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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 01:01

 

 

 

frederik bishop cook

 

l'ex-ambassadeur américain en RCA Frédérick COOK

 

Chaque jour qui passe apporte non seulement son lot de révélations sur les méthodes de prédation de Bozizé mais également jette une lumière crue sur l'impossibilité pour la République centrafricaine de s'en sortir, ne serait que par un quelconque début d'un moindre commencement de décollage dans la voie du développement, tant que Bozizé et sa bande de corrompus et de prédateurs continueront à diriger ce pays.

 

C'est la désespérante et triste conclusion qu'on doit tirer des extraits du télégramme diplomatique envoyé au Département d'Etat à Washington par l'ex-ambassadeur des USA à Bangui qui a fait ses adieux au pays il n'y a pas si longtemps, que révèle Wikileaks. Bozizé fait vraiment la honte de la République centrafricaine mais plus il est traité "d'inapte" aux fonctions de président de la République, plus il veut s'accrocher au pouvoir. Un individu qui veut être chef mais n'a aucune vision du dévloppement du pays et du bien-ête de ses concitoyens et surtout n'a aucune dignité et le sens de l'honneur qui doit caractériser un officier qui se prend pour un général d'armée. C'est prprement affligeant !

 

Rédaction C.A.P 

 


Source: http://www.africareview.com/ mardi 8 Mars 2011 à 12h53


Un bras de fer à propos d’un route a donné un aperçu du fonctionnement interne du gouvernement de la République centrafricaine avec la révélation d’un câble diplomatique de Wikileaks qui suggère que le président François Bozizé avait cherché à tirer profit personnellement de l'argent prévu pour le projet.

Le projet de 2,75 millions financés par l'USAID aurait été une partie intégrante d'une route est-ouest dont répondait directement le gouvernement centrafricain lui-même dans son Document de stratégie de réduction de la pauvreté.

Mais, selon de nouveaux câbles Wikileaks, une frénésie de rencontres entre M. Bozizé et ses acolytes avant la date prévue au 26 Octobre 2009 pour le lancement des travaux routiers ont laissé à l'ambassadeur des États-Unis l'impression que le président était "personnellement intéressé par les profits financiers que les fonds de développement allaient apporter".
"Il cherchera à s'insérer dans les moindres détails du projet s'il voit une possibilité de gains financiers», dit un câble de l’ambassadeur américain Frederick Cook B. envoyé à ses supérieurs à Washington, mais il est copié par plusieurs autres ambassades.

Selon M. Cook, le président Bozizé et ministres proches ont insisté pour que le ministère de l'équipement la RCA, en utilisant les engins lourds de son département, « pourrait réparer la route en "peu temps, à moitié coût, et avec une meilleure ingénierie».

Ce sera ainsi malgré les protestations de l'ambassadeur selon lesquelles les spécifications de la route ont été arrêtées conformément aux normes juridiques et financières des États-Unis.

"Le président est un officier est un militaire sans formation en génie civil de même que le ministre de l'Equipement lui aussi et aucun autre expert en matière de route étaient présent lors de la réunion», a souligné la note.

Malgré le projet qui devrait employer 9.000 personnes en un an, le président Bozizé a insisté sur l'utilisation des engins lourds du Ministère de l'Equipement et dit ne se laisser influencer, même après qu'il a été souligné que ce serait prendre les emplois dont aurait tant besoin la population visée.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 00:05

 

 

 

Binguimale2 0

 

 

BANGUI (AFP) - 27.03.2011 20:26 - Les Centrafricains se sont rendus aux urnes dimanche pour élire leurs députés au second tour d'élections législatives dont l'issue laisse peu de doute, l'opposition boycottant le scrutin.

3.800 bureaux de vote étaient ouverts pour permettre d'élire 69 des 105 députés. 35 sièges ont été pourvus au premier tour, le 23 janvier, dont 26 pour le seul parti Kwa Na Kwa (KNK, le travail rien que le travail) du président François Bozizé.

Ce dernier, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, élu en 2005, a été réélu avec 64,37% des voix dès le premier tour regroupant présidentielle et législatives.

Huit sièges ont été obtenus par des indépendants, dont cinq sont proches de M. Bozizé, et un seul par l'opposition.

Par ailleurs, une circonscription devait revoter à Birao (nord) et les résultats d'une autre à Boganda (sud), où les bulletins ont été dépouillés tardivement, ne sont pas connus.

Les opérations de vote qui devaient débuter dimanche à O6H00 locales, ont commencé avec du retard dans la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP, où durant la journée les longues files d'attentes visibles lors du premier tour des élections de janvier étaient inexistantes cette fois.

Selon le rapporteur général de la Commission électorale indépendante (CEI) Rigobert Vondo, elles avaient pris fin sur l'ensemble du territoire vers 17H30 locales après les 10H00 d'ouverture continue réglementaires et se sont déroulées sans qu'"aucun incident grave" ne soit signalé.

"Nous sommes satisfaits de la participation du peuple centrafricain à ce second tour", a-t-il déclaré, signalant que "s'agissant du taux de participation il est encore trop tôt pour avancer un quelconque chiffre mais je précise que c'est un deuxième tour des législatives, pas de la présidentielle".

"Si les citoyens ne votent pas, ils doivent s'attendre à ce que leurs droits ne soient pas défendus et tant pis pour eux", a déclaré Freddy Mouakaouada, un électeur à l'école Saint Paul, à Bangui.

"J'ai voté au premier tour, mais je suis parvenu à la conclusion que les résultats ont été bien loin de la réalité", a de son côté estimé Jean-Marc Tembé, cadre banguissois de 41 ans, ajoutant qu'il avait refusé de voter lors de ce second tour "parce que voter c'est légitimer un parlement monocolore".

L'opposant Martin Ziguélé (3e à la présidentielle avec 6,80%) a quant à lui jugé dimanche qu'il y avait "peu d'engouement des électeurs". Il y a vu le signe que le boycott auquel appelait l'opposition avait été "suivi".

M. Ziguélé (2001-2003) est membre de la plate-forme de l'opposition, le Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011) qui regroupe trois des quatre candidats malheureux à la présidentielle, dont l'ex-président Patassé (2e, avec 21,41%).

Le Fare a appelé au boycott du scrutin de dimanche et refuse de reconnaître les résultats des élections de janvier, accusant le pouvoir de fraude.

M. Ziguélé avait estimé que "l'objectif de Bozizé est d'obtenir une majorité absolue avec des gens de sa famille pour faire sauter le verrou constitutionnel des deux mandats (du président). Il a besoin d'une majorité des deux tiers".

"L'appel de l'opposition au boycott du 2e tour des législatives, n'a eu aucun effet sur le scrutin. Le vote s'est déroulé normalement, sans incident grave et c'est pour le gouvernement un motif de grande satisfaction", a affirmé le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika, jugeant que l'affluence "ne pouvait pas être la même" qu'au premier tour notamment parce que les électeurs choisissaient alors en même temps leur président.

Les résultats devraient être connus dans les huit jours et la Cour constitutionnelle a quinze jours pour les valider ou non.

L'instabilité politique a empêché le pays, pourtant riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or) de se développer.

© 2011 AFP

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:54

 

 

Abdoulaye-Miskine-Koumta-Madji.jpg

 

 

Front Démocratique du Peuple Centrafricain

(F D P C)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LES AGISSEMENTS DU GENERAL BOZIZE

 

Depuis que les élections ont eu lieu dans notre pays le 23 janvier 2011 avec les résultats que nous connaissons, les Centrafricains doivent mieux se rendre compte le Président François BOZIZE a encore davantage jeté le masque de son visage. C’est quelqu’un qui n’est pas capable de respecter sa parole d’Officier Général. Il n’a nullement mis en application les Accords que le FDPC a accepté de signer avec lui en Libye.

Aujourd’hui, non content d'avoir triché aux élections pour gagner dès le premier tour, il rend la vie difficile aux leaders de l’opposition qui sont comme en prison.  L’avocat Me TIANGAYE est empêché de voyager. les leaders font l’objet de toutes les tracasseries policières et ne peuvent pas jouir de leurs libertés   garanties par la Constitution de la République centrafricaine.

Même pour des raisons de santé, il refuse l’évacuation à l’étranger de l’ancien Président Ange PATASSE. Que veut vraiment le Président BOZIZE ?

C’est pour ces raisons que je tiens à prendre l’opinion nationale et internationale à témoin par rapport aux agissements du Général Président François BOZIZE qui porte une grande responsabilité dans la situation que connaît la République centrafricaine. C’est quelqu’un qui ne veut pas que la paix revienne dans ce pays.

Le FDPC condamne avec force les actes arbitraires du Général Président BOZIZE et rejette sur lui tout ce qui arrivera.

Le FDPC tient à réaffirmer sa volonté de continuer la lutte jusqu’à la libération des Centrafricains de la servitude du Général François BOZIZE.

Fait le 27 mars 2011

Pour le F D P C

 

Le Général Abdoulaye MISKINE

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:19

 

 

Bokassa-1er.jpg

 

samedi 26 et dimanche 27 mars 2011 sur RFI

 

Par Valérie Nivelon

Nous sommes le 4 décembre 1977, le président à vie Jean-Bedel Bokassa se couronne « Empereur de Centrafrique » sous le soleil de Bangui. La cérémonie est fastueuse ; le sacre, un grand spectacle dont Jean-Bedel Bokassa est la vedette.

Valéry Giscard d’Estaing offrira le film de la cérémonie à « son cher parent », Jean-Bedel Bokassa. Un film réalisé par le service cinéma des armées de l’époque. Aujourd’hui déclassifié par l’ECPAD

« Bokassa 1er, empereur de Françafrique », c’est le titre du documentaire signé Emmanuel Blanchard, diffusé le jeudi 31 mars 2011 sur la chaîne Planète, et en avant-première dans « La marche du monde ».

Appuyé sur des images d’archives inédites et les témoignages exclusifs de ceux qui en furent les acteurs et les témoins, ce film nous plonge au coeur d’un dérapage majeur de ce qu’on appelle « la Françafrique ». 

Invités :

- Emmanuel Blanchard, historien et réalisateur du documentaire « Bokassa 1er, empereur de Françafrique »

- Antoine Glazer, ancien rédacteur en chef de la Lettre du Continent, spécialiste des relations entre la France et ses anciennes colonies africaines

- Capitaine Christophe Cazorla de l’ECPAD, l’établissement de communication et de production audiovisuel de la défense.

 

Lien pour écouter le document en ligne :   http://www.rfi.fr/aef_player_popup/rfi_player#

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:11

 

 

URNE EN BOIS

 

 

Législatives : vers une confirmation de la faible participation au scrutin

27 mars 2011 www.journal-des-elections.net    par Simon-Pierre NDouba

 

 

Le scrutin pour le second tour des législatives se poursuivait dans le calme, dimanche après-midi sur l’ensemble du territoire centrafricain.

A Bangui, le centre de santé de Gobongo, dans le 8ème arrondissement, était presque désert autour de 13h 30, heure locale. Idem pour le centre de vote de l’école Malimaka, dans le 5ème arrondissement, où le président d’un bureau de vote a été interpellé et ses assesseurs remplacés pour avoir remis 4 bulletins de vote à un électeur.

La même tendance est observée à Nola (Sud-ouest), Bouar et Bozoum (Nord-ouest).
Dans cette dernière localité, un bureau de vote de la mairie affichait 91 votants sur 254 inscrits tandis qu’un autre de l’école Saint-Michel enregistrait 102 votants sur 653 inscrits, environ une demi-heure avant la clôture du vote

 

Centrafrique: bureaux de vote fermés, dépouillement en cours

BANGUI (AFP) - 27.03.2011 17:05 - Les opérations de vote pour le second tour des élections législatives en Centrafrique se sont terminées et le dépouillement des suffrages était en cours à travers le pays en fin d'après-midi dimanche, a indiqué à l'AFP la Commission électorale indépendante (CEI).

"Pour l'ensemble des opérations, tant à l'intérieur du pays que dans la capitale, c'est le dépouillement", a déclaré le rapporteur général de la CEI, Rigobert Vondo, ajoutant qu'"aucun incident grave ne nous a encore été signalé".

Des bureaux de vote ayant ouvert avec du retard à Bangui ont fermé après 16H00 (15H00 GMT), l'horaire de clôture initialement prévu, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous avions commencé à 7H00 (6H00 GMT et non 6H00 locales comme prévu) à cause de la distribution du matériel, c'est pourquoi nous devons aller jusqu'à 17H00 (16H00 GMT) puisqu'il nous faut remplir les 10H00 de vote", a expliqué Jacques Zallot, président du bureau de vote numéro 7 à l'école Koudoukou de Bangui.

"Nous aurions pu commencer même avant 17H00 (le dépouillement) parce que les électeurs ne viennent plus mais nous attendons l'heure exacte pour commencer", a-t-il poursuivi.

Les longues files d'attentes visibles lors du premier tour des élections législatives qui étaient groupées avec l'élection présidentielle (remportée dès le premier tour par le président François Bozizé) le 23 janvier étaient cette fois inexistantes dans la capitale.

"Nous sommes satisfaits de la participation du peuple centrafricain à ce second tour", a déclaré M. Vondo, signalant que "s'agissant du taux de participation il est encore trop tôt pour avancer un quelconque chiffre mais je précise que c'est un deuxième tour des législatives, pas de la présidentielle".

L'opposant Martin Ziguélé a quant à lui jugé que le boycott, auquel appelait l'opposition qui rejette les résultats des élections de janvier et qui s'est retirée des législatives, a été suivi.

Les Centrafricains votaient dimanche pour 69 sièges sur 105 à l'Assemblée nationale qui n'ont pas été attribués au premier tour.

Le parti présidentiel du président Bozizé devrait sortir largement majoritaire du scrutin dans la mesure où l'opposition boycotte les élections.

© 2011 AFP

 

Second tour des législatives: un journaliste molesté  27/03/2011

Le cameraman Jonathan Oulhimi de la Télévision Centrafricaine a été sauvagement battu par les partisans du Candidat Hippolyte Meyers du parti KNK (Kwa na Kwa, parti au pouvoir) dimanche matin centre de vote du Lycée Miskine.

Le Cameraman qui filmait une bagarre entre les électeurs KNK et le président d'un bureau de vote a également vu son matériel de reportage entièrement saccagé.

 
(Source Bêafrica.net)

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 22:47

 

 

Crépin Mboli Goumba

 

Maître Crépin MBOLI-GOUMBA, Président du Patrie

 

Vice-Président de la CEI, l'auteur de cette réflexion a dû claquer la porte avec fracas de cette même CEI dont la responsabilité personnelle et les dérives inadmissibles de son président dans la gestion de cette structure et dans le mauvais déroulement des opérations électorales et les fraudes à grande échelle par la suite qui ont été sévèrement pointés dans l'explosif rapport de l'UE sur les élections groupées du 23 janvier dernier. Crépin Mboli-Goumba a dit l'avoir fait "pour servir d'électrochoc" à ses autres camarades représentants des partis de l'opposition qui siégeaient avec lui au sein de cette commission électorale mais ceux-ci ne l'ont pas suivi et sont demeurés en  fonctions jusqu'au dernier moment contre toute évidence et lucidité politique, avalant couleuvre après couleuvre, attitude que beaucoup leur reprochent aujourd'hui et qui a quelque peu entamé la crédibilité de l'opposition et fait  douter d'aucuns de la détermination de certains de ses leaders.

Rédaction C.A.P

 

Ces temps derniers, je m’étais éloigné des rivages du débat corrupteur, pour faire le bilan de plus d’une année de lutte unitaire. C’est établi, face à l’obstacle, les visages s’éclairent pour autrui. J’ai donc pu observer les visages d’hommes « en situation », essayant, autant que possible,  de palper leur vérité profonde. Je dois l’avouer,  ce que j’y ai découvert ne m’a pas rassuré pour l’avenir.

Homme libre, insensible à la tyrannie de la pensée unique, d’où qu’elle vienne, n’aspirant à aucun entrisme et exclusivement préoccupé par notre commune destinée, je me devais de rappeler certaines choses essentielles.

D’abord, toutes affaires  cessantes, que cela soit dit : la Commission électorale indépendante de 2011 a organisé les élections les plus calamiteuses de toute l’histoire de notre pays.  Aujourd’hui, à l’heure du bilan, nous ne pouvons que constater l’immense champ de ruines de nos illusions. Cela ne contribuera pas à améliorer notre réputation nationale, c’est-à-dire ce qui n’est pas quantifiable et constitue l’âme d’un peuple.

Mais c’était fort prévisible. Nous avions vu le code électoral se dévider de l’essentiel de ses dispositions et avons accepté de participer au scrutin. En tant que membre d’un parti politique qui a participé aux différentes réunions de l’opposition, je n’ai aucune peine à assumer cette part de responsabilité devant l’histoire. Même si chacun sait en son for intérieur ce qu’il en est réellement. A quelques jours des élections générales, tous les partis politiques constituant le Collectif des Forces du Changement (C.F.C), avaient décidé de retirer leurs représentants au sein de la commission électorale indépendante. Tous les partis, sauf, un, certainement le plus important de l’opposition, lequel nous avait affirmé que pareille décision relevait du Congrès. Les documents étaient préparés, distribués !

Il parait qu’il fallait aller aux élections, pour toucher du doigt certaines irrégularités. Je voudrais objecter, sans malice aucune, qu’on n’a certainement pas besoin de boire la ciguë pour savoir qu’elle tue !  Cette attitude nous prive de l’acte de contrition nécessaire, l’humilité de reconnaitre que nous avons manqué de stratégie, et, au fond, de caractère. Si nous n’assenons que des certitudes, où serait la part du doute, de l’interrogation ?

Si nous sommes incapables de faire notre mue, alors, il faut en tirer les conséquences. Nous ne devons pas nous précipiter pour créer des structures, sans lever des équivoques. La peur de rater l’événement, le désir, légitime, de peser sur la marche des choses nous poussent parfois à faire des erreurs. Un homme avançant à hauteur d’histoire ne devrait pas avoir peur de se retrouver temporairement seul, tant il est vrai que la traversée du désert précède le triomphe. C’est le chemin, difficile, de ceux qui n’ont pas choisi la complaisance vis-à-vis d’eux-mêmes. 

Il est des questions qui sont essentielles, qui conditionnent le futur de notre pays et constituent désormais le préalable à l’action unitaire, au nombre desquelles la place de notre pays dans la sous-région. Je le dis en connaissance de cause. A titre d’illustration, lorsque l’armée tchadienne a pénétré sur le sol national, sacré pour ceux qui aiment leur pays, en appoint à l’armée nationale, sans débat préalable à l’assemblée nationale, sans consensus, pas le moindre petit communiqué de l’opposition ! Quelque fut la justification de cette intervention, nous avons évité d’intervenir, parce qu’une telle initiative eut été porteuse de l’aliénation d’un soutien précieux de quelques pays de la sous-région, dans cet affligeant chemin de Damas qui est le cimetière de notre ambition nationale. 

J’estime pour ma part que le palais de la renaissance, sans les armoiries nationales, ce n’est pas la peine. Je ne suis pas prêt à m’associer avec n’importe qui, même le diable, pour arriver au pouvoir, et régner, même sur des cadavres. Si la politique n’offrait que cette unique perspective, alors, il ne me resterait plus qu’à me retirer sur mes terres, pour écouter le champ des oiseaux et la mélodie éternelle de la rivière Nzagarou.

Se pose ici une question philosophique : l’homme politique, aspirant conquérir la machine d’Etat pour transformer la société, peut-il considérer qu’il a échoué s’il n’y parvient pas?

Je n’ai pas de réponse définitive à cette question. J’ai pourtant le sentiment que tout est relatif. L’homme politique étant d’abord une force de propositions, donc des idées, s’il ne parvient pas au pouvoir, mais que ces idées y parviennent, n’aura pas perdu son temps, car les grandes nations tirent leur force dans les repères de l’histoire.

Au fond, nous avons avancé sur des malentendus. Nous avons été incapables de signer le moindre petit accord électoral, de sorte qu’une victoire de l’opposition eut été simplement celle d’un parti politique membre de cette opposition. Lequel parti politique n’aurait pas été obligé de partager le pouvoir avec les autres, en toute légalité !

En y réfléchissant, l’opposition a perdu les élections  à trois reprises avant le 23 janvier 2011 : lorsqu’elle a renoncé à l’exigence du départ de Binguimale, lorsqu’elle a accepté les listes manuelles, et le jour mémorable où elle a déclaré solennellement ne pas exiger un gouvernement d’union nationale, après la prorogation irrégulière, du mandat des députés et du Président de la République. Il ne s’agissait pas d’aller au gouvernement pour occuper des postes, mais plutôt pour exiger un droit de regard sur l’organisation des élections.

Le coup de grâce a été donné à notre crédibilité lorsque les candidats à l’élection présidentielle ont écrit au Secrétaire Général des Nations Unies, à cinq jours du scrutin, pour menacer de boycotter les élections, si certaines exigences n’étaient pas satisfaites. Le jour de l’ouverture de la campagne, j’ai allumé mon transistor, pour me rendre compte, malgré la non satisfaction de ces exigences, que tous les candidats, sans exception, avaient décidé d’y aller. Cela m’a arraché un sourire triste.

Et maintenant vient le temps de l’anathème, de la dictature de la pensée unique ! Ceux qui hier voulaient un congrès pour retirer leurs représentants à la CEI se posent en donneurs de leçons, et exigent des choses, distribuent des bons et mauvais points ! C’est la faute à l’ADP, la faute à la communauté internationale. Certains ont même considéré ma démission de la CEI comme relevant de l’immaturité et n’ont pas hésité à se comparer à des ânes en quête de foin ! C’est confondant de sincérité ! Face à un tel autoportrait, que leur répondre, sinon souhaiter que le foin fût savoureux.

L’ADP avait parfaitement le droit de refuser de retirer à la vingt- cinquième heure ses représentants de la CEI, puisqu’au moment opportun, quand elle était prête les autres se sont défilés !

Quant à la communauté internationale, nous lui avons accordé une importance trop grande, la faisant sortir de son rôle. J’ai bien vu avec quelle délectation nous faisions valider la moindre initiative par elle, y laissant du coup toute notre autonomie. Cette communauté internationale est composée de Diplomates, dont la mission n’est pas de se substituer à l’opposition centrafricaine. Si nous avons manqué de caractère, en acceptant certaines pressions légitimes, nous n’avons aucune fierté à nous en plaindre. 

D’ailleurs, il convient de nuancer. La communauté internationale n’est pas un bloc monolithique. On ne peut pas ne pas saluer le rôle de l’union européenne dans le processus électoral.

Certains préalables devront être levés, parce que des occasions de transversalité se présenteront. Mais nous ne devons pas nous comporter comme s’il ne s’était jamais rien passé.

Dans l’intervalle, chacun cultivera son jardin comme bon lui semble, sans arrière-pensée, sans faux-semblant.  Je suis persuadé que d’autres initiatives de regroupement verront le jour. Dans cette diversité, chaque groupe devra agir en fonction de l’intérêt supérieur de la nation. Dans cette perspective, le Patrie, résolument dans l’opposition, prendra attache avec tous ceux qui sont intéressés par l’action pour une modernisation de la vie politique dans notre pays.

Une image, pour finir : les travaux de réhabilitation de l’hôpital général de Bangui, si gracieusement financés par le royaume chérifien. C’est certainement une très bonne nouvelle pour les Centrafricains. Mais quelle symbolique ! Nous cherchons à rattraper la position qui était la nôtre il y a plus de trente ans !

Voilà pourquoi, nous n’avons pas le droit de nous contenter de pis-aller.

 

Bangui, 27 mars 2011

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 13:18

 

 

Zigu-l-.jpg

 

 

BANGUI (AFP) - 27.03.2011 10:50 - L'opposant centrafricain Martin Ziguélé, ex-candidat à la présidentielle du 23 janvier remportée au premier tour par François Bozizé, a jugé dimanche que l'appel au boycott de l'opposition "a été suivi" pour le second tour des élections législatives.

"Nous avons appelé nos militants à boycotter ces élections, à ne pas aller voter et à rester chez eux. L'appel de l'opposition a été suivi parce que nous constatons qu'il y a peu d'engouement des électeurs. Dans la plupart des centres de vote, les électeurs se font rares", a déclaré Martin Ziguélé, arrivé troisième à la présidentielle avec 6,80% des voix selon les résultats contestés par l'opposition.

"Nous savons que le pouvoir est toujours capable de manipulation, pour nous donner des taux souvent contraires aux réalités", a-t-il dit.

Dans la plupart des bureaux de vote des quatre arrondissements de Bangui où l'on vote pour le second tour, les électeurs se rendaient dimanche matin devant les urnes au comptes-gouttes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les longues files d'attente constatées lors du premier tour des législatives qui se déroulaient en même temps que l'élection présidentielle étaient inexistantes dimanche.

Ancien Premier ministre (2001-2003), Martin Ziguélé est président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et membre du Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011) qui a été créé le 4 mars. Le Fare regroupe trois des quatre candidats malheureux à l'élection présidentielle dont l'ex-président Ange-Félix Patassé, arrivé deuxième avec 21,41% des voix derrière François Bozizé (64,37%).

L'opposition ne reconnaît ni les résultats de la présidentielle ni ceux du premier tour des législatives dont elle boycotte ce second tour.

© 2011 AFP

 

Législatives : fin de campagne explosive à Bozoum

26 mars 2011 par  Fridolin Ngoulou www.journal-des-elections.net

 Les candidats au second tour des législatives dans la circonscription de Bozoum (Nord-ouest) ont achevé, vendredi, la campagne électorale à couteaux tirés.

 

Munis d’armes blanches, des partisans d’Ambroise Zawa, actuel ministre de l’Education nationale et candidat du Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD, majorité présidentielle), ont empêché la tenue d’un meeting de Corneille Sérékoïssé, candidat du Kwa Na Kwa (KNK, parti du président François Bozizé).

 

Depuis 1993, date des premières élections pluralistes après la restauration du multipartisme en 1991, la circonscription de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, était jusqu’ici représentée à l’Assemblée nationale par un député du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, ancien parti au pouvoir).

 

Législatives en Centrafrique: début des opérations de vote

Bangui 27/03/2011 à 09:47(AFP) - Les Centrafricains ont commencé à voter dimanche matin pour le second tour des élections législatives dont le parti du président François Bozizé devrait sortir large vainqueur dans la mesure où l'opposition boycotte le scrutin.

A Bangui les opérations de vote qui devaient débuter à 6H00 (5H00 GMT) ont connu du retard de l'ordre d'une heure ou plus, a constaté un journaliste de l'AFP, retard admis par la Commission électorale indépendante.

"Le retard est dû à l'installation du matériel lourd, notamment les urnes et les isoloirs qui ont été acheminées ce matin par la Commission électorale", a expliqué Eric Grengbo, qui préside le bureau de vote numéro 3C installé à l'école de garçons St Paul de Bangui.

3.800 bureaux de votes sont ouverts dimanche pour que les Centrafricains choisissent les 69 députés (sur 105) qui n'ont pas été élus dès le premier tour.

Le Kwa Na Kwa (KNK, le travail rien que le travail), le parti du président François Bozizé réélu le 23 janvier au premier tour des élections groupées (présidentielle et législatives) a d'ores et déjà obtenu 26 sièges, alors qu'un seul siège a été attribué à un parti de l'opposition, les autres élus étant proches de la majorité présidentielle.

L'opposition ne reconnaît ni les résultats de la présidentielle ni ceux du premier tour des législatives du 23 janvier dont elle boycotte ce second tour, qui devrait déboucher sur une large majorité pour le KNK.

 

La Centrafrique vote pour des législatives boycottées par l'opposition  

BANGUI- 27.03.2011 12:22 (AFP) - Les Centrafricains votaient dimanche pour élire leurs députés au second tour d'élections législatives dont l'issue laisse peu de doute, l'opposition boycottant le scrutin.

3.800 bureaux de vote sont ouverts pour permettre d'élire 69 des 105 députés. 35 sièges ont été pourvus au premier tour, le 23 janvier, dont 26 pour le seul parti Kwa Na Kwa (KNK, le travail rien que le travail) du président François Bozizé.

Ce dernier, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, élu en 2005, a été réélu dès ce premier tour qui regroupait présidentielle et législatives avec 64,37% des voix.
Huit sièges ont été obtenus par des indépendants, dont cinq sont proches de M. Bozizé, et un seul par l'opposition.

Par ailleurs, une circonscription revote à Birao (nord) et les résultats d'une autre à Boganda (sud), où les bulletins ont été dépouillés tardivement, ne sont pas connus.
Les opérations de vote qui devaient débuter à 06H00 (05H00 GMT), ont commencé avec du retard à Bangui. Elles devaient se terminer à 16H00 mais le retard accumulé est reporté sur l'heure de fermeture des bureaux.

"Je suis venu voter parce que c'est un droit et tout citoyen doit pouvoir faire valoir ce droit, c'est de l'intérêt des citoyens de choisir leurs représentants à l'Assemblée nationale, ce sont ces représentants qui vont voter de bonnes lois pour le bien-être des citoyens", a déclaré Freddy Mouakaouada, un électeur à l'école St Paul à Bangui.

"Si les citoyens ne votent pas, ils doivent s'attendre à ce que leurs droits ne soient pas défendus et tant pis pour eux", a-t-il ajouté.

Dans la capitale dimanche matin, les électeurs se rendaient au compte-gouttes aux urnes et l'affluence était moins importante que lors du premier tour, a constaté un journaliste de l'AFP dans les bureaux visités.

"Nous avons appelé nos militants à boycotter ces élections, à ne pas aller voter et à rester chez eux. L'appel de l'opposition a été suivi parce que nous constatons qu'il y a peu d'engouement des électeurs. Dans la plupart des centres de vote, les électeurs se font rares", s'est félicité auprès de l'AFP l'opposant Martin Ziguélé arrivé troisième de l'élection présidentielle (6,80%).

L'ancien Premier ministre Ziguélé (2001-2003) est membre de la plate-forme de l'opposition, le Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011) qui regroupe trois des quatre candidats malheureux à la présidentielle.

Le Fare a appelé au boycott du scrutin de dimanche et refuse de reconnaître les résultats des élections de janvier, accusant le pouvoir de fraude.

Dans une lettre publiée jeudi, le Fare juge que le second tour des législatives organisé par "le régime dictatorial du général François Bozizé (...) n'est autre chose que la recherche effrénée de la confirmation d'un Parlement monocolore, digne d'un régime à parti unique".
M. Ziguélé avait estimé que "l'objectif de Bozizé est d'obtenir une majorité absolue avec des gens de sa famille pour faire sauter le verrou constitutionnel des deux mandats (du président). Il a besoin d'une majorité des deux tiers".

L'opposition "a participé au premier tour, tout le monde le sait, mais devant la déroute infligée par le peuple qui s'est prononcé en majorité pour les candidats KNK, l'opposition a choisi la forfaiture", avait estimé de son côté Fidèle Ngouandjika, directeur de campagne de François Bozizé.

Les résultats devraient être connus dans les huit jours et la Cour constitutionnelle a quinze jours pour les valider ou non.

© 2011 AFP

 

 

NDLR : Ce second tour des législatives est un véritable fiasco non seulement  Bangui mais aussi en province. Le mot d'ordre de boycott lancé par l'opposition regroupée dans le FARE est largement suivi en dépit de son meeting interdit par le régime en place à son grand dam. Selon nos informations, le pouvoir a mobilisé les forces de l'ordre pour contraindre les commerçants tant du Km 5 à Bangui que dans certaines villes de larrière-pays, de fermer leurs boutiques afin que les gens puissent aller voter mais rien n'y a fait. Les forces de l'ordre ont même poussé l'intimidation jusqu'à confisquer les pièces d'identités de ces commerçants pour leur faire du chantage. C'est tout simplement inadmissible et cela traduit le profond désarroi du régime quant à ce second tour des législatives qui est vraiment sans grand enjeu ni quelconque intérêt et pour quasiment personne. Plusieurs candidats de certains partis alliés du KNK dans la majorité présidentielle comme le PSD de Dérant Enoch Lakoué ont aussi rnoncé à y particper consacrant et entérinant ainsi l'échec cuisant du processus électoral centrafricain confisqué et détourné par Bozizé à son seul profit et celui de son KNK.

Toujours selon nos informations, l'ex-président burundais Pierre Buyoya est effectivement arrivé à Bangui dans le cadre d'une mission de l'OIF pour rechercher une solution de sortie de la crise postélectorale. Celui-ci a même déjà eu une première série d'entretiens d'abord avec Bozizé qui selon nos sources ayant requis l'anonymat, a dû s'expliquer sur les entraves faites par ses services à la liberté de circulation des leaders de l'opposition, notamment les cas de Me Nicolas Tiangaye arbitrairement empêché il y a peine trois jours de se rendre  à N'Djaména pour des raisons professionnelles et celui de l'ex-président Patassé à qui le pouvoir a délibérément refusé d'accorder l'autorisation de survol à l'avion que le président équato-guinéen allait dépêcher à Bangui pour son évacuation médicale. Bozizé continue d'afficher son mépris souverain pour ses adversaires de l'opposition qu'il dit ne "rien représenter" et qu'il a aussi traités de "prostitués" dans une récente interview accordée à la Voix de l'Amérique mais dont il a en réalité et paradoxalement une peur bleue.

Ceux-ci qui continuent de clamer et d'exiger l'annulation pure et simple des deux scrutins, législatif et présidentiel du 23 janvier dernier, viennent d'ailleurs d'être confortés dans leur revendication par un rapport explosif de l'Union Européenne sur lesdites élections, rapport dans lequel les auteurs et experts dénoncent pêle-mêle le rôle négatif de la garde présidentielle lors des opérations de vote et les graves anomalies et irrégularités dont l'ampleur ne permet pas à l'institution européenne, qui a au demeurant refusé de prendre part à la pseudo investiture de Bozizé le 15 mars dernier, de crédibiliser ces élections groupées "sujettes à caution", toujours selon le rapport.        

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 17:19

 

 

Caravane Tiangaye CRPS

 

 

Radiondekeluka.org-Samedi, 26 Mars 2011 13:20

  Un meeting auquel étaient conviés tous les militants et sympathisants de l’opposition a été interdit. La manifestation initiée par le FARE (Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011), une plate-forme de l’opposition devait se tenir vendredi 25 mars 201, Place Marabéna à Bangui. Tôt dans la matinée, l’armée, la police et la gendarmerie ont investi les lieux empêchant la tenue de sa tenue.

C’est une rencontre au cours de laquelle les leaders de l’opposition devaient expliquer et confirmer les consignes de boycott du 2nd tour du scrutin législatif prévu ce dimanche 27 mars 2011. « Nous dénonçons cet acte qui est survenu en pleine campagne électorale. L’opposition a aussi le droit de se prononcer et de tenir une rencontre avec ses membres ». Ainsi réagit Pascal Koyamene du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) qui poursuit : « si l’opposition s’est retirée de la course du second tour des législatives, c’est à cause des manœuvres et des fraudes organisées au profit du parti KNK ».

S’inscrivant en porte-à-faux, le porte-parole du gouvernement Fidel Gouandjika dément ces propos et affirme que « la présence des forces de l’ordre sur l’esplanade lieu du meeting  est de contrôler certains agitateurs qui cherchent à déstabiliser le processus électoral du second tour.  Le FARE n’est pas un parti politique et n’a pas de candidat dans la course au scrutin législatif second tour ».

Fidel Ngouandjika soutient au contraire que certains candidats de l’opposition à la députation au second tour, battent campagne dans les différentes circonscriptions électorales et sur l’ensemble du territoire. « Ils ont aussi la chance de gagner ces élections pour former la famille des parlementaires centrafricains ».

En raison du scrutin de dimanche, le Ministère de l’Administration du territoire a publié un arrêté daté du 25 mars, aux termes duquel « les frontières terrestres, fluviales et aériennes sont fermées sur toute l’étendue du territoire national ce jour de 00 heure à 24 heures le dimanche 27 mars 2011. Ceci, à l’exception des vols internationaux ».  Les autres dispositions concernent l’interdiction de circulation entre les villes de 06 à 18 heures à l’exception des ambulances et véhicules militaires. Les débits de boissons resteront aussi fermés le même jour de 00 heure à 18 heures.

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 17:01

 

 

logo PS

 

 

Centrafrique : une France complaisante ?

Le Parti socialiste s'inquiète des divergences entre la France et l'Union européenne au sujet de la situation démocratique en Centrafrique. L'Union européenne, principal financeur du processus électoral, a fait part de ses réserves quant au déroulement de l'élection présidentielle. L'UE a ainsi refusé d'envoyer un représentant à « l'investiture » de François Bozizé, alors que la France était la seule grande puissance à y être représentée. L'UE a également exprimé des réticences pour financer le second tour des élections législatives, en raison des importantes irrégularités constatées lors du premier tour. Ce second tour, prévu dimanche prochain, boycotté par l'opposition, ne doit pas ressembler au premier, alors que de très nombreux bureaux de vote n'avaient pas été pris en compte dans le résultat final, remettant en cause la sincérité et la représentativité du scrutin.

 Le PS appelle donc le gouvernement français à clarifier sa position et à rendre publics les éléments qui le conduisent à se désolidariser des conclusions de l'observation conduite par l'Union européenne.

 

25/03/2011

Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national à l'Europe et à l'international

 

Source : www.parti-socialiste.fr

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 16:53

 

 

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par Wikileak Rci, samedi 26 mars 2011, 08:17

Traduction de l’article du quotidien de Berlusconi "Libero" du 23 mars 2011

de Franco BechisDirecteur adjoint du quotidien italien Libero

Première étape du voyage, 20 octobre 2010, Tunis. C’est là qu’est descendu avec toute sa famille d’un avion de Libyan Airlines, Nouri Mesmari, chef du protocole de la cour du colonel Muhamar Kadhafi. C’est un des grands perroquets du régime libyen, depuis toujours aux côtés du colonel.

Le seul -comprenons-nous- qui avec le ministre des Affaires étrangères Moussa Koussa avait un accès direct à la résidence du raïs sans avoir à frapper (avant d’entrer, NdT).

Le seul à pouvoir franchir le seuil de la suite 204 du vieux cercle officiel de Benghazi où le colonel libyen a accueilli avec tous les honneurs le Premier ministre italien Silvio Berlusconi pendant la visite officielle en Libye. Cette visite de Mesmari à Tunis ne dure que quelques heures. On ne sait pas qui il rencontre dans la capitale où la révolte contre Ben Ali couve sous la cendre. Mais il est désormais certain que dans ces heures-là et dans celles qui ont immédiatement suivi, Mesmari jette les ponts de ce qui, à la mi-février, allait devenir la rébellion de la Cyrénaïque. Et prépare l’estocade contre Kadhafi en cherchant et obtenant l’alliance sur deux fronts : le premier est celui de la dissidence tunisienne. Le second est celui de la France de Nicolas Sarkozy. Et les deux alliances lui réussissent.

C’est ce dont témoignent des documents de la DGSE, le service secret français, et une série de nouvelles fracassantes qui ont circulé dans les milieux diplomatiques français à partir de la lettre confidentielle, Maghreb Confidential (dont il existe une version synthétique et accessible payante).

Mesmari arrive à Paris le lendemain, 21 octobre. Et il n’en bougera plus. En Libye il n’a pas caché son voyage en France, puisqu’il a emmené avec lui toute sa famille. La version est qu’à Paris il doit subir un traitement médical et probablement une opération. Mais il ne verra pas l’ombre d’un médecin. Ce qu’il verra seront par contre, tous les jours, des fonctionnaires des services secrets français.

La réunion.

On a vu de façon certaine au début du mois de novembre, entrer à l’Hôtel Concorde Lafayette de Paris, où Mesmari réside, d’étroits collaborateurs du président français. Le 16 novembre, une file de voitures bleues est devant l’hôtel. Dense et longue réunion dans la suite de Mesmari. Deux jours plus tard une dense et étrange délégation française part pour Benghazi. Avec des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, des dirigeants de France Export Céréales et de France Agrimer, des managers de Soufflet, de Louis Dreyfus, de Glencore, de Cani Céréales, Cargill et Conagra.

Expédition commerciale, sur le papier, pour essayer d’obtenir à Benghazi justement de riches commandes libyennes. Mais se trouvent aussi dans le groupe des militaires français, déguisés en hommes d’affaire.

À Bengazi ils vont rencontrer un colonel de l’aéronautique libyenne indiqué par Mesmari : Abdallah Gehani. Il est au-dessus de tout soupçon, mais l’ex-chef du protocole de Kadhafi a révélé qu’il était prêt à déserter et qu’il a aussi de bons contacts avec la dissidence tunisienne.

L’opération est menée en grand secret, mais quelque chose filtre jusqu’aux hommes les plus proches de Kadhafi. Le colonel se doute de quelque chose. Le 28 novembre, il signe un mandat d’arrêt international à l’encontre de Mesmari. L’ordre arrive aussi en France à travers les canaux protocolaires. Les Français s’alarment et décident de suivre l’arrêt de façon formelle.

Quatre jours plus tard, le 2 décembre, la nouvelle filtre justement depuis Paris. On ne donne pas de nom mais on révèle que la police française a arrêté un des principaux collaborateurs de Kadhafi. La Libye, au premier abord, retrouve son calme. Puis apprend que Mesmari est en réalité aux arrêts domiciliaires dans la suite du Concorde Lafayette. Et le raïs commence à s’agiter.

La colère du raïs.

Quand arrive la nouvelle que Mesmari a demandé officiellement l’asile politique à la France, la colère de Kadhafi éclate, il fait retirer son passeport même au ministre des Affaires étrangères, Moussa Koussa, accusé de responsabilité dans la défection de Mesmari. Il essaie ensuite d’envoyer ses hommes à Paris avec des messages pour le traître : « Reviens, tu seras pardonné ». Le 16 décembre, c’est Abdallah Mansour, chef de la télévision libyenne, qui essaie. Les Français l’arrêtent à l’entrée de l’hôtel. Le 23 décembre d’autres Libyens arrivent à Paris. Ce sont Farj Charrant, Fathi Boukhris et All Ounes Mansouri.

Nous les connaîtrons d’avantage après le 17 février : parce que ce sont justement eux, avec Al Hadji, qui vont mener la révolte de Benghazi contre les miliciens du colonel.

Les trois sont autorisés par les Français à sortir dîner avec Mesmari dans un élégant restaurant des Champs-Élysée. Il y a aussi là des fonctionnaires de l’Élysée et quelques dirigeants des services secrets français. Entre Noël et le Jour de l’an paraît dans Maghreb Confidential, la nouvelle que Benghazi est en ébullition (à ce moment-là personne ne le sait encore), et aussi quelques indiscrétions sur certaines aides logistiques et militaires qui seraient arrivées dans la seconde ville libyenne, en provenance justement de la France. Il est désormais clair que Mesmari est devenu un levier aux mains de Sarkozy pour faire sauter Kadhafi en Libye. La lettre confidentielle sur le Maghreb commence à faire filtrer les contenus de cette collaboration.

Mesmari est nommé « Libyan Wikileak », parce qu’il révèle un après l’autre les secrets de la défense militaire du colonel et raconte tous les détails des alliances diplomatiques et financières du régime, en décrivant même la carte du désaccord et les forces qui sont sur le terrain. À la mi-janvier, la France a dans les mains toutes les clés pour tenter de renverser le colonel. Mais il y a une fuite. Le 22 janvier, le chef des services secrets de Cyrénaïque, un fidèle du colonel, le général Aoudh Saaiti, arrête le colonel d’aviation Gehani, référant secret des Français depuis le 18 novembre.

Le 24 janvier, il est transféré dans une prison de Tripoli, accusé d’avoir créé un réseau social en Cyrénaïque, qui faisait les louanges de la contestation tunisienne contre Ben Ali. Mais c’est trop tard : Gehani a déjà préparé la révolte de Benghazi, avec les Français.

Traduction Marie-Ange Patrizio

 

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