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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 15:42

 

 

 

 

 

Bangui, BBC Afrique 8 septembre, 2013 - 13:09 GMT

 

En Centrafrique, quatre villages autour de la ville de Bossangoa dans le centre-nord du pays et d'où est originaire l'ancien président François Bozizé sont occupés depuis hier par des assaillants.

 

Des sources officielles proches de la présidence attribuent ces attaques à des partisans de l'ancien président déchu.

 

L'information est confirmée par plusieurs sources officielles.

 

Un bilan de 5 morts parmi les forces pro-gouvernementales ainsi que des victimes civiles circule depuis samedi.

 

Contacté par BBC Afrique, le porte-parole du président de la transition, Michel Djotodia, a affirmé qu'"il est clairement établi que quatre villages dans la zone de Bossangoa sont occupés depuis hier.

 

"Les points de passages de passages sont coupés pour empêcher les forces de défense de secourir la population civile".

 

Se refusant pour l' instant à avancer un chiffre, Guy Simplice Kodegue parle d'un bilan lourd encore provisoire.

 

Il affirme que deux mosquées ont été détruites, un imam égorgé avec toute sa famille.

Il dénonce le fait que la communauté musulmane soit spécialement visée.

 

Concernant l'identité des assaillants le conseiller déclare qu'il s'agit "des branches armées de ceux qui se réclament de l'ancien président qui veulent mettre à mal le processus de transition en cours".

 

Selon le conseiller un communiqué officiel imminent donnera un bilan précis de ces dernières attaques et la position du gouvernement par rapport à cette situation.

 

Il laisse entendre aussi que le CNS s'est déjà saisi de cette question pour examiner les mesures à prendre.

 

Un autre conseiller (un militaire) du président et membre du conseil national de sécurité a confié à BBC Afrique que plusieurs véhicules des forces armées sont déjà en route pour la ville de Bossangoa.

 

A Bangui, la plupart des personnes interrogées dimanche matin ne cachaient pas leur inquiétude au sujet de cette nouvelle flambée de violences à l'intérieur du pays tout en espérant qu'elle ne se propage pas jusqu'à la capitale.

 

Une bonne partie aussi s'oppose à la volonté affichée du président évincé François Bozizé de revenir au pouvoir par tous les moyens.

 

Ces attaques surviennent deux semaines après des exactions par des hommes de la Seleka dans une dizaine de villages situés à 500 km à l'ouest de Bangui:

 

4 500 maisons ont été incendiées et une église a été profanée.

 

Ces violences ont fait une cinquantaine de morts parmi les civils et des milliers d'habitats ont fui.

 

Source : http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2013/09/130908_rca_insecurite_bossangoa_bozize.shtml#TWEET882930

 

 

 

Centrafrique : des villages incendiés des milliers de déplacés, le HCR tire la sonnette d'alarme

 

RFI  dimanche 08 septembre 2013 à 06:33

 

En Centrafrique, c'est le porte-parole du président de la transition, Guy Simplice Kodégue, qui l'affirme : des hommes se réclamant de l'ancien président François Bozizé auraient attaqué au moins quatre villages près de la ville de Bossangoa, dans le centre du pays, des localités proches du village natal de Bozizé. Selon lui, il y aurait cinq morts du côté des forces de défense nationale mais aussi des victimes civiles. Ce soir, samedi 7 septembre, les assaillants occuperaient toujours ces villages. Le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies, lui, s'inquiète de la situation dans la région de Paoua, un peu plus au nord, après des violences. Des villages ont été incendiés, des milliers de personnes déplacées. Le HCR déplore un vide sécuritaire et lance un appel aux autorités centrafricaines ainsi qu’aux groupes armés qui sévissent dans le pays.

 

Fatoumata Lejeune-Kaba  Porte-parole du HCR pour la région

 

 « La situation s’est aggravée ces derniers mois dans la mesure où il n’y a pas de loi, il n’y a pas de présence administrative. Les civils sont complètement à la merci de toute personne qui porte des armes. Il y a plus de 206 000 personnes qui ont été déplacées depuis le mois de décembre et le mouvement continu. […] A l’intérieur de la République centrafricaine, il y a d’autres mouvements de population. Beaucoup de gens préfèrent se cacher dans la brousse et dans la journée partir pour mener quelques activités parce que leur survie en dépend […] et les conditions humanitaires y sont déplorables. »

RCA : insécurité autour de Bossangoa

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