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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 01:23

 

 

 

Shaolin.jpg

 

 

J’avais sincèrement voulu me rendre au pays pour les obsèques du Président Ange-Félix Patassé afin de pouvoir lui rendre un dernier hommage en m’inclinant sur sa dépouille avant qu’il ne soit porté en terre mais j’ai renoncé et les événements ultérieurs m’ont donné raison. C’est la perspective d’obsèques officielles qui m’a dissuadé de faire le déplacement de Bangui. En vérité, tous ceux qui ont étroitement travaillé avec lui, à divers titres et moments de sa présence de deux mandats durant à la tête du pays, peuvent et ont certainement beaucoup de choses à dire sur lui, en bien ou en mal, tant l’homme était complexe.

Pour ma part, durant tout l’exercice de mes fonctions à ses côtés, j’ai toujours été en première ligne, prenant les risques les plus insensés pendant que certains qui se disaient pourtant de son régime étaient lâchement à l’abri. J’ai été d’une grande fidélité à Ange-Félix Patassé, ce que beaucoup qui prétendent aujourd’hui l’avoir bien connu ne peuvent décemment revendiquer. Certains amis et parents m’ont même reproché cette fidélité car cela était allé au-delà du raisonnable selon eux, y compris après son renversement du pouvoir où quasiment tout le monde l’avait abandonné ou pris ses distances avec lui, jusqu’ à ce jour du 7 novembre 2008 où lui-même, a choisi de se séparer de moi pour des raisons que je n’ai jamais pu lui demander et qu’il n’a pas eu l’occasion lui non plus de me fournir avant sa mort. 

Ayant été son Conseiller spécial et Porte-Parole, donc un de ses plus proches collaborateurs, dois-je rappeler que pour et à cause de lui, j’avais failli perdre ma vie en 2002, kidnappé et séquestré plus d’un mois durant par ceux-là mêmes aujourd’hui au pouvoir et dont  le seul regret est de ne m’avoir point exécuter. Mais je m’estime heureux par rapport à d’autres fils du pays qui eux, sont réellement tombés pour ou à cause de Patassé. J’ai pris des coups durs et avalé des couleuvres quand certains profitaient allégrement de son régime mais je ne le regrette point.

Pendant les moments les plus difficiles qu’il a connus, tant au pouvoir que durant l’exil post coup d’Etat, j’ai quasiment toujours été présent à ses côtés. J’étais par exemple avec lui dans l’avion qui le ramenait de Niamey et ai pu gérer avec lui les premiers moments de ce coup d’Etat qui l’a renversé ce 15 mars 2003 et qui nous a fait échouer dans un célèbre hôtel de Yaoundé. J’ai aussi partagé avec lui les premiers et pénibles mois du second exil togolais. Il m’ordonna de regagner Paris et d’y demeurer pour une plus grande efficacité de la lutte qu’il voulait continuer à mener pour la cause de la démocratie centrafricaine. Avec une telle proximité, comment aurais-je pu manquer de l’accompagner  à sa dernière demeure.

Beaucoup de compatriotes aussi bien du pays que de la diaspora, y compris même et à ma grande surprise certains Chefs d’Etat africains, se sont interrogés à juste raison sur mon absence à la cérémonie de ses obsèques. J’ai été très sensible à cette marque de sympathie. C’est pourquoi, je dois en retour, fournir quelques explications sur mon absence volontaire qui a été beaucoup remarquée voire déplorée, car certains pourraient ne pas la comprendre.

N’étant pas hypocrite, je ne me voyais pas vraiment en train de côtoyer à cette douloureuse occasion, ceux-là mêmes que je considère qu’ils portent, malgré leurs dénégations, une large part de responsabilité dans la triste fin du « Barbu national » mais qui, pour tenter de se dédouaner, seraient là pour verser des larmes de crocodile. Le sort a voulu que celui-là même qui a grandement contribué à la détérioration à tout point de vue de l’état du Président Patassé, puisse réussir, avec la complicité de quelques-uns, à imposer des funérailles officielles qui lui ont permis de faire un parfait mais vain numéro d’hypocrisie. Je ne pouvais décemment supporter une telle infamie.

Il y a en effet plusieurs façons de tuer quelqu’un. Ce qui est pudiquement présenté à l’opinion depuis 2003 comme étant un « sursaut patriotique » ou un « changement » et une « libération », a été a contrario pour le Président Patassé, synonyme d’humiliation de toutes sortes, de privations et frustrations diverses, un second exil à l’étranger qu’il a vécu comme sept interminables années au cours desquelles il a même perdu son épouse, bref d’un véritable univers cauchemardesque qui ont miné et tué l’homme à petit feu. Ces années de plomb lui ont occasionné un tel choc psychologique qu’il ne s’en est en réalité jamais remis, malgré certaines apparences trompeuses.

Ange-Félix Patassé est tombé sous l’effet conjugué de la suite du complot ourdi contre lui par ses mêmes ennemis d’hier et de ceux très intéressés d’aujourd’hui qui ont réussi à prendre possession de son mental pour ne pas dire de sa psychè et qui ont fait à dessein un grand vide autour de lui, l’empêchant même jusqu’à son dernier souffle pour des raisons inavouables et mesquines, de voir ses propres enfants après son retour au bercail en octobre 2009. Il est hélas déjà parti. Plus rien ne le ressuscitera mais tous ceux qui ont contribué à mettre fin à sa vie sur terre se reconnaîtront et en porteront la lourde charge sur la conscience. Patassé n’est plus mais là d’où il est maintenant, il sait parfaitement qui de tous ceux qu’il a élevés, a fait quoi ? Pour ma part, c’est cette justice immanente que j’attends.

Président, repose enfin en paix !

                                                       Paris, 31 mai 2011

                                              portrait-Prosper.JPG

                                                        Prosper N’DOUBA

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 00:39

 

 

AFP

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 18:48

 

 

Gbagbo Koudou

 

 

La situation de guerre que la France impose à la Côte d’Ivoire sans une déclaration préalable de guerre a déstabilisé la société ivoirienne en ouvrant une plaie béante et en engendrant des problèmes politiques nouveaux.


C’est le cas de  l’assassinat, de l’arrestation et la détention arbitraires d’hommes politiques, d’enseignants, de Hauts cadres de l’Administration, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants, voire de simples anonymes pour délit d’opinions. Nombreux sont nos compatriotes qui sont, soit assassinés, soit continuent de subir des  exactions sur la base de leur appartenance ethnique ou partisane. Tout ceci est de nature à mettre à mal l’unité nationale et a fini par nous convaincre de la volonté de la France de remettre en cause les acquis de notre lutte commune de plusieurs décennies pour l’instauration de la démocratie et des libertés individuelles au service de la Souveraineté de la Côte d’Ivoire. Cette lutte a valu au président Laurent GBAGBO lui-même, à sa famille et à ses compagnons plusieurs arrestations et humiliations de la part de ses adversaires politiques.


C’est pourquoi, face à des problèmes politiques d’une telle importance, la polémique de l’entrée ou non du Front Populaire Ivoirien (FPI) dans un Gouvernement paraît inappropriée et indécente au regard de l’ampleur des dégâts causés par la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO s’étonne que cette question fasse l’objet de tant d’attentions et de passions alors que les problèmes politiques relevés et soulignés sont encore pendants et ne font même pas l’objet d’intérêt pour connaître un début de solution.
A ce propos, le Président  Laurent GBAGBO  rappelle, que le  Président  de son Parti, M. Pascal AFFI N’Guessan a été arrêté, maltraité et déporté au Nord de la Côte d’Ivoire pour avoir fait publier un simple communiqué donnant la position du FPI sur l’évolution de la situation politique nationale.


Bien avant, le Président Laurent GBAGBO, a été lui-même arrêté en même temps que les deux premiers Vices Présidents du FPI, M. SANGARE Aboudramane et Mme Simone EHIVET GBAGBO respectivement Inspecteur d’Etat et Député à l’Assemblée Nationale et Présidente du groupe parlementaire FPI avant d’être tous déportés et mis en résidence surveillée au Nord au mépris des règles élémentaires des Droits de l’Homme.
En outre, le Premier Ministre, le Professeur Aké G.M.N’GBO et les membres de son Gouvernement sont soit détenus, soit en exil quand ils ne vivent pas dans la clandestinité.


Le Président Laurent GBAGBO fait remarquer que conformément aux lois ivoiriennes, il a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle et que s’il se trouve en résidence surveillée à KORHOGO, c’est bien parce qu’il a perdu la guerre absurde que le Président Français a décidé de lui faire suite à un banal contentieux électoral pour lequel les institutions ivoiriennes ont une compétence exclusive, comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde. C’est pourquoi le Président se félicite de la décision sage que le comité central du FPI a prise lors de sa dernière réunion.


Par ailleurs, il tient à relever que pendant toute la durée de la crise, aucune institution de l’Etat, aucune unité militaire n’a rejoint le  camp de l’ennemi. Toutes les Institutions de la République lui sont restées loyales. Le peuple est reste soudé derrière les institutions qu’il incarne. Les composantes essentielles de notre pays ne pouvaient pas toutes se tromper en même temps.


Le Président Laurent GBAGBO continue de se poser la question suivante : « Pourquoi a-t-on préféré la guerre qui a entrainé  une si grande désolation à une simple opération de recomptage de voix déjà connue sous d’autres cieux » ?

 

Il pense que la guerre faite par le Président SARKOZY à son pays a ouvert une plaie douloureuse pour son peuple qui ne peut se cicatriser par la seule entrée du FPI au gouvernement.


L’intervention massive de l’armée française dans notre pays qui rappelle les premières heures de la colonisation soulève des problèmes politiques de fond qui nécessitent un débat franc et constructif avec la France.

 

Le Président tient à rappeler, si besoin en était encore, que son engagement politique se fonde sur la promotion de la démocratie et de la dignité africaine, le tout dans le respect de nos lois. Or, les derniers évènements sont une négation de toutes ces  valeurs qui ont toujours guidé son action politique depuis plus de 40 ans.

 

Le Président tient à informer ses compatriotes qu’il n’entend pas renoncer à l’idéal de son combat politique. Toutefois, il reste ouvert à toute démarche pour une vraie réconciliation des Ivoiriens entre eux d’abord, avec la France ensuite, qui ne pourra se construire qu’autour de la vérité sur l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire, au terme d’un vrai débat sérieux et responsable.

 

Le Président continue de prier pour tous ceux qui ont souffert et continuent de souffrir de cette terrible tragédie. Il s’incline devant la mémoire des morts de cette guerre et apporte toute sa compassion à leurs familles. Il souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés. Il exprime son soutien à toutes les victimes des pillages et autres actes de vandalisme.
Il invite les Ivoiriens à continuer de croire en leur pays, à persévérer dans l’espoir d’une Côte d’Ivoire souveraine, démocratique et prospère.


Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire


Fait à Abidjan le 30 mai 2011


Pour le Porte parole du Président GBAGBO


PO. Bernard HOUDIN

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 18:42

 

 

 

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Publié le mardi 31 mai 2011  

 

Il n`est pas mort comme l`avait laissé croire la rumeur. Il est vivant, terré dans un endroit qu`il tient secret. Pour couper court à toutes les rumeurs sur son compte, Charles Blé Goudé, leader de la jeunesse patriotique ivoirienne et ancien ministre sous Laurent Gbagbo, rompt le silence à travers ce courrier adressé aux Ivoiriens. 

 


Mes chers compatriotes,


Je suis vivant!


Si certains ont souhaité ma disparition physique, d`autres, plus nombreux certainement, aimeraient me voir en vie afin que je puisse participer au débat politique dans notre pays, la Côte d`Ivoire. 


Dans tous les cas, cette situation m`aura permis d`expérimenter la symbolique des funérailles du vivant dont me parlait souvent mon grand-père.


En effet, vivant, j’ai assisté à mes funérailles à plusieurs reprises. Je sais que toutes les tentatives des uns et des autres pour me tuer sinon physiquement, à tout le moins médiatiquement, sont la preuve de l’intérêt qu’ils portent à ma personne et à notre combat. 


A ceux qui ont jubilé à l’annonce de ma prétendue mort, je souhaite longue vie. La vie humaine est sacrée. Toutes nos croyances ne nous enseignent- elles pas que nul ne doit ni souhaiter ni fêter la mort de son prochain, fût-il son pire ennemi? Et dire que parmi ceux qui ont jubilé à l’annonce de ma ``mort`` se trouvent certains individus se targuant d’avoir été mes collaborateurs(?)


Je voudrais inviter ces papillons politiques toujours à la recherche du nectar à méditer les paroles suivantes: " ce sont les abeilles qui produisent le miel".


A vous qui, jusqu’ à cette adresse, portiez dans la tristesse et le silence le ‘’deuil’’, soyez rassurés, je suis bel et bien vivant! 


Mes chers compatriotes,


Je sais tout ce que nous subissons dans nos quartiers, nos villages, nos campements, nos différents lieux de travail...


Je sais que des villages entiers ont été incendiés, obligeant de nombreuses populations paysannes à trouver refuge en brousse.


Je sais que, invitées à reprendre le service, les forces de l’ordre formées par l’Etat de Côte d’Ivoire sont traquées, humiliées voire assassinées. La dernière trouvaille serait de payer leurs salaires désormais de la main à la main. Du jamais vu!


Je sais que pour échapper à la furie des tortionnaires, de nombreux Ivoiriens sont aujourd’hui refugiés dans des pays voisins sans le moindre sou.


Le fait d’avoir battu campagne pour La Majorité Présidentielle (LMP) étant désormais considéré comme un crime dans notre pays, nous continuons de subir des exactions de tout genre.


Chaque jour, d’honnêtes citoyens sont pris en otage. Les plus chanceux sont libérés moyennant une rançon dont le montant varie selon les humeurs de leurs bourreaux.
Il ne se passe un seul jour sans que nous ne soyons dépossédés de nos biens. Les véhicules, les appareils électroménagers, les fauteuils sont emportés au nom de la démocratie. Même les casseroles, les verres, les cuillères n`échappent pas à leur appétit. 


Je sais aussi que certains Ivoiriens, malgré leur appartenance au RHDP, ont vu leurs biens, fruits de plusieurs années de durs labeurs, emportés ; d`autres ont même été tués.


Sous le fallacieux prétexte de recherche de caches d’armes, ils tuent, violent et traumatisent impunément.


Mes chers compatriotes,


Voici autant d’actes qui sont en total déphasage avec l’esprit de réconciliation dont notre pays a plus que jamais besoin; réconciliation dont j`avais déjà ouvert les chantiers à travers plusieurs actions pour tenter de réduire la fracture sociale déjà trop profonde. Souvenons-nous de la Caravane de la Paix.


En clair, au-delà des slogans, la réconciliation doit se traduire en actes concrets surtout quand l’on sait que le président Gbagbo et plusieurs de ses compagnons sont illégalement incarcérés et isolés dans le nord de la Côte d’Ivoire.


En outre, notre pays, atteint du syndrome de l’allégeance et de la ‘’postophilie’’, enregistre le retour de caméléons politiques qui se vantent d’avoir prédit ce que nous vivons aujourd’hui.


Ces nomades politiques sans conviction accusent aujourd’hui le président Gbagbo de tous les maux d’Israël. 


Comme vous le savez, chers concitoyens, quelle que soit la virulence d`une épidémie elle ne contamine jamais tout le monde. C’est pourquoi, je voudrais rassurer mes frères Ivoiriens et Africains que dans ce capharnaüm, je demeure lucide.


Mes chers compatriotes,


Dans cette douloureuse épreuve, sachons rester dignes et solidaires. A ce stade de mon propos, je voudrais remercier tous ces Africains et Africaines pour leur soutien à cet autre virage dans l’histoire de notre continent. Point n`est besoin de douter car dans cette montagne de désespoir doit nécessairement se creuser un véritable tunnel d`espérance pour le bonheur des générations futures.


En ce qui concerne les sujets qui engagent la vie et l’avenir de notre pays, la COTE D`IVOIRE, je me prononcerai prochainement. 


Je suis vivant!


Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.


Charles Blé GOUDE

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 18:17

 

 

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BANGUI 31/05/2011 (Xinhua) Le gouvernement centrafricain a validé un plan de mobiliser 448 millions de dollars pour la mise en oeuvre des projets inscrits dans le Plan cadre des Nations Unies pour la consolidation de la paix et l'aide au développement du pays.

Les activités relatives doivent être en conformité avec les priorités du gouvernement définies dans la deuxième génération du Document de stratégie de réduction de l'extrême pauvreté (DSRP2) de la Centrafrique qui attend d'être présentée aux bailleurs de fonds à la mi-juin 2011.

« L'UNDAF est un instrument mis en place dans le cadre de la réforme des Nations Unies pour assurer une plus grande cohérence des actions du système et accroitre l'impact » sur le développement de la RCA, a expliqué le représentant par intérim du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, M. Bo Schack.

A travers ce plan cadre, toutes les agences du système des Nations Unies en Centrafrique doivent désormais entreprendre « une approche unique, harmonisée » en vue de rendre plus efficaces les actions des Nations Unies en faveur du développement en Centrafrique dans les cinq années à venir.

« Notre commune vision à long terme pour la République Centrafricaine est d'un environnement stable et sécurisé, fondé sur le respect des droits humains, propice à une paix durable, à la réconciliation et au développement socio-économique, pour le bien-être de tous les Centrafricains », déclare l'équipe pays du système des Nations Unies en Centrafrique dans le document

 

NDLR : C’est beaucoup de brassage d’air en réalité. Sous le gouvernement de l’ineffable Elie Doté, une coûteuse table ronde a eu lieu à Bruxelles avec une pléthorique délégation partie de Bangui. A l’issue de cette réunion, on a fait beaucoup de com en annonçant la levée de près de 300 milliards de F CFA dont on a peine à voir les traces jusqu’aujourd’hui. Voilà qu’on nous annonce encore un mirage depuis New York. Wait and see… !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 17:46

 

 

 

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Les Afriques - 27/05/2011

Vers un accord international de coopération pour préserver les grandes forêts primaires de la planète

 

2011 a été proclamé l’année internationale des forêts par l’Organisation des Nations Unies. Réservoir de ressources biologiques, les forêts jouent un rôle déterminant dans la régulation du climat mondial. Elles participent également au développement économique et social des pays. C’est pourquoi la gestion durable des forêts, la conservation de la biodiversité et le changement climatique occupent désormais une place prépondérante dans le développement de la diplomatie environnementale et l’émergence de l’économie verte. Le rôle écologique des bassins forestiers de l’Amazonie, du Congo et du Bornéo- Mékong est universellement reconnu. Ces bassins qui constituent 80% des forêts tropicales de la planète abritent les deux tiers de la biodiversité terrestre et assurent la subsistance à plus d’un milliard de personnes. Chefs d’Etat, scientifiques, partenaires et acteurs de la préservation de l’environnement et de la biodiversité terrestre se réunissent donc à Brazzaville entre le 29 mai et le 3 juin, afin d’adopter un accord de coopération qui permettra la gestion durable des écosystèmes forestiers de la planète.

Protéger les forêts: une prise de conscience récente

La situation des forêts a commencé à préoccuper la communauté internationale dans les années 1980. En 1988, le thème est abordé pour la première fois au sein des débats internationaux du G8. Outre les différents sommets sur le climat et leurs résolutions (Kyoto en 1997, Clean Developement Mechanism en 2005), la première réelle avancée a eu lieu en 2002 à Johannesburg. Des réglementations forestières internationales respectueuses de l’environnement (Forest Law Enforcement Governance and Trade) sont votées et mises en place l’année suivante. Les pays tropicaux s’organisent et se regroupent en coalition (Coalition for Rainforest Nation) afin de prendre en compte la protection des forêts comme moyen pour lutter contre le changement climatique. En 2007, à la conférence de Bali débute un nouveau programme destiné à la Réduction des Emission de gaz liés à la Déforestation et Dégradation des forêts (REDD). Ce projet de soutien aux pays en développement est étendu lors des conférences suivantes (Copenhague en 2009 et Cancún en 2010).

Une double nécessité: protection des forêts et développement

Les pays qui abritent les massifs forestiers sont aujourd’hui confrontés à la fois aux besoins de leur développement, à la destruction des écosystèmes, à la dégradation des sols et des forêts, ainsi qu’à la nécessité de conservation des ressources biologiques. Les niveaux de déforestation et de dégradation varient d’un bassin à un autre, en fonction des pratiques forestières, des politiques agricoles et des impératifs de développement. De nos jours, la réduction du couvert forestier s’accélère et contribue à l’augmentation des émissions des gaz à effet de serre et à la dégradation des terres. C’est ainsi que la déforestation est devenue une préoccupation mondiale. La conservation et la gestion durable des forêts tropicales deviennent des obligations que chaque pays ou chaque région ne peuvent continuer de traiter isolément. Les pays étant confrontés aux mêmes défis, la coopération entre les bassins forestiers tropicaux est ressentie aujourd’hui comme une exigence. C’est pourquoi, l’Indonésie a organisé à New York, lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre 2007, une réunion des Chefs d’Etats des pays forestiers présents. Celle-ci a donné lieu au groupe des 11 pays forestiers tropicaux dit F-11, qui comprend le Brésil, le Cameroun, la Colombie, le Congo, le Costa Rica, le Gabon, l’Indonésie, la Malaisie, la Papouasie Nouvelle Guinée, le Pérou et la République Démocratique du Congo.

 Le Sommet des Trois Bassins: une initiative cruciale pour assurer la pérennité des forêts

C’est en tenant compte de ce contexte que la République du Congo avait suggéré, en 2007 à Bali, le rapprochement des bassins forestiers tropicaux, en vue de promouvoir la coopération Sud-Sud et Nord-Sud par l’échange d’expériences et d’informations en matière forestière. Le PNUE et le Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique (CBD) furent alors désignés pour élaborer un accord ou un mémorandum de coopération entre ces trois régions et préparer les conditions de sa signature. La CBD a organisé des réunions entre les organes de gestion des différents bassins qui n’ont pas encore abouti à un résultat concret. C’est ainsi que lors du sommet d’Oslo, le 27 mai 2010, le président congolais Denis Sassou Nguesso a abordé avec ses homologues de Guyane et d’Indonésie, ainsi qu’avec le Premier Ministre norvégien la question relative à la tenue du sommet des trois bassins à Brazzaville en 2011, à l’occasion de l’année internationale des forêts.

Ils ont tous soutenu cette initiative. D’autres contacts ont eu lieu avec le Brésil, la France, la Chine, la FAO, l’OIBT, le PNUE, le GEF, le FNUF, la CEAC et des ONG internationales, qui ont encouragé la tenue du sommet et se sont engagés à contribuer à son organisation. L’idée de la signature à Brazzaville d’un Traité de coopération entre les pays des bassins forestiers tropicaux a été renforcée. Le Traité ou l’Accord de coopération prendra en compte également les pays forestiers tropicaux non membres des bassins circonscrits qui désirent s’y associer. En tout, ce sont plus d’une centaine de pays qui seront concernés par ce nouvel accord.

 

DÉFENSE DES FORÊTS TROPICALES : SCEPTICISME DE LA SOCIÉTÉ CIVILE POUR LA CONFÉRENCE DE BRAZZAVILLE

(MISNA) 31 Mai 2011 Les organisations de la société civile du bassin du Congo se disent préoccupées par la teneur du Sommet qui se tient actuellement à Brazzaville pour la sauvegarde des forêts tropicales du Congo, de l’Amazonie et du Bornéo-Mékong. “Aucune ong engagée dans la défense des forêts et des communautés riveraines de nos pays n’a été contactée ou invitée à participer au Sommet”, déclare à la MISNA depuis Brazzaville le porte-parole de la Plateforme congolaise pour la gestion durable des Forêts, Roch Euloge N’Zobo. “Nous avons été déconcertés de constater que nous avions été exclus – ajoute-t-il – de même que la déclaration finale, que l’on peut déjà trouver en ligne, ne consacre qu’une place limitée à l’implication de la société civile et presque rien à la situation des peuples des forêts”.

La forêt du Bassin du Congo est la moins dégradée des trois aires prises en considération par le Sommet. “Pourtant – tient néanmoins à préciser N’Zobo – les communautés qui vivent dans la forêt souffrent beaucoup car elles ne tirent aucun profit de son exploitation. La société civile espère notamment que les dirigeants politiques s’intéresseront davantage à ces communautés et accepteront de partager avec celles-ci les recettes de l’exploitation de la forêt”.

Une dizaine d’ong du Congo-Brazzaville, du Congo-Kinshasa, du Gabon, du Centrafrique et du Cameroun ont signé un communiqué conjoint où elles expriment leurs préoccupations concernant notamment les mécanismes dudit marché du carbone, censé contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre. “Ce mécanisme n’empêchera pas les acteurs polluants de polluer, qui pourront s’acquitter en négociant les crédits de réduction des émissions”, déplore Roch Euloge N’Zobo.

© 2011 MISNA - Missionary International Service News Agency Srl - All Right Reserved.

 

NDLR : La protection de ces forêts commence par la cessation de la corruption dans la délivrance désordonnée des permis d'exploitation à certaines entreprises multinationales peu soucieuses du respect des normes et lois internationales en vigueur, qui font de la déforestation sauvage et sans scrupule dans cette filière. En RCA par exemple, c'est de notoriété publique que Bozizé s'est octroyé plusieurs permis forestiers par le canal de prête-noms qui ne sont autres que ses enfants, ses parents et autres ainsi qu'à de sociétés multinationales moyennant de gros bakchich.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 17:27

 

 

 

hôpital communautaire

 

 


Radio Ndeke Luka 31/05/2011

Fini le racket et les ventes parallèles de médicaments, à l’Hôpital Communautaire ? Le Directeur de cet hôpital public de la capitale centrafricaine a lancé une vaste opération contre la corruption qui gangrène la structure. L’opération est effective depuis quelques jours. Il s’agit de détecter les agents de santé, racketeurs et vendeurs clandestins de produits pharmaceutiques aux patients sans prescription médicale, au sein de l’Hôpital Communautaire.

Romain Guitizia, médecin et directeur de l’Hôpital Communautaire, mène cette croisade contre la corruption. Il demande désormais aux patients d’être vigilants et de dénoncer toute tentative de corruption.

Une affiche bien évidence devant le portail alerte malades et visiteurs. Il leur est demandé de dénoncer les membres du personnel qui réclament indument de l’argent pour dispenser des soins ou leur propose des médicaments à acheter en dehors du circuit normal.

Les premiers résultats de cette campagne contre la corruption. Trois agents ont été dénoncés par des malades. Mais on ignore pour le moment les suites données par la direction à ces dénonciations.

La corruption dans le secteur de la santé est devenu un phénomène porté récemment au devant de l’actualité en Centrafrique. C’est la société civile qui est montée au créneau pour exiger que des mesures soient prises pour l’éradiquer. A travers le CIONGA (Conseil Inter ONG en Centrafrique), elles ont dénoncé les disfonctionnements constatés au sein des services publics de la santé. « Inutile de se rendre à l’hôpital, si on ne dispose pas d’argent. Les rackets se multiplient et coûtent la vie à beaucoup de Centrafricains ». Ainsi s’exprimait Modeste Gonda, président du CIONGA, pour interpeler le 29 avril 2011, le Médiateur de la République, Mgr Pomodimo.

L’élément déclencheur de cette dénonciation remonte au décès survenu une semaine auparavant d’une femme professeur à l’Université de Bangui suite à un manque de soins et d’assistance lors d’un accouchement.

La société civile a demandé l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur la défaillance médicale qui est la cause du décès de cette jeune scientifique de l’Université de Bangui. Dans sa saisine du Médiateur, le CIONGA a fait remarquer qu’il y avait ce jour-là absence d’un médecin à l’Hôpital due au fait que les médecins préfèrent travailler dans leurs cliniques privées aux heures où ils devraient être dans les services publics.

 De l’avis du CIONGA, la corruption est l’un des plus grands maux des hôpitaux en Centrafrique. Le phénomène ne concerne pas seulement les médecins, mais tout le personnel de santé est affecté. Il consiste à conditionner les soins à donner à un patient à des frais parallèles. Sans argent, le patient est appelé à rentrer chez lui, quitte à mourir.

Mgr Pomodimo a déjà reçu une délégation de l’Ordre des médecins et dentistes de Centrafrique. Selon le communiqué publié à l’issue de la rencontre, il a été question des difficultés du secteur de la santé et de la pratique de la corruption dans le milieu.

Lors de la première visite du nouveau ministre de la santé à l’Hôpital Communautaire, en avril dernier, le personnel avait décrié le manque du plateau technique ainsi que le nombre limité des ressources humaines. Des contraintes qui freinent une large couverture sanitaire pour l’ensemble du pays.

© Copyright Radio Ndeke Luka

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 17:23

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 31 Mai 2011 12:36

Depuis les premières heures de cette matinée du 31 mai 2011, le KM 5 à Bangui est en ébullition. Tension, confusion et échauffourées persistent encore à la mi-journée malgré la présence des forces de l’ordre. La raison de cette situation est la découverte de deux enfants morts. Deux garçons probablement assassinés selon les premiers éléments. Ils ont été retrouvés, corde autour du cou, bave à la bouche. Mais les circonstances exactes de leur mort restent encore à élucider.

Ils étaient portés disparus depuis lundi soir. On ignore pour le moment comment ils sont morts, mais les premiers éléments recueillis sur place laissent croire qu’il s’agit d’un meurtre. En tout cas la suspicion et les accusations ont provoqué un début d’émeutes et même une certaine vendetta. Il y a eu un mort au cours des échauffourées. Les populations qui se sont soulevées, indexent une famille vivant dans le voisinage des deux garçons comme étant celle des auteurs de ce que tout le monde considère comme un meurtre. Les représailles ont provoqué la mort d’un membre de cette famille indexée et qui a vu sa concession entièrement saccagée.

Les corps des deux enfants tués ont déjà été déposés à la morgue de l’Hôpital Communautaire par les services compétents, après le constat d’usage. Le surveillant général de l’Hôpital a démenti que les deux garçons aient été égorgés, contrairement à ce que certaines rumeurs ont laissé entendre, exacerbant ainsi les velléités de vengeance.

Pour le moment, les forces de l’ordre se sont déployées sur place. Elles tentent d’empêcher que la situation dégénère davantage. Le député du 3ième arrondissement, Anatole Koe, a lancé un appel au calme sur les ondes de Radio Ndeke Luka. Il a été imité quelques instants plus tard par un des responsables de la communauté musulmane, l’Imam Kobine Layama. C’est dans le quartier du KM 5 que vit la partie la plus importante de la communauté musulmane de Bangui.

 

NDLR : Aux dernières nouvelles, Bozizé aurait convoqué tous les imams de Bangui pour une rencontre avec eux ce mercredi, ce qui prouve que ces incidents présentent bien une gravité certaine, des morts d'homme étant à déplorer. Bozizé récolte ainsi quelque part les résultats de sa politique mais comme à son habitude, le vrai problème ne sera pas abordé et aucune solution correcte ne sera trouvée.  

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 23:56

 

 

 

Bozizé KNK

 

La guerre de succession de Bozizé est ouverte 

En dépit de ses dénégations, Bozizé est en réalité de plus en plus malade. Selon nos informations d’une de nos sources habituelles proches de la résidence de Sassara, on lui aurait même récemment posé une sonde. Dans l’éventualité de sa brutale disparition, trois clans se sont déjà formés dans l'optique de sa succession. Le premier s’articule autour de l’indéboulonnable et incontournable Sylvain Ndoutingaï. Le second est mené par le fils de son père, Jean  Francis Bozizé. Un troisième et nouveau clan vient de se manifester derrière le ministre d’Etat aux Transports, Anicet Parfait Mbay qu’on dit travailler étroitement avec Landry Touaboy l'aide de camp de Bozizé qui n’est autre que le frère cadet d’Emmanuel Touaboy, l’actuel ambassadeur de la RCA en Chine. Chaque clan affûte ses armes au vrai sens du terme, pour la succession au pouvoir de Bozizé dès sa disparition. Ils sont vraiment pressés… !

 

Sylvain Ndoutingaï à la manoeuvre

 

Ndoutingai

Le nouveau ministre d’Etat aux finances, le tout puissant Sylvain Ndoutingaï a envoyé à l'Assemblée Nationale avec l'accord de Bozizé une mission de contrôle des fonds composée de deux Inspecteurs d’Etat. Célestin Leroy Gaombalet s'y est vivement opposé et rappelé non sans raison que seule la Cour des comptes est habilitée à effectuer ce genre de contrôle. En réalité, Ndoutingaï a dans son collimateur le sieur Célestin Leroy Gaombalet qui vient de rempiler pour la seconde fois comme président de l’Assemblée nationale (PAN), pour la simple raison que la galaxie ethnique Gbaya de Benzambé, consciente de la maladie de Bozizé, ne souhaite pas qu'en cas de décès soudain de Bozizé, Gaombalet puisse assurer l'intérim de la Présidence de la République comme le prévoit la Constitution. Cette galaxie dont le bras armé est Ndoutingaï estime qu'il faut trouver les moyens de neutraliser Gaombalet qui est "illisible", "sournois" et "peu sûr", assurent-ils. Gaombalet alias « Gaou la fumée » est prévenu.

 

Francis Bozizé plus sûr de lui que jamais

Jean Francis Boz

Teddy Bozizé s'est complètement mis au service de son frère Francis qui est enfin revenu de France après plus de cinq semaines de fugue et avec apparemment plus d'assurance personnelle. Dès sa journée de travail finie, Teddy Bozizé se met en tenue civile pour accomplir les sales besognes que lui confie son frère Francis. Il s’agit notamment de la filature des journalistes et certaines personnes ciblées, de la surveillance des déplacements des opposants dans Bangui, etc. C’est ainsi que Faustin Bambou directeur de publication des Collines de Bas-Oubangui, a été convoqué et mis en geôle récemment à la SRI.

 

Bozizé et le fantôme de Patassé

 

dépouille de Patassé

Bozizé a reçu les enfants Patassé vendredi 27 mai au Palais de la Renaissance pour tenter encore de se dédouaner des accusations portées contre lui dans le décès de leur père, et aussi les inciter à poursuivre en justice la coordination nationale des comités de soutien à Patassé, au motif que ceux-ci seraient à l’origine du décès de leur père. Avant de  recevoir les enfants Patassé, Bozizé a visionné la totalité du film des obsèques privées de Patassé du vendredi 20 mai au quartier Fouh. A la fin, il est entré dans une grande colère contre le FARE 2011 dont les membres avaient boycotté la cérémonie des funérailles officielles de l'Avenue des Martyrs alors qu’ils étaient tous présents à Fouh, avec témoignages et dépôts de gerbes de fleurs. Il compte tout faire pour « écraser » le FARE et la coordination des comités de soutien à Patassé.

Toujours selon nos informations, un conseil de famille a eu lieu à la résidence de Mgr Edouard Mathos à St Paul à Ouango et a réuni autour de ce dernier tous les enfants Patassé. C’est Me Mathias Morouba qui a été commis par la famille. Curieusement, c’est par voie de huissier de huissier de justice que ce dernier a fait convoquer à ce conseil de famille Mme Angélique Mougnan, veuve Ngaro et maintenant veuve Patassé ainsi que les deux derniers enfants de la défunte Angèle Patassé, Salomon et Providence Patassé. L’objet du conseil de famille avait pour but de désigner un administrateur des biens de l’illustre disparu. C’est Sylvain Patassé qui a été choisi. Il est aussi question que la famille Patassé  porte plainte contre le gouvernement centrafricain afin qu’une enquête judiciaire soit menée pour faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l’ex président a trouvé la mort à Douala le 5 avril dernier.  

 

 Patassé : « Ngouandja et Bozizé  m’ont tué » 

Patassé 20 janv 2011  

Le mystère se lève peu à peu sur l’objet de l’énigmatique mission dépêchée par Bozizé à Malabo et conduite étrangement par l’Ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon et le Directeur de cabinet à la présidence, Michel Gbézéra-Bria. C'est Claude Richard Ngouandja lorsqu’il était encore directeur du Bureau National de la Documentation qui a fabriqué la fiche mensongère avec l'imitation de la signature de Ange-Félix Patassé,  pour faire croire à Bozizé que l’ancien président voulait se rendre à Malabo non pas pour se faire soigner comme il le prétendait mais pour y lever des troupes et venir le renverser.

Ce faux document monté de toutes pièces par Claude Richard Ngouandja est donc à l'origine de la mission confiée à l'Ambassadeur de France (en quelle qualité ?) et Michel Gbézéra-Bria à Malabo dont Bozizé a fait état dans son allocution lors des obsèques de Patassé samedi 21 mai sur l’avenue des Martyrs. Un détail qui prouve le sadisme et le cynisme de l’auteur. Le jour du départ de Patassé pour Malabo, Claude Richard Ngouandja était d'ailleurs à l’aéroport Bangui-Mpoko pour scruter l'apparence physique de Patassé. C’est donc en guise de récompense pour ce mauvais coup que Bozizé a nommé Claude Richard Ngouandja Ministre de la Sécurité Publique.

 

Pour sa protection, Bozizé lorgne vers Luanda

Après l'incident survenu dans un bal des jeunes entre le détachement tchadien et un policier Gbaya de l'OCRB et au cours duquel ce policier a abattu les deux tchadiens, les éléments tchadiens de la GP sont allés à la SRI pour demander qu'on leur livre le coupable pour l'abattre aussi. Bozizé ne pouvant livrer "son frère", les tchadiens ont menacé de se retirer de sa GP. Devant cette menace, il a envoyé récemment le général Antoine Gambi ministre des affaires étrangères en Angola pour négocier un accord de défense avec ce pays pour le cas où les tchadiens quitteraient la RCA ou que le président Idriss Déby entreprendrait de le déstabiliser militairement, comme naguère pour Ange Félix Patassé...

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 23:53

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 30 Mai 2011 13:25

Améliorer le système Educatif et celui de la Santé en République Centrafricaine. Ces deux objectifs figurent en priorité dans le nouveau cycle de coopération entre les autorités du pays et celles du système des Nations Unies.

Gouvernement, société civile et agences des Nations Unies, se sont retrouvés ce lundi 30 mai 2011, dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut à Bangui, afin de matérialiser les idées.

Ils vont apporter les derniers amendements sur le document contenant ce cycle pour la période allant de 2012 à 2016, avant sa validation.

Le Coordonnateur résident des agences de l’ONU en Centrafrique, Monsieur Bo Schack, a indiqué les trois axes prioritaires visés par ce cycle : « la consolidation de la paix, la croissance pour améliorer la situation de l’extrême pauvreté et les secteurs éducatif et sanitaire.  Il s’agit d’un programme de développement et non de celui qui se concentre sur les aspects immédiats humanitaires ».

Le ministre d’Etat à la coopération internationale, Sylvain Maliko, a pour sa part rappelé les acquis du programme finissant « des fonds alloués dans le précédent cycle avaient contribué à l’installation des radios communautaires, la construction des casernes, le renforcement des capacités des femmes et bien d’autres projets de développement en Centrafrique ».

 

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