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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:21

 

 

 

 

BBC Afrique 24 avril, 2013 - 16:36 GMT    Junior Linguangue, à Bangui

 

Il y a exactement un mois, les rebelles de la Séléka en Centrafrique prenaient le contrôle de la capitale Bangui, et renversaient le régime du président François Bozizé.

 

Depuis, les nouvelles autorités peinent à ramener l’ordre et le calme: les pillages et exactions continuent.

 

La population s’en plaint.

 

“Ça ne marche pas dans le pays”, raconte un habitant.

 

“A chaque fois les gens sont en train de tuer. On ne sait pas ce qui se passe. Il faut que le président prenne ses responsabilités”, ajoute-t-il.

 

“Rien n’a changé”, se plaint un autre habitant.

 

“C’est toujours l’état de sauvagerie. Pas de police, pas de gendarmerie. Des enlèvements, des exactions. Vraiment c’est pénible”.

 

“Comment peut-on travailler?”

 

Malgré les multiples appels lancés par les nouvelles autorités pour la reprise du travail, les fonctionnaires et agents de l’Etat demeurent sceptiques, d’autant plus que cela fait plus d’un mois que les fonctionnaires n’ont pas touché leur salaire.

 

“Tous les locaux des administrations ont été pillés. Dans de telles conditions, comment peut-on travailler?”, s’interroge un fonctionnaire.

 

« Nous avons peur d’aller au travail. On n’a pas d’argent, on ne nous paye pas”.

 

Les pillages et braquages se poursuivent à Bangui et dans les provinces, et les autorités ont du mal à maîtriser les troupes.

 

Efforts

 

Au ministère de l’Intérieur on se dit conscient du problème et on affirme que des efforts sont faits pour ramener l’ordre et la sécurité.

 

“On va voir comment on peut faire”, explique le lieutenant Mohamed Saleh, porte-parole du ministre de l’Intérieur.

“Le ministre est d’accord de tout faire pour ramener la sécurité dans le pays, et nous disons à tout le monde que nous ne sommes pas venus pour nous bagarrer entre nous ou détruire notre pays, mais venus pour construire notre chère patrie.”

 

Les conducteurs de taxi et de bus, fatigués des actes crapuleux dont ils sont victimes de la part des porteurs de tenue ont même entamé une grève de deux jours pour réclamer la sécurité des personnes et des biens.

 
 
Bangui, un mois plus tard (BBC Afrique)

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