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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 04:03

 

 

Bozize KNK

 

La volonté évidente de frauder les élections en Centrafrique de François Bozizé et l’incapacité à organiser et tenir celles-ci du président qu’il a mis à la tête de la commission électorale ont fini par engendrer une lassitude certaine ou plutôt une certaine lassitude chez les Centrafricains s’agissant des élections présidentielles et présidentielles. Leur décision unilatérale d’avancer arbitrairement le délai de dépôt des candidatures pour le clôturer le 8 novembre 2010 à minuit en violation des dispositions du Code électoral – excluant ipso facto l’opposition de s’engager dans la compétition électorale - ouvre encore une crise inutile qui va générer des tensions supplémentaires dans un pays que le pouvoir a déjà beaucoup de mal à contrôler.

Si on y rajoute le non-respect par le camp présidentiel de l’accord politique du 13 février qui avait pourtant déjà permis de débloquer une seconde fois le processus électoral afin que les partis de l’opposition reviennent siéger à la CEI et le refus de Bozizé de respecter l’arrêt du Conseil d’Etat sur le découpage des circonscriptions électorales aux législatives, force est de constater à nouveau que de sérieuses menaces pèsent une fois de plus sur la tenue des dites élections fixées pour le 23 janvier 2011 et sur leur crédibilité. Qu’on le veuille ou non, avec les actes que ne cessent de poser Bozizé et Binguimalé, ce duo infernal qui se tient par la barbichette, on a assurément l’impression d’un éternel recommencement comme dans le mythe de Sisyphe.

Bozizé, avec la précieuse aide du vrai faux pasteur Binguimalé, est dans une tentation permanente de vouloir piloter à seul le processus électoral, convaincu sans doute que c’est la seule solution pour lui de réussir le hold-up électoral qu’il tient à réaliser coûte que coûte. Bien qu’ayant perdu sa légitimité constitutionnelle de président de la République depuis le 11 juin dernier, il veut néanmoins demeurer maître du jeu électoral. Il est à la fois président de la République, candidat aux élections tout en étant aussi l’arbitre du processus électoral qui doit décider du calendrier et du chronogramme de différentes étapes, bref, à la fois juge et parti.

Dès lors, lorsqu’il s’aperçoit que certaines situations pourtant consensuellement arrêtées ne lui plaisent pas, il décide arbitrairement de violer la loi ou ouvrir une crise en s’ingérant grossièrement dans le processus électoral, quitte à susciter un tollé ou mécontenter l’opposition qui va évidemment se braquer en se menaçant de se retirer du processus. Depuis qu’on a décidé de tenir des élections en Centrafrique, c’est le même manège qui ne cesse de se répéter quasiment tous les trois mois.

A chaque fois, Bozizé prend des décisions susceptibles de créer le blocage et est le premier à accuser l’opposition de ne pas vouloir réellement aller aux urnes. L’OIF se voit obligée de dépêcher l’ex président burundais Pierre Buyoya puis au bout de quelques jours de négociations avec tous les protagonistes, les choses reprennent comme si de rien n’était. Comme par hasard, pour ne pas déroger à ce casting, avec la situation que le refus de Bozizé de se soumettre à l’arrêt du Conseil d’Etat sur le découpage électoral aux législatives et la clôture arbitraire et illégale du dépôt des candidatures viennent de créer, l’ex président Buyoya est déjà apprend-on, annoncé à Bangui.

Tout semble donc bien parti pour qu’on envisage encore objectivement un troisième report de ces élections du 23 janvier 2011 car on ne voit pas comment avec le peu de temps qui reste, ce qui reste impérativement à faire comme la confection d’une liste électorale informatisée et fiable, ainsi que la résolution du problème du découpage électoral pour les législatives et la désignation d’un nouveau président de la CEI, comme l’exige l’opposition, pourraient intervenir pour permettre aux électeurs de rendre aux urnes le 23 janvier 2011.

Bozizé n’est visiblement pas conscient que ses diverses turpitudes et tous les actes qu’il pose sont autant de grains de division nationale et de troubles qu’il sème dans le pays. Il désigne objectivement et inutilement les Gbayas à l’hostilité des autres ethnies centrafricaines. Cette politique de division nationale est en train de conduire ce pays tout droit dans le mur et une guerre civile dont on commence déjà à percevoir certains signes avant-coureur.

Ce qui s’est passé au consulat de Centrafrique à Douala est d’une telle gravité qui nécessite que de sérieux enseignements en soient tirés non pas forcément en termes de répression comme on semble en prendre la voie à Bangui avec la descente en force au Cameroun de la délégation conduite par le général Antoine Gambi, Jean Francis Bozizé et Firmin Feindiro notamment, mais pour remédier concrètement et durablement aux situations qui peuvent engendrer inévitablement de la violence interethnique et des actes désespérés. Il est à déplorer qu’au sein même de la communauté centrafricaine à Douala notamment, les Gbayas, malheureusement assimilés à tort à Bozizé et son clan au pouvoir, se disent  mal vus par les autres compatriotes. ce n'est pas bon signe. Les génocides commencent toujours ainsi. Il faut y prendre garde….La nation centrafricaine doit demeurer unie et subsister au dictateur sanguinaire Bozizé.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 02:10

 

 

20090506-france-afrique.jpg

 


(Le Monde 09/11/2010)


La Cour de cassation a annoncé, mardi 9 novembre, que la justice française pouvait continuer à enquêter sur le patrimoine en France de trois présidents africains et de leurs proches, dans l'affaire dite des "biens mal acquis".

La plus haute juridiction pénale française a ainsi annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris de 2009 qui déclarait irrecevable la plainte de l'organisation Transparency International France, alors que jusqu'à présent la justice française estimait que les associations de lutte contre la corruption ne pouvaient se prévaloir d'un quelconque préjudice dans ce type d'affaire. Aucun recours ne peut être formé contre la décision de la Cour de cassation sur ce dossier diplomatiquement très sensible. L'enquête peut donc reprendre.

63 PROPRIÉTÉS ET 182 COMPTES BANCAIRES

Transparency International considère que des logements de luxe et des avoirs bancaires détenus en France par trois présidents africains ont été acquis avec de l'argent public détourné. Ce dossier vise les familles d'Ali Bongo (Gabon), de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et de Teodoro Obiang (Guinée équatoriale).

Une enquête de la police financière de 2007 avait recensé 39 propriétés dans les beaux quartiers de Paris et sur la Côte d'Azur, 70 comptes bancaires et au moins neuf véhicules de luxe détenus par la famille Bongo et ses proches, 24 propriétés, 112 comptes bancaires et un véhicule pour la famille Sassou Nguesso, et des limousines de luxe achetées par la famille Obiang, soit un total qui avoisinerait 160 millions d'euros selon l'ONG.

"AVANCÉE JURIDIQUE" CONTRE LA CORRUPTION

"La décision de la Cour de cassation va ainsi permettre la désignation d'un juge d'instruction et l'ouverture d'une information judiciaire. Il appartiendra à ce dernier de déterminer dans quelles conditions le patrimoine visé a été acquis et celles dans lesquelles les très nombreux comptes bancaires identifiés par les services de police ont été alimentés", a souligné l'ONG. "Cette décision constitue une avancée juridique considérable qui va au-delà de l'affaire des 'biens mal acquis'. Pour la première fois en France, l'action en justice d'une association de lutte contre la corruption au nom des intérêts qu'elle s'est donné pour objet de défendre est jugée recevable", a-t-elle poursuivi.

En mars 2007, l'ONG avait en effet déposé une plainte contre les conditions d'acquisition de ce patrimoine mais le parquet français avait classé sans suite l'affaire. L'année suivante, Transparency International avait déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, une procédure qui permet de saisir directement un juge d'instruction et de contourner le parquet qui, en France, est hiérarchiquement soumis au pouvoir politique. En mai 2009, une juge d'instruction avait donné son feu vert à l'ouverture d'une enquête. Mais le parquet avait immédiatement fait appel de cette décision, estimant que le plaignant n'avait juridiquement pas d'intérêt à agir car il n'était pas victime des faits. La cour d'appel de Paris lui avait finalement donné raison fin 2009 et jugé la plainte de l'ONG irrecevable. L'association s'était alors pourvue en cassation.

 

© Copyright Le Monde

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 01:36

 

 

asnaRCA

 

 

Une des conséquences inattendues de la pauvreté et de la misère que vivent aujourd’hui les  Centrafricains, résultant de la gouvernance Bozizé est le véritable engouement que suscite désormais la fonction de député de la Nation. Il est clair qu’en se faisant élire député quelque part, on est assuré de toucher pendant au moins cinq ans sans discontinuité, un salaire particulièrement enviable, environ plus ou moins un million de F CFA sans compter diverses indemnités parlementaires et certains autres avantages non négligeables, pour peu qu’on exerce cumulativement des responsabilités dans les structures de l’assemblée nationale.

Tout cela fait du député centrafricain aujourd’hui, un personnage qui bien souvent, gagne plus qu’un ministre et présente même sur celui-ci l’avantage de ne pas avoir un avenir incertain puisque le ministre par essence est tributaire des remaniements gouvernementaux où un terme peut facilement  être mis à ses fonctions. Pour toutes ces raisons, beaucoup de Centrafricains ont ainsi compris la nécessité de tout faire pour tenter leur chance afin de figurer parmi les 105 lauréats de la future assemblée en briguant le siège de député dans certaines circonscriptions électorales, généralement dans un des huit arrondissements de Bangui où ils habitent ou dans les localités de leurs régions natales.

Mais s’engager dans une compétition électorale en général, et aux élections législatives en particulier est une véritable course d’obstacles qu’il n’est pas toujours donné au premier venu de gagner surtout lorsque les candidats sont pour la plupart issus des rangs des retraités, des cadres moyens, des chômeurs ou autres laisser pour compte du système. En principe, lorsqu’on est militant d’un parti politique, une première étape à franchir consiste déjà à obtenir l’investiture du parti car ce faisant, on n’a plus à payer de sa poche les 100.000 F CFA de caution de la candidature ainsi qu’on bénéficie d’une certaine contribution financière aux frais de campagne et du label et de l’appareil du parti pour battre campagne, ce qui peut représenter un atout décisif pour la victoire finale.

C’est donc en désespoir de cause que certains candidats à qui l’investiture du parti est refusée décident de se jeter néanmoins à l’eau comme candidats dit « indépendants » au grand dam de leurs partis politiques. Il est quelques fois arrivé que des candidats indépendants aient fait mordre la poussière à ceux choisis par le parti politique. Se pose alors la question de l’appartenance au groupe parlementaire de celui qui a été élu qui peut ainsi se faire désirer ou même courtiser. Très souvent, c’est dans ce terreau que la majorité consolide ses arrières par l’organisation de la transhumance de ces élus indépendants non-inscrits nulle part et qui agissent en électron libre, parfois à leur corps défendant lorsqu’ils sont entraînés dans des impasses politiques, contre les intérêts de leurs électeurs.

Dans le paysage politique actuel, le KNK de Bozizé doit sans doute détenir le palmarès de l’anarchie et apparaît manifestement comme le parti politique qui, du fait qu’aucun de ses dirigeants n’a été élu par la base à l’issue de son prétendu congrès constitutif, souffre d’une indiscipline caractérisée et un désordre indescriptible générée essentiellement par diverses luttes de clans que pilotent allègrement certains ministres dignitaires zélés du pouvoir tels que Sylvain Ndoutingaï, Aurélien Simplice Zingas, Thierry Maléyombo, Fidèle Ngouandjika, pour ne citer que ceux-là.

Plusieurs militants du KNK qui espéraient se faire adouber par celui-ci et qui ont reçu une fin de non-recevoir pour d’obscures et inavouables raisons, ont décidé de voler de leurs propres ailes. Le cas le plus ubuesque est celui du général d’opérette Ouandé qui s’est aligné dans le 8ème arrondissement de Bangui comme soi-disant « candidat indépendant KNK » contre un autre candidat déjà estampillé du label de ce parti. La foire d’empoigne entre ce ministre à la fois « intérimaire », se disant proche de Bozizé qui dénonce à longueur de journée son ancien collègue ministre Elie Ouéfio, lui-même secrétaire général du parti KNK illustre parfaitement cette aberration. On y perd franchement son latin et bien malin sera celui qui prédira l’issue!

Au FPP, le parti du défunt Professeur Abel Goumba, la situation n’est guère meilleure. Les querelles byzantines de succession du célèbre Pr entre son rejeton Alexandre Goumba et Moïse Kotayé qui rongeaient déjà ce parti bien avant la disparition de « maboko a vourou », ont laissé un arrière-goût tellement amère que certains membres du FPP préfèrent aller à la compétition électorale en leur propre nom. En ce qui concerne le MLPC, c’est Patassé qui, en raison de sa radiation de ce parti, a cru devoir non seulement s’aligner dans la course pour la présidentielle et les législatives comme « candidat indépendant », mais investir et parrainer plusieurs patassistes débauchés des rangs du MLPC aux législatives également comme « candidats indépendants ». Le Parti Social Démocrate (PSD) et le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) ne sont pas en reste.

Il résultera inévitablement de ce trop-plein de candidatures indépendantes un joyeux désordre qui ne manquera pas de peser sur le paysage et l’équilibre politiques de la future chambre parlementaire. Avec les dispositions de la loi sur les partis politiques, si elles étaient appliquées, ceux qui ne seront pas en mesure de réunir un minimum de cinq (5) députés seront appelés à disparaître purement et simplement de l’échiquier. C’est donc une véritable épée de Damoclès qui pend sur la tête de toutes les formations politiques et qui rend également plus âpre encore la compétition des législatives. Malheureusement les partis intéressés ne semblent pas en prendre conscience. Quel dommage !     

 Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 01:13

 

 

victime Consulat Douala

 

gisant dans son sang, le corps du vigile du consulat de Centrafrique à Douala

 

Cameroon Tribune 09 Novembre 2010 Josiane R. MATIA

Le général Antoine Gambi, ministre des Affaires étrangères, a discuté de la situation hier avec Henri Eyebe Ayissi.

Une importante délégation centrafricaine a été reçue hier au ministère des Relations extérieures. Conduite par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration et de la Francophonie, le général Antoine Gambi, elle était composée du ministre délégué à la Défense, (ndlr : il s’agit de Jean Francis Bozizé) du directeur du cabinet au ministère des Affaires étrangères, de l’ambassadeur de la RCA au Cameroun (ndlr : il s’agit de Oguéré Ngaikoumon),  du procureur de la République auprès du Tribunal de grande instance de Bangui (ndlr : il s’agit de Firmin Feindiro).

Leur présence sur le sol camerounais intervient à la suite de violentes altercations entre ressortissants centrafricains survenues la semaine dernière au consulat de la RCA à Douala. Des individus en cours d’identification ont saccagé la représentation diplomatique, causant la mort d’un agent en service et de nombreux blessés.

Le chef de la délégation centrafricaine a expliqué que les responsables de ces actes seraient des réfugiés centrafricains qui, munis de fausses pièces d’identité, ont voulu se faire inscrire sur les listes électorales. Pour lui, les incidents de Douala sont l’œuvre d’un groupe qui transfère au Cameroun les tensions politiques internes. Des évènements similaires seraient mêmes en préparation à Yaoundé, d’après les autorités centrafricaines.

D’où les mesures déjà prises par la police camerounaise, à travers la compagnie de sécurisation des diplomates pour sécuriser l’Ambassade de la RCA au Cameroun. Le Minrex a également assuré ses hôtes de la disponibilité et de la coopération du gouvernement dans le cadre des enquêtes en cours. Des rencontres sont prévues entre les autorités judiciaires et policières centrafricaines et leurs homologues camerounais.

 

NDLR : Le pouvoir bozizéen prend apparemment très au sérieux le dossier des graves événements survenus la semaine dernière au consulat de la RCA à Douala, en juger par la composition de cette délégation reçue à Yaoundé. Au-delà de l’affaire du consulat de Douala, Bozizé et sa clique devraient aussi prendre très au sérieux la préparation des élections pour qu’elles puissent se dérouler dans de bonnes conditions et qu’elles soient transparentes et crédibles car toute élections frauduleuses est synonyme de troubles dans un pays. Les délais d’ouverture et de clôture du dépôt des candidatures fixés arbitrairement,  illégalement et de façon non consensuelle par le duo Bozizé – Binguimalé crée de tensions inutiles qui peuvent faire dégénérer le climat politique si le pouvoir n’y prend garde.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 19:12

 

 

CICR_logo.jpg

 

 

BANGUI, République Centrafricaine, 9 novembre 2010/African Press Organization (APO)/ — Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) commencera aujourd’hui à distribuer des vivres à 55 000 habitants, déplacés internes et réfugiés, dans les préfectures du Haut-Mbomou et de Mbomou, dans l’est de la République centrafricaine. Ce sera la plus importante opération de secours que l’institution ait jamais menée dans le pays.

 

« Les conditions de sécurité se sont détériorées dans la région, ces 12 derniers mois, explique Valentina Bernasconi, chef adjointe de la délégation du CICR à Bangui. Les incursions des groupes armés sèment le chaos parmi la population civile, suscitant un sentiment généralisé de peur et de vulnérabilité qui persiste longtemps après la fin de l’attaque, ce qui perturbe fortement le cours normal de la vie. »

 

Ces incursions ont poussé les déplacés internes et les réfugiés congolais fuyant les violences à chercher refuge dans les villes plus importantes que sont Obo, Mboki, Rafai et Zemio, les quatre points de distribution de cette opération de secours. Évidemment, l’augmentation du nombre d’habitants provoque une hausse de la demande en nourriture, demande qui ne peut pas toujours être satisfaite. Christa Utiger, coordonnatrice du CICR chargée de la sécurité économique pour la République centrafricaine et responsable de l’opération, explique : « Plusieurs facteurs nuisent à la sécurité alimentaire dans la région. Les terres fertiles sont nombreuses, mais les violences perturbent les modes de vie traditionnels comme l’agriculture, la chasse et la pêche, les fermiers craignant souvent d’être attaqués s’ils s’éloignent de la ville pour aller travailler dans leurs champs. La production en souffre, ce qui entraîne une hausse des prix, au point que tout le monde ne peut pas se permettre d’acheter de la nourriture, même lorsqu’il y en a. »

 

Le CICR prévoit de distribuer des semences à ces mêmes communautés avant la saison des semailles au printemps 2011, afin de garantir que des récoltes abondantes, à l’automne, produisent suffisamment de nourriture à un prix raisonnable. La priorité est d’aider les communautés à reprendre pied.

 

SOURCE : International Committee of the Red Cross (ICRC)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 18:58

 

 

URNE EN BOIS

 

 

 

Bangui 9 nov (xinhua) La Commission électorale indépendante (CEI) centrafricaine a annoncé avoir enregistré six candidatures pour la présidentielle de janvier 2011, lundi minuit à la fin du dépôt des candidatures.

Parmi les six, il y a l'actuel chef de l'Etat François Bozizé, le candidat du KNK (Kwa na kwa, le travail rien que le travail), parti au pouvoir; l'ex-président Ange-Félix Patassé qui se présente comme indépendant et Jean-Jacques Démafouth, le dirigeant du mouvement de rébellion l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), selon un communiqué de la CEI.

Le dépôt des candidatures devait courir du 8 novembre au 10 décembre. Fin octobre, la CEI avait avancé l'ouverture du dépôt et fixé la clôture au 8 novembre, suite à une rencontre entre François Bozizé, les acteurs politiques, la société civile et le corps diplomatique.

Dénoncée et refusée par l'opposition et les ex-rébellions, cette modification réduit les dates du dépôt de candidatures de 31 à 12 jours.

Prévu pour avril, puis mai 2010, les élections législatives et présidentielles reportées au 23 janvier 2011 devraient renouveler les mandats des députés et du président de la République, parvenus à terme en juin 2010. 

 

 

Dépôt de candidature aux élections en Centrafrique clôturé

Radio Ndéké Luka Mardi, 09 Novembre 2010 15:34


La Commission Electorale Indépendante a clôturé le 08 octobre 2010 à minuit l’enregistrement des candidatures pour les élections de janvier 2011 en République centrafricaine. Seulement, une faible participation de l’opposition démocratique a été constatée. Elle a décidé de boycotter les opérations. Six candidatures sont enregistrées pour la Présidentielle.

Toute l'attention était orientée vers le siège de la CEI  à l’Assemblée Nationale pour savoir si le délai allait être respecté. Maintenant c’est chose faite. La Sous-commission Candidatures, Bulletins de vote et Procédures a effectivement fermé ses portes à minuit pour respecter le chronogramme fixé par la CEI, ceci à la grande défaveur de l’opposition démocratique qui a opté pour l’abstention. Elle estime que l’accord politique du 10 août n’a pas été respecté, lequel accord a initialement fixé le délai de dépôts des dossiers de candidature à 31 jours. Mais la CEI a jugé nécessaire de ramener ce délai à 12 jours.

Tout compte fait, plusieurs dossiers, tant de l’opposition que des candidats indépendants, ont été enregistrés par la CEI. Il y avait également ceux qui étaient venus actualiser leurs dossiers déposés lors de la première ouverture des candidatures.

Quelques jeunes leaders se sont aussi résolus à relever le défi de leur représentativité dans ce combat de conquête de la Magistrature suprême. Parmi eux, Justin Innocent WILITE du Congrès Centrafricain pour la Renaissance (CCR). Il s’est présenté comme le candidat de la jeunesse.

Cependant et contre tout doute, certains candidats, membres du Collectif des Forces du Changement, soit opposition démocratique, se sont aussi présentés. C’est le cas de Jean-Jacques DEMAFOUTH qui s’est inscrit tant aux législatives et à la Présidentielle pour le compte de son Parti, la NAP, Nouvelle Alliance pour le Progrès.

L’enregistrement qui était timide dès les premiers jours, s’est accéléré aux trois derniers jours, selon Thierry Patrick AKOLOZA, Président de la Sous-commission Candidatures, Bulletins de vote et Procédures.

A la Présidentielle, six candidatures sont enregistrées. Il s’agit respectivement de l’actuel Président François Bozizé, de l’ancien Président Ange Félix Patassé,  de l’ancien Ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth,  des deux jeunes Céphas Azourouth et Justin Innocent Wilité du CCR et, de Koé Fodé.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 18:22

 

 

Binguis

 

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT 

( CFC )

 

DECLARATION RELATIVE A LA DATE DE DEPOT ET DE CLOTURE DES DOSSIERS DE CANDIDATURE AUX ELECTIONS GROUPEES DE 2011

 

Le Collectif des Forces du Changement réaffirme sa ferme détermination à participer aux élections présidentielle et législatives du 23 janvier 2011.

 

Le délai relatif au dépôt des candidatures est régi par l’article 47 du Code électoral qui dispose :

« Le dossier de candidature doit être déposé, pour enregistrement, par le candidat ou son mandataire :

 

-         Trente jours (30) jours au plus tard avant l’ouverture des campagnes pour les élections présidentielles ;

-         Trente (30 jours) au plus tard  avant l’ouverture des campagnes pour les élections législatives, régionales ou municipales ».

 

La date des élections étant fixée au 23 janvier 2011, la campagne devant s’ouvrir le quatorzième (14e) jour qui précède celui du scrutin, soit le 08 Janvier 2011, il va de soi que la date limite du dépôt des dossiers de candidature aux élections présidentielle et législatives est le 08 Décembre 2010.

 

Ce délai légal a été approuvé par l’Accord portant adoption du chronogramme révisé relatif au processus électoral 2010 signé par toutes les entités le 10 Août 2010.

 

L’article 4 dudit Accord mentionne que « Toute modification significative du chronogramme électoral révisé et du calendrier électoral ne peut se faire que suite à la demande et sur Rapport de la CEI à laquelle participent toutes les entités représentées au Dialogue Politique Inclusif. Cette modification est entérinée par un décret pris en Conseil des Ministres ».

 

 

Il découle des prescriptions impératives du Code électoral et de l’Accord du 10 Août 2010 que le délai légal et consensuel du dépôt des dossiers de candidature court du 08 Novembre au 08 Décembre 2010.

 

En  conséquence, toute modification unilatérale du chronogramme révisé et du calendrier électoral par une quelconque autorité est illégale et n’engage nullement le Collectif des Forces du Changement qui déposera les dossiers de candidature dans le délai légal et conventionnel du 08 Novembre au 08 décembre 2010.

 

Or, depuis le 08 Novembre 2010 à minuit, le Président et le Rapporteur Général de la CEI ont décidé unilatéralement d’exclure l’opposition démocratique du processus électoral en clôturant illégalement et prématurément la liste des candidats aux élections présidentielle et législatives, violant ainsi le Code électoral et l’Accord du 10 Août 2010 portant  adoption du chronogramme révisé.

 

Dans ces conditions, l’Opposition démocratique regroupée au sein du Collectif des Forces du Changement, tirant les conséquences de cette exclusion, se réserve le droit de se retirer de la Commission Electorale Indépendante et du Comité de Suivi des recommandations du Dialogue Politique Inclusif si les revendications suivantes  ne sont pas satisfaites :

-         Le respect scrupuleux du délai du dépôt des candidatures (article 47 du Code électoral) ;

-         L’informatisation des données électorales (article 29 du Code électoral);

-         Le découpage électoral conforme à l’article 191 du Code électoral et à l’Arrêt du Conseil d’Etat du 28 Septembre 2010 ;

-         La démission du Président de la CEI.

 

 

 

                                               Fait à Bangui le 09 Novembre 2010

 

 

 

ADP

 

 

Patrick Prosper POUNE

 

 

ASD

 

 

Françoise GOTTO GAZIAMODO

 

 

CRPS

 

 

Me Nicolas TIANGAYE

 

 

 

FC

 

 

Timothée MALENDOMA

 

 

LONDÖ

 

 

Ferdinand DAGO

 

 

MLPC

 

 

Martin ZIGUELE         

                                                                        

 

 

RDC

 

Louis Pierre GAMBA

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 02:57

 

 

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APA-Niamey(Niger) 08-11-2010 - La Cour de justice de la CEDEAO a jugé lundi que la détention de l’ex-président nigérien Mamadou Tandja est « illégale » et demandé sa libération par la junte militaire qui l’avait déposé au cours d’un putsch le 18 février dernier, a appris APA de source officielle.

Dans une décision qu’elle a rendue depuis son siège à Abuja, la Cour de l’organisation régionale, a estimé que la détention de l’ex-dirigeant nigérien sans jugement depuis son arrestation est une « violation » de ses droits.

« Nous allons faire appel de cette décision, qui ne signifie pas que l’Etat du Niger a complètement perdu le procès. L‘avocat de l’ex-président n’était pas à Abuja » a indiqué Me Lopi Fatouma, l’avocate de l’Etat du Niger.

L’ex-président nigérien est retenu depuis sa démission dans une villa de la présidence nigérienne où il a accès aux membres de sa famille et peut également lire la presse. Il y a reçu la visite de défenseurs de droits humains ainsi qu’une mission de l’Union africaine.

En juillet dernier, M.Tandja a demandé à la junte militaire de renoncer à sa décision de le traduire devant la justice, démentant également toute saisine de la Cour de justice de la CEDEAO sur sa détention, selon les termes de deux lettres qu’il avait adressées au général Djibo Salou, le président intérimaire du Niger.

Dans une de ses lettres, datées du 22 juillet dernier et adressée au chef de la junte militaire, l’ancien président a demandé sa clémence en ces termes : « compte tenu de mon état de santé, je vous prie de bien vouloir reconsidérer votre décision de me mettre à la disposition de la justice ».

La seconde correspondance adressée cette fois-ci au président de la haute cour de justice de la CEDEAO, fait état d’un démenti apporté par M. Tandja qui nie toute implication dans la saisine de cette instance judicaire régionale pour détention arbitraire.

L’ancien dirigeant nigérienne affirme avoir appris avec « surprise et étonnement la saisine des instances de la CEDEAO » sur ses conditions de détention, alors qu’il n’a mandaté personne.

« Je prie donc votre juridiction de ne tenir compte d’aucune plainte déposé en mon » a-t-il écrit, excluant d’avoir autorisé « aucune personne ou structure à agir en mon nom ».

Agé de 72 ans, l’ancien Chef de l’Etat nigérien affirme souffrir de diabète et avait déjà sollicité une permission pour aller se soigner en Tunisie, lors d’une rencontre avec des défenseurs des droits de l’Homme, en juin dernier.

Dans sa décision, la Cour de justice a jugé « irrecevable » cette demande d’admission dans un centre hospitalier au Maghreb.

Par le passé, le général Salou a déclaré que l’ex-président et son ministre de l’intérieur, Albadé Abouba, tous deux détenus depuis le coup d’Etat du 18 février, ne seront pas « libérés ».

Le général Salou a déclaré que « tous ceux qui demandent qu’on les relâche, on ne les relâchera pas ! », précisant tout de même que l’ancien Président et son ministre « sont bien traités ».

 

NDLR : Il n'y a pas meilleure punition pour quelqu'un comme l'ancien entêté dictateur Mamadou Tandja que de subir le sort que la junte nigérienne lui fait subir depuis qu'il a été déposé, lui qui se croyait si indispensable au Niger. La résolution du cas Tandja n’est si prioritaire que cela en comparaison des enjeux à court terme si importants pour ce pays auxquels doivent faire face la junte et les Nigériens. La CEDEAO sait très bien combien Tandja lui a tenu tête et la prenait en estime !    

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 01:47

 

 

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BANGUI - AFP / 08 novembre 2010 21h15 - La Commission électorale indépendante (CEI) centrafricaine a enregistré deux candidatures pour la présidentielle de janvier 2011 et aucune des principales formations d'opposition, à quelques heures de la fin du dépôt des candidatures, a indiqué lundi soir à l'AFP son porte-parole.

"Pour l'instant, on peut parler de deux candidats à la présidentielle, le candidat du KNK (Kwa na kwa, le travail rien que le travail), l'actuel chef de l'Etat (François Bozizé), et l'ex-président (Ange-Félix) Patassé", qui se présente comme indépendant, a déclaré le porte-parole Rigobert Vondo, à quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures à minuit pour les élections présidentielle et législatives du 23 janvier 2011.

Selon la sous-commission chargée des candidatures à la CEI, "au moins 800 dossiers de candidatures aux législatives (...) ont été déposés auprès de ladite commission".

Pour les législatives et la présidentielle, "jusqu'à présent, aucun dossier provenant de l'opposition, et là je veux citer le Collectif des forces du changement (CFC, opposition et ex-rébellions), ainsi que l'Union des forces vives de la nation (UFVN, opposition), n'a été déposé", a ajouté M. Vondo.

L'opposition et les ex-rébellions avaient dénoncé le 27 octobre la modification des dates de dépôt des candidatures pour les élections législatives et présidentielle avancée et réduite de 31 à 12 jours par la CEI, menaçant de boycotter les scrutins.

"Je ne me sens pas du tout concerné par le dépôt de candidature lundi à minuit, cette période fixée par la Commission électorale indépendante est illégale, et elle n'est pas conforme à l'accord signé le 10 août 2010 par les partis politiques parrainé par deux membres du gouvernement", a affirmé lundi Martin Ziguélé, président du CFC et candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) pour la présidentielle, qui réclame que "le chronogramme (...) soit respecté".

"Nous demandons à l'opinion nationale et internationale de comprendre que nous ne refusons pas d'aller aux élections, que nous ne refusons pas de déposer des candidatures, mais il y a un délai prévu dans cet accord", a encore affirmé M. Ziguélé.

Le dépôt des candidatures devait courir du 8 novembre au 10 décembre. Son ouverture a été avancée et sa clôture fixée au 8 novembre au lendemain d'une réunion entre le président François Bozizé, les acteurs politiques et la société civile.

"Je signale tout de même que l'opposant Joseph Bendounga,, président du Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution de Centrafrique (MDREC) a déposé des dossiers de candidature pour les législatives", a déclaré M. Vondo.

Par ailleurs, "120 candidats aux législatives", partisans de l'ex-président Patassé renversé en 2003 par François Bozizé (élu en 2005), ont reçu l'"agrément" de la CEI, selon le responsable du protocole de M. Patassé, Anicet Mbaïkoua.

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NDLR : Il n'y a pas de dernier jour qui tienne. Plus tard dans la soirée, le porte-parole de la CEI est intervenu sur les antennes de la radio nationale pour annoncer que la CEI a enregistré six candidatures à savoir celle de Bozizé, de Patassé, de Jean Jacques Demafouth et de trois illustres plaisantains inconnus dont un certain Lambert Koué Fodé. Initialement, du fait du ferme refus de l'opposition de déposer ses dossiers de candidature et afin que la CEI ne perde pas trop la face avec son calendrier arbitraire et illégal fixant la fin du dépôt des candidatures au 8 novembre,  des pourparlers ont eu lieu toute journée jusqu'à tard le soir où il était question que le vrai faux pasteur publie un communiqué  pour  prolonger de quelques jours la date de clôture du dépôt des candidatures mais finalement ce dernier aurait selon ses dires, subi des menaces de mort on ne sait de qui, et aurait renoncé à cette démarche.    

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 01:17

 

 

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victime Consulat Douala

 


(Mutations 08/11/2010)

Au cours de son point de presse de vendredi dernier, Denis Magnonde a démenti avoir bloqué l’inscription des Centrafricains sur les listes électorales.

Sanglé dans un costume gris-clair barré d’une cravate rose, le visage souriant et serein, Marie-Louis-Denis Magnonde a livré sa part de vérité sur les émeutes sanglantes qui ont agité le consulat de Rca à Douala mercredi dernier. Il était accompagné du président de la section locale-Douala de la Commission électorale indépendante (Cei) centrafricaine, Marcellin Yalemende. Et comme pour marquer l’importance de cet échange avec la dizaine de journalistes conviés, Henri Pascal Bolanga, le ministre conseiller en communication à la présidence centrafricaine était également présent.

«Le consulat de la Rca à Douala a été saccagé (…) par des hommes munis d’armes blanches se réclamant de la nationalité centrafricaine. Ces assaillants voulaient coûte que coûte s’inscrire sur les listes électorales alors qu’ils n’ont pas les documents requis», commentera le consul dans sa déclaration liminaire. Tenant avant tout à démentir les accusations des émeutiers, Dénis Magnonde récusera «avec fermeté, l’information selon laquelle [il aurait] tenté d’empêcher des citoyens centrafricains de s’inscrire sur les listes électorales». «Il s’agit», martèle-t-il alors, «d’allégations de personnes incapables de justifier leur nationalité centrafricaine ou alors, de la énième tentative pour ternir l’image de la Rca».

Le diplomate centrafricain présentera les assaillants comme des réfugiés politiques d’origine centrafricaine, titulaires de passeports du Haut-commissariat aux réfugiés (Hcr). Ce qui, à l’en croire, leur enlèverait la qualité d’électeurs. En effet, le droit centrafricain stipule, expliquera-t-il, que l’inscription sur la liste électorale est subordonnée à la présentation de documents administratifs tels que la carte consulaire ou la carte nationale d’identité. Des pièces dont ne disposeraient pas les assaillants. Cette même loi prévoirait que les réfugiés politiques ne peuvent pas voter. C’est pourquoi Marcellin Yalemende, responsable local de la Cei, estime que ces personnes «veulent jouer sur deux tableaux».

Quant au fait que ceux-ci affirmaient avoir présenté des actes de naissance centrafricains pour pouvoir s’inscrire, M. Yalemende révèle que cette pièce est insuffisante pour ce faire. Il indique, du reste, avoir recommandé à ces derniers «de revenir au consulat pour s’immatriculer et obtenir ainsi leur carte consulaire; ce qui les aurait mis dans la légalité». «Mais, ils ne l’ont jamais fait», s’étonne-t-il. Et de conclure: «ils avaient visiblement un plan derrière la tête».

Irrégularités

En ce qui concerne l’accusation-subséquente à la première- selon laquelle les services du consul n’inscriraient que des militants de la Convergence nationale Kwa na Kwa (coalition de partis réunis autour de François Bozizé depuis 2004) sur les listes électorales, M. Yalemende rappelle que sa commission locale est constituée des représentants de toutes les sensibilités sociopolitiques centrafricaines: «l’opposition, la société civile et le pouvoir». «S’il y’avait vraiment eu des irrégularités pendant les opérations d’inscription, l’une des parties au moins aurait déjà élevé des protestations», argumente-t-il. La communauté centrafricaine de Douala est constituée d’environ 1 500 personnes, autant d’électeurs potentiels. Et le Cameroun compte environ 4000 Centrafricains.

 Lors des élections générales de mai 2005 en Rca, 2300 électeurs centrafricains avaient votés à partir du Cameroun. Un nombre loin d’être négligeable lorsqu’on sait que la Rca attend environ 2 millions de votants pour le scrutin du 23 janvier 2011.

Pour rappel, le consulat de Rca à Douala, sis à la rue King Akwa, a été le théâtre de scènes d’émeutes sanglantes mercredi dernier. Celles-ci ayant entrainé la mort du planton des lieux, Célestin Sentoua. Le Centrafricain a été poignardé et aurait même eu la langue coupée alors qu’il s’enfuyait en suppliant ses bourreaux de l’épargner.

 Sur le carreau également, plusieurs blessés dont un cas grave. Hugues Abako Ivox est encore dans le coma à l’hôpital Laquintinie de Douala. La quinzaine d’émeutiers originaires de Rca entendaient ainsi protester contre le fait que le consulat aurait bloqué leur inscription sur les listes électorales. Ladite opération s’achèvera d’ici le 15 novembre prochain.


Brice T. Sigankwé
(stagiaire)

© Copyright Mutations

 

NDLR : Certaines informations dignes de foi font état de la présence à Douala d'une délégation de sécurocrates de Bangui  dont le tristement célèbre Procureur de la République en service commandée Firmin Feindiro. Il est fort à craindre que les autorités camerounaises, du fait des pressions politiques boziéennes, ne puissent livrer sans autre forme de procès, la dizaine d'assaillants du consulat que la police camerounaise avait arrêtée sur les lieux des incidents.   

 

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