreux mouvements rebelles. Cette fois, Idriss Deby comprendra qu’il ne sert à rien d’aller allumer le feu chez un voisin !

 

 

Lu pour vous : Crise centrafricaine : Et si l’Afrique du Sud se vengeait sur le Tchad
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 02:15

 

 

 

APPEL A UNE CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFICAINE

 

 

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC),  avec le soutien des présidents sud-africain Jacob ZUMA, et béninois Thomas Boni YAYI, invités au sommet de Ndjamena, ont demandé à ce qu'un "collège" de transition soit élu "par les forces vives de la nation", avec à sa tête un président élu, pour une période qui "ne doit pas excéder 18 mois". La mise en place d’un organe législatif qui va rédiger la Constitution et jouer le rôle de l’Assemblée Nationale a également été recommandée.

 

J’apprécie la position de l’Union africaine qui a condamné le coup d'Etat du 24 mars 2013, alors que les pays de la CEEAC se sont abstenus de lui emboîter le pas.

 

J’avais indiqué ma désapprobation sur le contenu de l’accord de Libreville et émis un doute sur la possibilité de son application, compte tenu de son manque de pragmatisme et d’opérationnalité. Malheureusement ce que je craignais est bien arrivé : la coalition Séléka a repris les hostilités et conquis le pouvoir par les armes.

 

Aujourd’hui malgré les recommandations de Ndjamena la situation reste imprévisible et explosive.J’observe en effet que le compromis de Ndjamena est aussi éloigné des préoccupations des Centrafricains que l’accord de Libreville.

 

  • Je demande la remise en vigueur de notre Constitution, car il ne s’agit pas d’une crise d’institution, mais plutôt d’une crise politique de pouvoir. Notre Constitution n’a jamais été mise en cause et n’a aucune raison de l’être aujourd’hui. Notre pays étant plongé dans le chaos et l’anarchie, une Constitution ne peut pas être rédigée l’arme sur la tempe, les règles ne se changent pas sous occupation.  
  • Le délai de transition ne correspond pas à une base crédible. La proposition de 18 mois n’est qu’un compromis à mi parcours entre la proposition de trois ans de Séléka et le changement immédiat. Un observateur avisé aura remarqué que 18 mois équivalent à  la moitié de 36 mois, correspondant à trois ans réclamés par Séléka.
  • Tout comme dans l’accord de Libreville, le compromis n’engage pas les acteurs du pouvoir sur les priorités liées aux besoins primaires de la population. Il n’y a pas eu d’agenda, ni politique, ni social, ni économique (par exemple la prise en charge des populations traumatisées, la mise en état des infrastructures, sanitaires, d’éducation de communication,  l’administration etc …)
  • Les conclusions du Sommet de Ndjamena appellent à un vote  pour un collège qui devra jouer le rôle d’exécutif pour diriger la transition. On ne peut pas demander au peuple de voter pour un collège d’individus qu’il ne connaît pas. Un vote démocratique suppose une confrontation de projets et de programmes des candidats identifiés. Le peuple peut ainsi effectuer son choix en connaissance de cause. Un vote démocratique n’est pas une loterie. On vote pour un programme, pour un projet de société.
  • Les pays de la CEEAC n’imposent pas immédiatement une force internationale d’interposition chargée de l’observation et du contrôle de la sécurité, alors que la situation reste très inquiétante et que la population est martyrisée.
  • Aucun représentant d’une institution extérieure ne peut décider de qui devrait diriger ce pas. Il appartient au peuple Centrafricain dans sa souveraineté de décider qui devra le représenter. C’est cela la démocratie.

 

Afin d’éviter un autre processus périlleux et des manipulations politiques qui risqueraient de nous précipiter à nouveau vers une guerre généralisée et son cortège de destruction et de malheurs dans le pays, nous recommandons très vivement la tenue d’une « Conférence Nationale Souveraine pour la Refondation de la République Centrafricaine ».

 

Sur la base des conclusions sorties du sommet de Ndjamena, je propose :

 

  • Une transition pour une durée de 6 à 12 mois
  • La tenue immédiate d’une « Conférence Nationale Souveraine pour la Refondation de la RCA », étape cruciale et déterminante pour la réussite de la transition.
  • La Conférence Nationale devra se prononcer sur les voies et moyens de la réconciliation nationale
  • Une convocation de tous les acteurs politiques, économiques et sociaux représentant les partis politiques et les acteurs indépendants, les organisations économiques, les associations,  les syndicats, et les représentants de la société civile pour prendre part à la Conférence Nationale ;  
  • La Conférence Nationale devra être dirigée par des personnalités indépendantes et de grande probité.
  • La Conférence Nationale devra délibérer sur le collège appelé à diriger le pays ;
  • Cette Conférence Nationale permettra aux Centrafricains de mettre en place l’organisation de la transition. Elle devra :
    • décider dans le calme des différentes procédures à mettre en place : l’identification de nos priorités, la sécurité nationale, la reconstruction….
    • choisir, parmi les différents représentants prenant part à la Conférence, la vingtaine de personnes qui auront la charge de mener la transition ;
    • définir un agenda des chantiers précis et prioritaires à mener par le collège de dirigeants choisis par la Conférence Nationale (santé, sécurité, justice, infrastructures…)  
    • déterminer le délai de la transition et de la sortie de cette transition par les élections générales.

 

Le collège sera comptable de la transition : il rendra compte au peuple centrafricain à l’issue de la transition, juste avant les élections.

 

Le collège sera chargé d’organiser les élections générales (législatives et présidentielles).

 

La Conférence Nationale Souveraine pour la Refondation de la RCA devra réaffirmer l’organisation politique et économique du pays en s’appuyant sur le principe « ORC » (définition des orientations des politiques publiques, organisation des réglementations et des régulations pour le fonctionnement de l’Etat, installation des organes de contrôle à tous les niveaux du pays).

 

Pour la protection de nos populations, de nos femmes, de nos enfants innocents, de nos hommes,  pour toutes les  victimes d’exactions et d’atrocités, nous devons restaurer un Etat de droit

 

 

Paris 06 avril 2013

 

COMMUNIQUE DE MARIE-REINE HASSEN
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 02:11

 

 

 

http://www.lejournalinternational.fr/

 

Mehdi Rais, correspondant à Rabat  Samedi 6 Avril 2013

 

Le renversement de l’ancien régime Bozizé en République centrafricaine a laissé grandes ouvertes les portes du pouvoir à l’opposition Séléka. Cette prise de pouvoir constitue un défi majeur pour ce petit pays d’Afrique centrale, plongé dans une crise interne des plus complexes.

 

Ce bouleversement intervient suite à l’échec de l’accord de Libreville conclu entre l’ex-président Bozizé et l’opposition - conduite par l'actuel chef de l’État, Michel Djotodia. Bozizé accuse Djotodia d’avoir refusé l’application de l’accord et trahi le peuple centrafricain, légitimant par là même le coup d’État. 


Après la destitution de François Bozizé, Michel Djotodia s’est aussitôt proclamé président de la République et s’est donné trois ans, conformément à l’accord de Libreville, pour rétablir la sécurité, renforcer l’armée, et organiser des élections législatives et présidentielle, libres et démocratiques. Djotodia a également réussi à créer un gouvernement d’union nationale. 

Pourtant, les conditions de vie et la sécurité en République centrafricaine se dégradent progressivement. Cela engendre de l'instabilité et une violence quotidienne. Le refus de l’Union africaine et des États d'Afrique centrale de reconnaître ce nouveau gouvernement a aggravé la situation. 


L’Union africaine a aussi suspendu la participation du pays à l'organisation. C'est un message fort à l'encontre des principaux leaders de l’opposition, au pouvoir après le coup de force militaire. La Centrafrique se trouve isolée sur la scène africaine, ce qui complique davantage son avenir, que le coup d’État a complètement bouleversé.

 

Risque de fragmentation du tissu social

 

Le coup de force des rebelles pourrait fragiliser grandement le tissu social de la société. Indubitablement, les rebelles, fortement armés, pourraient profiter de leur position afin d’enclencher une opération de vengeance à l’encontre d’une partie de la population, réputée fidèle au président déchu. Une nouvelle épuration n'est pas à exclure. 


D’ailleurs, plusieurs locaux et bâtiments situés dans des quartiers pro-Bozizé ont été saccagés par les rebelles, dont les bureaux des Nations Unies. Le palais présidentiel, les ministères ainsi que les villas et les habitations appartenant aux proches de l’ex-président ont été vandalisés pendant le ratissage de la capitale, pour chercher des fidèles et des proches de l’ancien régime restés sur place. 


En outre, plusieurs arrestations arbitraires ont eu lieu dont la majorité concernait des ex-ministres, des proches ainsi que des alliés du régime du président Bozizé. Cela accentue le risque d’un affrontement entre les combattants de l’opposition et les partisans de l’ex-président Bozizé.

 

La Communauté internationale a condamné cette situation. Paris n’a notamment pas tardé à manifester son inquiétude. C’est dans ce sens aussi que les États-Unis ont répondu à cette menace, en appelant au calme et au dialogue national. 


L’autre risque majeur, auquel pourrait être confrontée la population centrafricaine, réside dans la fragilité de l’unité affichée par l’opposition. Cette alliance en apparence assez homogène risque fortement de se disloquer après la dissolution du régime Bozizé. 


L’alliance de Séléka n’a pas de programme clair. Elle cherchait à écarter le régime et prendre le pouvoir. Cela étant fait, elle pourrait se déchirer à cause des ambitions concurrentes des leaders, conduisant ainsi à un sérieux risque de guerre civile qui pourrait ouvrir la voie à des risques terroristes dans la République de la Centrafrique.

 

Crainte de l’expansion terroriste en Centrafrique 

La situation en Centrafrique est très complexe, et ressemble au cas malien. Bien que l’opposition semble avoir les capacités d’assurer la sécurité, l’armée régulière du pays est affaiblie depuis la montée au pouvoir de l’ex-président Bozizé, lequel craignait un coup d’État militaire. 

L’absence de cette force militaire et le risque de l’explosion de la Séléka constituent une opportunité qui pourrait ouvrir la voie aux djihadistes, afin de s’installer dans le pays et de provoquer une nouvelle crise sécuritaire dans toute la région. 


Justement, le climat dans la République centrafricaine demeure favorable à ces groupes djihadistes proches d’Al Qaïda pour procéder à des agressions ou des prises d’otages, et même pour contrôler une partie du territoire de la Centrafrique, engendrant par la même occasion une terreur similaire à celle développée au Mali et dans toute la région du Sahel. 

En effet, les groupes djihadistes installés en Afrique ont démontré leur fluidité et leur capacité à mener des opérations très complexes à l’intérieur de plusieurs États africains, comme ce fut le cas avec les opérations de prises d’otages menées au Cameroun, à Ain Amenas en Algérie et même au Nigeria.

 

Si cela demeure peu probable, la République centrafricaine peut néanmoins compter sur le soutien de Paris et même du Tchad, dont le feu vert était primordial pour le lancement de ce coup d’État. C’est ainsi que la France n’a pas tardé à réagir en envoyant 350 soldats supplémentaires- pour porter le contingent à 600 soldats français, afin de garantir la sécurité de la capitale et notamment de l’aéroport.

 
De même, le Tchad a exercé une pression pour que la Force multinationale de l’Afrique Centrale, dont il est membre, intervienne en République centrafricaine afin de sécuriser le pays, et éviter tout dérapage qui permettrait aux djihadistes de se placer convenablement. 

La République centrafricaine vit une situation très complexe qui appelle l’intervention des États de la région et de la Communauté internationale. Ces derniers devraient prendre les mesures nécessaires pour éviter tout dérapage qui serait susceptible de créer un contexte de chaos dans le pays déjà affaibli par un déficit économique énorme, et dont plus de 60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

République centrafricaine : une « malisation » de la crise ?
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 02:09

 

 


http://ipsinternational.org  Maurice Garbiro* 


BANGUI, 6 avr (IPS) - A 13 ans, Youssouf concentre tous les maux qui ont miné la République centrafricaine (RCA) ces dernières années. Le 24 mars 2013, il prenait Bangui, la capitale, l’arme à la main dans les rangs de la coalition rebelle Séléka.

 

«Hier encore, j’étais assez âgé pour faire la guerre et tuer. Et aujourd’hui, on me demande d’attendre mes 18 ans pour m’engager comme militaire?» A l’ombre du manguier du camp militaire de Bangui, où il est tenu au secret avec trois autres enfants soldats, Youssouf ne décolère pas. Il se sent trahi par les rebelles de la Séléka qui, le 24 mars, ont marché sur la capitale pour installer au pouvoir leur chef, Michel Djotodia.

 
Ces mêmes miliciens aimeraient aujourd’hui s’acheter une crédibilité internationale, et savent que la présence d’enfants soldats dans leurs rangs fait tache. Surtout depuis que des militaires sud-africains, qui défendaient le palais présidentiel alors occupé par le président déchu François Bozizé, se sont dits traumatisés après avoir découvert que les rebelles combattus et tués n’étaient pour la plupart que des «gamins». 


Pour les cacher, la Séléka a placé bon nombre d’entre eux dans des familles originaires du nord de la Centrafrique, d’où viennent la plupart de rebelles, comme Youssouf. 


Mais Youssouf est resté au camp. C’est le président Djotodia en personne qui l’avait déposé ici au lendemain de la prise de Bangui, après l’avoir trouvé montant la garde à un poste de sécurité mis en place par la Séléka.

 
«Je veux être un soldat, je ne sais rien faire d’autre que la guerre», dit-il. Son béret militaire vissé sur la tête est presque aussi rouge que ses yeux. «La faute au tabac blanc», confie-t-il. C’est sa «drogue», un mélange de poudre de chanvre indien et de farine de manioc. «Avec ça, tu ne recules pas, tu n’as peur de rien». 


Kidnappé par la LRA 


La vie de Youssouf est un concentré des maux qui gangrènent la RCA depuis plusieurs années. Son destin a basculé une première fois en avril 2011. 


«Depuis plusieurs jours, des miliciens ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) pillaient et kidnappaient des gens autour de Birao où je vivais. Malgré le danger, j’ai accompagné ma mère au champ. Mais ceux de la LRA nous ont trouvés. Ils l’ont violée devant moi avant de la fusiller». 


La bande armée oblige alors le jeune garçon à les suivre pour porter les sacs de munitions. Avant de le transformer en machine à tuer. «Ils m’ont appris à manipuler les armes comme les kalachnikovs, les lance-roquettes RPG... Je suis devenu un homme avec eux». 


Assez rapidement, Youssouf et d’autres enfants soldats, qui forment 90 pour cent des rangs de la LRA, sont introduits auprès de Joseph Kony, le leader de la milice recherché par la Cour pénale internationale (CPI).

 
«La première fois, c’était en août 2011, près de Zémio (sud-est de la RCA, frontalier avec la RD Congo). Il est très grand, avec une barbe, et porte toujours un chapeau. Il nous a parlé durement. Je l’ai revu peu après, lors de l’attaque de Djéma, une localité voisine. Kony a aligné sept villageois, et nous a demandé à nous, les enfants, de les tuer. J’ai hurlé «A vos ordres, chef» et j’ai tiré sur deux personnes. Comme ça, j’ai pu rester en vie». Le corps fluet de Youssouf est secoué par les sanglots. 


«La LRA tue les enfants qui sont malades, trop lents... Un soir, je me suis échappé», explique-t-il. Après trois jours de marche, il est récupéré vers Rafaï par les troupes américaines fraîchement lancées à la poursuite de Kony en mai 2012. Youssouf est alors pris en charge par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui le rapatrie sur Birao dans le cadre d’un programme de réunification des enfants soldats avec leurs familles. Mais, sur place, Youssouf n’a plus personne. 


"La guerre, c’est la guerre" 


Il trouve alors un emploi de garçon à tout faire chez des proches de Djotodia: revenu de son exil au Bénin, cet ancien diplomate centrafricain est en train de reprendre la tête de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), l’un des principaux mouvements rebelles qui composeront la future Séléka. 


«J’ai voulu m’engager avec eux. Mais Djotodia m’a dit qu’il ne voulait pas d’enfants soldats. Il m’a proposé de les suivre pour faire la lessive et les repas», déclare Youssouf. 


Cependant, dès l’attaque début décembre 2012 de la ville de Ndélé, à quelques centaines de kilomètres plus au sud, les bonnes intentions des chefs s’envolent. 


«Dès que le colonel m’a dit de monter dans le véhicule numéro six, je savais que j’allais devoir combattre: les voitures numérotées de un à dix servaient aux attaques, les suivantes étaient pour la logistique. Le gradé m’a donné une arme et m’a dit 'Sois un homme'».

 
«J’ai continué le voyage jusqu’à Bangui dans cette voiture, usant ma kalach, ville après ville. Combien de personnes j’ai tuées? Je ne sais pas. La guerre, c’est la guerre, c’est tout. Moi, il y a bien longtemps que je ne suis plus un enfant. Mon seul espoir maintenant, c’est d’être enfin formé comme un vrai militaire», souligne Youssouf. 


* Avec un reportage complémentaire de Sandra Titi-Fontaine à Genève/InfoSud. 


*(Maurice Garbiro est journaliste en RCA et a écrit pour 'InfoSud', une agence de presse suisse basée à Genève. Cet article est publié en vertu d’un accord de coopération entre InfoSud et IPS).

 

 

 

CENTRAFRIQUE : Youssouf, un enfant soldat de 13 ans
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 17:27

 

 

 

 

Berberati, 6 mars 2013 (RJDH) – Plus de cinq personnes auraient été tuées ce matin à la suite d’une manifestation pacifique organisée par la population contre les exactions des rebelles de la Séléka dans la ville de Berberati. Plusieurs personnes seraient également blessées, après que les éléments de la Séléka aient ouvert le feu sur les manifestants.

 

Les habitants de la ville de Berberati protestent contre les exactions des éléments de la Séléka. « Ces rebelles taxent presque tout le monde. Les voyageurs, les passants, les commerçants, voire les malades dans les hôpitaux sont tenus de payer des taxes à ces rebelles, car ils disent que c’est pour leur permettre d’assurer notre protection et sécurité », a dit un témoin joint par le RJDH.

 

En outres, les actes de pillage et de rançonnage continuent d’être effectués par ces hommes en arme. Un autre acte qui a suscité le soulèvement de ces habitants est le fait que ces hommes en arme ont  heurté un jeune homme qui roulait sur une moto. Ce dernier a eu des fractures aux deux jambes mais les éléments de la Séléka l’ont contraint de marcher sur ses blessures.

 

Touchée par le degré de la souffrance infligée à la victime, la population s’est mobilisée pour manifester leur mécontentement contre les exactions qu’elle subit au quotidien de la part de ces hommes armés.

 

Tôt ce matin, les habitants de Berberati, hommes femmes et enfants sont sortis dans les rues, marchant pieds-nus, pour appeler les responsables de la Séléka à stopper cette hémorragie.  Ces derniers ont été dispersés par des tirs de sommation, font sur instruction de leur chef, un des officiers de cette coalition.

 

Plusieurs des blessés ont été amenés à l’hôpital et les cadavres aussi. La situation reste tendue, car les éléments de la Séléka ont promis de sanction porte par porte à cette population civile.

 

 

 

NDLR : Cela est franchement inadmissible ! Ces éléments qui tirent à bout portant sur la foule de paisibles manifestants sont ils vraiment des combattants de Séléka, mouvement qui est pourtant venue libérer les Centrafricains d'un régime tyrannique et sanguinaire de terreur! Une telle situation doit immédiatement cesser et les responsables de Séléka doivent s'en donner les moyens sinon ce sera à désespérer d'elle qui a soulevé tant d'espoir.

 

BERBERATI : DES PERSONNES TUÉES PENDANT UNE MARCHE DE PROTESTATION CONTRE LES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 17:21

 

 

 

 

 

Bangui, 6 mars 2013 (RJDH) – Les soldats  ougandais mis à la disposition de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine (UA), pour la traque à Joseph Kony, leader de la rébellion de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) et ses hommes, sont toujours présents en Centrafrique et continuerons leurs activités. Ces forces se trouvent dans la région sud-est du pays, notamment dans la préfecture de Haut Mbomou où la présence de la LRA est souvent signalée.

 

La  décision du maintien de ces troupes a été prise le 3 avril, lors d’une réunion entre l’UA, les organisations des Nations-Unies (ONU) et les autorités ougandaises à Kampala. Une information rendue publique par le Bureau régionale des Nations-Unies pour l’Afrique centrale (ONUCA), alors que  les leaders de la coalition Séléka, qui ont pris le pouvoir par la force le dimanche 24 mars à Bangui,  ont réclamé le départ des troupes ougandaises en République centrafricaine.

 

« Le changement brutal de régime en République centrafricaine a provoqué une confusion dans les esprits. Je tiens à rassurer l’opinion nationale et internationale que cela n’a pour l’instant aucune incidence sur les engagements et la détermination des autorités ougandaises d’accompagner le combat contre la LRA », a dit Francisco Madeira, envoyé spécial de l’UA pour la LRA.

 

Il a également précisé qu’il n’y a aucune raison d’envisager une quelconque suspension de la participation des forces de défense du peuple ougandais (UPDF),  ou même celle des autres troupes déjà en place. «  Il faut rappeler qu’il s’agit d’une force autorisée par l’Union africaine sur la base d’une décision des Etats souverains concernés », a dit l’envoyé spécial de l’UA pour la LRA.

 

Francisco Madeira se dit persuadé que sa visite prochaine en RCA permettra de clarifier et de renforcer cette position. « Nous ne doutons pas de l’intérêt que les nouveaux dirigeants centrafricains accorderont à ce dossier », a-t-il ajouté.

 

« Nous ne devons pas donner la moindre occasion à Joseph Kony et ses éléments de croire qu’il y a un relâchement et qu’ils peuvent continuer à commettre des exactions sur les populations en toute impunité. Nous encourageons toutes les parties prenantes à soutenir la mise en œuvre de cette stratégie, dont l’un des volets est relatif à l’appui à l’opérationnalisation de l’initiative de l’UA contre la LRA et en particulier sa composante militaire, qui est la force régionale d’intervention », a souligné le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abou Moussa.

 

La réunion de Kampala a également permis d’avoir la confirmation des autorités américaine  du maintien des conseillers militaires américains déployés en Centrafrique  en fin 2011 pour soutenir les efforts en cours dans la lutte contre la LRA.

 

Le gouvernement américain vient également de promettre cinq  millions de dollars de récompense pour toute information qui permettrait l’arrestation du chef rebelle Joseph Kony ainsi que ses principaux commandants, Okot Odhiambo et Dominic Ongwen.

 

D’après le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, on estime à plus de 440 000 personnes le nombre de réfugiés et déplacés obligés de quitter leurs familles pour échapper aux brutalités de la LRA.

 

 

 

 

NDLR : Il faudrait aussi que les troupes ougandaises cessent de piller les ressources naturelles de la RCA sous prétexte de traquer Joseph Kony qui est avant tout leur compatriote. Avec les effectifs de Séléka, la RCA doit maintenant être à même de capturer Joseph Kony. 

 

 

 

BANGUI : LES SOLDATS OUGANDAIS CONTINUERONS LA TRAQUE À KONY EN CENTRAFRIQUE SELON L’UA ET L’ONU
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 17:09

 

 

 

 

 

BANGUI (AFP) - 06.04.2013 13:40 - Par Patrick FORT

 

Ils ne sont pas payés, reçoivent un repas par jour, dorment où ils peuvent: les milliers de rebelles centrafricains du Séléka qui ont renversé il y a deux semaines le régime de François Bozizé, vivent à Bangui dans des conditions difficiles, malgré les pillages dont ils sont en partie responsables.

 

Ils ne sont pas payés, reçoivent un repas par jour, dorment où ils peuvent: les milliers de rebelles centrafricains du Séléka qui ont renversé il y a deux semaines le régime de François Bozizé, vivent à Bangui dans des conditions difficiles, malgré les pillages dont ils sont en partie responsables.

 

"On n'a pas reçu de +Papa Golf+ depuis le début de l'attaque", affirme un des 3.000 à 5.000 membres, voire plus, de la coalition Séléka. Par "Papa Golf", il faut comprendre la Prime générale d'alimentation (PGA), soit le nerf de la guerre: l'argent. Les hommes, eux, voudraient bien toucher un per diem de 2.000 à 5.000 francs (3 à 7,5 euros).

 

Alors, après la mise à sac de la capitale centrafricaine tombée le 24 mars aux mains de la rébellion, de nombreux dérapages persistent, des pillages de maisons aux petits rackets.

 

"En l'absence de salaires, ils se paient sur la bête", souligne une source sécuritaire. "C'est une habitude des rébellions. Mais là, ils ont pris le pouvoir. Il faut que ça cesse. Il faut les payer ou les cantonner (en les regroupant dans des lieux déterminés, ndlr), sinon ce n'est pas tenable".

 

Dans les casernes, les hommes du Séléka se sont installés là où ils le peuvent, dormant à même le sol ou à l'air libre.

 

En général, ils reçoivent un repas par jour. Au Camp Kasai, où vivent plusieurs centaines d'hommes, ce repas est distribué de manière méthodique. On procède à l'appel. Chaque homme vient avec sa gamelle et est alors servi. On évite ainsi tout gaspillage.

Ce jour-là, le repas est composé de riz avec des sardines en boîte. "C'est bon", assure Barthelemy Lesseka, qui a rejoint le Séléka le 25 mars, au lendemain de la prise de Bangui. Pour cet ancien vendeur ambulant qui "gagnait mal" sa vie, intégrer la coalition rebelle a été une aubaine.

 

"On travaille toute la journée et le soir, rien!"

 

"Le soir, on se débrouille. On dépend de la bonne volonté des gens du quartier. On leur demande quelque chose", explique-t-il.

 

Rackette-t-il à ce moment-là? "C'est faux. Ceux qui racontent ça sont des menteurs. On ne force personne. Jamais".

 

Toutefois, loin du camp Kasai, au centre-ville, un gardien d'une maison individuelle raconte: "Mon patron m'avait donné 5.000 FCFA pour aller faire des courses à l'épicerie voisine à la tombée de la nuit. Je suis tombé sur une patrouille (du Séléka, ndlr) qui m'a demandé ce que je faisais. Je leur ai expliqué. Ils m'ont pris les 5.000 en disant qu'eux non plus n'avaient pas mangé".

 

Certains rebelles ayant participé à toute l'offensive lancée depuis le Nord sont plus énervés. S'ils avaient reçu une prime de 30.000 FCFA (45 euros) pour le début des opérations, de décembre à janvier, en plus des bénéfices des pillages, ils sont depuis au régime sec.

 

"On n'a rien touché! On travaille toute la journée et le soir, rien! On fait comment?", demande l'un d'eux.

 

Les chefs de la rébellion essayent de "tenir" leurs hommes pour sécuriser la ville. Ils ont ainsi commencé à les cantonner pour limiter leur nombre dans la capitale et mieux les contrôler. Mais, comment faire pour les payer alors que les caisses sont vides? Un responsable du Séléka balaie la question en disant: "On ne paie pas les fonctionnaires tous les jours, mais à la fin de chaque mois".

 

Avec l'application des recommandations du sommet N'Djamena, pour mettre en oeuvre une transition démocratique, la Centrafrique espère recouvrer une certaine légitimité et avoir de nouveau accès aux financements de la Banque centrale d'Afrique centrale et des bailleurs de fonds internationaux.

 

Mais pour le "Papa Golf", les hommes devront attendre.

 

© 2013 AFP

Centrafrique : à Bangui, les difficiles conditions de vie des rebelles
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 16:34

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     L’ASSOCIATION CENTRAFRIQUE DEMAIN(ACD), regroupant des Centrafricains de diverses tendances, régie par la loi française de 1901, salue la volonté et l’esprit de solidarité des Chefs d’Etats de la CEAAC  et d’Afrique d’une manière générale à aider la République Centrafricaine pour normaliser sa vie institutionnelle à la suite du coup d’Etat du 24 mars 2013.

 

 L’ASSOCIATION CENTRAFRIQUE DEMAIN approuve entièrement les recommandations de ce sommet qui constituent une voie toute tracée pour permettre à la République Centrafricaine, à travers la concertation de ses forces vives, de redessiner  son avenir en tirant les leçons de son passé, à partir du plus récent. 

 

 L’ASSOCIATION CENTRAFRIQUE DEMAIN apportera toute son expertise et toute son expérience à travers des propositions d’orientation à  la transition en Centrafrique.      

               

L’ASOCIATION CENTRAFRIQUE DEMAIN salue par ailleurs le sens humain de la communauté internationale qui a épargné la République Centrafricaine de sanctions économiques à la suite du coup d’Etat du 24 mars 2013, sanctions dont la triple victime allait inévitablement être l’innocente population de ce pays par rapport d’une part aux conséquences catastrophiques de la gestion du précédent régime et d’autre part des désastreux pillages, exactions de la rébellion ayant conduit au coup d’Etat du 24 mars 2013.  

                                                                                                                                                                

L’ASSOCIATION CENTRAFRIQUE DEMAIN exhorte vivement la communauté internationale à aider de toute urgence la population centrafricaine pour sa sécurité et celle de ses biens, dans un contexte  où les pillages à grande échelle sur toute l’étendue du territoire  a plus qu compliqué sa situation déjà misérable sous le régime de l’ancien président François BOZIZE.

 

                                                              Fait à PARIS le 05 avril 2013 

 

                                                               Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

                                                               Président de l’ASSOCIATION CENTRAFRIQUE DEMAIN,

 

                                                               Ancien Maire de BANGUI,

 

                                                Vice-président du Présidium du Dialogue Politique Inclusif  de 2008

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU SOMMET DE LA CEEAC  DE  NDJAMENA DU 03 AVRIL 2013 SUR LA CRISE EN CENTRAFRIQUE (ACD)
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:21

 

 


 

 

RFI  samedi 06 avril 2013

 

Jacob Zuma a annoncé le retrait des forces sud-africaines qui sont à Bangui à l'issue du sommet à N'Djamena consacré à la crise centrafricaine. En Afrique du Sud l'opposition et l'opinion publique alimentent la polémique sur l'humiliation infligée à l'armée sud-africaine et réclament des explications sur la décision d'envoyer des soldats pour soutenir le président Bozizé. Défaite militaire, mais aussi diplomatique, Pretoria n'est pas parvenue à faire entendre son point de vue dans l'élaboration du processus de transition.

 

La semaine dernière, en marge du sommet des Brics de Durban, Jacob Zuma a réuni autour de lui plusieurs chefs d'Etats africains, notamment le Congolais Sassou Nguesso, le Tchadien Idriss Deby et le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, qui préside l'Union africaine. Objectif : discuter de la nouvelle donne centrafricaine créée par l'arrivée au pouvoir du chef rebelle de la Seleka.

 

Selon nos sources, le numéro Un sud-africain, appuyé par l'Union africaine, a tenté d'imposer un schéma destiné à mettre hors-jeu Michel Djotodia en le remplaçant par le président de l'Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet. Une formule déjà appliquée pour la transition malienne. Mais l'idée a été rejetée. Le président de l'Assemblée centrafricaine est, en effet, un partisan pur et dur de Francois Bozizé et de son parti le Kwa Na Kwa (KNK, « le travail seulement le travail » en sango).

 

Plusieurs schémas pour mettre hors-jeu Michel Djotodia : échec

 

 

Un deuxième schéma a alors été élaboré pour être présenté au sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), mercredi dernier, le 27 mars 2013, à NDjamena : Michel Djotodia et le premier ministre Nicolas Tiangaye étaient évincés au profit d'un conseil présidentiel composé de 4 ou 5 personnalités dotées de tous les pouvoirs de l'exécutif.

 

Ce montage a également été repoussé par la CEEAC et les représentants de l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) présents a Ndjamena.

 

Le maintien du tombeur de Francois Bozizé et de son Premier ministre pour conduire la transition à Bangui risque d'être interprété comme un revers diplomatique pour Jacob Zuma, le numéro Un sud-africain.

 

 

 

 

NDLR : Tous ceux qui étaient tentés de proposer Célestin Leroy Gaombalet alias « Gaou la fumée » l’ex-président de l’assemblée nationale monocolore de Bozizé ne connaissent rien aux réalités politiques centrafricaines. Ce monsieur a cristallisé sur sa personne jusqu’à la caricature, les principales caractéristiques du régime déchu de la bozizie. Prédation, fraudes électorales massives, nullité, médiocrité et roublardise. Le voir diriger la transition post-Bozizé serait totalement inacceptable pour les Centrafricains tant il était lié faisait corps avec  Bozizé. Celui-ci débarqué, on ne voit pas comment Gaombalet pouvait encore rester et faire le malin après son compère. 

 

 

 

Jacob Zuma victime collatérale de la crise centrafricaine

 

http://www.liberte-algerie.com  Samedi, 06 Avril 2013 09:50  par : Djamel Bouatta

 

Les États membres de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) se sont mis d’accord sur un plan de sortie de crise en République démocratique centrafricaine (RCA). Le dirigeant de la rébellion centrafricaine, Michel Djotodia, a accepté un accord de normalisation mais l’Afrique du Sud se trouve à son tour ébranlée par la crise centrafricaine. La Centrafrique est depuis le 22 mars entre les mains des rebelles de la Séléka, l’opposition du président déchu.

 

Le plan de normalisation compte trois résolutions importantes. La première touche au statut de Michel Djotodia, le dirigeant de la Séléka. La CEEAC ne le reconnaît pas comme président de la Centrafrique. Rappelons qu’il s’était autoproclamé tel après la fuite, le 23 mars, de François Bozizé, le président élu en 2008. Les deux autres résolutions concernent l’exercice des pouvoirs exécutif et législatif.

 

La CEEAC préconise la création d’un collège composé par les forces vives de la société centrafricaine. Ce collège sera chargé de nommer le chef de l’exécutif pour une période de transition de deux ans maximum. Et une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution et de légiférer en attendant la mise en place d’une assemblée nationale élue. Notons que le putschiste, bien qu’il n’ait pas été reconnu comme président de la Centrafrique, n’a pas été non plus sanctionné par la CEEAC. Ainsi, il peut toujours peser sur les événements à Bangui.

 

À la manière du capitaine Sanogo au Mali, ce militaire qui a renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012. En revanche, cet accord entérine la chute de François Bozizé. Les chefs d’État de la CEEAC ont été jusqu’à encourager Thomas Boni Yayi, le président du Benin, à accueillir le président renversé. Cependant et alors que la situation est sur le point de s’apaiser à Bangui, il n’en est rien en Afrique du Sud, alliée de François Bozizé et véritable victime collatérale de la crise centrafricaine.

 

Après l’accord de la CEEAC, le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé le rapatriement de ses soldats engagés à Bangui depuis le mois de janvier. Ses soldats ont subi de lourdes pertes le 22 mars contre les rebelles de la Séléka. Selon un bilan officiel, 13 Sud-Africains auraient été tués pendant la bataille de Bangui. Ces pertes ont profondément choqué l’opinion publique sud-africaine et ont soulevé une vague de protestations contre la décision de Jacob Zuma d’engager des troupes en RCA : des témoignages à Bangui font état d’une trentaine de tués dans les rangs sud-africains, voire même d’une cinquantaine de morts.

 

Centrafrique : le président sud-africain, Jacob Zuma échoue à se faire entendre sur le processus de transition
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