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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 16:15

 

 

 

 

 

(Source : Xinhua)  29 juil. 2013

 

Le directeur kényan du Bureau de la Région des Grands Lacs (OGLR), Ken Vitisia, annonce aujourd’hui que la prochaine conférence internationale portant sur la région se tiendra le 31 juillet prochain à Nairobi.

 

Des représentants de la Zambie, de Centrafrique, de RDC et des deux Soudans devraient participer au Sommet, ainsi que l’Envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson. Selon M. Vitisia, le Kenya devrait notamment profiter de ce Sommet pour trouver un consensus en faveur d’une position régionale commune sur le dossier somalien.

 

 « La communauté internationale écoutera ce que la région souhaite pour la Somalie si nous parlons d'une seule voix. Il s'agit d'une opportunité pour nous de dire que ceci est la position de la région et que nous voulons en parler », explique ainsi M. Vitisia.

 

 

NDLR : A signaler que le Président Michel Djotodia et sa délégation qui ont quitté Bangui ce mardi dans la matinée, prendront part à ce sommet

Prochaine conférence internationale sur la région des Grands Lacs prévue le 31 juillet prochain
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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 16:11

 

 

 

 

 

 

            Avec la prudence emprunte de peur qui le caractérise et subséquemment l’optimisme surréaliste dont il fait preuve  en vue d’éviter toute dénonciation frontale de SELEKA (qui semble se muer en « FORCES NOUVELLES », et s’assurer d’être candidat à la prochaine élection présidentielle, un important dirigeant politique de notre pays, sur lequel le peuple est en droit de compter pour contribuer à la dénonciation des exactions de SELEKA ne cesse de clamer, principalement depuis l’Etranger, que la Transition doit réussir, que les gendarmes et les policiers ont été déployés sur toute l’étendue du territoire national pour y ramener la paix et la sécurité, lesquelles règneraient déjà à Bangui depuis quelques semaines.

 

            Au lieu de doigter clairement ceux qui assassinent la paix et la sécurité et de proposer les moyens de les mettre hors d’état de nuire afin que soient instaurées la paix et la sécurité, il préfère s’en remettre à une future et hypothétique « feuille de route » qu’il suggère au Gouvernement d’élaborer après la promulgation de la charte de la Transition. Qui lui a garanti que le Gouvernement élaborera un tel document ? Et si le Gouvernement ne le faisait pas ?

 

            Le rôle des partis politiques de l’opposition n’est – il pas précisément de proposer des solutions alternatives, d’y faire adhérer le peuple et de gagner les élections pour faire jouer l’alternance qui est le principe moteur de toute démocratie ? Il est vrai que, fidèles à notre objectif majeur qui est de pulvériser les paradoxes et les records négatifs, depuis l’invasion du pays par les hordes de SELEKA, nous sommes, avec Cuba et la Corée du Nord, les seuls pays au monde où il n’y a pas d’opposition légalement constituée.

 

            Il est à souhaiter que ce grand patriote rompe avec la langue de bois. Les derniers massacres de Gbadalaou à Mobaye (27 morts le 14 Juillet 2013) et de l’Ouham – Bac (14 morts le 27 Juillet 2013) devraient l’y déterminer.

 

            D’autres grands dirigeants politiques psalmodient le même vœu pieux de retour de la paix et de la sécurité, sans proposer des solutions de mise hors d’état de nuire des fauteurs de mort, de viols, d’esclavage et de pillages, pour tout dire, des assassins de la paix et de la sécurité.

 

            En réalité, la Transition fonce droit dans le mur comme un véhicule sans freins.

 

  1. Des causes subjectives de l’échec de la Transition

 

  1. Du début de la Transition

 

            Du reste, si l’on se fie aux termes de l’article 102 alinéa 3 de la Charte de la Transition, nous aurions vécu jusqu’au 18 Juillet 2013 hors Transition, puisque celle-ci n’aurait pas débuté avant cette date, qui est celle du décret n° 13-270 portant promulgation de la Charte Constitutionnelle de Transition. En effet, cet article dispose que « LA PERIODE DE TRANSITION DEBUTE APRES L’ENTREE EN VIGUEUR DE LA PRESENTE CHARTE CONSTITUTIONNELLE ». La période de transition allant du 26 Mars 2013, date des Actes constitutionnels, au 18 Juillet 2013, date de promulgation de la Charte de la Transition, a donc été rétroactivement gommée en tant que période de Transition.

 

            Pour donner un semblant de base juridique à ce tour de passe – passe digne des meilleurs prestidigitateurs, le CNT a abrogé l’arrêté n° 007 du 30 Avril 2013 du Premier Ministre qui l’avait créé et, renaissant de ses cendres comme le phénix, s’est auto-recréé par la Charte constitutionnelle de Transition.

 

            Il en résulte que, paradoxalement, les Gouvernements TIANGAYE 1 et 2, officiellement dénommés gouvernements de Transition, dirigés par le Bâtonnier Nicolas TIANGAYE, officiellement dénommé Premier Ministre de Transition et formés par Michel AMNDROKO NON DJOTODIA, officiellement dénommé Président de Transition, ainsi que Monsieur Alexandre NGUENDE, officiellement dénommé Président du Conseil National de Transition, n’auraient jamais été des institutions de la Transition et auraient exercé jusqu’au 18 Juillet 2013 avec de fausses qualités. Beau record négatif mondial en matière de paradoxes et admirable bonus de près de 4 mois pour la durée de la Transition !

 

            Le CNT aurait voulu s’auto-traiter et traiter les autres institutions de la Transition d’escrocs politiques par prise de fausses qualités comme en dispose l’article 175 du Code Pénal qu’il n’aurait pas agi autrement.

 

  1. De la fin de la Transition et de l’inéligibilité de ses Autorités

 

            S’agissant de la fin de la Transition et malgré le bonus que s’est auto-attribué le Conseil National de Transition, il ne faut pas rêver. A l’expiration des 18 mois, quelle que soit la date à partir de laquelle on procèdera à la computation de ce délai, rien ou presque rien n’aura été fait. Le Conseil National de Transition le sait si pertinemment qu’il l’a implicitement reconnu dans l’article 102 alinéas 1 et 2 qui disposent :

 

« La durée de la Transition est de dix huit (18) mois, portée à vingt quatre (24) mois SUR AVIS CONFORME DU MEDIATEUR ».

 

            « En cas de nécessité, LA DUREE DE LA TRANSITION PEUT ETRE EXAMINEE PAR LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENTS DE LA CEEAC sur proposition conjointe et motivée du Chef de l’Etat de la Transition, du Premier Ministre et du Président du Conseil National de Transition ».

 

            Il s’ensuit qu’il dépendra donc, non pas de nous-mêmes, mais du Médiateur ou de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC de décider « souverainement » s’il y a lieu ou non de proroger la durée de la Transition. C’est tout naturel et pour nous un sujet de légitime fierté. Le Président Michel AM NONDROKO DJOTODIA n’a – t – il pas publiquement déclaré que « nous sommes un pays sous tutelle », de sorte que, nos suzerains nous ayant verbalement interdit de renouveler le Bureau du CNT après la création de trente (30) nouveaux conseillers nationaux qu’ils nous avaient imposés, en tant que vassaux, nous ne pouvons que nous coucher devant leur décision insusceptible de tout recours ?

 

            Rappelons qu’outre la création de trente nouveaux conseillers nationaux, l’élection des membres du Bureau actuel du CNT n’avait été qu’une mascarade orchestrée sans détermination préalable des conditions d’éligibilité et des modalités du scrutin, à seule fin de remercier les actuels Président et Vice – Présidente d’avoir organisé une marche enturbannée de youyous en soutien à SELEKA qui venait juste de prendre le Pouvoir à Bangui, sans considération pour les nombreux massacres, viols et pillages perpétrés en provinces, pendant que SELEKA perpétrait des meurtres, viols et pillages à Bangui et avant que SELEKA n’ait posé le moindre acte positif pouvant justifier une marche de soutien.

 

            Il y a lieu de relever à ce propos que les Présidents des Républiques de la CEEAC ne sont pas les « homologues » du Président DJOTODIA comme il les appelle, puisqu’il n’est pas « Président de la République » comme eux ; ils lui ont imposé le titre au rabais de « Président de l’Etat de Transition », sorte de sous-catégorie de la Fonction de Président de la République. C’est ce qui justifie qu’ils l’aient mis « sous tutelle » comme il le reconnaît et qu’ils lui dictent leurs lois.

 

            Point n’est besoin d’être devin pour prédire que, bien évidemment, les membres du Bureau du Conseil National de Transition et du gouvernement, ainsi que le Président DJOTODIA supplieront leurs suzerains de proroger la durée de la Transition le moment venu, ne serait-ce que parcequ’ à l’issue de la Transition ils seront politiquement au chômage, conformément aux dispositions de l’article 101 de la Charte de la Transition, « (le) Chef de l’Etat de la Transition, (le) Premier Ministre de Transition, (les) membres du Bureau du Conseil National de Transition, (seront inéligibles) aux élections présidentielles et législatives organisées durant la Transition ».

 

  1. De la vaine tentative d’abrogation de l’inéligibilité

 

            La proposition de modification de cette disposition faite par le Président du CNT n’a recueilli que 30 voix, grâce à la ténacité des Conseillers nationaux patriotes. C’est en vain que, sous des prétextes fumeux, le Président du CNT a fait refaire le vote deux fois de plus. C’est également en vain que, pour intimider et berner les Conseillers nationaux, la Vice-présidente du CNT a prétendu qu’au sommet de Ndjamena, elle avait contesté cette disposition et obtenu des Chefs d’Etat que cette question soit laissée à l’appréciation des Centrafricains. Un Conseiller National patriote qui était à Ndjamena l’a démentie sur le champ, ajoutant, cerise sur gâteau, qu’elle n’était même pas dans la salle quand les Chefs d’Etat débattaient de la question. Eût – elle été dans la salle qu’elle n’eût pas eu voix au chapitre devant des Chefs d’Etat, n’ayant été par ailleurs à Ndjamena qu’en qualité de simple observatrice.

 

            Ainsi, après la Transition, le Président de Transition, le Premier Ministre de Transition, les membres du Gouvernement, les membres du Bureau du CNT, ne seront ni Président de la République, ni Premier Ministre, ni Ministres, ni Députés. Ceux d’entre eux qui nourrissaient des ambitions pour ces fonctions n’ont plus qu’à avaler leurs chapeaux. S’y – attendaient – ils ?

 

            Ils ont en tout cas un intérêt subjectif à la prorogation, et donc à l’échec de la Transition.

 

            De leur côté, les critiques professionnels auto - proclamés donneurs de leçons doivent savoir que les patriotes ne se sont pas « fourvoyés avec DJOTODIA » mais qu’ils luttent et remportent des victoires d’étapes, préludes de la victoire pacifique finale.

 

  1. Des causes objectives de l’échec de la Transition

 

2-1.  Du pilotage à vue dans le brouillard

 

            Indépendamment des intérêts personnels des Autorités de la Transition, celle-ci est vouée à l’échec pour diverses causes objectives.

 

            Le Président de la Transition n’a d’autorité, si l’on peut dire, que sur ceux des éléments SELEKA membres de son groupe, de sorte qu’il ne peut donner d’ordres aux autres membres. Comme il l’a avoué lui-même, il n’avait recruté « que » cinq mille (5000) rebelles, et il se retrouve avec vingt mille (20.000), soit quinze mille auto – enrôlés. Loin de tirer les leçons de ce trop plein et en dépit du bon sens, il enrôle de nouvelles recrues qu’on voit en grappes sillonner la ville au pas de charge en vociférant des chansons obscènes.

 

            A part le seul Conseil des Ministres tenu après la nomination des membres du premier Gouvernement de Transition qu’il a présidé, le Président de la Transition n’a plus présidé aucun autre conseil des Ministres. Il n’est dès lors pas surprenant qu’aucun compte rendu de réunion d’un Conseil des Ministres n’ait jamais été publié, pour permettre au Peuple de savoir ce que fait son gouvernement en général, et sa stratégie pour sortir de la crise en particulier. Le Président DJOTODIA AM NON DROKO PILOTE DONC A VUE, SANS BOUSSOLE, DANS LE BROUILLARD, SUR UNE MER EN FURIE. Comment peut –il réussir ?

 

2-2. Des nominations cadeaux

 

            Le Président de la Transition procède à des nominations de Ministres et à des nominations massives de personnalités politiques et de hauts fonctionnaires sans consultation du Premier Ministre, qui gagnerait en surplus d’autorité et de crédibilité en protestant publiquement, sans se préoccuper de savoir avec quels fonds il paiera les heureux bénéficiaires, alors qu’à part sa sacoche pleine de liasses de billets de deux cents (200) dollars venus d’on ne sait où et par on ne sait quels  circuits, les caisses du Trésor sont dramatiquement vides. C’est de notoriété publique.

            Ces nominations ont pour but de faire des cadeaux aux « généraux » et « colonels » auto – proclamés de SELEKA et aux coreligionnaires du Président, sans considération de compétence. A titre d’exemples, était – il judicieux de remplacer le Ministre Théodore JOUSSO, expert international en matière de transports aériens et disposant d’un épais carnet d’adresses par un magistrat, quoique celui-ci soit compétent dans son domaine ? Etait – il judicieux de nommer Ministres certains éléments SELEKA qui ne savent pas parler le français, notre deuxième langue officielle ?

 

2-3. De la destruction de l’Etat et de la généralisation des exactions.

 

            Contrairement à ses prédécesseurs qui avaient perpétré leurs Coups d’Etat en ne se concentrant que sur la capitale et en laissant intact l’appareil d’Etat qui s’était automatiquement mis à leur service sur toute l’étendue du territoire et en limitant le nombre de morts, le Président de la Transition a systématiquement, totalement et intentionnellement détruit l’appareil d’Etat, le faible tissu économique, la capitale, les provinces, fait des centaines de morts et institutionnalisé les viols et les pillages.

 

            Contrairement à ses prédécesseurs, il a divisé le territoire national en seigneuries et a confié les Préfectures à des « généraux » et des « colonels » tchadiens qui y font régner la terreur et qui perçoivent les divers impôts et taxes pour leurs comptes personnels. Imagine – t – on des Centrafricains gouvernant des Préfectures au Tchad, y percevant les impôts pour leurs propres comptes, y faisant régner la terreur et s’adressant aux populations tchadiennes en sango, officiellement ?

 

            Les tueurs, violeurs et pilleurs de SELEKA ne sèment pas la terreur seulement dans les centres des Sou s- Préfectures, mais ils vont également de village en village tuer massivement.

 

2-4. De l’islamisation forcée

 

            Afin d’éviter toute interprétation tendancieuse, il y a lieu d’affirmer avec force que tout centrafricain est libre d’adhérer à la religion de son choix, que ce soit l’islam, la chrétienté, le judaïsme ou toute autre religion ; il ne doit en aucun cas y être forcé, que ce soit physiquement ou moralement.

 

            Avant l’invasion du pays par les hordes de SELEKA, l’islamisation était morale et rampante ; elle se manifestait de plusieurs manières : obligation de se convertir à l’islam pour obtenir un emploi dans les écoles, collèges et institutions créés sur fonds provenant des pays du golfe ; obligation de se convertir à l’islam pour épouser un musulman ou une musulmane, alors que le Coran ne ferait cette obligation qu’aux femmes, à l’exclusion des hommes.

 

            Après l’invasion du pays par les hordes de SELEKA, l’islamisation morale s’est poursuivie secrètement. C’est ainsi que les nombreux jeunes chrétiens qui ont gonflé les rangs de SELEKA pour porter – provisoirement – le nombre de ses membres de cinq mille (5000) à vingt mille (20000) ont été obligés de se convertir à l’islam et de porter au cou le chapelet islamique.

 

            L’islamisation est ensuite devenue ouverte, physique, forcée et pour ainsi dire « légale » avec la décision des Seigneurs de guerre et de tueries de la Nana Mambéré et de la Nana Gribizi d’interdire l’élevage, la détention et la consommation des porcs ainsi que de la viande boucanée. Joignant le geste à la parole, ces Seigneurs de guerre et de tueries se sont mis à abattre tous les porcs et à punir leurs propriétaires et consommateurs. En vertu de quoi, sinon de l’islamisation forcée, peut – on se permettre d’interdire aux chrétiens d’élever des porcs et de consommer la viande de porc ainsi que de la viande boucanée ?

 

            Le gouvernement doit urgemment condamner et interdire cette décision anti - chrétienne. Il doit de même, urgemment, interdire l’obligation de se convertir à l’islam pour être employé dans les écoles, institutions et organismes  musulmans créés sur fonds provenant des pays du Golfe.

 

2-4. De l’impossibilité du référendum et des élections

 

            Il résulte de tout ce qui précède que dans l’arrière pays, une bonne partie de la population vit encore en exil ou dans la brousse comme des bêtes sauvages, à la merci des serpents, scorpions, moustiques et autres bêtes malfaisantes, mangeant des fruits sauvages et buvant l’eau sale des mares. Où a – t – on jamais vu çà ? Onze morts à Gobongo, 27 morts au village Gbadalaou à Mobaye le 14 Juillet 2013 dont 20 hommes et 7 femmes et tant d’autres dans d’autres villes dont 14 morts le 27 Juillet 2013 à Ouham – Bac (Bossangoa) ainsi que des dizaines de maisons brûlées dans chaque ville, est-ce normal ? Assassiner à bout portant le gérant d’un bar parcequ’il a joué la chanson « mbeni zo akè gnè ti zo gué », est – il normal ?

 

            Quand bien même les populations reviendraient dans les villes et villages, comment pourrait – on dresser des listes électorales, dès lors que les archives de toutes les mairies, y compris celles de la capitale, ont été systématiquement détruites ?

 

            Dans cette situation de chaos et de manque cruel de moyens financiers, comment prétendre raisonnablement faire adopter une nouvelle constitution par référendum avant d’organiser les élections générales ? Ce n’était pas la Constitution du 27 Décembre 2004 qui était mauvaise, c’était son application. D’ailleurs, la plupart des dispositions de la Charte constitutionnelle de la Transition proviennent mot pour mot de cette constitution. Il serait donc sage de faire modifier certaines dispositions de la Constitution du 27 Décembre 2004 par le CNT et affecter nos maigres ressources au paiement de nos colossales dettes. D’ailleurs il n’est pas sûr que les bailleurs de fonds sans lesquels nous ne pouvons pas organiser un référendum constitutionnel soient disposés à financer le référendum en sus des élections.

 

  1. Des conditions préalables au retour de la paix et de la sécurité ainsi qu’à l’organisation des élections générales

 

3-1. En ce qui concerne les Autorités

 

  • Rapatriement immédiat et inconditionnel de tous les éléments SELEKA étrangers, notamment Tchadiens et Soudanais
  • Dissolution de SELEKA en tant que rébellion armée, SELEKA ayant pris le Pouvoir
  • Restitution immédiate de la gouvernance des Préfectures et Sous – Préfectures aux seuls Préfets et Sous – Préfets, sans SELEKA comme béquilles
  • Expulsions de tous les éléments SELEKA des brigades de gendarmerie et des commissariats de police et restitution des locaux aux seuls gendarmes et policiers, sans les éléments de SELEKA comme béquilles
  • Paiement des éléments SELEKA afin qu’ils n’aient pas besoin de piller pour survivre
  • Expulsion immédiate de tous les éléments SELEKA des bâtiments administratifs et de toutes les maisons des particuliers qu’ils squattent
  • Reversement de tous les éléments SELEKA centrafricains qui le désirent dans les FACA et mesures d’accompagnement au profit de ceux qui désirent regagner la vie civile
  • Poursuites judiciaires contre les auteurs d’assassinats, de viols, de pillages et d’atteintes aux droits de l’homme ainsi que contre leurs commanditaires et complices, car il n’y a pas de paix sans justice.

 

3-2. En ce qui concerne les populations et les patriotes sur le terrain

 

  • Constitution d’une association des ressortissants de chaque sous – Préfecture pour la justice, la paix, la sécurité et le sursaut national, en vue d’identifier les victimes d’assassinats et de meurtres comme l’a demandé le Ministre de la Justice, ainsi que les victimes de viols, de pillages et d’atteintes aux droits de l’homme, sans considération d’appartenance politique, ethnique ou religieuse
  • Constitution de la Fédération des ressortissants de chaque Préfecture
  • Constitution, au niveau national, de la confédération des ressortissants des Préfectures
  • Dénonciation courageuse et systématique de chaque exaction
  • Observation systématique d’au moins un jour de ville morte pour chaque meurtre
  • Appel systématique à la population de la localité concernée pour participer massivement et pacifiquement aux funérailles de chaque victime et transformer ces funérailles en gigantesques manifestations pacifiques
  • Concerts systématiques et pacifiques de casseroles et de sifflets dans chaque localité lorsque les éléments SELEKA viennent tuer ou piller. L’exemple des habitants de Gobongo doit être salué et suivi par toutes les autres localités, de même que l’exemple des habitants de mon quartier lors de la violation armée de mon domicile.

 

3-3. En ce qui concerne les patriotes vivant à l’Etranger :

 

  • Constitution d’associations par localités sans considération d’appartenance politique ou religieuse
  • Constitution d’un organe fédérateur par pays ou groupes de pays lorsque les ressortissants centrafricains ne sont pas en nombre suffisant
  • Vaste et systématique relai des informations vérifiées provenant de la RCA auprès des gouvernants, des institutions internationales et des ONG de défense des droits de l’homme, avec désignation claire des assassins de la paix et de la sécurité. Un médecin ne peut soigner sans diagnostic préalable.
  • Envois d’aide pour diminuer les souffrances du peuple
  • Venues massives à Bangui pendant les vacances autant que faire se peut

 

            Pacifiques, unis, déterminés et courageux, nous vaincrons !

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi

Bangui, le 27 Juillet 2013

 

 

TRANSITION : CHRONIQUE D’UN ECHEC ANNONCE par Me ZARAMBAUD Assingambi
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 22:16

 

 

 

 

 

 

http://www.legriot.info   Écrit par Mimouna Hafidh  Indiscrétions  Région     juil 29, 2013

 

Selon une source officielle, la barrière qui séparait le Cameroun de la République centrafricaine a été brisée par les populations camerounaises. Cette frontière avait été instaurée depuis 2008 par les autorités de la région Est du pays.

 

En effet, ce site a été fermé consécutivement à une incompréhension entre les responsables administratifs des deux Etats. L’objet du litige portait sur le marché de reprofilage d’un tronçon en Centrafrique.

 

Du fait de la prise de cette décision par les pouvoirs publics, l’activité commerciale dans ladite zone fonctionne au ralenti et empêche les populations de tirer pleinement profit de leurs commerces. Plusieurs témoignages attestent ce fait. Certains estiment que le marché de jeudi, jour où les Centrafricains faisaient leurs provisions, n’existe plus, d’où la difficulté rencontrée par ces derniers en matière d’approvisionnement des matériaux nécessaires à l’accomplissement de leurs tâches ainsi qu’à leur besoin au quotidien. Outre ce récit, un autre a été recueilli auprès d’une commerçante qui affirmait ne sortir que pour combattre l’oisiveté. Car, dans la pratique, elle ne réalise plus de bénéfices.

 

Face à ce marasme économique, des initiatives sont prises, notamment celle du Préfet camerounais, afin de calmer, sur le terrain, les esprits. Bien que louable, il est à noter que cette seule tentative ne pourra venir à bout de la colère manifestée par les populations depuis le vendredi 26 juillet dernier.

 

En somme, la situation à la frontière Cameroun-RCA reste très tendue et annule toute possibilité d’une reprise, dans les brefs délais, des activités économiques dans un climat sain qui s’y prête.

 

Paralysie de l’activité économique à la frontière Cameroun-RCA
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 22:03

 

 

Programme des obsèques de Paulin REGNER né le 30 juillet 1949, décédé le 12 juillet 2013 à l'Hôpital de Fès au Maroc.

 

 

A sa famille et tous ses proches, les condoléances les plus attristées de la rédaction

Programme des funérailles de Paulin REGNER décédé à Fès au Maroc le 12 juillet 2013
Programme des funérailles de Paulin REGNER décédé à Fès au Maroc le 12 juillet 2013
Programme des funérailles de Paulin REGNER décédé à Fès au Maroc le 12 juillet 2013
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:38

 

 

 

BUJUMBURA Lundi 29 juillet 2013 | 10:48 UTC (Xinhua) - Le Burundi va envoyer 450 soldats en République Centrafrique et 425 autres au Mali dans le cadre des opérations de maintien de la paix

 

"Nous avons déjà pris la décision d'envoyer 450 soldats en République Centrafricaine et 425 autres au Mali. Ils vont se joindre aux autres forces de la région et du monde dans le cadre du maintien de la paix dans ces deux pays", a déclaré dimanche le président burundais Pierre Nkurunziza à l'aéroport international de Bujumbura alors qu'il raccompagnait son homologue congolais Sassou N'guesso, qui a passé trois jours au Burundi.

 

Il a indiqué qu'il ne restait que quelques modalités d'ordre technique pour les envoyer d'ici peu.

 

Le président Nkurunziza a rappelé que le Burundi est l'un des grands pourvoyeurs des troupes et de la police dans les opérations de maintien de la paix dans des pays comme la Somalie, la Côte d' Ivoire, le Soudan et Haïti.

 

"Nous devons aider les pays frères en difficulté en guise de remerciements et de reconnaissance car la communauté internationale a été aussi de nos côtés lors de la longue traversée qu'a connue notre pays", a-t-il expliqué.

 

Le Burundi est fortement présent en Somalie avec déjà six bataillons de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

 

Le Burundi abreuve Mali et Centrafrique en soldats
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:27

 

 

 

 

Source : Radiondekeluka.org  lundi 29 juillet 2013 13:59

 

Le président de la transition Michel Djotodia décide de mettre en place une armée digne de ce nom. La déclaration a été faite le samedi dernier lors de sa rencontre avec les professionnels de la communication. Le chef d’Etat de transition compte, dans un proche future, fusionner les ex-combattants de Séléka et les forces régulières au sein d’une nouvelle armée dénommée l’Armée Républicaine de Centrafrique (ARC). 

 

« Dois-je mettre en place un Etat major constituée rien que des éléments Séléka ? Sommes-nous les seuls ? Les autres qui étaient dans l’ex FACA, les Forces Armées Centrafricaines, sont des centrafricains. Il faut qu’ils reviennent vers nous pour qu’ensemble, nous reconstruisions l’armée centrafricaine, une nouvelle armée que nous dénommons ARC, l’Armée Républicaine de Centrafrique, ce n’est plus FACA. Il faut une armée forte, nous allons faire le brassage. Les ex-Séléka et les ex-FACA vont faire une nouvelle armée ». 

 

Michel Djotodia s’est également prononcé au sujet de la vision des centrafricains sur la présence des forces tchadiennes de la Force Multinationale d’Afrique Centrale (FOMAC) à Bangui. Il a rappelé que le contingent tchadien n’a pas autre mission que d’assurer la sécurité en Centrafrique. 

 

« Le contingent tchadien fait partie des contingents qui constituent la MICOPAX, elle n’a pas une mission parallèle. Vous en êtes conscient. Et vous avez appris la nouvelle de l’assassinat de deux tchadiens à Boy Rabe. Ils n’étaient même pas armés, ils étaient en civil et on les a tués. Cela n’a pas suscité la nervosité ou bien la méchanceté des autres éléments tchadiens. Et ce n’est pas pour la première fois que les tchadiens viennent en Centrafrique au secours de leurs frères centrafricains. Vous conviendrez avec moi, il y a quelques mois, les tchadiens étaient venus ici nous secourir. Disons leur merci. Si ce n’est pas au temps de Djotodia que les tchadiens sont venus ici dans le cadre de la paix, mais au temps de Patassé, ils sont venus. Chers compatriotes, en 2003, 98% de ceux qui sont venus sont d’origine tchadienne. Ils ont accompagné Bozizé à prendre le pouvoir. Vous les avez acclamés hier, vous avez dit voilà les patriotes qui sont là. Ces mêmes gens ont été lésés dans leurs droits, ils sont partis en brousse au su de tout le monde. Ils reviennent, vous dites étrangers, soyons honnêtes ; commençons par être honnêtes, apprenons cela. Changeons, peuple centrafricain, changeons ». 

 

Pendant ce temps, les institutions de Breton Wood, notamment la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International subordonnent leur aide à la République centrafricaine par le retour de la paix et de la sécurité dans le pays. 

 

Une mission de la Banque Mondiale se trouve en ce moment à Bangui. Elle s’entretient ce lundi avec le président de transition Michel Djotodia au Palais de la Renaissance. Une autre équipe du Fonds Monétaire International (FMI) est arrivée depuis quelques jours dans la capitale Centrafricaine pour le même travail. 

 

Selon Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain de transition, ces deux missions ont pour objectif d’apprécier le niveau de sécurisation dans le pays. Ils vont se prononcer ensuite sur le retour de la paix et de la sécurité avant une éventuelle aide. Les deux missions resteront dans le pays,  jusqu’au 31 Juillet pour le FMI, et le 03 août pour la Banque Mondiale.

 

Fusion ex-FACA-ex-Séléka : une nouvelle armée en Centrafrique.
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 10:00

 

 

 

 

 

Par RFI dimanche 28 juillet 2013 à 20:49

 

En République centrafricaine, l’armée change de nom. Les Forces armées centrafricaines (Faca) seront désormais appelées Armée républicaine de Centrafrique (ARC). Une annonce faite samedi à Bangui par le président de la Transition Michel Djotodia. D’après le chef de l’exécutif centrafricain, cette réforme sera à la fois une question de forme et de fond.

 

C’était une promesse de Michel Djotodia, après le putsch du 24 mars : former une armée républicaine. C’est désormais chose faite, au moins sur le papier. Et le président Djotodia veut que les choses aillent vite. Pour lui, la situation sécuritaire reste toujours déplorable dans le pays, à cause de l’absence de l’armée.

 

« Réellement, ces gens-là n’existent plusa reconnu le président par intérim. Il faut qu’ensemble nous reconstituions l’armée centrafricaine, une nouvelle armée. Une armée que nous dénommons déjà l'Armée républicaine de Centrafrique. Ce ne sera plus plus les Faca. Il faut une armée forte. Nous allons faire le brassage. Les ex-Seleka et les ex-Faca vont former une nouvelle armée. »

 

Collaboration entre les Faca et la Seleka

 

Une nouvelle armée, c’est aussi le vœu de la société civile. Mais celle-ci ignore les véritables raisons de cette nouvelle dénomination. « Je pense que Djotodia a bien vu les contoursanalyse Fernand Mandé-Ndjapou, leader des ONG de la jeunesse pour les droits de l’homme, qui reste optimiste. « La mise en place d'une armée républicaine va-t-elle résoudre pour autant le problème de l’armée centrafricaine ? C’est important, car pour mettre en place une armée centrafricaine, il faut unir. »

 

Du coté des ex-Faca, le problème actuel n’est pas un problème de nom, mais plutôt de la collaboration entre les deux forces (Faca – Seleka), pour la sécurité du peuple centrafricain. « Nous sommes prêts à accepter le brassage, puisque les éléments de la Seleka sont nos frères, admet  Arnaud, un lieutenant des ex-Faca. Mais malheureusement, ce ne sont pas des militaires. Ce que nous demandons au chef de l’Etat, c’est qu’ils aillent se faire former. Qu’on leur enseigne la notion militaire, la formation de base, le règlement. Et à l’issue, je crois qu’ils seront capables. »

 

Créées en 1960, les Faca souffrent d’un manque de structures institutionnelles et bénéficient toujours d'une aide extérieure. Elles comptent 8 000 hommes, mais depuis le coup d’Etat de mars dernier, moins d'un millier seulement ont pu se faire enregistrer dans le cadre de la relance de l’armée.

 

 

NDLR : On ne le répétera jamais assez. C’est Bozizé qui porte la lourde responsabilité de la déliquescence jusqu’à leur évanouissement pur et simple des forces armées centrafricaines (FACA). Durant les dix ans qu’il a passées à la tête non seulement du pays mais aussi de cette armée nationale, il n’a eu de cesse d’accumuler des tonnes d’armes et munitions de guerre de toutes sortes sans jamais vouloir en doter les soldats des FACA craignant maladivement que ceux-ci ne puissent se servir de ces armes pour le renverser du pouvoir.

 

Aux dires de certains chefs des FACA, chaque fois des soldats doivent aller en mission, on se contentait de leur donner un peu d’argent de prime globale d’alimentation dite PGA et plusieurs litres de formol pour le cas où ceux-ci se feraient tuer. C’est tout ce que Bozizé savait faire. C’était tout sauf une armée, c’est le moins qu’on puisse dire.   

Centrafrique : Michel Djotodia annonce la création de l'Armée républicaine de Centrafrique
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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 14:18

 

 

 

 

 

Quand le milliardaire de Boy-Rabe félicite le Président Djotodia pou
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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 14:05

 

 

 

Par Pacôme PABANDJI

 

Le président centrafricain de la transition Michel Djotodia a fait le bilan de ses 100 jours à la tête de la Centrafrique ce samedi 27 juillet 2013. C’est au cours d’une conférence de presse qui a duré deux heures d’horloge lors de laquelle il était assisté du premier ministre Nicolas Tiangaye et du président du Conseil national de transition Alexandre Nguendet. Le Président a évoqué les questions sécuritaires mais il a déclaré que l’appellation FACA va disparaître pour être remplacée par l'ARC (Armée Républicaine de Centrafrique).

 

Aussi, a-t-il réaffirmé sur le plan des institutions que le bureau actuel du CNT ne sera pas renouvelé. Enfin, des consultations seraient en cours pour un remaniement gouvernemental, Nicolas Tiangaye restant toujours le Premier Ministre, a conclu le chef de l'Exécutif. Selon Michel Djotodia, la presse est un atout majeur dans la transition pour la recherche de la paix et de l’unité et doit contribuer à un climat apaisé et non jeter de l’huile sur le feu. Michel Djotodia a martelé avec force que les trois personnages qui dirigent actuellement la Transition sont condamnés à réussir ou à échouer ensemble tout en promettant qu’ils sortiront sous les applaudissements de leurs compatriotes à la fin de la Transition. Ceux qui souhaitent le départ anticipé du Premier Ministre Tiangaye et les partisans d’un nouveau bureau du CNT en sont pour leurs frais.  

 

Dans son bilan, ce dernier a aussi reconnu les nombreux cas de graves violations des droits de l’homme à travers le pays et a martelé qu’il n’y a plus de place à l’impunité en RCA et que tous les auteurs présumés d’assassinats et d’exactions seraient traqués, arrêtés et punis par la justice selon les lois en vigueur dans le pays. Il a évoqué les questions sécuritaires « qui sont en train d’être résolues avec l’aide de la Communauté internationale » dont la CEMAC et la CEEAC bientôt appuyées par l’Union Africaine.  Le modérateur de la conférence, Prosper N'douba, a passé la parole au ministre d ela justice Arsène Sendé présent dans la salle, pour faire des mises au point et apporter des précisions sur les enquêtes judiciaires en cours. 

 

Au sujet de la sempiternelle mésentente entre les habitants du 4ème arrondissement de Bangui et les éléments de Séléka et les troupes tchadiennes de la FOMAC, le patron de l’ancienne rébellion a signalé que des mesures drastiques sont envisagées afin de mettre au pas et conformément aux lois de la République ces habitants récalcitrants avant de préciser que « ces habitants ont systématiquement refusé toute pénétration dans Boy-Rabe par des éléments armés, même ceux de la FOMAC dont ils avaient déjà assassiné un colonel de nationalité tchadienne… ». C'est un secret de polichinelle que Bozizé avait avant sa chute, truffé d'armes ce quartier de la capitale sans que ni les Nations Unies ni la communauté internationale ait levé le petit doigt pour dénoncer et condamner cett situation. 2000 armes et 10.000 machettes avaient notamment été distribuées par l'ancien régime. 

 

Il a aussi expliqué que « la persistance des violences et le non contrôle des éléments de Séléka est dû au fait que nombre de ceux qui commettent encore des exactions sont des bandits, des jeunes qui ont intégré l’ancienne rébellion à Bangui et parfois ce sont des anciennes milices de Bozizé qui ne sont pas sous les ordres de l’ex Séléka mais des éléments incontrôlés qui à terme, doivent se plier ».

 

Michel Djotodia a par ailleurs appelé tous les centrafricains a apporté leur contribution pour la reconstruction de la République centrafricaine sur tous les plans. Le premier ministre a pour sa part signalé que des enquêtes sont ouvertes en ce moment et tous les auteurs des crimes odieux seront traduits devant la justice.

 

Nicolas Tiangaye a promis des mesures drastiques contre les partisans de la violence « d’où les patrouilles mixtes FOMAC-Gendarmerie-Police-ex-Séléka car le premier objectif est de sécuriser Bangui et pour les provinces ce sera simple ».

 

Notons qu’au sujet de la mission de la FOMAC, elle sera remplacée début août par des forces envoyées par l’Union africaine pour la sécurisation de la République centrafricaine (MISCA).

 

Rédaction CAP

 

 

 

PRESIDENCE  DE  LA REPUBLIQUE

                 --------------------

 

 

 

 

 

 

REPUBLIQUECENTRAFRICAINE

Unité - Dignité – Travail

                    -------------

 

 

 

DECLARATION LIMINAIRE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CHEF DE L’ETAT A LA CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE AVEC LE PREMIER MINISTRE ET LE PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION

 

 

Bangui le 27 Juillet 2013 

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Président du Conseil National de Transition,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Professionnels des Médias,

 

Je suis très heureux de vous accueillir en cette rencontre dédiée aux journalistes et professionnels des médias et je vous remercie tous d’avoir répondu favorablement à cette sollicitation.

 

Ces remerciements vont, en particulier, au Premier Ministre qui a adhéré à cette initiative.

Je souhaite qu’elle inaugure une nouvelle ère de partenariat apaisé, harmonieux et débarrassé de tout a priori tendancieux.

 

Si votre adhésion est confirmée, je m’emploierai à en faire un lieu d’échanges périodiques ou selon les circonstances.

 

Voilà quatre mois environ que je suis aux commandes de l’Etat. Vous connaissez mieux que quiconque les raisons qui ont amené la coalition Séléka à provoquer les évènements du 24 mars 2013.

 

Relatant les informations au quotidien, vous n’avez cessé de décrier dans les colonnes de vos journaux, sur les ondes et les sites internet, les difficultés du peuple centrafricain.

 

Vous exercez un métier noble qui est aussi, il faut le reconnaître, un sacerdoce. Par vocation, j’en suis certain, vous avez embrassé cette profession malgré les incertitudes qu’elle comporte.

 

Puisque tel est votre choix, pratiquez-le avec conviction, selon les règles de l’art et surtout par amour et respect pour tous ceux qui vous font confiance et également par amour pour ce pays qui est le nôtre et que nous chérissons tous au regard des sacrifices que nous consentons à le maintenir debout.

 

Le 03 mai dernier, j’ai célébré avec vous la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. Connaissant les difficultés qui sont les vôtres à l’instar de toutes les Institutions de l’Etat, j’avais fait un geste dont la valeur symbolique est au-delà de sa modicité.

 

A cette même occasion, je vous avais fait la promesse que je ne m’érigerai ni en censeur, encore moins en oppresseur de la presse.

 

Car c’est en faisant usage de votre liberté de parole et de votre liberté de rédaction que votre métier resplendira de tout son éclat dans le contexte qui est le nôtre.

 

La liberté qui vous est conférée ne doit en rien altérer votre contribution au développement, à la consolidation de la paix et à l’éducation du peuple centrafricain.

 

Je vous sais capables d’atteindre ces objectifs, imbus que vous êtes du sens de votre devoir de reconnaissance envers la patrie qui nous abrite et fait notre fierté.

 

Mesdames et Messieurs les journalistes et professionnels des Médias.

 

Nombreux parmi vous ont été formés à la pratique du journalisme en temps de crise grâce à l’appui financier et technique des partenaires au développement. Je n’ai nullement l’intention encore moins la prétention de vous apprendre votre métier.

 

Plus que jamais en cette période, le pays a besoin de votre regard citoyen. Dans vos productions, les commentaires sans passion se doivent d’être constructifs et assortis de propositions et suggestions. Vous serez ainsi les meilleurs conseillers de ceux qui ont la charge de la gestion de la chose publique.

 

Ce n’est pas parce que vous mettez en évidence des actions positives du Gouvernement que vous compromettrez et que vous perdrez votre qualité de journaliste, c’est-à-dire votre indépendance d’analyse.

 

Bien au contraire, vos arguments seront un encouragement pour les autorités à redouble d’efforts.

 

Mesdames et Messieurs les journalistes et professionnels des Médias.

 

En vous faisant ces observations, je ne vous demande pas de verser dans l’autre travers qui est le culte de la personnalité. Cette période d’encensement, de flagornerie doit être considérée comme révolue.

 

Je vous exhorte à aimer votre travail et de l’accomplir avec tout le professionnalisme qu’il requiert. Face aux défis que nous devons relever pour développer notre pays, vous devez être les artisans de paix et non des catalyseurs de violence. Les tâches qui nous attendent sont immenses.

 

Maintenant, avec votre permission, portons ensemble un regard sur le chemin déjà parcouru avec l’accompagnement de la communauté internationale.

 

Je saisis l’occasion pour lui rendre un hommage appuyé plus particulièrement aux Chefs de l’Etat de la CEMAC dont le concours inestimable nous est très précieux.

 

Je mentirai si je disais que les accouchements des résultats obtenus ont été sans douleur mais nous y sommes parvenus après, parfois, je le concède de laborieuses discussions car tel est le propre des résultats durables. Je tiens, ici à saluer la disponibilité et l’esprit d’ouverture de toutes les parties prenantes à la transition.

 

Convaincus qu’elles ont été inspirées par le désir d’aider notre pays à sortir durablement de la crise, nous avons donné une suite favorable à toutes les recommandations fortes résultant des différents sommets des Chefs d’Etat de la CEEAC tout en continuant à prendre en compte, en aparté, les conseils sur des sujets spécifiques dans mes prises de décision.

 

Elles concernent notamment les délais de la transition fixés à 18 mois, le respect des Accords de Libreville en ce qui concerne la désignation du Premier Ministre, la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale, mise en place d’un Conseil National de Transition d’abord de 105 membres élargis par la suite à 135.

 

La promulgation de la Charte Constitutionnelle est intervenue il y a peu, même si elle comporte quelques imperfections comme dans toute œuvre humaine, reflet de la complexité de la vie ; l’essentiel étant de nous atteler à améliorer les conditions d’existence de nos compatriotes qu’ils attendent avec impatience et je les comprends. Dans la pratique, j’invite toutes les Institutions à cette compréhension.

 

Il reste, principalement, la mise en place de la Cour Constitutionnelle de Transition de même que le Haut Conseil de la Communication. Elle ne saurait tarder, le terrain étant déjà balisé par la Loi fondamentale.

 

Le versement de deux mois de salaires aux fonctionnaires et agents n’est pas peu de chose. Je me fais le devoir de l’inscrire dans les priorités du Gouvernement. Je réitère les sentiments de gratitude qui m’animent à l’égard des Chefs d’Etat de la CEEAC et de la CEMAC.

 

Le déploiement des autorités administratives, notamment, les préfets, a été lancé. A la date du 26 juillet, huit d’entre eux ont été installés et je salue le travail accompli par le Ministre de l’Administration du Territoire pour son courage.

 

Le mouvement des sous-préfets, secrétaires généraux de préfectures et sous-préfectures est à un stade avancé de préparation. Il est souhaitable qu’il aboutisse le plus rapidement possible pour compléter le dispositif institutionnel de reprise en main de l’administration du pays.

 

La question sécuritaire reste une préoccupation majeure pour moi. J’ai conscience qu’elle est le passage obligé vers la reprise totale des activités socio-économiques sans lesquelles la paix que nous nous employons, avec l’aide de la communauté internationale, à construire demeurera un vain mot.

 

Je déplore et condamne avec fermeté toutes les violences qui sont commises à l’encontre des populations. Sur elles, je verse des larmes de compassion et présente toutes mes condoléances aux familles éprouvées.

 

Il n’y a plus de place pour l’impunité dans notre pays et je le répète, il n’y a plus de place pour l’impunité dans notre pays. Les auteurs de ces crimes crapuleux sont en sursis. Ils seront traqués, arrêtés et poursuivis.

 

Je ne puis m’empêcher d’avoir une pensée reconnaissante pour l’aide de la FOMAC qui dispose déjà sur le terrain plus de deux mille hommes qui appuient les efforts du Gouvernement dans le désarmement et la sécurisation de Bangui.

 

Elle vaut aussi pour l’Union Africaine, en particulier pour le Conseil de la Paix et de la Sécurité qui promet de déployer près de quatre mille pour sécuriser le pays. 

   

Ce serait prétentieux de ma part d’affirmer que ce bilan est exhaustif et satisfaisant. Le plus important est que nous avons foi et que nous réalisons des progrès aussi modeste soient-ils.

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président du CNT,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Professionnels des Médias,

 

S’agissant d’un échange, je ne souhaite pas monopoliser la parole mais plutôt la partager pour la rendre plus fructueuse.

Je vous remercie de votre bienveillante attention. 

 

 

Centrafrique : Le trio de la transition dresse le bilan des 100 jours
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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 10:38

 

 

500 soldats burundais en RCA

 

BBC Afrique 27 juillet, 2013 - 17:37 GMT

 

Le Burundi est prêt à déployer 500 soldats dans le cadre d'une force de maintien de la paix en Centrafrique, où l'insécurité perdure depuis la prise du pouvoir par la rébellion de la Séléka en mars dernier.

 

"Des contingents burundais sont en attente, prêts pour aller oeuvrer aux côtés d'autres contingents africains ou non africains à la stabilisation des pays frères et amis comme le Mali et la République centrafricaine", a affirmé le président Pierre Nkurunziza à la radio nationale.

 

Le Burundi, dont 5.500 soldats sont engagés en Somalie sous la bannière de l'Union Africaine (UA), avait déjà évoqué la possibilité d'envoyer des troupes au Mali, mais pas en République centrafricaine.

 

La coalition de rebelles de la Séléka s'est emparé de Bangui le 24 mars dernier, mettant fin au régime du président François Bozizé, qui il y a dix ans avait renversé le président Ange-Félix Patassé.

 

Le pays est actuellement dirigé par un ancien responsable d'un mouvement rebelle, Michel Djotodia, président de transition.

 

Mais l'insécurité demeure dans une grande partie du pays ainsi qu'à Bangui, où sévissent des ex-rebelles "incontrôlés" et hommes armés plus ou moins bien identifiés.

 

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), des hommes de la Séléka ont commis "400 meurtres" en quatre mois et "continuent de commettre les crimes les plus graves contre la population civile".

 

Aucune date n'a été fixée pour le déploiement de près de 500 soldats burundais en République, a indiqué un membre du cabinet de la présidence.

 

Selon les services de communication de l'armée burundaise, un bataillon de 425 soldats a déjà été "inspecté par les Nations unies et se tient à être déployé à tout moment".

 

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union Africaine a décidé le 19 juillet qu'une force de l'Union, renforcée, remplacerait l'actuelle force d'Afrique centrale déployée depuis 2008 en Centrafrique.

 

Baptisée Mission de consolidation de la paix (MICOPAX), cette force de 400 militaires et 150 policiers venus des dix Etats-membres la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), se transformera à compter du 1er août en une force plus large sous le parrainage de l'Union africaine.

 

Le CPS avait autorisé le déploiement de 3.500 soldats, en annonçant toutefois qu'il lui manquait encore 1.500 soldats pour compléter la force.

 

 

Centrafrique: le Burundi prêt à déployer un contingent de maintien de la paix

 

AFP  27 juillet 2013 à 13h20

 

Le Burundi s'est dit prêt samedi prêt à déployer 500 soldats dans le cadre d'une force de maintien de la paix en Centrafrique, où l'insécurité perdure depuis la prise du pouvoir par la rébellion du Séléka en mars dernier.

 

«Présentement, des contingents burundais sont en attente, prêts pour aller oeuvrer aux côtés d'autres contingents africains ou non africains à la stabilisation des pays frères et amis comme le Mali et la République centrafricaine», a annoncé le président burundais Pierre Nkurunziza à la radio nationale.

 

Le Burundi, dont 5500 soldats sont engagés en Somalie sous la bannière de l'Union africaine (UA), avait déjà exprimé sa disponibilité à envoyer des troupes au Mali, mais encore jamais en Centrafrique.

 

La coalition rebelle du Séléka a pris Bangui le 24 mars dernier, chassant le président François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans après avoir lui-même renversé à la tête d'une rébellion en 2003 le président élu Ange-Félix Patassé.

 

Le pays est actuellement dirigé l'ancien chef du Séléka, Michel Djotodia, président de transition. Mais l'insécurité demeure dans une grande partie du pays ainsi qu'à Bangui, où sévissent de nombreux ex-rebelles «incontrôlés» et hommes armés plus ou moins bien identifiés.

 

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), des hommes du Séléka ont commis «400 meurtres» en quatre mois et «continuent de commettre les crimes les plus graves contre la population civile».

 

«Il a été demandé au Burundi d'envoyer près de 500 soldats en République centrafricaine. Ils sont déjà prêts mais aucune date n'a été fixée pour leur déploiement», a déclaré à l'AFP un membre du cabinet du président burundais.

 

Selon les services de communication de l'armée burundaise, un bataillon de 425 soldats a déjà été «inspecté par les Nations unies et se tient à être déployé à tout moment».

 

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine avait décidé le 19 juillet qu'une force de l'Union, renforcée, allait remplacer l'actuelle force d'Afrique centrale déployée depuis 2008 en Centrafrique où la situation reste chaotique.

 

Baptisée Mission de consolidation de la paix (MICOPAX), cette force de 400 militaires et 150 policiers venus des dix États membres la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), se muera à compter du 1er août en une force plus large menée par l'UA.

 

Le CPS avait autorisé le déploiement de 3.500 soldats, en annonçant toutefois qu'il lui manquait encore 1500 soldats pour compléter la force.

 

Ancienne colonie française, la République centrafricaine est sujette à une instabilité chronique ces vingt dernières années.

 

Centrafrique: le Burundi prêt à déployer un contingent de maintien de la paix
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