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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 14:16

 

 

Alain Lamessi

 

 

Il est certes bien loin aujourd’hui ce temps où jeunes étudiants centrafricains en Europe, en Afrique ou en Amérique, nous nous gavions parfois jusqu’à l’indigestion, de théories révolutionnaires fumeuses comme seuls substrats de changement  qualitatif en République centrafricaine. L’idéalisme des uns doublé de la sincérité des autres a nourri les débats et les discussions souvent interminables mais toujours passionnants pour nous préparer à l’intégration des masses. Cette propension à la lutte révolutionnaire n’était jamais dénuée de toute naïveté au point de faire de nous des admirateurs inconditionnels des dictateurs comme Staline, Castro, Mao, etc. Même le tristement célèbre Enver Hoxa de l’Albanie devint le modèle à imiter. Quelle candeur ! Peut-on dire, avec le recul. Mais mieux vaut se tromper de bonne foi que de se complaire dans l’ignorance par faiblesse intellectuelle.


Avec pour seule grille de lecture le marxisme-léninisme nous rêvions, les yeux ouverts, de la révolution nationale démocratique et populaire pour changer radicalement les bases structurelles permettant d’apporter rapidement  bien-être social et progrès économique au peuple centrafricain.  L’hypothèse fondamentale étant celle bien connue de la dialectique matérialiste et historique. A savoir : c’est la superstructure qui détermine l’infrastructure ou ce sont les conditions matérielles qui déterminent la conscience des peuples.


Les mouvements étudiants furent une grande école de patriotisme où chacun se formait à la lutte contre l’impérialisme, contre la dictature et surtout pour la défense des intérêts du peuple en cultivant l’esprit de sacrifice et de solidarité. A la vérité cette velléité révolutionnaire a été comme exacerbée par la lutte contre la dictature en Centrafrique dans les années 70 et le mouvement étudiant devint la seule force d’opposition externe lorsque la parole fut bâillonnée en interne. La commission nationale des bourses (CNB) devint rapidement la tribune où étaient portées  les revendications, au-delà des étudiants, des masses populaires. Les camarades Alphonse Blague, Marguerite Petrokoni Zeze, Focky Ndoungouma, et Romain Sopio en payèrent hélas très chèrement le prix par la case prison pour avoir osé dénoncer l’Empire centrafricain. L’anachronique réhabilitation de l’empereur Bokassa est une injure à l’histoire et au droit de l’homme, soit dit en passant.


Des cadres techniquement compétents et politiquement conscients (?)


Des études payées avec l’argent du peuple centrafricain étaient comprises non pas comme une fin en soi mais comme  moyens d’accélérer le développement intégral de la République Centrafricaine. L’objectif minimum admis était de devenir des cadres techniquement compétents et politiquement conscients.


Rendons à César ce qui est à César. De jeunes étudiants centrafricains, certes à l’étranger, ont marqué leur génération d’une empreinte indélébile dans les années 70 et 80 : Jean-Paul Ngoupandé et Zarambaud Assingambi d’une part, Sissa Le Bernard, Henri Pouzere, Tobi Ngaragba et Sévérin Ngouda d’autres parts n’ont pas ménagé les efforts pour mobiliser, encadrer et former leurs jeunes compatriotes aux thèses nationalistes et anti-impérialistes. Leur capacité à théoriser et surtout à convaincre  fit d’eux  de véritables ténors qu’il fallait suivre. D’autres encore : Sioke Reynaldi, Mabingui Joseph, Karim Meckassoua, Balenguele Abel, Ndouba Prosper, Siotene Martin, Bélibanga Clément, Répago Goneyo, Kiwi Makouri, pour ne citer que ceux-là, ont fait de la solidarité la règle de leur  vie au point de tout sacrifier pour venir en aide aux autres. Pour mobiliser, ils étaient prompts à sacrifier bourses, tickets de restaurant et chambres de campus au profit de quelque centrafricain que ce soit se trouvant dans le besoin. Le tribalisme était proscrit aussi bien dans le discours que dans le vécu car on ne mobilise pas le peuple sur une base si étriquée, encore moins avec une conception si rétrograde. De même l’adoption d’une nationalité autre que centrafricaine était passible de bannissement car synonyme de trahison à la cause nationale.


Les personnes qui ont pris la relève ont montré de grandes capacités au dépassement de soi qui forcent respect : Tiangaye Nicolas à Orléans, Maka Gbokossoto et Sonny Léonard à Dakar, Albert Ndode, Dieudonné Salamatou à Bangui, Emmanuel Touaboy à Abidjan et Alain Lamessi à Brazzaville. Nourris au lait du maoïsme, ces  compatriotes voulaient changer la République centrafricaine pour changer la vie du peuple.


Dans tous les ministères comme dans les institutions nationales et internationales on retrouve cette génération de centrafricains formés à l’école du « centrafricanisme  militant » largement en cours dans les années 70 et 80. Ce sont généralement de grands technocrates connus et reconnus pour leur rigueur, leur patriotisme et surtout leur sens de l’intérêt national. Ils sont tous devenus, à quelques exceptions près, de personnalités incontournables dans leur domaine de compétence. Beaucoup d’entre eux ont servi l’Etat à un très haut niveau : Président de la République (AFP), Premier ministre, Ministres, secrétaires d’Etat, Ambassadeurs, Directeurs de cabinet, etc...


La faillite des intellectuels centrafricains a fait le nid de de la dictature


A l’heure de l’autocritique, peut-être dirons-nous aujourd’hui que le passage aux différents postes de responsabilité des intellectuels émérites n’a pas laissé  que de bilans positifs que l’histoire pourra  faire valoir. Bien au contraire : Lorsque le détournement des deniers publics et la prédation des biens  de l’Etat sont érigés en exercice national  alors comment s’étonner qu’il n’y a pas de route, pas d’électricité, pas d’eau courante, pas d’hôpitaux, pas d’école, pas de ponts? Lorsque les intérêts personnels sont placés au premier rang des valeurs qui doivent guider l’action publique, alors comment s’étonner que le peuple ne croit plus à rien, encore moins aux intellectuels et devienne prompt à tout détruire à la moindre occasion pour se venger ? Lorsque faute d’argument politique on caresse honteusement les bas sentiments tribalistes ou pseudo nationalistes, alors comment s’étonner qu’il n’y a plus ni paix, ni unité nationale ?


La refondation de la démocratie centrafricaine moderne s’origine dans la chute de l’empire avec l’opération « barracuda ». De même nous avions applaudi des deux mains l’armée française qui nous a aidés à vaincre la dictature de Bokassa en 1979, de même nous en sommes aujourd’hui réduits  à soutenir le SELEKA dont personne ne connaît le leader (c’est à croire que c’est une rébellion sans tête, ni visage),  après avoir été de fieffés zélateurs du Général Président Bozize.


Les intellectuels, c’est comme le phare dans la nuit. Lorsque le phare ne s’allume plus, ce sont des aveugles qui sont aux commandes. Dans ce cas tomber dans le précipice devient inévitable. Il n’y a pas de honte à faire son autocritique. Nous avons collaboré peu ou prou avec tous les régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat avec les résultats que chacun sait. Par couardise ou par opportunisme nous avons accompagné les dictateurs dans leur ascension et n’avons pas toujours été à la hauteur de l’attente du peuple. Aujourd’hui nous devons nous réconcilier avec le peuple centrafricain, regagner sa confiance. Faire amende honorable avant de proposer une alternative crédible à la situation de non Etat qu’est devenue la République Centrafricaine. Lorsque, comble de malheur, des intellectuels se pourlèchent déjà les babines, faisant des pieds et des mains pour hériter de quelque strapontin dans un hypothétique gouvernement d’union nationale à la faveur du dialogue nationale, c’est tout simplement pathétique !


Comparaison n’est pas raison, certes ! La République centrafricaine, géographiquement, c’est 20 fois la Belgique, 22 fois le Burundi, 29 fois l’Etat d’Israël avec en plus de l’or et du diamant à l’Est, à l’Ouest, au Nord, au Sud et au Centre, du pétrole au Nord, à l’Est et peut-être au Sud, du Fer depuis Bambari jusqu’à Damara,  de l’uranium à l’Est, sans oublier du bois, du café, du coton, du tabac, etc. Donnez toutes ces richesses au Japon ou tout simplement au Burkina Faso à côté et vous verrez la face du monde changée. Personne ne croit plus un seul instant à cette argutie qui consiste à dire que c’est l’Occident qui nous empêche de nous développer. Le plus souvent nous ne savons même  pas ce que nous voulons à défaut d’avoir de l’amour du peuple comme seul étalon de valeur. Nous avons l’impérieux devoir de mettre fin à la souffrance du peuple centrafricain. Notre responsabilité historique, c’est de calmer le jeu et de promouvoir le dialogue, encore le dialogue et toujours le dialogue. Et Martin Ziguélé, leader de l’opposition, de reconnaître avec lucidité : « il n’y a pas de solution militaire » à la crise que connaît notre pays.


Non à la chasse aux sorcières ! Nous sommes tous des Rongas, nous sommes tous des Goulas. Nous sommes tous des Bandas. La démocratie, d’accord ! Mais l’unité nationale d’abord !

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 14:11

 

 

 

 

 

armée française

 

 

Mercredi 2 Janvier 2013 à 11:30 

 

JEAN-DOMINIQUE MERCHET - MARIANNE


« Je romprai avec la Françafrique », promettait le candidat François Hollande. Une promesse bien difficile à tenir par le président de la République, comme on est en train de le voir en Centrafrique. Quoi qu’elle fasse, ou ne fasse pas, la France sera tenue pour responsable de l’évolution de la situation dans ce petit pays misérable de moins de cinq millions d’habitants, où la guerre civile vient de repartir. 


Longtemps, Paris a fait la pluie et le beau temps dans son ancienne colonie d’Oubangui-Chari. On se souvient comment « l’Empereur » Jean-Bedel Bokassa fut déposé par l’opération Barracuda en 1979. En 2006-07, l’armée française y faisait toujours le coup de feu. Certes, la France y a fermé ses bases de Bouar et Bangui et seul un petit contingent de 250 hommes stationnait encore sur l’aéroport de la capitale, pour y soutenir le Micopax, une mission africaine de stabilisation. 


Car le pays est en effet en proie à une profonde instabilité, où s’entremêle banditisme, luttes tribales et ambitions politiques. La Centrafrique est dirigé par le président François Bozizé, dont les méthodes ne semblent guère plus recommandables que celles de ses opposants. 

Face à la dégradation de la situation (attaque de l’ambassade de France, menaces éventuelles sur un millier de ressortissants européens, dont des binationaux), Paris a décidé de renforcer son dispositif militaire, qui est aujourd’hui de 600 hommes. 


Pour quoi faire ? C’est tout le problème. Car, en Centrafrique, la France n’a le choix qu’entre deux mauvaises solutions. 


Sauver le régime Bozizé, largement discrédité, en « tapant » sur les rebelles du mouvement Seleka ou laisser les choses suivre leur cours sans intervenir. La seconde hypothèse, a priori raisonnable, semble avoir la préférence de l’Elysée. 


Reste que, dans ce cas, il y aura un prix à payer : l’effondrement possible du pays. Le chaos va s’installer, comme au Mali ou en RD Congo voisine. L’Etat, déjà bien virtuel, risque tout simplement de disparaître. Les violences se développeront, avec leur cortège de massacres interethniques. La France sera accusée d’avoir laissé faire – alors qu’elle s’était plutôt bien sortie de la crise en Côte d’Ivoire. 


La seule chance d’échapper à ce dilemme est d’obtenir une solution négociée entre le pouvoir et les rebelles. Bref, de mettre les mains dans le cambouis de la politique intérieure centrafricaine.  Vous avez dit Françafrique ? 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:48

 

 

 

barriere-autodefense-Bozize.jpg

 

 

RFI   mercredi 02 janvier 2013

 

Près de 200 ressortissants tchadiens vivant à Bangui sont rentrés mardi 1er janvier 2013, dans leur pays. Ils ont été rapatriés par le Tchad pour des raisons de sécurité. Ils sont diplomates, fonctionnaires internationaux, ou encore stagiaires à l'Ecole des douanes. Ces rapatriés décrivent une atmosphère très lourde dans la capitale centrafricaine ces derniers jours.

 

Ce sont près de 200 Tchadiens, diplomates, fonctionnaires à la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (la Cemac, l’organe sous-régional), ou encore stagiaires à l’école des Douanes, qui sont rentrés à bord de deux avions affrétés par le Tchad.

 

Un stagiaire à l’Ecole des douanes raconte l’atmosphère dans les rues de Bangui : « C’est la population civile armée de machettes, d’armes blanches, qui sont là tous les 500 mètres et qui mettent des barrières par-ci, par-là. Et quand tu ne connais pas le sango, ce n’est pas facile de t’en sortir. »

 

Il explique aussi la manière dont lui et son groupe ont pu atteindre l’aéroport de Bangui dans la soirée du 31 décembre 2012 pour pouvoir rentrer au Tchad : « Notre ambassadeur était déjà à l’aéroport. Il était question que notre école nous évacue vers l’aéroport. Mais c’était difficile parce qu’il n’y avait personne qui pouvait venir prendre un bus pour pouvoir nous évacuer. On a eu recours à nos frères qui sont dans la Fomac. En moins d’un quart d’heure, ils sont venus en pick-up de la Fomac. Ils ont réussi à nous évacuer rapidement. » Il faut noter que la Fomac est la force multinationale d'Afrique centrale dont les troupes sont chargées du maintien de la paix.

 

Il reste encore beaucoup de Tchadiens à Bangui : des commerçants, étudiants ou de simples anonymes qui attendent avec angoisse la fin des évènements.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:37

 

 

 

Djimarem-Maitart.JPG

 

 

La Centrafrique, est depuis trois semaines en situation de guerre, résultant du déficit de dialogue voulu par le pouvoir. Le drame que vit le RCA aurait pu être évité si le Président Bozizé avait eu l’intelligence d’asseoir son régime sur la bonne gouvernance, s’il avait fait du dialogue le fondement de son régime. Force est de constater que depuis le fameux « sursaut patriotique » (concept imaginé par l’opposition au régime de Patassé), Le Président Bozizé a fait de l’arrogance et du mépris de l’opposition les principes cardinaux de sa politique.

 

Le Président Bozizé, dans tous ses discours en Sango (Langue nationale de Centrafrique), n’a cesse de proférer des injures à l’endroit des opposants qu’il qualifie d’ennemis de la nation à telle enseigne l’opposition a du mal à jouer son rôle d’animation de la vie politique de la nation, de proposition et de contre-pouvoir à lui concédé par la Constitution. Le bâillonnement des opposants, marqué par le refus de leur accès aux médias  publics et par l’interdiction systématique d’organiser des meetings et des manifestations, a fini par faire le  lit au mécontentement et au climat délétère ayant abouti à la situation que nous connaissons aujourd’hui. La guerre dont aucun Centrafricain ne veut est le résultat de la politique fortement tribalisée, fondée essentiellement sur la force et la brutalité.  Or une politique qui se repose sur la logique des armes ne peut mobiliser les citoyens autour des idéaux de l’unité nationale et de travail, nécessaires à tout programme de développement. Notre peuple s’enfonce de plus en plus dans la pauvreté et la misère. Ce peuple voit dans l’avancée de la rébellion SELEKA un mal nécessaire  pour se libérer de cette décennie de misère et d’oppression, et c’est dommage !

 

Le défunt Président Patassé, dans son discours au DPI en 2008, en regardant Bozizé dans les yeux, disait en substance ceci : « … vous voyez maintenant, mon petit frère, les limites des armes ! ». Il n’avait pas tors de le dire car ce qui est obtenu par les armes ne peut que créer à terme les conditions de violences par les armes. Ce qui place le dialogue et la concertation au cœur  de la vie harmonieuse .d’une nation qui veut avancer.

 

Aujourd’hui, Chaque citoyen centrafricain doit dépasser ses propres égoïsmes pour rechercher les voies et moyens pour tirer notre pays du pétrin où il se prouve par notre faute. Le Président Bozizé, doit comprendre que si nous en sommes là, c’est largement de sa faute. Il doit savoir qu’il a été pendant 10 ans l’otage de sa famille et de sa tribu et n’a écouté que les siens. Il lui appartient  d’être sincère avec les centrafricains qui ne font pas partie des siens et qui ont le droit et le devoir de participer à l’édification nationale. Il doit savoir que l’exclusion en politique est pire que la peste

 

A l’heure actuelle, nous pensons que  le dialogue vrai et sincère est incontournable pour rétablir la confiance et la concorde nationale. Le Président Bozizé ne doit pas prendre des engagements dilatoires en jouant la montre. Tout semble montrer qu’il privilégie secrètement la solution militaire alors que les moyens matériels et humains lui font défaut. Les soldats de la FOMAC, en dépit des gesticulations stupides de leurs officiers, n’iront pas se faire tuer pour sauver la tête d’un président qui n’écoute que ses courtisans pour qui sa chute signifie la fin de leurs privilèges et celle de l’impunité. Alors, il ne lui reste plus que la voie du dialogue avec tous ceux qu’il a volontairement exclus et ignorés, notamment l’Opposition démocratique,  pour trouver par consensus ce qui est bon pour notre pays. L’intérêt supérieur de notre peuple doit nous guider tous et la volonté de vivre ensemble aussi. C’est pourquoi, ce qui ressemble à la chasse à l’homme, contre des membres certaines ethnies de notre pays, qui se déroule en ce moment à Bangui et ailleurs en Centrafrique est à la fois irresponsable, absurde, et de nature à diviser un peu plus les Centrafricains et doit être dénoncé absolument. La violence engendre la violence. Il faut absolument sortir de ce cercle vicieux. La clé de la sortie de crise est entre ses mains. Sa crédibilité et son avenir politique se jouent au fil dès maintenant. Sinon Bozizé doit en tirer toutes les conséquences !

 

Mboutoundou adou so ndou !

 

Dr MAÏTART Djim-Arem

Président de L’UDPP

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:11

 

 

 

Carte RCA avancée rebelles

 


A qui le prochain tour ? Les innombrables Thuraya avec lesquels ils communiquent son payés par qui ?


Si ceux qui dirigent la rébellion pensent avoir des comptes à rendre avec les institutions centrafricaines, ils doivent composer avec des forces étrangères et surtout ceux qui l’on financé seront pour leur frais .Peut-t-on gouverner un pays et ordonner la destruction des ONG et des Banques et sociétés .Qui gouverneront t’ils ? Avec quoi travailleront-ils ?


Que restera-t-il  du pays ? A-t-on une idée du dégât et de la souffrance infligés aux paysans ?

Ce sont des Centrafricains qui tuent d’autres, qui  trahissent, vendent et pillent la patrie.


La haine, la vengeance, les rancœurs, la trahison, l’égoïsme, le népotisme, la gabegie, la mauvaise gouvernance. Après destruction des dépôts de ELIAN, 35 millions de boissons emportées vendues 2000 F CFA le casier, plus de 600 tonnes de produit PAM pillés à Bambari , ECOBANK, SOFIA CREDIT, PREFECTURE, SOUS PREFECTURE, GENDARMERIE BRULEE, PALAIS DE JUSTICE SACCAGE, TRIANGLE (ONG ) 120 Tonnes de ciment vendus, et tous les commerçants non musulmans pillés, c’est au tour de la SUCAF de payer son tribut à la Rébellion.


La femme centrafricaine, interviewée sur NDEKE LUKA de Bambari le 16 décembre a confirmé et affirmé après l’attaque sur la préfète OUAKA, lors du second acte de braquage sur un véhicule d’un abbé à Grimari, avoir identifié un commerçant tchadien de Bambari qui l’a poursuivi à travers forêt pour la dépouiller de  200 000 F ?


Qui viendra investir en RCA ?


La seule sucrerie centrafricaine, industrie qui existe dans ce pays a été pillé de fond en comble. Cette usine bon an, mal an produit 11 000 tonnes de sucre, fait vivre  20 000 personnes et des milliers de famille dans la OUAKA et partout en RCA .Deuxième employeur après l’état, et verse ces impôts régulièrement. C’est une société de droit privé appartenant à Pierre CASTEL et gérée par le groupe SOMDIAA. François HOLLANDE a dit que l'armée française est en Centrafrique pour protéger les ressortissants et les intérêts français. Les intérêts de Pierre CASTEL ne sont-ils pas français ?   Le bilan du pillage est très lourd :


Arrivée à 11 heures, ils ont tiré des coups de DCA et Kalachnikov, terrorisant les habitants de Ngakobo .C’était un film digne des Western de FAR WEST. Tous les travailleurs en quart  250, arrêtés mis sous un hangar sous les yeux de la population terrorisée. Le film d’horreur  a duré de 11 heures à 16 h30 min.


-7 véhicules emportés (TOYOTA, LAND CRUISER, MITSUBISHI)

- Caisse éventrée et totalité de la recette emportée.

-15 fûts de gas-oil

-05 motos emportées.

-02 fûts d’essence.

-groupes électrogènes (4)

- 25 pneus, pharmacie pillée.

- bureau pillées (20 ordinateurs et téléphones portables emportés).

-Postes à souder, matelas, baguettes à souder, pots de peinture,

- 4 villas cadres pillées et éventrées (téléviseurs, ordinateurs, antennes paraboliques).

Club pillé (toutes les boissons emportées)

Laboratoire éventré.

La liste est non exhaustive.

Ce sont des gens sans foi, ni lois qui sont passés sur le site, pillant tout sur leur passage.


Cette rébellion est composée d’éléments venus du TCHAD, du SOUDAN. Identifiés comme tels .Tout le personnel était séquestré (300 personnes) mis à genou sous un hangar prêt à être qui tué, qui égorgé. Seule la présence du Directeur d’usine Emmanuel OUAÏMON, Ingénieur d’Industries Agro-Alimentaires, seul sur site a pu sauver la destruction de cette dernière unité industrielle centrafricaine. Il a néanmoins reçu des menaces et une salve de coup de Kalachnikov pour l’influencer et l’intimider afin  récupérer les véhicules. Livré à lui-même, il doit son salut à son DIEU, son sang-froid et son sens d’abnégation, son courage, et sa détermination. Les rebelles ont promis repasser pour enlever le sucre du dépôt. Toute la population civile amassée devant le portail assistait au spectacle de pillage. La population pleurait tétanisée et horrifiée du spectacle livré par ces assaillants.


Nous sommes Centrafricains et nous posons la seule question. Les responsables de cette rébellion auraient ils l’argent pour payer tous les mercenaires qui sont engagés dans ce combat ? Le nombre de combattants étrangers est exhaustif. Ont-ils déjà hypothéqué le sous-sol centrafricain, pour en venir à leur fin ? Qui payera ces mercenaires des deux camps ?


Le dialogue ne vaut- il pas mieux. Que l’on sache que les fils de ce pays ont hypothéqués son avenir, en le livrant au pillage des étrangers. Cette vérité est valable pour les deux camps. Les militaires centrafricains inhumés à Bambari selon le Président de la croix Rouge de OUAKA dans une fausse commune. 22 au total dont 15 sont des combattants ou mercenaires Tchadiens avec des noms musulmans.


Cette guerre a été importée par les fils de ce pays. A Bambari, nous avons assisté à la désignation des domiciles des autochtones par des natifs locaux qui ont jeté en pâture leurs compatriotes et coreligionnaires. C’est malheureux, mais la triste réalité est là. La RCA est dernier pays du monde. Il y a-t-il un autre classement plus bas que cela ?


Sont-ils au moins conscients qu’un jour ils laisseront un héritage à leurs enfants ? Qu’expliqueront-t-ils sur la RCA ? Pensent-ils un jour qu’ils diront qu’ils ont une patrie ? Si Celui est livré au pillage des mercenaires étrangers. L’infestation et la puanteur qui dégage des morts inutiles, la meurtrissure des femmes et enfants jetés sur la route est-elle vraiment justifiée ?


Jamais la RCA n’a été détruite à ce point. Il ne reste plus rien au Nord-Est.


BOZIZE a-t-il pitié de son peuple ? Qu’il rappelle ces mercenaires, que la SELEKA payent et ordonne aux mercenaires Djandjawid de rentrer chez eux et que les deux belligérants s’asseyent à table pour discuter. La misère du peuple est énorme. Le pays se meure. Dernier cri d’alarme d’un compatriote blessé pour l’amour de son pays.


Que DIEU ait PITIE du PAYS qui part en fumée

 

 

Une correspondance particulière pour CAP

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:01

 

 

 

 carte-RCA-zonessecurit2010

 

 

AFP le 02/01/2013 à 12:04

 

Quatre personnes dont deux rebelles du Séléka ont été tuées dans des heurts qui ont éclaté au village Ngakobo, proche de Bambari, dans le centre de la Centrafrique, hier, après une tentative de pillage d'une sucrerie par la rébellion qui tient la région, a-t-on appris aujourd'hui auprès d'habitants. "Excédés, les habitants se sont soulevés et se sont opposés aux pillages menés par les rebelles hier (...) Furieux, les rebelles ont ouvert le feu sur les habitants, tuant deux d'entre eux. Dans les heurts qui ont suivi, deux rebelles ont été poignardés à mort" a indiqué un habitant par téléphone.



Selon la source qui a demandé l'anonymat, les habitants "ont crevé les roues de l'ambulance de l'hôpital de Bambari utilisée par les rebelles pour transporter les biens pillés. Ils ont également cassé le pont reliant Bambari et le village de Ngakobo". Les heurts sont intervenus après un premier pillage le 30 décembre de la sucrerie, et désormais, "la tension est très vive dans la localité. Les habitants de Ngakobo ont décidé de protéger le complexe sucrier au prix de leur vie" a affirmé la source. La région de Bambari, ancienne place forte des Forces armées centrafricaines (Faca) est sous contrôle de la coalition rebelle du Séléka depuis le 23 décembre.

 

 

NDLR : Selon nos informations, une équipe de braqueurs a profité du passage des rebelles avec leur tenue et insignes pour faire irruption sur le site de Ngakobo.

Après leur racket, une ambulance remplie de deux tonnes de sucre et un pick-up Hilux appartenant à la société et remplie de sucre ont été empêchés par la population de sortir du site.

Bilan des affrontements : trois morts côté centrafricain (paysans armés de fusils artisanaux), 9 blessés graves par balles et évacués ce matin par avion de la Croix Rouge .

un rebelle (braqueur) tué, un blessé grave.

La population s'est terrée, une bonne partie est sur la route pour chercher refuge à Kouango (20 000 déplacés  environ).

C'est un drame qui se joue en ce moment.


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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 12:56

 

 

 

des-soldats-congolais-de-la-force.jpg

soldats congolais à Bangui


 

Le Monde.fr | 02.01.2013 à 10h41

 

En République centrafricaine, la crise prend de l'ampleur et la tension monte alors que la prochaine manœuvre de la rébellion Séléka s'avère difficile à prévoir. Le pouvoir en place et la communauté internationale redoutent une entrée dans la capitale des rebelles postés aux portes de la ville.

 

Très hétéroclite, Séléka, "alliance" en sango, est divisée et dépourvue de véritable chef (BBC). Après l'annonce par un porte-parole de la rébellion du rejet de la proposition du président François Bozizé qui suggérait de former un gouvernement d'union nationale avec la rébellion (LA Times), un des groupes armés membre de l'alliance s'est désolidarisé. Le porte-parole de la Convention patriotique du salut du Kodro a déclaré qu'il était prêt à déposer les armes et à entamer les négociations (Reuters).


VASTE TERRAIN DE JEU POUR LES RÉBELLIONS


L'éventualité de combats dans Bangui entre les rebelles et l'armée régulière est également incertaine, les rebelles assurant tantôt qu'ils n'ont pas l'intention de prendre la capitale et évoquant ensuite les combats à venir qui feront tomber le président Bozizé (Jeune Afrique). De leur côté, les résidents de Bangui sont en train de fuir, car ils redoutent le début d'importants affrontements (NY Times).


La République centrafricaine, un maillon très faible dans une région comparable à un vaste terrain de jeu pour les rébellions et contre les rébellions (Slate Afrique), a toujours dû composer avec les groupes armés. AllAfrica.com rappelle que le pays est bien connu pour son instabilité chronique, ses révoltes militaires et sa brutalité politique, et estime que la perspective d'un coup d'Etat se précise, même si un accord était trouvé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 12:41

 

 

 

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général gabonais Jean-Félix Akaga de la FOMAC

 

Les rebelles centrafricains du Séléka ont annoncé mercredi la suspension de leur offensive en direction de la capitale. Ils vont également envoyer une délégation aux pourparlers de paix organisés à Libreville, au Gabon.


"J'ai demandé à nos forces de ne pas bouger de leurs positions à partir d'aujourd'hui parce que nous voulons participer aux discussions de Libreville pour trouver une solution politique", a déclaré Eric Massi, porte-parole du mouvement, joint par téléphone à Paris.


"Je suis en discussion avec nos partenaires pour avancer des propositions afin de mettre fin à la crise mais une solution pourrait être une transition politique dont le président (François Bozizé) serait exclu", a-t-il ajouté.


Dimanche, le chef de l'Etat s'était dit prêt à un dialogue sans délai à Libreville, au Gabon, proposant même la formation d'un gouvernement d'union nationale auquel pourraient participer les rebelles.


Mise en garde


La Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) déployée en Centrafrique a mis en garde mercredi la rébellion centrafricaine contre toute tentative de prendre la ville de Damara, dernier verrou à 75 km de Bangui. Une telle opération serait considérée comme "une déclaration de guerre".


"Nous ne cèderons pas Damara, que ce soit clair. Si les rebelles attaquent Damara, c'est une déclaration de guerre, cela veut dire qu'ils ont pris la résolution d'engager les 10 Etats d'Afrique centrale. Je ne pense pas sincèrement qu'ils en arriveront là", a déclaré le commandant de la Fomac, le général Jean-Félix Akaga, dont les troupes sont positionnées à Damara.


Les pays d'Afrique centrale ont envoyé des renforts pour protéger la capitale centrafricaine menacée par les rebelles du Séléka positionnés à Sibut (160 km au nord), et qui, contrôlant une large partie du pays, réclament le départ du président François Bozizé.

 



(ats / 02.01.2013 12h07)

 

 

 

Centrafrique: la force multinationale avertit les rebelles contre toute marche sur Damara



BANGUI AFP / 02 janvier 2013 11h48 - Le général Jean-Félix Akaga, commandant de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) déployée en Centrafrique, a averti mercredi la rébellion centrafricaine que toute tentative de prendre la ville de Damara, dernier verrou à 75 km de Bangui, serait considérée comme une déclaration de guerre.


Nous ne cèderons pas Damara, que ce soit clair. Si les rebelles attaquent Damara, c'est une déclaration de guerre, cela veut dire qu'ils ont pris la résolution d'engager les 10 Etats d'Afrique centrale. Je ne pense pas sincèrement qu'ils en arriveront là, a-t-il déclaré lors d'un point de presse à Bangui.


Les pays d'Afrique centrale ont envoyé des renforts, déployés à Damara, pour protéger la capitale centrafricaine menacée par les rebelles de la coalition Séléka. Ces derniers, positionnés à Sibut, à 160 km au nord de la capitale, contrôlent une large partie du pays et réclament le départ du président François Bozizé.


Les effectifs de la Fomac, dont le gros des troupes est tchadien, devraient atteindre 760 hommes à la fin de la semaine.


Bangui militairement est protégée, a assuré le général Akaga, réaffirmant que la Fomac s'interposait pour empêcher une reprise des hostilités alors que le front s'est stabilisé depuis la fin de la semaine dernière,


La ligne rouge est valable pour les Faca (les forces régulières centrafricaines) et pour les rebelles. (...) Nous empêchons dans les deux sens de franchir la ligne rouge, a-t-il souligné.


Les pays d'Afrique centrale réclament la tenue de pourparlers à Libreville, au Gabon, entre le gouvernement centrafricain et la rébellion, pour trouver une issue à la crise ouverte par l'offensive du Séléka lancée le 10 décembre.


Nous sommes dans un statu quo. Je pense qu'il y a une volonté de part et d'autre d'attendre les négociations à Libreville, a dit le général Akaga.


Le président Bozizé s'est déclaré prêt à un dialogue sans condition en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale. La rébellion a dit jusqu'à présent ne pas croire à ses promesses et réclame son départ. Son porte-parole Eric Massi a brandi la menace d'une marche sur Damara et Bangui.


Nous n'avons pas de contact direct avec les rebelles, et personne ne peut avoir de chiffre exact (sur leur nombre). Ca m'étonnerait que les rebelles sachent combien ils sont, c'est un mélange de plusieurs tendances, a-t-il dit.


Le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et allié du président Bozizé, qu'il a aidé à prendre le pouvoir en 2003, avait déjà prévenu lundi que Damara constituait une ligne rouge à ne franchir par aucune des deux parties.


Les troupes tchadiennes sont officiellement déployées dans le cadre de la Fomac, mise en place en 2008 pour aider à la stabilisation du pays, et qui était dans un processus de retrait définitif au moment du début de l'offensive rebelle.


La France, ancienne puissance coloniale, dispose aussi de près de 600 soldats sur place pour protéger et éventuellement évacuer ses ressortissants.



(©)  

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 01:12

 

 

Entête Collectif Touche pas à ma Constitution

 

   Association des Centrafricains de la diaspora en France «Touche pas à ma Constitution ».

              Défenseur  des  valeurs Constitutionnelles et des  Droits de l’Homme.

           Enregistré  par la Préfecture Haute Garonne  sous  le N° W313017876.

             81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).

 

                                Mail: collectifcentrafricain@yahoo.fr

 


                                         APPEL à Manifestation

 


Chers compatriotes et chers ami(e)s de la République Centrafricaine en France ; l’heure est si grave, que le collectif « Touche pas à ma constitution » y compris toutes les forces de la nation organiseront une manifestation le samedi 05.01. 2013 à Paris sur la place Edouard Herriot devant l’ASSEMBLEE NATIONALE rue de l’Université accès  Metro ligne 12 Station Assemblée nationale dès 14 heures. 

                          

Notre but est de transmettre un seul message : dire non à la distribution des machettes, non à l’utilisation des flèches, non au projet de la guerre civile, non  aux cas des enlèvements et non  aux différentes violations flagrantes des droits de l’homme.

 

Lèverons-nous comme une seule nation unie afin de combattre pour la cause de nos valeurs républicaines.

 

Venez très très très nombreux pour démonter votre amour pour la partie.

 

                                                Fait à Paris le 01. 01. 2013

 

             Pour le Collectif le  Représentant porte parole en France

 

                                Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 00:44

 

 

 

godillots gabonais

 

 

A2R /n° 009 du 01 Janvier 2013

COMMUNIQUE OFFICIEL

 

 

Triste constat! En ce premier jour de l’an 2013, la RCA n’est toujours pas débarrassée du général BOZIZE. Toutefois, la détermination demeure entière et le but ultime inchangé.


Dans son discours du nouvel an; François Bozizé a cru devoir noyer les FACA, qui selon lui n’ont pas joué leur rôle. Il affirme que sans l’intervention de l’armée tchadienne, il ne serait pas là pour parler. Honte à lui, car général d’armée, il n’a pas été capable de bâtir en près de 10 ans une armée digne de ce nom pour son pays. N’est-il pas lui-même, l’un des artisans de la désagrégation voulue et programmée de l’armée nationale? Il ne moissonne que ce qu’il a semé, et ses jérémiades perfides pour terminer son mandat n’y changeront rien. Il doit partir.


Pour sa part, l’A2R, réfute tout dialogue avec le général Bozizé, véritable tare à l’évolution de la RCA. Ce pays ne saurait aller de dialogue en dialogue indéfiniment sans jamais traduire suffisamment en acte les recommandations desdites assises. Pour rappel, nous avions eus dans ce pays, le dialogue national, le dialogue politique inclusif, sans oublier les états généraux de la défense nationale. Les recommandations de ces assises ont été mort-nées.


Concomitamment à son offre de dialogue, le général Bozizé enlève, torture et assassine de paisibles citoyens sous le regard bienveillant de la communauté internationale.


Depuis 1996, les tous efforts la communauté internationale en faveur de notre pays ont été quasiment vains. La RCA se retrouve à la case départ parce que l’abcès n’a pas été véritablement crevé. L’Alliance exhorte la communauté internationale, à laisser les filles et les fils de la République Centrafricaine assumer leur destin pour une fois.


Si un dialogue devait avoir lieu, celui-ci ne saurait se faire qu’entre les mouvements politico militaires, les partis politiques, la société civile et les confessions religieuses. Il aura vocation de déterminer un nouveau cap au navire Centrafrique en perdition sans le général François Bozizé.

 

Fait à Bimbo le 01 janvier 2013


Le coordonnateur de l’Alliance

 

Salvador EDJEZEKANE

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