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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 18:58

 

 

 

 Bozize-Bangui-M-poko.jpg

 

 

YAOUNDE, 1er janvier (Xinhua) — Dans un climat de calme précaire lié à une trêve dans les combats recommandée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la Centrafrique appartient) et l’Union africaine (UA), le pouvoir centrafricain et la coalition rebelle Séléka se déclarent suspendus au calendrier des négociations envisagées pour dénouer la crise.


En visite lundi à Bangui, la capitale du pays, le chef de l’Etat béninois, Thomas Boni Yayi, président en exercice de l’UA, a exhorté les deux parties en conflit à cesser leurs hostilités et à accepter de dialoguer pour trouver une issue à la crise déclenchée lors de l’apparition le 10 décembre de la coalition rebelle Séléka qui exige le départ du pouvoir du président François Bozizé.

 

Au cours de cette visite, le dirigeant centrafricain a annoncé son intention de former un gouvernement d’union nationale après les pourparlers de paix envisagées à Libreville au Gabon sous l’égide de la CEEAC, organisation régionale composée de l’Angola, du Burundi, du Cameroun, du Congo, du Gabon, la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine (RCA), de la République démocratique du Congo (RDC), de Sao Tomé-et-Principe et du Tchad.

 

Pour l’heure, aucun calendrier n’a été communiqué sur la tenue de ces négociations que les protagonistes affirment accepter. « Nous attendons tous, nous sommes prêts pour aller à Libreville », a réaffirmé dans un entretien téléphonique avec Xinhua mardi le ministre centrafricain de l’Administration du territoire, Josué Binoua, après les déclarations de la veille sur cette position du pouvoir, au terme de la visite du président de l’UA.

 

Même son de cloche du côté des rebelles qui remettent cependant en cause la sincérité du président Bozizé pour le respect de la trêve et des conclusions du dialogue politique en vue. « Ce n’est pas la première fois qu’il se dit favorable à une trêve. Ça a toujours été comme ça avec ce monsieur-là. C’est un sophiste, on n’attend rien de lui. Ses déclarations de dialogue ne sont pas nouvelles », a souligné le colonel Michel Narkoyo, un des responsables militaires de la rébellion.

 

Porte-parole de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), un des mouvements qui composent la coalition rebelle annoncée aux portes de Bangui, cet ancien responsable des Forces armées centrafricaines (FACA), l’armée régulière, a réitéré la menace d’attaquer la capitale centrafricain en cas d’échec des pourparlers de paix avec le pouvoir central.

 

Les rebelles demandent au président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat le 15 mars 2003 contre Ange-Félix Patassé, décédé en 2011, de partir « pour éviter le bain de sang à Bangui ». Depuis toujours, celui-ci est sous la menace rebelle. Avant l’apparition de Séléka, le Nord et une partie de l’Est du pays échappaient déjà à son contrôle.

 

Ancien chef d’état-major des FACA, Bozizé est notamment accusé de n’avoir pas respecté les engagements pris lors du cessez-le-feu avec l’opposition armée en avril 2007. Dans un message à la nation à l’occasion des voeux de nouvel an à la nation lundi soir, il a salué le soutien de l’armée tchadienne qui a envoyé des renforts pour lui prêter main forte et condamné l’indiscipline dans les rangs de ses propres troupes.

 

Car, depuis la première attaque le 10 décembre, les rebelles, qui déclarent 4.600 combattants dans leurs rangs, progressent vers la capitale sans rencontrer une véritable résistance.

Sur le terrain, les armes se sont momentanément tues. « Nous respectons les recommandations de la CEEAC. Pour le moment, il n’y a pas de combats », a laissé entendre mardi le colonel Narkoyo qui avait annoncé dimanche un bilan de plus de 100 morts en trois semaines d’affrontements, dont 93 dans les rangs des FACA et 12 côté rebelle.

 

Au front à Bria, ville de l’Est de la RCA à quelque 600 km de Bangui, le responsable militaire rebelle avait annoncé la visite d’une mission des Nations Unies dans la localité lundi. « Ils ne sont pas venus comme prévu. On les attend toujours », a-t-il dit.

 

Il a raillé les déclarations du présidentBozizé remettant en cause la nationalité centrafricaine d’Eric Massi, porte- international de Séléka à Paris et fils de Charles Massi, ancien leader rebelle mort en détention originaire selon lui de la région de la Sangha Mbaéré.

 

A Bangui, où les populations sont prises de panique, le ministre de l’Administration du territoire devenu porte-parole du gouvernement en lieu et place de son collègue de la Communication, parle d’un retour progressif vers la paix.

 

« Les populations sont de plus en plus rassurées [allusion au couvre-feu instauré à Bangui, NDLR]. La paix commence à revenir, on espère que ça va durer », affirme-t-il sans évoquer les arrestations arbitraires dénoncées par les organisations des droits de l’homme.

 

La Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC), une force de dissuasion déployée par la CEEAC pour l’établissement d’un cessez-le-feu afin d’empêcher le chaos dans la capitale centrafricaine recevait ses derniers renforts congolais et camerounais mardi, selon des sources concordantes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 17:12

 

 

 

Des-Centrafricains-se-refugient-en-RD-Congo_article_main.jpg

 

 

La dégradation de la situation en Centrafrique pousse les habitants à partir. La rébellion du Séléka poursuit son avancée et n’exclut plus de prendre Bangui. 

 

A Bangui, la population prend à partie des soldats.

 

Jour de marché à Mobay-Mbongo, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RD-Congo). Depuis la Centrafrique voisine, une femme traverse la frontière pour faire quelques emplettes. Une courte escale avant de rentrer, même si les informations circulant dans son pays l’inquiètent : elles annoncent que les rebelles du Séléka se dirigent vers la capitale, Bangui, et plusieurs villages, dont le sien…


Au RD-Congo, on assiste ainsi depuis plusieurs jours à un afflux de réfugiés, surtout des femmes et des enfants. « Nous avons identifié entre 2 000 et 2 500 Centrafricains qui ont traversé d’Ombela-Mpoko pour arriver dans le district du Nord-Ubangi,  affirme Willy Isekusu, commissaire de ce district qui englobe Mobay-Mbongo. Plusieurs centaines d’entre eux venaient tout juste d’être rapatriés par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR)… »  À Zongo, plus à l’ouest, « environ 250 Congolais résidant à Bangui ont fui ici en voyant la situation qui se dégrade », commente Richard Wande, chef de poste principal de la Direction générale de migration (DGM) à Zongo.

 

« Pour l’instant, il n’y a pas vraiment d’aide »


Une mission, essentiellement onusienne, prévoit de se rendre « début janvier à Mobay-Mbongo pour une évaluation de la situation »,  explique une source de l’ONU. « Pour l’instant, il n’y a pas vraiment d’aide,  déplore Willy Isekusu. Beaucoup se sont installés sur des sites improvisés. Mais comme c’est la même population qui vit des deux côtés de la frontière, certains ont des familles d’accueil. » 

 

Le Séléka affronte une armée sous-équipée, démotivée et mal organisée, soutenue par une force d’interposition tchadienne qui pour l’heure n’use pas de ses armes. La Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) a approuvé vendredi 28 décembre l’envoi de troupes supplémentaires.


À Kinshasa, l’envoi de nouveaux soldats ne semblait pas envisagé. « Mon pays est en guerre, je m’intéresse surtout à la situation qui se passe dans mon pays »,  a par exemple souligné le ministre congolais de la défense, Alexandre Luba Ntambo, faisant allusion au Mouvement du 23 mars que l’armée combat depuis mai dans l’Est. Quant à la France, elle a averti que ses militaires s’en tiendraient à la protection des intérêts français et des Européens.


Le climat délétère n’inquiète pas que les civils. « À Mobay-Mbongo, côté centrafricain, une soixantaine de militaires des Faca (armée centrafricaine) qui a décroché du front a rejoint mercredi un autre groupe déjà cantonné là,  affirme Willy Isekusu. Si les rebelles arrivent, il n’est pas exclu que ces soldats traversent chez nous. »

   

De nouveaux renforts français

 

Face à la progression des rebelles vers Bangui, la France a annoncé dimanche 30 décembre l’envoi de 180 hommes supplémentaires et de deux hélicoptères Puma, ce qui porte ses effectifs à 580 soldats. Ce dispositif doit permettre une évacuation des Français et autres Européens si besoin, selon le ministère de la défense. À l’issue de sa rencontre avec le président de l’Union africaine, le Béninois Thomas Boni Yayi, arrivé hier à Bangui, le président centrafricain François Bozizé s’est engagé à présenter un gouvernement d’union nationale. Mais la rébellion qui a pris le contrôle samedi de la ville de Sibut, s’installant à 160 km de la capitale, ne semble guère disposée à négocier. Elle exige le départ du président Bozizé.


Habibou Bangré, à KINSHASA



Source :http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Des-Centrafricains-se-refugient-en-RD-Congo-_EG_-2012-12-31-893708

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 16:57

 

 

 

Faca-au-marche-Bangui.jpg

 


BANGUI AFP / 01 janvier 2013 16h47 - Un jeune musulman supposé proche de la rébellion centrafricaine a été tué dans la nuit de lundi à mardi, et un policier est mort au cours d'affrontements qui ont suivi mardi dans un quartier populaire de Bangui, selon une source policière.

 

Les forces de défense et de sécurité (...) ont appréhendé dans la nuit du 31 au 1er au quartier PK 5 un individu jugé suspect (supposé lié aux rébellions). Au moment de le conduire au commissariat central, il a sauté du véhicule. Dans la course poursuite qui a suivi il a été abattu a affirmé la source, ajoutant qu'au cours des affrontements de mardi matin un policier est mort.

 

Depuis ce matin, le quartier populaire et commerçant du PK 5 est en ébullition; Un élément des forces de défense et de sécurité à même été tué. Tous les magasins, boutiques et échoppes sont fermés et la tension est vive a ajouté la source.



La coalition rebelle du Séléka, qui a pris les armes depuis le 10 décembre et qui menace à présent Bangui, a régulièrement dénoncé ces derniers jours les exactions commises par le pouvoir contre les familles et proches de la rébellion.



Nous en appelons aux forces africaines de maintien de la paix pour qu'elles interviennent immédiatement dans la capitale pour faire cesser les exactions et assassinats de prisonniers, ou qu'elles ne nous empêchent pas de le faire avait déclaré lundi le porte-parole du Séléka, Eric Massi.



Un communiqué de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale a demandét lundi l'arrêt des arrestations des personnalités politiques ou des parents et supposés partisans des insurgés.



La rébellion est majoritairement composée de populations du nord et on peut penser qu'il y a beaucoup de musulmans dans leurs rangs, expliquait à l'AFP lundi un spécialiste des conflits en Afrique centrale du CNRS Roland Marchal, expliquant ainsi l'amalgame entre rebelles et musulmans.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 16:46

 

 

 

Bozyangou

 

 

Deutsche Welle

 

Dans un message à l'occasion du Nouvel An, le président de la République centrafricaine a demandé aux rebelles de la coalition Séléka de déposer les armes et de le laisser mener son mandat de chef d'Etat jusqu'en 2106.


Alors que les rebelles ont menacé lundi de prendre la ville de Damara, dernier verrou à 75km au nord de Bangui, la capitale, le président Bozizé les a appelés à déposer les armes. « Je répète que je ne serai pas candidat lors de l'élection de 2016, donc laissez-moi terminer mon mandat. Il ne me reste que trois ans », a plaidé Bozizé lors de son message de vœux pour le nouvel An, diffusé à la radio.


Le chef de l'Etat a profité de cette allocution pour critiquer l'armée régulière de son pays. Armée qui a enregistré une série de revers depuis le début de l'offensive rebelle, il y a trois semaines. En revanche, il a remercié le Tchad pour son intervention. « L'armée n'a pas joué son rôle. Sans l'armée tchadienne, nous ne serions plus ici pour nous exprimer », a-t-il déclaré.


De son côté, le président tchadien Idriss Déby a appelé les rebelles à ne pas poursuivre leur progression au-delà de Damara, ville tenue par les forces gouvernementales. Les dirigeants des pays de la région ont par ailleurs décidé d'envoyer 360 soldats supplémentaires pour soutenir l'armée centrafricaine. Ils s'ajoutent aux 500 militaires déjà déployés

 

 

NDLR : Si c'est pour passer tout son temps à faire des va et vient en hélicoptère à Bayanga, Bezambé, et faire venir les gourous de la secte du christianisme céleste du Bénin et du Nigéria pour pomper l'air aux Centrafricains, laisser sa progéniture et bande de délinquants des Djodjo, Kévin, Teddy, Socrate et autres Francis continuer leurs conneries, autant partir maintenant et non en 2016. Même si on laissait Bozizé au pouvoir ces trois années qui restent d'un mandat qu'il a volé, on ne voit pas ce qu'il fera de ses trois ans dont il parle. Quels chantiers de développement en cours compte-t-il achever en restant trois ans d eplus au pouvoir ? Qu'il demande conseil à Mamadou Tandja son ami du Niger qui voulait rester au pouvoir quelques années de plus.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 16:34

 

 

 

Mgr-Nestor-Nongo-Aziagbia-En-Centrafrique-le-peuple-est-pri.jpg

 

http://www.la-croix.com

 

En Centrafrique, les rebelles du Séléka menacent désormais Bangui, la capitale, contrôlée par le régime du président François Bozizé. Dans un courrier adressé à la Croix, l’évêque du diocèse de Bossangoa, Mgr Nestor Nongo Aziagbia (Sma) exhorte au dialogue. Document :

 

Bossangoa, le 31 décembre 2012


Pour un Centrafrique réconcilié


Dans les préambules de son message à l’occasion de la Journée Mondiale de la Paix 2013, sa Sainteté Benoît XVI exprime le vœu d’un monde meilleur pour tout être humain : « Chaque année nouvelle porte en elle l’attente d’un monde meilleur. Dans cette perspective, fondée sur la foi, je prie Dieu, Père de l’humanité, de nous donner la concorde et la paix afin que puissent se réaliser pour tous les aspirations à une vie heureuse et prospère ».


POLITIQUE DU SUR-PLACE


Ces vœux semblent retentir dans le vide en ce qui concerne le peuple centrafricain. Les aspirations à une vie heureuse, au bonheur et à la prospérité paraissent une illusion ou plutôt une utopie qui ne sera jamais à la portée des citoyens et des citoyennes de ce pays dont la devise exhorte pourtant à l’unité et à la concorde dans la dignité par le travail. Quelle ironie ! Alors que tous nos voisins se livrent à la bataille contre le sous-développement, les Centrafricains semblent avoir opté pour la politique du sur-place.


Serait-il que le peuple ait pris goût à la facilité ? Il est certes vrai que le démon des guerres civiles, disons plutôt fratricides, et des rébellions à répétition a donné envie à beaucoup de nos compatriotes de vivre au dépens des autres par le racket. Il suffit d’avoir une arme. En ce sens, on dirait que tout le pays est une poudrière. Les événements militaro-politiques ont malheureusement permis la dissémination de ces engins de mort. Les incidents se multiplient et la vie humaine n’est pas tant prise en considération.


L’ESPOIR D’UN RECOMMENCEMENT ÉTAIT RÉEL


De nombreuses initiatives soutenues par la communauté internationale ont pourtant donné confiance au peuple. Des signes positifs ont été donnés à travers divers rendez-vous où des protagonistes se sont parlé comme des frères. Ils se sont fait des promesses et ont pris des engagements à l’endroit du peuple. Même si les conditions de vie demeuraient difficiles, les Centrafricains et les Centrafricaines commençaient à se reconstruire. Peut-être n’envisageait-on pas des lendemains brillants, mais l’espoir d’un recommencement était réel.


Le peuple avait-il tort d’aspirer à une vie heureuse et pacifique ? Pour beaucoup de nos concitoyens et concitoyennes, ce rêve s’est transformé en un véritable cauchemar avec l’avancée fracassante des rebelles du Séléka contre le régime du président François Bozizé. Même si l’objectif de ces opposants militaro-politiques est de contraindre le régime à la table de négociation, toutefois c’est encore le peuple qui est pris en otage. En effet, en ce qui concerne le diocèse de Bossangoa dont je suis le Pasteur, la chute de Kabo et de Batangafo a été suivie de quelques exactions contre la population qui a été dépouillée de son bétail et d’autres ressources. On déplore par endroits des saccages et même des cas de viol. Ce sont des accusations graves dont il conviendrait de vérifier la véracité.


UN COMPROMIS EST TOUJOURS POSSIBLE À TRAVERS LE DIALOGUE


Il se peut qu’il y ait des manquements dans l’application des différents accords qui ont été signés depuis toutes ces années. Le sentiment d’injustice justifie-t-il la prise d’arme ? N’y aurait-il pas d’autres voies à explorer pour la résolution de ces différends ? Le bien commun, le développement de tous les hommes et de tout homme ne sauraient émaner d’une quelconque violence.


La sagesse nous exhorte à la tempérance et au dialogue. Quels que soient les malentendus, un compromis est toujours possible à travers le dialogue. Opter pour cette voie royale, c’est manifester le désir d’une vie humaine pleine, heureuse et accomplie. Aussi le Pape lance à tous les chrétiens et aux personnes de bonne volonté de relever le défi d’une paix véritable. Cette dernière nous engage dans notre responsabilité individuelle. Tel est le sens du message des Béatitudes qu’il nous propose en cette Journée Mondiale de la Paix : « Heureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9) Alors devenons les artisans de la Paix dans notre pays en privilégiant le dialogue, la concorde et la fraternité.

 

Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia (Sma), évêque de Bossangoa

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:56

 

 

 

 

armée française

 

01 janvier 2013 à 12h04, mis à jour le 01 janvier 2013 à 12h07



Protéger ses ressortissants, et encourager le dialogue entre le président Bozizé et les rebelles du Séléka : telle est la tâche difficile de la France en République centrafricaine. Mais les insurgés accentuent la pression sur la capitale, Bangui.

 

Le commentaire fait, à la veille du Nouvel An, par Jean-Yves Le Drian sur la situation centrafricaine, illustre l'inconfort de la position française. "Nous avons deux missions. D'une part, faire en sorte que les protagonistes puissent se rencontrer, échanger, trouver les conciliations nécessaires", a déclaré le ministre de la Défense en marge de son déplacement à Kaboul auprès des troupes françaises. Et d'autre part, "assurer la sécurité de nos ressortissants". La menace que font peser les rebelles sur Bangui, la capitale, se fait de plus en plus précise. Mais l'avancée des insurgés du Séléka est aussi allée de pair, ces dernières semaines, avec le développement de tensions anti-françaises, savamment encouragées par un pouvoir aux abois et qui espérait trouver là un moyen de pousser Paris à intervenir.

 

En quelques semaines, la coalition rebelle du Séléka a pris le contrôle d'une large partie de la Centrafrique, en progressant à une vitesse fulgurante. Désormais aux portes de Bangui, ce mouvement composite réclame le départ du président François Bozizé. La rébellion a accru sa pression en dépit des appels au dialogue lancés lundi par la France, ancienne puissance coloniale, et des promesses de partage du pouvoir faites la veille par le président Bozizé. Les Etats-Unis, qui ont fermé leur ambassade dans la capitale, se sont dits mardi "très inquiets de la détérioration de la sécurité en Centrafrique" et ont appelé les rebelles à cesser leur avancée.

 

Les rebelles dénoncent des exactions contre leurs partisans

 

La situation est d'autant plus instable que la rébellion centrafricaine affirme vouloir prendre la ville de Damara, à 75 km au nord de Bangui, où les forces des Etats d'Afrique centrale présentes pour jouer un rôle stabilisateur ont établi un dernier verrou sur la route de la capitale. Le porte-parole de la coalition rebelle, Eric Massi, accuse le gouvernement de poursuivre ses "exactions" contre les sympathisants des rebelles à Bangui et de préparer une contre-offensive dans le nord pour justifier sa ligne dure. "Il ne fait plus aucun doute que la sincérité des promesses de François Bozizé (...) n'est pas réelle", a-t-il affirmé lundi tout en disant souhaiter l'intervention du président Hollande pour organiser un entretien téléphonique entre lui-même et François Bozizé.

 

La France a envoyé des renforts à Bangui et dispose de près de 600 hommes à l'aéroport pour une éventuelle évacuation des Européens. Paris a souligné à plusieurs reprises ne pas vouloir intervenir pour sauver le régime. Le Congo a annoncé pour sa part avoir envoyé 120 militaires à Bangui, qui agiront dans le cadre du mandat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale.

 

Face à la pression des rebelles, la marge de manoeuvre de François Bozizé, à la tête depuis 2003 de ce pays de 5 millions d'habitants, paraît très réduite. A Bangui, de nombreux Centrafricains se sont massés lundi devant les banques pour la paie de fin de mois, se disant inquiets pour l'avenir et soucieux de la flambée des prix. L'opposition centrafricaine s'est quant à elle déclarée sceptique sur les concessions du président Bozizé. "Il fait des promesses et ne les tient pas", a déclaré le principal opposant, l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, plaidant pour un dialogue politique.



Source : http://lci.tf1.fr/monde/afrique/centrafrique-le-dilemme-de-la-france-7747931.html

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:41

 

 

 

soldats-de-Bozize.jpg

 

Libération 1 janvier 2013 à 08:37


La rébellion centrafricaine a affirmé lundi vouloir prendre la ville de Damara, dernier verrou à 75 km au nord de Bangui, et réclamé à nouveau le départ du président François Bozizé, malgré les appels au dialogue de Paris.

«Bozizé doit partir, c’est clair, on réclame son départ, qu’il quitte le pouvoir», a affirmé à l’AFP le porte-parole de la coalition rebelle du Séléka, Eric Massi.


Selon lui, «une colonne de huit véhicules a quitté Damara pour attaquer» les positions des rebelles à Sibut, ville située sur la même route à 160 km au nord de Bangui, que le Séléka a prise samedi. «On va neutraliser cette colonne comme on le fait toujours, et (nous) allons sécuriser (prendre) Damara», a affirmé Eric Massi.


Damara se trouve à 85 km au sud de Sibut. Les forces des Etats d’Afrique centrale présentes pour jouer un rôle stabilisateur y ont établi un dernier verrou sur la route de la capitale.


La rébellion a accru sa pression en dépit des appels au dialogue lancés lundi par la France, ancienne puissance coloniale, des Etats-Unis et des promesses de partage du pouvoir faites la veille par le président Bozizé.


Entretien avec François Hollande


Le président François Hollande s’est entretenu par téléphone avec François Bozizé, appelant à «l’ouverture d’un dialogue entre les autorités centrafricaines et toutes les parties en présence, notamment la rébellion», a annoncé l’Elysée.


Quelques heures plus tôt, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait lancé un appel similaire, soulignant que «la priorité est plus que jamais au dialogue et à l’arrêt des hostilités».


Se disant «très inquiets» de la «détérioration de la sécurité en Centrafrique», les Eats-Unis ont eux appelé «les rebelles à cesser toutes les hostilités et tout mouvement vers la capitale».


Dimanche, le président Bozizé s'était dit prêt à un dialogue sans délai à Libreville, au Gabon, proposant même la formation d’un gouvernement d’union nationale auquel pourraient participer les rebelles.


Mais ces derniers ont affirmé ne pas croire à ces promesses et menacé à nouveau dès lundi matin de marcher sur Bangui. Eric Massi avait brandi pour la première fois cette menace dimanche.


Sans répondre directement à l’offre de négociations du président Bozizé, le porte-parole du Séléka a accusé lundi le gouvernement de poursuivre ses «exactions» contre les sympathisants des rebelles à Bangui et de préparer une contre-offensive dans le nord pour justifier sa ligne dure.


«Nous en appelons aux forces africaines de maintien de la paix pour qu’elles interviennent immédiatement dans la capitale pour faire cesser les exactions et assassinats de prisonniers, ou qu’elles ne nous empêchent pas de le faire», a déclaré Eric Massi à l’AFP.


«Il ne fait plus aucun doute que la sincérité des promesses de François Bozizé (...) n’est pas réelle», a-t-il affirmé tout en disant souhaiter l’intervention du président Hollande pour organiser un entretien téléphonique entre lui-même et M. Bozizé.

 

Renforts militaires


La France a envoyé des renforts à Bangui et dispose de près de 600 hommes à l’aéroport pour une éventuelle évacuation des Européens. Paris a souligné à plusieurs reprises ne pas vouloir intervenir pour sauver le régime.


Ce refus a suscité une certaine hostilité à Bangui où l’ambassade de France a été attaquée la semaine dernière par des manifestants.


Le Congo a annoncé avoir envoyé 120 militaires à Bangui, qui agiront dans le cadre du mandat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) dont la force est actuellement déployée à Damara, en appui de l’armée centrafricaine.


Alors que les rebelles, qui ont repris les armes le 10 décembre, contrôlent désormais la plus grande partie du pays, dont les grandes villes diamantifères et aurifères, la marge de manoeuvre de François Bozizé, à la tête depuis 2003 de ce pays de 5 millions d’habitants, paraissait très réduite.


A Bangui, de nombreux Centrafricains étaient massés lundi devant les banques pour la paie de fin de mois, se disant inquiets pour l’avenir et soucieux de la flambée des prix.


«On va essayer d’acheter un peu plus de manioc pour pouvoir rester à la maison si les rebelles arrivent». Quant au réveillon, «on n’a pas la forme habituelle», a dit à l’AFP Sylvain Derouanda, gardien d’une entreprise de sécurité.


L’opposition centrafricaine s’est quant à elle déclarée sceptique sur les concessions du président Bozizé. «Il fait des promesses et ne les tient pas», a déclaré à l’AFP le principal oppossant, l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, plaidant pour un dialogue politique.


(AFP)

 

Source : http://www.liberation.fr/monde/2013/01/01/en-centrafrique-la-rebellion-avance-vers-la-capitale_871005

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:33

 

 

 

carte RCA zone en crise

 

 

L’achèvement de l’année 2012 a projeté est-ce par hasard, la République centrafricaine au-devant de l’actualité mondiale. Pour reprendre un néologisme, le pays de Boganda a fait et continue de faire le « buzz ». Sur presque toutes les chaînes de télévision, la une des grands journaux dans le monde, Bozizé disputait l’actu avec Bashar el Assad de Syrie. Même le dernier jour de 2012, François Hollande, le président de la République française qui a pourtant beaucoup de chats à fouetter, a dû trouver un petit moment pour passer un coup de fil au dictateur sanguinaire afin de rappeler ses obligations à un ersatz de président de la d’une république bananière qu’il a vertement rabroué quelques jours plus tôt lorsque celui-ci avait osé solliciter l’aide de la France pour sauver son pouvoir qu’une rébellion armée menace de renverser.

 

Alors que les autorités de Paris étaient fières d’annoncer le total retrait d’Afghanistan des troupes combattantes françaises conformément à la promesse électorale de François Hollande, elles ont dû à leur corps défendant, ordonner en catastrophe le renforcement du nombre de soldats et du dispositif logistique pouvant permettre une éventuelle évacuation et en vue de la protection de leurs ressortissants et des étrangers de RCA. C’est ainsi que l’opinion internationale découvre avec effarement qu’il existe une nullité à la tête de la République centrafricaine.

 

Ce faisant, les nouveaux responsables français étaient confrontés et à devoir gérer la première grave crise qui éclate dans une de leurs anciennes colonies d’Afrique au sud du Sahara, le Centrafrique, alors que le Mali semblait pourtant être le premier théâtre à constituer le baptême de feu d’un engagement des troupes françaises que François Hollande aurait eu à décider. Il faut dire en qu’en choisissant de faire caillasser l’immeuble abritant la chancellerie de la France à Bangui par ses partisans passablement excités la veille par son discours de haine et xénophobe, Bozizé ne pouvait que contraindre les autorités françaises à s’occuper malgré elles du cas du psychopathe qu’il est devenu.

 

Il ne pouvait en être autrement car l’opinion internationale a encore vivaces dans l’esprit, les images traumatisantes de l’attaque terroriste du consulat des USA de Benghazi où a trouvé la mort l’ambassadeur de ce pays en Libye. Cette triste tragédie a coûté à Mme Susan Rice la succession de Mme Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat, les républicains n’ayant pas pardonné à Mme Rice les premières explications qu’elle avait avancées sur cet événement.

 

Aujourd’hui, malgré elle, la France est obligée de déployer hors de son territoire alors que la tendance est plutôt au rappel en métropole des troupes qui sont à l’extérieur, 600 soldats à cause de l’évolution imprévisible de la situation politico-militaire en République centrafricaine où un chef d’état, roublard, impopulaire et incompétent, comme l’a qualifié Mme Elisabeth Guigou,  sollicite l’aide de la France tout en faisant déchirer son drapeau et briser les vitres de son ambassade.

 

Malgré eux aussi, les contingents de La Micopax dont certains pays d’Afrique centrale avaient déjà annoncé le retrait de la RCA pour 2013 et d’autres même repartis au bercail, se voient encore dans l’obligation de revenir sur le sol centrafricain à cause de la brusque montée de la fièvre à Bangui et Damara. C’est cela aussi le côté « pays à part » de la République centrafricaine. Maintenant, les nouveaux dirigeants français doivent à leur corps défendant de gérer les néfastes conséquences des choix françafricains opérés par les anciens dirigeants de la France d’alors avec leurs obligés sous-régionaux de naguère qui ont cru devoir porter à la tête de la RCA un médiocre individu comme François Bozizé.

 

La rédaction  

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:30

 

 

 

Néris Massi Eric

 

 

01 janvier 2013


En moins de 20 jours, une rébellion inconnue il y a encore quelques semaines, contrôle 85% de la Centrafrique et menace de renverser le président François Bozizé. Dans un entretien exclusif à Afrikarabia, un responsable du mouvement a accepté de lever le voile sur une partie des dessous de la coalition Séléka : le "réel" président du mouvement, leurs soutiens politiques, leur financement, mais aussi les premières mesures qu'ils prendront une fois au pouvoir.

 

 

Depuis le 10 décembre 2012, une coalition de plusieurs mouvements rebelles (UFDR, CPJP, FDPC, CPSK et A2R) mène une offensive éclair sur la capitale centrafricaine. Objectif : faire tomber le régime du président François Bozizé. Face à une armée régulière qui fuit les combats et une force d'interposition tchadienne passive, la rébellion du Séléka se retrouve en mesure de prendre le pouvoir à Bangui. De ces rebelles, venus de plusieurs formations hétéroclites, on connait peu de chose. Un membre important de la coalition a accepté de nous dévoiler quelques secrets du mouvement. Il n'a pas souhaité divulguer son identité.



- Afrikarabia : A quand remonte l'idée de la coalition du Séléka ?



- La coalition de tous ces mouvements rebelles date de moins de 4 mois. Tout a commencé à partir de fin octobre 2012. Nous étions conscients que pour renverser le président Bozizé, il fallait passer par le Tchad et d'autres pays de la sous-région. Nous avons constaté que les relations s'étaient fortement dégradées entre la Centrafrique (RCA) et le Tchad. Nous avons réussi à convaincre de notre démarche certains proches du président Idriss Déby, que nous avons rencontré à Paris… des officiels de hauts rangs et des membres de son cabinet. Ils nous ont expliqué qu'ils étaient déçus de l'attitude et de l'incompétence du président François Bozizé. Plusieurs accords avaient d'ailleurs été signés entre le Tchad et la RCA et les choses traînaient.

- Afrikarabia : Quel était votre projet ?



- En 2003, c'est nous (certains membres de la rébellion, ndlr), qui avons aidé Bozizé à prendre le pouvoir. Malheureusement, Bozizé est devenu fou avec le pouvoir. Il n'était donc plus un interlocuteur valable pour les intérêts de la Centrafrique mais aussi du Tchad. Nous voulions quelqu'un de responsable pour prendre la tête du pays. Pour réussir notre objectif, nous étions convaincus qu'il fallait une coordination entre tous ces chefs rebelles. Au début cela a été difficile à mettre en place. 



- Afrikarabia : Qui dirige ce mouvement ?



- Nous avons une stratégie au niveau de notre président. Pour l'instant, nous ne voulons pas que son nom soit connu. Nous n'avons pas voulu qu'il s'affiche tout de suite comme le porte-parole ou le coordinateur du mouvement. C'est donc pour cela que nous avons choisi, en accord avec le commandement militaire sur place, Eric Massi comme porte-parole de la coalition. Notre président sera connu une fois que le pouvoir sera tombé à Bangui. Je peux juste vous dire qu'il est très réservé et c'est un sage. La discipline, le respect des droits de l'homme et des populations civiles dans les rangs de nos militaires sont, par exemple, une stratégie mise en place par lui. Nous devons éviter toutes les erreurs commises par les autres mouvements rebelles en Afrique.



- Afrikarabia : Avez-vous le soutien d'autres pays ? On parle duTchad évidemment, mais aussi du Congo Brazzaville et du Soudan ?



- Nous avons le soutien politique de proches d'Idriss Déby, mais cela ne veut pas dire qu'on a le soutien personnel du président Déby. Concernant Sassou Nguesso, cela fait longtemps qu'il ne s'entendait plus avec Bozizé. Il a joué un rôle important, notamment pour demander au président Déby de ne pas intervenir militairement contre la rébellion. Quant au Soudan, c'est très clair, il n'y a aucun élément soudanais dans notre mouvement. D'ailleurs vous savez très bien que les relations ne sont pas bonnes entre le Tchad et le Soudan, ce serait donc contradictoire.

- Afrikarabia : Comment êtes-vous financé ?



- Le financement repose uniquement sur des petites cotisations entre nous.

La rébellion vit très difficilement. Les hommes font des sacrifices énormes. C'est le patriotisme qui anime nos soldats. Nous avons des problèmes pour acheter des crédits de télécommunication. On se cotise ici en Europe pour envoyer des crédits téléphoniques sur place par exemple...



- Afrikarabia : …il y a pourtant des uniformes neufs, des armes… cela ne peut pas être financé par de simples cotisations ?



- Croyez-moi, nous avons commencé cette rébellion sans aucun moyen. Le matériel et la logistique viennent uniquement de ce que nous avons récupéré aux forces armées centrafricaines (FACA). Nous n'avons pas un centimes et aucun soutien extérieur. Si nous avions de réels moyens financiers, François Bozizé serait tombé depuis longtemps. 

- Afrikarabia : Quelles seront les premières mesures que vous prendrez si vous arrivez au pouvoir ?


- Si le régime de François Bozizé tombe, je peux vous annoncer que allons organiser une période de transition de 2 ans. Et ce délai ne sera pas dépassé. A la suite de cette transition, les responsables de la rébellion devront signer un amendement et s'engager à ne pas se représenter. Avant d'organiser les élections présidentielles, les élections municipales devront être organisées. Sur le plan politique, nous allons suspendre l'actuelle constitution, mais aussi le parlement, dans lequel règne en maître le clan Bozizé. Une Assemblée constituante sera nommée. Elle devra être représentative de toutes les forces vives de la RCA. Puis, nous allons mettre en place une commission des droits de l'homme, une commission de lutte contre la corruption, une commission des biens mal acquis et une commission vérité et réconciliation. François Bozizé a déchiré ce pays. Il est actuellement en train de monter des Centrafricains contre d'autres Centrafricains. Pour terminer, nous souhaitons également garantir la sécurité de tous nos voisins. 



Propos recueillis par Christophe RIGAUD - Afrikarabia

 

Source : http://afrikarabia.blogspirit.com/apps/m/archive/2013/01/01/centrafrique-rca-l-agenda-secret-de-la-rebellion.html

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:20

 

 

 

Bozizé Yangou

 

 

par Paul-Marin Ngoupana


BANGUI 01-01-2013 à 12h31 (Reuters) - Le président centrafricain, François Bozizé, a appelé mardi les rebelles de la Séléka à déposer les armes et à le laisser mener son mandat de chef de l'Etat jusqu'à son terme en 2016.


Les insurgés, installés à 75 km de la capitale Bangui, accusent Bozizé d'être revenu sur un des accords de paix de 2007 qui prévoyait une indemnisation financière et un emploi pour les anciens combattants ayant accepté de déposer les armes.


"Je répète que je ne serai pas candidat lors de l'élection de 2016, donc laissez-moi terminer mon mandat. Il ne me reste que trois ans", a plaidé Bozizé lors de son message de voeux pour le nouvel An diffusé à la radio en Sango, la langue vernaculaire.


Le chef de l'Etat a profité de cette allocution pour critiquer l'armée régulière qui a enregistré une série de revers militaires depuis l'offensive des rebelles de la Séléka il y a trois semaines. Il a en revanche salué le rôle de l'armée tchadienne venue à son secours.


"L'armée n'a pas joué son rôle. Sans l'armée tchadienne, nous ne serions plus ici pour nous exprimer", a-t-il déclaré.


Le président tchadien Idriss Déby, dont le pays est membre de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), a mis en garde les rebelles lundi de ne pas poursuivre leur progression au-delà de Damara, ville tenue par les forces gouvernementales à 75 km de Bangui.


Les dirigeants des pays de la région ont décidé d'envoyer 360 soldats supplémentaires pour soutenir l'armée centrafricaine et venant s'ajouter aux 500 militaires, principalement tchadiens, déjà déployés.


Les rebelles de la Séléka hésitent désormais sur la stratégie à adopter : entamer des négociations avec le chef de l'Etat ou poursuivre leur marche en avant et renverser le président arrivé pouvoir à la faveur d'une insurrection en 2003.


DIVISIONS


François Bozizé s'est dit prêt dimanche à former un gouvernement de coalition avec les rebelles et a accepté le principe de pourparlers de paix au Gabon sans conditions préalables.


"Actuellement, il y a des divisions au sein du Séléka sur ce point", a déclaré Nelson Ndjadder, un responsable basé en France du CPSK, un des trois principaux mouvements qui constituent le Séléka.

"Certains veulent continuer le combat, mais le CPSK est prêt à déposer ses armes et à discuter", a-t-il ajouté.


Un autre porte-parole du Séléka, Eric Massi, a déclaré dans la journée avoir rejeté la proposition de François Bozizé. Mais, a précisé Nelson Ndjadder, "il (Massi) ne parle pas en notre nom à tous."

Le Séléka regroupe trois anciens groupes de rebelles : le CPJP, l'UFDR et le CPSK.

A Washington, on se dit "profondément inquiets de la détérioration de la situation en matière de sécurité", selon la porte-parole du département d'État.


"Nous appelons la coalition rebelle à cesser les hostilités et sa progression vers la capitale (...) Nous exhortons le gouvernement centrafricain à s'assurer que ses forces de sécurité respectent les droits de l'homme", a déclaré Victoria Nuland.


La République centrafricaine figure parmi les nombreux pays de la région où sont déployées des forces américaines en soutien aux autorités locales dans leur combat contre l'Armée de résistance du seigneur (LRA), groupe rebelle qui a fait des milliers de morts dans quatre pays.


La CEEAC compte par ailleurs 5.000 soldats dans le pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète malgré d'importants gisements d'uranium, d'or et de diamants.


La France, qui n'a pas répondu favorablement à la demande du président François Bozizé d'une aide militaire, a cependant renforcé sa présence à Bangui: quelque 600 soldats s'y trouvent afin d'assurer la sécurité de 1.200 ressortissants français.

 

Danielle Rouquié, Agathe Machecourt et Pierre Sérisier pour le service français

 

 

NDLR : C'est pathétique de voir ce monsieur chercher encore à s'accrocher au pouvoir après dix ans d'errement et d'un bilan aussi désastreux à la tête du pays. Pourquoi Bozizé cherche-t-il à demeurer au pouvoir jusqu'en 2016 alors que tout le monde exige actuellement son départ purement et simplement ? Il y a quelque chose qui ressemble au mongolisme chez ce monsieur !

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